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De la culpabilité à l'engagement.

Par Le 12/10/2015

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https://culturedocumentee.wordpress.com/ 

 

Il convient de faire la distinction entre le sentiment de responsabilité et le poids de la culpabilité.

Il ne s'agit pas de culpabiliser les populations à mon sens car la culpabilité génère un retrait, une fuite, un abandon...Pour se protéger et ne pas souffrir davantage. Il convient plutôt à mon sens d'alerter, d'informer, de lancer un questionnement moral en chacun, une observation des comportements. C'est là que pourra s'ouvrir la conscience d'une opportunité de transformation. je n'étais pas conscient de tout ça il y a quelques mois encore....Et j'en tire les conclusions...Afin de passer aux actes.

Je ne veux pas utliser le terme de "complice" dans cette situation désastreuse...Je préfère l'expression : "victime de mon ignorance". Mais je suis responsable de cette ignorance et donc il ne tient qu'à moi de l'effacer. Là, j'entre dans une dynamique de transformation alors que le "complice" serait juste condamné à la vindicte populaire et en voudra à tout le monde....

Là où je parle d'ignorance, ça n'est justement pas dans la connaissance de ces situations effrayantes mais dans les CAUSES. Tout le monde a déjà vu et lu des informations sur la famine à travers le monde.

Nous faisons partie de ces causes, nous en portons une part au regard de nos modes de vie. C'est là qu'il y a une conscience à développer. 

C'est cette ignorance là qu'il faut réduire, réduire encore non pas en "matraquant" les personnes qui pourraient ne pas être au courant de ces situations mais en les amenant à observer leurs comportements et à expliquer en quoi ces comportements ont des effets sur la faim dans le monde. Il suffit de demander aux gens s'ils sont conscients que le régime carné est responsable de la déforestation, elle-même responsable de la famine dans le monde...Et voir les réactions....Quand vous achetez une tranche de viande chez le boucher, vous contribuez au développement de cette activité et à ses effets néfastes sur la planète...Cet achat multiplié par 10 millions de personnes en France, par jour, par 200 millions de personnes par jour en Europe, par 1 ou 2 ou 3 milliards par jour dans le Monde... Quand les actes de chacun sont à l'image de tous et que cette unité est néfaste, il faut rompre la chaîne. Maillon par maillon...  

 Il y a un manque énorme d'informations....Mais si les réseaux sociaux deviennent un tribunal de justice au lieu de s'en tenir à un support d'informations réelles, on perd une chance éventuelle d'amener des individus à réfléchir...Il s'agit donc pour moi d'agir selon ma conscience et mon niveau d'informations. Et de le partager, non pas comme un exemple, mais comme une ouverture.

Juste une main tendue. Et pas un poing fermé. 

Mon engagement n'est exemplaire que pour moi dès lors qu'il répond à mes convictions.

Je sais bien, tout comme cela se passait dans ma classe, qu'on n'apprend rien à ceux qui se sentent "attaqués". On ne leur apprend que l'opposition. Et tout est perdu.  

Il est délicat d'informer. Cela doit rester dépourvu de toute intention autre que la connaissance. Toute intrusion dans le comportement d'autrui est la négation immédiate de son implication volontaire et bienheureuse. 

Il ne s'agit donc pas de "forcer" les gens à changer de comportements en les culpabilisant, en les plongeant dans la honte, en les humiliant...

Il s'agit juste d'informer. Rien d'autre. 

À chaque individu de s'en servir. Ou pas. Nous ne sommes pas égaux au regard des conditionnements que nous avons subis. Il sera très long pour certains de s'en défaire. Nous ne démarrons pas tous au même niveau. Et il est d'autant plus admirable à celui qui doit tout désapprendre de s'engager dans cette voie. Faire appel à la responsabilité de chacun n'est en aucune mesure une volonté de leçon de morale ou de culpabilisiation. Se perdre dans une telle dérive nous rendrait responsable de l'échec de toute ouverture de conscience...

Thich Nhat Hanh n'est pas un donneur de leçon. C'est un homme qui applique à lui-même les leçons qui le concerne et qui les partage. Un homme de coeur. 

 

 

 

 

 

De notre responsabilité commune.

Par Le 12/10/2015

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" Frères humains, devenez végétariens ! " Il suffirait de renoncer à la viande pour soulager la pénurie de céréales tout en préservant l'environnement et notre santé. "L'élite intellectuelle dans les pays développés trouve parfaitement normal de s'inquiéter de la surpopulation dans le monde, mais elle oublie toujours un fait. La vraie surpopulation, c'est celle du bétail."
L'auteur de ces phrases n'est pas un vachophobe excentrique ou un végétarien fanatique mais l'économiste américain Jeremy Rifkin, auteur, entre deux essais sur le travail ou les nouvelles technologies, du passionnant "Beyond Beef", un essai sur l'impact dévastateur de l'industrie de l'élevage.


Surpopulation ? Avec 1,4 milliard de vaches, notre planète croule en effet sous le bétail : le poids cumulé de tous ces ruminants est supérieur à celui de toute la population humaine avec ses 6 milliards d'habitants ! Et c'est de pire en pire. La production de viande a été multipliée par cinq depuis les années 1950, pour passer à 265 millions de tonnes, et devrait encore doubler pendant les 20 années à venir. De quoi affoler les experts en alimentation, qui se demandent bien comment la terre pourra nourrir les 3 milliards d'humains supplémentaires de ces prochaines décennies.


La concurrence entre les animaux d'élevage et les hommes s'annonce très rude.
• 80% de l'alimentation animale proviennent de cultures qui conviendraient également à la consommation humaine : maïs, soja.
• A l'ère de l'élevage industriel, nos bêtes accaparent à elles toutes seules 60% de la production mondiale de céréales, soit 670 millions de tonnes ! Un volume qui suffirait amplement à nourrir les 923 millions d'êtres humains souffrant de malnutrition. En fait, d'un point de vue malthusien, la viande n'est pas «rentable».
• On estime qu'un végétarien consomme en moyenne 180 kilos de céréales par an alors qu'un consommateur de viande en gaspille 930 kilos par an.
Pour comparer le rendement de diverses spécialités agricoles, les agronomes calculent un taux de conversion alimentaire qui correspond au rapport entre le nombre de protéines consommées et produites.
• Pour obtenir 1 calorie de poulet, il faut ainsi environ 4 calories de nourriture végétale. Idem pour le porc ou les oeufs. Pour le lait, on grimpe à 8. Et pour le boeuf, à 17, voire bien plus ! En comparaison, la pomme de terre est bien moins gourmande, son taux de conversion n'étant que de 0,46. Et encore, on ne compte pas les besoins en eau :
• Pour produire 100 grammes de boeuf, il faut 25 000 litres d'eau.
Glouton, notre cheptel est aussi expansionniste.
• Au total, l'élevage et la production des aliments pour le bétail squattent 78% des terres agricoles mondiales, soit 30% de toute la surface du globe, trois fois plus qu'en 1960.
«Sur un hectare de terrain, un agriculteur peut nourrir une trentaine de personnes s'il le consacre à la culture de légumes ou de fruits. S'il produit des oeufs ou de la viande, le ratio passe à cinq personnes. Et à beaucoup, beaucoup, moins, s'il ne s'agit que de viande rouge», dit ainsi Bruno Parmentier, auteur de «Nourrir l'humanité» et directeur de l'Ecole supérieure d'Agriculture d'Angers.


Des périls verts à quatre pattes :
• Le plus insensé ? C'est que toute cette bidoche est en priorité destinée à 0,1% de la population de la planète, l'infime petite minorité des riches de ce monde. Notre consommation de viande est passée de 30 kilos par personne et par an en 1919 à plus de 100 kilos aujourd'hui. C'est trois fois plus que la quantité préconisée par les organismes de santé.
Non seulement notre régime carnivore affame la planète, mais il nous tue aussi par la recrudescence des maladies de "biens nourris" : accidents cardiovasculaires, diabète, obésité...

• Et pour ne rien arranger, il contribue au réchauffement climatique. Selon un rapport publié en 2006 par la FAO de l’ONU,l'élevage est responsable de 18% des émissions des gaz à effet de serre. Soit plus que le secteur des transports ! Avec leurs flatulences chargées de méthane [72 fois plus puissant que le CO2 sur 20 ans], leurs tonnes de fumier gorgé de gaz hilarant, le fameux NO2 également des plus nocifs [300 fois plus puissant que le CO2], sans compter les émissions d'ammoniac synonymes de pluies acides et leurs déjections qui polluent les nappes phréatiques, nos charmants bovins sont des périls verts à quatre pattes.
• L'extension de leurs pâturages fait des ravages. En Amérique centrale, 20% des zones sylvestres ont déjà été ratiboisées. Et c'est encore pire au Brésil, où 38% de l'Amazonie ont été sacrifiés pour les bovins. Une déforestation qui s'accélère avec les immenses plantations de soja destinées à nourrir nos vaches, toujours elles. Mon royaume pour une entrecôte.
Doan Bui, Le Nouvel Observateur

Revue "KAISEN"

Par Le 11/10/2015

OASIS, UN NOUVEAU MODE DE VIE

Chers Colibris,

Dans ce numéro spécial, le magazine Kaizen et le Mouvement Colibris présentent 100 "Oasis", 100 lieux de vie construits aux quatre coins de la Francepar des femmes et des hommes qui ont décidé de placer l’autonomie, le partage et la convivialité au cœur de leur mode de vie.

Écohameaux, écoquartiers, habitats groupés... Autant de formes différentes d’habitats qui se sont fondés, pour la plupart, autour de cinq piliers : mutualisation d’espaces et de services ; gouvernance collective ; sobriété énergétique ; recours à l’agriculture locale et potagers biologiques ; transmission et partage des savoirs. Ces lieux, à leur échelle, sont la maquette de la société plus écologique et plus humaine que nous avons à construire.

Pour inviter les lecteurs à "passer à l’acte", les informations clefs nécessaires à la création d’oasis sont regroupées par thématique : juridique, gouvernance, succession, financement...

Oasis, un nouveau mode de vie, 120 pages, 12 €

Feuilletez ce numéro spécial Oasis sur la boutique des Colibris ! 

 

 

 

Végétalien et performances physiques.

