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Ipagination

Par Le 01/11/2013

Hic et nunc, bis repetita

Par Elsa, Le 01/11/2013 à 11:38

Ce texte déjà publié l'an dernier ayant disparu suite à une erreur, je me permets de le remettre en ligne, actualité oblige... et prie les âmes sensibles de bien vouloir me pardonner... :-)

Par ELSA sur IPAGINATION

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/afficher/hic-et-nunc-bis-repetita-par-elsa

Hic et Nunc

 La Toussaint et ses chrysanthèmes… Les raisons de ne pas se rendre au cimetière, il en avait des tonnes. Primo, il était athée, deuxio, les astéracées lui filaient le bourdon et des allergies respiratoires comme si ces fleurs de la mort prenaient un acompte sur son prochain trépas en gangrénant ses alvéoles. Des tonnes de raison dans sa cervelle ; de quoi marcher courbé, la tête au niveau des genoux pour le restant de son existence. Rien qu’à lire les épitaphes sur les marbres polis, il en grimaçait de dégoût.  « À mon cher époux », « À ma tendre femme », « À notre regretté père » … la nausée le guettait…  Ses parents mortibus, il n’en avait plus rien à secouer. Il n’en avait jamais rien eu à secouer, sauf quand ils s’en prenaient à lui et lui crachaient à la face leur haine. Des envieux, des aigris, des rabat-joie qui lui avaient pourri la vie. Alors là oui, il avait eu des envies de meurtre, de sévices bien tordus, de tortures à petit feu. D’ailleurs le feu, tout le monde le sait, c’est purificateur ; ça nettoie tout, des dépôts sous les ongles jusqu’aux idées malsaines.  

 

Quand leur minable pavillon de banlieue avait cramé avec ses minables meubles, ses minables papiers peints pisseux, son minable lino poisseux et leurs minables corps recroquevillés sur leur minable lit Conforama, il avait un court instant cru à l’existence de Dieu. Les flammes avaient tout dévoré et il aurait suffi de finir le boulot dans un crématorium puis de vider les urnes dans une décharge publique pour avoir l’esprit en paix. Mais sa conne de frangine avait tellement chialé qu’il l’avait laissée casser son cochon tirelire pour leur payer un bout de terre glaise dans le cimetière de Garces-les-Gonzesses.  Alors qu’est-ce qu’il foutait là, tenant des deux mains un ridicule pot entortillé dans du papier cristal, à errer dans les allées parmi les pierres tombales ?

 

Le ciel s’était brusquement assombri de lourds nuages menaçants. Les cumulo-nimbus avançaient en une masse compacte vers le cimetière et un éclair déchira l’horizon. L’orage allait éclater. Des rafales soulevèrent les feuilles mortes, arrachèrent des pétales de chrysanthèmes qui tourbillonnèrent autour de lui et l’enveloppèrent d’un linceul  au parfum écœurant. Il allait étouffer… La pluie, qui s’était mise à tomber dru, glissait de ses cheveux à son visage formant des rigoles le long de ses joues émaciées : on aurait pu croire qu’il pleurait. S’il venait à croiser sa sœur, elle lui tomberait dans les bras en piaillant : « Pleure pas mon pauvre Fredo, pleure pas… ».  Il repéra enfin l’ultime demeure parentale dont la stèle s’ornait d’une gravure débile, genre colombe s’élançant vers le ciel. Il n’y avait que sa frangine pour avoir des goûts aussi ringards… une colombe… pourquoi pas deux angelots enlacés pour honorer ces deux vieilles raclures ? Ne regardant pas à la dépense, elle avait fait fabriquer par un vieux compagnon de guerre du paternel rôti, ancien fondeur de son métier,  un Christ en croix dans un acier de Longwy qui avait été fixé au sommet de la stèle par le marbrier de la commune.  Comme le gars des hauts fourneaux était un ouvrier consciencieux, mais un piètre artiste, le corps martyrisé ressemblait à s’y méprendre à une grenouille vivisectée. Fredo adorait l’objet.

 

Il vira d’un coup de pied un vieux pot qui ne contenait plus qu’une tige desséchée et déposa le sien à sa place. Le vent menaçant de le renverser, il le reprit et décida de le caler au pied de la stèle. C’est en se relevant, après avoir pris soin de remettre en évidence l’étiquette de la grande surface  où il avait acheté le chrysanthème, qu’il remarqua une anomalie à la base de la croix. Sur le socle où reposaient deux pieds de batracien dûment cloutés, une main inconnue avait maladroitement entaillé le métal pour y laisser trois mots à peine déchiffrables.

                              

« Hic et Nunc »

Ses parents n’avaient eu à son égard qu’une seule et bonne décision dans son enfance : lui épargner des cours de latin. Il sortit de sa poche un petit Opinel et commença à gratter l’inscription qui n’avait pas de sens.

 

La foudre le frappa, ici et maintenant.

 

Dissoudre la LICRA

Par Le 01/11/2013

"Le fait de dissocier Racisme (L'ensemble des peuples autres que le peuple sémite) et Antisémitisme (uniquement le peuple sémite) est une forme de racisme."

Pouvoirs publics: Dissoudre la LICRA (Ligue Contre le Racisme et l'Antisémitisme)

    1. Dieudonné Mbala Mbala
    2. Pétition de

      Dieudonné Mbala Mbala

      France

La LICRA, Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme, au contraire de lutter contre ces idéologies fascistes qui portent atteinte à la notion même de la Nation, comme à celle d'Humanité, la LICRA, par ses actes est un trouble à l'ordre public perpétuel, perfide, et nocif au possible aux valeurs fondamentales garanties par les lois de la République, le venin despotique que ses dirigeants et membres veulent insuffler dans la veine démocratique, au profit de l'hégémonie esclavagiste américano-sioniste, imposée au peuple au niveau planétaire sous l'intitulé revendiqué "du nouvel ordre mondial".

Et pour ce faire, la LICRA invoque toujours un trouble à l'ordre public qu'en fait, à chaque fois, méthodiquement et à cette fin pernicieuse, elle a elle-même généré.

Pour toutes ces raisons, trouble à l'ordre public incessant et systématique, incitations répétées à la haine, entraves revendiquées au droit constitutionnel des comédiens et artistes d'exercer leur travail, atteintes à la liberté d'expression, et même, dernièrement, incitations à commettre des délits, voire des crimes, nous, citoyens de France de tous horizons, origines, confessions et courants politiques réunis en la présente pétition, nous demandons aux pouvoirs publics d'ordonner la dissolution de la LICRA, association loi 1901, Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme.

Diktat...

Par Le 01/11/2013

Etiquetage de la viande : une sénatrice française menacée de mort

Etiquetage de la viande : une sénatrice française menacée de mort

Par La Voix de la Russie | L'affaire se passe dans le domaine de l'alimentaire et a plus exactement rapport à l'abattage rituel des animaux en France, et notamment la question de l'étiquetage des produits venant des territoires occupés par Israël.

Sylvie Goy-Chavent, UDI, a été nommée rapporteur de la mission filière viande au Sénat. Cette mission, qui avait pour intitulé « État des lieux de la filière viande en France et comment restaurer la confiance des consommateurs », a été mise en place au lendemain du scandale de la viande de cheval trouvée dans les lasagnes. Sylvie Goy-Chavent se met au travail et demande une réglementation sur la viande pour que les consommateurs soient informés sur son origine, sur la manière par laquelle les animaux sont tués et si un rite religieux a été appliqué. Sylvie Goy-Chavent sera menacée par rapport à sa carrière politique (« vous êtes finie ») et menacée de mort. La justice française et les médias français ne diront rien sur ces menaces proférées à l'encontre d'une élue de la nation qui de surcroît se trouve mandatée par le Sénat. Aujourd'hui, Sylvie Goy-Chavent se pose des questions sur la France, cette grande démocratie et ce symbole des droits fondamentaux.

Silence général en France. Sylvie Goy-Chavent est maire de la commune de Cerdon, dans le département de l'Ain, depuis 25 ans et sénatrice depuis 2008. Elle s'intéresse aux questions de droit international, et notamment à l'étiquetage des produits venant de Cisjordanie, des territoires occupés par Israël. « Des extrémistes se disant de culture juive m'ont menacé de mort. Fin juillet 2013, j'ai porté plainte mais je n'ai pas de nouvelles de ma plainte. Je me demande ce qu'il se passe en France. Les médias ne relaient pas cette affaire. Tout le monde reste silencieux. Les médias sont très orientés en France et je cherche à trouver des moyens pour médiatiser cette affaire car on ne peut plus aujourd'hui travailler sereinement ». Sylvie Goy-Chavent souhaite qu'on réponde enfin au droit international car, selon la sénatrice maire, cette occupation des territoires est illégale et plusieurs acteurs sont alertés sur la question, y compris la communauté internationale. « J'aurais voulu qu'on arrête d'importer des produits venant des territoires occupés avec des étiquettes estampillées Israël. »

Le lobby. « J'ai envoyé à mes collègues, aux 348 sénateurs, un document de travail qui est confidentiel et très rapidement j'ai été contactée par le député des Français à l'étranger qui est basé en Israël. Il était très fâché que je fasse des choses pareilles. Les 27 sénateurs de cette mission, des communistes, des UDI, des PS, des UMP des non inscrits, des Verts... ont pourtant tous voté cette mission ». Sylvie Goy-Chavent explique que les sénateurs avaient 40 propositions, que deux ont été votées, celle consistant à étiqueter les pays d'origines pour les produits à base de viande dans le but de protéger l'élevage français et à mettre un étiquetage signalant de quelle manière les animaux sont abattus. « Cette dernière mesure a agacé la communauté juive et ce fut le prétexte pour m'attaquer », dit Sylvie Goy-Chavent. « C'est une question d'argent. Je ne comprends pas cette excitation de la communauté juive. C'est quelque chose d'intolérable d'être menacée de mort tout l'été, d'être traitée d'antisémite sur les sites extrémistes, d'être traînée dans la boue. C'est intolérable ». La justice française n'est pas intervenue répète la sénatrice, qui n'en revient pas que malgré son statut et sa mission, la justice et les médias ne fassent pas leur travail. La sénatrice souhaite, comme elle le souligne, « de manière non stigmatisante » et simplement dans un souci de transparence, que les mots casher ou halal soient indiqués sur les produits pour que tous les consommateurs en soient informés. On apprend que les sénateurs ou que les élus de l'UDI, contrairement à la base de l'UDI qui est outrée, ne soutiennent pas Sylvie Goy-Chavent franchement.

Argent et religion. « Les conditions des religions ne sont même pas observées car toutes les 40 secondes, un bovin est tué. On ne laisse pas mourir l'animal tranquillement ». Cela serait donc une question d'argent et sa mission aurait énormément énervé les communautés qui ont beaucoup à perdre. Pour Sylvie Goy-Chavent, cet acharnement contre elle sur la question de l'abattage religieux est l'arbre qui cache la forêt. Sa demande d'étiquetage des produits des territoires occupés par Israël serait la véritable question : « Le rapport sur la viande a été publié le 19 juillet c'est le 10 juillet que j'ai été insultée. Il y a donc un problème. » Le président du Sénat tenterait, selon les dires de la sénatrice, de la faire taire en lui donnant des conseils. « La communauté musulmane est en phase avec moi. C'est une minorité de la culture juive qui provoquerait tout ça. Le fond du problème est de discréditer une personne qui dénonce l'occupation des territoires par Israël. »

Casher-halal. « Aujourd'hui, nous avons à peine 1 % de la population française qui consomme de la viande casher contre 5 % de la population musulmane qui consomme de la viande halal », explique Sylvie Goy-Chavent. « Et 80 % des moutons et plus de 50 % des bovins sont abattus selon un rituel religieux en France ». Le but de la mission de Sylvie Goy-Chavent est que le consommateur puisse savoir comment a été abattu un animal, que le mode d'abattage soit inscrit sur le paquet d'emballage. Sylvie Goy-Chavent soulève une question importante. Comment expliquer que les animaux soient abattus à plus de 50 % pour les bovins et à 80 % pour les moutons selon un rituel religieux sans que la population française en soit avertie, voire même informée ? Et comment se fait-il qu'une minorité puisse dicter à la majorité ce qu'ils doivent manger, et comment ? Des millions de Français se demandent, tout comme cette sénatrice, où va la France. Plus que jamais, la base de la société commence à partager les inquiétudes de certains nos élus. N

Sauver les lions.

