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Par Le 12/01/2014

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Citations

Par Le 12/01/2014

"En fermant les yeux et en sommeillant, en consentant à être abusés par les apparences, partout les hommes établissent et affermissent leur vie quotidienne de routine et d'habitude, toujours basée sur des fondations purement illusoires. "

Henry David Thoreau.


"La vérité est très simple, mais difficile à percevoir car elle est recouverte par le manteau de l'illusion. Nous prenons le manteau pour la vérité. Il faut rendre l'intellect subtil et perçant pour passer au travers de l'illusion et atteindre la vérité à sa source."

Swami Prajnanpad.


Le piège de la constitution

Par Le 12/01/2014

ADMIRABLE, INCONTOURNABLE.

Confiance...

Par Le 12/01/2014

Je me souviens que lorsque j’étais enfant, il y avait de nombreux films mettant en scène les cowboys et les Indiens. Ces derniers étaient des sauvages qui scalpaient les gentils paysans qui venaient juste cultiver des terres immenses.

Je me souviens qu’à l’école les Colons espagnols et portugais qui ont envahi les terres d’Amérique du Sud, étaient présentés comme des aventuriers courageux, des « découvreurs » de paradis.

Je me souviens que la Révolution française était une belle épopée, un hymne à la liberté, une communion du peuple, un élan vers un monde meilleur.

Je me souviens que les récits sur la guerre de 14-18 présentaient les Allemands sous les traits d’assassins sans pitié.

Il a fallu que je lise « Enterre mon cœur à Wounded knee » pour découvrir la vérité sur les Indiens.

Il a fallu que je voie « Aguirre ou la colère de Dieu » pour découvrir les colons espagnols ou portugais.

Il a fallu que je lise des ouvrages sur les Chouans pour découvrir les massacres perpétrés par les Révolutionnaires en chantant la Marseillaise.

Il a fallu que je lise « A l’Ouest, rien de nouveau » pour découvrir la réalité des combats dans le camp « adverse »…

Il a donc fallu que je fasse moi-même le tri, que j’accepte de faire voler en éclat les certitudes apprises, que je comprenne que la version de la « réalité » n’est qu’une représentation des forces les plus puissantes, les plus manipulatrices, les plus intéressées.

Il ne s’agit pas de contester tout ce qui est écrit, tout ce qui est dit, tout ce qui est enseigné mais juste de garder suffisamment de « doute » (Descartes ne me contredirait pas) pour ne pas tomber dans le piège des choses figées.

Maintenant, je me souviens très bien qu’adolescent, j’ai été considérablement tourmenté lorsque j’ai commencé à apprendre la réalité de l’histoire indienne.

Il était donc possible que des enseignants, des livres, des films, des adultes mentent, détournent la vérité, l’habillent à leur convenance. Je n’en comprenais pas encore les raisons. Je subissais juste le contrecoup de l’effondrement généré par ces mensonges. Ceux de mes « tuteurs », ceux de mes semblables, ceux en qui j’avais confiance.

Je me souviens de cette rage qui m’habitait.

Je n’ai plus jamais eu confiance.

 Je me suis promis, en devenant instituteur, que je ne me posterais jamais en détenteur de la vérité, que je ne serais qu’un transmetteur de « doutes », de versions multiples, de regards croisés, de témoignages contradictoires, non pas pour créer un chaos incompréhensible dans la tête des enfants mais pour leur apprendre à aller vérifier par eux-mêmes si le désir de prolonger l’enseignement les anime.

« Ce que je raconte n’est que la somme des connaissances que j’en ai à cet instant. Ça n’est nullement quelque chose de figé. Je vous donne des éléments pour vous y retrouver. Mais tout ça sera peut-être totalement balayé un jour. Par une autre « vérité » qui n’aura peut-être elle-même qu’une durée limitée. L’important est de rester à l’écoute, de ne pas se coller des œillères, de capter les informations, de les croiser, de remonter à leurs sources, de les comparer, d’identifier clairement les intentions cachées…Toujours rechercher ce qui pourrait être caché.

Je me souviens de Colin Powel à l’ONU, avec sa petite éprouvette contenant un échantillon « d’armes de destruction massive ».

Rien n’est jamais certain.

Sinon, la certitude de ne pas faire confiance.

Mais de se faire confiance et de chercher. 

Et qu'on ne vienne pas me dire que je suis un "négationniste". Il m'a suffi, au lycée, de lire "La mort est mon métier" pour être tourmenté par cette abomination. Je n'ai jamais oublié. "Nuits et brouillards" et "Shoah" ont suivi, puis les témoignages, tous ces témoignages...

J'ai lu aussi "Dialogues avec les anges" et j'y ai retrouvé la lumière intérieure.

Les livres, les livres...

Femmes au foyer, femmes imposées

Par Le 12/01/2014

Pour la sacro sainte croissance économique.

Pas la croissance des enfants, bien entendu...

Gouvernement de gauche ? Une belle quenelle que voilà. Trouble à l'ordre public en prévision.


Najat Vallaud-Belkacem prête à pénaliser fiscalement les mères aux foyer

Najat Vallaud-Belkacem prête à pénaliser fiscalement les mères aux foyer

Najat Vallaud-Belkacem prête à pénaliser fiscalement les mères aux foyer

Interrogée par le quotidien Les Echos du 11/12/2013 sur les mesures envisagées par le rapport Lemière sur l’emploi des femmes, le ministre des Droits des femmes condamne la conjugalisation et la familialisation de la fiscalité. Objectif en clair : pénaliser les ménages mono-actifs, autrement dit, imposer le parent 2 (suivez mon regard) au foyer…

Le ministre des Droits des femmes et de la Communication d’État du régime, Najat Vallaud-Belkacem, nature généreuse mais d’un ton sans réplique, veut organiser le bonheur des femmes selon un modèle rénové, qu’elles le veuillent ou non.

MODELE SOCIALISTE façon 2014, on procèdera à une puissante incitation fiscale au travail à l’extérieur du foyer familial. Dans les familles ringardes, où les mères resteront bêtement chez elles à s’occuper de leurs enfants, le montant de l’impôt d’État sur le revenu augmentera à revenu constant par rapport aux familles évoluées, où les femmes auront compris les vertus d’un second emploi parallèle à celui de leur compagnon. Pour le gouvernement en effet, le risque, c’est la famille, pas le travail…

Le régime aura procédé entre temps à « la révision de l’un des fondements de la fiscalisation des ménages, la conjugalisation de l’impôt », annonce notre ministre délégué à l’avenir du « genre » humain, Mme Vallaud-Belkacem. Cela au coude à coude avec Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre déjà au volant du rouleau compresseur de la « remise à plat » du système fiscal.

L’individualisation de l’impôt

Résultat de cette normalisation, les pères de famille paieront désormais leurs impôts « plein pot » comme s’ils étaient restés célibataires, sans plus bénéficier désormais de la « demi-part fiscale » attribuée jusqu’à maintenant au titre de leur épouse. Ainsi, le régime va pénaliser fiscalement les familles nombreuses dont les mères élèvent les enfants à la maison sans les confier au système éducatif collectif d’État. En revanche, les couples sans enfants bénéficiant de deux salaires selon la nouvelle norme internationale DINK (Dual Income-No Kids) verront leur impôt baisser, avec la possibilité de fractionner le chiffre à déclarer…

Mme Vallaud-Belkacem a annoncé (Les Echos, 13 décembre), qu’à l’encontre de la fâcheuse « familialisation » d’hier, désormais « l’individualisation de l’impôt favorise l’emploi des femmes ». Cette « gouvernante » de la société de demain déclare froidement que ce nouvel « accès à l’emploi » des femmes est « une question de justice mais aussi un enjeu économique majeur » : elle prédit un gain de 0,5 point de croissance par an pendant 10 ans. Mais elle demande donc un effort collectif équivalent de deux plans quinquennaux. L’État « doit peser en tant que donneur d’ordre »…

Source: libertepolitique.com

Imane.

J'ai fait de mon mieux.

Par Le 12/01/2014

S'engager. Ou se retirer ?

Je vois bien depuis quelques temps à quel point certains problèmes de l'actualité m'interpellent, à quel point ils occupent mon esprit.

Est-ce que je dois me retirer de cette agitation si je souhaite explorer les questionnements existentiels qui m'attirent ? Cette exploration, hors du temps et de l'espace, ne devient-elle qu'une fuite égoïste?

J'imagine bien ces deux entités.

L'une est insérée dans la vie quotidienne et oeuvre à l'analyse des phénomènes qui l'entourent et dans laquelle, elle se sent exister. Mais le risque est grand de disparaître partiellement dans ce chaos. Est-ce qu'il est possible de rester lucide quand l'implication pousse sans cesse l'individu à n'exister qu'au regard des phénomènes extérieurs ? L'équilibre entre le regard vers l'autre et le regard vers soi est-il réalisable ?

L'autre entité vit dans un espace clos, une dimension protégée par un refus de l'imbrication sociale. Je ne vis pas avec mon époque, je vis avec mon instant présent. Uniquement.

Mais que peut explorer en lui un individu qui n'a aucun regard extérieur ? De quoi son monde est-il fait ? Y a-t-il en nous une dimension pré existante que l'on se devrait de parcourir en tous sens avant de se tourner vers l'immensité environnante ?

 

Vaut-il mieux rester en dehors du chaos et montrer à l'humanité qu'une vie de recherche intérieure est possible et de cette façon, participer à l'éveil du monde ou doit-on s'impliquer dans la lutte partagée si on souhaite apporter sa contribution à cet éveil possible au risque de ne pas explorer en soi les gouffres les plus lointains ?

