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Amazonie : "Un effort de guerre"

Par Le 26/11/2014

Un chercheur appelle à un "effort de guerre" pour sauver l'Amazonie

Publié dans
le 26.11.14
Amazonie

Dans un rapport alarmant sur la deuxième plus grande forêt de monde, le chercheur brésilien Antonio Donato Nobre appelle à reboiser d'urgence l'Amazonie, un geste indispensable pour "sauver l'humanité".
"Nous n'avons plus le temps, le désastre est déjà en cours". Dans un entretien accordé à l'AFP, Antonio Donato Nobre lance ce cri d'alarme. Ce chercheur de l'Institut national des recherches spatiales vient de publier un rapport de 200 pages intitulé "L'avenir climatique de l'Amazonie", (lien en portugais).

2 000 arbres détruits à la minute
Interrogé par l'Agence France presse, il établit un bilan sans appel de l'action humaine dans la forêt Amérique du Sud. Celle-ci s'étend sur près de 7 millions de kilomètres carrés dans 8 pays d'Amérique du Sud et la Guyane française. " Au cours des 40 dernières années on a détruit 763.000 km2 de forêt (deux fois la superficie de l'Allemagne), c'est à dire 2.000 arbres par minute. Cela correspond à une route de 2 km de large qui va de la Terre à la Lune", souligne-t-il avant d'appeler à un "effort de guerre".

" Le déboisement zéro ne suffira pas, il faut reboiser la forêt, recréer les écosystèmes dans les zones dégradées. Nous détruisons le système écologique, c'est un signe de folie car nous allons droit à l'abattoir", poursuit Antonio Donato Dobre.

"En 15 jours les élites ont trouvé des milliers de milliards pour sauver les banques…"
"Il faut que les gouvernements du monde, les entrepreneurs et les élites fassent comme lors de la crise de 2008. En 15 jours ils ont trouvé des milliers de milliards de dollars pour sauver le système bancaire.
Il faut faire pareil pour éviter l'abîme climatique et sauver l'humanité, et cela ne coûtera pas aussi cher", ajoute le scientifique.

Les "rivières volantes"
Le rapport s'attarde sur la spécificité des rivières volantes de vapeur, "un système unique sur la planète". Celles-ci exportent des courant d'humidité au dessus des arbres qui provoquent ensuite des pluies dans tout le continent sud américain, jusqu'en Argentine.

Regardez les explications de l'explorateur suisse brésilien Gérard Moss

La crise climatique est liée à la déforestation en Amazonie
"Sans les services de la forêt ces régions productrices pourraient avoir un climat presque désertique. (…)
C'est pourquoi il n'y a pas de désert ni d'ouragans à l'Est des Andes. Il y a de grandes preuves que la crise climatique est liée à la déforestation de l'Amazonie" , assure le chercheur.

Pour ce dernier, les efforts du gouvernement brésilien qui, entre 2004 et 2012 a réduit considérablement le déboisement de la forêt sont remarquables, qui déplore néanmoins que "le nouveau code forestier qui a amnistié ceux qui déboisent a envoyé un message d'impunité et tout a repris".

Source :http://www.la1ere.fr/2014/11/05/un-chercheur-appelle-un-effort-de-guerre-pour-sauver-l-amazonie-203550.html

Commentaires

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Dans le passé, les Amérindiens qui vivaient là ont planté des arbres, d'essences diverses, et ont toujours su compenser les prélèvements qu'ils y effectuaient -réduits au strict nécessaire-. Ces peuples premiers que l'on a dépossédés et opprimés -ils le sont encore au Brésil et au Canada, mais commencent à avoir vraiment des droits en Nouvelle Calédonie- auraient eu beaucoup de choses à nous apprendre. Mais l'homme occidental est-il disposé à apprendre des autres et de ses erreurs?

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Sponsoring VS Marketing.

Par Le 26/11/2014

Je pense qu'un jour, on verra des grandes entreprises, multinationales ou autres, entrer dans l'école par des "partenariats..." Du sponsoring en échange du marketing...Je sais bien que tout le monde rigole quand je dis ça, que c'est impossible, que l'Etat ne mêlera pas l'école et l'économie, que les communes ne laisseront pas entrer les prédateurs dans les cours d'école...

J'aimerais me tromper. 

Valse des appels d'offres autour des rythmes scolaires

2 millions d'euros. C'est le coût moyen de la réforme pour les grandes villes passées aux 4 jours et demi *. Ce sont aussi une opportunité unique pour les entreprises concernées.

Le coût est une chose, le tempo de l'application de la réforme des rythmes scolaires une autre. Pour bâtir un projet en un temps record, la majorité des maires ont en effet préféré attendre 2014 pour se lancer. Non sans difficulté : les appels à projets en direction des associations, chargées d'animer les trois heures hebdomadaires libérées, ont parfois été publiés dans la précipitation. La Ville de Lyon, qui a opté pour des activités le vendredi après-midi, n'a pas lancé d'appel à projets, mais signé une convention. « Un appel à projets est très chronophage : les associations n'avaient absolument pas envie de devenir nos prestataires », rapporte Anne Brugnera, adjointe à l'éducation. A charge pour la trentaine d'associations partenaires de proposer des activités aux petits Lyonnais.

Financer la réforme

« Nous percevons les fonds de l'Etat et les reversons aux associations partenaires qui paient les animateurs », détaille l'adjointe. Les recettes perçues par la Ville regroupent les fonds versés par l'Etat (1,7 million d'euros), ceux de la caisse d'allocations familiales (CAF) avec la prestation de service ordinaire (3,3 millions) et la participation des parents (3,2 millions), soit quelque 8 millions d'euros. A ce stade, la Ville n'a perçu qu'un premier versement de 3 millions d'euros « qui aidera les associations ». Quelle sera la charge pour la collectivité ? La mairie, qui comme 38 % des grandes villes a choisi de faire payer les parents, assure qu'elle n'a pas encore fait le calcul... A Montpellier, le maire Philippe Saurel estime entre 2 et 2,5 millions d'euros par an le coût net de la réforme. La Ville verse 2,5 millions aux associations et évalue ses dépenses de personnels entre 1,7 et 2 millions. Côté recettes, la Ville perçoit 1,8 million d'euros du fonds d'amorçage et 300.000 euros de la CAF. Un appel d'offres a été lancé au début de l'été : 147 projets présentés par une centaine d'association ont été retenus. La municipalité fait aujourd'hui intervenir 300 animateurs par jour dans ses écoles. « Nous avons eu beaucoup de mal à recruter. Nous avons même été obligés de diffuser des appels dans la presse ! » se désole Philippe Saurel, qui aurait préféré du « temps pour peaufiner ses appels d'offres ».
 
Cette réforme impacte les collectivités bien au-delà du seul aspect financier. « Les modes d'organisation du travail ont évolué, mais également le volume horaire de certains personnels, notamment les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), qui ont vu leur charge de travail se développer », relève ainsi le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale dans un rapport d'étape daté de juillet. « Les personnels auditionnés souffrent d'un déficit de formation pour faire face à la demande de l'Etat », complète Martial Meurice-Ternus, chargé de mission.

Les prochains chantiers

La formation des animateurs et de leurs personnels : c'est bien le prochain chantier auquel vont s'attaquer les collectivités. Confrontées aux compétences variables des animateurs et à un fort turn-over, les communes vont engager dans les mois à venir de vastes plans de formation. A Lyon, seule la moitié des 1.500 animateurs recrutés cet été a le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur (Bafa). La mairie a organisé une première formation à la Toussaint, dans les Maisons de l'emploi, et un appel d'offres sera lancé en 2015. A Montpellier, plusieurs appels à projets sont en cours, affirme la mairie. A Paris, ville pionnière dans la mise en oeuvre de la réforme, le budget formation du pôle animation a augmenté de 60 % en 2013 et la mairie va proposer avec la CAF un parcours de formation « rythmes scolaires » pour les personnels concernés.

Les acteurs de la formation en embuscade

Signe des temps, l'Ifac, institut de formation, d'animation et de conseil, s'est récemment doté d'un nouveau catalogue de formation pour accompagner la réforme sous tous ses aspects : RH, formation, financement, management. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a également enrichi son offre, à destination des agents et des cadres chargés d'orchestrer les nouveaux rythmes scolaires. Ces formations sont gratuites pour les collectivités. Pour des besoins spécifiques, tels que ceux liés à la mise en place de la réforme, des appels d'offres sont publiés par le CNFPT. Les prestataires sont les associations d'éducation populaire et les cabinets privés. « Les montants de ces marchés varient beaucoup en fonction du besoin, de la durée et du nombre d'agents concernés », souligne Anne Aba-Péréa, responsable du pôle de compétences action éducative de l'Inset-CNFPT de Nancy. Et de citer le marché lancé en 2014 par la délégation Rhône-Alpes Grenoble du CNFPT pour un montant de 147.000 euros. Il s'agissait de répondre à un « besoin particulièrement important de demandes de formation pour cinq départements ».
Marie-Caroline Missir
*Source : AMGVF

LE 26/11 À 00:19
 Valse appels d'offres autour rythmes scolaires Valse des appels d'offres autour des rythmes scolaires1 / 1

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/0203960757384-valse-des-appels-doffres-autour-des-rythmes-scolaires-1068269.php?KkZwRIlbAsU4eBVR.99

Valse des appels d'offres autour des rythmes scolaires

2 millions d'euros. C'est le coût moyen de la réforme pour les grandes villes passées aux 4 jours et demi *. Ce sont aussi une opportunité unique pour les entreprises concernées.

Le coût est une chose, le tempo de l'application de la réforme des rythmes scolaires une autre. Pour bâtir un projet en un temps record, la majorité des maires ont en effet préféré attendre 2014 pour se lancer. Non sans difficulté : les appels à projets en direction des associations, chargées d'animer les trois heures hebdomadaires libérées, ont parfois été publiés dans la précipitation. La Ville de Lyon, qui a opté pour des activités le vendredi après-midi, n'a pas lancé d'appel à projets, mais signé une convention. « Un appel à projets est très chronophage : les associations n'avaient absolument pas envie de devenir nos prestataires », rapporte Anne Brugnera, adjointe à l'éducation. A charge pour la trentaine d'associations partenaires de proposer des activités aux petits Lyonnais.

Financer la réforme

« Nous percevons les fonds de l'Etat et les reversons aux associations partenaires qui paient les animateurs », détaille l'adjointe. Les recettes perçues par la Ville regroupent les fonds versés par l'Etat (1,7 million d'euros), ceux de la caisse d'allocations familiales (CAF) avec la prestation de service ordinaire (3,3 millions) et la participation des parents (3,2 millions), soit quelque 8 millions d'euros. A ce stade, la Ville n'a perçu qu'un premier versement de 3 millions d'euros « qui aidera les associations ». Quelle sera la charge pour la collectivité ? La mairie, qui comme 38 % des grandes villes a choisi de faire payer les parents, assure qu'elle n'a pas encore fait le calcul... A Montpellier, le maire Philippe Saurel estime entre 2 et 2,5 millions d'euros par an le coût net de la réforme. La Ville verse 2,5 millions aux associations et évalue ses dépenses de personnels entre 1,7 et 2 millions. Côté recettes, la Ville perçoit 1,8 million d'euros du fonds d'amorçage et 300.000 euros de la CAF. Un appel d'offres a été lancé au début de l'été : 147 projets présentés par une centaine d'association ont été retenus. La municipalité fait aujourd'hui intervenir 300 animateurs par jour dans ses écoles. « Nous avons eu beaucoup de mal à recruter. Nous avons même été obligés de diffuser des appels dans la presse ! » se désole Philippe Saurel, qui aurait préféré du « temps pour peaufiner ses appels d'offres ».

Cette réforme impacte les collectivités bien au-delà du seul aspect financier. « Les modes d'organisation du travail ont évolué, mais également le volume horaire de certains personnels, notamment les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), qui ont vu leur charge de travail se développer », relève ainsi le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale dans un rapport d'étape daté de juillet. « Les personnels auditionnés souffrent d'un déficit de formation pour faire face à la demande de l'Etat », complète Martial Meurice-Ternus, chargé de mission.

Les prochains chantiers

La formation des animateurs et de leurs personnels : c'est bien le prochain chantier auquel vont s'attaquer les collectivités. Confrontées aux compétences variables des animateurs et à un fort turn-over, les communes vont engager dans les mois à venir de vastes plans de formation. A Lyon, seule la moitié des 1.500 animateurs recrutés cet été a le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur (Bafa). La mairie a organisé une première formation à la Toussaint, dans les Maisons de l'emploi, et un appel d'offres sera lancé en 2015. A Montpellier, plusieurs appels à projets sont en cours, affirme la mairie. A Paris, ville pionnière dans la mise en oeuvre de la réforme, le budget formation du pôle animation a augmenté de 60 % en 2013 et la mairie va proposer avec la CAF un parcours de formation « rythmes scolaires » pour les personnels concernés.

Les acteurs de la formation en embuscade

Signe des temps, l'Ifac, institut de formation, d'animation et de conseil, s'est récemment doté d'un nouveau catalogue de formation pour accompagner la réforme sous tous ses aspects : RH, formation, financement, management. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a également enrichi son offre, à destination des agents et des cadres chargés d'orchestrer les nouveaux rythmes scolaires. Ces formations sont gratuites pour les collectivités. Pour des besoins spécifiques, tels que ceux liés à la mise en place de la réforme, des appels d'offres sont publiés par le CNFPT. Les prestataires sont les associations d'éducation populaire et les cabinets privés. « Les montants de ces marchés varient beaucoup en fonction du besoin, de la durée et du nombre d'agents concernés », souligne Anne Aba-Péréa, responsable du pôle de compétences action éducative de l'Inset-CNFPT de Nancy. Et de citer le marché lancé en 2014 par la délégation Rhône-Alpes Grenoble du CNFPT pour un montant de 147.000 euros. Il s'agissait de répondre à un « besoin particulièrement important de demandes de formation pour cinq départements ».
Marie-Caroline Missir
*Source : AMGVF

LE 26/11 À 00:19
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En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/…/0203960757384-valse-des-appels-dof…

Le monde interne.

Par Le 26/11/2014

Rôle du monde interne de l’enfant dans les apprentissages

http://apprendreaeduquer.fr/role-du-monde-interne-lenfant-les-apprentissages/

 Dans son livre Ces enfants empêchés de penser, Serge Boimare, ancien enseignant et psychopédagogue, insiste sur la notion de « monde interne » au service des  apprentissages.

Quand un enfant apprend à lire, il a besoin de compétences dites instrumentales (comme la mémorisation du son des lettres ou le repérage dans l’espace de sa feuille) et de  compétences dites comportementales (comme rester assis sur sa chaise ou savoir se concentrer sur un texte). J’en parle dans cet article : L’entrée en lecture et en écriture.

Or Serge Boimare affirme que si ces compétences sont nécessaires, elles sont loin d’être suffisantes. Un enfant a besoin d’un monde interne riche et fiable quand il apprend.

