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  • Validation

    Pour que l'Humanité réussisse à changer de paradigme, il ne sert à rien que des millions d'individus perçoivent, intellectuellement, que nous ne sommes pas condamnés à être des "moi encapsulés", que la dualité est une illusion, que chaque individu est une partie intégrante de la Nature.

    L'humanité doit passer par l'étape de la validation de l'intellect, c'est à dire la réalisation de tout ce que cela implique dans la vie quotidienne. Il s'agit de s'extraire de la sphère intellectuelle pour entrer dans la sphère existentielle.

    Je ne crois pas qu'un mouvement politique puisse développer une éthique écologique et holistique sans que cela ne soit au préalable intégré par chaque individu. Et lorsque cette validation sera réelle, les mouvements politiques n'auront plus aucune raison d'être. Chaque individu, dans ses actes, sera acteur, réalisateur, metteur en scène, spectateur, producteur, accessoiriste et critique. L'ensemble de la communauté existera  à travers l'osmose de cette validation et non à travers des mouvements de pensées dualistes.

     

    Comment cette validation peut-elle survenir ?

    Quand on étudie les populations ayant connu des périodes noires, catastrophes naturelles, guerres, famines, épidémies, on s'aperçoit à quel point la rupture déclenchée par ces troubles gigantesques a parfois engendré une osmose étourdissante, une unité qui n'est pas seulement du registre de la solidarité ou de l'empathie mais bien plus profonde que cela. Une unité qui ne concerne pas que les humains d'ailleurs mais l'ensemble du Vivant.

     

    L'Humanité devra-t-elle passer par une catastrophe planétaire pour valider en elle cette Conscience unifiée ?

     

    De quelle façon pourrait survenir cette catastrophe planétaire ?

     

    Il existe dans la littérature un ouvrage qui m'a considérablement marqué lorsque j'étais adolescent. "Ravage" de René Barjavel.

    http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/Ravage/ravage.html

    RAVAGE.

    Dans une société mécanisée à l'extrême où les hommes ne font plus rien qui ne puisse être fait pour eux par une machine, l'électricité vient à disparaître subitement. Tout est paralysé : les lumières s'éteignent, les voitures s'immobilisent, les pompes qui distribuent l'eau assèchent les robinets, la radio n'informe plus, les secours se déplacent à chevaux mais déjà des meutes de citoyens affamés commencent à attaquer les animaux au couteau. C'est la loi de la jungle qui s'empare de la cité. François Deschamps, jeune étudiant chimiste d'origine familiale agricole, décide de quitter la ville qui sombre dans la violence et le crime. Il court d'abord à la rescousse de Blanche Rouget, son amie d'enfance qui s'est fiancée au richissime et tout puissant Jérôme Seita. Celui-ci, sans ses subordonnés, ne peut même pas sortir de chez lui sans se mettre en danger de mort.
    Après avoir confectionné des armes et amassé suffisamment de provisions pour tenter une escapade au travers des bandes de criminels affamés, François prend la route de son village d'enfance avec ses compagnons. Il compte y reprendre une vie saine sans devenir l'esclave des machines dont les hommes croyaient être les maîtres. Le parcours sous un soleil de plomb est difficile.
    L'expédition doit affronter incendies et tempêtes. Une fois parvenue à leurs fins, les rescapés de la catastrophe fondent une société où les machines sont proscrites et le progrés banni. La hiérarchie est patriarcale et basée sur le respect et l'obéissance au chef, qui sélectionne les meilleurs sujets pour assurer sa descendance.
    Au cours des célébrations qui fêtent la passation de pouvoir entre François et celui qu'il a désigné comme son successeur, un homme surgit avec une machine monstrueuse, qu'il a fabriqué en cadeau pour le patriarche. Il affirme avoir trouvé le moyen de délester les siens de la peine des labours. François qui devient fou à l'image de cet engin qui lui rappelle la société mécanisée désormais éteinte, décide de détruire la machine et de faire exécuter son inventeur. Ce dernier dans son incompréhension et son égarement tue le patriarche. Ainsi disparaît le dernier survivant de la catastrophe. Comme il l'avait voulu la machine est détruite et avec elle le cerveau qui l'a imaginée, mais les hommes demeurent et avec eux probablement d'autres machines à venir.


    SURPOPULATION

    Le Mahabarata indien, quant à lui, prévoit depuis des milliers d'années que la surpopulation de la planète en causera la fin.


    EVOLUTION CLIMATIQUE

    "Le vrai danger n'est pas le réchauffement climatique, mais la venue d'une période glaciaire en 2012" (Marsh, physicien)

     

    images.jpg L'article remonte à 2008, mais il vaut son pesant d'or, le physicien Gerald E.Marsh évoque la venue d'une période glaciaire qui devra commencer en 2012. Au moment où l'Europe gèle, surtout dans l'est, un petit rappel des dires de ce physicien est intéressant.

     

    PAR GERALD E. MARSH - CHICAGO - contrairement à l'idée populaire actuelle, le vrai danger pour l'humanité n'est pas le réchauffement global, mais plus probablement la venue d'une nouvelle période glaciaire. 

    Ce que nous vivons actuellement est connu en tant qu'époque interglaciaire, une période relativement brève entre de longues périodes glaciaires. Malheureusement nous, la plupart des périodes interglaciaires durent seulement 10 milliers d'années, et combien de temps s'est écoulé depuis la dernière période glaciaire ?


    Combien de temps avons-nous avant que la glace commence à reprendre sa place sur la surface terrestre ? Moins de cent ans ou plusieurs centaines d'années ? Nous ne le savons pas.

    Même si toute l'augmentation de la température au cours du siècle dernier est attribuable aux activités humaines, l'élévation a été peu importante et relativement modeste 0.6° C - une augmentation tout à fait en conformité avec des variations normales depuis des millénaires. 

