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Visées néolibérales sur l'éducation

Par Le 12/05/2014

4 décembre 2013

Je reprends ici de nombreux éléments d’une analyse récente du Mouvement politique d’émancipation populaire.

http://bernard-gensane.over-blog.com/2013/12/les-vis%C3%A9es-n%C3%A9olib%C3%A9rales-sur-l-%C3%A9ducation.html

LE BLOG DE GÉRARD GENSANE

 

Le système public éducatif, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, peine de plus en plus à remplir sa mission. On constate partout une dégradation des moyens qui lui sont accordés : réduction des effectifs enseignants titulaires par le non-remplacement des départs en retraite ; substitution d’emplois stables par des enseignants précaires ou non titulaires ; augmentation du nombre d’élèves par classe ; réapparition de l’apprentissage à 14 ans ; travail de nuit à 16 ans ; blocage des salaires du personnel ; développement des écoles privées ; droit d’entrée à l’école primaire dans certains pays ; privatisation d’éléments du système éducatif…

 

Concernant les élèves de 15 ans, la France a reculé de plusieurs rangs selon une enquête menée dans 57 pays (Programme international pour le suivi des acquis des élèves). La France se situe un peu en-dessous de la moyenne des 30 pays de l’OCDE. Pour les « compétences » des élèves de 10 ans, la France est au 27e rang sur 40 pays.

 

 

Les fantaisies pédagogiques expérimentées ces trente dernières années n’y sont certainement pas pour rien, notamment celles qui ont visé à banaliser les établissements scolaires du primaire et les collèges en abandonnant leur fonction de transmission de savoirs et de formation du citoyen pour les transformer en « lieu de vie » ou de simple équipement de quartier.

 

Toutefois, on ne peut faire porter au système éducatif la responsabilité principale de ces difficultés. Ces dernières, pour l’essentiel, trouvent leur origine hors de l’école, dans le chômage et la précarité des parents et des jeunes.

 

Tous les maux viendraient désormais de la « pensée 68 » : il faudrait donc restaurer l’autorité et les valeurs de l’effort, du travail, du mérite. Mais la situation devient explosive lorsqu’après avoir fourni tous ces efforts et travaillé d’arrache-pied, les jeunes à la sortie de l’institution éducative trouvent le chômage, la précarité, et pour les plus chanceux des emplois sous-estimant leurs diplômes.

 

Ce sont les visées néolibérales sur l’éducation qui démolissent le système éducatif. Elles peuvent être décrites en quatre objectifs : faire de l’éducation un marché rentable ; former une main d’œuvre « employable » ; fabriquer l’« homme néolibéral » ; écraser la capacité de résistance des enseignants et personnels de l’Éducation nationale.

 

 I.- FAIRE DE L’EDUCATION UN MARCHE RENTABLE

 

Partout dans le monde, le service public de l’éducation est menacé par les politiques néolibérales. Un ministre socialiste d’un gouvernement de gauche en France, Claude Allègre, a bien résumé sa pensée : « l’Ecole représente le plus grand marché du 21ème siècle ». En effet, il faut savoir que les pays de l’OCDE (les 30 pays parmi les plus riches de la planète) consacrent annuellement 1 000 milliards de dollars au financement de l’enseignement. Par comparaison, et pour ces mêmes pays, le chiffre d’affaires annuel de l’industrie automobile est de 1 286 milliards de dollars… Le néolibéralisme veut ainsi transposer au système public éducatif la logique capitaliste selon laquelle tout doit être ou devenir marchandise et donc se monnayer, s’échanger, se vendre selon les « lois » du marché.

 

« Le marché de l’enseignement » est d’ailleurs l’intitulé d’un rapport de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), publié dans le cadre des négociations sur la mise en œuvre de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS). Cet accord considère que l’éducation ne doit plus être un droit assuré par un service public, mais un marché devant être ouvert à la concurrence. La commissaire européenne à l’éducation et à la culture confirme : « il faut rendre nos universités compétitives sur le marché mondial de l’enseignement supérieur. »

 

La perspective n’est donc plus l’éducation pour tous, mais l’éducation pour ceux qui peuvent payer. Pour y parvenir, le but est d’ « élever progressivement le niveau de libéralisation du commerce des services », par « des séries de négociations successives qui auront lieu périodiquement ».

 

La création du marché de l’enseignement prend plusieurs formes : la privatisation totale, par l’encouragement au développement de l’enseignement privé ; la privatisation partielle de sous-ensembles du système éducatif ; la décentralisation ; les nouvelles technologies de l’enseignement.

 

La privatisation totale du système éducatif est un objectif central des politiques néolibérales. Il se réalise de manière très inégale selon les pays et à l’intérieur de chaque pays selon les secteurs et consiste en avantages accordés à l’enseignement privé. Tout repose sur le fait que les parents, lorsqu’ils en ont les moyens, sont prêts à dépenser beaucoup d’argent en payant à leurs enfants des études dans les « bons » établissements, les « bonnes » filières et les « bonnes » classes. Ils considèrent que c’est un moyen de donner à leurs enfants toutes les chances d’obtenir un emploi stable et rémunérateur. Les familles disposant d’une certaine sécurité d’emploi et de revenus, sans être véritablement « à l’aise », fuient les quartiers et villes « sensibles » qui ont le recrutement scolaire le plus populaire. C’est chez ces parents – et pas seulement parmi les classes moyennes supérieures – que se trouvent les centaines de milliards d’euros qui peuvent alimenter le marché privé de l’enseignement.

La tactique utilisée pour faire émerger le marché de l’éducation est simple : c’est celle qui a déjà été appliquée avec succès aux autres services publics pour les démanteler. On coupe les crédits, on organise la pénurie et le désordre, on laisse la violence s’installer dans les établissements. On suscite ainsi la protestation des usagers qui se tournent alors vers des solutions individuelles dans le secteur privé. L’OCDE explique d’ailleurs tout cela très bien, avec le plus parfait cynisme : « Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement à l’école ou à la suppression de telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population » (source : Centre de développement de l’OCDE, Cahiers de politique économique, 2000, n° 13)…

 

On peut essayer de se représenter ce que seraient, demain avec la privatisation de tout ce qui peut l’être, des établissements d’enseignement. C’est l’ensemble, la totalité, la finalité sociale, le but éthique auquel répond l’établissement qui ne représentera plus aucun intérêt. Ce qui intéressera les nouveaux propriétaires des sous-ensembles du système éducatif, ce sont juste les différentes fonctions techniques qu’on peut y découper pour en tirer un profit :

 

  • l’accueil
  • la sécurité (les « pions »)
  • la restauration
  • l’entretien des bâtiments et les petits travaux
  • le nettoyage
  • la gestion administrative et financière
  • l’animation ou l’enseignement
  • le soutien psychologique, social, médical...
  •  

Si on livre l’établissement d’enseignement à la privatisation par morceaux, sur la base d’appels d’offres, on aboutira à toute une série d’interventions en sous-traitance.

 

 

Avec la privatisation partielle, pour conserver une cantine scolaire municipale, il faudra déjà pouvoir prouver, lors de l’appel d’offre, la rentabilité de la prestation. Finies les aides de la municipalité aux enfants des familles pauvres et les tarifs dégressifs en fonction des revenus des parents ! Et si la municipalité veut introduire dans son cahier des charges la traçabilité des aliments, connaître l’origine des viandes, ou interdire l’emploi d’aliments Organismes génétiquement modifiés (OGM), elle sera passible de poursuites judiciaires pour la raison que ces clauses, dans son appel d’offre, constituent autant d’ « obstacles non nécessaires au commerce », pour reprendre l’expression consacrée.

 

Une telle évolution signerait la fin de toute intervention politique et collective dans les domaines économiques et sociaux. Cela signifierait donc aussi la fin de la démocratie, car l’exercice par les élus de leur pouvoir deviendrait extrêmement limité par la privatisation généralisée ou partielle des services publics. Les élus ne serviraient plus à rien, ils seraient remplacés par le marché.

 

Le troisième instrument de la marchandisation, après la privatisation totale et partielle, est la décentralisation du système éducatif.

 

Elle est un élément clé de ce processus de marchandisation, car elle permet le rapprochement « en douce » avec la sphère économique. Elle se traduit par des « partenariats », favorisant le développement d’identités propres aux établissements, créant les conditions de la concurrence entre eux. La gestion est alors copiée sur celle des entreprises privées, les ressources tendent également à se privatiser.

 

Dans ce cadre, le renforcement du pouvoir des chefs d’établissement vise à reporter sur le local des choix et décisions qui devraient relever de l’échelon national.

 

II.- FORMER UNE MAIN D’ŒUVRE « EMPLOYABLE »

 

La création d’un marché de l’éducation aussi vaste que possible impose de soumettre les contenus de formation du système public aux impératifs des entreprises privées, et notamment par la mise en œuvre du concept patronal d’« employabilité ».

 

Le système public éducatif doit donc devenir dépendant non plus des orientations éducatives définies par le « centre » (le ministère de l’Éducation nationale), mais des demandes des usagers-clients.

 

Avec la marchandisation du système public éducatif, c’est la formation des citoyens qui est abandonnée au profit d’adaptations qualifiantes de très court terme. On peut ainsi avoir l’illusion de répondre aux besoins des entreprises, mais on ne prépare pas l’avenir de la nation en se limitant à des ajustements de court terme.

 

Le système éducatif va donc être poussé à se concentrer sur sa principale fonction qui est de fournir aux entreprises les « ressources humaines » dont elles ont besoin, particulièrement dans une « économie de la connaissance » dont les performances dépendent du niveau de formation de la population. Comme l’indique la Commission européenne en 1995, « l’éducation est un service rendu à l’économie » !

 

 

Alors que, depuis la Révolution française, l’éducation a été érigée en un droit fondamental, mis en œuvre ensuite par un service public, elle est peu à peu transformée en filiale du patronat pour répondre à des besoins mal définis et de très court terme.

 

Ce qui est en jeu, c’est la « massification » de l’enseignement des années d’après-guerre (l’école pour tous), que les politiques néolibérales veulent mettre en cause. Dans tous les pays européens, le même type de logique se déploie : une tendance à en finir avec un enseignement « unique » jusqu’à 16 ans, pour se limiter à 14 ans (Italie, Espagne, Grande-Bretagne, France, Allemagne..).

 

L’employabilité, aujourd’hui pour le patronat, c’est :

 

  • la capacité d’être et de demeurer actif dans un cycle de vie fragmenté et imprévisible
  • un individu qu’il s’agit de mobiliser en renforçant ses capacités d’activité par l’apprentissage « tout au long de la vie »
  • la capacité d’être actif et de se relancer constamment dans une dynamique de mise en projet et non plus simplement l’aptitude à l’emploi
  • la gestion des « capitaux » dont sont dotés les individus et qu’ils peuvent mobiliser pour mener à bien leurs projets sur un marché concurrentiel
  • se constituer en entrepreneurs de sa propre vie
  • un « capital humain » qui intègre autant la santé (le « capital santé ») que la formation, et toutes les compétences personnelles et professionnelles qui doivent être gérées pour être rendues transférables, c’est-à-dire valorisables en-dehors d’une entreprise donnée
  • un « patrimoine » (ou un « portefeuille » de capitaux) dont dispose chaque individu et dont il a la responsabilité
  • la capacité d’un salarié à conserver ou obtenir un emploi, dans sa fonction ou dans une autre fonction, à son niveau hiérarchique ou à un autre niveau
  • (re)mobiliser les individus dans leurs parcours d’insertion professionnelle, sous l’angle de l’ « activation du marché du travail » et de la maîtrise des « transitions professionnelles ».

 

La fabrication d’individus « employables » interdit la poursuite de l’éducation pour tous. Une grosse minorité, venant des enfants des classes moyennes et supérieures, recevra les formations longues. Quant à la majorité des élèves, issue des classes populaires, elle terminera sa scolarité à 14 ans.

 

III.- FABRIQUER L’« HOMME NEOLIBERAL »

 

Dans le modèle de civilisation néolibéral, la liberté de l’individu se confond avec celle de l’entreprise. L’individu lui-même devient une entreprise. Il doit donc, lui aussi, s’épanouir dans la compétition et dans une concurrence à l’autre généralisée.

 

La marchandisation du système public de l’éducation entraine la dépolitisation de la question éducative. S’il existe des détenteurs de biens (les savoirs), et des demandeurs solvables de ces biens (les entreprises), alors l’échange pourra se faire. Nul besoin dans ces conditions de discuter pour décider s’il faut enseigner les mathématiques, les arts plastiques, plutôt que la littérature ou la philosophie : la demande marchande règlera la question.

 

 

La marchandisation de l’éducation met gravement en cause la nécessité de l’éducation comme entrée dans la culture. L’idée se développe que l’école « fait trop de culture », ou « trop de théorie », que les savoirs liés à des œuvres humaines considérées comme importantes dans le passé sont de moins en moins utiles. Ainsi dominera inévitablement une atténuation, voire une suppression de toute formation d’une pensée critique. Les recommandations européennes vont d’ailleurs dans ce sens. C’est ainsi que le Conseil européen de Lisbonne a défini les « compétences sociales » : la « confiance en soi, l’indépendance, l’aptitude à prendre des risques et les compétences relatives à l’esprit d’entreprise ».

 

Ainsi, après formatage, l’ « homme de marché » doit être capable de :

 

  • se mettre soi-même en projet
  • être un sujet actif et compétitif, plutôt que passif et dépendant, aspirant à l’autonomie et à l’accomplissement personnel dans son activité
  • se constituer soi-même en entreprise à développer, faire croître et fructifier
  • devenir l’entrepreneur de sa propre vie
  • « réaliser son potentiel » dans des « carrefours d’opportunités »
  • devenir une « forme entreprise » qui le mobilise, reposant sur un ensemble de règles de vie comme l’énergie, l’initiative, l’ambition ou le dynamisme, généralisée à toutes les facettes de sa conduite et toutes les sphères de son existence
  • être prudent, de calculer « à propos de lui-même et travailler sur lui-même en vue de s’améliorer lui-même »
  • interpréter sa destinée comme relevant de sa responsabilité propre, prendre des risques pour mener à bien son « projet d’identité », mais des risques mesurés, susceptibles d’augmenter sa valeur marchande
  • se considérer soi-même comme un ensemble de capitaux que l’on peut gérer au gré de ses projets
  • calculer ses investissements existentiels pour ménager ses capitaux : ressources financières, gérer sa santé qui devient un capital précieux, mais également son réseau relationnel, ses aptitudes cognitives et comportementales, ses ressources affectives et émotionnelles
  • assumer la fragilité de sa trajectoire de vie en multipliant les projets « excitants », facteurs d’autonomie et d’autoréalisation créatrice de soi
  • comprendre que la sécurité n’est plus attachée au statut, à la hiérarchie, à la bureaucratie, mais à la succession des projets, la réussite sur un projet permettant d’accéder à d’autres projets plus intéressants, chaque projet étant par définition différent, nouveau, innovant, se présentant comme une opportunité d’apprendre et d’enrichir ses compétences qui sont autant d’atouts pour trouver d’autres engagements
  • considérer sa vie tout entière comme une succession de projets pour laquelle il importe de se détacher de tout ancrage existentiel durable : statuts, titres, carrière planifiée, etc.
  • développer sa connaissance et sa maîtrise de lui-même, sous l’autorité d’ « experts de l’âme humaine »
  • se rendre désirable
  • être nomade et léger, froid et calculateur, rationnel et fonctionnant en réseau.

 

IV.- DETRUIRE LA CAPACITE D’ACTION COLLECTIVE DES ENSEIGNANTS

 

Les enseignants, encore très fortement syndiqués, sont en première ligne du combat pour défendre leurs intérêts propres, mais aussi pour le service public et contre la marchandisation. Ils représentent aussi de gros bataillons électoraux de la gauche. Ils ont, jusqu’à présent, empêché les politiques néolibérales de se déployer comme elles l’auraient voulu. Par exemple, les luttes ont permis d’obtenir de la Commission européenne qu’elle retire l’éducation des offres d’ouverture à la concurrence internationale dans le cadre du cycle actuel de négociation de l’Accord général sur le commerce des services. C’est pourquoi les forces néolibérales ont toujours rêvé d’écraser la capacité de lutte des enseignants et des personnels de l’Education nationale.

D’autant que, pour le lobby patronal ERT, les enseignants auraient « une compréhension insuffisante de l’environnement économique, des affaires et de la notion de profit ». Industrie et établissements d’enseignement devraient donc travailler « ensemble au développement de programmes d’enseignement », notamment grâce à « l’apprentissage à distance », « l’enseignement à distance » et la mise au point de « didacticiels » (logiciels d’apprentissage sur ordinateur).

 

Le strict respect de la laïcité doit s’entendre d’un double point de vue : celui des croyances religieuse et celui des croyances économiques. C’est, d’abord, le refus de tous signes religieux à l’école. C’est, ensuite, le refus des signes commerciaux et de la subordination de l’éducation aux besoins du marché. Les fonds privés ou de partenariats public-privé ne doivent pas financer les écoles.

 

Reste la question du financement public de l’école privée. A terme, ce financement doit cesser. Mais comme les gouvernements qui ont voulu s’attaquer au problème se sont tous cassé les dents, la prudence s’impose. Il faut créer un rapport de forces. Tout d’abord, les causes externes de la crise de l’école (chômage, précarité) doivent trouver une solution (voir plus haut et plus bas). L’école publique s’améliorera immédiatement, réduisant les flux vers l’enseignement privé. Ensuite, il faut avoir en mémoire que dans une décision du 23 novembre 1977, le Conseil constitutionnel a considéré que la liberté de l’enseignement faisait partie des principes fondamentaux de la République. Une réforme constitutionnelle n’est donc pas à exclure, pour permettre l’arrêt du financement public de l’école privée. Celle-ci doit être soumise à référendum. Au total, ce sont plusieurs années de préparation qui seront nécessaires.

 

La mise en œuvre de l’égalité nécessite de prendre différentes décisions :

 

  • gratuité effective
  • obligation scolaire jusqu’à 18 ans
  • intégration des handicapés
  • scolarisation des jeunes enfants dans le service public
  • intégration, à tous les niveaux de l’éducation, de tous les jeunes à besoins particuliers
  • refonte des aides sociales pour atteindre l’égalité des chances
  • un statut étudiant avec une allocation d’autonomie.

L’apprentissage de la citoyenneté passe par le développement du sens critique et une instruction civique réactivant les principes républicains. La diffusion des savoirs passe par des connaissances générales (histoire, géo…), et des compétences polytechniques de très haut niveau.

L’efficacité du système nécessite de prendre un soin particulier à son fonctionnement :

  • embauche massive de personnel et titularisation des agents non titulaires et précaires
  • augmentation des investissements publics dans l’éducation (au moins 7 % du PNB)
  • mesure de l’efficacité des établissements scolaires (les critères choisis doivent être définis collectivement par la communauté éducative et les parents d’élèves ; les résultats doivent être débattus ensuite entre tous) sans mettre en concurrence les établissements scolaires, ni publier de « palmarès » des meilleurs établissements. Il faut une émulation et de la qualité, mais se sont les établissements ayant les plus faibles résultats qui devraient obtenir le plus de moyens.

 

 

V.- POLITIQUES EDUCATIVES POUR UN SOCIALISME DU XXIEME SIECLE

 

On doit à Condorcet la théorie la plus complète de l’école républicaine. Pour la première fois, l’idée philosophique de l’institution scolaire est pensée dans sa relation avec la souveraineté populaire.

 

 

L’originalité de cette théorie est de montrer que la construction du corps politique républicain ne peut pas faire l’économie de la question du savoir dans sa relation singulière à chaque citoyen. Le concept d’instruction publique a pour fonction philosophique d’assurer l’articulation entre la souveraineté populaire et la légitimité des décisions qu’elle prend et qui l’obligent sans recours : comment un peuple peut-il se garantir contre ses propres erreurs ? Protéger les savoirs contre les pouvoirs, voir en chaque enfant un sujet rationnel, soustraire l’instruction publique aux volontés particulières et à l’utilité immédiate, telles sont quelques-unes des thèses majeures avancées par Condorcet dans les Cinq Mémoires sur l’instruction publique (1791) et dans le Rapport et projet de décret sur l’organisation générale de l’instruction publique (1792).

