Il y a un an, les profs et les parents d'élèves appelaient à boycotter l'école pour protester contre les nouveaux rythmes scolaires qui désorganisaient totalement les activités des enfants.
Il y a un an, les profs et les parents d'élèves appelaient à boycotter l'école pour protester contre les nouveaux rythmes scolaires qui désorganisaient totalement les activités des enfants.

Voilà les courriers que les familles reçoivent lorsqu'elles choisissent de garder leur enfant à la maison. Personnellement, je n'ai jamais vu ça...Que cela se fasse lorsqu'il y a des absences répétées au regard d'une famille connue pour son désengagement éducatif, c'est déjà une pratique menée avec parcimonie...
Maintenant, c'est SYSTEMATIQUE. Et avec une menace clairement exprimée.
Et il faudrait que je retourne travailler pour ces gens-là ?
Mais bien sûr...
Corps à Coeur est un lieu où les messages du corps sont écoutés et pris en compte. Le corps n’est pas juste un « instrument » ou un « véhicule », je le considère comme un temple ( le temple de l’âme) et aussi comme » le film de votre vie ».
Toutes les émotions que vous refoulez à l’intérieur de vous-même parce que vous ne pouvez pas ou ne voulez pas les verbaliser, peuvent se cristalliser dans différentes parties de votre corps.
Les émotions génèrent des symptômes physiques, par exemple LA PEUR, L’ANGOISSE donnent des palpitations cardiaques, des vertiges, sueurs, tremblements, mains moites.
La colonne vertébrale est aussi un merveilleux terrain d’investigation de toutes nos émotions refoulées ( voir l’illustration ci dessous )
Bien sûr, il ne faut pas généraliser, l’origine d’une douleur peut être tout simplement mécanique, un faux mouvement ou un coup de froid….mais si vous ne trouvez pas d’explications contextuelles, alors essayez d’entrer « en contact » avec ce qui se joue au plus profond de vous.
Pour ma part, j’utilise régulièrement l’ouvrage de Jacques Martel Le grand dictionnaire des malaises et des maladies pour mettre des mots sur les maux…cet ouvrage est une sorte de guide pour comprendre » ce qui se joue » que je pourrais avoir tendance à refouler, ou à ne pas vouloir « regarder »…
En voici quelques extraits :
Maladies du foie : le foie représente les choix, la colère, les changements et l’adaptation.
On peut souffrir du foie quand on ne parvient pas à s’adapter à des changements, professionnels ou familiaux.
Maladies de la vésicule biliaire :
La vésicule biliaire est en rapport avec l’extérieur, la vie sociale, la lutte, les obstacles, le courage.
Se battre. Esprit de conquête.
LA GLANDE THYROÏDE
LES HERNIES
En règle générale : de la détresse implose à l’intérieur et demande à être libérée.
Mais en plus, le lieu où siège l’hernie indique son message émotionnel de manière plus précise et complémentaire :
Hernie inguinale : (dans l’aine) : difficulté à exprimer sa créativité, secret que l’on renferme et qui nous fait souffrir. Désir de rompre avec une personne qui nous est désagréable, mais avec laquelle on se sent engagé ou qu’on est obligé de côtoyer. On aimerait sortir, s’extirper de cette situation.
Hernie ombilicale : nostalgie du ventre de la mère où tout était facile et où se sentait totalement en sécurité. Refus de la vie.
Hernie discale : conflit intérieur, trop de responsabilité, sentiment de dévalorisation, ne pas se sentir à la hauteur de ce qu’on attend de nous, projets et idées non reconnus. La colonne vertébrale représente le soutien.
Besoin d’être appuyé, soutenu, mais difficulté ou impossibilité de demander de l’aide.
Hernie hiatale : se sentir bloqué dans l’expression de ses sentiments, de son ressenti.
Refouler ses émotions.
Tout vouloir diriger, ne pas se laisser porter par la vie mais la contrôler.
LES GENOUX
Douleurs aux genoux, genoux qui flanchent, genoux qui craquent, douleurs aux ménisques : refus de plier, de se « mettre à genoux » (de se soumettre) de céder, fierté, ego, caractère inflexible ou au contraire, on subit sans rien oser dire, on s’obstine, mais nos genoux nous disent que nous ne sommes pas d’accord avec cette situation.
Les maladies LA PEAU, eczéma, acné, psoriasis
Les maladies de peau ont très souvent, à l’origine, un conflit de séparation mal géré, une séparation mal vécue, soit par la mère, soit par l’enfant, ou la peur de rester seul et un manque de communication.
Séparation aussi envers soi-même : dévalorisation de soi vis-à-vis de l’entourage. Porter trop d’attention à ce que les autres peuvent penser de nous.
Eczéma :
Chez les enfants, l’eczéma peut résulter d’un sevrage trop rapide ou d’une difficulté de la mère à accepter que son enfant ne soit plus « en elle ». Sevrage de l’allaitement ou reprise du travail de la maman et culpabilité non exprimée, mais que l’enfant ressent et somatise ainsi.
Querelles ou tensions dans la famille, que l’enfant ressent. Insécurité.
Acné : manière indirecte de repousser les autres, par peur d’être découvert, de montrer ce qu’on est réellement, parce qu’on pense qu’on ne peut pas être aimé tel que l’on est. Puisqu’on se rejette, on crée une barrière pour que les autres ne nous approchent pas.
Psoriasis : personne souvent hypersensible qui n’est pas bien dans sa peau et qui voudrait être quelqu’un d’autre. Ne se sent pas reconnue, souffre d’un problème d’identité. Le psoriasis est comme une cuirasse pour se défendre.
LES BRAS : Il y a de nombreuses causes émotionnelles liées aux douleurs et aux problèmes de bras.
Les bras sont le prolongement du coeur et sont liés à l’action de FAIRE et de RECEVOIR, ainsi que l’autorité, le pouvoir.
Les douleurs aux bras peuvent être liées à de la difficulté à aimer ce que je dois faire. Se sentir inutile, douter de ses capacités, ce qui amène la personne à se replier sur elle et à s’apitoyer sur ses souffrances.
les douleurs des ÉPAULES
LES ÉPAULES : c’est ce qui PORTE. Les épaules portent les joies, les peines, les responsabilités, les insécurités.
Le fardeau de nos actions et tout ce qu’on voudrait faire, mais qu’on ne se permet pas, ou qu’on n’ose pas…
On se rend responsable du bonheur des autres, on prend tout sur soi, on a trop à faire, on se sent écrasé, pas épaulé, pas soutenu.
Épaules rigides et bloquées : blocage de la circulation de l’énergie du coeur, qui va vers l’épaule, puis vers le bras, le bras donne (le bras droit) et reçoit (le bras gauche).
Ce blocage d’énergie est souvent retenu dans une articulation ou un tissu (capsulite, bursite).
L’énergie doit circuler du coeur vers les bras pour permettre de FAIRE, de réaliser ses désirs.
On porte des masques, on bloque ses sentiments, on entretient des rancunes (douleurs dans les trapèzes, surtout à gauche). parfois envers soi-même.
On paralyse ses épaules pour s’empêcher d’aller de l’avant, de faire ce qu’on aimerait vraiment. On prend le fardeau sur soi plutôt que d’exprimer ses demandes et ses ressentis, de peur de mécontenter l’autre.
Difficulté ou impossibilité à lever le bras : conflit profond avec sa famille, difficulté à voler de ses propres ailes.
Essayez de modifier, clarifier ou de lâcher-prise par rapport à la situation qui vous perturbe. « Le mal a dit » = votre douleur essaie de vous dire quelque chose, de vous signaler que quelque chose perturbe l’harmonie en vous, d’attirer votre attention sur quelque chose à changer dans votre vie.
(Sources : livres de Lise Bourbeau, Jacques Martel, Claudia Rainville et Philippe Dransart)
Reconnaissez et acceptez ces émotions, si vous les éprouvez, mettez des mots dessus, acceptez votre ressenti.
Une fois les émotions négatives reconnues, acceptées et évacuées, le corps peut cesser de vous envoyer ce message de « mal a dit. »
http://analysetransactionnelle.fr/les-concepts-de-base/les-positions-de-vie/
Eric Berne a émis l’hypothèse que le jeune enfant « possède déjà certaines certitudes sur lui-même et le monde qui l’entoure (…), certitudes qu’il va sans doute conserver tout au long de sa vie et que l’on peut résumer comme suit : je suis ok ou je ne suis pas ok, vous êtes ok ou vous n’êtes pas ok »2.
La position de vie est la valeur que je me donne à moi-même et aux autres, l’idée positive (que l’on nomme ici ok et que l’on symbolise par un +) ou négative (que l’on nomme non ok et que l’on symbolise par un -) que j’ai de moi, des autres et du monde.
Il y a donc quatre positions de vie :
La position +/+ : je me respecte et je vous respecte, je vous accepte tel que vous êtes, j’ai conscience de ma valeur et de la vôtre : nous sommes égaux. Cela implique que je considère ce que vous me dites, que je vous parle d’une manière adulte, que j’envisage notre rapport sous l’angle de la coopération et du partage.
La position -/+ : c’est une position qui se traduit par une dévalorisation de soi, l’autre ou les autres sont beaucoup mieux que moi, ils y arrivent mieux, ils sont heureux, et je ne le serai jamais… : c’est une position dépressive que Gysa Jaoui3 résume ainsi : « Je ne vaux pas grand-chose, n’importe qui vaut plus que moi« .
La position +/- : ici je pense que je vaux mieux que toi/les autres, cela se manifeste de deux façons différentes : soit j’envisage l’autre de manière condescendante « Mon pauvre, tu n’es pas capable d’y arriver, laisse je vais le faire« , soit je l’envisage d’une manière hautaine voire agressive « T’es trop nul, t’es un incapable, pousse-toi de là que je le fasse » ou « T’es trop nul, fais comme je te dis et pas autrement« . C’est une position de dévalorisation ou de domination, d’arrogance vis-à-vis de l’autre.
La position -/- : ou selon Gysa Jaoui, « Je ne vaux rien et vous non plus« , peut être la position adoptée par un enfant dont les parents lui ont fait comprendre qu’il n’était pas le bienvenu, qui a grandi dans un milieu difficile et qui n’attend rien de personne. Il a une image de lui-même et du monde négative. À l’extrême, ce type de position peut amener vers le suicide ou l’asile.
L’adolescence est un passage douloureux pour certains. Pour Pauline, 16 ans et amatrice de dreadlocks, cela va prendre la forme d’une révélation. En effet, Karine, la mère de la jeune fille a décidé d’emmener cette dernière en balade. Une promenade en pleine nature durant laquelle Pauline devra découvrir et faire face à un secret sur elle-même : non, elle ne sera jamais noire. Reportage
Une perte d’identité
La mère et la fille marchent main dans la main le long de l’étang de Villeneuve-lès-Maguelone dans l’Hérault où elles habitent. Michel, le mari de Karine et beau-père de Pauline est resté à la maison. Il préfère « laisser les deux filles entre elles » comme il dit. Elles parlent entre elles rigolent, évoquent le lycée où est scolarisée l’adolescente. Avec espièglerie elles discutent ensuite d’Alexis, le petit copain de Pauline. Les deux promeneuses sont complices.
Puis après un moment de flottement, vient cet instant autour duquel Karine a construit toute cette promenade. Elle s’adresse à sa fille : « Ecoute Pauline : tu ne seras jamais noire. Tu ne seras même jamais aussi cool qu’un homme ou une femme noire. Tu es blanche et ça craint. Il va falloir faire avec, assumer ça.» Et la mère bienveillante d’enchaîner : « Car plus qu’être soi-disant branchée grâce à des dreadlocks, ce qui compte Pauline, c’est que tu saches qui tu es vraiment. Et là en l’occurrence c’est d’une petite fille blanche pas très jolie dont je parle. »
Après ce discours de vérité, la jeune fille encaisse l’information non sans embarras mais semble malgré tout l’intégrer avec calme. C’est un profond traumatisme identitaire qui vient de se dérouler à l’intérieur d’elle. Pour Pauline c’est probablement un long travail sur soi qui commence. Un travail sur l’image qu’elle a d’elle-même, peut-être via une thérapie. Ce chemin difficile, elle ne le fera pas seule comme lui explique sa mère qui tient à lui assurer son soutien : « Tu peux compter sur moi et ton père pour te rappeler à chaque fois que tu en auras besoin qui tu es, te rappeler qu’au grand jamais tu ne seras une rastafari jamaïcaine. »
D’autres vérités
Après le choc de la nouvelle, Karine et sa fille rentrent à la maison. Le dîner du soir se déroule dans une légère tension puis Pauline part s’enfermer dans sa chambre comme d’habitude. Mais ce soir, le dernier album de Tryo ne se fait pas entendre à travers la porte de la jeune fille. Sa mère, elle, est partagée entre soulagement et inquiétude : « Je lui ai laissé une tondeuse et des ciseaux sur son lit. J’espère qu’elle comprendra… En tout cas je suis contente qu’elle ait accueilli cette nouvelle avec maturité. Si vraiment elle l’assimile sereinement, alors peut-être dans un futur proche, avec son père, nous pourrons lui parler du fait qu’elle n’était pas vraiment désirée. »
Le Gorafi
Illustration : iStock / JMWScout
http://www.legorafi.fr/2013/01/22/amatrice-de-dreadlocks-sa-mere-lui-apprend-quelle-ne-sera-jamais-noire/
Paris – Alors que de nombreux experts doutaient qu’il existât des points positifs dans l’action de François Hollande, un rapport du CNRS arrive à point nommé. Selon celui-ci, il y aurait plusieurs, voire de nombreux, points positifs ou approchant dans le bilan de ce mi-mandat. Analyse.
« On a découvert des choses intéressantes. Je ne choisirai pas le mot positif, mais disons plutôt pas trop mauvais en fait » commente une des chercheurs. Le nombre exact de points positifs était toujours inconnu mais les chercheurs affirment en posséder plusieurs. « On en a, oui je peux vous l’assurer. On a des dates, et même des lieux. On a aussi des témoins qui ont réussi à nous confirmer cela » ajoute-t-elle, précisant que certains avaient refusé de témoigner à visage découvert. « Ils ont peur pour leur vie, on peut les comprendre. Pouvoir dire que François Hollande a fait quelque chose de bien, un jour, quelque part, c’est très dur à porter ».
Le CNRS lance aussi un appel aux témoignages anonymes. Des témoignages qui viendraient corroborer leurs recherches et prouver que François Hollande a effectivement fait des choses positives, un jour, durant son mandat. « Si vous avez été témoin de quelque chose de positif de la part de François Hollande, de son Premier ministre ou d’un membre du gouvernement, ne restez pas seul, parlez-en autour de vous et appelez-nous » ajoute un responsable. Un numéro vert devrait ouvrir permettant de récolter ces témoignages cruciaux.
