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La balade des pendus

Par Le 30/09/2015

"Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,..."


Villon, la Balade des pendus.


Et de quel droit pourrions-nous demander aux prochaines générations de ne pas nous en vouloir ? Nous vivons comme s'ils devaient ne jamais vivre.

 

JE CONSEILLE VIVEMENT LE SITE SUIVANT /  https://culturedocumentee.wordpress.com/  

Une qualité indéniable dans les dossiers. 

Alors que nos émissions de CO2 dans l’atmosphère continuent de battre des records et que le changement climatique devient notre compagnon de route, pourquoi est-il si difficile de quitter les énergies fossiles – charbon, pétrole et gaz – pourtant responsables d’une grande partie des dégâts ? Peut-être parce que tout un système de subventions les rends particulièrement attrayantes et peu chères, tout autant pour l’industrie que pour nous, les consommateurs finaux.

 

"Etre humain en système capitaliste"

Par Le 30/09/2015

Ce livre me plaît énormément et je le recommande très vivement.  

Une lecture passionnante et un regard macroscopique qui devient aujourd'hui essentiel. 

Un coup de coeur. 

 

 

 

Être humain en système capitaliste ?

L'impact psychologique du néolibéralisme

 

 Collectif dirigé par Thierry Brugvin

 


Au croisement des sciences politiques, économique et de la psycho-sociologie, cet ouvrage s’interroge sur les conséquences du capitalisme sur l’esprit et le fonctionnement humain. 

 

Depuis la période du freudo-marxisme des années 1970, avec des auteurs tel Castoriadis, très peu d’ouvrages sont consacrés aux effets sur le psychisme des individus du système idéologique et économique qu’est le capitalisme. Ni sur les marges de liberté existantes et sur la part de responsabilité individuelle, face à ce que l’on peut aussi dénommer la « mégamachine », à l’instar de Serge Latouche. Car si une part du système capitaliste découle des infrastructures techniques et matérielles, comme l’explique Marx, le niveau de développement psychique de la majorité des individus actuels en est aussi en partie responsable.
Ce livre entend donc répondre à une carence de la sociologie critique, de la psychologie, mais aussi de l’altermondialisme, en matière d’analyse du capitalisme néolibéral et du pouvoir adémocratique qu’il exerce. C’est cet angle mort, portant sur l’analyse psychosociologique, mais parfois aussi anthropologique du système économique et politique, sur lequel se centre la problématique de ce livre.
Il s’agit d’apporter des réponses à ces défis sociétaux contemporains : à l’idéologie du « choc des civilisations », à la loi d’airain de l’oligarchie, à l’individualisme concurrentiel et atomi¬sant. Par l’analyse des mécanismes de domination et d’émancipation, nous cherchons donc à construire des outils d’éducation populaire visant à une citoyenneté responsable, solidaire et ouverte sur la diversité.

"Vivre, c'est satisfaire les besoins primaires et par conséquent, éprouver des sensations, des émotions, des sentiments et aussi penser. Une fois, ces besoins satisfaits, l'être humain va rechercher ou créer de nouveaux stimuli. Mais du fait d'un phénomène connu, l'accoutumance ou habituation, ces stimuli perdent de leur puissance avec le temps. L'être humain a alors plusieurs possibilités : exercer et affiner ses sens, créer, car par essence, la création échappe à l'accoutumance, réduire délibérément le nombre et l'intensité des stimuli. Ce qui pourrait conduire à l'éveil, c'est à dire à un sentiment de plénitude débarrassé de tout désir. Enfin, il est également possible d'augmenter le nombre et l'intensité des stimuli : c'est l'orientation suivie par notre société de consommation.

Malheureusement, ce choix conduit à une déstructuration du corps social et du psychisme des humains, car l'appropriation des biens encourage l'individualisme et la rupture du lien social, menant à la destruction de la planète par épuisement des ressources et pollution. Le fait de chercher à s'enrichir permet à certains d'amasser des fortunes pour pouvoir s'offrir ce qu'ils désirent ; cependant, même les plus riches ne seront jamais satisfaits, du fait de l'accoutumance psychique. "  

Empoisonnement.

Par Le 30/09/2015

Je me demande si un jour, les multinationales alimentaires ne finiront pas par se retrouver accusées d'empoisonnement. Car, finalement, qui connaît réellement les éléments ajoutés dans l'alimentation ? Qui en connaît les effets désastreux ? 

Les gens savent plus ou moins maintenant que le sucre ajouté est une bombe à retardement mais désormais la mèche est de plus en plus courte....Imaginons dans cinquante ans...Il y aura une population totalement "déglinguée" par l'alimentation et les laboratoires pharmaceutiques seront de plus en plus riches. Et puis, il y aura les "rats des champs" qui mangeront leurs légumes....

Jean de La Fontaine était un visionnaire. 

 

Le sirop de maïs, cet additif qui rend les Américains diabétiques

Rédigé le 23 Septembre 2015

 

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Utilisé massivement par l'industrie alimentaire, le sirop de maïs à haute teneur en fructose serait une des causes majeures de l'épidémie de diabète qui sévit dans les pays industrialisés. Si les États-Unis sont les premiers touchés, la France n'est pas épargnée.

 

Le sirop de maïs, cet additif qui rend les Américains diabétiques

Jamais le nombre de diabétiques n'avait été aussi élevé aux États-Unis. Selon une étudepubliée début septembre dans le Journal de l'American Medical Association (JAMA), près d'un américain sur deux (40 %) est considéré comme pré-diabétique et près d'un sur cinq (14 %) souffre déjà de diabète, soit, au total, plus de la moitié de la population. 

La faute au "sirop de maïs à haute teneur en fructose" (aussi appelé isoglucose), estiment de nombreux chercheurs qui accusent l'industrie agro-alimentaire d'abuser de cet additif alimentaire. Outre une augmentation des résistances à l'insuline, le sirop de maïs est accusé de provoquer des accidents vasculaires et des infarctus. 
  

"Il existe un énorme corpus de preuves scientifiques, de données d’observation et de résultats d’essais cliniques qui suggèrent que le fructose ajouté – même par rapport à d’autres sucres – est le principal moteur du développement du diabète et de ses conséquences", explique le docteur James J. DiNicolantonio dans la revue Mayo Clinics Proceedings. 

 

25 kilos de sirop de maïs par habitant

Mais qu'est ce que le fructose ? Si cette substance est naturellement présente dans les fruits, elle ne représente en réalité qu'en infime partie de ces derniers : comptez moins de 1 % de fructose dans une pêche. 

Le sirop à haute teneur en fructose, lui, est extrait du maïs et contient entre 55 % et 90 % de ce sucre. Il peut se substituer au sucre de table (le saccharose), qui, lui, est extrait de la canne ou de la betterave. Moins cher que le saccharose, plus facile à diluer et plus sucrant, il est également plébiscité par l'industrie agroalimentaire pour son pouvoir de conservation des aliments. 

Des avantages qui ont conduit à une explosion de sa consommation. Aux États-Unis, le sirop de maïs est désormais présent dans deux aliments emballés sur trois. Si en 1977, on estimait à 35 grammes par jour la consommation moyenne de sirop de maïs par américain, ce chiffre a atteint 54,7 grammes en 2008, soit près de 25 kg par an. Et jusqu'à 72,8 grammes par jour chez les 12-18 ans. En cause : les sodas et autres aliments sucrés. Mais le sirop de maïs se retrouve également dans de nombreux aliments salés. 

 

400 nouveaux cas de diabète par jour en France

Et en France ? Du fait des réglementations européennes, le sirop de maïs est un peu moins présent dans notre alimentation que dans celle des Américains : autour de 42 grammes par personne et par jour. Un chiffre qui pourrait augmenter en 2017 avec la suppression programmée des quotas de production européens. 

S'il ne touche "que" 4,6 % de la population, le diabète est cependant en augmentation en France : chaque jour, 400 nouveaux cas sont diagnostiqués sur notre territoire. 

Tous sucres confondus, l'OMS recommande de ne pas en consommer plus de 25 grammes par jour. Un régime bien difficile à tenir, lorsqu'une simple cuillère à soupe de ketchup en contient déjà 4 grammes et une canette de soda, près de 40. 


 Jean-Jacques Valette 
@ValetteJJ 

Tellement ridicule

Par Le 30/09/2015

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Conférence : Najat Vallaud-Belkacem s’affiche devant une belle faute de frappe.

 

Et ça n'est pas la première........

 

 

La paix en soi.

Par Le 29/09/2015

« …Pour instaurer la paix dans le monde, pour mettre fin à toutes les guerres, il faut une révolution dans l’individu, en vous et moi.
.
Pour mettre un terme aux tourments de la faim et des guerres, il faut une révolution psychologique et peu d’entre nous acceptent de voir ce fait en face. Nous discuterons de paix, de plans, nous créerons de nouvelles ligues, des Nations-Unies indéfiniment, mais nous n’instaurerons pas la paix, parce que nous ne renoncerons pas à nos situations, à notre autorité, à notre argent, à nos possessions, à nos vies stupides.
Compter sur les autres est totalement futile; les autres ne peuvent pas nous apporter la paix.
Aucun chef politique ne nous donnera la paix, aucun gouvernement, aucune armée, aucun pays.
Ce qui apportera la paix ce sera une transformation intérieure qui nous conduira à une action extérieure.
Cette transformation intérieure n’est pas un isolement, un recul devant l’action.
Au contraire, il ne peut y avoir d’action effective que lorsque la pensée est claire, et il n’y a pas de pensée claire sans connaissance de soi.
Sans connaissance de soi, il n’y a pas de paix… »
J. Krishnamurti
Source : « La première et dernière liberté »

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"Je t'aime"

Par Le 29/09/2015

Rien à ajouter...

