Là-Haut

Articles de la-haut

Soumission à l'autorité

Par Le 25/11/2014

"La dernière phrase de l'extrait :

"J'obéis à une autorité lorsque je la respecte. "

Je sais très bien qu'il y a des milliers d'enseignants qui n'ont plus guère de respect pour cette institution. Les difficultés générées par un éventuel refus d'obéissance passeront immanquablement un jour au second plan. Il ne s'agira plus d'une grève épisodique mais d'une désertion en masse.  

Il faut juste attendre encore un peu. 

Ce que je suis/ Ce que je fais

Par Le 25/11/2014

Un documentaire très dérangeant...Très...


Basé sur "l'expérience de Milgram"

L'expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l'autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.


La jeune femme qui refuse de continuer ( à 1h13 mn) dit quelque chose qui me touche infiniment.

"J'étais partagée entre ce que je suis et ce que je faisais..."

"C'est un vrai combat intérieur."

Ce moment de rupture entre l'autorité extérieure et sa propre conscience, ses propres valeurs, au-delà de la peur des Maîtres du Jeu, des règles, du jugement extérieur, des éventuels reproches, des conséquences même pour soi...La pression de l'argent, du regard du public, des caméras...

Nous sommes constamment dans ce type de situations. Sans pour autant que les "mises en scène" soient aussi redoutables.

Il est du devoir de chacun de se donner le droit d'être droit dans ses bottes...

Dès lors qu'il y a une contradiction entre "ce que je suis" et "ce que je fais", il est vital de s'interroger...

C'est une question d'Humanité. Une Humanité plus puissante que la Citoyenneté.

Le Citoyen obéit. C'est ce qu'il a appris. 

L'Enfant Adapté Soumis...

Les Maîtres du Jeu sont les Parents Normatifs.

Il faut donc que l'Adulte en soi s'élève, se dresse, s'oppose. Il ne s'agit pas tant de marquer sa désobéissance envers une auotirté que de marquer son attachement à ses propres valeurs. 

Je n'agis pas "contre" quelque chose. J'agis "pour" ce que je suis.

Aujourd'hui, je vais aller voir une psychiatre pour lui expliquer cela.... Un élément de plus dans mon dossier...

Dans "l'expérience" des Rythmes scolaires, ce sont les enfants qui tiennent le rôle du Cobaye.

Il ne s'agit donc pas d'essayer d'améliorer les conditions du Jeu mais de le refuser, intégralement.

Ce que je suis ne peut pas devenir ce que les Maîtres du Jeu attendent de moi.

 

La Grande Evasion

Par Le 24/11/2014

Plus je lis de documents sur l'Analyse Transactionnelle (et j'en lis des wagons...), plus je trouve de similitudes avec notre fonctionnement de société. 

L'État est un Parent Normatif et agit avec la population comme avec un Enfant Adapté Soumis. 

Le Parent Normatif est censé établir un cadre. Il peut se montrer juste et bienveillant tout en restant rigoureux mais il peut aussi se montrer castrateur par des exigences insurmontables ou inadaptées. 

Il n’y a pas de « bons » ou de « mauvais » États du moi, tous ont une fonction différente essentielle et complémentaire. Voici les fonctions de chacun :

  • Parent Normatif : fonction de protection et de transmission de valeurs
  • Parent Nourricier : fonction de permission et d’encouragement
  • Adulte : fonction d’exploration de l’environnement
  • Enfant Adapté Rebelle : fonction d’opposition légitime
  • Enfant Adapté Soumis : fonction d’adaptation à l’environnement
  • Enfant Libre : fonction d’expression des besoins et des émotions de base

Lorsque le Peuple va voter, il n'est pas en situation Adulte mais uniquement en Enfant Adapté Soumis étant donné qu'il répond à un formatage. Le Parent Normatif ira même jusqu'à créer des Peurs chez l'Enfant Adapté afin de le soumettre. Des Peurs imaginaires ou exagérées quant à la réalité. Un Parent Normatif verra son statut renforcé par la Protection qu'il accordera à l'Enfant. Mais il ne s'agira pas de l'amener à grandir et à observer ses peurs. Il s'agit de le maintenir dans cet état de dépendance. 

Ici, nous avons affaire à un État qui ira même jusqu'à créer des Peurs pour ensuite apparaître comme le Sauveur...Le prétexte de la Crise (qui ne touche pas le sommet de la Pyramide sociale) est un exemple flagrant de la main mise de l'État sur le Peuple Enfant...Il s'agit pour l'État d'apparaître comme indispensable et donc d'éviter que les individus apprennent à être Adultes. 


«La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine … mène à la souffrance.» - Yoda

Des leçons à en tirer ? 

Pour ceux qui s’intéressent au background de Star Wars, rappelons que les trois premiers épisodes sont une allégorie de la montée en puissance du fascisme. La prise de pouvoir de l'Empire passe par un abandon graduel des libertés au prétexte de l'incapacité de la démocratie à prendre des décisions fortes et unanimes contre les monopoles de la Fédération du commerce.

Palpatine, qui représente le dictateur absolu, souhaite instaurer "la paix et l'ordre dans la galaxie". Par un discours séduisant, il arrivera à manipuler Anakin jusqu'à le faire douter de la démocratie et de la capacité des peuples à se fédérer librement. "L'Humanisme" du Jedi est alors jugé comme une faiblesse et un manque d'autorité. Tout au long de l'histoire, c'est la peur qui conduira Anakin à rejoindre le coté obscur, entendez, le sécuritarisme par la toute puissance d'un état autoritaire.

Tristement, c'est une manipulation de la démocratie représentative qui conduira la République à devenir un Empire Galactique.

"Anakin, par allégeance, je suis lié à la République, à la Démocratie !" - Obiwan

Infos & Débats | Mr Mondialisation


Le chaos orchestré dans l'Éducation Nationale est un des aspects de cette manipulation. Il ne faut pas permettre aux individus de développer en eux le potentiel de l'Adulte. 

Qu'il y ait des Enfants Adaptés Rebelles est même une bonne chose puisque cela permettra, encore une fois, à l'État providence d'intervenir pour canaliser, voire réprimer ces individus "hors cadre". 

L'Enfant Libre sera au mieux un artiste. Au pire un individu égaré dans un monde rationnel qu'il ne comprend pas. 

Lorsque nous allions en montagne avec nos enfants, je menais la cordée. Ils étaient reliés à la corde et Nathalie les suivait. J'étais le Parent Normatif qui leur apprenait les "lois" de la Montagne. Ils marchaient dans mes pas et reproduisaient mes gestes. Nathalie était le Parent Nourricier qui veillait sur eux et les réconfortait.

Il a bien fallu un jour que j'accepte de voir mes enfants me dépasser. Il a bien fallu que Nathalie éteigne ses craintes et les laisse partir. 

Nous avions fini notre travail. Nous étions toujours là, bien entendu, mais plus dans la même démarche. 

Si nous avions refusé cette transition, je serais devenu un Parent Normatif castrateur et Nathalie un Parent Nourricier étouffant. 

Si j'extrapole cette évolution à notre société, je ne vois pas dans le comportement des Gouvernements la moindre évolution mais de multiples subterfuges pour garder la place...Il ne s'agit pas de libérer des individus devenus Adultes mais bien plutôt d'empêcher qu'ils deviennent Adultes. 

De toute façon, un Parent Normatif qui dicte lui-même les lois auxquelles doivent obéir tous les individus évoluant dans sa sphère d'interventions, ce Parent ne peut pas être Positif. Il n'est qu'un menteur. 

La Constitution Participative serait une voie réelle d'évolution des statuts de chacun. 

Mais l'État Normatif ne l'acceptera jamais. 

Il ira jusqu'à inventer des Peurs cataclysmiques pour étouffer dans l'oeuf la croissance des poussins. 

Nous sommes dans un Poulailler. Nous l'avons nous-mêmes bâti. 

Certains creusent des trous sous le grillage. 

Il viendra un jour où le nombre d'Adultes libérés entraînera l'ensemble de la population. On aura atteint le "nombre déclencheur". 

Ce sera le temps de "La Grande Évasion. "

 

Triangle de Karpman (1)

Par Le 24/11/2014

 

Les relations difficiles: le triangle de Karpman

 

Sylvaine Pascual –  Publié dans: Vie professionnelle / Compétences relationnelles
 

Nos relations s’expriment parfois comme une sorte de série B sinistre et même violente où, en fonction des circonstances et des interlocuteurs, chaque protagoniste adopte inconsciemment un rôle dramatisé à souhait. Ces rôles relationnels, théorisés par Karpman dans les années soixante, se retrouvent curiseusement schématisés dans les… dessins animés: le persécuteur, la victime et le sauveur.

