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Monsanto

Par Le 23/10/2015

« Monsanto est plus puissante que le gouvernement », dit le ministre de l'Agriculture

Mise à jour le jeudi 22 octobre 2015 à 14 h 02 HAE

 

Les explications de Thomas Gerbet

Le gouvernement du Québec se dit très préoccupé par notre enquête qui révèle une utilisation record de pesticides dans l'agriculture. Plusieurs de ces produits sont reconnus pour leurs risques pour l'environnement et la santé. Le ministre de l'Agriculture promet d'agir, mais il avoue que ce ne sera pas facile.

 

Un texte de Thomas GerbetTwitterCourriel

 

« Ils sont encore plus puissants que le gouvernement du Québec. », reconnaît le ministre Pierre Paradis en parlant des compagnies de pesticides comme « Monsanto et les autres de ce genre ». La pression économique sur les agriculteurs est très forte, notamment dans le contexte des accords commerciaux internationaux.

Sa déclaration à l'antenne du 98,5 FM témoigne de la difficulté du gouvernement à atteindre son objectif de réduire de 25 % la présence de ces produits chimiques sur les champs. C'est mêmetout le contraire qui se produit.

« Ça a des effets sur la santé et les premiers concernés sont les agriculteurs. »— Pierre Paradis, ministre de l'Agriculture

Le ministre de l'Agriculture compte miser sur la formation du milieu agricole, la prévention et l'éducation. Il promet aussi de mieux informer le public sur les étiquettes alimentaires. Certains fruits et légumes peuvent contenir des dizaines de traces de pesticides.

Le ministre de l'Environnement David Heurtel, à QuébecLe ministre de l'Environnement David Heurtel, à Québec  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Une stratégie sera annoncée « très bientôt »

Le ministre Paradis a téléphoné à son collègue de l'Environnement, mercredi, en lui demandant d'être « sévère » à ce sujet avec le milieu agricole. Interrogé à la sortie du caucus libéral, David Heurtel assure qu'une stratégie de meilleure gestion des pesticides est en préparation.

« On est sur le dossier, on va déposer la stratégie très rapidement. Pour nous, c'est un problème important qu'il faut régler et on va le régler. »— David Heurtel, ministre de l'Environnement du Québec

L'exemple de l'Ontario

Le ministre de l'Agriculture du Québec doit rencontrer son homologue de l'Ontario aujourd'hui. « On va suivre les traces de l'Ontario, on est un petit peu en arrière. On a du rattrapage à faire », dit Pierre Paradis.

L'Ontario a promis de presque éradiquer les néonicotinoïdes de son territoire d'ici 2017. Ces insecticides sont très controversés en raison de leur impact sur les colonies d'abeilles.

Pierre Paradis veut aussi s'assurer que les semences non traitées sont vendues et facilement accessibles aux producteurs. Plusieurs se plaignent de ne pas y avoir accès ou difficilement.

Réaction du Parti québécois et d'Équiterre

Le porte-parole du Parti québécois en matière d'Environnement, Mathieu Traversy, demande à voir la stratégie du ministre Heurtel. Il lui reproche son manque de transparence. « Est-ce toujours légitime d'utiliser ces pesticides sur le territoire québécois et est-ce toujours sécuritaire ? », demande-t-il.

Pour sa part, le directeur général d'Équiterre, Sydney Ribaux est très surpris de la déclaration du ministre de l'Agriculture sur le puissance de Monsanto. « Québec a le pouvoir de réglementer la vente et l'usage des pesticides », rappelle-t-il.

« Le gouvernement du Québec pourrait, et il l'a déjà fait, interdire l'usage d'un pesticide. »— Sydney Ribaux, directeur général d'Équiterre

À lire : Québec a perdu le contrôle des p

Suicides, burn-out...

Par Le 17/10/2015

Suicide, burn out, chiffres et malaise enseignant

Publié le  / 18 commentaires

http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2011/10/22/suicide-burn-out-chiffres-et-malaise-enseignant.html

 

La très marquante immolation de Lise Bonnafous dans la cour de son lycée, la semaine dernière, a profondément secoué le monde enseignant et agité la Toile cette semaine.

Les nombreuses manifestations de solidarité, les marches silencieuses, la lettre du père de la jeune femme ont maintenu l’attention publique sur cet événement qui malheureusement n’en est pas un. La même semaine un membre de l’équipe enseignante du lycée Maximilien-Sorre de Cachan (94) se jetait par la fenêtre d’un bâtiment sous le nez des élèves. Combien d’autres suicides, médiatisés ou pas, comme ces deux là ?...

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Mea Culpa. A la recherche de statistiques sur les suicides dans l’Education Nationale, lors d’une précédente vague de suicides en mars dernier, je m’étais à l’époque fait le relais d’un chiffre trouvé sur le site de la section du Parti de Gauche de Midi-Pyrénées, citant lui-même Olivier Cuzon du syndicat Sud Education 29, lequel s’appuyait sur une étude de l’INSERM de 2002 pour avancer cette statistique : le taux de suicide chez les enseignants serait de 39 pour 100 000, très supérieur au taux national (16,2 / 100 000).

Depuis quelques temps déjà je me dis que, faute d'avoir pu consulter moi-même cette étude de l’INSERM sur le web, je dois leur écrire afin de me la procurer. Un lecteur de ce blog, Godard, a contacté l’INSERM avant moi. Cette étude n’existe pas. Autrement dit, le chiffre que je contribue à diffuser n’est pas « sourcé ». Mea maxima culpa. Les habitués de ce blog savent que, bien que n’étant pas journaliste et parce que je l’exige en tant que lecteur, je source mes chiffres et mes analyses. Cette fois-ci j’ai été un peu léger.

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Le Monde aussi... Ce genre de mésaventure arrive à d’autres, plus journalistes et bien plus lus que moi.

Cette semaine Le Monde publiait une étude révélant que 17 % des enseignants seraient touché par le burn out (contre 11 % dans les autres professions). Ce terme, emprunté à l’industrie aérospatiale (« situation d’une fusée dont l’épuisement de carburant a pour résultante la surchauffe et le risque de bris de la machine ») a fait son apparition aux Etats-Unis dans les années 70. En bon français, il s’agit d’un syndrome d’épuisement professionnel, classé « maladie dans la catégorie des  risque psychosociaux professionnels consécutive à l’exposition à un stress permanent et prolongé » (au Japon, la traduction deburn out est « mort par surcharge de travail »).

Aussitôt, les autres organes de presse, les blogs, les sites diffusent l’information qui fait le tour du web et de la sphère éducation. Patatras. Dès le lendemain, le Ministre en personneconteste les chiffres. Comme d’habitude, me direz-vous ? Non, cette fois-ci il semble avoir raison : le chiffre révélé par Le Monde proviendrait d’une étude hollandaise datant des années 90, ce que confirme dans une interview à L’express.fr Georges Fotinos, responsable de l’étude citée par Le Monde : « En revanche, ce que nous avons démontré, avec le psychiatre José-Mario Horenstein, co-auteur de l'étude, c'est que près de 30% des enseignants songent régulièrement à quitter leur métier. ».

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Où sont les chiffres ? Si tout le monde cherche des chiffres fiables concernant les suicides des enseignants en France, c’est pour deux raisons : d’abord parce que tout le monde sent bien que la question est, ces dernières années, devenue très sensible ; ensuite parce qu’il n’existe tout simplement pas de chiffre national officiel !...

Citant l'article du Monde, Philippe Watrelot, constate dans sa chronique du 19 octobre qu’ « après le suicide de la collègue de Béziers, les chiffres et les témoignages commencent à sortir. 54 suicides "dans les murs" ont été recensés officiellement en 2009. En lien avec les rectorats, la MGEN reconnaît "accompagner" 15 000 personnels de l'éducation nationale par an, dont "6 000 bénéficient d'un tête-à-tête avec un psychologue" ».

En 2010, le ministère avait annoncé le recrutement de 80 médecins de prévention. Seuls 17 ont été recrutés à ce jour. Comme le note Fotinos, « dans l'Education nationale, il n'y a que 70 médecins de prévention pour 1,1 million de salariés. »

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Les seuls éléments chiffrés concernant le suicide chez les enseignants sont ceux avancés fréquemment par le ministère (6 / 100 000, ouarf) et ceux présentés par une étude de l’Institut National de Veille Sanitaire, datant de 2010.

Cette étude porte sur l’ensemble du monde professionnel (encore que, elle annonce elle-même que de nombreuses professions ne sont pas prises en compte), elle est intitulée « Suicide et activité professionnelle en France : premières exploitations de données disponibles », est facilement consultable (11 pages…) et laisse pour le moins perplexe.

D’abord, elle porte sur la période 1976 – 2002, et ne prends pas en compte la décennie écoulée faute de retours statistiques. C’est dommage, tant la situation s’est dégradée dans l’Education précisément durant cette décennie.

Par ailleurs, elle exclue de ses statistiques la population féminine : « du fait de la prévalence des suicides chez les femmes, les analyses ont été restreintes à la population masculine » ! Sans plus d’explication, voici donc 2/3 de la population enseignante qui n’apparaît pas dans l’étude…

Enfin, « les enseignants de la fonction publique d’Etat » ne font pas partie des statistiques, soit la majeure partie des enseignants !

Le pire, quand on a fait ces remarques, est de constater qu’une catégorie « éducation » apparaît tout de même dans le rapport…

Le chiffre annoncé est alors à prendre avec des pincettes, vous pensez bien : 15,6 / 100 000 (c’est tout de même 2,50 fois plus que les chiffres donnés par le ministère).

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Le malaise, lui, est bien là.

On ne compte plus les articles, les analyses, les témoignages attestant du malaise enseignant. J’ai commencé dans le métier il y a une dizaine d’année, et j’assiste avec vertige à la montée de ce fameux malaise. J’ai aussi assisté (pas en direct, heureusement) au suicide d’une collègue, ma voisine de classe. J’ai vu dans les zones sensibles des jeunes collègues craquer. J’ai vu des stagiaires écœurés, faute de formation, avant même de commencer vraiment à exercer. J’ai vu des copains de promo de l’IUFM changer de métier, déjà.

Un récent sondage réalisé par le syndicat enseignant SE-UNSA auprès de 5 000 professeurs  (dont 80 % âgés de moins de 35 ans) a révélé que 45,7 % aimeraient changer de carrière. Et dernièrement, le Journal International de Médecine notait : « De fait, d’autres signaux semblent marquer une claire souffrance chez les professeurs de l’Education nationale. Ainsi, dans le dernier bilan très récemment publié du réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles, l’Agence nationale de l’évaluation et de l’éducation en santé observe : « une sur notification des troubles mentaux par rapport aux autres pathologies apparaît dans les analyses brutes et ajustés dans les secteurs suivants : activités financières, (…) et éducation ». Peut-être pas pour les mêmes raisons, certes…

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Les enseignants, population résistante ? Le toujours impeccable Café Pédagogique,dans un papier intitulé "Les épidémies de suicide liées au travail", cite une étude de la MGEN sur la « surmorbidité psychiatrique des enseignants » et met en garde :

« Gare toutefois à ne pas extrapoler. Les professions où l'on trouve les taux les plus élevés de dépression liée au travail ne sont pas nécessairement celles où l'on rencontre le plus de difficultés professionnelles. Ainsi, les enseignants sont particulièrement exposés à différentes formes de souffrance au travail (burn out, problèmes de discipline, harcèlement moral et violences de la part des élèves, décalage entre la vocation et l'assignation, injonctions contradictoires du système, etc) ; mais ils parviennent, mieux que d'autres professions, à mettre à distance leur environnement professionnel (en partant en vacances, en se mettant en retrait). Pour ces raisons "la morbidité psychiatrique de cette profession n’est pas plus élevée alors que la détresse professionnelle y est très élevée". A contrario, il est plus difficile pour les salariés du privé, en particulier pour les cadres, de mettre à distance leur travail quand ils rencontrent des difficultés professionnelles. »

L’argument, quoique arbitraire, se tient. Mais alors, qu’est-ce que ce serait si les enseignants ne parvenaient pas « à mettre à distance leur environnement professionnel » ?

 

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Nota : à lire, une belle lettre d'une prof de français, suite au suicide de L. Bonnefous, ici.

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Enseignant suicidé

Par Le 17/10/2015

Hommage à mon collègue

 

http://celeblog.over-blog.com/

  Vous l'avez peut-être déjà appris : Pierre Jacque, un professeur d'électronique en lycée à Marseille, s'est suicidé un jour avant la pré-rentrée. Il a laissé une lettre que je me permets de reproduire ici en intégralité :

« Le 1 septembre 2013

De Pierre JACQUE
Enseignant d’électronique

Objet : Evolution du métier d’enseignant.

A ma famille, à mes proches
et à tous ceux que mon témoignage intéressera.

Je vous fais part de ma décision de ne pas faire la rentrée scolaire 2013. En effet le métier tel qu’il est devenu au moins dans ma spécialité ne m’est plus acceptable en conscience.

Pour éclairer ma décision je vous décris succinctement mon parcours personnel. Je suis devenu ingénieur en électronique en 1982 à l’âge de 24 ans. Ma formation initiale et surtout mon parcours professionnel m’ont amené à exercer dans la double compétence « hard » et « soft ». Le métier prenant et difficile m’a toujours convenu tant que j’avais le sentiment de faire œuvre utile et d’être légitime dans mon travail. Passé la quarantaine la sollicitation de plus en plus pressente d’évoluer vers des tâches d’encadrement et le sort réservé à mes ainés dans mon entreprise m’ont incité à changé d’activité. En 1999 j’ai passé le concours du capet externe de génie électrique et j’ai enseigné en section SSI et STI électronique. Le choc pour moi fut brutal de constater la baisse de niveau des sections techniques en 18 ans passé dans l’industrie notamment pour la spécialité agent technique (niveau BTS ou DUT suivant les cas). Même si le niveau enseigné était bien bas de mon point de vue, ma compétence était au service des élèves et je me sentais à ma place. Une difficulté était quand même le référentiel applicable (le programme) datant des années 80, ambitieux pour l’époque et en total décalage avec le niveau réel des élèves des années 2000. Une réforme semblait souhaitable pour officialiser des objectifs réalistes et orientés en fonction des besoins du marché du travail.

