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Pédagogie et société

Par Le 10/10/2015

Déclaration de Philippe Meyrieu, pédagogue :

"Nous vivons, pour la première fois, dans une société où l'immense majorité des enfants qui viennent au monde sont des enfants désirés. Cela entraîne un renversement radical : jadis, la famille "faisait des enfants", aujourd'hui, c'est l'enfant qui fait la famille. En venant combler notre désir, l'enfant a changé de statut et est devenu notre maître : nous ne pouvons rien lui refuser, au risque de devenir de "mauvais parents"...
Ce phénomène a été enrôlé par le libéralisme marchand : la société de consommation met, en effet, à notre disposition une infinité de gadgets que nous n'avons qu'à acheter pour satisfaire les caprices de notre progéniture.
Cette conjonction entre un phénomène démographique et l'émergence du caprice mondialisé, dans une économie qui fait de la pulsion d'achat la matrice du comportement humain, ébranle les configurations traditionnelles du système scolaire.
Pour avoir enseigné récemment en CM2 après une interruption de plusieurs années, je n'ai pas tant été frappé par la baisse du niveau que par l'extraordinaire difficulté à contenir une classe qui s'apparente à une cocotte-minute.

Dans l'ensemble, les élèves ne sont pas violents ou agressifs, mais ils ne tiennent pas en place. Le professeur doit passer son temps à tenter de construire ou de rétablir un cadre structurant. Il est souvent acculé à pratiquer une "pédagogie de garçon de café", courant de l'un à l'autre pour répéter individuellement une consigne pourtant donnée collectivement, calmant les uns, remettant les autres au travail.
Il est vampirisé par une demande permanente d'interlocution individuée. Il s'épuise à faire baisser la tension pour obtenir l'attention. Dans le monde du zapping et de la communication "en temps réel", avec une surenchère permanente des effets qui sollicite la réaction pulsionnelle immédiate, il devient de plus en plus difficile de "faire l'école". Beaucoup de collègues buttent au quotidien sur l'impossibilité de procéder à ce que Gabriel Madinier définissait comme l'expression même de l'intelligence, "l'inversion de la dispersion".
Dès lors que certains parents n'élèvent plus leurs enfants dans le souci du collectif, mais en vue de leur épanouissement personnel, faut-il déplorer que la culture ne soit plus une valeur partagée."

 


C'est bien pour ça que l'école n'a aucunement le pouvoir d'inverser ce désastre. Elle n'en est que la victime collatérale. Il ne sert plus à rien de tenter de sauver cette vieille école. De plus, celle-ci fonctionnant justement sur le principe de la compétitivité, de la concurrence, de la hiérarchie, de l'individualisme, pour "coller" à son époque, elle entretient et renforce l'ego. Une école qui crééerait l'idée de la coopération, de l'unité, du partage, de la bienveillance, dans cette société matérialiste, c'est une utopie. Tous les modèles de pédagogie différenciée sont des rustines sur un pneu en fin de vie. Sitôt sortis de la classe, les enfants replongent dans un monde qui fonctionne à l'envers des pédagogies bienveillantes. D'ailleurs, les pédagogies différenciées, elles-mêmes, colportent des idées qui vont à l'encontre de l'unité dès lors qu'elles sont érigées en culte de l'individualisme. Il y a là un paradoxe total. On souhaite une osmose respectant chacun mais chacun voudrait avant tout être respecté en oubliant tous les autres....

Les pédagogies différenciées, au lieu de nourrir l'idée de la bienveillance collective et de la cohésion sociale, ne sont plus que des estrades du haut desquelles chacun veut être identifié, non pas pour le fonctionnement équilibré du groupe, mais juste pour être "protégé". Tous les "dys" qui sont catalogués aujourd'hui sont des identifications. Et comme toutes identifications, elles créent des communautés, des castes, des groupes, des fonctionnements, des rejets, des adhésions, des douleurs, des soulagements, des troubles ou des apaisements...

Bien évidemment que l'enseignement doit prendre en compte les différences, bien évidemment qu'il faut accompagner l'individu et le soulager de ses douleurs, mais dès lors que tout cela se fait au nom de l'individu, sous une pression familiale, hiérarchique, politique, soit-disant pédagogique, on travaille à rompre l'unité. 

"T'es quoi toi ?

-Ah, moi je suis dyspraxique.

-Moi, je suis dyslexique.

-Moi, je suis dyscalculique

-Moi, je suis dysorthographique.

etc etc etc..."

Et tout ça est faux. Ces enfants sont sujets à des troubles particuliers mais ILS NE SONT PAS LEURS TROUBLES. Et ils sont pourtant identifiés comme tels. Il ne s'agit pas que d'une étiquette. C'est un mal bien plus profond que ça. Ce fonctionnement s'est installé dans les classes parce qu'il est IMPOSSIBLE pour un enseignant digne de ce nom de gérer ces troubles dans un groupe de 30 enfants. Par conséquent, l'identification permet de "sortir" ces enfants du groupe pour une prise en charge thérapeutique (là où les RASED existent encore) ou de diriger l'enseignant vers une pratique "allégée" envers tel ou tel enfant.

Une autre solution : revenir à des classes de vingt enfants maximum. Il n'y aura aucunement besoin de "médicaliser" à outrance ces enfants parce que la gestion du groupe sera considérablement adoucie, que l'aide ponctuelle de l'enseignant sera réalisable, que l'aide du groupe sera non seulement autorisée mais encouragée. Les difficultés de chacun ne seront plus dès lors une source de "mise à l'index" mais une opportunité de cohésion, de bienveillance, de coopération, d'entraide......

Il ne s'agit pas non plus par une pédagogie unique d'amener tous les enfants à un même objectif. On retomberait dans l'extrême opposé et il est tout aussi destructeur. Les programmes scolaires sont des aberrations absolues. La seule chose qui importe dans une classe, c'est de préserver le désir d'apprendre. Et le désir ne se programme pas...

Qu'un enfant entre en classe en souriant et qu'il en sorte avec l'impatience du lendemain. Pour lui et pour le bonheur de la vie de groupe. 

Et c'est une autre société qui verra le jour.

 

Oui, je sais, c'était un rêve. On est en week end.

Le cauchemar reprendra lundi. 


Le désir de l'école.


 

Dialectique de la mort (spiritualité)

Par Le 09/10/2015

"Deux Rafale ont délivré des bombes sur un camp d'entraînement. Les objectifs ont été atteints", a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian..........


Dialectique de la mort.... Effrayant l'usage des mots....Deux Rafale ont "délivré" des bombes.... Il ne s'agit pas de savoir si ceux sur qui elles tombent devaient être tués mais il faudrait tout de même préciser pour être clair que ces bombes n'ont pas été "délivrées" mais larguées et que l'effet au sol ne relève pas d'une "délivrance".

On en revient toujours à cette fameuse phrase de Dostoïevski : "Je ne vois pas en quoi il est plus honorable de bombarder une population que d'assasiner quelqu'un à coups de hache."

Eh bien, là, l'usage des mots tend à "adoucir" l'effet des bombes.

 

Voilà une autre version : "Deux Rafale ont bombardé un objectif et les humains atteints ont été déchiquetés, pulvérisés, carbonisés, éventrés, éviscérés, amputés, liquéfiés, atomisés, c'était une véritable boucherie, les pilotes ont vu des morceaus humains voler dans les airs. Les blessés n'ont aucune chance de survivre au regard de la gravité des atteintes et de l'impossibilité de les secourir. C'est une grande réussite". 


Bon, là, au moins, on a une image plus claire de la réalité...

Je rappelle que je ne défends pas dans ces propos les groupes terroristes, que je ne me pose pas la question de savoir si c'était justifié, au regard des populations visées, ou s'il y avait moyen de faire autrement, ou si les "cibles" sont bien celles qui doivent être combattues etc etc...

Juste qu'il s'agit de ne pas travestir la réalité par des mots édulcorés et vidés de leur sens. C'est très représentatif de la "légalisation" de l'usage des armes par les pays "démocratiques".

Se pose inévitablement, tout de même, la question de l'existence de ces groupes armés, de leur financement, des raisons du chaos actuel dans les zones visées, de l'utilisation qui en est faite par les pays "démocratiques" pour justifier des ventes d'armes aux pays "alliés" .... Mais, bon, ça, c'est de la politique financière. Si on ne cherche pas la cause des causes, on reste inévitablement à la surface des choses. Et la surface est très facilement modifiable, manipulable, enjolivée, mensongère, partielle, subjective, intéressée, intentionnelle etc etc...

 

                                                                               "Les bombes ont été "délivrées".........

2011 03 20 bombardement des vehicules des troupes fideles a kadhafi par l otan

 

                                                                                                et "la zone est nettoyée"....

 

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Hommage aux Eclaireurs

Par Le 09/10/2015

J'adhère intégralement mais ce qui me déplaît quelque peu dans ces "personnes" agissant dans la connaissance de soi, c'est qu'elles reformulent simplement tout ce que Krishnamurti a écrit il y a cinquante ans et j'aimerais les entendre le dire. En soi, ça n'est pas si important, ce qui compte, c'est le contenu et le fait que les auditeurs ou lecteurs s'engagent dans une réflexion existentielle. Oui, d'accord. Mais en quoi, cet hommage à Krishnamurti viendrait affadir leur discours ? En rien....Et ça serait même un moyen très puissant d'indiquer aux gens que ce travail sur la conscience est un chemin parcouru depuis bien longtemps, bien avant Krishnamurti lui-même, évidemment et qu'il n'y a aucune "honte" ou inquiétude à avoir quant à la difficulté que cette voie représente...Nous ne marchons pas dans les pas de grands "Maîtres" mais nous savons qu'ils ont laissé des traces... Et je tiens à respecter ces traces....Tout ce que j'écris moi-même porte le souvenir de ces traces, des chemins empruntés par des "Maîtres". Je n'ai rien inventé mais j'ai utilisé des balises anciennes, comme des phares sur l'Océan. L'itinéraire de mon navire n'est pas celui des Maîtres. Le sillage qu'ils ont laissé est juste une indication mais ce liseré qui ne s'efface pas est un appel vers le large. Comment pourrais-je avoir l'arrogance de dire que j'ouvre l'Océan à moi tout seul ? Aucun marin n'avance aujourd'hui en aveugle sur l'Océan de la conscience. Il y a eu beaucoup d'explorateurs avant nous. Les "Eclaireurs"...J'aime bien cette métaphore. Partir en avant et baliser le chemin. Il y a de nouveaux Eclaireurs aujourd'hui : ceux et celles qui cherchent à associer la physique quantique avec la conscience cosmique. Nous entrons dans une nouvelle dimension.....Mais si la connaissance en est à ce point, c'est qu'il y a eu d'autres Eclaireurs...On ne découvre jamais une terre nouvelle sans avoir au préalable traversé des territoires connus....

 

Musique

Par Le 09/10/2015

 
 
 
Levé à 5 heures. J'écris. Avec les musiques que j'aime...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il y en a tellement encore....
 
 
 

De la considération...

Par Le 08/10/2015

(YANN THOMPSON / FRANCETV INFO)
Propos recueillis par 
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Mis à jour le  , publié le 

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"C'est sorti comme ça." Deux jours après avoir pris à partie, les larmes aux yeux, des dirigeants d'Air France, la salariée devenue icône de la contestation du personnel de la compagnie aérienne a accepté, mercredi 7 octobre, de revenir pour francetv info sur son cri de colère et sur le succès de son intervention, visionnée plus d'un million de fois sur Facebook et YouTube.

