Articles de la-haut
Musique : Tom Day
J'adore ces moments d'écriture pendant lesquels le défilement automatique des musiques "AMBIENT" sur youtube délivre soudainement un air qui me ravit, une mélodie, des sons, des rythmes.....Ceux qui me font vibrer....Et ce compositeur-là, il me plaît énormément......
Eros n'est pas pornographe
N'ayant aucun souvenir de littérature érotique et souhaitant me faire une idée de ce qui était publié, j'ai acheté deux romans plutôt bien "côtés" dans les milieux littéraires et j'ai entamé la lecture de chaque de façon alternative. Eh bien, je sais pleinement ce que je ne veux surtout pas écrire dans "Kundalini". Si la littérature érotique consiste à décrire dans des situations rocambolesques et fortement fantasmées des accouplements fugaces ou prolongés avec moults détails corporels mais sans jamais que la moindre dimension spirituelle ne soit abordée, j'appelle cela de la littérature pornographique. Juste des accouplements génitaux. De la viande en quelque sorte.
Mais qu'on ne vienne pas dire qu'il s'agisse d'amour.
Eros ne le supporterait pas.
Wikipedia : "Platon distingue deux types d'éros : l'éros vulgaire, fils de l’Aphrodite vulgaire, qui pousse « les hommes à la légèreté et au libertinage », et l'éros céleste, né de l’Aphrodite céleste, qui est la voie permettant le passage du sensible au suprasensible, du monde inférieur au monde supérieur, du monde matériel au monde des idées. Ce passage s'effectue toujours dans le même sens : du bas vers le haut, puisque le monde des idées ne peut agir sur celui des sens. L'éros platonicien n'est ni purement divin ni uniquement humain, il est quelque chose d'intermédiaire, un grand daïmon, permettant d'éveiller dans l'âme, comme la braise sous la cendre, l'attrait de l'âme vers le monde supérieur. Ou autrement dit la beauté de ce monde a pour rôle d'éveiller l'éros dans l'âme pour qu'elle parvienne à la beauté suprasensible et céleste."
Alors, bien évidemment, ce ne sont pas deux romans de ce genre qui pourraient me permettre d'apporter un jugement catégorique et général. Il y a inévitablement et heureusement des romans qui ont pour objectif de lier "la légèreté et le libertinage" à "la beauté suprasensible et céleste".
J'aurais aimé que soit ajouté l'amour au sein du couple, lorsque celui-ci est un tremplin vers l'éveil de l'âme...Cette dimension n'est pas l'apanage du libertinage...
Pour en revenir à cette littérature de la sexualité, il faudrait peut-être créer une rubrique de littérature de la sexualité sacrée. Afin qu'un roman qui se limite à un catalogue de "con, chatte, bite, fion, trou..." et j'en passe ne soit pas associé à un roman qui parlerait de pleine conscience dans l'acte sexué d'unifier les énergies et les âmes....
Je n'aime pas que le corps soit cartographié en zones érogènes et en zones mortes, en centres névralgiques et en banlieues insipides. Je n'aime pas que les bites s'acoquinent avec les chattes au détour d'un couloir sombre et qu'elles rentrent ensuite dans leur slip et culotte comme si elles venaient juste de boire un verre.....
Je n'aime pas cette version du sexe.
Je veux parler d'énergie et de lumière, d'auras et de reconnaissance d'âmes, de tendresse et de douceur, de patience et de respect, de bienveillance et d'amour. Tout simplement d'amour. Non pas ce qui est faussement dénommé "l'acte d'amour" mais décrire ce que j'appelle "l'acte d'être dans l'amour".
On ne fait pas l'amour; c'est l'amour qui nous fait.
Et si dans ce roman que j'écris, le mot verge est utilisé, il ne s'agira jamais d'une bite mais d'un canal d'énergie....Et le sexe des femmes ne sera jamais une chatte mais une fleur qui attend le soleil pour éclore, une matrice contenant l'Univers puisque la Vie y prend forme.

L'UE et l'élevage
Je ne peux pas me réjouir de la diminution de consommation de viande en France dès lors que je prends en compte la situation de tous ces éleveurs qui ont été très fortement encouragés par l'UE à s'endetter pour répondre à un élevage intensif et qui se voient maintenant "la corde au cou" mises par les banquiers et des réglementations absurdes. Il est indispensable, humainement parlant, que ces gens soient soutenus financièrement et puissent transformer leur exploitation pour répondre aux nouveaux besoins de la population.
Les cellules d'urgence mises en place dans les préfectures ont reçu 25.000 dossiers d'éleveurs en difficulté depuis le début de l'année, a indiqué le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, lundi, lors d'une rencontre avec la presse.
"25.000 dossiers ont été déposés", "avec des situations de difficultés différentes", a indiqué le ministre, qui a rappelé que ce chiffre était proche de celui des 10% d'élevages en difficulté qu'il avait donné avant l'été.
Pour ceux qui ont déposé leur dossier avant le 30 septembre, "les aides seront payées avant la fin de l'année, et ça commence aujourd'hui" a-t-il assuré.
Par contre, concernant la possibilité de demander une "année blanche" – c’est-à-dire un report total des annuités bancaires de 2015 – M. Le Foll a souligné que les banques n'étaient pas des "plus allantes".
Par ailleurs, sur les 25.000 dossiers d'éleveurs en difficulté, 300 concernent des exploitations qui sont en procédure de liquidation, de sauvegarde ou de redressement judiciaire.

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, le 14 octobre 2015, à Paris ( AFP/Archives / ERIC FEFERBERG )
A cause d'un règlement européen sur l'attribution des aides agricoles qui interdit que de tels prêts soient versées à des personnes en "procédure collective d'insolvabilité", elles ne peuvent donc prétendre à des avances de trésorerie de la part de l’État français pour compenser le retard de paiement des aides de la nouvelle Politique agricole commune (PAC) pour 2015.
La semaine dernière, 500 à 1.000 exploitations dans ce cas avaient été identifiées au total au niveau national.
"Il faut passer par un autre canal pour que les aides soient compatibles avec le règlement européen", a souligné le ministère, promettant d'"essayer de trouver une solution" pour ces cas.
L'élevage français (lait, porc et bovin) traverse une profonde crise qui a poussé le gouvernement à annoncer un plan de soutien comprenant notamment 100 millions d'euros d'allègement des charges.
Ces aides ont été débloquées au travers des cellules d'urgence regroupant l’État, les banques et la Médiation du crédit, qui étudient au cas par cas les dossiers des exploitations les plus en difficulté pour restructurer leurs prêts.
Photos sur Fichiers
Quatre jours de randonnées dans la vallée du Queyras. Les forêts de mélèzes, le silence, la lumière de l'altitude, les nuages, les lacs, la mélodie des pas dans la neige... Plus personne en montagne. Le camion comme refuge sur des pistes et des "parkings" déserts.
Que du bonheur.
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A l'école de la soumission
L’éducation nationale ou l’apprentissage de la soumission
Le système détient dans « l’éducation nationale », une puissante machine à soumettre les volontés. Du positionnement de dominant à dominé adopté par le personnel, jusqu’aux programmes scolaires truffés d’inexactitudes : tout tend à obtenir de l’enfant l’asservissement et la soumission dont il devra faire preuve dans sa vie d’adulte. Le but étant bien qu’il prenne sa place, entre dans le rang et participe à l’effort national, comme les autres.
Tout un arsenal dédié est en place. Il casse l’intelligence, fait plier les volontés et inculque une vérité officielle. C’est l’apprentissage de la soumission. A tous, l’école apprend à se ranger et à se taire, écouter sans réagir, apprendre surtout sans trop réfléchir, accepter des « vérités » invérifiables, à être évalué, sanctionné et s’y plier.
Les insoumis n’ont par leur place
Les enfants les plus récalcitrants font plusieurs établissements desquels ils sont « virés » des uns après les autres. Ils sont redirigés quand c’est possible vers les institutions spécialisées. Mais bien souvent, ils sortent tout simplement du système scolaire avant l’âge légal. La société n’a que peu d’état d’âme pour les insoumis. Ces enfants là qui ont une répulsion naturelle de la domination et la soumission, n’ont pas leur place parmi les autres.
En proie à la propagande d’Etat
Oui les programmes scolaires transmettent une histoire révisée et manipulée. Cela pour servir « l’intérêt suprême » de la nation se chuchote-t-il. L’histoire du « père fondateur de l’Europe » est un cas d’exemple qui en dit long sur les manquements historiques qui caractérisent l’enseignement. Car depuis l’ouverture d’archives classées secrètes, on sait entre autres, que Robert Schuman travaillait pour la CIA.
Le personnel de l’éducation nationale, profs et encadrants sont des exécutants de cette propagande. Ils le sont de façon involontaire peut-être, mais ils ne sont pas trop regardants sur la situation historique. Certes, ils sont eux-mêmes conditionnés à être ceux qu’on attend qu’ils soient : un rouage de la machine infernale à produire autant de richesses que d’inégalités. La pérennité du système en place est ainsi assurée par des enseignants soumis qui soumettront à leur tour, en clamant combien leur travail est passionnant.
On pourrait évoquer tellement d’autres manquements et inexactitudes sur la guerre d’Algérie par exemple, ou le financement des principaux protagonistes de la deuxième guerre mondiale… Plus que des erreurs, ce sont des mensonges éhontés, des messages de propagande qui sont transmis aux enfants dans leur éducation scolaire.
Un diplôme contre une vie de soumission
Arrivent ensuite les diplômes. Le passeport quasi indispensable pour un travail. Bien que le travail salarié soit inégalitaire par essence, chaque enfant devenu adulte devra l’accepter. En bon élève sachant se plier aux règles telles qu’elles lui ont été inculquées par l’éducation nationale, il n’aura guère d’autres issues que d’accepter ce modèle de maître à esclave.
Esclave à vie d’une croissance économique dévastatrice
Bon esclave, il devra le rester sa vie durant. Il participera à créer de la richesse, produire toujours plus de richesses, quel qu’en soit le prix pour l’environnement, sa vie sociale ou sa santé. On n’accepte aucun avis divergeant : la croissance économique est tout. Personne ne doit y déroger. Le simple fait de parler de décroissance déclenche les foudres de l’establishment qui crie à la trahison ou invoque l’irresponsabilité, la folie ou le complotisme.
Car les richesses qu’il crée ne sont pas les siennes. Mais ça aussi, on lui a appris à l’accepter. Les citoyens sont les esclaves dociles dont la société a besoin pour maintenir son fonctionnement parfaitement inégalitaire. L’éducation scolaire tient le rôle du négrier, arrachant l’individu à son cocon familial, pour fournir une main d’oeuvre prête à l’emploi, docile. L’école casse les caractères forts et envoi tout le monde au front. Le peuple est destiné à travailler pour une élite à laquelle il confère les pouvoirs et procure les richesses. Un vrai conte de fée pour les uns, un cauchemar pour nous autres.
Un bon citoyen est un citoyen bien conditionné
Les élèves devenus adultes sont des « citoyens » soumis à ce système inégalitaire – s’il en est un. Ils le subissent sans même oser le critiquer ni le remettre en question. Il n’existe qu’un seul choix de vie possible : celui qui prédomine. Il n’y a pas d’autre alternative, aucun modèle de société qui ne soit plus juste, rien qui puisse améliorer le sort de l’individu… la leçon apprise est bien retenue.
« Maître » ou « maîtresse », appelait-on les instituteurs à l’école. Eux ne semblent pas trouver cette appellation déplacée ou choquante, c’est pourtant bien le cas. Déjà tout petit donc, on apprend à reconnaître et nommer le maître et on se plie à son autorité. C’est un rapport de force qui est imposé, et de toute notre vie : il ne sera jamais à notre avantage.
Apprendre à accepter l’injustice
L’éducation nationale est également un lieu de pratiques punitives. La « sanction », un mot plus acceptable que « punition », décrit les mêmes pratiques répressives. Une belle entrée en matière pour l’adulte en devenir. Car il devra accepter les lois inégalitaires de la république et s’y plier au risque d’être confronté à la justice.
La justice qui n’a de juste que le nom. Puisqu’elle n’est indépendante de l’Etat que sur le papier, dans la constitution. Puisqu’elle applique des lois écrites par des privilégiés, pour des privilégiés. Puisqu’elle rend des verdicts indépendamment du fait qu’une des deux parties peut dépenser beaucoup d’argent pour se payer les meilleurs avocats.
Une institution judiciaire qui à n’en pas douter tient également son rôle dans cette usurpation gigantesque que l’on appelle la démocratie républicaine.
Après propos :
Ce pamphlet n’engage que son auteur. Il est inspiré d’une histoire vraie. Celle d’une scolarité « normale » qui amène à une vie normale. Si vous l’avez lu jusqu’à son terme, c’est peut-être que vous y avez trouvé quelques similitudes avec une histoire que vous connaissez bien : la vôtre ?
Mais quoi qu’il en soit, personne n’est forcé d’adhérer aux idées qui y sont développées. Toutefois il est important de pouvoir exprimer un avis contestataire quand bien même s’agit-il de remettre en question la sacro-sainte institution qu’est l’éducation nationale.
Des infos en lien avec ce sujet :
- Les élèves français sont-ils les plus malheureux au monde ? , paru sur Slate.fr
- Robert Schuman : simple exécutant des U.S.A. ? , paru sur lecanardrépublicain.net
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Les enfants doivent jouer dehors : c’est primordial
44 Commentaires
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BourliguetteTrès bien de dénoncer, mais où sont les solutions et les possibilités de faire autrement ?
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cacahuèteBonjour,
J’ai descolarisé mes 2 enfants, l’ief( instruction en famille) est sans doute une des solutions… l’enfant pense par lui même, s’intéresse a plein de choses et progresse vite ..-
clmassel’ief c’est bien, mais c’est l’école qui permet la socialisation et l’intégration, sinon bien sûr personne n’y enverrait ses enfants.
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OudHa ha, vous avez appris ça à l’école ? Relisez l’article encore une fois.
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HaL’école socialise ? Ah oui ? Depuis quand ? Elle punit, n’écoute pas, c’est la loi du plus fort, du meilleur, quand un enfant est différent on ne sait plus quoi en faire LOL on incrimine le parent dans ces cas-là. C’est ça la socialisation ? Non l’école, à la base sert uniquement à instruire, chose qu’elle ne fait plus depuis longtemps. Heureusement qu’n attends pas après l’école pour avoir une vie sociale c’est bien aux parents qui élèvent leurs enfants non ? Les parents vont au parc, partent en vacances quand c’est possible, reçoivent des amis qui eux ont des enfants, ils font et organisent des sorties pédagogiques, vont aux parcs d’attractions etc etc la socialisation se fait malgré tout. Les parents ont une vie, heureusement, les enfants suivent. Je fais l’IEF par contrainte, mon fils était scolarisé, il est asperger et était rejeté des autres même de l’instite qui lui avait donné un vilain surnom. J’ai fais la rencontre de beaucOup de parents qui ont le même genre d’histoire à raconter, des centaines. Mes deux autres grands sont scolarisés et franchement ils n’ont jamais rien fait de plus en sortie et au contact avec les autres, de plus que nous les parents. Sorties au zoo ? On le fait. Les musées ? On le fait. La piscine ? On le fait aussi et même qu’ils vont au sport ( pareil pour le petit qui est désco ). Y’a une vie en dehors de l’école et oui
A l’école ils sont parqués point barre. Les parents bossent, faut bien les instruire et les occuper ces petits. Mais sinon les parents sont tout autant capable de socialiser et d’instruire leurs enfants eux-même.http://cnt.ait.caen.free.fr/cas/36-ecole_soumission.pdf-
guiGenial!!!!
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steppeJe suis d’accord que sur le principe, l’école doit « INSTRUIRE », et non éduquer (ça c’est le boulot des parents). Je suis d’accord sur le fait que l’instruction est oubliée depuis longtemps. Par contre, hélas, dans votre dernière phrase « Mais sinon les parents sont tout autant capable de socialiser et d’instruire leurs enfants eux-même »: comment des parents en absence de repère, en marge de la société (financière, illettrisme, chômage, manque de culture et d’ouverture, issue d’autres cultures, etc) peuvent apporter ce que vous dites? Il y a une réalité de terrain, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne, en ce sens, l’école peut apporter un peu « d’autres choses » à ces enfants, les sortir du quotidien. Attention, je ne dis pas que l’école et super, loin de là. Ayant un enfant « différent », qui ne rentre pas dans le moule, je porte aussi mon fardeau auprès de ces personnes de l’éduc N. Autre débat. La socialisation existe avec l’école. Le sens critique, la découverte, l’épanouissement peut se faire avec les parents, famille et amis. Mais je le répète: nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne.
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DESIREFAUX clmasse !!!!
http://association-unie.blogspot.fr/2014/01/socialisation.html -
célineLa socialisation si l’école le rendant possible ça se saurait….combien d’enfants y sont insociable mais comme on l’impose ils s’y font tant bien que mal…
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miranda gomezla vie sociale existe en dehors de l’ecole faut pas exagerer !
l’ecole est un lieu qui fait croire aux parents que sans elle on ne sera rien plus tard ..
hahahhahhh !! l’instruction est obligatoire mais certainement pas l’ecole

