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Les chats et les rats

Par Le 18/12/2013

Allez jusqu'à la fin de la vidéo, un dessin animé très parlant...

For a second...

Par Le 18/12/2013

JUSTE MAGNIFIQUE

Projet FUSCHIA : EMI

Par Le 18/12/2013

 

Bonjour,

http://anniebabu.over-blog.com/categorie-12466097.html

Accepteriez-vous de recevoir un message  dont l'objet est : Opération Fuchsia: une invitation à la réflexion qui vous proposera de participer à l'enrichissement d'un projet sur des sujets sensibles autour de « la fin de vie ». 

Vous y trouverez une lettre d'introduction et un questionnaire qui portent sur les soins palliatifs, l'euthanasie et les expériences de mort imminente (E.M.I.) qui ont été élaborés dans le cadre d'un projet de livre qui sera écrit  conjointement avec le Docteur  Jean -Jacques Charbonnier et moi-même, et dont le titre provisoire est:  La VIE, l’AMOUR… la mort. Regards croisés et perspectives sur l’euthanasie et les Expériences de Mort Imminente (E.M.I).

 

Ce projet de livre  est né des échanges entre un médecin anesthésiste passionné depuis longtemps par ses recherches sur les  EMI et ses interrogations  sur la mort qu’il  a bien souvent rencontrée au cours de sa carrière, et d’une militante que je suis depuis bien longtemps... En effet après avoir milité pour le droit à la contraception, à l’avortement, il était évident de continuer à le faire pour le droit à l'autodétermination jusqu'au bout de la vie. 

 Il a fallu aussi la rencontre avec un parrain de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Marc Alain Descamps, Président du Centre d’Etudes des Expériences de Mort Imminente à Paris, pour que je commence à imaginer qu’il était possible de  parler d’euthanasie tout en tenant compte  de  ce que nous apprennent aujourd'hui les nombreuses découvertes scientifiques sur les EMI.

 Enfin ma carrière professionnelle de médiatrice familiale, que j’ai exercée pendant de nombreuses années, m’a souvent amenée à conduire les personne à « faire juxtaposer des univers différents (voir opposés) pour créer des ouvertures afin d’imaginer des possibles »…. 

 Les soins palliatifs, l'euthanasie et les expériences de mort imminentes sont trois aspects autour de la mort qui ont rarement été mis en corrélation. Nous avons donc décidé de réfléchir et  d’écrire ensemble sur ces sujets, parfois encore  tabous, en invitant toutes les personnes qui le souhaitent à participer à notre démarche en répondant au questionnaire que nous avons  élaboré sur ces différents thèmes et qui vous prendra une dizaine de minutes à compléter. Afin d’élargir notre projet  ce questionnaire sera prochainement traduit en anglais et en italien ce qui augmentera le nombre de participants. 

 Cette recherche  a commencé  en  janvier 2012 et à ce jour plus de 1500 personnes ont reçu cette invitation à répondre au questionnaire. Une annonce  de cette recherche a été  faite sur le site de Allo le ciel (www.alloleciel.fr), sur la revue Enquêtes de Santé (www.enquetedesante.com), sur les revue NDE Magazine et le Monde du Graal en Juin (www.graal.org) sur des sites de soins palliatifs, le blog de l'ADMD (www.admd.net) ainsi que sur de nombreux sites internationaux qui s'intéressent aux EMI.

 

 À ce jour nous avons presque 400 réponses  de  personnes d'horizons  et de pays différents issus du milieu médical, scientifique, religieux ainsi  que de  personnes qui travaillent dans des services de soins palliatifs... malheureusement encore en  trop petit nombre pour ces derniers!! mais il ne faut pas se décourager car des contacts sont en train de se tisser.... Vous trouverez ci-dessous les noms de quelques personnes significatives qui ont déjà accepté de participer à notre recherche.

 Pour ceux et celles qui souhaiteraient avoir plus d'information sur le sujet des EMI je me permets de vous signaler le site suivant: www.s17production.com qui propose un très bon DVD intitulé FAUX DEPART qui donne la parole à de nombreux  scientifiques internationaux issus de domaine très différents ainsi qu'à des personnes qui ont vécu des EMI.

 Nous allons continuer à envoyer pendant quelques mois encore  des questionnaires sur ces sujets "sensibles"  qui   le plus souvent s'ignorent, voir se combattent, et  qui pour nous font  partie d'une réflexion globale sur la fin de vie et la mort car les réponses que nous recevons sont très encourageantes  pour notre recherche...

 Si vous souhaiter participer à cette recherche, il vous suffira de m’envoyer un message pour me le faire savoir, et  je vous enverrai un courriel avec un lien vers le questionnaire qui est nominatif . (anniebabu@orange.fr)

Vous pouvez également faire connaître cette démarche à des personnes de votre entourage que vous pensez "sensibles" à  ces questions,  et  après leur avoir demandé leur accord, m'envoyer leurs noms, prénoms et adresse mail et je leur ferais parvenir de votre part ce même message.

Je  vous remercie à  l’avance pour  votre collaboration à ce projet et vous adresse mes cordiales  salutations.

Annie Babu

 

Jean-Jacques Charbonnier     www.charbonier.fr,

Médecin Anesthésiste Réanimateur à Toulouse, Membre de la Société Française d’Anesthésie Réanimation, Auteur de plusieurs livres, publications et films, conférencier international sur le sujet des NDE Membre du Centre d’Etudes des Expériences de Mort Imminente  CEEMI  www.europsy.org 

 

Annie Babu     anniebabu@orange.fr        

Infirmière, assistante sociale, médiatrice familiale. Maîtrise en travail social. Auteure de plusieurs livres et articles sur la médiation familiale, Adhérente de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (A.D.M.D.) depuis 25 ans et Déléguée en Guadeloupe depuis 8 ans.

Membre du Conseil d’Administration  du CISS (www.leciss.org) et du COREVIH (www.corevih971.org) en Guadeloupe.

Chevalier de l’Ordre du Mérite.                                