Erika, mère de famille de 33 ans, est agent au sol à Air France depuis 2007. Cette ancienne chargée de communication événementielle travaille dans les salons réservés aux clients VIP. Elle est syndiquée à la CGT, mais n'y exerce aucune fonction.

Francetv info : Comment vous êtes-vous retrouvée face à ces dirigeants ?

Erika : Je participais à la manifestation organisée en marge du comité central d'entreprise. Certains manifestants ont réussi à entrer dans le bâtiment, un mouvement s'est alors formé et j'ai suivi le troupeau, par curiosité. Lorsque j'ai fini par pouvoir entrer dans la salle de réunion, les scènes de violences avaient déjà eu lieu et il n'y avait plus grand monde. Des cadres ont quitté la salle en nous regardant comme des gueux, en secouant la tête.

Je me suis retrouvée face à ces dirigeants, qui me sont apparus totalement détachés et pas du tout concernés. J'ai essayé de m'adresser à eux, je n'ai eu pour seule réponse que leur silence. Cela m'a chamboulée. J'ai trouvé inacceptable que ces personnes, qui décident de nos vies, soient si légères et méprisantes. Nous nous présentions face à eux désespérés, et eux étaient presque amusés. C'est là que ma collègue a commencé à filmer, et le reste est sorti comme ça, rien n'était préparé.

Au début de la vidéo, vous parlez des "efforts" réalisés par le personnel ces dernières années. Quels sont-ils ?

J'ai perdu 21 jours annuels de congés cumulés. J'ai donc moins de temps à consacrer à ma famille, d'autant que je travaille en décalé avec des journées qui commencent à 5 heures. Mon pouvoir d'achat stagne depuis quatre ans, ma qualité de vie a baissé, et, comme beaucoup de Français, je vis à découvert.

Par ailleurs, les moyens ont diminué dans les entités. Nous nous retrouvons donc avec des charges de travail plus importantes. Par exemple, il nous arrive désormais, en cas de tension avec un client, de faire appel à un collègue en lui demandant de jouer au responsable clientèle, parce qu'il n'y a pas de vrai responsable clientèle ce jour-là. Si la machine Air France fonctionne toujours, c'est parce que nous sommes attachés à l'uniforme et que nous nous accrochons.

Que s'est-il passé après l'enregistrement de la vidéo ?

Le face-à-face s'est poursuivi pendant quinze ou vingt minutes. J'ai continué à m'adresser aux dirigeants. Ma collègue, en pleurs, les suppliait de bien vouloir répondre. Encore une fois, on ne parlait pas de choses légères, il ne s'agissait pas de décider si on remplaçait le cake au chocolat du salon VIP par un far breton, mais si on allait pouvoir payer le crédit de notre maison l'année prochaine. Ces gens ont l'avenir de nos vies de famille entre leurs mains, et ils restaient là, les bras croisés, le sourire narquois.

Finalement, Pierre Mie, le directeur des affaires sociales d'Air France, s'est décidé à échanger avec nous. Cela a duré une trentaine de minutes, durant lesquelles il nous a abreuvés de chiffres et d'arguments stratégiques. On lui posait des questions sur nos emplois, et, lui, d'un tour de magie, nous faisait oublier notre question et nous embrouillait. Il a ensuite proposé un "café de la paix" à ceux qui étaient là, mais je n'ai pas suivi les collègues et je suis restée en retrait. C'était pour lui une porte de sortie pour quitter la salle.

Que retenez-vous de cette journée de manifestation ?

Il y a cette vidéo, qui m'émeut, me chamboule encore. Je n'ai pas l'impression d'avoir dit des choses très pertinentes, mais les copains se sont retrouvés en moi. Notre mal-être est simple à comprendre, et pourtant la direction n'y arrive pas.

Il y a aussi notre unité lors de la manifestation, j'ai trouvé cela beau. Nous étions tous ensemble, du manutentionnaire au pilote, pour dire non à ces suppressions de postes. Nous ne sommes pas tombés dans le piège qu'essaye de nous tendre la direction, qui cherche à diviser les hôtesses, les pilotes, le personnel au sol, en nous montant les uns contre les autres. Selon moi, la direction a fait de mauvais choix, qui sont à l'origine de nos difficultés et qu'elle n'assume pas. Alors elle tente de faire croire que c'est de la faute des uns ou des autres, ici en disant que ce plan social est dû au manque d'efforts de la part des pilotes.

Quant aux violences, je ne les cautionne pas, d'autant que j'ai montré qu'on peut se faire entendre sans être violent. Mais il faut analyser d'où viennent ces violences. C'est insupportable, par exemple, qu'un patron promette d'annoncer son plan aux salariés, puis, le lendemain, qu'on découvre les chiffres dans la presse alors que la réunion ne doit avoir lieu que deux jours plus tard. Nous voulons juste un peu de considération.

La sexualité taoïste (sexualité sacrée)

Par Le 08/10/2015

Harmonie

http://www.pure-tao.com/fr/content/188-documents-le-tao-de-l-art-d-aimer

L'objectif de ce chapitre est de vous donner quelques pistes pour vous permettre d'avoir une sexualité la plus satisfaisante possible.

Comme il est difficile de parler de sexualité quand elle est impossible, le premier point concerne les personnes qui ont des soucis d'ordre physique, la phytothérapie est faite pour y remédier.

Une fois l'acte possible, vous pourrez faire davantage plaisir à votre partenaire grâce aux informations présentes sur cette page. Si vous souhaitez des informations plus personnalisées, consultez la liste des formations...

 

 

1) Introduction


Dans la littérature chinoise, les textes relatifs à la sexualité sont très anciens et nombreux. La raison tient au fait que les médecins ont compris l'importance pour notre santé, de bien gérer ses énergies sexuelles, tant pour la santé physique que mentale.

Selon l'approche taoïste, toutes les méthodes de préservation de la santé ne servent à rien si elles ne s'accompagnent pas d'une sexualité épanouie. L'union de la femme et de l'homme est semblable à l'union de la Terre et du Ciel. C'est parce qu'ils s'accouplent harmonieusement que la Terre et le ciel durent à jamais. C'est ce que les sages appellent l'immortalité...

Accéder à une sexualité épanouie n'est pas une évidence, encore moins pour les occidentaux qui sont encore bien trop souvent sous l'emprise des tabous issus de la religion. Abordée sous un angle sacré, harmoniser sa sexualité suppose de l'explorer dans ses aspects physique, énergétique, émotionnel, affectif et spirituel. D'un point de vue oriental, tous ces axes sont indissociables.

Pour les animaux, la sexualité est une force qui invite à la reproduction pour assurer la pérennité de la race. Pour les humains, c'est un peu différent, normalement… Même si la reproduction est un aspect indubitable, la sexualité peut devenir un moyen de travailler sur soi et sur sa relation à l'autre. A chacun de placer le curseur où il le souhaite mais force est de constater que les orientaux, à travers leurs connaissances de l'être humain, nous ouvrent dans ce sens, des voies trop méconnues dans notre culture…

 


2) Les composantes de la sexualité


La composante physique

Par essence, la femme est de nature YIN. Les mots qui pourraient la caractériser seraient : douceur, lenteur, passivité, inertie, réceptivité, introversion, mentale… Elle aime les détours et les préliminaires et déplore souvent le coté un peu "primaire" de l'homme…

Pour l'homme, de nature YANG, les mots qui le caractérisent seraient : force, rapidité, action, impulsivité, extraversion. Il aime aller droit au but et déplore souvent le manque de motivation et d'initiative de la femme…

Sans prendre ces caricatures au premier degré, reconnaissons tout de même qu'elles reflètent assez bien une partie de la réalité. Par conséquent, pour véritablement parler de relation amoureuse, il convient à la femme d'oser exprimer son Yang en étant plus entreprenante et moins passive. L'homme, de son coté, se doit de manifester son YIN en étant plus doux, plus raffiné et moins impulsif…


La composante émotionnelle

Dans la relation amoureuse, logiquement, l'émotion que suscite le partenaire est à l'origine du désir qui va mobiliser l'énergie sexuelle. C'est une condition nécessaire mais pas suffisante. Parfois, il arrive que cette alchimie ne fonctionne pas. Quelles peuvent en être les raisons ? 
La Médecine Chinoise montre que le désir est associé à la sphère "Foie". Quand le stress ou les contrariétés sont présentes, l'énergie de la sphère "Foie" a tendance à se bloquer. Ceci entraîne une baisse de désir ou un manque de motivation que la personne elle-même ne peut s'expliquer, malgré tout l'amour qu'elle peut porter à son(sa) partenaire. Sur le long terme, le désir peut devenir complètement absent au point même d'en oublier l'existence. Outre le problème que cela pose dans la vie de couple, cette situation peut s'avérer extrêmement toxique suite au blocage d'énergie, source possible de maladies parfois graves comme le cancer du sein chez la femme ou de la prostate chez l'homme.
A l'inverse, pratiquer des activités qui permettent d'abaisser son seuil de stress comme le Qi Gong, le Tai Ji Quan, le yoga, les différentes formes de relaxation ou le massage, seront propices à favoriser la libre expression du désir et la disponibilité des corps...

 

La composante énergétique

Comme nous l'avons vu précédemment, le désir est étroitement lié à notre niveau de vitalité, ou exprimé de façon inverse, à notre niveau de fatigue. Une bonne hygiène de vie complétée par des plantes ou de l'acupuncture peut vous aider recouvrer une vie de couple harmonieuse assez facilement. Dans ce cas et pour les hommes, il est vivement conseillé d'éviter d'éjaculer systématiquement car cela représente une énorme perte d'énergie, en plus des inconvénients qui seront évoqués dans les lignes qui suivent.

Néanmoins, l'énergie, au sens sexuel du terme, s'exprime bien au-delà de la force ou de la puissance. A travers leur parfaite connaissance des circuits d'énergies (méridiens), les chinois nous enseignent que l'acte sexuel est beaucoup plus qu'un simple prétexte au plaisir. Dans ce cas, cela devient un art, tout comme on parle d'arts martiaux.
Dans ce cas, pour parler de "l'art de l'amour" et donc pour  véritablement commencer à jouer avec les énergies, il est indispensable de faire durer l'acte suffisamment longtemps. D'où la nécessité pour l'homme de savoir se maîtriser et de ne pas vouloir accéder à l'orgasme (tel qu'il le connaît) à tout prix. Sa partenaire lui en sera reconnaissante (car rappelons que sa nature YIN fait qu'elle a besoin de plus de temps que lui) et le plaisir des deux sera supérieur. C'est à cette condition seulement que la combinaison des énergies des deux partenaires peut véritablement se faire. L'osmose opère et les êtres s'unissent, mais sur un autre plan.
En n'éjaculant pas systématiquement (l'idéal est 1 fois sur 9), l'homme peut ainsi rester dans un état vibratoire qui lui permet d'accéder à une autre forme de plaisir, plus subtil, plus profond et plus durable. Au début, un entraînement (seul et à deux) est parfois nécessaire pour ce véritable travail de funambule. Si l'excitation est insuffisante, l'érection est absente et si le désir est trop important, l'éjaculation est précipitée... Chacun des partenaires doit donc œuvrer en fonction de lui-même et de l'autre pour parvenir à réussir ce challenge… Avec le temps, les choses sont plus faciles, jusqu'à devenir une évidence.
Pour l'homme, c'est un autre monde à explorer, et à partager avec sa partenaire. L'un et l'autre doivent apprendre à dissocier plaisir et éjaculation. Bien entendu, la fréquence des rapports sexuels doit être suffisante pour que l'alchimie fonctionne… La encore, c'est une expérience à vivre à deux où chacun doit revoir ses croyances sur la sexualité.
C'est aussi à partir de cette étape que nous pouvons considérer l'acte sexuel comme un Qi Gong (travail énergétique à vocation thérapeutique) qui peut servir, en plus d'exacerber le plaisir, à reconstituer les réserves énergétiques des deux acteurs.

