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Mondiabolisation

Par Le 28/09/2015

Existe-t-il encore la possibilité d'un choix sur la provenance des produits grands marchés ? Existe-t-il une possibilité d'imposer des pratiques vertueuses aux multinationales ? Existe-t-il une pression éventuelle sur nos décideurs politiques ? Non.

 

Conclusion. Aller vers le local et réduire la consommation. Ou bien décider que cet esclavage moderne est "normal"... 

 

 

 

Le monde selon H&M

 / 15 septembre 2014

 

H&M, un géant de l’industrie de la mode à travers le globe. En 2013, c’est 11 milliards d’euros que la compagnie a récolté comme profit. Mais comment la compagnie peut-elle offrir des vêtements à la mode pour un prix abordable?

Ce documentaire présente les conditions misérables des employés de H&M au Bangladesh. Horaire de travail inhumain, conditions dangereuses, le producteur suédois semble prêt à tout pour garder sa marge de profit. D’ailleurs, suite à la catastrophe de Rana Plaza, les différentes compagnies de mode ont dû prendre certains engagements pour protéger les employés. Mais est-ce que ces nouveaux standards sont respectés?

Pour contrer ces problèmes, les cadres de H&M semblent faire quelques démarches pour installer leur production en Éthiopie. Une technique pour conserver une plus grande marge de profit, tout comme l’évasion fiscale qu’ils ont mit en place en Europe.


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Quelques "grandes marques" et la provenance de leurs produits...Etonnant d'ailleurs comme le terme "Grandes marques" correspond désormais à cette exploitation de la mondialisation. Et des humains. De l'esclavage dans certains pays producteurs et le chômage pour les pays consommateurs. Combien d'entreprises textiles ont fermé en France dans les dix dernières années ?.....Combien en reste-t-il ?.......

7 for all mankind : USA
Abercrombie et Fitch: Chine (polos)
Adidas : Inde (baskets)
All Saints : Chine (débardeurs, t-shirts, pantalons)
Acne : Albanie, Maroc (jeans)
American Vintage : Espagne (espadrilles), Portugal (t-shirts)
APC : Macau (jeans)
Asics : Chine (baskets)
ASOS : Chine (chemises)
Best de La Redoute: Bulgarie (polos), Ile Maurice (polos)
Billabong : Chine (tongs)
Burberry : Turquie (polos)
Calvin Klein Underwear : Chine (boxers) 
Celio : Bangladesh (shorts), Chine (chemises, polos), Ile Maurice (polos), Tunisie (pantalons), Turquie (t-shirts)
Cheap Monday : Chine (jeans)
Clae : Vietnam (baskets)
Clarks : Vietnam (chaussures)
Common Projets : Italie
Creative Recreation : Vietnam (baskets)
Decathlon: Chine (shorts, blousons)
Delaveine : Bangladesh
Diesel : Italie (jeans), Sri Lanka (boxers), Inde (ceintures)
Dior : Italie (cravates, jeans)
Dolce & Gabbana : Italie (chemises)
Edwin : Turquie (Jeans)
Evisu : Chine (Jeans)
Franklin & Marshall : Italie
GAP : Bangladesh, Inde (chemises)
G-star : Grèce (t-shirts)
H&M : Bangladesh (chemises), Chine, Suède
Havaianas : Brésil (tongs)
H&M: Bangladesh (t-shirts), Inde (chemises en jeans), Indonésie (sweats)
Jules: Bangladesh (pulls), Chine (gilets, blousons), Madagascar (pulls)
Lacoste: France (polos)
Levis : Hongrie (jeans 501), Maroc (vestes en jeans), Mexique (jeans 501), Pologne (jeans 501), Turquie (jeans)
Levis Vintage : USA (chemises)
Maison Martin Margiela : Italie (baskets)
Nike : Chine (baskets), Vietnam (Baskets)
Nike Vintage : Thailande (baskets)
Nudie Jeans : Italie (jeans)
O'Neill: Chine (tongs), Indonésie (tongs)
Obey : USA (t-shirts) 
Paul Smith : Italie (cravates)
Quiksilver : Chine (tongs)
Ralph Lauren: Chine (polos), Hong Kong (chemises, pulls), Sri-Lanka (polos)
Redwing : USA (boots)
Rip Curl : Chine (tongs), Indonésie (tongs)
Saint-James : France (marinière)
Salomon : Cambodge
Soft Grey: Ile Maurice (cardigans, t-shirts), Maroc (t-shirts)
Supra : Chine (baskets)
Topman : Chine (chinos), Ile Maurice (t-shirts)
Uniqlo : Chine (chemises, pulls), Vietnam
Vans : Vietnam (baskets)
WeSC : Chine (chemises), Portugal (t-shirts)
Xoos : Turquie
Zara : Bangladesh, Chine (vestes), Espagne (chemises), Maroc, Pérou (polos), Portugal, Turquie (blazers)

 

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Sweatshop Deadly Fashion : une vidéo choc pour plus d'éthique dans le prêt-à-porter

Sweatshop Deadly Fashion : une vidéo choc pour plus d’éthique dans le prêt-à-porter

Le 20 jan 2015    Rédigé par Alan

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Le web semble découvrir – tardivement – que les vêtements sont souvent produits dans des conditions peu éthiques. « On était déjà au courant », pensera-t-on. Le sommes-nous vraiment ? Le documentaire Sweatshop. Deadly Fashion revient sur les conditions de production des vêtements, en images. Vues les réactions, l’information du grand public sur ce que cachent les vêtements qu’ils achètent semble loin d’être superflue.

Sweatshop. Deadly Fashion : non, la plupart des grandes marques de prêt-à-porter ne sont toujours pas éthiques

Mode, quand deux réalités se rencontrent

Quand on aime la mode, une vague petite voix murmure de temps à autre que les vêtements sont fabriqués dans des conditions peu respectueuses des employés, qu’on ne connaît pas forcément bien, et qu’on ne veut pas forcément connaître. Un peu à la manière de l’agro-alimentaire : on se doute que tout n’est pas rose, mais on n’a pas trop envie de savoir.

Un documentariste norvégien, Joakim Kleven, a donc pris le parti de montrer les images, en emmenant des amateurs de mode là où les vêtements sont produits : au Cambodge. Là, les réalisateur les a fait travailler dans les mêmes conditions que les ouvriers locaux. Les blogueurs et blogueuses Frida, Ludwig et Anniken ont ainsi travaillé selon le rythme habituel des ouvriers du textile dans une usine, et ce durant quelques jours.

Des conditions qu’ils ont trouvé « injustes », pour citer Anniken. On a un peu envie de dire « sans rire ». « Quand on commence à parler à une personne [un ouvrier], on se rend compte qu’elle a autant de valeur que nous », ajoute-t-elle. On croit rêver, mais on ne s’arrêtera pas à cela. Et mieux vaut une prise de conscience sur le tard que jamais.

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Une capture d’écran du documentaire « Sweatshop, deadly fashion »

Derrière les vêtements, l’humain, faut-il encore le souligner ? Eh bien, oui !

Le documentaire, qui peut être visionné en ligne, en anglais et en espagnol, est constitué de cinq parties. Loin d’être juste un cliché de quasi téléréalité sur l’amateur de mode face à la vraie vie, ce documentaire présente une véritable réflexion sur l’univers textile et sur la quotidien peu enviable des travailleurs textiles. Si on s’étonne de la crédulité des blogueurs norvégiens, on ne reste pas insensibles non plus à ce qu’on voit.

Derrière cette initiative, il y a aussi la volonté de faire prendre conscience aux consommateurs que la plupart des marques ont encore de gros progrès à faire en matière d’éthique. Aux consommateurs de réagir et leur faire comprendre, par leurs choix, par leurs actions, qu’ils ne cautionnent pas ces pratiques. Le consommateur vote avec sa carte bleue.

Acheter en conscience

Industrie textile : vers une prise de conscience plus globale

Oui, de nombreux textiles n’ont pas la fibre verte et contiennent des substances toxiques, ce que dénoncent régulièrement certaines associations comme Greenpeace.

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Capture d’écran de « Sweatshop, deadly fashion » : un moment de découragement sur la chaîne de production

Ce que dénoncent aussi les associations est que ces substances, dans les procédés de teinture notamment, ont un impact non seulement sur l’environnement, la santé du consommateur mais également sur les employés qui travaillent sur les différents sites de production.

Lire aussi, sur consoGlobe : 3 secrets que l’industrie textile veut nous faire oublier

Vers le textile éthique, pas à pas

Il se passe en fait lentement le même type de processus que pour l’alimentation : là où le consommateur souhaite acheter de plus en plus de bons produits, issus de cultures plus respectueuses de la santé et de l’environnement, il est temps de se pencher sur la composition et les conditions de production des textiles.

A la suite du tournage, les jeunes victimes de la mode ont décidé de s’impliquer activement pour améliorer la vie des travailleurs. La jeune Anniken s’est ainsi attaqué à un gros morceau en dénonçant la censure du groupe H&M, qui ferait tout pour éviter que des vidéos soient tournées dans ses usines. Si le sujet vous intéresse, un documentaire a traité cet aspect plus dans le détail en 2014, réalisé par Discovery & Documentary HD Channel, Le monde selon H&M :

 

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image: http://www.consoglobe.com/cg_img/share/jereagis.png

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Lisez également sur les vêtements :


En savoir plus sur http://www.consoglobe.com/industrie-textile-sweatshop-deadly-fashion-cg#T74IXtoHDw6lvgSv.99

L'amour et le besoin (3) (sexualité sacrée)

Par Le 27/09/2015

 

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Il existe un cas de besoin existentiel impossible à résoudre seul.

Celui de la sexualité.

Je parle de sexualité de couple et pas d’onanisme bien entendu. Celle-là est un apprentissage, pas une fin en soi. On peut en tout cas le souhaiter.

Les besoins dans la vie sexuelle du couple se doivent bien entendu d’être partagés, entendus, exprimés, accueillis. Les désirs sont des besoins. Les fantasmes sont des besoins qui expérimentent de nouveaux désirs.

Il n’est pas envisageable, à mon sens, d’établir une vie spirituelle de couple hors de la sexualité.

Une vie spirituelle individuelle, oui.

Mais pas de couple. Et je pense justement que la sexualité est une porte vers une spiritualité lumineuse. Peut-être même au-delà de la vie spirituelle individuelle.

Se pose dans le cadre de la sexualité, l’indispensable respect inhérent aux relations humaines. Dans la nudité intérieure la plus totale.

Je ne dois rien imposer. Parce que mes désirs ne peuvent être supérieurs au besoin que l’autre a d’être respecté.