Puis vint la réforme de 2010 mise en place par Luc Chatel et applicable à la rentrée 2011. Pour le coup, le terme réforme est faible pour décrire tous les changements mis en place dans une précipitation totale. L’enseignement des métiers est réduit à peu de choses dans le référentiel de 4 spécialités seulement qui constitue des « teintures » sur un tronc commun généraliste d’une section unique appelée STI2D qui rentre bizarrement en concurrence avec la section SSI. L’électronique disparait purement et simplement. En lieu et place il apparait la spécialité « Systèmes Informatiques et Numériques ». Cela ne me pose pas de problème personnel, je maitrise bien le domaine et je l’enseigne même plus volontiers que les classiques problèmes de courant de diode ou de montages amplificateurs. Je me pose quand même la question de la compétitivité de notre pays dans le domaine industriel avec un pareil abandon de compétence. La mise en place de la réforme est faite à la hussarde dans un état d’affolement que l’inspection a du mal à dissimuler. Entre temps le gouvernement a changé sans que les objectifs soient infléchis le moins du monde ou qu’un moratoire soit décidé, ne serait-ce qu’à cause du coût astronomique de cette réforme. En effet il aura fallu réorganiser l’implantation de tous les ateliers de tous les lycées techniques de France, abattre des cloisons, en remonter d’autres à coté, refaire tous les faux plafonds, les peintures et renouveler les mobiliers. Ceci est fait à l’échelle du pays sans que la réforme ait été testée préalablement dans une académie pilote. Début 2011, l’inspection nous convoque en séminaire pour nous expliquer le sens et les modalités de la réforme ; il apparait la volonté de supprimer toute activité de type cours ce qui est la radicalisation d’une tendance déjà bien marquée. On nous assène en insistant bien que l’élève est acteur de son propre savoir, qu’il en est le moteur. Pour les spécialités, donc la mienne SIN entre autre, cela signifie qu’une partie conséquente de l’activité sera de type projet. A l’époque les chiffres restent vagues, il est question de 50% du temps au moins. La nature des projets, la façon de les conduire, la façon de les évaluer ne sont pas évoquées et les questions que posent les enseignants à ce sujet restent sans réponses, nous serons mis au courant après la rentrée de septembre. En attendant l’inspection nous fait entièrement confiance pour continuer comme d’habitude. Je fais remarquer qu’il ne faudra pas tarder car nous préparons les élèves au bac en deux ans et que la connaissance des modalités d’examens est incontournable rapidement après la rentrée pour un travail efficace, c’est-à-dire sans perte de temps. Lors de la réunion suivante, après la rentrée 2011, l’inspecteur répond un peu agacé à la même question « que notre travail c’est d’enseigner et que l’évaluation verra après » (sic). En attendant le travail devant élève est commencé et moi et mes collègues travaillons à l’estime. Le manque de matériel se fait cruellement sentir dans mon lycée, les travaux nécessaires ne seront faits qu’à l’été 2012. Lors d’une réunion aux alentours de février il nous est demandé pour la prochaine réunion d’exposer l’état d’avancement de la réforme et si possible les projets envisagés ou mieux déjà mis en œuvre. A ce moment je viens juste de recevoir un premier lot de matériel et je ne dispose du logiciel correspondant que depuis novembre. La pression amicale mais réelle pour commencer les projets va aller augmentant.

J’ai un groupe de 16 élèves et un autre de 15 dans une salle qui est déjà trop étroite pour recevoir proprement 14 élèves en travaux pratiques et avec un matériel réduit qui ne me permets qu’un choix très restreint de sujets. La phase passée en projet sera cauchemardesque pour l’enseignant et la fraction d’élèves sérieux. Le dernier mois de cette année de première sera passé en activités plus classiques. A la rentrée 2012 les élèves sont maintenant en terminale, j’ai les tables de travail prévues dans une salle provisoire de 80 m2 au lieu des 140 m2 prévus. Il est difficile de bouger, le travail en travaux pratiques reste possible et je couvre ainsi la partie communication réseau de référentiel au moyen d’un logiciel de simulation. Je ne dispose pas du matériel support. On me bricole une salle de 150 m2 à partir de deux salles de cours séparées par un couloir et j’attaque les projets dans ces conditions. Le couloir sera abattu aux vacances de février.

Pendant ce temps nous avons appris que la note du bac porterait uniquement sur le projet final est que la note serait constituée de deux parties égales, une attribuée par un jury en fin d’année suite à une soutenance orale avec support informatique, l’autre attribuée par l’enseignant de l’année au vu du travail fourni par les élèves. Les critères d’évaluation portent principalement sur la gestion de projet et la démarche de développement durable. Il est explicitement exclu de juger les élèves sur les performances et la réussite du projet. Ceci appelle deux remarques. La première est que les critères sont inadaptés, les élèves sont incapables de concevoir et même de gérer un projet par eux-mêmes. De plus la démarche de développement durable est une plaisanterie en spécialité SIN où l’obsolescence programmée est la règle. Comment note-t-on alors les élèves ? A l’estime, en fonction de critères autres, l’inspection le sait mais ne veut surtout pas que la chose soit dite. Du coup cette note relève « du grand n’importe quoi » et ne respecte aucune règle d’équité. Elle est attribuée par un enseignant seul qui connait ces élèves depuis au moins un an et compte coefficient 6 ce qui écrase les autres matières. Cela viole l’esprit du baccalauréat dans les grandes largeurs.

Je considère que ceci est une infamie et je me refuse à recommencer. L’ensemble du corps inspectoral est criminel ou lâche ou les deux d’avoir laissé faire une chose pareille. Cette mécanique est conçue dans une idée de concurrence entre les enseignants mais aussi entre les établissements pour créer une dynamique de très bonnes notes à l’examen y compris et surtout si elles n’ont aucun sens. Vous avez l’explication des excellents résultats du cru 2013 du baccalauréat au moins pour la filière technologique. Cela fait plus d’un an que je me plains à mon syndicat de cet état de fait. Pas un seul compte-rendu ni localement sur Marseille ni à un plus haut niveau n’en fait mention. Je suis tout seul à avoir des problèmes de conscience. Ou alors le syndicat est activement complice de l’état de fait, le responsable local me dis : « mais non Pierre tu n’es pas tout seul ». En attendant je ne vois aucune réaction et ce chez aucun syndicat. Que penser ? Soit nous sommes muselés, soit je suis le dernier idiot dans son coin.

De toute façon je n’accepte pas cette situation. Je pense au niveau toujours plus problématique des élèves, autrefois on savait parler et écrire un français très convenable après 5 ans d’étude primaire. Aujourd’hui les élèves bachelier maitrisent mal la langue, ne savent plus estimer des chiffres après 12 ans d’études. Cherchez l’erreur. La réponse de l’institution est : « oui mais les élèves savent faire d’autres choses ». Je suis bien placé dans ma spécialité pour savoir que cela n’est pas vrai ! Les élèves ne maitrisent rien ou presque des techniques numériques d’aujourd’hui. Tout ce qu’ils savent faire est jouer et surfer sur internet. Cela ne fait pas un compétence professionnelle. Les médias nous rabattent les oreilles sur la perte de compétitivité du pays en laissant entendre que le coût du travail est trop élevé. Cette présentation pèche par une omission grave. La réalité est que le travail en France est trop cher pour ce que les travailleurs sont capables de faire véritablement. Et là la responsabilité de l’éducation nationale est écrasante. Qui osera le dire ? J’essaye mais je me sens bien petit. J’essaye de créer un maximum d’émoi sur la question. J’aurais pu m’immoler par le feu au milieu de la cour le jour de la rentrée des élèves (2), cela aurait eu plus d’allure mais je ne suis pas assez vertueux pour cela. Quand vous lirez ce texte je serai déjà mort.

Pierre Jacque
enseignant du lycée Antonin Artaud
à Marseille


  Que dire après un tel texte ? Tout d'abord, que ce que notre collègue dénonce est partagé par beaucoup d'entre nous : alors qu'on nous bassine médiatiquement et idéologiquement avec l'idée que tout va pour le mieux, que les élèves savent plein de nouvelles choses et que si l'école ne fonctionne pas assez bien, c'est parce qu'on ne pousse pas jusqu'au bout la logique du projet, de la mise en activité et de toutes ces choses merveilleuses... eh bien nous constatons exactement l'inverse, et il en devient absurde que ce que nous denonçons car nous le voyons, le constatons, l'analysons, soit refusé comme n'existant tout simplement pas.

 

  Ensuite que la réforme dans la filière de mon collègue (STI2D, les "2D" signifaint "développement durable"... je vous jure que c'est vrai) est l'exemple même du peu de cas que l'institution fait de ses personnels. Changez de matière, formez-vous vous-mêmes, sautez dans le vide, et on envisagera peut-être de vous lancer un parachute pendant votre descente, si on en trouve un. Cette réforme a été une catastrophe, a broyé les collègues sous des pressions innommables et des injonctions contradictoires insupportables.

 

  Enfin qu'il faut arrêter avec cette frénésie incohérente qui existe au sein de notre institution. Tout réformer, tout changer sous prétexte de tout améliorer, mais en réalité le plus souvent de faire des économies, et ce au mépris du travail des professeurs. On produit des textes à la chaîne, des lois au kilomètre et des réformes à la journée. Le résultat n'est hélas pas surprenant : perte d'image, déconsidération, non attractivité du métier, malaise, dépressions, burn-out... 

 

  Je présente donc mes sincères condoléances à la famille, aux amis et aux collègues d'établissement de Pierre Jacque. Ce qu'il a écrit est le quotidien de beaucoup d'entre nous ; le portrait qu'il brosse de l'école est un portrait juste et exact. Faisons en sorte que sa mort rende son message vivant


 

J'ajouterai de mon côté que deux enseignants de collège se sont suicidés dans mon secteur depuis la rentrée. Pour raisons professionnelles....

Il y en aura d'autres....Je ne suis même plus surpris d'ailleurs que le psy de l'éducation nationale me demande à chaque convocation si j'ai "des pensées suicidaires".....

 

Psychologie des foules

Par Le 16/10/2015

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« La foule psychologique est un être provisoire, formé d'éléments hétérogènes qui pour un instant se sont soudés, absolument comme les cellules qui constituent un corps vivant forment par leur réunion un être nouveau manifestant des caractères fort différents de ceux que chacune de ces cellules possède. »
Si l'on raisonne au niveau de l'individu, l'individu en foule acquiert trois caractères que l'on ne trouve que dans l'état de foule :
l'irresponsabilité. Du fait du nombre, un individu en foule peut ressentir un sentiment de « puissance invincible » et voir ses inhibitions s'effondrer. Il pourra accomplir des actions qu'il n'aurait jamais accomplies seul (par exemple, piller un magasin de façon non préméditée) : « le sentiment de responsabilité... disparaît entièrement. » Ceci vaut surtout pour les foules anonymes et hétérogènes, où l'individu, noyé dans la masse, est difficile (voire impossible) à retrouver par la suite.
La « contagion ». Ce que d'autres auteurs, comme David Hume, ont désigné sous le terme de sympathie et thématisé dans les relations inter-individuelles prend ici une ampleur beaucoup plus grande : une même passion agitera tous les membres de la foule avec une grande violence.
La suggestibilité. L'individu faisant partie de la foule voit sa conscience s'évanouir, au même titre que celle d'un hypnotisé. Il n'a plus d'opinions, ni de passions qui lui soient propres. Cela explique que des foules puissent prendre des décisions allant à l'encontre des intérêts de leurs membres, comme les Conventionnels qui lèvent leur propre immunité (ce qui leur permettra de s'envoyer les uns les autres à l'échafaud)6.
« Évanouissement de la personnalité consciente, prédominance de la personnalité inconsciente, orientation par voie de suggestion et de contagion des sentiments et des idées dans un même sens, tendance à transformer immédiatement en actes les idées suggérées, tels sont les principaux caractères de l'individu en foule. Il n'est plus lui-même, il est devenu un automate que sa volonté ne guide plus. »

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Pédagogie des armes

Par Le 15/10/2015

Si j'avais encore eu une classe de CM2, je sais ce que j'aurais fait avec mes élèves qui auraient eu à manier des fusils d'assaut. Bon, bien évidemment, j'aurais demandé à préparer l'intervention avec le militaire concerné. C'est ça le plus troublant pour moi dans cette histoire. Est-ce que cette séance avait été préparée conjointement ou pas avec l'enseignant ?

 

En tout cas, les jours suivants, j'aurais demandé aux enfants d'exprimer leurs émotions. Et c'est là que la dimension existentielle aurait repris le dessus et que l'expérience aurait eu une continuité enrichissante.

Certains enfants auraient certainement réussi à exprimer leur excitation. Car ils l'ont certainement été pour la plupart.

Mais quelle forme d'excitation ? Plaisante ou pas ?

Oui, il y a des états d'excitation déplaisants. Quand on a de la fièvre par exemple. Quand on est stressé.  Quand on est en colère.

Car l'excitation n'est pas une émotion, c'est un état.

Voilà déjà un premier apprentissage.

Différencier un état physique d'une émotion. 

La colère est une émotion, l'excitation est son état.

Certains enfants auraient fait part d'une excitation joyeuse.

Question : "Quelle est l'émotion qui correspond à une excitation joyeuse ?

-Le bonheur.

Nous aurions ensuite travaillé sur les effets de ces différentes formes d'excitation et de leurs émotions associées. 

Comment vous vous êtes comportés pendant la séance ?

Est-ce que vous avez eu du mal à écouter ?

Vous étiez impatients ?

Vous êtes restés attentifs et concentrés ? 

Pour quelles raisons ?

Est-ce que le fait que vous ayez eu une arme dans les mains vous a rendu plus attentifs ? Est-ce que vous avez compris qu'il fallait rester sérieux parce que c'était une arme ?

Si oui, qu'est-ce que vous en tirez comme conclusion ?

Si vous avez senti que vous étiez trop impatients pour vraiment écouter, est-ce que vous pensez que vous pouvez vous corriger et si oui, comment faire ?

Si vous avez senti que vous étiez particulièrement attentifs, est-ce que vous pourriez reproduire cet état dans n'importe quelle situation ? 

