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Articles de la-haut

L'énergie musicale

Par Le 11/05/2023

Eric Prydz est une pointure dans le registre de la musique techno.

Une de ses plus célèbres compositions est jouée ici par un orchestre symphonique.

Je n'irais jamais me mêler à une foule aussi dense et les effets spéciaux ne m'intéressent aucunement mais il existe en dehors de ces paramètres une puissance magique dans cette interprétation.

C'est à vélo que cette puissance se révèle pour moi : les écouteurs du MP3 sur les oreilles, ce morceau dans une bosse et j'ai de nouveau vingt ans et plus rien ne me limite, j'écrase les pédales et je mêle mes souffles au rythme de la musique. 

 

Ce sont nos deux garçons qui m'ont initié à la musique techno alors que je n'en écoutais jamais. La première fois que j'ai entendu ce morceau, c'était sur le film qu'ils avaient fait de leur séjour de ski alpinisme en Norvège.

STALKER d'Andreï Tarkovski

Par Le 10/05/2023

 

Stalker

 

 

STALKER

 

Un film d'Andreï TARKOVSKI (1979)

« Dans un pays et une époque indéterminés, il existe une zone interdite, fermée et gardée militairement. On dit qu'elle abrite une chambre exauçant les désirs secrets des hommes et qu’elle est née de la chute d'une météorite, il y a bien longtemps. Les autorités ont aussitôt isolé le lieu, mais certains, au péril de leur vie, bravent l’interdiction. Leurs guides se nomment les «stalker», êtres déclassés, rejetés, qui seuls connaissent les pièges de la zone, en perpétuelle mutation… »

Je devais avoir vingt ans quand j'ai vu ce film.

Je n'avais pas lu le roman des frères Strougatski « Pique-nique au bord du chemin ». Je l'ai lu plus tard.

Je n'imaginais pas à quel point ce film allait me marquer. Et encore aujourd'hui, quarante ans plus tard. C'est étrange d'ailleurs comme il suffit d'une impression, d'une image, d'un son, d'une ambiance, du passage d'un roman. Et même, oh plaisir immense, de ce que parfois je parviens à écrire, pour réactiver la mémoire et que jaillisse le souvenir flou, étrange, presque onirique de ce film.

La lenteur est si présente, entêtante, hypnotique qu'elle en devient un rythme adoré. Il faudrait presque pouvoir regarder ce film dans un état de rêve ou accepter que le film génère lui-même cet état. Mais alors qu'est-ce qui rend, à mes yeux, ce film si fascinant pour que sa lenteur ne soit aucunement rédhibitoire mais une nécessité ?

Les images assurément, parce que je n'avais jamais rien vu de tel avant ce film. Chaque plan est une œuvre d'art.

C'est lorsque j'ai vu les films de Terrence Malick que j'ai enfin retrouvé la beauté infinie des images de Tarkovski. Et la dimension métaphysique, l'arborescence gigantesque que le récit génère dans l'esprit, parce que malgré cet état de rêve inhérent aux images, la recherche de sens est inévitable.

Il existe maintes analyses de ce film sur la Toile. Il faut savoir que Tarkovski a considérablement marqué l'histoire du cinéma avec cette œuvre. Et que beaucoup de cinéastes lui portent une estime immense.

Je lisais tous les livres de Krishnamurti à cette époque. « Se libérer du connu » ne me quittait pas. Quel est le rapport avec ce film ? Il s'agit là aussi de se libérer du connu, de ne rien chercher d'identifiable, aucune référence, aucune similitude parce que l'esthétisme est au-delà du connu. La quête du sens elle-même, si elle se tourne vers des références connues, crée une entrave, une enceinte, une limite. Il faut se laisser porter, comme on le fait dans un rêve qu'on ne maîtrise aucunement et dont on ne cherche pas à sortir. Je sais que j’ai cherché à saisir les messages durant le film mais je sais aussi que parfois, j’ai quitté la sphère intellectuelle, totalement, comme hypnotisé, avalé, absorbé par l’ambiance. J’ai lâché prise et c’est ce qui donne à ce film une puissance incomparable. Il ne s’agit pas d’un cheminement intellectuel mais avant tout d’une voie esthétique et cet esthétisme génère un état qui est au-delà de la réflexion. Et c’est là que le sens se révèle.

Alors qu'est-ce que j'ai compris de ce film, ensuite, quel sens lui ai-je donné ?

La chambre des souhaits est cachée dans un lieu interdit, un lieu qui pour être rejoint requiert d'accepter de vivre une exploration dangereuse, d'éviter de multiples pièges.

La quête du bonheur relève-t-elle de l'assouvissement des souhaits ? On peut le supposer. Mais encore faut-il que ces souhaits soient justes, c'est à dire honorables et qu'ils ne soient pas trahis par des souhaits égotiques et intéressés.

Dans le film, l'histoire d'un ancien stalker est évoqué. Il est mort pendant une exploration et son frère qui a pris la relève a décidé de rejoindre la chambre des souhaits pour demander la renaissance de son frère aîné et au final, il obtient une somme d'argent considérable. Et une fois que cet argent est en sa possession, il comprend que ce souhait caché était plus puissant que celui qui concernait son frère. Cette « impureté lui est insupportable et il se suicide.

Sommes-nous, au plus profond, des êtres purs ou des êtres qui cachent leur impureté?

Une des questions que le film soulève.

La chambre des souhaits ne fonctionne que pour les plus démunis, ceux qui n’attendent plus rien, qui ont tout perdu, ceux qui ne connaissent plus que le malheur et qui ont abandonné tout espoir.

Le stalker est un homme torturé qui lutte pour donner un sens à sa vie. La zone, dangereuse et fascinante de beauté et de mystères, lui offre le lieu de son élévation.

J'étais amoureux des montagnes à cette époque, passionné par l'alpinisme. Une zone fascinante et dangereuse, une zone qui réclame des rituels, des techniques, des maîtrises, des apprentissages, une exploration qui cumule les déboires et les bonheurs, les doutes et les certitudes, les intuitions et les manques de lucidité, une zone qui élève et qui détruit, parfois.

Est-ce qu'il faut être un alpiniste pour aimer ce film ? Non, bien évidemment. Peut-être, par contre, faut-il considérer l'existence comme une exploration fascinante et parfois dangereuse et que l'acceptation du danger est une clause du contrat. La chambre des souhaits symbolise-t-elle l'objectif que l'on se fixe, au fil du temps, selon les circonstances ? L'essentiel ne serait-il pas dès lors de s'interroger à chaque étape sur la justesse de ce souhait.

Est-ce qu'il était juste et donc honorable que je risque ma vie pour atteindre un sommet ? Ce que je retirais de l'expérience compensait-il la menace ? Oui, je l'ai toujours pensé jusqu'au jour de la naissance de notre fille. Là, ce souhait n'était plus juste, ni honorable. Et j'ai arrêté.

Tarkovski ne parle pas de ça. Mais ce film m'en parlait.

Et c'est là toute l'extraordinaire richesse de l'art quand il atteint des sommets. Lui aussi.

Ce film parle de la foi, non pas la foi religieuse, mais de la foi en soi, la capacité à se transcender mais aussi à se contenir. Les trois personnages du film sont des êtres tiraillés, imparfaits, complexes. Nous le sommes tous.

Il s'agit de l'espoir aussi. L'espoir d'une vie meilleure, d'une vie accomplie, d'une vie utile, d'une vie qui transcende.

Est-ce qu'il est indispensable de s'engager dans des explorations redoutables alors que la contemplation d'un lac et de la verdure qui l'environne apaise autant que le sein d'une mère qui allaite.

La dernière fois que « Stalker » m'est revenu en mémoire, c'était devant un lac de la Creuse. « Que l'importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée » écrivait André Gide. Voilà aussi ce que « Stalker » enseigne. Saisir la beauté et donc se libérer du connu, c'est à dire désapprendre ce que l'on sait pour regarder avec l’œil de l'enfant qui découvre. Regarde-t-on encore la nature ? Non pas uniquement un coucher de soleil, l'océan depuis la plage, une montagne enneigée mais également une goutte d'eau au bout d'un brin d'herbe, la traversée déterminée d'un scarabée sur le chemin, le vol déluré d'un papillon, est-ce qu'on écoute le silence, le souffle du vent dans les arbres, le chant d'un oiseau, le cristal du ruisseau. Non pas voir ou écouter en répétant un acte déjà accompli mais voir, écouter, sentir, toucher comme si c'était la première fois, comme lors d'une découverte, comme au premier jour de chaque chose. Rgarder sans inclure dans le regard la moindre connaissance, le moindre ancrage intellectuel, regarder jusqu'à se fondre et devenir ce qui est vu. 

C'est ça pour moi « Stalker » au-delà de tous les mystères qui s'y trouvent, de toutes les images qu'il faudrait comprendre, de toutes les paroles qu'il faudrait retenir, pour les disséquer et en saisir le sens le plus infime. Il s'agit de se laisser porter. D'écouter les pas du « Stalker » dans le tunnel tapissé d’eau et de devenir ses pas.

« Stalker » est un voyage hors du temps, dans un espace inconnu, qu'il ne faut pas chercher à tous prix à cartographier au risque d'en perdre la magie.

Cet espace d'ailleurs est un personnage à lui tout seul, il a une existence, des sons, des couleurs, des silences : la maison du Stalker, le village, le bar, des images en noir et blanc, les usines, la voie de chemin de fer, puis la zone, les couleurs qui jaillissent, les forêts, les prés, un ruisseau, la mousse sur des roches, les tunnels où l'eau suinte continuellement, la salle avec les dunes de sable, les couloirs sombres, tout est d'une incroyable beauté, un esthétisme sidérant.

J'imagine Terrence Malick au cinéma, auscultant Stalker.

Un film que l'on trouve répertorié dans les registres fantastique, science-fiction, drame, aventure. On pourrait ajouter mystique, ésotérique, philosophique. J’imagine Tarkovski adepte du panthéisme tant la nature est emplie de vie, d’esprit, une matière au-delà de la matière.

Un film des années 1970 où ne se trouve aucune image de synthèse, aucun humanoïde, pas d'effets spéciaux, aucune scène d'action, aucun combat, aucune explosion, mais une ambiance inconnue jusqu'alors et c'est ce qui explique l'aura qui entoure cette œuvre. Tarkovski disait d’ailleurs en parlant de « Solaris », un de ses films, celui qu’il aimait le moins : « Les stations orbitales, les appareils, tout cela m'agace profondément. Les trucs modernes et technologiques sont pour moi des symboles de l'erreur de l'homme. »

Effectivement, toute la technologie visible dans Stalker est dégradée, abandonnée, bringuebalante, en ruines, effondrée ou sur le point de l’être. Les empreintes humaines sont des dégradations. La nature garde par contre son aspect originel malgré tout ce qui la souille. La nature envahit, recouvre, dissout, inonde, délabre, démantèle, sa puissance prend sa source dans la patience qui est en elle. Rien ne lui résiste. Les constructions humaines sont périssables. Y chercher le sens de la vie, c’est se condamner à l’errance.

Et il y a longtemps maintenant que l’humanité s’est égarée.

 

Référendum d'initiative citoyenne

Par Le 08/05/2023

 

Même si je parle beaucoup de potager, permaculture, biodiversité et autres sujets, je continue à suivre de près l'évolution de notre "démocratie".

Je mets le terme entre guillemets car il suffit de creuser quelque peu le fonctionnement actuel pour prendre conscience que, bien que ça soit mieux qu'en Iran, notre démocratie a sérieusement besoin d'être rénovée.

Ici, une vidéo fort éclairante sur l'arnaque totale du RIP, une nouvelle fois abandonné "(Rest In Peace", pourrait-on dire).

C'est d'un RIC, référendum d'initiative citoyenne, dont le pays a besoin. 

La pétition ci-dessous a donc une très grande importance. 

 

 

 

https://www.chouard.org/2023/05/08/ils-ne-nous-le-donneront-jamais-obtenons-en-la-preuve-avec-cette-petition-officielle-pour-le-ric-constituant/

 

Signez la pétition officielle pour le RIC Constituant

 

sur le site de l’Assemblée Nationale

RIC Constituant : Référendum d’Initiative Citoyenne en matière constitutionnelle

 

Soutenez la nouvelle pétition en faveur du REFERENDUM D’INITIATIVE CITOYENNE CONSTITUANT, amendée après passage en commission Identifiant: N°1559 – publiée le 1 mai 2023 à destination de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République.

Pourquoi une pétition pour le RIC Constituant
sur le site de l’Assemblée ?

L’abstentionnisme grandissant, les manifestations ignorées à répétition, voire réprimées et l’utilisation abusive du 49.3 démontrent que notre démocratie est défaillante.
Pour la paix sociale et la justice, nous sommes nombreux à vouloir un véritable moyen d’exercer la souveraineté populaire entre deux élections.

La France a besoin du RIC : le Référendum d’Initiative Citoyenne, d’abord en matière constitutionnelle, parce que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir. Les citoyens doivent pouvoir initier des modifications de la Constitution. Par ailleurs, toute modification doit être validée par référendum.

SIGNER LA PÉTITION

Les pétitions sur le site de l’Assemblée nationale, comment ça marche ?

Si la pétition dépasse 100 000 signatures, elle est mise en avant sur le site principal de l’Assemblée.
Sur proposition du rapporteur, elle peut être examinée et débattue en commission des lois.
Si la pétition atteint 500 000 signatures, elle peut être débattue à l’Assemblée.

Tutoriel

Comment signer la pétition officielle sur le site de l’Assemblée ?

Foire aux questions

Vous pouvez nous contacter si vous avez d’autres questions.

Pourquoi le RIC Constituant ?

Le RIC Constituant est l’outil démocratique le plus efficace pour…

décider sur tout ce qui impacte nos vies et celles de nos enfants,

proposer nous-mêmes des référendums en recueillant 700 000 signatures,

éviter la corruption, le gaspillage d’argent public et les projets inutiles,

débloquer la France, stabiliser les institutions, avec des décisions collectives,

contraindre nos représentants à nous écouter et à respecter leurs promesses,

et instaurer dans la Constitution les autres formes de RIC (CARL, abrogatif, révocatoire, législatif, vétos, local, …), mais aussi d’autres outils démocratiques comme le tirage au sort, les assemblées constituantes ou le vote blanc.

Qu’est ce que le RIC constituant ?

Quels sont les faux outils démocratiques ? (par Macron, Sarkozy, ...)

Qui est derrière cette action ?

Le texte complet de la pétition n°1 pour le site de l'Assemblée nationale

Quel résultat à première pétition déposée sur le site de l'Assemblée nationale ?

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Le RIC dans les sondages français

Voir tous les sondages sur le RIC

83%

des Français favorables au RIC

82%

souhaitent lancer des RIC sur les sujets de leur choix

73%

sont favorables au RIC constituant en particulier

61%

estiment que c'est un enjeu important pour leur vote

Comment participer à l’action ?

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⏱️ temps estimé : 2 minutes

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2.

Signez la pétition officielle

⏱️ temps estimé : 10 minutes

Déposée sur le site de pétition officiel de l’Assemblée Nationale.
Si vous avez des difficultés à utiliser la plateforme : voir tutoriels 
PDF ou vidéo.