Dans l’immédiat, les chercheurs font preuve de prudence et ont choisi de rester vague. À la fois en attendant de vérifier les résultats de leurs travaux et le temps aussi de mettre à l’abri les familles des témoins. Car plusieurs députés UMP ont demandé de leur côté une expertise d’un laboratoire indépendant et mettent en doute ces témoignages. « Des personnes désespérées, tristes et en manque de publicité, prêtes à tout pour attirer l’attention ».
La Rédaction
Angleterre – Encouragé par une première fusion nucléaire dans une école réalisée par un jeune de 13 ans, un autre jeune anglais a tenté de devenir le plus jeune scientifique à réussir une fission nucléaire dans le cadre de travaux organisés par son école.
L’expérience semble avoir été un succès, l’énergie dégagée par la fission des noyaux atomiques lourds a en effet aussitôt créé un panache de fumée imposant en forme de champignon au-dessus de la ville de Bradford (Yorkshire de l’Ouest). Au même moment, tous les moyens de communication avec la partie de la ville où se déroulait l’expérience ont hélas été coupés, rendant difficile le compte rendu des témoins encore vivants sur place. La police a noté aussi une centaine de départs de feux simultanés dans le quartier et une disparition totale des bâtiments et habitations dans un rayon de cinq cent mètres autour de l’école, désormais occupée par un cratère de plusieurs mètres de profondeur. « La présence de ce nuage caractéristique indique clairement que le jeune homme a probablement réussi son expérience » annonçait pour sa part un comité d’experts, même s’il temporise cependant. « Bien sûr, il va falloir attendre quelques semaines que la radioactivité baisse dans l’épicentre pour faire des mesures et valider tout cela ». La précocité et l’intelligence du jeune homme ont été soulignées par la presse anglaise affirmant qu’il avait sans doute vu ses atomes vaporisés et éparpillés dès les premiers instants de l’explosion atomique.
La Rédaction
"La notion de développement personnel a des significations différentes selon qu'elle est utilisée par des psychanalystes, des promoteurs de techniques New Age, certains courants du coaching, les éducateurs et spécialistes du travail, telle que l'Organisation internationale du travail (OIT), qui l'incluent dans les buts de l'enseignement supérieur et du travail décent1. Les objectifs du développement personnel peuvent ainsi renvoyer à la connaissance de soi, à la valorisation des talents et potentiels3, à l'amélioration de la qualité de vie, à la réalisation de ses aspirations et de ses rêves, etc. Ainsi, pour la revue Sciences humaines, "les techniques de développement personnel visent à la transformation de soi: soit pour se défaire de certains aspects pathologiques (phobie, anxiété, déprime, timidité), soit pour améliorer ses performances (mieux communiquer, gérer son temps, s'affirmer)."
Wiki

Développement personnel...
C'est une expression étrange finalement.
Que l'on conçoive que le développement de l'individu soit une nécessité, je l'admets aisément mais que l'expression le limite à une dimension personnelle me gêne.
Si je pense aux Indiens Kogis de Colombie, je n'imagine pas chez eux l'idée d'un développement UNIQUEMENT personnel mais bien davantage et de façon prioritaire l'établissement et le développement d'une osmose collective.
Je ne suis pas persuadé en fait que cette idée soit véritablement présente dans la notion de développement personnel dans les sociétés occidentales.
De quoi s'agit-il finalement?
Je suis allé lire divers blogs sur le thème et je trouve principalement des articles parlant de conscience de Soi, d'ego, de l'instant présent, de la réussite, souvent de coaching d'ailleurs..., des relations amoureuses dans le couple, le bien-être dans le travail, la gestion des conflits relationnels, professionnels, le moyen de s'en protéger, toujours cette idée que tout développement personnel est destiné à se recentrer, à se maintenir en état dans une bulle protectrice...ou dans le cadre de relations limitées (familiale et professionnelle)
Qu'en est-il de la plénitude et de la conscience de l'Univers du Vivant, de la conscience de la Vie, du partage de notre existence avec nos semblables, humains, animaux, plantes, l'ensemble de la Nature.
Ce développement personnel n'a-t-il pour seul horizon que cette dimension individualiste, ce bien-être rassemblé sur Soi...Mais s'agit-il dès lors du Soi ou d'un Moi qui cache son jeu ?
Je me demande si ce travail intérieur a une réelle incidence sur le monde, si cette évolution spirituelle qu'on ne peut nier chez les gens qui s'y astreignent, a des conséquences positives sur leur environnement.
Je n'aime pas ce mot "environnement" d'ailleurs. Je ne considère pas le monde comme un environnement et je perçois ce terme comme une véritable rupture. Si je vois le monde comme un environnement, cela signifie que j'en suis séparé, que j'existe indépendamment de lui, que je suis une entité ne répondant pas à sa réalité intrinsèque et que je possède un pouvoir particulier qui me confère le droit de considérer le monde comme m'entourant...On n'est pas loin de la notion archaïque de la religion voyant la Terre au centre de l'Univers jusqu'à ce que Galilée s'élève...
Non, nous ne sommes pas des entités particulières entourées chacune par le monde. Nous faisons partie de ce monde et nous sommes constitués tout comme lui par une énergie créatrice. Dès lors que nous considérons le monde comme un "environnement", nous cherchons à renforcer cette identification qui nous rassure, qui nous nourrit depuis que nos imbrications familiales nous ont amenés à prononcer ce fameux "moi" qui nous sert essentiellement de tuteur...
Est-ce que le développement personnel auquel je m'astreins ne devient pas dès lors une entrave à cette ouverture et cette conscience ultime de ce Tout, à cette dés-identification nécessaire ? N'y a-t-il pas un risque d'enfermement dans une rupture intellectuelle ? Est-ce que ce blog suffit à m'absoudre ?
J'ai la chance immense de pouvoir encore user de mon potentiel physique pour plonger au coeur des montagnes. Elles ne sont pas un environnement naturel, elles sont l'image de la puissance créatrice, l'image qui me bouleverse, celle qui contient une partie immense de ma vie. Et lorsque je plonge en altitude, lorsque des heures de marche sont passées, ça n'est pas "moi" qui marche mais une vie insérée dans une enveloppe éphémère, au contact de toutes les vies similaires qui vibrent sur des tempos particuliers. C'est la seule différence. Le tempo de la vie insérée. L'herbe, un arbre, une fleur, un aigle, une sauterelle, une marmotte, une vie insérée dans un tempo particulier. Nous sommes des vies reliées par des musiques qu'il faut écouter dans le silence des montagnes.
Le développement im-personnel me semble contenir une voie spirituelle qui permet de s'extraire de ce Moi, "aussi développé" soit-il, de s'extraire des techniques et des identifications ("je suis thérapeute...")
Non, Je suis. Ce qui signifie à mes yeux que ce "Je" porte en lui une Vie qui le relie au Vivant. Ce "Je" n'est pas vivant pour lui-même mais pour la totalité du Vivant. Dès lors, s'astreindre à entrer en Soi par diverses méthodes ne reste qu'un enfermement si ce cheminement ne reste pas ouvert... Ouvert sur la contemplation du ciel.
Le développement personnel est un regard tourné vers l'intérieur.
Le développement im-personnel est un cheminement ouvert sur les horizons naturels; dans l'humilité de notre création parmi des milliards d'autres...

Je me demande si la meilleure méthode thérapeutique n'est pas simplement d'aller marcher, pendant des jours, des mois, des années, sans aucun but...Entrer dans l'absence au coeur du Monde pour être en Présence avec Soi.
Au tout début de la séance, demander au patient quelle est la limite qu’il ressent en lui, quelle croyance, quel comportement répétitif, quelle image de lui ou de son vécu, quelle peur le freine, le bloque, le limite…(peur, tristesse, culpabilité, angoisse, colère, désespoir, rancœur…)
SOPHRONISATION
Training autogène, tension-détente, respiration, scanner visuel intérieur…
CANAL DU TEMPS
Remonter vers la source inconsciente.
LA LIMITE
Inviter le patient à penser à « sa » limite.
Appeler cette limite à l’intérieur de soi.
La localiser.
La représenter : poids, forme, matière, texture, chaleur…
Enfin, extraire, si possible, cette « matière » et la poser devant soi.
L’extraire et la visualiser devant lui, va permettre au patient de travailler en « dissocié. » La limite est hors de lui, il peut l’observer, la personnifier et donc intervenir sur elle.
DIALOGUE
-Demandez à cette limite depuis combien de temps elle existe ?
Suite à quel évènement ?
Avec qui ?
Est-ce que cela a été transmis ?
Par qui ?
Demandez-lui quelle était son intention positive au départ ?
Savez-vous obtenir cela par un autre moyen aujourd’hui ?
Si non, pouvez-vous imaginer une autre manière de faire ? (3 façons différentes)
Avez-vous encore besoin de cette limite ?
Êtes-vous d’accord pour vous en séparer ? »
VISUALISATION
La « matière » limitante est déposée.
La remercier de s’être dévoilée. (Ni rancœur, ni colère, juste de la bienveillance)
Mettre la « matière » limitante dans un courant aérien ou liquide, une rivière par exemple, et la regarder s’éloigner.
Remplacer cet espace en soi par une forme nouvelle.
« Une porte s’est ouverte qui ne se refermera jamais. Cette libération se diffuse jour après jour, respiration après respiration, dans chaque cellule de votre corps pour le reste de votre vie. »
DÉSOPHRONISATION
Longues inspirations, mouvements des doigts, contractures musculaires volontaires…
Ouvrir les yeux.
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Mads Gilbert, l’urgentiste norvégien de 67 ans, considéré comme un héros dans son pays et par un grand nombre de Palestiniens, ne pourra plus jamais se rendre à Gaza pour sauver des vies, comme il l'a fait cet été durant plus de 50 jours à l'hôpital d'Al-Shifa.
Le médecin Gilbert a été empêché de s'y rendre le 1er octobre dernier, alors qu'il rejoignait l'équipe médicale de l'hôpital pour apporter de nouveau son aide, comme il le rapporte sur le site norvégien The Local :
Quand nous sommes arrivés à la gare frontière d’Erez, des soldats israéliens m’ont dit que je ne pouvais pas rejoindre la bande de Gaza
L'urgentiste possédait pourtant des permis d'entrées et de sorties multiples, invité par le Ministre palestinien de la santé, et sur recommandation de son hôpital norvégien.
Pour justifier cette interdiction d'entrer dans la bande de Gaza, les autorités israéliennes invoquent des "raisons de sécurité". C'est du moins ce que rapporte un email de l'ambassade de Norvège à Tel-Aviv, qui s'était chargé de se renseigner sur l'affaire, après le blocage du médecin en octobre.
Par la voix de son Secrétaire d'Etat, Bård Glad Pedersen, la Norvège conteste cette interdiction et demande à l'Etat Hébreu de revoir sa décision :
Nous avons demandé à Israël de changer sa décision. La situation humanitaire à Gaza est toujours difficile et nécessite la venue de personnels de santé
Dans une interview à la BBC, le médecin affirme qu'il n'a pourtant jamais violé les lois israéliennes durant ses séjours sur place, mais estime que cette décision est liée aux critiques qu'il a formulées à l'encontre d'Israël.
Mads Gilbert n'est pas résolu à accepter la décision de l'Etat Hébreu ; il a déclaré ce vendredi à The Middle East Eye qu'il n'était "pas question qu'il ne retourne pas à Gaza pour effectuer son travail médical de solidarité".
This is not about me. It's about the Palestinian population now being punished for my political views
Qui est Mads Gilbert pour être interdit de fouler le sol palestinien à vie ?

Le Docteur Mads Gilbert est chef du département de médecine d’urgence du centre hospitalier universitaire North Norway (UNN), Professeur de médecine d’urgence à l’Université de Tromso, ainsi qu'urgentiste bénévole à Gaza.
Lors de l’opération Plomb Durci(2008-2009), Mads Gilbert et son collègue Erik Fosse étaient les deux seuls européens autorisés à travailler dans la bande de Gaza pour secourir les blessés. Ils avaient à l’époque dénoncé l’usage de la bombe DIME par les autorités israéliennes :
A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense Inert Metal Explosive
Plus récemment, durant la dernière opération israélienne dans la bande de Gaza "Bordure protectrice", l'anesthésiste s'est vivement indigné des pratiques de l'armée israélienne, alors qu'il gagnait en notoriété dans le monde entier pour ses services à l'hôpital d'Al-Shifa.
En juillet, il co-signait une lettre controversée publiée dans le journal médical Lancet, qui accusait Israël de viser délibérément les femmes et les enfants palestiniens dans ses tirs et de commettre un massacre à l’encontre du peuple palestinien, ainsi qu'une pétition qui récolta plus de 20.000 signatures.
De sa lettre ouverte qu'il rédigeait comme un cri du coeur le 20 juillet dernier en plein chaos de l'opération "Bordure de protection", ces quelques mots adressés directement à Barack Obama ont connu un échos retentissant, notamment sur les réseaux sociaux :
M. Obama, avez-vous un cœur ?
Je vous invite, passez donc une nuit, juste une, avec nous à Shifa. Déguisé en nettoyeur peut-être.
J’en suis convaincu à 100 % : cela changerait l’Histoire.
Mads Gilbert n'est donc pas seulement un médecin norvégien. Il est également un témoin de première zone, un militant qui s'assume et qui critique très ouvertement l'Etat hébreu.
JE VIENS DE LE COMMANDER...Impossible de me détacher du sujet en fait...

Une nouvelle livraison de « Manière de voir »
Feu sur l’école, et plus précisément double feu, puisque l’école républicaine doit simultanément faire face à deux dangers : le premier est de reproduire les inégalités qu’elle a pour ambition de réduire ; le second consiste en une privatisation rampante dénaturant sa mission de service public. L’impressionnant dossier que livre ici Manière de voir (1) pourrait d’ailleurs avoir pour titre « Feu(x) sur l’école », puisqu’il s’agit d’éclairer de lumières vives les menaces qui pèsent sur notre système éducatif, pour en réaffirmer la vocation émancipatrice. Non sans relativiser la situation française à l’aide de reportages dans d’autres pays (Etats-Unis, Finlande, Egypte, Japon...).
D’emblée sont récusées deux approches courantes. L’une fait de l’école en tant que telle « le » problème (comme si la situation scolaire ne provenait pas des multiples failles sociales qu’elle reflète) ; l’autre voit en elle « la » solution (on ne saurait résoudre par le système éducatif les contradictions qui sont d’abord celles du système socio-économique).
Il importe alors de revenir au constat établi dès 1970 par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron : en dépit de l’« illusion méritocratique » (l’école serait une institution autonome où règnerait l’égalité des chances), le système éducatif demeure un lieu de reproduction des inégalités. Le dispositif des filières, la question de la carte scolaire et de ses contournements suffisent à montrer comment la sélection des meilleurs établissements par certaines familles s’accompagne d’une « ségrégation » dont pâtissent les autres. Méconnaître l’inégale répartition du capital économique, culturel et social du public scolaire serait en légitimer l’injustice. Les chiffres confirment cette inégalité citoyenne : 55 % des enfants d’ouvriers ou employés sont bacheliers, contre 84 % des enfants de parents aisés. On notera toutefois que l’écart s’est sensiblement réduit, ces pourcentages étant de 8 % et 59 % il y a quarante ans. Il faut le souligner afin de ne pas désespérer la collectivité enseignante qui croit en son métier.