 

La composante spirituelle

Cheminer dans cette forme différente de sexualité implique de cultiver une bonne connaissance de soi, de l'autre et de la relation. C'est un vaste programme qui demande du temps, de la complicité et surtout, de l'amour. Vue sous cet angle, la sexualité ne représente plus cette quête effrénée du plaisir (sans pour autant qu'il soit négligé, bien au contraire), mais devient le point de départ de la formidable aventure de la vie à deux. L'autre n'est plus appréhendé uniquement comme un objet de plaisir mais il est aussi choisi pour nous aider à aller encore plus loin dans l'art du perfectionnement de soi. Si l'ouverture du cœur, la patience et l'humilité sont présents, le lien est vécu sous les auspices de la coopération, où l'enthousiasme et le renouveau nourrissent la relation au quotidien. A ce niveau, nous rejoignons la voie du Tantra...

Plus d'infos >>

 

Pas de crabe

Par Le 08/10/2015

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Au vu des mes douleurs abdominales chroniques et le fait que j'ai perdu 9 kilos en un an, sans aucun régime, mon médecin m'a envoyé passer une batterie d'examens divers et variés.

Les résultats sont tombés : il n'y a pas de "crabe" planqué sous un rocher. Puisque c'est ça qu'il cherchait en priorité. 

Il reste donc une vésicule biliaire totalement hors service et quelques autres joyeusetés pour expliquer le pourquoi du comment. Et tout ça en un an et demi....

Ordre du médecin : je dois faire du sport et ne pas vivre comme un reclus. 

Il sait très bien que c'est à la base de mon équilibre psychologique et par conséquent de ma santé....

Je vais aller faire du vélo, tiens. 

Responsables ?

Par Le 08/10/2015

Non, ça n'est pas "grave" si ça se reproduit. Ce qui est grave, c'est que la situation soit si monstrueuse que les gens en soient réduits à user de cette "violence". Dire qu'ils sont responsables, c'est comme accuser les ouvriers morts de l'amiante de "s'être laissés emportés par le cancer...."

BFMTV qui coupe le son....Rien d'étonnant de leur part. Quant à Mélenchon, je ne lui fais nullement confiance. Il trempe tout autant que les autres dans le système politique. Mais, au moins, son discours s'oppose à l'opprobre officielle. 

 
 
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"Graines de rebelles"

Par Le 07/10/2015

« Graines de rebelles » : reportage sur ces semeurs résistants

La bataille des graines a commencé. Les crises climatique et écologique frappant à nos portes, l’agriculture industrielle s’imposant triomphalement, la croissance à tout prix exigeant des rendements au détriment du vivant, de plus en plus de « résistants » s’organisent dans les marges de la société pour assurer, non sans mal, la préservation de la diversité des semences, leur échange libre et leur culture. Leur combat est présenté dans un court reportage du 13.15 sur France 2.

 

Le constat est sans appel : les trois quarts des fruits, légumes et céréales ont disparu en un siècle sans même que l’information fasse la Une des journaux. Course à la productivité oblige, les normes de la monoculture se sont généralisées et la plupart des espèces furent reléguées aux pages de l’Histoire pour laisser place à une poignée de grands noms vendeurs, plus colorés, plus lourds, plus ronds, plus propres dans les étales des magasins. Mais aussi moins nutritifs, moins gouteux et souvent moins adaptés au terroir et au climat, donc moins résistants aux maladies.

Au cœur de l’Europe, des irréductibles résistent à l’envahisseur industriel, risquant une amende de 45 000 euros pour braver les règles imposées par un lobbying agro-industriel. Ceux-ci préservent, reproduisent et vendent ou échangent des graines oubliées, parfois incroyablement résistantes dans des situations extrêmes, comme l’a démontré Pascal Poot qui fait pousser ses plantes sans arrosage depuis 15 ans. Leurs combats se médiatisent peu à peu alors que nombre d’agriculteurs, partout dans le monde, sont contraints d’utiliser des semences industrielles non reproductibles (et plus chères), les obligeant à en racheter chaque année, avec les frais que cela engendre.

En France, la résistance s’organise autour du réseau Semences paysannes, un collectif de 70 associations qui partagent toutes le même combat : réintroduire des variétés anciennes à travers une agriculture alternative. Le magazine « 13h15 le samedi » diffusé sur France 2 s’est penché sur ce combat méconnu, pourtant vital, aux yeux de beaucoup. Un reportage d’Emmanuelle Chartoire, Julien Voigt, David Geoffrion et Eric Chevalier à (re)découvrir sur youtube ci-dessous ou en rediffusion temporaire sur Francetvinfo.fr.

 


Source : francetvinfo.fr

Une autre vie

Par Le 07/10/2015

À 25 ans, elle part à l'aventure avec sa fille de 3 ans sur le dos ! Les photos sont à couper le souffle...

Par Clément P. il y a 1 jour

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À seulement 25 ans, Morgan Brechler sait ce qu’elle veut pour elle… et surtout pour sa fille ! La jeune américaine, originaire de Phoenix (Arizona), a déjà exploré de nombreux parcs nationaux, accompagnée de sa petite Hadlie, 3 ans. Camper, escalader, respirer, observer les paysages, voilà comment le duo d’aventurières voit la vie. Ouvrez grand les yeux…

 

@instagram.com/morganbrechler

 

Pour beaucoup de gens, faire de la randonnée, des activités extrêmes et dormir dans une tente ou dans une camionnette avec leur enfant, ce serait mission impossible. Mais pour Morgan Brechler, c’est l’occasion de passer des moments inoubliables entre mère et fille, loin du stress, des écrans et de la technologie.

 

« En ce qui concerne les parcs nationaux, nous avons déjà fait le Grand Canyon et Joshua Tree, en Californie. Nous sommes aussi allées au Mexique et à Hawaï » a déclaré la jeune maman.

 

Morgan, qui aime se décrire comme une « groupie de la nature », porte sa fille sur le dos quand cette dernière commence à fatiguer. Ensuite, elles grimpent le long de grandes parois de pierre, équipées de cordes et de harnais de sécurité. Une discipline à laquelle Hadlie s'entraîne depuis qu’elle n’a que quelques mois. En effet, elle a commencé sa formation de l’escalade quand elle avait 1 an et demi.Autant vous dire que du haut de ses 3 ans, elle a déjà pas mal d’expérience !

@instagram.com/morganbrechler

@instagram.com/morganbrechler

@instagram.com/morganbrechler

 

« Quand elle était toute petite, elle a commencé par des tout petits murs en indoor, des choses très faciles. Aujourd’hui, elle a bien progressé et s’en sort très bien » confie sa maman.

 

Si Morgan a choisi un mode de vie différent pour elle et sa fille durant les week-ends, c’est qu’elle a ses raisons : « C’est important d’être proche de la nature, on se perd tellement dans la technologie. Je veux qu’Hadlie apprécie la vie et qu’elle sache que le meilleur moyen d’apprendre et de grandir est de connaître Mère Nature. Ici, il n’y a pas d’artifice, tout est vrai, tout est authentique. J’aime créer tous ces souvenirs avec elle, on est ensemble et en plein air, c’est génial ! »

 

Pendant la semaine, Morgan vit en alternance : comprenez deux jours à étudier l’agriculture durable à la fac et trois jours à travailler dans un cabinet de paysagistes et d’architectes. Le reste de son temps, elle le passe avec Hadlie, à préparer leurs escapades du week-end.

 

Depuis qu’elle voyage avec sa fille sur le dos, la jeune femme a créé un Instagram, une façon de garder des souvenirs et de partager leurs aventures avec le monde entier. Et elle a tapé dans l’œil de fans de voyages ! En effet, sur le célèbre réseau social, cette mère est déjà suivie par plus de 52 000 fans. Les photos sont particulièrement belles, et Hadlie est vraiment trop mignonne.

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Jean Jaurès

Par Le 07/10/2015

« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnées et de paroles tumultueuses. Quelques hommes se rassemblent, à huit clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d‘administration, et, à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour d’un tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront chassés, seront exclus, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale.

Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »

JEAN JAURÈS

Discours devant la chambre des députés, séance du 19 juin 1906

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Air France

Par Le 07/10/2015

 "L’État, c’est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : “Moi, l’État, je suis le Peuple”."
Friedrich Nietzsche 

 

Je rejette catégoriquement les propos de nos gouvernants au regard de "l'indignation du peuple français" envers les violences faites au dirigeants d'Air France. Premièrement, les gouvernants ne sont pas le Peuple. Je leur refuse le droit de parler en mon nom. Hollande et Valls ne représentent même pas 15% de la population française et même si les statistiques étaient inversées, il resterait des individus qui ne veulent pas qu'on parle en leur nom. Deuxièmement, cette culpabilisation envers ceux qui soutiennent les salariés d'AF est totalement immonde. 

Il existe un consensus manipulatoire entre les politiciens et les medias. On se souviendra des travaux de Noam Chomsky sur la manipulation des masses. Les gouvernants emploient aujourd'hui le même protocole que pour "Charlie hebdo". Leur objectif est de créer un mouvement de masse qui ne soit fondé que sur l'émotionnel, quitte à effacer tout ce qui a conduit à cette situation. 

"Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion.

Remplacer la révolte par la culpabilité.

Ils font la même chose avec les migrants d'ailleurs....

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"L'objectivité"... des medias gouvernementaux sur la "crise" à AF ? ......Il n'y a aucune objectivité....

Un article qui parle du discrédit jetée sur la France en terme d'images à l'international..... C'est étrange cette distinction entre la violence physique faite au DRH et la violence pyschologique constante excercée sur les employés, tous secteurs confondus.

Dostoïevsky s'indignait qu'on cautionne le bombardement d'un pays "ennemi" mais pas l'assassinat à coups de hache. Le premier serait "propre", gouvernemental, raisonné, légitime et le second est ignoble......On est ici dans le même procédé : le comportement des patrons est légal, honorable, justifié. Celui des employés "violents" est ignoble....

Et bien, pour moi, la violence psychologique exercée sur les salariés durant des années est plus traumatisante qu'une violence physique épisodique. Et il n'y a pas de "symbolisme" qui tienne. Je pense que l'image de la France est bien plus gravement atteinte par l'incurie de nos dirigeants. Ça, c'est très destructeur, effectivement. 


 


EXTRAIT D'UN ARTICLE : "Aujourd'hui, il y a très peu de conflits en France et ce type d'actes est rarissime", souligne Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, dans un entretien au "Parisien".

"L'incident survenu à Air France, grave et inqualifiable, n'est en rien représentatif du dialogue social dans les entreprises en France", insiste pour sa part Muriel Pénicaud, directrice générale de Business France, agence chargée de faire rayonner les entreprises françaises à l'étranger. "Les investisseurs étrangers le savent et nous espérons que l'actualité de ces deux jours ne donnera pas une image faussée de notre pays", ajoute-t-elle.