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Distribuez des tracts, notamment en manifestation (voir ci-dessous).
L’idéal est de se servir des tracts pour engager la conversation et rester avec les personnes jusqu’à ce qu’elles signent. Les frais d’impression peuvent être dédommagés par 
notre financement participatif à condition d’en faire la demande durant un rendez-vous le mercredi.

En cas de questions ou de besoins, n’hésitez pas à nous contacter ou rejoindre les rendez-vous des volontaires en visioconférence les mercredis à 21h à ce lien.

⚠️ Il faut absolument encourager les personnes à visiter cette page-ci et pas uniquement la pétition sur le site de l’Assemblée nationale. Le site de l’Assemblée est compliqué à utiliser et ne nous permet pas de recontacter les signataires pour les tenir informés et leur proposer des actions. De plus, étant limité en nombre de caractères, la pétition contient beaucoup moins d’informations.
Donc, préférez toujours ce lien : 
petition.ric-france.fr/an 

"Ils verront bien que leur pelouse ça se mange pas"

Par Le 08/05/2023

Une belle balade à pied aujourd'hui, dans les chemins et les forêts de la Creuse. La traversée de quelques petits hameaux, caractéritiques du coin.

On regardait les jardins. Une différence nette et claire entre les quelques résidences secondaires et les habitants locaux : les résidences secondaires, ce sont des jardins d'agrément et les locaux, ce sont des potagers et de l'herbe. 

Evidemment qu'un résident occasionnel ne peut pas avoir un potager s'il ne vient pas plus de deux semaines en été. Pour notre part, on y passe actuellement trois jours plein par semaine mais il s'agit d'un potager de 300 m², d'une serre de 25 m², et d'un terrain couvrant 4700 m² avec désormais une trentaine d'arbres et arbustes fruitiers (pêchers, cerisiers, pommiers, poiriers, abricotiers, plaqueminiers, pruniers, mirabelliers, etc... groseillier, cassissier, framboisiers, nefliers, myrtilliers, amélanchiers, goyaviers, figuiers, baies de goji, mûriers, arbousiers... Depuis notre arrivée, il y a deux ans, nous avons réalisé plus de deux cents plantations (chênes, châtaigniers, robiniers, noyers, noisetiers, olivier de Bohème, févier d'Amérique, saules, sureaux, pawlonia, tilleul, de multiples résineux etc... L'idée, c'est de constituer une forêt-jardin. 

Nos dépenses alimentaires oscillent désormais entre cinquante et cent euros par mois. 

Quand on était encore en Savoie, le potager nous apportait une quantité non négligeable d'aliments et pourtant, on était encore en activité. C'est tout à fait possible d'avoir une surface réduite et d'en tirer déjà un réel bénéfice. Sans parler du fait que l'activité elle-même génère un bien-êtrecertain  et que la satisfaction de s'extraire au mieux du système marchand est un bonus indéniable.

" L’homme qui rêvait dans une langue inconnue"

Par Le 07/05/2023

 

J'avais déjà entendu parler de l'histoire de cet homme et j'avais cherché il y a quelque temps déjà des cas similaires de gens parlant une langue qu'ils n'ont pas apprise et j'étais tombé sur le cas d'une Américaine, quasiment illettrée, serveuse dans un restaurant, cinq enfants, divorcée, une vie de galère, elle est renversée par une voiture en rentrant chez elle, coma profond, plusieurs semaines, et quand elle se réveille, contre toute attente, elle ne se souvient plus de sa vie passée, de son identité, de ses enfants, de rien du tout, ni même de sa langue maternelle.

Par contre, elle parle un langage qui ressemble à une langue germanique. Mais pas l'allemand contemporain.

Un médecin fait venir son frère qui enseigne l'Allemand à l'université et le professeur lui dit que cette femme parle l'ancien Allemand, du 12 ou 13 ème siècle...

Comprenne qui pourra.

On peut penser bien entendu à une réincarnation.

Mais la science n'accorde aucun crédit à cette hypothèse puisqu'elle n'est pas reproductible.

Les NDE, non plus, ne sont pas reproductibles. Les guérisons improbbales pas davantage. Pourtant, tout ça concerne des millions de personnes. Il ne s'agit pas pour moi de critiquer la méthode scientifique mais juste de dire que tout n'entre pas dans le cadre. 

 

 

L’incroyable histoire de Marc Liblin, l’homme qui rêvait dans une langue inconnue

 

Correspondance, Gautier DEMOUVEAUX

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2023-04-05/l-incroyable-histoire-de-marc-liblin-l-homme-qui-revait-dans-une-langue-inconnue-

Pendant des années, ce Français a rêvé dans une langue qu’il ne connaissait pas. Après de nombreuses recherches, Marc Liblin finira pour trouver l’origine de ce langage inconnu, parlé par une poignée d’habitants sur une petite île polynésienne dans le Pacifique. Son histoire est relatée dans un ouvrage signé Éric Viennot, aux éditions Michel Lafon, qui sort en librairie ce jeudi 6 avril 2023.

Marie Liblin se souvient encore de ce message d’Éric Viennot, un jour de 2015, lui demandant si elle connaissait un certain Marc Liblin. Si elle ne connaît pas le nom de son interlocuteur, ce dernier n’est pas un inconnu dans le monde du jeu vidéo. Éric Viennot est en effet un game-designer, connu et reconnu pour sa série Les Aventures de l’oncle Ernest, inspirée par les romans de Robert Louis Stevenson et Jules Verne. « Ce monsieur m’explique qu’il travaille sur un nouveau projet qui se déroule sur une île, et qu’en se documentant il est tombé sur l’histoire de Marc Liblin, un petit-cousin de mon grand-père… »

C’est plus précisément dans l’Atlas des îles abandonnées, de l’autrice allemande Judith Schalansky (éditions Arthaud), dans une page dédiée à Rapa Iti – la plus méridionale et isolée des îles composant la Polynésie française, perdue au milieu de l’océan Pacifique – que le créateur multimédia a découvert l’étrange affaire de ce Français, qui aurait rêvé une partie de sa vie dans une langue inconnue…

Rapa Iti est la plus méridionale et isolée des îles composant la Polynésie française, perdue au beau milieu de l’océan Pacifique. C’est la « petite Rapa », pour la distinguer de Rapa Nui, l’île de Pâques, la « grande Rapa ». (Photo : DR / via Marie Liblin)

Un rêve obsédant

Éric Viennot se prend de passion pour cette histoire fascinante et tente dans un premier temps d’en vérifier sa véracité, en recherchant des gens de sa famille, via les réseaux sociaux. Marie Liblin n’a jamais croisé Marc, mais elle se souvient que, dans son enfance, son grand-père lui a parlé de ce dernier, en évoquant simplement un petit-cousin assez fantasque, incompris du reste de la famille, qui avait quitté femme et enfants pour aller vivre à l’autre bout du monde. « Ce n’est qu’en 1998, peu après le décès de Marc, que j’ai découvert cette incroyable histoire, se remémore Marie Liblin, qui avait alors 14 ans. Un ami de mon père nous a envoyé un article publié dans le magazine Tahiti-Pacifique, qui racontait sa vie dans les grandes lignes… »

En 1981, Marc Liblin, alors âgé de 33 ans, vit à Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône. Marié et père de deux enfants, il travaille dans la fonderie familiale. Mais l’homme est mal dans sa peau, la faute à un rêve récurrent, dans lequel un vieux personnage lui enseigne la physique et surtout une langue obscure, qu’il apprend peu à peu à parler couramment. Ces songes l’obsèdent et, alors que son mariage bat de l’aile, il décide de tout plaquer pour tenter de trouver des réponses sur cette langue qu’il semble être le seul à parler. Direction l’Ouest et la Bretagne. « Marc a voulu se rapprocher de la mer, histoire de trouver des gens qui auraient pu entendre parler ce langage au cours de leurs voyages », explique Marie Liblin.

Un début de réponse en Bretagne

Sans le sou, c’est finalement à Rennes (Ille-et-Vilaine) que Marc Liblin échoue, en plein hiver. S’il a bien trouvé un boulot en intérim, le Franc-Comtois est parfois obligé de faire les poubelles des restaurants, dont celui de la cantine de l’université, sur le campus de Beaulieu, comme il le racontera dans le magazine Tahiti-Pacifique dans les années 1990. C’est ainsi qu’il fait la connaissance d’un professeur, qui le met en contact avec les membres de l’Association Réalités scientifiques – chercheurs expérimentalistes (Arsce). « Ces linguistes, médecins et autres universitaires vont s’intéresser à son histoire et tenter de percer le mystère de cette langue inconnue qu’il entend dans ses rêves, poursuit Marie Liblin. Ils n’hésitent pas à faire appel à des confrères à la Sorbonne, et élaborent plusieurs théories… »

Certains pensent alors qu’il peut s’agir d’une langue mère aujourd’hui éteinte qui pourrait être à l’origine de toutes les autres langues. D’autres évoquent un idiome proche de l’araméen ou du vieux tibétain… Malheureusement, tout cela s’avère être infructueux.

En parallèle, Marc Liblin fait régulièrement la tournée des bars bretons en espérant trouver des marins étrangers capables d’identifier cette langue. « À L’Aquarium, un estaminet de Rennes, je fis un jour un « solo » de langage non identifié devant un aréopage de Tunisiens qui ne buvaient pas que du café, raconte à l’époque l’intéressé, cité par Tahiti-Pacifique. Sur des indications fumeuses, je les supposais détenir une clé. Malgré le brouhaha, le barman semblait n’écouter plus que nous, très attentif à ce dont je me faisais l’écho… »

Ce dernier lui avoue ne pas comprendre la langue, mais trouve que la sonorité ressemble à la langue parlée par son ex-femme Meretuini Make, une femme originaire de Rapa Iti, une toute petite île de Polynésie française perdue au milieu du Pacifique.

Une rencontre déterminante

Meretuini Make vit elle aussi à Rennes avec ses deux enfants, dans un HLM. Marc Liblin hésite mais décide finalement d’aller à sa rencontre. « Marc lui parle dans cette langue dont il rêve depuis tout petit et elle le comprend, raconte Marie Liblin. C’est un idiome en voie de disparition, parlé uniquement sur l’île de Rapa Iti, qui compte environ 500 habitants. Et Marc parle une version plus ancienne que celle parlée actuellement. Il s’agirait d’une version des ancêtres de Rapa… »

La Polynésienne aide le Vosgien à découvrir cette langue qui le hante depuis des années. La quête de Marc Liblin le rapproche de Meretuini et les deux commencent à se fréquenter. Quand la Polynésienne obtient une aide du gouvernement français pour rentrer avec ses deux enfants sur son île natale, Marc Liblin décide de la suivre. Aidé par les membres de l’Arsce, qui financent son billet d’avion, le couple débarque à Rapa Iti au cours de l’année 1982.

Marc et Meretuini, peu après leur rencontre à Rennes, en 1981. (Photo : DR / via Marie Liblin)

Installation à Rapa Iti

Si Marc Liblin espère bien trouver des réponses, notamment auprès du père de Meretuini, l’un des sages de l’île, le couple est accueilli plutôt froidement par les habitants de Rapa Iti. Les compatriotes de la jeune femme ne comprennent pas qu’elle soit rentrée avec un Métropolitain. Quant à ce Blanc à lunettes et à la calvitie naissante, il leur fait peur, car il maîtrise la langue de leurs ancêtres ! Il faudra des mois pour que le couple, qui se marie le 31 décembre 1982, soit accepté par les insulaires.

Grâce à l’un des cousins de son épouse, Marc Liblin devient secrétaire de mairie, puis instituteur dans l’école de l’île. Jusqu’à sa mort – il décède en 1998 des suites d’un cancer – il n’aura de cesse d’étudier l’histoire de l’île et de rechercher l’origine de sa langue, mais aussi tenter de comprendre comment il a pu apprendre cette dernière à travers ses rêves…

Marginalisé à son arrivée sur l’île, Marc Liblin a finalement été accepté par les habitants de Rapa Iti. Il finira sa vie sur l’île, et il y est enterré. (Photo : DR / via Marie Liblin)

Une enquête minutieuse

Quand Éric Viennot découvre cette histoire, il va mener une véritable enquête et essaie de remonter le fil de la vie de Marc Liblin, en tentant de retrouver tous ceux qui l’ont connu. Lorsqu’il contacte Marie Liblin, cette dernière accepte de l’aider pour établir l’arbre généalogique familial. « Au début, je pensais simplement retrouver deux ou trois cousins… Finalement l’aventure s’est prolongée. »

La jeune femme, décoratrice de métier, se retrouve embarquée dans le projet du game-designer, qui compte bien décliner cette histoire sur plusieurs supports. Il imagine tourner un film documentaire, publier un livre, le décliner en podcast… Éric Viennot trouve un producteur en 2021 et le tournage vidéo commence entre la Haute-Saône et la Bretagne. En parallèle, le créateur de jeu vidéo lance une newsletter qui raconte, tel un feuilleton, ses découvertes.

Marie Liblin et Éric Viennot ont mené l’enquête pour retracer la vie de Marc Liblin. (Photo : DR / via Marie Liblin)

L’année suivante, un cameraman se rend à Rapa Iti, accompagné des deux enfants de Marc Liblin, qui n’ont jamais revu leur père depuis son départ de Luxeuil-les-Bains, en 1981. Mais le projet connaît un coup d’arrêt avec la disparition brutale d’Éric Viennot, au cours de l’été 2022, à l’âge de 62 ans.

L’homme avait terminé la rédaction du livre qu’il voulait consacrer au sujet. Intitulé L’homme qui rêvait dans une langue inconnue, il sort en librairie ce jeudi 6 avril 2023, à titre posthume. Depuis quelques semaines, Marie Liblin, qui en signe la préface, a repris l’envoi des dernières newsletters aux 1 500 abonnés, afin de boucler l’aventure lancée il y a sept ans…

Jancovici sur le Figaro

Par Le 07/05/2023

Je ne suis pas plus adepte du Figaro que de l'Humanité mais de voir Jancovici en interview sur la page youtube du Figaro relève malgré tout d'un sacré changement. 

Il semblerait que les plus ardents défenseurs de la croissance économique commencent à s'interroger. 

 

"Mouton résilient"

Par Le 05/05/2023

Un autre site que je lis assidûment.

Je l'ai découvert en faisant des recherches sur les systèmes de filtration pour rendre l'eau potable (eau pluviale, eau du puits, eau d'un ruisseau...)

C'est à la suite du livre édité par ce site que nous avons acheté un filtre BERKEY. Le must.

 

 

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https://mouton-resilient.com/a-propos/

 

En savoir plus sur Mouton Résilient

 

 

Mouton-Résilient existe depuis le tout début de l'année 2020 juste avant la crise (Orwellienne) covidique.

Pourtant, tout s'est construit - lentement, mais sûrement - depuis des années avec une vision de la résilience pragmatique qui a mûri au fil des ans.

Pour tout dire, on ne se range pas vraiment dans une case pour se définir, même si nous considérons être plus près de la branche dite "survivaliste" (on en reparle plus bas).

Toutefois, le "problème" avec cette dénomination, c'est qu'il y a autant de survivalistes différents qu'il y a d'individus.

Et l'une des conséquences est que certaines personnes dénuées de nuances vont émettre des jugements de valeurs sur leur appréciation biaisée à cause d'un simple mot. 