L’épreuve de l’apprentissage

En effet, apprendre passe par des périodes de :

  • contrainte (comme des contraintes de temps, de matériel),
  • incertitude (quand l’enfant hésite entre deux théorèmes pour résoudre son problème de géométrie),
  • manque (quand l’enfant ne connait pas tel mot pour finir une phrase en anglais),
  • déception (quand l’enfant ne trouve pas le résultat d’un problème),
  • compétition (quand il termine sa course en dernier),
  • échec,
  • doute,
  • choix (choisir quelle opération faire pour résoudre un problème),
  • frustration,
  • remise en cause,
  • jugement (de la part de son enseignant, de ses parents, de ses camarades).

Les ressources internes de l’enfant sont alors mises à rude épreuve face à cette aventure que constitue l’apprentissage.

Les deux leviers du monde interne nécessaires à l’apprendre

Pour apprendre, l’enfant a besoin de deux leviers complémentaires aux compétences instrumentales et comportementales. Ces deux leviers prennent racine dans le monde interne de l’enfant. Le monde interne a deux fonctions :

  • alimenter les capacités réflexives (produire des images, du sens, des connexions),
  • relayer les capacités réflexives (raconter, expliquer, argumenter, structurer).

1. La capacité imageante

Serge Boimare définit la capacité imageante des enfants comme la possibilité de traduire avec leurs propres images les problèmes qui se posent à eux (une consigne à comprendre, une phrase à déchiffrer, une règle à appliquer…). Les représentations que les enfants se font peuvent être de plus ou moins bonne qualité. Or ces représentations donnent le sens aux savoirs nouveaux et permettent à l’enfant de raccrocher de nouvelles connaissances à ce qui est déjà connu. Un enfant qui ne dispose pas de représentations de qualité suffisante pour alimenter le travail de la pensée a du mal à passer du perceptif (ce qu’il voit, entend, sent) au représentatif (les images mentales qui soutiennent et alimentent le travail intellectuel).

La difficulté à produire des images mentales personnelles, riches, variées et détachées des émotions ne permet pas les relais, les liens et la fabrique de sens nécessaire pour aborder les apprentissages, et notamment la lecture et les opérations.

La réussite scolaire repose en grande partie sur la capacité à imaginer ce qui est lu, à mettre des mots sur les ressentis, à évoquer des événements imaginaires passés ou à venir. D’où l’importance de la stimulation orale des enfants dès le plus jeune âge, de l’initiation à la parole et à l’échange, de la lecture de contes, d’histoires ou de fables. Serge Boimare parle de « nourrissage culturel ».

2. La capacité psychique

La capacité psychique permet à l’enfant de disposer d’une sérénité, d’une sécurité intérieure suffisante pour affronter l’épreuve de l’apprentissage. Si l’enfant est parasité par des questions sur sa capacité à être aimé (est-ce que mes parents m’aiment ?), sur son potentiel de victoire (comment être le plus fort, le plus riche ?), sur ses origines (est-ce que j’ai été désiré ?comment ai-je été fabriqué ?), sur l’importance de la force (comment peut-on être fort dans un domaine et faible dans un autre ? comment ne pas connaître le manque ?), il ne peut pas s’engager dans la pensée ni accepter d’entrer dans son monde intérieur.

Les peurs infantiles, les craintes archaïques, les préoccupations identitaires de certains enfants perturbent le travail de leur pensée. Comme le fait de ne pas savoir et de devoir chercher la réponse réactive des inquiétudes excessives chez eux, ils préfèrent refuser de penser et de se questionner pour ne pas avoir à faire un retour sur eux-mêmes.

La curiosité, pilier fondamental de l’apprentissage, ne décolle plus des sujets personnels et cette restriction freine le mouvement de décentration. Dans ce cas, la curiosité est incapable de faire autre chose que prolonger l’égocentrisme. Les préoccupations personnelles bloquent l’accès au savoir car il n’y a plus la moindre place pour la pensée objective. Serge Boimare cite l’exemple d’un jeune garçon qui charge les liens grammaticaux (le verbe s’accorde avec le sujet) de projections personnelles de persécution : « Il est bien con le verbe d’obéir au sujet ! ». Cet enfant ne pourra jamais maîtriser les règles grammaticales tant que ses préoccupations personnelles accapareront tout son intérêt.

Si les peurs d’abandon, de dispersion, de vide intérieur ou d’insuffisance l’emportent pendant les temps de réflexion et d’élaboration de la pensée, alors le fonctionnement intellectuel est synonyme de malaise et de déstabilisation.

ces enfants empêchés de penser

Empêchement de penser et monde interne

Serge Boimare propose d’expliquer l’échec scolaire par une mauvaise qualité du monde interne qui entraîne des stratégies d’évitement de penser. Selon lui, l’empêchement de penser touche environ 15% des élèves de l’école française. Il voit deux grandes raisons à cette mauvaise qualité du monde interne de ces enfants :

  • sa fragilité (dû notamment à une incapacité à se remettre en cause, à reporter systématiquement sur l’autre ce qui leur arrive de mauvais ou de décevant et à différer ses désirs),
  • sa pauvreté (dû notamment à un manque d’interactions langagières).

Comme ces enfants manquent de points d’appui internes, ils sont incapables de différer leur satisfaction et de supporter le doute. C’est seulement en les aidant à construire un monde interne sécurisé et enrichi que Serge Boimare estime que ces enfants empêchés de penser pourront résister à la frustration et à l’inquiétude imposées par le fonctionnement intellectuel.

Trois voies pour remettre en marche les rouages de la pensée

Redonner les moyens de mettre des mots et des images sur les inquiétudes

Serge Boimare voit dans la culture et la lecture de textes mythologiques ou de contes traditionnels le moyen d’apporter les réponses aux questions primaires que les enfants démunis sur le plan culturel n’ont pas pu dépasser. Serge Boimare vise là les enfants qui ont reçu des réponses partisanes, ambigües, parcellaires ou violentes face à des questions sur les origines, la sexualité, la mort ou encore le désir.

Il cite l’exemple des « Trois petits cochons » : cette histoire parle des angoisses de séparation et de dévoration mais les personnages vont au delà de leurs peurs. Ils construisent, ils préparent demain face à une contrainte forte, face à la peur.

L’idéal est que ces textes dits fondamentaux (contes, mythes, épopées, fables…) soient lus par l’adulte qui va ainsi mettre des mots et des scénarios sur les préoccupations identitaires des enfants.

Proposer un temps pour échanger

Les enfants sont invités à exprimer leurs points de vue sur l’histoire lue : chacun peut exprimer ce qu’il a compris, les émotions qu’il a ressenti, s’appuyer sur un exemple apporté par la lecture pour enrichir sa pensée. Ce débat permet de faire un aller retour permanent entre les préoccupations personnelles égocentriques et le collectif.

C’est au cours de ce temps d’échange que surgissent des questions structurantes autour des valeurs nécessaires à la vie en société. Serge Boimare cite celles-ci pour l’exemple :

  • Pourquoi la chèvre de M. Seguin préfère-t-elle la liberté au risque de sa vie ?
  • Pourquoi le corbeau est-il si sensible aux flatteries ?
  • Pourquoi Robinson veut-il mesurer le temps ?
  • Pourquoi Ulysse ne veut-il pas devenir immortel ?

Encourager la rédaction individuelle de textes

L’expression d’idées personnelles écrites permet aux enfants de se confronter à la solitude de la réflexion. Dans cet exercice se retrouve la confrontation avec les limites, les manques du travail intellectuel qui mettent en difficulté les enfants empêchés de penser. Ceux-ci pourront s’appuyer d’une part sur les images nouvelles qui leur ont été fournies par le « nourrisage culturel » de la lecture et d’autre part sur les capacités réflexives développées au cours des débats.

Ces trois temps sont complémentaires car ils vont permettre :

  • d’enrichir la capacité imageante,
  • de stimuler les compétences psychiques (par l’universalité des sentiments et l’exemplarité des personnages mis en scène),
  • de mettre en oeuvre les compétences instrumentales et comportementales.

Et nous parents, quel rôle jouons-nous ?

Le livre Ces enfants empêchés de penser a été écrit à destination des enseignants pour un usage en classe mais, en tant que parents, nous pouvons nous inspirer de ces pistes pour veiller :

- à laisser un espace d’expression suffisant aux enfants,

- à leur assurer une sécurité intérieure tout en faisant preuve d’une autorité structurante, ferme et bienveillante,

Isabelle Filliozat écrit dans « Au coeur des émotions de l’enfant » que « respecter les émotions de l’enfant, c’est lui permettre de sentir qui il est, de prendre conscience de lui-même ici et maintenant. »

- à leur apprendre à gérer leur frustration,

Là encore, Isabelle Filliozat affirme dans « Au coeur des émotions de l’enfant » que « l’aptitude à gérer la frustration, à différer une satisfaction est un élément fondamental de la capacité au bonheur, tant elle est utile dans la vie pour réaliser ses projets et nourrir des relations aux autres harmonieuses. » Une étude scientifique menée à l’université de Stanford a montré que les jeunes enfants qui savent résister à la tentation et surmonter leur frustration se montreront adolescents plus persévérants et solides, capables de surmonter des obstacles et de mieux résister au stress et à l’échec.

Pour autant, frustrer exprès est aussi inefficace que tout permettre. Filliozat explique que la frustration est inévitable dans la vie et qu’il est inutile d’en rajouter excessivement. Par la force des choses, vous serez amenés à frustrer votre enfant en vue de faire respecter vos besoins, de le protéger ou de garantir sa santé,. Il convient alors d’accepter sa colère issue de cette frustration : c’est ce qu’elle appelle la colère réparatrice.

- à éveiller la curiosité et l’imagination des enfants,

- à leur lire des histoires de manière régulière,

- à leur poser des questions, à leur apprendre à se poser des questions,

- à se sentir autonomes et responsables de leurs actes.

Il est difficile pour un enfant (et même pour un adulte) d’assumer la responsabilité d’une bêtise ou d’une erreur. Cela lui donne le sentiment d’être mauvais intrinsèquement, d’être nul, de ne rien valoir. Si l’enfant accuse autrui de sa faute, il reste bon à ses propres yeux car c’est l’autre qui est fautif et mauvais. Il est inutile de culpabiliser un enfant qui fait une bêtise  (mais plutôt avoir une attitude positive du genre « quand on fait une petite bêtise, on la répare ») ou de l’accuser de mentir s’il rejette la faute sur un autre. Isabelle Filliozat insiste sur le fait de rassurer l’enfant : « confirmez-lui que vous l’aimez inconditionnellement, c’est-à-dire même quand il se trompe, casse un jouet, renverse sa tasse, frappe sa soeur… Vous pouvez réprouver son comportement, mais vous continuez de l’aimer. »

Source : http://apprendreaeduquer.fr/role-du-monde-interne-lenfant-les-apprentissages/

Massage ayurvédique.

Par Le 26/11/2014

Le massage ayurvédique

http://www.so-phro.fr/particuliers/Massages/

Qu’est ce que l’Ayurveda ?

L’Ayurvéda est une forme de médecine traditionnelle indienne vieille de plus de 6000 ans qui réunit science et philosophie. Ayurvéda signifie littéralement « la science de la vie et de la longévité » et est divisé en trois branches : nutrition, médecine holistique et massage.

L’Ayurvéda est un système complet qui a pour but d’aider les personnes en bonne santé à le rester et d’aider les personnes ayant des problèmes de santé à mieux supporter leurs maux et à améliorer leur bien-être de façon plus générale.

Elle essaie de donner un sens à la vie en vivant en harmonie avec la nature. Connue pour être le système de soin médical le plus ancien du monde, elle s’est développée à travers des siècles de pratique.

C’est lorsque le corps, l’esprit et l’âme sont en harmonie que les personnes sont en bonne santé et à l’écart des maladies.

En ce sens, les massages ayurvédiques sont un bon complément à la sophrologie.

Les bienfaits du massage ayurvédique...

Dans le système Ayurvéda le massage régulier est fortement recommandé. Il apparaît non seulement en tant que thérapie corporelle mais aussi et surtout en tant que pratique d’hygiène de vie au quotidien.

Outre le travail sur la circulation des énergies (physiques et mentales), le massage ayurvédique améliore aussi la circulation sanguine, favorise la relaxation, et améliore le système immunitaire

 

Définition de l’Ayurveda

 

http://www.ayurveda-france.org/praticiens/Definition-de-l-Ayurveda.html

En sanskrit, " Ayur " signifie la vie, et " Veda " la science ou la connaissance. Créée par les Rishis, les Sages de l’Inde classique, l’"Ayurveda "peut donc se traduire littéralement par " Connaissance de la vie ou de la longévité ".

L’intelligence de la vie : Prana

Dans ce contexte, la vie est étudiée dans sa dynamique perpétuelle, sa capacité à transformer et à créer, son intelligence. Cette intelligence de la vie est Prana, ou l’énergie fondamentale, source de toute manifestation de la matière dans la création. Prana est aussi la force à l’œuvre dans le processus de guérison.

La science des Rishis

L’Ayurveda, science millénaire développée dans l’Inde classique, a été élaborée par des Rishis ou Sages, à travers une fabuleuse Odyssée d’expériences menées pour mieux comprendre le fonctionnement de la nature, et à travers elle, de tous les êtres vivants.

 

Fonctionnement de l’Ayurveda

Découvrez les principes fondamentaux de l’Ayurveda : le microcosme et le macrocosme ; les cinq éléments : l’éther/l’espace, l’air, le feu, l’eau et la terre ; les trois doshas, dont l’équilibre ou le déséquilibre influe sur la santé…

Microcosme et macrocosme

L’un des principes fondamentaux de l’Ayurveda est de considérer le microcosme à l’image du macrocosme. En d’autres termes, l’infiniment petit, de l’être humain jusqu’à la plus infime des molécules qui le composent, est le reflet de l’infiniment grand, des planètes ou des galaxies dans le cosmos, et fonctionne selon les mêmes principes.

Les cinq éléments

Ce qui se passe dans le monde et la nature se déroule de la même façon à l’intérieur de votre corps. C’est en observant la nature et son fonctionnement que les Sages de l’Himalaya ont découvert le principe des cinq états de matière ou cinq éléments, en sanskrit Pancha Maha Bhuta, c’est-à-dire l’éther ou l’espace, l’air, le feu, l’eau et la terre.

Les trois doshas

Ces états de matière, du plus subtil au plus concret, sont présents sous différentes combinaisons en toute chose et donc, dans le corps humain. C’est cette combinaison des cinq états de matière qui constitue les trois doshas ou humeurs biologiques : Vata, Pittaet Kapha.

Le Prakiti ou constitution natale

Chaque individu est constitué d’une combinaison unique de ces trois doshas, déterminée au moment de la conception et qui va représenter sa constitution natale ou Prakriti.

L’équilibre implique la santé

Les trois doshas sont des forces biologiques intelligentes qui se manifestent dans votre corps et gouvernent tous les processus, coordonnent et dirigent toutes les structures et substances dans la physiologie humaine, sans exception.
Lorsque les trois doshas sont en équilibre, c’est-à-dire lorsque leur combinaison retrouve sa position initiale, qui est celle de votre constitution, vous êtes en bonne santé.

