Articles de la-haut
Le foie gras... (Nature)
lundi 21 décembre 2015, par Audrey Garric
Des canetons broyés et mutilés pour produire du foie gras
On se souvient des vidéos chocs, reprises par la presse britannique l'an dernier, montrant des oiseaux à la gorge endommagée, aux pattes ensanglantées, agonisants empilés les uns sur les autres ou encore couverts de vomi. Cette fois, ce sont des images tournées non plus dans des salles de gavage mais dans un couvoir de canetons et dans un élevage de cannes reproductrices, dans lesquels les animaux sont également maltraités et violemment mis à mort, qui jettent une nouvelle fois l'opprobre sur la production française de foie gras.
La première vidéo, tournée courant décembre dans un couvoir pour les filières foie gras et chair en Pays-de-la-Loire, montre le tri des canetons selon leur sexe : les femelles, dont le foie est considéré comme trop petit, se retrouvent broyées à raison de plusieurs dizaines de milliers par jour – dont certains sortent disloqués mais encore vivants de la broyeuse. Seuls les canards mâles sont utilisés dans la production de foie gras, soit 43 millions de poussins chaque année selon le ministère de l'agriculture. Ces derniers voient leur bec brûlé par une machine, à la chaîne, pour éviter les agressions entre canards.
Dans la seconde vidéo, filmée en avril dans le Sud-Ouest, dans un élevage de canards reproducteurs (pour fournir des œufs aux couvoirs), on voit des canes inséminées artificiellement – ce qui est la norme dans les élevages, pas seulement de canards –, mais aussi une cane brutalement mise à mort par dislocation du cou – le procédé échoue – ou encore des femelles épuisées qui peinent à se déplacer. Quant aux canards mâles dont on prélève la semence, ils sont enfermés dans des cages minuscules.
"Une fois de plus, ces vidéos lèvent le voile sur une filière qui a beaucoup à cacher, réagit Brigitte Gothière, porte-parole de l'association L214, qui milite pour l'interdiction de la production de foie gras, à l'origine de la publication des deux vidéos. Les producteurs, à grand renfort de publicité, ont réussi à faire du foie gras un produit de luxe et soi-disant de tradition, mais les images montrent des choses abjectes et de la maltraitance animale Le broyage est certes autorisé par la législation mais il doit provoquer une mort immédiate, ce qui n'est pas toujours le cas." "Il n'y a ni transparence ni traçabilité dans cette filière, donc nous voulons montrer l'envers du décor, comment le produit a été obtenu", poursuit-elle, avant de proposer des alternatives.
10 à 12 jours de gavage
Après avoir été élevés 40 jours en poussinières, puis 40 jours en extérieur, les canards mulards sont gavés industriellement pendant 10 à 12 jours, dans des cages, avant d'être abattus. On leur administre deux fois par jour, à l'aide d'une pompe hydraulique ou pneumatique enfoncée dans l'œsophage, près d'un kilo de pâtée de maïs en trois à quatre secondes. Ce traitement occasionne des lésions, des inflammations (œsophagites, entérites), et des infections (notamment des candidoses et des infections bactériennes). Le foie atteint jusqu'à dix fois sa taille habituelle. "Les oiseaux sont atteints de stéatose hépatique [lésion du foie]. Les consommateurs mangent donc un foie malade", poursuit Brigitte Gothière. 2 % des bêtes meurent pendant le gavage, selon des chiffres de l'Institut technique de l'aviculture.
L’Union européenne, dans une directive de 1998, interdit l’alimentation forcée des animaux dans les élevages, débouchant sur "des souffrances ou des dommages inutiles". Toutefois, lors de l’adoption en 1999 de recommandations européennes concernant les canards et les oies, les pays producteurs de foie gras ont bénéficié d’une dérogation, le temps qu'ils étudient des alternatives n'impliquant pas la prise forcée d'aliments (toujours en cours). L'entrée en vigueur de cages collectives, conformément à la législation européenne, a également été repoussée en France de cinq ans, au 1er janvier 2016. 85 % des ateliers de canards gras en sont pour l'instant équipés.
Consommateurs partagés
Aujourd’hui seuls cinq pays européens produisent du foie gras : la France, la Bulgarie, la Hongrie, l’Espagne et la Belgique. Le gavage est interdit – mais pas la consommation – dans les autres Etats, soit directement, soit indirectement en application de la législation contre la maltraitance animale. La Pologne, qui était le 5eproducteur mondial, a rendu le gavage illégal en 1999. L’Italie y a renoncé en 2004.
L'Hexagone, qui a inscrit le foie gras au patrimoine gastronomique national en 2006, représente 73 % de la production mondiale, avec 19 300 tonnes l'an dernier, issues de 36 millions de canards et de 570 000 oies gavés, selon la dernière note de conjoncture du ministère de l'agriculture. Si la consommation est en très léger déclin (- 1 %) en 2014, pour la quatrième année consécutive, la production de foie gras a été multipliée par plus de trois en vingt ans. Les Français ont consommé l'an dernier 276 grammes de foie gras en moyenne par personne.
Les consommateurs restent partagés : selon un sondage YouGov pour L214, réalisé en décembre, 51 % des Français sont favorables à l’interdiction du gavage – 4 points de plus qu'en 2014 et 7 points rapport à 2013 – et 33 % refusent d’acheter du foie gras pour des raisons éthiques ; mais dans le même temps, 80 % d'entre eux estiment que le foie gras est un incontournable des fêtes de fin d'année, selon une autre enquête réalisée en octobre 2014 par le CSA pour le Cifog.
Audrey Garric
De la pensée à la Pleine Conscience (spiritualité)
"La pensée créatrice exige de l'attention.
Le pouvoir de l'attention développe la concentration.
La concentration développe le pouvoir spirituel
Et le pouvoir spirituel est la force la plus puissante qui existe."
Charles F. Haanel
La pensée réclame de l'attention pour aboutir.
L'attention réclame une ouverture sur le monde.
La concentration réclame par contre l'observation de soi.
C'est l'observation de soi qui génère le pouvoir spirituel.
Et cette observation de soi ramène au monde mais pas dans le seul registre de la pensée.
La Pleine Conscience s'est éveillée en chemin.
L'émerveillement. (Nature)
La Nature me fascine et je ne peux plus la regarder sans y voir une Intelligence illimitée, évolutive, au-delà de notre imagination...Nous sommes des êtres de cette Nature et nous évoluons aussi, dans un ensemble incommensurable... Il est impossible pour un cerveau humain de connaître l'intégralité des éléments vivants de la planète.
Et je ne sais pas si nous atteindrons un jour un état de conscience capable de saisir le miracle intelligent de la Vie. Qu'on ne me prête pas des sous-entendus de divinité ou de religiosité. Lorsque je parle d'intelligence créatrice, je parle de la Nature et même si l'évolution est incontestable et a contribué à l'infinie richesse de cette Nature, il reste dans cette évolution elle-même, un phénomène merveilleux auquel j'attribue le terme d'intelligence. Je ne sais aucunement si cette "intelligence" porte une intention, un projet, un objectif mais il n'en reste pas moins qu'il me plaît de me laisser emporter par la contemplation, sans désir de disséquer le Vivant. Juste cette émotion puissante, bouleversante d'être témoin d'un phénomène dont la richesse est au-delà de la compréhension humaine.
Peut-être d'ailleurs que nous devrions apprendre aux enfants à ne pas croire que le savoir apporte un quelconque droit sur la Nature. Peut-être qu'avant de leur apprendre le nom des plantes, des animaux, des fleuves, des montagnes, des nuages, le cycle de l'eau ou celui des saisons, peut-être que nous devrions d'abord leur apprendre à s'asseoir et à regarder, à écouter, à aimer...Juste à aimer.
Leur apprendre l'émerveillement.
Et que cette émotion devienne la source du savoir, qu'il soit le moteur de leur désir. Qu'il soit également comme une citadelle : tout ce qui porte atteinte à l'émerveillement ne mérite pas d'être prolongé. Imaginons ce monde dans lequel les individus "émerveillés" s'interdiraient de porter atteinte à la Nature pour que l'émerveillement ne soit jamais souillé...
Anelosimus eximius est considérée comme une espèce d'araignée sociale car elles pratiquent le soin des couvées communs et coopèrent pour capturer leurs proies dans leurs toiles, ce qui leurs permet de capturer des proies beaucoup plus grandes qu'un seul individu en serait capable2.
Les colonies peuvent comporter plusieurs milliers d'individus.
:: Accueil :: Arachnides
La prédation chez Anelosimus eximius
(Araneae, Theridiidae)

jeudi 8 février 2007
J.J. Pères - 02 07
Parmi les 35000 espèces d’araignées connues, il n’existe qu’une quinzaine d’espèces sociales (Aviles 1997 [1]). Toutes ces espèces, sauf une dont le caractère coopératif n’est pas clairement établi, tissent des structures soyeuses communes, ce qui souligne le rôle de la soie dans la réalisation des tâches collectives. Ces araignées ne présentent aucune particularité morphologique par rapport aux espèces solitaires. Tous les individus sont capables de se reproduire et participent à l’ensemble des tâches. De plus, des individus isolés, expérimentalement ou naturellement (femelles gravides émigrantes), sont capables de tisser un piège dont les caractéristiques sont identiques à l’architecture des colonies (Pères et Bernard 2000 [2]), mis à part la taille. Ces individus isolés sont également capables de capturer des proies. On peut en déduire que ces araignées présentent toutes les caractéristiques éthologiques des espèces solitaires et que le phénomène social résulte simplement d’une coordination d’activités individuelles préexistantes chez les espèces ancestrales. La mise en évidence des mécanismes responsables de cette coordination, c’est à dire permettant le passage d’activités individuelles désordonnées à l’activité collective coopérative, correspond à l’objectif poursuivi par les biologistes impliqués dans ce projet.
Les deux formes d’activités collectives les plus impressionnantes par leur efficacité et que nous avons retenues parmi les manifestations sociales de ces araignées (soins aux jeunes, défense contre les prédateurs, émigration, compétition intra-coloniale, adaptation du piège aux besoins de la colonie,..) sont la construction commune du piège et la capture des proies.
Les araignées sociales de Guyane, qui ne mesurent que 5mm, construisent des édifices soyeux dépassant souvent 100 m3 de volume (les dimensions extrêmes s’étendent de 1 litre à 1200 m3) (Pasquet & Krafft 1989 [3]). En dépit de la variabilité des formes de ces structures, qui suggère une influence des contraintes physiques imposées par l’environnement végétal, on y décèle des règles architecturales simples mais immuables. Toutes ces colonies sont composées d’une nappe horizontale en forme de hamac, surmontée d’un réseau tridimensionnel de fils non gluants ayant pour fonction d’arrêter les insectes dans leur course.

- Anelosimus eximius - 5mm
- Prédation collective dans une colonie d’A. eximius
Photo - Alexandre Bernard
La construction du piège
Comme les individus isolés sont capables de construire des structures en accord avec ces règles (Pères et Bernard 2000), nous avons émis l’hypothèse que les algorithmes comportementaux mis en œuvre sont identiques à ceux des araignées solitaires et pris comme premier modèle une espèce locale solitaire dont le piège comporte également une nappe horizontale et un réseau tridimensionnel,Agelena labyrinthica (de la famille des Agelenidae qui renferme également deux espèces sociales africaines). Cette toile présente cependant une caractéristique supplémentaire, la présence d’une retraite tubulaire débouchant sur la nappe.
Les premiers résultats obtenus révèlent que les caractéristiques physiques de l’environnement ont une influence sur la construction de la nappe et du réseau. La nappe est construite au niveau de la frontière horizontale entre le milieu fermé de la strate herbacée dense et le milieu ouvert occupé par les hampes des graminées. La dimension du réseau dépend de la végétation surplombant la nappe. La construction d’un milieu artificiel en laboratoire, formé de piquets de différentes hauteurs et de différentes densités, a confirmé ces observations. La nappe est construite au sommet des piquets les plus denses et la hauteur du réseau dépend des piquets les plus grands.
Dans un tel milieu, la modélisation par système multi-agents permet d’obtenir une nappe et un réseau en utilisant des algorithmes comportementaux simples (Bourjot et al 1999 [4]). L’araignée virtuelle se déplace au hasard de piquet en piquet en tissant un fil. Le fil est fixé aux sommets des piquets. Cependant la structure soyeuse obtenue occupe la totalité de l’espace virtuel disponible. L’introduction d’une règle supplémentaire, vérifiée chez les araignées sociales et solitaires, l’attraction que la soie exerce sur l’araignée, permet d’obtenir une toile de dimension finie n’occupant pas la totalité de l’espace virtuel. Cette attraction correspond à la probabilité qu’a l’araignée qui rencontre un fil déjà posé de suivre ce fils ou de le quitter. Les fils de soie posés correspondent à une modification de l’environnement assimilable à une « mémoire » des trajets déjà effectués qui incite l’araignée à rester dans le secteur déjà balisé de fils.
Nos résultats montrent que ces règles sont suffisantes pour entraîner la coopération de plusieurs araignées virtuelles qui ne font pas de distinction quant à l’origine de la soie rencontrée. Du fait de l’attraction exercée par la soie, les différents agents sont piégés par les structures soyeuses et construisent une toile commune sans interagir directement entre eux.
D’après ce modèle, l’attraction de la soie serait suffisante pour entraîner la coopération d’agents réactifs à leur soie comme à celle des autres, mais qui par ailleurs s’ignorent.
Ce principe a déjà été vérifié sur le modèle biologique, car il est possible d’obtenir une coopération lors de la construction de la toile chez l’araignée solitaire Agelena labyrinthica à condition de faire se succéder les différents individus sur le chantier. Chaque araignée réalise l’une des étapes de la construction en étant pilotée par les structures soyeuses déjà élaborées par les individus précédents. La soie est donc le moteur de la coordination pour peu que les individus ne présentent pas de comportement agonistique. Il s’agit d’un mécanisme similaire à la stigmergie découverte par Grasse chez les Termites (Grasse 1984). La termitière en construction dirige et oriente le comportement des individus de la colonie.
Si ces mécanismes simples correspondent bien à ceux responsables de la construction collective chez les araignées sociales, nous sommes en face d’un processus particulièrement robuste car leurs pièges sont construits sur des supports variables (zone herbeuse, buissons, cime des arbres) dont les caractéristiques physiques sont imprévisibles sans qu’on n’observe pour autant d’altération des règles architecturales.
Cette première étape soulève plusieurs questions dont certaines font l’objet de ce projet. Si l’attraction de la soie a été mise en évidence, elle n’a pas été quantifiée. Quel est la valeur du coefficient d’attraction de la soie (ou probabilité de suivre un fil) permettant la coopération la plus efficace, mais aussi l’extension du piège et l’émigration de certains individus ? Notre modèle est basé sur les principes d’une stigmergie quantitative, or les modifications comportementales des araignées lors de la construction impliquent également une stigmergie qualitative. Les algorithmes comportementaux mis en évidence sur les araignées solitaires doivent être vérifiés sur les araignées sociales, en particulier sur le terrain en raison de difficultés techniques liées aux conditions de laboratoire.