On pourrait débattre des limites de ces statistiques. Les échecs trop commodément imputés à l’école ne sont-ils pas aussi liés au rouleau compresseur médiatico-publicitaire qui traque sans fin, pour le décerveler, le « cerveau disponible » des enfants ? La consommation béate érigée en bonheur suprême, les modèles d’existence axés sur l’argent facile (stars, sportifs, traders), et autres formes d’opium médiatique dont on ne mesure jamais l’effet délétère, contrecarrent la lente structuration des esprits dont est chargé le système éducatif. De sorte qu’à décrier les mérites de l’école publique, on peut prêter le flanc aux adeptes de la privatisation : « Peu à peu, la critique de l’école se mue en critique des principes mêmes de l’école, de sa finalité, de ses moyens », lit-on dans ce numéro.
L’emprise croissante du privé fait l’objet du deuxième éclairage de cette livraison. Depuis plus de dix ans, l’idéologie entrepreneuriale pénètre de ses mots le discours de l’éducation nationale. Les « objectifs » scolaires, les « compétences » à acquérir, les « autonomies » supposées libératrices ne visent qu’à fortifier l’employabilité, la compétitivité, le « capital humain » (ô Socrate !) de futurs travailleurs d’autant plus dociles à l’ordre néolibéral qu’ils s’y vivront eux-mêmes comme des produits devant se vendre, ou de microentreprises ayant vocation à s’autoexploiter…
Ainsi dûment formés, les super-employés de demain (heureux rescapés du chômage) auront pour loisir la liberté de s’éclater dans l’hyperconsommation. Les marques les y préparent en pénétrant elles aussi l’école, au noble motif d’aider les futurs citoyens à bien conduire, bien manger, bien gérer, bien penser… De sorte qu’il n’est plus nécessaire de supprimer le « service public » nommé éducation nationale. Il suffit de le vider des fonctions essentielles de l’école émancipatrice, à savoir : socialiser l’enfant, l’ouvrir à tout ce qui diffère de son milieu originel, le faire grandir dans la maîtrise de ses pulsions, exercer sa capacité de pensée critique, l’initier à la véritable culture, qui est à la fois compréhension du monde actuel et accès à ce passé vivant nommé civilisation.
Ces voies de l’émancipation sont largement explorées dans la dernière partie de cette livraison, qu’illuminent — entre autres articles — l’exemple du modèle égalitaire finlandais et l’inspiration de Paulo Freire, pour qui émancipation et enseignement sont liés.
François Brune
« Manière de voir » n° 131 — Octobre-novembre 2013
Sait-on encore ce qu’on attend de l’école ? Qu’elle résolve les maux de la société, face auxquels les dirigeants politiques se disent impuissants ? Qu’elle fournisse aux entreprises des salariés « compétents » ? Ou, plus simplement, qu’elle se concentre sur sa mission initiale : former des citoyens critiques ?
Numéro coordonné par Renaud Lambert et Allan Popelard
Lire le compte rendu de ce numéro, paru dans Le Monde diplomatiqued’octobre 2013, par François Brune.
Ni le problème ni la solution
Renaud Lambert et Allan Popelard

Aux yeux de l’éditorialiste américain Nicholas Kristof, cela ne fait aucun doute : la mesure qui, aux Etats-Unis comme ailleurs, contribuerait le plus à réduire les inégalités sociales serait d’« améliorer l’éducation ». Parmi les dirigeants politiques, les intellectuels en vue, les « experts » en tout genre qui peuplent les plateaux de télévision, l’analyse est largement partagée : les connaissances acquises sur les bancs de l’école offriraient le plus solide remblai pour combler le fossé séparant dominants et dominés.
Et si c’était tout le contraire ? Et si, plutôt que de les atténuer, le système d’enseignement contribuait à consolider les hiérarchies qui structurent la société ?
« Les idées dominantes d’une époque n’ont jamais été que les idées de la classe dominante. » L’observation de Karl Marx et Friedrich Engels pourrait s’appliquer à l’école, tant la méritocratie sur laquelle repose le système scolaire épouse les caractéristiques de la culture bourgeoise. Indépendamment des efforts et des convictions du personnel enseignant, cette institution masque les déterminants de la réussite : l’inégale répartition du capital économique, culturel et social. Et, au prétexte de promouvoir les « méritants », légitime une injustice. Car ce sont les fils et filles de bonne famille qui obtiennent les diplômes les mieux valorisés et qui accèdent aux positions de pouvoir.
Tout commence par le code postal
Jean-Christophe François et Franck Poupeau
Apprendre à lire, toute une histoire...
Jean-Pierre Terrail
Des menottes pour les élèves new-yorkais
Chase Madar
En Egypte, des classes en quête de révolution.
Warda Mohamed
Le sexe des sciences
Ingrid Carlander
Un tableau noir dans les salons américains
Julien Brygo
« Tu seras Pelé, Zidane, Maradona » ou... rien
Johann Harscoët

« Autonomie », « projets », « objectifs », « compétences »… En matière d’éducation, le vocabulaire utilisé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sonne étrangement. Emprunté aux pédagogues du début du XXe siècle les plus opposés à la transformation capitaliste de l’école, il sert aujourd’hui à justifier la libéralisation des systèmes éducatifs et à édifier cette « nouvelle école » que l’obsession du privé semble le mieux caractériser.
Accélérant le rythme de cette métamorphose, les politiques d’austérité pourraient fournir l’occasion de réaliser le projet dont tant de conservateurs rêvent encore : privatisation, marchandisation et conversion de l’école en « annexe » de recrutement des entreprises. En mettant les salariés en concurrence, la société libérale incite parents et élèves à adapter leur conduite — parfois au prix d’un lourd endettement — en portant leur choix sur les établissements et les filières débouchant sur les titres scolaires les plus facilement monnayables sur le marché du travail.
Privé des moyens de remplir sa mission, le service public de l’éducation se trouve dégradé, délégitimé, tandis que croît la souffrance d’enseignants désireux d’œuvrer à l’émancipation collective et que prospèrent les entrepreneurs scolaires…
Devant une telle offensive, les appels à la « sanctuarisation » font figure de vœu pieux : comment l’école pourrait-elle se constituer en îlot de coopération au beau milieu d’un océan de compétition ?
Comme si l’école était une entreprise...
Christian Laval et Louis Weber
Décentraliser l’éducation pour mieux la privatiser. —
F. P.
D’où viennent les manuels scolaires ?
Paolo Bianchini
Le lycée japonais découvre la gratuité
Emilie Guyonnet
Dans les télécollèges mexicains
Anne Vigna
Vers une pédagogie de marques
Isabelle Brokman
Les sirènes du multimédia
Philippe Rivière
Des enseignants mis au pas
Gilles Balbastre
Scène ordinaire d’un tribunal scolaire
G. B.
En Europe, le retour du livret ouvrier
Nico Hirtt
Les Eglises contre la laïcité
Eddy Khaldi

« Les éducateurs du peuple ne feront une œuvre pleinement efficace que lorsqu’une philosophie politique et sociale réglera et animera leur effort d’éducation », proclamait Jean Jaurès au début du siècle dernier. Adossée à un projet politique suffisamment puissant, l’école ne se limiterait donc pas à sa fonction de reproduction des inégalités. Elle retrouverait son rôle premier : produire du savoir.
Les penseurs et les militants progressistes ne s’y sont pas trompés. Conscients qu’il n’existe pas de force intrinsèque des idées vraies, ceux-ci ont de tout temps misé sur l’éducation pour former leurs militants, aiguillonner les consciences et mettre en mouvement les foules. Des bancs de l’école aux partis politiques, en passant par les discussions informelles sur le lieu de travail, les ateliers de formation syndicale, les conférences prononcées dans le cadre des activités d’une multitude d’associations d’éducation populaire, l’édification des forces sociales susceptibles de bousculer le statu quo constitue un travail de tous les instants.
Et sans certitude d’accumulation. Car il se heurte à une autre forme de pédagogie : celle de la soumission, élaborée à longueur d’antenne, page après page, par les éditorialistes et commentateurs attitrés des médias dominants. Pour ceux-là, une seule urgence : engendrer l’apathie et la « non-participation » que la très conservatrice Commission trilatérale identifiait, dès 1975, comme essentielles au « fonctionnement efficace d’un système démocratique »…
Le rêve égalitaire de la société finlandaise
Philippe Descamps
L’enseignement professionnel, cul-de-sac ou ligne de front ?
Gilles Moreau
L’ardent défi des maîtres sénégalais
Maurice Lemoine
Pour une « école commune »
J.-P. T.
Former les citoyens ou les cultiver ?
Franck Lepage
Pour ne plus avoir peur de perdre
Valter Pomar
Les reportages de ce numéro sont l’oeuvre de trois photographes des agences Vu et Magnum. Chaque reportage correspond à un chapitre du numéro :
I. La reproduction des inégalités. Michael Zumstein a photographié le lycée Evariste-Gallois, à Nanterre, en 2010. Situé dans une zone de fort chômage et de faible mixité sociale, le « collège où l’on se parle » a fait des échanges entre élèves, enseignants et personnel de surveillance un outil pédagogique essentiel à la bonne marche de l’établissement.
II. Sous l’emprise du privé. Le reportage de Peter Marlow se déroule au sein de l’Eton College de Windsor, au Royaume-Uni. Après un premier reportage réalisé en noir et blanc au début des années 1990, Peter Marlow revient à Eton en 2006 pour rendre compte, en couleurs cette fois, de l’Eton Wall Game. Ce mélange rugueux de football et de rugby met aux prises, chaque année depuis 1766, deux équipes locales le jour de l’Ascension.
III. Les voies de l’émancipation. C’est en Afghanistan que Thomas Dworzak, photographe de guerre, a mené l’enquête. Un pays qu’il connaît intimement. En 2001-2002, il a séjourné dans le village de Dashti Kola, dans le nord-est du pays, où les filles pouvaient, comme les garçons, avoir accès à l’éducation.
Cécile Marin
Injustices françaises
Lointaine économie de la connaissance
Accaparement des méninges
Allan Popelard
Socrate, Comenius, Jean Itard, Paulo Freire
Robert Owen, Nadejda Kroupskaïa, Georges Politzer, José Antonio Abreu
Francisco Ferrer i Guàrdia, Maria Montessori et Hélène Parkhurst, Alexander Sutherland Neill, Pol Cèbe
Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron
Autonomie du monde enseignant, une illusion
Lutte de classe(s)
Louis-Michel Lepeletier, marquis de Saint-Fargeau
Eduquer le peuple, armer la Révolution
Paulo Freire
Apprendre à dire « pourquoi ? »
Jules Vallès, « L’Enfant »
Didier Eribon, « Retour à Reims »
Sándor Márai, « Les Confessions d’un bourgeois »
Pierre Belleville, « Laminage continu »
Karl Kraus, « Les Derniers Jours de l’humanité »
Olivier Pironet
Essais et sites
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2014-10-14-op-correa
Une réelle information...
« Opération Correa »
Lorsque, en juillet 2013, l’avion du président bolivien Evo Morales fut séquestré par les autorités européennes au prétexte de s’assurer qu’il n’emportait pas Edward Snowden comme passager clandestin, cette transgression des règles diplomatiques les plus élémentaires scandalisa les peuples d’Amérique latine. Ils y virent une marque de mépris et d’arrogance néocoloniale. En France, on évoqua à peine cette affaire. A quelques exceptions près (lire « “Moi, président de la Bolivie, séquestré en Europe” »).
Quatre mois plus tard, en novembre 2013, un autre président latino américain de gauche, Rafael Correa, se rendit en visite officielle à Paris. Cette fois-ci, il ne subit aucune avanie. Il prononça même une conférence à la Sorbonne. Il y expliqua comment son pays avait allégé le poids de sa dette extérieure, ignoré les recommandations du Fonds monétaire international et tourné le dos aux politiques d’austérité qui, au moment précis où il s’exprimait, précipitaient l’Europe dans le marasme économique. On aurait pu, là encore, imaginer que l’événement bénéficierait d’un accompagnement médiatique important, d’autant que le président équatorien, économiste de formation, parle parfaitement français. Mais les invitations à s’exprimer dans les médias furent rares, et le silence de la presse quasiment assourdissant. A quelques exceptions près (lire « “L’Europe endettée reproduit nos erreurs” »).
Comment expliquer que certains pays étrangers servent si volontiers de modèles à la presse française (Allemagne, Royaume-Uni, Irlande) alors que d’autres sont systématiquement ignorés (pays progressistes d’Amérique latine) ? Comment justifier que, dans les revues de presse diffusées par les grandes radios nationales, ce soit toujours les mêmes journaux qui se trouvent mis à l’honneur ? Et les mêmes écartés ? Dans son documentaire, Opération Correa, Pierre Carles (1) pose ces questions, faussement naïves, aux journalistes qui déterminent la hiérarchie de l’information. Parfois désopilantes, leurs réponses sont toujours éclairantes, comme ce cri du cœur d’Ivan Levaï justifiant l’absence de références exigeantes dans sa revue de presse par la paresse supposée des auditeurs : « On ne fait pas boire l’âne qui n’a pas soif »…
Au-delà des logiques médiatiques hexagonales, le réalisateur s’interroge sur la situation en Equateur. Rafael Correa propose-t-il vraiment des solutions originales à la crise économique, sociale et environnementale ? Qu’en est-il alors de l’accord de libre-échange que son pays a été contraint de négocier avec l’Union européenne ? Et de son opposition à l’avortement ? Pierre Carles et son équipe aimeraient enquêter sur l’existence ou non d’un « miracle équatorien » et mieux comprendre à quoi il ressemble. Car si tout n’est pas parfait à Quito, raison de plus pour aller y voir.
Entendre autre chose que des discours formatés à la gloire de l’austérité. Et manifester ainsi ce qui théoriquement devrait caractériser la profession de journaliste : la curiosité intellectuelle et politique.
Operation Correa met à nu certaines des priorités des grands médias, la « circulation circulaire de l’information ». Et suggère à quoi la presse pourrait servir si elle manifestait davantage de liberté. D’imagination aussi.
(1) Avec la collaboration de Nina Faure et Aurore Van Opstal. La première partie, Les ânes ont soif, est disponible en intégralité sur le site de C-P Productions.
© CNRS-C. Frésillon
Le tirage au sort, vieille pratique politique, tombée en désuétude, retrouve une certaine popularité. Y recourir permettrait à une large fraction de la population qui ne s’exprime pas et qui n’est plus représentée par les élus, de participer au débat démocratique, comme l'explique Yves Sintomer, professeur de sciences politiques à Paris VIII.
Cet article fait partie du dossier:
Les collectivités territoriales et la démocratie participative
voir le sommaireCourrierdesmaires.fr. Pourquoi serait-il intéressant de parler, aujourd’hui, de recourir au tirage au sort pour la représentation des citoyens ?