Par Le 11/10/2015

Vegactu

L’ultra-marathonien végane Scott Jurek bat le record de l’Appalachian Trail (3523km)

Nicolaï Van Lennepkade 13 juillet 2015

Après 46 jours 8 heures et 7 minutes d’efforts intensifs, l’ultra-marathonien Scott Jurekvient d’établir un nouveau record sur l’Appalachian Trail1 .

Cet exploit est d’autant plus impressionnant pour le commun des mortels que Scott Jurek est végétalien de longue date, c’est-à-dire qu’il ne consomme jamais de produits d’origine animale (comme le lait, le beurre, le miel, les œufs, la viande, ou le poisson) mais il consomme tout le reste, à savoir la grande variété de végétaux, d’algues, et de champignons.

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Une alimentation optimale

L’alimentation végétale permet à Scott Jurek d’éviter à son corps de subir des inflammations dues aux aliments d’origine animale comme le lait ou la viande. De plus comme l’explique le triathlète Brendan Brazier, l’alimentation végétalienne permet d’optimiser la digestion des aliments car ils sont peu transformés et facilement digestibles contrairement à la viande et aux autres produits d’origine animale.

14 États traversés, et 156km de montée/descente !

Au total Scott Jurek a couru près de 80km par jour, a traversé 14 Etats Américains, et amonté et descendu plus de 156 000 mètres de dénivelé ! Un exploit extraordinaire et sans souffrance animale, si ce n’est la souffrance consentante de Scott Jurek lui-même.

Scott Jurek termine donc en beauté sa carrière, car il avait confessé au deuxième jour de sa course que cela serait la dernière. A 41 ans, notre coureur préféré va désormais prendre du temps pour s’occuper de lui-même et de sa famille.

Pour découvrir ses secrets d’endurance et le parcours incroyable de cet multiple recordman de course longue distance, le livre Eat & Run vient d’être traduit en français pour le plaisir de tous.

Précisions :

  1. http://www.runnersworld.com/trail-racing/scott-jurek-breaks-appalachian-trail-thru-hike-record [↩]

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Vegan et marathonien, je suis passionné par le sport en général et surtout par le triathlon. Professionnellement je suis diplômé d'une licence en web-marketing et actuellement étudiant en géograph

"Des animaux pour rester des hommes"

Par Le 11/10/2015

 

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Des animaux pour rester des hommes

19.90 €

Ce n’est ni un roman, ni de la poésie, juste un partage de ma passion de l’humain et de l’animal à travers mon action de médiation animale en milieu carcéral. Des photos prises pendant notre travail, des moments « volés », un zoom sur ce lien entre deux êtres vivants, presque invisible à première vue mais bien réel.

Je voudrais donner une autre image de la prison et de ses occupants, mettre la lumière sur un milieu qui fait peur, que l’on ne connaît que par « extraits de films », un univers totalement déshumanisé, que l’on veut oublier, cacher… L’animal permet d’y entrer de manière douce, naturelle et permet de croire en l’humanité qu’il y a en chacun de nous. Il est important pour moi également de partager ma collaboration avec mon partenaire depuis 11 ans, un golden retriever, nommé Sunny. C’est lui qui prend la parole et raconte notre parcours, nos rencontres, notre histoire…

Catégories : , . Mots clés : , . Auteur :.

Extrait du livre

« Je m’appelle Sunny, je suis un golden retriever de 11ans, fidèle compagnon de ma maîtresse Patricia. Voilà 6 ans que je la suis à la prison de Strasbourg, jour après jour, saison après saison. J’arpente avec elle les longs couloirs froids, les innombrables escaliers de cet univers métallique et presque inhumain. »

« Ma seule présence suffit-elle à rendre plus humain cet enfer ? »

« L’homme aux tatouages s’avance vers moi, une balle de tennis à la main. Il me parle, me chuchote à l’oreille des confidences que je suis le seul à entendre. Il est marqué, meurtri, mais sa voix est douce. J’ai conscience de l’importance de ce moment, c’est un échange privilégié, je lui fais sentir que je suis là pour lui, que je le comprends. Je suis le lien vers l’extérieur, vers la vie, celle qu’il retrouvera d’ici quelque temps. Il me dit avoir attendu et compté les jours jusqu’à ma visite, il espérait que je viendrais et cela lui donnait un but. »

Intervenante en Médiation Animale formée à l'Institut de zoothérapie du Québec.

 

Professionnelle de l'accompagnement thérapeutique pratiquant la thérapie Brève. Approche systémique et stratégique formée à l'Institut Gregory Bateson Paris.

 

L’ANIMAL COMPAGNON DE VIE ET DE REINSERTION

2ème Prix Initiatives Justice 2011

Il est encore temps de voter, la partie n'est pas gagnée!!!
http://www.femina.fr/Prix-Solidarite-Version-Femina-Europe-1/2015
http://www.femina.fr/Prix-Solidarite-Version-Femina-Europe-1/2015/Alsace-Les-Dernieres-Nouvelles-d-Alsace/ARNOUX-Patricia

Merci pour votre soutien

A  partir d'aujourd'hui dans le journal l'Alsace en collaboration avec Europe 1, je refais partie des finalistes pour le prix "Fémina" . 7000 Euros à la clef pour mon association Evi'dence !!! Cela n'est vraiment pas négligeable vu la charge de travail actuelle !! Alors n'hésitez pas à prendre vos téléphones ou vos ordinateurs pour voter si vous voulez soutenir mon action en place depuis maintenant  7ans à la maison d'arrêt de Strasbourg.

Vous pouvez appeler dès aujourd'hui et jusqu' au 13 octobre 2015 au 0 897 043 753 ou par SMS envoyer PRIX au 73916 ou connectez vous sur fémina.fr et europe1.fr rubrique "Prix Solidarité Version Fémina- Europe 1. Mon  code sera le : 0801

L'info est à partager sur vos réseaux et connaissances sans modération bien entendu! Merci pour votre soutien précieux!

MEDIATION ANIMALE EN MILIEU CARCERALROUTE 67

PASSAGE à RTL LE 07.07.15

Avec un peu de retard....

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/les-pouvoirs-du-chien-7779029143

NUIT DES TROPHEES ROUEN 2014

Une nouvelle belle reconnaissance pour l'association Evi'dence lors de la nuit des trophées à Rouen le 24 février 2014... En espérant un jour pouvoir enfin être reconnu par le ministère comme un mode de prise en charge à part entière et de pérenniser l'action à Strasbourg mais aussi de pouvoir l'essaimer... Je crois toujours autant en ce que je fais et aux "pouvoirs des animaux" même si nous n'avons pas la prétention de faire des miracles mais j'espère mettre ma pierre à l'édifice au même titre que les autres professionnels accompagnant..

 

Des animaux abandonnés trouvent refuge en prison.

 

En prenant soin d’un animal en souffrance

le détenu apprend la maîtrise de soi et la responsabilité,

il prépare sa réinsertion.

 

Les animaux, quant à eux, se reconstruisent en retrouvant la confiance en l'humain et une nouvelle joie de vivre...

 

Comment un homme et un animal réunis dans l’isolement

peuvent s’offrir mutuellement une nouvelle vie.

 

 


GÉNÉRIQUE
Réalisation : Inthemood...
Son : Dominique Ciekala, Christophe Motte
Montage : Hugues Landry
Etalonnage : Paul Champart
Production : Inthemood... / The Animal Affinity Club

 
 
Magazine » Enquêtes

SANTÉ & BIEN-ÊTRE

Des animaux thérapeutes

 

On connaissait l’effet bénéfique d’une présence animale sur les êtres humains. De là à imaginer nos amis les bêtes faire leur entrée dans les hôpitaux français... Pourtant, depuis près de trois ans, la zoothérapie, testée dans certains établissements, permettrait d’améliorer la santé physique et mentale des patients atteints de troubles cognitifs, de la mémoire ou de psychomotricité.

Un thérapeute pas comme les autres a débarqué, il y a six mois, à l’hôpital gériatrique des Charpennes à Lyon. Réformé de l'école de chiens d'aveugles « parce qu'il avait peur des camions dans la rue », Eliott, un jeune labrador de 3 ans, a été accueilli à bras ouverts par l'Unité neuro-vasculaire de la personne âgée (UNV), pour assister ergothérapeutes et kinésithérapeutes pendant les exercices de rééducation des patients atteints d’Alzheimer ou ayant subi un accident vasculaire-cérébral (AVC). Contrairement au concept de chiens visiteurs, mis en place dans de nombreuses maisons de retraite pour divertir les anciens, cette technique thérapeutique vise à améliorer le langage, la mémoire, l’état dépressif, les problèmes relationnels et/ou la psychomotricité des patients, par la médiation animale. On appelle cela la zoothérapie. « Le plus original et le plus innovant ici, souligne le Professeur Krolak-Salmon, neurologue, médecin-chef et heureux propriétaire du labrador, c'est le travail du chien dans les exercices de rééducation de personnes âgées, après un accident vasculaire cérébral (AVC). ». « Andrée, 79 ans, a été victime d’un AVC fin 2011, explique Philippe Bonnet, kinésithérapeute du service. A raison de deux ateliers par semaine, Eliott a très vite favorisé l’élargissement de son champ de vision. Ne pouvant plus se repérer dans l’espace, la présence du labrador lui permet de ne plus rester fermée sur elle-même, et de relever la tête. Le regard est le premier sens qui permet l'ouverture vers l'extérieur. Au début, elle se concentre sur l’animal pour le suivre puis ce sera sur l'environnement. Le chien lui sert de repérage visuo-spacial. » Ainsi, obéissant aux ordres du thérapeute, Eliott se déplace de gauche à droite pour « ouvrir le champ perceptif visuel » de l'octogénaire qui, appuyée sur sa canne, parvient à mieux se repérer dans l’espace et à faire quelques pas. 
Le chien n’est pas le seul animal utilisé en zoothérapie. Le cochon d’Inde, les équidés ou encore les dauphins peuvent eux aussi avoir un rôle de médiateur thérapeutique.