Juste magnifique...

"Trente ans parmi les morts"

Par Le 29/09/2015

Trente ans parmi les morts - Dr Carl Wickland

 

Le témoignage d'un Psychiatre et sa femme Médium

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Édition Exergue

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

carl_wickland_web.jpgImmigrant suédois, le psychiatre américain Carl Wickland(1861-1945)  étudia la médecine aux États-Unis et obtint son diplôme du Durham Medical College, près de Chicago, Illinois. Il commença ensuite sa carrière de médecin en se spécialisant dans les maladies mentales. En 1909, il devint responsable du service psychiatrique de la National Psychopathic Institute, toujours à Chicago. En 1918, il s'installa à Los Angeles, Californie, et fonda le National Psychological Institute. Il devient surtout célèbre après la parution de ses mémoires en 1924: Trente ans parmi les morts.

Résumé du livre :

Voici un témoignage exclusif et impressionnant sur un aspect trop peu connu des interactions entre le monde physique et le monde spirituel : l'intrusion, par des esprits désincarnés mais restés liés à la terre, dans la vie et la personnalité d'individus terrestres. Avec sa femme médium et avec la collaboration invisible d'intelligences de l'au-delà, Carl Wickland a libéré des milliers de personnes de l'influence obsédante et souvent désastreuse d'entités attachées à leurs corps. Sa méthode consistait à communiquer avec ces esprits ignorants et confus, pour les convaincre de quitter l'aura de ses patients et les aider à progresser vers d'autres sphères. Dans ce témoignage sur trente années de médecine psychique, Carl Wickland nous fait découvrir la réalité d'une zone ténébreuse de l'au-delà qu'il est imprudent d'ignorer. Ce livre est aussi un document bouleversant sur les conséquences après la mort d'une vie terrestre matérialiste et insouciante de sa destinée. Tandis que la psychiatrie recherche, sans grands succès, les causes neurologiques de nombreux troubles psychiques, et que la psychanalyse brandit la notion indéfinie d'inconscient, Carl Wickland défend ici, preuves à l'appui, l'hypothèse selon laquelle les désordres mentaux sont, le plus souvent, dus à l'influence néfaste des basses sphères spirituelles.

stylo bleu reduit

Dans ce livre le Dr Carl Wickland raconte de manière précise comment, avec l’aide de sa femme médecin mais surtout médium à incorporation, il en était arrivé à soupçonner que certains patients de son hôpital psychiatrique ne souffraient d'aucune maladie mentale répertoriée, mais qu'ils étaient sous l'emprise obsédante d'une âme de défunt.

C'est donc lors d'une séance que le Dr Wickland s'est rendu compte, qu'après avoir envoyé un léger choc électrique sur son patient que les troubles psychologiques et physiques disparaissaient subitement pour réapparaître chez sa femme présente dans la pièce. Grâce à ses capacités de recueillir dans son corps ces âmes perdues qui venaient d'être éjectées, le Dr Wickland en profitait pour leur expliquer la situation, bien souvent ignorée, afin de les aider à passer de l'autre côté.
C'est un livre stupéfiant qui aborde un sujet assez peu connu et qui apporte un autre regard, voire même un questionnement sur certains troubles psychologiques que peuvent subir certaines personnes.

Tout cela, on le savait déjà un peu par le Livre des morts tibétains. Personnellement, je le savais aussi pour avoir rencontré en Allemagne le professeur Werner Schiebeler, un scientifique, docteur ès sciences, ancien professeur dans une école supérieure technique, qui fait un peu aujourd'hui la même chose que le docteur Wickland, avec tout un groupe de prière comportant toujours deux ou trois médiums. D'autres poursuivent des recherches assez voisines mais sans avoir recours à un médium, le contact avec le trépassé qui infeste le vivant se faisant en plongeant celui-ci sou hypnose. […]
Je ne réclame pas de nos psychiatres qu'ils croient tout ceci sur parole. Je leur demande seulement d'avoir la largeur d'esprit suffisante pour bien vouloir envisager cette hypothèse et la soumettre à leurs investigations. Reconnaître la réalité de ce phénomène nécessitera, bien évidemment, que l'on essaie aussi de développer d'autres méthodes pour libérer les uns et les autres. Nos éminents psychiatres n'ont certainement pas reçu la formation adéquate pour ce faire. Mais peut-être pourraient-ils faire comme ceux qui travaillent avec le professeur Schiebeler, chacun reconnaissant la compétence de l'autre. (Extrait de la préface du Père François Brune)

 

Vous pouvez également écouter un extrait où il est question du psychiatre Carl Wickland lors d'une conférence du Père François Brune à l'INREES :

 

De Carl Wickland, Sir Arthur Conan Doyle disait : « Je n'ai jamais rencontré quelqu'un possédant une telle connaissance de l'invisible... »

 

Pour aller plus loin :

Dans le dernier hors série d'Inexploré de l'INREES, à la page 70, il y a un article très intéressant sur ce sujet qui s'intitule "Nos défunts nous influencent". Anne Deligné, Ingénieure de formation, est devenue spécialiste en hypnothérapie et en techniques de dégagement spirituel. Voici un extrait de cet entretien :

Récemment, j'ai reçu un agent technique travaillant à l'hôpital. Son travail l'amène à aller partout, aussi bien dans la morgue que dans les salles d'opération. Il s'intéressait au sujet et s'est rendu compte que, parfois, quand il rentrait chez lui, il n'était pas bien, quelque chose n'allait pas. Il avait des angoisses. Les angoisses, c'est très caractéristique. Avoir des angoisses, des pulsions inhabituelles, se sentir différent, mal dans sa peau. J'ai notamment suivi une formation en Angleterre de la Spirit Release Foudation. Les psychiatres qui y enseignent se sont rendu compte que parmi leurs patients, certains sont “simplement” sous emprise. Ces patients sont extrêmement confus et leur état pourrait laisser supposer toutes sortes de désordres mentaux, alors qu'il faut juste que la personne redevienne elle-même - une âme dans un corps et non pas plusieurs âmes dans un même corps. C'est important que des psychiatres étudient ce phénomène.

 

  • A lire également : "Les âmes errantes des morts" - décryptage avec la journaliste et médium Patricia Darré sur le site de l'INREES.

 

  • Si le sujet vous intéresse, dans le magazine Science et NDE n°10 il y a un dossier complet sur "Les Esprits possessifs".

 

Au bout de la route.

Par Le 29/09/2015

 

 

 

"Je ferais mieux de me taire en fait".

Voilà l’idée qui tourne dans ma tête depuis quelques temps. De quoi est-ce que j’essaie de parler sur mon blog ? C’était la première question…Alors je me suis dit que j’essayais de parler de l’évolution spirituelle… Du changement de conscience, du basculement dans une dimension parallèle et tout ça et tout ça…

 

Mais ces mots sont les outils d’un système de signes qui relie un monde signifiant (le monde réel) à un monde signifié (le monde représenté.)

 

Ce langage crée, à côté du monde réel, un monde représenté. Et dès lors, ces mots ne sont pas la réalité mais une représentation mentalisée de cette réalité. Et moi-même, je peux finir par croire que cette représentation est la réalité alors qu’elle n’est que ma version de la réalité, une version indéfiniment et cruellement insignifiante étant donné qu’elle est issue d’un esprit incomplet, formaté, éduqué, réactif…

 

C’est ce dernier mot le pire d’ailleurs. « Réactif »… Je ne pense pas, je ne réfléchis pas, je réagis à un état d’esprit qui lui-même est soumis à des événements exogènes, à des conditions de vie qui entraînent des tourments et par conséquent des réflexions sur l’Éveil. C’est ma condition humaine qui m’amène à penser à la condition humaine. Très bien, on pourrait se dire que c’est normal et sain mais si je regarde sincèrement la « réalité » de ce phénomène, je vois bien qu’il n’y a pas de liberté dans ce processus et que les conclusions que je peux émettre ne sont pas le reflet d’une réalité intangible, éternelle, universelle mais simplement un état des lieux, l’observation d’une enceinte, celle de la réalité illusoire de mon existence. Je ne suis pas dans une dimension épurée mais dans l’analyse de ma geôle.

 

Lorsqu’on parle de la réalité, on parle toujours de la représentation qu’on se fait de la réalité et ça n’est jamais qu’en fonction de notre architecture intérieure. On s’imagine dès lors parler avec des mots d’un phénomène qui n’a pas de représentation possible, qui n’est pas de l’ordre du signifié. Il y a une tromperie originelle alors qu’on s’intéresse à l’origine. C’est vouloir remonter à la source de la réalité alors qu’on est emporté dans le courant des pensées et des représentations qu’elles génèrent. Le signifié ne peut pas être le signifiant, la carte n’est pas le terrain, le mot Amour n’a pas d’Amour pour lui-même, la pensée de l’Eveil n’est pas l’Eveil, les paroles sur la Réalité n’ont aucune réalité.