- Edifice d’Anelosimus eximius
- Photo - Alexandre Bernard
Capture des proies
La capture collective de proies peut également s’expliquer par des règles comportementales simples. L’efficacité de ces captures est remarquable puisque les araignées sociales sont capables de maîtriser des proies dont le poids sec atteint 700 fois celui des individus (Pasquet & Krafft 1992 [5]).
Les araignées sont réparties en petits groupes sous les feuilles incorporées au réseau. Cette répartition permet le repérage des proies dans l’ensemble du piège. L’insecte qui se prend dans le piège est à l’origine de vibrations qui attirent un nombre variable d’individus en fonction de leur énergie et de leur durée. C’est apparemment la proie qui « décide †du nombre d’araignées nécessaires à sa capture. Lorsque les araignées se déplacent vers l’épicentre des vibrations, elles présentent une succession de brefs arrêts et déplacements synchronisés (Krafft & Pasquet 1991 [6]). Les arrêts permettent aux individus « d’écouter †où se trouve la proie.
Les expériences déjà réalisées montrent qu’au contact de l’insecte, les araignées manifestent une succession de comportements (projection de soie gluante, projection de soie sèche, morsures) qui ont pour effet de le neutraliser. Par la suite on assiste à la section des fils de soie retenant la proie dans le réseau et à la fixation de fils de traction permettant son transport collectif en direction d’une feuille abri. La succession des actes et leur coordination s’expliquent par le fait que chaque individu ajuste son comportement à l’état de la proie qui lui même est le résultat de l’activité des araignées précédentes. Comme pour la construction, les araignées réagissent par un mécanisme « stimulus-réponse †aux modifications du milieu engendré par leur propre activité (état de la proie) ou celle des congénères, sauf qu’il s’agit ici d’une stigmergie qualitative (Vakanas & Krafft 1985 [7] ).
L’expérience montre que ce processus est remarquablement robuste dans la mesure où l’endroit d’arrivée de la proie, sa nature et sa vigueur sont imprévisibles.
Là encore se posent un certain nombre de questions. Comment le nombre d’araignées est il ajusté aux caractéristiques de la proie ? Quels sont les causes de la répartition des araignées en petits groupes dans l’ensemble de la structure ? Quel est l’origine de la synchronisation des déplacements ? Quels sont les mécanismes de décision collective qui déterminent l’orientation du transport dans une seule direction alors que les araignées proviennent de groupes différents ?
Captures collectives
- Origine de la répartition des groupes d’araignées dans le piège.
La répartition des groupes d’araignées dans la structure soyeuse est un facteur important de l’efficacité de la capture en raison de l’amortissement des vibrations transmises par la soie. En raison de cette répartition, la colonie est opérationnelle quel que soit l’endroit d’arrivée de la proie. D’après nos observations sur le terrain, il semble que cette répartition dépende des conditions environnementales.
- Ajustement du nombre d’araignées aux caractéristiques de la proie.
Divers mécanismes complexes permettent d’ajuster le nombre d’individus à la ressource alimentaire chez les insectes sociaux (danse des abeilles, pistes chimiques des fourmis). Cet ajustement chez les araignées sociales semble lié aux capacités de transmission des vibrations par la soie. Les observations sur le terrain indiquent que les araignées peuvent être attirées à des distances comprises entre 5 et 40 cm suivant la vigueur de la proie. C’est pourquoi nous nous contenterons de rechercher la relation entre l’intensité des vibrations à leur source et le nombre d’araignées attirées.
- Synchronisation des déplacements.
La synchronisation des déplacements des araignées se dirigeant vers la proie est un phénomène spectaculaire. Sur le plan fonctionnel il semble que les courtes phases d’immobilité des individus facilitent le repérage de la proie, car le déplacement de nombreuses araignées est à l’origine d’un bruit de fond vibratoire susceptible de masquer le signal proie. En effet, cette synchronisation est particulièrement marquée lorsque la proie se déplace dans le réseau ou après sa fuite, c’est à dire lorsqu’elle est difficile à localiser. Dans la mesure où cette synchronisation peut être déclenchée par un objet inerte tombant dans le piège (le seul signal vibratoire est alors celui de l’impact de l’objet) et qu’elle persiste après la fuite de la proie on doit admettre qu’elle dépend de processus issus des araignées elles mêmes. Comme par ailleurs il a été impossible d’identifier un quelconque leader, on peut en déduire qu’il s’agit d’un processus auto-organisé (Krafft et Pasquet 1991).
Le mécanisme de cette synchronisation n’est pas encore élucidé. Son étude requiert le développement d’un logiciel permettant une analyse (au moins semi-automatique) des déplacements des araignées. Les premières analyses manuelles sur un nombre réduit de cas suggèrent cependant que la synchronisation du point de démarrage des déplacements est plus marquée que celle des arrêts. Par ailleurs, une araignée isolée se déplace de manière saccadée vers la proie avec une successions d’arrêts. On peut donc supposer l’existence d’un rythme endogène de fréquence variable avec une mise en phase du début des déplacements selon un processus voisin de celui découvert chez les lucioles.
Mais ces déplacements synchronisés sont également à l’origine de phénomènes vibratoires rythmiques susceptibles de jouer le rôle de signal de recrutement. En effet, des individus immobiles à l’origine viennent se joindre au groupe même après la disparition de la proie ou du signal vibratoire artificiel. L’étude de ce phénomène est cependant délicate car il est difficile de déterminer si ces individus répondent à ce signal ou si leur latence de réponse à la présence de la proie est particulièrement longue.
- Décision collective et transport de la proie dans une direction donnée.
Le moment du transport dépend de l’état de la proie (paralysée et inerte). Les araignées tirent alors la victime dans une direction donnée qui correspond généralement à la position de la feuille abri d’où est issu le groupe. Mais il est fréquent que les araignées participant à la capture et au transport proviennent de groupes différents. Pourtant, à de rares exceptions près, tous les individus tirent dans la même direction. Il y a donc un processus de décision collective.
Les colonies étant installées dans des sites très ensoleillés, les feuilles abri ont pour fonction essentielle de procurer de l’ombre aux araignées. Mais sur des supports végétaux denses certaines feuilles sont inoccupées et pourtant les proies ne sont pas transportées dans leur direction. On peut donc exclure à priori une simple attraction vers une zone d’ombre. On peut également imaginer un phénomène de "homing"(*). Mais dans ce cas les araignées devraient tirer la proie en direction de leur groupe d’origine, ce qui nécessiterait que chaque individu « identifie †sa position dans une structure soyeuse particulièrement complexe et entraînerait une compétition.
Nous faisons l’hypothèse que les araignées se basent sur les fils produits lors de leur déplacement initial vers la proie. Lors du transport de la proie, les araignées effectuent des aller-retour qui sont à l’origine de la pose de nouveaux fils. Dans le cas de l’intervention d’individus de deux groupes différents l’apparition d’une asymétrie dans le nombre de fils en direction des différents abris serait à l’origine de la décision collective de tirer dans une seule direction. Ce seraient donc les modifications du milieu consécutives aux déplacements des araignées (pose de fils) qui entraîneraient cette décision collective, comme c’est le cas lors des déplacements coordonnés de groupes d’individus dans une situation de choix binaire (Saffre et al 1999 [8]).
- Modalités de transport de la proie.
Le volume, le poids et la densité de la proie sont imprévisibles. Il faut donc un ajustement du comportement des araignées aux caractéristiques de la proie (nombre d’araignées participantes, nombre d’aller-retour, nombre de fils qu’il faut nécessairement couper).
Lors du transport, les araignées fixent un fil à la proie, se déplacent en direction de l’abri sur une certaine distance, tirent sur le fil et le fixent au réseau. Puis elles reviennent sur la proie et recommencent leur manège. Mais des fils posés lors de la capture et arrimant la proie dans le réseau s’opposent à son déplacement. Ces fils sont repérés par les araignées et coupés. Lors du déplacement de la proie, certains fils de traction deviennent eux mêmes un frein et sont alors coupés. On peut en déduire que le repérage des fils qui doivent nécessairement être coupés ne dépend pas de leur nature (marquage chimique), mais de leur action mécanique ou de leur orientation par rapport à la direction du transport.
Faut il imaginer un repérage de l’orientation des fils par les araignées afin de déterminer ceux qu’il est nécessaire de couper, ce qui implique des capacités cognitives complexes, ou peut on expliquer ce phénomène par un mécanisme plus simple ? Dans la mesure où les fils de traction se multiplient rapidement, on peut émettre l’hypothèse que les fils retenant la proie subissent des tensions supérieures. Les araignées se contenteraient alors de couper les fils subissant les tensions les plus fortes dès lors que le déplacement de la proie est empêché. L’expérimentation dans ce domaine est difficile et seule la modélisation peut nous révéler si cette hypothèse est suffisante.
Les caractéristiques de la proie sont imprévisibles. Il est donc essentiel de rechercher les relations qui existent entre le poids ou le volume de la proie et la technique de transport. Ce problème peut être abordé facilement en manipulant les proies. Une mouche lestée d’un plomb de pêche approprié pèse le même poids que deux mouches collées l’une à l’autre. Cette technique permet de comparer les effets du volume et de la densité. Notre projet vise à étudier les effets de ces deux caractéristiques sur le nombre d’individus participant au transport et sur le nombre ou la longueur des aller-retour. Un logiciel de trajectométrie faciliterait grandement cette étude.
(*) "Homing" : Littéralement "retour à la maison" - Acheminement des proies à des endroits prédéfinis impliquant une notion d’appartenance à un groupe génétique.
Le phénomène de homing s’applique plus fréquemment aux espèces de poissons retournant frayer à des endroits bien définis.
Voir également sur le site du G.E.A. (Groupe d’Etude des Arachnides) :
Une colonie d’araignées sociales Anelosimus eximius (Theridiidae) - Jean-Jacques PERES
BIBLIOGRAPHIE
[1] AVILES L., 1997. Causes and consequences of coopération and permanent-sociality in spiders. In : Evolution of social behavior in insects ans arachnids (Choe, J. & B. Crespi Eds.), Cambridge Univ. Press, Cambridge, pp 467-498.
[2] PERES & BERNARD, 2000. Action Bio informatique "Araignée sociales pour le résolutions des problèmes d’émergence" - Loria 2000
[3] PASQUET A & B KRAFFT - 1989. Colony distribution of the social spider Anelosimus eximius (Araneae, Theridiidae) in French Guyana. Insectes Sociaux 36 : 173-182.
[4] BOURJOT C., CHEVRIER V., BERNARD A., KRAFFT B. - 1999. Coordination par le biais de l’environnement : une approche biologique In ingénierie des systèmes multi-agents, actes des JFIADSMA, St Gilles les Bains pp 237 -250 , Hermes ,1999
[5] PASQUET A. & KRAFFT B. - 1992. Cooperation and prey capture efficiency in a social spider, Anelosimus eximius
(Araneae, Theridiidae). Ethology, 90, 121-133
[6] KRAFFT B. & PASQUET A. - 1991. Synchronized and rhythmical activity during the prey capture in the social spider
Anelosimus eximius (Araneae, Theridiidae). Insectes Soc., 38, 83-90
[7] VAKANAS & KRAFFT - 1985. Behaviour of colonial spider of the Theridiiidae species Anelosimus eximius Anim. Behav., 26, pp 652-695
[8] SAFFRE et al - 1999. Dragline attachment pattern in the neotropical social spider Anelosimus eximius (Araneae : Theridiidae) Ethology,98,pp 225-242
La transformation (évolution spirituelle)
"Craint-on la transformation ? Mais sans transformation, que peut-il se produire ?
Qu'y a-t-il de plus cher et de plus familier à la Nature universelle ?
Toi-même, peux-tu prendre un bain chaud si le bois ne subit aucun transformation ? Peux-tu te nourrir si les aliments ne subissent aucune transformation ? Et quelle est celle des autres choses utiles qui peut s'accomplir sans transformation ?
Ne vois-tu donc pas que ta propre transformation est un fait pareillement nécessaire à la Nature universelle ? "
Marc Aurèle.
Questions inévitables :
"Suis-je en transformation intérieure ou suis-je juste attaché à la transformation de mes conditions de vie extérieure ?
Suis-je inscrit dans une évolution spirituelle ou bien matérielle ?
Est-ce que cette transformation matérielle peut satisfaire la Nature universelle ?
Est-ce que je suis porté par une évolution libératrice ou au renforcement des structures qui m'enferment ?
Se poser les questions une par une et prendre le temps d'y répondre.
"La leçon du Professeur Hibou" (littérature)
Une réponse claire, simple et adaptée aux enfants d’aujourd’hui
Par Clotilde (Éducatrice)
De par mon métier d'éducatrice, je rencontre de nombreux parents depuis des années et je constate qu'ils sont de plus en plus démunis, perplexes, voire parfois complètement dépassés face à l'éducation de leurs enfants. La cellule familiale et les modes de vie ont évolué à une vitesse vertigineuse et beaucoup de parents ont perdu leurs repères, les enfants sont désorientés.
Comment répondre au besoin criant d'autorité des enfants ? Comment aider les parents à incarner l’autorité de façon légitime ?
Lorsque j'ai lu La leçon de professeur Hibou (1), j'y ai vu une réponse claire, d'une simplicité remarquable, parfaitement adaptée aux enfants d'aujourd'hui :
• Une réponse, à la portée de tout un chacun.
• Une réponse pour accompagner les enfants vers une autonomie véritable : « Écoute ton cœur et fais ce qu'il te dit ».
• Une réponse à leur besoin de liberté.
• Une réponse qui donne aux parents l'immense responsabilité de toujours amener l'enfant à sentir dans son cœur ce qui est à faire et à s'y soumettre – et le devoir de jouer le jeu afin d'être un exemple à suivre.
• Une réponse qui, si elle est mise en pratique dès la petite enfance, aidera les adultes à se défaire de l'habitude néfaste et parfois désastreuse, de savoir ce qui est bien pour les enfants.
J'ai eu l'occasion de lire La leçon de professeur Hibou à des enfants petits, mais aussi un peu plus grands, elle leur parle et les interpelle. On dirait qu'ils mesurent, de manière intuitive, l'étendue de la leçon et l'ouverture qu'elle provoque dans leur conscience.
J'ai même vu un enfant, particulièrement coquin, se boucher les oreilles. Il savait, intuitivement, qu'il ne pourrait plus faire à sa tête s'il apprenait à faire selon son cœur. Cela montre à quel pointLa leçon de professeur Hibou éveille à la réalité de l'autorité que l'enfant porte en lui et combien elle est porteuse d'espoir pour l'avenir du monde.
(1) "La leçon de professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
Par Florence (maman de Vincent)
Voici les échanges que j'ai pu avoir avec Vincent sur cette histoire (1) et mes remarques.
- Vincent, tu aimes l'histoire de Maître Hibou ? Oui.
- Pourquoi ? Parce qu'elle est belle à écouter et trop jolie.
- Tu y penses souvent ? Oui, très souvent.
- Pourquoi ? Parce que je l'aime.
- Et c'est bien d'interroger son cœur ? Oui.
- Pourquoi ? Parce qu'il faut être sage et être copain avec tous les autres.
- Et l'histoire t'a aidé à être copain avec tous les autres ? Oui.
Je me suis aperçue qu'avec cette introspection Vincent était plus posé. C'est comme s'il prenait vraiment conscience des bêtises qu'il faisait, alors qu’auparavant, on lui criait dessus, on le punissait, mais ça ne le touchait pas.
Parfois de lui même il me dit que son soleil est blessé. Alors on discute pour savoir ce qu'il faut faire pour aller mieux.
Maintenant, à nous parents, de faire sortir du cadre de l'école cette histoire de Maître Hibou qui fonctionne très bien en classe et à la maison. Je dis à Vincent que cette règle est valable partout : au judo, au centre-aéré, avec les cousines, bref partout. Pour lui, c'était à l'école et à la maison c'est tout.
En tout cas, je compte bien la lire à la petite sœur dans quelque temps.
(1) "La leçon de professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
Témoignage d'un parent d'élève (1)
Par Caroline (maman de Tristan)
