Articles de la-haut
Victor Hugo sur "l'instruction"
Victor Hugo
Discours à l’Assemblée nationale (1848-1871)
Séance du 11 novembre 1848
Le citoyen président. L'ordre du jour appelle la suite de la discussion du budget rectifié pour 1848.
La discussion générale, commencée hier sur le budget du ministère de l'instruction publique, continue. M. Victor Hugo a la parole.
Le citoyen victor Hugo. Personne plus que moi, messieurs, n'est pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget ; seulement, à mon avis, le remède à l'embarras de nos finances n'est pas dans quelques économies chétives et contestables ; ce remède serait, selon moi, plus haut et ailleurs : il serait dans une politique intelligente et rassurante, qui donnerait confiance à la France, qui ferait renaître l'ordre, le travail et le crédit...
Plusieurs membres. C'est très facile, il suffirait de la trouver !
Une voix. La politique de l’Événement.
Le citoyen Hugo.....Et qui permettrait de diminuer, de supprimer même les énormes dépenses spéciales qui résultent des embarras de la situation. C'est là, messieurs, la véritable surcharge du budget, surcharge qui, si elle se prolongeait et s'aggravait encore, et si vous n’y preniez garde, pourrait, dans un temps donné, faire crouler l'édifice social.
Ces réserves faites, je partage sur beaucoup de points l'avis de votre comité des finances.
J'ai déjà voté, et je continuerai de voter la plupart des réductions proposées, à l'exception de celles qui me paraîtraient tarir les sources mêmes de la vie publique et de celles qui, à côté d'une amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute politique certaine.
C'est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j'appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts.
Ce budget devrait, par toutes les raisons ensemble, être réuni dans une seule administration et tenu dans une seule main. C'est un vice de notre classification administrative que ce budget soit réparti entre deux ministères, le ministère de l’instruction publique et le ministère de l'intérieur.
Ceci m'obligera, dans le peu que j'ai à dire, d'effleurer quelquefois le ministère de l'intérieur. Je pense que l'Assemblée voudra bien me le permettre, pour la clarté même de la démonstration. Je le ferai, du reste, avec une extrême réserve.
Je dis, messieurs, que les réductions proposées sur le budget spécial des sciences, des lettres et des arts sont mauvaises doublement : elles son insignifiantes au point de vue financier, et nuisibles à tous les autres points de vue.
Insignifiantes au point de vue financier. Cela est d'une telle évidence, que c’est à peine si j’ose mettre sous les yeux de l’Assemblée le résultat d’un calcul de proportion que j’ai fait. Je ne voudrais pas éveiller le rire de l’Assemblée dans une question sérieuse ; cependant il m’est impossible de ne pas lui soumettre une comparaison bien triviale, bien vulgaire, mais qui a le mérite d'éclairer la question et de la rendre pour ainsi dire visible et palpable.
Que penseriez-vous, messieurs, d'un particulier qui aurait 1.500 fr. de revenus, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle par les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste, 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, voudrait économiser sur son intelligence six sous ?
Voila, messieurs, la mesure exacte de l'économie proposée. Eh bien, ce que vous ne conseilleriez pas à un particulier, au dernier des habitants d'un pays civilisé, on peut le conseiller à la France !
Je viens de vous montrer à quel point l'économie serait petite ; je vais vous montrer maintenant combien le ravage serait grand.
Pour vous édifier sur ce point, je ne sache rien de plus éloquent que la simple nomenclature des institutions, des établissements, des intérêts que les réductions proposées atteignent dans le présent et menacent dans l'avenir.
J'ai dressé celte nomenclature ; je demande à l'Assemblée la permission de la lui lire, cela me dispensera de beaucoup de développements.
Les réductions proposées atteignent :
Le collège de France,
Le Muséum,
Les bibliothèques,
L'école des chartes,
L'école des langues orientales,
La conservation des archives nationales,
La surveillance de la librairie à l'étranger... (l'orateur s'interrompant) ruine complète de notre librairie, le champ livré à la contrefaçon… .
Je continue : 1
L'école de Rome,
L'école des beaux-arts de Paris,
L'école de dessin de Dijon,
Le conservatoire,
Les succursales de province,
Les musées des Thermes et de Cluny,
Nos musées de peinture et de sculpture,
La conservation des monuments historiques.
Les réformes menacent pour l'année prochaine :
Les facultés des sciences et des lettres,
Les souscriptions aux livres,
Les Subventions aux sociétés savantes,
Les encouragements aux beaux-arts.
En outre (ceci touche au ministère de l'intérieur, mais la chambre me permettra de le dire, pour que le tableau soit complet), les réductions atteignent dès à présent et menacent, pour l'an prochain, les théâtres ; je ne veux en dire qu'un mot en passant : on propose la suppression d'un commissaire sur deux ; j'aimerais mieux la suppression d'un censeur et même de deux censeurs…
Un membre. II n'y a plus de censure !
Un membre à gauche. Elle sera bientôt rétablie !
Le citoyen Victor Hugo. Enfin le rapport réserve ses plus dures paroles et ses menaces les plus sérieuses pour les indemnités et secours littéraires. Oh ! voilà de monstrueux abus ! Savez-vous, messieurs, ce que c'est que les indemnités et les secours littéraires ? C'est l'existence de quelques familles pauvres entre les plus pauvres ; honorables entre les plus honorables. Si vous adoptiez les réductions proposées, savez-vous ce qu'on pourrait dire ? On pourrait dire : Un artiste, un poète, un écrivain célèbre travaille toute sa vie, il travaille sans songer à s'enrichir, il meurt, il laisse à son pays beaucoup de gloire, à la seule condition de donner à sa veuve et à ses enfants un peu de pain. Le pays garde la gloire et refuse le pain.
Voilà ce qu'on pourrait dire et voilà ce qu'on ne dira pas, car, à coup sûr, vous n'entrerez pas dans ce système d'économies qui consternerait l'intelligence et qui humilierait la nation.
Vous le voyez, ce système, comme vous le disait si bien hier notre honorable collègue M. Charles Dupin, ce système attaque tout, ce système ne respecte rien, ni les institutions anciennes, ni les institutions modernes, pas plus les fondations libérales de François Ier que les fondations libérales de la convention. Ce système d'économies ébranle d'un seul coup tout cet ensemble d'institutions civilisatrices qui est, pour ainsi dire, la base du développement de la pensée française.
Et quel moment choisit-on (c'est ici, à mon sens, la faute politique grave que je vous signalais en commençant), quel moment choisit-on pour mettre en question toutes ces institutions à la fois ? Le moment où elles sont plus nécessaires que jamais, le moment où, loin de les restreindre, il faudrait les étendre et les élargir.
Eh ! quel est, en effet, j'en appelle à vos consciences, j'en appelle à vos sentiments à tous, quel est le grand péril de la situation actuelle ? L'ignorance ; l’ignorance plus encore que la misère... , l'ignorance qui nous déborde, qui nous assiège, qui nous investit de toutes parts. C'est à la faveur de l'ignorance que certaines doctrines fatales passent de l'esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau confus des multitudes. Le communisme n'est qu'une forme de l'ignorance. Le jour où l'ignorance disparaîtrait, les sophismes s'évanouiraient. Et c'est dans un pareil moment, devant un pareil danger qu'on songerait à attaquer, à mutiler, à ébranler toutes ces institutions qui ont pour but spécial de poursuivre, de combattre, de détruire l'ignorance !
Sur ce point, j'en appelle, je le répète, au sentiment de l'Assemblée. Quoi ! d'un côté, la barbarie dans la rue, et de l'autre, le vandalisme dans le Gouvernement ! Messieurs, il n'y a pas que la prudence matérielle au monde, il y a autre chose que ce que j'appellerai la prudence brutale. Les précautions grossières, les moyens de force, les moyens de police ne sont pas, Dieu merci, le dernier mot des sociétés civilisées ! On pourvoit à l'éclairage des villes, on allume tous les soirs, et on fait très bien, des réverbères dans les carrefours, dans les places publiques ; quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire aussi dans le monde moral, et qu'il faut allumer des flambeaux pour les esprits !
Puisque l'Assemblée m'a interrompu, elle me permettra d'insister sur ma pensée.
Oui, messieurs, j'y insiste. Un mal moral, un mal moral profond nous travaille et nous tourmente; ce mal moral, cela est étrange à dire, n'est autre chose que l'excès des tendances matérielles. Eh bien, comment combattre le développement des tendances matérielles ? Par le développement des tendances intellectuelles. Il faut ôter au corps et donner à l'âme.
Quand je dis: Il faut ôter au corps et donner à l'âme, vous ne vous méprenez pas sur mon sentiment. Vous me comprenez tous ; je souhaite passionnément, comme chacun de vous, l’amélioration du sort matériel des classes souffrantes ; c'est là, selon moi, le grand, l'excellent progrès auquel nous devons tous tendre de tous nos vœux comme hommes et de tous nos efforts comme législateurs.
Mais si je veux ardemment, passionnément le pain de l'ouvrier, le pain du travailleur, qui est mon frère, à côté du pain de la vie, je veux le pain de la pensée, qui est aussi le pain de la vie ; je veux multiplier le pain de l'esprit comme le pain du corps.
Il me semble, messieurs, que ce sont là les questions qui ressortent naturellement de ce budget de l’instruction publique que nous discutons en ce moment.
Eh bien, la grande erreur de notre temps a été de pencher, je dis plus ; de courber l’esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel, et de les détourner par conséquent du bien-être religieux et du bien-être intellectuel. (C’est vrai !). La faute est d’autant plus grande que le bien-être matériel, quoi qu'on fasse, quand même tous les progrès qu’on rêve et que je rêve aussi, moi, seraient réalisés, le bien-être matériel ne peut et ne pourra jamais être que le partage de quelques-uns, tandis que le bien-être religieux, c'est-à-dire la croyance, le bien être intellectuel, c'est-à-dire l’éducation, peuvent être donnés a tous.
D’ailleurs le bien-être matériel ne pourrait être le but suprême de l'homme en ce monde qu'autant qu’autant qu’il n’y aurait pas d’autres vies et c’est là une affirmation désolante, c’est là un mensonge affreux qui ne doit pas sortir des institutions sociales..
Il importe, messieurs, de remédier au mal, il faut redresser, pour ainsi dire, l’esprit de l’homme ; il faut, et c'est à la grande mission spéciale du ministère de l'instruction publique, il faut relever l'esprit de l'homme, le tourner vers Dieu, vers la conscience, vers le beau, vers le juste et le vrai, vers le désintéressé et le grand. C'est là ; et seulement là, que vous trouverez la paix de l'homme avec lui-même, et par conséquent la paix de l'homme avec la société.
Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire ? Précisément tout le contraire de ce qu'ont fait les précédents gouvernements ; précisément tout le contraire de ce que vous propose votre comité des finances. Outre l'enseignement religieux, qui tient le premier rang parmi les institutions libérales, il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies ; il faudrait multiplier les maisons d'études, pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes ; tous les établissements, tous les asiles où l'on médite, où l’on s'instruit, où l’on se recueille, où l'on apprend quelque chose, où l'on devient meilleur, en un mot ; il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l'esprit du peuple, car c'est par les ténèbres qu'on le perd.
