Là-Haut

Articles de la-haut

Le rêve lucide

Par Le 04/01/2014

Je me lance...Trop de rêves arrêtés trop tôt. Il faut que j'explore. Que je retrouve les auras bleutées...

Philosenfants : Edwige Chirouter

Par Le 04/01/2014

Jeudi 25 décembre

Bienvenue sur ce site consacré à la philosophie (avec les enfants) et la littérature (de jeunesse)
 

 Des Mallettes pédagogiques  : http://philosophiealecole.over-blog.com/#
                  
           "On a grand tort de peindre la philosophie inaccessible aux enfants, et d’un visage renfrogné, sourcilleux et terrible. Qui me l’a masquée de ce faux visage, pâle et hideux ? Il n'est rien de plus gai, de plus gaillard, de plus enjoué, pour un peu je dirai de plus folâtre. Elle ne prêche que fête et bon temps. Une mine triste et transie montre là  que c'est  pas  son gîte."


Ce site propose aux enseignants, aux parents, aux chercheurs, aux éducateurs, aux écrivains, aux libraires, et à tous ceux qui montent dans ce navire, de partager nos réflexions, nos pratiques, nos coups de coeur, nos questionnements sur la pratique de la philosophie avec les enfants et  la littérature de jeunesse.

Michel de Montaigne. De l’institution des enfants. Paris : Mille et une nuits, 2002, p. 36 [Chapitre 26 des Essais]


            

        Il n’y a pas d’âge pour se poser des questions métaphysiques et, très tôt, les enfants  se posent intensément  des questions universelles sur la vie, la mort, les relations humaines, la morale, le politique, etc. Le Petit Prince de Saint-Exupéry pourrait être la représentation métaphorique idéale de ce “ don de l’enfance", de ce regard enfantin, toujours neuf, jamais blasé, sur les mystères, les beautés, les horreurs de la vie et du monde. Il serait par excellence celui qui, selon l’expression de Gilles Deleuze, fait “l’idiot ” et pose la question du pourquoi et de l’essence des choses en toute naïveté et intensité.  La pratique de “ la philosophie avec les enfants ”, se développe ainsi en France depuis une dizaine d'années.  Elle répond au besoin de démocratisation d'une discipline jugée encore trop élitiste et hermétique.
Dans le même temps, la littérature de jeunesse contemporaine a entendu ce questionnement existentiel et offre aux jeunes lecteurs des récits riches, beaux et complexes qui leur permettent de s'aventurer sur les difficiles chemins de la pensée. Des auteurs comme Claude Ponti, Tomi Ungerer ou Grégoire Solotareff ne "volent pas les enfants" et les aident de façon symbolique, à travers leurs fictions, à donner plus de sens à l'existence et à la réalité.

 La littérature pense le monde et la condition humaine. Il existe ainsi une alliance profonde entre la littérature et la philosophie, deux disciplines trop souvent concurrentes et qui sont pourtant toutes les deux des discours qui doivent permettent au lecteur de grandir et de donner sens à son expérience. Or l’enfance est justement le moment privilégié de la conjonction de ces deux discours parce qu’elle constitue l’apogée de deux expériences humaines fondamentales : celle (pour la philosophie) de l’« étonnement devant le monde » et celle (pour la littérature) du   «consentement euphorique à la fiction ». Saisissons la curiosité des enfants pour démocratiser la philosophie, la relier au sensible et à la beauté et la rendre accessible à tous. 

Ce site propose aux parents, aux enseignants, aux éducateurs de partager et d'échanger nos réflexions, nos recherches, nos pratiques, nos coups de coeur, nos questionnements sur la pratique de la philosophie avec les enfants et  la littérature de jeunesse.  

     Je suis moi-même maitre de conférences à l'université de Nantes et chercheur à l'université de Québec au Canada. J'anime régulièrement des ateliers dans des classes de l'école élémentaire. Je travaille aussi avec le philosophe Michel Onfray à l'Université Populaire d'Argentan où j'anime des "goûters de philosophie et de littérature pour enfants". J'ai consacré ma thèse à ce sujet et j'ai publié deux manuels pour les professeurs des écoles. 

Je suis aussi l'auteur de Moi, Jean-Jacques Rousseau dans la collection "Les petits platons"

Sur ce blog, je mettrai à votre disposition les articles que j'ai publiés, mes interventions dans des colloques en France et à l'étranger, mes fiches de préparation, des bibliographies d'albums sur des questions philosophiques, etc.
   J'espère que nous pourrons ensemble faire avancer "la cause" de la philosophie avec les enfants. Plus largement, nous pourrons aussi discuter de l'école et de son avenir : En ces temps de régressions idéologiques et pédagogiques, résistons pour promouvoir une éducation de l'intelligence critique, de la sensibilité, de la culture et du partage !    


edwige.chirouter@wanadoo.fr

*Edwige Chirouter. Aborder la philosophie en classe à partir d'albums jeunesse. Paris : Hachette, 2012 (coll. « pédagogie pratique »). Extraits sur ce blog

* Edwige Chirouter. A quoi pense la littérature de jeunesse? Portée philosophique de la littérature et pratiques à visée philosophique au cycle 3 de l'école élémentaire. Thèse de doctorat. Soutenue en décembre 2008. Directeur de thèse : Michel Tozzi. Extraits sur ce blog
   

Autonomie

Par Le 04/01/2014

Sobriété heureuse

La maison autonome, ou comment vivre d’énergies renouvelables, d’amour et d’eau fraîche

 

par

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Chercheurs en économie alternative, c’est ainsi que se définissent Patrick et Brigitte Baronnet. Installés en Loire-Atlantique, depuis plus de 30 ans, ce couple et leurs quatre enfants expérimentent un mode de vie autonome et solidaire. Dans lequel les consommations d’énergie sont divisées par quatre. Et les besoins en argent aussi. Rencontre avec des adeptes de la sobriété heureuse.

Patrick et Brigitte ont fêté leur « débranchement EDF ». C’était il y a 20 ans. On parlait alors à peine de transition énergétique, encore moins d’arrêter la moindre sacrosainte centrale nucléaire. Installés en Loire-Atlantique, ils savouraient l’accomplissement d’un de leurs objectifs : être autonomes en électricité. Aujourd’hui, une éolienne de 18 m de hauteur et de 5 m d’envergure, couplée à des piles photovoltaïques d’une surface de 6 m², leur suffisent. L’ensemble fournit assez de courant pour une famille de six personnes (ils ont quatre enfants).

Autonomie énergétique

Cette autonomie n’est possible que parce qu’ils consomment 10 fois moins d’électricité que la moyenne des Français ! Comment ont-ils réalisé cet exploit sans revenir à l’âge des cavernes ? Très simplement : le chauffage de l’eau est assuré par les rayons du soleil et celui de la maison par un poêle de masse, qui ne coûte que 200 euros de bois par an. Patrick et Brigitte ont aussi décidé de se passer de réfrigérateur. « Six mois par an, il fait plus frais sur le bord de la fenêtre que dans le frigidaire », sourit Patrick... Ils cueillent au quotidien de quoi se nourrir dans le vaste potager biologique qu’ils entretiennent depuis bientôt 40 ans.

« Alors que tout le monde montait à Paris, pour faire carrière, pour être à la mode ou dans l’espoir d’une société meilleure », Patrick et Brigitte décident d’aller à contrecourant et quittent la capitale. « L’idée, c’était de vivre en cohérence avec nos idées et l’environnement, raconte Patrick. Il ne fallait donc pas dépenser plus que ce que pouvait nous fournir la planète. Et donc revoir totalement notre mode de vie. A l’époque, on nous prenait pour de doux rêveurs. » Il commence par enseigner à mi-temps dans une ville dont il n’avait jamais entendu parler : Châteaubriant, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Rennes. « Nous avons décidé de diminuer nos salaires pour ne pas participer à la croissance, synonyme pour nous de destruction de l’environnement. Il ne peut y avoir d’écologie avec deux salaires. Le salaire est forcément lié à la production et donc à l’atteinte à l’environnement. » Radical. Mais comment vit-on à six avec un demi-salaire d’enseignant ?

Libérés de toutes créances

« Nous sommes pourvoyeurs de nos besoins, répond Patrick. L’argent couvre un quart de nos besoins. Le reste, nous le tenons de nos bras, de nos mains et de nos neurones déconditionnés. » Premier poste d’économie : le logement. La maison a été entièrement retapée par ses propriétaires. Qui n’y connaissaient rien mais ont tout appris. « Il ne faut pas craindre l’apparente complexité des techniques, quelles qu’elles soient, estime Patrick. Il faut revenir à des techniques simples, pas chères, réparables. Le chauffe-eau solaire que j’ai fabriqué il y a 35 ans fonctionne toujours ! » Patrick n’était pourtant pas chauffagiste. « J’ai observé et je me suis lancé : tous les soirs, je prenais ma douche, chaude, grâce à un tuyau jaune de plastique qui restait au soleil toute la journée. Je me suis dit, je vais remplacer ce tuyau par un serpentin noir mat, je vais l’insérer dans une sphère plate, et je vais faire serpenter un tuyau de cuivre à l’intérieur et le relier à un ballon de 200 litres. Ce n’est pas sorcier. »

Seule contrainte : disposer de temps. « Soit on emprunte beaucoup d’argent et on travaille pour rembourser. Soit on devient auto-constructeur, et on est totalement responsable de sa maison. Nous n’avons pas toutes les garanties et assurances qu’offre un professionnel. Cela dit, quand on fait soi-même, pour soi-même, en général, on s’applique. Faire soi-même permet de minimiser les emprunts, et de ne pas être obligé de travailler à temps plein. » La plus récente construction en paille, bâtie à côté de la maison autonome, a coûté moins de 25 000 euros, pour 70 m² habitables ! De quoi rendre dépressif un promoteur immobilier. « Elle est conçue comme un capteur solaire. Le soleil, en passant à travers les vitres, chauffe les « briques de terre compactées » qui accumulent les calories. La paille très isolante, à l’extérieur, prévient du froid, les murs et le plancher rayonnent à l’intérieur en chauffant la maison. »

Autonomie en eau

« Nous n’avons jamais payé l’eau, ajoute Patrick. Nous récupérons celle qui tombe du ciel, gratuitement. Elle est stockée dans des cuves souterraines et remonte dans un puits grâce à une éolienne de pompage. Nous la filtrons ensuite pour pouvoir la boire. Elle est de bien meilleure qualité que l’eau du réseau. » N’en déplaise à Veolia ou Suez environnement. Si l’on en croit les travaux de Joseph Orszàgh, chercheur belge, sur l’eau de pluie, celle-ci est bien plus légère en produits phytosanitaires que l’eau du réseau. Et elle ne contient pas de chlore. Chez la famille Baronnet, divers systèmes, tels que la pédale en remplacement du robinet pour se laver les mains et/ou les dents, permettent de réaliser d’importantes économies.

Exit aussi la chasse d’eau. « Nous avons installé des toilettes sèches, qui nous permettent d’avoir un excellent compost pour notre jardin », avance Patrick. Résultat : la famille assure consommer cinq fois moins d’eau que la moyenne des Français. Les eaux grises – issues de la vaisselle, des lessives et des douches – sont épurées par un filtre naturel : une série de bacs où poussent des plantes que l’on retrouve traditionnellement dans les zones humides et qui permettent de nettoyer l’eau. Cette alternative aux fosses sceptiques et aux mini-stations d’épuration, très chères en zone rurale, est peu onéreuse à l’installation (moins de 1000 € contre plusieurs milliers d’euros pour les systèmes classiques). Les analyses réalisées en sortie de système assurent d’une eau très bien épurée.

« Contrairement à d’autres, nous avons choisi notre vie »

« On ne souffre d’aucun manque matériel, rassure Patrick. Nous avons simplement dû apprendre à nous défaire du regard des autres et des injonctions de la société. Oui, on peut vivre sans télé, sans portable, sans vacances à l’autre bout du monde et être heureux ! Nous n’avons pas l’impression d’avoir renoncé à quoi que ce soit. Contrairement à beaucoup d’autres, nous avons choisi notre vie. Ceux qui sont dans la croissance vivent dans l’insatisfaction permanente. Ils sont malheureux de ce qu’ont les autres et qu’ils n’ont pas. Il faut donner de l’enthousiasme aux gens pour aller vers une sobriété heureuse. Je ne parle évidemment pas de misère, ni de pauvreté. » Il vaut mieux le préciser en ces périodes d’austérité forcée.

« Attention, prévient-il, il ne s’agit pas non plus de la petite maison dans la prairie. Nous ne voulons pas nous contenter de faire nous-mêmes dans notre coin les choses de façon plus intelligente. Notre projet est politique. Nous voulons donner des idées, et restreindre collectivement notre pression sur la planète. Nous avons à cœur de recréer un tissu social, d’initier d’autres manières de vivre ensemble. »

Cultiver la biodiversité humaine

De maison, le projet de Patrick et Brigitte s’est fait hameau : un couple et deux enfants vivent dans une autre maison. Ainsi qu’une autre personne. Logée dans une construction érigée sur place. Le Hameau du ruisseau, 100% autonome en énergie, irrigue peu à peu. « Ne pas être seul, c’est très important. Plus il y a de monde, plus il y a d’idées. La biodiversité humaine, c’est fondamentale pour être heureux. »

70 000 personnes sont déjà venues visiter la maison autonome. Les propriétaires ne se lassent pas de ces rencontres mensuelles. « A chaque fois, ce sont des rencontres pleines d’enthousiasme. Les visiteurs posent des questions pertinentes, les échanges sont très riches. Et l’engagement des plus jeunes nous donne vraiment espoir. Il y a aujourd’hui de nombreux chantiers collectifs. Nous ne voyions pas ça il y a 40 ans. » Le Hameau du ruisseau se fera-t-il rivière ?

Nolwenn Weiler

Photo : source

P.-S.

Le site de la maison autonome

Attrapeur de rêves

Par Le 04/01/2014

Des rêves surpuissants depuis quelques temps.

De la couleur, des situations très précises, des gens clairement identifiés.

De la couleur.

Cette nuit encore.

J’étais au sommet d’une montagne. Je regardais l’horizon. Mais avec une impression très nette qu’il y avait autre chose que moi. Comme si je n’étais qu’une entité déguisée. Je ressentais du bonheur à contempler le bleu du ciel mais en même temps, ça n’était pas moi.

Et puis, cette idée que la Vie se regardait et que j’étais son propre expérimentateur. Comme un dédoublement.

Je me souviens que j’étais assis plus haut que les nuages. Le ciel est devenu orange.

Rien d’autre.

 

Je suis vivant.

L’expression indique que la vie est en moi.

La vie s’observe à travers moi.

Toutes les créations sont des expérimentations qui permettent à la Vie de se percevoir.

Ça n’est pas « moi » qui contemple les montagnes. C’est la Vie, à travers une forme, qui se contemple.

Chaque création, à sa mesure, est une fenêtre que la Vie ouvre sur elle-même. Différents niveaux de conscience, de la plus simple à la plus complexe, aucune hiérarchie mais juste des expériences variées. Comme si la Vie s’offrait une palette infinie de perceptions.

Il n’y a aucune prétention à retirer des expériences vécues, aucune identification, aucun ancrage, aucun désœuvrement non plus d’ailleurs. Nous sommes des sujets d’expérimentations aboutissant à des états de conscience.

Il me plaît de tenter d’approfondir ces états de conscience afin que la Vie y trouve son compte.

 Je lui dois bien ça.