 

Bon, alors comment s’en sortir ? Tout ça ne sert donc à rien. Je ne parviendrai jamais à être satisfait de ce travail justement parce qu’il s’agit d’un travail. Tout ça n’est qu’une illusion prétentieuse qui me glorifie, qui me valorise…

 

« Ah, mais moi je réfléchis, je pense, j’évolue, je ne suis pas un bœuf qui marche dans l’encadrement de ses œillères, piqué aux fesses par le bâton d’un guide que je ne connais même pas… »

 

Si, si, en fait, c’est exactement ça… La seule différence, la seule évolution, c’est que je suis plus ou moins parvenu à avoir une vision macroscopique de l’attelage, je parviens à me voir, ce bœuf sur un chemin chaotique, avec le sillage derrière lui, comme une traînée qui l’alourdit et qui ne disparaît jamais dans la masse du Temps, et ce chemin devant lui qui n’a aucune réalité étant donné qu’il n’existe que dans les circonvolutions de mon cerveau, je vois le guide aussi, une espèce de géant impassible qui se contente à intervalles réguliers de piquer mon arrière train…Il n’a aucune émotion, aucune intention, aucun projet, il se contente de maintenir le mouvement perpétuel. Le flux vital en quelque sorte.

 

J’aime bien d’ailleurs, malgré ma lourdeur initiale de bœuf, prendre cet envol et planer ainsi au-dessus des horizons. Bon, quand je retombe, ça fait toujours un peu mal mais je m’accroche à l’idée que l’envol existe.

 

Et c’est là que de nouveau, je fais souffrir le bœuf…Car, tout de même, quelle est cette entité qui parvient ainsi à prendre de l’altitude et à observer les mouvements de l’existence sans en souffrir, juste cette observation épurée, sans émotions, d’où vient cette félicité, cette béatitude, ce bien être, ce « bien naître » ?

 

Y aurait-il un signifiant que je ne parviens pas à signifier ? Y aurait-il une réalité qui n’a pas de mot et qui ne doit pas en avoir au risque de l’alourdir et de la faire retomber au sol ? Y a-t-il dans la démarche spirituelle une condamnation de l’envol ? Lorsque je retombe et que je réintègre le corps buté du bœuf, c’est que les mots dans l’esprit libéré ont créé une masse qui n’a pas de réalité et cette illusion a tout brisé, a tué la légèreté, comme un oiseau abattu en plein vol.

 

La démarche spirituelle serait une illusion édulcorée, elle n’aurait aucune réalité mais ne représenterait qu’un monde de signifiés. Des boulets aux pattes ou des œillères encore plus grandes.

 

Mais tout ce fatras de mots n’est sans doute qu’une illusion supplémentaire et les résidus d’une désillusion devant l’illusion de tout ça.

 

Finalement, la plus belle démarche spirituelle consiste sans doute à ne pas en avoir. Car l’intention qu'on projette devant soi est une ancre qu’on traîne et un bœuf est déjà suffisamment lourd comme ça.

 

C'est cela que je cherche à traduire désormais dans le roman en cours, KUNDALINI. Il n'y aura pas de "connaissances" spirituelles et tous les "enseignements anciens" seront ignorés. Je ne veux décrire que le chemin qui n'existe nulle part, qui n'a aucune mémoire, aucun balisage, aucune carte... Je préfère errer dans mes insuffisances que de croire que je les efface en adoptant des "réalités" anciennes.

Il y a des matins où j'aimerais me lever en ne sachant rien et retrouver au plus profond de mes fibres cet émerveillement originel de l'esprit qui découvre pour la première fois le lever du jour. Quels sont les souvenirs ancrés dans la mémoire des premiers jours ? Cette puissance de feu qui investit les neurones, les fibres, les particules... Parfois, j'ai connu des embrasements de nouveau-né, des émotions de lave qui coulaient dans mes veines et j'ai ri toutes mes larmes dans un bonheur étrange.

Il existe un instant dans notre vie où nous découvrirons tous un espace totalement inconnu, une dimension jamais éprouvée, une vision fondamentalement neuve, sans résidus. Quelles que soient les "connaissances" qu'on aura pu tenter d'absorber, il se passera inévitablement , dans le laps de temps d'un battement de paupières un basculement total.

A l'instant de notre mort. Et ce sera comme le premier lever du jour devant les yeux d'un nouveau-né.

Le massage tantrique

Par Le 28/09/2015

Massage tantrique sexo 5424659

 

http://www.lexpress.fr/styles/sexo/sexe-peut-on-mieux-jouir-avec-le-massage-tantrique_1718418.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#xtor=CS3-5076

 

https://www.facebook.com/Massage-Tantrique-Montpellier-699289326798521/timeline/

 


"Malgré sa connotation sensuelle, le massage tantrique n'est pas un massage érotique. C'est néanmoins une pratique qui permet d'être mieux dans son corps, ce qui peut se révéler bénéfique pour sa vie sexuelle."

Nathalie Cardinal

Qu'est-ce que le tantra?

Philosophie orientale datant d'environ 7000 ans originaire de la région himalayo-indienne, le tantra -ou les tantras, car il y en a plusieurs sortes- a des liens avec le taoïsme, l'hindouisme et lebouddhisme. Mot sanskrit issu de tan, tout et tra, tisser, il prône un éveil de la conscience et une plénitude atteints grâce à l'union des polarités féminines et masculines (ou yin et yang) et un travail sur leschakras, ces sept points d'énergie localisés dans le corps humain. C'est ce qui va faire circuler l'énergie dans le corps. Et dans le tantra, l'énergie, c'est l'énergie sexuelle.  

Cette dernière, appelée kundalini, est symbolisée par un serpent lové au niveau du sacrum, la base de la colonne vertébrale et l'endroit de Muladhara, le premier chakra. Selon Nathalie Giraud-Desforges, sexothérapeute et organisatrice de stages tantra, "un des objectifs du massage tantrique est de débloquer cette énergie afin qu'elle se dresse le long de la colonne vertébrale jusqu'à la tête, pour que tout le corps puisse en bénéficier."  

>>> Lire aussi: notre dossier sur les préliminaires sexuels 

Le déroulement d'un massage tantrique

Il n'y a pas de diplôme de masseur tantrique ni de cadre légal à cette pratique. Les personnes qui le dispensent ont des formations de massage, de sexothérapie, de yoga, de shiatsu et/ou de coaching. La plupart du temps, ce sont des gens qui se sont intéressés au tantra par des lectures, des articles, des voyages. Il ont aussi souvent approfondi leurs connaissances en suivant les stages et initiations de spécialistes chevronnés, tels que Marisa Ortolan et Jacques Lucas, cités à la fin de cet article.  

Pour bien choisir votre masseur ou masseuse, mieux vaut donc aller voir quelqu'un que l'on vous a conseillé. Il ou elle souhaitera probablement discuter avec vous au préalable, afin de vous expliquer le déroulé du massage et de sonder vos motivations. Il faut également savoir deux choses: le massage tantrique n'est pas un substitut à la médecine ou à la kinésithérapie; les relations sexuelles sont exclues. Enfin, si vous rencontrez quelqu'un qui vous paraît bizarre, suivez votre intuition et fuyez!  

Le massage peut être précédé d'un Namasté -salutation indienne que l'on utilise notamment dans le cadre du yoga- et suivi d'un remerciement. L'espace est ordonné et ritualisé: bougies, encens, musique, chaleur, draps doux, tout est fait pour le confort du massé, à qui l'on demande d'avoir pris une douche au préalable. Avant la séance, mieux vaut signaler si l'on a des douleurs spécifiques, des inhibitions ou si l'on est sujet à des éjaculations précoces ou à l'anorgasmie. 

D'une durée d'1h30 environ et fait à l'huile ou au talc, le massage tantrique se reçoit nu: "La totalité du corps est massé, de la tête aux pieds. Le sexe est intégré dans le massage. Il n'est pas plus ou moins massé qu'une autre partie du corps. Dans le tantrisme toutes les parties du corps sont sacrées. Le sexe n'est pas tabou", expliqueNathalie Cardinal, masseuse. Il n'y toutefois pas d'obligation: on peut tout à fait recevoir un massage tantrique en n'étant que partiellement nu, avec le sexe couvert. 

Le déploiement et la circulation de l'énergie dans le corps peuvent se traduire par des picotements, une sensation d'électricité, de chaleur. Il peut arriver que l 'émotion monte et que l'on verse quelques larmes. 

>>> Lire aussi: Le point P, cette zone cachée du plaisir masculin 

Une détente profonde plutôt qu'un orgasme

Sexuel, pas sexuel ? "Oui et non", avance Frédéric Manthé, relaxologue et énergéticien. "Oui car les parties sexuelles sont massées, non car il n'y pas de focalisation sur le plaisir sexuel." En effet, ce massage n'a pas pour but de donner un orgasme. "C'est un massage en conscience, lent et doux. L'objectif est de faire prendre conscience de sa respiration, de ressentir tout son corps. Il permet une détente profonde", poursuit Nathalie. Il arrive d'être excité -c'est accepté et compris- mais la concentration sur la respiration va aider à maîtriser cette sensation. 

Le massage tantrique permet d'être détendu et de mieux ressentir son corps. Il a également un aspect thérapeutique car il permet de mettre le doigt sur des blocages. Le travail sur les chakras fait émerger des émotions, des sentiments, des comportements. Il aide à repérer des "noeuds" et à travailler dessus, notamment sur les problèmes d'érection et d'éjaculation précoce chez les hommes.  

