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  • Les auxiliaires du potager

     

    Sur notre terrain, on a installé plusieurs lieux de vie pour les insectes et autres auxuliaires. Le paillage, le broyat, le compost, le BRF, les souches, des tas d'adventices éparpillés un peu partout et bien évidemment, c'est la foule des grands jours :)

    Un grand bonheur d'ailleurs de croiser les lucanes qu'on ne voyait plus en Savoie.

    Des chauve-souris sont installées dans la grange, je leur ai fait des nichoirs pour l'hiver.

    On a un couple de hérissons avec trois petits. Ils ont commencé leur hiver au pied de la vigne vierge, un joli nid de feuilles que je renforce de temps en temps.

    On a eu une invasion de bébés crapauds pendant une dizaine de jours (jusqu'à les retrouver dans la maison :) et maintenant disséminés un peu partout...On suit leur croissance en les rencontrant dans le potager.

    Une salamandre aperçue deux fois.

    Des hirondelles et divers oiseaux en pagaille. Au printemps, ça va être joyeux dans les arbres :)

    Depuis trois semaines, on voit passer les vols de grues mais elles ne s'arrêtent pas :) 

     

    Lutte biologique au jardin et au potager : les insectes auxiliaires

    LES INSECTES AUXILIAIRES À LA RESCOUSSE DES JARDINIERS

     

    Sommaire

    Les insectes auxiliaires : comment font-ils pour nous aider ?

    Les insectes auxiliaires contre les pucerons

    Les insectes auxiliaires contre le reste des insectes et gastéropodes

    Pour aller plus loin...

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    Olivier

    Par Olivier

    9 septembre 2020
    Actualisé le 22 septembre 2021

    La lutte biologique permet, comme son nom l’indique de lutter contre les indésirables et les ravageurs de culture de manière écologique. Le but n’étant pas d’exterminer tout ce qui vit mais plutôt de réguler les populations pour qu’elles ne deviennent plus problématiques. Et pour cela nous aurons besoin de la faune : oiseaux, mammifères, araignées… mais aussi et surtout les insectes du jardin. Ce sont les fameux insectes auxiliaires ! La lutte biologique par le biais d’insectes auxiliaires est donc l’utilisation d’insectes pour nous aider à lutter préventivement ou activement contre les ravageurs et indésirables du jardin. Comment faire pour s’en faire des alliés ou les attirer dans nos jardins ? On vous dit tout dans cette fiche conseil.

    LES INSECTES AUXILIAIRES : COMMENT FONT-ILS POUR NOUS AIDER ?

    Les insectes auxiliaires peuvent être classés en deux catégories :

    Prédateurs : ce sont des espèces insectivores (larves, adultes ou les deux) qui vont se nourrir des ravageurs et ainsi limiter leur population directement ;

    Parasitoïdes : ce sont des insectes qui vont pondre leurs œufs dans les larves ou dans les œufs de leurs « proies« , ce parasitoïde va se nourrir de la larve ou de l’œuf, ce qui régulera aussi une éventuelle invasion de ravageurs.

    Il va sans dire qu’en théorie, tous ces insectes auxiliaires devraient se trouver naturellement et en nombre suffisant dans tous les jardins. En pratique, ce n’est pas toujours le cas. Le mieux et le plus simple est de favoriser leur présence en créant un « sanctuaire » dans votre jardin : mare, haie vive, prairie naturelle, bois mort… et bien entendu le bannissement total d’insecticides et du reste de la chimie d’ailleurs.

    Mais on peut aussi forcer les choses en introduisant artificiellement des auxiliaires indigènes. Certains apprentis sorciers ont tenté de le faire avec des espèces exotiques, ce qui a eu des répercussions préjudiciables sur la nature par la suite : un exemple parmi tant d’autres, la coccinelle asiatique.

    Remarque : même si on en parle beaucoup ces dernières années, la lutte biologique par insectes auxiliaires a été étudiée depuis le XVIIIe siècle. La fin de la seconde guerre mondiale et son cortège de produits chimiques non utilisés sonna le glas de la lutte biologique.

    jardin pour les insectes auxiliaires

    Un jardin naturel est à privilégier pour favoriser abris et nourriture aux nombreux insectes auxiliaires

    LES INSECTES AUXILIAIRES CONTRE LES PUCERONS

    Coccinelles

    Probablement le plus célèbre de nos insectes auxiliaires : la « bête à bon Dieu » adulte ou même encore mieux à l’état larvaire abat un boulot incroyable de régulation des pucerons. Quelques larves de coccinelles suffisent souvent à en réguler une invasion.

    Pour accélérer le mouvement, vous pouvez essayer d’en trouver quelques-unes en pleine nature, près des zones humides qu’elles affectionnent particulièrement. Vous pouvez également acheter dans certaines jardineries ou par correspondance des larves de coccinelles, encore plus voraces !

    Syrphes

    Ce n’est pas une guêpe, encore moins une abeille ! Ces insectes (il en existe un très grand nombre d’espèces) sont en réalité plus proche des mouches (ordre des diptères). Malgré tout ce sont des pollinisateurs très efficaces et leurs larves sont de véritables petits carnassiers qui se nourrissent de toutes sortes de pucerons. Pour avoir des syrphes chez vous, il vous faudra… des fleurs, des fleurs et encore des fleurs. Ainsi que de laisser en hiver et une bonne partie de la saison une couverture du sol : débris végétaux, paillis, feuilles mortes…

    Larves de Chrysopes

    La Chrysope ou Demoiselle aux yeux d’or (c’est plus poétique !) a beau paraître toute frêle et délicate, elle n’en est pas moins un prédateur particulièrement vorace concernant les pucerons. La larve comme l’adulte savent chacun dévorer des centaines de pucerons en une journée. A tel point que désormais, on en vend pour protéger nos cultures.

    Insectes auxiliaires du jardin

    Coccinelle, Syrphe et larve de Chrysope

    Perce-oreilles

    Les forficules ou perce-oreille ou encore pince-oreille sont des insectes (ordre des dermaptères) reconnaissable à leur pince à l’extrémité de l’abdomen. Ils sont totalement inoffensifs pour nous et les autres grosses bêtes à poils ou à plumes contrairement à la croyance populaire… En revanche, ils raffolent de chenilles, de pucerons et d’autres larves comme le ver du pommier (carpocapse). De temps à autre, ils grignotent quelques fruits ou abîment certaines fleurs. Mais ces quelques pertes sont largement compensées par le travail de prédateur de ces sympathiques perce-oreilles. Pour les attirer, rien de plus simple : un petit pot de terre cuite retourné et rempli de paille ou d’herbe sèche à placer au sol près des fruitiers et le tour est joué !

    Aphidius

    Même si elle est toute petite, cette représentante de l’ordre des hyménoptères est un parasitoïde particulièrement efficace. La femelle pond ses œufs directement dans le corps des pucerons. La larve, une fois sortie de l’œuf, n’a d’autre choix que de consommer l’intérieur du puceron. Ce dernier restera toutefois en vie juste le temps que la larve sorte pour se transformer et devenir adulte.  Il existe beaucoup d’autres espèces de micro-hyménoptères qui parasitent d’autres larves : notamment contre les chenilles de Pièrides de chou ou encore les chenilles mineuses. On les repère au stade de larve parasitoïde, car le puceron parasité devient gros comme une tête d’épingle. L’adulte se nourrit de nectar de fleurs, donc une présence de plantes sauvages comme l’achillée ou certaines apiacées (ombellifère) par exemple est une bonne chose pour les attirer chez soi. 

    Les guêpes

    Même si beaucoup de gens en ont une crainte relative, les guêpes dans leur majorité sont tout à fait pacifiques. En tout cas pour nous… Car elles font un boulot incroyable de prédation. Certaines guêpes sociales consomment sur une vie près d’un millier de mouches et autant de chenilles. Pour prendre un exemple, une guêpe solitaire du genre Passaloecus va manger pas moins de 1500 pucerons sur les quelques semaines de sa vie. Vous souhaitez attirer les guêpes prédatrices, semez donc du fenouil !

    Les Pemphrédons

    Ce sont de petits hyménoptères dont il existe une petite dizaine d’espèces dans nos jardins. Les femelles aménagent des loges et pondent leurs œufs dans des tiges creuses ou des tiges à moelle tendre (comme dans le cas du Sureau noir), du bois pourris, des galles… Pour nourrir leur progéniture, elles accumulent des pucerons paralysés (et parfois quelques cicadelles) au sein même des loges. Vous l’aurez compris, pour attirer cet insecte chez vous, il vous suffira de quelques branches ou tiges creuses, un peu de bois morts et… un jardin naturel et pas trop propre.