 

 

Quelques personnes qui ont répondues  au questionnaire :

Pim Van Lommel, cardiologue Hollandais*(www.Pim Van Lommel), Emmanuel Ransford, physicien, (www.Emmanuel Ransford), Steven Laureys, neurologue Belge,(www.Steven Laureys), Madame Bolduc, Présidente de l'ADMD du Québec, le Docteur Aycke Smooke, Président du RtD-Europe (www.rtde.eu), le Docteur Sobel médecin, responsable d’EXIT ADMD Suisse Romande, (www.exit-geneve.ch), le Docteur Postel et le Psychologue Eric Dudoit du CNERIC (www.cneric.fr), le Docteur Sénet membre de l’ADMD, Max Valois Robichaud**,Mesdames  Pierra***, Régine  Salvat****, Nicole Dron***** (www.nicoledron.com),  le  Père Gilbert et le Père François Brune (fr.wikipedia.org/wiki/François_Brune) et  encore bien d'autres qui sont très intéressantes pour notre recherche.

*A fait une étude sur les EMI  publiée sur la revue médicale The lancet en 2001 et  auteur du livre « mort ou pas » InterEditions 2012,  **auteur Québécois d'un  livre intitulé  "la peur de vieillir,  un pas vers l'euthanasie " aux editions du CRAM , ***voir le blog  des parents de Hervé Pierra ,   **** Auteure  de « Une Histoire à tenir debout »  publié aux Editions JC Lattès *****,auteure de « 45 secondes d’éternité aux Editions Kymzo.

 

 

quelques  commentaires particulièrement encourageants pour continuer cette recherche :

 

« Merci tout d'abord d'oser tenter de rapprocher ces termes et réflexions que sont l'euthanasie, le palliatif, l'emi.

Pour avoir accompagner beaucoup de personnes jusqu'aux portes de l'Inconnue, pour avoir ressenti l'Amour qui se dégage dans la pièce dans ces instants là, pour avoir partagé nombre d'angoisse, de question devant la mort, je pense qu'il est essentiel de partager toutes nos expériences tant auprès de ceux qui sont pour l'euthanasie, qu'avec ceux qui sont pour le palliatif et avec ceux qui ont vécu des NDE. » Madame Marie RUSSIER, infirmière, actuellement Directrice de "la maison de LIONEL". (Maison Expérimentale d’Accompagnement de Fin de Vie  en Ardèche, PDF en pièce jointe.)

 

« Je vous encourage dans votre démarche. J'anime un stage qui s'intitule "Mourir pour renaître"  et je travaille en soins palliatifs ». Gestalt thérapeute.

 

« J'approuve votre démarche, je pense que ce débat est essentiel pour un droit à une mort dans une plus grande dignité ». Infirmière en  soins palliatifs.

 

« Aborder ces questions ouvertement pour dédramatiser la mort me paraît essentielle» Psychologue et psychothérapeute en soins palliatifs.

 

« Merci de m'avoir amenée à réfléchir à des questions que je ne m'étais pas posées » chercheur, déléguée ADMD.

 

« Il est urgent de vaincre le tabou de la mort. Notre société en est malade et les conséquences graves au niveau de l'impact sur les relations » Psychologue, psychothérapeute en Suisse.

 

« C'est génial ce que vous  faîtes »  ingénieur informatique.

 

« Je trouve ce travail important car original j'ai hâte d'en voir le résultat et surtout l'application aux patients et pour chacun de nous ». infirmière en HAD (hospitalisation à domicile).

 

« Plein de courage et de ténacité pour l'élaboration de vos travaux » infirmière en gériatrie.

 

« Bonne démarche »  Ecrivain membre du Comité de parrainage de l’ADMD.

 

« J’ai fait une EMI en 1975   et je fais des conférences sur le sujet pour propager que les NDE ne sont pas des hallucinations, et faire réfléchir sur un phénomène bien souvent nié voir décrié par le monde médical.

Continuer encore et encore dans votre démarche afin de surmonter la crédulité de certains. Je me tiens à votre disposition si vous le désirez. Que votre projet éclaire les plus sceptiques » Psychanalyste.

 

« Je lirai votre ouvrage avec curiosité » chercheur, adhérente ADMD.

 

« Ce questionnaire est basé sur des sujets très intéressants les diverses réponses ne seront jamais les unes contre les autres, bien au contraire, elles permettent de comprendre les vivants et ainsi mieux accepter les décisions des mourants »  Médium belge.

 

« C'est une excellente initiative de faire accepter à tous que la mort est une étape de la vie et quelle doit être un sujet d'échange comme un autre, des moments de partage, préparé psychologiquement. » Consultant, déléguée ADMD.

 

 

« J'approuve votre démarche, je pense que ce débat est essentiel pour un droit à une mort dans une plus grande dignité » Infirmière à domicile.

 

« Je vous remercie d'avoir initié cette recherche, j'espère qu'elle contribuera à mieux comprendre les phénomènes encore inexpliqués autour de la mort. Votre enquête est très claire et facile d'accès » Médium en  Suisse.

 

« Bravo pour votre démarche. Je vous souhaite pleine réussite » Colette Prochasson, Déléguée ADMD, auteur du livre  l’au-delà de ma vie aux éditions Edilivre.

 

 ‘‘Grand intérêt pour cette enquête et pour les "racines" de votre questionnement »  Retraité de la fonction publique

 

J’ai fait une EMI  et pour ce qui est de l'euthanasie, je ne crois pas qu'il faille dogmatiser en disant "C'est bien" ou "C'est mal. Je pense qu’ il faut vraiment que les gens aient conscience de la gravité d'un tel sujet, qui est loin d'être seulement une question politique ou sociale. L'euthanasie concerne l'Homme dans ce qu'il est au plus profond de lui-même. En réalité, l'euthanasie pose un problème qui s'apparente à celui de l'avortement, dans le sens où l'une comme l'autre nous ramène à la question du droit à la vie et du droit à la mort. (Étudiant 25 ans favorable à la légalisation  de l’euthanasie).