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DESIREVive l’IEF cacahuète
0 commentaire
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La Yaute
Elle m'a bien fait rire cette présentation de la Haute-Savoie :)
http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Haute-Savoie
Haute-Savoie
« La différence entre la Savoie et la Haute-Savoie c'est comme entre la couture et la haute couture : dans la haute il n'y a que des gays »
~ Karl Lagerfeld à propos de son dernier défilé de droguées anorexiques
La Yaute (74) est un dÉpartement français de la région Rhône-Alpes . Sa devise est "In Tartiflette We Trust", et la plupart des vill(ag)es ont des noms imprononçables par tous les non-Hautsavoyards (comme par exemple Excenevex (à prononcer éxen'vé et non pas éxcénévexe comme un certain Mr. Pernaut), Sciez (à prononcer Sciez comme le verbe scier et non pas comme le verbe skiier), ou encore Viuz-la-Chiesaz (débrouillez vous pour celui là))
[modifier]Géographie
La Haute-Savoie, c’est comme la Savoie, mais en plus mieux. La différence est la même que celle qu'ii y a entre la haute couture et la couture. On entend par là que toutes les montagnes de Haute-Savoie sont plus mieux que celles de son voisin. Ils ont même poussé le vice à installer la plus haute montagne du monde de l’Europe, le Mont-Blanc. On peut y distinguer deux sous-zones géographiques distinctes: Annecy (capitale des retraités parisiens qui ont raté la correspondance pour Cannes) et le Reste (en gros les montagnes et ses chalets épars). Les annéciens pensent que l'activité économique se répartit également distinctement sur ces deux zones : 98% des richesses du département sont à Annecy, et 2% au Reste (dont 1,99% l'hiver, encore faut-il de la neige), et quand ils vont à Cham' (la seule fois qu'ils quittent la Clusaz c'est lorsqu'ils doivent emmener leurs cousins normands au ski et qu'ils ont des snow-blades pour être à la mode, et qu'à la Clusaz ils ont pas envie d'avoir la honte), bref, je disais la seule fois qu'ils vont à Cham' et que sur l'autoroute, ils voient la vallée de l'Arve, ils déclarent fièrement : "c'est là qu'on fabrique des stylos !". Le département accueille 10 000 immigrés Français de plus chaque année depuis 2000 (source réelle), à la quête de l'Eldorado suisse et contribue à faire du radar de Bardonnex à 50km/h un des piliers du remboursement de la dette sociale Francaise. Tout pigeon régional a été épinglé par celui ci, l'un des seuls radars non munis d'autocollants "savoie libre" sur le viseur.
Certains prétendent que la principale ville de la Haute-Savoie c'est Genève. En réalité, il s'agit de "Piogre". Piogre est un lieu difficile à préciser sur une carte, tellement c'est grand. Vous trouverez - même si cela se raréfie - un Haut-Savoyard vous dire : "Je vais à Piogre", ce qui signifie qu'il va quelque part. S'il vous dit : "Je vais à Piogre ferrer les mouches", n'essayez pas de comprendre. Il va juste quelque part, faire quelque chose.
[modifier]Habitants
Haut-Savoyards (et Haut-Sale Voyantes)
Le hobby préféré des Haut-Savoyards est d'aller faire les frontaliers à Genève ou le long du lac d'Annecy, pavaner avec leurs AUDI A3 Sportback la première année qu'ils ont ramassé des pécus en francs suisses "CHF" à ne pas confondre avec les francs CFA d'Afrique. Par la suite, Monsieur s'orientera vers un AUDI Q7 alors que Madame y préférera nettement sa Mini Cooper, voire Mercedes décapotable.
Leur second hobby favori est d'imiter l'accent suisse, mais très mal, ce qui fait qu'on les reconnaît très vite, surtout à Genève. Démasqué, le Haut-Salvoyant continuera toutefois à s'exprimer ainsi, n'acceptant pas qu'un genevois lui ôte sa voix.
Leur troisième hobby est le harcèlement routier envers tout véhicule "étranger". Par étranger, il faut comprendre hors Vallée de l'Arve, avec une prédilection pour les habitants des régions parisienne, lyonnaise, marseillaise, messine etc... de toute manière comprenez tout ce qui peut-être civilisé et suisse, les Monchus, comme ils les appellent. D'ailleurs ne voit-on pas dans chaque chalet Haut-Salvoyant, la tête des dernières victimes joyeusement mises en valeur au dessus de la cheminée ?
Il ne faut pas oublier qu'ils restent également agressifs envers leur voisins savoyards qui les bousculent en allant un peu trop vite sur les routes, comme la route qui monte à Megève.
Le haut-salvoyant est défini par le parisien tel un faux bourgeois, une richesse rapidement acquise dans un métier facile et surpayé à Genève, tel que mise en rayon dans un Migros. Ce personnage à la culture hasardeuse a rarement touché les bancs d'une Fac et refuse de sortir de sa région car il pense avoir besoin d'un passeport et refuse de dépenser ses sous.
Il tient une conversation avec pénibilité, car sa vie lui est déjà assez fastidieuse, il vit dans des logements biscornus et hors de prix uniquement pour le plaisir de toucher un revenu suisse. Il épargne, pour acheter une plus grosse voiture qui s'use aussi vite, reste parquée dans les bouchons de la frontière, sur des parkings de covoiturages, ou dans les bouchons Genevois et, enfin, dans les parkings suisses au tarif horaire du smic en France. Ils investissent alors dans un logement plus tordu mais plus grand dans une ville plus proche de Genève que l'on appelle "villes dortoirs". Ces villes tiennent en éveil toute la nuit n'importe quel fêtard, à 18 heures les trois commerçants, boulangeries, fleuristes, et PMU ferment boutiques et attendent le défilé des voitures frontalières du lendemain. On entend alors bramer les cerfs de Chamonix jusqu'à Saint Julien en Genevois!
Certains ont émigré à proximité de Paris et y ont fondé des colonies auxquelles ils ont donné le nom de leurs villages d'origine (Viry, Choisy, Andilly, Pringy, Savigny, Boussy...)
[modifier]Economie
Proche de la Suisse, les hauts-salvoyants sont lents et ils ont des vaches dans les alpages et font du chocolat. Ces vaches permettent de faire du fromage qui pue (comme tous les bons fromages français).
En revanche, ils n'ont pas de couteaux haut-savoyards, car l'Opinel est savoyard.
Le tissu économique est composé d'une majeure spéculation immobilière, celle ci provient de paysans devenus millionnaires en flairant le bon filon. Revendre ses terres exonérées d'impôts à de jeunes frais moulus frontaliers, avant de partir planquer ses sous à Genève. Les paysans aiment à garder deux ou trois biquettes pour sauver le patrimoine. Les terrains sont tordus, pentus, escarpés, mais c'est pas grave ! Dans la Yaute, le moinde lopin de terre rachèterait la Grèce !
Ils travaillent à Genève, en Suisse - lorsque les douaniers valaisans les laissent passer. Pour les hauts-salvoyants (les vrais) qui décident de rester travailler dans leurs montagnes, un avenir professionnel riche et pas du tout prévisible s'offrent à eux : ceux du sexe masculin travaillent en station ou comme charpentier, celles de sexe féminin travaillent en station ou sont caissière à super U.
Agriculteur dans l'âme, le haut-salvoyant pratique la traite des vaches l'été et la traite des touristes l'hiver.
Ce goût pour les 4x4, l'argent Suisse et celui des Parisiens en station, fait que la Haute-Savoie est le seul département Français du monde où élire un député de gauche est formellement interdit.
Début 2009, la fermeture de l'usine de l'Eridan, dirigée par le célèbre prix nobel de chimie, le Manigodin Marc Veyrat, a provoqué la plus grave crise économique mondiale depuis 1929. Le PIB de la Yaute a chuté de près de 70% en six mois, provoquant une crise financière dans les paradis fiscaux voisins (quasi faillite du Crédit Suisse et de Lubéesse).
[modifier]Grammaire
Le "y" est la principale lettre de l'alphabet du Haut-Savoyard : d'ailleurs y'en a un dans Savoyard. Y'en a un dans presque tous les noms de ville ou village (Annecy, Viry, Thairy, etc.)
Surtout, les Hauts-Savoyards adorent en mettre partout : "On tout vous y dire comment qu'on va y faire" ; Y faut y mettre, etc.
Passé surcomposé : comme y'a pas assez de temps dans la grammaire française, les Hauts-Savoyards ont inventé le passé surcomposé (inutile d'aller chercher dans le Bescherelle, trop français). Cela donne : "On y a eu été", pour dire : "on y avait été auparavant".
Si un Haut-Savoyard vous dit "Entrez seulement", contentez-vous d'entrer.
[modifier]Principales villes
- Annecy, la capitale et ville d'accueil de tous les nouveaux arrivants, en général elle rafle 50% du portefeuille
- Annemasse, la deuxième ville en nombre d'habitants, mais aussi la plus significative en comparaison à l'hégémonie raciale.
- Bonneville, Saint-Julien-en-Genevois, Thonon-les-Bains : les trois sous-capitales
- Annecy-les-Vieux, là où c'que y'a les plus vieux... mais les plus vieux de la Haute-Savoie (déjà que globalement y'a des vieux partout dans la Yaute, alors là-bas !!!). MAIRE : Bernard Accoyer
- Chamonix, Argentière, Vallorcine , les trois villes les plus proches du bout du monde
- Filly, une grande mégalopole internationalement connue (10 habitants, 15 vaches)
- Cluses, capitale du décolletage, non les filles ne sont pas décolletées (heureusement pour nos yeux).Couvre feu à 19h00 mais coup de feu souvent plus tard (sortez couvert !!)
- La Roche sur Foron, première ville electrifiée en Europe, il parait que si ça marchait là bas, ça marcherait partout. Une autre version voudrait qu'on ait commencé par La Roche, parce que ses habitants n'étaient pas des lumières !
- Servoz, deuxième grande mégalopole internationalement connue (parceque près de chamonix).
- Sixt Fer à Cheval, Berceau du rap haut-savoyard et première vil(age)le de france a avoir eu un réseau cablé (même motif que pour La Roche sur Foron).
- Rumilly, capitale de la pasnaille, Bugs Bunny souhaite devenir son prochain maire
- Cologny, Bassy, Epagny, Suzmont-Zizy, Rumilly, Lully, Vieugy, Vougy, Plateau d'assy, Passy, Gruffy, Bluffy, Groisy, Poisy, Neuilly Amancy, Etercy , Mieussy, Boussy, Thusy, Valleiry, Savigny, Choisy, Viry, Andilly, Epagny, Pringy, Dingy et tout mot se terminant en y.
- Et Villaz, Lachappelle d'Abondance, Anbondance et Châtel c'est trop bien
- Naves c'est pas mal : ses habitants ont la réputation d'avoir tué un âne parce que dans un bassin, un soir de pleine lune, la lune se reflétait. L'âne but toute l'eau du bassin. Voyant la lune disparaître, ils crurent que l'âne avait bu la lune ! Et ils le tuèrent.
"Randonnue"
Et puis, tant qu'à marcher, on peut même le faire tout nu. Bon, pas au centre ville, bien entendu ^^Mais il y a un effet très puissant dans l'étrange fragilité que l'on ressent....Une symbolique très révélatrice de ce "besoin matériel" qui nous "protège". Mais une fois, dépassé ce premier trouble, vient une étonnante osmose émotionnelle, sensitive, comme un nouveau-né qui découvre son corps... Je tente d'ailleurs de traduire tout ça dans le roman en cours.....Par contre, être nu, en groupe n'a RIEN à voir avec une expérience solitaire. Le dénuement n'est pas du tout le même. Le groupe "habille" l'émotion originelle d'un lien social qui, à mon avis,prive l'individu de la "résonnance" avec la Nature.....De la même façon, être nu sur une plage naturiste ou l'être en montagne, SEUL ou en couple, pendant des heures, marcher sur les crêtes, avec les horizons immenses, là encore, ça n'est pas du tout la même expérience....Reste ensuite à le vivre une journée entière, une nuit en bivouac (l'été ^^), se lever avec le soleil et attendre les premiers rayons.... Emotions limbiques ancrées depuis la nuit des temps.....