Ce résultat vous l'aurez quand vous voudrez ; quand vous le voudrez, vous aurez en France un magnifique mouvement intellectuel ; ce mouvement, vous l'avez déjà ; il ne s'agit que de l'utiliser et de le diriger; il ne s'agit que de bien cultiver le sol. La question de l'intelligence, j'appelle sur ce point l'attention de l'Assemblée ; la question de l'intelligence est identiquement la même que la question de l'agriculture
L'époque où vous êtes est une époque riche et féconde ; ce ne sont pas, messieurs, les intelligences qui manquent, ce ne sont pas les talents ; ce ne sont pas les grandes aptitudes ; ce qui manque, c’est l’impulsion sympathique, c’est l'encouragement enthousiaste d'un grand gouvernement. Ce gouvernement, j'aurais souhaité que la monarchie le fût ; elle n’a pas su l'être. Eh bien, ce conseil que je donnais loyalement à la monarchie, je le donne loyalement à la République.
Je voterai contre toutes les réductions que je viens de vous signaler et qui amoindriraient l'éclat utile des lettres, des arts et des sciences :
Je ne dirai plus qu’un mot aux honorables auteurs du rapport. Vous êtes tombés dans une méprise regrettable, vous avez cru faire une économie d'argent, c’est une économie de gloire que vous faites ; je la repousse pour la dignité de la France, je la repousse pour l'honneur de la République.
[…]
Mort ou vif ?
Je mets le lien vers cet ancien post : http://la-haut.e-monsite.com/blog/leon-et-gabriel.html
http://www.slate.fr/story/74607/indices-reconnaitre-mort
En Allemagne, une vieille dame de 92 ans s'est réveillée dans une chambre froide après avoir été déclarée morte. Un type d'incident qui survient relativement fréquemment et incite à se pencher sur les signes qui ne trompent pas —et ceux qui trompent.
Comment une vieille dame de 92 ans s'est-elle retrouvée, réveillée, dans une chambre froide? C'est ce que se demande aujourd'hui la presse allemande. Le parquet d'Essen, (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), vient de porter plainte contre un médecin allemand qui avait constaté par erreur le décès d'une retraitée de 92 ans, gravement malade. Celle-ci avait été retrouvée au mois de mars 2015 inanimée dans son lit par une infirmière de la maison de retraite où elle résidait. Son pouls était arrêtée et sa respiration coupée. Le médecin avait constaté le décès mais la nonagénaire s'était réveillée quelques heures plus tard dans la chambre froide de l'entreprise de pompes funèbres où elle avait été transportée. Le personnel avait été alerté par ses cris. Elle était finalement décédée deux jours plus tard à l'hôpital.
L'occasion de se repencher sur la façon dont on peut déterminer la mort d'une personne; nous republions donc cet article de juillet 2013.
A Londrina (Brésil), un bébé qui avait été déclaré mort à l'hôpital quelques heures après sa naissance s'est réveillé avant son transport à la morgue, mardi 9 juillet 2013, à la stupéfaction du personnel médical et de sa famille.
Ce genre de mésaventure est moins rare qu'on ne le croit. Il y a quelques semaines, Brighton Dama Zanthe, un Zimbabwéen de 34 ans, s'est réveillé au beau milieu de sa cérémonie d'enterrement, provoquant l'épouvante d'une partie des invités, qui ont cru avoir affaire à un «vrai» mort-vivant. En 2011, la même chose est arrivée à une Russe de 49 ans, qui n'a pas survécu au choc.
La même année, un Sud-Africain de 50 ans s'est mis à pousser des cris lorsqu'il s'est réveillé dans une chambre froide, effrayant le personnel, qui a pris la fuite: il n'a dû sa survie qu'à un téméraire employé de la morgue qui a osé ouvrir le caisson réfrigérant duquel il était prisonnier. L'année précédente, c'était une Brésilienne de 88 ans, Maria das Dores, qui s'était réveillée à la morgue d'Ipatinga, avant de décéder quelques jours plus tard.
Et cela n'arrive pas que chez les autres. En 2012, une vieille dame de 87 ans dont le décès avait été constaté par un médecin à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) s'était mise à bouger trois quarts d'heure plus tard dans les locaux des pompes funèbres. Dix ans plus tôt, un employé d'un funérarium à Bordeaux s'était aussi rendu compte avec horreurqu'un défunt dont le décès avait été certifié 24 heures plus tôt respirait toujours.
Aujourd'hui, la médecine dispose pourtant de techniques de pointe pour détecter l'activité cardiaque et cérébrale du corps humain, d'autant que le délai minimum légal entre le constat du décès par un médecin et l'inhumation ou la crémation est long (24 heures en France) et que le nombre de spécialistes entre les mains desquels passe un défunt avant sa mise en bière n'a cessé d'augmenter (seuls 25,5% de nos compatriotes meurent chez eux etprès de quatre familles françaises sur dix feraient aujourd'hui appel à un embaumeurquand survient un décès)
Mais cette litanie d'incidents incite donc à poser une question en apparence superflue: comment reconnaît-on à coup sûr que quelqu'un est mort? Quand l'électrocardiogramme est impossible, grâce à une série de signes qualifiés de «positifs», plus sûrs que les signes dits «négatifs», qui sont souvent ceux qui provoquent la confusion.
On ne mord plus le gros orteil
Il est loin le temps où le croque-mort se devait de mordre le gros orteil d'un défunt —voire, encore plus cruel, de lui enfoncer une aiguille sous l'ongle— pour s'assurer qu'il était bel et bien mort. Jusqu'au XXe siècle, les médecins n'avaient à leur disposition qu'une plume et un miroir à placer devant la bouche du supposé défunt pour vérifier s'il respirait toujours quand le pouls semblait arrêté.
La généralisation de la technique de l'électrocardiographie au XXe siècle a mis fin à des siècles d'incertitude qui ont coûté la vie à des milliers de malheureux, en particulier lors des épidémies de peste et de choléra, où de nombreux malades tombés dans le coma ont été pris pour morts et enterrés à la hâte par crainte de nouvelles contagions.
La plupart des services d'urgence des hôpitaux situés dans les pays développés sont aujourd'hui équipés d'électrocardiographes et d'électrocardioscopes permettant de mesurer le rythme cardiaque et de déterminer de manière fiable si une personne est décédée.
Et même quand il s'avère impossible de faire un électrocardiogramme, il y a pourtant des signes qui ne trompent pas. Au lieu d'utiliser les signes négatifs de la vie, comme le font les services d'urgences, c'est-à-dire l'absence de pouls, l'absence de respiration et l'abolition de tous les réflexes, qui peuvent prêter à confusion quand la personne est plongée dans le coma, les médecins peu consciencieux qui ont examiné les personnes citées plus tôt auraient dû plutôt se concentrer sur les signes positifs de la mort, ceux qu'utilisent les médecins légistes. D'autres indicateurs «négatifs», tels que la pâleur de la peau et la dilatation des pupilles, ne sont également pas fiables.
Rigidité, refroidissement et lividité
Les signes positifs de la mort sont d'abord la rigidité, un phénomène de durcissement des muscles du cadavre qui apparaît quelques heures après le décès, d'abord au niveau de la nuque, puis du visage, pour ensuite s'étendre à l'ensemble du corps. Ce raidissement disparaît ensuite au bout de deux jours.
Le refroidissement cadavérique est également un signe à prendre en compte. Le corps perd en moyenne un degré par heure suivant la mort. La peau, en revanche, refroidit beaucoup plus vite.
Enfin, la présence de lividités cadavériques s'avère être un signe fiable et rapidement observable. Ces taches rougeâtres et violacées apparaissent entre vingt minutes et deux heures après le décès. Quand la circulation sanguine s'arrête, les vaisseaux sanguins se vident de leur contenu et le sang se répand alors sous la peau, par un phénomène de gravité.
Tous ces phénomènes sont observables dans les 24 heures suivant le décès. Ils sont d'ailleurs également pris en compte par les thanatopracteurs avant de préparer un corps, puisqu'ils sont souvent amenés à effectuer des massages sur les cadavres pour réduire leur rigidité et atténuer les lividités présentes. En cas de mauvais diagnostic, ils sont donc à même de vérifier si le défunt qu'ils ont à embaumer est réellement décédé. Pas de panique, donc. Mais autant ne pas précipiter la date de l'enterrement.
Annabelle Georgen
L’Explication remercie Jean-Sébastien Raul, médecin légiste à l'Institut de médecine légale de Strasbourg, et Jean-Pierre Comtet, président de l'École française de soins et sciences mortuaires.
Catastrophes naturelles (1)
Je ne parviens pas à comprendre comment l'humain peut en arriver là...Il me semble que cette cassure entre l'humain et la nature est absolue, qu'il existe désormais une négation complète de l'univers du vivant et je ne vois pas la nature comme responsable de quoique ce soit. C'est la mécanisation de l'existence qui porte en elle les causes de ce désastre. Une certaine forme de folie, d'aveuglement qui consiste à penser que l'homme est au-dessus de tout, qu'il possède le pouvoir, jusqu'à en oublier les lois naturelles. Les individus sont mécanisés, extraits de leur lien avec la nature, ignorant des réalités, envoûtés par une idée de croissance agissant comme un aimant. Non seulement, la nature est ignorée mais la vie humaine elle-même est bafouée. Rien ne compte en dehors de cette course à la croissance. On joue avec des allumettes parce qu'on a construit des camions de pompiers. On est dans l'absurde.
Les humains sont donc de véritables machines travaillant seulement sous la pression d'influences extérieures. Les gouvernants, eux-mêmes, sont des machines. Ils ne sont pas des conducteurs de machines. Ils vivent eux aussi sous les influences d'égrégores qui les dépassent.
Un égrégore est, dans l'ésotérisme, un concept désignant un esprit de groupe, une entité psychique autonome ou une force produite et influencée par les désirs et émotions de plusieurs individus unis dans un but commun. Cette force vivante fonctionnerait alors comme une entité autonome. Le terme, apparu dans la tradition hermétiste, a été repris par les surréalistes, qui l'ont chargé d'un fort potentiel subversif.
Autant cet égrégore peut avoir un effet positif lorsqu'il est associé à une élévation spirituelle, autant il peut devenir la source d'un conditionnement lorsque des intentions perverses le sous-tendent.
Les connaissances qui sont développées depuis la révolution industrielle ne sont pas attachées à une voie spirituelle mais à une mécanisation des individus. La croissance est l'intention première. La médecine, par exemple, est de la mécanique. L'aspect holistique de l'homme est ignoré. La psychologie qui ne fonctionnerait pas en systémique est de la mécanique. Et encore doit-elle prendre en considération l'environnement spirituel de l'individu.
L'environnement est d'ailleurs un mot très révélateur dans l'usage qu'on en fait actuellement. On considère à travers ce terme que la nature nous environne, ce qui revient à dire que nous n'en faisons pas partie, que nous nous en sommes extraits, que nous sommes des entités à part. On voit ce que cette "philosophie" donne avec les catastrophes naturelles. Et il est évident que nous allons entendre des "machines humaines" accuser la nature d'être cruelle. C'est logique dans ce fonctionnement. Il faut un coupable. Et c'est la nature. Puisqu'elle est la seule vivante et que nous sommes des machines malmenées par sa violence. C'est consternant. Combien de fois j'ai entendu des journalistes dire : "La montagne a tué" lorsque des alpinistes ou des skieurs sont emportés. Comme si la montagne avait eu une intention..On regarde la situation à l'envers.
C'est un drame humain qui concerne des "machines". C'est ça la première catastrophe. C'est ce que l'homme est devenu le plus dramatique.
