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  • Attention et concentration

     

    "Y a-t-il appellation plus fausse que celle de notre monde occidental baptisé à tort "société de consommation" alors même que rares sont ses membres pouvant prétendre avoir "consommé" quoique ce soit au sens PREMIER du terme : du latin "consummare", faire la somme, mener une chose au terme de son accomplissement, achever, couronner, parfaire, sinon leur propre délabrement intellectuel et spirituel.

    La quantité d'excitations imposées, bon gré mal gré, à nos sens saturés nous barre souvent l'accès à une certaine perfection. La multiplication sans fin des expériences supplante la qualité et l'approfondissement sans pour autant éliminer refoulement et frustration. "

     Gilles FARCET


     

    « Si vous faites attention, vous ne pouvez pas être concentrés. »

    Un travail en classe sur cette idée que l’attention est une nécessité.

    « Fais attention quand tu écris, quand tu calcules, quand tu apprends ta leçon…! »

    Et bien non justement. L’attention est source de dispersion et elle est très représentative du fonctionnement actuel de ce monde « moderne. »

    Lorsque nous faisons attention, nous sommes à l’écoute de tout ce qui nous environne, dans un florilège de perceptions liées à nos sens, attentifs justement à ne rien laisser passer, une discussion, un bruit, un mouvement, tout ce qui peut nous remplir de cette activité ambiante, une espèce de « caméra sensorielle », capable de distinguer le moindre déplacement, le moindre son, la moindre odeur, le moindre frôlement. Il faut imaginer un réseau routier sur lequel notre attention bifurquerait anarchiquement.

    La concentration implique au contraire l’établissement d’un horizon limité, une interdiction de changer de chemin, comme si une voie unique était tracée et qu’elle devait être empruntée sans aucune interférence, dans le refus de toutes perceptions étrangères, une lobotomie sensorielle, uniquement attachée à la validation du travail entamé. Il n’y a qu’un objectif et rien ne doit s’y greffer.

    Le silence et la solitude sont des alliés de choix.

    Il me semble que cette fameuse attention est très représentative de cette dispersion ambiante. Les marchands, les médias, les autres, les contraintes sociétales, sont des éléments perturbateurs.

    Les marchands sont d’ailleurs passés maîtres dans l’art d’entretenir l’attention.

    « Attention, ce nouveau smartphone va révolutionner votre vie, attention cette nouvelle voiture sera une compagne fidèle, attention cette nouvelle série télé est un évènement, cette télé réalité va vous bouleverser, attention, attention, attention, ne manquez pas tout cela, vous le regretteriez. Soyez dans le coup !»

    Et les consommateurs ne cessent de faire attention sans jamais se concentrer. L’attention est un phénomène tourné vers l’extérieur, la concentration est une plongée intérieure. Dès lors, elle est un ennemi de la consommation. Un ermite silencieux est un citoyen économiquement sans intérêt…

    La concentration implique une observation de soi afin de ne pas quitter la voie intérieure. Alors que ce monde moderne est une ouverture constante sur l’extérieur.

    Bien sûr qu’il est profitable de faire attention lorsqu’on marche en forêt. Il n’est pas question de le nier ou de rejeter ces bonheurs multiples. On peut par contre y adjoindre une certaine concentration dans la plénitude qu’on y trouve. Comme si la nature ramenait immanquablement l’individu vers soi. Une boucle en quelque sorte. Marcher en montagne est autant une ouverture aux sens qu’un état de méditation dans l’intériorisation que l’activité déclenche. Encore faut-il aller marcher avec des personnes oeuvrant à l’exploration intérieure et non aux commentaires des dernières nouveautés technologiques ou de la campagne présidentielle…Il y a des sujets de discussion qui sont des insultes aux arbres.

    Quand j’entends mes élèves discuter du dernier jeu vidéo à la mode, alors qu’ils marchent en montagne, sous les frondaisons des arbres, au bord d’un torrent, je me dis que le travail à faire est gigantesque avant de les amener au silence…De l’attention à la concentration, le chemin est long et parsemé de pièges de toutes sortes.

    Cette attention pourrait être visualisée sur un plan horizontal, une espèce d'extension destinée à capter tous les éléments générés par les esprits engagés dans le même fonctionnement.

    La concentration implique un mouvement vers le centre. Une plongée verticale déclenchant simultanément une élévation du même ordre. Les perceptions environnementales ne sont plus des interférences dispersives mais des phénomènes aléatoires qui s'estompent naturellement. Juste des risées sur l'Océan intérieur.

    "La société de consommation" porte mal son nom étant donné qu'elle en appelle à l'attention et que celle-ci ne permet pas de "consommer" mais uniquement de grapiller.

    Il s'agit également de cette opposition entre l'émotion choc et l'émotion contemplation. La première est épisodique, éphémère, exacerbée, sans cesse mue par l'envie de renforcer ce choc, jusqu'à l'addiction.

    L'émotion contemplation incite à opérer une concentration qui va générer une plongée intérieure jusqu'à l'extrême saisissement de tout ce que l'expérience contient. La précipitation n'est pas de mise. Là, il s'agira bien de "consommation" dans le sens d'achèvement absolue de la situation, dans un plan matériel, intellectuel, physique, existentiel, spirituel...Rien ne sera délaissé, tous les champs de connaissances seront explorés. 

    La "société d'addiction" ne s'intéresse pas à cette exploration. Elle n'est pas rentable. Que ferait-elle d'individus qui passent des jours, des semaines, des années, une vie entière à viser la plénitude ?

  • Ma tribu Zen

    Pour une amie, parce que son travail le vaut bien :)

     

    MaTribuZen, c’est l’aventure d’une maman, artiste peintre autodidacte et entrepreneuse, qui se veut actrice à part entière du monde économique.

     

    A ses débuts, Corinne Le Strat a lancé en 2007

    un site qui s'appelait "Pinceau Magique" et sur lequel

    elle vendait ses propres créations, tableaux pour enfant.


    Depuis son enfance, l'art a toujours eu une place importante

    dans sa vie, particulièrement attirée par les couleurs vives

    et lumineuses. Après une carrière commerciale et un passage

    aux Beaux-Arts de Rouen, elle a commencé à peindre des

    tableaux pour décorer la chambre des enfants. 

    D'un style ludique et haut en couleur, elle est aussi présente

    sur des sites partenaires, des salons et marchés d'Art créatifs.

     

    Aimant particulièrement la savane et l'esprit japonais, l'idée lui

    est venue de créer "MaTribuZen" et de proposer toute une gamme

    de produits originaux en adéquation avec son univers.

