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Injonctions paradoxales

Par Le 30/12/2013

INJONCTIONS PARADOXALES

http://www.relatio.com/lexique/injonction%20paradoxale.htm

Injonction paradoxale

 

Cette notion découverte par l’Ecole de Palo Alto est à rapprocher de la notion de double contrainte, dont le découvreur est sans conteste Gregory Bateson.

 

Une injonction paradoxale est un ordre donné auquel l’autre ne peut obéir sans désobéir.

L’exemple type dans les écrits de Palo Alto est l’ordre : « Sois spontané ! ». Car si l’on essaie d’y obéir, on ne peut plus être spontané, et si on refuse d’obéir non plus. Ce type d’ordre met la personne qui le reçoit dans une situation psychologiquement inconfortable et peut engendrer des névroses expérimentales, d’origine donc relationnelles.

 

De même demander à des élèves de développer spontanément un projet personnel est une injonction paradoxale.

 

Parfois l’injonction peut être créée par une contradiction entre une affirmation verbale et un comportement non verbal qui vient le contredire. Par exemple, l’exemple cité par Bateson de la mère balinaise, qui dit à son fils : « Tu ne m’embrasses pas ? » et qui se raidit quand celui-ci vient lui faire un câlin. Or, comme on sait que le non-verbal (qui est du domaine pur de la relation en terme de Palo Alto) domine toujours le verbal (domaine de la sémantique, du Contenu), cette mère dit à son fils à quel point elle ne l’aime pas.

 

L’injonction est dite paradoxale dans la mesure où les deux termes de celle-ci ne se situent pas au même niveau d’abstraction ; le « Viens m’embrasser » est plus abstrait que le raidissement du corps à l’approche du fils.

 

Mais on peut aussi étendre la notion d’injonction paradoxale à la double contrainte avec deux demandes contradictoires de façon qu’il suffisse d’obéir à l’une pour désobéir à l’autre ; donc, quoi qu’on fasse on désobéit.

 

J’en suis venu à m’interroger sur la situation de Dieudonné et Alain Soral. Ces deux personnes subissent depuis plusieurs années des contraintes totalement opposées. Ils reçoivent des amendes monumentales mais en même temps, ils sont empêchés de travailler. S’ils tentent de trouver d’autres moyens de ressources, ils sont accusés de profiter du système qu’ils critiquent. Finalement, quoi qu’ils fassent, ils recevront systématiquement le même retour. C’est MAL.

 

Il ne s’agit pas ici de savoir si ces amendes étaient fondées mais juste de mettre en avant des pressions qui sont à même de rendre fou n’importe qui. Et c’est ce que je crains le plus…

L’importance qu’a prise ce mouvement de contestation place ces deux personnes au devant de la vindicte. Il n’est qu’à lire les commentaires sur la toile.

Il devient difficile de trouver des individus capables de poser un regard objectif sur les forces en présence, sur les conflits. De même, vouloir tenter de comprendre la complexité de la machinerie qui s’est emballée est immédiatement passible d’une condamnation : raciste, négationniste, antisémite, s’inviteront au banquet…

On tombe encore dans la complainte des gens heureux qui se moquent des « complotistes ». D’un côté, des bisounours et de l’autre des déglingués. Cette vision est totalement absurde et pointe un besoin éducatif de se positionner. Il n’est pas possible de s’interroger. Celui qui s’interroge est suspect et puisqu’il est suspect, c’est qu’il est coupable.

Nous avons donc désormais deux clans. Les Quenelliers antisémites, nazis, négationnistes et les bons Anti racistes, sauveur de l’humanité.

 

La vérité intime de Dieudonné et de Soral, je ne la connais pas. Mais ce qui est inquiétant, c’est la vitesse à laquelle le jugement est posé et plus inquiétant encore, la facilité avec laquelle la force médiatique, politique, judiciaire et sans doute financière peut détruire ou abolir n’importe qui.

 Voilà le risque...

"Que celui qui combat les monstres prenne garde dans sa guerre, à ne pas devenir un monstre lui même. A force de plonger trop longtemps votre regard dans l’abîme, c'est l’abîme qui entre en vous." Friedrich Nietzsche

"Si tu veux savoir qui te domine, regarde qui tu n'as pas le droit de critiquer. " Voltaire.

"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire."
Voltaire.

Prenez le temps de visionner ceci.

Snowden

Par Le 30/12/2013

Cet homme-là est un "héros" au sens noble du terme. Il a risqué sa vie, il est un "paria", il a dénoncé et prouvé les méthodes les plus immondes, il explique clairement les fonctionnements, les complicités, les intentions.Je suis surpris qu'il soit toujours vivant et j'imagine très bien la haine que doivent éprouver pour lui les "Faucons" et autres "armées légales de destructions massives"...

http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/la-nsa-aurait-pirate-un-cable-sous-marin-gere-entre-autres-par-orange-30-12-2013-1775459_47.php

À la une du Point.fr

  • Par Antoine Grenapin

Edward Snowden, ancien consultant de la NSA, a une nouvelle fois frappé avec de nouvelles révélations relayées par le magazine allemand Der Spiegel : selon lui, une division spéciale de l'agence a piraté le réseau informatique d'un consortium de sociétés utilisant le câble sous-marin de télécommunications Sea-Me-We 4. Ce câble en fibre optique relie l'Asie et l'Océanie à l'Europe en passant par le Moyen-Orient, et ce, jusqu'à Marseille, où il est relié au réseau Orange. Selon Der Spiegel, la NSA a piraté en février 2013 le réseau informatique de ces 16 sociétés (dont Orange) en introduisant un virus lui permettant de récupérer des informations concernant les flux de données - tels le lieu, la date ou les personnes participant à une conversation donnée.

L'opérateur télécoms Orange a annoncé lundi qu'il allait se constituer partie civile dans l'affaire de ce piratage par l'agence américaine de renseignements NSA de cet important câble sous-marin qu'il utilise aux côtés de 15 autres sociétés. "Orange n'a aucune implication dans de telles manoeuvres, effectuées entièrement à son insu et qui concernent a priori des équipements (câble SMW4) dont elle est usager et non gestionnaire", a indiqué l'opérateur. "Si piratage il y a eu, cela n'a pas pu se faire via le réseau d'Orange, qui n'a connu aucune attaque de ce type", affirme-t-il. L'opérateur "se réserve toutefois toutes les possibilités d'action légale dans l'hypothèse où des données Orange transportées par le câble en question auraient fait l'objet d'une tentative d'interception et va notamment se constituer dans les prochains jours partie civile", annonce-t-il.

Orange "rappelle son attachement à la protection du secret des correspondances, qui ne peut être levé que dans des conditions clairement définies et limitées par la loi ; aucune institution ni aucun État ne peuvent s'affranchir de ce respect", selon la déclaration. Depuis plusieurs mois, les révélations d'Edward Snowden ont levé le voile sur l'ampleur de Prism, programme américain d'espionnage tous azimuts visant plusieurs pays européens, les institutions de l'UE ou même le système de vidéoconférence interne de l'ONU.

Télévision.

Par Le 29/12/2013

"Parfois, je passe la journée à regarder la télévision et c'est nul. Mais c'est encore pire quand je l'allume. " Anonyme

Colère

Par Le 29/12/2013

 

La colère

 

http://r-eveillez-vous.fr/la-colere/

 

Un sage hindou qui était en visite au Gange pour prendre un bain a remarqué un groupe de personnes criant de colère les uns après les autres.

Il se tourna vers ses disciples, a souri et a demandé :

- Savez-vous pourquoi les gens crient les uns sur les autres lorsqu’ils sont en colère ?

Les disciples y pensèrent pendant un moment et l’un d’eux dit :

- C’est parce que nous perdons notre calme que nous crions.

- Mais pourquoi criez vous quand l’autre personne est juste à côté de vous ?, demanda le guide.

- Pourriez-vous tout aussi bien lui dire ce que vous avez à dire d’une manière plus douce ?

Lorsqu’aucune des réponses des disciples n’était suffisamment satisfaisantes pour le sage, il a finalement expliqué :

- Quand deux personnes sont en colère l’une contre l’autre, leurs cœurs sont séparés par une grande distance. Pour couvrir cette distance, ils doivent crier, car sinon ils sont incapables de s’entendre l’un et l’autre. Plus ils sont en colère et plus ils auront besoin de crier fort pour s’entendre l’un et l’autre pour arriver à couvrir cette grande distance.

- Qu’est-ce qui se passe lorsque deux personnes tombent en amour ? Ils ne crient pas à l’autre, mais ils se parlent doucement parce que leurs cœurs sont très proches. La distance entre eux est soit inexistante, soit très faible.

 

Le sage continua…

- Quand ils s’aiment encore plus, que se produit-il ? Ils ne se parlent pas, ils chuchotent et obtiennent encore plus de proximité et plus d’amour. Enfin vient un moment où ils n’ont même plus besoin de chuchoter, ils se regardent seulement l’un et l’autre et se comprennent.

Puis il regarda ses disciples et leur dit :

- Ainsi quand vous discutez les uns avec les autres ne laissez pas vos cœurs s’éloigner. Ne dites pas les mots qui vous éloignent davantage, ou bien viendra un jour où la distance sera si grande que vous ne trouverez pas le chemin du retour…

Sagesse hindoue

 

 

 

Une quenelle de l'UE

Par Le 29/12/2013

RECU par mail.

Je n'ai rien vérifié. Je pense que ça n'est même pas la peine...

On appelle ça une "quenelle XXL"... Rien de raciste là-dedans, rien d'antisémite, pas la peine d'alerter la LICRA, c'est juste une quenelle de Riches. Et comme disait Renaud, nous avons voté pour eux, ils sont devenus nos maîtres et on se fait mettre.

Voilà, c'est ça aussi du Dieudonné. la grossièreté qui dénonce la vulgarité des hommes corrompus.

http://www.lepoint.fr/economie/les-retraites-en-or-de-l-europe-19-05-2009-344867_28.php

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/10/20/2274738_la-retraite-a-50-ans-avec-9-000-euros-par-mois-pour-les-fonctionnaires-de-l-ue-a-ete-approuvee.html

http://www.alterinfo.net/La-retraite-a-50-ans-avec-9-000-euros-par-mois-pour-les-fonctionnaires-de-l-UE-a-ete-approuvee-_a87160.html




  SC.ANDALE : La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée !
  C'est normal qu'il ne reste presque plus rien pour nous ! Vous avez remarqué que nos politiciens se battent comme des f.ous pour rentrer dans l'administration européenne. Pourquoi ?... Ce qui suit va vous éclairer.
   C'est tout simplement sc.andaleux : la retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée! Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois. Afin d'aider l'intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l'UE (Pologne,Malte, Pays de l'Est...), les fonctionnaires des anciens pays membres (Belgique, France, Allemagne..) recevront de l'Europe un pont d'or pour partir à la retraite.

  POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?

  Vous et moi qui travaillons ou avons travaillé pour une pension de misère, alors que ceux qui votent les lois se font des cadeaux dorés. La différence est devenue trop importante entre le peuple et les « Dieux de l'Olympe » !
RÉAGISSONS par tous les moyens en commençant par divulguer ce message à tous les Européens.