Est-ce que le fait que vous étiez dans une activité impressionnante vous a aidé à être performant ou est-ce que vous avez été perturbé par ce stress ?

Dans quelle genre de situation que vous connaissez déjà ou que vous vivrez plus tard, vous avez des chances ou des risques de rencontrer de nouveau ces émotions et ces états ?

En quoi cette expérience avec les armes pourrait vous servir désormais ?

etc etc etc etc.....

On pourrait bien évidemment parler du port d'armes autorisé aux USA et les conséquences destructrices. En analyser les raisons au regard des ressentis des enfants  (sentiment de puissance, d'excitation, de perte de contrôle, d'inattention etc etc ...)

On pourrait parler des risques inhérents à une situation d'excitation lorsqu'elle n'est pas totalement mâitrisée par l'individu : la première sortie en scooter avec le casque posé comme un béret pour faire le mariole. La première rencontre amoureuse, la première expérience sexuelle, la première cuite, ..... Pour quelles raisons perd-on le contrôle de soi ? Le regard des autres, l'estime de soi, la fierté, la prétention, la témérité pour se sentir exister ?......

 

Il y a tellement de choses à dire, à expliquer, à exprimer, ils ont tellement de choses à découvrir... En eux...

J'ai un ancien élève qui s'est tué en scooter. Il avait posé son casque au sommet de son crâne... 

Je sais combien l'observation de soi est vitale....

 

 

Les enfants et les fusils d'assaut.

Par Le 15/10/2015

 

Lors d'un "atelier découverte", un soldat a prêté des fusils d'assaut et des pistolets automatiques à des enfants à l'école élémentaire à Flastroff. Des sanctions pourraient être envisagées à son encontre. L'Express fait le point sur l'affaire.

Une enquête et de possibles sanctions. Des militaires ont permis à des écoliers d'une école élémentaire à Flastroff, âgés de 9 et 10 ans, de manipuler des fusils d'assaut Famas et des pistolets automatiques. La polémique est née d'une photo des bambins, armes en mains, publiée dans le Républicain Lorrain. 


Depuis deux jours, je lis des tas d'articles sur ce "scandale" et je me dis qu'il y a quand même une sacrée contradiction au regard de cette expérience et ce que les enfants voient du monde adulte quotidiennement. 

Imaginons que ce militaire chargé de "l'exercice" ait justement profité de l'expérience pour expliquer aux enfants qu'une arme est destinée à tuer et que leurs "jeux" video de guerre ne sont nullement le reflet de la réalité. Imaginons que ce militaire ait cherché à éveiller ces jeunes consciences à la réalité des combats, à la violence extrême, à la peur, à la perte des amis, au traumatisme. Imaginons que ce soldat ait souhaité simplement que les enfants ressentent l'émotion générée par une arme et la fascination qu'elle peut représenter et qu'en même temps, il en explique clairement l'extrême danger...Imaginons que ce militaire ait eu dans son intervention un objectif essentiellement éducatif... 

Faudrait-il le sanctionner ?

Mais alors, que doit-on faire de tous ces films ou ces séries télévisées qui mettent en scène des morts violentes ? Est-ce qu'il y a dans ces séries une analyse psychologique qui puisse atteindre la conscience des enfants ? Non. 

Que doit-on faire au regard des jeux videos ?

Que doit-on faire au regard des images de ce monde ?

Combien de millions d'enfants sont "abandonnés" devant ces images ? Combien de millions d'enfants irrémédiablement marqués ?

Est-ce qu'il y a une démarche éducative là-dedans ? Non. 

Il n'y a qu'une course à l'audimat en usant des pulsions les plus sombres des individus.

 

Alors, plutôt que de matraquer ce militaire, alors que personne finalement, dans les journalistes qui relatent les faits, ne sait exactement ce qui a été dit et comment cette "expérience" a été vécue par les enfants, il conviendrait davantage de s'attaquer fortement à cette ultra violence, non accompagnée, que des millions d'enfants subissent quotidiennement.....

Mes enfants ont tiré à la carabine un jour, dans le cadre d'une épreuve sportive. Ils ne sont pas devenus meurtriers pour autant. Les jeunes de lycées sportifs qui choisissent la pratique du biathlon (Ski de fond et tir à la carabine) ne deviennent pas des serial killers...

Tout dépend de "l'accompagnement" et de la conscience qui est développée...Lorsque je travaillais avec les enfants de ma classe sur les deux guerres mondiales, je ne pense pas qu'une seule fois dans ma carrière, un enfant ait eu envie ensuite d'aller à la guerre... Par contre, ceux qui auront passé des milliers d'heures, SEULS ou en bande, devant des jeux video ou des films, je ne suis pas persuadé qu'ils en sortent indemmes... 

Les journalistes parlent dans le vide, une fois de plus, ils imaginent, ils interprètent mais pendant ce temps-là, la violence télévisuelle, bien plus novice, continue tranquillement...Si, vraiment, on veut protéger les enfants, c'est par ça qu'il faut commencer. À la télé, quand j'étais petit, je regardais "Flipper le dauphin", "Thierry la Fronde", "Laurel et Hardy" , "Ivanhoé" etc etc...Maintenant, les enfants regardent en pleine journée, "Meurtres à Miami", "et autres boucheries sanguinolentes dont ils ne peuvent rien retirer d'autre qu'un profond malaise anxiogène. Je le redis : Tout dépend de l'accompagnement et personne ne sait ce que ce militaire a expliqué aux enfants. Et son intervention PEUT être bien plus pédagogique que ce que les journalistes croient..

Tout ce ramdam s'est construit une fois de plus sur une photographie. Des enfants allongés au sol avec des fusils d'assaut dans les mains. Une photographie est muette et ce sont les esprits qui la regardent qui la commentent.

 

Biathlon"Et pour cette photo-là ? Rien, aucune réaction ? Et là, en plus, les enfants tirent réellement sur la cible.

Oui, c'est normal, ce sont des enfants qui font du sport. Ils ne sont pas avec des militaires et des fusils d'assaut.

-Parce que ça change quelque chose au fait qu'ils utilisent une arme ? Pour un enfant, en tout cas, ça ne change rien. C'est le discours qu'il va entendre qui fera la différence. Un militaire n'est pas nécessairement un abruti...Mais il y a des animateurs sportifs et des entraîneurs qui sont de véritables dangers  pour les enfants. Il est donc impossible, a priori, de condamner une expérience comme celle-là. Pas à partir d'une photo.

-Quand même, les entraîneurs sportifs ne sont pas dangereux pour les jeunes !

-Allez donc vous mettre au bord d'un terrain de foot et on en reparlera....Dans une salle de boxe, les enfants apprennent le respect bien plus profondément que sur un terrain de foot. Là encore, il faut sortir des clichés. Tout comme il faut s'extraire des amalgams. L'un comme l'autre sont aussi nuisibles. D'ailleurs, qui vous certifie que l'entraîneur qu'on voit sur la ^photo, n'est pas en train de dire aux enfants ; "Allez, appliquez-vous, imaginez que la cible, c'est la tête du prof que vous détestez le plus".... On peut imaginer ce qu'on veut à partir d'une photo. Le pire comme le meilleur. 


 

 

Le plaisir et l'ataraxie

Par Le 15/10/2015

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ATARAXIE

Wikipédia.
"L’ataraxie apparaît d'abord chez Démocrite et désigne la tranquillité de l’âme résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence.
L’ataraxie devient ensuite le principe du bonheur (eudaimonia) dans le stoïcisme, l’épicurisme et le scepticisme. Elle provient d’un état de profonde quiétude, découlant de l’absence de tout trouble ou douleur. Cette notion apparaît à l'époque d'Epicure.
L'état d'ataraxie n'est pas uniquement une affaire mentale. L'étude rationnelle d'une éthique et d'une paix intérieure telle que firent ces trois mouvements philosophiques reste limitée par l'expression de ce sentiment de quiétude. Nous ne pouvons que souligner l'importance des exercices corporels dans ces doctrines afin de mieux faire apparaître la relation controversée entre le corps et l'esprit. L'ataraxie est en effet liée, d'une façon non nécessaire, à l'aponie, ou absence de troubles corporels. Selon Epicure, ces deux états liés mènent à l'euthymie.
Pour Epicure, la réflexion sur le bonheur est incontournable car l'existence de l'humain est toute entière dominée par la recherche des causes qui le produisent. Épicure enseigne à distinguer les désirs naturels des désirs non naturels, et les désirs nécessaires des désirs non nécessaires :
« Quand nous disons que le plaisir est notre but, nous n'entendons pas par-là les plaisirs des débauchés ni ceux qui se rattachent à la jouissance matérielle, ainsi que le disent ceux qui ignorent notre doctrine, ou qui sont en désaccord avec elle, ou qui l'interprètent dans un mauvais sens. Le plaisir que nous avons en vue est caractérisé par l'absence de souffrance corporelle et de troubles de l'âme. »
"Il n'est pas possible de vivre de façon bonne et juste, sans vivre avec plaisir."
Il faut viser la suffisance à soi, car ainsi la douleur provenant du manque est supprimée.
Pour Épicure, une amitié restreinte mais véritable est importante à l'ataraxie. Dans le jardin d'Epicure, seuls ses vrais amis sont présents, ce qui empêche tout trouble de l'âme.
"Certaines douleurs ne sont pas à éviter parce qu'elles sont un bien, de même que certains plaisirs ne doivent pas être poursuivis parce qu'ils sont la source de plus grands maux. " Lettre à Ménécée.

.............................................................................................................
Notre existence sociale est-elle propice à l'établissement et la durabilité de cet état d'ataraxie ?
Le souhaitons-nous réellement ?
Les conditionnements éducatifs, non seulement familiaux mais sociétaux, autorisent-ils l'élaboration consciente, volontaire et constante de cette philosophie et de son application ?
Existe-t-il une opposition supérieure aux hommes au développement de cette philosophie ? 
Existe-t-il des mouvements de pensées à l'échelle du monde s'opposant à cette liberté individuelle ?
L'ataraxie, de par la plénitude qu'elle génère, n'est-elle pas antinomique au regard de la société de consommation ?...
Un individu qui a su identifier les plaisirs qui lui sont nécessaires et bons de ceux qui lui sont néfastes est-il encore un client potentiel ?
Epicure n'apporte rien au PIB...C'est un Antimondialiste et un Indigné. Aujourd'hui, il serait considéré comme un "marginal, un être asocial, un "pisse-froid", un casseur d'ambiance, un déprimé de la vie", 
Tout le problème de cette société matérialiste tient dans ce rejet....Combien d'individus acceptent cette exclusion ? Combien sont prêts à l'assumer et plus que tout à y trouver le bonheur ?......

Un paria de l'Histoire...

Par Le 15/10/2015

Moi également, je ne connais de cette photo que l'histoire des deux athlètes brandissant leur poing...Je ne savais rien du 3ème homme....

La subjectivité de l'Histoire, ses rejets, ses censures, ses manipulations, ses exclusions, ses mensonges, ses falsifications....Le poids des mots, le choc des photos et tout ce que ça enclenche... La "vérité" est bien trop souvent le mot qu'on attibue follement à nos insuffisances.


 

Personne ou presque ne fait attention à lui, l'homme qui ne lève pas le poing sur cette photo mythique. Et pourtant... C'est peut être bien lui le plus grand héros de cette scène !

Par Nathan Weber il y a 54 minutes

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Parfois, les images peuvent nous tromper. 

Prenez cette photographie, par exemple. Vous la reconnaissez sans doute, elle est extrêmement célèbre et se trouve dans tous les livres d’histoire : c’est le geste de rébellion de deux coureurs afro-américains, John Carlos et Tommie Smith, brandissant le poing pour protester contre la ségrégation raciale, alors qu’ils se trouvaient sur le podium après avoir couru les 200 mètres lors des Jeux Olympiques de 1968, à Mexico.

 

Eh bien cette photo m’a trompé, pendant très longtemps… Et il est probable qu’elle vous ait trompé, vous aussi.

     

J’ai toujours vu cette photo comme une image extraordinairement puissante de deux hommes de couleur, pieds nus, tête baissée, leur poing ganté de noir brandi vers le ciel tandis que l’hymne national Américain retentissait.  J’ai toujours vu dans cette image un geste symbolique fort pour défendre l’égalité des droits pour les personnes de couleur, dans une année notamment marquée par la mort de Martin Luther King et de Bobby Kennedy.

 

J’ai toujours vu dans cette image une photographie historique de deux hommes de couleur. 

Et c’est pour ça, sans doute, que je n’ai jamais vraiment fait attention à ce troisième homme.
 Un blanc, immobile, figé sur la deuxième marche du podium. Il ne brandit pas le poing en l'air. J'ai toujours vu dans ce troisième homme une sorte d’intrus, une présence en trop, arrivé là un peu par hasard et malgré lui.

 

En fait, je pensais même que cet homme représentait, dans toute sa rigidité et son immobilité glacée, l’archétype du conservateur blanc qui exprime le désir de résister à ce changement que Smith et Carlos invoquaient en silence derrière lui.

 

Mais je me trompais. Pire que ça : je ne pouvais pas mieux me tromper.

 

La vérité, c’est que cet homme blanc sur la photo, celui qui ne lève pas le bras, est peut-être le plus grand héros de ce fameux soir d’été 1968.

 

Il s’appelait Peter Norman, il était australien et ce soir-là, il avait couru comme un dingue, terminant la course avec un temps incroyable de 20 s 06. Seuls l'Américain Tommie Smith avait fait mieux, décrochant la médaille d'or tout en inscrivant un nouveau record du monde, avec un temps de 19 s 78. Un deuxième Américain, un certain John Carlos, se trouvait sur la troisième marche avec seulement quelques millisecondes d'écart avec Norman.

 

En fait, on pensait que la victoire se départagerait entre les deux américains. Norman, c’était un coureur inconnu, un outsider, qui a soudain eu un coup de fouet inexpliqué dans les derniers mètres et s’est retrouvé propulsé sur le podium. Cette course, c’était la course de sa vie.

 

Pourtant, le plus mémorable ne fut pas la performance en elle-même, mais bien les évènements qui s’ensuivirent lors de la montée des coureurs sur le podium après la course.

