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Autonomie spirituelle

Plus j'avance dans l'écriture de "Kundalini" et dans les diverses lectures sur la "sexualité sacrée" et plus je réalise combien cette mainmise des religions sur cette dimension était profondément réfléchie. Il s'agissait finalement d'ôter aux Humains, la conscience de la divinité en eux, l'interdiction ou la limitation d'explorer ce champ de conscience et d'Eveil. Il fallait encadrer la sexualité, la limiter à son aspect reproductif, la restreindre car les prêtres auraient eu sinon, face à eux, des bancs vides. Quelles raisons auraient poussé des individus profondément heureux et en paix vers les Eglises ?....
S'il s'agit d'honorer la Création, d'honorer un Dieu quelconque, de bénir la Vie, l'osmose sexuelle dans le champ spirituel est bien plus puissante que n'importe quel Evangile...
Je vois aujourd'hui dans les medias et la société en général de quelle façon la sexualité est cadenassée, déviée et surtout dénaturée sous des aspects "libertaires".
Il ne s'agit pourtant aucunement d'une voie d'Eveil mais juste de la multiplication des supports marchands...
Les religions n'ont plus la même puissance mais le matérialisme les a remplacées. Avec des effets bien plus désastreux que toutes les religions réunies.
Bien entendu que cette libération de la sexualité a eu des effets éminemment positifs mais l’élastique était si tendu dans la rigidité religieuse que l’effet de détente a conduit les individus à un extrême tout aussi néfaste.
La sexualité a perdu ce caractère « sacré » que les religions lui attribuaient. Il s’agissait d’une sacralité liturgique et non spirituelle mais elle préservait malgré tout un cadre moins déstructurant que la sexualité marchande.
Mes parents m’ont fait suivre le catéchisme mais également fait découvrir le naturisme quand j’étais enfant. Je les voyais comme un couple aimant, tendre. Cet enseignement de la vie de Jésus et des préceptes de la Bible ne m’a aucunement empêché d’expérimenter la sexualité. J’avais comme image du couple celle de mes parents et rien dans les enseignements religieux ne me culpabilisaient.
Je sais que j’ai eu de la chance.
J’ai été un enfant aimé par ses parents.
Dans le cas inverse, la religion et ses préceptes auraient pu combler le vide affectif.
Aujourd’hui, les errances affectives sont comblées par le « Marché », par l’établissement de règles inscrites dans des Bibles économiques.
Il ne serait pas bon pour les « Marchands » que les individus découvrent ce potentiel infini de la sexualité sacrée étant donné que ces mêmes Marchands sont parvenus à prendre le « leadership » sur les religions.
Il ne s’agit donc surtout pas de propager des messages invitant les individus à gagner en autonomie existentielle mais bien davantage à maintenir, coûte que coûte, les enceintes. Tout est bon pour ça. Les sommes investies sont pharaoniques. Et la plupart des Maîtres à penser sont sans doute persuadés d’œuvrer pour le bien des peuples. Quand on veut imposer une idée totalement folle, il est indispensable d’être persuadé soi-même de l‘intérêt de la chose.
La plupart de ces gens font juste leur « job »…
Au-dessus des marchands eux-mêmes, il y a bien sûr les Financiers. Ceux-là savent parfaitement que leurs agissements sont contraires à l’intérêt des Peuples mais ils sont favorables à leurs propres intérêts. Rien d’autre ne compte.
La sexualité sacrée ne doit donc pas être évoquée, encouragée, présentée. Car elle conduit les individus à une autonomie émotionnelle incompatible avec le produit intérieur brut. Il n’est pas bon pour les Financiers que les individus éveillés n’éprouvent aucun désir de possession puisque le seul projet que ces individus « illuminés » développent est de parvenir à l’unique possession de soi…
Bien évidemment, de nombreuses personnes ne lisent dans l’expression « sexualité sacrée » que le mot « sexualité » et sa réduction : « sexe ». Certains diront même « qu’ils aiment sacrément la sexualité ». Ils aiment sacrément le foot, c’est pareil….
Ceux-là doivent déjà franchir un seuil. Celui qui les sépare de leur conscience d’un côté et de l’inconscient collectif de l’autre…
Quant au spectacle offert aux enfants, il est juste à vomir.
La femme est un objet dont les formes sont sacralisées. Juste les formes.
L’homme est une « bite » qui tente de penser.
On fait un « doigt d’honneur » aussi facilement qu’une poignée de main.
« Je t’encule, connard. Fils de pute.» Les quelques messages entendus sur les trottoirs des villes.
Quand j’étais petit, c’était la Mère Denis » qui faisait de la pub pour une machine à laver.
Aujourd’hui, c’est une femme mannequin en slip.
Tout le travail en amont dans les agences de publicité est mené par des gens qui ont fait de longues études. Faire des études pour tromper les gens. C’est quelque chose que je n’ai jamais compris.
La société marchande ne voudra jamais de la sexualité sacrée, tout comme elle ne veut pas de spiritualité. Les deux ont été mis dans un sac et jeté avec un poids au fleuve du profit.
Je suis soulagé de voir par contre de plus en plus de blogs, de forums, de professionnels aussi. Tantra, massage, méditation, sophrologie, toutes les pratiques de « développement personnel » et de bien-être. Bien sûr que là aussi, il y a un « commerce » mais il est bien plus difficile de manipuler des individus déjà engagés dans une voie de recherche car, s’ils sont là, c’est qu’ils ont déjà pris conscience que les mécanismes de base de la société marchande ne pouvaient pas les aider.
S’ils cherchent à sortir de ce système, au mieux, ça n’est pas pour replonger dans un autre.
Le consommateur « de base » n’apprend rien. Il dépense.
Le consommateur en « développement personnel » veut apprendre. Pour ne plus dépenser. Entre autres choses.
Mais s'il devient "addict" aux formations de toutes sortes, c'est qu'il n'a même pas encore commencé le travail intérieur...Il s'agissait juste d'un transfert de dépenses, des dépenses plus "fun", plus "new age" mais tout aussi absurdes que l'achat du dernier smartphone.
Quand je pense au pouvoir extraordinaire de la télévision et de tout ce qu’elle pourrait générer, de tout ce qu’elle pourrait promouvoir, du moyen d’Eveil qu’elle représente, il ne faut pas venir me dire que tout ça n’est pas réfléchi. En « hauts lieux. »
Les Financiers sont fous mais ils ne sont pas idiots.
Les Politiciens sont idiots mais ils sont bien payés par les Financiers. Jusqu'à en devenir fous d'ailleurs, ce qui leur ouvre bien souvent des carrières financières après celle de la politique.
Les Marchands sont assez malins pour utiliser l’idiotie des Politiciens. Avec l’aval des Financiers.
Les Individus, dans ce fatras, n’ont plus qu’une solution.
L’autonomie spirituelle.
Alimentation / Hyperactivité des enfants.
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Hyperactivité, les résultats spectaculaires d’une alimentation adaptée
lundi 14 juillet 2014, par Jean Luc Penet
HYPERACTIVITÉ, TROUBLES DU COMPORTEMENT DE L’ENFANT : LES RÉSULTATS SPECTACULAIRES D’UNE ALIMENTATION ADAPTÉE
Naturopathe, maman d’un petit garçon qui est passé « à côté de l’autisme » je vous fais partager ici les succès que peuvent apporter la mise en place d’une hygiène alimentaire adaptée.
En naturopathie, nous savons que l’état du corps a une action directe sur le comportement, et donc, procédons toujours avant un travail psychologique, à une cure de détoxication et à une réforme alimentaire. Pour la médecine officielle en revanche, les troubles du comportement sont traités avec des psychothérapies, des anxiolitiques, des antidépresseurs, des calmants et notamment la très contreversée Ritaline. Les conseils qui suivent ne sont pas relayés par le circuit officiel, pourtant, ils peuvent améliorer et même éliminer totalement certains troubles du comportement.
La diète sans gluten et sans caséine :
Cette diète est « connue » pour améliorer les comportements des autistes. Malheureusement elle n’est pas systématiquement conseillée, moins encore aux enfants qui présentent de simples troubles du comportement. Quant à la diète Hafer, qui consiste à éliminer tous les phosphates de l’alimentation, très peu de personnes en parlent alors qu’elle donne aussi des résultats spectaculaires sur les enfants hyperactifs.
Abordons tout d’abord le sujet du gluten. Protéine contenue dans le blé, l’orge, l’avoine et le seigle, le gluten même consommé en petite quantité dégrade les intestins (notez que les naturopathes considèrent que les céréales ne sont pas adaptées au tube digestif humain). Les problèmes d’intolérances et d’allergies au gluten se sont aggravés ces dernières années. D’une part, le blé est présent dans presque tous les plats industriels, et le gluten est utilisé en tant qu’additif dans toutes sortes de préparations, ce qui multiplie les sollicitations du tube digestif ; d’autre part le blé a tellement été manipulé, croisé, hybridé ces dernières années que l’organisme a encore plus de mal a le métaboliser qu’autrefois, et le considère comme un agent toxique.
Concernant la caséine, qui est une protéine du lait, c’est le même problème, les gens surconsomment les produits laitiers, et le lait ou le dérivés (beurre, lait en poudre, lactose...) sont ajoutés dans toutes sortes de plats préparés .
Autre agent aggravant, l’intoxication aux métaux lourds : mercure, plomb, cadmium, étain, aluminium, rejetés par les industriels dans l’atmosphère, présents dans la cigarette, les vaccins, les amalgames dentaires, pesticides, additifs, conservateurs, emballages alimentaires... Il faut aussi savoir aussi que le lait de vache qui est une « excrétion », contient également des métaux lourds : plomb cadmium, mercure. Ces métaux lourds inhibent les enzymes intervenant justement dans la dégradation des protéines.
Chez les sujets sensibles, les protéines du blé et la caséine sont mal dégradés et passent la barrière intestinale fragilisée. Ils se transforment alors en peptides opioïdes et deviennent de véritables agents toxiques pour le système nerveux central. On les retrouve ainsi dans le liquide cephalo rachidien, ce qui provoque des dérèglements du comportement, troubles de l’apprentissage, de l’affectivité, de la socialisation, ainsi que des maladies dégénératives. Pour certains scientifiques, ces peptides opioïdes ont un rôle dans la schizophrénie (travaux de Dohan) et dans l’autisme (Pr Reichelt). Ainsi nombreux dérèglements peuvent avoir pour cause une intolérance au gluten et à la caséïne : dyspraxie, dyslexie, hyperactivité, troubles du langage, violences, TOC, épilepsie, automutilations...
De nombreuses publications américaines (Laura Cousino Klein, University Pennsylvanie) attestent des améliorations qu ‘apporte un régime sans gluten et sans caséine sur le comportement des enfants autistes. De nombreux témoignages « non scientifiques » confirment également les remarquables transformations d’enfants atteints de troubles du comportement. Il est important de noter que les analyses sanguines ne fournissent pas forcément des résultats concluant sur l’intolérance au gluten ou à la caséine. On peut être intoxiqué, avoir une sensibilité à ces aliments, manifester des troubles du comportement sans que les analyses sanguines ne révèlent d’anomalies.
La diète Hafer :
La diète Hafer a permis d’éviter la Ritaline à des milliers d’enfants. Elle est utilisée depuis 25 ans en Allemagne, aux Etats-unis, dans des hôpitaux en Norvège et en Suède . L’élément incriminé ici : les phosphates. L’utilisation des phosphates a augmenté de 300% dans notre alimentation depuis les années 60. Ils sont utilisés par les industriels comme additifs et interviennent pour la conservation des plats, l’aspect des aliments, ils favorisent des cuissons homogènes, font lever gâteaux et pains, servent d’épaississants, de liants, préservent la couleur, renforcent le goût etc...ils sont également utilisés dans les engrais, les fertilisants, les détergents, dans les compléments alimentaires des animaux d’élevage.
