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Sans glyphosate

Par Le 20/05/2021

 

https://www.bastamag.net/agriculture-sans-pesticides-glyphosates-desherbant-RoundUp-vignerons-pollution-des-eaux-cancerogene?fbclid=IwAR0OivyRSt68Y5EobCOY_cJZBOAZDTAMS0BQGP7GQx1_pYk65nnheDOyIos

« J’adore faire ça, c’est noble de travailler la terre » : ces agriculteurs qui bannissent les pesticides

 

PAR LOLA KERARON 20 MAI 2021

Préserver la ressource en eau, prendre soin de sa santé, apprendre à respecter la terre : les motivations des agriculteurs qui décident de se passer de pesticides varient. Sommés de revoir leurs méthodes de travail, ils découvrent parfois un nouveau métier.

« Depuis 2017, je n’ai pas appliqué une goutte de désherbant sur mes parcelles », indique Florian Bonneau, vigneron dans le Muscadet, à l’est de Nantes. Il y a cinq ans, après une formation d’ingénieur agronome, le jeune homme a rejoint son père à la tête du domaine familial. Les 15 hectares de vigne étaient cultivés en « conventionnel » ; c’est-à-dire avec usage de pesticides de synthèse, et notamment d’herbicides épandus au pied des ceps pour éviter que les mauvaises herbes, en retenant l’humidité, ne favorisent le gel et les maladies. « Mettre un produit chimique alors que je travaille avec du vivant, cela ne me paraissait pas sensé », raconte Florian qui s’est assez vite interrogé sur ce mode de production.

« Quand le Roundup est sorti, on avait l’impression que c’était un produit miraculeux »

Une formation l’a finalement convaincu de franchir le pas. Le discours d’un des formateurs, alertant sur les hauts niveaux de pollution des eaux au glyphosate, l’a particulièrement marqué. Ce produit, et son métabolite AMPA (c’est à dire l’une de ses molécules de dégradation), sont les deux premières substances quantifiées dans les eaux souterraines [1]. Florian décide alors de passer du désherbage chimique au désherbage mécanique. Pour Daniel, son père, c’est un retour dans le passé. Il avait vu le sien faire la démarche inverse : abandonner le travail de la terre pour adopter les herbicides synthétiques, considérés à l’époque comme des symboles de modernité.

 

Commercialisé depuis 1974 par Monsanto, sous le nom de Roundup, le glyphosate est un désherbant utilisé massivement car très peu cher et très efficace. « Quand il est sorti, on avait l’impression que c’était un produit miraculeux », se souvient Joseph Pousset, agriculteur dans une petite ferme biologique en Normandie. L’emballage était vert et la rumeur circulait que l’on pouvait même en boire sans aucun danger [2]. Classé « substance cancérigène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) en 2015, le glyphosate a fait l’objet d’âpres débats parlementaires en France ces dernières années, autour de son interdiction éventuelle. Promise par Emmanuel Macron en 2017, cette interdiction a finalement été remplacée par un objectif de diminution de 50 % de son utilisation d’ici 2022 [3]. Avec près de 10 000 tonnes vendues en 2018, le glyphosate reste pour le moment le deuxième pesticide le plus consommé en France. En tête de liste des cultures les plus consommatrices : la vigne et les grandes cultures céréalières (blé, maïs, avoine, etc.).

« C’est sûr que le travail du sol, c’est plus long que le désherbage chimique »

Quand il a décidé de renoncer aux herbicides, Florian a tout de suite été soutenu par son père, qui avait pourtant l’habitude de s’en servir. « Beaucoup de parents n’auraient pas réagi comme ça. J’ai eu de la chance », confie Florian. Avant d’investir dans un nouvel équipement coûteux, le jeune vigneron commence par tester le travail du sol avec ce qu’il a sous la main. « J’ai ressorti la charrue en parfait état de mon grand-père », raconte-t-il. Heureusement, son père se souvient du mode d’emploi pour la monter et la régler. « Si je n’avais pas eu son expérience, je pense que j’aurais bien galéré », se rappelle Florian. Labourer la terre entre les rangs, la ramener au pied de chaque ceps pour étouffer l’herbe avant l’hiver puis l’enlever quelques mois plus tard : se passer d’herbicide exige de la patience et de la précision car il ne faut pas abîmer les ceps avec les machines. « Il faut cinq passages dans les vignes contre deux avec du désherbant », explique Florian.

 

Florian Bonneau, vigneron en conversion bio dans la vallée de la Loire : « Mettre un produit chimique alors que je travaille avec du vivant, ça ne me paraissait pas sensé. »

« C’est sûr que le travail du sol, c’est plus long que le désherbage chimique, confirme Thierry, également vigneron en Vendée entre marais salant et océan. Dans les années 1990, après dix ans de « conventionnel », il a converti le domaine familial en biodynamie. « J’ai ramé pendant les premières années », se souvient-il. Passionné, son fils Antoine qui l’a rejoint depuis sept ans ne se verrait pas faire autrement. « J’adore faire ça. Il se passe quelque chose, il y a de la vie, s’enthousiasme le jeune vigneron. C’est noble de travailler la terre. » C’est aussi pourvoyeur d’emplois : il faut dix équivalents temps plein pour s’occuper des 40 hectares de vignes de Thierry.

Abandonner la chimie pour préserver la santé publique

« Si tu prends en compte dans la balance le traitement de tous les gens atteints d’un cancer, ce n’est pas plus cher de travailler la terre que d’utiliser des herbicides », souligne Thierry. [4] Ce n’est pas Samuel, qui tient avec son frère une ferme dans le Perche en Normandie qui dira le contraire. À 37 ans, alors qu’il est agriculteur depuis vingt ans, il apprend qu’il a un cancer. L’annonce de sa maladie a agi comme un déclic : du jour au lendemain, les deux frères décident que plus aucun produit chimique de synthèse ne sera épandu sur leurs 500 hectares de céréales et de prairies. Trois ans plus tard – le temps nécessaire pour accomplir une « conversion » – leurs terres sont labellisées AB. « On a presque changé de métier », s’exclame Samuel, en expliquant qu’ils ont dû complètement revoir leur calendrier et leur système de culture. « On ne peut plus alterner le blé, l’orge et le colza sans se poser de questions comme en conventionnel », témoigne-t-il. Maîtriser les mauvaises herbes sans chimie, cela exige de la diversité.

« On s’adapte en permanence à l’état de la parcelle  », reprennent Samuel et Patrick, qui passent beaucoup de temps à observer leurs champs avant de décider ce qu’ils vont semer. Certaines cultures dites « nettoyantes » comme l’avoine et la vesce étouffent les mauvaises herbes alors que d’autres cultures dites « salissantes » comme le blé sont plus sensibles. Le principe est d’alterner ces deux types de cultures. D’autres stratégies sont développées pour maîtriser la flore spontanée : introduction de prairies temporaires, mise en place de couverts végétaux, travail du sol pour ramener les graines d’adventices en surface et détruire rapidement les jeunes pousses…

« Banquier, conseiller technique, comptable : à l’époque, tout le monde disait à mon grand-père de passer aux herbicides »

Les plantes spontanées, souvent appelées « mauvaises herbes », produisent énormément de graines, qui se retrouvent endormies dans les sols en attendant les conditions favorables pour se réveiller, et notamment la fin de l’usage des pesticides. Avec des dizaines de milliers de graines par mètre carré, « le stock de graines dans le sol est une véritable bombe à retardement », s’exclame Joseph Pousset. D’où l’importance de ce travail du sol, pour diminuer peu à peu les adventices.

Attachés à leur indépendance, Samuel et son frère n’ont jamais eu recours aux services des conseillers agricoles, ce qui a facilité selon eux leur conversion. Généralement employés par de grosses coopératives, ces conseillers sillonnent les campagnes pour délivrer leurs avis sur le travail des agriculteurs. Pendant longtemps, c’était aussi eux qui leur vendaient des pesticides. « La vente de phytosanitaires est l’activité la plus rentable pour les coopératives », remarque Samuel.

 

Thierry Michon, vigneron en biodynamie en Vendée : « Si tu comptes le prix du traitement de toutes les personnes atteintes d’un cancer, ce n’est pas plus cher de travailler la terre que de traiter avec des herbicides. »

Peu coûteux à produire et vendus cher aux agriculteurs, les pesticides constituent une des principales sources de profits des coopératives agricoles. « L’agriculture biologique ne se développe pas vite parce que ces gens-là sont sur le terrain à faire de la propagande », observe Samuel. Florian approuve : « Banquier, conseiller technique, comptable : à l’époque, tout le monde disait à mon grand-père de passer aux herbicides. Aujourd’hui, ce sont les utilisateurs qui sont montrés du doigt. »

« J’ai une culture qui peut se passer de glyphosate. Si je peux éviter d’en rajouter dans les eaux que nous buvons, ce n’est pas plus mal »

On ne peut pas substituer les désherbants chimiques par des produits naturels non toxiques. « Se passer d’herbicides est un raisonnement global », souligne Joseph Pousset. Après avoir vu ses parents, petits paysans bretons, pris en tenaille entre l’augmentation des prix des produits de synthèse et la baisse des prix de vente de leur production, il s’est installé en Normandie dans une ferme de 25 hectares pour promouvoir une agriculture naturelle. C’est ici qu’il expérimente depuis plus de trente ans des pratiques agroécologiques. « La première chose à faire, c’est de préserver les milieux », affirme-t-il. Haies, zones humides, c’est l’écosystème dans son ensemble qui participe au contrôle de la flore spontanée. Par exemple, quand une mauvaise herbe pousse sur une parcelle et que ces graines sont portées dans le vent, la haie va la bloquer, et éviter la parcelle voisine d’être contaminée.

Plus complexe, l’agriculture sans pesticides n’implique pas toujours un temps de travail plus élevé. Samuel et Patrick assurent ainsi que leur charge globale de travail n’a pas augmenté. Les résultats, cependant, sont tout aussi satisfaisants ; leurs champs n’ont pas plus de mauvaises herbes qu’au temps où ils utilisaient du glyphosate. Florian fait le même constat dans ses vignes, dont le rendement n’a pas bougé : « J’ai une culture qui peut se passer de glyphosate. Si je peux éviter d’en rajouter dans les eaux que nous buvons, ce n’est pas plus mal. »

Les systèmes économiques doivent souvent être repensés. Florian, par exemple, a tout revu. « Avant j’avais 30 hectares, dont 15 étaient vendus en négoce. » Passer la totalité des parcelles en bio n’était pas jouable, à cause de la charge de travail supplémentaire. Florian a donc décidé de se passer des terres dont il vendait la production à un négociant, sans maîtrise sur les coûts d’achat, et avec des marges très faibles. En privilégiant la qualité à la quantité, Florian valorise mieux son vin, qu’il commercialise directement à des clients connaissant ses pratiques. Le bilan est positif : il s’en sort mieux qu’avant et il est plus serein.