  CES HAUTS FONCTIONNAIRES DE l'UNION EUROPEENNE CONSTITUENT UNE VRAIE M.AFIA

  Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de n.ababs. Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de « régimes spéciaux», ne reçoivent pas le tiers de ce qu'ils touchent... C'est dire !
   Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de "contrôleur adjoint de la protection des données", aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515€ / mois. L'équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié belge ou français du secteur privé après une carrière complète de 40 ans. Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé. Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 euros de retraite par mois.
   C'est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d'en profiter. C'est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc. En plus, beaucoup d'autres technocrates profitent d'un tel privilège
   1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12.500 € de retraite par mois.
  2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12.900 €par mois.
  3. Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14.000 €/mois.
   Consultez la liste sur
   :
  http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/Retraite_Hauts_fonctionnaires_europe ens_Annexe_3_Etude_27.pdff
   Dans cette liste vous trouverez un certain Jacques Barrot( 73 ans) avec une retraite de 4.728,60 € pour 5 années de commissaire européen aux transports. À cela il faut ajouter sa retraite d'ancien député, celle d'ancien ministre, d'ancien président du Conseil général de la Haute Loire, de maire d'Yssingeaux et pour couronner cette brillante carrière, le 23 février 2010 il a été nommé au Conseil Constitutionnel.
   Pour eux, c'est le jackpot!
  En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d'obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire. Car, c'est à peine croyable... Non seulement leurs pensions crèvent les
   plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 42 ans.
  Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l'allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc... Mais, pour eux, pas de problèmes, le taux plein c'est 15,5 ans... De qui se moque-t-on ? A l'origine, ces retraites de n.ababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d'autres fonctionnaires. Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc...
   Mais le pire, dans cette affaire, c'est qu'ils ne cotisent même pas pour leur super retraite! Pas un centime d'euro, tout est à la charge du contribuable... Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c'est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié ! Eux, ils (se) sont carrément exonérés....On croit rêver !
   Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés « contrôler si les dépenses de l'Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l'objectif auxquelles elles sont destinées... » , profitent du système et ne paient pas de cotisations.
   Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les « gendarmes de Bruxelles » et ne cessent de donner des leçons d'orthodoxie budgétaire alors qu'ils ont les deux mains, jusqu'aux coudes, dans le pot de confiture ? A l'heure où l'avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12.500 à 14.000€/mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser... C'est une pure provocation!
   Mon objectif est d'alerter tous les citoyens des états membres de l'Union Européenne.
  Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée. Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites. Nous allons leur remettre les pieds sur terre : Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par « A+B » l'ampleur du scandale, reprise par les médias.
   A DIFFUSER LE + LARGEMENT POSSIBLE
   S.V.P.
  http://www.lepoint./.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-r etraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867.fr/actualites-eco nomie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europe ens/916/0/344867.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en- or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/3448677

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Par Le 29/12/2013

"Elle dit que toute cette énergie n'est que prêtée et qu'un jour, il faut la rendre."

AVATAR

Qui gouverne ?...

Par Le 28/12/2013

Quand les gens comprendront que les Guignols de Canal + représentent parfaitement bien le poulailler et que les renards sont bien planqués, ça ira mieux...En attendant, des politiciens, poussés par des militaires, poussés par des marchands, poussés par des Privilégiés extrêmistes, sont en train de tisser une toile très compacte, très serrée, très encadrée, très surveillée...

Et les medias font leur choux gras avec l'ennemi public numéro 1 : L'humoriste Dieudonné. Les Puissants créent des pare-feu, ça éblouit très fort, ça occupe la plèbe, ça rassure la caste des Barons, ça brosse le poil des fanatiques religieux...Ils ont décidé que des millions de Quenelliens sont des facistes, nazis, terroristes, que l'outrage a dépassé les bornes. Ce qui leur est insupportable, c'est le miroir que cela constitue et l'image très claire des dirigeants.

Si je me souviens bien, aux dernières élections présidentielles, c'est un président de "gauche" qui a été élu. Les blagues Carambar ne m'ont pas fait rire davantage...


Gilles Babinet : « Nous sommes à deux doigts de la dictature numérique »

Par Sandrine Cassini | 08/12 | 15:14 | mis à jour le 09/12 à 11:59 | 8commentaires

Gilles Babinet, nommé « Digital champion » auprès de Neelie Kroes, pour porter la voix numérique de la France à Bruxelles, s’insurge contre le système de surveillance des données, inclus dans la Loi de programmation militaire.

Selon Gilles Babinet, « cette loi va bien plus loin que ce que permet la loi américaine ». - AFP
Selon Gilles Babinet, « cette loi va bien plus loin que ce que permet la loi américaine ». - AFP

Que pensez-vous de l’article 13 sur le renforcement de la surveillance des données , qui va être discuté au Sénat mardi ?

Cette loi, c’est le plus grand coup porté au fonctionnement de la démocratie depuis les lois d’exceptions pendant la guerre d’Algérie. Il n’y a plus de pouvoir du juge. Or, comme le disait Montesquieu, le père de la séparation des pouvoirs en France, « Tout pouvoir va jusqu’au bout de lui-même ». Je n’ai pas de problème à ce que l’on aille fouiller dans la vie des gangsters. Encore faut-il savoir qui est celui qui désigne le gangster, et il faut que cela soit un juge. En aucun cas, il ne faut donner un donner un blanc seing aux militaires et à d’autres pour écouter tout et tout le monde en temps réel. Nous sommes à deux doigts de la dictature numérique.

Comment expliquez-vous la faiblesse des réactions ?

Je ne sais pas. Le monde de l’Internet s’est révolté comme un seul homme contre l’Hadopi et là, c’est bien pire. On critique Prism (le programme de surveillance de la NSA, ndlr) et là, on va bien plus loin. On institue l’état de surveillance permanent.

Le gouvernement affirme que les contre-pouvoirs sont renforcés, notamment via l’autorité administrative de la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité)...

Je ne crois qu’en la séparation des pouvoirs, et donc dans le pouvoir d’un juge, ce que n’est pas la CNCIS. Un contre-pouvoir, c’est par nature coercitif, cela doit empêcher que les choses se passent, si elles ne sont pas souhaitables. Il ne s’agit pas d’intervenir quand quelqu’un s’est noyé.

Le gouvernement dit aussi qu’il s’agit de se doter d’outils pour lutter à armes égales contre les Etats-Unis...

Cette loi va bien plus loin que ce que permet la loi américaine. Aux Etats-Unis, elle serait anti-constitutionnelle, car dans la constitution américaine est inscrit le principe de la propriété privée et donc des correspondances. Pour se protéger de problèmes comme Prism par exemple, j’ai proposé que l’on se dote d’un système de sécurité européen. Mais il faudrait confier la gouvernance des « clefs » de ce système de sécurité aux juges, afin de garantir son usage uniquement à des fins judiciaires.

Les industriels et le Medef vent debout contre la surveillance renforcée du Net

Par Sandrine Cassini | 07/12 | 14:31 | mis à jour le 09/12 à 17:30 | 2commentaires

Le Conseil national du numérique juge une modification de la loi, permettant d'élargir l'accès aux données détenues par les fournisseurs d'accès Internet et les hébergeurs, « inopportune ». Le Medef évoque une "grave atteinte à la confiance". L'entourage de Fleur Pellerin, la ministre du numérique, promet « une loi » sur les libertés en 2014.

Industriels et patronat fustigent le projet de surveillance accrue du Web - DR
Industriels et patronat fustigent le projet de surveillance accrue du Web - DR

Même tardivement, et probablement en vain, les industriels ont fini par se révolter contre la loi de programmation militaire, qui sera discutée mardi au Sénat. Au cœur du bras de fer: un article élargissant le régime d’accès aux données détenues par les fournisseurs d’accès Internet (FAI) et les hébergeurs (Dailymotion, YouTube, etc.). Selon le nouveau dispositif, le ministère de l’Economie et des finances, la police et la gendarmerie, pourront accéder directement aux données, de manière illimitée, sans recourir à un juge, et ce, en évoquant toutes sortes de motifs (criminalité, délinquance organisée ou préservation du « potentiel scientifique et économique de la France »). Jusque là, une telle intrusion concernait uniquement la lutte contre le terrorisme.

Lundi, le Medef a à son tour violemment critiqué le projet. "Cet article instaure un dispositif permanent de surveillance en temps réel, dans un cadre extrêmement large sans les garanties procédurales nécessaires", déclare le Medef dans un communiqué. "Il s'agit d'une grave atteinte à la confiance que l'ensemble des acteurs doivent avoir dans l'internet", ajoute-t-il en demandant que l'article en question "ne soit pas adopté en l'état".

Les opérateurs télécoms sont concernés au premier chef par le dispositif. «C’est un accès direct à nos systèmes d’information sans que l’on soit forcément au courant» , indique Pierre Louette, président de la Fédération française des télécoms, et directeur exécutif d’Orange. «La main du législateur doit être tremblante quand elle se rapproche comme cela des libertés publiques».

A l’heure du cloud, qui consiste pour les entreprises à externaliser la gestion de leurs données, les industriels craignent de perdre la confiance de leurs clients. « Après les révélations sur Prism, l’Europe était vue comme un îlot protecteur pour les données. Là, on autorise une entrée dans les systèmes d’information de manière administrative. Cela signe la perte d’un avantage compétitif important », s’insurge Jamel Labed, président de l’AFDEL, le syndicat des logiciels et à la tête d’EasyVista, une société du cloud. Giuseppe de Martino, le président de l’Asic, qui regroupe les hébergeurs Internet, pointe ce risque de fuite de clients. «Les entreprises américaines conservent la faculté de repousser les requêtes des autorités françaises en demandant de passer par la voie de la coopération judiciaire internationale. Le paradoxe serait donc que les données seraient plus protégées en dehors du territoire français qu’ici ! ».

Dans l’ensemble, tout le numérique s’inquiète. Le texte « porte atteinte à la compétitivité des entreprises du digital», s’indigne l’Internet Advertising Bureau, qui représente les régies publicitaires.

Une loi sur les lbertés en 2014

Absent du débat depuis le départ, le Conseil national du numérique a rendu un avis express vendredi, jugeant qu’il n’était pas « opportun » de modifier la loi « sans un large débat public », et appelant à « une concertation sur les libertés numériques ».

Le cabinet de Fleur Pellerin, la ministre du numérique, a saisi la balle au bond en promettant une « une loi » sur les libertés en 2014, sans renier la position gouvernementale, qui ne devrait pas varier d’ici mardi, indiquait-on vendredi à Matignon. La commission de la défense du Sénat a d’ailleurs appelé à adopter le texte en l’état. Si le vote était confirmé, il serait alors adopté définitivement sans retour à l’Assemblée nationale.

Comment en est-on arrivé là ? « La loi sur les interceptions est valable jusqu’à 2015. On met en péril un système alors qu’il n’y avait pas d’urgence », s’indigne Philippe Aigrain, de la Quadrature du Net.

Sandrine Cassini

Qui fuis-je ?

Par Le 28/12/2013

Un blog passionnant, très intéressant, délicieusement dérangeant. Une autre vision de

l'Humanité.


"Sacrée une ouverture"

Page d'accueil

Bienvenue sur "Ça crée une ouverture", un site comme il en existe tant d'autres, à but non lucratif dans lequel vous pourrez trouver réconfort, rire, petits fragments de lumière par le biais de musique, vidéos, lectures zet événements se déroulant essentiellement sur Grenoble, tant que la téléportation ne sera pas le mode de déplacement adopté par tous.

Nous sommes tous des créateurs, alors si vous aimez ce que vous voyez et que vous avez aussi des choses à partager, laissez-nous un mot sur le livre d'or ou à notre adresse mail !

L'écrivain est un poète, un éveilleur de conscience qui nous fait voir le merveilleux dans les choses banales du quotidien. Car c'est bien la fonction de l'écriture spirituelle et de la poésie, sans doute le seul langage existant qui puisse approcher le sens du divin à l'aide des mots. Mais seulement l'approcher, après, tout est expérimentation.