Yves Sintomer(1). Parce que la démocratie est un régime où l’on invente régulièrement. Depuis deux siècles, nous avons eu plusieurs constitutions, la création des partis politiques, un bouleversement des équilibres institutionnels. Et cela va continuer. Il n’y a aucune raison pour que la vie politique du XXIe siècle ressemble à celle du XXe siècle – et le tirage au sort est l’une des pistes possibles de renouvellement.
Quelles critiques peut-on faire au système de l’élection ?
Y. S. L’élection fonctionnait bien lorsque l’on avait des partis de masse, qui sélectionnaient le personnel politique amené à gouverner et organisaient la société, directement ou à travers des syndicats et des associations. Ces partis constituaient des canaux de communication entre les citoyens et les gouvernants et menaient une réflexion sur l’avenir.
Aujourd’hui, les partis n’organisent plus la société, les classes populaires ont décroché de la vie politique organisée par eux. Naguère, c’est dans les banlieues rouges que l’on votait le plus. Les classes populaires ne sont presque plus représentées à l’Assemblée nationale, les maires qui en sont issus sont de plus en plus rares. Les canaux de communication entre citoyens et gouvernants ne fonctionnent pas. Quant à la vision de l’avenir, elle ne se trouve plus guère dans les partis.
Le résultat de tout cela est que les élections tournent à vide. L’abstention, le mécontentement croissant, mais aussi des mouvements comme “Occupy” et des manifestations plus ou moins violentes sont des expressions de distanciation.
Comment donc donner du souffle à la politique ?
Y. S. Il ne s’agit naturellement pas de supprimer les partis et les élections, mais de les coupler avec d’autres mécanismes. Et l’un de ceux-ci pourrait être le tirage au sort de personnes qui pourraient discuter, opiner, proposer, décider même, dans des domaines d’intérêt public. On aboutirait ainsi à un avis éclairé, qui ne sera peut-être pas celui du peuple consulté par référendum ou par sondage.
Ce n’est pas une vue de l’esprit, une théorie universitaire. Chaque année des centaines d’expériences sont menées dans le monde. Et le tirage au sort a été largement utilisé au cours de l’histoire.
Quels sont les grands exemples historiques ?
Y. S. Il a été utilisé dans l’Antiquité par la démocratie athénienne, lors de sa période de plus grande puissance. Il était fondamental pour constituer la “Boulê”, le conseil législatif, pour désigner une grande majorité des charges politiques, les jurys populaires.
Florence aussi y a eu recours, à l’époque où elle a inventé la Renaissance, la perspective… La Révolution française l’a adoptée pour les jurys d’assises. Aux Etats-Unis, le jury populaire est toujours un pan important de l’organisation de la justice.
On sait désormais que le tirage au sort permet de sélectionner un échantillon représentant toutes les strates de la population, jeunes, vieux, hommes, femmes, éduqués ou non etc. Ce que l’élection ne fait plus.”
Quelle était l’argumentation pour privilégier le tirage au sort ?
Y. S. Les Grecs lui reconnaissaient de permettre l’impartialité et de limiter les conflits pour le pouvoir, en désignant des personnes dont la carrière n’était pas en jeu grâce à une rotation rapide. Pour eux, démocratie signifiait aussi être tour à tour gouvernant et gouverné.
Quand la politique a été réinventée dans les communes, au Moyen-Age en Italie, le tirage au sort a été couplé à l’élection pour parvenir à plus d’impartialité. Chaque année, Florence tirait au sort un millier de personnes parmi environ 12 000 hommes adultes, sur une population totale de 20 000 personnes.
Pourquoi le tirage au sort a-t-il régressé à l’époque moderne ?
Y. S. Les pères fondateurs des révolutions françaises et américaines ne voulaient pas la démocratie, mais une aristocratie élective. Il s’agissait de permettre au peuple de désigner les meilleurs.
En outre, le tirage au sort ne paraissait pas possible dans les grands pays. On ne concevait pas que 500 personnes puissent représenter 20 à 30 millions d’habitants.
Les choses ont changé avec la notion d’échantillon représentatif de la population, que les sondages ont popularisé. On sait désormais que le tirage au sort permet de sélectionner un échantillon représentant toutes les strates de la population, jeunes, vieux, hommes, femmes, éduqués ou non etc. Ce que l’élection ne fait plus.
Quels en sont les exemples récents de mise en œuvre?
Y. S. En France, nous avons une prolifération d’exemples au niveau local, avec les conseils de quartier, les conférences citoyennes. Au niveau national, il y a des consultations sur des sujets scientifiques, techniques, d’aménagement du territoire.
En Colombie britannique, au Canada, une assemblée tirée au sort a travaillé pendant un an sur une nouvelle loi électorale, soumise ensuite à référendum. Elle a obtenu la majorité des suffrages, mais pas la majorité qualifiée nécessaire à son adoption.
Autre grand exemple : l’Islande, après la faillite de son système bancaire. Deux grandes assemblées tirées au sort ont discuté sur la refondation du pays et sur une nouvelle constitution. L’expérience a capoté suite au revers électoral du parti qui la portait. Mais elle pourrait se renouveler.
Le tirage au sort limite les querelles liées à la conservation ou à la recherche du pouvoir.”
Qu’en pensent les partis politiques ?
Y. S. Aujourd’hui, partis et fondations politiques s’emparent de cette idée. Le Front national propose le tirage au sort pour la désignation des membres du Conseil constitutionnel, parmi plusieurs groupes de hauts fonctionnaires.
Fondapol, proche de l’UMP, propose de désigner ainsi 10% des conseillers municipaux. L’Institut Montaigne, libéral, a organisé une conférence citoyenne sur la réforme de la santé basée sur le tirage au sort.
La Fondation Jean Jaurès, socialiste, a publié une note sur les jurys citoyens tirés au sort. La Fondation Nicolas Hulot préconise une 3e chambre tirée au sort. Attac veut remplacer le Sénat par une Chambre des citoyens tirés au sort. Bref, tout l’arc politique s’y intéresse.
Quels sont les thèmes qui se prêtent à ce type de débat ?
Y. S. Tout d’abord ceux où l’on a besoin d’impartialité, où il faut neutraliser les intérêts particuliers, comme la réforme de la carte territoriale, le changement de mode de scrutin, la modification des périmètres des circonscriptions électorales. Le tirage au sort limite les querelles liées à la conservation ou à la recherche du pouvoir.
Autre cas : les questions très précises et controversées, comme l’aménagement d’un barrage, l’autorisation ou non des OGM, la municipalisation de la gestion de l’eau, la construction d’une usine d’incinération… Sur ce type de question, les citoyens peuvent se former et prendre une décision pertinente.
Enfin, au niveau microlocal, on peut mobiliser le savoir d’expertise d’usage des habitants. Par exemple pour l’aménagement d’une place. Les conseils de quartiers ne sont en effet généralement pas représentatifs de la population. C’est pourquoi on y crée parfois un collège tiré au sort.
Le problème n’est-il pas que les élus refusent ce qu’ils voient comme une dépossession de leur pouvoir ?
Y. S. Ils doivent comprendre que le pouvoir n’est pas un jeu à somme nulle. Ce n’est pas parce qu’ils en donnent une part à d’autres qu’ils en auront moins. Au contraire. On peut avoir un jeu gagnant-gagnant.
Ces pratiques contribueraient à recrédibiliser la politique, montreraient la complexité de la prise de décision. Il faut mettre fin à une division de travail absurde entre des élus qui auraient le monopole de la défense de l’intérêt général et des citoyens qui ne défendraient que leur bout de gras.
En outre, il n’est pas question de mettre fin ni aux élections ni aux référendums, mais de le coupler avec les initiatives populaires et le tirage au sort.
Pour dépasser le stade actuel, il faudrait cependant institutionnaliser ces dispositifs, pour qu’ils ne dépendent pas du libre arbitre des décideurs.
A travers une animation dynamique et équilibrée de la délibération, les différences de diplômes, de culture, de niveau social sont largement neutralisées.”
N’y a-t-il pas finalement un risque de tirer au sort des personnes trop peu qualifiées, inaptes à participer aux débats ?
Y. S. L’exemple d’Athènes et de Florence montre que le tirage au sort n’empêche pas un rayonnement politique et culturel exceptionnel.
Plus récemment, l’Institut Montaigne a organisé une conférence citoyenne sur la réforme de la santé avec un jury tiré au sort, comprenant quelques personnes ayant des difficultés d’alphabétisation. A la fin, les experts ont reconnu qu’ils n’avaient jamais vu une telle qualité de discussion.
A travers une animation dynamique et équilibrée de la délibération, les différences de diplômes, de culture, de niveau social sont largement neutralisées. Et l’on découvre que ce ne sont pas toujours les « forts en gueule » qui s’expriment le plus et le mieux.
Professeur de sciences politiques à Paris VIII, Yves Sintomer est membre de l’Institut universitaire de France - Retourner au texte

Deux personnes qui se rencontrent, c'est deux mondes qui se rencontrent. La chose n'est pas simple, mais au contraire très complexe, la plus complexe qui soit. Chaque personne est un monde en elle-même : un mystère complexe, avec un lointain passé et un futur éternel.
Au départ de la relation, seules les périphéries se rencontrent. Mais si la relation croît en intimité, devient plus proche, devient plus profonde, alors peu à peu, les centres commencent à se rejoindre. Lorsque les centres se rejoignent, c'est ce qu'on appelle l'amour. Lorsque les périphéries se rencontrent, cela s'appelle faire connaissance. Vous prenez contact avec l'autre, de l'extérieur, juste à partir du bord : vous faîtes alors connaissance. Fréquemment, vous vous mettez à appeler votre rencontre amour. Vous êtes alors dans l'erreur. Faire connaissance n'est pas aimer.
L'amour est chose très rare. Rencontrer quelqu'un en son centre, c'est passer soi-même par une révolution, car si vous voulez rencontrer quelqu'un en son centre, il vous faudra lui permettre d'arriver, lui aussi à votre centre. Il vous faudra devenir vulnérable, absolument vulnérable, ouvert. C'est risqué. Laisser arriver quelqu'un à votre centre est risqué, dangereux, car vous ne savez pas ce qu'il va vous faire. Et une fois tous vos secrets connus, une fois votre intimité dévoilée, une fois que vous êtes complètement exposée, que fera-t-il ? Vous ne le savez pas. Et la peur est là. C'est pourquoi nous nous ouvrons jamais.
Une simple rencontre, et nous pensons que l'amour est arrivé. Les périphéries se touchent et nous croyons que nous sommes rencontrés. Vous n'êtes pas votre périphérie. En réalité, la périphérie est la frontière où vous finissez, c'est la palissade qui vous entoure. Ce n'est pas vous ! La périphérie est le lieu où vous finissez et où commence le monde. Même des maris et des femmes qui auraient vécu ensemble depuis de nombreuses années peuvent être des étrangers, ils ne se connaissent pas l'un l'autre. Et plus longtemps vous vivez avec quelqu'un, plus vous oubliez complètement que vos centres sont restés inconnus.
La première chose à comprendre est donc : ne confondez pas relation, couple et amour. Même si vous faites l'amour, même si vous avez une relation sexuelle, le sexe est, lui aussi, à la périphérie. A moins que les centres se rencontrent, le sexe n'est que la rencontre de deux corps. Et la rencontre de deux corps n'est pas votre rencontre. Le sexe, lui aussi, reste une relation superficielle - physique, corporelle, mais toujours superficielle. Mais vous ne pouvez permettre à quelqu'un de pénétrer jusqu'en votre centre que si vous n'avez pas peur, que si vous n'avez aucune crainte.
Aussi, je vous dis qu'il y a deux sortes d'existence. L'une est dirigée par la peur, l'autre par l'amour. Vivre dans la peur ne pourra jamais vous permettre une relation profonde. Vous restez craintif et vous ne pouvez laisser faire l'autre : vous ne pouvez lui permettre d'entrer en vous vraiment jusqu'à votre cœur. Vous tolérez l'autre jusqu'à un certain point, et puis c'est le mur et tout s'arrête.
Celui dont la vie est tournée vers l'amour est l'être religieux et spirituel. Etre tourné vers l'amour veut dire : ne pas avoir peur de l'avenir, ne pas avoir peur du résultat ni des conséquences : vivre ici et maintenant. (…)
Mon chemin, le chemin des nuages blancs, Osho
Un blog très intéressant, clair, précis, documenté, une vision générale qui me plaît beaucoup.
https://educationrelationnelle.wordpress.com/category/analyse-transactionnelle-2/
« Plus je découvre les principales causes des comportements qui nuisent aux jeunes et affaiblissent notre société, plus je crois que notre plus grand espoir de prévention réside dans un autre type de stratégie. Il s’agit d’aider les adultes qui vivent ou travaillent avec les enfants à apprendre une nouvelle façon de diriger leur famille, leurs écoles et les organismes pour la jeunesse. Cette stratégie exigera d’eux une attitude moins autoritaire, moins permissive et plus démocratique » – Thomas Gordon
Il y a quelques jours, je lisais un article intitulé « Ces enfants gâtés à qui on a laissé le pouvoir » qui abordait les difficultés que rencontrent certaines familles Norvégiennes depuis la loi interdisant les châtiments corporels. Des enfants qui décident, qui dominent et qui ont pris le pouvoir VS des parents qui adoptent le point de vue de leurs enfants…
Le lendemain matin, j’écoutais une émission de radio : « Les enfants tyrans contre leurs parents », dans laquelle l’animateur présentait la séquence qui arrivait (donc pas inclue dans le podcast) en disant quelque chose comme : « Aujourd’hui, dès l’âge de 3 ans, les enfants font la loi chez eux et dans les cours d’écoles. Parents, nous vous dirons comment réagir face aux comportements de ces enfants tyrans ».
Les mots, choisis, en disent long sur le regard de notre société à l’égard de l’enfance, de l’éducation.
* Un regard qui ne date pas d’hier *
Et ce ne sont ni les premiers ni les derniers articles, vidéos, émissions dénonçant les attitudes tyranniques et manipulatrices des enfants. Platon en parlait déjà au Vè siècle :
« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne,
alors, c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie. » – Platon
Et Socrate avant lui, au IVè siècle :
« Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. » – Socrate
Ces réflexions sont donc présentes dans la société depuis bien longtemps et il semble que nous en soyons toujours au même point, du moins dans ce que laissent entendre les médias. L’éducation fait parler. L’éducation fait de l’audience. Surtout quand elle vient caresser la toute puissance ou au contraire l’impuissance parentale. L’éducation questionne et a toujours questionné.
Mais alors pourquoi aujourd’hui, après plusieurs siècles à réfléchir sur la question, l’éducation fait toujours autant parler d’elle, dans des termes qui finalement n’ont pas beaucoup évolué ? Je vais tenter d’apporter quelques hypothèses avec un regard empreint de l’analyse transactionnelle, développée par Eric Berne dans les années 50.