"On domine la nature en lui obéissant." Un précepte bien connu qu'il faudrait remettre à jour. On ne la domine pas à travers des consignes et des manoeuvres parfaitement rôdées mais en gardant à l'esprit que sa puissance est incommensurable et qu'il s'agit avant tout de ne pas placer les individus dans une situation périlleuse. C'est là que la prétention entraîne un aveuglement ravageur.
Oh, bien sûr que les hommes ont développé des savoirs technologiques impressionnants. Et ça leur sert à quoi aujourd'hui sur la côte d'Azur. A se porter secours avec des brouettes et des pelles. Avant de recommencer à utiliser des machines plus puissantes et à améliorer leurs constructions pour recommencer à oeuvrer dans la même voie.
Sans toujours rien comprendre.
La technologie est associée à l'homme. Le savoir est du domaine de l'Être humain.
L'homme développe des technologies.
L'être humain associe le savoir avec la conscience.
Pas une conscience morale quand elle ne fait que répondre à des intentions coercitives mais une conscience unitaire.
Une conscience qui prend en compte,non pas l'intérêt individuel au coeur d'un mouvement de masse, mais l'intérêt de l'univers du vivant au coeur des mouvements de masse.
Le savoir résulte de la conjonction de la compréhension et de la conscience de l'Être.
L'être unifié est celui qui maintient vivant en lui la conscience d'une appartenance à un tout et qui ne se soumet pas à des intentions individuelles servies par des mouvements de masse ou pire encore, qui est capable de créer des mouvements de masse pour répondre à des ambitions individuelles.
Ce qui revient à dire d'ailleurs que les politiciens sont des hommes et pas encore des Êtres humains.
Les scientifiques, les politiciens, les industriels, les chimistes, les physiciens, les patrons du CAC 40...Des hommes possédés par leurs connaissances, une maîtrise particulière, un talent développé à l'extrême, une compétence inégalée, un potentiel exploité, des réussites sociales, des parcours remarquables dans le cadre d'une société vouée à la technologie.
Et pourtant des hommes privés de toute forme de compréhension unitaire. Juste des individus au service d'une cause marchande.
Dans une totale incompréhension de l'univers du vivant. Parce que pour eux, il s'agit d'un "environnement" et qu'ils sont au-dessus de cet environnement, qu'ils n'en font pas partie, que leur connaissance leur a donné l'impression d'être plus puissant que ce Tout qui les accueille.
Juste des hommes.
Pas des Êtres humains. Pas encore.
Vingt sources de douleurs.
Je confirme, j'ai testé et je teste encore....
20 sources de douleur qui sont liées à des états émotionnels spécifique
Sources de douleur
20 sources de douleur qui sont liées à des états émotionnels spécifique
La douleur musculaire peut être liée à des problèmes de mobilité dans votre vie. Êtes-vous flexible en ce qui concerne vos expériences professionnelles, familiales et personnelles ?
Voici les vingt sources de douleur:
- Les maux de tête limitent la prise de décision.
- La douleur au cou est le signe que vous pouvez avoir des difficultés à pardonner aux autres, ou à vous-même.
- La douleur des gencives est liée aux décisions que vous ne prenez pas ou ne pouvez pas supporter.
- La douleur à l’épaule peut indiquer que vous êtes porteur d’une grande charge émotionnelle.
- Les douleurs à l’estomac peuvent se produire lorsque vous n’arrivez pas à digérer quelque chose, au sens figuré, surtout lorsque c’est quelque chose de négatif.
- La douleur au niveau du haut du dos peut indiquer que vous manquez de soutien émotionnel, ou que vous vous sentez mal aimé.
- La lombalgie pourrait signifier que vous vous inquiétez trop à propos de l’argent ou que vous manquez de soutien émotionnel.
- La douleur dans le sacrum et le coccyx pourrait signifier que vous stagnez sur une question qui doit être résolue.
- Les douleurs du coude sont directement liées à votre résistance au changement dans votre vie. Si vos bras sont raides, cela peut signifier que vous êtes trop rigide dans votre vie.
- La douleur dans les bras signifie que vous portez quelqu’un ou quelque chose comme un fardeau émotionnel.
- La douleur dans les mains signifie que vous tendez vos mains trop souvent aux autres.
- La douleur dans les hanches se manifeste lorsque nous avons peur de bouger. Les hanches endoloris pourraient indiquer une résistance au changement.
- Les douleurs dans les articulations indiquent une incapacité à faire preuve de souplesse.
- La douleur au genou indique une difficulté à accepter les choses comme elles sont. La douleur à l’intérieur du genou est liée à la communauté, le travail, les amis; et l’extérieur du genou est lié à des problèmes personnels.
- Les maux de dents signifient que vous n’êtes pas satisfait de la situation dans laquelle vous êtes, et cela affecte vos émotions dans la vie quotidienne.
- La douleur dans les chevilles signifie que vous ne vous autorisez pas à être heureux.
- La douleur qui vous fatigue est causée par l’ennui, la résistance, et le fait de nier ce qu’il faut faire pour aller de l’avant.
- La douleur au pied peut être causée par la dépression.
- Les douleurs inexpliquées dans diverses parties du corps : La structure cellulaire du corps est constamment renouvelée et pendant ce processus, elle est purgée des énergies négatives. Ce processus affaiblit le système immunitaire et tous les systèmes dans le corps. De ce fait, si le corps peut sembler malade, il est cependant dans un état de compensation – un état qui va bientôt passer.
Source : 20 sources de douleur qui sont liées à des états émotionnels spécifique healthylifetricks.com
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KUNDALINI (17)

Elle se leva. Il fallait qu’elle le retrouve. Elle écarquilla les yeux pour se stabiliser. Elle s’engagea sur les premières marches de l’escalier en réalisant à quel point la lumière avait déjà baissé. Rayons solaires de fin du jour. Combien de temps avait-elle dormi ?
« Sat ? »
Elle l’appela avant même d’avoir atteint le sol. Elle chercha dans toutes les directions et c’est là qu’elle aperçut l’installation. L’odeur de fumée. Un fin liseré qui montait dans le ciel. Elle s’engagea sur un chemin de pierres plates.
Il était là. Il portait une bûche et s’approchait d’une vaste cuve en bois, ouverte et munie d’une petite échelle. Elle le vit ouvrir la porte d’un rectangle métallique. Une cheminée. Un four à bois.
Il tourna la tête vers elle.
« Ah, Maud, vous êtes réveillée. Venez, j’ai préparé un bain. »
Un bassin. Une piscine ronde, chauffée au bois.
Son ingéniosité la fascinait. Il semblait capable de construire tout ce qui lui passait par la tête.
« Vous êtes vraiment quelqu’un de surprenant, Sat. Vous avez même une piscine !
-Pas une piscine, Maud, juste un bain chaud dans lequel on peut vraiment s’étendre.
-On pourrait quand même y inviter une dizaine de personnes !
-C’est déjà arrivé, Maud.
-Et tout le monde tout nu, j’imagine, lança-t-elle, en riant.
-Oui, bien évidemment, pourquoi donc se priver de ce bonheur ? Ça vous dit ?
-Bien entendu ! »
Elle se déshabilla pendant qu’il montait à l’échelle. Elle le rejoignit.
Un banc immergé courait sur tout l’arrondi du bassin. Suffisamment large pour y étendre les jambes. Elle s’installa face à Sat.
« Quelle température ?
-Vingt et un degrés.
-Quel délice. J’avais justement besoin de ça.
-Vous avez bien dormi ?
-Oui, très profondément. Je m’en veux de vous avoir abandonné comme ça. C’est vraiment impoli.
-Non, Maud, pas de ça, par pitié. Vous êtes ici chez vous. Je vous demande juste de vivre comme si je n’étais pas là. Faites ce que vous voulez, sans vous soucier de moi. »
Elle se souvint de la réponse qui lui était venue.
Elle aurait voulu lui parler.
Et elle eut peur.
D’elle-même.
Ce rêve était une hallucination, une bêtise de son inconscient, des souvenirs mélangés de films ou de livres, des scénarios sans intérêt et elle était ridicule de s’en inquiéter.
« Eh bien, pour l’instant, je choisis de rester là, Sat et de profiter. »
Il la regarda avec un immense sourire.
La lumière crépusculaire peignait l’ambre de son visage. Des reflets irisés.
Il était beau. Réellement beau. Intégralement. Et elle sentait dans son ventre des bouffées de chaleur.
« Comment avez-vous construit ce bassin ?
-C’est une cuve à raisin que j’ai récupérée auprès d’un vigneron que j’avais soigné. Une tendinite que personne ne parvenait à éliminer et qui l’handicapait fortement. On a fait un socle en pierre avec un espace vide pour l’appel d’air de l’insert. Il y a un tube métallique au fond du bassin. La chaleur du feu suffit à la belle saison. Mais ça m’est arrivé de me baigner en hiver avec une eau à dix degrés. C’est revigorant ! J’ai rajouté ce banc circulaire en plusieurs tronçons et j’ai l’intention de couvrir le bassin avec un toit ouvrant.
-Magnifique.
-J’ai préparé un repas avec des légumes du jardin. Si vous avez faim.
-Pas vraiment pour l’instant. Mais j’y ferai honneur avec plaisir. »
Elle ne pouvait garder en elle une phrase si forte.
« Sat, pour reprendre ce que vous venez de dire. Je voulais… Enfin, c’est difficile à dire…
-C’est difficile pour votre mental. Alors, laissez votre cœur s’exprimer. Il n’y a rien de plus simple.
-Je ne peux pas vivre comme si vous n’étiez pas là. »
Un sursaut en elle.
Faire. Elle voulait dire : faire. Et c’est le mot vivre qui s’était imposé. Et elle savait bien qu’il n’avait pas la même portée.
Le sourire de Sat. Un immense soulagement. Il accueillait la tournure sans se sentir envahi. Elle avait eu peur de briser le rêve en cours.
« Je… suis très heureux que vous vous sentiez bien ici, Maud et avec moi. »
Il avait failli ne pas finir sa phrase, ne pas révéler la partie personnelle, ne pas avouer son trouble.
Elle avait fermé les yeux. Le besoin d'envelopper son bonheur. Le corps en apesanteur.
Elle écouta le silence.
Un oiseau lointain chantait au ciel des vocalises. Une mélodie répétitive, comme une prière.
Sans se l'expliquer, elle éprouva le besoin de remercier mais ne trouva pas de destinataire.
Elle se trouva ridicule, juste quelques secondes, comme si tout cela relevait d'un enfantillage puis elle se corrigea. Les retenues éducatives bridaient les bonheurs les plus simples. Mais là, à l'instant, rien ne l'obligeait à perpétuer ce désastre.
Elle sentit son visage se réjouir, un sourire intérieur, une chaleur bienheureuse, l'évaporation des pensées.
Les yeux fermés, le coeur ouvert.
Remercier la vie. Simplement. Sans chercher à l’identifier autrement que dans les ressentis les plus profonds, ce bien-être qui n’a plus besoin d’être expliqué, cet abandon de toutes les paroles, de toutes les justifications, de tous les rappels à l’humain.
Combien de temps ?
Une vague de frissons courut dans son dos. Les limitations corporelles comme un rappel à soi.
"J'ai un peu froid, Sat.
-On passe à table si vous voulez et je vous parlerai de la suite de la soirée.