Il faudra donc établir une hiérarchie entre l’assouvissement des désirs et le respect de l’intégrité de l’autre. Si je bride mes désirs, je respecte mon intégrité morale en respectant l’être aimé et cette intégrité morale est bien supérieure à l’intégrité physique. Je ne perds rien de moi si mes désirs ne sont pas partagés mais je perds ma propre estime si je m’égare dans l’irrespect. Et rien n’est plus destructeur que la honte de soi. 

La sexualité porte en elle la reconnaissance pleine et entière de l’autre. L’autre comme l’extension d’un Soi, le miroir de l’être intérieur. Je suis ce que j’offre à l’être aimé, je suis grâce à lui ce qu’il y a de plus beau en moi, ce don de mon corps et de mon âme et je ne peux offrir que ce que l’autre souhaite recevoir car si je vais au-delà de cette attente, c’est moi que je ne respecte pas puisque je porte atteinte à l’indispensable intégrité morale qui nourrit mon cheminement intérieur.

L’exploration de la sexualité au cœur du couple révèle en chacun les fondements de notre Humanité. Il s’agit d’une démarche commune, égalitaire, bienveillante, attentive, délicate, patiente, appliquée, une écoute sensitive, une découverte partagée, une proposition aimante.

Se pose dès lors la portée de cette sexualité dans le champ d’expériences d’une vie entière. Se peut-il qu’elle soit suffisamment étendue pour que les horizons ne soient jamais assombris par la lassitude des espaces parcourus, se peut-il que cette sexualité garde en elle cette flamme éternelle de la joie et du plaisir, de la rencontre et du partage, du don de soi et de la réception de l’autre ?

C’est là qu’entre en scène la sexualité sacrée.

La sexualité sacrée se différencie de la sexualité ordinaire par la dimension spirituelle qu’elle y adjoint. Une dimension holistique qui cherche à fusionner les individus dans une osmose complète, non pas pour qu’ils se fondent dans une masse uniforme mais pour que leurs formes spirituelles s’interagissent vers une élévation inaccessible à l’individu esseulé.

Nous ne faisons pas l’amour, c’est l’Amour qui nous fait.

Voilà le credo essentiel de la sexualité sacrée. Il s’agit bien d’une voie spirituelle usant de la matérialité des énergies dans les corps. Il ne s’agit pas prioritairement de conduire deux corps à s’étreindre mais de proposer dans une voie commune et constante un cheminement qui relève de l’Eveil.

La génitalité n’est même pas l’outil du sculpteur car il n’est pas de sculpteur qui n’ait au préalable contacté en lui le bonheur infini de la Création. La génitalité qui ne serait qu’un catalogue limité d’ustensiles porterait en elle-même l’affadissement du bonheur de sculpter…

La sexualité sacrée devient alors une voie spirituelle d’accession aux plus hauts états de conscience.

La sexualité génitale restera à l’état d’emboîtement épisodique de deux corps qui s’offrent par l’intermédiaire de l’autre un instant de plaisir.

Nul jugement dans ce constat. Chacun est en droit d’user de son potentiel dans la limite de ce qu’il souhaite expérimenter. Il est des individus qui n’éprouveront jamais le besoin d’aller voir plus loin parce qu’ils ne s’autoriseront pas l’ouverture du cadre dans lequel ils se sentent exister.

Est-ce de la peur, est-ce de la paresse, de l’ignorance, du déni, de l’indifférence, de la suffisance, du conformisme, du conditionnement ?.... C’est à chacun de chercher une réponse. Ou pas.

Nulle obligation, nulle contrainte, nulle exigence. La sexualité sacrée ne comporte aucune atteinte à la liberté d’assumer ses limites ou de décider de les repousser.

C’est dans la quête de cet espace inconnu que la fusion du couple peut prendre forme. Non pas une fusion qui consisterait à fondre les deux partenaires dans un même moule mais une fusion en chacun des énergies spirituelles et de l’expansion corporelle que la Vie expérimente.

C’est à la Vie en nous que nous rendons hommage. C’est à elle que nous offrons l’ouverture de notre corps et de notre âme, de notre cœur et de notre imagination, c’est à ses pieds que nous déposons nos désirs. Il n’y a pas d’exigence mais simplement l’humilité de celui qui avance dans un espace  immense, la curiosité des regards, l’euphorie, la joie, la paix aussi et la contemplation. La plénitude des âmes éveillées.

Il ne s’agit pas non plus d’une sexualité de chambre à coucher ou d’autres lieux divers mais d’une sexualité qui s’étend même au-delà de la présence de l’autre, dans les ressentis irrationnels, dans les connexions inexplicables, dans les pensées synchronisées, dans les rencontres énergétiques, celles qui n’ont pas besoin des corps en présence puisque les passerelles invisibles ne sont jamais rompues.

Il ne s’agit pas non plus d’une sexualité qui rabiboche les égos parce que là, on tomberait vraiment dans l’insignifiance. Un déversement énergétique qui ne serait qu’un gouffre au lieu d’être un élan vers le Haut.

Cette sexualité qui consisterait à recoller les morceaux. Alors qu’il ne s’agirait que d’un puzzle dont l’image finale n’est même pas conçue…

C'est irrémédiablement une condamnation à toute élévation puisque la sexualité consiste dès lors à faire retomber les tensions évènementielles alors que cette sexualité  contient en son sein tous les éléments à l'émergence des individus dans leur plus haute potentialité existentielle. 

La sexualité génitale est prioritairement individuelle. Elle représente en réalité une masturbation par personne interposée. Il n'y a aucun jugement là-dedans mais un constat. Au mieux, chaque partenaire parviendra à l'orgasme. Pour l'homme principalement....Il se peut même que cette sexualité qui représente à l’origine une passerelle entre les amants devienne au contraire un obstacle, une enceinte, une rupture. Non pas parce qu'elle ne possède plus le même potentiel mais uniquement parce qu'il n'est pas exploité. Ça n'est pas la sexualité qui est déficiente mais la conscience des individus.

La pleine conscience. Non pas une conscience parcellaire ou de surface, une conscience des ressentis corporels, une conscience de l’excitation et du désir…Non, je parle bien d’une pleine conscience. Et il est très difficile d’en décrire les effets.

Il existe un exemple. L’état de conscience généré par le massage.

Non pas dans une dimension médicale ou dans une dimension érotique. Mais dans une dimension énergétique…

Des bougies parfumées, de l’huile, de la musique douce. S’appliquer à donner tout son amour. Ressentir la vibration interne, éprouver un amour intégral  pour chaque partie du corps. Masser les orteils de la même façon que seront massés les seins, masser les coudes de la même façon que seront massés les fesses, etc etc…C’est là, dans cette concentration réjouie, ce bonheur du don, ce désir de bien-être, que la pleine conscience prend forme. Lentement, séance après séance, découverte après découverte, comme un escalier qu’on gravit, conjointement. L’un masse, l’autre reçoit et les deux sont pourtant englobés, enveloppés, insérés dans le même cocon vibratoire. Jusqu’à ne plus savoir qui a été massé. Eprouver le même bien-être quelle que soit la situation.

C’est dans cette pleine conscience que la sexualité peut être vécue. Au-delà des formes, au-delà des habitudes, au-delà des désirs eux-mêmes.

Lorsque vous percevez votre corps comme un rayon lumineux ou un voile éthéré ou que vous n’en avez même plus la moindre perception et que vous ressentez pourtant un plaisir ineffable, au-delà du connu, dans l’intégralité de vos fibres, que vous réalisez que vous êtes pleinement conscient de vos gestes, de vos actes, de vos caresses, de vos contacts et que vous sentez pourtant que tout ça est bien plus que vous….. Comme si la Vie vous faisait l’Amour, comme si la Vie jouissait en vous, comme si la Vie s’aimait dans les particules qu’elle anime…

Au-delà du connu.

Une sexualité sacrée.

L'amour et le besoin (2) (spiritualité)

Par Le 26/09/2015

 

 

Ce besoin invalidant dont je parle au coeur de l'amour est bien entendu un besoin "existentiel" et non un besoin évènementiel. 

Un besoin d'être rassuré, soutenu, guidé, réconforté, accompagné, ce besoin d'être pris en charge, de pouvoir se délester sur l'autre des situations contraignantes ou anxiogènes. Tout ce qui relève en fait de la "mission" d'éveil de l'individu et qui doit être assumé au mieux.

S'il s'agit d'un besoin lié à une situation particulière dans laquelle l'individu n'a pas les capacités physiques ou morales, ou les capacités cognitives ou l'expérience suffisante, bien entendu qu'un soutien, qu'un accompagnement, qu'une "assistance" sera nécessaire ou justifiée. 

Quand la bouteille de gaz de la maison est vide, je suis plus apte à la charger dans le coffre de la voiture pour aller la changer que ma Belle. Ce qui ne signifie pas qu'elle ne pourrait pas le faire. Il ne s'agit pas de nier les besoins de l'autre quand il n'a pas le même potentiel pour les assumer. Il s'agit juste de ne pas empiéter sur tout ce qu'il peut réaliser et qui contribuerait à son éveil. 

Ma Belle m'a appris à skier. Elle maîtrisait parfaitement la technique alors que la mienne consistait à creuser des trous....Elle aurait pu me laisser apprendre. J'y serais peut-être parvenu mais au risque de me faire mal ou d'être dégoûté par la chose. Son accompagnement m'était bénéfique. J'avais besoin de ses connaissances. Néanmoins, elle ne peut pas skier à ma place. Il fallait bien que j'apprenne à espacer le pointillé de mes trous dans la neige. Ces moments de vie communs sont des souvenirs merveilleux. Ils auraient pu être aussi l'occasion d'une distanciation....

Ils sont nombreux ces couples qui se séparent le temps d'une pratique sportive ou artistique... Chacun dans son domaine...Et on se retrouvera à table.....Ou au lit....

C'est toute la problématique entre une situation existentielle et une situation évènementielle. La première est fondamentale, constante, archaïque, elle porte l'histoire personnelle de l'individu, ses blocages, ses progrès, ses doutes, ses convictions, ses regrets, ses défis etc etc.... La seconde est épisodique et elle offre bien souvent l'opportunité d'un partage assumé, volontaire, le bonheur de pouvoir délester l'être aimé d'une charge, d'une corvée, d'un travail particulier pour lequel il n'est pas le plus compétent ou adapté.

Bien entendu que si je répondais à ma Belle de se débrouiller pour changer la bouteille de gaz parce que je préfère aller faire un tour de vélo, je ne serais juste qu'un abruti.

Qu'en est-il maintenant de ces besoins existentiels pour lesquels l'être aimé exerce une pression pour qu'il en soit délesté ? Comment réagir ? Est-ce juste de répondre à sa demande ou doit-on se retirer ?

Ni l'un, ni l'autre. Ca n'est pas l'acte qui va importer mais tout le dialogue qui aura précédé, c'est à dire la prise de conscience partagée de ce que la situation génère. 