Massacre des dauphins

Par Le 03/01/2014

Chères amies, chers amis,



Près de 15 000 dauphins sont tués chaque année dans les eaux péruviennes… pour servir d’appâts dans la pêche aux requins eux-mêmes en voie de disparition. Un nouveau rapport force les pouvoirs publics à prendre des mesures mais celles-ci restent trop timides et pendant ce temps, les dauphins et les requins se font massacrer. Nous pouvons arrêter ce bain de sang en menaçant la réputation touristique du Pérou. Signez maintenant et partagez: 

Je viens tout juste de voir un reportage à la télévision péruvienne qui montre comment les pêcheurs massacrent chaque année jusqu’à 15 000 dauphins uniquement pour en faire des appâts qu’ils utilisent comme proie pour pêcher des requins menacés d’extinction. Cette histoire me rend malade. Aujourd'hui je me bats pour faire cesser ce cauchemar. Voulez-vous m'aider?  

Mon pays commence à réagir, mais pour l'instant il n'a pris aucune mesure vraiment concrète
. La chasse aux dauphins est déjà interdite et passible de plusieurs années de prison, mais les autorités ferment les yeux. Ce laxisme est à l'origine du massacre de milliers de dauphins et de requins. Les pouvoirs publics sont très attentifs à la réputation internationale du Pérou, en particulier en ce qui concerne le tourisme, et si nous les mettons en difficulté avec une immense mobilisation planétaire, je suis sûre qu’ils agiront pour mettre fin au carnage.


Une fois que j’aurai remis un million de signatures aux autorités péruviennes, Avaaz placera des encarts dans les magazines de voyage publiés dans les pays d’où viennent la plupart des visiteurs. Le gouvernement ne pourra plus faire la sourde oreille! Aidez-moi à arrêter ce bain de sang en signant maintenant:


http://www.avaaz.org/fr/dolphin_hunt_peru/?byrqSbb&v=33635

Quand j’ai vu ces images de chasse effroyables, je me suis rendu compte que je devais faire quelque chose avant que nos dauphins et nos requins ne disparaissent à jamais. J’ai décidé de lancer une pétition, je l’ai envoyée à mes amis et en moins de 24 heures plus de 10 000 personnes l’avaient signée.

Nos océans sont attaqués.
Les squales et les dauphins sont déjà menacés par la pollution, le réchauffement climatique et les chalutiers. Or ils jouent un rôle essentiel; ils ont besoin d’être protégés et non pas massacrés. De nombreux écosystèmes marins pourraient s’effondrer et ils ne s’en remettront pas. Pendant ce temps là, nos responsables politiques font l'autruche.

Le tourisme est le troisième secteur économique du Pérou, et connaît la croissance la plus rapide de tous les pays sud-américains. Les visiteurs viennent admirer nos paysages sauvages préservés et l’écotourisme tient une place extrêmement importante. Publier des encarts chocs dans les pays où résident les visiteurs peut constituer une vraie menace. Les pouvoirs publics se rendront compte que les touristes ne viennent pas seulement pour le Machu Picchu et la gastronomie locale, mais aussi pour les océans, la faune et la flore du pays. Signez la pétition maintenant et parlez-en tout autour de vous:


http://www.avaaz.org/fr/dolphin_hunt_peru/?byrqSbb&v=33635

En tant que membre d’Avaaz, j’ai été vraiment stupéfiée par notre capacité à protéger les océans. Lorsque j’ai lancé la pétition, je voulais rassembler 15 000 signatures pour les 15 000 dauphins qui sont tués chaque année. Mais ensemble nous pouvons représenter tous les dauphins et requins qui peuvent être sauvés dans les eaux du Pérou!

Avec espoir et enthousiasme,

Zoe et toute l’équipe des pétitions citoyennes d’Avaaz

Cette campagne a été lancée par Zoe sur le site de pétitions citoyennes d’Avaaz. Lancer une pétition sur une question qui vous touche, c’est rapide et facile.
Cliquez ici : http://avaaz.org/fr/petition/start_a_petition/?30311

POUR EN SAVOIR PLUS :
 

Le Pérou se mobilise contre le massacre de milliers de dauphins utilisés comme appâts pour la chasse au requin (Le Monde.fr)
 http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/11/01/le-perou-se-mobilise-contre-le-massacre-de-milliers-de-dauphins-utilises-comme-appats-pour-la-chasse-au-requin_3506818_3244.html

Des dauphins massacrés au Pérou pour pêcher le requin (Maxisciences)
http://www.maxisciences.com/dauphin/des-dauphins-massacres-au-perou-pour-pecher-le-requin_art31114.html  

Des dauphins utilisés comme appâts pour les requins au Pérou (GoodPlanet)
http://www.goodplanet.info/actualite/2013/10/18/dauphins-utilises-appats-les-requins-au-perou/

Pérou-La pêche au requin menacée par le massacre des dauphins
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/perou-la-peche-au-requin-menacee-par-le-massacre-des-dauphins_407973.html#JMPDqE36qFgEjRAv.99

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NOIRCEUR DES CIMES : Etat de conscience modifiée

Par Le 03/01/2014

Noirceur des cimes 4

 

« Je pense que je sais désormais quelles sont les étapes du processus de modification de la conscience. Tout débute par un choc existentiel. Un évènement dramatique, une rencontre extraordinaire ou une expérience bouleversante, prolongée, sans cesse renforcée. Ce choc provoque un délabrement progressif de l’ego et permet à la conscience d’engager une introspection réelle, une quête profonde, un nettoyage total. Si l’individu supporte cette épreuve, si son ego ne reprend pas le dessus, alors intervient le moment de la validation. Ce que nous avons compris, il s’agira de l’appliquer, d’en éprouver la complète exactitude, de commencer à vivre l’expérience de l’unité. C’est la prise de conscience définitive de notre connivence cellulaire avec l’Univers du Vivant, d’une fusion avec la Conscience cosmique. L’ego a disparu, il ne reste que le Soi. Un Soi transpersonnel qui va bien au-delà de l’individu. L’expérience de l’Unité est un paradigme fondamental qui permet de dépasser la surface des choses visibles et matérielles pour s’étendre dans des espaces illimités, des étendues au regard duquel les montagnes sont dérisoires. L’unité est une accession à la vie, une vision macroscopique de la vibration de l’Univers. »

Il est abasourdi par la force des mots.

« Je n’ai jamais pensé à tout cela, avoue-t-il humblement.

-Il ne s’agit pas d’y penser, il faut le ressentir. Il convient même de se libérer de l’intellect. C’est lui le geôlier. Quand vous dites que vous cherchez à atteindre le sommet d’une montagne, vous êtes dans un état de dépendance et vous avez perdu toute chance d’atteindre une quelconque sérénité. L’avidité vous domine. Elle implique le désir, la volonté d’acquisition, de reconnaissance. Votre accomplissement dépend de cette issue que vous imaginez et même si vous acceptez l’idée que vous faites fausse route et qu’il vaudrait mieux vous détacher de toute ambition, vous restez prisonnier de cette nouvelle résolution. Elle n’est jamais qu’une nouvelle forme d’addiction, une version édulcorée de votre ego qui rétablit son autorité de façon détournée. Je vous parle d’un autre état. Je dirai que c’est juste l’amour inconditionnel de ce qui est. »

 

Théorie du genre

Par Le 03/01/2014

Vincent Peillon

"La révolution française n'est pas terminée".

extraits :

"Quel est le rôle de l'école dans la société aujourd'hui ?

L'école a un rôle fondamental pour dépouiller l'enfant de toutes ses attaches identitaires.

L'école doit transformer la nature de l'enfant.

L'école est une nouvelle Eglise (religion) qui avec un nouveau clergé produit une nouvelle liturgie et de nouvelles tables de la loi.

La laïcité est une nouvelle religion, une religion républicaine."

Vous voyez où on va là ?

Une fois que tous les repères les plus profonds, les plus ancrés, les plus importants aussi auront volé en éclat, les individus seront à la merci de tous les dogmes, de tous les Maîtres à penser. Aussi ignobles soient-ils.

On ne manipule pas des gens qui ont eu la chance de grandir avec bienveillance.

On manipule très bien tous ceux qui auront été déstructurés dans leurs jeunes années.

Il n'est pas question ici de contester le droit à une sexualité choisie mais de contester le trouble gigantesque qui est inséré dans l'esprit de jeunes enfants au regard d'un espace qui n'est encore que secret, magie, poésie, mystère...

Et le plus grave dans tout ça, c'est de voir l'énergie dépensée par ces Puissants pour valider leurs démarches par de bons sentiments. Non, il ne s'agit pas de respect des personnes homosexuelles. Il s'agit bien avant tout de briser des structures.

Il s'agit donc de comprendre l'intention qui se cache derrière tout ça.

Ariane Mnouchkine

Par Le 03/01/2014

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/01/01/les-voeux-depopee-dariane-mnouchkine/

Les vœux d’épopée d’Ariane Mnouchkine

01 jan

ariane_mnouchkine_reference Par La rédaction de Mediapart

Mediapart: http://t.co/VBFd62gigw

« Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,

À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.

Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?

Je m’explique :

Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.

D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.

Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.

Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.

Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public“

Je crois que j’ose parler de la démocratie.

Etre consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout.

Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance.

L’Etat, en l’occurrence, c’est nous.

Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.

Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres.

Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.

Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entrainera et entraine déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments. Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.

Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.

Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.

Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.

Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.

Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici.

PS : Les deux poètes cités sont évidemment Pablo Neruda et Victor Hugo »

Points de vue

Par Le 02/01/2014

La campagne contre Dieudonné vue par Diana Johnstone pour le magazine américain Counter Punch

Un bon article très remarqué de Diana Johnstone sur les développements autour du geste de la quenelle popularisé par l’humoriste Dieudonné.

Image

Diana Johnstone

L’article est publié par Counter Punch, un magazine américain de gauche, c’est-à-dire extrémiste dans la terminologie politique en vigueur aux Etats Unis, pays où dominent traditionnellement un centre gauche et un centre droit.

Je en ferai pas de commentaires même si ce n’est pas l’envie de le faire qui manque.

La tentative de museler Dieudonné M’Bala M’Bala

la Bête Noire [en français dans le texte, NdT] de l’establishment français

par DIANA JOHNSTONE à Paris, Counter Punch (USA) 1er janvier 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les médias traditionnels et les politiques commencent la nouvelle année avec une résolution partagée pour 2014 : museler définitivement un comédien franco-africain qui devient trop populaire auprès des jeunes gens.

Entre Noël et la Saint-Sylvestre, ce n’est personne d’autre que le Président de la République, François Hollande qui, lors d’une visite en Arabie Saoudite pour de (très grosses) affaires commerciales, a déclaré que son gouvernement devait trouver un moyen d’interdire des spectacles de l’humoriste Dieudonné M’Bala M ‘ Bala, ainsi qu’a appelé à le faire le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls.

Le leader du parti conservateur d’opposition, l’UMP Jean-François Copé, a fait immédiatement chorus en apportant un «soutien total» à la réduction au silence de l’incontrôlable comédien.

Au milieu de ce choeur médiatique unanime, l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur a écrit en éditorial que Dieudonné est «déjà mort,» lessivé, fini. La rédaction débattait ouvertement de la meilleure tactique entre essayer de le faire emprisonner pour «incitation à la haine raciale», l’annulation de ses spectacles sur la base de potentielles «menaces de trouble à l’ordre public,» ou l’exercice de pressions en menaçant les communes de diminuer le montant des subventions pour la culture si elles l’autorisent à se produire.

 L’objectif de Manuel Valls, le patron de la police nationale, est clair, mais le pouvoir tâtonne quant à la méthode.

La quenelle a un effet dévastateur sur Manuel Valls

Le cliché méprisant qui est constamment répété est que «Dieudonné ne fait plus rire personne.»

En réalité, c’est le contraire qui est vrai. Et c’est là le problème. Dans sa récente tournée dans les villes françaises, des vidéos montrent de grandes salles archi combles pliées de rire devant leur humoriste préféré. Il a popularisé un geste simple qu’il appelle la «quenelle.» Ce geste est imité par des jeunes gens dans toute la France. Elle veut dire tout simplement et à l’évidence : on en a marre.

 Pour inventer un prétexte pour détruire Dieudonné, la principale organisation juive, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, équivalent français de l’AIPAC) et la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), qui jouit de privilèges particuliers dans le droit français (la journaliste parle du droit de se porter partie civile, NdT) ont sorti une histoire extravagante pour qualifier Dieudonné et ceux qui le suivent de «nazis.» La quenelle n’est selon toute évidence qu’un geste grossier signifiant à peu près «dans ton cul» avec une main placée en haut de l’autre bras pointé vers le bas pour préciser la longueur de la quenelle.

Mais pour le CRIF et la LICRA, la quenelle est «un salut nazi à l’envers». (On n’est jamais assez «vigilant» quand on cherche un Hitler caché)

Comme quelqu’un l’a remarqué, un «salut nazi à l’envers» peut tout aussi bien être considéré anti-nazi. Si encore le geste a quelque chose à voir avec Heil Hitler. Ce qui n’est manifestement pas le cas.

 Mais le monde des médias reprend cette affirmation, en signalant tout du moins que «certains considèrent la quenelle comme un salut nazi à l’envers. » Peu importe si ceux qui pratiquent ce geste n’ont aucun doute sur ce qu’il veut dire : N…e le système !

 Mais jusqu’à quel point le CRIF et la LICRA sont-ils «le système» ?

La France a un grand besoin de rire 

L’industrie française est en train de disparaître, avec des usines qui ferment les une s après les autres. L’imposition des citoyens à faibles revenus est à la hausse, pour sauver les banques et l’euro. La désillusion vis-à-vis de l’Union européenne est de plus en plus forte. Les règles de l’UE empêchent toute action sérieuse pour améliorer l’état de l’économie française. Pendant ce temps, les politiciens de gauche et de droite continuent leurs discours creux, émaillés de clichés sur les «droits de l’homme» – en grande partie comme prétexte pour aller à la guerre au Moyen-Orient ou pour des diatribes contre la Chine et la Russie. Le pourcentage d’opinions positives sur le président Hollande a dégringolé à 15%. Pourtant les gens votent, avec pour résultat les mêmes politiques, décidées par l’UE.

Pourquoi alors la classe dirigeante concentre-t-elle sa vindicte sur «l’humoriste le plus talentueux de sa génération" (ainsi que le reconnaissent ses confrères, même quand ils le dénoncent)?

La réponse en bref est probablement que la popularité montante de Dieudonné auprès de la jeunesse illustre un accroissement de l’écart entre générations. Dieudonné fait rire aux dépends de l’ensemble de l’establishment politique. Ce qui a eu pour conséquences un torrent d’injures et de démarches pour interdire ses spectacles, le ruiner financièrement et même le faire aller en prison. Les attaques verbales fournissent le contexte propice à des agressions physiques contre lui. Il y a quelques jours, son assistant Jacky Sigaux a été agressé physiquement en pleine journée par plusieurs hommes masqués devant la mairie du 19ème arrondissement – juste en face du parc des Buttes Chaumont. Il a déposé plainte.

Mais quelle protection peut-on espérer de la part d’un gouvernement dont le ministre de l’intérieur, Manuel Valls – en charge de la police – a promis de trouver les moyens de faire taire Dieudonné ?

Cette affaire est importante mais il est pratiquement certain qu’elle ne sera pas traitée correctement dans les médias hors de France – exactement comme elle n’est pas traitée correctement dans la presse française qui est la source de presque tout ce qui est rapporté à l’étranger. Les problèmes liés à la traduction, une part de malentendus et de contrevérités ajoutent à la confusion.

 Pourquoi le haïssent-ils ?