     

    Trouvant des points communs avec Moulin Roty, marque renommée et reconnue en France, elle décide de distribuer la gamme "Les Loustics".

    

    Puis vient la rencontre de deux créatrices de talent, Cécile Jéhanno et Lyson Courtabesserie, grâce à l'association "Les Mampreneurs" dont elle fait partie, avec lesquelles elle trouve un dénominateur commun la passion de créer et d’imaginer. Elles décident de partager cette aventure…

     

    Nos priorités : la qualité, l'originalité en vous donnant la possibilité de personnaliser la chambre de votre enfant par des créations sur mesures.


    Nous sommes à votre écoute pour que la chambre de votre enfant devienne un petit nid où il se sentira bien...


    Donnez un style original à sa chambre, voilà ce que nous souhaitons chez "MaTribuZen"!

     

    

     

     

     


     

    http://www.matribuzen.com/

     

     


     

    Parce que votre enfant est unique, mettez une touche créative et artistique dans sa chambre !

    MaTribuZen propose une décoration originale avec une sélection d’articles haut de gamme réalisés par des créateurs :

    > Des tableaux avec des animaux de la savane aux couleurs lumineuses, des kokeshis stylées…pour développer son imagination.

    > Du linge enfant et des doudous avec les gammes raffinées « Les Loustics » de Moulin Roty et "Origami" de Ctoudou.

    > Des meubles pour enfant design et sur mesure avec les gammes "Tokyo" et "Orphée" d'Argolo.

    Des créations uniques, de fabrication artisanale et française.


    À votre écoute, MaTribuZen vous donne aussi la possibilité de personnaliser la chambre de votre enfant selon vos souhaits.

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  • Quels enfants laisserons-nous à la planète? (humanisme)

    Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ?

    Ils sont acteurs, nous sommes acteurs, c'est un ensemble et l'école a un rôle immense à tenir.

     


    http://dcroissance.blog4ever.com/blog/lire-article-443006-3685240-ecole_alternative_du_colibri___quels_enfants_laiss.html

     

    Les Amanins, projet alternatif localisé en France dans la Drome, vient de fêter ses 5 années d'existence. C'est l'occasion de faire le point au travers des témoignages de ses 3 acteurs-fondateurs : Pierre Rabhi, Michel Valentin et Isabelle Peloux.

     

    Il n’y a pas de modèle idéal sans simplicité et sobriété (ou modération). La sobriété n’est pas une limite ou une règle que l’on s’applique, c’est une stratégie adaptée au monde tel qu’il est et une évidence pour Pierre Rabhi depuis 1950. L’autonomie est indispensable à la sobriété pour passer d’une société qui triomphe par le gaspillage (ou la dissipation) à une société de préservation. La précarité liée à la crise développe l’imaginaire et nous oblige à devenir créatif pour subvenir à nos besoins par les moyens les plus simples.

     

    Suite sur >> http://gacnivelles.over-blog.com/article-les-amanins-5-ans-de-projet-alternatif-51359516.html

     

     

    L’école d’Isabelle Peloux

     

     

    Au fur et à mesure que le projet écologique des Amanins s’est élaboré, la question éducative a pris toute sa place : l’idée d’une école sur le lieu s’est imposée. L’école élémentaire s’est ouverte en septembre 2006.

    Une école où les apprentissages s’intégraient à la vie et prenaient sens concrètement, cela répondait à un manque certain de la réalité scolaire habituelle. Une école qui répondrait à : « Quels enfants laissons-nous à la planète ? ».

     

     

    Si le centre accueille des classes vertes du primaire à la terminale, pour susciter chez les enfants le respect de la Terre, l’école du Colibri dirigée par Isabelle Peloux s’est imposée au fur et à mesure que le projet écologique des Amanins s’est élaboré car la question éducative avait toute sa place. L’école élémentaire s’est ouverte en septembre 2006.

     

     

     

    Une école où les apprentissages s’intégraient à la vie et prenaient sens concrètement, cela répondait à un manque certain de la réalité scolaire habituelle. Une école qui répondrait à : « Quels enfants laissons-nous à la planète ? ».

     

     

    L’école est nichée dans ce lieu pour être au cœur de la vie aussi bien professionnelle que naturelle. Les enfants bénéficient des infrastructures du centre et des compétences des professionnels qui y travaillent. Ils peuvent découvrir :

     

    -le jardinage,

    -l’élevage et la transformation du lait en fromage,

    -les cultures céréalières et la transformation du blé en pain,

    -la nutrition et la restauration,

    -les énergies et le recyclage et d’autres démarches très concrètes en rapport avec le programme officiel.

     

    Les apprentissages du lire, dire, écrire, compter sont ainsi concrétisés dans des exemples réels, ce lien direct permet à l’enfant de donner du sens à ses apprentissages. Il peut comprendre très clairement que ce qu’il apprend est utile en dehors de l’école. Les enfants sont en relation avec le monde du vivant pour l’apprentissage d’un mode de vie respectueux aussi bien de la planète que des humains qui y séjournent, pour l’acquisition d’une responsabilité écologique et relationnelle.

     

     

     

    La gestion des conflits sur le mode coopératif, le jeudi après-midi, et les débats philosophiques, le lundi matin, permettent aux enfants d’avancer très efficacement le reste du temps dans l’acquisition des connaissances du programme. De plus, 5 enfants sur 34 sont en "grande difficulté" pour nourrir l’apprentissage du respect de la différence.

     

    Allier bienveillance et fermeté Pour Isabelle Peloux, directrice de l’école du Colibri, la pédagogie doit permettre à l’enfant d’asseoir l’estime de soi dès le primaire, d’apprendre à apprendre en cherchant la solution avant d’avoir la réponse, en apprenant chaque soir à mémoriser une leçon, en expliquant comment il est parvenu à trouver la réponse ... Même les parents sont mis à contribution, la coopération est un impératif qui ne se monnaye pas : chaque parent doit participer aux travaux 1/2 journée par mois. Ménage, bricolage, aide en cuisine, couper du bois ou planter des arbres, le programme est varié et permet de les associer à la vie de l’école. De leur côté les enfants vont tous les jours chercher les oeufs et Isabelle Peloux fait systématiquement passer la vie en premier : naissance des agneaux ou des cabris sont prioritaires sur le programme des matières "théoriques". Et les Amanins permettent de tout faire pour de vrai : en mathématique par exemple, les enfants calculent la surface de carrelage d’une pièce et échangent avec le carreleur pour évaluer la qualité de leurs calculs !