Le déséquilibre implique la maladie

Cependant, si votre mode de vie, votre alimentation, votre état psychologique ou émotionnel ou tout autre facteur externe dérangeant votre organisme perturbent cet équilibre, vous rencontrez des problèmes ou une situation de déséquilibre, qui peuvent, à terme, mener à la maladie.

Le Vikriti ou déséquilibre temporaire

Cet état ou situation de déséquilibre temporaire est appelé Vikriti. C’est du maintien de l’équilibre des trois doshas que dépendent l’état de santé de l’individu ainsi que sa longévité…

Source : © Atreya Smith, 2000

Prakriti ou Vikriti

Selon l’Ayurveda, le Prakriti est le principe de l’équilibre garant d’une bonne santé, et le Vikriti, celui du déséquilibre conduisant à la maladie. Cet état est intimement lié à la loi du Karma, la loi de cause à effet…

Prakriti, la constitution natale ou état d’équilibre

Lorsque vous marchez dans la rue, vous constatez que personne n’est fait de la même manière. Combien avez vous vécu de situations ou de relations, avec le sentiment de ne pouvoir comprendre l’autre, tant il est différent de ce que vous connaissez ?

Chaque individu est unique

Ces différences physiques, psychologiques et émotionnelles créent l’unicité de chaque être. Selon l’Ayurveda, chaque individu possède une constitution natale déterminée dès sa conception et qui forme la base du fonctionnement de l’individu à tous les niveaux. Cette constitution natale est le résultat d’une anatomie de base déterminée par :
- Les cinq états de matière 
- Un ensemble psychologique régit par trois énergies de base (
tamas, rajas, sattva) ;
- Un fonctionnement physiologique unique, déterminé par les trois doshas.

Le rôle de la constitution physique

Votre constitution physique est déterminée pour la vie et constitue votre niveau d’équilibre parfait, mais la constitution mentale peut être sans cesse améliorée grâce à des pratiques spirituelles et au développement d’une attitude positive dans la vie. C’est votre constitution qui vous prédispose à certains traits physiques ou mentaux aussi bien positifs que négatifs.

Sept types de constitutions natales

L’Ayurveda distingue sept constitutions natales qui couvrent les différences majeures des fonctions métaboliques individuelles. Certaines personnes possèdent un seul dosha prédominant. Nous pouvons les dénommer types pur Vata (air), pur Pitta (feu) et purKapha (eau). D’autres personnes possèdent une constitution mixte, composée de deux doshas dominants. Il existe trois types mixtes différents : Vata/Pitta (air/feu), Pitta/Kapha (feu/eau), Kapha/Vata (eau/air).Enfin, lorsque les trois doshas sont présents en proportion égale dans le corps, on parle d’une constitution " tridoshique " : Vata/Pitta/Kapha (air/feu/eau).

Se connaître pour agir

Bien sûr, les différentes constitutions peuvent varier à l’infini selon le degré de ces proportions. C’est en connaissant votre propre constitution, en d’autres termes, les doshas dominants dans votre fonctionnement physique et mental, que vous pouvez agir préventivement pour le maintien de votre équilibre, sachant que ces doshas seront naturellement facilement déséquilibrés et susceptibles de créer des problèmes de santé ou des perturbations psychologiques. L’Ayurveda intervient en premier lieu au niveau préventif…

Vikriti, l’état de déséquilibre ou maladie

Impossible de vous reposer sur vos lauriers… Car malheureusement, tous les aspects de la vie modifient constamment l’équilibre des doshas :
- Le climat, l’âge de la vie, l’heure de la journée ;
- Les pensées et les émotions ;
- Les impressions sensorielles ; 
- Les substances que vous ingérez ou avec lesquelles vous êtes en contact (alimentation, boissons, produits chimiques…).

L’influence des éléments

Une journée passée sous la pluie froide, sans être couvert, va très certainement vous amener un rhume sans pitié, tout simplement en augmentant de façon excessive l’élément eau dans votre corps. Mais de la même façon, une journée passée tête nue en plein soleil au mois de juillet ne vous épargnera pas de terribles maux de tête, voire même une insolation : en termes ayurvédiques, une augmentation excessive de la chaleur 
(ou élément feu) à l’intérieur de votre corps.
De la même façon que le feu excessif du soleil peut dessécher la terre, faire monter la température extérieure et brûler les cultures, il va créer dans votre organisme une augmentation de chaleur, amenant une perte des fluides vitaux, une sècheresse accélérée et des brûlures sur la peau…

L’état de Vikriti

Lorsque vous êtes exposé de façon excessive ou à doses répétées à l’un de ces éléments, un ou plusieurs doshas augmentent dans votre organisme et vous perdez l’équilibre de votre constitution natale, d’où débute tout processus de maladie. C’est l’état de Vikriti, c’est-à-dire tout état qui couvre votre constitution natale.

La loi du Karma

L’état de Vikriti se manifeste alors par un cortège de signaux qu’il faut savoir lire et interpréter afin de stopper au plus vite le déséquilibre. En Ayurveda, la règle essentielle à retenir pour comprendre cet effet est : " Le semblable augmente le semblable ". C’est la loi du Karma, ou loi de cause à effet, qui stipule que toute cause aura un effet de nature similaire.

Alors, Prakriti ou Vikriti ?

La plupart des tests de constitution proposés dans les livres vous permettent généralement d’identifier la Prakriti à condition qu’ils soient remplis correctement : 
- En étant le plus objectif possible, voire même en demandant l’avis d’un proche, qui saura rester neutre ; "
- En gardant toujours à l’esprit que vous devez répondre aux questions en tenant compte des paramètres qui ont prédominé au cours de votre vie dans sa globalité, et non pas au moment où vous remplissez le questionnaire.

L’aide d’un professionnel

Malgré cela, il est souvent extrêmement difficile de distinguer les deux états tant ils sont subtilement amalgamés. L’assistance d’un professionnel de l’Ayurveda est alors généralement fort utile. Lorsque de nombreux déséquilibres sont présents, vouloir se soigner seul est souvent source de confusion, voire d’erreurs qui pourront amener à l’effet inverse. Les constitutions mixtes sont également plus difficiles à équilibrer que les constitutions pures.

Source : © Atreya Smith, 2000

 

 

Bilan ayurvédique

L’objectif d’un bilan ayurvédique est dans un premier temps de déterminer votre constitution natale, puis l’état de déséquilibre, afin d’en trouver les causes et de vous proposer des traitements : massages, exercices de respiration, relaxation, pranayama, yoga, aromathérapie etc.

Un bilan ayurvédique par un professionnel

Le praticien en Ayurveda est un véritable éducateur de santé dont l’objectif ne consiste pas seulement à soulager vos symptômes, mais surtout à identifier les raisons qui ont amené les déséquilibres, dans le but de les corriger pour agir durablement et en profondeur sur l’harmonie et l’équilibre de votre corps.

Un entretien complet

La première phase du bilan ayurvédique consiste donc à mener un entretien selon un protocole incluant l’observation, le toucher et l’investigation ou interrogation. L’examen des pouls, de la langue, de la peau, des yeux, des ongles permettra d’obtenir des éléments complémentaires. Votre praticien vous interrogera sur vos habitudes de vie, l’état de votre digestion et de votre élimination (selles, urine, sueur), votre alimentation, votre sommeil, votre fonctionnement mental et émotionnel, votre passé médical etc.

Un programme personnalisé

Dans un second temps, le praticien en Ayurveda établira un programme totalement personnalisé afin de rectifier vos déséquilibres en agissant sur leurs racines au moyen de différents outils thérapeutiques tels que : 
- Règles d’hygiène de vie (rythmes, horaires, activités) ; 
- Alimentation, régime ayurvédique ;
- Soins corporels et massages ayurvédiques ;
- Utilisation d’épices et de compléments alimentaires ;
- Exercices physiques ;
- Exercices de contrôle du mental et des émotions : respiration ou
pranayama, relaxation, méditation, visualisation et autres pratiques du domaine du yoga ;
- Thérapies subtiles : aromathérapie, thérapie par les sons, par les pierres et les couleurs ; 
Toute autre méthode qu’il jugera adaptée au patient et à la situation.

Des méthodes adaptées

Bien évidemment, les méthodes utilisées sont spécifiques à chaque praticien selon ses choix et sa formation. La fréquence des visites dépendra là aussi du choix du praticien. Le bilan ayurvédique complet vous aide à mieux comprendre votre fonctionnement et votre métabolisme au quotidien, et vous donne les clés pour remédier aux maux qui dérangent votre équilibre naturel. Il ne remplace en rien une consultation médicale et ne se substitue pas à un traitement médical.

 

 

Massage ayurvédique

L’Ayurveda vous offre une technique de massage traditionnel unique, pratiquée par les Indiens depuis des millénaires : c’est le massage ayurvédique, aux multiples bienfaits…

Massage ayurvédique en Inde

Dans tous les traités médicaux ayurvédiques, le massage apparaît non seulement en tant que thérapie corporelle, mais surtout en tant que pratique d’hygiène de vie au quotidien. En Inde, toute la société pratique le massage ayurvédique. Dès l’âge de six ans, les enfants sont encouragés à masser les autres membres de leur famille. De même, une femme qui vient d’accoucher et son bébé recevront un massage quotidien dès la naissance et pendant 40 jours.

Les bienfaits du massage ayurvédique

Au-delà de ses bienfaits physiques, cet acte d’amour et d’attention va, à travers le toucher, nourrir le corps, les sens et l’âme à tous les âges de la vie. Un massage ayurvédique, au-delà de ses vertus relaxantes, vous offre beaucoup d’autres bénéfices :

- Il donne un beau lustre à votre peau ;
- Il tonifie et relaxe vos tissus musculaires, nourrit votre peau et donne de • belles courbes à votre corps ;
- Il augmente la chaleur de votre corps et améliore votre circulation sanguine et lymphatique ;
- Il augmente et libère le flux d’oxygène vers les tissus ;
- Il participe à l’élimination des déchets à l’extérieur de votre corps
- Il augmente votre résistance aux maladies en améliorant la réponse immunitaire ;
- Il donne à votre corps une sensation de légèreté et d’énergie ;
- Il améliore votre posture en assouplissant vos articulations ;
- Il assouplit votre colonne vertébrale, améliorant ainsi la transmission de l’influx nerveux vers vos organes et l’ensemble de votre corps ;
- Il augmente votre vitalité sexuelle et votre force ;
- Il corrige le flux d’énergie électromagnétique à travers votre corps
- Il augmente votre concentration et votre intelligence ;
- Il vous donne confiance en vous ainsi qu’une meilleure conscience de votre corps ;
- Il régénère et préserve les qualités de jeunesse.

 


  A CONSOMMER SANS MODERATION...

 

Chakras

Par Le 26/11/2014

Nos trois canaux d’énergie régulent notre être

 

Notre être s’organise autour de 3 canaux principaux. Les canaux droit et gauche ont pour support biologique notre système nerveux sympathique. Ils sont sollicités de cette manière :

  • Le canal droit est sollicité pour toute activité physique, créatrice ou mentale. C’est le canal de l’action.
  • Le canal gauche quant à lui, gère nos comportements émotifs, affectifs, et sensibles. C’est le canal des émotions.
  • Le canal central enfin qui a comme support biologique notre système nerveux parasympathique gère nos fonctions dites autonomes (respiration, battement du cœur, …). C’est le canal de notre évolution spirituelle où circule notre énergie Kundalini.

 

Les 7 chakras

 

Ci-dessous : le schéma du système subtil. 

Nous avons 3 canaux (3 lignes verticales sur le schéma) et 7 chakras (7 ronds numérotés sur le schéma).

Livre des chakras vf a imprimer3

7) Sahasrara Chakra: Conscience collective, harmonie, union au Soi.

6) Agnya Chakra: Conscience collective, harmonie, union au Soi.

5) Vishuddhi Chakra: Communication, sens collectif, respect de soi et des autres, diplomatie et juste comportement.

4) Anahata Chakra: Confiance en soi, amour, responsabilité.

3) Nabhi Chakra: Satisfaction, paix intérieure, générosité, sens du respect et de la dignité de l’Esprit.

2) Swadhistan Chakra: Attention et connaissance pure, créativité.

1) Mooladhara Chakra: Innocence et pur désir, sagesse, joie.

Qu’est-ce qu’un chakra ?

http://chakrasenergie.net/3.html


 

Chakra signifie “roue” en sanskrit. Ces roues ou vortex (cônes d’énergie) reçoivent, transforment et distribuent l’énergie subtile appelée prâna, ki ou chi selon les pays.
Ces courants de force-énergie animent l’être humain tant au niveaux de la conscience et du psychisme que de la santé du corps ; car tout est lié. 
Chaque chakra joue un rôle fondamental sur l’ensemble de notre système nerveux et de notre physiologie mais également sur notre comportement. Il agissent sur notre système hormonal.
Pour vivre en harmonie, tous nos chakras doivent être ouverts et en synergie. 
Les principaux d’entre eux sont au nombre de sept, correspondent aux sept couleurs de l’arc en ciel et aux sept notes de la gamme.

1er chakra : Muladhara ou chakra racine situé au niveau du périnée et du coccyx est en rapport avec l’élément Terre, la matière. Il est en rapport avec les pieds, les jambes, les organes génitaux, la force vitale du corps. De lui dépendent notre instinct de survie et notre capacité à avoir les pieds sur terre, à assumer harmonieusement notre quotidien matériel notamment au niveau de l’argent. Il est stimulé par la couleur rouge et la note Do .
2ème chakra : Swadhistana ou chakra sacré situé entre l’ombilic et le pubis est en rapport avec l’élément eau, l’orange. Il gère la sexualité et plus particulièrement nos hormones sexuelles. Il est en rapport avec la féminité, l’intuition, le rapport à la mère. il est le siège de notre identité profonde.Il est stimulé par la couleur orange et la note Ré.
3ème chakra : Manipura ou chakra solaire situé au niveau du plexus solaire est en rapport avec l’élément feu, les organes digestifs. il gère nos émotions, notre confiance en soi, notre capacité à prendre notre place et à rayonner tel un soleil. En excès il développe un égo et un pouvoir sur l’autre excessif. Il gère le masculin et le rapport au père.Il est stimulé par la couleur jaune et la note Mi.
4ème chakra : Anahata ou chakra du coeur situé au centre de la poitrine est en rapport avec l’élément air. Il régit le coeur, la circulation, les poumons, les membres supérieurs. Il gère l’amour. C’est là qu’iront se nicher nos peines de coeur si nos émotions ne sont pas bien digérées. Pour celui qui peut se libérer de son plan émotionnel et vibrer pleinement dans cette dimension, c’est alors le siège d’un amour inconditionnel qui nous fait aimer la vie, les autres et l’univers.Il est stimulé par la couleur verte et rose et la note Fa.
5ème chakra : Vishuddha ou chakra laryngé situé au niveau de la gorge est le chakra de la communication . Il est en rapport avec la thyroïde, la gorge, le nez, les oreilles, la bouche et le cou. Il favorise l’expression par la parole , la relation avec l’extérieur (communication de notre vie intérieure par la parole et les arts), la créativité par le son, l’imagination. Il est également en rapport avec l’audition et nous met à l’écoute de notre guide intérieur. Il permet de capter les informations des plans subtils et de les trensmettre.Il est stimulé par la couleur bleu clair et la note Sol.
6ème chakra : Ajna Ajna ou le chakra frontal situé entre les sourcils. C’est le fameux troisième oeil de la connaissance. Il est en rapport avec les yeux, le système nerveux. Il est le siège de la conscience et de l’intuition divine. Il nous met en connexion avec la forme non manifestée de la création, avec l’essence pure que nous allons capter intuitivement pour la concrétiser dans la matière. Il apporte la sagesse qui permet la commande de nos idées et actions sur la base de la connexion au plan divin (le grand ordinateur central). Intuition, esprit clair et actions justes sont le fruit du bon fonctionnement de ce chakra.Il est stimulé par la couleur bleu indigo et la note La.
7ème chakra : Sahasrara ou le chakra coronal situé sur le sommet de la tête (tonsure des moines, auréole des saints). Il est le siège de l’accomplissement de l’homme, il nous connecte à l’essence divine. Cette connaissance que nous recevons va plus loin qu’avec le chakra précédent car nous ne faisons plus qu’un avec le Divin, l’origine de toutes choses dont nous faisons parti. Cette ouverture du chakra coronal amène petit à petit cette connexion et cette identification à l’essence divine, chassant la peur et apportant la plénitude jusqu’à la réalisation et l’illumination.Il est stimulé par la couleur violette, le blanc et l’or et la note Si.