 

Le philosophe apporte-t-il quelque chose à l'Humanité s'il ne vit que dans un donjon ?

La présence du philosophe peut-elle représenter un axe de réflexion pour l'individu qui entendra ses paroles en passant au pied du donjon ?

Le philosophe qui oeuvre uniquement à sa connaissance intérieure est-il encore un philosophe ?

Le philosophe qui est impliqué dans la vie sociale et qui se sert des phénomènes qu'il observe est-il encore en état de philosopher ?

 

Je ne suis pas philosophe. Loin de moi cette idée. Je ne suis qu'un individu qui aime réfléchir. Qui en a besoin. Pour s'autoriser ensuite à être en paix.

Il existe parfois des tourments qui durent. Cela ne signifie pas que la paix est définitivement perdue. Mais il m'est impossible de m'extraire de ce tourment en lui tournant le dos. Je sais de toute façon que si je le laisse dormir, il reviendra en force, revigoré par la trève que je lui aurais accordé. Si je veux que le tourment disparaisse, je me dois de l'épuiser, sans répit, jusqu'à ce que la totalité des armures qui l'enveloppent tombe au sol, que le noeud du problème apparaisse en plein jour.

 

Si je tente de dépasser le temps qui m'est imparti, que je me projette plus loin que mon existence, peut-on considérer que la vie d'un individu lui appartient intégralement ou y a -t-il en chacun une mission d'exploration à mener, un compte-rendu à faire, un partage de données à inscrire, une responsabilité envers l'humanité entière ?

Je vis grâce à l'apport de l'Humanité, je suis inséré dans une vie planétaire, je suis le bénéficiaire d'une Histoire millénaire. Est-ce que je peux me positionner en retrait, est-ce que j'ai le droit de me retirer de tout et de continuer malgré tout à profiter de l'énergie dépensée par mes semblables ? Tous mes semblables. Est-ce que l'indigène de Bornéo a le droit de lutter, en mon nom, les armes à la main, contre la disparition des forêts primaires puisqu'il oeuvre par là à ma propre survie ?

Si je tente d'identifier le degré d'imbrications de chaque individu de la planète, il se construit très rapidement des liens indéfectibles. J'imagine la planète comme un corps immense et chaque individu accroché à un bout de peau, ancré dans une infime parcelle de terre, puisant sans retenue tout ce qu'il est possible d'absorber, sans aucune interrogation sur l'épuisement éventuel des réserves de vie, sur le bien-être des autres individus attachés à leur territoire.

Le philosophe doit-il se libérer de ces attachements et du haut de son donjon en expliquer à la masse les fonctionnements ou doit-il se mêler à la foule pour autopsier directement dans la chair ?

L'alternance entre les plongées abyssales et les survols est-elle envisageable ?

Peut-on réellement s'impliquer et rester objectif ? 

J'aimerais que la mort soit un espace dans lequel il soit possible d'analyser son propre parcours, dans un état de paix absolue, avec un regard amusé et bienveillant. Comme un compte-rendu à établir et à transmettre à la Vie. Une âme détachée de son attachement corporel, une entité observatrice, sereine et émotionnellement apaisée.

"Voilà ce que j'ai fait. Je me suis souvent trompé, j'ai cherché à progresser et je sais qu'il restait encore du chemin à parcourir. Mais jai fait de mon mieux. "

Enfin...

Par Le 11/01/2014

Enfin, des voix s'élèvent, enfin des hommes conscients prennent la parole.

Mille mercis à cet homme-là.



http://www.silviacattori.net/article5272.html

Par Christophe Oberlin
Interdiction de Dieudonné : La France qui dérape n’est pas celle qu’on nous montre du doigt
C’est au nom d’un état juif à majorité juive, censé accueillir les juifs du monde entier, que les autochtones, les Palestiniens sont martyrisés depuis soixante ans. Pourtant certains n’hésitent pas à condamner les Palestiniens, les Arabes en général, et tous ceux qui les soutiennent pour un « antisémitisme » supposé. Les Palestiniens devraient déclarer aimer les juifs et insister à tout moment sur la distinction entre juifs et sionistes. C’est évidemment déloyal. En 1942 les Français n’aimaient pas les « boches » et aucune association anti raciste n’a jamais protesté.

Dr Christophe Oberlin

Lorsqu’on dit aujourd’hui en France « qu’on n’aime pas les Américains », tout le monde comprend qu’il ne s’agit évidemment pas de tous les Américains en tant qu’individus, mais qu’on désigne par-là la politique et les guerres américaines qui ont fait un million de morts en quelques décennies. Et « ne pas aimer les Américains », ne tombe pas sous le coup de la loi. Quand on dit qu’on n’aime pas les Corses, ce n’est évidemment pas très intelligent, mais tout le monde comprend qu’on entend par là une certaine ambiance xénophobe qui règne en Corse. Ca ne tombe pas sous le coup de la loi.

Quand on dit qu’on n’aime pas les juifs, il est évident que cela désigne ceux qui soutiennent un état raciste dans ses lois et ses actes. Ce qui veut dire qu’on n’aime pas les juifs racistes, rien d’autre. C’est le message de Dieudonné. Et voilà qu’on voudrait faire tomber cela sous le coup de la loi. C’est déloyal et stupide.

J’ai personnellement des gens de ma famille qui sont morts en déportation. Quand Desproges dit « On se demande pourquoi les juifs se précipitaient à Auschwitz ? D’abord parce que c’était gratuit ! » C’est du deuxième degré, ça me fait rire, et ça ne porte en rien atteinte à la mémoire de ma famille. Quand quelqu’un se fait photographier devant Auschwitz en faisant une quenelle, ça ne porte pas atteinte à ma dignité ni à celle de ceux qui sont morts en déportation. Par contre c’est un geste fort à l’encontre de tous ceux qui tentent de masquer les crimes d’Israël derrière les crimes nazis. C’est à eux que ce discours s’adresse.

Et voilà que nos politiques, les plus tristes que la France ait connus depuis longtemps, voudraient expliquer à un humoriste ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas ! Et on voudrait nous faire croire que les millions de personnes qui rient sont des idiots ou des antisémites, y compris ceux qui soutiennent les Palestiniens dans leur lutte contre l’apartheid ! C’est méprisant, et aussi effrayant. Et les commentaires à sens unique de nos radios et télévisions nationales donnent le frisson.

Ceux qui condamnent Dieudonné n’ont pas assisté à ses spectacles, et n’ont pas réalisé qui est son public : un public de jeunes, extraordinairement diversifié, qui représente une France fraternelle, fondamentalement antiraciste, la France de demain.

Alors il y a heureusement quelques poches de résistance dans les tribunaux. Et le jugement prononcé à Nantes, cassant l’interdiction d’un spectacle de Dieudonné, rassure. Toutes les barrières n’ont pas cédé.

Et voilà qu’un juge unique du Conseil d’Etat, sur simple convocation du gouvernement, dans un texte d’une pauvreté affligeante, dépourvu du moindre fondement juridique, impose son opinion à toutes les lois existantes, à tous les arrêts précédents français et européens !

La France qui dérape, elle est là.

Christophe Oberlin
10 Janvier 2014
URL de cet article :
http://www.silviacattori.net/article5272.html


Christophe OBERLIN, né en 1952. est chirurgien des hôpitaux et professeur à la faculté Denis Diderot à Paris ; il enseigne l’anatomie, la chirurgie de la main et la microchirurgie en France et à l’étranger. Parallèlement à son travail hospitalier et universitaire, il participe depuis 30 ans à des activités de chirurgie humanitaire et d’enseignement en Afrique sub-saharienne, notamment dans le domaine de la chirurgie de la lèpre, au Maghreb et en Asie. Depuis 2001, il dirige régulièrement des missions chirurgicales en Palestine, particulièrement dans la bande de Gaza où il a effectué près d’une trentaine de séjours. Il est le coauteur avec Jacques-Marie Bourget de Survivre à Gaza, (éditions Koutoubia, 2009) la biographie de Mohamed al-Rantissi, le chirurgien palestinien frère du dirigeant historique du HAMAS assassiné par l’État d’Israël… Il est également le traducteur du livre Gaza, au carrefour de l’histoire du journaliste anglais Gerald Butt (aux éditions Encre d’Orient).

Source : Christophe Oberlin

Shoah

Par Le 11/01/2014

En fait, je m'aperçois que j'ai de la peine pour la communauté juive. Elle laisse passer une opportunité extraordinaire d'entrer dans une compassion universelle envers toutes les victimes de crimes contre l'Humanité. Au lieu de ça, elle prône la suprématie de la souffrance. Il est inadmissible que le terme de "Crimes contre l'Humanité' décrété à Nuremberg n'ait pas été rétroactif. L'Afrique entière en a payé un tribut effroyable. Les Amérindiens, les Mayas, les Aztèques, les Alakalufs...Comme dit Dieudonné, avec son humour corrosif, "des bagarres, des bousculades..." Voilà ce qu'il fallait faire voler en éclat. J'ai une peine immense pour les victimes de la Shoah. Elles ne méritaient pas ça...

Elections.

Par Le 11/01/2014

Étant donné que les prochaines élections seront

une menace pour l'Ordre public,

ne devraient-elles pas être interdites ?...

L'Espagne, et puis la France...

Par Le 10/01/2014

On y vient, très, très vite...

Tribune 10/01/2014 à 13h15

Brisons le silence sur ce qui se passe en Espagne

Astrid Menasanch Tobieson, dramaturge


Tribune

Sous couvert de l’inattaquable excuse de la sécurité, le gouvernement de Mariano Rajoy considère préventivement le manifestant comme dangereux. Il est ainsi automatiquement regardé comme une menace à la loi grâce au nouveau projet législatif de « Sécurité citoyenne » adopté par le conseil des ministres le 29 novembre dernier.