Imaginons une femme qui craint de parler devant un groupe de personnes et dont le compagnon va occuper le devant de la scène, en permanence. Il peut éprouver un sentiment d'accomplissement de ce qu'il imagine être une "mission de protection", il peut même se sentir glorifié par ce positionnement privilégié. Sa compagne peut lui être reconnaissante, être soulagée, le bénir pour son dévouement...

Mais il n'y aura aucune évolution... C'est une protection qui relève de l'enfermement.

Il se peut même qu'un jour, au fil des années, cette compagne finisse par reprocher à son homme, cette occupation constante de l'espace relationnel.

Il n'y a pourtant aucun jugement à porter, aucun reproche à se faire puisque tout s'est fait dans une sorte d'absence de réflexion, de déni de l'ouvrage à mener, de l'apprentissage à construire. Chacun pensait y trouver sa part mais c'est en fait un pillage. Le pillage du progrès que chacun porte en soi. 

Le besoin existentiel aura été nié, étouffé, rejeté, pris en charge par l'autre. 

L'homme pourrait même se sentir en danger s'il venait à voir sa compagne prendre davantage d'assurance. "Que vais-je devenir si elle n'a plus besoin de moi ?"

La femme pourrait même prendre peur si elle venait à réaliser que son compagnon se sent délaissé, prendre peur au point de se "sacrifier", de refuser ce progrès à vivre, juste pour ne pas lui faire de mal...

Les imbrications inconscientes ou non-dits, les pensées secrètes, les interprétations, les croyances, les peurs, les abandons.....Tout prend forme dans le silence, dans l'absence de dialogue, dans le manque de confiance en soi. Et par conséquent, de confiance en l'autre...

Les besoins existentiels doivent être discutés, explorés, cartographiés, partagés pour être pleinement assumés.

Les besoins matériels, évènementiels, quotidiens, doivent être partagés au mieux des capacités de chacun. Selon son propre potentiel.

Je fends le bois de chauffage pendant que ma Belle tond la pelouse. On pourrait faire l'inverse. Chacun de nous deux en est capable. Mais cette organisation-là nous convient. 

Les besoins peuvent être des enceintes que chacun érige ou des horizons à parcourir. C'est là que prend forme la fossilisation du couple ou son élévation. 

C'est un choix primordial, vital, fondamental. 

Personne n'a le droit de priver l'autre de son besoin d'éveil. Au risque de tuer l'Amour. 

 

 

L'amour et le besoin (spiritualité)

Par Le 25/09/2015

 

 

Il se peut que l’amour réponde à un besoin et que la personne concernée par cet amour ressenti soit essentiellement un individu qui éprouve un manque, un vide, une place à prendre.

Mais dans ce cas-là, qu’en est-il réellement de la personne « aimée » ?

Que deviendra cet « amour » si pour une raison imprévisible, ce manque venait à être comblé ?

Est-ce l’individu qui était réellement  « aimé » ou le fait qu’il vienne apaiser ce besoin ?

Est-ce que le fait d’éprouver un besoin d’amour est compatible avec l’apparition de cet amour ou vient-il l’alourdir d’une charge incompatible avec sa durée et surtout sa qualité ?

Il se peut effectivement que l’amour réponde à un besoin d’amour. Mais il en est dès lors de ces amours qui s’étiolent. Car le besoin une fois assouvi laissera un vide et que ce vide aura besoin d’être comblé par un autre amour ou que ce faux amour une fois révélé s’étiolera dans  un simple « voisinage »…

Il n’est pas possible d’aimer dans le besoin d’aimer. C’est une prise d’otage. De l’autre et de l’amour lui-même.

Il n’est d’amour que dans l’absence de besoin, dans la complète plénitude de l’individu qui s’offre à l’autre en ne lui demandant rien parce que rien ne lui manque.

Sinon, il se peut même que ce "besoin de l’amour" devienne comme dans toutes les addictions "l’amour du besoin".

Ils existent ces individus qui ne se sentent vibrer qu’à travers l’excitation et l’euphorie, le désir et l’impatience envers des besoins sans cesse renouvelés. La possession de l’objet (ou de l’individu…) désirée ne les intéresse pas finalement. C’est l’état généré par ce besoin qui leur plaît. Ce qu’ils aiment, c’est leurs besoins. Mais comme dans toute biologie vivante, les besoins procèdent de l’évacuation, du rejet, du nettoyage et de l'oubli…

Il en sera de même dans les relations humaines. L’autre ne sera, un jour, qu’un besoin excrété. Avant qu’un autre besoin ne vienne relancer la machine.

Il n’est pas d’amour dans le besoin.   

Et tout besoin s’oppose à l’amour.

L’amour ne procède pas d’un versement dans une amphore à moitié vide des éléments nécessaires à l’existence. L’amphore se doit d’être pleine, à priori.

Le mélange du contenu des amphores conduit sinon à l’ivresse amoureuse…. et à la migraine ou même à la nausée.

La rencontre de deux amphores, qui n’ont conjointement aucun espace à combler en elles, entretient la lucidité des individus dans le bonheur des âmes qui s’accompagnent.

Cette lucidité n’est pas une simple affaire. Bien souvent, elle réclame du temps, beaucoup de temps, de bienveillance et de patience. Elle réclame de l’amour en quelque sorte.

Alors, comment agir si le besoin existe malgré tout ? Le besoin de câlins, de tendresse, de plaisir, d’affection, de soutien, de confiance, de sérénité, d’apaisement, d’énergie…Si tous ces besoins existent encore, et il en reste inévitablement, comment gérer ce manque sans que l’amour n’en soit capturé et détourné ?

L’analyse de soi. Et donc un regard intérieur. Non pas dans une exploration de notre lien avec l’être aimé mais juste et uniquement dans notre propre fonctionnement. Car il n’est pas suffisant  de se savoir triste ou en colère, ou dépité ou euphorique. Encore faut-il comprendre fondamentalement de quoi se nourrissent ces états. On pourrait répondre que c’est « l’autre » qui les génère mais ça serait croire que l’autre est tout en moi…Ce qui est faux. L’autre fait réagir en moi des éléments que peut-être je ne connais pas et dont je n’ai pas conscience.

Il est là le vide fondamental, celui qui créée ces fameux besoins.

Nous avons besoin de nous connaître. Chacun, individuellement.

Et alors nous n’aurons plus besoin de l’amour de l’autre pour combler la part de vide.  

Et alors l’amour pourra exister.

Hors de cette lucidité, l’amour est juste en survie.

La bonne personne...

Par Le 24/09/2015

 

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"Beaucoup de gens cherchent la bonne personne au lieu d’essayer d’être eux-mêmes leur bonne personne"
 

Gloria Steinem

Samsara

Par Le 24/09/2015

“Quand vous reconnaîtrez la nature du samsara, vous serez envahis par une grande lassitude [….]. Vous verrez clairement à quel point les voies du monde ordinaire sont erronées et trompeuses, et vous vous en lasserez comme le vieillard se lasse des jeux d'enfant auquel on l'a forcé à prendre part. Quand vous comprendrez que passer vos jours à vous attacher à vos amis et à comploter pour défaire vos ennemis ou vos rivaux n'est que folie, ces activités ne vous fascineront plus. Quand vous serez frappés par l'inutilité de vous laisser sans cesse entraîner et conditionner par vos tendances habituelles, l'écoeurement vous gagnera [….]. Il vous incitera à rechercher la libération, et si vous faites effort en ce sens, vous y parviendrez. […] “
- Dilgo Khyentse Rinpoche, Au Coeur de la compassion

L'engagement

Par Le 24/09/2015

Cette colère envers l'humanité, je sais aujourd'hui qu'elle ne sert à rien. Et même pire que ça, elle l'entretient....Car à combattre, on apporte sa propre énergie aux "forces ennemies" et c'est la puissance de notre opposition qui nourrit leurs convictions....Mais abandonner les luttes, c'est aussi la porte ouverte aux dictatures et aux manipulations de toutes sortes. Oui, il est vrai qu'il est impossible de se cacher les yeux, de se boucher les oreilles. Mais il est important de combattre là où c'est utile. Utile dans le sens où il y aura un effet réel et non un combat contre des forces indestructibles....Je ne peux rien contre l'Etat à part lui montrer mon opposition mais je sais que je ne le ferai pas changer. Ça serait totalement illusoire de le croire. Je peux par contre, à ma mesure, informer ceux que ça intéresse. MAIS il y a un travail essentiel à faire dès lors : c'est de n'apporter AUCUNE émotion dans ce travail car elles sont anthropophages, épuisantes, versatiles, instables, destructurantes. N'y adjoindre aucune colère, aucune rage.......... C'est en cours..........

 

Adénome prostatique, kyste sur l'épididyme du testicule gauche, diverticulites à répétition, vésicule biliaire totalement hors service, douleurs abdominales très fortes, douleurs dorsales et une ossification du ligament jaune sur deux vertèbres avec une excroissance assez impressionnante en bas du dos.

 

Et bien, tout ça, c'est la rage immense que je porte envers l'éducation nationale et les raisons de mon refus d'obéissance.

Je n'avais rien de tout ça il y a deux ans. 

Est-ce que c'est utile que je continue comme ça ? 

Non, bien évidemment.

Il n'est qu'à voir d'ailleurs le peu d'engouement des enseignants lors de la dernière grève. 30% grand maximum (étant donné que ce sont les statistiques syndicales)....10 % selon le Ministère.

Combien d'enseignants en refus d'obéissance ?...Il y en a sûrement, tout comme il y en a qui continuent à oeuvrer humainement dans leur classe. Mais se pose dès lors l'effet de cette participation aussi opposante soit-elle sur le Ministère...Puisque ces enseignants réfractaires qui vont jusqu'au bout sont peu nombreux et que ceux qui luttent avec leurs moyens dans leur classe restent majoritaires, pour quelles raisons le Ministère reviendrait-il en arrière ?....C'est là toute la problématique posée par la notion de "collaboration contestataire..."

J'entends parler d'un nombre croissant d'enseignants de qualité qui explosent en vol. 

A mon sens, la raison essentielle tient dans la notion "d'espoir".

L'espoir est une "pensée-émotionnelle" dans le sens où il génère de l'excitation, de l'euphorie, de l'énergie même. Mais il porte en lui-même la désillusion. Ce ne sont pas les actes eux-mêmes qui déclencheront cette désillusion lorsqu'ils seront négatifs à nos yeux mais bien cette émotion infantile de l'espoir. Comme un élan qui retombe violemment au sol. 

Je n'ai plus aucun espoir.

Et les luttes que je continuerai à mener ne seront plus des luttes mais des engagements. L'engagement sans émotion. Sans colère, sans rage et donc sans désillusion. Car la rage aussi porte un espoir : celui de l'effet généré par cette rage. Et lorsque cette rage n'aboutit pas, c'est le désespoir engendré par l'espoir lui-même qui l'emporte. 