 

« Belle initiative que la vôtre, je suis auteur conférencier et la mort est un thème que je développe régulièrement en séminaire ou conférence ». kinésithérapeute

 

 

La réponse de Michel Rocard (Membre  du Comité de parrainage de l’ADMD) à qui le questionnaire a été envoyé :

 

Madame,

Ces questions de "Fin de Vie" sont essentielles et passionnantes. Vous ouvrez là un chantier majeur.

Mais nul ne peut tout faire quel que soit l'intérêt, et il est profond, de ces questions, je ne suis pas en état actuellement de me charger d'un chantier de plus.

Je suis désolé.

 

Immanentisme, monisme, Spinoza

Par Le 17/12/2013

Immanentisme

Immanentisme provient de immanence, mot qui s'oppose à "transcendantalisme" et à "transcendance". "Immanent" signifie "contenu à l'intérieur", par opposition à "séparé".

À partir de là, l'immanentisme peut se présenter comme une doctrine philosophique, par exemple chez Spinoza, qui affirme l'immanence de Dieu à la nature.

L'immanentisme dans le système de Spinoza

L'immanence désigne un type de rapport. C'est un terme qui désigne la relation de l'attribut « pensée » et de l'attribut « étendue » dans l'Éthique de Spinoza. L'immanentisme de Spinoza s'oppose au dualisme de Descartes. Par extension, le terme désigne la relation entre deux attributs, par exemple le corps et l'esprit, et plus généralement le matériel et le spirituel.

Descartes affirme en effet que la matière et l'esprit sont deux substances différentes (Méditations métaphysiques). Il affirme cependant dans le Traité des passions que l'esprit a un pouvoir sur le corps. Descartes ne parvient pas à expliquer clairement les rapports de ces deux substances.

Spinoza affirme au livre III de l'Éthique que « l'esprit est l'idée du corps ». Spinoza ne pose pas deux substances, mais une seule (deus sive natura). Cette substance possède une infinité d'attributs.

Selon Gilles Deleuze

Gilles Deleuze, dans Qu'est-ce que la philosophie ?, écrit un chapitre sur le plan d'immanence, qu'il définit ainsi : « Le plan d'immanence n'est pas un concept, ni le concept de tous les concepts. […] Les concepts sont comme les vagues multiples qui montent et qui s'abaissent, mais le plan d'immanence est la vague unique qui les enroule et les déroule ». G. Deleuze pense l'immanence comme un plan : ce plan est à l'opposé du transcendantalisme kantien. Dans ce dernier, la philosophie est analyse des conditions de possibilité des choses. Ainsi, lorsque Kant se demande « qu'est-ce qu'un génie ? »1, il répond « c'est ce qui rend possible un chef-d'œuvre. » « Qu'est-ce que le temps ? » : « l'intuition pure qui rend possible la succession dans les représentations », etc. Pour penser le plan d'immanence, Deleuze ajoute : « Le concept est le commencement de la philosophie, mais le plan en est l'instauration. » L'immanentisme, c'est le mouvement « transdescendant » (Wahl, cité par Deleuze) de la philosophie, mouvement qui fait redescendre toute la transcendance (émanative, créative, religieuse) : « La part de l'immanence, ou la part du feu, c'est à cela qu'on reconnaît le philosophe ».

L'immanentisme et la religion

L'immanentisme entre souvent en conflit avec la religion, d'où les conflits entre raison et foi : le système a été condamné dans l'encyclique Pascendi en 1907. Jean-Paul II a publié en 1998 une encyclique Fides et Ratio (Foi et Raison) dans laquelle il voit ces deux éléments comme indissociables : « La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité. »

Benoît XVI a affirmé dans son Discours de Ratisbonne : « La principale phrase dans cette argumentation contre la conversion par contrainte s’énonce donc ainsi : Ne pas agir selon la raison contredit la nature de Dieu. »

Immanentisme en sciences

On retrouve, dans les positions du neurologue Antonio Damasio2, notamment dans sa définition du sentiment comme « cartographie psychique d'un état du corps », une position immanentiste, mais pas seulement philosophique : on peut parler d'un immanentisme neurologique, que certains ont tenté de nommer émergence ou encore neurophilosophie.

Voir aussi

Le monisme

Par Le 16/12/2013

Cliquez sur les deux liens.

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Le débat dualisme versus monisme est un débat métaphysique qui porte sur la question du réel : le monde est-il un ou bien est-il multiple ?

http://la-philosophie.com/dualisme-monisme

Le dualisme de Platon

Platon est par exemple dualiste dans la mesure où il oppose le monde sensible (le monde de l’illusion) et le monde intelligible (monde des Idées éternelles) dans son allégorie de la Caverne. Marx est également un grand penseur moniste puisqu’il pose deux niveaux de réalités : l’infrastructure (monde de l’économie matérielle) et la superstructure (monde de l’idéologie).

Le monisme de Spinoza

Le monisme le plus célèbre est celui de Spinoza, qui a posé que Dieu est la nature : il n’y a donc pas d’outre-monde ou d’au-delà, le monde est un et unique.

Le débat monisme et dualisme rejaillit aussi souvent sur la question de la nature de l’homme : ainsi Spinoza dans son Ethique posera l’alliance de l’âme et du corps alors que Descartes opposera la substance (âme) à l’étendue (corps).


Il faut absolument que je relise Spinoza...


les Eutopistes

Par Le 16/12/2013

LES EUTOPISTES

http://leseutopistes.org/

Qui veut élever en un instant une flamme puissante commence par l’allumer avec de faibles brins de paille. (Shakespeare)

L’utopie ne signifie pas l’irréalisable mais l’irréalisé. (Théodore Monod)

Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies. (Oscar Wilde)

Les utopies ne sont souvent que des vérités prématurées. (Lamartine)

L’utopie est la vérité de demain. (Victor Hugo)

Une utopie est une réalité en puissance. (Edouard Herriot)

Ce n’est pas l’utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l’évolution. C’est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance. (Henri Laborit)

La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes. (John Maynard Keynes)

BIENVENU(E) CHEZ LES EUTOPISTES

Notre société est malade de sa déculturation.
Elle a besoin pour survivre d’une vision à long terme et de trouver une identité culturelle forte pour mener à bien le dessein européen qu’elle a engagé.