octobre 15, 2015 Louis Dabir
LA RANDONUE EST UN COMBAT, MAIS AUSSI UNE BELLE AVENTURE HUMAINE
En 2013, un homme de 52 ans comparaissait devant le tribunal de grande instance de Périgueux, en Dordogne, pour exhibition sexuelle dans une forêt du département. L'accusé contestait la charge qui était retenue contre lui et affirmait qu'il faisait de la randonnée naturiste. Rien de plus. Il fut relaxé, le tribunal estimant qu'il n'avait pas l'intention de montrer son corps nu à d'autres promeneurs. Et ce fut une belle victoire pour le petit monde de la randonue. Officiellement, le tribunal venait de reconnaître que ses adeptes, assez nombreux en France et organisés en petits clubs de potes, dont le plus connu se trouve probablement en Provence, n'étaient pas des pervers prêts à tomber l'imperméable à la première occasion pour jouer à cache-cache dans les ronces avec les promeneurs. Mais attention : la randonue n'est pas l'apanage des sudistes. Preuve en est donnée par la vigoureuse Association des Randonneurs Naturistes de Bretagne (ARNB), qui goûte manifestement le plaisir simple d'un petit vent frais mais vivifiant au bord de l'eau. Si le scepticisme vous étreint, nul ne saura mieux vous convaincre que cette randonueuse du sud-ouest interviewée par Naturisme TV et réticente à la sudation inopportune :
Pour ne pas risquer de s'asseoir sur les bancs des accusés, certaines associations préfèrent randonner à poil dans des endroits dédiés, à l'abri des "textiles", nom donné à ceux qui ont le mauvais goût de préférer porter une parka Quechua pour affronter la nature. C'est le cas du Club de Soleil de France qui regroupe les randonneurs naturistes parisiens.« Nos adhérents sont bien sûr naturistes mais il est hors de question de faire de la randonnée nu, explique Claude Burel, membre de l'association francilienne. Il existe différents centres de vacances pour faire de la randonnée. »
Mais d'autres vivent leur passion en toute liberté. Ne vous étonnez donc pas si, au détour d'une balade en forêt ou le long d'un sentier, vous voyez des marcheurs qui portent uniquement des chaussures de marche et un sac à dos à même la peau. Ce ne sont pas des délinquants sexuels, mais des avatars modernes de la simplicité originelle. « Nous avons des éclaireurs munis de talkies-walkies devant et à l'arrière du groupe qui préviennent les autres randonneurs qu'ils croisent, précise Paul-Yves Depré, fondateur des premières promenades naturistes belges officielles. Mais chez nous, c'est devenu banal, peu de gens nous ignorent. Nous sommes tolérés et c'est une grande victoire ».

Il semblerait donc qu'il soit plus difficile d'arpenter la nature hexagonale les seins et la bite à l'air. Car l'ombre de l'article 222-32 du code pénal plane sur les adeptes des courants d'air. Il stipule que "l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d'un an d'emprisonnement et de 1 500 € d'amende". Peu clair. Allons donc voir du côté du Larousse, qui donne une définition plus compréhensible de l'exhibitionnisme : "déviation sexuelle dans laquelle l'exhibition en public de la verge, accompagnée de masturbation, remplace toute autre forme de rapport sexuel". Autrement dit, si les randonueurs ne se branlent pas et ne pointent pas leur bite du doigt, en théorie ils ne correspondent pas à la définition. « La randonnée nue ce n'est pas de l'exhibitionnisme, il n'y a pas de provocation », s'énerve Jacques Frimon, vice-président de l'Association pour la Promotion du Naturisme en Liberté (APNEL) et 35 ans de naturisme derrière lui.
À la différence de nos voisins belges, en France, pas d'éclaireurs capables de sommer les randonneurs naturistes d'enfiler un morceau de tissu s'ils croisent des randonneurs habillés. « Nous nous rhabillons et nous expliquons notre démarche. Nous poursuivons notre chemin s'ils sont d'accord mais il n'y a jamais eu de problème », précise Jacques. « Mais on se couvre de moins en moins car ça passe très bien », poursuit Dominique Rigalleau de l'ARNB. Certains assurent même que de plus en plus de jeunes se laisseraient séduire par le naturisme. Vivement le prochain Weather Festival.
On a cherché à comprendre pourquoi certains randonneurs ressentent l'envie de marcher à poil. Un sentiment de liberté exacerbé ? Un besoin de fraîcheur ? Une volonté d'être au plus proche de la nature ? La promesse d'une folle journée sur Snapchat ? « L'idée première est un sentiment de liberté par rapport aux codes sociaux et au formatage social », selon Jacques Frimon. Les vêtements, c'est trop mainstream. « Tout le monde le dit : c'est le bien-être physique, on est tous pareil », rappelle de son côté Dominique Rigalleau. C'est vrai, se retrouver en haut d'une montagne, au milieu d'une forêt ou sur un sentier côtier sous le soleil, loin des Stan Smith et des bonnets, la peau à peine balayée par un vent venu des anciennes colonies... L'esprit voyage. C'est comme se balader nu chez soi, c'est génial. Ni trop chaud, ni trop froid, juste bien.
La randonnée naturiste peut également être un moyen de briser un complexe et de mieux accepter son corps : une pilosité excessive, des rondeurs disgracieuses, un troisième téton inopportun. « Les gens acceptent peut-être leurs corps plus facilement... », s'interroge le Belge Paul-Yves Depré. Ici, on est entre soi, pépouze, à la fraîche. « Il y a une femme obèse qui a pleuré lors de la première randonnée naturiste. Elle a dit que c'était le plus beau jour de sa vie », se remémore Dominique Rigalleau. Il a la même souvenir avec un homme au corps brûlé.

Avant de devenir présidente de l'APNEL, Sylvie Fasol ne connaissait pas grand chose de la randonue. En recherche d'authenticité et de sérénité intérieure, elle a testé et ne s'est jamais arrêtée : « La première fois, j'ai regardé des gens autour de moi et j'ai enlevé mes habits. J'avais l'impression qu'on m'enlevait une carapace car c'était la première fois que je montrais mon corps à des inconnus. Mais j'ai vu que les gens n'avaient pas de regard suspicieux. Mon corps a des cicatrices et la randonnée naturiste a été une sorte de thérapie. Cela a été bénéfique et c'est maintenant un besoin ».
Mais rassurez-vous, les randonueurs respecteront toujours la sensibilité des "textiles". Pas question de faire ça n'importe comment, surtout lorsqu'il y a des enfants, toujours protégés de panoramas qui pourraient les choquer.
En tout cas, on ne saurait trop vous conseiller de vous adonner à la randonue dès que les premiers rayons de soleil printaniers chasseront les frimas de l'hiver. Pour ressentir, peut-être, la même forme de libération que Dominique Rigalleau : « C'est un bonheur d'être nu dans la nature. Lors de ma première rando, j'ai poussé un cri. »
Marcher et vivre mieux. (bien-être)
Il n'y avait pas besoin d'aller payer des "chercheurs" pour faire des études sur quelque chose d'aussi évident. Il aurait suffi qu'ils lisent par exemple les livres de Henry David Thoreau....Juste un exemple et il y en a beaucoup d'autres. Comme le fait de réaliser que la vie urbaine génère du stress...Non, sans blague ?....Cette validation "scientifique", c'est vraiment du grand n'importe quoi....Bientôt, ils vont nous sortir une pilule bleue qui remplacera la marche. C'est "prouvé scientifiquement".....
Comment le fait de marcher dans la nature modifie le cerveau

Comment le fait de marcher dans la nature modifie le cerveau
Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de Stanford, le contact avec la nature aurait tendance à favoriser notre bien-être, contrairement aux environnements fabriqués par l’humain.

