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J'essaie...

Par Le 20/11/2014

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J'essaie...

Même si je dois exploser en vol...


Crise positive

Par Le 20/11/2014

 

Les Français en 2014 : évolutions et prises de conscience – ou comment la crise a créé du positif

http://r-eveillez-vous.fr/les-francais-en-2014-evolutions-prises-conscience-comment-crise-cree-du-positif/

Le mois de Juin est porteur de bonnes nouvelles et de fruits de toutes les couleurs. Je vous laisse déguster les fruits et j’en profite pour partager avec vous les bonnes nouvelles. Il faut prendre le temps de savourer les progrès faits et les nouvelles énergies qui se mettent en place. Et éviter autant que possible notre tendance à ne remarquer que « ce qui ne va pas », ce que les autres ne font pas ou n’ont pas encore compris. On porte toute notre attention et notre énergie sur ce qui est positif !

Child-of-Eden

Grâce à l’étude  « Évolutions du comportement des français face au développement de l’économie circulaire » réalisée par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et diffusée en Juin 2014, on apprend que (toutes les phrases en italique sont extraites de l’étude) :

  • 30% de la population veut consommer MOINS et MIEUX ! « Contre 22% qui veulent consommer autant mais mieux, 22% qui veulent consommer plus et 26% qui ne veulent pas changer leurs habitudes ».

30% c’est énorme, c’est la tendance majoritaire et cela suffit à soutenir un changement durable dans notre manière de consommer et de penser le bonheur. Nous sommes sur le bon chemin.

  • L’Homme est interconnecté à la nature et pas au-dessus d’elle.

l-homme

« Dans l’imaginaire collectif, 75% des Français refusent de penser que « le destin de l’homme est de dominer la nature » et 95% sont persuadés que « lorsque les hommes dérangent la nature, cela a souvent des conséquences néfastes »». Quel soulagement! Dire qu’on est au dessus de la nature ou qu’on s’en fiche, est la plus grande des hypocrisies: la seule raison qui me permet d’être vivant en cette seconde précise, de respirer, de manger, de m’habiller, de me soigner, de bouger est que la nature existe et nous englobe. Il est temps d’en prendre réellement et profondément conscience. Absolument TOUT ce que j’ai et ce que je suis, vient de la nature.

  • On utilise moins de ressources pour vivre. L’ère de l’hyperconsommation est en déclin ! (cri je joie) 

« La consommation de matière pour satisfaire les besoins économiques de la population a tendance à diminuer : chaque habitant, dans sa vie de tous les jours, mobilise aujourd’hui moins de matière (12,1 tonnes par an) qu’il y a 20 ans (14,3 tonnes). La France se situe en dessous de la moyenne européenne (17 t/hab).»

  • Nous sommes de plus en plus conscients du besoin de changer

« 88% des Français pensent aujourd’hui que la société a besoin de se transformer profondément, contre 70% en 1984. » Changer oui, mais dans quel sens ? Chacun a son idée là-dessus et je pense que les idées qui pourront être mises en avant par des Hommes avec des valeurs positives, humaines, simples,  de partage, de justice, de respect de la vie sous toutes ses formes, chaleureuses et accessibles seront celles qui deviendront notre futur

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  • L’alimentation comme outil principal pour prendre soin de soi et prendre soin de la planète.

Si « être en bonne santé figure comme la première condition nécessaire au bien-être (76%), avant une relation de couple heureuse (64%) ou ne pas avoir de problèmes d’argent (64%) » et que « 78% pensent qu’ils pourraient faire mieux ou plus pour assurer le respect du développement durable » nous avons trouvé notre duo gagnant pour faire plaisir à tout le monde :) Continuons à promouvoir une alimentation saine, locale, biologique, une réduction de la consommation de viandes, poissons, produits laitiers, produits raffinés et une augmentation de la consommation de produits bruts, issus du règne végétal, frais et diversifiés. D’une pierre, deux coups : à nous une santé éclatante et une planète vivante.

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En plus, les chiffres de la consommation générale évoluent dans ce sens:

- on consomme moins de viande «101 kg/personne/an en 1995 pour 92 kg/personne/an en 2010».

- on consomme plus de produits biologiques « on observe une tendance clairement croissante sur longue période à consommer des produits issus de l’agriculture biologique (64% ont consommé bio dans l’année en 2010, contre 31% en 1995) ; la diffusion du bio se confirme dans toutes les catégories de la population, y compris les ménages modestes».

Le fait que le bio attire plus de monde, issu de toutes les classes sociales, est un point très important.La santé n’est pas réservée à une minorité, pour une classe privilégiée ; la santé est un état qui existe naturellement chez tous les êtres vivants et c’est par l’alimentation que nous la préservons.Pour avoir plus d’idées sur comment bien manger avec un petit budget : « Comment concilier budget et bien manger »

  • Nous vivons une grande histoire d’amour avec nos déchets : on en produit moins et on en trie plus.

 « la quantité des déchets est en baisse depuis le début des années 2000 (…) 82 % des Français déclarent trier la plupart de leurs déchets pour le recyclage, contre 66 % des Européens. Dans le détail, 71 % d’entre eux affirment trier systématiquement les piles (la proportion n’était que de 30 % en 1998), 69 % les papiers journaux (contre 37 % en 1998), et 76 % le verre (contre 65 %).

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Conséquence : la production de déchets par habitant a diminué ces dernières années : après avoir doublé entre le début des années 1960 et 2002 (passant d’environ 175 kg par habitant à 359 kg), elle est depuis en baisse, avec 290 kg en 2011. » (www.lemonde.fr)

  • La crise : un cadeau caché

En partant de l’idée que nous étions « plus pauvres », la crise nous a forcés à nous parler, à nous mettre en relation, à échanger des produits mais en nous apprenant à être créatifs, à aller vers les autres, à être moins seuls, à prêter, donner, être plus généreux elle a fait de nous des personnes bien plus riches.

Un bonheur déconnecté du matériel et complètement basé sur ce qui ne peut pas être pesé ou acheté: l’amitié, les sourires, la compassion, la découverte de l’autre, la découverte de soi, la connexion avec la nature, la débrouillardise, la force de la famille, la créativité, l’originalité, la beauté, l’art, la spiritualité, la gourmandise, etc.

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« 54 % des Français font réparer leurs appareils électroménagers, hi-fi et vidéo plutôt que d’en acheter de nouveaux, 88 % d’entre eux ont déjà fait un don de vêtements ou de chaussures à une association, 75 % ont acheté des produits d’occasion en 2012, contre 59 % en 2004 et 25 % ont eu recours au covoiturage, dont 10 % régulièrement en 2013. De plus en plus, avec le développement de la consommation collaborative,l’usage se substitue à la propriété, la fonction à l’objet. 88% des Français ont déjà donné des vêtements ou des chaussures. »

  • La sobriété heureuse

Elle a peut être été « forcée » dans un premier temps, mais elle sera probablement enracinée.Avoir peu et en être heureux, cela fait souvent penser à un ermite isolé dans la forêt. Image qui ne donne pas très envie à l’heure du choix, du divertissement et du matérialisme 2014. Pourtant, avoir peu et être heureux, c’est autre chose. C’est être libre et connaitre sa valeur, son importance dans le monde, indifféremment du nombre de vêtements, voitures, bijoux ou objets que l’on possède. C’est manger un plat de fraises cueilli dans son propre jardin avec la plus grande fierté, les yeux fermés, et apprécier 10 minutes de plaisir culinaire comme jamais, plutôt que d’avaler en 45 secondes un sandwich cher et vide de nutriments en courant dans la rue. C’est ouvrir son cœur au don, au partage avec les autres et se rendre compte que le vide que nous ressentons parfois est bien plus comblé après une heure passée à échanger avec des êtres humains qu’après une heure passée à faire des courses compulsives. C’est se sentir malins parce qu’on a trouvé une nouvelle technique pour faire la vaisselle sans vider à chaque fois les nappes phréatiques du département tout en économisant quelques euros. Et tout un tas d’autres petits bonheurs :)

  • Oui à un mode de vie qui ne condamne pas la nature, notre vie et celles des générations futures(toutes espèces vivantes confondues !)

« 1/4 des Français a installé des équipements utilisant des énergies renouvelables dans son logement. »

eternel

« Depuis 2003 par exemple, la consommation d’eau par les ménages a légèrement baissé (– 3 %, alors que dans le même temps la population progressait de + 7 %), après avoir augmenté régulièrement depuis les années 1950. Le souci de réduire la consommation d’énergie dans le logement est également très présent : 81 % des ménages cherchent à diminuer leur consommation ; ce qui se traduit par des « petits gestes », comme le fait d’éteindre davantage les lumières, d’utiliser des ampoules à économie d’énergie ou de baisser le chauffage dans les pièces inoccupées. »

Des bonnes nouvelles mais 2 défis pour continuer sur ce chemin:


- Est-ce qu’on fait tout ceci par manque d’argent ? Dans cette étude, il est révélé que les principales motivations derrière ces changements sont la recherche d’économies et la volonté de maintenir un pouvoir d’achat stable. Mais une fois que nous aurons découvert toutes les bonnes vertus d’une consommation simple et qui crée du positif pour tous, est-ce que nous voudrons revenir en arrière ? Une fois que les jeunes générations auront grandi avec des habitudes qui seront comme une deuxième nature pour eux, est-ce que cette nouvelle consommation sera acquise pour de bon ? Je pense que oui, mille fois oui.

- La vie n’est faite que de changements et pourtant, nous passons une grande partie de notre vie à les craindre. « Changer d’habitude et de comportement prend du temps. Cela nécessite des prises de risques, des initiatives et des remises en questions. Or, les Français ne sont pas très aventureux : 70% des Français disent qu’ils préfèrent plutôt la tranquillité que le changement, 91% déclarent qu’ils sont plutôt prudents et une majorité n’aime pas vivre de sensations fortes. Est-ce lié ? Nos concitoyens se montrent assez inquiets : 58% ont peur des agressions dans la rue, 68% des accidents de la route, 76% du chômage, 51% ont peur des accidents de centrale nucléaire et plus d’une personne sur deux a même peur de l’éventualité d’une guerre. » Je pense qu’on touche ici à un point clef et structurant de l’humanité. Moins on passera de temps et d’énergie à craindre le changement, l’idée de tout perdre, d’être oublié, la crainte de l’autre, de souffrir physiquement, émotionnellement, financièrement et plus on passera de temps à être profondément reconnaissants pour ce que nous avons, à se sentir appartenir à un tout (l’humanité, la vie, la Terre, l’Univers) et à accepter la nature changeante de notre quotidien, plus notre vie sera heureuse, appréciée et valorisée. Par nous-mêmes et par les autres.

heureux

On ne peut pas nous vendre, on ne peut pas nous enlever, quelque chose qui est déjà à nous. Si nous décidons que le bonheur, la joie de vivre, le partage, la compassion, l’amour et la créativité sont des choses qui font partie de nous,  notre perception changera radicalement. Car nous ne vivrons plus dans un état de pénurie ou de manque, mais dans un état perpétuel d’abondance. Et souvent, l’abondance est déjà là, il nous suffit simplement de changer notre perception, de regarder notre vie sous un angle différent.

Je compte sur vous pour propager les bonnes nouvelles, continuer à sensibiliser avec le sourire et à croire, toujours croire, dans un lendemain meilleur. On est sur le bon chemin :)

Source: ÉVOLUTIONS DU COMPORTEMENT DES FRANÇAIS FACE AU DÉVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE CIRCULAIRE. Étude réalisée pour le compte de l’ADEME par Régis BIGOT et Sandra HOIBIAN, avec la collaboration d’Emilie DAUDEY (CREDOC ) Coordination technique : Solange Martin – Service Economie et Prospective – ADEME (Paris) Juin 2014

Vers le bas...