Des policiers arrêtent des manifestants lors d’un défilé contre la réforme du droit à l’avortement, le 20 décembre 2013 à Madrid (Andres Kudacki/AP/SIPA)

Metteur en scène et dramaturge, Astrid Menasanch Tobieson travaille entre la Suède et l’Espagne. Elle est membre du groupe de théâtre Sta ! Gerillan. La lettre ci-dessous était initialement adressée aux journalistes suédois et a été publiée le 19 décembre. Avec l’autorisation de l’auteure, la traductrice a pu la retranscrire en français.

Mathilde Rambourg

La lettre d’Astrid Menasanch Tobieson

Bouleversée, je vous écris sous le coup de l’indignation. L’Espagne, dans peu de temps, empruntera le chemin qui mène d’une démocratie ouverte à ce qui risque de devenir une démocratie fasciste et autoritaire.

Je vous écris après les événements qui se sont produits dans le quartier de Kärrtorp à Stockholm (où un groupe néonazi ultraviolent a attaqué une manifestation antirasciste il y a quelques jours).

Je vous écris à propos de qui se trame en Espagne. Je crois en tout cas que la Suède et l’Espagne se ressemblent en un point : l’avancée du fascisme devant l’indifférence de la société. Le 19 novembre, le gouvernement espagnol a approuvé un projet de loi dont le but est d’en finir avec les manifestations et les contestations au régime actuel. La méthode est classique : instaurer le silence grâce à la répression.

Avortement non, sécurité citoyenne oui ?

Le 29 novembre dernier, le Conseil des ministres du gouvernement conservateur espagnol a approuvé le projet de loi « Sécurité citoyenne » qui réforme le code pénal. Le texte, qui réduit les droits et libertés civiles (mais pas celle de faire l’apologie du franquisme) est unanimement rejeté par les mouvements sociaux, les syndicats, l’opposition, les organisations professionnelles comme celles des juges pour la démocratie, l’association unifiée des gardes civils ou la fédération des journalistes d’Espagne.

Alors que le Parti socialiste espagnol a demandé à ses alliés européens de se mobiliser contre le projet de loi réduisant les droits d’accès des femmes à l’avortement, certains se demandent pourquoi il n’a pas entrepris la même démarche sur la loi « Sécurité citoyenne ». Blandine Grosjean

Je vous demande maintenant de l’aide, je vous demande d’informer. Le samedi 14 décembre à Madrid s’est déroulé une des 6 000 manifestations qui se sont organisées cette année en Espagne. Je le répète : une des 6 000.

Ces dernières années, le réseau de protection sociale a été ébranlé : privatisation des théâtres, tentatives de privatiser les hôpitaux, droit du travail ébranlé et transformé depuis sa base, licenciements innombrables, familles chassées de leur domicile, éducation civique suspendue dans les écoles, etc. Et afin de clore une longue liste, le vendredi 20 décembre, le gouvernement a approuvé la réforme du droit à l’avortement.

Ce que l’on a désigné comme une crise économique est, depuis le début, avant tout une crise démocratique. La couverture médiatique en Suède et en France sur la situation en Espagne a été très faible, et son analyse d’un point de vue social, inexistante.

La manifestation qui s’est tenue au pied du Congrès de Madrid le samedi 14 décembre, avait pour but de protester contre une nouvelle proposition de loi : la « ley de Seguridad Ciudadana », loi de Sécurité citoyenne.

Un groupe Facebook : 30 000 euros

Cette loi, qui contient 55 articles et punit autant d’actes différents, prévoit des amendes pour le manifestant, allant de 100 à 600 000 euros. Les infractions ?

  • Pour commencer, toutes les manifestations non-déclarées et prenant place devant le Congrès ou autre édifice appartenant à l’Etat – comme celle qui s’est déroulée samedi 14 à Madrid – seront interdites et la sanction ira jusqu’à 30 000 euros par participant. Cela sera le cas lorsque plusieurs personnes seront considérées comme un groupe.
  • L’interdiction des manifestations non-déclarées s’appliquera également aux réseaux sociaux. Se rassembler en tant que groupe sur Internet, autour d’une opinion, sera sanctionné de 30 000 euros. Créer un groupe, sur les réseaux sociaux ou dans un lieu public, autour de symboles ou de drapeaux, sera interdit : 30 000 euros d’amende.
  • Si dans une manifestation, un citoyen manifeste avec une capuche ou avec le visage couvert : 30 000 euros d’amende.

Capture d’écran du Huffington Post espagnol qui montre huit photos prises en 2013, qui ne pourront être diffusées en 2014 (Huffingtonpost.es)

  • Refuser de décliner son identité devant un policier : 30 000 euros.
  • Empêcher un policier de remplir sa fonction : 30 000 euros, ce qui, dans la pratique, signifie que les sit-in comme ceux qui initièrent le mouvement du 15-M en Espagne [ « Les Indignés », ndlr], seront strictement interdits.
  • Déshonorer le drapeau espagnol : 30 000 euros [en France, cet acte est passible de 1 500 euros d’amende, ndlr].
  • Réaliser un dessin satirique, prenant pour sujet, par exemple, un politique, sera interdit.
  • Utiliser des pancartes critiquant la nation espagnole : 30 000 euros.
  • Filmer ou photographier un policier en service : 30 000 euros.
Note de la traductrice

Les dénonciations faites par des policiers bénéficient de la présomption de véracité. Par conséquent, c’est celui qui fait l’objet de l’accusation qui devra démontrer la non-véracité de ce qui est avancé par les agents. Le système d’accusation fonctionnait ainsi également sous la dictature franquiste.

Selon l’écrivain Javier Marias, c’est une négation de la justice : cela revient à condamner directement l’accusé car il sera incapable de démontrer qu’il n’a pas pas commis l’acte dont on l’accuse puisque l’on part de la base que si, il l’a fait. Il sera d’autant plus difficile à l’accusé d’apporter des preuves à cause de la loi qui interdit de photographier ou de filmer des agents de l’ordre.

Et la liste n’est pas exhaustive. Dans tous les cas, le témoignage d’un policier ou d’un agent de sécurité sera suffisant pour infliger une amende au citoyen.

D’aucuns peuvent par conséquent se demander : l’Espagne fait-elle face à un mouvement de manifestations violentes ? Eh bien non. Le chef de la police Ignacio Casido a déclaré que ces 6 000 manifestations sont jusqu’à ce jour le mouvement le plus pacifique de l’histoire de l’Espagne.

Il n’y a pas si longtemps, l’Espagne était encore une dictature. Il n’y a pas si longtemps non plus que la guerre civile a eu lieu. Tous les débats sont politiques. Informer d’un événement est un acte politique. Ne pas le faire est un acte politique. Le silence est, au plus haut point, un acte politique. Le choix de garder le silence se fige dans la mémoire des générations. Cette loi néofasciste qui va être votée n’est pas sans lien avec la montée des fascismes en Europe. Cela nous concerne tous.

Je m’adresse à tous les journalistes, aux éditorialistes en France. Vous qui détenez l’espace médiatique. Je vous demande sincèrement de briser le silence vis-à-vis du régime qui est en train de s’imposer en Espagne.

Je vous demande de commencer à informer. Je vous demande de soutenir la liberté d’expression avec vos articles et vos apports au débat, je vous demande d’y apporter des analyses rigoureuses et profondes. Informez ! Informez sur tout !

La peur et le Pouvoir

Par Le 10/01/2014

La peur est le tuteur principal du Pouvoir.

Créer les peurs, les maintenir, les entretenir, laisser s’éteindre les plus anciennes et les remplacer par de nouvelles directions, surfer sur l’actualité, se soumettre aux Puissants les plus influençables et les plus cachés, user de toutes les « lois » démocratiques, en supprimer et les remplacer la encore, dès que nécessaire, installer les personnes les plus soumises ou les plus puissantes, aux postes clés…

L’individu soumis a peur d’une sanction, l’individu puissant a peur de perdre sa puissance. Les deux catégories sont par conséquent des modèles parfaits pour pérenniser le Pouvoir.

La peur sera nourrie par la Morale instaurée, non pas une morale universelle mais une morale intentionnelle, une morale qui ne dira pas ses objectifs mais saura s’habiller d’atours reluisants. Même s’ils ne sont que mensonges. Cette morale usera sans retenue de la culpabilité généralisée. Héritage du Christianisme dans ce qu'il a de néfaste. Les ancrages les plus archaïques sont toujours les plus puissants.

Contrôler les peurs humaines, c’est régner sur les âmes.

Il suffit de voir l’acharnement à promouvoir les peurs pour prendre conscience de l’intérêt du phénomène.

Les Puissants peuvent transgresser les droits les plus fondamentaux dès lors qu’ils ont réussi à convaincre la masse qu’elle est en danger. La peur générée validera les décisions les plus iniques, les manipulations les plus évidentes, les ralliements les plus grotesques, toutes ces brigades de convaincus qui hurlent avec la meute.

Les méthodes pratiquées par les Puissants auraient déclenché des leviers de boucliers si la peur n’avait été répandue au préalable.

Tous les dictateurs savent que pour prendre le pouvoir et surtout pour le conserver, il convient de disséminer les peurs et de se présenter ensuite comme le Sauveur. Toutes les transgressions seront acceptées puisque c’est pour le bien du Peuple…

Dès lors que tous les Puissants, de quelque bord que ce soit, taisent leurs différents et valident des méthodes de régime dictatorial, le consensus politique apparaît pour la masse comme la preuve irréfutable qu’effectivement, le danger était grand. Parfaite réussite de la manipulation.