Après vingt ans d’expérience, Thierry constate d’importants bénéfices secondaires à la pratique d’une agriculture sans chimie. « À partir du moment où le sol est travaillé, tu casses la croûte en surface, explique le vigneron. Le sol retient mieux l’eau. » Un avantage non négligeable en cas de sécheresse comme en 2003, année particulièrement difficile [5]. « En biodynamie, on n’a perdu que 5 %, alors que mes collègues en conventionnel, ils ont perdu la moitié de leur récolte », se rappelle Thierry. Comme Florian et Thierry, de plus en plus de vignerons choisissent d’abandonner les pesticides. En 2019, 14 % des vignes françaises étaient cultivées selon le cahier des charges de l’agriculture biologique, bien au-dessus de la moyenne nationale des terres cultivées en bio (8,5%). Les consommateurs ne sont donc pas les seuls à être plus nombreux à préférer l’agriculture sans pesticides. Qu’attendent les politiques pour accompagner et soutenir financièrement les agriculteurs qui souhaitent se convertir ?

Lola Keraron (texte et photos)

Photo de une : Lola Keraron

À lire, sur le même sujet :

Pourquoi la FNSEA est-elle accro au glyphosate ?, le 25 octobre 2017
- 
Sous la pression des lobbies, le gouvernement renonce à interdire le glyphosate, le 26 septembre 2017
- 
Pesticides : le changement, c’est pour quand ?, le 10 mai 2012
- 
Des centaines de « pisseurs volontaires » partent en campagne contre l’empoisonnement au glyphosate, le 24 mai 2019

Notes

[1] Voir cette étude de l’Institut technique de l’agriculture biologique.

[2] Voir cette interview d’un responsable de Monsanto invité à boire du glyphosate.

[3] Voir le tweet d’Emmanuel Macron ici.

[4] Selon une étude scientifique de 2016, les cancers attribuables aux pesticides, estimés à 1 % des cas, représentent un coût pour la société de 20 milliards de dollars par an aux États-unis.

[5] Une étude de l’INRA publiée en 2013, montre une meilleure résistance à la sécheresse dans les cultures en agriculture biologique.

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Le blaireau

Par Le 19/05/2021

Pétition : Stop au déterrage du blaireau

 

Le blaireau, une victime innocente !

 

Alors que le blaireau est protégé dans de nombreux pays européens (Belgique, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Espagne, Italie…) car sa présence est le gage d’une nature préservée, il est chassable en France – alors que personne ne le mange – et chassé sans répit neuf mois et demi par an. Le pire étant le déterrage, ou vènerie sous terre.

Les blaireaux endurent des heures de stress, terrorisés au fond de leur terrier, mordus par les chiens – parfois même déchiquetés vivants pour les petits – pendant que les chasseurs creusent pour les atteindre. Ils les extraient brutalement du terrier avec des pinces métalliques qui leur infligent d’atroces blessures. Les blaireaux sont alors exécutés avec un fusil ou une arme blanche.
C’est une pratique cruelle incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles.

Le déterrage, barbarie d’un autre âge

À partir de l’ouverture générale de la chasse en septembre, le blaireau est chassé par tir jusqu’à fin février, et déterré jusqu’à mi-janvier. Le déterrage peut être prolongé sur simple volonté du préfet et une période complémentaire de chasse peut être autorisée par arrêté préfectoral dès le 15 mai, période où les blairelles s’occupent encore de leurs petits, incapables de se nourrir seuls et extrêmement vulnérables.

> Consulter la carte de France 2020 du déterrage
Les arguments de l’ASPAS pour demander l’interdiction du déterrage

Stop au déterrage des blaireaux !

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L’ASPAS en action

Luttant depuis presque 40 ans pour la protection des animaux sauvages, l’ASPAS :Dessin blaireau (© Gilles Macagno)

s’oppose fermement à la pratique brutale et injustifiée du déterrage ou vénerie sous terre.

sensibilise l’opinion publique sur l’utilité écologique du blaireau et à l’aberration du déterrage à travers ses brochures, ses communiqués de presse et son magazine trimestriel Goupil.

demande au ministère de l’Écologie l’abolition du déterrage et le classement du blaireau en espèce protégée.

Vous pouvez en savoir plus sur le déterrage en consultant le dépliant « Stop au déterrage des blaireaux ».

Je télécharge le dépliant

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la biologie du blaireau et sur son statut en France, commandez la brochure ASPAS Vive le blaireau !

L’ASPAS soutient l’action d’autres associations

MELES
Créée par Virginie Boyaval en 2005, 
l’association MELES est à la fois un centre de soins et un centre d’études en faveur du blaireau européen. Dans sa dernière vidéo publiée le 9 mai 2020, Virginie explique comment elle réhabilite les blaireautins orphelins, recueillis après un acte de déterrage de chasseurs ou d’une collision routière.

BLAIREAU & SAUVAGE
Jeune association créée en 2018, Blaireau & Sauvage s’est donnée pour mission d’étudier, de sensibiliser, et de protéger le blaireau. Une campagne de recensement des terriers a notamment été lancée en 2019. >> 
En savoir plus

LPO ALSACE ET GEPMA : intervenir sans massacrer !
L’initiative est assez unique en France. Le pôle Médiation Faune Sauvage (pôle MFS) de la LPO Alsace et du GEPMA (Groupe d’Etude et de Protection des Mammifères d’Alsace) œuvre depuis 2008 en faveur d’une meilleure cohabitation entre la faune sauvage et les humains. Il intervient entre autres dans les situations impliquant le blaireau d’Europe, que ce soit au sein d’exploitations agricoles, au pied d’infrastructures de transports ou de digues, dans des terrains publics communaux et même chez des particuliers. Le pôle MFS s’efforce de systématiquement trouver des solutions adaptées à chaque situation, dans la durée, permettant de limiter ou neutraliser les gênes occasionnées en préservant la vie de ces animaux mal connus. >> 
En savoir plus

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La pratique barbare de la chasse au blaireau doit cesser

 

https://lareleveetlapeste.fr/la-pratique-barbare-de-la-chasse-au-blaireau-doit-cesser/

 

Bien souvent, les chasseurs détruisent bien plus les cultures en traquant les blaireaux que les blaireaux eux-mêmes ! Quant à la tuberculose bovine, ce sont les pratiques de déterrage qui sont les plus susceptibles de la disséminer

20 mai 2020 - Augustin Langlade

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Envie d’une vraie déconnexion ? Évadez-vous avec notre bande dessinée !

- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 128 pages
- Impression : France

 

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La polémique de la « vénerie sous terre », plus connue comme la chasse annuelle au blaireau, vient d’atteindre l’Assemblée nationale. Vendredi 15 mai, un groupe de vingt-deux parlementaires, sous l’impulsion du député LREM des Alpes-Maritimes Loïc Dombreval, a écrit une lettre à la ministre de la Transition écologique et solidaire pour lui demander de « mettre fin à ce mode de chasse totalement contraire à la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles ». L’Aspas a pour sa part mis en ligne une pétition.

La vénérie, une pratique de chasse cruelle

La vénerie sous terre est une pratique de chasse traditionnelle qui consiste à massacrer des familles entières de blaireaux directement dans leurs terriers.

Au petit matin, les chasseurs répartis en équipes traquent les tanières de ces animaux nocturnes. Quand ils en découvrent une, au creux da la forêt, ils commencent par effrayer les bêtes à l’aide de scies ou de pelles, en faisait un boucan du tonnerre qui ne manquera pas de jeter la terreur sur le bocage. Puis ils lâchent les chiens, qui se jettent la tête la première au fond du terrier et tentent de mordre les blaireaux qui s’y recroquevillent, pendant que d’autres chasseurs de l’équipe bouchent les sorties et creusent des trous pour les déterrer.

Au bout d’un moment, lorsque les chiens n’ont pas déchiqueté vivants les petits, les puits sont achevés et les blaireaux sont débusqués à l’aide de pinces métalliques qui leur infligent des blessures dignes d’instruments de torture. Enfin, les blaireaux sont exécutés par un tir de carabine ou avec des armes blanches, dagues, couteaux, barres à mine…

Voilà la réalité de cette chasse qu’on prétend traditionnelle pour la défendre, alors qu’elle tout bonnement dépassée. Une enquête vidéo de l’association de défense des animaux One Voice, publiée le 28 avril 2020, a montré que les chasseurs se permettent toutes les cruautés envers les animaux, même les plus inutiles.

Pendant des heures, les blaireaux — et ceci s’applique également pour les renards — sont harcelés, violentés, blessés, les chasseurs allant jusqu’à ensanglanter leurs propres chiens quand ils refusent d’obéir.

Terrier de blaireau, Bois de la Fontaine, Pagny-le-Château (Côte d’Or, Bourgogne, France) –  Bertrand GRONDIN

Le blaireau, une espèce protégée en Europe

Dans la plupart des pays d’Europe, le blaireau est une espèce protégée et le loisir du déterrage une pratique formellement interdite. Mais en France, au contraire, les 40 000 adeptes de cette barbarie sont autorisés tous les ans à chasser 12 000 blaireaux sous terre et à en tirer 10 000, du 15 septembre au 15 janvier pour la vénerie et jusqu’à fin février pour la chasse à tir.

Chaque année, ce sont donc 22 000 bêtes en moyenne qui périssent en pure perte, puisque personne ou presque ne mange de blaireau et que nous n’avons guère besoin de sa fourrure pour nous vêtir. Depuis 1988, le blaireau n’est plus classé comme « nuisible » mais demeure considéré comme « gibier » ; de ce fait, on peut le chasser. 

En sus de ces périodes de chasse fixes, au printemps, les préfectures publient des projets d’arrêtés autorisant des périodes complémentaires de déterrage des blaireaux, qui peuvent différer d’un département à l’autre, mais étendent en général l’autorisation de chasse du 15 mai au 15 septembre, le plus gros mustélidé ne disposant plus que de deux mois et demi de répit dans l’année.