En ce qui concerne professeur Hibou (1) et Tristan... ce volatile est devenu le symbole du bien et du mal pour mon garçon. A plusieurs reprises, alors qu'il s'apprêtait à faire une bêtise ou à ne pas écouter une consigne, nous l'avons surpris à "se reprendre" en cours de route. A notre félicitation et à notre question du pourquoi a-t-il finalement choisi la raison, Tristan a répondu simplement que dans son cœur, il savait que ce n'était pas bien, qu'il a pensé à Mario et Maria et qu'il a donc changé d'avis. (Merci professeur Hibou !)
De même, nous l'avons plusieurs fois entendu faire la leçon à son grand frère, en évoquant le fait qu'il faisait quelque chose de mal, et que professeur Hibou dit qu'il faut écouter son cœur et faire le bien...
Enfin, à sa sortie de fin d'année, Tristan a partagé son pique nique avec un enfant qui n'en avait pas ; la veille au soir nous avions lu l'histoire du professeur Hibou à sa demande et à la fin de la lecture, il avait conclu, comme systématiquement, qu'il serait très très sage le lendemain... Est-ce lié ?
Quand nous lui demandons de nous expliquer pourquoi il aime tant l'histoire de professeur Hibou, il répond : " Parce que des fois, ma tête n'a pas envie d'être sage, mais si je pense à Mario et Maria, alors, mon cœur me dit qu'il faut que je sois sage et je suis sage".
(1) "La leçon de professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
Une école existentielle. (école)
LE CONTENANT ET LE CONTENU
Je ne connais que l'école élémentaire. Mais c'est bien là que tout commence...
L'essentiel, à mes yeux, reste la connaissance de soi. Le contenant avant le contenu. L'individu avant l'élève. Lorsque l'éveil à soi est validé, l'éveil au monde devient possible.
Les adultes enseignants sont évidemment en première ligne... Mais il ne faut rien attendre de l’Éducation nationale, que ça soit un gouvernement de droite ou de gauche d'ailleurs. Trente ans que je suis instituteur et je n'ai vu qu'une dégradation continue de la prise en compte de l'individu, dans les moyens accordés et sur le fond également. Des statistiques, évaluations nationales, réformes dérisoires ou inapplicables, aucune évolution réelle. La réforme actuelle sur les rythmes scolaires va au-delà de tout ce que j'aurais pu imaginer...
Tout le problème vient de l'école élémentaire à mon sens. Ce que vit le collège n'est que le résultat d'une absence d'existence en tant qu'individu. Au lycée, la proximité de la vie professionnelle sauvent quelque peu ceux qui sont encore dans la course... Mais les dégâts sont effroyables. L'école est avant tout un mouroir spirituel. Il n'y a que la philosophie existentielle (et non pas cognitive) qui puisse inverser le mouvement.
L'école n'est que le reflet du monde. Elle est un contenu et non pas un contenant. Juste une excroissance d'un système extrêmement vaste. Il est vain à mon sens d'attendre une évolution positive de l'école elle-même alors qu'elle dépend intrinsèquement d'un champ beaucoup plus vaste. C'est toute la vision de l'individu qu'il faut revoir. C'est comme entreprendre la rénovation intérieure d'une maison alors que le bâti est en ruine. Dès lors que le système scolaire est orchestré par des instances qui ont pleinement adhéré à la vision matérialiste de l'existence, il est absurde d'en attendre autre chose que les valeurs que ces gens soutiennent. Par conséquent, il est illusoire de croire que les changements puissent venir de la hiérarchie. On est dans le même fonctionnement que "les Indignés". C'est l'engagement de la base qui porte les germes du changement. Collaborer ou résister. Il convient donc d'établir, en soi, les priorités de sa mission et œuvrer à les appliquer. Pour ce qui est de l'école, les techniques d'enseignement sont secondaires. Tant que l'humain est valorisé, écouté, aimé, accepté dans ses différences, porté, accompagné, il n'a plus aucune raison d'entrer en rébellion. Les techniques, dès lors, sont des moyens, pas les objectifs qu'ils finissent par devenir tant on leur accorde d'importance...
L'immense difficulté du travail vient du fait qu'il est impossible de réussir sans que ce travail ait été fait sur soi. Ça ne s'apprend pas dans des livres même si les livres peuvent être des soutiens. Chaque enseignant devrait avant tout être enseignant de lui-même, son propre élève et son propre maître, une alternance constante entre l'apprentissage et la validation des acquis spirituels. Et je dis bien "spirituel" et non pas "cognitif". Une spiritualité qui bien évidemment n'a rien à voir avec la religion. "Lettres aux écoles " de Krishnamurti devrait être une lecture de chevet...Les instances dirigeantes ne la proposeront jamais...
Ce système scolaire dans lequel l'apprentissage cognitif est la seule référence aboutit à un système pervers de croyances. Les diplômes représentent la validation administrative des étapes dans l'accumulation de ces croyances. Je parle de croyances étant donné que ces savoirs contribuent à l'égarement de l'individu dans l'idée que ce qu'il fait, produit, réalise, durant ce cheminement cognitif LE représente, que ce qu'il fait correspond à ce qu'il est et que la "réussite" dans ce parcours scolaire contribue à son être. Les concepteurs de la bombe nucléaire, les chimistes de Monsanto, les ingénieurs de chez Dassault aviation, sont tous des gens hautement diplômés et ils sont à des années-lumière de la moindre conscience unifiée. Ils œuvrent à la validation de leurs études dans l'exploration de leur ego en ayant abandonné toute forme d'empathie avec le flux vital.
Leurs croyances les nourrissent et ils se sentent certainement redevables de ce que le système scolaire leur a permis de devenir. Des fanatiques.
C'est parce que l'enseignement actuel exclut la dimension spirituelle que ces croyances s'établissent avec une telle force. Le pouvoir, la puissance, la compétition sociale, la comparaison, l'envie, la rentabilité, la technicité jusqu'à l'absurde, le profit, le mensonge, la soumission, la tricherie, la compromission, toutes les dérives actuelles sont les conséquences d'une déshumanisation de l'enseignement.
Je me demande d'ailleurs comment justifier l'idée qu'une société malade puisse s'ériger en formateur de jeunes esprits ? Comment peut-on considérer que les pairs, dans leurs dérives anciennes, puissent œuvrer au « Bien-Naître » des individus ?
Il me vient parfois à l'esprit que cette société agit comme un incubateur. Elle favorise l'éclosion de ses prochaines victimes. Victimes spirituelles à une échelle gigantesque. Jusqu'à l’individu sans domicile, rejeté, banni, oublié, ignoré et qui deviendra une victime physique. En passant par les suicidés, les intoxiqués, les déjantés, tous ceux qui se seront perdus en cours de route, qui auront quitté l'axe principal pour s'aventurer sur des chemins de traverse. Il y a des rescapés. Ceux qui basculent pour une raison qui parfois leur échappe dans cette dimension spirituelle dont ils ont été privés durant leur survie.
L'enseignement scolaire actuel exclut totalement la dimension spirituelle de l'individu. La classe de philosophie de terminale n'est qu'une accumulation de connaissances aboutissant à une évaluation chiffrée comme si le but essentiel de la philosophie tenait dans un cadre aussi restrictif. C'est consternant et ça contribue au rejet quasi général de ce regard porté sur l'existence. Pour ma part, la philosophie n'est même pas une finalité. Elle n'est qu'un moyen de tendre vers une complétude de l'individu, une unification de l'ego avec l'inconscient, du moi avec le Soi qui le contient, une observation lucide des conditionnements et de leur analyse.
La philosophie pour elle-même n'a pas plus d'intérêt que la connaissance de la carte du monde. Il ne s'agit que de l'image d'un territoire mais son exploration rend nécessaire l'engagement du marcheur. Sortir d'une classe de terminale en se contentant de connaître la carte sans que cela n'ait déclenché le désir absolu de se lancer sur la route intérieure est un échec cuisant pour l’Éducation nationale. Il faudrait que ce mammouth cherche à connaître, sur le long terme, le nombre d'individus ayant éprouvé cet amour des horizons intérieurs.
Le constat serait effrayant.
La philosophie est bien autre chose qu'une matière scolaire. Luc Ferry disait qu'il était inutile de chercher à initier de jeunes enfants à une démarche philosophique. Je suis d'accord avec lui s'il s'agissait de l'enseigner comme cela est fait en France. Mais pour ma part, je mets bien autre chose dans le terme que ce simple épandage de notions diverses dans des esprits en friche. Lorsque je travaille avec mes élèves sur la gestion des émotions, nous faisons de la philosophie puisque l'objectif est de vivre mieux comme l'entendait Sénèque. Pour Luc Ferry, la philosophie est un moyen d'épandre sur les autres ses connaissances.
Évidemment, il trouverait humiliant que ça soit vers de jeunes enfants.
Il a une trop haute estime de lui.
Je pense, pour le vivre depuis trente ans, qu'il est bien plus délicat d'éveiller de jeunes esprits que de formater des adolescents. Ceux-là, n'ayant justement jamais eu à s'observer réellement, en dehors du prisme étroit de leur vie sociale, ils sont très facilement manipulables. Les jeunes enfants auront besoin d'une pratique régulière pour accéder à une réflexion lucide mais ils y parviendront parce qu'il s'agit de « vivre mieux » et qu'ils sont particulièrement sensibles aux émotions que cela génère.
Lorsqu'une élève me dit, après notre discussion sur le chemin éclairé par les lampadaires qu'on allume, que les zones d'ombres lui apparaissent beaucoup moins inquiétantes dès lors qu'on sait qu'il est bon et reposant de venir se ressourcer sous les lumières acquises, et bien, je sais qu'il s'agit de philosophie. Puisqu'elle vivra mieux.
Il n'est nullement question pour moi de remettre en cause le rôle "économique" de l'école dans la totalité du cursus et la participation à l'avenir professionnel des enfants. Je dis simplement qu'à l'école élémentaire, la priorité est de participer au développement équilibré de l'individu. C'est lorsque cela aura été validé que le reste suivra de lui-même. Et non l'inverse.
Tout le nœud du problème tient dans cet accompagnement de l'humain. C'est là justement que la philosophie à l'école élémentaire peut prendre une place primordiale. Encore faut-il que les enseignants en prennent conscience et fassent eux-mêmes ce travail. Mais qui va juger de la démarche existentielle des enseignants ? C'est à eux de le faire. La priorité, depuis des décennies, c'est « l'avoir », c’est à dire l'extérieur. On travaille à l'envers. Les Peuples Premiers n'ont jamais perdu de vue qu'un chasseur, un cueilleur, un berger, un potier, ne représentent que des fonctions et qu'elles ne doivent jamais prendre le pas sur la Nature humaine.
Et comme les enseignants sont aussi, pour la plupart, des parents, le formatage est le même... Il n'y a par contre rien de définitif dans ce constat. Les rencontres que j'ai avec les parents d'élèves au long de l'année me montrent bien qu'ils sont dans leur grande majorité à l'écoute et lorsque les enfants leur rapportent le bonheur d'apprendre, ils prennent le même chemin. Il s'agit donc bien d'une osmose à réaliser dans ce triptyque, enfant, parents, enseignants. Toute condamnation ou jugement renforce l'épaisseur des barrières... Pour ce qui est de l’Éducation nationale, je ne l'inclus pas, volontairement, dans cette rencontre à établir. Elle n'a rien à imposer, elle se doit de suivre ce qui fonctionne sur le terrain.
Il faut inverser le sens des influences.
Depuis des décennies, les gouvernements successifs ont voulu faire tenir ce rôle à l'école : un rôle économique affiliée à une "philosophie matérialiste". Les objectifs étaient clairs et je rappelle d'ailleurs que Mr Hollande a dit que « l'école avait un rôle prioritaire dans le soutien à l'économie ». Alors, cette idée que l'enseignement doit avoir une portée concurrentielle, qu'elle doit permettre à la France de garder son rang, etc ...c'est ce qui est dit depuis bien longtemps alors que Jules Ferry disait : "Nous ne vous demandons pas d'en faire des grammairiens mais des hommes. "
Et je répète alors ce que j'ai déjà dit. Il est essentiel d'aider à la constitution du récipient avant de vouloir y mettre quelque chose. Sinon, tout s'enfuit. Et là, ça fait longtemps qu'on travaille à l'envers. L'école élémentaire n'a AUCUN rôle à tenir au regard de l'économie et de la formation de futurs salariés. Le collège doit par contre s'ouvrir aux formations professionnelles pour des jeunes qui en ont le désir et non pas pour s'en débarrasser. Que ça soit fait par des gens compétents et avec des moyens, en partenariat avec les secteurs économiques concernés. Mais pour ce qui est de la filière purement scolaire, elle se doit d'apporter aux individus l'accession au "savoir être". Le "savoir-faire" viendra en son temps et c'est ce regard et cet accompagnement existentiel qui soutiendra les étudiants dans le long cheminement vers les hauts diplômes.
Les individus se définissent aussi par leur activité économique mais s'ils ne se définissent QUE par ça, que leur reste-t-il lorsqu'ils perdent leur travail?...Toutes les identifications sont des pièges redoutables dès lors que l'individu ne se pense exister qu'à travers le statut que ces identifications lui donnent. Il s'agit donc, en priorité, à travers l'enseignement et l'éducation, d'apporter suffisamment de lucidité à l'individu pour qu'il découvre ce qu'il est mais sans jamais se figer.
Je ne suis pas instituteur, j'exerce le métier d'instituteur.
Le "Je" est bien autre chose qu'une fonction. Il est par essence une Nature.
Quant aux modèles dont les enfants se servent, je les vois à longueur d'année : Justin Bieber ou Ronaldo pour les garçons et Rihanna ou Violetta et autres starlettes pour les filles. Leur rêve à tous et toutes étant principalement de gagner des centaines de millions et d'être adulés. La valeur humaine est une notion qui leur échappe totalement. C'est pour cela que je leur raconte la vie de gens comme Albert Wegener, Marie Curie, Walter Bonatti, Bernard Moitessier, Alexandra David Neel, Nicole Viloteau, Laurence de la Ferrière, Louis Pasteur, Soeur Thérésa, Aung San Suu Kyi, Sir Edmond Hillary et Tensing Norkay etc etc...C'est pour cela que je les emmène en montagne. Les valeurs morales et les valeurs physiques. Tout le reste est secondaire. Même si ça reste important. C'est une continuité, pas un point de départ.
Tout le problème, pour moi, tient dans le fait, encore une fois que les parents et la société en général, télévision et médias, laissent penser aux enfants que l'apparence mais surtout l'appartenance à un groupe, à une image partagée, à une structure a davantage d'importance que l'individu lui-même. La "Biebermania" en est un des dernières apparitions. Il y en aura d’autres, il faut entretenir l’armée des décérébrés.
Chez les adultes, on retrouve le même phénomène. C'est toujours une absence de vie intérieure qui trouve sa complétude dans des mouvements de masse. Les habits à la mode, être supporter de l'OM ou du PSG, voir les films dont parlent les médias, lire les livres qui ont eu des prix littéraires, regarder pendant des milliers d'heures des émissions télévisées dont le niveau se situe à celui des égouts et bien sûr avoir une Rolex..., ça prend évidemment des proportions différentes selon le milieu social mais le fonctionnement est le même. L'appartenance, la reconnaissance, l'adhésion aux groupes, l'avoir qui supplée l'être.
J’entends souvent dans les médias des « spécialistes » dire que le niveau des enfants baisse. À mon sens, c’est parce que le contenant est friable. Donc, le contenu s'écoule. Et comme la société, elle-même, montre des signes de plus en plus inquiétants de friabilité, dans de multiples domaines, cette perméabilité des individus se renforce. La peur est un effaceur surpuissant. Et je vois de plus en plus, dans mes classes successives, les peurs grandissantes des enfants. L’instabilité parentale en est une cause mais elle n’est pas la seule. Le Monde autour d’eux est violent ou en tout cas les représentations qu’on leur donne à voir.
J'en reviens à mon point de départ. C'est lorsqu'on aide l'individu à se connaître qu'il a des chances un jour de connaître quelque chose. Si on ne donne pas de sens à l'enseignement, ça part dans tous les sens et ça cafouille. Et ça commence bien évidemment dès les premières années d'école. Qu'on fasse découvrir la philosophie uniquement en terminale et pour l'obtention d'un diplôme, c'est totalement aberrant... Je n’ose imaginer ce que Socrate en penserait.
Et on ne s’en sortira pas avec la Morale laïque que prône maintenant Mr Peillon quand il l’affuble de l’apprentissage de la Marseillaise et l’évaluation chiffrée de ces enseignements. La morale laïque, telle qu’elle a été présentée, ces dernières heures, a pour objectif le ciment social. Mais ce social se réfère toujours à un contexte extérieur…On tourne en rond…Et on creuse un trou…
Déprimant.
La Bretagne prend le Maquis...(politique)
Publié par Torreben
LE GUILVINEC se déclare à l’unanimité« Hors Traité Transatlantique » (TAFTA)