Les medias officiels, c'est-à-dire financés par les Puissants, orchestreront avec brio l’extension des peurs. Ils font le travail pour lequel ils sont payés.

La pyramide est identifiable.

Des financiers.

Des politiciens.

Des medias.

Viennent s’y ajouter des soumissions religieuses, des appartenances à des groupes secrets, des fondations, des Ordres, des castes, des ligues. Le choix est vaste mais les entrées limitées. C’est le propre des Privilèges.

Dans les trois catégories identifiées, le partage des « valeurs » fait se côtoyer des individus qui s’opposent devant le grand public. Juste un jeu de rôles qui entretient le mensonge.

C’est dans les salons des châteaux que s’imaginent les peurs que la masse devra ingérer.

Ces peurs ne seront bien entendu bien souvent que des pare-feux. Elles ne représenteront pas un danger réel mais la manipulation servie par les médias officiels leur donnera la brillance nécessaire. Pendant ce temps-là, les incendies les plus virulents ne seront pas éteints, ils seront juste rejetés à l’arrière-plan.

Ces peurs sont des épidémies entretenues par la masse elle-même. Parce qu’il est agréable pour elle de se ranger du côté des Puissants qui viennent abattre les dangers. Même si ces dangers ont été inventés de toutes pièces par des détournements de paroles, une incapacité à entendre la totalité d’une réalité et une perversité sans borne dans la capacité à se convaincre soi-même du bien fondé de la méthode. Il n’y a pas pire fou que celui qui se croit sain d’esprit lorsque cet esprit en lui n’est qu’une engeance insérée.

le sac à dos émotionnel

Par Le 09/01/2014

Oh, combien j'adhère à tout cela, oh combien je l'ai vécu, jusqu'aux douleurs les plus insoutenables, jusqu'à la guérison la plus inexprimable...

 


http://www.arcturius.org/chroniques/?p=23350

LES CHRONIQUES D ARCTURIUS

Le Sac à Dos Émotionnel

Porté à votre conscience par Arcturius,
le 4 décembre 2013

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la colonne vertébrale: la clé de nos émotions

Nous venons tous au monde avec un SAC à DOS Émotionnel

Les ressentis par le fœtus in – utéro (déjà connecté au système limbique), lors de l’accouchement ainsi que les émotions vécues lors de la petite enfance et  durant toute la vie par l’individu, s’inscrivent dans le corps, dans les tissus.

Le corps sait. Le corps PARLE.  Quand l’individu ne parle plus, le corps  PARLE encore.

Selon Henri  Laborit, face au danger, il faut fuir ou réagir, sinon on somatise.

Somatiser = imprimer dans les tissus les tensions, les nœuds relatifs au choc émotionnel non-exprimé.

Ces nœuds vont désorganiser le système neuro-végétatif (qui commande involontairement  les organes) et provoquer la maladie, les troubles psychosomatiques..

La colonne vertébrale, ainsi que les vertèbres qui la composent réagiront comme des fusibles.

Le passé est inscrit  dans  le  corps.

Quand l’individu y est confronté, le corps réagit par une « hypersensibilité »,  une surcharge qui crée cette déstabilisation, ce « pétage de fusible ».

Le passé surgit dans le présent comme un boomerang, avec des effets dévastateurs, mais surtout  disproportionnés.

Nos cinq sens (tact, audition, olfaction, vision, goût) sont à l’affut, vigilants, prêts à capter, à recevoir les informations comme des antennes paraboliques, en permanence.

Déjà durant la vie intra- utérine, les informations sont stockées dans la mémoire émotionnelle du corps ; le système limbique.

Nos actes conscients sont guidés par notre mémoire inconsciente (par tout ce qui a  été stocké dans l système limbique)  et si un danger, selon un contexte bien déterminé, a été stocké dans le système de vigilance, le corps sera influencé dans son comportement quand il sera confronté à ce danger.

Notre subconscient guide notre conscient, malgré nous, sous la dépendance du réflexe de survie.

Pourquoi toujours buter sur les mêmes obstacles ?  Car le système de défense n’a pas encore trouvé la clé pour dépasser la mémoire, la peur  inscrite dans nos tissus.

Roger Fiammetti a développé ses interventions en ostéopathie  selon les axes classiques constitués par l’ostéopathie viscérale, structurelle et crânienne.

Un quatrième pôle est venu s’ajouter, à savoir la composante émotionnelle.

Comment ne pas être influencé par les émotions quand on s’intéresse aux patients et leur pathologie ?

Impossible  lorsqu’on est à l’écoute des tissus du patient de ne pas percevoir ses émotions, ses ressentis.

Les liens entre les émotions  et  les désordres neuro-végétatifs encore appelés troubles psychosomatiques sont développés dans les deux ouvrages  publiés aux éditions Dervy  à Paris :

Le Langage émotionnel  du  Corps  1  et 2

Livre 1 Amazon.fr   Livre 2 Amazon.fr

L’Approche  Somato-Émotionnelle  ‘’méthode Fiammetti  Roger’’ est une méthode qui va permettre  de donner au corps la  possibilité  de se libérer  de  ces contraintes, de ces mémoires inscrites dans les tissus, par les tissus.

Nous serons dans une forme de Tai Chi Chuan  ‘’assisté’’.

Fort de plus de 20 ans d’expérience professionnelle, Roger Fiammetti nous offre une méthode originale qui permet  à tout un chacun de mieux comprendre et  surtout  de résoudre les conflits causés par des désordres neurovégétatifs  à partir de chocs émotionnels non-exprimés.

La culpabilité, les notions de territoire (perdre/ prendre  sa place au sein de la fratrie, de l’entreprise ) ,la peur de ne pas y arriver, de l’échec, du passage,la trahison, la honte, l’humiliation,la colère,la reconnaissance,la peur de ne pas être aimé (e ) , l’estime de soi, la confiance en soi   etc … sont autant de facteurs susceptibles de modifier le comportement de l’individu , de modifier son adaptabilité au stress avec les désordres et dysfonctions encore appelés maladies psychosomatiques (colon irritable, constipation ou diarrhée chronique, fibromyalgie,migraine,etc… ).

Si on parle de corps et d’émotions, il est impossible d’oublier  le pôle  RESPIRATION  qui va  permettre à tout individu de gérer sa fréquence cardiaque (cohérence cardiaque), de gérer ses émotions, son élocution, son sommeil, sa détente,sa force, son souffle.

Fidèle aux traditions chinoises ; le souffle pour activer la circulation et la vie. Vous pourrez découvrir la RESPIRATION TOTALE dans l’ouvrage publié aux éditions Médicis  à Paris       

RESPIRE ! La Respiration  totale pour tous L’ostéopathie  ‘’classique’’ permettra de libérer les blocages structurels,crâniens,viscéraux.

L’Approchee Somato Émotionnelle pemettra de traiter la cause de la cause  (les émotions qui causent le stress des tissus qui provoque les ‘blocages’).

La Respiration Totale va aider l’individu à entretenir son souffle, son équilibre, son ancrage, sa Vie.

Nous sommes tributaires de notre passé qui nous revient en permanence dans le présent, s’insurgeant et s’imposant à nous, modifiant et parasitant nos actes et pensées.

Notre corps est le principal témoin de ce passé. Le secret qu’il renferme nous apprendra à mieux nous connaître, mieux nous Reconnaître, mieux gérer notre vie.

‘’Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux’’ disait Socrate.

Notre corps renferme toute nos mémoires et aller à leur rencontre, c’est aller à la rencontre de soi-même.

La maïeutique ou la RECONNAISSANCE.

Source :http://www.fiammetti.com/

 

L'épreuve

Par Le 08/01/2014

 

 

"Dans chaque épreuve, ne cherchez pas l'ennemi,
cherchez l'enseignement."
(Mikao Usui)

 

C'est là que se situe, dans une classe, avec de jeunes enfants, l'opportunité de les amener à cette observation de soi. Il ne s'agit pas prioritairement de les conduire à un apprentissage des connaissances, comme s'il s'agissait d'une nourriture de qualité mais de leur apprendre à analyser leurs propres fonctionnements au regard de ces apprentissages. La connaissance, en elle-même, n'a aucune valeur durable, elle n'est qu'une étape, une succession de paliers mais ça n'est pas elle qui importe. Elle n'est qu'un moyen, pas une finalité.

La finalité, c'est la qualité du regard, la lucidité et la sérénité acquise à travers le travail associé à ces apprentissages.

La démarche existentielle a un avantage certain sur les critères cognitifs, c'est qu'elle ne peut pas servir à la hiérarchisation, il n'y a pas de compétition et de comparaison, c'est un espace intérieur, une exploration individuelle libérée de toutes les pressions inhérentes à des évaluations cognitives.

La dimension existentielle crée un espace bienveillant. Il ne peut pas y avoir de notes, de graphiques, de bulletins scolaires, d'appréciations. C'est uniquement un partage à travers des échanges oraux, des discussions, des débats.

La peur, les émotions chaotiques, les pensées insoumises, les "évasions" qui créent une rupture dans l'apprentissage, des moments où l'esprit perd son ancrage dans le travail à mener. Tout ce qui se produit dans l'intellect a une importance bien plus considérable que le résultat même de ce travail.

Il ne s'agit pas de construire des individus diplômés mais d'accompagner l'individu dans l'exploration intérieure. La connaissance est une donnée "extérieure" alors que la dimension existentielle est une réalité intangible et bien souvent ignorée.