Cette année, alors que tout semblait normal et que les concertations locales allaient bon train, c’est un arrêté de la préfecture de Saône-et-Loire qui a mis le feu aux poudres. Le 11 mai, le préfet y a décidé de déconfiner également la chasse, en décrétant que la vénerie sous terre était autorisée à partir du 15 mai.

Manque de chance, la section locale d’Europe-Écologie-Les Verts a repéré l’arrêté et s’est indigné, dans un communiqué du 15 mai, que le blaireau puisse être « chassé sans répit neuf mois et demi par an » en France, tandis que « sa présence est le gage d’une nature préservée ».

Aucune étude scientifique ne permet de connaître la population réelle de cette espèce, dont le taux de reproduction est faible (entre deux et trois jeunes par an et par femelle) et dont les effectifs sont toujours surestimés par les chasseurs. L’extension de la vénerie sous terre est un double crime, étant donné que la période de dépendance des blaireautins n’est pas achevée avant le mois d’août.

Toujours le 15 mai, les vingt-deux députés, qui se déclarent dans cette affaire « transpartisans », ont sommé la ministre Élisabeth Borne de mettre un terme définitif au déterrage. Confiant à L’Express sa détermination à porter la question de la vénerie sous terre devant l’Assemblée, le député Loïc Dombreval a déclaré que :

« les méthodes de chasses dites traditionnelles sont toutes plus odieuses les unes que les autres. Qu’elles disparaissent, cela rendrait service aux chasseurs. C’est dégradant pour l’animal et pour ceux qui la pratiquent. On peut faire ça progressivement, mais il faut arrêter l’hypocrisie. »

Crédit : andy ballard

Des accusations infondées contre le blaireau

Les chasseurs accusent les blaireaux de saccager les récoltes, de mettre en danger les infrastructures (lorsque leur comportement terrassier leur fait construire des galeries sous les voies ferrées ou dans les digues), et d’être des réservoirs de tuberculose bovine, une maladie infectant de nombreuses espèces domestiques et transmissible à l’homme. Mais ces accusations sont infondées.

Les dégâts qu’on impute au blaireau sont en très grande partie localisés à la lisière des forêts ; en ce sens, on les confond avec ceux du sanglier, une espèce autrement plus endémique. Une clôture électrique ou un répulsif suffiraient à éloigner les blaireaux, qui apprécient certes les légumes, mais sont relativement discrets et peureux.

Pour preuve, bien souvent, les chasseurs détruisent bien plus les cultures en traquant les blaireaux que les blaireaux eux-mêmes ! Quant à la tuberculose bovine, ce sont les pratiques de déterrage qui sont les plus susceptibles de la disséminer : en témoigne un arrêté ministériel du 7 décembre 2016, interdisant dans certaines zones à risque :

« la pratique de la vénerie sous terre pour toutes les espèces dont la chasse est autorisée, en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens ».

Selon un sondage Ipsos de 2018, 83 % des Français sont en faveur de l’interdiction pure et simple de la vénerie sous terre, presque autant que pour le piégeage des oiseaux à la glu. Qui plus est, 73 % des sondés ne savaient pas même que ce type de chasse pouvait encore exister. Ce sondage montre également qu’une écrasante majorité des personnes interrogées « estime que la chasse représente une menace pour l’environnement », ainsi qu’une pratique dangereuse et cruelle, véritable plébiscite en faveur d’une réforme radicale.

Dans la description de sa carte de France 2020 du déterrage, l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) indique que près de 50 consultations publiques se terminent le 20 mai 2020 et invite tous ceux qui en ont le temps et l’énergie à y participer.

« Si nous ne pouvons pas garantir que les préfets tiendront compte de l’avis des citoyens, il est inconcevable de laisser toute la place aux arguments fallacieux des chasseurs. Sur le plan symbolique et médiatique, il est important de remporter la victoire de l’opinion ! Plus les citoyens manifesteront leur opposition à ce mode de chasse barbare, plus notre demande de réforme sera audible et légitime », affirme l’Aspas dans sa publication.

Qu’on puisse ou non y participer, il est toujours possible de signer une pétition sur internet, exigeant l’interdiction totale du déterrage. Celle-ci a déjà récolté plus de 100 000 signatures.

La psychologie préventive

Par Le 17/05/2021

Le drame des Cévennes : deux morts, deux familles brisées, un jeune homme qui sortira de prison dans une vingtaine d'années, sa propre famille anéantie. 

J'en parlais justement avec ma femme hier. Après avoir été institutrice pendant vingt ans, elle est retournée à la FAC. Licence puis master de psychologue clinicienne et retour dans la fonction publique comme psychologue scolaire. Elle ne voulait pas ouvrir de cabinet privé mais elle voulait permettre aux enfants et aux parents de bénéficier de cette structure d'aide dans le cadre de l'école publique (et donc gratuite.)

Elle a très vite mis en place un "point écoute" dans lequel les enfants pouvaient laisser un mot dans une boîte aux lettres à la porte de son bureau.(en plus de son travail dans les classes et avec les enseignants et les parents et les différentes structures) Rapidement les enfants des écoles où elle intervenait lui ont écrit. Des mots parlant de difficultés relationnelles à l'école ou dans les familles. Elle recevait les enfants et ils discutaient.

L'effet était considérablement positif. Le constat était simple : les enfants avaient besoin d'exprimer TOUS les mal-être, tous les problèmes, toutes les inquiétudes, toutes les interrogations et même s'il n'y avait pas toujours de réponse permettant de solutionner la problématique, le fait de pouvoir simplement en parler avec une personne "neutre" allégeait profondément le trouble. Les enfants parlaient entre eux de la "psychologue" et ils attendaient avec impatience que Nathalie vienne les chercher en classe pour ce moment d'échange. 


J'ai vécu une période très compliquée à mon adolescence. Mon frère, plus âgé, s'est crashé en voiture. Cliniquement mort. Je suis resté à l'hôpital, dans sa chambre, pendant deux mois et demi, toutes les vacances scolaires d'été. Service de neuro-chirurgie. A chacune des opérations qu'il a eues, je n'étais pas certain de le voir revenir. Mes parents travaillaient et me rejoignaient le soir. Une période très dure pendant laquelle, j'ai vu mon meilleur ami de classe mourir à la suite d'un accident de mobylette. La seule nuit où je ne suis pas allé le voir, il est mort. J'aurais eu besoin, considérablement besoin d'une aide psychologique. Tout comme mes parents. Mon frère a survécu et est sorti de l'hôpital. Il est mort vingt ans après d'une hémorragie cérébrale. Mes parents ne s'en sont jamais remis. Et là encore, aucune aide psychologique.
Aujourd'hui, mes parents ont 85 ans et sont tous les deux frappés par la maladie d'Alzheimer et de démence sénile. Rien, aucun accompagnement psychologique, aucune aide, aucune prise en charge émotionnelle.

Le constat est simple : nous manquons considérablement d'aide d'ordre psychologique. La solution est simple. Des cabinets de psychologues dans le cadre de la fonction publique, prise en charge par la sécu. Les enfants dont ma femme s'occupait n'avaient aucun problème à venir la voir, ils avaient juste hâte qu'elle trouve un moment pour les recevoir. Ils n'avaient aucune idée préconçue au regard de cette aide psychologique.

Mes parents, de leur côté, n'auraient jamais accepté et ils ne l'acceptent toujours pas aujourd'hui. "On n'est pas fous". C'est une question d'éducation et c'est pendant l'enfance que ça doit se mettre en place.
Il y a énormément de problèmes qui pourraient être résolus, dans les couples, dans les entreprises, dans les familles, pour de multiples situations.
Lorsqu'il y a un attentat ou une catastrophe naturelle, on voit des cellules psychologiques qui sont proposées. Il ne faudrait pas attendre ces situations de crises. Il faut anticiper...

Quel serait le coût n'est pas un problème si on pense à tous les dégâts qui seraient évités, dégâts psychologiques et par contre-coup physiques. Ne serait-ce que le coût des traitements par antidépresseurs. C'est en anticipant qu'on empêche les dégradations.

Sans doute, par contre, que les laboratoires pharmaceutiques verraient d'un très mauvais oeil une prise en charge psychologique, en amont des troubles qu'ils sont censés "guérir"...

L'aide psychologique est un garde-fou et le terme est particulièrement adapté dans le drame des Cévennes et il y en a beaucoup d'autres. 

Mais c'est justement cette association avec le domaine de la folie qui pose problème pour la majotité des individus. C'est pour cela qu'il faut engager ce processus dans l'enfance, lorsque les conditionnements n'ont pas encore établi leurs limites.

Encore faut-il que les parents l'acceptent...

Si on pense par exemple aux groupes de paroles pour les personnes qui souffrent d'addictions, alcool ou autres, le suivi psychologique dans le cas de drames, deuils, maladies, attentats, traumatismes de toutes sortes, on sait que cet accompagnement a un impact positif, parfois considérable, parfois même salvateur. Mais le problème, c'est que cela n'arrive qu'à la suite d'épreuves. Il n'y a pas d'anticipation. Bien évidemment qu'on ne peut pas prévoir qu'un jour, on peut être pris dans un attentat, en réchapper et en souffrir psychologiquement. Mais si l'habitude du soutien psychologique avait été prise dès l'enfance, bien des situations douloureuses, inextricables, seraient résolues ou pourraient être atténuées.

La dimension psychologique, les bienfaits de la parole partagée, les dialogues, l'écoute émanant d'un professionnel, d'une personne "neutre", sachant analyser les mots, les regards, les postures, les silences...Combien de drames seraient évités si tout cela était valorisé à sa juste valeur ? 

Les Indiens Kogis organisent des cercles de paroles où chacun est invité à exprimer ses problèmes et où des "chamans" interviennent pour réguler les troubles, apporter des voies de réponses.

Prendre exemple sur des peuples "primitifs." Non, non, ça serait trop humiliant...Les laboratoires pharmaceutiques et la médecine occidentale sont là pour nous sauver. Oui, c'est certain, ça fonctionne aussi. Je ne le nie pas. Mais ça fonctionne quand le problème est déjà là.

La psychologie préventive n'oeuvrerait pas uniquement dans le constat mais principalement dans la protection. Afin que le problème meure dans l'oeuf et n'éclose pas. 

L'éleveur qui aimait ses vaches

Par Le 10/05/2021

Voilà ce qui est parfaitement acceptable, parfaitement recevable, qui mérite d'être reconnu, préservé, encouragé, soutenu.