Dieudonné M’Bala M’Bala est né dans la banlieue parisienne il y a 48 ans Sa mère était une blanche originaire de Bretagne, son père était un Africain originaire du Cameroun. Ce qui devrait faire de lui l’enfant-modèle du «multiculturalisme» que l’idéologie dominante de la gauche affirme promouvoir. Et durant la première partie de sa carrière, en duo avec son ami juif Elie Semoun, il était exactement ça : il faisait campagne contre le racisme, concentrant ses attaques sur le Front National allant même jusqu’à se présenter aux élections municipales contre une candidate du Front National à Dreux, une cité dortoir à environ 90 kilomètres à l’ouest de Paris où il réside. Comme les meilleurs humoristes, Dieudonné a toujours ciblé les événements de l’actualité, avec un engagement et une dignité peu courants dans la profession. Sa carrière était florissante, il jouait dans des films, était invité à la télévision et travaillait désormais en solo. Très bon observateur, il excelle dans des imitations assez subtiles de divers types de personnalités et groupes ethniques, des Africains aux Chinois.

Il y a dix ans, le 1er décembre 2013, en tant qu’invité dans une émission de télévision traitant d’actualité intitulée «On ne peut pas plaire à tout le monde,» un nom tout à fait approprié, Dieudonné était arrivé sur le plateau sommairement déguisé en «converti au sionisme extrémiste», suggérant aux autres de «rejoindre l’axe du bien isaélo-américain. ». Cette mise en cause relativement modérée de « l’axe du mal » de George W. Bush semblait complètement dans l’air du temps. Ce sketch se terminait par un bref salut «Isra-heil». On était loin du Dieudonné des débuts mais l’humoriste populaire avait été néanmoins salué avec enthousiasme par les autres comédiens tandis que le public présent sur le plateau lui avait fait une standing ovation.

C’était dans la première année de l’attaque américaine contre l’Irak à laquelle la France avait refusé de s’associer, ce qui avait amené Washington à rebaptiser ce qu’on appelle là-bas « french fries » (belges en réalité) en «freedom fries» .

Puis les protestations ont commencé à arriver, concernant particulièrement le geste final vu comme posant une équivalence entre Israël et l’Allemagne nazie.

« Antisémitisme ! » criait-on même si la cible du sketch était Israël (et les Etats Unis et leurs alliés au Moyen Orient). Les appels se multipliaient pour interdire ses spectacles, le poursuivre en justice, détruire sa carrière. Dieudonné a essayé d’expliquer que son sketch ne visait pas les Juifs en tant que tels mais, à la différence d’autres avant lui, il n’a pas présenté d’excuses pour une offense qu’il considère ne pas avoir commise.Pourquoi n’y-a-t-il pas eu de protestations de la part des Africains dont il s’est moqué ? Ou des Musulmans, Ou des Chinois ? Pourquoi une seule communauté a-t-elle réagi avec autant de rage ?

A commencé alors une décennie d’escalade. La LICRA entama une longue série d’actions en justice contre lui (« incitation à la haine raciale »), les perdant au début mais ne relâchant pas la pression. Au lieu de céder, après chaque attaque Dieudonné a poussé plus avant sa critique du « sionisme », Dans le même temps, Dieudonné était graduellement exclu des studios de télévision et traité comme un paria par les médias grand public. C’est seulement la profusion récente sur internet d’images montrant de jeunes gens en train de faire le geste de la quenelle qui a poussé l’establishment à conclure qu’une attaque frontale serait plus efficace que d’essayer de l’ignorer.

L’arrière-plan idéologique

 Pour essayer de comprendre la signification de l’affaire Dieudonné, il est nécessaire d’appréhender le contexte idéologique. Pour des raisons trop complexes pour qu’on les présente ici, la gauche française – la gauche dont la préoccupation principale était autrefois le bien-être des travailleurs, l’égalité sociale, l’opposition aux guerres d’agression, la liberté d’expression – n’existe pratiquement plus. La droite a gagné la bataille décisive de l’économie avec le triomphe de politiques qui favorisent la stabilité monétaire et les intérêts du capital dfinancier international (le « néolibéralisme »). Comme prix de consolation, la gauche jouit d’une certaine prééminence idéologique basée sur l’anti-racisme, l’anti-nationalisme et l’engagement en faveur de l’Union Européenne – et même de l’hypothétique « Europe sociale » qui s’éloigne à grands pas pour rejoindre le cimetière des rêves disparus. En fait, cette idéologie coïncide parfaitement avec une mondialisation fondée sur les exigences du capitalisme financier international.

En l’absence de toute véritable gauche sociale et économique, la France a sombré dans une sorte de «politique de l’identité » qui fait à la fois l’éloge du multiculturalisme et réagit avec véhémence contre le «communautarisme », c’est-à-dire l’affirmation de n’importe quel particularisme jugé indésirable. Mais certains particularismes ethniques sont encore moins les bienvenus que d’autres. Le voile islamique a été d’abord interdit dans les écoles, et les demandes pour le faire interdire dans l’espace public se font de plus en plus pressantes. Le niqab et la burqa, quoique rares, ont été interdits par une loi. Des controverses éclatent sur la nourriture halal dans les cantines, les prières sur la voie publique, tandis que des caricatures raillent régulièrement l’Islam. Quoi qu’on puisse penser de tout ça, la lutte contre le communautarisme peut être vue par certains comme dirigée contre une communauté en particulier. Dans le même temps, les dirigeants politiques français ont pris la tête de ceux qui appellent à la guerre dans des pays musulmans comme la Libye et la Syrie tout en affichant leur dévotion pour Israël.

En même temps, une autre communauté fait l’objet d’une sollicitude de tous les instants. Ces vingt dernières années, alors que la pratique religieuse et l’engagement politique ont considérablement décliné, l’holocauste, appelé Shoah en France, est devenu progressivement une sorte de religion d’Etat. Les écoles commémorent la Shoah chaque année, elle domine de plus en plus dans une conscience historique en recul sous les autres aspects tout comme nombre d’approches en sciences humaines. En particulier, de tous les événements de la longue histoire de France, le seul protégé par une loi est la Shoah.. La loi dite Gayssot prohibe tout questionnement sur l’histoire de la Shoah, une interférence absolument sans précédent avec la liberté d’expression. En outre, certaines associations comme la LICRA, se sont vues accorder le privilège de pouvoir poursuivre des individus en justice sur la base de « l’incitation à la haine raciale » (interprétée de manière très large et inégale) avec la possibilité d’encaisser des dommages et intérêts au nom de la « communauté insultée ». En pratique, ces lois servent surtout à poursuivre «l’antisémitisme» présumé et le «révisionnisme» par rapport à la Shoah. Même si elles sont souvent rejetées par les tribunaux, de telles actions en justice participent du harcèlement et de l’intimidation. La France est un des rares pays où le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre la colonisation israélienne peut aussi être attaqué devant les tribunaux pour «incitation à la haine raciale.»

Organisation violente, la Ligue de Défense Juive (LDJ), illégale aux Etats Unis et même en Israël, est connue pour avoir saccagé des librairies ou frappé des individus isolés, parfois âgés. Quand les agresseurs sont identifiés, la fuite en Israël est une bonne porte de sortie. Les victimes de la LDJ n’inspirent jamais dans l’opinion publique quoi que ce soit de comparable à l’indignation publique massive quand un citoyen juif est victime d’une agression gratuite. Par ailleurs, les politiciens se rendent au dîner annuel du CRIF avec le même zèle que ceux des Etats Unis pour aller au dîner de l’AIPAC -pas pour financer leurs campagnes électorales mais pour prouver la bienveillance de leurs sentiments.

La France possède la plus importante communauté juive d’Europe occidentale, une population qui a en grande majorité échappé à la déportation pendant l’occupation allemande au cours de laquelle les immigrés juifs avaient été expulsés vers les camps de concentration. En plus d’une communauté juive établie depuis très longtemps, il y a beaucoup de nouveaux venus originaires d’Afrique du Nord. Tout cela contribue à une population aux succès très dynamiques, très présente dans les professions les plus visibles et les plus populaires (le journalisme, le show business ainsi que la science et la médecine entre autres)

De tous les partis politiques français, le Parti Socialiste (en particulier via le Parti Travailliste de Shimon Peres qui est membre de l’Internationale Socialiste) est celui qui a les liens historiques les plus étroits avec Israël. Dans les années 1950, quand la France combattait le mouvement de libération nationale algérien, le gouvernement français (via Peres) avait contribué au projet israélien de production d’armes atomiques. Aujourd’hui, ce n’est pas le Parti Travailliste qui gouverne Israël mais l’extrême droite. La récente visite amicale faite par Hollande à Benjamin Netanyahou a montré que la dérive droitière de la vie politique en Israël n’a absolument pas tendu les relations – qui semblent plus étroites que jamais.

Il n’empêche que la communauté juive est très petite en comparaison du grand nombre d’immigrés arabes venus d’Afrique du Nord ou des immigrés noirs originaires des anciennes colonies françaises en Afrique. Il y a quelques années, Pascal Boniface, un intellectuel de renom membre du PS, avait prudemment averti les dirigeants du parti que leur biais en faveur de la communauté juive pourrait finir par causer des problèmes électoraux. Cet avertissement qui figurait dans un document d’analyse politique avait provoqué un tollé qui lui avait presque coûté sa carrière.

Mais le fait demeure : il n’est guère difficile pour les français d’origine arabe ou africaine d’avoir le sentiment que le «communautarisme » qui a vraiment de l’influence est le communautarisme juif.

Les usages politiques de l’holocauste

Norman Finkelstein a montré il y a quelques temps que l’holocauste peut être exploité à des fins pour le moins dénuées de noblesse : comme extorquer des fonds à des banques suisses. La situation en France est cependant très différente. Il ne fait guère de doute que les rappels constants de la Shoah fonctionnent comme une sorte de protection pour Israël contre l’hostilité que génère le traitement infligé aux palestiniens. Mais la religion de l’holocauste a un autre impact politique plus profond qui n’a pas de relation directe avec le destin des Juifs.

Plus que toute autre chose, Auschwitz a été interprété en tant que symbole de ce à quoi mène le nationalisme. La référence à Auschwitz a servi à donner mauvaise conscience à l’Europe, et notamment aux Français si on tient compte du fait que leur rôle relativement marginal dans cette affaire [Auschwitz] avait été une conséquence de la défaite militaire et de l’occupation du pays par l’Allemagne nazie. Bernard-Henri Lévy, l’écrivain dont l’influence s’est accrue dans des proportions grotesques ces dernières années (il a poussé la président Sarkozy à la guerre contre la Libye), avait commencé sa carrière en soutenant que le «fascisme» est l’authentique «idéologie française». Culpabilité, culpabilité, culpabilité. En faisant d’Auschwitz l’événement le plus significatif de l’histoire contemporaine, un certain nombre d’écrivains et de personnages publics justifient par défaut le pouvoir croissant de l’Union Européenne en tant que remplacement indispensable des nations européennes intrinsèquement «mauvaises.» Plus jamais Auschwitz ! Dissoudre les Etats nations dans une bureaucratie technocratique libérée de l’influence émotionnelle de citoyens qui pourraient ne pas voter correctement. Vous vous sentez français ? Ou allemand ? Vous devirez en éprouver de la culpabilité – à cause d’Auschwitz.

Les Européens sont de moins en moins enthousiastes devant l’UE car elle ruine leurs économies et leur retire tout contrôle démocratique sur elles. Ils peuvent voter pour le mariage gay, mais pas pour la moindre mesure keynésienne et encore moins socialiste. La culpabilité pour le passé est néanmoins supposée maintenir leur fidélité à l’égard du rêve européen.

Les fans de Dieudonné, si on en juge par les photos, semblent être en majorité des hommes jeunes, âgés entre 20 et 30 ans. Ils sont nés deux bonnes générations après la seconde guerre mondiale. Ils ont passé leurs vies à entendre parler de la Shoah. Plus de 300 écoles parisiennes arborent une plaque commémorant le sort funeste d’enfants juifs déportés dans les camps de concentration nazis. Quel peut bien être l’effet de tout ça ? Pour beaucoup de ceux qui sont nés longtemps après ces terribles événements, il semble que tout le monde est supposé se sentir coupable – si ce n’est pas pour ce qu’ils n’ont pas fait, alors c’est pour ce qu’ils auraient été supposés avoir fait s’ils en avaient eu la possibilité [s'ils avaient vécu à l'époque, NdT].

Quand Dieudonné a transformé Chaud Cacao, une vielle chanson «tropicale» un peu raciste, en Shoah Ananas, le refrain a été repris en masse par les fans de Dieudonné. J’ose croire qu’ils ne se moquent pas de la véritable Shoah mais plutôt de ceux qui leur rappellent tout le temps des événements qui sont supposés les faire se sentir coupables, insignifiants et impuissants. Une bonne partie de cette génération en a assez d’entendre parler de la période 1939 – 1945 alors que son propre avenir est sombre.

 Personne ne sait quand s’arrêter 

Dimanche dernier, Nicolas Anelka, un footballeur très connu d’origine afro-belge [la famille d'Anelka est en fait originaire des Antilles, NdT] qui évolue en Angleterre a fait une quenelle après avoir marqué un but – en signe de solidarité avec son ami Dieudonné M’Bala M’Bala. Suite à ce geste simple et à la base insignifiant, le tumulte a atteint de nouveaux sommets.

A l’Assemblée Nationale française, Meyer Habib représente les «Français de l’étranger» – dont 4 000 Israéliens d’origine française [plus de 78 000 inscrits sur les registres électoraux en réalité, NdT]. Lundi dernier, il a twitté «La quenelle d’Anelka est intolérable ! Je vais déposer une proposition de loi pour punir ce nouveau salut nazi pratiqué par les antisémites.»

Meyer Habib

Meyer Habib

La France a adopté des lois pour « punir l’antisémitisme » [aucune de ces lois ne concerne exclusivement l'antisémitisme, NdT]. Le résultat est à l’opposé. De telles dispositions tendent simplement à confirmer la vieille idée selon laquelle «les juifs dirigent le pays» et participent à la montée de l’antisémitisme. Quand de jeunes français voient un Franco-israélien essayer de transformer en délit un simple geste, quand la communauté juive se mobilise pour interdire leur humoriste préféré, cela ne peut que faire monter l’antisémitisme et même encore plus rapidement.

Il reste que dans cette escalade le rapport de forces est très inégal. Un humoriste n’a pour armes que des mots et des fans qui pourraient bien se disperser quand la situation va se corser. De l’autre côté se trouvent l’idéologie dominante et le pouvoir de l’Etat.

Dans ce genre de conflit, la paix civile dépend de la sagesse et de la capacité de ceux qui ont le plus de pouvoir à faire montre de retenue. S’ils n’agissent pas en ce sens, alors cela pourrait être un jeu sans vainqueurs.

Les Kogis (5)

Par Le 02/01/2014

Indiens de la Sierra Nevada

La Sierra Nevada de Santa Marta est un massif montagneux isolé situé à l’extrémité nord de la cordillère des Andes, au nord de la Colombie. Quatre peuples distincts, mais apparentés, vivent sur ses versants : Les Arhuaco (ou Ika), les Wiwa, les Kogi et les Kankuamo. Ils représentent une population de plus de 30 000 personnes.

Le point culminant du massif s’élève à plus de 5 000 mètres. Emergeant du littoral caribéen, les terres basses sont recouvertes de forêts tropicales et se transforment en savanes et forêts de brouillards en altitude.

Pour les Indiens, la Sierra Nevada est le centre du monde. Elle est entourée par une ‘ligne noire’ invisible qui relie les sites sacrés de leurs ancêtres et délimite leur territoire.

Grands frères

Les Indiens de la Sierra s’autodénomment ’grands frères’ et considèrent qu’ils font preuve d’une sagesse et d’une compréhension mystiques, supérieures à celles des autres peuples qu’ils appellent leurs ‘petits frères.’

Rencontre dans le paysage luxuriant de la Sierre Nevada
Rencontre dans le paysage luxuriant de la Sierre Nevada
© Danilo Villafañe

Les grands frères estiment qu’il est de leur responsabilité de maintenir l’équilibre de l’univers. Lorsqu’il y a des ouragans, des périodes de sécheresse ou de famine dans le monde, ils se disent responsables de l’échec de l’homme à maintenir l’harmonie du monde.