    Insectes auxiliaires du jardin

    Perce-oreille, Aphidius et Pemphrédon

    LES INSECTES AUXILIAIRES CONTRE LE RESTE DES INSECTES ET GASTÉROPODES

    Les Carabes

    Ces coléoptères n’ont pas usurpé leur surnom de « tigre du jardin« . Ils bouffent tout et n’importe quoi, ce qui fait d’eux les plus précieux alliés du jardinier. Ils sont en effet zoophages, ils mangent des insectes, des gastéropodes, des acariens… aussi bien à l’état larvaire qu’adulte. Au menu des carabes : limaces, escargots, chenilles, pucerons, carpocapses, araignées rouges (tétranyques), doryphores, cicadelles, nématodes… mais aussi des espèces utiles au jardin comme les lombrics ou les araignées. Peu importe, les carabes (il en existe un grand nombre d’espèces !) sont de parfaits régulateurs d’invasion de ravageurs.

    lutte biologique, insecte

    Le carabe, un autre insecte précieux, friand de limaces, escargots et pucerons

    Les Staphylins

    Les staphylins ne passent pas inaperçus. Ce sont de gros coléoptères noir bleuté qui n’hésitent pas à chercher à vous intimider en soulevant l’abdomen si vous le surprenez au détour du potager. Bon évidement, sur les jardiniers, cette technique fonctionne assez peu. Néanmoins, cet insecte combatif est une bénédiction pour le potager et le jardin d’ornement car il est passé maître dans l’art de la chasse aux escargots et limaces, dont il consomme aussi les œufs. Mais ce n’est pas tout, il raffole aussi des larves d’insectes dont la mouche du chou. Si vous désirez des staphylins dans votre jardin, il vous suffit de couvrir le sol et de ne pas trop nettoyer le jardin méticuleusement : quelques feuilles mortes, un fagot de branches… feront son bonheur.

    insecte auxiliaire : staphylin

    Staphylin

    Sauterelle verte

    Les sauterelles sont principalement carnivores. Lorsqu’on est une grosse bête comme la sauterelle verte, et bien, soit on mange beaucoup, soit on mange du « gros« . C’est plutôt la deuxième solution qui l’emporte. La mâchoire puissante de la Sauterelle verte n’hésite pas à s’attaquer à de grandes chenilles ou des larves de doryphores. Si vous désirez en avoir chez vous, il n’y a pas grand-chose à faire si ce n’est de pas travailler la terre là où ce n’est pas totalement nécessaire. En effet, la femelle, reconnaissable par son ovipositeur caudal (cette sorte de « sabre » à l’extrémité d’abdomen) pond ses œufs dans la terre en fin d’été. Ne pas toucher à la terre à cet endroit permettra à la future génération de s’occuper de vos chenilles.

    insecte auxiliaire : sauterelle

    Sauterelle verte

    Les Acariens

    Ce ne sont pas des insectes mais des arachnides au même titre que les araignées (qui cela dit en passant régulent aussi les insectes indésirables). Depuis quelque temps, un acarien prédateur spécifique provenant du Chili, le Phytoseiulus persimilis, est vendu en jardinerie. Il s’attaque uniquement à l’araignée rouge, un acarien lui aussi, également connue sous le nom de Tétranyque tisserand, un ravageur qui épargne peu de plantes ornementales ou légumières. Ce petit acarien de couleur rose à rouge vif, brillant et de forme arrondie, peut consommer jusqu’à 5 adultes et 20 œufs et larves de Tétranyque. Comme c’est un prédateur spécifique, celui-ci disparaîtra en l’absence de ses proies.

    POUR ALLER PLUS LOIN...

    Ces quelques insectes et autres arthropodes ne sont évidemment que des exemples d’insectes auxiliaires parmi tant d’autres. On pourrait rajouter le Bombyle, les libellules, les araignées (classe des arachnides)… Sans compter les autres animaux insectivores : oiseaux comme les mésanges ou les fauvettes, mammifères comme la musaraigne ou même les chauves-souris, ainsi que les amphibiens comme les grenouilles ou les crapauds.

    Si vous souhaitez être épaulé par une horde d’insectes auxiliaires, vous pouvez opter pour la création d’un jardin écologique. En créant une mare, une haie libre, des petits abris naturels… Retrouvez tous nos conseils pour y arriver dans : Concevoir et aménager un jardin écologique.

    Consultez également notre fiche conseil : Accueillir les insectes du jardin ainsi que notre tutoriel pour fabriquer un hôtel à insectes.

    Pour finir, je vous conseille cet excellent ouvrage sur les auxiliaires du jardin édité par Terre Vivante : Des auxiliaires dans mon jardin ! 

    Les mésanges et grenouilles participent aussi très efficacement à la lutte biologique au jardin !

  • "Atmosvert" pépinière.

     

    Nous sommes allés rencontrer les fondateurs de cette pépinière, installée dans la Creuse, à quelques kilomètres de chez nous. Ils ne sont pas là par hasard, tout comme nous :)

    De nombreux achats pour notre terrain.

    Le site regorge d'informations passionnantes pour qui souhaite apprendre et se perfectionner. 

    Entre les vidéos du "Jardin d'émerveille", celles de Damien Dekarz, les articles et vidéos sur "le jardin de Peyreledas" (encore dans la Creuse), il va falloir que je songe à regrouper tout ce qui concerne le jardin-forêt dans une rubrique attitrée. 

    Quels fixateurs d'azote choisir pour la permaculture ?
    TOUT SAVOIR SUR LES FIXATEURS D’AZOTE !
     29 avril, 2020 par 
    Quels fixateurs d'azote choisir pour la permaculture ?
    Keirse
      25 Commentaires

    Très à la mode, on parlent beaucoup des “fixateurs d’azote”, mais il n’est pas toujours évident de comprendre de quoi il s’agit précisément. Alors, chez ATMOSVERT on vous a préparé un dossier complet !

    Après la lecture de notre article, vous serez incollable sur le sujet et vous saurez pourquoi elles sont essentielles au jardinier comme en permaculture !

    Au programme : 

    • Le rôle de l'azote... 
    • Un cercle vertueux
    • Quand le cycle est mis en péril
    • Des plantes "magiques"
    • Comment fonctionnent-elles ?
    • Les avantages au jardin et en permaculture
    • Alors, concrétement, on fait quoi ??

    LE RÔLE DE L'AZOTE 

    L’azote est un élément essentiel pour les plantes mais il est également vital pour les humains comme pour les animaux, car il entre pour tous dans la synthèse des protéines. Base de nos métabolismes et de la croissance des cellules, l’azote assure donc le développement du règne animal comme végétal ! Dans le cadre de nos potagers, vergers, haies, cultures et autres jardins-forêt, une présence qualitative en azote est d’autant plus déterminante, qu’au-delà de garantir des végétaux sains, il favorise une croissance démultipliée doublée d’un rendement accru.

    UN CERCLE VERTUEUX

    Toutefois l’azote est un élément complexe : car bien que constituant 78 à 80% de l’atmosphère que nous respirons, il n’est pas directement assimilable sous cette forme, ni pour nous, ni pour les plantes ou pour les animaux ! Nous devrions plutôt parler de “cycle de l’azote” car au-delà d’un composant chimique, c’est tout un écosystème interdépendant qui entre en jeu ! L’azote fonctionne en boucle fermée : contenu dans l’air, on parle “d’azote atmosphérique”, appelé plus précisément diazote (symbolisé N2). Mais comme nous l’avons vu, cette forme n’est pas utilisable telle quelle pour les humains, plantes ou animaux, il faudra auparavant l’intervention de micro-organismes. Et oui, car se sont des bactéries qui sont le chaînon essentiel de ce cycle !

    En effet, lors de l’humification, la décomposition des matières organiques des végétaux, des humains et des animaux (les feuilles mortes, déjections, cadavres d’animaux… ) les bactéries vont tour à tour transformer ces matières azotées en amoniaque (NH4+) (ce qu’on appelle l’ammonification), puis en nitrites (NO2-)(qu’on nomme nitritation) puis enfin en nitrates (NO3-)(sous le nom de nitratation). A chaque étape c’est une famille différente de bactérie qui prend le relais (du genre Bacillus, Pseudomonas ou Clostridium pour l’ammonification, du genre Nitrosomas pour la nitritation, Nitrobacter pour la nitratation). Et c’est principalement la forme finale, les nitrates, qui est consommée par les plantes. L’azote nécessite donc beaucoup d’étapes, de temps et d’interventions pour être assimilable par les plantes !

    Une grande partie est utilisée directement par les plantes, constituant leur apport principal, une autre petite partie est fixée dans l’humus (constituant les “réserves azotées” du sol qui seront libérées de façon lente lors de la minéralisation chaque année), enfin, une partie sera retransformée en azote gazeux, lors du procédé de dénitrification (à nouveau grâce à une famille de bactéries – encore une autre !) pour retourner dans l’atmosphèreLa boucle est bouclée !  

    QUAND LE CYCLE EST MIS EN PÉRIL

    Toutefois, cet ingénieux système est perpétuellement menacé avec l’intensification permanente de nos activités polluantes humaines. En effet, on observe deux problématiques majeures liées à  l’agro-industrie : d’une part, le déversement annuel démesuré d’engrais chimique dans les cultures, qui sans parler du coût écologique de fabrication de l’azote chimique(nettement plus énergivore que sa version naturelle), engendrent d’immenses fuites d’azote dans l’environnement. D’autre part intervient l’élevage animal intensif (porcs et volailles particulièrement) qui entraînent pareillement de considérables excès d’azote que les sols n’arrivent pas à recycler.

    Car les techniques agricoles conventionnelles, bien qu’ayant compris l’intérêt de l’azote sur la croissance et le rendement des plantes, ne prennent pas en compte que tout ce génie végétal réside dans le fait qu’il doit se dérouler perpétuellement à la juste dose. Aussi, tous les faramineux surplus que l’homme provoque viennent contaminer les solsles eaux de surface et les nappes phréatiques, tout en créant également une pollution atmosphérique considérable dû aux émissions de protoxyde d’azote (gaz à effet de serre destructeur de la couche d’ozone). On estime par ailleurs que 70% des émissions de ce gaz destructeur (notons qu’il subsiste dans l’atmosphère environ 120 ans…)  provient de l’agriculture, tout comme le fait qu’elle est responsable du dépassement de la norme de potabilité des eaux...