Bref, prenons le temps d'en dire un peu plus sur nous

NOTE : si vous êtes pressé, alors allez directement à CETTE PARTIE

SOMMAIRE

Mouton-Résilient en résumé 

L'histoire de Mouton-Résilient

Pourquoi la création de Mouton-Résilient ?

Nos canaux de diffusion

Notre objectif : Vous aider à devenir plus résilient

Pourquoi ce nom et ce logo ?

L’équipe Mouton-Résilient

Mouton-Résilient : Votre blog survivaliste français

MOUTON-RÉSILIENT EN RÉSUMÉ 

Nous nous définissons comme citoyens résilients. C’est-à-dire que nous développons dans nos vies des solutions pragmatiques, à notre échelle, afin d'être le plus indépendant possible.

Forcément, lorsqu'on parle de résilience, beaucoup y voient comme finalité un moyen de se prémunir des aléas de la vie pour être capable de rebondir en cas situation dégradée.

C'est vrai, c'est une superbe assurance. C'est utile aussi bien pour de petits accidents que pour de grosses crises.

Mais au-delà d'un futur hypothétique, cela est aussi un moyen de nous réapproprier notre quotidien, les gestes et savoirs oubliés (et pourtant tellement pratiqués par nos aïeux) et d'aiguiser notre bon sens.

On peut même y voir une forme de militantisme politique, de contestation contre le système, en particulier vis-à-vis du schéma de consommation à outrance.

 Si nous devions décrire notre approche, nous dirions que :

Nous sommes parfaitement conscients de la destruction de la société qui est en train de s’opérer (merci le système, ses dirigeants et les collaborateurs).

Mais nous restons encore relativement confiants dans la nature humaine (entraide, partage, prise de conscience, valeurs).

Néanmoins, nous ne sommes certainement pas des crédules déconnectés du réel, des utopistes qui se réfugient dans des (belles) croyances et encore moins des bisounours !

L'HISTOIRE DE MOUTON-RÉSILIENT

Matos scout

Matos cuisine en fonte

Lanterne solaire LuninAID

Jerricans de carburant

Initialement, nous sommes 3 amis de longue date qui partagent un état d’esprit (et un style de vie) survivaliste.

À l'époque, en France, ce terme de "survivalisme", on ne le connaissait pas. Peut-être même qu'il n'existait pas...

D'ailleurs, encore aujourd'hui, ce terme peut revêtir différentes connotations (tout comme résilience). À ce propos, notre vision du survivalisme est détaillée dans notre article : Autonomie, survivalisme et résilience : ce qu’il faut savoir

Vous allez voir, qu'on est loin des clichés que certains faibles d'esprit véhiculent à grand renfort de sophismes et d'amalgames.

Disons que notre goût commun pour la prévoyance s’est vite fait ressentir au cours de sorties, ou encore en voyant le « bordel » qu’on avait chacun dans notre voiture « au cas où ».

Par la suite, nous avons donc enrichi mutuellement nos points de vue, partagés nos conseils, nos bons plans et nos découvertes.

Au fur et à mesure des années, cette quête d'indépendance et de bon sens s'est ancrée dans notre ADN. Aujourd'hui, cet état d’esprit nous habite au quotidien et cette recherche de liberté et de résilience continue à se concrétiser un peu plus chaque jour.

POURQUOI LA CRÉATION DE MOUTON-RÉSILIENT ?

Cet intérêt pour la résilience, voire cette passion, nous a conduit tous les 3, selon nos affinités et nos centres d’intérêt respectifs, à la lecture de dizaines d’ouvrages survivalistes (ou pas), des centaines d’heures à éplucher les forums US et français et des milliers d'heures de visionnages de vidéos YouTube (en Anglais principalement). 

Peut-être est-ce aussi votre cas ?

L'INFORMATION PRAGMATIQUE EST RARE

Il faut l’avouer, tout cela demande énormément de temps, car les sujets traités sont vastes. Et plus on creuse, plus on se rend compte qu’il est pertinent de connaitre un peu dans de nombreux domaine : Jardinage, mécanique, self défense, 1er secours, permaculture, techniques de conservation, faire son installation solaire, construction et isolation écologiques, gérer un poulailler, récupérer et traiter l’eau de pluie, etc. 

Se documenter est déjà très chronophage : Il faut lire, se familiariser avec de nouveaux domaines, apprivoiser les connaissances de base, chercher des données plus pratiques.

Comme tout est dit et son contraire, la principale manière pour dissocier le vrai, du faux (et toutes leurs nuances) a été de tester nous même.

Alors là, ça prend ENCORE plus de temps ! Mais au moins, on fait un VRAI tri dans l'information et le jeu en vaut vraiment la chandelle.

UNE SOLIDE EXPÉRIENCE AU FIL DES ANNÉES

Bref, les années filent, la vie de famille passe par là, les enfants grandissent...

Nous avons amassé de nombreuses connaissances, acquis une solide expérience dans de nombreux domaines et continuons à apprendre de jour en jour.

Nous avons aussi commis beaucoup d’erreurs et en avons tiré des leçons.

En parlant de nos difficultés, nous avons fait plusieurs constats :

Il est facile de s’éparpiller et de s’égarer dans nos recherches.

Il est tentant de se faire piéger par le consumérisme et d’acheter des conneries inutiles. 

Tout le monde n’a pas forcément autant de temps à consacrer pour faire toutes ces recherches

Il n'y a pas de règles gravées dans le marbre ; ça serait trop simple. 

Beaucoup de trop de gens sont encore au stade de « victimes » : conscient que les choses ne vont pas, et pourtant passifs face à cela. Le passage à l'acte est difficile, car on ne sait pas par où commencer.  

UNE ENVIE DE PARTAGE

Après avoir passé tant d'énergie à dénouer le vrai du faux, nous partagions avec plaisir nos découvertes avec nos proches et toutes personnes intéressées par le sujet.

Mais finalement, cela faisait peu de monde. Et il était frustrant de savoir que bien plus de gens seraient intéressés.

En effet, si quelques années plus tôt, nous avions trouvé un site ou un blog survivaliste qui avait fait ce tri pour nous, nous aurions gagné ÉNORMÉMENT de temps !

Plutôt que de garder ce savoir en cercle clos, et aussi pour apporter notre pierre à l'édifice, nous avons décidé de diffuser largement notre "expertise". Cela fait un peu prétentieux, mais nous devons admettre que nous avons un solide background sur le sujet.

Et voilà la naissance de Mouton-Résilient sur la toile.

À propos de partage, soyez avertis des nouveautés et bons plans via notre newsletter. Vous gagnez en prime un ebook survivaliste gratuit (PDF) (on ne SPAM pas, très loin de là).

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Et si vous ne voulez pas d'ebook, alors ça se passe en bas de page.

LES CANAUX DE DIFFUSION DE MOUTON-RÉSILIENT

Déroulons l'histoire de façon chronologique.

Nous avons commencé à partager sur les réseaux sociaux, notamment sur notre page Instagram et Facebook. On y diffuse très régulièrement des conseils et trucs & astuces (groupe Facebook). Souvent des choses simples et pertinentes pour améliorer facilement votre résilience au quotidien.

Et puis, on vous questionne pour avoir votre avis, mais surtout pour entraîner les esprits à analyser les choses sous un point de vue résilient.

Cependant, on atteint vite les limites de ces plateformes. C’est ainsi que naturellement, la création d'une chaîne Youtube (encore modeste) puis d’un site web étaient les étapes suivantes pour diffuser du contenu de qualité.

Depuis 2022, nous sommes également présents sur Odysee et Telegram. Deux canaux qui évitent la censure et les signalements éventuels (malheureusement, si on ne pense pas à 100% comme eux, certains individus qui prônent la "tolérance" n'hésitent pas à mettre tout en œuvre pour censurer ce qui heurte leur sensibilité de PNJ).

En fait, notre site et les réseaux sociaux sont assez complémentaires pour le type d’informations que l’on y diffuse.

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Eruption solaire et IEM

Par Le 05/05/2023

Si un jour, la tétralogie en cours d'écriture est intégralement publiée, il existe dans le récit un phénomène que les lecteurs pourraient trouver exagéré.

Je mets donc ici un article qui en parle.

Le site de "Legendat" (Résilience urbaine) est une mine d'informations sérieuses, documentées, argumentées, objectives et fort utiles. Je me documente énormément afin que ces quatre romans soient le plus crédibles possibles, malgré que le scénario relève de l'anticipation.

Sur wikipedia, il existe une page qui explique l'érution solaire de Carrington : https://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%AAte_solaire_de_1859

 

 

https://www.resilience-urbaine.com/survie-urbaine/comment-survivre-iem-nucleaire-solaire/

Comment survivre à une IEM : préparation au risque d’impulsion électromagnétique

 

Publié par  | Publié le 27/10/2021 | Mis à jour le 27/06/2022 |  | 15  |     

Comment survivre à une IEM : préparation au risque d’impulsion électromagnétique

Sommaire de l'article [Afficher]

Survivre à une IEM  (impulsion électromagnétique ou EMP pour ElectroMagnetic Pulse en anglais) dans un monde dépendant de l’électronique et des systèmes informatiques est un sujet très complexe.

Quand une IEM se produit, tous les circuits et composants électroniques dans son rayon d’action sont détruits ou rendus dysfonctionnels.

Les pays touchés ne peuvent plus s’éclairer ni faire fonctionner leurs hôpitaux, leurs marchés financiers, utiliser les réseaux de télécommunications classiques ni accéder à internet. Le scénario d’une IEM provoquerait la fin du monde tel que nous le connaissons.

Nous allons sortir des idées reçues sur les IEM, comprendre leur origine, leur fonctionnement et étudier comment nous préparer aux conséquences d’une telle catastrophe.

Qu’est-ce qu’une IEM ?

Une IEM est une explosion soudaine de rayonnement électromagnétique à haute fréquence (rayon gamma ou rayon γ) qui a des effets d’interférence et de destruction électromagnétique.

En clair, les IEM sont la conséquence de puissantes explosions d’énergie.

Ces explosions peuvent se produire naturellement à la suite d’événements de météo spatiale comme les éruptions solaires par exemple, ou des éjections de masse coronale qui traversent l’espace à 2500 km/h avant de heurter et perturber notre magnétosphère.

survivre à une IEM

Des événements solaires suffisamment puissants pour affecter la magnétosphère terrestre sont appelés à se produire.

Elles peuvent également être provoquées par la détonation d’armes nucléaires en haute altitude.

Fondamentalement, une IEM résulte d’une perturbation du champ magnétique terrestre qui provoque une spirale d’électrons s’infiltrant dans tous les conducteurs qu’elle rencontre.

Pour le résumer en une phrase simple, l’énergie dégagée cherche son chemin et s’infiltre dans tout ce qui est conducteur, grillant tous les circuits électroniques sur son passage.

Soulignons quand même un point important et une bonne nouvelle : les IEM n’ont aucune incidence sur les humains tant qu’ils ne dépendent pas d’une machine pour survivre (pacemaker, machine de dialyse, respiration artificielle, etc.).

Ce sont les conséquences des IEM qui sont à redouter.

IEM d’origine nucléaire

Les IEM peuvent être déclenchées par une source artificielle comme une explosion nucléaire.

Le phénomène d’IEM nucléaire a d’ailleurs été découvert lors des phases d’expérimentation du projet Manhattan sur la bombe au plutonium (précisément lors du test Trinity, le 16 juillet 1945 à Alamogordo).

IEM nucléaire survivre

Préparation du test Trinity, la première détonation nucléaire terrestre enregistrée.

Il a aussitôt été mis de côté en raison de la complexité des conditions à reproduire pour étudier le phénomène d’IEM. Ce n’est que dans les années 1950-1960 avec la conquête spatiale de la Guerre Froide que des essais nucléaires atmosphériques moyennement conventionnels ont été menés et que les IEM ont commencées à être militarisées.

Les données disponibles sur les IEM sont jalousement gardées secrètes, probablement car leurs effets sont au-delà de tout ce qu’un Etat peut prévoir pour s’en prémunir.

Comment fonctionne une IEM nucléaire

Les rayons gamma de haute énergie provoqués par une bombe nucléaire à fission ou à fusion se propagent radialement vers l’extérieur à partir du centre de l’explosion.

survivre impulsion électromagnétique IEM

Schéma simplifié du fonctionnement d’une IEM

Lorsqu’une explosion nucléaire se produit à haute altitude, les rayons gamma réagissent avec l’atmosphère ionisante qui génère une impulsion électromagnétique qui suit la courbure de la Terre.

Les détonations survenant à partir d’une altitude de 130 000 pieds (environ 40 kilomètres, soit à la frontière de la stratosphère et de la mésosphère pour être exact) sont appelées IEM de haute altitude (IEM-HA).

Le rayon d’action d’une IEM-HA provoquée par une bombe nucléaire qui exploserait dans ces conditions serait extrêmement large même avec une bombe nucléaire « faiblement chargée » comme celle d’Hiroshima et Nagasaki (respectivement 15kt et 22kt).

Mécaniquement, plus le tonnage de la bombe nucléaire est élevé, plus la zone affectée par l’IEM sera grande.

Les missiles balistiques intercontinentaux modernes (ICBM) transportent des charges jusqu’à 800 kilotonnes. Leur utilisation à cette fin unique d’IEM-HA renverrait l’humanité à l’âge de pierre.

Dans ce cas de figure qui implique le début d’un conflit nucléaire mondial, nous aurons sans nul doute d’autres préoccupations que de sauver notre matériel électronique.

Note : une détonation nucléaire en haute altitude n’entraîne pas de contamination significative au sol, y compris dans le cas de forte pluies pendant ou après l’explosion.

IEM d’origine spatiale

La menace d’une IEM liée à une éruption solaire de forte intensité est la plus vraisemblable. Et ce n’est pas rassurant.

Chaque année, nous avons environ 2 à 3 % de chances qu’une éruption solaire endommage suffisamment notre réseau électrique pour déclencher un effondrement en cascade de tous les systèmes vitaux de notre monde moderne.

2 à 3% de chance, on peut penser que c’est peu. Mais ce ne sont que des statistiques et chaque événement tragique de l’Histoire de l’humanité s’est produit sans se préoccuper des calculs de probabilité.

La tempête géomagnétique de mars 1989 a causé une panne totale du réseau électrique québécois (Hydro-Québec) pendant 9 heures.

La tempête géomagnétique de mai 1921 a été 10 fois plus forte que la tempête de Québec de 1989.

Et l’événement Carrington de 1859 est estimé à 10 fois plus fort que la tempête de 1921.

Donc, l’événement Carrington a été 100 fois plus fort que la tempête qui a dévasté le réseau électrique du Québec en 1989.

Des tempêtes aussi importantes que l’événement Carrington ont 12% de chances de se produire tous les dix ans. Et des tempêtes géomagnétiques plus importantes sont possibles.

La question n’est pas si cet événement va se produire, mais quand il va se produire.

comment survivre à une IEM

Nous oublions souvent à quel point notre monde est fragile.

Phases d’une IEM : impulsions E1, E2 et E3

L’impulsion E1 est la plus rapide de l’IEM.  Il s’agit d’une énorme explosion de rayonnement gamma (le plus fort type d’explosions de l’univers) qui sature chaque mètre d’air avec 50 000 volts en quelques nanosecondes.