-Oui… Volontiers. Je vous suis. »
La suite de la soirée… Elle avait déjà tellement de questions à lui poser. Qu’avait-il donc projeté ? Elle descendit l’échelle et il l’accueillit avec un drap de bain ouvert. Elle s’y glissa.
« Merci, Sat. »
Il s’engagea sur le chemin de dalles. Nu. Elle le suivit et le reflet des gouttes sur son dos l’émerveilla. Comme une peinture sacrée, un Ange descendu sur Terre.
Il entra dans la maison et se dirigea vers le coin repas. La table était mise.
« Vos affaires sont là, Maud. »
Il avait attrapé une serviette suspendue à une porte et elle le regarda s’essuyer. Cette liberté intégrale devant l’autre, cette aisance dans son corps. Elle en enviait la douceur. Elle en espérait la beauté. Qu’elle s’accorde enfin cette vie en elle.
Elle enfila juste un chemisier.
Ils mangèrent en parlant. Des légumes crus du jardin.
« C’est délicieux, Sat. Et je sais que je mange des aliments sains. Depuis le départ de Laurent, j’ai éliminé tout ce qui ne me convenait pas. Laurent n’était pas très regardant sur la qualité et il achetait parfois des aliments dont je ne voulais pas. La viande rouge par exemple.
-Je ne mange jamais de viande, ni rouge, ni blanche, ni rien. Je ne mange rien qui n’ait été doué de conscience.
-C’est ce que je fais désormais.
-Végétarienne, sportive, naturiste, trois étiquettes auxquelles j’adhère totalement. »
Elle sourit.
« Pourquoi dites-vous étiquettes ? C’est un peu péjoratif, non ?
-Oui, bien entendu. C’est ironique surtout. Puisque c’est le fonctionnement même de notre société : les étiquettes. Il faut pouvoir nommer les choses. Toutes les choses. Dresser des listes, établir des classements, des hiérarchies, des reconnaissances. Ah, cette fameuse reconnaissance. « Tu fais partie de mon groupe, toi ? Oui, ah, bon, c’est bien, ça me rassure. »
Il avait un ton moqueur qui l’amusa.
« Alors, je sais bien que c’est inévitable mais il faut juste en observer les effets. Imaginons que nous vivions seul, quelque part. Nous n’aurions aucune étiquette. Nous ne serions pas naturistes, nous serions nus, c’est tout. Nous ne serions pas végétariens, nous mangerions des légumes, nous ne serions pas sportifs, nous aimerions juste vivre pleinement. C’est l’autre qui a besoin de signes distinctifs, sur moi. Et j’ai besoin des signes distinctifs que je peux attribuer à l’autre. Ou qui sont déjà en place. En appliquant ce fonctionnement, on s’en oublie soi-même. Et c’est là tout le problème. Que ces signes existent et soient utiles, je ne le nie pas. Mais je conteste le fait que beaucoup d’individus ne se sentent exister qu’au regard de ces catégories, de ces signes de reconnaissance. C’est un système étroit, limitatif, carcéral. Vous n’êtes pas Maud, vous n’êtes pas professeur de yoga, vous n’êtes pas naturiste. Tout ça, ce sont des éléments rapportés et si vous ne les observez plus comme de simples vêtements mais que vous les considérez comme votre peau, votre chair, vos organes, la vie en vous, alors vous n’existez plus.
-C’est justement ce que j’ai ressenti quand Laurent m’a quittée. Un vide immense.
-Parce que vous considériez que vous étiez sa femme et que ce statut dépassait tous les autres, et même celui de la vie en vous.
-Je l’aimais aussi. À cette époque-là, tout du moins.
-Vous l’aimiez, lui ou la vie que vous meniez avec lui ? Lui ou l’habitude de lui ?
-Non, je l’aimais lui, vraiment.
-Alors, Maud, vous l’aimez toujours.
-Comment ça ?
-Si vous l’aimiez, c’est que vous souhaitiez son bonheur ?
-Oui, évidemment.
-Est-ce que maintenant, vous souhaitez toujours son bonheur ?
-Oui.
-Alors, vous l’avez vraiment aimé et donc nécessairement vous l’aimez toujours puisque vous souhaitez toujours son bonheur. Mais de l’aimer encore ne veut pas dire que vous devez vivre avec lui. C’est juste que vous souhaitez toujours qu’il soit heureux.
-Donc, tous les gens que je souhaite voir heureux sont des gens que j’aime ?
-Oui.
-Et pourtant, je ne souhaite pas faire l’amour avec eux !
-C’est bien la preuve que la sexualité est un acte sacré puisqu’elle apporte à l’amour une dimension supérieure. Et qu’elle est seule à pouvoir le faire. Il n’y a aucun acte de la vie quotidienne qui puisse propulser les individus aussi haut dans cette dimension sacrée. Vous pouvez aimer des dizaines de personnes mais seule la sexualité sacrée ouvrira la dernière porte, celle du royaume de l’amour total. Celle de l’unité, celle de la conscience ultime, celle de l’abandon et du don, celle de la révélation à soi de la dimension intérieure. Aimer par la sexualité est un aboutissement, pas une étape. Je ne parle pas de l’acte sexuel génital qui n’est bien souvent qu’une perdition énergétique éphémère mais de la sexualité intégrale, celle qui confère à l’échange de regard ou au simple contact de la peau une dimension orgasmique.
-C’est ça que j’ai ressenti tout à l’heure. Enfin, je crois.
-C’est même une certitude, Maud. Il n’est qu’à voir tout ce que ça a déclenché.
-Mais pourquoi ?
-Parce que notre dimension spirituelle est incomplète. C’est comme si vous aviez cherché à assimiler tous les aliments nutritifs existants. Votre organisme n’en est pas capable. Pas tout d’un coup. C’est comme une indigestion.
-Et donc, je vomis.
-Ou d’autres symptômes, comme des démangeaisons, des points douloureux sans explication, des migraines, des vertiges, des rêves étranges, des mots qui viennent on ne sait d’où, des pensées inhabituelles et qui paraissent totalement folles, des intuitions stupéfiantes, des perceptions inexplicables… Il y a beaucoup d’effets possibles. Certains sont même si perturbants que les individus ne veulent plus les revivre.
-Personnellement, ce qui m’effraie désormais, c’est de ne plus jamais le revivre.
-Alors, il faut commencer par poser cette peur. Elle ne sert à rien. C’est comme si vous abandonniez une partie de votre énergie interne à un consommateur, une espèce de dérivation qui pompe insidieusement votre réserve. Et donc, vous allez perdre une partie de votre potentiel.
-En même temps, si je ne fais rien et que j’attends, j’aurais trop peur de gâcher une occasion supplémentaire.
-Il ne s’agit pas de ne rien faire Maud, mais de faire ce qui est juste et bon.
-Et ? C’est à dire ?
-Aimer. »

Chemtrails
Une amie m'a amené à me documenter quelque peu sur ces "chemtrails"....J'ai trouvé de tout....Entre ceux qui nient tout en bloc, les scientifiques financés par les gouvernements par exemple, et ceux qui voient des chemtrails dans un cumulonimbus d'orage, les extrêmes ont toujours des adeptes. Il n'empêche qu'il y a des sites intéressants... Je n'en tire aucune conclusion. Je m'informe. Pour ce qui est de l'idée que les USA cherchent à contrôler le climat, on peut dire dans ce cas-là qu'ils sont nuls quand on voit la Californie où il ne pleut plus depuis trois ans ou la Floride, ravagée par les cyclones chaque année. Par contre, c'est clair qu'ils sont suffisamment déglingués pour se lancer dans un projet de la sorte. J'ai vu aussi une vidéo avec un scientifique français, indépendant, qui a analysé les filaments tombés du ciel dans diverses régions de France. Ils contiennent des phtalates, perturbateurs endocriniens...... Quelqu'un a une explication ?........Alors, voilà, je cherche.......
http://actu-chemtrails.over-blog.com/
Chemtrails : la guerre secrète !
15 Novembre 2014 , Rédigé par ActuChemPublié dans #Infos, #Videos, #d
En septembre dernier, Jacques Daidié est parti à la rencontre, en Italie de Rosario Marciano, militant connu contre la géo-ingénierie, créateur du site www.tankerenemy.com, et de sa famille. Le présent travail est né de cette rencontre. L'association Ciel voilé remercie Rosario Marciano pour son autorisation de sous-titrage du documentaire italien dont il est le producteur :"Chemtrails : la guerre secrète". Nous remercions aussi chaleureusement tous ceux qui ont contribué à la traduction : Jacques, Dominique d'Avignon, Marie de Monteux, Sébastien de St Firmin en Valgaudemard et Danielle de Gap.
Source: http://www.cielvoile.fr/article-chemtrails-la-guerre-secrete-124992895.html
Aimer la Terre (spiritualité et Nature)

J’étais enfant. Première année de collège. Mes parents avaient fait construire une maison près des bois. Les jours de congé ou de vacances, je me levais à l’aube, j’enfilais mes habits des bois et je partais tout seul. Une heure à travers champs et forêts et j’arrivais à l’Océan.
J’ai passé des journées entières entre les plages et les bois. Je sais à quel point tout cela s’est inscrit en moi.
Le silence des arbres, le parfum de la terre, le chant des colombes, une alouette dans le ciel, les goélands sur les plages, les nuages au-dessus de l’Océan.
J’avais construit une cabane au sommet d’un des plus grands pins de la forêt. De Là-Haut, je voyais l’Océan par-dessus les marées de feuillage.
Je lisais, les pieds dans le vide.
Je regardais les horizons.
J’aimais cette Terre.
Je l’aime toujours.
Je sais que mes premiers élans amoureux, je les lui dois. Je ne le comprenais pas à cette époque....Ce bonheur à courir en dehors des chemins, sous les frondaisons, ce bonheur à escalader les rochers comme autant de faces nord, ce bonheur à regarder un scarabée dans l'herbe, à écouter le chant des oiseaux, à respirer le parfum de la mousse après la pluie, à nager dans les mers agitées....Plus âgé, je partais au large avec ma planche à voile, jusqu'à ne plus voir la côte et seulement là, je faisais demi-tour. Des heures debout avec le vent et la houle...
Je voulais vivre au plus profond, goûter à toutes les expériences physiques, expérimenter mes forces et je ne sais pas combien de fois j'ai poussé la machine au plus loin.
Cette force en moi, je la puisais dans la beauté du monde.
Elle est toujours là. Quel que soit l'état de l'enveloppe, cette force est toujours là. Mais ce besoin de vider cette énergie comme on enlèverait des habits trop chauds, je sais qu'elle s'est transformée, lentement.
Tout ce qui brûlait en moi, toute cette énergie qui devait s'extraire, j'ai appris à la reconnaître, à l'observer intégralement et non plus seulement à la consumer. Il me plaît de savoir que ces années qui passent sont des étapes de croissance.
La même croissance que celle des arbres. Longue et patiente. Toujours aimantée vers la Lumière.
"Kawakawarau"
Naholo, terreur en herbe

Waisake Naholo à l'entraînement avec les All Blacks (GABRIEL BOUYS / AFP)
Par Julien Lamotte
Publié le 02/10/2015 | 07:00, mis à jour le 02/10/2015 | 07:00
Waisake Naholo, la dernière merveille néo-zélandaise, n'aurait jamais dû jouer cette Coupe du monde. Jambe fracturée à la mi-juillet, l'ailier all black s'est alors tourné vers la médecine tradionnelle fidjienne qui, grâce à une plante particulière, l'a miraculeusement remis sur pied. Prodige de la nature, sorcellerie ou don divin, Naholo sera en tout cas bel et bien aligné face à la Géorgie vendredi.