 

Smith et Carlos allaient bientôt montrer à la face du monde entier leur protestation contre la ségrégation raciale. Ils se préparaient à faire quelque chose d’énorme, d’un peu risqué aussi, et ils le savaient.

 

Norman, lui, était un blanc d’Australie. Oui, d’Australie : un pays qui avait à l’époque des lois d’apartheid extrêmement strictes, presque aussi strictes que celles qui avaient cours en Afrique du Sud. Le racisme et la ségrégation étaient extrêmement violents, non seulement contre les Noirs mais aussi contre les peuples aborigènes.

 

Les deux afro-américains ont demandé à Norman s’il croyait aux droits humains. Norman a répondu que oui.


« Nous lui avions dit ce que nous allions faire, nous savions que c’était une chose plus glorieuse et plus grande que n’importe quelle performance athlétique, » racontera plus tard John Carlos.  « Je m’attendais à voir de la peur dans les yeux de Norman… Mais à la place, nous y avons vu de l’amour. »
 

Norman a simplement répondu : « Je serai avec vous ».

 Peter Norman, le "troisième homme"


Smith et Carlos avaient décidé de monter sur le podium pieds nus pour représenter la pauvreté qui frappait une grande partie des personnes de couleur. Ils arboreraient le badge du Projet Olympique pour les Droits de l’Homme, un mouvement d’athlètes engagés pour l’égalité des hommes. 

Mais ils ont bien failli ne pas porter les fameux gants noirs, le symbole des Black Panthers, qui ont finalement fait toute la force de leur geste.

 

C’est Norman qui a eu l’idée.

 

En fait, juste avant de monter sur le podium, Smith et Carlos ont réalisé qu’ils n’avaient… qu’une seule paire de gants. Ils allaient renoncer à ce symbole, mais c’est Norman qui a insisté, en leur conseillant de prendre un gant chacun. 

Et c’est ce qu’ils ont fait.

 

Si vous regardez bien le cliché, vous verrez que Norman porte, lui aussi, un badge du Projet Olympique pour les Droits de l’Homme, épinglé contre son cœur.

 

Les trois athlètes sont montés sur le podium ; le reste fait partie de l’Histoire, capturé par la puissance de cette photo qui a fait le tour du monde. 

« Je ne pouvais pas voir ce qui se passait derrière moi » se souviendra plus tard Norman, « mais j’ai su qu’ils avaient mis leur plan à exécution lorsque la foule qui chantait l’hymne national Américain s’est soudainement tue. Le stade est devenu alors totalement silencieux. »

 

Cet évènement a provoqué l’immense tollé que l’on sait. Les deux coureurs ont été immédiatement bannis de la discipline et expulsés du village olympique. Une fois de retour aux États-Unis, ils ont fait face à de nombreux problèmes et ont reçu d’innombrables menaces de mort.

 

Ce que l’on sait moins, c’est que Peter Norman, lui aussi, a subi de lourdes conséquences. Pour avoir apporté son soutien à ces deux hommes, il a dû dire adieu à sa carrière qui aurait pu être extrêmement prometteuse.

 

4 ans plus tard, malgré son excellence dans la discipline, il n’est pas sélectionné pour représenter l’Australie pour les Jeux Olympiques de 1972. Il ne sera pas non plus invité pour les JO qui se dérouleront dans son propre pays, en 2000.

 

Dégoûté, Norman a laissé tomber les compétitions athlétiques, et s’est remis à courir au niveau amateur. En Australie, où le conservatisme et la suprématie raciale avait la peau dure, il a été traité comme un paria, un traître. Sa famille l’a renié, et il n’arrivait pas à trouver de travail à cause de cette image qui lui collait à la peau. Il a travaillé un temps dans une boucherie, puis en tant que simple prof de gym. 

Après une blessure mal soignée, il a fini ses jours rongé par la gangrène, la dépression et l’alcoolisme.

 

Pourtant, Norman a eu pendant des années une chance de se racheter, de sauver sa carrière et d’être à nouveau considéré comme le grand sportif de talent qu’il était : Il a maintes fois été invité à condamner publiquement le geste de John Carlos et de Tommie Smith, de demander pardon, bref de se repentir face à ce système qui avait décidé de l’exclure.

 

Un simple pardon aurait pu lui permettre de de revenir dans la discipline, et plus tard de faire partie des organisateurs des jeux olympiques de Sydney en 200.  Mais il n’en a rien fait. Norman n’a jamais laissé ses opinions faiblir, et n’a jamais accepté de trahir les deux américains pour se « racheter ».

 

Avec le temps, Carlos et Smith ont été considérés comme de véritables héros ayant défendu la cause de l’égalité raciale envers et contre tous.
 

En Californie, une statue a même été érigée en hommage à ces deux athlètes aux poings levés… 
 

Sauf que l'Australien ne figure pas sur cette statue.

 

 

 Gommé, supprimé de l’histoire et pourtant détesté de tous en son pays, voilà ce qu’il était devenu.  Son absence semble être l’épitaphe d’un héros que personne n’avait remarqué, et que l’histoire n’aura malheureusement pas retenu.
 

En 2006, Peter Norman décède finalement à Melbourne, en Australie. Pendant des décennies, il a a donc été pour beaucoup "l'homme qui n'a pas levé le poing" tout en étant complètement déconsidéré par son propre pays puis, pire encore, oublié.



 

À son décès, les deux sprinteurs américains ont tenu à porter son cercueil

 

N'oublions jamais Peter Norman, héros sans gants, effacé de l’histoire, qui n’a jamais cessé de lutter pour l’égalité des hommes.

Test de "personnalité "

Par Le 15/10/2015

Ce test de personnalité peut dire qui vous êtes en analysant la façon dont vous regardez ces images

Par  | 14 octobre 2015

      

Ce test de personnalité peut dire qui vous êtes en analysant la façon dont vous regardez ces images

Notre caractère est directement affecté par notre façon de percevoir le monde,  tout comme notre caractère profond influe sur la façon dont nous décryptons les choses et voyons ce qui nous entoure. Ces deux choses sont intimement liées et pour cause : elles se rapportent directement à ce qui fait notre personnalité.

Les scientifiques, psychologues et chercheurs du monde entier connaissent très bien ce phénomène, et de nombreux tests psychologiques utilisent des formes, des dessins abstraits ou des tâches pour décrypter la personnalité d’une personne.

C’est exactement de cela qu’il s’agit dans ce test … Mais attention, pour que cela fonctionne, focalisez votre attention et suivez attentivement les consignes :
Essayez de garder en mémoire la chose qui vous saute en premier aux yeux, ce que vous percevez en tout premier dans ces images. Bien entendu, vous verrez plusieurs choses dans ces formes, en fonction des différents niveaux de lecture de l’image. Tout est assez évident, mais ce n’est pas cela qui importe :
L’important, c’est vraiment d’essayer de bien vous souvenir de la toute première chose que vous percevez !

Test de personnalité:

test-de-personnalité

Que voyez-vous en premier dans cette image ?

 

A) Une personne assise au pied d’un arbre

B) Des pommes

C) Le visage d’Isaac Newton

 

Que voyez-vous en premier dans cette image ?

 

A) Une voiture

B) La lettre A

C) Une personne avec des jumelles

Que voyez-vous en premier dans cette image ?

A) Des poupées russes

B) Des empreintes de pas

C) Des quilles de bowling

 

Que voyez-vous en premier dans cette image ?

A) Une pomme

B) Un couteau

C) Un papillon

Que voyez-vous en premier dans cette image ?

A) Une falaise

B) Un chien

C) Un visage

Que voyez-vous en premier dans cette image ?

A) Une montagne et de l’eau

B) Des personnages sur un bateau

C) Un crocodile

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Que voyez-vous en premier dans cette image ?

A) La lune et son reflet sur l’eau

B) Un surfeur

C) Une baleine

Il est temps maintenant de compter vos réponses pour découvrir votre résultat au test de personnalité!

Si vous avez plus de A :

Vous êtes une personne très optimiste !

Vous vous adaptez aux changements et à votre environnement très rapidement. Il semblerait que vous ayez aussi certaines facilités pour communiquer avec les autres personnes, et il est peu courant que vous vous sentiez seul(e). Malgré une certaine timidité intérieure, vous vous comportez de façon plutôt enjouée en société. Vous valorisez toutes les expressions d’affection et d’amour, même les plus discrètes.

Vous essayez de voir au-delà des apparences, et vous mettez un point d’honneur à ne pas juger les personnes sans connaître vraiment ce qui se cache tout au fond d’elles. Cette envie de percevoir les choses en profondeur et de manière complète vous pousse à une certaine curiosité, le désir d’apprendre sans cesse de nouvelles choses, ainsi qu’un petit penchant pour les choses spirituelles et/ou philosophiques.

Vous êtes une personne passionnée dont la tête fourmille d’idées, mais vous êtes aussi capable d’avoir une vie privée organisée.

Si vous ne vous reconnaissez pas dans cette description mais que vous avez tout de même vu en majorité les formes se rapportant à la réponse A, il se peut que vous traversiez simplement une période d’euphorie sentimentale, qui transforme en ce moment votre façon de percevoir les choses : peut-être êtes-vous amoureux(se) ou bien vous sentez que vous êtes en plein développement physique et mental ! Quoi qu’il en soit, vous voyez toujours le verre à moitié plein, et ça, c’est vraiment fantastique !

Si vous avez plus de B :

Vous êtes une personne plutôt méthodique, qui aime la stabilité !

Vous aimez que tout, au sein de votre vie, soit bien planifié, équilibré et qu’il y ait peu de changements. Vous recherchez l’harmonie, le calme plutôt que le mouvement permanent et l’agitation. Pour vous, les changements et les choses imprévues sont un motif de préoccupation inutile. Vous faites très attention aux détails, même les plus petits… Pourtant, il vous arrive également de laisser passer des détails importants qui pourraient vous aider à vous faire une meilleure idée des choses.

Malgré un esprit plutôt cartésien, vous savez également laisser une grande place à vos sentiments et vous savez mieux que quiconque différencier vos nécessités de vos désirs. Sobre, les pieds solidement ancrés sur terre, vous êtes une personne simple, loyale et droite, vous n’avez pas besoin de vous encombrer de choses matérielles. Votre estime de vous-même est suffisamment stable, vous connaissez vos propres forteresses intérieures, vous vous respectez et vous savez tirer votre épingle du jeu même dans les situations les plus adverses.

Pour vous, la stabilité mentale et émotionnelle est synonyme de développement personnel. Votre esprit fonctionne de façon logique, ce qui a de nombreux avantages… mais cela peut vous déstabiliser et vous entraîner un certain stress quand vous vous retrouvez devant une situation non-prévisible, inattendue et inconnue.

Même si vous n’aimez pas improviser les choses à la va-vite, quand vous êtes en terre connue vous êtes d’un calme implacable et vous êtes apte à réaliser beaucoup de choses. Vous êtes en outre une personne responsable, qui tient parole et qui n’est pas du genre à faire des promesses en l’air

Si vous avez plus de C :

Vous êtes une personne très créative !

Pour vous, le plus important dans la vie est l’intuition, la sagesse, le bonheur, et le fait de satisfaire votre infatigable curiosité. À vos yeux, le monde est rempli de choses à découvrir ! Toutes les différentes facettes de la vie, les personnes et les situations qui défilent devant vos yeux vous fascinent et activent votre imagination débordante. Votre vie est remplie de couleurs, au sens propre comme au sens figuré ! Vous aimez penser d’une façon différente, et vous percevez les choses qui vous entourent d’une manière bien à vous. Le regard que vous posez sur le monde est celui d’un artiste, ou d’un éternel enfant aux yeux sans cesse émerveillés.

Vous êtes également capable de transformer les choses qui se présentent à vous, souvent pour le mieux. Vous ne cherchez pas forcément la solution la plus facile aux problèmes, vous suivez avant tout votre instinct et ce qui vous apporte le plus de bonheur.

Votre capacité à voir l’essence même des choses plutôt que leurs simples contours physiques, votre propension à vous baser sur des émotions pures, sur des vibrations immatérielles, sur des sentiments plutôt que sur une froide logique fait de vous une personne un peu à part. Sensible, sentimental, vous êtes doté d’un grand sens de l’écoute et d’une haute réceptivité à l’art, à la poésie, à la musique ou encore à la littérature. Ce qui fait battre votre cœur, ce sont avant tout ces choses immatérielles, intangibles et pourtant bien présentes de par la chaleur intense, quasiment brûlante, qu’elles peuvent provoquer en vous.

Vous êtes un idéaliste, un rêveur passionné et un peu fou. Le monde a besoin de personnes comme vous !

Source Ce test de personnalité peut dire qui vous êtes en analysant la façon dont vous regardez ces images: Playbuzz

      

- See more at: http://www.espritsciencemetaphysiques.com/test-de-personnalite-images.html#sthash.rYIbFAcU.dpuf

REPONSE C pour ma part :)


 

A l'abattoir

Par Le 14/10/2015

Un abattoir bio dans la ville de Wachtendonk en Allemagne (photo d'illustration).

Un abattoir bio dans la ville de Wachtendonk en Allemagne (photo d'illustration).

 

REUTERS/Ina Fassbender

Le maire d'Alès a annoncé ce mercredi avoir ordonné la fermeture "immédiate et à titre conservatoire" de l'abattoir municipal après la diffusion par une association d'une vidéo montrant des mauvais traitements infligés à des animaux.

Action réussie pour une association de défense des animaux à Alès. Ce mercredi, l'association L214 a frappé les esprits après la diffusion d'une vidéo montrant les traitements infligés au bétail, parfois abattu en état de conscience. Après avoir pris connaissance de ces images, le maire de la ville Max Roustan a demandé la fermeture "immédiate et à titre conservatoire" de l'abattoir municipal. 

Acte I. Une vidéo choc

L214, une association de défense des animaux, publie sur son site une vidéo filmée en caméra cachée entre avril et mai 2015 par une "une personne qui a accès à l'abattoir". Les images montrent des bovins et des moutons être saignés alors qu'ils ont repris connaissance après avoir été étourdis. Des porcs sont entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au Co2. Un cheval apeuré est frappé avec un aiguillon électrique. 

