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  • Covid et école

    On vit une époque formidable...

    Le problème des classes surchargées et des cantines bondées vient d'apparaître au grand jour. C'est vrai que ça n'avait pas été mentionné les années précédentes.

    Merci au Covid.

    Non, mais franchement.

    On est donc face à un problème de "surpopulation" qui n'est pris en compte que parce qu'il pose un problème de santé publique. Par contre, lorsqu'il s'agit d'un problème de qualité de vie et d'enseignement, c'est totalement rejeté, nié, conspué par la classe politique. Depuis des années, les effectifs n'ont cessé d'augmenter.

    J'avais 19 ans quand je suis devenu instituteur. Il y avait un maximum de vingt-cinq élèves par classe. Une moyenne de vingt élèves sur l'ensemble du territoire national. Les dix dernières années, j'ai eu jusqu'à 32 élèves de CM2. Au niveau de l'espace vital, c'était moins que dans un élevage industriel de cochons. Alors, les gastro, les rhumes et les maladies contagieuses, elles s'en donnaient à coeur joie. 

    Je ne parlerai pas de la qualité de l'enseignement et des tensions entre élèves. Maintenir une cohésion dans un groupe aussi important et parvenir à maintenir à flot les élèves en difficulté, c'est comme vouloir attraper des gouttes d'eau en nageant au fond de la piscine. 

    Mais là, maintenant, "grâce" au Covid, le problème de la surpopulation carcérale, non pardon, la surpopulation scolaire, éclate au grand jour. Il ne s'agit toujours pas d'envisager de créer des postes, de doubler le nombre de classes, de réhabiliter les petites écoles de campagne, les collèges et les lycées à taille humaine. Non, il s'agit juste de trouver un procédé permettant la "distanciation sociale". Voilà ce qu'on propose à nos jeunes. La distanciation sociale. Les barrières entre eux. Les masques sur leurs visages.

    Bien entendu, on a pu assister au même phénomène avec l'hôpital public. La sphère politique nous assène à longueur de journée que le pays est dans une crise sanitaire majeure. Non, faux. C'est le système hospitalier qui est en crise. Parce que si les structures médicales n'avaient pas été réduites à peau de chagrin depuis des lustres, les médecins seraient en mesure d'accueillir les gens malades. C'est l'absence de lits et de personnels qui créent cette crise. 

    Alors, bien entendu, les politiciens nous parlent d'urgence. Mais il faut comprendre que la situation d'urgence ne prend forme qu'à partir du moment où rien n'a été anticipé. C'est au Titanic qu'il faut se référer. Il n'y avait pas assez de bateaux de secours parce qu'il était impensable que ce gros machin coule après avoir heurté un glaçon. Non, pas un navire aussi beau. C'était impensable. 

    On pourrait penser que personne n'avait imaginé pareille crise sanitaire, que personne ne l'avait évoquée plus tôt. Faux, encore une fois. Des dizaines de scientifiques avaient alerté sur les risques d'épidémie. C'est très facile d'en trouver la trace sur la Toile.

    On peut d'ailleurs étendre le phénomène à toutes les alertes sur le réchauffement climatique. On peut être certain que c'est lorsque la situation deviendra catastrophique que les politiciens commenceront à instaurer des protocoles. Quand on aura dépassé le seuil de l'urgence. J'ai entendu aujourd'hui un scientifique expliquer que ça coûterait bien moins cher d'anticiper les effets du réchauffement climatique que de chercher à en gérer les effets dans dix ans. Dix ans, ça n'est pas loin. Et ce qu'il évoquait fait froid dans le dos ou donne des sueurs...Plutôt des sueurs d'ailleurs. Mais non, on va encore attendre que ça tourne vraiment mal. 

    Il y a des jours où je me dis que cette espèce humaine ne mérite aucunement sa place. Elle est totalement inconsciente. Et elle se targue pourtant d'être la seule à avoir une conscience. 

    C'est juste pitoyable. 

     

    Face aux protestations de certains élèves et professeurs, qui jugeaient insuffisant le protocole sanitaire contre le Covid-19, Jean-Michel Blanquer a annoncé des mesures visant à favoriser les cours à distance.

    Article rédigé par
    David Pauget - franceinfo
    France Télévisions
    Publié Mis à jour 
     Temps de lecture : 4 min.
    Des élèves ont tenté de bloquer le lycée Turgot, Paris, le 3 novembre 2020. (NICOLAS PORTNOI / HANS LUCAS / AFP)

    Des couloirs pleins à craquer, des cantines bondées... Depuis la rentrée des vacances de la Toussaint, en plein reconfinement pour lutter contre le coronavirus, ces images circulent sur les réseaux sociaux pour critiquer les conditions sanitaires dans certains collèges ou lycées, un peu partout en France. Une situation qui mobilise élèves, professeurs et personnel depuis le début de la semaine, et qui a poussé Jean-Michel Blanquer à annoncer, jeudi 5 novembre, des mesures pour faciliter le travail à distance.

    Sur les réseaux sociaux, sous le hashtag #BalanceTonProtocole, des dizaines de tweets dénoncent le dispositif mis en place pour cette rentrée, la première durant un confinement.

    Le protocole actuel prévoit, entre autres, une distanciation d'un mètre, une aération et une désinfection plus fréquentes des locaux, ainsi qu’un brassage limité entre élèves. Ces consignes sont parfois difficilement applicables, comme le montrent les images.

    Vers une "grève sanitaire" le 10 novembre

    Toute la semaine, des élèves ont manifesté devant leurs établissements, mais seuls quelques-uns ont été perturbés par des blocages. "C'est difficile de dire exactement le nombre d'établissements concernés", indiquait jeudi le ministère de l'Education nationale, contacté par franceinfo

    Les enseignants du lycée Angela Davis, à Saint-Denis, se sont pour leur part rassemblés jeudi devant la Direction des services départementaux de l'Education nationale de Seine-Saint-Denis pour demander un protocole renforcé. Ils réclament  "des demi-groupes, des récrés à l'air libre, un accès aux toilettes".

    Dans un communiqué envoyé jeudi, le personnel du collège Romain Rolland à Sartrouville, dans les Yvelines, informe avoir exercé son droit de retrait. L'équipe éducative demande "le dédoublement des classes pour assurer une distanciation efficace", "des moyens matériels plus importants (lingettes, gel, masques)" et "le recrutement d'agents d'entretien".

    "Les tensions montent dans les lycées : la crainte sanitaire a pris le dessus depuis le retour des vacances, car avoir encore aujourd'hui 35 élèves par classe dans nos établissements, ce n'est plus possible", expliquait jeudi Philippe Vincent, du SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale), premier syndicat des chefs d'établissement. "Nous n'arrivons plus à ne pas brasser les groupes, à respecter les distances, à aérer les salles comme il le faudrait, nous avons atteint les limites", ajoutait-il, soulignant que "le port du masque ne suffit plus". Après les annonces de Jean-Michel Blanquer, il s'est dit "satisfait, car il va enfin y avoir un cadre national".