Cette indignation du Grand Patronnat et des politiciens est uniquement financière. Ce sont les conséquences sur les parts de marché qui inquiètent.

 

"À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes."
John Fitzgerald Kennedy

Cette video est indispensable dans le mensonge étatique actuel. 

 
Il est important également de lire les propos du patron d'AF pour comprendre l'exaspération des salariés. Cette violence verbale, psychologique, cette humilation, ce déni de l'existence des employés, de leurs conditions de travail, des salaires bloqués....Rien. Aucune réponse, aucune parole, aucune prise en considération...Même pas un regard. Ils diront même que tout ça est faux, que c'est le délire de quelques esprits malades..."Sûrement que cette femme a des problèmes personnels et elle accuse l'entreprise qui la fait vivre d'en être responsable. Quel manque de reconnaissance...."
 
ELLE EST LÀ, LA VÉRITABLE VIOLENCE. 
 
La cause des causes.
Il est immonde de considérer que les employés sont des "voyous" et de la "chienlit" (propos de Valls et Sarkozy).
 
Il est stupéfiant de voir que ces individus, dans leur tour d'argent, après avoir mis le feu, se font passer pour des pompiers providentiels, les sauveurs de l'honneur du pays.
 

 

 

Le PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, a livré une approche surprenante du droit social, révèle le site Mediapart (abonnés), mercredi 18 mars. Au cours d'unerencontre patronale, en décembre 2014, Alexandre de Juniac est revenu sur les acquis sociaux, une notion "très imprécise et très floue", selon lui.

Le PDG revient notamment sur le travail des enfants, dont l'interdiction n'est pas si évidente, selon lui. "C'est quoi l'âge d'un enfant, de nos jours ? Est-ce que c'est 16, 18 ou 20 ans ? On pense à donner le droit de vote à des enfants qui ont 16 ans ? Est-ce que ce sont des enfants, je ne sais plus... Est-ce qu'il faut les faire travailler, pas travailler ? Pas sûr." Le site Mediapart a découpé ce passage de l'intervention, donnée dans l'abbaye de Royaumont (Val-d'Oise).

"M. de Juniac, les grévistes, on les aurait envoyés en prison"

Au cours de son intervention longue d'une vingtaine de minutes, Alexandre de Juniac évoque également les 35 heures. "La durée du temps de travail, qui, paraît-il, est un acquis social, qu’est-ce cela veut dire pour un ingénieur qui a une tablette et un smartphone et qui travaille chez lui ?", explique le PDG. Avant de s'interroger :"Est-ce que cela a un sens de fixer l’âge de la retraite ?"

Ce n'est pas tout. La rude concurrence des compagnies du Golfe impose de"mettre des limites aux acquis sociaux". Alors qu'il a dû affronter une grève musclée des pilotes de ligne, en septembre, Alexandre de Juniac livre d'ailleurs une anecdote. "Comme le disait mon homologue de Qatar Airways, hier, à propos de la grève, 'Monsieur de Juniac, chez nous, ce ne serait pas possible, on les aurait tous envoyés en prison'." La réplique fait mouche et suscite les applaudissements de la salle. Pas sûr que les syndicats du groupe soient aussi enthousiastes.


  

Les réseaux sociaux sont encore une fois en train de jouer un rôle primordial. Celui de la contestation, de l'inversion des regards, d'une véritable analyse. 

"Charlie hebdo"

Les migrants

Les manifestants....

 

Toujours le même procédé gouvernemental.

Il s'agit de cacher les raisons originelles des crises et de créer des mouvements émotionnels et si possible culpabilisants pour permettre aux dirigeants d'intervenir au grand jour et apparaître comme les sauveurs, les hommes d'honneur, les Pères de la nation.

"S'adresser au public comme à des enfants en bas âge."

"Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise"

 

Le DRH d'Air France va être remplacé en janvier. Ça a déjà été annoncé. Il ne va pas se retrouver au chômage bien entendu. Il partira avec une prime représentant dix ans du salaire annuel de cette hôtesse de l'air.

Les parachutes dorés.....Le patron de Volkswagen....Un autre bel exemple. 

 

Et donc, l'Etat français s'indigne d'une chemise déchirée, de dix minutes de peur pour ces dirigeants, de cette humiliation, de ces images honteuses pour notre pays ?

 

Non. Je n'ai pas honte des salariés qui explosent.

J'ai honte des patrons et des politiciens qui posent les bombes......

 

J'ai connu la révolte des Bretons contre la centrale nucléaire de Plogoff. Oui, c'était violent. Mais dès lors que les règles démocratiques sont bafouées par le gouvernement lui-même, que doit faire le Peuple ? Manifester ? ..... Qu'on vienne faire le calcul des manifestations et grèves effectuées par une partie du monde enseignant ces trois dernières années....Pour quel résultat ?.....

Plus de la moitié de la population française certainement considère que les enseignants sont "des fouteurs de merde, fainéants, privilégiés, pêtés de vacances, des fonctionnaires bien peinards qui font chier avec leurs grèves."  Il suffit d'aller faire un tour sur les réseaux sociaux pour vite s'en apercevoir. D'ailleurs, je ne dis surtout pas que j'étais enseignant. Je n'essaie même plus d'expliquer quoi que ce soit.

Aujourd'hui, je considère qu'un enseignant qui fait une journée de grève syndicale est complice du gouvernement puisqu'il contribue à entretenir cette image désastreuse. C'est faire le jeu du gouvernement en portant atteinte à la vie quotidienne des parents d'élèves. La seule grève qui soit utile, c'est la grève administrative et non pas une grève qui met les enfants à la rue ou qui oblige les parents à prendre une journée ou à payer une nourrice.  C'est totalement absurde.

Le jour où les enseignants contestataires comprendront que les salariés d'AF ont raison, le regard que la population française leur porte changera. 

Oui, la violence physique peut devenir incontournable. Il s'agit juste de ne pas en être l'instigateur. 

 

Je rappelle juste que des politiciens ont considéré que Rémi Fraisse, tué par un gendarme au barrage de Sivens, n'avait qu'à pas y aller......

Aujourd'hui, on entend des Grands Patrons, ceux du CAC 40, dire que si les salariés ne sont pas contents, ils n'ont qu'à aller voir ailleurs. 

 

Attention à toute cette dialectique, attention aux manipulations émotionnelles, attention à ces indignations politiques. 

Les gens dangereux ne sont pas ceux que les medias et les polticiens nous présentent.

Nous ne sommes pas les poseurs de bombes. Nous sommes ceux qui explosent. 

 

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Voilà ce que ça donne dans le milieu enseignant : le fichage des "méchants"....La délation par la hiérarchie. Et lorsque les "méchants" n'auront plus d'autre solution que de passer à la violence, ils seront montrés du doigt, jetés aux enfers, bannis de la Nation.......

 

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Victor Hugo sur "l'instruction"

Par Le 06/10/2015

Victor Hugo
Discours à l’Assemblée nationale (1848-1871)

Séance du 11 novembre 1848

 

Le citoyen président. L'ordre du jour appelle la suite de la discussion du budget rectifié pour 1848.

La discussion générale, commencée hier sur le budget du ministère de l'instruction publique, continue. M. Victor Hugo a la parole.

Le citoyen victor Hugo. Personne plus que moi, messieurs, n'est pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget ; seulement, à mon avis, le remède à l'embarras de nos finances n'est pas dans quelques économies chétives et contestables ; ce remède serait, selon moi, plus haut et ailleurs : il serait dans une politique intelligente et rassurante, qui donnerait confiance à la France, qui ferait renaître l'ordre, le travail et le crédit... 

Plusieurs membres. C'est très facile, il suffirait de la trouver !

Une voix. La politique de l’Événement.

Le citoyen Hugo.....Et qui permettrait de diminuer, de supprimer même les énormes dépenses spéciales qui résultent des embarras de la situation. C'est là, messieurs, la véritable surcharge du budget, surcharge qui, si elle se prolongeait et s'aggravait encore, et si vous n’y preniez garde, pourrait, dans un temps donné, faire crouler l'édifice social.

Ces réserves faites, je partage sur beaucoup de points l'avis de votre comité des finances.

J'ai déjà voté, et je continuerai de voter la plupart des réductions proposées, à l'exception de celles qui me paraîtraient tarir les sources mêmes de la vie publique et de celles qui, à côté d'une amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute politique certaine.

C'est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j'appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts.

Ce budget devrait, par toutes les raisons ensemble, être réuni dans une seule administration et tenu dans une seule main. C'est un vice de notre classification administrative que ce budget soit réparti entre deux ministères, le ministère de l’instruction publique et le ministère de l'intérieur.

Ceci m'obligera, dans le peu que j'ai à dire, d'effleurer quelquefois le ministère de l'intérieur. Je pense que l'Assemblée voudra bien me le permettre, pour la clarté même de la démonstration. Je le ferai, du reste, avec une extrême réserve. 

Je dis, messieurs, que les réductions proposées sur le budget spécial des sciences, des lettres et des arts sont mauvaises doublement : elles son insignifiantes au point de vue financier, et nuisibles à tous les autres points de vue.

Insignifiantes au point de vue financier. Cela est d'une telle évidence, que c’est à peine si j’ose mettre sous les yeux de l’Assemblée le résultat d’un calcul de proportion que j’ai fait. Je ne voudrais pas éveiller le rire de l’Assemblée dans une question sérieuse ; cependant il m’est impossible de ne pas lui soumettre une comparaison bien triviale, bien vulgaire, mais qui a le mérite d'éclairer la question et de la rendre pour ainsi dire visible et palpable.

Que penseriez-vous, messieurs, d'un particulier qui aurait 1.500 fr. de revenus, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle par les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste, 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, voudrait économiser sur son intelligence six sous ?

Voila, messieurs, la mesure exacte de l'économie proposée. Eh bien, ce que vous ne conseilleriez pas à un particulier, au dernier des habitants d'un pays civilisé, on peut le conseiller à la France !

Je viens de vous montrer à quel point l'économie serait petite ; je vais vous montrer maintenant combien le ravage serait grand.

Pour vous édifier sur ce point, je ne sache rien de plus éloquent que la simple nomenclature des institutions, des établissements, des intérêts que les réductions proposées atteignent dans le présent et menacent dans l'avenir.

J'ai dressé celte nomenclature ; je demande à l'Assemblée la permission de la lui lire, cela me dispensera de beaucoup de développements.

Les réductions proposées atteignent :

Le collège de France,

Le Muséum,

Les bibliothèques,

L'école des chartes,

L'école des langues orientales,

La conservation des archives nationales,

La surveillance de la librairie à l'étranger... (l'orateur s'interrompant) ruine complète de notre librairie, le champ livré à la contrefaçon… .

Je continue : 1

L'école de Rome,

L'école des beaux-arts de Paris,

L'école de dessin de Dijon,

Le conservatoire,

Les succursales de province,

Les musées des Thermes et de Cluny,

Nos musées de peinture et de sculpture,

La conservation des monuments historiques.

Les réformes menacent pour l'année prochaine :

Les facultés des sciences et des lettres,

Les souscriptions aux livres,

Les Subventions aux sociétés savantes,

Les encouragements aux beaux-arts.