 

 

 

Comprendre les rôles relationnels
Nous avons souvent un rôle dominant, mais passons aussi de l’un à l’autre, parfois très rapidement, au cours d’une seule conversation. Ces rôles bloquent l’évolution de la relation, aucun n’est meilleur ou pire qu’un autre, et ils se nourrissent d’un mélange de peur et de manque d’estime ou de confiance en soi. Ces rôles peuvent générer beaucoup de stress et engloutir des quantités d’énergie. L’idée générale est double:

 

  1. D’apprendre à repérer le rôle que nous jouons car cela nous permet d’en sortir, tout simplement, afin de prendre sa vraie place dans la relation.
  2. D’apprendre à repérer le fonctionnement habituel de nos interlocuteurs afin d’éviter de rentrer dans leur jeu.

Le développement de l’estime de soi et de la communication assertive sont d’excellents moyens pour y parvenir.

 

Triangle et relations professionnelles

Les relations professionnelles, qui s’inscrivent aussi fréquemment dans le triangle, sont davantage compliquées par les positions hiérarchiques, qui peuvent en renforcer les caractéristiques et les rendres extrêmement stressantes. Voici trois portaits tout à fait schématiques de nos héros du jour. Attention, il ne s’agit pas de nous auto-flageller en se disant qu’alors tout est de notre faute. Il faut deux personnes pour avoir une relation, chacun à sa part de responsabilité et ne peut agir que sur elle.

 

 

1- Le persecuteur: Cruella nous voilà

Le persécuteur, par crainte des échanges d’une relation qui l’inquiète, a besoin de dominer. Il construit son estime de soi aux dépends de l’autre. Pour cela, il établit les règles, décide, dirige et corrige à la moindre erreur. Il ne pardonne pas le plus petit écart et n’hésite pas alors à tenir des propos désobligeants, dévalorisants, voire humiliants, à faire des critiques destructrices, à mettre son interlocuteur en position d’infériorité, à manipuler, à culpabiliser. Insultes, menaces, harcèlement, colère peuvent faire partie de son attirail de parfait petit persécuteur.
Ne nous y trompons pas, notre épouvantable persécuteur cache une personne pétrifiée de trouille face aux relations. C’est souvent un sauveur déçu qui, ne sachant plus comment s’y prendre, emploie la manière forte, ou une victime qui a décidé de se protéger.

 

2- Le sauveur: Zorro est arrivé

Le sauveur se construit une image acceptable de lui-même en volant à la rescousse de la veuve et de l’orphelin avec altruisme et générosité. Plutôt sympa, à première vue, non?
Le problème, c’est qu’en réalité, la détresse d’autrui provoque un mal être chez notre Zorro, ce qui le pousse à intervenir dans la vie d’autrui, plein de bonnes intentions, persuadé qu’il DOIT aider, et du coup à se positionner en protecteur, conseiller, expert, justicier… y compris quand on ne lui a rien demandé.

 

Malheureusement, ce rôle est infantilisant pour l’interlocuteur, qui va finir par prendre ses jambes à son cou, laissant notre Zorro tout déçu devant l’absence totale de reconnaissance, ce qui peut le pousser à devenir persécuteur ou victime.

 

3- La victime: Cendrillon, Caliméro et compagnie

Le rôle de victime est de loin le plus fréquent. Attention, ne confondons pas le rôle relationnel de victime avec le statut (victime d’un accident, d’un cambriolage…)
Notre victime, c’est Cendrillon tout craché. Elle a le sentiment que ce qui lui arrive n’est pas de sa faute, elle subit des circonstances et des personnes négatives. Elle a souvent l’impression d’être agressée, manipulée, et de rester impuissante. Elle peut alors se laisser diriger, mener contre son gré sans rien dire ou en se plaignant à des tiers.
La victime cède sa part de responsabilité dans la relation à son interlocuteur.

 

C’est un rôle fortement encouragé par l’éducation (on DOIT écouter ses parents, professeurs… sans répondre), poussant ainsi à subir sauveurs et persécuteurs sans moufter.
Si l’on reprend l’exemple de Cendrillon, c’est aussi un rôle faussement confortable: il attire l’attention et évite la remise en question. Il révèle que notre victime s’accorde moins de valeur qu’elle n’en a.


Et vous, dans quel(s) rôle(s) vous reconnaissez-vous?
Quels rôles vos interlocuteurs jouent-ils?

 

http://www.ithaquecoaching.com/articles/les-relations-difficiles-le-triangle-de-karpman-886.html

 


 

 

Une exploration nécessaire

Par Le 24/11/2014

A coeur ouvert 1

Une matinée pour trouver de la lecture. Il reprenait son train en début d’après-midi. L’hôpital avait appelé. Rien à signaler.

Il errait piteusement dans les allées de la librairie sans savoir même ce qu’il cherchait. Il avait bien inspecté les têtes de gondoles mais il n’était tombé que sur des romans grand public, des histoires d’amour ou de truands ou d’assassins, des noms d’auteurs célèbres qu’il avait vaguement entendus parfois à la radio. Il avait regardé discrètement ce que les clients achetaient et s’était demandé à quoi servaient toutes ces étagères qui restaient oubliées. L’impression que le marché se limitait à ces fameuses têtes de gondoles. Il aurait dû demander de l’aide à un vendeur mais il ne savait même pas comment l’aborder.

« Bonjour, je cherche un livre qui me dirait pourquoi j’ai l’impression de n’être plus moi. »

Sûr que le vendeur le dirigerait vers le rayon psychiatrie.

Il continua à s’enfoncer vers les profondeurs du magasin. Cuisine, bricolage, voyages, politique, sport, histoire du monde, philosophie.

La catégorie l’interpela. C’était peut-être là. Il sortit un exemplaire au hasard.

« Les grands philosophes »

Il lut un passage. Un désastre. Dix termes inconnus en cinq lignes. Des tournures de phrases qui lui étaient incompréhensibles. Il reposa l’exemplaire et continua à avancer. 

« Religions. »

Non, la religion ne répondrait pas à ses questions. Il en était persuadé. La religion apportait des réponses avant même d’écouter les questions. Il avait détesté les messes que ses parents lui avaient imposées jusqu’à son adolescence, jusqu’à ce qu’il parvienne à se rebeller.

Il continua à s’enfoncer en terre inconnue.

Une étiquette placée sur le devant d’un rayon l’arrêta.

 « Développement personnel. »

Il fut surpris par l’existence d’un tel registre, il pencha la tête et lut fiévreusement les différents titres. Un panel de mots se constitua peu à peu. Conscience, éveil, quête spirituelle, esprit, soi et moi, peur, souffrance,  conditionnements… Il finit par sortir certains ouvrages, enflammé par sa découverte, il sentait les battements de son cœur, un emballement qui le ravissait. Un cœur machine qui s’affole quand le cerveau pense à la spiritualité. Il s’en amusa quelques secondes. L’impression diffuse qu’il ne s’agissait pourtant que de son imagination et que son cœur restait imperturbable. Il posa certains livres sur l’extrémité du présentoir et continua sa progression dans la file. Il ne connaissait aucun auteur et ne s’en étonnait pas. Il prit un peu de recul et s’aperçut que le registre qu’il consultait s’étendait sur dix bons mètres et six étagères. Il retourna rapidement à l’entrée du magasin et inspecta les livres présentés. Il ne décela aucun ouvrage susceptible d’entrer dans la catégorie du développement personnel. Une incompréhension. La cuisine, les thrillers du moment, du bricolage, les stars people qui racontaient leurs vies, les politiciens qui arrondissaient des fins de mois déjà copieuses, les derniers prix littéraires… Mais que faisait-on du cheminement intérieur ? S’il existait une telle profusion d’essais, de romans, d’autobiographies, de comptes-rendus de conférences, de dialogues entre chercheurs de sens, il devait bien exister une clientèle ? Qu’y avait-il donc de plus important que cette exploration personnelle ? L’art devait-il constituer un soutien à la futilité ou aux dérives égotiques ? Lui savait où ça l’avait mené. Devait-il le crier dans le magasin ? Une colère qui gonflait, comme un gâchis à dénoncer.

Il sortit un ouvrage conséquent.

« Inconnaissance de Soi » Diane Constance.

Sur la quatrième de couverture, une photographie en couleur. Il hésita quelques secondes tant la surprise était de taille. Mais, c’était bien elle.

L’épicière de la Godivelle.

Il rangea tous les livres qu’il avait sortis, fonça vers la caisse, paya et se retrouva dans la rue. Il héla un taxi et se fit ramener à l’hôtel.

        

Ordinateur portable, moteur de recherche : Diane Constance. Journaliste, écrivain, conférencière, de multiples participations à des revues diverses, le développement spirituel comme ligne de conduite. A vécu à Paris. Trois ouvrages :

« Inconnaissance de Soi »

« Plénitude de l’unité »

« Le voyage intérieur »

Pas d’autres informations, une photographie datant d’une dizaine d’années. Il reconnaissait un quartier de Notre Dame. Aucune explication sur son départ de Paris, ni depuis combien de temps. Il revint sur la page d’accueil du moteur de recherche et tomba sur un site personnel. « Là-Haut. »

Une musique démarra. Johann Johansson. Il ne connaissait pas. Très doux, cristallin, des violons mélodieux, synthétiseur. Il ignorait tout de la musique en dehors des tubes qu’il pouvait entendre parfois à la radio. Le poids de toutes ces ignorances culturelles devenait insupportable et il en venait à se dire qu’il n’aurait pas le temps de les combler. 