Cette pratique a changé la vie de Laura, 31 ans: "Ça a transformé ma vie. J'avais un passé lourd, j'étais mal dans ma peau. J'ai pris conscience de mon corps, je me sens mieux, j'ai lâché prise. Ça a fait ressurgir des souvenirs traumatisants, mais ça m'a aussi aidée à m'en défaire." Frédéric, cité plus haut, note aussi de significatifs avant/après: "J'ai eu une cliente qui avait l'impression d'être transparente dans la rue et qui, après son massage, se sentait magnifique."  

Un allié précieux pour le couple et la vie sexuelle

Lorsque l'on est massé par un professionnel, les bénéfices du massage rejaillissent sur le couple: "Je me sentais mère mais pas femme. Cette pratique m'a permis de me réconcilier avec mon corps, mais aussi de casser la routine et les non-dits", explique Nelly Germain, désormais animatrice tantra.  

Laura en a vu sa vie sexuelle améliorée: "Mon conjoint et moi, nous n'avions plus envie de faire l'amour ensemble. Nous connaissions chacun une baisse de libido. Nous sommes allés voir un sexologue, qui nous a conseillé le massage tantrique, pour réapprendre à nous toucher, différemment. Aujourd'hui nous ne sommes plus ensemble, mais ça ne m'a pas empêchée de continuer les massages et mon cheminement avec le tantra. J'ai une meilleure vie sexuelle car j'ai appris à accepter mon corps et le plaisir que j'en tire: le toucher aide à se reconnecter à soi-même."  

Pratiqué à deux -avec une initiation durant laquelle on apprend à se masser l'un l'autre sous la houlette d'un spécialiste-, il n'y a pas pour autant de réciprocité: celui qui va masser n'attend pas "son tour". Il donne pour le bien-être de l'autre. Le massé peut ainsi pleinement profiter du moment, (re)découvrir des zones érogènes. Une fois encore, ni la pénétration, ni l'orgasme ne sont un but sur le moment.  

>>> Lire aussi: Le mystère de l'orgasme féminin 

Où s'initier au massage tantrique?

À Paris, nous vous recommandons les ateliers de Nathalie Giraud-Desforges ainsi que les massages de Frédéric Manthé et Nathalie Vieyra. Nous vous conseillons les masseuses Nelly Germain à Toulouse, Nathalie Cardinal à Montpellier, et Svava Aglun à Genève. L'auteur et spécialiste Daniel Odier donne des stages un peu partout en Europe, et enfin, il vous reste moins d'un an pour suivre les enseignements de Marisa Ortolan et Jacques Lucas, auteurs de Le Tantra, Horizon Sacré de la relation (Ed. Le Souffle d'Or, 2011) qui arrêteront leurs stages ensemble en août 2016. 

En termes de lectures, nous vous conseillons Osez...Le Sexe Tantrique, de Michèle Larue, excellente entrée en matière et facile à lire.  

 

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Made in France

Par Le 28/09/2015

Pour moi, cette expression "Made in France" ne devrait même pas exister.

"Fait en France" aurait beaucoup plus de sens.

Les consommateurs français savent lire le Français et les consommateurs étrangers auraient vite de comprendre. On comprend bien "Made in China", non ?

Bon, en tout cas, pour ce qui est du label France, il faut y regarder à deux fois.... 

 

Le label tricolore: voilà le nouveau sésame pour séduire le chaland en quête de terroir et d'authenticité. Nombre d'industriels en font un argument de vente, quitte, parfois, à s'arranger avec la réalité. Fausses pistes, vraies tromperies... Petit tour d'horizon.

Chemise blanche immaculée, jean brut ajusté, télécommande en main et micro-oreille sur le crâne, le patron de Micromega grimpe sur la scène. En cette soirée de la fin de juin, il vient présenter son dernier-né : le MyDac, un petit instrument qui permet de convertir les fichiers musicaux numériques en plages lisibles sur des chaînes hi-fi, tout en conservant la haute qualité sonore de l'enregistrement. "Nous avons créé une passerelle entre le monde numérique et celui de l'audio", annonce-t-il fièrement, allant et venant sur l'estrade devant un public conquis. 

La scène se déroule non pas à Palo Alto, Mountain View, ou tout autre lieu mythique de la Silicon Valley, mais à Bercy, où Didier Hamdi - notre M. "Micromega" - participe, avec trois autres entrepreneurs, à la quatrième édition des Objets de la nouvelle France industrielle, un événement dédié à ceux qui inventent et produisent dans l'Hexagone. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, parrain de la manifestation, conclut, lyrique, la soirée : "Vous êtes les hérauts de la France qui innove et invente la troisième révolution industrielle." 

Pas de doute, après avoir été ringardisés durant des décennies, les fantassins du made in France sont aujourd'hui tendance. La marinière, symbole fashion... ou, pardon, à la mode ? Les consommateurs, en tout cas, réclament désormais massivement du "fabriqué en France", synonyme d'authenticité, de qualité et surtout, en ces temps de crise, d'emplois et de réindustrialisation. Et les entreprises se mettent au diapason, rivalisant de signes cocardiers et de fanions. Sans toujours être prêtes à assurer, derrière, une véritable production locale. Au risque de malentendus et de petits arrangements avec la réalité. Voire de mensonges. 

La Chine, antichambre secrète du label bleu-blanc-rouge

Acheter français ? Pas si facile, comme l'illustre l'expérience malheureuse de Sophie (1). Un jour, cette sexagénaire repère le site Alittlemarket, spécialisé dans l'artisanat local, et décide d'y acheter une lampe en bois. "Rien n'indiquait clairement sa provenance, se souvient-elle, et j'ai donc supposé naturellement que c'était une fabrication française." Erreur. Au bout de deux mois, l'objet n'est toujours pas arrivé, et elle envoie un e-mail vengeur au fabricant, qui prend son temps avant de lui répondre... en anglais ! Quelques semaines plus tard encore, le colis arrive enfin, mais il est tamponné made in Rapla, en Estonie ! Et il est en morceaux... On ne l'y reprendra plus. 

France Espadrille: seul le nom est 100 % français!

Le nom n'engage à rien. Les célèbres sandales en toile et à la semelle de corde sont pour la plupart fabriquées au Bangladesh. 

Comme elle, ils sont nombreux à avoir essuyé les plâtres du renouveau national. Le magazine 60 Millions de consommateursrapporte ainsi la mésaventure de cette mère de famille qui a acheté sur Internet, pour Noël, un jouet Meccano Easy Construction, orné, dans la publicité, d'un drapeau bleu-blanc-rouge. Mais, sur la boîte, il est bien indiqué made in China. L'empire du Milieu est souvent l'antichambre secrète du made in France.  

Parfois, des produits floqués du précieux label tricolore sortent même tout chauds des sweatshops du delta des Perles. "Certains vont jusqu'à copier le logo de certification qui garantit le respect de normes de qualité... alors même qu'ils ne les respectent pas du tout !" soupire Edouard de Jenlis, patron du fabricant d'électroménagerMagimix, qui, lui, fait sortir la grande majorité de ses robots et blenders de son usine de Montceau-les-Mines, en Bourgogne. 

Et que dire de Rose de Paris ? Lors des Salons tenus à l'international par Ubifrance - l'organisme public chargé d'aider les entreprises publiques -, cette société était régulièrement représentée. En réalité, il s'agissait d'une firme chinoise, disposant d'une simple domiciliation dans le XIe arrondissement de la capitale. Suffisant, à ses yeux, pour bénéficier du prestige de la fabrication française. Le made in France à la sauce cantonaise a cependant ses limites, dans le secteur du luxe notamment. "Certains joailliers de la place Vendôme ont tenté de sous-traiter des parties un peu complexes de leur production à des fabricants chinois, mais, comme ceux-ci n'avaient pas le savoir-faire, ils se sont eux-mêmes tournés vers des fonderies françaises !" rapporte un expert. 

Beaucoup de marques n'en cèdent pas moins à la tentation du "Frenchwashing", à grand renfort de cocoricos et de recettes marketing, quand bien même, en coulisses, les chaînes de production empruntent des chemins plus tortueux. Ainsi, la société de maroquinerie Laurige Duron, d'origine niortaise, s'affiche fièrement sur son site comme une "création France". Et ce, alors qu'une partie de ses sacs à main sort d'ateliers thaïlandais. 

Ce flou artistique touche aussi le domaine de l'agroalimentaire. "On peut continuer à qualifier d'"élaboré en France" un produit composé de poulet brésilien, d'épices chinoises et de pâtes italiennes", regretteSerge Papin, patron du distributeur Système U. 

Autre moyen subtil de connoter "terroir" sans avoir à fournir trop d'explications : le nom de la marque. Prenez les chaussures France Espadrille: elles sont pour la plupart produites au Bangladesh. De même, Linvosges ou Tradition des Vosges font-elles fabriquer leur linge dans des pays à bas coût, quitte à faire la broderie, la finition ou l'étiquetage à domicile. "En 1976, dans les Vosges, il y avait 30 000 emplois dans le textile, aujourd'hui, il n'en reste plus que 3 000, déplore un concurrent. Et pourtant, on compte toujours autant de boutiques de linge vosgien dans les rues piétonnes de Gérardmer. Cherchez l'erreur." En réaction, les fabricants locaux ont lancé unlabel, Vosges Terre textile : pour l'obtenir, il faut que 75 % au moins des opérations aient été réalisées localement. 

Jouets Vilac: on est loin du Jura

Plus de la moitié de la production de ces "jouets en bois fabriqués en France depuis 1911" provient non pas de Moirans-en-Montagne, mais d'Asie... Le vrai berceau de l'industrie du jouet. 