 

Gwenestia & Winyan-Maka

 

Là où est la conscience pure, la peur ne peut exister... et vous êtes libre. Quand le soi disparaît, la beauté et l'amour font leur apparition.

Jiddu Krishnamurt

http://sacree1ouverture.e-monsite.com/pages/lectures/developpement-de-soi/qui-fuis-je-ou-cours-tu-a-quoi-servons-nous.html

Qui fuis-je ? Où cours-tu ? A quoi servons-nous ?

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Dans son troisième ouvrage, Thomas d'Ansembourg nous enseigne que le développement de relations harmonieuses avec autrui et le monde ne peut se passer au préalable du développement de relations harmonieuses avec nous-mêmes, d'une prise de conscience de notre valeur en tant qu'être plutôt qu'instrument à faire, afin d'aligner notre vie sur notre élan vital propre, sur le sens personnel et vivant de notre existence.

La société nous pousse à chercher du sens à l'extérieur de nous, à courir partout, à multiplier les activités. Mais bien au contraire, cette course effrénée nous éloigne toujours plus de notre être plutôt que de nous en rapprocher.

 

Nous pouvons apprendre à ralentir le rythme de la course qui nous épuise et épuise la planète.

 

De son expérience en tant que thérapeute et accompagnateur de jeunes en difficultés, l'auteur nous enseigne via de nombreux témoignages que la souffrance s'installe dès que nous marchons trop longtemps dans une autre direction que celle vers laquelle tend notre élan de vie.

En tant qu'êtres humains, nous nous retrouvons très souvent pris au piège de nombreuses habitudes néfastes :

- nous sommes très dépendants de l'extériorité

- nous sommes prisonniers de l'immédiateté et de la vision à très court terme

- nous sommes automatisés dans le processus d'action-réaction qui mène aux relations de pouvoir et non de synergie

- nous favorisons la pensée binaire qui amène la division intérieure

- nous sommes empêtrés dans notre passé.

 

Sortons dans l'ENFER-mement et entrons dans l'OUVERT-ure.

 

Nous avons tous des besoins fondamentaux : amour, respect, sens et sensation physique d'exister. Si ces besoins sont nourris, s'instaure une unité entre les différentes parties de nous-mêmes, un sentiment de cohérence, d'appartenance et de plénitude. S'ils ne sont pas satisfaits nous ressentons dispersion entre des parties de nous-mêmes, incohérence, impression d'abandon, de vide, de solitude ou d'isolement.

 

Notre culture nous tire hors de nous, elle nous incite à faire plutôt qu'à être.

 

Les occidentaux accordent plus d'importance à l'intelligence intellectuelle et rationnelle qu'à l'imagination et la créativité. La priorité est en général accordée au « faire » plutôt qu'à l'être et nous avons ainsi l'impression d'être séparé, isolé des autres, de la nature... et de nous-mêmes.

Pensée cartésienne et vision mécaniciste de l'univers ont posé les bases d'une culture où prévalent les impressions d'isolement, de déconnexion et de non-appartenance.

Il devient urgent de suivre les conseils de grands enseignants comme Kalfried Dürckheim ou Maître Eckhart et de lâcher prise, de lâcher l'identification au moi, de laisser de côté le vouloir faire qui fait obstacle à ce qui jaillit de l'Être authentique, au chemin de l'union avec l'Être.

 

Ce n'est que si nous savons abandonner nos représentations habituelles que nous pourrons accepter ce qui est et nous confier sans retenue à ce que nous rencontrons.

 

Si nous voulons apprendre à sortir du piège du faire, nous avons besoin de nous assurer des moments de présence régulière, ce qui ne veut pas dire des heures ! Ce peut être « trois minutes trois fois par jour » pendant lesquelles on oubliera les « il faut », les « tu dois » pour se recentrer sur son Être, respirer simplement, écouter et être simplement présent à soi.

Passons du mode de fonctionnement « soit... soit... » (pensée binaire) au mode de fonctionnement « et... et... ». Chaque personne recèle des richesses incommensurables, de chaque situation il est possible de retirer des bénéfices. Cessons de penser qu'une chose est soit bonne soit mauvaise mais devenons conscient que le « bon » comme le « mauvais » réside dans chaque chose. Tout est affaire de perception.

 

La paix intérieure est indépendante des circonstances.

 

En partant des besoins réels, évidents mais périphériques, nous cherchons par cercles concentriques à nous rapprocher de l'Être. Les prises de conscience successives permettent d'accéder à des paliers de conscience plus élevés.

Nous saurons que nous nous rapprochons de l'Être lorsque nous constaterons que nous commençons à lâcher prise sur nos attentes et nos peurs quant à ce qui se passe à l'extérieur, que nous cesserons de donner à cet extérieur tant de pouvoir sur nous et que nous accepterons de nous ouvrir à notre propre potentiel et à la bienveillance.

 

Le processus de transformation passe presque toujours par les mêmes étapes : l'identification et le démantèlement des croyances négatives inconscientes, l'identification et la réconciliation des parties divisées par les mécanismes de pensée binaire, l'apprivoisement de multiples peurs, le retrait des projections sur les autres, la dissolution de la culpabilité et l'éveil à la responsabilité véritable et personnelle, la compréhension des vrais besoins fondamentaux masqués par les désirs changeants, le travail des deuils refoulés et l'accueil concomitant de l'élan de vie, ainsi que des talents personnels et, à travers tout cela, la perception grandissante que nous sommes guidés par une bienveillance invisible à laquelle nous apprenons à nous abandonner de plus en plus.

 

Si nous ne sommes pas présents au moment présent, comment pourrions-nous prétendre être présents au moment espéré lorsqu'il sera lui-même présent ?

 

La présence ne s'improvise pas, elle s'affine au fil des jours. C'est par distraction qu'à un moment donné une partie de moi croit que la minute à vivre ailleurs et plus tard pourrait être plus remplie de vie que la minute à vivre ici et maintenant. Cette partie de moi est ma personnalité construite (l'ego et non l'Être en moi) qui pense, juge et classe les situations en bien ou en mal, utile ou pas utile, efficace ou inefficace, et s'agite sans cesse à la merci des émotions.

Être présent à ce qui est ne veut pas dire être confortable et heureux à chaque instant, mais conscient. Plus nous vivons cet état de présence, moins nous sommes agités et pressés entre deux choses à faire.

 

Donne-moi la forme de transformer ce que je veux transformer, d'accepter ce que je ne peux transformer et la sagesse de distinguer l'un de l'autre.

 

Quelques signes extérieurs de paix intérieure :

- tendance à dédramatiser les circonstances, faire confiance

- capacité de se sentir intensément vivant en toutes circonstances

- développement de l'écoute et de la compassion, et profond respect pour toute chose vivante

- capacité croissante de goûter le moment présent

- sens de l'entraide et de la responsabilité

- abandon successif de diverses formes de compensation et d'avidité (argent, pouvoir, agitation de toute sorte) pour tendre vers la sobriété joyeuse et les rythmes paisibles

- tendance à la joie contagieuse nourriture de gratitude et d'émerveillement, et fréquentation régulière de la Beauté et du silence.

 

On court derrière ce qu'on n'est pas. Dès qu'on naît à ce qu'on est on ne court plus. On est en paix.

 

L'Être en nous n'a jamais cessé d'être relié à la Plénitude, en appartenance à l'Être. C'est nous qui nous coupons de l'Être en nous.

 

Je quitte la sérénité de la plénitude universelle et glisse dans l'incarnation individuelle...

 

Que peut ressentir notre conscience lorsqu'elle s'incarne ? Un sentiment de passer du grand tout rassurant à la séparation et au morcellement. Notre conscience s'est voilée en se contractant dans l'enfant que nous étions dans le ventre maternel. Notre vie consiste alors à tenter de reprendre conscience, et une bonne part de notre énergie est consacrée à tenter de conjurer la peur ou même les angoisses existentielles liées à cette individualisation par toutes sortes de compensations et de rivalités. Cette hypothèse transforme, parce qu'elle nous encourage à reprendre conscience.

 

Ma confiance en autrui, en la vie et en moi-même est ma meilleure épargne, et est à l'abri de tout vol et de toute perte.

 

Voici quelques réflexions pertinentes pour guider nos choix et trouver durablement du sens :

- n'ai-je pas tendance à prendre mon personnage bien plus au sérieux que mon être ?

- est-ce le vieil homme en moi ou l'homme nouveau que je nourris, l'ego-qui-a-peur ou l'être-qui-sait ?

- suis-je (dans mes pensées, mes attitudes et mes regards) en expansion ou en contraction ?

- ma façon d'être au monde contribue-t-elle au rêve que j'ai pour le monde ou entretient-elle ce vieux monde dont je ne veux plus ?

 

Celui qui n'a pas reconnu que la vie est incessante métamorphose n'aura pas sa part du miracle.

Christiane Singer

 

Nous sommes dans une période de bouleversement qui indique une transition fondamentale. Grâce aux avancées de la physique quantique, nous devenons conscients de l'interdépendance de chacun, et que chaque individu puise et contribue à la mémoire collective de l'espèce. Cela veut dire que de nouveaux types de comportements se répandent plus rapidement que ce qui serait autrement possible.

Voici une petite anecdote intéressante... dans les années cinquante des scientifiques ont étudié le comportement de singes japonais en les nourrissant de patates douces jetées sur le sable. Une femelle pensa à laver la patate dans un ruisseau avant de la manger pour la débarrasser du sable. D'autres singes l'imitèrent petit à petit, puis les scientifiques se rendirent compte que dans les îles adjacentes les singes de la même espèce adoptaient un comportement similaire alors qu'ils n'avaient pas la possibilité d'observer le comportement des autres !

 

Notre ouverture de conscience individuelle est la clé de l'ouverture de conscience collective.

 

Nous passons d'un stade où nous sommes divisés par une double vie (celle que nous vivons et celle dont nous rêvons) au stade où nous sommes enfin un individu. Un individu est un être réunifié, qui réconcilie son personnage (ce qu'il montre) et sa personne (ce qu'il est), sa personnalité (qu'il s'est construite) et son identité (qui lui est propre), un être qui se rapproche de l'Être, qui trouve un sens personnel et vivant à son existence.

Il est d'intérêt public de favoriser l'accès des êtres humains à leurs ressources de bien-être, de créativité, de sécurité et de force intérieure qui sont les conditions de la solidarité, du partage et du bien vivre ensemble.

 

Les gens sont le plus heureux lorsqu'ils sont en compagnie d'autres êtres humains. Le pire à se souhaiter est de rentrer seul à la maison sans rien à faire de particulier, et c'est précisément ce qu'une grande partie des gens croit désirer de plus.

Mihaly Csikszentmihalyi

 

L'émerveillement du simple fait d'être, d'appartenir à la vie, cette seule absorption dans la conscience de la merveille, voilà finalement ce qui comble, guérit, transforme ; voilà ce que cherchent les humains.

La conscience planétaire ne peut émerger qu'en dépassant les dualismes et les séparations qui cloisonnent et divisent le monde : l'homme et la nature font un, le corps et l'âme font un, et, au-delà du bien et du mal, il y a quelque chose qui nous rassemble.

 

En guise de prise de conscience...

 

J'appartiens à un univers vivant et inspiré. Je ne suis pas tout seul et je n'ai pas que mon mental intelligent et rationnel comme outil pour résoudre les énigmes sur mon parcours. Je peux expérimenter de l'intérieur la présence d'une ressource puissante en moi qui, quel que soit son nom, n'attend qu'une ouverture de ma part pour m'éclairer et m'alimenter, que les outils de cette ouverture s'appellent notamment silence, attention et écoute intérieure, sensibilité, intuition et discernement, lâcher prise et élan créateur ; et que cette expérience, loin de m'enfermer à l'intérieur de moi-même, m'ouvre à la reliance et à la compassion pour les êtres et les choses, au goût de l'action juste et, de plus en plus, à la joie rayonnante.