Par Le 31/10/2013

Incroyable victoire! Un tribunal d'Afrique du Sud vient de juger que le gouvernement a violé notre liberté d'expression en censurant nos affiches appelant à la protecion des lions sud africains -- et a décision fait la une des medias. Maximisons la pression en atteignant un million de signatures et sauvons les lions --

Chères amies, chers amis,



Des centaines de lions sud-africains sont actuellement massacrés pour leurs os, utilisés dans des potions factices censées améliorer les performances sexuelles. Si nous démontrons au président Zuma que cela ternit l’image de l’Afrique du Sud en tant que destination touristique, il peut mettre fin à ces pratiques cruelles en interdisant le commerce des os et des organes de lion. Signez la pétition ci-dessous - nous publierons des annonces dans les aéroports, les principaux magazines et sites internet de tourisme:

Des centaines de lions sont massacrés en Afrique du Sud dans le but de fabriquer de fausses potions de virilité. Nous pouvons pousser le gouvernement sud-africain à mettre un terme à ce commerce cruel en appuyant là où ça fait mal : l’industrie du tourisme.

Depuis l’interdiction mondiale de ventes d’os de tigres, les chasseurs se sont trouvés un nouveau trophée : les lions. Ces animaux majestueux sont « élevés » dans des conditions épouvantables aux seules fins de « chasses en boîte », au cours desquelles de riches touristes paient des milliers de dollars pour les fusiller à bout portant à travers une clôture. D’après les experts, les os de ces lions sont exportés en Asie où des charlatans concoctent des potions qui génèrent des profits record. Ce commerce est en pleine expansion et les spécialistes craignent que l'augmentation des prix n’entraîne une recrudescence du braconnage des lions sauvages, alors qu’il n’en reste plus que 20 000 en Afrique.

Si nous démontrons au président Zuma que ce commerce brutal affecte l'image de l'Afrique du Sud en tant que destination touristique, il pourrait interdire le commerce des os de lion. Avaaz va afficher des publicités dans les aéroports ainsi que sur les sites web et magazines de tourisme, mais nous avons urgemment besoin d’un million de signataires pour donner un maximum d’impact à ces publications. Signez la pétition ci-dessous pour faire croître le nombre de soutiens:

http://www.avaaz.org/fr/stop_lion_slaughter_for_sex_aides_rb/?byrqSbb&v=30864

La pression internationale a conduit la Chine à interdire le très populaire « vin d’os de tigre » et autres préparations à base d’os de tigre – et maintenant les charlatans se tournent vers les os de lions. Les experts expliquent qu’à moins que le gouvernement sud-africain n’agisse au plus vite, les lions sauvages pourraient être les prochains - après les tigres et les rhinocéros – à être menacés d'extinction.

Il existe une solution: l'interdiction et la sanction du commerce des os et organes de lions. L’Afrique du Sud est actuellement le plus grand exportateur de ces « trophées » - il est également le seul pays africain à « élever » massivement des lions en captivité pour alimenter les chasses touristiques. Mais si nous pouvons montrer qu’autoriser ce commerce insensé peut nuire à la florissante industrie du tourisme et entraîner la baisse du nombre de visiteurs, le président Zuma sera forcé d'agir.

Ensemble, rugissons pour sauver les lions! Avaaz illustrera la cruauté du commerce des os de lion via des publicités partout dans le monde - signez maintenant pour vous joindre à cette initiative:

http://www.avaaz.org/fr/stop_lion_slaughter_for_sex_aides_rb/?byrqSbb&v=30864

Ensemble, les membres d'Avaaz à travers le monde se sont mobilisés pour exiger une meilleure protection des éléphants et des rhinocéros, sauver les abeilles des pesticides toxiques et préserver des espèces vulnérables en soutenant la création d’énormes réserves marines dans l’Archipel des Chagos ou en Australie. Mobilisons-nous à nouveau pour les lions de l'Afrique !

Avec espoir et détermination,

Jamie, Alex, Antonia, Mia, Alice, Ricken, Luca, Emily et toute l'équipe d'Avaaz

Plus d'informations:

Les affiches sur le trafic d'os de lions ont bien été censurées, d'après la Cour Constitutionnelle (Mail&Guardian, en anglais)
http://mg.co.za/article/2013-10-25-lion-bones-adverts-censored

Court orders Zuma lion advert to be displayed again at OR Tambo airport (BDlive)
http://www.bdlive.co.za/business/media/2013/10/25/court-orders-zuma-lion-advert-to-be-displayed-again-at-or-tambo-airport

Le roi des animaux est en danger (Courrier international)
http://www.courrierinternational.com/article/2011/03/11/le-roi-des-animaux-est-en-danger

Aux Etats-Unis, les environnementalistes réclament l’inscription du lion d’Afrique sur le l’Endangered Species Act
http://www.ifaw.org/france/node/19346

Les lions d’Afrique menacés par les chasseurs américains (Le Monde)
http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/03/03/les-lions-dafrique-menaces-par-les-chasseurs-americains/


Film : "Imagine"

Par Le 28/10/2013

Message reçu d'un ami et que je transmets.


Bonjour à vous tous.

Mon frère ainé, après une carrière d'ingénieur, puis de consultant, s'est lancé il y a deux ans dans une activité de (co)production cinématographique

Je suis heureux de vous annoncer la sortie de son premier film en tant que producteur associé.

Il s'agit du film "Imagine" d'Andreszj Jakimowski.

Le site international spécialisé Close-upfilm, le décrit comme "un film brillant. Un véritable hymne à la vie",
L'1visible comme "une expérience sensorielle inédite et éblouissante", etc.
Le Monde et Ouest France viennent de publier des critiques élogieuses.

Tourné à Lisbonne, Imagine raconte une histoire très émouvante,
en mettant en scène autour de l'actrice internationale Alexandra Maria Lara et d'Edward Hogg, 18 acteurs aveugles de 5 pays Européens.
Le réalisateur Andreszj Jakimowski réussit à nous faire rentrer dans la peau d'un aveugle ce qui est une performance au cinéma, monde de l'image par excellence.

Imagine a été sélectionné pour le festival de Toronto (l'un des 4 majeurs avec Berlin, Cannes et Venise), Busan, Londres, Haïfa, Varsovie...
A Varsovie, il a obtenu le prix du meilleur réalisateur et le prix du public.
Pour plus de détails et pour voir la bande annonce cliquez soit sur le lien Face book suivant :
https://www.facebook.com/pages/Imagine-Lefilm/1377933919097744
Soit sur le lien Allociné suivant :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=221357.html

Je vous avoue que la distribution en salles est un peu laborieuse pour ce film à petit budget
Pour sa première semaine (depuis le 23 octobre), il n'est projeté que dans 16 salles en France, ce qui est assez ridicule...
Des grosses productions très médiatisées comme La Vie d'Adèle (qui dure 3h), Malavita, Gravity et le Coeur des Hommes ont pris tellement de salles qu'il faut se battre par avoir ce qu'il reste.
Cela laisse peu d'occasions de mobiliser les spectateurs.
C'est pourquoi le bouche à oreille est très important pour améliorer la promotion de ce type de film.

Alors, si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à aller voir ce très beau film, et si vous l'appréciez, n'hésitez pas à en parler autour de vous.

Liste des salles diffusant Imagine les 2 premières semaines

- ARLES, Actes Sud
- BAYONNE, l'Atalante
- BREST, les studios
- DIJON, cinéma Eldorado
- GRENOBLE, la Nef
- LE MANS, les cinéastes
- LYON, CNP Terreaux
- Marseille, cinéma Variétés
- ORLÉANS, les Carmes
- PARIS, Élysées Lincoln
- PARIS, MK2 Parnasse
- PARIS, Saint André des Arts
- PAU, le Méliès
- REIMS, cinéma Opéra
- ROUEN, le Melville

Plus de jus...

Par Le 25/10/2013

"Si vous ne changez pas en vous-même, ne demandez pas que le monde change" 

 http://www.wikistrike.com/article-preparez-vous-a-vivre-sans-electricite-120769180.html

 

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Vendredi 25 octobre 2013

Préparez-vous a vivre sans électricité

 

 

Je suis Français et je suis agent EDF. 

Mon métier c'est de rétablir l'électricité 24 h sur 24 toute l'année dans n'importe quelles conditions et par n'importe quel temps. Je fais partie de ceux que chez EDF nous appelons des monteurs. Nous travaillons sur les lignes aériennes et souterraines moyenne et basse tension.

Chaque hiver et chaque été, nous battons des records de consommation. Il n'y a pas si longtemps il a fait -10 °C sur toute la France. Il a neigé sur toute la France. Nous avons eu une chance incroyable de ne pas avoir eu de vent de plus de 80 km/h, seuil au-delà duquel nos réseaux aériens commencent à tomber. Le record historique absolu de consommation a été battu. On a tous travaillé jour et nuit, la plupart des monteurs sont très fiers de leur métier.

C'est un métier avec une mentalité très particulière, ce sont des gens pas commodes, rugueux, mais très compétents et avec l'idée d'être au service du public. 

Le problème c'est que cette entreprise, comme beaucoup, subit des départs massifs à la retraite de la génération des baby-boomers, et puis elle est touchée par la maladie de l'encadrement. 

En clair il y plus d'officiers que de soldats. 

Pour ne rien arranger, nous sommes paralysés par les tâches administratives, qui paradoxalement se sont accrues depuis l'arrivée de l'informatique. En même temps, on nous demande de faire de plus en plus de travail sans nous en donner les moyens. Le management repose sur la coercition, car on nous demande de faire beaucoup de choses différentes et cela veut dire nous donner de l'indépendance et donc du pouvoir. 

Pour pallier à cela, l'encadrement est pléthorique et coercitif. Bref nous sommes très peu à grimper en haut des poteaux et à porter des bleus de travail. C'est aussi le cas dans les entreprises privées qui travaillent pour EDF. 

D'ordinaire, je travaille en zone rurale. Des champs, des collines, des bois et 4 petites villes de 3 000 habitants.Les zones qui jouxtent la mienne sont d'un cotées une grande ville et de l'autre coté des montagnes. 

Nous sommes constamment envoyés en renfort d'un côté ou de l'autre. Sur ma zone il y a environ 25 000 Kilomètres de lignes à 90 % hors réseaux routiers. 

Nous sommes une trentaine de monteurs. 

14 fourgons atelier 4x2. 
5 nacelles Poids Lourds 4x2. 
1 Camion plateau avec une grue lui aussi 4x2. 
1 Land rover defender 90 4x4. 
4 véhicules légers avec une transmission intégrale, 4x4 mais pour rouler sur de la piste et des champs non labourés. 

Nous réclamons des Fourgons avec transmission intégrale pour que nous puissions au moins rouler sur les routes enneigées et les chemins de terre. 

La différence de prix entre un fourgon 4x2 et un Fourgon 4x4 est de moins de 1000 euros.La semaine dernière, avec seulement 10 cm de neige, nos fourgons se sont plantés. D'autres étaient en réparations car nous faisons du tout terrain avec et ils ne sont pas prévu pour ça. Ils sont tous en surcharge et nous n'avons qu'un seul jeu de chaines par fourgons. 

A cause de la surcharge, les chaines cassent dès qu'il y a du relief et elles sont toutes usées car nous nous en servons tout le temps pour nous sortir des chemins de terre quand nous sommes plantés. 

Beaucoup de mes collègues sont devenus de vrais pilotes à force de faire du tout terrain avec des véhicules qui ne sont pas fait pour ça. Malgré cela, on se plante constamment et pendant ce temps les clients sont sans électricité. 