En outre (ceci touche au ministère de l'intérieur, mais la chambre me permettra de le dire, pour que le tableau soit complet), les réductions atteignent dès à présent et menacent, pour l'an prochain, les théâtres ; je ne veux en dire qu'un mot en passant : on propose la suppression d'un commissaire sur deux ; j'aimerais mieux la suppression d'un censeur et même de deux censeurs…

Un membre. II n'y a plus de censure !

Un membre à gauche. Elle sera bientôt rétablie !

Le citoyen Victor Hugo. Enfin le rapport réserve ses plus dures paroles et ses menaces les plus sérieuses pour les indemnités et secours littéraires. Oh ! voilà de monstrueux abus ! Savez-vous, messieurs, ce que c'est que les indemnités et les secours littéraires ? C'est l'existence de quelques familles pauvres entre les plus pauvres ; honorables entre les plus honorables. Si vous adoptiez les réductions proposées, savez-vous ce qu'on pourrait dire ? On pourrait dire : Un artiste, un poète, un écrivain célèbre travaille toute sa vie, il travaille sans songer à s'enrichir, il meurt, il laisse à son pays beaucoup de gloire, à la seule condition de donner à sa veuve et à ses enfants un peu de pain. Le pays garde la gloire et refuse le pain.

Voilà ce qu'on pourrait dire et voilà ce qu'on ne dira pas, car, à coup sûr, vous n'entrerez pas dans ce système d'économies qui consternerait l'intelligence et qui humilierait la nation.

Vous le voyez, ce système, comme vous le disait si bien hier notre honorable collègue M. Charles Dupin, ce système attaque tout, ce système ne respecte rien, ni les institutions anciennes, ni les institutions modernes, pas plus les fondations libérales de François Ier que les fondations libérales de la convention. Ce système d'économies ébranle d'un seul coup tout cet ensemble d'institutions civilisatrices qui est, pour ainsi dire, la base du développement de la pensée française.

Et quel moment choisit-on (c'est ici, à mon sens, la faute politique grave que je vous signalais en commençant), quel moment choisit-on pour mettre en question toutes ces institutions à la fois ? Le moment où elles sont plus nécessaires que jamais, le moment où, loin de les restreindre, il faudrait les étendre et les élargir.

Eh ! quel est, en effet, j'en appelle à vos consciences, j'en appelle à vos sentiments à tous, quel est le grand péril de la situation actuelle ? L'ignorance ; l’ignorance plus encore que la misère... , l'ignorance qui nous déborde, qui nous assiège, qui nous investit de toutes parts. C'est à la faveur de l'ignorance que certaines doctrines fatales passent de l'esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau confus des multitudes. Le communisme n'est qu'une forme de l'ignorance.  Le jour où l'ignorance disparaîtrait, les sophismes s'évanouiraient. Et c'est dans un pareil moment, devant un pareil danger qu'on songerait à attaquer, à mutiler, à ébranler toutes ces institutions qui ont pour but spécial de poursuivre, de combattre, de détruire l'ignorance !

Sur ce point, j'en appelle, je le répète, au sentiment de l'Assemblée. Quoi ! d'un côté, la barbarie dans la rue, et de l'autre, le vandalisme dans le Gouvernement ! Messieurs, il n'y a pas que la prudence matérielle au monde, il y a autre chose que ce que j'appellerai la prudence brutale. Les précautions grossières, les moyens de force, les moyens de police ne sont pas, Dieu merci, le dernier mot des sociétés civilisées ! On pourvoit à l'éclairage des villes, on allume tous les soirs, et on fait très bien, des réverbères dans les carrefours, dans les places publiques ; quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire aussi dans le monde moral, et qu'il faut allumer des flambeaux pour les esprits !

Puisque l'Assemblée m'a interrompu, elle me permettra d'insister sur ma pensée.

Oui, messieurs, j'y insiste. Un mal moral, un mal moral profond nous travaille et nous tourmente; ce mal moral, cela est étrange à dire, n'est autre chose que l'excès des tendances matérielles. Eh bien, comment combattre le développement des tendances matérielles ? Par le développement des tendances intellectuelles. Il faut ôter au corps et donner à l'âme.

Quand je dis: Il faut ôter au corps et donner à l'âme, vous ne vous méprenez pas sur mon sentiment.  Vous me comprenez tous ; je souhaite passionnément, comme chacun de vous, l’amélioration du sort matériel des classes souffrantes ; c'est là, selon moi, le grand, l'excellent progrès auquel nous devons tous tendre de tous nos vœux comme hommes et de tous nos efforts comme législateurs.

Mais si je veux ardemment, passionnément le pain de l'ouvrier, le pain du travailleur, qui est mon frère, à côté du pain de la vie, je veux le pain de la pensée, qui est aussi le pain de la vie ; je veux multiplier le pain de l'esprit comme le pain du corps.

Il me semble, messieurs, que ce sont là les questions qui ressortent naturellement de ce budget de l’instruction publique que nous discutons en ce moment. 

Eh bien, la grande erreur de notre temps a été de pencher, je dis plus ; de courber l’esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel, et de les détourner par conséquent du bien-être religieux et du bien-être intellectuel. (C’est vrai !). La faute est d’autant plus grande que le bien-être matériel, quoi qu'on fasse, quand même tous les progrès qu’on rêve et que je rêve aussi, moi, seraient réalisés, le bien-être matériel ne peut et ne pourra jamais être que le partage de quelques-uns, tandis que le bien-être religieux, c'est-à-dire la croyance, le bien être intellectuel, c'est-à-dire l’éducation, peuvent être donnés a tous. 

D’ailleurs le bien-être matériel ne pourrait être le but suprême de l'homme en ce monde qu'autant qu’autant qu’il n’y aurait pas d’autres vies et c’est là une affirmation désolante, c’est là un mensonge affreux qui ne doit pas sortir des institutions sociales..

Il importe, messieurs, de remédier au mal, il faut redresser, pour ainsi dire, l’esprit de l’homme ; il faut, et c'est à la grande mission spéciale du ministère de l'instruction publique, il faut relever l'esprit de l'homme, le tourner vers Dieu, vers la conscience, vers le beau, vers le juste et le vrai, vers le désintéressé et le grand. C'est là ; et seulement là, que vous trouverez la paix de l'homme avec lui-même, et par conséquent la paix de l'homme avec la société. 

 Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire ? Précisément tout le contraire de ce qu'ont fait les précédents gouvernements ; précisément tout le contraire de ce que vous propose votre comité des finances. Outre l'enseignement religieux, qui tient le premier rang parmi les institutions libérales, il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies ; il faudrait multiplier les maisons d'études, pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes ; tous les établissements, tous les asiles où l'on médite, où l’on s'instruit, où l’on se recueille, où l'on apprend quelque chose, où l'on devient meilleur, en un mot ; il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l'esprit du peuple, car c'est par les ténèbres qu'on le perd. 

Ce résultat vous l'aurez quand vous voudrez ; quand vous le voudrez, vous aurez en France un magnifique mouvement intellectuel ; ce mouvement, vous l'avez déjà ; il ne s'agit que de l'utiliser et de le diriger; il ne s'agit que de bien cultiver le sol. La question de l'intelligence, j'appelle sur ce point l'attention de l'Assemblée ; la question de l'intelligence est identiquement la même que la question de l'agriculture 

L'époque où vous êtes est une époque riche et féconde ; ce ne sont pas, messieurs, les intelligences qui manquent, ce ne sont pas les talents ; ce ne sont pas les grandes aptitudes ; ce qui manque, c’est l’impulsion sympathique, c’est l'encouragement enthousiaste d'un grand gouvernement.  Ce gouvernement, j'aurais souhaité que la monarchie le fût ; elle n’a pas su l'être. Eh bien, ce conseil que je donnais loyalement à la monarchie, je le donne loyalement à la République. 

Je voterai contre toutes les réductions que je viens de vous signaler et qui amoindriraient l'éclat utile des lettres, des arts et des sciences :

Je ne dirai plus qu’un mot aux honorables auteurs du rapport. Vous êtes tombés dans une méprise regrettable, vous avez cru faire une économie d'argent, c’est une économie de gloire que vous faites  ; je la repousse pour la dignité de la France, je la repousse pour l'honneur de la République. 

[…]

Mort ou vif ?

Par Le 06/10/2015

Je mets le lien vers cet ancien post : http://la-haut.e-monsite.com/blog/leon-et-gabriel.html

"Léon et Gabriel"

 

http://www.slate.fr/story/74607/indices-reconnaitre-mort

En Allemagne, une vieille dame de 92 ans s'est réveillée dans une chambre froide après avoir été déclarée morte. Un type d'incident qui survient relativement fréquemment et incite à se pencher sur les signes qui ne trompent pas —et ceux qui trompent.

Comment une vieille dame de 92 ans s'est-elle retrouvée, réveillée, dans une chambre froide? C'est ce que se demande aujourd'hui la presse allemande. Le parquet d'Essen, (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), vient de porter plainte contre un médecin allemand qui avait constaté par erreur le décès d'une retraitée de 92 ans, gravement malade. Celle-ci avait été retrouvée au mois de mars 2015 inanimée dans son lit par une infirmière de la maison de retraite où elle résidait. Son pouls était arrêtée et sa respiration coupée. Le médecin avait constaté le décès mais la nonagénaire s'était réveillée quelques heures plus tard dans la chambre froide de l'entreprise de pompes funèbres où elle avait été transportée. Le personnel avait été alerté par ses cris. Elle était finalement décédée deux jours plus tard à l'hôpital. 

L'occasion de se repencher sur la façon dont on peut déterminer la mort d'une personne; nous republions donc cet article de juillet 2013.

A Londrina (Brésil), un bébé qui avait été déclaré mort à l'hôpital quelques heures après sa naissance s'est réveillé avant son transport à la morgue, mardi 9 juillet 2013, à la stupéfaction du personnel médical et de sa famille.

Ce genre de mésaventure est moins rare qu'on ne le croit. Il y a quelques semaines, Brighton Dama Zanthe, un Zimbabwéen de 34 ans, s'est réveillé au beau milieu de sa cérémonie d'enterrement, provoquant l'épouvante d'une partie des invités, qui ont cru avoir affaire à un «vrai» mort-vivant. En 2011, la même chose est arrivée à une Russe de 49 ans, qui n'a pas survécu au choc.

La même année, un Sud-Africain de 50 ans s'est mis à pousser des cris lorsqu'il s'est réveillé dans une chambre froide, effrayant le personnel, qui a pris la fuite: il n'a dû sa survie qu'à un téméraire employé de la morgue qui a osé ouvrir le caisson réfrigérant duquel il était prisonnier. L'année précédente, c'était une Brésilienne de 88 ans, Maria das Dores, qui s'était réveillée à la morgue d'Ipatinga, avant de décéder quelques jours plus tard.

Et cela n'arrive pas que chez les autres. En 2012, une vieille dame de 87 ans dont le décès avait été constaté par un médecin à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) s'était mise à bouger trois quarts d'heure plus tard dans les locaux des pompes funèbres. Dix ans plus tôt, un employé d'un funérarium à Bordeaux s'était aussi rendu compte avec horreurqu'un défunt dont le décès avait été certifié 24 heures plus tôt respirait toujours.