    Tandis qu'un réchauffement durable de la même taille au cours du siècle à venir apporterait à l'humanité quelques modifications, nous sommes assurés de pouvoir nous adapter.

    Connaître une nouvelle période glaciaire, cependant, serait catastrophique pour la suite de la civilisation moderne. 

    On a regardé seulement des cartes montrant l'ampleur des grandes carottes de glace pendant la dernière période glaciaire pour comprendre ce que signifierait un retour en période glaciaire. Beaucoup de l'ensemble de l'Europe et de l'Amérique du Nord ont été recouvertes par une glace épaisse, de milliers de mètres dans bien des régions et le monde dans son ensemble était beaucoup plus froid. 

    Le dernier « petit » âge glaciaire a commencé dès le XIVème siècle où la mer baltique gelait même hors saison, des orages, et une élévation au niveau de la Mer Caspienne. Cela a été suivi de l'extinction des morses au Groenland et de la perte de culture en Islande. Des moissons même ont été sévèrement réduites en Scandinavie. Et c'était une seule annonce des misères à venir.

    Au milieu du XVIIème siècle, les glaciers dans les Alpes suisses ont avancé, éliminant des fermes et des villages entiers. En Angleterre, le fleuve la Tamise était congelée pendant l'hiver, et en 1780, le port de New York a gelé. Si cela avait continué ainsi, histoire aurait été très différente. Heureusement, la diminution de l'activité solaire qui a causé le petit age glaciaire a fini et le résultat a apporté le printemps à la civilisation moderne.

    Il y avait très peu de périodes glaciaires jusqu'il y a à environ 2.75 millions d'années quand le climat de la Terre a écrit une période peu commune d'instabilité. Ça a Commencé des cycles il y a environ 1 million d'années, des périodes glaciaires durant environ 100.000 ans, séparés par les périodes interglaciaires relativement courtes, comme celui que nous vivons actuellement qui est devenu la règle. Avant le début des périodes glaciaires, et pour la majeure partie de l'histoire de la Terre, c'était le réchauffement comme aujourd'hui. 

    En effet, le Soleil était devenu plus lumineux de toute l'histoire entière de la Terre et la flore et la faune sur la Terre se sont épanouies. Les deux ont eu l'effet de laisser tomber des concentrations en anhydride carbonique dans l'atmosphère au niveau le plus bas dans la longue histoire de la Terre. 

    Il y a cinq cents millions d'années, les concentrations en anhydride carbonique étaient plus de 13 fois supérieures à aujourd'hui ; et il y a environ 20 millions d'années, les niveaux d'anhydride carbonique sont tombés un peu à moins de deux fois ce qu'elles sont aujourd'hui.

    Il est possible que les concentrations modérément accrues en anhydride carbonique puissent prolonger la période interglaciaire actuelle. Mais nous n'avons pas encore atteint le niveau exigé, ni nous ne connaissons le niveau optimum à atteindre. 

    Ainsi, plutôt que l'appel pour des limites arbitraires sur des émissions d'anhydride carbonique, peut-être que la meilleure chose à faire pour l'IPCC (GIEC) de l'ONU sur le changement climatique et la communauté en climatologie en général est de consacrer leurs efforts pour déterminer la gamme optimale de l'anhydride carbonique requise pour prolonger la période interglaciaire actuelle indéfiniment. 

    La NASA a prévu que le cycle solaire faisant une pointe en 2022 pourrait être un des plus faibles depuis plusieurs siècles et devrait causer un refroidissement très significatif du climat sur Terre. Est-ce que cela sera le déclenchement d'une nouvelle période glaciaire ?

    Nous devons soigneusement considérer cette possibilité avant que nous éliminions notre prospérité actuelle en dépensant des trillions de dollars pour combattre une menace perçue du réchauffement global qui peut bien s'avérer être seulement une étincelle.

    GERALD E. MARSH est un physicien retraité du laboratoire national d'Argonne et un ancien conseiller au Département de la Défense sur la technologie nucléaire stratégique et à la politique à Reagan, à Bush, et au gouvernement de Clinton. 

    source : http://www.winningreen.com/


    DEREGLEMENT CLIMATIQUE

    Une nouvelle étude note que le débit du Gulf Stream aurait diminué de façon significative, ce qui pourrait entraîner un refroidissement climatique majeur en Europe

    C'est la revue scientifique britannique Nature qui a publié le 1er décembre les résultats d'une étude menée par Harry Bryden, Stuart Cunningham et Hannah Longworth, du National Oceanography Centre, de Southampton.
    Régulièrement (1957, 1981, 1992 et 1998) des navires de recherche et des capteurs effectuent des sondages près du 25e parallèle pour connaître la température de l'eau, la pression, la salinité, la vitesse et la direction des courants de surface et du fond des océans. Ainsi, ils obtiennent une mesure de l'intensité du Gulf Stream.
    Ces données valables pour 2004, enregistrent depuis 1957 une baisse de 30% du débit la dérive nord-Atlantique qui est passé de 20 millions de tonnes d'eau/seconde à 14 millions de tonnes d'eau/seconde. Si le Gulf Stream, en surface, évolue peu, les courants de retour les plus profonds auraient diminué de 50%. Ces résultats se retrouvent dans certaines simulations océaniques mais dans des proportions plus modestes.

    "Les études précédentes menées au cours des 50 dernières années montraient une circulation océanique et un transport de chaleur de part et d'autre du 25e parallèle relativement constant. C'est pour cela que nous avons été surpris que les chiffres de la circulation océanique en 2004 soient si différents des estimations précédentes", a relevé le Pr Bryden.