L'épreuve, quelle soit cognitive, physique, psychologique, relationnelle a une portée considérable et lorsque l'enfant prend conscience que l'enseignant s'intéresse à sa nature d'enfant et non, prioritairement, à sa fonction d'élève, il reçoit l'épreuve comme un tremplin, une élévation, une découverte de soi et non une menace de sanctions, d'humiliations, de classements, et par conséquent de rejet de la connaissance elle-même, étant donné qu'elle apparaît immanquablement comme un adversaire. Ca n'est pas le travail lui-même qui va être rejeté mais l'image que ce travail instaure au regard des autres et par conséquent de soi-même.

Il n'y a que la bienveillance et la sérénité pour conduire l'enfant à l'acceptation de la tâche. Toute forme de pression impressionne et prive l'enfant de cette sérénité.

L'épreuve n'est pas une menace mais une opportunité de transformation.

C'est évidemment bien plus difficile d'instaurer ce bien-naître dans une démarche constante que de se contenter d'enfermer la démarche d'apprentissage dans un cadre restricitf, compétitif, des évaluations sommatives, des statistiques, des graphiques, des bulletins. Tout ce qui est administratif relève d'une fonction. Tout ce qui est existentiel relève de la nature.

Comment pourrait-on entretenir le désir d'apprendre si cette connaissance n'est qu'une accumulation de données extérieures? 

C'est la connaissance de soi et la capacité à en exprimer les étapes qui maintiennent l'élan vers l'éveil.

C'est la parole partagée qui crée l'unité.

L'humanité d'une classe prend forme, non pas dans la compétition mais dans les nourritures spirituelles.

Il reste pour parvenir à instaurer cette ambiance particulière à ce que les enseignants eux-mêmes se considèrent, non pas comme des Maîtres à penser mais comme des Maîtres à aimer.

Citations

Par Le 05/01/2014

"Qu'est-ce qu'apprendre à être, sinon apprendre à changer, à rompre courageusement avec le confort et le conformisme où l'on était installé comme chez soi? Apprendre vraiment, c'est toujours désapprendre, pour rompre avec ce qui nous bloque, nous enferme et nous aliène." Olivier Reboul


"Vous devez quitter la cité du confort pour vous aventurer dans les terres sauvages de votre intuition. Vous découvrirez quelque chose de merveilleux: Vous-même" Alan Alda

"Ce que nous sommes est le cadeau que la Vie nous a fait. Ce que nous devenons est le cadeau que nous faisons à la Vie." Michel Saint-Jean


"L'extraordinaire nous attire un instant, la Simplicité nous retient plus longtemps, parce que c'est en elle seule que réside l'essentiel. " Garry Winogrand

Edgar Morin

Par Le 05/01/2014

Edgar Morin : «  Nous avançons comme des somnambules vers la catastrophe  »

Edgar Morin : « Nous avançons comme des somnambules vers la catastrophe »
(Crédit photo : Olivier Roller)
 
Interview - Que faire dans cette période de crise aiguë ? S’indigner, certes. Mais surtout agir. A 90 ans, le philosophe et sociologue nous invite à résister au diktat de l’urgence. Pour lui, l’espoir est à portée de main. Entretien.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
Article publié dans le

N° 30 - novembre 2011

Ralentir… vite !

Pourquoi la vitesse est-elle à ce point ancrée dans le fonctionnement de notre société ?

La vitesse fait partie du grand mythe du progrès, qui anime la civilisation occidentale depuis le XVIIIe et le XIXe siècle. L’idée sous-jacente, c’est que nous allons grâce à lui vers un avenir toujours meilleur. Plus vite nous allons vers cet avenir meilleur, et mieux c’est, naturellement. C’est dans cette optique que se sont multipliées les communications, aussi bien économiques que sociales, et toutes sortes de techniques qui ont permis de créer des transports rapides. Je pense notamment à la machine à vapeur, qui n’a pas été inventée pour des motivations de vitesse mais pour servir l’industrie des chemins de fer, lesquels sont eux-mêmes devenus de plus en plus rapides. Tout cela est corrélatif par le fait de la multiplication des activités et rend les gens de plus en plus pressés. Nous sommes dans une époque où la chronologie s’est imposée.

Cela est-il donc si nouveau ?

Dans les temps anciens, vous vous donniez rendez-vous quand le soleil se trouvait au zénith. Au Brésil, dans des villes comme Belém, encore aujourd’hui, on se retrouve « après la pluie ». Dans ces schémas, vos relations s’établissent selon un rythme temporel scandé par le soleil. Mais la montre-bracelet, par exemple, a fait qu’un temps abstrait s’est substitué au temps naturel. Et le système de compétition et de concurrence – qui est celui de notre économie marchande et capitaliste – fait que pour la concurrence, la meilleure performance est celle qui permet la plus grande rapidité. La compétition s’est donc transformée en compétitivité, ce qui est une perversion de la concurrence.

Cette quête de vitesse n’est-elle pas une illusion ?

En quelque sorte si. On ne se rend pas compte – alors même que nous pensons faire les choses rapidement – que nous sommes intoxiqués par le moyen de transport lui-même qui se prétend rapide. L’utilisation de moyens de transport toujours plus performants, au lieu d’accélérer notre temps de déplacement, finit – notamment à cause des embouteillages – par nous faire perdre du temps ! Comme le disait déjà Ivan Illich (philosophe autrichien né en 1926 et mort en 2002, ndlr) : « La voiture nous ralentit beaucoup. » Même les gens, immobilisés dans leur automobile, écoutent la radio et ont le sentiment d’utiliser malgré tout le temps de façon utile. Idem pour la compétition de l’information. On se rue désormais sur la radio ou la télé pour ne pas attendre la parution des journaux. Toutes ces multiples vitesses s’inscrivent dans une grande accélération du temps, celui de la mondialisation. Et tout cela nous conduit sans doute vers des catastrophes.

Le progrès et le rythme auquel nous le construisons nous détruit-il nécessairement ?

Le développement techno-économique accélère tous les processus de production de biens et de richesses, qui eux-mêmes accélèrent la dégradation de la biosphère et la pollution généralisée. Les armes nucléaires se multiplient et on demande aux techniciens de faire toujours plus vite. Tout cela, effectivement, ne va pas dans le sens d’un épanouissement individuel et collectif !

Pourquoi cherchons-nous systématiquement une utilité au temps qui passe ?

Prenez l’exemple du déjeuner. Le temps signifie convivialité et qualité. Aujourd’hui, l’idée de vitesse fait que dès qu’on a fini son assiette, on appelle un garçon qui se dépêche pour débarrasser et la remplacer. Si vous vous emmerdez avec votre voisin, vous aurez tendance à vouloir abréger ce temps. C’est le sens du mouvement slow food dont est née l’idée de « slow life », de « slow time » et même de « slow science ». Un mot là-dessus. Je vois que la tendance des jeunes chercheurs, dès qu’ils ont un domaine, même très spécialisé, de travail, consiste pour eux à se dépêcher pour obtenir des résultats et publier un « grand » article dans une « grande » revue scientifique internationale, pour que personne d’autre ne publie avant eux. Cet esprit se développe au détriment de la réflexion et de la pensée. Notre temps rapide est donc un temps antiréflexif. Et ce n’est pas un hasard si fleurissent dans notre pays un certain nombre d’institutions spécialisées qui prônent le temps de méditation. Le yoguisme, par exemple, est une façon d’interrompre le temps rapide et d’obtenir un temps tranquille de méditation. On échappe de la sorte à la chronométrie. Les vacances, elles aussi, permettent de reconquérir son temps naturel et ce temps de la paresse. L’ouvrage de Paul Lafargue Le droit à la paresse (qui date de 1880, ndlr) reste plus actuel que jamais car ne rien faire signifie temps mort, perte de temps, temps non-rentable.

Pourquoi ?

Nous sommes prisonniers de l’idée de rentabilité, de productivité et de compétitivité. Ces idées se sont exaspérées avec la concurrence mondialisée, dans les entreprises, puis répandues ailleurs. Idem dans le monde scolaire et universitaire ! La relation entre le maître et l’élève nécessite un rapport beaucoup plus personnel que les seules notions de rendement et de résultats. En outre, le calcul accélère tout cela. Nous vivons un temps où il est privilégié pour tout. Aussi bien pour tout connaître que pour tout maîtriser. Les sondages qui anticipent d’un an les élections participent du même phénomène. On en arrive à les confondre avec l’annonce du résultat. On tente ainsi de supprimer l’effet de surprise toujours possible.

A qui la faute ? Au capitalisme ? A la science ?

Nous sommes pris dans un processus hallucinant dans lequel le capitalisme, les échanges, la science sont entraînés dans ce rythme. On ne peut rendre coupable un seul homme. Faut-il accuser le seul Newton d’avoir inventé la machine à vapeur ? Non. Le capitalisme est essentiellement responsable, effectivement. Par son fondement qui consiste à rechercher le profit. Par son moteur qui consiste à tenter, par la concurrence, de devancer son adversaire. Par la soif incessante de « nouveau » qu’il promeut grâce à la publicité… Quelle est cette société qui produit des objets de plus en plus vite obsolètes ? Cette société de consommation qui organise la fabrication de frigos ou de machines à laver non pas à la durée de vie infinie, mais qui se détraquent au bout de huit ans ? Le mythe du nouveau, vous le voyez bien – et ce, même pour des lessives – vise à toujours inciter à la consommation. Le capitalisme, par sa loi naturelle – la concurrence –, pousse ainsi à l’accélération permanente, et par sa pression consommationniste, à toujours se procurer de nouveaux produits qui contribuent eux aussi à ce processus.