Je ne veux plus disparaître sous ma rage. 

Je ne veux plus porter le moindre espoir.

Je ne garderai que mon engagement.

Danser

Par Le 22/09/2015

La vie est une danse et la pleine conscience consiste à entendre la musique.

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Baudelaire.

Par Le 17/09/2015

 

La gloire du soleil sur la mer violette, 
La gloire des cités dans le soleil couchant, 
Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète 
De plonger dans un ciel au reflet alléchant……. Ch. BAUDELAIRE 

dailyhappylife:

Partager avec vous cette vidéo électrochoc extraite de la série My mad fat diaries(saison 2 épisode 7). 

Vivez chers amis ! Libérez-vous de vos chaînes et choisissez de VIVRE ! Pour VOUS ! 

Happy Life !

Un remarquable travail d’acteurs et actrices pour un remarquable travail de fond…..L’Enfant Intérieur…..

 | 71 notes

 

La gloire du soleil sur la mer violette, 
La gloire des cités dans le soleil couchant, 
Allumaient dans nos coeurs une ardeur inquiète 
De plonger dans un ciel au reflet alléchant……. Ch. BAUDELAIRE 

 

Une pub de taille.

Par Le 17/09/2015

 

 

Un encart dans la revue "VALEURS MUTUALISTES" de la Mutuelle des Enseignants de ce mois-ci.

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Valeurs Mutualistes n° 297 - Juillet/Août 2015

Valeurs Mutualistes est le magazine des adhérents de la MGEN. Avec près de 2 millions d'exemplaires à chaque tirage, c'est l'un des tout premiers titres de la presse professionnelle en France. Santé, protection sociale, éducation...  Des dossiers de fond aux sujets d'actualités, Valeurs Mutualistes est un rendez-vous bimestriel incontournable, un lien privilégié entre la mutuelle et ses adhérents.

 

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La Mer morte.

Par Le 16/09/2015

ENVIRONNEMENT

Les espèces marines s’effondrent

Les océans ont perdu 50% de leur population en 40 ans. Et même 74% pour les espèces les plus consommées

Les océans ont perdu 50% de leur population en 40 ans. Et même 74% pour les espèces les plus consommées-Reporters/Photononstop

En 40 ans, les populations d’animaux marinsont diminué de moitié. Une catastrophe pour la biodiversité et l’humanité.

Une seule donnée statistique donne la mesure de la catastrophe: ces 40 dernières années, les populations d’animaux marins ont vu leurs effectifs divisés par deux! Il s’agit évidemment des poissons, mais aussi des mammifères, oiseaux marins et des récifs coralliens. C’est ainsi tout l’équilibre, voir la vie dans les mers et océans qui sont en jeu, pointe un rapport conjoint du WWF (World Wildlife Fund) et de la Société Zoologique de Londres.

Ce n’est évidemment pas la première étude qui tire la sonnette d’alarme sur le déclin de la vie sous-marine. Mais l’importance de celle-ci devrait au moins faire sourciller les plus sceptiques. Ce sont ainsi 5 829 populations appartenant à 1234 espèces qui ont été analysées. Soit des données deux fois plus riches que celles exploitées dans les études passées, indique le WWF.

Une question de survie…pour l’humanité aussi

Si toutes les espèces trinquent, ce sont celles essentielles à la pêche commerciale et à la pêche de subsistance qui subissent le déclin le plus marqué. En gros, les poissons que l’on voit le plus souvent dans nos assiettes sont ceux que l’on voit de moins en moins dans les océans. Des espèces aussi prisées que le thon, le maquereau ou la bonite ont perdu 74% de leur population entre 1974 et 2010…

«Ce à quoi nous assistons est une course au poisson qui pourrait bien se terminer par l’épuisement d’une source alimentaire vitale pour les individus, en particulier les plus vulnérables, et par la disparition d’un moteur économique majeur. L’effondrement des écosystèmes océaniques est en mesure de déclencher une grave crise économique et de compromettre les résultats de la lutte que nous menons pour éradiquer la pauvreté et la malnutrition», prévient Marco Lambertini, directeur général du WWF-International.

Pas que la pêche en cause

La surpêche est bien la cause première du grave déclin de la biodiversité océanique, conclut le rapport. Mais ce n’est pas la seule.

Ce rapport «Planète Vivante Océans» met aussi au banc des principaux accusés de ce génocide océanique le changement climatique. L’élévation des températures et de l’acidité des océans, attribuable au dioxyde de carbone, a provoqué des mutations océaniques plus rapides qu’à n’importe quelle autre époque depuis des millions d’années, analyse le WWF.

Les habitats et zones de reproduction que constituent, notamment, les récifs coralliens et les prairies sous-marines en paient le prix fort. Ces biotopes précieux et fragiles pourraient même disparaître d’ici à 2050… Or, rappelle le WWf, 25% de toutes les espèces marines en sont les hôtes et près de 850 millions de personnes bénéficient directement de leurs services économiques, sociaux et culturels. Une catastrophe donc.

Mais elle peut encore être évitée. «Des solutions existent et nous les connaissons. L’océan est une ressource renouvelable capable de répondre aux besoins de toutes les générations futures si les pressions auxquelles il est exposé sont efficacement atténuées», note Marco Lambertini.

Le cœur de ces solutions concerne d’ailleurs le consommateur au premier chef, rappelle le WWF: consommer plus raisonnablement en donnant la priorité aux produits issus du développement durable permettra au capital naturel marin de se reconstituer.

Une solution qui s’impose d’ailleurs autant sur les océans que sur la terre ferme.

Programme LLW9 / Energie alternative

Par Le 16/09/2015

Enquête sur le programme LLW9® en matière d’Energie Alternative ?

 

 

Il va falloir surveiller de près cette invention-là parce qu'il va y avoir de grosses "résistances" de la part des multinationales....Comme le dit l'inventeur : "Faites votre projet en silence, le succès se chargera de faire du bruit"......Et ça sera un sacré vacarme si ça aboutit...

par sciencesnet le 25 mars 2015

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Sophia Antipolis: 24/03/2015

Au cœur de la technopole de Sophia Antipolis est installé un institut privé au nom très bizarroïde de IIDSRSI pour( Institut International pour le Développement & le Soutien à la Recherche Scientifique Innovante ). Nous avons été rencontrer son fondateur et dirigeant Michel-Paul CORREA. Créé en juillet 2011, cet institut a pour mission et objectif de soutenir et d’accompagner des programmes scientifiques innovants notamment dans les domaines de la recherche biomédicale ou ceux des nouvelles technologies en matière d ‘énergies alternatives.

A ce jour se sont 15 programmes qui sont accompagnés après avoir été sélectionnés par un comité scientifique dont la Présidence a été confiée au Pr. Jean Claude Chermann co-découvreur du virus VIH à l’Institut Pasteur en 1983.

Quel type de programme votre Institut soutien t’il actuellement ?

Les 2 tiers sont d’ordre de la recherche Biomédicale , nous avons entre autre un partenariat avec une biotech Française dénommée Biosantech située comme nous sur la technopole de Sophia Antipolis et qui développe un candidat vaccin thérapeutique anti-VIH basé sur une protéine du nom de Tat Oyi. Si les résultats sont validé il s’agira du 1er vaccin thérapeutique au monde à intervenir dans la lutte anti-VIH/SIDA. Nous soutenons également un traitement mis au point par un chercheur originaire du Gabon, le Pr. Donatien Mavoungou ( biochimiste ) celui-ci a élaboré un immunomodulateur ( booster ) du système immunitaire dénommé ” Immunorex “. Cette molécule agît tant sur les maladies infectieuses ( Sida, Paludisme ) ou sur les maladies cardiovasculaires. Ce traitement a été proposé notamment à l ‘OMS dans le cadre de la lutte contre l ‘épidémie Ebola. Le dernier que j’évoquerai est celui d’une biotech Israélienne ( Immunovative Therapies ) qui a développée une nouvelle thérapie d’ immunothérapie  très prometteuse dans le traitement de certains cancers. Comme nous avons 12 programmes biomédicaux , je vais éviter de tous les présenter car nous aurons pas assez de temps.

Aujourd’hui notre intérêt se porte particulièrement sur votre dernier programme que votre comité scientifique a sélectionné. Programme baptisé ” LLW9 ” de quoi s’agît il ?

Le programme LLW9 réside dans le développement d’une technologie dans le domaine des énergies alternatives. Ce procédé technique est un convertisseur d’énergie qui transforme l’énergie cinétique libérée grâce à des aimants permanents de type néodyme ( très puissant ) associé à un ensemble mécanique qui va entraîner une génératrice. L’énergie cinétique ainsi transformée via la génératrice devient de l’énergie secondaire ( électricité ).

Qui est à l’origine de cette innovation ? est en quoi ce système est innovant ?

La paternité de ces travaux revient à Monsieur Luc Besancon agissant au titre de Directeur de la R & D d’une jeune start up située en région PACA , département des Bouches du Rhône. Cela fait près de 10 ans que ce chercheur étudie, mesure , tests divers expériences sur les champs et forces magnétiques des aimants permanents. A force d’obstination, d’échecs et de persévérance, il réussi la mise au point un système unique d ‘inversion de polarité des aimants. C’est cette ingéniosité qui permet l’attraction et la répulsion des aimants de façon constante. Les avantages de cette technique sont multiples, production d’électricité sans à devoir utiliser les énergies fossiles ( Pétrole ,charbon , gaz ) ou nucléaire. Aucune émission de CO2, coût de production très faible et de nombreuses applications dans les domaines tels que , l’habitat , l’industrie, le transport terrestre , aérien , naval , la santé , l’ agronomie , la défense ect…

Mais cette innovation ne va t’elle pas révolutionner le domaine de la production de l ‘énergie en matière d’électricité ?

Je ne crois nullement que le convertisseur LLW9 puisse venir révolutionner le domaine de la production de l’électricité. Celui-ci apportera une réponse et des solutions à divers problématiques dans le cadre de la transition énergétique. Cette innovation viendra se rajouter aux tableaux des énergies alternatives que sont le solaire, l éolien, la biomasse , l’hydrologie. Mais il ne viendra pas supplanter la production obtenue par le nucléaire , ou le charbon dans le cadre de production d’électricité de masse.

Pouvez vous nous éclairer de certaines applications ou le LLW9 apportera une réelle innovation en matière d’énergie ?