Comme tout(e) citoyen(ne), nous jouissons du droit de cité et en usons.
Face à une société qui se cherche et ne se trouve pas, face aux politiques politiciennes impuissantes à nous sortir de la crise, face aux cyniques marchands de temps de cerveau disponibles, nous affirmons sans ambiguïté, que :
- Une société sans utopie est une société sans avenir ;
- Il est temps que l’Europe prenne un véritable essor à travers un projet ambitieux et porteur de sens ;
- Il existe d’autres voies à explorer que la seule loi du marché avec ses inégalités flagrantes ;
- La culture, l’éducation, la recherche sont des priorités absolues pour changer la société actuelle ;
- La création, le savoir et la connaissance sont les véritables enjeux de demain ;
- Il faut donner d’urgence à la jeunesse un cadre et des moyens pour valoriser sa créativité.

Vous estimez qu’il est temps de définir un vaste projet fédérateur européen pour envisager l’avenir avec optimisme…
Vous estimez que la culture et la solidarité sont des valeurs qui doivent prévaloir sur le tout économique…
Découvrez notre mouvement, nos lignes de force, nos propositions et participez avec nous à la création d’un mode de société plus ambitieux et porteur de sens.

Mouvement

- Considérant que les problèmes de caractère économique, social, religieux, environnemental et sécuritaire de la société actuelle sont dus principalement à une carence de repères initiaux culturels et éducatifs et à un manque d’ambition politique pour y remédier,
- Considérant que les positionnements politiques traditionnels, les clivages gauche/centre/droite sont totalement dépassés et débouchent sur des luttes stériles et peu constructives,
- Considérant que le militantisme et la politique sont l’affaire de tous, que la politique en son sens large (soit le cadre d’une société organisée et développée, et non ce qui caractérise la lutte des pouvoirs avec toutes ses dérives), que la confrontation est nécessaire à la créativité et doit être ouverte aux acteurs de la société civile et permettre à chacun de s’y investir en toute liberté,
- Considérant que la construction de l’Europe telle qu’elle se présente aujourd’hui, dans sa version hybride, est à reconsidérer en profondeur, et principalement en lui insufflant une identité culturelle forte, pour lui permettre d’asseoir son rôle dans le concert international et lui donner de réels pouvoirs pour œuvrer au bien-être de l’ensemble de ses citoyens,
- Considérant que les politiques d’austérité nationales et européennes proposées sont de véritables aberrations économiques et culturelles dans un monde en crise profonde,

Nous avons décidé de créer un mouvement citoyen et politique, espace fédérateur des gens qui luttent individuellement ou en groupes, qui souhaitent une société animée par la diversité de ses cultures, plus solidaire, plus égalitaire, plus respectueuse des libertés individuelles et offrant un cadre favorable à la création et à la libre entreprise éthique.

Ce mouvement se propose d’utiliser tous les moyens possibles et légaux pour faire évoluer la société actuelle :
- 1° en créant par le nombre de ses membres un groupe de pression éthique auprès des pouvoirs politiques nationaux ou européens pour faire valoir ses idées ;
- 2° en initiant avec le mur de ses membres un laboratoire d’idées (think tank) que chacun pourra consulter à discrétion ;
- 3° en organisant des rencontres, débats et autres manifestations, réels ou virtuels, avec les citoyens qui leur proposeront de les animer.

Le mouvement est un simple collectif ou association de fait, sans existence juridique, mais se réserve le droit de se déclarer si ses propositions ne trouvent pas d’écho à moyen terme auprès des dirigeants auxquels elles auront été présentées, et le cas échéant, de défendre ses valeurs, ses objectifs et son projet politique aux échéances électorales locales, régionales, nationales ou européennes à venir.

L’action du mouvement est engagée dans une réflexion européenne et mondialiste.
Elle est sous-tendue par 12 lignes de force générales qui expriment une orientation à prédominance culturelle, humaniste, pacifiste.
Elle propose également 17 propositions concrètes concernant spécifiquement la culture au sens large (culture, éducation, savoir, nouvelles technologies).
Son objectif, clairement assumé, est la prise de conscience par les citoyens de la gravité de la situation actuelle et de l’urgence à engager des transformations pour changer radicalement la donne par la culture, la solidarité et l’esprit d’entreprise.

Membre de la société civile, vous avez droit vous aussi à la parole.
Prenez-la en apportant vos idées sur le mur des Eutopistes…
Chez les Eutopistes, pas de cotisations, pas d’obligations, rien à donner si ce n’est un peu de votre temps pour exposer vos propres idées pour un monde meilleur.

L'homme sans tête (2)

Par Le 15/12/2013

Un homme sans tête.

J'ai déjà éprouvé ce sentiment en fait. C'est sans doute aux enfants que je le dois en partie. Ces milliers d'heures que j'ai passées avec eux depuis trente ans. Je ne comprenais pas ces bouffées de chaleur qui survenaient lorsqu'une discussion prenait une ampleur inespérée. Je réalise aujourd'hui que je n'avais plus de tête: c'est exactement ça. C'est l'idée qui s'exprimait en moi, je n'étais qu'un canal émetteur. Et c'est parce que je n'avais aucune pensée autoréflexive que je finissais par ne plus avoir de tête. 

Difficile à exprimer...

Lorsque nous parlons avec quelqu'un, nous recevons de lui son image et c'est son regard vers nous qui établit notre rapport à nous-mêmes. Mais, bien souvent, cet échange reste assailli de données parasites, des intentions inavouées, peut-être même inconscientes ou en tout cas, bien camouflées : la séduction, une volonté de convaincre, une compétition, un rapport de force, un désir de reconnaissance, un moyen de prendre forme... Il est certain que l'idée elle-même est sertie dans un écrin chaotique... Toutes les imbrications relationnelles. Essayez d'identifier le nombre ahurissant de pensées qui surviennent lorsque vous parlez avec quelqu'un...Des pensées qui n'ont rien à voir avec le contenu originel...

Un détournement de la pensée.