 

La volonté politique actuelle tend à « oublier » ces enjeux, et n’accorde plus dans les missions de l’école, la priorité à ses fonctions anthropologiques (former l’homme) et socio-politiques (former le citoyen). L’école de la IIIème République (Jules Ferry) a promu la laïcité, la gratuité, l’obligation d’instruction, la morale, lire, écrire, calculer... Mais une partie de ses enjeux étaient aussi l’unité du pays, une seule langue, le maintien des discriminations sociales, et donc les valeurs de la bourgeoisie au pouvoir, qui se promeut prioritairement par le rôle qu’elle dévolue à l’Ecole.

 

Pour pouvoir changer l’Ecole, il faudrait pouvoir redéfinir les enjeux liés à l’éducation aujourd’hui, au regard d’une conception politique.


Cahier numéro 13 de l'OCDE

Par Le 12/05/2014

EFFRAYANT...

 

 

Est-ce qu'il est nécessaire de commenter davantage ?

Est-ce qu'il est nécessaire de s'intéresser aux discours des politiciens quand on sait qu'ils sont nourris en sous-main par des M Morrisson, qu'ils forment des légions secrètes dont tout dépend...

Droite-gauche, UMPS, tous sont nourris par ces vomis infâmes, tous adhèrent à ces projets destructeurs parce qu'ils sont RENTABLES. Pour eux...

Et quand je pense qu'il y a encore des personnes qui éclatent de rire quand le mot "complot" est utilisé...Un complot n'est rien d'autre qu'un projet secret, caché au grand public...

 

Combien sommes-nous à avoir lu ce cahier ?...

 

 


 

[Reprise] Le cahier N° 13 de l’OCDE: tout ce qui nous arrive était déjà écrit

 

OCDE 202627 150x150 [Reprise] Le cahier N° 13 de lOCDE: tout ce qui nous arrive était déjà écrit

Qu’il nous soit permis ici de republier pour la deuxième fois un article qui mérite une attention particulière et une large diffusion en raison du contenu édifiant du rapport dont il fait état.

Il s’agit d’un rapport rédigé en 1996 par le Centre de Développement de l’OCDE auquel rappelons-le adhèrent la France et la grande majorité des pays dits du « Nord », « occidentalisés », »développés »,  mais surtout actuellement économiquement et moralement « ensablés ».

 

Le Centre de Développement a pour objectif  dans ses activités de recherche, « d’identifier et d’analyser les problèmes qui vont se poser à moyen terme, dont les implications concernent aussi bien les pays Membres de l’OCDE que les pays non membres, et d’en dégager des lignes d’action pour faciliter l’élaboration de politiques adéquates ».

Le titre de ce rapport est « la faisabilité politique de l’ajustement », autrement dit comment faire en sorte que les décisions difficiles à supporter pour le peuple ne créent pas de troubles et n’empêchent pas les réélections de ceux qui les ont prises.

Autant vous dire que ce rapport est édifiant et d’un cynisme absolu.  Dans ce rapport, pudiquement appelé Cahier, l’auteur explique quelles sont les meilleures stratégies pour que des décisions qui seront forcément impopulaires  en raison éventuellement d’une crise mais surtout d’une politique néo-libérale décomplexée,   »passent bien ou mieux », au cas ou TINA (There Is No Alternative) ne serait pas assez convaincante.

M Morrisson, son auteur, a la délicatesse d’illustrer et/ou d’argumenter ces stratégies par ce qui s’est fait dans certains pays avec ou sans succès.

Florilège:

- « Les cinq études par pays du Centre de Développement confirment l’intérêt politique de certaines mesures de stabilisation : une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l’investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. »

- « Les coupures dans les budgets d’investissement ne suscitent habituellement aucune réaction, même lorsqu’elles sont très sévères. »

- « La libéralisation des échanges — une mesure recommandée avec insistance par la Banque mondiale — illustre ces réactions opposées dont le gouvernement peut tirer parti. Certes, il existe toujours un front protectionniste assez large et puissant, même s’il est hétérogène. Il rassemble les industriels des secteurs protégés (et leurs salariés), les hauts fonctionnaires qui veulent garder leur pouvoir (sans parler des cas de corruption que permet l’octroi de licences d’importation), les syndicats et les partis de gauche, les partis marxistes étant les plus opposés et, dans certains pays, les partis nationalistes pour lesquels l’importation de certains biens est synonyme d’occidentalisation. A l’opposé, le gouvernement est soutenu par ceux qui bénéficient de la libéralisation : les industriels exportateurs, les agriculteurs, les artisans qui peuvent s’approvisionner plus facilement et moins cher et enfin les consommateurs.
L’histoire des politiques de libéralisation confirme ces résistances mais montre qu’elles ne sont pas dangereuses au point de remettre en question l’ouverture. »

- « La politique de libéralisation interne, pour l’agriculture ou le secteur financier, ne suscite pas non plus d’opposition politique très forte »

- « Ainsi, toute politique qui affaiblirait ces corporatismes (syndicats par exemple) serait souhaitable : d’un point de vue économique, cela éliminerait des entraves à la croissance et, politiquement, le gouvernement gagnerait une liberté d’action qui peut lui être précieuse en période d’ajustement »

- »Il est possible aussi d’atténuer l’impact d’une hausse de prix par des distributions de denrées alimentaires pour rémunérer la main-d’œuvre embauchée sur les chantiers des travaux publics. Enfin, il ne faut jamais augmenter les prix à des moments difficiles pour les ménages, comme les fins de mois ou les fêtes religieuses » (vaut mieux attendre  Le Tour de France, c’est connu…)

- « Après cette description des mesures risquées, on peut, à l’inverse, recommander de nombreuses mesures qui ne créent aucune difficulté politique. Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple,les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

-….


 

Libres de faire ce qu’on nous dit

Et il y en a comme ça 42 pages. Tout simplement énorme.

Ah oui, veuillez désormais parler s’il vous plaît d’ajustement. Non pas de licenciement abusif, d’exploitation, de bas salaires, de mutations forcées, de baisse de qualité de service, de baisse ou blocage de salaire, d’inégalités, de inéquité dans la répartition des richesses … Mais d’ A-JUS-TE-MENT.

Rendons grâce à M Morrisson cependant qui écrit dans son cahier: « L’intérêt politique de ces mesures ne signifie pas qu’elles sont les plus « rationnelles ou les plus justes » « . Ah merci de le reconnaître, belle lucidité. Maintenant les politiques ( on ne parle pas des hommes, mais des pratiques) ne doivent plus être rationnelles ou justes. Allons bon.  L’organisation de la cité ne doit pas se faire d’une manière rationnelle et juste? On croit halluciner.

Petite précision tout de même au bénéfice de L’OCDE qui prend soin de préciser en tête du cahier:

« LES IDÉES EXPRIMÉES ET LES ARGUMENTS AVANCÉS DANS CETTE PUBLICATION SONT CEUX DES AUTEURS ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT CEUX DE L’OCDE OU DES GOUVERNEMENTS DE SES PAYS MEMBRES. »

Ouf, l’honneur est sauf.

Sauf que figurez-vous, c’est ce qui est en train de se passer depuis 1996 avec une accélération depuis 2008, date du début de la crise programmée, prétexte à tous « les sacrifices » .

En plus du rapport, nous mettons en ligne le CV de son auteur, qui explique sans doute son côté  »terminator ».

Voici les deux documents. Régalez-vous...

CV_Morrisson   -  Cahier N°13 OCDE


 
 
 
 
 
 
 
 

L'effet du témoin

Par Le 11/05/2014

Effet du témoin

http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_du_t%C3%A9moin
Un homme dormant sur un trottoir au Canada
Un homme dormant sur un trottoir au Canada.

L’effet du témoin (appelé aussi « effet spectateur »), en anglais « bystander effect », est un phénomène psycho-social des situations d'urgence dans lesquelles notre comportement d’aide est inhibé par la simple présence d'autres personnes présentes sur le lieu. La probabilité de secourir une personne en détresse est alors plus élevée lorsque l’intervenant se trouve seul que lorsqu’il se trouve en présence d’une ou de plusieurs personnes. En d’autres mots, plus le nombre de personnes qui assistent à une situation exigeant un secours est important, plus les chances que l’un d’entre eux décide d’apporter son aide sont faibles. La probabilité d’aide est ainsi inversément proportionnelle au nombre de témoins présents1.

Ce phénomène contre-intuitif s’explique principalement par un processus de diffusion de la responsabilité qui se met en place à travers les personnes assistant à une même situation d'aide2. D'autres explications comme l'influence sociale et l'appréhension de l'évaluation furent également mises en avant.

Ce sont les circonstances du meurtre de Kitty Genovese qui furent le point départ des recherches portant sur l'effet du témoin. En 1968, John Darley et Bibb Latané ont démontré pour la première fois l'effet du témoin en laboratoire3, et cette étude généra les prémices de toutes les recherches subséquentes de cette discipline.

Des références sur l’effet spectateur, dont les connaissances sont à présent ancrées dans la conscience publique, peuvent être trouvées dans la plupart des manuels de psychologie sociale.

 Dans un sens théorique et pratique, l’effet du témoin joue un rôle important pour comprendre les comportements d’aide. Alors que le fait d’apporter de l’aide à une personne en détresse constitue un comportement prosocial socialement valorisé et attendu, la présence d'autrui exerce un impact sur la perception et la réaction — par rapport à la situation de secours — de telle manière que les conduites d'aides se trouvent inhibées. L’effet spectateur est ainsi un facteur qui affecte le comportement prosocial. Les recherches scientifiques ont montré qu’il s’agit d’un effet psychologique robuste et stable qui apparaît tant dans les situations expérimentales que dans les situations réelles. Toutefois, un certain nombre de recherches récentes ont pu mettre en évidence plusieurs facteurs permettant de modérer cet effet sans pour autant remettre en question son existence.


Nécessité d'enseigner ces phénomènes aux enfants...Au lieu d'aller les "remplir" de choses mortes qui les pourrissent de l'intérieur...J'aimerais bien même trouver la preuve que ça n'est pas fait INTENTIONNELLEMENT car il n'est pas bon pour les PUISSANTS que le peuple soit conscient...


Lutte contre l'effet

Bien que les recherches sur l'effet spectateur datent d'environ cinq décennies, le phénomène continue à être d'actualité et à attirer l'attention du public. En effet, de nombreux incidents et situations récents, dans lesquels la non-intervention des témoins s'est avérée fatale, témoignent de la puissance et de la stabilité de l'effet du témoin.

Une étude a montré que la simple diffusion des informations concernant les mécanismes de l'effet spectateur permettrait d'éviter sa mise en œuvre dans les situations nécessitant de l'aide. Dans cette expérience, les chercheurs ont renseigné un groupe d'étudiants pendant cinquante minutes sur l'effet du témoin ainsi que sur ses trois processus d'inhibitions. Par la suite, ces étudiants — accompagnés par un complice — se voyaient confrontés à un accident de vélo dans lequel le cycliste nécessitait du secours. Comparé avec un groupe d'étudiants qui n'a pas pris part à la séance d'information, le groupe renseigné est intervenu plus souvent. Cette étude montre ainsi que la simple connaissance des mécanismes en œuvre dans l'effet spectateur suffit pour réduire ses impacts négatifs sur les conduites d'aides. De cette manière, le fait d'informer et de sensibiliser le public sur le phénomène permet de promouvoir des réponses d'aides plus responsables29.

Par ailleurs, une victime peut lutter contre l'effet du témoin en désignant une personne précise dans la foule et l'appeler franchement à l'aide, plutôt que d'appeler les gens qui se situent aux alentours. Agir de la sorte, place ainsi toute la responsabilité sur cette personne « spécifique » et évite tout sentiment de diffusion de responsabilité.[réf. nécessaire]

Le trans-personnel.

Par Le 11/05/2014

Le transpersonnel est le dépassement de la notion de personne, tout ce qui est au-delà.

Ce mot, employé par Emmanuel Mounier et le "mouvement personnaliste" dès 1947 a connu un succès universel dans les années 70 avec l'étude des états modifiés de conscience.

Le terme de "transpersonnel" a été choisi en 1969 par Abraham Maslow et défin,i très précisément par luid ans ses livres. Il commence par une étude des motivations humaines qu'il classe hiérarchiquement en cinq niveaux :

physiologique,

sécurité,

intégration,

estime de soi

réalisation de soi.

C'est alors qu'il découvre un sixième besoin, celui du dépassement de soi.

Ce niveau supérieur regroupe toutes les expériences de dépassement de la personne humaine vers la Transcendance qu'il nomme transpersonnel.

Par delà le cinquième besoin de réalisation de soi se situe donc un besoin inaliénable de transcendance, le besoin d'une vie signifiante (value-life), par delà les limites habituelles de l'identité humaine. 

Ce niveau suprême est tellement important pour Maslow que l'on ne peut plus parler à son sujet de besoin ou de motivation mais de "métabesoins" ou "Besoin-Être".

La psychologie transpersonnelle implique un dépassement de toutes les méthodes vouées à la réalisation de soi, au renforcement du moi, au développement personnel...

"Je considère que la psychologie humaniste se doit d'être centrée dans le cosmos et non plus dans les besoins et intérêts humains. Au-delà de l'humain, de l'identité, de l'actualisation du moi et du reste. " 

Les psychologies transpersonnelles constituent une liaison entre la Spiritualité et la psychologie, alors qu'on n'y avait vu qu'une opposition depuis Freud. Elles cherchent à inclure dans le cadre d'une psychotérapie des expériences mutatives, provenant d'expériences non-ordinaires de conscience ou d'une rencontre avec le Sacré...

Il est clair pour moi que cette Voie est la seule qui soit viable...Pour l'Humanité bien entendu. 

Il n'est pas indispensable d'envisager un travail avec un professionnel...

Il suffit de le faire avec Soi. 

Je suis persuadé qu'un nombre très important d'individus vivent ces expériences, sans y mettre de noms, de termes scientifiques, dans une conscience immédiate, spontanée, intuitive, naturelle...Sans doute d'ailleurs le rapport avec la Nature détient-il la clé...

L'homme de Nature est un homme transpersonnel. 

Mise au point

Par Le 11/05/2014

Viande

Vulgarisons : Si nous réduisons notre consommation de viande en occident, nous élevons moins de bovins. Ces bovins consommeront moins de matières premières, ce qui engendrera moins de pollution, moins de pression sur le marché du blé, moins de famine, moins de déforestation, moins de pénuries d'eau, moins de risques sanitaires, moins de matières fécales, moins de.... La souffrance animale est le seul argument moral d'une longue liste de faits incontournables qui nous poussent à remettre en question la centralité de la viande dans l'alimentation.

Peut-on soulever cette question sans pour autant scinder les positions en deux clans opposés ? Après tout, la cause n'est-elle pas la même ? Combattre les maux de l'humanité ?

Infos et débats Mr Mondialisation

Apprendre à recevoir

Par Le 11/05/2014

Dans mon  parcours de vie, j'ai souvent eu affaire aux kinés et à leurs massages. Un dos détruit.

Je suis frappé quand j'y repense par le fait que chaque séance se déroulait dans un dialogue constant, des paroles diverses entretenues par les soignants eux-mêmes...J'y participais naturellement, sans m'interroger sur la finalité de la chose. 

Mais qu'en est-il pronfondément de la qualité du soin  dès lors que ces massages n'étaient que des gestes techniques privés de la dimension spirituelle du silence...

Comment peut-on absorber les biens prodigués dès lors que l'esprit n'est pas concentré, dès lors qu'il n'est pas dans un état complet de réception, d'absorption ?

Si on me parle, je fais attention à l'autre, je m'extrais par conséquent de moi parce que les mots ont pour finalité de créer une passerelle. Je me retrouve donc suspendu entre moi et l'autre.

Si je m'insère dans le silence, je me place dans un état de concentration et l'autre favorise cette exploration par ses soins.

Peut-on attendre d'un travail corporel des effets bénéfiques si l'esprit n'y est pas associé ?

Il me semble indispensable d'amener l'esprit à s'unifier à l'expérience.

Le soignant est engagé dans un don d'énergie. Ce qui émane de lui a pour intention de libérer le soigné de ses douleurs.

On peut imaginer que cette pratique générale des kinés qui consiste à parler de tout et de rien a pour finalité de libérer l'individu de la présence obsédante de la douleur. Mais le corps en lui-même est un transmetteur et l'esprit est l'analysant. Il est inconcevable de mettre de côté l'esprit en l'occupant de façon artificielle et espérer simultanément une amélioration durable de l'état physique. La parole n'est plus qu'un paravent posé, un voile fluctuant, fragile, éphémère...Il suffira que la douleur se réveille lorsque les soins seront finis pour que la hantise du mal reprenne le pouvoir. L'esprit sera de nouveau broyé et le corps hurlera de plus belle.

Il faut donc visualiser ce transfert d'énergie. Il faut donc entrer dans la dimension spirituelle et le silence est la clé.

Le soignant donne. Le soigné reçoit.

On pourrait établir un parallèle avec l'écoute d'une Symphonie. Celui qui parlerait pendant le concert, commenterait les mouvements ou critiquerait la décoration n'entendrait qu'un vague chaos. Il est évident qu'il serait rapidement exclu de la salle. 

Pour entendre, il faut écouter.

Alors que viennent faire toutes ces paroles entre le kiné et le soigné, sinon engendrer inévitablement une cacophonie délictueuse. 

Celui qui masse extrait de lui l'Amour envers l'autre. L'Amour de son Bien-être, l'apaisement, le délice de l'attention. On peut concevoir un courant vibratoire sortant de l'individu et enlaçant le soigné jusqu'à se fondre en lui comme un courant calorique, une énergie bienfaitrice.

Celui qui reçoit se doit d'apprendre à recevoir. S'abandonner au flux, s'ouvrir, créer en lui une brèche, briser le mur de ses contractures, abattre les citadelles qui l'enferment. Les mots ne sont dans ce travail qu'un crépis rajouté. Effet inverse à celui espéré.  

Ces deux pôles énergétiques, celui qui donne, celui qui reçoit, se nourriront l'un l'autre. C'est parce que le soigné s'ouvrira que le soignant pourra donner tout ce qu'il porte. C'est parce que le soignant aimera la Vie du soigné qu'il pourra en dénouer les douleurs.

Ne pas parler, ne pas penser, ne pas s'extraire du flux d'énergie, être là, dans l'instant, physiquement, spirituellement, ne jamais scinder les entités constituantes. Le corps n'est plus qu'une mécanique s'il n'est pas vécu dans sa dimension spirituelle.

Aucun kiné ne m'a jamais soigné...Ils m'ont soulagé. Je ne leur en veux pas, bien entendu. Je cherche juste à comprendre. Le poids de la formation universitaire, l'absence de considération au regard de cette dimension spirituelle, autre que la volonté "d'amener le soignant à penser à autre chose..."

Mais il ne s'agit pas de penser à autre chose, il s'agit DE NE PAS PENSER.

Suivre le parcours des mains, imaginer le flux d'énergie jusqu'à le ressentir. On ne peut entendre que ce qu'on écoute...On ne peut percevoir que ce qu'on ressent.

Il est évident qu'il en est de même dans l'acte d'aimer. 

On devrait absolument apprendre aux enfants à aimer le silence, à aimer se "dé-penser", à aimer cette fusion si belle entre le corps et l'esprit, à aimer l'individu dans son unité. Ils apprendraient à devenir des adultes aimants, à être des aimants qui diffusent des polarités qui s'unissent... 

On n'est jamais seul quand on est en soi. Et dès lors, on n'a pas besoin que l'autre vienne occuper un vide insupportable.

On devrait masser nos enfants pour qu'ils apprennent à aimer la Vie en eux. 


L'éducation marchande

Par Le 10/05/2014

 

 

Ocde 1

 

Ocde 2

 

 

Réforme des rythmes scolaires; les véritables raisons...

Ce texte date de 1996. 

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, en anglais Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres — des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché.

 

Elle occupe surtout le terrain de la prospective. L'établissement des projets à LONG TERME, détachée de toute opinion politique. Il s'agit essentiellement d'études de marchés, la rentabilité, la croissance, la compétitivité, la concurrence, les budgets, les finances...