Si la zoothérapie, contrairement aux Etats-Unis, est encore peu répandue en France, les bienfaits thérapeutiques des animaux sur l’homme sont reconnus depuis des siècles. En 1792, en Angleterre, l’homme d’affaires philanthrope William Tuke fonde le York Retreat. A cette époque les malades mentaux, traités très durement, sont enfermés, enchaînés et battus. En leur proposant de s’occuper d’animaux, il va s’apercevoir que ces malades vont se responsabiliser, développer un lien d’attachement, et reconstruire une estime d’eux-mêmes. Après la première guerre mondiale, les infirmières du Pawling Army Air Force Convalescent Hospital de New York utilisaient des chiens comme aide à la thérapie pour les soldats traumatisés. Au 19ème siècle, durant la guerre de Crimée, Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, et pionnière dans l’emploi d'animaux à titre thérapeutique, gardera une tortue à l’hôpital après avoir remarqué que ceux-ci avaient le pouvoir de réconforter les gens et de diminuer leur anxiété. En 1953, c’est Boris Levinson, psychiatre américain, qui va véritablement développer les possibilités de l’animal en thérapie après avoir découvert par hasard l’influence positive de son propre chien sur un jeune patient autiste. L’enfant, emmuré dans son mutisme, refusait toute communication avec le monde extérieur. Resté par inadvertance dans le cabinet, son chien s’approcha du garçon, le renifla, le lècha. Et là, comme par miracle, l’enfant, pour la première fois, s’exprimera avec le chien. Il demandera même à revenir pour le revoir. C’est ainsi qu’est née la « Pet Facilitated Psychotherapy » (psychothérapie facilitée par l’animal). D’autres thérapeutes comme Friedmann, Katcher, Lynch ou Thomas vont mettre en évidence les effets de l’animal sur la santé. Par exemple, le simple fait de caresser un animal fait baisser la tension artérielle et permet de diminuer la mortalité chez les sujets cardiaques. Le Dr Serpell de Cambridge a même démontré que l’animal familier permettait aux patients de vivre plus vieux et en meilleure santé avec, chez les personnes âgées, une diminution des fractures du col du fémur. Phénomène assez récent, les animaux font leur entrée dans certains services hospitaliers. Selon François Beiger, fondateur et directeur général de l’Institut Français de Zoothérapie, une trentaine d’hôpitaux en France auraient aujourd’hui adopté cette technique thérapeutique. « Depuis 2009, de plus en plus d’établissement de santé nous envoient des thérapeutes, des infirmiers, des kinés ou encore des psys en formation, explique-t-il. Je suis ravi de cet engouement mais il ne faut pas qu’il soit uniquement induit par un effet de mode ! Je constate que, depuis deux ans, beaucoup de jeunes gens veulent devenir zoothérapeutes et me contactent pour me demander de les former. Mais attention, ce n’est pas un métier ! Seuls les professionnels du milieu médical déjà familiarisés avec ces types de pathologies peuvent y accéder. ». 

Objectif 2013 du Professeur Krolak-Salmon et de son Unité neuro-vasculaire de la personne âgée du CHU de Lyon : établir, pour la première fois en France, un programme de travail pour démontrer l’efficacité de la zoothérapie, au moyen d’une étude clinique sur deux groupes de patients ayant la même pathologie - l’un aidé du chien, l’autre non.« Pour l’instant, les résultats restent considérés comme plus ou moins subjectifs et abstraits, concède Philippe Bonnet. Alors même si cette rééducation très spécifique ne doit pas se substituer aux autres, cette étude peut offrir à la science une autre ouverture ».

Suite à un AVC, Marie, 77 ans, avait récupéré une bonne partie de sa motricité. Subsistait une héminégligence à gauche. « Après plusieurs contacts physiques réguliers avec Eliott, elle est parvenue à reprendre conscience de ce côté gauche et à retrouver progressivement l’utilisation de sa main », raconte Philippe Bonnet, qui s’est occupée d’elle. Si cette expérimentation au sein du CHU de Lyon en est encore « aux balbutiements, on a déjà pu constater que la présence de ce chien était une vraie valeur ajoutée dans le travail de rééducation. Et un énorme facteur de motivation pour les soignants comme pour les patients. ».

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Impact écologique

Par Le 11/10/2015

 

Empreinte ecologique

 

https://culturedocumentee.wordpress.com/2015/01/31/cowspiracy-the-sustainability-secret/

Ce site "CULTURE DOCUMENTÉE" est une mine d'informations de très grande qualité. De nombreux sujets posant tous de vastes problèmes. Il convient bien entendu, ensuite, d'aller chercher des compléments pour affiner et approfondir la réflexion. Toutes les pistes ouvertes par les documents que contient ce site relèvent de priorités absolues. Penser que la télévision et les medias officielles (et donc manipulatrices) ont la capacité et la volonté d'éveiller les populations serait une utopie .... 

Pour notre part, la viande est déjà exclue de notre alimentation. Il restait quelques poissons, un peu de charcuterie ( 2 tranches de jambon le jour des crêpes bretonnes ^^) et les oeufs.

Nous n'allons garder que les oeufs mais avec nos propres poules. Une première tentative avec un poulailler personnel s'était terminée par deux poules égorgées (un mustélidé). Je vais donc reprendre les travaux pour fermer intégralement le poulailler par un filet suspendu. 

Se pose bien évidemment l'épineux problème du monde agricole. Il ne s'agit pas à mes yeux de les "condamner", ça serait une erreur gravissime. La situation des exploitants agricoles est très complexe. L'endettement les accompagne bien souvent et leur interdit toute tentative de transformation de leur pratique vers une agriculture écologique ou tout du moins dégageant un impact limité. Le documentaire "La mort est dans le pré" développe ce problème majeur. Le conflit moral dans lequel vivent ces exploitants est terrible. Certains le vivent très mal et ne savent comment s'en sortir parce que le changement que ça demande est gigantesque et aléatoire... Certains s'assoient dessus et se limitent à rentabiliser l'exploitation. Il y a enfin ceux qui franchissent le pas et se lancent...On en a rencontré parfois et ils nous ont expliqué le "combat financier et moral" que ça représente. Chapeau bas...

Il est évident que les consommateurs doivent les soutenir par des achats ciblés et une reconnaissance appuyée. Dire que leurs produits sont trop chers, ça serait les condamner et ils seraient dès lors les "victimes" de notre abandon en tant que consommateurs. 

 

Il convient par conséquent à mon sens d'encourager les exploitants à se tourner vers une agriculture végétale de qualité en acceptant le surcoût que ça représente pour les consommateurs. Les économies réalisées dans le panier d'achat par l'éliminitation de la viande, poissons, oeufs, yaourts fruités et autres fromages industriels sont reportées sur des produits estampillés "AB". Impossible bien évidemment de contrôler soi-même la qualité de ces produits. Ce sont donc les produits locaux, auprès d'exploitants que nous connaissons qui deviennent les principaux produits consommés et bien évidemment notre propre production avec le potager de la maison. 

Les produits "exotiques" sont bannis. Tout ce qui représente un impact écologique lié au transport et qui ne répond pas à une priorité n'entre pas dans le panier. On peut vivre sans manger des ananas... (juste un exemple parmi des milliers d'autres). Faire le tour de ses achats habituels et se poser cette simple question est déjà un pas immense et rès révélateur...  

L'attitude des "associations écologiques" comme Greepeace est consternante. Et c'est là qu'on voit à quel point, nous pouvons être trompés par ceux qui sont censés défendre des causes qui nous touchent. Associations subventionnées par les multinationales. On rejoint la situation des syndicats d'enseignants subventionnés par l'Etat. AUCUNE CREDIBILITE. 

Seule, notre propre cheminement intellectuel, notre propre recherche de la "vérité", (c'est à dire des données irrémédiablement fluctuantes), peuvent nous garantir une certaine justesse dans nos comportements. Sans que rien ne soit jamais définitif. 

À quelqu'un qui nous demanderait pour quelles raisons, nous ne mangeons plus de viande, nous répondrions :

1) L'impact écologique est beaucoup trop lourd pour l'ensemble de la planète.

2) Nous ne voulons pas participer à la destruction des écosystèmes. Et les forêts pluviales, équatoriales et autres territoires "exotiques" sont aussi sous "ma" responsabilité. Je ne peux pas critiquer les destructeurs dès lors que je participe aveuglément à leur "croissance".

3) Nous ne voulons pas porter la responsabilité de la faim dans le monde.

4) La Terre peut nourrir l'ensemble de la population mondiale.

5) Il s'agit de notre santé.

6) Le lien social est reconstitué par le marché local.

7) Ne pas rentrer dans un supermarché représente des économies financières conséquentes de par les "tentations d'achat" sur lesquelles ces Marchands font leurs bénéfices. Des bénéfices GIGANTESQUES qui ne profitent pas aux populations concernées. Ni même d'ailleurs à une très grande partie des exploitants agricoles dont le travail n'est pas récompensé à sa juste valeur.

8) Les condtions de vie des animaux dans les élevages intensifs sont contraires à nos valeurs de respect de la vie.

9) Toutes les études projectives démontrent clairement que notre système d'exploitation des ressources naturelles ( terre et océan) condamne la vie entière (humaine, animale, végétale) 

10) Nous ne pouvons pas vivre comme si personne n'allait nous suivre... Il y a en nous une responsabilité immense au regard des générations à venir. 

 

 

Agriculture - Elevage


http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=105

Impacts de l’élevage sur l’environnement


 



L’élevage serait l’un des causes principales des problèmes environnementaux majeurs d’après un rapport de la FAO (Food and Agriculture Organization – Organisation des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture) : réchauffement de la planète, dégradation des terres, pollution de l'atmosphère et des eaux et perte de biodiversité. 


La croissance de la population et des revenus dans le monde entier, à laquelle vient s'ajouter l'évolution des préférences alimentaires, stimulent un accroissement rapide de la demande de viande, de lait et d'œufs, tandis que la mondialisation alimente le commerce d'intrants et d'extrants. En 2000, 229 millions de tonnes de viande étaient consommées : 465 millions de tonnes le seront en 2050. La consommation de lait augmentera quant à elle de 580 à 1 043 millions de tonnes sur la même période. On assiste à une croissance accélérée de la production de porcins et de volailles (essentiellement en exploitations industrielles) et un ralentissement de celle de bovins, ovins et caprins qui font souvent l'objet d'élevages extensifs. Aujourd'hui, 80 pour cent de la croissance du secteur de l'élevage est le fait des systèmes industriels.