Les parafoudres ne peuvent fournir aucune protection efficace contre l’impulsion E1 : elle est si rapide et si forte qu’aucun système ne permet de s’en protéger.

Ce champ électromagnétique de haute fréquence très bref et très intense provoque des surtensions dans les composants électriques qui dépassent leur tension de claquage et grillent.

E1 détruira, entre autres, tous les ordinateurs, serveurs et moyens de communication.

comment se préparer à une IEM

Vos heures de lecture sur Résilience Urbaine seront un lointain souvenir.

L’impulsion E2 dure de 1 microseconde à 1 seconde. Bien que moins puissante que la foudre, elle a de nombreuses similitudes avec celle-ci.

On pourrait donc penser que E2 est facile à éviter avec les parasurtenseurs adéquats.

Le principal problème potentiel avec l’impulsion E2 est le fait qu’elle suive immédiatement E1, qui a endommagé ou détruit les dispositifs qui protègent normalement contre E2.

E3 est une impulsion très lente qui produit des courants géomagnétiques de basse fréquence. Elle est provoquée par le déplacement du champ magnétique terrestre, puis par son retour à la normale.

Elle peut durer de quelques dizaines de secondes à plusieurs minutes et vient finir de clouer le cercueil de notre société technologique.

En clair, cela signifie que les câbles téléphoniques et les lignes électriques en tous genres conduiront une énorme surcharge qui détruira à peu près tout ce qui y est raccordé.

Les transformateurs de puissance et l’équipement des sous-stations des réseaux électriques dans son champs d’action seront rendus inopérants.

L’impulsion E3 est même capable de neutraliser les satellites orbitant autour de la terre dans la zone touchée.

comment survivre en cas d'IEM

Les satellites seront les premiers touchés par une IEM.

Si vous avez pris la peine de compter, vous avez calculé que tout ce que nous venons de détailler se produit en moins d’une minute…

Pourquoi les IEM sont-elles destructrices ?

Comme on vient de le voir, une impulsion électromagnétique se propage à tous les circuits et conducteurs électroniques non blindés et non protégés dans sa gamme de fréquences, provoquant la destruction ou le disfonctionnement du matériel.

Une IEM de haute intensité provoquerait un effondrement immédiat de la majeure partie du réseau électrique et un effondrement en cascade du reste des infrastructures critiques des pays touchés.

On pourrait penser à juste titre qu’il suffirait alors de remplacer les équipements endommagés et que les Etats ont forcément une réserve stratégique pour ça.

Erreur.

Rien n’est mis en place pour réagir efficacement à une IEM et un événement de ce type nous priverait de courant pendant 12 à 24 mois au minimum.

Aucun gouvernement au monde n’a le budget ni les capacités de stockage pour se prémunir contre le phénomène d’IEM.

Le fond du problème ne réside pas dans les destructions matérielles mais dans la dépendance de notre civilisation à ce matériel.

Dans un monde de confort où tout repose sur la fée électricité et les pouvoirs magiques de zéros accumulés sur des serveurs bancaires, notre survie ne tient qu’à un fil électrique.

Conséquences d’une IEM

Plus d’électricité, de transport de marchandises, de communications ni de système bancaire

La principale : plus d’électricité donc plus de moyens de communication modernes (plus de réseau mobile ni de réseau satellitaire) ni de système bancaire mondial.

[Note : si vous souhaitez mieux comprendre pourquoi une coupure de courant nous priverait de téléphonie, je vous recommande la lecture de mon article sur les alternatives à la téléphonie en cas de crise où je vous explique tout.]

Télécommunications, moyens de transports, carburant, transit et traitement de l’eau, alimentation, soins, commerce… absolument tout serait à l’arrêt.

Internet disparaitra pour un très long moment. Les câbles sous-marins intercontinentaux sont vulnérables aux IEM (E3, rappelez-vous) et seront hors service.

Perturber le fonctionnement de ces gigantesques câbles, c’est couper l’alimentation de la connexion à la source. Pour le ramener à quelque chose à notre échelle, cela reviendrait à couper l’approvisionnement en eau d’une maison en cassant le tuyau d’eau potable dans la rue.

comment survivre à une IEM

Avec plus de 400 câbles en service, des dizaines de milliers de kilomètres de câbles sous-marins devront être remplacés.

En 2006, le tremblement de terre qui a frappé Taïwan a endommagé neuf câbles sous-marins de la région, nécessitant quarante-neuf jours à onze navires câbliers pour les réparer… dans un monde 100% fonctionnel et concentré sur cette unique tâche.

On ne peut qu’imaginer le temps que prendrait la réparation de tous les câbles d’un continent dans une configuration où plus rien de fonctionne.

Si on se base (arbitrairement je vous l’accorde) sur le rythme de la réparation ayant eu lieu dans la région de Taïwan, cela prendrait entre 5 et 7 ans.

En résumé, tout le ciment du monde moderne disparaîtrait en un claquement de doigts, laissant l’édifice s’effondrer sur lui-même.

Produire, réfrigérer et distribuer de la nourriture et des produits de première nécessité sera presque impossible.

La production et la distribution de médicaments seront stoppées net.

Les stations de traitement de l’eau potable et des eaux usées seront hors service.

Les hôpitaux et autres établissements de santé seront en grande partie inopérants.

Les services de secours ne pourront plus joindre leurs membres ni recevoir les appels d’urgence.

Ce sera l’anarchie et le chaos total dans les grandes villes soudainement privées de tout.

Les victimes de la dégradation soudaine de nos conditions de vie se compteront par dizaines de millions.

Concrètement, une IEM nous enverrait directement dans une version cauchemardesque du 19ème siècle.

Et cela peut prendre beaucoup de temps avant qu’on ne puisse espérer en sortir : avant de produire, il faut que les chaînes de production soient remises en état et réapprovisionnées.

Et que ceux qui travaillent sur ces chaînes soient encore en vie, de préférence.

Dans un contexte où les échanges internationaux sont à l’arrêt complet, c’est tout simplement impossible. Et comme plus aucun Etat n’est autosuffisant, les tensions liées à la répartition des ressources alimentaires et industrielles se propageront aussi vite que l’IEM qui aura tout déclenché.

A l’échelle d’un pays ou d’une zone continentale, résoudre les problèmes causés par une IEM prendrait au mieux des mois, plus sûrement des années voire des décennies.

Dans un scénario optimiste où les citoyens ne s’entretuent pas pour survivre et où les Etats ne se mettent pas à se faire la guerre pour les ressources restantes, évidemment.

Comment survivre à une IEM

Comme vous l’avez compris au fil de mon exposé, nous n’avons aucun contrôle sur les IEM, peu de moyens de les prévoir et aucune solution satisfaisante pour nous prémunir efficacement contre un bouleversement aussi brutal de notre civilisation.

Fuir les grande villes

Dans un contexte où plus rien de fonctionne et où les supermarchés sont vides, les grandes villes vont rapidement se transformer en coupe-gorges puis en cimetières.

Si vous êtes dans une grande ville et que vous êtes informé de l’imminence d’une IEM ou qu’elle a déjà eu lieu, fuyez aussi vite que possible et à tout prix.

Il n’y aura pas de miracle ni de Deus Ex Machina. Ne soyez pas naïf et fichez le camp tant que vous le pouvez.

Il vaut mieux se donner une chance de survivre que de rester et périr à coup sûr.

Stocker des vivres, de l’eau et des produits de première nécessité

Comme dans chaque scénario de crise, le meilleur moyen de s’en sortir en cas d’IEM est d’avoir préalablement fait les préparatifs nécessaires pour assurer sa survie et sa protection.

Je vous renvoie en particulier à mes articles sur les produits à stocker en cas de crise, sur le traitement de l’eau et sur la protection du domicile.

Si vous n’avez rien à manger ni à boire et rien pour vous défendre dans le cas inverse, votre espérance de vie déjà raccourcie le sera encore plus.

Stocker du matériel dans des cages de Faraday

Une cage de Faraday est une enceinte protectrice formée de matériaux conducteurs. Son rôle est de bloquer les champs électriques externes en canalisant l’électricité pour l’empêcher d’atteindre son contenu.

Les cages de Faraday peuvent être très grandes ou très petites en fonction du matériel à protéger. Si vous vous lancez dans la confection d’une cage de Faraday, je vous recommande de lister l’ensemble du matériel que vous voulez mettre à l’abri d’une IEM avant toute chose. Mieux vaut avoir trop de place que pas assez.

Nous allons voir plus bas comment procéder pour fabriquer une cage de Faraday digne de ce nom, mais voyons d’abord ce qu’il sera utile d’y placer.

Appareils à protéger d’une IEM dans une cage de Faraday

Des milliers d’appareils de tout type seront endommagés par une IEM et il est impossible de tous les mettre dans une cage de Faraday.

Notez aussi qu’à moins d’avoir les moyens de produire vous-même l’électricité de votre réseau domestique, il est relativement vain de chercher à protéger tout ce qui est raccordé à une prise de courant.

Voici le matériel que je considère prioritaire et que je vous conseille de mettre à l’abri. A chacun sa façon de procéder, pour ma part je considère que les cages de Faraday sont à sanctuariser. C’est-à-dire que j’y place du matériel de back-up et que je n’ouvre plus mes cages une fois qu’elles sont scellées, ou uniquement pour entretenir le matériel stocker (cycle de charge des batteries).

Il est impossible de savoir quand une IEM va se produire, penser qu’on aura le temps de placer son matériel dans une cage de Faraday avant l’instant T est donc totalement illusoire.

Gardez à l’esprit qu’une IEM affecte tous les composants électroniques, il faut donc isoler les équipements mais aussi penser à protéger les câbles et chargeurs, régulateurs de charge, multiprises, para-surtenseurs, etc.

Matériel de charge électrique

Panneaux solaires compacts à haut rendement

Powerbank de capacité moyenne

Powerbanks de grande capacité

Accus rechargeables en tous genre

Piles jetables stockage longue durée (AA et AAA)

Matériel de communication

radio-émetteurs, antennes et matériel de charge,

téléphones portables de secours et leurs accessoires de charge.

CB et tous ses accessoires (cordons d’alimentation, antennes, etc.)

Radio AM/FM et ses accessoires

Systèmes d’éclairage

Dans un monde privé de courant, pouvoir s’éclairer la nuit est un luxe qui n’a pas de prix.

Placer quelques lampes torches, lanternes et éclairages solaires dans une cage de Faraday est essentiel.

Documents et livres numériques

Il est essentiel de procéder à une sauvegarde administrative et de protéger ces informations numérisées contre une IEM. Des clés USB contenant les copies vos documents importants doivent être placées dans une cage de Faraday.

Les smartphones/tablettes/liseuses électroniques et les ordinateurs portables peuvent stocker de nombreux documents de référence pour la survie. Ouvrages médicaux, savoir-faire ancestraux, des milliers d’ouvrages utiles peuvent être sauvés et rendus disponibles pour vous grâce à une cage de Faraday.

Pensez aussi à vos photos de famille !

Comment fabriquer une cage de Faraday efficace [Annexe pratique]

De nombreux mythes circulent sur les cages de Faraday, en particulier que placer ses appareils électroniques dans un frigo, un congélateur, un four micro-ondes ou une feuille d’aluminium suffirait à les protéger des impulsions électromagnétiques.

C’est totalement faux. Aucune de ces solutions de fonctionne.

Pour autant, cela ne veut pas dire que fabriquer une cage de Faraday soit difficile.

Il suffit de trouver un contenant conducteur et d’en isoler correctement l’intérieur pour en protéger le contenu. Par exemple, une boite métallique dont l’intérieur sera tapissé d’une couche de plastique et de carton épais.

Une solution efficace et bon marché consiste à acheter une poubelle métallique de taille respectable qui ferme et d’y glisser un seau en plastique doté d’un couvercle ou d’en tapisser l’intérieur (parois, fond, couvercle) d’une couche de plastique épais et d’une couche de carton.

Le mieux est d’aller faire ses essais directement dans une grande surface de bricolage pour s’assurer que tout s’imbrique correctement.

Plus il y aura de couches de plastique et de carton dans votre contenant, mieux son contenu sera isolé.

Pour vérifier le bon fonctionnement de votre cage de Faraday, il vous suffit d’y placer une radio allumée et de la refermer pour voir si les ondes radio continuent d’arriver au poste.

Si la musique s’arrête, c’est que votre cage est fonctionnelle.

Légendat


https://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%AAte_solaire_de_1859

Tempête solaire de 1859

 

Article

La tempête solaire de 1859, également connue sous le nom d'événement de Carrington — du nom de l'astronome anglais Richard Carrington qui l'étudia — désigne une série d'éruptions solaires ayant eu lieu à la fin de l'été 1859 et ayant notablement affecté la Terre. Elle a notamment produit de très nombreuses aurores polaires visibles jusque dans certaines régions tropicales et a fortement perturbé les télécommunications par télégraphe électrique. On a récemment découvert des tempêtes solaires 10 à 100 fois plus puissantes, qui auraient des conséquences catastrophiques1. Sur la base de certaines observations, ce type d'événement serait susceptible de se reproduire avec une telle violence seulement une fois tous les 150 ans2. Cette éruption est utilisée comme modèle afin de prévoir les conséquences qu'une tempête solaire extrême serait susceptible de causer aux télécommunications à l'échelle mondiale, à la stabilité de la distribution d'électricité et au bon fonctionnement des satellites artificiels1. Une étude de 2004 estime que son niveau est supérieur à la classe X103,4. Une étude publiée en février 2012 évalue les chances de survenue d'un événement semblable à environ 12 % pour la décennie qui suit5,6.

Déroulement de la tempête[modifier | modifier le code]

La tempête se déroula en deux phases correspondant à deux éruptions solaires de grande ampleur.

La première atteignit la Terre dans la soirée du 28 août 1859, selon l'Eastern Standard Time, soit le fuseau horaire de la côte est des États-Unis d'Amérique. Elle provoqua des aurores très lumineuses et spectaculaires, visibles jusque dans la mer des Caraïbes où de nombreux équipages de bateaux notèrent la couleur inhabituelle du ciel. De nombreux observateurs terrestres interprétèrent à tort les lumières aurorales comme étant dues à des incendies lointains. Le champ magnétique terrestre a été lui aussi fortement perturbé.

Croquis du groupe de taches solaires à l'origine de la seconde phase de l'éruption solaire, dessiné par Richard Carrington. Les quatre zones étiquetées de A à D correspondent aux lieux où apparurent les flashes aveuglants de l'éruption.

La seconde phase débuta le 1er septembre. L'astronome anglais Richard Carrington, alors en train d'observer le Soleil, remarqua un ensemble de taches solaires anormalement grandes. Ces taches étaient apparues plusieurs jours auparavant et étaient tellement grandes qu'elles étaient aisément visibles à l'œil nu. À 11 h 18, il nota un éclair très intense en provenance de ce groupe de taches, éclair qui dura moins de 10 minutes7 et correspondait au début d'une nouvelle éruption solaire extrêmement violente8. Le même phénomène fut observé non loin de là par un ami de Richard Carrington, Richard Hodgson (en)9. L'éruption atteignit la Terre 17 heures plus tard (dans la nuit du 1er au 2 septembre), illuminant le ciel nocturne sur tout l'hémisphère nord. En effet, des témoignages révélèrent qu'il était possible de lire un journal en pleine nuit grâce à la lumière aurorale jusqu'à des latitudes aussi basses que Panama.

