Là-Haut

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LA-HAUT : Commentaire (3)

Par Le 24/11/2015

 

LÀ-HAUT (THIERRY LEDRU)

Attentat dans le RER à la station Saint Michel. De passage à Paris, Jean, guide de haute montagne, est grièvement blessé. Blandine, la femme qui l'accompagne, déchiquetée par l'explosion de la bombe, meurt immédiatement. Quand Jean se réveille sur un lit d'hôpital, c'est pour apprendre qu'il a été amputé sous le genou et qu'il ne reverra plus jamais celle qu'il aimait. Il est désespéré. Il sait, qu'avec une jambe en moins, il ne pourra plus jamais exercer son métier. Dès son retour en Savoie, il se remet à marcher et même à grimper avec sa prothèse. Un beau jour, il fait la connaissance d'Isabelle, jeune et charmante bibliothécaire blonde qui, comme lui, s'intéresse aux questions de spiritualité.

« Là-haut » est un roman émouvant et prenant qui aborde un thème difficile et assez rarement traité, celui du handicap et d'un handicap particulièrement cruel et injuste, celui qui est causé par un attentat terroriste. Le lecteur suit pas à pas le héros dans sa longue et lente progression pour échapper par le haut à l'enfer dans lequel il a été plongé. Tout est si minutieusement détaillé par l'auteur, si finement observé qu'on se dit que ça sent le vécu. Même si l'auteur dérive un peu beaucoup dans la métaphysique (recherche de preuves de l'existence de Dieu, citations de paroles de sagesse hindoue) et affiche un anticléricalisme militant, l'ouvrage reste un témoignage puissant qui ne pourra laisser personne indifférent. D'autant plus que Thierry Ledru, qui possède un style très personnel, très efficace et de très bonne facture, sait rendre son propos particulièrement percutant. Un très bel hymne à la résilience, au courage et à l'amour.

4/5

"un témoignage puissant qui ne pourra laisser personne indifférent. D'autant plus que Thierry Ledru, qui possède un style très personnel, très efficace et de très bonne facture, sait rendre son propos particulièrement percutant. Un très bel hymne à la résilience, au courage et à l'amour." Merci à Bernard Viallet pour ce beau retour de lecture.


 

 

Très heureux pour ce retour et particulièrement pour "ce style très personnel"...Car de nombreux retours d'éditeurs ont au contraire mis en avant cette "particularité" en considérant que cette écriture était "trop ardue pour le lecteur de romans".... Très heureux de voir que ça n'est pas le ressenti de tout le monde. 

Je retourne travailler à  l'écriture de "KUNDALINI" :)

Une belle journée ! 

KUNDALINI : réflexions. (2)

Par Le 23/11/2015

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Je pense que les émotions non contrôlées ont un impact sur la réalité. Non pas directement mais par ricochet. Dès lors que nous perdons pied en nous-mêmes, dès lors que nous agissons sous le coup d’une émotion qui nous submerge ou d’une pensée récurrente, d’un phénomène interne qui nous obscurcit par sa puissance, nous modifions la réalité puisque nos actes seront entachés de notre trouble.

Quelle est cette réalité dès lors, cette réalité originelle, celle qui n’aurait pas dû être ainsi violentée ? Pour ma part, je l’appelle le Réel, avec une majuscule, et non la réalité. Le Réel obéit à l’ordre de la vie, une vie immuable, alors que notre réalité est issue de la fluctuation de nos existences. On pourrait dénombrer autant de réalités qu’il y a d’individus. Mais il n’y a qu’un Réel. 

Dans l'expérience de la sexualité, j'ai déjà parlé des émotions et de leurs effets. Le cheminement du désir et de l'excitation.

Kundalini : réflexions.

Le Réel représente, à mes yeux, l'espace inifni et intemporel de l'Amour.

Les réalités se nourrissent, par contre, de tout ce que les individus transportent. Les peurs, les échecs, les fantasmes, les attentes, les compromis, les dénis, les non-dits, les réticences, l'espérance des désirs assouvis, les retrouvailles avec des vécus bienheureux, les déceptions devant des passés réanimés... Toutes les émotions et leurs effets.

Des effets qui peuvent se révéler dévastateurs : éjaculation précoce, frigidité, vaginite, impuissance, anorgasmie...

Les effets des émotions remplissent des pages entières.

On pourrait penser que l'Amour sans émotion n'a aucune saveur mais il ne s'agit aucunement de rejeter ces émotions mais de s'en servir. Un saumon ne pourrait remonter le courant s'il n'y avait pas de rivière... Les émotions sont des flots permanents.Les observer, c'est remonter vers la Source. vers l'Amour. Pour nager, il faut les comprendre, les analyser, les disséquer...Comme le ferait un nageur cherchant à affiner sa technique... 

Dans ce travail spirituel, la pleine conscience est une nécessité absolue. L'Amour en sera l'énergie indispensable car c'est un travail de longue haleine, une autopsie du passé puisque toutes les émotions y prennent forme et nourrissent les suivantes et les suivantes et les suivantes...Il n'y a pas d'émotions spontanées, jaillies de nulle part.  

Imaginons un pénis en érection. Il est chargé de toutes les émotions du passé et de tous les effets, désir et excitation en priorité. Si l'homme ne parvient pas à rester le Maître intérieur, il se présentera, tourmenté et dans un certain état d'inconscience devant le vagin de la femme. Ce vagin subira alors les effets de toutes les émotions qui envahissent cette femme, troublée et peut-être même inquiète de l'état émotionnel de son partenaire. Tout ça est très simplifié, bien évidemment. De multiples paramètres interviennent mais ce schéma "émotion-effet" représente la clé de la salle du trésor... Rien de beau ne sera possible sans la connaissance de soi. Comme une formule magique partagée par les deux partenaires. 

Une méthode s'impose dès lors. C'est la patience et la bienveillance. Résister à l'appel immodéré de l'émotion orgasmique et de ses effets, être dans l'instant, ne jamais se projeter au-delà du ressenti immédiat, réfréner les pensées comme autant de virus, accorder à soi et à l'autre une bienveillance totale, une attention délicate, une tendresse partagée, non pas pour courir vers le final mais pour saisir chaque instant, comme autant d'orgasmes. Non pas un orgasme génital mais un orgasme énergétique, celui qui s'éveille lorsque les deux entités spirituelles s'associent dans une parade corporelle, un hommage au flux créateur qui vibre de toutes ses forces en nous. Sans que nous n'ayons la moindre idée des horizons à découvrir. 

Cet orgasme énergétique va bien au-delà du connu. Et c'est parce qu'il n'appartient pas à notre passé que les émotions n'opèrent aucune entrave sur lui. Dans le champ spirituel de l'Amour physique, les émotions deviennent des opportunités de croissance intérieure et non des freins à l'exploration. 

L'émotion amoureuse pour ne pas être une dérive au regard de la plénitude énergétique recherchée se doit de se tourner vers l'Amour de la Vie et non seulement l'amour du partenaire. Il s'agit d'entrer dans une dimension "céleste" ou "divine" pour s'extraire justement des perditions corporelles. 

Caresser l'intégralité des corps et ne pas se focaliser sur des zones érogènes, suspendre les mouvements et entrer dans une quasi immobilité, une perception affinée et non brouillonne, un saisissement du bien-être de chaque fibre, de chaque cellule. 

La visualisation peut devenir une approche très bénéfique dans une recherche de cet état. Visualiser les flux énergétiques qui circulent comme des rayonnements et s'absoudre des images sexuées qui génèrent les émotions parasites, ressentir les battements cardiaques, intensifier les respirations et les accorder, plonger dans les regards au-delà des prunelles, bénir les corps avec des huiles parfumées, de la tête aux pieds, sans aucune préférence, sans insistance intentionnelle, les doigts comme les seins ou les sexes étant caressés avec la même tendresse et la même affection, sans aucun autre désir que d'amplifier encore et encore la pleine conscience des corps...

Longuement, longuement, sans aucune précipitation, sans aucun objectif final puisque l'Amour ne subit pas le Temps et qu'il jouit de chaque instant.  

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Empathie et motivation

Par Le 23/11/2015

Chris Ulmer est enseignant spécialisé : il donne des cours à des enfants en difficulté dans la ville de Jacksonville, en Floride. Ces élèves souffrent de différents troubles. Certains sont autistes, d’autres souffrent de lésions cérébrales traumatiques, d’apraxie ou encore d’agénésie du corps calleux.
 

Dans n’importe quelle classe école à travers le monde, les enseignants ont souvent l’habitude de commencer les journées par un petit rituel ou de routine. Le plus souvent, on passe en revue le programme du jour, on fait des annonces, on fait l’appel…
 

Mais dans la classe de Monsieur Ulmer, les choses se passent différemment : on commence la journée… par 10 minutes de compliments individuels !

 

« C’est génial de t’avoir dans ma classe. Je pense que tu es drôle. Tu es un super joueur de foot. Tout le monde ici t’adore… » Voici le genre de paroles que Chris Ulmer répète inlassablement à ses élèves. Chacun voit ses propres qualités personnelles réaffirmées en face de la classe, ce qui permet à chaque élève de constituer sa propre identité et de se définir pour ce qu’il est, pour les caractéristiques qui lui sont propres.

 

Avec cette démarche, Ulmer cherche avant tout à mettre en place un rapport de confiance entre les élèves, et à les aider à forger leur estime de soi, en réaffirmant constamment leurs qualités et leur valeur. Et c’est apparemment une chose dont ces élèves en difficulté ont bien besoin…

 

« Ces simples petits rappels quotidiens de leurs qualités redirigent l’attention des élèves. Ils détournent leur esprit de ce qu’ils ne peuvent pas faire, pour se concentrer sur ce qu’ils peuvent accomplir, » explique l’enseignant.

 

Et pour cause : ces enfants ont tous dû faire face à l’échec scolaire et à de grandes difficultés à l’école. À cause de leurs différents problèmes, l’éducation classique n’est pas adaptée à eux. Ce rejet du cursus classique peut être vécu de manière très traumatique par les enfants : ils ne se sentent pas à la hauteur, ont l’impression d’avoir été « punis », rejetés, mis à l’écart, parce qu’ils sont contraints d’aller dans des centres spécialisés.

 

@via Abc News


En se concentrant sur leurs talents individuels, Ulmer s’est aperçu que cela avait une incidence énorme sur l’état d’esprit des enfants, et que les résultats concrets pouvaient être rapidement observés ! Ainsi, il s’est rendu compte que les élèves se sont mis peu à peu à se complimenter les uns les autres, d’eux-mêmes. Et ils se sont même mis à complimenter leur enseignant en retour ! De même, ces échanges ont permis aux élèves de mieux se socialiser, et d’avancer d’une façon spectaculaire dans leur capacité à communiquer, à la fois de manière verbale et non-verbale !

 

La vidéo qu’il a postée sur la page Facebook de la classe est en train de devenir virale, et Chris Ulmer s’en félicite : « Je crois que si suffisamment de personnes nous suivent, cela anéantira les préjugés, et montrera la beauté de ces enfants qui ont des besoins spéciaux en matière d’éducation, » explique-t-il.

 

Lui et sa classe ont également écrit un livre racontant le quotidien des enfants. Le livre est écrit tour à tour par les enfants, puis du point de vue des familles et du point de vue d’Ulmer en sa qualité d’enseignant rendant compte de leur progression. Pour l’instant, son livre a été rejeté par les maisons d’édition, mais Ulmer garde espoir. Il explique sur sa page Facebook qu’il reste motivé et plein d’espoir lorsqu’il voit les progrès énormes de ses élèves, et la réaction des internautes intéressés par son travail.

 

« L’ignorance de ceux qui ont du mal à comprendre ces enfants est normale, et peut être excusée », écrit Ulmer.  « Mais il n’y a pas d’excuse pour le manque d’empathie. »

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Bachar al Hassad/ Berrnard Squarcini/ Daesch...

Par Le 22/11/2015

"Même sous la Constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave."

Condorcet


 

« Comment voulez-vous qu’il y ait coopération à partir du moment où vous refusez tout autre contact, où il n’est pas question de rouvrir votre ambassade et encore moins de faire une déclaration reconnaissant l’actuel régime syrien comme légitime ? À partir du moment où Hollande et Fabius font de mon élimination une condition sine qua non, ils ne peuvent pas me demander d’échanger avec eux. En fait, leur contradiction profonde, c’est qu’ils combattent le terrorisme d’une main et le soutiennent d’une autre, en fournissant armes et matériel à une opposition qui n’a strictement rien de modéré et encore moins de laïc. Nous avons actuellement en Syrie 20 000 djihadistes étrangers qui combattent au sein de Dae’ch, d’Al-Nosra ou autre, et vous savez parfaitement bien qui les finance. » [...]

L’Occident a combattu de toutes ses forces la nation arabe : aujourd’hui, elle a en face d’elle l’islamisme wahhabite et nous en payons tous le prix.»

Bachar al Assad.



 

 

 

Entretien avec Mr Bernard Squarcini

"Vous avez proposé à votre ancien service il y a deux ans de lui transmettre une liste des Français qui combattent en Syrie. Pourquoi a-t-il refusé ?

Il y a déjà deux ans, les services syriens m’avaient effectivement proposé une liste des Français combattant en Syrie. j’en avais parlé à mon ancien service qui en a rendu compte à Manuel Valls. La condition des Syriens était que la France accepte de coopérer à nouveau avec leurs services de renseignements. On m’a opposé un refus pour des raisons idéologiques.

C’est dommage car la proposition était une bonne amorce pour renouer nos relations et surtout, pour connaître, identifier et surveiller tous ces Français qui transitent entre notre pays et la Syrie. Résultat : on ne sait rien d’eux et on perd beaucoup de temps en demandant des informations aux agences allemandes, qui sont toujours restées sur place, mais aussi jordaniennes, russes, américaines et turques. On n’est absolument plus dans le concret."

 

SOCIÉTÉ

 

Vendredi 20 Novembre 2015 à 10:00 (mis à jour le 20/11/2015 à 09:42)

Bernard Squarcini : “Nous sommes entrés dans la terreur et le terrorisme de masse”

Par 

Louis de Raguenel

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Pour l'ancien patron de la DCRI, devenue DGSI, "rien n'a été fait" pour coordonner les services de renseignements. Photo © AFP

Bernard Squarcini. Directeur central du renseignement intérieur de 2008 à 2012, l’ancien préfet se livre sur l’état actuel de la menace terroriste. Pour lui, des décisions immédiates doivent être prises après les attentats.

Les services de renseignements français étaient-ils prêts ?

Clairement, oui. Il était prévu depuis les attentats de Bombay, en 2008, que de telles actions coordonnées et déterminées se produisent sur le territoire français et que la menace s’installe dans la durée. Nous savions que nous allions devoir monter en puissance pour faire face à ce type d’attentat. Il n’y a eu aucune surprise. En revanche, les services français paient les conséquences de certaines décisions politiques. Comme M. Hollande traite Bachar al-Assad de tous les adjectifs, les services syriens ne veulent plus coopérer avec les services français.

Comment travaillent nos services, alors ?

Nous sommes contraints de faire appel à des partenaires étrangers qui nous donnent les informations qu’ils souhaitent. Sans ces errements idéologiques, peut-être pourrions-nous éviter que des drames se produisent.

Vous avez proposé à votre ancien service il y a deux ans de lui transmettre une liste des Français qui combattent en Syrie. Pourquoi a-t-il refusé ?

Il y a déjà deux ans, les services syriens m’avaient effectivement proposé une liste des Français combattant en Syrie. J’en avais parlé à mon ancien service qui en a rendu compte à Manuel Valls. La condition des Syriens était que la France accepte de coopérer à nouveau avec leurs services de renseignements. On m’a opposé un refus pour des raisons idéologiques. C’est dommage car la proposition était une bonne amorce pour renouer nos relations et surtout, pour connaître, identifier et surveiller tous ces Français qui transitent entre notre pays et la Syrie. Résultat : on ne sait rien d’eux et on perd beaucoup de temps en demandant des informations aux agences allemandes, qui sont toujours restées sur place, mais aussi jordaniennes, russes, américaines et turques. On n’est absolument plus dans le concret.

Vous considérez que nous venons d’en payer les conséquences ?

Conscients de ces erreurs politiques et diplomatiques, les islamistes de Dae’ch ont commis un attentat remarquable. Parce qu’il se passe à Paris dans une région ultraprotégée, juste avant la Cop21, avec des cibles travaillées et à l’occasion du concert d’un groupe américain qui revient tout juste d’Israël. Les djihadistes ont frappé monsieur Tout-le-monde. Face à de telles attaques et compte tenu des prises de position du gouvernement, il est difficile pour les services de renseignements d’anticiper de manière précise le passage à l’acte. Des attentats sont déjoués. Mais qui sait si les commanditaires souhaitaient véritablement passer à l’acte ?

Lors des attentats de Paris, n’y a-t-il pas eu des dysfonctionnements entre la DGSI et la DGSE ?

L’enquête révèle qu’on est bien sur la piste d’une filière francobelge, connectée à la Syrie, qui a frappé méthodiquement la France. Pour la DGSI, que je connais bien pour en avoir été le directeur central, je sais qu’entre les renseignements intérieurs français et belge, les relations sont étroites. Mais je m’interroge : quel a été le travail de la DGSE sur les filières syriennes composées de Français en Europe ? Certains acteurs français du renseignement ne l’ont pas encore compris : il n’y a plus de différence aujourd’hui entre la menace intérieure et celle qui vient de l’extérieur. Il faut impérativement renforcer la coopération entre ces deux services. Il y a plusieurs mois, nous avions identifié le formateur de Mohamed Merah qui avait séjourné en Belgique. Nous savions qu’il formait tous les commandos européens et avions demandé à la DGSE de le “neutraliser” mais rien n’a été fait… Heureusement, il a finalement été “droné” par les Américains, mais bien après.

Vous dites que la Belgique est un « hub du terrorisme »…

Effectivement, ce pays est la base arrière du terrorisme en Europe. Les terroristes se donnent rendez-vous sur Internet pour partir faire le djihad et se retrouvent en Belgique pour passer à l’acte. Il faut bien comprendre que l’État belge n’a pas le même état de stabilité que ce que nous connaissons en France, même si leurs services de renseignement intérieur travaillent très bien avec nous.

Vous reprochez à la presse de raconter n’importe quoi sur les fiches S…

Oui, il faut repartir de zéro : une fiche “S” est une levée de doutes, attribuée à un individu lorsqu’il est sous les écrans radars et qu’il n’a rien fait de répréhensible pour l’interpeller. La fiche S permet d’observer cet individu pendant plusieurs mois et d’identifier s’il présente une dangerosité particulière, par son mode de vie, ses fréquentations et ses voyages, et s’il doit faire l’objet de moyens opérationnels lourds de surveillance. Elle a vocation à être actualisée par les services de l’État qui interviennent au quotidien (passages de frontière, contrôles routiers) et qui croisent cet individu. La fiche peut s’enrichir mais aussi s’appauvrir pour finalement être supprimée. Les fiches S vivent.

N’y a-t-il pas un meilleur moyen de contrôler ces personnes dangereuses ?

Face à ces gens, il faut maintenant appliquer des mesures administratives fermes. Comme on ne peut pas s’occuper de tout le monde, il ne faut plus hésiter, sous le contrôle d’un juge administratif, à assigner à résidence surveillée, à imposer le port du bracelet électronique, à retirer des passeports, à placer en centres de déradicalisation, à expulser. Cela permet une chose : savoir où ils sont et ce qu’ils font pour éviter qu’ils ne passent à l’acte.

Depuis trois ans, vous reprochez au gouvernement de perdre du temps…

C’est incompréhensible : entre l’attaque de Mohamed Merah et le travail très complet effectué par les commissions d’enquête parlementaires, et celles contre Charlie Hebdo, on a mis en exergue les besoins nécessaires à l’action des services de renseignements, mais on a perdu un temps fou pour réagir puisqu’ils n’ont été mis en place qu’en janvier 2015 ! Dans les services, un mois perdu entraîne une année de perte ! Entre-temps, l’ennemi se prépare et nous frappe.

Que faut-il faire pour éviter un nouvel attentat ?

Il faut accélérer les modes de recrutement dans le domaine des analystes. Surtout, arrêtons de faire de la communication. Les frappes annoncées dans la nuit de dimanche dernier sont importantes mais pas significatives par rapport aux personnes opérationnelles qui menacent directement l’Europe et la France. Par ailleurs, dans ses déclarations, Manuel Valls n’a rien annoncé de nouveau. La panoplie de mesures qu’il égrène existe depuis des années. En 1994, elles étaient déjà appliquées contre le GIA, le terrorisme islamiste algérien ! Arrêtons de parler. Mettons- les en place !

En matière de politique européenne, il faut créer un fichier des passagers aériens, réclamé depuis plusieurs années. Il faut impérativement rétablir les contrôles aux frontières de manière durable et mettre des moyens pour bloquer la circulation des armes qui viennent du nord et de l’est du continent. Pour mettre le terrorisme à genoux, nous devons réfléchir au rétablissement du service militaire obligatoire, car la police, la gendarmerie et l’armée sont surmobilisées partout. Sur la question du fondamentalisme, la police doit mieux contrôler les imams et ne plus hésiter, sous le contrôle de la justice, à arrêter et expulser ceux qui prêchent la haine. En outre, les responsables musulmans doivent dire haut et fort leurs positions, signaler tous les individus déviants et ne plus entretenir la moindre ambiguïté avec l’islam radical.

La période de l’après-guerre froide est finie. Nous sommes maintenant dans la terreur et le terrorisme de masse. C’est la guérilla qui arrive en France. Mais soyons réalistes, la solution n’est pas que policière ; elle est également politique et diplomatique, en liaison avec nos traditionnels alliés, l’Europe ainsi que les pays arabes.

Propos recueillis par Louis de Raguenel


SCANDALE D’ÉTAT CONFIRMÉ et amplifié : Le gouvernement est-il prêt à nous sacrifier par idéologie ?

 

D'Etienne Chouard : 
SCANDALE D’ÉTAT CONFIRMÉ et amplifié : Le gouvernement est-il prêt à nous sacrifier par idéologie ?
https://www.les-crises.fr/le-gvnmt-est-il-pret-a-nous-sacri…
À mon avis, le Blog Les-Crises.fr est le meilleur journal d'information en France. Indépendant, honnête, courageux. Bravo. 
Merci Olivier, à toi et à toute l'équipe qui bosse tous les jours sur ton précieux blog.
Faites passer.


 

Changements de comportements.

Par Le 22/11/2015

Nous gagnons !

 

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Nous gagnons !

Le journal New York Times a annoncé le dimanche 8 novembre 2015 qu’un « séisme » se produit dans les habitudes alimentaires des gens [1].

Les ventes de soda ont diminué de 25 % par personne depuis 1998, principalement remplacées par de l’eau.

Les ventes de jus d’orange se sont écroulées de 45 % sur la même période. Longtemps présenté comme une composante essentielle d’un petit-déjeuner sain, les gens ont maintenant compris que le jus d’orange est une bombe à sucre qui n’a rien de diététique.

Les ventes de céréales du petit-déjeuner, riches en sucre également, ont baissé de 25 % depuis 2000, remplacées par le yaourt et le müesli.

Les repas surgelés ont baissé de 12 % entre 2007 et 2013. Le chiffre d’affaires moyen des restaurants McDonald’s est parti dans une spirale à la baisse depuis trois ans.

Ces chiffres concernent les consommateurs américains. Mais on sait que la tendance est la même des deux côtés de l’Atlantique.

L’industrie agro-alimentaire tremble et va être obligée de se réformer si elle ne veut pas disparaître

Selon une enquête récente, 42 % des jeunes consommateurs entre 20 et 37 ans ont perdu confiance dans les grandes firmes agro-alimentaires, contre seulement 18 % dans le reste de la population.

Les produits industriels, emballés, longue conservation, sont devenus synonymes pour beaucoup de malbouffe, sucres ajoutés, graisses cuites de mauvaise qualité, additifs en tout genre.

Il était temps !

Le résultat est que les grandes firmes agro-alimentaires sont obligées de réformer leurs pratiques pour survivre :

« Le seul espoir de survie des grandes firmes agro-alimentaires historiques est de faire des changements audacieux dans les produits qui sont leur cœur de marché. Elles vont devoir réduire fortement leur teneur en sucre ; vendre des produits locaux et bios ; intégrer dans leurs produits plus de légumes, fruits et aliments sains ; créer de nouveaux produits frais. », selon l’article du New York Times.

Déjà, le résultat de ce changement de mentalité des consommateurs a des conséquences visibles dans les supermarchés. Ils sont obligés d’agrandir leurs rayons de produits frais, dont les ventes ont augmenté de 30 % depuis 2009. La consommation de légumes et fruits crus a augmenté de 10 % ces cinq dernières années.

Aliments bio vendus sans emballage plastique

Le 4 novembre 2015 a ouvert à Paris le premier magasin où 100 % des produits sont biologiques et vendus en vrac, donc sans emballage [2].

Il s’agit du magasin Biocoop 21, 14 rue du Château d’Eau dans le Xe arrondissement de Paris.

On y trouve 250 références dont bien sûr les fruits et légumes frais, les légumes secs comme les haricots rouges, lentilles, quinoa, mais aussi du miel, yaourt, huile vierge, thé, café (à moudre sur place), vin ou même liquide vaisselle.

Les consommateurs sont invités à venir avec leur propres bocaux, sacs et paniers. L’avantage du vrac est que cela permet de prendre uniquement la quantité souhaitée pour ainsi éviter la surconsommation. Les produits sont visibles. Ils ne sont pas représentés par une photo alléchante mais trompeuse sur l’emballage. Cela évite les achats d’impulsion savamment favorisés par les experts en « packaging ». Le vrac permet de réduire les déchets. Enfin, les produits coûtent en moyenne 15 à 20 % moins cher, à qualité égale.

Hausse des surfaces agricoles bio

La hausse de la demande en produits bio entraîne une hausse des surfaces agricoles qui y sont consacrées : +101 % en France entre 2007 et 2014, avec une tendance à la hausse qui se maintient.

Hausse des surfaces agricoles bio
Source : Chiffres de la bio en France en 2014

Et le phénomène se traduit même dans les statistiques de santé : aux Etats-Unis, la hausse de l’obésité et du diabète qui paraissait inexorable s’est arrêtée.

La quantité de calories consommées quotidiennement par les enfants a baissé de 9 % depuis 2003 [3]. Le taux d’obésité parmi eux a reculé de 43 % en dix ans [4].

Nous avons gagné une bataille, pas la guerre

Il serait toutefois prématuré de crier victoire. Nous avons gagné une bataille, pas la guerre.

Personnellement, je reste effrayé à la vue de ce que les gens mettent sur le tapis roulant, à la caisse, les rares fois où je me rends dans un supermarché.

Tandis que je sors œufs bio, ail, chou, poireaux, olives, sardines, féta, vinaigre de cidre, salade, pommes, amandes et chocolat noir, je vois autour de moi des caddies remplis de sacs multicolores de biscuits apéritifs, de bonbons, de yaourts aux fruits, de canettes en tout genre, de frites et pizzas surgelées et de pâtes à tartiner.

Sans doute les gens consomment-ils plus de produits frais et bio qu’il y a dix ans. Mais nous revenons de loin, de très loin.

Chaque fois j’ai envie de les inviter à partager un repas avec moi. Pour qu’ils se rendent compte, de leurs propres yeux, qu’il est tellement agréable de manger des produits simples et entiers. Que ce n’est pas plus cher, tout aussi rapide, tellement moins écœurant et meilleur pour la santé.

Mais trop d’idées reçues sur la nourriture continuent à polluer les esprits. D’ailleurs, même parmi les personnes qui cherchent à bien faire, le résultat est souvent mitigé, pour ne pas dire plus.

Les décennies de matraquage ont laissé des traces

Les décennies de matraquage publicitaire ont laissé des traces. Je citais ci-dessus les personnes qui croient mieux manger parce qu’elles prennent du yaourt et du muesli à la place de leurs Frosties, Smacks, Miel Pops ou Choco Pops.

C’est un pas dans la bonne direction, mais un petit pas.

Dans le muesli et le yaourt il y a encore trop de glucides, pas assez de protéines, pas assez de bonnes graisses ni de vitamines et oligo-éléments.

C’est pareil pour les snacks : on croit bien faire parce qu’on abandonne les Mars et les Snickers au profit de barres de céréales bio.