 

La prospective est la démarche qui vise, dans une perspective à la fois déterministe et holistique, à se préparer aujourd'hui à demain.
Elle ne consiste pas à prévoir l'avenir mais à élaborer des scénarios possibles et impossibles dans leurs perceptions du moment sur la base de l'analyse des données disponibles (états des lieux, tendances lourdes, phénomènes d'émergences) et de la compréhension et prise en compte des processus sociopsychologiques. 

 

 

Que dit le texte mis en exergue ? Quel est son projet ?

 

On peut en avoir un aperçu de plus en plus clair depuis deux ans. 

L'éducation nationale a pour vocation à devenir territoriale.

Les enseignants doivent devenir des prestataires de services dans un cadre d'entreprises privées et non de fonction publique.

L'Etat a pour vocation à se désengager et à déléguer l'enseignement.

Les enseignants qui resteront au service de l'Etat auront à charge "la population non rentable", c'est à dire les classes sociales les plus défavorisées ou pour parler clairement, celles dont le pouvoir d'achat est le plus faible. 

Les écarts de budget entre les communes rurales et les grandes villes génèrent déjà des inégalités. Elles étaient relativement "adoucies" par l'engagement de l'Etat. Il n'en sera plus rien dans quelques temps. Un effet immédiat : désertification accélérée des zones rurales puisque les écoles fermeront. Concentration des élèves, diminution du nombre d'enseignants. Sur le long terme, les "économies" réalisées seront considérables. Les effets sur la population ne seront jamais pris en compte. 

 

Il ne faudra pas longtemps pour que les entreprises comprennent que les communes ont besoin d'argent pour couvrir les frais de fonctionnement des écoles. Elles proposeront donc des "partenariats" afin que les enfants deviennent les futurs consommateurs qui soutiendront l'économie. Il est évident que l'Etat ne subventionnera pas de façon durable les activités périscolaires. Il faudra immanquablement qu'un relais prenne la place...

L'éducation nationale, devenue territoriale, deviendra donc l'éducation marchande.

Les enfants sont les piliers de l'économie. "Les prestataires de service" auront à charge de renforcer autant que possible ces piliers. Les multinationales pourvoiront aux besoins financiers. Au regard de ce qu'elles gagneront, l'investissement sera dérisoire. La force de frappe des groupes du CAC 40 est phénoménale... 

Total, Nestlé (et donc Monsanto), EDF, GDF, Mc Do et d'autres encore sont déjà entrés dans les écoles.

Pour accélérer le mouvement, il suffit de réduire puis d'éliminer les subsides de l'Etat. Puisque les communes ont obligation d'assurer le fonctionnement des écoles, la responsabilité des Maires est engagée.   

Les parents les plus naïfs ( ou idiots) iront se plaindre dans les conseils municipaux...

Il est évident que les années à venir pour les équipes municipales prennent l'allure d'un chemin de croix.

 

Pour ce qui est des enseignants, je sais ce que beaucoup pensent de ce que je dis : "Celui-là est totalement déglingué."

Aucun problème. C'est une folie qui me convient et que j'assume.  

Pour ceux et celles qui veulent avoir un aperçu plus détaillé :

Cahier de nuit

L'école


 

L'enfance

Par Le 09/05/2014

"JUSQUAU BOUT "

« Ça vous dirait de marcher un peu avec nous, c’est toujours très bon avant d’aller dormir.

- Oui, volontiers, » répondit-il en se levant vivement. 

Daniel prit la main de Laure. Connexion cellulaire. Il détourna les yeux. C’était trop pénible. Il regarda devant lui et sentit combien sa main était vide.

« Qu’est-ce qui vous montre que je peux avancer dans la connaissance dont vous parlez ?

- Il y a une chose dont nous sommes certains en vous regardant, c’est que vous n’êtes plus un observateur de la nature mais un participant, expliqua Daniel. Et ça, c’est essentiel. Pensez que quand vous observez quelque chose, vous vous mettez en retrait, vous cherchez à dominer votre sujet, vous gardez une distance qui vous permet, croyez-vous, d’analyser clairement chaque instant de votre observation. Par cette attitude, en fait, vous restez en dehors de votre sujet d’expérience. Pour comprendre la nature, il est impossible de se placer comme un observateur car il ne s’agit pas de la comprendre mais de s’y fondre. Il faut être un participant, comme une fourmi ou une fleur. Sinon, on ne sait rien. On croit savoir. Mais c’est une connaissance humaine, extérieure à la nature. C’est parce que l’homme s’est enfermé dans cette attitude qu’il se permet de détruire cette terre. Il ne se sent pas comme participant mais juste comme observateur et donc comme dominant. Vous n’êtes plus dans ce cas-là. Vous avez découvert la complicité. C’est la preuve aussi que vous commencez à distinguer votre essence de votre personnalité. Votre essence représente la part naturelle de votre individu, la part originelle, ce que vous ressentez par exemple quand vous contemplez la nature et qui vous bouleverse. Votre personnalité, c’est le résultat des pressions qui ont été exercées sur vous à travers les confrontations avec la morale, les autres individus et tout ce qu’ils transportent avec eux, qui ne leur appartient pas mais qu’ils considèrent pourtant comme personnel et qu’ils vont chercher à vous imposer, parfois inconsciemment comme dans la relation amoureuse, et souvent tout à fait consciemment, comme par exemple à l’école. C’est ce qui fait qu’un enfant est un être en voie d’extinction, non qu’il va mourir physiquement mais son essence va s’effacer devant la personnalité jusqu’à ce qu’il soit pleinement un adulte. C’est à dire un non-être.

- C’est terrifiant ce que vous dites. Je suis instituteur et je participe chaque jour à cette atteinte de l’intégrité des enfants. Même si j’essaie de faire en sorte qu’ils rentrent en classe avec le sourire et qu’ils en sortent heureux d’être venus, je ne peux m’empêcher de penser que mes repères d’adultes, mon éducation et mon intégration dans le monde vont leur servir d’exemple et les éloigner de l’essence dont vous parlez. Qu’est-ce que je peux faire dans une classe pour ne pas être un tueur d’enfants ?

- Un tueur d’enfants, c’est exagéré mais un étouffeur certainement. Le système est remarquablement bien construit dans sa perversité. Si vous voulez respecter le bonheur des enfants, leur joie de vivre et d’apprendre, leur essence même, qui en font des êtres aussi absorbants que des éponges, si vous voulez respecter cela vous n’êtes plus enseignant mais avant tout éducateur. Et c’est justement ce que les enseignants refusent dans leur grande majorité. Ils se considèrent avant tout comme des techniciens de l’enseignement.

- Moi je les appelle des techniciens de surface.

- Ah oui, c’est très bien trouvé ! L’individu et le moi réel ne les intéressent pas. Il leur fait même peur car eux-mêmes souvent ne sont rien, n’existent pas. Ils ne possèdent que leur savoir théorique et n’ont rien d’autre à donner et surtout pas de l’amour ou de la vie. Le seul bon enseignant, c’est celui qui parvient à faire travailler les enfants dans la joie. C’est le seul critère de réussite qui a une valeur réelle. Le reste n’a aucune importance.

-C’est ce que j’essaie de faire, coupa Pierre, mais la pression des programmes est redoutable.

-Nous le savons bien mais si nous nous y soumettons, nous perdons les enfants. Juste parce que nous avons peur de ne pas être reconnus. Un enseignant doit avant tout respecter l’essence de l’enfant. Lui révéler ce qu‘il est et ce qu’il aimerait devenir. L’extrême difficulté vient du fait que les adultes fonctionnent sur un critère que l’on nomme considération. Si vous prenez le cas d’un enseignant, il va s’identifier, bien souvent inconsciemment, à ce que les parents d’élèves, les autres enseignants, ses supérieurs hiérarchiques et la société en général, attendent de lui.

-Il continue en fait à reproduire indéfiniment ce que l’école lui a imposé quand il était enfant, intervint Laure. Il va donc gaspiller une énorme énergie pour s’identifier à ce groupe d’adultes qui l’entoure.

-Ce ne sont donc pas ses idées qu’il va développer, reprit Daniel mais des préceptes généraux, déjà reconnus par la masse. Même s’il y ajoute une touche personnelle, tout son travail restera axé sur cette quête de considération. Étant donné que ce concept est établi par un système généralisé et hiérarchisé, il n’existe aucune possibilité pour qu’un paradigme nouveau s’éveille. L’enseignement entre dans une standardisation rassurante pour l’ensemble des individus concernés. Sauf pour les enfants. Mais ce problème-là pour les adultes est secondaire puisqu’il s’agit pour eux de réussir à adapter les enfants à leur fonctionnement et jamais le contraire. Aujourd’hui dans les classes, on travaille à l’envers. On essaie d’affiner des techniques et on ignore l’amour. 

Jusqu

Jarwal le lutin :"L'arbre de vie"

Par Le 08/05/2014

 

 

Ils débouchèrent enfin dans une nouvelle clairière.

Un arbre gigantesque trônait au centre, un tronc comme ils n’en avaient jamais vu, noueux, plus large qu’un château d’eau, immense, titanesque, ils devaient renverser la tête en arrière pour apercevoir les branches médianes, le faîte disparaissait à des hauteurs célestes. Ils s’approchèrent et devinèrent dans les stries de l’écorce une multitude de formes sculptées, des visages et des corps de lutins, des animaux, singes rieurs, oiseaux aux ailes déployées, herbivores de toutes tailles, animaux inconnus, une foule mêlée, disparate, une panoplie de créations fossilisées dans la masse. Les racines étendaient leurs arabesques comme des tentacules figées, des bras gigantesques sertis dans la terre, des ancrages millénaires.

Les enfants réalisèrent que tous les jeunes lutins avaient disparu. Sans un bruit, comme avalés par la forêt. Marine imagina que la cérémonie qui s’annonçait ne leur était pas accessible.

Ils suivirent les vieux Sages et découvrirent sur l’autre flanc du tronc une ouverture immense, une voûte de cathédrale, un antre tapissé de chevelures végétales, cascades emmêlées de lierre et de vigne vierge, de liserons épanouis et de fleurs inconnues, des ribambelles de croissances anarchiques, des foisonnements colorés comme des hommages.   

« C’est l’Arbre de Vie, » annonça Kiak, respectueusement.

L’assemblée s’assit en tailleur face à la voute immense et les cinq enfants les imitèrent.

« L’Arbre de Vie est le début de tout et le renouvellement de ce qui est fini. Tout ce qui est créé par la Nature prend sa source ici. »

Les cinq enfants n’osaient pas poser de questions, une retenue dictée par l’incroyable privilège qui leur était accordé tout autant que par l’infinie sagesse qui émanait des personnages qu’ils côtoyaient, comme s’ils n’étaient pas à leur place, comme si cette connaissance millénaire qu’ils percevaient les projetait à des années lumière.

« Vous avez envie d’en savoir davantage et vous n’osez rien demander. Cette humilité vous honore mais si vous êtes parmi nous aujourd’hui, c’est que vous le méritez et rien ne doit vous arrêter dans votre quête de savoir. »

Kiak les regarda intensément, l’un après l’autre.

« Léontine ne vous aurait pas ouvert le chemin des âmes si vous ne portiez pas en vous les lumières à venir. Je ne lis pas dans les pensées comme Léontine mais je lis dans les corps et vous êtes nerveux. Ce qui est tout à fait compréhensible. »

Une voix monocorde, dans une immobilité totale. Aucun geste de mains, aucun mouvement de tête, une sérénité stupéfiante qui impressionnait fortement le petit groupe. 

« Le plus simple, désormais, est que vous entriez dans le cœur de la vie. Toutes les questions obtiendront une réponse. Il en est ainsi. »

Le vieux Sage se leva et invita les enfants à le suivre. Les autres Sages ne bougèrent pas. Ils suivirent les enfants des yeux et Rémi perçut dans un regard échangé une douceur rassurante, une invitation à se laisser guider.

Ils serpentèrent entre les racines et s’arrêtèrent à l’ouverture de l’antre. Aucune trace d’outils, de coups de haches ou autres ustensiles, le tronc semblait s’être soulevé du sol, soutenu par des piliers de temples.

Des visages inscrits dans la matière semblaient les observer, des regards rieurs, comme des gargouilles ligneuses, singes, lutins, herbivores, oiseaux, serpents, des dizaines d’animaux dont ils ignoraient l’identité.

Des rayons rectilignes transperçaient le rideau de lierre qui obstruait l’entrée. Au-delà de ces tentures végétales, un espace sombre se laissait deviner, une obscurité fossilisée dans le silence. Rien, aucun mouvement, aucun bruit, même pas un insecte fureteur, comme si le lieu interdisait toutes intrusions.

« Suivez-moi » annonça le vieux Sage. Il écarta délicatement les dentelles de feuilles et disparut.

Les cinq enfants se regardèrent, sans un mot, des regards croisés chargés de curiosité et d’incertitude.

Léo bougea le premier, il avança lentement, posa une main sur les cascades immobiles des frondaisons, sembla jeter un œil scrutateur en penchant la tête puis, d’un coup, il franchit le seuil. Rémi lui emboîta le pas, puis les trois compagnons s’élancèrent en même temps.

Leurs yeux s’habituèrent difficilement à l’obscurité. Kiak était invisible. La fraîcheur les surprit, une température plus agréable que la moiteur de la forêt, cette impression étrange d’avoir quitté le monde ou d’être entré dans son ventre, comme si le lieu contenait tous les mystères les plus anciens, la source des révélations les plus bouleversantes, ils sentirent couler en eux des rayonnements inexplicables, des flux électriques qui les firent frissonner.

« Asseyez-vous, les uns à côté des autres et donnez-vous les mains. Il est important que vous soyez reliés physiquement pour réaliser aussi que vous l’êtes par la pensée, par l’énergie, par l’amour, par tout ce que crée la Vie. »

Dans les noirceurs, la voix monocorde de Kiak les figea. L’impression d’un espace immense qui renvoyait les paroles en écho. Léo pensa à cette nef de cathédrale que leurs parents leur avaient montrée. Ils s’obligèrent à bouger, prudemment, pour s’extraire de cette appréhension qui les raidissait.

Les pupilles dilatées parvenaient désormais à se nourrir des flux infimes de lumière qui perçaient. Lou se retourna vivement, comme pour vérifier que personne ne se tenait dans son dos. Cette impression étrange d’être observée…

Tian trouva la main de Marine. Les autres se joignirent. Lou, Rémi puis Léo qui ferma le cercle. Ils se souvinrent alors qu’ils devaient s’asseoir. Ils lâchèrent leurs emprises, s’installèrent puis reformèrent le lien.

Les mouvements de leurs corps s’estompèrent. Ils sentirent à travers leurs habits la fraicheur de la terre. Aucune sensation de froid pourtant mais une douceur agréable, un bien-être de cocon, un placenta protecteur qui les isolait de tout. 

La voix de Kiak les surprit de nouveau. Elle ne venait plus du même endroit et ils étaient pourtant persuadés de ne pas l’avoir entendu se déplacer.

« Maintenant, vous allez fermer les yeux et arrêter de vouloir distinguer quelque chose. C’est dedans qu’il faut regarder et vous n’avez pas assez appris à vous libérer de vos yeux. Ne vous occupez pas du temps qui passe, c’est une idée fausse. C’est vous qui passez dans le temps. Mais ici, vous êtes immobiles, dans votre corps et dans le temps. Il ne vous reste qu’à immobiliser votre esprit et tout sera en paix. »

Il avait dit « immobiles dans le temps. » Marine voulut comprendre puis elle se reprocha cette pensée inopportune. Elle devait trouver la paix de son esprit.

Lou se demandait comment elle pourrait bien s’y prendre pour arrêter de penser. Un état qui lui paraissait totalement inaccessible. Elle ne cessait de penser à l’impensable.

Rémi cherchait à savoir si Kiak se déplaçait de nouveau, il voulait pouvoir le suivre et ne plus être surpris par cette voix qui surgissait n’importe où. Il s’efforça de calmer les battements de son cœur et de tendre les oreilles. Il crut percevoir un infime frottement droit, devant lui, dans le dos de Tian.

« Rien, ne rien vouloir, ne rien attendre, ne rien penser. Entrer au-dedans pour  voir l’Univers. Le silence maintenant.»

Ils eurent un peu l’impression d’entendre un professeur dans une classe mais ils n’en avaient jamais connu de Sage.

Rémi dut constater encore une fois que Kiak se déplaçait à son gré, sans qu’il ne soit possible de deviner sa position. Il était partout et nulle part. Incompréhension.

Plus aucun mouvement. Juste cette conscience retrouvée de la respiration. Il fallait cesser de bouger pour réaliser que ce mouvement-là ne cessait jamais.

 

« Fermez les yeux, dicta la voix grave de Kiak. Ne vous contentez pas de fermer les paupières, arrêtez aussi de regarder en dedans et de fabriquer des images, laissez-vous couler. Tout ce que vous portez appartient à la réalité que vous avez créée. Maintenant, vous allez découvrir le réel. »

 

Marine sentit la main de Tian se crisper légèrement lorsque la chaleur les envahit, une chaleur bienfaisante, comme un câlin maternel qui vous enlace et que le bonheur ruisselle dans les fibres, la plénitude du petit enfant qui s’abandonne et l’amour de la mère qui se diffuse en lui, le contact établi, le lien au-delà des corps, le lien des âmes.

Une blancheur indéfinissable les emplit, une clarté sonore qui murmurait dans les tréfonds de leurs corps immobiles, une marée montante qui les couvrait de sa chaleur, une sève surgissant de la terre, aimantée par le ciel.

Comme un bateau soulevé au-dessus des flots, ils virent en eux l’immensité de l’Océan s’étendre sous leurs regards, une vision sans tête, comme si rien en eux ne possédait de centre, comme s’ils n’existaient plus individuellement, ce regard n’avait aucun point de départ, aucune appartenance, le regard les portait où il voulait et ils n’avaient sur lui aucun pouvoir.

Accélération du processus.

Une pulsation naissante, infime, dérisoire, puis des crépitements d’étincelles qui jaillissent et s’éteignent, se ravivent, se propagent, s’entretiennent, une énergie qui se répand et les pulsations qui s’étendent, se renforcent, les flux électriques nourrissent le cœur de l’étoile, des courants de matière liquide déboulent sous la surface, des flots qui gorgent le lit des veines, les pulsations prennent une ampleur insoupçonnée, les étincelles deviennent des flux constants qui ruissellent, tous reliés dans une aura fabuleuse, une couronne lumineuse qui s’agite, palpite, respire.

Un noyau enveloppé de lumière, des particules animées par une vie interne s’infiltrant amoureusement dans un univers nimbé de phosphorescences.

Ils virent alors leurs propres pensées émerger du flux, s’inscrire dans l’espace et disparaître en poussières, ils virent des troupeaux de bêtes et des enfants lutins s’enlacer dans une ronde, courir dans les cieux comme des anges rieurs, des bonheurs dans leurs yeux, des joies de vivre à partager.

L’espace en eux s’étendit jusqu’aux confins des horizons, plus de limite, plus de structure, aucune frontière et cette impression inexplicable de relier par leurs mains unifiées des particules communes, une cohésion originelle retrouvée.

Ils étaient l’un, ils étaient l’autre, ils étaient tous.

 

C’est là qu’ils sentirent l’évaporation s’enclencher. Un maelstrom flamboyant prit forme et les emporta dans une colonne rectiligne qui plongeait vers le haut. Incompréhensible structure. Des coulées colorées qui tressautaient en laissant derrière elles des arabesques de fleurs.

Ils disparurent.

     

 

Combien de temps ? Combien de vies ? Dans quelle dimension voyagèrent-ils ?

Ils n’auraient rien su expliquer, pas avec les mots connus, pas avec des pensées étroites et des repères humains, tout aurait été limité, insignifiant, insuffisant, comme une marque d’irrespect. On ne raconte pas l’indescriptible. On s’en nourrit. 

 

Cancer, un immense "marché"...