Le 3 septembre 1859, le Baltimore American and Commercial Advertiser rapporte, en anglais :

« Ceux qui sont sortis tard jeudi soirnote 1 ont eu l'occasion d'assister à un autre magnifique spectacle de lumières aurorales. Le phénomène était très similaire à celui de dimanche soirnote 2, bien que la lumière ait parfois été plus brillante et les teintes prismatiques plus variées et plus belles. La lumière semblait couvrir tout le firmament, comme un nuage lumineux, à travers lequel brillaient indistinctement les étoiles de plus grande magnitude. La lumière était plus forte que celle de la Lune à sa pleine puissance, mais elle avait une douceur et une délicatesse indescriptibles qui semblaient envelopper tout ce sur quoi elle reposait. Entre minuit et 1 heure, lorsque le spectacle était à son apogée, les rues tranquilles de la ville reposant sous cette étrange lumière revêtaient une apparence aussi belle que singulière. »

En 1909, un chercheur d'or australien, Count Frank Herbert, fait part de ses observations dans une lettre au Daily News de Perth, en anglais :

« Je faisais de l'orpaillage à Rokewood, à environ 6,5 kilomètres du canton de Rokewood (Victoria). Moi-même et deux camarades qui regardions par la tente avons vu un grand reflet dans le ciel austral vers 19 h, et en une demi-heure environ, une scène d'une beauté presque indescriptible survint, des lumières de toutes les couleurs imaginables émanaient du ciel, une couleur se dissipant pour laisser place à une autre si possible plus belle que la précédente, [the streams mounting to the zenith, but always becoming a rich purple when reaching there, and always curling round, leaving a clear strip of sky, which may be described as four fingers held at arm's length. The northern side from the zenith was also illuminated with beautiful colors, always curling round at the zenith, but were considered to be merely a reproduction of the southern display, as all colors south and north always corresponded. It was a sight never to be forgotten, and was considered at the time to be the greatest aurora recorded... The rationalist and pantheist saw nature in her most exquisite robes, recognising, the divine immanence, immutable law, cause, and effect. The superstitious and the fanatical had dire forebodings, and thought it a foreshadowing of Armageddon and final dissolution.]. »

Le champ magnétique terrestre apparent s'inversa temporairement sous l'influence du vent solaire issu de l'éruption dont le champ magnétique était, au moment où il atteignit la Terre, non seulement opposé au champ magnétique terrestre mais également plus intense.

La durée séparant la seconde éruption solaire de son arrivée sur Terre (seulement 17 heures) fut anormalement courte, celle-ci étant normalement de l'ordre de 60 heures. Sa brièveté est une conséquence de la première éruption solaire, dont le vent avait déjà durablement nettoyé l'espace interplanétaire entre la Terre et le Soleil.[pas clair] La violence de cette seconde tempête comprima très fortement la magnétosphère terrestre, la faisant passer de 60 000 kilomètres à quelques milliers, voire quelques centaines de kilomètres.[réf. nécessaire] Cet amincissement de la magnétosphère rendit la Terre bien moins protégée des particules ionisées du vent solaire et est à l'origine des aurores très intenses et très étalées qui furent observées.

Conséquences[modifier | modifier le code]

On estime que 5 % de l'ozone stratosphérique fut détruit lors de la tempête, ozone qui mit plusieurs années à se reformer dans la haute atmosphère.[réf. nécessaire] La température très intense de l'éruption (50 millions de degrés à sa naissance) permit d'accélérer les protons issus du Soleil à des énergies dépassant les 30 MeV, voire 1 GeV selon certains[Qui ?]. De tels protons énergétiques furent en mesure d'interagir par interaction forte avec des atomes d'azote et d'oxygène de la haute atmosphère terrestre qui libérèrent des neutrons et furent également à l'origine de la formation de nitrates. Une partie de ces nitrates se précipita ensuite et atteignit la surface terrestre. Ils furent mis en évidence par des carottages glaciaires effectués au Groenland et en Antarctique révélant que leur abondance correspondait à celle ordinairement formée en 40 ans par le vent solaire.

Les aurores générèrent ensuite des courants électriques dans le sol qui affectèrent les circuits électriques existants, notamment les réseaux de télégraphie électrique. De nombreux cas de télégraphistes victimes de violentes décharges électriques furent rapportés, ainsi que plusieurs incendies de station de télégraphie causés par les courants très intenses qui furent induits dans le sol10.

 

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15 Commentaires

Patrick

Patrick le 28 octobre 2021 à 10:37

Merci pour cet excellent article !
Quid des cantines militaires, dans laquelle on pourrait appliquer une couche de mousse isolante ?
Par ailleurs, est il nécessaire de relier la cage à la terre ?
Enfin, l’eau étant conductrice, quid de l’humidité potentiellement créée par la fermeture de cette cage qui pourrait endommager les composants électroniques ?(mes connaissances en électricité sont loin mais je pense que l’humidité n’influence pas trop la conduite de l’électricité ?)
Merci !

RÉPONDRE

jean Christophe

jean Christophe le 28 octobre 2021 à 11:05

L ’Éruption solaire est potentiellement la menace la plus dangereuse pour notre civilisation contemporaine. Même si je partage les solutions décrites pour tenter d atténuer les effets, je souhaite relativiser l analyse de situation de cet article.

Tout n est pas noir!!

En tant que ingénieur-chercheur en astrophysique, je souhaiterais apporter quelques précisions rassurantes:
Actuellement, les satellites d observation solaire nous permettent d anticiper de 48 h, les éruptions solaires à destination de la terre. Bientôt  » Solar orbiter et solar sentinel » nous permettront d atténuer les effets de ces éruptions en les anticipant grâce à une meilleure connaissance du cycle solaire.

Il faut savoir que tous les jours, la terre est frappée par des vents solaires mais notre planète les absorbent sans difficultés. C est un phénomène naturelle, qui ne doit pas créer une psychose insensé.

Il faut temporiser sur la fameuse Éruption solaire cataclysme. Car si hypothétiquement, elle frapperait la terre, elle ne toucherait q une zone regionalisée. Cela ne serait pas suffisant pour créer un effondrement globalisée.

Je voudrais aussi rappeler que le système français électrique est un peu résilient au niveau de ces nœuds de transfert. Ces transformateurs spécifiques sont conçus pour résister à une tempête solaire. De plus, certains ministères, comme les armées, détiennent du matériel conçus pour faire face à des attaques iem.

Donc oui le risque est probable mais les effets seraient locale ou régionale au pire. Ne pas oublier que l’Homme observe l activité solaire et accroît ses programmes satellitaire pour anticiper.

Si vous voulez vraiment faire une cage de faraday efficace, cela coûte très cher. J ai eu l occasion de participer à un projet de conception de tissu anti onde avec l entreprise française senfa. Cela fonctionne parfaitement mais le tissu coûte 100 euro le mètre linéaire à produire.
Et il faudra le tapisser dans une pièce de 10 m2 afin que vous puissiez stocker assez de matériel.

Cet article a le mérite de vulgariser un phénomène naturelle peu connu du grand public. Il a l avantage de le rendre accessible et de permettre aux personnes soucieuses d y réfléchir aux actions à mener pour atténuer les effets.

Nos décideurs politiques devraient aussi réellement s y intéresser et non balayer ce risque, on nous expliquant que la population n est pas en mesure de percevoir ces enjeux et que cela ne pourrait que créer de la panique. Une population instruite et une population éduquer et résiliente

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ON3MEE

ON3MEE le 29 octobre 2021 à 22:00

Bonjour Légendat,

Comme à chaque fois, un article très intéressant.

Les remarques de Jean-Christophe sont aussi très judicieuses.

Je me suis fort intéressé un temps à ce sujet. Il faut en tout cas mettre de côté les films hollywoodiens. A notre niveau, il n’y a pas grand chose à faire. Il faut privilégier le papier et les livres pour pérenniser les connaissances. Il faut se créer une bibliothèque avec des ouvrages scientifiques, de médecines, …

La cage de Faraday, elle doit être épaisse tellement les énergies en jeu sont énormes. Il existe des équipements plus résistants comme j’en avais parlé dans un de mes articles : les radios à lampes et les téléphones à batterie locale (plus connus sous l’appellation de téléphones de campagne). Tout ce qui contient du silicium est quasiment grillé, il faut oublié direct. Les armées ont toujours des téléphones de campagne comme moyen de télécommunication pour le cas nucléaire. Il n’est pas dit que ces téléphones ne grilleront pas, mais bien moins que tout composant électronique moins résistant aux hautes tensions. Il reste quand même des risques comme il y en a eu avec les télégraphes, pourtant, le système le plus robuste en tout point.

Côté des sources d’énergie, tout ce qui m’a pas d’électronique survivra bien mieux : piles, accus Ni MH, accus au plomb. Le lithium, … oubliez.

Les moteurs, éoliennes etc, faut voir au cas par cas.

Côté éclairage, l’incandescence et l’halogène restent les seules solutions viables. En fait, tout ce qu’on interdit à la vente …

Côté radio, pendant les éruptions, il se passe quelques phénomènes : soit il y a un black out à cause des rayonnements intenses générés (là, il faudra attendre que ça se tasse), soit, on va avoir des ouvertures et une propagation exceptionnelle comme on a tous les 11 ans (cycle solaire).

arnaud

arnaud le 31 octobre 2021 à 19:49

Sans avoir vos connaissances techniques, je relativise aussi votre commentaire. Si une IEM frappe l’afrique ou l’Amérique du Sud l’impact sera limité car sa place dans l’économie mondiale est peu important.
A contrario, une IEM sur l’Amérique du Nord ou l’Europe de l’ouest, voir sur le golfe (pétrole) aura obligatoirement des répercussions lourdes sur une économie mondialisée et des réseaux fragiles et interconnectés. L’absence de résilience déjà constatée ne pourra qu’amplifier les conséquences des dégâts initiaux et donc désorganiser le fragile écosystème actuel.

Encore merci pour cet article passionnant et instructif et de qualité !!!

ISO

ISO le 23 juin 2022 à 12:36

Bonjour Jean-Christophe, pourriez-vous répondre à ces questions: peut-on déterminer la surface soumise à une IEM solaire? En fonction de quoi cette surface est-elle déterminée?
Bien à vous, merci.

franceschetti

franceschetti le 10 octobre 2022 à 17:08

Bonjour,
si on enterre dans boite plastique étanche un ordinateur , est-il protégé ?

Cordialement

JASON

JASON le 3 novembre 2021 à 10:33

Merci Legendat,
Encore un excellent article sur un sujet peu souvent évoqué mais dont les effets seraient dévastateurs.
Un très bon roman post apocalyptique de William R. Forstchen « Une seconde après » illustre parfaitement les conséquences de ce phénomène et le chaos qui en résulterait.
A ne pas prendre à la légère donc et celui qui n’a pas encore envisagé sa cage de Faraday serait bien avisé de le faire (;-))
A bon entendeur
Jason

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Dan

Dan le 25 novembre 2021 à 11:39

Passionnant, j’ai enfin compris…

Dan

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Obiwan

Obiwan le 12 avril 2022 à 20:37

Encore un grand merci pour cet article ! Une « perle » de plus que tu nous offres !

J’étais au courant pour ces problèmes causé par les IEM. Par contre je ne pensais pas que l’on pouvait faire aussi facilement une Cage de Faraday efficace …

Concernant les isolants à utiliser: Légendat, connaîtrais-tu ou aurais-tu un site de référence où trouver des « valeurs » de couples de type d’isolant / épaisseurs comparatives, afin de choisir le(s) plus adéquat(s) en fonction des dimenssions du contenant métallique ?

Je penserais à de la frigolite, qui se travaille facilement, et légèrement souple / compressible pour une bonne étanchéité lors de la fermeture du couvercle. Mais quel « indice » isolant au cm d’épaisseur, par rapport à du carton, plastique, ou autres matières ? ? ?

Merci d’avance pour toutes ces informations.

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Jlo

Jlo le 23 septembre 2022 à 16:53

Et comment protéger les personnes ?

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Légendat

Légendat le 23 septembre 2022 à 17:18

Les IEM n’affectent pas les être humains, nous n’avons pas à nous en protéger.

Jlo

Jlo le 23 septembre 2022 à 20:35

Merci pour ta réponse Légendat..
Cependant certains disent que les gens qui ont bcq de métaux en eux (dûs aux vaccins, chemtrails ou autres) pourront être affectés par les IEM et surtout les vax contre le coco car il y a du graphène qui est très conducteur. Qu’est ce que tu en penses ?

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Légendat

Légendat le 23 septembre 2022 à 21:18

Pas grand chose objectivement, à part qu’en suivant ce pistes on ne peut que tomber dans la paranoïa aiguë. Les chemtrails restent à ce jour le moteur de théories qui n’ont jamais été démontrées, et pour ce qui est des adjuvants des vaccins ils sont en quantité infinitésimale et évacués naturellement par le corps. Je ne détiens pas la vérité mais je pense sincèrement qu’on est au risque zéro de ce côté là, en revanche la survie dans un monde en plein blackout est autrement plus préoccupante…

Dan

Dan le 24 septembre 2022 à 21:55

Bonne réponse Légendat, toute en psychologie et finesse. Le monde réel est déjà assez difficile à appréhender.

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ISO

ISO le 25 septembre 2022 à 11:07

IL faut avouer que les blogs et vidéos YT à caractère survivaliste sont maintenant envahis de commentaires aliénés à tendance conspirationniste ou paranoïaque qui en disent long sur le niveau de désorientation de la population, déjà bien secouée psychologiquement par deux années de covid.

Création littéraire (2)

Par Le 25/04/2023

https://www.science-et-vie.com/wp-content/uploads/scienceetvie/2022/04/voici-les-premiers-neurones-synthetiques-capables-transmettre-influx-nerveux.jpg

 

C'est étrange la création littéraire. Je suis resté pendant deux mois à cogiter sur le dernier tome de la tétralogie, sans aucune inquiétude alors que je n'écrivais rien et je réalise qu'en fait, j'étais au cinéma, un cinéma intérieur, avec des scènes qui surgissaient, sans cadre chronologique, juste des situations précises mettant en scène les différents personnages, deux fois j'en ai rêvé avec des souvenirs précis, des visages, Walter Zorn et Laure. Des pièces de puzzle éparpillées et qui s'attiraient, s'emboîtaient parfois, d'autres restant dans un coin, en attente, des arborescences qui se créaient, dessinant diverses options, des directions possibles et qui se confirmeraient lorsque l'écriture serait lancée. Je n'ai pas un scénario unique mais un schéma ouvert, certaines lignes sont clairement tracées, d'autres sont en pointillés, d'autres encore ne sont que des bourgeons, des élancements figés.