    Nous nous retrouvons ainsi avec des problèmes écologiques mondiaux, tels que des marées vertes, l’eutrophisation des réserves d’eau potable, la formation de terres mortes semi désertiques, de cyanobactéries pullulantes dans les plans de baignade… Avec des conséquences graves sur la santé humaine, principalement sur les dérèglements thyroïdiens et cancers (dans le Finistère par exemple, région caractérisée par une concentration élevée de nitrates dûe aux élevages intensifs, l’incidence des cancers gastriques est deux fois plus élevée qu’à l’échelon national…)

    Il est urgent de bien comprendre le fonctionnement du cycle naturel de l’azote et de le prendre en compte dans sa globalité : car respecté et soutenu dans son processus il nous assure également de très beaux rendements de façon naturelle, pérenne, autonome et bienfaisante pour tous ! 

    DES PLANTES "MAGIQUES"

    Heureusement en marge du processus classique, on peut trouver des végétaux particuliers qui fonctionnent différemment : ce sont nos fameux végétaux “fixateurs d’azote” ! De véritables “super héros” qui vont permettent de garantir l’intégrité du cycle à la fois en cas de défaillance des sols (pollution, perturbation…) et à la fois de booster les cultures alentours de façon douce et continue en diffusant de l’azote directement assimilable.

    En effet, souvent pionnières, les “fixateurs d’azote” apparaissent naturellement au début de la succession écologique en zones abimées manquant fortement d’azote (sols pauvres, compacts, salins, pollués,…) et cela, dans tout les biotopes (prairies, lisières, forêts, dunes côtières, zones riveraines, toundra arctique …) stoppant ainsi le cercle vicieux de raréfaction des végétauxen cas de graves carences nutritives qui entraînent des sols nus inertes. En urgence, elles permettent de réhabiliter naturellement les sols dégradés et de lutter contre l’érosion, en préparant ainsi les terres à la base inhospitalières pour des espèces plus délicates, participant activement à la régénération des écosystèmes. Mais ce n’est pas tout ! Car les végétaux “fixateurs d’azote” vont également permettre d’apporter de l’azote aux plantationssans être dépendantes du cycle habituel. Magique on vous avez dit !

    COMMENT FONCTIONNENT-ELLES ?

    Comme nous l’avons vu, pour que le diazote soit assimilé il doit passer par de multiples étapes, demandant le concours de multiples familles de bactéries : un processus long et potentiellement précaire. Mais il existe deux autres bactéries d’un genre différent : Frankia et Rhizobium, qui ont aussi la particularité de fixer l’azote mais en version « simplifiée  et accélérée »

    Toutefois, ces deux bactéries ne s’installent pas n’importe où : elle ont la particularité de vivre uniquement en relation symbiotique avec des plantes-hôtes spécifiques. En climat tempéré on peut majoritairement les regrouper en trois grands groupes : les Fabacées, les Elaeagnacées et une partie des Bétulacées.

    C’est au niveau du système racinaire que cette relation symbiotique se joue : en premier lieu, la plante envoie un signal moléculaire de départ (par exemple, des flavonoïdes dans le cas des Fabacées) appelant les bactéries fixatrices d’azote correspondantes à sa variété, chaque espèce ayant uniquement un type de bactérie spécifique avec qui elle s’accorde. Ces dernières répondent en venant infecter la plante-hôte : les bactéries interagissent avec la plante de sorte à créer des excroissances sur les racines où les bactéries logeront (selon des processus différents s’il s’agit de genre Frankia ou Rhizobium). Ces excroissances allant de quelques millimètres à la taille d’une balle de tennis selon l’espèce, s’appellent des nodosités. C’est à l’intérieur que les bactéries réduiront l’azote gazeux en ammoniac (directement assimilable par la plante, celui-ci) via leur nitrogénase, un complexe enzymatique spécifique.

    COMMENT EN TIRER AVANTAGE ?

    Les végétaux “fixateurs d’azote” sont de grandes alliées pour le jardinier et le permaculteur! Ces plantes peuvent tout d’abord nous être très utiles pour nous aider à rééquilibrer nous aussi des sols abîmés par l’activité humaine, ce qui est souvent le cas quand on achète un terrain qui était dirigé en agriculture conventionnelle par exemple. Mais elles vont également nous être précieuses sur le long terme pour autonomiser nos cultures ! Ainsi intégrer des plantes “fixatrices d’azote” à bon escient permet d’avoir naturellement une bonne fertilité du sol, sans apport extérieur, en dose équilibrée et pérenne ! Car si cette relation symbiotique est bienfaisante pour le couple bactéries/plante-hôte, elle est également très profitable pour les végétaux plantés aux alentours de multiples façons :  lors du renouvellement régulier des nodosités et au cycle dépérissement/croissance des racines de la plante-hôte, de l’azote assimilable est relargué dans le sol, accessible dès lors pour les plantes voisines. Par la suite, la chute des feuilles mortes entraînent la création d’une couverture végétale riche en azote, tout comme lors de la taille. Pour cette raison les “fixateurs d’azote” sont extrêmement adaptées à la taille têtard et au paillage façon “chop and drop” (on coupe et on laisse les tailles directement au sol)enrichissant très efficacement le sol !

    ALORS, CONCRÈTEMENT, ON FAIT QUOI ?

    On plante, on plante, on plante !
    Pour garantir un apport autonome à vos plantations et une belle croissance, nous vous conseillons d’opter pour :

    POUR UNE HAIE FRUITIÈRE
    Un fixateur d'azote tous les 2,50m à 5m
    POUR UN MASSIF
    Un fixateur d'azote tous les 20 à 30m2 minimum

    A choisir bien sûr de façon judicieuse selon votre projet, la strate, la taille, votre exposition… Et n’hésitez pas à panacher les espèces ! 

    Évidemment, chez Atmosvert, on aime particulièrement les plantes “fixatrices d’azote”, c’est même une de nos spécialités !  Nous avons de nombreuses variétés, dont quelques chouchous. Voici une sélection des plantes phares de la pépinière :

    Dans la famille des Fabacées

    Les fabacées sont une très grande famille regroupant près de 20 000 espèces ! Elle est très appréciée et très utilisée pour l’homme comme pour les animaux, car c’est d’elle que nous vient les protéines végétales. En effet, cette famille est également connue sous le nom de… Légumineuses ! Haricot, pois, lentille, soja, arachide... Tous sont des fabacées ! Mais également la luzerne et autres trèfles, très répandu en fourrage animal et comme engrais végétal. Mais chez Atmosvert, ce qui nous intéresse ce sont les plantes pérennes ! Alors, nous avons déniché quelques trésors végétaux qui assureront une fertilisation autonome et perpétuelle dans vos plantations : 

    ➡︎ L'Arbre à petits pois

    Caragana arborescens

    Cet arbuste de provenance de Sibérie est un sujet aux multiples talents, car il fixe l’azote, régénère les sols, est une source de fibre, reste assez petit en taille, nous offre une floraison jaune abondante et mellifère et la fait suivre par la production de fruits comestibles. La grande quantité de graines marron d’une taille inférieure aux petits pois se consomment exactement de la même manière et approchent leur goût (d’où le nom de l’arbre). Elle se font aussi presser pour fabriquer une huile de bonne qualité. Il est  une plante compagne idéale pour l’installation de vos vergers et jardins !

    Famille : Fabaceae ou Leguminosae

    Type : arbuste

    Exposition :  soleil, mi-ombre, ombre

    Type de sol : Forte préférence pour des sols riches et fraîches.

    Résistance au froid : – 45°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation et préfère un arrosage durant des étés chauds.

    Entretien :  aucun

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 6m

    Floraison :  mai

    Période de récolte : juillet à septembre

    Intérêt : Cuisine, médicinal, huile, haie, fibre, teinture, biomasse, anti-érosion

    Partie(s) comestible(s) : graines (pois)

    ➡︎ Le Févier d'Amérique

    Gleditsia Triacanthos

    Le févier d’Amérique est un arbre d’ornement, grâce à son port majestueux, mais aussi défensif, ses nombreuses épines, sauf la variété inerme ‘Inermis’,  lui offrant une place de choix dans nos haies ou en tant que clôture naturelle. Son feuillage fin et délicat passera du vert au jaune a l’automne et offre des ombres très légères. Les fleurs en grappes mellifères formeront des gousses brunâtres à la pulpe sucrée et comestible. Arbre compagne comme fixateur d’azote par la microgénèse (fixation microscopique) et de forte vigueur, offrant en plus un bois d’une excellente qualité.

    Famille : Fabaceae ou Leguminosae

    Type : arbre

    Exposition :  soleil

    Type de sol : S’adapte à toutes les conditions de sol sauf marécageux. Tolère la pollution extrême et exposition maritime. 

    Résistance au froid : – 35°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Faible besoin par la suite. 

    Entretien :  Accepte toute taille. 

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 20m

    Floraison :  juillet

    Période de récolte : octobre à novembre

    Intérêt : cuisine, mellifère, médicinal, odorant, haie,ornemental, bois d’ oeuvre, gomme, régénération des sols

    Partie(s) comestible(s) : graines, intérieur de la gousse

    ➡︎ L' Arbre des pagodes

    Sophora japonica

    L’arbre des pagodes est utilisé comme arbre d’ornement ou comme arbre d’alignement, possédant une belle allure, un grand port arrondi et une floraison mellifère composé de panicules de fleurs blanc crème, qui sera éblouissante au bout de quelques années. Il possède la propriété de fixer l’azote, idéale pour accompagner d’autres plantes, tout en fournissant un bois destiné au chauffage ou à la fabrication de piquets. Arbre aux propriétés médicinales, cette espèce apprécie les sols riches, frais et profonds, mais son développement n’en sera pas retardé ou amoindri s’il est planté dans d’autres situations.