Sans électricité, donc très vite sans téléphone puis sans eau, et immédiatement sans assistance respiratoire pour ceux qui le sont. 

En 5 ans, 50 % du personnel est parti à la retraite avec leur savoir-faire et la plupart des véhicules tout terrain ont été supprimés. On nous annonce de plus en plus d'événements climatiques extrêmes, et je peux te dire qu'ils son déjà là. Et on ne veut pas nous donner des véhicules 4x4 car cela COUTE TROP CHER !!!! 

Un autre exemple: pour piloter un réseau, il faut... communiquer, et pour communiquer il faut de l'électricité. 

Nous sommes en train de mettre en place un système de réseau intelligent qui pourra piloter le compteur de chaque client afin d'ajuster la production par rapport à la consommation. 

Ce système communique par clef 3G et donc utilise les antennes des opérateurs de téléphonie mobile. 

Il y a 10 ans, chaque zone pilotait sa portion de réseau à l'aide de postes de commandement radiomobile installés dans des fourgons. 
Puis tout a été centralisé en un seul poste de commandement, si bien qu'en temps normal il faut des fois attendre 30 minutes avant d'avoir une réponse pour effectuer une manoeuvre d'interrupteur aérien. 

Pendant la tempête de 2009 nous avons eu pendant 24 h des vents de 140km/h. Il fallait attendre des fois 3 h pour obtenir une autorisation de manœuvre... Au bout de 2 jours les antennes relais des opérateurs de téléphonie mobile sont tombées à court de batterie. Nous nous sommes rabattu sur les radios des véhicules pour communiquer avec le PC. 

Le problème c'est que seulement une personne à la fois peut parler... et quand 2000 agents doivent parler, je te laisse imaginer le joyeux bordel que cela a été... En résumé, EDF compte sur les opérateurs de téléphonie mobile pour piloter son réseau et les opérateurs de téléphonie mobile comptent sur EDF pour alimenter leurs antennes. 

C'est très économique en temps normal, mais en cas de pépin météo cela fonctionne 48H... 


Pour dépanner un réseau il faut du matériel et du consommable 

Câbles, connecteurs, poteaux, groupes électrogènes, gasoil etc...Nous n'avons pas de stock: nous sommes une armée sans munitions. 

Pour avoir une munition il faut...téléphoner pour que l'usine la fabrique.... avec de l'électricité. 

L'usine doit ensuite téléphoner au transporteur, qui doit lui même faire le plein de gasoil à la pompe de la station-service qui fonctionne elle aussi avec de l'électricité ! 

Alors en bon soldat : 
Nous détournons et nous stockons des munitions en temps de paix pour faire NOTRE BOULOT quand c'est la guerre. 

Quand on explique à nos chefs que le système ne fonctionne pas, ils nous répondent : « si, la preuve, vous y êtes arrivé la dernière fois »... 

Nos centrales nucléaires ont toutes été construites en même temps... il y'a 30 ans. 

Elles ont été conçues pour durer 30 ans. 

Comme il est impossible de reconstruire toutes les centrales en même temps, l'ASN (autorité de sûreté nucléaire), a autorisé EDF à continuer d'exploiter toutes les centrales pour une nouvelle période de 30 ans.... 

La contrepartie exigée par l'ASN est qu'EDF doit massivement investir dans le reconditionnement de ces centrales.Les investissements à faire sont colossaux, et le retour sur investissement : triple zzz. 

Et il me semble bien que c'est la crise ? Non ? 

Il faut savoir une chose : tous les opérateurs nationaux énergétiques, dans tous les pays, ont suivi le même processus.Dans les années 90-2000, pour financer les fusions/acquisitions et devenir des opérateurs internationaux, ils ont rogné sur les budgets de maintenance des centrales et des lignes électriques... si bien que la maintenance aujourd'hui s'apparente à de la reconstruction. 

Car ne pas faire de maintenance pendant 10 ans sur une infrastructure équivaut à la faire vieillir de 20 ans... mais pour le nucléaire ce n'est pas le plus inquiétant.Non, le plus grave pour le nucléaire français mais pas seulement, c'est la perte de savoir-faire. 

Vu que toutes les centrales ont été construites sur la même période, tous ceux qui les ont construites sont à la retraite dans le meilleur des cas. 

Un exemple de savoir-faire perdu : 

Une centrale, c'est une « bombe » dont ont récupère l'énergie grâce à des fluides qui transitent par des tuyaux. 

Ceux qui fabriquent et entretiennent ces tuyaux sont les chaudronniers et les robinetiers. 

Etre capable de souder, sans interrompre le refroidissement, sur un acier qui a changé de nature à cause de la radioactivité et des contraintes auxquelles il a été soumis pendant 30 ans....c'est de l'art, du très grand art, qu'infiniment peu de personnes maitrisent. 

Un autre exemple : dans le centre des villes, les câbles qui distribuent l'énergie datent des années 1930.L'isolant des câbles était réalisé à cette époque avec du papier imprégné d'huile ou de graisse animale.Lors des pics de consommation, ces vieux câbles fondent.Or, très peu de monteurs maitrisent la réparation de ces câbles.Réparation longue et fastidieuse. Il faudrait pas qu'au prochain record de consommation, ils fondent tous en même temps et dans plusieurs villes simultanément. 

J'ai eu un aperçu de la réaction d'une population urbaine et ruralequand il n'y a plus d'électricité pendant 7 petits jours... 

La semaine dernière je suis parti renforcer mes collègues qui travaillent dans une très grande ville. 

Nous sommes restés j'usqu'a 3 h du matin dans une cité dangereuse, pour faire en sorte que les câbles de l'immeuble ne fondent pas. 
Cette intervention aurait été impossible de jour... 

A l'autre extrême, je suis parti renforcer mes collègues dans les montagnes, en plein hiver.Un hameau très isolé était depuis 5 jours sans électricité. Ils ne nous avaient pas appelés ! 

Non seulement la population locale s'en foutait mais en plus ce sont eux qui sont venus nous sortir de la merde, car nous avions planté nos véhicules. 

C'est la nuit, il fait froid.  

Un collègue s'est planté avec le fourgon pendant un dépannage, au même moment les pompiers l'appel pour qu'il vienne couper le courant sur une maison, car il y a du réseau électrique sur façade et il ne peuvent pas arroser dessus. 

En hiver les feux électriques sont fréquents car les gens poussent le chauffage à fond. 

Les pompiers n'ont donc pas pu attaquer le feu comme il l'aurait fallu et la maison a brulé entièrement.Quand mon collègue arrive enfin, les pompiers et les gendarmes sont en train de chercher des corps... 

Une nuit d'été, la foudre tombe sur la ligne, il est 22 h. Le hameau qui est alimenté par cette ligne est sans courant.Après s'être concertés, l'un des habitants du hameau appelle le service dépannage EDF qui lui répond qu'après 21 h on ne dépanne plus. 

C'est nouveau, et l'abonnement n'a pas diminué pour autant. On ne dépanne plus sauf odeur de brulé et usager sous assistance respiratoire. 
A bon entendeur salut. 

La ligne touchée par la foudre enjambe une route. 
Les fils pendent. 
Un jeune couple à moto rentre de boite de nuit. 
Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont amoureux, ils attendent un enfant, ils sont morts... 

« L'histoire nous démontre que quand il y avait une erreur à ne surtout pas commettre, l'humanité l'a toujours commise. Mais l'histoire nous démontre aussi que l'humanité l'a toujours surmontée, c'est la qu'est son génie » 

Je crois que c'est Bernard Weber qui a écrit cela. 

 

Ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est qu'aujourd'hui tous les réseaux, quelle que soit leur nature, sont interdépendants et qu'ils le seront de plus en plus. 

Personne ne peut prédire les conséquences de l'effondrement d'un système de support sur les autres systèmes de support. 

Quand un gouvernement recommande sur son site internet une liste d'équipements pour survivre en cas d'événement... C'est bien, mais on peut être sûr que ce sera insuffisant et inadapté. 

Mon message peut se résumer ainsi : PREPAREZ-VOUS A VIVRE SANS ELECTRICITE !!! 

---

Indulgence

Par Le 21/10/2013

Quand on lit ça, on se dit qu'il faut être indulgent avec les enfants. Certains portent tout de même de sacrés fardeaux...J'ai eu moi-même un mot qui aurait pu entrer dans le "collector". "Romain n'était pas là pasque il été apcent, sincère condolaiance..."

--------------------------EDUCATION - Un enseignant a collecté pendant plus de vingt ans ces petites phrases…

Patrice Romain est professeur des écoles depuis plus de vingt ans. Pendant ces longues années, il a collecté les petits mots de parents d’élèves, des Mots d’excuse principalement. Et en a fait un livre, publié ce vendredi chez l’éditeur François Bourin. L’idée? Faire rire et sourire, «en regardant par le petit bout de la lorgnette les rapports de nos concitoyens à l’écrit», mais aussi «amener à une courte réflexion sur les relations parents-enseignants». Florilège.

Tensions entre élèves
«Je suis désolée de vous informée qu’il y a une bande de petits vicieus dans les CE1 B qui n’arrêtent pas d’embétés ma fille en voulant qu’elle les embrasses. Si ils ont des pulsions sexuelles, ils n’ont qu’à se faire soigné, mais ma fille, elle est pas obligée de dire oui a tout le monde. Pouvez-vous réglée se problème? Merci.»

Les poux
«Il est arrivé une catastrophe à la maison hier soir: Julie est revenu de l’école avec des poux pleins la tête. Nous lui avons coupé les cheveus pour la soignée. C’est pour sa quelle porte un bonnet. Merci quelle le garde en classe passque comme sa sa évite quelle en ai d’autres et en plus elle a un peu honte avec ses cheveus coupes. Merci monsieur, on va sans sortir vous en faite pas.»

Les absences
«Johnny n’était pas la samedi matin. C’est bien beau de faire des réformes mais ont ferait mieux de s’attaqué au problème du samedi matin qui emmerde tout le monde, enfin moi en tout cas. En plus il a pas classe tout les samedi j’y comprend rien. Se mot est valable pour l’année. Merci d’avance de votre compréhension.»

Les retards
«Vous me demandez un mot d’excuse pour le retard exceptionnel de Charlotte. Soit. Ne pensez-vous pas cependant qu’à l’heure où se prépare peut-être la 3e Guerre mondiale il y a des choses plus importantes dans la vie? Salutations distinguées.»

Tricherie
«Vous dites sur la feuille que mon fils a triché. Franchement, y’a jamais eu un but daccordé avec un hors jeu que l’arbitre avé pas vu? Alors si vous l’avé pas pris en flagrant délis, c’est trop tard! Merci davance.»

Tensions maître-élève
«Je vous conseille de vous abonner au canard enchainé. Vous verrez alors que ce qu’a fait Johnatan n’est rien en comparaison d’autres personnes plus puissantes qui sen sortent les mains propres. Pourquoi alors le punir? Salutations.»

Confidences personnelles
«Veuiller escusé mon fils qui en se moman na pas le tant de faire ses devoirs passque je suis encore enceinte passque mon ex mari est revenu me voire et sa na pas loupé pourtan sétait juste une fois. Du cou je vomi tout le tant et Franck pleure a la maison passque je cri et il doit socupé de ses frères et sœurs mais moi je ne peus pas.»

Menaces
«Je vous informe aimablement que je vous ai vu et entendu cette nuit. Rassurez-vous, je suis muet comme une tombe, mais pensez-y à l’avenir avant de sanctionner mon fils…»

Remerciements
«Nous tenons, ma femme et moi, à vous souhaitez un joyeux Noël et une bonne année. Veuillez trouvé ci-joint un petit billet pour vos étrennes. PS : si nous le fesons pas, c’est surement pa votre ministre qui le fera!»