    Le réchauffement climatique en cause

    D'après les scientifiques du National Snow and Ice Data Center, la banquise arctique se réduisait d'environ 8% tous les dix ans. Un phénomène inquiétant qui s'amplifie et semblerait devenir durable puisque ces quatre dernières années, la formation de glace durant l'hiver a été de 20% inférieure à la période 1978-2000, et que la température moyenne à la surface de l'océan Arctique était, entre janvier et août 2005, de 2 à 3 degrés Celsius plus élevée qu'au cours des cinquante dernières années.
    Lorsque la banquise fond, le niveau de l'eau n'augmente pas pour autant puisque le passage de l'état solide à l'état liquide de l'eau n'induit pas une augmentation du volume d'eau. C'est la fonte des glaciers terrestres qui contribue à l'élévation du niveau des océans. Il n'y a donc pas, ici, d'élévation possible du niveau des océans.
    Pour autant, en fondant, la banquise introduit un surplus d'eau douce qui pourrait contribuer à freiner la circulation thermohaline qui redistribue la chaleur sur Terre.

    Vers un nouvel âge glaciaire en Europe ?

    "Les implications de ces observations sont considérables", estime Detlef Quadfasel, chercheur à l'institut d'océanographie de l'université de Hambourg (Allemagne), dans un commentaire publié par Nature. "Les relevés paléoclimatiques montrent que les températures de l'hémisphère Nord peuvent s'effondrer de plus de 10 ºC en quelques décennies et que ces changements abrupts sont intimement liés à des interruptions de la circulation océanique."

    La dérive nord-atlantique qui adoucit en partie le climat de l'Europe occidentale transporte une partie de la chaleur tropicale du golfe du Mexique vers l'Atlantique nord, c'est la prolongation du Gulf Stream. Ce courant joue un rôle majeur dans l'équilibre climatique que nous connaissons.
    "La chaleur qu'elle transporte apporte une contribution substantielle au climat modéré de l'Europe maritime et continentale et tout ralentissement de la circulation océanique aurait des implications profondes pour les changements climatiques", affirme l'étude.
    L'interruption de la circulation océanique dans l'Atlantique pourrait faire baisser, d'ici à 2100 de 4°C les températures moyennes en Europe, ce qui plongerait notre continent dans des hivers très rigoureux avec des zones de froid localisés... Rien de comparable pour autant avec une glaciation en Europe.

    La circulation thermohaline

    Stéphane Foucart, dans le journal Le Monde, précise que "le Gulf Stream se divise en deux flux de retour. Le premier - qui circule dans le sens des aiguilles d'une montre - est constitué d'un courant de surface chaud, qui descend vers les côtes de l'Afrique de l'Ouest pour revenir ensuite vers l'Amérique centrale. Le second monte vers l'Atlantique nord, s'y refroidit et, ayant ainsi acquis une densité supérieure, plonge pour se transformer en courant profond. Ces eaux profondes retournent quant à elles à leur point de départ en descendant le long des côtes nord-américaines."
    En effet, au niveau planétaire, actuellement, les eaux de surface des mers de Norvège et du Labrador, plus salées avec la formation de glace, plongent entre 2 000 et 4 000 mètres de profondeur (on parle de l'Eau Profonde Nord Atlantique) et circulent lentement vers les autres bassins océaniques. Dans le même temps, les eaux tropicales chaudes de surface remontent notamment vers le pôle Nord. Cette circulation lente (environ 1 500 ans) atténue les différences de températures entre les latitudes.

    Un phénomène complexe encore peu prévisible

    Ce phénomène est toutefois très complexe et les physiciens ajustent régulièrement leurs modèles climatiques pour tenter de prévoir les conséquences de cet affaiblissement. A ce titre, ils sont demandeurs de relevés encore plus précis et réguliers. Alain Colin de Verdière, professeur d'océanographie physique à l'université de Brest note à ce titre que "les mesures ont été faites sur une seule section et au cours d'une période très courte, environ un mois. Rien ne dit que ces mesures auraient été les mêmes deux mois ou un an plus tard." De plus, remarque Didier Paillard, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, "l'océan est observé depuis peu de temps et nous n'avons pas le recul nécessaire pour avoir l'absolue certitude que les changements mesurés ne sont pas, par exemple, le fait de variations naturelles". Un fait que ne contestent pas les auteurs de l'étude qui confirment pour autant les simulations climatiques réalisés avec le réchauffement de la Terre.

    Cette hypothèse qui est très loin de faire l'unanimité dans la communauté scientifique est toutefois de plus en plus acceptée comme une hypothèse probable car l'étude des climats passés montre que l'affaiblissement et le la disparition temporaire du Gulf Stream a eu des précédents.
    Le dernier coup de froid enregistré dans les glaces du Groenland et en Europe s'est produit non pas en période glaciaire, mais il y a 8 200 ans au coeur de la période chaude actuelle. Il résulte d'un apport massif d'eau douce dans l'Atlantique nord depuis la Baie d'Hudson : cet évènement montre que, même en période interglaciaire, un apport massif d'eau douce peut entraîner un refroidissement significatif (typiquement 5°C pendant 40 à 200 ans) (Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, 11/2004). Si cet épisode devait se reproduire, le réchauffement climatique en cours serait alors, pour l'Europe occidentale, fortement atténué, voire inexistant.

    Liens

    Current velocities of the Gulf Stream - DEOS

    Auteur

    avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info ; date originale : 03 décembre 2005, 15 h 13 - Tous droits réservés


    FOLIE HUMAINE

    Dans un article publié par le quotidien Rossiskaya Gazeta, le favori de la présidentielle russe, développe le plan de modernisation militaire lancé il y a un an

    Les nostalgiques de la guerre froide applaudissent à deux mains: Vladimir Poutine veut dépenser 590 milliards d'euros d'ici à dix ans pour se protéger de la menace militaire que représenteraient l'Otan et les États-Unis. En particulier le projet de déploiement d'un système de bouclier antimissile aux frontières orientales de l'Europe. Dans un article publié par le quotidien Rossiskaya Gazeta, le favori de la présidentielle en Russie, développe le plan de modernisation militaire lancé il y a un an, multipliant les chiffres: construction de 400 missiles balistiques intercontinentaux d'ici à 2022, 8 croiseurs sous-marins lance-missiles stratégiques, 20 sous-marins polyvalents, 50 navires de surface, 600 chasseurs de cinquième génération, mille hélicoptères, 2300 chars modernes, 2000 canons automoteurs, 28 régiments de systèmes de missile sol-air S 400…