Dans le Finistère, onze communes se sont officiellement déclarées « horsTAFTA ». Il s’agit dans l’ordre chronologique :
Botmeur (19/05) –Trégunc (23/06) – Bannalec (26/06) – Saint Yvi (26/06) – Saint Rivoal (10/07) –Berrien (15/07) – La Feuillée (21/07) – Huelgoat (3/08) – Motreff (25/09) – Douarnenez (1/10) – Saint Jean Trolimon (8/10).
Lors de sa séance du 11 décembre 2015, le conseil municipal du Guilvinec, présidé par son maire Jean-Luc Tanneau, a décidé à son tour de se déclarer « hors traité transatlantique », dans un vœu adopté à l’unanimité.
Cette position devrait encourager les autres communes du pays Bigouden à se prononcer également contre les forfaitures qui se préparent dans les hautes sphères de l’Etat et de l’union européenne et qui de toute évidence toucheront nos territoires et notre art de vivre.
VOEU : opposition aux traités TAFTA, CETA, TISA
La Commission Européenne, après avoir conclu un accord de libre échange le 26 septembre avec le Canada (AECG, CETA en anglais), poursuit les négociations avec les Etats-Unis sur un traité identique appelé PTCI (ou TAFTA en anglais). Ces accords visent à instaurer un vaste marché dérégulé : le grand Marché Transatlantique (GMT). Négociés dans le plus grand secret, ils pourraient être ratifiés, le premier à la fin de l’année 2015, le 2ème en 2016, sans la moindre consultation des citoyens et des parlements tant nationaux que européen. C’est un déni de démocratie, A cela s’ajoute la négociation secrète d’un accord international sur les services TISA (en anglais), qui rendrait inopérants les services publics, en obligeant les Etats à accorder les mêmes subventions au privé. Ces accords s’appliqueront à tous les niveaux de l’Etat, y compris au niveau des communes. Le but de la négociation est d’aller au-delà même des accords de l’OMC, en particulier en obligeant les Etats et les collectivités locales à accorder au privé et aux entreprises étrangères tout avantage accordé au public et au local : ce qui rendra impossible financièrement le maintien des services publics (ce que l’accord TISA vient renforcer) et le soutien de l’économie locale.
Ces traités visent ensuite à réduire les « barrières non tarifaires » : ils prévoient en effet que les législations et normes (sociales, environnementales, sanitaires, phytosanitaires, techniques) soient « harmonisées » pour faciliter le libre-échange. Or les USA sont aujourd’hui en dehors des principaux cadres du droit international en matière écologique, sociale et culturelle, et même concernant le droit du travail. Ils refusent d’appliquer les conventions de l’OIT, le protocole de Kyoto contre le réchauffement climatique, la convention pour la biodiversité, et les conventions de l’UNESCO sur la diversité culturelle. Leurs normes et règlements sont beaucoup moins protecteurs pour les populations qu’en Europe. Ce marché libéralisé avec le Canada et les Etats-Unis tirerait donc toute l’UE vers le bas De plus, ces traités permettraient aux grosses entreprises, via le « mécanisme du règlement des différends » (RDIE/ISDS) d’attaquer devant une juridiction privée les Etats ou les collectivités locales qui ne se plieraient pas à ces exigences de dérégulation et limiteraient ainsi « leurs bénéfices escomptés » ! Elles pourraient réclamer de lourds dommages et intérêts à l’Etat ou aux communes, faisant exploser la dette publique.
Les multinationales pourraient ainsi forcer le gouvernement français à renoncer au moratoire sur les gaz de schiste, et à accepter la culture des OGM en plein champ, le bœuf aux hormones, le porc à la ractopamine ou le poulet lavé au chlore.
Ces traités limiteraient les capacités des Etats à maintenir des services publics (éducation, santé, etc.) et des activités préservées du marché, mais aussi à contrôler l’activité des multinationales à investir dans des secteurs d’intérêt général comme la transition énergétique.
Au-delà des échanges de marchandises, le Grand Marché Transatlantique (GMT) achèverait l’ouverture à la concurrence des échanges immatériels. Le projet d’accord prévoit d’introduire de nouvelles mesures relatives aux brevets, droits d’auteur, protections des données, indications géographiques et autres formes de ladite "propriété intellectuelle", faisant revenir par la petite porte le défunt ACTA (accord commercial anti-contrefaçon), refusé en juillet 2012 par les Euro députés suite à une large mobilisation des citoyens européens,
Par la signature de ces traités, serait réalisé le vœu de D. Rockefeller : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire »
Pour toutes ces raisons,
La commune du Guilvinec réunie en Conseil Municipal le 11 décembre 2015
- manifeste son opposition à ces deux traités (CETA et TAFTA) dont l’objectif vise avant tout la dérégulation, la marchandisation du monde et l’amplification de la concurrence,
- dénonce également la négociation de l’accord sur les services (TISA) qui vise à détruire la majorité des services publics,
- demande l’arrêt des négociations avec les Etats-Unis sur le PTCI-TAFTA et le rejet par la France de l’Accord Economique et Commercial Global (AECG/CETA) avec le Canada,
- refuse toute tentative d’affaiblir le cadre réglementaire local, national ou européen en matière d’environnement, de santé, de protection des travailleurs et des consommateurs - se déclare hors grand marché Transatlantique
KUNDALINI (19)