Quelle musique pour harmoniser les chakras?

En partant du 1er Chakra (chakra racine) pour aller vers le 7 ème chakra (chakra coronal), nous aurons les correspondances suivantes :
- sonorités graves et denses vers des sonorités plus aiguës et plus légères.
- musiques rythmées vers des musiques plus lentes et plus méditatives.
- musiques présentes et concrètes vers des musiques plus abstraites.
- sonorités d’instruments acoustiques vers des sons plus éthérés et planants.
Les sons et les couleurs vibrant sur des fréquences harmoniques, il est facile de faire correspondre des tonalités avec les couleurs des différents chakras :
1er chakra( chakra racine) : rouge et do
2ème chakra (chakra sacré): orange et ré
3ème chakra (chakra solaire): jaune et mi
4ème chakra (chakra cardiaque) : vert et fa
5ème chakra(chakra laryngé): bleu et sol
6ème chakra (chakra frontal): indigo et la
7ème chakra (chakra coronal) : violet et si
Pour le1er chakra, la musique évoque notre connexion avec la terre, la matière. Nous pouvons utiliser des percussions et des sons graves, très graves.
Pour le 2ème chakra, la musique évoque le plaisir, la sensualité, la douceur, la féminité, le clair de lune. Elle correspond à l'élément eau.
On utilisera des sonorités médium grave (piano, orgue, sax baryton, bruits d’eau...)
Pour le 3ème chakra, la musique évoque le soleil, la joie, la plénitude, le rayonnement. On utilisera des instruments médiums (hautbois, piano, harpe, violoncelles, violon alto...) les cordes en général permettent de travailler sur les émotions.
Pour le 4 ème chakra, la musique évoque les sentiments amoureux : sons chaleureux et ronds (guitare, violons, violoncelles, chants d’oiseaux...)
Pour le 5ème chakra, la musique évoque l’éther, le bonheur la paix dans l’immensité d’un ciel bleu clair.C’est aussi la communication avec les plans subtils.On emploiera des voix éthérées, des flûtes,et des sons aériens;
Pour le 6ème chakra, la musique planante et douce évoque les espaces infinis d’une nuit étoilée d’un bleu indigo profond. On utilisera des sons cristallins, des flûtes piccolos , des clochettes et une musique aérienne et cosmique.
Pour le 7 ème chakra la musique éthérée et planante amenant vers le silence, nous relie à l’infini et nous baigne dans la lumière grâce à des sons cosmiques subtils et doux mêlés de voix angéliques. Cette musique nous guide vers le silence pour nous fondre avec la lumière divine.



 

Le nouveau paradigme

A l’aube du XXème siècle, la physique quantique apporte une nouvelle compréhension de l’univers qui remet en question la vision mécanique et matérialiste du monde.

E = mc2
Einstein avait démontré que la masse d’un objet augmente avec l’accroissement de la vitesse de déplacement, donc que l’énergie et la matière sont liés dans une même réalité

En 1924 Louis de Broglie suggère que le photon de lumière pourrait être en même temps une onde. Davisson et Germer prouvent ensuite que toute onde est à la fois corpuscule et que tout corpuscule est à la fois une onde.

L’univers n’est plus considéré comme une machine formée de multiples objets, mais
 doit être décrit comme un tout indivisible, dynamique, dont les parties sont essentiellement 
des relations et ne peuvent être comprises que comme modèles d’un processus cosmique.
Capra , Le temps du changement

Le système énergétique

1)  7 plans principaux ( univers ou dimensions énergétiques)
2)  7 corps subtils 
3)  7 chakras principaux
4)   Les nâdis ou circuits énergétiques   

Les corps énergétiques

1) le corps physique
2) le corps éthérique
3) le corps astral ou émotionnel
4) le corps mental
5) le corps spirituel ou  corps causal
6) le plan  bouddhique
7) le plan atmique ou plan divin

 

1) Le corps physique
Il est la manifestation la plus dense des autres plans de conscience.
Il permet à la conscience d’expérimenter et de ressentir. 
Il est le véhicule de l’âme. C’est le réceptacle des corps subtils, un lieu
d’évolution spirituel, un temple.

2) Le corps éthérique
Il anime le corps physique. Il est le transmetteur au corps physique des énergies venant de l’astral. Il est aussi appelé l’aura de santé. Il reproduit la forme du corps physique en le débordant de quelques centimetres. Il a été mis en évidence par l’effet Kirlian.
Avant d’éxister dans la matière toute forme physique doit se constituer sur le plan éthérique, c’est ce corps qui permet au corps physique de vivre.

3) Le corps astral ou émotionnel
On l’appelle aussi corps des désirs, des émotions.
Il est le siège des sensations, des émotions, des traits de caractère.
Il est fait d’attirances et de répulsions engendrant toutes sortes de désirs et de peurs.
Les dérèglements sur le plan émotionnel vont créer des dérèglements au niveau du corps physique.
Par ailleurs, c’est dans le corps émotionnel que sont stockés nos peurs et nos angoisses et à travers l’aura émotionnel, nous émettons des vibrations qui vont attirer à nous des vibrations du même type; d’où l’importance de nettoyer nos mémoires émotionnelles pour changer le courant de notre vie.
Il existe 2 octaves, le bas astral et le haut astral dans lequel vivent de très nombreux êtres. La musique peut permettre d’élever sa vibration afin d’éviter les plans inférieurs.

4) Le corps mental 
Nos pensées, nos idées et nos connaissances rationnelles viennent de notre corps mental. Il a comme le précèdant 2 octaves. 
Sa véritable fonction prise dans son octave supérieure est de capter les vérités universelles en provenance du plan spirituel pour les intégrer dans le mental rationnel afin de les adapter aux situations concrètes de la vie.
Ces connaissances élevées se manifestent alors sous forme d’intuition, de visions, de compréhensions instantanées.
Dans sa dimension inférieure, il se concrétise par des pensées linéaires du mental rationnel. Les informations viennent du corps physique et des sens mais sont déformées par le filtre du corps émotionnel. Le mental rationnel n’est pratiquement jamais neutre.

5) Le corps causal
Ce corps persiste au travers de nombreuses incarnations. Il est le réceptacle de toutes les expériences vécues au cours des vies antérieures.
Il s’agit du principe qui va commander toute réalisation sur le plan physique.
Nous ne sommes plus dans les émotions ou les idées, mais dans le principe qui va commander toute réalisation sur le plan physique.
Ce plan détermine ce qui nous arrive sur le plan physique, il est lié à la notion de karma. En accédant en conscience au plan causal, nous allons pouvoir comprendre les évènements de notre vie et peut-être les transformer.

6) Le plan Bouddhique
C’est le niveau de conscience supra mental qui régit les connexions et les relations entre toutes choses, 
véritable ordinateur central qui gère le tout.

7) Plan Divin ou plan atmique
Il est la conscience de Dieu, Dieu lui même , la conscience de l’unicité. Il est le programme de l’ordinateur central.

LES ÉGARÉS (roman) 11

Par Le 25/11/2014

Le prochain module de ma formation en sophrologie analysante traitera du deuil...

Jusqu'ici, j'ai écrit cette part de ma vie...Jamais, je ne l'ai eu entre les mains pour une thérapie partagée et l'accession à des connaissances précises.

Les détours et chemins de la vie sont imprévisibles et redoutablement percutants...


 

LES ÉGARÉS 
Extrait.

Il n’avait pas eu le droit d’être vulnérable. Il ne devait pas s’effondrer. Christian en serait mort. Une certitude. Et sa propre existence dépendait également de la survie de son frère. Il avait mis des années à comprendre l’imbrication redoutable que le drame avait créée. 
Ses parents avaient dû reprendre leur travail au bout de huit jours. Représentant de commerce et vendeuse couturière. L’amour parental ne peut pas lutter contre les lois du marché, ils n’avaient pas le choix, ils devaient attendre leurs congés annuels. 
Il était resté dans la chambre. 
Ils le rejoignaient chaque soir et reprenaient l’alternance des gardes. Le prêtre avait trouvé une chambre dans un presbytère de la ville. 
Le trajet qu’ils empruntaient de l’appartement à la chambre de Christian. Le petit jardin, le portail en fer, un parking, une longue allée, le couloir des urgences, un ascenseur, le service de neurochirurgie, chambre 18. Le personnel les connaissait. On leur demandait parfois des nouvelles. 
Il a vu tant de douleurs dans ces couloirs, côtoyé tant de drames. Ce pompier qui pleurait à l’entrée des urgences, un garçon allongé sur un brancard, le visage en sang.
« C’est mon fils !!! C’est mon garçon !!! » répétait l’homme en uniforme. Il était de garde et c’est lui qui était arrivé sur les lieux de l’accident. 
Cette frénésie guerrière qui régnait parfois dans ces halls encombrés d’infirmières, de pompiers, d’internes, des parents paniqués, des amis, tant de visages abattus, tant de misère, la découverte brutale d’une vie suspendue à un fil, la fragilité des existences, un mauvais réflexe, un moment d’absence et tout bascule, le chaos s’impose, le combat commence, la vie devient une lutte constante, une guerre impitoyable, la mort envoie en première ligne ses bataillons les plus sauvages. Des cris, des ordres, des appels, les brancards qu’on enfourne vers les salles d’urgence. Quand il entrait dans le premier couloir il s’efforçait de rassembler ses forces, de serrer ses abdos, de concentrer ses énergies, de repousser les fatigues accumulées, d’étouffer les désespoirs, les lassitudes. Il montait au front. Le moindre relâchement pouvait être sanctionné, il sentait planer des menaces inépuisables, des complots sataniques, des traquenards insoupçonnables. Ne jamais relâcher l’attention. 
Il avait fini par traverser ce champ de batailles dans une indifférence totale. Tous ces êtres laminés, tous ces corps mutilés, ces âmes anéanties ne l’atteignaient plus. Il avait une mission. Sauver son frère. Les autres pouvaient disparaître. 

Changer les draps. Combien de fois il a dû le faire ? Urine et excréments. Christian se vidait sans aucun contrôle et sans prévenir. Des diarrhées nauséabondes, les résidus liquides de la bouillie qui coulait par le tuyau glissé entre ses dents brisées et qui descendait directement dans son estomac. Les mâchoires toujours soudées par un cadre métallique. 
Assis dans le fauteuil inclinable, il sursautait à chaque flatulence et glissait difficilement le bassin en plastique sous les fesses talées. Toujours allongé sur le dos, Christian avait rapidement développé des escarres douloureuses. On avait installé un matelas liquide qui devait limiter l’extension des plaies mais les excréments contribuaient à ronger les peaux. L’urine acide venait se joindre à l’armée des coliques. 
Il s’évertuait à glisser régulièrement la verge molle dans l’urinoir en plastique dur. Cette honte la première fois en saisissant le sexe de son frère inconscient, comme un attouchement pervers, dépasser les résistances, imiter le ruissellement des liquides en espérant que dans les tréfonds du cerveau martyrisé cette mélodie caractéristique réveillerait des abandons libérateurs. Sans aucun effet la plupart du temps. Lorsqu’il entendait parfois l’écoulement tant attendu, il était trop tard pour éviter que les draps soient mouillés. Combien de fois il a dû les changer, enlever les tissus souillés, les remplacer, soulever le corps d’une main, glisser de l’autre la toile propre sans bouger la jambe plâtrée suspendue dans la gouttière, sans toucher les escarres infectées mais sans oublier de les désinfecter lorsqu’elles étaient maculées. Il avait fini par ne plus appeler les infirmières. Elles étaient persuadées que Christian s’amusait à les déranger, que dans son inconscience, « il jouait à se pisser dessus. » Il les haïssait. Il préférait ne plus les voir.
Sauf Charlotte. 