    Famille : Fabaceae ou Leguminosae

    Type : arbre 

    Exposition : soleil, mi-ombre

    Type de sol : S’adapte à toute structure de sol même sec et déminéralisé. 

    Résistance au froid : – 35°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Faible besoin par la suite

    Entretien :  Accepte toute taille après son enracinement. 

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 20m

    Floraison :   septembre

    Période de récolte : septembre (fleurs), avril à octobre (feuilles)

    Intérêt : Cuisine, médicinal, mellifère, arbre compagne, fixateur d’azote, teinture, bois d’oeuvre

    Partie(s) comestible(s) : Feuilles, fleurs

    ➡︎ Le Baguenaudier 

    Colutea arborescens

    Un petit et bel arbuste vigoureux produisant d’abondantes grappes de petites fleurs jaunes, suivies de curieuses gousses translucides et gonflées. Cet arbuste en une plante compagne, grâce à sa propriété de fixer l’azote, et offre une floraison ultra mellifère à tous les butineurs. 

    Sa croissance, vraiment très rapide, et sa forte adaptation dans tout type d’emplacement en fait un indispensable en jardin forêt et jardin ornemental. 

    Famille : Fabaceae ou Leguminoseae

    Type : Arbuste

    Exposition : soleil,mi-ombre

    Type de sol : S’adapte à toute structure de sol.

    Résistance au froid : – 35°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Faible besoin par la suite

    Entretien :  Aucun entretien mais cette plante accepte toute taille.

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 3,5m

    Floraison :  juin à septembre

    Période de récolte : août à octobre (graines)

    Intérêt : médicinale, haie brise vent, régénération des sols, fixation d’azote

    Partie(s) comestible(s) : 

    ➡︎ Le Robinier - Faux Acacia

    Robinia pseudoacacia

    Le robinier est un arbre d’ornement et de grande utilité, grâce à son port majestueux érigé, mais aussi défensif, ses nombreuses épines lui offrant une place de choix dans nos haies ou en tant que clôture naturelle. Importé dans nos régions, le robinier s’est intégré entre temps dans les milieux sauvages et se ressème facilement.

    Son feuillage fin et délicat passera du vert au jaune a l’automne et offre des ombres très légères comme la plupart les légumineuses. Les excellentes fleurs blanches odorantes en grappes mellifères sont comestibles et se transforment formeront des gousses. Arbre compagne comme fixateur d’azote et de forte vigueur, offrant en plus un bois d’ une excellente qualité. Conseillé comme arbre dans les zones forestières car la coupe et la taille font réagir son système racinaire à drageonner. 

    Famille : Fabaceae ou Leguminosae

    Type : arbre 

    Exposition :  soleil

    Type de sol : S’adapte à toutes les conditions de sol sauf marécageux. Tolère la pollution extrême et exposition maritime. 

    Résistance au froid : – 35°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Faible besoin par la suite. 

    Entretien :  Accepte toute taille. 

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 20m

    Floraison :  juillet

    Période de récolte : octobre à novembre

    Intérêt : cuisine, mellifère, médicinal, odorant, haie,ornemental, bois d’ oeuvre, gomme, régénération des sols

    Partie(s) comestible(s) : graines, fleurs

    ➡︎ Le Lespédèze

    Lespedeza thunbergii

    Cet arbuste gracieux et rustique possède un feuillage vert-bleuté, virant au jaune en hiver. Une floraison tardive et généreuse offrira des grappes de fleurs tombantes aux couleurs pourpres, roses et rouges.

    Une plante compagne (comme fixateur d’azote) inconnue alors que sa taille réduite la rend intégrable aux buttes, cultures potagères, petits vergers et massifs comestibles et florifères.

    Famille : Fabaceae ou Leguminosae

    Type : arbuste 

    Exposition :  soleil, mi-ombre

    Type de sol : S’adapte à toutes les conditions de sol avec une préférence aux sols frais.

    Résistance au froid : – 35°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Arrosage en cas de sècheresse et emplacement drainant la première année de son installation. Faible besoin par la suite.

    Entretien :  Accepte toute taille.

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 3m

    Floraison :  août à septembre

    Période de récolte : août à septembre (fleurs), avril à septembre (feuilles), octobre à novembre (graines)

    Intérêt : cuisinemellifère, fixateur d’azote, ornemental, vannerie, anti-érosion, régénération des sols

    Partie(s) comestible(s) : fleurs, feuilles, graines

    Dans la famille des Elaeagnacées

    Moins connue que les fabacées, elle n’est pas non moins intéressante car elle nous fourni quelques très belles variétés d’arbres et des arbustes, parfois épineux, produisant des fruits comestibles très plaisants pour certains !

    ➡︎ Les Argousiers

    Hippophae Rhamnoides

    L’ argousier ‘Frugana’ est une variété femelle, donc productrice des fruits intéressants et fort recherchés rempli de vitamines C. C’est un grand arbuste épineux et vigoureux qui s’adapte à toute structure de sol, sauf celles très humides, au feuillage vert grisâtre dessus, argenté dessous. Cette variété à un port érigé et des fruits plus foncés.  Faisant parti de la famille des chalefs, c’est une excellente plante compagne et fruitière car elle fixe des grandes doses d’azote dans son système racinaire. Ses fruits sont recherchés par des grandes entreprises de superfoods (“superaliments”, nourriture riche en nutriments, considérée comme particulièrement bénéfique pour la santé et le bien-être) et de cosmétiques, car la récolte n’est pas évidente et très peu de cultures professionnelles de cette essences se sont installées. Les fruits ont une délicieuse saveur légèrement acidulé, dont le goût s’améliore après les premiers gels.

    Ses multiples propriétés médicinales ne sont qu’une partie des autres usages, dont la production de charbon, transformation cosmétique, teinture, biocarburant, huile, régénération des sols et production de bois d’œuvre.

    Famille : Elaeagnaceae

    Type : Arbuste 

    Exposition : soleil,mi-ombre

    Type de sol : S’adapte à toute structure de sol sauf humide et pousse même dans le sable.

    Résistance au froid : – 28°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Faible besoin par la suite

    Entretien :  Aucun entretien sauf taille si vous voulez obtenir une haie dense.

    Feuillage : semi-persistant

    Hauteur : 6m

    Floraison :  avril

    Période de récolte : septembre à novembre

    Intérêt : Cuisine, médicinale, haie défensive et brise vent, cosmétique, teinture, bois d’oeuvre

    Partie(s) comestible(s) : fruits

    ➡︎ L'Olivier de Bohème

    Elaeagnus angustifolia

    Cet arbuste compagne à forte vigueur, aux feuilles vertes argentées, et à floraison odorante ultra mellifère est un allié au multiples talents. Grâce à son adaptation rapide à n’importe quel emplacement, l’olivier de bohème peut compléter la fonction de fixateur d’azote (plante compagne), servir d’espalier pour des plantes grimpantes vigoureuses. Arbuste fruitier, source de paillage, haie défensive, plante mellifère, haie brise vent et source d’un bois d’œuvre de grande qualité. 

    Famille : Elaeagnaceae

    Type : arbuste

    Exposition : soleil

    Type de sol : S’adapte à toute structure de sol. Non exigeant. Tolère la sècheresse, vents forts et exposition maritime. 

    Résistance au froid : – 35°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Faible besoin par la suite

    Entretien :  Taille de forme.

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 7m

    Floraison :   juin 

    Période de récolte : septembre à octobre

    Intérêt : Cuisine, médicinal, biodiversité, mellifère, fixateur d’azote, huile essentielle, bois de chauffage, gomme, haie, bois d’oeuvre

    Partie(s) comestible(s) : fruit, graine

    ➡︎ Le Goumi du Japon

    Elaeagnus Multiflora

    Le Goumi du Japon est un arbre autofertile, au feuillage dense, avec une floraison de petites fleurs blanches très parfumées, qui produisent de nombreux petits fruits rouges, plus ou moins sucrés, astringents. Très appréciés des oiseaux, les fruits sont consommables par l’homme une fois blet ou en confiture, cuir, … Parfaite plante compagne en jardin forêt pour sa propriété de fixer l’azote, sa forte vigueur, sa floraison ultra mellifère et sa production monumentale de petites baies qui se récoltent facilement avec un peigne à baies. 

    Famille : Elaeagnaceae

    Type : arbuste 

    Exposition :  soleil, mi-ombre

    Type de sol : S’adapte à toutes les conditions de sol avec une préférence aux sols drainants. Tolère une exposition maritime et polluée. 

    Résistance au froid : – 35°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Faible besoin par la suite. 

    Entretien :  Taille de forme si souhaité

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 3m

    Floraison :  avril à mai

    Période de récolte : juillet

    Intérêt : cuisine, mellifère, odorant, haie, médicinal, ornemental, porte greffe pour elaeagnaceae persistants

    Partie(s) comestible(s) : fleurs, graines

    ➡︎ Le Chalef d'automne

    Elaeagnus umbellata

    À notre grand étonnement cet arbuste à port dense étalé n’est pas encore devenu la vedette des permaculteurs et jardiniers au naturel ! Ce fixateur d’azote vigoureux, en provenance des Himalayas, fleurit sur la périphérie de ses branches de façon abondante, dégageant une senteur exceptionnelle et agréable. Les butineurs se régaleront! La floraison se fait suivre par des fruits rouges juteux, légèrement acides, en quantités phénoménales qui peuvent être consommés crus et secs ou transformés en confitures, sauces, cuirs à fruits, … Les fruits se conservent deux semaines après récolte ! À récolter avec une peigne à baies. 