4h20

Par Le 20/10/2013

Je vais me coucher hier en visualisant une scène, en essayant de fixer chaque action, chaque déplacement des personnages, je change, je m'interroge, je doute, je recommence le film dans ma tête, cinq fois, dix fois, vingt fois...Toujours insatisfait...Et puis, là, je me réveille et tout est clair, une évidence, plus aucun doute...J'ai ouvert les yeux avec la scène dans la tête. Plus qu'à l'écrire...Il est 4h20 par contre...Les personnages de roman n'ont aucune pitié.

"Voter, c'est abdiquer"

Par Le 19/10/2013

Petits classiques

 
       
   

Élisée Reclus
Photographie de l’atelier de Nadar - s.d. © CMN

Élisée Reclus

Lettre à Jean Grave

 

A l’approche des élections, révisons nos classiques (suite). Après La Grève des électeurs d’Octave Mirbeau, lisons une lettre d’Élisée Reclus (1830-1905) datée du 26 septembre 1885 et publiée dans Le Révolté du 11 octobre 1885. Ça ne manque pas de sel ! « Votez, c’est renoncer à sa propre souveraineté… », nous explique le géographe anarchiste.

 Compagnons,

 Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n’est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l’exercice du droit de suffrage.

 Le délai que vous m’accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j’ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.

 Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.

 Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l’échenillage des arbres à l’extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l’immensité de la tâche. L’histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.

 Voter c’est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l’honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages - et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l’homme change avec lui. Aujourd’hui, le candidat s’incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L’ouvrier, devenu contremaître, peut-il rester ce qu’il était avant d’avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n’apprend-il pas à courber l’échine quand le banquier daigne l’inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l’honneur de l’entretenir dans les antichambres ? L’atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s’ils en sortent corrompus.

 N’abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d’autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d’action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c’est manquer de vaillance.

 Je vous salue de tout cœur, compagnons.

Élisée Reclus

"People have the power"

Par Le 19/10/2013

Le vote FN ne règlerait rien. Ca ne serait qu'un nouvel abandon à un système politique obsolète.

Il s'agira plutôt de constituer par les abstentions une nouvelle force publique (et non politique). Quel que soit le mouvement politique qui "l'emportera", il n'aura aucune crédibilité en face d'un mouvement populaire de masse.

ABSTENTION : 70 %

PARTI POLITIQUE : 30% (on se fiche de l'étiquette)

VOILA LA SOLUTION. Décentralisation totale. Le pouvoir aux communes. Dissolution de l'Assemblée et du Sénat.

Il faut repenser la TOTALITE DU SYSTEME et non pas chercher un "sauveur" du système.

PEOPLE HAVE THE POWER

Bien sûr que la fin d'un système, ça fait PEUR et c'est justement cette peur qui permet au système de se maintenir. Ca n'est pas la complexité d'un nouveau système qui freine mais l'abandon de ce qui est connu.

Il faut se libérer du connu pour faire émerger le nouveau.

La joie, l'enthousiasme, le partage, l'abandon des convenances, l'osmose sociale, la rupture avec les traditions, le respect de l'humain et l'indifférence envers la hiérarchie... Bacri et Jaoui savent très bien le montrer. Il nous reste à faire du cinéma une réalité.


Je trouve la photo de l'article très "riche" parce qu'elle montre des gens normaux, c'est à dire la population qui connaît les dégâts collatéraux de l'absurdité et l'infâmie du système. On a ici le même rapport de force : 1789, le Tiers Etat porte la Noblesse et le Clergé. 2013, le Tiers-Etat porte les financiers et les politiciens, tous unis sous la couronne princière de l'UE. Rien n'a changé dans le rapport de forces. La "démocratie" est venue valider ce que la Révolution a tenté de supprimer. Le droit de vote enclenche le devoir d'être soumis. Rien d'autre.

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Des salariés de l'abattoir Gad, menacé de fermeture, le 10 octobre à Lampaul-Guimiliau. (Sophie Prévost/Maxppp)

Des salariés de l'abattoir Gad, menacé de fermeture, le 10 octobre à Lampaul-Guimiliau. (Sophie Prévost/Maxppp)

C'est une note de quatre pages, classée "confidentiel" et rédigée par le ministère de l'Intérieur. Chaque mois, les services de Manuel Valls, sur la foi des rapports que leur adressent les préfets, rédigent une "synthèse", qui est une manière de plonger dans les méandres de l'opinion publique. Elle dit l'esprit du temps, le moral des élus et l'humeur des Français, ceux que l'on entend peu dans les grands médias et qui représentent ce que certains appellent "le pays profond".

La dernière en date de ces synthèses a été publiée le 27 septembre dernier. Elle est remontée illico jusqu'au sommet de l'Etat et a été jugée suffisamment inquiétante à l'Elysée et à Matignon, pour que, cette fois-ci, elle soit communiquée aux principaux dirigeants de la majorité.

La France gronde, les Français sont en "colère ". Ce mot-là, François Hollande, en déplacement la semaine dernière en Haute-Loire, l'a d'ailleurs prononcé publiquement. Dans la synthèse des préfets, il ne figure pas de façon explicite. Mais c'est tout comme ! Les casquettes de la République n'ont pas l'habitude d'employer les formules chocs et les phrases qui claquent. C'est ce qui fait tout l'intérêt de la note du 27 septembre.

Il faut savoir la décoder pour mesurer son caractère alarmiste. Tout est écrit par petites touches qui signalent, une à une, les sources d'un mécontentement qui monte, qui tourne, qui s'alimente parfois à de petits riens dont on mesure toutefois combien ils pourraient devenir explosifs si demain ils devaient se cristalliser dans un même mouvement. On n'en est pas encore là. C'est ce qui explique, au bout du compte, un climat insaisissable fait d'aigreurs accumulées, sur fond de ressentiment à l'égard de ce qui vient d'en haut, du pouvoir parisien, de ceux qui gouvernent l'Etat.

"Un sentiment d'abandon"

Le premier point mis en exergue par les préfets porte sur le monde rural. Celui-ci "s'organise pour revendiquer une spécificité de traitement dans les réformes en cours". A quelques mois des municipales, il n'y a rien là de secondaire.

Si le redécoupage cantonal "ne suscite guère de réactions dans l'opinion, il fait parfois l'objet de débats enflammés dans les exécutifs locaux". Plus que "des accusations partisanes", les préfets notent ainsi "les inquiétudes sur les conséquences d'un tel redécoupage sur le maillage territorial des services publics et l'éligibilité à certaines subventions ou projets d'équipements".

Le discours qui monte est tout entier dirigé "contre l'hégémonie des métropoles" que le gouvernement serait en train d'organiser à travers la loi Lebranchu. Chez les petits élus, tout fait désormais sens : les restructurations liées au vote de la loi de programmation militaire aussi bien que la réforme Peillon des rythmes scolaires. Le sentiment qui domine est "un sentiment d'abandon".

Le deuxième point abordé par les préfets a davantage fait les gros titres des médias."Inquiets du discours antifiscal qui pourrait favoriser les extrêmes, écrivent-ils, les élus considèrent que les limites du consentement à l'impôt sont atteintes."

Là encore tout converge : "Dans les esprits où domine la hantise du chômage et de la baisse du pouvoir d'achat, la hausse de la fiscalité devient un élément anxiogène de plus." L'expression utilisée est celle de "choc psychologique" pour "des foyers jusque-là non imposables". A preuve, " l'afflux record dans certains centres de finances publiques de contribuables à la recherche d'informations ".

Dans ce contexte, "les élus confient avoir constaté la radicalisation des propos de leurs administrés qui fustigent 'un matraquage fiscal' et 'une hausse insupportable d'impôts qui financent un système trop généreux'." Et les préfets de conclure : "La menace de désobéissance fiscale est clairement brandie."

Le troisième point abordé par les casquettes de la République porte sur "l'évolution des modes de délinquance". "Médiatisation croissante des faits divers par les médias locaux [...] dans des régions qui s'en croyaient indemnes" ; "cambriolages, délinquance de proximité, incivilités" : la formule choisie pour résumer le sentiment des Français se passe de commentaire.

Tout cela "inquiète autant que cela exaspère". C'est ce qui conduit les préfets à souligner que "la population semble désormais prête à s'impliquer davantage dans la lutte contre la délinquance à travers des opérations comme 'voisins vigilants' ou 'alertes commerce'".

Enfin, sur un mode un peu plus positif au regard des mesures prises récemment par le gouvernement avec notamment la baisse de la TVA sur la rénovation de logements, les préfets soulignent "la situation de détresse" qui est aujourd'hui celle des professionnels du bâtiment.

Loin du discours convenu sur les bienfaits supposés du statut d'auto-entrepreneur, ils rappellent ainsi que "dans certains départements, près de 70% des créations d'entreprises artisanales" relèvent de ce dit statut. Ce qui, ajouté à "la concurrence d'entreprises étrangères qualifiée de low cost", entretient un discours récurrent sur la "concurrence déloyale".

Ras-le-bol fiscal

Faut-il dès lors s'étonner que le Front national monte dans les sondages ? Sentiment d'abandon des zones rurales, ras-le-bol fiscal, augmentation de la petite délinquance, détresse du monde artisanal : on retrouve là tous les ingrédients qui, mis bout à bout, nourrissent le programme lepéniste dans ce qu'il a de plus tristement classique. Durant l'été dernier, Hollande confiait volontiers son inquiétude de voir la réforme des retraites "unifier" un mécontentement latent.

"Si ça prend, disait-il en privé, toutes les catégories qui grognent oublieront leurs antagonismes pour se retrouver derrière la première manif venue." Le danger n'est plus là. La réforme des retraites, bouclée fin août avec un sens achevé de l'équilibre hollandais, a étouffé dans l'oeuf le mouvement social et du même coup mes projets assassins de la gauche Mélenchon, en lien avec les secteurs les plus durs de la CGT ou de FO.

Sur le front de l'emploi qui s'améliore doucement, les plans sociaux qui tombent provoquent plus de ressentiments que de mobilisations. De même qu'il existe des grèves perlées, on voit s'installer une colère diffuse qui entretient dans le pays ce curieux climat où l'insatisfaction domine sans que jamais elle ne s'exprime de manière unifiée dans la rue.

"Ne comptez plus sur notre bulletin de vote"

Aujourd'hui, on en est là. Les sondages le disent. Les préfets le confirment. Les plus expérimentés des élus de gauche confient, la peur au ventre, que cette situation leur rappelle celle qui prédominait avant leur déroute des législatives de 1993. "Les gens se taisent. Bien sûr, sur les marchés, nos sympathisants viennent râler. Mais tous les autres ont le visage fermé, témoigne un député d'Ile-de-France. Ils se contentent d'un 'C'est dur, hein !' dont on sent bien qu'il veut dire 'Ne comptez plus sur notre bulletin de vote'. "

L'abstention, voilà l'ennemi. Celui qui fait trembler les candidats de l'actuelle majorité, à l'approche des municipales. Avec, en toile de fond, une attention croissante au discours lepéniste, perçu comme la dernière manifestation possible de ce refus du "système" qui fait désormais florès.

Dans ce climat délétère, tout est désormais fléché pour que la colère qui monte se porte sur le seul terrain électoral. Quand Jean-François Copé répète à tout-va que la seule manière de "sanctionner le pouvoir" est de favoriser une "vague bleue" aux prochaines municipales, mesure-t-il qu'il ne se trompe sur rien, sauf sur la couleur exacte d'un vote qui s'annonce essentiellement "bleu Marine" ? Face à cela, la majorité ne peut compter que sur l'implantation de ses élus sortants. Elle tente de faire souffler sur le pays un air d'optimisme, encouragé par la croissance qui revient et la courbe du chômage qui devrait s'inverser à la fin de l'année.

C'est peu et beaucoup à la fois. C'est un peu tard surtout pour espérer que le courant qui enfle, dans les profondeurs du pays, puisse être freiné dans les mois à venir. En 2014, immanquablement, tombera la facture. Pour Hollande, comme pour la droite républicaine, il n'y a guère de raison de penser qu'à la colère qui gronde, ne succédera pas, demain, une de ces sanctions dont on ne pourra pas dire qu'elle est venue par surprise.

Hors la loi...