Les médias présentent les parents comme des Victimes de leurs enfants (d’où les enfants tyrans = Persécuteurs). Parfois de leurs propres parents (un peu moins souvent relayé par les médias, ceci dit !)… Pour finalement ancrer cette conviction chez les auditeurs/lecteurs eux-mêmes qui, s’ils s’imprègnent de ce message et l’intègrent comme une vérité, se dédouanent alors de leur propre responsabilité face aux comportements de leurs progénitures. Et au fond, qui se cache derrière ces « médias » ? Des hommes, des femmes qui sont, sans doute pour la plupart d’entre eux, des parents eux-mêmes avec leurs propres croyances, leurs propres difficultés relationnelles et parentales, leurs propres méconnaissances. Chercheraient-ils à Sauver les autres parents avec des conseils, des confirmations de leurs croyances ? Avec ces éléments, je ne peux que vous rappeler le Triangle de Karpmann :
* Qui sont les vrais protagonistes ? *
Dans les deux exemples que je vous ai proposé en début d’article, il est question d’enfants qui dominent, qui prennent des décisions, qui ont pris le pouvoir face à des parents qui adoptent le point de vue de leurs enfants, d’enfants qui tyrannisent leurs parents ou les adultes en général, qui font la loi…
Pardonnez-moi, mais il y a quand même quelque chose qui me dérange ! Pour que des enfants puissent avoir ce rôle à long terme, il faut bien que de l’autre côté, des personnes les laissent le prendre. Car ce ne sont, me semble-t-il, pas les enfants qui se disent un beau jour : « Tiens, j’ai décidé que j’allais prendre le dessus sur mon parent et que c’est moi qui allait faire la loi ». Ça me semble un peu trop complexe et tordu pour un enfant (bien que certains prétendront le contraire). Des jeux, ça se joue à plusieurs, ça ne se joue pas tout seul. Et jusqu’à présent, il me semble clair que c’est aux adultes de guider les enfants et non l’inverse. Il ne s’agirait certainement pas de passer d’un mode où ce sont les parents qui ont le pouvoir sur l’enfant à un mode où ce sont les enfants qui prennent le pouvoir. L’idée étant de permettre à chaque de trouver l’équilibre qui le rend heureux et épanouis, et de favoriser des relations basées sur le respect et l’équité dans la reconnaissance des besoins.
Ceci étant dit, il est important de préciser que pour la plupart d’entre nous, parvenir à vivre des relations authentiques avec soi et avec l’autre demande un long cheminement interne. Et ce chemin est plus ou moins long, plus ou moins épineux, plus ou moins coloré selon l’histoire de chacun.
Donc des parents Victimes de leurs Enfants, oui, j’y crois. Mais je crois également que l’on se trompe de cible… Je crois que la « responsabilité » n’en revient pas aux enfants réels qui grandissent ici et maintenant mais aux Enfants Intérieurs de ces parents qui sont en prise directe avec leurs blessures, leurs émotions, leurs croyances, leurs représentation du monde de (tout) petit.
Diagramme des états du moi, concept important de l’analyse transactionnelle
Source de l’image : http://charisme-durable.fr/content/jugnot-en-parent-controlant
L’Enfant du parent
Les adultes d’aujourd’hui sont, avec plus ou moins de conscience, en contact avec l’enfant qu’ils ont été. Cet enfant a grandi dans un contexte spécifique, a vécu de nombreuses émotions, a eu des besoins qui ont été ou non satisfaits. Cet enfant s’est fait une représentation de la vie et des relations, il a pris des décisions et a intégré des croyances avec la perception propre qu’un petit enfant peut avoir de ce qui l’entoure, de ce qu’il entend, de ce qu’on lui dit, de ce qu’il en comprend. Tout cela a été enregistré dans le corps, dans la mémoire, dans l’inconscient. Cet Enfant Intérieur est toujours présent chez l’adulte.
Les parents dont les besoins de l’Enfant n’ont pas été satisfaits, ou qui ont eu une enfance dans laquelle ils ont manqué de repères, d’amour, d’attachement, ou encore qui ont subi des confusions de rôles, des relations symbiotiques risquent de recontacter, à la naissance de leur propre enfant, des émotions et des besoins enfouis jusque là et adopter des attitudes qui seront non pas guidés par l’adulte qu’ils sont mais pas leur petit Enfant qui est toujours empreint de sa perception enfantine de la vie.
Généraliser me semble peu pertinent car les paramètres sont tellement différents et spécifiques selon les histoires que je ne peux me résoudre à rédiger une pensée commune pour chaque parent. Ce que je souhaite juste en dire est que cela peut se traduire de différentes manières dans la relation parent-enfant (compétition de besoins, parentification, méconnaissance des besoins de son enfant, projections de son propre Enfant, etc.).
Le Parent du parent
De même, les parents aujourd’hui ont eu des parents, des éducateurs, des professeurs (etc.) qui ont marqué leur enfance. Des personnes qui adoptaient tel ou tel comportement face à l’enfant, face au monde, face aux autres, face à lui-même. Des personnes qui ont eux-même eu des sentiments. Ce sont toutes les croyances, valeurs, émotions, représentations des figures parentales qu’a contacté l’enfant. Celui-ci les a introjectés, de manière juste ou interprétée selon sa perception enfantine de la situation. A l’âge adulte, ces introjections restent présentes et l’adulte peut les considérer comme des réalités.
Exemples :
Une mère qui disait à ses enfants : « Il n’y a que la fessée pour te faire comprendre les choses »
Un père qui exprime une croyance profonde : Que les enfants n’ont pas leur mot à dire et que ce sont aux parents de leur inculquer la vie en leur faisant respecter l’autorité
Un oncle qui se sent impuissant face aux comportements de ses enfants et qui a tendance à céder à leurs désirs
Une grand-mère qui dit à qui veut bien l’entendre : « Les enfants, il faut les chérir. Moi, je passe après, c’est pas important ! »
Il y a autant d’exemples que de relations sur cette terre.
(Pour en savoir plus sur les états du moi, cliquez ici)
En résumé…
Pour résumer ces quelques paragraphes, je dirai que :
Pourquoi est-ce si important ?
Lorsque l’on se considère comme Victime et que l’on se complait (consciemment ou pas) dans ce rôle, on méconnaît ses propres responsabilités dans la situation et surtout sa propre capacité à résoudre son problème.
Si ce sont les enfants qui sont réellement les persécuteurs de leurs parents, il apparaît en effet encore plus compliqué de reprendre la responsabilité de la situation puisque « ce n’est pas de notre faute ! ».
Si par contre nous acceptons de voir que nous avons une part de responsabilité dans ce qui se joue avec nos enfants, si nous acceptons de nous réapproprier notre histoire et à ne pas l’attribuer à nos enfants, nous nous donnons toutes les chances de pouvoir changer.
Parce que le changement doit avant tout venir de nous.
» Tout changement implique le changement de soi car si l’être humain ne change pas lui même,il ne pourra changer durablement le monde dont il est responsable » – Pierre Rabhi
Le débat sur la fessée fait beaucoup parler depuis quelques mois. Et beaucoup de parents s’intéressent à l’éducation dite bienveillante ou positive. Mais cette éducation n’a pas de bienveillant que le nom, elle doit être, selon moi, non pas appliquée comme une « nouvelle méthode éducative à la mode » mais plutôt vécue de l’intérieur, considérée comme une manière d’être avant d’être une manière de faire. Les conséquences dont parle le premier article que je vous ai proposé en début d’article montrent bien comment les parents ont mis de côté leurs responsabilités parentales pour « faire plaisir » à leurs enfants et « céder » à leurs désirs. Ce n’est certainement pas la bonne alternative. La bonne alternative vient de l’intérieur, d’une relation gagnant-gagnant dans laquelle l’enfant reste à une place de petit être qui découvre le monde, guidé par un adulte en lien avec ses limites/besoins/émotions.
Recontactons nos propres ressources et notre Puissance, reprenons la responsabilité de notre vie
Connaissez-vous l’ »antidote » du triangle dramatique ?
Source de la photo et plus d’explications :http://lapressegalactique.net/2013/08/18/etre-en-relation-ou-etre-soi-par-veronique-baudoux/
Le Triangle des « 3 P » :
Plus concrètement, pour un parent, il s’agit de :
Bien sûr, tout cela reste théorique et la meilleure manière d’accéder à un changement est d’expérimenter, de vivre, de faire des rencontres, de s’écouter, de lire… de Vivre.Ce sont des pistes, parmi tant d’autres, qui peuvent nous aider à nous réapproprier notre responsabilité d’adulte et d’éviter de faire porter à nos enfants le poids de notre histoire.
Il n’existe pas une bonne manière d’éduquer un enfant, si ce n’est celle d’avoir déjà pris le temps de s’éduquer soi-même.
N’hésitez pas à commenter cet article en exprimant ce qu’il vous évoque, en remettant en question des propos qui y sont écrits, en ajoutant des pistes, en précisant vos incompréhensions… de manière à la fois d’échanger ensemble et en même temps de me permettre d’améliorer ma manière d’écrire et d’exprimer ma pensée.
A bientôt !
http://www.agendaplus.fr/index.php/be/publications/dossier/12113/apprivoiser-son-enfant-interieur

C ’est le psychologue Carl Gustav Jung qui remit au grand jour la notion du « puer aeternus », le nom latin donné à l’archétype de l’enfant intérieur. On retrouve des figures archétypales d’enfant à travers les grands mythes de l’humanité. Ainsi, l’enfant divin peut-il prendre les traits du Divin Enfant dans la crèche de Bethléem, mais tout aussi bien celui d’un enfant joueur, comme Krishna jouant de la flûte. Ou encore il peut s’exprimer dans des figures de héros littéraires promus au rang de mythes comme le malicieux Thyl Uylenspiegel de la culture flamande. Quoiqu’il en soit, selon Jung, l’énergie archétypale de l’enfant intérieur est présente en chacun de nous, l’archétype étant un héritage psychique transmis par l’inconscient collectif.
Pour Jung, l’énergie archétypale de l’enfant intérieur génère une démarche où la personne tend à être de plus en plus en accord avec elle-même. Ceci implique une intégration des différents éléments qui composent l’ensemble de sa propre personnalité. L’archétype de l’enfant unifie les éléments conscients et inconscients de la personne.
Se prendre en charge soi-même
Bien que l’on doive à Jung la notion d’enfant intérieur, c’est à partir des années 60 dans les écrits de psychothérapeutes fameux comme Winnicott, Alice Miller, Charles Whitfield, qu’elle fait fortune. Ce qui est à noter, c’est que la notion d’enfant intérieur est utilisée dans de nombreux ouvrages psychologiques destinés à un large public comme les ouvrages de John Bradshaw, Hal et Sidra Stone, Eric Berne avec l’analyse transactionnelle, comme ceux faisant référence à la PNL, ou à l’hypnose, et plus généralement dans tous les groupes de self-help.
Ces ouvrages se vendent très bien. Et pour cause. Se relier à son enfant intérieur est une façon de se guérir soi-même en devenant son propre psychothérapeute. Or, dans la culture contemporaine, se prendre en charge soi-même est une valeur forte. De plus, et c’est peut-être cela qui est le plus important, il semble que la grosse majorité des adultes soit concerné.
L’enfant blessé
En effet, qui n’a jamais réagi de façon démesurée à l’un ou l’autre petit évènement ? Qui n’a jamais réagi de façon disproportionnée à l’une ou l’autre parole? Ce sont parfois des pleurs, parfois des rages, parfois des cris. Et ces pleurs, ces rages, ces cris, sont le fait non d’un adulte équilibré et fort qui, par ailleurs, peut mener une vie active et responsable, mais de l’enfant blessé qui continue à vivre intérieurement en lui. Cet enfant blessé n’a pas eu l’attention dont il avait besoin et devenu adulte, il continue à réclamer cette attention. Le problème est que ses demandes sont impérieuses et demandent satisfaction immédiate. D’où cris et grincements de dents. Sanglots et pleurs. Ou alors abattement, retrait, coupure avec autrui. Tous les cas de figures sont possibles.
Notre personnalité est composée de multiples facettes. Il se peut même que nous ressentions la présence en nous de plusieurs personnages et point de vue. D’un instant à l’autre, les points de vues peuvent changer, ou pire, s’exprimer simultanément. On est tiraillé entre plusieurs voix. La voix de la raison, la voix du coeur, la voix de l’intuition, celle du devoir. Et ainsi de suite. D’où l’utilité de se référer à la notion d’enfant intérieur. En effet, lorsque la rage, la honte, la culpabilité et autres émotions du même acabit prennent la direction de la situation, la personne peut identifier que c’est l’enfant blessé et vulnérable qui est en train de pleurer, de crier, de tempêter. Il importe alors, l’ayant identifié, de s’en occuper. S’en occuper, c’est d’abord renouer avec lui. Un autre concept intéressant entre alors en ligne de compte, c’est la notion d’adulte intérieur.
S’il y a un enfant blessé en chacun de nous, il ya aussi un adulte qui, tout au long de la vie, tire des leçons de l’expérience qu’il fait, réussit à accomplir certaines choses avec succès, trouve les ressources pour faire face aux situations qui le mettent en péril. Bref, il y a un adulte intérieur qui est doté d’une force que l’enfant blessé n’a pas. Et cette force est une ressource… à partir du moment où c’est une force aimante. Autrement dit, il est possible de confier son enfant intérieur à l’adulte intérieur, pourvu que celui-ci le protège, l’aime et lui donne la permission de vivre tel qu’il est. Prendre soin de son enfant intérieur, c’est tout simplement l’aimer. Bref, nous devenons ainsi notre propre parent intérieur.
L’enfant intérieur, un élan vital
Ceci dit, le concept d’enfant intérieur doit vraiment être bien intégré avant d’y avoir recours méthodologiquement. L’enfant intérieur, ce n’est évidemment pas que la partie blessée en nous. Il y a aussi un élan créatif et joyeux vers la vie en chacun de nous. L’enfant intérieur, il s’émerveille, il éprouve la faculté de s’étonner, de jouer dans l’instant présent, de se faire plaisir, de ressentir toutes les émotions. Et il est habité par un élan vital. Cet élan vital, c’est le besoin de se développer, de croître, de s’exprimer. Chacun a un élan vital, mais il s’exprime chaque fois à travers un corps et une nature singulière. Les forces ne sont pas distribuées de la même façon en chacun de nous. Une personne ayant une résistance à la fatigue relativement limitée est bâtie tout autrement qu’une personne ayant une grande résistance à la fatigue. L’élan qui poussera chacune d’elles à se développer et à croître est une manifestation de l’enfant intérieur… mais celuici s’exprimera dans leur vie avec des qualités et une puissance différentes.
Le Farceur
Autre figure de l’enfant intérieur : le «farceur», que l’on traduit par «trickster », notion mise en évidence par l’anthropologue Paul Radin, dans son travail avec Jung. Le farceur, c’est l’enfant dionysiaque, qui remet en cause les structures anciennes et s’en moque, qui les détruit et les renouvelle, dans une dérision et une autodérision relativement déstabilisante. Ce mythe du Farceur divin se retrouve évidemment dans toutes les cultures. Il s’agit d’un enfant intérieur indiscipliné, frondeur et moqueur, doué d’une énergie débordante.