    A l'appel du Snes-FSU, plusieurs syndicats ont toutefois prévu l'organisation d'une "grève sanitaire" pour le 10 novembre. Décidé avant l'annonce des nouvelles mesures par Jean-Michel Blanquer, ce mouvement pourrait être maintenu, comme l'a annoncé l'intersyndicale jeudi soir.

     

    Reste à savoir, d'ici là, si la situation dans les établissements pourra réellement s'améliorer. Outre l'Education nationale, les collectivités locales mettent aussi des moyens. La région Ile-de-France a ainsi "recruté 240 agents depuis la rentrée de septembre" et mis en place "un système de partenariat qui permet aux lycées de faire appel à une agence d'intérim pour remplacer les effectifs absents", détaille-t-on à franceinfo. "On a aussi proposé à l'Education nationale de mettre à disposition 100 000 tests antigéniques qui pourraient être faits par les infirmières scolaires."

    Interrogée sur ces tensions jeudi sur BFMTV-RMC, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a, elle, proposé au ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, que des lieux tels que "des bibliothèques, des théâtres, des gymnases" puissent être "mis à contribution (...) pour donner plus d'espace aux lycéens".

  • Les visons

    Effroyable. De quinze à dix-sept millions d'animaux abattus. Inimaginable ce que ça représente. Et tout ça pour des manteaux de fourrure. Il y a des jours où l'espèce humaine me révulse. Cette idée que la richesse de certains individus leur octroie le droit de vie et de mort, d'une vie en cage pour des millions d'animaux, pour finir dépecés. 

    Juste du dégoût.

    J'en arrive à regretter que le covid ne choisisse pas ses cibles. Les scientifiques ont déjà expliqué le rôle considérablement important des zoonoses mais on est là devant une "zoonose importée". Il ne s'agit donc pas des hommes empiétant toujours plus loin dans les zones sauvages mais d'animaux sauvages volontairement introduits auprès de l'homme. Comme si ça ne suffisait pas, comme si la situation n'état pas déjà suffisamment désastreuse.

    Aucune remise en question de ces élevages et du commerce qui en est fait. Je me souviens par contre très bien des critiques occidentales envers les marchés chinois où les animaux sauvages avaient été le vecteur déclencheur de l'épidémie. Les Chinois en ont pris plein la tête, des critiques acerbes de tous les pays moralisateurs. 

    On a d'ailleurs actuellement le même type de problème avec la grippe aviaire disséminée par les oiseaux migrateurs dans les élevages industriels de volailles de toutes sortes. Ce sont toujours les animaux qui sont accusés d'être une mance pour l'homme mais jamais les pratiques humaines de concentrations animales, qu'il s'agisse pour la consommation alimentaire ou pour d'autres usages. 

    Que les élevages d'oies destinées à la production de foie gras soient décimés par une grippe aviaire et que ça entraîne la faillite de ce marché ne me gênerait aucunement.

    Dans l'article précédent, je parlais de la chasse. Je connais un chasseur, un passionné et j'ai longuement discuté avec lui. Pas un viandard mais un chasseur qui piste, qui marche des heures, qui dépèce et qui mange ce qu'il tue. J'ai du respect pour lui. Je comprends sa passion et lorsqu'il me dit que les mangeurs de viande qui se servent dans les magasins sont des hypocrites, j'adhère à ses propos. Les consommateurs n'achètent pas un animal mort, ils achètent une cuisse de poulet, une entrecôte, un faux-filet, un rôti...Juste une étiquette qui leur permet de nier la réalité. Le chasseur, lui, il assume. Ce chasseur avec lequel il m'arrive de discuter est contre l'agrainage des sangliers, contre les élevages de cochons-sangliers, contre la chasse à courre. Je vois par chez lui (Lozère) ou ici en Savoie les dégâts que les sangliers font dans les cultures. Ce chasseur-là n'est nullement opposé à la présence du loup dans les montagnes et les forêts pour participer à la régulation : "Lui aussi, le loup, c'est un chasseur, alors on se comprend." 

     

    Il y a un film inoubliable dont une partie évoque la chasse. "Voyage au bout de l'enfer" ou "The deer hunter".

    Il n'y a pas un type de chasseurs. C'est comme pour tout. L'humain est très variable, même dans une pratique commune.

    Covid-19 : on vous explique pourquoi le Danemark a décidé d'abattre 15 millions de visons

    Les autorités sanitaires du pays ont constaté une mutation du Sars-CoV-2 chez ces petits mammifères élevés pour leur fourrure. Les animaux ont par ailleurs contaminé au moins 12 personnes au Danemark. Ce qui a entraîné la décision d'abattre la totalité des visons élevés dans le pays.

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    Dans un élevage de visons à Jyllinge (Danemark), près de Copenhague, le 24 octobre 2012. (FABIAN BIMMER / X02840 / REUTERS)

    Entre 15 et 17 millions d'animaux vont être abattus dans les prochains jours pour des raisons sanitaires. Les visons, petits mammifères carnivores élevés pour leur fourrure, sont dans le viseur des autorités danoises. Ces dernières ont annoncé, mercredi 4 novembre, qu'elles allaient procéder à l'abattage de la totalité des visons élevés sur leur territoire, le pays étant le premier producteur mondial de fourrure de vison. Pour cause : cinq élevages ont été identifiés comme ayant été contaminés par une version mutée du Sars-CoV-2, le virus à l'origine de la pandémie de Covid-19. 

    Des élevages de visons "ont été détectés positifs au Sars-CoV-2 aux Pays-Bas depuis fin avril 2020 puis au Danemark mi-juin, en Espagne début juillet et aux Etats-Unis en août", note la plateforme d'épidémiosurveillance de santé animale ESA"Par mesure de précaution et afin d’éviter toute mutation du virus Sars-CoV-2, les autorités néerlandaises, danoises puis espagnoles ont décidé d’abattre l’ensemble des visons des élevages concernés", rapporte-t-elle. Des dizaines de milliers de ces animaux ont ainsi été abattus aux Pays-Bas au cours de l'été. Les gouvernements ont promis des compensations aux éleveurs. 

    Pourquoi le Danemark s'inquiète-t-il du rôle des visons dans l'épidémie ?

    Le lien entre les contaminations de ces animaux et les contaminations humaines inquiète les autorités sanitaires. Dans les 783 cas humains de Covid-19 détectés ces derniers jours dans la région de Jutland, qui concentre le plus grand nombre d'élevages, le traçage a permis d'identifier un élevage de visons comme étant l'origine de la contamination, explique l'autorité danoise de contrôle des maladies infectieuses. Douze personnes contaminées par la version mutée du virus observée chez ces animaux ont été identifiées. Ces cas humains ne sont toutefois plus porteurs du virus muté, rassurent les autorités sanitaires.