L’équilibre est établi en faisant des offrandes aux sites sacrés pour rendre à la terre ce qui lui a été prélevé.

Mamos

Un Arhuaco, Colombie
Un Arhuaco, Colombie
© Survival

Leurs leaders spirituels sont appelés Mamo. Ils sont chargés de maintenir l’ordre naturel du monde à travers le chant, la méditation et les rites d’offrandes.

L’apprentissage du Mamo commence dès son plus jeune âge et continue jusqu’à ses 18 ans environ. Le jeune homme est emmené dans les hauteurs des montagnes où il apprend à méditer sur le monde naturel et spirituel.

Dans notre culture occidentale, le Mamo serait à la fois un prêtre, un enseignant et un médecin.

Coca vs cocaine

Le surplus de poudre se fixe à l’ouverture du ‘poporo’ formant avec le temps un épais collier
Le surplus de poudre se fixe à l’ouverture du ‘poporo’ formant avec le temps un épais collier
© Danilo Villafañe

La feuille de coca joue un rôle central dans la vie quotidienne des Indiens de la Sierra Nevada et est utilisée dans les offrandes et les cérémonies.

Chaque homme porte une petite bourse remplie de feuilles de coca qu’il mâche pour créer un léger effet stimulant. Lorsque deux hommes se rencontrent, ils échangent une poignée de feuilles en signe de respect mutuel.

L’homme transporte également une gourde évidée – le ‘poporo’ – qui contient une poudre de coquillages écrasés. Il utilise un bâtonnet pour prélever un peu de cette poudre et la mélanger à la boule de coca qui est dans sa bouche – l’alcalinité des coquillages provoque une réaction avec la coca en stimulant ses ingrédients actifs. Le surplus de poudre se fixe à l’ouverture du poporo formant avec le temps un épais collier.

Le ‘poporo’ est un symbole de virilité et une marque de civilisation parmi les Indiens
Le ‘poporo’ est un symbole de virilité et une marque de civilisation parmi les Indiens
© Danilo Villafañe

La coca est également cultivée par les colons non-Indiens pour être transformée en cocaïne. La Colombie a longtemps été qualifiée de plateforme mondiale de la cocaïne et sa production a eu des conséquences dévastatrices sur les Indiens.

Les flancs inférieurs de la Sierra sont occupés par les colons qui y cultivent la coca pour alimenter le trafic de drogue qui finance une grande partie du conflit armé entre la guérilla et les paramilitaires.

Malgré leur caractère pacifique, les Indiens ont fréquemment été pris en étau entre l’armée et les groupes armés clandestins. Beaucoup d’entre eux ont été tués ou forcés de fuir le conflit qui sévit sur leur terre.

Quittez notre terre !

‘L'entrée est interdite aux non-Indiens’ - panneau à l'entrée d'un village arhuaco
‘L'entrée est interdite aux non-Indiens’ - panneau à l'entrée d'un village arhuaco
© Kelly Loudenberg/Arianna Lapenne
‘
Pour nous, le pillage des tombes équivaut à prendre une mère pour la vider de ses intestins, pour lui arracher les dents et les remplacer par un dentier, pour lui enlever un œil et le remplacer par du verre.Mamo Ramon Gil
’

Les Indiens de la Sierra Nevada sont les descendants des Tairona, une importante civilisation connue pour son architecture en pierre et son orfèvrerie qui attirent touristes et pilleurs de tombes dans la région.

Chaque groupe a dû affronter à sa manière l’invasion de son territoire : les Kogi ont fui l’invasion en se réfugiant dans les hauteurs de la Sierra. Ils sont restés particulièrement réticents au tourisme.

Les Arhuaco, dont les hommes se distinguent par leur chapeaux coniques blancs, se sont organisés dans un puissant mouvement politique pour défendre leurs droits, alors que les Kankuamo qui vivent dans les contreforts inférieurs de la Sierra sont presque entièrement intégrés à la société dominante.

Eau

L’eau est très précieuse pour les Indiens qui s’opposent farouchement aux barrages hydroélectriques existants dans la région ainsi qu’aux nouveaux projets. Les barrages interfèrent dans le cycle naturel des eaux de la Sierra et menacent les cultures et les moyens de subsistance des Indiens.

Les projets de développements et les grands propriétaires terriens rendent de plus en plus difficile le déplacement des Indiens sur leur territoire ancestral et les empêchent de faire des offrandes pour maintenir l’équilibre du monde.

 
 
 

Anticonstitutionnellement.

Par Le 02/01/2014

Plaidoyer pour un peuple constituant et vigilant :

c’est aux Citoyens d’écrire eux-mêmes leur Constitution et ensuite de la protéger. Pour rester libres, les citoyens doivent toujours rester vigilants à l’encontre des pouvoirs.


La démocratie (la vraie) est une réponse des hommes au problème qu’ils ont avec les pouvoirs.

En effet, sans exception, « le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

Depuis la nuit des temps, aussi vertueux soient-ils au départ, tous les hommes au pouvoir changent et finissent par abuser de ce pouvoir s’ils restent longtemps au pouvoir.

Tous les pouvoirs, et notamment les exécutifs (les gouvernements), tendent à « s’autonomiser », c’est-à-dire à concentrer le plus possible de pouvoirs et surtout à s’affranchir de tout contrôle rigoureux.

Donc, pour les humains, les pouvoirs sont à la fois nécessaires et dangereux.

C’est pour cette raison que les gouvernés ont imaginé, pour leurs gouvernants, un pacte appelé Constitution, une règle supérieure qui institue les pouvoirs et qui fixe surtout les limites de chaque pouvoir, sans exception. Une Constitution est un acte de défiance.

Montesquieu a montré qu’il fallait, par le moyen de la Constitution,affaiblir les pouvoirs, notamment le pouvoir exécutif qui est le plus dangereux, en séparant les pouvoirs et en contrôlant les pouvoirs (à tout moment, évidemment, et non pas seulement au moment des élections).

Mais Montesquieu a oublié de dire de faire très attention à QUI va écrire la Constitution : en effet, si les citoyens laissent les hommes au pouvoir écrire eux-mêmes les limites de leurs propres pouvoirs, c’est perdu : cette négligence citoyenne conduit naturellement à l’institutionnalisation de l’impuissance politique des gouvernés : transformation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes en undroit des élus à disposer des peuples.

Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ;ce n’est pas aux ministres, ce n’est pas aux parlementaires, ce n’est pas aux juges, d’écrire ou de réviser la Constitution, car ils sont, en l’occurrence, à la fois juges et parties : ils ont un intérêt personneldans les règles qu’ils instituent et ils trichent en établissant des contrôles simulés et des pouvoirs citoyens factices.

Quand des ministres, des présidents, des parlementaires ou des juges créent ou modifient une Constitution, c’est un abus de pouvoir. Ils ont un pouvoir important et ils en profitent pour en abuser. C’est une juste cause d’insurrection.

Les parlementaires et les ministres ne sont pas propriétaires de la souveraineté nationale, ils n’en sont que les dépositaires temporaires. Quand ils transfèrent notre souveraineté sans notre accord direct, sans référendum, ils se comportent comme des locataires qui vendraient la maison en douce…

Pour comprendre ce qui nous est arrivé à l’occasion de la construction de l’Union européenne, il faut voir que l’important, ce n’est pas qui VOTE la constitution, ce qui compte, c’est qui ÉCRIT la Constitution.


Le “Traité établissant une Constitution pour l’Europe”, le TCE, estun traité anticonstitutionnel :

d’abord parce qu’il est constitutionnel : le TCE crée une constitution de fait, par la nature même des règles qu’il impose en matière de pouvoirs, règles dangereuses par essence : pouvoir de légiférer, pouvoir de gouverner, pouvoir de juger… De fait, sans notre accord, les institutions européennes remplacent progressivement les institutions nationales.


Indépendamment de l’étiquette que lui collent ses auteurs, —”traité” ou “constitution”—, c’est assurément une (mauvaise) constitution qui n’avait jamais dit son nom que nos ministres ont écrite depuis 50 ans :

a.   faiblesse extrême du parlement (masquée par de petits progrès montés en épingle),

b.   confusion des pouvoirs dans les mains de l’exécutif (dans des domaines importants et dissimulés (“actes non législatifs”, par ex.),

c. dépendance étroite des juges envers les exécutifs,

d. non contrôle des pouvoirs (aucun organe n’est responsable de ses actes),

e. protection excessive et injustifiée des fonctionnaires,

f. impuissance politique des citoyens (pas de référendum d’initiative populaire),

g. information manipulable : médias, organes statistiques et insti-tuts de sondage sous influence (aucune règle constitutionnelle ne protège l’indépendance politique et économique des organes d’information),

h. sabordage monétaire (indépendance de la BCE dont la mission de lutte contre l’inflation favorise le chômage ; interdiction aux États de créer de la monnaie pour financer des investissements publics, ce qui impose intérêts ruineux et dette publique asphyxiante),

i. révisions constitutionnelles à deux vitesses : impossibles avec le peuple (procédure “ordinaire” à triple unanimité) et faciles sans le peuple (procédure “simplifiée” sans référendum).


Ensuite parce qu’on n’impose pas une Constitution par traité, la seule source acceptable du pouvoir étant la souveraineté populaire, le TCE, comme les autres traités qui l’ont précédé, fondamentalement inacceptable pour les peuples qu’il viole, le TCE est un traité anticonstitutionnel.

Les Citoyens doivent donc se réapproprier la Constitution. Ils doivent l’écrire eux-mêmes et c’est ensuite encore à eux de la protéger comme leur outil le plus précieux contre les abus de pouvoir. On peut tout déléguer, sauf ce pouvoir-là.

Donc, il nous faut un processus constituant honnête, une Assemblée Constituante dans laquelle les membres n’écrivent pas des règles pour eux-mêmes, des membres indépendants des partis et de toute organisation qui exerce ou brigue le pouvoir.

Et le seul moyen de désigner des constituants indépendants des hommes de pouvoir, c’est de laisser chacun choisir librement les citoyens qu’il juge “valeureux”, sans se laisser imposer les candidats des partis.

Il faut surtout choisir les constituants par tirage au sort parmi ces “valeureux” désignés hors partis.

Enfin, les constituants doivent se déclarer inéligibles aux fonctions qu’ils instituent eux-mêmes.

En somme, il faut rigoureusement séparer le pouvoir constituant des pouvoirs constitués. Quand les citoyens auront réussi à imposer cettehygiène démocratique fondamentale, ils sortiront enfin de la « préhistoire de la démocratie ».

Et bien sûr, inutile de compter sur les partis et leurs amis pour débattre et faire connaître cette thèse : c’est aux simples citoyens de faire circuler cette idée, s’ils la trouvent bonne, pour s’émanciper desvoleurs de pouvoir. Cet enjeu ressemble à celui du débat référendaire de 2005.

Les principaux candidats au pouvoir, ceux que nous imposent les partis et les médias, vont tout faire pour être élus sans avoir à débattre une seule fois de leurs abus de pouvoir au plus haut niveau. Ils vont tous faire diversion avec des non sujets. À nous d’imposer que ces abus de pouvoir soient débattus publiquement.


Une « insurrection électorale » pourrait tout changer : le seul moyen de nous émanciper de la tutelle des partis, c’est d’élire un candidat hors parti, dont le seul programme serait d’organiser le tirage au sort d’une Assemblée Constituante. C’est la seule procédure viable pour protéger durablement le peuple contre les abus de pouvoir.


Par : Etienne Chouard

http://r-eveillez-vous.fr/plaidoyer-pour-un-peuple-constituant-et-vigilant-2/

Contes de fées.

Par Le 02/01/2014

Déforestation.

Par Le 02/01/2014

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/01/02/au-laos-une-deforestation-massive-et-silencieuse_4342147_3216.html

Au Laos, une déforestation massive et silencieuse

LE MONDE | | Par

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La nationale 18 déroule son ruban d’asphalte à travers les hauteurs vertigineuses d’une jungle épaisse qui moutonne vers la frontière vietnamienne. A progresser ainsi dans les confins du Laos, on imagine mal que cette petite nation enclavée d’Asie du Sud-Est, d’à peine 7 millions d’habitants, est en train de battre tous les records de déforestation dans une région où les forêts primaires sont de plus en plus menacées.

Les experts internationaux estiment qu’entre les années 1940 – au temps du protectorat français – et le début des années 2000, la couverture forestière du pays est passée de 70 % à 41 %. Pire : selon certains spécialistes, les zones les plus denses où les forêts sont restées inviolées ne représenteraient guère plus de 3 % du territoire.

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La province méridionale d’Attapeu est l’une des plus touchées. Ce n’est ici un secret pour personne, relèvent consultants et membres d’ONG – tous requérant l’anonymat tant le sujet est sensible dans ce pays au régime muselant toute liberté d’expression –, que la déforestation illégale se poursuit à un rythme soutenu en raison de la collusion d’entreprises contrôlées par les militaires laotiens, d’un côté, et vietnamiens, de l’autre.

DES EXEMPTIONS OBTENUES DE MANIÈRE DOUTEUSE

Le Laos a beau avoir interdit en 2004 l’exportation de bois brut et imposé un système de quotas d’abattage dans des zones précisément délimitées, tout indique que lesdits quotas ne sont pas respectés et que les entrepreneurs violent à loisir les réglementations.

Selon un rapport très documenté publié en 2011 par l’organisation non gouvernementale Environmental Investigation Agency, trois firmes laotiennes, grâce à des exemptions obtenues de manière douteuse, exportent chaque année vers le voisin vietnamien quelque 250 000 mètres cubes de bois brut, un chiffre dépassant largement le volume autorisé. Le trafic profite ainsi directement au Vietnam qui, en 2010, a exporté pour 3,4 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) de produits dérivés du bois. Paradoxe : le régime d’Hanoï contrôle la déforestation sur son territoire depuis 1997, mais l’industrie vietnamienne du bois repose à 80 % sur les importations.

Le 5 octobre 2010, le site d’information Asia Times, sous la plume du journaliste Beaumont Smith, avait accusé un certain général Cheng Sayavong, ancien directeur de la Compagnie de développement des zones montagneuses, d’avoir été l’un des principaux responsables de la déforestation des régions situées au sud de la capitale, Vientiane.

SEMI-REMORQUES IMMATRICULÉS AU VIETNAM

Si rien ne permet, sur la lisière de la nationale 18, de se faire une idée claire de l’étendue des dégâts, c’est parce que les zones d’abattage se situent plus profondément dans la jungle, au bout de chemins en mauvais état et surveillés.

En revanche, ce qui saute aux yeux, c’est le nombre de semi-remorques immatriculés au Vietnam, lourdement chargés d’énormes troncs d’arbre, qui progressent sur la route en direction de la frontière. Le 14 octobre 2013, sous une pluie battante, dans ces zones largement « vietnamisées » si l’on en juge par le nombre d’échoppes, de garages et de restaurants tenus par des commerçants venus du versant oriental de la jungle, on a dénombré en trois heures une quinzaine de ces camions peinant dans les côtes entre le petit bourg de Ban Phaosam Phanh Mixai, où d’autres gros véhicules surchargés de bois sont parqués, et le poste frontière de Bo Y.