On estime que 2 à 3 enfants sur 10 sont sensibles aux phosphates, surtout les garçons. Les symptômes sont divers : hyperactivité, sautes d’humeur, violences, crises de colère, incapacité de se concentrer, troubles de l’apprentissage, troubles du langage, hostilité, susceptibilité, délinquance, tocs, tics, impulsivité. Chez les enfants touchés (20% des garçons seraient concernés), c’est la noradrénaline, sécrétion des surrénales qui est bloquée par les phosphates. Cette hormone commande et règle le flux des excitations nerveuses au niveau des synapses du cerveau. La noradrénaline relie, le cerveau reptilien, qui assure les fonctions primitives et autonomes de l’organisme au néocortex, impliqué dans la perception (sens), réaction, abstraction, mémorisation, langage, conscience (Mac Lean). Sans noradrénaline, l’action du néocortex est shuntée. Les phosphates en outre créent des carences, notamment en magnésium, calcium, fer et zinc. Ainsi, en limitant l’apport de phosphates dans l’alimentation, on assiste à des résultats positifs, parfois spectaculaires sur le comportement des enfants.
Sachez que le sucre blanc et les féculents raffinés renforcent les symptômes. L’acide malique, le vinaigre de cidre, l’acide citrique et les jus d’agrumes, même frais font synergie avec l’action des phosphates,car ils rentrent dans le cycle de Krebs. Au contraire l’acide acétique ou vinaigre de vin, neutralise les phosphates. En cas d’écart donner 1 cuillère à café de vinaigre de vin, mélangé éventuellement à du miel pour le goût. La prise de dolomite, minéral riche en calcium et magnésium a également cet effet antidote. On peut prendre chaque matin lorsque l’on met cette diète en place une cuillerée de vinaigre de vin. On peut donner également en fin de journée un peu de dolomite en cas d’écart pendant la journée.
En pratique : Mon conseil est de profiter des vacances pour mettre en place un régime strict pendant au moins 1 semaine. La plupart des parents ont des résultats rapides, généralement au bout de 3 à 6 jours de diète.
Donc éliminer pendant cette période tous les produits laitiers et dérivés (vache, chèvre, brebis), toutes les céréales contenant du gluten (voir la liste plus bas), et tous les aliments contenant des phosphates. Le plus simple est de n’acheter que des fruits et légumes frais, de la viande (à limiter) et des oeufs biologiques et du poisson frais que l’on cuisinera à l’huile d’olive uniquement. Pensez que même dans les matières premières, surgelées ou en conserve, il y a des additifs. Indispensables également du vinaigre de vin biologique et des huiles de première pression à froid, bio également qui nourrissent et protègent le système nerveux. Acheter également le sel en magasin bio.
Qu’est ce que l’on mange ?
Exemple de menu pour les 7 jours de diète.
- Matin : Au choix Lait d’amande bio ou lait de riz. Caroube pour mélanger au lait (éviter le cacao) Compote de fruits cuits maison sans sucre Fruits séchés réhydratés (figues, pruneaux...), amandes réhydratés, Tisanes miellées romarin ou thym En cas :fruits frais ou fruits séchés.
- Midi :
Crudités fraîches (systématiquement) à volonté :carottes, céleri, chou râpé, concombre, tomates, poivrons, celeri branche, radis noir, oignons, salades vertes,avec vinaigre de vin bio, huiles bio olive, lin , ou cameline, Agrémenter de noix non grillées, fines herbes, olives, graines germées, Pour les enfants qui refusent des crudités, proposer des jus crus à la centrifugeuse (carotte).
Légumes cuits :courgettes, aubergines, carottes, chou fleur, poireaux etc...à la vapeur ou à l’étouffée.
Féculent : pas de céréales, proposer des féculents potagers en petite quantité :pomme de terre, potimarron, chataigne ou patate douce.
1 oeuf poché ou mollet ou un peu de poisson cuit à la vapeur, ou un peu de volaille cuite (2 fois par semaine) à la vapeur.
Pommes cuites ou fruit cuit ou compote maison en dessert sans sucre ajouté. - Goûter : fruits frais
- Soir : Comme le midi, on peut faire une soupe.
Restez le plus proche possible de ce menu même si ce n’est pas facile à mettre en place. Pensez que les résultats se manifestent très rapidement, généralement en 3 jours, 6 jours maximum. Donner chaque jour au moins une cuillerée de vinaigre. En cas d’écart également. Comme friandises, si on ne peut faire autrement, proposer les galettes de riz au chocolat noir Bjorg, qui sont sans gluten sans phosphates et sans produit laitier.
Une fois les premiers résultats obtenus, tester en petite quantité et un à un les aliments que l’on souhaite réintroduire :céréales sans gluten, fromages à base de lait cru de chèvre ou brebis. Mieux vaudra éviter totalement lait de vache, blé et nourriture industrielle.
ALIMENTS A ECARTER
- Les céréales contenant du gluten :
- Blé, épeautre, kamut, seigle, orge, avoine et donc tous les dérivés :pain, pâtes, semoule, farine, gâteaux etc...
- Tous les produits laitiers de vache :
- Lait, yaourts, fromages, surtout les fromages « fondus ».
- Lait de soja et dérivés.
- Les aliments contenant des phosphates :
- Riz traité pour ne pas coller
- Diminuer les aliments contenant beaucoup de phosphates, s’ils sont pris en quantité importante : lait, jaune d’oeuf, légumineuses, oléagineux.
- Toutes les barres chocolatées
- Tous les chewing-gums
- E 322 lécithine soja ou jaune d’oeuf (= phosphates) dans les plats tout prêt chocolat en tablette, cacao, nutella...
- E 338 : coca cola
- E339 à 342 dans les saucissons, charcuteries.
- E 450, E451,E452 dans les fromages fondus genre Kiri, Petit Louis, vache qui rit etc...
- Levure chimique pour gâteaux levure Alsa, vahiné,Ancel, et donc tous les gâteaux du commerce qu’ils soient industriels ou de boulangerie/pâtisserie et même « maison »..
- E 1410 à 1414 E 1442 diamidons phosphatés dans les gâteaux et cakes
- Acide phosphorique et acide citrique : coca, fanta, sprite...
- L’acide citrique fait synergie avec les phosphates : jus d’agrumes orange, citron, pamplemousse même frais sont à écarter.
- E 296 acide malique, vinaigre de cidre, vinaigre de pomme.
- Tous les additifs liants : antiagglomérant, conservateurs, émulsifiants,gélifiants,épaississants, stabilisants. Attention
- Eviter également soja et dérivés : lait, tofu, yaourts.
- Les plats cuisinés bio peuvent contenir du lait et du gluten.
- Certaines marques sans gluten que l’on trouve dans les magasins bio contiennent des phosphates par exemple Valpiform.
- Vérifier systématiquement toutes les étiquettes même bio. Certains laits de riz contiennent par exemple de l’orge ou du soja .
Quelques aliments adaptées :
- Gamme de laits végétaux infantiles de Bardo sans lait de vache ni gluten.
- Utiliser les poudres à lever bio sans phosphates, ou le bicarbonate de soude pour faire les gâteaux maison.
- Utiliser des margarines non hydrogénées bio ou de l’huile d’olive pour remplacer le beurre dans les gâteaux maison. Les farines sans gluten se trouvent très facilement dans les magasins bio.
- Lait d’amande La mandorle
- Laits végétaux en poudre La Mandorle
- Lait de riz The Bridge, Lima.
- Les biscottes sans Gluten Le pain des Fleurs.
- Les gâteaux Les recettes de Céliane sans gluten ni produits laitiers et bio, choix intéressant, ils ressemblent aux biscuits « conventionnels » et sont très bons.
- Chocolat bio sans lécithine Moulin des moines ou Bonneterre, chocolat bio sans gluten Dardenne. (Personnellement j’évite le chocolat car je trouve que c’est très excitant, il contient en outre des purines qui ont un effet négatif sur le système nerveux.)
- Il existe des bonbons bio à base de jus de fruits concentrés sans aucun additifs ni sucres.
- Dolomite Nature’splus.
En conclusion : Ce régime est beaucoup plus facile à mettre en place qu’on ne le pense. Il faut bien sûr repenser ses courses, se remettre à la cuisine, mais toute la famille en bénéficiera. Vous pouvez modifier profondément et durablement l’état de votre enfant. Mon fils a commencé à parler, à communiquer avec son entourage, à s’adapter à l’école après la mise en place de cette alimentation. Pourtant je cuisinais tout moi - même. Cependant il mangeait des biscottes (gluten + phosphate), du fromage (caséine), des biscuits bio (gluten + caseine), et parfois des gâteaux industriels (phosphates, gluten, sucres, lait). Donc j’insiste, lors de votre test d’une semaine, soyez strict et n’acceptez aucun écart pour obtenir des résultats valables.
Alimentation et schizophrénie
Gluten, sucre raffiné, lait de vache, soda, coca....et schizophrénie.
Un témoignage validé par de nombreuses études.
Ajoutée le 7 nov. 2015
Ce jus peut sauver votre vie ! Tout comme les fruits et légumes peuvent sauver votre vie...Mais en fait qu'est ce qui nous guérit, nous répare, nous restaure sinon le corps lui même à partir des éléments qu'il trouve dans son environnement ?
Nous sommes exactement à l'image du milieu dans lequel nous baignons, prendre soin de notre environnement n'est pas une préoccupation altruiste mais d'abord orientée vers notre propre santé . Ce jus peut sauver votre vie !!!
Les informations présentées dans cette vidéo sont tirées d'abord d’une synthèse d’ouvrages, articles et/ou publications scientifiques,. Par ailleurs, Thierry Casasnovas fait profiter de son expérience personnelle les auditeurs de cette vidéo au titre de « la libre communication des pensées et des opinions », droit et devoir citoyen par excellence.
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un extracteur de jus aux meilleurs conditions ? avec accès exclusif au site de vidéos privées "en route vers la régénération" ? :https://regenerescence.com/
"Ce n'est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort , qu'ils ont raison " Coluche
"On ne change jamais les choses en combattant la réalité existante. Pour changer quelque chose, construisez un nouveau modèle qui rendra inutile l'ancien." Buckminster Fuller
Linus Pauling, prix Nobel de la paix et prix Nobel de chimie : «L’alimentation optimale est la médecine de l’avenir».
Noël

« Qu’est-ce qu’il y a Diane ?
-Une idée soudaine.
-C’est quoi ?
-Attends, c’est tout mélangé. »
Il se tut et attendit. Les yeux rivés sur son visage.
« Est-ce que ça voudrait dire que cette conscience originelle est détournée au fil du temps ? À travers l’éducation, l’environnement familial, scolaire, sociétal, professionnel et que les neurones du cœur finissent par absorber des données qui les pervertissent ? Et que, désormais, étant donné que tu en as été nettoyé, cette conscience originelle ressurgit ? »
Elle s’arrêta.
« Ton cerveau ayant géré tout ça pendant cinquante ans a gardé en mémoire l’ensemble des données. Par contre, ces données ne sont plus alimentées par ton cœur. Alors, elles s’effacent ou elles perdent de leur importance. Tu vois ?
-Le cœur influencerait le cerveau ? La façon dont on vit, tout ce que le cœur perçoit, toutes les expériences contribueraient donc à donner au cerveau les éléments favorables à la constitution de l’ego ? C’est ça ? Le cerveau reçoit, trie, dissèque, interprète, il se fait son film. Les émotions qu’il disperse dans le corps sont réalimentées par les organes et selon la puissance des réactions, ces émotions deviennent des empreintes indélébiles, c’est ça ?