 

Corrèze : un livre sur Régis Coudert, défenseur de la race bovine limousine

 

Le livre "L'enfant qui aimait les vaches", ouvrage paru aux éditions Maïade, retrace la vie de Régis Coudert, un Corrézien qui a consacré sa vie à la sauvegarde de la race limousine. Il sera disponible le 10 mai 2021.

Publié le 09/05/2021 à 20h10

Régis Coudert (au centre) éleveur de vaches limousines avec des membres de sa famille

Régis Coudert (au centre) éleveur de vaches limousines avec des membres de sa famille • © Régis Coudert

Creuse

Régis Coudert a quasiment voué sa vie à la vache limousine, race bovine qui a pourtant failli disparaître dans les années 50. Dans ce livre, illustré de nombreuses photographies, l’éleveur corrézien nous immerge dans sa vie quotidienne, depuis son enfance, sa famille, en passant par l’Algérie, son combat pour la sauvegarde de la race bovine et l’amour pour son “pays”, le Limousin.

Notre métier c’est de nourrir les gens et donc de faire de la viande de bonne qualité

Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines

Né en 1934 dans la campagne corrézienne, l’éleveur est décrit comme un être passionné, rebelle, généreux, créatif, bref hors du commun.

Régis Coudert enfant

Régis Coudert enfant • © Régis Coudert

Il affectionne la nature, les animaux et en premier les vaches dont enfant, il collectionne les miniatures avant de devenir éleveur bovin. Il va consacrer son existence à cette vache de couleur marron qui est désormais réputée dans le monde entier pour sa rusticité, ses qualités maternelles et sa viande.

Un livre hommage

Corrézien, qui naît et grandit à Saint-Pardou-le-Vieux, il parle aussi de ses racines, des traditions et de sa famille engagée pendant la guerre. En 1946, son papa sera récompensé pour ses actions pendant l'occupation par la Médaille de la Résistance, la Croix de guerre et la Légion d’honneur. Un père qui put acquérir en partie une propriété à Meilhards près de Chamberet, à 80 km de Loubeix. De retour de la guerre d’Algérie, Gilbert alors âgé de 21 ans, se retrouve à la tête de la ferme de cent hectares. 

Le château de Meilhards dans la creuse (19)

Le château de Meilhards dans la creuse (19) • © Régis Coudert

Eleveur-sélectionneur

Une terre est propice à l’élevage des races limousines, race bovine française destinée principalement à la production de viande.

Enfant, il assiste au  rituel qui consistait à tuer le cochon. Il s’agissait d’égorger, puis récupérer le sang de l’animal pour le transformer en diverses charcuteries. Une tradition qui, comme il l’explique dans le livre, le marquera pour toujours. “Voir ces bêtes souffrir, leur vie sacrifiée à ceux qui les élevaient, me faisait poser beaucoup de questions. Habituellement, les vieux meurent de vieillesse ou de maladie, les jeunes d’accidents, et l’on élève et tue des animaux que l’on aime bien pour les manger : ce paradoxe me hante toujours”.

Alors quand il devient éleveur il décide qu’il ne ferait que de la sélection. Lui qui aime tant ses bêtes rêve d’abattoirs où les animaux sont traités dignement. 

Des abattoirs plus humanisés

Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines

Une Limousine qui s’éteignait

Dans les années 50 l’agriculture traverse une grave crise dans la région Limousin. Une région rurale quelque peu délaissée par la nouvelle génération. L’agriculteur va tout faire pour inverser cette tendance.

Il cherche une méthode qui pourrait garder les jeunes dans la profession et qui serait rentable pour ceux qui voudraient en vivre.

Son idée, révolutionnaire et novatrice à l’époque, sera de faire sortir les vaches de leurs étables pour les mener dans les prairies toute l’année, été comme hiver, pour les faire brouter à volonté une bonne herbe de surcroît gratuite et abondante.

A l’origine des “broutards”

Il sera le premier à faire de l’élevage de plein air intégral. “Je m’étais caché pour sortir 3 vaches pour expérimenter ma méthode” explique Régis Coudert.

Même sous la neige les bestiaux sont désormais dehors. Un véritable séisme à l’époque dans le milieu agricole local où il ne fera pas l’unanimité. Ce sera le début des "broutards”. Les vaux ainsi nommés sont ainsi nourris de lait maternel et de bonne herbe jusqu’à leur sevrage.

Il sera le premier à gagner une médaille à un concours inter régional agricole avec ses animaux élevés en plein air. 

C’était une fierté, je battais soixante-dix taureaux avec Danseur, animal de plein air intégral

Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines

Des hostilités, il y en eut. Mais il est encouragé et accompagné par tout un groupe de propriétaires éleveurs dynamiques. Il s’associe donc à ceux qui partagent ses valeurs et rejoint le CETA (Centre technique agricole) de Pierre-Buffière en Haute-Vienne. Un établissement fondé par Louis De Neuville, Corrézien qui œuvra pour la sauvegarde de la race limousine et fut son ambassadeur dans le monde entier.

Les vaches limousines de Régis Coudert ans la neiges

Les vaches limousines de Régis Coudert ans la neiges • © Régis Coudert

Dans les pas de l'ambassadeur

Louis De Neuville c’était une locomotive, il avait un don pour la communication

Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines

C’est donc en toute logique que la préface du livre a été confiée à Christine De Neuville, maire depuis 2001 de Vicq-sur-Breuilh dans la  Haute-Vienne et fille de Louis De Neuville. Né et éleveur à Vicq-sur-Breuilh, il est la figure de l’élevage limousin et de la culture, fondateur de La Borie et du pôle de Lanaud il met en place un plan de développement international de la race limousine.et en devient l'ambassadeur à l'étranger.

Une race adorée

Deux homme unis par la même passion. Alors dans ce recueil, le Corrézien parle longuement de ses vaches qu’il chérit tant. Il leur parle, veille sur elles et sait immédiatement repérer si l'une de ses vaches ne va pas bien. Agora figure parmi les stars de son cheptel. Il lui donne la parole dans son recueil. ”J’étais, moi, une des préférées, un caractère en or, j’ai toujours fait naître mes enfants sans assistance. A sept ans, j’avais eu sept petits, dont deux fois des jumelles”. Une complicité quotidienne avec ses bestiaux. 

Collectionneur d’outils

D’ailleurs, Gilbert est passionné par la nature et les animaux depuis toujours. Enfant, il collectionne des figurines de toutes sortes mais surtout des vaches miniatures.

Mon parrain m’avait offert mes premières vaches en bois achetées dans le Cantal

Gilbert Coudert, éleveur de limousines

Un engouement qui va le suivre toute sa vie par plaisir mais aussi pour compléter les fins de mois difficiles. Il revend de vieux objets et outillages qu’il trouve en chinant dans les brocantes ou en récupérant des objets jetés

Avec mon épouse on avait pas le smic

Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines

Le temps du témoignage

Malgré les difficultés de la vie, aujourd’hui âgé de 87 ans, l’homme de la terre a toujours la même énergie. Intarissable sur son sujet. Après le décès en 2019 de sa femme Alix dont il ne tarit pas d’éloges, l'éleveur décide d’immortaliser dans un ouvrage les événements de sa vie.

C’était une perle, elle était magnifique, je lui dois tout

Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines

Alix, l'épouse de Régis Coudert, dans les prairies avec les limousines

Alix, l'épouse de Régis Coudert, dans les prairies avec les limousines • © Régis Coudert

Et c’est par le biais d’une maison d’édition locale, Maïade, qu’il se livre. Ce sont Claudine Evrard et Marie-France Houdart qui ont successivement recueilli ses mémoires. “Il était venu me voir il y a à peu près huit ou dix ans il m’avait raconté tellement de choses, je m’étais dit qu’il faudrait que je fasse quelque chose sur lui un jour” explique Marie-France Houdart directrice de Maïade éditions”. Une vie intense qu’elle prend le temps de retranscrire. "Cette année j’y suis allée maintes fois car il y avait toujours des choses à corriger mais maintenant que le livre est terminé il est satisfait" ajoute l’éditrice.

Régis Coudert est aussi à l’honneur en image grâce au documentaire intitulé “L’engrangeur”, l’un des films de la trilogie de Sylvain Tousselle tourné en 2019.

Un éleveur corrézien fier d’avoir fait de la viande de bonne qualité pour nourrir les gens. “Je suis le dernier des mohicans” explique-il. L’un des derniers de son groupe d'amis à transmettre ses valeurs pour sa terre natale.  

 

Engraissement des veaux

Par Le 10/05/2021

Du tri à l’engraissement, le supplice des veaux français

 

Anne-Cécile Beaudoin

Capture d'écran de la vidéo de L214

Capture d'écran de la vidéo de L214You Tube

Réalisée en Bretagne dans un centre de tri et trois élevages d’engraissement, la nouvelle enquête diffusée aujourd’hui par L214 dénonce les conditions de vie inacceptables des veaux en système intensif.

« J’ai fait plusieurs années dans le milieu de la viande, en Bretagne, principalement en tant qu’acheteur de veaux. Et ce que j’ai vu, vous ne le croiriez pas. » Ainsi débute la vidéo diffusée aujourd’hui par L214, commenté par un lanceur d’alerte qui a contacté l’association de protection animale. Les images qui suivent après ce préambule sont en effet particulièrement choquantes. Réalisées entre juillet et octobre 2019 dans le Finistère, elles nous entraînent dans les bas-fonds d’un centre de tri, où transitent des bovins à peine nés, et de 3 élevages d’engraissement. Des usines à souffrance où les hommes à l’œuvre semblent avoir perdu l’empathie.

Vidéo : attention des images peuvent heurter des personnes sensibles

Beaucoup l’oublient ou préfèrent ne pas y penser, mais la vache n’est pas une machine à « pisser » du lait : pour produire, elle doit donner naissance à un veau chaque année. L’idée en intensif, c’est donc d’en faire naître un maximum, souvent grâce à l’insémination artificielle, afin de répondre à la consommation (23,9 milliards de litres de lait ont été collectés en France en 2018 selon la filière). Poussées à l’hyperproductivité, les vaches laitières finissent à l’abattoir. Ainsi, environ 40% de la viande bovine produite en France est issue de vaches réformées. Qu’advient-il de leurs petits dont les éleveurs veulent se débarrasser pour ne pas alourdir leur quota ? Séparés de leur mère dès la naissance, ils sont collectés dans les fermes laitières et ne connaîtront jamais le pâturage. « En général on débarque tôt le matin, pendant la traite, témoigne le lanceur d’alerte. On va voir les veaux qui, des fois, n’ont pas encore été nourris. Ils sont dans des cases individuelles, sur de la paille souillée. On va les sortir, les manipuler, les observer, voir l’état général, s’ils n’ont pas de maladies ou d’infections apparentes.