Cette nuit atroce. Un réveil cauchemardesque de Christian. Ses hurlements. 
« Laissez-moi sortir !!!!! Laissez-moi sortir !!!!! »
Il n’avait pas compris immédiatement la phrase répétée. Les mâchoires ceinturées par les fils d’acier ne s’ouvraient pas assez pour que les paroles soient clairement audibles, un cri de gorge, rauque, éraillé, une plainte de bête torturée, rien d’humain, ou si peu, il s’était penché au-dessus du visage effroyablement crispé, les yeux gorgés de sang, les croûtes autour des orbites à la limite de l’implosion, la tête qui se balançait avec une violence insupportable de droite à gauche, se rejetait en arrière comme animée par une folie insoutenable, la peau du cou lardé de stries violacées, des hurlements insoutenables … Les os concassés de son nez brisé l’empêchaient de respirer autrement que par la bouche et ses cris de gorge limitaient ses expirations. Il suffoquait sans cesser pourtant de rugir.
« Laissez-moi sortir !! Laissez-moi sortir !!
Les poignets menottés aux barres du lit par des sangles en cuir se tordaient jusqu’à déchirer la peau, les doigts happaient le vide et cherchaient un support, quand ils s’enroulaient autour des barres, les efforts titanesques gonflaient les veines, le corps tressautait furieusement, des décharges de forces inimaginables, des énergies qui se propageaient dans le lit et l’animaient de soubresauts terrifiants, le poids au bout de la jambe plâtrée pendulait et tirait sur la barre qui lui traversait la cheville et il hurlait, il hurlait.
Il avait saisi le visage dans ses mains et il avait tenté de le maintenir.
« Christian, je suis là, je suis là, arrête de bouger comme ça, tu vas tout casser, arrête, je t’en prie, je suis là, Christian, c’est moi, c’est Yoann ! »
Les yeux exorbités le fixaient sans le voir, il pouvait plonger dans l’abîme de sa douleur tant les regards hallucinés dégorgeaient la souffrance intenable qui le dévorait. Une âme en feu. 
Des râles interminables avaient remplacé ses suppliques, des grognements puissants qui remontaient des entrailles, comme une bête tapie dans son ventre, un monstre qui allait le déchirer, l’éventrer, jaillir dans un flot de sang, il avait senti la panique monter, il n’avait même pas pensé à l’alarme contre le panneau arrière du lit, il s’était allongé sur le corps trempé de sueur, il avait voulu étouffer la folie qui l’emportait, oh, ce regard, ce regard, les yeux avaient brutalement arrêté leur sarabande endiablée et l’avaient fixé. 
Et la voix rauque avait jailli.
« Je te tuerai … Je te tuerai. »
Chaque mot bien dissocié, méticuleusement articulé.
« Je te tuerai … Je te tuerai. »
Tout s’était arrêté. Les tremblements, les spasmes, les cris. La phrase répétée l’avait apaisé. Et dans les yeux illuminés il avait vu sa conscience. 
Il était revenu. 
Christian l’avait senti, il avait perçu sa présence, il l’avait reconnu, il en était certain, ce n’était pas son regard comateux, il était là, avec toute sa lucidité, et il avait juste dit qu’il le tuerait.
Il s’était levé, des sanglots dans la gorge, il étouffait, la tête de Christian s’était tournée sur le côté, le corps immobile, juste l’alternance des respirations dans la poitrine décharnée, il avait reculé jusqu’à la porte, les mots en boucle dans ses oreilles, cette condamnation, comme s’il était un bourreau, comme s’il était responsable de son martyre, les sanglots, le dégoût, la haine qui monte, l’envie de l’étrangler, d’en finir, que tout s’arrête, qu’il sorte enfin de cette chambre, définitivement, qu’il ne mette plus jamais les pieds dans un hôpital, que sa mémoire soit vidée de tout ça, il avait ouvert la porte, il s’était appuyé au mur du couloir, il vacillait, une telle haine, toute cette force en lui, un magma qui allait le déchirer, la peur de se répandre, que cette énergie inconnue le pulvérise, il haletait, tant de forces, c’était à hurler, à hurler, il avait poussé la porte de secours, les regards affolés, l’escalier en béton, la lumière verte du petit bonhomme qui s’enfuit, il s’était engouffré sur le palier, il s’était assis, le souffle court, les jambes flageolantes, le cœur au bord des lèvres, des frissons comme des courants électriques, les larmes avaient coulé, un trop plein de peines, tant de détresses retenues, tant d’impuissance accumulée, cette peur constante de le perdre, qu’il disparaisse, qu’il s’évade, qu’il quitte cette dimension de souffrance, ce mal interminable, sans cesse relancé …

Charlotte était entrée. Elle avait dû le voir pousser la porte. Il avait levé les yeux puis il avait caché son visage dans ses mains tremblantes. La honte, une honte épouvantable, il ne devait pas craquer, il devait tenir, tenir. Elle s’était assise à ses côtés, elle l’avait enlacé en amenant sa tête contre son épaule, elle avait caressé ses cheveux, il avait regardé le tissu tendu de sa blouse, imaginé un bref instant la douceur des seins, il n’avait jamais touché le corps d’une femme, cette envie soudaine de poser sa joue, de sombrer dans la douceur, et la honte, une honte terrible, incommensurable, ce n’était pas lui qu’il fallait réconforter mais son frère. Que vivait-il dans ce corps torturé ? Dans quel espace infernal était-il enfermé ? Ce carcan enflammé de douleurs implacables, au-delà de tout ce qui pouvait être imaginé, au-delà du supportable, comment en échapper sinon à travers la mort ? Et lui qui s’acharnait à le maintenir en vie alors que ce n’était qu’un calvaire. De quel droit ? De quel droit ? Parce que c’était son frère ou pour sa propre fierté, par amour ou par défi ? Son orgueil l’autorisait-il à prolonger la peine ? Le dégoût de lui-même. 

« Tu peux pleurer Yoann, tu en as le droit. Ce que tu fais est tellement formidable, tu as bien le droit de craquer de temps en temps. »

Oh, cette voix, comme elle était belle, si douce, si apaisante, ne pas pleurer, ne pas pleurer, ne pas sombrer, il ne s’en relèverait pas. Et Christian en mourrait. Il n’avait pas le droit. Il avait tout ravalé … Les larmes, la morve, la fatigue, la peur, la détresse, la honte, le dégoût, la haine … Tout … Cloisonné au plus profond. En se jurant de ne plus jamais leur laisser la moindre faille.
Il avait refermé lui-même la porte de sa geôle. 

Soumission à l'autorité

Par Le 25/11/2014

"La dernière phrase de l'extrait :

"J'obéis à une autorité lorsque je la respecte. "

Je sais très bien qu'il y a des milliers d'enseignants qui n'ont plus guère de respect pour cette institution. Les difficultés générées par un éventuel refus d'obéissance passeront immanquablement un jour au second plan. Il ne s'agira plus d'une grève épisodique mais d'une désertion en masse.  

Il faut juste attendre encore un peu. 

Ce que je suis/ Ce que je fais

Par Le 25/11/2014

Un documentaire très dérangeant...Très...


Basé sur "l'expérience de Milgram"

L'expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l'autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.


La jeune femme qui refuse de continuer ( à 1h13 mn) dit quelque chose qui me touche infiniment.

"J'étais partagée entre ce que je suis et ce que je faisais..."

"C'est un vrai combat intérieur."

Ce moment de rupture entre l'autorité extérieure et sa propre conscience, ses propres valeurs, au-delà de la peur des Maîtres du Jeu, des règles, du jugement extérieur, des éventuels reproches, des conséquences même pour soi...La pression de l'argent, du regard du public, des caméras...

Nous sommes constamment dans ce type de situations. Sans pour autant que les "mises en scène" soient aussi redoutables.

Il est du devoir de chacun de se donner le droit d'être droit dans ses bottes...

Dès lors qu'il y a une contradiction entre "ce que je suis" et "ce que je fais", il est vital de s'interroger...

C'est une question d'Humanité. Une Humanité plus puissante que la Citoyenneté.

Le Citoyen obéit. C'est ce qu'il a appris. 

L'Enfant Adapté Soumis...

Les Maîtres du Jeu sont les Parents Normatifs.

Il faut donc que l'Adulte en soi s'élève, se dresse, s'oppose. Il ne s'agit pas tant de marquer sa désobéissance envers une auotirté que de marquer son attachement à ses propres valeurs. 

Je n'agis pas "contre" quelque chose. J'agis "pour" ce que je suis.

Aujourd'hui, je vais aller voir une psychiatre pour lui expliquer cela.... Un élément de plus dans mon dossier...

Dans "l'expérience" des Rythmes scolaires, ce sont les enfants qui tiennent le rôle du Cobaye.

Il ne s'agit donc pas d'essayer d'améliorer les conditions du Jeu mais de le refuser, intégralement.

Ce que je suis ne peut pas devenir ce que les Maîtres du Jeu attendent de moi.

 

La Grande Evasion

Par Le 24/11/2014

Plus je lis de documents sur l'Analyse Transactionnelle (et j'en lis des wagons...), plus je trouve de similitudes avec notre fonctionnement de société. 

L'État est un Parent Normatif et agit avec la population comme avec un Enfant Adapté Soumis. 

Le Parent Normatif est censé établir un cadre. Il peut se montrer juste et bienveillant tout en restant rigoureux mais il peut aussi se montrer castrateur par des exigences insurmontables ou inadaptées. 

Il n’y a pas de « bons » ou de « mauvais » États du moi, tous ont une fonction différente essentielle et complémentaire. Voici les fonctions de chacun :

  • Parent Normatif : fonction de protection et de transmission de valeurs
  • Parent Nourricier : fonction de permission et d’encouragement
  • Adulte : fonction d’exploration de l’environnement
  • Enfant Adapté Rebelle : fonction d’opposition légitime
  • Enfant Adapté Soumis : fonction d’adaptation à l’environnement
  • Enfant Libre : fonction d’expression des besoins et des émotions de base

Lorsque le Peuple va voter, il n'est pas en situation Adulte mais uniquement en Enfant Adapté Soumis étant donné qu'il répond à un formatage. Le Parent Normatif ira même jusqu'à créer des Peurs chez l'Enfant Adapté afin de le soumettre. Des Peurs imaginaires ou exagérées quant à la réalité. Un Parent Normatif verra son statut renforcé par la Protection qu'il accordera à l'Enfant. Mais il ne s'agira pas de l'amener à grandir et à observer ses peurs. Il s'agit de le maintenir dans cet état de dépendance. 

Ici, nous avons affaire à un État qui ira même jusqu'à créer des Peurs pour ensuite apparaître comme le Sauveur...Le prétexte de la Crise (qui ne touche pas le sommet de la Pyramide sociale) est un exemple flagrant de la main mise de l'État sur le Peuple Enfant...Il s'agit pour l'État d'apparaître comme indispensable et donc d'éviter que les individus apprennent à être Adultes. 


«La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine … mène à la souffrance.» - Yoda

Des leçons à en tirer ? 

Pour ceux qui s’intéressent au background de Star Wars, rappelons que les trois premiers épisodes sont une allégorie de la montée en puissance du fascisme. La prise de pouvoir de l'Empire passe par un abandon graduel des libertés au prétexte de l'incapacité de la démocratie à prendre des décisions fortes et unanimes contre les monopoles de la Fédération du commerce.

Palpatine, qui représente le dictateur absolu, souhaite instaurer "la paix et l'ordre dans la galaxie". Par un discours séduisant, il arrivera à manipuler Anakin jusqu'à le faire douter de la démocratie et de la capacité des peuples à se fédérer librement. "L'Humanisme" du Jedi est alors jugé comme une faiblesse et un manque d'autorité. Tout au long de l'histoire, c'est la peur qui conduira Anakin à rejoindre le coté obscur, entendez, le sécuritarisme par la toute puissance d'un état autoritaire.

Tristement, c'est une manipulation de la démocratie représentative qui conduira la République à devenir un Empire Galactique.

"Anakin, par allégeance, je suis lié à la République, à la Démocratie !" - Obiwan

Infos & Débats | Mr Mondialisation


Le chaos orchestré dans l'Éducation Nationale est un des aspects de cette manipulation. Il ne faut pas permettre aux individus de développer en eux le potentiel de l'Adulte. 

Qu'il y ait des Enfants Adaptés Rebelles est même une bonne chose puisque cela permettra, encore une fois, à l'État providence d'intervenir pour canaliser, voire réprimer ces individus "hors cadre". 

L'Enfant Libre sera au mieux un artiste. Au pire un individu égaré dans un monde rationnel qu'il ne comprend pas. 

Lorsque nous allions en montagne avec nos enfants, je menais la cordée. Ils étaient reliés à la corde et Nathalie les suivait. J'étais le Parent Normatif qui leur apprenait les "lois" de la Montagne. Ils marchaient dans mes pas et reproduisaient mes gestes. Nathalie était le Parent Nourricier qui veillait sur eux et les réconfortait.

Il a bien fallu un jour que j'accepte de voir mes enfants me dépasser. Il a bien fallu que Nathalie éteigne ses craintes et les laisse partir. 

Nous avions fini notre travail. Nous étions toujours là, bien entendu, mais plus dans la même démarche. 

Si nous avions refusé cette transition, je serais devenu un Parent Normatif castrateur et Nathalie un Parent Nourricier étouffant. 

Si j'extrapole cette évolution à notre société, je ne vois pas dans le comportement des Gouvernements la moindre évolution mais de multiples subterfuges pour garder la place...Il ne s'agit pas de libérer des individus devenus Adultes mais bien plutôt d'empêcher qu'ils deviennent Adultes. 

De toute façon, un Parent Normatif qui dicte lui-même les lois auxquelles doivent obéir tous les individus évoluant dans sa sphère d'interventions, ce Parent ne peut pas être Positif. Il n'est qu'un menteur. 

La Constitution Participative serait une voie réelle d'évolution des statuts de chacun. 

Mais l'État Normatif ne l'acceptera jamais. 

Il ira jusqu'à inventer des Peurs cataclysmiques pour étouffer dans l'oeuf la croissance des poussins. 

Nous sommes dans un Poulailler. Nous l'avons nous-mêmes bâti. 

Certains creusent des trous sous le grillage. 

Il viendra un jour où le nombre d'Adultes libérés entraînera l'ensemble de la population. On aura atteint le "nombre déclencheur". 

Ce sera le temps de "La Grande Évasion. "

 

Triangle de Karpman (1)

Par Le 24/11/2014

 

Les relations difficiles: le triangle de Karpman

 

Sylvaine Pascual –  Publié dans: Vie professionnelle / Compétences relationnelles
 

Nos relations s’expriment parfois comme une sorte de série B sinistre et même violente où, en fonction des circonstances et des interlocuteurs, chaque protagoniste adopte inconsciemment un rôle dramatisé à souhait. Ces rôles relationnels, théorisés par Karpman dans les années soixante, se retrouvent curiseusement schématisés dans les… dessins animés: le persécuteur, la victime et le sauveur.

 

 

 

Comprendre les rôles relationnels
Nous avons souvent un rôle dominant, mais passons aussi de l’un à l’autre, parfois très rapidement, au cours d’une seule conversation. Ces rôles bloquent l’évolution de la relation, aucun n’est meilleur ou pire qu’un autre, et ils se nourrissent d’un mélange de peur et de manque d’estime ou de confiance en soi. Ces rôles peuvent générer beaucoup de stress et engloutir des quantités d’énergie. L’idée générale est double:

 

  1. D’apprendre à repérer le rôle que nous jouons car cela nous permet d’en sortir, tout simplement, afin de prendre sa vraie place dans la relation.
  2. D’apprendre à repérer le fonctionnement habituel de nos interlocuteurs afin d’éviter de rentrer dans leur jeu.

Le développement de l’estime de soi et de la communication assertive sont d’excellents moyens pour y parvenir.

 

Triangle et relations professionnelles

Les relations professionnelles, qui s’inscrivent aussi fréquemment dans le triangle, sont davantage compliquées par les positions hiérarchiques, qui peuvent en renforcer les caractéristiques et les rendres extrêmement stressantes. Voici trois portaits tout à fait schématiques de nos héros du jour. Attention, il ne s’agit pas de nous auto-flageller en se disant qu’alors tout est de notre faute. Il faut deux personnes pour avoir une relation, chacun à sa part de responsabilité et ne peut agir que sur elle.