    En plus de ces propriétés anti-cancerogènes médicinales, le chalef forme une haie dense et protectrice, et son vieux bois est un excellent bois de chauffage dégageant beaucoup de calories (donc de chaleur).
     

    Famille : Elaeagnaceae

    Type : arbuste 

    Exposition :  soleil, mi-ombre

    Type de sol : S’adapte à toutes les conditions de sol avec une préférence aux sols drainant et secs.

    Résistance au froid : – 35°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Faible besoin par la suite

    Entretien :  Accepte toute taille si souhaité.

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 4m

    Floraison :  mai à juin

    Période de récolte : septembre à novembre

    Intérêt : cuisine, mellifère, odorant, haie, médicinal, ornemental, bois de chauffage, biomasse, fixation d’azote

    Partie(s) comestible(s) : fruits

    Dans la famille des Bétulaccées

    Dans cette catégorie seulement les Aulnes ont la propriété d’être fixateur d’azote. Naturellement présent dans nos campagnes, il ne sont pas à négliger car il ne nécessite quasiment aucun soin, il est très résistant et se développe très bien même en zones pauvres !

    ➡︎ L'Aulne blanc

    Alnus incana

    Un arbre majestueux proche de nos aulnes glutineux qui s’adapte parfaitement aux sols pauvres et morts. Comme arbre compagne et fixateur d’azote, cette essence à forte vigueur est une alliée dans la régénération des sols, la mise en place de haies brise-vent et la récolte de biomasse. L’aulne blanc se reconnaît au dessous des feuilles grise blanchâtre. 

    Famille : Betulaceae

    Type : Arbre

    Exposition : soleil,mi-ombre, ombre

    Type de sol : S’adapte à toute structure de sol.

    Résistance au froid : – 35°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Faible besoin par la suite

    Entretien :  Accepte toute taille en hiver.

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 18m

    Floraison :  février à mars

    Période de récolte : hiver (bois)

    Intérêt : pionnier, régénération des sols, tannin, haie, anti-érosion, fixation d’azote

    Partie(s) comestible(s) : –

    ➡︎ L'Aulne de Corse

    Alnus cordata

    Avec les mêmes propriétés que l’aulne blanc, cette variété sera par contre résistante aux sècheresses longues. Il se reconnaît à son feuillage brillant en forme de coeur.

    Famille : Betulaceae

    Type : Arbre

    Exposition : soleil,mi-ombre, ombre

    Type de sol : S’adapte à toute structure de sol.

    Résistance au froid : – 35°

    Plantation : septembre à avril

    Arrosage : Arrosage lors de la plantation. Faible besoin par la suite

    Entretien :  Accepte toute taille en hiver. 

    Feuillage : caduc

    Hauteur : 25m

    Floraison :  février à mars

    Période de récolte : hiver (bois)

    Intérêt : pionnier, régénération des sols, tannin, haie, anti-érosion, fixation d’azote

    Partie(s) comestible(s) : –

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  • "Network"

    NETWORK, film de Sydney Lumet (1976)

     

    Synopsis

     

    Le réseau UBS est racheté par le conglomérat CCA. Franck Hackett décide alors de renvoyer Howard Beale, présentateur du journal télévisé depuis 20 ans et en perte d'audimat, malgré les protestations de Max Schumacher, rédacteur en chef. Lors de ses dernières émissions, Beale devient de plus en plus offensant, menaçant de se suicider et jurant en direct à la télévision. Flairant le bon coup médiatique, Diana Christensen, directrice des programmes, donne carte blanche à Beale. Lorsque Beale hurle à des millions de téléspectateurs de se rebeller contre le système, c'est le carton d'audience. Hackett décide alors de renvoyer Schumacher et donne les pleins pouvoirs à Christensen. Elle transforme alors l'émission de Beale en une idiotie commerciale où le présentateur, devenu totalement fou, crie des inepties populistes au public. Dans le même temps, elle crée une série documentaire tapageuse sur un groupe terroriste communiste. En parallèle, Schumacher quitte femme et enfants pour vivre avec Christensen.

    Lors d'une émission, Beale révèle qu'UBS va être racheté par des Saoudiens et demande au public de s'en insurger. Il est donc convoqué par Arthur Jensen, propriétaire de CCA. À l'aide d'une mise en scène qui impressionne Beale, Jensen le convainc d'abandonner ses idées populistes et de propager un message pro-capitaliste et mondialiste. Beale s'exécute mais les audiences baissent. Dans le même temps, Schumacher décide de quitter Christensen, obsédée par ses objectifs d'audimat et incapable d'exprimer la moindre émotion. Elle envoie alors ses amis terroristes tuer Beale en pleine émission, pour relancer l'audimat. Beale devient alors le premier homme à avoir été assassiné parce qu'il ne faisait pas assez d'audience.

     

    Il y a plusieurs passages qui m'avaient marqué à l'époque où j'ai vu ce film pour la première fois.

    la scène de la colère

    et

    la scène du discours du financier.

     

    J'y ai repensé plusieurs fois lorsque le mouvement des Gilets jaunes battait son plein.

    J'y repense aujourd'hui après plus de deux ans de pandémie et des effets collatéraux majeurs sur le fonctionnement de la démocratie.

    Qui est au pouvoir ?

    La colère populaire a-t-elle une chance d'être entendue ?

    Est-il même utile, finalement, d'être en colère lorsque les puissances dirigeantes ont un tel pouvoir ? N'est-ce pas une perte d'énergie ?

    N'est-ce pas même davantage utile aux gouvernants étant donné que ces mouvements de contestation sont inéluctablement mis au service des contentions, des restrictions, des amendements, des décrets, des lois, des détournements, des mensonges, des promesses oubliées, des contradictions niées. Il devient impossible dans le flot de paroles "pipoliticiennes" de retrouver un fil conducteur qui ne soit pas un jour rompu.

    Ce chaos, qu'il soit volontaire ou pas, qu'il soit le reflet de la perversion ou du machiavélisme, ne mérite pas que l'on se mette en colère étant donné qu'il est impossible de lutter contre lui.

    Il faudrait donc s'en extraire, lui tourner le dos, ne pas le nourrir de nos colères puisqu'il y puise sa propre énergie.

    Historiquement parlant combien de mouvements de contestations populaires l'humanité a-t-elle connus, partout sur la planète ?

    Combien sont-ils à être parvenus à leur fin ? Combien parmi ceux-là ont pu pérénniser les changements opérés ? 

    Les forces au pouvoir sont gigantesques, indestructibles. Et lorsqu'elles semblent avoir perdu une partie, elles réaparraissent inéluctablement. 

     

     

     

     

  • La mort en direct.

     

    Bon, très clairement, c'est insoutenable.

    Vous êtes prévenus.

    Maintenant, il n'en reste pas moins que c'est la réalité, quel que soit l'abattoir. Il ne faut pas espérer que ça se passe mieux ailleurs. 

    Un steack, une noix de veau, c'est évidemment avant tout une vache ou son petit.

    C'est la raison pour laquelle je ne mange plus d'animaux, quels qu'ils soient.


    La question est simple en fait : notre plaisir gustatif justifie-t-il de telles abominations ?

    A lire et relire le travail de Spinoza et comprendre que nous ne considérons bon que ce que nous désirons et non pas que nous désirons ce qui est bon. Car il n'est aucunement "bon" de tuer un animal pour le manger.

    On peut le considérer comme une nécessité dans certaines circonstances et il serait absurde par exemple de reprocher aux hommes préhistoriques d'avoir tué des animaux ou de reprocher à un explorateur affamé et en perdition de tuer une couvée (cf le livre de Jack London "L'amour de la vie". 

    En sommes-nous toujours là ? Tuer un animal aujourd'hui, dans nos sociétés "modernes" relève-t-il d'une nécessité vitale ou uniquement d'un désir ? Sommes-nous si faibles intérieurement que nous ne puissions contenir nos désirs de mort ? Est-il "humain" de ne pas savoir différencier le "bon goût de la viande " de l'absence de bonté en le tuant ?

    Portons-nous inévitablement ce désir de la chair qui serait si "bonne" qu'il en devient possible de ne plus être bon soi-même ?  

     

    Spinoza)

     

    spinoza 
      
     "Entre l’appétit et le désir il n’y a pas de différence, sinon que le désir se rapporte généralement aux hommes en tant qu’ils sont conscients de leurs appétits, et c’est pourquoi on peut le définir ainsi : le Désir est l’appétit avec la conscience de l’appétit. Il ressort donc de tout cela que, quand nous nous efforçons à une chose, quand nous la voulons ou aspirons à elle, ou la désirons, ce n’est pas parce que nous jugeons qu’elle est bonne ; mais au contraire, si nous jugeons qu’une chose est bonne, c’est précisément parce que nous nous y efforçons, nous la voulons, ou aspirons à elle,ou la désirons.
         Spinoza, Éthique, Partie III,trad. B. Pautrat, éd. Le Seuil, 1988, p. 219

    L214 éthique et animaux

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  • Risque de mort subite

    Comme tous les ans, ça recommence.