Par Le 20/11/2014

La raison de tout ça est évidente : de tels "enseignants" vont évidemment contribuer à la conitnuité du désastre...Les écoles privées ont de beaux jours devant elles. Il faut qu'elles pensent à agrandir leur locaux...


http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/najat-vallaud-belkacem-en-dessous-de-la-moyenne-20-11-2014-1882831_2134.php

La ministre de l'Éducation nationale vient d'annoncer, à l'occasion d'une visite à Bondy, la création de 500 postes d'enseignants supplémentaires en Seine-Saint-Denis d'ici 2017. Elle se félicite aussi de leur accroissement à l'échelon national : plus de 11 000 en 2015 contre 8 000 en 2014 pour le primaire, et 2 000 de plus pour le secondaire. Cette politique est présentée comme la panacée pour remédier aux échecs de l'école.

Ce dont la ministre évite soigneusement de parler, c'est du niveau des professeurs recrutés. Pour l'école élémentaire, certains ont été reçus avec des moyennes de 5 à 6 sur 20. Au collège et au lycée, ce n'est pas mieux. Les rapports de jury de Capes (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré) pour l'année 2014, qu'ils adoptent la langue de bois ou, au contraire, un discours de vérité, montrent que les exigences du ministère sont assez éloignées des critères d'excellence.

7 sur 20 en français et en maths !

En lettres modernes, la barre d'admission (la note du dernier admis) s'élève à 7 sur 20. Avec une note équivalente, un candidat au baccalauréat serait recalé à l'issue de l'oral... Le niveau de la "barre", dans cette matière, ne cesse de baisser : 9 en 2910, 7,5 en 2011, 7,25 en 2012, 7,15 en 2013. En maths, c'est un peu mieux, si l'on ose dire, avec 7,8 sur 20. Les sciences de la vie et de la terre ne recrutent pas à moins de 8 sur 20, et la philosophie exige 8,6 sur 20. Seule l'histoire-géographie s'approche de la moyenne avec 9,42 sur 20. Mais le plus extraordinaire, c'est que le jury de ce concours se félicite d'une si belle performance. Du coup, au vu du "vivier important de candidats", le ministère décide de recevoir tous ceux qui ont obtenu plus de 7,75 sur 20. Il eût été dommage de se priver de telles compétences !

Le seul, finalement, qui n'emploie pas la langue de bois, c'est Olivier Grenouilleau, le président du jury de l'autre concours d'histoire-géographie, réservé aux professeurs contractuels : "Le jury, écrit-il, a pu observer des lacunes graves et inquiétantes chez certains candidats qui ont déjà en charge des élèves. Les connaissances scientifiques de certains sont si minces qu'elles rendent difficile, voire impossible, toute réflexion didactique ou pédagogique." Il ne reste plus qu'une solution à Najat Vallaud-Belkacem : supprimer, aussi, les notes aux concours de recrutement des enseignants.

Des-Pressions

Par Le 19/11/2014

Je viens de découvrir que l'Inspection Académique m'a mis à demi salaire en octobre, sans aucun courrier pour me prévenir, sans me faire passer devant une commission médicale, alors que j'ai déjà vu en février le médecin du Rectorat, que j'ai un certificat de mon médecin généraliste, que j'ai rencontré mon Inspecteur de circonscription...

Quelqu'un dans un bureau considère sans doute que je suis en "vacances"...Qu'il est normal de me mettre sous pression. Que je n'ai qu'à reprendre mon poste.

Migraines ophtalmiques, sciatique, acouphènes, vésicule biliaire inopérante, perte de poids, baisse de tension, perte de sommeil...

Oui, oui, tout va bien, c'est cool, j'en profite un max...

J'avais bien besoin de ça. 

J'entame maintenant une guerre administrative...En plus du reste.

Mardi, je vois une psychiatre, pour la première fois de ma vie. J'espère qu'elle a prévu un long rendez-vous. Voire l'après-midi entière... 

Il me reste la méditation, la sophrologie. Pour tenir.

Et l'Amour de la femme de ma vie. De mes enfants. Et les montagnes que je regarde sous leur manteau de neige. 

Les ondes positives

Par Le 19/11/2014

Ca n'est pas tant le travail de mise en scène qui me touche mais le fait que cette joie se transmette, se diffuse, entraîne les vrais voyageurs dans cette euphorie et ce désir de se mêler à ce bonheur...

Le monde médiatique se complait dans le sordide et les effets sont les mêmes que dans cette gare mais sur un plan inversé...La misère intellectuelle, les conflits émotionnels, la peur de l'avenir, le dégoût du présent, les traumatismes du passé...Ce fonctionnement délétère est un désastre qui empoisonne.

Dans cette gare, on peut voir la force positive des humains, le lien qui transforme, élève, soude, unifie.

Les ondes positives... 

No man's land

Par Le 18/11/2014

Que l'on vienne tous à disparaître...Voilà ce qui se passera.

http://www.boredpanda.com/nature-reclaiming-civilization/

PRIPYAT EN UKRAINE. (Tchernobyl)

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ANGKOR

ANGKOR

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KAMCHATKA

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BELGIQUE

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ITALIE

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WASHINGTON

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PARIS

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HONG KONG

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CALIFORNIE

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Hugo Chavez

Par Le 18/11/2014

Entre "Ré-publique "

et 

"Ré-privée"

En Europe, nous vivons en "Ré-privée"

Nous avons autorisé cela...

Et nos enfants auront le droit de nous le reprocher. Avant de tenter d'inverser le cours de l'Histoire.

Bien évidemment, cet homme-là était devenu l'ennemi numéro 1 des USA et de leurs vassaux. 

Il en est mort...


USA...et les autres.

Par Le 18/11/2014

Affaire Texaco-Chevron en Equateur : un crime environnemental toujours impuni

Publié Aujourd'hui à 21h06

 
La firme pétrolière Texaco-Chevron a été condamnée à payer une amende de plusieurs milliards de dollars pour les dommages environnementaux considérables qu'elle a engendré en Equateur pendant près de 30 ans. Mais le petit pays d'Amérique latine pourra-t-il faire respecter ce verdict face au géant pétrolier ? Voici le récit du combat incroyable d'indigènes et de paysans qui se battent pour la justice avec le témoignage de leur avocat Maître Pablo Fajardo Mendoza.
Témoignage de Maître Pablo Fajardo, avocat des victimes de la compagnie pétrolière Chevron-Texaco en Equateur

L'affaire Texaco-Chevron en Equateur : une des pires désastres environnementaux de la planète

Depuis près de 20 ans, une succession de procès oppose la compagnie américaine Texaco-Chevron à des habitants touchés par la pollution liée à l'exploitation pétrolière en Equateur.

Il est aujourd'hui reproché à Texaco-Chevron d'être responsable d'avoir déversé au moins 70 millions de litres de résidus de pétrole et 64 millions de litres de pétrole brut sur un territoire de 2 millions d'hectares de l'Amazonie équatorienne. Eléments qui ont été déterminés par la justice équatorienne après neuf ans de procès. Tout a été pollué, comme le montrent les témoignages et les expertises, l'eau, l'air, les sols, au point que les habitants furent victimes de maladies dégénératives, cancers, malformations, empoisonnements.

Plusieurs tribus vivaient dans la région impactée par les 356 puits et leurs stockages de produits et déchets toxiques à ciel ouvert. Deux d'entre elles, les Tetete et les Sansahuari, ont complètement disparu, tuées par les intoxications délétères. Finalement, en février 2011, la cour de justice de Lago Agrio a condamné Chevron à verser plus de 18 milliards de dollars pour la remise en état des zones dévastées par ses méthodes de travail et l'indemnisation des victimes. C'est le chiffre le plus élevé dans l'histoire des indemnisations prescrites par la justice. Mais la Cour nationale de justice (CNJ) a ensuite divisé de moitié cette amende, la réduisant à 9,5 milliards de dollars. Le montant avait été doublé au motif que la compagnie Chevron n'avait pas présenté d'excuses. C'est cette décision qu'a finalement annulée la CNJ. 

Puis ce jugement a été cassé à New York en mars 2014 par le juge Lewis Kaplan, en argumentant que les plaignants "utilisaient des méthodes mafieuse pour soutirer de l'argent à une entreprise très riche".

Il faut savoir que le chiffre d'affaires annuel de Chevron est de plus de 228 milliards de dollars (en 2013), dépassant ainsi largement le PIB de l'Équateur (91,4 milliards de dollars en 2013). Mais le géant de l'industrie pétrolière refuse de payer pour ses crimes...

L'objectif des plaignants et de Maître Pablo Fajardo est ainsi aujourd'hui d'obtenir la saisie des actifs de Chevron dans plusieurs pays. En plus des Etats-Unis et de l'Equateur, d'autres procès se déroulent actuellement au Canada, en Argentine et au Brésil notamment.

Le témoignage de Maître Pablo Fajardo Mendoza

Pablo Fajardo Mendoza a passé plus de vingt ans de sa vie à dénoncer les crimes contre l'environnement et la santé publique de la compagnie pétrolière Chevron-Texaco en Amazonie. A l'occasion des 10 ans de L'Appel de Paris" qui s'est tenu à l'UNESCO le 14 novembre 2014, et qui a notamment pour objet de vouloir faire reconnaître les atteintes à la santé et à l'environnement comme crime contre l'humanité, il a pris la parole pour dénoncer cette catastophe écologique et appeler à la justice sur cette affaire.

"Il y avait du pétrole partout" raconte-t-il, dans les champs, dans les rivières et même dans l'air... les camions de Texaco aspergeaient volontairement de pétrole les routes de terre, en faisant une sorte d'asphalte improvisé qui empêchait la poussière de se soulever. "L'entreprise construisait toujours ses réservoirs d'eaux usées le plus près possible d'un cours d'eau, histoire de s'en débarrasser facilement et à moindre coût." Ces déversements ont entrainé des impacts environnementaux et sanitaires catastrophiques. Après le sol, le pétrole a pollué l'eau qui, à son contact, s'est chargée de soufre et d'autres produits toxiques et qui, en s'évaporant, est retombée en pluies acides sur la forêt.

Voici son témoignage (voir la vidéo ci-dessus) :

"Le sujet qui m'occupe actuellement est la lutte de plus de 30 000 paysans et indigènes en Equateur contre la Chevron Corporation. Dans le cas de l'Equateur, l'entreprise Chevron a mené des activités pendant 26 ans consécutifs et versé plus de 60 000 millions d'eau toxique dans les rivières en Amazonie équatorienne. Elle a construit plus de 1.000 fosses ou piscines et y a versé les déchets toxiques de l'industrie pétrolière. Elle a recouvert de pétrole brut plus de 1.500 kilomètres de routes et a effectué des dizaines de versements de pétroles qui ont affecté toutes les rivières de l'Amazonie équatorienne.

Cette atteinte à l'environnement causée par Chevron a aussi induit un dommage à la culture des peuples indigènes de manière à ce qu'au moins deux peuples ont disparu au cours des premières années des opérations extractives de Chevron en Amazonie équatorienne.

Mais ce qui est plus grave encore c'est que les atteintes de Chevron continuent de provoquer et de causer la mort de centaines de personnes par année. Selon les statistiques de différentes études de santé publique, il existe des taux de cancers, de leucémies, de fausses couches jusqu'à trois fois plus élevés par rapport au reste de l'Equateur. Ces dernières années, selon les données dont nous disposons, au moins 2.000 personnes sont décédées de cancer an Amazonie du Nord. Tous ces cas peuvent entièrement être attribués à aux atteintes à l'environnement (et finalement à l'Homme) de Chevron en Amazonie.

Pour cette raison, 30.000 indigènes et paysans, il y a 21 ans, ont commencé à lutter dans les cours de justice pour obtenir réparation. Aujourd'hui, nous avons gagné un procès mais Chevron refuse de répondre à l'ordre de justice et de payer pour les crimes commis dans nos territoires, dans mon Amazonie équatorienne. Au lieu de cela, elle attaque les victimes, les peuples indigènes et les avocats qui les défendent.