Mais que fait la police ? C'est bien ce que se demandent les quelques résistants qui persistent, contre vents et marées, à vouloir réaliser l'intégralité de leur production sur place, quitte à se faire grappiller des parts de marché par des concurrents moins scrupuleux. 

Il existe pourtant des règles d'attribution du made in France. Définies au niveau européen, elles tiennent compte des législations des pays membres. Une harmonisation qui, on s'en doute, ne se fait pas par le haut. "Les critères d'attribution sont variables selon les secteurs d'activité, relève Sandrine Castera, inspectrice principale des douanes chargée des questions commerciales. Le principe est que le "made in" traduise le lieu où le produit acquiert sa caractéristique principale." Pas franchement précis... d'autant que la règle est de se fier aux déclarations des fabricants, le contrôle étant l'exception : seules 5 % des marchandises déclarées, selon les douanes elles-mêmes, font l'objet d'une vérification ! 

Pour conférer davantage de contenu au made in France, l'association Pro France, présidée par le député UDI Yves Jégo, a créé le label Origine France garantie. "Il certifie que les produits prennent bien leur caractéristique essentielle en France, détaille le parlementaire, ce qui implique, en particulier, que plus de 50 % de la valeur ajoutée soit réalisée sur le sol national. Par ailleurs, on sort de la logique du "pur déclaratif", grâce aux contrôles effectués par un organisme de certification, Bureau Veritas." Des groupes comme les opticiens Atol, les skis Rossignol, ou encore PSA Peugeot Citroën ont ainsi obtenu le label pour certains de leurs produits. 

Plus souvent made by France que made in France

Ce progrès permet de sortir par le haut de la forêt de labels régionaux et des certifications sectorielles, dans laquelle plus personne ne retrouve ses petits. Mais, pour certains, c'est encore insuffisant. "Compte tenu du différentiel de 1 à 20 entre les salaires français et chinois, vous pouvez avoir recours à 20 fois plus d'employés en Asie qu'ici, et obtenir malgré tout la certification", fulmine Thierry Moysset, patron de Forge de Laguiole, qui, lui, produit des couteaux entièrement made in France, dans un univers concurrentiel où plus des deux tiers des "Laguiole" proviennent de Chine ou du Pakistan ! 

Conséquence : dans bien des cas, le made in France est surtout du made by France. Une grande partie du processus de fabrication suit les chaînes de productions globalisées, tandis que l'assemblage final est réalisé dans notre pays. C'est ainsi qu'un fameux lunetier hexagonal sous-traite la quasi-totalité de sa production en Asie et marque simplement une ultime étape en Europe - c'est le système du "touch and go" -, afin d'obtenir le précieux sésame.  

"Elaboré en France", un produit composé de poulet brésilien, d'épices chinoises et de pâtes italiennes?

Ou encore du fabricant de jouets Vilac, situé à Moirans-en-Montagne, dans la célèbre vallée du Jura, qui fut, jadis, le berceau de l'industrie française du jouet. Aujourd'hui, plus de la moitié de sa production, comme celle de nombre de ses concurrents, vient de Chine, d'Indonésie et de Thaïlande. "On photographie un arbre pour donner l'impression que c'est made in Jura, même si seule une roue de voiture est fabriquée localement", tacle un observateur du marché local. Ou de ce qu'il en reste... 

Difficile, pourtant, de jeter la pierre à ceux qui ont renoncé à faire du 100 % tricolore. Même les fameux vêtements Armor-Lux, starifiés par Montebourg, sont loin d'être tous fabriqués en France : tel est le cas uniquement de ceux qui peuvent être assemblés rapidement - débardeurs et marinières. Le reste de la production est confectionné au Maroc, en Tunisie, en Bulgarie, ou encore en Chine et en Inde. Didier Hamdi lui-même, notre Steve Jobs national, est obligé d'aller chercher presque tous ses composants - ceux à plus faible valeur ajoutée - en Chine et à Taïwan, faute de combattants en France.  

Et ce qui s'applique au domaine des composants est aussi vrai dans le textile, la mécanique ou encore l'électronique... En trente ans, plus de 2 millions d'emplois industriels se sont volatilisés. "J'ai dit à Arnaud Montebourg qu'il fallait une définition encore plus restrictive du made in France, confie d'ailleurs Didier Hamdi, à l'issue de sa prestation à Bercy. Il m'a répondu qu'ils étaient justement en train d'y travailler." 

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Pas de la Marque France, logo destiné à valoriser la production française à l'international. Ni de l'Origine France garantie, qui existe déjà et que le ministère dit vouloir reprendre à son compte. "On a mis la charrue avant les boeufs, déplore Edouard Barreiro, économiste spécialisé dans l'industrie. Réindustrialisons d'abord, et attribuons, ensuite, des labels à des gens qui sont vraiment capables de maîtriser l'ensemble de la chaîne de production." "L'important, estime de son côté Arnaud Montebourg, c'est de gagner la bataille culturelle." Mais n'est-il pas déjà trop tard ? 

(1) Le prénom a été changé. 

 

Mondiabolisation

Par Le 28/09/2015

Existe-t-il encore la possibilité d'un choix sur la provenance des produits grands marchés ? Existe-t-il une possibilité d'imposer des pratiques vertueuses aux multinationales ? Existe-t-il une pression éventuelle sur nos décideurs politiques ? Non.

 

Conclusion. Aller vers le local et réduire la consommation. Ou bien décider que cet esclavage moderne est "normal"... 

 

 

 

Le monde selon H&M

 / 15 septembre 2014

 

H&M, un géant de l’industrie de la mode à travers le globe. En 2013, c’est 11 milliards d’euros que la compagnie a récolté comme profit. Mais comment la compagnie peut-elle offrir des vêtements à la mode pour un prix abordable?

Ce documentaire présente les conditions misérables des employés de H&M au Bangladesh. Horaire de travail inhumain, conditions dangereuses, le producteur suédois semble prêt à tout pour garder sa marge de profit. D’ailleurs, suite à la catastrophe de Rana Plaza, les différentes compagnies de mode ont dû prendre certains engagements pour protéger les employés. Mais est-ce que ces nouveaux standards sont respectés?

Pour contrer ces problèmes, les cadres de H&M semblent faire quelques démarches pour installer leur production en Éthiopie. Une technique pour conserver une plus grande marge de profit, tout comme l’évasion fiscale qu’ils ont mit en place en Europe.


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Quelques "grandes marques" et la provenance de leurs produits...Etonnant d'ailleurs comme le terme "Grandes marques" correspond désormais à cette exploitation de la mondialisation. Et des humains. De l'esclavage dans certains pays producteurs et le chômage pour les pays consommateurs. Combien d'entreprises textiles ont fermé en France dans les dix dernières années ?.....Combien en reste-t-il ?.......

7 for all mankind : USA
Abercrombie et Fitch: Chine (polos)
Adidas : Inde (baskets)
All Saints : Chine (débardeurs, t-shirts, pantalons)
Acne : Albanie, Maroc (jeans)
American Vintage : Espagne (espadrilles), Portugal (t-shirts)
APC : Macau (jeans)
Asics : Chine (baskets)
ASOS : Chine (chemises)
Best de La Redoute: Bulgarie (polos), Ile Maurice (polos)
Billabong : Chine (tongs)
Burberry : Turquie (polos)
Calvin Klein Underwear : Chine (boxers) 
Celio : Bangladesh (shorts), Chine (chemises, polos), Ile Maurice (polos), Tunisie (pantalons), Turquie (t-shirts)
Cheap Monday : Chine (jeans)
Clae : Vietnam (baskets)
Clarks : Vietnam (chaussures)
Common Projets : Italie
Creative Recreation : Vietnam (baskets)
Decathlon: Chine (shorts, blousons)
Delaveine : Bangladesh
Diesel : Italie (jeans), Sri Lanka (boxers), Inde (ceintures)
Dior : Italie (cravates, jeans)
Dolce & Gabbana : Italie (chemises)
Edwin : Turquie (Jeans)
Evisu : Chine (Jeans)
Franklin & Marshall : Italie
GAP : Bangladesh, Inde (chemises)
G-star : Grèce (t-shirts)
H&M : Bangladesh (chemises), Chine, Suède
Havaianas : Brésil (tongs)
H&M: Bangladesh (t-shirts), Inde (chemises en jeans), Indonésie (sweats)
Jules: Bangladesh (pulls), Chine (gilets, blousons), Madagascar (pulls)
Lacoste: France (polos)
Levis : Hongrie (jeans 501), Maroc (vestes en jeans), Mexique (jeans 501), Pologne (jeans 501), Turquie (jeans)
Levis Vintage : USA (chemises)
Maison Martin Margiela : Italie (baskets)
Nike : Chine (baskets), Vietnam (Baskets)
Nike Vintage : Thailande (baskets)
Nudie Jeans : Italie (jeans)
O'Neill: Chine (tongs), Indonésie (tongs)
Obey : USA (t-shirts) 
Paul Smith : Italie (cravates)
Quiksilver : Chine (tongs)
Ralph Lauren: Chine (polos), Hong Kong (chemises, pulls), Sri-Lanka (polos)
Redwing : USA (boots)
Rip Curl : Chine (tongs), Indonésie (tongs)
Saint-James : France (marinière)
Salomon : Cambodge
Soft Grey: Ile Maurice (cardigans, t-shirts), Maroc (t-shirts)
Supra : Chine (baskets)
Topman : Chine (chinos), Ile Maurice (t-shirts)
Uniqlo : Chine (chemises, pulls), Vietnam
Vans : Vietnam (baskets)
WeSC : Chine (chemises), Portugal (t-shirts)
Xoos : Turquie
Zara : Bangladesh, Chine (vestes), Espagne (chemises), Maroc, Pérou (polos), Portugal, Turquie (blazers)

 

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Sweatshop Deadly Fashion : une vidéo choc pour plus d'éthique dans le prêt-à-porter

Sweatshop Deadly Fashion : une vidéo choc pour plus d’éthique dans le prêt-à-porter

Le 20 jan 2015    Rédigé par Alan

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Le web semble découvrir – tardivement – que les vêtements sont souvent produits dans des conditions peu éthiques. « On était déjà au courant », pensera-t-on. Le sommes-nous vraiment ? Le documentaire Sweatshop. Deadly Fashion revient sur les conditions de production des vêtements, en images. Vues les réactions, l’information du grand public sur ce que cachent les vêtements qu’ils achètent semble loin d’être superflue.