 

Et en guise de composition personnelle...

 

Rien de plus beau en ce monde qu'un instant de conscience à soi et au monde, qu'une sortie un instant de notre univers de pensées agitées, de passé regretté et de futur espéré, pour écouter le chant d'un oiseau, le son d'une horloge, regarder un nuage ou un enfant jouer. Quelque chose de peut-être plus beau encore, croiser le regard d'un être en état de conscience également, et lui sourire comme pour lui dire : « Je te reconnais et toi aussi. Nous sommes un ». Tout est là. Nous n'avons plus qu'à vivre alors qu'attendons-nous ?

 

Je suis peut-être simplement celui qui regarde ce qui se passe...

Consciences inversées. (spiritualité)

Par Le 28/12/2013

Certains disent que le "système" est responsable de tout, que ce système est le poison ingéré et qu'il est transmissible.

Lorsqu'on observe les crises actuelles sous le jour du "moi encapsulé", on réalise que les dérives des sociétés capitalistes reflètent l'état de conscience des gens qui la composent et que ce "moi encapsulé" crée le système et non l'inverse.

Est-ce qu'un moteur de voiture peut fonctionner sans tous les éléments qui le composent ? Possède-t-il une vie propre capable d'influer sur les fonctionnements de chaque élément ?

Il y a nécessairement des organismes plus puissants et ceux-là ont un réel impact sur l'ensemble.

Le système ne représente qu'une vision englobante du moteur. Pas son explication.

On aurait pu envisager dans les siècles passés que l'intérêt personnel aurait été guidé par un souffle universel, qu'aucun élément du moteur ne se serait senti tout puissant, que la participation à un maintien équilibré de toutes les activités, quelles soient économiques, philosophiques, culturelles, existentielles, aurait créé un ciment respecté. 

Le concept de tribu est fondé sur cette idée et elle est appliquée dans tous les actes et toutes les pensées.

Que s'est-il passé pour que ce respect immuable de l'équilibre ait volé en éclat ?

Les peuples, eux-mêmes, n'y avaient aucun intérêt.

C'est d'avoir accordé des Privilèges à certains hommes qui a déclenché le désastre et d'avoir laissé ces hommes constituer ensuite des systèmes pérénisant leur main mise.

Déléguer sa pensée à autrui est une condamnation. Ou alors, il faudrait absolument que les esprits choisis soient des individus ayant développé une Haute Synergie, n'ayant aucun projet personnel, aucune intention egotique.

Dès lors que les Elus sont des individus inaccomplis intérieurement, le pouvoir obtenu sera source d'identification. Cette identification sera vénérée, adulée, recherchée par d'autres. Les conflits guerriers naîtront de conflits d'ego. Et d'autres egos, conditionnés comme leurs pairs, grossiront les rangs des aveuglés. 

Pourquoi ces Privilèges ont-ils été accordés à certains Elus ? Pourquoi le Peuple s'est-il défait de sa propre force ?

Par souci de confort intellectuel, pour se décharger des efforts d'organisation, pour déléguer sa pensée, par faiblesse aussi...

L'habitude ayant installé ses repères depuis des millénaires, il est extrêmement difficile d'envisager simplement un autre fonctionnement.  

Je ne crois absolument pas à une correction sur un plan continental, ni même national...

Seules des petites structures parviendront à réfléchir réellement, en toute conscience, avec une participation pleine de chacun.

Dès lors que des groupes de pensées émergent, la pensée se réduit. Il ne s'agit pas d'ériger de nouveaux fonctionnements sur des structures identiques mais d'inverser intégralement le fonctionnement. Il ne s'agit même pas de discuter sans fin sur un projet économique, social, culturel et autres domaines, il s'agit d'ériger un plan de survie.

Retour à la Terre.

Retour à l'Esprit.

Retour à l'Amour.

Conscience Universelle, Conscience existentielle, conscience individuelle.

 

Actuellement et cela depuis des millénaires, quelques consciences individuelles propagent leurs idées dans les consciences existentielles en arguant avoir reçu la bénédiction d'une conscience universelle, divine...

Il faudrait s'asseoir au sommet d'une colline et regarder en soi, dans le silence. Prendre conscience de ce désastre des consciences inversées.

Une fois fait, il sera possible d'oeuvrer à une Nouvelle Humanité.

 

Sagesse indienne

Par Le 27/12/2013

"Quand tu les acceptes, les choses sont ce qu'elles sont; quand tu ne les acceptes pas, les choses sont ce qu'elles sont."

Les démocraties européennes...

Par Le 27/12/2013

UN EXEMPLE PARFAIT DE NOS "DEMOCRATIES"...


Les Lettons entrent à reculons dans l'euro

Union européenne
Pour une majorité de Lettons perplexes, l'euro désavantagera les consommateurs et déclenchera la flambée des prix. Le lats demeure en Lettonie une forme de fierté nationale.
Pour une majorité de Lettons perplexes, l'euro désavantagera les consommateurs et déclenchera la flambée des prix. Le lats demeure en Lettonie une forme de fierté nationale.

Baptiste Piroja - Pattarone  |   -  697  mots
La Lettonie intègrera le 1er janvier la zone euro malgré une opinion publique plutôt réticente. Ce pays a retrouvé depuis trois années des taux de croissance au-delà de 4% après une période difficile de crise économique.

En Lettonie, la monnaie européenne est loin de faire l'unanimité. Ce petit pays européen de plus de 2 millions d'habitants coincé entre l'Estonie au nord, la Lituanie au sud et la Russie à l'est, s'apprête à adopter l'euro au premier janvier 2014. Mais si l'on en croit les sondages, de nombreux Lettons préfèreraient conserver le lats: seulement 20 % des Lettons soutiennent le passage à l'euro tandis que 58 % y sont opposés.

(Mais alors, pourquoi l'intégrer ? Les peuples n'auraient donc rien le droit de dire ? Parce qu'ils ont voté ? Ah, c'est ça le stratagème ???? Ah, ouais, c'est malin...Enfin, c'est immonde surtout... )

Pour cette majorité perplexe, l'euro désavantagera les consommateurs et déclenchera la flambée des prix. Le lats demeure en Lettonie une forme de fierté nationale. Interrogée par La Croix, Ieva Ekmane une étudiante en arts justifie : "pour notre identité nationale, c'est dommage d'abandonner le lats". 

L'adoption de la monnaie validée au début de l'année

Les eurosceptiques lettons insistent également sur l'absence de consultation par référendum de la

population. C'est le parlement national, la Saeima qui avait adopté le 31 janvier l'adhésion de la

Lettonie à la zone euro. 

(Est-ce que quelqu'un est allé vérifier les comptes en banque des Parlementaires ?...)

Coté administration, on se prépare aussi à toute éventualité: 

"Notre département des finances est préparé. Je pense qu'il faudra trois ou quatre mois pour mesurer l'impact, mais nous avons des plans pour aider les gens, en particulier les personnes âgées, s'il y a des problèmes", raconte à l'AFP Diana Indzere, chef des services sociaux dans la petite ville de Sigulda, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Riga.

Des bonnes notes

Ce pays balte, membre de l'Union Européenne depuis 2004, a tout du bon élève. Son taux de croissance annuel figure parmi les meilleures performances européennes: en 2011 et 2012, son PIB a affiché une hausse de plus de 5%. Et si l'année 2013 est un peu moins bonne, la croissance devrait quand même dépasser les 4%. 

Du reste, tous les critères de Maastricht sont respectés. Le taux d'inflation à 0,4% est en dessous des 2% exigés par le traité, le déficit des finances publiques avoisine les...1,5 %.

Coupes budgétaires

Pour en arriver là, la Lituanie a réalisé un vrai parcours du combattant. Car le pays revient de loin après avoir subi de plein fouet la crise économique mondiale en 2008. Enregistrant trois années de récession de 2008 à 2010, il a connu une surchauffe de l'économie lié à un crédit facile, à l'augmentation très rapide des salaires et à une forte inflation. Conséquence: Riga a demandé l'aide du FMI, lequel lui a accordé un plan de sauvetage de 7,5 milliards d'euros en contrepartie de la mise en place de mesures d'austérité draconiennes.

Quand elle a retrouvé le chemin de la croissance en 2011, plusieurs critiques ont loué l'efficacité de cette cure d'austérité. "La Lettonie au cours de cette période précédant son entrée dans la zone euro a été un modèle de politique budgétaire" avait conclu en septembre dernier Mario Draghi, le directeur de la Banque centrale européenne (BCE).

Le gouvernement confiant 

Le lats était en fait arrimé à l'euro depuis 2005, l'adhésion étant initialement prévue pour 2008. C'est la crise consécutive à la chute de Lehman Brothers qui a tout remis en cause. Mais aujourd'hui, le pays tient sa revanche. Valdis Dombrowskis, l'ancien Premier ministre qui a démissionné en novembre 2013, rapportait à la Croix que ce changement "en va de l'intérêt du pays". Selon lui, cela aidera l'économie lettone en facilitant les échanges et en renforçant la confiance des investisseurs.

Même son de cloche du côté du ministre des Finances, Andris Vilks, qui se veut rassurant et assure que le passage à l'euro se fera en douceur. Ce dernier a récemment déclaré :

"Je ne pense pas qu'il y aura des problèmes importants. Nous avons beaucoup appris de l'exemple de l'Estonie où les prix n'ont augmenté que de 0,2% ou 0,3% lors de l'adoption de l'euro en 2011."

Après la Lettonie... La Lituanie

Le pays balte deviendra le 18e membre de la zone euro et le 4e pays ex-communiste de l'Europe centrale et orientale à adopter la monnaie commune après la Slovénie en 2007, la Slovaquie en 2009 et l'Estonie en 2011. Son voisin, la Lituanie a quant à lui de fortes chances d'adhérer à l'euro en 2015.

Sagesse Masaï

Par Le 26/12/2013

Neuf leçons du Guerrier Maasaï

http://sacree1ouverture.e-monsite.com/pages/lectures/sagesse-des-contes-et-histoires/neuf-lecons-du-guerrier-maasai.html

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En rencontrant Kenny un jour de mars 1983, en plein coeur du pays maasaï, au Kenya, Xavier Péron ignorait qu’il allait bouleverser sa vie. Au bout d’une incroyable initiation qui a duré trente ans, l’auteur a triomphé de ses peurs, de ses doutes, mais aussi de ses chagrins amoureux. Sans qu’il le recherche, sa révélation lui a permis de rencontrer de façon quasi magique le véritable Amour, et devenir, tel son alter ego maasaï, un authentique guerrier pacifique.

Xavier Peron, nous dévoile, pour la première fois, l’héritage spirituel unique de ce peuple emblématique d’Afrique.

Pour les Maasaï, chacun a la capacité d’être son propre maître, au-delà des concepts, des dogmes et des églises. Le message de ce livrephare est si simple, si évident, si humain, que le lecteur ne se sentira plus jamais impuissant, déraciné, dans la dualité d’un univers matérialiste impitoyable.

À la lecture de ces neuf leçons de vie, le lecteur possédera toutes les clefs pour se retrouver en paix avec lui-même.

 

Leçon 1 : Encipaï, avoir la force d'être Heureux

 

L'amour est l'ultime signification de tout ce qui nous entoure. Ce n'est pas un simple sentiment, c'est la Vérité, la joie qui est à l'origine de toute création.