Un mélange
Lorsque l’enfant intérieur s’exprime en nous et dans nos vies, il se peut que les différentes facettes de l’enfant blessé, l’enfant créatif et le farceur dionysiaque se mélangent de façon inégales, selon qui l’on est, ce que l’on a vécu et ce que l’on vit. Par ailleurs, qui dit croissance ne dit pas perfection. Certaines personnes pensent qu’en contactant leur enfant intérieur, et en le laissant s’exprimer, elles vont devenir peu à peu fluides et créatives, ceci sans ombre. Elles aspirent à un enfant intérieur idéalisé… un enfant intérieur lumineux. Elles aspirent à une lumière sans ombre. Mais voilà, dans la réalité terrestre, il n’existe pas de lumière sans ombre. Même Jésus, même Bouddha, même Lao Tseu n’éliminent pas l’ombre. Ils l’intègrent, ce qui est bien différent. Il n’y a donc pas d’enfant intérieur «parfait» ayant des qualités de fluidité, de créativité, auxquelles ces personnes pourraient avoir recours de façon omniprésente et omnipuissante, ceci, pensent-elles, après avoir guéri l’enfant blessé. La perfection n’est pas la plénitude. Et peut-être est-il bon de prendre conscience qu’un processus de développement est loin d’être linéaire. Tout ne va pas se dérouler sagement, étape après étape, tel qu’on le souhaiterait. Non, tout est bien plus mélangé que cela, même s’il arrive que certains caps soient franchis et que la route apparaisse limpide pour quelques temps.
Une explosion de créativité personnelle
Des artistes comme Victor Hugo, Franz Kafka, Proust, Beethoven, Mozart, ou plus près de nous Pablo Picasso, Henri Michaux, Marguerite Duras, Stanley Kubrick, et bien d’autres artistes anonymes, sont des personnes complexes, paradoxales et bien souvent tourmentées. Et pourtant, tout leur art manifeste une connexion puissante avec l’enfant intérieur. Car l’enfant intérieur nous fait essentiellement ressentir le désir puissant de nous réaliser nous-mêmes, en dépit des blessures. Ou peut-être même grâce aux blessures, celles- ci étant tellement profondes qu’il semble alors que la vie ne puisse se manifester que dans une explosion de créativité personnelle.
Un artiste, qu’il soit reconnu ou non, a besoin de créer, étant ouvert à l’énergie vitale de l’enfant intérieur. Les blessures de l’enfance peuvent même devenir inspirantes. La différence avec les personnes ordinaires, c’est qu’un artiste ne s’arrête pas à la dimension historique de sa souffrance d’enfant. Il ne reste pas rivé en elle. Il va au-delà, ce qui, notons-le, ne signifie pas qu’il ne la ressent pas. Il alchimise sa souffrance d’enfant par l’art.
Accepter sa présence
Les souffrances intérieures graves et les traumas ont toujours une double potentialité. Soit, elles nous donnent accès à une renaissance de façon périodique, et à un surcroît important de vie et d’énergie. Soit, elles nous figent et nous font mourir à petit feu. Il arrive même que certaines personnes soient totalement brisées. Dans des peaux d’adultes parfois très vieux, un bébé hurle encore. A peu près tous, nous sommes plus ou moins habités par des souffrances d’enfant blessé. En cela, nous ne sommes pas seuls. Notre conjoint, notre ami, notre voisin, lui aussi, doit faire avec la partie blessée en lui.
Mais il cependant possible d’écouter cet enfant intérieur qui souffre de n’avoir pas existé aux yeux de ses parents. Pour la plupart des personnes ordinaires que nous sommes, la première étape est sans conteste d’accepter le concept même d’enfant blessé. Pour prendre soin de lui, il faut tout simplement l’accepter. Accepter la présence de cette partie fragile et réactive qui est en soi, c’est accepter l’enfant blessé. A cet égard, Margaret Paul, psychothérapeute témoigne de l’expérience de Laure.
«Si tu es là, réponds, parle-moi»
Laure, femme hyperactive avait toujours beaucoup investi son travail qui était très important pour elle. Elle était en psychothérapie, et traversait une période de stress professionnel intense et de troubles affectifs. Elle résistait beaucoup à la notion même d’enfant intérieur. Mais son anxiété et son stress firent qu’elle devint de plus en plus inefficace dans ses activités. C’est dans ces conditions qu’elle rencontra son enfant intérieur. Voici ce qu’elle en dit : «J’étais toute seule dans ma voiture et j’ai pensé que s’il y avait du vrai dans cette histoire d’Enfant Intérieur, je n’avais qu’à, au moins, essayer. Alors, je me suis dit en moi-même : «Si tu es là et que tu m’entends, dis quelque chose». Et j’ai été suffoquée d’entendre une petite voix crier : «Au secours !». (1)
Bouleversant témoignage que celui-là. Il illustre que nous pouvons, si nous l’acceptons, nous ouvrir à une dimension intérieure blessée. Qu’a fait Laure ? Elle s’est intérieurement adressé e à son enfant intérieur en disant : «Si tu es là, réponds, parle-moi» !
Comme si c’était un enfant réel
Il est donc possible de s’adresser à cette partie blessée en nous… et d’avoir une réponse. Il est possible d’en prendre soin. On peut prendre soin de son enfant intérieur, comme si l’on prenait soin d’un enfant réel. Si vous rencontrez un petit enfant en sanglots et perdu dans un grand magasin, vous allez le rassurer, le consoler, le prendre par la main pour l’accompagner à la caisse, et attendre avec lui le retour de sa maman afin qu’il ne se sente pas seul et abandonné. Il en est de même pour l’enfant blessé en nous.
La partie mûre et adulte en nous, qui s’est fortifiée au cours des années, peut protéger la partie enfantine blessée et fragile en nous. Cette dernière reste figée dans une souffrance sans cesse réactivée par des évènements présents qui font écho au passé. C’est un véritable dialogue intérieur de reparentage bienveillant que nous pouvons effectuer alors. Un exemple de dialogue. Supposons que vous vous sentez nul et perdu face à quelque chose à effecteur, par exemple un clou à enfoncer dans un mur pour accrocher un tableau :
Adulte intérieur :
Qu’est-ce qui ne va pas ?
Enfant intérieur :
Je me sens nul
Adulte intérieur :
Tu n’es pas nul. Tu ne dois pas réussir à planter ce clou pour que je t’aime et que je reste avec toi. Tu ne dois rien réussir pour que je t’aime. Je t’aime.
Le dialogue intérieur
Le dialogue entre l’adulte et l’enfant intérieur est une méthode très bien décrite par John Bradshaw dans son livre «Retrouver l’enfant en soi». Il explique qu’il consacre tous les jours un moment à son enfant intérieur. Ainsi, durant la rédaction de son livre, il n’arrivait pas à se concentrer très longtemps. Voilà ce que cela donne(2) :
- Le grand John : Salut, Petit John. Quel âge as-tu en ce moment ?
- Le petit John : J’ai six ans.
- Le grand J. : Petit John, comment ça va ?
- Le petit J. : Je suis fatigué d’écrire. Je veux jouer et j’ai l’épaule en compote.
- Le Grand J. : Je suis désolé. Je ne me rendais pas compte que j’étais si dur avec toi. Qu’estce que tu aimerais faire maintenant ?
Inexistence et suradaptation
L’exemple ci-dessus est donné à titre indicatif. Si on veut aller plus avant, il convient d’approfondir les techniques d’accès à l’enfant blessé [le dialogue, poser des questions, écrire des lettres, écrire des contes, l’hypnose, le rêve éveillé, etc...]. Le but de ces différentes techniques est de relier l’enfant intérieur à l’adulte intérieur-parent. Après avoir identifié la voix de l’enfant blessé en nous, il reste encore à arriver à exprimer les émotions refoulées de l’enfant blessé. Blessé, il l’est parce que ses besoins premiers d’amour, de reconnaissance, de valorisation n’ont pas été rencontrés. Les blessures profondes sont celles qui touchent à la racine même du sentiment d’existence. La personne en grande souffrance n’a tout simplement pas la sensation du «je suis» parce qu’on ne lui a pas donné la possibilité de ressentir que son existence était désirable. C’est là un drame fondamental : se sentir inexistant.
Un entrelacement de rôles…
Se retrouver exilé de sa propre existence, peut venir d’une suradaptation. L’enfant est coupé de lui-même, noyé dans une famille souffrante. Une famille où le silence prédomine, par exemple. Il est interdit d’y vivre émotions et désirs non conformes. Ou alors une famille où il y a entrelacement de rôles et où personne n’a accès à un moi distinct des autres. Ainsi, si la mère est souffrante, tout le monde va souffrir. Si la soeur est dépressive, ou le frère colérique, l’ensemble s’en ressent. Chacun ressent et vit ce que les autres ressentent et vivent. Difficile alors de se construire soi-même et d’avoir une identité. C’est particulièrement à la période de l’adolescence, où la quête d’identité est intense, que des rôles peuvent se rigidifier. L’infernale roue de la répétition se met en marche : si on a été sauveur, on va adopter vraisemblablement une attitude de sauveur dans ses relations ultérieures. «La logique de l’absurdité» comme la nomme Alice Miller est à l’oeuvre.
Exprimer les émotions refoulées de l’enfant blessé aide la personne à prendre conscience de la mise en place de son propre fonctionnement relationnel. Etre un bon parent pour soi-même Après que les émotions refoulées de l’enfant blessé en nous aient été mises à jour, exprimées et reçues par l’adulte intérieur, la deuxième étape consiste à se réapproprier sa propre croissance. Pour être de moins en moins la proie du scénario familial douloureux, il importe que l’enfant intérieur puisse désobéir. Désobéir à toutes les lois parentales qui l’ont coupé de lui-même. C’est paniquant de désobéir à ce qui donne depuis si longtemps une identité, fût-elle construite sur des bases étrangères à soi et donc finalement peu solides. Aussi, pour que ce soit possible, notre enfant intérieur doitil pouvoir s’appuyer sur un parent-adulte intérieur en qui il a confiance. Un adulte intérieur qui, somme toute, arrive à être un bon parent. Car lorsque les parents réels n’ont pas pu permettre à l’enfant d’être lui-même, il importe de devenir le bon parent de soi-même.
Devenir le bon parent de soi-même n’est certes pas facile lorsqu’on n’a pas de modèle. Mais personne ne peut faire ce chemin à notre place : «Vous devez faire votre deuil de votre enfance réelle et de vos parents. Votre enfant doit intérieur doit savoir que c’est vous, en tant qu’adulte, qui assumerez le rôle nécessaire de parent.» [Bradshaw].
Qui embrasse qui ?
Personne ne peut aimer l’enfant blessé qui est en nous mieux que nous-mêmes. Bien sûr, cela demande des efforts, une démarche, et une motivation forte. Ce n’est pas donné. Donc, il est tentant de donner à l’autre, l’amie, l’amante, l’époux, ou toute autre personne ayant un lien affectif proche et fort, la tâche de s’occuper de l’enfant blessé qui est en nous. Tâche évidemment impossible à assumer. Dans un texte hilarant et grave, l’écrivain Milan Kundera décrit les relations du personnage avec sa compagne et montre que ni lui, ni elle ne s’étreignent, mais que ce sont leurs deux mères qui s’embrassent à travers eux. On aurait pu tout aussi bien dire qu’il s’agit de l’étreinte de deux enfants blessés, vu que l’enfant blessé est sous l’emprise intérieure de la mère, du père, des parents.
Un enjeu narcissique
Pour la plupart d’entre nous, nos enfants blessés s’interposent donc dans nos relations affectives. Les problèmes viennent très souvent de l’enjeu personnel qui se trouve en dessous de la relation affective. Cet enjeu est de combler les carences de l’enfance, qui sont essentiellement des carences narcissiques. Ce sont alors un cortège de demandes impossibles à satisfaire… et cependant ces demandes sont faites. Ceci inconsciemment, bien entendu. Dès qu’on entre en relation de proximité, l’enfant blessé s’exprime. Et c’est seulement soi-même qui puisse réellement faire face à ces demandes. Ceci dit, que font les millions de couples occidentaux, sinon faire avec cette donnée là ? Donnée mise à jour, travaillée parfois. Et parfois pas. Donnée acceptée ou refusée. Chacun fait avec, comme il peut, selon là où il en est.
Et mes parents réels ?
Autre question : dans ce travail de relation avec l’enfant intérieur, que faire avec ses parents réels? Pas de réponse toute faite, bien entendu. Cela dépendra et des parents et de la relation que la personne a avec eux. Et de la décision prise par la personne. Bradshaw dit ceci : «Chacun de vous doit laisser son adulte intérieur établir des frontières avec ses vrais parents. Souvenez-vous : votre enfant intérieur s’en remet à vous maintenant : il s’attend à ce que vous le protégiez». Et cette protection que nous nous devons à nous-mêmes passe parfois par un retrait.
La meilleure des options, celle qui est la plus gratifiante, est la voie du pardon. Le pardon est une façon de ne pas rester attaché maladivement à des parents dysfonctionnels. Le pardon permet de les quitter. Mais il advient après un long travail où la souffrance refoulée a été exprimée et reçue, où un reparentage positif est constamment effectué et intégré, où l’enfant créateur trouve à s’exprimer, et où la grâce a lieu...
On ne peut ignorer l’enfant blessé. Il se rappelle toujours à nous. Et en ce sens, il est un aiguillon sur le chemin de la découverte de qui l’on est réellement.
Qui l’on est réellement. C’est véritablement une très grande question. La question de tous les philosophes. La question des sages. La question des thérapeutes. Notre question à tous. Devenir qui l’on est, c’est un chemin. Celui de toute la vie sans doute. Arrivé dans la seconde partie de la vie, la question de l’individuation devient plus pressante. C’est là que le travail avec les différentes parties de soi que recouvre le concept d’enfant intérieur prend peut-être toute son ampleur. Car devenir qui l’on est, c’est découvrir sa voix, à soi. Peu importent les images d’Epinal. Même si elle est éraillée, ou rauque, cette voix –la sienne- est valide, unique, nécessaire.
Marie-Andrée Delhamende
(1) in M. Paul, cfr livre ci-dessous.
(2) in Bradshaw, cfr livre, p. 270.
LIVRE
- Carl Gustav Jung, C. Kerenyi, P.Radin, «Le Fripon divin», Editions Georg.
- M. Paul, «Renouez avec votre enfant intérieur», Editions Le Souffle d’Or.
- J. Bradshaw, «Retrouver l’enfant en soi», Le Jour éditeur.
Paru dans l'Agenda Plus N° 212 de Novembre 2009
Les médias m'énervent à attribuer une vie à ce robot...Il y en a même un qui a dit que Philae allait "mourir"...Et ce soir, il va dire à ses gamins qu'ils doivent se conduire comme des adultes...Mais ils sont où les adultes en fait ?...