Par Le 07/05/2014

Cancer : le remède oublié !!!
Chère lectrice, cher lecteur,

Nous sommes en 1890 à New York. Il fait nuit. Le Dr William Coley se tourne et se retourne dans son lit. La veille, ce jeune chirurgien de 28 ans a, pour la première fois, vu mourir une de ses patientes. Cette patiente, Elizabeth Dashiell, est morte d'un cancer des os. Et le Dr Coley est submergé par un sentiment de culpabilité et d'impuissance.

Au petit matin, il sort de chez lui. Mais au lieu de se rendre, comme d'habitude, au New York Cancer Hospital où il travaille, il décide de partir pour Yale. Yale est la grande université qui se trouve à deux heures de train au nord de la ville, dans l'état voisin du Connecticut. Yale était déjà, à l'époque, réputée mondialement pour sa faculté de médecine. La bibliothèque universitaire conserve des archives qui couvrent toutes les maladies connues à ce jour, décrivant précisément les cas de millions de malades.

C'est dans ce gisement prodigieux que le Dr Coley va rechercher des cas de « sarcome » semblables à celui qui a tué sa patiente. Le sarcome est une sorte de cancer. Le Dr Coley espère trouver des cas dans lesquels des patients, touchés par le même cancer que sa patiente, auraient guéri. Car il est convaincu qu'il existe, quelque part, un traitement qui aurait pu la sauver.

Plus de deux semaines durant, ses recherches sont vaines. Il épluche des kilos de dossiers poussiéreux. Mais la conclusion est toujours la même : patient décédé. Il commence à désespérer lorsqu'un soir, alors qu'il est sur le point d'abandonner, il fait une étonnante découverte.

Guérison mystérieuse
Le Dr Coley a mis la main, sans le savoir, sur un cas qui va révolutionner le traitement du cancer. Il découvre en effet le dossier médical complet d'un homme dont le sarcome a mystérieusement disparu après avoir attrapé une maladie infectieuse. Cette maladie, pratiquement disparue aujourd'hui, s'appelle l'érysipèle. C'est une infection de la peau due à une bactérie, le streptocoque. Elle se manifeste par de gosses plaques rouges, qui peuvent toucher le visage, mais plus souvent les jambes, et s'accompagne de fièvre. Mais ce n'est pas une maladie grave.

Aussitôt après avoir attrapé l'érysipèle, le sarcome de ce patient a donc brutalement disparu. Le Dr Coley chercha d'autres cas semblables et en trouva plusieurs dans les archives, dont certains remontaient à des centaines d'années : leur cancer (sarcome) avait disparu après une simple infection de peau !

Il découvrit que d'autres pionniers de la médecine comme Robert Koch (qui découvrit le fameux bacille de Koch, responsable de la tuberculose), Louis Pasteur, et le médecin allemand Emil von Behring, qui reçut le premier prix Nobel de médecine en 1901, avaient eux aussi observé des cas d'érysipèle coïncidant avec la régression spontanée de cancers.

Convaincu qu'il ne pouvait pas s'agir d'un hasard, le Dr Coley décida d'inoculer volontairement le streptocoque (bactérie) responsable de l'érysipèle à l’un de ses patients touché par le cancer de la gorge. L'expérience fut menée le 3 mai 1891 sur une homme appelé M. Zola. Immédiatement, son cancer régressa et l'état de santé de M. Zola s'améliora considérablement. Il retrouva la santé et vécut huit ans et demi de plus.

Le Dr Coley créa une mixture de bactéries mortes, donc moins dangereuses, appelée Toxines de Coley. Cette mixture était administrée par injection jusqu'à entraîner de la fièvre. Il fut observé que le remède était efficace, y compris dans le cas des cancers métastasés.

Un jeune de 16 ans sauvé du cancer
Le premier patient à recevoir les Toxines de Coley fut le jeune John Ficken, un garçon de 16 ans atteint d'une tumeur abdominale massive. Le 24 janvier 1893, il reçut sa première injection, qui fut répétée ensuite tous les deux ou trois jours, directement dans la tumeur. A chaque injection, il faisait une poussée de fièvre… et la tumeur régressait. Dès le mois de mai 1883, soit 4 mois plus tard, la tumeur n'avait plus qu'un cinquième de sa taille originelle. Au mois d'août, elle n'était pratiquement plus perceptible. John Ficken fut définitivement guéri du cancer (il mourut 26 ans plus tard d'un infarctus).

Comment cette découverte fut tuée dans l'œuf
Mais les Toxines de Coley se heurtèrent à un redoutable « concurrent » : le développement des machines à rayons radioactifs (radiothérapie), plus facilement industrialisables.

Coley lui-même s'équipa de deux machines de radiothérapie. Mais il conclut rapidement à leur moindre efficacité. Pendant quarante ans, il continua à utiliser avec succès les Toxines de Coley, jusqu'à sa mort le 16 avril 1936.

Le formidable business de la chimiothérapie prit ensuite le relais pour garantir que ce remède, bien plus simple, moins dangereux, et surtout beaucoup moins coûteux, reste dans les oubliettes de la médecine.

1999 : les Toxines de Coley ressortent des cartons
L'histoire ne s'arrêta pas là, heureusement. En 1999, des chercheurs ouverts d'esprit reprirent les archives laissées par le Dr Coley. Ils comparèrent ses résultats avec ceux des traitements les plus modernes contre le cancer. Et ils s'aperçurent que ses résultats étaient supérieurs !

« Ce que Coley faisait pour les malades du sarcome à l'époque était plus efficace que ce que nous faisons pour ces mêmes malades aujourd'hui », déclara alors Charlie Starnes, chercheur chez Amgen, une des premières sociétés mondiales de biotechnologie, qui travaille en France avec l'Institut National du Cancer.

La moitié des patients de Coley touchés par le sarcome vivaient dix ans ou plus après le début du traitement, contre 38 % avec les thérapies les plus récentes. Ses résultats auprès des patients malades du cancer des reins et du cancer des ovaires étaient également supérieurs.

Un grand espoir pour les patients malades du cancer
Aujourd'hui, une société américaine, MBVax, a repris les recherches sur les Toxines de Coley.

Bien qu'elle n'ait pas encore mené les études à grande échelle nécessaires à leur commercialisation, 70 personnes ont bénéficié de cette thérapie entre 2007 et 2012.

Les effets ont été si positifs que la grande revue scientifique Nature s'en est fait l'écho au mois de décembre 2013 [1]. L'information a également été reprise par le magazine français Le Point, le 8 janvier 2014 [2].

Les personnes qui ont pu bénéficier de cette thérapie non-homologuée étaient des personnes touchées par des cancers en phase terminale, dont des mélanomes, des lymphomes, des tumeurs malignes dans le sein, la prostate, les ovaires. Il est d'usage en effet dans les hôpitaux de permettre aux personnes dans des situations très difficiles de se tourner vers des thérapies innovantes, qui sont refusées aux autres.

Malgré l'extrême gravité de ces cancers, les Toxines de Coley provoquèrent une diminution des tumeurs dans 70 % des cas, et même une rémission complète dans 20 % des cas, selon MBVax.

Le problème auquel la compagnie se heurte aujourd'hui est que, pour mener les essais à grande échelle exigés par la réglementation actuelle et construire une unité de production aux normes européennes ou nord-américaines, les besoins de financement se chiffrent en… centaines de millions de dollars.

Ce qui était possible en 1890 dans le cabinet d'un simple médecin new-yorkais passionné par sa mission est aujourd'hui devenu quasi-impossible dans notre monde hyper-technologique et hyper… étouffé par les réglementations.

Espérons qu'un chercheur saura trouver les arguments propres à convaincre les experts des comités qui président à l'avenir de notre système de santé, qu'un peu d'audace et un peu de liberté sont indispensables pour permettre le progrès et sauver des vies. Mais ça, je doute que les bureaucrates qui nous gouvernent le comprennent facilement.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis


William Coley

De Wikipedia, l'encyclopédie libre
William Bradley Coley
William Coley 1892.jpg
Né Janvier 12, 1862 
Westfield, Connecticut
Mort 16 avril 1936 (âgés de 74)
Parents Horace Bradley Coley 
Clarina B. Wakeman

William Bradley Coley (12 Janvier, 1862 - Avril 16 1936) est un chirurgien américain os et cancer chercheur, pionnier de l'immunothérapie du cancer . [1] Il a développé un traitement basé sur la provocation d'une réponse immunitaire à des bactéries . En 1968, une protéine liée à son travail a été identifié et appelé facteur de nécrose tumorale-alpha . [2]

Biographie [ modifier ]

Il est né le 12 Janvier 1862 à Westfield, dans le Connecticut à Horace Bradley Coley et Clarina B. Wakeman.

Il a commencé sa carrière en tant que chirurgien osseuse à l'Hôpital du cancer de New York (qui devint plus tard une partie de la Cancer Center Memorial Sloan-Kettering); cependant, il est devenu plus intéressé dans le traitement du cancer quand un de ses premiers patients, Elizabeth Dashiell, [3] est mort d'un cancer des os. Tout en passant par les dossiers des hôpitaux, Coley a conclu une étude d'un patient nommé Fred Stein, dont la tumeur a disparu suite à une forte fièvre de cas de sarcomeérysipèle infection, maintenant connu sous le nom de Streptococcus pyogenes . [4] Cela a suscité l'intérêt de Coley et l'a conduit à trouver ce que peu exemples de semblable traitement du cancer ont déjà été enregistrés. Il a découvert que d'autres pionniers de la médecine, y compris Robert Koch , Louis Pasteur , et Emil von Behring , avaient enregistré des observations de l'infection de l'érysipèle coïncidant avec la régression du cancer. [ citation nécessaire ]

Travaux sur le cancer et la réponse immunitaire [ modifier ]

Article principal: les toxines de Coley

Coley a développé la théorie que les infections post-chirurgicales ont aidé les patients à mieux récupérer de leur cancer en provoquant une réponse immunitaire . [1] Il a commencé à expérimenter en délibérant l'origine de ce phénomène, l'injection de bactéries directement dans les gens qui sont traités -, mais parce que cela a eu pour effet indésirable de provoquer une infection puis il passe à l'aide de bactéries mortes. [1]Coley a publié les résultats de son travail comme une série de cas, ce qui rend difficile de les interpréter avec confiance. Selon l' American Cancer Society , "plus de recherche serait nécessaire pour déterminer quels sont les avantages, le cas échéant, cette thérapie pourrait avoir pour les personnes atteintes de cancer». [1] Cancer Research UK dire que «les preuves scientifiques disponibles ne prend pas en charge les revendications que Coley basique toxines peuvent traiter ou prévenir le cancer ». [5] Les personnes atteintes de cancer qui prennent les toxines de Coley à côté des traitements conventionnels du cancer, ou qui l'utilisent comme un substitut à ces traitements, risque de nuire gravement à leur santé. [5]

La radiothérapie vs vaccin Coley [ modifier ]

En 1901, le développement de rayons X dans le traitement du cancer a montré une grande promesse. En particulier, le traitement a abouti à la destruction de la tumeur immédiate et soulagement de la douleur. Bien Coley selon la réussite du traitement de plusieurs centaines de patients, l'absence de bénéfice prouvé ou reproductibilité conduit à l'accent sur ​​la chirurgie et plus large sur le domaine nouvellement développement de la radiothérapie . Cette décision a été confirmée par le succès du traitement éventuel de millions de personnes à travers le monde avec la radiothérapie. [ citation nécessaire ]

Coley a organisé un riche ami de fournir des fonds pour l'achat de deux machines à rayons X pour son utilisation. Cependant, après plusieurs années d'expérience, Coley est venu à la conclusion que l'effet de ce traitement aux rayons X primitive dans les mains inexpérimentées de expérimentateurs a été localisé, temporaire et non curatif. La majorité scientifiques en désaccord, notamment son contemporain James Ewing . Ses critiques contemporains ont cité les effets dangereux et imprévisibles, principalement la fièvre causée par les bactéries, que le vaccin avait sur les personnes fragilisées par le cancer. En outre, le vaccin doit être fait aux besoins exacts d'un patient, ce qui en fait plus de main-d'œuvre, de temps et d'argent. [ citation nécessaire ]

Coley est décédé le 16 Avril 1936. [6]

Legacy [ modifier ]

En 2005, les fabricants de médicaments, y compris Pfizer et Sanofi-Aventis ont eu un regain d'intérêt dans les versions modernes de toxines de Coley, [7] Pfizer a acquis le groupe pharmaceutique Coley, mis en place en 1997 [8]

Les résultats historiques de la thérapie de vaccin Coley sont difficiles à comparer avec les résultats modernes. Les études de Coley ne sont pas bien contrôlés et des facteurs tels que la durée du traitement et le niveau de la fièvre ne sont pas suffisamment documentées. Beaucoup de ses patients avaient aussi reçu la radiothérapie et parfois une intervention chirurgicale. Selon les analyses de Coley Nauts et Starnes, le succès du traitement en corrélation avec la durée du traitement et les fièvres induites par les toxines. [9]

Sensation et perception

Par Le 07/05/2014

http://data0.eklablog.com/claudelinfo/perso/dossier3/sensation%20et%20perception.pdf

1. La sensation
Elle est la réaction de l'organisme provoquée par des stimuli reçus par un ou plusieurs sens.
Les stimuli peuvent être captés par l'un de nos récepteurs sensoriels ou une réaction de notre organisme liée à des besoins psychologiques, comme la faim, le sommeil ...


Nous disposons de 5 sens qui passent chacun par un organe du corps :
• le toucher, par le biais de la peau qui déclenche une réaction,
• l'ouïe, par le biais des oreilles qui permet de capter des vibrations (sons),
• l'odorat, par le biais du nez qui permet de capter les odeurs,
• le goût, par le biais de la langue et palais qui permet de capter la saveur des aliments,
• la vue, par le biais des yeux, qui permet de percevoir l'espace environnant.

La sensation possède, à la fois :
• un caractère universel : tout être humain perçoit l'environnement avec un ou plusieurs de ses sens,
• un caractère relatif : les individus ne ressentent pas tous les stimuli de la même façon. Certains, par leur permanence, finissent par être "oubliés" (le bruit de la rue).
D'autres ne font pas réagir les personnes de la même façon (quand le thermomètre affiche 19°, certains trouveront qu'il fait chaud alors que d'autres auront l'impression qu'il fait frais).


2. La perception

Elle est la représentation ou impression mentale, de traduction des différentes sensations de l'individu. Chaque individu a une perception de la sensation en fonction de ses connaissances personnelles, de sa personnalité, de son milieu culturel et social ... 

Le processus de perception comprend plusieurs étapes :
• l'attention (sélection des informations sensorielles),
• l'interprétation (informations sensorielles retenues transformées en impressions),
• la compréhension (signification donnée à ces informations sensorielles retenues),
• la mémorisation (archivage au sein du cerveau des informations sensorielles retenues, interprétées et comprises).


La perception est à la fois globaliste et sélective :
• Globalisante : nous percevons une situation, un objet, un évènement, une personne ... dans son ensemble, avant de saisir des stimuli isolés (nous trouvons qu'un spectacle est beau, avant de réaliser qu'il l'est car nous en avons aimé les décors, ou la musique) ...
• Sélective : nous ne voyons, ne sentons, n'entendons pas tout en même temps. Notre attention va être attirée par certains stimuli, et n'allons pas percevoir les autres. La sélectivité est due à différents facteurs. Les principaux sont les caractéristiques de la personne qui perçoit : (quand un élève discute avec son voisin, il n'entend pas le professeur parler). Les caractéristiques de la situation globale : (à l'arrivée du train, nous ne prêtons pas attention aux recommandations données) et enfin les caractéristiques de l'objet perçu (au monde, un tableau va nous impressionner par sa grandeur, et du coup nous n'aurons pas vu celui de taille plus modeste situé à côté).

Cependant, des phénomènes peuvent perturber le processus de perception. Ce sont des biais de la perception qui peuvent engendrer de mauvaises interprétations et réactions. Les
biais perceptuels sont de trois natures :
• Situationnelle : la perception est influencée par le contexte ce qui peut la troubler (l'arrivée du directeur dans un bureau attire toute l'attention de l'employé qui souhaite répondre à ses attentes et ne pas le décevoir) ;
• Individuelle : la perception est sélective en fonction des individualités et des sélections systématiques des stimuli sensoriels ce qui peut la troubler (vous vous promenez dans la rue : si vous avez faim, vous ferez plus attention aux vitrines des boulangeries et des pâtisseries) ;
• Sociale : les représentations sociales perturbent la perception. Les principaux biais de nature sociale sont le stéréotype qui est une idée toute faite à propos d'une personne
ou d'une situation (les Allemands aiment l'ordre) et le préjugé qui est un ensemble d'opinions personnelles positives ou négatives, à l'égard d'un groupe social (ce qui est acheté en direct à la ferme est forcément meilleur)

La sensation est donc un phénomène qui traduit, de façon interne chez l’individu, une stimulation des organes récepteurs (ou des sens) ; les plus connus étant la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût.

L’individu va ensuite organiser et interpréter ses différentes sensations en fonction de l’environnement dans lequel il se trouve. Ce processus s’appelle la perception.

Tout cela va aboutir à une émotion.

Des émotions répétées conduiront à un sentiment.

Il est indispensable de cartographier tout cela et c'est justement ce que nous ne faisons pas avec les enfants. Ce qui conduit inévitablement à une perdition de l'individu et une recherche effrénée d'autres repères...Pour ce que cette humanité se porte mieux, encore faudrait-il que les priorités soient inversées...

L'émotion.

Compost émotionnel.

le sac à dos émotionnel

La gestion émotionnelle

Emotionnellement parlant.

Abraham Maslow

Par Le 07/05/2014

Abraham Maslow a identifié ce qu'il appelle la hiérarchie des besoins. À la base de cette hiérarchie se trouvent les besoins physiologiques fondamentaux de nourriture, d'eau et d'oxygène qui assurent notre vie de tous les jours. 

Quand ces besoins sont satisfaits, on passe au second niveau, le besoin de chaleur, de sécurité, d'abri, d'habillement et de survie à long terme. 

Au troisième niveau, on trouve le besoin d'amour et de procréer, d'assurer la survie de l'espèce.

Une fois que cela a été obtenu, les gens recherchent de l'estime et un statut social.

Au sommet de la hiérarchie, on trouve le besoin de développement personnel.

Dans les pays développés, beaucoup se sont arrêtés au quatrième niveau, le besoin d'estime et de statut et essaient généralement de le satisfaire en amassant des biens matériels. Si nous ne parvenons pas à nous sentir accomplis, nous commettons l'erreur de penser que si seulement nous avions davantage de biens, tout irait mieux...

Toutefois, si les états supérieurs de conscience devenaient la norme, la cause fondamentale de notre sur consommation s'évanouirait. N'étant plus emprisonnés par les besoins d'un être dérivé, nous cesserions tout naturellement de consommer des produits dont nous n'avons pas réellement besoin. Nous passerions naturellement à la réalisation personnelle. La société entière s'installerait au cinquième niveau de la hiérarchie.

C'est une voie inévitable. Qu'il s'agisse d'un choix ou d'une obligation.

La crise économique a généré un chaos existentiel. L'impossibilité pour beaucoup d'amasser ces biens matériels conduit inexorablement à une épuration existentielle. 

La perte de confiance envers les gouvernants, les institutions, toutes les dérives malsaines qui sont mises à jour, régulièrement, ce sentiment d'abandon et de désoeuvrement, tout cela finit par créer une rupture.

Certains s'effondrent. Violences, conflits, compétitions acharnées, guerres...

Certains s'éveillent.

Il faudra beaucoup de temps... 

Karma (2) (spiritualité)

Par Le 06/05/2014

                                                   

 

                                     

 

                                         VIENT VERS VOUS 

                                         CE QUE VOUS ÊTES.

                                                   Emerson (1803-1882)

Aux hommes politiques

Par Le 06/05/2014

et aux femmes, malheureusement aussi...(ce qui me semble encore plus invraisemblable...Mais peut-être sont-elles contaminées...)