     

    SOURCE et SUITE sur >> http://gacnivelles.over-blog.com/article-les-amanins-5-ans-de-projet-alternatif-51359516.html

     

    > http://youtu.be/KG6-xIlueOM

     

     

    Cette question est au cœur de l'enseignement d'Isabelle Peloux, institutrice de l'école élémentaire du Colibri qu'elle a fondée aux Amanins, un site agro-écologique de la Drôme créé par Pierre Rabhi et Michel Valentin.

    En immersion pendant un an, la réalisatrice franco-québécoise Anne Barth a su capter de façon sensible les interactions entre Isabelle, les enseignants-stagiaires et les enfants.

    Quels enfants laisserons-nous à la planète ? est un film didactique et une porte d'entrée dans un monde pédagogique éclairé et inspirant. Il nous renvoie à l'enjeu même de l'éducation, notre éducation et celle des générations futures... Une éducation centrée sur la nécessité d'apprendre à faire ensemble, sur le besoin d'éduquer pour élever les consciences.

    Ce film est  un outil de transmission vivant pour accompagner les professeurs, éducateurs, animateurs et parents dans l'éducation des enfants !
    L'intention du film est simple : témoigner que vivre en paix, solidairement et en citoyen responsable nécessite un apprentissage.

     

     

     

     Ecole du colibri, le film : "Quels enfants laisserons-nous à la planète

     

    ?"

     

    Cette question est au cœur de l’enseignement d’Isabelle Peloux, institutrice de l’école élémentaire du Colibri qu’elle a fondé aux Amanins. En immersion pendant un an, la réalisatrice franco-québécoise Anne Barth a su capter de façon sensible les interactions entre Isabelle, les enseignants-stagiaires et les enfants. Quels enfants laisserons-nous à la planète ? est un film didactique et une porte d’entrée dans un monde pédagogique éclairé et inspirant.

     

     

     

    Le programme est sur le site des Amanins > http://www.lesamanins.com/

     

    Plus D'infos > http://lesamanins.nexenservices.com/spip.php?rubrique5

     

    Vous pouvez également les soutenir en achetant le film. Plus d'informations et bon de commande :  www.lesamanins.com , www.lesamanins.com/quelsenfants

    > http://www.lesamanins.com/spip.php?article113

    > http://lesamanins.nexenservices.com/spip.php?rubrique5

     

    Site Internet de la réalisatrice : www.annebarth.org

    >http://www.annebarth.org/

     

    SOURCE : http://www.dromeardeche-solidaires.org/

     

     

     

    Eduquer : interview Pierre Rabhi

     

    > http://youtu.be/ylXYZxX3pYA

     

    Pierre Rabhi parle d'éducation, à l'occasion des 2e Assises de l'Éducation à l'Environnement vers un Développement Durable, qui se sont tenus du 27 au 29 octobre derniers à Caen.
    Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? Quels enfants laisserons-nous à la planète ?
    Réunissant, entre autres, les différentes structures déjà existantes autour de Pierre Rabhi, Colibris, mouvement pour la Terre et l'Humanisme est une plateforme déchanges et dinspiration pour tous ceux qui aspirent à un nouveau projet de société replaçant lhumain et la nature au centre de nos préoccupations.

  • J.S. Bach

    "Jusqu'au bout"

    Extrait

    "Quand il ouvrit la porte latérale, il constata que le patron du centre naturiste ne s’était pas trompé. On devinait déjà que le voile grisâtre qui s’était couché sur le bleu du ciel ne tarderait pas à s’évanouir.

    Le soleil dispersait des parterres blanchâtres aux quatre coins de l’horizon. Il laissa la porte ouverte. Les parfums du jour naissant tapissaient le fourgon d’un air vivifiant.

    Il prépara joyeusement le café du matin. Un merle siffleur faisait ses vocalises.

    Toilette, un peu de rangement, préparer le sac de la journée, la serviette était encore humide du bain de la veille, elle sècherait au soleil. Le soleil, la mer, Birgitt et Yolanda, c’était le bonheur, le grand bonheur, tout simple, à en rire tout seul, à vouloir garder les sensations juste sous la peau, à portée d’âme et pouvoir y plonger à n’importe quel moment, pour se refaire une santé !

    Il démarra et rejoignit le parking de la plage. Il regarda la montre du tableau de bord. 8h20.

    « Alors là, c’est peut-être un peu trop tôt ! » se moqua-t-il à voix haute.

    Il décida d’aller marcher sur la plage. Il escalada le cordon de dunes.

    Le vent léger du large l’accueillit, apportant l’odeur piquante du sel, des algues, des particules d’eau sans cesses agitées, le parfum de l’immensité. Il contempla l’étendue et pensa que c’était l’amour qui s’ouvrait devant lui. La paix, la beauté simple et nue, des odeurs mêlées, un corps offert aux regards, juste aux regards, pour le plaisir des yeux, et puis surtout cette complicité silencieuse, l’inutilité des mots, le bonheur limpide d’être ensemble, juste ensemble. C’était beau, si beau et si tendre. Il enleva ses chaussures et descendit sur la plage et dans la pente il pensa que, comme lui à cet instant, tout descendait un jour à la mer. Les glaciers et les ruisseaux, les rivières et les fleuves, les routes humaines et les chemins de forêts, tout aboutissait finalement dans ce grand corps accueillant. Et même si on restait au bord, même si on ne s’aventurait pas sur sa peau et qu’on restait assis contre ce ventre immense, on retrouvait déjà la paix de l’enfant contre sa mère. C’était ça la magie de l’océan…Comme un refuge offert à l’humanité entière.