Réaction d’un planteur de café, dans la ville d’Attapeu, chef-lieu de la province : « Les entreprises vietnamiennes ne cessent d’exploiter la forêt. Elles ont soi-disant la permission d’abattre les arbres mais, trop souvent, elles dépassent les quotas qui leur sont alloués. » L’homme ricane en montrant le ciel : « Tout se négocie au niveau du gouverneur… »

LE LAOS BLÂME SOUVENT L’AGRICULTURE SUR BRÛLIS 

Un certain degré de décentralisation administrative mis en place depuis 1996 n’a fait qu’aggraver la déforestation. « Les responsables des muang [districts] et les gouverneurs provinciaux règnent sur leurs fiefs comme des petits rois. Le gouvernement central n’a pas toujours le contrôle de ce qui se passe dans ces provinces éloignées du cœur du pouvoir à Vientiane », observe, à Pakse, chef-lieu de la province du même nom, un expert étranger qui refuse d’être cité. « Les principales victimes de l’abattage sauvage, poursuit-il, sont les ethnies minoritaires, très nombreuses dans le Sud laotien, sur lesquelles les autorités locales font pression sous prétexte d’empêcher les coupes. » Le Laos blâme en effet souvent l’agriculture sur brûlis pratiquée par les villageois comme l’une des causes de la déforestation. Elle n’en est, à l’évidence, qu’un paramètre périphérique.

Dans son article, le journaliste Beaumont Smith cite aussi un inspecteur laotien des eaux et forêts qui lui a confié son impuissance à enrayer l’abattage illégal : « On arrête beaucoup de gens impliqués dans le trafic, dit-il. Parfois, ils nous donnent le nom des vrais responsables, souvent des gens haut placés. On téléphone alors à ces derniers pour leur demander de quoi il retourne. Ils nient toutes les accusations. Que peut-on faire ? Ce sont des gens trop importants… »

Au niveau du pouvoir communiste laotien, installé à Vientiane depuis la fin de la guerre du Vietnam en 1975, et qui s’est désormais lancé dans un programme de libéralisation économique autorisant tous les abus, on commence tout de même à être conscient des implications de la déforestation. D’autant que les pays importateurs ont fini par se mobiliser : depuis le 1er mars 2013, l’Union européenne a imposé une réglementation qui exige des entreprises important des produits dérivés du bois de démontrer la légalité de leurs importations.

LE PREMIER MINISTRE TANCE LES RESPONSABLES LOCAUX

Le 23 décembre 2013, le premier ministre laotien, Thongsing Thammavong, s’est rendu en visite officielle dans la province d’Attapeu. Il a sérieusement tancé les responsables locaux, selon le quotidien gouvernemental anglophone Vientiane Times : « Je veux que vous, les autorités locales, veilliez à protéger nos ressources naturelles ! Si nos arbres sont abattus, pourrons-nous dire encore que nous aimons notre nation ? »

Il s’est même permis de faire une allusion à l’implication des militaires dans l’exploitation illégale des forêts : « Le gouverneur vient de me dire que nos forces de sécurité sont parfois peu désireuses d’inspecter les activités des entrepreneurs et tous ceux qui coupent les arbres. Quand nos ressources naturelles auront disparu, que nous restera-t-il ? »

Reste à savoir si ce discours indique l’amorce d’un tournant ou s’il s’agit d’une déclaration de pure forme destinée à calmer le courroux des agences internationales.

Attali et les imbéciles

Par Le 01/01/2014

L’économiste Jacques Attali était l’invité du "Grand Rendez-vous" d’Europe 1/i>Télé/Le Monde, dimanche matin. Il est notamment revenu sur la polémique autour de la quenelle, popularisée par Dieudonné : "il faut laisser la justice s’exprimer. Ce geste est stupide, débile." L’homme qui murmure à l’oreille des présidents a également estimé que "tant que ce n’est qu’un signe et qu’il n’y a pas derrière un discours, alors c’est purement potache. Pour moi, ce signe veut dire : ‘je suis un imbécile’. Nous sommes dans uns société où le signe remplace la parole, donc le signe prétend incarner toute une série de valeurs, mais en réalité le discours qui doit le porter, le discours antisémite, est heureusement interdit par la loi."



Si on analyse un peu tout ça, ce Monsieur considère qu'un geste de contestation, de ralliement, de reconnaissance, est un geste perpétré par des "imbéciles".

Je rappelle qu'il est le conseiller des Politiciens.

Il est intéressant de voir la façon dont ces gens-là considèrent le peuple. Très révélateur.

Ce qui m'amuse, c'est de voir à quel point, ils sont déboussolés, jusqu'à tenter de discréditer par l'insulte quelques centaines de milliers de personnes.

"Mais enfin, ne faites pas ça, ce sont les imbéciles qui agissent de la sorte, reprenez vos esprits, allons, mes enfants..."

BHL, Atalli, Cohen...Tous, ils sont persuadés de vivre dans des sphères intelligentes, de posséder la vision claire, la lucidité, l'analyse, alors qu'ils vivent dans un espace totalement étranger au nôtre, qu'ils n'ont aucune conscience de l'image désastreuse du milieu politique, qu'ils n'ont, pour l'instant encore, aucune conscience de ce qui prend forme...

Il va être passionnant de les voir paniquer.

Je ne crois pas que le FN en tirera profit.

D'autres mouvements vont apparaître. Non pas des mouvements politiques mais des mouvements populaires organisés.

Les imbéciles que nous sommes s'en occupent.

Nous serons un jour le chaos de leur monde.

La divine matrice

Par Le 01/01/2014

La divine matrice

http://sacree1ouverture.e-monsite.com/pages/lectures/sciences-physique-quantique/la-divine-matrice.html

Un blog que j'ai déjà présenté et qui est, à mon sens, d'une très grande qualité.

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Les miracles que nous observons dans le monde quantique nous indiquent-ils en réalité nos immenses possibilités plutôt que nos limites scientifiques ? Se pourrait-il que la guérison spontanée des maladies, la connexion instantanée avec tout le monde et toutes choses, et même le voyage dans le temps, constituent notre véritable héritage universel ?

Dans cet ouvrage, Gregg Braden nous présente des expériences fondamentales dans le domaine de la physique quantique, qui nous amènent à penser qu'il existe un lieu où commencent toutes choses, un endroit de pure énergie qui simplement est, et nous permettrait de créer toutes choses, tous les miracles de notre imagination. On nomme ce lieu la Divine Matrice. Par des histoires authentiques et scientifiques, l'auteur nous montre que nous sommes limités uniquement par nos croyances, et que seulement quelques clés sont nécessaires pour les changer.

 

La Divine Matrice contient, unit et reflète tout ce qui se produit entre notre monde intérieur et le monde extérieur.

 

Nous créons dans l'invisible le modèle de nos relations, de nos carrières, de nos réussites et de nos échecs dans le monde visible.

Il existe un champ d'énergie qui unit toute la création.

Ce champ joue un rôle de contenant, de pont et de miroir pour nos croyances intérieures.

Ce champ n'est pas localisé et il est holographique. Chacune de ses parties est connectée à toutes les autres et reflète l'ensemble sur une plus petite échelle.

Nous communiquons avec ce champ par le langage de l'émotion.

 

L'ADN humain exerce un effet direct sur ce dont notre monde est fait.

L'émotion humaine exerce un effet direct sur l'ADN qui affecte ce dont notre monde est fait.

La relation entre les émotions et l'ADN transcende le temps et l'espace. Les effets sont les mêmes, quelle que soit la distance.

 

Découvrir la divine matrice : le mystère unissant toutes choses

 

La Divine Matrice est le contenant de l'univers, le pont reliant toutes choses entre elles, et le miroir qui nous montre ce que nous avons créé.

Tout ce qui existe dans notre monde est connecté à tout le reste.

Pour puiser à même la force de l'univers, nous devons nous voir comme une partie du monde plutôt que séparés de lui.

 

Des scientifiques ont fait l'expérience de séparer un photon en deux particules, créant ainsi des jumelles aux propriétés identiques. Ils ont ensuite propulsé les deux particules dans des directions opposées. Au bout de leur trajet, elles furent forcées de choisir entre deux routes parfaitement identiques. Les scientifiques observèrent alors que les deux faisaient le même choix, franchissant le même trajet chaque fois, et ce chaque fois que l'expérience fut reproduite ! Les photons intriqués (intrication quantique) forment un seul et même objet. Même quand les photons jumeaux sont séparés géographiquement, chacun subit automatiquement la modification effectuée sur l'autre.

Transposant cette expérience à l'échelle du monde entier, les scientifiques supposent qu'avant le Big Bang, tout l'univers était beaucoup plus petit qu'il ne l'est aujourd'hui car l'espace vide n'existait pas. La force explosive du Big Bang apporta chaleur, lumière et vide, « séparant » l'univers en particules multiples, particules qui, si on suit le raisonnement de l'expérience, demeureraient toujours connectées entre elles...

 

Des choses qui ont déjà été unies demeurent toujours connectées entre elles, qu'elles soient physiquement unies ou non.

 

La Matrice est la réalité elle-même, c'est-à-dire toutes les possibilités en mouvement constant, l'essence éternelle qui unit toutes choses.

L'ADN humain agit directement sur le monde physique au moyen d'un nouveau champ d'énergie les connectant l'un à l'autre.

Des expériences ont permis de démontrer qu'en présence d'ADN humain, des particules de lumière auparavant dispersées se disposaient différemment, suivant un schème régulier.. L'ADN avait une influence directe sur les photons.

Des scientifiques prélevèrent une portion d'ADN qu'ils isolèrent dans une pièce différente de celle dans laquelle se trouvait le donneur. On induisait ensuite chez le sujet des émotions positives ou négatives. Les scientifiques observèrent alors que, au même moment où le donneur éprouvait des « hauts » et des « bas » émotionnels, l'ADN prélevé se trouvant dans une autre pièce avait une forte réaction électrique. L'émotion humaine exerce une influence directe sur le fonctionnement des cellules de notre corps, même à une distance de plusieurs kilomètres, comme si l'ADN était toujours connecté physiquement au corps.

L'ADN de notre corps nous donne accès à l'énergie qui interconnecte notre univers, et l'émotion nous permet de puiser à même ce champ.

 

Il n'y a en réalité aucun endroit où le corps finit ou commence.

 

Le pont reliant l'imagination et la réalité : comment fonctionne la divine matrice

 

L'acte de focalisation de notre conscience est un acte de création. La conscience crée !

 

Nous créons tous ensemble la guérison ou la souffrance, la paix ou la guerre. La plus grave erreur, dans notre vision du monde, est sans doute de chercher des raisons extérieures à nos malheurs et à nos bonheurs.

Ce qui fait passer nos désirs de l'imagination à la réalité de notre vie concrète est notre capacité de sentir que nos rêves sont déjà réalisés, que nos désirs sont comblés et que nos prières sont déjà exaucées.

La conscience et l'acte d'observation paraissent déterminer laquelle des nombreuses possibilités que nous avons devient réelle. En d'autres mots, l'objet de notre attention devient la réalité de notre monde.

Ainsi, si l'on fait passer un électron à travers une seule ouverture pour se projeter sur un écran derrière, il se comporte comme une particule normale. Mais si l'on met à disposition deux ouvertures, l'électro traverse alors les deux fentes en même temps, comme seule une onde d'énergie peut le faire, formant sur l'écran le type de schème que seule une onde d'énergie peut former. Or la connaissance du fait que l'électron dispose de deux voies possibles pour traverser la barrière est dans l'esprit de l'observateur, c'est donc la conscience de celui-ci qui détermine sous quelle forme voyage l'électron.

 

C'est notre aptitude à créer intentionnellement les conditions de la conscience (nos pensées, nos sentiments, nos émotions et nos croyances) qui enferme dans la réalité de notre vie la possibilité que nous avons choisie.

 

La réalité présente n'est pas immuable. Cependant, pour choisir une autre possibilité, nous devons faire davantage que penser au nouvel état ou désirer que la guérison soit déjà survenue. A moins d'accomplir également les actions qui remplaceront une réalité angoissante par une réalité de guérison, notre non-acceptation n'engendrera que frustration et déception. Pour choisir une possibilité quantique, nous devons devenir cet état d'être. Ainsi, un jeune homme atteint d'un mal mortel recouvra miraculeusement la santé en suivant les conseils d'un thérapeute qui lui avait enjoint de se créer une réalité dans laquelle il se voyait face à son médecin lui annonçant une complète rémission.

 

C'est le langage du sentiment qui « parle » à la Divine Matrice. Sentez que votre but est atteint et que votre prière est déjà exaucée. Ne peut créer que celui qui est dénué d'ego et de jugement.

Nous devons devenir dans notre vie ce que nous choisissons d'expérimenter comme étant notre monde.

 

Plus notre désir de changer le monde est fort, plus notre pouvoir de le faire nous échappe. Nous devons d'abord avoir dans le coeur le sentiment de la guérison, de l'abondance, de la paix, soit les réponses à nos prières de bien-être comme si elles étaient déjà arrivées, avant qu'elles deviennent réalité dans notre vie.

Pour faire ce qui semble impossible, nous devons d'abord repousser les limites de ce que nous pensions vrai auparavant. Ainsi pourrons-nous (peut-être) développer des dons du domaine du paranormal, tels l'ubiquité ou la télépathie.

 

Par définition, chaque espace d'un hologramme est un reflet de tous les autres. Ainsi, dans l'hologramme non localisé de notre univers, l'énergie sous-jacente qui relie toutes choses les interconnecte instantanément.

Cela expliquerait les résultats de l'expérience précédente sur les photons. Comment deux particules « séparées » (physiquement) pourraient-elles choisir toujours de prendre la même route si ce n'est en s'envoyant un signal ? Mais pour qu'un message puisse passer de l'une à l'autre si rapidement, il lui faudrait voyager plus vite que la lumière, ce qui est impossible. Et si le signal émis par l'un des deux photons n'avait jamais voyagé jusqu'à l'autre ? Se pourrait-ils que nous vivions dans un univers où l'information entre les photons, entre nos prières et nos êtres chers, ou entre notre désir de paix et une contrée éloignée n'ait pas besoin d'être transportée pour être reçue ?

 

L'hologramme universellement interconnecté de la conscience nous assure que nos désirs et nos prières sont déjà rendus à destination dès l'instant où nous les créons.

Par l'hologramme de la conscience, tout changement ayant lieu dans notre vie se reflète partout dans notre monde.

 

Le pouvoir subtil de l'hologramme est de nous fournir le moyen de produire un changement remarquable à grande échelle en modifiant un schème en un seul endroit.

Ainsi, par exemple, quand un petit pourcentage d'une population réalise la paix intérieure, cela se reflète dans le monde autour. Le nombre minimal de personnes requises pour « déclencher » un changement de conscience est celui-ci : 1% d'une population.

C'est le fait d'observer quelque chose, une observation consciente, qui transforme l'une des multiples possibilités en notre réalité. L'attente ou la croyance que nous avons pendant que nous observons constitue l'ingrédient de la soupe qui « choisit » la possibilité qui deviendra notre expérience « réelle ».

Le secret de la guérison réside dans la capacité de focaliser l'émotion et l'énergie dans notre corps ou dans celui d'un être cher sans intrusion et avec compassion. Ainsi, la présence de trois praticiens autour d'une jeune femme atteinte d'une tumeur, récitant tel un mantra « Déjà fait, déjà fait » pour signifier la disparition de la tumeur, a permis de faire de cette réalité LA réalité aux yeux du monde.

 

Messages de la divine matrice : vivre, aimer et guérir dans la conscience quantique

 

La Divine Matrice reflète dans notre monde les relations que nous créons dans nos croyances.

 

La Divine Matrice peut nous envoyer des messages avertissements. Ainsi, un couple qui vivait des tensions émotionnelles fortes vit exploser peu à peu toutes les conduites d'eau de la maison dans laquelle ils étaient. La mère de l'auteur vit se développer chez sa chienne une maladie touchant les poumons inhabituelle chez les canidés, avant de découvrir qu'elle-même en était atteinte.

 

Parce que la Divine Matrice reflète constamment nos croyances, nos sentiments et nos émotions dans les événements de notre vie, le monde de tous les jours nous laisse entrevoir les sphères les plus profondes de notre soi caché. Dans notre miroir personnel, nous voyons nos véritables convictions, nos véritables amours, nos véritables peurs.