Nous sommes engagés dans cette lutte avec l'Etat équatorien. Nous sommes tous victimes de l'agression féroce de Chevron. Par conséquent, cette bataille ne s'arrête pas ici. Nous menons des actions devant les cours de justice nord-américaines, canadiennes, brésiliennes, équatoriennes, argentines, et aussi maintenant devant la Cour Pénale Internationale. Nous cherchons à obtenir justice partout ! Je crois que l'unique manière pour y arriver, pour obtenir la réparation des dommages, éviter qu'il y ai plus de morts encore, que les crimes commis par Chevron ne se répètent nul part ailleurs dans le monde, et qu'aucune entreprise ne fasse de même, c'est avec l'unité des peuples, avec la lutte collective.

J'appelle les scientifiques, les médias, à mener des investigations en Equateur et partout dans le monde pour effectuer des recherches concernant les atteintes à l'environnement et les effets sur la santé, que tous nous engagions nos talents et nos capacités pour arriver ensemble à obtenir justice. Je vous invite à participer à cette bataille pour le bien de l'humanité."

Le combat continue

La catastrophe écologique engendrée par Chevron Texaco est considérée comme 3 000 fois plus importante que celle de l'Erika qui s'échoua sur les côtes bretonnes en 1999, et 30 fois plus imposante que celle de l'Exxon Valdez, qui noircît l'Alaska en 1986. Mais cette catastophe n'est pas le produit d'un accident ! " Elle a été intentionnelle, planifiée de façon à maximiser les rémunérations de la multinationale ", affirme Pablo Fajardo.

Si Pablo Fajardo a gagné un procès, il n'a pas gagné la guerre. Goliath ne lâchera pas le morceau facilement. Chevron est la 2e plus grande entreprise des Etats-Unis et la 7e au monde. Mais cette bataille pour la justice ne concerne pas que l'Equateur, mais bien toute l'humanité. La mobilisation derrière Pablo Fajardo est aujourd'hui mondiale, et prend chaque jour plus d'ampleur. Partout des Comités de soutien à la révolution citoyenne se constituent. Il est temps que les atteintes à l'environnement et à la santé des population soient enfin reconnues comme crimes contre l'humanité.

Le 26 juin 2014 à Genève aux Nations-Unies, lors du 26e Conseil des Droits de l'Homme sur la responsabilité des entreprises sur les droits humains, Maître Pablo Fajardo a de nouveau plaidé pour obtenir justice. Il a notamment réussi à obtenir l'adoption d'une résolution historique : l'élaboration d'un instrument international juridiquement contraignant pour réglementer les activités des sociétés transnationales. Cette résolution est historique car elle peut potentiellement contribuer à mettre fin à l'impunité dont bénéficient trop souvent les sociétés transnationales pour les violations de droits humains commises, en particulier dans les pays du Sud, et garantir l'accès à la justice aux victimes de leurs activités. Il faut d'ailleurs savoir que les pays occidentaux ont tenté jusqu'à la dernière minute de s'opposer à cette résolution en utilisant tous les moyens pour faire pression sur les autres États membres du Conseil des droits de l'homme.

Le combat pour la justice continue ainsi. Et on ne peut que saluer et féliciter le courage et la détermination de Pablo Fajardo, le petit avocat qui fait trembler Goliath.

Stella Giani

Découvrir la page Facebook La Mano Sucia de Chevron

Découvrir le site chevrontoxico.com

A lire aussi pour en savoir plus : Les 30 000 indigènes et paysans qui ont réalisé l'impossible

L'Équateur interpelle les actionnaires de Chevron

L'avocat qui a fait tomber Chevron-Texaco

Rencontre avec Pablo Fajardo Mendoza, avocat des plaignants dans l'affaire Texaco-Chevron, et Oscar Herrera, représentant des victimes (Equateur)

L'Equateur et les " mains sales " de Chevron

Chevron, pollueur mais pas payeur en Equateur

NOIRCEUR DES CIMES : L'ego, le mental, les pensées.

Par Le 18/11/2014

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"Elle a essayé de joindre Luc à la radio mais elle n'a rien obtenu. Après quelques minutes d'errances intérieures, imaginant les drames comme les fins heureuses, les disparitions comme les retrouvailles, elle s'est allongée sur le ventre, elle a ouvert son carnet. 

Elle écrit :

"L'erreur de Descartes a été d'amalgamer la pensée à l'être et d'affirmer que l'identité dépend de la pensée, que cette pensée est un acte de maîtrise, le fondement de l'espèce humaine et de sa supériorité. Peut-on véritablement parler de contrôle et d'hégémonie alors qu'une bonne partie de nos pensées se fait de façon compulsive, anarchique, fragmentée, que ce flot de pensées ressemble davantage à une errance, à une dispersion effroyable. Cette incapacité à diriger réellement cette pensée volage condamne l'individu à un bruit mental constant qui lui interdit d'accéder à un espace intérieur apaisé. 

"Je pense donc je suis prisonnier de moi-même", ne conviendrait-il pas davantage ?

Notre impuissance à nous arrêter de penser relève de l'invalidité. L'intellectualisation de notre activité cérébrale, la nécessité imposée de raisonner, d'établir une démarche scientifique, d'enchaîner chaque découverte par une nouvelle hypothèse, de laisser défiler des remarques dérisoires, des enchevêtrements d'idées disparates, toute cette agitation mentale, qu'elle soit dérisoire, et en cela l'être humain est performant ou récompensée par un prix Nobel, ce qui est plus rare, n'est jamais que la preuve de notre escalvage. 

L'ego est notre maître. Le mental est son serviteur.

Ce mental nous cloisonne dans une carapace qu'il façonne lui-même, fabriquant une image, des rôles, une histoire, un futur, des contacts, des jugements, une mroale, des concepts, des certitudes, des errances, tout un fatras de pensées qui agit comme un écran entre l'ego et l'être réel. 

Finalement, il serait possible de dire "je pense donc je suis mort". Mort à moi-même, coupé de ma vie profonde, totalement manipulé par ce mental que je crois posséder alors qsu'il se sert de moi, m'empoisonne, m'épuise par son agitation perpétuelle et valorise par tous les moyens l'ego qui l'entretient. Refoulant dans des contrées lointaines l'être réel qui n'a pas les moyens de combattre. Et qui souffre dde l'unité perdue, de la plénitude brisée, de la paix intérieure étouffée.

Il faut que l'ego soit brisé pour que l'être réel puisse émerger.

"Ce que tu n'apprends pas par la sagesse, tu l'apprendras par la souffrance."

Ce texte écrit au frontispice d'un temple grec nous mettait en alerte.Combien s'en sont servis ?"

Elle ferme le carnet et se demande si elle peut affirmer qu'elle est sur la voie de la sagesse. Et aussitôt, l'idée de la souffrance la terrifie.


 

L'Amour révélé

Par Le 18/11/2014

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"Lorsque le feu intérieur est éveillé telle une passion divine, nous accomplissons des choses puissantes et magnifiques. Nous devenons la forme même de l'amour." ~Nandhi Tapasyogi.

"Elle a fait tomber tous les masques, et a commencé, doucement, à retirer les couches de ce qu’elle croyait être. Elle s’est alors relevée, nue, face au monde et a crié :
“C’est ma vie, et je suis maintenant libre d’être la femme que j’aurais toujours dû être!”
Elle a commencé à voir sa vraie beauté à travers ses propres yeux. Elle n’était pas parfaite, et elle n’avait pas à l’être. Elle aimait la femme qu’elle devenait, elle ne s’est jamais retournée et a continué à avancer avec une telle détermination que rien ne pouvait l’arrêter.
Elle s’est parée d’Amour, de pardon et elle a trouvé son courage. Elle se sentait enfin chez elle dans son Cœur et dans son Âme."
~Marie Costanza

https://www.facebook.com/FeminiteetSpiritualite?fref=photo


NOIRCEUR DES CIMES : Dieu

Par Le 18/11/2014

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"Tu n'es pas au fil des âges un amalgame de verbes d'actions conjugués à tous les temps humains mais simplement le verbe Être nourri par la vie divine de l'instant présent."

Il s'agissait d'un message. Il n'a pas d'autres explications.Quelqu'un l'a prévenu des risques à rester dans ce trou de neige. Quelqu'un lui a parlé de la vie qu'il faut sauver. Ce n'était pas un rêve. Mais il ne comprend pas.

Son propre esprit a-t-il la capacité à créer de telles images? Dans l'état où il se trouve, une part secrète de son cerveau peut-elle se révéler ? Il ne parvient pas y croire.

Dieu s'impose une nouvelle fois. Qui d'autre ?

Il reconnaît succomber trop facilement à la tentation de cette solution. Mais elle est si étrange et simultanément si apaisante. Puis lui revient à l'esprit qu'il avait lui-même provoqué la fin de son dernier voyage hors de son corps en évoquant une possible rencontre avec Dieu, une question murmirée.

Il se souvient de la douleur.

Il s'agissait d'une erreur, d'une mauvaise interprétation et le contact avait été rompu.

Le nom de Dieu avait déplu.

Il admet d'ailleurs qu'il ne voit pas cette présence comme l'apparition d'un être divin mais plustôt comme une compréhension sublime. Personne ne s'est présenté à lui, c'est lui qui a reconnu enfin son appartenance. Tout était déjà là mais sans qu'il ne l'aie jamais éprouvé. Pas de Grand Architecte mais une fabuleuse Architecture à laquelle il participe. Il regrette sa méconnaissance des religions et son enfermement dans les préceptes de son enfance. Il sait désormais que la religion catholique ne répond pas à ses interrogations. Ni aucune religion monothéiste. Musulmans, Juifs, Chrétiens, il n'appartient à aucune de ces communautés. Il ne peut plus accepter l'idée d'un Dieu créateur, observateur, critique, impitoyable ou indifférent à son Oeuvre.

Il ne conçoit même pas que ce qui lui arrive puisse avoir un rapport avec une quelconque religion. Il cherche un autre mot, un autre qualificatif permettant de cerner la démarche puis il abandonne.

"Ça ne sert à rien" dit-il à voix haute. 

Il sent que ça ne serait qu'une nouvelle tentative de domination, une intellectualisation outrancière et que ça ne correspondrait pas au bonheur infini qu'il a connu. Que ça le salirait.

les religions monothéistes ont perdu la saveur du message dans des rituels adorés, des cultes néfastes, des cérémonies trompeuses et bavardes. Il ne veut pas de cette erreur. L'intellectualisation du mystère est un poison pervers. Il laisse croire aux récitants d'ouvrages que la porte est ouverte alors qu'ils ne font que geindre aux pieds des murailles qu'ils ont eux-mêmes constituées.

il ne veut pas enferme son bonheur, lui donner une structure transmissible, une forme reconnaissable. Il est impossible de communiquer sur un tel contact. Les religions se sont obstinées à le faire, perdant aussitôt dans des dérives narcissiques toute la beauté du message en croyant follement que le lien avait besoin d'être enluminé. Comme si l'écrin avait plus de valeur que la pierre précieuse.

Il sait qu'il gardera tout cela en lui, qu'il ne cherchera jamais à l'expliquer à qui que ce soit, qu'il n'y a même rien à en dire. Qu'il faut juste le vivre.

Il regarde la neige qui tourbillonne. Sans pouvoir situer clairement la source, il devine une clarté naissante dans le maelström des nuages, une lumière diffuse encore étouffée par la masse compacte de la dépression.

Ni Dieu, ni religion. Tout cela n'est jamais qu'un résidu des embrigadements de son enfance. Il se souvient des sermons du curé au cathéchisme. "Par la volonté de Dieu, l'Homme est placé au sommet de la Création, juste sous les Anges."

Il admet que ce qu'il perçoit est un véritable mystère et non les élucubrations de théologiens prétentieux et obtus. Il veut s'extirper de toutes ces dérives insignifiantes, ne pas étouffer la beauté de la rencontre sous des pensées imposées. Rien de tous les Évangiles n'est à lui, rien de la Bible, rien des religions, rien des prêtres, des curés et des religieuses de son enfance. 