    «L'époque exige une politique déterminée de renforcement du système de défense aérien et spatial du pays. C'est la politique des États-Unis et de l'Otan en matière de défense antimissile qui nous y pousse», écrit le premier ministre, qui se défend de tout «patriotisme» excessif. «Nous voyons éclater sans arrêt de nouveaux conflits locaux ou régionaux. Apparaissent des zones d'instabilité, où le chaos est entretenu et manipulé. Et on voit des tentatives de provoquer de tels conflits à proximité immédiate de nos frontières et de celles nos alliés», poursuit-t-il. Après la Libye, Poutine a notamment en tête la Syrie, menacée selon Moscou d'une intervention militaire occidentale. «Dans ces conditions, la Russie ne peut se contenter des méthodes diplomatiques et économiques de règlement des conflits.»

    Ces nouveaux équipements seront produits en Russie sur la base de technologies russes, a précisé Poutine. Le vice-premier ministre, et ancien ambassadeur à l'Otan, Dmitri Rogozine, un authentique «faucon», sera chargé de la gestion des achats publics militaires, qui reste aujourd'hui un trou noir de la corruption d'État. L'exception à la règle est notamment l'achat à la France de deux navires porte-hélicoptères, type Mistral, dont le contrat avait été signé en juin 2011.

    Les idéologues du régime se félicitent. «Une période de nouvelles guerres coloniales a débuté. Les États-Unis cherchent à s'approprier des ressources naturelles extérieures. La Russie doit protéger les siennes. En agissant de la sorte, Vladimir Poutine se situe dans le sillage de Pierre le Grand et d'Alexandre III», se réjouit Igor Korotchenko, président du Conseil public auprès du ministère de la Défense. Néanmoins, l'état de l'industrie nationale de défense est tellement «dégradé» que beaucoup d'experts doutent de la possibilité d'estampiller les nouveaux équipements militaires du «made in Russia».


    VIRUS

    Dans le nord de l'Ouganda, près de 3.000 enfants sont aujourd'hui atteints d'un mal mystérieux dont l'origine n'a pu être identifiée. Celui-ci provoque des crises de convulsion qui les empêchent de se nourrir, les conduisant parfois à mourir de faim.

    Maladie du hochement de tête ou maladie du tremblement. C'est le nom qu'ont donné les scientifiques à ce nouveau mal qui a déjà tué au moins 200 enfants dans la région du nord du Ouganda. C'est en 2010 que la maladie a été observée pour la première fois mais depuis elle s'est répandue atteignant désormais 3.000 enfants dans la région. Si son origine reste inconnue, les symptômes observés s'avèrent redoutables : les malades sont pris de crises de convulsions qui les empêchent de se nourrir provoquant des retards de croissance, des membres amoindris, voire des handicaps mentaux. Certains en viennent même à mourir de faim.

    Patrick âgé de 14 ans est l'une des victimes et demeure recroquevillé, luttant pour relever la tête et apercevoir son frère et sa soeur cadets qui jouent devant le domicile familial. Sa mère Rugina Abwoyo a déja perdu un fils et assiste impuissante aux ravages de la maladie sur son autre fils. "Avant, il marchait et courait comme les autres enfants, mais maintenant, quelqu'un doit veiller sur lui en permanence, explique-t-elle. La maladie est terrible, elle l'empêche de manger et de boire tout seul", explique t-elle citée par l'AFP. 

    Des médicaments contre l'épilepsie inadaptés

    Sur un sentier ouvert dans un champ de sorgho, Joe Otto, un auxiliaire médical volontaire de 54 ans, raconte que la pathologie a ravagé son village de Tumangu, dans le district de Kitgum, à environ 450 kilomètres au nord de Kampala. "Dans le village vivent 780 personnes et nous avons 97 cas. Presque toutes les familles ont été touchées", explique-t-il. Grâce au dipsensaire local situé à plusieurs kilomètres, Joe Otto parvient à se procurer des médicaments. Mais ceux-ci sont loin d'être adaptés en l'absence d'une meilleure connaissance de la maladie. "Nous donnons des médicaments contre l'épilepsie, comme la carbamazepine, mais cette maladie est différente de l'épilepsie", souligne-t-il.

    Depuis 2010, de très nombreux scientifiques : épidémiologistes, biologistes, neurologues, toxicologues, comme psychiatres ont mené toutes sortes de tests pour tenter de découvrir les origines de la maladie qui ne touche que les enfants. Si plusieurs hypothèses ont émergé, aucune n'a pour l'heure été avérée. Parmi les causes envisagées figurent notamment un parasite tel que celui provoquant l'onchocercose (ou cécité des rivières) mais les spécialistes ont également évoqué des possibles effets secondaires de la guerre civile dans le nord de l'Ouganda.

    Tenter de soulager les malades

    "Nous avons examiné tout cela, mais malheureusement nous n'avons pu identifier aucun réel facteur déterminant ou de risque (...) les recherches de l'agent pathogène continuent", explique Miriam Nanyunja, du service de prévention et contrôle des maladies à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Kampala. En outre, d'autres questions subsistent : les scientifiques ne savent pas si la maladie est liée à des épidémies similaires au Soudan du Sud et en Tanzanie. De même, ils tentent de comprendre si elle continue de s'étendre ou a commencé à décliner, et pourquoi elle se limite à quelques communautés.