 

Enk'Aï, le féminin sacré, travaille à travers toi, comme Elle oeuvre à travers tous les hommes. Les pensées d'amour qui émanent continuellement de ton coeur constituent son seul message. Pour être heureux il te faut juste les accepter et remercier !

C'est ce que nous construisons en nous-mêmes qui permet ensuite à Enk'Aï de nous employer dans ses desseins... Il n'y a qu'une seule chose qui puisse nous séparer de lui : notre ego, qui n'a rien à voir avec notre libre arbitre cocréateur. Tu dois te mettre en état de disponibilité, en harmonie avec la Présence qui nous entoure, l'énergie créatrice, et te laisser guider...

 

La jeunesse est une graine d'amour plantée par Enk'Aï, fais-en bon usage et oublie à jamais les pensées de crainte, de douleur et de chagrin, qui paralysent et n'apportent que ruine et désolation.

 

La joie permet aux autres de s'ouvrir à la vérité de la vie et pour toi de recevoir à travers eux, une directive intuitive ou une idée de ce qu'il faut faire. Des coïncidences de plus en plus fréquentes surviennent alors pour te mettre sur la bonne voie, c'est-à-dire sur ton chemin.

 

Leçon 2 : Osina Kishon, avoir le courage d'accepter les difficultés

 

S'il arrive parfois de trouver que ta vie est monotone, c'est que tu attends trop de l'extérieur. Tu dois chercher en toi l'esprit d'ouverture qui caractérise les enfants. N'aie pas peur de laisser tomber certaines habitudes, au moins pour un temps.

 

La difficulté existe pour te rendre conscient de l'authentique sens de la vie humaine. Elle est là pour t'aiguillonner vers l'éveil, et tes frustrations t'auront permis de vouloir te surpasser.

On l'appelle Osina Kishon. Elle est notre expression de vie la plus sacrée. Elle est un don du Ciel.

Elle est placée sur notre chemin pour nous élever toujours plus haut ; Enk'Aï nous fait un grand honneur et Elle nous donnera les moyens de la surmonter. La difficulté trempe notre âme.

C'est aussi parce que tu as été en difficulté que tu as pu sonder la puissance de ta foi, c'est-à-dire l'authenticité de ton engagement pour accomplir ton objectif.

 

Leçon 3 : Anoto, devant l'évidence, dire oui à la réussite

 

La lumière est en toi, tu n'as pas besoin de garder les yeux fixés sur le soleil, sinon tu finiras par devenir aveugle !

 

La réussite signifie modifier ses habitudes. Aussi beaucoup vont jusqu'à refuser de réussir pour ne pas perdre leur identité. Très souvent aussi ils se croient indignes des bonnes choses qui leur arrivent. Ici où le mental remplace souvent le coeur, mes frères humains pensent qu'il est préférable de ne pas goûter à la coupe de la réussite de peur de souffrir une fois qu'elle sera vide.

 

Leçon 4 : Tena Kata, faire l'expérience de ce qui Est

 

Le plus important est d'accueillir chaque instant d'une façon claire, sans pensée préalable, de telle sorte à créer qui tu es, plutôt que de rejouer qui tu as déjà été. Le malheur est toujours mérité. On le construit de ses propres mains et nul autre que le malheureux n'en est responsable. Le malheur ne peut être combattu ni par l'argent ni par des événements favorables pour la raison capitale qu'il est le résultat d'un état d'âme et non la conséquence d'un état extérieur. Il résulte du fait que le malheureux s'est tenu à l'extérieur de l'instant et qu'il l'a jugé au lieu de le vivre. La preuve en est que des hommes sont heureux même avec des maladies, des infirmités ou le dénuement le plus total, tandis que d'autres sont malheureux en dépit d'une grosse fortune.

 

Leçon 5 : L'attitude Mme Neija, apprendre à dire non

 

Le sage est celui qui questionne, qui chemine sur un chemin qu'il ne connaît pas encore.

Pour apprendre de la vie tu dois risquer de te perdre dans l'acceptation de la non-connaissance.

 

L'attitude Mme Neijia signifie que rien ne peut être ajouté ni retranché à sa propre décision. Selon cette attitude, l'on doit continuer d'exécuter son geste avec fermeté, clarté et compréhension. Le danger serait de regarder en arrière et de sombrer dans la culpabilité. La force du NON est à l'oeuvre et l'on ne peut plus revenir dessus sauf à condamner son programme de vie.

 

Tu ne rencontreras le véritable amour avec une femme que lorsque tu te seras rencontré Toi.

 

Leçon 6 : Vaincre ses peurs en recherchant le Bon Ordre (aingoru enkitoo)

 

Pour vaincre tes peurs en toutes circonstances, a fortiori lorsque tu seras en grand danger, ne résiste pas quoiqu'il arrive, abandonne-toi ! Oublie tes pensées, tes émotions, tes jugements qui te causent tes peurs. Entraîne-les vers ton coeur et elles se transformeront en une vive énergie. Ceux qui te veulent du mal ne te verront pas ou ne sauront même plus pourquoi ils te voulaient du mal. Car Enk'Aï ne te laissera jamais tomber, Elle aura toujours une solution pour toi, à condition que tu aies une foi illimitée en Elle pour qu'Elle agisse à ta place. Elle t'enverra ses enfants (qui correspondent aux anges chez vous) pour te seconder si besoin est.

Il te faudra à chaque instant être à l'écoute du Bon Ordre (aingoru enkitoo). Chaque être mûr s'y abandonne tout simplement, en faisant le vide en lui pour se connecter à Enk'Aï. Ce faisant, il trouve toujours le Bon Ordre car Il ne doute pas qu'il recevra Ses instructions et Sa plénitude au travers du cordon ombilical qui le relie à Elle.

Le Bon Ordre, tu le trouveras non pas dans les dogmes ni dans un horizon religieux vague et distant, mais dans la qualité de l'instant coloré par Enk'Aï.

 

La Réalité est Vivante, Humide et Fertile. Enk'Aï donne. Place-toi au centre de toute cette merveilleuse Réalité et tu découvriras le Bon Ordre. Tu n'auras plus peur et tu recevras.

 

En pardonnant, on retrouve sa vérité intérieure qui est faite de joie pure. C'est la seule solution pour vivre une vie pleine d'amour. Tout le reste n'est qu'illusion...

 

La clé de la réussite et du bien-être réside dans l'acceptation et non dans la complainte, dans l'intégration, le dialogue, et non dans la confrontation. Là où il y a peur, il ne peut y avoir liberté. Lorsque la peur est enfin abandonnée, l'amour se révèle.

Laissez-vous guider par l'amour. Renoncez à toutes les barrières que vous avez dressées pour ne pas le voir. L'amour est notre fondement à tous. Il est le même pour tous. Nos tentatives de le réserver à des personnes spécifiques et de le refuser à d'autres sont précisément ce qui nous empêche de ressentir durablement sa présence. Le merle ne chante pas pour celui qui écoute mais pour chanter. C'est simple, ne calculons pas.

Donnons de l'amour, n'attendons rien en retour et l'amour nous le rendra au centuple. Nous sommes tous indignes d'être des hommes lorsque nous jugeons certaines personnes dignes de notre amour et d'autres non. Soyons créatifs et doux.

Prenons-nous dans les bras les uns les autres et laissons-nous aller à notre véritable nature qui est d'aimer sans restriction, la vie, l'autre, tous les êtres de la Création.

 

Leçon 7 : Le principe de l'Eunoto (la Plantation), s'enraciner à la Terre

 

Les Maasaï sont des « Planteurs » non pas au sens physique du terme puisqu'ils ne cultivent pas mais dans leur intériorité.

 

Le Bien-Être n'est pas lié à la seule nourriture que l'on mange. Il a plutôt à voir avec le fait d'être heureux, d'être accepté, de rester humble, de se sentir libre parce que connecté sans effort à Enk'Aï et à la Terre-Mère, autant de choses qui proviennent du plus profond de soi et non de l'extérieur.

 

La conception de la vi fondée sur la joie et la compassion est la seule possible.

 

Leçon 8 : Enyorrata, s'éveiller à la force de l'Amour

 

L'éveil que de l'Amour, que nous appelons Enyorrata, correspond à l'éveil de l'Homme. C'est pourquoi l'Amour et la Vérité sont une seule et même chose.

Quand tu donnes librement de l'amour, tu te donnes tout entier, tu es vrai avec toi-même, tu ne triches pas, tu ne comptes pas.

 

Les enfants connaissent naturellement le vrai sens de l'amour parce qu'ils sont encore proches de son fondement et n'ont pas besoin d'attendre qu'il passe d'un coeur à un autre pour le reconnaître.

 

Leçon 9 : Suivre son intuition et remercier Enk'Aï

 

L'amour est longanime et serviable. Il n'est pas envieux. L'amour ne fanfaronne pas, ne se rengorge pas, il ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal, il ne se réjouit pas de l'injustice mais il met sa joie dans la vérité. Il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.

 

Les clés de la spiritualité maasaï

 

Être dans la joie

 

Sans la Joie en soi on ne peut pas évoluer car elle est la condition même de l'existence et notre fondement à tous.

La Joie permet aux autres de s'ouvrir à la Vérité de la vie, et pour soi, de recevoir à travers eux des directives intuitives ou ne fût-ce qu'une idée de ce qu'il conviendrait de faire.

La seule chose à faire pour vivre une vie harmonieuse est de se mettre en disponibilité, en harmonie avec l'énergie créatrice qui nous entoure, et de se laisser guider.

 

Accepter les difficultés

 

La difficulté existe pour vous de rendre conscient de l'authentique sens de la vie humaine. Elle est là pour vous aiguillonner vers l'éveil car vos frustrations vous permettront de vouloir vous surpasser.

C'est parce que vous êtes en difficulté que vous pouvez sonder la puissance de votre foi, c'est-à-dire l'authenticité de votre engagement pour accomplir votre objectif, votre programme, votre chemin.

 

« Planter »

 

Les Maasaï sont des « Planteurs » non pas au sens physique du terme puisqu'ils ne cultivent pas mais dans leur intériorité.

Ils ont l'humilité d'observer que la seule option possible de l'Homme est de s'aligner sur la nature, et que le Bien-Être n'est pas lié à la seule nourriture que l'on mange, même si elle est importante.

Qu'il a plutôt à voir avec le fait d'être heureux, d'être accepté, de rester humble, de se sentir libre parce que connecté sans effort à Enk'Aï et à la Terre-Mère, autant de choses qui proviennent du plus profond de soi et non de l'extérieur.

 

Rechercher le Bon Ordre

 

Quoi qu'il arrive ne jamais résister mais au contraire s'abandonner !

Oublier ses pensées, ses émotions, ses jugements qui causent les peurs. Les entraîner vers vos coeurs pour qu'elles se transforment en une vive énergie.

Enk'Aï ne vous laissera jamais tomber, Elle aura toujours une solution pour vous, à condition que vous ayez une foi illimitée en Elle pour qu'Elle agisse à votre place. Elle vous enverra ses enfants (qui correspondent aux anges chez nous) pour vous seconder si besoin est.

Il vous faudra pour cela tout simplement « être à l'écoute du Bon Ordre » (aingoru enkitoo).

Le Bon Ordre, vous le trouverez non pas dans les dogmes ni dans un horizon religieux vague et distant, mais dans la qualité de l'instant coloré par Enk'Aï. La Réalité seule est féconde. Il suffit d'en adopter la couleur pour colorer sa vie et la rendre efficace.