Je sais maintenant dans l'écriture de ce quinzième roman qu'il n'est pas bénéfique de s'enfermer dans un cadre, que je dois m'autoriser les errances passagères, les reflux, les doutes, les incertitudes, que je dois prendre le temps de peser chaque situation, de la ressentir, de l'éprouver, comme si j'étais moi-même impliqué. Et c'est là que j'aime infiniment cet état d'écriture, cette ouverture d'esprit, cette exploration de l'arborescence, s'accorder la liberté de cheminer dans une voie, de l'analyser, de la vivre à travers le personnage concerné, de voir ce qu'il en pense.

De voir ce qu'il en pense.

On pourrait prendre cette expression comme un état de démence partielle, une sorte de personnalisation déraisonnée, mais je sais qu'il est impossible d'écrire un roman et encore moins quatre romans qui se suivent, où se croisent plus de cinquante individus, sans accorder l'état de vie à l'ensemble du casting.

Je me souviens, après l'écriture de "Là-Haut" avoir été considérablement frappé, un jour, dans une rue de Chambéry, à la vue d'un homme qui marchait vers moi, sur le même trottoir. Si je ne m'étais pas contenu, je l'aurais pris dans mes bras. C'était Jean, le héros du roman. En tout cas, l'image exacte que j'en avais.

Je m'étais dit, d'ailleurs, que plus tard, un jour, quand j'aurais fini d'écrire toutes les histoires que j'ai encore en tête, il faudrait que j'écrive un roman qui raconterait la matérialisation humaine des personnages d'un romancier, un écrivain de thriller. Ses personnages viendrait lui faire la peau pour se venger de toutes les souffrances que l'auteur leur a fait subir. Et comme il les connaît parfaitement, qu'il sait comment ils raisonnent, il parvient à leur échapper mais eux aussi savent comment lui raisonne et ils ne le lâchent pas... Cette idée m'appartient et si une des personnes qui vient de lire ce texte s'avisait de me la piquer, je la retrouverai. Et je serai sans pitié.

 

Exemple d'une mare

Par Le 24/04/2023

Je continue à creuser ma mare.

Un sacré travail, pelle, pioche, barre à mine, masse... J'ai sorti des tonnes de cailloux, certains d'un poids conséquent.

 

Comme il faut tenir compte des périodes de sécheresse et que je n'ai pas trouvé de source pour l'alimenter, je vais construire un toit sur un des bords afin que l'eau de pluie subvienne aux besoins car je ne suis pas persuadé que la pluie, elle-même, suffise. J'ai bien vu avec le toit qui sert à protéger le stock de paille que la récupération de l'eau avec un toit est très efficace. Il est arrivé qu'une journée de pluie continue remplisse le bidon de 250 litres. Vu la taille du toit que je construis, ça devrait suffire.  

Mare00

Si j'arrive à obtenir quelque chose qui ressemble à ça, je serais très heureux. 

 

Mare00e

 

Un exemple réalisé par un particulier : http://alg12.free.fr/mare.htm?fbclid=IwAR1F5kyV5C-DSgdi18c77kwgcPB8fNeUMv2coV5uENXySvnibNlBFLn-vxs

 

Alain Bougrain Dubourg

Par Le 24/04/2023

Une personne que j'estime grandement.

Interview dans "La minute nature", une chaîne vidéo à connaître, tout autant que la revue "La salamandre"

 

Le mur de l'autoroute A69

Par Le 23/04/2023

Inutile d'ajouter quoi que ce soit, c'est clair.

Depuis le temps que les industriels bétonnent, il est temps que ça s'arrête.

Si on est parti de la Savoie, c'est justement en raison de cette urbanisation totalement dingue, des routes et donc de plus en plus de circulation, des lotissements, des zones commerciales, des zones industrielles, et donc de plus en plus de monde et donc de plus en plus de routes et de plus en plus de circulation.

On a vu des forêts disparaître, des zones humides asséchées et remplacées par des lotissements et des zones économiques.

On habitait à 600 mètres d'altitude et on voyait ce "monde" marchand grimper, grimper, s'étendre, s'étendre. Un cauchemar.

On ne peut pas continuer comme ça. Et pourtant les gouvernements font tout pour que ça continue. En racontant que c'est pour le bien de la population.

Il ne s'agit pas de s'opposer systématiquement à tous travaux d'envergure mais que ceux qui sont engagés le soient pour des raisons indiscutables et qu'il s'agisse de nouvelles autoroutes ou du train Lyon-Turin, ils ne font pas partie des chantiers indispensables. Mais leurs impacts sont par contre considérables. 

 

 

Les tunnels du Lyon-Turin, une catastrophe pour les sources d’eau

 

Les tunnels du Lyon-Turin, une catastrophe pour les sources d'eau

Fontaines de village qui cessent de couler, craintes pour l’approvisionnement en eau potable et perturbations irréversibles des sources de montagne… les conséquences hydrogéologiques de la construction du tunnel ferroviaire Lyon-Turin inquiètent habitants et défenseurs de l’environnement.

Villarodin-Bourget (Savoie), reportage

À une dizaine de kilomètres de la frontière italienne, le village de Villarodin-Bourget est l’un des plus touchés par la construction du tunnel Lyon-Turin, un projet débuté dans les années 1990, qui vise à relier la région Auvergne-Rhône-Alpes à sa voisine italienne via une ligne ferroviaire à grande vitesse passant par la vallée de la Maurienne. Un projet dont la section transfrontalière, qui comprend un tunnel de 57,5 kilomètres, est financée à 40 % par l’Union européenne pour un coût total de 8,6 milliards d’euros, la France et l’Italie se partageant les 60 % restants. Le projet est présenté comme écologique, car il est censé réduire d’environ 3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an les émissions de gaz à effet de serre, en transférant un million de camions de la route vers le rail. Mais il fait également polémique : il a été épinglé à deux reprises par la Cour des comptes et fait face à une forte opposition côté italien. Trente ans après le début du projet, moins de 20 % des galeries sont creusées, 30 kilomètres pour l’instant sur 160, dont quatre sous la commune de Villarodin-Bourget.

Le village de Villarodin-Bourget se situe dans la vallée de la Haute-Maurienne, en Savoie, où coule l’Arc. Le chantier de Telt est visible en rive droite.

Dans ce village savoyard, le chantier de Telt (Tunnel Euralpin Lyon-Turin), le promoteur public chargé des travaux du tunnel euralpin, a redessiné les berges de l’Arc, le fleuve qui serpente au fond de la vallée. Des pistes ont été tracées pour permettre l’accès des engins de travaux et creuser un tunnel de reconnaissance dont l’entrée se situe sur la rive droite. Les travaux liés à cette galerie de quatre kilomètres sont terminés depuis 2007, mais leurs conséquences sur les sources en eau alimentent toujours les conversations des habitants. « Le tunnel a été creusé seulement cinquante mètres sous les habitations, explique Philippe Delhomme, maire adjoint de la commune de 2008 à 2020. Dès le début des travaux, en 2002, les fontaines du village ont arrêté de couler. C’est un phénomène connu lorsqu’on creuse la montagne car le chemin de l’eau, qui s’infiltre naturellement le long de certaines fissures, est dévié. Les sources sont donc captées par le tunnel, qui devient le nouveau lieu d’écoulement. Cela a forcément ému la population car l’eau est une ressource vitale. »

« Le tarissement des sources était envisagé » 

Une inquiétude qui a conduit le maire de l’époque, Henri Ratel, à alerter le préfet de la Savoie : « Nous sommes dans l’obligation de vous faire part d’une situation préoccupante concernant l’assèchement du bassin versant adret de notre commune pour les travaux de percement de la galerie de reconnaissance du projet Lyon Turin Ferroviaire (LTF) », écrivait-il dans une lettre datée de mars 2003, demandant que l’eau potable captée par le tunnel soit intégrée dans le réseau communal. Une alerte anticipée par le promoteur, qui a réagi rapidement : « Le tarissement des sources était envisagé, affirme Xavier Darmendrail, directeur territorial de Telt. À Villarodin-Bourget, il était même évident que des sources seraient affectées puisque la descenderie est creusée cinquante mètres seulement sous le village. Des mesures de compensation ont rapidement été mises en place, payées par LTF, le précédent promoteur : les fontaines ont été branchées sur le réseau d’eau potable et une aide financière a été apportée à la commune pour rénover ses canalisations. Il a été choisi d’attendre la fin du chantier pour évaluer le nombre de sources concernées avant de mettre en place une mesure compensatoire durable, chose faite une fois la galerie terminée en 2007. »

Sur la rive gauche de l’Arc, des couches de déblais ont été déposées, aujourd’hui recouverts de végétation. Ils sont issus de l’excavation pour la réalisation du tunnel de reconnaissance de Villarodin-Bourget. Telt prévoit de réutiliser la moitié de ces déchets pour produire des granulats et de béton.

La solution « durable » ? Capter l’eau d’un torrent à 2.000 m d’altitude, et construire une conduite de cinq kilomètres ainsi qu’un réservoir souterrain, pour alimenter le village. Au total, ces mesures compensatoires ont coûté 1,2 million d’euros, selon Xavier Darmendrail, qui vante ces nouvelles installations : « Nous avons augmenté la capacité d’eau potable de la commune de trois litres par seconde et amélioré le réseau. » Un pansement loin de satisfaire Philippe Delhomme, également coprésident de l’association de défense de l’environnement Vivre et Agir en Maurienne (VAM) : « La source captée est en lisière de la Vanoise, l’un des parcs nationaux les plus protégés de France ! Selon nous, il aurait été moins dommageable pour l’environnement de pomper l’eau captée par le tunnel. »

Mais l’affaire des fontaines de Villarodin-Bourget n’est que la partie visible de l’iceberg. En réalité, dans la commune, dix points d’eau sont abîmés par le creusement du tunnel, dont quatre complètement asséchés, selon le rapport de Telt sur les points d’eau et leurs risques d’impact (2017). « Cette étude dit recenser cinquante-et-un points d’eau au niveau du village, précise Philippe Delhomme, mais il n’y aucune donnée pour vingt-deux d’entre eux. Comment peut-on donc affirmer qu’il n’y a que dix points concernés ? » VAM dénonce d’ailleurs une communication ambiguë du promoteur à ce sujet. Dans une brochure distribuée à la population en 2018, Telt affirme que « les contrôles (…) à proximité du chantier (…) n’ont révélé aucune baisse de débit de ces sources. Jusqu’à présent, une seule source d’eau a été tarie par les travaux, rétablie le lendemain en complément des mesures compensatoires pour la collectivité et les personnes concernées ». Interrogé par Reporterre à ce propos, Xavier Darmendrail se défend en affirmant que « les points d’eau taris étaient alimentés par la même source ». Jouerait-on sur les mots ?

Extrait de la brochure « Telt répond à vos questions ».

« On a parfois l’impression de se battre contre un moulin » 

« On minimise les conséquences pour faire taire la population », s’insurge Philippe Delhomme. Pourtant, Villarodin-Bourget n’est pas la seule commune dont les sources d’eau sont détériorées par les travaux. Le rapport de 2017 montre que Saint-Martin-de-la-Porte et Saint-André sont également concernés : deux points d’eau sont taris et un présente un fort risque de tarissement. Mais ce n’est pas tout. Un rapport rapport européen plus ancien, daté de 2006, révèle que « LTF a estimé que les tunnels principaux, les descenderies, etc. recevront un flux cumulé d’eaux souterraines (…) comparable à l’alimentation en eau nécessaire à une ville d’environ un million d’habitants. (…) Cela influencera le stockage et le mouvement des eaux souterraines et probablement aussi d’autres éléments du cycle hydrologique. (…) De telles variations peuvent affecter l’environnement en général ou certaines utilisations de l’eau, par exemple : les alimentations desservant les propriétés privées, villages et villes, l’agriculture et l’irrigation, la production d’hydroélectricité. » À plusieurs reprises, les militants de VAM ont tenté de tirer la sonnette d’alarme en réunion publique. « La première fois, nous avons pu présenter nos arguments, appuyés de documents, raconte Philippe Delhomme. Ensuite, on nous a fermé la porte des réunions. Lors de mon mandat d’élu, nous avons déposé plusieurs recours contre Telt mais aucun n’a abouti… On a parfois l’impression de se battre contre un moulin. »

Extrait du rapport sur les points d’eau et leurs risques d’impact de 2017.

C’est donc l’équilibre des eaux souterraines et l’écosystème de toute une vallée qui pourrait être perturbés si le tunnel est construit. « Et c’est irréversible ! » s’inquiète Philippe Delhomme. Ces sacrifices valent-ils la peine ? Non, pour les opposants, « d’autant qu’il existe déjà une ligne ferroviaire, adaptée au fret européen, qui n’est pas exploitée au maximum de ses capacités. Les promoteurs de la nouvelle ligne reprochent à la ligne actuelle son dénivelé (elle présente des pentes de 3 %), qui nécessite une dépense d’énergie importante pour le transport de marchandises, mais elle est suffisante pour le fret actuel. Par ailleurs, si l’État français et l’Europe voulaient vraiment développer le transport de marchandises sur le rail, ils commenceraient par faire appliquer cette politique en plaine. On nous parle de millions de tonnes d’émissions de CO2 évitées grâce au Lyon-Turin… mais ce rapport coût/bénéfices ne tient pas compte des perturbations sur l’eau. En attendant, on dépense de l’argent public pour un grand projet inutile ». 

Thomas Pesquet chez les Kogis

Par Le 22/04/2023

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Thomas Pesquet : “Ce que font les Kogis résonne de plus en plus pour nous”

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Thomas Pesquet : “Ce que font les Kogis résonne de plus en plus pour nous”

11 janvier 2021

© Jean-Michel Turpin – Adenium TV France

En 2018, Thomas Pesquet partait à la rencontre des Kogis avec l’émission “Rendez-vous en Terre Inconnue”, animée par Frédéric Lopez. Pour Tchendukua, le spationaute a accepté de revenir sur les moments exceptionnels qu’il a partagés avec ses hôtes.

Qu’avez-vous gardé de votre rencontre avec les Kogis ?

Je pense que c’est, avant tout, une manière vraiment différente d’appréhender le monde. Parce qu’on a beau voyager, on fonctionne un peu tous sur le même modèle, même s’il y a des variantes. Mais là, c’est vraiment différent. C’est une culture en harmonie avec la nature, ils vivent sur un rythme complètement différent du nôtre. Même si on sait que ça existe, c’est autre chose de le vivre à leurs côtés. Ça devient plus réel, ce n’est pas quelque chose de lointain qu’on a vu à la télé. Moi maintenant, je sais que ça existe vraiment, je sais qu’il y a une autre manière de voir le monde.

Que pensez-vous du dialogue entre les Kogis et la science « moderne », dont vous être l’un des représentants ?

Je trouve que c’est un enrichissement. Je pense que la même question se pose avec la médecine traditionnelle chinoise, par exemple. Parce que ça permet de voir les choses différemment. De voir les problèmes sur le temps long, de voir les choses qui sont liées plutôt que traiter les problèmes individuels, comme on a tendance à le faire. Les Kogis ont une harmonie entre toutes les composantes de leur vie, et avec la nature, que nous avons complètement perdue. Sur la nourriture par exemple : nous, on va l’acheter dans un supermarché. Eux, ils trouveraient ça dingue : « Pourquoi elle est dans du plastique ? Qui l’a faite ? Vous ne connaissez pas la personne qui a préparé votre repas, comment pouvez-vous être sûrs que c’est bon ? »…

Je pense que ça peut être vraiment bénéfique pour nous, surtout en ce moment avec les problèmes d’environnement, de prendre du recul et de se dire : voilà, on va essayer de penser les choses de manière plus globale, essayer de trouver les interactions là où elles existent, même si on n’y a jamais prêté attention avant.