Les grands, pour la plupart, sont masques de théâtre;
Leur apparence impose au vulgaire idolâtre.
L’âne n’en sait juger que par ce qu’il en voit:
Le renard, au contraire, à fond les examine,
Les tourne de tout sens; et, quand il s’aperçoit
Que leur fait n’est que bonne mine,
Il leur applique un mot qu’un buste de héros
Lui fit dire fort à propos.
C’était un buste creux, et plus grand que nature.
Le renard, en louant l’effort de la sculpture:
« Belle tête, dit-il, mais de cervelle point. »

Combien de grands seigneurs sont bustes en ce point !

  • Jean de la Fontaine – (1621 – 1695)

Lise Bourbeau

Par Le 06/05/2014

Définition métaphysique de 20 malaises/maladies

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Lise Bourbeau, pionnière du développement personnel depuis près de 30 ans a complètement réédité ce grand best-seller reconnu mondialement: La première édition s’est vendue à plus de 460,000 exemplaires et a été traduite en 14 langues !

Depuis, elle a réalisé que le message métaphysique des malaises et des maladies n’était pas suffisant. Elle devait aider les gens à se déculpabiliser et surtout, à s’accepter tels qu’ils sont à chaque instant.Elle a développé une méthode SIMPLE, PRATIQUE et RAPIDE qui aide à découvrir trois choses importantes sur soi :

  • le besoin inconscient de notre être;
  • la façon de penser (une croyance) qui nous empêche de manifester ce besoin ainsi que la peur qui a déclenché cette croyance ;
  • ce que nous devons accepter afin d'amorcer la guérison.

Ce livre le plus complet sur la métaphysique des malaises et maladies vous donne l’explication de plus de 500 malaises et maladies et également une méthode pour décoder TOUS les malaises. En voici 20 ci-dessous.

Écoutez Lise Bourbeau en entrevue au sujet de ce livre :http://chipfm.com/web2f/e107_plugins/content/content.php?content.2614

annonce_siteweb_etrebien.jpgABCÈS
ACOUPHÈNEALLERGIE
ARTHRITE
BRAS (mal de)
COCCYX (problème au)
CONSTIPATION
DÉMANGEAISON
DOS (mal de)
ENGOURDISSEMENT
ESTOMAC (problème d')
FIBROMYALGIE
GENOU (mal au)
GORGE (mal de)
HALEINE (mauvaise)
HÉMORROÏDES
HYPOGLYCÉMIE
IMPUISSANCE
LARYNGITE
MENSTRUATION (problèmes de)  

ABCÈS

BLOCAGE PHYSIQUE

Un abcès est un amas de pus localisé. On distingue les abcès chauds et les abcès froids. Dans l'abcès chaud (de loin le plus fréquent), la collection purulente se développe rapidement et s'accompagne des quatre signes de l'inflammation : tumeur, rougeur, chaleur et douleur. L'abcès froid est caractérisé par une collection de liquide ormé lentement et sans que n'apparaissent de signes d'inflammation.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Un abcès est une indication de colère refoulée depuis un bon moment et qui engendre un désespoir intérieur, un sentiment d'impuissance et d'insuccès. Le plaisir de la vie se noie dans la tristesse et la colère. Comme ce malaise est aussi douloureux, une culpabilité est également vécue face à cette colère. Pour trouver dans quel domaine tu vis cette colère, tu dois te référer à l'endroit où l'abcès se trouve. Si c'est sur une jambe, ta colère est vécue face à la direction que prend ta vie, ton avenir, ou en rapport avec un endroit où tu voudrais aller.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Dans tes pensées comme partout ailleurs, si tu ne fais aucun nettoyage, la saleté et l'infection s'installent. Se peut-il que tu aies des pensées malsaines envers toi-même ou quelqu'un d'autre? Dans ta colère, aurais-tu des désirs de faire du mal à quelqu'un et les aurais-tu refoulés au point que tu ne puisses plus les retenir maintenant? Tu veux donc faire le ménage dans tes pensées, mais pour le moment une partie de toi croit que tu en es incapable, car tu as trop peur pour toi et c’est la raison de ta colère. Il y a probablement aussi un sentiment de honte relié à ces pensées.

BESOIN et MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t’AIMER, d’accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t’invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d’accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n’est qu’après t’être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d’assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

ACOUPHÈNE

BLOCAGE PHYSIQUE

Ce malaise est une sensation auditive de sifflement, de tintement ou de bourdonnement perçue par quelqu'un et qui ne vient d'aucunes stimulation extérieure. Ces bruits ne sont perceptibles que par cette personne. Ce n'est pas une hallucination. Ce malaise est directement relié au centre d'équilibre, c’est-à-dire à l’oreille interne.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Ces sensations sont causées par un trop plein de bruit mental. Se peut-il que tu te laisses trop déranger par ce qui se passe en toi, par tes pensées, t'empêchant ainsi de bien écouter ce qui se passe à l'extérieur? As-tu peur de perdre l'équilibre, le contrôle de toi-même? Il est fort possible que tu veuilles donc donner l'impression d'être équilibré et que tu fasses tout pour cacher tes peurs alors que tu désires, au plus profond de toi-même, laisser voir ta vulnérabilité.Se peut-il en plus que tu aies de la difficulté à entendre des critiques à ton sujet sans te dévaloriser? Après les avoir entendues, tu es toujours libre d'en faire ce que tu veux. Personne d’autre ne peut détenir la vérité à ton sujet.Il est aussi probable que tu aies de la difficulté à écouter le silence, car pour toi, le silence peut représenter une personne fermée, froide, alors que ton âme a besoin de périodes de silence.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Il est important de réaliser que tu as tendance à te méprendre entre ton intellect et ton intuition. Ce que tu crois être ton intuition est en réalité un truc de ton ego. Ce que tu écoutes est davantage ton ego qui est une création mentale. Regarde quelle est la peur en toi qui t’empêche de lâcher prise sur les petites voix dans ta tête et de faire confiance à l’Univers pour ce qui vient dans ta vie. Tu veux tellement te montrer courageux et équilibré que tu te laisses diriger par ta perception mentale de ces qualités. Ton intuition n'arrive pas à percer la cacophonie de tes pensées, ce qui affecte ton équilibre intérieur. Écoute davantage ce qui vient de l'extérieur, ce qui te permettra de mieux utiliser ton discernement. Accepte que ta perception du silence vient probablement d'expériences vécues étant jeune et qu'il peut être très sage parfois de demeurer silencieux plutôt que de dire n'importe quoi.

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t’AIMER, d’accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t’invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d’accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n’est qu’après t’être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d’assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

ALLERGIE

BLOCAGE PHYSIQUE

L'allergie se définit comme une augmentation de la réactivité de l'organisme à une substance étrangère, habituellement après un contact antérieur avec cette substance, ce qui fait apparaître des manifestations plus ou moins violentes, sans commune mesure avec la réaction observée lors du premier contact. On l'explique aussi par une hypersensibilité, mettant en jeu des phénomènes immunologiques.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Voici les différentes causes possibles du problème d'allergie.

  • Il est fort probable que tu vives de l'aversion envers quelqu'un d'autre et que tu aies de plus en plus de difficulté à le tolérer.
  • Tu te laisses beaucoup trop influencer par les autres, surtout par les gens que tu veux impressionner. Cette situation peut même te rendre susceptible.
  • Quand tu te sens agressé, tu te défends au-delà de ce qui est nécessaire, alors que ton besoin est d'affronter ce que tu cherches à fuir.
  • Tu as de la difficulté à te permettre d'aimer et d'accepter tes proches tels qu'ils sont, sans jugement.
  • Tu peux utiliser l'allergie comme moyen pour attirer l'attention, surtout si la forme d'allergie fait en sorte que tu t'étouffes et que tu as besoin de l'intervention des autres pour t'en sortir.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

La personne allergique se laisse aussi influencer et contrôler par les parties en elle qui lui interdisent de se faire plaisir. Tu aimes quelqu'un ou quelque chose et une partie en toi te défend de trop l'aimer. Par exemple, tu désires la présence de quelqu'un et une partie en toi te dit que tu devrais t'en passer, t'accusant d'être trop dépendant. Tu finis par trouver de plus en plus de défauts à la personne aimée. Très souvent, les personnes allergiques avaient deux parents qui croyaient à des notions opposées dans plusieurs domaines.

Si tu souffres d'allergie, trouve la situation ou la personne envers qui tu vis de l'hostilité et de qui tu recherches l'approbation en même temps, en général une personne proche. Tu crois que lorsque tu agiras selon les attentes de cette personne, tu seras vraiment aimé. Reconnais que tu es devenu dépendant de l'approbation ou de la reconnaissance de cette personne. Tu n'as plus à croire que tu dois être soumis pour être aimé.

Il est intéressant de remarquer qu'une personne devient allergique à quelque chose qu'elle aime. Par exemple, aimer les produits laitiers et en être allergique. Si tu es allergique à un aliment, se peut-il que tu aies de la difficulté à t'accorder le droit d'éprouver le plaisir provenant des bonnes choses de la vie?De plus, ce serait beaucoup plus facile et agréable pour toi de croire que tu peux obtenir l'attention de ceux que tu aimes sans te rendre malade. Ce n'est pas parce que tu as eu de l'attention en étant malade par le passé que tu dois continuer à croire que c'est la seule façon d'en avoir maintenant. Un jour tu arriveras à te donner assez d'attention toi-même, sans dépendre des autres pour y arriver.

Si tu es allergique à la poussière ou à un animal, se peut-il que tu te sentes facilement agressé par les autres? Pourquoi crois-tu que les autres veulent t'agresser? Je te suggère de vérifier tes propres pensées d'agressivité. En général, les peurs que nous vivons face aux autres sont un reflet de ce qui se passe en nous.

Au lieu de croire que ton allergie vient d'un certain facteur extérieur, je te suggère de vérifier ce qui s'est passé dans les 24 heures précédant une réaction allergique. Tu as intérêt à regarder quelle personne tu trouves intolérable ou insupportable. Comme tu ne peux changer les autres, il ne te reste qu'à apprendre à la regarder avec les yeux du cœur.

BESOIN et MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

ARTHRITE

BLOCAGE PHYSIQUE

C'est une maladie rhumatismale des articulations de nature inflammatoire qui s'accompagne de tous les signes caractéristiques de l'inflammation (gonflement, rougeur, chaleur, douleur, raideur), signes qui peuvent se retrouver au niveau de une ou de plusieurs articulations.

La douleur ne dépend pas des mouvements donc si la douleur articulaire et l'inflammation sont présentes la nuit, c'est signe d'arthrite.Cette maladie crée, de plus, des raideurs articulaires qui peuvent gêner considérablement celui qui en souffre, que ce soit le jour ou la nuit.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Selon la médecine, il y a différentes sortes d'arthrite. La gravité du problème indique la gravité du blocage émotionnel, mental et spirituel.

Ton problème d'arthrite est là pour t'indiquer ce qui suit. Vérifie ce qui te concerne.

  • Tu es trop rigide et dur envers toi-même dans tes actions et tes pensées.
  • Tu as de la difficulté à faire ce que tu aimes et à oser faire tes demandes sans te sentir coupable.
  • Tu es trop préoccupé par le jugement des autres.
  • Il t'est difficile de dire non lorsque tu ne veux pas faire certaines tâches. Par conséquent, lorsque tu décides de les faire, tu les fais sans plaisir et en critiquant intérieurement.
  • Tu veux que les autres soient assez reconnaissants pour t'offrir ce dont tu as besoin, mais comme personne n'a le mandat de répondre à tes attentes, tu vis de la déception, de l'amertume, du ressentiment et de la colère.
  • Il se peut même que tu aies des désirs de vengeance inexprimés, car tu te sens impuissant. Tout est refoulé, incluant beaucoup de critiques envers les autres et toi-même.
  • Tu peux même donner l'impression d'être docile alors qu'en réalité tu vis de la colère intérieure et tu t'en veux beaucoup d'éprouver un tel sentiment.

Tout comme l'arthrite paralyse, les émotions paralysent tout autant. Tu as intérêt à arrêter d'accumuler ces émotions paralysantes.L'endroit où l'arthrite se loge te donne une indication du domaine de ta vie qui est affecté. Demande-toi à quoi sert la partie de ton corps qui est affectée. Par exemple, si c'est dans les articulations des mains, tu reçois le message de développer une attitude différente lorsque tu travailles avec tes mains.

Si tu as besoin d'aide, demande-la au lieu d'attendre que les autres fassent de la télépathie et devinent ce que tu désires.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Si tu souffres d'arthrite, vérifie pourquoi il est si difficile pour toi de faire tes demandes. Si c'est parce que tu crois qu'en faisant ce que tu aimes tu vas exagérer et devenir égoïste, je te suggère de bien vérifier si cela est vrai et surtout de vérifier la définition du mot égoïste. Deviens conscient que tu t'en imposes beaucoup parce que tu veux de la reconnaissance. Tout ce que tu vis découle de ta rigidité, de tes exigences envers toi-même. Si tu es convaincu que ce sont les autres qui sont exigeants envers toi, sache qu'ils ne font que refléter ce que tu te demandes. Quand tu seras plus reconnaissant et plus aimant envers toi-même, les autres le seront aussi. Tu n'as plus besoin de croire que tu dois tant te sacrifier. Tu peux toi-même décider de ce qui t'apporte de la joie et de la douceur dans ta vie.

Je te suggère en plus de te référer à INFLAMMATION.

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

BRAS 
(Mal de)

BLOCAGE PHYSIQUE

Les bras sont parmi les membres les plus utilisés, car ils ont de multiples fonctions. Ils nous sont nécessaires pour passer à l'action de façon générale et aussi, pour prendre quelqu'un ou quelque chose. Nous en avons besoin pour embrasser une autre personne; ils nous sont aussi utiles pour jouer. Un mal de bras peut donc affecter une ou plusieurs de ces fonctions.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Un problème au bras peut indiquer plusieurs choses. Vérifie ce qui te concerne parmi les attitudes et comportements suivants.

  • Tu ne te sens pas assez utile dans ce que tu fais, que ce soit dans ta vie personnelle ou professionnelle, et tu doutes de tes capacités plutôt que de te faire confiance et de t'estimer davantage. Cela peut te faire vivre de la tristesse, du chagrin et du repli sur toi-même.
  • Tu t'apitoies trop sur ton sort au lieu d'écouter les besoins de ton cœur qui veut que tu reconnaisses tout ce que tu apprends grâce à ce que tu entreprends.
  • Il se peut que tu aies de la difficulté à prendre dans tes bras les gens que tu aimes et que tu t'en sentes coupable. Tu as intérêt à vérifier ce qui t'empêche de prendre quelqu'un dans tes bras. Par la suite, donne-toi le temps qu'il faudra pour y arriver.
  • Ton problème au bras peut-il dénoter que tu te sens incapable de montrer ta force pour aider quelqu'un en ce moment? Le bras droit a un lien avec donner et le bras gauche avec recevoir, accueillir. 
  • Le mal de bras peut aussi se manifester si tu as de la difficulté à embrasser une nouvelle situation parce que tu te laisses influencer par tes pensées ou par les autres, ce qui t'empêche de passer à l'action.
  • Si c'est le bras droit qui te cause des problèmes, il se peut que tu ne te sentes pas à la hauteur d'être le bras droit de quelqu'un.

Comme les bras sont l'extension de la région du cœur, cela indique que tu dois utiliser tes bras pour exprimer ton amour plutôt que de sentir le poids de quelqu'un ou de quelque chose sur tes bras. Ce n'est pas par hasard que les bras ont été placés à cet endroit précis du corps. Tu dois embrasser une personne ou une situation avec amour et travailler avec amour. Voilà ce que ton cœur veut.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Si tu es du genre à douter de toi, de tes capacités, de ton utilité, c'est que tu te laisses déranger par une petite voix dans ta tête qui essaie de te convaincre que tu n'es pas assez capable, ou que tu n'as pas la compétence nécessaire pour entreprendre ce que tu veux.Il se peut aussi que tu penses n'avoir pas assez de connaissances pour le faire alors que le message que tu reçois est que tu possèdes tout ce qu'il faut pour y arriver. Le mal que tu ressens est là pour te faire comprendre que ta façon de penser te fait mal. Si tu observais quelqu'un comme toi à l'œuvre, quelles sont les qualités que tu lui trouverais? Le fait de t'admirer va t'énergiser beaucoup plus que le fait de douter de toi-même.

Si tu as peur de ne pas être le bras droit de quelqu'un, as-tu vérifié si cette peur était bien fondée? As-tu partagé ta peur avec l'autre personne?

Même si ton ego est convaincu du contraire, tu dois te décider à passer à l'action avec confiance. Seuls tes doutes peuvent t'arrêter et te faire manquer ton but. Si ta peur de passer à l'action est trop grande, accepte que cette peur soit temporaire et qu'un jour tu y arriveras.

Si ton mal vient plutôt du fait que tu as de la difficulté à montrer ton affection et ton amour aux autres en les prenant dans tes bras, ton message est là pour t'aider à vivre une nouvelle expérience en osant le faire. Cela ne veut pas dire que tu dois toujours le faire, mais plutôt te donner le droit de changer ton attitude face à ta manière de démontrer de l'affection. Tu n'as plus à croire que tu es une personne froide. Si c'est au-delà de tes limites de prendre les gens dans tes bras, deviens conscient de toutes les autres façons que tu leur exprimes ton amour.

Si le mal est situé au niveau du coude, réfère-toi en plus à COUDE.

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

COCCYX
(Problèmes au)

BLOCAGE PHYSIQUE

Le coccyx est la partie terminale de la colonne vertébrale. Cet os, qui vient de la fusion des cinq premières vertèbres coccygiennes, est d'une extrême sensibilité. Le problème qui y est relié le plus souvent est la douleur ressentie en position assise. Les fractures du coccyx se consolident en général très bien.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Le coccyx, étant la base de la colonne, représente nos besoins de base. Si tu en souffres, c'est que tu t'inquiètes au sujet de tes besoins de base, qui peuvent même représenter ta survie, et que tu ne fais pas assez confiance à l'Univers pour t'aider. Tu voudrais bien que quelqu'un d'autre s'occupe de toi, mais tu ne veux pas t'avouer dépendant.

Si le coccyx ne fait mal qu'en position assise, c'est que tu te sens coupable de t'asseoir sur ton derrière et de vouloir que quelqu'un d'autre s'occupe de toi ou de tes tâches. Tu préfères donc te montrer très actif plutôt que de montrer ta dépendance. Ainsi, tu n'accomplis pas tes tâches avec amour, mais plutôt en étant en réaction.

Il se peut aussi que tu te sentes coupable d'être assis pendant que quelqu'un travaille à tes côtés ou simplement pour te faire plaisir, comme aller au cinéma seul ou suivre un atelier. Comme tu es une personne dépendante, même si tu ne veux pas l'avouer, tu es convaincu que les autres dépendent aussi de toi. Tu reçois comme message de te donner le droit d'être une personne dépendante et d'avoir des inquiétudes face à ta survie, en te disant que c'est une situation temporaire, car comme tout change dans la vie, cette attitude changera aussi. C'est cela l'amour de soi.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

La première étape consiste à devenir plus conscient de tes pensées et à reconnaître que tu veux que quelqu'un s'occupe de toi parce que tu ne te fais pas assez confiance, ni à toi, ni à l'Univers. Pourquoi est-ce mal d'avouer que, pour le moment, tu veux qu'on s'occupe de toi ou qu'on t'aide? Cela ne veut pas dire que tu demeureras ainsi toute ta vie. Plus tu renieras que tu es une personne dépendante, plus tu le deviendras. De plus, au lieu de décider que les autres dépendent de toi et que tu ne peux te faire plaisir sans la présence ou l'accord de ceux que tu aimes, vérifie si c'est vrai. Que la réponse soit positive ou négative, cette démarche permettra à chacun d'exprimer ses propres besoins. Pour une fracture du coccyx, réfère-toi en plus à FRACTURE.

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

CONSTIPATION

BLOCAGE PHYSIQUE

Une personne souffre de constipation lorsque ses selles séjournent trop longtemps dans l'intestin et que le rythme de l'évacuation intestinale est ralenti de façon variable, avec des selles dures et sèches. Pour qu'il y ait constipation, il doit y avoir une évacuation difficile accompagnée de selles dures et sèches. S'il y a un rythme ralenti mais que les selles sont normales, ce n'est pas de la constipation.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Comme la fonction du gros intestin est d'évacuer ce qui n'est plus utile au corps, la constipation a un lien direct avec lâcher prise des vieilles pensées qui ne sont plus utiles. Voici les différentes attitudes qui peuvent te concerner.