"Kawakawarau". C'est donc le nom de cette herbe fidjienne qui a remplacé les anesthésies, les traitements inflammatoires et le bloc opératoire pour guérir Waisake Naholo et sa fracture du péroné. Une hérésie pour les plus cartésiens, peut-être, mais le fait médical est bel et bien constaté : en trois mois, l'ailier néo-zélandais a réussi l'incroyable pari d'être rétabli à temps pour disputer une Coupe du monde à laquelle la médecine classique ne croyait pas.
L'histoire de Naholo, 24 ans à peine, est déjà un roman. A l'instar de l'ancien ailier fidjien Rupeni Caucaunibuca, dont il partage les origines et le style caractéristique avec cette façon de courir avec les deux mains sur le ballon, l'homme est très attaché à sa terre natale et à sa culture insulaire. Véritable phénomène rugbystique, cet ailier surpuissant et d'une vélocité redoutable, s'est révélé au monde de l'Ovalie cette saison en terrorisant les défenses du Super Rugby, championnat réunissant les meilleures provinces de Nouvelle-Zélande, d'Afrique du Sud et d'Australie. Avec 13 essais, la plupart signés du sceau d'une classe folle, l'ailier des Otago Highlanders a terminé en tête des meilleurs marqueurs et c'est tout naturellement que Steve Hansen, le sélectionneur des all-blacks, lui accordait une première sélection sous le maillot à la Fougère contre ll'Argentine le 18 juillet dernier. Face aux Pumas, l'ascension du prodige, révélé par le Rugby à 7 qui l'a sacré champion du monde en 2013 avec la Nouvelle-Zélande, subit un premier contretemps. Le verdict tombe immédiatement : fracture de la jambe et participation à la prochaine Coupe du monde en Angleterre impossible.
Hansen a sacrifié des valeurs sûres pour son diamant noir
Beaucoup auraient accepté ce coup du sort avec fatalisme. Pas Waisake Naholo. Celui qui s'était engagé avec Clermont début février avant de faire machine arrière en juin, ne l'entendit pas de cette oreille et rejoignit son île natale pour tenter le pari de la médecine traditionnelle. "Le sorcier qui a soigné Waisake Naholo n'était autre que son oncle, a précisé son sélectionneur, Steve Hansen. Il n'est ni sorcier ni médecin et tout ce que je sais c'est qu'il a la jambe guérie". "Je ne jetterais pas la médecine alternative aux orties, d'autres existent et sont reconnues comme la médecine chinoise. J'y crois. La preuve, il est là. Une partie du traitement consiste aussi à insuffler un moral positif", a insisté Hansen.
Le fait est qu'une semaine après sa blessure, l'ailier annonçait qu'il était guéri et qu'il postulait de nouveau dans les lignes arrières des champions du monde. La fameuse herbe kawakawarau était passée par là. Hansen demanda quand même un examen médical approfondi pour vérifier l'état de la cicatrisation, avant de retenir Naholo dans ses 31, aux dépens de l'arrière expérimenté Israel Dagg ou des ailiers Cory Jane ou Charles Piutau. Et maintenant, après quelques jours d'entraînement dans les jambes, le voici aligné à l'aile face aux Géorgiens. Titularisé en lieu et place du pourtant très remuant Milner-Skudder (en tête du classement du nombre de défenseurs battus -12-, à égalité avec l'Anglais Brown et le Fidjien Nadolo depuis le début de la compétition), le nouveau diamant noir aura la pression s'il veut gagner définitivement ses galons à l'aile. Mais vu d'où il revient, il ne devrait pas trouver ça très sorcier.
La balade des pendus
"Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,..."
Villon, la Balade des pendus.
Et de quel droit pourrions-nous demander aux prochaines générations de ne pas nous en vouloir ? Nous vivons comme s'ils devaient ne jamais vivre.
JE CONSEILLE VIVEMENT LE SITE SUIVANT / https://culturedocumentee.wordpress.com/
Une qualité indéniable dans les dossiers.
Alors que nos émissions de CO2 dans l’atmosphère continuent de battre des records et que le changement climatique devient notre compagnon de route, pourquoi est-il si difficile de quitter les énergies fossiles – charbon, pétrole et gaz – pourtant responsables d’une grande partie des dégâts ? Peut-être parce que tout un système de subventions les rends particulièrement attrayantes et peu chères, tout autant pour l’industrie que pour nous, les consommateurs finaux.
"Etre humain en système capitaliste"
Ce livre me plaît énormément et je le recommande très vivement.
Une lecture passionnante et un regard macroscopique qui devient aujourd'hui essentiel.
Un coup de coeur.
Être humain en système capitaliste ?
L'impact psychologique du néolibéralisme
Collectif dirigé par Thierry Brugvin
Au croisement des sciences politiques, économique et de la psycho-sociologie, cet ouvrage s’interroge sur les conséquences du capitalisme sur l’esprit et le fonctionnement humain.
Depuis la période du freudo-marxisme des années 1970, avec des auteurs tel Castoriadis, très peu d’ouvrages sont consacrés aux effets sur le psychisme des individus du système idéologique et économique qu’est le capitalisme. Ni sur les marges de liberté existantes et sur la part de responsabilité individuelle, face à ce que l’on peut aussi dénommer la « mégamachine », à l’instar de Serge Latouche. Car si une part du système capitaliste découle des infrastructures techniques et matérielles, comme l’explique Marx, le niveau de développement psychique de la majorité des individus actuels en est aussi en partie responsable.
Ce livre entend donc répondre à une carence de la sociologie critique, de la psychologie, mais aussi de l’altermondialisme, en matière d’analyse du capitalisme néolibéral et du pouvoir adémocratique qu’il exerce. C’est cet angle mort, portant sur l’analyse psychosociologique, mais parfois aussi anthropologique du système économique et politique, sur lequel se centre la problématique de ce livre.
Il s’agit d’apporter des réponses à ces défis sociétaux contemporains : à l’idéologie du « choc des civilisations », à la loi d’airain de l’oligarchie, à l’individualisme concurrentiel et atomi¬sant. Par l’analyse des mécanismes de domination et d’émancipation, nous cherchons donc à construire des outils d’éducation populaire visant à une citoyenneté responsable, solidaire et ouverte sur la diversité.
"Vivre, c'est satisfaire les besoins primaires et par conséquent, éprouver des sensations, des émotions, des sentiments et aussi penser. Une fois, ces besoins satisfaits, l'être humain va rechercher ou créer de nouveaux stimuli. Mais du fait d'un phénomène connu, l'accoutumance ou habituation, ces stimuli perdent de leur puissance avec le temps. L'être humain a alors plusieurs possibilités : exercer et affiner ses sens, créer, car par essence, la création échappe à l'accoutumance, réduire délibérément le nombre et l'intensité des stimuli. Ce qui pourrait conduire à l'éveil, c'est à dire à un sentiment de plénitude débarrassé de tout désir. Enfin, il est également possible d'augmenter le nombre et l'intensité des stimuli : c'est l'orientation suivie par notre société de consommation.
Malheureusement, ce choix conduit à une déstructuration du corps social et du psychisme des humains, car l'appropriation des biens encourage l'individualisme et la rupture du lien social, menant à la destruction de la planète par épuisement des ressources et pollution. Le fait de chercher à s'enrichir permet à certains d'amasser des fortunes pour pouvoir s'offrir ce qu'ils désirent ; cependant, même les plus riches ne seront jamais satisfaits, du fait de l'accoutumance psychique. "
Empoisonnement.
Je me demande si un jour, les multinationales alimentaires ne finiront pas par se retrouver accusées d'empoisonnement. Car, finalement, qui connaît réellement les éléments ajoutés dans l'alimentation ? Qui en connaît les effets désastreux ?
Les gens savent plus ou moins maintenant que le sucre ajouté est une bombe à retardement mais désormais la mèche est de plus en plus courte....Imaginons dans cinquante ans...Il y aura une population totalement "déglinguée" par l'alimentation et les laboratoires pharmaceutiques seront de plus en plus riches. Et puis, il y aura les "rats des champs" qui mangeront leurs légumes....
Jean de La Fontaine était un visionnaire.
Le sirop de maïs, cet additif qui rend les Américains diabétiques
Rédigé le 23 Septembre 2015
Utilisé massivement par l'industrie alimentaire, le sirop de maïs à haute teneur en fructose serait une des causes majeures de l'épidémie de diabète qui sévit dans les pays industrialisés. Si les États-Unis sont les premiers touchés, la France n'est pas épargnée.
Jamais le nombre de diabétiques n'avait été aussi élevé aux États-Unis. Selon une étudepubliée début septembre dans le Journal de l'American Medical Association (JAMA), près d'un américain sur deux (40 %) est considéré comme pré-diabétique et près d'un sur cinq (14 %) souffre déjà de diabète, soit, au total, plus de la moitié de la population.
La faute au "sirop de maïs à haute teneur en fructose" (aussi appelé isoglucose), estiment de nombreux chercheurs qui accusent l'industrie agro-alimentaire d'abuser de cet additif alimentaire. Outre une augmentation des résistances à l'insuline, le sirop de maïs est accusé de provoquer des accidents vasculaires et des infarctus.
"Il existe un énorme corpus de preuves scientifiques, de données d’observation et de résultats d’essais cliniques qui suggèrent que le fructose ajouté – même par rapport à d’autres sucres – est le principal moteur du développement du diabète et de ses conséquences", explique le docteur James J. DiNicolantonio dans la revue Mayo Clinics Proceedings.
25 kilos de sirop de maïs par habitant
Mais qu'est ce que le fructose ? Si cette substance est naturellement présente dans les fruits, elle ne représente en réalité qu'en infime partie de ces derniers : comptez moins de 1 % de fructose dans une pêche.
Le sirop à haute teneur en fructose, lui, est extrait du maïs et contient entre 55 % et 90 % de ce sucre. Il peut se substituer au sucre de table (le saccharose), qui, lui, est extrait de la canne ou de la betterave. Moins cher que le saccharose, plus facile à diluer et plus sucrant, il est également plébiscité par l'industrie agroalimentaire pour son pouvoir de conservation des aliments.
Des avantages qui ont conduit à une explosion de sa consommation. Aux États-Unis, le sirop de maïs est désormais présent dans deux aliments emballés sur trois. Si en 1977, on estimait à 35 grammes par jour la consommation moyenne de sirop de maïs par américain, ce chiffre a atteint 54,7 grammes en 2008, soit près de 25 kg par an. Et jusqu'à 72,8 grammes par jour chez les 12-18 ans. En cause : les sodas et autres aliments sucrés. Mais le sirop de maïs se retrouve également dans de nombreux aliments salés.
400 nouveaux cas de diabète par jour en France
Et en France ? Du fait des réglementations européennes, le sirop de maïs est un peu moins présent dans notre alimentation que dans celle des Américains : autour de 42 grammes par personne et par jour. Un chiffre qui pourrait augmenter en 2017 avec la suppression programmée des quotas de production européens.
S'il ne touche "que" 4,6 % de la population, le diabète est cependant en augmentation en France : chaque jour, 400 nouveaux cas sont diagnostiqués sur notre territoire.