On les manipulera en les prenant comme demandé : par la base de l’oreille et la base de la queue, c’est-à-dire la fin de leur colonne vertébrale, un endroit très sensible. En les prenant par la base de l’oreille, il arrivait que le bouclage s’arrache. L’animal avait l’oreille en sang jusqu’au soir, évidemment pas de désinfectant… On fait des dizaines, des vingtaines de fermes dans la journée. Les veaux sont trimballés dans le camion, sans être abreuvés, peu importe la saison. Ils seront déchargés manu militari sans forcément respecter leur bien-être ; s’ils sont en train de dormir, ils vont être réveillés rapidement. Ça peut être à coups de pied, à coups de bâton pour les faire se lever. On va leur faire comprendre par la force qu’ils vont aller par là. Même s’il ne veulent pas, ils vont y aller. Suite à ça, on va voir des dérives qui malheureusement perdurent depuis des années dans la filière : des coups sur les animaux, des coups gratuits parce que dans ce milieu-là, beaucoup de gens sont frustrés. On m’a toujours appris une phrase qui m’est restée en travers :si tu tapes sur un veau, qui va se plaindre, est-ce que tu as déjà vu un veau se plaindre ?»

A lire aussi, Plaidoyer pour les animaux

Les conditions d’hygiène sont catastrophiques

Ensuite, les animaux sont « ramenés dans un bâtiment pour arranger les lots selon ce que veulent les éleveurs engraisseurs ». Un centre de tri où les bêtes transitent durant 1 à 3 jours. Sur les images de L214, on assiste au parquement de veaux âgés d’à peine 2 semaines dans un centre de tri appartenant à la société Ouest Elevage(groupe Even), filiale de Laïta, une entreprise coopérative laitière qui propose également des veaux de boucherie. Les animaux sont frêles et dociles, ce qui n’empêche pas les employés de les malmener en leur assénant de violents coups de pieds et de poings à la tête. Puis s’opère le « tri » : les veaux malades ou ne présentant pas un bon potentiel de gain de poids sont euthanasiés par injection au niveau de la jugulaire. Il faut parfois s’y reprendre à deux fois… Les plus prometteurs, eux, sont transportés vers les élevages d’engraissement.

L’enquête de L214 révèle leurs conditions de (sur)vie dans trois établissements du Finistère sous contrat d’intégration avec Ouest Elevage. On découvre des bâtiments sordides, avec des veaux enfermés dans des micro-cages individuelles sur un sol nu. Le calvaire dure environ 8 semaines, selon les investigations de L214. Puis, les animaux sont entassés dans des box sur caillebotis. Leur nourriture ? « Du lait en poudre reconstitué, a constaté L214. Leur alimentation est carencée en fer pour que leur chair garde une teinte pâle afin de répondre aux attentes des consommateurs. De nombreux veaux souffrent de diarrhées ». Dans deux de ces élevages, les conditions d’hygiène sont catastrophiques. Veaux couverts de leurs déjections, locaux crasseux. Un bac d’équarrissage est rempli de cadavres en état avancé de décomposition et d’un squelette. La quantité de produits pharmaceutiques utilisés est impressionnante, certains sont stockés dans un réfrigérateur souillé. « Dans l’un des élevages, nombreux animaux sont atteints de teigne, symptomatique de la promiscuité, de l’humidité et de l’insalubrité », note L214. Après 5 mois passés dans ces taudis, ils sont envoyés comme « veaux gras » à l’abattoir.

« Dans ce milieu, j’ai vu des gens qui ne se préoccupaient que de l’argent, sans aucun respect pour les animaux, j’ai vu des petits tués à coups de marteau parce qu’ils étaient trop maigres et donc pas rentables, des gens s’amuser à jeter les veaux par-dessus les barrières », conclut, écoeuré, le lanceur d’alerte. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, je témoigne en espérant que les consommateurs vont se réveiller. Je sais que les images sont dures, mais il faut les regarder entièrement. Merci de partager pour sortir de cette omerta qui règne dans la filière viande.»

Avec 1 268 000 veaux produits en 2018, la France est le deuxième pays producteur mondial après les Pays-Bas, et le premier consommateur. « Forte de ses 479 producteurs sur environ 2300 au niveau national, la Bretagne est la première région française de veaux de boucherie, peut-on lire sur une plaquette de la Chambre d’agriculture. Sur les 370 000 veaux laitiers mâles et veaux croisés (mâle et femelles) nés en Bretagne, 123 149 y ont été engraissés. » Sur son site, Laïta, l’entreprise coopérative laitière du Grand Ouest, 8ème au niveau européen, explique : « Laïta, via sa société Ouest Elevage, développe l’élevage et la production de veaux de boucherie. Des veaux de 8 jours sont ainsi collectés à travers toute la Bretagne. Ils transitent ensuite par le centre d’allotement (centre de tri, ndlr) de l’entreprise, puis sont placés chez des éleveurs partenaires. Laïta donne la priorité au bien-être et à la qualité des veaux produits. Pour honorer ses engagements, elle mène un suivi technique tout au long de la croissance des animaux et propose des services à la carte : aide à la création d’étable, mise aux normes des bâtiments, démarches administratives… ». Contacté par téléphone, le Groupe Even, dont dépendent Laïta et Ouest Elevage, n’a pas donné suite à nos questions et aux images que nous lui avons transmises lundi.

83% des Français sont favorables à l’interdiction de l’élevage intensif

Désormais, le bien-être animal n’est plus une option pour les consommateurs. Mais si 83% des Français sont favorables à l’interdiction de l’élevage intensif (sondage Ifop février 2019 pour 30 Millions d’Amis), peu ont accès à une viande labellisée (10% pour le veau avec un prix au kilo environ 30% plus cher). Pour répondre aux attentes citoyennes, la filière veau « travaille depuis deux ans à la mise en place d’un monitoring du bien-être animal que devront s’approprier tous les acteurs (éleveurs, transporteurs…), nous explique Jean-Louis Arquier, Président de la branche veau d’Interbev. Ce plan est en cours de test afin de vérifier sa praticité. Nous avons identifié 36 points de vigilance qui permettent de déclencher des actions correctrices. Il s’agit par exemple d’observer l’état sanitaire des veaux pour adapter la ventilation des bâtiments, de réorganiser les groupes d’animaux en cas de problèmes de compétition entre eux. Nous sommes absolument opposés aux dérives, d’autant que nous savons que nous devons répondre aux attentes de la société. Ne pas y être sensible serait contre-productif pour notre activité. Il nous est déjà arrivé de nous porter partie civile face à des situations à l’encontre de notre volonté. On ne peut pas cautionner le n’importe quoi ! Dans les élevages en groupe, les animaux sont élevés dans des espaces aérés avec une luminosité minimum bien établie, une alimentation équilibrée par rapport à leurs besoins physiologiques. L’enquête de L214, que je n’ai pas encore vue, ne peut pas être considérée comme une généralité. Le monde agricole a affaire à un bashing anti-élevage qui va conduire à sa disparition plutôt qu’à son évolution. Les mutations de ces 20 dernières années ont été considérables et sont souvent méconnues. On en parle peu, mais depuis 5 ans, nous avons réduit l’usage des antibiotiques d’environ 35- 40%. »

Suite à sa nouvelle enquête, l’association L214 réitère son Appel contre l’élevage intensif lancé le 5 septembre dernier dans les colonnes du «Monde», aujourd’hui signé par près de 100 000 personnes dont 200 personnalités.

Environ 80% des animaux subissent ce mode d’élevage. Et la majorité des mesures susceptibles d’améliorer un peu leur triste sort a été retoquée de la loi EGalim promulguée le 1er novembre 2018.

Plus d’infos sur :

A voir aussi : le témoignage complet du lanceur d’alerte

A lire : « Quand la faim ne justifie plus les moyens. En finir avec l’élevage intensif », par L214, Editions Les liens qui libèrent.

La ferme des mille veaux

Par Le 10/05/2021

 

Cet article date de plus de 3 ans. Le suivant date de quelques jours. Et je m'en réjouis infiniment. Que ça ferme définitivement. Et que toute la filière industrielle de la viande et la filière industrielle laitière s'écroulent, partout, ici, n'importe où. Parce que si je me mets à diffuser ici toutes les vidéos dénonçant les conditions de vie de ces animaux, je pense que plus personne ne viendra sur ce blog. Personnellement, ça me noue le ventre, ça me donne la nausée, ça me révolte et ça me désespère. 

 

 

La "ferme des mille veaux" en Creuse autorisée à doubler sa capacité

 

Le préfet de la Creuse vient de donner son feu vert : le centre d'engraissement de Saint-Martial -le-Vieux qui pouvait accueillir 400 bovins pourra désormais en recevoir 800.

Publié le 21/02/2018 à 12h06 • Mis à jour le 12/06/2020 à 17h44

Image d'illustration

Image d'illustration • © Bruno Barlier/MaxPPP

Creuse

A la suite d'un recours de l'association L-PEA (Lumière sur les pratiques d'Elevage et d'Abattage) la SAS "Ferme de Saint-Martial" ne pouvait accueillir que 400 animaux à la fois.

L'arrêté du 7 février 2018 du préfet de la Creuse va permettre aux exploitants du centre d'engraissement de Saint-Martial-le-Vieux de multiplier par deux le nombre d'animaux.

Cet arrêté précise aussi que les 7 776 tonnes de fumier produites annuellement devront être valorisées par une usine de méthanisation.
Pour l'instant cette usine n'existe pas encore et le centre d'engraissement est autorisé à épandre 3 180 tonnes sur des parcelles agricoles avoisinantes.

Dans un communiqué, l'association L-PEA indique qu'elle "reste fermement mobilisée contre la ferme-usine des 1000 veaux" ... "qui ne vise qu'à promouvoir un modèle d'élevage intensif totalement dépassé".