  • Le fait de retenir tes selles indique que tu te retiens souvent de faire quelque chose par peur de déplaire ou de ne pas être correct, ou par peur de perdre quelqu'un ou quelque chose.
  • Tu vis souvent du stress causé par ta difficulté à te détacher du passé, ce qui peut engendrer des soucis, des idées noires, de la fureur, de la peur d'être humilié et même de la jalousie. Toutes ces émotions doivent être traitées comme des déchets du plan mental et évacuées.
  • Il se peut aussi que tu sois une personne mesquine qui s'attache trop à ses biens et que tu aies de la difficulté à laisser aller ce dont tu n'as plus besoin au cas où tu en aurais besoin un jour, ce qui est peu probable.
  • La constipation peut se produire également au moment où tu te sens forcé à donner quelque chose, tel que donner de ton temps, de ta personne ou de l'argent. Quand tu donnes, c'est pour ne pas te sentir coupable.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Le fait de croire que tu dois toujours te retenir par peur de perdre quelqu'un ou quelque chose n'est pas bon pour toi. Il vaudrait mieux pour toi de vérifier si tu serais réellement perdant en te permettant de faire ce que tu veux. Voilà une nouvelle attitude qui te sera sûrement plus bénéfique. Tu as grand intérêt à apprendre le détachement matériel. Cela ne veut pas dire de ne pas aimer tes possessions, mais bien de savoir qu'elles sont seulement de passage dans ta vie pour t'aider à cheminer. Au lieu de t'inquiéter, rappelle-toi que ce que tu as pu créer et amasser jusqu'à maintenant est toujours disponible. Ton pouvoir de créer demeurera en toi pour le reste de tes jours.

Ton corps te dit qu'il est grand temps que tu laisses aller les vieilles croyances qui ne te sont plus bénéfiques. Fais de la place pour du nouveau. Physiquement, ton corps te dit qu'il a besoin de laisser l'intestin évacuer comme il se doit si tu veux ingérer de la nouvelle nourriture. Il en est ainsi pour tes pensées.

Si tu entretiens des idées fixes sur un incident du passé, il est fort probable que ce dernier soit de plus en plus dramatisé. Cette difficulté à lâcher prise est une indication que tu as une rancune, voire même de la haine face à cet incident. Tu aurais intérêt à mettre en application la méthode de réconciliation et de pardon expliquée à la fin de ce livre.

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

DÉMANGEAISON

BLOCAGE PHYSIQUE

Une démangeaison est une sensation au niveau de l'épiderme, incitant à se gratter. C'est une sensation plus ou moins irritante, selon le degré de la démangeaison.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Une démangeaison t'indique que tu as extrêmement envie de quelque chose, mais que tu ne te le permets pas ou que tu te sens bloqué par quelqu'un d'autre ou par les circonstances. Tu es alors très préoccupé et cela te fait vivre de l'impatience, de l'exaspération et de l'irritation.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Lorsque tu souffres de démangeaison, l'endroit où elle est localisée est une bonne indication du domaine dans lequel tu te sens bloqué et dont tu as envie. Regarde l'utilité de cette partie de ton corps. Ensuite, réfère-toi à cette partie du corps, telle que décrite dans ce livre. Comme la démangeaison affecte la peau et que la peau a un lien avec la personnalité, il est fort probable que tu te refuses cette envie, par peur de blesser quelqu'un d'autre ou par peur de ce que quelqu'un d'autre puisse penser de toi.

Tu entretiens peut-être des attentes face aux autres en croyant qu'ils doivent faire de la télépathie et deviner tes désirs en t'aidant à les satisfaire.

Tu reçois comme message que si ton désir te démange à t'en arracher la peau, il serait plus sage de vérifier s'il est réaliste ou si ce n'est pas tout simplement un caprice. Si c'est un caprice, permets-toi de le combler plus tard en lâchant prise et en arrêtant de tout vouloir contrôler à ta façon. Si cette envie est réalisable, ose affronter tes peurs en faisant tes demandes et en passant à l'action.

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

DOS (Mal de)

BLOCAGE PHYSIQUE

Le dos comporte de nombreux muscles, mais lorsque nous parlons de mal de dos, nous parlons surtout de la colonne vertébrale qui est une longue tige osseuse flexible, depuis la tête, qu'elle supporte, jusqu'au bassin qui la soutient. La colonne vertébrale est un empilement de trente-trois (33) vertèbres qui se répartissent comme suit : les cervicales, dorsales, lombaires, sacrées et coccygiennes. La description du mal de dos qui suit couvre les régions sacrée, lombaire et dorsale. Pour la région coccygienne, réfère-toi à COCCYX. Pour les cervicales, à COU.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Si tu as mal au BAS DU DOS, dans la région du SACRUM, la partie la plus basse du dos, tu es certainement le genre de personne pour qui la liberté est sacrée. Tu as par contre de la difficulté à garder ta liberté quand les autres ont besoin de ton aide ou quand tu juges que tu en as trop à faire. As-tu peur de dire non? As-tu un trop grand sens de devoir?

Si tu éprouves une douleur au MILIEU DU DOS, c'est-à-dire du bas du dos jusqu'à la taille, cela indique que tu vis de l'insécurité matérielle. En effet, le dos étant le soutien du corps humain, tout mal de dos a un lien avec ne pas se sentir assez soutenu. Le bas du dos est relié au domaine du avoir, comme avoir des biens matériels, avoir de l'argent, avoir un conjoint, avoir une maison, avoir des enfants, avoir un bon métier, avoir des diplômes, etc.

Voici donc différentes attitudes qui peuvent te concerner.

  • Tu as besoin d'avoir pour te sentir soutenu, mais tu n'oses pas te l'avouer ou l'admettre aux autres.
  • Tu t'en mets donc plein le dos, car tu cherches à tout faire toi-même, tout en te plaignant de ne pas être soutenu par les autres.
  • Tu es très actif dans le domaine physique, car ta peur du manque se manifeste surtout au niveau matériel, ce qui pour toi représente un bon soutien.
  • Tu as de la difficulté à demander de l'aide aux autres et lorsque tu te décides enfin à en demander et que tu ne la reçois pas, tu te sens encore plus coincé et le mal de dos empire.

Si tu as mal dans le HAUT DU DOS, c'est-à-dire de la dorsale dix jusqu'aux cervicales, de la taille jusqu'au cou, cela t'indique que tu souffres d'insécurité affective. Voici plusieurs attitudes qui peuvent te concerner.

  • Le faire est très important pour toi car c'est ce qui te sécurise. Par conséquent, lorsque quelqu'un fait quelque chose pour toi, tu te sens aimé.
  • Tu confonds aimer avec plaire. Tu es très déçu et tu vis beaucoup de peine quand ceux que tu aimes ne te plaisent pas. Toi-même, d'ailleurs, tu manifestes ton amour pour les autres en essayant de leur faire plaisir.
  • Il se peut que tu sois rendu à ta limite et que tu aies suffisamment mal au dos pour arrêter de tout faire afin de te faire aider, mais tu t'en sens coupable inconsciemment.
  • Il se peut aussi que ton mal de dos indique que tu te sens surveillé dans ce que tu fais, comme si tu avais quelqu'un sur ton dos.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Si tu as mal dans le BAS DU DOS, au lieu de croire que tu vas perdre ta liberté en aidant quelqu'un d'autre ou en faisant certaines tâches, deviens conscient de tes limites. Exprime-les à la personne concernée, celle à qui tu as de la difficulté à dire non. Souviens-toi que tu es toujours libre de dire oui ou non. Si tu juges que tu en as trop à faire et que tu décides de tout faire quand même, sois conscient que c'est ta décision et que tu l'as prise en toute liberté. Si tu veux récolter de l'aide, tu dois d'abord en semer. Il se peut que tu aies vécu, par le passé, l'expérience de sentir que tu te faisais avoir en voulant aider, mais cette peur de revivre la même expérience t'empêche de donner, ce qui t'aiderait à recevoir davantage. Si tu as peur pour ta survie, réalise que c'est seulement la partie dépendante affective en toi qui croit que tu ne peux survivre seul. Tu as tout ce qu'il faut pour y arriver.

En ce qui concerne le mal au milieu DU DOS, il s'agit d'accepter que tu as le droit d'aimer avoir des biens matériels ou d'avoir quoi que ce soit pour te sentir en sécurité et soutenu. Tu en retireras ainsi beaucoup plus de plaisir. Même si au plus profond de toi, tu te sens coupable de trop aimer le matériel, tu devras commencer par te donner le droit d'en avoir, pour ensuite être capable de te sentir soutenu même sans tous ces avoirs.

Au lieu d'avoir peur de faire tes demandes, accepte le fait que ce n'est pas parce que tu demandes quelque chose que les autres se doivent d'y répondre. Comme certaines personnes ont moins besoin d'avoir des choses, il se peut qu'on ne comprenne pas tes besoins. En te donnant le droit d'avoir ces besoins, il sera plus facile pour toi de le leur expliquer et de faire tes demandes sans avoir d'attentes.

Pour le mal dans le HAUT DU DOS, de la taille au cou, tu dois arrêter de croire que tu dois tout faire pour assurer le bonheur des autres. Tu seras toujours du genre à aimer faire des choses pour les autres, mais c'est ta motivation qui doit changer. Lorsque tu veux faire quelque chose pour quelqu'un que tu aimes, fais-le avec amour, pour le plaisir de le faire, et non par devoir ou pour recevoir en retour. Tu n'as plus besoin d'être le soutien affectif de tout le monde.

Il est important que tu fasses la différence entre plaire et aimer. Plaire, c'est vouloir faire plaisir aux autres, c'est dans le domaine du matériel. Aimer, c'est accepter l'autre comme il est, avec ses différences, sans le juger ou vouloir le changer. C'est du domaine spirituel. Quelqu'un peut t'aimer beaucoup sans avoir envie de te plaire à chaque instant ou sans vouloir répondre à tes attentes. Il en va ainsi pour toi avec les autres.

Tu dois aussi être plus conscient de la notion de responsabilité. Être responsable signifie être conscient que chacun de nous créons toujours notre vie selon nos décisions et que c'est à chacun de nous d'en assumer les conséquences. Vouloir assumer celles des autres est à l'opposé d'être responsable et c'est signe que tu as peur de ne pas être aimé. Donne aux autres l'occasion de prendre leur propre responsabilité. Ça t'enlèvera du poids sur ton dos.

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

ENGOURDISSEMENT

BLOCAGE PHYSIQUE

Un engourdissement est une sensation de paralysie passagère, peu douloureuse, ressentie essentiellement au niveau des membres.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Comme l'engourdissement se produit en général au niveau des jambes, des mains ou des bras, il a un lien avec le faire. Si tu en souffres, c'est signe que tu es une personne anxieuse, mais qui ne veut pas sentir. Soit que tu cherches à cacher ta sensibilité face aux autres dans ce que tu fais ou projettes de faire en voulant être trop parfait, soit que tu t'en demandes trop dans ce que tu fais et que tu ne veux pas sentir ce que tu vis. Tu te prives donc d'être la personne sensible que tu es en réalité en te laissant plutôt envahir par ton anxiété.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Lorsqu'un de tes membres s'engourdit, le message de ton corps est le suivant : « Arrête de te faire croire que ce qui se passe ne te fait rien, que tu es insensible. » Cette attitude te ralentit dans ce que tu veux faire. Regarde plutôt de quoi tu aurais peur si tu osais t'avouer, ou avouer à quelqu'un d'autre, ce que tu ressens. Vérifie si ton anxiété est bien fondée. Donne-toi le droit de prendre des décisions différentes dans ce que tu fais (mains ou bras) ou ce que tu projettes de faire dans l'avenir (pieds ou jambes), même s'il y a une possibilité que tu te trompes. Écoute davantage ton besoin d'être vulnérable, d'avoir des limites et des imperfections. Le fait de sentir va te permettre de voir la vie autrement, avec plus de joie et d'enthousiasme.

Si l'engourdissement se produit dans une autre partie du corps, regarde à quoi sert cette partie et cela te dira dans quel domaine tu veux cacher ta sensibilité.

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

ESTOMAC
(Problèmes d')

BLOCAGE PHYSIQUE

L'estomac est un organe important de la digestion, situé entre l'œsophage et l'intestin grêle. Grâce aux sucs gastriques qu'il sécrète, il transforme les aliments en liquide. Les problèmes d'estomac les plus courants sont les ulcères, les gastrites (brûlements), les hémorragies gastriques, les cancers et les problèmes de digestion(vomissements, indigestions, etc.) Vérifie la description individuelle du problème en question, en plus de la description qui suit.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Tous les problèmes d'estomac ont un lien direct avec la difficulté d'accepter ou de bien digérer une personne ou un événement. Le fait d'en souffrir indique une ou plusieurs des attitudes suivantes.

  • Tu vis de l'intolérance et de la peur face à ce qui n'est pas à ton goût.
  • Tu résistes aux idées nouvelles, surtout celles qui ne viennent pas de toi.
  • Tu as de la difficulté à t'ajuster à quelqu'un ou quelque chose qui vient contredire tes plans, tes habitudes ou ta façon de vivre.
  • Tu laisses trop souvent ton « critiqueur intérieur » t'influencer, ce qui t'empêche de lâcher prise et de laisser parler ton cœur qui, lui, ne veut qu'accepter inconditionnellement.
  • Il se peut que tu sois du genre à t'accuser de manquer d'estomac, c'est-à-dire de manquer d'audace.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Que crois-tu qu'il t'arriverait si tu arrêtais de résister aux idées des autres? Crois-tu que tu passerais pour un vulnérable, un faible? Au lieu de croire que tu es impuissant parce que tu ne peux pas changer les autres ou une situation, deviens conscient de ta propre puissance pour créer ta vie.

Tu n'as pas besoin de dire à ton corps comment être un corps et comment faire son travail de digestion. Il en est ainsi pour ton entourage. Tout un chacun a une façon différente de voir la vie. Ce n'est pas pour rien que l'estomac est placé dans la région du cœur. Nous devons tous accepter avec amour, c'est-à-dire accepter la différence de tout un chacun. Les pensées du genre « c'est injuste » ou « pas correct » ou « idiot », etc. que tu alimentes ne sont plus bénéfiques pour toi. Elles bloquent ton évolution comme ton estomac bloque la digestion de ta nourriture. En devenant plus tolérant face aux autres, tu deviendras plus tolérant face aux aliments que tu absorbes.

Ton estomac t'envoie le message d'arrêter de vouloir tout contrôler. Tu as besoin de faire davantage confiance aux autres, tout comme tu dois faire confiance en la capacité de ton estomac de digérer tes aliments.

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

FIBROMYALGIE

BLOCAGE PHYSIQUE

La fibromyalgie est considérée comme un ensemble de pathologies et surtout des douleurs musculaires diffuses partout dans le corps et qui durent plus de trois mois. Cette affection est plus fréquente chez les femmes. Cette maladie est souvent confondue avec la maladie de LYME.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Si tu es affecté par ce problème, tu vis probablement une ou plusieurs des situations suivantes.

  • Un grand sentiment de culpabilité est possiblement présent en toi depuis ton jeune âge.
  • Tu t'es senti brisé par une situation où tu te sentais coupable de vivre, d'exister. Par exemple, une petite fille qui se sent de trop et imagine que ses parents seraient mieux sans elle.
  • Depuis ce temps, tu te sens facilement brisé au point d'avoir l'impression que tes os vont briser.
  • Tu en deviens même rigide.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Ton corps te dit d'arrêter de croire que tu es de trop, qu'on ne veut pas s'occuper de toi. Tu n'as pas à te rendre malade pour qu'on s'occupe de toi. Accepte l'idée que les autres s'occupent beaucoup plus de toi que tu ne l'imagines. C'est ta façon de penser qui t'empêche de voir la réalité.

Tu as besoin de devenir plus flexible et plus confiant. Il te sera alors plus facile de réaliser l'amour que les autres ont pour toi, même s'ils ne l'expriment pas à ta façon, selon tes attentes. Comme ce problème te donne l'impression d'avoir mal partout, tu reçois le message qu'il est urgent que tu te diriges vers ce que tu veux vraiment plutôt que d'attendre après les autres. Cette façon de penser affecte ta vie à tous les niveaux, comme elle affecte ton corps entier.

Réfère-toi en plus à MUSCULAIRES (problèmes).

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

GENOU
(Mal au)

BLOCAGE PHYSIQUE

Le genou est l'ensemble articulaire le plus important de la jambe. L'articulation du genou est porteuse du poids du corps en position debout et elle est nécessaire pour marcher sans boiter, pour monter et descendre un escalier, pour s'asseoir, pour se baisser et se relever. La définition qui suit concerne tout problème pouvant affecter la fonction naturelle du genou et toute douleur au genou.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

Un mal au genou ou un problème qui gêne l'une de ses fonctions est signe d'un manque de flexibilité dans ta façon d'envisager l'avenir. Un tel mal se manifeste en général quand ton ego prend le dessus. Tu deviens entêté, tu ne veux pas plier face aux idées ou conseils des autres, surtout ceux que tu considères autoritaires. Tu te fais plus de mal que de bien avec cette attitude inflexible, car tu t'empêches de trouver des moyens plus faciles pour faire face à ton avenir. Tu reçois donc le message que tu as grand besoin de lâcher prise en changeant ta façon de voir les choses.

Si le mal est causé par de l'ARTHRITE ou de l'ARTHROSE, réfère-toi en plus à ces maladies.

CAUSES MENTALES (peurs et croyances)

Ce mal t'aide à devenir conscient qu'il est temps pour toi d'arrêter de croire que tu es une personne flexible et de réaliser que tu es inflexible dans certaines situations et avec certaines personnes. Souviens-toi que ton corps veut toujours t'avertir de quelque chose dont tu n'es pas conscient. Tu n'as plus besoin d'avoir peur de perdre le contrôle si tu acceptes les idées nouvelles des autres et si tu te permets d'envisager ton avenir ou l'avenir de ceux que tu aimes d'une autre façon.

Tu n'as plus à croire que plier veut dire être à genoux devant l'autre ou être une personne soumise. Si tu as de la difficulté avec l'autorité, sache que tu es aussi autoritaire que ceux que tu juges.

  • Ton inflexibilité peut provenir de la peur de devenir comme un de tes parents. Sache que tu es un être distinct de tes parents et que, bien qu'il existe des similitudes, tu peux diriger ta vie à ta façon. Par contre, nous avons tous besoin de nous faire aider parfois.

BESOIN ET MESSAGE SPIRITUEL

Ton grand besoin est de t'AIMER, d'accepter tes peurs du moment. Prends le temps de trouver ce dont tu as PEUR POUR TOI dans cette situation. Ton Dieu intérieur t'invite à accueillir cette peur qui te pousse à agir ainsi, en te rappelant que tout est temporaire. Il te dit d'accueillir tes limites actuelles et de reconnaître davantage ta propre valeur. Ce n'est qu'après t'être accueilli dans tes peurs et tes limites que tu pourras te diriger vers ce que tu veux vraiment. Souviens-toi que cette partie en toi qui a peur est convaincue de te protéger. Si tu te sens capable d'assumer les conséquences de vivre selon les besoins de ton être, rassure-la.

GORGE
(Mal de)

BLOCAGE PHYSIQUE

La gorge est un carrefour aérodigestif en forme de cheminée, permettant la communication des fosses nasales avec le larynx et de la bouche avec l'œsophage. Elle joue un rôle essentiel dans les phénomènes de la respiration, du langage et de la déglutition.

CAUSES ÉMOTIONNELLES (désirs bloqués)

On peut voir, dans la description ci-haut, que la gorge a un rôle important. Son message est triple. Si le mal de gorge est accompagné d'une difficulté à respirer, il t'indique que tu as de la difficulté à aspirer la vie. Réfère-toi alors à POUMONS.

Si le mal de gorge t'empêche de parler correctement parce que tu as perdu la voix, réfère-toi à LARYNGITE.