Or l’élevage serait l’un des causes principales des problèmes environnementaux majeurs d’après un rapport de la FAO (Food and Agriculture Organization – Organisation des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture) : réchauffement de la planète, dégradation des terres, pollution de l'atmosphère et des eaux et perte de biodiversité. Les conséquences écologiques de l’élevage sont détaillées ci-dessous. 
 

Déforestation


Le secteur de l'élevage est de loin le plus gros utilisateur anthropique de terres. Le pâturage occupe 26 pour cent de la surface émergée de la terre, tandis que la production fourragère requiert environ un tiers de toutes les terres arables. L'expansion des parcours pour le bétail est un facteur clé de déboisement, en particulier en Amérique latine: quelque 70 pour cent de terres boisées de l'Amazonie servent aujourd'hui de pâturages, et les cultures fourragères couvrent une grande partie du reste. Environ 70 pour cent de tous les pâturages des zones arides sont considérées comme dégradées, surtout à cause du surpâturage, de la compaction des sols et de l'érosion imputables aux activités de l'élevage. 
 

Réchauffement climatique


Le secteur de l'élevage a un rôle (souvent méconnu) dans le réchauffement de la planète. La FAO a ainsi estimé que l'élevage est responsable de 18 pour cent des émissions des gaz à effet de serre, soit plus que les transports ! Si on considère le secteur agricole dans son ensemble, l’élevage représente à lui seul 80 % des émissions. Les activités d’élevage sont ainsi responsables de l’émission de nombreux gaz responsables de l’effet de serre :

Dioxyde de carbone : 9% des émissions anthropiques de dioxyde de carbone sont produites par l’élevage. Ce gaz est du non seulement à l'expansion des pâturages et des terres arables pour les cultures fourragères, mais aussi à l’utilisation de l’énergie comme carburant, comme chauffage des bâtiments d’élevage… En France, la part agricole dans les émissions françaises totales est de 14 %. L’intensification de l’effet de serre due à l’accumulation des émissions anthropiques de dioxyde de carbone représente 60 % du renforcement anthropique total de l’effet de serre

Méthane : 37 % des émissions anthropiques de méthane sont produites par l’élevage. La source principale de méthane est la fermentation entérique des ruminants. Mais aussi la fermentation des déjections animales dans les fosses de stockage émet un tel gaz. Ces deux éléments représentent environ 80 % des émissions de méthane agricole. En France, la part agricole dans les émissions françaises totales est de 70 % ! Ce gaz serait actuellement responsable de 18 % à 19 % de l'effet de serre total.

Protoxyde d’azote : 65% des émissions anthropiques de protoxyde d’azote sont produites par l’élevage. L’élevage représente à hauteur de 75-80% des émissions de protoxyde d’azote agricoles. Les principales sources d’émissions sont l'épandage d'engrais azotés et processus de dégradation dans le sol et le tassement des sols lié au calendrier de travaux chargé et utilisation d'engins agricoles lourds. En France, la part agricole dans les émissions françaises totales est de 76 % ! La contribution du protoxyde d’azote ou oxyde nitreux représente environ 6 % du total des gaz à effet de serre.

Ammoniac : 64% des émissions anthropiques d’ammoniac sont produites par l’élevage. Le secteur agricole est d’ailleurs la principale source d’émission avec 94 % des émissions !

A l'échelle nationale, les activités agricoles sont à l'origine du quart des émissions de gaz à effet de serre. Dans cette fraction l'élevage représente un tiers dont l'essentiel est dû aux émissions de méthane, lui-même étant principalement issu des fermentations entériques des bovins. Toutefois toutes les activités agricoles ne produisent pas de la même façon des gaz à effet de serre. En France, les sols agricoles seraient responsables de 47 % des émissions, suivis de la fermentation entérique (26 %), des déjections animales (18%) et enfin de la consommation d’énergies (9%).
 

Pollution de l’air


Les activités industrielles et agricoles conduisent à la libération de beaucoup d’autres substances dans l’atmosphère, dont beaucoup dégradent la qualité de l’air. Ces polluants sont notamment le monoxyde de carbone, les chlorofluorocarbures, l’ammoniac, les oxydes d’azote, le dioxyde de souffre et d’autres composés organiques volatiles. En présence d’humidité atmosphérique et d’oxydants, le dioxyde de souffre et l’oxyde d’azote sont convertis en acide sulfurique et nitrique. Ces acides sont nocifs lorsqu’ils sont en suspension dans l’air pour les voies respiratoires.
De plus, ces polluants présents dans l’air retournent dans la terre sous forme de pluie ou neige acide qui peuvent ainsi endommager les cultures, les forêts et acidifier les étendues d’eau comme les lacs, qui deviennent ainsi impropre à toute vie animale ou végétale. En outre, les polluants atmosphériques peuvent également être transportés par le vent à plusieurs centaines de kilomètres du lieu où ils sont libérés et ainsi influencer sur des surfaces importantes.
La volatilisation de l’ammoniac (qui est nitrifié dans le sol après le dépôt) est la principale cause d’acidification des dépôts atmosphériques secs et humides. Il provient en grande partie des excréments du bétail.
Les animaux d’élevage ne représentent par contre qu’une faible part de la libération directe de carbone dans l’atmosphère. Toutefois cette part augmente lorsqu’on considère les libérations indirectes lié à cette activité telle que : la combustion de combustibles fossiles pour produire des engrais minéraux pour la production d’aliments, la libération de méthane par la décomposition des engrais et du fumier, le changement d’utilisation des terres pour la production d’aliments ou pour le pâturage, la dégradation des terres, l’utilisation des combustibles fossiles pour la production animale ou encore l’utilisation de combustibles fossiles pour la production et le transport des produits animaux. 
 

Pollution des milieux aquatiques et consommation en eau


Le secteur de l’élevage a un impact énorme sur l’utilisation de l’eau, la qualité de l’eau et les écosystèmes aquatiques. La production animale a de fortes retombées sur les disponibilités en eau, car elle consomme plus de 8% des utilisations humaines d'eau à l'échelle mondiale, essentiellement destinée à l'irrigation des cultures fourragères. Dans les régions aux faibles ressources hydriques, la quantité d’eau utilisée pour la production animale pourrait dépasser celle servant à satisfaire les besoins alimentaires des humains. Ainsi, on estime que pour produire un litre de lait il faut 990 litres d’eau ! 

Il est attesté que c'est la plus grande source sectorielle de polluants de l'eau -principalement déchets animaux, antibiotiques, hormones, produits chimiques des tanneries, engrais et pesticides utilisés pour les cultures fourragères, et sédiments des pâturages érodés. Si l'on ne dispose pas de chiffres mondiaux, on estime qu'aux Etats-Unis, l'élevage et l'agriculture fourragère sont responsables de 37% de l'utilisation de pesticides, de 50% de celle d'antibiotiques, et d'un tiers des charges d'azote et de phosphore dans les ressources en eau douce. Le secteur engendre aussi près des deux tiers de l'ammoniac d'origine anthropique, qui contribue sensiblement aux pluies acides et à l'acidification des écosystèmes.
L’Asie de l’Est et du Sud-Est est l’une des zones de production animale les plus importantes du monde ; les secteurs du porc et de la volaille prédominent et représentent les deux principales sources de pollution des eaux liées à l’élevage. Aujourd’hui, l’Asie de l’Est comprend bien plus de la moitié des troupeaux de porcs du monde et plus du tiers de la volaille mondiale. 
 

Impact sur la biodiversité


La quantité d'animaux destinés à la consommation représente également un péril pour la biodiversité de la Terre. Les animaux d'élevage constituent environ 20 pour cent de la biomasse animale terrestre totale, et la superficie qu'ils occupent aujourd'hui était autrefois l'habitat de la faune sauvage. Dans 306 des 825 écorégions terrestres identifiées par le Fonds mondial pour la nature (WWF), les animaux de ferme sont identifiés comme "une menace", tandis que 23 des 35 points chauds du monde pour la biodiversité de Conservation International - caractérisés par de graves niveaux de perte d'habitats -ressentent de l'élevage. 

Pour plus d’informations, consultez l’article spécialement dédié au rôle de l’agriculture dans la perte de la biodiversité ici : 
 

Impact sur le sol et l’érosion


La compactation superficielle du sol est l’un des impacts directs du bétail sur les propriétés physiques du sol. La densité apparente du sol croit lorsque l’on augmente la charge animale. Il résulte du piétinement répété. Les sols riches en éléments fins, limons et argiles non gonflantes, sont les plus sensibles. Le tassement du sol se produit surtout au moment où il est humide, très peu lorsqu’il est sec. 
La diminution de la porosité qui résulte du tassement réduit les capacités d’infiltration accroît le ruissellement au moment des chutes de pluies. La végétation, moins bien alimentée en eau, devient clairsemée puis disparaît, la flore s’appauvrit, la production de biomasse diminue. Ce sont surtout les ligneux qui révèlent ce phénomène. 

L'érosion des sols résulte d'une combinaison de facteurs (climat, agriculture, élevage), dont il est bien difficile d'évaluer les parts respectives. L'intensité de l'impact sur les sols est plus forte sous l'effet des activités agricoles, comparativement aux activités pastorales ; dans le premier cas, il y a destruction de la couverture végétale et parfois aggravation de l'emprise érosive du fait de certaines pratiques culturales (labour dans le sens de la pente). A l'inverse, l'impact de l'élevage sur les sols peut être considéré comme plus important en termes d'extension géographique, en raison de la plus grande proportion de parcours par rapport aux cultures dans les zones arides.
 

Bibliographie


Carriere M. (1996). Impact des systèmes d’élevage pastoraux sur l’environnement en Afrique et en Asie tropicale et subtropicale aride et subaride. Rapport, 70 pages. 

Deneux M. (2002). L'ampleur des changements climatiques, de leurs causes et de leur impact possible sur la géographie de la France à l'horizon 2005, 2050 et 2100. Rapport du sénat, 291 pages. 

FAO (2006). Livestock's long shadow. Rapport, 416 pages. 

Réseau Action Climat – France (2005). Agriculture, effet de serre et changements climatiques en France. Fiche, 4 pages.