En décembre 2016 un incendie d'origine criminel avait détruit un bâtiment de stockage de la ferme.
Le Premier Ministre de l'époque Bernard Cazeneuve s'était rendu sur place pour soutenir le projet et lui octroyer des aides substantielles.
Pour l'instant l'enquête n'a toujours pas abouti et le bâtiment incendié n'a toujours pas été reconstruit.

 

Arrêté préfectoral du 07-02-18 autorisant l'extension de la "Ferme des Mille Veaux"

 

Creuse : la ferme des 1000 veaux va-t-elle survivre ?

 

Après 5 ans d’existence, la ferme des 1000 veaux n’est toujours pas rentable. Chaque année, elle perd de l’argent. Aujourd’hui, sous contrôle judiciaire, sa survie n’est qu’une question de mois.

Publié le 07/05/2021 à 16h31

Crée il y a cinq ans, la ferme des 1000 veaux perd 100 000 euros chaque année.

Crée il y a cinq ans, la ferme des 1000 veaux perd 100 000 euros chaque année. • © Tania Gomes

Creuse Guéret

Sur le plateau de Millevaches, à Saint-Martial-le-Vieux, en Creuse, sise "la ferme des 1000 veaux". Un centre d’engraissement bovin d'une capacité de 1000 bêtes, porté par 45 exploitations agricoles de Creuse et de Corrèze. Le projet dont le coût s’élève à 1,8 millions d’euros, subventionné par l’Etat et les collectivités locales, a vu le jour à l’été 2016. L’ambition de cette structure : relocaliser l’engraissement des veaux en France pour arrêter de les envoyer en Italie. Un projet nécessaire selon les éleveurs pour s’adapter aux nouvelles conditions du marché européen.

Sauf que depuis 5 ans, la ferme n’en finit pas de perdre de l’argent. A la tête de la SAS Alliance Millevaches, Claude Bauvy, s’acharne chaque jour pour négocier les prix et traquer la dépense. C’est une question de survie.

On perd 100 000 euros par an, on a 500 000 euros de dettes.

Claude Bauvy, président de la SAS Alliance Millevaches.

Aujourd’hui, 658 animaux sont présents sur le site. Les veaux arrivent des 45 exploitations voisines, à l’âge de huit mois et après avoir vécu auprès de leur mère en pâturage. A Saint-Martial-le-Vieux, les bêtes suivent un régime alimentaire intensif pour doubler leurs poids en six ou huit mois. Le but, passer d’environ 350 kilos à 700 kg à leur sortie. Sur le papier, la volonté d’engraisser sur place des veaux nés ici plutôt qu’en Italie a du sens mais sur le terrain, la rentabilité n’a jamais été là.

Sous contrôle judiciaire

Depuis 5 mois, la structure est placée sous contrôle d’un administrateur judiciaire et le propriétaire des murs, Haute Corrèze Communauté, va racheter les abreuvoirs, les barrières, les pompes, pour espérer garantir la continuité. "[Cela] nous permettrait demain, si l’éventualité arrivait que la SAS ne reprenne pas son activité, de pouvoir louer le site à toutes autres structures" explique Pierre Chevalier, président de Haute-Corrèze Communauté.

L’ex-président de la fédération bovine tente de les aider coûte que coûte car la ferme enchaîne les coups durs. Son unique client a mis un terme à son contrat au mois de juin. Pierre Chevalier active son carnet d’adresse pour tenter de trouver un nouveau partenaire à la structure. La Celmar, coopérative d’éleveurs pourrait être le prochain.

"Y avait urgence aujourd’hui dans les négociations que nous conduisons. Nous avons déjà sécurisé une reprise. D’autres candidats, avec des potentiels financiers très importants, sont sur les rangs donc nous n’avons aucune inquiétude pour l’avenir des partenariats avec la ferme de Saint-Martial.

Pierre Chevalier, président de Haute-Corrèze Communauté

Le groupe d’agriculteurs veut y croire, le propriétaire des lieux est optimiste. Reste les opposants au projet, qui ne s’étonnent pas de la situation de cette ferme qu’ils considèrent toujours comme inadaptée aux conditions du plateau.

Monter un projet d’engraissement sur le plateau de Millevaches là où il faut importer tout un tas de produits (de la paille…) pour nourrir ces animaux… nous savions dès le départ que c’était un projet voué à l’échec.

Joël Sarlat, membre de la Confédération Paysanne.

Claude Bauvy, le président de la SAS Alliance Millevaches se veut confiant. Les 300 000 euros de la communauté de communes vont permettre d’alléger la dette.  

"Je pense qu’on va se relever mais ça va être dur. On fait un business plan dans l’urgence pour réussir à sortir la tête de l’eau".

Il faut attendre quelques mois pour savoir si cet atelier d’engraissage arrivera à survivre ou non.

Que va devenir la ferme des 1000 veaux ?

 

 

 

Les veaux et l'industrie laitière

Par Le 10/05/2021

Chaque année, 1 million de veaux sont les victimes de l’industrie laitière en France

 

https://lareleveetlapeste.fr/chaque-annee-1-million-de-veaux-sont-les-victimes-de-lindustrie-laitiere-en-france/?

« Pour continuer à manger de la viande et boire du lait, on trouve des excuses. Ils ne sont pas sensibles, ils ne ressentent pas la même douleur, ils ne sont pas conscients…On est obligés de s’auto-convaincre, car sinon on est face à une grande contradiction : les tuer alors qu’on pourrait ne pas le faire ».

27 avril 2021 - Marine Wolf

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En France, la consommation de lait implique de faire naître des veaux, dont il faut ensuite revendre la viande à tout prix. Considérés comme des sous-produits de l’industrie du lait, leurs conditions de vie sont souvent catastrophiques. Entretien avec Brigitte Gothière, cofondatrice de l’association L214.

La France, deuxième producteur de veaux

« On a une production de lait très importante en Europe », commence Brigitte Gothière. « Et pour produire du lait il faut faire naître des veaux. C’est ainsi qu’en France on doit gérer un peu plus d’un million de veaux par an. Notre pays est le 2e producteur et le 1er consommateur de viande de veau à l’échelle mondiale ».

Sur l’ensemble de ces veaux, 85% des veaux sont des mâles, puisque les femelles sont destinées à renouveler le cheptel et produire du lait, et ceux-ci ont une faible valeur marchande.

« La viande de bœuf est de la viande de vache laitière », explique Brigitte Gothière. « En France, on a assez de viande de bœuf pour satisfaire la demande. Donc on ne sait pas quoi faire des veaux. Ils partent ailleurs en Europe, parfois jusqu’en en Turquie ».

Or, cette faible valeur marchande induit des conditions de vie catastrophiques pour la plupart d’entre eux.  Ces veaux nés de l’industrie du lait passent en effet les premières semaines de leur vie dans des cases individuelles, souvent à peine plus grandes que leur corps.

Ils sont ensuite envoyés dans des élevages d’engraissement spécialisés, où ils restent généralement quelques semaines en box individuels, avant d’être parqués en groupes de plusieurs veaux – le logement en groupe étant obligatoire à partir de 8 semaines selon la réglementation en vigueur.

D’après les études de L214, les veaux sont élevés en bâtiments fermés sur caillebotis – c’est-à-dire sur un sol dur sans litière, en bois ou en béton – dans 91 % des cas.  

Veaux entassés – Crédit : L214

Les veaux, « sous-produits » de l’industrie laitière

Séparés de leur mère, ils sont principalement nourris d’un lait en poudre de substitution, constitué notamment des déchets de l’industrie laitière, d’huile de palme et d’additifs.

« Ces veaux devraient être élevés à l’extérieur, dans des conditions radicalement différentes », soutient Brigitte Gothière. « Ce sont des animaux pour lesquels la relation mère-petit est très forte. Les isoler dès le plus jeune âge constitue une véritable violence psychologique ».

Les habitudes de consommation affectent encore davantage les conditions de vie des veaux.

« Aujourd’hui en France, les consommateurs s’attendent à de la viande blanche lorsqu’il mangent du veau » note la cofondatrice de L214 . À cause de cette attente, « les veaux peuvent donc être volontairement anémiés pour que leur chair soit claire ».

Le minimum légal d’apport en fer dans leur alimentation se trouve en effet largement en dessous des recommandations de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments).

Veau assoiffé – Crédit : L214

Depuis quelques années, de nombreux experts alertent la Commission Européenne sur les conséquences des conditions d’élevage.

« On a des connaissances scientifiques très importantes », souligne Brigitte Gothière. « Des ouvrages comme Les cerveaux de la ferme montrent clairement que les animaux sont doués de sensibilité, sont conscients, ont des formes d’intelligence ».  

Les veaux laitiers sont généralement envoyés à l’abattoir à l’âge de 5 à 6 mois en France, et jusqu’à 8 mois en Europe pour l’appellation « veau de boucherie ». D’après les observations en refuges, ils peuvent vivre jusqu’à environ 20 ans.

Veau isolé – Crédit : L214

« Pour continuer à manger de la viande et boire du lait, on trouve des excuses. Ils ne sont pas sensibles, ils ne ressentent pas la même douleur, ils ne sont pas conscients…On est obligés de s’auto-convaincre, car sinon on est face à une grande contradiction : les tuer alors qu’on pourrait ne pas le faire ».

L’ambition de l’association est ainsi de défendre un modèle de société les animaux ne seraient plus considérés comme des ressources.

« On n’a aucun respect pour les autres formes de vie, malgré les preuves scientifiques qui montrent qu’elles sont à considérer », conclut Brigitte Gothière. « Pythagore interrogeait déjà ses compatriotes sur la nécessité de tuer les animaux. Est-il légitime de continuer à les manger alors qu’on en a pas besoin ? Et de les traiter de cette façon ? On n’a jamais maltraité les animaux aussi massivement qu’à notre époque ».

27 avril 2021 - Marine Wolf

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"Le plus souvent, les gens renoncent à leur pouvoir car ils pensent qu'il n'en ont pas"

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Covid : Docteur Louis Fouché

Par Le 10/05/2021

Je n'en parle plus beaucoup ici mais je continue bien évidemment à suivre l'évolution.

La personne qui m'intéresse le plus actuellement, c'est le docteur Louis Fouché.

 

 

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L'édito de la semaine

7 avril 2021

Toute l’équipe de Reinfocovid…

Toute l’équipe de Reinfocovid adresse un grand merci
à tous ses contradicteurs et au Coronavirus.