On le voit à travers de multiples mouvements dans le monde, ce capitalisme est questionné. Notamment dans sa dimension financière…

Nous sommes entrés dans une crise profonde sans savoir ce qui va en sortir. Des forces de résistance se manifestent effectivement. L’économie sociale et solidaire en est une. Elle incarne une façon de lutter contre cette pression. Si on observe une poussée vers l’agriculture biologique avec des petites et moyennes exploitations et un retour à l’agriculture fermière, c’est parce qu’une grande partie de l’opinion commence à comprendre que les poulets et les porcs industrialisés sont frelatés et dénaturent les sols et la nappe phréatique. Une quête vers les produits artisanaux, les Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, ndlr), indique que nous souhaitons échapper aux grandes surfaces qui, elles-mêmes, exercent une pression du prix minimum sur le producteur et tentent de répercuter un prix maximum sur le consommateur. Le commerce équitable tente, lui aussi, de court-circuiter les intermédiaires prédateurs. Certes, le capitalisme triomphe dans certaines parties du monde, mais une autre frange voit naître des réactions qui ne viennent pas seulement des nouvelles formes de production (coopératives, exploitations bio), mais de l’union consciente des consommateurs. C’est à mes yeux une force inemployée et faible car encore dispersée. Si cette force prend conscience des produits de qualité et des produits nuisibles, superficiels, une force de pression incroyable se mettra en place et permettra d’influer sur la production.

Les politiques et leurs partis ne semblent pas prendre conscience de ces forces émergentes. Ils ne manquent pourtant pas d’intelligence d’analyse…

Mais vous partez de l’hypothèse que ces hommes et femmes politiques ont déjà fait cette analyse. Or, vous avez des esprits limités par certaines obsessions, certaines structures.

Par obsession, vous entendez croissance ?

Oui ! Ils ne savent même pas que la croissance – à supposer qu’elle revienne un jour dans les pays que l’on dit développés – ne dépassera pas 2 % ! Ce n’est donc pas cette croissance-là qui parviendra à résoudre la question de l’emploi ! La croissance que l’on souhaite rapide et forte est une croissance dans la compétition. Elle amène les entreprises à mettre des machines à la place des hommes et donc à liquider les gens et à les aliéner encore davantage. Il me semble donc terrifiant de voir que des socialistes puissent défendre et promettre plus de croissance. Ils n’ont pas encore fait l’effort de réfléchir et d’aller vers de nouvelles pensées.

Décélération signifierait décroissance ?

Ce qui est important, c’est de savoir ce qui doit croître et ce qui doit décroître. Il est évident que les villes non polluantes, les énergies renouvelables et les grands travaux collectifs salutaires doivent croître. La pensée binaire, c’est une erreur. C’est la même chose pour mondialiser et démondialiser : il faut poursuivre la mondialisation dans ce qu’elle créé de solidarités entre les peuples et envers la planète, mais il faut la condamner quand elle crée ou apporte non pas des zones de prospérité mais de la corruption ou de l’inégalité. Je milite pour une vision complexe des choses.

La vitesse en soi n’est donc pas à blâmer ?

Voilà. Si je prends mon vélo pour aller à la pharmacie et que je tente d’y parvenir avant que celle-ci ne ferme, je vais pédaler le plus vite possible. La vitesse est quelque chose que nous devons et pouvons utiliser quand le besoin se fait sentir. Le vrai problème, c’est de réussir le ralentissement général de nos activités. Reprendre du temps, naturel, biologique, au temps artificiel, chronologique et réussir à résister. Vous avez raison de dire que ce qui est vitesse et accélération est un processus de civilisation extrêmement complexe, dans lequel techniques, capitalisme, science, économie ont leur part. Toutes ces forces conjuguées nous poussent à accélérer sans que nous n’ayons aucun contrôle sur elles. Car notre grande tragédie, c’est que l’humanité est emportée dans une course accélérée, sans aucun pilote à bord. Il n’y a ni contrôle, ni régulation. L’économie elle-même n’est pas régulée. Le Fonds monétaire international n’est pas en ce sens un véritable système de régulation.

Le politique n’est-il pas tout de même censé « prendre le temps de la réflexion » ?

On a souvent le sentiment que par sa précipitation à agir, à s’exprimer, il en vient à œuvrer sans nos enfants, voire contre eux… Vous savez, les politiques sont embarqués dans cette course à la vitesse. J’ai lu une thèse récemment sur les cabinets ministériels. Parfois, sur les bureaux des conseillers, on trouvait des notes et des dossiers qualifiés de « U » pour « urgent ». Puis sont apparus les « TU » pour « très urgent » puis les « TTU ». Les cabinets ministériels sont désormais envahis, dépassés. Le drame de cette vitesse, c’est qu’elle annule et tue dans l’œuf la pensée politique. La classe politique n’a fait aucun investissement intellectuel pour anticiper, affronter l’avenir. C’est ce que j’ai tenté de faire dans mes livres comme Introduction à une politique de l’homme, La voie, Terre-patrie… L’avenir est incertain, il faut essayer de naviguer, trouver une voie, une perspective. Il y a toujours eu, dans l’Histoire, des ambitions personnelles. Mais elles étaient liées à des idées. De Gaulle avait sans doute une ambition, mais il avait une grande idée. Churchill avait de l’ambition au service d’une grande idée, qui consistait à vouloir sauver l’Angleterre du désastre. Désormais, il n’y a plus de grandes idées, mais de très grandes ambitions avec des petits bonshommes ou des petites bonnes femmes.

Michel Rocard déplorait il y a peu pour « Terra eco » la disparition de la vision à long terme…

Il a raison, mais il a tort. Un vrai politique ne se positionne pas dans l’immédiat mais dans l’essentiel. A force d’oublier l’essentiel pour l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. Ce que Michel Rocard appelle le « long terme », je l’intitule « problème de fond », « question vitale ». Penser qu’il faut une politique planétaire pour la sauvegarde de la biosphère – avec un pouvoir de décision qui répartisse les responsabilités car on ne peut donner les mêmes responsabilités à des pays riches et à des pays pauvres –, c’est une politique essentielle à long terme. Mais ce long terme doit être suffisamment rapide car la menace elle-même se rapproche.

Le président de la République Nicolas Sarkozy n’incarne-t-il pas l’immédiateté et la présence médiatique permanente ?

Il symbolise une agitation dans l’immédiateté. Il passe à des immédiatetés successives. Après l’immédiateté, qui consiste à accueillir le despote libyen Kadhafi car il a du pétrole, succède l’autre immédiateté, où il faut détruire Kadhafi sans pour autant oublier le pétrole… En ce sens, Sarkozy n’est pas différent des autres responsables politiques, mais son caractère versatile et capricieux en font quelqu’un de très singulier pour ne pas dire un peu bizarre.

Edgar Morin, vous avez 90 ans. L’état de perpétuelle urgence de nos sociétés vous rend-il pessimiste ?

Cette absence de vision m’oblige à rester sur la brèche. Il y a une continuité dans la discontinuité. Je suis passé de l’époque de la Résistance où j’étais jeune, où il y avait un ennemi, un occupant et un danger mortel, à d’autres formes de résistances qui ne portaient pas, elles, de danger de mort, mais celui de rester incompris, calomnié ou bafoué. Après avoir été communiste de guerre et après avoir combattu l’Allemagne nazie avec de grands espoirs, j’ai vu que ces espoirs étaient trompeurs et j’ai rompu avec ce totalitarisme-là, devenu ennemi de l’humanité. J’ai combattu cela et résisté. J’ai ensuite – naturellement – défendu l’indépendance du Vietnam ou de l’Algérie, quand il s’agissait de liquider un passé colonial. Cela me semblait si logique après avoir lutté pour la propre indépendance de la France, mise en péril par le nazisme. Au bout du compte, nous sommes toujours pris dans des nécessités de résister.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je me rends compte que nous sommes sous la menace de deux barbaries associées. Humaine tout d’abord, qui vient du fond de l’histoire et qui n’a jamais été liquidée : le camp américain de Guantánamo ou l’expulsion d’enfants et de parents que l’on sépare, ça se passe aujourd’hui ! Cette barbarie-là est fondée sur le mépris humain. Et puis la seconde, froide et glacée, fondée sur le calcul et le profit. Ces deux barbaries sont alliées et nous sommes contraints de résister sur ces deux fronts. Alors, je continue avec les mêmes aspirations et révoltes que celles de mon adolescence, avec cette conscience d’avoir perdu des illusions qui pouvaient m’animer quand, en 1931, j’avais dix ans.

La combinaison de ces deux barbaries nous mettrait en danger mortel…

Oui, car ces guerres peuvent à tout instant se développer dans le fanatisme. Le pouvoir de destruction des armes nucléaires est immense et celui de la dégradation de la biosphère pour toute l’humanité est vertigineux. Nous allons, par cette combinaison, vers des cataclysmes. Toutefois, le probable, le pire, n’est jamais certain à mes yeux, car il suffit parfois de quelques événements pour que l’évidence se retourne.

Des femmes et des hommes peuvent-ils aussi avoir ce pouvoir ?

Malheureusement, dans notre époque, le système empêche les esprits de percer. Quand l’Angleterre était menacée à mort, un homme marginal a été porté au pouvoir, qui se nommait Churchill. Quand la France était menacée, ce fut De Gaulle. Pendant la Révolution, de très nombreuses personnes, qui n’avaient aucune formation militaire, sont parvenues à devenir des généraux formidables, comme Hoche ou Bonaparte ; des avocaillons comme Robespierre, de grands tribuns. Des grandes époques de crise épouvantable suscitent des hommes capables de porter la résistance. Nous ne sommes pas encore assez conscients du péril. Nous n’avons pas encore compris que nous allons vers la catastrophe et nous avançons à toute allure comme des somnambules.