     

    Haute-Savoie : un homme grièvement blessé par un tir de chasse à Vallières-sur-Fier

     

    Le petit village est sous le choc après un terrible accident qui s'est produit jeudi 28 octobre. Un homme d'une trentaine d'années a été touché par un tir de chasseurs. Une balle lui a perforé le thorax. Il est dans un état grave.

    Publié le 28/10/2021 à 16h34 • Mis à jour le 28/10/2021 à 19h44

    Une enquête de gendarmerie a été ouverte après qu'un promeneur d'une vingtaine d'années a été blessé par un tir de chasse en Haute-Savoie.

    Une enquête de gendarmerie a été ouverte après qu'un promeneur d'une vingtaine d'années a été blessé par un tir de chasse en Haute-Savoie. • © Christian Mathieu / France 3 Alpes

    Haute-Savoie

    Le drame s'est joué aux alentours de 14 heures ce jeudi à Vallières-sur-Fier, dans l’Albanais en Haute-Savoie. Un  homme d’une trentaine d’années se promenait avec sa mère sur un sentier lorsqu'il a reçu une balle de fusil de chasse en plein thorax, a-t-on appris de sources concordantes.

    Grièvement blessé, il a été évacué de toute urgence par l'hélicoptère Dragon 74 vers l'hôpital d'Annecy. Ses blessures sont finalement moins graves que les secours n'ont pu le craindre dans un premier temps, son pronostic vital n'est pas engagé, selon une source proche de l'enquête.

    L'accident s'est produit le long du cimetière du village, entre la route des Régences et la route d’Annecy. On en sait peu encore sur les circonstances de ce terrible accident. Seule certitude, la victime se promenait dans un secteur où évoluait également un groupe de chasseurs, à la chasse aux sangliers.

    Une enquête de gendarmerie est en cours. Elle a été confiée à la communauté de brigades de Rumilly afin de déterminer l'origine du tir. Le parquet d'Annecy est lui aussi saisi, plusieurs témoins doivent être auditionnés.

    D'où la nécessité de renouveler nos appels à de profonds changements. 
    Cette pétition est directement envoyée au sénat.

    Morts, violences et abus liés à la chasse : plus jamais ça !

    Texte législatif

    Période de recueil des signatures10/09/2021 - 10/03/2022

    PÉTITION

    La plateforme e-pétitions du Sénat permet de déposer une pétition ou de soutenir une pétition déjà publiée. Ces pétitions permettent, si plusieurs conditions sont réunies, de pouvoir saisir le Sénat d’une demande d’inscription à l’ordre du jour d’un texte législatif ou de création d’une mission de contrôle sénatoriale.

    Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures dans un délai de 6 mois sont transmises à la Conférence des Présidents.

    Les pétitions (texte et pièces jointes) publiées sur cette plateforme n’engagent en aucune façon le Sénat et sont de la seule responsabilité de leurs auteurs.

    La Conférence des Présidents du Sénat décide seule des suites à donner aux pétitions ayant recueilli le seuil minimal de signatures dans les délais prévus. Ses décisions ne sont pas susceptibles de recours.

    44 892/100 000SIGNATURES

    BESOIN DE PLUS DE SIGNATURES

     SIGNÉE ! (CLIQUER POUR ANNULER)

    Intégrer 

    Référence : SÉNAT-INIT-2021-08-742

    Morts, violences et abus liés à la chasse : plus jamais ça !

     

    Mila Faustine Béatrice SANCHEZ

    10/09/2021

    Identifiant: N°742

    Le 2 décembre dernier, en plein confinement, Morgan Keane, 25 ans, a été abattu par un chasseur alors qu’il coupait du bois dans son jardin. Le tireur l’aurait “confondu” avec un sanglier. Morgan. Un prénom qui vient s’ajouter à ceux de Gaël, Annie, Mark, Samuel, Frank, Marcel, et tant d’autres. En 20 ans, les “accidents” de chasse ont provoqué la mort de plus de 400 personnes. À ces 400 “accidents” mortels, il faut ajouter les 158 accidents par an (en moyenne) déclarés à la gendarmerie. Un chiffre qui ne signifie rien, si l’on considère que la majorité des incidents ne sont pas déclarés, et que ceux qui le sont ne font que très rarement l’objet d’une enquête.


    Nous refusons d’accepter la banalisation de ces drames, que le terme “d’accident” vise à normaliser et à rendre supportables. Qu’ils provoquent la mort, des blessures physiques, ou entraînent des séquelles psychologiques, il est de notre devoir, de celui des autorités et du gouvernement de les dénoncer, de leur faire face et de ne surtout pas tolérer l’intolérable.

    Le collectif Un jour un chasseur, créé à la suite de la mort de Morgan, qui collecte et relaie des témoignages de violences et d’abus liés à la chasse, exige la mise en place des mesures ci-dessous et la modification en profondeur de lois qui, de toute évidence, ne garantissent ni notre sécurité, ni notre bien-être.

    I - Dimanche et mercredi sans chasse

    Nous demandons l’interdiction de la chasse le dimanche et le mercredi, sur l’ensemble du territoire français et sans possibilité aucune de dérogation.
    L’inquiétude et l’insécurité ressenties en période de chasse par les usagers de la nature non-chasseurs est intolérable. Nous demandons un juste partage de nos campagnes. Rappelons que nos voisins européens ont, pour la plupart, adopté au moins un jour hebdomadaire sans chasse. Par exemple, au Royaume-Uni, la chasse est interdite le dimanche depuis 1831. Aux Pays-Bas, la chasse est également interdite le dimanche, ainsi que dans plusieurs États d’Allemagne, cantons suisses et régions espagnoles.

    II - Formation plus stricte et renforcement des règles de sécurité

    Le permis de chasser permettant l'acquisition et la détention d'armes de catégorie C et leurs munitions, son obtention ne peut en aucun cas être considérée comme anodine.
    La formation du permis de chasser doit être revue (âge minimum, difficultés des épreuves, renouvellement du permis chaque année avec certificat médical et test psychologique).
    D’autre part, les règles de sécurité sont actuellement insuffisantes. Nous demandons un renforcement général de ces règles : instauration d’une zone de protection autour des habitations égale à la portée maximale des armes utilisées, interdiction de l’alcool à la chasse, encadrement strict des battues et amélioration de la communication à leur sujet, mise en place de contrôles fréquents par des personnes étrangères aux fédérations de chasseurs pour faire respecter les règles de sécurité et rapporter les incidents en gendarmerie.

    III- Contrôle et suivi des armes de chasse et des comportements à risque

    Le 11 juin dernier, une mère de famille a été abattue par son ex-compagnon sur un parking public à Monéteau. Celui-ci, titulaire d’un permis de chasse, a utilisé son arme de chasse pour perpétrer cet homicide, et était déjà connu de la justice pour violences conjugales. En avril 2018, à Aurillac, un homme qui avait effectué un séjour en hôpital psychiatrique quelques mois plus tôt, a abattu son ex-femme avec son arme de chasse. Combien de faits divers similaires ? Combien d’homicides et de féminicides commis avec des armes de chasse par des personnes qui les détenaient de manière complètement légale ?
    Nous demandons un réel contrôle et suivi des armes sur le territoire national. Étant donné la facilité d’acquisition et de détention d’armes en France via le permis de chasse, celles-ci doivent être contrôlées et leurs détenteurs suivis.
    Par exemple, il existe déjà le fichier FINIADA, censé recenser les personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes. La mise à jour régulière de ce fichier, et la possibilité d’y faire inscrire une personne suite à une infraction constatée, si elles étaient respectées, pourraient permettre la diminution des incidents liés à l’utilisation d’une arme de chasse, pendant et hors actions de chasse (suicides, règlements de compte, féminicides, homicides volontaires…).

    IV- Des sanctions pénales à la hauteur des délits commis

    Nous remarquons, à travers les témoignages reçus par le collectif Un jour un chasseur, que les plaintes déposées par les victimes se voient généralement refusées ou classées sans suite. Les victimes doivent pouvoir porter plainte facilement pour dénoncer tout comportement abusif.
    D’autre part, nous demandons des sanctions pénales systématiques en réponse à tout incident survenu lors d’une action de chasse : la possibilité du retrait immédiat du permis de chasser, l’interdiction de détenir ou d’acquérir une arme, des dédommagements et intérêts conséquents et des peines d’emprisonnement strictes et fermes.
    Rappelons qu’un homicide involontaire commis par un conducteur est puni jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Ces peines peuvent être alourdies en cas de circonstances aggravantes. Cependant, l’auteur d’un homicide involontaire d’un autre genre, dont les chasseurs, peut être sanctionné jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Dans certains cas, le tribunal peut prononcer une ou plusieurs peines complémentaires, comme l’interdiction de porter une arme soumise à autorisation pendant 5 ans au plus, la confiscation d’armes ou le retrait temporaire du permis de chasser.
    Quelques questions se posent. En quoi est-ce moins condamnable d'abattre quelqu'un dans son jardin que de le tuer sur la route ? Comment se fait-il que le permis de chasser ne soit pas retiré à vie à l’auteur d’un homicide involontaire ? Ces lois traduisent encore une fois la banalisation de la mort par arme à feu, une banalisation inacceptable dans notre pays, au 21ème siècle.

    V- Libération de la parole et reconnaissance des victimes de la chasse par l’État

    Il est primordial et nécessaire de laisser un espace d’expression aux victimes et/ou proches des victimes des chasseurs. Tous les parents, les enfants, conjoints et amis des victimes mortelles de la chasse sont aussi des victimes collatérales qui doivent continuer à vivre avec le traumatisme d’une mort violente et injuste, à laquelle ils ont parfois assisté.
    Nous demandons une reconnaissance officielle et publique des victimes de la chasse par l’État ainsi que la mise en place systématique d’un soutien psychologique et financier.