KUNDALINI
Page 215
"Sat.
Il lui manquait déjà. L’envie de se fondre dans ses bras.
Elle s’amusa à observer ce désir en elle, ce pétillement joyeux comme des bulles euphoriques dans un récipient agité. Cette légèreté insouciante, cette propension à saisir l’instant, sans aucune autre pensée. Elle se revoyait gamine, jouant à la marelle. La concentration sur le jeu et la puissance bienheureuse du moment. Être là. Ne rien laisser passer.
La menace de l’échéance. Il dépendait d’elle de ne pas y succomber, de ne pas ternir la beauté du jour, l’intensité présente, la captation intégrale de l’instant. Il lui appartenait de ne pas briser ce que la vie lui offrait.
Juste sauter de case en case, de la Terre au Ciel, ramasser précieusement le caillou au sol et reprendre son chemin, jouer, jouir, rire, aimer, heureuse de sa force, reconnaissante, emplie de cette vie qui ne demandait qu’à exprimer son amour pour elle-même. La vie s’aimait en nous et nous proposait de nous aimer nous-mêmes. Elle en découvrait l’évidence.
Elle parcourut la pièce à la recherche d’un tapis ou d’une couverture. Elle enleva le tissu molletonné posé sur la banquette. Elle l’étala au sol et entama les exercices quotidiens.
Salutation au soleil. Étirements, assouplissements, éveil du corps, application des techniques, enchaînements rigoureux, postures et respiration maîtrisée.
C’est en montant une chandelle qu’elle prit le temps d’observer son corps. Tête en bas, pieds en l’air. Angle de vue inhabituel. Ses seins, son ventre, son bassin, ses jambes, ses orteils tendus, ses mains enserrant sa taille. Tout ce qui était visible.
Cette reconnaissance à travers des regards, à travers des ressentis, des émotions, des pensées, des perceptions, des analyses, des observations… Tout cela relevait du mental mais ce qu’elle avait vécu dans les bras de Sat, dans cette étreinte sublime, cette union ineffable, comment la concevoir, comment en parler, comment la partager ?… Elle aurait voulu l'exprimer, la détailler, elle aurait voulu la danser, la dessiner, la chanter, elle aurait voulu en faire quelque chose, là, maintenant, que plus rien ne s'efface jamais. Comment expliquer cette défragmentation qu’elle avait éprouvée, cet évanouissement, cette fusion vibratoire ?
Cette certitude que son mental ne pouvait gérer de telles expériences.
Elle regardait son corps et de l’observer ainsi, elle percevait l’attachement identitaire. Impossible de ne pas songer à cette conscience décalée qu’elle avait expérimentée. La conscience cosmique, disait Sat. Comment comprendre un tel phénomène ? Sur quelles connaissances s’appuyer ? Elle avait l’impression d’apprendre à lire, d’entamer un apprentissage qui la conduirait au-delà même des mots. Il est possible de lire sans rien comprendre. Il est même possible de parler pour ne rien dire. Il est même possible d’exister sans rien connaître de la vie. Le constat l'effrayait.
Jouer une partition musicale sans se fondre dans la musique, composer un bouquet de fleurs sans honorer la vie qu'elles portent, respirer les particules d'oxygène sans jamais bénir ce miracle constant.
Se fondre... C'était l'image la plus adaptée. Se défragmenter, n'être plus que molécules... Et même, si possible, ne garder de soi que le flux interne, juste ce courant, comme ceux des fonds d'Océan, loin, très loin de la lumière de surface.
Elle abandonna la chandelle et s’allongea sur le dos. Mains sur le ventre.
L’insignifiance du travail. Comme de peindre un arbre enfantin quand on a marché hors du temps dans la jungle des sensations les plus intenses.
Un conflit inattendu entre la nécessité d’un entretien quotidien dans l’étroitesse des techniques et le souffle libérateur d’un esprit éveillé, entre la conscience mécanique qui dirige les formes et cette conscience innomée qui suspend la matière.
L’évidence.
Elle n’avait engagé qu’un travail corporel et elle s’y était identifiée, elle y avait trouvé l’apparence qui participait finalement à son propre enfermement.
Elle se leva.
L’impossibilité de travailler sans rien savoir, la force de la révélation, comme si elle était restée en apnée depuis des années.
Elle se dirigea vers la bibliothèque, un ensemble d’étagères fabriquées sur mesure, deux morceaux de troncs sciés dans la longueur et reliés par des planches de résineux peintes en jaune pâle. Elles n’avaient pas remarqué les petites statuettes… Des corps de femmes ailées, des déesses ou des fées. Aucune n’avait de visage. Une face lisse juste marquée par le nez. Un travail d’orfèvre. Chaque structure était aussi lisse qu’un galet millénaire. Aucune marque d’outils. Elles semblaient toutes sorties d’un moule. Elle les observa longuement, fascinée.
« Manuel de Tantra pour le couple ».
Le premier ouvrage qu’elle sortit du présentoir. Elle le feuilleta rapidement puis regarda les autres titres, le visage incliné.
« De la conscience analytique à la conscience cosmique. »
« Méditation et action. »
« La philosophie de Bouddha. »
« De la matière à la physique quantique. »
Uniquement des livres de réflexions, de recherches, de développements personnels. Des auteurs inconnus pour elle. Elle ne trouva pas un seul roman dans sa première sélection.
Elle empila les ouvrages et retourna s’allonger.
« Le tao de l’amour »
La couverture l’avait attirée tout autant que le titre. Un couple nu en position de lotus, la femme assise sur les jambes croisées de l’homme, une aura lumineuse qui les enveloppe, les visages dans un ciel étoilé, les corps suspendus dans le vide, des crépitements qui montaient de la terre. Un montage dont elle chercha quelques instants à saisir la symbolique.
Première page.
« Il y a plus de deux mille ans, dans la Chine antique, Lao Tseu et quelques disciples cherchèrent la vérité sur l’ordre de l’univers. Rassemblé dans le fameux “Tao Te King”, le livre sacré de la voie et de la vertu, leur savoir médical et spirituel a donné lieu à un ensemble de pratiques dont l’Occident découvre depuis peu les mérites (le tai-chi, le qi gong ou le feng shui). Ces pratiques reposent sur la croyance en un principe vital fondateur, le « qi » (prononcer « tchi »), terme qui en chinois désigne aussi la vapeur.
En Occident, ceux qui en reconnaissent l’existence parlent de « force bio-électro-magnétique ». Quoi qu’il en soit, selon le tao, le qi circule dans le corps mais aussi dans la nature et dans l’univers. Il est le souffle qui permet de se relier aux forces cosmiques. Selon la médecine chinoise, la maladie surgit lorsque le qi vient à manquer dans un organe. De longue date, elle préconise un puissant remède qui ne lasse pas de surprendre les esprits occidentaux les plus cartésiens : la Sexualité Sacrée. »
Un choc. Elle feuilleta l’ouvrage. Des dessins, des postures amoureuses, des schémas anatomiques, des poèmes, des dialogues, comme un entretien. Elle comprit rapidement qu’il s’agissait d’un échange entre un chercheur et un journaliste. Elle se réjouissait d’avoir commencé par ce texte. Elle avait eu peur dans les premiers instants de s’aventurer dans des études trop ardues pour une béotienne et plus encore pour une lectrice peu assidue.
Elle cala les oreillers et ouvrit une nouvelle fois l’épais volume. L’impression de franchir le seuil d’un temple.
Une joie euphorique en elle.
…
Interdits de travail. (école)
Voilà la bonne méthode. Voilà ce que j'appelle une rébellion intelligente. Sauf que deux tiers des enseignants n'ont pas soutenu le mouvement. Ceux-là font juste partie des " collaborateurs", ceux dont les peurs du "gendarme" sont plus fortes que les convictions. Ou alors, et c'est encore pire, c'est que le comportement du gendarme leur convient.
Guer. Les profs du collège manifestent
Guer -
-
A Guer, les enseignants ont débrayé, vendredi. Ils s’opposent à une décision du recteur qui les considère comme grévistes alors qu’ils voulaient travailler. | Ouest-France
Ouest-France
A Guer, les enseignants ont débrayé, ce vendredi 11 décembre. Ils s’opposent à une décision du recteur qui les considère comme grévistes alors qu’ils voulaient travailler.
À Guer, les enseignants du collège public ont protesté, à l’entrée de l’établissement, contre une décision du recteur, ce vendredi midi. Professeur d’histoire-géographie, Privel Chevrollier en a expliqué les raisons. « Un tiers des enseignants était convoqué aujourd’hui pour participer à une formation concernant la réforme des collèges, qui consiste à nous réexpliquer le texte. Mais nous ne sommes pas d’accord avec cette réforme. » Et de poursuivre: « Nous avons indiqué que nous n’irions pas et qu’il nous semblait plus intéressant de faire cours. Le recteur a ordonné au chef d’établissement de nous interdire l’accès aux élèves. »Considérés comme grévistes alors qu’ils voulaient travailler, la pilule ne passe pas. Les enseignants ont débrayé tout en prenant en charge les élèves. « Nous sommes soutenus par les représentants des parents d’élèves. Plusieurs délégués ont appelé l’inspection académique pour protester contre la décision du recteur. »Ils annoncent que d’autres mouvements sont à prévoir.
"Anaïs s'en va-t-en guerre" (cinéma)
J'ai déjà parlé ici du film de Marion Gervais : "Anaïs s'en va-t-en guerre."
Une histoire magnifique avec une jeune fille dont la détermination a fini par aboutir.
Anaïs a ouvert un site en ligne et vous pouvez la soutenir par vos achats. C'est la période...
https://www.lestisanesdanais.fr/blog/infos/a-propos-de-moi
Un rêve qui devient réalité...?
Fille de la ville, j'ai découvert la nature en allant cueillir les jonquilles pour fêter le printemps, et les mûres pour faire de la confiture! Jusqu'au jour où... papa déménagea dans une petite maison de campagne avec un jardin, un grand jardin, un beau jardin...
J'ai pu alors sentir, cueillir, toucher, caresser, et goûter à ce nouvel univers palpitant de vie. Les parfums, les couleurs, les saveurs, la douceur et la délicatesse des plantes m'ont fascinée. J'ai longtemps cherché, sans y parvenir vraiment, à en extraire leurs parfums et leurs couleurs... Ne pouvant pas être nez (je détestais la chimie...) je voulais devenir fleuriste.
A l'adolescence, je me suis éloignée de la nature, jusqu'à la découverte des huiles essentielles et de leurs propriétés (ils avaient réussis à extraire les parfums des plantes!). J'ai trouvé ça magique! En plus d'être belles et parfumées, les plantes nous guérissent!
J'ai alors dévoré les livres que je trouvais sur les plantes à parfums, aromatiques et médicinales. Je voulais tout savoir! D'abord les reconnaître et les identifier, puis comprendre leurs pouvoirs, leurs principes actifs. J'ai vite pris conscience que je pourrai apprendre toute ma vie sans jamais tout savoir... mais j'ai tout de même décidé de commencer.
Au retour d'un voyage de 6 mois en Asie, qui m'a permis de prendre du recul et de m'ouvrir à de nouvelles cultures, de nouvelles façons d'envisager la vie, je me suis inscrite à une formation d'herboriste avec l'Association pour le Renouveau de l'Herboristerie (ARH). J'avais déjà cette idée de formation dans un coin de ma tête, mais c'est le voyage qui m'a donné envie de franchir le pas.
Cette formation m'a passionnée et m'a permis de découvrir, au cours d'un stage pratique, la production des plantes aromatiques et médicinales, chez Gérard Bensoussan (Les Tisanes de Ker Héol). J'y ai rencontré le plus heureux des hommes, passionnant et toujours aussi passionné après 30 ans d'activité... Après 15 belles journées parmi les plantes, je suis rentrée avec un rêve; cultiver et faire redécouvrir ces plantes aux utilisations ancestrales. Je trouve simplement magique de partir d'une graine, et d'arriver à une jolie récompense, parfumée, savoureuse, et pleine de bienfaits. J'aime l'idée de prendre soin de ses petits trésors, de la pépinière jusqu'à leur consommation. L'idée du réconfort qu'elles peuvent nous apporter.
Après l'obtention d'un BPREA (Brevet Professionnel) de maraîchage, quelques mois de stage pratique chez Christophe et Sophie, et plusieurs belles rencontres... je me suis installée en 2013 près de chez eux. Nous avons construit ensemble un séchoir dans une ancienne caravane, et un petit tunnel pour ma pépinière. Puis j'ai semé, bouturé, fertilisé, planté, désherbé, récolté, trié, et conditionné mes plantes. Je vous propose maintenant de les découvrir... En espérant qu'elles vous apporteront autant de bonheur que j'en ai eu à leur donner vie...
N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou demandes particulières, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Vivons d'amour et d'eau chaude...
Anaïs Kerhoas
Commander le reportage "Anaïs s'en va en guerre", sur le site des Editions Montparnasse :
Comment préparer une tisane
Les plantes sèches s'utilisent principalement en tisanes ou en aromates pour la cuisine.
Découvrez comment profiter de leurs bienfaits grace à mes conseils de préparation.
Actualités-Rencontre
Pour les commandes de Noël, merci de les faire jusqu'à vendredi 18 Décembre, qu'elles puissent arriver chez vous à temps pour Noël...
Pour ceux qui souhaitent me rencontrer, je serai présente:
*Au marché bio de Noël de Dol de Bretagne, mardi 22 Décembre
.....
Textes influents (philosophie)
Parmi mes lectures, certaines auront pris une place importante dans l'écriture de KUNDALINI, non pas au regard de l'histoire elle-même mais sur le fond...
Il me suffit parfois de quelques lignes, une citation, un extrait et parfois les livres entiers. Les sources disponibles avec internet sont absolument inépuisables.
Ce texte de Marc Aurèle aura été l'élément déclencheur du roman.
Il est fascinant de voir que la physique quantique valide ce qui a été pensé et écrit en l'an 150 après JC...
"Une est la lumière du Soleil, bien qu'elle se laisse séparer par des murs, par des montagnes et mille autres obstacles.
Une est la substance universelle, bien qu'elle se sépare en milliers de corps particuliers.
Un est le souffle vital, bien qu'il se sépare en des milliers de natures.
Réfléchis souvent à l'enchaînement de toutes choses dans le monde et à leurs rapports réciproques, elles sont, pourrait-on dire, entrelacées les unes aux
autres et, partant, ont les unes pour les autres une mutuelle amitié, et cela en vertu de la connexion qui l'entraîne et de l'unité de la matière.
Une est l'âme intelligente, bien qu'elle paraisse se partager.»
— Marc-Aurèle dans Pensées pour moi-même (VI, 38)
"C'est un aspect caractéristique de l'homme occidental que d'avoir, à des fins de connaissance, scindé le physique et le spirituel. Dans l'âme, toutefois, ces
opposés coexistent. C'est un fait que la psychologie doit reconnaître. Une réalité psychique est à la fois physique et spirituelle."
Carl Gustav Jung
"L'Univers est une vaste pensée. En chaque particule, chaque atome, chaque molécule, chaque cellule de matière, vit et oeuvre à l'insu de tous une
omniprésence. La physique moderne laisse entrevoir ceci : l'esprit de l'homme émerge des profondeurs se situant bien au-delà de la conscience
personnelle; plus on va profond, plus on se rapproche d'un fondement universel qui relie la matière, la vie et la conscience.
Jean Guitton
"Le mystère le plus profond, parmi ceux qui nous entraînent, est celui de la Présence constante d'une Énergie infinie et éternelle, source de toutes choses."
Herbert Spencer
"Il est sage de savoir que tout est un."
Héraclite
Il y en a tellement en fait. Des Anciens à aujourd'hui, de l'Orient à l'Occident, des Indiens aux Aborigènes...
Il est effrayant de réaliser par contre que toutes ces pensées, ces écrits, ces savoirs ancestraux ou contemporains sont ignorés, pour la majorité des
individus, noyés sous des océans d'immondices télévisuels ou autres...Juste du vide jeté dans du néant. Même dans une librairie, il me suffit de regarder les
têtes de gondoles pour avoir envie de hurler...
Sur les émotions des enfants
...des enfants ET des adultes...
15 OUTILS ASTUCIEUX POUR AIDER LES ENFANTS À GÉRER LEURS ÉMOTIONS (+ INFOS UTILES)
Jeff | décembre 10, 2015 | Parentalité | Pas de commentaire
Le cerveau des enfants est immature. Ce qui implique qu’ils ont des difficultés à gérer leurs émotions, d’où les tempêtes émotionnelles qu’ils subissent. Mais, nous pouvons les aider développer leur intelligence émotionnelle. Voici quelques ressources pour cela.
LES ÉMOTIONS PRIMAIRES :
Tout d’abord, un peu de vocabulaire :
Paul Ekman, le psychologue qui a inspiré la série Lie to me, évoque 6 émotions primaires : la peur, le dégout, la colère, la surprise, la joie et la tristesse. Il a déduit cela de ses travaux qui portaient sur les expressions faciales.
Daniel Goleman, rendu célèbre pour son livre « L’intelligence émotionnelle » cite les 8 émotions les plus communément mentionnées : la colère, la tristesse, la peur, le plaisir, l’amour, la surprise, le dégout et la honte.
Je me suis basé sur la version de Daniel Goleman pour la roue des émotions ci-dessous.
D’AUTRES INFORMATIONS UTILES :
- Les émotions ne sont ni négatives ni positives, elles sont. En revanche, elles ont une tonalité : agréables ou désagréables.
- Verbaliser le ressenti permet d’en réduire l’intensité. « J’éprouve de la tristesse », « j’éprouve de la colère ». Voir plus bas pour le vocabulaire des émotions.
- Nier une émotion est dangereux car elle peut resurgir avec plus d’intensité plus tard.
- L’accueil et la reconnaissance des émotions permet de renforcer son estime de soi et sa confiance en soi
- Les émotions sont indispensables à la prise des décisions
- Toute émotion est éphémère, elle s’épuise naturellement. Ce qui n’est pas le cas du sentiment qui peut parfois durer toute une vie.
- Les émotions nous aident à identifier nos besoins et à les satisfaire.
- Les besoins de tout être humain sont :
– le besoin de sécurité.
– le besoin de stimulation.
– le besoin affectif ou social.
– le besoin d’estime et de reconnaissance.
– le besoin d’autonomie.
– le besoin de sens, de cohérence.
C’est leur non-satisfaction qui déclenche les émotions. C’est donc la cause qu’il est important de traiter. Les émotions sont les conséquences.
- Les émotions sont contagieuses.
- le maître-mot pour aider les enfants à gérer leurs émotions est l’empathie (qui passe par l’écoute et la bienveillance)
- les câlins favorisent le bien-être des enfants et accélère la maturation du cerveau.
- La lecture est un simulateur d’émotions ! Ne nous en privons pas !
- le jeu est un allié de choix pour favoriser la dissociation (baisse d’affect émotionnel) et la verbalisation émotionnelle.
- L’exemplarité est essentielle : les enfants regardent les parents et les imitent.
PASSONS AUX OUTILS :
-
LES ÉMOTIONS QU’ÉPROUVENT LES PERSONNAGES DANS LES LIVRES DES ENFANTS.
Profitez des co-lectures pour aider les enfants à identifier et verbaliser les émotions. Vous pouvez même, plus tard, vous pencher sur ce qui a déclenché ces émotions et demander à votre enfant comme il s’y serait pris pour
Cette vidéo évoque cette astuce (merci Naitre et Grandir). -
LA ROUE DES ÉMOTIONS :
Découpez un cercle ou un demi cercle dans un carton. Partagez-le en quartiers égaux dans lesquels vous écrirez les émotions de base (ou les dessinerez avec des smileys). Découpez une aiguille en carton et fixez la au centre du cercle avec une attache parisienne. Vous pouvez faire de même avec une feuille plastifiée. Demandez à votre enfant les couleurs qu’il souhaite attribuer aux émotions. Ainsi vous commencerez le travail d’apprentissage du vocabulaire des émotions.
Je vous conseille de compléter la roue des émotions avec une réglette qui représentera l’intensité. Numérotez-la de 1 à 10. A la question « qu’est-ce que tu ressens maintenant ? », votre enfant aura donc deux actions: il orientera l’aiguille de la roue et vous donnera une intensité ressentie entre 1 et 10.