Par exemple, quand nous éprouvons une peur, cela crée dans notre corps un penchant émotionnel souvent décrit comme une « charge » ou un « point sensible » qui se manifeste dans notre vie sous la forme d'idées bien arrêtées quant à ce qui est « bon » ou « mauvais » ou quant à l'issue que « doit » avoir telle ou telle situation. Nos charges et nos points sensibles nous amènent à créer des relations qui nous montrent quelle peur doit être guérie.

 

La source de nos expériences négatives peut se ramener à l'une des trois peurs universelles (ou à une combinaison des trois) : la peur de l'abandon, de ne pas être à la hauteur, ou de faire confiance.

 

La Divine Matrice fournit le miroir quantique qui nous montre dans notre monde ce que nous avons créé en nous par nos croyances.

 

Nos véritables croyances se reflètent dans nos relations les plus intimes.

 

Ainsi, le fait d'être successivement trahi, trompé, abusé par plusieurs personnes différentes peut indiquer chez soi un problème relatif à la qualité d'honnêteté, d'intégrité. Etre victime d'irrespect ou de désobéissance de la part de subordonnés ou même d'animaux domestiques peut refléter un manque de lâcher-prise chez soi, une volonté de toujours tout contrôler.

Tomber amoureux de la première jolie femme qui passe est souvent l'indicateur de la recherche à l'extérieur de quelque chose que nous n'arrivons pas à trouver en soi ou que nous avons le sentiment d'avoir perdu : l'amour.

Quand nous décelons chez les autres nos parties manquantes, nous sommes fortement attirés par eux. Nous pouvons même croire que nous avons besoin de ces personnes dans notre vie, jusqu'à ce que nous nous rendions compte que ce qui nous attire chez elle, c'est quelque chose que nous avons encore en nous mais qui est endormi.

La Divine Matrice peut même nous amener, en nous faisant perdre tout ce qui avait de l'importance dans notre vie, à nous confronter à nos plus grandes peurs. Cette période de la vie se nomme la nuit obscure de l'âme. Le but de la nuit obscure de l'âme consiste à faire l'expérience de nos plus grandes peurs et de les guérir.

 

Nous devons devenir dans notre vie ce que nous choisissons d'expérimenter dans notre monde.

Bilan 2013

Par Le 01/01/2014

Ce sont les statistiques de visites depuis la création de ce site en novembre 2009.

2009 : novembre et décembre : 578 visites

2010 : 13 354 visites

2011 : 16 509 visites

2012 : 30 514 visites

2013 : 48 045 visites

Avec l'année 2013, le compte depuis la création du blog est de :

TOTAL DE VISITES : 109 000

TOTAL DE PAGES LUES en 2012 : 176 765

TOTAL DE PAGES LUES en 2013 : 457 766

IL Y A 1392 ARTICLES ET 515 COMMENTAIRES.


 

Les Kogis (6)

Par Le 31/12/2013

Fascinant, extraordinaire, inexplicable..

J'ai déjà parlé d'eux dans les tomes 2 et 3 de Jarwal.

Ils sont de nouveau là dans "Les héros sont tous morts".

Il m'est impossible de me passer d'eux...

Ca dépasse de loin un simple intérêt intellectuel ou philosophique.

C'est bien au-delà, sans que je ne me l'explique...

Comment sait-il ce Mamu qu'il y a une planète non visible de la Terre, cachée derrière cette étoile ?... (fin du documentaire)

 

Musique

Par Le 31/12/2013

Puisqu'elle marquera toujours les retrouvailles avec l'Amour de la Vie en moi.

Homéostasie

Par Le 31/12/2013

      Homéostasie

        • Processus de régulation par lequel l'organisme maintient les différentes constantes du milieu intérieur (ensemble des liquides de l'organisme) entre les limites des valeurs normales.
        • Caractéristique d'un écosystème qui résiste aux changements (perturbations) et conserve un état d'équilibre.

      J'ajoute à cela la capacité qu'a l'individu à préserver son intégrité spirituelle.

      Elle a été mise à rude épreuve dans ses 48 h.

      Je hais les lynchages, je hais la vindcite populaire, les mouvements de masse qui sont générés par des instances dirigeantes, intentionnellement, dans un but très clairement établi.

      Je hais la foule quand elle crie à s'en rendre sourde, quand elle conspue et est devenue incapable de s'interroger, jusqu'à en être aveugle. Spirituellement.

      Il n'est pas question de savoir qui a tort ou raison. Juste de ne pas s'enfermer dans un jugement inique.

      Je pensais que tout cela était une évidence pour tous.

      Même à cinquante et un ans, je suis d'une naïveté qui confère à la bêtise.

      Il est donc temps que je reconstitue mon homéostasie. Là-Haut.

      Rupture.

      Clair et net

      Par Le 31/12/2013

      Dieudonné : « Je veux aller en prison »

      Par Olivier Mukuna, 31 décembre 2013

      http://www.femmesdechambre.be/dieudonne-je-veux-aller-en-prison/

      Des médias au gouvernement français, en passant par une partie de l’opinion, on fustige ou nazifie « la quenelle » … Depuis plus de trois mois, ce geste est reproduit dans toute la France par des citoyens de tous âges et de toutes catégories sociales. Phénomène d’essence subversive ou « bras d’honneur » revisité sur fond de crise et de ravages socioéconomiques ? Manuel Valls et les médias mainstream ne répondront pas à cette question. Obsédé par la loi non écrite du « deux poids deux mesures », le ministre de l’Intérieur français a choisit de s’illustrer dans l’irrationnel en voulant interdire les spectacles de l’inventeur du geste : Dieudonné M’Bala M’Bala.  Humoriste antisioniste franco-camerounais. Provocateur et diabolisé depuis dix ans par les médias et la sphère politique francophones ; condamné en justice à plusieurs reprises pour « antisémitisme  et incitation à la haine raciale » sur plaintes des associations pro-israéliennes ; illégalement interdit de se produire en spectacle à Bruxelles. Depuis 2012, l’artiste controversé, dont la popularité dérange le pouvoir, refuse toute interview à la presse subventionnée. Hors la scène, il s’exprime via son site et ses vidéos dont deux ont été visionnées plus de deux millions de fois. En exclusivité, Dieudonné a accepté de répondre aux questions de FDC.

      Dieudo en loge face au miroir

      Femmesdechambre.be : Quel est votre sentiment face à l’agression récente d’un citoyen par un groupe d’individus « anti-quenelles » à Lyon ? 

      Dieudonné : J’attends de voir la réponse de la justice face à ces actes criminels et de séquestration. Je m’étonne également de voir que les six coupables présumés ont directement été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Je pense rencontrer la semaine prochaine la victime de ces agressions et voir comment l’aider à organiser sa défense. Parce qu’on est tous visés par ces agressions…

      FDC : S’appuyant sur un extrait de Complément d’enquête (France 2) diffusé le 19 décembre, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a annoncé vouloir interdire vos spectacles qu’il qualifie de « réunion publiques »…

      D. : Tout d’abord : je pars bientôt en tournée à travers la France. La seule possibilité pour le gouvernement d’interdire mes spectacles, c’est de faire passer une loi … une loi qui porterait peut-être mon nom : bon courage ! Je ne vois pas comment on interdirait à un citoyen de travailler ?! Après le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, qui m’a soumis à une imposition fiscale démentielle et tenté de faire saisir mon bien immobilier, c’est désormais Manuel Valls qui veut m’interdire de travailler. Soit me condamner à une peine de mort sociale! On verra … Soit ils interdisent ma tournée et on fera, comme d’habitude, casser cette interdiction avec un arrêté, à la suite duquel ils devront me rembourser. Avec l’argent public, celui des Français. Je ne crois pas qu’en temps de crise, cette perspective soit très judicieuse…

      Valls_Toulouse_2012

      Le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls étudie « tous les moyens juridiques » pour interdire les spectacles de Dieudonné.

      FDC : Valls et les médias vous accusent à nouveau d’antisémitisme pour vous être attaqué, dans votre dernier spectacle, au journaliste Patrick Cohen en évoquant les chambres à gaz …

      D. : Ici aussi, on attend la nature de la plainte… En réalité, il n’y a pas « d’affaire Cohen ». Juste un énorme bruit médiatique nourri par un amoncellement de mensonges. L’extrait de France 2 sur lequel se base cette histoire est frauduleux. L’objet du « délit » est un vol revendiqué d’images auquel ils font dire ce qu’ils veulent. J’ai confié l’affaire à mes avocats et ne vois pas comment je pourrais être condamné pour ça.

      DIeudonné Anelka montage

      Nicolas Anelka « assume totalement son geste » en solidarité avec l’humoriste et s’estime « ni antisémite, ni raciste ».

      FDC : Samedi passé, Nicolas Anelka a fait « une quenelle » après avoir marqué un but en championnat d’Angleterre, provoquant la colère de la ministre française des Sports comme la possibilité d’une sévère sanction à son encontre. Votre réaction ?

      D. : Avant cela, il y a eu Jean-Marie Bigard qui a fait une quenelle. Dans un moment où il ne faut pas en faire. Ça m’a touché parce que, comme moi, c’est un laborieux, un agriculteur de l’humour. Mais cela faisait des années que j’attendais notre «Mohammed Ali français ». Le voilà : il s’appelle Nicolas Anelka … Il a dit qu’il avait fait cela par amitié à mon égard. Or, pour moi, Nicolas n’est pas un ami : c’est un frère ! Ce panache est aussi lié à son histoire antillaise. Ses arrières grands-parents doivent être très fiers de lui. Faire ce geste, en ce moment très précis, c’est tout simplement héroïque. Nicolas a toujours été un nègre marron et il a rendu leur fierté à ses ancêtres. C’est notre champion !

      FDC : Pensiez-vous que la quenelle prendrait, à la fois, la tournure d’un phénomène populaire et serait désigné par les élites comme un « salut nazi inversé » ?

      D. : Non, pas du tout. Au départ, en 2005, c’est un geste dans un sketch… Puis, la définition a évolué (rires) … Glisser une petite quenelle, c’est une sorte de bras d’honneur au système avec une dimension, heu … dans le cul, quoi ; carotte dans le cul. Bon, on parle d’une quenelle, donc c’est un peu mou, moins violent : le truc en lui-même n’est pas très agressif. Puis, il y a une première évolution où j’ai repris le geste durant la campagne de la liste antisioniste aux élections européennes de 2009. Ce n’était pas un signe de ralliement des antisionistes à ce moment-là, mais disons que c’était une virgule supplémentaire dans cette démarche antisioniste. Et puis, selon moi, il y a eu Romain … Je parle de ce jeune garçon de 17 ans atteint d’un cancer qui nous a quitté, il y a un an. Selon moi, c’est lui qui a donné la dimension qu’il fallait à ce geste de la quenelle. Avant de mourir, Romain a été approché par l’association Make a wish (« Fais un vœu », ndlr) censée réaliser le vœu d’enfants très malades. Romain leur a demandé à pouvoir me rencontrer et l’association a refusé. La mère de Romain a donc entrepris la démarche et j’ai rencontré son fils. Le peu de temps où nous avons communiqué ensemble et partagé des moments sur  scène restent gravés dans mon esprit. Lorsqu’il a fait cette quenelle devant le scanner de l’hôpital à l’adresse de l’Institution médicale, pour moi, c’était vraiment le panache. Il a apporté à la quenelle une dimension héroïque. Face à la mort et face à la peur, eh bien : quenelle !

      FDC : Ce temps passé avec Romain intervient donc avant « la diffusion virale » de la quenelle, pour reprendre l’expression médicale des médias ?

      D. :  Oui, tout à fait. A l’époque je l’expliquais déjà comme cela : de mon esprit est sortie une expression et la meilleure définition que l’on peut en donner, c’est celle qu’en a donné Romain.

      -

      FDC : Il y a plusieurs facteurs d’explication à l’apparition d’un phénomène. Est-ce la crise socioéconomique qui radicalise une partie croissante des citoyens ou l’incompétence moralisatrice des gouvernants actuels qui explique le succès de la quenelle ?

      D : Bon, moi, je suis un humoriste … On essaye de politiser à outrance mon discours alors que l’essentiel de mon temps, je le passe à faire rire les autres. Je vais donc essayer de limiter mon analyse à ce que je connais : c’est-à-dire que je prends le pouls de cette société dans les salles de spectacle. Je vois les sujets sur lesquels le public réagit, aime rebondir, les tabous qui sont en train de sauter. Nous sommes dans une société qui se libère d’un poids et, effectivement, la crise pousse l’opinion publique à une sorte d’appétit pour la subversion. Il y a un esprit subversif très vivant en ce moment. Et puis, cette vie qui est difficile, dans le travail, dans  l’économie, fait que les gens ont besoin d’espace, d’oxygène, de sensations de liberté. Je pense que la quenelle leur apporte ça : c’est un acte subversif qui libère. C’est un peu l’émancipation de l’esclave qui veut sortir du jeu.

      Au-delà même de la crise économique, je pense que les dirigeants n’avaient pas vu la gravité de la crise de confiance. A partir du moment où vous persistez à jouer un jeu auquel les gens ne veulent plus jouer, ils n’y croient plus. Il faut inventer un autre jeu. La République et la démocratie se sont construites avec le temps. Il a fallu y croire, partager avec un maximum de gens cette utopie qu’était la démocratie. Pour un petit nombre, elle est devenue réalité mais pour beaucoup, elle ne l’a jamais été. Aujourd’hui, ce système est en crise. Personnellement, je pense que la démocratie n’a jamais existé  mais ceux qui en profitent grassement n’arrivent plus à nous faire croire que ce projet est réalisable tel quel …

      FDC : Dans le film « Est-il permis de débattre avec Dieudonné ? » (2009), vous espériez « une révolution » : s’en approche-t-on aujourd’hui ?

      D. : Oui, mais cette révolution ne viendra pas de ce système qui est complètement fermé. Prenons simplement le vote électronique que vous avez aussi en Belgique : il faut avoir une foi indestructible dans le ministère de l’Intérieur pour croire en la démocratie, puisque c’est ce ministère qui se charge du dépouillement virtuel. Cela n’a plus aucun sens ! Il faudrait avoir confiance. Or, nous sommes dans une période de doute absolu … Donc, cette histoire de vote électronique, il faut arrêter ça et revenir au moins au dépouillement manuel. Pour que les gens raccrochent un peu… Je pense que malheureusement ce n’est pas l’objectif. L’objectif de ceux qui nous dirigent, c’est de tenir en force ou peut-être ont-ils anticipé ce qui est train de se passer et que, finalement, cette crise sert une sorte de « guerre civile » qui leur profiterait ? En fait, la révolution, c’est Internet ! Lorsque Roger Cukierman (président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France, ndlr) essaye de m’interdire de  communiquer sur Internet, on sent bien que c’est par là que ça se passe. C’est par la toile que des millions de gens vont se rassembler et puis vont mener des actions de résistance. La révolution ? Oui, on s’en rapproche …J’ignore si on peut les qualifier de « révolutionnaires », mais on a vu qu’au départ des printemps arabes, il y avait les réseaux sociaux. La France et l’Europe n’échapperont pas à cette libération-là. En tout cas, j’y crois !

      FDC : Dans le même film, vous estimiez que « les médias travaillent à leur propre disparition ». Vous persistez aujourd’hui ?