-Et selon l’interprétation et la résonnance, le cerveau du crâne va conduire l’individu à vivre de nouvelles expériences similaires, des nourritures identiques ou en tout cas destinées à développer cet individu. Mais au départ, le cœur a une importance considérable, primordiale. La petite enfance nourrirait le cœur et formerait le cerveau. Regarde juste l’exemple de la fête de Noël. Les parents achètent des cadeaux aux enfants, ils s’en servent et finissent par les délaisser et ils se mettent à espérer les cadeaux à venir. Le conditionnement matériel se met en place. Il s’agit de posséder. Cette fête pourrait être l’occasion de proposer aux enfants des expériences de vie, un voyage ou même une sortie en forêt, aller construire une cabane et y passer la nuit ou projeter de le faire, n’importe quoi d’autre mais dans la dimension existentielle, celle des choses vécues et non celle des choses reçues. Bien sûr que les enfants sont heureux de recevoir les cadeaux qu’ils ont attendus et tout le mal vient de là. Leur cœur est touché et la mémoire activée. Avoir devient la source de leur être."
"Quand il n'y a plus rien..."
Avant l'Inde
Bernard Enginger est d'abord élève au collège de Jésuites d'Amiens, d'où il est renvoyé. Il poursuit ses études secondaires dans un lycée parisien jusqu'au baccalauréat puis intègre une classe préparatoire à l'école coloniale. Il voit d'abord en André Gide son premier maître spirituel2. Il entre alors dans le réseau de résistance « Turma Vengeance » (c'est sous ce titre qu'il obtiendra la Médaille de la Résistance après-guerre). Il est arrêté par la Gestapo à l'âge de vingt ans et passe un an et demi dans le camp de concentration de Buchenwald3. Il déclare ensuite que la lecture de Gide lui a permis de survivre à cette épreuve.
Auprès de Mirra Alfassa
Il se retrouve ensuite en Haute-Égypte, puis en Inde, au gouvernement de Pondichéry4. Il y rencontre Aurobindo Ghose et Mirra Alfassa. Il déclare que leur message « l'homme est un être de transition » donne un sens à sa vie. Il démissionne des colonies pour se rendre en Guyane, au Brésil et en Afrique5.
En 1953, à l'âge de trente ans, il revient définitivement en Inde auprès de Mirra Alfassa, dont il devient le confident et le témoin pendant près de vingt ans. Elle lui présente Sujata Nahar en 1954 qui devient sa femme.
Le 3 mars 1957, Mirra Alfassa lui donne son nom, Satprem (« vérité et amour » ou « celui qui aime vraiment » en Sanskrit)6.
En 1959 Satprem, avec la bénédiction de Mère, devient disciple d'un prêtre tantrique du temple de Rameshwaram. Puis, en tant que disciple d'un autre yogi, il passe six mois à errer sur les routes de l'Inde comme mendiant sannyasin pratiquant le Tantra, ce qui lui donnera les bases de son second essai, « Par le corps de la terre, ou le Sannyasin ».
Il revient ensuite à l'ashram, auprès de Mirra Alfassa, qui poursuit avec Satprem une collaboration entamée dès 1953 dans ses appartements. En plus des travaux pour le Bulletin de l'ashram, Mère confie à Satprem le fruit de ses expéreinces intérieures - innombrables. Très rapidement Satprem, avec l'autorisation de Mère, a eu le réflexe d'enregistrer leurs conversations. Ces enregistrements vont constituer « l'Agenda », dont le premier volume comprend également des lettres écrites à Mirra Alfassa par Satprem durant ses jours sur les routes.
Sous le regard de Mirra Alfassa, il consacre un premier essai à Aurobindo Ghose, « Sri Aurobindo et l'Aventure de la Conscience » : « Le règne de l'aventure est terminé. Même si nous allons jusqu'à la septième galaxie, nous irons là casqués et mécanisés, et nous nous retrouverons tels que nous sommes : des enfants devant la mort, des vivants qui ne savent pas très bien comment ils vivent ni pourquoi ni où ils vont. Et sur la terre, nous savons bien que le temps des Cortez et des Pizarre est fini : la même Mécanique nous enserre, la souricière se referme. Mais comme toujours, il se révèle que nos plus sombres adversités sont nos meilleures occasions et que l'obscur passage est un passage seulement, conduisant à une lumière plus grande. Nous sommes donc mis au pied du mur, devant le dernier terrain qu'il nous reste à explorer, l'ultime aventure : nous-mêmes. »7. Ce livre est l'introduction la plus populaire à l'œuvre d'Aurobindo Ghose et de Mirra Alfassa8.
Le 29 février 1968, lors de l’inauguration d'Auroville, Mirra Alfassa lit la Charte, assise sur un haut tabouret dans sa chambre, Satprem à son côté. « Auroville n’appartient à personne en particulier, mais à toute l’humanité dans son ensemble... »9.
À l'âge de cinquante ans, Satprem rassemble et publie, l'Agenda de Mirra Alfassa, en 13 volumes, tout en écrivant une trilogie : le Matérialisme divin, l'Espèce nouvelle, la Mutation de la mort puis un dernier essai :Le Mental des Cellules. C'est aussi le moment de la mort de Mirra Alfassa et de la rupture consécutive entre l'ashram d'Auroville et Satprem10. Il rapporte que la « garde rapprochée » de Mirra Alfassa lui avait interdit l'accès à ses appartements pendant les six mois précédant mort11. Un conflit apparaît autour de sa volonté de publier l'intégralité de ses dialogues avec Mirra Alfassa, ce à quoi s'opposent les responsables de l'ashram. Satprem exprime alors ses critiques quant à la tournure qu'il juge « dogmatique » de l'enseignement à l'ashram. La plupart des Auroviliens prennent son parti, contre l'ashram. Dès 1973, Satprem a quitté l'ashram, qui lui est globalement hostile, et s'est installé à Deer House. Le 14 juillet 1977 il fonde, à Paris, l'IRE (Institut de Recherches Évolutives), qui assumera la publication intégrale des Agendas. Le 18 février 1978, il écrit Premier Agenda prêt à sortir. Le 22 mars 1978, avec l'aide d'Auroviliens, il quitte définitivement Pondichéry, pour une destination qu'il gardera secrète12 : ce sera à Land's End que seront préparés, sans relâche, les 12 tomes suivants des Agendas.
Après Auroville[modifier | modifier le code]
Au printemps 1980, Frédéric de Towarnicki, journaliste et critique littéraire, part pour l'Inde et rencontre Satprem. Leurs entretiens sont diffusés sur France Culture en décembre puis publiés chez Robert Laffont13. Satprem y évoque son passé, retrace son cheminement et l'objet de sa recherche.
En 1981, une équipe de cinéastes dirigée par David Montemurri, réalisateur de la télévision italienne, se rend dans les Nilgiris, les Montagnes Bleues du Sud de l’Inde où Satprem réside à l’époque, pour l’interviewer. « On n’est pas dans une crise morale, on n’est pas dans une crise politique, financière, religieuse, on est dans une crise évolutive. On est en train de mourir à l’humanité pour naître à autre chose... »répond-il aux questions concernant la crise de civilisation que nous traversons actuellement et l’avenir du monde moderne14.
À cinquante-neuf ans, il se retire complètement pour rechercher un « grand passage » évolutif vers ce qui suivra l'Homme. Sa dernière entrevue, en 1984, a donné lieu à La Vie sans Mort où il relate le début de son expérience dans le corps.
En 1989, après sept années passées à « creuser dans le corps », Satprem écrit un court récit autobiographique où il fait le point de la situation humaine, La Révolte de la Terre.
Vint ensuite en 1992 Evolution II, où il demande : « Après l'homme, qui ? Mais la question est : après l'homme, comment ? » En 1994 paraissent ses Lettres d'un insoumis, deux volumes de correspondance autobiographique. Il écrit en 1995 La tragédie de la terre - de Sophocle à Sri Aurobindo : « Dans cette vaste fresque, qui n'a rien d'un essai didactique, Satprem met en évidence le fil conducteur qui relie Sri Aurobindo, Sophocle et les Rishis védiques et commente : Entre un Occident post-socratique qui ne croit qu'en ses pouvoirs mécaniques sur la Matière et une Asie post-védique qui ne croit qu'en sa libération de la Matière, Sri Aurobindo incarne un autre grand Tournant de notre destinée humaine... »15.
Ce livre fut suivi en 1998 par La clé des songes et en 1999 par Néanderthal regarde, un court texte comme un appel aux hommes à se réveiller et à se mettre en quête de la vraie humanité. Car, dit Satprem,« Même l'homme de Néanderthal aurait honte de ce que nous sommes devenus »15. Suivi en 2000 par La légende du futur. La même année, Satprem entama également la publication de ses Carnets d'une Apocalypse, aujourd'hui 8 volumes d'autobiographie qui s'étendent de 1973, année où Mirra Alfassa décède, à 1987 et décrivent son travail en profondeur dans la conscience du corps.
Satprem est mort le 9 avril 2007. Sa compagne Sujata Nahar est morte peu après lui, le 4 mai 2007.
Spirale émotionnelle.
Je pense que la peur reste un élément "viscéralement" inscrit dans les individus mais il est possible de l'appréhender comme une opportunité de connaissance de soi.
"Je ne suis pas ma peur, je suis celui qui parvient à l'observer et dès lors, je ne la nourris plus de cette énergie insoumise du mental qui s'emballe, je l'accueille, je lui explique que je comprends parfaitement sa présence mais que je suis capable de gérer la situation sans elle, que j'ai entendu son alerte et que que je suis suffisamment lucide et conscient pour me passer des effets néfastes qui l'accompagnent..."
Il est tout à fait possible que cette "peur" surgisse comme un diable de sa boîte à divers paliers. Le fait d'être engagé positivement dans cette spirale n'exclut pas des "rechutes". Il s'agit d'en rester conscient et d'accueillir cette peur, de la comprendre, de l'analyser et non de chercher à s'en libérer par le déni.
On pourrait trouver surprenant de trouver la "passion" à un étage aussi élevé.
Je pense qu'il s'agit de faire une distinction entre la passion émotionnelle et la passion lucide. La première est dévastatrice parce qu'elle annihile la conscience et l'observation des phénomènes générés par cette passion exclusive.
Il existe par contre une forme de passion consciente qui élève l'individu à travers l'application qu'elle réclame. J'aime la haute montagne, c'est une passion qui peut se révéler dangereuse, tout autant qu'élévatrice. J'aime l'écriture, c'est une passion mais je sais qu'elle peut conduire à un isolement relationnel de par le temps qu'il faut lui consacrer.
Il s'agit là encore des effets d'une émotion puissante, l'établissement dans nos vies quotidiennes de phénomènes qui doivent être conscientisés pour ne pas devenir hallucinogènes. C'est clair que dans l'histoire de la philosophie, les passions ont été laminées, décriées, diabolisées même...C'est à mon sens une erreur de rejeter ce qui contistue l'individu. C'est ce qui me plaît par exemple dans la philosophie tantrique. Ni Bien, ni Mal mais juste l'opportunité d'un Eveil...
http://eft31.over-blog.com/article-reprendre-le-controle-3-echelle-de-vibration-97704000.html

Echelle des émotions d' Abraham-Hicks
Abraham-Hicks ont fait une liste d' émotions qu'ils ont classées par niveau vibratoire, du niveau le plus élevé (1) au plus bas (22).
Le but de cette liste est de vous aider à gravir les échelons vers le niveau supérieur, quel que soit l'état dans lequel vous vous trouvez.
Lorsque vous avez repéré votre place sur cette échelle émotionnelle, essayez de trouver des pensées qui vous feront vous sentir un petit peu mieux et gravissez les échelons à petits pas vers la joie.
Voici cette échelle :
|
1. |
Joie/Appréciation/Sentiment de puissance/Liberté/Amour |
|
2. |
Passion |
|
3. |
Enthousiasme/Désir/Bonheur |
|
4. |
Expectation Positive /Croire |
|
5. |
Optimisme |
|
6. |
Espérance |
|
7. |
Contentement |
|
8. |
Ennui |
|
9. |
Pessimisme |
|
10. |
Frustration/Irritation/Impatience |
|
11. |
Sentiment d'être débordé |
|
12. |
Déception |
|
13. |
Doute |
|
14. |
Inquiétude |
|
15. |
Blâme |
|
16. |
Découragement |
|
17. |
Colère |
|
18. |
Vengeance |
|
19. |
Haine/Rage |
|
20. |
Jalousie |
|
21. |
Insécurité/Culpabilité/Sentiment de ne rien valoir |
|
22. |
Peur/Peine/Dépression/Désespoir/Impuissance |
(Du livre “Ask and It is Given” d'Esther et Jerry Hicks)
Faites le test : à quel niveau êtes-vous sur votre spirale émotionnelle ?