Aujourd'hui, la médecine dispose pourtant de techniques de pointe pour détecter l'activité cardiaque et cérébrale du corps humain, d'autant que le délai minimum légal entre le constat du décès par un médecin et l'inhumation ou la crémation est long (24 heures en France) et que le nombre de spécialistes entre les mains desquels passe un défunt avant sa mise en bière n'a cessé d'augmenter (seuls 25,5% de nos compatriotes meurent chez eux etprès de quatre familles françaises sur dix feraient aujourd'hui appel à un embaumeurquand survient un décès)

Mais cette litanie d'incidents incite donc à poser une question en apparence superflue: comment reconnaît-on à coup sûr que quelqu'un est mort? Quand l'électrocardiogramme est impossible, grâce à une série de signes qualifiés de «positifs», plus sûrs que les signes dits «négatifs», qui sont souvent ceux qui provoquent la confusion.

On ne mord plus le gros orteil

Il est loin le temps où le croque-mort se devait de mordre le gros orteil d'un défunt —voire, encore plus cruel, de lui enfoncer une aiguille sous l'ongle— pour s'assurer qu'il était bel et bien mort. Jusqu'au XXe siècle, les médecins n'avaient à leur disposition qu'une plume et un miroir à placer devant la bouche du supposé défunt pour vérifier s'il respirait toujours quand le pouls semblait arrêté.

La généralisation de la technique de l'électrocardiographie au XXe siècle a mis fin à des siècles d'incertitude qui ont coûté la vie à des milliers de malheureux, en particulier lors des épidémies de peste et de choléra, où de nombreux malades tombés dans le coma ont été pris pour morts et enterrés à la hâte par crainte de nouvelles contagions.

La plupart des services d'urgence des hôpitaux situés dans les pays développés sont aujourd'hui équipés d'électrocardiographes et d'électrocardioscopes permettant de mesurer le rythme cardiaque et de déterminer de manière fiable si une personne est décédée.

Et même quand il s'avère impossible de faire un électrocardiogramme, il y a pourtant des signes qui ne trompent pas. Au lieu d'utiliser les signes négatifs de la vie, comme le font les services d'urgences, c'est-à-dire l'absence de pouls, l'absence de respiration et l'abolition de tous les réflexes, qui peuvent prêter à confusion quand la personne est plongée dans le coma, les médecins peu consciencieux qui ont examiné les personnes citées plus tôt auraient dû plutôt se concentrer sur les signes positifs de la mort, ceux qu'utilisent les médecins légistes. D'autres indicateurs «négatifs», tels que la pâleur de la peau et la dilatation des pupilles, ne sont également pas fiables.

Rigidité, refroidissement et lividité

Les signes positifs de la mort sont d'abord la rigidité, un phénomène de durcissement des muscles du cadavre qui apparaît quelques heures après le décès, d'abord au niveau de la nuque, puis du visage, pour ensuite s'étendre à l'ensemble du corps. Ce raidissement disparaît ensuite au bout de deux jours.

Le refroidissement cadavérique est également un signe à prendre en compte. Le corps perd en moyenne un degré par heure suivant la mort. La peau, en revanche, refroidit beaucoup plus vite.

Enfin, la présence de lividités cadavériques s'avère être un signe fiable et rapidement observable. Ces taches rougeâtres et violacées apparaissent entre vingt minutes et deux heures après le décès. Quand la circulation sanguine s'arrête, les vaisseaux sanguins se vident de leur contenu et le sang se répand alors sous la peau, par un phénomène de gravité.

Tous ces phénomènes sont observables dans les 24 heures suivant le décès. Ils sont d'ailleurs également pris en compte par les thanatopracteurs avant de préparer un corps, puisqu'ils sont souvent amenés à effectuer des massages sur les cadavres pour réduire leur rigidité et atténuer les lividités présentes. En cas de mauvais diagnostic, ils sont donc à même de vérifier si le défunt qu'ils ont à embaumer est réellement décédé. Pas de panique, donc. Mais autant ne pas précipiter la date de l'enterrement.

Annabelle Georgen

L’Explication remercie Jean-Sébastien Raul, médecin légiste à l'Institut de médecine légale de Strasbourg, et Jean-Pierre Comtet, président de l'École française de soins et sciences mortuaires.

Catastrophes naturelles (1)

Par Le 05/10/2015

 Je ne parviens pas à comprendre comment l'humain peut en arriver là...Il me semble que cette cassure entre l'humain et la nature est absolue, qu'il existe désormais une négation complète de l'univers du vivant et je ne vois pas la nature comme responsable de quoique ce soit. C'est la mécanisation de l'existence qui porte en elle les causes de ce désastre. Une certaine forme de folie, d'aveuglement qui consiste à penser que l'homme est au-dessus de tout, qu'il possède le pouvoir, jusqu'à en oublier les lois naturelles. Les individus sont mécanisés, extraits de leur lien avec la nature, ignorant des réalités, envoûtés par une idée de croissance agissant comme un aimant. Non seulement, la nature est ignorée mais la vie humaine elle-même est bafouée. Rien ne compte en dehors de cette course à la croissance. On joue avec des allumettes parce qu'on a construit des camions de pompiers. On est dans l'absurde.

Les humains sont donc de véritables machines travaillant seulement sous la pression d'influences extérieures. Les gouvernants, eux-mêmes, sont des machines. Ils ne sont pas des conducteurs de machines. Ils vivent eux aussi sous les influences d'égrégores qui les dépassent.


Un égrégore est, dans l'ésotérisme, un concept désignant un esprit de groupe, une entité psychique autonome ou une force produite et influencée par les désirs et émotions de plusieurs individus unis dans un but commun. Cette force vivante fonctionnerait alors comme une entité autonome. Le terme, apparu dans la tradition hermétiste, a été repris par les surréalistes, qui l'ont chargé d'un fort potentiel subversif.

Autant cet égrégore peut avoir un effet positif lorsqu'il est associé à une élévation spirituelle, autant il peut devenir la source d'un conditionnement lorsque des intentions perverses le sous-tendent.


Les connaissances qui sont développées depuis la révolution industrielle ne sont pas attachées à une voie spirituelle mais à une mécanisation des individus. La croissance est l'intention première. La médecine, par exemple, est de la mécanique. L'aspect holistique de l'homme est ignoré. La psychologie qui ne fonctionnerait pas en systémique est de la mécanique. Et encore doit-elle prendre en considération l'environnement spirituel de l'individu.

L'environnement est d'ailleurs un mot très révélateur dans l'usage qu'on en fait actuellement. On considère à travers ce terme que la nature nous environne, ce qui revient à dire que nous n'en faisons pas partie, que nous nous en sommes extraits, que nous sommes des entités à part. On voit ce que cette "philosophie" donne avec les catastrophes naturelles. Et il est évident que nous allons entendre des "machines humaines" accuser la nature d'être cruelle. C'est logique dans ce fonctionnement. Il faut un coupable. Et c'est la nature. Puisqu'elle est la seule vivante et que nous sommes des machines malmenées par sa violence. C'est consternant. Combien de fois j'ai entendu des journalistes dire : "La montagne a tué" lorsque des alpinistes ou des skieurs sont emportés. Comme si la montagne avait eu une intention..On regarde la situation à l'envers.

C'est un drame humain qui concerne des "machines". C'est ça la première catastrophe. C'est ce que l'homme est devenu le plus dramatique.

"On domine la nature en lui obéissant." Un précepte bien connu qu'il faudrait remettre à jour. On ne la domine pas à travers des consignes et des manoeuvres parfaitement rôdées mais en gardant à l'esprit que sa puissance est incommensurable et qu'il s'agit avant tout de ne pas placer les individus dans une situation périlleuse. C'est là que la prétention entraîne un aveuglement ravageur.

Oh, bien sûr que les hommes ont développé des savoirs technologiques impressionnants. Et ça leur sert à quoi aujourd'hui sur la côte d'Azur. A se porter secours avec des brouettes et des pelles. Avant de recommencer à utiliser des machines plus puissantes et à améliorer leurs constructions pour recommencer à oeuvrer dans la même voie.

Sans toujours rien comprendre.

La technologie est associée à l'homme. Le savoir est du domaine de l'Être humain.

L'homme développe des technologies.

L'être humain associe le savoir avec la conscience.

Pas une conscience morale quand elle ne fait que répondre à des intentions coercitives mais une conscience unitaire.  

Une conscience qui prend en compte,non pas l'intérêt individuel au coeur d'un mouvement de masse, mais l'intérêt de l'univers du vivant au coeur des mouvements de masse.

Le savoir résulte de la conjonction de la compréhension et de la conscience de l'Être.

L'être unifié est celui qui maintient vivant en lui la conscience d'une appartenance à un tout et qui ne se soumet pas à des intentions individuelles servies par des mouvements de masse ou pire encore, qui est capable de créer des mouvements de masse pour répondre à des ambitions individuelles.

Ce qui revient à dire d'ailleurs que les politiciens sont des hommes et pas encore des Êtres humains.

Les scientifiques, les politiciens, les industriels, les chimistes, les physiciens, les patrons du CAC 40...Des hommes possédés par leurs connaissances, une maîtrise particulière, un talent développé à l'extrême, une compétence inégalée, un potentiel exploité, des réussites sociales, des parcours remarquables dans le cadre d'une société vouée à la technologie.

Et pourtant des hommes privés de toute forme de compréhension unitaire. Juste des individus au service d'une cause marchande. 

Dans une totale incompréhension de l'univers du vivant. Parce que pour eux, il s'agit d'un "environnement" et qu'ils sont au-dessus de cet environnement, qu'ils n'en font pas partie, que leur connaissance leur a donné l'impression d'être plus puissant que ce Tout qui les accueille.

 

Juste des hommes.

Pas des Êtres humains. Pas encore.  

Vingt sources de douleurs.

Par Le 04/10/2015

Je confirme, j'ai testé et je teste encore....

 

20 sources de douleur qui sont liées à des états émotionnels spécifique

      

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Sources de douleur

20 sources de douleur qui sont liées à des états émotionnels spécifique

La douleur musculaire peut être liée à des problèmes de mobilité dans votre vie. Êtes-vous flexible en ce qui concerne vos expériences professionnelles, familiales et personnelles ?