Je vais citer deux exemples concrets , le 1er est la production d’électricité  dans le cadre de l ‘habitat . Le calendrier de la start up LMW9 a prévu la réalisation d’un prototype spécifique pour produire l ‘électricité nécessaire à une habitation standard de 4 personnes ( éclairage, électroménager, chauffage et climatisation compris ). Ce dispositif pourra être proposé en priorité dans les pays ou de nombreux lieux ne dispose toujours pas d’électricité malgré qu’on soit en 2015. Pour information sur le continent Africain 600 millions d’individus non pas accès à l ‘électricité. La seconde application concerne le transport et notamment le transport terrestre. Aujourd’hui il y a une réelle incitation des pouvoirs public à rouler en voitures électriques en proposant notamment un bonus écologique, une contribution écologique car aucune émission de C02 , confort de conduite par le silence , coût avantageux par rapport aux véhicules thermiques en matière d’énergie. L’électricité est moins chers qu’un plein d’essence ou de gaz oil. Diminution de la facture d’entretien car plus de vidange, plus changement des filtres à air, huile , bougies ou injecteurs , courroie de distribution , liquide de refroidissement ect … Pourtant malgré tous ces avantages le marché des voitures électriques a encore bien du mal à se démocratiser , bien qu’au plan mondial le chiffre de vente des véhicules électriques double chaque année. En France par exemple le pourcentage du parc de véhicules électriques est seulement de 1%  et les raisons sont du essentiellement à 4 facteurs : ( Autonomie des batteries en moyenne 120 Kms , Temps d’immobilisation pour recharger les batteries , Insuffisance de bornes de recharge et le prix des véhicules plus élevé que pour les voitures thermiques ). Le système LLW9 spécifique au transport terrestre va affranchir trois des principaux obstacles du frein au développement des voitures électriques. Le système va venir tel qu’un ” Range Extendeur ” ( prolongateur d’autonomie ) auto-alimenter les batteries ceci grâce à un programme électronique qui déterminera le taux de décharge des batteries et lancera automatiquement le fonctionnement du LLW9 en fonction naturellement de la prise en compte de plusieurs facteurs , poids du véhicule, vitesse, motorisation embarquée ect … Donc les véhicules équipés de cette option auront une autonomie identique à celles des voitures thermiques , plus d’immobilisation durant de nombreuses heures pour recharger et plus d’anxiété de savoir si on va trouver sur son parcours une borne de recharge. Voila donc deux applications parmi tant d’autres ou le procédé LLW9 apportera une réelle innovation et progrès, l’habitat et le transport terrestre.


Autre avantage et pas des moindres la production électrique nécessaire avec l ‘augmentation du parc des voitures électriques : Il faut savoir que si le parc de véhicules électriques en France devait passer de 1 à seulement 10% pour générer l’électricité permettant de recharger toutes les voitures, il nous faudra obligatoirement augmenter le nombre de réacteurs nucléaires soit devoir acheter l’électricité chez nos voisins européens. La 1ère option ne sera sans doute pas retenue compte tenu de la politique du nucléaire en France tendant à plutôt fermer un certain nombre de centrales que d’en construire de nouvelles.  Restera donc l ‘option à devoir acheter l ‘électricité à nos chers voisins et plus précisément à l ‘Allemagne. Le comble de ce développement et de l ‘incitation à rouler à l ‘électrique avec comme argument “rouler électrique contribue à l’amélioration de l ‘environnement ” aura l’ effet totalement contraire. L’Allemagne ayant une politique sur le nucléaire diamétralement opposée à celle de la France produit la majorité de sa production électrique via des centrales à charbon. Donc fournir de l ‘électricité à la France pour subvenir à l ‘augmentation des voitures électriques va conduire l ‘Allemagne à augmenter sa production en construisant de nouvelles centrales à charbon. A que se sache la pollution générée par les centrales à charbon et sans pareil au plan de l ‘environnement il suffit de constater ce qui se passe actuellement en Chine. C’est donc là ou le système LLW9 peut apporter une réponse au développement durable tout en protégeant l ‘environnement et en diminuant la facture énergétique.

Le programme LLW9, semble déclencher quelques controverses et aussi on entend que certains lobbying auraient tout intérêt à empêcher que cette technologie puisse se développer,quelle est votre réflexion sur ces deux points ?

Concernant la controverse elle est absolument légitime en matière de science et d’innovation, tout comme le doute , la critique ou la suspicion. Elle est suscité notamment par ceux n’ayant pas pu à ce jour expertiser l’innovation ou prendre connaissance du dossier technique. De tout temps les scientifiques ont été les principaux contradicteurs de leurs propres collègues. Pour ne citer que certains brillants scientifiques et pour certains lauréat de prix Nobel ont déclaré à leur époque par exemple ” Dépasser le mur du son est scientifiquement impossible ! ” Exploiter l ‘énergie nucléaire ? un conte à dormir debout ! ”  Prétendre qu’un jour l’homme pourra marcher sur la lune n’est que utopie sauf à devoir ne pas connaître les lois de la gravité ”  Faire vouloir voler un engin plus lourd que l ‘air et pure perte de temps ! ”  et des exemples de ce type , il y en a des centaines. Par exemple , aujourd’hui Albert Einstein est considéré par tous les physiciens comme étant celui qui a bouleversé la Physique du 20ème siècle par ses travaux sur la théorie de la relativité restreinte. Il faut toutefois savoir qu’en 1905 quand l ‘intéressé va publier les 4 articles fondamentaux et révolutionnaires, il va s’attirer les foudres de l’ensemble de la communauté scientifique et sera attaqué de toute part. En France par exemple seul Paul Langevin a soutenu à l ‘époque les travaux d’Albert Eisntein . Comme quoi en science et en innovation ce qui et rejeté aujourd’hui peut parfaitement ensuite être la norme retenue !


Concernant les scénarios des puissants lobbyings qui voudraient enterrer une découverte car celle-ci viendrai impacter le business de méga groupes industriels du Pétrole ou Nucléaire,  je n’y adhère pas une seconde . Je ne crois pas à la théorie du complot. Depuis que nous soutenons le programme LLW9 , moi même ou Mr Besancon, n ‘avons jamais eu de menace ou d’intimidation et pourtant nous sommes en contact régulier avec d ‘important groupes industriels qui s’intéressent à ce programme.

Comment se fait-il que cette innovation ne fasse pas la une des médias en France ou à l’étranger ?

La stratégie en matière de communication qui a été retenue actuellement par la start up en charge du programme LLW9 ainsi que part l ‘Institut IIDSRSI est celle consistant à opter à la citation suivante ” Faites vos Projets en Silence , le Succès se chargera de faire du Bruit ! “

Qu’en est-il du calendrier 2015 /2016 pour le programme LLW9 ?

Luc Besancon est en phase de finalisation et de modification du prototype 001, ceci afin d’optimiser l’efficacité de son rendement. La finalité de ce 1er prototype est de pouvoir démontrer la fonctionnalité, l ‘efficacité ainsi que sa durée en utilisation soutenue. De nombreux mesures et tests reste à effectuer et à réaliser via des appareils de mesures que quelques organismes détiennent , entre autre le CEA ou le CNRS. Des expertises vont être menées via des ingénieurs et experts de ces organismes. Des partenariats et collaborations sont en cours avec divers consultants, ou organismes tels que l ‘ADEME ( Agence pour le Développement et la Maîtrise de l ‘Energie ).                                                                                                 CAP Energie : http://www.capenergies.fr/index.php?Polepresentation , EDF : http://pulse.edf.com/fr, Ministère de l ‘Environnement et de l ‘Ecologie : http://www.idees.votreenergiepourlafrance.fr/initiative/3538 , Ministère de la Recherche ect … Ceci est le cahier de route pour  le deuxième semestre 2015 . Pour 2016 , il s’agira de l’élaboration d’un prototype spécifique pour le domaine de l’habitat ainsi que celui pour les transports terrestre.

En conclusion pour concrétiser le cahier des charges pour l ‘année 2015 / 2016, une 1ère levée de fonds de 250 K€ va être lancée très prochainement par le biais du financement participatif ( crowdfunding ) via la plateforme française ” Happy Capital ”  https://happy-capital.com/

Métaphysique de comptoir.

Par Le 15/09/2015

L univers 2218

 

« Les lois de la physique n’existent aucunement dans l’espace et dans le temps. Tout comme les mathématiques, elles ont une existence abstraite. Elles décrivent le monde mais elles ne sont pas « dedans ». Néanmoins, cela ne signifie pas pour autant que les lois de la physique sont nées avec l’Univers. Si tel était le cas, si l’ensemble de l’Univers physique et des lois étaient issues de rien, nous ne pourrions alors pas recourir à ces lois pour expliquer l’origine de l’Univers. Aussi, pour avoir quelque chance de comprendre scientifiquement comment l’Univers est apparu, nous devons admettre que les lois elles-mêmes ont un caractère abstrait, intemporel, éternel. » Paul Davies.

 

Ce que je comprends dans ce texte, c’est que le fait d’avoir identifié les lois qui régissent l’Univers n’explique pas pour autant l’établissement antérieur de ces lois.

C’est comme si on s’appliquait à décrire les ingrédients d’un repas et les phénomènes expliquant leur croissance dans la Nature mais sans jamais s’interroger sur le fait que ces ingrédients existent « à priori » avant même d’être insérés dans la Nature. Ou alors, c'est qu'ils auraient la capacité à jaillir de "rien", spontanément.

Est-ce que la Vie jaillit "spontanément" ? 

Y a-t-il une « pensée » élaborant le principe de Vie avant même que les mulitudes de formes de vie ne prennent forme ?

Y a-t-il une « intention » antérieure à la création de l’Univers ?

Comment pourrait-on concevoir que quelque chose d’aussi incommensurable dans sa complexité puisse être issu de rien ?.....

Mais alors, si cela s’avère exact, qu’y a-t-il avant la Création ?

Cracher la rage

Par Le 14/09/2015

 
(Vous pouvez baisser le volume pour ne plus avoir le bruit de la route et monter le son de la video musicale à la place. C'est une des musiques que j'écoute quand je tourne....)
 
A bloc, au maximum, le coeur au bord des lèvres. Cardio dans le rouge.
Vider mes tripes, cracher ma rage. 
La brûlure de mes muscles est un délice puisqu'elle signifie que je bouge encore....Mal au ventre, mal au dos, rien ne résiste à l'épuisement, aucune douleur n'ira au-delà de l'absence de conscience, quand on entre dans "le chant du cygne"...
 
 
 

Le chant du cygne (expression d’origine grecque) désigne la plus belle et dernière chose réalisée par quelqu’un avant de mourir. En art, il s'agit donc de la dernière œuvre remarquable d’un poète ou d’un artiste.

 

Et bien, j'ai découvert qu'en vélo, il arrive un moment où l'épuisement confère à l'individu l'entrée dans une dimension étrange, une sorte de "petite mort."

Je ne sais pas combien de fois j'ai exploré cette dimension mais samedi, c'était assez particulier. C'est là que m'est venue à l'esprit cette expression du chant du cygne.

J'étais à bloc depuis une vingtaine de kilomètres, quarante déjà dans les pattes et j'avais décidé de finir en beauté...