      D. : Oui, il n’étaient déjà pas en forme en 2009, mais alors aujourd’hui … Je suis certainement un élément révélateur : il y a quelques années mes vidéos postées sur Youtube faisaient 100.000 ou 200.000 vues ; aujourd’hui, on dépasse le million voire plus de deux millions. En termes de visibilité, je dépasse donc certaines émissions du service public. Ce qui est amusant d’ailleurs, car les responsables de ces émissions viennent désormais me voir pour me proposer de faire des choses (rire).  Encore dernièrement, c’était Complément d’enquête (France 2). Je leur ai répondu ceci : « Venez avec vos caméras et moi, j’aurais les miennes. Vous me posez les questions que vous voulez ; moi, je vous pose les questions que je veux et puis : chacun fait son programme !». Évidemment, ils ont refusé. En conséquence, j’ai décliné toute interview et leur ai interdit l’accès à mon théâtre. Mais les responsables de ce média traditionnel ont quand même envoyé leurs journalistes filmer mon spectacle en cachette. Ils se sont fait passer pour des spectateurs, ont payé leur billet pour mieux voler des images et les recéler. Donc, j’ai mis mes avocats sur le coup et j’ai déposé plainte … Non seulement ces médias de l’ancien système s’effondrent mais en plus, ils sont fiers de leurs méthodes de voyous. Si je faisais la moitié du quart de ce que fait France 2 en volant des images, j’aurais déjà le parquet de Paris sur le dos !

      Sondage interdiction Dieudo - Le Parisien

      A l’instar d’un sondage de l’hebdo Le Point, les résultats du quotidien Le Parisien dégage une nette majorité désapprouvant l’éventuelle interdiction des spectacles de Dieudonné.

      FDC : De 2003 à 2012, vous acceptiez les demandes d’interviews des médias traditionnels: désormais, vous refusez de parler aux journalistes français ?

      D. : Oui, je n’ai plus aucun intérêt à les aider dans leur entreprise. Mes salles de spectacle sont pleines ; je communique avec des millions de personnes grâce à d’autres réseaux. Pour moi, ils n’existent plus : je n’ai aucune raison de collaborer avec eux. Donc, quand ils viennent me voir, ils passent au guichet comme les autres. C’est 35 € la place ou moins, ça dépend s’ils ont une réduction : à priori, ils ne sont pas encore chômeurs, mais ils pourraient le devenir assez rapidement …

      C’est vrai qu’ils n’apprécient pas trop ma façon de voir le journalisme parce que, selon moi, le seul journalisme qui vaille aujourd’hui est celui d’Internet. Il faut évidemment le professionnaliser pour qu’il devienne une activité normale et rentable pour ceux qui fournissent ce travail. C’est en train de se mettre en place même si c’est un peu long. Lorsque cet objectif sera atteint, je pense que ça va libérer beaucoup de journalistes du joug de ces rédacteurs en chef qui ne sont que des marionnettes du système en place.

      A l’image de Benoît Duquesne, le rédacteur en chef de Complément d’enquête. Je l’ai eu au téléphone pendant environ 30 minutes, avant la diffusion de son émission (le 19 décembre, ndlr). Il m’a dit qu’il voulait bien m’inviter en plateau. Ce à quoi j’ai répondu : « Tout ce qui est montage ne m’intéresse pas ». Si ce n’est pas en direct, je n’y vais pas ! Ou alors, c’est la réciprocité : ils me filment ; mes caméras les filment et puis chacun fait son émission. Duquesne m’a alors dispensé « une leçon de journalisme, d’honnêteté et d’intégrité ». A la fin, je lui demande quel est mon intérêt de passer dans son émission ? Là, il me répond : « Eh bien, vous passerez dans une émission de qualité. C’est vrai que vous n’avez pas besoin de nous, Dieudonné – j’en suis parfaitement conscient ! -, mais il s’agit quand même d’une émission qui possède une aura de prestige et de sérieux dans sa réalisation » …

      Il a donc essayé de se faire le commercial de son imposture. Non seulement, cet homme est un menteur mais il ignore qu’il appartient à un système en train de disparaître. Il est obligé, pour exister, d’envoyer une de ses équipes dans mon théâtre afin de voler des images parce que l’opinion  publique se trouve là ! Elle ne le regarde plus ! En me mentant de manière outrancière au téléphone, en venant chaparder quelques images, l’attitude  de cet homme est hallucinante.

      Sans doute que Duquesne a l’impression d’avoir fabriqué un message, d’avoir répondu à une commande, mais comme d’habitude, ça va se retourner contre eux. Sur le propre site de l’émission, la plupart des internautes l’insultent, lui et ses journalistes …  Ils ont tellement quitter le sens de la réalité ; ils sont sur le terrain du mensonge et ne retrouvent plus leur chemin.

      Article triomphe de Fox-trot à St-Etienne

      Après la représentation de Foxtrot à Saint-Etienne, le quotidien Le Progrès a vu dans ce spectacle « un résultat d’une richesse incontestable, portée par une maîtrise du rythme, des mots et de la scène ».

      FDC : En parlant d’insultes : avez-vous des nouvelles de notre compatriote Myriam Leroy?

      D. : Pour ce qui est du spectacle humoristique, le public est derrière moi. Sans publicité, sans promotion, je remplis autant que les stars du système du show-business. Sur un plan purement professionnel, c’est se tirer une balle dans le pied que de m’en mettre une. Alors, la pauvre Myriam Leroy…  La « stagiaire » qu’on envoie au front : je ne lui ai rien demandé. Bon, j’ai tenté d’être le plus délicat possible, même si … je devais lui balancer une petite crotte de nez dans sa face parce qu’elle s’était lâchée. Elle a voulu se frotter au jeu de l’humour et c’est un métier qui est quand même difficile. Cela fait presque trois dizaines d’années que je le pratique et je dois dire qu’elle aurait dû être plus prudente dans son approche. La scène, jouer dans des autocars, dans des champs, pendant des années, c’est une expérience qu’elle n’a pas … Parce qu’elle avait intégré une enseigne, Canal +, elle a cru qu’elle pouvait se permettre un tas de choses : elle a été rattrapée par la réalité ! Elle s’est aperçue qu’elle n’avait pas le niveau nécessaire pour pouvoir amuser sur un sujet qui est drôle, certes, mais il faut aussi avoir le talent pour le mettre en scène. C’était très très lamentable ce qu’elle a pu faire et je crois qu’elle doit le regretter aujourd’hui.

      FDC : Estimez-vous être un « pionnier » dans votre secteur : soit un artiste qui, par son travail et Internet, peut vivre de son art sans passer par la médiatisation positive des médias ?

      D : Je m’aperçois de cela … Le système avait organisé quelques défenses qui aboutissaient, d’une certaine façon, à une séparation entre le monde du sérieux et celui de la dérision. Il y a d’abord eu Coluche qui a fait un peu trembler le premier monde. De par son investissement dans le champ politique qui a suscité un engouement. Malgré qu’il était complètement encadré par le système, Coluche a eu envie de s’amuser à un moment donné et il leur a fait peur… Après lui, se sont ouvertes les vannes du one-man-show, du spectacle humoristique et d’autres artistes ont pu s’exprimer. La grande différence avec Coluche et Desproges, c’est que je n’aurais pas « leur distanciation ». C’est ce que m’a reproché le dernier juge que j’ai vu. Ce magistrat à qui je faisais visiblement peur me parlait ensuite de « distanciation » (rire). Oui, au plus profond de lui-même, cet homme a peur de ce qui est en train de se passer et, effectivement, certaines personnes ont peur de moi…

      Mais pour revenir à votre question, les tenants du système n’avaient pas vu que la sacralité du sérieux allait fondre comme neige au soleil, qu’allait apparaître une expression de la vérité qu’ils ne maîtrisaient absolument pas : l’humour. Drapés dans une posture historique, scientifique, professorale, ils nous expliquent qu’ils ont raison, que ce sont des gens sérieux et que le reste n’est que bouffonnerie. En fait, Ils n’ont pas vu que par la bouffonnerie arrivait l’expression de la vérité. Contre laquelle ils n’ont pas d’armes parce qu’ils ne sont pas drôles et n’arrivent pas à l’être. Souvent , certains disent : « la quenelle, ce n’est pas drôle : c’est vulgaire ! ». Or, d’une part, la vulgarité n’est pas le problème, d’autre part, pour certains comme Romain, la quenelle, c’est quelque chose de fort, de mystique. Contre ça, ils n’ont pas d’armes.

      La grossièreté, c’est eux. La vraie vulgarité, aujourd’hui, elle est en cols blancs et  cravates. Elle parle bien, avec des mots ampoulés, parfaitement ciselés, mais il n’y a que du caca qui sort de ces idées. C’est-à-dire la supercherie, le mensonge, le vol, l’escroquerie. Ils ont un Dieu : l’argent. Et leur objectif est d’intégrer une sphère, une élite richissime, vivre entre eux tout en continuant à exploiter une partie de la population. Mais ils n’avaient pas anticipé la force du rire : la quenelle est un phénomène qui vient du rire, de la bouffonnerie. Même si c’est « je te la mets dans le cul », la quenelle ne sera jamais plus vulgaire que le discours de François Hollande, de Nicolas Sarkozy ou de ceux d’avant et de ceux d’après. La vraie vulgarité est démasquée par cette vulgarité potache et ils sont piégés.

      FDC : Dans votre dernier spectacle, vous déconseillez pourtant à votre fils d’entreprendre une carrière d’humoriste ; vous dites que « l’humour n’a plus d’avenir » et que vous vous « y employez tous les jours » … 

      D. : Je pense qu’à un moment donné lorsque le rire se rapproche du soleil de la vérité, eh bien, celui-ci illumine … Je parlais de Coluche, qui a carrément amené l’humour aux élections présidentielles ; moi, dans ce bâton de relais qu’on se donne, j’amène le rire jusqu’aux portes de la raison. C’est-à-dire que «nous » sommes la raison et « le sérieux » n’était pas raisonnable. Ceux qui le représentent n’étaient pas raisonnables, regardez où ils nous ont conduit ; avec leurs règles et leurs dogmes extrêmement sérieux, regardez ce qu’ils ont fait de nous …  Tout se recoupe, notamment lorsqu’on discute avec des gens qui ont la foi, je pense que Jésus comme le Prophète de l’Islam avaient de l’humour. C’était des hommes qui souriaient. Des personnes qui avaient une paix intérieure qui leur permettait d’avoir un sourire permanent sur la vie et sur les gens. Ce sourire est l’origine du rire. Même si le rire est une outrance, une forme un peu excessive du sourire. Quand je dis à mon fils que « c’est bientôt fini », j’estime qu’on va passer du rire au sourire. Et on va enfin, tous ensemble, sourire sur ce qui est vrai et ce qui est faux.

      FDC : Depuis dix ans, vous avez connu divers détracteurs, y compris violents, qui vous ont agressé ainsi que certains de vos spectateurs et récemment votre régisseur Jacky. Aujourd’hui, des hackers ont piraté votre site, divulgué l’identité et les coordonnées des abonnés comme des personnes qui vous ont envoyé leurs photos de « quenelles » … Votre sentiment là-dessus ?

      D. :  J’ai effectivement eu droit à tout l’éventail des pressions possibles. On s’en est pris à moi verbalement, physiquement, médiatiquement, politiquement, judiciairement et fiscalement. Ici, avec ces hackers, l’idée est de faire peur aux gens qui pourraient adhérer au mouvement de pensées que je sers, qui m’anime et pour lequel je travaille. Je crois qu’ils se trompent. Après m’avoir diabolisé, ils vont tenter de diaboliser les gens qui, comme moi, ont décidé de se libérer. Puisque, sur le terrain du raisonnement, ils n’ont plus aucun argument : ils ressortent les fouets ! En fait, les esclavagistes et leurs sbires retrouvent leur nature. Ils étaient parvenus à nous faire croire que l’esclavage n’existait plus : on étaient devenus de sages consommateurs. Puis, on s’est dit : «  on va rire, quand même ». Ils nous ont répondu : « Non, on ne peut plus rire ! ». Alors, on s’est dit : « la vie ne mérite pas d’être vécue sans le rire » et donc, nous, on va continuer à rire. La quenelle est devenu notre signe de ralliement et on s’évade de notre « champs de cannes à sucre »; à savoir, ce champs de la pensée dans lequel on nous avait enfermé. Alors, évidemment, ils vont rattraper quelques esclaves et les punir. Comme ils m’ont puni. Je leur ai craché à la gueule et continuerai à le faire. D’autres feront pareil, d’autres abandonneront et il y en a qui diront : « pardon, maître ! »…

      Quenelle au Matin suisse

      Même en Suisse, deux pompiers genevois ont fait l’objet d’une enquête pour avoir effectuer « la provoc qui ne passe pas ».

      FDC : Que dites-vous à ces citoyens qui ont peur, à ceux qui ont déjà perdu leur travail pour avoir été pris en photo en train de faire « une quenelle » ?

      D. : Vous êtes des héros ! Voilà ce que je leur dis. Vous êtes en train d’écrire l’Histoire et cela ne se fait pas sans certaines pressions. Les résistants français ont éprouvé les mêmes techniques de délation et, pour eux, ça pouvait se terminer de façon beaucoup plus dramatique … Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, nous a prévenu de ce qu’il allait mettre en œuvre. On essaye de nous faire croire que nous avons affaire à des petits pirates. Or, un hacker isolé n’a pas accès à France Info et n’y parle pas avec une voix cryptée ! Si les Autorités, notamment le parquet de Paris, faisaient réellement leur travail, ce délinquant serait déjà intercepté pour avoir commis un acte totalement illégal. Le hacking, c’est du cambriolage, du vol de données ! Mais non, on voit que c’est tout le contraire qui se passe … Attendons un petit peu : on va voir si ce hacker ne va pas être invité chez Drucker, se présenter aux élections ou encore devenir ministre de la Communication (rire). En réalité, c’est la politique israélienne qui donne le « la ». On est dans une société qui se cale sur un racisme officiel et revendiqué issu de « la seule démocratie du Moyen-Orient ». On l’a bien vu avec François Hollande qui est allé se prosterner et s’agenouiller là-bas… A partir du moment où Israël définit une « démocratie » plus dure, plus violente, avec un peuple qui doit rester sur cette terre et un autre qui doit disparaître, cela doit s’appliquer ici, en France…

      FDC : Vous avez récemment déposé la marque de « la quenelle » et…

      D. : Non, c’est une déformation mensongère relayée partout, encore une fois à dessein. A l’origine, la quenelle est un plat traditionnel français. Déposer ce terme n’a donc pas plus de sens que de déposer les mots « crêpes » ou « choucroute ». Par contre, lorsque vous voulez déposer un projet à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle, ndlr) ce qui est effectivement mon cas, vous avez une liste d’une trentaine de catégories. Notre équipe a déposé deux projets bien précis sous deux de ces catégories. Et si vous ne faites pas ce dépôt vous ne pouvez pas réaliser votre projet… Mais le mot « quenelle » n’ a pas été déposé comme marque : c’est impossible, ça n’a pas sens et ne veut rien dire.

      FDC : Dans une de vos vidéos, vous avez affirmé : « La quenelle me dépasse ; elle ne m’appartient plus ». Ensuite, la presse annonce que vous auriez déposé le mot dans un but commercial : aucun démenti de votre part. Beaucoup y ont vu une contradiction sinon un double discours …

      D. : Non, non, il y aura une belle surprise… Mais on attend début 2014. Là, vous en saurez plus. Bon, on a déposé les termes « Quenelle + ». Ce sera le titre d’une émission que je vais animer et vous aurez la surprise de découvrir où et sur quel support. Pour le second projet, c’est également très drôle, ça devrait bien fonctionner et plaire à pas mal de gens. Patience : en 2014, vous en saurez plus …

      En réalité, autour de ce dépôt, il y a eu une volonté d’essayer de ternir la dynamique de la quenelle. En n’en réduisant les motivations à une question d’argent. Là-dessus, je suis assez à l’aise : si j’avais vraiment voulu gagner beaucoup d’argent, j’aurais fait comme Gad Elmaleh ou Dany Boon …

      L’argent n’a jamais été le moteur de mon travail. C’est amusant de voir les marchands du temple essayer de me discréditer ou de me salir en parlant d’argent, de leur argent … C’est un problème schizophrénique : Dieudonné est comme eux : « Il aime l’argent !» et à la fois : « Il vaut casser la société et le système !» … Faudrait savoir (rire) ?! Si je voulais être un chef d’entreprise, spéculer au Cac 40 et être un « fou du fric », je serais alors « respectable », me semble-t-il ? Non, si je ne suis pas respectable à leurs yeux – ce que je peux tout à fait comprendre -, c’est justement parce que l’argent n’a aucune valeur pour moi. Attention : je ne suis pas stupide et sais m’en servir ! Mais je n’ai jamais été le serviteur de cette chose.

      murs cons

      Le fameux « mur des cons » épinglant des personnalités (dont l’humoriste entouré en rouge) dans le hall du Syndicat de la magistrature de Paris.