Malheureusement, les barres de céréales, tout bio qu’elles soient, restent encore des bombes à sucre. Elles se composent de céréales grillées, soufflées, souvent liées ensemble par du sirop : leur « index glycémique » est maximum.

Le « bon » snack, c’est la poignée de noix, noisettes, amandes, la pomme, ou quelques olives, ou même le demi-avocat avec un peu de jus de citron, voire l’œuf dur !

Mais s’il vous-plait, pas de barre de céréales sucrées !

Combien de temps faudra-t-il encore pour faire passer ces idées toutes simples chez la majorité des consommateurs ?

Dix ans ? Vingt ans ? Nos lettres d’information sont si peu diffusées… elles ne sont lues que par une toute petite élite, les gens les plus cultivés, les plus engagés, je dirais presque ceux qui en ont le moins besoin !

Comment aider les autres ? Je n’ai pas de solution miracle. Santé Nature Innovation est gratuit, je ne sais que faire de plus. Faut-il envisager de payer les gens pour qu’ils nous lisent ? Je pousse volontairement le trait. Dans ce cas, encore faudrait-il que le gouvernement nous subventionne, mais ça ne risque pas d’arriver.

Alors que faire ?

Le meilleur moyen d’accélérer les choses serait que, déjà, chacun de vous en parle un peu autour de lui, suggère à ses amis de s’inscrire gratuitement aussi.

Car ne vous y trompez pas : en faisant cela, vous aidez les autres, vous nous aidez, mais vous vous aidez aussi vous-même.

Cela ne se voit pas encore de façon claire ; mais à force de progresser, de changer nos habitudes alimentaires, nous allons obliger collectivement des pans entiers de l’industrie agro-alimentaire à se réformer.

Le mouvement a déjà commencé. Collectivement, notre contribution au bien public, à l’avenir même des générations futures, peut être immense et salvateur.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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"Si le climat était une banque..."

Par Le 22/11/2015

« Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé » l’étonnant discours d’Hugo Chavez à la COP15

« Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé » l’étonnant discours d’Hugo Chavez à la COP15

21 novembre 2015 / Catégories: Articles, Documentaires, Environnement, Vidéos / Tags: ,, , , , , ,  / Réclamations et signalements

À l’occasion de l’ouverture de la COP21 à Paris, retour sur le discours prononcé par Hugo Chávez, ex-président de la République du Venezuela, au Sommet Climatique des Nations Unies à Copenhague (COP15) le 16 décembre 2009. Dans cette prise de parole engagée, M. Chávez fait le lien entre inégalités sociales et changements climatiques. Selon lui, le capitalisme est intrinsèquement lié à la crise environnementale et combattre l’un ne peut se faire sans combattre l’autre. 5 « COP » plus tard, son discours, qui met en garde contre les échecs répétés des grandes conférences climatiques, semble toujours d’actualité.

Toutes les grandes conférences internationales sur le climat ont été un échec jusqu’à aujourd’hui. Lors de chaque nouvelle conférence, la panique est de plus en plus grande et des moyens plus élevés sont injectés dans des discussions dont rien ne semble aboutir. Et pour cause, les bases mêmes des rouages productivistes ne sont pas questionnés. En 2009, pour la COP15, M. Chávez prenait la parole devant les Nations Unis, à l’occasion du Sommet Climatique de Copenhague. Outre son orientation politique qui lui est propre, ainsi qu’au peuple qu’il représente (majorité chrétienne), il va tenir un discours d’une étonnante clarté sur notre incapacité à mettre en cause les rouages profonds du système qui accable l’environnement, dont la course effrénée à la croissance ininterrompue et le cercle prétendument vertueux de la production / consommation.

Surtout, il est l’un des premiers à faire le lien publiquement entre les inégalités de richesses au niveau international et les inégalités face à la crise climatique – thèse développée dans le dernier livre de Naomi Klein : Tout peut changer – Capitalisme et changement climatique). Aujourd’hui, on constate que les plus touchés par le changement climatique sont en effet les plus pauvres. Ce sont pourtant les habitants des pays… qui ont le moins contribué au réchauffement. On notera également que M. Chávez rendit un bel hommage à Hervé Kempf, directeur du journal Reporterre, devant les représentants de l’ONU.

En dehors de tout parti pris partisan, ce discours face à tous les chefs d’États semble sortir des normes en proposant une vision alternative de la question écologique : sortir du capitalisme débridé pour prendre collectivement des  décisions qui réguleraient le marché en faveur de la préservation de l’environnement. Faut-il faire émerger un éco-socialisme ? À chacun d’en juger.

« L’activité humaine actuelle dépasse le seuil du développement durable et met en danger la vie sur la planète. Mais, je tiens à le souligner, nous sommes là aussi profondément inégaux. Les 500 millions de personnes les plus riches, soit 7%, sept pour cent, de la population mondiale, ces 7% sont responsables de 50% des émissions polluantes, alors que la moitié la plus pauvre de la population de la planète – la moitié, 50% – n’émet que 7% des gaz polluants. »

 

 


Source : youtube.com

KUNDALINI : réflexions. (1)

Par Le 21/11/2015

Je n'avais pas pris mon ordinateur portable pendant mon séjour en Bretagne. 

Je n'ai donc rien écrit cette semaine. Mais beaucoup pensé et ressenti...

Je voulais approfondir les réflexions qui me guident dans l'écriture du roman en cours. 

Ce qui suit n'a pas été travaillé, littéralement. Ce sont juste des "balises" , brutes de décoffrage, qui me servent d'éclairage sur le chemin. 


 

 

L’Amour est un état. Pas simplement une émotion.

C’est en lui par contre que naissent les émotions.

Celui qui n’éprouve que des émotions n’est pas dans l’Amour. Il lui reste encore à remonter vers la Source. Comme un saumon dans le courant.

S’il n’y parvient pas, s’il se laisse emporter, si sa pugnacité à s’observer est trop fluctuante, il s’en ira au gré des eaux, vers la dilution dans l’Océan du chaos intérieur.

 

L’Amour est un état constant, immuable et qui n’a pas de Temps. Il est au-delà du Présent car ce Présent est une entité temporelle qui s’est nourri du Passé et se projette vers un Futur.

Le Présent est un espace où les émotions sont encore trop perturbantes pour l’Amour.

L’Amour ne peut exister que dans l’Instant lui-même, un Instant qui ne se compte pas en secondes mais en vibrations. Des vibrations originelles nées de l’éternité et donc de l’absence même de Temps.

Les émotions ne sont pas des vibrations. Elles se nourrissent de la personnalité de l’individu, une personnalité construite sur les expériences de l’existence. Chaque émotion est un ancrage et l’individu y consolide son ego. En mal comme en bien, au gré des tristesses et des bonheurs.  

Si je vis essentiellement dans les émotions et que je me réjouis des bonheurs, il est inévitable que j’aie à supporter les détresses. Comme une expiration après l’inspiration, la nuit après le jour, l’hiver après l’été, le repos après l’effort… Toute notre existence défile au gré des alternances. Il n’y a aucun regret à avoir, aucun reproche à faire, aucun déni à soutenir. C’est tout simplement la réalité de l’existence dans le champ des émotions.  

 

Les émotions sont des échos de notre Passé.

Il suffit qu’elles aient été douloureuses pour que la peur s’installe à chaque expérience similaire.

La peur est une émotion et la crispation, la sueur, les tremblements, la bouche sèche, le déraisonnement, ce sont des effets.

Il suffit qu’elles aient été bienheureuses pour que la confiance l’emporte. La précision des gestes et la lucidité sont des effets.    

Le Présent sera immanquablement troublé par ces échos durables.

Seul l’Amour est libre d’émotions.

Si je prends le cas du désir, il s’agit d’une émotion et l’excitation physique est son effet.

Mais si ces phénomènes ne sont pas issus d’un Amour intégral, de la plénitude et de l’absence du Temps, il ne s’agit que d’un conglomérat d’émotions et de leurs effets.

Ce désir peut être nourri de fantasmes, ce qui revient à inclure de nouveau le Temps dans l’espace intime et par là même repousser les vibrations de l’Amour. Les fantasmes sont des constructions mentalisées qui ne peuvent vibrer. Elles sont inertes et ne restent en vie qu’à travers l’emprise qu’elles exercent sur l’excitation. Il suffit d’ailleurs que cette excitation s’étiole pour que l’individu s’abandonne à de nouveaux fantasmes.

Viendra un temps où plus aucune construction mentalisée ne parviendra à maintenir l’excitation.

Au fil du temps, l’usure est une peine inéluctable. C’est comme une condamnation qui se construit jour après jour, avec un délabrement de plus en plus grand.

L'excitation éveillée par le désir génère elle-même d'autres émotions...C'est un système qui tourne en boucle, dans l'horizontalité, car aucun éveil spirituel n'est en cours. Il n'y a pas d'ascension verticale dans le protocole de "l'émotion-effet" mais inévitablement un phénomène d'usure, un engrenage infernal qui consiste à renouveler constamment le catalogue émotionnel et ses effets.

Jusqu'à l'épuisement du mental et l'affadissement corporel, l'étiolement de l'union intime.

 

Il n’y a pas d’Amour qui ne soit qu’émotions. Il n’y a pas d’Amour qui ne soit qu’excitation.

Les émotions et leurs effets sont périssables.

L’Amour, lui, est éternel. C’est une vibration qui n’a pas d’âge, qui n’en aura jamais. L’Amour est.

Et son absence ne peut être comblée. Aucun expédient n’y parviendra jamais.

 

Dans l’acte physique d’aimer, même l’émotion, même l’excitation sont des entraves.

Il s’agit d’entrer dans le champ vibratoire, de remonter à la Source.

Non pas deux corps qui s’étreignent et se caressent, non pas le protocole des « préliminaires-coït-orgasme » mais une fusion énergétique qui n’a pas d’autre intention que d’éprouver corporellement, au plus profond des cellules, le flux vibratoire, créateur de la Vie.

Il ne s’agit pas de jouir, chacun, individuellement et si possible simultanément mais de se réjouir à chaque instant de l’orgasme énergétique qui ruisselle dans chaque cellule. Ne rien vouloir, ne rien espérer, ne rien craindre, ne rien attendre, ne rien regretter. Et si possible même, n’être plus là par la pensée, n’être plus là émotionnellement, ne subir aucun ancrage, aucune retenue éducative, aucun manque archaïque, aucun trouble ancien, fermer la porte du Temps et entrer dans l’Instant.

Se "ré-jouir", c'est entrer dans une jouissance sans cesse maintenue, non pas un orgasme génital éphémère mais un embrasement intégral qui dure bien au-delà des spasmes, se "ré-jouir", c'est entrer en résonnance avec cette vibration originelle qui est la vie en nous. Il ne s'agit donc pas de courir vers l'orgasme mais d'en retarder l'échéance, de le sublimer à chaque instant, de le suspendre, de l'observer, de l'accompagner mais d'en rester le Maître.

C'est laisser la Vie jouir d'elle-même à travers nous, aussi longtemps qu'elle le souhaite.

Deux corps enchâssés, deux âmes aimantées, deux auras enlacées. Dans l'écrin de l'Amour. 

Rien d’autre. Puisque Tout est là.

Cette étreinte corporelle deviendra peu à peu un orgasme énergétique constant, une vibration ininterrompue, l'expérience de l'orgasme intérieur, spirituel, comme si l'Amour ne pouvait plus se taire, ne pouvait plus être recouvert.

Se "ré-jouir" encore et encore d'un regard, d'une parole, d'une pensée. Être dans l'orgasme de la Vie. 

 

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Ahmad Shah Massoud.

Par Le 21/11/2015

Photo de Bertrand VITU.

 

Cet homme lâchement assassiné a parcouru toutes les grandes capitales du monde, s'est rendu au Parlement Européen pour dénoncer l'islamisme de la terreur...
Ces paroles du Commandant Massoud gardent toute leur actualité. C'était pourtant il y a 17 ans ! Il était alors le seul à affronter Al Qaida et les Talibans... pendant que les grandes puissances armaient ou soutenaient Ben Laden et ses amis au Pakistan ou ailleurs... Il entreprit alors de faire le tour des capitales mondiales pour appeler à l'aide. Mais il n'eut le soutien que de quelques ONG... C'était un grand Monsieur, qui se battait pour son peuple tout en ayant conscience qu'il se battait pour la démocratie dans le monde. Il était musulman et il défendait les droits de l'homme et les droits des femmes. Il a été assassiné le 9 septembre 2001, deux jours avant le drame du 11 septembre...

"Aujourd'hui, le monde voit et perçoit clairement les résultats de méfaits aussi inconsidérés. Le monde est plongée dans les troubles, et des pays sont au bord de la guerre. La production illégale de la drogue, les activités et les organisations terroristes y sont en hausse. Des massacres de masses à motivation ethnique ou religieuse, des déplacements forcés de populations ont lieu, et les droits de l'homme et de la femme les plus élémentaires sont violés sans vergogne. Les pays d'asie centrale ont été graduellement occupé par des fanatiques, des extrémistes, des terroristes, des mercenaires, des mafias de la drogue, et des assassins professionnel...Nous considérons comme de notre devoir de défendre l'humanité contre le fléau de l'intolérance, de la violence et du fanatisme. Mais la communauté internationale et les démocraties du monde ne devraient pas perdre un temps qui est précieux, et devraient jouer leur rôle critique pour aider de toutes les manières possibles(...) à venir à bout des obstacles qui existent sur le chemin de la liberté, de la paix, de la stabilité et de la prospérité."
AHMAD SHAH MASSOUD
8 OCTOBRE 1998

 
L'assassinat du Commandant Massoud par deux journalistes a été planifié et préparé depuis de longs mois, et dans de nombreux pays. La mort du Lion du Panchir devait permettre aux Talibans de prendre le contrôle de l'intégralité de l'Afghanistan, soutenus par leurs alliés pakistanais et par les forces de Ben Laden. Un plan maléfique qui a failli fonctionner...
Ce film nous éclaire sur les circonstances de la mort du chef charismatique de la résistance afghane. Deux ans d’enquête en Europe, en Afghanistan et aux Etats-Unis, pour recueillir des images exceptionnelles et retrouver des témoins-clé du dossier.
D’Afghanistan en Tunisie, de France en Belgique, d’Angleterre au Pakistan, le film suit la dérive de ces jeunes étudiants qui sombreront dans le fondamentalisme et finiront par accomplir leur macabre mission suicide : assassiner le Commandant Massoud. Derrière ces deux hommes-marionnettes, le grand manitou s’appelle Al-Qaïda. Car cet assassinat n’a rien d’une coïncidence. Il est lié aux attentats américains. Il en est même le prélude.
 

Ancien ministre, baroudeur et écrivain, Jean-François Deniau a bien connu le Lion du Panchir. Il l'a retrouvé dans l'ouvrage que nos collaborateurs Marc Epstein et Jean-Marie Pontaut consacrent à son assassinat

Les règles d'un bon scénario ne changent pas: un décor, un personnage, une histoire. Aucun de ces éléments fondamentaux ne manque dans l'aventure du commandant Massoud, y compris sa fin dramatique. Le livre de Marc Epstein et Jean-Marie Pontaut est un témoignage qui se lit comme un roman. Il raconte d'abord la fin. La scène se passe dans une petite pièce d'une bourgade poussiéreuse, non loin de la frontière de l'ex-URSS. Massoud reçoit un ami, Khalili, qui lui lit des poèmes persans. La nuit est tombée. L'ami voudrait dormir. Mais Massoud, sous son air si discret et ses paupières à demi-voilées, est un sentimental, un passionné. Encore... Encore des poèmes. Personne ne le sait, mais c'est sa dernière nuit. Sauf, bien sûr, les deux faux journalistes qui sont venus le tuer. 

Ce paysage du Nord est plutôt triste. L'arrivée s'y fait par l'ex-URSS en hélicoptère russe. C'est la voie des Parisiens qui veulent se faire prendre en photo avec Massoud. Rien de commun avec les sites grandioses du Panchir, de l'Hindu Kuch, du Nouristan, où Kipling avait placé la plus belle de ses aventures, L'Homme qui voulut être roi, et où nous avait accueillis un commandant roux aux yeux verts, descendant d'un des soldats macédoniens d'Alexandre le Grand. Les sommets brillent à 7 000 mètres dans le ciel bleu. Nous en avions franchi les cols une nuit de décembre gelée, déguisés en Afghans. Après avoir longuement attendu dans un gourbi de la zone tribale qu'il fasse assez mauvais pour que la neige qui tombe efface nos traces. Les armes lourdes tonnaient en notre honneur. Les noms des grands commandants, dont celui de Massoud, résonnaient dans les vallées profondes. 

En septembre 2001, tout a changé. Massoud est isolé, acculé à la frontière, avec autour de lui plus d'adversaires que d'amis. 

Militairement, la situation n'est pas bonne. Politiquement non plus. Le voyage de Massoud en Europe, en avril, où il a été invité courageusement par la présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine, ne lui a presque rien rapporté, sinon des articles. Mais, en Afghanistan, les clans sont furieux. Tous, et pas seulement les intégristes d'Al-Qaeda. 

Une valise qui ne sera jamais fouillée

La première question que posent Epstein et Pontaut est: comment? Réponse abracadabrantesque et vraie. Les témoignages sont précis. Les deux assassins qui vont le tuer sont des faux journalistes dont l'incompétence frappe tous les observateurs, notamment les reporters français ou étrangers qui étaient dans le même circuit. Ils trimbalent une caméra vidéo dont ils ne savent pas se servir et une grosse valise qui ne sera jamais fouillée, même quand ils approchent Massoud à le toucher. Ils représentent une «agence» arabe de Londres qui n'existe pas. Aucune vérification ne sera faite. Au lieu de passer, comme tous les visiteurs, par le Tadjikistan ex-soviétique, si proche, ils viennent du Pakistan, et de Kaboul, même! Ils auraient une recommandation de Sayaf, personnalité du premier cercle de l'entourage de Massoud. Le sauf-conduit pour franchir la ligne de feu leur est donné par un autre dignitaire, le général ex-communiste Bismillah Khan, qui leur prête une voiture. L'ingénieur chargé de la sécurité de Massoud ne dit rien, ne vérifie rien. Alors que Massoud était connu pour son souci, bien justifié, de la sécurité: déplacements fréquents de rendez-vous, changements d'horaires répétés, changements de lieux continuels. 

Alors? Irresponsabilité générale et quasi-décomposition du Front uni? Ou complot, avec félonie au plus haut niveau? Epstein et Pontaut ne croient pas au complot. Les exécutants sont des membres d'Al-Qaeda, cela est indiscutable. Pour le reste, on a le droit de s'interroger sur un assassinat aussi terrible, exécuté par deux nuls (l'un d'eux s'échappera, mais sera abattu par un garde dont on n'a pas retrouvé la trace). 

Se pose la deuxième question: pourquoi avoir tué Massoud? Il est vrai que sa visite en Occident a exaspéré tous les clans. Mais il ne faut pas tomber dans l'erreur grossière du portrait souvent présenté en France d'un Massoud comme une sorte de saint laïque. Massoud est musulman, et un musulman très pieux. Sa tolérance naturelle, son charme immense, son courage le mettent quand même à part des autres. Al-Qaeda ne l'a pas assassiné pour des motifs religieux. En revanche, comme le souligne le livre, le lien avec les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis est net. Les taliban, et surtout leurs tuteurs d'Al-Qaeda, ont calculé qu'il y aurait une riposte américaine sur les bases du terrorisme en Afghanistan. Il fallait démanteler le Front uni pour ne pas offrir une plate-forme sûre aux interventions militaires américaines. Cela montre une programmation assez stupéfiante. En plus, Massoud était un symbole. Sans grande force à cette date, mais un très grand symbole. Le cerveau, individuel ou collectif, qui dirige Al-Qaeda avait choisi les tours de New York parce qu'elles étaient aussi un symbole. 

Massoud a trop d'ennemis et trop peu d'amis. Ni les Américains ni les services pakistanais ne l'ont jamais soutenu. J'ai dû me battre à Washington, à Islamabad, à Peshawar pour qu'il reçoive un minimum d'aide. Les Etats-Unis ont même soutenu les plus extrémistes de ses rivaux, ce qui devrait au moins tempérer M. Bush dans ses leçons de morale. 

Au cours de l'été, donc avant les attentats de New York, une mission est venue voir Massoud à Douchanbe, au Tadjikistan. Conduite par Abdul Haq, avec deux Américains qui semblaient «proches des services». Pour lui poser la question: seriez-vous d'accord avec le retour du roi? Les Américains préparaient alors une solution d' «union nationale». Massoud avait fait la même réponse il y a douze ans: «A la rigueur, je peux m'y rallier personnellement, mais mes hommes ne l'accepteront jamais.» 

Un point d'intransigeance de Massoud n'a pas été assez souligné. Le commandant était avec clairvoyance et détermination partisan de l'unité nationale. Et très seul dans ce camp. Il était pour une république islamique, il l'a dit et répété. Mais pas pour le dépeçage du pays. Or, le problème principal de l'Afghanistan est celui des rivalités des voisins. Quatre empires bornent ses frontières, aussi fragiles qu'imprécises. A l'ouest, l'empire perse, qui s'appelle maintenant Iran. Au nord, l'empire russe. A l'est, l'empire des Indes, avec le Pakistan frontalier. Et, quatrième empire, la Chine, qu'on oublie trop. Les quatre empires n'ont cessé d'envahir l'Afghanistan ou d'être envahis par les Afghans. Avec Ben Laden apparaît un «cinquième empire», le terrorisme. 

Le livre d'Epstein et Pontaut raconte comment on devient terroriste. La part du hasard. Le rôle de Londres, plaque tournante. La rencontre d'un «frère» qui vous propose de sortir de votre solitude et de donner un sens à votre vie. La femme qui suit et parfois entraîne. Deuxième partie du livre, fascinante: la valse des faux papiers et passeports qui s'échangent trois ou quatre fois. Les clubs de jeunes, les entraînements progressifs, la volonté de sortir de la grisaille des jours. La foi nouvelle. Les hasards, aussi, de l'enquête (l'épisode de l'ordinateur acheté d'occasion dans un souk!). Comme nous sommes mal armés contre ce terrorisme-là... Il combine un cerveau à la tête, des conseillers techniques de premier ordre et un vaste et obscur réseau dormant. Tous les apprentis pilotes, qui aux Etats-Unis apprenaient à décoller et pas à atterrir sans inquiéter aucune autorité, sont décrits par leurs voisins comme de braves gens. En France, en Allemagne, en Belgique, ce sont des étudiants modèles. Et qui se méfierait d'un mollah ayant l'accent de Marseille? Une guerre longue, voilà ce qui nous attend. Et le juge Bruguière n'est pas près de manquer de pain sur la planche. 

Les Américains, par leur supériorité technique écrasante, ont gagné la première phase pratiquement sans combat. Mais, afin de ne pas trop risquer la vie des boys, ils ont pris une option doublement périlleuse: accepter, de fait, le retour des seigneurs de la guerre, payés et armés au nombre de combattants fournis. Et laisser faire, en pratique, le dépeçage du pays: à l'Iran, l'ouest, à la Russie, le nord, au Pakistan, l'est. Elément non de stabilité mais de conflit. Il ne faut jamais oublier que les succès initiaux des taliban étaient dus à la paix civile qu'ils apportaient et au maintien de l'unité nationale. 

La France devrait s'appuyer sur l'immense prestige et la profonde amitié nés de l'action des French doctors et autres volontaires humanitaires qui furent en première ligne. Pas contribuer à la guerre. Mais cela n'est pas l'objet du livre de Marc Epstein et Jean-Marie Pontaut, qui est déjà assez riche d'enseignements. 

Le rire, pour finir...

Par Le 21/11/2015

Il arrive un moment où le rire devient nécessaire, indispensable...Comme une bouffée d'air pur.

 

 
 
 

Daesh et les Saoudiens.

Par Le 21/11/2015

Les Saoudiens contre la Russie, l’Iran et les États-unis

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L’Arabie saoudite a déclenché une guerre économique contre certains producteurs de pétrole. Derrière cette stratégie se cache le véritable objectif de la maison des Saoud. Mais est-ce que cela va fonctionner ?

Le vice-président de Rosneft, Mikhail Leontyev, a déclaré ceci : « Les prix peuvent être manipulés (…). L’Arabie saoudite a commencé à accorder de grosses réductions sur le pétrole. C’est de la manipulation politique et l’Arabie saoudite se fait manipuler, ce qui pourrait finir mal. »

Une correction s’impose. Les Saoudiens ne se font pas manipuler. La maison des Saoud lance en fait des missiles Tomahawks du baratin, en répétant qu’elle est à l’aise avec le pétrole à 90 $ le baril, avec le pétrole à 80 $ le baril pour les deux prochaines années, et même avec un prix du baril oscillant entre 50 $ et 60 $ pour ses clients asiatiques et nord-américains.

La réalité, c’est que le prix du brut Brent est déjà en deçà de 90 $ le baril parce que l’économie de la Chine et de l’ensemble de l’Asie a commencé à ralentir, quoiqu’à un degré moindre qu’en Occident. La production est toutefois demeurée élevée, surtout en Arabie saoudite et au Koweït, et ce, malgré la très faible quantité de pétrole libyen et syrien sur le marché, et le fait que l’Iran a été contraint de réduire ses exportations d’un million de barils par jour en raison de la guerre économique que lui livrent les États-Unis à coup de sanctions.

La maison des Saoud emploie une stratégie de fixation des prix de prédateur, qui se résume à réduire la part de marché de ses concurrents à moyen et à long terme. En théorie, cela pourrait empoisonner la vie de bien des joueurs, tant aux USA (où le développement des énergies, la fracturation hydraulique et le forage en eau profonde deviendront non rentables) que parmi les producteurs de brut lourd et corrosif, comme l’Iran et le Venezuela. Il ne fait cependant aucun doute que c’est la Russie qui est dans la mire.

Il est bien tentant de voir dans cette stratégie qui nuit simultanément à l’Iran, à l’Irak, au Venezuela, à l’Équateur et à la Russie, un jeu de pouvoir de l’Empire du Chaos, issu d’une entente conclue entre Washington et Riyad. D’une part, le bombardement de l’EIIS/EIIL/Da’ech du calife Ibrahim se veut le prélude au bombardement des forces Bachar al-Assad. En échange, les Saoudiens compriment le prix du pétrole pour faire mal aux ennemis de l’Empire du Chaos.

En réalité, c’est beaucoup plus compliqué que cela.

Rancœur contre Washington

Le budget de 2015 de la Russie est établi en fonction d’un prix du pétrole s’élevant à au moins 100 $ le baril. Les emprunts du Kremlin auprès des habituels investisseurs étrangers en 2015 ne dépassent toutefois pas 7 milliards de dollars, auxquels s’ajoutent 27,2 milliards de dollars empruntés à l’intérieur du pays. Pas de quoi susciter un tremblement de terre économique.

De plus, le rouble a déjà perdu plus de 14 % de sa valeur par rapport au dollar US. Soit dit en passant, les devises des principaux pays du BRICS ont aussi fléchi : de 7,8 % dans le cas du réal brésilien, de 1,6 % dans le cas de la roupie indienne. La Russie n’est pas non plus fauchée, comme c’était le cas durant l’ère Eltsine. Ses réserves de devises étrangères totalisent plus de 455 milliards de dollars.

L’objectif de la maison des Saoud, qui est d’essayer de se substituer à la Russie comme principal fournisseur de pétrole de l’Union européenne, n’est rien d’autre qu’une chimère. Pour y arriver, il faudrait que les raffineries de l’Union européenne soient réaménagées de façon à pouvoir traiter le brut léger saoudien, ce qui coûte une fortune.

Sur le plan géopolitique, les choses sont plus juteuses, car au cœur de la stratégie de la maison des Saoud, il y a cette rancœur contre Washington, qui n’a pas rempli sa promesse qu’Assad doit partir et qui n’a pas assouvi l’obsession néoconservatrice de bombarder l’Iran. Pire encore (pour les Saoudiens), Washington semble pour le moment plus déterminé à faire tomber le calife Ibrahim que Bachar al-Assad, et s’apprête aussi à signer un accord sur le nucléaire avec Téhéran le 24 novembre, dans le cadre des négociations avec les pays du P5+1.