Tous ceux-là n'ont fait que vomir en lui un fiel millénaire.

Il ne veut plus de ces vieilles choses mortes.

L'aura bleutée, dans son âme, est si belle."




 

 

Lorsque je visionne en boucle des vidéos traitant de la spiritualité, je suis supris d'entendre parfois les interlocuteurs mêler les religions à la démarche.

Comment peut-on se considérer libre, intérieurement, si on pose ses pas dans des traces millénaires, s'il n'y a pas d'exploration personnelle, d'errances et de chutes, de désespoirs et de rebonds salvateurs ? Que pourrait-on trouver au coeur de ce trésor infiniment pillé depuis des générations ? Que peut-on découvrir en soi lorsqu'on y a volontairement inséré une entité qui ne relève pas de nous mais d'un inconscient collectif ?   

J'y vois des esprits remplissant leur sac à dos des réponses qu'ils s'imaginent partir chercher...Comme des réserves de forces pour lutter contre les nuits glaciales de la quête.

Ceux-là ne trouveront rien. Ils sont inévitablement égarés avant même d'être partis. 

Ils se rempliront de paix au coeur de leurs semblables sans comprendre que cette paix est un appel à la guerre. Les communautés divisent. Il n'y a que la liberté de penser qui peut unifier. 

Je ne suis pas Bouddhiste, premièrement parce que je n'y connais rien. Je ne suis pas athée parce que je refuse de me figer. Je ne suis pas agnostique parce que je ne sais pas ce que la Vie me réserve. Je ne suis rien d'identifiable parce que le vent de mes doutes arrache toutes les appartenances qui pourraient me tenter. 

Je marche et je regarde les horizons sans jamais planter dans le décor le moindre panneau d'affichage. 

Rien n'est à moi, rien n'est définitif, rien n'est acquis.

Je suis libre de ne rien trouver. Et il m'appartient le droit de me perdre. J'aurai de toute façon appris davantage de mes chutes que des certitudes héritées.  

Je suis une âme errante et j'aime infiniment ne pas savoir où la vie m'entraîne dans cette Quête.

 

 

 

 

Quatre questions

Par Le 18/11/2014

Avant de s'engager dans une démarche envers une personne, Claude Steiner invite dans l'Analyse Transactionnelle à se poser quatre questions :

* Est-ce de ma responsabilité ?

* Est-ce de ma compétence ?

* Est-ce que j'en ai envie ?

* Est-ce qu'il y a une demande ?

Il préconise de ne s'engager que si les quatre réponses sont positives.. Si vous avez un seul "Non" concernant la demande faite par un tiers, il s'agira de bien réfléchir avant de s'engager...

Dans quel rôle intervenons-nous ? Est-ce juste et bon ?

Si j'enfile le rôle de Sauveur, par pur désir de me glorifier, par désir de reconnaissance, ou de puissance, ou de manipulation, il est certain que je ne suis pas dans une attitude juste et bonne.

Pour que ça soit juste,  il faut que ça soit "justifié."

Pour que ça soit "bon", il faut que les effets soient essentiellement bénéfiques à ce tiers et à moi-même.  

"Le pouvoir du coeur" est un livre à étudier de près...

Il tient donc à chacun et chacune de s'observer, dans chaque situation et de n'agir qu'après en avoir analysé tous les tenants (et les non-dits...)

Rester lucide, honnête et ...humble.


L'égalité des chances...

Par Le 17/11/2014

A l'école, tous les enfants ne sont pas égaux : la preuve en 3 exemples...

https://www.facebook.com/groups/609556085733767/permalink/818762641479776/

LE PLUS. Septembre 2014 sonnait la mise en place de la réforme des rythmes scolaires dans toutes écoles de France. Cette mesure, qui a engendré de nombreuses contestations, est-elle bénéfique aux écoliers ? Pas pour notre contributrice. Professeur émérite de psychologie, elle nous explique en quoi elle accroit les inégalités entre les enfants.

Depuis septembre 2014, la réforme des rythmes scolaires s'applique dans toutes les écoles, sans exception (LCHAM/SIPA)

On entend très peu rappeler que les évaluations Pisa publiées en 2013 – à propos desquelles Vincent Peillon, alors ministre de l’Éducation nationale, avait dit qu’elles prouvent l’urgence de faire quelque chose pour l’école primaire qui doit être la priorité pour la refondation de l’école – ont démontré que la France a acquis la triste réputation de pays le plus inégalitaire de l’OCDE : "Le fossé n’a jamais été aussi grand entre les "bons" et les "mauvais".

Vincent Peillon s’en était saisi pour légitimer sa politique et faire accepter sa réforme dite des "rythmes scolaires", en oubliant totalement que les élèves ainsi évalués avaient 15 ans en 2012, c’est-à-dire qu’ils ont fait tout leur cursus primaire entre 2000 et 2008, avec des semaines de quatre jours et demi de classe et les programmes datant de 2002 !

Des inégalités scolaires sans rapport avec les rythmes scolaires

La cause de ces mauvaises évaluations en 2012 n’est donc ni le passage à la semaine de 4 jours ni la mise en place des programmes de 2008 !

En 2012, un ouvrage d’ATD Quart Monde rappelle qu’on ne peut envisager la question scolaire sans prendre en considération le contexte de la société et, notamment, les inégalités flagrantes subies par un certain nombre de familles en précarité.

Pascal Percq constate, dans cet ouvrage, qu’en 2012 la corrélation entre l’origine sociale d’un élève et ses résultats scolaires est devenue évidente !

Qui se préoccupe de ces constats, et qui fait quoi pour réellement tenter d’y remédier ?

Je vais démontrer qu’avant même d’avoir contraint les collectivités à activer des compétences éducatives nouvelles pour beaucoup d’entre elles, pour appliquer cette réforme renforçant de fait les inégalités territoriales, ces dernières existaient entre les écoles sans vraiment donner l’impression qu’on cherche des solutions pour les réduire sensiblement.

Je m’intéresse ici à trois territoires français dont on pourrait penser que l’école permet à tous les enfants d’être dans les mêmes conditions d’apprentissage et à tous leurs enseignants de bénéficier des mêmes conditions de travail.

1 – En Corse, un si bel exemple de la réforme des rythmes scolaires

Mon premier exemple est une école de Corse, qui a séduit, à la rentrée 2014, une journaliste du "Monde". Voici ce qu’elle écrivait à propos de cette école dans "Le Monde" daté du 19 septembre 2014 :

"A 15h30, c’est la fin des cours à l’école primaire de Monticello, village de Haute-Corse. Mais pour les enfants, la vraie journée commence. Après les maths et le français, enfin les ateliers périscolaires. Ils font valser les chaises et se ruent dans la cour de recréation. Là, entre les toboggans et les babyfoots, des animateurs les attrapent au vol. Les élèves nagent, courent, chantent pendant une heure, puis reprennent le chemin de la maison.

Notons ici que pour cette journaliste, visiblement les enfants sont en apnée le temps qu’ils sont en classe et se mettent à respirer une fois sortis de la classe.

A la différence des 20.000 communes qui découvrent maintenant les ateliers périscolaires, Monticello les organise depuis mai 2013 : "Il y a eu quelques cafouillages au début, mais on apprend vite, se félicite la directrice Stéphanie Mattei, tout le monde y a mis de la bonne volonté."

L'environnement s'y prête. L'école est nichée au cœur d'un vaste complexe sportif. Un terrain de football borde l'établissement. A l'ombre des oliviers, des poneys se reposent. Une piscine publique agrémente le décor. Et bientôt, une ferme pédagogique, avec poules et lapins, sera aménagée sur une colline.

"Le terrain nous appartient, explique l'adjoint du maire aux affaires scolaires, Jean Payen, une main en visière pour se protéger du soleil, l'autre pointant du doigt le maquis... "Il n'y a plus qu'à amener les animaux."

En 2007, l'école primaire de Monticello "n'en était même pas une, estime l'adjoint M. Payen, il n'y avait que cinq classes et peu d'élèves." Les Mattei (père et fils, ancien et nouveau maires) ferment l'établissement en juin 2012. Une nouvelle école, labellisée bâtiment écologique, ouvre trois mois plus tard.

Elle abrite une dizaine de salles et 170 élèves (soit pour huit niveaux de classe, 21 à 22 élèves maximum par niveau, nda). Le mobilier y est ergonomique, adapté à la taille des élèves. Pour faire cours, les professeurs ont le choix entre la traditionnelle estrade ou de mini-amphithéâtres circulaires, "favorisant les interactions".

Une "salle d'expression" permet aux enfants de se réunir à l'écart des enseignants. Et les élèves, sont-ils mieux et meilleurs en classe ? "Nous n'avons pas encore évalué les résultats de nos efforts, admet la directrice."

Je me permets d’ajouter ici que, dans une commune de la métropole lilloise, nous avions mis en place un projet éducatif (dans un groupe scolaire ne bénéficiant absolument pas de ces moyens en terme de locaux et d’environnement), et, dès la fin du premier trimestre de l’année de mise en œuvre du projet, nous avions pu évaluer des différences substantielles, positives, tant dans les apprentissages des enfants que dans leur bien-être.

"De son côté, Michel Barat, recteur de l'académie de Corse, est séduit. "C'est le plus bel établissement de France, assure-t-il. La commune est désormais plus réputée pour son école que pour Jacques Dutronc." Le chanteur yéyé et ses innombrables chats ont élu domicile dans une gigantesque maison avec piscine, surplombant le village. Une attraction touristique qui vaut bien un détour à l'école de Monticello."

Cette école a d’ailleurs bénéficié de la présence de Vincent Peillon pour son inauguration.

2 – A Lille, une réforme difficilement applicable

Mon second exemple est une école maternelle de la métropole lilloise, dans laquelle agit une équipe pédagogique particulièrement mobilisée pour ses élèves.

261 enfants se répartissent dans les locaux sans surface "en trop" : 27 enfants pour les classes des plus petits mais 30 dès la moyenne section. Étant déléguée départementale de l'Éducation nationale pour cette école, je participais récemment au conseil d’école.

Que retiendrai-je ici des demandes des enseignants, pour travailler le mieux possible avec leurs élèves ?

Changer une porte d’entrée pour que celle-ci puisse être fermée de l’extérieur, sans mettre les enfants en danger, quand des parents peu respectueux des horaires ressortent alors que plus personne ne peut être présent pour fermer derrière eux la porte qu’ils n’hésitent pas à laisser ouverte. L’école n’est bien évidemment pas située dans l’environnement de rêve de l’école de Monticello.

Inutile aussi de préciser que dans cette école, contrairement à ce que j’ai pu rencontrer dans d’autres écoles de différents territoires pourtant moins affectés par un contexte social compliqué, il n’y a pas une ATSEM (agent territorial spécialisé en école maternelle) par classe.

Leur demande porte encore sur la possibilité de voir des travaux se faire dans la cour de récréation pour rénover une des surfaces qui, actuellement, génère de grosses flaques dès que la météo n’est plus celle de Corse.

Puis, sont évoqués les problèmes de locaux, car évidemment toutes les activités relevant du programme ne peuvent se dérouler au sein de l’établissement qui ne possède absolument pas les espaces adéquats.

Il faut donc, pour toutes ces activités, partager des locaux extérieurs avec une autre école, mais aussi, pour certains d’entre eux, avec une association privée qui, ayant une antériorité sur l’occupation de ce local par rapport aux élèves de cette école, est prioritaire pour choisir, sur l’emploi du temps, les plages temporelles qui lui conviennent le mieux : à charge pour les enseignants d’utiliser ce qui leur est laissé par ailleurs.

Et, il a encore été question d’une sortie prévue dans le projet de l’école, mais qui ne pourra se faire à cause du manque de transport adéquat : cette sortie concerne deux classes de 30 élèves chacune, qui doivent donc être accompagnés par 8 adultes. Or, le bus le plus grand qui peut leur être mis à disposition possède ….. 63 places !