    Si la principale voie de transmission du Sars-Cov-2 reste interhumaine, la piste de contaminations entre l'animal et l'homme continue d'être étudiée. Des études scientifiques sont en cours pour établir le rôle épidémiologique que peuvent jouer certains animaux, notamment les animaux sauvages en captivi (comme les visons), dans la diffusion du virus.

    Selon l'Organisation mondiale de la santé, "dans quelques cas, les visons infectés par des humains ont transmis le virus à d'autres personnes" et ont donc joué un rôle de vecteur de contamination. "Ce sont les premiers cas rapportés de transmission de l'animal à l'homme", a précisé l'institution à l'AFP. Pour Kåre Mølbak, le responsable de l'autorité danoise de contrôle des maladies infectieuses,"le pire des scénarios est d'avoir une pandémie qui repart d'ici, au Danemark".

    Le virus porté par les visons est-il différent de celui porté par l'homme ? 

    Le coronavirus identifié chez les visons par les autorités danoises diffère légèrement du Sars-Cov-2 observé chez l'être humain. Du moins de certaines souches du Sars-Cov-2 étudiées et connues. Comme tout virus, le Sars-Cov-2 est sujet aux mutations, expliquait en août Samira Fafi-Kremer, cheffe du laboratoire de virologie des hôpitaux universitaires de Strasbourg, à franceinfo. Ce "changement ponctuel au niveau de son génome" ne se traduit pas forcément par une aggravation des effets du virus ni de sa transmissibilité. "Plus de 13 000 de ces changements s'observent aujourd'hui dans les 100 000 Sars-CoV-2 séquencés à ce jour", rapportait en septembre le site The Conversation (article en anglais).

    La mutation du virus observée chez les personnes qui ont été contaminées par des visons ne s'est pas traduite par des effets plus grave du Covid-19, assurent les autorités danoises. Mais, ce virus muté "ne réagit pas autant aux anticorps que le virus normal. Les anticorps ont toujours un effet, mais pas aussi efficace", a affirmé le ministre de la Santé, Magnus Heunicke. Ce qui préoccupe les autorités sanitaires : "Le virus muté via les visons peut créer le risque que le futur vaccin [contre le Covid-19] ne fonctionne pas comme il le doit", selon la Première ministre, Mette Frederiksen.  

    Pourquoi la propagation de cette mutation chez l'homme pourrait rendre un vaccin moins efficace ?

    Selon le ministre de la Santé, "les recherches ont montré que les mutations pouvaient affecter les actuels candidats pour un vaccin contre le Covid-19". La moindre efficacité des anticorps humains observée avec le virus muté est "une menace pour le développement de vaccins contre le coronavirus", a-t-il affirmé. Si la version mutée du Sars-CoV-2 réagit moins bien aux anticorps et se répand dans la population humaine, cela pourrait représenter un danger pour la mise au point d'un vaccin contre le Covid-19. Car les chercheurs travaillent actuellement à son élaboration à partir des souches connues du Sars-Cov-2 et des anticorps qui peuvent le neutraliser. 

    Cette éventuelle "menace" est exagérée, estime toutefois François Balloux, professeur à l'University College de Londres et spécialiste de l'évolution des pathogènes. "Il y a des milliers de mutations du Sars-Cov-2 qui apparaissent constamment. Le fait que quelques-unes aient été observées chez les visons ne changera pas les souches en circulation chez l'homme. Si elles favorisaient la transmission du virus vers l'homme, [ces souches] auraient déjà une haute fréquence", écrit-il sur Twitter.

    Par ailleurs, le danger que peut représenter ces mutations sur le futur vaccin n'est pas encore connu. Certains virus comme la grippe mutent considérablement d'une année sur l'autre et contournent ainsi l'efficacité des vaccins. Mais d'autres, comme la rougeole, évoluent avec le temps sans déjouer l'efficacité du vaccin. 

    D'autres animaux sont-ils susceptibles de propager des mutations chez l'homme ?

    "Les animaux jouent un rôle mineur dans la pandémie, mais il est important de les étudier, car ils pourraient potentiellement être un réservoir du virus", explique Arjan Stegeman, spécialiste de la santé des animaux d'élevage à l'université d'Utrecht (Pays-Bas) dans une interview (article en anglais). Ce professeur a coréalisé une étude sur les cas de contaminations au Sars-Cov-2 dans les élevages de visons néerlandais en avril et mai 2020. Le fait que ce mammifère carnivore soit particulièrement sensible au Sars-CoV-2 ne l'a pas vraiment surpris car "le vison peut contracter la plupart des infections respiratoires qui touchent l'homme, et donc les transmettre également", explique-t-il. Par ailleurs, les conditions d'élevage favorisent la circulation de virus du fait de la proximité des animaux ou encore du manque d'aération. 

    Le Sars-CoV-2 peut infecter d'autres animaux, notamment les chats, les chiens, les tigres, les hamsters ou les macaques. Des études se poursuivent pour évaluer quels risques représentent d'autres types d'élevages, notamment d'animaux domestiques. "À ce jour, les résultats d'études expérimentales sur les infections suggèrent que les volailles et les porcs ne sont pas sensibles à l'infection par le Sars-CoV-2", précise l'Organisation mondiale de la santé animale. De même, il n'existe actuellement aucune preuve que les animaux de compagnie jouent un rôle épidémiologique dans la diffusion du coronavirus, rassure la plateforme d'épidémiosurveillance animale

  • Soutien aux chasseurs

    Wouarf, je ne pensais pas qu'un jour, j'en arriverais à utiliser ce titre :) 

    Soutien aux chasseurs... Purée, cette crise fait du mal :) :) 

    Il n'empêche que tout ce qui est écrit dans cet article me parle. Je n'ai aucun respect pour le Willy Schraen qui reste à mes yeux un sombre viandard (j'ai bien pire à en dire mais je me retiens...) mais je comprends les propos de ces chasseurs au regard de ce qui se passe dans d'autres domaines de la vie sociale et surtout économique...Il en est de même bien évidemment pour l'accès à la montagne dans le cadre de la simple promenade, hors de tous risques majeurs. Je n'irai pas faire de l'alpinisme en ce moment. C'est évident. Une visite à l'hôpital ne serait pas la bienvenue (même si elle ne l'est jamais). Mais interdire le vélo de route, le VTT, la cueillette de champignons, la randonnée, le tennis et tous les autres loisirs extérieurs, c'est du grand n'importe quoi. Même le vélo de route représente un risque minime, surtout avec la diminution des véhicules. J'en suis environ à quatre fois le tour de la Terre en vélo et j'ai été renversé deux fois par une voiture, c'est loin d'être une pratique très risquée...On reste donc dans dans des autorisations économiques et des interdictions insensées. 