Sur le front énergétique, le pire cauchemar de la maison des Saoud serait que l’Iran et l’Irak soient bientôt en mesure de lui ravir sa place de principal producteur d’appoint dans le monde. D’où la volonté des Saoudiens de priver ces deux pays du revenu pétrolier tant désiré. La tactique pourrait fonctionner, car elle donne encore plus de mordant aux sanctions imposées contre Téhéran. Sauf que, pour compenser, Téhéran peut toujours vendre plus d’hydrocarbure à l’Asie.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une Arabie saoudite aux abois croit qu’en vendant son pétrole sous le prix moyen au comptant, elle pourrait forcer Moscou à abandonner son soutien à Damas et amener Washington à ne pas conclure d’accord avec Téhéran. On y décèle une manœuvre désespérée. On pourrait même y voir un louvoiement ou carrément un sabotage à l’endroit de la coalition des poltrons insignifiants dans sa campagne contre les brutes du calife.

Pour ajouter à la morosité, l’Union européenne devrait arriver tant bien que mal à passer l’hiver, même en connaissant quelques problèmes d’approvisionnement en gaz avec la Russie, à cause de l’Ukraine, sauf que le pétrole à rabais des Saoudiens ne l’empêchera pas de sombrer dans la quatrième récession en six ans, qui l’attend au tournant.

Prends le chemin de l’Est, jeune Russe

Pendant ce temps, la Russie se tourne lentement mais sûrement vers l’est. Le Vice-Premier ministre de la Chine, Wang Yang, le résume clairement : « La Chine est prête à exporter à la Russie des produits concurrentiels, comme des biens agricoles et de l’équipement pétrolier et gazier, tout en étant prête à importer des produits de l’ingénierie russe ». En ajoutant à cela la hausse des importations d’aliments en provenance d’Amérique latine, on pourrait difficilement conclure que Moscou est sur la corde raide.

À la tête d’ne délégation importante, le Premier ministre Li Keqiang vient de signer à Moscou une série d’accords de coopération touchant une foule de secteurs, comme l’énergie, les finances, la navigation par satellite et la liaison ferroviaire à grande vitesse. Pour la Chine, qui, en 2011, a dépassé l’Allemagne comme premier partenaire commercial de la Russie, les deux parties en ressortent gagnantes .

Pour leur part, les banques centrales chinoise et russe viennent de signer un accord d’échange bilatéral de leurs devises nationales s’élevant à 150 milliards de yuans, d’une durée de trois ans. Cet accord est également extensible. La City de Londres rouspète, mais c’est ce qu’elle fait tout le temps.

L’élément crucial de ce nouvel accord, c’est qu’il fait abstraction du dollar US. Pas étonnant qu’il soit devenu un élément clé de la guerre économique par procuration que se livrent les USA et l’Asie, où tous les coups sont permis. Pour Moscou, c’est un baume contre bien des effets secondaires de la stratégie saoudienne.

Le partenariat stratégique Russie-Chine continue sur sa lancée depuis la conclusion, en mai, du contrat gazier du siècle de 400 milliards de dollars échelonné sur trente ans (qui fera époque, dixit Poutine). Les répercussions économiques ne devraient pas s’arrêter là.

Il y aura forcément une harmonisation entre les nouvelles routes de la soie planifiées par la Chine et un nouveau chemin de fer transsibérien retapé. Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) à Douchambé, le président Poutine a souligné « l’immense potentiel » qu’offre la mise en œuvre d’un « réseau de transport commun à l’OCS » reliant « le chemin de fer transsibérien et la Magistrale Baïkal-Amour » aux routes de la soie chinoises, qui serait « à l’avantage de tous les pays de l’Eurasie ».

Moscou lève progressivement les restrictions et offre maintenant à Pékin une profusion de possibilités d’investissement. Ce qui fait que peu à peu, son accès aux matières premières russes tant convoitées est facilité et il en profite pour se procurer de la technologie de pointe et des armes perfectionnées.

Pékin recevra des systèmes de missiles S-400 et des chasseurs SU-35 dès le premier trimestre de 2015. Un peu plus loin dans l’avenir, le tout nouveau sous-marin russe Amour 1650 fera son apparition, tout comme des composantes de satellites à propulsion nucléaire.

Une route pavée de yuans

Les présidents Poutine et Xi, qui se sont rencontrés déjà à neuf reprises depuis que Xi a pris le pouvoir l’an dernier, flanquent sérieusement la trouille à l’Empire du Chaos. Il y a de quoi, car la priorité numéro un qu’ils partagent, c’est de miner l’hégémonie du dollar US, plus particulièrement du pétrodollar, dans le système financier mondial.

Le yuan se négocie à la Bourse de Moscou, qui est la première bourse à l’extérieur de la Chine à négocier cette devise sur un marché réglementé. La valeur des transactions ne s’élève encore qu’à 1,1 milliard de dollars (en septembre). Les importateurs russes paient 8 % de leurs achats de biens chinois en yuans plutôt qu’en dollars, mais la croissance est rapide. L’on s’attend d’ailleurs à une croissance exponentielle lorsque Moscou se décidera enfin à accepter le yuan en vertu du contrat gazier du siècle de 400 milliards de dollars avec Gazprom.

Ainsi va le monde multipolaire. La maison des Saoud dégaine l’arme du pétrodollar ? On réplique avec une augmentation des transactions commerciales dans d’autres devises. Moscou envoie aussi un message à l’Union européenne, dont les échanges commerciaux avec la Russie ont beaucoup diminué à la suite de l’imposition de sanctions contreproductives qui l’entraînent plus rapidement dans une nouvelle récession. La guerre économique, elle se joue à deux.

La maison des Saoud croit qu’elle peut faire déferler des trombes de pétrole sur le marché avec un déferlement de baratin, pour créer l’illusion que les Saoudiens contrôlent les prix du pétrole. Ce n’est pas le cas. Cette stratégie est vouée à l’échec et Pékin montre la porte de sortie. Transiger dans d’autres devises stabilise les prix. Les seuls perdants, en fin de compte, sont ceux qui s’obstineront à négocier en dollars US.

Voir aussi, sur E&R :

Vente d'armes.

Par Le 21/11/2015

Pétrole et vente d'armes. Les raisons du chaos. 

 

Ventes d'armes : 2015, une année record pour la France

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Ventes d'armes : 2015, une année record pour la France

© MIGUEL MEDINA / AFP
Europe1

Par Alexandre Kara et L.H.

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A ce jour, la France est le deuxième exportateur mondial d'armement en 2015.

Il y a au moins un domaine dans lequel l’économie française réalise des performances exceptionnelles : les ventes d'armes. En effet, jamais la France n'en a vendu autant que cette année. Si l’on bloque les compteurs aujourd'hui, l'Hexagone est même devenu le deuxième exportateur mondial d’armement, derrière les Etats-Unis mais devant la Russie. A deux mois de la fin de l’année, le total des ventes d’armes tricolores en 2015 avoisine déjà les 16 à 17 milliards d’euros. A noter aussi : pour la première fois, la France exporte plus de matériel militaire qu'elle n'en achète pour ses besoins.

Des performances qui ont des retombées positives pour l'économie française. Ces ventes record génèrent en effet de l'emploi : près de 60.000 postes en l’espace de trois ans, non délocalisables dans leur grande majorité.

Quand le Rafale fait décoller les ventes. La principale raison de cette envolée des exportations françaises, c'est le Rafale. Cette année, sous la houlette du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, la France a conclu des contrats pour 24 appareils à l'Egypte, 24 autres au Qatar et 36 à l'Inde.

Dassault devrait engranger dans les mois qui viennent un nouveau méga-contrat : les Emirats arabes unis sont en effet en négociations pour l’achat d’une soixantaine d’appareils. Cette vente pourrait rapporter la bagatelle de 12 milliards d’euros. Des discussions sont aussi en cours avec la Malaisie. Bref, l'année 2015 a été bonne pour les ventes d'armes françaises, mais 2016 s'annonce aussi sous les meilleurs auspices.

Daesh et l'OTAN...

Par Le 21/11/2015

Daesh, la nouvelle armée secrète de l’OTAN ?


Kendal Manis

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24 septembre 2015

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Quelles relations entretiennent les Etats-Unis avec Daesh ? Un rappel historique des méthodes ambiguës de l'OTAN et la mise en perspective de la guerre contre le terrorisme soulèvent bon nombre de questions. Sans verser dans la théorie du complot simpliste, cet article nous rappelle que les grandes puissances n'ont pas de principes, seulement des intérêts. A compléter par l'analyse des causes profondes qui, tant en Occident qu'au Moyen-Orient, ont rendu possible l'accomplissement de cette stratégie du chaos. (IGA)

 

 

À l’aube du XXIème siècle, les attentats du 11 septembre à New York commis par le mouvement Al-Qaïda ont marqué un tournant historique irréversible bouleversant profondément les relations internationales. Plus récemment, les attentats qui ont frappé la France les 7 et 9 janvier 2015 ont remis à jour une des questions politiques les plus épineuses à laquelle sont confrontées les État-nations et les populations civiles qui en sont les premières victimes : le terrorisme islamiste, officiellement ennemi numéro un de l’Occident après la chute du bloc soviétique. 

Depuis 2001, des organisations similaires ou proches d’Al-Qaïda ont éclos partout à travers le monde, mettant des régions entières à feu et à sang. D’Afrique—Al-Qaïda au Maghreb islamique, Boko Haram, Al-Shabab—jusqu’au Moyen-Orient—l’Etat Islamique en Irak et au Levant, Al-Nousra—, les forces militaires, les techniques de propagande, les réseaux de recrutement ainsi que les ressources financières de ces mouvements transnationaux affichent une progression inexorable contre laquelle les États sembleraient avoir du mal à résister. 

Depuis les attentats du World Trade Center, le « monde libre » serait face à une menace d’envergure diffuse et imprévisible. Le président américain Bush parlait d’un « axe du mal » (1) contre lequel il fallait à tout prix lutter, tandis que la théorie du choc des civilisations (2) était érigée en grille de lecture légitime des relations internationales par les dirigeants politiques et les médias. Nous serions dans une guerre opposant la civilisation, incarnée par l’Occident, à la barbarie et l’obscurantisme de l’Orient musulman. Cette vision du monde réductrice marquée par un orientalisme contemporain (3) permet l’éclosion de représentations schématiques qui influencent bon nombre d’individus. 

L’inconscient collectif est marqué par l’idée d’une incompatibilité quasi naturelle entre l’Islam et l’Occident et de la crainte d’une menace terroriste de « barbus » qui veulent imposer partout la charia. En témoigne la progression des partis d’extrême-droite islamophobes en Europe. 

Quelles sont les raisons de la montée en puissance fulgurante de ces organisations qui ont comme mode d’action la violence politique ? À l’heure où le terrorisme est une préoccupation mondiale, comprendre les mouvements armées islamistes suppose une analyse de leur genèse, c’est-à-dire une étude des premières organisations de ce type dans l’histoire moderne afin de découvrir les conditions de leur apparition, leur soutien et leur objectif. 

Le secret politico-militaire le mieux gardé du XXème siècle a été révélé pour la première fois en 1990 lorsque le premier ministre italien dévoila l’existence d’une unité paramilitaire secrète liée à l’OTAN, nommée « Gladio ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Washington et Londres ont formé par le biais de leur services secrets un ensemble d’armées non conventionnelles et souterraines destinées à lutter contre les forces politiques de gauche. L’ancien général nazi Reinhard Gehlen a été chargé de mettre sur pied un réseau composé d’éléments d’extrême-droite dans le but de combattre par les moyens illégaux l’avancée idéologique et potentiellement militaire des Soviétiques. Il est l’instigateur des cellules terroristes secrètes Stay-Behind (4). Exerçant dans chacun des seize pays de l’OTAN ainsi que dans quatre pays neutres (Suède, Finlande, Autriche, Suisse), ces armées anticommunistes, qui agissaient à l’insu des parlements et des populations civiles, recrutaient entre autres leurs membres parmi les collaborateurs de Vichy et les monarchistes en France, les fascistes et les mafieux en Italie, les nazis en Allemagne (5) , ainsi que les ultra-nationalistes et islamistes en Turquie. 

Toute doctrine et idéologie pouvant détourner les peuples de la lutte des classes et les nations des velléités souverainistes étaient soutenues et promues. Parmi elles, le nationalisme agressif (6) en Europe de l’Ouest ainsi que le fondamentalisme religieux au Moyen-Orient étaient des armes redoutables. 

Durant la guerre froide, l’islamisme a été érigé par la Maison Blanche en alternative à la gauche et au nationalisme arabe qui revêtait un caractère socialiste et souverainiste (7) . Le terrorisme islamiste a été promu par les États-Unis en Turquie en 1978 lors du massacre anti-communiste de Maras, et à plus grande échelle deux ans plus tard en Afghanistan dans la guerre contre l’Union Soviétique. Avec le fiasco au Vietnam, l’occupation au sol d’un pays étranger était devenue trop impopulaire pour la Maison-Blanche qui a alors changé de stratégie. Plutôt que d’envoyer leurs propres soldats et voir leur image s’écorner au niveau national et international, jouer subtilement la carte de l’ingérence en s’appuyant sur des entités locales par le biais d’opérations spéciales clandestines se révélait être une option privilégiée pour les dirigeants américains. Ainsi, le premier mouvement djihadiste moderne transnational a vu le jour sous l’impulsion des Etats-Unis, par le biais de leurs alliés comme l’Arabie saoudite (8) , dictature intégriste à leur solde, qui mobilisa via ses réseaux de mosquées plus de 35 000 moudjahidines venus des quatre coins du monde, et particulièrement d’Europe. À leur tête un certain Ben Laden, proche collaborateur de la CIA. Ceci n’est plus un secret pour personne diront certains, à juste titre, sachant qu’Hillary Clinton reconnaît elle même que ce sont les USA qui ont créé Al-Qaïda (9). 

Sous la houlette de l’OTAN, au mépris des droits de l’Homme et de la démocratie, des organisations armées secrètes ont été formées, mais qu’est-ce qui nous prouve qu’il n’en existe plus aujourd’hui ? Quant est-il de Daesh ? Pour savoir qui est derrière cette organisation, il suffit de voir les intérêts de qui elle sert et qui la soutient. 

L’Iran, qui est le plus grand ennemi du couple Israël-Arabie saoudite au Moyen-Orient, voit ses deux principaux alliés de la région, à savoir l’Irak et la Syrie, se faire littéralement envahir par l’organisation djihadiste. Daesh combat tous les ennemis de l’Occident : le gouvernement syrien, le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien (10) , ainsi que la branche syrienne du PKK (YPG-YPJ), grand ennemi de la Turquie. 

Il faut également avoir à l’esprit que les parrains du terrorisme islamiste - l’Arabie saoudite et le Qatar - sont de fidèles alliés de l’Occident. Au regard du rapport des pouvoirs, les États-Unis, première puissance économique (11) et militaire au monde, ont incontestablement les moyens de faire pression sur ces nations-amies afin qu’elles arrêtent de financer le terrorisme. Mais force est de constater qu’aucune politique concrète de fond n’est menée dans ce sens. 

La Turquie, qui est membre de l’OTAN et qui par conséquent ne peut conduire une politique étrangère allant à l’encontre des intérêts des pays de l’alliance, est aujourd’hui le point de passage principal des djihadistes vers la Syrie, et soutient massivement les « rebelles » de l’ASL ou les terroristes d’Al-Nosra et de Daesh (12) en leur fournissant une aide logistique et militaire (13) , notamment des armes, des camps d’entrainement à Gaziantep et Hatay, et des soins dans les hôpitaux (14). 

Fait qui peut paraître « paradoxal » ou totalement incroyable, Israël soigne des djihadistes du Front Al-Nosra sur son territoire (15) et empêche toute progression de l’armée syrienne en bombardant les positions de celle-ci. Dans un article publié sur Le Figaro, Roland Hureaux met au jour la duplicité de la politique étrangère française : « Inutile de dire que nos armes et notre appui logistique sont allés exclusivement aux djihadistes, en particulier au Front al-Nosra, nouveau nom d’al-Qaida, dont les différences avec Daesh sont bien minces. Les mêmes qui enlèvent ou massacrent les chrétiens - et d’autres. La soi-disant Armée syrienne libre qui, disait-on , était l’objet de notre sollicitude demeure un fantôme - et un alibi pour aider les islamistes » (16) . En septembre 2014, on a appris de la bouche de l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Mme Jana Hyboskova, que « plusieurs membres de l’UE ont acheté du pétrole non-raffiné à l’EIIL » (17). 

Il semblerait que l’Occident réutilise la méthode afghane des années 1980 de guerre par procuration, c’est-à-dire de guerre par intermédiaire. Alors comment expliquer les bombardements de la « coalition anti-Daesh » ? A-t-elle une crédibilité ? En réalité, les Etats-Unis jouent subtilement sur deux tableaux à la fois, voulant à tout prix alimenter le complexe industrialo-militaire (18) qui pèse beaucoup dans leur économie (19) et préserver leur « identité de rôle » (20) aux yeux de l’opinion publique internationale, celle de défenseur de la liberté et de la démocratie. Ne frappant pas le coeur de l’organisation (Raqqa) et ayant une portée très limitée, ces frappes sporadiques ont comme seule finalité de feindre la guerre contre l’EI, ce qui sert dans le même temps celle-ci dans sa rhétorique de propagande anti-occidentale, permettant le recrutement de militants (21) . 

Il y a récemment des informations inédites qui ont vu le jour dans des médias de masse qu’on peut difficilement accuser de conspirationnistes. Dans un reportage sur France 2 (22) se basant sur les dires de Mike German, agent spécial pendant 25 ans ayant démissionné, on apprend que le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats terroristes : « L’agence attirerait des musulmans dans ses filets à l’aide d’agents infiltrés qui vont les pousser à faire l’apologie d’actes de terrorisme. Dans ces cellules identifiées par l’agence, ni armes, ni ressources, ni complot avant l’arrivée de ces informateurs (agents secrets), prêts à souffler mot pour mot à leurs contacts les délits pour lesquels ils seront condamnés. L’ancien agent explique à la journaliste Virginie Vilar la méthode mise en place par le FBI, prêt à fournir des armes, de l’argent ainsi que le plan de l’attaque. Pour lui, "c’est de la fabrication d’affaires". C’est aussi la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié le 21 juillet 2014 » . (23) 

Il semblerait que cette tactique soit aussi employée en France. Le journal Le Point, qu’on peut encore moins qualifier d’adepte de la théorie du complot, titre le 7 juin 2012 : « Mohamed Merah travaillait pour les RG » (24). On apprend dans cette affaire que Merah a été envoyé au Pakistan, en Afghanistan et en Syrie par un « ami » qui se révèle être en fait un agent des services français, qui l’a poussé à la radicalisation. On peut alors avoir des interrogations légitimes sur les attentats de Charlie Hebdo et le rôle des services secrets français. 

Hier la CIA créait de « faux mouvements de gauche qui se livraient à des exactions et des actes condamnables uniquement pour faire croire à la population, que ces actes terroristes étaient l’oeuvre de la gauche » (25) . Aujourd’hui, les services occidentaux le feraient-ils avec les islamistes, pour stigmatiser les musulmans vivant sur leur territoire ? L’organisation État Islamique serait-elle la nouvelle armée secrète de l’OTAN ayant pour but d’affaiblir à terme l’Iran ? Le terrorisme djihadiste aurait-il pu être aussi puissant sans le soutien des alliés de l’Occident ? Al-Qaïda et les organisations de ce type constitueraient-ils des prétextes pour envahir des pays (Irak, Afghanistan), des instruments pour mener des guerres par procuration (Lybie, Syrie, Yémen), au niveau domestique des justifications aux lois liberticides, des moyens de stigmatisation et d’exclusion permettant de se débarrasser de la « racaille » partant servir de chaire à canon, et de détourner l’attention du public des vrais problèmes sociaux (chômage, crise économique) en désignant des bouc-émissaires ? Tous les éléments entre nos mains tendent à répondre à ces question par l’affirmative. 

Si par hasard, certains ne sont toujours pas convaincus, résumons : les Etats-Unis ont créé dans le passé des « organisations de l’ombre » pratiquant le terrorisme, ils ont formé le premier mouvement armé islamiste transnational, leurs alliés-clients, la Turquie, l’Arabie-Saoudite, le Qatar financent les djihadistes, Israël les soigne, la France les arme, des pays de l’Union Européenne leur achète du pétrole, et des attentats terroristes sont commis en territoire occidental par des individus radicalisés et armés par ces mêmes services secrets. Pour ceux qui crient à la thèse « complotiste », rappelons que les complots font partie du répertoire d’action des services de renseignement. C’est leur métier. 

« Comment la prétendue coalition contre les égorgeurs serait-elle crédible, alors que, pour des raisons différentes, beaucoup de ses membres ont partagé avec eux (et partagent encore pour certains), des intérêts stratégiques, politiques, économiques ? » (Charb, directeur de Charlie Hebdo) 

Kendal Manis est l’auteur du mémoire de recherche « Maras 78’ : terrorisme américano-islamiste en Turquie ». 

Pour plus d’information : https://www.youtube.com/watch?v=bSl... 

Source : Investig’Action 

Notes : 

1. RIGAL-CELLARD Bernadette, « Le président Bush et la rhétorique de l’axe du mal », Études 9/2003 (Tome 399) , p. 153-162

2. HUNTINGTON Samuel, Le Choc des Civilisations, Paris, Odile Jacob, 1997, 402 pages.

3. SAID Edward, L’orientalisme. L’orient créé par l’occident, Paris, Seuil, 2005, « Introduction », 456 pages

Voir aussi Edward Said on Orientalism, [Consulté le 12/12/2014], disponible à l’adresse :https://www.youtube.com/watch?v=fVC...

4. TUNC Aziz, Maras Kiyimi Tarihsel Arka Plani ve Anatomisi, Istanbul, Belge Yayinlari, 2011, p.119

5. Le responsable de la Gestapo Klaus Barbie a été recruté par la CIA. GANSER Daniele, Les armées secrètes de l’OTAN, Plogastel, Demi-Lune, 2005, p.262

6. Il faut faire une distinction entre le nationalisme agressif, qui a un caractère raciste, et le nationalisme défensif, qu’on peut qualifier de « patriotique ».

7. COLLON Michel, LALIEU Grégoire, La Stratégie du Chaos, Impérialisme et Islam, Investig’action, 2014, p.275

8. LALIEU Grégoire, Entretiens avec Mohammed Hassan, Jihad Made In USA, Bruxelles, Investig’Action, p.222

9. Hillary Clinton : ’We Created al-Qaeda’ [Consulté le 27/03/2015], disponible à l’adresse :https://www.youtube.com/watch?v=WnL...

10. rfi, Syrie : le groupe EI envahit le camp de Yarmouk, proche de Damas [en ligne], 1er avril 2015,[Consulté le 18/04/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.rfi.fr/moyen-orient/2015...

11. En PIB par habitant.

12. La frontière entre ces différents mouvements est poreuse. En septembre 2013, plus de 40 000 hommes membres de l’ASL font défection pour intégrer le Front Al-Nosra. Georges Mabrunot, Le Figaro, Syrie : des rebelles modérés rejoignent le camp des islamistes radicaux [en ligne], 26 septembre 2013, [Consulté le 29/03/2015]. Disponible à l’adresse :http://www.lefigaro.fr/internationa...

13. Hélène Sallon, Le Monde, L’étrange soutien de la Turquie aux réseaux djihadistes de Syrie [en ligne], 24 janvier 2014, [Consulté le 18/04/2015]. Disponible à l’adresse :http://www.lemonde.fr/europe/articl...

14. Une vidéo de la chaîne de télévision turque IMC montrent la connivence entre les militants de DAESH et les soldats de l’armée turque à la frontière turquo-syrienne. Les soldats laissent passer les jihadistes vers la Syrie. IŞİD’in sınırın sıfır noktasından geçişi İMC TV kameralarında (1), [Consulté le 23/01/2015], disponible à l’adresse : http://www.dailymotion.com/video/x2... Voir aussi : Nouvelle preuve de collaboration d’Erdogan avec Daesh, [Consulté le 23/01/2015], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=oIf...

15. i24 News, Israël soigne des djihadistes d’Al-Qaïda blessés en Syrie (Wall Street Journal) [en ligne],14 mars 2015. [Consulté le 12/04/2015]. Disponible à l’adresse :http://www.i24news.tv/fr/actu/inter...

16. Roland Hureaux, Syrie : l’incompréhensible politique étrangère de la France, [en ligne], 18 août 2015, [Consulté le 26/08/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/20...

17. L’Humanité, Des pays de l’Union européenne achètent du pétrole aux barbares, [en ligne], 25 septembre 2014, [Consulté le 26/08/2015]. Disponible à l’adresse :http://www.humanite.fr/blogs/des-pa...

18. Si on adopte une analyse de la politique étrangère des États-Unis par les processus organisationnels, théorisé par Graham Allison. BRAILLARD Philippe, Théories des Relations Internationales, Paris, PUF, 1977, « Modèles concep-tuels et la crise des missiles de Cuba », pp.172-196.

19. « Dans les mois qui ont suivis l’annonce d’Obama sur le bombardement des positions de l’État islamique, les cours de l’action Lockheed ont grimpé de 9,3%, ceux de General Dynamic de 4,3% et ceux de Rayteon et de Northrup Grumman de 3,8% ». LALIEU, Entretiens avec Mohammed Hassan, Jihad Made In USA, p.229

20. WENDT Alexender, « Anarchy is what States Make of it : The Social Construction of Power Politics », International Organiszation, n°46 (2), 1992, pp 391-425

21. JULES Alain, ETAT ISLAMIQUE. Bachar al-Assad : l’Etat islamique s’est renforcé grâce aux raids US [en ligne], 30 mars 2015. [Consulté le 12/04/2015]. Disponible à l’adresse :http://allainjules.com/2015/03/30/e...

22. Virginie Vilar, France 2, VIDEO. Le FBI accusé de fabriquer de faux complots terroristes [Publié le 13/02/2015], disponible à l’adresse : http://www.francetvinfo.fr/replay-m...

23. L’express, Le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats selon Human Rights Watch, [en ligne], 21 juillet 2014, [Consulté le 03/02/2015]. Disponible à l’adresse :http://www.lexpress.fr/actualite/mo...

24. Armel Méhari et Aziz Zemouri, Le Point, Mohamed Merah travaillait pour les RG [en ligne], 7 juin 2012, [Consulté le 01/03/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lepoint.fr/societe/merah... Voir aussi : Mohamed MERAH était un agent des services français selon l’avocate de sa famille… [Consulté le 24/04/2015], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=Ej4...

25. GANSER Daniele, Op. Cit., p.226

"J'accuse..."

Par Le 21/11/2015

J’accuse 56 dirigeants français d’avoir pactisé avec des terroristes depuis 1990

Publié le 5 novembre 2015 - par  - 76 commentaires

 

Izambert56-t1-letat-francais-complice-de-groupes-criminels-couv-lightCette interview du journaliste indépendant Jean-Loup Izambert par Pierre Cassen est exceptionnelle. D’abord pour sa longueur, qui dépasse largement les 10.000 signes habituellement octroyés aux contributeurs. Mais surtout par son contenu. L’auteur de « 56 », son dernier ouvrage, revient sur le rôle des Etats-Unis et de la France dans la déstabilisation de la Syrie. Il montre l’ampleur des mensonges d’Etat, relayés par une presse qu’il estime totalement achetée par le pouvoir, visant à faire passer Bachar pour un dictateur. Il nous donne une explication intéressante quant à l’invasion de l’Europe, et donc de la France, par de soi-disants migrants, et nous montre comment les djihadistes ont infiltré les cortèges de réfugiés. Qu’on partage ou pas l’intégralité des écrits de Jean-Loup Izambert ne change rien, tant la richesse de ses propos et de ses analyses nous oblige à des réflexions qui nous aident à mieux comprendre la réalité du monde dans lequel nous vivons. A noter qu’à ce jour, aucun journal n’a encore écrit une ligne sur ce livre…

Commender le livre 56 :

http://www.is-ebooks.com/produit/108/9782368450871/56%20-%20T1

Riposte Laïque : Tu es journaliste d’investigation indépendant. Peux-tu te présenter plus largement à nos lecteurs et expliquer ce que te guide dans tes engagements professionnels ?

Jean-Loup Izambert : Je suis journaliste depuis 1972. En sortant de l’Ecole Supérieure de Journalisme et de l’Ecole des Hautes Etudes Internationales de Paris j’ai eu la chance de faire mes débuts avec de grands journalistes comme René Andrieu, le rédacteur en chef de L’Humanité de l’époque, Laurent Salini, le responsable de la rubrique politique, René Pichelin, Pierre Cames, Nelly Feld, Madeleine Riffaud, Claude Picant et bien d’autres comme Alain Guérin ou, plus tard, Guy Poussy.