Il s'agit en fait de disparaître, de réaliser que l'émetteur n'a aucune importance, il n'y a aucun objectif à tenir, autre que la transmission d'un message. L'émetteur ne prend pas vie à travers le message qu'il délivre. Ça serait un détournement irrespectueux au regard des idées. C'est bien en cela que les hommes politiques sont si méprisables, que les animateurs sont si présomptueux, si nombrilistes. Ils ne parlent pas en fait, ils se construisent une statue.

Réaliser que nous n'avons pas de tête, c'est donner la pleine puissance au message. La pleine conscience.

J'ai déjà éprouvé cet effacement mais je ne m'y arrêtais pas, je le laissais s'étendre sans le comprendre. Avec mes élèves, avec la femme que j'aime, avec mes enfants, quand je leur racontais des histoires en montagne.

Quand on dit de quelqu'un "qu'il s'écoute parler", il convient de s'en aller. Si je l'écoute, je l'enferme dans un état hallucinogène. Il prend vie à travers l'attention que je lui porte. Alors qu'il n'y a que ce qu'il dit qui devrait compter. Mais celui-là ne dit rien justement. Puisqu'il se parle à lui-même dans une chorégraphie narcissique. C'est là que l'amour meurt. Lorsque l'échange proposé n'est plus qu'un étendard.

On devrait parler aux gens en fermant les yeux.

Disparaître à soi-même en ne recevant plus aucun regard.

Plonger intégralement dans la pensée.

Perdre la tête pour trouver le sens.

C'est à l'écriture aussi que je dois cette prise de conscience. Ces milliers d'heures à écrire, à rester ancré dans la pensée. L'ordinateur ne me regarde pas...Il ne me renvoie aucune image. L'écriture efface l'identité ou alors, il s'agirait d'une écriture embrigadée. Celle des discours politiques par exemple. On sait très bien qu'ils ne parlent que pour se donner forme. Les idées en elles-mêmes n’ont aucune importance et c’est bien pour cela qu’ils sont capables de dire tout et son contraire en un temps record. L’objectif étant de ramper dans le sens du courant…

L’écriture ne doit même pas être dirigée vers un receveur. Au risque de ne plus être libre de s’étendre.

J’en viens désormais à parler sans attacher d’importance à la personne avec laquelle je parle. Pas s’il s’agit de la boulangère avec laquelle, les échanges sont de l’ordre du social.

Mais ces échanges d’âmes, ces partages qui sont du domaine spirituel, existentiel, ceux qui pulvérisent les enceintes.

Je sais que certains interlocuteurs sont capables de le vivre sereinement, de ressentir l’amour proposé et non un sentiment de mépris ou d’indifférence.

Je veux parler sans être reconnu, sans y puiser la moindre importance, je veux juste que les mots s’envolent de moi et ruissellent dans l’autre et que ce flot nous accueille dans un bain lumineux… C’est l’Amour ressenti qui importe. Pas les gens qui le diffusent.

C’est peut-être ça le détachement ultime.

J’ai ressenti cet effacement d’une manière très forte ces derniers jours. Peut-être les effets de la méditation de pleine conscience que Nathalie Hannhart enseigne. Je ne sais pas et je ne cherche pas vraiment à comprendre.

Je briserais l’écrin si je voulais en extraire le diamant.

L'homme sans tête

Par Le 14/12/2013

Je suis allé acheter de nouvelles lunettes.

J'ai donc essayé de nouvelles montures et il a fallu que je me regarde dans un miroir.

Un étrange sentiment.

L'impression qu'il ne s'agissait pas de moi. Chaque nouvelle apparition de ce visage me surprenait. Je n'y voyais qu'une image mais aucune réalité, l'impression même qu'il s'agissait d'un inconnu, de quelqu'un de factice, une enveloppe.

Oui, c'est ça, juste une enveloppe.

Lorsque je suis rentré en voiture, j'ai réalisé que je n'avais aucune reconnaissance envers cette matière, ce visage, cette peau, ce regard. C'était totalement insignifiant, bien que je cherche évidemment à entretenir au mieux l'enveloppe...

Mais la réalité n'était pas là. Quand je parle de "reconnaissance", il ne s'agit pas d'un rejet ou d'un désamour mais bien d'une absence d'identification. 

Je ne suis pas ce visage, je ne suis pas cet individu, cette tête n'est pas moi.

Seul le message existe. Seule la vie insérée dans l'enveloppe a une existence réelle.

Je pourrais avoir une autre tête que le message n'en changerait pas d'un mot.

Un homme sans tête.

Confucius

Par Le 14/12/2013

"Puis-je vous interroger sur la Mort ?

-Vous ne comprenez encore rien à la Vie. Que voulez-vous comprendre de la Mort?"


"N'importe qui peut m'apprendre quelque chose: si je vois quelqu'un qui se conduit bien, je cherche à l'imiter; si je vois

quelqu'un qui se conduit mal, je cherche en moi ce qui l'imite."



Bernard Moitessier

Par Le 08/12/2013

"LA LONGUE ROUTE"

Bernard Moitessier.

Le livre de mer par excellence.

Un beau documentaire de Thalassa pour découvrir cet homme.

"Je dois sauver mon âme, j'abandonne la course."

  • « La Longue Route »

La Longue Route

La Longue Route

de

Editeur : Arthaud Parution : 14 Décembre 1990 Commandez avec 5% de remise sur Fnac.com - livraison gratuite

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résumé du livre

Cette première course autour du monde en solitaire, sans escale, devait rendre Moitessier célèbre : alors qu'il avait pratiquement bouclé son périple, le navigateur décidait d'abandonner, ou plutôt de poursuivre sa route vers Tahiti et les eaux bleues du Pacifique. Une remarquable performance devenait pied de nez à la civilisation, aventure humaine unique et précieuse. Et ce journal de bord, un livre-culte. Grands calmes ensoleillés, aurores australes, vagues-pyramides émeraude ou déferlantes neigeuses jalonnent ce récit, où l'homme peu à peu gagne sa paix intérieure, construit sa liberté. Et, par la grâce d'une écriture poétique, simple et naturelle, nous emporte dans son sillage, 'blanc et dense de vie le jour, lumineux la nuit comme une longue chevelure de rêve et d'étoiles'.