     

     

    Les chasseurs de gibier d'eau de la Somme réclament des dérogations : "il n'y a pas de mal à s'isoler dans sa hutte"

    Ils étaient environ 300 réunis mercredi 4 novembre à Saint-Valery-sur-Somme, les chasseurs de gibier d'eau voudraient pouvoir continuer à aller chasser malgré le confinement. Ils demandent de pouvoir bénéficier d'une dérogation comme pour la chasse au grand gibier.

    Ouverture de la chasse au gibier d'eau en août 2020
    Ouverture de la chasse au gibier d'eau en août 2020 • © FTV
    La colère monte du côté des chasseurs de gibier d'eau de la baie de Somme. À l'initiative d'un collectif de "chasseurs en colère" créé spontanément mercredi 4 novembre, environ 300 chasseurs se sont réunis sur le parking d'un supermarché de Saint-Valery-sur-Somme. 

    "Le collectif s'est créé dans l'après-midi et le soir on était déjà des centaines, indique Nicolas Lottin, président de l’association des chasseurs de gibiers d’eau de la baie de Somme et ex conseiller général. Cela montre bien qu'il y a un malaise."
     
    À l'origine de cette colère, ce reconfinement qui les prive de pouvoir aller chasser. 
    Si des dérogations sont à l'étude pour les chasseurs de gros gibiers, les chasseurs de gibiers d'eau sont pour le moment priés de rester chez eux. Une différence de traitement qu'ils vivent de plus en plus mal. "Je sens beaucoup de mépris de la part des gens qui nous gouvernent. La chasse au gros, c'est plutôt pour les gros portefeuilles vous voyez", déplore Nicolas Lottin. 

    "Cet été les touristes c'était open bar et maintenant on paye plein pot

    Principale incohérence, selon les chasseurs, le fait de ne pas pouvoir pratiquer cette activité alors qu'ils sont "seuls et respectent les gestes barrières". "Je ne vois pas ce qu'il y a de mal dans le fait de s'isoler dans sa hutte. Ce matin j'ai vu les cars de ramassage scolaire, la moitié des gamins n'ont pas de masque. Idem pour les ouvriers que j'ai vu à plusieurs dans une camionette, pas de masque non plus, raconte Nicolas Lottin. Les conduites à suivre ne sont pas tenues, cet été les touristes c'était open bar et maintenant on paye plein pot."

    Un sentiment partagé par Laurent Logan, président de l’association des chasseurs de gibiers d’eau du Littoral Picard sud. "Ce sont des décisions politiques débiles qui n'ont aucun sens, qu'est-ce qu'on fait de mal à se confiner dans notre hutte à un ou à deux ? On a le droit d'aller au supermarché, d'aller bosser, d'aller dans le métro à Paris et ça ça passe", déplore-t-il dans une vidéo partagée sur Facebook.
     

    "On pénalise les gens, ici on n'a pas beaucoup de loisirs. C'est vraiment important pour les chasseurs, d'autant que pas mal sont au chômage partiel déjà. Les gens ne supporteront pas d'être privé de chasse d'autant qu'il ont payé leur permis, la location de leur hutte, c'est de l'argent investi, confie Nicolas Lottin. On parle des chasseurs mais c'est la même chose pour les pêcheurs, les cueilleurs... Le confinement tel qu'il est, ça ne peut pas marcher. Soit c'est le tout le monde à la maison, soit c'est tout le monde dehors."

    "Je ne compte pas me défiler, j'irai à ma hutte"

    Certains, comme Laurent Logan, se sont rendus dans leur hutte mercredi soir et continueront à y aller les jours prochains malgré les restrictions. "Je ne compte pas me défiler, j'irai à ma hutte, après chacun fait ce qu'il veut mais je vous conseille de faire de même", indique-t-il

    Selon les chasseurs, une réunion en préfecture devrait se tenir jeudi 5 novembre pour étudier la possibilité d'une dérogation dans le département de la Somme. Une information qui n'a pas été encore confirmée par la préfecture. 

     

     

  • Covid et chercheurs.

     

    Covid : À qui la faute ? Clément Viktorovitch pose la question à des scientifiques

     

  • La lettre de Jean Jaurès

    Bon, alors là, "ils" ont fait fort.

    Jaurès, censuré d'un passage, soit-disant pour ne pas "alourdir" le message diffusé.

     

    Mais pas n'importe quel passage: 

    "J’en veux mortellement à ce certificat d’études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c’est là-dessus seulement que je jugerais le maître."

     

    Voici la lettre en entier, non modifiée, non censurée.

    La "Lettre aux instituteurs et institutrices" de Jean Jaurès est lue à tous les élèves de France ce lundi 2 novembre, suite à l'assassinat de Samuel Paty. Elle a été publiée en premier dans La Dépêche, le 15 janvier 1888.

    Ce jour de la rentrée des classes, après les vacances de la Toussaint, est lue dans toutes écoles, collèges et lycées de France la "Lettre aux instituteurs et institutrices" de Jean Jaurès, parue à l'origine dans les colonnes de notre journal, le 15 janvier 1888. Jean Jaurès a collaboré avec La Dépêche, de 1887 à 1914, au travers de 1312 articles, dont ce texte fort dédié aux instituteurs et institutrices français. il met en avant le rôle primordial des enseignants dans la formation d'un citoyen éclairé dans une démocratie libre.

    Cette initiative voulue par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, fait suite à l'assassinat de Samuel Paty, ce professeur d'histoire-géographie décapité par un terroriste islamiste tchétchène le vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine.

    La rentrée des classes, qui devait initialement être décalée à 10 heures pour laisser le temps aux équipes pédagogiques de préparer un hommage à Samuel Paty, sera finalement maintenue à l'horaire habituel, a annoncé le ministre Jean-Michel Blanquer vendredi soir aux personnels. Une minute de silence sera observée à 11 heures, après la lecture de la lettre de Jean Jaurès, "de préférence dans les salles de classe, et si les conditions sanitaires le permettent, dans la cour de l’établissement" a précisé le ministère de l’Education nationale.

    "Lettre aux instituteurs et institutrices" de Jean Jaurès parue dans La Dépêche le 15 janvier 1888.
    "Lettre aux instituteurs et institutrices" de Jean Jaurès parue dans La Dépêche le 15 janvier 1888.

    Voici l'intégralité de cette "Lettre aux instituteurs et institutrices"parue le dimanche 15 janvier 1888 dans La Dépêche :

    "Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu’ils aient une idée de l’homme, il faut qu’ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l’égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse. Il faut qu’ils puissent se représenter à grands traits l’espèce humaine domptant peu à peu les brutalités de la nature et les brutalités de l’instinct, et qu’ils démêlent les éléments principaux de cette œuvre extraordinaire qui s’appelle la civilisation. Il faut leur montrer la grandeur de la pensée ; il faut leur enseigner le respect et le culte de l’âme en éveillant en eux le sentiment de l’infini qui est notre joie, et aussi notre force, car c’est par lui que nous triompherons du mal, de l’obscurité et de la mort.