    Il se gorgea du chant mélodieux des vagues, buvant à satiété cette vibration vocale, sourde et puissante, continue et changeante, mélodie pénétrante qui diffusait dans les fibres des frissons humides et iodés. Il sentit combien son corps résonnait immédiatement à ces accords millénaires, s’ouvrant magiquement à cette musique universelle. Tous les hommes pouvaient un jour résonner à cette musique. C’était le chant du monde. Il pensa à tous les individus, debout, à cet instant, devant cette immensité horizontale, il eut envie de leur parler, de leur dire combien il était heureux de savoir qu’ils contemplaient la mer, comme lui, tous unis dans le même amour, dans le même respect. Il y avait tant de choses simples à vivre ici, dans cette nature, tant de joies accessibles. Qu’y avait-il donc de plus important que cette sérénité, cet oubli de tout, cet éblouissement sensoriel ? L’homme n’avait rien inventé. Il n’avait fait que copier misérablement les bonheurs du monde pour finir par les détourner, les salir par ses déviances, les mépriser finalement pour des chimères éphémères. Aucun bonheur n’avait la durée de celui-là. On pouvait passer une vie entière au bord de l’océan sans jamais éprouver la moindre déception, le moindre soupçon de trahison. La mer était pure dans ses sentiments et ses offrandes. Elle se donnait. Il se promit d’en parler aux enfants, de leur raconter le vent marin soyeux qui parfume la peau, le soleil généreux qui la réchauffe, le goût salé sur les lèvres, la symphonie des grands fonds remontée avec la houle, les caresses de l’eau comme des câlins maternels et cette envolée des regards au-delà de tout, au-delà de la courbure du dos de la mer, là-bas, quand on bascule de l’autre côté, si loin qu’on croit que c’est impossible à rejoindre. C’est un corps jamais découvert, c’est un être unique qui n’attend rien mais qui donne tout. Il donne la vie à tous ceux qui l’aiment. Il le dirait aux enfants. Il leur montrerait surtout. Il les plongerait dans le monde.

    Il se sentit fort et heureux. Il marcha sans penser, sur un rythme de houle, les pas dans le sable comme le parcours respectueux des doigts d’un homme sur un corps de femme, des gestes délicats, légers, effleurements subtils. Il n’aurait pas osé courir. Il voulait juste que le sable le sente passer, délicatement. Il laissa une vague lécher ses pieds. Ce fut comme un salut matinal, un bonjour joyeux mais un peu endormi. L’eau se retira avec un sourire écumeux, des petites bulles d’air pleines de joies qui se dispersèrent dans le rouleau suivant. Il se demanda si l’océan avait pu ressentir ce contact. Est-ce qu’il percevait toute la vie qui l’habitait, les poissons amoureux, les coquillages multicolores, les baleines câlines, les dauphins joueurs, les algues dansantes ? Et les hommes, est-ce qu’il les ressentait comme des prédateurs impitoyables ou parfois aussi comme des êtres bons ? Il s’arrêta et regarda le large, lançant sur les horizons ouverts tout l’amour qu’il pouvait diffuser. Il se déshabilla et entra dans l’eau, juste quelques pas, sans atteindre le creux des rouleaux. Il s’allongea sur le dos et attendit la vague suivante. Elle le baigna soigneusement, glissant entre ses cuisses, passant sur ses épaules, jetant malicieusement quelques gouttes sur son ventre. Les yeux fermés. Il s’était senti enlacé par des bras souples et sensuels.

    Il fut peiné pourtant de tous ces hommes et femmes qui avaient oublié ce mystère de la vie, enfermés dans des bagnes insipides. S’ils pouvaient retrouver l’enfant en eux, l’enfant et sa joie simple, l’enfant et son rire devant la mer, juste ce plongeon pétillant dans un monde adoré, combien leurs vies s’embelliraient.

    « Retournez dans le monde, pensa-t-il de toutes ses forces. Abandonnez-vous à l’amour que cette terre vous offre. »

    Il répéta cette litanie d’espoirs. C’était si triste cette plage déserte, ce vide d’hommes.

     

    Il se releva et reprit son sac. Il resta nu et marcha les chevilles dans l’eau. Une trouée dans le ciel dispensa un souffle chaud qui descendit sur la plage comme une haleine solaire. Il s’arrêta et ouvrit la bouche, buvant les ondes célestes, inspirant à pleins poumons cette chaleur ténue mais pleine de promesses. Au large, des bandes bleues, luisantes de lumière, s’étaient peintes à la limite de la mer. Le vent de la marée montante rameutait vers la côte ces plages éclatantes comme autant de halos incandescents. Des crayons rectilignes, vastes torrents éblouissants, cascadant des altitudes éthérées, tombaient sur la mer enflammée. Il imagina les poissons remontés sous ces auréoles chaudes, jouant à la surface miroitante, frissonnant de bonheur sous leurs écailles.

    Sa mélancolie disparut. C’était trop beau pour pleurer. De joie peut-être, mais pas pour autre chose.

    Quand il s’arrêta, il s’aperçut que la courbure de la côte l’isolait de tout. Il ne voyait plus l’accès à la plage et devant lui, aucune zone habitée, ni même portant trace humaine, ne se dessinait. Cette solitude lui parut incroyable, presque irréelle. Le cordon de dunes le coupait de tous regards vers les terres. La mer était vide de toutes embarcations. Aucune trace dans le ciel du passage d’un avion. Seul au monde.

    Il s’allongea. Une large déchirure, dans le fin tissu nuageux, se forma au-dessus de ses yeux. La boule ardente apparut soudainement, en quelques secondes, comme si les nuages vaincus s’étaient dispersés tous ensemble. Il ferma les yeux. L’impression que son corps s’enflammait tant la chaleur libérée trancha avec l’air frais de l’ombre. Ce fut comme une lave qui coula en lui, non seulement sur sa peau nue mais dans les muscles et les entrailles. Comme les paupières, fermées mais trop fines, laissaient passer une incandescence aveuglante, il s’assit pour ouvrir les yeux.

    Le paysage avait changé. Tout s’était paré de lumière. Un gigantesque rouleau bleu vif avait repeint le tapis mouvant de la mer, des milliards de cristaux doraient le sable et l’embrasaient, les rouleaux écumeux balançaient des panaches blancs qui découpaient en puzzles agités les pièces bleues du ciel. Il se retourna et regarda la masse compacte des nuages gris qui refluait, battue et pitoyable, vers des terres plus accueillantes. Il se leva en bondissant. Le soleil ! Birgitt et Yolanda allaient arriver !

    Il ramassa son sac et d’un pas rapide reprit ses traces."

     

     


    Un jour, peut-être, avec cette musique, un film...

     

     

     

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  • On devrait toujours tout noter...

     Ça éviterait de se faire avoir, générations après générations...

     

     

    "En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi."

     

    Franklin D. Roosevelt

    Président des Etats Unis de 1932 à 1945

     

     

    "Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."

     

    Nicholas Murray Butler

    Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR (Council on Foreign Relations)

     

     

    "Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau."

     

    Benjamin Disraeli

    Premier Ministre Britannique de 1874 à 1880

     

     

    "Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

     

    David Rockefeller

    Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR (, Council on Foreign Relations).