Le philosophe Jean-Pierre Dupuy estime que de la catastrophe naît la solution. Partagez-vous son analyse ?

Il n’est pas assez dialectique. Il nous dit que la catastrophe est inévitable mais qu’elle constitue la seule façon de savoir qu’on pourrait l’éviter. Moi je dis : la catastrophe est probable, mais il y a l’improbabilité. J’entends par « probable », que pour nous observateurs, dans le temps où nous sommes et dans les lieux où nous sommes, avec les meilleures informations disponibles, nous voyons que le cours des choses nous emmène à toute vitesse vers les catastrophes. Or, nous savons que c’est toujours l’improbable qui a surgi et qui a « fait » la transformation. Bouddha était improbable, Jésus était improbable, Mahomet, la science moderne avec Descartes, Pierre Gassendi, Francis Bacon ou Galilée était improbables, le socialisme avec Marx ou Proudhon était improbable, le capitalisme était improbable au Moyen-Age… Regardez Athènes. Cinq siècles avant notre ère, vous avez une petite cité grecque qui fait face à un empire gigantesque, la Perse. Et à deux reprises – bien que détruite la seconde fois – Athènes parvient à chasser ces Perses grâce au coup de génie du stratège Thémistocle, à Salamine. Grâce à cette improbabilité incroyable est née la démocratie, qui a pu féconder toute l’histoire future, puis la philosophie. Alors, si vous voulez, je peux aller aux mêmes conclusions que Jean-Pierre Dupuy, mais ma façon d’y aller est tout à fait différente. Car aujourd’hui existent des forces de résistance qui sont dispersées, qui sont nichées dans la société civile et qui ne se connaissent pas les unes les autres. Mais je crois au jour où ces forces se rassembleront, en faisceaux. Tout commence par une déviance, qui se transforme en tendance, qui devient une force historique. Nous n’en sommes pas encore là, certes, mais c’est possible.

Il est donc possible de rassembler ces forces, d’engager la grande métamorphose, de l’individu puis de la société ?

Ce que j’appelle la métamorphose, c’est le terme d’un processus dans lequel de multiples réformes, dans tous les domaines, commencent en même temps.

Nous sommes déjà dans un processus de réformes…

Non, non. Pas ces pseudo-réformes. Je parle de réformes profondes de vie, de civilisation, de société, d’économie. Ces réformes-là devront se mettre en marche simultanément et être intersolidaires.

Vous appelez cette démarche « le bien-vivre ». L’expression semble faible au regard de l’ambition que vous lui conférez.

L’idéal de la société occidentale – « bien-être » – s’est dégradé en des choses purement matérielles, de confort et de propriété d’objet. Et bien que ce mot « bien-être » soit très beau, il fallait trouver autre chose. Et quand le président de l’Equateur Rafael Correa a trouvé cette formule de « bien-vivre », reprise ensuite par Evo Morales (le président bolivien, ndlr), elle signifiait un épanouissement humain, non seulement au sein de la société mais aussi de la nature. L’expression « bien vivir » est sans doute plus forte en espagnol qu’en français. Le terme est « actif » dans la langue de Cervantès et passif dans celle de Molière. Mais cette idée est ce qui se rapporte le mieux à la qualité de la vie, à ce que j’appelle la poésie de la vie, l’amour, l’affection, la communion et la joie et donc au qualitatif, que l’on doit opposer au primat du quantitatif et de l’accumulation. Le bien-vivre, la qualité et la poésie de la vie, y compris dans son rythme, sont des choses qui doivent – ensemble – nous guider. C’est pour l’humanité une si belle finalité. Cela implique aussi et simultanément de juguler des choses comme la spéculation internationale… Si l’on ne parvient pas à se sauver de ces pieuvres qui nous menacent et dont la force s’accentue, s’accélère, il n’y aura pas de bien-vivre. —

Edgar Morin en dates

8 juillet 1921 Naissance à Paris

1939 Rejoint la Résistance

1941 Entre au Parti communiste, dont il s’éloigne avant d’en être exclu définitivement en 1951

1977 Publication du premier tome de La Méthode

1993 Ecrit Terre-Patrie et appelle à « une prise de conscience de la communauté du destin terrestre »

2009 Publie Edwige, l’inséparable (Fayard)

Se taire

Par Le 05/01/2014

"Pour que naisse le sentiment du Maître intérieur, le disciple doit veiller à ne pas dissiper son attention, afin qu'elle puisse demeurer fixée sur l'essentiel. C'est pourquoi une simplification de la vie se révèle très utile.

Il faut que le mental se taise de jour en jour et cela n'est possible qu'en éliminant les soucis superflus et les informations de tous ordres qui ne font qu'encombrer et agiter l'esprit. "

Gilles FARCET


 "De toutes les dualités, une est particulièrement subtile et particulièrement puissante pour nous maintenir dans la servitude, c'est celle du bien et du mal. Le bien autant que le mal est un obstacle à la libération."

Arnaud DESJARDINS


Méditation et cohérence cardiaque (4)

Par Le 05/01/2014

La cohérence cardiaque : rien de plus simple et rien de nouveau…

 

http://christineangelard.com/2012/12/08/la-coherence-cardiaque-rien-de-plus-simple-et-rien-de-nouveau/

Issue des recherches médicales en neurocardiologie, la cohérence cardiaque est le nom qui a été donné à un phénomène réflexe découvert par des chercheurs américains il y a une quinzaine d’années.

On a réussi à prouver que Cœur et Cerveau battent à l’unisson : si notre esprit et nos émotions influencent le rythme cardiaque, le rythme cardiaque a lui aussi une influence sur notre cerveau

Notre cerveau émotionnel, dans lequel siège l’hypothalamus (chef d’orchestre de toutes nos glandes), envoie des messages au cœur pour  permettre à l’organisme de s’adapter au stress vécu en modifiant son rythme autant cardiaque que respiratoire : Il le fait par le biais du Système neuro végétatif qui comprend 2 voies: l’ortho sympathique et le para sympathique.  Notre système nerveux neuro-végétatif, que j’appelle « le pilote automatique »,procède donc de 2 deux fonctions :  l’une qui fait office d’accélérateur vers l’ensemble coeur-poumons, le système ortho-sympathique, et l’autre qui fait office de frein vers ce même système cœur-poumons, le parasympathique.

Il existe en fait le même dispositif dans l’autre sens : c’est-à-dire de l’ensemble cœur-poumons vers le cerveau.  C’est cela qui a été découvert par les chercheurs américains il y a une quinzaine d’années. Il donc existe une boucle ou arc réflexe entre le cœur et le cerveau.

De mon rythme cardio-respiratoire part donc un arc réflexe automatique qui va équilibrer ( à condition que je l’entraine) le cerveau émotionnel et donc l’hypothalamus. Et C’est uniquement par Ma respiration que je peux avoir une action sur ce système neuro végétatif responsable de l’harmonie au sein de mes fonctions endocriniennes( toutes mes capacités d’adaptation à la vie) et de l’harmonie au niveau de mon système cardio vasculaire( régulation de la tension, entre autre) et par" ricoché" si j ‘ose dire, une harmonie au sein de mes émotions qui ne prennent plus le dessus, mais peuvent mieux être vécues et non subies. C’est en entrainant cet arc réflexe qui est initié par Ma respiration que je vais pouvoir équilibrer toute ma physiologie et apaiser mes émotions: Je redeviens le Sujet de la Vie et non plus l’ objet…

À chaque battement de coeur, cœur et cerveau s’adaptent par l’intermédiaire de ces deux systèmes, ortho et parasympathique. Lors d’émotions positives et douces (une mère allaitant son enfant, une promenade dans un paysage reposant et calme, un sourire, le souvenir d’une personne aimée) cœur et cerveau fonctionnent en parfaite cohérence. Le rythme des pulsations est régulier. Autrement dit, les émotions positives nous permettent de mieux résister au stress. Et le passage par la respiration permet de reprendre un contrôle souple sur ce frein et accélérateur de notre organisme.

Ces découvertes ont ainsi prouvé l’importance de ces exercices sur" la gestion du stress"..et donc sur notre capacité à renforcer notre système immunitaire: car stress et immunité sont intimement liés;  Action également  sur l’équilibre cardio vasculaire.

  En effet, lors de ces exercices, il se produit entre autre sur le plan sécrétions hormonales, une augmentation de la DHEA et une diminution du cortisol; la DHEA est l’hormone de la « jeunesse » et le cortisol sécrété en trop grande quantité dans des périodes de stress est neuro et cyto toxique. On obtient ces résultats positifs pour la santé après 5 minutes seulement  de pratique de cohérence cardiaque, et ce pendant 5 heures.… alors qu’après une colère, 8 heures plus tard nos paramètres de l’immunité sont encore abaissés!

L’énergie du cœur apaisé permet au corps de mieux fonctionner tant au niveau de ses surrénales (malmenées dans les situations de stress) qu’au niveau immunologique : on a une meilleure capacité à résister aux infections, aux maladies, si nos surrénales et notre système endocrinien en général, fonctionnent mieux!