J’ai travaillé dans plusieurs journaux régionaux et nationaux et ai décidé, à la fin des années quatre-vingt, de poursuivre mon métier comme journaliste indépendant. J’ai choisi mon métier par conviction. La seule chose qui me guide est la recherche de la vérité pour informer et partager cette vérité avec un maximum de lecteurs. Par ailleurs, je pense qu’un journaliste ne peut rester indifférent face à l’injustice d’où qu’elle vienne. Toutes mes enquêtes sont, je pense, marquées de ma volonté de dénoncer l’injustice mais aussi de donner des éléments de réflexion aux lecteurs pour qu’ils s’interrogent, disposent à leur tour d’arguments pour débattre et, pourquoi pas, participer à changer l’ordre des choses.

Je fais un métier et non une carrière et je m’y suis toujours tenu. Lorsque vous faites de l’investigation, au bout d’un moment c’est le sujet que vous avez choisi qui s’empare de vous. Au bout du compte, vous êtes toujours seul et souvent incompris, même si vous travaillez avec d’autres, car il faut tenter de marier passion et lucidité, deux comportements qui se côtoient difficilement. Vous êtes un peu comme un policier de la criminelle qui traque des assassins, se met dans leur peau, tente de comprendre ce qui est caché et assemble petit à petit les pièces à convictions. Pour une enquête au long cours comme celle que j’ai menée depuis 1990 avant d’écrire 56, à mon avis, il y a trois principes à respecter : pas de parti pris, ne faire confiance à personne et tout vérifier.

Riposte Laïque : Ton dernier livre s’appelle 56 : L’Etat français complice des groupes criminels. Tu accuses le gouvernement français, entre autres, d’avoir armé les groupes islamistes qui, depuis plusieurs années, se livrent à une guerre impitoyable contre la Syrie. Pourquoi nos dirigeants auraient-ils agi ainsi ?

Jean-Loup Izambert : Il ne s’agit pas d’une « simple » guerre. La raison essentielle de la guerre contre la Syrie qui fait suite à toutes celles qui s’enchaînent depuis les années 90, est la crise du capitalisme. Dès les années 85-90, les Etats-Unis, tête de pont de ce système d’organisation politique et économique, se sont un peu plus enfoncés dans une crise sans retour possible. Contrairement à la crise de 1929, celle-ci n’est pas conjoncturelle mais structurelle. Elle touche désormais tous les aspects de la vie: politique, économique, financier, culturelle, morale.  Rappelons-nous que dès les années 2000 des faillites retentissantes, dont celle de la transnationale Enron, ouvrent la période du déclin continu et irrémédiable des Etats-Unis. La politique atlantiste des dirigeants français aura pour effet de laisser cette gangrène se propager jusque dans le corps de tous les Etats du continent européen qui partagent le même système politique. Rappelons-nous aussi qu’à l’époque de prétendus experts  annonçaient, sans doute en lisant dans une boule de cristal, la relance, la sortie de la crise et une reprise qui n’aura jamais lieu.

« Nous devons commettre un bon paquet de massacres »

Riposte laïque : Quelles en sont les raisons d’après toi puisque cette crise nous a conduit aux guerres qui se succèdent depuis cette époque et tout particulièrement au conflit contre la Libye puis contre al Syrie ?

Jean-Loup Izambert : Les dirigeants des sociétés transnationales qui tiennent la finance et l’économie de ces Etats savent que leur système et leurs privilèges sont en péril un peu comme le fut l’Ancien régime avant la révolution de 1789. Après le temps des décolonisations voici venu le temps des peuples qui commencent à demander de contrôler les richesses qu’ils produisent. Il est donc impératif pour ces grands propriétaires privés de la finance et de l’économie de retarder leur dépôt de bilan, de repousser l’implosion de l’organisation politique et économique qui assure leur enrichissement. Cela les conduit, dans une fuite en avant, à s’approprier les richesses des peuples et à renforcer leur complexe militaro-industriel quel qu’en soit le prix, y compris par la guerre.

Les gouvernements qui doivent être abattus sont en priorité ceux qui constituent des obstacles à leurs visées, ceux des nations qui disposent de richesses placées sous contrôle de l’Etat. Le redécoupage du Moyen-Orient envisagé par le Pentagone s’appuyait essentiellement sur les ressources des pays de cette région et envisageait de la morceler pour mieux en prendre possession et la contrôler.

Que se passe-t-il après l’éclatement de la fédération yougoslave ? Des transnationales étasuniennes s’emparent des principales ressources et les pays qui sont issus de ce dépeçage connaissent la régression économique et sociale et le grand banditisme. « Mieux » même : des Etats croupions comme la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo sont devenus des bases en Europe pour des groupes criminels liés aux Frères musulmans. Que se passe-t-il après la guerre contre l’Irak ? Là encore, les transnationales de l’énergie passent des accords pour capter les immenses réserves des champs pétroliers et de gaz. Le pays qui était en voie de modernisation a été détruit et connaît depuis mars 2003 une guerre interminable.

Que se passe-t-il après le renversement du gouvernement libyen ? Les transnationales anglo-saxonnes font main basse sur une partie du pétrole, des groupes mafieux s’emparent de l’autre partie ; l’Etat est détruit, le pays qui était en pleine modernisation et dont le gouvernement venait de lancer de grands projets sur l’Afrique devient l’un des principaux carrefours du terrorisme. Ajoutons à ce terrible bilan de guerre que l’OTAN a ainsi permis aux groupes islamistes qui contrôlent le trafic d’êtres humains d’envoyer des centaines de milliers de migrants en Europe !

Belle « démocratisation » dont se vantaient à l’époque Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Si vous examinez une carte du monde des tensions et des conflits vous vous apercevez que partout où une entreprisse de subversion ou une guerre éclate les Etats-Unis sont toujours impliqués d’une manière ou d’une autre, du Venezuela à la mer de Chine en passant par le monde arabo-musulman et maintenant l’Europe. Pour survivre dans la crise, les dirigeants étasuniens n’ont plus que la guerre, y compris contre leurs propres alliés qu’ils se contentent, pour le moment, de manoeuvrer et de tromper politiquement, économiquement, diplomatiquement et médiatiquement.

Les principaux animateurs de l’idéologie du chaos ne s’en cachent pas. Pour ne citer qu’n exemple, Ralph Peters, spécialiste du renseignement étasunien et membre de l’ancien groupe de réflexion (think tank) « Projet pour un nouveau siècle américain » ( Project for the New American Century) estimait vital pour les Etats-Unis d’intensifier les guerres pour assurer leur domination. Il déclarait ainsi, en 1997, que « le rôle imparti de facto aux forces des Etats-Unis consistera à tenir le monde pour la sauvegarde de notre économie et ouvert à notre assaut culturel. A ces fins nous devrons commettre un bon paquet de massacres ». Qu’ont-ils fait d’autre depuis sinon de détruire de pays entiers ? Quels sont leurs principaux collaborateurs sur le monde arabe pour ces « bons paquets de massacres » et le recul de la civilisation ? Les Frères musulmans.

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Manifestation de soutien au président Bachar, jamais montrée dans les médias français (avec l’aimable autorisation de l’agence SANA).

Les Etats-Unis cherchent un conflit militaire majeur

Riposte laïque : La raison essentielle serait donc la crise économique et financière qui amène les dirigeants des sociétés transnationales à vouloir s’emparer des richesses de pays comme la Libye ou la Syrie ?

Jean-Loup Izambert : Oui, mais pas seulement. Toutes ces guerres qui s’enchaînent les unes derrière les autres ont une donnée commune : elles sont toutes, sans exception, provoquées à l’origine par l’ingérence des Etats-Unis et de leurs services dans les affaires intérieures des Etats. Celles-ci se font sous des formes diverses qui vont de sanctions économiques décidées unilatéralement au soutien à des groupes criminels subversifs en passant par l’espionnage ou l’endettement provoqué afin de rendre des Etats dépendants des organisations financières qu’ils contrôlent et ainsi les déstabiliser. Le cas de la Grèce est sur ce point malheureusement « exemplaire ». Dans l’immédiat, pour parvenir à leurs fins, les dirigeants des États dont les transnationales convoitent de nouveaux « territoires économiques » doivent répondre à trois impératifs :

-D’abord, ils doivent réduire de manière drastique leurs dépenses publiques au détriment de l’intérêt général des peuples. Privés des milliards d’euros qu’ils laissent détourner de l’administration fiscale par les sociétés transnationales, ils compriment sans cesse le budget de l’Etat et dérégulent l’économie au profit des gros actionnaires de ces mêmes sociétés. Jamais depuis l’avènement de la VèRépublique, un gouvernement français n’a consacré autant de milliards à la guerre, dans des opérations militaires extérieures, tout en réduisant les budgets de la vie, ceux de la santé, du logement, du soutien à l’emploi, de la formation, de la recherche et du développement. Un exemple : au moment où nous parlons, pendant que le Premier ministre Valls continue de soutenir des bandes criminelles contre le peuple syrien et que des élus locaux dépensent les deniers publics pour accueillir des flots d’immigrés quand 5 millions de français sont fragilisés en matière de logement, son ministère de la Santé étudie la possibilité de fermer tous les services d’urgence des hôpitaux qui reçoivent moins de 10 000 personnes par an.

-Ensuite, ces Etats se groupent dans des coalitions militaires et politiques informelles selon les intérêts économiques en jeu afin de pouvoir engager des guerres coûteuses, toujours en s’alignant sur les directives des Etats-Unis. Selon un rapport de juin 2011 réalisé par une équipe de trente chercheurs de toutes disciplines de la Brown University’s Watson Institute for International Studies (USA), les dépenses militaires des seuls États-Unis sur l’Afghanistan, l’Irak et le Pakistan depuis 2001 dépassent les quatre trillions de dollars (quatre millions de billions de dollars !) Sauf à mettre en chantier une audacieuse politique d’indépendance qui exige de sortir du dollar, de l’euro, de l’OTAN et de se réapproprier les secteurs clés de l’économie, que pourraient faire d’autre les dirigeants français sinon se mettre au garde à vous devant Washington ? 47 % des 750 groupes mondiaux leaders sur leur secteur sont situés aux États-Unis et la part du capital du CAC 40 détenue par des fonds (hors actionnaires particuliers, salariés, dirigeants, fondateurs) appartenait aux trois quarts (75%) à des investisseurs étrangers en novembre 2014. Selon la Banque de France, à la fin décembre 2013, les investisseurs étrangers non-résidents détenaient 499,2 milliards d’euros du capital du CAC40, soit 46,7% de la capitalisation totale.

Le PS et la droite décident ensemble de ces guerres

Hollande-Arabie-saoudite-1Riposte laïque : Les dirigeants socialistes qui se sont fait élire en 2012 en promettant de réaliser « le changement maintenant » sont donc bien impliqués à la fois dans le soutien que vous décrivez à des groupes criminels musulmans mais également à l’origine de nouvelles mesures anti-sociales qui sont en préparation et qu’ils ne rendraient pas public à cause des élections?

Jean-Loup Izambert : Tout à fait. Mais ils font bien pire que cela en trompent leurs électeurs par des accords secrets qu’ils passent avec le droite. C’est le troisième impératif auquel ils sont tenus pour se partager le pouvoir avec les représentants du grand patronat des transnationales. Car, il leur faut donner une légitimité à ces conquêtes de nouveaux « territoires économiques » pour qu’ils puissent justifier leurs croisades militaires devant leurs opinions publiques. Ce partage économique du monde par les sociétés transnationales s’accompagne de nouveaux rapports entre les groupements politiques qui leur sont affiliés et entre les Etats, eux-mêmes basés sur ce partage pour l’appropriation de « territoires économiques ». Il est ainsi devenu courant que des élus qui se déclarent « socialistes » votent au Parlement européen avec les partis représentant les grands propriétaires privés de l’économie et de la finance au sein de « grandes coalitions ».

Sur la période 1999-2004, pour les questions essentielles traitant de la gestion de la crise capitaliste, de l’organisation politique, administrative et économique des territoires (pays, régions, zones géopolitiques), la proportion de votes communs entre PPE (droite) et PSE (S&D : Groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen) s’établissait à une moyenne globale de 64,5 % ! Selon la Fondation Robert Schumann, sur la période 2009-2014, ces votes communs droite et Parti Socialiste représentent « plus des deux tiers des votes par appel nominal analysés par VoteWatch Europe (qui) traduisent la formation de majorités de « grande coalition » au Parlement européen, c’est-à-dire de majorités formées sur la base d’une négociation entre les groupes PPE et S&D».

Cela veut dire que le Parti Socialiste c’est la droite, que les électeurs, loin du Parlement européen, ne connaissent pas ces faits et qu’ils sont trompés. Mais cela veut dire surtout que chaque bulletin de vote pour un candidat socialiste n’est pas un bulletin de vote pour un quelconque changement mais bien un bulletin contre l’emploi, un bulletin contre le progrès économique et social, un bulletin pour plus de misère et de guerre ! Le Parti socialiste ne fait que poursuivre la marche atlantiste funèbre de l’UMP. La réintégration de la France dans le commandement de l’OTAN décidée par Nicolas Sarkozy en novembre 2007 a coûté plus de 650 millions d’euros au pays pour la période 2010-2015. En quoi cette dépense budgétaire a-t-elle servi les intérêts de la France ? En rien si ce n’est de l’avoir rendue plus dépendante de l’état-major militaire yankee.

Le général russe Leonid Ivashov, président de l’Académie russe des problèmes géopolitiques, mettait en garde, il y a quelques années, quant à la volonté des États-Unis de déclencher un conflit militaire majeur pour « effacer » leur endettement. « Les banquiers mondiaux en faillite ont besoin d’un événement de force majeure de proportions mondiales pour s’en sortir » disait-il. A l’époque, à la lumière de selon son expertise, il mettait en garde : « les États-Unis n’ont rien d’autre à offrir au monde pour sauver un dollar en déclin que des opérations militaires comme celles en Yougoslavie, en Afghanistan et en Irak. Et même ces conflits régionaux ne donnent que des effets à court terme. Ils ont besoin de quelque chose de beaucoup plus important et ce besoin est urgent ». C’était en mars 2007. Que s’est-il passé depuis ? Le déclin étasunien s’est aggravé, le dollar n’a pratiquement plus de valeur, les Etats-Unis sont devenus complètement insolvables et Washington multiplie les agressions et les guerres sur tous les continents.

Des médias sous perfusion étatique

Riposte Laïque : Tu parles de la connivence des différents gouvernements français avec les Frères musulmans, et tu accuses même notre pays d’avoir pactisé avec des terroristes depuis des années. Comment expliques-tu que des accusations aussi graves ne soient pas relayées par les médias, ne fut-ce que pour les contredire ?

Jean-Loup Izambert : Je n’accuse pas notre pays d’avoir pactisé avec des terroristes musulmans. Par contre, j’accuse, preuves à l’appui, 56 dirigeants français, socialistes pour la plupart, de le faire depuis les années 90. Les acteurs de ce bal des aveugles sont, bien sûr, plus nombreux mais je me suis limité aux « donneurs d’ordre », que sont les principaux dirigeants, ministres de l’Intérieur, de la Justice et de la Défense et, bien sûr, aux deux présidents, Nicolas Sarkozy et surtout François Hollande. Je reviendrai en détails sur ceux-ci dans le tome 2 de 56. Les Français qui les ont élus ne leur ont jamais donné mandat pour faire des guerres que ce soit contre la Libye ou contre la Syrie, raison pour laquelle je distingue bien la France, notre pays, de dirigeants qui, par ailleurs, ne représentent plus grand-chose et sont indignes du pouvoir.

François Hollande s’est du reste bien gardé, sachant qu’il y aurait été battu, de respecter l’article 35 de la Constitution en allant devant l’Assemblée nationale pour obtenir l’accord des parlementaires afin de poursuivre un conflit qui dure alors depuis plus de quatre mois. Je dis simplement comme l’avocat Guillaume de Rouville dans son essai La Démocratie ambiguë publié aux  éditions Cheap, qu’il faut « appeler un crime un crime et savoir identifier les coupables ». C’est également le travail de tout journaliste sérieux. Je ne suis guère surpris du silence des médias français sur les révélations que je fais. Evoquer mon travail d’enquête et les preuves que je publie reviendrait pour eux à mettre en cause le pouvoir politique auquel ils doivent de survivre.

Dans son rapport public annuel 2013, la Cour des comptes constatait que « le plan d’aide à la presse écrite 2009-2011 a obtenu des résultats limités, qui se situent en deçà des objectifs de départ et ne sont pas en rapport avec les moyens budgétaires supplémentaires engagés par l’État, plus de 450 M€ sur trois ans, ni a fortiori avec le coût total cumulé des soutiens publics qui peut être estimé à 5 Md€ sur cette même période ». Tous les titres de la presse écrite d’information générale sont concernés par ces aides de l’Etat. Le Monde, le groupe du Parisien, Libération, Le Figaro, Ouest France, France-Soir, La Voix du Nord sont parmi les principaux bénéficiaires de ces aides directes et indirectes devant d’autres titres commeL’Humanité, La Croix, Closer, Voici, Le journal de Mickey, Prions en église ouSpirou. Seul, Le Canard enchaîné, qui n’a aucune aide publique ni aucune publicité vit du soutien de ses 350 000 lecteurs hebdomadaires et de ses 72 000 abonnés. Or, je constate qu’aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne ou en Fédération de Russie, les journaux qui n’ont pratiquement aucun soutien de l’Etat ont des centaines de milliers de lecteurs – et même plusieurs millions pour plusieurs titres de chacun de ces pays – quand en France tous les journaux continuent de perdre régulièrement leurs lecteurs. Il faut être honnête : sans les aides directes et indirectes de l’Etat, la plupart des titres de la presse écrite française d’information générale n’existeraient plus. Par ailleurs, le gouvernement français finance également directement des médias audiovisuels comme France-Télévision, France-24 ou TV5 et indirectement via sa contribution au budget européen qui alimente des chaînes européennes de télévision.

Plusieurs de mes enquêtes sur le système bancaire, sur les relations entre dirigeants politiques et dirigeants de banques, une partie celle que je publie dans 56ont également fait l’objet de la censure de la part des directions de plusieurs hebdomadaires ou de directions de chaînes de télévision. Après avoir menti à leurs lecteurs depuis 2011 sur la réalité du conflit en Syrie, publier les preuves de la collusion entre les dirigeants politiques français et les dirigeants d’organisations irrégulières et criminelles reviendrait pour nombre d’entre eux à reconnaître qu’ils se sont trompés, l’ont été ou, pour d’autres, ont sciemment menti en trempant leur plume dans l’encrier de l’Elysée-Matignon. Le communiqué de presse annonçant la parution de 56 avec les preuves que je produis a été envoyé à 531 journalistes de a presse écrite et parlée française le 1er octobre. Pas un n’a bougé. Je pense que vous en comprenez les raisons après avoir lu 56.

Les infâmes petites cuisines de la presse subventionnée

Riposte laïque : Tu veux dire que des journalistes de quotidiens ou de chaînes de télévision ont sciemment menti en manipulant l’information pour tromper leurs lecteurs et téléspectateurs sur la réalité de la guerre en Syrie et cela depuis le début du conflit, en 2011?

Jean-Loup Izambert : Oui, parfaitement. Je renvoie sur ce point les lecteurs deRiposte Laïque au premier tome de l’ouvrage que vient de publier François Belliot aux éditions Sigest qui s’intitule Guerre en Syrie : le mensonge organisé des médias et des politiques français. Il appert que c’est en réalité une véritable propagande de guerre qui a été organisée au plus haut niveau du pouvoir politique français dès 2011.

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Une autre gigantesque manifestation de soutien au président syrien (avec l’aimable autorisation de l’agence SANA).

Quel média a publié les photos que je publie en ouverture de 56 où l’on voit, dans toutes les villes de Syrie, des millions de Syriens manifester contre l’agression étrangère ? Aucun. Pourquoi ? Parce que si vous voulez relayer la propagande officielle du pouvoir selon laquelle « Bachar est un dictateur isolé qui tire sur son peuple » vous n’avez bien sûr pas intérêt à diffuser ces images qui prouvent le contraire.

Quel média a présenté les réformes en cours depuis bien avant 2011 et qui se poursuivent encore aujourd’hui malgré la guerre ? Aucun. Pourquoi ? Parce que si vous voulez répandre l’idée que « le régime de Bachar el-Assad est une dictature sanguinaire qui massacre les populations civiles » vous n’avez pas intérêt à montrer les Syriens débattre de réformes ou de leur nouvelle Constitution avec leurs élus et dirigeants, et cela malgré la guerre d’agression. Vous n’avez pas, sans risque de vous ridiculiser, intérêt à publier des reportages sur les réunions des dirigeants des différents partis et des membres du gouvernement avec la population dans les quartiers, les usines, les universités et les campagnes pour préparer et écrire la  nouvelle Constitution.

Quel média a montré les jeunes et les femmes, les Syriens s’organisant en Comité de défense populaire pour résister à l’invasion des barbares armés par Paris avec les dictatures du Golfe ? Aucun. Pourquoi ? Parce que si vous voulez faire croire que « le tyran Bachar el-Assad va tomber » vous n’avez pas  non plus intérêt à montrer la mobilisation de la population pour la défense de sa patrie autour du président qu’ils ont élu. Pratiquement personne n’en parle mais ces Comités de défense populaire jouent un rôle important contre la guerre aux côtés de l’armée syrienne et du Hezbollah. Je donne quelques exemples de désinformation flagrants, y compris de diffusion de fausses informations avec des photographies. Dans le tome 2 de 56, je montrerai comment l’opération de désinformation sur le thème« l’armée syrienne utilise des armes chimiques contre les civils » a été montée de toutes pièces par les dirigeants et des services français.

Balzac lui-même, alors qu’il dressait le profil de la profession de journaliste dans saMonographie de la presse parisienne en 1843 ne pouvait imaginer autant« d’infâmes petites cuisines » dans les salles de rédaction. Ceux qui dans des rédactions ont sciemment menti en truquant les faits et les chiffres pour servir leurs idées reçues et la ligne éditoriale de leurs employeurs devraient prendre garde : la désinformation peut aussi se retourner contre eux.

La stratégie de « l’immeuble enterré »

Riposte Laïque : Peux-tu développer ce que tu appelles le plan de destruction des Etats du pays du Maghreb, par les associations liées aux Frères musulmans ? Y vois-tu la principale explication de ce qu’on a appelé les printemps arabes ?

Jean-Loup Izambert : Le plan de destruction des sociétés arabes et occidentales par les Frères musulmans ce sont d’abord des hommes et une stratégie. Les hommes sont ceux qui dirigent les organisations des Frères musulmans – Ennahda en Tunisie ou le Conseil National Syrien en Syrie – ou d’organisations de leur mouvance. La stratégie est celle que des professionnels du renseignement appellent la stratégie de « l’immeuble enterré ». L’organisation subversive est comme un immeuble enterré. Seuls les étages du haut sont visibles. Là, vous trouvez ceux qui portent le costume-cravate. Ceux-là ont en charge de prendre des contacts avec les milieux politiques, du renseignement, les médias et le milieu associatif. Ils se présentent comme des défenseurs de la démocratie, des droits de l’homme et du citoyen et adaptent leur discours à celui des dirigeants des pays ciblés. Leur objectif est d’obtenir le soutien de tous ces milieux, qu’il soit financier, politique, diplomatique ou militaire. Bien sûr, ils ne sont en rien des défenseurs de la démocratie puisque leur seul et unique objectif est, dans un premier temps, d’obtenir ces soutiens pour renverser les gouvernements des pays arabes laïcs afin d’y instaurer leur dictature religieuse ainsi qu’ils l’ont tenté dans tous les pays du Maghreb.

Plus vous descendez dans les étages inférieurs de l’immeuble, plus vous trouvez ceux qui ont en charge les activités illicites et criminelles de l’organisation. Cela va du trafic d’armes à celui des faux papiers en passant par les activités financières illicites. Les Frères musulmans savent jouer d’une grande duplicité. Leurs « employeurs » occidentaux sont d’autant moins regardants qu’ils leurs sont utiles au renversement de gouvernements. Mais, comme je l’explique dans le tome 2 à venir, les choses vont changer lorsque la main d’œuvre qu’ils ont recrutée dans la misère des pays arabo-musulmans va entrer en France et dans les pays d’Europe occidentale. C’est actuellement en cours. Pour le moment ils s’installent et écoutent, sans doute en souriant, le ministre socialiste de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve, déclarer très sérieusement que « l’appel au djihad n’est pas un délit ». Ils profitent des largesses d’élus inconscients qui financent de prétendus « instituts culturels musulmans », désintègrent la cohésion sociale en substituant « la défense des cultes » à la séparation de l’église et de l’Etat et piétinent les valeurs de la République en substituant la « diversité des communautés » à la citoyenneté française. L’observatoire de l’islamisation (www.islamisation.fr) donne au niveau national un aperçu dramatique de cette contribution d’élus à l’abandon des valeurs républicaines.

En observant le déclenchement des conflits sur toute la zone Maghreb comme sur la Syrie, on s’aperçoit que les Frères musulmans ont recouru au même plan, à la même stratégie, pour renverser les gouvernements, avec le soutien de la CIA, du MI6 anglais et de la DGSE française pour s’en tenir aux principaux intervenants. Ce que l’on a appelé les « printemps arabes » sont des mouvements qui naissent sur un mécontentement ou des revendications populaires. Les peuples expriment de fortes revendications pour plus de justice, plus de liberté, pour l’emploi, le logement, les salaires, l’égalité des hommes et femmes au travail. Ces peuples ont soif de modernité et cherchent à construire des sociétés plus démocratiques. A chaque fois, dès que ces manifestations ont commencé à prendre de l’ampleur, les Frères musulmans sont intervenus pour détourner le mouvement populaire de ses revendications et provoquer des troubles en espérant ainsi s’emparer du pouvoir.

En Syrie, ce sont des snipers venus de l’étranger par la Turquie qui ont tiré sur les manifestants et les forces de l’ordre pour ouvrir une stratégie de la tension. La télévision syrienne a des images de ces faits. L’un de leurs journalistes, repéré par des snipers, a du reste été tué à bout portant et son matériel détruit. Leur objectif est de tuer, de fabriquer des martyrs afin de les mettre en scène en accusant le pouvoir de leurs crimes. Ce sont des criminels diaboliques qui, une fois de plus, n’ont fait que suivre les appels de l’émir tunisien Rached Ghannouchi qui considérait dans les années 90 « de bon augure l’accroissement du nombre de victimes et des martyrs. Nous voulons des martyrs ! » Ils appellent cela des « journées rouges » ou « jour de colère », c’est-à-dire des journées de manifestations, de sabotages, de provocations et de harcèlement des forces de l’ordre afin de les contraindre à tirer pour se défendre. Que se passerait-il si cela devait arriver en France ? Je pense que les policiers, comme leurs homologues syriens, ne se laisseraient pas tirer comme des lapins sans réagir.

Des forces spéciales appuient les groupes terroristes en Syrie

Riposte Laïque : Cela sera sans doute une divergence entre notre ligne et tes écrits, tu parais très engagé du côté du peuple palestinien, ce qui se voit dans l’hommage que tu rends au début de ton livre Georges Ibrahim Abdallah, que tu appelles un des plus vieux prisonniers politiques du monde. Tu parles d’une connivence entre l’opposition à Bachar et les milieux que tu appelles les milieux atlantistes et sionistes. Peux-tu préciser le propos ?

Jean-Loup Izambert : D’abord, je rends surtout hommage aux trente-sept journalistes professionnels syriens qui ont été assassinés ou sont tombés sous les balles des groupes criminels armés par Paris entre 2011 et 2014 et à ceux qui continuent de risquer leur vie pour informer leurs compatriotes et le monde de la réalité de l’agression contre leur pays. Ensuite, je ne pouvais dissocier cet hommage du combat de George Ibrahim Abdallah qui est devenu le symbole de la résistance à l’impérialisme. Victime d’une machination politico-judiciaire de l’Etat français, il est toujours injustement emprisonné en France depuis octobre 1984 pour des crimes qu’il n’a pas commis. Il est non seulement l’un des plus vieux prisonniers politiques du monde mais il incarne également le courage et la lutte révolutionnaire contre toutes les oppressions.