Pédagogie et société

Par Le 10/10/2015

Déclaration de Philippe Meyrieu, pédagogue :

"Nous vivons, pour la première fois, dans une société où l'immense majorité des enfants qui viennent au monde sont des enfants désirés. Cela entraîne un renversement radical : jadis, la famille "faisait des enfants", aujourd'hui, c'est l'enfant qui fait la famille. En venant combler notre désir, l'enfant a changé de statut et est devenu notre maître : nous ne pouvons rien lui refuser, au risque de devenir de "mauvais parents"...
Ce phénomène a été enrôlé par le libéralisme marchand : la société de consommation met, en effet, à notre disposition une infinité de gadgets que nous n'avons qu'à acheter pour satisfaire les caprices de notre progéniture.
Cette conjonction entre un phénomène démographique et l'émergence du caprice mondialisé, dans une économie qui fait de la pulsion d'achat la matrice du comportement humain, ébranle les configurations traditionnelles du système scolaire.
Pour avoir enseigné récemment en CM2 après une interruption de plusieurs années, je n'ai pas tant été frappé par la baisse du niveau que par l'extraordinaire difficulté à contenir une classe qui s'apparente à une cocotte-minute.

Dans l'ensemble, les élèves ne sont pas violents ou agressifs, mais ils ne tiennent pas en place. Le professeur doit passer son temps à tenter de construire ou de rétablir un cadre structurant. Il est souvent acculé à pratiquer une "pédagogie de garçon de café", courant de l'un à l'autre pour répéter individuellement une consigne pourtant donnée collectivement, calmant les uns, remettant les autres au travail.
Il est vampirisé par une demande permanente d'interlocution individuée. Il s'épuise à faire baisser la tension pour obtenir l'attention. Dans le monde du zapping et de la communication "en temps réel", avec une surenchère permanente des effets qui sollicite la réaction pulsionnelle immédiate, il devient de plus en plus difficile de "faire l'école". Beaucoup de collègues buttent au quotidien sur l'impossibilité de procéder à ce que Gabriel Madinier définissait comme l'expression même de l'intelligence, "l'inversion de la dispersion".
Dès lors que certains parents n'élèvent plus leurs enfants dans le souci du collectif, mais en vue de leur épanouissement personnel, faut-il déplorer que la culture ne soit plus une valeur partagée."

 


C'est bien pour ça que l'école n'a aucunement le pouvoir d'inverser ce désastre. Elle n'en est que la victime collatérale. Il ne sert plus à rien de tenter de sauver cette vieille école. De plus, celle-ci fonctionnant justement sur le principe de la compétitivité, de la concurrence, de la hiérarchie, de l'individualisme, pour "coller" à son époque, elle entretient et renforce l'ego. Une école qui crééerait l'idée de la coopération, de l'unité, du partage, de la bienveillance, dans cette société matérialiste, c'est une utopie. Tous les modèles de pédagogie différenciée sont des rustines sur un pneu en fin de vie. Sitôt sortis de la classe, les enfants replongent dans un monde qui fonctionne à l'envers des pédagogies bienveillantes. D'ailleurs, les pédagogies différenciées, elles-mêmes, colportent des idées qui vont à l'encontre de l'unité dès lors qu'elles sont érigées en culte de l'individualisme. Il y a là un paradoxe total. On souhaite une osmose respectant chacun mais chacun voudrait avant tout être respecté en oubliant tous les autres....

Les pédagogies différenciées, au lieu de nourrir l'idée de la bienveillance collective et de la cohésion sociale, ne sont plus que des estrades du haut desquelles chacun veut être identifié, non pas pour le fonctionnement équilibré du groupe, mais juste pour être "protégé". Tous les "dys" qui sont catalogués aujourd'hui sont des identifications. Et comme toutes identifications, elles créent des communautés, des castes, des groupes, des fonctionnements, des rejets, des adhésions, des douleurs, des soulagements, des troubles ou des apaisements...

Bien évidemment que l'enseignement doit prendre en compte les différences, bien évidemment qu'il faut accompagner l'individu et le soulager de ses douleurs, mais dès lors que tout cela se fait au nom de l'individu, sous une pression familiale, hiérarchique, politique, soit-disant pédagogique, on travaille à rompre l'unité. 

"T'es quoi toi ?

-Ah, moi je suis dyspraxique.

-Moi, je suis dyslexique.

-Moi, je suis dyscalculique

-Moi, je suis dysorthographique.

etc etc etc..."

Et tout ça est faux. Ces enfants sont sujets à des troubles particuliers mais ILS NE SONT PAS LEURS TROUBLES. Et ils sont pourtant identifiés comme tels. Il ne s'agit pas que d'une étiquette. C'est un mal bien plus profond que ça. Ce fonctionnement s'est installé dans les classes parce qu'il est IMPOSSIBLE pour un enseignant digne de ce nom de gérer ces troubles dans un groupe de 30 enfants. Par conséquent, l'identification permet de "sortir" ces enfants du groupe pour une prise en charge thérapeutique (là où les RASED existent encore) ou de diriger l'enseignant vers une pratique "allégée" envers tel ou tel enfant.

Une autre solution : revenir à des classes de vingt enfants maximum. Il n'y aura aucunement besoin de "médicaliser" à outrance ces enfants parce que la gestion du groupe sera considérablement adoucie, que l'aide ponctuelle de l'enseignant sera réalisable, que l'aide du groupe sera non seulement autorisée mais encouragée. Les difficultés de chacun ne seront plus dès lors une source de "mise à l'index" mais une opportunité de cohésion, de bienveillance, de coopération, d'entraide......

Il ne s'agit pas non plus par une pédagogie unique d'amener tous les enfants à un même objectif. On retomberait dans l'extrême opposé et il est tout aussi destructeur. Les programmes scolaires sont des aberrations absolues. La seule chose qui importe dans une classe, c'est de préserver le désir d'apprendre. Et le désir ne se programme pas...

Qu'un enfant entre en classe en souriant et qu'il en sorte avec l'impatience du lendemain. Pour lui et pour le bonheur de la vie de groupe. 

Et c'est une autre société qui verra le jour.

 

Oui, je sais, c'était un rêve. On est en week end.

Le cauchemar reprendra lundi. 


Le désir de l'école.


 

Dialectique de la mort (spiritualité)

Par Le 09/10/2015

"Deux Rafale ont délivré des bombes sur un camp d'entraînement. Les objectifs ont été atteints", a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian..........


Dialectique de la mort.... Effrayant l'usage des mots....Deux Rafale ont "délivré" des bombes.... Il ne s'agit pas de savoir si ceux sur qui elles tombent devaient être tués mais il faudrait tout de même préciser pour être clair que ces bombes n'ont pas été "délivrées" mais larguées et que l'effet au sol ne relève pas d'une "délivrance".

On en revient toujours à cette fameuse phrase de Dostoïevski : "Je ne vois pas en quoi il est plus honorable de bombarder une population que d'assasiner quelqu'un à coups de hache."

Eh bien, là, l'usage des mots tend à "adoucir" l'effet des bombes.

 

Voilà une autre version : "Deux Rafale ont bombardé un objectif et les humains atteints ont été déchiquetés, pulvérisés, carbonisés, éventrés, éviscérés, amputés, liquéfiés, atomisés, c'était une véritable boucherie, les pilotes ont vu des morceaus humains voler dans les airs. Les blessés n'ont aucune chance de survivre au regard de la gravité des atteintes et de l'impossibilité de les secourir. C'est une grande réussite". 


Bon, là, au moins, on a une image plus claire de la réalité...

Je rappelle que je ne défends pas dans ces propos les groupes terroristes, que je ne me pose pas la question de savoir si c'était justifié, au regard des populations visées, ou s'il y avait moyen de faire autrement, ou si les "cibles" sont bien celles qui doivent être combattues etc etc...

Juste qu'il s'agit de ne pas travestir la réalité par des mots édulcorés et vidés de leur sens. C'est très représentatif de la "légalisation" de l'usage des armes par les pays "démocratiques".

Se pose inévitablement, tout de même, la question de l'existence de ces groupes armés, de leur financement, des raisons du chaos actuel dans les zones visées, de l'utilisation qui en est faite par les pays "démocratiques" pour justifier des ventes d'armes aux pays "alliés" .... Mais, bon, ça, c'est de la politique financière. Si on ne cherche pas la cause des causes, on reste inévitablement à la surface des choses. Et la surface est très facilement modifiable, manipulable, enjolivée, mensongère, partielle, subjective, intéressée, intentionnelle etc etc...

 

                                                                               "Les bombes ont été "délivrées".........

2011 03 20 bombardement des vehicules des troupes fideles a kadhafi par l otan

 

                                                                                                et "la zone est nettoyée"....

 

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Hommage aux Eclaireurs

Par Le 09/10/2015

J'adhère intégralement mais ce qui me déplaît quelque peu dans ces "personnes" agissant dans la connaissance de soi, c'est qu'elles reformulent simplement tout ce que Krishnamurti a écrit il y a cinquante ans et j'aimerais les entendre le dire. En soi, ça n'est pas si important, ce qui compte, c'est le contenu et le fait que les auditeurs ou lecteurs s'engagent dans une réflexion existentielle. Oui, d'accord. Mais en quoi, cet hommage à Krishnamurti viendrait affadir leur discours ? En rien....Et ça serait même un moyen très puissant d'indiquer aux gens que ce travail sur la conscience est un chemin parcouru depuis bien longtemps, bien avant Krishnamurti lui-même, évidemment et qu'il n'y a aucune "honte" ou inquiétude à avoir quant à la difficulté que cette voie représente...Nous ne marchons pas dans les pas de grands "Maîtres" mais nous savons qu'ils ont laissé des traces... Et je tiens à respecter ces traces....Tout ce que j'écris moi-même porte le souvenir de ces traces, des chemins empruntés par des "Maîtres". Je n'ai rien inventé mais j'ai utilisé des balises anciennes, comme des phares sur l'Océan. L'itinéraire de mon navire n'est pas celui des Maîtres. Le sillage qu'ils ont laissé est juste une indication mais ce liseré qui ne s'efface pas est un appel vers le large. Comment pourrais-je avoir l'arrogance de dire que j'ouvre l'Océan à moi tout seul ? Aucun marin n'avance aujourd'hui en aveugle sur l'Océan de la conscience. Il y a eu beaucoup d'explorateurs avant nous. Les "Eclaireurs"...J'aime bien cette métaphore. Partir en avant et baliser le chemin. Il y a de nouveaux Eclaireurs aujourd'hui : ceux et celles qui cherchent à associer la physique quantique avec la conscience cosmique. Nous entrons dans une nouvelle dimension.....Mais si la connaissance en est à ce point, c'est qu'il y a eu d'autres Eclaireurs...On ne découvre jamais une terre nouvelle sans avoir au préalable traversé des territoires connus....