     

  • Un million de visites

    Je viens de réaliser que le compteur des visites a franchi le million

    Alors j'adresse juste un remerciement chaleureux à tous et toutes. 

    C'est un réel plaisir de voir combien ce blog continue à vivre à travers vos lectures.

    J'imagine que ce compteur représente quelque peu votre intérêt.

    Sinon, il serait tombé depuis sa création en 2005 dans l'anonymat des milliers de blogs existant sur la Toile.

    Merci. 

     

  • Hôpital et enseignement

    Le titre peut paraître étrange, voire abscons. Quel est le rapport entre le milieu hospitalier et le milieu enseignant ? 

    En premier, les deux sont des secteurs publics.


    Et du coup, ils se rejoignent dans le constat actuel du désastre en cours.

    Un grand nombre de paramètres évoqués ici, pour l'hôpital public, se retrouvent dans le cadre de l'éducation nationale.

    Ce que j'ai surligné en rouge s'applique au métier d'enseignant. Remplacer "lit" par classe" et déjà, le parallèle saute aux yeux.

    J'entends déjà certains s'époumoner pour affirmer que le secteur hospitalier est bien plus rude que le secteur enseignant. Mon propos n'est pas de comparer, dans le registre consternant de la dialectique du pire,

    Dialectique du pire 

    mais de montrer à quel point les directions prises par les gouvernements successifs ont conduit à un état des lieux similaire.

     

    Lits d'hôpitaux fermés faute de personnel : "Beaucoup de soignants sont laminés, broyés par le système", dénonce un syndicat infirmier

     

    Alors que selon une étude 20% des lits sont fermés dans les hôpitaux à cause du manque de soignants, le porte-parole d'un syndicat infirmier a estimé sur franceinfo que les personnels font face à "des conditions de travail de plus en plus difficiles".

    Article rédigé par

    franceinfo

    Radio France

    Publié le 27/10/2021 17:47

     Temps de lecture : 3 min.

    Une soignante installe un lit dans une chambre pour l'arrivée d'un patient atteint du Covid-19, à la polyclinique de Gentilly (Val-de-Marne), le 30 octobre 2020. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

    Une soignante installe un lit dans une chambre pour l'arrivée d'un patient atteint du Covid-19, à la polyclinique de Gentilly (Val-de-Marne), le 30 octobre 2020. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

    Dans sa dernière étude, le professeur Jean-François Delfraissy, qui préside le Conseil scientifique sur le Covid-19, estime que 20% des lits de l'hôpital public sont fermés, faute de personnel. Par conséquent, "un certain nombre d'unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, ou de réduire la voilure", a reconnu le ministre de la Santé Olivier Véran mercredi 27 octobre dans une interview à Libération.

    "Le gouvernement continue, pour des raisons économiques, de fermer des lits et de supprimer des postes. Cela aggrave les conditions de travail de ceux qui restent", a dénoncé mercredi sur franceinfo Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI). "Beaucoup de soignants sont laminés, broyés par le système, avec des conditions de travail de plus en plus difficiles", a témoigné Thierry Amouroux.

    franceinfo : D'après Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, il s'agit d'un problème "d'absentéisme et de démissions" qui "s'est amplifié" pendant "des décennies", "surtout après la crise" du Covid-19 et "chez les para-médicaux". Ce diagnostic est-il le bon ?

    Thierry Amouroux : Non, il y a beaucoup de mensonges dans ses propos. Sur les deux premières années du quinquennat, ils ont fermé 7 000 lits d'hôpitaux. En 2020, en pleine épidémie de Covid-19, ils ont fermé 5 700 lits, selon les chiffres du ministère. En 2021, nous sommes confrontés à 1,4 milliard d'euros d'économies à réaliser sur les hôpitaux dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale votée en décembre 2020. Ce qui fait fuir les soignants, c'est donc la dégradation continue des conditions de travail. Le gouvernement continue, pour des raisons économiques, de fermer des lits et de supprimer des postes. Cela aggrave les conditions de travail de ceux qui restent. Il y a des départs liés à ça. Ensuite, plus il y a de départs, plus les conditions de travail se dégradent et plus les conditions de travail se dégradent, plus vous avez de nouveaux départs. Ce cercle infernal a été amorcé par le gouvernement, qui a continué à fermer des lits et réduire les budgets des hôpitaux.

    Comment cette dégradation des conditions de travail à l'hôpital se manifeste-t-elle ?

    Lors du premier pic, nous avions six patients atteints du Covid-19 pour un infirmier en soins intensifs. Lors de la dernière vague, nous étions déjà à huit patients par infirmier, c'est-à-dire une augmentation de charge de travail de 30% en un an et demi, sur un secteur aussi exposé que le Covid-19. Imaginez alors la situation en médecine générale ou en chirurgie générale. Ces conditions de travail mettent souvent en danger les patients. Les soignants préfèrent donc partir plutôt que d'être complices de cette situation. Il y a une vague de départs très importante depuis le 1er juin, avec des personnes dégoûtées par ces conditions de travail.

    Un millier d'étudiants ont quitté l'école d'infirmier avant la fin de leurs études. Comment expliquer ces démissions ?

    Il faut bien comprendre toute la différence entre le métier rêvé et le métier réel dans les conditions de travail actuelles. Il y a une vraie perte de sens. On veut être infirmier à l'hôpital et on nous demande d'être des techniciens spécialisés dans une usine à soins, d'enchaîner des actes techniques qui peuvent être cochés, alors que l'infirmier est là aussi pour prendre soin, accompagner et faire de la relation d'aide, de l'éducation à la santé, de l'éducation thérapeutique pour que le patient soit acteur du soin. C'est cela qui nous dégoûte, cette perte de sens, le fait que il y ait toujours plus d'économies imposées. Il y a aussi un absentéisme important avec beaucoup de soignants laminés, broyés par le système, avec des conditions de travail de plus en plus difficiles car, entre chaque pic de Covid-19, il y a une suractivité pour essayer de prendre en soin tous les patients chroniques qui n'ont pas été programmés pendant les pics.

    Que demandez-vous concrètement au gouvernement pour remédier à cette situation ?

    Il faut rouvrir des lits pour tenir compte des besoins de santé de la population. Il faut créer des postes mais avec une charge du travail compatible avec la qualité des soins. Il faut enfin une revalorisation salariale parce qu'il en était question au moment du Ségur de la Santé. En réalité, nous sommes passés d'un salaire inférieur de 20% à la moyenne européenne à 10%. Il y a donc eu des efforts du gouvernement mais on continue à être sous-payés et exploités, ce qui entraîne toujours des départs.

     

    En tout cas, les articles parlant de cette crise hospitalière, déclenche un flot de commentaires sur FI et beaucoup d'entre eux sont très pertinents.

     

    D'après Olivier Véran, "un certain nombre d’unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, faute de soignants"

     

    Selon une étude, un lit sur cinq est fermé dans les hôpitaux.

    Article rédigé par

    franceinfo

    France Télévisions

    Publié le 27/10/2021 09:29Mis à jour le 27/10/2021 14:36

     Temps de lecture : 1 min.

    Une chambre d'hôpital à Vannes (Morbihan), le 21 avil 2021. (VALENTINO BELLONI / HANS LUCAS / AFP)

    Une chambre d'hôpital à Vannes (Morbihan), le 21 avil 2021. (VALENTINO BELLONI / HANS LUCAS / AFP)

    Il le reconnaît lui-même. Dans une interview accordée à Libération, mercredi 27 octobre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, admet qu'"un certain nombre d'unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, ou de réduire la voilure, faute de soignants, faute surtout de pouvoir en recruter". Selon une enquête flash menée par le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique sur le Covid-19, environ 20% des lits seraient actuellement fermés dans les CHU et CHR de France par manque de personnel.

    Dans cet entretien, le ministre de la Santé reconnaît également que les démissions "augmentent plus significativement entre 2020 et 2021 qu'entre 2019 et 2020". Et Olivier véran de noter qu'elles "restent néanmoins dans des proportions modérées".

    "Certains soignants quittent l'hôpital parce qu'ils sont fatigués après vingt mois de crise sanitaire. Ces départs peuvent mettre en difficulté des équipes, des services parce que les recrutements sont aussi difficiles."

    Olivier Véran, ministre de la Santé 

    dans "Libération"

    Car la crise du Covid-19 a laissé des traces chez les blouses blanches, qui travaillent sous tension depuis de longs mois. "C'est une réalité" prise "à bras-le-corps", assure Olivier Véran dans Libération.

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  • "L’imposture intellectuelle des carnivores"

    Cet article vient du blog "Fleur de pluie".

    Les commentaires des intellectuels carnivores valent leur pesant de sang.

     

    fleurdepluie.leblog

    Règne animal, biodiversité et inspirations artistiques

    "L’imposture intellectuelle des carnivores"

     

    Publié le2 JUILLET 2017

    Catégories

    au quotidiennaturespiritualité

    thomas-lepeltier1

    J’ai assisté jeudi soir à une formidable conférence donnée par Thomas Lepeltier (voir photo), historien des sciences et philosophe, et bien sûr, vegan. Cette conférence était intitulée L’Imposture intellectuelle des carnivores (titre de son dernier ouvrage ) et sous-titrée à l’assaut de la citadelle carniste !