J’ajoute que les représentants de la mairie, présents au conseil d’école, prennent note de ces difficultés et ne s’y montrent absolument pas indifférents, mais ils n’ont juste pas la possibilité de trouver des solutions pertinentes dans l’état actuel des choses pour la commune.

Mêmes conditions d’apprentissages pour les enfants, mêmes conditions de travail pour les enseignants !

3 – A Mayotte, obligée d'appliquer la réforme sans en avoir les moyens

Mon troisième exemple. J’ai été contactée en juin dernier par un collègue enseignant de Mayotte.

Mayotte est bien un territoire français dans lequel les écoles dépendent de l’Éducation nationale. Quelle était la demande de ce collègue ?

Voici ce qu’il m’écrivait :

"L'école à Mayotte, un département français qui se trouve dans l'océan Indien, fonctionne de façon dérogatoire (système des rotations, cinq heures d'affilée le matin ou l'après-midi) à cause d'un déficit énorme de salles de classe.L'administration veut normaliser la situation en appliquant les rythmes nationaux mis en place là où la rotation n'existe pas...

Ce système est utilisé parce qu’il manque au minimum 500 salles de classes … Il faut aussi tenir compte du climat ici et surtout des conditions de travail qui sont rudes... Les collègues ne veulent pas basculer sur les rythmes nationaux parce que les conditions ne sont pas encore remplies (classes non suffisantes, manque de cantines scolaires, de matériels d’enseignement…) mais, je reconnais que ça permet aussi de s’occuper de la famille …"

En tout cas, là, le collègue évoque l’importance de la famille.

Ce collègue est venu après la rentrée en métropole, pour une rencontre avec les chargés de mission du Ministère de l’Éducation nationale pour les rythmes scolaires, qui lui ont fait comprendre qu’on ne pouvait pas accepter qu’il y ait tout un département dérogatoire par rapport à l’application du décret !

Mais quelles propositions pour que ce décret puisse s’appliquer ? AUCUNE !

J’ai eu occasion d’échanger avec ce collègue désespéré par la situation. Il m’expliquait qu’un nombre non négligeable de ces enfants doivent marcher pendant une heure pour venir à l’école et évidemment autant pour rentrer chez eux.

Sachant qu’il n’y a aucune possibilité de faire manger sur place les enfants ainsi scolarisés, comment imaginer qu’ils puissent rentrer chez eux le midi pour manger, puis revenir pour …. une heure ou une heure et demi de classe ?

Quatre heures de marche à pied dans la journée par delà cette journée scolaire ; et on ne peut qu’imaginer le type de nouvelles activités pédagogiques qui pourront être proposées à ces enfants !

Mêmes conditions d’apprentissages pour les enfants, mêmes conditions de travail pour les enseignants !

Les rythmes scolaires créent de nouvelles inégalités scolaires

J’ai pris ces trois exemples parmi beaucoup d’autres que j’aurais pu prendre, tant mes tournées en France m’ont permis, malheureusement, de conforter l’idée d’inégalités que je savais présentes.

Mais, quand je constate qu’à ces inégalités déjà massives se surajoutent aujourd’hui celles liées à la mise en place de la réforme, entre les enfants qui vont faire du poney et ceux qui auront droit de s’énerver 45 minutes de plus par jour dans la cour de récréation, situation étant, rappelons-le, imposée et portée par la seule Éducation nationale, je m’autorise à demander ce qui reste de Nationale dans cette Éducation !

Le programme, certes, mais ensuite ?

J’entends bien les esprits chagrins me dire que j’exagère, j’ai fait exprès de prendre les exemples les plus extrêmes, mais outre le fait que je trouve aberrant de rappeler subitement à Mayotte qu’étant un département comme un autre, il doit appliquer cette loi comme les autres départements, je rappelle quant à moi que l’école de Monticello, celle de la métropole lilloise et celles de Mayotte sont des écoles de la République, accueillant des écoliers de la République : un État démocratique comme la France se doit de pouvoir accorder à chacun de ces écoliers les mêmes chances de réussite.

Publié le 17-11-2014 à 09h03 - Modifié à 11h57
1 réaction | 6599 lu
Temps de lecture Temps de lecture : 7 minutes
Avatar de Claire Leconte
Par Claire Leconte
Professeur émérite de psychologie

Édité par Laura Bruneau

http://leplus.nouvelobs.com/…/1277448-a-l-ecole-tous-les-en…

L'arnaque

Par Le 17/11/2014

Réforme des rythmes scolaires : l’arnaque de l’année.

Oui, j’avoue, le sujet de la réforme des rythmes scolaires m’agace un tant soit peu. Non beaucoup en fait, en ce moment surtout.

J’avais déjà eu l’occasion de m’exprimer ici à ce sujet là, et le moins que l’on puisse dire c’est que, déjà bien avant que ces nouveaux rythmes soient appliqués, j’étais largement sceptique sur ce que ça allait donner.

3 mois même pas plein après la rentrée, je confirme que je m’étais pas plantée. Cette réforme, elle est merdique, et son application à l’emporte pièces selon les municipalités est encore pire. La rentrée, j’ai l’impression qu’elle a eu lieu il y a une éternité, et l’idée qu’il reste encore 7 mois à faire avant que l’année soit ENFIN terminée me file l’envie de tout claquer.

C’est bien simple, ma môme, la Maxi-Fille, en moyenne section cette année donc, est CREVÉE. Claquée, foutue, naze, kaput. Morte quoi. Je sais pas si c’est utile de le préciser, mais du même coup elle est relou, chiante, insupportable, chouineuse, râleuse… tout ça tout ça.J’ai attendu avant de faire ce constat là. J’ai laissé passer le premier trimestre, histoire de voir quand même, et de pas critiquer dans le vent. Elle a été crevée dès les premières semaines en fait, la Maxi-Fille, sauf qu’on début on a collé ça sur le dos de la rentrée.
C’est fatiguant la rentrée. Y’a quelques jours encore tu te levais à l’heure que tu voulais, tu prenais 3 plombes pour avaler ton petit déjeuner, presque autant pour t’habiller, tout ça avant d’aller ramasser des coquillages ou faire du toboggan toute la matinée. Puis tu faisais la siestes, 3/4 d’heures, une heure, voire plus même parfois, et tu retournais jouer. Tranquilou tout doux disons.
Et puis là, du jour au lendemain, c’est lever à maxi 7h (en vrai, tu sautes hors du lit dès que t’entends le réveil des parents), un timing serré pour petit déjeuner, habillage, dispute réglementaire avec le frangin qui parle pendant que tu regardes le Club Mickey, puis manteau chaussures et à 8h20 pétantes tu souris à la maîtresse et tu colles tes fesses sur le banc. En route pour une folle journée, Apprentissages & jeux, courses effrénées en vélo dans la cour de récré, grimaces devant l’assiette de la cantine et puis… Et puis. 1h30 à tuer. UNE HEURE TRENTE quoi. Déjà moi, au bureau, j’en ai parfois trop avec mes 3/4 d’heures de pause méridienne réglementaire, j’ose même pas imaginer comment à 4 ou 5 ans on peut meubler 2 HEURES de pause le midi.

Surréaliste, aberrant. Mais c’est comme ça. Il a bien fallu trouver une ruse pour écourter les journées, tout en en rajoutant la moitié d’une dans l’emploi du temps. Alors chez nous on fait 8h20 11h30 – 13h30 15h45, tous les jours sauf le mercredi. Le mercredi c’est que le matin 8h30 – 11h30. A noter que les mômes n’ont pas de TAP. Notre ville n’avait carrément pas les moyens (et même si elle les avaient eu, aurait-elle trouvé les intervenants ?) et a fait le choix de ne pas impacter le budget des familles en leur faisant mettre la main au porte monnaie. Tant mieux, de mon point de vue, je dirais.

Bref, jusqu’à il y a peu, de 11h30 à 13h30, quand il faisait beau, ça jouait dans la cour de récré. Là on est en novembre, il pleut, les animateurs rament pour occuper les petits. Du dessin, des gommettes, des jeux de société. Heureusement qu’il y a 30 minutes de cantine, c’est toujours ça de gagné. M’enfin reste 1h30 à meubler, c’est long 1h30, vu sous cet angle là, les instit’ nous l’ont confirmé.
Après ça, retour en classe. Temps calme. Ouaip, y’a plus de sieste en moyenne section, enfin sur le papier en tout cas. Dans la vraie vie, à part 1 ou 2 récalcitrants, les mômes s’endorment tous à peine posés sur les matelas de fortune mis à leur disposition dans la classe pour l’occasion. 30 minutes de repos, chrono. Et après ça, on reprend les activités jusqu’à la récré, puis l’heure des mamans. Là il y a les chanceux qui ont la joie de rentrer chez eux, et les autres pour qui une deuxième (troisième ?) journée commence à la garderie. Tu prends les mêmes que le midi, et tu recommences. Et comme ça tous les jours, 5 jours par semaine.

5 jours pendant lesquelles nos mômes sont stimulés, non stop, sans coupure ni pause dans leur emploi du temps.
5 jours de réveil le matin, et 5 jours à devoir se speeder - plus question de glander 1h en pyjama devant les dessins animés avant de s’habiller le mercredi matin -.
5  jours longs, très longs. Et déroutant aussi. Les mômes y comprennent plus rien. Ils confondent le soir et le midi, le mercredi et le vendredi. Entendu en récupérant la grande un mercredi à 11h30 « il est où mon goûter !?« ….

Alors on me dira, mais les parents sont pas tous à 80%, y’a plein de mômes qui se levaient déjà, avant, le mercredi. Et c’est vrai, et la mienne en faisait d’ailleurs partie.
Elle se levait pour aller s’amuser, se détendre, jouer. Cette journée là, elle était au centre de loisirs et elle faisait un peu ce qu’elle voulait. La récré toute la journée quoi, on lui demandait pas d’être concentrée. Parfois même elle avait une sortie à la journée sur Paris ou à la ferme dans la presque province du 77, le bout du monde quoi, ça lui changeait les idées. Autant dire que ça, c’est plus possible, l’aprem’ est trop courte pour espérer sortir les gamins.

L’année dernière, ma môme avant 1 an de moins. Elle faisait, sur le papier, de plus longues journées, puisque je bossais et que son père la déposait à 7h30 à la garderie pour la récupérer le soir à 19h au même endroit.
Elle allait à la garderie le mercredi.
Et malgré tout, elle était debout à 6h30 pétantes tous les matins (à mon grand désespoir…) et faisait le dawa au dortoir plutôt que faire la sieste après manger (je me suis d’ailleurs pris une ou deux réflexions sur le sujet parce qu’elle empêchait tout le monde de dormir, vois-tu…).

Cette année, elle n’a plus de garderie le matin, ne reste que rarement au centre le soir et le mercredi après-midi… Et je dois la réveiller à 7h15 quasi tous les matins, et elle s’endort au temps calme presque quotidiennement. Mais tout va bien, la réforme, c’est pour leur bien.

Et pour celui des parents aussi. C’est sûr que là, nos mômes sont pas du tout sur stimulés, pas du tout ultra claqués, et pas du tout chiants du coup. Et ça met pas une ambiance pourrie dans toute la maison tout le temps, juste parce qu’ils sont imbuvables de chiantise fatiguée.

Alors voilà, j’ai laissé passer le premier trimestre, puis la rentrée. Et les vacances. J’ai envoyé ma môme au vert, loin de Paris, se reposer. Elle est revenue toute fraîche, toute guillerette, presque métamorphosée. Et puis hier soir elle est rentrée de l’école avec des valises sous les yeux et en chouinant. Je suis fatiguééééé, j’en peux pluuuuuus. Elle a saoulé tout le monde, a crisé pour des millions de futilités. Elle a chouiné non stop jusqu’au coucher, et dès ce matin au lever. C’est reparti comme quelques jours après la rentrée.
J’peux même pas lui en vouloir, elle est blanche comme un linge, elle baille tout le temps. Elle est juste crevée.

Mais c’est pour son bien, il paraît.