Sur la seconde partie de votre question, il est nécessaire de rappeler un fait important que les médias français passent sous silence : l’opposition syrienne démocratique à la politique du président El-Assad siège à l’Assemblée du Peuple, équivalent de notre Assemblée nationale, parmi les dix partis politiques et les 250 députés démocratiquement élus pour quatre ans par le peuple syrien conformément à la Constitution. En République arabe syrienne, contrairement aux mensonges de certains journalistes, tous les partis politiques ont le droit d’organisation, d’édition, de réunion et de manifestation. Seuls les Frères musulmans sont interdits, ce qui est la moindre des choses pour une organisation qui est quand même responsable de milliers de morts tout au long de cinquante années d’attentats terroristes, de tentatives de coups d’Etat et de crimes en tous genres.

Ce que Washington et Paris appellent l’ « opposition modérée » est une imposture et un ancien dirigeant de la DGSE interviendra sur ce point en ouverture du tome 2 de 56 dont le premier chapitre s’intitule La France en pleine illégalité internationale. Ces individus sélectionnés et maquillés avant d’être présentés aux médias ont tous été recrutés et promus par les Frères musulmans, parfois avec l’accord de Doha, Washington et Ankara alors qu’ils se partageaient les postes au sein de leurs organisations d’ « opposants ». Mais, qu’il s’agisse de la Coalition composée et imposée par Washington, du Conseil National Syrien qui n’a rien de « national » et rien de « syrien », du groupe terroriste Armée Syrienne Libre ou des autres bandes criminelles, tous ne poursuivent qu’un but : détruire la république laïque par tous les moyens. Cela est écrit noir sur blanc dans l’article 2 du programme qu’ils ont signé à Doha le 11 novembre 2012. Celui-ci indique que « les parties signataires ont pour objectif commun de renverser le régime, ses symboles et ses bases ». L’article suivant stipule que « la Coalition s’engage à n’engager ni dialogue ni négociation avec le régime ». Ce programme convient parfaitement aux Frères musulmans  pour qui « le Coran est notre loi, le djihad est notre voie. Mourir dans les vois d’Allah est notre plus grand espoir ». Ce texte de l’ « opposition modérée » selon François Hollande, convient également parfaitement aux milieux atlantistes. Ceux-ci, liés aux intérêts politiques, financiers, économiques et militaires étasuniens, poussent  les dirigeants français à faire perdurer la guerre et à en ouvrir d’autres. Comme lors de la guerre décidée par Washington contre la Libye, ils les suivent comme des « idiots utiles » sans mesurer encore pleinement les graves conséquences à venir pour la France. Pour ce qui est des milieux sionistes, ils sont surtout « dragués » aux Etats-Unis par des individus originaires de pays arabes, principalement des Syriens qui vivent aux Etats-Unis de longue date et cherchent à engager Israël plus à fond dans cette guerre. Ils se servent de ces organisations sionistes pour nouer des contacts avec les dirigeants israéliens. Plusieurs d’entre eux ont ainsi été reçus, avec des Frères musulmans, à la Knesset ou par des représentants des autorités israéliennes.

Les dirigeants israéliens devraient se souvenir que ceux qui jouent avec le terrorisme risquent toujours d’en payer le prix. Il faut être logique : les dirigeants israéliens ne peuvent affirmer lutter sérieusement contre le terrorisme du Hamas comme le fait monsieur Netanyahou et dans le même temps fournir un appui militaire et mettre des hôpitaux militaires à la disposition de bandes criminelles de la même mouvance idéologique. Des journaux de la presse israélienne ont rapporté ces faits et je le rappellerai dans le tome 2 de 56. De manière générale, il me semble difficile qu’une solution à un conflit, quel qu’il soit, puisse voir le jour tant que le religieux empoisonne le politique et tant que les décisions de l’ONU restent lettres mortes.

Par ailleurs, des conseillers militaires soutiennent ces groupes assassins sur le territoire même de la République arabe syrienne. Le professeur Michel Chossudovsky, directeur du Centre de recherche sur la mondialisation du Canada et professeur d’économie de l’Université d’Ottawa, rappelle que « de concert avec l’OTAN, la Turquie, Israël et d’autres, le Pentagone a déjà dépêché des conseillers militaires, des forces spéciales et des agents du renseignement sur le théâtre des combats en Syrie. Ces forces étrangères s’activent dans les rangs des rebelles depuis le début de la guerre en Syrie en 2011 ». Comme le dit le professeur Chossudovsky, « même si Washington et la presse généraliste n’ont jamais reconnuofficiellement leur présence en sol syrien, il convient de préciser que ces forces spéciales remplissent les fonctions de commandement habituelles au sein de divers groupes terroristes, en maintenant une liaison avec la coalition dirigée par les USA et l’OTAN ». Autrement dit, elles sont largement responsables de la coordination des innombrables opérations terroristes de l’Etat islamique et du Front al-Nosra menées contre des civils en sol syrien au nom de la coalition dirigée par les Etats-Unis. Il va sans dire qu’elles sont appuyées par la campagne aérienne menée par les mêmes Etats-Unis qui, en théorie, cible (au lieu de protéger) les terroristes.

Riposte Laïque : Considères-tu que l’entrée en action de Poutine confirme la thèse de ton livre ?

Jean-Loup Izambert : L’entrée en action des forces militaires russes est une bonne chose et confirme mon analyse sur l’évolution de ces bandes criminelles et les soutiens qu’elles ont réussi à obtenir. Il est intéressant de voir aujourd’hui, début novembre 2015, que tous ces groupes criminels sunnites se rassemblent sous le même étendard de la terreur et de la mort pour tenter de poursuivre leur agression tandis que d’autres s‘enfuient de Syrie ou déposent les armes. Elle pose aussi une question sur la désinformation entretenue par le président français et le gouvernement Valls : mais où est-donc passée leur prétendue « opposition modérée » ? Dans les rangs du Front al-Nosra, dans ceux de l’Etat islamique ou dans une « brigade de la mort »? A moins que certains d’entre eux, qui ont appris à maîtriser des armes chimiques contre les populations civiles, ne soient déjà en train de préparer la poursuite de leur djihad par des attentats de masse dans une grande ville de France ? Entendu par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée national en octobre dernier, le chef d’état-major des armées françaises, Pierre de Villiers, déclarait que la France devait aujourd’hui « faire face à une menace durable, élevée, protéiforme ». Espérons pour ce général qu’il n’a pas eu la naïveté de penser que les dirigeants français allaient pouvoir, avec la DGSE et le soutien de l’OTAN, entraîner et armer des groupes criminels contre l’Etat syrien sans avoir à payer le prix du sang et des larmes des milliers de civils que ceux-ci ont assassinés. Le renforcement de la présence de militaires dans les rues françaises ne devraient pas laisser indifférents les djihadistes entraînés en Turquie et en Jordanie par des conseillers militaires français.

Derrière la campagne médiatique des « pauvres migrants »

Riposte Laïque : Vois-tu une continuité entre l’attitude de nos dirigeants, que tu accuses de soutenir les mouvements terroristes musulmans dans le monde, et leur politique migratoire qui fait qu’ils laissent entrer dans notre pays ceux qu’ils appellent les migrants ?

Jean-Loup Izambert : Oui, absolument. Je traite de cette question dans le tome 2 de 56 qui paraîtra sous-titré Mensonges et crimes d’Etat. Aux flots de migrants débarquant sur les côtes européennes par ce que l’on appelle la « filière Méditerranée » depuis le renversement du gouvernement libyen en 2011 s’ajoute aujourd’hui celle en provenance de Turquie par la filière dite des Balkans. Ou les services français sont complètement nuls, ce que je ne pense pas, ou les dirigeants français se livrent ici à une nouvelle campagne de désinformation en utilisant ces hordes d’immigrés. Pourquoi ? Parce qu’il faut savoir, ce que la presse officielle française ne dit pas, que la Direction du Renseignement Militaire (DRM) dispose d’un département dit de GEOINT, acronyme pour Géo-intelligence, dont la principale structure est située sur la base aérienne 110, à Creil dans le département de l’Oise.

Il s’agit de la collecte de renseignements par des sources dites ouvertes (Internet, presse, livres, etc.) et des sources fermées (informations en provenance d’autres services de renseignement français et étrangers, documentation interne aux services civils et militaires français de renseignement, etc.) mais aussi en recourant aux technologies de cartographie, notamment par l’utilisation de satellites espions. Il est évident que les déplacements de tels flux de migrants – des cortèges de plusieurs milliers de personnes – dans une zone géographique sont vite repérés et suivis à la trace. A partir des informations collectées, la DRM rédige des « notes de renseignement » qu’elle a en charge de transmettre aux directions des armées et au pouvoir politique. Cela veut dire que ce dernier était donc parfaitement bien informé de ces flux bien avant que ceux-ci n’arrivent en France c’est-à-dire au moment où ils quittaient la Turquie sans aucune difficulté. Sans entrer ici dans les détails, il faut savoir que ces cortèges sont partis de Turquie, que le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU dispose d’un budget de 362,5 millions de dollars pour l’année 2015 pour le seul conflit syrien, que le même HCR agit sur place en concordance avec les gouvernements syrien, jordanien, irakien et turc et qu’il a le soutien de nombreuses organisations internationales pour assurer la sécurité des réfugiés qui fuient la guerre franco-étasunienne.

Ceux qui viennent ici sont, exception faite des « opposants modérés » djihadistes, des individus qui ne pensent qu’à « sauver leur cul » au lieu de défendre leur pays agressé comme le fait la population en s’organisant en Comités de défense populaire. Alors pourquoi laisser faire ce débarquement brutal de migrants ? Pour plusieurs raisons : la France n’a plus de frontières depuis le traité de Maastricht et la Convention Schengen signée en 1985 qui est à ce jour ratifiée par vingt-six Etats a visiblement du mal a être appliquée; l’arrivée en flots médiatisés va permettre aux dirigeants français une  nouvelle campagne sur le thème « ils fuient la guerre du tyran Bachar el-Assad ». Sur ce point il faut rappeler qu’il n’y aurait pas de conflit si des organisations illégitimes n’étaient pas financées, armées et entraînées par plusieurs pays étrangers dont la France ; enfin, le grand patronat va ainsi disposer d’une main d’œuvre bon marché et sous-qualifiée qui va permettre de casser encore un peu plus le contrat social français.

Washington ouvre un nouveau conflit au coeur de l’Europe

Riposte Laïque : Vois-tu dans cette invasion un plan de destabilisation de l’Europe comparable à ce qui s’est passé en Syrie, avec les mêmes aux manettes ?

Jean-Loup Izambert : Effectivement, ces arrivées de migrants par flux successifs va provoquer une déstabilisation. En un court laps de temps – quelques mois -, une population importante – selon l’agence européenne des frontières (Frontex) plus de 800.000 migrants sont « entrés illégalement » dans l’Union européenne en 2015 -, étrangère va débarquer dans les trois pays d’Europe occidentale qui ont les plus importantes communautés musulmanes, à savoir la France, l’Angleterre et l’Allemagne. L’une des raisons est que les dirigeants turcs sentent que leur croisade contre la république laïque syrienne commence à se retourner contre eux. Aussi, commencent-ils à se délester des groupes criminels qu’ils ont hébergés, entraînés et soutenu militairement avec les bases de l’OTAN de la région.

Ces milliers de djihadistes-trafiquants recrutés dans la misère du monde arabe s’enfuient de Syrie vers la Turquie et vers l’Irak. Déjà, en août dernier, les services secrets turcs ont fait partir sur l’Ukraine des centaines de djihadistes pour monter à Kiev une « brigade musulmane ». J’évoque ce plan en détail dans le tome 2 de 56. Tout comme en 1940, ceux-ci se retrouvent aux côtés de groupes d’extrême-droite et néonazis pour se préparer à créer des troubles contre la Fédération de Russie, la Crimée et des Républiques d’Asie centrale. L’OTAN et les dirigeants français participent à cette opération contre la Fédération de Russie. En mars 2014, Laurent Fabius a été apporter son soutien et celui de la France à ce gouvernement totalitaire mis en place par Washington. Ce plan est préparé de longue date par l’administration étasunienne qui, voyant son échec poindre en Syrie malgré les cinq milliards de dollars déversés depuis 2011 aux organisations criminelles, tente de déplacer le conflit au cœur de l’Europe.

Sans honte aucune, le ministre Fabius a échangé une cordiale poignée de main avec Oleh Tyahnybok, dirigeant du parti néonazi Svoboda. Celui-ci se fit remarquer en déclarant auparavant « vouloir purger l’Ukraine de 400 000 juifs et autres minorités». Svoboda, dont les militants défilent cagoulés, armés de barre de fer et la main tendue à l’image des anciens nazis a été classé en 2012 au cinquième rang des dix organisations les plus antisémites et les plus dangereuses du monde par le Centre Simon Wiesenthal. D’autre part, l’arrivée massive des ces immigrés va également avoir des conséquences sur le budget de l’Allemagne et de la France. S’il y a peu de chance que ces nouveaux immigrés participent au paiement des retraites des Français, par contre ces derniers sont sûrs de payer leur logement, leur chômage, leurs aides sociales puisqu’ils sont pratiquement tous sans ressources et même leurs mosquées comme le font déjà des élus locaux peu républicains. Bien évidemment tous ces fuyards ne sont pas des terroristes, loin de là. Mais le risque terroriste a considérablement augmenté avec leur venue et les dirigeants français en porte la responsabilité pour faire perdurer la guerre contre le peuple syrien. Il est désormais tout à fait envisageable que les forces de l’ordre soient amenées à arrêter des djihadistes qui auront été entraînés et armés en Turquie ou en Jordanie par la DGSE. Vous remarquerez que dans le même temps où s’est déclenchée cette opération médiatique sur l’Europe occidentale autour des flots de migrants, une autre vaste campagne médiatique a été lancée depuis les Etats-Unis contre le constructeur automobile allemand Volkswagen, mais aussi contre plusieurs firmes allemandes sous des prétextes futiles. Ces deux opérations visent bien évidemment à déstabiliser la première puissance économique de l’Europe occidentale. N’oublions pas que la guerre économique conduit toujours à la guerre totale.

La France a besoin d’une transition radicale

Riposte laïque : Le danger terroriste est-il aujourd’hui plus grand avec l’arrivée de ces centaines de milliers de nouveaux immigrés ?

Jean-Loup Izambert : Oui, comme je le disais des groupes de djihadistes de l’ « opposition » sont entrés en Europe avec ces flots de migrants. Ceux-ci ont profité de ces cortèges organisés en Turquie par leurs comparses pour pénétrer en Europe. Du reste, pourquoi plusieurs milliers de migrants auraient-ils forcé les frontières en refusant de passer par les postes de contrôle en Hongrie ou en Macédoine – et même en France pour se rendre en Angleterre – s’ils n’avaient rien à se reprocher ? Lorsque vous demandez à être hébergé dans un pays, vous commencez par donner votre identité, à déclarer votre situation, à respecter ses lois et sa culture et vous ne cherchez pas à vous procurer des faux papiers d’identité comme certains l’ont fait. Plusieurs arrestations de membres de l’Etat islamique ont déjà eu lieu au Maroc et dans plusieurs pays d’Europe occidentale – Espagne, Belgique, Allemagne – mais d’autres ont pu se fondre dans la société française. Les organisations des Frères musulmans implantées en France leur apportent très certainement un soutien logistique. Il est bon de rappeler aux élus qui se précipitent un peu inconsciemment vers ces « pauvres migrants » une réalité qui leur échappe : le 6 juillet dernier, la magistrate Belge Michèle Coninsx, présidente d’Eurojust – l’organisation de l’Union européenne qui a pour mission la coordination de la lutte des pays européens contre le terrorisme, la criminalité organisée et transnationale -, indiquait que les groupes rebelles infiltrent et exploitent les cortèges de migrants. Ne pouvant divulguer toutes les informations dont elle a connaissance en raison des enquêtes en cours, elle précisait néanmoins que « l

Houellebecq

Par Le 21/11/2015

Attentats : Michel Houellebecq s’en prend violemment à François Hollande et Manuel Valls

19/11/2015 | 11h54

Michel Houellebecq (photo Reuters)

 

Dans une lettre ouverte au quotidien italien “Corriere della sera”, Michel Houellebecq, auteur de “Soumission” l’année dernière, s’en prend très violemment aux gouvernements successifs de la France et charge très lourdement François Hollande et Manuel Valls.

Michel Houellebecq, auteur aussi corrosif que populaire en librairie, a choisi la presse italienne pour réagir aux attentats du 13 novembre qui ont touché les villes de Paris et Saint-Denis. Dans une lettre ouverte publiée dans le quotidien le Corriere della Sera, Houellebecq fustige le duo exécutif François Hollande et Manuel Valls. Et il ne prend pas de pincettes :

“La situation malheureuse dans laquelle nous nous trouvons est due à nos responsables politiques ; et ces responsabilités politiques devront être tôt au tard analysées. Il est très peu probable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le poste de chef de l’Etat ou les actes dignes d’un retardé congénital du Premier ministre, sans citer les ‘ténors de l’opposition’ (LOL), sortent avec les honneurs de cet épisode.”

L’auteur a succès de La Carte et le Territoire ou La Possibilité d’une îles’en prend ensuite aux mesures prises par les pouvoirs politiques : “Qui a annoncé des coupes au sein des effectifs de police, les a réduit à l’exaspération, incapable de mener à bien leurs fonctions ? Qui a expliqué pendant des années que nos anciennes frontières n’avaient plus de sens, qu’elles étaient un symbole nauséabond du nationalisme d’avant ?”

Il rappelle les “opérations absurdes et coûteuses” de l’armée française,“dont le principal résultat a été de plonger des pays comme l’Irak et la Libye dans le chaos.” Il rend au passage hommage à Dominique de Villepin (“J’oublie que nous ne sommes pas allés en Irak. Mais il s’en est fallu de peu. C’est pour cette unique raison, et ce n’est pas peu, que Dominique de Villepin restera dans l’histoire.”)

Michel Houellebecq conclut sa tribune de façon très pessimiste : “Les gouvernements qui se sont succédé ces dix dernières années (20 ? 30 ?) ont failli pitoyablement, lourdement et systématiquement dans leur mission fondamentale, qui était de protéger la population française.”

Plus loin il ajoute : “Le discrédit qui frappe aujourd’hui l’ensemble de la classe politique française est répandu et légitime. Il me semble que la seule solution que nous avons pour le moment laissée de côté est l’application de la seule forme de démocratie réelle, et je veux dire par là la démocratie directe.”

Impéritie...

Par Le 21/11/2015

  • LAROUSSE : Littéraire. Incapacité dans l'exercice de sa profession ou de ses fonctions : L'impéritie d'un ministre.

 


 

Tout ce qui suit sur cette page est facilement vérifiable au regard des dizaines de documents qui circulent sur la Toile depuis huit jours....J'en ai lu un grand nombre et par-delà la tristesse infinie de cette désolation pointe désormais la rage....


 

"Ça devait arriver. On le savait. On ne savait ni où ni quand ni comment. On ne connaissait ni le lieu ni le jour ni l’heure, mais on le savait. C’est arrivé. Paris a connu sa nuit la plus sanglante, la plus meurtrière depuis la Deuxième Guerre mondiale. Une nuit de massacre, de sang et de mort.

Les précautions prises, les mesures adoptées en vertu du plan Vigipirate, poussé à l’écarlate, n’ont servi de rien, et pas plus les malheureux soldats qui patrouillaient trois par trois au pied de la tour Eiffel ou dans les halls d’Orly et de Roissy que les vigiles qui priaient courtoisement les dames d’ouvrir leur sac à l’entrée des grands magasins. La veille encore, le ministre de l’Intérieur se félicitait de la vigilance qui avait permis à la police de déjouer un vague projet d’attentat contre la base navale de Toulon. Pendant ce temps, dans le secret le plus absolu, quelques dizaines de fanatiques armés jusqu’aux dents dont l’enquête nous dira s’ils étaient fichés comme « radicalisés », dangereux, déjà partis ou revenus de Syrie, mettaient la dernière touche à la préparation de leur raid sauvage.

La France avait pris le parti, avec les moyens dont elle dispose, de participer aux opérations de bombardement menées depuis des mois dans le ciel de l’Irak et de la Syrie par l’étrange coalition qui poursuit dans le désordre et l’inefficacité des buts compliqués et des ennemis variables au Moyen-Orient. On annonçait à son de trompe au début de cette semaine le départ pour la région de notre unique porte-avions flanqué d’une frégate britannique et d’un bâtiment belge. Pouvions-nous imaginer que nos actions qui, pour limitées qu’elles soient, frappent à quatre heures d’avion de Paris les positions djihadistes et leurs alentours, resteraient indéfiniment sans réplique ? Pouvions-nous imaginer que Daech ou Al Qaida, qui disposent en Europe d’une cinquième colonne infiltrée dans la population n’exerceraient aucune représaille contre notre pays ? Ce n’est ni dans leur caractère ni dans leurs habitudes.

Nous nous sommes impliqués dans un conflit qui ne connaît ni trêve ni frontières, où l’adversaire ne fait aucune distinction entre le front et l’arrière, entre militaires et civils, entre innocents et coupables. Nous nous retrouvons, hébétés, en première ligne. Nous avons vécu la nuit dernière, pour la première fois, une situation qui est depuis des années le quotidien de Bagdad, de Kaboul, de Beyrouth, de Damas ou de Mogadiscio dont nous suivons distraitement le martyre à travers les quelques lignes et les quelques secondes que veulent bien leur accorder nos médias dès lors que le nombre des victimes d’un attentat y dépasse les dizaines.

La guerre que nous nous flattions de tenir à distance nous a rattrapés. Elle est sur nous, nous sentons son haleine brûlante sur nos villes, nos aéroports, nos gares, nos stades, nos théâtres, nos cinémas, nos cafés, nos restaurants, nos écoles, nos collèges, nos lycées, nos facultés, nos stades, nos métros, nos commissariats, nos avenues, nos rues. Les cibles sont partout, nous sommes tous des cibles et les assassins sont parmi nous, prêts à frapper où ils veulent, quand ils veulent. Il faut nous rendre à l’évidence : nous ne pouvons faire la guerre au loin et avoir la paix chez nous.

Le gouvernement, dans l’urgence, a décrété l’état d’urgence. Il a décidé, face au terrorisme, de reprendre le contrôle de nos frontières que la grande invasion pacifique des migrants ne lui avait pas paru justifier. Face à la réalité de la menace terroriste, il a dans les faits, en cas de flagrant délit, rétabli la peine de mort rayée de notre droit, et il ne se trouvera personne, espérons-le, pour le lui reprocher. Peut-être va-t-il se décider à mettre hors d’état de nuire les quelques milliers d’individus repérés et fichés comme dangereux, peut-être va-t-il se décider à donner le coup de pied qui s’impose dans la fourmilière salafiste, à incarcérer ou à expulser les prêcheurs de haine, les propagandistes de la soumission, les adeptes de la violence et d’une manière plus générale tous ceux qui, vivant en France ou titulaires de papiers français, sont dans leur tête et se conduisent dans leurs actes comme de fidèles ressortissants du califat des Barbares. Peut-être comprendra-t-il enfin que les islamistes ne nous offrent le choix qu’entre la soumission et la guerre et que, tout compte fait, s’il faut faire la guerre, il vaut mieux, comme disait le vieux Louis XIV, la faire à nos ennemis qu’à nos enfants.

Passé le moment de la stupeur, le temps du deuil et l’appel à l’unité nationale, que nos dirigeants prennent et assument leurs responsabilités, et qu’ils sachent qu’ils seront jugés aux actes."

Dominique Jamet

 


 

 

[Vidéo] Attentats de Paris : Pourquoi Manuel Valls doit démissionner en 2 vidéos.

valls-démission

Par GREG TABIBIAN

"Certaines personnalités politiques ont exigé, à la suite des attentats qui ont frappé la capitale, la démission de François Hollande ou de certaines personnalités composant son gouvernement…

J’avoue ne pas aimer ce genre de réactions « à chaud » souvent assez démagogiques. Mais dans le cas présent, il convient tout de même de souligner que, si notre gouvernement met un point d’honneur à dénoncer les coupables (Daesh), il oublie totalement de mentionner qui sont les responsables de cette tragédie. Et pour cause…

Les deux vidéos qui vont suivre sont des raisons qui justifient CLAIREMENT la démission immédiate de Manuel Valls. Et à tout ceux qui trouveront ma réaction extrême, je dis et j’assume qu’elles pourraient également relever du crime de Haute Trahison.

1/ Quand Manuel Valls aidait nos ennemis en les prenant pour des alliés.
Il y a encore quelques mois, Manuel Valls l’affirmait : Le Qatar et l’Arabie Saoudite LUTTENT MAIN DANS LA MAIN AVEC LA FRANCE contre l’Etat Islamique… les quelques voix qui avaient osé dire le contraire furent purement et simplement LYNCHEES, HUMILIEES et traitées de tous les noms.

D’ailleurs, même si je ne partage pas les opinions politiques de ce dernier, rappelons nous Florian Philippot, poursuivit en justice par l’Etat du Qatar (!) pour avoir osé dire que le Qatar soutenait Daesh. Rappelons aussi comment le gouvernement avait fermé les yeux, voir aidé, dans le cas de Christiane Taubira, le Qatar à faire tomber Philippot.

OUI MANUEL VALLS, EN COLLABORANT AVEC LES PRINCIPAUX FINANCIERS DE DAESH, ET EN FAISANT CROIRE AUX FRANCAIS QU’IL S’AGISSAIT D’ALLIES, A PROBABLEMENT LIVRE, CONSCIEMMENT OU NON, UNE AIDE INDIRECTE A DAESH POUR NOUS ATTAQUER.

 


Pourquoi Valls doit démissionner (1/2) par pascontent-tv

 

2/Mais la vidéo que vous allez voir maintenant est bien plus grave.

A une certane époque, sous une certaine république, elle aurait justifié la peine de mort, voire au strict minimum le bagne à vie.

Dans la vidéo ci-dessous, Yves de Kerdel, de Valeurs Actuelles, annonce qu’il publiera bientôt une interview de Bernard Squarcini, l’ancien patron des services secrets français.
Dans cette interview, une REVELATION ABSOLUMENT FRACASSANTE, qui DEVRAIT coûter la place de Manuel Valls (voir son emprisonnement) EST LIVREE :

Selon Squarcini, la liste des djihadistes français a été proposée il y a deux ans au ministre de l’Intérieur Manuel Valls, qui a refusé de collaborer avec les services syriens !!! Alors que la Syrie était prête à nous livrer la liste de ceux qui, sur son territoire, projetaient des attentats en France, MANUEL VALLS L’A BEL ET BIEN REFUSEE, par IDEOLOGIE, sacrifiant ainsi la sécurité des français à son égo de petit roquet apprenti-dictateur.

Et je pèse mes mots.

 


Attentats à Paris : Pourquoi Valls doit… par pascontent-tv

 


 

 

"Proclamer qu’on lutte contre l’islam radical tout en serrant la main au roi d’Arabie saoudite revient à dire que nous luttons contre le nazisme tout en invitant Hitler à notre table.”

[Marc Trévidic - ancien juge d’instruction du parquet antiterroriste de Paris, aujourd’hui au tribunal de grande instance de Lille]

 


 

Article très complet
Extrait :
"En Syrie

Au cours des cinq dernières années au moins, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Jordanie et la Turquie ont tous apporté un soutien financier et militaire considérable à des réseaux militants islamistes liés à al-Qaïda qui ont engendré l’« Etat islamique » que nous connaissons aujourd’hui. Ce soutien a été apporté dans le cadre d’une campagne anti-Assad de plus en plus intense dirigée par les Etats-Unis.

La concurrence pour dominer les tracés potentiels des pipelines régionaux passant par la Syrie et contrôler les ressources inexploitées en combustibles fossiles en Syrie et en Méditerranée orientale (au détriment de la Russie et de la Chine) a fortement contribué à motiver cette stratégie.

Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères, a révélé qu’en 2009 les responsables du ministère britannique des Affaires étrangères lui avaient indiqué que les forces britanniques étaient déjà actives en Syrie pour tenter de fomenter la rébellion.

L’opération qui se poursuit actuellement a été étroitement contrôlée dans le cadre d’un programme secret toujours en cours, coordonné conjointement par les services de renseignement militaire américains, britanniques, français et israéliens. Des rapports publics confirment qu’à la fin de l’année 2014, le soutien apporté par les Etats-Unis aux combattants luttant contre Assad s’élevait, à lui seul, à environ 2 milliards de dollars.