Tout d’abord chapeau bas à tous ceux qui ont réussi à transformer le Coronavirus en « crise sanitaire mondiale », en « pandémie globale. Merci aux médias alarmistes, merci aux politiques dictatoriaux, merci aux scientifiques corrompus ou dogmatiques.

Nous tenons par cet article à leur exprimer toute notre gratitude. Gratitude qui vient du mot « grâce ». Oui nous avons été touchés par la grâce, grâce à vous.

Cette crise est une révélation, un dévoilement, une apocalypse. Et après l’apocalypse vient un autre monde. Nous ne reviendrons jamais au monde d’avant, n’en déplaise à ceux qui s’y accrochent encore.

Depuis plusieurs années, nous sentions bien que plusieurs choses « clochaient » dans ce monde. Pris par la vie de tous les jours avec ce sentiment confus d’un « quelque chose » qui n’allait pas, nous errions sans vraiment comprendre, nous raccrochant à ce monde vicié pour éviter la douleur de s’en détacher. Heureusement, le virus et son narratif burlesque envahissant la surface du globe est arrivé, nous arrachant nos oeillères, nous laissant contempler le désastre.

D’abord, nous avons essayé de comprendre. Je peux vous le dire, nous n’avons jamais autant travaillé. Et je vais vous faire mal : nous sommes tous bénévoles ! Nous avons épluché tous les articles de sciences, toutes les informations, lois, décrets, ordonnances. Nous avons lu toutes les informations, celles des médias mainstream comme celles des « complotistes ». Nous avons appris à maîtriser internet, les réseaux sociaux, la communication, le graphisme, la communication non violente... Nous avons écrit, filmé, publié, coordonné, dessiné, chanté, dansé créé des œuvres d’art. Nous nous levons aux aurores et nous couchons lorsque nos yeux se ferment.

Vous vouliez nous appauvrir, vous nous avez tant enrichis : nos connaissances sont plus grandes, nous nous sommes découverts de nouveaux talents. Nous avons repoussé nos limites : plus que jamais nous sommes emplis d’espoir, de courage et d’allégresse.

Vous vouliez notre mort mais nous nous sentons plus vivants et rayonnants que jamais.

Vous vouliez nous désespérer, nous n’avons plus besoin d’espoir pour entreprendre.

Grâce à vous, nous avons pu cerner ce que nous ne voulions pas.

Nous ne voulons pas vivre masqués.

Nous ne voulons pas vivre en nous méfiant les uns des autres.

Nous ne voulons pas vivre dans la culpabilité hypothétique de « donner la mort » à nos proches en transmettant un virus.

Nous ne voulons pas vivre vaccinés de force tous les mois pour tous les virus qui sont ou viendront.

Nous ne voulons pas de passeport sanitaire, de reconnaissance faciale, nous ne voulons pas vivre fichés.

Nous ne voulons pas être incarcérés dans nos domiciles.

Vous vouliez nous séparer. «Attention, distanciation sociale: 1m, puis 1m50, puis 2m avec les nouveaux variants ».

Vous nous avez rassemblés.

Vous vouliez nous faire peur, nous sommes sortis de la caverne. Jouez tous seuls avec vos ombres.

Vous vouliez nous abrutir devant la télévision, nous l’avons éteinte et demain nous jetterons devant nos seuils tous vos biens de consommation à l’obsolescence programmée.

Vous vouliez nous imposer le passeport sanitaire, nous surveiller, nous reconnaître facialement, nous pucer peut-être ? Nous avons faim de liberté.

Vous vouliez nous vendre des médicaments couteux à l’efficacité et à la sécurité douteuse ? Nous arpentons d’autres chemins de santé.

Vous vouliez nous imposer votre vision du monde, marchande et basée sur la dette éternelle, la dépossession intégrale, jusqu’à celle de nos propres vies ? Nous posons les premières pierres d’un autre monde enthousiasmant basé sur la gratitude, la joie et la présence à l’autre.

Alors un immense merci à vous pour tous ces bienfaits.

 

"L'éolien, une énergie nocive"

Par Le 09/05/2021

De plus en plus de détracteurs et à juste raison. Il y a dans cette frénésie éolienne une illusion qui coûte très cher et ne résoud en rien le problème énergétique. 

De toute façon, comme le dit d'ailleurs l'auteur de l'article, la solution énergétique doit passer prioritairement par l'économie de l'énergie disponible et non par le renforcement des moyens de production. 

« L’éolien est une énergie nocive »

Patrice Cahart publie « La Peste éolienne », un livre à charge contre les éoliennes et le gouvernement, qui à ses yeux les soutient en dépit du bon sens.

Parc d'eoliennes a Guigneville, dans le centre de la France. Selon Patrice Cahart, il faudra investir 145 milliards d'euros dans l'eolien et le solaire pour atteindre les objectifs fixes en 2035.

Parc d'éoliennes à Guigneville, dans le centre de la France. Selon Patrice Cahart, il faudra investir 145 milliards d'euros dans l'éolien et le solaire pour atteindre les objectifs fixés en 2035.© JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Par 

Publié le 08/05/2021 à 14h00 - Modifié le 09/05/2021 à 10h12

Patrice Cahart a fait toute sa carrière dans la haute administration, plus précisément à Bercy, où il était inspecteur général des Finances. Parcourant lors de ses moments libres les campagnes de France, il s'est heurté, abstraitement, aux éoliennes qui piquettent un peu partout les paysages. À la retraite, Patrice Cahart s'est attelé à l'écriture d'un livre incisif mais pédagogique et étayé, dont le titre annonce la couleur : La Peste éolienne (Hugo Publishing) est une attaque sévère contre les mâts géants que le gouvernement plante un peu partout. « Une de mes principales fonctions était de traquer partout le gaspillage de l'argent public, explique Patrice Cahart. Avec les éoliennes, je reste dans la tradition et le sillon de l'inspection des finances ! »

Le Point : Encore un livre qui dénonce les éoliennes ! Pourquoi un ancien inspecteur des finances s'intéresse-t-il à son tour à ce sujet ?

Patrice Cahart : Je suis Parisien par ma profession, mais aussi un homme de la campagne, en particulier du Perche. Je suis très attaché aux paysages, et je suis vice-président d'une association, La demeure historique, qui lutte contre les atteintes aux demeures et aux paysages. Or, ces derniers sont très abîmés par les éoliennes. Le Perche est à peu près épargné, mais ça cogne de plus en plus ! Au début de mon livre, je cite le cas d'un homme d'affaires retranché dans le canton de Zoug, en Suisse, l'un des endroits les plus secrets au monde. Personne ne le connaît, mais il est en train d'implanter des éoliennes à 10 kilomètres de chez moi !

Le titre de votre livre est très agressif. Est-ce qu'il ne risque pas de desservir votre propos ?

Je m'intéresse à l'éolien depuis une dizaine d'années. Depuis ce temps, j'apporte des chiffres et des raisonnements, j'écris des articles. L'effet sur les responsables politiques est quasi nul. Vient donc un moment où il faut élever la voix. D'ailleurs, d'après mon analyse, la poursuite de l'expansion éolienne, en France, ne comporte aucun avantage. Elle n'a que des inconvénients. Je n'ai donc pas de raison de ménager ses auteurs.

En quoi est-ce un problème politique ?

Le sujet des éoliennes est appréhendé selon ce seul point de vue. On n'y intègre aucune considération économique ni environnementale. Regardez Emmanuel Macron. Au fond de lui, je doute fort qu'il soit pro-éoliennes. N'a-t-il pas refusé l'implantation d'un parc éolien au large du Touquet (où son épouse possède une maison de vacances, NDLR) ? Le chef de l'État a aussi prononcé un discours à Pau, au début de l'année dernière, où il a reconnu que les éoliennes sont mal acceptées en France. Deux mois après cette déclaration, le gouvernement annonce une hausse massive du nombre d'éoliennes aussi bien à terre qu'en mer. On est en pleine contradiction ! Notre président a peur d'être incendié par les Verts s'il retire son soutien aux projets éoliens. Les écologistes crient très fort, si on abandonne ces projets ils vont crier encore plus fort ! Mais voilà, ils sont influents, ils peuvent chambouler le paysage politique.

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L'éolien ne sert à rien, selon vous. N'est-ce pas un peu exagéré ?

On nous dit qu'il sert à faire baisser nos émissions de CO2, mais on ne peut guère les baisser plus en France. Nos sources d'énergie sont le nucléaire, l'hydroélectricité, le charbon et le fuel, ces deux dernières étant condamnées. Reste le gaz naturel, qui en année normale représente environ 5 % de l'alimentation électrique du pays. Le problème, avec l'éolien mais aussi avec le solaire, c'est qu'on est obligé d'avoir un minimum d'énergie de complément pour pallier leur intermittence. Je rappelle que les éoliennes ne délivrent que 24 % de leur puissance en moyenne dans une année. Si on poursuit l'essor des éoliennes, comme le gouvernement le veut, il faudra de plus en plus d'énergie de complément, et la seule qu'on peut développer en France s'appelle le gaz naturel. Or c'est une énergie fossile (elle émet deux fois moins de CO2 que le charbon, mais quarante fois plus que le nucléaire, NDLR), importée de façon croissante de Russie, ce qui pose des problèmes de dépendance. En résumé, l'éolien a besoin d'énergie fossile pour se développer. C'est une énergie nocive.

Renouvelable ne veut pas dire proprePatrice Cahart

Vous évoquez beaucoup les coûts, exagérés selon vous, qu'engendre cette énergie

L'éolien a un effet pervers. Les besoins financiers sont énormes. J'ai évalué dans mon livre les sommes nécessaires à son développement programmé à 145 milliards d'euros de 2020 à 2035, en incluant le photovoltaïque. Les investisseurs se précipitent, parce que l'État leur garantit, pendant vingt ans, une recette à peu près égale au double de ce que leur courant vaudra sur les marchés de l'électricité. Aucun autre secteur de l'économie ne bénéficie d'un tel avantage. Le problème de ce système, c'est que les sommes investies pourraient être plus utiles au climat ailleurs, comme dans l'isolation des bâtiments ou les véhicules électriques. J'ajoute les masses d'argent qu'il faut investir pour aménager des routes à chaque nouveau projet, l'achat à l'étranger des engins, les réseaux de lignes à édifier, etc.

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L'un des principaux problèmes de l'éolien est son intermittence. Elle pourrait toutefois être palliée par un stockage efficace de l'électricité. Vous ne faites pas confiance aux chercheurs pour mettre au point un tel procédé dans les prochaines années ?