Il s’appliqua à lire quelques articles et au fil des phrases, il sentit la transpiration tâcher ses aisselles. Il avait chaud, une sensation intérieure. Une certaine incompréhension. Aucun effort physique et pourtant des phénomènes inhérents, totalement contradictoires avec un cœur artificiel. Le cardiologue lui avait expliqué que les rougeurs du visage, les émotions et ses effets physiologiques, la transpiration, les mains moites, tous les troubles associés, il en était débarrassé, et pourtant cette lecture semblait l’atteindre d’une façon profondément humaine. Il abandonna toute tentative d’explication. Ce désir d’enlacer l’épicière dès qu’elle était apparue, c’était absurde, inconvenant, incompréhensible. Il bougea la tête pour sortir de sa catalepsie intérieure. Il se leva pour se servir un verre d’eau puis il reprit sa lecture. Un article paru dans une revue à visées philosophiques, « Troisième millénaire »,  et qu’elle avait mis en ligne sur son site.

LE LIBRE ARBITRE

« Dans le déroulement de vie d’une personne, on peut considérer que l’éducation favorise l’émergence de trois paramètres : la culture s’impose en premier lieu, elle se renforcera dans certains domaines pour devenir une  connaissance stable. Puis, dans certains cas et pour certaines personnes, viendront prendre place les convictions. D’autres resteront engagés dans des voies fluctuantes, au hasard des expériences et des rencontres. Ni conviction, ni connaissance mais juste un vernis culturel.

Un petit enfant africain, un petit enfant européen ou un petit enfant asiatique n’auront pas le même bagage culturel, leurs connaissances et leurs convictions seront influencées par cet environnement culturel.

Dès lors se pose le problème du libre arbitre…

   «La notion de libre arbitre, synonyme de liberté, désigne le pouvoir de choisir de façon absolue, c’est à dire d’être à l’origine de ses actes. »

Mais si nous gardons à l’esprit les influences environnementales, est-ce qu’il est possible d’envisager ce libre arbitre ?

Ne sommes-nous pas plutôt fondamentalement « enfermés » dans des fonctionnements qui nous échappent ?

Le libre arbitre ne nous est-il pas retiré au fur et à mesure de notre avancée, au fil des expériences de vie ?

Ne s’agirait-il pas davantage d’une liberté originelle à ne pas perdre ?

Un sujet qui se voudrait libre est sensé pouvoir choisir de lui-même, sans être poussé à l’avance d’un coté ou d’un autre par quelque influence ou cause que ce soit. Si l’individu « choisit », c’est qu’il dispose de plusieurs options et surtout qu’il bénéficie d’un complet contrôle de lui-même. Il se doit d’être « vierge » de toutes influences… Mais est-ce que c’est possible ? Ne devrait-on pas apprendre à identifier clairement l’ensemble de ces influences afin de s’en détacher et de pouvoir assumer dès lors l’intégralité du choix ? La complexité des conditions de vie, les relations sociales, le poids du passé, l’intégration professionnelle, le formatage intellectuel, cette culture imposée ou cette inculture néfaste ne maintiennent-ils pas insidieusement un détournement de l’esprit, une direction donnée ? Les conditions objectives n’enferment-elles pas l’esprit dans un conditionnement subjectif ?

Sur quoi repose la notion de libre arbitre ? N’est-il pas simplement une certaine forme de prétention, un déni de l’enfermement ?

Est-il si évident, par exemple, que nous ayons un contrôle sur nos pensées et nos émotions ? La plupart de nos supposées « actions », ne sont-elles pas en réalité des réactions mécaniques qui répondent à autant de facteurs intérieurs (émotions, préjugés, culture, histoire personnelle…) et extérieurs (les circonstances) que nous ne contrôlons pas ? Et ces supposées pensées ne sont-elles pas toujours la résultante de pensées antérieures, juste la croissance entretenue des entraves ? Le mental peut aussi devenir boulimique. Comme on nous a appris à faire de lui le seul élément capable de trouver les solutions et que l’ego est sans cesse en recherche de sécurité, les pensées deviennent l’unique point de repère. On est couché, prêt à passer une bonne nuit de sommeil, on éteint la lumière et la ronde des idées commence. L’un après l’autre, tous les soucis vont se présenter et le mental va vouloir traiter, penser, échafauder des hypothèses. Alors, on tourne, on vire, on cherche une position pour s’endormir et plus on cherche, moins on trouve. Il n’y a pas d’interrupteur interne. On va lutter contre ces pensées et simultanément en créer d’autres. Un somnifère, compter des moutons, tous les subterfuges finiront par être testés. Aucun progrès évidemment, juste des palliatifs provisoires.

 

Prenons l’exemple d’un arbre au milieu d’une forêt. Bien sûr qu’il continue à pousser et à se dresser vers la lumière mais son environnement influe sur cette croissance. La proximité des autres arbres, le climat, l’intervention humaine, un accident de parcours dans une tempête redoutable. Il n’existe pas de croissance libre.

La multitude des expériences de vie et mon environnement immédiat et même planétaire conditionnent mon évolution. Et l’ensemble de mes pensées n’est qu’un courant agité par cet environnement lui-même.

Si je remonte encore plus loin vers la source ou vers la graine, je n’ai même pas choisi ce que je suis. Je n’ai pas choisi délibérément ma naissance. Est-il envisageable de parler de liberté innée ?

Il ne peut s’agir que d’une liberté qui s’acquiert. Ou plutôt de la désintégration progressive de tout ce qui peut porter atteinte à la liberté qu’il faut gagner...

Disons qu’il n’y a aucune liberté. Mais qu’il est possible au fil du temps d’en acquérir.

Mais en écrivant cela, j’entre déjà dans le domaine des convictions et j’y perds ma liberté de penser… »

 

Un choc immense.   

Il fallait qu’il rentre. Il aurait aimé prendre un avion. On le lui déconseillait pour l’instant. Trop de risques en cas d’urgence. Son train partait à quinze heures trente-neuf. Il ne serait pas à la Godivelle avant la fermeture de l’épicerie. Il devait se contenter pour l’instant de lire l’ouvrage. Et c’était déjà immense. Il réalisa soudainement qu’il était entrain de sourire et il était incapable de retrouver dans sa mémoire la trace récente d’un tel évènement.

Il devait rejoindre la gare. Taxi. Les éternels embouteillages. Il repensa aux routes silencieuses des Monts du Cézallier.

Il s’installa dans le hall d’attente, il prit le livre et scruta de nouveau la photographie. L’épicière… Le regard était toujours aussi intense, aussi profond et lumineux, des lèvres charnues, un sourire éclatant, une joie de vivre communicative. Elle avait de longs cheveux bruns, très fins. Là, au moins, il se permettait de la dévisager longuement.  

 

Son train arriva. Il s’assit dans le compartiment, sortit son ordinateur et l’alluma. Il retourna sur le site de Diane.

Musique et diaporama, des photographies de paysages lointains, des montagnes, des plages, des déserts et des forêts, des villes aussi, des visages d’enfants. Elle avait certainement beaucoup voyagé.

Il parcourut la page d’accueil et cliqua sur un titre de livre. Plusieurs chapitres s’affichèrent. Il se laissa guider par le hasard.

 

 

 INCONNAISSANCE DE SOI. 

« Ai-je un corps ou suis-je mon corps ? »

 

Si je parviens à répondre à la question, il aura bien fallu que j’aille chercher la réponse en moi, c'est-à-dire dans l’antre qui contient ma conscience. Je ne peux concevoir que cette conscience, ou cette raison, soit une entité extérieure que je vais saisir dans mon environnement pour m’en servir. Ma conscience est incarnée. Ma réflexion est inséparable de mon corps, elle y est enracinée comme dans une terre. Mon corps est par conséquent un support, une enveloppe mais il est aussi un « filtre » par lequel toutes les expériences viennent à mon cerveau. Si je peux penser à mon corps, c’est bien parce que je le ressens, je le perçois, j’en reçois également une image. Par contre, il est évident que cette image évolue avec le temps et l’accumulation des expériences. Ce corps n’est pas figé et la conscience que j’en ai fluctue.

Mon corps n’est pas mon être.