Par Le 18/10/2013

Il faut bien comprendre ce qui se passe : Une loi existait. Elle est supprimée pour une nouvelle. Jusqu'ici, on peut se dire que c'est acceptable mais en fait, cette nouvelle loi place les individus dans une situation d'illégalité en devenant rétroactive, c'est à dire qu'à partir du jour où cette nouvelle loi est votée, tout ce que que vous avez fait jusqu'ici  devient ILLEGAL et vous devrez donc vous soumettre à des impôts, taxes, rattrapages en tous genres. 

La conclusion est très simple : Les lois sont interchangeables et elles peuvent même se retourner contre vous. Vous aviez respecté à la lettre les lois existantes et bien la nouvelle loi déclare que vous êtes dans l'illégalité et il va falloir PAYER.

Et tout ça pour éponger une dette dont vous ne comprenez même pas l'existence, dont vous n'êtes pas responsables, dont vous ignorez les mécanismes mais que vous allez devoir assumer...

Et il y a encore des gens qui ont confiance dans les gouvernements...Ils doivent aimer ça.


PEA et assurance-vie touchés par un nouveau prélèvement
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale alourdit les prélèvements sociaux frappant les plus-values mobilières. Invité de BFM Business ce vendredi 11 octobre, Jérôme Dedeyan, président de Debory Eres, a décrypté la mesure et ses impacts.
J.M.
Le 11/10/2013 à 13:57
Mis à jour le 11/10/2013 à 14:24

http://www.bfmtv.com/economie/pea-asura ... evement-62 1570.html

C'est une hausse d'impôt cachée. Plus précisément, elle est discrètement prévue à l'article 8 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PFLSS). "Il y a une petite mesure qui concerne le taux de prélèvements sociaux (CRDS, CSG, ndlr) qui frappe les plus-values réalisées sur les PEA, l'assurance-vie, les PERCO (Plan épargne retraite complémentaire, ndlr)", rappelle Jérôme Dedeyan, président de Debory Eres et invité de BFM Business, ce vendredi 11 octobre.

"Tous ces dispositifs vont être taxés à 15,5% sur l'intégralité des plus-values réalisées depuis 1997. Dans le régime précédent, chaque fois qu'il y avait une majoration des prélèvements sociaux, cela ne s'appliquait qu'à la fraction des plus-values réalisées depuis l'entrée en vigueur de ce nouveaux taux", explique-t-il.

Taxation rétroactive

Autrement dit, les plus-values réalisées en 1997 étaient taxées au taux de 1997 (4%), celles enregistrées en 2004 à celui de 2004 (10%) etc... Avec ce nouveau dispositif, quelle que soit l'année où les plus-values et les dividendes ont été obtenus, ils seront taxés au taux unique de 15,5%.


"Désormais, tout bascule rétroactivement", résume Jérôme Dedeyan. "C'est exactement comme si l'administration réclamait un complément d'impôt au barème d'aujourd'hui sur des revenus perçus en 1997. On comprend que les Français s'énervent", ajoute-t-il.

"Une mesure intolérable"

Il donne ensuite un exemple concret. "Imaginons un Français qui, l'année de la création de la CRDS, en 1996, a investi 10.000 euros en actions françaises sur son PEA. Aujourd'hui ces 10.000 euros sont devenus 20.731 euros. L'ancien barème lui fait payer 859 euros d'impôts sur les plus-values au titre des prélèvements sociaux. Le nouveau barème lui en fait payer 1.280, c’est-à-dire 50% en plus!".

"Au-delà de l'enjeu financier, le problème est la rétraoactivité. Cette mesure gâte la confiance que les citoyens peuvent avoir dans la stabilité de la réglementation. C'est insupportable", peste-t-il.

"C'est un énorme coup de poignard dans la confiance des Français vis-à-vis de l'épargne longue",déplore Jérôme Dedeyan qui parle "d'une mesure intolérable"


ublié le 14/10/2013 à 15:41


http://www.lefigaro.fr/immobilier/2013/ ... ourdie.php

La taxation des plus-values immobilières pourrait être alourdie

Home ECONOMIE Immobilier
Par Danièle Guinot


Crédit: François Bouchon/Le Figaro

Un amendement au projet de loi de finances prévoit de ne plus permettre aux propriétaires de résidences secondaires d'être totalement exonérés de prélèvements sociaux.

Les propriétaires de biens immobiliers sont décidément bien mal lotis d'un point de vue fiscal. La commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté jeudi un amendement au projet de loi de finances visant à alourdir la fiscalité des plus-values de cession immobilières. Le projet de loi de finances arrive en débat dans l'hémicycle le 15 octobre.

Depuis le 1er septembre, les propriétaires d'un bien locatif ou d'une résidence secondaire sont totalement exonérés d'impôt sur la plus-value (19%) après 22 ans de détention (contre 30 ans auparavant). En revanche, ils restent redevables des prélèvements sociaux (15,5%) pendant 30 ans. Par ailleurs, jusqu'au 31 août 2014, ils bénéficient d'un abattement supplémentaire de 25% (portant sur l'impôt et la plus-value).

Or, si l'amendement déposé par Christian Eckert, le rapporteur général du Budget, est voté en l'état, les abattements pour durée de détention prévus pour les prélèvements sociaux ne s'appliqueront plus que pendant 22 ans: 1,65% par an de la 6e à la 21e année et 1,6% la 22e année. Cela signifie que les abattements de 9% par an s'appliquant entre la 23e à la 30e année seraient carrément supprimés.
Fluidifier le marché immobilier

Au final, les propriétaires bénéficieraient d'un abattement maximal de 28%, au bout de 22 ans et ne pourraient donc plus être entièrement exonérés de prélèvements sociaux. Le but de la mesure est d'inciter les particuliers à céder leur bien plus rapidement pour fluidifier le marché immobilier.

Cette économie pour les caisses de l'État devrait servir à financer le report de la suppression de l'abattement pour durée de détention des terrains à bâtir: initialement prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2014, elle pourrait être reportée au 31 mars.


http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/10 ... 75757.html


Le FMI propose de taxer l'épargne privée pour solder les dettes nationales

Le HuffPost | Par Grégory Raymond Publication: 10/10/2013 11h38 CEST | Mis à jour: 10/10/2013 15h37 CEST
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ÉCONOMIE - Rendez-vous compte. Et si l'État choisissait du jour au lendemain de vous prélever 10% sur votre épargne? Un dixième de ce qui est inscrit sur votre relevé bancaire annuel. L'idée fait sens pour le FMI, qui y voit une bonne alternative à la résolution de la crise de la dette. Avec une ponction de cet ordre, les pays "avancés" (Europe, Etats-Unis, Japon) pourraient retrouver le niveau de dette qu'ils présentaient avant 2007. En France, ça représenterait la somme de 700 milliards d'euros à prélever.

Le Fonds monétaire international n'avance rien de concret dans son rapport annuel des finances publiques. L'institution se permet seulement de poser la question, en prenant toutes les pincettes qu'il convient sur ce genre de sujet. Et si l'on réglait une fois pour toute le problème de la dette, avec la promesse que l'on ne recommencerait jamais? Le FMI n'impose rien: il ouvre le débat.

En théorie, le principe ne manquerait pas "d'égalité". En effet, les riches et les plus modestes seraient prélevés selon le même ratio, à condition qu'ils aient une épargne positive. Les plus fortunés contribueraient donc plus à la cure d'amaigrissement de la dette, si l'on parle en valeur absolue. De plus, une telle taxe a l'avantage de ne pas bouleverser le système.

Le phénomène s'est déjà produit en Europe. Confrontée à une grave crise financière en 1992, l'Italie voyait sa dette publique frôler les 120%. Le gouvernement a choisi une solution de choc, en faisant du désendettement sa priorité afin de rentrer in extremis dans les critères de Maastricht. Le socialiste Giuliana Amato a fixé le taux de 0,6% sur l'ensemble des dépôts italiens positifs. À l'arrivée quelque 15 milliards d'euros sont arrivés ainsi dans les caisses de l'Etat.

"Il y a eu un travail d'explication en amont. La mesure n'était pas considérée comme confiscatoire, mais comme un effort collectif nécessaire pour assainir les finances du pays", analysait le cabinet Weave dans Le Monde en mars dernier. Pourtant, "le traumatisme a été tel qu'aucun politicien ne s'y est risqué une seconde fois", expliquait Galileo Global Advisors à la même époque dans Challenges.

"En théorie, c'est possible" (Banque de France)

Une telle solution de la dernière chance pourrait-elle arriver en France? Pour Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, "en théorie c'est possible, mais notre rôle est de faire en sorte que cela n'arrive jamais", disait-il au printemps dernier. Il est vrai que les pouvoirs publics ont plutôt pour mission de rassurer les épargnants, surtout en période de crise.

Au printemps dernier, Chypre a ponctionné 47,5% sur les dépôts de plus de 100.000 euros afin de se voir accorder un plan d'aide international. Un cas exceptionnel, dû notamment à la présence massive de capitaux russes dans les banques, mais aussi à un secteur bancaire disproportionné. Ce plan préserve donc le patrimoine des petits épargnants, dans la lignée de la garantie des dépôts bancaires qui garantit les dépôts en dessous de 100.000 euros au sein de l’Union européenne.

Cependant, même si la garantie des dépôts bancaires semble finalement respectée, sa mise en question a créé une inquiétude durable chez les épargnants. Ainsi, 41% des Français interrogés au printemps par l’Ifop estimaient que leurs dépôts pourraient être taxés en cas de crise.

Les risques d'une telle décision

Forcément, la difficulté d'une telle exécution serait d'éviter les fuites de capitaux. Les citoyens devraient avoir l'assurance que personne ne puisse y échapper. De plus, l'Etat devrait recueillir suffisamment de confiance pour que la ponction n'ait lieu qu'une fois. Un manquement de l'Etat dans l'une de ces assurances pourrait avoir des conséquences sociales lourdes.

En Espagne, l'Etat a imposé une taxe de 0,2% sur le montant des dépôts. A la différence des cas italiens ou chypriotes cités plus hauts, ce sont les établissements et non les épargnants qui ont été touchés. En ne frappant pas les épargnants directement, cette taxe a évité un phénomène de panique. Dans le même temps, les frais bancaires ont subitement augmenté. Cherchez le lien...

Pour JP Morgan, s'exprimant sur le cas espagnol dans La Tribune, "cette taxe pénalise l’épargne en période d’austérité". Il y aurait donc un risque de sorties de capitaux évident". Du reste, pour JP Morgan, cette "incertitude" n’est jamais "la bienvenue" et conduit à "accélérer les retraits aux guichets". Derrière ce phénomène, le "bank run" (ruée des épargnants aux guichets), plus grande terreur du secteur bancaire.


Bonheur partagé

Par Le 15/10/2013

homme aveugle

Il faudra seulement 37 secondes pour lire ceci et changer votre façon de penser ..

Deux hommes, tous deux gravement malades, occupaient la même chambre d’hôpital. Un homme fut autorisé à s’asseoir dans son lit, pendant une heure, chaque après-midi pour aider à drainer le liquide de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L’autre homme devait passer ses journées couché sur le dos. Les hommes parlaient pendant des heures sur la fin. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire, où ils avaient été en vacances ..

Chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait depuis de la fenêtre. L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur. La fenêtre donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants jouaient avec leurs bateaux modèles. Les amoureux marchaient bras dessus bras dessous au milieu des fleurs de toutes les couleurs et on pouvait avoir une belle vue de la ville. Comme l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails exquis, l’autre homme fermait les yeux et imaginait cette scène pittoresque.

Un après-midi chaud, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait. Bien que l’autre homme ne pouvait pas entendre l’orchestre – il pouvait le voir dans son esprit tel que le  monsieur par la fenêtre le dépeignait avec des mots descriptifs. Les Jours, semaines et mois passaient…

Un matin, l’infirmière de jour est arrivé pour apporter de l’eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps. Dès qu’il sembla approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L’infirmière était heureuse de faire le changement, et après s’être assuré qu’il était confortablement installé, elle le laissa seul. Lentement, péniblement, il se redressa sur un coude pour jeter son premier regard sur le monde réel extérieur. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre a coté du lit. Il fit face à un mur blanc !