 

 

1- Le persecuteur: Cruella nous voilà

Le persécuteur, par crainte des échanges d’une relation qui l’inquiète, a besoin de dominer. Il construit son estime de soi aux dépends de l’autre. Pour cela, il établit les règles, décide, dirige et corrige à la moindre erreur. Il ne pardonne pas le plus petit écart et n’hésite pas alors à tenir des propos désobligeants, dévalorisants, voire humiliants, à faire des critiques destructrices, à mettre son interlocuteur en position d’infériorité, à manipuler, à culpabiliser. Insultes, menaces, harcèlement, colère peuvent faire partie de son attirail de parfait petit persécuteur.
Ne nous y trompons pas, notre épouvantable persécuteur cache une personne pétrifiée de trouille face aux relations. C’est souvent un sauveur déçu qui, ne sachant plus comment s’y prendre, emploie la manière forte, ou une victime qui a décidé de se protéger.

 

2- Le sauveur: Zorro est arrivé

Le sauveur se construit une image acceptable de lui-même en volant à la rescousse de la veuve et de l’orphelin avec altruisme et générosité. Plutôt sympa, à première vue, non?
Le problème, c’est qu’en réalité, la détresse d’autrui provoque un mal être chez notre Zorro, ce qui le pousse à intervenir dans la vie d’autrui, plein de bonnes intentions, persuadé qu’il DOIT aider, et du coup à se positionner en protecteur, conseiller, expert, justicier… y compris quand on ne lui a rien demandé.

 

Malheureusement, ce rôle est infantilisant pour l’interlocuteur, qui va finir par prendre ses jambes à son cou, laissant notre Zorro tout déçu devant l’absence totale de reconnaissance, ce qui peut le pousser à devenir persécuteur ou victime.

 

3- La victime: Cendrillon, Caliméro et compagnie

Le rôle de victime est de loin le plus fréquent. Attention, ne confondons pas le rôle relationnel de victime avec le statut (victime d’un accident, d’un cambriolage…)
Notre victime, c’est Cendrillon tout craché. Elle a le sentiment que ce qui lui arrive n’est pas de sa faute, elle subit des circonstances et des personnes négatives. Elle a souvent l’impression d’être agressée, manipulée, et de rester impuissante. Elle peut alors se laisser diriger, mener contre son gré sans rien dire ou en se plaignant à des tiers.
La victime cède sa part de responsabilité dans la relation à son interlocuteur.

 

C’est un rôle fortement encouragé par l’éducation (on DOIT écouter ses parents, professeurs… sans répondre), poussant ainsi à subir sauveurs et persécuteurs sans moufter.
Si l’on reprend l’exemple de Cendrillon, c’est aussi un rôle faussement confortable: il attire l’attention et évite la remise en question. Il révèle que notre victime s’accorde moins de valeur qu’elle n’en a.


Et vous, dans quel(s) rôle(s) vous reconnaissez-vous?
Quels rôles vos interlocuteurs jouent-ils?

 

http://www.ithaquecoaching.com/articles/les-relations-difficiles-le-triangle-de-karpman-886.html

 


 

 

Une exploration nécessaire

Par Le 24/11/2014

A coeur ouvert 1

Une matinée pour trouver de la lecture. Il reprenait son train en début d’après-midi. L’hôpital avait appelé. Rien à signaler.

Il errait piteusement dans les allées de la librairie sans savoir même ce qu’il cherchait. Il avait bien inspecté les têtes de gondoles mais il n’était tombé que sur des romans grand public, des histoires d’amour ou de truands ou d’assassins, des noms d’auteurs célèbres qu’il avait vaguement entendus parfois à la radio. Il avait regardé discrètement ce que les clients achetaient et s’était demandé à quoi servaient toutes ces étagères qui restaient oubliées. L’impression que le marché se limitait à ces fameuses têtes de gondoles. Il aurait dû demander de l’aide à un vendeur mais il ne savait même pas comment l’aborder.

« Bonjour, je cherche un livre qui me dirait pourquoi j’ai l’impression de n’être plus moi. »

Sûr que le vendeur le dirigerait vers le rayon psychiatrie.

Il continua à s’enfoncer vers les profondeurs du magasin. Cuisine, bricolage, voyages, politique, sport, histoire du monde, philosophie.

La catégorie l’interpela. C’était peut-être là. Il sortit un exemplaire au hasard.

« Les grands philosophes »

Il lut un passage. Un désastre. Dix termes inconnus en cinq lignes. Des tournures de phrases qui lui étaient incompréhensibles. Il reposa l’exemplaire et continua à avancer. 

« Religions. »

Non, la religion ne répondrait pas à ses questions. Il en était persuadé. La religion apportait des réponses avant même d’écouter les questions. Il avait détesté les messes que ses parents lui avaient imposées jusqu’à son adolescence, jusqu’à ce qu’il parvienne à se rebeller.

Il continua à s’enfoncer en terre inconnue.

Une étiquette placée sur le devant d’un rayon l’arrêta.

 « Développement personnel. »

Il fut surpris par l’existence d’un tel registre, il pencha la tête et lut fiévreusement les différents titres. Un panel de mots se constitua peu à peu. Conscience, éveil, quête spirituelle, esprit, soi et moi, peur, souffrance,  conditionnements… Il finit par sortir certains ouvrages, enflammé par sa découverte, il sentait les battements de son cœur, un emballement qui le ravissait. Un cœur machine qui s’affole quand le cerveau pense à la spiritualité. Il s’en amusa quelques secondes. L’impression diffuse qu’il ne s’agissait pourtant que de son imagination et que son cœur restait imperturbable. Il posa certains livres sur l’extrémité du présentoir et continua sa progression dans la file. Il ne connaissait aucun auteur et ne s’en étonnait pas. Il prit un peu de recul et s’aperçut que le registre qu’il consultait s’étendait sur dix bons mètres et six étagères. Il retourna rapidement à l’entrée du magasin et inspecta les livres présentés. Il ne décela aucun ouvrage susceptible d’entrer dans la catégorie du développement personnel. Une incompréhension. La cuisine, les thrillers du moment, du bricolage, les stars people qui racontaient leurs vies, les politiciens qui arrondissaient des fins de mois déjà copieuses, les derniers prix littéraires… Mais que faisait-on du cheminement intérieur ? S’il existait une telle profusion d’essais, de romans, d’autobiographies, de comptes-rendus de conférences, de dialogues entre chercheurs de sens, il devait bien exister une clientèle ? Qu’y avait-il donc de plus important que cette exploration personnelle ? L’art devait-il constituer un soutien à la futilité ou aux dérives égotiques ? Lui savait où ça l’avait mené. Devait-il le crier dans le magasin ? Une colère qui gonflait, comme un gâchis à dénoncer.

Il sortit un ouvrage conséquent.

« Inconnaissance de Soi » Diane Constance.

Sur la quatrième de couverture, une photographie en couleur. Il hésita quelques secondes tant la surprise était de taille. Mais, c’était bien elle.

L’épicière de la Godivelle.

Il rangea tous les livres qu’il avait sortis, fonça vers la caisse, paya et se retrouva dans la rue. Il héla un taxi et se fit ramener à l’hôtel.

        

Ordinateur portable, moteur de recherche : Diane Constance. Journaliste, écrivain, conférencière, de multiples participations à des revues diverses, le développement spirituel comme ligne de conduite. A vécu à Paris. Trois ouvrages :

« Inconnaissance de Soi »

« Plénitude de l’unité »

« Le voyage intérieur »

Pas d’autres informations, une photographie datant d’une dizaine d’années. Il reconnaissait un quartier de Notre Dame. Aucune explication sur son départ de Paris, ni depuis combien de temps. Il revint sur la page d’accueil du moteur de recherche et tomba sur un site personnel. « Là-Haut. »

Une musique démarra. Johann Johansson. Il ne connaissait pas. Très doux, cristallin, des violons mélodieux, synthétiseur. Il ignorait tout de la musique en dehors des tubes qu’il pouvait entendre parfois à la radio. Le poids de toutes ces ignorances culturelles devenait insupportable et il en venait à se dire qu’il n’aurait pas le temps de les combler. 

Il s’appliqua à lire quelques articles et au fil des phrases, il sentit la transpiration tâcher ses aisselles. Il avait chaud, une sensation intérieure. Une certaine incompréhension. Aucun effort physique et pourtant des phénomènes inhérents, totalement contradictoires avec un cœur artificiel. Le cardiologue lui avait expliqué que les rougeurs du visage, les émotions et ses effets physiologiques, la transpiration, les mains moites, tous les troubles associés, il en était débarrassé, et pourtant cette lecture semblait l’atteindre d’une façon profondément humaine. Il abandonna toute tentative d’explication. Ce désir d’enlacer l’épicière dès qu’elle était apparue, c’était absurde, inconvenant, incompréhensible. Il bougea la tête pour sortir de sa catalepsie intérieure. Il se leva pour se servir un verre d’eau puis il reprit sa lecture. Un article paru dans une revue à visées philosophiques, « Troisième millénaire »,  et qu’elle avait mis en ligne sur son site.

LE LIBRE ARBITRE

« Dans le déroulement de vie d’une personne, on peut considérer que l’éducation favorise l’émergence de trois paramètres : la culture s’impose en premier lieu, elle se renforcera dans certains domaines pour devenir une  connaissance stable. Puis, dans certains cas et pour certaines personnes, viendront prendre place les convictions. D’autres resteront engagés dans des voies fluctuantes, au hasard des expériences et des rencontres. Ni conviction, ni connaissance mais juste un vernis culturel.

Un petit enfant africain, un petit enfant européen ou un petit enfant asiatique n’auront pas le même bagage culturel, leurs connaissances et leurs convictions seront influencées par cet environnement culturel.

Dès lors se pose le problème du libre arbitre…

   «La notion de libre arbitre, synonyme de liberté, désigne le pouvoir de choisir de façon absolue, c’est à dire d’être à l’origine de ses actes. »

Mais si nous gardons à l’esprit les influences environnementales, est-ce qu’il est possible d’envisager ce libre arbitre ?

Ne sommes-nous pas plutôt fondamentalement « enfermés » dans des fonctionnements qui nous échappent ?

Le libre arbitre ne nous est-il pas retiré au fur et à mesure de notre avancée, au fil des expériences de vie ?

Ne s’agirait-il pas davantage d’une liberté originelle à ne pas perdre ?

Un sujet qui se voudrait libre est sensé pouvoir choisir de lui-même, sans être poussé à l’avance d’un coté ou d’un autre par quelque influence ou cause que ce soit. Si l’individu « choisit », c’est qu’il dispose de plusieurs options et surtout qu’il bénéficie d’un complet contrôle de lui-même. Il se doit d’être « vierge » de toutes influences… Mais est-ce que c’est possible ? Ne devrait-on pas apprendre à identifier clairement l’ensemble de ces influences afin de s’en détacher et de pouvoir assumer dès lors l’intégralité du choix ? La complexité des conditions de vie, les relations sociales, le poids du passé, l’intégration professionnelle, le formatage intellectuel, cette culture imposée ou cette inculture néfaste ne maintiennent-ils pas insidieusement un détournement de l’esprit, une direction donnée ? Les conditions objectives n’enferment-elles pas l’esprit dans un conditionnement subjectif ?

Sur quoi repose la notion de libre arbitre ? N’est-il pas simplement une certaine forme de prétention, un déni de l’enfermement ?

Est-il si évident, par exemple, que nous ayons un contrôle sur nos pensées et nos émotions ? La plupart de nos supposées « actions », ne sont-elles pas en réalité des réactions mécaniques qui répondent à autant de facteurs intérieurs (émotions, préjugés, culture, histoire personnelle…) et extérieurs (les circonstances) que nous ne contrôlons pas ? Et ces supposées pensées ne sont-elles pas toujours la résultante de pensées antérieures, juste la croissance entretenue des entraves ? Le mental peut aussi devenir boulimique. Comme on nous a appris à faire de lui le seul élément capable de trouver les solutions et que l’ego est sans cesse en recherche de sécurité, les pensées deviennent l’unique point de repère. On est couché, prêt à passer une bonne nuit de sommeil, on éteint la lumière et la ronde des idées commence. L’un après l’autre, tous les soucis vont se présenter et le mental va vouloir traiter, penser, échafauder des hypothèses. Alors, on tourne, on vire, on cherche une position pour s’endormir et plus on cherche, moins on trouve. Il n’y a pas d’interrupteur interne. On va lutter contre ces pensées et simultanément en créer d’autres. Un somnifère, compter des moutons, tous les subterfuges finiront par être testés. Aucun progrès évidemment, juste des palliatifs provisoires.

 

Prenons l’exemple d’un arbre au milieu d’une forêt. Bien sûr qu’il continue à pousser et à se dresser vers la lumière mais son environnement influe sur cette croissance. La proximité des autres arbres, le climat, l’intervention humaine, un accident de parcours dans une tempête redoutable. Il n’existe pas de croissance libre.

La multitude des expériences de vie et mon environnement immédiat et même planétaire conditionnent mon évolution. Et l’ensemble de mes pensées n’est qu’un courant agité par cet environnement lui-même.

Si je remonte encore plus loin vers la source ou vers la graine, je n’ai même pas choisi ce que je suis. Je n’ai pas choisi délibérément ma naissance. Est-il envisageable de parler de liberté innée ?

Il ne peut s’agir que d’une liberté qui s’acquiert. Ou plutôt de la désintégration progressive de tout ce qui peut porter atteinte à la liberté qu’il faut gagner...

Disons qu’il n’y a aucune liberté. Mais qu’il est possible au fil du temps d’en acquérir.

Mais en écrivant cela, j’entre déjà dans le domaine des convictions et j’y perds ma liberté de penser… »

 

Un choc immense.   

Il fallait qu’il rentre. Il aurait aimé prendre un avion. On le lui déconseillait pour l’instant. Trop de risques en cas d’urgence. Son train partait à quinze heures trente-neuf. Il ne serait pas à la Godivelle avant la fermeture de l’épicerie. Il devait se contenter pour l’instant de lire l’ouvrage. Et c’était déjà immense. Il réalisa soudainement qu’il était entrain de sourire et il était incapable de retrouver dans sa mémoire la trace récente d’un tel évènement.

Il devait rejoindre la gare. Taxi. Les éternels embouteillages. Il repensa aux routes silencieuses des Monts du Cézallier.

Il s’installa dans le hall d’attente, il prit le livre et scruta de nouveau la photographie. L’épicière… Le regard était toujours aussi intense, aussi profond et lumineux, des lèvres charnues, un sourire éclatant, une joie de vivre communicative. Elle avait de longs cheveux bruns, très fins. Là, au moins, il se permettait de la dévisager longuement.  

 

Son train arriva. Il s’assit dans le compartiment, sortit son ordinateur et l’alluma. Il retourna sur le site de Diane.

Musique et diaporama, des photographies de paysages lointains, des montagnes, des plages, des déserts et des forêts, des villes aussi, des visages d’enfants. Elle avait certainement beaucoup voyagé.

Il parcourut la page d’accueil et cliqua sur un titre de livre. Plusieurs chapitres s’affichèrent. Il se laissa guider par le hasard.

 

 

 INCONNAISSANCE DE SOI. 