Je ne suis pas seulement ce corps, comme une pierre est une pierre, mais je dispose d’une capacité consciente à « m’extraire » de ce corps pour l’identifier. Ma conscience est par conséquent indépendante de ce corps, elle ne lui est pas seulement inhérente, elle n’est pas intrinsèquement englobée, elle a un pouvoir d’auto réflexion. Elle reçoit les informations reçues par le corps, elle les analyse mais elle a en plus la capacité à conscientiser ce processus. J’ai conscience de ma conscience. Elle n’est pas qu’un récepteur comme peut l’être un ordinateur en état de marche, elle a également le pouvoir d’observer l’expérience et  l’expérimentateur. »

 

Un bouleversement cataclysmique. Une envie foudroyante de pleurer de bonheur. Il tourna la tête vers la fenêtre et se laissa hypnotiser par les paysages. Il fallait qu’il se calme. C’était incroyable, stupéfiant, inconcevable. Une coïncidence qui relevait du surnaturel. Et lui revenait de nouveau en mémoire cette invraisemblable envie d’enlacer Diane à sa première apparition, comme s’il venait de retrouver quelqu’un de cher… Cette idée qu’il connaissait déjà le parfum de sa peau. Non, c’était impossible, il ne devait pas perdre pied, il devait se raisonner, c’était juste un hasard inhabituel, un peu surprenant, mais rien d’exceptionnel. Elle était journaliste, elle écrivait des livres, ses textes lui parlaient au cœur…

« Mais, bon sang, tu n’as pas de cœur ! » se fustigea-t-il intérieurement. Arrête tes conneries. Tu vas tomber amoureux, c’est ça ? Et qu’est-ce qui en toi va aimer ? Une pompe artificielle ? Ton cerveau ? Tes intestins peut-être ! »

Une colère soudaine, comme si tout ça prenait une dimension insupportable, l’impression de ne rien contrôler et que la vie l’emportait où elle voulait.

« Et voilà, c’est la vie qui est responsable maintenant. C’est facile comme ça ! Tu deviens neuneu mais ça n’est pas de ta faute. »

Il ne pouvait même pas dire s’il avait réellement aimé Alice un jour, ni même s’il aimait Chloé. Il avait aimé l’argent et le pouvoir, il avait aimé son travail et ne l’aimait plus. Il avait fondamentalement aimé les images de lui-même que ce pouvoir lui procurait. Il n’avait existé que dans ces ersatz de vie artificielle. Qu’est-ce qui avait disparu ? Non pas les thèmes, ceux-là, il les avait identifiés mais le contenant, quel récipient lui avait-on ôté ? Et quel était donc cet amour versatile ? S’agissait-il vraiment de ça ou d’une illusion d’amour ? Son cœur avait-il emporté avec lui la source de ce bonheur ? Mais alors, d’où lui venait désormais cet amour pour le silence, la solitude, les grands espaces ? Et ce désir impétueux de lire ? Ce cœur artificiel ne pouvait délivrer la moindre émotion. Le cerveau avait-il pris le relais ? Mais alors pourquoi lui avait-il fait varier intégralement le chemin emprunté ? Pourquoi ressentait-il cette attirance flamboyante pour Diane ? Était-ce l’étrangeté de son parcours, de journaliste parisienne à épicière dans un coin perdu de France, était-ce la profondeur de ses écrits et de cette démarche spirituelle qu’il avait jusqu’alors totalement ignorée ? Étrangeté… Oui, c’était bien le mot qui convenait. L’étrangeté de ce soi révélé. Comme un immigré qui aurait investi la place. De quel lieu secret venait-il ?   

Une vie artificielle. L’expression s’imposa de nouveau. Un cœur artificiel était venu valider cette réalité. Il pensa soudainement à ces athlètes handicapés, amputés ou frappés dès leur naissance par une malformation incurable. Ils portaient une prothèse, deux parfois et sublimaient leur existence au-delà de l’imaginable. Il avait vu cet athlète sud africain qui participait aux jeux olympiques des valides alors qu’il courait avec deux prothèses. Un reportage, toute sa vie, il avait eu du mal à supporter la vision de ses deux moignons lorsqu’il retirait son harnachement, ce corps tronqué de petit garçon. Et pourtant, de le voir courir, déclenchait en lui une émotion d’une puissance rare.

Il tenta de retrouver les premières émotions qu’il avait éprouvées après la greffe.

La peur ? Elle avait disparu. Les chirurgiens étaient très satisfaits et il devait lui-même faire un effort d’imagination pour se représenter dans sa poitrine ce cœur fabriqué. Il n’y avait que le système électrique extérieur qui lui rappelait sa présence.

La colère ? Elle avait disparu. Le mal était fait, il avait été opéré, il était vivant, il restait à voir la suite.

La dépression, l’abattement, le désespoir au regard d’une vie envolée ? Non, il avait éprouvé un certain soulagement, quelque chose d’inexplicable, comme un naufragé ayant perdu ses proches et tous ses biens, un survivant ayant nagé pendant des jours et des nuits et atteignant enfin le sable d’une plage. Seul au monde, privé de tout. Mais heureux d’être en vie. Incapable même de regarder derrière soi, de chercher une autre trace de vie, le signe d’un semblable. Le champ de ruines dans son dos n’avait plus aucun attrait. Il aurait été incapable de reprendre l’entreprise. Il avait su quelques jours après l’opération qu’il allait tout quitter. Physiquement, matériellement, dans la vie quotidienne. Le chemin intérieur était déjà entamé. Il savait que personne ne le comprendrait. Lui-même n’expliquait rien. C’était comme ça. Une rupture totale.

L’apparition foudroyante de cette conscience. Comme si cette perte de son intégrité physique avait abattu une muraille. Ce corps en action agissait comme un étouffoir, un hallucinogène illimité, une dépendance maintenue, renforcée, volontaire, mais une volonté aveugle, un rêve nourri par l’agitation permise par ce corps auquel il s’était identifié, sans aucun retour sur soi, aucun regard intérieur, une perdition adorée dans un environnement matériel, des valeurs associées à l’élaboration constante d’enluminures. Il s’était abandonné, corps et âme, à sa condition sociale jusqu’à en perdre totalement de vue son existence réelle. Son corps n’était en rien responsable, il n’était qu’un ouvrier auquel avait été attribuée la conduite du chantier et il avait agi en ouvrier modèle. Être le meilleur, être en haut de la hiérarchie sociale.

Quelque chose le gênait dans cette réflexion. Son corps ne pouvait pas avoir d’objectif en lui-même. C’était comme accuser une automobile d’avoir quitté la route. Il y avait nécessairement un conducteur. Mais si ça n’était pas cette conscience dont il jouissait désormais, qui donc pouvait l’avoir aveuglé à ce point, aussi longtemps ?

Diane écrivait qu’il s’agissait d’entités ignorées. 

Il lut encore quelques pages et éprouva le besoin de dormir, comme un explorateur fatigué.

 

Syndicats

Par Le 24/11/2014

RYTHMES SCOLAIRES

Signez la lettre ouverte à Madame Najat Vallaud ­Belkacem, Ministre de l’Education nationale

vendredi 21 novembre 2014 par le Snudi Fo 80

Rythmes scolaires : la situation est alarmante Enseignants, territoriaux, parents : Signez la lettre ouverte (en ligne) à Najat Vallaud-Belkacem ! Tout cela doit cesser !

La Conférence nationale a décidé de communiquer cette lettre ouverte pour information aux associations d’élus, elle a décidé de soumettre cette lettre publique à la signature de tous les personnels, enseignants et territoriaux, et des parents d’élèves.

Signez la lettre ouverte en ligne grâce au formulaire en bas de page ou téléchargez là ici pour la renvoyer à SNUDI-FO Somme, 26 rue Frédéric Petit BP 90723 80 007 AMIENS cedex 1.

Lettre ouverte à Madame à Madame Najat Vallaud ­Belkacem, Ministre de l’Education nationale

Madame la Ministre,

Vous avez reçu le 19 novembre une délégation mandatée par la Conférence nationale pour l’abrogation des décrets Peillon/Hamon instituant la réforme des nouveaux rythmes scolaires, organisée à l’initiative du SNUDI‐FO avec le soutien des fédérations FO des personnels de l’Education nationale et territoriaux, la participation du syndicat CGT Educ’action et un message de la CGT services publics.

250 délégués enseignants et territoriaux participant à cette conférence venus de tous les départe‐ ments, ont établi l’état des lieux précis des conséquences de la réforme des rythmes scolaires généralisée depuis septembre dernier. Il est saisissant : la situation est alarmante !

La situation est alarmante !

Madame la Ministre : la réalité est crue ! Elle va à l’encontre de toutes vos déclarations d’autosatisfaction qui procèdent d’une volonté d’imposer la loi du silence sur les enseignants, sur les personnels territoriaux, mais aussi sur les familles et les élus locaux.

La réalité, c’est que pour tous les personnels, cette réforme entraîne une augmentation de l’amplitude hebdomadaire du temps de travail, la dégradation de leurs conditions de travail, la remise en cause de la gratuité de l’école, de l’égalité d’accès à l’instruction, des règles de sécurité et du respect de la laïcité.

La réalité à laquelle sont confrontés les personnels, c’est le désordre, la confusion scolaire/péri scolaire qui occasionne une perte de repères des élèves, la réquisition des salles de classe et des salles des maîtres par les mairies qui expulsent les PE des locaux et la mutualisation d’office du matériel pédagogique, les refus de temps partiel, la dégradation de l’entretien des locaux scolaires, l’affectation des ATSEM aux animations… et une augmentation de leurs frais professionnels alors que les salaires sont bloqués.

La réalité c’est que cette réforme entraîne pour tous les élèves une plus grande fatigue, réduisant d’autant leurs capacités d’attention et de concentration pour les apprentissages scolaires. La réalité c’est le stress et l’inquiétude des parents d’élèves confrontés à des horaires incohérents et à des enfants perturbés.