    Face à la situation, le ministère de la Santé ougandais a mis en place fin janvier un plan d'intervention d'urgence pour tenter d'identifier et de circonscrire la maladie. Mais en attendant que des progrès soient faits et qu'un éventuel traitement soit trouvé, Miriam Nanyunja estime que les médecins doivent se consacrer à tenter de soulager les patients. "Il existe de nombreuses maladies dont nous continuons à traiter les symptômes sans en connaître la cause exacte", souligne t-elle.

     

    Source: Maxisciences


     

    Je pourrais remplir des pages entières de catastrophes en puissance.

     

    Je viens de relire le roman de denis Marquet : "Colère".

    C'est un excellent livre, documenté, très bien mené. Effroyable.


    Édition Livre de poche

     http://calounet.pagesperso-orange.fr/resumes_livres/marquet_resume/marquet_colere.htm

     

    La Terre. Exploitée, martyrisée, défigurée. La Terre se révolte. Séismes, raz de marée, ouragans, éruptions volcaniques, virus foudroyants... Devant une série de cataclysmes sans précédents, les scientifiques du monde entier sont sans réponses. Une femme, elle, a compris. Parce qu'elle a su payer le prix. Mais le monde est-il prêt à écouter une femme ? Colère. un thriller à la puissance 10. Un roman initiatique qui résonne comme un dernier avertissement : et si le compte à rebours avait déjà commencé ?

    Denis Marquet, normalien et agrégé de philo, remet en question toutes les théories scientifiques, dans un roman cauchemardesque sur l'avenir de l'humanité. À la fois thriller ésotérique, roman apocalyptique et roman d'anticipation, voici un récit écologique de grande qualité. Le dysfonctionnement climatique d’une Terre qui se rebelle contre l’homme, son principal prédateur. Ce thème ne présente rien de très nouveau, mais c’est un roman à suspense mené avec imagination, qui entrecroisent une documentation scientifique impressionnante, une touche de spiritualité, un brin de morale et beaucoup d’amour. Marquet navigue subtilement sur les angoisses et interrogations de notre temps. Son roman apocalyptique sert une véritable mise en garde contre les abus de la nature par l'homme et un vibrant appel à l’humilité.

    Pascale Arguedas


    La dédicace de l’auteur :
    Colère est né d'un moment de ma vie, qui est devenu un passage du livre. Une plage, sous les tropiques. Je suis à moitié dans l'eau, je laisse le rythme des vagues guider mes pas. La mer est belle. Soudain, un vacarme de moteurs. Trois jets-skis sont apparus. Trois jeunes hommes, qui se sentent visiblement tout-puissants, sur cette eau qu'ils sillonnent comme s'il s'agissait d'une autoroute. Ils me mettent en colère. Ils n'ont rien compris. La mer est une étendue sacrée, imprévisible, dangereuse. Tous les vrais marins le savent. Il faut la connaître, et la respecter. Ce n'est pas un objet que l'on peut dominer. Je me prends à rêver. Si l'océan révélait soudain sa nature véritable ? S'il rappelait au dérisoire orgueil de ces pauvres en conscience leur incroyable fragilité face à l'élément ? En les engloutissant par exemple... Et le bruit cesserait. La paix reviendrait. Puis cette idée, qui me fait frissonner. Ne sont-ils pas la métaphore exacte de nous tous, frères humains, unis dans la même outrecuidante incompréhension de la Nature, et de notre nature ? Et celle-ci n'a-t-elle pas commencé, déjà, - modifications du climat, maladies émergentes - de nous rappeler que nous ne sommes pas des dieux ? Alors, en exagérant un peu, ne pourrait-on pas imaginer que... Colère est né. Mais est-ce tellement exagéré ? (Denis Marquet)

     


     Bon, alors, que fait-on ?

    On lit les dernières nouvelles du monde ou on s'efforce d'écrire les prochaines ?

     

     

     

     

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  • Ataraxie

    Ataraxie

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ataraxie

    L’ataraxie (du grec ἀταραξία / ataraxía signifiant « absence de troubles ») apparaît d'abord chez Démocrite et désigne la tranquillité de l’âme résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence.
    L’ataraxie devient ensuite le principe du bonheur (eudaimonia) dans le stoïcisme, l’épicurisme et le scepticisme. Elle provient d’un état de profonde quiétude, découlant de l’absence de tout trouble ou douleur. Cette notion apparaît à l'époque d'Épicure.
    L'état d'ataraxie n'est pas uniquement une affaire mentale. L'étude rationnelle d'une éthique et d'une paix intérieure telle que firent ces trois mouvements philosophiques reste limitée par l'expression de ce sentiment de quiétude. Nous ne pouvons que souligner l'importance des exercices corporels dans ces doctrines afin de mieux faire apparaître la relation controversée entre le corps et l'esprit. L'ataraxie est en effet liée, d'une façon non nécessaire, à l'aponie, ou absence de troubles corporels. Selon Épicure, ces deux états liés mènent à l'euthymie.

    Dans le scepticisme 

    Au sein de l’école sceptique, l’ataraxie est le résultat de l’épochè, la suspension de l'assentiment ou du jugement. Elle consiste dans le fait, grâce à l'absence de jugements dogmatiques, de ne pas connaître ses désirs et ses craintes [réf. nécessaire]. Les sceptiques pensent que la valeur de l'ataraxie réside dans son caractère d'absence ou de déni de connaissance, c’est-à-dire que le scepticisme prône l'idée que la connaissance n'est pas nécessaire à l'action, mais qu'au contraire ce sont nos convictions qui nous paralysent.
    En revanche, les sceptiques n'arrêtent pas leur réflexion sur les choses et les évènements; ils n'accordent simplement aucun crédit ni aucune véritable certitude sur l'une ou l'autre vision des choses.
    Dès lors, une libération intérieure résulte de ce détachement face aux affections rencontrées au fil des jours, et permet à l'individu d'envisager la vie libérée des troubles, d'où résulte cette absence de trouble, l'ataraxie.