Dans cet extrait de la conférence faite pour Souple, Active et Sereine, découvrez la Spirale émotionnelle !
Vous apprendrez :
-Quels sont les 10 niveaux de la spirale émotionnelle ?
-Quel est le niveau sur lequel vous vous situez actuellement ?
-Quelle est l’action à faire à chacun des niveaux pour passer au niveau supérieur ?

"Les tas d'urgences"
L'Etat est en situation d'urgence pour sauver sa peau. Mais pas la nôtre. Si ça avait été vraiment dans ses intentions, il n'y aurait pas eu le 13 novembre.
Dès lors, l'Etat crée des tas d'urgences, comme celle de limiter les déplacements d'activistes pacifistes opposés à la COP21, de virer des journalistes un peu trop "rebelles", de faire enlever des drapeaux de pirates avec un contingent de gendarmes....C'est sûr qu'à Grenoble, c'est une priorité et qu'il n'y a rien de plus utile pour la population....Du grand n'importe quoi....Quant à ceux qui se sont plaints, on sait de quel côté ils se seraient trouvés en 39-45. Sûrement qu'ils ont eu peur d'un attentat....On sait bien que la peur a une capacité redoutable à anéantir les quelques neurones disponibles.
Etat d'urgence : un grenoblois dénoncé pour un drapeau pirate à sa fenêtre
4 min read
L'affaire a fait du bruit sur les réseaux sociaux : un grenoblois a vu la police lui demander d'enlever un drapeau pirate mis à sa fenêtre. Selon les policiers, il a été dénoncé.
le drapeau en question
Pourquoi as-tu mis un drapeau pirate à ta fenêtre ? Combien de temps a-t-il tenu ? Sais-tu comment il a été reçu ?
Etant un poil anarchiste (sans non plus être impliqué dans quelconque mouvement), jamais inscris sur les listes électorales, jamais eu une quelconque confiance dans le système politique français (et mondial). J'ai trouvé ça drôle de faire un peu de provocation face à cette montée de "réappropriation du drapeau" comme ils appellent ça. Sauf que même sous le couvert de ne pas faire du nationalisme, j'ai quand même du mal avec le patriotisme ambiant qui me semble nauséabond.
Ma compagne est d'origine libanaise, et les problèmes de radicalisation et de guerres nous touchent peut-être plus que la plupart des gens. Alors c'est triste que ça arrive jusqu'à chez nous mais ça fait depuis 60 ans que le monde laisse couler...
Donc c'était à la fois :
- un hommage aux victimes, mais pas sous les couleurs de la France, sous les couleurs du noir et blanc pirates qui me convient mieux.
- un bon troll en plein centre ville de Grenoble au dessus du marché de Noël (place Grenette).
Je l'ai mis vers 13h et la police a débarqué vers 15h15, à priori c'est des gens qui se sont plaints (peut-être un malvoyant qui confond un drapeau de pirate et le drapeau de l'Etat Islamique.
Comment la police est-elle intervenue ?
Ils ont sonné directement chez moi à plusieurs reprises, je pense qu'ils doivent avoir des pass pour entrer dans les immeubles, j'ai pensé au facteur pour les calendriers... On était en train de faire la sieste avec ma compagne et ma fille de tout juste 2 semaines, ça a été un peu un choc quand j'ai vu 3 uniformes de la police nationale.
Ils m'ont d'abord demandé de confirmer à quel étage j'étais et combien de fenêtres donnaient sur la place avant de me demander si c'était moi qui avait mis ce drapeau de pirate. Ils m'ont ensuite demandé assez poliment de l'enlever que "ça ne passait pas bien étant donné la journée et que des gens s'étaient plaint", j'ai alors essayé de prendre ça à la rigolade en disant "c'est comme ça qu'on défend la liberté d'expression ?", bref ils ont continué d'insister et je ne me sentais pas bien à l'aise pour défendre mon droit à laisser ce drapeau...
J'ai donc accepté de l'enlever, ils ont pris ma carte d'identité et mon numéro de téléphone (aussi bien je suis sur écoute maintenant). Il n'y avait pas de menaces mais face à trois policiers je n'ai pas trop essayé de m'opposer, j'ai finalement conclu la conversation en lançant un "très bien je vais l'enlever, vive l'Etat totalitaire".
C'est à ce moment là que je suis allé au balcon et que j'ai vu deux autres patrouilles en bas de l'immeuble (du coup ça faisait 7 au total), j'ai enlevé mon drapeau en criant "tout ça pour moi !?" et j'ai mis un ballon rose (ma première fille fête ses 5 ans demain alors j'en avais tout un tas de gonflés) en disant "ça va, ça !?".
Que tires-tu de cette expérience ?
Je pense que si c'était à refaire j'irai jusqu'au bout. Que l'ignorance de la police leur fait faire vraiment n'importe quoi, on arrive à un abus de pouvoir inconscient par les forces de l'ordre. La peur des gens me fait craindre la montée du nationalisme décomplexé.
Qu'aimerais-tu éventuellement ajouter ?
Il y a moins d'un an après les attentats de Charlie, on proclamait haut et fort qu'on était le pays de la liberté d'expression et que l'humour était total, je me rends compte aujourd'hui qu'on est dans un état policier et que ce n'est plus l'humour total.
https://akraland.eu/2015/etat-durgence-un-grenoblois-dnonc-pour-un-drapeau-pirate-sa
Yoga tantrique.
Exercices tantriques pour les couples de yogis qui s’aiment et qui veulent approfondir les pratiques du Tantra Yoga
Nous allons démarrer une série d’articles spécialement dédiés à tous les couples de yogis qui s’aiment et pratiquent l’amour avec continence et transfiguration. Pour l’approfondissement de leur relation de couple, pour qu’elle devienne une véritable source de bonheur, mais aussi un „tremplin” qui les propulse vers des états spirituels d’exception, les deux amoureux peuvent intégrer avec succès dans leur relation de couple quelques exercices tantriques simples. Le but de ces exercices est l’harmonisation aurique réciproque, mais aussi l’exercice de la prise de conscience – si nécessaire dans les pratiques tantriques. Ces exercices vous aideront à vous connaître réciproquement et à vous connaître vous-même, à développer votre empathie, l’intuition, à éveiller les perceptions subtiles, mais aussi à explorer la dimension méditative des états amoureux.
Bien que simples, ces exercices auront des effets miraculeux pour les couples qui auront l’audace et la persévérance de les réaliser avec conséquence, attention et transfiguration. Surtout ces couples vont comprendre par expérience pratique directe que le but poursuivi en Tantra est le perfectionnement de l’être sur tous les plans et la découverte dans l’univers intérieur dilaté du yogi, de l’étincelle mystérieuse de Dieu le Père qui est le Soi Suprême immortel, ATMAN.
Règles générales. L’attention, la prise de conscience et la transfiguration sont essentielles
La tradition yogie affirme que le moment le plus favorable pour pratiquer les exercices tantriques est le matin tôt. Au cas où le programme ne nous permet pas cela, il est bien de savoir que nous pouvons pratiquer ces exercices en tout autre moment calme de la journée. Donc nous allons choisir une période où aucun des deux amoureux ne soit pressé, et un endroit où les possibilités d’être dérangé soient minimes (il est même recommandé de débrancher le téléphone). Si nous allons aussi pratiquer des exercices plus complexes, il ne faut pas manger moins de 2 heures avant, ou bien nous allons manger quelque chose de très léger, au maximum une heure avant.
Nous commençons toujours par la réalisation d’un état d’harmonie, d’intériorisation et d’aspiration envers tout ce qui est élevé, divin. Nous nous asseyons confortablement, la colonne vertébrale droite, nous fermons les yeux et gardons les mains dans une position de prière, dans la zone de la poitrine, du cœur, centrale. Les poignets des pouces vont réaliser une pression légère mais ferme sur la poitrine. Cette posture calme le mental en réalisant une suspension momentanée de certains flux d’énergie qui coulent à travers le corps et par la pression réalisée sur le circuit subtil du mental (un des nadis qui influencent directement l’état mental), qui traverse la zone du centre de la poitrine. Nous consacrons ensemble avec l’être aimé tous les fruits des exercices que nous allons réaliser à Dieu le Père, à Shiva ou à une Grande Puissance Cosmique.
Nous nous intériorisons, en approfondissant l’intériorisation en nous-mêmes, au point de percevoir la réflexion dans l’être de notre Soi divin, qui est pour nous un véritable maître intérieur, que nous prions de nous guider. Nous envisageons d’entrer en résonance avec cette source d’intuitions spirituelles. (Si nous sommes suffisamment proches affectivement de notre guide spirituel, alors nous allons l’appeler subtilement pour nous guider spirituellement, pour nous inspirer et pour nous protéger). Nous gardons cette attitude minimum 2-3 minutes, ou jusqu’à ce que nous soyons „accordés” avec cette source d’énergie.
Ensuite, nous réalisons la prise de la conscience sur tout l’être. Nous nous imaginons comme pénétrés et entourés par un champ subtil bioénergétique, ensuite nous envisageons de percevoir comment l’énergie de l’être aimé interfère avec la nôtre par des flux lumineux. En approfondissant l’état, nous percevons comment les deux champs s’harmonisent pleinement, tel que les flux d’énergie subtile circulent librement de l’un vers l’autre. Ce n’est seulement qu’après avoir très bien pris conscience de ces aspects, que nous allons commencer la séance proprement dite d’exercices.
À la fin de la séance, il est indiqué de répéter le procédé présenté plus haut, mais réalisé en sens inverse. Nous fermons les yeux et ensuite nous nous concentrons pour réaliser une résorption des énergies, permettant l’apparition d’un „voile” très subtil, mais ferme, qui se formera entre nous et l’être aimé. Il doit être regardé comme une prise de distance pleine d’amour – ou mieux, comme un raffinement de la liaison subtile entre nous, qui tend à être ressenti non seulement en plan bioénergétique, mais spécialement en plan psychique, mental et spirituel – et non pas comme une barrière lourde en métal. Au niveau le plus profond, nous sommes en réalité UN, mais aux autres niveaux l’individualité a pourtant une importance décisive, qui doit être respectée; ainsi, le processus d’ouverture et de fermeture des champs d’énergie est essentiel.
À la fin des exercices méditatifs de longue durée, il est recommandé de lever les bras et de réaliser quelques respirations profondes. À peine achevée cette série de respirations complètes, nous pouvons sortir de la posture de méditation que nous avons prise. Si la méditation a duré une période plus longue, nous pouvons masser avec amour les jambes de l’autre. (Durant le massage, nous pouvons même exercer une pression puissante sur les jambes, pour stimuler ainsi la circulation du sang et de l’énergie). Ensuite nous pouvons réaliser à l’autre un massage du dos.
Techniques fondamentales de prise de conscience de l’énergie
Les exercices simples de prise de conscience des énergies nous permettent d’entrer en contact avec le corps énergétique ; ils nous aideront à faire en sorte que „l’énergie” ne soit plus pour nous un concept théorique flou mais une réalité perceptible vivante. Pour cette raison, les exercices fondamentaux de prise de conscience des énergies sont très utiles, comme base et composants d’autres techniques tantriques yogies. Pendant ces techniques, nous nous concentrons sur les sensations et les perceptions subtiles énergétiques et c’est pourquoi il est indiqué de garder les yeux fermés.