Contrairement à ce que vous affirmez...

Madame la Ministre, contrairement à vos affirmations, cette réforme conduit à la disparition des enseignements artistiques et sportifs de l’école publique qui étaient dispensés à tous les élèves.

Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme a conduit à des départs massifs des élèves de l’école publique vers l’école privée pour laquelle cette réforme n’est pas imposée.

Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme conduit à placer les personnels et l’école publique sous la tutelle des collectivités territoriales, notamment pour les horaires. Elle s’inscrit totalement dans la loi de Refondation de l’école et la mise en œuvre de la réforme territoriale.

Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme remet en cause les statuts des personnels comme en témoigne la publication du décret n° 2014‐942 du 20 août 2014 instaurant la flexibilité et l’annualisation du temps d’enseignement des PE, sans garantie de récupération.

Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme conduit à un véritable saccage des principes républicains d’égalité de traitement et de gratuité de l’école publique.

Si vous persistez dans les orientations actuelles, la situation ne pourra qu’empirer en conséquence des orientations de réduction des dépenses publiques décidées par l’État et les collectivités territoriales.

« On n‘en peut plus, on en a assez. Il faut que ça cesse ! »

Madame la Ministre, il faut que cela s’arrête. Les personnels clament haut et fort « On n‘en peut plus, on en a assez. Il faut que ça cesse ! ». L’application des décrets Peillon‐Hamon doit être suspendue, ces décrets doivent être abrogés.

C’est cette situation que la délégation de notre Conférence nationale vous a exposée dans le détail en multipliant les exemples. Votre directeur de Cabinet s’est engagé à examiner plusieurs des situations exposées. Mais sur le fond, vous avez confirmé et maintenu la poursuite de la réforme.

Nous ne pouvons l’accepter. Nous refusons la poursuite des dégâts et le désastre qui se prépare.

Vous ne nous laissez d’autre choix que de reprendre et poursuivre la mobilisation générale, y compris par la grève si nécessaire pour vous contraindre à regarder la réalité et stopper la réforme des rythmes.

http://80.fo-snudi.fr/spip.php?article360

Documents joints

lettre ouverte

21 novembre 2014
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333 ko

Inversion du regard

Par Le 22/11/2014

A coeur ouvert 1                                                          12

Lire, lire, lire. Il n’aurait jamais pensé qu’il y trouverait autant de bonheur. Diane lui avait laissé une pile d’ouvrages. Elle était sortie voir madame Boulard. Gestion du stock et des commandes.

Il avait pris une douche. L’obligation de débrancher la batterie.

Il avait tenté parfois d’imaginer la fin du flux électrique, l’épuisement de la machine dans son poitrail, les premiers cafouillages. Une image qui le troublait durablement.

Il rejoignit le canapé et s’allongea. Quitter les pensées inutiles. Il ne pouvait rien régler dans l’instant. Il en parlerait au cardiologue, ce besoin d’être réconforté.

Il ouvrit un livre.

PLÉNITUDE DE L’UNITÉ

Il aimait ce titre. Un appel au bonheur. Deux, quatre, dix pages…

Il réalisait enfin à quel point le fil des pensées restait linéaire dans la lecture. Pas d’envolées incontrôlées, pas de dérives, pas d’échappées insoumises. Il parvenait à rester inscrit dans la réflexion. Parfois, il arrêtait la lecture, posait le livre sur ses genoux, tentait de fixer les réflexions, d’en garder une trace, une inscription, quelque chose qu’il pourrait retrouver plus tard. Il imaginait sa mémoire s’ouvrir et absorber un nouveau contenu.

« Le mental se construit au fur et à mesure de notre vie et de nos expériences. Par nos cinq sens, nous construisons l’ensemble de notre expérience humaine. Dès la petite enfance, notre mental apprend à saisir l’information, il la catalogue, la range dans des cases, il construit son référentiel. L’impact du monde adulte, parents, enseignants, proches, société, médias, est gigantesque et contribue à un immense formatage. Le mental calcule, argumente, établit des connexions, trouve des raisons (ou en fabrique), s’adapte ;  le mental est une machine formidable pour ce genre de tâches. L’objectif pour lui est de créer une entité individuelle. L’individu s’édifie en fonction des oppositions ou des appartenances qui lui conviennent. Il est d’ailleurs extrêmement performant pour fabriquer des catégories, des groupes, des classes, des repères parfaitement identifiés. Il va sans cesse chercher à accumuler de la sorte des « connaissances » afin de se construire et de prendre forme. C’est son existence même qui est en jeu.

Et c’est là que l’ego prend forme. Il se construit à travers le miroir de l’altérité en se nourrissant des référents du mental.

« L’importance est dans ton regard, non dans la chose regardée », écrivait André Gide.

Il faudrait donc apporter à la chose un regard objectif, libre, épuré. Mais le mental a des références et n’en démord pas.

« L’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur. »

Nous connaissons tous cette phrase de Saint-Exupéry. Mais où est ce cœur ? Ça n’est pas l’organe ou si ça l’est, il existe une partie non fonctionnelle qui n’est pas connue. A moins qu’il s’agisse d’une énergie, à moins qu’il s’agisse d’un émetteur plus vaste que le cœur, une source dissimulée…

Lorsque nous sommes saisis par un coup de foudre, les quelques secondes pendant lesquelles une onde de chaleur nous électrocute, il ne s’agit sans doute pas du mental étant donné qu’il n’a pas eu le temps d’analyser le cas. Il reprend très vite le contrôle, malheureusement. Et dès lors, on ne voit plus, on croit voir ce qui nous convient. Les prochaines désillusions viennent de prendre racine. Le mental vient d’ouvrir l’atelier de poterie dans lequel il va chercher à modeler l’autre à sa convenance, selon ses références.

À moins que la vie nous ait fait un cadeau immense et que le coup de foudre se transforme peu à peu en un ciel lumineux jusqu’à l’infini du temps. »

 

 

 

Il souriait intérieurement. Un bonheur à s’accorder, une confiance à sauver.

« On ne voit bien qu’avec le cœur. » Saint-Exupéry n’aurait jamais imaginé qu’un homme puisse vivre sans le sien, sans même un cœur humain. Diane parlait d’un émetteur plus vaste. Quoi ? Le corps entier ? Le cerveau ? Non, pas le cerveau. D’autres organes n’auraient pas été munis de neurones si tout avait été concentré là-haut. Il y avait autre chose. Pas le cœur, ça au moins, il en était certain. Et si on lui enlevait les intestins ? Qu’en serait-il ? Tout ça était trop limité. Les systèmes scientifiques avaient une vue étroite. Mais alors quoi ?  Et si nous n’étions qu’un récepteur ? Et si nous m’émettions rien du tout ?

 

Il se redressa soudainement et eut un vertige. Il s’adossa, la main sur le front, les yeux fermés.

La force de ce flash. Nous n’étions que des récepteurs. Tout venait de l’extérieur. Sa transformation n’était pas dû au fait que son cœur n’émettait plus rien mais juste que le mental avait perdu une partie de ses repères, que l’identification avait été entamée, partiellement brisée.  Les émotions venaient de l’extérieur, elles nous saisissaient parce que nous étions disponibles et le cerveau les interprétait, il se les attribuait parce que nous avions été éduqués ainsi, l’ego, l’ego, une entité fabriquée de toute pièce, la prétention humaine, l’identification. Oui, c’était ça… Je suis en colère était une affirmation totalement erronée. La colère est en moi parce que je l’ai laissée entrer. Voilà la réalité. Je ne suis pas amoureux. L’amour est en moi. Et il tient à moi de lui offrir une place durable. Rien n’est à moi, tout m’est donné.

Un bonheur immense. Un embrasement. Des bouffées d’amour qui l’envahissaient.

 Des grésillements. L’accélération de son cœur. Non, c’était impossible. Il n’avait pas bougé, les microprocesseurs n’avaient aucune raison de faire varier le rythme cardiaque. C’était inconcevable. Un trouble gigantesque. L’impression qu’il était utopique de vouloir élaborer une explication rationnelle et fiable, définitive, tangible, incontournable. Cette impression incompréhensible d’être envahi par une entité extérieure. 

Il aurait voulu que Diane soit là, il se sentait partir, un malaise, un chaos trop puissant. Il  s’allongea de nouveau et ferma les yeux.

« Calme-toi, calme-toi. Respire. »

Les grésillements s’effacèrent peu à peu.

L’amour n’est pas dans notre cœur, ni dans notre cerveau, il n’a pas de coffre réservé, pas d’antre secret. Il n’émane même pas de nous d’ailleurs. Nous n’en sommes pas les concepteurs. L’amour est partout. Et si nous restons ouverts, il s’invite.       

Il tentait de remonter à la source, de trouver le nœud originel qui libèrerait toutes les révélations. Son cœur avait participé à ce conditionnement épouvantable de l’homme intégré et du Soi désintégré, son cœur avait été un ouvrier attelé à sa destruction. Saint-Exupéry s’était trompé. On ne voit bien qu’avec le cœur relevait d’un monde idyllique, d’un monde qui n’aurait aucune influence, qui ne chercherait pas à s’octroyer les raisons d’aimer. En perdant son cœur, les fondements même de son enfermement avaient été supprimés, non seulement la masse infinie de toutes les données enregistrées dans la boîte noire des émotions vécues mais le récepteur lui-même. Tout n’avait pas disparu puisqu’un seul organe avait été retiré mais il représentait le cœur du système. Bien évidemment.