Ce soutien aux extrémistes islamistes est communément considéré comme une erreur, et les faits parlent d’eux-mêmes. D’après des évaluations classifiées de la CIA, les services de renseignement américains savaient que le soutien apporté aux rebelles anti-Assad dirigé par les Etats-Unis à travers ses alliés au Moyen-Orient a toujours fini entre les mains des extrémistes les plus virulents. Toutefois, il a continué.

L’année précédant le lancement de la campagne de l’Etat islamique pour conquérir l’intérieur de l’Irak, les responsables du Pentagone étaient également conscients que la grande majorité des rebelles « modérés » de l’Armée syrienne libre (ASL) étaient en fait des militants islamistes. Ainsi que l’ont reconnu les responsables, il était de plus en plus impossible d’établir une frontière fixe entre les rebelles dits « modérés » et les extrémistes liés à al-Qaïda ou à l’Etat islamique en raison de la fluidité des interactions existant entre ces deux composantes.

De plus en plus, les combattants frustrés de l’ASL ont rejoint les rangs des militants islamistes en Syrie, non pas pour des raisons idéologiques mais simplement en raison de leur plus grande puissance militaire. Jusqu’à présent, la quasi-totalité des groupes rebelles « modérés » formés et récemment armés par les Etats-Unis sont en cours de dissolution et de défection, et leurs membres n’en finissent plus de passer du côté d’al-Qaïda et de l’Etat islamique dans la lutte contre Assad."

L’Etat islamique, cancer du capitalisme moderne

L’« Etat islamique » est un symptôme brutal de l’aggravation d’une crise de civilisation fondée sur la dépendance aux combustibles fossiles, qui porte atteinte à l’hégémonie occidentale et met à mal le pouvoir des Etats dans le monde musulman

MIDDLEEASTEYE.NET


 

Attentats de Paris : la responsabilité écrasante de l’exécutif français

Par Guillaume Borel le 14 novembre 2015 

La vague d’attentats sans précédent qui a touché Paris hier soir et qui aurait fait, selon un premier bilan, au moins 127 morts, est la conséquence directe de la politique étrangère menée par la France en Syrie et qui vise moins la lutte contre le terrorisme salafiste que la destruction de ce pays et le renversement du président Bachar-al-Assad.

Si plusieurs auteurs du carnage perpétré dans la salle de concert du Bataclan auraient déclaré, selon des témoins « C’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie », il faut ici rappeler quelle a été la réalité de la politique française dans ce pays depuis le début du conflit en 2011.

La république française, comme le révèle le président François Hollande dans un entretien avec le journaliste Xavier Panon, a en effet fourni des armes aux « rebelles » syriens dés 2012. Par l’intermédiaire de la DGSE, ce sont des canons de 20 mm, mitrailleuses, lance-roquettes, missiles anti-chars qui auraient été livrés aux rebelles dits « modérés », en violation de l’embargo mis en place l’été 2011 par l’Union Européenne.

Un conseiller de l’Elysée admet également auprès de Xavier Panon :

« Oui, nous fournissons ce dont ils ont besoin, mais dans la limite de nos moyens et en fonction de notre évaluation de la situation. Dans la clandestinité, vous ne pouvez agir qu’à petite échelle. À moyens limités, objectifs limités. »

La France aurait également envoyé des forces spéciales sur le terrain destinées à la formation et au soutien opérationnel des combattants.

En mars 2012, treize officiers français ont ainsi été capturés par l’armée syrienne lors de la reprise du califat islamique instauré dans le quartier de Baba Amr à Homs par la brigade Al-Farsouq et Al-Waleed. Cette dernière a ensuite rejoint les rangs de l’Etat Islamique.

Le président Hollande, cité par le journal Le Monde a encore confié en août 2014 :

« Nous ne devons pas relâcher le soutien que nous avions accordé à ces rebelles qui sont les seuls à participer à l’esprit démocratique. »

Alors que le président Syrien Bachar-al-Assad a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas de rebelles « modérés » sur le terrain, on peut s’interroger sur la véritable nature des groupes rebelles soutenus et armés par l’Etat français depuis 2012. Le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré à ce propos en 2012 que le Front Al-nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, « faisait du bon boulot »… Une plainte de victimes syriennes des groupes rebelles a d’ailleurs été déposée à l’encontre du ministre français à ce sujet auprès du tribunal administratif de Paris pour « les fautes personnelles commises par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans ses fonctions. »

Dans un rapport de 2012 l’agence de renseignement militaire américaine (DIA) avançait déjà que le soutien aux rebelles dits « modérés » profitait en réalité essentiellement à l’Etat Islamique. Selon le directeur de l’agence, le général Flynn le soutien indirect des USA et de la coalition occidentale à l’Etat Islamique  « était une décision intentionnelle ». Dans un précédent article sur le rôle trouble de la coalition occidentale en Irak et en Syrie, j’avais également pointé différents éléments factuels qui montraient le soutien et la collaboration opérationnelle de la Turquie, des Etats-unis et d’Israël avec différents groupes djihadistes.

Ces différents éléments montrent assez clairement que la coalition occidentale, dont fait partie la France, a mené une politique de soutien à divers groupes djihadistes en Syrie dans l’objectif de renverser le président Bachar-al-Assad, sous couvert de la fiction de l’aide apportée à des groupes fictifs de rebelles « modérés ».

La véritable nature de ces prétendus groupes rebelles a été récemment mise en lumière par l’intervention russe qui a entraîné un déchaînement de protestations de la part des chancelleries occidentales au motif que les frappes aériennes auraient visé les rebelles soutenus par l’Occident. Or, les groupes frappés par l’aviation russe appartenaient à l‘Armée de la Conquête, qui regroupe notamment le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda et des groupes islamistes comme Ahrar al-Cham.

Il est malheureusement fort peu probable que le soutien de l’exécutif français aux groupes djihadistes en Syrie soit dénoncé à la lumière de cette vague d’attentats sans précédents, qui constitue pourtant son aboutissement logique et prévisible. Le chaos auquel a été réduite la Syrie et la prolifération des groupes djihadistes sont en effet le résultat direct de la politique étrangère française au Proche et Moyen-Orient.

Alors que lors des précédents attentats de janvier dernier, l’exécutif avait érigé le réseau Internet, qui aurait favorisé « l’auto-radicalisation » des terroristes – présentés à l’époque de manière mensongère comme des « loups solitaires » – en boucs émissaires censés masquer les lacunes et les incompétences des services de renseignement et de sécurité français, et instauré des dispositifs de surveillance de masse des citoyens, cette politique visant essentiellement les libertés individuelles, a montré aujourd’hui son inanité. Il est pour autant fort peu probable que les responsables des services de sécurité, dont le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve – qui ont une fois de plus failli à leur mission – aient à rendre des comptes. Le gouvernement et la classe politique, à quelques exceptions près, se retranchent une fois de plus derrière l’émotion et l’injonction à « l’unité nationale ». Pourtant, les mêmes qui aujourd’hui ont décrété l’état d’urgence et le rétablissement des contrôles aux frontières s’engageaient il y a quelques semaines à peine à participer à l’accueil des migrants syriens, au nom de principes humanitaires, et ce malgré les réserves de l’agence de coopération européenne Eurojust qui affirmait que le trafic clandestin entretenait des liens étroits avec les organisations terroristes en Syrie :

« C’est une situation alarmante parce que nous voyons clairement que le trafic est destiné à financer le terrorisme et que les passeurs sont utilisés parfois pour mener des infiltrations par les membres de l’Etat Islamique. »

Si comme le dit le président François Hollande, la France est « en guerre » aujourd’hui, elle le doit donc pour l’essentiel aux incompétences de l’exécutif et aux incohérences criminelles de la politique étrangère française qui a soutenu et armé les groupes djihadistes ayant plongé la Syrie dans le chaos …

Guillaume Borel | 14 novembre 2015

Source: http://arretsurinfo.ch/attentats-de-paris-la-responsabilite-ecrasante-de-lexecutif-francais/

 


 

“Les États occidentaux ne peuvent combattre le jihadisme en soutenant ses parrains pétromonarchiques !”, par Maxime Chaix

 

Maxime Chaix, 13/11/2015 – Source : maximechaix.info

En deuil et en colère. 

Depuis plusieurs années, j’ai pu comprendre, étayer et documenter le fait que les réseaux jihadistes sont non seulement des ennemis mortels des peuples à travers le monde, mais qu’ils sont aussi des forces clandestinement utilisées par les États occidentaux et leurs alliés du golfe Persique dans la satisfaction d’intérêts profonds inavouables. En mars dernier, dans un important article intitulé « L’État islamique, cancer du capitalisme moderne », Nafeez Ahmed avait résumé cette instrumentalisation récurrente de milices jihadistes par les principales puissances de l’OTAN et leurs partenaires afin de déstabiliser l’Afghanistan, la Bosnie, le Kosovo, la Libye puis la Syrie. Comme l’a souligné le journaliste Marc de Miramon dans L’Humanité en juillet 2015, « [p]our Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la “guerre de civilisation” et celle contre le “terrorisme” brandies par le gouvernement [français] comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad. » Dans le contexte de cette interview, Alain Chouet désignait les pétromonarchies wahhabites, essentiellement l’Arabie saoudite et le Qatar, auxquelles la France vend des armements sophistiqués malgré leur soutien notoire aux principaux réseaux jihadistes – et pas seulement en Syrie. Soulignons-le : Monsieur Chouet est un ancien officier de renseignement qui a travaillé de nombreuses années en tant que chef du contre-terrorisme à la DGSE, les services secrets extérieurs français. Cet homme plus que tout autre sait de quoi il parle lorsqu’il affirme que nos « alliés » du Golfe sont « les parrains financiers du djihad ». Ainsi, son constat est aussi alarmant que révoltant en ce funeste 13-Novembre, dans notre France déjà meurtrie par les attentats de Charlie Hebdo, de l’Hyper Cacher et de Montrouge.

En janvier 2015, à la suite de ces attentats abominables, j’avais écrit dans un élan de rage et de tristesse que « notre actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a ouvertement soutenu en décembre 2012 le Front al-Nosra – c’est-à-dire la branche “syrienne” d’al-Qaïda. [À cette époque, cette organisation incluait Daech, ces deux factions s’étant séparées en avril 2013]. (…) [S]elon les informations du journal Le Monde, “la décision des États-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition [en Syrie]. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que “tous les Arabes étaient vent debout” contre la position américaine, “parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot”. “C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne”, a ajouté le ministre.” (…) Plus grave encore : en août 2014, le journal Le Monde a révélé que le Président Hollande avait ordonné aux services spéciaux français de livrer clandestinement des armes de guerre à des rebelles “modérés” en Syrie – ce qui est contraire à la Charte des Nations Unies [et à l’embargo sur les armes alors en vigueur]. Malheureusement, il s’est avéré [que, selon le Canard Enchaîné du 21 janvier 2015, la plupart] des armements livrés par les services français sont – d’une manière ou d’une autre – tombés entre les mains de groupes jihadistes, qui se réjouissent aujourd’hui de la vague d’attentats qui déstabilise la France en profondeur. » Et l’État français n’est pas le seul fautif dans ce fiasco syrien. Selon l’expert Joshua Landis, « entre 60 et 80 % des armes que les États-Unis ont introduites en Syrie [depuis 2011] sont allées à al-Qaïda et les groupes qui lui sont affiliés ».

À partir de l’année 2014, deux parlementaires de l’opposition ont successivement dénoncé le rôle trouble des services spéciaux français dans ce conflit, l’un d’entre eux ayant même déclaré en juin 2015 sur La Chaîne Parlementaire que « la France soutient al-Qaïda en Syrie ». En effet, d’après le député Claude Goasguen, « la France [appuie] des rebelles syriens, qui sont soi-disant des rebelles démocrates. (…) Qui a récupéré les rebelles syriens démocrates ? [Le Front] al-Nosra. Qu’est-ce que c’est qu’al-Nosra, al-Nosra c’est pas al-Qaïda ? (…) [C]ertains rebelles ont été récupérés par al-Qaïda avec des armes françaises[.] (…) Monsieur [le député (PS) Olivier Dussopt], nous continuons à fournir des armes à al-Nosra, par l’intermédiaire des rebelles syriens ! Je le dis, je l’ai dit à Monsieur le Drian en Commission de la Défense, je l’ai dit à Monsieur Fabius, comme tous les autres députés [sic]. Il va falloir éclairer tout ça ! L’attitude de la France en Syrie n’est pas nette ! » Comme je l’avais souligné à l’époque, ces révélations fracassantes du député Goasguen ont été quasiment ignorées par les médias français. J’avais également relevé le fait que ce « député LR accus[ait] l’actuel gouvernement de soutenir al-Qaïda en Syrie (Front al-Nosra), alors que la majorité précédente, dont il est issu, s’était accommodée du fait qu’al-Qaïda en Libye (GICL) avait été intégrée aux opérations de l’OTAN ! Voila à quel niveau notre État s’est abaissé, depuis quelques années, dans sa post-“politique arabe de la France”. Néanmoins, même en cas de changement de majorité, le prochain gouvernement continuera certainement de vendre des armements sophistiqués au Qatar et à l’Arabie saoudite – qui restent les principaux soutiens du jihadisme à travers le monde. »

Plus globalement, depuis le 11-Septembre, les intérêts profonds évoqués au début de cet article représentent un nombre inestimable de milliards de dollars de bénéfices pour différentes entreprises privées, principalement générés par la soi-disant « guerre “contre” le terrorisme ». Financées à perte par les contribuables occidentaux, ces interventions militaires catastrophiques et meurtrières ont engendré d’immenses profits pour les multinationales impliquées dans ce désastre mondial – tout en déstabilisant le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Asie centrale au point que les groupes extrémistes qui y sévissent aujourd’hui semblent inarrêtables. La catastrophe qu’a constitué jusqu’à présent cette soi-disant « guerre “contre” le terrorisme » est sans précédent : elle aurait tué au moins 1,3 millions de civils rien qu’en Irak et en « AfPak » depuis 2001, les foyers jihadistes se sont multipliés à travers le monde, et tant Daech qu’al-Qaïda semblent plus menaçants, fanatiques et enracinés que jamais. Affirmons-le clairement : dans le monde occidental, ce fléau jihadiste justifie des guerres à la légalité, à l’efficacité et à la légitimité douteuses, tout en accélérant un basculement autoritaire de nos États – ce qui s’est notamment traduit en France par la dangereuse « loi Renseignement ». À l’heure où j’écris ces lignes, le Président Hollande vient de décréter l’état d’urgence national, et nul doute qu’un durcissement sécuritaire majeur est en vue – sans parler d’une escalade militaire qui aggravera certainement ces conflits trop lointains et complexes pour que les citoyens s’y opposent. Au vu de l’échec retentissant de la « guerre globale “contre” le terrorisme », il serait peut-être temps de réfléchir collectivement à son utilité, au lieu de céder à la tentation de répondre à la violence par la violence.

Néanmoins, ces guerres auto-génératrices ne doivent plus masquer une réalité aussi cruelle que scandaleuse : depuis la fin des années 1970, des puissances occidentales majeures et leurs alliés du Golfe ont soutenu l’essor des principaux réseaux islamistes à travers le monde, que ce soit de manière directe ou non selon les circonstances et les acteurs concernés. En octobre 2015, après qu’une parlementaire états-unienne ait dénoncé sur CNN le soutien d’al-Qaïda par la CIA pour renverser Bachar el-Assad, un ancien officier de la CIA spécialisé dans le contreterrorisme m’a confirmé la collaboration de l’Agence avec cette nébuleuse terroriste pour faire tomber le gouvernement syrien. Récemment, j’ai étudié en profondeur l’implication massive et clandestinedes services spéciaux occidentaux et moyen-orientaux dans le soutien de réseaux jihadistes combattant le régime el-Assad, dont la branche « syrienne » d’al-Qaïda. Insistons sur ce point : cet engagement clandestin de l’Agence et de ses alliés contre le gouvernement syrien implique militairement la France. En effet, en la comparant à la guerre secrète de la CIA en Afghanistan, l’éditorialiste du Point Michel Colomès a récemment écrit que les « Américains et [les] Français, depuis l’entrée de la Russie dans la guerre syrienne, fournissent des armes à des islamistes réputés fréquentables. Ils ont la mémoire courte ». D’autres « islamistes réputés fréquentables » qui seraient revenus de Syrie sont-ils à l’origine de ces terribles attentats du 13-Novembre ? Il est encore trop tôt pour répondre à cette question, mais il est clair que ces terroristes ont agi de façon coordonnée selon un mode opératoire clairement militarisé et jihadiste – deux, voire trois kamikazes ayant actionné leurs bombes devant notre Stade de France, symbole de l’unité, de la liesse populaire et du rassemblement.

Dans notre pays meurtri par ce funeste 13-Novembre, le fait que le gouvernement français soutienne des jihadistes à l’étranger, et qu’il commerce sereinement avec leurs principaux parrains étatiques est grave, dangereux et inacceptable ! Aucune raison d’État, aucun intérêt supérieur, aucun impératif économique, diplomatique ou géopolitique ne peuvent le justifier. Ce constat doit susciter la mobilisation générale de tous les citoyens français. Nous devons faire pression sur notre gouvernement afin qu’il cesse d’armer et de soutenir les États qui répandent le fléau jihadiste à travers le monde depuis des décennies, au premier rang desquels l’Arabie saoudite et le Qatar. En effet, comme l’avait déclaré Alain Chouet dans l’interview citée au début de cet article, « ce que nous appelons “salafisme”, en arabe, cela s’appelle “wahhabisme”. Et là nous sommes à contre-emploi de manière systématique et dans toutes les situations d’affrontement militaire, puisqu’au Moyen-Orient, au Sahel, en Somalie, au Nigeria, etc., nous sommes alliés avec ceux qui sponsorisent depuis trente ans le phénomène terroriste. »

Mes chers compatriotes, je vous remercie d’envoyer massivement cet article au Président de notreRépublique, à nos élus et à votre entourage, puisque l’État français et ses alliés occidentaux ne peuvent combattre le fléau jihadiste en soutenant ses parrains du golfe Persique. Ils ne pourront pas non plus lutter efficacement contre le terrorisme s’ils appuient clandestinement des réseaux islamistes pour renverser des gouvernements étrangers, comme en Libye puis en Syrie. Mobilisons-nous pour mettre en échec ces politiques profondes dangereuses et inacceptables !

Maxime Chaix, 13/11/2015 – Source : maximechaix.info

 


 

 

Tous responsables

Par Le 15/11/2015

 

Le roman "Là-Haut" débute par l'attentat du RER de la Station St Michel, à Paris, le 25 juillet 1995.....

Lorsque j'ai entamé cette histoire, je me souvenais très bien de ce drame et j'avais lu le livre de Mme Rudetzski, "Triple peine".

20 ans après, quelques mois après une commémoration à Paris, sur les lieux mêmes, le cauchemar continue. Rien n'a jamais été réglé.

...

J'ai donc passé deux jours à faire de multiples recherches et à lire de très nombreux documents.

Une chose est claire pour moi. Les responsables de cette abomination, la cause des causes, la source du Mal, c'est l'ingérence de nos gouvernements successifs au Moyen orient, ce sont non pas les "principes" associés aux Droits de l'homme, la lutte armée contre des tyrans ou des dictateurs....Non, tout ça, c'est de l'habillage....La seule chose qui importe pour nos dirigeants, ce sont leurs intérêts....

Les coupables d'aujourd'hui s'appellent Hollande, Valls, Fabius, Cazeneuve et tous "les va-t-en guerre parce que ça rapporte..."

 

Il y a d'autres responsables encore.

Nous tous. Responsables parce que nous laissons des fous mettre l'ensemble de la population française en danger, des inconnus, des femmes, des enfants, des gens dans la force de l'âge, des millions de personnes et peut-être même nos proches. Nous tous responsables parce que nous laissons leurs intérêts financiers primer sur notre droit à vivre en paix. 

 

Je pourrais associer à ce billet des dizaines de pages de documents accessibles sur la Toile, des documents issus de diverses sources et qui une fois recoupés, donnent les mêmes conclusions.

Ecoutez simplement les paroles du juge Trédivic sur youtube.

 

 

Des dizaines de documents sur la Toile... Tous les documents qui ne passeront pas à la télévision. 

 
 

Fabius a organisé la livraison d'armes au front al Nosra qui cherche à renverser Bachar Al Assad en Syrie, mais al Nosra est affilié à Al Quaïda....Et les armes passent de mains en mains. 

Le gouvernement français arme Al Quaïda....et donc l'Etat islamique et toutes les branches armées qui s'y greffent. Le chaos généré par l'intervention occidentale en Lybie est un vivier inépuisable de terroristes. Le même chaos se produit en Syrie depuis cinq ans. Des milliers de kamikazes potentiels.

 

On fait quoi ? On accepte ? 

....

 

Maintenant, lorsque toutes les bougies déposées en mémoire des victimes seront consumées, lorsque les fleurs seront fanées, lorsque les drapeaux nationaux ne seront plus insérés dans toutes les pages de réseaux sociaux, il ne s'agira pas de croire que les renseignements généraux et toutes les forces de police parviendront à éviter un autre carnage. C'est impossible. Absolument impossible. Vendredi soir, sept terroristes ont abattu en plein Paris 129 personnes, plusieurs dizaines sont dans un état d'urgence absolue...Des centaines d'autres vivront avec ces images d'horreur toute leur vie.

Imaginons vingt terroristes...Imaginons que celui qui a tenté d'entrer dans le Stade de France y soit parvenu.....Je ne sais pas si le vigile qui l'a refoulé est mort dans l'explosion mais il a sauvé des dizaines de personnes....

 

Alors, on fait quoi ? On prie pour l'amour et la paix dans le Monde ? 

Ou bien, on impose à nos dirigeants de s'extraire de ces bourbiers, on leur impose nos convictions de paix et d'amour, on  leur impose le retrait des forces armées, la cessation de ventes d'armes à des assassins, on leur impose notre morale, notre conscience, on leur impose notre force ? On leur montre que nos principes ne sont pas compatibles avec leurs intérêts.

Tous les gestes d'amour et de compassion, tous les hommages et les gestes d'affection, tout cela est indispensable, nécessaire, profondément humain.

Mais est-ce que nous devrons recommencer ? Encore et encore ? 

La nuit dernière. Je ne dormais pas....J'avais des souvenirs de tout ce que j'avais lu avant d'écrire 'Là-Haut", les gens amputés que j'ai rencontrés en clinique, les récits des attentats, les récits des survivants et des témoins....Et c'était de nouveau là....La même horreur, amplifiée au-delà de l'imaginable. 

J'imaginais déjà les actualités parlant des victimes, les enquêteurs, les filières, les revendications, le fanatisme religieux etc etc etc.....

Et j'imaginais tous ces hommes politiques annonçant haut et fort que "la France serait forte, qu'elle ne se laisserait pas abattre, que la France gagnerait la guerre contre le terrorisme", j'imaginais le prochain défilé de tous ces assassins élus dans les rues de Paris avec à leurs bras quelques-uns des dirigeants les plus corrompus de la planète. 

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Et les mêmes hommes politiques, une fois leurs textes lus, prendre leur téléphone et reprendre leurs "petites affaires entre amis"....

"Alors, tu me les achètes mes "Rafale" ? Ah et puis, j'ai aussi les frégates de Poutine qui sont à vendre, je te fais un prix..."

Pourquoi est-ce que la Droite et la Gauche se rassemblent, croyez-vous ? En hommage ? Allons, allons.....

 

Oui, je pense que nous sommes TOUS RESPONSABLES. 

Et nous le serons tout autant au prochain attentat. 

Alors, on fera quoi quand les bougies seront éteintes ?...

On les laisse continuer en priant ?

 

Alors, les bougies brûleront encore, inévitablement. 

J'entends déjà dire que si le gourvernement se retire de Syrie et de tous les "Vietnam du Moyen Orient" les terroristes auront gagné, que la France sera humiliée, que "nous" aurons manqué de fierté.... etc etc etc....

Ma seule fierté serait de contribuer à mettre fin aux attentats sur le sol français, certainement pas de cautionner des guerres. Puisque je ne peux rien faire pour le reste du monde. Je rappelle que l'attentat du RER, c'était en 1995....Rien n'a jamais été réglé par les guerres qui se sont succédées et les attentats prennent une ampleur effroyable. 

Rien ne se réglera par les armes.

Soit nous acceptons qu'il y ait de prochaines victimes, soit nous faisons entendre nos voix. À qui de droit.

 


L'attentat du 25 juillet 1995

 

Le  à 17 h, une bombe explose dans un train de la ligne du RER B qui se trouve alors au deuxième sous-sol de la station, aux abords des quais de la gare Saint-Michel - Notre-Dame. L'État-Major des sapeurs-pompiers décrète le plan rouge. Une journaliste de France 2 relate que l'évacuation des blessés graves débute à 17 h 40. La place Saint-Michel, les ponts et les rues alentour sont emplis de véhicules de secours. Le parvis de Notre-Dame fait office de piste d'hélicoptère tandis qu'un bar voisin, Le départ Saint-Michel, est réquisitionné comme poste de secours avancé.

Le Président de la République, Jacques Chirac, et son Premier Ministre, Alain Juppé, se rendent sur place dans la journée.

À 20 h, au début du journal télévisé de France 2, le présentateur avance les chiffres de quatre morts, ainsi qu'une quarantaine de blessés au cours « d'une mystérieuse explosion ». En effet, à cette heure-là, aucune source officielle n'a confirmé la thèse de l'attentat3.

Ce sera seulement plus tard que l'attentat terroriste sera confirmé, tandis que le bilan définitif sera porté à 8 morts et 117 blessés4.

Enquête

Faute de revendication, le ministre de l'Intérieur Jean-Louis Debré lance un appel à témoins et promet un million de francs à qui permettra d'identifier les terroristes5.

La bombe improvisée est une bonbonne de gaz de camping remplie de poudre noire, de désherbant et de mitraille (clous, boulons) avec un réveil pour retardateur, le type même de matériel qu'utilise le Groupe islamique armé. Cette « bombe du pauvre » était enfouie sous un siège6.

Six jours plus tard, le , le DRS, le service de renseignements algérien indique à son homologue français, la DST, que des groupes du GIA sont présents en France et ont l'intention de commettre des attentats. Cependant les services français soupçonnent que ces groupes sont téléguidés par le DRS pour provoquer une réaction antiislamiste. Le 17 août 1995, une bombe semblable placée dans une poubelle parisienne à la hauteur du 44 avenue Friedland, explose et blesse 17 personnes. Le 19 août, un texte est transmis au président de la République Jacques Chirac par l'intermédiaire de l'ambassadeur de France à Alger qui a reçu une lettre signée Abu Abderahmane Amine, alias Djamel Zitouni, l'émir du GIA. Elle demande à Chirac de « se convertir à l'Islam et de reconsidérer ses positions sur le dossier algérien »7.

Deux poseurs de bombes sont identifiés grâce aux empreintes digitales laissées sur une bonbonne de gaz qui n'a pas explosé le 26 août 1995 en bordure d'une voie ferrée du TGV Lyon-Paris, près de Cailloux-sur-Fontaines : Khaled Kelkal et Boualem Bensaïd. Malgré la traque dont il fait l'objet, Khaled Kelkal parvient à commettre encore deux attentats4.

Meurtriers

Khaled Kelkal est abattu par les gendarmes le 29 septembre 19956. Grâce à un numéro de téléphone récupéré dans une des poches de Kelkal, la police arrête Karim Koussa, Boualem Bensaïd et Smaïn Aït Ali Belkacem qui sont jugés et condamnés, pour leur implication dans les attentats, à la réclusion criminelle à perpétuité le 30 octobre 2002. Ali Touchent, le « cerveau », est tué en Algérie en 1997 ; Rachid Ramda, le « financier », est arrêté en Grande-Bretagne en novembre 1995 mais la justice française attend pendant dix ans son extradition qui est finalement décidée le  après que tous ses recours ont été épuisés8,9. Il est extradé le . Jugé pour son implication dans trois attentats commis en 1995 à Paris, dont celui du RER B, Ramda est condamné pour complicité à la réclusion criminelle à perpétuité, le 26 octobre 2007, jugement confirmé le 13 octobre 2009, en appel, par la cour d'assises spéciale de Paris. Sa condamnation est assortie d'une peine de 22 ans de sûreté10.