Placez-vous au centre de toute cette merveilleuse Réalité et invariablement vous découvrirez le Bon Ordre. Vous n'aurez plus peur et vous recevrez.

 

Miari ayiani

Meilleurs "veux"

Par Le 26/12/2013

Meilleurs "veux" ou Meilleurs vœux.

Que contient l’expression ?

Un espoir, une attente.

« Je veux être en bonne santé, je veux gagner de l’argent, je veux être aimé, je veux une vie heureuse.

On ne dit pas : « Je veux mais je voudrais quand on est bien élevé. »

Ah, bon, bon, d’accord mais ça revient au même finalement.

Juste une question de bienséance donc.

Mais sur le fond, qu’en est-il ?

 Tout cela est-il compatible avec une démarche philosophique ?

"La philosophie est une pratique discursive (discours et raisonnements) qui a la vie pour objet, la raison pour moyen et le bonheur pour but. Il s'agit de penser mieux pour vivre mieux."

 Le bonheur est le but de la philosophie et la sagesse en est le moyen. La sagesse se reconnaît au bonheur mais un "certain" bonheur. Il ne s'agit pas d'un bonheur nourri d'illusions mais d'une analyse approfondie de la vérité. Le philosophe s'attachera avec rigueur à une vraie tristesse plutôt qu'à une fausse joie, il ne se détournera pas de la lucidité pour se perdre dans des dérives hallucinogènes, quitte à devoir abandonner un "bonheur" fabriqué. Mieux vaut une saine vérité qu'un mensonge camouflé. Quel qu'en soit la rudesse. Les bonheurs illusoires sont les ferments des détresses à venir. On en revient à ces fameux espoirs comme autant de falots qui s'éteignent à la moindre brise. Le philosophe s'attelle à rester impliqué dans l'instant, à le décortiquer sans pour autant s'épuiser jusqu'à la déraison. Il n'évolue pas dans un espace clos mais au cœur de la vie quotidienne sans pour autant que cette vie quotidienne ne devienne un espace clos. Sa raison est au seuil, alternant les engagements réels dans une vie sociale et les retraits dans le silence de ses pensées. Il ne s'agit pas pour lui d'être coupé de la "Cité" mais de s'y fondre sans jamais s'y perdre.

Saint-Augustin parlait de " la joie qui naît de la vérité." Spinoza parlera de "béatitude" par opposition aux bonheurs factices, ponctuels, éphémères de la vie frénétique de la Cité. Les bonheurs illusoires ont besoin d'être constamment alimentés par de nouveaux subterfuges, ils s'épuisent rapidement et conduisent immanquablement à une addiction pathogène. La société de consommation entretient le stock des toxicomanes.

Philosopher revient par conséquent à tenter d'être heureux à travers la vérité. Le bonheur n'est pas sa norme dans le sens où il n'est pas un objectif autorisant les déviances. Le philosophe acceptera les conclusions les plus redoutables. Le bonheur s'il n'est que le maintien des œillères lui est insupportable...Cette norme du bonheur à tous prix n'est pas de son domaine. La pensée "positive" n'entre pas dans son champ d'investigations dès lors que ces pensées sont détournées de la vérité. Il ne s'agit pas de penser ce qui nous rend heureux mais de penser ce qui nous paraît vrai. Cette vérité sera la source du bonheur. Et cette vérité est bien plus difficile à saisir que des bonheurs illusoires. Si le bonheur est le but, il n'en devient pas pour autant un alibi de la dérive.

 

Il n'est qu'à regarder ce faux ami qu'est l'espoir, cet aimant auquel nous succombons si facilement et qui contient caché en lui-même des désillusions implacables, pour comprendre ce qu'est la vérité du philosophe.  Il reste ensuite à choisir sa propre voie.

 

 Mais la fin d’année arrive et il est de tradition d’abandonner toute lucidité et de se fondre dans la litanie de paroles et de souhaits. Une vraie compétition, l'idéal étant d'être le premier à le faire et en y ajoutant une pincée d'imagination. 

 

Et bien je ne souhaite rien.

Je travaille à valider ce qui m’importe.

Le souhait ne changera rien à la situation. Il serait même le rejet de tout le  travail mené.

Si à chaque fois que je vois une étoile filante, je devais faire un vœu, alors il faudrait que j’en fasse un tous les matins en voyant la femme que j'aime partir au travail.

Je ne souhaite rien à personne, par respect, car cela signifierait sinon que je considère que les gens sont réceptifs à des traditions qui nient la lucidité de l’humain.

Je cherche juste à être ce que je veux atteindre. Non par chance mais par détermination.

L'année à venir sera ce que j'en ferai. Il n'est pas question de chance, d'espoir, d'attentes fébriles mais de volonté et de plénitude.

Et c'est suffisamment ardu à maintenir pour que ne viennent pas s'y greffer des illusions festives. 

Il m'est de plus difficilement recevable de me soumettre à une tradition séculaire liée à une religion monothéiste au regard de laquelle, je suis à des années lumière. La lecture de la Bible ne m'a absolument rien apporté. Mes années de catéchisme n'ont été qu'un gâchis.

Je préfère lire le message des Indiens.


Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites « pourquoi ne devenez-vous pas civilisés? » Nous ne voulons pas de votre civilisation ! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux."

Crazy Horse, grand chef Sioux du clan Oglalas

 
"Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d'homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être, forcés de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal d'autre inspiration que la peur de la punition? (...) L'homme n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie...

En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.

Il n'en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N'est-ce pas vrai ?"

Kondiarionk, chef Huron, s'adressant au baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve

 

"Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l'approchons par leur intermédiaire. (...) Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas d'ans l'obscurité.

Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."

Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

Nous sommes le nombre

Par Le 26/12/2013

et nous avons le pouvoir. Il suffit de le vouloir.



13 victoires incroyables sur Change.org en 2013

1. Eram s'engage à zéro cuir issu de la déforestation

Pétition d'Envol Vert

2. La subvention de 400.000 € pour le concert de Guetta à Marseille est annulée

Pétition de Laurent Barelier et du "Commando anti 23 juin"

3. Paloma n'est pas séparée de Marie-Ange, son auxiliaire de vie

Pétition de Thierry Kerhornou

4. Mango retire sa ligne de bijoux "style esclave"

Pétition d'Aissa Maïga, Sonia Rolland, Rokhaya Diallo et Isabelle Boni-Claverie

5. Le Savon de Marseille est protégé

Pétition d'Adrien Sergent

6. L'émission Taratata revient sur le web

Pétition d'Alex Martin

Vous en voulez d'autres?

7. Camaïeu indemnise les victimes de l'effondrement d'une usine au Bangladesh

Pétition de Peuples Solidaires

8. Twitter facilite le signalement des attaques sexistes

Pétition de Rokhaya Diallo

9. La lutte est maintenue aux Jeux Olympiques de 2020 et 2024

Pétition de Fédération Française de Lutte

10. Le spectacle de montreur d'ours à Chartres est annulé

Pétition de Daniel Jacob

11. L'Etat pérennise 28.000 postes d'auxiliaire de vie scolaire

Pétition de Marie-Laure Caty

12. Les éléphantes Baby et Népal ne sont pas euthanasiées

Pétition de SPA de Lyon et du Sud-Est

13. Les urgences de l'hôpital de Pont-à-Mousson sont sauvées

Pétition de Xavier Bertelle

Ça vous plait ? Joyeux Noël à tous!


Merci d'agir pour le changement!

Sarah et Benjamin, l'équipe de Change.org en France

Neige

Par Le 26/12/2013

Chaque flocon de neige est unique.

Chaque flocon de neige est uni.

Que cela soit bien clair.

Votre forme n'est qu'un outil.

Jarwal le lutin (tome 3)

Par Le 25/12/2013

 

« Je sais que tu avais raison Gwendoline. Il faut rejoindre les Kogis et voir ce qu’ils peuvent faire pour moi. Je ne dois pas abandonner et partir. C’est comme si je laissais ce Jarwal sur place et ne rentrait qu’avec un fantôme. Mon histoire est ici et c’est ici que je dois la retrouver. »

 

Elle l’embrassa sur le front. Juste un baiser plein de tendresse.   

Léontine bourdonnait de bonheur autour d’eux.

 

C’est là qu’ils virent certaines fougères bouger étrangement. Comme un roulis, une houle de frissons, un frémissement continu. Ils se levèrent et reculèrent de quelques pas. Les sens aux aguets.

Sous leurs yeux ébahis, des formes s’agitèrent, une myriade de petits êtres couverts de feuillages, des fougères qui n’en étaient pas, une apparition stupéfiante. La troupe se plaça devant eux. Des corps envahis de végétation mais pourtant une forme bien identifiable. Pas plus haut que le chapeau pointu de Jarwal. Des branchages pour membres, des tiges garnis de jeunes pousses, des feuilles, des plantes, des mousses, un amalgame hétéroclite, comme un collage anarchique, mais un visage souriant et des yeux lumineux, parfaitement visibles dans l’imbroglio végétal, des prunelles luisantes comme des soleils.

 

« Ah ! L’amour, on ne peut y résister, annonça en sautillant un des petits êtres.

-C’est vrai, c’est tellement bouleversant, enchaîna un deuxième.

-Le seul phénomène qui puisse nous pousser à nous montrer, renchérit un troisième. »

 

Des bonds qui accompagnaient chaque parole, une frénésie joyeuse, une danse pétillante.

 

« Qui êtes-vous ? demanda Gwendoline qui ne lâchait pas la main de son lutin hagard.

-Nous sommes la Vie, comme toi ! » lança le plus impétueux.

Des éclats de rires dans l’assemblée, des cabrioles et des roulades, des individus qui se trémoussaient en mêlant leur verdure, des galipettes et des embrassades, une agitation paroxystique. 

« La Vie, nous sommes la Vie, la Vie, nous sommes la Vie, répétaient-ils tous, en chœur.

 

Jarwal, Gwendoline et Léontine n’avaient jamais vu de tels êtres. Ils connaissaient pourtant bon nombre d’individus curieux et magiques, elfes et gnomes, farfadets et korrigans mais des êtres végétaux dansant des sarabandes endiablées, ils ne l’auraient même jamais imaginé.

Léontine se posa sur l’épaule de Gwendoline.

 

« Nous vous regardons depuis longtemps, mais l’amour était parti du cœur de celui-ci ! lança l’un d’eux en désignant Jarwal 

-Non, pas parti, cher ami, mais submergé de tristesse, reprit un voisin.

-Oui, la tristesse est un étouffoir de l’Amour mais l’Amour n’est jamais triste. C’est juste des feuilles mortes qui le couvrent. Laisse passer l’hiver et tu verras la pourriture des feuilles nourrir la Vie.»

 

Des  éclats de rire encore, cristallins. Des carillons de notes aigües. Les feuilles agitées de leurs corps sautillants.

 

« Vous voulez dire que vous ne vouliez pas vous montrer à cause de moi ? demanda Jarwal.

-Pas à cause de toi, répliqua un petit être ébouriffé comme un buisson juvénile. Tu n’es pas ce que tu penses. Ne te trompe pas. Ce que tu penses n’est qu’une dérive de l’Amour de la Vie.

-Nous attendions que la pourriture des feuilles soit consommée, ajouta son compagnon. Et que l’Amour remonte à la surface.

-Vous n’apparaissez qu’aux êtres qui s’aiment alors, c’est ça ? interrogea Gwendoline.