Voici les vingt sources de douleur:

  1. Les maux de tête limitent la prise de décision.
  2. La douleur au cou est le signe que vous pouvez avoir des difficultés à pardonner aux autres, ou à vous-même.
  3. La douleur des gencives est liée aux décisions que vous ne prenez pas ou ne pouvez pas supporter.
  4. La douleur à l’épaule peut indiquer que vous êtes porteur d’une grande charge émotionnelle.
  5. Les douleurs à l’estomac peuvent se produire lorsque vous n’arrivez pas à digérer quelque chose, au sens figuré, surtout lorsque c’est quelque chose de négatif.
  6. La douleur au niveau du haut du dos peut indiquer que vous manquez de soutien émotionnel, ou que vous vous sentez mal aimé.
  7. La lombalgie pourrait signifier que vous vous inquiétez trop à propos de l’argent ou que vous manquez de soutien émotionnel.
  8. La douleur dans le sacrum et le coccyx pourrait signifier que vous stagnez sur une question qui doit être résolue.
  9. Les douleurs du coude sont directement liées à votre résistance au changement dans votre vie. Si vos bras sont raides, cela peut signifier que vous êtes trop rigide dans votre vie.
  10. La douleur dans les bras signifie que vous portez quelqu’un ou quelque chose comme un fardeau émotionnel.
  11. La douleur dans les mains signifie que vous tendez vos mains trop souvent aux autres.
  12. La douleur dans les hanches se manifeste lorsque nous avons peur de bouger. Les hanches endoloris pourraient indiquer une résistance au changement.
  13. Les douleurs dans les articulations indiquent une incapacité à faire preuve de souplesse.
  14. La douleur au genou indique une difficulté à accepter les choses comme elles sont. La douleur à l’intérieur du genou est liée à la communauté, le travail, les amis; et l’extérieur du genou est lié à des problèmes personnels.
  15. Les maux de dents signifient que vous n’êtes pas satisfait de la situation dans laquelle vous êtes, et cela affecte vos émotions dans la vie quotidienne.
  16. La douleur dans les chevilles signifie que vous ne vous autorisez pas à être heureux.
  17. La douleur qui vous fatigue est causée par l’ennui, la résistance, et le fait de nier ce qu’il faut faire pour aller de l’avant.
  18. La douleur au pied peut être causée par la dépression.
  19. Les douleurs inexpliquées dans diverses parties du corps : La structure cellulaire du corps est constamment renouvelée et pendant ce processus, elle est purgée des énergies négatives. Ce processus affaiblit le système immunitaire et tous les systèmes dans le corps. De ce fait, si le corps peut sembler malade, il est cependant dans un état de compensation – un état qui va bientôt passer.

Source : 20 sources de douleur qui sont liées à des états émotionnels spécifique healthylifetricks.com

      

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KUNDALINI (17)

Par Le 04/10/2015

 

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Elle se leva. Il fallait qu’elle le retrouve. Elle écarquilla les yeux pour se stabiliser. Elle s’engagea sur les premières marches de l’escalier en réalisant à quel point la lumière avait déjà baissé. Rayons solaires de fin du jour. Combien de temps avait-elle dormi ?

« Sat ? »

Elle l’appela avant même d’avoir atteint le sol. Elle chercha dans toutes les directions et c’est là qu’elle aperçut l’installation. L’odeur de fumée. Un fin liseré qui montait dans le ciel. Elle s’engagea sur un chemin de pierres plates.

Il était là. Il portait une bûche et s’approchait d’une vaste cuve en bois, ouverte et munie d’une petite échelle. Elle le vit ouvrir la porte d’un rectangle métallique. Une cheminée. Un four à bois.

Il tourna la tête vers elle.

« Ah, Maud, vous êtes réveillée. Venez, j’ai préparé un bain. »

Un bassin. Une piscine ronde, chauffée au bois.

Son ingéniosité la fascinait. Il semblait capable de construire tout ce qui lui passait par la tête.

« Vous êtes vraiment quelqu’un de surprenant, Sat. Vous avez même une piscine !

-Pas une piscine, Maud, juste un bain chaud dans lequel on peut vraiment s’étendre.

-On pourrait quand même y inviter une dizaine de personnes !

-C’est déjà arrivé, Maud.

-Et tout le monde tout nu, j’imagine, lança-t-elle, en riant.

-Oui, bien évidemment, pourquoi donc se priver de ce bonheur ? Ça vous dit ?

-Bien entendu ! »

Elle se déshabilla pendant qu’il montait à l’échelle. Elle le rejoignit.

Un banc immergé courait sur tout l’arrondi du bassin. Suffisamment large pour y étendre les jambes. Elle s’installa face à Sat.

« Quelle température ?

-Vingt et un degrés.

-Quel délice. J’avais justement besoin de ça.

-Vous avez bien dormi ?

-Oui, très profondément. Je m’en veux de vous avoir abandonné comme ça. C’est vraiment impoli.

-Non, Maud, pas de ça, par pitié. Vous êtes ici chez vous. Je vous demande juste de vivre comme si je n’étais pas là. Faites ce que vous voulez, sans vous soucier de moi. »

Elle se souvint de la réponse qui lui était venue.

Elle aurait voulu lui parler.

Et elle eut peur.

D’elle-même.

Ce rêve était une hallucination, une bêtise de son inconscient, des souvenirs mélangés de films ou de livres, des scénarios sans intérêt et elle était ridicule de s’en inquiéter.

« Eh bien, pour l’instant, je choisis de rester là, Sat et de profiter. »

Il la regarda avec un immense sourire.

La lumière crépusculaire peignait l’ambre de son visage. Des reflets irisés.   

Il était beau. Réellement beau. Intégralement. Et elle sentait dans son ventre des bouffées de chaleur.  

« Comment avez-vous construit ce bassin ?

-C’est une cuve à raisin que j’ai récupérée auprès d’un vigneron que j’avais soigné. Une tendinite que personne ne parvenait à éliminer et qui l’handicapait fortement. On a fait un socle en pierre avec un espace vide pour l’appel d’air de l’insert. Il y a un tube métallique au fond du bassin. La chaleur du feu suffit à la belle saison. Mais ça m’est arrivé de me baigner en hiver avec une eau à dix degrés. C’est revigorant ! J’ai rajouté ce banc circulaire en plusieurs tronçons et j’ai l’intention de couvrir le bassin avec un toit ouvrant.

-Magnifique.

-J’ai préparé un repas avec des légumes du jardin. Si vous avez faim.

-Pas vraiment pour l’instant. Mais j’y ferai honneur avec plaisir. »

Elle ne pouvait garder en elle une phrase si forte.

« Sat, pour reprendre ce que vous venez de dire. Je voulais… Enfin, c’est difficile à dire…

-C’est difficile pour votre mental. Alors, laissez votre cœur s’exprimer. Il n’y a rien de plus simple.

-Je ne peux pas vivre comme si vous n’étiez pas là. »

Un sursaut en elle.

Faire. Elle voulait dire : faire. Et c’est le mot vivre qui s’était imposé. Et elle savait bien qu’il n’avait pas la même portée.

Le sourire de Sat. Un immense soulagement. Il accueillait la tournure sans se sentir envahi. Elle avait eu peur de briser le rêve en cours.

« Je… suis très heureux que vous vous sentiez bien ici, Maud et avec moi. »

Il avait failli ne pas finir sa phrase, ne pas révéler la partie personnelle, ne pas avouer son trouble.

 

Elle avait fermé les yeux. Le besoin d'envelopper son bonheur. Le corps en apesanteur.

Elle écouta le silence. 

Un oiseau lointain chantait au ciel des vocalises. Une mélodie répétitive, comme une prière.

Sans se l'expliquer, elle éprouva le besoin de remercier mais ne trouva pas de destinataire. 

Elle se trouva ridicule, juste quelques secondes, comme si tout cela relevait d'un enfantillage puis elle se corrigea. Les retenues éducatives bridaient les bonheurs les plus simples. Mais là, à l'instant, rien ne l'obligeait à perpétuer ce désastre. 

Elle sentit son visage se réjouir, un sourire intérieur, une chaleur bienheureuse, l'évaporation des pensées.

Les yeux fermés, le coeur ouvert.

Remercier la vie. Simplement. Sans chercher à l’identifier autrement que dans les ressentis les plus profonds, ce bien-être qui n’a plus besoin d’être expliqué, cet abandon de toutes les paroles, de toutes les justifications, de tous les rappels à l’humain.

Combien de temps ? 

Une vague de frissons courut dans son dos. Les limitations corporelles comme un rappel à soi. 

"J'ai un peu froid, Sat.

-On passe à table si vous voulez et je vous parlerai de la suite de la soirée.

-Oui… Volontiers. Je vous suis. »

La suite de la soirée… Elle avait déjà tellement de questions à lui poser. Qu’avait-il donc projeté ? Elle descendit l’échelle et il l’accueillit avec un drap de bain ouvert. Elle s’y glissa.

« Merci, Sat. »

Il s’engagea sur le chemin de dalles. Nu. Elle le suivit et le reflet des gouttes sur son dos l’émerveilla. Comme une peinture sacrée, un Ange descendu sur Terre.

Il entra dans la maison et se dirigea vers le coin repas. La table était mise.

« Vos affaires sont là, Maud. »

Il avait attrapé une serviette suspendue à une porte et elle le regarda s’essuyer. Cette liberté intégrale devant l’autre, cette aisance dans son corps. Elle en enviait la douceur. Elle en espérait la beauté. Qu’elle s’accorde enfin cette vie en elle.

Elle enfila juste un chemisier.

  

Ils mangèrent en parlant. Des légumes crus du jardin.

« C’est délicieux, Sat. Et je sais que je mange des aliments sains. Depuis le départ de Laurent, j’ai éliminé tout ce qui ne me convenait pas. Laurent n’était pas très regardant sur la qualité et il achetait parfois des aliments dont je ne voulais pas. La viande rouge par exemple.

-Je ne mange jamais de viande, ni rouge, ni blanche, ni rien. Je ne mange rien qui n’ait été doué de conscience.

-C’est ce que je fais désormais.

-Végétarienne, sportive, naturiste, trois étiquettes auxquelles j’adhère totalement. »

Elle sourit.

« Pourquoi dites-vous étiquettes ? C’est un peu péjoratif, non ?

-Oui, bien entendu. C’est ironique surtout. Puisque c’est le fonctionnement même de notre société : les étiquettes. Il faut pouvoir nommer les choses. Toutes les choses. Dresser des listes, établir des classements, des hiérarchies, des reconnaissances. Ah, cette fameuse reconnaissance. « Tu fais partie de mon groupe, toi ? Oui, ah, bon, c’est bien, ça me rassure. »

Il avait un ton moqueur qui l’amusa.

« Alors, je sais bien que c’est inévitable mais il faut juste en observer les effets. Imaginons que nous vivions seul, quelque part. Nous n’aurions aucune étiquette. Nous ne serions pas naturistes, nous serions nus, c’est tout. Nous ne serions pas végétariens, nous mangerions des légumes, nous ne serions pas sportifs, nous aimerions juste vivre pleinement. C’est l’autre qui a besoin de signes distinctifs, sur moi. Et j’ai besoin des signes distinctifs que je peux attribuer à l’autre. Ou qui sont déjà en place. En appliquant ce fonctionnement, on s’en oublie soi-même. Et c’est là tout le problème. Que ces signes existent et soient utiles, je ne le nie pas. Mais je conteste le fait que beaucoup d’individus ne se sentent exister qu’au regard de ces catégories, de ces signes de reconnaissance. C’est un système étroit, limitatif, carcéral. Vous n’êtes pas Maud, vous n’êtes pas professeur de yoga, vous n’êtes pas naturiste. Tout ça, ce sont des éléments rapportés et si vous ne les observez plus comme de simples vêtements mais que vous les considérez comme votre peau, votre chair, vos organes, la vie en vous, alors vous n’existez plus.

-C’est justement ce que j’ai ressenti quand Laurent m’a quittée. Un vide immense.

-Parce que vous considériez que vous étiez sa femme et que ce statut dépassait tous les autres, et même celui de la vie en vous.

-Je l’aimais aussi. À cette époque-là, tout du moins.

-Vous l’aimiez, lui ou la vie que vous meniez avec lui ? Lui ou l’habitude de lui ?

-Non, je l’aimais lui, vraiment.

-Alors, Maud, vous l’aimez toujours.

-Comment ça ?

-Si vous l’aimiez, c’est que vous souhaitiez son bonheur ?

-Oui, évidemment.

-Est-ce que maintenant, vous souhaitez toujours son bonheur ?

-Oui.