-
LA BALLE ÉMOTIONNELLE :
Dessinez au feutre des smileys qui représentent les différentes émotions à différents endroits de la balle (qui est un objet sympathique pour les enfants). L’enfant vous montrera l’émotion qu’il ressent actuellement. D’autres utilisations et explications ici : http://papapositive.fr/outil-la-balle-attrape-colere/

-
LES LIVRES QUI TRAITENT SPÉCIFIQUEMENT DES ÉMOTIONS :
Voici quelques livres qui vous aideront à parler des émotions avec votre enfant (en français et en anglais)
(cliquez sur les images ou les liens pour accéder à l’article avec ma chronique) :
Un livre pour répondre aux questions des enfants sur les émotions
Les petites (et les grandes) émotions de la vie
How do you feel ? Pour apprendre les emotions en anglais !



-
LE DRAGON OU LE VOLCAN DE LA COLÈRE :
VOUS TROUVEREZ TOUTES LES INSTRUCTIONS POUR CE DRAGON ET CE VOLCAN DE LA COLÈRE DANS CET ARTICLE.

-
LES CARTES À RACONTER :
J’ai récemment découvert des cartes qui permettent de raconter des histoires et de développer l’intelligence émotionnelle des enfants. Tous les détails dans cet article.

-
L’EXEMPLE PARENTAL :
NOMMEZ VOS PROPRES ÉMOTIONS ET VOS ENFANTS VOUS IMITERONT. SIMPLE (MAIS PAS FACILE) ET TRÈS EFFICACE GRÂCE AUX NEURONES MIROIRS.
-
LE FILM VICE-VERSA :
Excellent support auquel j’ai consacré cet article. N’oubliez pas les peluches du film qui peuvent servir de « marionnettes émotionnelles ».

-
MR PATATE POUR DÉVELOPPER L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE :
Excellent support pour s’amuser à reconnaitre les émotions.
Lisez cet article pour vous convaincre de la puissance de Mr Patate !

-
LE JEU DES MIMES :
Mimez une émotion et devinez à tour de rôle de laquelle il s’agit. Vous pouvez aussi imprimer le tableau ci-dessous et pointez une émotion au hasard.
Ce jeu de mimes est très intéressant car il permet aussi de démontrer à votre enfant que le corps influence les pensées. Ainsi, si on sourit, notre moral s’améliore (c’est la rétroaction faciale).

-
LE JEU DE LA COCOTTE EN PAPIER DES ÉMOTIONS :
Construisez une cocotte en papier et écrivez ou dessinez une émotion à reproduire dans les parties cachées. C’est le hasard qui la désignera !
Source Wikipedia
-
LA CARTOGRAPHIE DES ÉMOTIONS :
Lorsque votre enfant ressent une émotion, vous pouvez lui demander où il la ressent le plus dans son corps. L’émotion est en effet accompagnée de modifications physiologiques. Pour vous guider, des chercheurs ont déterminé une cartographie de ces émotions. Cette approche s’associe à une forme de pleine conscience qui, à l’image de la verbalisation, atténue l’affect.