L’homme avait fait de l’homme son propre prédateur. Nul besoin de guerre. Il suffisait d’éduquer le cœur et tout le reste suivrait, il suffisait d’inculquer les raisons d’aimer, il suffisait de canaliser les émotions, d’identifier les cibles, de laisser croire à la clientèle qu’elle était libre de ses choix, personne n’irait accuser le cœur d’être un traître. Le cœur n’était qu’un disque dur formaté.

Les tenants de la spiritualité et de la libération des esprits seraient sans doute décontenancés d’apprendre qu’il convenait d’enlever le cœur des hommes avant de s’engager sur une voie d’éveil.

Il pensa à tous les implantés qui l’avaient précédé. Il serait intéressant de les retrouver. Une nouvelle espèce humaine. Des hommes sans cœur. Des hommes libres. Défragmentation du disque dur.

Il se sentit fatigué, comme un voyage trop long, un manque de condition spirituelle en quelque sorte.

 Il se laissa partir, respiration lente et profonde, visualisation du flux d’oxygène, jusqu’à l’effacement des dernières pensées…

Des vacances d'Enfer

Par Le 21/11/2014

"Je soussigné Dr G..., docteur en médecine, certifie avoir vu ce jour en consultation Monsieur Ledru Thierry.

Il présente depuis février 2014 un syndrome anxio dépressif marqué.

Dès le 25 février, ma collègue parle déjà dans son dossier de burn out professionnel avec idées dépressives et anxiété généralisée.

Depuis cette date, il a présenté de nombreuses somatisations à type de dysphonies, de migraines ophtalmiques, d'acouphènes, de douleurs abdominales.

Il présente également des lombalgies avec une ossification du ligament jaune interépineux L5S1 et un empirerrement vésiculaire spectaculaire.

Son état de santé se caractérise par des troubles du sommeil à type de réveils anxieux et crises d'angoisses nocturenes. 

En journée, il présente une asthénie nette avec aboulie et anhédonie notable. L'anorexie a abouti à une perte de poids de 4 kilos actuellement. 

Enfin, des idées d'autodépréciation sont présentes sans toutefois d'idées suicidaires, à cette heure.

La prise en charge médicale s'est basée sur le travail psychotérapeutique, la méditation et la sophrologie contrairement aux trois épisodes dépressifs qu'il a déjà présenté depuis l'âge de 25 ans. (Multiples antidépresseurs très mal supportés)

Une prescription d'anxyolitiques a tout de même été nécessaire."


Pour ceux ou celles qui m'imagineraient à me dorer la pilule aux frais de l'Empire (qui empire.)

Des vacances d'enfer...

J'y vois un intérêt malgré tout.

C'est celle du thérapeute que je veux devenir.

Qui donc est le plus à même d'accompagner des patients ?

Celui qui est blindé de connaissances et a toujours vécu à l'abri des miasmes les plus torturants ou celui qui en plus de quelques connaissances diverses, sait, au plus profond de lui, ce que représente la maladie, qu'elle soit d'ordre physique ou psychologique. Le cumul des deux, dans mon cas,  est une bénédiction des Dieux...

Il ne me reste plus qu'à m'instruire. La part émotionnelle, existentielle, morale, physique, tout ça, c'est bon, j'ai mon certificat avec mention spéciale du jury.

Oh, bien sûr, on peut toujours faire mieux. Ou pire. Je vais tenter de m'en passer... 



 

Un beau pays

Par Le 21/11/2014

L'Islande annule (encore une fois) une partie des emprunts immobiliers des ménages

L'Afrique, laboratoire expérimental

Par Le 21/11/2014

LA REFORME C’EST QUOI ?? 
Cette réforme a été mise en page en
1996 par un suisse, un certain Morrisson. Elle sort directement d’un des 39
cahiers de l’OCDE (les cahiers n°13 et 19), organisation de coopération et de
développement économiques regroupant pas moins de 38 pays membres à travers le
monde et autant de pays non membres. 

Les réformes qui sortent des cahiers de l’OCDE sont d’abord testées dans
certains pays avant d’être appliquées dans d’autres pays.
Cette réforme des rythmes
scolaires a été donnée en test aux pays de l’Afrique Francophone de 2002 à 2012
! Au début tout allait bien, les enfants africains pouvaient enfin connaître la
scolarisation...

Au bout de 2 ans, l’OCDE a décidé d’en supprimer le financement et de
transférer cette charge aux villes et villages (bizarre on retrouve les mêmes
faits aujourd’hui en France !). 

Cette réforme appliquée en Afrique obligeait les enfants à rester au sein de
l’école après les temps scolaires pour qu’ils puissent apprendre à travailler
la terre et l’artisanat (cela ressemble étrangement aux TAP et NAP !). 

Cette réforme a paupérisé les pays africains qui ne pouvaient plus faire face
aux dépenses qu’on leur imposait ! Les parents ont déscolarisé l’un après
l’autre leur enfant parce qu’ils ne savaient plus comment faire face
financièrement à la scolarité et aux temps après l’école, devenus onéreux !
(même situation aujourd'hui en France).

Cette réforme a fait un bide total en Afrique ! 

Le président de l’OCDE le sait et en a averti les pays membres en émettant de
sévères mises en garde ! La réaction de L’Allemagne, qui testait également la
réforme, a été rapide pour trouver une solution afin de contrer toutes les
difficultés en rétablissant la journée à temps plein scolaire ! (Difficulté
majeure financièrement pour les familles)
=>Cette réforme oublie
des milliers d’enfants un peu différents des vôtres (vous savez les enfants
atteints de maladie ou porteurs de handicap). Ces enfants sont exclus des TAP
ou NAP car lorsqu’ils sont scolarisés en CLIS le taxi les attendra après le
temps scolaire mais ne reviendra plus une seconde fois après les TAP ! 

Comment feront-ils si un de leur parent n’est pas à la maison à 15h30 ? Où
iront-ils ? Resteront-ils sur le trottoir en attendant le retour des parents ! 

Pour les plus chanceux d’entre eux leur AVS les accompagnera en TAP tout en
sachant que les heures de TAP seront décomptées sur leur temps scolaire ! (pas
de financement pour les encadrer tout au long de la journée !).
=>Cette réforme a
complètement oublié les communes qui n’avaient pas les ressources nécessaires
pour mettre en route les TAP ou NAP parce qu’elles avaient déjà mis en place un
périscolaire…. Les enfants de ces milliers de communes et villes ne bénéficient
donc d’aucune prise en charge après la sortie de 15h30 ceci pendant 45 minutes
jusqu’à leur prise en charge en périscolaire !

Pour les plus chanceux d’entre eux, une simple garderie a été vite mise en
place au sein de l’établissement scolaire…
On est loin de ce
magnifique programme que nous vantaient Messieurs Peillon et Hamon alors
ministre de l’éducation nationale….

Les inégalités sont énormes d’un village à un autre, d’une ville à une autre,
d’un département à un autre ….
=>Avez-vous également
pensé aux animateurs embauchés par milliers pour encadrer vos enfants lors de
ces fameux TAP ? 

Leurs conditions de travail frisent l’esclavagisme : ces animateurs travaillent
3h/semaine donc 12h /mois cela sur 10 mois seulement ! Leur salaire est de
128€/mois pour encadrer jusqu’à 40 enfants à la fois !! 

Plus de droit à la sécurité sociale pour eux car il faut travailler au minimum
60h /mois !

Pas de retraite non plus car ils ne pourront plus valider les trimestres (pas
assez d’heures) 

Combien d’année non cotisées par ce job ?
=>Si nous sommes en accord
avec le fait que des milliers d’animateurs se retrouveront SDF (car avec un
salaire de 128€/mois ils ne pourront pas subvenir à leur besoins),

si nous sommes en accord avec le fait que des milliers d’enfants un peu
différents des nôtres soient oubliés et non tolérés dans les temps d'activités
périscolaires… nous feront partis de ces gens qui valident l’esclavagisme
moderne !

https://www.facebook.com/groups/609556085733767/?fref=nf


Force et Honneur

Par Le 21/11/2014

Ne jamais se renier. Force et honneur. Les épreuves sont des tremplins si tu décides de t'envoler. Emplis-toi de la lumière du matin et cours, cours, saute, dévale, grimpe, pédale, tombe, relève-toi, cours, grimpe, vise les cieux.

Ton coeur se nourrit de ta rage, écoute, écoute, laisse ton sang la porter dans tes fibres, la bave à l'âme, le coeur en feu, les tripes à l'air, vide tout, vide tout, cours, cours, ne t'arrête pas, cours, cours, grimpe, grimpe, ton corps est un tremplin vers les cieux, monte, grimpe, monte, grimpe, ne ralentis-pas, tu la sens la mort, elle est là, elle attend que ta rage s'éteigne, elle attend que ta force s'épuise et que tu t'imagines avoir trouvé la paix, force et honneur, tu craches à la gueule de ta fatigue, et tu éclates de rire, la rage est ta folie et elle te maintient en vie, cours, vole, grimpe, c'est là-haut que tu dois mourir, c'est là-haut que tu t'envoleras. 