"Philae jette ses dernières forces dans un forage «héroïque» Le Parisien
Les mineurs au fond des galeries font des forages héroïques et et eux, ils y perdent souvent la vie. Pour de vrai...
Cette infantilisation de la masse, cet anthropomorphisme technologique, tout ce tapage de 1 Milliard d'euros pour savoir d'où vient la Vie quand l'Humain s'obstine à la détruire sur Terre... C'est à vomir.
J'y vois des Enfants qui s'extasient devant la vitrine de Noël...En s'efforçant d'oublier que tout ça est un immonde gâchis.
Rien à redire sur le plan technologique et la prouesse que ça représente. Mais je n'y vois, au regard de la presse, qu'un paravent. Je n'y vois au regard financier qu'un gâchis. Je n'y vois au regard spirituel qu'un déni de la vie sur la Terre. S'il faut éveiller des vocations scientifiques, j'aimerais mieux que les médias mettent en avant le travail formidable et indispensable des scientifiques biologistes. Mais la technologie a un impact financier gigantesque ce qui n'est pas le cas de la protection du Vivant...
Juste un exemple du gaspillage : Un milliard d'euros...Ici, les organismes chargés de réaliser la création du parc régional de Belledonne n'ont plus de subsides pour financer des études environnementales ni prendre des étudiants pour leur stage de Master 2. Il s'agit pourtant de protéger des espèces animales et végétales, de protéger un espace dont les hommes peuvent bénéficier...De lancer aussi de jeunes étudiants prochainement diplômés dans la vie professionnelle...Je ne supporte pas ce gaspillage et la négation des priorités...
Tant que l'état de cette planète en péril n'attirera pas les Marchands qui trouveront là un nouvel eldorado, ("vous pouvez sauver la planète, achetez notre kit de jardinage individuel...") et bien, les hommes continueront à vivre dans un sommeil mortifère. Et lorsqu'ils achèteront ce kit de survie avec bonne conscience, ils n’œuvreront toujours pas à une nouvelle humanité et ils seront toujours endormis. Ils seront toujours insérés dans le cauchemar programmé par les Marchands. Car ils ne feront que répondre à un programme financier. Il ne s'agira toujours pas d'Eveil.
Ce qui fait l'injustice, ce n'est pas la loi injuste, c'est l'obéissance à la loi injuste.
Car s'il y avait désobéissance, il n'y aurait pas d'application de cette possible injustice...
Les coupables ne sont pas les instigateurs d'une loi mais ceux qui acceptent d'y obéir. Il faut nécessairement des victimes pour que le bourreau donne ses ordres mais il faut aussi que la victime accepte de tenir ce rôle. Sans victime potentielle, pas de bourreau...
Le milieu enseignant dans cette Réforme a bien tenu son rôle de victime. La hache du bourreau a changé de mains trois fois mais la sanction reste la même.
Les quelques enseignants qui ne font pas partie de ce "milieu" et qui oeuvrent dans la marge se sont engagés autant que possible. Ils auront au moins la satisfaction de pouvoir se supporter et c'est vital pour pouvoir supporter le reste.
Dans le film "Le crabe tambour", Jacques Dufhilo parle de la parabole des talents.
Plus tard dans le film, il dit à son interlocuteur : "Qu'as-tu fait de tes talents?"
J'étais adolescent quand j'ai vu ce film et j'ai toujours gardé cette question en moi. Comme un rappel à l'ordre, l'ordre de la Nature. Je dois user de ce qu'elle m'a offert. D'un point de vue physique mais aussi intellectuel, philosophique, spirituel...
Ne jamais perdre de vue qu'il serait contre nature de ne pas chercher à être ce que nous pouvons devenir.
C'est donc aux enseignants de s'interroger sur eux-mêmes.
Que font-ils de leurs talents ? Leur est-il même possible désormais d'en user ?
Si c'est non, alors est-il juste au regard de la Nature qu'ils gâchent leurs talents ?
Il ne s'agit pas nécessairement d'abandonner les enfants à leur triste sort (ce que j'ai fait...) mais de trouver d'autres formes de refus...
J'ai toujours dit que la grève administrative était la plus forte parce qu'elle ne dressait pas les familles contre l'école.
Mais bon, les syndicats aiment bien les défilés...
C'est mort...
Pour ma part, je sais aujourd'hui ce que je dois devenir.
Je sais que je ne veux pas cautionner l'injustice.
Je sais que je refuse d'être une victime.
Pour le reste, on verra demain...
Dans la sophrologie analysante, un des protocoles a pour objectif d'établir une "rencontre" entre son Enfant intérieur et un des parents.
Il s'agit d'identifier deux liens :
Un lien positif
Un lien limitant.
La sophronisation de base, l'analyse, puis la restrucutration permettront une conscientisation et donc une nouvelle compréhension de ces fondations.
Le "pont vers le futur" aura pour but de visualiser une prochaine situation incluant ces transformations.
Cette rencontre met en lumière les limites transmises ainsi que les aspects positifs. Elle permet de prendre conscience et de rencdre au Parent ce qui n'appartient pas à l'Enfant.
"C'est la faute de ma mère, elle n'a jamais su me donner d'amour, elle ne s'est jamais occupée de moi, elle ne m'a jamais dit : "je t'aime;"
Et admettons effectivement qu'elle ne vous ait jamais dit tout ça et qu'elle ne l'ait jamais montré comme vous le souhaitiez. Admettons qu'elle ait eu des limites, qu'elle n'a pas compris que vous en souffriez, qu'elle a fait simplement avec ce qu'elle portait elle-même, avec tous ses refoulements, avec son modèle éducatif, avec ses tourments, ses incertitudes, avec tout ce qui faisait qu'elle était malgré tout votre Maman...
Si on tente de changer l'ouverture de notre regard, comme une focale qu'on essayerait d'élargir, n'y a-t-il pas l'opportunité d'une Rencontre ?...
La Renontre Enfant / Parent n'est pas faite pour culpabiliser l'enfant ou accabler le parent.
C'est une vision plus large du passé, sans jugement, sans critique et sans les non-dits archaïques...Les émotions peuvent être exprimées. Il s'agit aussi de créer un ancrage positif au regard de cette relation. Les émotions ont existé et existeront toujours. Il ne s'agit pas de les rejeter ou de les étouffer mais de les libérer, de leur accorder une forme "d'hommage", qu'elles deviennent enfin uniquement une trace du passé et plus une intoxication du présent.
Déroulement :
INDUCTION DE BASE
Training autogène/
Et / Ou
Respiration / Lieu de calme/ Geste de calme / Régression / Canal de lumière...
LA RENCONTRE VISUELLE
Retrouver l'Enfant intérieur
Un lieu de l'enfance
Un des parents tel qu'il était à cette époque.
LA RENCONTRE
Rencontre en "associé". (Associé = je suis dans la scène, je ressens l'émotion, je vois la scène depuis moi)
LES LIENS
Matérialiser les "liens" : Lien positif / Lien limitant
Nommer et décrire le lien positif, (forme, couleur, texture, chaleur, endroit où il se trouve sur le corps,) le ressentir, le garder en mémoire.
Nommer et décrire le lien limitant (forme, couleur...), comprendre son origine, les limites du parent, la transmission éventuelle de ce lien à sa descendance...
Exprimer les besoins et les émotions.
Rendre le lien limitant
RETOUR
Ramener à soi les nouvelles émotions, les éprouver, profondément...
PONT VERS LE FUTUR
Visualisation d'une situation mettant en scène cette nouvelle compréhension au regard de ce lien limitant qui n'est plus.
DÉSOPHRONISATION
Respiration, ouverture des yeux...
RESTRUCTURATION AVEC LE PATIENT
Dans un échange verbal, approfondir cette connaissance de soi en restant "ancré" sur ce vécu.
Prendre conscience de l'amour présent dans le parent limité par son propre vécu.
Prise de conscience des ressources développées dans le présent.
Il est important de faire une distinction entre "AVIS" et "JUGEMENT"
Un avis est modifiable et l'individu reste suffisamment lucide pour avoir une observation pleine et claire de la situation pour l'émergence de cet avis et sa possible évolution dans le temps.
Un jugement est définitif. C'est la condamnation du Tribunal. Il n'y a plus de réparations possibles.
Il est donc essentiel d'inviter le Patient à aller vers l'abandon des jugements sur lui-même et sur les autres et l'émergence des avis. C'est la libération qui en dépend...
Le "complot", je sais qui baigne dedans. Ceux qui accusent une partie du Peuple de diffuser des thèses complotistes...
Ici, on a quelques protagonistes qui par leur attitude placent le pays dans un complot permanent, celui de la dilapidation de l'argent du Peuple. Pour leurs propres intérêts.
Personnellement, j'en ai assez de ces gens qui continuent à accorder leur confiance et leur soumission à des carriéristes financiers, magouilleurs, bavant des paroles de citoyenneté, de justice, de solidarité...Quand je vois des images de meeting politique... Consternant...
http://blogs.mediapart.fr/blog/ribouldingue/130413/tous-pourris
J'en ai marre de lire des déclarations ou des commentaires des politiciens et des militants qui s'insurgent contre le dénigrement de la classe politique. Ouvrez vos yeux et vos oreilles au lieu de vous cacher derrière de (fausses) déclarations (fiscales) outrées!
A tous ceux qui défendent, bec et ongles, que les élus sont honnêtes et que c'est la faute d'un seul homme et de lui seul.
A tous ceux qui disent que le "tous pourris" défend les thèses du FN et pourrit la république, je dirai que ce sont eux-mêmes qui se décrédibilisent.
A tous ceux qui déclarent et qui croient (faussement) encore à la république "irréprochable", "exemplaire" et que nos élus ne sont pas du tout intéressés par l'argent. D'ailleurs, vous avez vu? Ils gagnent tous des fortunes mais pas un n'a un sou de côté avec des salaires de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Mais par contre, la moitié des français avec 1500 €/mois doit faire des efforts et mettre de l'argent de côté!
A tous ceux qui hurlent qu'on n'a pas le droit de mettre tout le monde dans le même sac parce que quelques uns ont fauté.
A tous ceux qui crient au scandale ou à la démagogie parce qu'on accuse nos politiciens.
Désolé pour cette litanie insupportable mais il faut se rendre à l'évidence... Beaucoup, beaucoup trop, ont été condamnés. Des condamnés réélus quand même. Des condamnés au gouvernement et même ministres!
Liste, non exhaustive, des élus de tout bord condamnés (trouvée sur Internet en 3 clics):
Alain Belviso (PCF): Ex Président de l'Agglo d'Aubagne, mis en examen en 2010 dans le cadre de l'Affaire Alexandre Guérini mais également dans le cadre d'une affaire de faux en écriture privées et usages de faux.
Alain Gouriou (PS) Ancien Député, Maire et Vice-Président du CG des Côtes d'Armor, il a été reconnu coupable d'abus de confiance mais dispensé de peine en 2008.
Alain Rist (Vert): Ex Vice Président de Conseil Régional d'IDF condamné en 2006 pour être allé sur des sites pédophiles et avoir téléchargé des images à caractère pédophile.
André Santini (UDF): Ex ministre condamné en 2013 pourdétournement de fonds de la fondation Hamon à deux ans de prison avec sursis, 200 000 € d'amende et 5 ans d'inégibilité.
Anne Hidalgo (PS): Actuelle adjointe au Maire de Paris, elle aurait été condamnée en 2012 à 40 000 € d'amende pour infraction à la législation sur la durée du travail, d'après le syndicat FO CAS-VP.
Bernard Granié (PS): Elu d'une intercommunalité condamné en 2011 pour corruption. Peine confirmée par la Cour de cassation en mars 2013.
Bernard Tapie (Divers Gauche): Homme d'affaire, ex Ministre sous Mitterrand, condamné en 1996 pour corruption et subordination de témoin.
Bertrand Delanöe (PS): Actuel Maire de Paris condamné en 2010 pour atteinte au droit du travail.
Charles Josselin (PS): Ancien Ministre sous Lionel Jospin de 1997 à 2002 et Secrétaire d'Etat à plusieurs reprises, il a été reconnu coupable d'abus de confiance mais dispensé de peine en 2008.
Christian Bourquin (affilié PS): Président de Région Languedoc Roussillon, successeur de Georges Frêche, condamné en 2012 pour délit de favoritisme.
Christian Cuvilliez (PCF): Ex Député et actuel Conseiller Municipal de Dieppe condamné en 2000 puis confirmé en 2004 pour détournement de fonds publics et recel et une seconde fois en 2001 pour diffamation.
Claude Hoarau (PCR): Maire de Saint Louis à la Réunion, condamné en 1ère instance à 1 an d'inéligibilité et 4 mois de prison avec sursis pour complicité de prise illégale d'intérêt et achat de voix. Le condamné a fait appel: jugement rendu en décembre 2012.
Claude Pradille (PS): Ex Sénateur, condamné en 1995 pour corruption.
Claudie Lebreton (PS) Ancien Maire, Conseiller Régional de Bretagne, actuel Président du Conseil général des Côtes d'Armor, il a été reconnu coupable de prise illégal d'intérêts mais dispensé de peine en 2008.
Edmond Hervé (PS): Actuel Sénateur, condamné en 1999 pour manquement à une obligation de sécurité dansl'affaire du sang contaminé.
Élie Hoarau (PCR): Ancien Député de la Réunion, condamné en 2000 à un an d'emprisonnement avec sursis et de cinquante mille francs d'amende ainsi qu'à l'interdiction du droit de vote et à la privation du droit d'éligibilité pour une durée de trois ans suite à une affaire de fraude électorale.
Elie Pigmal (PS): Ancien Maire PS de Saint Estève, condamné en 2012 pour délit de favoritisme.
Florence Lamblin (EELV): Mise en cause en octobre 2012 dans le cadre de différentes affaires. Dont l'affaire de l'évasion fiscale avec compte en Suisse.
François Bernardini (ex/de nouveau? PS): Maire d'Istres condamné en 2001 pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux.
François Xavier Bordeaux (PS): Ancien dirigeant du PS bordelais condamné en 2011 pour abus de faiblesse
Gilbert Annette (PS):: Actuel Maire de Saint-Denis de la Réunion, ancien Député,condamné en 1996 à 200 000 francs d'amende, cinq ans de privation de ses droits civiques et trente mois de prison dont douze avec sursis pour corruption dans des procédures de marchés publics à la ville de Saint-Denis.
Guy Roueyre (PCF): Ex Conseiller Régional démissionnaire, condamné en 2011 pour agressions sexuelles.
Harlem Desir (PS): Actuel Député Européen condamné en 1998 pour recel d'abus de confiance.
Henri Emmanuelli (PS): Ex Ministre sous les Gouvernements Mauroy et Fabius, actuel Président du Conseil Général des Landes, condamné en 1997 pour trafic d'influence.
Ibrahim Tariket (PS): Conseiller Mubnicipal de Clichy condamné à 5 ans de prison ferme pour agression.