-Tous les êtres sont dans l’Amour. L’Amour, c’est la Vie, mais les pensées de votre tête vous font aimer le désordre de vos pensées. Rien à voir avec l’Amour de votre âme. Vous parvenez même parfois à aimer ce qui vous enferme. Ce sont vos pensées. Et votre tête finit par aimer ce qui la ronge. C’est incroyable ça. L’Amour de la Vie n’est pas un guerrier. Il aime la sérénité. Alors, il se retire et il attend que vous arrêtiez de vous mentir. »

 

Des réflexions secrètes, silencieuses, une analyse minutieuse.

 

« Et voilà, vous vous remettez à penser ! lança joyeusement une boule de feuilles agitée. Vous êtes tout de même incorrigibles ! Laissez donc rayonner votre Amour de la Vie.

-Nous avons un grave problème, annonça Gwendoline.

-Mais non, il n’y a pas de graves problèmes, il n’y a que ce que ce vous en pensez. Sinon, cela voudrait dire que la Vie est un grave problème et quand vous pensez cela, la Vie se retire dans son coin et vous laisse exister à travers vos pensées. La Vie ne lutte pas, elle aime la sérénité, je vous l’ai dit.

-Et bien, chers amis, intervint Jarwal, je pense que mes pensées sont un grave problème. Je pense sans cesse à ma mémoire qui a disparu.

-Mais non, elle n’a pas disparu. Elle s’est retirée dans un coin. Et comme tu étais en colère, elle avait peur. On ne réconforte pas un petit animal traumatisé avec de la colère ou de la peur.  

-Tu veux dire que je peux retrouver ma mémoire ?

-Tu ne vas pas la retrouver, c’est elle qui reviendra. Vous êtes vraiment prétentieux, vous autres, à croire que tout dépend de vos pensées et de votre volonté. C’est comme si vous étiez en Vie parce que vous l’avez voulu ! Ridicule. La Vie n’a pas eu besoin que vous pensiez à elle pour s’installer. Et vous, vous pensez que vous pouvez imposer votre volonté à la Vie. C’est incroyable ça !

-Regardez ces grands arbres ! proposa un petit arbrisseau. Vous croyez que c’est la volonté de la graine qui a donné ce superbe ouvrage ? Et la Vie alors ? Elle se serait installée une fois que la volonté aurait pris forme ? Ridicule. Vous observez tout à l’envers. »

 

Des leçons proclamées par une troupe de joyeux lurons.

Gwendoline les observait avec fascination. Une multitude de visages dans une diversité hétéroclite. Des bouilles rondelettes ou triangulaires, des faces plates comme des assiettes, un mélange inexplicable de feuilles assemblées mais toujours ce pétillement dans leurs prunelles, deux soleils ardents qui irradiaient de bonheur.

 

« Vous voulez dire que nos pensées sont des œillères à la réalité de la Vie ? demanda Jarwal.

-La réalité ? Mais qu’est-ce que c’est cette réalité ? Ce que vous voyez ?  Ridicule. »

 

L’ensemble de la troupe, dans un synchronisme parfait, s’évapora. Une multitude d’oiseaux colorés s’égailla au-dessus de leurs têtes, une nuée de piaillements dans des arabesques maîtrisées, des zébrures de corps fuselés, comme des flèches jouant un ballet de plumes. Et toujours ces yeux aussi brillants que des astres naissants, une énergie condensée, une concentration d’univers.

Le ballet cessa d’un coup, les oiseaux disparurent et un champ de pierres inertes s’étendit à leurs pieds. Des roches lisses et immobiles, éparpillées devant les trois amis. Au même instant, sur chaque caillou, des paires d’yeux s’ouvrirent et les observèrent, des prunelles étincelantes d’où jaillissaient des rires de lumières. Des battements de paupières aussi stupéfiants que des naissances d’étoiles.

Puis, avec la même célérité, dans une simultanéité parfaite, un florilège de papillons les entoura, plus de pierres sur le sol mais une farandole radieuse, des élucubrations étourdissantes, des figures imprévisibles, toute la magie délicieuse des vols de papillons. Et sur les corps délicats rayonnaient d’une intensité éblouissante des yeux aussi perçants que des fusions de soleils.

 

Comme un souffle tonitruant balayant tout sur son passage, la nuée de papillons s’évanouit. Rien d’autre n’apparut.

Les trois amis restèrent statufiés.

« Où êtes-vous ?  demanda Jarwal.

 -Chut, coupa Léontine. Les hommes. »

 

Des bruits dans la forêt, des voix qui portaient par-delà les arbres. La troupe des Portugais avait quitté le camp des Kogis et reprenait sa progression.  

 

Jarwal se coucha sous le parterre de fougères en se demandant s’il ne manquait pas d’écraser un de leurs étranges visiteurs. Gwendoline s’allongea à ses côtés.

 

« Ils ne peuvent pas nous voir. Ne bouge pas, » murmura-t-il, en posant délicatement une main sur son bras.

Gwendoline frissonna de bonheur à cette parole protectrice, à cette attention inespérée. Jarwal veillait sur elle. Jarwal reprenait vie.

 

Ils n’aperçurent même pas les soldats à travers l’épaisseur végétale. Ils suivirent attentivement l’extinction des voix et se relevèrent prudemment. Ils regardèrent minutieusement autour d’eux. Des plantes, des oiseaux, des papillons, des pierres…Quelles formes avaient-ils pris ? Où pouvaient-ils bien être ?

La réalité n’était pas ce qu’ils voyaient…

 

Au pied d’un tronc colossal, ils virent un tapis de mousse s’agiter, des ondulations de nuages, des formes timides qui tentaient une croissance, des pousses opiniâtres qui se dressaient, des silhouettes redessinant l’esquisse des corps puis peu à peu tout un petit peuple de bonhommes moussus, habillés de feuilles disparates. Enfin, les yeux flamboyants s’ouvrirent dans un seul mouvement et la troupe reconstituée, s’avança précautionneusement et les rejoignit.

 

« Bouh, toute cette méchanceté chez ces individus, c’est insupportable. Il nous est impossible de rester visibles dans cette ambiance morbide. Même les plantes en subissent les effets polluants mais moins tout de même que les autres formes vivantes. Chez elles, les pensées sombres s’évaporent rapidement. C’est l’Amour de la lumière qui permet ce nettoyage. Chez les humains, tout reste enfermé. Quand les ego sont les maîtres, la conscience de la réalité s’efface.

-Vous n’avez donc aucune forme définitive ? interrogea Gwendoline.

-Une forme ? Mais pour quoi faire ? C’est absurde, se moqua un individu hirsute.

-Tout aussi absurde que cette idée que nous devons avoir un nom, enchaîna son voisin. Vous avez vraiment une idée bien curieuse de la réalité. Vous pensez que parce que vous vous êtes identifiés à votre forme et que vous vous reconnaissez à travers votre nom, vous avez fait le tour de la Vie ? Mais c’est consternant tout ça ! Vous avez conscience de l’insignifiance de votre développement ? »

 

Un ton nullement arrogant, juste un total ébahissement.

Les trois amis sentaient que dans les paroles de ces petits êtres, il n’y avait aucune moquerie. Mais une absolue incompréhension.

 

« Un jour, vous allez mourir, vous allez perdre ce nom et cette forme. Vous aurez quitté la Vie mais la Vie, elle, n’aura rien quitté du tout. Elle n’aura pas disparu, vous comprenez ? C’est vous qui partez, c’est vous qui sortez du flux vital. La Vie continuera sa tâche créatrice, votre tour est passé. C’est ridicule dès lors de s’attacher de la sorte à cette image que la Vie vous a procurée. Il serait bien plus judicieux de saisir cette conscience de la Vie et non d’entretenir la conscience de votre forme. Cette forme n’est rien d’autre qu’une enveloppe. C’est comme si vous décidiez de vénérer votre outre et de délaisser l’eau qu’elle contient. C’est absurde.

-Les deux sont indispensables, intervint Jarwal.

-Bien entendu. Une outre vide ne sert à rien et de l’eau sans outre est intransportable. Mais par contre, elle a déjà une existence cette eau, vous n’êtes pas obligés de devoir la transporter, vous pouvez déjà en profiter. L’outre est secondaire si vous décidez de rester là où se trouve l’eau. Dans votre cas, c’est l’enveloppe qui compte avant ce qu’elle contient. Vous observez à l’envers.

-Vous voulez dire que vous pouvez changer de formes parce que vous êtes reliés à la Vie avant de l’être à votre forme ?

-Oui, c’est cela, magnifique, tu apprends vite cher lutin ! »

 

Une danse spontanée qui agita toute la troupe, des cris de joie et des cabrioles.

 

Gwendoline aperçut un sourire sur le visage de son aimé.  

 

« Quand vous êtes identifiés à votre image, vous êtes attachés aussi à la diffuser à l’extérieur, vous voulez qu’elle vous représente et vous en venez même à chercher des solutions à vos problèmes dans votre environnement et vos relations, vous pensez que le monde est responsable de votre état intérieur. Vous mélangez les conditions de vie et la Vie en vous. Mais la seule réalité qui vous concerne, elle est en vous et nulle part ailleurs. Quand vous vous acharnez à faire, vous en oubliez d’être.»

 

L’urgence de la situation qui s’impose à Jarwal, comme un coup au cœur qui le sort de ce bonheur de l’échange. Les conditions de vie qui reprennent le dessus…

 

« Est-ce que vous savez où se trouvent les Kogis ? Il faut absolument que je les retrouve.

-Les Kogis sont dans la montagne. Des hommes mauvais les retiennent. Et les hommes mauvais qui viennent de passer cherchent les hommes mauvais qui ont capturé les Kogis. Les Kogis sont des êtres humains très bons. Ils nous appellent les Maruamaquas.

-J’ai déjà entendu ce nom, murmura Jarwal. Quelqu’un m’a parlé de vous. Je ne sais pas qui c’était.

-Il ne sera pas difficile de trouver les Kogis, il vous suffira de suivre les hommes mauvais qui viennent de passer.

-Nous devons arriver avant eux.

-Et bien alors, nous allons vous guider, aucun problème. Nous aimons bien les voyages. »

 

Des cabrioles et des rires, des accolades et des embrassades.

 

« Merci infiniment, chers Maruamaquas. Une dernière question. Vous nous observiez depuis longtemps ?

-Longtemps ? Qu’est-ce que ça veut dire ce mot encore ? Toujours une identification de votre forme qui s’ajoute à un espace qui n’existe pas. Vous êtes ici et maintenant et c’est tout. Tous ces mots que vous utilisez ne sont que des commentaires sur vos conditions de vie. Vous ne pouvez pas être ailleurs que maintenant et dès lors le temps ne peut pas être long. Il n’existe pas. Vous faites durer les choses dans vos pensées mais les choses n’ont pas de durée. Elles sont. A chaque instant, nous étions là, tout près de vous. Nous avons observé les évènements et nous n’avons jamais pensé que c’était bien long. C’était ce que ça devait être. Les pensées ne servent à rien quand elles se mettent à commenter les évènements en leur donnant une autre forme que la réalité de la Vie. Ce Temps que vous imaginez, vous lui avez donné une mesure qui vous correspond parce que tout cela renforce votre identification. Le Temps de votre vie, le Temps de vos ancêtres, le Temps de votre avenir. Demande à un arbre ce qu’il a fait hier et tu l’entendras rire.

-Et si je n’avais pas retrouvé le chemin de la lucidité, si je n’avais pas décidé de rechercher les Kogis, vous ne vous seriez pas montrés ?

-Tout ça n’a aucune importance. La seule chose qui comptait à nos yeux, c’était que tu laisses l’Amour s’étendre au lieu de le repousser. »

 

Une bouffée de chaleur dans le corps de Gwendoline, un bonheur immense. Les Maruamaquas percevaient ce que Jarwal portait et il s’agissait d’amour.