L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit ces choses merveilleuses depuis la fenêtre. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.


Un témoignage

Par Le 14/10/2013

Témoignage 14/10/2013 à 08h48

Rythmes scolaires : quand j’entends parler de temps éducatifs, je ris jaune

Joachim L. | Intervenant sportif
http://www.rue89.com/2013/10/14/rythmes-scolaires-quel-manque-respect-les-animateurs-246500

Un ballon de foot (Denis Dervisevic/Flickr/CC)

Autant le dire d’entrée : l’école dans laquelle j’interviens est plutôt exemplaire dans la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Après une rentrée laborieuse, les responsables éducation ville (REV) ont bien huilé le fonctionnement pour arriver aujourd’hui à une certaine normalité. Finies les mauvaises surprises, les informations de dernières minutes, les adaptations conséquentes. Maintenant, j’arrive assez serein, sachant à quelle sauce je serais mangé.

Making of

Depuis la rentrée, Joachim L. est intervenant sportif dans l’école primaire publique Porte d’Ivry, à Paris. Il travaille dans cette école le mardi et le vendredi, de 15 heures à 16h30 auprès de CE2, CM1 et CM2. Joachim livre dans ce témoignage son expérience.

Depuis septembre 2013, l’emploi du temps des écoliers parisiens, comme dans d’autres communes, repasse à quatre jours et demi. En fin d’après-midi, ils peuvent faire du théâtre, de la lecture, du sport ou des ateliers manuels. Rue89

Et pourtant, j’y vais toujours à reculons, sans aucun plaisir ni aucune illusion. Il y a dans mon attitude, à la fois un souvenir amer de cette rentrée précipitée qui nous a tous mis au bord du précipice et une absence totale de perspectives positives quant à l’utilité et au bien-fondé de mon action et de cette réforme en général.

Comment a-t-on pu la mettre en œuvre avec si peu d’anticipation et autant d’amateurisme ? Je ne suis arrivé dans ce processus que dans sa phase d’application, n’ayant jamais pris part à la phase préparatoire. Je n’ai pu que subir, comme un soldat jeté au front dans une bataille mal préparée, pour ne pas dire perdue d’avance.

Quel manque de respect, quand j’entends tous ces politiques et bureaucrates évoquer ces « couacs » inhérents à toute nouveauté, comme s’ils n’étaient pas prévisibles. Quel manque de respect pour les animateurs et intervenants que de les laisser seuls essuyer les plâtres mal posés, suite à l’incompétence de ces autres, les inconnus et invisibles concepteurs de la reforme. Quelle escroquerie d’oser parler de l’intérêt de l’enfant et de le confronter à autant d’approximations et à, disons-le, un tel bordel.

Je n’ai toujours pas de contrat de travail

Recruté « à l’arrache » (quatre jours avant la première séance) par une association dont je n’ai toujours pas rencontré de responsables et avec laquelle je n’ai toujours signé aucun contrat de travail. Embauché par téléphone, sans même envoyer d’extrait de casier judiciaire alors que je serai en charge, seul, de dix-huit enfants.

Appelé à intervenir en handball et en football et privé de matériel pour les premières séances. Obligé de prendre à chaque fois sur mon temps personnel pour enquêter et suivre la piste du matériel, et renvoyé comme une balle de ping-pong du responsable éducation ville à l’association qui jugent réciproquement l’autre responsable de ma situation. Mis dans des conditions telles, que je n’ai guère les moyens d’exercer le métier pour lequel j’ai été embauché : la mise en place d’activités sportives ludiques et éducatives.

Cette réalité est ce qui me rend si pessimiste quant à la suite, malgré les réels ajustements par rapport au début. Pour le handball, je dispose de la moitié d’un gymnase, d’une balle, de chasubles, et de 45 minutes de pratique effective maximum (quand on enlève les déplacements et les temps d’installation et de rangement) pour mettre en place une séance ludique et éducative pour dix-huit enfants.

Imaginez seulement le temps maximum que chaque enfant peut passer balle en main sur une séance (sans prendre en compte les différences entre les « forts » qui monopolisent la balle aux dépends des « faibles ») ? Assez paradoxal quand on sait que les enfants à cet âge-là ont surtout besoin et envie de manipuler et de toucher la balle.

Pour le football, j’ai les mêmes conditions mais plus de balles. Puis-je les utiliser ? Evidemment que non, sur un demi-terrain de handball, faire des jeux impliquant une balle par enfant ou même une pour deux reviendrait, soit à en garder une bonne moitié sur la touche, soit à créer un véritable chaos.

La discipline mine mes séances

Comment a-t-on pu concevoir que mettre dix-huit enfants sur un demi-terrain de handball pourrait permettre la mise en place d’activités de qualité ? Ces concepteurs savent-ils seulement à quoi ressemble un groupe de dix-huit enfants ? Et ce que représente la superficie d’un demi terrain de handball ? Ainsi, je suis complètement limité dans ce que je peux mettre en place et mes compétences sont tout simplement niées car rendues inutiles. N’importe qui pourrait prendre ma place, puisqu’au final, je ne fais que des matches sur fond de discipline.

Oui, beaucoup de discipline. Comme je suis dans l’impossibilité de proposer aux enfants des jeux attrayants qui pourraient capter leur attention (notamment en leur donnant à chacun une balle), ces derniers, que je récupère après une journée d’école et qui n’ont quasiment pas eu de pause à 15 heures puisqu’on doit « courir » au gymnase, sont agités.

Et comment gérer de manière « éducative » ces débordements et comportements sanctionnables quand il y a dix-huit enfants à gérer ? Prendre cinq minutes pour « parler » à l’enfant ou l’envoyer « au coin » pour qu’il ne nuise pas au groupe qui aura déjà, dans tous les cas, perdu quelques minutes de mon attention ? Toute cette discipline mine mes séances et m’oblige à me retrancher dans une relation d’autorité avec les enfants.

J’ai été mis en situation d’échec

Peut-être est-ce ma faute. Peut-être devrais-je questionner mon incompétence plutôt que mes conditions de travail. Je reconnais volontiers être en situation d’échec dans le cadre de ces temps. Pris dans une relation autoritaire avec les enfants et résigné à mettre en place des activités qui n’ont rien de ludiques et d’éducatives. Pourtant, et je tiens à le préciser, je ne suis pas un novice.

Je suis dans l’animation depuis sept ans, exerçant en tant qu’animateur ou directeur adjoint. Et surtout, je suis éducateur sportif dans une autre municipalité pour la deuxième année consécutive, ce qui signifie que mon travail est reconnu ailleurs. Je pense donc avoir plutôt été mis en situation d’échec. Dans de telles conditions, notamment un taux d’encadrement incohérent avec l’exigence de qualité annoncée, je ne vois pas de miracle possible, rien de bon ne pourra en sortir.

Alors quand j’entends parler de temps éducatifs, de répondre au besoin et à l’intérêt de l’enfant, je ris jaune, car je sais ce qu’il y a derrière le rideau de fumée…

Amérindien.

Par Le 13/10/2013

Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton cœur.

Je ne m’intéresse pas à ton âge.

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Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves,
Pour l’aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t’ont ouvert,
Ou si tu t’es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres.
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté;

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier: “Oui!” au disque argenté de la lune.

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.”

 

Oriah Mountain Dreamer
Indian Elder

 

Esprit critique

Par Le 13/10/2013

Quand on lit les commentaires horrifiés, on prend la mesure de l'incroyable absence d'esprit critique, d'analyse, de lucidité d'un grand nombre de lecteurs. Ce qui est très intéressant, bien entendu, étant donné que les médias vont user jusqu'au trognon de cet emballement. Tout est possible puisqu' c'est écrit ou que ça passe à la télé...

Rappelez-vous du 11 septembre et de Colin Powell. Tout est vrai puisque ça passe à la télé. Ils ne vont quand même pas monter des coups aussi tordus...Ben, si justement...


Centrales EDF Gravelines – Mort d’un intérimaire après avoir plongé dans la piscine de refroidissement.

pisicine

La piscine dans laquelle A.Rollmops a plongé.

Alexandre Rollmops, 22 ans, venait d’être appelé par l’agence ATECON pour effectuer une mission d’intérim en tant que Chargé d’opération de désentreposage des combustibles en piscine. Alors qu’il effectuait la tournée des installations avec le chef de chantier, il a été pris d’une envie irrésistible de piquer une tête dans la piscine de refroidissement des combustibles nucléaires.

Son chef, Didier Sefinctaire, encore sous le choc témoigne : "Comme c’était son premier jour dans notre boîte, je lui faisais un rapide tour des installations pour qu’il se familiarise un peu avec son nouvel environnement de travail. Au moment de lui montrer la piscine, il m’a dit qu’il aimerait bien se rafraîchir un peu [...] Tout s’est passé très vite, je n’ai pas eu le temps de lui dire que ce n’était pas une vraie piscine, qu’il était déjà entrain de faire une bombe pour plonger dans l’eau… On ne comprend pas son geste, c’est totalement surréaliste."

Son corps, totalement dissout dans l’eau radioactive, n’a pu être repêché. Les techniciens présents sur place n’ont pas été atteints par les éclaboussures d’eau radioactive, et ils ont été pris en charge psychologiquement par une cellule spéciale mise à leur disposition.

C’est toute la centrale de Gravelines qui est en deuil aujourd’hui. Une minute de silence sera respectée lundi matin en l’honneur du jeune homme de 22 ans. Fait exceptionnel, les réacteurs nucléaires de la centrale seront éteints durant cette minute de recueillement.

La rédaction.


16 Commentaires on “Centrales EDF Gravelines – Mort d’un intérimaire après avoir plongé dans la piscine de refroidissement.”

  1. Clement

    Je trouve ton site et tes articles nul a chier…

  2. Si cette information est vraie alors voici mon commentaire:

    Ce qui est grave et étonnant, je dirais même incroyable à la limite du surréalisme, c’est que ce jeune a été embauché par une entreprise (sous-traitante d’EdF) sans recevoir au préalable une formation "nucléaire" pourtant obligatoire et que dans cette situation, son chef direct le conduise à son lieu de travail. Les responsables directs sont le patron de l’entreprise et le chef de ce jeune, ensuite les responsables de la centrale de Gravelines chargés de vérifier les compétences indispensables de ce jeune en ce domaine.

    Il y a là une faute MAJEURE de la part de l’entreprise sous-traitante et d’EDF.

    Ce drame est une méchante ALERTE aux responsables du Parc Nucléaire Français: il montre qu’existe une grave dérive et que les boulons seraient à resserrer sûrement un peu partout.

    L’eau de la piscine d’entreposage des combustibles (neufs et irradiés) est effectivement "radioactive". Elle contient aussi beaucoup d’acide borique (neutrophage). Ce qui explique le décés immédiat de ce jeune "ignorant".

  3. Non mais quelle idée de piquer une tête dans une piscine dans le nord de la france, alors qu’il n’est nullement indiqué qu’un système de chauffage de l’eau n’est présent ?

    Il s’est surement dit qu’en tant que bassin de refroidissement, l’eau serait à température idéale !

    Que nenni, il a échappé à une hydrocution.
    Heureusement que la radio-activité l’a tué sur le coup ! (ou presque)

  4. jc

    C’est de la pure connerie!!!

  5. bruno

    hey les gars, vous avez pas percuté que c’était une énorme connerie cet article !!!! rollmops, société atécon !!!!!! est ce que vous y connaissez quelque chose dans le nucléaire ?? Apperement pas alors évitez de dire n’importe quoi !!!!
    Déjà d’une faut vraiment etre trés con pour plonger dans une piscine, que cà soit dans la piscine du batiment combustible ou celle du batiment réacteur, et de 2 meme si le gars il saute dedans il ne sera certainement pas dissout, là je suis mdr !!!