La longue route

Naissance d'un écrivain

À trente-quatre ans, sans métier ni diplômes, Moitessier repart à zéro. Dans sa chambre de bonne parisienne, il médite sur ses mésaventures successives. Pour survivre, il accepte un job de visiteur médical. Un journaliste lui conseille d'écrire un livre dans lequel il raconterait ses joies et ses infortunes de navigateur solitaire. Ce sera Vagabond des mers du Sud, écrit dans les chambres d'hôtel et les cafés de province. Le livre publié en 1960 chez Flammarion dans la collection " L'aventure vécue " aura des milliers de lecteurs. Deux d'entre eux proposent gracieusement leurs services au navigateur pour construire un nouveau bateau. Baptisé Joshua en hommage au célèbre marin Joshua Slocum, le voilier de 12 m fait ses armes dans une école de croisière en Méditerranée. Puis Moitessier avec sa compagne Françoise met le cap sur Tahiti via l'Atlantique et le Pacifique. Le voyage du retour est un exploit sans précédent dans le monde maritime : 126 jours de mer, sans escale, par la route difficile et dangereuse du légendaire cap Horn. L'éditeur Jacques Arthaud publiera le récit de cette aventure hors du commun sous le titre : Cap Horn à la voile. Un écrivain est né.

La course folle

Alors qu'il rejoint son bateau en rade à Toulon, Moitessier est abordé par un journaliste du Sunday Times qui lui propose de participer à la première course en solitaire et sans escale. Le journal londonien, sponsor de l'épreuve, lui a donné le nom de Golden Globe. Le règlement est simple : chaque navigateur engagé dans la course devra faire un tour du monde en solitaire par les trois caps sans toucher terre, sans aide extérieure ni ravitaillement. Le premier à franchir la ligne d'arrivée encaissera la coquette somme de cinq mille livres sterling et le trophée du Golden Globe. Après avoir envoyé balader le journaliste, Moitessier accepte de participer à la course sans cacher son mépris pour ce genre de compétition. Il n'a rien à prouver, ce sera sa course. Cet été 1968, neuf navigateurs s'élancent autour du monde sur des petits voiliers équipés d'un simple sextant pour se positionner et d'un poste radio pour communiquer que certains comme Moitessier refuseront d'embarquer. Jamais un tel défi n'avait été relevé. Une course folle qui restera la plus grande aventure maritime de tous les temps.

Seul entre mers et ciels

Le 22 août 1968, Moitessier quitte Plymouth en Angleterre à bord du Joshua. Il est âgé de quarante-quatre ans et file à sept nœuds dans un brouillard absolu vers le plus long voyage en solitaire de sa vie. Tel un éclair, il traverse l'océan Atlantique laissant loin derrière lui les autres concurrents comme Chat Blyth qui apprendra à naviguer dans les Quarantièmes Rugissants ! Le 24 octobre, Joshua franchit le cap de Bonne-Espérance pour continuer sa route sur l'océan Indien en direction de l'Australie. Six mois ont passé quand le ketch d'acier passe le cap Horn. " Joshua fonce vers le Horn sous l'éclat des étoiles et la tendresse un peu lointaine de la lune… Je ne sais plus très bien où j'en suis, si ce n'est que nous courons depuis longtemps au-delà des frontières du trop. " En France et en Angleterre, le navigateur solitaire est d'ores est déjà considéré comme le vainqueur de la course. On s'apprête à lui envoyer une armada de bateaux pour l'accompagner jusqu'à Plymouth. Le 18 mars, alors qu'il atteint les côtes de l'Afrique du Sud, qu'il vient de boucler le tour du globe, Moitessier annonce officiellement (avec un lance-pierres) sa décision d'abandonner la course pour " sauver son âme " et poursuivre sa " longue route ". Rentrer déjà, écrira-t-il dans ses mémoires, reviendrait à n'être jamais vraiment parti. Il laisse derrière lui les honneurs et l'argent pour mettre le cap vers le soleil, vers les îles du Pacifique. Enfin Tahiti, où il accostera après dix mois de navigation sans toucher terre et l'exploit d'avoir réalisé un tour du monde et demi. L'épilogue de la course sera tragique. Un seul des concurrents franchira la ligne d'arrivée. L'un d'entre eux, Crowhurst, se suicidera après avoir fait croire qu'il était en tête de la course alors qu'il errait le long des côtes… La folie et la mort avaient dominé le Golden Globe. Moitessier s'en était détourné pour réaliser son rêve de liberté.

D'île en île

Un goût de paradis

Durant deux ans, dans la cale de son bateau en mouillage à Papeete, Moitessier écrira son troisième livre, La longue route, le récit de ses dix mois passés seul en mer. Un dur labeur littéraire pendant lequel il rencontre sa seconde femme, Iléana. Leur fils Stéphan naît en 1971. La petite famille décide de repartir avec Joshua. Un voyage de deux ans avec escales en Nouvelle-Zélande, Paris et Jérusalem, puis le retour en Polynésie sur l'atoll de Ahé.
Sur l'îlot paradisiaque de Poro-Poro, le navigateur construit son faré, habitation traditionnelle tahitienne. Le rêve de l'oasis prend forme. Une vie paisible de Robinson au soleil, rythmée par la pêche, le jardinage et la chasse aux rats qui déciment les cocotiers de l'île… Quelques visiteurs aussi qui partagent la soif de liberté du navigateur comme le chanteur Antoine ou un jeune journaliste Dominique Charnay (voir entretien) qui sera le confident des vingt dernières années.