    Eh quoi ! Tout cela à des enfants ! Oui, tout cela, si vous ne voulez pas fabriquer simplement des machines à épeler. Je sais quelles sont les difficultés de la tâche. Vous gardez vos écoliers peu d’années et ils ne sont point toujours assidus, surtout à la campagne. Ils oublient l’été le peu qu’ils ont appris l’hiver. Ils font souvent, au sortir de l’école, des rechutes profondes d’ignorance et de paresse d’esprit, et je plaindrais ceux d’entre vous qui ont pour l’éducation des enfants du peuple une grande ambition, si cette grande ambition ne supposait un grand courage.

    J’entends dire, il est vrai : À quoi bon exiger tant de l’école ? Est-ce que la vie elle-même n’est pas une grande institutrice ? Est-ce que, par exemple, au contact d’une démocratie ardente, l’enfant devenu adulte ne comprendra point de lui-même les idées de travail, d’égalité, de justice, de dignité humaine qui sont la démocratie elle-même ? Je le veux bien, quoiqu’il y ait encore dans notre société, qu’on dit agitée, bien des épaisseurs dormantes où croupissent les esprits. Mais autre chose est de faire, tout d’abord, amitié avec la démocratie par l’intelligence ou par la passion. La vie peut mêler, dans l’âme de l’homme, à l’idée de justice tardivement éveillée, une saveur amère d’orgueil blessé ou de misère subie, un ressentiment et une souffrance. Pourquoi ne pas offrir la justice à des cœurs tout neufs ? Il faut que toutes nos idées soient comme imprégnées d’enfance, c’est-à-dire de générosité pure et de sérénité.

    Comment donnerez-vous à l’école primaire l’éducation si haute que j’ai indiquée ? Il y a deux moyens. Il faut d’abord que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue, de telle sorte qu’ils ne puissent plus l’oublier de la vie et que, dans n’importe quel livre, leur œil ne s’arrête à aucun obstacle. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme nous lisons vous et moi, c’est la clef de tout. Est-ce savoir lire que de déchiffrer péniblement un article de journal, comme les érudits déchiffrent un grimoire ? J’ai vu, l’autre jour, un directeur très intelligent d’une école de Belleville, qui me disait : « Ce n’est pas seulement à la campagne qu’on ne sait lire qu’à peu près, c’est-à-dire point du tout ; à Paris même, j’en ai qui quittent l’école sans que je puisse affirmer qu’ils savent lire. » Vous ne devez pas lâcher vos écoliers, vous ne devez pas, si je puis dire, les appliquer à autre chose tant qu’ils ne seront point par la lecture aisée en relation familière avec la pensée humaine. Qu’importent vraiment à côté de cela quelques fautes d’orthographe de plus ou de moins, ou quelques erreurs de système métrique ? Ce sont des vétilles dont vos programmes, qui manquent absolument de proportion, font l’essentiel.

    J’en veux mortellement à ce certificat d’études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c’est là-dessus seulement que je jugerais le maître.

    Sachant bien lire, l’écolier, qui est très curieux, aurait bien vite, avec sept ou huit livres choisis, une idée, très générale, il est vrai, mais très haute de l’histoire de l’espèce humaine, de la structure du monde, de l’histoire propre de la terre dans le monde, du rôle propre de la France dans l’humanité. Le maître doit intervenir pour aider ce premier travail de l’esprit ; il n’est pas nécessaire qu’il dise beaucoup, qu’il fasse de longues leçons ; il suffit que tous les détails qu’il leur donnera concourent nettement à un tableau d’ensemble. De ce que l’on sait de l’homme primitif à l’homme d’aujourd’hui, quelle prodigieuse transformation ! et comme il est aisé à l’instituteur, en quelques traits, de faire sentir à l’enfant l’effort inouï de la pensée humaine !

    Seulement, pour cela, il faut que le maître lui-même soit tout pénétré de ce qu’il enseigne. Il ne faut pas qu’il récite le soir ce qu’il a appris le matin ; il faut, par exemple, qu’il se soit fait en silence une idée claire du ciel, du mouvement des astres ; il faut qu’il se soit émerveillé tout bas de l’esprit humain, qui, trompé par les yeux, a pris tout d’abord le ciel pour une voûte solide et basse, puis a deviné l’infini de l’espace et a suivi dans cet infini la route précise des planètes et des soleils ; alors, et alors seulement, lorsque, par la lecture solitaire et la méditation, il sera tout plein d’une grande idée et tout éclairé intérieurement, il communiquera sans peine aux enfants, à la première occasion, la lumière et l’émotion de son esprit. Ah ! sans doute, avec la fatigue écrasante de l’école, il vous est malaisé de vous ressaisir ; mais il suffit d’une demi-heure par jour pour maintenir la pensée à sa hauteur et pour ne pas verser dans l’ornière du métier. Vous serez plus que payés de votre peine, car vous sentirez la vie de l’intelligence s’éveiller autour de vous. Il ne faut pas croire que ce soit proportionner l’enseignement aux enfants que de le rapetisser.

    Les enfants ont une curiosité illimitée, et vous pouvez tout doucement les mener au bout du monde. Il y a un fait que les philosophes expliquent différemment suivant les systèmes, mais qui est indéniable : « Les enfants ont en eux des germes, des commencements d’idées. » Voyez avec quelle facilité ils distinguent le bien du mal, touchant ainsi aux deux pôles du monde ; leur âme recèle des trésors à fleur de terre : il suffit de gratter un peu pour les mettre à jour. Il ne faut donc pas craindre de leur parler avec sérieux, simplicité et grandeur.

    Je dis donc aux maîtres, pour me résumer : lorsque d’une part vous aurez appris aux enfants à lire à fond, et lorsque d’autre part, en quelques causeries familières et graves, vous leur aurez parlé des grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine, vous aurez fait sans peine en quelques années œuvre complète d’éducateurs.

    Dans chaque intelligence il y aura un sommet, et, ce jour-là, bien des choses changeront."

    Jean Jaurès dans La Dépêche, le dimanche 15 janvier 1888

    https://www.ladepeche.fr/2020/10/25/laicite-a-lecole-la-lettre-aux-instituteurs-et-institutrices-de-jean-jaures-avait-ete-publiee-dans-la-depeche-en-1888-9162912.php

     

  • Jules Ferry : lettre aux instituteurs (2)

    On entend beaucoup parler de cette lettre en ce moment.

     

    Jules Ferry : lettre aux instituteurs

    Je n'ai pas parlé ici de l'assassinat du professeur d'histoire-géo. Je pense que le problème de fond ne vient pas de l'école, de la laïcité, du droit à la parole, à la critique, à l'intelligence. Le problème de fond est qu'il y a dans ce pays des fous furieux qui hantent nos villes. Ils sont connus pour beaucoup d'entre eux. La police fait son job. C'est ensuite que ça coince...Et là, j'en veux à l'Etat. 