 

Détermination et colère

Par Le 24/12/2013

Une réflexion cette nuit...

La détermination consiste à agir dans un contexte précis sur lequel je souhaite intervenir parce qu'il me dérange, me révolte, me révulse...Je sais que j'ai la possibilité d'avoir un effet sur ce problème.

La colère n'intervient qu'au regard des éléments sur lesquels je n'ai aucun pouvoir d'intervention alors que j'en suis révolté. Il s'agit dès lors d'une frustration. Et c'est elle qui génère ma colère.

Il est évidemment essentiel de se consacrer pleinement à valider la détermination par des actes afin qu'elle ne se transforme pas d'elle-même en colère.

De même, il est indispensable que je cherche des solutions pour que ma colère devienne une détermination en trouvant une voie d'intervention.

Il n'est pas question de délaisser ma colère parce qu'elle me frustre mais d'en nourrir ma réflexion jusqu'à ce que je trouve une action à mener.

L'essentiel dans tout ça étant de rester l'observateur intérieur des émotions, d'identifier clairement les ressentis afin d'établir un plan d'actions...Colère ou détermination sont deux expériences à saisir. Elles ne me pèsent ni l'une ni l'autre car elles sont des opportunités de connaissances intérieures. 

Une raison intuitive

Par Le 21/12/2013

La pensée consciente, la Raison, est jeune à l’échelle de temps de l’histoire du vivant. Du fait de cette extrême jeunesse, elle est probablement aujourd’hui encore trop succincte car insuffisamment développée. L’intuition, quant à elle, a une existence qui remonte aux origines.

La raison « raisonnante » a pris le pas sur cette intuition car la pensée réflexive a bâti un cadre autour de l’homme, une structure partagée par l’humanité. Il est indéniable que cette structure mentale a contribué à l’hégémonie de l’homme sur la Nature mais elle l’a également privé de l’écoute attentive au regard des expériences intuitives. La science a dressé une cartographie très précise des champs d’investigation et cette carte a rejeté avec dédain une partie du territoire intérieur. L’humanité a même fini par considérer que les « Terra Incognita » relevaient du paranormal. Le nœud s’est resserré autour de nos âmes orphelines. Nous avons été coupé de notre source, coupé de la nature jusqu’à en oublier l’humilité et la curiosité.

Les religions et les fanatismes générés ont contribué à nourrir l’élan de raison soutenu par la science. Il s’agissait d’extraire les hommes de l’obscurantisme et de la main mise des prêtres sur des esprits malléables.

Mais la science a rejeté en bloc tout ce qui n’entrait pas dans la dimension rationnelle.

L’intuition a été brûlée sur le même bûcher.

Coïncidences, synchronicité, rêves prémonitoires, guérisons spontanées, Illumination, extase mystique… Tout cela a été souillé, détourné, avili. Nous sommes passés d’un obscurantisme béat à une inquisition légiférée.

 

Je voudrais trouver désormais une raison « naturante, » une osmose entre l’intellect et l’intuition, aucune suprématie de l’une sur l’autre mais une communion constante, respectueuse, attentive, non pas deux voies parallèles mais deux voies unifiées.

Je ne veux pas de l’hégémonie scientifique dès lors qu’elle porte atteinte à un mystère qui m’est inaccessible. Je continuerai à explorer.

"La vie est relation, vivre c'est être relié.
Nous ne pouvons pas vivre si vous et moi nous enfermons chacun derrière des remparts, ne jetant qu'un occasionnel coup d'œil par-dessus la muraille.
Inconsciemment, au plus profond de nous, par-dessous les remparts, nous sommes reliés."

[De l'amour et de la solitude - Jiddu Krishnamurti]

"Et pour enquêter ensemble, il faut une qualité d'intensité, une qualité d'esprit qui ne soit entravée par aucune croyance ou conclusion particulières ; il faut au contraire être prêt à aller très loin, non pas en termes de distance ou de temps, mais de profondeur."

[De l'amour et de la solitude - Jiddu Krishnamurti]

"Confiance, patience et sérénité."

C'est ce que me disait Hélène lorsqu'elle me soignait.

La Vie aime se vivre en nous.

Et je la bénis.

La nature de la Nature (philosophie)

Par Le 20/12/2013

 

Logos désigne le discours (textuel ou parlé). Par extension, logos désigne également la « rationalité, » l’intelligence, conséquente à la capacité à utiliser une langue.

Dans la philosophie platonicienne, le logos est considéré comme la raison du monde.


L’idée de Logos a été développée par Anaximandre, Pythagore, Thalès, Héraclite, Parménide, Anaxagore, Démocrite…Tous ont édicté une idée similaire : le réel est intelligible.

Pour ces philosophes, l’Univers (le Tout) est un ensemble ordonné, le cosmos. Il est donc nécessairement organisé par une puissance de vie inconnue mais compréhensible (la Nature), selon des principes logiques (des lois), que nous pouvons comprendre par la pensée réfléchie, le Logos.

L’idée de sagesse ne peut s’élever que si l’homme parvient à harmoniser l’ordre de sa vie à l’ordre de la Nature.

« Il y a pour les Éveillés un monde unique et commun mais chacun des endormis se détourne dans un monde particulier » Héraclite.

Les Éveillés, ce sont ceux qui ont assimilé à la fois l’ordre de la pensée et l’ordre de la Nature.

Ce qu’Héraclite nomme le Logos correspond au Dharma de Bouddha, au Tao de Lao Tseu, à la phusis (principe vital qui anime l’Univers) des Épicuriens, l’âme du monde des Stoïciens ou encore le Dieu de Spinoza (Deus sive Natura : Dieu, c'est-à-dire la Nature.)

Il ne s’agit bien entendu pas de la Nature dans son sens d’environnement mais de la nature de la Nature. 

Si nous voulons parvenir à la liberté par la sagesse, nous devons comprendre la nature de la Nature.

« Rien n’est sans raison » disait Leibniz.

Voilà le défi. Comprendre par la raison, la raison du Tout ou la nature de la Nature elle-même.

 

C’est là que "notre" raison, aussi exceptionnelle soit-elle, m’interpelle et me trouble. La raison n’est pas seulement source de la logique, de l’entendement, des mathématiques, des sciences… Elle est aussi ce par quoi nous pouvons avoir accès à l’intuition. Non pas la générer elle-même mais parvenir à s’effacer pour que l’intuition surgisse.  L’intuition a besoin pour se manifester de se sentir aimée et que la raison en accepte la flamboyance. C’est une osmose indispensable au risque que l’intuition ne jaillisse jamais ou qu’une fausse raison vienne l’affadir, la rationnaliser, la clore dans un cadre reconnu.

Il s’agit donc, à mon sens, de trouver cet équilibre entre la raison et la nature de la Nature en nous. C’est là le sens du Tout.

La raison est à la source du bon sens. Elle n’est pas que raisonnement mais également résonnance avec ce Tout.

Nietzsche parle de la sagesse du corps comme une raison supérieure.

« Il y a plus de raison dans ton corps que dans ta meilleure sagesse. »

 

L’intuition est une pensée directe sans le passage par le raisonnement. Ne serait-ce pas la plus grande sagesse que d’y parvenir en toutes circonstances ? De parvenir à rester ancré dans la compréhension du réel en joignant la raison à cette perception directe, spontanée, immédiate, fulgurante…

 

L’intuition est la captation directe du réel par la conscience alors que la raison explore longuement ce réel jusqu’à commettre l'effroyable erreur d'en faire « sa » réalité…

Mais il est délicat de s’en tenir à cette intuition dès lors que s’y adjoint ainsi une raison non domptée, un catalogue de conditionnements jamais analysés. Car cette intuition peut n’être dès lors qu’une extension de cette raison falsifiée, une sorte d’enluminures, une hallucination. Cette raison est même capable d'anéantir l'intuition, de la brider, de la falsifier, de culpabiliser l'individu, de se moquer de lui, de le torturer jusqu'à ce qu'il abandonne, épuisé et honteux, toute tentative de captation, plus aucune fulgurance, plus aucun ressenti qui ne soit raisonné, plus aucune flamboyance, plus jamais ce rayonnement foudroyant... Etre raisonnable jusqu'à tuer en soi toute vie...

Je le refuse. Je veux comprendre, je veux aimer l'intégralité de ce qui m'est proposé.

C'est la Vie que j'aime.

 

Il me semble indispensable pour atteindre une quelconque sagesse d’établir au préalable un état de conscience absolument libre. Non pas qu’il soit possible de se défaire intégralement des données éducatives, des concepts issus de la société, de la morale, de l’autre…Mais il est possible d’en établir la liste, d’en identifier chaque paramètre, comme un archéologue.

Je ne crois pas que l’intuition puisse être libre si la raison ne l’est pas.

Connaître les errances intérieures permet d’œuvrer à la lucidité. C’est là que l’intuition peut naître.

Je ne crois pas un état de béatitude absolu, pas à mon niveau, je n’en ai pas les capacités. Mais je peux me lancer sur la route. Raisonnablement et intuitivement, les deux entités associées dans un cheminement commun, une osmose constante.

 

Qu’en est-il de cette intuition ?

Elle contient à mon sens la nature de la Nature.

« Quelle est la nature de ce problème ? »

L’expression s’intéresse non pas au problème lui-même mais à sa source.

Je voudrais comprendre la nature de la Nature…

Quelle est sa source ?

A-t-elle une intention ?

La question de l’intelligence de la Nature ne se pose plus pour moi. C’est une évidence. Mais je n’en ai aucune preuve. Je n’ai pas un niveau de connaissances suffisant. C’est juste une intuition…Justement.

Est-ce que la Nature elle-même éveille cette intuition en moi ou est-ce juste une imagination débridée, un désir qui prendrait forme, qui se persuaderait lui-même d’avoir raison. La raison… Dans ce simple exemple, on voit bien à quel point, il est déraisonnable de se croire maître de la raison.

Les hommes peuvent toujours trouver de multiples raisons aux errements de notre raison. La science, par exemple, s'évertue encore, dans ses retranchements les plus conservateurs, de nier l'impensable.

 

Mais je suis une énigme pour la science. Cinq hernies discales, jambe gauche paralysée. Une médium magnétiseuse. Quatre heures entre ses mains, entre ses mots. Je suis sorti en marchant, j’aurais pu rentrer chez moi à pied.

Je portais l’âme de mon frère et mon dos n’en pouvait plus. Mon âme mortifiée coulait son mal être dans ma colonne, la pièce qui tient debout…Dans quelle dimension étais-je parti ? Qui est intervenu ? Qui a libéré l’âme de mon frère ? Comment cette entité a-t-elle fait entrer dans leur fourreau mes disques vertébraux ? Médicalement parlant, c’est impossible…

La Nature a une intention, une capacité d’intervention. Comment pourrait-il en être autrement d’ailleurs ? De quel droit pourrions-nous considérer que l’entité créatrice n’a pas de pouvoir d’intervention ? La source de Tout n’aurait aucun pouvoir sur elle-même ?

C’est absurde.

Je ne crois pas que nous soyons lancés dans la vie sans intention. Il y a quelque chose à comprendre. La nature de la Nature. Quel est son projet ?

La Vie a ouvert une brèche en moi. Une déchirure dans le voile qui couvrait ma conscience. Pourquoi ?   

J’ai l’intuition qu’il s’agissait de m’apprendre à user de ma raison, à en user pleinement, non pas dans les schémas archaïques des transmissions mais dans un cheminement individuel, épuré.

J’ai eu l’intuition d’une vraie raison.

Et je chercherai jusqu’à ma mort à en explorer les tréfonds.

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