Le naufrage de Joshua

En 1978, le marin nomade s'installe à Moorea où il rencontre le véliplanchiste Arnaud de Rosnay qu'il conseille pour son expédition en planche à voile des Marquises à Hawaï. Après dix années passées en Polynésie, las de la torpeur tropicale, Moitessier part à San Fransisco, dans l'idée aussi de se renflouer financièrement. Le fidèle Joshua malgré les blessures de l'âge accoste Sausalito après trente-huit jours de traversée. Dans cette bourgade dans la baie de San Francisco, Moitessier n'aura que des déconvenues. La terre promise s'avère ingrate envers le navigateur. Après avoir réalisé quelques maigres économies en exerçant des petits boulots, il songe à mettre le cap vers le Mexique. Un admirateur incongru aux cheveux hirsutes lui propose alors 30 000 dollars pour l'emmener à Tahiti et lui apprendre à naviguer. L'inconnu salutaire n'est autre que l'acteur Klaus Kinski, le conquérant génial du film de Werner Herzog, Aguire, la colère de Dieu. Au dernier moment, pour des raisons de tournage, le comédien annule le voyage, mais demande tout de même à Moitessier de l'embarquer avec lui jusqu'au Mexique. Au large des côtes mexicaines, le navigateur invite Kinski à rester quelques jours en plus sur Joshua pour parfaire son apprentissage. Un brusque et inhabituel cyclone force Moitessier à débarquer le comédien sur la terre ferme d'où il assiste au naufrage de Joshua. Au dernier moment, Moitessier abandonne son bateau pour rejoindre Kinski sur la plage. Ce sera la fin de Joshua pris dans les éléments déchaînés et la colère des dieux de la mer…

La dernière vague

Un nouveau départ

L'écho du naufrage de Joshua s'est répercuté dans le monde entier. La solidarité des gens de la mer et des amis fidèles permettent à Moitessier de construire un nouveau bateau qu'il baptise Tamata. En 1982, il hisse les voiles pour Hawaï, puis Tahiti et Papeete. Il y rencontre Véronique sa dernière compagne qui l'incite à faire escale à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne. L'aventure continue à terre avec l'écriture de ses mémoires. Une aventure qu'il juge aussi rigoureuse et difficile que celle de la mer. Méthodiquement, il rassemble ses souvenirs, prend des notes, hésite, rature… Six années seront nécessaires pour mener à terme Tamata et l'Alliance.

La " bête "

Lors de la rédaction de son livre, Moitessier apprend qu'il est atteint d'un cancer de la prostate. Il songe même à confier l'achèvement de Tamata à son ami Dominique Charnay. Il décide alors de combattre la " bête " avec autant d'acharnement dont il faisait preuve face à des vagues de 25 m dans les mers démontées. Il visite la Bretagne où il retrouve des vieux amis comme Jean-Yves Le Toumelin, un autre grand navigateur solitaire qui, avec son voilier Kurun fit un tour du monde en 1949 ! Retrouvailles également avec son Joshua acquis et restauré par le musée maritime de La Rochelle. En février 1992, il remet enfin à Charles-Henri Flammarion le manuscrit de Tamata et l'Alliance. Les dernières pages seront écrites au bord du lagon de Raïatea, près de Bora Bora. La boucle est bouclée. Elle le sera vraiment quand Moitessier pour la revue Voiles et Voiliers réalise un court voyage au Vietnam. La maison familiale est en ruines. Au bord du golfe de Siam, le navigateur retrouve quelques amis d'enfance. Peu sensible aux complaintes nostalgiques, il ne s'attarde pas, pressé déjà de repartir. Grâce aux droits d'auteur de Tamata, qui est en tête des ventes, il aide quelques personnes dans le besoin comme la navigatrice Anita Conti. Affaibli, il reçoit ses amis allongé dans un divan, avec un sarong autour de la taille. Le 16 juin 1994, il meurt chez lui, entouré de ses proches, dans la sérénité et la tranquillité. " La mort est naturelle, la vie est merveilleuse ", disait-il.

Dharma

Par Le 08/12/2013

http://terresacree.org/legendeindienne.html


Une vieille légende Hindouiste raconte qu'il fut un temps où tous les hommes étaient des dieux.

Comme ils abusèrent de ce pouvoir, Brahma, le maître des dieux, décida de le leur retirer et de le cacher dans un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

Oui, mais où ?
Le trésor caché à l'intérieur de nous! Le pouvoir de créer
Brahma convoqua en conseil les dieux mineurs pour résoudre ce problème.

-Enterrons la divinité de l'homme, proposèrent-ils.

Mais Brahma répondit:
-Cela ne suffit pas, car l'homme creusera et trouvera.

Les dieux répliquèrent:
-Dans ce cas, cachons-la tout au fond des océans.

Mais Brahma répondit:
-Non, car tôt ou tard l'homme explorera les profondeurs de l'océan. Il finira pas la trouver et la remontera à la surface.

Alors, les dieux dirent:
-Nous ne savons pas où la cacher, car il ne semble pas exister sur terre ou sous la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour.

Légende indienneMais Brahma répondit:
Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme: nous la cacherons au plus profond de lui même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.


Et depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme explore, escalade, plonge et creuse, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.




Le trésor à l'intérieur de soi !



 Il y a longtemps déjà, j'avais travaillé ce texte avec ma classe. Des enfants de CE2, CM1 et CM2. Une élève, Pascale, avait décidé d'écrire une fin. Elle avait dix ans. Je n'ai jamais perdu ce texte :


""Et aujourd'hui, ces hommes qui ne comprennent plus la Terre, qui courent après des illusions, ces hommes perdus dans leurs propres corps inconnus, ont oublié la joie de leur jeunesse, cette jeunesse où ils ont vécu comme des Dieux, libres, puissants, dans leur univers unique, plus riche que tous les univers d'adultes.
Mais les enfants de ces hommes dansent encore, eux. Libres pour quelques instants, aussi puissants que les Dieux. Essayant d'oublier la vie d'adultes qu'ils doivent apprendre. Essayant de retrouver dans la danse les rêves qui disparaissent.
Alors laissons les danser."


Pascale n'a jamais disparu. Nous sommes toujours reliés.

Droits de l'Homme

Par Le 08/12/2013

La France, pays des Droits de l'Homme...?

Pas de tous.

Imaginons que les Hopis viennent piller les églises pour revendre leurs trophées dans des ventes aux enchères...

J'ai honte de tout ça...