Elle est géniale cette réforme, vraiment. Et encore, je t’ai pas parlé des profs qui en peuvent plus dès le mardi soir et de toutes les inégalités que ça a engendré. Non, j’voudrais pas avoir l’air d’en rajouter…

Commentaires

  1. Oh la vaste sujet, j’ai été contre cette réforme dès le départ je sentais bien le caca boudin que ça allait devenir, parce que c’est bien connu « vite fait= mal fait », ici loulou est crevé aussi si bien que j’ai pris la grande décision de le garder le mercredi matin ( avec consentement de la maîtresse finalement ) il est également en moyenne section de maternelle et les horaires sont 8h30 12h 13h30 15h30 quel chiotte cette après midi ou il y va en traînant ses panards et ou moi ben j’attends parce que clairement c’est trop de temps pour ne rien faire et pas assez pour faire quelque chose! sans compter que le réveil est bien trot tôt et qu’a 15h30 la fin de journée ça fait long jusqu’au dîner! le temps de repos l’après midi à l’école c’est la tête sur la table chez nous! hé oui 30 mômes dans une classe = pas de matelas! les taps sont mis en place ici et apparemment ça se passe bien ! normal ça te coûte 150 par enfant pour l’année! alors cette facture supplémentaire je m’en passe! et je n’ose imaginer si mon mini moi se prenait en plus 1h30 d’activité dans la tronche! alors voila j’en suis la bien obligé de suivre cette réforme imposé et j’ai cette colère de maman qui n’a jamais été concerté alors qu’il s’agit bien de nos enfants !

  2. Juliet a écrit:

    Je n’ai pas d’enfants à l’école, pour l’instant c’est la crèche donc je ne peux pas juger de la fatigue des enfants.
    Mais, pour ma part, mes journées d’école, étaient 8h30-11h30 / 13h30-16h30 et le mercredi 8h30-11h30. Et j’enchainais avec les activités le mercredi aprèm. Du coup, les nouveaux rythmes ne m’ont pas choqués sur le papier.
    Après, si je peux me permettre, tout dépend de l’instit et de la municipalité.L’instit d’abord, parce que cela ne tient qu’à lui de gérer le temps de concentration des enfants. Par exemple, je me souviens que le mercredi, pour moi, c’était plutôt activités manuelles (et plus tard, lecture ou sciences) et le vendredi aprèm, c’était préparation du spectacle ou activités culturelles (chant, musique…).
    Et les municipalités, honnêtement, quand on voit le fric dépensé dans les multiples rond-points ou pour des projets débiles, tu crois pas qu’ils auraient pu bosser le sujet, non ? Quand je vois les municipalités qui ont réussi à faire des partenariats avec des clubs de leur village, à embaucher des lycéens et étudiants au BAFA (et honnêtement, au prix qu’on les paie, ça te troue pas le budget…), à monter des vrais projets…

    Bref, mon petit point de vue, pour ce qu’il peut bien valoir.

  3. aliagas a écrit:

    Je suis tout a fait d’accord avec toi ma maxi fille est aussi en moyenne section et on a vu le changement entre petite section ou elle pouvez se reposer le mercredi tranquillou et la en moyenne section ou c’est ecole ecole même le mercredi et depuis c’est le festival du chouinage en tout gente pour tout et pour rien , de plus nous elle est speed donc elle a jamais le mode pause ou repos depuis ces nouveaux rythme ca la changer complètement et une fois le soir arrivé a 16h45 car nous ici on a des TAPS et les enfant adore mais sorte de ces activitees surexcité c’est papa et maman qui sont content et de plus nous on les paie ici.
    Donc tu a raison la réforme des rythmes scolaires est nulle je suis du même avis que toi.

  4. Mary a écrit:

    Nous avons la chance de ne pas connaître ça et j’en suis bien contente car dans notre cas je ne sais pas comment le Crapaud supporterait ça. Très très mal c’est une certitude!

  5. MarieVadimFélix a écrit:

    Moi aussi, moyenne section il est CREVE et j’ai dû mal à supporter ses CHOUINEMENTS!!!!! Dans la commune où je suis c’est très bien organisé……..Mais dès que j’ai la possibilité d’aller chercher mon petit prince à 16h30 (rarement…) Je suis déçue de ne pas voir son enseignante!!! on communique par cahier…. Pffff….. ou je dois prendre rdv…… Du coup, si mon bonhomme ne veut pas m’expliquer ce qu’il a fait de sa journée ( car souvent la réponse est :  » Je sais pas… » )…. et bien il faut attendre les avcances pour avoir le FAMEUX CAHIER d’ACTIVITES…. un vrai césame…!!!

    De plus, cette année c’est gratuit…. et comment feront les familles pour payer les TAP et le périscolaire en plus et les nounous ( qui parfois sont HORS DE PRIX)!!!!

    Pour moi cette réforme sera vouée à être réformée!!!

    Dans les communes qui l’ont appliquées l’année dernière… Elles l’ont déjà modifiées cette année…Pour dire…

  6. C’est la merde !

  7. Zéro apport ici aussi. Je ne saurais dire s’ils sont plus fatigués parce que chez nous la 5e matinée est le samedi et que LittlePirate n’y va jamais (!). SweetPrincess si mais elle a sa journée du mercredi avec maman au calme et elle commence à 9h30 le samedi. Bref, de ce côté-là ça va. Si ce n’est qu’on nous a rajouté une matinée (qui nous fait bien chier le vendredi soir quand on se rappele que non, on n’est pas à la cool car la semaine n’est pas finie par tout le monde et il faut faire les devoirs !) pour RIEN ! Zéro TAP (ou NAP ou what ever). Et 2h15 le midi, la blague quand on sait que la pause du midi est super accidentogêne (et en même temps, des hordes de gamins qui déambulent sans but pendant des plombes dans la cour, comment pourrait-il en être autrement ?). Côté égalité des chances, on rigole vu que ça dépend totalement des communes, de leurs moyens, du bon vouloir du maire, etc. Bref, une réforme de merde qui n’apporte rien mais crée des complications…

  8. Chloé a écrit:

    Pfff. Ici aussi, c’est la cata ! Ma grande est un petite section et ça promet… Elle est déjà fatiguée, se plaint d’aller tous les matins à l’école au bout de deux mois alors qu’elle adore ça. Encore 7 mois à supporter des pleurs et des chouinements. Chouette !!!

  9. Cecile a écrit:

    Rien a rajouter, tu as tous dit.

  10. Je veux pas que ma fille aille a l’ecooooooooooooole

Esclavage

Par Le 17/11/2014

Voilà une des raisons pour laquelle cette "crise existentielle de l'Humanité" est indispensable. 

Esclavage : plus de 36 millions de victimes dans le monde

Publié le 17.11.2014, 14h11 | Mise à jour : 15h53

Dhaka (Bangladesh), le 20 octobre. Un enfant au travail dans une fabrique de ballons. 

Dhaka (Bangladesh), le 20 octobre. Un enfant au travail dans une fabrique de ballons.  |AFP / Munir uz Zaman

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L'Inde est le pays du monde où les victimes de l'esclavage sont les plus nombreuses, la Mauritanie celui où la proportion de la population touchée est la plus importante, l'Afrique et l'Asie les continents les plus touchés par ce fléau. Telles sont les conclusions, dévoilées ce lundi, d'une étude menée par une organisation de défense des droits de l'Homme, la Fondation Walk Free. <btn_noimpr>
 

L'organisation a comptabilisé 35,8 millions d'hommes de femmes et d'enfants réduits en esclavage. Ce chiffre est en hausse de 20% par rapport à 2013, non pas à cause d'une explosion du nombre de cas, mais en raison d'une meilleure méthodologie. «L'esclavage moderne est présent dans l'ensemble des 167 pays» couverts par l'étude, avance la Fondation : il peut s'agir de traite d'êtres humains, d'exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude pour dette ou de mariage forcé ou arrangé.

Cinq pays concentrent à eux seuls 61% des personnes exploitées : l'Inde, où «existent toutes les formes d'esclavage moderne», concentre 14,3 millions de victimes, devant la Chine, (3,2 millions), le Pakistan (2,1), l'Ouzbékistan (1,2) et la Russie (1,1). Suivent le Nigeria, la République démocratique du Congo, l'Indonésie, le Bangladesh et la Thaïlande. 

VIDEO WALK FREE (en anglais). L'esclavage des enfants en Inde 


En Mauritanie, 4% de la population est touchée, soit la plus forte proportion au monde. «L'esclavage est enraciné dans la société mauritanienne», souligne le rapport, expliquant que les «Maures noirs», descendants de Noirs asservis par les Arabes berbères arrivés en Mauritanie au XIe siècle, continuent de servir de génération en génération les «Maures blancs». «Le statut d'esclave est héréditaire», constate la Fondation. La Mauritanie est suivie, dans ce classement établi sur la proportion de personnes réduites à l'esclavage par rapport à la population du pays, par l'Ouzbékistan (3,97%). Là-bas, chaque automne, plusieurs millions d'Ouzbeks, homme, femmes et enfants, sont contraints par le  de participer à la récolte du coton, dont le pays est un des plus grands producteurs.

VIDEO WALK FREE (en anglais). La récolte du coton en Ouzbékistan


Viennent ensuite Haïti, et ses «restaveks», des enfants pauvres placés comme domestiques dans des familles riches, et le Qatar et ses milliers de travailleurs migrants souvent d'origine asiatique, exploités sur des chantiers ou comme domestiques dans des familles. Suivent l'Inde, le Pakistan, la RD Congo, le Soudan, la Syrie, et la Centrafrique.

Quelque 8600 victimes en France

En bas du classement, l'Islande et le Luxembourg sont les deux pays les plus exemplaires, avec seulement 100 victimes chacun. Ils sont suivis par l'Irlande (moins de 300 victimes). La compte 8.600 victimes.

Même si l'Europe dispose de la proportion de personnes exploitées la plus faible (1,6%), elle compte quand même 566.200 victimes, souvent d'une exploitation sexuelle ou économique. La Bulgarie, la République Tchèque et la Hongrie arrivent en tête des mauvais pays européens, mais c'est la Turquie qui compte le plus grand nombre de cas (185.500), dont notamment des mariages d'enfants, du travail forcé et de la prostitution.

Hormis la Corée du Nord, tous les pays ont mis en place des lois pour criminaliser certaines formes d'esclavage moderne. Le rapport note cependant que seuls trois gouvernements (Etats-unis, Brésil et Australie) ont mis en place des mesures pour endiguer l'esclavage moderne dans les marchés publics et les chaînes logistiques des entreprises établies dans leur pays.

La Conscience et le monde (spiritualité)

Par Le 17/11/2014

Jean Klein :

https://www.facebook.com/groups/biologie.conscience/787914377930420/?comment_id=787968954591629&notif_t=like

 

"La Conscience et le Monde"

 

(ed. l'Originel)

 

Voilà résumé l'essentiel de l'enseignement en quelques pages :

 

 

Celui qui brûle de connaître sa vraie nature doit d'abord comprendre qu'il s'identifie par erreur aux objets : «je suis ceci», «je suis cela». Toute identification, tout état, est transitoire, par conséquent sans réalité. Identifier le «je » à ceci ou cela est la racine de l'ignorance. Demandez-vous ce qui est permanent au cours de toutes les phases de la vie. Vous découvrirez que la question : «qui suis-je?» n'a pas de réponse. Vous ne pouvez pas expérimenter ce qui est permanent dans une relation sujet/objet comme quelque chose de perceptible. Vous pouvez seulement formuler et expliquer ce que vous n'êtes pas. La continuité que fondamentalement vous êtes ne peut se traduire en mots ou se rationaliser. Être est non-duel, absolue présence sans éclipse, quelles que soient les circonstances.