Selon l'association, cette vidéo révèle "des mauvais traitements et desactes de cruauté" infligés à des animaux à l'abattoir d'Alès. Contactés par l'AFP, les responsables de l'abattoir n'ont pas souhaité s'exprimer. 

>> Attention, ces images peuvent choquer: 

Acte II. Une plainte et un expert

Dans la foulée de la publication de la vidéo, l'association a déposé une plainte auprès du procureur d'Alès. Elle assure aussi avoir envoyé un courrier à la préfecture demandant "une fermeture immédiate de l'abattoir".  

L'association a également soumis ces images à un expert vétérinaire auprès des tribunaux, qui a relevé plusieurs infractions au règlement dans les méthodes d'abattage. Gilbert Mouthon, également secrétaire général de l'association de protection Fondation Assistance aux animaux, a noté "des actes de cruauté" ainsi qu'un danger de contamination des carcasses par des matières fécales. 

Acte III. Une ordonnance de fermeture

Mercredi en fin d'après-midi, le maire d'Alès a annoncé avoir ordonné la fermeture "immédiatement et à titre conservatoire". En outre, Max Roustan, qui s'est dit "ému par ces images", a annoncé le lancement d'une enquête administrative interne sur d'éventuels manquements aux normes d'abattage des animaux. "Si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu'à la fermeture définitive de l'abattoir d'Alès", a-t-il poursuivi dans un communiquépublié sur le site internet de la municipalité. 

"Cet abattoir, comme l'ensemble des abattoirs de France, est sous l'exclusive responsabilité sanitaire des services de l'État, à travers la Direction départementale de la protection des populations, qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement", a par ailleurs rappelé l'élu. 

L'entreprise, qui produit 5000 tonnes de viandes par an selon son site internet, a bénéficié d'un investissement de 2,5 millions d'euros de la ville en 2010 pour sa rénovation. 120 emplois directs et indirects dépendent de cet abattoir à Alès et aux alentours. 

Propagande et démocratie

Par Le 14/10/2015

L’acte révolutionnaire de dire la vérité (John Pilger)

 

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POSTED BY: LEPARTAGE 13 OCTOBRE 2015

9ae3deca6381c2a9e1ecfec3d7b54303John Pilger est un journaliste de nationalité Australienne, né à Sydney le 9 Octobre 1939, parti vivre au Royaume-Uni depuis 1962. Il est aujourd’hui basé à Londres et travaille comme correspondant pour nombre de journaux, comme The Guardian ou le New Statesman.

Il a reçu deux fois le prix de meilleur journaliste de l’année au Royaume-Uni (Britain’s Journalist of the Year Award). Ses documentaires, diffusés dans le monde entier, ont reçu de multiples récompenses au Royaume-Uni et dans d’autres pays.

John Pilger est membre, à l’instar de Vandana Shiva et de Noam Chomsky, de l’IOPS (International Organization for a Participatory Society), une organisation internationale et non-gouvernementale créée (mais encore en phase de création) dans le but de soutenir l’activisme en faveur d’un monde meilleur, prônant des valeurs ou des principes comme l’autogestion, l’équité et la justice, la solidarité, l’anarchie et l’écologie.

Article initialement publié le 30 septembre 2015, en anglais, sur le site officiel de John Pilger, à cette adresse.


George Orwell a écrit qu’à « une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire ».

Nous vivons une sombre époque, dans laquelle la propagande de la supercherie affecte nos vies à tous. Comme si la réalité politique avait été privatisée, et l’illusion légitimée. L’ère de l’information est une ère médiatique. Nous avons une politique médiatique ; une censure médiatique ; une guerre médiatique ; des représailles médiatiques ; une diversion médiatique — une chaîne de production surréaliste de clichés et d’idées fausses.

Notre merveilleuse technologie est devenue notre amie autant que notre ennemie. A chaque fois que nous allumons un ordinateur ou prenons en main un appareil électronique — les chapelets de ce siècle — nous sommes soumis à un contrôle : à la surveillance de nos habitudes et de nos routines, et aux mensonges et à la manipulation.

Edward Bernays, qui inventa l’expression « relations publiques », un euphémisme pour « propagande », a prédit cela il y a plus de 80 ans, en qualifiant ce phénomène de « gouvernement invisible ».

Il a écrit que « ceux qui manipulent cet élément invisible de [la démocratie moderne] constituent un gouvernement invisible représentant la véritable force dirigeante de notre pays… Nous sommes gouvernés, nos esprits sont façonnés, nos goûts créés, nos idées suggérées, en grande partie par des gens dont nous n’avons jamais entendu parler… »

Le but de ce gouvernement invisible est de prendre possession de nous: de notre conscience politique, de notre perception du monde, de notre aptitude à penser indépendamment, de notre aptitude à séparer le vrai du faux.

Il s’agit d’une forme de fascisme, un mot que nous avons raison d’utiliser prudemment, préférant l’associer aux troubles du passé. Mais un fascisme moderne insidieux est aujourd’hui le principal danger. Comme dans les années 1930, d’énormes mensonges sont délivrés avec la régularité d’un métronome. Les musulmans sont mauvais. Les fanatiques saoudiens sont bons. Les fanatiques d’ISIS sont mauvais. La Russie est toujours mauvaise. La Chine commence à le devenir. Bombarder la Syrie est bon. Les banques corrompues sont bonnes. La dette corrompue est bonne. La pauvreté est bonne. La guerre est normale.

Ceux qui remettent en cause ces vérités officielles, cet extrémisme, sont jugés comme fous — jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’ils ne l’étaient pas. La BBC fournit ce type de service gratuitement. Ne pas se soumettre c’est se voir qualifier de « radical » — peu importe ce que cela signifie.

La véritable dissidence devient exotique; et pourtant les dissidents n’ont jamais été aussi importants. Le livre que je lance ce soir, « Le dossier WikiLeaks », est un antidote au fascisme qui ne dit jamais son nom. C’est un livre révolutionnaire, tout comme WikiLeaks est révolutionnaire — dans la même veine que ce dont parlait Orwell dans la citation que j’ai utilisée au début de ce texte. Car il explique que nous n’avons pas à accepter ces mensonges quotidiens. Nous n’avons pas à rester silencieux. Ou, comme l’a autrefois chanté Bob Marley : « Emancipate yourself from mental slavery » (« Emancipez-vous de l’esclavage mental »).

Dans l’introduction, Julian Assange explique que ce n’est jamais suffisant de divulguer les secrets des grands pouvoirs: qu’il est crucial de les comprendre, ainsi que de les replacer dans le contexte actuel, et de les intégrer à la mémoire historique.

Tel est l’accomplissement remarquable de cette anthologie, qui se réapproprie notre mémoire. Elle connecte les raisons et les crimes qui ont entraîné tant de bouleversements humains, du Vietnam et de l’Amérique Centrale, jusqu’au Moyen-Orient et à l’Europe de l’Est, toujours au sein de la matrice d’un pouvoir vorace, celui des États-Unis.

Il y a actuellement une tentative États-unienne et européenne de destruction du gouvernement Syrien. Le premier ministre David Cameron semble en être particulièrement désireux. C’est ce même David Cameron dont je me souviens comme d’ un homme mielleux lorsqu’il était en charge des relations publiques pour les requins financiers d’une chaîne de télévision privée britannique (Carlton Communication).

Cameron, Obama et le toujours plus obséquieux François Hollande veulent détruire la dernière autorité multiculturelle restante en Syrie, une action qui ouvrira certainement la voie aux fanatiques d’ISIS.

C’est, bien sûr, totalement démentiel, et l’immense mensonge qui justifie cette démence c’est que cela serait pour soutenir les Syriens qui se sont soulevés contre Bashar el-Assad lors du printemps arabe. Comme le révèlent les dossiers WikiLeaks, la destruction de la Syrie est un vieux projet des impérialistes cyniques qui date d’avant les soulèvements du printemps arabe contre Assad.

Pour les dirigeants du monde, à Washington et en Europe, le véritable crime de la Syrie n’est pas la nature oppressive de son gouvernement, mais son indépendance du pouvoir États-unien et Israélien — tout comme le véritable crime de l’Iran est son indépendance, et ainsi de suite pour la Russie, et la Chine. Dans un monde détenu par les États-Unis, l’indépendance est intolérable.

Ce livre révèle ces vérités, l’une après l’autre. La vérité sur une guerre contre le terrorisme qui fut toujours une guerre du terrorisme ; la vérité sur Guantanamo, la vérité sur l’Irak, l’Afghanistan, et l’Amérique Latine.

De telles vérités n’ont jamais été aussi nécessaires. A quelques honorables exceptions près, ceux des médias, soi-disant payés pour s’en tenir aux faits, sont maintenant absorbés dans un système de propagande qui ne relève plus du journalisme, mais de l’anti-journalisme. C’est aussi vrai des libéraux et des respectables que de Murdoch. A moins d’être prêt à surveiller et déconstruire chacune de leurs spécieuses affirmations, les prétendues « actualités » sont devenues irregardables et illisibles.

En lisant les dossiers WikiLeaks, je me suis souvenu des mots du défunt Howard Zinn, qui faisait souvent référence à « un pouvoir que les gouvernements ne peuvent supprimer ». Cela décrit WikiLeaks, et cela décrit les véritables lanceurs d’alertes qui partagent leur courage.

Sur le plan personnel, je connais les gens de WikiLeaks depuis déjà quelques temps. Qu’ils aient accompli ce qu’ils ont accompli dans des circonstances ne relevant pas de leur choix est une source d’admiration constante. Leur sauvetage d’Edward Snowden en est un bon exemple. Tout comme lui, ils sont héroïques : rien de moins.

Le chapitre de Sarah Harrison, « Indexer l’Empire », décrit comment ses camarades et elle ont mis en place une véritable bibliothèque publique de la diplomatie US. Il y a plus de 2 millions de documents maintenant accessibles à tous. « Notre ouvrage », écrit-elle, « est dédié à un objectif : que l’histoire appartienne à tout le monde. » Lire ces mots est exaltant, et cela témoigne de son propre courage.

Depuis le confinement d’une pièce de l’ambassade équatorienne à Londres, le courage de Julian Assange est une réponse éloquente aux lâches qui l’ont traîné dans la boue et au pouvoir sans scrupules qui cherche à prendre sa revanche contre lui, et qui mène une guerre contre la démocratie.

Rien de tout cela n’a dissuadé Julian et ses camarades de WikiLeaks : pas le moins du monde. Et ce n’est pas rien.

John Pilger

La France de la corruption.

Par Le 14/10/2015

 

 

 

 

La France, un des Etats les plus corrompus d’Europe, constate Transparency

International

2716 vues14 octobre 2015 8 commentaires Politique

 

 

La France, grâce à une opacité bien organisée, est un pays de petite vertu, lorsqu’il s’agit de corruption. En Europe, elle se place dans le peloton de tête des pays où la corruption prospère le mieux.

La corruption des élus politiques français bénéficie d’un contexte structurel profondément immoral qui n’est pas fait pour lutter contre cette faiblesse bien humaine, mais pour protéger les copains et les coquins, cacher les petites combines juteuses, entretenir les privilèges des uns, au détriment des payeurs qui souvent se saignent, voilà ce qui ressort du dernier rapport de Transparency international « agir contre la corruption ».

Premier constat douloureux : pour cacher la corruption, la France « n’a pas créé la base de données publique essentielle qui recense les condamnations pour corruption » déplore le rapport, et permettre à chaque contribuable de recevoir l’information à laquelle il a droit. Cela, dans une hypocrisie ambiante de débauche de « solidarité citoyenne. » Solidarité oui, mais pas touche aux élus.

Second constat : « Il est donc très difficile d’avoir, en France, une vision précise des formes que prend la corruption », au point que Transparency France a dû faire appel à des bénévoles pour dresser la carte de la corruption, et que l’ONG lance un appel au public : « Aidez-nous à enrichir la base de données en nous adressant les décisions de justice dont vous avez connaissance » car « nous avons besoin de vous pour connaître les condamnations qui n’apparaissent pas encore sur notre carte, » expliquent-ils.

Les mairies savent trouver de l’argent pour des projets électoralistes et acheter les voix des uns avec l’argent des autres, mais pour financer la lutte contre la corruption, il n’y a plus personne…

Une culture de l’impunité dans laquelle la corruption prospère

Troisième constat : une justice complaisante, voire complice.

« Ce qui a le plus frappé nos bénévoles? La durée des procédures: 45 affaires ont un délai > 15 ans entre les faits et la condamnation » constate l’ONG.

15 ans entre les faits et la condamnation, la justice est généreuse avec les ripoux : elle leur laisse tout le temps pour s’organiser, accumuler un petit pactole sur le dos des contribuables, étouffer les affaires et enfouir leurs détails, perdre quelques dossiers, et pourquoi pas, jouer sur la mort naturelle de quelques témoins ou acteurs gênants, sans compter sur l’immense bénéfice que le temps offre à l’effacement des mémoires. C’est dans cette culture de l’impunité que la corruption prospère.

« Avoir accès à ce type de données est pourtant essentiel pour savoir quels sont les domaines, régions et catégories de personnes les plus vulnérables et, ainsi, éclairer l’action des acteurs de la lutte contre la corruption (pouvoirs publics, citoyens, ONG, médias) ».

Pots de vin, prises illégales d’intérêts, les maires épinglés

Quatrième constat : En France, on déteste les patrons, mais les vrais ripoux, ce sont les maires

Europe 1, qui a étudié en détail le rapport, note que « les maires sont les personnes les plus condamnées, surtout pour des affaires relatives à l’attribution de marchés publics », « deux fois plus que les patrons », précise la radio.

Le scandale Kader Arif, l’arbre qui cache la forêt

Pour autant, le contrat du ministère de la défense qui a fait tomber Kader Arif, l’ancien ministre des anciens combattants, est une paille dans une botte de foin. « Les chiffres ne portent … que sur les affaires dont nous avons eu connaissance », nuance Transparency France qui laisse entendre que la réalité est par essence difficile à cerner, puisque précisément il s’agit d’affaires illégales, secrètes et bien cachées.

Conclusion

Transparency France fait un travail indispensable et qu’il convient de saluer. Mais l’ONG pourrait elle-même faire preuve d’un peu plus de transparence.