 Un final très montant. Une bosse de six kilomètres que j'ai tenté de franchir sans jamais relâcher la pression, la bave aux lèvres, les tympans saturés par la force de mes souffles, la brûlure constante des cuisses. Je savais, avec l'expérience, qu'il ne fallait pas lever la tête, ne jamais regarder en avant, ne jamais subir cette vision destructrice de la pente, rester appliqué sur la poussée des jambes, juste le mètre en cours, le ruban de goudron qui défile sous mes yeux, rester dans l'instant, ne pas espérer la fin de la montée au risque de voir fondre mon énergie, comme avalée par cet espoir néfaste. J'ai franchi le sommet et j'ai basculé aussitôt dans la pente, grand plateau, cinquante kilomètres à l'heure, l'enchaînement des virages, une euphorie bienheureuse, aucune envie de récupérer mais bien au contraire de continuer à puiser dans le creuset bouillant. Un long faux plat montant et puis une nouvelle bosse de trois kilomètres.

Toujours à fond.

C'est là que j'ai senti qu'il n'y avait plus rien, plus aucune pensée, plus aucune attention forcée, aucune concentration sur le geste mais pour le ressentir, il a fallu que je prenne conscience de mon absence. Un retour éphémère de la pensée et puis son effacement quasi immédiat, comme si cette pensée n'avait plus de raison d'être, qu'elle n'était qu'une intruse inutile, totalement déplacée, une excroissance qui s'était vidée de toute son énergie. Je voyais ruisseler devant moi des filets de sueur, je sentais autour de moi cette odeur particulière du corps, ce parfum âcre, entêtant, lorsque l'effort impose d'aller chercher dans les abysses les forces disponibles, comme si ces forces agglutinées dans les tréfonds possédaient une odeur de cave. Je sais quand cette odeur survient que je ne suis pas loin du point de rupture et que le chant du cygne va survenir. 

Je ne savais pas où j'étais dans la montée, je n'avais plus de lien réel avec le monde environnant. Et les frissons sont apparus, comme une bourrasque, des cascades caloriques déboulant du crâne jusqu'aux orteils, rebondissant dans les recoins, saturant de jouissance chaque cellule. J'ai éclaté de rire et mon rire m'a surpris.

J'ai vu sur le compteur que la vitesse augmentait et j'ai appuyé encore plus fort, j'ai laissé couler de ma gorge les râles et la mélodie des souffles, un leitmotiv câlé sur le mouvement de mes jambes. Rien, aucune douleur, aucune brûlure, une montée verticale dans les gouffres intérieurs. Des flashs de pensées zébrant l'euphorie comme des éclairs disparates, incontrôlés et ne laissant aucun souvenir.

Je suis arrivé au sommet de la bosse. Et tout s'est effondré.

Il restait trois kilomètres. Je les ai parcourus comme un moribond. Comme un voyageur revenant d'un séjour étrange, une terre inconnue et redécouvrant misérablement sa condition humaine.

Mais l'écho du rire est toujours là. Et les frissons. Rien ne meurt quand la pensée n'est plus là.

 
 

LES ÉVEILLÉS
Extrait :

"Il n’était pas en vie. La vie était en lui. Il n’était qu’un convoyeur. Juste une enveloppe. Elle se servait de lui et il la remerciait infiniment de l’avoir choisi. Cette occupation n’était qu’épisodique mais il aurait eu cette chance. Il se devait d’en profiter. Cette palpitation le quitterait un jour, elle irait voir ailleurs, l’enveloppe  deviendra poussière et la vie investira une autre capsule, un autre fourreau, un écrin juvénile.

L’épuisement le guidait infailliblement vers le cœur lumineux de la vie retranchée, il finissait par ne plus entendre les voitures, ni les rumeurs des villages traversés, par ne plus percevoir les paysages, il ne restait que des formes innommées, le parfum âcre de sa sueur,  la bave aux lèvres, les tympans saturés par la force de ses souffles, la brûlure constante des cuisses.l’oxygène capturé inondant les abîmes affamés et le sourire délicat de son âme extasiée, la plénitude infinie de la vie en lui.
Ne pas lever la tête, ne jamais regarder en avant, ne jamais subir cette vision destructrice de la pente, rester appliqué sur la poussée des jambes, juste le mètre en cours, le ruban de goudron qui défile sous les yeux, rester dans l'instant, ne pas espérer la fin de la montée au risque de voir fondre l'énergie, comme avalée par cet espoir néfaste. 
Les frissons qui ruissellent, comme des bourrasques, des cascades caloriques déboulant du crâne jusqu'aux orteils, rebondissant dans les recoins, saturant de jouissance chaque cellule. 
Rien, aucune douleur, aucune brûlure, une montée verticale dans les gouffres intérieurs. Des flashs de pensées zébrant l'euphorie comme des éclairs disparates, incontrôlés et ne laissant aucun souvenir.
Les derniers kilomètres. Il avait pleuré de bonheur, vidé de tout, les yeux fixant le goudron qui défilait, les muscles liquéfiés, incapable de savoir ce qui permettait encore aux jambes de tourner, coupé de sa raison, un mental éteint, une absence corporelle, un état de grâce, l’impression d’être ailleurs, hors de ce corps épuisé, une légèreté sans nom sous la pesanteur immense de la fatigue souveraine, un néant de pensées, juste ce sentiment indéfinissable de la vie magnifiée.

Cette vision étrange d’un cycliste déambulant sur la Terre, il était dans les cieux, un regard plongeant, une élévation inexplicable, dans la dimension des oiseaux, les arabesques des routes jusqu’au bout de l’horizon, les champs, les collines, quelques maisons, et ce garçon écrasant les pédales, ce sourire énigmatique, béatitude de l’épuisement, cet amour immense, cette étreinte spirituelle, il était dans les cieux, une échappée verticale. Comme emporté par les ailes d’un ange."

 
 

Ossification de la rage

Par Le 14/09/2015

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Voilà une partie de mon dos : "Ossification du ligament jaune sur deux vertèbres avec excroissance évolutive."

Ossification de la rage. Je le sais bien. 

Médicalement parlant, on ne sait pas ce que ça va donner.

Il n'y avait rien l'an passé...

Il n'y avait pas non plus l'adénome prostatique, le kyste sur l'épididyme du testicule gauche, la vesicule biliaire hors service avec un risque constant de caillots, les diverticulites, les migraines ophtalmiques, les maux de ventre, les maux de dos, les neuf kilos de perdus sans aucun régime alimentaire....

 

Juste un bilan de "santé" pour ceux et celles qui se demanderaient pourquoi je ne travaille pas.

Je vais en montagne parce que c'est la partie indispensable à mon "traitement". Parce que c'est Là-Haut que je peux guérir de tous mes maux. Même si j'ai mal quand je force, même si je ne dispose plus de mon potentiel physique, même si un jour j'appellerai peut-être un hélico pour m'envoyer aux urgences avec un caillot dans un tuyau.........Il est vital que je puisse déverser ma rage sur les pentes, sur les routes, à vélo, sur mes skis, en raquettes à neige...Dehors, Là-haut... 

Déverser ma rage jusqu'à l'épuiser avant qu'elle ne l'emporte sur moi. 

C'est en cours.

 

Je marche Là-haut parce que cinq hernies discales ne m'ont pas cloué au lit, parce que j'ai toujours réussi à me relever et à me reconstruire. A 25 ans, à 37 ans, à 44 ans...J'en ai 53. Et j'ai désormais l'avantage de l'expérience. La patience, l'acceptation, la bienveillance envers mon corps. Le travail intérieur...

Je ne fais plus partie d'aucun groupe ou forum sur l'Education nationale. Je sais bien à quel point ce désastre en cours agit sur moi comme un réapprovisionnement constant de cette rage.

Trente-deux ans de carrière et aucune équivalence. "Ça ne vaut rien", pour l'institution. Il faudrait que je retourne à la FAC. À deux ans de l'âge légal de la retraite....Totalement absurde. 

Je ne veux plus m'en occuper, je ne veux plus rien savoir. J'ai fait ma part et je le paie assez cher comme ça. 

Je retourne Là-Haut. Pour liquéfier ma rage et la remplacer par la simple contemplation de la beauté des Montagnes. Juste pour la Paix. 

 

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Sur les OGM....

Par Le 12/09/2015

LE PLUS. Les OGM sont-ils toxiques ? L'étude de Gilles-Eric Séralini, révélée par "Le Nouvel Observateur", a relancé le débat sur les scandales sanitaires et, plus particulièrement, sur les organismes génétiquement modifiés. Les résultats de l'étude ont été vivement critiqués, ce que ne comprend vraiment pas le coordinateur de la Fondation "Sciences citoyennes", Glen Millot.

Édité par Philippe Lesaffre  Auteur parrainé par Hélène Decommer

Le professeur Gilles-Eric Séralini dans son laboratoire, le 16 janvier 2009 (M. DANIAU/AFP)

Le professeur Gilles-Eric Séralini dans son laboratoire, le 16 janvier 2009 (M. DANIAU/AFP)

 

La publication des travaux de Gilles-Eric Séralini et de ses collègues, la semaine dernière, a fait l'effet d'une bombe. Autant dans la communauté scientifique que dans l'espace politique, tant les implications sur la santé inquiètent.

 

Mais ce qui n'a pas été soulevé, et qui est indirectement dénoncé à travers cette étude menée sur une durée bien supérieure à celles généralement constatées, ce sont les implications sur la façon dont sont conduites les expertises et les homologations.

 

Et lorsque Gilles-Eric Séralini et le CRIIGEN publient en 2010 des contre-expertises remettant en cause l’innocuité sanitaire de trois maïs OGM de la firme Monsanto, ils font alors l'objet de nombreuses attaques de la part de scientifiques empêtrés dans des conflits d'intérêt avec l'industrie. Ces campagnes de dénigrement, d'intimidation, qui dans certains cas se terminent par une mise au placard, un licenciement ou un procès en diffamation sont le lot commun des lanceurs d'alerte.

 

Les différents scandales sanitaires

 

Gilles-Eric Séralini, Jacques Poirier, Christian Vélot, Pierre Meneton, Véronique Lapides, Etienne Cendrier, André Cicolella et bien d'autres encore ont en commun d'avoir à un moment donné voulu informer d'un danger d'une technique ou d'un produit et d'en avoir subi les conséquences.

 

Mais fort d'un soutien populaire, ils ont pu obtenir gain de cause (réintégration et verdict judiciaire favorable). Gilles-Éric Séralini avait été soutenu et accompagné par la Fondation "Sciences Citoyennes" et par plus de 1 100 chercheurs lors du procès en diffamation qu'il avait intenté et gagné en janvier 2011 contre Marc Fellous qui voulait le faire passer pour "marchand de peur" plutôt qu'un lanceur d'alerte.

 

Mais combien de lanceurs d'alertes isolés et méconnus sont occultés par ces quelques succès ? Et combien de personnes se sont tues sachant les risques personnels qu'elles prendraient en témoignant de ce qu'elles savaient ?