    Propos tenus à la rénion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

     

     

    "Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l'entité adéquate pour le faire."

     

    David Rockefeller

    Interview dans Newseek en février 1999

     

     

    "Aujourd'hui, l'Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l'ordre. Demain ils en seront reconnaissants! Ceci est particulièrement vrai s'il leur était dit qu'un danger extérieur, qu'il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C'est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L'unique chose que tous les hommes craignent est l'inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial."

     

    Henry Kissinger

    Membre du Groupe de Bilderberg, de la Commission Trilatérale et du CFR

     

     

    "Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question sera de savoir s'il sera créé par conquête ou par consentement."

     

    Paul Warburg

    Grand banqier, premier président du CFR en 1920. Plus d'infos sur ce site)

     

     

    "Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial."

     

    David Rockefeller

     

     

    "Je suis inquiet pour la sécurité de notre belle nation; pas tant à cause d'une quelconque menace de l'extérieur, mais d'avantage à cause des forces incidieuses qui y opèrent de l'intérieur."

     

    Général Douglas MacArthur

    Commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale

     

     

    "La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions."

     

    John Fitzgerald Kennedy

    dans un discours fait à l'Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat

     

     

    "Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. (...) Est-ce que j'entends par là qu'il s'agit d'une conspiration? Oui, en effet. Je suis convaincu qu'il y a un tel complot, d'envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique."

     

    Lawrence Patton McDonald

    Congressiste américain tué dans l'attaque d'un vol de la Korean Airlines. Message public diffusé en 1976

     

     

    "Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique."

     

    Marshall McLuhan

    Auteur et chercheur canadien (1911-1980)

     

     

    "Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n'était."

     

    Winston Churchill

    Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955

     

     

    "L'ennemi numéro 1 de tout État est l'homme qui est capable de penser par lui-même sans considération de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l'État sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable, ainsi, si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S'il ne l'est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l'État."

     

    Henry Louis Mencken

    Journaliste, écrivain et libre penseur, l'un des écrivains américains les plus influents du 20e siècle (1880-1956)

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  • Causalité formative.

    "Lors d'une série d'expériences débutées à Harvard en 1920, le psychologue William McDougall a étudié à quelle vitesse des rats pouvaient apprendre à s'échapper d'un labyrinthe rempli d'eau. A sa grande surprsie, il a découvert que les générations successives apprenaient plus rapidement. Il ne s'agissait pas d'un exemple d'évolution Lamarckienne dans lequel les parents transmettent leurs talents à leur descendance. Il s'agissait de générations dissociées.

    D'autres chercheurs ont découvert que lorsqu'ils ont recommencé l'expérience, leur première génération de rats, provenant d'une lignée tout à fait distincte a débuté au même niveau d'expertise que la dernière génération de McDougall. Certains ont même "appris" le système sans faire la moindre erreur. D'une certaine façon, ils "savaient" déjà. De plus, alors que l'expérience progressait, des générations successives du groupe de rats ayant participé à l'expérience, qui n'avaient jamais été à proximité du labyrinthe aquatique, se sont également améliorés, en même temps que le groupe expérimental. L'aptitude était en quelque sorte apprise par les autres rats, autant dans le laboratoire que dans le reste du monde.

    Rupert Sheldrake, biologiste britannique, considère ceci comme un exemple de ce qu'il appelle "la causalité formative". Dans son livre, "Une nouvelle science de la vie", il observe que les systèmes ne sont pas seulement régis par les lois connues de la physique mais aussi par des champs d'organisation invisibles. Il les appelle "champs morphogénétiques".

    Il estime que les régularités de la nature sont davantage des habitudes que des réflexions de lois éternelles de la physique. Sa théorie postule que si un membre d'une espèce biologique apprend un nouveau comportement, le champ morphogénétique de l'espèce change, même très légèrement. Si ce comportement est répété suffisamment longtemps, sa "résonnance morphique" se développe et commence à affecter l'espèce entière. Ainsi, dans ce cas des rats, plus il y avait de rats qui apprenaient le système, plus le champ morphogénétique se renforçait et plus les autres rats avaient de facilités à apprendre."

    Peter Russel


     

    On peut envisager au regard de cette théorie que le dysfonctionnement actuel d'une bonne partie de l'Humanité vis à vis du phénomène vital, de la Conscience de la Vie, de l'illusion de la dualité, est généré par le champ morphogénétique résultant de siècles d'errances.Le moi encapsulé, multiplié par des milliards d'individus, propage le système aux générations suivantes, bien au-delà de la simple éducation et de l'environnement sociétal.

     

    En appliquant cette théorie, on peut envisager à l'inverse que plus il y aura d'individus à élever leur propre niveau de conscience, plus le champ morphogénétique d'états de conscience supérieur deviendra puissant. L'Humanité entière pourrait s'engager dans un processus d'Eveil nourri par un Champ de Consciences unifiées. Rupture du paradigme du moi encapsulé...

     

    Quels sont les moyens de parvenir à ce nouveau Champ morphogénétique ?

    Internet peut jouer un rôle essentiel. La Toile ne sera que ce que les hommes parviendront à en faire. Elle n'a pas d'existence propre. 

    J'avais écrit cette "lettre" il y a quelques temps sur le site de Frenchwriters

    http://www.frenchwritersworldwide.com/authors-open-letter/culture-et-internet

     

    005medias 

     

    Il est 19 heures et je regarde passer à la télévision les bandes annonces des prochains films du soir… Interdit au moins de 12 ans ! Mais toutes les images les plus violentes, les plus sordides, les plus ensanglantées défilent dans cette bande annonce…Et à cette heure-là, les enfants de moins de 12 ans sont devant la télé… Le choix intentionnel des images est tout aussi violent que le film en entier, peut-être plus encore étant donné qu’il n’y a aucune explication, aucune logique, aucun déroulement linéaire, tout ça n’est qu’un patchwork volontairement agressif et incompréhensible. L’image qui en ressort est celle d’un monde dangereux, un monde adulte qui se présente aux enfants avec tout ce qu’il a de plus dégradé.

    Je vois bien dans ma classe ce que cela donne.

    Une espèce de banalisation de la violence mais qui cache plus profondément une perpétuelle inquiétude, un trouble angoissant, des peurs primales.

    Si on ajoute à ces films, même parcellaires, les journaux télévisés du 20 h, on se retrouve avec une vision totalement pétrifiante du monde extérieur…

    Je n'aime pas la manière dont les médias font  "commerce"  de la violence en général.