Marcher dans la nature modifie le cerveau
Selon une étude publiée par l’Université de Stanford, le contact avec la nature serait à même d’influer positivement sur notre cerveau (en modifiant le flux sanguin dans le cortex pré-frontal), et notamment comme prévention contre la dépression. Comment expliquez un tel phénomène ?
Hervé Platel : La région du gyrus cingulaire antérieur est la partie du cerveau ciblée dans l’étude.
Elle montre une suractivité chez les personnes qui ont tendance à la « rumination mentale », terme qui désigne l’état des personnes qui n’arrêtent pas de penser, qui ont du mal à lâcher prise, à se déconnecter. C’est pour cela qu’aller dans un parc, un espace vert, peut-être un moment de calme. Un moment de repos pour notre pensée, notre psychisme et bien sûr notre cerveau.
Parmi les contextes qui a priori moduleraient la dépression et les états anxieux, on sait par exemple qu’il y a l’activité physique. Des études montrent que la marche à pied est source de régulation positive. Les gens qui vont faire de la marche à pied, qu’elle soit effectuée en ville ou dans la nature, vont bénéficier d’une neuro-régulation, et avoir tendance à être moins stressés et moins dépressifs.
En effet, l’activité physique peut entraîner une réduction de l’activité cérébrale dans certaines régions du cerveau. Mais cela ne signifie pas que l’état de rumination mentale soit lié à une activité cérébrale trop intense. Ce n’est pas aussi simple car dans le cerveau, il y a des effets d’équilibrage.
Il y a des endroits dans le cerveau qui peuvent montrer une suractivité qui est corrélée avec des comportements négatifs. Mais à l’inverse, on va avoir des régions du cerveau qui montrent une sous-activité, voire une activité anormalement basse, et qui est là aussi corrélée avec une manière de pensée qui est négative.
Comment le fait de marcher dans la nature modifie le cerveau: de tels effets sont-ils durables ? Une exposition prolongée est-elle nécessaire pour produire des effets observables ?
On peut penser que c’est la préservation de l’activité, le fait de la faire perdurer, l’entrainement, qui est quand même le plus efficace. C’est-à-dire que lorsqu’on arrête les balades, les exercices physiques, la méditation, on peut avoir une résurgence des pensées négatives. Il y a donc un entretien à produire.
C’est comme lorsqu’on veut entretenir son corps pour être en forme. Il est bien évident que pour notre état mental, le cerveau, c’est la même chose. Si on ne continue pas à entretenir cet état, à travailler dessus, potentiellement les effets ne vont pas durer.
C’est une question de régulation. On casse le mécanisme de rumination en mettant le cerveau dans un mode de fonctionnement qui va en limiter l’effet négatif. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas penser à ses soucis, seulement, il faut un moment donné pouvoir casser cette boucle d’anxiété qui peut nous amener à ne penser qu’au négatif.
Inversement, de quelle manière la vie citadine produit-elle un stress sur notre cerveau?
De nombreuses manières. Le fait d’être dans un environnement où l’on est très sollicité, notamment perceptivement, le fait qu’il y ait du bruit autour de soi. Il ne faut pas caricaturer la vie citadine mais il est certain que dans les villes, on va avoir un mode de vie, un rythme, qui nous oblige à tout réaliser de manière peut-être plus précipitée. On prend moins le temps.
Evidemment la vie citadine est sensoriellement très agressive donc très stimulante. L’absence de moment de calme a tendance à augmenter le niveau de stress. On est toujours pris par quelque chose qui peut monopoliser notre pensée. C’est un environnement dans lequel il est peut-être moins facile d’arriver à se poser, se vider la tête et être dans la perception des sensations de manière calme.
D’autres environnements sont-ils susceptibles d’influer positivement sur notre cerveau ?
Tous ceux qui permettent de focaliser sa pensée sur autre chose et empêcher les pensées d’être dans un cercle de rumination.
Pour prendre l’exemple des vacances, c’est un moment qui permet de se déconnecter des contingences matérielles du quotidien. Cela permet d’avoir d’autres types de pensées et d’être plus réceptif à notre environnement sensoriel, mais de manière plus contemplative. On est plus dans le moment présent et moins à ruminer des pensées.
Un moment donné, avoir une pensée vagabonde qui n’est jamais posée dans les sensations corporelles favorise l’obsession, la frustration ou l’angoisse. On sait très bien que l’on peut avoir le même résultat avec la pratique d’une activité physique, l’écoute de la musique relaxante ou encore la méditation.
Bien évidemment, ces recommandations peuvent paraître simplistes et tomber sous le coup du bon sens, mais s’il était si facile par soi-même d’arriver à décrocher de nos tracas quotidiens, certainement que la France ne serait pas un des pays européens où l’on consomme le plus d’antidépresseurs ! Ainsi, il est parfois utile de se faire aider transitoirement afin de trouver la bonne technique et accéder de nouveau à un bon équilibre mental et cérébral.
Propos recueillis par Emilie Gougache
Source Comment le fait de marcher dans la nature modifie le cerveau: ://www.atlantico.fr/
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Monsanto
« Monsanto est plus puissante que le gouvernement », dit le ministre de l'Agriculture
Mise à jour le jeudi 22 octobre 2015 à 14 h 02 HAE
Les explications de Thomas Gerbet
Le gouvernement du Québec se dit très préoccupé par notre enquête qui révèle une utilisation record de pesticides dans l'agriculture. Plusieurs de ces produits sont reconnus pour leurs risques pour l'environnement et la santé. Le ministre de l'Agriculture promet d'agir, mais il avoue que ce ne sera pas facile.
« Ils sont encore plus puissants que le gouvernement du Québec. », reconnaît le ministre Pierre Paradis en parlant des compagnies de pesticides comme « Monsanto et les autres de ce genre ». La pression économique sur les agriculteurs est très forte, notamment dans le contexte des accords commerciaux internationaux.
Sa déclaration à l'antenne du 98,5 FM témoigne de la difficulté du gouvernement à atteindre son objectif de réduire de 25 % la présence de ces produits chimiques sur les champs. C'est mêmetout le contraire qui se produit.
« Ça a des effets sur la santé et les premiers concernés sont les agriculteurs. »— Pierre Paradis, ministre de l'Agriculture
Le ministre de l'Agriculture compte miser sur la formation du milieu agricole, la prévention et l'éducation. Il promet aussi de mieux informer le public sur les étiquettes alimentaires. Certains fruits et légumes peuvent contenir des dizaines de traces de pesticides.
Le ministre de l'Environnement David Heurtel, à Québec Photo : PC/Jacques Boissinot
Une stratégie sera annoncée « très bientôt »
Le ministre Paradis a téléphoné à son collègue de l'Environnement, mercredi, en lui demandant d'être « sévère » à ce sujet avec le milieu agricole. Interrogé à la sortie du caucus libéral, David Heurtel assure qu'une stratégie de meilleure gestion des pesticides est en préparation.
« On est sur le dossier, on va déposer la stratégie très rapidement. Pour nous, c'est un problème important qu'il faut régler et on va le régler. »— David Heurtel, ministre de l'Environnement du Québec
L'exemple de l'Ontario
Le ministre de l'Agriculture du Québec doit rencontrer son homologue de l'Ontario aujourd'hui. « On va suivre les traces de l'Ontario, on est un petit peu en arrière. On a du rattrapage à faire », dit Pierre Paradis.
L'Ontario a promis de presque éradiquer les néonicotinoïdes de son territoire d'ici 2017. Ces insecticides sont très controversés en raison de leur impact sur les colonies d'abeilles.
Pierre Paradis veut aussi s'assurer que les semences non traitées sont vendues et facilement accessibles aux producteurs. Plusieurs se plaignent de ne pas y avoir accès ou difficilement.
Réaction du Parti québécois et d'Équiterre
Le porte-parole du Parti québécois en matière d'Environnement, Mathieu Traversy, demande à voir la stratégie du ministre Heurtel. Il lui reproche son manque de transparence. « Est-ce toujours légitime d'utiliser ces pesticides sur le territoire québécois et est-ce toujours sécuritaire ? », demande-t-il.
Pour sa part, le directeur général d'Équiterre, Sydney Ribaux est très surpris de la déclaration du ministre de l'Agriculture sur le puissance de Monsanto. « Québec a le pouvoir de réglementer la vente et l'usage des pesticides », rappelle-t-il.
« Le gouvernement du Québec pourrait, et il l'a déjà fait, interdire l'usage d'un pesticide. »— Sydney Ribaux, directeur général d'Équiterre
À lire : Québec a perdu le contrôle des p
Suicides, burn-out...
Suicide, burn out, chiffres et malaise enseignant
Publié le / 18 commentaires
http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2011/10/22/suicide-burn-out-chiffres-et-malaise-enseignant.html
La très marquante immolation de Lise Bonnafous dans la cour de son lycée, la semaine dernière, a profondément secoué le monde enseignant et agité la Toile cette semaine.
Les nombreuses manifestations de solidarité, les marches silencieuses, la lettre du père de la jeune femme ont maintenu l’attention publique sur cet événement qui malheureusement n’en est pas un. La même semaine un membre de l’équipe enseignante du lycée Maximilien-Sorre de Cachan (94) se jetait par la fenêtre d’un bâtiment sous le nez des élèves. Combien d’autres suicides, médiatisés ou pas, comme ces deux là ?...
df
Mea Culpa. A la recherche de statistiques sur les suicides dans l’Education Nationale, lors d’une précédente vague de suicides en mars dernier, je m’étais à l’époque fait le relais d’un chiffre trouvé sur le site de la section du Parti de Gauche de Midi-Pyrénées, citant lui-même Olivier Cuzon du syndicat Sud Education 29, lequel s’appuyait sur une étude de l’INSERM de 2002 pour avancer cette statistique : le taux de suicide chez les enseignants serait de 39 pour 100 000, très supérieur au taux national (16,2 / 100 000).
Depuis quelques temps déjà je me dis que, faute d'avoir pu consulter moi-même cette étude de l’INSERM sur le web, je dois leur écrire afin de me la procurer. Un lecteur de ce blog, Godard, a contacté l’INSERM avant moi. Cette étude n’existe pas. Autrement dit, le chiffre que je contribue à diffuser n’est pas « sourcé ». Mea maxima culpa. Les habitués de ce blog savent que, bien que n’étant pas journaliste et parce que je l’exige en tant que lecteur, je source mes chiffres et mes analyses. Cette fois-ci j’ai été un peu léger.
df
Le Monde aussi... Ce genre de mésaventure arrive à d’autres, plus journalistes et bien plus lus que moi.
Cette semaine Le Monde publiait une étude révélant que 17 % des enseignants seraient touché par le burn out (contre 11 % dans les autres professions). Ce terme, emprunté à l’industrie aérospatiale (« situation d’une fusée dont l’épuisement de carburant a pour résultante la surchauffe et le risque de bris de la machine ») a fait son apparition aux Etats-Unis dans les années 70. En bon français, il s’agit d’un syndrome d’épuisement professionnel, classé « maladie dans la catégorie des risque psychosociaux professionnels consécutive à l’exposition à un stress permanent et prolongé » (au Japon, la traduction deburn out est « mort par surcharge de travail »).
Aussitôt, les autres organes de presse, les blogs, les sites diffusent l’information qui fait le tour du web et de la sphère éducation. Patatras. Dès le lendemain, le Ministre en personneconteste les chiffres. Comme d’habitude, me direz-vous ? Non, cette fois-ci il semble avoir raison : le chiffre révélé par Le Monde proviendrait d’une étude hollandaise datant des années 90, ce que confirme dans une interview à L’express.fr Georges Fotinos, responsable de l’étude citée par Le Monde : « En revanche, ce que nous avons démontré, avec le psychiatre José-Mario Horenstein, co-auteur de l'étude, c'est que près de 30% des enseignants songent régulièrement à quitter leur métier. ».
df
Où sont les chiffres ? Si tout le monde cherche des chiffres fiables concernant les suicides des enseignants en France, c’est pour deux raisons : d’abord parce que tout le monde sent bien que la question est, ces dernières années, devenue très sensible ; ensuite parce qu’il n’existe tout simplement pas de chiffre national officiel !...
Citant l'article du Monde, Philippe Watrelot, constate dans sa chronique du 19 octobre qu’ « après le suicide de la collègue de Béziers, les chiffres et les témoignages commencent à sortir. 54 suicides "dans les murs" ont été recensés officiellement en 2009. En lien avec les rectorats, la MGEN reconnaît "accompagner" 15 000 personnels de l'éducation nationale par an, dont "6 000 bénéficient d'un tête-à-tête avec un psychologue" ».
En 2010, le ministère avait annoncé le recrutement de 80 médecins de prévention. Seuls 17 ont été recrutés à ce jour. Comme le note Fotinos, « dans l'Education nationale, il n'y a que 70 médecins de prévention pour 1,1 million de salariés. »
df
Les seuls éléments chiffrés concernant le suicide chez les enseignants sont ceux avancés fréquemment par le ministère (6 / 100 000, ouarf) et ceux présentés par une étude de l’Institut National de Veille Sanitaire, datant de 2010.
Cette étude porte sur l’ensemble du monde professionnel (encore que, elle annonce elle-même que de nombreuses professions ne sont pas prises en compte), elle est intitulée « Suicide et activité professionnelle en France : premières exploitations de données disponibles », est facilement consultable (11 pages…) et laisse pour le moins perplexe.
D’abord, elle porte sur la période 1976 – 2002, et ne prends pas en compte la décennie écoulée faute de retours statistiques. C’est dommage, tant la situation s’est dégradée dans l’Education précisément durant cette décennie.
Par ailleurs, elle exclue de ses statistiques la population féminine : « du fait de la prévalence des suicides chez les femmes, les analyses ont été restreintes à la population masculine » ! Sans plus d’explication, voici donc 2/3 de la population enseignante qui n’apparaît pas dans l’étude…
Enfin, « les enseignants de la fonction publique d’Etat » ne font pas partie des statistiques, soit la majeure partie des enseignants !
Le pire, quand on a fait ces remarques, est de constater qu’une catégorie « éducation » apparaît tout de même dans le rapport…
Le chiffre annoncé est alors à prendre avec des pincettes, vous pensez bien : 15,6 / 100 000 (c’est tout de même 2,50 fois plus que les chiffres donnés par le ministère).
df
Le malaise, lui, est bien là.
On ne compte plus les articles, les analyses, les témoignages attestant du malaise enseignant. J’ai commencé dans le métier il y a une dizaine d’année, et j’assiste avec vertige à la montée de ce fameux malaise. J’ai aussi assisté (pas en direct, heureusement) au suicide d’une collègue, ma voisine de classe. J’ai vu dans les zones sensibles des jeunes collègues craquer. J’ai vu des stagiaires écœurés, faute de formation, avant même de commencer vraiment à exercer. J’ai vu des copains de promo de l’IUFM changer de métier, déjà.
Un récent sondage réalisé par le syndicat enseignant SE-UNSA auprès de 5 000 professeurs (dont 80 % âgés de moins de 35 ans) a révélé que 45,7 % aimeraient changer de carrière. Et dernièrement, le Journal International de Médecine notait : « De fait, d’autres signaux semblent marquer une claire souffrance chez les professeurs de l’Education nationale. Ainsi, dans le dernier bilan très récemment publié du réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles, l’Agence nationale de l’évaluation et de l’éducation en santé observe : « une sur notification des troubles mentaux par rapport aux autres pathologies apparaît dans les analyses brutes et ajustés dans les secteurs suivants : activités financières, (…) et éducation ». Peut-être pas pour les mêmes raisons, certes…
df
Les enseignants, population résistante ? Le toujours impeccable Café Pédagogique,dans un papier intitulé "Les épidémies de suicide liées au travail", cite une étude de la MGEN sur la « surmorbidité psychiatrique des enseignants » et met en garde :
« Gare toutefois à ne pas extrapoler. Les professions où l'on trouve les taux les plus élevés de dépression liée au travail ne sont pas nécessairement celles où l'on rencontre le plus de difficultés professionnelles. Ainsi, les enseignants sont particulièrement exposés à différentes formes de souffrance au travail (burn out, problèmes de discipline, harcèlement moral et violences de la part des élèves, décalage entre la vocation et l'assignation, injonctions contradictoires du système, etc) ; mais ils parviennent, mieux que d'autres professions, à mettre à distance leur environnement professionnel (en partant en vacances, en se mettant en retrait). Pour ces raisons "la morbidité psychiatrique de cette profession n’est pas plus élevée alors que la détresse professionnelle y est très élevée". A contrario, il est plus difficile pour les salariés du privé, en particulier pour les cadres, de mettre à distance leur travail quand ils rencontrent des difficultés professionnelles. »
L’argument, quoique arbitraire, se tient. Mais alors, qu’est-ce que ce serait si les enseignants ne parvenaient pas « à mettre à distance leur environnement professionnel » ?
df
Nota : à lire, une belle lettre d'une prof de français, suite au suicide de L. Bonnefous, ici.
df
Enseignant suicidé
Hommage à mon collègue
http://celeblog.over-blog.com/
Vous l'avez peut-être déjà appris : Pierre Jacque, un professeur d'électronique en lycée à Marseille, s'est suicidé un jour avant la pré-rentrée. Il a laissé une lettre que je me permets de reproduire ici en intégralité :
« Le 1 septembre 2013
De Pierre JACQUE
Enseignant d’électronique
Objet : Evolution du métier d’enseignant.
A ma famille, à mes proches
et à tous ceux que mon témoignage intéressera.
Je vous fais part de ma décision de ne pas faire la rentrée scolaire 2013. En effet le métier tel qu’il est devenu au moins dans ma spécialité ne m’est plus acceptable en conscience.
Pour éclairer ma décision je vous décris succinctement mon parcours personnel. Je suis devenu ingénieur en électronique en 1982 à l’âge de 24 ans. Ma formation initiale et surtout mon parcours professionnel m’ont amené à exercer dans la double compétence « hard » et « soft ». Le métier prenant et difficile m’a toujours convenu tant que j’avais le sentiment de faire œuvre utile et d’être légitime dans mon travail. Passé la quarantaine la sollicitation de plus en plus pressente d’évoluer vers des tâches d’encadrement et le sort réservé à mes ainés dans mon entreprise m’ont incité à changé d’activité. En 1999 j’ai passé le concours du capet externe de génie électrique et j’ai enseigné en section SSI et STI électronique. Le choc pour moi fut brutal de constater la baisse de niveau des sections techniques en 18 ans passé dans l’industrie notamment pour la spécialité agent technique (niveau BTS ou DUT suivant les cas). Même si le niveau enseigné était bien bas de mon point de vue, ma compétence était au service des élèves et je me sentais à ma place. Une difficulté était quand même le référentiel applicable (le programme) datant des années 80, ambitieux pour l’époque et en total décalage avec le niveau réel des élèves des années 2000. Une réforme semblait souhaitable pour officialiser des objectifs réalistes et orientés en fonction des besoins du marché du travail.
Puis vint la réforme de 2010 mise en place par Luc Chatel et applicable à la rentrée 2011. Pour le coup, le terme réforme est faible pour décrire tous les changements mis en place dans une précipitation totale. L’enseignement des métiers est réduit à peu de choses dans le référentiel de 4 spécialités seulement qui constitue des « teintures » sur un tronc commun généraliste d’une section unique appelée STI2D qui rentre bizarrement en concurrence avec la section SSI. L’électronique disparait purement et simplement. En lieu et place il apparait la spécialité « Systèmes Informatiques et Numériques ». Cela ne me pose pas de problème personnel, je maitrise bien le domaine et je l’enseigne même plus volontiers que les classiques problèmes de courant de diode ou de montages amplificateurs. Je me pose quand même la question de la compétitivité de notre pays dans le domaine industriel avec un pareil abandon de compétence. La mise en place de la réforme est faite à la hussarde dans un état d’affolement que l’inspection a du mal à dissimuler. Entre temps le gouvernement a changé sans que les objectifs soient infléchis le moins du monde ou qu’un moratoire soit décidé, ne serait-ce qu’à cause du coût astronomique de cette réforme. En effet il aura fallu réorganiser l’implantation de tous les ateliers de tous les lycées techniques de France, abattre des cloisons, en remonter d’autres à coté, refaire tous les faux plafonds, les peintures et renouveler les mobiliers. Ceci est fait à l’échelle du pays sans que la réforme ait été testée préalablement dans une académie pilote. Début 2011, l’inspection nous convoque en séminaire pour nous expliquer le sens et les modalités de la réforme ; il apparait la volonté de supprimer toute activité de type cours ce qui est la radicalisation d’une tendance déjà bien marquée. On nous assène en insistant bien que l’élève est acteur de son propre savoir, qu’il en est le moteur. Pour les spécialités, donc la mienne SIN entre autre, cela signifie qu’une partie conséquente de l’activité sera de type projet. A l’époque les chiffres restent vagues, il est question de 50% du temps au moins. La nature des projets, la façon de les conduire, la façon de les évaluer ne sont pas évoquées et les questions que posent les enseignants à ce sujet restent sans réponses, nous serons mis au courant après la rentrée de septembre. En attendant l’inspection nous fait entièrement confiance pour continuer comme d’habitude. Je fais remarquer qu’il ne faudra pas tarder car nous préparons les élèves au bac en deux ans et que la connaissance des modalités d’examens est incontournable rapidement après la rentrée pour un travail efficace, c’est-à-dire sans perte de temps. Lors de la réunion suivante, après la rentrée 2011, l’inspecteur répond un peu agacé à la même question « que notre travail c’est d’enseigner et que l’évaluation verra après » (sic). En attendant le travail devant élève est commencé et moi et mes collègues travaillons à l’estime. Le manque de matériel se fait cruellement sentir dans mon lycée, les travaux nécessaires ne seront faits qu’à l’été 2012. Lors d’une réunion aux alentours de février il nous est demandé pour la prochaine réunion d’exposer l’état d’avancement de la réforme et si possible les projets envisagés ou mieux déjà mis en œuvre. A ce moment je viens juste de recevoir un premier lot de matériel et je ne dispose du logiciel correspondant que depuis novembre. La pression amicale mais réelle pour commencer les projets va aller augmentant.
J’ai un groupe de 16 élèves et un autre de 15 dans une salle qui est déjà trop étroite pour recevoir proprement 14 élèves en travaux pratiques et avec un matériel réduit qui ne me permets qu’un choix très restreint de sujets. La phase passée en projet sera cauchemardesque pour l’enseignant et la fraction d’élèves sérieux. Le dernier mois de cette année de première sera passé en activités plus classiques. A la rentrée 2012 les élèves sont maintenant en terminale, j’ai les tables de travail prévues dans une salle provisoire de 80 m2 au lieu des 140 m2 prévus. Il est difficile de bouger, le travail en travaux pratiques reste possible et je couvre ainsi la partie communication réseau de référentiel au moyen d’un logiciel de simulation. Je ne dispose pas du matériel support. On me bricole une salle de 150 m2 à partir de deux salles de cours séparées par un couloir et j’attaque les projets dans ces conditions. Le couloir sera abattu aux vacances de février.
Pendant ce temps nous avons appris que la note du bac porterait uniquement sur le projet final est que la note serait constituée de deux parties égales, une attribuée par un jury en fin d’année suite à une soutenance orale avec support informatique, l’autre attribuée par l’enseignant de l’année au vu du travail fourni par les élèves. Les critères d’évaluation portent principalement sur la gestion de projet et la démarche de développement durable. Il est explicitement exclu de juger les élèves sur les performances et la réussite du projet. Ceci appelle deux remarques. La première est que les critères sont inadaptés, les élèves sont incapables de concevoir et même de gérer un projet par eux-mêmes. De plus la démarche de développement durable est une plaisanterie en spécialité SIN où l’obsolescence programmée est la règle. Comment note-t-on alors les élèves ? A l’estime, en fonction de critères autres, l’inspection le sait mais ne veut surtout pas que la chose soit dite. Du coup cette note relève « du grand n’importe quoi » et ne respecte aucune règle d’équité. Elle est attribuée par un enseignant seul qui connait ces élèves depuis au moins un an et compte coefficient 6 ce qui écrase les autres matières. Cela viole l’esprit du baccalauréat dans les grandes largeurs.
Je considère que ceci est une infamie et je me refuse à recommencer. L’ensemble du corps inspectoral est criminel ou lâche ou les deux d’avoir laissé faire une chose pareille. Cette mécanique est conçue dans une idée de concurrence entre les enseignants mais aussi entre les établissements pour créer une dynamique de très bonnes notes à l’examen y compris et surtout si elles n’ont aucun sens. Vous avez l’explication des excellents résultats du cru 2013 du baccalauréat au moins pour la filière technologique. Cela fait plus d’un an que je me plains à mon syndicat de cet état de fait. Pas un seul compte-rendu ni localement sur Marseille ni à un plus haut niveau n’en fait mention. Je suis tout seul à avoir des problèmes de conscience. Ou alors le syndicat est activement complice de l’état de fait, le responsable local me dis : « mais non Pierre tu n’es pas tout seul ». En attendant je ne vois aucune réaction et ce chez aucun syndicat. Que penser ? Soit nous sommes muselés, soit je suis le dernier idiot dans son coin.
De toute façon je n’accepte pas cette situation. Je pense au niveau toujours plus problématique des élèves, autrefois on savait parler et écrire un français très convenable après 5 ans d’étude primaire. Aujourd’hui les élèves bachelier maitrisent mal la langue, ne savent plus estimer des chiffres après 12 ans d’études. Cherchez l’erreur. La réponse de l’institution est : « oui mais les élèves savent faire d’autres choses ». Je suis bien placé dans ma spécialité pour savoir que cela n’est pas vrai ! Les élèves ne maitrisent rien ou presque des techniques numériques d’aujourd’hui. Tout ce qu’ils savent faire est jouer et surfer sur internet. Cela ne fait pas un compétence professionnelle. Les médias nous rabattent les oreilles sur la perte de compétitivité du pays en laissant entendre que le coût du travail est trop élevé. Cette présentation pèche par une omission grave. La réalité est que le travail en France est trop cher pour ce que les travailleurs sont capables de faire véritablement. Et là la responsabilité de l’éducation nationale est écrasante. Qui osera le dire ? J’essaye mais je me sens bien petit. J’essaye de créer un maximum d’émoi sur la question. J’aurais pu m’immoler par le feu au milieu de la cour le jour de la rentrée des élèves (2), cela aurait eu plus d’allure mais je ne suis pas assez vertueux pour cela. Quand vous lirez ce texte je serai déjà mort.
Pierre Jacque
enseignant du lycée Antonin Artaud
à Marseille
Que dire après un tel texte ? Tout d'abord, que ce que notre collègue dénonce est partagé par beaucoup d'entre nous : alors qu'on nous bassine médiatiquement et idéologiquement avec l'idée que tout va pour le mieux, que les élèves savent plein de nouvelles choses et que si l'école ne fonctionne pas assez bien, c'est parce qu'on ne pousse pas jusqu'au bout la logique du projet, de la mise en activité et de toutes ces choses merveilleuses... eh bien nous constatons exactement l'inverse, et il en devient absurde que ce que nous denonçons car nous le voyons, le constatons, l'analysons, soit refusé comme n'existant tout simplement pas.
Ensuite que la réforme dans la filière de mon collègue (STI2D, les "2D" signifaint "développement durable"... je vous jure que c'est vrai) est l'exemple même du peu de cas que l'institution fait de ses personnels. Changez de matière, formez-vous vous-mêmes, sautez dans le vide, et on envisagera peut-être de vous lancer un parachute pendant votre descente, si on en trouve un. Cette réforme a été une catastrophe, a broyé les collègues sous des pressions innommables et des injonctions contradictoires insupportables.
Enfin qu'il faut arrêter avec cette frénésie incohérente qui existe au sein de notre institution. Tout réformer, tout changer sous prétexte de tout améliorer, mais en réalité le plus souvent de faire des économies, et ce au mépris du travail des professeurs. On produit des textes à la chaîne, des lois au kilomètre et des réformes à la journée. Le résultat n'est hélas pas surprenant : perte d'image, déconsidération, non attractivité du métier, malaise, dépressions, burn-out...
Je présente donc mes sincères condoléances à la famille, aux amis et aux collègues d'établissement de Pierre Jacque. Ce qu'il a écrit est le quotidien de beaucoup d'entre nous ; le portrait qu'il brosse de l'école est un portrait juste et exact. Faisons en sorte que sa mort rende son message vivant
J'ajouterai de mon côté que deux enseignants de collège se sont suicidés dans mon secteur depuis la rentrée. Pour raisons professionnelles....
Il y en aura d'autres....Je ne suis même plus surpris d'ailleurs que le psy de l'éducation nationale me demande à chaque convocation si j'ai "des pensées suicidaires".....
Psychologie des foules