 

Le cas de Gilles-Éric Séralini rejoint différents scandales sanitaires qui ont émaillé l'actualité de ces dernières années.

 

 -   Tepco a dissimulé des informations cruciales concernant les carences en terme de sécurité de ses centrales nucléaires, dont les conséquences sont la catastrophe de Fukushima.

 

  -   Le laboratoire Servier a obtenu la modification d'un rapport d'expertise sur le Mediator ce qui lui permet d'en prolonger l'autorisation de mise sur le marché conduisant à des centaines de décès.

 

  -   Philipp Morris a publié une étude cherchant à démontrer l'innocuité des cigarettes.

 

Le Sénat examinera une proposition qui est la bienvenue

 

Le ridicule ne tuant pas non plus, les cas d'expertises biaisées sont légions et lorsqu'un lanceur d'alerte tente de se mettre en travers de ces pratiques délétères voire criminelles, c'est le début d'un long calvaire.

 

La défense des lanceurs d'alerte apparaît donc vitale pour éviter les graves dérives consuméristes et marchandes auxquelles ont conduit les politiques industrielles et techno-scientifiques depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

Aussi, qu'un groupe de parlementaires dépose enfin une proposition de loi très largement inspirée des travaux de la Fondation "Sciences Citoyennes", active sur ces questions depuis 10 ans, est une bonne nouvelle. Mais l'alerte ne pourra être entendue que si les règles encadrant l'expertise et sa déontologie sont strictement définies, notamment vis-à-vis des conflits d'intérêts.

 

On doit s'y prendre autrement

 

La loi Bertrand qui a eu pour conséquence un important travail de réflexion sur les règles de déontologie de l'expertise est largement insuffisante. Il est crucial de définir strictement les conditions dans lesquelles les expertises (et les contre-expertises) doivent être menées.

 

Le cas Séralini, montrant que les études sur 90 jours sont trop courtes pour pouvoir conclure, est emblématique de ces carences. Cela est d'autant plus urgent que de nouveaux développements technologiques, nanotechnologies et biologie synthétique pour ne citer qu’elles, vont devoir se plier à des procédures d'évaluation restant à établir, et qu'il ne faudra pas attendre le prochain scandale sanitaire ou environnemental pour constater qu'on aurait dû s'y prendre autrement.

 

Aux dernières nouvelles, la proposition de loi rencontre des difficultés et pourrait être reportée voire simplement abandonnée. Le Sénat va-t-il choisir de travailler dans le sens de l'intérêt général ou se laisser intoxiquer par les lobbies industriels et techno-scientifiques ?

 

Scandales sanitaires

Par Le 12/09/2015

Juste un rappel pour éviter de balayer d'un revers de main le risque associé à l'usage des ondes wifi et autres micro ondes....... On ne connaît bien souvent la vérité que trop tard....

On pourrait rajouter à cette liste morbide les effets des pesticides et des engrais chimiques sur l'alimentation. Il y aurait de quoi remplir des pages. 

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Les grands scandales sanitaires dans l'Hexagone depuis 1945

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Dernière modification : 16/11/2010

Amiante, sang contaminé... La nocivité du Médiator, médicament contre le diabète accusé d'avoir tué quelque 500 personnes en 1976 et 2009, fait ressortir le spectre des scandales sanitaires qui ont touché la France depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le Mediator, traitement contre le diabète utilisé comme coupe-faim et incriminé dans un rapport accablant de l’Afssaps, est accusé d’avoir tué quelque 500 patients entre1976, date de sa mise sur le marché, et novembre 2009, date de son interdiction. Mais auparavant, d'autres affaires de santé publique avaient défrayé la chronique en mettant notamment en cause le rôle de l'État et celui des industriels. Voici une liste non exhaustive des scandales sanitaires qui ont éclaté depuis 1945.

L’amiante

Ce matériau hautement cancérigène a été massivement utilisé en France (malgré la connaissance de sa dangerosité) par les travailleurs en bâtiment après la Seconde guerre et jusqu’à son interdiction en 1997. Selon un rapport du Sénat de 2005, l’attentisme criminel des industriels et de l'État est aujourd'hui à l'origine d'une hécatombe estimée à 35 000 décès entre 1965 et 1995, et à 100 000 d'ici à 2025. En 2000, le tribunal administratif de Marseille juge l'État "responsable des conséquences dommageables du décès" de quatre personnes contaminées. C'est alors la première fois que l'État est directement mis en cause.

Le scandale du Distilbène

A partir de 1948, le Distilbène, une hormone de synthèse, est prescrite à des millions de femmes enceintes à travers le monde pour prévenir les fausses couches. Dès 1953, son inefficacité est démontrée et, en 1971, de graves malformations chez les enfants de mères traitées sont formellement attribuées à cette hormone. Rien n'y a fait : si les États-Unis le retirent immédiatement du marché, la France attendra jusqu’à l'année... 1977.

Le Chlordécone

Pendant vingt ans, de 1973 à 1993, le chlordécone, un insecticide, a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre un parasite : le charançon de la banane. Une étude, publiée dans le Journal of Clinical Oncology, et menée entre 2004 et 2007 par Pascal Blanchet du CHU de Pointe-à-Pitre et le Dr Luc Multigner de l'Inserm, confirme que l’insecticide est responsable d'un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate. Leurs conclusions montrent que les hommes exposés ont 80 % plus de risque de développer ce type de cancer.

L’hormone de croissance

Depuis les années 1980, 120 personnes sont mortes de la maladie incurable de Creutzfeldt-Jacob après avoir suivi un traitement pour favoriser leur croissance. Après vingt ans de procédure, quatre mois de procès en première instance et une relaxe générale, les familles des victimes se sont pressées à l'ouverture du procès en appel qui a débuté en octobre.

Le scandale de l’Isoméride

Mis sur le marché en 1985 pour lutter contre l’obésité, ce coupe-faim miracle, commercialisé par les laboratoires Servier jusqu’en 1997 et auquel plus de 5 millions de Français ont eu recours, est la cause de complications pulmonaires gravissimes. L'Isoméride sera retiré de la vente en France après la découverte de cas d'hypertension artérielle pulmonaire, dès 1995, et d'anomalies des valves cardiaques, en juillet 1997. Il serait responsable d’au moins 40 morts.

Le sang contaminé

C’est l’un des dossiers les plus douloureux du pays. Le drame du sang contaminé s'est transformé en scandale en avril 1991, lorsque l’hebdomadaire L’Événement du Jeudi publie un rapport prouvant que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a sciemment distribué, en 1985, des produits sanguins contaminés, entrainant la contamination d’hémophiles par le VIH. L'ancien Premier ministre Laurent Fabius et les anciens ministres Georgina Dufoix et Edmond Hervé comparaissent du 9 février au 2 mars 1999 devant la Cour de justice de la République (CJR) pour "homicide involontaire". Mais, en 2003, les dernières procédures s’achèvent avec la relaxe générale de tous les politiques et médecins poursuivis depuis 1994.

Première publication : 16/11/2010

De l'ignorance intentionnelle

Par Le 12/09/2015

Il n'est même pas possible de chiffrer les sommes considérables, pharaoniques que représentent les marchés des ondes. Téléphonie et toutes les technologies qui les utilisent. Il est dès lors très simple de comprendre pourquoi cette "ignorance intentionnelle" sera préservée coûte que coûte. 

Dans trois générations, on en reparlera....

 

Un expert de la Navy révèle que les micro-ondes sont couramment employées comme une arme pour rendre malades les gens et dénonce l'extrême danger du Wi-Fi pour les femmes


Croah.fr
lun., 13 oct. 2014 22:52 UTC

Cette vidéo est un montage d'extraits d'une interview de Barry Trower, un physicien expert en micro-ondes ayant travaillé pour la Navy, qui révèle que les micro-ondes sont employées couramment par les armées et les gouvernements pour nuire à des opposants ou des ennemis en les rendant malades et ainsi les faire mourir à petit feu. 

C'est déjà suffisamment cynique et horrible comme cela, mais Barry Trower explique que le pire, c'est le Wi-Fi : les micro-ondes du Wi-Fi altèrent le matériel génétique et plus spécialement l'ADN des ovules, au point que toute la descendance d'une femme atteinte par ces radiations sera impactée de manière irréversible. 

Des révélations de premier ordre à connaître absolument. 
 

 

 

Samedi 12 septembre 2015

 

Ces ondes qui leur rendent la vie impossible

L’association “Une terre pour les EHS” milite pour obtenir la mise en place de zones blanches, dépourvues d’ondes électromagnétiques   et d’antennes-relais, où pourraient vivre les personnes déclarées électro-hypersensibles.
L’association “Une terre pour les EHS” milite pour obtenir la mise en place de zones blanches, dépourvues d’ondes électromagnétiques et d’antennes-relais, où pourraient vivre les personnes déclarées électro-hypersensibles.
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Rassemblés à Saint-Julien-en-Beauchêne (Hautes-Alpes) depuis le 25 août, de nombreux électro-hypersensibles de France et d’Europe échangent encore jusqu’à lundi. Cette pathologie, liée aux différentes ondes électromagnétiques mais non reconnue par l’OMS, touche de plus en plus de personnes. Celles-ci ont bien souvent abandonné maison, travail, amis, afin de vivre loin du WiFi et des antennes-relais.

 

La route est sinueuse, bordée de rochers et de ruisseaux, à l’ombre des conifères. Soudain, plusieurs panneaux en carton. “Merci de couper vos téléphones portables et vos tablettes”, peut-on lire sur les écriteaux. Une vaste clairière s’ouvre alors, occupée par une centaine de personnes.

C’est ici, dans les gorges du Riou froid, entre Drôme et Hautes-Alpes, que l’association “Une terre pour les EHS” a choisi de réunir un maximum d’électro-hypersensibles pour une semaine d’échanges et d’ateliers. Ils ne sont pas beaucoup en France. « Environ 1 000 personnes se sont recensées auprès de l’association, mais il y en a sans doute encore beaucoup qui n’osent pas le faire », assure Philippe Tribaudeau, président de l’association organisatrice de l’événement.

Électro-hypersensible, une souffrance qui n’est pas reconnue (lire l’encadré ci-contre), et qui peine à rallier élus et scientifiques à sa cause. Beaucoup sont divisés quant au lien entre les symptômes déclenchés (maux de têtes, nausées, pertes de mémoire, insomnies) et les ondes électromagnétiques qui nous irradient au quotidien (WiFi, réseau 4G, Bluetooth).

Ce jour-là, Michèle Rivasi, eurodéputée d’Europe Écologie-Les Verts, est présente. L’élue de la Drôme a fait des EHS son cheval de bataille depuis une dizaine d’années. Après avoir fondé la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) en 1986, après la catastrophe de Tchernobyl, l’écologiste est désormais vice-présidente du Criirem, le Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques. « L’électrosensibilité existe, même si c’est complexe, c’est malheureusement sous-traité », déplore l’élue.