1. La conscientisation de l’énergie biomagnétique. Temps d’exécution: minimum 3 minutes.
Si nous n’avons jamais pratiqué ce genre de techniques, ou si nous avons l’intention de les expliquer à l’être aimé qui réalise des exercices yogis pour la première fois, il est indiqué de commencer avec une expérience simple, à la suite de laquelle nous devenons conscients des énergies de notre être. Nous approchons lentement les paumes l’une de l’autre, mais sans qu’elles se touchent. Ensuite nous déplaçons les paumes en légers mouvements circulaires, ou en mouvements lents ou brusques, en avant et en arrière. Nous cherchons à garder en permanence un état de profonde relaxation. En quelques minutes, entre nos mains va se créer un champ biomagnétique distinct, comme une sphère de force. Les perceptions seront plus intenses si au préalable nous avons vigoureusement frotté les paumes entre elles pendant environ 1 minute.
L’exercice proprement dit consiste dans la prise de conscience de l’interaction énergétique avec l’être aimé au niveau des paumes ; nous allons nous concentrer sur la création d’un champ d’énergie biomagnétique entre nos paumes et les paumes de l’être aimé. Nous levons les mains jusqu’au niveau des épaules, et ensuite nous approchons nos paumes des paumes de l’être aimé jusqu’à une distance d’environ 4-6 cm. Nous n’envisageons pas d’atteindre les mains de l’être aimé, parce que le contact conduit à la manifestation d’un processus de court-circuit, qui diminuera l’intensité du champ. Nous bougeons doucement et lentement les mains en différentes directions.
2. La perception des flux d’énergie qui coulent à travers les doigts. Temps d’exécution: 3-5 minutes.
Cet exercice sera réalisé en Vajrasana (la posture du diamant). Nous nous asseyons en Vajrasana, face à face, suffisamment proche pour que les genoux se touchent. Les mains sont placées au niveau des épaules, mais cette fois-ci nous approchons les doigts jusqu’à ce que leurs bouts s’effleurent, les yeux sont fermés.
L’attention sera portée au maximum sur les bouts des doigts. Nous prenons conscience du flux d’énergie qui coule de l’un vers l’autre, et nous envisagerons mentalement de générer et d’amplifier les sensations de fourmillements et de vibrations des doigts. Parmi les doigts de la main gauche, nous percevons la réception d’énergie, par les doigts de la main droite nous émettons de l’énergie. La respiration continue de se dérouler librement.
Une fois que nous avons commencé à très bien ressentir l’écoulement de l’énergie, nous pouvons exercer avec les yeux fermés. Alors nous allons en plus percevoir le transfert d’énergie à travers le soi disant magnétisme du regard.
Variante: Le flux d’énergie est transféré à travers les paumes.
Le même exercice peut être réalisé ayant les paumes collées à celles de l’être aimé.
3. La perception des flux d’énergie qui coulent par les majeurs. Temps d’exécution: 3-5 minutes.
Nous nous asseyons au sol, allongés sur le ventre. Nous courbons la partie supérieure du tronc en arrière, en nous appuyant seulement sur les coudes, dans une variante de la posture du Cobra (Bhujangasana). Les avant-bras sont placés au sol avec les paumes collées, orientées vers l’être aimé; nos majeurs touchent les majeurs de l’être aimé. Nous nous concentrons à percevoir le flux d’énergie qui coule par la zone de contact.
4. La perception du flux d’énergie qui coule à travers les plantes des pieds. Temps d’exécution : 3-5 minutes.
Nous nous asseyons au sol avec les jambes allongées en avant, nous nous plaçons tels que les pieds de l’être aimé soient collés à nos pieds. Nous prenons appui sur les bras tendus pour être plus relaxés. Les yeux sont fermés. Nous nous concentrons pour percevoir le flux d’énergie qui coule par les pieds. Nous envisageons de ressentir la réception de l’énergie de l’être aimé par le pied gauche et nous lui offrons de l’énergie par le pied droit.
Variante: Nous percevons le flux d’énergie à travers les plantes des pieds, en position assise.
Nous suivons les mêmes recommandations que plus haut, sauf que cette fois-ci nous nous allongeons au sol.
5. La perception du flux d’énergie qui passe par les bras et les épaules. Temps d’exécution : 3-5 minutes.
Assis en Vajrasana, les genoux collés à ceux de l’être aimé, nous allongeons les mains pour que les paumes et les doigts soient placés sur les épaules de l’autre. Nous nous concentrons afin de percevoir le flux d’énergie qui coule par les paumes et les bras. Du fait que cette position produit une entrée de chacun dans l’espace aurique individuel de l’autre, le mécanisme psychologique d’autodéfense sera activé et va surgir. C’est pourquoi il est impérieusement nécessaire de nous relaxer en profondeur, consciemment, pendant cette posture. Nous allons exécuter cet exercice avec les yeux fermés. Seulement lorsque nous percevons déjà une très bonne harmonisation réciproque et une intimité relaxée et relaxante entre nous, nous pouvons réaliser comme variante, cet exercice avec les yeux ouverts, en remarquant les nuances et l’enrichissement des échanges énergétiques entre nous à travers le regard plein d’amour et transfiguré de manière réciproque.
(à suivre)
yogaesoteric
2009
Lire également:
L'art de la nudité
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De plus en plus "d'opposants..."
Il viendra un jour où les élections présidentielles recueilleront péniblement 20 % de votants. C'est inévitable puisque les Puissants ne changeront pas.
Et que la rupture est consommée et s'étend inéluctablement.
Il est temps désormais de construire, ensemble, un autre Etat.
Le nôtre.
Celui du Peuple.
L'Anarchie dont on nous a enseigné qu'elle était un désastre deviendra la norme.
Une anarchie constituante érigée par des citoyens tirés au sort. C'est l'antique démocratie grecque qu'il faut comprendre.
L'Etat le sait et il s'est mis lui-même en "Etat d'urgence"....C'est pour lui qu'il a peur. Pas pour nous.
http://ring.fr/article/article.php/article/communique-de-laurent-obertone-sur-les-attentats-du-13-novembre
COMMUNIQUÉ DE LAURENT OBERTONE SUR LES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE
TRIBUNE DE LAURENT OBERTONE PARUE DANS LE FIGARO LE 27 NOVEMBRE 2015
La réalité vient de nous frapper en plein visage.
« Nous sommes dans la guerre », a essayé de dire François Hollande, et pourtant toujours incapables de construire des prisons, d'endiguer l'insécurité, de faire appliquer la loi, de maîtriser l'immigration, d'arrêter de prendre des « fondamentalistes » pour des déséquilibrés, et de cesser de traiter de « manipulateurs », a minima, tous ceux qui ont le mauvais goût de souligner ces problèmes.
Allez, après moi : « Je suis Charlie, je suis Paris ». Criez plus fort, oubliez plus vite.
Vous ne voulez pas d'amalgame, mais quel choix laissez-vous à l'opinion ? Soit répéter vos mensonges, soit la clandestinité ?
L'opinion voudrait qu'on parle enfin son langage. Et par la même occasion qu'on cesse d'ignorer sa réalité et, si possible, sa souveraineté. L'opinion n'accepte pas de sacrifier ses libertés en se planquant derrière des barbelés, des caméras et des surveillants parce que les planeurs qui nous gouvernent trouvent ça tellement plus beau un monde sans frontière. L'opinion n'accepte plus qu'on la sacrifie au nom d'une « ouverture » synonyme de soumission.
L'opinion ne veut plus s'entendre dire que « les premières victimes sont les musulmans », ni que « l'islamophobie explose », quand des tarés massacrent au nom de l'Islam 130 personnes, avec le soutien de milliers de « français » et de « belges » qui le sont autant qu'une pomme est une banane.
L'opinion n'est pas stupidement méchante et débile : elle sait parfaitement que vivent parmi nous des musulmans qui aiment notre pays. Mais elle sait tout aussi bien que des groupes salafistes, que des groupes partisans de l'État Islamique, que les frères musulmans et leur organisation française l'UOIF, que quantité d'associations publiques, parfois soutenues et financées, en tout cas tolérées par l'État, ont des fantasmes sans doute plus proches du califat que de la laïcité.
L'opinion sait aussi que notre gouvernement n'a pas tenu compte d'avertissements étrangers qui auraient pu nous épargner ces attentats. Comme elle sait que François Hollande préfère armer l'Arabie saoudite à la Russie.
Ce qui l'intéresse, l'opinion, plutôt que de devenir une République Islamique, c'est de savoir pourquoi la République, la sienne, manque à ce point de cohérence et de courage.
L'opinion en a marre de voir le débat public se transformer en une ode à la stérilité, marre de se demander si ses élus et journalistes sont encore capables de penser, plutôt que s'époumoner d'indignation et s'acharner sur ceux qui ne récitent pas la même chose qu'eux.
Tout ce qu'elle voit, l'opinion, ce sont des terroristes, intellectuels ceux-là, prêts à nier le terrorisme, à refuser de le nommer, par peur d'unamalgame. Elle voit, par exemple, l'AFP transformer des terroristes en de simples « assaillants ».
Le sentiment qui domine l'opinion est le suivant : l'État a trahi. Il a rompu le pacte, bafoué sa constitution et méprisé ses devoirs, il a créé les conditions du désordre. Et on voudrait qu'on se fie à cet État pour mieux nous protéger ? Cet État qui depuis cinquante ans organise une immigration massive que jamais l'opinion – qu'on prétend souveraine – n'a approuvée ?
Il est urgent d'entendre l'opinion, et de n'en plus criminaliser les inquiétudes.
L'opinion ne veut plus être séduite ou menacée : elle veut des faits.
L'État, c'est elle, et elle veut être obéie. Face à la faillite majeure du gouvernement français, nous demandons la création immédiate d'un comité d'experts en contre-terrorisme, composé de pointures françaises et mondiales, non-partisanes, dont les propositions devront être appliquées.
Gouvernants, si vous ne pensez qu'à sauver votre boutique, si vous n'avez pas compris que gouverner n'est pas seulement jouir de l'impôt, que la France n'est pas que le paillasson de vos délires, que son peuple finira bien, malgré son infinie patience, à se radicaliser, par tous les moyens y compris électoraux, alors vous ne comprendrez jamais rien.
L'opinion ne laissera pas leur « vivre ensemble », par sa lâcheté, ses renoncements et sa soumission, devenir son « mourir ensemble ».
Laurent Obertone, écrivain, membre de la secte des yeux ouverts, et humble sujet de l'opinion, auteur de La France Orange Mécanique, Utøya et de La France Big Brother (2013 et 2015, éditions Ring).
"Bande de Sans-dents..."
JUSTE POUR INFORMATION....
A Saint-Denis, les pauvres n’ont pas le droit d’être traités en victimes
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Après l’assaut du 17 novembre à Saint-Denis, 71 personnes délogées dorment toujours dans un gymnase, alors que l’Etat est aux abonnés absents. Pourquoi la solidarité nationale ne fonctionne-t-elle pas pour ces familles?
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A Saint-Denis, les pauvres n’ont pas le droit d’être traités en victimes
Habitant-e-s de Saint-Denis, nous avons vécu comme tous les dionysien-ne-s un mercredi 17 novembre particulièrement angoissant. L’intervention des forces du Raid et de la BRI contre des terroristes retranchés dans un appartement de la rue du Corbillon a placé la ville sous la terreur et le blocus militaire pendant quelques heures. Évidemment celles qui ont le plus souffert, ce sont les 30 familles qui vivaient dans les appartements de l’immeuble concerné. Réveillées à 4 heures du matin par les tirs en continu et les explosions, elles ont vécu un cauchemar, obligées de se calfeutrer, de cacher les enfants et de n’avoir plus rien d’autre à faire que de prier pour ne pas mourir. Evacuées en urgence, elles ont quitté leur domicile sans leurs affaires personnelles. Et les dommages collatéraux de cette intervention sont irréversibles : l’immeuble, déjà en piteux état, est quasi détruit, et la plupart des affaires des habitant-e-s sans doute irrécupérables.