Tous sucres confondus, l'OMS recommande de ne pas en consommer plus de 25 grammes par jour. Un régime bien difficile à tenir, lorsqu'une simple cuillère à soupe de ketchup en contient déjà 4 grammes et une canette de soda, près de 40.
Jean-Jacques Valette
@ValetteJJ
Tellement ridicule

Conférence : Najat Vallaud-Belkacem s’affiche devant une belle faute de frappe.
Et ça n'est pas la première........
La paix en soi.
« …Pour instaurer la paix dans le monde, pour mettre fin à toutes les guerres, il faut une révolution dans l’individu, en vous et moi.
.
Pour mettre un terme aux tourments de la faim et des guerres, il faut une révolution psychologique et peu d’entre nous acceptent de voir ce fait en face. Nous discuterons de paix, de plans, nous créerons de nouvelles ligues, des Nations-Unies indéfiniment, mais nous n’instaurerons pas la paix, parce que nous ne renoncerons pas à nos situations, à notre autorité, à notre argent, à nos possessions, à nos vies stupides.
Compter sur les autres est totalement futile; les autres ne peuvent pas nous apporter la paix.
Aucun chef politique ne nous donnera la paix, aucun gouvernement, aucune armée, aucun pays.
Ce qui apportera la paix ce sera une transformation intérieure qui nous conduira à une action extérieure.
Cette transformation intérieure n’est pas un isolement, un recul devant l’action.
Au contraire, il ne peut y avoir d’action effective que lorsque la pensée est claire, et il n’y a pas de pensée claire sans connaissance de soi.
Sans connaissance de soi, il n’y a pas de paix… »
J. Krishnamurti
Source : « La première et dernière liberté »

"Je t'aime"
Rien à ajouter...
Juste magnifique...
"Trente ans parmi les morts"
Trente ans parmi les morts - Dr Carl Wickland
Le témoignage d'un Psychiatre et sa femme Médium

Ce qu'il faut avant tout savoir :
Immigrant suédois, le psychiatre américain Carl Wickland(1861-1945) étudia la médecine aux États-Unis et obtint son diplôme du Durham Medical College, près de Chicago, Illinois. Il commença ensuite sa carrière de médecin en se spécialisant dans les maladies mentales. En 1909, il devint responsable du service psychiatrique de la National Psychopathic Institute, toujours à Chicago. En 1918, il s'installa à Los Angeles, Californie, et fonda le National Psychological Institute. Il devient surtout célèbre après la parution de ses mémoires en 1924: Trente ans parmi les morts.
Résumé du livre :
Voici un témoignage exclusif et impressionnant sur un aspect trop peu connu des interactions entre le monde physique et le monde spirituel : l'intrusion, par des esprits désincarnés mais restés liés à la terre, dans la vie et la personnalité d'individus terrestres. Avec sa femme médium et avec la collaboration invisible d'intelligences de l'au-delà, Carl Wickland a libéré des milliers de personnes de l'influence obsédante et souvent désastreuse d'entités attachées à leurs corps. Sa méthode consistait à communiquer avec ces esprits ignorants et confus, pour les convaincre de quitter l'aura de ses patients et les aider à progresser vers d'autres sphères. Dans ce témoignage sur trente années de médecine psychique, Carl Wickland nous fait découvrir la réalité d'une zone ténébreuse de l'au-delà qu'il est imprudent d'ignorer. Ce livre est aussi un document bouleversant sur les conséquences après la mort d'une vie terrestre matérialiste et insouciante de sa destinée. Tandis que la psychiatrie recherche, sans grands succès, les causes neurologiques de nombreux troubles psychiques, et que la psychanalyse brandit la notion indéfinie d'inconscient, Carl Wickland défend ici, preuves à l'appui, l'hypothèse selon laquelle les désordres mentaux sont, le plus souvent, dus à l'influence néfaste des basses sphères spirituelles.
![]()
Dans ce livre le Dr Carl Wickland raconte de manière précise comment, avec l’aide de sa femme médecin mais surtout médium à incorporation, il en était arrivé à soupçonner que certains patients de son hôpital psychiatrique ne souffraient d'aucune maladie mentale répertoriée, mais qu'ils étaient sous l'emprise obsédante d'une âme de défunt.
C'est donc lors d'une séance que le Dr Wickland s'est rendu compte, qu'après avoir envoyé un léger choc électrique sur son patient que les troubles psychologiques et physiques disparaissaient subitement pour réapparaître chez sa femme présente dans la pièce. Grâce à ses capacités de recueillir dans son corps ces âmes perdues qui venaient d'être éjectées, le Dr Wickland en profitait pour leur expliquer la situation, bien souvent ignorée, afin de les aider à passer de l'autre côté.
C'est un livre stupéfiant qui aborde un sujet assez peu connu et qui apporte un autre regard, voire même un questionnement sur certains troubles psychologiques que peuvent subir certaines personnes.
Tout cela, on le savait déjà un peu par le Livre des morts tibétains. Personnellement, je le savais aussi pour avoir rencontré en Allemagne le professeur Werner Schiebeler, un scientifique, docteur ès sciences, ancien professeur dans une école supérieure technique, qui fait un peu aujourd'hui la même chose que le docteur Wickland, avec tout un groupe de prière comportant toujours deux ou trois médiums. D'autres poursuivent des recherches assez voisines mais sans avoir recours à un médium, le contact avec le trépassé qui infeste le vivant se faisant en plongeant celui-ci sou hypnose. […]
Je ne réclame pas de nos psychiatres qu'ils croient tout ceci sur parole. Je leur demande seulement d'avoir la largeur d'esprit suffisante pour bien vouloir envisager cette hypothèse et la soumettre à leurs investigations. Reconnaître la réalité de ce phénomène nécessitera, bien évidemment, que l'on essaie aussi de développer d'autres méthodes pour libérer les uns et les autres. Nos éminents psychiatres n'ont certainement pas reçu la formation adéquate pour ce faire. Mais peut-être pourraient-ils faire comme ceux qui travaillent avec le professeur Schiebeler, chacun reconnaissant la compétence de l'autre. (Extrait de la préface du Père François Brune)
Vous pouvez également écouter un extrait où il est question du psychiatre Carl Wickland lors d'une conférence du Père François Brune à l'INREES :
De Carl Wickland, Sir Arthur Conan Doyle disait : « Je n'ai jamais rencontré quelqu'un possédant une telle connaissance de l'invisible... »
Pour aller plus loin :
Dans le dernier hors série d'Inexploré de l'INREES, à la page 70, il y a un article très intéressant sur ce sujet qui s'intitule "Nos défunts nous influencent". Anne Deligné, Ingénieure de formation, est devenue spécialiste en hypnothérapie et en techniques de dégagement spirituel. Voici un extrait de cet entretien :
Récemment, j'ai reçu un agent technique travaillant à l'hôpital. Son travail l'amène à aller partout, aussi bien dans la morgue que dans les salles d'opération. Il s'intéressait au sujet et s'est rendu compte que, parfois, quand il rentrait chez lui, il n'était pas bien, quelque chose n'allait pas. Il avait des angoisses. Les angoisses, c'est très caractéristique. Avoir des angoisses, des pulsions inhabituelles, se sentir différent, mal dans sa peau. J'ai notamment suivi une formation en Angleterre de la Spirit Release Foudation. Les psychiatres qui y enseignent se sont rendu compte que parmi leurs patients, certains sont “simplement” sous emprise. Ces patients sont extrêmement confus et leur état pourrait laisser supposer toutes sortes de désordres mentaux, alors qu'il faut juste que la personne redevienne elle-même - une âme dans un corps et non pas plusieurs âmes dans un même corps. C'est important que des psychiatres étudient ce phénomène.
- A lire également : "Les âmes errantes des morts" - décryptage avec la journaliste et médium Patricia Darré sur le site de l'INREES.
- Si le sujet vous intéresse, dans le magazine Science et NDE n°10 il y a un dossier complet sur "Les Esprits possessifs".
Au bout de la route.

"Je ferais mieux de me taire en fait".
Voilà l’idée qui tourne dans ma tête depuis quelques temps. De quoi est-ce que j’essaie de parler sur mon blog ? C’était la première question…Alors je me suis dit que j’essayais de parler de l’évolution spirituelle… Du changement de conscience, du basculement dans une dimension parallèle et tout ça et tout ça…
Mais ces mots sont les outils d’un système de signes qui relie un monde signifiant (le monde réel) à un monde signifié (le monde représenté.)
Ce langage crée, à côté du monde réel, un monde représenté. Et dès lors, ces mots ne sont pas la réalité mais une représentation mentalisée de cette réalité. Et moi-même, je peux finir par croire que cette représentation est la réalité alors qu’elle n’est que ma version de la réalité, une version indéfiniment et cruellement insignifiante étant donné qu’elle est issue d’un esprit incomplet, formaté, éduqué, réactif…
C’est ce dernier mot le pire d’ailleurs. « Réactif »… Je ne pense pas, je ne réfléchis pas, je réagis à un état d’esprit qui lui-même est soumis à des événements exogènes, à des conditions de vie qui entraînent des tourments et par conséquent des réflexions sur l’Éveil. C’est ma condition humaine qui m’amène à penser à la condition humaine. Très bien, on pourrait se dire que c’est normal et sain mais si je regarde sincèrement la « réalité » de ce phénomène, je vois bien qu’il n’y a pas de liberté dans ce processus et que les conclusions que je peux émettre ne sont pas le reflet d’une réalité intangible, éternelle, universelle mais simplement un état des lieux, l’observation d’une enceinte, celle de la réalité illusoire de mon existence. Je ne suis pas dans une dimension épurée mais dans l’analyse de ma geôle.
Lorsqu’on parle de la réalité, on parle toujours de la représentation qu’on se fait de la réalité et ça n’est jamais qu’en fonction de notre architecture intérieure. On s’imagine dès lors parler avec des mots d’un phénomène qui n’a pas de représentation possible, qui n’est pas de l’ordre du signifié. Il y a une tromperie originelle alors qu’on s’intéresse à l’origine. C’est vouloir remonter à la source de la réalité alors qu’on est emporté dans le courant des pensées et des représentations qu’elles génèrent. Le signifié ne peut pas être le signifiant, la carte n’est pas le terrain, le mot Amour n’a pas d’Amour pour lui-même, la pensée de l’Eveil n’est pas l’Eveil, les paroles sur la Réalité n’ont aucune réalité.
Bon, alors comment s’en sortir ? Tout ça ne sert donc à rien. Je ne parviendrai jamais à être satisfait de ce travail justement parce qu’il s’agit d’un travail. Tout ça n’est qu’une illusion prétentieuse qui me glorifie, qui me valorise…
« Ah, mais moi je réfléchis, je pense, j’évolue, je ne suis pas un bœuf qui marche dans l’encadrement de ses œillères, piqué aux fesses par le bâton d’un guide que je ne connais même pas… »
Si, si, en fait, c’est exactement ça… La seule différence, la seule évolution, c’est que je suis plus ou moins parvenu à avoir une vision macroscopique de l’attelage, je parviens à me voir, ce bœuf sur un chemin chaotique, avec le sillage derrière lui, comme une traînée qui l’alourdit et qui ne disparaît jamais dans la masse du Temps, et ce chemin devant lui qui n’a aucune réalité étant donné qu’il n’existe que dans les circonvolutions de mon cerveau, je vois le guide aussi, une espèce de géant impassible qui se contente à intervalles réguliers de piquer mon arrière train…Il n’a aucune émotion, aucune intention, aucun projet, il se contente de maintenir le mouvement perpétuel. Le flux vital en quelque sorte.