« Assimilés à des malades mentaux »

Anne-Marie Hautant, vice-présidente de la région Paca s’est également déplacée pour rencontrer les EHS. La conseillère EELV soulève le problème de façon plus directe : « Le premier réflexe qu’ont les personnes extérieures, c’est de vous assimiler à des malades mentaux ».

De fait, les électro-hypersensibles vivent pour la majeure partie d’entre eux sans téléphones portables, loin des antennes relais, et des zones WiFi. Ce qui condamne souvent ces irradiés à vivre loin de toute civilisation. Ou d’y rester sous certaines contraintes.

Plusieurs années d’errance dans une grotte ou dans une tente

Leurs studios ou leurs chambres sont parfois blindés. Il n’y a pourtant rien à cacher à l’intérieur. Si ce n’est cette pathologie si compliquée à faire accepter. Valentina est Italienne. À 36 ans, cette pharmacienne a dû laisser tomber sa profession : « il y a cinq ans, je suis devenue de plus en plus contrariée par les réseaux WiFi. » Ce qui entraîne alors chez la jeune femme de violents maux de tête, des vertiges et douleurs musculaires. « Je suis partie vivre pendant deux ans dans une tente, près d’une forêt, m’éloignant de tout », explique-t-elle. Depuis, Valentina vit chez son frère, mais ne travaille plus. « Mes parents doivent tout me payer… Aujourd’hui, je dois vivre dans une chambre blindée. »

L’histoire se retrouve au fil des témoignages. Ainsi les parents d’Anne Cautain, 58 ans, ont rappelé que leur fille a vécu pendant deux ans dans une grotte au fin fond des Hautes-Alpes. Elle vit désormais dans une ancienne étable de l’Office national des forêts. Des solutions de secours, tant que des zones blanches, à savoir non irradiées par des ondes électromagnétiques, ne seront pas mises en place.

Mais depuis plus d’un an, cette centaine de sinistrés a retrouvé espoir. À Saint-Julien-en-Beauchêne, à quelques kilomètres à peine du lieu de réunion des EHS, d’anciens bâtiments de la Caisse d’allocation familiale (Caf) sont situés dans une zone où le niveau de rayonnement électromagnétique est quasi-nul (lire ci-dessous). Une délivrance qui arriverait à point nommé, alors que de plus en plus de personnes semblent atteintes ces dernières années. « L’arrivée de la 4G et le déploiement du WiFi ont aggravé la situation », si l’on en croit Catherine Neyrand, kinésithérapeute à Romans-sur-Isère et présidente de POEM26, une association de prévention des ondes électromagnétiques. « Les gens préfèrent ne pas prendre l’électrosensibiltité au sérieux car ils ont peur, poursuit la quinquagénaire. C’est une épreuve qui peut arriver à chacun de nous. »

Depuis 2011, “Une terre pour les EHS” a rassemblé plus de 700 personnes atteintes d’électrosensibilité, dont une importante majorité de femmes. « Ce que nous voulons, c’est vivre dignement, revendique Philippe Tribaudeau. La plupart des électro-hypersensibles est isolée, n’a plus de vie sociale ». Cette semaine d’échanges aura permis de fédérer un peu plus les différents collectifs pour faire cause commune et poursuivre leur quête de reconnaissance. Loin des ondes mais plus jamais seuls.

Par Benjamin CHAUVIRÉ | Publié le 30/08/2014 à 06:02 Vu 3607 fois

Diabète, obésité, enfance......

Par Le 11/09/2015

LE DIABETE UNE PANDEMIE MONDIALE

Le mal du dos n’est plus le mal du siècle. Il est remplacé par le diabète, une véritable épidémie qui affecte actuellement près de 400 millions de personnes dans le monde. Et malheureusement, leur nombre est constante augmentation, et ce partout dans le monde.

L'explosion du diabète est mondiale. Près de 11.6% de la population adulte en Chine est diabétique. Aux Etats-Unis, où un tiers des adultes est obèse, le diabète prend également des allures d'épidémie avec 8.3% de la population atteinte. De même, pour les très riches pays producteurs de pétrole du Golfe persique (Arabie Saoudite, et Emirats arabes) où l'incidence varie de 13 à 19%. Dans la plupart des pays d'Afrique, 3 à 5% de la population est diabétique. L'Organisation Mondiale de la Santé prévoit qu'en 2030 le diabète sera la septième cause de décès dans le monde. La Fédération internationale du diabète estime qu'en 2015 environ 382 millions de personnes dans le monde étaient atteintes de diabète. Ce total devrait s'élever à 592 millions à l’horizon de 2035 (7 millions de personnes supplémentaires chaque année développent un diabète). Le marché actuel est dominé par quelques classes de médicaments et des besoins importants demeurent pour les médecins et les patients.

En France on compte aujourd'hui plus de 3 millions de personnes diabétiques (dont 92% de diabétiques de type 2), soit près de 5% de la population totale (dont environ 15% de la population adulte). Ce chiffre a augmenté de 90% en 10 ans entre 1999 et 2009.Selon les projections, si rien ne change, un Français sur dix sera touché par le diabète d'ici 10 ans. Cette augmentation sera pour moitié liée au vieillissement de la population et pour moitié liée à l'augmentation de l'obésité.

L’atteinte hépatique au cours du diabète de type 1 (DT1) est moins connue, mais peut survenir de façon précoce et constitue donc une des complications pouvant être rencontrée chez l’enfant. L’atteinte hépatique secondaire au diabète la mieux décrite et survenant principalement chez les patients diabétiques de type 2 (DT2) est la NAFLD « Non Alcoholic Fatty Liver Disease ». Ce terme comprend des formes allant de la stéatose simple à la stéato-hépatite non alcoolique « NASH », voire la cirrhose.

L’accumulation de graisse au niveau du foie chez les diabétiques de type 1 a longtemps été rapportée. À la différence de l’attention accordée à la NAFLD chez les diabétiques de type 2, l’étiologie, la prévalence et les conséquences de cette hépatopathie chez les diabétiques de type 1 restent mal comprises. Le manque d’attention pourrait être attribué à la plus grande prévalence du DT 2 par rapport au DT 1, et l’association du DT 2 à l’obésité, qui est un facteur de risque bien établi de NAFLD. Ainsi devant toute anomalie du bilan hépatique et lipidique chez un diabétique de type 1, il faut penser à la NASH qui peut se compliquer ultérieurement d’une cirrhose.

 CARACTERISTIQUES DU DIABETE
Qu’est ce que le diabète ?
Le diabète est caractérisé par une élévation anormale du taux de glucose dans le sang.
Le diabète de type 1 a pour origine une sécrétion insuffisante d'insuline par le pancréas, ce dernier détruisant peu à peu les cellules bêta où les ilots de Langerhans synthétisent l'insuline. Ce diabète se manifeste généralement dès l'enfance ou l'adolescence.

Dans le diabète de type 2, c'est la glycémie qui ne réagit plus à l'insuline sécrétée par le pancréas. Le glucose est alors mal utilisé par les cellules, expliquant l'élévation de la glycémie au-dessus des valeurs normales. Ce diabète se manifeste généralement après l'âge de 40 ans mais on commence à voir apparaître dans des populations obèses des cas d'adolescents et de jeunes adultes.

Le diabète de type 2 est le type le plus commun de diabète. Habituellement, il se produit chez les adultes, mais il se diagnostique vu de plus en plus chez les enfants et les adolescents. Dans le diabète de Type 2, le corps est capable de produire de l'insuline, mais cette dernière n'est pas en quantité suffisante ou bien le corps ne répond pas à ses effets, ce qui conduit à une accumulation de sucre dans le sang. Le diabète de type 2 est une cause majeure de maladies cardiovasculaires et rénales. Le nombre de personnes atteintes de diabète de Type 2 augmente rapidement dans le monde entier. Cette hausse est associée au développement économique, au vieillissement de la population, à l’augmentation de l'urbanisation, aux changements alimentaires, à la réduction de l'activité physique et à d’autres changements dans les modes de vie. Le marché pharmaceutique mondial du diabète de Type 2, dont 60 % est représenté par les antidiabétiques oraux, devrait passer de 31 milliards de $ en 2012 à 48,8 milliards de $ en 2021 (source: Institut Médical Statistique). 

Il existe aussi d'autres formes plus rares de diabète comme le diabète gestationnel (diabète temporaire qui survient chez 6% des femmes enceintes) ou le diabète MODY (Maturity Onset Diabetes Of the Young), un diabète lié à la mutation d'un gène qui représenterait 2 à 5% des diabètes non insulino-dépendants.

Prévention, traitements et médicaments

S'il n'est pas possible de prévenir le diabète de type 1, le diabète de type 2 s'attaque essentiellement aux personnes en surpoids. Maigrir ou maintenir son poids de forme en alliant alimentation équilibrée et activité physique régulière est encore la meilleure des préventions.

Pour le diabète de type 1, le corps ne fabriquant plus du tout d'insuline, l'unique traitement actuellement proposé est l'injection d'insuline.

Le diabète du type 2 est traité dans un premier temps par des mesures hygiéno-diététiques, puis on a rapidement recours à des traitements antidiabétiques dont l'efficacité n'est optimale que s'ils sont associés à une alimentation équilibrée et à une activité .
Certains médicaments peuvent être utilisés seuls ou en association avec d'autres antidiabétiques ou à d'autres classes de médicaments. Il existe trois grands groupes d'antidiabétiques :
- les médicaments de l'insulinorésistance : la metformine favorise l'utilisation du glucose par le foie (principalement) mais aussi par les muscles et les tissus adipeux (graisses), et diminuent la production de glucose par le foie.
- les insulinosécréteurs agissent sur la sécrétion de l'insuline par le pancréas. Il s'agit des médicaments des classes des sulfamides hypoglycémiants, des glinides, des analogues du GLP-1, des gliptines
- les inhibiteurs des alphaglucosidases (glucor, diastabol) ralentissent la transformation des glucides complexes en glucose et leur passage dans le sang.
Le diabète étant une maladie évolutive, des injections d'insuline sont parfois nécessaires lorsque les besoins en insuline ne sont plus couverts par la sécrétion du pancréas.

L'argent dette

Par Le 10/09/2015

L’argent Dette

 / 21 janvier 2015

Alors que les politiques d’austérité gagnent du terrain dans les pays occidentaux, il devient essentiel de comprendre d’où provient cette dette publique. Cette dette est l’argument principal des gouvernements pour procéder à des coupures de financement dans des domaines essentiels, comme l’éducation ou la santé.

Ce long métrage d’animation, dynamique et divertissant, de l’artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du système actuel d’argent-dette dans des termes compréhensibles pour tous.

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