Ces habitant-e-s sont bien des victimes : victimes des terroristes qui ont décidé de venir se cacher dans leur immeuble et d’une intervention, qui, justifiée, les a conduit à perdre leur toit. N’importe où ailleurs, il est vraisemblable que ces familles auraient droit aux égards que cette situation d’horreur implique : une vraie prise en charge aussi bien psychologique que matérielle avec un relogement. Pourtant, il semble bien que l’État et, de facto, le gouvernement ne leur reconnaissent pas ce statut de « victimes d’actes de terrorisme », reconnu par la loi du 9 septembre 1986, et même de victime tout court. Aucun ministre ni le préfet de Seine Saint-Denis ne sont allés à leur rencontre. Pire, elles sont abandonnées à leur sort de dommages collatéraux d’une guerre dont elle ne sont pas responsables. Le soutien psychologique a été laissé à la Mairie, et aucune cellule d’urgence digne de ce nom n’est intervenue, en particulier à destination des enfants. Pire encore, elles dorment depuis mercredi dernier dans un gymnase prêté par la Ville. Aucune solution de relogement pérenne, au calme, sans promiscuité, et concernant l’ensemble des familles, n’a été proposée par l’État. Le préfet à l’égalité des chances a d’abord dit qu’il fallait faire un «diagnostic social» pour chaque famille. Comme s’il gérait une procédure d’expulsion locative. Puis, il a indiqué, lundi 23 novembre, que seules les familles de la cage d’escalier où se trouvaient les terroristes seraient relogées. Et les autres ? L’immeuble, déjà délabré et en situation de péril, menace de s’effondrer. Et comment retourner sur un lieu qui garde autant les stigmates d’un événement particulièrement traumatisant ? Comble de l’indignité, un des habitants de la cage d’escalier, blessé lors de l’opération, placé en garde à vue quelques heures, a reçu une injonction à quitter le territoire, faute de papiers en règle, alors qu’il est encore à l’hôpital.
Où est donc la solidarité nationale? Pourquoi, ne fonctionne-t-elle pas pour ces familles ? Au fond, ce traitement spécifique accordé aux familles des classes populaires n’est qu’une illustration, par l’abject et par l’absurde, d’une situation vécue quotidiennement à Saint-Denis : celle d’un Etat aux abonnés absents, discriminant quand il n’est pas maltraitant. À Saint-Denis, pendant l’union nationale et l’état d’urgence, la guerre contre les pauvres et les immigré-e-s ne connaît pas de trêve.
Par Sibylle Gollac, Stéphanie Guyon, Julie Pagis, Etienne Penissat, Karel Yon, Dionysien.ne.s, enseignant.e.s-chercheur.e.s membres de Sciences Populaires Saint-Denis.
Hommage

"Ma fille est morte au Bataclan"
Moi, père d'une victime, je n'irai pas aux Invalides
Publication: Mis à jour:
Ma fille est morte au Bataclan le 13 Novembre, elle avait 17 ans.
Je n'irai pas à l'hommage qui sera rendu aux victimes à 10h30 aux Invalides parce que je considère que l'État et ses derniers dirigeants en date portent une lourde responsabilité dans ce qui s'est passé.
Une politique désastreuse a été menée par la France au Moyen-Orient depuis plusieurs années. Nicolas Sarkozy a largement contribué à la chute du régime de Khadafi en envoyant l'armée française combattre en Libye, en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui interdisaient toute intervention au sol. Or, plusieurs sources affirmaient à l'époque que les Forces Spéciales étaient « en apesanteur » et avaient œuvré sur le terrain. La Libye n'était pas ennemie de la France, Nicolas Sarkozy avait reçu Khadafi avec les honneurs d'un chef d'État, et ce pays est devenu depuis un cauchemar chaotique où circulent librement armes et combattants.
François Hollande et Laurent Fabius se sont ensuite acharnés contre Bachar El Assad, poussant inlassablement les puissances occidentales à intervenir militairement pour renverser le régime syrien, alors que celui ci n'était pas l'ennemi de la France. Les frappes prévues furent annulées in extremis lorsque Barack Obama refusa d'engager les États-Unis dans cette aventure.
Cette ingérence de la France dans les affaires intérieures de pays souverains a été menée avec l'argument selon lequel les dirigeants syriens et libyens massacraient leur peuple. Certes. Comme Saddam Hussein et Muammar Khadafi, Bachar el Assad est un dictateur sinistre de la pire espèce. Mais il n'est pas plus exécrable que ceux actuellement au pouvoir au Qatar et en Arabie Saoudite, avec lesquels la France entretient d'excellentes relations diplomatiques et commerciales, et qui ont financé Daesh.
Cette érosion de la compétence politique est dramatique pour notre pays. Les derniers présidents ont agi avec une légèreté inconcevable, portés par des vues à court terme. Mais cet aspect n'est pas le seul en matière de responsabilité du monde politique.
Depuis plusieurs décennies, la République a laissé se développer des zones de désespoir, que le philosophe Jean-Paul Dollé nommait avec la justesse qui le caractérisait: "Le territoire du rien". Un urbanisme inhumain, sans lieux de loisirs, de culture, sans écoles dotées de moyens à la hauteur de l'enjeu, au sein duquel aucun sentiment humaniste et citoyen ne peut éclore. "Cités Dortoirs", "Quartiers sensibles", les termes ont évolué mais le problème demeure et le personnel politique l'a toujours traité avec indifférence. Raymond Barre promit "d'enrayer la dégradation physique et sociale des grands ensembles". Bernard Tapie fut ministre de la ville, Nicolas Sarkozy annonça un plan Marshall des banlieues et nomma Fadela Amara Secrétaire d'État chargée de la politique de la ville. Patrick Kanner l'est aujourd'hui et perpétue quarante ans d'échec.
Le divorce entre les français et leurs dirigeants est accompli, le contrat social est rompu, le gouffre entre le peuple et les élites est béant. Les atteintes importantes aux libertés publiques, votées avec empressement par l'Assemblée Nationale, ne régleront rien. L'extrême droite pourra toujours surenchérir et les assassins franchir les frontières.
La France est incapable de proposer un avenir à sa jeunesse, l'Europe est incapable de dépasser son actuel enlisement dans le libéralisme. Nos élus sont incapables de proposer une vision politique. Nos intellectuels, à de rares exceptions près, sont incapables de sortir de leur lucratif état d'histrions médiatiques. Je suis atterré par mon pays dévasté et je suis dévasté par la mort de ma fille."
Bagneux : Hommage à Lola, 17 ans, victime du Bataclan
Pascale Autran | 26 Nov. 2015, 20h00 | MAJ : 26 Nov. 2015, 20h00
Ce jeudi midi, l’église Saint-Hermeland de Bagneux est pleine, la foule déborde jusque sur le parvis où des brassées de fleurs entourent les registres de condoléances. Des centaines de personnes sont venues rendre hommage à Lola Ouzounian, 17 ans, l’une des plus jeunes victimes de la tuerie du Bataclan.
Lola Ouzounian

DR.
Des proches, des amis de Lola, ses camarades du lycée Sophie-Germain dans le IVe arrondissement de Paris, petits groupes soudés et trop émus pour s’exprimer. Et de nombreux habitants venus soutenir les Cohen, ses grands-parents maternels qui vivent à Bagneux, où la jeune fille aura passé une partie de son enfance. « C’est si triste », souffle une mère de famille venue par solidarité. Les élus locaux sont là, le sous-préfet d’Antony aussi, le maire du IVe arrondissement de Paris a fait le déplacement, et l’on aperçoit dans la foule l’acteur Gilbert Melki, les yeux rougis.
« Souvenons-nous que l’instruction, l’humanisme, la culture, sont les meilleurs outils contre la barbarie »
Des notes de violoncelle et d’orgue emplissent l’église pour un hommage émouvant en musique. Lola suivait les leçons de la pianiste de Bagneux Lucie Turbil, venue clore la cérémonie d’un Adagio de Bach. La musique, une passion partagée avec son père, le journaliste Eric Ouzounian, qu’elle accompagnait ce soir-là au concert du Bataclan. Lui a survécu à l’attentat. Quelques jours après le drame, il publiait sur les réseaux sociaux un texte déchirant pour annoncer la mort de sa fille : « Elle avait 17 ans. Souvenons-nous que l’instruction, l’humanisme, la culture, sont les meilleurs outils contre la barbarie. »
Dans l’église, des proches ont pris la parole, sa tante et son grand-père, « avec des mots pleins de dignité et de courage », sourit tristement Eleftérios Kechagioglou, le directeur du Plus Petit Cirque du Monde, venu assister à l’hommage. Lola fréquentait le cirque de Bagneux : « Elle venait quand elle avait entre 10 et 12 ans, c’était souvent son grand-père qui l’amenait », se souvient le directeur, qui a gardé de souriantes photos de la petite artiste. « Elle adorait le trapèze, c’était une petite fille qui avait toujours beaucoup d’entrain, et tellement de grâce… »
A l’issue de la cérémonie, un long cortège s’est formé. La foule a rejoint à pied le cimetière parisien de Bagneux, où Lola a été inhumée.
"Les yeux ouverts"
Thierry Ledru
La proposition de Marguerite Yourcenar, rédigée en 1980 pour changer le monde...
«Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.
Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.
Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.
On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.
On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.
On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.
On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.
Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait.»
Marguerite Yourcenar, "Les yeux ouverts."
Etat d'urgence
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux."
Benjamin Franklin
Perquisition administrative chez des maraîchers bio : « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »
PAR CAMILLE POLLONI
Le 24 novembre, le préfet de Dordogne a ordonné la perquisition d’une ferme du Périgord vert. À la recherche de « personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste », les gendarmes ont fait chou blanc. Sur les 1 233 perquisitions administratives menées en France, les abus commencent à s’accumuler.
La ferme d’Elodie et Julien, à mi-chemin entre Périgueux et Angoulême, figure dans une plaquette de l’office de tourisme au chapitre « vente directe de fruits et légumes ». Il faut croire qu’on la trouve aussi dans les petits papiers du préfet de Dordogne. Mardi matin à 7 h 20, depuis sa chambre avec vue sur l’arrière de la maison, un ami hébergé par le couple entend des claquements de portières et aperçoit la lumière de lampes torches. C’est une perquisition administrative. « Quand on est descendus, les gendarmes étaient déjà dans la cuisine », raconte Elodie, 36 ans. Elle ne sait pas si l’ami « a ouvert ou s’ils sont entrés tout seuls », de toute façon« la porte était ouverte ». Devant elle et son compagnon Julien, 34 ans, s’alignent« une dizaine » de gendarmes de Nontron, Ribérac et Verteillac.
Comme les maraîchers bio demandent des explications, les forces de l’ordre invoquent l’état d’urgence et leur montrent un ordre de perquisition signé par le préfet Christophe Bay (voir ci-dessous). Selon ce papier, faisant référence aux attentats du 13 novembre et à « la gravité de la menace terroriste sur le territoire national », « il existe des raisons sérieuses de penser » que, chez eux, « peuvent se trouver des personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste ». « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? », plaisante Elodie après coup. Installés depuis trois ans et demi en Dordogne, Julien et sa compagne ont une fille de deux ans, vendent des légumes de saison à Biocoop et le samedi au marché.
« Le G8, les manifestations pour l’environnement, ça ne vous dit rien ? »
Pendant deux heures quarante, les gendarmes fouillent chaque pièce en regardant« dans les placards, les coffres, la bibliothèque, les recoins, les boîtes », détaille Elodie. Ils semblent « très intéressés par les petits carnets, les coupures de presse. Les livres, moins. » Et demandent quelle surface fait la ferme, s’il y a des appentis. L’un d’eux prend les choses particulièrement au sérieux. « Il nous dit : “le G8, les sommets européens, les manifestations pour l’environnement, ça ne vous dit rien ?”, et mentionne aussi la COP 21. Visiblement, la perquisition a un rapport avec nos activités militantes. »
Cette impression se confirme lorsque les gendarmes évoquent enfin « un truc tangible », une action à laquelle Elodie et Julien ont participé il y a trois ans contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes : le blocage du péage autoroutier de Mussidan. « Je ne pense pas avoir fait une seule manif depuis », résume la maraîchère. « La petite a deux ans. Je ne veux pas jouer la Sainte Nitouche, mais manifestation ou pas, qu’est-ce qui justifie ça ? » Le gendarme zélé explique aux habitants de la ferme « qu’avec l’état d’urgence, tout rassemblement est interdit, et qu’organiser une manifestation est illégal ». Elodie demande : « Si vous trouvez un papier disant que j’organise une manifestation, vous m’arrêtez ? » La réponse est oui. Mais ils ne trouvent rien de tel.