S'il s'agit d'un serrement à la gorge, tu te sens probablement pris à la gorge c'est-à-dire que tu te sens contraint de faire quelque chose pour quelqu'un ou de dire quelque chose à une autre personne. Tu te sens sous pression.

Si ta gorge fait mal lorsque tu avales, demande-toi si tu as de la difficulté à avaler quelqu'un ou quelque chose en ce moment? Quel est le morceau qui ne passe pas? Ce peut être une simple émotion qui est devenue un drame, donc tellement grosse qu'elle ne passe pas. Tu peux aussi avoir de la difficulté à accepter une situation que tu as toi-même créée. Cela te fait vivre de la colère et de l'agressivité envers toi-même ou quelqu'un d'autre. Lorsqu'un morceau ne passe pas, il se peut que ce soit parce que tu entretiens une attitude de victime dans un domaine en particulier, une attitude de « pauvre moi ».

Tu dois apprendre à accepter avec amour ce que tu crées au lieu de t'en vouloir d'avoir créé ou décidé quelque chose. C'est ainsi que tu en arriveras à ta véritable in

Burn Out

Par Le 05/05/2014

"Il faut songer à une reconversion"...

Et quand on a vu toutes les personnes chargées de la "reconversion du personnel" et qu'on vous apprend que votre carrière ne vous donne droit à RIEN dans la fonction publique et bien, si vous étiez encore dans un état acceptable, vous prenez la porte en pleine gueule.


http://www.francetvinfo.fr/sante/burn-out-les-douze-signes-qui-doivent-vous-alerter_572561.html

Burn-out : les douze signes qui doivent vous alerter

A l'occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, lundi 28 avril, francetv info détaille les symptômes de ce syndrome bien spécifique, lié à l'activité professionnelle.

Des troubles de la concentration, de l'attention et de la mémoire font partie des premiers signes du burn-out. 
Des troubles de la concentration, de l'attention et de la mémoire font partie des premiers signes du burn-out.  (GETTY IMAGES / FLICKR )

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Rares sont ceux qui ne se sont pas sentis un jour épuisés à la fin de leur journée de travail. Ou stressés le matin, à l'idée d'en affronter une nouvelle. Parfois, les vacances sont attendues avec une telle impatience que l'individu s'interroge : suis-je en train de faire un burn-out ? Si ce terme anglais n'a toujours pas rencontré de consensus scientifique, il répond à une liste de symptômes précis, identifiés au gré des centaines d'études menées sur le sujet.

A partir de l'une d'entre elles, réalisée par la psychiatre française Marie-Pierre Guiho-Bailly, francetv info a listé les douze signes qui précèdent l'effondrement physique et psychique propre à un burn-out.

Pour savoir si vous êtes atteint par ce syndrome des temps modernes, répondez par "OUI" ou par "NON" à chaque phrase.

1. Pour x raisons – changement de poste, de chef, restructuration, nouvelles missions, etc. – vous avez le sentiment de ne plus être aussi efficace au travail.

2. Vous présentez des troubles de l'attention, de concentration, de mémoire. Vous ne trouvez pas vos mots, vous faites des erreurs.

3. Vous compensez avec des horaires à rallonge pour tenter de retrouver l'efficience antérieure. En vain.

4. Le repos n'est plus réparateur. Au réveil, au retour d'un week-end ou de vacances, la fatigue revient aussitôt. Vos ruminations sur le travail vous empêchent de dormir.

5. Contrairement à une dépression, vous n'avez pas le goût à rien, vous n'êtes pas triste tout le temps. Mais le travail est votre principale préoccupation.

6. Vous vous montrez irritable, vous avez des accès de colère. Vous passez facilement du rire aux larmes.

7. Votre entourage a beau vous alerter, vous êtes dans le déni par rapport à votre surmenage. Vous vous repliez sur vous, avec un sentiment de solitude grandissant.

8. Vous souffrez de maux de tête, de douleurs musculo-squelettiques, de troubles du comportement alimentaire, d'infections virales (ORL) à répétitions, de palpitations...

9. Pour tenir le coup, vous avez recours à des substances psychoactives (alcool, tabac, drogue).

10. Vous ressentez un épuisement émotionnel, renforcé par le déni de l’encadrement à l'égard de votre situation. Vos tâches se transforment en mission impossible.

11. Vous avez un comportement à risque, accidentogène.

12. Bienveillant d’ordinaire, vous devenez cynique à l’égard de vos "usagers" au travail (patients, clients, public, etc.). Vous travaillez frénétiquement mais mécaniquement.

Si vous répondez "OUI" aux cinq premiers signes

Ne passez pas votre chemin. Les cinq premiers symptômes décrits ci-dessus sont déjà significatifs dans la mesure où le "sommeil non réparateur et l'hyperactivité compensatrice" au travail sont deux des trois constantes d'un syndrome d'épuisement professionnel en gestation, selon Marie Pezé, psychologue spécialiste de la souffrance au travail contactée par francetv info. Pour autant, le burn-out "est un processus, et non un état" et son évolution est "très lente", explique Catherine Vasey, auteure de Burn-out : le détecter et le prévenir (éd. Jouvence) dans le magazine Psychologies. Autrement dit, il peut être interrompu en cours de route et présente différents degrés de gravité.

Pour évaluer plus précisément votre degré d'usure, vous pouvez effectuer ce test en ligne. Le Malash Burn Out Inventory (MBI), conçu en 1981 par des chercheurs américains et validé au niveau international, permet de mesurer, séparément, le degré d'"épuisement émotionnel", de "dépersonnalisation" et d'"accomplissement personnel" au sein de son activité professionnelle.

Car à ce stade, des sentiments positifs peuvent subsister à l'égard de votre travail et il faut puiser dans ses ressources. "Le principe de base, c'est de ne pas focaliser sur ce qui est stressant, usant", suggère Catherine Vasey, mais de se concentrer plutôt sur ce qui fait sens et apporte de la satisfaction. Lever le pied pour se ménager des moments de pause et de détente dans la journée est également essentiel. Objectif, selon la psychologue : "Ne plus terminer une journée de travail en étant complètement épuisé, au point de ne plus pouvoir s'investir dans sa vie privée. Il n'est pas juste de sacrifier toute son énergie au travail."

Si vous répondez "OUI" jusqu'au dixième signe

Le processus est bien enclenché, notamment si vous commencez à somatiser, en souffrant de maux physiques chroniques. Si vous consultez un médecin à ce sujet, c'est le moment d'aborder le fond du problème. "Quand on sort du déni, on a déjà fait la moitié du chemin", souligne auprès de francetv info François Baumann, médecin et auteur deBurn-out, quand le travail rend malade (éd. Josette Lyon). Un arrêt de travail temporaire peut être envisagé pour prendre du recul et enrayer le processus. Le site Souffrance et travail publie la liste des consultations spécialisées par département.

Des stratégies peuvent aussi être mises en place dans votre milieu professionnel. "Vous n'osez pas dire non à un surcroît de travail alors que vous êtes déjà débordé ? Essayez le 'oui, mais plus tard', ou bien 'oui, mais aide-moi'", suggère Agnès Martineau-Arbes, médecin du travail, dans L'Express. Il faut commencer par accepter et reconnaître ses propres limites et apprendre à déléguer. Car dans le burn-out, "on est souvent son pire ennemi", analyse la spécialiste.

Catherine Vasey propose quant à elle d'identifier "les lieux d'usure" dans le travail afin de s'en extraire. "Ce sont des tâches, des situations ou des personnes qui créent chez vous un sentiment d’impuissance, de lourdeur, de fatigue. Qui vous vident de votre énergie." Et vous conduisent directement au signal numéro 10 : l'épuisement émotionnel, symptôme typique du burn-out.

Si vous répondez "OUI" au douzième et dernier signe

Attention, vous courez droit à la catastrophe. Le cynisme est généralement la dernière étape avant le burn-out. Le médecin ne se soucie plus de ses patients, le commercial vend n'importe quoi à ses clients et l'éleveur ne s'occupe plus de ses bêtes. C'est ce que les spécialistes nomment la phase de la "dépersonnalisation" et de la "déshumanisation".

Arrivé à ce stade, le surmenage est déjà bien installé et, généralement, l'organisme craque en premier : zona, ulcère, accident cardio-vasculaire... Cela peut, dans les cas les plus graves, aller jusqu'à la mort par excès de travail. Un phénomène baptisé "karoshi" au Japon. Le suicide est l'autre alternative dramatique du burn-out.

Sur le plan psychique, un grand sentiment de vide vous envahit soudainement, "comme un trou d'air en avion", dépeint Agnès Martineau-Arbes. Il est alors impossible de retourner travailler et cette incapacité peut durer de quelques mois à plusieurs années. Il faut alors entamer un long travail de reconstruction, dont les étapes sont décrites dans une récente étude de l'Institut national de recherche et de sécurité. S'il est bien accompagné (par un médecin du travail, un psychologue...), il peut être l'occasion de reconsidérer son rapport au travail et au temps. Et d'envisager une reconversion.

Un complot

Par Le 04/05/2014

Evidemment que cette réforme est programmée depuis bien longtemps, évidemment que leurs objectifs sont économiques, financiers, politiques, évidemment qu'il s'agit d'un "complot" de plus dans le sens où toutes ces têtes pensantes ne pensent pas ce qu'elles disent et ce qu'elles ont fomenté et que les conflits générés font partie du "système"...La destruction et le chaos sont les mamelles du pouvoir. 

Je n'ose imaginer les technocrates de l'OCDE qui ont produit ce document...Mais comment fonctionnent-ils ? Comment vivent-ils ? Où sont leurs valeurs humaines ? 

Foutaise que l’argument PISA

Alors que Vincent Peillon appuie très largement son argumentaire sur les classements PISA, pour défendre sa réforme des rythmes scolaires comme solution miracle à la baisse du niveau des petits élèves français, je vous propose de découvrir un peu ce qui se cache derrière.

Premièrement les mauvais résultats PISA 2012. 
Les tests sont passées par des collégiens (pas par les écoliers visés par la réforme) Or ces collégiens en 2012 ayant mal réussi leurs tests PISA étaient à 4,5 jours quand ils étaient en primaire. On voit bien que le problème n’est pas là !  Mais c’est pas grave, pour un Ministre faut croire que plus c’est gros plus ça passe !

Encore plus flippant : l’avis de l’OCDE sur l’école d’aujourd’hui. 
En 1996, l’OCDE, qui réalise PISA, recommandait à ses membres d’adopter une vision marchande de l’éducation.
Voilà ce qu’elle écrivait cyniquement :
« L’apprentissage à vie ne saurait se fonder sur la présence permanente d’enseignants mais doit être assuré par des prestataires de services éducatifs. Les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable et dont l’exclusion de la société en général s’accentuera à mesure que d’autres continueront à progresser ».

Et l’OCDE conseillait avec une désinvolture stupéfiante de duper les citoyens dans la mise en œuvre du nouveau système éducatif :
« Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement ».

Document à lire et à diffuser pour que chacun se rende bien compte du projet de longue haleine de casse des services publics d’éducation, dont les réforme des rythmes scolaires n’est qu’un des outils.

Télécharger le Cahier de politique économique n°13 de 1996 de l’OCDE :
http://www.cip-idf.org/IMG/pdf/ocde_n_13_.pdf

Antenne départementale 24 des Gilets Jaunes contre CETTE réforme des rythmes scolaires.
Groupe Facebook 24 
Site National des Gilets Jaunes Contre la Réforme

Facebook Twitter YouTube 

Pensées collectives (spiritualité)

Par Le 03/05/2014

Le déséquilibre émotionnel de la planète est produit par nos pensées collectives

 

 

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2011/11/11/22648892.html

 

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Le déséquilibre émotionnel de la planète est produit par nos pensées collectives



Nous avons décrit comment une personne attire dans sa vie des circonstances difficiles qui sont en résonance avec ses pensées négatives. Alors imaginez ce qui se passe lorsqu'un groupe de dizaines ou de centaines de personnes éprouvent collectivement les mêmes pensées négatives. Une famille par exemple. Lorsque ce groupe s'étend à un communauté culturelle, telle qu'une tribu, une nation, les adeptes d'une même religion, les adeptes d'un même modèle économique, et même l'humanité entière, alors ces pensées prennent une force qui croit exponentiellement avec l'importance numérique du groupe. Cela provoque des manifestations physiques puissantes qui affectent tout le groupe, parfois toute l'humanité, toute la planète.

La puissance des pensées collectives explique pourquoi les conditions de la vie humaine sont devenues si dures depuis des siècles et ont entrainé tellement de souffrances. Elles ont été établies, non pas par un dieu méchant et insensible, mais par la pensée collective des humains occupés à se nuire les uns aux autres. L'état critique actuel de la planète est en rapport avec toutes les pensées négatives que nourrit l'humanité. Elles prétendent que l'homme est petit, faible, démuni, qu'il doit lutter pour sa survie et que seuls les plus forts (physiquement, génétiquement ou intellectuellement) réussissent. Cette confusion mentale se répercute sur l'environnement sous la forme des différents types de pollution, du chaos climatique, économique et social (voir Catastrophes naturelles et pollution mentale). Examinons quelques-unes de ces croyances fausses qui ont été adoptées collectivement par l'humanité.
Pourquoi vous ne verrez jamais les réalités auxquelles vous ne croyez pas

Vous ne croyez pas à l'au-delà, aux phénomènes paranormaux, aux médiums, aux visites d'extraterrestres? Vous ne croyez pas aux consciences désincarnées, à la présence d'êtres de lumière autour de nous? Sachez que la réalité va se manifester autour de vous selon vos convictions. Vous attirerez donc l'absence de ces phénomènes, ce qui va renforcer vos convictions.

Si vous exigez de voir pour croire à quelque chose, cela fige votre réalité dans votre état du moment. Vous bloquez votre évolution intérieure. C'est vous qui créez votre réalité. Pour que d'autres réalités se manifestent à vous, il est impératif que vous acceptiez l'idée qu'elle puisse exister.
Accepter de s'ouvrir à d'autres réalités n'empêche pas de douter. Douter est une interrogation saine qui nous fait réfléchir à ce qui est pertinent pour nous. À condition que le doute reste fugitif et que nous n'en fassions pas notre mode de vie. (voir Le doute)

L'adversité et la guerre font partie de la nature humaine. De tout temps, les hommes ont lutté les uns contre les autres pour défendre leur territoire, leur terrain de chasse, leur habitation. Aujourd'hui il en est de même pour trouver sa place dans une famille et dans la société, pour survivre économiquement. A plus grande échelle, les nations entrent en guerre, à moins que des institutions puissantes fassent contre-poids par des lois et des punitions en cas de violation des lois. Cela n'a rien d'inéluctable. Cela a été inculqué aux humains qui se sont coupés de leur Soi. Des sociétés pacifiques ont existé, souvent matriarcales, équilibrant l'aspect masculin et l'aspect féminin, deux polarités qui coexistent en toute homme et en toute femme (voir Hommes et femmes). L'adversité n'est pas naturelle, elle est le syndrome d'un excès du masculin qui s'est perverti en réprimant le féminin et en prônant la séparation entre les êtres (voir Du pouvoir abusif à la paix intérieure). L'aspiration la plus profonde de l'être humain, c'est l'unité, la paix et l'harmonie.

Nous avons besoin d'un sauveur (homme, institution ou gouvernement; religieux, militaire ou politique) pour améliorer la condition humaine. Nous pensons que nous sommes faibles, que d'autres sont plus sages et plus puissants et qu'ils peuvent faire ce que nous ne pouvons pas faire. Cela nous attire donc des situations de faiblesse, de soumission, de manipulation et d'état de victime. Nous avons les chefs que nous attirons parce qu'ils ressemblent à nos pensées. Lorsque nous aurons réalisé que nous disposons d'un pouvoir intérieur, que nous pouvons nous connecter à lui en nous recentrant, en cultivant la confiance et les sentiments positifs (voir Spiritualité), alors les fonctions de responsables seront occupées par des êtres de sagesse.

L'homme doit lutter et peiner pour survivre. Cette croyance découle des précédentes. Puisque l'homme est faible et qu'en plus, il est soumis à l'adversité des autres, il lui faut lutter pour gagner de quoi subvenir à ses besoins fondamentaux. Il doit mériter d'être admis par le clan, par les chefs, par la société, et pour cela faire ses preuves. Les plus forts réussissent et sont récompensés. Toutefois, ils ne sont jamais à l'abri d'une chute. Nous sommes anxieux de ne pas avoir suffisamment d'argent pour survivre ou pas assez de mérite pour être pris en considération. Nous craignons de perdre notre emploi ou de ne pas en trouver. Le résultat, c'est que nous cherchons sans cesse à faire face à nos difficultés et à subvenir à nos besoins de base, au lieu de passer du temps à une vie créatrice et enthousiasmante.

Ces croyances sont soigneusement entretenues par ceux qui manipulent les informations. Elles sont diffusées par les films, les médias, les jeux vidéos, l'enseignement, et nous conditionnent à ne pas penser de façon autonome et créative, mais à ingurgiter des vérités toutes faites et des modèles de pensée très limités sur la vie. On cherche en vain des cours sur l'observation de nos émotions, leur signification et la manière de les gérer (voir dossier Education). La conséquence est que les gens réagissent de façon très superficielle (épidermique) aux événements, aux comportements de leur entourage, aux informations télévisées en émettant des jugements critiques, le plus souvent négatifs, qui sont eux-mêmes la reproduction des conditionnements (prêts-à-penser) qu'ils ont reçus. Tout au long de leur vie, ils expriment toujours les mêmes émotions: ressentiment, dépréciation de soi et des autres, mépris, tristesse, haine, hargne, angoisse, apitoiement. Ces idées collectives entretiennent un sentiment d'impuissance, d'insécurité et de peur au niveau planétaire. Elles attirent donc les circonstances qui engendrent ces sentiments: pauvreté, injustice, conflit, violences, vieillissement, maladie.

Heureusement, on assiste à un véritable appel au réveil des consciences,le monde ne changera que lorsque nos pensées seront guidées par nos coeurs et non dictées par le système dominant qui nous maintient dans l'ignorance de nos capacités et nous garde prisonnier de la peur orchestrée pour l'avénement du nouvel ordre .La seul arme que nous avons à opposer c'est notre humanité et notre foi retrouvée qui sera notre meilleure protection contre le chaos orchestré à venir .

 

L'enfer

Par Le 03/05/2014

Isolement en prison : "On ne peut pas en sortir sans sentir la merde"

Philippe Boulet-Gercourt

Aux Etats-Unis, des dizaines de milliers de détenus sont placés à l'isolement total pendant 5, 10, 25 ans. Ils ne voient personne, la solitude les rend fous. Enquête sur cette "version propre de l'enfer".

La première Super-maximum Security Prison a été celle de Marion, dans l'Illinois. (AP Photo/The Southern, Steve Jahnke)La première Super-maximum Security Prison a été celle de Marion, dans l'Illinois. (AP Photo/The Southern, Steve Jahnke)

Ne pas devenir dingue. Ne pas te laisser happer. Résister aux hallucinations - les bourdonnements, le bruit d'une fête imaginaire au coin de la rue, les "Joe ! Joe !" qui t'appellent de nulle part. L'enfant chauve que tu découvres un beau matin dans ta cellule avant de comprendre, un jour de terreur plus tard, qu'il s'agit d'un souvenir d'enfance, un gamin du quartier qui avait chopé une leucémie fatale quelques mois avant la mort de ta mère. Lutter. Ecrire, pour survivre. Remuscler ta pensée.

Fixer un point du mur en essayant de discipliner les yeux, de ne pas les bouger. C'est presque impossible, ton regard ne veut pas rester en place. Tu finis par y arriver cinq minutes, dix minutes... Une heure. Le point que tu fixes commence à bouger, à danser. Le cerveau tente de mettre de l'ordre dans ces formes en mouvement. Tu te fais ton film, un cheval au galop, un gosse qui shoote dans un ballon... Des trucs, aussi, que tu ne veux pas voir, des gens que tu as bousillés. Tout est affaire de perception. Et, soudain, tu vis le moment le plus terrible de ton existence : tu te rends compte que tu n'es plus capable de distinguer la réalité du fantasme. Les petites images dansent sur le mur, et toi, tu ne sais plus où tu habites...