 

Musique

Par Le 09/10/2015

 
 
 
Levé à 5 heures. J'écris. Avec les musiques que j'aime...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il y en a tellement encore....
 
 
 

De la considération...

Par Le 08/10/2015

(YANN THOMPSON / FRANCETV INFO)
Propos recueillis par 
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Mis à jour le  , publié le 

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"C'est sorti comme ça." Deux jours après avoir pris à partie, les larmes aux yeux, des dirigeants d'Air France, la salariée devenue icône de la contestation du personnel de la compagnie aérienne a accepté, mercredi 7 octobre, de revenir pour francetv info sur son cri de colère et sur le succès de son intervention, visionnée plus d'un million de fois sur Facebook et YouTube.

Erika, mère de famille de 33 ans, est agent au sol à Air France depuis 2007. Cette ancienne chargée de communication événementielle travaille dans les salons réservés aux clients VIP. Elle est syndiquée à la CGT, mais n'y exerce aucune fonction.

Francetv info : Comment vous êtes-vous retrouvée face à ces dirigeants ?

Erika : Je participais à la manifestation organisée en marge du comité central d'entreprise. Certains manifestants ont réussi à entrer dans le bâtiment, un mouvement s'est alors formé et j'ai suivi le troupeau, par curiosité. Lorsque j'ai fini par pouvoir entrer dans la salle de réunion, les scènes de violences avaient déjà eu lieu et il n'y avait plus grand monde. Des cadres ont quitté la salle en nous regardant comme des gueux, en secouant la tête.

Je me suis retrouvée face à ces dirigeants, qui me sont apparus totalement détachés et pas du tout concernés. J'ai essayé de m'adresser à eux, je n'ai eu pour seule réponse que leur silence. Cela m'a chamboulée. J'ai trouvé inacceptable que ces personnes, qui décident de nos vies, soient si légères et méprisantes. Nous nous présentions face à eux désespérés, et eux étaient presque amusés. C'est là que ma collègue a commencé à filmer, et le reste est sorti comme ça, rien n'était préparé.

Au début de la vidéo, vous parlez des "efforts" réalisés par le personnel ces dernières années. Quels sont-ils ?

J'ai perdu 21 jours annuels de congés cumulés. J'ai donc moins de temps à consacrer à ma famille, d'autant que je travaille en décalé avec des journées qui commencent à 5 heures. Mon pouvoir d'achat stagne depuis quatre ans, ma qualité de vie a baissé, et, comme beaucoup de Français, je vis à découvert.

Par ailleurs, les moyens ont diminué dans les entités. Nous nous retrouvons donc avec des charges de travail plus importantes. Par exemple, il nous arrive désormais, en cas de tension avec un client, de faire appel à un collègue en lui demandant de jouer au responsable clientèle, parce qu'il n'y a pas de vrai responsable clientèle ce jour-là. Si la machine Air France fonctionne toujours, c'est parce que nous sommes attachés à l'uniforme et que nous nous accrochons.

Que s'est-il passé après l'enregistrement de la vidéo ?

Le face-à-face s'est poursuivi pendant quinze ou vingt minutes. J'ai continué à m'adresser aux dirigeants. Ma collègue, en pleurs, les suppliait de bien vouloir répondre. Encore une fois, on ne parlait pas de choses légères, il ne s'agissait pas de décider si on remplaçait le cake au chocolat du salon VIP par un far breton, mais si on allait pouvoir payer le crédit de notre maison l'année prochaine. Ces gens ont l'avenir de nos vies de famille entre leurs mains, et ils restaient là, les bras croisés, le sourire narquois.

Finalement, Pierre Mie, le directeur des affaires sociales d'Air France, s'est décidé à échanger avec nous. Cela a duré une trentaine de minutes, durant lesquelles il nous a abreuvés de chiffres et d'arguments stratégiques. On lui posait des questions sur nos emplois, et, lui, d'un tour de magie, nous faisait oublier notre question et nous embrouillait. Il a ensuite proposé un "café de la paix" à ceux qui étaient là, mais je n'ai pas suivi les collègues et je suis restée en retrait. C'était pour lui une porte de sortie pour quitter la salle.

Que retenez-vous de cette journée de manifestation ?

Il y a cette vidéo, qui m'émeut, me chamboule encore. Je n'ai pas l'impression d'avoir dit des choses très pertinentes, mais les copains se sont retrouvés en moi. Notre mal-être est simple à comprendre, et pourtant la direction n'y arrive pas.

Il y a aussi notre unité lors de la manifestation, j'ai trouvé cela beau. Nous étions tous ensemble, du manutentionnaire au pilote, pour dire non à ces suppressions de postes. Nous ne sommes pas tombés dans le piège qu'essaye de nous tendre la direction, qui cherche à diviser les hôtesses, les pilotes, le personnel au sol, en nous montant les uns contre les autres. Selon moi, la direction a fait de mauvais choix, qui sont à l'origine de nos difficultés et qu'elle n'assume pas. Alors elle tente de faire croire que c'est de la faute des uns ou des autres, ici en disant que ce plan social est dû au manque d'efforts de la part des pilotes.

Quant aux violences, je ne les cautionne pas, d'autant que j'ai montré qu'on peut se faire entendre sans être violent. Mais il faut analyser d'où viennent ces violences. C'est insupportable, par exemple, qu'un patron promette d'annoncer son plan aux salariés, puis, le lendemain, qu'on découvre les chiffres dans la presse alors que la réunion ne doit avoir lieu que deux jours plus tard. Nous voulons juste un peu de considération.

La sexualité taoïste (sexualité sacrée)

Par Le 08/10/2015

Harmonie

http://www.pure-tao.com/fr/content/188-documents-le-tao-de-l-art-d-aimer

L'objectif de ce chapitre est de vous donner quelques pistes pour vous permettre d'avoir une sexualité la plus satisfaisante possible.

Comme il est difficile de parler de sexualité quand elle est impossible, le premier point concerne les personnes qui ont des soucis d'ordre physique, la phytothérapie est faite pour y remédier.

Une fois l'acte possible, vous pourrez faire davantage plaisir à votre partenaire grâce aux informations présentes sur cette page. Si vous souhaitez des informations plus personnalisées, consultez la liste des formations...

 

 

1) Introduction


Dans la littérature chinoise, les textes relatifs à la sexualité sont très anciens et nombreux. La raison tient au fait que les médecins ont compris l'importance pour notre santé, de bien gérer ses énergies sexuelles, tant pour la santé physique que mentale.

Selon l'approche taoïste, toutes les méthodes de préservation de la santé ne servent à rien si elles ne s'accompagnent pas d'une sexualité épanouie. L'union de la femme et de l'homme est semblable à l'union de la Terre et du Ciel. C'est parce qu'ils s'accouplent harmonieusement que la Terre et le ciel durent à jamais. C'est ce que les sages appellent l'immortalité...

Accéder à une sexualité épanouie n'est pas une évidence, encore moins pour les occidentaux qui sont encore bien trop souvent sous l'emprise des tabous issus de la religion. Abordée sous un angle sacré, harmoniser sa sexualité suppose de l'explorer dans ses aspects physique, énergétique, émotionnel, affectif et spirituel. D'un point de vue oriental, tous ces axes sont indissociables.

Pour les animaux, la sexualité est une force qui invite à la reproduction pour assurer la pérennité de la race. Pour les humains, c'est un peu différent, normalement… Même si la reproduction est un aspect indubitable, la sexualité peut devenir un moyen de travailler sur soi et sur sa relation à l'autre. A chacun de placer le curseur où il le souhaite mais force est de constater que les orientaux, à travers leurs connaissances de l'être humain, nous ouvrent dans ce sens, des voies trop méconnues dans notre culture…

 


2) Les composantes de la sexualité


La composante physique

Par essence, la femme est de nature YIN. Les mots qui pourraient la caractériser seraient : douceur, lenteur, passivité, inertie, réceptivité, introversion, mentale… Elle aime les détours et les préliminaires et déplore souvent le coté un peu "primaire" de l'homme…

Pour l'homme, de nature YANG, les mots qui le caractérisent seraient : force, rapidité, action, impulsivité, extraversion. Il aime aller droit au but et déplore souvent le manque de motivation et d'initiative de la femme…

Sans prendre ces caricatures au premier degré, reconnaissons tout de même qu'elles reflètent assez bien une partie de la réalité. Par conséquent, pour véritablement parler de relation amoureuse, il convient à la femme d'oser exprimer son Yang en étant plus entreprenante et moins passive. L'homme, de son coté, se doit de manifester son YIN en étant plus doux, plus raffiné et moins impulsif…


La composante émotionnelle

Dans la relation amoureuse, logiquement, l'émotion que suscite le partenaire est à l'origine du désir qui va mobiliser l'énergie sexuelle. C'est une condition nécessaire mais pas suffisante. Parfois, il arrive que cette alchimie ne fonctionne pas. Quelles peuvent en être les raisons ? 
La Médecine Chinoise montre que le désir est associé à la sphère "Foie". Quand le stress ou les contrariétés sont présentes, l'énergie de la sphère "Foie" a tendance à se bloquer. Ceci entraîne une baisse de désir ou un manque de motivation que la personne elle-même ne peut s'expliquer, malgré tout l'amour qu'elle peut porter à son(sa) partenaire. Sur le long terme, le désir peut devenir complètement absent au point même d'en oublier l'existence. Outre le problème que cela pose dans la vie de couple, cette situation peut s'avérer extrêmement toxique suite au blocage d'énergie, source possible de maladies parfois graves comme le cancer du sein chez la femme ou de la prostate chez l'homme.
A l'inverse, pratiquer des activités qui permettent d'abaisser son seuil de stress comme le Qi Gong, le Tai Ji Quan, le yoga, les différentes formes de relaxation ou le massage, seront propices à favoriser la libre expression du désir et la disponibilité des corps...