 

 

Si nous considérons le connaisseur indépendamment du connu, il se révèle comme pur témoin. Quand connaissance et connaisseur ne font qu'un, il n'y a plus de place pour un témoin. Toute imagination est irréelle, car basée sur la mémoire. Mais tout ce qui n'est pas anticipé, tout ce qui est inopiné, qui provoque la surprise, l'étonnement, provient de la réalité vivante. La recherche du plaisir naît de la souffrance, de la mémoire. Accueillez la vie comme elle se présente, ne mettez pas l'accent sur le monde mais changez votre attitude à son égard. Votre conception du monde, de la société, a sa source dans la croyance que vous êtes un ego séparé. Soyez votre totalité et le monde changera. Le monde n'est pas autre chose que vous. Le monde est en vous, la société commence avecVOUS.

 

 

Vous dites que nous ne devrions pas commencer par tenter de changer le monde mais notre attitude à son égard. Quand vous dites que l'existence est le film mais que nous ne sommes pas le film, entendez-vous par là que nous sommes la lumière qui éclaire le film? Oui. Vous ne pouvez changer le film parce que tous les efforts pour le modifier relèvent du film.

 

 

Vous identifier à votre corps et à votre personnalité vous bride, vous rend dépendant. Nos perceptions sensorielles reposent sur les constructions de la mémoire et impliquent un connaisseur. Nous devons étroitement examiner la nature du connaisseur. Cela requiert toute notre attention, tout notre amour. Ainsi vous découvrirez ce que réellement vous êtes. C'est l'unique sadhana. Se résorber dans la conscience de sa vraie nature est liberté. Notre vraie nature prend tout en charge.

 

 

Les images naissent et meurent dans le miroir de la conscience, et la mémoire crée l'illusion d'une continuité. La mémoire n'est qu'un mode de pensée, elle est purement transitoire. C'est sur ce fondement instable que nous construisons tout un monde de situations. Cette illusion fait obstacle à la claire vision.

 

 

Lutter pour nous améliorer ou pour progresser ne fait que rajouter à la confusion. Les apparences extérieures peuvent nous induire à croire que nous avons atteint un état de stabilité, que des changements ont survenu, que nous progressons et que nous sommes au seuil de la grâce. En fait, rien n'a changé. Nous n'avons fait que changer les meubles de place. Toute cette activité se déroule dans l'esprit, c'est le roman de notre imagination.  

Tout est beaucoup plus simple que cela. Pourquoi faire si compliqué? Ce que vous êtes fondamentalement est toujours là, dans sa globalité. Cela ne nécessite ni purification, ni changement. Pour votre vraie nature, il n'y a pas de ténèbres. Vous ne pouvez découvrir ou devenir la vérité car vous l'êtes. Il n'y a rien à faire pour vous en rapprocher, rien à apprendre. Rendez vous seulement compte que vous essayez constamment de vous éloigner de ce que vous êtes. Cessez de gaspiller votre temps et votre énergie dans des projections. Vivez cet arrêt sans paresse ni passivité, habitez pleinement la fraîcheur que vous trouverez en cessant d'espérer et d'anticiper. C'est aussi votre sadhana.

 

 

Il n'y a rien à perfectionner dans la réalité. Elle est perfection. Comment pourriez-vous vous en rapprocher davantage? Il n'y aucun moyen matériel pour l'atteindre.

 

 

N'est-ce pas fataliste de dire que nous ne pouvons changer le film?

 

 

Dire : fataliste implique que vous vous identifiez au film, que vous vous soumettez à lui. En fait, le film se déroule et vous êtes le spectateur. Être hors de l'écran vous donnera une nouvelle perspective sur ce qu'est réellement le film. A partir de cette vue globale qui n'est plus un point de vue, qui est hors du temps et de l'espace, tout se produit dans une absolue simultanéité. Aussi n'y a-t-il rien à changer.

 

 

Pour revenir à ce dont nous parlions auparavant, vous avez dit que le monde change quand la perception que j'ai de lui change. Comment est-ce possible?

 

 

Celui qui a atteint sa pleine maturité, qui se connaît sciemment, ne se pliera pas nécessairement aux conventions sociales. Un tel être agira au bon moment, suivant ce que la situation indique, sans que personne ne soit lésé d'une quelconque façon. Si vos actes sont régis par vos désirs, vous n'avez aucune espèce de liberté. Par contre, si vous faites ce que réclame la situation, vous faites ce qui est juste, et vous et votre entourage êtes libres.

 

Un sage n'a pas la moindre pensée d'être une personne quand il agit, sent ou pense. L'ego est totalement absent. L'ego n'est rien de plus qu'une pensée et deux pensées ne peuvent cohabiter simultanément. Aussi l'identification à l'ego ne peut avoir lieu qu'une fois disparue la pensée rattachée à l'objet. C'est alors seulement que l'ego déclare sienne cette pensée. Ce sens de la propriété : «j'ai vu ceci », «j'ai fait cela », intervient après le fait et n'a rien à voir avec le fait. Une fois que ce mécanisme est clairement perçu, vous comprenez que l'identification que vous aviez précédemment prise pour une réalité n'est qu'une illusion. Vous n'êtes pas le propriétaire de la situation pas plus que vous n'en êtes l'esclave. Votre vraie nature est au delà. Le silence de la conscience n'est pas un état, c'est le continuum où tout état, toute chose apparaît et disparaît. Les mots que nous utilisons dans l'état de veille pour parler de ce non-état sont une expression de cette conscience. Quand nous vivons dans la conscience, tout est expression de cette conscience.  

 

 

Le monde que vous percevez n'est rien d'autre que leur roman de votre imagination, basé sur la mémoire, la peur, l'angoisse et le désir. Vous vous êtes retranché dans ce monde. Voyez cela sans vous jeter sur des conclusions et vous serez libre. Vous n'avez nul besoin de vous affranchir d'un monde qui n'existe que dans votre imagination.

 

 

Ce que vous prenez pour une réalité est simplement un concept surgi de votre mémoire. La mémoire surgit de l'esprit, l'esprit du témoin, le témoin de votre vraie nature. Vous êtes le témoin, le spectateur placé sur la rive et regardant le fleuve couler. Vous ne bougez pas, vous êtes au delà du changement, au delà du temps et de l'espace. Vous ne pouvez percevoir ce qui est permanent parce que vous l'êtes.

 

 

N'alimentez pas les concepts dont vous avez fait vos fortifications ou l'image que les gens ont de vous. Ne soyez ni personne ni rien, contentez-vous de rester à l'écart de ce que la société vous demande. Ne jouez pas son jeu. Cela vous établira dans votre autonomie.

 

L'exemple, si souvent utilisé dans le Vedanta, du serpent et de la corde, d'un côté se réfère au monde et, de l'autre, à la réalité ultime. Le serpent représente le monde des objets où nous rencontrons les personnalités, les pensées, et l'affectivité. La corde symbolise la réalité ultime, le silence de la conscience. Une fois que nous cessons de prendre la. corde pour le serpent, l'idée du serpent disparaît et nous voyons la corde pour ce qu'elle est réellement. Il est parfaitement naturel que l'erreur perde sa substance et se dissipe quand la vérité devient évidente. Étant donné qu'une pensée fait partie intégrante de l'illusion, il lui est impossible de nous révéler la réalité ultime. Le « fait-d'être », la toute présence, qui est la source de toute expérience, est au delà de la dualité expérimentateur/expérimenté. Quand l'accent se trouve sur la conscience et non sur la pensée ou sur la perception, nous entrons progressivement dans une détente profonde, à la fois sur le plan neuro-musculaire et sur le plan mental.

 

 

Si nous observons avec détachement l'apparition et la disparition de tous les états que nous expérimentons, nous parvenons bientôt à appréhender que chaque état, chaque perception, chaque pensée sont réabsorbés dans une connaissance informulée, une connaissance qui est l'être. Ce continuum, seule réalité, est là avant que ne commence l'activité. Immergez-vous dans cette tranquillité chaque fois qu'elle se fait sentir.

 

 

Vous ne pouvez vous attendre à ce que la réalité surgisse, car elle est toujours là. Les événements apparaissent et disparaissent. N'oubliez jamais le caractère fugitif de toute expérience, c'est tout ce que vous avez à faire et la porte de la grâce s'ouvrira devant vous. Dès que des opinions et des réactions telle que «j'aime, je n'aime pas», interfèrent, vous retombez dans une habitude subjective et vous tissez autour de vous un filet, vous perdez de vue votre vraie nature. Les sentiments de sympathie et d'antipathie vous font tourner le dos à votre vraie nature. Vos concepts de changement, de progrès, en mieux ou en pire, sont fragmentaires et subjectifs. Quand vous regarderez le monde depuis votre totalité, le monde changera en vous. Vous êtes le monde.

 

 

Est-ce que l'absence de pensée que j'expérimente dans la méditation est proche de ma vraie nature? Est-ce la tranquillité dont vous parlez ?

 

 

Dans ce que l'on nomme ordinairement la méditation, vous cherchez sciemment à vous débarrasser de toute intention et de tout concept. Ainsi vous vous trouvez devant un écran vide de pensées, qu'elles soient objectives ou subjectives. Ces pensées éliminées, d'autres, plus coriaces, apparaissent, vous envahissent sans discrimination, et elles aussi, vous les chassez. Il est vrai qu'au bout d'un certain temps de pratique, l'activité mentale diminue. Cependant, si le chercheur n'est pas guidé par un maître authentique, le vide de l'écran restera toujours un mystère. Le silence de la conscience dont nous parlons est au delà de la présence ou de l'absence des pensées et des mots, au delà de l'action ou de la non-action. Tout surgit de la tranquillité qui est au delà de l'esprit, de la tranquillité qui est au delà de l'effort de s'affranchir des pensées, et tout s'y résorbe. Rien, absolument rien, ne peut affecter cette tranquillité. Le savoir objectif nous parvient par l'instrument organique adéquat, mais le silence de la conscience ne requiert aucun instrument.

 

 

Est-ce que les conflits et les guerres sont inhérents à l'être humain ?

 

Les conflits appartiennent à l'ego, pas à l'être humain. Dans votre vraie nature qui est unité aucun conflit n'est possible. Tension, rivalité, agressivité ne concernent que l'ego. Demandez-vous seulement à quel point vous êtes soumis à vos habitudes, à vos opinions qui sont la source de perpétuels conflits. Observez comment fonctionne votre esprit, observez-le sans idées préconçues. Un moment viendra où vous vous trouverez dans l'observation et non dans l'esprit. Puis, quand toute tension aura disparu, vous vous rendrez compte que vous êtes la lumière qui brille au-delà même de l'observateur. La réalité n'est ni un produit de l'esprit, ni le résultat d'une caravane de pensées, elle est, c'est tout. Vous devez comprendre que vous ne pouvez jamais trouver votre vraie nature dans une perception. La seule méthode que nous pouvons suggérer est d'observer sans analyse la façon dont votre esprit réagit dans les diverses circonstances de la vie quotidienne. Ne modifiez pas votre vie pour coïncider avec un concept. Vivez comme vous le faisiez, pensant et sentant, soyez simplement conscient que ce sont des fonctions. Ainsi vous vous en libérerez spontanément. Ensuite la personnalité que vous pensez être disparaîtra. Il ne restera que le témoin. Au terme, même lui se résorbera dans la connaissance ultime.

 

 

Ce qui surgit d'inattendu, d'impromptu, sans cause, libre de tout passé, ce qui surgit sans racines, ce qui ni ne s'épanouit ni ne se flétrit, ce qui est le plus naturel, libre de toute tension, c'est cela votre vraie nature.

Crise existentielle

Par Le 17/11/2014

LAROUSSE /

CRISE : Manifestation aiguë d'un trouble physique ou moral : crise de foie / crise de nerfs / crise cardiaque.

Période difficile, situation tendue : crise politique

Dépression économique : période de crise

Pénurie : crise de la main d'oeuvre


WIKIPEDIA 

Une crise existentielle (ou crise de la vie) est une crise qui peut se produire au cours de la vie d’un individu.

Au cours de sa vie, un individu va subir plusieurs crises qui vont induire des changements de sa perception des événements, de sa conception des choses. Cela peut être une prise de conscience, une séparation, un deuil, une perte d'emploi, un accident (voire une catastrophe), un changement corporel (adolescence)...