    Dans l'épicurisme 

    Pour Épicure, la réflexion sur le bonheur est incontournable car l'existence de l'humain est tout entière dominée par la recherche des causes qui le produisent. Épicure enseigne à distinguer les désirs naturels des désirs non naturels, et les désirs nécessaires des désirs non nécessaires :

    « Quand nous disons que le plaisir est notre but, nous n'entendons pas par là les plaisirs des débauchés ni ceux qui se rattachent à la jouissance matérielle, ainsi que le disent ceux qui ignorent notre doctrine, ou qui sont en désaccord avec elle, ou qui l'interprètent dans un mauvais sens. Le plaisir que nous avons en vue est caractérisé par l'absence de souffrance corporelle et de troubles de l'âme1. »

    "Il n'est pas possible de vivre de façon bonne et juste, sans vivre avec plaisir."1
    Il faut viser la suffisance à soi, car ainsi la douleur provenant du manque est supprimée.
    Pour Épicure, une amitié restreinte mais véritable est importante à l'ataraxie. Dans le jardin d'Épicure, seuls ses vrais amis sont présents, ce qui empêche tout trouble de l'âme.

    Dans le stoïcisme

    Pour les adeptes du stoïcisme (chez Epictète il apparaît comme le complément de l'apatheia, l'absence de passion), l'ataraxie désigne un état acquis grâce à la méditation et un travail sur soi, notamment l'étude de leur doctrine. La quiétude stoïcienne résulte de la connaissance du mouvement de l'univers, animé selon eux par un air chaud (le pneuma) animant tout l'univers dans un mouvement infini et cyclique d'inspiration et d'expiration. L'éthique est ainsi imbriquée avec la physique. En méditant sur le cosmos, les stoïciens tentaient de trouver un rythme de vie calqué sur la totalité cosmique, libérée des passions négatives, qui deviennent des troubles et engendrent angoisse et colère. Ce détachement amène donc le stoïcien à considérer chaque évènement comme un moment nécessaire à la bonne marche de l'univers.

    En médecine

    Et plus spécifiquement en neuro-psychiatrie, l'ataraxie est qualifiée de « calme d'esprit ». C'est l'état d'une personne qui ne se laisse troubler par rien. C'est un état d'indifférence émotionnelle totale du sujet qui n'éprouve pas d'émotion émanant de lui-même et qui lui serait propre.

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  • Théorie du champ unifié

    "La physique théorique a porté une attention considérable à la façon dont les nombreux et divers phénomènes de l'Univers apparaissent comme les manifestations d'un même tout sous-jacent. Einstein avait non seulement montré que l'espace et le temps n'étaient qu'un mais que les forces électriques et magnétiques ainsi que l'énergie et la matière l'étaient également : sa fameuse équation E=mc2. Il passa les dernières années de sa vie à chercher une unité plus grande encore, une Théorie du champ unifié qui montrerait que les quatre forces fondamentales de la physique (gravité, force électro-magnétique et les forces nucléaires, soi disant "faibles" et "fortes") ne sont que les manifestations d'un principe unique. En dépit des années qu'il a consacrées à ce problème, le Champ Unifié a toujours échappé à ses recherches. 

    Cependant, des travaux ultérieurs en physique ont montré que son pressentiment était probablement juste. La "Théorie Gauge" suggère que les quatre forces fondamentales de l'Univers physique pourraient en effet être considérées comme des manifestations d'un processus unique.

    Une autre découverte de la physique moderne suggère que nous pourrions nous tromper en considérant les particules atomiques comme des entités distinctes. La notion de séparatibilité est pratique au niveau de la vie quotidienne et a été dans le passé un modèle valable pour comprendre la structure atomique mais ce n'est pas forcément l'ultime vérité. Au niveau le plus fondamental il semble qu'il n'y ait que des modèles d'énergie qui donnent naissance à une "apparence" de particules séparées. Cette suggestion implique que nous sommes tous intrinsèquement tissés dans la trame de l'Univers et interconnectés à bien des égards même si nous semblons physiquement séparés.

    Une approche visant à comprendre cette interconnexion a été émise par David Bohm, un physicien britannique. Il a introduit la notion "d'ordre impliqué". Si l'ordre expliqué est l'Univers que l'on voit autour de nous (le monde de cause à effet décrit par les diverses lois de la physique), l'ordre impliqué est un niveau d'ordre non perceptible par les sens, ni par aucun appareillage physique. Au niveau de l'ordre impliqué, chaque partie de l'Univers contient l'Univers dans son ensemble.

    On peut trouver une analogie avec l'hologramme.

    Dans une photo normale, chaque point de la photo est une partie particulière de l'image et pour qu'on puisse voir l'image correctement tous les points doivent être dans la position correcte. Par contre, dans un hologramme, chaque point de la plaque photographique contient les informations de l'image entière. Chaque partie de l'image est encodée dans toutes les parties de la plaque. En regardant l'hologramme à l'oeil nu, on ne voit rien d 'autre que des sortes de vagues mais quand un type particulier de lumière est dirigé à travers la plaque, on voit apparaître une image et elle sort de la plaque comme une image en trois dimensions. Du fait que chaque région de la plaque contient de l'information sur toute l'image, elle peut donner naissance à l'image entière. En ce sens, l'image est enveloppée à travers toute la plaque. 

    La Théorie de l'ordre impliqué suppose que l'Univers physique pourrait être comme un hologramme et que l'ensemble de l'espace et du temps serait en quelque sorte codé dans chaque partie de lui-même. Cet ordre impliqué n'est jamais perçu directement. Ce que nous voyons est l'ordre expliqué, des formes spécifiques qui sont générées à partir de l'ordre impliqué sous-jacent. Finalement conclut david Bohm, l'Univers doit être considéré comme un seul ensemble indivisible dans lequel des parties séparées et indépendantes n'ont pas de statut fondamental. "

    Peter Russel.