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Comment est-ce possible??...

Par Le 20/11/2014

"Attendez vous dans les mois a venir que les salaires des fonctionnaires entre autre ne soient plus payé en temps en en heures ..." 

Les enseignants du 93 payés en bons alimentaires

► A visage couvert, les professeurs de Seine-Saint-Denis estiment que l'Education nationale fait preuve d'un "mépris total" envers eux
► Pour certains, qui n'hésitent pas à parler de honte, ils pourraient ne pas être payés d'ici aux fêtes de Noël

Je me retrouve à demi-traitement sans en avoir été informé...

Comment est-ce possible qu'un gouvernement méprise à ce point le milieu enseignant ? Des oublis, des problèmes d'effectifs dans les bureaux ? 

Non. 

C'est bien plus grave que ça. 

C'est une explosion totale qu'ils visent.

Mais Mme Belkacem a dit que tout allait bien. 

La langue de bois, le mensonge, le mépris, l'indifférence, l'appel à la délation (les enseignants doivent "dénoncer" les parents qui gardent leurs enfants le mercredi), les Mairies qui se retrouvent avec les pleins pouvoirs au regard de l'école...

Ils savent très bien ce qu'ils font.

J'essaie...

Par Le 20/11/2014

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J'essaie...

Même si je dois exploser en vol...


Crise positive

Par Le 20/11/2014

 

Les Français en 2014 : évolutions et prises de conscience – ou comment la crise a créé du positif

http://r-eveillez-vous.fr/les-francais-en-2014-evolutions-prises-conscience-comment-crise-cree-du-positif/

Le mois de Juin est porteur de bonnes nouvelles et de fruits de toutes les couleurs. Je vous laisse déguster les fruits et j’en profite pour partager avec vous les bonnes nouvelles. Il faut prendre le temps de savourer les progrès faits et les nouvelles énergies qui se mettent en place. Et éviter autant que possible notre tendance à ne remarquer que « ce qui ne va pas », ce que les autres ne font pas ou n’ont pas encore compris. On porte toute notre attention et notre énergie sur ce qui est positif !

Child-of-Eden

Grâce à l’étude  « Évolutions du comportement des français face au développement de l’économie circulaire » réalisée par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et diffusée en Juin 2014, on apprend que (toutes les phrases en italique sont extraites de l’étude) :

  • 30% de la population veut consommer MOINS et MIEUX ! « Contre 22% qui veulent consommer autant mais mieux, 22% qui veulent consommer plus et 26% qui ne veulent pas changer leurs habitudes ».

30% c’est énorme, c’est la tendance majoritaire et cela suffit à soutenir un changement durable dans notre manière de consommer et de penser le bonheur. Nous sommes sur le bon chemin.

  • L’Homme est interconnecté à la nature et pas au-dessus d’elle.

l-homme

« Dans l’imaginaire collectif, 75% des Français refusent de penser que « le destin de l’homme est de dominer la nature » et 95% sont persuadés que « lorsque les hommes dérangent la nature, cela a souvent des conséquences néfastes »». Quel soulagement! Dire qu’on est au dessus de la nature ou qu’on s’en fiche, est la plus grande des hypocrisies: la seule raison qui me permet d’être vivant en cette seconde précise, de respirer, de manger, de m’habiller, de me soigner, de bouger est que la nature existe et nous englobe. Il est temps d’en prendre réellement et profondément conscience. Absolument TOUT ce que j’ai et ce que je suis, vient de la nature.

  • On utilise moins de ressources pour vivre. L’ère de l’hyperconsommation est en déclin ! (cri je joie) 

« La consommation de matière pour satisfaire les besoins économiques de la population a tendance à diminuer : chaque habitant, dans sa vie de tous les jours, mobilise aujourd’hui moins de matière (12,1 tonnes par an) qu’il y a 20 ans (14,3 tonnes). La France se situe en dessous de la moyenne européenne (17 t/hab).»

  • Nous sommes de plus en plus conscients du besoin de changer

« 88% des Français pensent aujourd’hui que la société a besoin de se transformer profondément, contre 70% en 1984. » Changer oui, mais dans quel sens ? Chacun a son idée là-dessus et je pense que les idées qui pourront être mises en avant par des Hommes avec des valeurs positives, humaines, simples,  de partage, de justice, de respect de la vie sous toutes ses formes, chaleureuses et accessibles seront celles qui deviendront notre futur

quel-sens

  • L’alimentation comme outil principal pour prendre soin de soi et prendre soin de la planète.

Si « être en bonne santé figure comme la première condition nécessaire au bien-être (76%), avant une relation de couple heureuse (64%) ou ne pas avoir de problèmes d’argent (64%) » et que « 78% pensent qu’ils pourraient faire mieux ou plus pour assurer le respect du développement durable » nous avons trouvé notre duo gagnant pour faire plaisir à tout le monde :) Continuons à promouvoir une alimentation saine, locale, biologique, une réduction de la consommation de viandes, poissons, produits laitiers, produits raffinés et une augmentation de la consommation de produits bruts, issus du règne végétal, frais et diversifiés. D’une pierre, deux coups : à nous une santé éclatante et une planète vivante.

curgette

En plus, les chiffres de la consommation générale évoluent dans ce sens:

- on consomme moins de viande «101 kg/personne/an en 1995 pour 92 kg/personne/an en 2010».

- on consomme plus de produits biologiques « on observe une tendance clairement croissante sur longue période à consommer des produits issus de l’agriculture biologique (64% ont consommé bio dans l’année en 2010, contre 31% en 1995) ; la diffusion du bio se confirme dans toutes les catégories de la population, y compris les ménages modestes».

Le fait que le bio attire plus de monde, issu de toutes les classes sociales, est un point très important.La santé n’est pas réservée à une minorité, pour une classe privilégiée ; la santé est un état qui existe naturellement chez tous les êtres vivants et c’est par l’alimentation que nous la préservons.Pour avoir plus d’idées sur comment bien manger avec un petit budget : « Comment concilier budget et bien manger »

  • Nous vivons une grande histoire d’amour avec nos déchets : on en produit moins et on en trie plus.

 « la quantité des déchets est en baisse depuis le début des années 2000 (…) 82 % des Français déclarent trier la plupart de leurs déchets pour le recyclage, contre 66 % des Européens. Dans le détail, 71 % d’entre eux affirment trier systématiquement les piles (la proportion n’était que de 30 % en 1998), 69 % les papiers journaux (contre 37 % en 1998), et 76 % le verre (contre 65 %).

economie-circulaire

Conséquence : la production de déchets par habitant a diminué ces dernières années : après avoir doublé entre le début des années 1960 et 2002 (passant d’environ 175 kg par habitant à 359 kg), elle est depuis en baisse, avec 290 kg en 2011. » (www.lemonde.fr)

  • La crise : un cadeau caché

En partant de l’idée que nous étions « plus pauvres », la crise nous a forcés à nous parler, à nous mettre en relation, à échanger des produits mais en nous apprenant à être créatifs, à aller vers les autres, à être moins seuls, à prêter, donner, être plus généreux elle a fait de nous des personnes bien plus riches.

Un bonheur déconnecté du matériel et complètement basé sur ce qui ne peut pas être pesé ou acheté: l’amitié, les sourires, la compassion, la découverte de l’autre, la découverte de soi, la connexion avec la nature, la débrouillardise, la force de la famille, la créativité, l’originalité, la beauté, l’art, la spiritualité, la gourmandise, etc.

riche

« 54 % des Français font réparer leurs appareils électroménagers, hi-fi et vidéo plutôt que d’en acheter de nouveaux, 88 % d’entre eux ont déjà fait un don de vêtements ou de chaussures à une association, 75 % ont acheté des produits d’occasion en 2012, contre 59 % en 2004 et 25 % ont eu recours au covoiturage, dont 10 % régulièrement en 2013. De plus en plus, avec le développement de la consommation collaborative,l’usage se substitue à la propriété, la fonction à l’objet. 88% des Français ont déjà donné des vêtements ou des chaussures. »

  • La sobriété heureuse

Elle a peut être été « forcée » dans un premier temps, mais elle sera probablement enracinée.Avoir peu et en être heureux, cela fait souvent penser à un ermite isolé dans la forêt. Image qui ne donne pas très envie à l’heure du choix, du divertissement et du matérialisme 2014. Pourtant, avoir peu et être heureux, c’est autre chose. C’est être libre et connaitre sa valeur, son importance dans le monde, indifféremment du nombre de vêtements, voitures, bijoux ou objets que l’on possède. C’est manger un plat de fraises cueilli dans son propre jardin avec la plus grande fierté, les yeux fermés, et apprécier 10 minutes de plaisir culinaire comme jamais, plutôt que d’avaler en 45 secondes un sandwich cher et vide de nutriments en courant dans la rue. C’est ouvrir son cœur au don, au partage avec les autres et se rendre compte que le vide que nous ressentons parfois est bien plus comblé après une heure passée à échanger avec des êtres humains qu’après une heure passée à faire des courses compulsives. C’est se sentir malins parce qu’on a trouvé une nouvelle technique pour faire la vaisselle sans vider à chaque fois les nappes phréatiques du département tout en économisant quelques euros. Et tout un tas d’autres petits bonheurs :)

  • Oui à un mode de vie qui ne condamne pas la nature, notre vie et celles des générations futures(toutes espèces vivantes confondues !)