 

La composante énergétique

Comme nous l'avons vu précédemment, le désir est étroitement lié à notre niveau de vitalité, ou exprimé de façon inverse, à notre niveau de fatigue. Une bonne hygiène de vie complétée par des plantes ou de l'acupuncture peut vous aider recouvrer une vie de couple harmonieuse assez facilement. Dans ce cas et pour les hommes, il est vivement conseillé d'éviter d'éjaculer systématiquement car cela représente une énorme perte d'énergie, en plus des inconvénients qui seront évoqués dans les lignes qui suivent.

Néanmoins, l'énergie, au sens sexuel du terme, s'exprime bien au-delà de la force ou de la puissance. A travers leur parfaite connaissance des circuits d'énergies (méridiens), les chinois nous enseignent que l'acte sexuel est beaucoup plus qu'un simple prétexte au plaisir. Dans ce cas, cela devient un art, tout comme on parle d'arts martiaux.
Dans ce cas, pour parler de "l'art de l'amour" et donc pour  véritablement commencer à jouer avec les énergies, il est indispensable de faire durer l'acte suffisamment longtemps. D'où la nécessité pour l'homme de savoir se maîtriser et de ne pas vouloir accéder à l'orgasme (tel qu'il le connaît) à tout prix. Sa partenaire lui en sera reconnaissante (car rappelons que sa nature YIN fait qu'elle a besoin de plus de temps que lui) et le plaisir des deux sera supérieur. C'est à cette condition seulement que la combinaison des énergies des deux partenaires peut véritablement se faire. L'osmose opère et les êtres s'unissent, mais sur un autre plan.
En n'éjaculant pas systématiquement (l'idéal est 1 fois sur 9), l'homme peut ainsi rester dans un état vibratoire qui lui permet d'accéder à une autre forme de plaisir, plus subtil, plus profond et plus durable. Au début, un entraînement (seul et à deux) est parfois nécessaire pour ce véritable travail de funambule. Si l'excitation est insuffisante, l'érection est absente et si le désir est trop important, l'éjaculation est précipitée... Chacun des partenaires doit donc œuvrer en fonction de lui-même et de l'autre pour parvenir à réussir ce challenge… Avec le temps, les choses sont plus faciles, jusqu'à devenir une évidence.
Pour l'homme, c'est un autre monde à explorer, et à partager avec sa partenaire. L'un et l'autre doivent apprendre à dissocier plaisir et éjaculation. Bien entendu, la fréquence des rapports sexuels doit être suffisante pour que l'alchimie fonctionne… La encore, c'est une expérience à vivre à deux où chacun doit revoir ses croyances sur la sexualité.
C'est aussi à partir de cette étape que nous pouvons considérer l'acte sexuel comme un Qi Gong (travail énergétique à vocation thérapeutique) qui peut servir, en plus d'exacerber le plaisir, à reconstituer les réserves énergétiques des deux acteurs.

 

La composante spirituelle

Cheminer dans cette forme différente de sexualité implique de cultiver une bonne connaissance de soi, de l'autre et de la relation. C'est un vaste programme qui demande du temps, de la complicité et surtout, de l'amour. Vue sous cet angle, la sexualité ne représente plus cette quête effrénée du plaisir (sans pour autant qu'il soit négligé, bien au contraire), mais devient le point de départ de la formidable aventure de la vie à deux. L'autre n'est plus appréhendé uniquement comme un objet de plaisir mais il est aussi choisi pour nous aider à aller encore plus loin dans l'art du perfectionnement de soi. Si l'ouverture du cœur, la patience et l'humilité sont présents, le lien est vécu sous les auspices de la coopération, où l'enthousiasme et le renouveau nourrissent la relation au quotidien. A ce niveau, nous rejoignons la voie du Tantra...

Plus d'infos >>

 

Pas de crabe

Par Le 08/10/2015

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Au vu des mes douleurs abdominales chroniques et le fait que j'ai perdu 9 kilos en un an, sans aucun régime, mon médecin m'a envoyé passer une batterie d'examens divers et variés.

Les résultats sont tombés : il n'y a pas de "crabe" planqué sous un rocher. Puisque c'est ça qu'il cherchait en priorité. 

Il reste donc une vésicule biliaire totalement hors service et quelques autres joyeusetés pour expliquer le pourquoi du comment. Et tout ça en un an et demi....

Ordre du médecin : je dois faire du sport et ne pas vivre comme un reclus. 

Il sait très bien que c'est à la base de mon équilibre psychologique et par conséquent de ma santé....

Je vais aller faire du vélo, tiens. 

Responsables ?

Par Le 08/10/2015

Non, ça n'est pas "grave" si ça se reproduit. Ce qui est grave, c'est que la situation soit si monstrueuse que les gens en soient réduits à user de cette "violence". Dire qu'ils sont responsables, c'est comme accuser les ouvriers morts de l'amiante de "s'être laissés emportés par le cancer...."

BFMTV qui coupe le son....Rien d'étonnant de leur part. Quant à Mélenchon, je ne lui fais nullement confiance. Il trempe tout autant que les autres dans le système politique. Mais, au moins, son discours s'oppose à l'opprobre officielle. 

 
 
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"Graines de rebelles"

Par Le 07/10/2015

« Graines de rebelles » : reportage sur ces semeurs résistants

La bataille des graines a commencé. Les crises climatique et écologique frappant à nos portes, l’agriculture industrielle s’imposant triomphalement, la croissance à tout prix exigeant des rendements au détriment du vivant, de plus en plus de « résistants » s’organisent dans les marges de la société pour assurer, non sans mal, la préservation de la diversité des semences, leur échange libre et leur culture. Leur combat est présenté dans un court reportage du 13.15 sur France 2.

 

Le constat est sans appel : les trois quarts des fruits, légumes et céréales ont disparu en un siècle sans même que l’information fasse la Une des journaux. Course à la productivité oblige, les normes de la monoculture se sont généralisées et la plupart des espèces furent reléguées aux pages de l’Histoire pour laisser place à une poignée de grands noms vendeurs, plus colorés, plus lourds, plus ronds, plus propres dans les étales des magasins. Mais aussi moins nutritifs, moins gouteux et souvent moins adaptés au terroir et au climat, donc moins résistants aux maladies.

Au cœur de l’Europe, des irréductibles résistent à l’envahisseur industriel, risquant une amende de 45 000 euros pour braver les règles imposées par un lobbying agro-industriel. Ceux-ci préservent, reproduisent et vendent ou échangent des graines oubliées, parfois incroyablement résistantes dans des situations extrêmes, comme l’a démontré Pascal Poot qui fait pousser ses plantes sans arrosage depuis 15 ans. Leurs combats se médiatisent peu à peu alors que nombre d’agriculteurs, partout dans le monde, sont contraints d’utiliser des semences industrielles non reproductibles (et plus chères), les obligeant à en racheter chaque année, avec les frais que cela engendre.

En France, la résistance s’organise autour du réseau Semences paysannes, un collectif de 70 associations qui partagent toutes le même combat : réintroduire des variétés anciennes à travers une agriculture alternative. Le magazine « 13h15 le samedi » diffusé sur France 2 s’est penché sur ce combat méconnu, pourtant vital, aux yeux de beaucoup. Un reportage d’Emmanuelle Chartoire, Julien Voigt, David Geoffrion et Eric Chevalier à (re)découvrir sur youtube ci-dessous ou en rediffusion temporaire sur Francetvinfo.fr.

 


Source : francetvinfo.fr

Une autre vie

Par Le 07/10/2015

À 25 ans, elle part à l'aventure avec sa fille de 3 ans sur le dos ! Les photos sont à couper le souffle...

Par Clément P. il y a 1 jour

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À seulement 25 ans, Morgan Brechler sait ce qu’elle veut pour elle… et surtout pour sa fille ! La jeune américaine, originaire de Phoenix (Arizona), a déjà exploré de nombreux parcs nationaux, accompagnée de sa petite Hadlie, 3 ans. Camper, escalader, respirer, observer les paysages, voilà comment le duo d’aventurières voit la vie. Ouvrez grand les yeux…

 

@instagram.com/morganbrechler

 

Pour beaucoup de gens, faire de la randonnée, des activités extrêmes et dormir dans une tente ou dans une camionnette avec leur enfant, ce serait mission impossible. Mais pour Morgan Brechler, c’est l’occasion de passer des moments inoubliables entre mère et fille, loin du stress, des écrans et de la technologie.

 

« En ce qui concerne les parcs nationaux, nous avons déjà fait le Grand Canyon et Joshua Tree, en Californie. Nous sommes aussi allées au Mexique et à Hawaï » a déclaré la jeune maman.

 

Morgan, qui aime se décrire comme une « groupie de la nature », porte sa fille sur le dos quand cette dernière commence à fatiguer. Ensuite, elles grimpent le long de grandes parois de pierre, équipées de cordes et de harnais de sécurité. Une discipline à laquelle Hadlie s'entraîne depuis qu’elle n’a que quelques mois. En effet, elle a commencé sa formation de l’escalade quand elle avait 1 an et demi.Autant vous dire que du haut de ses 3 ans, elle a déjà pas mal d’expérience !

@instagram.com/morganbrechler

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« Quand elle était toute petite, elle a commencé par des tout petits murs en indoor, des choses très faciles. Aujourd’hui, elle a bien progressé et s’en sort très bien » confie sa maman.

 

Si Morgan a choisi un mode de vie différent pour elle et sa fille durant les week-ends, c’est qu’elle a ses raisons : « C’est important d’être proche de la nature, on se perd tellement dans la technologie. Je veux qu’Hadlie apprécie la vie et qu’elle sache que le meilleur moyen d’apprendre et de grandir est de connaître Mère Nature. Ici, il n’y a pas d’artifice, tout est vrai, tout est authentique. J’aime créer tous ces souvenirs avec elle, on est ensemble et en plein air, c’est génial ! »

 

Pendant la semaine, Morgan vit en alternance : comprenez deux jours à étudier l’agriculture durable à la fac et trois jours à travailler dans un cabinet de paysagistes et d’architectes. Le reste de son temps, elle le passe avec Hadlie, à préparer leurs escapades du week-end.