« La foule psychologique est un être provisoire, formé d'éléments hétérogènes qui pour un instant se sont soudés, absolument comme les cellules qui constituent un corps vivant forment par leur réunion un être nouveau manifestant des caractères fort différents de ceux que chacune de ces cellules possède. »
Si l'on raisonne au niveau de l'individu, l'individu en foule acquiert trois caractères que l'on ne trouve que dans l'état de foule :
l'irresponsabilité. Du fait du nombre, un individu en foule peut ressentir un sentiment de « puissance invincible » et voir ses inhibitions s'effondrer. Il pourra accomplir des actions qu'il n'aurait jamais accomplies seul (par exemple, piller un magasin de façon non préméditée) : « le sentiment de responsabilité... disparaît entièrement. » Ceci vaut surtout pour les foules anonymes et hétérogènes, où l'individu, noyé dans la masse, est difficile (voire impossible) à retrouver par la suite.
La « contagion ». Ce que d'autres auteurs, comme David Hume, ont désigné sous le terme de sympathie et thématisé dans les relations inter-individuelles prend ici une ampleur beaucoup plus grande : une même passion agitera tous les membres de la foule avec une grande violence.
La suggestibilité. L'individu faisant partie de la foule voit sa conscience s'évanouir, au même titre que celle d'un hypnotisé. Il n'a plus d'opinions, ni de passions qui lui soient propres. Cela explique que des foules puissent prendre des décisions allant à l'encontre des intérêts de leurs membres, comme les Conventionnels qui lèvent leur propre immunité (ce qui leur permettra de s'envoyer les uns les autres à l'échafaud)6.
« Évanouissement de la personnalité consciente, prédominance de la personnalité inconsciente, orientation par voie de suggestion et de contagion des sentiments et des idées dans un même sens, tendance à transformer immédiatement en actes les idées suggérées, tels sont les principaux caractères de l'individu en foule. Il n'est plus lui-même, il est devenu un automate que sa volonté ne guide plus. »