    Une semaine devant les informations, les émissions du soir et on a une vue sordide de l'humanité. Agressions en ville, un jeune qui se fait tabasser par une bande alcoolisée, un viol, une séquestration, un attentat, une guerre, on augmente sans cesse dans le sensationnel le plus horrible. De la rue en bas de chez nous, du trottoir en ville, à la dimension d'un pays.

    Toujours ce regard malsain sur la partie sombre de l'homme.

    Une jeune collégienne tuée à la sortie du collège. Et on parle bien entendu de défaut éducatif, de défaut de surveillance, on dit qu’il faut doubler les effectifs de surveillants, de policiers, de juges, de tribunaux, de cellules, il faut renforcer les sanctions, mettre les multi récidivistes en prison, même à dix ans comme au Royaume-Uni… Il faut « ré-agir », en quelque sorte…

    Et agir avant que tout ça n’arrive ?

    Est-ce qu’il serait envisageable de travailler en amont ?...

     

    J'ai entendu un jour les Guignols de l'info se moquer de Jean-Pierre Pernaud et de son Journal Télévisé de midi sur TF1. "Bienvenue chez les Bisounours" qu'ils disaient. Alors je suis allé voir.

    Et bien, je ne suis pas du tout d'accord avec Canal. Ce Journal Télévisé de Mr Pernaud refuse de mettre en avant ce monde violent comme s'il était nécessaire pour l'information des masses que la noirceur soit mise sous les projecteurs.

    Au contraire, on voit des reportages sur des artisans au fin fond des Cévennes, des actions solidaires pour sauver une exploitation agricole, des artistes, des jeunes qui montent des projets humanitaires, du commerce équitable, la rénovation d'une chapelle, le nettoyage d'une rivière par l'association des pêcheurs...

    Insignifiant ? Non, absolument pas pour moi. C'est une vie réelle, une vie apaisée, réfléchie, une vie de rencontres, d'amitiés, de liens sociaux. Cela existe aussi, il y a des millions et des millions de cas identiques sur la planète, à chaque instant, en France, dans notre ville, dans notre quartier. Pourquoi est-ce que ça n'est pas mis sous les projecteurs ? Ca n'est pas assez sensationnel, ça n'est pas "rentable", ça ne fait pas monter l'audimat ?

    Je pense pourtant que ces gens mériteraient bien davantage d'être connus. Et non, les casseurs, les violeurs, les banksters et leurs complices politiciens, les gangsters, les curés pédophiles, les serials killers.

    Que quelqu’un qui aurait beaucoup de résistance en lui essaie de calculer le temps consacré à la violence à la télévision en huit jours, sur les chaînes principales et s’il y survit, qu’il vienne nous en parler…

    Que quelqu’un qui aurait beaucoup d’amour en lui essaie de calculer le temps consacré à la beauté du monde à la télévision en huit jours, sur les chaînes principales et s’il n’est pas parti rejoindre ces lieux et ces gens, qu’il vienne nous en parler…

    Il ne s'agirait pas de se voiler la face mais de montrer que ce monde n'est pas qu'un ramassis d'ordures.

    Est-ce que ça ferait de nos enfants des "bisounours" ?

    Ou des individus auxquels les adultes auraient su présenter deux voies bien distinctes. La possibilité d'un choix. Et non l'obligation de lutter dans un monde violent. Comme s'il n'y avait que cette possibilité.

    On ne lutte pas contre le mal en exploitant les images qu'il génère.

    On lui oppose le bien.

    Le mal, on sait tous qu'il existe. Impossible de l'oublier. Mais quand une société, un peuple, une humanité finit par oublier que le bien existe en l'homme, on ne peut pas demander à nos enfants d'entrer dans la vie adulte avec confiance et sérénité...  

    Quelle force peut-on utiliser pour tenter de s’opposer à ce marasme médiatique, à ce formatage à la violence ?

    La littérature ?...

    C’est en tout cas une de mes motivations. Les images ne sont pas imposées à travers les mots, elles correspondent à l’imaginaire de chacun. Ce qui est insupportable ne jaillira pas comme dans le petit écran… Le lecteur a la liberté du choix. Il ne s’agit donc pas nécessairement de relater la vie des « bisounours » mais bien d’analyser en profondeur tous les fonctionnements, toutes les situations, tous les troubles ou le bien-être mais sans jamais succomber aux raccourcis mensongers. Personne ne peut accuser un tiers de l’avoir traumatisé en le forçant à lire une œuvre. Si c’est insupportable, il suffit de fermer l’ouvrage. On pourrait dire qu’il en est de même avec la télévision, il suffit de changer de chaîne… Non, en fait, parce que l’ensemble des médias fonctionne de la même façon et on court le risque de retomber sur quelque chose de tout aussi glauque. Le choix se rétrécit considérablement. Entre la violence et le sexe, il reste peu de place pour le reste. Même les publicités répondent à ces critères…

     

    Pour la littérature jeunesse, il me semble que les auteurs ont une responsabilité certaine quant au regard qu’ils portent sur l’humanité. S’il s’agit pour eux de relater et de participer à cette vision parcellaire, sans l’analyser et prendre de la hauteur, tout cela m’apparaît comme un détournement malsain de ce que la littérature contient.

    Sans pour autant viser la perfection du « Petit prince », il est nécessaire pour ma part d’œuvrer à l’élargissement des consciences et non à l’entretien des formatages. Les mouvements de masse ne sont pas nécessairement des élévations des esprits… La littérature dispose d’un moyen d’expression bien plus large que l’ensemble des médias. Faut-il encore que tous les acteurs de la filière acceptent de tenir ce rôle…Le problème des éditeurs engagés dans cette voie d’ouverture, c’est de subir eux aussi la mainmise des médias et la course à l’audimat. Les émissions « culturelles » se font le relais des succès qu’elles ont elles-mêmes générés.

    Il est éminemment difficile pour un éditeur lambda d’y trouver une place.

    C’est là qu’Internet peut constituer une alternative très puissante. Cette ouverture vers un lectorat sélectif est d’autant plus pertinente qu’elle réclame une recherche de la part des lecteurs. Le lecteur ne subit pas un matraquage médiatique. Il crée un réseau qui correspond réellement à ses attentes, à ses préférences, à ses objectifs. Internet peut par conséquent devenir un « contre pouvoir culturel ».

    C’est pour cela que j’y participe. 

     


     

    La littérature a ce rôle à jouer mais elle est malheureusement cadenassée par les faiseurs d'argent...