« 1/4 des Français a installé des équipements utilisant des énergies renouvelables dans son logement. »

eternel

« Depuis 2003 par exemple, la consommation d’eau par les ménages a légèrement baissé (– 3 %, alors que dans le même temps la population progressait de + 7 %), après avoir augmenté régulièrement depuis les années 1950. Le souci de réduire la consommation d’énergie dans le logement est également très présent : 81 % des ménages cherchent à diminuer leur consommation ; ce qui se traduit par des « petits gestes », comme le fait d’éteindre davantage les lumières, d’utiliser des ampoules à économie d’énergie ou de baisser le chauffage dans les pièces inoccupées. »

Des bonnes nouvelles mais 2 défis pour continuer sur ce chemin:


- Est-ce qu’on fait tout ceci par manque d’argent ? Dans cette étude, il est révélé que les principales motivations derrière ces changements sont la recherche d’économies et la volonté de maintenir un pouvoir d’achat stable. Mais une fois que nous aurons découvert toutes les bonnes vertus d’une consommation simple et qui crée du positif pour tous, est-ce que nous voudrons revenir en arrière ? Une fois que les jeunes générations auront grandi avec des habitudes qui seront comme une deuxième nature pour eux, est-ce que cette nouvelle consommation sera acquise pour de bon ? Je pense que oui, mille fois oui.

- La vie n’est faite que de changements et pourtant, nous passons une grande partie de notre vie à les craindre. « Changer d’habitude et de comportement prend du temps. Cela nécessite des prises de risques, des initiatives et des remises en questions. Or, les Français ne sont pas très aventureux : 70% des Français disent qu’ils préfèrent plutôt la tranquillité que le changement, 91% déclarent qu’ils sont plutôt prudents et une majorité n’aime pas vivre de sensations fortes. Est-ce lié ? Nos concitoyens se montrent assez inquiets : 58% ont peur des agressions dans la rue, 68% des accidents de la route, 76% du chômage, 51% ont peur des accidents de centrale nucléaire et plus d’une personne sur deux a même peur de l’éventualité d’une guerre. » Je pense qu’on touche ici à un point clef et structurant de l’humanité. Moins on passera de temps et d’énergie à craindre le changement, l’idée de tout perdre, d’être oublié, la crainte de l’autre, de souffrir physiquement, émotionnellement, financièrement et plus on passera de temps à être profondément reconnaissants pour ce que nous avons, à se sentir appartenir à un tout (l’humanité, la vie, la Terre, l’Univers) et à accepter la nature changeante de notre quotidien, plus notre vie sera heureuse, appréciée et valorisée. Par nous-mêmes et par les autres.

heureux

On ne peut pas nous vendre, on ne peut pas nous enlever, quelque chose qui est déjà à nous. Si nous décidons que le bonheur, la joie de vivre, le partage, la compassion, l’amour et la créativité sont des choses qui font partie de nous,  notre perception changera radicalement. Car nous ne vivrons plus dans un état de pénurie ou de manque, mais dans un état perpétuel d’abondance. Et souvent, l’abondance est déjà là, il nous suffit simplement de changer notre perception, de regarder notre vie sous un angle différent.

Je compte sur vous pour propager les bonnes nouvelles, continuer à sensibiliser avec le sourire et à croire, toujours croire, dans un lendemain meilleur. On est sur le bon chemin :)

Source: ÉVOLUTIONS DU COMPORTEMENT DES FRANÇAIS FACE AU DÉVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE CIRCULAIRE. Étude réalisée pour le compte de l’ADEME par Régis BIGOT et Sandra HOIBIAN, avec la collaboration d’Emilie DAUDEY (CREDOC ) Coordination technique : Solange Martin – Service Economie et Prospective – ADEME (Paris) Juin 2014

Vers le bas...

Par Le 20/11/2014

La raison de tout ça est évidente : de tels "enseignants" vont évidemment contribuer à la conitnuité du désastre...Les écoles privées ont de beaux jours devant elles. Il faut qu'elles pensent à agrandir leur locaux...


http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/najat-vallaud-belkacem-en-dessous-de-la-moyenne-20-11-2014-1882831_2134.php

La ministre de l'Éducation nationale vient d'annoncer, à l'occasion d'une visite à Bondy, la création de 500 postes d'enseignants supplémentaires en Seine-Saint-Denis d'ici 2017. Elle se félicite aussi de leur accroissement à l'échelon national : plus de 11 000 en 2015 contre 8 000 en 2014 pour le primaire, et 2 000 de plus pour le secondaire. Cette politique est présentée comme la panacée pour remédier aux échecs de l'école.

Ce dont la ministre évite soigneusement de parler, c'est du niveau des professeurs recrutés. Pour l'école élémentaire, certains ont été reçus avec des moyennes de 5 à 6 sur 20. Au collège et au lycée, ce n'est pas mieux. Les rapports de jury de Capes (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré) pour l'année 2014, qu'ils adoptent la langue de bois ou, au contraire, un discours de vérité, montrent que les exigences du ministère sont assez éloignées des critères d'excellence.

7 sur 20 en français et en maths !

En lettres modernes, la barre d'admission (la note du dernier admis) s'élève à 7 sur 20. Avec une note équivalente, un candidat au baccalauréat serait recalé à l'issue de l'oral... Le niveau de la "barre", dans cette matière, ne cesse de baisser : 9 en 2910, 7,5 en 2011, 7,25 en 2012, 7,15 en 2013. En maths, c'est un peu mieux, si l'on ose dire, avec 7,8 sur 20. Les sciences de la vie et de la terre ne recrutent pas à moins de 8 sur 20, et la philosophie exige 8,6 sur 20. Seule l'histoire-géographie s'approche de la moyenne avec 9,42 sur 20. Mais le plus extraordinaire, c'est que le jury de ce concours se félicite d'une si belle performance. Du coup, au vu du "vivier important de candidats", le ministère décide de recevoir tous ceux qui ont obtenu plus de 7,75 sur 20. Il eût été dommage de se priver de telles compétences !

Le seul, finalement, qui n'emploie pas la langue de bois, c'est Olivier Grenouilleau, le président du jury de l'autre concours d'histoire-géographie, réservé aux professeurs contractuels : "Le jury, écrit-il, a pu observer des lacunes graves et inquiétantes chez certains candidats qui ont déjà en charge des élèves. Les connaissances scientifiques de certains sont si minces qu'elles rendent difficile, voire impossible, toute réflexion didactique ou pédagogique." Il ne reste plus qu'une solution à Najat Vallaud-Belkacem : supprimer, aussi, les notes aux concours de recrutement des enseignants.

Des-Pressions

Par Le 19/11/2014

Je viens de découvrir que l'Inspection Académique m'a mis à demi salaire en octobre, sans aucun courrier pour me prévenir, sans me faire passer devant une commission médicale, alors que j'ai déjà vu en février le médecin du Rectorat, que j'ai un certificat de mon médecin généraliste, que j'ai rencontré mon Inspecteur de circonscription...

Quelqu'un dans un bureau considère sans doute que je suis en "vacances"...Qu'il est normal de me mettre sous pression. Que je n'ai qu'à reprendre mon poste.

Migraines ophtalmiques, sciatique, acouphènes, vésicule biliaire inopérante, perte de poids, baisse de tension, perte de sommeil...

Oui, oui, tout va bien, c'est cool, j'en profite un max...

J'avais bien besoin de ça. 

J'entame maintenant une guerre administrative...En plus du reste.

Mardi, je vois une psychiatre, pour la première fois de ma vie. J'espère qu'elle a prévu un long rendez-vous. Voire l'après-midi entière... 

Il me reste la méditation, la sophrologie. Pour tenir.

Et l'Amour de la femme de ma vie. De mes enfants. Et les montagnes que je regarde sous leur manteau de neige. 

Les ondes positives

Par Le 19/11/2014

Ca n'est pas tant le travail de mise en scène qui me touche mais le fait que cette joie se transmette, se diffuse, entraîne les vrais voyageurs dans cette euphorie et ce désir de se mêler à ce bonheur...

Le monde médiatique se complait dans le sordide et les effets sont les mêmes que dans cette gare mais sur un plan inversé...La misère intellectuelle, les conflits émotionnels, la peur de l'avenir, le dégoût du présent, les traumatismes du passé...Ce fonctionnement délétère est un désastre qui empoisonne.

Dans cette gare, on peut voir la force positive des humains, le lien qui transforme, élève, soude, unifie.

Les ondes positives... 

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