Pédagogie des armes
Si j'avais encore eu une classe de CM2, je sais ce que j'aurais fait avec mes élèves qui auraient eu à manier des fusils d'assaut. Bon, bien évidemment, j'aurais demandé à préparer l'intervention avec le militaire concerné. C'est ça le plus troublant pour moi dans cette histoire. Est-ce que cette séance avait été préparée conjointement ou pas avec l'enseignant ?
En tout cas, les jours suivants, j'aurais demandé aux enfants d'exprimer leurs émotions. Et c'est là que la dimension existentielle aurait repris le dessus et que l'expérience aurait eu une continuité enrichissante.
Certains enfants auraient certainement réussi à exprimer leur excitation. Car ils l'ont certainement été pour la plupart.
Mais quelle forme d'excitation ? Plaisante ou pas ?
Oui, il y a des états d'excitation déplaisants. Quand on a de la fièvre par exemple. Quand on est stressé. Quand on est en colère.
Car l'excitation n'est pas une émotion, c'est un état.
Voilà déjà un premier apprentissage.
Différencier un état physique d'une émotion.
La colère est une émotion, l'excitation est son état.
Certains enfants auraient fait part d'une excitation joyeuse.
Question : "Quelle est l'émotion qui correspond à une excitation joyeuse ?
-Le bonheur.
Nous aurions ensuite travaillé sur les effets de ces différentes formes d'excitation et de leurs émotions associées.
Comment vous vous êtes comportés pendant la séance ?
Est-ce que vous avez eu du mal à écouter ?
Vous étiez impatients ?
Vous êtes restés attentifs et concentrés ?
Pour quelles raisons ?
Est-ce que le fait que vous ayez eu une arme dans les mains vous a rendu plus attentifs ? Est-ce que vous avez compris qu'il fallait rester sérieux parce que c'était une arme ?
Si oui, qu'est-ce que vous en tirez comme conclusion ?
Si vous avez senti que vous étiez trop impatients pour vraiment écouter, est-ce que vous pensez que vous pouvez vous corriger et si oui, comment faire ?
Si vous avez senti que vous étiez particulièrement attentifs, est-ce que vous pourriez reproduire cet état dans n'importe quelle situation ?
Est-ce que le fait que vous étiez dans une activité impressionnante vous a aidé à être performant ou est-ce que vous avez été perturbé par ce stress ?
Dans quelle genre de situation que vous connaissez déjà ou que vous vivrez plus tard, vous avez des chances ou des risques de rencontrer de nouveau ces émotions et ces états ?
En quoi cette expérience avec les armes pourrait vous servir désormais ?
etc etc etc etc.....
On pourrait bien évidemment parler du port d'armes autorisé aux USA et les conséquences destructrices. En analyser les raisons au regard des ressentis des enfants (sentiment de puissance, d'excitation, de perte de contrôle, d'inattention etc etc ...)
On pourrait parler des risques inhérents à une situation d'excitation lorsqu'elle n'est pas totalement mâitrisée par l'individu : la première sortie en scooter avec le casque posé comme un béret pour faire le mariole. La première rencontre amoureuse, la première expérience sexuelle, la première cuite, ..... Pour quelles raisons perd-on le contrôle de soi ? Le regard des autres, l'estime de soi, la fierté, la prétention, la témérité pour se sentir exister ?......
Il y a tellement de choses à dire, à expliquer, à exprimer, ils ont tellement de choses à découvrir... En eux...
J'ai un ancien élève qui s'est tué en scooter. Il avait posé son casque au sommet de son crâne...
Je sais combien l'observation de soi est vitale....
Les enfants et les fusils d'assaut.
Lors d'un "atelier découverte", un soldat a prêté des fusils d'assaut et des pistolets automatiques à des enfants à l'école élémentaire à Flastroff. Des sanctions pourraient être envisagées à son encontre. L'Express fait le point sur l'affaire.
Une enquête et de possibles sanctions. Des militaires ont permis à des écoliers d'une école élémentaire à Flastroff, âgés de 9 et 10 ans, de manipuler des fusils d'assaut Famas et des pistolets automatiques. La polémique est née d'une photo des bambins, armes en mains, publiée dans le Républicain Lorrain.
Depuis deux jours, je lis des tas d'articles sur ce "scandale" et je me dis qu'il y a quand même une sacrée contradiction au regard de cette expérience et ce que les enfants voient du monde adulte quotidiennement.
Imaginons que ce militaire chargé de "l'exercice" ait justement profité de l'expérience pour expliquer aux enfants qu'une arme est destinée à tuer et que leurs "jeux" video de guerre ne sont nullement le reflet de la réalité. Imaginons que ce militaire ait cherché à éveiller ces jeunes consciences à la réalité des combats, à la violence extrême, à la peur, à la perte des amis, au traumatisme. Imaginons que ce soldat ait souhaité simplement que les enfants ressentent l'émotion générée par une arme et la fascination qu'elle peut représenter et qu'en même temps, il en explique clairement l'extrême danger...Imaginons que ce militaire ait eu dans son intervention un objectif essentiellement éducatif...
Faudrait-il le sanctionner ?
Mais alors, que doit-on faire de tous ces films ou ces séries télévisées qui mettent en scène des morts violentes ? Est-ce qu'il y a dans ces séries une analyse psychologique qui puisse atteindre la conscience des enfants ? Non.
Que doit-on faire au regard des jeux videos ?
Que doit-on faire au regard des images de ce monde ?
Combien de millions d'enfants sont "abandonnés" devant ces images ? Combien de millions d'enfants irrémédiablement marqués ?
Est-ce qu'il y a une démarche éducative là-dedans ? Non.
Il n'y a qu'une course à l'audimat en usant des pulsions les plus sombres des individus.
Alors, plutôt que de matraquer ce militaire, alors que personne finalement, dans les journalistes qui relatent les faits, ne sait exactement ce qui a été dit et comment cette "expérience" a été vécue par les enfants, il conviendrait davantage de s'attaquer fortement à cette ultra violence, non accompagnée, que des millions d'enfants subissent quotidiennement.....
Mes enfants ont tiré à la carabine un jour, dans le cadre d'une épreuve sportive. Ils ne sont pas devenus meurtriers pour autant. Les jeunes de lycées sportifs qui choisissent la pratique du biathlon (Ski de fond et tir à la carabine) ne deviennent pas des serial killers...
Tout dépend de "l'accompagnement" et de la conscience qui est développée...Lorsque je travaillais avec les enfants de ma classe sur les deux guerres mondiales, je ne pense pas qu'une seule fois dans ma carrière, un enfant ait eu envie ensuite d'aller à la guerre... Par contre, ceux qui auront passé des milliers d'heures, SEULS ou en bande, devant des jeux video ou des films, je ne suis pas persuadé qu'ils en sortent indemmes...
Les journalistes parlent dans le vide, une fois de plus, ils imaginent, ils interprètent mais pendant ce temps-là, la violence télévisuelle, bien plus novice, continue tranquillement...Si, vraiment, on veut protéger les enfants, c'est par ça qu'il faut commencer. À la télé, quand j'étais petit, je regardais "Flipper le dauphin", "Thierry la Fronde", "Laurel et Hardy" , "Ivanhoé" etc etc...Maintenant, les enfants regardent en pleine journée, "Meurtres à Miami", "et autres boucheries sanguinolentes dont ils ne peuvent rien retirer d'autre qu'un profond malaise anxiogène. Je le redis : Tout dépend de l'accompagnement et personne ne sait ce que ce militaire a expliqué aux enfants. Et son intervention PEUT être bien plus pédagogique que ce que les journalistes croient..
Tout ce ramdam s'est construit une fois de plus sur une photographie. Des enfants allongés au sol avec des fusils d'assaut dans les mains. Une photographie est muette et ce sont les esprits qui la regardent qui la commentent.
"Et pour cette photo-là ? Rien, aucune réaction ? Et là, en plus, les enfants tirent réellement sur la cible.
Oui, c'est normal, ce sont des enfants qui font du sport. Ils ne sont pas avec des militaires et des fusils d'assaut.
-Parce que ça change quelque chose au fait qu'ils utilisent une arme ? Pour un enfant, en tout cas, ça ne change rien. C'est le discours qu'il va entendre qui fera la différence. Un militaire n'est pas nécessairement un abruti...Mais il y a des animateurs sportifs et des entraîneurs qui sont de véritables dangers pour les enfants. Il est donc impossible, a priori, de condamner une expérience comme celle-là. Pas à partir d'une photo.
-Quand même, les entraîneurs sportifs ne sont pas dangereux pour les jeunes !
-Allez donc vous mettre au bord d'un terrain de foot et on en reparlera....Dans une salle de boxe, les enfants apprennent le respect bien plus profondément que sur un terrain de foot. Là encore, il faut sortir des clichés. Tout comme il faut s'extraire des amalgams. L'un comme l'autre sont aussi nuisibles. D'ailleurs, qui vous certifie que l'entraîneur qu'on voit sur la ^photo, n'est pas en train de dire aux enfants ; "Allez, appliquez-vous, imaginez que la cible, c'est la tête du prof que vous détestez le plus".... On peut imaginer ce qu'on veut à partir d'une photo. Le pire comme le meilleur.
Le plaisir et l'ataraxie

ATARAXIE
Wikipédia.
"L’ataraxie apparaît d'abord chez Démocrite et désigne la tranquillité de l’âme résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence.
L’ataraxie devient ensuite le principe du bonheur (eudaimonia) dans le stoïcisme, l’épicurisme et le scepticisme. Elle provient d’un état de profonde quiétude, découlant de l’absence de tout trouble ou douleur. Cette notion apparaît à l'époque d'Epicure.
L'état d'ataraxie n'est pas uniquement une affaire mentale. L'étude rationnelle d'une éthique et d'une paix intérieure telle que firent ces trois mouvements philosophiques reste limitée par l'expression de ce sentiment de quiétude. Nous ne pouvons que souligner l'importance des exercices corporels dans ces doctrines afin de mieux faire apparaître la relation controversée entre le corps et l'esprit. L'ataraxie est en effet liée, d'une façon non nécessaire, à l'aponie, ou absence de troubles corporels. Selon Epicure, ces deux états liés mènent à l'euthymie.
Pour Epicure, la réflexion sur le bonheur est incontournable car l'existence de l'humain est toute entière dominée par la recherche des causes qui le produisent. Épicure enseigne à distinguer les désirs naturels des désirs non naturels, et les désirs nécessaires des désirs non nécessaires :
« Quand nous disons que le plaisir est notre but, nous n'entendons pas par-là les plaisirs des débauchés ni ceux qui se rattachent à la jouissance matérielle, ainsi que le disent ceux qui ignorent notre doctrine, ou qui sont en désaccord avec elle, ou qui l'interprètent dans un mauvais sens. Le plaisir que nous avons en vue est caractérisé par l'absence de souffrance corporelle et de troubles de l'âme. »
"Il n'est pas possible de vivre de façon bonne et juste, sans vivre avec plaisir."
Il faut viser la suffisance à soi, car ainsi la douleur provenant du manque est supprimée.
Pour Épicure, une amitié restreinte mais véritable est importante à l'ataraxie. Dans le jardin d'Epicure, seuls ses vrais amis sont présents, ce qui empêche tout trouble de l'âme.
"Certaines douleurs ne sont pas à éviter parce qu'elles sont un bien, de même que certains plaisirs ne doivent pas être poursuivis parce qu'ils sont la source de plus grands maux. " Lettre à Ménécée.
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Notre existence sociale est-elle propice à l'établissement et la durabilité de cet état d'ataraxie ?
Le souhaitons-nous réellement ?
Les conditionnements éducatifs, non seulement familiaux mais sociétaux, autorisent-ils l'élaboration consciente, volontaire et constante de cette philosophie et de son application ?
Existe-t-il une opposition supérieure aux hommes au développement de cette philosophie ?
Existe-t-il des mouvements de pensées à l'échelle du monde s'opposant à cette liberté individuelle ?
L'ataraxie, de par la plénitude qu'elle génère, n'est-elle pas antinomique au regard de la société de consommation ?...
Un individu qui a su identifier les plaisirs qui lui sont nécessaires et bons de ceux qui lui sont néfastes est-il encore un client potentiel ?
Epicure n'apporte rien au PIB...C'est un Antimondialiste et un Indigné. Aujourd'hui, il serait considéré comme un "marginal, un être asocial, un "pisse-froid", un casseur d'ambiance, un déprimé de la vie",
Tout le problème de cette société matérialiste tient dans ce rejet....Combien d'individus acceptent cette exclusion ? Combien sont prêts à l'assumer et plus que tout à y trouver le bonheur ?......
Un paria de l'Histoire...
Moi également, je ne connais de cette photo que l'histoire des deux athlètes brandissant leur poing...Je ne savais rien du 3ème homme....
La subjectivité de l'Histoire, ses rejets, ses censures, ses manipulations, ses exclusions, ses mensonges, ses falsifications....Le poids des mots, le choc des photos et tout ce que ça enclenche... La "vérité" est bien trop souvent le mot qu'on attibue follement à nos insuffisances.
Personne ou presque ne fait attention à lui, l'homme qui ne lève pas le poing sur cette photo mythique. Et pourtant... C'est peut être bien lui le plus grand héros de cette scène !
Par Nathan Weber il y a 54 minutes
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Parfois, les images peuvent nous tromper.
Prenez cette photographie, par exemple. Vous la reconnaissez sans doute, elle est extrêmement célèbre et se trouve dans tous les livres d’histoire : c’est le geste de rébellion de deux coureurs afro-américains, John Carlos et Tommie Smith, brandissant le poing pour protester contre la ségrégation raciale, alors qu’ils se trouvaient sur le podium après avoir couru les 200 mètres lors des Jeux Olympiques de 1968, à Mexico.
Eh bien cette photo m’a trompé, pendant très longtemps… Et il est probable qu’elle vous ait trompé, vous aussi.
J’ai toujours vu cette photo comme une image extraordinairement puissante de deux hommes de couleur, pieds nus, tête baissée, leur poing ganté de noir brandi vers le ciel tandis que l’hymne national Américain retentissait. J’ai toujours vu dans cette image un geste symbolique fort pour défendre l’égalité des droits pour les personnes de couleur, dans une année notamment marquée par la mort de Martin Luther King et de Bobby Kennedy.
J’ai toujours vu dans cette image une photographie historique de deux hommes de couleur.
Et c’est pour ça, sans doute, que je n’ai jamais vraiment fait attention à ce troisième homme. Un blanc, immobile, figé sur la deuxième marche du podium. Il ne brandit pas le poing en l'air. J'ai toujours vu dans ce troisième homme une sorte d’intrus, une présence en trop, arrivé là un peu par hasard et malgré lui.
En fait, je pensais même que cet homme représentait, dans toute sa rigidité et son immobilité glacée, l’archétype du conservateur blanc qui exprime le désir de résister à ce changement que Smith et Carlos invoquaient en silence derrière lui.
Mais je me trompais. Pire que ça : je ne pouvais pas mieux me tromper.
La vérité, c’est que cet homme blanc sur la photo, celui qui ne lève pas le bras, est peut-être le plus grand héros de ce fameux soir d’été 1968.
Il s’appelait Peter Norman, il était australien et ce soir-là, il avait couru comme un dingue, terminant la course avec un temps incroyable de 20 s 06. Seuls l'Américain Tommie Smith avait fait mieux, décrochant la médaille d'or tout en inscrivant un nouveau record du monde, avec un temps de 19 s 78. Un deuxième Américain, un certain John Carlos, se trouvait sur la troisième marche avec seulement quelques millisecondes d'écart avec Norman.
En fait, on pensait que la victoire se départagerait entre les deux américains. Norman, c’était un coureur inconnu, un outsider, qui a soudain eu un coup de fouet inexpliqué dans les derniers mètres et s’est retrouvé propulsé sur le podium. Cette course, c’était la course de sa vie.
Pourtant, le plus mémorable ne fut pas la performance en elle-même, mais bien les évènements qui s’ensuivirent lors de la montée des coureurs sur le podium après la course.
Smith et Carlos allaient bientôt montrer à la face du monde entier leur protestation contre la ségrégation raciale. Ils se préparaient à faire quelque chose d’énorme, d’un peu risqué aussi, et ils le savaient.
Norman, lui, était un blanc d’Australie. Oui, d’Australie : un pays qui avait à l’époque des lois d’apartheid extrêmement strictes, presque aussi strictes que celles qui avaient cours en Afrique du Sud. Le racisme et la ségrégation étaient extrêmement violents, non seulement contre les Noirs mais aussi contre les peuples aborigènes.
Les deux afro-américains ont demandé à Norman s’il croyait aux droits humains. Norman a répondu que oui.
« Nous lui avions dit ce que nous allions faire, nous savions que c’était une chose plus glorieuse et plus grande que n’importe quelle performance athlétique, » racontera plus tard John Carlos. « Je m’attendais à voir de la peur dans les yeux de Norman… Mais à la place, nous y avons vu de l’amour. »
Norman a simplement répondu : « Je serai avec vous ».
Peter Norman, le "troisième homme"
Smith et Carlos avaient décidé de monter sur le podium pieds nus pour représenter la pauvreté qui frappait une grande partie des personnes de couleur. Ils arboreraient le badge du Projet Olympique pour les Droits de l’Homme, un mouvement d’athlètes engagés pour l’égalité des hommes.
Mais ils ont bien failli ne pas porter les fameux gants noirs, le symbole des Black Panthers, qui ont finalement fait toute la force de leur geste.
C’est Norman qui a eu l’idée.
En fait, juste avant de monter sur le podium, Smith et Carlos ont réalisé qu’ils n’avaient… qu’une seule paire de gants. Ils allaient renoncer à ce symbole, mais c’est Norman qui a insisté, en leur conseillant de prendre un gant chacun.
Et c’est ce qu’ils ont fait.
Si vous regardez bien le cliché, vous verrez que Norman porte, lui aussi, un badge du Projet Olympique pour les Droits de l’Homme, épinglé contre son cœur.