« Ai-je un corps ou suis-je mon corps ? »

 

Si je parviens à répondre à la question, il aura bien fallu que j’aille chercher la réponse en moi, c'est-à-dire dans l’antre qui contient ma conscience. Je ne peux concevoir que cette conscience, ou cette raison, soit une entité extérieure que je vais saisir dans mon environnement pour m’en servir. Ma conscience est incarnée. Ma réflexion est inséparable de mon corps, elle y est enracinée comme dans une terre. Mon corps est par conséquent un support, une enveloppe mais il est aussi un « filtre » par lequel toutes les expériences viennent à mon cerveau. Si je peux penser à mon corps, c’est bien parce que je le ressens, je le perçois, j’en reçois également une image. Par contre, il est évident que cette image évolue avec le temps et l’accumulation des expériences. Ce corps n’est pas figé et la conscience que j’en ai fluctue.

Mon corps n’est pas mon être.

Je ne suis pas seulement ce corps, comme une pierre est une pierre, mais je dispose d’une capacité consciente à « m’extraire » de ce corps pour l’identifier. Ma conscience est par conséquent indépendante de ce corps, elle ne lui est pas seulement inhérente, elle n’est pas intrinsèquement englobée, elle a un pouvoir d’auto réflexion. Elle reçoit les informations reçues par le corps, elle les analyse mais elle a en plus la capacité à conscientiser ce processus. J’ai conscience de ma conscience. Elle n’est pas qu’un récepteur comme peut l’être un ordinateur en état de marche, elle a également le pouvoir d’observer l’expérience et  l’expérimentateur. »

 

Un bouleversement cataclysmique. Une envie foudroyante de pleurer de bonheur. Il tourna la tête vers la fenêtre et se laissa hypnotiser par les paysages. Il fallait qu’il se calme. C’était incroyable, stupéfiant, inconcevable. Une coïncidence qui relevait du surnaturel. Et lui revenait de nouveau en mémoire cette invraisemblable envie d’enlacer Diane à sa première apparition, comme s’il venait de retrouver quelqu’un de cher… Cette idée qu’il connaissait déjà le parfum de sa peau. Non, c’était impossible, il ne devait pas perdre pied, il devait se raisonner, c’était juste un hasard inhabituel, un peu surprenant, mais rien d’exceptionnel. Elle était journaliste, elle écrivait des livres, ses textes lui parlaient au cœur…

« Mais, bon sang, tu n’as pas de cœur ! » se fustigea-t-il intérieurement. Arrête tes conneries. Tu vas tomber amoureux, c’est ça ? Et qu’est-ce qui en toi va aimer ? Une pompe artificielle ? Ton cerveau ? Tes intestins peut-être ! »

Une colère soudaine, comme si tout ça prenait une dimension insupportable, l’impression de ne rien contrôler et que la vie l’emportait où elle voulait.

« Et voilà, c’est la vie qui est responsable maintenant. C’est facile comme ça ! Tu deviens neuneu mais ça n’est pas de ta faute. »

Il ne pouvait même pas dire s’il avait réellement aimé Alice un jour, ni même s’il aimait Chloé. Il avait aimé l’argent et le pouvoir, il avait aimé son travail et ne l’aimait plus. Il avait fondamentalement aimé les images de lui-même que ce pouvoir lui procurait. Il n’avait existé que dans ces ersatz de vie artificielle. Qu’est-ce qui avait disparu ? Non pas les thèmes, ceux-là, il les avait identifiés mais le contenant, quel récipient lui avait-on ôté ? Et quel était donc cet amour versatile ? S’agissait-il vraiment de ça ou d’une illusion d’amour ? Son cœur avait-il emporté avec lui la source de ce bonheur ? Mais alors, d’où lui venait désormais cet amour pour le silence, la solitude, les grands espaces ? Et ce désir impétueux de lire ? Ce cœur artificiel ne pouvait délivrer la moindre émotion. Le cerveau avait-il pris le relais ? Mais alors pourquoi lui avait-il fait varier intégralement le chemin emprunté ? Pourquoi ressentait-il cette attirance flamboyante pour Diane ? Était-ce l’étrangeté de son parcours, de journaliste parisienne à épicière dans un coin perdu de France, était-ce la profondeur de ses écrits et de cette démarche spirituelle qu’il avait jusqu’alors totalement ignorée ? Étrangeté… Oui, c’était bien le mot qui convenait. L’étrangeté de ce soi révélé. Comme un immigré qui aurait investi la place. De quel lieu secret venait-il ?   

Une vie artificielle. L’expression s’imposa de nouveau. Un cœur artificiel était venu valider cette réalité. Il pensa soudainement à ces athlètes handicapés, amputés ou frappés dès leur naissance par une malformation incurable. Ils portaient une prothèse, deux parfois et sublimaient leur existence au-delà de l’imaginable. Il avait vu cet athlète sud africain qui participait aux jeux olympiques des valides alors qu’il courait avec deux prothèses. Un reportage, toute sa vie, il avait eu du mal à supporter la vision de ses deux moignons lorsqu’il retirait son harnachement, ce corps tronqué de petit garçon. Et pourtant, de le voir courir, déclenchait en lui une émotion d’une puissance rare.

Il tenta de retrouver les premières émotions qu’il avait éprouvées après la greffe.

La peur ? Elle avait disparu. Les chirurgiens étaient très satisfaits et il devait lui-même faire un effort d’imagination pour se représenter dans sa poitrine ce cœur fabriqué. Il n’y avait que le système électrique extérieur qui lui rappelait sa présence.

La colère ? Elle avait disparu. Le mal était fait, il avait été opéré, il était vivant, il restait à voir la suite.

La dépression, l’abattement, le désespoir au regard d’une vie envolée ? Non, il avait éprouvé un certain soulagement, quelque chose d’inexplicable, comme un naufragé ayant perdu ses proches et tous ses biens, un survivant ayant nagé pendant des jours et des nuits et atteignant enfin le sable d’une plage. Seul au monde, privé de tout. Mais heureux d’être en vie. Incapable même de regarder derrière soi, de chercher une autre trace de vie, le signe d’un semblable. Le champ de ruines dans son dos n’avait plus aucun attrait. Il aurait été incapable de reprendre l’entreprise. Il avait su quelques jours après l’opération qu’il allait tout quitter. Physiquement, matériellement, dans la vie quotidienne. Le chemin intérieur était déjà entamé. Il savait que personne ne le comprendrait. Lui-même n’expliquait rien. C’était comme ça. Une rupture totale.

L’apparition foudroyante de cette conscience. Comme si cette perte de son intégrité physique avait abattu une muraille. Ce corps en action agissait comme un étouffoir, un hallucinogène illimité, une dépendance maintenue, renforcée, volontaire, mais une volonté aveugle, un rêve nourri par l’agitation permise par ce corps auquel il s’était identifié, sans aucun retour sur soi, aucun regard intérieur, une perdition adorée dans un environnement matériel, des valeurs associées à l’élaboration constante d’enluminures. Il s’était abandonné, corps et âme, à sa condition sociale jusqu’à en perdre totalement de vue son existence réelle. Son corps n’était en rien responsable, il n’était qu’un ouvrier auquel avait été attribuée la conduite du chantier et il avait agi en ouvrier modèle. Être le meilleur, être en haut de la hiérarchie sociale.

Quelque chose le gênait dans cette réflexion. Son corps ne pouvait pas avoir d’objectif en lui-même. C’était comme accuser une automobile d’avoir quitté la route. Il y avait nécessairement un conducteur. Mais si ça n’était pas cette conscience dont il jouissait désormais, qui donc pouvait l’avoir aveuglé à ce point, aussi longtemps ?

Diane écrivait qu’il s’agissait d’entités ignorées. 

Il lut encore quelques pages et éprouva le besoin de dormir, comme un explorateur fatigué.

 

Syndicats

Par Le 24/11/2014

RYTHMES SCOLAIRES

Signez la lettre ouverte à Madame Najat Vallaud ­Belkacem, Ministre de l’Education nationale

vendredi 21 novembre 2014 par le Snudi Fo 80

Rythmes scolaires : la situation est alarmante Enseignants, territoriaux, parents : Signez la lettre ouverte (en ligne) à Najat Vallaud-Belkacem ! Tout cela doit cesser !

La Conférence nationale a décidé de communiquer cette lettre ouverte pour information aux associations d’élus, elle a décidé de soumettre cette lettre publique à la signature de tous les personnels, enseignants et territoriaux, et des parents d’élèves.

Signez la lettre ouverte en ligne grâce au formulaire en bas de page ou téléchargez là ici pour la renvoyer à SNUDI-FO Somme, 26 rue Frédéric Petit BP 90723 80 007 AMIENS cedex 1.

Lettre ouverte à Madame à Madame Najat Vallaud ­Belkacem, Ministre de l’Education nationale

Madame la Ministre,

Vous avez reçu le 19 novembre une délégation mandatée par la Conférence nationale pour l’abrogation des décrets Peillon/Hamon instituant la réforme des nouveaux rythmes scolaires, organisée à l’initiative du SNUDI‐FO avec le soutien des fédérations FO des personnels de l’Education nationale et territoriaux, la participation du syndicat CGT Educ’action et un message de la CGT services publics.

250 délégués enseignants et territoriaux participant à cette conférence venus de tous les départe‐ ments, ont établi l’état des lieux précis des conséquences de la réforme des rythmes scolaires généralisée depuis septembre dernier. Il est saisissant : la situation est alarmante !

La situation est alarmante !

Madame la Ministre : la réalité est crue ! Elle va à l’encontre de toutes vos déclarations d’autosatisfaction qui procèdent d’une volonté d’imposer la loi du silence sur les enseignants, sur les personnels territoriaux, mais aussi sur les familles et les élus locaux.

La réalité, c’est que pour tous les personnels, cette réforme entraîne une augmentation de l’amplitude hebdomadaire du temps de travail, la dégradation de leurs conditions de travail, la remise en cause de la gratuité de l’école, de l’égalité d’accès à l’instruction, des règles de sécurité et du respect de la laïcité.

La réalité à laquelle sont confrontés les personnels, c’est le désordre, la confusion scolaire/péri scolaire qui occasionne une perte de repères des élèves, la réquisition des salles de classe et des salles des maîtres par les mairies qui expulsent les PE des locaux et la mutualisation d’office du matériel pédagogique, les refus de temps partiel, la dégradation de l’entretien des locaux scolaires, l’affectation des ATSEM aux animations… et une augmentation de leurs frais professionnels alors que les salaires sont bloqués.

La réalité c’est que cette réforme entraîne pour tous les élèves une plus grande fatigue, réduisant d’autant leurs capacités d’attention et de concentration pour les apprentissages scolaires. La réalité c’est le stress et l’inquiétude des parents d’élèves confrontés à des horaires incohérents et à des enfants perturbés.

Contrairement à ce que vous affirmez...

Madame la Ministre, contrairement à vos affirmations, cette réforme conduit à la disparition des enseignements artistiques et sportifs de l’école publique qui étaient dispensés à tous les élèves.

Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme a conduit à des départs massifs des élèves de l’école publique vers l’école privée pour laquelle cette réforme n’est pas imposée.

Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme conduit à placer les personnels et l’école publique sous la tutelle des collectivités territoriales, notamment pour les horaires. Elle s’inscrit totalement dans la loi de Refondation de l’école et la mise en œuvre de la réforme territoriale.

Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme remet en cause les statuts des personnels comme en témoigne la publication du décret n° 2014‐942 du 20 août 2014 instaurant la flexibilité et l’annualisation du temps d’enseignement des PE, sans garantie de récupération.

Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme conduit à un véritable saccage des principes républicains d’égalité de traitement et de gratuité de l’école publique.

Si vous persistez dans les orientations actuelles, la situation ne pourra qu’empirer en conséquence des orientations de réduction des dépenses publiques décidées par l’État et les collectivités territoriales.

« On n‘en peut plus, on en a assez. Il faut que ça cesse ! »

Madame la Ministre, il faut que cela s’arrête. Les personnels clament haut et fort « On n‘en peut plus, on en a assez. Il faut que ça cesse ! ». L’application des décrets Peillon‐Hamon doit être suspendue, ces décrets doivent être abrogés.

C’est cette situation que la délégation de notre Conférence nationale vous a exposée dans le détail en multipliant les exemples. Votre directeur de Cabinet s’est engagé à examiner plusieurs des situations exposées. Mais sur le fond, vous avez confirmé et maintenu la poursuite de la réforme.

Nous ne pouvons l’accepter. Nous refusons la poursuite des dégâts et le désastre qui se prépare.

Vous ne nous laissez d’autre choix que de reprendre et poursuivre la mobilisation générale, y compris par la grève si nécessaire pour vous contraindre à regarder la réalité et stopper la réforme des rythmes.

http://80.fo-snudi.fr/spip.php?article360

Documents joints

lettre ouverte

21 novembre 2014
Document : PDF
333 ko

Inversion du regard

Par Le 22/11/2014

A coeur ouvert 1                                                          12

Lire, lire, lire. Il n’aurait jamais pensé qu’il y trouverait autant de bonheur. Diane lui avait laissé une pile d’ouvrages. Elle était sortie voir madame Boulard. Gestion du stock et des commandes.

Il avait pris une douche. L’obligation de débrancher la batterie.

Il avait tenté parfois d’imaginer la fin du flux électrique, l’épuisement de la machine dans son poitrail, les premiers cafouillages. Une image qui le troublait durablement.

Il rejoignit le canapé et s’allongea. Quitter les pensées inutiles. Il ne pouvait rien régler dans l’instant. Il en parlerait au cardiologue, ce besoin d’être réconforté.

Il ouvrit un livre.

PLÉNITUDE DE L’UNITÉ

Il aimait ce titre. Un appel au bonheur. Deux, quatre, dix pages…

Il réalisait enfin à quel point le fil des pensées restait linéaire dans la lecture. Pas d’envolées incontrôlées, pas de dérives, pas d’échappées insoumises. Il parvenait à rester inscrit dans la réflexion. Parfois, il arrêtait la lecture, posait le livre sur ses genoux, tentait de fixer les réflexions, d’en garder une trace, une inscription, quelque chose qu’il pourrait retrouver plus tard. Il imaginait sa mémoire s’ouvrir et absorber un nouveau contenu.

« Le mental se construit au fur et à mesure de notre vie et de nos expériences. Par nos cinq sens, nous construisons l’ensemble de notre expérience humaine. Dès la petite enfance, notre mental apprend à saisir l’information, il la catalogue, la range dans des cases, il construit son référentiel. L’impact du monde adulte, parents, enseignants, proches, société, médias, est gigantesque et contribue à un immense formatage. Le mental calcule, argumente, établit des connexions, trouve des raisons (ou en fabrique), s’adapte ;  le mental est une machine formidable pour ce genre de tâches. L’objectif pour lui est de créer une entité individuelle. L’individu s’édifie en fonction des oppositions ou des appartenances qui lui conviennent. Il est d’ailleurs extrêmement performant pour fabriquer des catégories, des groupes, des classes, des repères parfaitement identifiés. Il va sans cesse chercher à accumuler de la sorte des « connaissances » afin de se construire et de prendre forme. C’est son existence même qui est en jeu.

Et c’est là que l’ego prend forme. Il se construit à travers le miroir de l’altérité en se nourrissant des référents du mental.