     

    Pour ce qui est de la lettre de Jules Ferry, j'ai vu que seuls certains passages allaient être lus. Entre autre celui qui parle de la mission enseignante.

    Mais il y a d'autres passages qui méritent d'être lus avec attention, surtout dans ce contexte actuel.

     

    "Si parfois vous étiez embarrassé pour savoir jusqu’où il vous est permis d’aller dans votre enseignement moral, voici une règle pratique à laquelle vous pourrez vous tenir : avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment, car ce que vous allez communiquer à l’enfant, ce n’est pas votre propre sagesse, c’est la sagesse du genre humain, c’est une de ces idées d’ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l’humanité. […]

    Quand on repense aux circonstances qui ont conduit à la décapitation de Samuel Paty, c'est un passage qui interpelle. On pourrait penser que Monsieur Paty aurait dû s'abstenir.

    Non, il n'avait pas à le faire.

    Pour deux raisons qui se trouvent dans le texte : "un seul honnête homme" puis "pourrait de bonne foi".

    Les gens qui se sont offusqués du travail de conscience de ce professeur ne sont pas "des honnêtes gens" et ils ne sont plus assez lucides pour "agir de bonne foi".

    Leur foi leur a ôté toute honnêteté et même toute morale. Ils sont à l'opposé de l'idée même de la foi. Eux, ils sont fous.

    La foi (du latin fides, « confiance ») désigne étymologiquement le fait d'avoir confiance en quelque chose ou quelqu'un.

    Ces gens-là n'ont foi que dans leur folie. 

    Donc, Samuel Paty dans le cadre de son travail d'éveil des consciences n'avait pas à se brider étant donné que les gens offusqués sont justement ceux qu'il combattait par l'intelligence de ses débats. 

  • La culture pendant le covid

    Juste deux exemples: un en Allemagne et un en France.

    Pas vraiment utile que je commente. Tout est dit. Sauf que c'est à mes yeux encore plus grave qu'énoncé.

    Etant donné le "chiffre d'affaires" très important généré par le domaine de la culture, que ça soit en France ou ailleurs, il me semble que le désintérêt du monde politique ne s'explique pas par l'aspect financier qui aurait pu être insignifiant mais bien parce que la culutre en général est à leurs yeux insignifiante. Peut-être même, et ça serait encore plus grave, la considèrent-ils comme une menace, étant donné qu'elle est amenée à faire réfléchir les individus...

     

     

    Fermer les librairies, c'est nous « priver du meilleur bataillon pour affronter l'obscurantisme», plaide le présentateur de « La Grande Librairie», François Busnel.
    Fermer les librairies, c'est nous « priver du meilleur bataillon pour affronter l'obscurantisme», plaide le présentateur de « La Grande Librairie», François Busnel. — Jean-philippe BALTEL pour FTV

    Considérées comme des commerces non essentiels, les librairies sont contraintes à nouveau tirer le rideau en raison du confinement, laissant le champ libre aux géants de la vente de livres en ligne comme Amazon. Le critique littéraire François Busnel a annoncé vendredi sur franceinfo qu’il allait lancer une pétition en ligne pour réclamer la réouverture des librairies, une mesure défendue également par de nombreuses personnalités.

    Selon le journaliste et présentateur de l’émission littéraire de France 5 La grande librairie, en fermant les marchands de livres, la France se prive de son « meilleur bataillon pour nous permettre d’affronter l’obscurantisme ».

    « Condamner tout un pan de l’économie culturelle »

    « Il y a des millions de personnes dans ce pays, et on l’a vu juste après le premier confinement, qui ont envie de lire, qui ont besoin de lire. Fermer les librairies, c’est condamner tout un pan de l’économie culturelle, sans doute à vaciller, pour certains à disparaître », a souligné François Busnel. Et le gouvernement fait au passage « un cadeau énorme à une entreprise qui commence par Ama et finit par Zon, dont on connaît les pratiques fiscales », a-t-il ajouté.

    Le critique littéraire demande que le président Emmanuel Macron reçoive le syndicat des libraires de France, le syndicat national des éditeurs, et les écrivains, pour qu’ils puissent plaider en faveur d’une réouverture.

    « Laissons ouvertes les librairies, les bibliothèques »

    D’autres personnalités, dont la maire PS de Paris Anne Hidalgo, ont appelé à laisser les librairies ouvertes, estimant que l’accès à la lecture était aussi essentiel à la Nation que d’autres activités ayant bénéficié de dérogations.

    « Laissons ouvertes les librairies, les bibliothèques, nous avons besoin de cette fonction-là, de s’évader », a pour sa part lancé François Hollande jeudi, dans l’émission télévisée Livres & vous sur Public Sénat.

    Le prix Goncourt, qui devait être décerné le 10 novembre, a été reporté jeudi, sine die, par « solidarité » avec les librairies. Le prix vendredi de la littérature adolescente, qui devait être attribué lundi, a été également reporté, a-t-on appris ce vendredi.

    A partir de lundi 2 novembre, l'Allemagne, à l'instar d'autres pays européens, impose de nouvelles restrictions face à la propagation de la pandémie, qualifiées de "reconfinement light" dans les médias. Elles prévoient la fermeture pendant un mois au moins de toute une série d'établissements, dans la gastronomie, les loisirs, le sport et la culture : théâtres, opéras et autres salles de concert, musées, salons et cinémas sont concernés.

    Musiciens désemparés

    "Une gifle" : la représentation vient de se terminer samedi soir 31 octobre, dans le très renommé Opéra de Munich et, juste avant que le rideau tombe, le baryton Michael Nagy, 43 ans, les larmes aux yeux, a du mal à cacher son émotion face au public.

    Munich, le 31 octobre 2020. Sabine, une comédienne de l'Opéra national de Munich s'apprête, avec sa pancarte "Vergesst uns nicht !" (ne nous oubliez pas) à rejoindre la chaîne humaine reliant les salariés et amis de différents théâtres de la ville par solidarité en vue du reconfinement partiel.  (MATTHIAS BALK / DPA)

    L'Opéra de Munich est concerné au premier chef, comme au printemps. Et avec lui c'est l'ensemble du secteur de la culture, au "pays des poètes et philosophes", qui proteste de plus en plus vocalement. Les chanteurs et l'orchestre viennent d'achever une première de l'opéra Die Vögel (Les Oiseaux) du compositeur allemand Walter Braunfels. L'avant-dernier spectacle avant la fermeture des portes de l'enceinte lyrique bavaroise, qui peut accueillir en temps normal 2.100 personnes. 

    Pour cette "première" aux allures de "dernière", une cinquantaine de spectateurs ont fait le déplacement afin de les encourager dans l'immense salle parée de dorures et de lustres élégants. "Être assis ici dans une salle si vide, c'est totalement déprimant et douloureux", soupire Jan Brachmann, 48 ans, noeud papillon autour du cou et masque chirurgical sur le visage. Ce passionné d'opéra a tout de même voulu assister à cette première, par respect "pour les artistes qui l'ont préparée".