     


     

    "Un être humain est une partie du tout, que nous appelons Univers, une partie limitée par l'espace et le temps. Il expérimente lui-même ses pensées et ses sentiments comme quelque chose de séparé du reste, une sorte d'illusion d'optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une forme de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l'affection pour les quelques personnes proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion pour embrasser dans leur beauté toutes les créatures vivantes et l'ensemble de la nature. "

    Albert Einstein.

     


     Ce qui est fascinant, c'est de retrouver dans les cultures des Peuples Premiers, une vision très claire de ce Champ Unifié...L'exploration spirituelle se passe de la technologie.

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  • Une totale contradiction

    Une cellule de peau a  une durée de vie de 3 à 4 semaines avant d'être renouvelée. En fonction de son endommagement (blessure, coup de soleil...), ces cellules peuvent être recyclées toutes les 2 semaines.

     

    Un globule rouge vit lui quelque 120 jours soit 4 mois.

     

    Une cellule de la rétine ne dépasse pas 10 jours.

     

    Les cellules tapissant la surface de l'intestin ne «tiennent» que 5 jours, elles comptent parmi celles dont la durée de vie est la plus courte de tout l'organisme. À l'exception de celles-ci, l'âge moyen des cellules de l'intestin est de 15,9 ans.

     

    Quant au foie, chargé de détoxiquer l'organisme humain, la durée de vie de ses cellules est assez courte - une cellule du foie d'un humain adulte se renouvelle tous les 300 à 500 jours.

     

    De même pour le pancréas, la rate et les poumons dont les cellules ont une durée de vie de 300 à 500 jours.

     

    Les cellules du squelette vivent un peu plus de 10 ans.

     

    Celles des muscles des côtes durent en moyenne 15,1 ans.

     

    Nous sommes par conséquent mentalement figés dans un organisme incessamment transformé. Une totale contradiction. L'illusion de transformation psychologique est entretenue par cette Histoire qui montre l'évolution matérialiste de l'Humanité. Une évolution qui lorsqu'on l'observe correspond davantage à une involution au vu de l'absence actuelle de toute maîtrise.

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  • Histoire

    La "grande "Histoire...

    Je tourne cette idée depuis quelques jours et je cherche une époque correspondant à l'instauration du moi dérivé dans le fonctionnement humain, cette rupture qui a conduit à l'enchaînement des périodes historiques jusqu'à nos jours.

    La sédentarisation.

    On remonte loin dans le temps.

    L'installation des hommes a marqué à mon sens le détachement envers le flux vital. De "chasseurs-cueilleurs", l'humanité est devenue exploitante. Et le sentiment de puissance s'est nourrie de l'idée que l'humain était "différent". Les religions se sont engouffrées dans la brèche. A moins qu'elles soient même responsables du phénomène. 

    Les enfants de la Terre se sont vus plus puissants que leur Mère.

    J'ai le vertige quand j'essaie de mesurer et d'analyser ce que ce changement a généré.

    Au regard de l'Histoire, je ne parviens pas à trouver une seule époque ayant contribué à restaurer cette osmose. Des mouvements de pensées ont jailli, des confrontations inévitablement bâties sur le concept du moi encapsulé. J'imagine l'aménagement d'une pièce, le déplacement des meubles, l'agencement euphorique, comme si la disposition et l'emploi des ressources matérielles, technologiques, cognitives pouvaient engendrer un résultat favorable par rapport à l'agencement précédent. Non, il n'en est rien pour la bonne raison que les hommes restaient immanquablement enfermés dans le même concept. le Moi. C'est la pièce qu'il fallait abattre mais ils n'en sont jamais revenus à un travail d'architecte. Juste de l'aménagement intérieur. On ne peut nier le fait que cet agencement a atteint une certaine qualité pour une partie de la planète tandis qu'une autre n'est pas parvenue à suivre le mouvement, dépassée par  la force technologique des premiers, dépassée par cette volonté inébranlable d'étendre leur puissance, jusqu'à piller les ressources des voisins. La guerre est devenue le nerf du moi dérivé, la source de son extension.

    La sédentarisation contenait en elle la nécessité de multiplier les territoires à exploiter étant donné que les besoins inhérents au moi dérivé ne cessaient de gonfler. Pour renforcer sa puissance, il faut étendre son champ d'action. Pas question de se contenter des cycles naturels et d'attendre que la terre reconstitue son potentiel. L'usage des énergies fossiles comme le pétrole a accéléré le processus.

    Rien dans l'Histoire ne permet la moindre ouverture des consciences. La pièce était close, sans fenêtre, des murs immenses. Une prison intérieure que les générations, les unes après les autres, se sont efforcées de décorer. Jusqu'à piller les éléments rapportés par des populations voisines. L'accumulation est devenue le seul mot d'ordre.

    Lorsque je vois les milliers de livres historiques cherchant à analyser les causes des conflits, je me dis qu'il y a un regard extrêmement limité sur les évènements. Les historiens identifient non pas les causes mais des conséquences d'un phénomène intérieur. Il faut remonter dans la psyché humaine. Remonter très, très loin. Avant que les murs de la geôle ne soient mis en place par les hommes eux-mêmes. Sinon, rien ne sera jamais réglé. On continuera à observer et à analyser les évènements qui se produisent dans cet espace clos sans jamais chercher une faille dans le mur, sans jamais porter notre regard par-delà les murs.

    L'analyse du passé n'apportera aucune solution. Les changements qui surviendront ne seront toujours qu'un angencement de la cellule.

    L'extermination des ethnies contribue bien entendu au maintien du paradigme. Les puissants ne peuvent laisser exister un autre regard. Le risque que cela déclenche une crise de conscience est insupportable. Il suffira de faire passer ces peuples pour des "sauvages". Les tenants du modernisme s'exclameront que si on suit cet exemple, on doit revenir à l'époque de la pierre taillée.

    Ils devraient essayer de comprendre que d'un point de vue spirituel, nos sociétés modernes en sont à la Préhistoire.