Les ordinateurs de la maison sont raccordés « à un appareil qui ressemblait à un disque dur externe, apparemment pour en copier le contenu », sans même avoir besoin de demander les mots de passe. « Il y a un ordi sous Ubuntu [un logiciel libre, ndlr] , et, là, ça n’a pas marché. » « Ils ont aussi branché les téléphones portables à une machine, en expliquant que le logiciel se déclenchait en fonction de mots-clés. »Un gendarme s’autorise une petite impertinence : « Je suis pas sûr que ça marche avec le péage de Mussidan. »
« Ils nous parlent d’extrême gauche et sous-entendent qu’on est islamistes ? »
Lorsqu’ils tombent sur des autocollants de la CNT, les gendarmes demandent de quoi il s’agit. « C’est mon syndicat », répond Elodie, affiliée à la Fédération des travailleurs de la terre et de l’environnement. Pas de questions supplémentaires sur ce point. L’ami hébergé est fouillé sans insistance. Le matériel agricole ne semble pas non plus susciter leur curiosité. La conversation prend un tour plus inquiétant quand les gendarmes voient écrit « Bruxelles » dans un carnet et sur la carte d’identité de Julien, qui a travaillé en Belgique où il a encore des amis. Ils veulent savoir si le couple y va souvent. Ce signe de fébrilité agace Elodie : « On parle de quoi là ? Ils nous parlent d’extrême gauche et d’un coup sous-entendent qu’on est islamistes ? On ne sait pas ce qu’ils cherchent. » Pour seule réponse, les habitants récoltent un « voyez ça avec le préfet, nous on exécute les ordres ».
À 10 heures, après avoir fait signer un compte-rendu de perquisition reconnaissant qu’ils n’ont rien trouvé, les gendarmes repartent comme ils sont venus. Les maraîchers pensent quand même « qu’il faut que ça se sache ». Comme beaucoup de militants, ils craignent les conséquences de l’état d’urgence. « C’est vrai que notre préfet a la réputation d’être un peu rigide. Mais là on s’aperçoit que dès que la loi le permet, des individus se sentent libres de faire ce qu’ils veulent sur leur territoire. Visiblement, la brèche est ouverte. »
1 233 perquisitions, 165 interpellations, 142 gardes à vue, 230 armes saisies
La préfecture, que nous avons contactée, refuse de commenter ce cas particulier.« Nous préparons un communiqué de presse pour la fin de la semaine sur le nombre de perquisitions administratives, mais rien d’autre », nous répond-on. Lundi, un premier bilan départemental avait été rendu public : 26 perquisitions administrativesen Dordogne depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, dans la nuit du 13 au 14 novembre. Une arme de collection, détenue illégalement, a été remise aux gendarmes et détruite. Impressionnant bilan pour la Dordogne.
Sur l’ensemble du territoire, on dénombrait mardi 1 233 perquisitions administratives, conduisant à 165 interpellations, dont 142 gardes à vue, et la saisie de 230 armes. Un certain nombre d’abus et de bizarreries sont déjà signalés : citons par exempleune fillette de 6 ans blessée à Nice, un TGV évacué pour un film d’action, un trompettiste retenu sans motif Gare du Nord, un restaurant investi par la police en plein service… Au point que les recensions de ces dérapages ont été systématisées par La Quadrature du Net et remplissent les pages des journaux.
Le ministre de l’Intérieur croit-il désormais ce qu’il lit dans la presse ? Ce mercredi, Bernard Cazeneuve a annoncé qu’il allait envoyer une circulaire à tous les préfets« pour que ces perquisitions se fassent, même si on est dans un état d’urgence, dans le respect du droit ». C’est sûr que si personne ne prévient les préfets que les droits doivent être respectés…
Camille Polloni
Photo d’illustration : CC Philippe Leroyer (manifestation lycéenne à Paris, en avril 2008)
"LA BANDE DU SKATE PARK"
Marion GERVAIS, la réalisatrice de ce film diffusé en épisodes avait déjà réalisé "Anaïs s'en va-t-en guerre" dont j'avais parlé sur ce blog. J'avais adoré l'histoire de cette jeune fille, infiniment déterminée, lumineuse, naturelle et j'attendais avec impatience la sortie de ce nouveau film.
Bon, personnellement, je trouve ça absolument remarquable à tous points de vue. L'image, les dialogues, la justesse des ados, le fait qu'ils ne "jouent" pas un rôle mais qu'ils vivent chaque instant qui leur est proposé, l'importance de l'amitié, des rêves de vie, des projets, de la débrouillardise, les rires, l'ennui, les discussions, le skate, le skate, la passion commune, le moteur de leur jeunesse, l'insousciance et la certitude que tout est encore possible...
S'il y a un jour, une professionnelle du cinéma qui s'intéresse à mettre en film, un de mes romans, j'aimerais infiniment que ça soit Marion GERVAIS. !
En gardant le lien vers "SOMA SKATE", vous pourrez trouver la suite dans les jours à venir.
N'hésitez pas à partager car c'est ainsi que le succès du film précédent (Anaïs...) s'est construit. Hors des réseaux médiatiques officielles. Le bouche à oreille. Ou plutôt de "coeur à coeur".
Merci.
LA BANDE DU SKATEPARK
Tags : La bande du skatepark
Si vous avez déjà été ado au moins une fois dans votre vie, ou si vous avez pour projet de le devenir un jour, cette géniale série documentaire de Marion Gervais sur “la bande du skatepark” va forcément vous parler. Attention cependant, ceci n’est pas une vidéo de skateboard. C’est drôle, c’est touchant, c’est criant de vérité et je ne vous en dirais pas plus pour ne pas casser l’effet de surprise. On en reparle au prochain épisode (la semaine prochaine) avec une interview de cette Marion pour comprendre ce qui l’a motivé à suivre ces jeunes gens pendant près de deux ans :
La bande du skate park 1×01 – S'INSTALLER par IRLstories
La bande du skate park 1×02 – UN PERE EN MER par IRLstories
La bande du skate park 1×03 – LES FILLES ARRIVENT par IRLstories
Effroyable constat...
En 2015, une femme sur cinq victime de violences physiques en Europe
Par Emmanuèle Peyret et BIG —
Le 25 novembre, c’est la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, organisée par les Nations unies.
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En 2015, une femme sur cinq victime de violences physiques en Europe
Pour certains, le 25 novembre, c’est la Sainte-Catherine, désuète fête des filles qui n’ont pas trouvé de mari à 25 ans. Pour d’autres, c’est la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, organisée par les Nations unies depuis une résolution de décembre 1999. Objectif : promouvoir le droit des femmes et, surtout, sensibiliser le public, l’informer de la situation des femmes, réaffirmer la nécessité d’un combat indispensable.
La preuve en chiffres : la forme la plus courante est la violence physique infligée par le partenaire intime. En moyenne, au moins une femme sur trois dans le monde est battue, victime de violence sexuelle ou autrement maltraitée au cours de sa vie.

Selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent pour une femme âgée de 15 à 44 ans un risque plus grand que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis. Une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie.
Les chiffres font froid dans le dos : rien qu’en France, une femme meurt tous les trois jours, dans tous les milieux, à la ville comme à la campagne, sous les coups de son conjoint. Alors, bien sûr que cette journée du 25 novembre «a une vraie utilité», martèle Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne et présidente de l’European Union of Women (EUX) : «Il faut expliquer aux unes et aux autres, aux femmes et aux hommes, aux médecins et aux patients, aux enfants et aux adultes, aux employeurs et aux salariés, ce qu’est une violence. Informer, libérer la parole, protéger les femmes qui ont parlé, c’est primordial.»

Sinistre peloton.Une femme sur cinq en Europe a subi des violences physiques ou sexuelles, presque une sur deux des violences psychologiques, selon une enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (1)menée sur 42 000 femmes et parue l’an dernier. En tête du sinistre peloton, les Pays-Bas, la Suède, la Roumanie… et la France, où une femme sur quatre dit avoir été victime de violences physiques : alors que la moyenne européenne est de 22 %, l’Hexagone affiche un score de 26 %. Il s’élève encore en Lettonie et au Danemark, qui affichent chacun 32 %, les pays du Nord de l’Europe, pourtant très en pointe en termes d’égalité homme-femme, ayant les plus mauvais chiffres. «A cause de l’alcoolisme, essentiellement, commente la députée européenne. Mais aussi parce que les femmes y sont plus sensibilisées à leurs droits fondamentaux, hésitent moins à parler que dans d’autres pays européens, se sentent plus légitimes à dénoncer les violences qu’elles ont subies.»
Il faut donc déduire que les chiffres donnés par l’enquête sont sans doute très en deçà de la réalité. Les femmes ont souvent peur de parler, parce qu’après, que va-t-il se passer ? Alors il faut informer, faire parler, soutenir.

Rappeler ce qu’est une violence, d’abord, où elle commence : «Se faire bousculer, gifler, tirer les cheveux, frapper du poing, brûler avec une cigarette, énumère Elisabeth Morin-Chartier, mais aussi subir de la dépréciation récurrente, du genre "tu es nulle, tu n’arriveras jamais à rien", des comportements abusifs, par exemple se faire confisquer ses clés de voiture ou se voir interdire de voir sa famille, être victime de chantage, ou bien de comportements dominants et de violence économique.» Il s’agit aussi de reconnaître qu’on subit des violences à des signes qui ne trompent pas, comme la dépression, les troubles du sommeil, de l’anxiété ou des crises de panique. Se rendre compte qu’on a été isolée, coupée de ses proches : c’est le chemin de croix des victimes de violence conjugale, avec bien souvent les enfants au milieu (en 2014 en France, 35 sont morts dans un contexte de violence dans le couple, et 134 femmes). Le problème en Europe, poursuit la députée, «c’est le manque d’information et d’implication à tous les niveaux, social, politique».
La crise économique frappe très fortement les femmes depuis 2008, souvent en situation de précarité, de temps partiel et d’inégalité salariale criante, et contribue à la fragilité de nombre d’entre elles : «Nous sommes à un moment de recul dans l’histoire des femmes, dont la place dans la société est étroitement liée à leur éducation et à la transformation de leur savoir dans la vie économique.»
Traité d’Istanbul.Il faut donc, répète encore Elisabeth Morin-Chartier, qu’il y ait plus d’actions nationales, et surtout, pour commencer, que tous les pays européens ratifient la convention du Conseil de l’Europe sur la violence à l’égard des femmes et les violences domestiques, signée à Istanbul en 2011 par 13 pays, qui ont donc décidé de retrousser leurs manches pour venir en aide aux victimes. Parmi eux, l’Autriche, le Danemark, la Suède, l’Italie, le Portugal et la France, qui s’est décidée en juillet 2014.
Indispensable, insiste la députée : «Les femmes ont besoin d’être aidées par la justice. Si toute l’Europe signe ce traité d’Istanbul, alors on pourra commencer à être efficace et mettre en place un système européen cohérent.» D’une façon générale, conclut Elisabeth Morin-Chartier, «c’est une question d’ordre privé qui doit absolument être portée sur la place publique».
VOIR AUSSI NOTRE EXPÉRIENCE INTERACTIVE L'une d'elles
Un numéro à composer, celui de Violences femmes info : le 3919. Un site : Stop-violences-femmes.gouv.fr.
(1) L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, Fra.europa.eu
Valls vire.