    Aucune contamination déplorée depuis septembre à l'Opéra de Munich

    Pour l'Opéra munichois, la nouvelle fermeture sonne comme un désaveu. Son directeur Nikolaus Bachler, 69 ans, dit ne pas comprendre pourquoi les "transports en commun" ou les "commerces" peuvent rester ouverts en novembre en Allemagne alors que sa scène doit fermer. "Nous avons un public discipliné, il est possible de maîtriser les risques. Ce n'est pas une décision adéquate", critique-t-il.

    Munich, 24 octobre 2020. Manifestation d'artistes et autres travaileurs de la culture contre les restrictions imposées pour lutter contre la pandémie. Une femme tend une parcarte qui dit : "Sans la musique, ce serait calme". (LINO MIRGELER / DPA)

    Nikolaus Bachler est d'autant plus découragé que sa salle avait passé avec succès un test en septembre. Elle a eu le droit d'accueillir 500 spectateurs au lieu des 200 autorisés normalement pendant le déconfinement de l'été en Bavière.

    Règles d'hygiènes strictes, port du masque obligatoire, distanciation entre les spectateurs : en plus d'un mois, aucune contamination au Covid-19 n'a été déplorée. L'expérience a pourtant été arrêtée et désormais c'est la fermeture complète au public.

    "Moins de valeur que des voitures"

    Cette perspective effraie le secteur dans son ensemble. "Ces derniers mois, nous avons l'impression d'avoir moins de valeur que les voitures, les avions ou les footballeurs", dénoncent de nombreux chanteurs et artistes dans une lettre ouverte.

    Les directeurs de musées ont mené plusieurs actions de protestation au cours du week-end pour qualifier leur fermeture en novembre de "mauvaise décision", de "portée très grave". "Les musées sont des lieux d'éducation importants et indispensables pour un bon fonctionnement de la société", écrivent-ils dans un communiqué.

    Le célèbre trompettiste de jazz allemand Till Brönner a, lui, publié une vidéo devenue virale, pour clamer son "énervement" face au manque de soutien à ses yeux des pouvoirs publics au secteur de la culture et du divertissement qui emploie 1,5 million de personnes et génère des revenus annuels de près de 130 milliards d'euros.

    Même la ministre de la culture et le chef de l'Etat sont inquiets

    La ministre allemande de la Culture Monika Grütters a elle-même reconnu être "très inquiète" pour son secteur, qui emploie aussi de nombreux indépendants sans filet de sécurité. "Même si les nouvelles restrictions sont compréhensibles" sur le plan sanitaire, elles constituent "une catastrophe", a-t-elle dit.

    Même le chef de l'Etat allemand, Frank-Walter Stenmeier, est intervenu dans le débat : "La crise du corona nous rappelle que la culture n'est pas un produit de luxe pour un petit nombre mais un elixir de vie pour tous". Le gouvernement a débloqué une dizaine de milliards d'euros d'aides supplémentaires pour tous les secteurs d'activités les plus touchés en novembre.

     

     

     

  • "Au bord de la terre glacée"

    Il y a quelques livres qui m'auront marqué cette année et celui-là en fait partie.

    C'est magnifiquement bien écrit, c'est très prenant, très bien documenté et ça m'a renvoyé à toutes mes lectures d'adolescent lorsque je dévorais tous les récits vécus d'expéditions.

    La description de la vie des femmes de la bourgeoisie et le caractère atypique de la femme du militaire, déterminée à ne pas perdre de vue ses rêves, ses désirs et ses passions, malgré le regard et les jugements de ses "amies", les effets annoncés de la confrontation des Occidentaux, avides d'aventures et de richesses et les peuples autochtones, la distance immense entre les cultures, des phénomènes inexpliqués qui relèvent du chamanisme et qui sont si bien intégrés à l'histoire qu'on ne se pose pas la question de leur véracité, c'est une Terre qui se prête à ce genre de choses...

    J'ai toujours éprouvé une certaine déception de ne pas avoir vécu à ces époques de découvertes de la planète.

    Je suis né dans un monde déjà cartographié, géographiquement mais également socialement. Existait-il une réelle liberté à ce que je trace ma propre voie,  ma propre exploration  ? Il aurait fallu que je me rebelle à dix ans...Et je n'en éprouvais aucunement le besoin. J'ai fait ma scolarité avec en tête que c'était pour avoir un travail, que j'aurai une femme et des enfants et puis une maison...

    J'aurais pu aussi décider d'aller vivre dans les forêts du nord Canada mais il aurait fallu que je découvre les livres des explorateurs encore plus tôt. Il y a aussi un manque de courage évident au regard de tout ça. J'ai choisi sans vraiment la choisir ce qui semblait être une "voie royale". Très loin de celle d'André Malraux. 

     

    EAN : 9782264074812
    624 pages
    Éditeur : 
    10-18 (14/11/2019)