Les Kogis et les peuples autochtones sont parfois considérés comme archaïques, primitifs… Qu’est-ce que cela vous inspire ?

On peut se dire que ne pas avoir la technique qu’on a nous, c’est une manière de vivre primitive… Mais de la même manière que je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est celui qui a la plus grande télé à écran plat qui est le plus évolué, je pense que la finesse d’une société et des individus n’est pas liée à la technique qu’ils emploient. Ce n’est pas dans cette dimension-là que ça se joue. Moi, ce que j’ai vu, c’est que bien qu’ils n’aient pas vraiment de culture écrite, il y a une énorme richesse de société kogi. Ils sont tout le temps en train de parler, de se parler, du matin au soir. Ils échangent énormément. Il y a un côté communautaire que nous avons complètement perdu. C’est comme si le groupe était l’entité vivante, et que chacun avait son rôle à l’intérieur. Cette manière qu’ils ont de tous communiquer ensemble, ça aussi ça m’a frappé, parce que nous, on n’a pas du tout ça dans notre société. On prend le métro le matin, il y a 500 personnes dedans, on n’adresse pas la parole à une seule. Pour eux c’est complètement impensable, cette manière de fonctionner.

Avez-vous un message à leur transmettre aujourd’hui ?

Mon message serait : « Toutes ces choses que vous faites depuis des centaines d’années, ça résonne de plus en plus pour nous. Peut-être qu’en fait on n’avait pas si raison que ça sur tout, comme on l’a toujours pensé… ». Et puis : « parlez-nous un peu plus, ça nous intéresse ! » C’est un des messages qu’on leur a apportés et qu’il faut continuer à leur donner.

Y a-t-il un moment qui vous a particulièrement marqué lors de votre séjour chez les Kogis ?

Il y en a beaucoup ! La première rencontre, déjà. J’arrivais là sans aucun travail préparatoire, parce que c’est le principe de l’émission, de découvrir… La première discussion était un peu surréaliste parce que les Kogis nous ont dit : « finalement vous êtes comme nous, on va pouvoir discuter… » Effectivement, on se rend compte qu’on est chacun des êtres humains, mais le dire comme ça, ça ne viendrait jamais à l’esprit dans une rencontre de la vie de tous les jours. Dire : « finalement, on se ressemble, on fonctionne pareil donc on va arriver à communiquer ». C’était un moment fort.

Après, il y a eu la découverte de leurs chefs spirituels, les Mamos, qui maintiennent la société ensemble. Ce sont les guides spirituels mais pas seulement, ils ont aussi beaucoup de pouvoir temporel, ou du moins de conseils, ils donnent les directions dans lesquelles il faut aller. Découvrir ces fonctionnements-là, c’était marquant.

Et chaque jour, il y avait des moments de découvertes. Par exemple, Antonio (Kogi rencontré lors de l’émission) n’avait jamais vu la mer, et surtout il ne s’était baigné dans la mer, pour lui c’était quelque chose de complètement irréel…

Un moment qui m’a fait beaucoup réfléchir, c’est quand ils nous ont parlé de leur conception du monde, qu’ils nous ont dit que le haut des montagnes était lié à la mer, etc. Et oui, la fonte des glaciers alimente les cours d’eau, etc., tout ça, on le sait maintenant scientifiquement, mais eux le savent depuis toujours… Et on les prenait pour des rigolos, à l’époque. De voir cette convergence de ce qu’eux disent depuis toujours avec ce que l’on découvre depuis 10, 20 ou 30 ans, c’était quand même une claque. Ca fait prendre du recul par rapport à notre société qu’on a tendance à estimer supérieure, parce qu’elle marche bien économiquement, ou à peu près, et techniquement… Je pense que c’est important, de temps en temps, d’avoir cette piqûre de rappel.

J’aimerais bien y retourner… Peut-être un jour !”

Propos recueillis par Pauline Thiériot 

Grâce à l’appel à dons lancé lors de la diffusion de l’émission, plus de 215 000 € ont été collectés pour permettre la restitution de terres ancestrales aux Kogis. A ce jour, 82 hectares ont déjà été restitués, et de nouveaux achats sont prévus dans les mois à venir. Un grand merci à Thomas Pesquet, Frédéric Lopez, l’équipe de l’émission, et aux 3 700 donateurs !

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Petit rappel sur les commentaires

Par Le 22/04/2023

Il est inutile de proposer des commentaires sur des articles ou sur mon livre d'or s'ils contiennent des liens publicitaires qui n'ont aucun rapport avec l'article ou avec mes romans et même s'ils sont dithyrambiques.

Je les supprime.

Mon blog n'est pas et ne sera jamais un panneau publicitaire. 

Visionnaire

Par Le 21/04/2023

 

"Maintenant, on pourrait presque enseigner aux enfants comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l'histoire du futur.

On leur dirait qu'on a découvert des feux, des brasiers, des fusions que l'homme avait allumés et qu'il était incapable d'arrêter.

Que c'était comme ça, qu'il y avait des sortes d'incendie qu'on ne pouvait plus arrêter du tout.

Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que de perdre son règne. "

Marguerite DURAS, écrit le 4 juin 1986

 

Cette année-là, j'avais 24 ans. Et je n'ai sûrement pas lu ce texte, pour la simple raison que ça ne m'aurait pas parlé du tout. On ne lit que ce qu'on a cherché à lire et je ne cherchais aucunement à lire des textes d'alerte. 

J'ai bien conscience aujourd'hui que ce blog est devenu quelque peu alarmiste. Je me dis que si un jeune de 24 ans venait à tomber dessus, il pourrait lui être utile.

Je suis un vieux qui parle aux jeunes.

Ne faites pas comme moi, réveillez-vous, maintenant. 

"Trop"

Par Le 18/04/2023

 

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Tous ces "trop" émergent de la vie sociale.

Ce sont des données qui sont imposées à l'individu par une société qui le considère comme un outil et qui par là même s'octroie le droit de lui appliquer les termes dont on use en parlant de choses.

Il s'agit donc de s'imposer par delà ces "trop", de les combattre, de s'affirmer. Et donc de refuser les étiquettes de ces "trop".

Ou alors, c'est qu'il faut quitter ce monde sauvage de la société capitaliste, se mettre en retrait, s'autonomiser pour ne plus être considéré comme un "trop" mais juste comme un "rien".

Devenir inexistant et donc exister pour soi.

La douleur de la conscience

Par Le 17/04/2023

 

 

"La connaissance ouvre la conscience. Vaut-il mieux être malheureux en conscience ou heureux par inconscience ?"

Sylvie Raffin-Callot

C'est une phrase que j'ai trouvée en commentaire d'un article sur une page FB, "Au coeur de la philosophie". 

J'ai vécu une partie de ma vie dans une totale insouciance au regard de l'état de la nature. J'ai goûté au bonheur de la haute montagne, des randonnées en forêts, des baignades dans des lacs d'altitude, des raids à vélo, des sorties de ski de randonnée, des milliers d'heures à courir, à marcher, à pédaler, à skier, à nager, à contempler les beautés de la Terre.

Puis, avec l'âge et de multiples lectures sur la biodiversité, l'impact de l'humain sur la faune, la flore, le climat, les cours d'eau, les océans, l'atmosphère, la souffrance animale, j'ai basculé de l'insouciance à une forme de désespérance, un assommoir qui ne cesse de me frapper, une connaissance pesante et qui reste, malgré ses effets, absolument nécessaire parce qu'elle me permet d'agir en conscience.

Alors oui, cette conscience est douloureuse mais cette douleur est compensée par les effets de mon engagement, un effet dérisoire au regard du désastre planétaire mais un effet qui me permet de me supporter, en tant qu'humain.

J'ai même longtemps écrit des textes qui explorait la dimension spirituelle et quelque peu philosophique, à mon humble niveau. Puis j'ai arrêté ce travail intérieur parce que cette conscience de la vie et de mon impact sur elle me montrait à quel point ma quête spirituelle était artificielle, déconnectée du monde réel, ce que j'ai fini par appeler "mon insignifiante réalité".

Je vivais dans une sphère "intellectuelle" qui conférait à un état de "hors sol" bien que je passais la majeure partie de ma vie dehors, au plus près de la nature. Une nature dont je ne connaissais finalement pas grand-chose. Elle n'était qu'un terrain de jeu, une scène plaisante qui répondait à mes besoins physiques.

Il n'aurait servi à rien que je regrette cet état d'insouciance, que je me flagelle pour toutes les erreurs passées. Puisque j'avais enfin accédé à un état de conscience libérée de "l'ego encapsulé" (Alan watts), il fallait que j'en fasse quelque chose.

Comme le dit très justement Sylvie Raffin-Callot (que je remercie pour la concision parfaite de sa réflexion), j'alterne entre la douleur générée par cette conscience et la satisfaction d'agir désormais selon ma conscience. Je gagne à travers la douleur une sérénité réelle et non un bien-être égotique. La question se pose d'ailleurs de savoir si toutes les thérapies qui proposent d'aller mieux dans un monde qui va mal ne participent pas finalement elles-mêmes à ce monde. Si l'objectif est de supporter ce monde et de parvenir à s'y insérer sans souffrance mais sans rien y changer, c'est juste un travail sur soi mais cela n'a aucune incidence sur le monde lui-même.

Ce monde va-t-il mal parce que trop de gens le supportent encore ? Faudra-t-il donc attendre que la douleur de l'état de conscience se généralise pour commencer à entrevoir la possibilité d'une évolution planétaire ?

Alors qu'advienne la douleur de la conscience, pour tous, qu'elle soit si forte que les nuits en deviennent blanches.

 

Voici l'article en question.

 

https://aucoeurdelaphilo.wordpress.com/2023/01/08/pourquoi-les-gens-intelligents-sont-souvent-malheureux/?

Pourquoi les gens intelligents sont souvent malheureux ?

 

(Crédits image : Aron Wesenfeld)

« Tout le monde cherche à être heureux, même celui qui va se brûler la cervelle » Pascal

***

Lorsque j’étais enfant, et que j’avais dû mal à juguler mes innombrables angoisses, il m’arrivait de lire la Bible.

Et lorsque je lisais la genèse – parmi d’autres points qui interpellaient ma sagacité d’enfant – je ne comprenais pas pourquoi Adam et Eve avaient été punis pour avoir consommé le fruit de la connaissance.

La connaissance, c’est à priori quelque chose de positif ! Nos parents ne nous motivent-ils pas tous les jours à apprendre ? à accumuler des connaissances ? Pis encore, je ne comprenais pas pourquoi Adam et Eve, qui n’avaient tué/fait du mal à personne – devaient endurer les pires souffrances et être malheureux pour le restant de leurs jours, ainsi que leur descendance. Et encore une fois, pour avoir – JUSTE- consommé le fruit de la connaissance.

***

Vous le savez, l’un des conflits opposant la philosophie et la religion concerne l’accès au bonheur.

Pour les philosophes (excepté l’ami Rousseau), du moins, pour nombre d’entre eux, l’accès au bonheur passait par la connaissance, le culte de la raison pour accèder au vrai (Aristote avec la spéculation contemplative comme stade ultime du bonheur dans son éthique à Nicomaque, l’hédonisme raisonné des épicuriens, les stoïciens etc.). « Il vaut mieux être Socrate insatisfait qu’un imbécile satisfait » disait l’ami John Stuart Mill.

A contrario, et sans aller jusqu’au fameux “Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux”, pour les religions, le bonheur a longtemps consisté – et consiste encore – dans le fait d’avoir la foi (entre autres, la foi pour les vérités fournies par la religion sans se poser trop de questions).

Et si pour une fois, les religions étaient dans le vrai ? Et si la connaissance était en réalité un cadeau empoisonné ?

***

Il y a de cela quelques années, et dans un tout autre ordre d’idées, j’avais lu dans un article rédigé par un psychologue que les gens intelligents avaient souvent tendance à être malheureux, du moins malheureux par rapport à leurs pairs. (l’intelligence peut être d’une grande aide quant à l’accès à la connaissance)

A la première lecture, cela m’avait étonné. Mais en faisant quelques recherches, je m’étais effectivement rendu compte qu’un certain nombre d’études semblait bel et bien attester ce phénomène.

Ainsi, d’après une étude (1), réalisée par Norman P. Li et Satoshi Kanazawa sur un échantillon de 15 000 jeunes adultes âgés de 18 à 28 ans, et publiée dans le British Journal of Psychology, les deux chercheurs expliquaient que les personnes les plus intelligentes préféraient vivre dans des zones moins densément peuplées et avoir un moins grand nombre de relations sociales. Les deux chercheurs expliquaient par ailleurs que, si les personnes les plus sociables sont souvent les personnes les plus satisfaites et les plus épanouies dans leurs vies, ceux qui étaient dotés d’une intelligence supérieure à la moyenne avaient souvent tendance à souffrir aussi bien de la solitude, que la sociabilisation avec leurs pairs)

Et au fond, c’est vrai qu’en y pensant, une extrême intelligence [mais aussi la connaissance] vous éloignent malheureusement parfois des autres.

Vous avez certainement tous entendu parler de ce vieux conte arabe qui relate l’histoire d’un royaume qui était naguère gouverné par un roi extrêmement sage. Un soir, une sorcière empoisonna le puit, de manière à ce que l’au rende fou. Et c’est ce qui arriva à tous les individus – excepté le roi qui burent de cette eau le lendemain. Problème : Au fur et à mesure que les jours passaient, tous les habitants devenaient vindicatifs et répandaient des rumeurs sur le fait que le roi était devenu fou, qu’il ne dirigeait plus de manière sage etc. Un soir, le roi finit donc par boire l’au du puit, et il fut par la suite acclamé par le peuple comme un roi à nouveau sagace, raisonné, éclairé…

Certains passages de l’allégorie de la caverne (cf Platon) évoquent également ce côté douloureux de la connaissance. Ainsi l’individu qui réussit à se libérer de la caverne éprouvera d’abord une vive douleur aux yeux ( du fait de la lumière, n’ayant pas l’habitude d’évoluer dans un environnement naturel, inondé de soleil etc). Par ailleurs, il se peut qu’en redescendant dans la caverne pour aller libérer les autres prisonniers, ces derniers soient plutôt sceptiques, et en viennent même à la supprimer comme le relate Platon dans le livre VII de La République.

***

Lorsqu’on a d’immenses connaissances et/ou conscience d’un certain nombre de choses, lorsqu’on a des capacités cognitives assez poussées, cela nous éloigne ipso facto de certains de vos semblables.

Les personnes extrêmement intelligentes/érudites sont parfois un peu comme l’Albatros de Baudelaire, prince dans les nuées [des idées], mais qui sur terre, deviennent « infirmes » au milieu des huées, leurs ailes de géant les empêchant de marcher, [et d’évoluer/côtoyer leur semblables].

D’ailleurs, il se peut que certains d’entre vous l’aient déjà ressenti, cette sensation d’être un martien, cette sensation d’étrangeté, cette sensation d’être en décalage avec vos pairs. Avec l’irruption du fin fond de votre âme du fameux “Et si, c’était moi le problème ?”