Les trois athlètes sont montés sur le podium ; le reste fait partie de l’Histoire, capturé par la puissance de cette photo qui a fait le tour du monde.
« Je ne pouvais pas voir ce qui se passait derrière moi » se souviendra plus tard Norman, « mais j’ai su qu’ils avaient mis leur plan à exécution lorsque la foule qui chantait l’hymne national Américain s’est soudainement tue. Le stade est devenu alors totalement silencieux. »
Cet évènement a provoqué l’immense tollé que l’on sait. Les deux coureurs ont été immédiatement bannis de la discipline et expulsés du village olympique. Une fois de retour aux États-Unis, ils ont fait face à de nombreux problèmes et ont reçu d’innombrables menaces de mort.
Ce que l’on sait moins, c’est que Peter Norman, lui aussi, a subi de lourdes conséquences. Pour avoir apporté son soutien à ces deux hommes, il a dû dire adieu à sa carrière qui aurait pu être extrêmement prometteuse.
4 ans plus tard, malgré son excellence dans la discipline, il n’est pas sélectionné pour représenter l’Australie pour les Jeux Olympiques de 1972. Il ne sera pas non plus invité pour les JO qui se dérouleront dans son propre pays, en 2000.
Dégoûté, Norman a laissé tomber les compétitions athlétiques, et s’est remis à courir au niveau amateur. En Australie, où le conservatisme et la suprématie raciale avait la peau dure, il a été traité comme un paria, un traître. Sa famille l’a renié, et il n’arrivait pas à trouver de travail à cause de cette image qui lui collait à la peau. Il a travaillé un temps dans une boucherie, puis en tant que simple prof de gym.
Après une blessure mal soignée, il a fini ses jours rongé par la gangrène, la dépression et l’alcoolisme.
Pourtant, Norman a eu pendant des années une chance de se racheter, de sauver sa carrière et d’être à nouveau considéré comme le grand sportif de talent qu’il était : Il a maintes fois été invité à condamner publiquement le geste de John Carlos et de Tommie Smith, de demander pardon, bref de se repentir face à ce système qui avait décidé de l’exclure.
Un simple pardon aurait pu lui permettre de de revenir dans la discipline, et plus tard de faire partie des organisateurs des jeux olympiques de Sydney en 200. Mais il n’en a rien fait. Norman n’a jamais laissé ses opinions faiblir, et n’a jamais accepté de trahir les deux américains pour se « racheter ».
Avec le temps, Carlos et Smith ont été considérés comme de véritables héros ayant défendu la cause de l’égalité raciale envers et contre tous.
En Californie, une statue a même été érigée en hommage à ces deux athlètes aux poings levés…
Sauf que l'Australien ne figure pas sur cette statue.

Gommé, supprimé de l’histoire et pourtant détesté de tous en son pays, voilà ce qu’il était devenu. Son absence semble être l’épitaphe d’un héros que personne n’avait remarqué, et que l’histoire n’aura malheureusement pas retenu.
En 2006, Peter Norman décède finalement à Melbourne, en Australie. Pendant des décennies, il a a donc été pour beaucoup "l'homme qui n'a pas levé le poing" tout en étant complètement déconsidéré par son propre pays puis, pire encore, oublié.
À son décès, les deux sprinteurs américains ont tenu à porter son cercueil
N'oublions jamais Peter Norman, héros sans gants, effacé de l’histoire, qui n’a jamais cessé de lutter pour l’égalité des hommes.
Test de "personnalité "
Ce test de personnalité peut dire qui vous êtes en analysant la façon dont vous regardez ces images
Par Claire C. | 14 octobre 2015
Ce test de personnalité peut dire qui vous êtes en analysant la façon dont vous regardez ces images
Notre caractère est directement affecté par notre façon de percevoir le monde, tout comme notre caractère profond influe sur la façon dont nous décryptons les choses et voyons ce qui nous entoure. Ces deux choses sont intimement liées et pour cause : elles se rapportent directement à ce qui fait notre personnalité.
Les scientifiques, psychologues et chercheurs du monde entier connaissent très bien ce phénomène, et de nombreux tests psychologiques utilisent des formes, des dessins abstraits ou des tâches pour décrypter la personnalité d’une personne.
C’est exactement de cela qu’il s’agit dans ce test … Mais attention, pour que cela fonctionne, focalisez votre attention et suivez attentivement les consignes :
Essayez de garder en mémoire la chose qui vous saute en premier aux yeux, ce que vous percevez en tout premier dans ces images. Bien entendu, vous verrez plusieurs choses dans ces formes, en fonction des différents niveaux de lecture de l’image. Tout est assez évident, mais ce n’est pas cela qui importe :
L’important, c’est vraiment d’essayer de bien vous souvenir de la toute première chose que vous percevez !
Test de personnalité:

Que voyez-vous en premier dans cette image ?
A) Une personne assise au pied d’un arbre
B) Des pommes
C) Le visage d’Isaac Newton

Que voyez-vous en premier dans cette image ?
A) Une voiture
B) La lettre A
C) Une personne avec des jumelles

Que voyez-vous en premier dans cette image ?
A) Des poupées russes
B) Des empreintes de pas
C) Des quilles de bowling

Que voyez-vous en premier dans cette image ?
A) Une pomme
B) Un couteau
C) Un papillon

Que voyez-vous en premier dans cette image ?
A) Une falaise
B) Un chien
C) Un visage

Que voyez-vous en premier dans cette image ?
A) Une montagne et de l’eau
B) Des personnages sur un bateau
C) Un crocodile