    Note moyenne : 4.16/5 (sur 46 notes)
    Résumé :
    Hiver 1885. Les terres de l'Alaska demeurent inexplorées. Le colonel Allen Forrester, héros de guerre décoré, remonte la Wolverine River pour en cartographier les abords. Il consigne son expédition dans un journal à l'intention de sa femme Sophie, dans l'espoir qu'elle puisse le lire s'il ne revenait pas. Sophie est restée à Vancouver après avoir découvert qu'elle était enceinte. Elle vivra seule sa grossesse, au sein d'une société peu apte à lui reconnaître la libe... >Voir plus
    CRITIQUES, ANALYSES ET AVIS (22) Voir plusAJOUTER UNE CRITIQUE
    tynn
       25 juin 2019
    ★★★★★
    ★★★★★
    Je ne m'attendais pas à autant de plaisir dans un roman d'aventures, hors de ma zone de confort …
    En 1885, le Territoire de l'Alaska est rattaché aux États Unis depuis 20 ans mais est encore à découvrir et à cartographier.
    L'expédition du Lt Cl Allen Forrester part pour de longs mois vers le nord, remontant un fleuve encore inexploré en terres indiennes, dans des conditions extrêmes face au climat et aux dangers d'une nature vierge et chaotique.
    Le militaire laisse derrière lui Sophie, une jeune épouse enceinte, qui va devoir vivre avec l'inquiétude et la solitude due à l'absence. Et contre toute attente, son quotidien va apparaître au lecteur tout aussi passionnant que les exploits de son mari, par son désir de modernité et par son travail de photographe ornithologue.
    Pour nourrir ce récit inspiré d'une véritable expédition géographique, 
    Eowyn Ivey en fait un montage narratif passionnant, associant des chapitres courts à des cartes, photos, et documents de recherche. Les deux journaux parallèles des époux Forrester illustrent une époque et une société corsetée pour les femmes quand les hommes font face à des dangers qui les dépassent. le tout reste pour autant un roman, avec des personnages forts, avant-gardistes et solidement construits, un réalisme à couper le souffle et une certaine forme de magie du monde.
    Une bien belle histoire d'hommes dans les terres inhospitalières de l'Alaska du 19e siècle.
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    saphoo
       28 octobre 2018
    ★★★★★
    ★★★★★
    J'avais beaucoup aimé la fille de l'hiver, et je renouvelle mon plaisir avec ce deuxième roman. L'ambiance est tout aussi glaciale, et les paysages aussi grandiose.
    C'est un livre intéressant de par sa construction, la diversité du genre : épistolaire notamment donne un rythme et des échanges entre les personnages, le côté journal intime aussi amène une originalité dans le récit enrichi par des photographies ou croquis. C'est varié et on ne s'ennuie pas une minute à suivre cette troupe en exploration en Alaska. Puis la vie de l'épouse restée à demeure qui elle explore la nature et s'intéresse ornithologie et à la photographie.
    On parcourt divers lieux et peuple indien , bien sûr le chamanisme règne en maître.
    Un bon gros pavé qui nous tient à l'affût de toutes les descriptions, et informations de l'époque qui se situe à la fin du XIX siècle.
    De plus, nous avons l'échange de 2 personnages, sur l'étude de l'ensemble des documents retrouvés et mis au jour qui fait donc l'objet de ce roman.
    Original, intéressant et bien écrit, un très bon moment de lecture.
    Commenter  J’apprécie         240
    VALENTYNE
       20 septembre 2020
    ★★★★★
    ★★★★★
    Alaska – 1885
    Ce roman alterne entre le journal du Colonel 
    Forrester en expédition pour cartographier l'Alaska en particulier la Rivière Wolverine et celui de son épouse, Sophie, qui elle, est restée (enceinte) à Vancouver. Sophie est passionnée d'ornithologie ; elle aime également dessiner les oiseaux et devient peu à peu férue de photographie.
    Ce parallèle, sur une année de séparation, entre les deux trajectoires des époux est pour moi la force de ce livre, qui sait renouveler ainsi l'intérêt : sans les sentiments de Sophie, les aventures d'Allen en territoire inconnu seraient bien fades et inversement sans Allen, les tentatives de Sophie de capter la lumière et les oiseaux lors de séances photos auraient moins d'intérêt.
    Pour relier le tout, ce roman fait également état de la correspondance de deux hommes : le premier est l'arrière-petit-neveu d'Allen et Sophie. le deuxième est le conservateur du musée à qui le premier a envoyé les journaux intimes de ces deux aïeux. Plus d'un siècle plus tard, Sophie et Allen semblent revivre dans cet échange épistolaire…
    Il y a d'un côté les rapports officiels du Colonel 
    Forrester pour sa hiérarchie et de l'autre des carnets plus personnels empreints de réalisme magique et de légendes indiennes Midnouskis dans cette contrée âpre et sauvage….J'ai particulièrement aimé l'histoire de la naissance de Moses Picéa…
    De nombreux croquis d'animaux et de cartes complète cette odyssée où j'ai appris (entre autre) que l''Alaska a été « racheté » par les USA à la Russie en 1867.
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    Eroblin
       21 novembre 2018
    ★★★★★
    ★★★★★
    C'est la couverture du livre qui m'a attirée, cet oiseau semblant foncer sur sa proie et ce paysage glacial en arrière-plan. Je me suis dit que j'allais voyager. Et effectivement, le roman mêle le journal du colonel Allen Forrester qui doit s'aventurer dans des territoires encore mal connus de l'Alaska et celui de son épouse, enceinte, qu'il a dû laisser derrière lui, dans sa garnison. J'ai préféré d'ailleurs les passages consacrés au colonel, non pas que la vie de Sophie soit inintéressante mais je ne suis pas une passionnée ni des photos ni des oiseaux et j'ai eu un peu de mal à m'enthousiasmer sur les heures qu'elle passe à photographier le moment où un oiseau prend son envol.
    Ce que vit son mari, par contre, m'a passionnée. Quand il suit la Wolwerine River pour en cartographier les abords, quand il traverse des territoires encore vierges de la présence des « blancs », on a l'impression d'être avec lui, marchant des jours durant parfois avec entêtement, malgré la fatigue et souvent la faim qui creuse son estomac, sans savoir exactement quel est le but de cette expédition. La nature qu'il traverse est sauvage, violente et cruelle pour la mission qu'il conduit et il manque plusieurs fois d'être anéantis lui et ses hommes : emportés par les courants trop forts, égarés dans la montagne, assaillis par des êtres fantomatiques ou bien est-ce une hallucination ? Au bout de sa mission, le colonel 
    Forrester retrouve sa femme mais restera marqué à jamais par ce voyage « au bord de la terre glacée ».
    Je mets 4 chats pour ce souffle épique venu d'Alaska.

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    trust_me
       16 juin 2018
    1885. le lieutenant-colonel Allen Forrester est chargé de mener une expédition de reconnaissance en Alaska le long de la rivière Wolverine afin de cartographier le territoire et de recueillir des renseignements concernant les tribus indigènes. Accompagné des soldats Pruitt et Tillman, d'un trappeur et de guides indiens, le lieutenant a laissé au fort son épouse Sophie, sans savoir qu'elle est enceinte.
    Le texte inclut cartes, dessins, photos de paysages et images d'objets de l'époque. L'histoire se découvre à la lecture, en parallèle, des carnets d'Allen, du journal intime de Sophie et des échanges épistolaires d'un de leurs descendants et d'un conservateur de musée. C'est un vrai récit d'aventure à l'ancienne qui mêle la grande aventure du lieutenant-colonel et l'aventure intime de Sophie. le premier défriche une terre vierge de la présence de l'homme blanc, conscient que si sa mission se réalise, elle ouvrira la porte à une colonisation de masse où les indiens ont forcément tout à perdre. de son côté sa femme aspire à briser le carcan d'une société patriarcale pour gagner une forme d'autonomie et de liberté à travers sa passion pour la photographie.
    C'est une superbe histoire d'amour et un hymne à la beauté de la nature sauvage qui invite à la contemplation tout en dressant le portrait d'un couple soudé malgré l'éloignement. Il y a également une surprenante dimension fantastique, étroitement liée aux croyances autochtones. C'est ainsi que l'on voit un enfant naître dans le creux d'un épicéa, que l'on retrouve les soldats aux prises avec un monstre lacustre, que des femmes se métamorphosent en oies ou que des fantômes hantent la montagne chaque nuit. Ce mélange entre fantastique et réalité, entre pragmatisme des explorateurs et légendes indiennes ne sonne jamais faux et fonctionne au final à merveille.
    Un pavé très « romanesque », traversé par le souffle d'une épopée digne des grands pionniers de l'Amérique.

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