***

Face à cela, et parce que l’homme est un être social, le psychologue expliquait que d’aucuns allaient jusqu’à utiliser un masque pour s’intégrer au mieux. Mais cela n’arrangeait pas la chose; bien au contraire. Ce sentiment de mal-être continuait même à grandir derechef.

L’auteur notait également que chez les personnes intelligentes, il y avait une dimension assez désagréable – et d’ailleurs bien souvent non voulue par les intéressés – qui était relative au côté “cerveau tout le temps allumé”, le cerveau qui ne s’arrête jamais, éventuellement les insomnies etc.

Ce doute et le questionnement permanent face à des décisions à prendre (un imbécile qui marche va plus loin qu’un intellectuel assis comme disait Audiard); la volonté de toujours comprendre, de toujours se questionner [ce qui ne peut que occasionner de l’insatisfaction].

Certes l’intelligence et la connaissance, ce n’est pas forcément la même chose.

Toutefois, ceux qui font de la recherche ou ceux qui ont soif de connaissance le savent. Plus on fait des recherches et on accumule des connaissances sur un sujet, plus on se rend compte à quel point on est ignorant, et qu’il faudra encore plus de recherches/lectures pour combler cette ignorance (d’où l’insatisfaction permanente)

***

Mais même sans aller jusqu’à utiliser des exemples relatifs aux gens étant des scientifiques, des gens aux capacités cognitives étendues, etc. l’image qui me vient spontanément à l’esprit et qui me semble symboliser le fait que la connaissance n’est pas forcément synonyme de bonheur, c’est l’image de l’enfance.

Lorsqu’on était enfant, on était tous relativement insouciants (Du moins, on était plus insouciants qu’à l’âge adulte).

On était notamment insouciant parce qu’on ne savait pas tout ce qui se passait dans le monde, parce que nos parents essayaient de nous protéger des tristes vérités de ce monde (Guerre, boulot, ruptures, morts, racisme etc.), parce qu’on croyait aux contes de fées qu’on nous racontait (Le père Noël, le bien qui triomphe toujours, les copains/copines avec qui on resterait toujours copains etc.)

Bref, on était là « tranquilles, entre gosses insouciants, ignorants des choses de la vie. Et puis, sans avoir vu le temps passer, on se retrouve à présent, inquiets, entre adultes » ayant désormais connaissance de la réalité, et de ses innombrables contraintes et tragédies.

***

De ce point de vue là, l’allégorie d’Adam et Eve condamnés à être malheureux [pour avoir mangé le fruit de la connaissance] peut se comprendre.

Quand en effet, face aux mystères du Cosmos et de la nature, face aux innombrables tragédies de ce monde, face à la complexité de la nature humaine, des relations sociales, votre ignorance/inquiétude peut être comblée par l’invocation de Dieu, de la destinée, du dessein intelligent, c’est sans doute plus aisée de vivre sa vie.

La vie d’un homme serait en effet intolérable, nous dit Anatole France, « s‘il savait ce qui doit lui arriver. Il découvrirait des maux futurs, dont il souffrirait par avance, et il ne jouirait plus des biens présents, dont il verrait la fin. L’ignorance est la condition nécessaire du bonheur des hommes, et il faut reconnaître que, le plus souvent, ils la remplissent bien. Nous ignorons de nous presque tout ; d’autrui, tout. L’ignorance fait notre tranquillité ; le mensonge, notre félicité. »

***

Peut-être est-ce là une autre vérité contenue dans les spiritualités et religions d’autrefois. Peut-être est-ce là la signification profonde l’allégorie d’Adam et Eve, du mythe de Pandore (qui mena l’humanité à sa perte du fait de sa curiosité)…

Après tout, le sage ne dit-il pas : “ La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre »

***

Bref, et vous, qu’en pensez-vous ? A choisir, vous préfèreriez opter pour un bonheur adossé à l’illusion/l’ignorance, ou une existence misérable/dépressive dans la connaissance ?

 

Wilfried M.

 

Potager pour l'autonomie

Par Le 14/04/2023

Transformer une partie d'un jardin d'agrément en potager, ça ne représente pas un travail titanesque mais un travail sur le long terme. En un an, les récoltes peuvent déjà être abondantes.

En deux ans, il n'est plus nécessaire d'acheter le moindre légume si la diversité a été mise en avant. 

C'est notre cas.

Pour ce qui est des fruits, c'est bien plus long évidemment. Il faut travailler sur les arbres mais aussi sur les haies fruitières dont la production est bien plus rapide : cassis, mûres, groseilles, groseilles à maquereaux, framboises, baies de goji, myrtilles...

 

Exploit : dans son micro-jardin, Joseph produit 300 kilos de légumes

 

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Exploit : dans son micro-jardin, Joseph produit 300 kilos de légumes

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<p>Pour rentabiliser chaque mètre carré de son petit jardin, Joseph a multiplié les astuces. Il a réussi à y caser un potager, un verger, une mare, une serre et à y faire pousser une centaine de fruits et légumes différents.</p>

Par Thibaut Schepman

·Publié le 21 novembre 2016 à 15h40·Mis à jour le Mis à jour le 27 juillet 2015 à 08h28

Temps de lecture 6 min

Le jardin de Joseph,  Sotteville-ls-Rouen, le 10 juillet 2015

Le jardin de Joseph, à Sotteville-lès-Rouen, le 10 juillet 2015 - Thibaut Schepman/Rue89

(De Sotteville-lès-Rouen, Seine-Maritime) Un coin de gazon, quelques rangs de légumes, une petite serre. Vu de la rue, on pourrait croire qu’on passe devant un jardin comme un autre, cultivé depuis quelques décennies par un gentil papi consciencieux. On aurait tout faux.

L’autonomie ?

Joseph ne cultive ni pommes de terre, ni ail, ni endives. Il n'est donc pas autonome à 100%. «  Par contre, on a encore des courges et des petits pois de l’an dernier, on est capables de faire le tour de l’année, d'avoir des légumes pendant la saison la plus dure, vers mars et avril. »

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Le jardinier note tout, avec une rigueur impressionnante : « Je pèse tout ce qui sort de mon jardin et je compile dans un tableau Excel (voir ci-dessous). Ça me permet de tirer des conclusions, de ne rien oublier. »

Joseph Chauffrey et sa compagne ont emménagé à Sotteville-lès-Rouen – à quelques minutes en métro du centre-ville de Rouen (Seine-Maritime) – il y a quatre ans. A l’époque, ils étaient presque néophytes et une bonne partie du jardin actuel était bitumée.

Depuis, cet espace de 150 m² est devenu un micro-jardin hyper-productif.

On y trouve un potager de 25 m2, un verger de 10 m2 mais aussi une mare et une serre minuscules.

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En 2014, 252 kilos de plus d’une centaine de fruits et légumes différents ont été récoltés ici.

Suffisant pour que Joseph et sa compagne – qui pèsent consciencieusement chaque récolte – n’achètent quasiment plus aucun légume.

En 2015, Joseph pense passer la barre des 350 kilos de production. Et bien plus encore les années suivantes, quand les arbres fruitiers auront atteint une taille adulte. Le tout en consacrant « pas plus de dix heures par semaine au maximum au jardin ».

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Si l’on ne s’aperçoit pas de cette incroyable productivité au premier coup d’œil, c’est que Joseph s’est en prime ajouté ce défi :

« Je ne voulais pas que le jardin soit seulement un potager, je voulais qu’il soit aussi beau, agréable, qu’il attire les insectes et les oiseaux [d’où la mare, ndlr]... J’ai donc essayé de concevoir plusieurs espaces complémentaires de telle façon à ce que chacun d’eux ait plusieurs fonctions et que chacun des besoins du jardin soit rempli de plusieurs façons différentes. »

Rcolte de lgumes dans le jardin de Joseph, en aot 2014

Récolte de légumes dans le jardin de Joseph, en août 2014

Pour remplir tous ces objectifs a priori bien différents, Joseph a dû recourir à de nombreuses astuces, qu’il a trouvées en fouillant dans sa bibliothèque ou en passant de nombreuses heures sur Internet.

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Il assure :

« Finalement, la petite taille de mon jardin est un avantage, ça me force à innover et ça me permet d’accorder beaucoup plus de temps et d’attention à chaque mètre carré disponible. »

Les botes  graines de Joseph,  Sotteville-ls-Rouen, le 10 juillet 2015

Les boîtes à graines de Joseph, à Sotteville-lès-Rouen, le 10 juillet 2015

Jean-Paul Thorez, ingénieur agronome auteur de nombreux ouvrages sur le jardinage biologique, a visité plusieurs fois le jardin de Joseph Chauffrey. Il nous confirme :

« Ce jardin est probablement l’un des jardins les plus productifs du monde au mètre carré sous ces latitudes. C’est le fruit de sa démarche qui est à la fois technique et intellectuelle. Il y a chez lui un mélange d’attention extrême et d’une recherche constante d’optimisation. Il n’a rien inventé, mais il a su s’inspirer des bonnes sources, entre les pionniers de la bio, les références techniques, des choses moins connues comme les jardins créoles en trois dimensions.  »

Les baies de Joseph,  Sotteville-ls-Rouen, le 10 juillet 2015

Les baies de Joseph, à Sotteville-lès-Rouen, le 10 juillet 2015 - Thibaut Schepman/Rue89

Petit tour de jardin et de ces innovations « low-tech » :

La vidéo qui change tout

Ces prouesses ont valu à Joseph un petit succès dans le cercle des jardiniers connectés quand, en août dernier, il a tourné une petite vidéo sur son jardin et l'a publiée sur Youtube. Depuis, de nombreuses personnes le contactent pour échanger avec lui et l'imiter.

des courges dans les airs : entre juillet et septembre, on peut voir des courges et des haricots suspendus un peu partout dans le jardin de Joseph, comme le montrent la photo et l’extrait vidéo ci-dessous :

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«  J’essaye de cultiver de manière verticale. Je laisse pendre des fils sur lesquels grimpent les haricots, je tends aussi des cordes pour faire grimper les courges sur le toit de mon abri de jardin ou sur ma pergola. Ça fonctionne très bien, le pédoncule se renforce et peut tout à fait supporter le poids du fruit. »

Les courges de Joseph grimpent   Sotteville-ls-Rouen, en aot 2014

Les courges de Joseph grimpent à à Sotteville-lès-Rouen, en août 2014 - DR

Des légumes perpétuels  : de la livèche – plante d’un mètre de haut dont les feuilles ont goût de céleri. Du chou Daubenton, légume vivace dont les feuilles se dégustent toute l’année. Mais aussi des choux brocolis vivaces ou des oignons perpétuels. Dans le jardin de Joseph, nombre de légumes ne meurent jamais : 

«  J’ai tapé “légumes perpétuels” sur Le Bon Coin, je suis tombé sur un mec de l’Est qui vendait des graines dans de petites enveloppes. Ça remplace finalement beaucoup de choses, par exemple, je pense que je ne cultiverai bientôt plus d’épinards, c’est compliqué alors qu’il y a énormément d’alternatives qu’on peut mélanger quasiment toute l’année, comme le chénopode, la bourrache, la consoude ou les arroches. »

Joseph dans la partie potagre de son jardin,  Sotteville-ls-Rouen, le 10 juillet 2015. Au premier plan, les oignons perptuels

Joseph dans la partie potagère de son jardin, à Sotteville-lès-Rouen, le 10 juillet 2015. Au premier plan, les oignons perpétuels - Thibaut Schepman/Rue89

De l’urine et de la paille : une partie du jardin de Joseph était dallée. Inexploitable ? La lecture d’un livre sur la culture sur botte de paille a inspiré à Joseph une solution : le micro-jardinier a repiqué tomates et choux directement dans trois bottes de paille.

« Ça fonctionne vraiment très bien. Ça permet d’imaginer beaucoup de choses, des jardins déplaçables par exemple. La paille ne demande pas plus d’eau, au contraire, elle est creuse et donc la retient bien. La botte va tenir deux ans puis elle va peu à peu se composter en son centre et je pourrai l’utiliser pour recouvrir et enrichir mon sol. La seule chose, c’est que la paille est une matière très carbonnée, il faut donc y ajouter de l’azote. Beaucoup de gens proposent d’utiliser d’énormes quantités d’engrais, mais l’urine est une très bonne solution, j’ai testé les deux et obtenu des résultats comparables. Ça ne pose aucun problème d’hygiène bien sûr. »

Culture sur botte de paille,  Sotteville-ls-Rouen, le 10 juillet 2015

Culture sur botte de paille, à Sotteville-lès-Rouen, le 10 juillet 2015 - Thibaut Schepman/Rue89

Des buttes de culture : dans son petit espace potager, Joseph a enterré une grande quantité de bois mort qui va nourrir son sol pendant plusieurs années. Il a recouvert la butte obtenue de paille, et posé des planches de bois sur le sol. Aussi le sol cultivé est vivant, jamais compacté... et hyper-productif.

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Prolonger les saisons : pour produire plus, il faut aussi gagner du temps. Pour ce faire, Joseph a lu des ouvrages de maraîchers nord-américains, comme Eliot Coleman. Il sème des graines très tôt en mini-mottes à l’intérieur de sa maison ou, dès que c’est possible, dans sa petite serre ou dans un châssis qu’il a fabriqué en recyclant une vieille porte-fenêtre.

La porte-fentre recycle de Joseph,  Sotteville-ls-Rouen, le 10 juillet 2015

La porte-fenêtre recyclée de Joseph, à Sotteville-lès-Rouen, le 10 juillet 2015 - Thibaut Schepman/Rue89

Une fois ses plants poussés et les beaux jours venus, il peut les repiquer dans son jardin ou en pot sur sa terrasse, où les murs blancs permettent encore de gagner de la chaleur et du temps. C’est ainsi qu’il déguste des tomates dès la fin mai, une prouesse dans la région. De même, il sème des graines de légumes juste avant l’hiver, pour que les plants végètent pendant plusieurs mois et « repartent » au moindre signe d’arrivée du printemps.

Joseph entre dans sa serre,  Sotteville-ls-Rouen, le 10 juillet 2015

Joseph entre dans sa serre, à Sotteville-lès-Rouen, le 10 juillet 2015 - Thibaut Schepman/Rue89

Cuba et la révolution verte urbaine

Par Le 13/04/2023

 

 

37 321 vues 11 déc. 2011

« En 1959 c'est la révolution à Cuba. Les États-Unis, mécontent de ce pied de nez révolutionnaire, décide d'imposer un embargo international contre Cuba qui sera ainsi forcé de se tourner vers l'URSS afin de maintenir ses exportations et importations.

En 1989, c'est la chute de l'URSS, Cuba se retrouve dans une situation économique très précaire créant un problème de sécurité alimentaire. Pour solutionner ce problème, Cuba choisit de développer l'agriculture urbaine et écologique. 20 ans plus tard, Cuba est un leader mondial en la matière.

Dans ce documentaire, avec l'aide de l'INIFAT (Instituto de Investigaciones Fundamentales en la Agricultura Tropical), nous montrons l'ampleur, la diversité et l'ingéniosité des projets d'agriculture urbaine dans la région de La Habana. Une nouvelle révolution verte est en cours!

http://documentairesemences.blogspot.com

 

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