Sweatshop. Deadly Fashion : non, la plupart des grandes marques de prêt-à-porter ne sont toujours pas éthiques

Mode, quand deux réalités se rencontrent

Quand on aime la mode, une vague petite voix murmure de temps à autre que les vêtements sont fabriqués dans des conditions peu respectueuses des employés, qu’on ne connaît pas forcément bien, et qu’on ne veut pas forcément connaître. Un peu à la manière de l’agro-alimentaire : on se doute que tout n’est pas rose, mais on n’a pas trop envie de savoir.

Un documentariste norvégien, Joakim Kleven, a donc pris le parti de montrer les images, en emmenant des amateurs de mode là où les vêtements sont produits : au Cambodge. Là, les réalisateur les a fait travailler dans les mêmes conditions que les ouvriers locaux. Les blogueurs et blogueuses Frida, Ludwig et Anniken ont ainsi travaillé selon le rythme habituel des ouvriers du textile dans une usine, et ce durant quelques jours.

Des conditions qu’ils ont trouvé « injustes », pour citer Anniken. On a un peu envie de dire « sans rire ». « Quand on commence à parler à une personne [un ouvrier], on se rend compte qu’elle a autant de valeur que nous », ajoute-t-elle. On croit rêver, mais on ne s’arrêtera pas à cela. Et mieux vaut une prise de conscience sur le tard que jamais.

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Une capture d’écran du documentaire « Sweatshop, deadly fashion »

Derrière les vêtements, l’humain, faut-il encore le souligner ? Eh bien, oui !

Le documentaire, qui peut être visionné en ligne, en anglais et en espagnol, est constitué de cinq parties. Loin d’être juste un cliché de quasi téléréalité sur l’amateur de mode face à la vraie vie, ce documentaire présente une véritable réflexion sur l’univers textile et sur la quotidien peu enviable des travailleurs textiles. Si on s’étonne de la crédulité des blogueurs norvégiens, on ne reste pas insensibles non plus à ce qu’on voit.

Derrière cette initiative, il y a aussi la volonté de faire prendre conscience aux consommateurs que la plupart des marques ont encore de gros progrès à faire en matière d’éthique. Aux consommateurs de réagir et leur faire comprendre, par leurs choix, par leurs actions, qu’ils ne cautionnent pas ces pratiques. Le consommateur vote avec sa carte bleue.

Acheter en conscience

Industrie textile : vers une prise de conscience plus globale

Oui, de nombreux textiles n’ont pas la fibre verte et contiennent des substances toxiques, ce que dénoncent régulièrement certaines associations comme Greenpeace.

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Capture d’écran de « Sweatshop, deadly fashion » : un moment de découragement sur la chaîne de production

Ce que dénoncent aussi les associations est que ces substances, dans les procédés de teinture notamment, ont un impact non seulement sur l’environnement, la santé du consommateur mais également sur les employés qui travaillent sur les différents sites de production.

Lire aussi, sur consoGlobe : 3 secrets que l’industrie textile veut nous faire oublier

Vers le textile éthique, pas à pas

Il se passe en fait lentement le même type de processus que pour l’alimentation : là où le consommateur souhaite acheter de plus en plus de bons produits, issus de cultures plus respectueuses de la santé et de l’environnement, il est temps de se pencher sur la composition et les conditions de production des textiles.

A la suite du tournage, les jeunes victimes de la mode ont décidé de s’impliquer activement pour améliorer la vie des travailleurs. La jeune Anniken s’est ainsi attaqué à un gros morceau en dénonçant la censure du groupe H&M, qui ferait tout pour éviter que des vidéos soient tournées dans ses usines. Si le sujet vous intéresse, un documentaire a traité cet aspect plus dans le détail en 2014, réalisé par Discovery & Documentary HD Channel, Le monde selon H&M :

 

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image: http://www.consoglobe.com/cg_img/share/jereagis.png

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Lisez également sur les vêtements :


En savoir plus sur http://www.consoglobe.com/industrie-textile-sweatshop-deadly-fashion-cg#T74IXtoHDw6lvgSv.99

L'amour et le besoin (3) (sexualité sacrée)

Par Le 27/09/2015

 

86 amore 2

Il existe un cas de besoin existentiel impossible à résoudre seul.

Celui de la sexualité.

Je parle de sexualité de couple et pas d’onanisme bien entendu. Celle-là est un apprentissage, pas une fin en soi. On peut en tout cas le souhaiter.

Les besoins dans la vie sexuelle du couple se doivent bien entendu d’être partagés, entendus, exprimés, accueillis. Les désirs sont des besoins. Les fantasmes sont des besoins qui expérimentent de nouveaux désirs.

Il n’est pas envisageable, à mon sens, d’établir une vie spirituelle de couple hors de la sexualité.

Une vie spirituelle individuelle, oui.

Mais pas de couple. Et je pense justement que la sexualité est une porte vers une spiritualité lumineuse. Peut-être même au-delà de la vie spirituelle individuelle.

Se pose dans le cadre de la sexualité, l’indispensable respect inhérent aux relations humaines. Dans la nudité intérieure la plus totale.

Je ne dois rien imposer. Parce que mes désirs ne peuvent être supérieurs au besoin que l’autre a d’être respecté.

Il faudra donc établir une hiérarchie entre l’assouvissement des désirs et le respect de l’intégrité de l’autre. Si je bride mes désirs, je respecte mon intégrité morale en respectant l’être aimé et cette intégrité morale est bien supérieure à l’intégrité physique. Je ne perds rien de moi si mes désirs ne sont pas partagés mais je perds ma propre estime si je m’égare dans l’irrespect. Et rien n’est plus destructeur que la honte de soi. 

La sexualité porte en elle la reconnaissance pleine et entière de l’autre. L’autre comme l’extension d’un Soi, le miroir de l’être intérieur. Je suis ce que j’offre à l’être aimé, je suis grâce à lui ce qu’il y a de plus beau en moi, ce don de mon corps et de mon âme et je ne peux offrir que ce que l’autre souhaite recevoir car si je vais au-delà de cette attente, c’est moi que je ne respecte pas puisque je porte atteinte à l’indispensable intégrité morale qui nourrit mon cheminement intérieur.

L’exploration de la sexualité au cœur du couple révèle en chacun les fondements de notre Humanité. Il s’agit d’une démarche commune, égalitaire, bienveillante, attentive, délicate, patiente, appliquée, une écoute sensitive, une découverte partagée, une proposition aimante.

Se pose dès lors la portée de cette sexualité dans le champ d’expériences d’une vie entière. Se peut-il qu’elle soit suffisamment étendue pour que les horizons ne soient jamais assombris par la lassitude des espaces parcourus, se peut-il que cette sexualité garde en elle cette flamme éternelle de la joie et du plaisir, de la rencontre et du partage, du don de soi et de la réception de l’autre ?

C’est là qu’entre en scène la sexualité sacrée.

La sexualité sacrée se différencie de la sexualité ordinaire par la dimension spirituelle qu’elle y adjoint. Une dimension holistique qui cherche à fusionner les individus dans une osmose complète, non pas pour qu’ils se fondent dans une masse uniforme mais pour que leurs formes spirituelles s’interagissent vers une élévation inaccessible à l’individu esseulé.

Nous ne faisons pas l’amour, c’est l’Amour qui nous fait.

Voilà le credo essentiel de la sexualité sacrée. Il s’agit bien d’une voie spirituelle usant de la matérialité des énergies dans les corps. Il ne s’agit pas prioritairement de conduire deux corps à s’étreindre mais de proposer dans une voie commune et constante un cheminement qui relève de l’Eveil.

La génitalité n’est même pas l’outil du sculpteur car il n’est pas de sculpteur qui n’ait au préalable contacté en lui le bonheur infini de la Création. La génitalité qui ne serait qu’un catalogue limité d’ustensiles porterait en elle-même l’affadissement du bonheur de sculpter…

La sexualité sacrée devient alors une voie spirituelle d’accession aux plus hauts états de conscience.

La sexualité génitale restera à l’état d’emboîtement épisodique de deux corps qui s’offrent par l’intermédiaire de l’autre un instant de plaisir.

Nul jugement dans ce constat. Chacun est en droit d’user de son potentiel dans la limite de ce qu’il souhaite expérimenter. Il est des individus qui n’éprouveront jamais le besoin d’aller voir plus loin parce qu’ils ne s’autoriseront pas l’ouverture du cadre dans lequel ils se sentent exister.