    1 conférencier très en forme + 1 public curieux et passionné = 2 heures de pur bonheur.

    Les deux objectifs de Thomas Lepeltier :

    déconstruire les idées farfelues que véhiculent les intellectuels (et donc « faiseurs » d’opinion) carnivores sur le veganisme

    construire un monde nouveau : en l’occurrence, un monde vegan  !

    *

    Thomas Lepeltier, pessimiste quant au sort des animaux en France

    Malgré une société qui bouge (les médias qui communiquent beaucoup sur la souffrance animale, les consommateurs qui désirent manger moins d’animaux maltraités et torturés), Thomas Lepeltier est pessimiste quant au sort des animaux en France, pour plusieurs raisons :

    la consommation de viande est en hausse dans le monde

    en France : on mange moins de viande par foyer, mais bizarrement la consommation de bidoche ne diminue pas de façon significative (peut-être parce que la consommation de viande au restaurant a augmenté)

    le nombre d’animaux tués (on ne parle pas ici de poids, mais d’individus qui souffrent) est en augmentation : car certes les Français bouffent moins de viande rouge, mais ils se rabattent sur la volaille et le poisson

    en Angleterre, où le végétarisme est bien plus ancré qu’en France (et depuis des décennies), malheureusement, on constate que la conversion du végétarisme au végétalisme n’a pas eu lieu : non seulement les Anglais continuent de consommer des produits animaux issus d’une exploitation pleine de souffrance (produits laitiers, fromage, œufs) , mais visiblement ils sur-compensent : plus de produits laitiers, de fromage, d’œufs !!!!!

    dernier point et ce fût le principal sujet de sa conférence : le paysage intellectuel français (les « faiseurs » d’opinion) est foncièrement carniste et spéciste

    *

    Un paysage intellectuel français foncièrement carniste et spéciste 

    Parce que le paysage intellectuel français est foncièrement carniste et spéciste, il faut s’attaquer à cette citadelle avec force et méthode. Avec beaucoup d’humour (je crois n’avoir jamais vu un public autant rire lors d’une conférence). 

    Lepeltier a énuméré tout un tas de propos ridicules émis par les intellectuels français carnistes.

    Quelques exemples :

    Jocelyne Porcher, directrice de recherches à l’INRA, affirme que « pour abattre un animal, il faut l’aimer ». Et que les animaux nous « donnent » leur viande, nous « donnent » leur vie…

    Raphaël Enthoven, philosophe, n’a pas honte de déclarer : « pour assumer son animalité, il faut manger de la viande » : on se demande ce que les animaux qui ne bouffent pas de viande en pensent…

    Alain Prochiantz, professeur de neuro-biologie, accuse les végétariens et les végétaliens d’imposer leur morale : en l’occurrence, il faudrait laisser tout le monde vivre comme il l’entend et faire n’importe quoi avec n’importe qui, au nom de la liberté…

    Dominique Lestel déclare carrément que « pour être un homme, il faut être cruel » : ça ressemble clairement à un appel à la violence et à la cruauté ; ce mec est-il sérieux ?

    Michel Onfray, philosophe, a été capable de dire que si on arrêtait de manger les animaux, « ils nous envahiraient » et « l’humanité disparaîtrait » ! Il lui arrive d’avoir de vagues éclairs de lucidité et d’affirmer, par exemple : « si je pense, je suis végétarien ».

    J'ai retrouvé l'extrait en entier :

    "Quand on nous fait voir ce qui se passe dans un abattoir, on estime que c'est terrible. Or c'est terrible, un abattoir, et pas seulement quand on le filme. (...) Les images nous font penser. Si on pense ce qui passe dans notre assiette, si on dit que la viande fait partie d'un animal qui a été tué, on devient presque végétarien. (...) Si je pense, je deviens végétarien, si je mange de la viande c'est parce que je n'ai pas pensé. Si on commence à penser ce qui s'est passé en amont de notre assiette, alors effectivement on ne peut plus tolérer ça. De fait, je pense qu'on ne pense pas bien ces choses là et qu'il faudrait réduire notre consommation carnée, probablement jusqu'à imaginer une disparition, un fait de civilisation.

    Francis Wolf, professeur de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure, a le toupet de dénoncer les vidéos qui montrent la violence des abattoirs : ce n’est pas assez important à ses yeux. Pour Wolf toujours, il y a une hiérarchie parmi les animaux, entre ceux qu’on a choisis comme animaux de compagnie et le reste des animaux : l’affection qu’on porte à son chien justifie la violence qu’on commet sur les vaches et les cochons. Il parle également d’un « contrat » passé avec les animaux d’élevage. Faut-il lui expliquer, comme à un gosse de 4 ans, qu’un contrat implique l’accord des deux parties et que les animaux n’ont jamais dit oui ?

    Perico Legasse, critique gastronomique, considère que les traditions passent avant la souffrance animale

    Elisabeth de Fontenay, philosophe, pense qu’il faut à tout prix « protéger la tradition culinaire, ancrée dans le devenir des hommes »  : tant pis pour le problème éthique de la viande, qu’elle reconnaît pourtant comme une triste réalité

    Franz-Olivier Gisbert, journaliste végétarien et amoureux des bêtes (c’est important) mais visiblement schizophrène, défend régulièrement les ministres de l’Agriculture (Lemaire, Le Foll), ceux-là même qui se foutent comme de l’an 40 du bien-être animal. Il affirme aussi que la viande ne doit pas disparaître : « une terre sans viande,  c’est une terre sans vache, et donc une terre bien triste ». Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond chez cet homme…

    Bref, on va d’incohérences en inepties. Aucun de leurs arguments ne tient la route 30 secondes. Ces individus qu’on croit sensés racontent absolument n’importe quoi sur le sujet.

    *

    Plusieurs lignes de conduite adoptées par Thomas Lepeltier

    Les intellectuels ont un pouvoir, une responsabilité. Parce que leurs propos font autorité, ils ont une responsabilité dans le massacre des animaux. Quand ils racontent des énormités, il faut donc les dénoncer, les contredire, les décrédibiliser, mettre le doigt sur leurs incohérences et leur mauvaise foi.

    Le citoyen vegan doit assumer son côté moraliste. Avoir de la morale n’est pas une tare. Il s’agit bien de mettre le doigt sur l’immoralité d’une société violente et spéciste. Mais tout est dans la manière de s’y prendre : il s’agit d’user de tact, d’habileté, c’est-à-dire de laisser croire à son interlocuteur carnivore qu’il se met à culpabiliser tout seul. Il ne faut surtout pas qu’il se sente culpabilisé par l’autre.

    Se plaindre aux rédactions (presse, TV), au nom du pluralisme, de ne pas entendre davantage les abolitionnistes quand on parle d’animaux et de viande

    *

    Pour aller plus loin :

    un article sur Thomas Lepeltier : ici

    la légende du rock Iggy Pop prend le micro avec une chanson anti-spéciste, pour l’association Peta : ici

    la chaîne Naturalia a ouvert 3 magasins vegan à Paris et en région parisienne : ici

    *

    Demain, c’est lundi ! Je vous souhaite à tous une belle semaine, en harmonie avec vous-mêmes et avec les autres êtres vivants qui vous entourent. Voici une création de Pamela Tongue : un oiseau vient se reposer, en toute quiétude, sur le coude d’une femme nue et alanguie…

    pamela tongue

     

     

    L'imposture intellectuelle des carnivores par Lepeltier
    AJOUTER À MES LIVRES

    EAN : 9782315008063
    Éditeur : 
    MAX MILO (02/03/2017)

    3.88/5   8 notes

    Résumé :

    Alors que la consommation de produits d'origine animale (viande, lait, œufs) est de plus en plus remise en cause de nos jours, des " intellectuels " français (universitaires, journalistes, experts) s'en prennent régulièrement aux végétaliens et véganes qui militent pour l'arrêt total de cette consommation.

    Citons, sans être exhaustif, Raphaël Enthoven, Luc Ferry, Élisabeth de Fontenay, Périco Légasse, Dominique Lestel, Marylène Patou-Mathis, Natacha Polony, Jocelyne Porcher, Francis Wolff. À travers des livres, des articles ou en intervenant sur des plateaux de télévision, ils critiquent, dénoncent et moquent les défenseurs des animaux. Ce n'est pas sans conséquences.

    De nos jours, peu de personnes restent insensibles au sort des animaux de rente. Quand un film est tourné à l'intérieur d'un abattoir et diffusé dans les médias, la plupart des gens sont choqués. Puis, confrontés aux arguments des végétaliens et véganes, ces personnes cherchent des réponses.
    Que penser ? Que faire ? Que manger ?

    Or voilà que ces intellectuels viennent leur dire que les végétaliens et véganes ont tort.

    À chaque fois, le principe de base de l'éthique qui avance que nous ne devons pas faire souffrir et tuer un être sensible, juste pour notre plaisir, est oublié ou mal interprété.

    À la place, ces intellectuels avancent des arguments qui défient la logique, ne reposent sur aucun fondement rationnel et encouragent la cruauté. Mais ils confortent ainsi une société qui, parce qu'elle ne veut pas changer ses habitudes culinaires, tue sans nécessité une quantité faramineuse d'animaux.

    Aussi ce livre prend-il le parti de les dénoncer haut et fort ; pas pour le plaisir de critiquer, mais dans l'espoir que cette mise au point contribue à faire cesser le grand massacre des animaux de rente et serve à lancer un débat constructif sur leur place dans la société.