-
LES PHRASES À DIRE POUR DÉVELOPPER L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE :
« Les émotions ne sont ni positives, ni négatives. Elles sont agréables ou désagréables et surtout, toutes sont utiles. Il est important de les écouter et de les exprimer. »
« Quand tu dois prendre une décision, tourne-toi d’abord vers tes émotions. Elles sont d’excellentes conseillères. »
« Éprouves-tu de la joie quand tu penses à cela ? »
« Je vois que tu es triste parce que ton jouet est cassé. »
« Tu es visiblement content de ta victoire au football ! »
« Cette information semble te surprendre. »
« Ce plat te fait grimacer. Est-ce sa couleur qui te gêne ? »
« A quel endroit de ton corps ressens-tu cette émotion ? »
« Ce cauchemar t’a bouleversé. Qu’est-ce qui t’a le plus fait peur dans les images que tu as vues ? »
« Souhaites-tu utiliser le dragon de la colère ? »
« Quelle couleur donnerais-tu à ton émotion ? »
« Derrière chaque émotion se cache un besoin. »
« A quelle intensité estimes-tu la force de ton émotion ? »
« L’émotion est une énergie en mouvement : si elle n’a pas de place, elle va faire pression contre ce qui la contient et causer des dégâts. Donc, respire profondément et accueille là sans la juger. » via
« Jouons à imiter les émotions. Je commence. Devine ce que je ressens. »
« Si tu étais un nuage, de quelle couleur serais-tu maintenant. Blanc, gris, très noir, léger,… ? «
« J’ai l’impression que tu es déçu parce que Paul ne t’a pas adressé la parole malgré tes efforts. »
« Regarde ce chien qui saute dans tous les sens ! Sa joie est communicative, n’est-ce pas ? »
« Quel effet a sur toi le ronronnement du chat ? »
« Parfois, nous pleurons de joie car l’émotion est trop intense et doit être évacuée. »
« Les larmes sont aussi un moyen de diminuer le stress. »
« Tu sens comme des papillons dans ton ventre ? »
« Cet enfant semble avoir un gros chagrin. Qu’est-ce qui a déclenché sa peine selon toi ? »
« A chaque fois que je dois parler en public, j’ai mon ventre qui gargouille. Puis lorsque c’est terminé, je ressens un grand soulagement. Et toi ? Il t’arrive de ressentir des émotions successives ? »
« Le stress est un ami. Il nous donne de l’énergie pour surmonter les épreuves. »
« J’ai vu que tu as consolé cette petite fille. Elle ne pleure plus maintenant. »
« Regarde, tu as la chair de poule ! »
« Les émotions s’expriment dans notre corps de différentes manières : coeur qui bat plus fort, respiration rapide, température, maux de ventre, rougissement, etc. »
« Listons les causes possibles de ta peur et analysons-les. »
« Ce n’est vraiment pas agréable de vivre ce sentiment. Je pense que c’est un bon moment pour s’embrasser et boire un bon chocolat chaud. Qu’en dis-tu ? «
« Viens contre moi. Ne retiens pas tes sanglots.Je suis là. Je t’aime. »
« Les émotions durent quelques secondes mais on peut les rappeler avec des souvenirs marquants par exemple ! »
« Que ressens-tu en regardant cette photo ? »
14. LES PHRASES À ÉVITER :
« Ne fais pas confiance en tes émotions. Ecoute-moi plutôt. »
« Mais non, il n’y a pas lieu d’avoir peur ! ».
« Allez, vas-y, tu n’es pas un bébé quand même ? ».
« C’est bizarre, tout le monde aime ce parfum sauf toi ».
« Arrête de pleurer ! »
« Tu n’as pas le droit d’être triste. »
« Les émotions, c’est pour les faibles. »
15. LES CÂLINS POUR LA MATURATION DU CERVEAU :
Comme nous l’explique Catherine Gueguen, les câlins provoquent la sécrétion des molécules suivantes : l’ocytocine, la dopamine, des endorphines, la serotonine
Ce cocktail magique contribue à notre bien-être et alimente un cercle vertueux qui mène :
- à une diminution du stress
- au développement de l’empathie
- à une augmentation de la confiance
- au renforcement de l’attachement
- à la croissance de l’affection réciproque
Mieux ! Les câlins et autres contacts affectueux développent le cerveau des enfants et font notamment maturer le cortex préfrontal, zone essentielle du cerveau.
J’espère que ce dossier « émotions » a répondu à vos attentes.
N’hésitez pas à le partager autour de vous.
Si vous souhaitez me soutenir et acquérir l’esprit « parentalité positive », je vous invite à découvrir les 365 citations présentes dans ce livre déjà dispo au format kindle (que vous pouvez lire sur tous les smartphones, tablettes, ordinateurs grâce à l’application gratuite Kindle). Merci !
L'amour inconditionnel (spiritualité)
L'amour inconditionnel...
Tout le monde est apte à le recevoir mais beaucoup ne sont pas prêts. Ils vivent dans une armure qui ne peut pas être ouverte depuis l'extérieur. Par contre, il est possible que de ressentir l'amour inconditionnel diffusé autour d'eux, ils en viennent à prendre conscience de tout ce qu'ils perdent. Il ne s'agit donc pas de tenter d'ouvrir une armure puisque cette "violation" de l'individu serait vouée à l'échec, par réaction de défense, par instinct de conservation mais uniquement de vivre soi-même dans cet amour ressenti.
L'objectif est que cet amour inconditionnel agisse comme une marée montante dans laquelle un nombre toujours plus grand d'individus se retrouvera plongé. L'amour inconditionnel ne peut pas être associé à une ouverture forcée de l'autre puisque cela impliquerait un manque de respect envers l'intégrité spirituelle de l'individu. On ne peut pas forcer à l'amour. Il n'est donc qu'à vivre en sachant que chaque individu le porte mais qu'il est de son ressort de l'expérimenter...ou pas...
Je n'ai par exemple aucun espoir envers l'émergence d'un quelconque amour réel chez Mr Valls. Il en est apte, certainement, mais il n'est pas prêt. L'amour qui le nourrit est empli d'intentions malsaines associées au pouvoir, à la puissance, à la reconnaissance et à ses intérêts personnels. Il ne peut donc pas, dans cet état d'inconscience, être réceptif à une forme d'amour réel.
Toute forme d'intérêt se greffant sur l'amour réduit celui-là même à une outre crevée.
L'individu qui dit aimer l'autre parce que celui-là vient combler un manque n'est déjà plus dans l'amour. C'est là toute la problématique. C'est l'effacement de ce manque que l'individu aime et à la moindre baisse d'intensité dans ce ressenti positif, le partenaire subira le mécontentement de celui qui n'est plus apaisé au regard de son manque...
Il serait donc totalement antinomique avec l'idée d'amour que je me force à aimer les individus qui, à mes yeux, n'ont justement aucun respect envers l'amour. Je projetterais sinon, moi-même, une volonté, une intention, un espoir, tout ce qui au final enlaidit l'amour lui-même.
Les individus qui se veulent "aimant" envers tous leurs prochains, participent dès lors, à ce détournement de l'amour. C'est comme s'ils employaient l'amour à des fins egotiques.
"Moi, je suis capable d'aimer tout le monde et du coup, j'aimerais beaucoup que tout le monde m'aime..."
Hum, hum.... Amour inconditionnel ? Non...Intérêt personnel.
Personnellement, je n'aime pas les villes mais ce n'est pas pour autant que je vais détester, systématiquement, les gens qui y vivent. Ça serait pure folie. Tout comme je n'aime pas systématiquement les individus qui vivent autour de moi dans le milieu rural.
Ce que je n'aime pas, je me dois de le respecter.
Et si je le respecte, je n'ai pas à tenter de le transformer.
À chacun ses armures. À chacun ses ouvertures.
Il s'agit donc uniquement de donner à voir, à ressentir, à partager. Sans aucune intention transformatrice mais sans aucune fausse croyance quant aux effets possibles de cet amour inconditionnel.
Vouloir que l'autre sente mon amour est une négation de l'amour. Tout autant que de vouloir que cet amour nous soit restitué.
Vouloir changer l'autre à travers mon amour est une négation de l'amour. Tout autant que de se corrompre à être aimé.
Vouloir aimer l'humanité entière et croire que cette volonté aura un effet, c'est être déjà sorti de l'amour.
L'amour est.
C'est tout.
Et ce que nous pourrons en faire ne regarde que chacun et chacune d'entre nous.
Il faut juste s'accorder le droit de l'ouverture.
Tout l'amour disponible est toujours là.
Chacun est apte à le saisir.
Tous ne sont pas prêts. Beaucoup, par contre, se croient aimants et même aimés.
On n'y peut rien, sinon de diffuser l'amour qu'on porte. Comme un parfum, il est possible qu'il traverse parfois les armures les plus épaisses. Aucune fierté à en retirer, bien entendu puisque cela signifierait sinon qu'on est plus attaché au profit qu'on en fait qu'au bonheur qu'on permet.
Même Mr Valls, un jour, sera peut-être capable d'aimer réellement.
Tout est possible.
Un jour à l'envers (politique)
Politiciens et tous les tristes Sires
Qui invitent le Peuple à accepter le pire
Votre cirque de Ministres et de fanfarons
Vos viles paroles m’égratignent le fion
D’un côté, c’est la France et de l’autre, c’est le Front
Mais arrêtez donc de nous prendre pour des cons
Vous êtes entre amis et vous croisez le fer
Pour les mensonges où vous vous dites nos Frères
Vous refusez d’entendre monter la rage
Fous que vous êtes à propager les carnages
Un jour à la rage se joindra la haine
Craignez que le Peuple forme une chaîne
Vos yeux sales et vos esprits malléables
D’un honneur patent vous êtes incapables
Vos multiples promesses sont des mensonges
Que vous vous inventez la nuit dans vos songes
Vous nous avez trahis et même sacrifiés
Pour des contrats juteux avec les pétroliers
Vous vendez des armes et vous aimez les guerres
Votre rôle préféré, c’est Dieu le Père.
Un matin viendra où tout ça changera
De vos privilèges rien ne restera
Il y aura beaucoup de larmes et de sang
Le jour où le Peuple tiendra son rang.
Les Puissants imposeront l’Etat d’urgence
Mais ils tomberont d’effroi sous les vengeances
Pour marquer le tournant, il se peut que La Terre
Fascinée par l’exploit tourne un jour à l’envers.
Se sentir seul.
Le corps se charge de ressentir. La pensée se charge de comprendre et d'interpréter les ressentis. L'esprit constitue la passerelle entre la matière et le mental. Il fusionne les deux. Mais il reste un élément sans lequel rien de tout ça n'existerait. L'énergie...
Organes, structures osseuses, cellules, molécules, atomes, particules subatomiques...Rien n'existerait sans l'énergie.
Il ne s'agit pas uniquement de la ressentir corporellement ou de l'intellectualiser par le mental mais de la conscientiser à chaque instant, dans chacun de nos actes et chacune de nos pensées.
Il y a en nous une Présence, comme un Architecte intérieur. Nous avons le choix, en tant qu'entités matérielles et pensantes, de devenir des ouvriers appliqués ou des machines inconscientes...
L'inconscience contribuera à maintenir l'idée folle de la dualité. Moi et le reste du Monde.
La conscience permanente de l'énergie créera au contraire la reconnaissance cellulaire, la "dés-identification" . Il n'y a pas moi et le Monde mais une énergie commune dans une multiplication de formes.
Je regarde par la fenêtre en écrivant. Je vois les arbres, les montagnes, les plantes, le ciel, les nuages (ah, non, tiens, il n'y a aucune nuage). Je vois les vaches et les corneilles dans les champs, l'herbe couverte de givre.
Tout ce qui vit dans cet espace devant moi n'est même pas visible. Une infinie diversité est cachée, trop petite ou hors de mon champ de vision. Rien que par l'encadrement de la fenêtre, il serait totalement fou de chercher à identifier tout ce qui vit là...
C'est effrayant d'imaginer que parfois les humains se sentent seuls....
Réforme et chômage. (politique)
J'avais écrit ici, il y a un an et demi maintenant, que je voyais la Réforme des rythmes scolaires comme une volonté du gouvernement de diminuer le taux de chômage.
On y vient, on y vient...
Bien évidemment que je souhaite à toutes les personnes frappées par le chômage de longue durée de retrouver un emploi de qualité.
Mais, dans le cadre scolaire, cela réclame un certain savoir-faire... Il s'agira de travailler avec et pour des enfants...
Je souhaite que ça fonctionne au mieux pour tout le monde.
Mais je ne m'étais pas trompé sur les intentions inavouées du gouvernement...
Une piste contre le chômage longue durée
Par Laure de Charette le 10 déc. 2015 | 6 444 Vues
Une expérience va être menée, de manière très ciblée, pour essayer d'éradiquer, au moins localement, le chômage de longue durée.
Ramener à zéro le nombre de chômeurs longue durée
L'Assemblée nationale a examiné hier, mercredi 9 décembre, une proposition de loi dite "d'expérimentation territoriale", portée par Laurent Grandguillaume, député socialiste de Côte-d'Or.
L'objectif est simple, quoique très ambitieux, puisque jusque-là, le pari n'a jamais été relevé. Il s'agit de ramener à zéro le nombre de personnes qui cherchent un emploi depuis au moins un an.
L'idée est d'embaucher des chômeurs de longue durée en CDI, rémunérés au moins à hauteur du smic, dans des activités socialement utiles.
L'essai sera tenté dans une dizaine de territoires pendant cinq ans. Si les résultats s'avèrent probants, alors, il pourrait être étendu petit à petit à l'ensemble du pays.
Le député est parti d'un constat : d'un côté, malgré une idée parfois répandue, il existe des dizaines de milliers de chômeurs prêts à travailler ; de l'autre, il y a une véritable demande, notamment de services de proximité , comme l'aide aux devoirs ou les petits travaux de bricolage ou de jardinage, à laquelle les entreprises et le secteur public ou associatif peinent à répondre.
Deux fois plus de chômeurs longue durée qu'en 2009
Ces chômeurs pourraient donc intervenir dans ce cadre !
Plus d'un millier d'entre eux pourraient être embauchés dans des entreprises relevant de l'économie sociale et solidaire, qui proposeraient un service pas encore fourni sur le territoire choisi.
Comme l'explique le journal Le Monde, un fonds national doté d'une dizaine de millions d'euros serait dédié à leur financement.
Actuellement, 2,43 millions de personnes cherchent un emploi depuis au moins un an en métropole, qu'elles aient exercé une activité ou non durant le mois écoulé (toutes catégories confondues, donc).
Ce chiffre a donc plus que doublé en moins de sept ans. Aujourd'hui, près d'un chômeur sur deux (43 %) inscrit à Pôle emploi l'est depuis belle lurette.
Le manque, le besoin, le désir.
Le manque crée un besoin et le désir de l'assouvir.
Je ne vois pas les besoins comme étant à la source de nos actes. Il n’y a pas de « besoin spontané » mais a priori la conscience d’un manque qui va générer un besoin et donc un désir.
« Je manque de sommeil et j’ai donc besoin d’aller dormir, je désire être au calme. »
« Je manque de contacts humains et j’ai donc besoin de voir du monde. Je désire aller là où je trouverai de la compagnie. »
« Je manque d’affection et j’ai donc besoin de tendresse. Je désire rencontrer un ou une partenaire. »
« Je manque de reconnaissance et j’ai donc besoin d’être vu, entendu, écouté, aimé…Je ne pourrai m’aimer que si je suis aimé et je désire donc prendre une place qui me fera exister aux yeux des autres et m’apportera la satisfaction personnelle d’être reconnu. »
Etc etc etc
On pourrait penser que le besoin précède le manque mais à mon avis, je ne peux pas prendre conscience d'un besoin de façon spontanée. Si je décide de mettre des chaussettes plus chaudes, c'est parce que mes pieds manquent de chaleur. Il n'y a rien sinon qui me pousserait vers ce désir de trouver des chaussettes plus épaisses. Il n'y a pas de besoins a priori. Ils sont nécessairement issus d'un manque.
Il me semble qu’une bonne partie de nos actes sont déterminés par ces états de manque et parfois même de souffrances. Il est donc indispensable d’établir en soi une hiérarchie immuable quant aux manques fondamentaux, aux besoins puis aux désirs qu’ils éveillent. C’est dans cette autopsie spirituelle que peut s’instaurer une forme d’autonomie existentielle. L’individu qui a une parfaite connaissance de ses fonctionnements internes peut se libérer des attachements secondaires. Il arrive un moment où les désirs disparaissent, où les besoins sont tous rassasiés et où les manques sont comblés. Le seul désir qui soit alimenté, c’est de maintenir la plénitude atteinte et par conséquent de rester parfaitement appliqué à user de l’instant. Aucun regret, aucun espoir. Juste être là. Lucide, conscient, stable, observateur. Jusqu'à ce ce que disparaisse le désir de la plénitude lui-même puisque ce désir entrave la conscience de l'instant.
Quand on ne manque plus de rien, il n'y a plus de besoin, sinon celui que ça dure. Les désirs répondent par conséquent à des données essentielles.
Il convient donc d'établir la liste des manques fondamentaux et de vérifier si les besoins qui leur sont associés sont assouvis. C'est là que la paix intérieure s'installe. Dans "la simplicité volontaire" et ça n'est pas simple à réaliser...
Si on repense aux travaux de Maslow, « le besoin de s’accomplir » représente le sommet de l’aspiration humaine. Mais ce « sommet » est devenu avec la société marchande une course à la puissance, à la possession et par conséquent à la consommation. Dans l’esprit de nombreux individus, il s’agit de « s’accomplir » dans l’échelle sociale et non dans la dimension spirituelle.
Pour faire un point personnel, il suffit de se poser cette question : « Quelle est mon idée du bonheur ? » Les réponses détermineront l’engagement dans la société marchande.
Tout le problème actuel et qui est à la source des problèmes de la planète entière, c’est que l’état de plénitude est incompatible avec la consommation et le maintien de la "croissance matérielle".
Un individu en paix ne consomme que l'essentiel et n'éprouve donc plus aucun manque. Il devient donc indispensable pour les Maîtres financiers d'organiser la société de façon à ce que les individus éprouvent continuellement des désirs, même si les données vitales sont déjà contentées. Sur ces désirs, les Marchands induiront l'idée d'un besoin qui génèrera la révélation, fausse évidemment, d'un manque...Pour eux, le désir est le moteur et il faut l'envelopper en créant des besoins qui ne répondent à aucun manque. Les Médias se chargeront de propager la façon d'assouvir ces désirs. Il suffit d’ouvrir un magazine « people »dans une salle d’attente ou de s’asseoir une journée entière devant la télévision ou d’allumer la radio et d’aller sur une chaîne « commerciale. » Le matraquage est constant…
Le monde occidental n'est qu'une machine à consommer, un système adorant la "croissance matérielle" et maudissant la "croissance spirituelle". Rien de bon n'est à attendre du sommet de cette pyramide. C'est à chaque individu de choisir à quelle croissance il souhaite s'attacher...
Ce fonctionnement changera le jour où les adultes n'induiront plus ce schéma de pensées aux enfants...Donc, il faut que le nombre d'adultes "conscients" augmente et augmente encore et il arrivera un jour où le "nombre déclencheur" sera atteint et où le paradigme spirituel deviendra la norme...
De toute façon, c'est la seule solution pour que l'humanité survive. Car c'est dans la croissance spirituelle que se fera la décroissance matérielle. La COP21, celles qui suivront et toutes les autres grandes messes des Papes de la finance ne serventt qu'à imposer des restrictions dérisoires et bien souvent éphémères mais ces rencontres n'ont aucun impact philosophique. Les dirigeants iraient même jusqu’à dire que la croissance spirituelle est une atteinte à la liberté de consommer…
C'est là justement qu'il fallait laisser parler les "terroristes écologiques" qui sont dispersés à coups de lacrymogènes et de matraques. Ils ne viennent pas que pour dénoncer les malversations mais aussi pour présenter un autre fonctionnement.
Être capable d'anticiper, ça paraît fou mais les politiciens en sont incapables au-delà de la durée de leur mandat. La pression des Financiers qui contribuent à leurs élections est trop forte pour que leur ego carriériste s’y oppose. C’est le rêve de leur vie qui leur tend les bras. Le pouvoir….
Les indiens Kogis, de leur côté, ne prennent une décision collégiale qu'à partir du moment où ils sont certains que ça n'impactera pas négativement l'existence des deux prochaines générations...
Dans les pays "modernes", on se projette sur les prochaines élections mais pas plus loin. Il faut préserver la « croissance ». Jusqu'à inventer l'idée d'une "croissance verte". Aucune croissance ne peut être verte, ni vertueuse.
Sur l'impact aux enfants, il n'est qu'à regarder la période de Noël....Il suffirait d'aller voir débarquer les porte containers venus d'Asie avec les millions de jouets en plastique...Plastique, pétrole, usines, pollutions, déchets....La consommation matérielle...Le formatage au "bonheur matérialiste"...
Une fois adultes, les jouets en plastique deviendront des voitures, la piscine dans le jardin ou des écrans plats, super plats, super plats arrondis, super arrondis dans les coins plats ou super plats dans les angles arrondis, avec un son super dolby mega bass sound heavy clear et une télécommande reliée également au robot ménager qui va chercher la bière au frigo avec écran incorporé où apparaît la liste des victuailles disponibles etc etc etc etc...Tout cela sera toujours présenté comme une absolue nécessité quand il ne s'agit que de désirs inventés de toutes pièces.
Les Marchands trouvent toujours une dernière astuce « absolument indispensable », le "progrès" qui va changer notre vie….
Il n’y a évidemment aucun manque fondamental, ni par conséquent aucun besoin réel mais tout sera mis en place pour instiller malgré tout les désirs d’avoir…
On ne s'intéressera évidemment pas à la quête de "l'être"...
Les fêtes marchandes continuelles. Si vous calculez le temps de télévision quotidienne attaché à l’idée de consommation, c’est effrayant.
Il suffit de penser aux millions de sapins tronçonnés et qui finiront dans une benne à Noël. Acheter un sapin en pot avec racines et aller le replanter dans la forêt serait déjà un acte hautement symbolique....
Et les lendemains de fêtes aux repas pantagruéliques qui seront suivis de "régimes alimentaires". Sans parler des millions d'animaux abattus pour remplir les assiettes.
Et cette humanité se croit évoluée ? C'est consternant, pitoyable et infiniment destructeur.
Ils existent pourtant ces adultes conscients. C'est juste que la masse n'en entend pas beaucoup parler....Les Medias s'abstiennent de les présenter étant donné que ces médias travaillent prioritairement à la diffusion des désirs....Financiers, Politiciens, Marchands, Médias....Et face à ce gang, il reste les individus isolés qui se regroupent de plus en plus....Il y a beaucoup de monde chez les Colibiris....Un joli vol d'oiseaux qui ne bat pas des ailes pour aller aux soldes....
Quand je vois par exemple, les restrictions « légales » qui se multiplient contre les individus « rebelles » qui décident de vivre dans un camion, dans une yourte mobile, un container aménagé ou une cabane au fond des bois, il faut comprendre qu’il s’agit essentiellement pour les Gouvernants financiers de casser ce mouvement de « dé-consommation » contraire à la « croissance ». Ces gens sont des dangers pour la société marchande. Il faut donc limiter leur extension.
Les « éco-villages » représentent une autre mise en forme de cette vie « dé-consommatrice ». C’est l’autonomie qui est visée par la communauté et bien entendu, c’est encore une fois incompatible avec les objectifs de la société marchande et les règles et les lois que les Gouvernants instaurent. C’est un défi gigantesque de développer une communauté de ce type, un travail colossal…
Et c’est bien pourtant vers là qu’il faudra se tourner.
Identifier les manques fondamentaux.
Analyser les besoins.
Autopsier les désirs.
Une fois ce travail achevé, chercher une existence compatible et s’y engager.
Se pose malgré tout le problème des gens qui n'ont même pas les moyens d'assouvir les manques vitaux et qui en sont réduits à limiter les besoins. Ceux-là n'ont pas d'autre désir que de vivre un peu mieux. Ou de survivre. Ceux-là, les "sans dents", n'intéressent pas les financiers. Leur pouvoir d'achat est trop dérisoire. Il faut juste contenir leur colère et leur éventuelle désir de rébellion.
Platon l'a écrit il y a bien, bien longtemps : Pour maintenir un peuple dans l'obéissance, il faut q'une partie conséquente soit misérable et que les autres craignent trop de le devenir pour aller les soutenir. Les désirs doivent se porter vers le haut de la pyramide et non vers la solidarité envers la masse démunie.
Rien n'a changé depuis.
"Les criminels du climat" (Nature)
Les visages des lobbyistes « criminels du climat » placardés dans Paris