On retrouve ce concept en MTC (médecine traditionnelle chinoise) : en excès de stress, notre énergie des reins (et des surrénales) est au plus bas et la circulation énergétique est bloquée : d’où les symptômes physiques à type d’épuisement ou psychiques à type de burn out et de dépressions. On est dans"le noir psychique". L’énergie des reins déstabilisée, le cœur affaiblit  coupe la personne de tout ressenti de joie:  En pratiquant ces exercices de cohérence cardiaque, on relance la circulation de vie : on redonne du souffle à tous les organes au sens propre! Le  mouvement de vie repart, par opposition au mouvement de mort précédent: où le stress et la peur figeaient cette grande roue de la vie qu’est la loi des 5 éléments. : cf " Va vers toi même, ou l’importance de se remettre en marche" où ce mécanisme est expliqué et illustré

Méthodes pour pratiquer la cohérence cardiaque :

  1. Identifier en nous les « symptômes de stress ».
  2. Solliciter son cœur en focalisant son attention sur la zone qui l’entoure (on peut aussi poser la main sur son cœur).
  3. Respirer par le cœur :c’est-à-dire, adopter un rythme de respiration régulier, en visualisant le cœur qui se gonfle à chaque inspiration et se vide à chaque expiration.
  4. Évoquer un souvenir positif, qui génère en vous une émotion agréable = un élan du cœur; et revivez-le intensément en imagination.

Cette technique simple donne d’excellents résultats si elle est pratiquée régulièrement. il serait temps de parler à notre" saboteur" qui cohabite en nous, pour prendre conscience que cette méthode entièrement gratuite est extrêmement simple et a des effets prodigieux sur notre santé tant physique que mental: C’est le meilleur investissement que l’on puisse faire pour sa santé!

Comment s’y prendre :

 Prendre plusieurs inspirations-expirations profondes et lentes, en marquant une petite pause à la fin de la respiration.

Puis, après cette phase de stabilisation, porter son attention vers le cœur, si besoin la main dessus, et visualisez-le qui se gonfle et dégonfle souplement, tranquillement; il va se créer assez rapidement une sensation de douce chaleur dans la poitrine; on y ajoute une visualisation heureuse : souvenir agréable, lumière, douceur. « Pendant cet exercice, on constate parfois qu’un sourire monte doucement aux lèvres, comme s’il était né dans la poitrine et venu éclore sur le visage. C’est un signal tout simple que la cohérence cardiaque est établie », explique David Servan Schreiber. C’est l’apaisement qui est objectivé quand la personne qui pratique l’exercice est reliée à un logiciel informatique par des capteurs de type électrocardiogramme (c’est la technique du biofeedback) : l’écran de l’ordinateur montre clairement la mise en cohérence cardiaque, sous la forme de tracés réguliers.

Pratiquée régulièrement, la mise en cohérence cardiaque va porter fruits très rapidement sur notre adaptation aux situations de stress et sur notre santé.

Pratique

On conseille de pratiquer cet exercice 3 fois par jour en commençant par 5 minutes d’exercice : on utilisera un minuteur qui nous avertira que 5 minutes se sont écoulées. Pendant ces 5 minutes, on compte nos respirations : un pour un aller-retour: inspire-expire.

Le fait de compter va permettre à notre esprit de ne pas partir dans sa course aux pensées. On canalise ainsi nos pensées et on ajuste notre corps sur ce rythme régulier. En 5 minutes, on devrait arriver à une fréquence d’environ 30 respirations complètes (inspire-expire): soit 6 respirations par minute.

 Dans les premiers temps où on s’exercera, il suffira seulement de compter et de voir combien de cycles nous faisons en 5 minutes; les séances suivantes, on essaiera d’adapter un peu mieux notre respiration, et très graduellement, on arrivera à ce chiffre. Très rapidement, si l’exercice est pratiqué quotidiennement, on n’aura plus besoin de compter. Le rythme sera trouvé de façon réflexe.

Une autre technique que j’utilise souvent est de faire tracer sa respiration: un trait vers le haut  pour l’inspiration, un trait pour le bas pour l’expiration…on "dessine" ainsi des sortes de vagues, et il est facile, à la fin des 5 minutes de compter combien de "vagues" ont été tracées:

en 5 minutes: on doit arriver à 5 fois 6 , soit 30 "vagues".

Là aussi : commencer par apprivoiser la technique: c’est à dire: prendre 3 temps de pause par jour , et porter attention à sa respiration,, juste voir les 2 ou 3 premiers jours où "on en est " au niveau rythme, et ensuite commencer à adapter pour attraper le rythme de 6 respirations par minute: Il arrive que l ‘on soit plus rapide, il conviendra alors de s’entrainer à allonger son expiration: J ai crée une méditation basée sur des sons harmonisants( Voyage en pays d intériorité: livre et CD ensemble) :  Ces sons proposés  mettent en harmonie nos 5 organes trésors que sont: coeur, Poumons, Foie, Rate, Reins . Le fait de moduler sur un son en fin d’expiration nous entraine à allonger notre expiration…

N’oublions pas que nous N’AVONS RIEN INVENTÉavec la cohérence cardiaque: Il s’agit d’une explication de la physiologie du mécanisme de la méditation: si je passe du temps tous les jours en méditation ou contemplation, j harmonise mon système physiologique au complet!

Nos sociétés modernes veulent du scientifique , du concret, du visuel…donc la science a  prouvé cela et explicité un mécanisme vieux comme le monde: Quand je suis dans un état de paix intérieure, je crée ce phénomène réflexe dont j ai parlé, et ma respiration descend à 6 respirations par minute...

On vous l’enseigne maintenant comme une panacée:):)  mais" L’homme JOIE" qui est à l’intérieur de vous,(selon le titre du merveilleux livre de Mr BOBIN) le sait déjà… 

On vous apprend ainsi avec des logiciels de bio feed back à revenir à ce rythme respiratoire apaisant 3 fois par jour… Et ce qui est important en effet c’est de trouver ce rythme de 6 respirations par minute ,car c’est à ce rythme que la physiologie s’apaise.:

INSPIRATION: 5 SECONDES, EXPIRATION: 5SECONDES ET AINSI DE SUITE.... vous pouvez vous entrainer aussi au début avec une application pour iphone ipad : type :" respirelax" ou d’autres …, mais ensuite, lorsque vous aurez trouvez le rythme,faite le au calme, loin d un ordinateur: votre corps apprendra vite, n ayez crainte: car cela lui est bénéfique     

Lorsqu’on vous l aura montré une fois, vous serez capable d y revenir tout seul et SANS LOGICIEL!!! ce n’est pas derrière un ordinateur qu’on se recentre et que l’on se relaxe le mieux:), donc essayer , chez vous au calme et revenez y… 3fois par jour ; 6 respirations par minutes ; pendant 5 minutes

Vous avez maintenant toutes les données. 

Ainsi, donc, sur le plan physiologique:  lorsque nous adoptons une fréquence cardiaque régulière, d’environ 6 respirations par minute, le rythme de nos fonctions biologiques vitales réduit le chaos. Les pulsations cardiaques plus amples et régulières entraînent une meilleure oxygénation de tous nos organes, et un meilleur fonctionnement de notre système immunitaire. Nous savons par les recherches scientifiques faites en Californie: que 5 minutes de cohérence cardiaque donnent 5 heures d’effets physiologiques positifs pour le corps… En situation de stress, nous retrouverons automatiquement ce « réflexe » qui nous permettra d’en sortir plus vite, à condition qu’on ait une pratique de "cohérence" tous les jours…

Le terme cohérence est intéressant, car il correspond à une réalité physique: le tracé entre 2  points de l’electocariogramme prend une courbe sinusoïdale, ou cohérente selon les critères de la physique lorsque nous respirons à ce rythme de 6 respirations par minute: Certes….mais sur un plan philosophique, je trouve intéressant que la médecine ramène l’homme du 21 ème siècle à s’assoir 3 fois par jour en conscience…pour un peu plus de cohérence…." L’homme qui s’est assis sur le sol de son Tipi pour méditer sur la vie et son sens, a su accepter une filiation commune à toutes les créatures et a connu l’unité de l’univers; en cela il infusait à son être l’essence même de l,humanité. Quand l’homme primitif abandonna cette forme de développement, il ralentit son perfectionnement" T.C.Mc Luhan: pieds nus sur la terre sacrée………..……….

Conclusion

Les recherches scientifiques ont démontré ce que beaucoup de « sages » savent et pratiquent depuis longtemps : la force de la méditation, de la prière, de la relaxation, selon ses convictions personnelles.

Des études faites dans des monastères de part le monde et dans des cultures religieuses différentes ont toutes montré une meilleure santé immunologique et nerveuse chez lez moines, moniales et autres adeptes de ces pratiques de silence et d’intériorité.

La guérison nous vient d’abord de l’intérieur…

Le cœur qui se met à battre à 21 jours de création de l’embryon, avant même que l’ébauche du système nerveux ne soit complète, a préséance sur notre existence et sa qualité. Le souffle qui nous a « animés » dès la première seconde hors du ventre de notre mère était déjà initié par un battement cardiaque régulier, mis en place au début de notre conception. Le « cœur empereur » comme l’appelle la MTC étant un reflet de l’énergie céleste à l’intérieur de notre matière.( " l’homme Joie" ) En allant par le souffle, retrouver une paix au niveau de nos battements cardiaques, nous nous relions à cette énergie plus grande que nous, en nous, qui apaise toute peur et angoisse, et nous relie à notre essence.

La cohérence cardiaque s’enseigne, j’offe aussi une consultation d’une heure dans ce sens, avec visualisation du tracé respiratoire sur écran …pour mes patients qui le désireront, mais je ne vous enseignerai rien: je vous accompagnerai pour que vous retrouviez ce rythme qui a été là dés le début de votre vie…et que beaucoup de peurs et de mental vous ont fait oubliés. Et vous n’aurez plus besoin d’écran pour le retrouver.

L"homme Joie" est à retrouvé en chacun  de nous..si nous pouvons être des guides, tant mieux…mais beaucoup d’entre vous le retrouveront facilement j espère avec ces quelques lignes

Amicalement

Christine

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