    Internet dispose encore, pour l'instant, d'une liberté et d'une ouverture d'esprit dont il faut user.

    Finalement, ce blog porte en lui un projet. Partager ce travail de conscience et qu'il soit diffusé librement, autant que possible. Je n'y gagne rien, les éditeurs non plus, les hébergeurs des blogs en profitent un peu (enfin, je le leur souhaite).

    Il y a depuis quelques temps un nombre assez stupéfiant de pages lues tous les mois. Si ces lectures ont un impact durable et qu'elles sont partagées, je me réjouis de penser que ce travail personnel dont les éditeurs ne veulent pas aura au moins trouvé un canal de diffusion bien plus puissant que les réseaux officiels de la littérature.

     

    Internet comme vecteur d'un nouveau champ morphogénétique ?...

    Je n'aime pas l'espoir. C'est le ferment des douleurs.

    Il faut juste travailler et laisser les choses se faire. Quand on jette une pierre dans l'eau d'un lac, on ne peut pas présager de l'extension des ondes circulaires.

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  • Surf

    Une page de publicité pour un ami.

    Une semaine de SURF à 490 euros tout compris.

     

    Ambiance roots and cool ^^

     

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  • La fin de leur monde

    PAROLES AKHENATON
    Paroles La Fin de leur Monde


    Regarde ma terre en pleure
    Mais les choses ici prennent une telle ampleur
    Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur
    Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur
    Le mangeur d’âme à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs
    Je l’entends toutes les nuits, las des fantômes qui la hantent,
    Las de leurs complaintes,tellement que des fois elle en tremble
    Par le sang de la haine, constamment ensemencée,au pas cadencé, Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines
    Rien n’a changé depuis, où je vis, Juifs, Catholiques,
    Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit
    Comme ces orages dont l'eau se mêle à nos larmes,
    Et leurs chocs sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme
    Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grand que la surface habitable
    Même si paraît que de l'autre coté tout est plus calme, plus stable
    Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le néon,
    Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons
    Les artères pleines d’amer comme un caddy au Géant,
    On charge, on charge, à la sortie c’est tout dans les dents
    J’crois que c’est dans l’ère du temps, chacun cherche son bouque émissaire
    Ouais, d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire
    L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte,
    Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser,
    Que quelqu’un me dise,si j’ai des chances de voir enfin la paix exigée.
    Qu’un jour les abrutis s’instruisent,
    Perché sur ma plume, j’attends c’ moment observe ce bordel
    De petites flammes montées au ciel, pour elle j’ai saigné ce gospel
    "Héra" se barre à tire d'ailes; las de la sève qu’on tire d’elle
    On clame tous ce qu’on l'aime, mais aucun de nous n’est fidèle
    Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles
    Quand les problèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches
    Et pendant ce temps là, certains amassent des sous par grosses bennes
    Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles
    Quand est ce qu’on y arrive, là où le bonheur désaltère
    Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre,
    Ni de centrale en fuite rien sur le compteur Gegere
    Et finalement conscient qu’ici, on est que locataire
    Tu parle d’une location, regarde un peu ce qu’on en a fait
    Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution
    On aurait du le rendre comme on nous l’a donné,
    Clean, sans taches, et innocent comme un nouveau né,
    Seulement les nôtres meurent de faim en Afrique
    Et y a pas assez de fric pour eux
    Alors la dalle faudra la tempérer
    Les hommes tombent sous les rafales racistes,
    Mais on peut rien pour eux,
    Alors les balles faudra les éviter
    Le cul devant la télé, occupé à rêver,
    le doigt poser sur la commande, on se sent exister
    On râle, on gueule, on vote, espérant que ça va changer
    Mais dresse tes barricades et tu les verra tous hésiter
    Garni d’incompréhension et de stèles géantes,
    Le globe rêve de compassion et de bourgeons renaissant sur ses branches
    Les mêmes qu’on laissera crever un soir de décembre, dans le silence,
    Juste un bout de carton pour s’étendre,
    Tout le monde à ses chances, de quelle planète vient celui qu’à dit ça ?
    Un homme politique, je crois, live de Bora Bora
    Pendant que les foyers subissent, façon tora tora,
    Mais bon c’est bien trop bas, alors forcément il ne nous voit pas
    Parole et paroles et paroles, ils ont promis monts et merveilles,
    Mais les merveilles se sont envolées,
    Il reste que des monts, mais c'est raide à grimper
    Et au sommet, y a que des démons en costumes cendrés
    Et en bas, c’est les jeux du cirque, César Avé
    Parce qu’on va se faire bouffer par des fauves qu’ils ont dressés
    On note une sévère chute de sang sur la map, une montée d’air noir
    Un jour on payera cher pour une bouffée d’air pur
    Ici c’est chacun sa culture, chacun son racisme
    Seulement sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible
    Les temps changent c’est sur, mais y a toujours des irascibles
    Ils ont le bonjour d’Henry, d'Arron, Mormeck ou Zinédine
    A l’heure où les gens dînent,
    Y en a encore trop cherchent, pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking
    Tout le monde s’en indigne,
    Ca dévalue le quartier, ça effraye mémé,
    Et on sait bien ce que mémé va voter
    Du haut de leurs tours de biz’, droites comme la tour de Pise
    Jumelles sur le pif, ils fractionnent, divisent à leur guise
    On s’étonne ensuite que ça finisse en fratricide
    Car tout ce qui compte c’est de gonfler les commandes de missiles
    Vive la démocratie, celle qui brandie la matraque, face à des pacifistes,
    T’es pas d’accord, on te frappe,
    Multirécidivistes : c'est jamais ceux là qu'on traque
    Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tractes
    Ce monde agonise, vu ce qu’on y fait, c’était prévisible
    Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile
    Mais la peur atrophie les cœurs, peur de tout ce qu’on connaît pas
    Alors on se barde de préjugés débiles
    De partout les extrêmes dominent, en prime time,
    A chaque fois qu’ils déciment une famille
    Et bien avant ces régions où sévie la famine
    Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite
    Lui qui croyait que l’euro ferait beaucoup d’heureux,
    Pour les vacances faudra attendre un peu ou gagner aux jeux
    Mais là c’est pas trop l’heure, demain très tôt y a le taffe
    Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape
    Sur la route des principes, ils ont mis des pièges à Loups,
    Des gilets dynamites, et des skeud y en a un peu partout
    Faudra faire gaffe aux mines, aux puits d’où la mort s’écoule
    Il a beau être vif, mais à la longue il évitera pas tout
    Et un de ces quatre il finira par tomber,
    J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le prochain à se relever
    J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever
    Et j’espère surtout que celui-là essayera pas de se faire sauter