Seul, 23 heures sur 24

Tout se bouscule dans la tête de Joe Loya. Les flics l'avaient surnommé "le bandit de Beyrouth", la faute aux guichetiers qui l'imaginaient libanais, indien ou pakistanais, tout, sauf un Mexicain-Américain d'East Los Angeles. Joe le malin, Joe le charmeur, Joe le braqueur, une quarantaine de banques dévalisées sans qu'il ait jamais eu besoin de pointer son flingue sur quiconque. Début 1989, il finit par se faire pincer, mais son intelligence et son humour font craquer l'agent du FBI qui l'a traqué. Il est relâché... et s'empresse d'attaquer cinq nouvelles banques.

Condamné à sept ans de prison, Joe se fait remarquer. Il est maniaco-dépressif, s'énerve pour un rien. Un détenu, qui a revendu son "Playboy" sans lui en demander l'autorisation, se retrouve avec un bout d'oreille en moins. Un jour, son ancien compagnon de cellule est retrouvé mort. Joe est soupçonné. A tort. Pour le faire craquer, on le place à l'isolement. Deux années de solitude, vingt-trois heures sur vingt-quatre.

Les bruits imaginaires, les semaines passées sans dire un mot. L'enfant chauve. La peur panique de voir quelqu'un forcer la porte de votre cellule et vous trucider. Dans l'histoire de Joe, il y a un happy end : à sa sortie de prison, au milieu des années 1990, il devient journaliste et tire de l'histoire de sa vie un one-man-show puis une autobiographie remarquée. Il a une copine, et une fille de 7 ans. Mais aussi un passé qui ne le lâche pas.

Hallucinations

En 2003, ses hallucinations lui valent huit jours d'hospitalisation. Ses oreilles bourdonnent toujours, près de vingt ans après sa libération. Et il a mis plus de dix ans à dompter ses cauchemars. "J'ai toujours les cicatrices, dit-il. Je suis un homme blessé."

"Une version propre de l'enfer", a dit un jour un gardien de prison en parlant du "solitary confinement", cet isolement carcéral qui devrait être limité à quelques jours mais dure souvent des années. Aucun chiffre précis n'existe, mais on estime qu'ils sont près de 80 000 à croupir dans la solitude de leur minuscule cellule, 6,50 mètres carrés pour certaines prisons de sécurité maximale (Supermax).

Faites l'expérience : marchez trois pas dans le sens de la longueur, deux dans celui de la largeur. C'est la taille de votre univers. Imaginez les murs. La table soudée à une paroi, le tabouret, le lit, le lavabo, la cuvette des WC. 

Certaines cellules ont une fenêtre minuscule qui donne sur une cour avec un haut mur de l'autre côté, détaille Raphael Sperry, un architecte qui se bat pour que le code d'éthique de sa profession interdise de concevoir de telles prisons. Tout ce que vous pouvez voir est un sol nu, un mur, et le ciel. Vous ne verrez jamais une personne dehors, jamais un animal. Et si vous avez une fenêtre, vous écopez d'un bloc, sans le moindre jour."

L'autre option est une porte percée de petits trous laissant passer la lumière du couloir, souvent artificielle - en criant, on peut parler à d'autres détenus. Mais dans ce cas, adieu la fenêtre.

Sans contact avec son espèce, l'homme devient fou

L'homme est un animal social. Sans contact avec son espèce, il s'étiole rapidement ou devient fou. Aux Etats-Unis, cela n'est pas toujours bien perçu ni facilement accepté. "On vit toujours avec ce mythe de l'homme qui n'a besoin de personne, du cow-boy à midi dans la grand-rue, pétard en main, du héros solitaire. La compagnie des autres, c'est pour les gonzesses", remarque Joe Loya, qui peut vous parler de saint Paul ou de méditation transcendantale avec la même aisance que de son passé.

De 2006 à 2010, la chaîne Fox Reality a diffusé un show baptisé "Solitary", où les concurrents s'affrontaient au "jeu" de l'isolement en prison. "Escape 3D : The Jail", un jeu vidéo, propose un enfermement virtuel. Mais la réalité vraie, elle, n'a rien de ludique. Dans les Supermax, elle a même l'allure d'un cauchemar de science-fiction dans lequel les portes s'ouvrent et se ferment automatiquement sans que les prisonniers aient le moindre contact avec les gardiens.

Voici comment la Cour suprême des Etats-Unis décrit un pénitencier Supermax de l'Ohio, dans une décision de 2005 : 

Les cellules ont des portes pleines en métal, avec des bandes de métal sur le côté et en bas, qui empêchent la conversation ou la communication avec d'autres détenus. Tous les repas sont pris dans la cellule du détenu, plutôt que dans un réfectoire. Les occasions de visite sont rares et toutes se font avec des vitres de séparation. Il est juste d'affirmer que les prisonniers du pénitencier d'Etat de l'Ohio sont pratiquement privés de toutes les stimulations que peuvent fournir les sens ou l'environnement dans lequel on se trouve, et de tout contact humain."

Psychoses aiguës

Stuart Grassian, un psychiatre de Boston qui a interrogé plus de 200 détenus soumis au régime de l'isolement, a découvert qu'un tiers soufraient de psychoses aiguës accompagnées d'hallucinations. Le pourcentage grimpe même à 45% dans une autre étude menée auprès de prisonniers Supermax de l'Etat de Washington.

Dès les années 1960, plusieurs études faisant appel aux électroencéphalogrammes avaient déjà montré qu'après seulement une semaine de solitude forcée l'activité cérébrale ralentissait. Au bout de plusieurs mois, les électroencéphalogrammes de 57 prisonniers d'un camp de l'ex-Yougoslavie ont fait apparaître des déformations cérébrales. Ces dégâts sont marqués chez l'adulte, ils le sont plus encore chez l'adolescent. Oui, l'adolescent : un tiers des 100.000 mineurs en prison passent au moins quelque temps à l'isolement.

La prison de Thomson, dans l'Illinois, a été achetée par l'Etat fédéral qui veut en faire une prison Supermax (Kevin E. Schmidt/MAXPPP)

La pratique, aux Etats-Unis, remonte à une expérience tentée par les quakers avec l'ouverture, en 1829, du pénitencier de l'est de la Pennsylvanie - "pénitencier", car les quakers imaginaient que de la pénitence de six mois de solitude viendrait la rédemption. L'échec est évident. En 1842, Charles Dickens visite la prison et en ressort effaré. Le châtiment est "cruel et injuste", écrit-il. 

A mon avis, cette altération lente et quotidienne des mystères du cerveau est incomparablement pire que n'importe quelle forme de torture physique".

Tocqueville, après s'être rendu dans une prison new-yorkaise, n'est pas moins sévère : l'isolement "dévore ses victimes sans relâche et sans pitié, accuse-t-il. Cette solitude absolue, si rien ne vient l'interrompre, est au-delà de ce qu'un homme peut endurer [ ...]. Elle ne réforme pas, elle tue." En 1890, la Cour suprême est à deux doigts de déclarer la pratique anticonstitutionnelle, et celle-ci disparaît peu à peu.

Une prison dernier cri

Jusqu'en octobre 1983. Dans la même journée, deux gardiens de la prison de Marion, dans l'Illinois, sont assassinés. En réaction, la prison confine les détenus à un isolement strict, 23 ou 24 heures sur 24. La première Supermax est née. Six ans plus tard, le gouverneur républicain de Californie inaugure la Supermax de Pelican Bay, une "prison dernier cri qui servira de modèle à toute la nation". C'est l'époque où tout un pays commence à tourner le dos à l'idée même de réhabilitation derrière les barreaux, et parle des détenus comme d'animaux enragés qu'il faut contrôler. Où les hommes politiques en campagne promettent de coffrer les bad guys et de "jeter la clé" de leur cellule.

Officiellement, il s'agit de mettre les "pires des pires" criminels hors d'état de nuire. Cette mesure extrême "doit être seulement utilisée quand elle est absolument nécessaire [ ...], elle ne devrait jamais donner l'impression qu'il s'agit d'une mesure de rétorsion contre des individus ", affirmait encore, en février dernier, Charles Samuels, directeur du Bureau fédéral des Prisons.

Belles paroles, aux antipodes de la réalité. Le châtiment "est de plus en plus souvent infligé à des prisonniers qui ne représentent pas une menace pour le personnel mais sont placés à l'isolement pour des violations mineures, perturbantes mais non violentes, comme le fait de répondre (insolence) [ ...] ou de refuser de changer d'unité ou de cellule", note Nicholas Turner, président du Vera Institute of Justice, une ONG new-yorkaise fondée par le philanthrope Louis Schweitzer.

Abus généralisé

A en croire une étude de cet institut, qui porte sur l'Illinois, 85% des prisonniers placés en isolement disciplinaire l'ont été à la suite d'une infraction mineure aux règles de la prison. Cet abus généralisé a des conséquences épouvantables : dans un Etat comme la Californie, un détenu placé à l'isolement y passe sept ans, en moyenne. Il n'est pas limité aux Supermax, qui sont aujourd'hui plus de soixante, mais concerne aussi les unités spéciales de prisons d'Etat. Et même les petites prisons de comté !

Richard Ausmus, 48 ans, détenu dans l'Illinois a été condamné, en 1989, à 75 ans de prison pour viol. Il sera placé en liberté conditionnelle, au mieux, le 2 novembre 2024, à la moitié de sa peine (il est incarcéré depuis 1987). Richard, que nous avons interviewé par correspondance, est tout le contraire d'un détenu dangereux.

Après des années difficiles, dans un univers où la guerre des gangs faisait rage et où "l'administration refusait de mettre en place le moindre programme positif ", Richard a progressivement changé. 

"Je fais partie de ceux qui ont utilisé leur temps disponible en prison pour lire, étudier et s'éduquer, raconte-t-il. Ce faisant, ma vision du monde et mon attitude ont commencé à évoluer. En 2006, on m'a finalement offert la possibilité d'être transféré dans un établissement de sécurité moyenne. J'ai vite réalisé tout le parti que je pouvais en tirer. Au bout de quelques mois, j'étais inscrit à des cours par correspondance à l'université. J'ai aussi suivi des programmes pour contrôler ma colère, et des études chrétiennes et bibliques." Dans ses lettres, page après page, Richard exprime un remords profond pour ce crime en réunion qu'il n'aurait "jamais pu imaginer commettre".

En 2012, il est à deux mois de recevoir son diplôme universitaire quand il se retrouve soudainement transféré et placé à l'isolement dans la prison de Menard, dans le sud de l'Illinois. L'administration le soupçonne d'être toujours lié à un gang et d'avoir encouragé la tenue d'une protestation pacifique dans la prison. L'accusation est absurde, elle sera d'ailleurs rapidement retirée et effacée de son dossier. Mais Richard, plus d'un an après, est toujours seul dans sa cellule, soumis non à une sanction mais à un régime de "détention administrative".

"A ce jour, écrit-il, je n'ai reçu ni notification écrite ni comparution, ni explication d'aucune sorte à propos de cette décision. J'ai protesté à plusieurs reprises, mais la seule réponse qu'on me donne est qu'il s'agit d'une détention administrative et non d'une action disciplinaire, et qu'elle ne peut faire l'objet d'aucun recours." La pratique est arbitraire, la façon dont elle est appliquée l'est tout autant. Un exemple ? "La prison pense que vous faites partie d'un gang et hop ! elle supprime pendant cinq ans le 'privilège' de pouvoir passer des coups de fil, dit Joe Loya. Au bout de cinq ans, hop ! elle reconduit la sanction sans un mot d'explication."

29 ans à l'isolement

Punir, châtier sans pitié. Comment expliquer autrement la construction en 2006, en Louisiane, d'un bâtiment en béton sans isolation, réservé aux condamnés à mort ? Dans le cagnard de la Louisiane ! Il aura fallu un procès pour qu'un juge fédéral estime anormal que la température ait excédé 52 °C pendant 85 jours dans la prison, avec une pointe à ... 90 °C, en prenant en compte l'humidité. Et comment expliquer, dans la même prison d'Angola, qu'un homme comme Robert King ait pu passer 29 années (!) à l'isolement ?

King, que l'on a rencontré lors d'un passage à Harlem, est le plus célèbre des "Trois d'Angola", trois détenus membres des Black Panthers et persécutés comme tels .

Comment avez-vous fait pour ne pas devenir dingue ?" demande -t-on à cet homme qu'on compare parfois à Mandela. "Je n'ai jamais affirmé que je n'étais pas dingue, répond-il. Il est impossible d'être plongé dans une telle merde et ne pas en ressortir sans sentir la merde."

L'arbitraire, Brian Nelson connaît. Condamné au début des années 1980 pour un vol à main armée et pour sa participation à un meurtre, il venait d'être transféré, début 1998, dans une prison de sécurité minimale du Nouveau-Mexique, avec un job de tailleur. Trois mois plus tard, sans explication, on l'expédie à la prison Supermax de Tamms, dans l'Illinois, qualifiée de "monstrueuse" par un psychiatre. Grève de la faim, tentatives de suicide... Pour meubler sa solitude et ne pas devenir fou, Brian copie la Bible mot à mot.

Devenu juriste en autodidacte, il poursuit l'administration en justice. Début 2013, la fermeture de Tamms, quinze ans seulement après l'inauguration d'une aile Supermax, sera un peu sa victoire. Mais, depuis sa libération en 2010, il se bat pour ne pas sombrer. "Je vois les meilleurs médecins, personne ne sait trop quoi faire", dit-il. Sa bouée de sauvetage est son job à l'Uptown People's Law Center de Chicago, qui accompagne les détenus dans leur galère.

En retard à un rendez-vous téléphonique, il s'excuse : "J'ai récupéré un type hier, il a 76 ans et vient de passer 51 ans en prison. Ils l'ont relâché comme cela, je me suis occupé de lui trouver des vêtements, de la nourriture, de l'inscrire à la Sécu pour sa retraite..." Cela lui a rappelé sa propre fin de détention. 

"Vingt-huit jours avant ma libération, j'ai été transféré de la prison de Tamms à celle de Menard. A mon arrivée, j'ai été placé dans une aile où j'étais totalement seul, encore plus isolé qu'à Tamms. On m'a refusé le moindre objet personnel, et je n'ai pas pu prendre de douche pendant 28 jours. Finalement, j'ai été libéré sans aucun médicament ni la moindre ordonnance. Je n'ai reçu aucune thérapie pour m'aider à m'adapter à la vie en liberté." 

Vol au-dessus d'un nid de coucou

Au moins Brian était-il encore sain d'esprit quand il a été incarcéré à Tamms. Pour beaucoup d'autres, se retrouver seul entre quatre murs ressemble à "Vol au-dessus d'un nid de coucou".

Jerry Williams a un QI de 76, il a commencé à entendre des voix à l'âge de 17-18 ans et a été diagnostiqué schizophrène à 21 ans. Il arrive en prison en 1990, pour un simple cambriolage. A partir de là, son parcours est un cercle vicieux, une spirale infernale : il devient agité, est puni, récidive, est à nouveau puni... A l'isolement depuis huit ans, "il a été battu à maintes reprises, témoigne son avocate, Elizabeth Simpson. Une fois, la porte de sa cellule s'est retrouvée bloquée, les gardiens n'arrivaient pas à l'ouvrir. Ils voulaient qu'il coopère et il refusait, alors ils se sont mis à asperger la cellule de gaz poivré, encore et encore". Tabassé à l'écart des caméras de surveillance, il s'en tirera avec plusieurs doigts fracturés.

Michael Williams, lui, avait cru pouvoir échapper à un tel sort. Fragile mentalement, on lui prescrit un jour du lithium, et sa vie change du tout au tout : il décroche l'équivalent d'un bac et un diplôme d'assistant juridique. Sa métamorphose est telle qu'en 2008 il adresse une demande de grâce au gouverneur de l'Illinois (elle sera rejetée). Transféré à la prison de Menard après la fermeture de la Supermax de Tamms, début 2013, il se voit soudain privé de tout traitement psychiatrique. C'est la rechute, sous l'oeil cruel des gardiens : "Certains plaisantent et disent que je suis un vieux chien enragé, nous écrit-il dans une lettre poignante. Je ne trouve pas cela très drôle."

"Les prisons sont devenues des asiles"

"Les prisons sont devenues des asiles de dernier recours, accuse David Fathi, directeur du "Prison Project" de l'Aclu (American Civil Liberties Union) : dans les années 1960 et 1970, nous avons fermé les hôpitaux psychiatriques, mais nous ne les avons pas remplacés par un dispositif de traitement des gens affligés de troubles mentaux. Un grand nombre d'entre eux se retrouvent livrés à eux-mêmes et échouent tout naturellement en prison. Ils sont encore plus nombreux à l'isolement. C'est logique : instables en prison, ils jouent les perturbateurs, violent les règles et se retrouvent séparés des autres détenus, ce qui n'arrange pas leur état. Dans une Supermax de l'Indiana, les gardiens ont reconnu que plus de la moitié des prisonniers étaient des malades mentaux."

La prison ne traite pas ces malades ou les bourre de médicaments, quelquefois adéquats comme le lithium pour Michael Williams, plus souvent inefficaces et abrutissants. "Dans leur esprit, les gardiens sont là pour nous punir, dit Joe Loya. Ils sont totalement ignorants du fardeau mental de l'isolement." Souvent, la réaction de l'administration est brutale.

Janvier 2011 : Kevin DeMott, un jeune détenu du Michigan qui soufre de troubles profonds de la personnalité, ne cesse de se taper la tête contre le mur. Que fait l'administration ? Elle lui met un casque sur la tête et l'enchaîne à son lit. Huit mois plus tard, Kevin tente de se pendre en déchirant une couverture. Il écope d'une amende de 145 dollars pour rembourser la couverture détruite, et de douze jours de privilèges supprimés. Car recevoir un livre ou passer un coup de fil sont des "privilèges"...

Une telle barbarie a un coût. Coût humain : au moins la moitié des détenus qui se suicident en prison sont des "isolés". Coût économique : un détenu à l'isolement, dans une prison fédérale, coûte 78.000 dollars par an, près du triple d'un détenu "normal". Et, surtout, inefficacité : au bout du compte, 95% des prisonniers américains finissent par être libérés, même si c'est après des décennies. Et ceux qui étaient à l'isolement sont souvent lâchés dans la nature du jour au lendemain. En 2011, par exemple, le Texas a libéré plus de 1.300 prisonniers qui étaient à l'isolement. Pour eux, le choc est violent. Une étude a montré que leur taux de récidive est deux fois plus élevé que celui des détenus qui bénéficient d'une période de transition avant leur libération.

Pas que des bad guys

Pour toutes ces raisons, les choses bougent enfin aux Etats-Unis. Car il n'y a pas que des bad guys, dans cette histoire. Au Colorado, dans le Maine et quelques autres Etats, de courageux directeurs d'administration pénitentiaire ont pris le problème à bras-le-corps et réduit drastiquement la pratique de l'isolement. Avec des résultats probants : dans le Maine, par exemple, la réduction des deux tiers du nombre de placements à l'isolement a conduit à "une substantielle diminution de la violence, de l'usage de la force [ ...], et du nombre de détenus s'automutilant", a constaté Joseph Ponte, le directeur de l'administration pénitentiaire qui a mis en place le programme. Il s'attaque aujourd'hui aux prisons de New York et notamment à celle de Rikers Island.

Nous avons accompli d'énormes progrès ces dernières années, se félicite David Fathi, de l'Aclu. Mais il reste encore beaucoup à faire, l'Amérique est toujours, et de loin, la capitale mondiale de l'isolement carcéral." 

Pour Robert King, l'un des "Trois d'Angola", la lutte est loin d'être finie. Atteint d'un cancer du foie en phase terminale, Herman Wallace a été libéré le 1er octobre 2013, trois jours avant sa mort. Reste Albert Woodfox, toujours emprisonné. Il a passé plus de quarante ans à l'isolement. King se bat pour sa libération, il se bat, aussi, pour que la Cour suprême déclare enfin l'évidence : l'isolement carcéral prolongé, châtiment "cruel et inhumain", est une violation abjecte de la Constitution.

Philippe Boulet-Gercourt - Le Nouvel Observateur

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