Le Point.fr - Publié le

La justice a débouté à deux reprises l'association "Survival International", qui contestait

la vente d'objets sacrés d'une tribu amérindienne. Explications.

Le masque "mère-corbeau" vendu le 9 décembre à Drouot.
Le masque "mère-corbeau" vendu le 9 décembre à Drouot. © Arnaug Guillaume / AFP
C'est un masque-heaume de bois peint, encadré de deux grandes ailes de plumes noires. En avril dernier, une version de la Mère Corbeau des Indiens Hopis avait été adjugée près de 200.000 euros lors d'une vente de 70 masques à l'hôtel Drouot. Une autre est estimée entre 60.000 et 80.000 euros dans le catalogue d'une seconde vente de près de 400 objets d'art amérindien, prévue ce lundi 9 décembre. Deux fois l'association Survival International, qui défend les communautés indigènes, a saisi la justice française pour faire suspendre la dispersion aux enchères de plusieurs dizaines de kachinas, en arguant notamment de leur sacralité. Deux fois elle a été déboutée.

L'avocat Pierre Servan-Schreiber, qui défendait déjà l'association en avril, avait demandé cette fois en référé à ce que les 25 masques compris dans la vente en soient soustraits le temps que l'affaire soit jugée au fond. "L'idée même qu'ils soient vendus, et même simplement exposés ainsi au public est pour cette tribu d'une obscénité insupportable", souligne-t-il. "Les kachinas sont chez les Hopis les messagers des dieux et les esprits de leur ancêtres, explique l'ethno historienne Joëlle Rostkowski, spécialiste des Indiens d'Amérique et enseignante à l'EHESS. Les masques qui les représentent sont portés lors des rituels par des danseurs qui abritent alors en eux les esprits. Ils ne sont pas montrés en dehors de ces occasions".

"Outrage"

© Arnaud Guillaume/AFP
En avril, l'ambassadeur des États-Unis avait fait part à la maison Néret-Minet Tessier & Sarrou de son inquiétude, et demandé la suspension des enchères ; l'acteur Robert Redford, lui aussi, avait mis son poids dans la balance, qualifiant la vente de "criminelle" et de "sacrilège". Sans effet.

La sacralité de ces masques, la justice ne la nie pourtant pas. Non plus que les commissaires priseurs. Au contraire, fait remarquer Joëlle Rostkowski : un masque a d'autant plus de valeur qu'il a été "dansé" (porté pendant un rituel) et qu'il incarne un esprit important du vaste panthéon hopi, comme la Mère Corbeau. Mais l'ordonnance rendue vendredi considère, comme en avril, que "si la vente de ces objets cultuels peut constituer un outrage à la dignité de la tribu Hopi, cette considération morale et philosophique ne donne pas à elle seule droit au juge des référés de suspendre la vente, qui n'est pas interdite en France". "Les trois quart des oeuvres d'art, surtout anciennes, sont d'inspiration religieuse", faisait valoir, avant que l'ordonnance ne soit rendue, Alain Leroy, dont la maison Eve organise les enchères de lundi. "Cette vente, ajoutait-il, est parfaitement licite, y compris dans le droit américain".

Aux États-Unis, pourtant, ce type d'enchères n'a quasiment plus cours. Depuis 1990, une loi, le NAGPRA (Native American Graves Protection and Repatriation Act) prévoit en effet que les communautés amérindiennes puissent obtenir la restitution de leurs restes humains et de leurs objets sacrés lorsque ceux-ci sont entre les mains d'institutions publiques recevant des subsides du gouvernement fédéral. Lorsqu'un kachina est en mains privées, il peut donc être vendu pour peu qu'il dispose d'un titre de propriété valide. Sauf que la provenance des masques, justement, pose souvent question. Et "les grandes maisons s'abstiennent, en raison de l'émotion que de telles ventes provoquent et des contestations possibles dont elles peuvent faire l'objet", note Joëlle Rostkowski.

Engouement

Le marché s'est par conséquent déplacé vers la vieille Europe. Et vers la France en particulier où ces masques suscitent depuis longtemps un très vif engouement. Les surréalistes, André Breton en tête, en ont les premiers fait collection ainsi que des poupées kachinas, que les Hopis offrent aux enfants lors de leur initiation.

"Nous ne disons pas qu'aucun objet sacré ne peut être vendu, ni que les musées d'arts premiers doivent être vidés de leurs collections. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle notre requête ne portait que sur une partie des lots", souligne Pierre Servan-Schreiber. "Nous avions travaillé à une définition des objets cultuels qui pourraient être interdits à la vente : qu'ils soient issus d'une communauté d'hommes qui les considère comme absolument essentiels à sa culture ; que cette communauté soit toujours existante ; qu'ils appartiennent non à un individu, mais à la communauté qui s'en prévaut ; qu'enfin ils ne puissent être trouvés et achetés dans le commerce". "La réponse qui nous a été donnée, ajoute-t-il, revient à nous sommer de ne pas revenir au tribunal une troisième fois".

Délai

Le débat est-il donc définitivement tranché ? Pas si sûr. "Aux aspects juridiques s'ajoutent, ici, des enjeux éthiques, note Joëlle Rostkowski. L'Icom (International Council of Museums, NDLR), qui traite des questions de déontologie dans les musées, se pose par exemple la question de l'attitude à adopter envers ce type d'objets". La France, qui a restitué ces dernière années à la Nouvelle-Zélande des têtes maories appartenant à des collections publiques, est d'ailleurs elle-même confrontée à ces enjeux.

En attendant, l'ambassade des États-Unis a demandé samedi à la société Eve un délai, afin que les tribus Hopi et Apache San Carlos, dont des objets cultuels doivent également être vendus lundi, "'puissent avoir la possibilité de [les] identifier, de vérifier leur provenance et de déterminer si elles pourraient revendiquer ces objets selon les termes de la Convention de l'UNESCO de 1970 sur l'exportation et le transfert de propriété de biens culturels, ou de toute autre juridiction". A voir si, cette fois, sa voix sera entendue.

Voici d'autres masques hopis (© Arnaud Guillaume / AFP) :