    Akhenaton:

    Tu sais, on vit dans la télé,
    Le globe s'est fêlé,
    Ils servent de l'emballé mais en vrai c'est la mêlé
    On s'prend à espérer des choses simples
    Mais leur fabrique à peur s'est mise en branle
    Tout ça pour les dérégler
    cris sans cicatrices, terreur dans la matrice
    Ils disent qu'une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid
    Alors c'est comme ça une échelle dans la peine
    On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l'appel
    Surtout s'ils nous ressemble, on les film à la morgue,
    Et nous dans les sofas content d’échapper à la mort,
    Il reste dans les cœurs l'anomalie appelée peur
    Et grâce à ça de toute part ils ont recours à la force,
    C'est une révolution, cette fois elle est de droite
    Voilà pourquoi le chantage à l'emploi dans pleins de boîtes
    Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix
    Et face à la télé souvent on les croit dans leur droit,
    Ils disent c’est humanitaire
    Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque écart c'est la guerre
    Si le quotidien est précaire,
    C'est qu'ils nous dressent à être délétères et se contenter de joies éphémères
    Si l'Afrique est en colère, c'est parce que les trusts la pillent
    Seuls les généraux corrompus coopèrent et jouent des vies au poker
    Est-ce que la rancœur et le désir d'revanche est tout ce qu'on leur a offert?
    On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent,
    Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables
    Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge
    Mais c'est en 46 que c'est ouverte une nouvelle page
    Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages
    Pourquoi elles touchent moins de pognon à compétences égales?
    Pourquoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ?
    Alors qu'elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable
    On force sur la boisson, parie sur les canassons
    Mais la réalité c'est qu'ils nous font bouffer du poison
    Et dans l'hôtel du bonheur beaucoup font la valise,
    L' espoir tué par des fanatiques libéralistes
    Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves
    La stratégie est simple ils exploitent et ils affament
    Quand on les voit à la télé ces cons ont l'air affables
    Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table
    Des comptes sous faux noms ils prétendent agir au nom de la liberté
    Mais c'est la monarchie du pognon
    La France et les States par factions interposées
    Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé?
    Freedom par-ci démocratie par-là
    Mais j'ai mater sous la table et j'ai vu que c'était que des palabres
    La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled
    Où dans les quartiers pauvres à quarante ans on tombe malade
    A fumer du mauvais tabac et manger de la merde
    Où le xanax fait un tabac avec l'alcool fort
    Les rues deviennent des grosses forges
    Et le métal y est commun monté sur grosses crosses
    La violence au quotidien de tant de gosses pauvres
    Et moi j'attends l'apocalypse après cette apostrophe
    J'en ai marre de tous ces mensonges qu'ils colportent
    Pour les servir , dans de nombreux cas il y a mort d'homme
    Tous terroristes j'entend leurs théories
    Venter le sacrifice pour des principes c'est horrible
    Les mômes survivent nourris à l'eau et au riz
    Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz
    La flore crame la faune canne
    Dit : c'était des barbus qui lâché l'agent orange sur le nord Vietnam ?
    Non c'était les boys mais qui peut m'indiquer la justesse d'une cause
    En partant de là chacun écrit ses droits
    Désolé je trouve aucune excuse à Hiroshima
    On peint l'histoire comme on colorie vite une image
    Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal
    On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent
    Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket?
    Pour placer le pantin qui conviendra a la France
    Une casserole de plus au ministère de la défense
    Il se crêpe le chignon au fond ils sont ignobles
    Sur la conscience des députés y en a plus d'un million
    "Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles"
    Défilent sur des chars le 14 , ils se bignolent au son de la marseillaise
    Et d'une imagerie guerrière qu'ils veulent tranquillement refiler aux élèves de leur appart dans le 16
    On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu'ils possèdent
    Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world-trade mais sortent des débris le passeport de Mohamed
    Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque
    Tu comprends pourquoi "ça le désire" dans les bibliothèques
    Au collège de le vie ils jouent les profs d'histoire
    Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires
    On a battis une forteresse on l'a nommé alamut
    Coincé physiquement entre garde à vue et garde à vous
    Compte tenu de la pression patriotique j'admire les gens de gauche en Israël , en Amérique
    est ce qu'on vaut mieux en France
    désolé si j'insiste mais regardons nous franchement,
    on est aussi raciste, ensuite on vend de la liberté au marché public,
    putain le drame avec les valeurs de la république.
    La république, elle passe ces week-end en régate
    puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate,
    elle exécute dans une grotte des opposants canaques
    et mange à table avec des gars style Giancanna
    puis explose le rainbow warriors
    et dessine les frontières du tiers monde à la terrasse du Mariot,
    sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde,
    les entraînent aux combats et manipuler les bombes
    le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles
    et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres.
    ils discutent notre futur autour d'un pichet
    pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher.
    C’est la france de derrière les stores
    et j'en ai marre de me faire gruger
    par des tronche de dispenser de sport.
    je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde
    avec mes petits bras
    Souvent à cette époque ou la terreur gronde
    ou la frayeur monte, je travaille sur moi chaque seconde
    pour être un meilleur homme.
    On vit en ces temps où dans un taudis de Paris.
    36 gosses meurent brûlés vifs quand les demandes en HLM dorment
    depuis des années dans les archives
    alors que des employés de la mairie en obtiennent avec terrasse et parking
    t'appelle pas ça du racisme
    après ils pleurent quand perdu on revient aux racines.
    ils ont caricaturés nos discours radicaux
    et l'on résumé par wesh wesh ou yo yo !
    Nous complexé, si peu sûr de soi,
    on s'interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi.
    Chaque jour, la grande ville resserre l'étreinte
    et tu peux voir les noms des nôtres évaporés écrits sur des trains.
    Ma vie, un mic, une mix-tape, loin des ambitions
    de ce qui sera élu président en 2007
    j'adore ce moment où il dévoile le minois
    de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois.
    à défaut d'argent putain, donnons du temps,
    dans nos bouches le mot liberté devient insultant
    car c'est les soldats qui le portent et non plus le vent
    comme si le monde était rempli de cruel sultan.
    Mécontent des schémas qu'on nous propose, je cultive maintenant
    les roses dans mon microcosme.
    Mesure les dégâts minimes que mon micro cause.
    Ca ne peut qu'aller mieux alors j’attends la fin de leur monde…

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