8 décembre 2015 / Catégories: Articles, Rédaction / Tags: action, avaaz, cop21, lobby, lobbyistes, ong, paris,visage, wanted / Réclamations et signalements
Étonnant. Le site de pétition Avaaz s’est attaqué ce lundi aux lobbyistes, et autres empêcheurs de tourner en rond, qui tentent de faire capoter les accords internationaux sur le climat.
L’ONG accuse ces personnes de polluer les débats autour du climat et d’affaiblir l’efficacité des accords attendu. Comme tout bon lobbyistes, ces individus représentent les intérêts des personnes qui les payent; notamment les grands groupes industriels des énergies fossiles. Un secteur qui « lutte » depuis des années pour noyer le poisson et créer le doute COP après COP. On sait aujourd’hui que le géant pétrolier Exxon était au courant des liens entre réchauffement climatique et combustion des énergies fossiles depuis 1981. Soit près d’une décennie avant que la problématique ne soit médiatisée officiellement.


Avaaz profite donc de cette semaine de Conférence de l’ONU pour le Climat à Paris (COP21) pour propager son message et interpeller l’opinion. Pour se faire, l’ONG n’a pas hésité pas à nommer ces individus des « criminels du climat » affichant leur visage mais également leur nom et fonction sur de grandes affichages placardées partout à travers la capitale française.
Les visages des 7 plus grands criminels du climat, selon Avaaz, furent donc imprimés près de 1000 fois. Collées de manière stratégique non loin des hôtels où les grandes délégations ont pris leurs quartiers, les principaux concernés n’ont rien pu manquer de cette action choc. Par ailleurs, l’organisation a distribué des flyers à certaines stations de métro menant au lieu où s’organise la COP21. « Nous publions leur photo, leur biographie et des informations confidentielles concernant leurs activités, afin de faire toute la lumière sur leurs petits arrangements et les empêcher de détruire notre avenir » exprime un responsable d’Avaaz qui se questionne sur leur présence à une conférence dont l’issue est capitale pour l’avenir de l’humanité.

Comme beaucoup d’autres avant eux, Avaaz dénonce ici l’influence néfaste des grandes multinationales qui envoient des émissaires polluer les grandes conférences internationales. Leur rôle, orienter les prises de décisions des responsables politiques vers les intérêts de ceux qu’ils représentent. Selon Avaaz, leur but est de « détourner l’attention des objectifs de réduction d’émissions de GES et maintenir les énergies fossiles au centre du développement humain ». Ainsi, certains d’entre eux s’attaquent vivement aux scientifiques du climat quand d’autres font ouvertement le promotion du charbon. Comment peut-on espérer des accords sérieux, équilibrés et engagés dans ces conditions ?
Naturellement, Avaaz ne fait pas dans la simple polémique. Le choix des personnes affichées est motivé par un dossier à charge publié cette semaine. On y trouve des informations confidentielles et détaillées sur chaque lobbyiste incriminé, dont notamment leur activités et liens avec les multinationales. Une manière de conscientiser la population et les décideurs sur cette réalité afin de « les empêcher de détruire notre avenir« .
Sources : lareleveetlapeste.fr / rtbf.be / Photographies à la discrétion d’Avaaz
Violences policières (politique)
Je ris jaune quand j'entends les Français crier au scandale devant les résultats du FN. C'est un parti de merde, ok. Pas besoin de se documenter bien longtemps pour le comprendre.
Mais les adhérents et les votants socialistes, ils disent quoi des violences policières actuelles ? Rien ? C'est normal ?
Réveillez-vous, réveillez-vous.......
L’émouvant témoignage d’une journaliste américaine sur la violence policière en France
10 décembre 2015 / Geoffrey Couanon (Reporterre)

Vendredi 4 décembre, la police réprimait une manifestation pacifique au Grand Palais. « Reporterre » propose aujourd’hui un reportage vidéo de cet événement, dont le témoignage bouleversé d’une journaliste états-unienne.
Des associations (Attac, Amis de la Terre, Peuples Solidaires...) avaient donné rendez-vous, vendredi 4 décembre, à midi, à l’intérieur du Grand Palais, près des Champs-Élysées. De nombreuses entreprises y ont organisé « Solutions COP21 », pour mettre en avant leurs projets auprès du grand public.
L’enjeu de la manifestation était de dénoncer ce qui, selon nombre d’associations écologistes, sont des « fausses solutions » au changement climatique. Reporterre, qui était présent, l’a raconté.
Rapidement, les policiers sont intervenus pour disperser les protestataires, les évacuant manu militari du Grand Palais.
Une journaliste américaine était présente, et a été malmenée. Elle a aussi été témoin d’actes de brutalité, notamment sur un enfant et sur une vielle dame. Elle témoigne :
Geoffrey Couanon, réalisateur de cette vidéo, a aussi fait un reportage de ces événements, que voici :
KUNDALINI (18)

KUNDALINI
« On commence cette fois ?
-Je t’écoute, Sat.
Paumes ouvertes sur les cuisses, bouche fermée, langue au palais, dos droit, respirations conscientes, par le nez, effacement des pensées parasites.
Il expliqua le protocole, le travail visuel, l’élaboration de la boule d’énergie, sa couleur, sa densité, ses mouvements, l’accompagnement à travers le corps, le passage des chakras, les membres, les organes et le cœur en chef d’orchestre.
Finir par un hommage.
« Tu es en moi et je te remercie. »
Elle répéta après lui.
Méditation silencieuse pour achever la séance.
Sans pouvoir se l’expliquer, elle percevait la boule d’énergie au niveau du sacrum, une vibration infime, comme des fourmis microscopiques, des particules agitées. Sat avait dit pourtant que l’énergie se diluerait dans tout le corps et ne resterait pas concentrée sur une zone. Elle recommencerait. Une autre fois.
Elle ne voulut pas y penser davantage.
...
Ils s’étaient allongés. Sat avait étendu un drap sur eux.
Elle s’était blottie contre lui. Elle avait fermé les yeux. Ce bonheur du câlin, ce sentiment de bien-être, juste le contact, peau contre peau, immobile, la présence, les regards, des voix murmurées, des mots tendres…Tout ce qui lui avait manqué. Cette douleur en elle. Comme si d’en avoir découvert son opposé, cette partie sombre de sa vie éclatait au grand jour. Non pas uniquement dans sa dimension psychologique mais bien aussi celle du corps, celle du cœur, celle de l’âme épanouie.
Son travail à la salle avait caché le désastre. Suractivité compensatoire. Taire les douleurs sous des monceaux d’artifices… Elle pensa à ces millions d’humains égarés dans les douleurs existentielles et qui épuisaient leurs errances dans des activités chronophages, des perditions anxiolytiques, des consommations boulimiques, des centres d’intérêt qui les décentraient d’eux-mêmes... Le Produit Intérieur Brut bâtissait son emprise sur les souffrances existentielles. Qu’avait-elle accompli pour s’y opposer ? Avait-elle contribué au bien-être de ses adhérentes ? Elle osait l’espérer. Mais pourquoi y avait-il donc si peu d’hommes ? Elle n’avait jamais trouvé d’autres réponses qu’un désintérêt profond pour cet état de conscience. Était-ce éducatif, sociétal, génétique, héréditaire, culturel ? Pourquoi Sat avait-il éprouvé le besoin d’explorer cet espace intérieur ? Pouvait-on imaginer que le contingent des hommes éveillés augmenterait progressivement ? L’humanité n’évoluerait pas favorablement sans la participation masculine, sans ce changement radical dans le saisissement de la vie. Les hommes portaient-ils en eux le potentiel pour une telle évolution ? Parviendraient-ils à se libérer de leur soif de pouvoir, de puissance, de nuisance, de compétition, de hiérarchie ? Pourquoi les femmes ne prenaient-elles pas la parole ? Pourquoi ne montraient-elles pas la voie de l’amour ? Pourquoi s’appliquaient-elles à s’adapter ou même à copier les hommes ?
Ce flot de questions qui jaillissaient. Une telle surprise au regard de sa vie passée. Ce souvenir d’un esprit éteint, juste occupé à effectuer des tâches répétitives, des actes extérieurs…Des privations de soi. S’il n’y avait pas eu le yoga et cette pratique régulière de la méditation, elle aurait pu se ranger parmi les individus égarés. Elle se demanda d’ailleurs si ces méditations qu’elle s’accordait ne relevaient pas davantage d’une simple relaxation… Durant le protocole de nettoyage de l’énergie, ses ressentis avaient pris une ampleur immense, totalement inconnue, inespérée. La voix de Sat, la précision de ses paroles, cette sensation d’être visitée par une sphère lumineuse, cette conscience nouvelle d’une présence miraculeuse en elle, un flux auquel elle n’avait jamais prêté la moindre attention. Malgré son travail, malgré cet intérêt ancien pour le bien-être. Il ne pouvait y avoir de bien-être qui ne soit que physique, tout comme il ne pouvait y avoir de bien-être qui ne soit qu’intellectuel. Elle le savait désormais. Il lui avait suffi de deux jours… Le pouvoir de Sat…Cette impression de lui être reliée et de boire en lui.
Elle aurait voulu l’interroger sur le phénomène des émotions et de ses effets. Elle devinait un apprentissage indispensable.
C’est là que surgit l’échéance à venir. Elle réalisa qu’elle était en train de penser à la vie devant elle alors qu’il ne restait que quelques jours. Avec lui.
Une brûlure dans son ventre, les jambes qui s’étaient raidies.
Elle inspira profondément puis elle souffla en rejetant le désordre intérieur.
Ne pas troubler la paix, ne pas laisser des émotions néfastes investir l’enceinte.
Là, maintenant, elle respirait la peau de Sat, ventre contre ventre, elle se berçait du mouvement de sa poitrine, elle enlaçait les jambes aux siennes, elle caressait son dos. Là, maintenant.
Rien d’autre.
Elle ne sut pas quand elle s’endormit. "