      FDC : Vous en êtes à six condamnations judiciaires. Le Monde estime que vous ne payerez probablement pas vos amendes, car vous voulez aller en prison : vous confirmez ?

      D. : Oui, je veux y aller !  Ces procès n’ont pas de sens de toute façon … Je me souviens d’une phrase d’Alain Jakubowicz (président de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme, ndlr) qui avait dit  lors d’un de mes procès : « De toute façon, les médias l’ont condamné : la justice devra suivre ! ». Pour lui, c’est clair : ce sont les médias qui jugent et déterminent. La pression qui est mise sur les magistrats est énorme. En outre, tous ceux qui me jugent à Paris appartiennent au Syndicat de la magistrature. Or, l’année dernière, un journaliste a divulgué que dans le hall de ce Syndicat existait un « mur des cons » où, entre autres, il y avait ma photo dessus ! Je suis donc jugé par des personnes qui appartiennent à un Syndicat où ma photo est épinglée sur un « mur des cons » : c’est un peu étonnant en termes d’objectivité et de neutralité…

      FDC : Depuis dix ans, vous êtes accusé de racisme anti-juifs : où en êtes-vous aujourd’hui avec le racisme ? Voulez-vous encore le combattre ou seulement en rire ?

      D. : Le racisme est aujourd’hui un argument politique. Moi, j’ai une mère bretonne, un père camerounais, une femme blanche et des enfants de toutes les couleurs. Le concept de races m’est quand même particulièrement étranger. Mais d’accord : je peux être considéré comme « raciste » par certaines personnes. Alors, envers qui serais-je « raciste » ? En fait, selon ces gens, je serais plutôt antisémite, j’aurais une haine particulière envers des gens qui seraient adeptes du Judaïsme, je serais donc très critique à l’endroit d’une religion ? C’est vrai que je suis très critique sur la notion de « peuple élu » mais je n’en veux pas aux adeptes de cette religion. Je dis simplement  que je suis très critique sur cette façon de voir : c’est une très mauvaise façon d’avancer ensemble ! Et le communautarisme exacerbé me paraît dangereux. Lorsque ces deux notions mises bout à bout donnent le Crif (Conseil Représentatif des Institutions juives de France, ndlr), on a une France qui … Je pense que c’est important de combattre le communautarisme ! Et si l’on vous considère comme « raciste » parce que vous vous attaquez au communautarisme, eh bien, tant pis ! Ce qui ne signifie pas que je développe des raisonnements fondés sur une crainte des personnes qui ont les yeux plissés, le nez pointu ou les cheveux roux. Non, profondément ! Je ne raisonne pas comme ça.

      FDC : Beaucoup – dont votre ex-collaborateur Ahmed Moualek – s’interrogent ou fustigent votre compagnonnage avec Alain Soral, polémiste racialiste : que fait Dieudonné avec Soral ?

      D. : Oui, on a fait un bout de chemin ensemble et nous sommes encore côte à côte. C’est une rencontre qui date d’une dizaine d’années. Il ne m’a personnellement jamais déçu et a toujours été un homme de parole, d’honneur. Nous venons d’univers très différents, comme il l’a dit récemment dans une vidéo (BFMTV – ERTV). Nous ne sommes pas « amis » au sens où on va manger chez l’un ou chez l’autre. Néanmoins, nous participons chacun à écrire une page de l’histoire de ce pays…

      FDC : Dans cette vidéo, Soral s’estime « Français de souche » et vous qualifie de « Français de branche »: ça ne vous dérange pas ?

      D. : Tout se discute et je pense que le soleil passe par les branches… On est complémentaire et ça ne me dérange pas d’être vu comme un Français  de branche.

      FDC : Lorsque Soral fait cette distinction, il établit aussi une hiérarchisation…

      D. : Si, dans son esprit, il y a une hiérarchisation, si c’est plus important d’être « de souche » que « de branche, c’est son problème ! Pour moi, ce n’est pas le cas : nous sommes complémentaires. Mais je dois dire que je suis aussi Camerounais. C’est comme ça. Mon père, mon grand-père et mon arrière-grand-père sont enterrés là-bas. J’ai la moitié de ma famille qui vit au Cameroun; j’aime y aller et m’y sens chez moi. Donc, cela ne me dérange pas de discuter avec des personnes qui me disent que je suis « Français de branche ». J’ai également des racines françaises profondes, bretonnes par ma mère. J’ai aussi des « souches » bretonnes…

      FDC : Vous êtes donc Français « de souche » et « de branche » : pourquoi reprenez-vous ces qualificatifs inutiles, sauf pour ceux qui veulent établir une hiérarchie ?

      D. : Oui, je suis de souche et de branche. Et je pense que cette expression de Soral amène effectivement un débat. Il serait là, on pourrait en parler…  Je comprends en même temps : l’un de mes deux parents n’est pas Français et ce n’est pas un problème pour moi : c’est une grande richesse ! Sans cela, je n’aurais pas eu accès à ce peuple extraordinaire et merveilleux qu’est le peuple béti dont je suis l’enfant. Alors, quand Soral me qualifie de cette expression, il me rappelle que, oui, je suis : « Evratang enam M’Bala » ! Et ça me fait très plaisir.

      FDC : Comment voulez-vous faire croire que vous n’êtes pas raciste en vous associant à un leader d’opinion qui a tenu des propos anti-juifs et négrophobes ?

      D : En fait, sur Soral, il est important d’accepter l’idée qu’il est bon de ne plus s’opposer. Que ce soit « la souche » ou « la branche », ce qui compte, c’est l’arbre, c’est la France !  Avec ce que nous avons construit chacun dans notre spécialité, on a rassemblé un spectre plus large. Il est beaucoup plus compliqué de détruire ce que nous avons construit tous les deux que d’anéantir un individu, seul, avec une histoire. Tout est fait pour que chacun reste « chez soi » et il était plus facile de mettre Soral dans la case du « nazi » et moi dans celle de « l’islamo-bamboula ». Notre association nous a rendu plus forts contre cela. Et l’un et l’autre. Et a contribué à rendre plus forte cette révolution qui se met en marche… Il y a des gens qui continueront à penser qu’Alain est un raciste ou un racialiste. Comme du côté de Soral, il y a des personnes qui continueront à penser que je suis anti-blancs. Peu importe. Je crois qu’on a réussi à mettre en marche quelque chose. Dans un combat aussi important, il faut parvenir à faire abstraction de certaines différences et nous, on a réussi à le faire, à montrer que c’était possible.

      FDC : Soral est aussi qualifié de « girouette ». Avant-hier, marxiste, hier au FN, antisioniste sur votre liste en 2009, il se dit aujourd’hui « national-socialiste », puis déclare que vous et lui êtes « la France Black-Blancs-Beurs » ; il a récupéré la quenelle durant des années mais veut aujourd’hui labelliser à son compte le « bras d’honneur », un geste « très français sans ambiguïté », pour « ne pas effrayer les juifs honnêtes du quotidien » … Difficile à suivre, non ?

      D. : Une aventure est faite de rebondissements, de doutes, d’hésitations, mais on peut juger une personne sur l’entièreté du parcours. Et je pense qu’Alain fait partie de ces rares « Français de souche », comme il dit, à être monté sur la liste antisioniste de manière aussi frontale. Je n’en connais pas d’autres. Il a une histoire, certes, et a eu dans son environnement des gens qui pensent qu’il existe « une race noire inférieure » ; comme j’ai eu aussi dans mon environnement des gens qui pensent que « tous les blancs sont finalement des esclavagistes en puissance ». Or, il faut que tout le monde comprenne bien que notre émancipation, on la réalisera tous ensemble. C’est dans cette division que l’Empire et nos élites existent et perdurent. Il est donc très important de se rassembler. Malgré toutes les différences et les choses qui passent, ce qu’on a réussi à faire avec Alain, c’est quelque chose qui marquera l’Histoire. Parce que ce n’était pas dans le programme. Qu’on puisse se rencontrer, se parler et faire ce qu’on a fait : ce n’était pas écrit et on a réussi à le faire.

      Quenelle Rennes 3000 personnes avril 2013

      En avril 2013, à Rennes, 3000 personnes étaient venues acclamer l’humoriste controversé.

      FDC : Que vous inspire le fait que Marine Le Pen (FN) a jugé que la quenelle n’était pas « une chose sérieuse » ?

      D. : Je pense qu’elle répond de manière politique. Elle dirige une entreprise politique, c’est son activité professionnelle. Néanmoins, elle a fait les choses relativement proprement : c’est le « service minimum ». D’ailleurs, ça lui a été reproché, car il est de bon ton de condamner la quenelle, de manière claire et instantanée. Alors, remettre la quenelle dans le champ du burlesque et de l’humour, bon, c’est finalement l’origine du geste. Maintenant, je pourrais lui répondre : « Vous parlez de sérieux, Marine Le Pen, croyez-vous vraiment que les gens pensent que la politique est exercée par des gens sérieux ? Vous prennent-ils au sérieux ? Ou est le sérieux dans la société dans laquelle nous vivons ? ». Nous dire que la quenelle, ça n’est pas sérieux, certes, mais c’est assumé ! Mais vous, Marine Le Pen, votre parti et ce que vous faites,  c’est sérieux ?

      FDC : Par contre, avec certaines réserves, Tariq Ramadan soutient le geste qui, selon lui, signifie : « Cessez de nous prendre pour des imbéciles, nous ne nous laisserons ni manipuler ni faire !  »…

      D. : Cela ne m’étonne pas. J’ai toujours eu un rapport très fraternel avec Tariq Ramadan. Il y a un lien qui dépasse le champ politique. Chez lui, il y a une compréhension de cette société qui est … Depuis toujours, il fait partie de ces personnes avec qui j’ai un excellent rapport, sans trop se parler, et même si les années passent avant qu’on ne se revoie. J’ai adoré sa définition de la quenelle qui, en même temps, lui correspond bien. Je vous parlais de celle de Romain, celle de Tariq me va. Mais ce n’est même plus à moi d’en juger. La quenelle, effectivement, ne m’appartient plus, de même que cette révolution : j’en suis un serviteur. Contrairement à ce que certains essayent de faire croire avec cette histoire de dépôt de marque, je ne suis pas un gourou ni un leader politique. D’une part, parce que je suis inéligible et, d’autre part, parce que je n’en ai aucune envie : je suis un humoriste !

      FDC : Vous êtes inéligible ? Depuis quand et sur base de quel motif ?

      D. : C’est tombé en mai dernier : je suis inéligible pour trois ans. On ne peut donc pas me dire que je suis un homme politique : je suis moins qu’un homme politique puisque je suis moins qu’un citoyen : je n’ai plus le droit de me présenter à une élection. Le Conseil constitutionnel a déclaré que je n’avais pas remis les comptes   (de campagne de la liste antisioniste, ndlr) dans le délai autorisé. La réalité, c’est que la personne qui devait remettre les comptes est tombée malade et a été hospitalisée. Celle-ci n’a effectivement pas respecté les délais. L’usage veut qu’avec ce type d’excuse médicale, on accorde une certaine tolérance … Ici, non : c’était pratique de pouvoir se saisir de cet élément pour m’écarter du champ politique pour les trois prochaines années.

      sakho quenelle

      Selon Dieudonné, Mamadou Sakho, le buteur de la qualification de l’équipe de France pour le Mondial 2014, a bel et bien été « piégé » … Mais par le service de communication du footballeur.

      FDC : Au lendemain de la qualification inattendue de l’équipe de France de foot pour la Coupe du monde 2014, grâce aux 2 buts de Mamadou Sakho devenu « héros national », vous avez diffusé une photo de ce joueur faisant avec vous une quenelle. D’aucuns estiment que vous avez instrumentalisé Sakho et l’avez, quelque part, « mis dans la merde » …

      D. : Cette perception, c’est si l’on juge que je devrais prendre en considération le fait que je suis une personne justement diabolisée parce que dangereuse. Or, je ne me considère pas comme ça et Mamadou Sakho est venu amicalement voir mon spectacle – je ne lui ai pas demandé de le faire. Il vient ensuite amicalement me saluer dans ma loge. Et, de manière spontanée, on me demande à faire une photo avec lui et sa compagne. Et hop, on fait une quenelle ! Je ne sais même plus si c’est une idée collective ou si c’est Sakho qui l’a demandé. Mais tout cela s’est déroulé de façon spontanée et sans contraindre qui que ce soit. Comme avec Tony Parker, Teddy Riner et plein d’autres qui sont venus faire des quenelles dans ma loge ! Oui, Sakho est venu me voir et j’ai trouvé que ce n’était pas gênant de diffuser cette photo.

      En plus, je viens d’apprendre aujourd’hui même (le 21 décembre 2013, ndlr) que c’est un service de communication qui a écrit « sa réponse » sur twitter : « Je me suis fait piéger ». Donc, ils ont parlé à la place de Mamadou Sakho ! Or, à l’évidence, Sakho ne s’est pas fait piéger et cette réponse est évidemment un problème. Qui dit « piégé » dit que Sakho ne savait pas qu’il faisait une quenelle, après avoir vu mon spectacle où je parle de ça pendant 1h20 …

      Bref, si on vient après dans ma loge faire une quenelle avec moi, c’est en toute connaissance de cause. Aujourd’hui, je crois comprendre qu’il a bien été piégé, mais pas par moi : par son service de communication… Je lui souhaite maintenant de devenir un excellent sportif. À la fois sur le plan technique et du jeu – comme c’est le cas actuellement – mais  également dans la vie, sur le plan des valeurs. Il a aussi un rôle à jouer dans l’émancipation de tous ces gens qui réclament justice et vérité. Mais lui plus que beaucoup d’autres. Parce que cela m’a été rapporté, beaucoup, dans son environnement, lui ont dit : « Mais non, Mamadou, tu ne t’es pas fait piéger : on fait tous la quenelle à la maison ! Et chez toi ? On ne fait pas la quenelle ? ». Ben évidemment, chez Mamadou, à la maison, on fait tous la quenelle, je sais ! (rire). Il faut désormais qu’il devienne plus imperméable aux pressions, tout en restant ce sportif de très haut niveau…

      Article DH Dieudo

      Le 7 novembre 2013, le quotidien belge La Dernière Heure annonçait l’abandon par le parquet de Bruxelles des poursuites contre Dieudonné pour « propos antisémites et incitation à la haine raciale ».

      FDC : La dernière fois que vous êtes venu à Bruxelles, il y avait 200 policiers  pour censurer manu militari votre spectacle, sur ordre du Bourgmestre de l’époque, Freddy Thielemans … Où en est le dossier judiciaire ?

      D. : Mes avocats belges, Me Courtoy et Me Laquais ont fait un excellent travail ! La dernière étape remarquée de ce dossier fût l’abandon des poursuites contre moi par le parquet de Bruxelles. Mais bien sûr : aucun article en France ! Néanmoins, c’est une affaire qui risque de devenir une affaire d’État. Lorsqu’on va s’apercevoir que l’action de la police était illégale, il va falloir des responsables.  Qui a donné cet ordre illégal ? Comment ? Po

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