  • Il est regrettable que la base de donnée ne permette pas d’afficher un tableau avec les noms des ripoux en clair, et les villes où ils exercent leur vice. Il faut, pour les trouver, faire une recherche extrêmement longue département par département, et une suite de copiés collés impossibles.
  •  Il serait bon, également, puisque l’étude fait une distinction entre la situation des pays émergents et celle des pays industrialisés, que les tableaux reprennent cette distinction. C’est cette lecture qui m’a révélé que la France avant d’être 26e sur la liste, est surtout parmi les pays d’Europe les plus corrompus.
  • Où sont les chiffres ? Pour mesurer l’ampleur de la corruption, il faut ses chiffres. L’indispensable classement par le nombre de condamnation ne permet pas de visualiser l’ampleur des dégâts. Un procès pour une corruption de 3 000 euros, ce n’est pas la même chose qu’un autre pour 300 000.

A la tête du Théâtre National de Strasbourg, le gendre de Jack Lang vient de remplacer la nièce de Martine Aubry. Aucun contribuable n’a été dépouillé, aucun logement (encore que) destiné aux défavorisés n’a été détourné, et pourtant, nous sommes en plein cœur d’un système oligarchique, d’un népotisme qui représente une forme de corruption jamais sanctionnée – sauf lorsqu’il s’agit de dénoncer Nicolas Sarkozy bien entendu (il a du renoncer à installer son fils Jean à la tête de l’EPAD lorsque les médias en ont fait à juste raison tout un fromage. Cela n’a pas empêché le gouvernement socialiste de choisir Amin Khiari, fils de la vice-présidente PS du Sénat pour diriger le même EPAD, en comptant sur la complicité des médias, qui pour une fois n’ont pas cédé.)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

http://www.dreuz.info/2014/12/11/la-france-un-des-etats-les-plus-corrompus-deurope-constate-transparency-international/

De la culpabilité à l'engagement.

Par Le 12/10/2015

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https://culturedocumentee.wordpress.com/ 

 

Il convient de faire la distinction entre le sentiment de responsabilité et le poids de la culpabilité.

Il ne s'agit pas de culpabiliser les populations à mon sens car la culpabilité génère un retrait, une fuite, un abandon...Pour se protéger et ne pas souffrir davantage. Il convient plutôt à mon sens d'alerter, d'informer, de lancer un questionnement moral en chacun, une observation des comportements. C'est là que pourra s'ouvrir la conscience d'une opportunité de transformation. je n'étais pas conscient de tout ça il y a quelques mois encore....Et j'en tire les conclusions...Afin de passer aux actes.

Je ne veux pas utliser le terme de "complice" dans cette situation désastreuse...Je préfère l'expression : "victime de mon ignorance". Mais je suis responsable de cette ignorance et donc il ne tient qu'à moi de l'effacer. Là, j'entre dans une dynamique de transformation alors que le "complice" serait juste condamné à la vindicte populaire et en voudra à tout le monde....

Là où je parle d'ignorance, ça n'est justement pas dans la connaissance de ces situations effrayantes mais dans les CAUSES. Tout le monde a déjà vu et lu des informations sur la famine à travers le monde.

Nous faisons partie de ces causes, nous en portons une part au regard de nos modes de vie. C'est là qu'il y a une conscience à développer. 

C'est cette ignorance là qu'il faut réduire, réduire encore non pas en "matraquant" les personnes qui pourraient ne pas être au courant de ces situations mais en les amenant à observer leurs comportements et à expliquer en quoi ces comportements ont des effets sur la faim dans le monde. Il suffit de demander aux gens s'ils sont conscients que le régime carné est responsable de la déforestation, elle-même responsable de la famine dans le monde...Et voir les réactions....Quand vous achetez une tranche de viande chez le boucher, vous contribuez au développement de cette activité et à ses effets néfastes sur la planète...Cet achat multiplié par 10 millions de personnes en France, par jour, par 200 millions de personnes par jour en Europe, par 1 ou 2 ou 3 milliards par jour dans le Monde... Quand les actes de chacun sont à l'image de tous et que cette unité est néfaste, il faut rompre la chaîne. Maillon par maillon...  

 Il y a un manque énorme d'informations....Mais si les réseaux sociaux deviennent un tribunal de justice au lieu de s'en tenir à un support d'informations réelles, on perd une chance éventuelle d'amener des individus à réfléchir...Il s'agit donc pour moi d'agir selon ma conscience et mon niveau d'informations. Et de le partager, non pas comme un exemple, mais comme une ouverture.

Juste une main tendue. Et pas un poing fermé. 

Mon engagement n'est exemplaire que pour moi dès lors qu'il répond à mes convictions.

Je sais bien, tout comme cela se passait dans ma classe, qu'on n'apprend rien à ceux qui se sentent "attaqués". On ne leur apprend que l'opposition. Et tout est perdu.  

Il est délicat d'informer. Cela doit rester dépourvu de toute intention autre que la connaissance. Toute intrusion dans le comportement d'autrui est la négation immédiate de son implication volontaire et bienheureuse. 

Il ne s'agit donc pas de "forcer" les gens à changer de comportements en les culpabilisant, en les plongeant dans la honte, en les humiliant...

Il s'agit juste d'informer. Rien d'autre. 

À chaque individu de s'en servir. Ou pas. Nous ne sommes pas égaux au regard des conditionnements que nous avons subis. Il sera très long pour certains de s'en défaire. Nous ne démarrons pas tous au même niveau. Et il est d'autant plus admirable à celui qui doit tout désapprendre de s'engager dans cette voie. Faire appel à la responsabilité de chacun n'est en aucune mesure une volonté de leçon de morale ou de culpabilisiation. Se perdre dans une telle dérive nous rendrait responsable de l'échec de toute ouverture de conscience...

Thich Nhat Hanh n'est pas un donneur de leçon. C'est un homme qui applique à lui-même les leçons qui le concerne et qui les partage. Un homme de coeur. 

 

 

 

 

 

De notre responsabilité commune.

Par Le 12/10/2015

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" Frères humains, devenez végétariens ! " Il suffirait de renoncer à la viande pour soulager la pénurie de céréales tout en préservant l'environnement et notre santé. "L'élite intellectuelle dans les pays développés trouve parfaitement normal de s'inquiéter de la surpopulation dans le monde, mais elle oublie toujours un fait. La vraie surpopulation, c'est celle du bétail."
L'auteur de ces phrases n'est pas un vachophobe excentrique ou un végétarien fanatique mais l'économiste américain Jeremy Rifkin, auteur, entre deux essais sur le travail ou les nouvelles technologies, du passionnant "Beyond Beef", un essai sur l'impact dévastateur de l'industrie de l'élevage.


Surpopulation ? Avec 1,4 milliard de vaches, notre planète croule en effet sous le bétail : le poids cumulé de tous ces ruminants est supérieur à celui de toute la population humaine avec ses 6 milliards d'habitants ! Et c'est de pire en pire. La production de viande a été multipliée par cinq depuis les années 1950, pour passer à 265 millions de tonnes, et devrait encore doubler pendant les 20 années à venir. De quoi affoler les experts en alimentation, qui se demandent bien comment la terre pourra nourrir les 3 milliards d'humains supplémentaires de ces prochaines décennies.


La concurrence entre les animaux d'élevage et les hommes s'annonce très rude.
• 80% de l'alimentation animale proviennent de cultures qui conviendraient également à la consommation humaine : maïs, soja.
• A l'ère de l'élevage industriel, nos bêtes accaparent à elles toutes seules 60% de la production mondiale de céréales, soit 670 millions de tonnes ! Un volume qui suffirait amplement à nourrir les 923 millions d'êtres humains souffrant de malnutrition. En fait, d'un point de vue malthusien, la viande n'est pas «rentable».
• On estime qu'un végétarien consomme en moyenne 180 kilos de céréales par an alors qu'un consommateur de viande en gaspille 930 kilos par an.
Pour comparer le rendement de diverses spécialités agricoles, les agronomes calculent un taux de conversion alimentaire qui correspond au rapport entre le nombre de protéines consommées et produites.
• Pour obtenir 1 calorie de poulet, il faut ainsi environ 4 calories de nourriture végétale. Idem pour le porc ou les oeufs. Pour le lait, on grimpe à 8. Et pour le boeuf, à 17, voire bien plus ! En comparaison, la pomme de terre est bien moins gourmande, son taux de conversion n'étant que de 0,46. Et encore, on ne compte pas les besoins en eau :
• Pour produire 100 grammes de boeuf, il faut 25 000 litres d'eau.
Glouton, notre cheptel est aussi expansionniste.
• Au total, l'élevage et la production des aliments pour le bétail squattent 78% des terres agricoles mondiales, soit 30% de toute la surface du globe, trois fois plus qu'en 1960.
«Sur un hectare de terrain, un agriculteur peut nourrir une trentaine de personnes s'il le consacre à la culture de légumes ou de fruits. S'il produit des oeufs ou de la viande, le ratio passe à cinq personnes. Et à beaucoup, beaucoup, moins, s'il ne s'agit que de viande rouge», dit ainsi Bruno Parmentier, auteur de «Nourrir l'humanité» et directeur de l'Ecole supérieure d'Agriculture d'Angers.


Des périls verts à quatre pattes :
• Le plus insensé ? C'est que toute cette bidoche est en priorité destinée à 0,1% de la population de la planète, l'infime petite minorité des riches de ce monde. Notre consommation de viande est passée de 30 kilos par personne et par an en 1919 à plus de 100 kilos aujourd'hui. C'est trois fois plus que la quantité préconisée par les organismes de santé.
Non seulement notre régime carnivore affame la planète, mais il nous tue aussi par la recrudescence des maladies de "biens nourris" : accidents cardiovasculaires, diabète, obésité...

• Et pour ne rien arranger, il contribue au réchauffement climatique. Selon un rapport publié en 2006 par la FAO de l’ONU,l'élevage est responsable de 18% des émissions des gaz à effet de serre. Soit plus que le secteur des transports ! Avec leurs flatulences chargées de méthane [72 fois plus puissant que le CO2 sur 20 ans], leurs tonnes de fumier gorgé de gaz hilarant, le fameux NO2 également des plus nocifs [300 fois plus puissant que le CO2], sans compter les émissions d'ammoniac synonymes de pluies acides et leurs déjections qui polluent les nappes phréatiques, nos charmants bovins sont des périls verts à quatre pattes.
• L'extension de leurs pâturages fait des ravages. En Amérique centrale, 20% des zones sylvestres ont déjà été ratiboisées. Et c'est encore pire au Brésil, où 38% de l'Amazonie ont été sacrifiés pour les bovins. Une déforestation qui s'accélère avec les immenses plantations de soja destinées à nourrir nos vaches, toujours elles. Mon royaume pour une entrecôte.
Doan Bui, Le Nouvel Observateur

Revue "KAISEN"

Par Le 11/10/2015

OASIS, UN NOUVEAU MODE DE VIE

Chers Colibris,

Dans ce numéro spécial, le magazine Kaizen et le Mouvement Colibris présentent 100 "Oasis", 100 lieux de vie construits aux quatre coins de la Francepar des femmes et des hommes qui ont décidé de placer l’autonomie, le partage et la convivialité au cœur de leur mode de vie.

Écohameaux, écoquartiers, habitats groupés... Autant de formes différentes d’habitats qui se sont fondés, pour la plupart, autour de cinq piliers : mutualisation d’espaces et de services ; gouvernance collective ; sobriété énergétique ; recours à l’agriculture locale et potagers biologiques ; transmission et partage des savoirs. Ces lieux, à leur échelle, sont la maquette de la société plus écologique et plus humaine que nous avons à construire.

Pour inviter les lecteurs à "passer à l’acte", les informations clefs nécessaires à la création d’oasis sont regroupées par thématique : juridique, gouvernance, succession, financement...

Oasis, un nouveau mode de vie, 120 pages, 12 €

Feuilletez ce numéro spécial Oasis sur la boutique des Colibris ! 

 

 

 

Végétalien et performances physiques.

Par Le 11/10/2015

Vegactu

L’ultra-marathonien végane Scott Jurek bat le record de l’Appalachian Trail (3523km)

Nicolaï Van Lennepkade 13 juillet 2015

Après 46 jours 8 heures et 7 minutes d’efforts intensifs, l’ultra-marathonien Scott Jurekvient d’établir un nouveau record sur l’Appalachian Trail1 .

Cet exploit est d’autant plus impressionnant pour le commun des mortels que Scott Jurek est végétalien de longue date, c’est-à-dire qu’il ne consomme jamais de produits d’origine animale (comme le lait, le beurre, le miel, les œufs, la viande, ou le poisson) mais il consomme tout le reste, à savoir la grande variété de végétaux, d’algues, et de champignons.

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Une alimentation optimale

L’alimentation végétale permet à Scott Jurek d’éviter à son corps de subir des inflammations dues aux aliments d’origine animale comme le lait ou la viande. De plus comme l’explique le triathlète Brendan Brazier, l’alimentation végétalienne permet d’optimiser la digestion des aliments car ils sont peu transformés et facilement digestibles contrairement à la viande et aux autres produits d’origine animale.

14 États traversés, et 156km de montée/descente !

Au total Scott Jurek a couru près de 80km par jour, a traversé 14 Etats Américains, et amonté et descendu plus de 156 000 mètres de dénivelé ! Un exploit extraordinaire et sans souffrance animale, si ce n’est la souffrance consentante de Scott Jurek lui-même.

Scott Jurek termine donc en beauté sa carrière, car il avait confessé au deuxième jour de sa course que cela serait la dernière. A 41 ans, notre coureur préféré va désormais prendre du temps pour s’occuper de lui-même et de sa famille.

Pour découvrir ses secrets d’endurance et le parcours incroyable de cet multiple recordman de course longue distance, le livre Eat & Run vient d’être traduit en français pour le plaisir de tous.