« L’importance est dans ton regard, non dans la chose regardée », écrivait André Gide.

Il faudrait donc apporter à la chose un regard objectif, libre, épuré. Mais le mental a des références et n’en démord pas.

« L’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur. »

Nous connaissons tous cette phrase de Saint-Exupéry. Mais où est ce cœur ? Ça n’est pas l’organe ou si ça l’est, il existe une partie non fonctionnelle qui n’est pas connue. A moins qu’il s’agisse d’une énergie, à moins qu’il s’agisse d’un émetteur plus vaste que le cœur, une source dissimulée…

Lorsque nous sommes saisis par un coup de foudre, les quelques secondes pendant lesquelles une onde de chaleur nous électrocute, il ne s’agit sans doute pas du mental étant donné qu’il n’a pas eu le temps d’analyser le cas. Il reprend très vite le contrôle, malheureusement. Et dès lors, on ne voit plus, on croit voir ce qui nous convient. Les prochaines désillusions viennent de prendre racine. Le mental vient d’ouvrir l’atelier de poterie dans lequel il va chercher à modeler l’autre à sa convenance, selon ses références.

À moins que la vie nous ait fait un cadeau immense et que le coup de foudre se transforme peu à peu en un ciel lumineux jusqu’à l’infini du temps. »

 

 

 

Il souriait intérieurement. Un bonheur à s’accorder, une confiance à sauver.

« On ne voit bien qu’avec le cœur. » Saint-Exupéry n’aurait jamais imaginé qu’un homme puisse vivre sans le sien, sans même un cœur humain. Diane parlait d’un émetteur plus vaste. Quoi ? Le corps entier ? Le cerveau ? Non, pas le cerveau. D’autres organes n’auraient pas été munis de neurones si tout avait été concentré là-haut. Il y avait autre chose. Pas le cœur, ça au moins, il en était certain. Et si on lui enlevait les intestins ? Qu’en serait-il ? Tout ça était trop limité. Les systèmes scientifiques avaient une vue étroite. Mais alors quoi ?  Et si nous n’étions qu’un récepteur ? Et si nous m’émettions rien du tout ?

 

Il se redressa soudainement et eut un vertige. Il s’adossa, la main sur le front, les yeux fermés.

La force de ce flash. Nous n’étions que des récepteurs. Tout venait de l’extérieur. Sa transformation n’était pas dû au fait que son cœur n’émettait plus rien mais juste que le mental avait perdu une partie de ses repères, que l’identification avait été entamée, partiellement brisée.  Les émotions venaient de l’extérieur, elles nous saisissaient parce que nous étions disponibles et le cerveau les interprétait, il se les attribuait parce que nous avions été éduqués ainsi, l’ego, l’ego, une entité fabriquée de toute pièce, la prétention humaine, l’identification. Oui, c’était ça… Je suis en colère était une affirmation totalement erronée. La colère est en moi parce que je l’ai laissée entrer. Voilà la réalité. Je ne suis pas amoureux. L’amour est en moi. Et il tient à moi de lui offrir une place durable. Rien n’est à moi, tout m’est donné.

Un bonheur immense. Un embrasement. Des bouffées d’amour qui l’envahissaient.

 Des grésillements. L’accélération de son cœur. Non, c’était impossible. Il n’avait pas bougé, les microprocesseurs n’avaient aucune raison de faire varier le rythme cardiaque. C’était inconcevable. Un trouble gigantesque. L’impression qu’il était utopique de vouloir élaborer une explication rationnelle et fiable, définitive, tangible, incontournable. Cette impression incompréhensible d’être envahi par une entité extérieure. 

Il aurait voulu que Diane soit là, il se sentait partir, un malaise, un chaos trop puissant. Il  s’allongea de nouveau et ferma les yeux.

« Calme-toi, calme-toi. Respire. »

Les grésillements s’effacèrent peu à peu.

L’amour n’est pas dans notre cœur, ni dans notre cerveau, il n’a pas de coffre réservé, pas d’antre secret. Il n’émane même pas de nous d’ailleurs. Nous n’en sommes pas les concepteurs. L’amour est partout. Et si nous restons ouverts, il s’invite.       

Il tentait de remonter à la source, de trouver le nœud originel qui libèrerait toutes les révélations. Son cœur avait participé à ce conditionnement épouvantable de l’homme intégré et du Soi désintégré, son cœur avait été un ouvrier attelé à sa destruction. Saint-Exupéry s’était trompé. On ne voit bien qu’avec le cœur relevait d’un monde idyllique, d’un monde qui n’aurait aucune influence, qui ne chercherait pas à s’octroyer les raisons d’aimer. En perdant son cœur, les fondements même de son enfermement avaient été supprimés, non seulement la masse infinie de toutes les données enregistrées dans la boîte noire des émotions vécues mais le récepteur lui-même. Tout n’avait pas disparu puisqu’un seul organe avait été retiré mais il représentait le cœur du système. Bien évidemment.

L’homme avait fait de l’homme son propre prédateur. Nul besoin de guerre. Il suffisait d’éduquer le cœur et tout le reste suivrait, il suffisait d’inculquer les raisons d’aimer, il suffisait de canaliser les émotions, d’identifier les cibles, de laisser croire à la clientèle qu’elle était libre de ses choix, personne n’irait accuser le cœur d’être un traître. Le cœur n’était qu’un disque dur formaté.

Les tenants de la spiritualité et de la libération des esprits seraient sans doute décontenancés d’apprendre qu’il convenait d’enlever le cœur des hommes avant de s’engager sur une voie d’éveil.

Il pensa à tous les implantés qui l’avaient précédé. Il serait intéressant de les retrouver. Une nouvelle espèce humaine. Des hommes sans cœur. Des hommes libres. Défragmentation du disque dur.

Il se sentit fatigué, comme un voyage trop long, un manque de condition spirituelle en quelque sorte.

 Il se laissa partir, respiration lente et profonde, visualisation du flux d’oxygène, jusqu’à l’effacement des dernières pensées…

Des vacances d'Enfer

Par Le 21/11/2014

"Je soussigné Dr G..., docteur en médecine, certifie avoir vu ce jour en consultation Monsieur Ledru Thierry.

Il présente depuis février 2014 un syndrome anxio dépressif marqué.

Dès le 25 février, ma collègue parle déjà dans son dossier de burn out professionnel avec idées dépressives et anxiété généralisée.

Depuis cette date, il a présenté de nombreuses somatisations à type de dysphonies, de migraines ophtalmiques, d'acouphènes, de douleurs abdominales.

Il présente également des lombalgies avec une ossification du ligament jaune interépineux L5S1 et un empirerrement vésiculaire spectaculaire.

Son état de santé se caractérise par des troubles du sommeil à type de réveils anxieux et crises d'angoisses nocturenes. 

En journée, il présente une asthénie nette avec aboulie et anhédonie notable. L'anorexie a abouti à une perte de poids de 4 kilos actuellement. 

Enfin, des idées d'autodépréciation sont présentes sans toutefois d'idées suicidaires, à cette heure.

La prise en charge médicale s'est basée sur le travail psychotérapeutique, la méditation et la sophrologie contrairement aux trois épisodes dépressifs qu'il a déjà présenté depuis l'âge de 25 ans. (Multiples antidépresseurs très mal supportés)

Une prescription d'anxyolitiques a tout de même été nécessaire."


Pour ceux ou celles qui m'imagineraient à me dorer la pilule aux frais de l'Empire (qui empire.)

Des vacances d'enfer...

J'y vois un intérêt malgré tout.

C'est celle du thérapeute que je veux devenir.

Qui donc est le plus à même d'accompagner des patients ?

Celui qui est blindé de connaissances et a toujours vécu à l'abri des miasmes les plus torturants ou celui qui en plus de quelques connaissances diverses, sait, au plus profond de lui, ce que représente la maladie, qu'elle soit d'ordre physique ou psychologique. Le cumul des deux, dans mon cas,  est une bénédiction des Dieux...

Il ne me reste plus qu'à m'instruire. La part émotionnelle, existentielle, morale, physique, tout ça, c'est bon, j'ai mon certificat avec mention spéciale du jury.

Oh, bien sûr, on peut toujours faire mieux. Ou pire. Je vais tenter de m'en passer... 



 

Un beau pays

Par Le 21/11/2014

L'Islande annule (encore une fois) une partie des emprunts immobiliers des ménages

L'Afrique, laboratoire expérimental

Par Le 21/11/2014

LA REFORME C’EST QUOI ?? 
Cette réforme a été mise en page en
1996 par un suisse, un certain Morrisson. Elle sort directement d’un des 39
cahiers de l’OCDE (les cahiers n°13 et 19), organisation de coopération et de
développement économiques regroupant pas moins de 38 pays membres à travers le
monde et autant de pays non membres. 

Les réformes qui sortent des cahiers de l’OCDE sont d’abord testées dans
certains pays avant d’être appliquées dans d’autres pays.
Cette réforme des rythmes
scolaires a été donnée en test aux pays de l’Afrique Francophone de 2002 à 2012
! Au début tout allait bien, les enfants africains pouvaient enfin connaître la
scolarisation...

Au bout de 2 ans, l’OCDE a décidé d’en supprimer le financement et de
transférer cette charge aux villes et villages (bizarre on retrouve les mêmes
faits aujourd’hui en France !). 

Cette réforme appliquée en Afrique obligeait les enfants à rester au sein de
l’école après les temps scolaires pour qu’ils puissent apprendre à travailler
la terre et l’artisanat (cela ressemble étrangement aux TAP et NAP !). 

Cette réforme a paupérisé les pays africains qui ne pouvaient plus faire face
aux dépenses qu’on leur imposait ! Les parents ont déscolarisé l’un après
l’autre leur enfant parce qu’ils ne savaient plus comment faire face
financièrement à la scolarité et aux temps après l’école, devenus onéreux !
(même situation aujourd'hui en France).

Cette réforme a fait un bide total en Afrique ! 

Le président de l’OCDE le sait et en a averti les pays membres en émettant de
sévères mises en garde ! La réaction de L’Allemagne, qui testait également la
réforme, a été rapide pour trouver une solution afin de contrer toutes les
difficultés en rétablissant la journée à temps plein scolaire ! (Difficulté
majeure financièrement pour les familles)
=>Cette réforme oublie
des milliers d’enfants un peu différents des vôtres (vous savez les enfants
atteints de maladie ou porteurs de handicap). Ces enfants sont exclus des TAP
ou NAP car lorsqu’ils sont scolarisés en CLIS le taxi les attendra après le
temps scolaire mais ne reviendra plus une seconde fois après les TAP ! 

Comment feront-ils si un de leur parent n’est pas à la maison à 15h30 ? Où
iront-ils ? Resteront-ils sur le trottoir en attendant le retour des parents ! 

Pour les plus chanceux d’entre eux leur AVS les accompagnera en TAP tout en
sachant que les heures de TAP seront décomptées sur leur temps scolaire ! (pas
de financement pour les encadrer tout au long de la journée !).
=>Cette réforme a
complètement oublié les communes qui n’avaient pas les ressources nécessaires
pour mettre en route les TAP ou NAP parce qu’elles avaient déjà mis en place un
périscolaire…. Les enfants de ces milliers de communes et villes ne bénéficient
donc d’aucune prise en charge après la sortie de 15h30 ceci pendant 45 minutes
jusqu’à leur prise en charge en périscolaire !

Pour les plus chanceux d’entre eux, une simple garderie a été vite mise en
place au sein de l’établissement scolaire…
On est loin de ce
magnifique programme que nous vantaient Messieurs Peillon et Hamon alors
ministre de l’éducation nationale….

Les inégalités sont énormes d’un village à un autre, d’une ville à une autre,
d’un département à un autre ….
=>Avez-vous également
pensé aux animateurs embauchés par milliers pour encadrer vos enfants lors de
ces fameux TAP ? 

Leurs conditions de travail frisent l’esclavagisme : ces animateurs travaillent
3h/semaine donc 12h /mois cela sur 10 mois seulement ! Leur salaire est de
128€/mois pour encadrer jusqu’à 40 enfants à la fois !! 

Plus de droit à la sécurité sociale pour eux car il faut travailler au minimum
60h /mois !

Pas de retraite non plus car ils ne pourront plus valider les trimestres (pas
assez d’heures) 

Combien d’année non cotisées par ce job ?
=>Si nous sommes en accord
avec le fait que des milliers d’animateurs se retrouveront SDF (car avec un
salaire de 128€/mois ils ne pourront pas subvenir à leur besoins),

si nous sommes en accord avec le fait que des milliers d’enfants un peu
différents des nôtres soient oubliés et non tolérés dans les temps d'activités
périscolaires… nous feront partis de ces gens qui valident l’esclavagisme
moderne !

https://www.facebook.com/groups/609556085733767/?fref=nf


Force et Honneur

Par Le 21/11/2014

Ne jamais se renier. Force et honneur. Les épreuves sont des tremplins si tu décides de t'envoler. Emplis-toi de la lumière du matin et cours, cours, saute, dévale, grimpe, pédale, tombe, relève-toi, cours, grimpe, vise les cieux.

Ton coeur se nourrit de ta rage, écoute, écoute, laisse ton sang la porter dans tes fibres, la bave à l'âme, le coeur en feu, les tripes à l'air, vide tout, vide tout, cours, cours, ne t'arrête pas, cours, cours, grimpe, grimpe, ton corps est un tremplin vers les cieux, monte, grimpe, monte, grimpe, ne ralentis-pas, tu la sens la mort, elle est là, elle attend que ta rage s'éteigne, elle attend que ta force s'épuise et que tu t'imagines avoir trouvé la paix, force et honneur, tu craches à la gueule de ta fatigue, et tu éclates de rire, la rage est ta folie et elle te maintient en vie, cours, vole, grimpe, c'est là-haut que tu dois mourir, c'est là-haut que tu t'envoleras. 

P1010628 2

Comment est-ce possible??...

Par Le 20/11/2014

"Attendez vous dans les mois a venir que les salaires des fonctionnaires entre autre ne soient plus payé en temps en en heures ..." 

Les enseignants du 93 payés en bons alimentaires

► A visage couvert, les professeurs de Seine-Saint-Denis estiment que l'Education nationale fait preuve d'un "mépris total" envers eux
► Pour certains, qui n'hésitent pas à parler de honte, ils pourraient ne pas être payés d'ici aux fêtes de Noël

Je me retrouve à demi-traitement sans en avoir été informé...

Comment est-ce possible qu'un gouvernement méprise à ce point le milieu enseignant ? Des oublis, des problèmes d'effectifs dans les bureaux ? 

Non. 

C'est bien plus grave que ça. 

C'est une explosion totale qu'ils visent.

Mais Mme Belkacem a dit que tout allait bien. 

La langue de bois, le mensonge, le mépris, l'indifférence, l'appel à la délation (les enseignants doivent "dénoncer" les parents qui gardent leurs enfants le mercredi), les Mairies qui se retrouvent avec les pleins pouvoirs au regard de l'école...

Ils savent très bien ce qu'ils font.

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