J’aime bien d’ailleurs, malgré ma lourdeur initiale de bœuf, prendre cet envol et planer ainsi au-dessus des horizons. Bon, quand je retombe, ça fait toujours un peu mal mais je m’accroche à l’idée que l’envol existe.
Et c’est là que de nouveau, je fais souffrir le bœuf…Car, tout de même, quelle est cette entité qui parvient ainsi à prendre de l’altitude et à observer les mouvements de l’existence sans en souffrir, juste cette observation épurée, sans émotions, d’où vient cette félicité, cette béatitude, ce bien être, ce « bien naître » ?
Y aurait-il un signifiant que je ne parviens pas à signifier ? Y aurait-il une réalité qui n’a pas de mot et qui ne doit pas en avoir au risque de l’alourdir et de la faire retomber au sol ? Y a-t-il dans la démarche spirituelle une condamnation de l’envol ? Lorsque je retombe et que je réintègre le corps buté du bœuf, c’est que les mots dans l’esprit libéré ont créé une masse qui n’a pas de réalité et cette illusion a tout brisé, a tué la légèreté, comme un oiseau abattu en plein vol.
La démarche spirituelle serait une illusion édulcorée, elle n’aurait aucune réalité mais ne représenterait qu’un monde de signifiés. Des boulets aux pattes ou des œillères encore plus grandes.
Mais tout ce fatras de mots n’est sans doute qu’une illusion supplémentaire et les résidus d’une désillusion devant l’illusion de tout ça.
Finalement, la plus belle démarche spirituelle consiste sans doute à ne pas en avoir. Car l’intention qu'on projette devant soi est une ancre qu’on traîne et un bœuf est déjà suffisamment lourd comme ça.
C'est cela que je cherche à traduire désormais dans le roman en cours, KUNDALINI. Il n'y aura pas de "connaissances" spirituelles et tous les "enseignements anciens" seront ignorés. Je ne veux décrire que le chemin qui n'existe nulle part, qui n'a aucune mémoire, aucun balisage, aucune carte... Je préfère errer dans mes insuffisances que de croire que je les efface en adoptant des "réalités" anciennes.
Il y a des matins où j'aimerais me lever en ne sachant rien et retrouver au plus profond de mes fibres cet émerveillement originel de l'esprit qui découvre pour la première fois le lever du jour. Quels sont les souvenirs ancrés dans la mémoire des premiers jours ? Cette puissance de feu qui investit les neurones, les fibres, les particules... Parfois, j'ai connu des embrasements de nouveau-né, des émotions de lave qui coulaient dans mes veines et j'ai ri toutes mes larmes dans un bonheur étrange.
Il existe un instant dans notre vie où nous découvrirons tous un espace totalement inconnu, une dimension jamais éprouvée, une vision fondamentalement neuve, sans résidus. Quelles que soient les "connaissances" qu'on aura pu tenter d'absorber, il se passera inévitablement , dans le laps de temps d'un battement de paupières un basculement total.
A l'instant de notre mort. Et ce sera comme le premier lever du jour devant les yeux d'un nouveau-né.
Le massage tantrique
http://www.lexpress.fr/styles/sexo/sexe-peut-on-mieux-jouir-avec-le-massage-tantrique_1718418.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#xtor=CS3-5076
https://www.facebook.com/Massage-Tantrique-Montpellier-699289326798521/timeline/
"Malgré sa connotation sensuelle, le massage tantrique n'est pas un massage érotique. C'est néanmoins une pratique qui permet d'être mieux dans son corps, ce qui peut se révéler bénéfique pour sa vie sexuelle."
Nathalie Cardinal
Qu'est-ce que le tantra?
Philosophie orientale datant d'environ 7000 ans originaire de la région himalayo-indienne, le tantra -ou les tantras, car il y en a plusieurs sortes- a des liens avec le taoïsme, l'hindouisme et lebouddhisme. Mot sanskrit issu de tan, tout et tra, tisser, il prône un éveil de la conscience et une plénitude atteints grâce à l'union des polarités féminines et masculines (ou yin et yang) et un travail sur leschakras, ces sept points d'énergie localisés dans le corps humain. C'est ce qui va faire circuler l'énergie dans le corps. Et dans le tantra, l'énergie, c'est l'énergie sexuelle.
Cette dernière, appelée kundalini, est symbolisée par un serpent lové au niveau du sacrum, la base de la colonne vertébrale et l'endroit de Muladhara, le premier chakra. Selon Nathalie Giraud-Desforges, sexothérapeute et organisatrice de stages tantra, "un des objectifs du massage tantrique est de débloquer cette énergie afin qu'elle se dresse le long de la colonne vertébrale jusqu'à la tête, pour que tout le corps puisse en bénéficier."
>>> Lire aussi: notre dossier sur les préliminaires sexuels
Le déroulement d'un massage tantrique
Il n'y a pas de diplôme de masseur tantrique ni de cadre légal à cette pratique. Les personnes qui le dispensent ont des formations de massage, de sexothérapie, de yoga, de shiatsu et/ou de coaching. La plupart du temps, ce sont des gens qui se sont intéressés au tantra par des lectures, des articles, des voyages. Il ont aussi souvent approfondi leurs connaissances en suivant les stages et initiations de spécialistes chevronnés, tels que Marisa Ortolan et Jacques Lucas, cités à la fin de cet article.
Pour bien choisir votre masseur ou masseuse, mieux vaut donc aller voir quelqu'un que l'on vous a conseillé. Il ou elle souhaitera probablement discuter avec vous au préalable, afin de vous expliquer le déroulé du massage et de sonder vos motivations. Il faut également savoir deux choses: le massage tantrique n'est pas un substitut à la médecine ou à la kinésithérapie; les relations sexuelles sont exclues. Enfin, si vous rencontrez quelqu'un qui vous paraît bizarre, suivez votre intuition et fuyez!
Le massage peut être précédé d'un Namasté -salutation indienne que l'on utilise notamment dans le cadre du yoga- et suivi d'un remerciement. L'espace est ordonné et ritualisé: bougies, encens, musique, chaleur, draps doux, tout est fait pour le confort du massé, à qui l'on demande d'avoir pris une douche au préalable. Avant la séance, mieux vaut signaler si l'on a des douleurs spécifiques, des inhibitions ou si l'on est sujet à des éjaculations précoces ou à l'anorgasmie.
D'une durée d'1h30 environ et fait à l'huile ou au talc, le massage tantrique se reçoit nu: "La totalité du corps est massé, de la tête aux pieds. Le sexe est intégré dans le massage. Il n'est pas plus ou moins massé qu'une autre partie du corps. Dans le tantrisme toutes les parties du corps sont sacrées. Le sexe n'est pas tabou", expliqueNathalie Cardinal, masseuse. Il n'y toutefois pas d'obligation: on peut tout à fait recevoir un massage tantrique en n'étant que partiellement nu, avec le sexe couvert.
Le déploiement et la circulation de l'énergie dans le corps peuvent se traduire par des picotements, une sensation d'électricité, de chaleur. Il peut arriver que l 'émotion monte et que l'on verse quelques larmes.
>>> Lire aussi: Le point P, cette zone cachée du plaisir masculin
Une détente profonde plutôt qu'un orgasme
Sexuel, pas sexuel ? "Oui et non", avance Frédéric Manthé, relaxologue et énergéticien. "Oui car les parties sexuelles sont massées, non car il n'y pas de focalisation sur le plaisir sexuel." En effet, ce massage n'a pas pour but de donner un orgasme. "C'est un massage en conscience, lent et doux. L'objectif est de faire prendre conscience de sa respiration, de ressentir tout son corps. Il permet une détente profonde", poursuit Nathalie. Il arrive d'être excité -c'est accepté et compris- mais la concentration sur la respiration va aider à maîtriser cette sensation.
Le massage tantrique permet d'être détendu et de mieux ressentir son corps. Il a également un aspect thérapeutique car il permet de mettre le doigt sur des blocages. Le travail sur les chakras fait émerger des émotions, des sentiments, des comportements. Il aide à repérer des "noeuds" et à travailler dessus, notamment sur les problèmes d'érection et d'éjaculation précoce chez les hommes.
Cette pratique a changé la vie de Laura, 31 ans: "Ça a transformé ma vie. J'avais un passé lourd, j'étais mal dans ma peau. J'ai pris conscience de mon corps, je me sens mieux, j'ai lâché prise. Ça a fait ressurgir des souvenirs traumatisants, mais ça m'a aussi aidée à m'en défaire." Frédéric, cité plus haut, note aussi de significatifs avant/après: "J'ai eu une cliente qui avait l'impression d'être transparente dans la rue et qui, après son massage, se sentait magnifique."
Un allié précieux pour le couple et la vie sexuelle
Lorsque l'on est massé par un professionnel, les bénéfices du massage rejaillissent sur le couple: "Je me sentais mère mais pas femme. Cette pratique m'a permis de me réconcilier avec mon corps, mais aussi de casser la routine et les non-dits", explique Nelly Germain, désormais animatrice tantra.
Laura en a vu sa vie sexuelle améliorée: "Mon conjoint et moi, nous n'avions plus envie de faire l'amour ensemble. Nous connaissions chacun une baisse de libido. Nous sommes allés voir un sexologue, qui nous a conseillé le massage tantrique, pour réapprendre à nous toucher, différemment. Aujourd'hui nous ne sommes plus ensemble, mais ça ne m'a pas empêchée de continuer les massages et mon cheminement avec le tantra. J'ai une meilleure vie sexuelle car j'ai appris à accepter mon corps et le plaisir que j'en tire: le toucher aide à se reconnecter à soi-même."
Pratiqué à deux -avec une initiation durant laquelle on apprend à se masser l'un l'autre sous la houlette d'un spécialiste-, il n'y a pas pour autant de réciprocité: celui qui va masser n'attend pas "son tour". Il donne pour le bien-être de l'autre. Le massé peut ainsi pleinement profiter du moment, (re)découvrir des zones érogènes. Une fois encore, ni la pénétration, ni l'orgasme ne sont un but sur le moment.
>>> Lire aussi: Le mystère de l'orgasme féminin
Où s'initier au massage tantrique?
À Paris, nous vous recommandons les ateliers de Nathalie Giraud-Desforges ainsi que les massages de Frédéric Manthé et Nathalie Vieyra. Nous vous conseillons les masseuses Nelly Germain à Toulouse, Nathalie Cardinal à Montpellier, et Svava Aglun à Genève. L'auteur et spécialiste Daniel Odier donne des stages un peu partout en Europe, et enfin, il vous reste moins d'un an pour suivre les enseignements de Marisa Ortolan et Jacques Lucas, auteurs de Le Tantra, Horizon Sacré de la relation (Ed. Le Souffle d'Or, 2011) qui arrêteront leurs stages ensemble en août 2016.
En termes de lectures, nous vous conseillons Osez...Le Sexe Tantrique, de Michèle Larue, excellente entrée en matière et facile à lire.

Made in France
Pour moi, cette expression "Made in France" ne devrait même pas exister.
"Fait en France" aurait beaucoup plus de sens.
Les consommateurs français savent lire le Français et les consommateurs étrangers auraient vite de comprendre. On comprend bien "Made in China", non ?