Est-ce de la peur, est-ce de la paresse, de l’ignorance, du déni, de l’indifférence, de la suffisance, du conformisme, du conditionnement ?.... C’est à chacun de chercher une réponse. Ou pas.

Nulle obligation, nulle contrainte, nulle exigence. La sexualité sacrée ne comporte aucune atteinte à la liberté d’assumer ses limites ou de décider de les repousser.

C’est dans la quête de cet espace inconnu que la fusion du couple peut prendre forme. Non pas une fusion qui consisterait à fondre les deux partenaires dans un même moule mais une fusion en chacun des énergies spirituelles et de l’expansion corporelle que la Vie expérimente.

C’est à la Vie en nous que nous rendons hommage. C’est à elle que nous offrons l’ouverture de notre corps et de notre âme, de notre cœur et de notre imagination, c’est à ses pieds que nous déposons nos désirs. Il n’y a pas d’exigence mais simplement l’humilité de celui qui avance dans un espace  immense, la curiosité des regards, l’euphorie, la joie, la paix aussi et la contemplation. La plénitude des âmes éveillées.

Il ne s’agit pas non plus d’une sexualité de chambre à coucher ou d’autres lieux divers mais d’une sexualité qui s’étend même au-delà de la présence de l’autre, dans les ressentis irrationnels, dans les connexions inexplicables, dans les pensées synchronisées, dans les rencontres énergétiques, celles qui n’ont pas besoin des corps en présence puisque les passerelles invisibles ne sont jamais rompues.

Il ne s’agit pas non plus d’une sexualité qui rabiboche les égos parce que là, on tomberait vraiment dans l’insignifiance. Un déversement énergétique qui ne serait qu’un gouffre au lieu d’être un élan vers le Haut.

Cette sexualité qui consisterait à recoller les morceaux. Alors qu’il ne s’agirait que d’un puzzle dont l’image finale n’est même pas conçue…

C'est irrémédiablement une condamnation à toute élévation puisque la sexualité consiste dès lors à faire retomber les tensions évènementielles alors que cette sexualité  contient en son sein tous les éléments à l'émergence des individus dans leur plus haute potentialité existentielle. 

La sexualité génitale est prioritairement individuelle. Elle représente en réalité une masturbation par personne interposée. Il n'y a aucun jugement là-dedans mais un constat. Au mieux, chaque partenaire parviendra à l'orgasme. Pour l'homme principalement....Il se peut même que cette sexualité qui représente à l’origine une passerelle entre les amants devienne au contraire un obstacle, une enceinte, une rupture. Non pas parce qu'elle ne possède plus le même potentiel mais uniquement parce qu'il n'est pas exploité. Ça n'est pas la sexualité qui est déficiente mais la conscience des individus.

La pleine conscience. Non pas une conscience parcellaire ou de surface, une conscience des ressentis corporels, une conscience de l’excitation et du désir…Non, je parle bien d’une pleine conscience. Et il est très difficile d’en décrire les effets.

Il existe un exemple. L’état de conscience généré par le massage.

Non pas dans une dimension médicale ou dans une dimension érotique. Mais dans une dimension énergétique…

Des bougies parfumées, de l’huile, de la musique douce. S’appliquer à donner tout son amour. Ressentir la vibration interne, éprouver un amour intégral  pour chaque partie du corps. Masser les orteils de la même façon que seront massés les seins, masser les coudes de la même façon que seront massés les fesses, etc etc…C’est là, dans cette concentration réjouie, ce bonheur du don, ce désir de bien-être, que la pleine conscience prend forme. Lentement, séance après séance, découverte après découverte, comme un escalier qu’on gravit, conjointement. L’un masse, l’autre reçoit et les deux sont pourtant englobés, enveloppés, insérés dans le même cocon vibratoire. Jusqu’à ne plus savoir qui a été massé. Eprouver le même bien-être quelle que soit la situation.

C’est dans cette pleine conscience que la sexualité peut être vécue. Au-delà des formes, au-delà des habitudes, au-delà des désirs eux-mêmes.

Lorsque vous percevez votre corps comme un rayon lumineux ou un voile éthéré ou que vous n’en avez même plus la moindre perception et que vous ressentez pourtant un plaisir ineffable, au-delà du connu, dans l’intégralité de vos fibres, que vous réalisez que vous êtes pleinement conscient de vos gestes, de vos actes, de vos caresses, de vos contacts et que vous sentez pourtant que tout ça est bien plus que vous….. Comme si la Vie vous faisait l’Amour, comme si la Vie jouissait en vous, comme si la Vie s’aimait dans les particules qu’elle anime…

Au-delà du connu.

Une sexualité sacrée.

L'amour et le besoin (2) (spiritualité)

Par Le 26/09/2015

 

 

Ce besoin invalidant dont je parle au coeur de l'amour est bien entendu un besoin "existentiel" et non un besoin évènementiel. 

Un besoin d'être rassuré, soutenu, guidé, réconforté, accompagné, ce besoin d'être pris en charge, de pouvoir se délester sur l'autre des situations contraignantes ou anxiogènes. Tout ce qui relève en fait de la "mission" d'éveil de l'individu et qui doit être assumé au mieux.

S'il s'agit d'un besoin lié à une situation particulière dans laquelle l'individu n'a pas les capacités physiques ou morales, ou les capacités cognitives ou l'expérience suffisante, bien entendu qu'un soutien, qu'un accompagnement, qu'une "assistance" sera nécessaire ou justifiée. 

Quand la bouteille de gaz de la maison est vide, je suis plus apte à la charger dans le coffre de la voiture pour aller la changer que ma Belle. Ce qui ne signifie pas qu'elle ne pourrait pas le faire. Il ne s'agit pas de nier les besoins de l'autre quand il n'a pas le même potentiel pour les assumer. Il s'agit juste de ne pas empiéter sur tout ce qu'il peut réaliser et qui contribuerait à son éveil. 

Ma Belle m'a appris à skier. Elle maîtrisait parfaitement la technique alors que la mienne consistait à creuser des trous....Elle aurait pu me laisser apprendre. J'y serais peut-être parvenu mais au risque de me faire mal ou d'être dégoûté par la chose. Son accompagnement m'était bénéfique. J'avais besoin de ses connaissances. Néanmoins, elle ne peut pas skier à ma place. Il fallait bien que j'apprenne à espacer le pointillé de mes trous dans la neige. Ces moments de vie communs sont des souvenirs merveilleux. Ils auraient pu être aussi l'occasion d'une distanciation....

Ils sont nombreux ces couples qui se séparent le temps d'une pratique sportive ou artistique... Chacun dans son domaine...Et on se retrouvera à table.....Ou au lit....

C'est toute la problématique entre une situation existentielle et une situation évènementielle. La première est fondamentale, constante, archaïque, elle porte l'histoire personnelle de l'individu, ses blocages, ses progrès, ses doutes, ses convictions, ses regrets, ses défis etc etc.... La seconde est épisodique et elle offre bien souvent l'opportunité d'un partage assumé, volontaire, le bonheur de pouvoir délester l'être aimé d'une charge, d'une corvée, d'un travail particulier pour lequel il n'est pas le plus compétent ou adapté.

Bien entendu que si je répondais à ma Belle de se débrouiller pour changer la bouteille de gaz parce que je préfère aller faire un tour de vélo, je ne serais juste qu'un abruti.

Qu'en est-il maintenant de ces besoins existentiels pour lesquels l'être aimé exerce une pression pour qu'il en soit délesté ? Comment réagir ? Est-ce juste de répondre à sa demande ou doit-on se retirer ?

Ni l'un, ni l'autre. Ca n'est pas l'acte qui va importer mais tout le dialogue qui aura précédé, c'est à dire la prise de conscience partagée de ce que la situation génère. 

Imaginons une femme qui craint de parler devant un groupe de personnes et dont le compagnon va occuper le devant de la scène, en permanence. Il peut éprouver un sentiment d'accomplissement de ce qu'il imagine être une "mission de protection", il peut même se sentir glorifié par ce positionnement privilégié. Sa compagne peut lui être reconnaissante, être soulagée, le bénir pour son dévouement...

Mais il n'y aura aucune évolution... C'est une protection qui relève de l'enfermement.

Il se peut même qu'un jour, au fil des années, cette compagne finisse par reprocher à son homme, cette occupation constante de l'espace relationnel.

Il n'y a pourtant aucun jugement à porter, aucun reproche à se faire puisque tout s'est fait dans une sorte d'absence de réflexion, de déni de l'ouvrage à mener, de l'apprentissage à construire. Chacun pensait y trouver sa part mais c'est en fait un pillage. Le pillage du progrès que chacun porte en soi. 

Le besoin existentiel aura été nié, étouffé, rejeté, pris en charge par l'autre. 

L'homme pourrait même se sentir en danger s'il venait à voir sa compagne prendre davantage d'assurance. "Que vais-je devenir si elle n'a plus besoin de moi ?"

La femme pourrait même prendre peur si elle venait à réaliser que son compagnon se sent délaissé, prendre peur au point de se "sacrifier", de refuser ce progrès à vivre, juste pour ne pas lui faire de mal...

Les imbrications inconscientes ou non-dits, les pensées secrètes, les interprétations, les croyances, les peurs, les abandons.....Tout prend forme dans le silence, dans l'absence de dialogue, dans le manque de confiance en soi. Et par conséquent, de confiance en l'autre...

Les besoins existentiels doivent être discutés, explorés, cartographiés, partagés pour être pleinement assumés.