 

Depuis qu’elle voyage avec sa fille sur le dos, la jeune femme a créé un Instagram, une façon de garder des souvenirs et de partager leurs aventures avec le monde entier. Et elle a tapé dans l’œil de fans de voyages ! En effet, sur le célèbre réseau social, cette mère est déjà suivie par plus de 52 000 fans. Les photos sont particulièrement belles, et Hadlie est vraiment trop mignonne.

@instagram.com/morganbrechler

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Jean Jaurès

Par Le 07/10/2015

« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnées et de paroles tumultueuses. Quelques hommes se rassemblent, à huit clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d‘administration, et, à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour d’un tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront chassés, seront exclus, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale.

Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »

JEAN JAURÈS

Discours devant la chambre des députés, séance du 19 juin 1906

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Air France

Par Le 07/10/2015

 "L’État, c’est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : “Moi, l’État, je suis le Peuple”."
Friedrich Nietzsche 

 

Je rejette catégoriquement les propos de nos gouvernants au regard de "l'indignation du peuple français" envers les violences faites au dirigeants d'Air France. Premièrement, les gouvernants ne sont pas le Peuple. Je leur refuse le droit de parler en mon nom. Hollande et Valls ne représentent même pas 15% de la population française et même si les statistiques étaient inversées, il resterait des individus qui ne veulent pas qu'on parle en leur nom. Deuxièmement, cette culpabilisation envers ceux qui soutiennent les salariés d'AF est totalement immonde. 

Il existe un consensus manipulatoire entre les politiciens et les medias. On se souviendra des travaux de Noam Chomsky sur la manipulation des masses. Les gouvernants emploient aujourd'hui le même protocole que pour "Charlie hebdo". Leur objectif est de créer un mouvement de masse qui ne soit fondé que sur l'émotionnel, quitte à effacer tout ce qui a conduit à cette situation. 

"Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion.

Remplacer la révolte par la culpabilité.

Ils font la même chose avec les migrants d'ailleurs....

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"L'objectivité"... des medias gouvernementaux sur la "crise" à AF ? ......Il n'y a aucune objectivité....

Un article qui parle du discrédit jetée sur la France en terme d'images à l'international..... C'est étrange cette distinction entre la violence physique faite au DRH et la violence pyschologique constante excercée sur les employés, tous secteurs confondus.

Dostoïevsky s'indignait qu'on cautionne le bombardement d'un pays "ennemi" mais pas l'assassinat à coups de hache. Le premier serait "propre", gouvernemental, raisonné, légitime et le second est ignoble......On est ici dans le même procédé : le comportement des patrons est légal, honorable, justifié. Celui des employés "violents" est ignoble....

Et bien, pour moi, la violence psychologique exercée sur les salariés durant des années est plus traumatisante qu'une violence physique épisodique. Et il n'y a pas de "symbolisme" qui tienne. Je pense que l'image de la France est bien plus gravement atteinte par l'incurie de nos dirigeants. Ça, c'est très destructeur, effectivement. 


 


EXTRAIT D'UN ARTICLE : "Aujourd'hui, il y a très peu de conflits en France et ce type d'actes est rarissime", souligne Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, dans un entretien au "Parisien".

"L'incident survenu à Air France, grave et inqualifiable, n'est en rien représentatif du dialogue social dans les entreprises en France", insiste pour sa part Muriel Pénicaud, directrice générale de Business France, agence chargée de faire rayonner les entreprises françaises à l'étranger. "Les investisseurs étrangers le savent et nous espérons que l'actualité de ces deux jours ne donnera pas une image faussée de notre pays", ajoute-t-elle.


Cette indignation du Grand Patronnat et des politiciens est uniquement financière. Ce sont les conséquences sur les parts de marché qui inquiètent.

 

"À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes."
John Fitzgerald Kennedy

Cette video est indispensable dans le mensonge étatique actuel. 

 
Il est important également de lire les propos du patron d'AF pour comprendre l'exaspération des salariés. Cette violence verbale, psychologique, cette humilation, ce déni de l'existence des employés, de leurs conditions de travail, des salaires bloqués....Rien. Aucune réponse, aucune parole, aucune prise en considération...Même pas un regard. Ils diront même que tout ça est faux, que c'est le délire de quelques esprits malades..."Sûrement que cette femme a des problèmes personnels et elle accuse l'entreprise qui la fait vivre d'en être responsable. Quel manque de reconnaissance...."
 
ELLE EST LÀ, LA VÉRITABLE VIOLENCE. 
 
La cause des causes.
Il est immonde de considérer que les employés sont des "voyous" et de la "chienlit" (propos de Valls et Sarkozy).
 
Il est stupéfiant de voir que ces individus, dans leur tour d'argent, après avoir mis le feu, se font passer pour des pompiers providentiels, les sauveurs de l'honneur du pays.
 

 

 

Le PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, a livré une approche surprenante du droit social, révèle le site Mediapart (abonnés), mercredi 18 mars. Au cours d'unerencontre patronale, en décembre 2014, Alexandre de Juniac est revenu sur les acquis sociaux, une notion "très imprécise et très floue", selon lui.

Le PDG revient notamment sur le travail des enfants, dont l'interdiction n'est pas si évidente, selon lui. "C'est quoi l'âge d'un enfant, de nos jours ? Est-ce que c'est 16, 18 ou 20 ans ? On pense à donner le droit de vote à des enfants qui ont 16 ans ? Est-ce que ce sont des enfants, je ne sais plus... Est-ce qu'il faut les faire travailler, pas travailler ? Pas sûr." Le site Mediapart a découpé ce passage de l'intervention, donnée dans l'abbaye de Royaumont (Val-d'Oise).

"M. de Juniac, les grévistes, on les aurait envoyés en prison"

Au cours de son intervention longue d'une vingtaine de minutes, Alexandre de Juniac évoque également les 35 heures. "La durée du temps de travail, qui, paraît-il, est un acquis social, qu’est-ce cela veut dire pour un ingénieur qui a une tablette et un smartphone et qui travaille chez lui ?", explique le PDG. Avant de s'interroger :"Est-ce que cela a un sens de fixer l’âge de la retraite ?"

Ce n'est pas tout. La rude concurrence des compagnies du Golfe impose de"mettre des limites aux acquis sociaux". Alors qu'il a dû affronter une grève musclée des pilotes de ligne, en septembre, Alexandre de Juniac livre d'ailleurs une anecdote. "Comme le disait mon homologue de Qatar Airways, hier, à propos de la grève, 'Monsieur de Juniac, chez nous, ce ne serait pas possible, on les aurait tous envoyés en prison'." La réplique fait mouche et suscite les applaudissements de la salle. Pas sûr que les syndicats du groupe soient aussi enthousiastes.


  

Les réseaux sociaux sont encore une fois en train de jouer un rôle primordial. Celui de la contestation, de l'inversion des regards, d'une véritable analyse. 

"Charlie hebdo"

Les migrants

Les manifestants....

 

Toujours le même procédé gouvernemental.

Il s'agit de cacher les raisons originelles des crises et de créer des mouvements émotionnels et si possible culpabilisants pour permettre aux dirigeants d'intervenir au grand jour et apparaître comme les sauveurs, les hommes d'honneur, les Pères de la nation.

"S'adresser au public comme à des enfants en bas âge."

"Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise"

 

Le DRH d'Air France va être remplacé en janvier. Ça a déjà été annoncé. Il ne va pas se retrouver au chômage bien entendu. Il partira avec une prime représentant dix ans du salaire annuel de cette hôtesse de l'air.

Les parachutes dorés.....Le patron de Volkswagen....Un autre bel exemple. 

 

Et donc, l'Etat français s'indigne d'une chemise déchirée, de dix minutes de peur pour ces dirigeants, de cette humiliation, de ces images honteuses pour notre pays ?

 

Non. Je n'ai pas honte des salariés qui explosent.

J'ai honte des patrons et des politiciens qui posent les bombes......

 

J'ai connu la révolte des Bretons contre la centrale nucléaire de Plogoff. Oui, c'était violent. Mais dès lors que les règles démocratiques sont bafouées par le gouvernement lui-même, que doit faire le Peuple ? Manifester ? ..... Qu'on vienne faire le calcul des manifestations et grèves effectuées par une partie du monde enseignant ces trois dernières années....Pour quel résultat ?.....

Plus de la moitié de la population française certainement considère que les enseignants sont "des fouteurs de merde, fainéants, privilégiés, pêtés de vacances, des fonctionnaires bien peinards qui font chier avec leurs grèves."  Il suffit d'aller faire un tour sur les réseaux sociaux pour vite s'en apercevoir. D'ailleurs, je ne dis surtout pas que j'étais enseignant. Je n'essaie même plus d'expliquer quoi que ce soit.

Aujourd'hui, je considère qu'un enseignant qui fait une journée de grève syndicale est complice du gouvernement puisqu'il contribue à entretenir cette image désastreuse. C'est faire le jeu du gouvernement en portant atteinte à la vie quotidienne des parents d'élèves. La seule grève qui soit utile, c'est la grève administrative et non pas une grève qui met les enfants à la rue ou qui oblige les parents à prendre une journée ou à payer une nourrice.  C'est totalement absurde.

Le jour où les enseignants contestataires comprendront que les salariés d'AF ont raison, le regard que la population française leur porte changera. 

Oui, la violence physique peut devenir incontournable. Il s'agit juste de ne pas en être l'instigateur. 

 

Je rappelle juste que des politiciens ont considéré que Rémi Fraisse, tué par un gendarme au barrage de Sivens, n'avait qu'à pas y aller......

Aujourd'hui, on entend des Grands Patrons, ceux du CAC 40, dire que si les salariés ne sont pas contents, ils n'ont qu'à aller voir ailleurs. 

 

Attention à toute cette dialectique, attention aux manipulations émotionnelles, attention à ces indignations politiques. 

Les gens dangereux ne sont pas ceux que les medias et les polticiens nous présentent.

Nous ne sommes pas les poseurs de bombes. Nous sommes ceux qui explosent. 

 

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Voilà ce que ça donne dans le milieu enseignant : le fichage des "méchants"....La délation par la hiérarchie. Et lorsque les "méchants" n'auront plus d'autre solution que de passer à la violence, ils seront montrés du doigt, jetés aux enfers, bannis de la Nation.......

 

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