Bon, en tout cas, pour ce qui est du label France, il faut y regarder à deux fois....
Le label tricolore: voilà le nouveau sésame pour séduire le chaland en quête de terroir et d'authenticité. Nombre d'industriels en font un argument de vente, quitte, parfois, à s'arranger avec la réalité. Fausses pistes, vraies tromperies... Petit tour d'horizon.
Chemise blanche immaculée, jean brut ajusté, télécommande en main et micro-oreille sur le crâne, le patron de Micromega grimpe sur la scène. En cette soirée de la fin de juin, il vient présenter son dernier-né : le MyDac, un petit instrument qui permet de convertir les fichiers musicaux numériques en plages lisibles sur des chaînes hi-fi, tout en conservant la haute qualité sonore de l'enregistrement. "Nous avons créé une passerelle entre le monde numérique et celui de l'audio", annonce-t-il fièrement, allant et venant sur l'estrade devant un public conquis.
La scène se déroule non pas à Palo Alto, Mountain View, ou tout autre lieu mythique de la Silicon Valley, mais à Bercy, où Didier Hamdi - notre M. "Micromega" - participe, avec trois autres entrepreneurs, à la quatrième édition des Objets de la nouvelle France industrielle, un événement dédié à ceux qui inventent et produisent dans l'Hexagone. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, parrain de la manifestation, conclut, lyrique, la soirée : "Vous êtes les hérauts de la France qui innove et invente la troisième révolution industrielle."
Pas de doute, après avoir été ringardisés durant des décennies, les fantassins du made in France sont aujourd'hui tendance. La marinière, symbole fashion... ou, pardon, à la mode ? Les consommateurs, en tout cas, réclament désormais massivement du "fabriqué en France", synonyme d'authenticité, de qualité et surtout, en ces temps de crise, d'emplois et de réindustrialisation. Et les entreprises se mettent au diapason, rivalisant de signes cocardiers et de fanions. Sans toujours être prêtes à assurer, derrière, une véritable production locale. Au risque de malentendus et de petits arrangements avec la réalité. Voire de mensonges.
La Chine, antichambre secrète du label bleu-blanc-rouge
Acheter français ? Pas si facile, comme l'illustre l'expérience malheureuse de Sophie (1). Un jour, cette sexagénaire repère le site Alittlemarket, spécialisé dans l'artisanat local, et décide d'y acheter une lampe en bois. "Rien n'indiquait clairement sa provenance, se souvient-elle, et j'ai donc supposé naturellement que c'était une fabrication française." Erreur. Au bout de deux mois, l'objet n'est toujours pas arrivé, et elle envoie un e-mail vengeur au fabricant, qui prend son temps avant de lui répondre... en anglais ! Quelques semaines plus tard encore, le colis arrive enfin, mais il est tamponné made in Rapla, en Estonie ! Et il est en morceaux... On ne l'y reprendra plus.
France Espadrille: seul le nom est 100 % français!

Le nom n'engage à rien. Les célèbres sandales en toile et à la semelle de corde sont pour la plupart fabriquées au Bangladesh.
Comme elle, ils sont nombreux à avoir essuyé les plâtres du renouveau national. Le magazine 60 Millions de consommateursrapporte ainsi la mésaventure de cette mère de famille qui a acheté sur Internet, pour Noël, un jouet Meccano Easy Construction, orné, dans la publicité, d'un drapeau bleu-blanc-rouge. Mais, sur la boîte, il est bien indiqué made in China. L'empire du Milieu est souvent l'antichambre secrète du made in France.
Parfois, des produits floqués du précieux label tricolore sortent même tout chauds des sweatshops du delta des Perles. "Certains vont jusqu'à copier le logo de certification qui garantit le respect de normes de qualité... alors même qu'ils ne les respectent pas du tout !" soupire Edouard de Jenlis, patron du fabricant d'électroménagerMagimix, qui, lui, fait sortir la grande majorité de ses robots et blenders de son usine de Montceau-les-Mines, en Bourgogne.
Et que dire de Rose de Paris ? Lors des Salons tenus à l'international par Ubifrance - l'organisme public chargé d'aider les entreprises publiques -, cette société était régulièrement représentée. En réalité, il s'agissait d'une firme chinoise, disposant d'une simple domiciliation dans le XIe arrondissement de la capitale. Suffisant, à ses yeux, pour bénéficier du prestige de la fabrication française. Le made in France à la sauce cantonaise a cependant ses limites, dans le secteur du luxe notamment. "Certains joailliers de la place Vendôme ont tenté de sous-traiter des parties un peu complexes de leur production à des fabricants chinois, mais, comme ceux-ci n'avaient pas le savoir-faire, ils se sont eux-mêmes tournés vers des fonderies françaises !" rapporte un expert.
Beaucoup de marques n'en cèdent pas moins à la tentation du "Frenchwashing", à grand renfort de cocoricos et de recettes marketing, quand bien même, en coulisses, les chaînes de production empruntent des chemins plus tortueux. Ainsi, la société de maroquinerie Laurige Duron, d'origine niortaise, s'affiche fièrement sur son site comme une "création France". Et ce, alors qu'une partie de ses sacs à main sort d'ateliers thaïlandais.
Ce flou artistique touche aussi le domaine de l'agroalimentaire. "On peut continuer à qualifier d'"élaboré en France" un produit composé de poulet brésilien, d'épices chinoises et de pâtes italiennes", regretteSerge Papin, patron du distributeur Système U.
Autre moyen subtil de connoter "terroir" sans avoir à fournir trop d'explications : le nom de la marque. Prenez les chaussures France Espadrille: elles sont pour la plupart produites au Bangladesh. De même, Linvosges ou Tradition des Vosges font-elles fabriquer leur linge dans des pays à bas coût, quitte à faire la broderie, la finition ou l'étiquetage à domicile. "En 1976, dans les Vosges, il y avait 30 000 emplois dans le textile, aujourd'hui, il n'en reste plus que 3 000, déplore un concurrent. Et pourtant, on compte toujours autant de boutiques de linge vosgien dans les rues piétonnes de Gérardmer. Cherchez l'erreur." En réaction, les fabricants locaux ont lancé unlabel, Vosges Terre textile : pour l'obtenir, il faut que 75 % au moins des opérations aient été réalisées localement.
Jouets Vilac: on est loin du Jura

Plus de la moitié de la production de ces "jouets en bois fabriqués en France depuis 1911" provient non pas de Moirans-en-Montagne, mais d'Asie... Le vrai berceau de l'industrie du jouet.
Mais que fait la police ? C'est bien ce que se demandent les quelques résistants qui persistent, contre vents et marées, à vouloir réaliser l'intégralité de leur production sur place, quitte à se faire grappiller des parts de marché par des concurrents moins scrupuleux.
Il existe pourtant des règles d'attribution du made in France. Définies au niveau européen, elles tiennent compte des législations des pays membres. Une harmonisation qui, on s'en doute, ne se fait pas par le haut. "Les critères d'attribution sont variables selon les secteurs d'activité, relève Sandrine Castera, inspectrice principale des douanes chargée des questions commerciales. Le principe est que le "made in" traduise le lieu où le produit acquiert sa caractéristique principale." Pas franchement précis... d'autant que la règle est de se fier aux déclarations des fabricants, le contrôle étant l'exception : seules 5 % des marchandises déclarées, selon les douanes elles-mêmes, font l'objet d'une vérification !
Pour conférer davantage de contenu au made in France, l'association Pro France, présidée par le député UDI Yves Jégo, a créé le label Origine France garantie. "Il certifie que les produits prennent bien leur caractéristique essentielle en France, détaille le parlementaire, ce qui implique, en particulier, que plus de 50 % de la valeur ajoutée soit réalisée sur le sol national. Par ailleurs, on sort de la logique du "pur déclaratif", grâce aux contrôles effectués par un organisme de certification, Bureau Veritas." Des groupes comme les opticiens Atol, les skis Rossignol, ou encore PSA Peugeot Citroën ont ainsi obtenu le label pour certains de leurs produits.
Plus souvent made by France que made in France
Ce progrès permet de sortir par le haut de la forêt de labels régionaux et des certifications sectorielles, dans laquelle plus personne ne retrouve ses petits. Mais, pour certains, c'est encore insuffisant. "Compte tenu du différentiel de 1 à 20 entre les salaires français et chinois, vous pouvez avoir recours à 20 fois plus d'employés en Asie qu'ici, et obtenir malgré tout la certification", fulmine Thierry Moysset, patron de Forge de Laguiole, qui, lui, produit des couteaux entièrement made in France, dans un univers concurrentiel où plus des deux tiers des "Laguiole" proviennent de Chine ou du Pakistan !
Conséquence : dans bien des cas, le made in France est surtout du made by France. Une grande partie du processus de fabrication suit les chaînes de productions globalisées, tandis que l'assemblage final est réalisé dans notre pays. C'est ainsi qu'un fameux lunetier hexagonal sous-traite la quasi-totalité de sa production en Asie et marque simplement une ultime étape en Europe - c'est le système du "touch and go" -, afin d'obtenir le précieux sésame.
"Elaboré en France", un produit composé de poulet brésilien, d'épices chinoises et de pâtes italiennes?
Ou encore du fabricant de jouets Vilac, situé à Moirans-en-Montagne, dans la célèbre vallée du Jura, qui fut, jadis, le berceau de l'industrie française du jouet. Aujourd'hui, plus de la moitié de sa production, comme celle de nombre de ses concurrents, vient de Chine, d'Indonésie et de Thaïlande. "On photographie un arbre pour donner l'impression que c'est made in Jura, même si seule une roue de voiture est fabriquée localement", tacle un observateur du marché local. Ou de ce qu'il en reste...
Difficile, pourtant, de jeter la pierre à ceux qui ont renoncé à faire du 100 % tricolore. Même les fameux vêtements Armor-Lux, starifiés par Montebourg, sont loin d'être tous fabriqués en France : tel est le cas uniquement de ceux qui peuvent être assemblés rapidement - débardeurs et marinières. Le reste de la production est confectionné au Maroc, en Tunisie, en Bulgarie, ou encore en Chine et en Inde. Didier Hamdi lui-même, notre Steve Jobs national, est obligé d'aller chercher presque tous ses composants - ceux à plus faible valeur ajoutée - en Chine et à Taïwan, faute de combattants en France.
Et ce qui s'applique au domaine des composants est aussi vrai dans le textile, la mécanique ou encore l'électronique... En trente ans, plus de 2 millions d'emplois industriels se sont volatilisés. "J'ai dit à Arnaud Montebourg qu'il fallait une définition encore plus restrictive du made in France, confie d'ailleurs Didier Hamdi, à l'issue de sa prestation à Bercy. Il m'a répondu qu'ils étaient justement en train d'y travailler."
Mais de quoi parle-t-on exactement ? Pas de la Marque France, logo destiné à valoriser la production française à l'international. Ni de l'Origine France garantie, qui existe déjà et que le ministère dit vouloir reprendre à son compte. "On a mis la charrue avant les boeufs, déplore Edouard Barreiro, économiste spécialisé dans l'industrie. Réindustrialisons d'abord, et attribuons, ensuite, des labels à des gens qui sont vraiment capables de maîtriser l'ensemble de la chaîne de production." "L'important, estime de son côté Arnaud Montebourg, c'est de gagner la bataille culturelle." Mais n'est-il pas déjà trop tard ?
(1) Le prénom a été changé.