La crise va engendrer une tension nerveuse (stress) qui va permettre l'adaptation de l'individu à la nouvelle situation ; elle peut générer une dépression nerveuse. Cette adaptation peut éventuellement déboucher sur un comportement addictif (alcoolisme, tabagisme, consommation médicamenteuse, toxicomanie) ; le sentiment d'incapacité à s'adapter peut éventuellement déboucher sur un suicide.

Pour le psychanalyste Kazimierz Dąbrowski, une crise existentielle peut s'inscrire dans un processus de désintégration positive, et être utile voire nécessaire à la construction de la personnalité1.

 


On peut voir dans les périodes de crise, un désir puissant de revenir à la situation initiale. Le but est de retrouver les fonctionnements passés. 

Lorsque cela s'avère impossible, les changements se produisent.

À mon sens, nous ne sommes plus en crise car nous savons qu'il sera impossible de revenir à la situation initiale.

Cette crise économique et financière est devenue une crise existentielle.

Même si des soubresauts jugés positifs surviennent, le modèle, sur lequel ce monde matérialiste s'est construit, ne peut que se transformer.

Nous ne sommes donc plus en crise mais en évolution.

Il n'en reste pas moins que tous les individus ne sont pas prêts ou aptes à l'accepter et la disparition progressive (ou parfois violente) de leurs repères a des conséquences très lourdes.  

Si je reprends le développement sur wikipedia, tous les paramètres analysés peuvent être attribués à la société elle-même. Comme s'il s'agissait d'une entité unique nourrie par des millions d'individus. 

La "confrontation" entre les tenants du système qui espèrent un retour bénéfique à une situation initiale et ceux qui prônent l'évolution et agissent pour ça, cette rencontre des opposés correspond à cette lutte intestine chez la personne dépressive entre un mental persécuteur et une intuition rebelle.

Le mental lutte pour ses prérogatives. L'intuition s'ouvre à d'autres horizons.

Le système qui jusqu'ici parvenait à s'entretenir lui-même à travers la masse des individus conditionnés se retrouve confronté à des esprits insoumis. Ceux-là ont connu la rupture, l'effacement parfois involontaire des repères et ils sont parvenus à saisir l'opportunité de transformation contenue dans la crise elle-même.

Il est plus judicieux (et pervers) pour le système d'autoriser les produits addictifs pour éviter que d'autres individus soient contaminés par les esprits rebelles. L'inculture (ou une culture d'état) est un moyen redoutablement efficace pour l'état. Il s'agit de donner à la masse matière à ne pas s'observer dans son marasme. Ou alors, à l'inverse, de donner à la masse l'image d'un monde dangereux dans lequel il faut défendre les "valeurs citoyennes". Il s'agira donc de créer des "ennemis" de la Nation puis de les combattre afin de passer pour le Sauveur... les Victimes seront heureuses d'être protégées...La boucle d'enfermement est ressérée.

Le seul ennemi de chacun, c'est le refus de se transformer. La Vie n'a toujours été qu'évolution et si l'Humanité tente de s'opposer à ce mouvement naturel, elle se condamne.

Certains trouvent pourtant que le monde a beaucoup changé, que les conditions de vie sont moins dures, que la vie de nos aïeux était bien plus problématique.

Oui, c'est un fait. L'espérance de vie s'est allongée.

Il convient désormais de se pencher sur le mode de vie. Quelle vie voulons-nous prolonger ?

Si le mode de vie en arrive à être en conflit avec le maintien de la Vie elle-même, n'y a-t-il pas là une situation intenable ?   

Si une partie de l'Humanité continue à vivre dans une misère totale, juste une survie quotidienne, y a-t-il un problème de conscience universelle qui s'élève ? D'un côté, des civilisations tentent de sauver des conditions de vie acceptables et de l'autre côté, des peuples entiers meurent. Et le tout se bat sur une Planète qui ne pourra contenter tout le monde dans un schéma de pensées qui se révèle destructeur. 

Doit-on par conséquent espérer que la totalité de l'Humanité parvienne à un niveau de vie égal, dans une destruction des ressources vitales ou doit-on générer un mouvement de transformation radicale des modes de vie occidentales ? 

Nous ne sommes plus en crise car cette évolution est devenu incontournable. La Nature nous l'imposera. Je ne parle pas de l'année 2015 mais des cinquante années à venir. 

Le mouvement d'évolution a commencé. Pour l'instant, ceux qui se sont engagés apparaissent comme des marginaux. Il viendra un jour où "le nombre déclencheur" sera atteint. C'est là que le basculement réel aura lieu. Les tenants du système actuel deviendront des marginaux ou disparaîtront...

Dans une crise, il faut savoir évoluer... 

Boycott

Par Le 17/11/2014

TRICOT Toujours non au mercredi

Les Gilets jaunes continuent de boycotter certains mercredis matins. Ils dénoncent également l’absence de périscolaire le vendredi après-midi.

À Tricot, les Gilets jaunes continuent à voir rouge. Motif de leur colère : encore et toujours la controversée réforme des rythmes scolaires. Pourtant, si le mouvement né dans l’Oise en 2013 avait gagné l’ensemble du territoire, il s’essouffle. Mais à Tricot les parents d’élèves font de la résistance.

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TRICOT Toujours non au mercredi 
 
Les Gilets jaunes continuent de boycotter certains mercredis matins. Ils dénoncent également l’absence de périscolaire le vendredi après-midi.
    
À Tricot, les Gilets jaunes continuent à voir rouge. Motif de leur colère : encore et toujours la controversée réforme des rythmes scolaires. Pourtant, si le mouvement né dans l’Oise en 2013 avait gagné l’ensemble du territoire, il s’essouffle. Mais à Tricot les parents d’élèves font de la résistance.

Une maman en convient néanmoins, « si ça n’aboutit à rien, il faudra bien s’arrêter ». En attendant, ce mercredi, trente-quatre élèves manquaient à l’appel de leur maîtresse. Vingt à l’école élémentaire, quatorze autres à la maternelle.« On continue de boycotter certains mercredis matins » explique Virginie Rogues, membre actif de l’association des Gilets jaunes.

« Une fatigue morale et physique s’est installée chez nos enfants, dénonce-t-elle, ils sont énervés et deviennent intenables. Les enseignants et nous, parents, en pâtissons ! » Un constat a priori corroboré par un ophtalmologiste. Qui aurait remarqué chez une jeune patiente, « une grande fatigue » explique la maman, qui elle aussi défend l’idée d’un seul mercredi matin par mois travaillé par les enfants.

Un accueil périscolaire qui sera payant ?

Depuis la réforme, à Tricot, les enfants se rendent à l’école le mercredi matin et sont libérés le vendredi après-midi. Problème : aucune activité périscolaire n’a été mise en place pour assurer l’encadrement des enfants l’après-midi du vendredi. « Heureusement, explique Virginie Rogues, la cantine scolaire a été maintenue. Mais pour certaines familles, il est difficile de trouver un dispositif de garde. D’autant qu’on doit faire face au manque d’assistantes maternelles ». 

Pour contenir la grogne, une consultation visant à sonder les attentes des parents d’élèves en matière d’activités périscolaires a été lancée. Car la grogne n’en finit pas. Et selon les parents d’élèves, elle a d’autres motifs d’exister. « On parle d’un tarif compris entre 2 et 5 euros par demi-journée, soutient une maman, la mairie est prête à proposer un accueil périscolaire, mais n’a pas les moyens financiers d’en supporter le coût. C’est ça, ou les impôts qui augment nous a-t-on répondu ». 

Pour le maire, Jacques Bocquet, «  il n’y a pas lieu de polémiquer » assure-t-il presque surpris de voir le mouvement se poursuivre. « La municipalité n’a aucune obligation en matière d’organisation des temps d’activités périscolaires. Et nous avions essayé d’en mettre en place. Or, le nombre d’inscrits est trop aléatoire. Problème auquel il faut ajouter le manque de personnel qualifié et, c’est vrai, un manque de moyens financiers. L’argent ne tombe pas du ciel et beaucoup de petites communes font face à la même situation ». 

Bref, que ce soit du côté des enseignants, des parents d’élèves ou des élus, cette réforme n’arrive décidément pas à convaincre

Région > Clermont, Plateau picard 

 Publié le 16/11/2014 
Courrier picard

Les Gilets jaunes appellent toujours au boycott de la demi-journée travaillée du mercredi. 

http://www.courrier-picard.fr/region/tricot-toujours-non-au-mercredi-ia188b0n469565

TRICOT Toujours non au mercredi

Les Gilets jaunes continuent de boycotter certains mercredis matins. Ils dénoncent également l’absence de périscolaire le vendredi après-midi.

À Tricot, les Gilets jaunes continuent à voir rouge. Motif de leur colère : encore et toujours la controversée réforme des rythmes scolaires. Pourtant, si le mouvement né dans l’Oise en 2013 avait gagné l’ensemble du territoire, il s’essouffle. Mais à Tricot les parents d’élèves font de la résistance.

Une maman en convient néanmoins, « si ça n’aboutit à rien, il faudra bien s’arrêter ». En attendant, ce mercredi, trente-quatre élèves manquaient à l’appel de leur maîtresse. Vingt à l’école élémentaire, quatorze autres à la maternelle.« On continue de boycotter certains mercredis matins » explique Virginie Rogues, membre actif de l’association des Gilets jaunes.

« Une fatigue morale et physique s’est installée chez nos enfants, dénonce-t-elle, ils sont énervés et deviennent intenables. Les enseignants et nous, parents, en pâtissons ! » Un constat a priori corroboré par un ophtalmologiste. Qui aurait remarqué chez une jeune patiente, « une grande fatigue » explique la maman, qui elle aussi défend l’idée d’un seul mercredi matin par mois travaillé par les enfants. (Ruffo dirait que c'est une enfant "dépressive", honte à la famille en quelque sorte...CONNARD !!!!!!!!!!!! cf : remarque personnelle)

Un accueil périscolaire qui sera payant ?

Depuis la réforme, à Tricot, les enfants se rendent à l’école le mercredi matin et sont libérés le vendredi après-midi. Problème : aucune activité périscolaire n’a été mise en place pour assurer l’encadrement des enfants l’après-midi du vendredi. « Heureusement, explique Virginie Rogues, la cantine scolaire a été maintenue. Mais pour certaines familles, il est difficile de trouver un dispositif de garde. D’autant qu’on doit faire face au manque d’assistantes maternelles ».

Pour contenir la grogne, une consultation visant à sonder les attentes des parents d’élèves en matière d’activités périscolaires a été lancée. Car la grogne n’en finit pas. Et selon les parents d’élèves, elle a d’autres motifs d’exister. « On parle d’un tarif compris entre 2 et 5 euros par demi-journée, soutient une maman, la mairie est prête à proposer un accueil périscolaire, mais n’a pas les moyens financiers d’en supporter le coût. C’est ça, ou les impôts qui augment nous a-t-on répondu ».

Pour le maire, Jacques Bocquet, « il n’y a pas lieu de polémiquer » assure-t-il presque surpris de voir le mouvement se poursuivre. « La municipalité n’a aucune obligation en matière d’organisation des temps d’activités périscolaires. Et nous avions essayé d’en mettre en place. Or, le nombre d’inscrits est trop aléatoire. Problème auquel il faut ajouter le manque de personnel qualifié et, c’est vrai, un manque de moyens financiers. L’argent ne tombe pas du ciel et beaucoup de petites communes font face à la même situation ».

Bref, que ce soit du côté des enseignants, des parents d’élèves ou des élus, cette réforme n’arrive décidément pas à convaincre

Région > Clermont, Plateau picard

Publié le 16/11/2014 
Courrier picard

Les Gilets jaunes appellent toujours au boycott de la demi-journée travaillée du mercredi.

http://www.courrier-picard.fr/…/tricot-toujours-non-au-merc…

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