  6. rousseau dominique

    EDF est totalement fautif sur cette tragédie abominable , il y a déja bien longtemps que les syndicats demandent a leur hierarchie une mise a disposition obligatoire de maillots de bain a base de kryptonite afin d’eviter ce genre d’incident desagreable. De plus, combien va couter le nettoyage du bassin afin d’y oter les graillons? C’est encore une fois le contribuable qui va payer…

  7. Boucher

    Euh… A.Rollmops et Didier Sinfecter… Embaucher par ATECON? Sérieux c’est un gros fake! ouvrez les yeux! Déja aucun intérimaire n’a le droit d’aprocher effectivement une centrale nucléaire de si près, alors le bassin de refroid? Et regardez de plus pret les jeux de mots "Ha t’es con" "Désinfecter"…

  8. le comcombre masqué

    Pfffffffff nimporte quoua la radioactivité ne tue pas cf fukuchima
    Il a du mourir noyé tout simplement
    Ahhhhhhv ces jeunes travailleurs
    Encore un jeune polonais?????,

  9. Je pense que cette information est un faux. L’entreprise ATECON, n’existe pas ! Par contre :
    "Ah, t’es con" : oui cela est sûr ! Enfin la radioactivité ne dissout pas un corps !

  10. Est ce qu’il a eu le temps de mettre un bonnet de bain ? Et le bermuda est autorisé ? Non, je demande ça parce qu’à Paul Asseman, on peut pas … :-)

  11. Yann

    Bien fait !
    On pourrai vraiment y croire.
    Mais de un, il faudrai être stupide pour y plonger (n’empèche les Russes la boivent bien, pour prouver qu’il n’y a aucun risque, les Russes je vous ais dis !)
    De Deux, cette eau ne présente aucun risque si il n’y à aucune défaillance, mais "aucune défaillance" n’est plus associée à "centrale nucléaire"…

    C’est quoi le Sprat ?
    Le Sprat Enchaîné est un journal satirique et parodique qui tente de donner sa perception de la réalité dunkerquoise à travers des articles qui sont résolument faux. La vérité est ailleurs, et elle n’est absolument pas ici.

    Les prénoms et noms des personnes mises en scène dans les articles sont imaginaires. Les noms propres utilisés et les marques citées le sont ici à but satirique et parodique.

    Le site est totalement gratuit, car nos journalistes sont payés en nature (hareng pec, klipper et sprat).

    Nous serons prochainement sur les réseaux sociaux si l’affluence sur notre site suit et si un stagiaire veut bien être payé à ne rien foutre pour passer sa journée sur Fégure S’book et Teuteure.

    A noste keer

    La rédaction

  12. Je suis surveillant de baignade en milieu hostile chez EDF et je peux vous assurer que cette information est réelle, petit rappel, les bombes sont interdites dans le grand bassin. Ce qui est arrivé à Alexandre Rollmops n’est pas m’ahreng!!!!

  13. Je n’y crois pas, c’est trop gros, cherchez autre chose. L’ Entreprise ATECON bien vu.

  14. PJ VDP

    A mon avis l’intérimaire était japonais . Les intérimaires Japonais sont habitués à prendre leur bains dans ce type de piscine. A chacun son truc . Nous c’est la carnaval , pas vrai ?

Manhattan Project

Par Le 13/10/2013

Sur ce projet-là, les moyens furent considérables et plusieurs pays s'impliquèrent. Il s'agissait de créer l'arme la plus puissante et les techniciens y parvinrent finalement rapidement. La mise en commun des connaissances et des moyens financiers...Et l'on voudrait nous faire croire qu'il ne serait pas possible de mettre en place une structure similaire pour régler le problème GRAVISSIME de Fukushima...C'est effrayant ce laxisme.


Projet Manhattan

Explosion au niveau du sol et début de la formation d'un champignon atomique. Les nuages et le sol sont illuminés par la couleur orange de l’explosion.
Photographie en couleur de la première explosion nucléaire lors de l'essai Trinity le 16 juillet 1945 à Alamogordo au Nouveau-Mexique.

Projet Manhattan est le nom de code du projet de recherche qui produisit la première bombe atomique durant la Seconde Guerre mondiale. Il fut mené par les États-Unis avec la participation du Royaume-Uni et du Canada. De 1942 à 1946, il fut dirigé par le major-général Leslie Richard Groves du corps des ingénieurs de l'armée des États-Unis. Sa composante militaire fut appelée Manhattan District et le terme « Manhattan » remplaça graduellement le nom de code officiel, Development of Substitute Materials, pour désigner l'ensemble du projet. Au cours de son développement, le projet absorba son équivalent britannique, Tube Alloys.

Le projet Manhattan commença modestement en 1939 mais il finit par employer plus de 130 000 personnes et coûta près de 2 milliards de dollars américains de 1945, soit environ 26 milliards de dollars de 2013. Plus de 90 % des frais furent consacrés à la construction des usines et à la production des matériaux fissiles et moins de 10 % au développement et à la fabrication des armes. Les travaux de recherche et de production se déroulèrent dans plus de 30 sites, certains étant secrets, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada. Deux modèles d'armes furent développés durant la guerre. Dans le premier modèle, dit de type canon, un bloc d'uranium était projeté sur un autre pour déclencher une réaction en chaîne. Les blocs étaient composés d'uranium 235, un isotope comptant pour 0,7 % de l'uranium naturel. Comme il était chimiquement similaire à l'isotope le plus abondant, l'uranium 238, et avait presque la même masse, leur séparation fut difficile. Trois méthodes furent employées pour enrichir l'uranium : la séparation électromagnétique, la diffusion gazeuse et la diffusion thermique. L'essentiel de ces opérations fut réalisé au Laboratoire national d'Oak Ridge dans le Tennessee.

En parallèle des travaux sur l'uranium, des recherches furent menées pour produire du plutonium. Des réacteurs furent construits au laboratoire national de Hanford dans l'État de Washington pour irradier l'uranium et le transmuter en plutonium. Ce dernier était ensuite séparé chimiquement de l'uranium. Le principe du canon employé pour le premier modèle d'arme ne pouvait pas être utilisé avec le plutonium et un modèle plus complexe fut développé dans lequel la réaction en chaîne était déclenchée par l'implosion du cœur de l'arme. Les travaux de conception et de fabrication des composants furent menés au Laboratoire national de Los Alamos dans le Nouveau-Mexique. L'arme au plutonium fut testée pour la première fois lors de l'essai Trinity réalisé le 16 juillet 1945 à Alamogordo au Nouveau-Mexique. Les bombes Little Boy à l'uranium et Fat Man au plutonium furent respectivement utilisées lors des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki.

Le projet Manhattan était étroitement contrôlé et hautement secret mais des espions soviétiques parvinrent à s'infiltrer dans le programme. Il fut également chargé de rassembler des informations sur les recherches atomiques allemandes et, dans le cadre de l'opération Alsos, des personnels du projet Manhattan servirent en Europe, parfois derrière les lignes ennemies, pour rassembler des matériels de recherche et des scientifiques allemands. Dans l'immédiate après-guerre, le projet réalisa des essais sur l'atoll de Bikini dans le cadre de l'opération Crossroads, développa de nouvelles armes, promut le réseau des laboratoires nationaux du département de l'Énergie des États-Unis, soutint la recherche médicale dans le domaine de la radiologie et posa les bases de la propulsion nucléaire navale. Il conserva le contrôle de la recherche et de la production des armes nucléaires américaines jusqu'à la formation de la Commission de l'énergie atomique des États-Unis en janvier 1947.

Fukushima

Par Le 13/10/2013

FUKUSHIMA UPDATE
Le Moment le plus dangereux de l’humanité: Fukushima carburant Piscine à l’unité 4. «C’est une question de survie de l’homme."
"La communauté internationale doit désormais tout  prendre en charge à Fukushima:
Nous sommes maintenant dans les deux mois de ce que peut être le moment le plus dangereux de l’humanité depuis la crise des missiles de Cuba.
Il n’y a aucune excuse pour ne pas agir. Toutes les ressources que notre espèce peut rassembler doivent être axées sur la piscine de combustible à Fukushima Unité 4.
Le propriétaire de cette  centrale   de Fukushima, Tokyo Electric (Tepco), dit que, dans aussi peu que 60 jours, il peut commencer à essayer de supprimer plus de 1300 barres de combustible irradié d’une pool (piscine) gravement endommagée et  perchée à 100 pieds dans les airs. La piscine repose sur un bâtiment gravement endommagé qui est inclinable et pourrait facilement descendre … à la mer dans le prochain tremblement de terre, si ce n’est pas de sa propre  gravité."

Quelque 400 tonnes de carburant dans ce bassin pourraient cracher plus de 15.000 fois plus de rayonnement  que ce qui a été libéré à Hiroshima,en 1945.

La seule chose certaine à propos de cette crise est que Tepco n’a pas les connaissances scientifiques, techniques ou  les  ressources financières  pour y faire face . Pas plus que le gouvernement japonais. La situation exige un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs  que notre espèce humaine est capable d’apporter.

Pourquoi est-ce si grave ?

Nous savons déjà que des milliers de tonnes d’eau fortement contaminée se déversent à travers le site de Fukushima , apportant un flot continue  d’ isotopes toxiques à long terme dans le Pacifique. Des Thons  irradiés par les retombées facilement retraçables à Fukushima ont déjà été capturés au large de la côte de Californie. On peut s’attendre à bien pire.

Tepco continue de verser plus d’eau sur le site proche de trois cœurs de réacteurs fondus , il doit en quelque sorte garder la chaleur sous contrôle.Les émanations de vapeur  indiquent que la  fission peut toujours se passer quelque part sous terre. Mais personne ne sait exactement où ces noyaux sont en réalité.

Une grande partie de cette eau irradiée est maintenant assis dans environ un millier de réservoirs  immenses mais fragiles qui ont été rapidement assemblés et parsemés autour du site. Beaucoup sont déjà  en train de fuir. Tout pourrait se briser dans le prochain tremblement de terre , libérant des milliers de tonnes de poisons permanents dans le Pacifique.

L’eau qui coule à travers le site sape aussi les structures résiduelles de Fukushima , y compris celle soutenant la piscine de combustible à l’Unité 4.

Plus de 6.000 assemblages de combustible siègent désormais dans une piscine commune à seulement 50 mètres de l’unité quatre . Certains contiennent du plutonium. La piscine n’a pas de confinement au-dessus. C’est vulnérable à la perte de liquide de refroidissement, l’effondrement d’un immeuble voisin , un autre tremblement de terre , tsunami et un autre plus .

Au total, plus de 11.000 assemblages de  combustibles sont éparpillés autour du site de Fukushima. Selon l’expert de longue date et ancien ministère de l’Énergie officiel Robert Alvarez , il y a 85 fois plus  de réserves mortelles de césium sur place comme il a été libéré à Tchernobyl.

Les Points chauds radioactifs continuent d’être trouvé autour du Japon . Il y a des indications de taux accrus de dommages de la thyroïde chez les enfants locaux.

En bout de ligne immédiate : les barres de combustible doivent en quelque sorte  être retirées  en toute sécurité hors de l’Unité Quatre (la  piscine de combustible ) dès que possible.

Juste avant le tremblement de terre du 11 mars 2011 et le tsunami qui a brisé le site de Fukushima , le noyau de l’unité quatre a été retiré pour l’entretien de routine et de ravitaillement . Comme une vingtaine de réacteurs aux Etats-Unis et aussi beaucoup d’autres à travers le monde , la piscine General Electric conçue dans laquelle ce noyau se situe maintenant,est  à 100 pieds dans les airs .

Le combustible usé doit en quelque sorte être maintenu sous l’eau. Il est vêtu d’ alliage de zirconium qui  peut s’enflammer spontanément lorsqu’il est exposé à l’air. Longtemps utilisé dans les ampoules flash pour les appareils photo , les brûlures et les flammes  de zirconium avec une flamme chaude  sont extrêmement lumineuses et puissantes.