Que voyez-vous en premier dans cette image ?
A) La lune et son reflet sur l’eau
B) Un surfeur
C) Une baleine
Il est temps maintenant de compter vos réponses pour découvrir votre résultat au test de personnalité!
Si vous avez plus de A :
Vous êtes une personne très optimiste !
Vous vous adaptez aux changements et à votre environnement très rapidement. Il semblerait que vous ayez aussi certaines facilités pour communiquer avec les autres personnes, et il est peu courant que vous vous sentiez seul(e). Malgré une certaine timidité intérieure, vous vous comportez de façon plutôt enjouée en société. Vous valorisez toutes les expressions d’affection et d’amour, même les plus discrètes.
Vous essayez de voir au-delà des apparences, et vous mettez un point d’honneur à ne pas juger les personnes sans connaître vraiment ce qui se cache tout au fond d’elles. Cette envie de percevoir les choses en profondeur et de manière complète vous pousse à une certaine curiosité, le désir d’apprendre sans cesse de nouvelles choses, ainsi qu’un petit penchant pour les choses spirituelles et/ou philosophiques.
Vous êtes une personne passionnée dont la tête fourmille d’idées, mais vous êtes aussi capable d’avoir une vie privée organisée.
Si vous ne vous reconnaissez pas dans cette description mais que vous avez tout de même vu en majorité les formes se rapportant à la réponse A, il se peut que vous traversiez simplement une période d’euphorie sentimentale, qui transforme en ce moment votre façon de percevoir les choses : peut-être êtes-vous amoureux(se) ou bien vous sentez que vous êtes en plein développement physique et mental ! Quoi qu’il en soit, vous voyez toujours le verre à moitié plein, et ça, c’est vraiment fantastique !
Si vous avez plus de B :
Vous êtes une personne plutôt méthodique, qui aime la stabilité !
Vous aimez que tout, au sein de votre vie, soit bien planifié, équilibré et qu’il y ait peu de changements. Vous recherchez l’harmonie, le calme plutôt que le mouvement permanent et l’agitation. Pour vous, les changements et les choses imprévues sont un motif de préoccupation inutile. Vous faites très attention aux détails, même les plus petits… Pourtant, il vous arrive également de laisser passer des détails importants qui pourraient vous aider à vous faire une meilleure idée des choses.
Malgré un esprit plutôt cartésien, vous savez également laisser une grande place à vos sentiments et vous savez mieux que quiconque différencier vos nécessités de vos désirs. Sobre, les pieds solidement ancrés sur terre, vous êtes une personne simple, loyale et droite, vous n’avez pas besoin de vous encombrer de choses matérielles. Votre estime de vous-même est suffisamment stable, vous connaissez vos propres forteresses intérieures, vous vous respectez et vous savez tirer votre épingle du jeu même dans les situations les plus adverses.
Pour vous, la stabilité mentale et émotionnelle est synonyme de développement personnel. Votre esprit fonctionne de façon logique, ce qui a de nombreux avantages… mais cela peut vous déstabiliser et vous entraîner un certain stress quand vous vous retrouvez devant une situation non-prévisible, inattendue et inconnue.
Même si vous n’aimez pas improviser les choses à la va-vite, quand vous êtes en terre connue vous êtes d’un calme implacable et vous êtes apte à réaliser beaucoup de choses. Vous êtes en outre une personne responsable, qui tient parole et qui n’est pas du genre à faire des promesses en l’air
Si vous avez plus de C :
Vous êtes une personne très créative !
Pour vous, le plus important dans la vie est l’intuition, la sagesse, le bonheur, et le fait de satisfaire votre infatigable curiosité. À vos yeux, le monde est rempli de choses à découvrir ! Toutes les différentes facettes de la vie, les personnes et les situations qui défilent devant vos yeux vous fascinent et activent votre imagination débordante. Votre vie est remplie de couleurs, au sens propre comme au sens figuré ! Vous aimez penser d’une façon différente, et vous percevez les choses qui vous entourent d’une manière bien à vous. Le regard que vous posez sur le monde est celui d’un artiste, ou d’un éternel enfant aux yeux sans cesse émerveillés.
Vous êtes également capable de transformer les choses qui se présentent à vous, souvent pour le mieux. Vous ne cherchez pas forcément la solution la plus facile aux problèmes, vous suivez avant tout votre instinct et ce qui vous apporte le plus de bonheur.
Votre capacité à voir l’essence même des choses plutôt que leurs simples contours physiques, votre propension à vous baser sur des émotions pures, sur des vibrations immatérielles, sur des sentiments plutôt que sur une froide logique fait de vous une personne un peu à part. Sensible, sentimental, vous êtes doté d’un grand sens de l’écoute et d’une haute réceptivité à l’art, à la poésie, à la musique ou encore à la littérature. Ce qui fait battre votre cœur, ce sont avant tout ces choses immatérielles, intangibles et pourtant bien présentes de par la chaleur intense, quasiment brûlante, qu’elles peuvent provoquer en vous.
Vous êtes un idéaliste, un rêveur passionné et un peu fou. Le monde a besoin de personnes comme vous !
Source Ce test de personnalité peut dire qui vous êtes en analysant la façon dont vous regardez ces images: Playbuzz
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REPONSE C pour ma part :)
A l'abattoir
Un abattoir bio dans la ville de Wachtendonk en Allemagne (photo d'illustration).
REUTERS/Ina Fassbender
Le maire d'Alès a annoncé ce mercredi avoir ordonné la fermeture "immédiate et à titre conservatoire" de l'abattoir municipal après la diffusion par une association d'une vidéo montrant des mauvais traitements infligés à des animaux.
Action réussie pour une association de défense des animaux à Alès. Ce mercredi, l'association L214 a frappé les esprits après la diffusion d'une vidéo montrant les traitements infligés au bétail, parfois abattu en état de conscience. Après avoir pris connaissance de ces images, le maire de la ville Max Roustan a demandé la fermeture "immédiate et à titre conservatoire" de l'abattoir municipal.
Acte I. Une vidéo choc
L214, une association de défense des animaux, publie sur son site une vidéo filmée en caméra cachée entre avril et mai 2015 par une "une personne qui a accès à l'abattoir". Les images montrent des bovins et des moutons être saignés alors qu'ils ont repris connaissance après avoir été étourdis. Des porcs sont entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au Co2. Un cheval apeuré est frappé avec un aiguillon électrique.
Selon l'association, cette vidéo révèle "des mauvais traitements et desactes de cruauté" infligés à des animaux à l'abattoir d'Alès. Contactés par l'AFP, les responsables de l'abattoir n'ont pas souhaité s'exprimer.
>> Attention, ces images peuvent choquer:
Acte II. Une plainte et un expert
Dans la foulée de la publication de la vidéo, l'association a déposé une plainte auprès du procureur d'Alès. Elle assure aussi avoir envoyé un courrier à la préfecture demandant "une fermeture immédiate de l'abattoir".
L'association a également soumis ces images à un expert vétérinaire auprès des tribunaux, qui a relevé plusieurs infractions au règlement dans les méthodes d'abattage. Gilbert Mouthon, également secrétaire général de l'association de protection Fondation Assistance aux animaux, a noté "des actes de cruauté" ainsi qu'un danger de contamination des carcasses par des matières fécales.
Acte III. Une ordonnance de fermeture
Mercredi en fin d'après-midi, le maire d'Alès a annoncé avoir ordonné la fermeture "immédiatement et à titre conservatoire". En outre, Max Roustan, qui s'est dit "ému par ces images", a annoncé le lancement d'une enquête administrative interne sur d'éventuels manquements aux normes d'abattage des animaux. "Si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu'à la fermeture définitive de l'abattoir d'Alès", a-t-il poursuivi dans un communiquépublié sur le site internet de la municipalité.
"Cet abattoir, comme l'ensemble des abattoirs de France, est sous l'exclusive responsabilité sanitaire des services de l'État, à travers la Direction départementale de la protection des populations, qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement", a par ailleurs rappelé l'élu.
L'entreprise, qui produit 5000 tonnes de viandes par an selon son site internet, a bénéficié d'un investissement de 2,5 millions d'euros de la ville en 2010 pour sa rénovation. 120 emplois directs et indirects dépendent de cet abattoir à Alès et aux alentours.
Propagande et démocratie
L’acte révolutionnaire de dire la vérité (John Pilger)
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POSTED BY: LEPARTAGE 13 OCTOBRE 2015
John Pilger est un journaliste de nationalité Australienne, né à Sydney le 9 Octobre 1939, parti vivre au Royaume-Uni depuis 1962. Il est aujourd’hui basé à Londres et travaille comme correspondant pour nombre de journaux, comme The Guardian ou le New Statesman.
Il a reçu deux fois le prix de meilleur journaliste de l’année au Royaume-Uni (Britain’s Journalist of the Year Award). Ses documentaires, diffusés dans le monde entier, ont reçu de multiples récompenses au Royaume-Uni et dans d’autres pays.
John Pilger est membre, à l’instar de Vandana Shiva et de Noam Chomsky, de l’IOPS (International Organization for a Participatory Society), une organisation internationale et non-gouvernementale créée (mais encore en phase de création) dans le but de soutenir l’activisme en faveur d’un monde meilleur, prônant des valeurs ou des principes comme l’autogestion, l’équité et la justice, la solidarité, l’anarchie et l’écologie.
Article initialement publié le 30 septembre 2015, en anglais, sur le site officiel de John Pilger, à cette adresse.
George Orwell a écrit qu’à « une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire ».
Nous vivons une sombre époque, dans laquelle la propagande de la supercherie affecte nos vies à tous. Comme si la réalité politique avait été privatisée, et l’illusion légitimée. L’ère de l’information est une ère médiatique. Nous avons une politique médiatique ; une censure médiatique ; une guerre médiatique ; des représailles médiatiques ; une diversion médiatique — une chaîne de production surréaliste de clichés et d’idées fausses.
Notre merveilleuse technologie est devenue notre amie autant que notre ennemie. A chaque fois que nous allumons un ordinateur ou prenons en main un appareil électronique — les chapelets de ce siècle — nous sommes soumis à un contrôle : à la surveillance de nos habitudes et de nos routines, et aux mensonges et à la manipulation.
Edward Bernays, qui inventa l’expression « relations publiques », un euphémisme pour « propagande », a prédit cela il y a plus de 80 ans, en qualifiant ce phénomène de « gouvernement invisible ».
Il a écrit que « ceux qui manipulent cet élément invisible de [la démocratie moderne] constituent un gouvernement invisible représentant la véritable force dirigeante de notre pays… Nous sommes gouvernés, nos esprits sont façonnés, nos goûts créés, nos idées suggérées, en grande partie par des gens dont nous n’avons jamais entendu parler… »
Le but de ce gouvernement invisible est de prendre possession de nous: de notre conscience politique, de notre perception du monde, de notre aptitude à penser indépendamment, de notre aptitude à séparer le vrai du faux.
Il s’agit d’une forme de fascisme, un mot que nous avons raison d’utiliser prudemment, préférant l’associer aux troubles du passé. Mais un fascisme moderne insidieux est aujourd’hui le principal danger. Comme dans les années 1930, d’énormes mensonges sont délivrés avec la régularité d’un métronome. Les musulmans sont mauvais. Les fanatiques saoudiens sont bons. Les fanatiques d’ISIS sont mauvais. La Russie est toujours mauvaise. La Chine commence à le devenir. Bombarder la Syrie est bon. Les banques corrompues sont bonnes. La dette corrompue est bonne. La pauvreté est bonne. La guerre est normale.
Ceux qui remettent en cause ces vérités officielles, cet extrémisme, sont jugés comme fous — jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’ils ne l’étaient pas. La BBC fournit ce type de service gratuitement. Ne pas se soumettre c’est se voir qualifier de « radical » — peu importe ce que cela signifie.
La véritable dissidence devient exotique; et pourtant les dissidents n’ont jamais été aussi importants. Le livre que je lance ce soir, « Le dossier WikiLeaks », est un antidote au fascisme qui ne dit jamais son nom. C’est un livre révolutionnaire, tout comme WikiLeaks est révolutionnaire — dans la même veine que ce dont parlait Orwell dans la citation que j’ai utilisée au début de ce texte. Car il explique que nous n’avons pas à accepter ces mensonges quotidiens. Nous n’avons pas à rester silencieux. Ou, comme l’a autrefois chanté Bob Marley : « Emancipate yourself from mental slavery » (« Emancipez-vous de l’esclavage mental »).
Dans l’introduction, Julian Assange explique que ce n’est jamais suffisant de divulguer les secrets des grands pouvoirs: qu’il est crucial de les comprendre, ainsi que de les replacer dans le contexte actuel, et de les intégrer à la mémoire historique.
Tel est l’accomplissement remarquable de cette anthologie, qui se réapproprie notre mémoire. Elle connecte les raisons et les crimes qui ont entraîné tant de bouleversements humains, du Vietnam et de l’Amérique Centrale, jusqu’au Moyen-Orient et à l’Europe de l’Est, toujours au sein de la matrice d’un pouvoir vorace, celui des États-Unis.
Il y a actuellement une tentative États-unienne et européenne de destruction du gouvernement Syrien. Le premier ministre David Cameron semble en être particulièrement désireux. C’est ce même David Cameron dont je me souviens comme d’ un homme mielleux lorsqu’il était en charge des relations publiques pour les requins financiers d’une chaîne de télévision privée britannique (Carlton Communication).
Cameron, Obama et le toujours plus obséquieux François Hollande veulent détruire la dernière autorité multiculturelle restante en Syrie, une action qui ouvrira certainement la voie aux fanatiques d’ISIS.
C’est, bien sûr, totalement démentiel, et l’immense mensonge qui justifie cette démence c’est que cela serait pour soutenir les Syriens qui se sont soulevés contre Bashar el-Assad lors du printemps arabe. Comme le révèlent les dossiers WikiLeaks, la destruction de la Syrie est un vieux projet des impérialistes cyniques qui date d’avant les soulèvements du printemps arabe contre Assad.
Pour les dirigeants du monde, à Washington et en Europe, le véritable crime de la Syrie n’est pas la nature oppressive de son gouvernement, mais son indépendance du pouvoir États-unien et Israélien — tout comme le véritable crime de l’Iran est son indépendance, et ainsi de suite pour la Russie, et la Chine. Dans un monde détenu par les États-Unis, l’indépendance est intolérable.
Ce livre révèle ces vérités, l’une après l’autre. La vérité sur une guerre contre le terrorisme qui fut toujours une guerre du terrorisme ; la vérité sur Guantanamo, la vérité sur l’Irak, l’Afghanistan, et l’Amérique Latine.
De telles vérités n’ont jamais été aussi nécessaires. A quelques honorables exceptions près, ceux des médias, soi-disant payés pour s’en tenir aux faits, sont maintenant absorbés dans un système de propagande qui ne relève plus du journalisme, mais de l’anti-journalisme. C’est aussi vrai des libéraux et des respectables que de Murdoch. A moins d’être prêt à surveiller et déconstruire chacune de leurs spécieuses affirmations, les prétendues « actualités » sont devenues irregardables et illisibles.
En lisant les dossiers WikiLeaks, je me suis souvenu des mots du défunt Howard Zinn, qui faisait souvent référence à « un pouvoir que les gouvernements ne peuvent supprimer ». Cela décrit WikiLeaks, et cela décrit les véritables lanceurs d’alertes qui partagent leur courage.
Sur le plan personnel, je connais les gens de WikiLeaks depuis déjà quelques temps. Qu’ils aient accompli ce qu’ils ont accompli dans des circonstances ne relevant pas de leur choix est une source d’admiration constante. Leur sauvetage d’Edward Snowden en est un bon exemple. Tout comme lui, ils sont héroïques : rien de moins.
Le chapitre de Sarah Harrison, « Indexer l’Empire », décrit comment ses camarades et elle ont mis en place une véritable bibliothèque publique de la diplomatie US. Il y a plus de 2 millions de documents maintenant accessibles à tous. « Notre ouvrage », écrit-elle, « est dédié à un objectif : que l’histoire appartienne à tout le monde. » Lire ces mots est exaltant, et cela témoigne de son propre courage.
Depuis le confinement d’une pièce de l’ambassade équatorienne à Londres, le courage de Julian Assange est une réponse éloquente aux lâches qui l’ont traîné dans la boue et au pouvoir sans scrupules qui cherche à prendre sa revanche contre lui, et qui mène une guerre contre la démocratie.
Rien de tout cela n’a dissuadé Julian et ses camarades de WikiLeaks : pas le moins du monde. Et ce n’est pas rien.
John Pilger
La France de la corruption.
La France, un des Etats les plus corrompus d’Europe, constate Transparency
International
2716 vues14 octobre 2015 8 commentaires PolitiqueRéseau International
La France, grâce à une opacité bien organisée, est un pays de petite vertu, lorsqu’il s’agit de corruption. En Europe, elle se place dans le peloton de tête des pays où la corruption prospère le mieux.
La corruption des élus politiques français bénéficie d’un contexte structurel profondément immoral qui n’est pas fait pour lutter contre cette faiblesse bien humaine, mais pour protéger les copains et les coquins, cacher les petites combines juteuses, entretenir les privilèges des uns, au détriment des payeurs qui souvent se saignent, voilà ce qui ressort du dernier rapport de Transparency international « agir contre la corruption ».
Premier constat douloureux : pour cacher la corruption, la France « n’a pas créé la base de données publique essentielle qui recense les condamnations pour corruption » déplore le rapport, et permettre à chaque contribuable de recevoir l’information à laquelle il a droit. Cela, dans une hypocrisie ambiante de débauche de « solidarité citoyenne. » Solidarité oui, mais pas touche aux élus.
Second constat : « Il est donc très difficile d’avoir, en France, une vision précise des formes que prend la corruption », au point que Transparency France a dû faire appel à des bénévoles pour dresser la carte de la corruption, et que l’ONG lance un appel au public : « Aidez-nous à enrichir la base de données en nous adressant les décisions de justice dont vous avez connaissance » car « nous avons besoin de vous pour connaître les condamnations qui n’apparaissent pas encore sur notre carte, » expliquent-ils.
Les mairies savent trouver de l’argent pour des projets électoralistes et acheter les voix des uns avec l’argent des autres, mais pour financer la lutte contre la corruption, il n’y a plus personne…
Une culture de l’impunité dans laquelle la corruption prospère
Troisième constat : une justice complaisante, voire complice.
« Ce qui a le plus frappé nos bénévoles? La durée des procédures: 45 affaires ont un délai > 15 ans entre les faits et la condamnation » constate l’ONG.
15 ans entre les faits et la condamnation, la justice est généreuse avec les ripoux : elle leur laisse tout le temps pour s’organiser, accumuler un petit pactole sur le dos des contribuables, étouffer les affaires et enfouir leurs détails, perdre quelques dossiers, et pourquoi pas, jouer sur la mort naturelle de quelques témoins ou acteurs gênants, sans compter sur l’immense bénéfice que le temps offre à l’effacement des mémoires. C’est dans cette culture de l’impunité que la corruption prospère.
« Avoir accès à ce type de données est pourtant essentiel pour savoir quels sont les domaines, régions et catégories de personnes les plus vulnérables et, ainsi, éclairer l’action des acteurs de la lutte contre la corruption (pouvoirs publics, citoyens, ONG, médias) ».
Pots de vin, prises illégales d’intérêts, les maires épinglés
Quatrième constat : En France, on déteste les patrons, mais les vrais ripoux, ce sont les maires
Europe 1, qui a étudié en détail le rapport, note que « les maires sont les personnes les plus condamnées, surtout pour des affaires relatives à l’attribution de marchés publics », « deux fois plus que les patrons », précise la radio.
Le scandale Kader Arif, l’arbre qui cache la forêt
Pour autant, le contrat du ministère de la défense qui a fait tomber Kader Arif, l’ancien ministre des anciens combattants, est une paille dans une botte de foin. « Les chiffres ne portent … que sur les affaires dont nous avons eu connaissance », nuance Transparency France qui laisse entendre que la réalité est par essence difficile à cerner, puisque précisément il s’agit d’affaires illégales, secrètes et bien cachées.
Conclusion
Transparency France fait un travail indispensable et qu’il convient de saluer. Mais l’ONG pourrait elle-même faire preuve d’un peu plus de transparence.
- Il est regrettable que la base de donnée ne permette pas d’afficher un tableau avec les noms des ripoux en clair, et les villes où ils exercent leur vice. Il faut, pour les trouver, faire une recherche extrêmement longue département par département, et une suite de copiés collés impossibles.
- Il serait bon, également, puisque l’étude fait une distinction entre la situation des pays émergents et celle des pays industrialisés, que les tableaux reprennent cette distinction. C’est cette lecture qui m’a révélé que la France avant d’être 26e sur la liste, est surtout parmi les pays d’Europe les plus corrompus.
- Où sont les chiffres ? Pour mesurer l’ampleur de la corruption, il faut ses chiffres. L’indispensable classement par le nombre de condamnation ne permet pas de visualiser l’ampleur des dégâts. Un procès pour une corruption de 3 000 euros, ce n’est pas la même chose qu’un autre pour 300 000.
A la tête du Théâtre National de Strasbourg, le gendre de Jack Lang vient de remplacer la nièce de Martine Aubry. Aucun contribuable n’a été dépouillé, aucun logement (encore que) destiné aux défavorisés n’a été détourné, et pourtant, nous sommes en plein cœur d’un système oligarchique, d’un népotisme qui représente une forme de corruption jamais sanctionnée – sauf lorsqu’il s’agit de dénoncer Nicolas Sarkozy bien entendu (il a du renoncer à installer son fils Jean à la tête de l’EPAD lorsque les médias en ont fait à juste raison tout un fromage. Cela n’a pas empêché le gouvernement socialiste de choisir Amin Khiari, fils de la vice-présidente PS du Sénat pour diriger le même EPAD, en comptant sur la complicité des médias, qui pour une fois n’ont pas cédé.)
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