Précisions :

  1. http://www.runnersworld.com/trail-racing/scott-jurek-breaks-appalachian-trail-thru-hike-record [↩]

A propos de Nicolaï Van Lennepkade

Vegan et marathonien, je suis passionné par le sport en général et surtout par le triathlon. Professionnellement je suis diplômé d'une licence en web-marketing et actuellement étudiant en géograph

"Des animaux pour rester des hommes"

Par Le 11/10/2015

 

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Des animaux pour rester des hommes

19.90 €

Ce n’est ni un roman, ni de la poésie, juste un partage de ma passion de l’humain et de l’animal à travers mon action de médiation animale en milieu carcéral. Des photos prises pendant notre travail, des moments « volés », un zoom sur ce lien entre deux êtres vivants, presque invisible à première vue mais bien réel.

Je voudrais donner une autre image de la prison et de ses occupants, mettre la lumière sur un milieu qui fait peur, que l’on ne connaît que par « extraits de films », un univers totalement déshumanisé, que l’on veut oublier, cacher… L’animal permet d’y entrer de manière douce, naturelle et permet de croire en l’humanité qu’il y a en chacun de nous. Il est important pour moi également de partager ma collaboration avec mon partenaire depuis 11 ans, un golden retriever, nommé Sunny. C’est lui qui prend la parole et raconte notre parcours, nos rencontres, notre histoire…

Catégories : , . Mots clés : , . Auteur :.

Extrait du livre

« Je m’appelle Sunny, je suis un golden retriever de 11ans, fidèle compagnon de ma maîtresse Patricia. Voilà 6 ans que je la suis à la prison de Strasbourg, jour après jour, saison après saison. J’arpente avec elle les longs couloirs froids, les innombrables escaliers de cet univers métallique et presque inhumain. »

« Ma seule présence suffit-elle à rendre plus humain cet enfer ? »

« L’homme aux tatouages s’avance vers moi, une balle de tennis à la main. Il me parle, me chuchote à l’oreille des confidences que je suis le seul à entendre. Il est marqué, meurtri, mais sa voix est douce. J’ai conscience de l’importance de ce moment, c’est un échange privilégié, je lui fais sentir que je suis là pour lui, que je le comprends. Je suis le lien vers l’extérieur, vers la vie, celle qu’il retrouvera d’ici quelque temps. Il me dit avoir attendu et compté les jours jusqu’à ma visite, il espérait que je viendrais et cela lui donnait un but. »

Intervenante en Médiation Animale formée à l'Institut de zoothérapie du Québec.

 

Professionnelle de l'accompagnement thérapeutique pratiquant la thérapie Brève. Approche systémique et stratégique formée à l'Institut Gregory Bateson Paris.

 

L’ANIMAL COMPAGNON DE VIE ET DE REINSERTION

2ème Prix Initiatives Justice 2011

Il est encore temps de voter, la partie n'est pas gagnée!!!
http://www.femina.fr/Prix-Solidarite-Version-Femina-Europe-1/2015
http://www.femina.fr/Prix-Solidarite-Version-Femina-Europe-1/2015/Alsace-Les-Dernieres-Nouvelles-d-Alsace/ARNOUX-Patricia

Merci pour votre soutien

A  partir d'aujourd'hui dans le journal l'Alsace en collaboration avec Europe 1, je refais partie des finalistes pour le prix "Fémina" . 7000 Euros à la clef pour mon association Evi'dence !!! Cela n'est vraiment pas négligeable vu la charge de travail actuelle !! Alors n'hésitez pas à prendre vos téléphones ou vos ordinateurs pour voter si vous voulez soutenir mon action en place depuis maintenant  7ans à la maison d'arrêt de Strasbourg.

Vous pouvez appeler dès aujourd'hui et jusqu' au 13 octobre 2015 au 0 897 043 753 ou par SMS envoyer PRIX au 73916 ou connectez vous sur fémina.fr et europe1.fr rubrique "Prix Solidarité Version Fémina- Europe 1. Mon  code sera le : 0801

L'info est à partager sur vos réseaux et connaissances sans modération bien entendu! Merci pour votre soutien précieux!

MEDIATION ANIMALE EN MILIEU CARCERALROUTE 67

PASSAGE à RTL LE 07.07.15

Avec un peu de retard....

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/les-pouvoirs-du-chien-7779029143

NUIT DES TROPHEES ROUEN 2014

Une nouvelle belle reconnaissance pour l'association Evi'dence lors de la nuit des trophées à Rouen le 24 février 2014... En espérant un jour pouvoir enfin être reconnu par le ministère comme un mode de prise en charge à part entière et de pérenniser l'action à Strasbourg mais aussi de pouvoir l'essaimer... Je crois toujours autant en ce que je fais et aux "pouvoirs des animaux" même si nous n'avons pas la prétention de faire des miracles mais j'espère mettre ma pierre à l'édifice au même titre que les autres professionnels accompagnant..

 

Des animaux abandonnés trouvent refuge en prison.

 

En prenant soin d’un animal en souffrance

le détenu apprend la maîtrise de soi et la responsabilité,

il prépare sa réinsertion.

 

Les animaux, quant à eux, se reconstruisent en retrouvant la confiance en l'humain et une nouvelle joie de vivre...

 

Comment un homme et un animal réunis dans l’isolement

peuvent s’offrir mutuellement une nouvelle vie.

 

 


GÉNÉRIQUE
Réalisation : Inthemood...
Son : Dominique Ciekala, Christophe Motte
Montage : Hugues Landry
Etalonnage : Paul Champart
Production : Inthemood... / The Animal Affinity Club

 
 
Magazine » Enquêtes

SANTÉ & BIEN-ÊTRE

Des animaux thérapeutes

 

On connaissait l’effet bénéfique d’une présence animale sur les êtres humains. De là à imaginer nos amis les bêtes faire leur entrée dans les hôpitaux français... Pourtant, depuis près de trois ans, la zoothérapie, testée dans certains établissements, permettrait d’améliorer la santé physique et mentale des patients atteints de troubles cognitifs, de la mémoire ou de psychomotricité.

Un thérapeute pas comme les autres a débarqué, il y a six mois, à l’hôpital gériatrique des Charpennes à Lyon. Réformé de l'école de chiens d'aveugles « parce qu'il avait peur des camions dans la rue », Eliott, un jeune labrador de 3 ans, a été accueilli à bras ouverts par l'Unité neuro-vasculaire de la personne âgée (UNV), pour assister ergothérapeutes et kinésithérapeutes pendant les exercices de rééducation des patients atteints d’Alzheimer ou ayant subi un accident vasculaire-cérébral (AVC). Contrairement au concept de chiens visiteurs, mis en place dans de nombreuses maisons de retraite pour divertir les anciens, cette technique thérapeutique vise à améliorer le langage, la mémoire, l’état dépressif, les problèmes relationnels et/ou la psychomotricité des patients, par la médiation animale. On appelle cela la zoothérapie. « Le plus original et le plus innovant ici, souligne le Professeur Krolak-Salmon, neurologue, médecin-chef et heureux propriétaire du labrador, c'est le travail du chien dans les exercices de rééducation de personnes âgées, après un accident vasculaire cérébral (AVC). ». « Andrée, 79 ans, a été victime d’un AVC fin 2011, explique Philippe Bonnet, kinésithérapeute du service. A raison de deux ateliers par semaine, Eliott a très vite favorisé l’élargissement de son champ de vision. Ne pouvant plus se repérer dans l’espace, la présence du labrador lui permet de ne plus rester fermée sur elle-même, et de relever la tête. Le regard est le premier sens qui permet l'ouverture vers l'extérieur. Au début, elle se concentre sur l’animal pour le suivre puis ce sera sur l'environnement. Le chien lui sert de repérage visuo-spacial. » Ainsi, obéissant aux ordres du thérapeute, Eliott se déplace de gauche à droite pour « ouvrir le champ perceptif visuel » de l'octogénaire qui, appuyée sur sa canne, parvient à mieux se repérer dans l’espace et à faire quelques pas. 
Le chien n’est pas le seul animal utilisé en zoothérapie. Le cochon d’Inde, les équidés ou encore les dauphins peuvent eux aussi avoir un rôle de médiateur thérapeutique.

Si la zoothérapie, contrairement aux Etats-Unis, est encore peu répandue en France, les bienfaits thérapeutiques des animaux sur l’homme sont reconnus depuis des siècles. En 1792, en Angleterre, l’homme d’affaires philanthrope William Tuke fonde le York Retreat. A cette époque les malades mentaux, traités très durement, sont enfermés, enchaînés et battus. En leur proposant de s’occuper d’animaux, il va s’apercevoir que ces malades vont se responsabiliser, développer un lien d’attachement, et reconstruire une estime d’eux-mêmes. Après la première guerre mondiale, les infirmières du Pawling Army Air Force Convalescent Hospital de New York utilisaient des chiens comme aide à la thérapie pour les soldats traumatisés. Au 19ème siècle, durant la guerre de Crimée, Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, et pionnière dans l’emploi d'animaux à titre thérapeutique, gardera une tortue à l’hôpital après avoir remarqué que ceux-ci avaient le pouvoir de réconforter les gens et de diminuer leur anxiété. En 1953, c’est Boris Levinson, psychiatre américain, qui va véritablement développer les possibilités de l’animal en thérapie après avoir découvert par hasard l’influence positive de son propre chien sur un jeune patient autiste. L’enfant, emmuré dans son mutisme, refusait toute communication avec le monde extérieur. Resté par inadvertance dans le cabinet, son chien s’approcha du garçon, le renifla, le lècha. Et là, comme par miracle, l’enfant, pour la première fois, s’exprimera avec le chien. Il demandera même à revenir pour le revoir. C’est ainsi qu’est née la « Pet Facilitated Psychotherapy » (psychothérapie facilitée par l’animal). D’autres thérapeutes comme Friedmann, Katcher, Lynch ou Thomas vont mettre en évidence les effets de l’animal sur la santé. Par exemple, le simple fait de caresser un animal fait baisser la tension artérielle et permet de diminuer la mortalité chez les sujets cardiaques. Le Dr Serpell de Cambridge a même démontré que l’animal familier permettait aux patients de vivre plus vieux et en meilleure santé avec, chez les personnes âgées, une diminution des fractures du col du fémur. Phénomène assez récent, les animaux font leur entrée dans certains services hospitaliers. Selon François Beiger, fondateur et directeur général de l’Institut Français de Zoothérapie, une trentaine d’hôpitaux en France auraient aujourd’hui adopté cette technique thérapeutique. « Depuis 2009, de plus en plus d’établissement de santé nous envoient des thérapeutes, des infirmiers, des kinés ou encore des psys en formation, explique-t-il. Je suis ravi de cet engouement mais il ne faut pas qu’il soit uniquement induit par un effet de mode ! Je constate que, depuis deux ans, beaucoup de jeunes gens veulent devenir zoothérapeutes et me contactent pour me demander de les former. Mais attention, ce n’est pas un métier ! Seuls les professionnels du milieu médical déjà familiarisés avec ces types de pathologies peuvent y accéder. ». 

Objectif 2013 du Professeur Krolak-Salmon et de son Unité neuro-vasculaire de la personne âgée du CHU de Lyon : établir, pour la première fois en France, un programme de travail pour démontrer l’efficacité de la zoothérapie, au moyen d’une étude clinique sur deux groupes de patients ayant la même pathologie - l’un aidé du chien, l’autre non.« Pour l’instant, les résultats restent considérés comme plus ou moins subjectifs et abstraits, concède Philippe Bonnet. Alors même si cette rééducation très spécifique ne doit pas se substituer aux autres, cette étude peut offrir à la science une autre ouverture ».

Suite à un AVC, Marie, 77 ans, avait récupéré une bonne partie de sa motricité. Subsistait une héminégligence à gauche. « Après plusieurs contacts physiques réguliers avec Eliott, elle est parvenue à reprendre conscience de ce côté gauche et à retrouver progressivement l’utilisation de sa main », raconte Philippe Bonnet, qui s’est occupée d’elle. Si cette expérimentation au sein du CHU de Lyon en est encore « aux balbutiements, on a déjà pu constater que la présence de ce chien était une vraie valeur ajoutée dans le travail de rééducation. Et un énorme facteur de motivation pour les soignants comme pour les patients. ».

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Impact écologique

Par Le 11/10/2015

 

Empreinte ecologique

 

https://culturedocumentee.wordpress.com/2015/01/31/cowspiracy-the-sustainability-secret/

Ce site "CULTURE DOCUMENTÉE" est une mine d'informations de très grande qualité. De nombreux sujets posant tous de vastes problèmes. Il convient bien entendu, ensuite, d'aller chercher des compléments pour affiner et approfondir la réflexion. Toutes les pistes ouvertes par les documents que contient ce site relèvent de priorités absolues. Penser que la télévision et les medias officielles (et donc manipulatrices) ont la capacité et la volonté d'éveiller les populations serait une utopie .... 

Pour notre part, la viande est déjà exclue de notre alimentation. Il restait quelques poissons, un peu de charcuterie ( 2 tranches de jambon le jour des crêpes bretonnes ^^) et les oeufs.

Nous n'allons garder que les oeufs mais avec nos propres poules. Une première tentative avec un poulailler personnel s'était terminée par deux poules égorgées (un mustélidé). Je vais donc reprendre les travaux pour fermer intégralement le poulailler par un filet suspendu. 

Se pose bien évidemment l'épineux problème du monde agricole. Il ne s'agit pas à mes yeux de les "condamner", ça serait une erreur gravissime. La situation des exploitants agricoles est très complexe. L'endettement les accompagne bien souvent et leur interdit toute tentative de transformation de leur pratique vers une agriculture écologique ou tout du moins dégageant un impact limité. Le documentaire "La mort est dans le pré" développe ce problème majeur. Le conflit moral dans lequel vivent ces exploitants est terrible. Certains le vivent très mal et ne savent comment s'en sortir parce que le changement que ça demande est gigantesque et aléatoire... Certains s'assoient dessus et se limitent à rentabiliser l'exploitation. Il y a enfin ceux qui franchissent le pas et se lancent...On en a rencontré parfois et ils nous ont expliqué le "combat financier et moral" que ça représente. Chapeau bas...

Il est évident que les consommateurs doivent les soutenir par des achats ciblés et une reconnaissance appuyée. Dire que leurs produits sont trop chers, ça serait les condamner et ils seraient dès lors les "victimes" de notre abandon en tant que consommateurs. 