Les besoins matériels, évènementiels, quotidiens, doivent être partagés au mieux des capacités de chacun. Selon son propre potentiel.

Je fends le bois de chauffage pendant que ma Belle tond la pelouse. On pourrait faire l'inverse. Chacun de nous deux en est capable. Mais cette organisation-là nous convient. 

Les besoins peuvent être des enceintes que chacun érige ou des horizons à parcourir. C'est là que prend forme la fossilisation du couple ou son élévation. 

C'est un choix primordial, vital, fondamental. 

Personne n'a le droit de priver l'autre de son besoin d'éveil. Au risque de tuer l'Amour. 

 

 

L'amour et le besoin (spiritualité)

Par Le 25/09/2015

 

 

Il se peut que l’amour réponde à un besoin et que la personne concernée par cet amour ressenti soit essentiellement un individu qui éprouve un manque, un vide, une place à prendre.

Mais dans ce cas-là, qu’en est-il réellement de la personne « aimée » ?

Que deviendra cet « amour » si pour une raison imprévisible, ce manque venait à être comblé ?

Est-ce l’individu qui était réellement  « aimé » ou le fait qu’il vienne apaiser ce besoin ?

Est-ce que le fait d’éprouver un besoin d’amour est compatible avec l’apparition de cet amour ou vient-il l’alourdir d’une charge incompatible avec sa durée et surtout sa qualité ?

Il se peut effectivement que l’amour réponde à un besoin d’amour. Mais il en est dès lors de ces amours qui s’étiolent. Car le besoin une fois assouvi laissera un vide et que ce vide aura besoin d’être comblé par un autre amour ou que ce faux amour une fois révélé s’étiolera dans  un simple « voisinage »…

Il n’est pas possible d’aimer dans le besoin d’aimer. C’est une prise d’otage. De l’autre et de l’amour lui-même.

Il n’est d’amour que dans l’absence de besoin, dans la complète plénitude de l’individu qui s’offre à l’autre en ne lui demandant rien parce que rien ne lui manque.

Sinon, il se peut même que ce "besoin de l’amour" devienne comme dans toutes les addictions "l’amour du besoin".

Ils existent ces individus qui ne se sentent vibrer qu’à travers l’excitation et l’euphorie, le désir et l’impatience envers des besoins sans cesse renouvelés. La possession de l’objet (ou de l’individu…) désirée ne les intéresse pas finalement. C’est l’état généré par ce besoin qui leur plaît. Ce qu’ils aiment, c’est leurs besoins. Mais comme dans toute biologie vivante, les besoins procèdent de l’évacuation, du rejet, du nettoyage et de l'oubli…

Il en sera de même dans les relations humaines. L’autre ne sera, un jour, qu’un besoin excrété. Avant qu’un autre besoin ne vienne relancer la machine.

Il n’est pas d’amour dans le besoin.   

Et tout besoin s’oppose à l’amour.

L’amour ne procède pas d’un versement dans une amphore à moitié vide des éléments nécessaires à l’existence. L’amphore se doit d’être pleine, à priori.

Le mélange du contenu des amphores conduit sinon à l’ivresse amoureuse…. et à la migraine ou même à la nausée.

La rencontre de deux amphores, qui n’ont conjointement aucun espace à combler en elles, entretient la lucidité des individus dans le bonheur des âmes qui s’accompagnent.

Cette lucidité n’est pas une simple affaire. Bien souvent, elle réclame du temps, beaucoup de temps, de bienveillance et de patience. Elle réclame de l’amour en quelque sorte.

Alors, comment agir si le besoin existe malgré tout ? Le besoin de câlins, de tendresse, de plaisir, d’affection, de soutien, de confiance, de sérénité, d’apaisement, d’énergie…Si tous ces besoins existent encore, et il en reste inévitablement, comment gérer ce manque sans que l’amour n’en soit capturé et détourné ?

L’analyse de soi. Et donc un regard intérieur. Non pas dans une exploration de notre lien avec l’être aimé mais juste et uniquement dans notre propre fonctionnement. Car il n’est pas suffisant  de se savoir triste ou en colère, ou dépité ou euphorique. Encore faut-il comprendre fondamentalement de quoi se nourrissent ces états. On pourrait répondre que c’est « l’autre » qui les génère mais ça serait croire que l’autre est tout en moi…Ce qui est faux. L’autre fait réagir en moi des éléments que peut-être je ne connais pas et dont je n’ai pas conscience.

Il est là le vide fondamental, celui qui créée ces fameux besoins.

Nous avons besoin de nous connaître. Chacun, individuellement.

Et alors nous n’aurons plus besoin de l’amour de l’autre pour combler la part de vide.  

Et alors l’amour pourra exister.

Hors de cette lucidité, l’amour est juste en survie.

La bonne personne...

Par Le 24/09/2015

 

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"Beaucoup de gens cherchent la bonne personne au lieu d’essayer d’être eux-mêmes leur bonne personne"
 

Gloria Steinem

Samsara

Par Le 24/09/2015

“Quand vous reconnaîtrez la nature du samsara, vous serez envahis par une grande lassitude [….]. Vous verrez clairement à quel point les voies du monde ordinaire sont erronées et trompeuses, et vous vous en lasserez comme le vieillard se lasse des jeux d'enfant auquel on l'a forcé à prendre part. Quand vous comprendrez que passer vos jours à vous attacher à vos amis et à comploter pour défaire vos ennemis ou vos rivaux n'est que folie, ces activités ne vous fascineront plus. Quand vous serez frappés par l'inutilité de vous laisser sans cesse entraîner et conditionner par vos tendances habituelles, l'écoeurement vous gagnera [….]. Il vous incitera à rechercher la libération, et si vous faites effort en ce sens, vous y parviendrez. […] “
- Dilgo Khyentse Rinpoche, Au Coeur de la compassion

L'engagement

Par Le 24/09/2015

Cette colère envers l'humanité, je sais aujourd'hui qu'elle ne sert à rien. Et même pire que ça, elle l'entretient....Car à combattre, on apporte sa propre énergie aux "forces ennemies" et c'est la puissance de notre opposition qui nourrit leurs convictions....Mais abandonner les luttes, c'est aussi la porte ouverte aux dictatures et aux manipulations de toutes sortes. Oui, il est vrai qu'il est impossible de se cacher les yeux, de se boucher les oreilles. Mais il est important de combattre là où c'est utile. Utile dans le sens où il y aura un effet réel et non un combat contre des forces indestructibles....Je ne peux rien contre l'Etat à part lui montrer mon opposition mais je sais que je ne le ferai pas changer. Ça serait totalement illusoire de le croire. Je peux par contre, à ma mesure, informer ceux que ça intéresse. MAIS il y a un travail essentiel à faire dès lors : c'est de n'apporter AUCUNE émotion dans ce travail car elles sont anthropophages, épuisantes, versatiles, instables, destructurantes. N'y adjoindre aucune colère, aucune rage.......... C'est en cours..........

 

Adénome prostatique, kyste sur l'épididyme du testicule gauche, diverticulites à répétition, vésicule biliaire totalement hors service, douleurs abdominales très fortes, douleurs dorsales et une ossification du ligament jaune sur deux vertèbres avec une excroissance assez impressionnante en bas du dos.

 

Et bien, tout ça, c'est la rage immense que je porte envers l'éducation nationale et les raisons de mon refus d'obéissance.

Je n'avais rien de tout ça il y a deux ans. 

Est-ce que c'est utile que je continue comme ça ? 

Non, bien évidemment.

Il n'est qu'à voir d'ailleurs le peu d'engouement des enseignants lors de la dernière grève. 30% grand maximum (étant donné que ce sont les statistiques syndicales)....10 % selon le Ministère.

Combien d'enseignants en refus d'obéissance ?...Il y en a sûrement, tout comme il y en a qui continuent à oeuvrer humainement dans leur classe. Mais se pose dès lors l'effet de cette participation aussi opposante soit-elle sur le Ministère...Puisque ces enseignants réfractaires qui vont jusqu'au bout sont peu nombreux et que ceux qui luttent avec leurs moyens dans leur classe restent majoritaires, pour quelles raisons le Ministère reviendrait-il en arrière ?....C'est là toute la problématique posée par la notion de "collaboration contestataire..."

J'entends parler d'un nombre croissant d'enseignants de qualité qui explosent en vol. 

A mon sens, la raison essentielle tient dans la notion "d'espoir".

L'espoir est une "pensée-émotionnelle" dans le sens où il génère de l'excitation, de l'euphorie, de l'énergie même. Mais il porte en lui-même la désillusion. Ce ne sont pas les actes eux-mêmes qui déclencheront cette désillusion lorsqu'ils seront négatifs à nos yeux mais bien cette émotion infantile de l'espoir. Comme un élan qui retombe violemment au sol. 

Je n'ai plus aucun espoir.

Et les luttes que je continuerai à mener ne seront plus des luttes mais des engagements. L'engagement sans émotion. Sans colère, sans rage et donc sans désillusion. Car la rage aussi porte un espoir : celui de l'effet généré par cette rage. Et lorsque cette rage n'aboutit pas, c'est le désespoir engendré par l'espoir lui-même qui l'emporte. 

Je ne veux plus disparaître sous ma rage. 

Je ne veux plus porter le moindre espoir.

Je ne garderai que mon engagement.

Danser

Par Le 22/09/2015

La vie est une danse et la pleine conscience consiste à entendre la musique.

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