-Alors, vous l’avez vraiment aimé et donc nécessairement vous l’aimez toujours puisque vous souhaitez toujours son bonheur. Mais de l’aimer encore ne veut pas dire que vous devez vivre avec lui. C’est juste que vous souhaitez toujours qu’il soit heureux.

-Donc, tous les gens que je souhaite voir heureux sont des gens que j’aime ?

-Oui.

-Et pourtant, je ne souhaite pas faire l’amour avec eux !

-C’est bien la preuve que la sexualité est un acte sacré puisqu’elle apporte à l’amour une dimension supérieure. Et qu’elle est seule à pouvoir le faire. Il n’y a aucun acte de la vie quotidienne qui puisse propulser les individus aussi haut dans cette dimension sacrée. Vous pouvez aimer des dizaines de personnes mais seule la sexualité sacrée ouvrira la dernière porte, celle du royaume de l’amour total. Celle de l’unité, celle de la conscience ultime, celle de l’abandon et du don, celle de la révélation à soi de la dimension intérieure. Aimer par la sexualité est un aboutissement, pas une étape. Je ne parle pas de l’acte sexuel génital qui n’est bien souvent qu’une perdition énergétique éphémère mais de la sexualité intégrale, celle qui confère à l’échange de regard ou au simple contact de la peau une dimension orgasmique.

-C’est ça que j’ai ressenti tout à l’heure. Enfin, je crois.

-C’est même une certitude, Maud. Il n’est qu’à voir tout ce que ça a déclenché.

-Mais pourquoi ?

-Parce que notre dimension spirituelle est incomplète. C’est comme si vous aviez cherché à assimiler tous les aliments nutritifs existants. Votre organisme n’en est pas capable. Pas tout d’un coup. C’est comme une indigestion.

-Et donc, je vomis.

-Ou d’autres symptômes, comme des démangeaisons, des points douloureux sans explication, des migraines, des vertiges, des rêves étranges, des mots qui viennent on ne sait d’où, des pensées inhabituelles et qui paraissent totalement folles, des intuitions stupéfiantes, des perceptions inexplicables… Il y a beaucoup d’effets possibles. Certains sont même si perturbants que les individus ne veulent plus les revivre.

-Personnellement, ce qui m’effraie désormais, c’est de ne plus jamais le revivre.

-Alors, il faut commencer par poser cette peur. Elle ne sert à rien. C’est comme si vous abandonniez une partie de votre énergie interne à un consommateur, une espèce de dérivation qui pompe insidieusement votre réserve. Et donc, vous allez perdre une partie de votre potentiel. 

-En même temps, si je ne fais rien et que j’attends, j’aurais trop peur de gâcher une occasion supplémentaire.

-Il ne s’agit pas de ne rien faire Maud, mais de faire ce qui est juste et bon. 

-Et ? C’est à dire ?

-Aimer. » 

 

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Chemtrails

Par Le 03/10/2015

Une amie m'a amené à me documenter quelque peu sur ces "chemtrails"....J'ai trouvé de tout....Entre ceux qui nient tout en bloc, les scientifiques financés par les gouvernements par exemple, et ceux qui voient des chemtrails dans un cumulonimbus d'orage, les extrêmes ont toujours des adeptes. Il n'empêche qu'il y a des sites intéressants... Je n'en tire aucune conclusion. Je m'informe. Pour ce qui est de l'idée que les USA cherchent à contrôler le climat, on peut dire dans ce cas-là qu'ils sont nuls quand on voit la Californie où il ne pleut plus depuis trois ans ou la Floride, ravagée par les cyclones chaque année. Par contre, c'est clair qu'ils sont suffisamment déglingués pour se lancer dans un projet de la sorte. J'ai vu aussi une vidéo avec un scientifique français, indépendant, qui a analysé les filaments tombés du ciel dans diverses régions de France. Ils contiennent des phtalates, perturbateurs endocriniens...... Quelqu'un a une explication ?........Alors, voilà, je cherche.......

http://actu-chemtrails.over-blog.com/

 

Chemtrails : la guerre secrète !

15 Novembre 2014 , Rédigé par ActuChemPublié dans #Infos, #Videos, #d

En septembre dernier, Jacques Daidié est parti à la rencontre, en Italie de Rosario Marciano, militant connu contre la géo-ingénierie, créateur du site www.tankerenemy.com, et de sa famille. Le présent travail est né de cette rencontre. L'association Ciel voilé remercie Rosario Marciano pour son autorisation de sous-titrage du documentaire italien dont il est le producteur :"Chemtrails : la guerre secrète". Nous remercions aussi chaleureusement tous ceux qui ont contribué à la traduction : Jacques, Dominique d'Avignon, Marie de Monteux, Sébastien de St Firmin en Valgaudemard et Danielle de Gap.

Source: http://www.cielvoile.fr/article-chemtrails-la-guerre-secrete-124992895.html

 

 

Aimer la Terre (spiritualité et Nature)

Par Le 02/10/2015

Cielen feu

 

J’étais enfant. Première année de collège. Mes parents avaient fait construire une maison près des bois. Les jours de congé ou de vacances, je me levais à l’aube, j’enfilais mes habits des bois et je partais tout seul. Une heure à travers champs et forêts et j’arrivais à l’Océan.

J’ai passé des journées entières entre les plages et les bois. Je sais à quel point tout cela s’est inscrit en moi.

Le silence des arbres, le parfum de la terre, le chant des colombes, une alouette dans le ciel, les goélands sur les plages, les nuages au-dessus de l’Océan.

J’avais construit une cabane au sommet d’un des plus grands pins de la forêt. De Là-Haut, je voyais l’Océan par-dessus les marées de feuillage.

Je lisais, les pieds dans le vide.

Je regardais les horizons.

J’aimais cette Terre.

Je l’aime toujours.

Je sais que mes premiers élans amoureux, je les lui dois. Je ne le comprenais pas à cette époque....Ce bonheur à courir en dehors des chemins, sous les frondaisons, ce bonheur à escalader les rochers comme autant de faces nord, ce bonheur à regarder un scarabée dans l'herbe, à écouter le chant des oiseaux, à respirer le parfum de la mousse après la pluie, à nager dans les mers agitées....Plus âgé, je partais au large avec ma planche à voile, jusqu'à ne plus voir la côte et seulement là, je faisais demi-tour. Des heures debout avec le vent et la houle...

Je voulais vivre au plus profond, goûter à toutes les expériences physiques, expérimenter mes forces et je ne sais pas combien de fois j'ai poussé la machine au plus loin. 

Cette force en moi, je la puisais dans la beauté du monde.

Elle est toujours là. Quel que soit l'état de l'enveloppe, cette force est toujours là. Mais ce besoin de vider cette énergie comme on enlèverait des habits trop chauds, je sais qu'elle s'est transformée, lentement. 

Tout ce qui brûlait en moi, toute cette énergie qui devait s'extraire, j'ai appris à la reconnaître, à l'observer intégralement et non plus seulement à la consumer. Il me plaît de savoir que ces années qui passent sont des étapes de croissance.

La même croissance que celle des arbres. Longue et patiente. Toujours aimantée vers la Lumière. 

 

"Kawakawarau"

Par Le 02/10/2015

Naholo, terreur en herbe

Waisake Naholo à l'entraînement avec les All Blacks

Waisake Naholo à l'entraînement avec les All Blacks (GABRIEL BOUYS / AFP)

Par Julien Lamotte

Publié le 02/10/2015 | 07:00, mis à jour le 02/10/2015 | 07:00

Waisake Naholo, la dernière merveille néo-zélandaise, n'aurait jamais dû jouer cette Coupe du monde. Jambe fracturée à la mi-juillet, l'ailier all black s'est alors tourné vers la médecine tradionnelle fidjienne qui, grâce à une plante particulière, l'a miraculeusement remis sur pied. Prodige de la nature, sorcellerie ou don divin, Naholo sera en tout cas bel et bien aligné face à la Géorgie vendredi.

 

"Kawakawarau". C'est donc le nom de cette herbe fidjienne qui a remplacé les anesthésies, les traitements inflammatoires et le bloc opératoire pour guérir Waisake Naholo et sa fracture du péroné. Une hérésie pour les plus cartésiens, peut-être, mais le fait médical est bel et bien constaté : en trois mois, l'ailier néo-zélandais a réussi l'incroyable pari d'être rétabli à temps pour disputer une Coupe du monde à laquelle la médecine classique ne croyait pas. 

L'histoire de Naholo, 24 ans à peine, est déjà un roman. A l'instar de l'ancien ailier fidjien Rupeni Caucaunibuca, dont il partage les origines et le style caractéristique avec cette façon de courir avec les deux mains sur le ballon, l'homme est très attaché à sa terre natale et à sa culture insulaire. Véritable phénomène rugbystique, cet ailier surpuissant et d'une vélocité redoutable, s'est révélé au monde de l'Ovalie cette saison en terrorisant les défenses du Super Rugby, championnat réunissant les meilleures provinces de Nouvelle-Zélande, d'Afrique du Sud et d'Australie. Avec 13 essais, la plupart signés du sceau d'une classe folle, l'ailier des Otago Highlanders a terminé en tête des meilleurs marqueurs et c'est tout naturellement que Steve Hansen, le sélectionneur des all-blacks, lui accordait une première sélection sous le maillot à la Fougère contre ll'Argentine le 18 juillet dernier. Face aux Pumas, l'ascension du prodige, révélé par le Rugby à 7 qui l'a sacré champion du monde en 2013 avec la Nouvelle-Zélande, subit un premier contretemps. Le verdict tombe immédiatement : fracture de la jambe et participation à la prochaine Coupe du monde en Angleterre impossible. 

Hansen a sacrifié des valeurs sûres pour son diamant noir

Beaucoup auraient accepté ce coup du sort avec fatalisme. Pas Waisake Naholo. Celui qui s'était engagé avec Clermont début février avant de faire machine arrière en juin, ne l'entendit pas de cette oreille et rejoignit son île natale pour tenter le pari de la médecine traditionnelle. "Le sorcier qui a soigné Waisake Naholo n'était autre que son oncle, a précisé son sélectionneur, Steve Hansen. Il n'est ni sorcier ni médecin et tout ce que je sais c'est qu'il a la jambe guérie". "Je ne jetterais pas la médecine alternative aux orties, d'autres existent et sont reconnues comme la médecine chinoise. J'y crois. La preuve, il est là. Une partie du traitement consiste aussi à insuffler un moral positif", a insisté Hansen. 

Le fait est qu'une semaine après sa blessure, l'ailier annonçait qu'il était guéri et qu'il postulait de nouveau dans les lignes arrières des champions du monde. La fameuse herbe kawakawarau était passée par là. Hansen demanda quand même un examen médical approfondi pour vérifier l'état  de la cicatrisation, avant de retenir Naholo dans ses 31, aux dépens de  l'arrière expérimenté Israel Dagg ou des ailiers Cory Jane ou Charles Piutau. Et maintenant, après quelques jours d'entraînement dans les jambes, le voici aligné à l'aile face aux Géorgiens. Titularisé en lieu et place du pourtant très remuant Milner-Skudder (en tête du classement du nombre de défenseurs battus -12-, à égalité avec l'Anglais Brown et le Fidjien Nadolo depuis le début de la compétition), le nouveau diamant noir aura la pression s'il veut gagner définitivement ses galons à l'aile. Mais vu d'où il revient, il ne devrait pas trouver ça très sorcier. 

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