Chaque tige découverte émet un rayonnement suffisant pour tuer quelqu’un debout à proximité, en quelques minutes. Un incendie pourrait forcer tout le personnel à quitter le site et rendre les machines électroniques impraticables.

Selon Arnie Gundersen , ingénieur nucléaire avec quarante ans  d’expérience dans une industrie pour laquelle il a  fabriqué  des barres de combustible , celles du coeur de l’unité 4 sont pliées, abîmées et fragilisées au point de s’écrouler . Des caméras ont montré des quantités inquiétantes de débris dans la piscine de combustible , qui elle-même est endommagée.

Les ingénieurs et scientifiques font remarquer que les  obstacles  à contourner  afin de vider la piscine de  l’Unité 4  de  ses combustible sont uniques et intimidants, dit Gundersen . Mais cela doit être fait avec  100 % de  perfection.

Si la tentative échoue , les tiges peuvent être exposés à l’air et prendre feu , libérant des quantités horribles de radiations dans l’atmosphère . La piscine pourrait venir s’écraser au sol , le dumping des barres prises  ensemble dans une pile pourrait  entrer en fission et  exploser. Le nuage radioactif qui en résulterait serait suffisant pour  menacer la santé et la sécurité de  toute l’Humanité .

Les premières  retombées de Tchernobyl en  1986 avaient  atteintes la Californie dans les dix jours suivants . Celles de Fukushima en 2011 sont arrivés en moins d’une semaine . Un nouveau feu de carburant à l’unité 4 déverserait  un flot continu de poisons radioactifs mortels pendant des siècles.

L’Ancien ambassadeur Mitsuhei Murata  affirme que :"les retombées à grande échelle de Fukushima  détruiraient l’environnement mondial et toute  notre civilisation . Ce n’est pas sorcier , ni se connecter au débat pugilistique sur les centrales nucléaires . C’est une question de survie de l’humanité " .

Ni Tokyo Electric, ni le gouvernement du Japon peuvent aller seul. Il n’y a aucune excuse pour refuser de  déployer rien de moins qu’une équipe coordonnée des meilleurs scientifiques et ingénieurs de la planète.

Nous avons deux mois ou moins à agir.

Pour l’instant, nous sommes à lancer  une pétition auprès des  Nations Unies et du  Président Obama afin de  mobiliser la communauté scientifique mondiale et d’ingénierie pour prendre en charge à Fukushima et le travail de déplacement de ces barres de combustible à la sécurité.

Vous pouvez signer la pétition à l’adresse: http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

Si vous avez une meilleure idée, s’il vous plaît  ,veuillez faire suivre. Mais il faut  faire quelque chose et le faire maintenant.

Le temps est compté. La menace  d’une catastrophe nucléaire mondiale est douloureusement proche de minuit.

(Sources: Harvey Wasserman…elle  est rédactrice en chef du Columbus Free Press et Free Press qui  édite  le journal Nuke gratuit ).

Pour l’instant, nous sommes  à lancer une pétition aux Nations Unies et au Président Obama afin de  mobiliser la communauté scientifique mondiale et d’ingénierie pour prendre en charge à Fukushima et le travail de déplacement de ces barres de combustible  en toute sécurité.

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Carte mémoire

Par Le 13/10/2013

Le problème n'est pas de trouver un scénario de roman mais bien plutôt de choisir entre tous les sujets qui me viennent à l'esprit...

Par contre, les scientifiques devraient lire les trois tomes de Jarwal le lutin, il y est beaucoup question de mémoire. Jarwal est très compétent dans ce domaine.

Même chose avec "A coeur ouvert". C'est le fond même de l'histoire.

Les romans explorent parfois les sciences expérimentales jusqu'à finir par devancer les sciences appliquées :)



La tête d’un ver décapité repousse… avec sa mémoire

Visant à fabriquer de nouveaux organes pour remplacer ceux qui se révèlent défectueux, la médecine régénératrice est un domaine en pleine expansion. Un domaine qui pose aussi des questions inattendues lorsqu'il touche au cerveau : pour les personnes souffrant d'une maladie neurodégénérative comme la maladie d'Alzheimer, qu'arrivera-t-il aux souvenirs stockés depuis l'enfance lorsqu'on repeuplera le cerveau avec des neurones tout neufs issus de cellules souches ? Les informations seront-elles perdues comme des archives brûlées ou bien parviendront-elles à être conservées grâce à une sorte de mémoire dynamique en constant remodelage ?

La réponse à ces questions fascinantes pourrait bien venir de... vers. Plus précisément des planaires, des vers plats d'eau douce qu'affectionnent les biologistes pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que ces organismes, malgré leur aspect rudimentaire, ont avec nous plus de points communs qu'on pourrait l'imaginer : les planaires sont dotées d'un cerveau centralisé, avec une transmission synaptique et une gamme de neurotransmetteurs que l'on retrouve chez les vertébrés. Ensuite, elles peuvent percevoir assez finement leur environnement. Certes leurs yeux sont assez peu perfectionnés mais ces animaux sont également sensibles aux variations chimiques, aux vibrations, aux champs électrique et magnétique. Enfin – et c'est le point que les scientifiques préfèrent chez les planaires –, ces invertébrés sont capables, grâce à de formidables cellules souches, les néoblastes, de se régénérer entièrement, y compris à partir d'une toute petite portion de leur corps. Ainsi, quand leur tête a été amputée, elle repousse en quelques jours.

On commence à voir où les chercheurs veulent en venir car qui dit tête, dit cerveau et mémoire. Dans une étude publiée le 2 juillet par le Journal of Experimental Biology (JEB), une équipe de l'université Tufts (Massachusetts) a voulu tester de manière radicale la  dynamique du souvenir : une fois que sa tête a repoussé, la planaire décapitée se rappelle-t-elle quelque chose de sa vie d'avant ? La question peut sembler insolite mais elle a déjà été posée il y a plus d'un demi-siècle, en 1959, par un chercheur nommé James McConnell, qui y avait répondu par l'affirmative. Sa découverte avait, on s'en doute, suscité beaucoup d'effervescence dans le monde de la biologie et, au cours des années 1960, de nombreuses équipes avaient travaillé sur le sujet, sans toujours parvenir à reproduire le résultat de McConnell. Faute d'un protocole suffisamment robuste, cette voie de recherche avait par la suite été abandonnée. Toute la difficulté tient dans le fait que l'on doit prouver que la planaire se souvient de ce qu'elle savait avant qu'on lui coupe la tête. La meilleure manière de s'en assurer consisterait à lui apprendre quelque chose. Mais autant il est aisé d'enseigner à des humains, autant cela devient compliqué avec un ver...

C'est ce tour de force qui est décrit dans l'article du JEB. Ses auteurs ont mis au point des plateformes expérimentales pour entraîner les planaires et tester leur mémoire. Pendant que des groupes témoins vivaient leur vie dans de classiques boîtes de Petri, rondes et entièrement en plastique, plusieurs dizaines d'individus étaient placés dans de petites "arènes" dodécagonales, au sol rugueux et aux parois mélangeant le plastique et le métal. L'idée consistait à leur faire reconnaître cet environnement particulier et à leur apprendre à y trouver de la nourriture, sous forme de minuscules morceaux de foie de bœuf (les planaires sont carnivores). Alors que ces vers préfèrent d'ordinaire rester sur les parois des récipients et évitent la lumière, ils devaient apprendre à vaincre ces réticences pour manger car la nourriture était placée au milieu de la boîte et éclairée de manière assez vive par une diode électroluminescente. Avec un tel protocole, les chercheurs s'assuraient que le comportement de ces animaux résultait bien d'une décision prise par le cerveau et qu'il ne s'agissait pas d'un quelconque réflexe. Au bout d'une dizaine de jours d'entraînement, les planaires habituées aux "arènes" trouvaient beaucoup plus vite leur pitance que celles qui ne connaissaient pas cet environnement.

Ensuite les chercheurs ont laissé leurs bestioles tranquilles pendant deux semaines, puis les ont testées de nouveau, avec succès. Pourquoi deux semaines ? Parce que c'est le temps qu'il faut à la tête d'une planaire pour repousser. Si l'on veut tester sa mémoire après une décapitation, il faut en effet déjà être certain que l'animal est capable de garder un souvenir ! Comme c'était le cas, on est entré dans le vif du sujet. Les têtes ont été coupées de manière à ce que plus un milligramme de cerveau ne subsiste. Une fois que la repousse a été complète, les vers sont retournés dans l'"arène". Lors de la première séance, les résultats ont été "décevants" dans le sens où les planaires qui y avaient auparavant séjourné réussissaient le test à peine mieux que celles qui n'avaient jamais fréquenté cet environnement. Mais dès le test suivant, le niveau de leurs performances est remonté à celui qu'il était avant la décapitation. Une fois rafraîchie, la mémoire leur était revenue !

Le résultat est extraordinaire en ce sens qu'il défie le sens commun. Comment les souvenirs ont-ils pu être sauvegardés lors de la décapitation ? Ainsi que le résume Michael Levin, un des auteurs de cette étude, "nous n'avons pas la réponse à cette question. Ce dont nous apportons la preuve, c'est que, de manière remarquable, la mémoire semble être conservée en dehors du cerveau." L'article évoque l'idée que le savoir né de l'entraînement a réussi à "s'imprimer" dans les néoblastes, ces cellules souches à partir desquelles l'animal va recréer la partie amputée... et notamment les neurones du cerveau. Un peu comme si le cerveau tout neuf démarrait à partir d'un disque de sauvegarde.

Comme bien souvent en science, la découverte apporte plus de questions que de réponses et elle est encourageante dans la perspective de la régénération des neurones à partir de cellules souches. Ceci dit, je ne peux m'empêcher de trouver que ce résultat résonne de manière étrange avec un autre de mes récents billets, celui où je parlais de ce médecin italien prêt à greffer des têtes humaines sur le corps d'un donneur. A la lumière de ce qui précède, qui dit que ce corps ne conservera pas la mémoire de qui il était autrefois et que ses souvenirs n'entreront pas en conflit avec ceux de la tête ?

Sanction

Par Le 13/10/2013

Nous sommes surveillés...


Un directeur d'école suspendu la veille de la rentrée scolaire

Jacques Risso, le directeur d'école de Rustrel dans le Vaucluse s'est vu interdire sa rentrée scolaire par sa hiérarchie. A charge : une affaire de harcèlement psychologique entre élèves. Ceux qui soutiennent l'enseignant pense qu'il est plutôt visé pour ses dessins sur l'éducation nationale.

  • Par Ghislaine Milliet
  • Publié le 23/09/2013 | 16:16, mis à jour le 23/09/2013 | 18:08
© dessin Jacques Risso
© dessin Jacques Risso
Jacques Risso est enseignant depuis 31 ans et directeur de l'école primaire de Rustrel depuis 25 ans. Dans le  Vaucluse, il est connu pour ses talents de dessinateur. Sur son site, il aime croquer avec humour les situations auxquelles peuvent être confrontés les directeurs et directrices d'école. Derrière ses dessins, il pose la question plus sérieuse du statut du directeur d'école, dont la fonction tampon n'est pas toujours évidente au quotidien. 
La veille de la rentrée scolaire, l'inspection académique du Vaucluse a suspendu Jacques Risso pour une affaire de harcèlement pyschologique entre élèves. L'enseignant-directeur n'aurait pas mesuré la souffrance d'un enfant de CM1, cible de moquerie de la part de deux élèves. Le psychiatre qui suivait l'enfant aurait prononcé le mot de "harcèlement".
Pour sa part, Jacques Risso estime n'avoir rien à se rapprocher et l'exprime même sur son site.
Un comité de soutien s'est crée et une pétition circule pour défendre le directeur d'école. Pour beaucoup, comme pour le syndicat Force Ouvrière ou l'association nationale  "Groupement de défense des idées des directeurs" (GDID) qui le défendent, la sanction contre l'enseignant pourrait être liée à ses dessins d'humeur dérangeants pour l'administration.
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Une sanction contestée
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