Jack Lang (PS): Député du Pas de Calais condamné en 2008 pour rupture de contrat.
Jack Mellick (PS): Actuel Député et Maire de Béthune dans le Pas de Calais, condamné en 1997 dans l'affaire OM-VA pour faux témoignage.
Jacques Mahéas (PS ou apparenté): Ex Sénateur et Maire de Neuilly Sur Marne en Seine Saint Denis condamné pour agression sexuelle.
Jeanine Ecochard (PS): Actuelle Vice Présidente du Conseil Général des Bouches-Du-Rhônes, condamnée en 1998 dans l'affaire Urba(financement occulte du PS).
Jean-Christophe Cambadélis (PS) : Député, condamné en 2006 pour l'affaire de la MNEF.
Jean-Christophe Mitterrand: Fils de François Mitterrand, ex conseiller de son père à l'Elysée pour les affaires africaines, condamné en 2009 pour recel d'abus de bien sociaux.
Jean-François Noyes (PS): Conseiller Général des Bouches-Du-Rhône, mis en examen en 2012 dans le cadre de l'Affaire Guérini pour association de malfaiteurs en vue de trafic d'influence et recel de trafic d'influence.
Jean-Marc Ayrault (PS): Actuel Député, condamné en 1997 pour délit de favoritisme.
Jean-Marie Le Chevallier (PS): Actuel Député, condamné en 2003 pour subordination de témoin.
Jean-Marie Le Guen (PS): Actuel Député, mis en examen dans l'affaire de la MNEF bénéficiant d'un non lieu.
Jean-Michel Baylet (PRG): Actuel Sénateur du Tarn et Garonne condamné en 2003 pour abus de biens sociaux.
Jean-Noel Guérini (PS): Actuel Sénateur des Bouches du Rhône, mis en examen en 2011 pour prise illégale d'intérêt et trafic d'influence.
Jean-Paul Huchon (PS): Actuel Président de Région IDF, condamné en 2007 pour prise illégale d'intérêt et en 2011par le Conseil d'Etat.
Jean-Pierre Balduyck (PS): Actuel Député du Nord, condamné en 2005 pour favoritisme a fait appel de sa condamnation. Il est relaxé par la Cour d'Appel de Douai en mars 2006.
Jean-Pierre Destrade (PS): Ex élu et Porte Parole du PS condamné en 2005 pour escroquerie et trafic d'influence.
Jean-Pierre Kucheida (PS): Actuel Député du Pas de Calais, mis en cause en 2011 dans une affaire de corruption peut être de grand ampleur au sein de la Fédération PS du Pas De Calais. Devrait être entendu dans le cadre d'une affaire d'abus de biens sociaux en octobre 2012.
Jérôme Cahuzac (PS) Condamné sans peine ni inscription au casier judiciaire en 2007 pour avoir employé, entre juillet 2003 et novembre 2004, une femme de ménages philippine, sans papiers, rémunérées en liquide pour 40hs mensuelles à 250€/mois.
Joël Marion (PCF) Le maire de Compans a été condamné en décembre 2012 à 1 500 € d'amende pour prise illégale d'intérêts.
Julien Dray (PS): Député et Conseiller Régional IDF non condamné mais qui a fait l'objet d'un rappel à la loi en 2009.
Khadija Aram (ex PS): Ancienne élue municipale condamnée en 2011 pour trafic d'influence et abus de confiance.
Laurence Pommier (PCF?) La conseillère municipale chargée de la communication, de la mairie de Compans a été condamnée en décembre 2012 à 1 500 € d'amende pour prise illégale d'intérêts.
Laurent Fabius (PS): Ex 1er Ministre sous Mitterrand, mis en cause dans l'affaire du sang contaminé puis relaxé.
Laroussi Oueslati (PRG): Mise en examen en 2010 pour trafic de faux diplômes.
Lionel Colling (LO) L'ex Maire de Compans a été condamné en 2006 pour avoir employé ses proches parents au sein des services de la mairie.
Line Cohen Solal (PS): Actuelle adjointe au Maire de Paris, condamnée en 2011 dans la même affaire que celle touchant Pierre Mauroy.
Maurice Gironcel (PCR): Actuel Maire de Sainte Suzanne, condamné en 2008 à 1 an de prison et 1 an d'inéligibilité pour détournement de fonds.
Maxime Gremetz (ex PCF désormais sans étiquette): Ex Député de la Somme, condamné en 2000 pour violence avec arme en ayant forcé un barrage de police, licenciement abusif, etc...
Melba Ngalouo-Bocquet (PCF) : Ex élue PC et employée à la Mairie de Corbeil, condamnée en octobre 2012 pour fraudes.
Michel Dary (PRG): Ex député Européen, mis en cause en 2010 pour recel d'abus de confiance suivi d'un non lieu prononcé en sa faveur.
Michel Delebarre (PS): Ancien Ministre sous Mitterrand, condamné en 2005 dans l'Affaire des Ecoutes Téléphoniques.
Michel Laignel (PS): Condamné en 2006 pour faux, usage de faux, délit de favoritisme, prise illégale d'intérêt, et détournement de fond.
Michel Pezet (PS): Ancien Député des Bouches-Du-Rhône, et actuel Conseiller Général du même département, condamné en 1998 pour recel de fonds utilisés [pour un financement politique] en dehors de tout enrichissement personnel.
Michel Tonon (PS): Maire de Salon de Provence, mis en examen en 2010 pour délit de favoritisme mais finalement relaxé en janvier 2012.
Mohamed Abdi (PS): Condamné en 2007 pour escroquerie.
Patrick Sève (PS): Maire de L'Hay-Les-Roses mis en examen en 2011 pour octroie inustifié de marchés publics et soustraction de fonds publics.
Pascal Buchet (PS): Maire PS de Fontenay Aux Roses reconnu coupable en 2012 de harcèlement moral après le suicide d'une de ses collaboratrice.
Philippe Kaltenbach (PS): Maire PS de Clamart dans la tourmente en 2012 suite à l'apparition de 2 vidéos pourlesquelles il plane des soupçons de corruption.
Philippe Sanmarco (PS): Ancien Député Socialiste des Bouches-Du-Rhône, condamné en 1997 pour complicité de trafic d'influence dans l'affaire du financement occulte du PS, l'Affaire Urba.
Pierre Vergès (PCR: Actuel Vice Président du Conseil Régional de la Réunion, condamné en première instance à 18 mois d'emprisonnement, 300 000 francs (plus de 46 000 euros) d'amende et 5 ans de privation des droits civiques, civils et de famille, puis en appel, à une peine de prison ferme couvrant sa peine de détention.
René Teulade (PS): Ministre des Affaires sociales sous François Mitterrand (1992-1993), actuel Sénateur de Corrèze, condamné en juin 2011 pour abus de confiance.
Richard Laude (rouge?) L'ex conseiller municipal de Compans avait été condamné en 2005 après avoir confié une mission à une société dont il était le gérant.
Roland Robert (PCR) Actuel Maire de la Possession sur l'Ile de la Réunion, mis en examen en 2004 pourcorruption passive mais pour aucune suite ne semble avoir été donnée. Condamné en 1ère instance en 2009 à 3 mois de prison avec sursis puis relaxé en appel, dans une affaire de présumés détournement de fonds publics ainsi que de faux et usage de faux en écriture.
Robert Gaïa (PS): Député du Var condamné en 2002 pour favoritisme.
Serge Andréoni (PS): Actuel Sénateur Maire mis en examen en 2011 pour complicité de trafic d'influence dans le cas de l'affaire Guérini.
Stéphane Pocrain (ex(?) Vert): Aucun mandat électif en cours mais déclaré inéligible à plusieurs reprises, condamné à deux mois de prison avec sursis et 3 000 € de dommages et intérêts pour avoir battu son ex concubine. En janvier 2012 il est condamné pour abandon de famille mais a réglé sa dette depuis.
Sylvie Adam (PCF?) L'adjointe au logement du maire de Compans a été condamnée en décembre 2012 à 1 500 € d'amende pour prise illégale d'intérêts.
Sylvie Andrieux (PS): Actuelle Députée des Bouches-Du-Rhône, mise en examen en 2010 pour complicité de tentative d'escroquerie et de détournements de fonds publics dans l'affaire du financement présumés à hauteur de 700 000 € d'associations présumées fictives.
Yacine Chaouat (PS): Actuel adjoint au Maire du 19ème Arrondissement chargé de la médiation et condamné en 2011 en appel pour violences conjugales.
Alain Agostini UMP 2008 condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.
Alain Carignon UMP 1999 condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins.
Alain Ferrand UMP 2006 condamné pour faux et usage de faux. 1998 condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.
Alain Juppé UMP 2007 condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.
Alain Tuduri UMP 2009-10 condamné pour discrimination raciale pour avoir préempté les biens immobiliers que voulaient acheter des personnes d’origines étrangères en sa commune.
Axel Poniatowski UMP 2010 condamné pour diffamation.
Brice Hortefeux UMP 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Condam né pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre.
Bruno Sandras UMP 2011 condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.
Charles Fabre UMP 2010 mis en examen pour favoritisme.
Charles Pasqua UMP 2009 à 2010 condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Cité dans l’affaire de recel d’a bus de biens sociaux pour l’association FranceAfriqueOrient. Mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics.
Christian Vanneste UMP 2006 et 2007 condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation, avait déclaré l’homosex ualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité.
Claude Polony UMP 2001-09, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds.
Daniel Simonpieri FN puis UMP condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Il avait déjà été condamné pour harcèlement moral.
Damien Meslot UMP 2010 condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin.
Denis Gautier-Sauvagnac UMP 2008 mis en examen pour blanchiment d’argent.
Denis Jacquat UMP 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales.
Didier Schuller RPR-UMP 1994 s’enfuit aux Bahamas après la révélation d’une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis continue sa cavale en Dominique Républicaine où il bénéficie d’une protection diplomatique, avant de revenir en France. 2005 condamné pour financement illégal de sa campagne. 2007 condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques.
Dominique Paillé UMP 2004 condamné pour abus de confiance.
Frédéric Chazal UMP 2010 condamné pour diffamation.
Gaston Flosse UMP 2011 condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.
Georges Tron UMP 2011 mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.
Gérard Dezempte UMP 2006 condamné pour discrimination.
Gérard Larrat UMP 2011 condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste. 2011 mis en examen pour complicité d’atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de manœuvre frauduleuse tendant à l’exercice irrégulier du vote par procuration, élection annulée.
Gilles Forray UMP 2006 condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Guy Drut UMP 2005 condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif.
Guy Wildenstein UMP 2011 mis en examen pour recel d’abus de confiance.
Henry Chabert UMP 2002 condamné pour recel d’abus de biens sociaux.
Jacques Blanc UMP 2009 mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt.
Jacques Masdeu-Arus UMP 2006-09 condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Jacques Myard UMP 2009 condamné pour diffamation.
Jean Reynaud UMP 2004 condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail.
Jean Tiberi UMP 2009 condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs.
Jean-Louis Garnier UMP 2011 condamné pour coups et blessures.
Jean-Louis Masson UMP 1997 condamné pour avoir financé la campagne d’un concurrent afin d’affaiblir sa rivale à droite.
Jean-Paul Alduy UMP 2008 son élection est annulée pour fraude.
Jean-Paul Fournier UMP 2009-10 condamné pour prise illégale d’intérêt.
Joëlle Ceccaldi-Raynaud UMP 2006 condamnée pour diffamation et complicité de diffamation.
Joëlle Ferrand UMP 2010 condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations.
Laurence Spicher-Bernier UMP 201062011 condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie.
Lionel Cressiot UMP 2011 mis en examen pour injures et diffamation.
Lucette Michaux-Chevry UMP 2002 condamnée pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics.
Manuel Aeschlimann UMP 2009 condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public.
Marie-Jeanne Bozzi UMP 2002 condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin. 2007 condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale. 2009 mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée.
Maurice Gutman UMP 2010 condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans.
Michel Buillard UMP 2011 condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.
Michel Habig UMP 2006 condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms installées sur un terrain municipal.
Nicolas Bazire UMP 2011 mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.
Olivier Deleu UMP 2011 mis en examen pour injures et diffamation.
Olivier Rey UMP 2008 condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d’autrui à raison de la religion.
Pascal Buchet UMP 2007-11 condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide.
Patrick Balkany UMP 2003 condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999 condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable 3 pers. désignées comme des employés municipaux mais ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.
Philippe Brun UMP 2011 condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux.
Pierre Bédier UMP 2009 condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Philippe Pemezec UMP 2010 condamné pour injures. 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée.
Renaud Donnedieu de Vabres UMP 2004 condamné pour blanchiment d’argent. 2011 mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.
René Vestri UMP 2009 condamné pour travail dissimulé. 2010 mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs.
Richard Cazenave UMP 1999 condamné pour abus de biens sociaux. 2004 condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux.
Serge Dassault UMP 1998 condamné pour corruption2010 condamné pour procédure abusive. 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.
Thérèse Aillaud UMP 2002 condamnée pour détournement de fonds publics.
Thierry Gaubert proche de l’UMP collaborateur de Sarközy 2008 mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie. 2011 mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.
Thierry Leprince UMP 2007 condamné pour viol sur une mineure de 12 ans.
Vincent Toni UMP 2008 et 2011 condamné pour corruption passive.
Xavier Dugoin UMP 1997 condamné pour trafic d’alcool, salaires fictifs et corruption. 1999 à 2000, condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêt. 2001, mis en examen dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs du conseil général de l’Essonne, cette procédure sera annulée pour vice de forme.
Les hommes politiques condamnés et réélus: http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ces-elus-condamnes-et-reelus_769221.html
Liste non exhaustive des condamnations et mises en examen du PS, de l’UMP et du FN: http://lesmoutonsenrages.fr/2013/04/05/liste-non-exhaustive-des-condamnations-et-mises-en-examen-du-ps-de-lump-et-du-fn/
Liste des condamnations et mises en examen du PS, du Parti de gauche, des Verts, de l'UMP et du FN: http://sos-crise.over-blog.com/article-liste-condamnations-et-mises-en-examen-ps-parti-de-gauche-verts-ump-et-fn-116776359.html
Base de données des politiciens corrompus, compilation des affaires et scandales politiques: http://www.politicards.fr/index.html
De plus, il ne doit s'agir que de la partie emergée de l'iceberg. Si c'est comme pour la fraude en tout genre, il ne doit y avoir que 10 % (et encore) des affaires qui sont connues.
http://www.politicards.fr/politicards-a.html
http://pierre.parrillo.over-blog.fr/article-liste-des-elus-ps-et-de-gauche-condamnes-98170356.html
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ces-elus-condamnes-et-reelus_769221.html
http://article-50.eu/liste-des-condamnations-penales-et-mises-en-examen-des-elus-ump/
http://actuwiki.fr/politique/17584
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