Hommages

La plaque commémorative sur le quai du RER B est fleurie tous les ans aux anniversaires de l’attentat.

Le , dix ans après les faits, un bref hommage a été rendu par Françoise Rudetzki, déléguée générale de l'association SOS Attentats devant la plaque commémorative. Une minute de silence a été observée, et une gerbe de fleurs a été déposée au nom de la régie autonome des transports parisiens (RATP), en présence de sa présidente, Anne-Marie Idrac1.

Le , vingt ans après les faits, un bref hommage a été rendu par une cinquantaine de personnes, victimes et les rescapés en compagnie notamment d'Élisabeth Borne, PDG de la RATP, et de Françoise Rudetzki, fondatrice de SOS Attentats et désormais déléguée au terrorisme à la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac)11,12.

"Merci"

Par Le 13/11/2015

S'asseoir dehors au lever du jour et remercier.

Ce "Merci" qui vient du coeur ou de l'âme ou "dejenesaispasoù", il n'est pas issu du mental en tout cas parce qu'il n'a aucune attente, aucune intention, aucun désir, aucun espoir de quelque chose en retour, c'est juste un "Merci" qu'on donne parce qu'on est ému, touché, apaisé, bouleversé, emporté...Tous les "Merci" qu'on donne devraient d'ailleurs exister dans cette dimension pure et libérée de toute entrave. C'est la Nature qui m'a appris à cheminer dans l'Amour et c'est la femme que j'aime et nos enfants qui m'offrent l'opportunité merveilleuse de transmettre cet Amour, de le partager, de l'éprouver encore et encore....Alors, oui, je suis heureux de tout ça. Et le reste de l'existence humaine n'est qu'un assemblage hétéroclite d'évènements mais ils ne sont pas la Vie, ils ne sont pas cette "vibration" que la Nature dispense, que la Création entretient et qui est en nous.

Chaque matin, je mets cette musique, je vais dehors sur la terrasse, je regarde les montagnes, le ciel, les plantes, les arbres, les nuages, et je danse.......Ce que je ne faisais jamais dans ma vie d'hier....Et je réalise que je ne sais absolument pas ce que ma vie de demain contient de découvertes à venir. Alors, je remercie, je remercie et de dire ce "MERCI", sans savoir à qui l'adresser, sans aucune identité rationnelle mais juste cette conscience étrange qui vient du plus profond de moi, je sens une "Présence"....Non, je n'ai rien fumé, ni rien bu. J'ai juste "absorbé" la beauté du Monde et je la sens qui chante en moi. Et je danse, n'importe comment certainement, les yeux fermés et je regarde les particules qui crépitent... Partout....

 

KUNDALINI : L'Unité

Par Le 13/11/2015

"Tout dans l'Univers est fait d'une danse d'atomes. Tout est vibration. Les animaux, les plantes, la forêt sont conscience mais aussi le minéral. Ainsi, les pratiques tantriques cherchent à produire en nous une conscience directe de cette nature vibrante du monde. La pratique du yoga ou de la danse tantrique peut nous faire sortir de l'ego et nous faire connaître l'expérience directe de cette réalité vibratoire. L'ego s'arrête sur les formes et nous fait concevoir comme étant isolés du monde. Cependant, nous pouvons être amenés à percevoir que non seulement, nous sommes vibration mais que cette vibration et la vibration extérieure sont en réalité une seule chose. Notre pensée peut concevoir cela mais cela restera un concept. D'où l'importance des pratiques corporelles dans le tantra. Le corps a la faculté de nous faire ressentir l'illimité. Il est comme un bébé. Ce n'est pas la peine d'expliquer à un bébé qu'il est en lien avec le cosmos, il le vit directement. Donc, finalement, le premier ressenti que nous avons, c'est de faire un avec la totalité. C'est la chose la plus naturelle. Puis nous ""apprenons"" avec l'éducation et l'enseignement à séparer les choses et à nous éloigner de cette unité."

Daniel ODIER

 


 

 

 Je réalise, qu'en fait, depuis que j'écris des romans, c'est ce que je cherche à transcrire. Et il en est de même dans "KUNDALINI" où l'expérience de la sexualité sacrée plonge les individus dans cette conscience vibratoire.

Je réalise, qu'en fait, j'ai eu la chance immense, enfant, de vivre dans la nature, près de l'Océan, dans les bois, de courir sur les rochers, de grimper aux arbres, de faire des cabanes, de manger des châtaignes cuites sur un feu de bois, d'écouter les oiseaux, le murmure d'un ruisseau, de jouer avec les nuages, de nager tout nu dans les vagues, de sentir mon corps vivant, aimant, puissant...

Je réalise, qu'en fait, aujourd'hui, tout ce que je vis est dans la continuité de ces expériences originelles, que la contemplation d'un lever de soleil ou le jeu des rayons de l'astre avec les nuages, que le silence du petit matin, la rosée sur les plantes, le cheminement aléatoire d'une chenille dans l'herbe, l'eau d'un torrent de montagne, tout ce que j'aimais enfant est toujours là mais avec une conscience vibratoire de plus en plus profonde, intense, bouleversante.   

J'aime infiniment tout ce que ces ressentis unitaires génèrent de transformations dans ma vie quotidienne. La conscience de l'unité, de ma responsabilité envers tout ce qui vit, de l'osmose qui me tend les bras, de cet effacement de l'ego dans la contemplation du monde, de l'amour infini que j'éprouve en plongeant dans les yeux de la femme qui partage ma vie dans une dimension spirituelle commune, dans le bonheur d'accompagner les trois enfants que la Vie nous a offerts...

Tout le reste est si insignifiant, si dérisoire. Cette dispersion quotidienne dans des événements sans cesse renouvelés, des agitations d'égos qui voudraient exister autant que les autres égos qu'ils croisent sans jamais prendre conscience que tout ça n'est qu'un jeu de marionnettes, des bouts de tissus cousus sur des corps nus, des âmes pures, des consciences divines. 

Je veux retrouver la nudité originelle. Je veux arracher de mon âme tout ce qui a été rajouté au fil du temps, tout ce qui n'est pas de ce monde naturel, de cet espace vibratoire, de cette communion avec la Vie en moi, en nous, en Tout.

Je veux mourir totalement nu, l'âme légère. 

 


 

Kundalini web 1

« C’est bon, Maud, tu peux y aller. »

Elle n’avait plus peur des vagues. Elle les aimait.

Elle apprendrait à se laisser porter, sans crainte, offerte à l’épreuve, ouverte et confiante, sans aucun ancrage, sans attachement, sans remord ni tentation de se projeter au-delà de l’instant quand il porte lui-même la plénitude.

Elle posa les mains sur le rocher et le regarda comme un partenaire. Juste la joie d’être là et de partager la présence.

Elle s’appliqua à lire les prises et à se positionner, à anticiper les gestes dans une simple observation, sans aucune émotion craintive.

Être là. Juste là. Comme les grains de la roche, comme les tapis ras des mousses éparses, cette petite plante grasse près de sa main, fragile et pourtant tenace, enfouie dans une faille au-dessus du vide, seule, sans espoir de croissance faste, sans espoir de compagnie.

Pourquoi là ?

Et pourquoi se poser la question puisque c’est inéluctable ? Pourquoi interpréter à travers un mental limitant l’extension de la vie ?

Être juste là, légère, aimante.

Aimante.

Aimantée à la vie.

Non pas par nécessité mais par choix. Non pas dans la dépendance mais dans la conscience qui libère.

Elle ancra les doigts sur deux réglettes plates. Elle appuya le chausson du pied droit sur une bossette et monta la jambe gauche à hauteur du bassin. Elle appliqua la pointe du chausson sur un relief aigu. Elle inspecta le mètre suivant et visualisa le geste à accomplir. Ramener la jambe droite à hauteur de la main et crocheter un becquet qui pointait sur la gauche, prendre appui sur les deux jambes fléchies comme une grenouille et se déployer pour atteindre la fissure horizontale.

Être juste là et aimer l’instant pour que vive le suivant, dans sa complète mesure, dans un déploiement intégral, sans aucune interférence, sans aucune impureté.

Le choix lui appartenait.

L’existence égotique ou le saisissement de la vie.

Elle atteignit le relais, une petite vire, juste assez large pour les pieds. Elle noua la corde dans les mousquetons pour être libre de ses gestes.

Quand elle leva les yeux, elle croisa le regard de Sat.

Un regard étrangement soutenu, comme une interrogation envoutée qui ne sait s’exprimer.

« Maud ?

-Oui.

-Comment tu te sens ?

-Très bien, merveilleusement bien.

-Tu grimpais régulièrement avant ?

-Non, pas vraiment. Une ou deux fois par mois, guère plus. »

Un moment de silence.

Elle finit par sourire devant son air ébahi.

« Qu’est-ce que tu as ? Tu me regardes bizarrement.

-Qu’est-ce que j’ai ? reprit-il. Eh bien, tout simplement que de te regarder grimper, j’en suis resté bouche bée. On dirait que tu as fait ça tous les jours de ta vie. »

Elle l’observa, intriguée puis elle se pencha. Observation du parcours.

Une dalle inclinée, peu de prises visibles, un cheminement qui ne l’avait nullement inquiétée.

Un flash, comme une évidence.

Aucune peur, aucune projection, elle ne se souvenait même pas d’une émotion quelconque, rien ne s’était figé, comme si dans l’exigence de l’effort, les troubles mentalisés n’avaient trouvé aucune faille, aucun support, aucun amarrage. Se laisser porter par les vagues.

Tout était là.

La sexualité sacrée.

Tout était là.

Aucune peur. Être là, impliquée en soi, concentrée et aimante, dans un saisissement ultime de chaque instant.

Elle buvait les révélations comme des élixirs de conscience.

Une ébullition joyeuse et lucide. Elle en sentait les parfums colorés, des senteurs capiteuses qui l’envahissaient, une effervescence qui irradiait dans l’intégralité de son corps, comme une nourriture dynamisante, un élixir de jouvence.

Tout se mettait en place et même si l’observation n’aboutissait pas encore à l’émergence d’une structure stable et durable, elle devinait une naissance à venir, comme ces matins calmes des cieux ouverts, lorsque la lumière de l’astre montant enlace les altitudes.

Elle percevait la clarté et elle acceptait l’attente. Elle en contemplait même les effets.

Sans aucun trouble, sans le moindre sentiment de menace ou cette peur absurde de ne pas être à la hauteur.

« Je ne t’ai pas quittée des yeux, Maud. Tu avais un visage concentré mais également une espèce de douceur, comme un sourire intérieur. Tu avais l’air si heureuse. Comme si ton bonheur te portait. Tes déplacements, chacun de tes gestes. J’avais l’impression que les prises naissaient sous tes mains. C’était beau, juste beau et je t’ai contemplée. Vraiment contemplée.»

Cette jubilation neutre. Elle n’en avait jamais connu les délices. Cet amour de la vie en soi, cette force sereine. L’étonnant assemblage de la joie et de la clairvoyance. Tout devenait possible.

« Qu’est-ce qui est beau, Sat ? Moi ou ce que la vie fait de moi ? Je n’ai rien choisi dans tout ce qui m’arrive. Je n’y suis pour rien. Ça pourrait être déprimant d’ailleurs et pourtant j’ai juste envie de jouir de mon bonheur. »

Elle apprenait si vite. Il en fut subjugué. L’impression d’assister à l’apparition d’une âme pure, comme libérée de toutes entraves, un guide spirituel qui prenait la parole.

Elle avait les yeux brillants des femmes comblées.

« Il faut que tu grimpes, Sat. Parce que là, j’ai très envie de te déshabiller et d’honorer ton corps. Il faut que tu t’éloignes et moi il faut que je fasse sortir tout ça. J’ai l’impression de bouillir. »

Il éclata de rire et fit semblant de s’empresser.

Il posa les lèvres sur la bouche de Maud, juste un effleurement et elle l’étreignit aussitôt. Une langue avide et gourmande, des mains baladeuses.

« C’est bon, je file, je file, » lança-t-il, amusé.

Elle le regarda reprendre l’ascension sans quitter des yeux l’émotion pétillante qui la tourmentait délicieusement.

« Moi ou ce que la vie fait de moi ? »

La question tournait comme un carrousel. Elle devait l’explorer. Quelle était la part réelle de ses choix ?

Elle choisit justement de ne plus y penser et s’en amusa.

Elle suivit Sat des yeux, émoustillée et contemplative.

Elle laissa le sourire s’étendre, comme une fleur qui s’ouvre, un amour qui s’offre.

Lorsqu’elle s’engagea à son tour, elle ressentit immédiatement cette vague intérieure, cette chaleur qui l’avait inondée dans les bras de Sat. Elle observa avec amusement l’accélération de son cœur, l’impression qu’il gonflait de bonheur, qu’il absorbait sans aucune retenue le souffle originel du monde.

« Moi ou ce que la vie fait de moi ? »

Indissociable complicité. Aucune prédominance. Elle pouvait être ce que la vie lui proposait de devenir. Elle pouvait être, à l’opposé, ce qu’elle refusait d’éprouver, comme un déni du partage, comme un enfermement égotique. Nul jugement mais un choix. La conscience de ce choix, il fallait la saisir.

C’est là que sa vision sembla s’étendre, sans qu’elle ne comprenne le phénomène. Elle passa une main sur les yeux et respira profondément.

Aimer au-delà de l’amour identifié, au-delà des formes, aimer au-delà des balises anciennes, au-delà des connaissances apprises.

Des frémissements dans son ventre, des picotements dans ses mains. Un déversement continuel de perceptions vierges de toute mémoire, un champ visuel qui s’étendait au-delà des limites connues.

Elle leva les yeux vers Sat et elle se figea.

Là, sur la roche, comme des risées écumeuses sur la mer, chaque point de contact de Sat avec la roche.

Là où il était passé.

Des balises qui rayonnaient.

Non, elle n’était pas folle.

La roche suintait d’amour. Elle n’avait pas d’autres explications. Des atomes excités, des étincelles de matière éthérée. Elle ne chercha pas à comprendre.

Le monde nous aimait quand nous l’aimions. C’est tout.

Se pouvait-il d’ailleurs que la vie soit ailleurs que dans cet amour diffusé ? Ne portions-nous pas également l’exact contraire du projet originel ? N’étions-nous pas les propres fondateurs du chaos ? Notre mental se privait de l’amour et le remplaçait par la possession. Incapables d’aimer la vie en nous, nous en adorions follement les artifices. Un gâchis qui la tourmentait puis soudainement, la conscience que ce constat amer contribuait à l’étouffement du bonheur.

Être là, aimer et se libérer de l’empoisonnement des regards toxiques.

Des atomes dansants devant les yeux. Un plant de fougères inséré dans une fissure. Elle en contempla les formes, les symétries parfaites, les arrondis et les veines, les canaux diffuseurs, les entonnoirs à lumière. Elle caressa les feuilles du bout de l’index et en absorba la douceur.

Partenaire de vie.

Tout était là.

Le territoire de l’amour.

Elle dansa sur la roche dans une étreinte souple et délicate, aérienne et joyeuse.

Elle rejoignit Sat au sommet de la falaise et éclata de rire.

De la lecture (2)

Par Le 12/11/2015

NOS LIVRES

 

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Le matérialisme religieux

Cet ouvrage a été réalisé à partir de la compilation de causeries et de questions-réponses avec le Lama Darjeeling Rinpoché. Au travers de ses propos et réponses éclairants et prémonitoires, l’auteur nous invite à comprendre la véritable « structure » de l’Ego et les assises du détournement de la pureté de l’esprit religieux, pour servir les désirs sans fin de cet Ego, suivant un véritable « matérialisme religieux ». Une religion « morte » est une religion qui a perdu sa pureté originelle, son intériorité, sa capacité à entrer en contact directement avec la Divinité, mettant en avant ses intermédiaires, ses dogmes et ses préceptes, tout en se mêlant étroitement aux affaires du monde.

Dans cet ouvrage décapant, teinté d’humour, Lama Darjeeling dénonce tous les travers religieux : le renforcement de l’Ego, l’extériorisation du Divin dans le monde, les discriminations et la violence sous-jacentes, le machisme, le rejet de l’intériorité et l’exploitation des angoisses humaines par les « seigneurs ». Il nous invite à retrouver une religion vive, dans une prière vive, méditative. Des techniques avancées de « Méditation Modulaire Déconstructive » sont proposées, afin d’avancer sur la voie de la déstructuration de l’Ego.
 

 


 

Changer d’univers :
Méditation, physique quantique et hypermatrice informationnelle

Cet ouvrage peut bouleverser votre vie. De tout temps les hommes ont cherché à réaliser leurs rêves et leurs désirs en faisant appel aux esprits ou aux dieux intercesseurs, ou encore en s’adonnant à la magie, à la prière, attendant d’improbables miracles. En prenant appui à la fois sur les traditions spirituelles anciennes et sur les découvertes les plus avancées de la science moderne, ce livre vous explique pourquoi la magie ne marche pas dans cet univers, mais aussi comment vous pouvez changer d’univers et choisir celui qui vous conviendra selon vos souhaits.

Basé, à la fois sur les grands textes métaphysiques du bouddhisme Madhyamaka et sur les théories modernes et scientifiques de la mécanique quantique, à l’aide de nombreuses illustrations et métaphores, ce livre produira en vous cette conception de la « Réalité ultime », du multivers, qui vous donnera la clé du changement d’univers. Pour cela, vous serez aussi initié à une technique de méditation avancée, capable de conjuguer, à la fois votre volonté de changement et la neutralité nécessaire à un tel changement. Ainsi, cette nouvelle conception du multivers, comme hypermatrice ontonomique informationnelle, jointe à la pratique d’une efficace technique de neutralisation mentale, vous donnera toutes les chances de… changer d’univers !

Basé sur une bibliographie en grande partie scientifique de 45 références, illustré de 47 schémas et figures, comportant un lexique de 26 termes sanskrits expliqués et 100 notes explicatives en fin d’ouvrage, ce livre hors normes, à la fois de science et de fiction, et guide spirituel, ravira tous ceux qui rêvent les épousailles de l’Orient et de l’Occident, de la spiritualité et de la science moderne.
 

 


 

Manuel de Tantra pour le couple

Vous connaissez bien ce schéma débilitant : préliminaires-coït-orgasme et… dodo ! Dans lequel vous vous sentez morts, étouffés et si loin du bonheur que vous attendez de l’amour. Le Tantra yoga est une alternative pour briser ce schéma et ranimer vos relations jusqu’à produire cette communication stimulante, bienheureuse, parfaite et reposante de l’amour dans la communion spirituelle.

En savoir un peu plus sur la philosophie du Tantra, apprendre la méditation à deux, pratiquer des exercices de Tantra yoga à deux, communier dans des rituels tantriques et des exercices de yoga sexuel, c’est ce que vous allez trouver dans ce manuel destiné à tous les couples qui ont le désir de renforcer les transferts d’énergie kundalini entre les partenaires. Votre amour se trouvera alors transfiguré dans l’extase spirituelle.

Ce manuel vous propose aussi un test pour vous permettre de déterminer les chakras qui vous unissent et ceux qu’il vous faut renforcer, à partir de conseils pratiques, d’exercices de Tantra yoga ciblés et d’un mantra personnel partagé.

Subdivisé en deux grandes parties « Théorie tantrique » et « Pratique tantrique », ce livre est vraiment un « manuel » au sens où il est un outil pour tous les couples qui souhaitent approfondir leur relation. Il présente à la fois un nouveau point de vue et des pratiques très concrètes et efficaces. Comportant 52 exercices de tantra yoga à deux (kryias), 35 rituels tantriques (sadhanas) et l’indication de leurs effets sur les chakras, 7 kryias sexuels, un test permettant de déterminer le mantra personnel de votre couple, assorti d’un commentaire éclairant sur sa situation et son avenir, ce manuel est le « mode d’emploi » du couple moderne, désireux de s’enraciner dans la spiritualité millénaire de l’Orient.
 

 


 

Biographie de l’auteur
Décédé en octobre 2014, le Lama Darjeeling Rinpoché était un lama tibétain, de l’école Kargyutpa, qui, lors de son exil aux USA (à la suite de l’invasion chinoise), a entrepris des études de physique théorique et de psychologie dans une grande université américaine. Il s’est efforcé de relier, dans ses enseignements, les connaissances mystiques du bouddhisme tibétain et celles de la science moderne.

De la lecture...

Par Le 11/11/2015

 

Yogani est un scientifique américain qui s’est consacré à la vie spirituelle et a cherché, pendant plus de trente ans, à intégrer les techniques du monde entier qui cultivent la transformation spirituelle de l’être humain. Découvrir le pouvoir du sexe préorgasmique est un guide de bon sens sur la façon d’utiliser la sexualité pour compléter tout l’éventail des pratiques du yoga. Des techniques pratiques sont proposées pour permette aux couples et aux pratiquants en solo d’utiliser la pulsion sexuelle pour cultiver l’énergie extatique vers ses niveaux les plus élevés de manifestation spirituelle. En définitive, c’est un livre qui va droit au but en dévoilant le mystère de la sexualité et de sa relation au yoga et au chemin spirituel. Yogani est l’auteur de livres d’avant-garde sur des pratiques spirituelles extrêmement efficaces comprenant : Advanced Yoga Practices-Easy Lessons for Ecstatic Living, deux livres très complets, faciles à utiliser et The Secrets of Wilder, un roman saisissant d’aventures spirituelles. Pour la première fois, la collection AYP – SÉRIE POUR L’ILLUMINATION SPIRITUELLE, rend ces pratiques profondes disponibles dans une série de livres d’instructions concises.

 


« La plus grande source de mécontentement sur terre est que l’homme et la femme ont oublié comment faire l’amour physiquement ». Ce livre vise à démanteler l’avidité et les frustrations sexuelles, dont tant de nos contemporains souffrent, pour découvrir l’amour tel qu’il est réellement. Faire l’amour est un acte merveilleux auquel il importe de donner sa pleine expression. Le malheur fondamental de la femme, son mécontentement fréquent vient de l’incapacité de l’homme à libérer les énergies fondamentales les plus aiguës qu’elle porte en elle. Ces énergies, quasiment divines, sont intenses et raffinées. L’ homme est, lui aussi, malheureux quand il ne les déclenche pas. Il devient alors obsédé par la sexualité et s’adonne à la course au pouvoir et à la richesse pour compenser son insatisfaction. Sans tabou, Barry Long ouvre un chemin pour que la sexualité soit d’abord un acte intense d’amour


Voici un cours complet et systématique de yoga knya tantrique, qui est une forme de  » yoga de l’action « . Il agit à tous les niveaux de la vie et fortifie le corps et l’esprit. Il ouvre de nouvelles visions et possibilités d’épanouissement, ainsi qu’une prise de conscience de l’orgasme partagé. Cette expérience unique représente peut-être le seul vécu mystique authentique que nous n’aurons jamais l’occasion de vivre. Le yoga tantrique met à notre disposition des techniques éprouvées de développement de la conscience et de nos énergies sexuelles pour les transformer en expérience de développement et d’épanouissement mutuel. Dans ce manuel, vous apprendrez à : créer et conserver votre énergie sexuelle, faire circuler votre énergie dans votre corps afin de vous guérir et de vous régénérer, développer la conscience de votre corps et celle de l’instant présent par le travail sur votre respiration, prendre conscience de l’union avec votre partenaire et avec la vie par le travail sur des respirations partagées, vivre et partager des orgasmes plus longs et plus intenses, diriger l’énergie orgasmique vers votre cerveau afin de réveiller et de stimuler vos sens et votre conscience, vous relier à la divinité qui est en vous par une expérience sexuelle.

Tous les chemins mènent à l’homme
Jacques LUCAS

Les différentes facettes du masculin : identité, sexualité, relations, société, sensualité
Depuis quelques décennies, les repères de l'identité masculine sont bousculés. Beaucoup d'hommes traversent des périodes de doutes qui les poussent à la transformation au gré d'une mutation sociétale qui n'est pas encore achevée.
Jacques Lucas partage avec nous le chemin qui l'a mené vers son identité masculine. Il se dévoile et nous propose, à partir de son expérience personnelle et des témoignages recueillis dans les cercles d'hommes qu'il anime, un tour d'horizon du masculin au XXIe siècle : appartenance, comportement, place dans la société, sentiments, croyances, sexualité, rapport aux femmes et à la féminité, paternité…

Tous les chemins mènent à l’homme

Tantra horizon sacrée 
Jacques LUCAS et Marisa ORTOLAN

Facile d’accès, ce livre aborde les aspects multiples, concrets et quotidiens du Tantra et aussi son originalité, son essence et sa visée spirituelle. ll apporte un regard nouveau sur la relation homme-femme et montre dans quelle mesure le dépassement de nos dysfonctionnements, à travers l’expérience tantrique, permet d’accéder à une relation sacrée à soi et à l’autre. Le Tantra comme un art de vivre.
Quinze années d'expérience, d'interrogations, de recherches et de découvertes des auteurs vous permettront d'entrer dans le monde du Tantra.

Tantra horizon sacrée

Le Tantra un art de vivre, un art d'aimer
Roger-Michel Berger - Guy Trédaniel éditeur

Cet ouvrage accompagne le lecteur pour un intense voyage au coeur de lui-même, un retour vers la profondeur de son être. Il présente les origines du tantra et son évolution en Occident. Il aborde ensuite le tantra comme un outil de connaissance de soi par une grande diversité de pratiques, de témoignages et de références aux textes fondateurs. Des pratiques à la portée de tous sont proposées. Elles invitent à vivre pleinement, à aimer intensément et à découvrir une spiritualité profondément humaniste.
Pour le néophyte, cet ouvrage permet de découvrir la richesse du tantra et propose des pratiques accessibles à tous. 
Pour le connaisseur, il apporte des éclairages originaux, des liens vers des textes fondateurs et des parallèles avec des démarches occidentales.

le tantra

JOURNAL D'UNE TANTRIKA
ou Le doux saisissement de l'amour
SAHAJ NEEL - Editions Accarias l'Originel

Voici un livre actuel qui vise l'essentiel et qui ne suit aucun sentier battu ; il s'origine dans les plus hauts enseignements tantriques. Le tantrisme est une voie de réalisation de notre nature profonde non duelle. Sa caractéristique est l'union de la Conscience et de l'Énergie, symbolisée par l'étreinte amoureuse de Shiva et de sa Shakti. Le texte principal est le Vijana Bhairava. Aucun des aspects de la personne – émotions, désirs – n'est nié.
Le tantrika profite de tous les instants de la vie pour en faire des exercices d'expansion de conscience (spanda) et d'union à la vacuité (shunyata). L'aspiration est de retrouver la plénitude du monde incluant toute manifestation.
Ce livre retrace l'expérience d'une femme dans sa quête de la liberté par la sexualité et le don total au dénuement.

JOURNAL D'UNE TANTRIKA

Slow Sex - Faire l'amour en conscience
Diana Richardson - Editions Almasta

Diana Richardson est une des enseignantes tantra les plus expérimentées dans le monde et elle est enfin publiée en français grâce aux éditions Almasta. 
Avec son compagnon, elle enseigne aux couples comment cultiver la lenteur dans l'acte sexuel. Dans le slow sex, les couples abordent la relation sexuelle d'une manière plus tranquille en savourant et dégustant chaque moment lentement, en conscience, ils font l'expérience de plus de sensibilité, plus de sensualité et plus de satisfaction. Après l'acte sexuel ils se sentent nourris par l'amour en profondeur, réinvestis de leur force en tant que couple et réinvestis de leur force en tant qu'individus. Un livre que tous les couples devraient lire !

slow sex

Cent douze méditations tantriques
Traduction et commentaires du Vijnana-Bhairava Tantra
Editions Accarias l'Originel

Le tantra est une voie spirituelle non répressive qui passe par la pratique de techniques de méditation. Ce texte datant de 5000 ans est en fait un dialogue mystique entre Shiva et bien-aimée Parvati (appelée Devi dans le texte). Devi pose des questions existentielles et Shiva ne lui répond pas directement….en fait, il lui indique à chaque fois comment faire pour atteindre l'éveil, comment réaliser le moi profond. Ce sont les 112 techniques de méditations ou moyens d'illumination présentés dans ce livre qui vont des méditations les plus sensuelles à des actes aussi simples et anodins que l'éternuement ou s'assoir en silence. Excellente initiative des éditions L'Originel Accarias de publier en français ce texte fondateur de la spiritualité contemporaine.