 

Il convient par conséquent à mon sens d'encourager les exploitants à se tourner vers une agriculture végétale de qualité en acceptant le surcoût que ça représente pour les consommateurs. Les économies réalisées dans le panier d'achat par l'éliminitation de la viande, poissons, oeufs, yaourts fruités et autres fromages industriels sont reportées sur des produits estampillés "AB". Impossible bien évidemment de contrôler soi-même la qualité de ces produits. Ce sont donc les produits locaux, auprès d'exploitants que nous connaissons qui deviennent les principaux produits consommés et bien évidemment notre propre production avec le potager de la maison. 

Les produits "exotiques" sont bannis. Tout ce qui représente un impact écologique lié au transport et qui ne répond pas à une priorité n'entre pas dans le panier. On peut vivre sans manger des ananas... (juste un exemple parmi des milliers d'autres). Faire le tour de ses achats habituels et se poser cette simple question est déjà un pas immense et rès révélateur...  

L'attitude des "associations écologiques" comme Greepeace est consternante. Et c'est là qu'on voit à quel point, nous pouvons être trompés par ceux qui sont censés défendre des causes qui nous touchent. Associations subventionnées par les multinationales. On rejoint la situation des syndicats d'enseignants subventionnés par l'Etat. AUCUNE CREDIBILITE. 

Seule, notre propre cheminement intellectuel, notre propre recherche de la "vérité", (c'est à dire des données irrémédiablement fluctuantes), peuvent nous garantir une certaine justesse dans nos comportements. Sans que rien ne soit jamais définitif. 

À quelqu'un qui nous demanderait pour quelles raisons, nous ne mangeons plus de viande, nous répondrions :

1) L'impact écologique est beaucoup trop lourd pour l'ensemble de la planète.

2) Nous ne voulons pas participer à la destruction des écosystèmes. Et les forêts pluviales, équatoriales et autres territoires "exotiques" sont aussi sous "ma" responsabilité. Je ne peux pas critiquer les destructeurs dès lors que je participe aveuglément à leur "croissance".

3) Nous ne voulons pas porter la responsabilité de la faim dans le monde.

4) La Terre peut nourrir l'ensemble de la population mondiale.

5) Il s'agit de notre santé.

6) Le lien social est reconstitué par le marché local.

7) Ne pas rentrer dans un supermarché représente des économies financières conséquentes de par les "tentations d'achat" sur lesquelles ces Marchands font leurs bénéfices. Des bénéfices GIGANTESQUES qui ne profitent pas aux populations concernées. Ni même d'ailleurs à une très grande partie des exploitants agricoles dont le travail n'est pas récompensé à sa juste valeur.

8) Les condtions de vie des animaux dans les élevages intensifs sont contraires à nos valeurs de respect de la vie.

9) Toutes les études projectives démontrent clairement que notre système d'exploitation des ressources naturelles ( terre et océan) condamne la vie entière (humaine, animale, végétale) 

10) Nous ne pouvons pas vivre comme si personne n'allait nous suivre... Il y a en nous une responsabilité immense au regard des générations à venir. 

 

 

Agriculture - Elevage


http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=105

Impacts de l’élevage sur l’environnement


 



L’élevage serait l’un des causes principales des problèmes environnementaux majeurs d’après un rapport de la FAO (Food and Agriculture Organization – Organisation des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture) : réchauffement de la planète, dégradation des terres, pollution de l'atmosphère et des eaux et perte de biodiversité. 


La croissance de la population et des revenus dans le monde entier, à laquelle vient s'ajouter l'évolution des préférences alimentaires, stimulent un accroissement rapide de la demande de viande, de lait et d'œufs, tandis que la mondialisation alimente le commerce d'intrants et d'extrants. En 2000, 229 millions de tonnes de viande étaient consommées : 465 millions de tonnes le seront en 2050. La consommation de lait augmentera quant à elle de 580 à 1 043 millions de tonnes sur la même période. On assiste à une croissance accélérée de la production de porcins et de volailles (essentiellement en exploitations industrielles) et un ralentissement de celle de bovins, ovins et caprins qui font souvent l'objet d'élevages extensifs. Aujourd'hui, 80 pour cent de la croissance du secteur de l'élevage est le fait des systèmes industriels.

Or l’élevage serait l’un des causes principales des problèmes environnementaux majeurs d’après un rapport de la FAO (Food and Agriculture Organization – Organisation des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture) : réchauffement de la planète, dégradation des terres, pollution de l'atmosphère et des eaux et perte de biodiversité. Les conséquences écologiques de l’élevage sont détaillées ci-dessous. 
 

Déforestation


Le secteur de l'élevage est de loin le plus gros utilisateur anthropique de terres. Le pâturage occupe 26 pour cent de la surface émergée de la terre, tandis que la production fourragère requiert environ un tiers de toutes les terres arables. L'expansion des parcours pour le bétail est un facteur clé de déboisement, en particulier en Amérique latine: quelque 70 pour cent de terres boisées de l'Amazonie servent aujourd'hui de pâturages, et les cultures fourragères couvrent une grande partie du reste. Environ 70 pour cent de tous les pâturages des zones arides sont considérées comme dégradées, surtout à cause du surpâturage, de la compaction des sols et de l'érosion imputables aux activités de l'élevage. 
 

Réchauffement climatique


Le secteur de l'élevage a un rôle (souvent méconnu) dans le réchauffement de la planète. La FAO a ainsi estimé que l'élevage est responsable de 18 pour cent des émissions des gaz à effet de serre, soit plus que les transports ! Si on considère le secteur agricole dans son ensemble, l’élevage représente à lui seul 80 % des émissions. Les activités d’élevage sont ainsi responsables de l’émission de nombreux gaz responsables de l’effet de serre :

Dioxyde de carbone : 9% des émissions anthropiques de dioxyde de carbone sont produites par l’élevage. Ce gaz est du non seulement à l'expansion des pâturages et des terres arables pour les cultures fourragères, mais aussi à l’utilisation de l’énergie comme carburant, comme chauffage des bâtiments d’élevage… En France, la part agricole dans les émissions françaises totales est de 14 %. L’intensification de l’effet de serre due à l’accumulation des émissions anthropiques de dioxyde de carbone représente 60 % du renforcement anthropique total de l’effet de serre

Méthane : 37 % des émissions anthropiques de méthane sont produites par l’élevage. La source principale de méthane est la fermentation entérique des ruminants. Mais aussi la fermentation des déjections animales dans les fosses de stockage émet un tel gaz. Ces deux éléments représentent environ 80 % des émissions de méthane agricole. En France, la part agricole dans les émissions françaises totales est de 70 % ! Ce gaz serait actuellement responsable de 18 % à 19 % de l'effet de serre total.

Protoxyde d’azote : 65% des émissions anthropiques de protoxyde d’azote sont produites par l’élevage. L’élevage représente à hauteur de 75-80% des émissions de protoxyde d’azote agricoles. Les principales sources d’émissions sont l'épandage d'engrais azotés et processus de dégradation dans le sol et le tassement des sols lié au calendrier de travaux chargé et utilisation d'engins agricoles lourds. En France, la part agricole dans les émissions françaises totales est de 76 % ! La contribution du protoxyde d’azote ou oxyde nitreux représente environ 6 % du total des gaz à effet de serre.

Ammoniac : 64% des émissions anthropiques d’ammoniac sont produites par l’élevage. Le secteur agricole est d’ailleurs la principale source d’émission avec 94 % des émissions !

A l'échelle nationale, les activités agricoles sont à l'origine du quart des émissions de gaz à effet de serre. Dans cette fraction l'élevage représente un tiers dont l'essentiel est dû aux émissions de méthane, lui-même étant principalement issu des fermentations entériques des bovins. Toutefois toutes les activités agricoles ne produisent pas de la même façon des gaz à effet de serre. En France, les sols agricoles seraient responsables de 47 % des émissions, suivis de la fermentation entérique (26 %), des déjections animales (18%) et enfin de la consommation d’énergies (9%).
 

Pollution de l’air


Les activités industrielles et agricoles conduisent à la libération de beaucoup d’autres substances dans l’atmosphère, dont beaucoup dégradent la qualité de l’air. Ces polluants sont notamment le monoxyde de carbone, les chlorofluorocarbures, l’ammoniac, les oxydes d’azote, le dioxyde de souffre et d’autres composés organiques volatiles. En présence d’humidité atmosphérique et d’oxydants, le dioxyde de souffre et l’oxyde d’azote sont convertis en acide sulfurique et nitrique. Ces acides sont nocifs lorsqu’ils sont en suspension dans l’air pour les voies respiratoires.
De plus, ces polluants présents dans l’air retournent dans la terre sous forme de pluie ou neige acide qui peuvent ainsi endommager les cultures, les forêts et acidifier les étendues d’eau comme les lacs, qui deviennent ainsi impropre à toute vie animale ou végétale. En outre, les polluants atmosphériques peuvent également être transportés par le vent à plusieurs centaines de kilomètres du lieu où ils sont libérés et ainsi influencer sur des surfaces importantes.
La volatilisation de l’ammoniac (qui est nitrifié dans le sol après le dépôt) est la principale cause d’acidification des dépôts atmosphériques secs et humides. Il provient en grande partie des excréments du bétail.
Les animaux d’élevage ne représentent par contre qu’une faible part de la libération directe de carbone dans l’atmosphère. Toutefois cette part augmente lorsqu’on considère les libérations indirectes lié à cette activité telle que : la combustion de combustibles fossiles pour produire des engrais minéraux pour la production d’aliments, la libération de méthane par la décomposition des engrais et du fumier, le changement d’utilisation des terres pour la production d’aliments ou pour le pâturage, la dégradation des terres, l’utilisation des combustibles fossiles pour la production animale ou encore l’utilisation de combustibles fossiles pour la production et le transport des produits animaux. 
 

Pollution des milieux aquatiques et consommation en eau


Le secteur de l’élevage a un impact énorme sur l’utilisation de l’eau, la qualité de l’eau et les écosystèmes aquatiques. La production animale a de fortes retombées sur les disponibilités en eau, car elle consomme plus de 8% des utilisations humaines d'eau à l'échelle mondiale, essentiellement destinée à l'irrigation des cultures fourragères. Dans les régions aux faibles ressources hydriques, la quantité d’eau utilisée pour la production animale pourrait dépasser celle servant à satisfaire les besoins alimentaires des humains. Ainsi, on estime que pour produire un litre de lait il faut 990 litres d’eau ! 

Il est attesté que c'est la plus grande source sectorielle de polluants de l'eau -principalement déchets animaux, antibiotiques, hormones, produits chimiques des tanneries, engrais et pesticides utilisés pour les cultures fourragères, et sédiments des pâturages érodés. Si l'on ne dispose pas de chiffres mondiaux, on estime qu'aux Etats-Unis, l'élevage et l'agriculture fourragère sont responsables de 37% de l'utilisation de pesticides, de 50% de celle d'antibiotiques, et d'un tiers des charges d'azote et de phosphore dans les ressources en eau douce. Le secteur engendre aussi près des deux tiers de l'ammoniac d'origine anthropique, qui contribue sensiblement aux pluies acides et à l'acidification des écosystèmes.
L’Asie de l’Est et du Sud-Est est l’une des zones de production animale les plus importantes du monde ; les secteurs du porc et de la volaille prédominent et représentent les deux principales sources de pollution des eaux liées à l’élevage. Aujourd’hui, l’Asie de l’Est comprend bien plus de la moitié des troupeaux de porcs du monde et plus du tiers de la volaille mondiale. 
 

Impact sur la biodiversité


La quantité d'animaux destinés à la consommation représente également un péril pour la biodiversité de la Terre. Les animaux d'élevage constituent environ 20 pour cent de la biomasse animale terrestre totale, et la superficie qu'ils occupent aujourd'hui était autrefois l'habitat de la faune sauvage. Dans 306 des 825 écorégions terrestres identifiées par le Fonds mondial pour la nature (WWF), les animaux de ferme sont identifiés comme "une menace", tandis que 23 des 35 points chauds du monde pour la biodiversité de Conservation International - caractérisés par de graves niveaux de perte d'habitats -ressentent de l'élevage. 

Pour plus d’informations, consultez l’article spécialement dédié au rôle de l’agriculture dans la perte de la biodiversité ici : 
 

Impact sur le sol et l’érosion


La compactation superficielle du sol est l’un des impacts directs du bétail sur les propriétés physiques du sol. La densité apparente du sol croit lorsque l’on augmente la charge animale. Il résulte du piétinement répété. Les sols riches en éléments fins, limons et argiles non gonflantes, sont les plus sensibles. Le tassement du sol se produit surtout au moment où il est humide, très peu lorsqu’il est sec. 
La diminution de la porosité qui résulte du tassement réduit les capacités d’infiltration accroît le ruissellement au moment des chutes de pluies. La végétation, moins bien alimentée en eau, devient clairsemée puis disparaît, la flore s’appauvrit, la production de biomasse diminue. Ce sont surtout les ligneux qui révèlent ce phénomène. 

L'érosion des sols résulte d'une combinaison de facteurs (climat, agriculture, élevage), dont il est bien difficile d'évaluer les parts respectives. L'intensité de l'impact sur les sols est plus forte sous l'effet des activités agricoles, comparativement aux activités pastorales ; dans le premier cas, il y a destruction de la couverture végétale et parfois aggravation de l'emprise érosive du fait de certaines pratiques culturales (labour dans le sens de la pente). A l'inverse, l'impact de l'élevage sur les sols peut être considéré comme plus important en termes d'extension géographique, en raison de la plus grande proportion de parcours par rapport aux cultures dans les zones arides.
 

Bibliographie


Carriere M. (1996). Impact des systèmes d’élevage pastoraux sur l’environnement en Afrique et en Asie tropicale et subtropicale aride et subaride. Rapport, 70 pages. 

Deneux M. (2002). L'ampleur des changements climatiques, de leurs causes et de leur impact possible sur la géographie de la France à l'horizon 2005, 2050 et 2100. Rapport du sénat, 291 pages. 

FAO (2006). Livestock's long shadow. Rapport, 416 pages. 

Réseau Action Climat – France (2005). Agriculture, effet de serre et changements climatiques en France. Fiche, 4 pages.

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