[Vidéo] Le journaliste Thomas Guénolé viré de RMC à cause d’une chronique sur les attentats
http://gregtabibian.com/video-le-journaliste-thomas-guenole-vire-de-rmc-a-cause-dune-chronique-sur-les-attentats/

La chronique qui a fait virer Thomas Guénolé… par pascontent-tv
La nouvelle lui a été annoncée par un coup de téléphone du directeur de la rédaction de RMC, Philippe Antoine. Vendredi 20 novembre, Thomas Guénolé a appris que la chronique qu’il tenait sur RMC était suspendue et même définitivement arrêtée. Cela lui a été confirmé par un mail reçu dimanche soir, comme il l’a indiqué au site Arrêt sur images.
Thomas Guénolé pouvait se croire à l’abri. Lui au moins appartenait au camp du Bien. N’hésitant pas à en rajouter chronique après chronique, il inventait chaque jour des mots nouveaux, accompagnés du suffixe -phobe pour désigner l’ennemi. C’était un bon petit soldat. Mais qui, tout à son zèle, n’a pas vu arriver l’avion…
Mais le politologue (enseignant à Sciences-Po) a tout de même tenu à vérifier par lui-même en se rendant dans les locaux de la radio, ce lundi 23 novembre. Il n’a pas eu accès au studio, comme une ultime confirmation de sa mise au ban de la radio. Quelques instants plus tard, il a évoqué une rupture définitive du contrat qui liait, selon les informations du HuffPost, sa société Vox Politica à la radio jusqu’au 24 juillet 2016.
En cause, une chronique qu’il a tenue mardi 17 novembre dans la matinale de Jean-Jacques Bourdin (voir la vidéo en haut de l’article) qui a provoqué la colère du ministère de l’Intérieur. Ce jour-là, peu après 7h20, il s’intéressait « aux accusations de dysfonctionnements dans notre sécurité intérieure qui se multiplient dans la presse », après les attentats du 13 novembre.
Le désormais ex-chroniqueur affirme aussi que, dans son mail pour lui signaler la fin de sa chronique, RMC ajoute que depuis sa chronique les journalistes de la radio subissent un black-out total de la part du ministère de l’Intérieur ou de leurs sources chez les forces de l’ordre. « Ce genre de pressions, c’est glaçant », commente-t-il…
La censure, c’est maintenant ? En tout cas, cela ressemble bien au premières mesures de restriction de la liberté de la presse provoquées par l’Etat d’urgence…
A ben non en fait ! puisque le gouvernement a annoncé qu’il supprimait les articles relatifs à la limitation de la liberté de la presse dans la loi de 55… Je dois être complotiste 
KUNDALINI : réflexions. (3)

« La capacité à ressentir le désir de faire l’amour provient d’une transmission qui s’effectue très tôt dans la petite enfance, avec les hommes et les femmes de notre famille qui nous aiment et plus particulièrement notre mère. »
Dr Danielle Flaumenbaum. « Femme désirée, femme désirante »
C’est un paramètre qu’il est impossible de nier. Toutes ces émotions reçues pendant l’enfance et l’adolescence ont construit l’individu et les effets de ces émotions, positives ou non, ont des implications profondes sur la sexualité adulte.
L’individu qui n’a pas été « aimé, choyé, accompagné, réconforté, sollicité » gardera en lui une crainte, bien souvent inconsciente. Peut-être s’agit-il même d’un désamour imaginaire, une interprétation fallacieuse d’un amour parental réel mais maladroitement transmis ou faussement perçu. Toujours ce problème généré par la transformation du réel au gré de nos fluctuations émotionnelles. Seule, une analyse personnelle ou accompagnée peut résorber les conflits intérieurs et peut-être même les absoudre. Mais s’obstiner à vouloir les oublier les nourrit au contraire de l’énergie nécessaire pour survivre…
Une fille n’ayant pas été accompagnée avec bienveillance pendant ses premières années de vie, jusqu’à l’élaboration de sa sexualité adulte, et qui n’aura pas pu élaborer en elle une confiance solide, une conscience réelle de l’intégralité de sa personne, une analyse de ses propres comportements, cette fille devenue femme, incarcérée dans une réalité douloureuse, il lui sera difficile d’entrer dans le champ de la sexualité sacrée étant donné que le vécu corporel, émotionnel et psychologique sera considérablement perturbé par ce passé douloureux.
S’ajoute à cet état d’incertitude, le poids ancestral de l’Histoire des femmes à travers les âges de l’Humanité et de l’emprise masculine sur la sexualité. Une emprise sociale, religieuse, comportementale, des attributions limitées à la reproduction et à l’éducation des enfants, une certaine forme de « soumission » à des dogmes archaïques.
Quant aux violences physiques et psychologiques faites aux femmes, chaque jour, dans le monde, elles sont innombrables et c’est un drame effroyable, la matérialisation la plus sordide de l'immaturité spirituelle de cette masse de testicules érigées en cerveaux.
Il existe incontestablement dans l’esprit d'un grand nombre de femmes une crainte plus ou moins forte de la sexualité, comme un égrégore néfaste, transmis de génération en génération dans l’inconscient collectif.
Il en est de ces femmes, très nombreuses, qui finiront par adopter la sexualité émotionnelle des hommes en répudiant partiellement ou intégralement, la dimension spirituelle de la sexualité, alors qu’elle est originellement inscrite en eux. Puisqu'elles ont reçu la mission sacrée de porter et de donner la vie.
Il se peut, néanmoins, que cette sexualité les comble. Un certain temps…Empiler les partenaires n'y changera rien tant que la sexualité émotionnelle masculine leur servira de balises...
Il est évident par conséquent que l’éveil de la féminité à travers une sexualité comblée, entière et bienheureuse, est bien plus aléatoire que la masculinité dans un monde cartographié et rigidifié par les pénis des hommes…
Il faut prendre en considération l’ensemble de ces paramètres dans la recherche de la sexualité sacrée. Homme et Femme unifiés dans la bienveillance de l’Amour intégral, l’Amour corporel et spirituel.
Non pas un amour émotionnel, nourri par les transmissions les plus lourdes, sociales, historiques et personnelles mais un Amour libéré de toutes les entraves.
Ce changement radical ne se réalise qu’en apprenant, ensemble, à devenir conscient dans l’acte d’aimer et non à se laisser emporter par des états troubles. Il s’agit donc de faire l’amour pour l’amour, ni pour soi, ni même pour l’autre mais en unifiant les deux partenaires dans une dimension supérieure, au-delà des personnalités. Non pas dans l’oubli ou la négation des individus mais bien au contraire dans le saisissement intégral des individus.
S’oublier en tant qu’individu chargé d’une histoire pour naître à soi dans l’instant immédiat.
Cela représente un cheminement d’autant plus complexe que l’histoire de la personne, et en priorité de la femme, aura été alourdie par de multiples fardeaux, transmis ou vécus.
Barry Long parle de l’importance du « vagin émotionnel » et de ses troubles associés. Il est nécessaire que l’homme prenne conscience que le sexe de la femme contient, de par les émotions ancrées, un vaste lacis de résistances, peurs, craintes, ou désirs inavoués, fantasmes inassouvis, et espérances.
Il est désastreux de vouloir imposer un pénis invasif dans le corps d’une femme qui ne serait pas aimée telle qu’elle doit l’être, avec cet hommage de chaque instant pour la Féminité qu’elle porte. Son sexe est un calice et non l’orifice destiné à assouvir l’excitation de l’homme…
On ne fait pas l’amour.
C’est l’amour qui nous a fait et qui propose tout au long de notre vie terrestre de progresser dans cet espace divin.
Dans la première expression, les humains s’attribuent par ces propos le phénomène le plus extraordinaire de la Création. L’Union des individus. Tous les êtres vivants l'éprouvent et les Humains bénéficient d'un potentiel miraculeux de conscience, l'entière possession de cette expérience suprême. Une Union sacrée qui émerge de l’imagination incommensurable de la Nature divine et non de l’émotionnel basique des egos avides.
La seconde expression reconnaît, avec humilité, que « l’accord des corps » relève d’un acte suprême, un transformateur fabuleux, l’éclosion des esprits par l’entremise de la sexualité. Dire que les Humains "font l'amour", c'est affirmer follement que les rayons font le soleil...
Un pénis ne pénètre pas un vagin. Sinon, il ne serait question que de biologie ou d’anatomie.
Un pénis émotionnel ne pénètre pas un vagin émotionnel. Sinon, il ne s’agirait que de la rencontre de deux individus isolés dans une sexualité spirituellement immature.
Deux corps enlacés qui s'étreignent et s'accueillent, qui s'enchassent et fusionnent, non pas un sexe d'homme dans un sexe de femme mais un canal érigé plongeant dans la matrice qui éveille la lumière intérieure, le corps entier de la femme auréolé d'un Amour divin diffusant les rayons émanant de son coeur. Ni pénis, ni vagin, ni seins ou fesses, ni aucune zone érogène dressée comme un panneau indicateur mais l'entièreté des individus dans l'espace énergétique des vibrations les plus profondes, le crépitement lumineux des cellules, comme autant d'étoiles dans l'Univers.
Les corps vers les âmes.
Les préliminaires ne sont donc pas des catalogues anatomiques de caresses mais un chapelet de regards, paroles, baisers, câlins, réconforts, aides, soutiens, encouragements, félicitations, paroles aimantes, amusements, pensées, messages… à chaque instant de la journée et non une fois coulés sous la couette. L’Amour est intemporel et ne se retrouve pas à heures fixes, dans une situation connue, prêt à parcourir méthodiquement un chemin usé par des émotions anciennes. L’Amour est neuf et unique à chaque instant.
C’est un état incessamment renouvelé et pourtant immuable.
Les émotions qui en découlent ne sont pas des torrents dévastateurs et inconscients mais des opportunités pour la connaissance de soi.
Les rituels ne sont évidemment pas à bannir dès lors qu’ils contribuent à une osmose tournée vers « là-haut » et non à la simple mécanique rassurante ou dépitée de protocoles organiques.
Ces rituels peuvent également contribuer à la durée de la rencontre, à l’établissement lent et doux de la confiance, de l’abandon, de l’accueil de la tendresse et non inévitablement de la conjonction des individus. Un rituel n’est pas nécessairement un couloir menant à la chambre à coucher, ni même à l’accouplement. Dans ce mot, il y a « couple » et il est bon d’y songer a priori. Les deux partenaires sont conviés mais l’homme doit prendre en considération que les besoins physiologiques de sa partenaire ne sont pas les siens et que la durée prolongée de l’étreinte est une constante incontournable, un cheminement patient et bienveillant…Toujours cette bienveillance envers sa « Déesse. »
Il faudrait parler aussi des transferts d’énergie, de la circulation dans les chakras, de l’éveil de la Kundalini, de l’émergence des auras, des phénomènes stupéfiants d’orgasmes énergétiques asexués, de la probable apparition de transmissions de pensées, de synchronicités de plus en plus fréquentes et diverses, des ressentis physiques inversés, homme-femme, dans une disparition partielle des identités sexuelles… Il faudrait évoquer encore tellement de choses…
Il y a un choix à faire. Laisser le bateau de l’existence à quai et se satisfaire des horizons limités ou accepter cette « Terra Incognita » en soi et partir à l’aventure…À deux.
Si beau...
Tout est là....La beauté du monde qui nous accueille.....Le silence, la paix, les ressentis les plus profonds, l'osmose intégrale, corps et âme, se dénuder intérieurement par l'expérience corporelle et s'élever dans le chemin spirituel..... Ce que vit Maud, dans le roman en cours.....Avec un compagnon...On peut supposer que la femme de cette vidéo est également accompagnée puisque "quelqu'un" la filme.
Je n'aurais d'ailleurs pas écrit "KUNDALINI" sans mettre en scène un couple puisque cet amour de la Nature ne peut pas, selon moi, être pleinement vécu sans un partage avec un être aimé. Il manquerait la dimension spirituelle de la sexualité.