112 méditations tantriques
Tantra, la voie de l'acceptation 
Osho - Editions Vega

Tantra signifie « accepter ce que vous êtes ». Vous êtes un grand mystère, un ensemble multidimensionnel d'énergies. Apprenez à activer ces énergies, pour accroître votre sensibilité, votre conscience, votre intelligence, votre esprit. Alors vous serez transporté vers un ailleurs, un espace sans temps ni limites : celui de l'ultime extase. Votre corps tout entier deviendra un Temple, un Lieu saint.
Osho, maître spirituel indien de renommée internationale nous propose ici un livre sur la spiritualité tantrique, profond et poétique.

Tantra, la voie de l'acceptation

Amour et émotions
Préservez votre couple du piège des émotions
Diana Richardson et Michael Richardson - Editions Almasta

Ce petit manuel précieux pour les couples a enfin été traduit en français grâce aux éditions Almasta. 
Diana Richardson et Michael Richardson, les auteurs (couple) sont considérés depuis une quinzaine d'années comme une référence mondiale sur le travail de couple pour tous ceux qui veulent vivre un amour durable. La relation amoureuse est compliquée, c'est un challenge, ne vous est-il jamais arrivé, qu'en un quart de seconde, la personne que vous aimez le plus au monde vous devienne odieuse ?
Ce livre décrit avec précision les mécanismes émotionnels qui usent la relation amoureuse.

Amour et émotions

Devenez androgyne, ça ira mieux !
Essai sur la bisexualité psychique
Marie-Agnès CHAUVIN

Que l'on soit homme ou femme, nous possédons deux guides de comportement : le principe masculin et le principe féminin. Devenez androgyne, ça ira mieux ! nous invite à la quête de notre altérité intérieure, pour une connexion à notre bisexualité psychique qui nous aidera à nous sentir mieux avec nous-mêmes et à vivre des relations amoureuses et sociales dans l'harmonie.
La naissance et la vie d'une personne, d'un couple ou d'un groupe humain suivent trois étapes fondamentales.

devenez androgyne

La voie de l'amour
Osho

Poète mystique de l'Inde du Nord du XVéme siècle, Kabir fut toute sa vie animé par une quête spirituelle ardente. Fortifié par l'amour divin, il proclama l'unité d'Allah et de Ram, montrant une voie de la tolérance entre musulmans et hindouistes. Dans un commentaire éclairé, Osho donne aux chants de Kabir une actualité spirituelle ! Il fait oeuvre d'une théologie vivante en montrant que l'amour est la clé secrète qui ouvre la porte de l'être.
Osho démontre qu'à peu d' exceptions près la religion a rarement existé de manière saine. Elle n'est très souvent qu'une pathologie, une névrose. Seul celui qui, comme Kabir réalise la religion, dans son être et dans son coeur, atteint une compréhension réelle car la vérité ne peut-être limitée par des croyances, des dogmes et des idéologies. L'homme est un être libre ! La voie de l'amour est celle de la liberté.

La voie de l'amour
Guide de sexualité tantrique
Développer son énergie sexuelle créatrice et la partager
Sunyata Saraswati et Bodhi Avinasha

Faire de la sexualité des moments uniques de création et de partage !
Voici un guide complet et systématique de Yoga Kriya Tantrique, une forme de yoga de l'action. 
Ce yoga agit à tous les niveaux de la vie et fortifie le corps et l'esprit ; il ouvre de nouvelles visions et possibilités d'épanouissement, ainsi qu'une prise de conscience de l'orgasme partagé. 
Cet ouvrage met à votre disposition des techniques éprouvées de développement de la conscience et des énergies sexuelles pour les transformer en expérience de développement et d'épanouissement. Il aidera l'homme et la femme modernes à découvrir secrets et techniques pour enrichir sa vie sexuelle et son quotidien.
Ce best-seller a paru sous le titre de Manuel de sexualité tantrique le voici enfin accessible au grand public en format poche.

Guide de sexualité tantrique

Les Hommes, le sexe fort ?
Gerald HÜTHER - Editions Le Souffle d'Or

On ne naît pas homme, on le devient. Au-delà des clichés (les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus), Gerald Hüther, professeur en neurosciences, nous dévoile les secrets du genre masculin. 
L'homme est différent dans son corps, dans son cerveau et dans son matériel génétique.
Du point de vue de la biologie et des neurosciences, l'auteur nous explique le fonctionnement du cerveau masculin, les conséquences sur son évolution et le dilemme auquel l'homme est confronté tout au long de sa vie : son besoin de lien, de proximité, d'attachement difficilement conjugable avec son besoin d'autonomie et de liberté nécessaire à sa réalisation. 
Il s'agit de choisir le chemin que l'homme veut suivre: devenir un être aimant… ou pas.

les hommes, le sexe fort ?

La Bible de la Sexualité Sacrée
Cassadnra Lorius - Guy Trédaniel Editeur

La sexualité sacrée est une célébration de l'amour physique, émotionnel et spirituel. Une union mystique qui confère un sentiment durable d'harmonie et de paix. En pratiquant avec votre partenaire la sexualité sacrée, vous partagerez des moments uniques ... et extatiques.
Ce guide, supberbement illustré, se penche sur les sources historiques et culturelles de la sexualité sacrée. Il en propose une exploration à travers des exercices de méditation, de yoga, de respiration et de visualisation.
Un voyage au coeur de l'Amour infini et de vous même.

La Bible de la Sexualité Sacrée

Les Relations, source de croissance
Hal et Sidra STONE

Vivre en couple, ce n'est pas concilier deux personnalités, mais deux familles de subpersonnalités ! Certaines s'aiment, mais comment font les autres pour coexister ?
Créée par Hal et Sidra Stone, la technique du Dialogue Intérieur/Voice Dialogue permet de bien connaître nos entités intérieures ou subpersonnalités et de les mettre à leur juste place.
Appliquer cette technique aux relations de couple, de travail, parentales, etc., nous ouvre de nouvelles perspectives. Mieux se connaître, évoluer ensemble, faire émerger les subpersonnalités de l'un et de l'autre sont autant de défis à relever au quotidien. Les auteurs nous invitent à écouter chaque partie de nous-mêmes pour mieux comprendre nos blocages et aspirations profondes, et mieux comprendre l'autre. De nombreux exemples vécus viennent étayer le propos.
Un livre passionnant et très utile pour une vie de couple et des relations authentiques et créatives !

Les Relations, source de croissance

Autodiagnostic amoureux
Bénédicte Ann - Edition de l'Homme

Devenez votre propre « love coach », choisissez votre prochain compagnon avec discernement et soyez heureuse en amour!
Êtes-vous attirée par des personnes qui ne s'intéressent pas à vous ou êtes-vous courtisé(e) par celles qui vous indiffèrent? Finalement, sortez-vous toujours avec le même type de partenaires ? Peu disponibles ? Phobiques de l'engagement? Qui vous font souffrir ? Vous êtes-vous déjà lancée dans une histoire alors que votre petite voix intérieure vous en dissuadait? Ou avez-vous déjà saboté une relation qui aurait été possible? 
Que vous vous interrogiez sur votre couple ou que vous soyez en quête d'une belle et longue union, ce guide changera votre approche de l'autre. Il suffit de se poser les bonnes questions et d'y répondre honnêtement.

Autodiagnostic amoureux

L'art de l'extase sexuelle (POCHE)
Margot Anand

Dans le livre L'art de l'extase sexuelle, Margo Anand présente la formation qu'elle a conduite dans le monde entier. 
Celle-ci est basée sur d'anciennes pratiques tantriques et taoïstes, rendues accessibles aux amants occidentaux. Elle permet au lecteur de créer un environnement spécial pour faire l'amour, d'éloigner les peurs et les résistances psychologiques, d'augmenter l'excitation sexuelle et d'améliorer l'harmonie dans le couple. 
Son large éventail de méthodes destinées à accroître le plaisir, approfondir l'intimité, comprend la visualisation, la respiration, le massage, le rituel, le mouvement et l'imagination.

art extase sexuelle

Le chemin de l'Amour conscient
John WELWOOD

Plus que jamais, les relations amoureuses nous appellent à faire preuve d'honnêteté et de conscience envers nous-mêmes et envers l'autre.
Les relations de couple n'étant plus une source prévisible de confort et de sécurité, nous avons désormais le choix entre deux attitudes : lutter pour nous raccrocher à de vieux modèles qui ne correspondent plus à la réalité, ou bien apprendre à voir dans les difficultés une occasion de réaliser nos meilleures qualités humaines.

amour conscient

L'Art de l'Extase quotidienne
par Margot Anand

Margot Anand élargit ici sa définition du Tantra en nous montrant comment canaliser cette énergie, cet orgasme de l'esprit, afin de vivre, de travailler, d'aimer de manière plus passionnée, joyeuse et directement orientée vers notre recherche spirituelle. Notre culture moderne, stressante et obsédée par le travail - que Margot appelle "la conspiration anti extatique" - referme notre esprit, nous déséquilibre et nous éloigne d'expériences quotidiennes nourrissantes.
Dans ce voyage inspirant, menant à la recherche de la nature guérissante de l'Extase, Margot Anand nous enseigne comment les deux grands types d'extases - les moments d'Epiphanie ( éveils extatiques) et l'Extase au quotidien - peuvent nous aider à dépasser la douleur et le doute pour accéder à notre potentiel le plus élevé.

L'Art de l'Extase quotidienne
Tantra, The Whispering Transmission
Prem Gitama

Si vous aimez le tantra… la thérapeute de Tantra Prem Gitama vient de faire paraître un magnifique livre sur le tantra en anglais « Tantra, The Whispering Transmission ».
Française, Gitama est très connue en Belgique, Hollande en en Inde où elle anime depuis une dizaine d’années des stages et des retraites de tantra avec son ami thérapeute Hariprem. 
Vous y trouvez une histoire tantrique et profondément mystique qui permet de saisir le sens profond des enseignements du Tantra.  La seconde partie du livre propose aussi des dizaines de techniques de méditations pour vivre avec plus d’harmonie et plus de conscience et vous découvrirez certainement les plus belles photos tantriques jamais publiées dans un livre !

livre
Le Couple multi-orgasmique
Collectif 
Guy Tredaniel Editeur

Comment les couples peuvent augmenter, améliorer, renforcer leur plaisir, leur intimité et leur santé Mantak Chia, Maneewan Chia Douglas Abrams, Rachel Carlton Abrams Chaque homme et chaque femme, chaque couple peut devenir multiorgasmique. Dans sa relation avec l’autre, chacun parvient, grâce à des techniques simples, physiques et psychologiques, relevant de l’ancienne tradition taoïste, à une sensualité, à une félicité qui atteignent l’extase, orgasme après orgasme.

L'alchimie du désir
Une voie féminine vers la transcendance 
Monika D'HENRY

La femme et la Sagesse, un sujet très peu exploré : les traditions spirituelles souvent dominées par les hommes ont souvent écarté les femmes considérées comme trop émotionnelles pour accéder à la lucidité de la Sagesse.
Celle qui tente l’aventure dans ce livre rencontre les obstacles inhérents à sa passion et transmute l’expérience amoureuse dans son laboratoire intérieur en une paix durable.
A lire lentement, et plusieurs fois, pour y découvrir toutes les richesses!

Se préparer en couple à l’accouchement
Maïtie TRELAUN

Maïtie Trélaün propose dans cet ouvrage une boîte pleine d’outils à l’attention du père et de la mère permettant:
- de comprendre ce qui se passe au cours de l’accouchement (dans sa mécanique et dans ses différentes phases)
- d’aller à la rencontre de ses peurs, que l’on soit père ou mère
- d’aborder un travail corporel en couple comprenant toute une approche sur les positions d’accouchement
- d’avoir des repères dans le déroulement de l’accouchement afin de trouver le moment le plus opportun pour partir à la maternité, entre autre.

Fragments tantriques de Pierre FEUGA

Fragments tantriques présente un ensemble d'articles, d'entretiens, de chroniques écrits par Pierre Feuga entre 1990 et 2006 dans différentes revues de yoga ou de spiritualité.
Le titre est trompeur car ce n’est pas du tantra pour couple dont il s’agit mais du yoga (les mudras, les cakras, le prânâyâma, la concentration…) ou du tantrisme (le cœur dans le tantrisme, hatha-yoga et tantrisme, tantrisme bouddhique et tantrisme hindou, énergie…).
L’intérêt du livre est surtout que Pierre Feuga porte un regard drôle, ironique, sans complaisance sur la spiritualité contemporaine. Ce livre provocateur saura séduire tous les chercheurs spirituels en quête d'absolu.

Fragments tantriques
Masculin Féminin l'Initiation Amoureuse la Fusion au coeur de la Séparation De Diane Bellego Edition Tredaniel

Voici enfin un nouvel ouvrage sur le « Masculin et le Féminin », le couple et l’amour qui est certainement appelé à devenir une référence. L’auteur est Diane Bellego que vous connaissez peut-être car elle est l’auteure de nombreux articles sur le tantra et c’est une thérapeute de couples expérimentée et la créatrice d’une formation au tantra.
L’amour, la relation amoureuse est certainement un des plus grands défis des années actuelles et le livre s'adresse « aux véritables héros d'aujourd'hui qui ont le courage de s’engager "de la dualité à l'union" au cœur de la séparation masculin / féminin. C'est l'initiation de notre époque ! » dit-elle.
Comment draguer la femme de sa vie
Patrick Harris

C'est le second livre de Patrick Harris, conseiller en séduction 180 pages de conseils et d'humour pour 14 € seulement !
Ce livre a reçu le « prix de l’humour 2009 », décerné par Jean-Pierre Mocky
Vous trouverez, dans ce chef d’œuvre de la drague et du rire, des méthodes de rencontre inédites, d’une efficacité exceptionnelle. Les 400 ex-partenaires de Patrick ne vous diront pas le contraire ...
Apprendre à ne jamais être seul peut se faire en riant, « Comment draguer la femme de sa vie » en est la preuve.

Les continents féminins
d'Alain Héril - Editions Jean-Claude Gawsewitch

Qu’est-ce que le plaisir féminin ? Et comment mieux répondre à cette question qu’en interrogeant les femmes, toutes les femmes ? C’est ainsi qu’Ulysse Borda, sexothérapeute, décide de partir à la rencontre de celles qui, seules, pourront lui ouvrir les yeux sur les mystères des "continents féminins". Fasciné par les femmes fontaines, à la jouissance si énigmatique, ou joyeusement troublé par les adeptes des sex-toys, il pose un regard curieux, attentif et passionné sur le plaisir féminin. Collaborateur régulier de "Psychologies magazine", "Lahaie", "l’amour et vous" sur RMC ou "On n’est pas que des parents" sur France 5, Alain Héril démontre que les femmes n’ont pas une, mais des sexualités, et perce les secrets du fonctionnement psychique et organique de leur jouissance.

continents féminins
Plus de Drague
John Edward Tang

Energy Chance est une voie de liberté qui vous permet, sans abandonner vos croyances et vos convictions (vous n’avez aucune raison d’en changer) d’en finir définitivement avec le stress ou toute autre forme de négativité et de développer vos énergies supérieures bénéfiques, votre « vrai vous ». 
Séduire, selon l’auteur, rime avec amour et respect. La séduction met de l’adrénaline et de la beauté dans la vie ! C’est un sport. C’est un art, l’art d’aimer et d’élever l’autre. A partir de sa riche expérience personnelle, l’auteur dévoile les secrets d’une séduction qui mène à l’échange et à l’enrichissement mutuel.

L’énergie sexuelle masculine 
DOUGLAS A. ARAVA, Mantak Chia

L’Homme est-il multi-orgasmique ? Comment transformer l’énergie sexuelle ?
Le maître chinois Mantak Chia développe dans ce livre les secrets taoïstes pour l'obtention d'une virilité masculine aux facettes multiples, application du contrôle spirituel de l'énergie propre à l'orgasme total et à l'épanouissement de la partenaire. Editions Trédaniel

De la femme blessée à la femme lumière 
Bianca SAURY

Découvrez l’évolution intérieure d’une femme blessée vers sa renaissance, le regard d’une thérapeute sur les étapes de libération de l’être, vers ce qu’elle nomme « le chant du cœur ».
« L’histoire que vous allez découvrir est la mienne ; j’ai choisi de la dévoiler avec fierté afin que soit exprimée au plus grand nombre la capacité de guérison qui réside en chacun de nous. » Ainsi commence le récit de Bianca Saury. 
Un témoignage sensible et puissant, qui touchera nombre de personnes concernées par l'inceste, les abus sexuels, et toutes celles et ceux qui souhaitent découvrir le trajet d’un chemin de guérison.

La femme initiatrice
Catherine Delorme

Ce livre s'adresse aux femmes à celles qui veulent du changement, non seulement dans leur manière d'être mais aussi dans leur manière de faire évoluer la relation amoureuse et la relation de couple. Ce livre est le fruit de l’expérience personnelle de Catherine Delorme ainsi que de sa longue expérience au sein des stages de tantra et de thérapie qu’elle anime en France et en Suisse.
La femme initiatrice
Délicatessex : Le meilleur de l'amour avec l'énergétique chinoise
Marie Borrel, Yves Réquena
Guy Tredaniel Editeur

Un livre, riche de bon sens et d’expérience, qui redonne toute sa vitalité à l’érotisme, ciel d’absolu du frémissement amoureux...
Marie Borrel et Yves Requena, adeptes reconnus des traditions énergétiques orientales, nous convient à des agapes subtiles : retrouver le chemin de l’épanouissement personnel qui prend la sexualité pour support. Après avoir dressé un état des lieux de l’évolution de nos moeurs et précisé ce qu’est la liberté sexuelle, les auteurs nous proposent de multiples outils pour faire de chaque jour à aimer, le paradis de nos nuits. Sur le site des éditions Tredaniel
Gourmande Sérénité de Paule Salomon

Gourmande Sérénité est le nouvel ouvrage de Paule Salomon, l’auteure du best seller La femme solaire et de nombreux ouvrages sur l’homme, la femme et le couple. Gourmande Sérénité est un vibrant appel à une spiritualité moderne, profonde et intelligente adaptée au mode vie contemporain. Plus que jamais, nous sommes frappés de plein fouet par la maladie de la hâte, le stress et la crainte du pas assez. Et pourtant nous sommes aussi par nature paisibles, détendus et heureux. Soyons de ceux qui cultivent une intériorité heureuse et qui traversent ainsi une extériorité peureuse. Soyons des amoureux de la vie posés dans une inaltérable sérénité de fond malgré les vagues de surface.
Paule Salomon écrit merveilleusement et cela pourrait bien être le best seller de cet hiver. Il est prochainement disponible dans toutes les librairies ou sur le net.
livre
L’amant tantrique de Jacques Ferber (Editions du Souffle d’or)

L'homme sur la voie de la sexualité sacrée 
L’amant tantrique, c’est l’homme qui contacte sa puissance masculine et rencontre la femme dans une danse joyeuse et sacrée où le corps, le cœur et l’esprit sont présents.
A partir de son propre cheminement tantrique vers la sexualité sacrée, J. Ferber décrit les transformations intérieures qui mènent progressivement vers une nouvelle relation à la femme. Il apporte ainsi un éclairage novateur et profond sur la sexualité de l’homme.
Décodez votre sexualité !
Vers un accomplissement relationnel et sexuel de Plilippe Lévy
Préface de Christian Flèche et Margot Anand

Philippe Lévy est ostéopathe, thérapeute tantra et formateur en décodage biologique et il propose dans ce livre de visiter les fondements de notre sexualité de la conception à la vieillesse. Ce livre aide le lecteur à mieux comprendre, à accepter et à vivre sa sexualité et à pouvoir en percevoir les limites et les ressources afin de s’épanouir au sein d’une relation satisfaisante. Il se veut aussi pratique en proposant des exercices et questionnements afin de lui permettre de mieux se situer et de transformer des situations difficiles. A cette fin, de nombreux protocoles serviront à explorer et à travailler sa conscience sexuelle.
Décodez votre sexualité !
FEMMES QUI SE REINVENTENT par Monique Grande. 
Illustré par Sabine Adelaïde.

La femme tisse son appartenance au féminin de façon progressive : premiers liens avec la mère, arrivée des règles, mise en place de son autonomie, émergence créatrice, alliance avec l’homme, apprivoisement de sa sexualité,... en tout 9 stades symboliques dessinent son accomplissement.
Ce livre nous invite à devenir l’héroïne de notre propre vie et à reprendre le fil de notre destinée sans perdre l’inspiration de notre coeur. Il est dédié à celles qui désirent accéder à leur potentiel créatif ou qui se sentent bloquées dans un stade de leur évolution. Il éclaire ceux et celles qui désirent mieux comprendre les femmes.
livre

Sexualité et Subconscient
par le Dr Arthur Janov (Editions du Rocher)

Le psychologue Arthur Janov est le fondateur de la thérapie primale dans les années 70. Il était le premier à dire que la psychanalyse classique prônée par Sigmund Freud n’est pas suffisante pour libérer l’homme moderne de ses inhibitions et du pouvoir du subconscient. L’homme a besoin d’une thérapie plus énergétique, plus cathartique. En Mars 2006, ce livre vient enfin d’être publié en langue française et il est intéressant pour tous ceux qui veulent mieux comprendre la relation entre la sexualité et ce qui s’est passé dans notre enfance.
sexualite et subconscient

L'Emergence de la Femme Divine – Une nouvelle vision du tantra de Raylene Abbot

L'Emergence de la Femme Divine est un récit initiatique qui, au-delà des dogmes religieux poussiéreux et des systèmes de pensée obsolètes, saura toucher la femme ou l'homme que vous souhaitez devenir, afin de vivre la plénitude du coeur, la joie des sens, l'harmonie d'un vrai partage, en communion avec le Divin. Cet ouvrage révèle des clés et dévoile un monde fusionnel qui vous prépare à l'Amour sacré.

Plus d’Amour dans votre vie ! de John Edward Tang

Super Coaching est une voie de liberté qui vous permet de rester dans vos croyances ou vos religions (vous n’avez aucune raison de les quitter). Il développe vos énergies supérieures bénéfiques, « votre vrai vous », chassant et détruisant le stress ou toute forme de négativité. Votre être intérieur est alors heureux de pouvoir expanser ses énergies d’amour bienfaisantes en vous et dans votre vie. Dans ce livre l’auteur dévoile, de façon simple et claire, les clés de la libération de l’énergie d’Amour.
De nouvelles idées créatrices, des formes de pensées différentes renforceront votre amour actuel ou attireront de nouvelles rencontres.
Vous êtes sur la voie de la prospérité en amour et vous retrouverez un cœur neuf et joyeux.
choisir l'amour
Ocytocine : l'hormone de l'amour de Kerstin UVNÄS MOBERG (Pr.)

L’ocytocine (hormone sécrétée par l’hypophyse, découverte en 1909) est le pendant de l’adrénaline. Le Professeur K. Uvnäs Moberg, qui conduit depuis plusieurs années des recherches à son sujet, a fait récemment des découvertes scientifiques majeures sur les bienfaits de cette hormone. Elle pourrait fournir une explication physiologique à ce que d’autres ont déjà expérimenté : à savoir que le toucher, le massage, les caresses diminuent le stress.
En Suède, ce livre a dès sa parution été plébiscité par les écoles de massage.
couverture
Choisir l'amour - de Sanaya Roman (Ronan Denniel éditeur)

Comme avec tous ses autres livres, Sanaya Roman offre ici un véritable guide pratique qui s'adresse à toutes personnes qui désirent vivre une vie plus vraie, plus authentique.
Dans ce livre, vous êtes invité à accéder au monde de la lumière et choisir l'amour pour illuminer vos relations et votre quotidien.
Par étapes, de manière simple et précise, Sanaya Roman et Orin vous guident vers l'éveil et l'harmonisation de vos centres du coeur afin de vivre pleinement votre destinée la plus élevée.
À travers ce livre, vous découvrez le pouvoir de l'amour, l'énergie la plus puissante de l'univers.
choisir l'amour
Tantra Suprême Sagesse - Osho

À l’aube du millénaire passé, sur les rives du Gange, Tilopa transmettait l’enseignement du Tantra à son disciple Naropa. Du moment sacré de cette transmission entre maître et disciple est né le Chant du Mahamudra.
À l’aube de ce nouveau millénaire, c’est l’essence même de l’enseignement du grand sage bouddhiste qu’ Osho fait revivre avec précision, humour et profondeur. Pour lui, Sigmund Freud, Carl Jung et Wilhelm Reich ont préparé l’Occident à la voie du Tantra. Tel un alchimiste de l’âme, Osho sait unir la sagesse orientale et la psychologie occidentale pour qu’une explosion silencieuse se produise en nous. Ainsi notre être se révèle à sa véritable nature, afin de vivre une vie détendue et naturelle
tantra
La Femme multi-orgasmique
Dr Rachel Carlton Abrams, Mantak Chia
Guy Tredaniel Editeur - Taoisme / Tantrisme

Ce livre s'adresse en premier lieu aux millions de femmes qui n'ont jamais accédé à l'extase de l'orgasme et à toutes celles qui en ont goûté les joies ineffables. Les auteurs éclairent les zones d'ombre d'un domaine peu exploré où nos contemporains s'avancent sur la pointe des pieds. Comme le titre l'indique, l'orgasme, et en particulier l'orgasme multiple, sont au coeur de la réflexion.
Ce livre, qui fait écho au best-seller L’Homme multi-orgasmique, s'inscrit dans le droit fil de l'émancipation féminine. Il brise les tabous, chasse les préjugés et dénonce la routine débilitante. La femme découvre les meilleures stratégies pour s'affranchir de son état de dépendance et se réaliser pleinement.

L’Art d’aimer à la chinoise de Liao Yi Lin (La Martinière)

« En Occident, hommes et femmes ont souvent des difficultés
à s’aimer. Je voudrais dédier ce livre à ceux qui veulent oublier les remords et les tristesses afin de former, avec son (ou sa) bien-aimé(e), un cercle parfait. L’énergie sexuelle, comme toute énergie que le Ciel nous offre, est précieuse.
Elle a besoin d’être acceptée et comprise, d’être préservée afin de trouver le chemin de l’épanouissement. L’art d’aimer dans l’alcôve est un recueil très ancien sur l’alchimie taoïste sexuelle. Il est écrit d’une façon limpide et simple, sans s’encombrer de complications comme l’ont fait
les taoïstes dans les siècles suivants.
 » Liao Yi Lin, enseignante de Qi Gong et méditation.
De magnifiques estampes érotiques chinoises de la collection de Ferdinand Bertholet illustrent avec délicatesse le propos de cet ouvrage.
Intégrer son identité masculine
David DEIDA

Les défis des relations hommes-femmes 
Quitter la vieille peau démodée et archaique du " macho " non pas pour devenir une " mauviette ", mais pour intégrer sa réelle identité masculine, tel est le propos du livre de David Deida.
intégrer
Femme et déesse, tout simplement
Rencontre avec le féminin sacré de Christine Champougny-Oddoux
(Le Souffle d’Or)

Christine Champougny-Oddoux est psychothérapeute et formatrice Gestalt-thérapie et inspirée par le tantra et anime des cercles de femmes. Elle propose, dans ce livre, grâce aux archétypes des déesses grecques et grâce à la méditation et à un travail symbolique de partir à la découverte des profondeurs de votre psyché et de rencontrer le féminin sacré. 
Un livre pour les femmes d ‘aujourd’hui qui souhaitent être à la fois enracinées et sensibles
La Brûlante Lumière de l’amour de Paule Salomon
Sexualité, amour et spiritualité (A. Michel)

"Autorise toi à développer ta capacité d'amour, ose t'ouvrir toujours d'avantage au goût des cerises, à la beauté du monde, à la tendresse de la vie et d'un autre en particulier. Viens vers toi, viens toujours plus près de moi et continue d'avancer vers toi, enracine toi toujours plus profondément, plus solidement dans cette accceptation-découverte de ce que tu es. Je ne peux te promettre l'amour qu'en fonction de l'amour que je m'accorde à chaque instant."
Sexualité tantrique : Un guide pratique à la joie du tantrisme 
de  Ma-Ananda Sarita , Swami-Anand Geho , Steve Teague (Traduction)

Source de documentation pour tous, enseignant les aspects sexuels du tantrisme grâce à l'exploration de l'anatomie, du plaisir solitaire, des préliminaires, des positions créatives et de l'orgasme, ce livre vous apprend comment intensifier plaisir et sensualité pour que chacune de vos expériences s
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