    Et que les ethnies des Peuples Premiers sont infiniment plus évolués.

     

    Je sais bien que cette vidéo est issue d'une chaîne commerciale. Je sais bien que se pose le problème des conséquences de ce genre de rencontre. Mais je trouve exaltant de voir que des "Blancs" viennent demander leur avis à des "sauvages".

    Et le passage avec la Calas est tellement beau...

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  • Toujours l'Islande

    Après son refus de payer sa dette, l’Islande fera le triple de la

    croissance de l’UE en 2012

    23 janvier 2012 Posté par benji sous Argent et politique 12 commentaires

     

    http://blogs.mediapart.fr/blog/la-garnie/240112/apres-son-refus-de-payer-sa-dette-l-islande-fera-le-triple-de-la-croissan

    Je ne cesserai jamais de répéter que l’Islande est LE pays à prendre en exemple,même s’il est complètement ignoré des médias, s’il est loin ou quelle qu’en soit la raison pour ne pas en parler, c’est le pays à suivre! Payer pour les banques? Même pas en rêve, là bas ils ont été emprisonnés! Sauver les banques? Elles ont été nationalisées. Quand à la croissance actuelle, elle se porte au mieux.

    Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l’UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

    Pendant ce temps dans un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer. 

    Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

    La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

    Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars du FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange des mesures « d’ajustement » soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

    Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

    Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

    Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finirait par payer ses dettes illégitimes.

    En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

    Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, « les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce que le paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.

    Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette. »

    Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

    Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans grand succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de ses banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.

    * Journaliste.  Www.contralatortura.cl Dispatch

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  • Mouvements de pensées. (spiritualité)

    Des lecteurs ou lectrices, ici ou sur des forums, me disent parfois que mes propos ressemblent au Bouddhisme ou à la Théosophie, à l'Hindouisme, au Taoisme ou d'autres entités religieuses, philosophiques ou spirituelles.

    Non, je ne suis adepte de rien.

    Je n'aime pas les mouvements de pensées qui sont des pensées de masse.

    Je n'aime pas les Maîtres à penser.

    Je n'aime pas les leaders, ni ceux qui les "leadérisent".  

    Je n'aime pas ceux qui aimeraient que je pense comme eux ou qui aimeraient en tout cas qu'en pensant comme eux, cette pensée, qui est leur, soit renforcée par mon adhésion.

    Je n'aime pas l'identification de l'individu à une pensée figée.

    Lorsque je parle d'éthique mondiale, il ne s'agit pas d'un mouvement de masse conduit par des individus érigés en Gourous, Maîtres à penser, Guides spirituels, Leaders charismatiques, Grand Eveilleur et autres dérives sectaires ou tout du moins adhésion à une soumission vénérée...Je parle d'individus ayant érigé en eux une conscience INDIVIDUELLE prenant forme dans les actes quotidiens et portant un regard aimant sur le phénomène vital, qu'il soit de la dimension de la sauterelle à celle de l'atmosphère en passant par l'être humain.

    Je pense que les consciences individuelles agissantes auront un impact plus sain que celui de masses constituées d'individus ayant trouvées dans l'adhésion inconditionnelle à des paroles de maîtres une forme et un rôle à tenir. J'ai davantage de reconnaissance et d'estime envers l'agriculteur du fin fond des Cévennes qui oeuvre à l'exploitation respectueuse de la terre qu'envers la masse suiveuse qui porte des banderoles derrière quelques personnalités "charismatiques"... L'un agit concrètement, les autres parlent.

    La question se pose de "l'utilité" de personnalités comme Krishnamurti, Swami Prajnanpad, Douglas Harding, Eckhart Tolle et autres "penseurs". Sont-ils ou étaient-ils engagés dans une voie active ou se contentaient-ils d'émettre des réflexions ? La parole peut-elle être considéré comme un acte utile ?

    Pour ma part, la réponse est claire. Ces gens sont des acteurs majeurs, des "agisseurs".

    D'une part, parce que la profondeur de leurs réflexions réclame une intensité similaire à celle d'une exploration, qu'ils y ont consacré leur vie entière et d'autre part, parce qu'ils ont contribué à une mise en actes chez leurs lecteurs ou auditeurs de ces réflexions, au regard justement, de l'extrême précision à laquelle ils sont parvenus. Il ne s'agissait pas de fumeuses discussions de bistrots ou de salons littéraires ou intellectuels mais d'un cheminement d'explorateur de conscience.

    A mon humble niveau, lorsque je passe parfois deux heures à écrire quelque chose d'à peu près sensé, j'éprouve une fatigue réelle, comme si j'avais effectivement marché intérieurement. Je serais totalement incapable d'imaginer ce qu'ont pu vivre Krishnamurti, C G jung, Aurobindo...

    De plus, ces "Penseurs Agissant" se sont bien souvent engagés dans des voies sociales afin de tenter d'apporter leur contribution à la communauté. Ils ne sont pas restés reclus dans leur solitude à explorer leur propre abîme. Ces gens étaient essentiellement tournés vers autrui sans pour autant chercher en aucune mesure à devenir gourou ou leader. Krishnamurti a rompu avec la société théosophique pour cette raison.Lui, comme beaucoup d'autres contribuaient à provoquer chez tous, non pas une adhésion à une pensée mais l'exploration de leurs propres pensées. C'est totalement différent.

    Tant que les humains chercheront à adhérer à un quelconque mouvement de masse, on sera toujours confronté à une société d'individus égarés en proie à l'angoisse des horizons. Il n'y a aucun panneau indicateur dans la voie spirituelle. En dehors des panneaux qu'on se fabrique soi-même et qu'il faut brûler derrière soi au risque de se retrouver englué dans une voie rassurante.

    Je n'appartiens à aucun mouvement, je ne cherche aucun panneau indicateur, je récuse toutes les pensées collectives.