Aujourd'hui, aucun système de stockage à grande échelle et fiable n'existe. Par exemple, si on transforme les excédents d'électricité éolienne en hydrogène pour les rendre ensuite au réseau électrique, on perd au passage 70 % de l'énergie : c'est prohibitif. Il y aura sans doute des progrès, mais il faudra du temps. Or la durée de vie d'une éolienne est de vingt ans. Les engins qu'on installe aujourd'hui seront donc périmés avant qu'on trouve un procédé de stockage correct. Au lieu de se précipiter en implantant autant d'éoliennes, il faudrait plutôt patienter. Mon souhait est d'arrêter les projets éoliens et de revoir l'affaire dans quinze ou vingt ans. D'ici là, les réacteurs en place pourront fournir sans problème. 

Les nuisances, surtout sonores, sont évidemment un des aspects négatifs que vous soulevez. Il existe pourtant tout un tas de normes visant à les limiter.

Je suis allé dans plusieurs maisons situées à 500 mètres d'éoliennes, qui est la distance minimale imposée, et je vous assure que c'est affreux. Cette distance est trop courte. En Bavière et en Pologne, on prend la hauteur totale de l'engin, pales comprises, et on multiplie ce chiffre par 10. Avec une éolienne de 180 mètres, on obtient donc presque deux kilomètres de distance minimale entre une éolienne et les premières habitations. Les gouvernements précédents ont refusé cette solution pour la France. Peut-être pourrait-on s'entendre sur une solution médiane, à savoir la hauteur multipliée par 7 ?

Je pense qu'il faut aussi imposer la procédure d'appel d'offres pour tous les projets. C'est le gage d'une saine concurrence, qui ferait baisser les prix, et permettrait à l'autorité publique de déterminer les emplacements pour les éoliennes, alors que ce sont les promoteurs qui les choisissent. Aujourd'hui, il n'y a pas de procédure d'appel d'offres pour les projets comprenant moins de sept éoliennes, au motif que ces petits opérateurs n'auraient pas les moyens d'y répondre. C'est une rigolade : ils sont tous filiales de grands groupes ! En l'absence de procédure encadrée, ces opérateurs vont donc voir les préfets pour obtenir un permis d'implanter un parc éolien, et le préfet signe toujours !

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L'éolien en mer n'est pas non plus une solution à vos yeux ?

Ce n'est guère mieux. La côte française ne dispose pas de fonds de faible profondeur, ce qui entraîne des coûts élevés pour implanter des éoliennes. Les fonds sont d'environ 30 mètres en France, contre 5 au Royaume-Uni et au Danemark, les champions de l'éolien off-shore. En moyenne, les éoliennes en mer produisent donc une électricité en France à un prix deux fois supérieur à celui des éoliennes terrestres, qui est lui-même deux fois supérieur au prix du marché ! Et je ne parle pas des inconvénients des parcs éolien off-shore pour les marins-pêcheurs, le tourisme ou les fonds sous-marins. Ce que je viens de dire concerne les éoliennes fixées au fond. Peut-être les performances des éoliennes flottantes seront-elles meilleures, mais nous n'avons pas encore de retour d'expérience.

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Le renouvelable n'est donc pas propre, écrivez-vous…

Les deux notions ne sont pas équivalentes. Le nucléaire est propre si l'on considère les émissions très faibles de CO2, mais il n'est pas encore renouvelable (il pourra l'être si on met au point les supergénérateurs). L'éolien a besoin d'un complément d'énergie, qui ne peut être que le gaz naturel. Or ce gaz n'est ni propre ni renouvelable. L'éolien qui lui est lié est donc une fausse énergie propre, une fausse énergie renouvelable. On trompe le bon peuple avec des termes illusoires. 

Sport et végétarisme

Par Le 06/05/2021

Depuis que j'ai cessé de manger des animaux, non seulement, je n'ai rien perdu en endurance et en récupération mais la perte de poids m'a été très bénéfique. Avec trois hernies discales et une sténose canalaire lombaire, plus je suis léger, mieux c'est. J'ai pesé 85 kilos à un moment de ma vie. Première opération pour mon dos, ratage complet. J'avais 25 ans. Je n'étais pas bien, pas bien du tout. Dans ma tête.

Aujourd'hui, je pèse entre 55 et 58 kilos, selon les saisons et mon engagement sportif. 

En ce moment, je travaille de 9 h à 17 h dans le jardin, ou pour la maison. On ne mange pas à midi. Un petit-déjeuner, classique pour moi, café, pain, beurre et un repas copieux à 18 heures. Aucune viande. Des oeufs, régulièrement, quatre ou cinq par semaine. 

On a trois enfants, adultes aujourd'hui, les trois sont végétariens, végétalien pour Léo, le benjamin.

Au niveau sportif, les trois sont au-dessus de la moyenne, très clairement. 

Léo fait partie des très bons skieurs de pentes raides. Ski-alpinisme engagé, très engagé. 

Il y a quelques mois, on a reçu un texto de sa part :

"Yo, Chambéry-Sète, en vélo, non-stop, je rentre en train. "

Marine, notre fille vit seule, au fond des bois, elle a construit sa BAD, "base de vie durable". Elle cultive son potager et prend son eau à une source. Elle court avec Yuka, son chien. Ou marche des kilomètres dans les collines. 

Rémi court, nage, skie, grimpe, pédale, enchaîne les séances de musculation. Officier dans l'armée de terre. Et végétarien. 

Des exemples de sportifs végétariens, il y en a beaucoup. Des articles précisant les méthodes, tout autant.

Des vidéos, des livres, des témoignages. Plus grand monde aujourd'hui n'irait soutenir que le régime vétéarien est incompatible avec le sport. 

 

 

Peut-on devenir sportif et végétarien sans risquer de carences nutritionnelles ?

 

https://www.sport-et-fitness.fr/etre-sportif-et-vegetarien/

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De nos jours, les régimes végétariens, végétaliens et le véganisme sont de plus en plus courants. Certains y voient un effet de mode lorsque d’autres soutiennent un choix de consommation différent. Quelle que soit la position sur ce débat, ces modes de vie soulèvent beaucoup de questions : Permettent-ils réellement de couvrir nos besoins ? Peut-on être sportif et végétarien sans carence ? Si oui, une telle alimentation peut-elle nuire à nos performances ? Dans cet article, nous vous expliquons en détail les raisons de la compatibilité entre sport et végétarisme.

Sommaire

Végétarien, végétalien, vegan : quelles différences ?

Ces dernières années, les médias ont beaucoup parlé des vegans. En conséquence, beaucoup d’amalgames ont été faits entre les différents modes de consommation, et on finit par ne plus trop savoir de quoi l’on parle. C’est pourquoi il nous semble essentiel de faire le point sur les différentes définitions.

Les personnes végétariennes sont celles dont le régime alimentaire est le moins contraignant. En effet, ces personnes excluent uniquement la chair animale (viandes et poissons), mais continuent à consommer des œufs, des produits laitiers, etc. A l’inverse, les végétaliens excluent de leur alimentation tous les produits provenant de l’exploitation des animaux. Ils ne mangent donc pas de viande, pas de poisson, mais pas non plus de produits laitiers, d’œufs, de miel, etc. Les vegans, quant à eux, ont des convictions dépassant le champ alimentaire. En effet, leur mode de vie consiste à exclure tout produit provenant des animaux. Cela concerne l’alimentation, bien sûr, mais également l’usage du cuir, de cosmétiques contenant des substances d’origine animale ou ayant été testés sur des animaux, et, pour les plus convaincus, les médicaments.

Les caractéristiques du régime végétarien

Comme dit plus haut, le végétarisme exclut toute consommation de chair animale, c’est-à-dire la viande et le poisson. Cette définition est la plus classique, mais des variantes existent. Certains végétariens consomment du poisson, alors que d’autres ne consomment ni chair animale, ni oeufs. Avant d’aller plus loin, si vous désirez sauter le pas mais que vous ne savez pas comment faire, vous pouvez consulter cet article détaillé contenant des conseils pour devenir végétarien.

Point historique

Dans nos sociétés occidentales, la consommation de viande est en constante augmentation. Beaucoup tendent à penser que cela a toujours été le cas, mais il n’en est rien, et il est important, pour comprendre la problématique du végétarisme et de ses dérivés, de savoir quelle est l’origine de la consommation de produits carnés.

De nombreuses raisons ont favorisé le régime alimentaire maintenant classique, comme l’industrialisation de l’agriculture, ou encore simplement l’image de la viande, qui était un signe de richesse et de prospérité. Mais avant la Seconde Guerre Mondiale, peu de gens consommaient de la viande régulièrement ! Tant l’élevage que les faibles revenus ne le permettaient pas à l’époque. Par conséquent, la notion de végétarisme n’existait pas, puisque la majeure partie de la population avait un régime pauvre en viande.

A la suite de la Seconde Guerre Mondiale, les progrès technologiques, associés aux mutations sociales et professionnelles et à l’urgence de fournir de la nourriture en grande quantité, ont favorisé le changement de régime alimentaire. Mais, avec ce changement, sont apparues de nombreuses maladies dont les générations précédentes n’avaient que rarement entendu parler : diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, syndromes métaboliques, etc. De nos jours, la corrélation entre ces maladies, le régime alimentaire carné et la sédentarité a maintes fois été prouvée par les scientifiques. Ce qui nous amène à notre thème suivant.

Conséquences nutritionnelles du régime végétarien

Les conséquences nutritionnelles qui découlent de l’alimentation végétarienne sont nombreuses… pour le mieux ! En effet, si elle est bien gérée, l’absence de consommation de chair animale induit :

augmentation de l’ingestion de fibres et de micronutriments

diminution de l’apport en acides gras saturés et autres composés impliqués dans les maladies cardiovasculaires

augmentation de la consommation de fruits, légumes, légumineuses et oléagineux

De plus, au-delà de l’aspect sanitaire, le végétarisme réduit l’impact environnemental de l’alimentation. En effet, la production de viande est la branche de l’industrie agroalimentaire la plus coûteuse d’un point de vue écologique (consommation d’eau, émission de gaz à effets de serre, déforestation, etc.)

Toutefois, troquer ses habitudes alimentaires habituelles contre un régime végétarien doit respecter certaines conditions. En effet, nous avons l’habitude de trouver un bon nombre de nos macronutriments dans les produits carnés, comme les protéines, par exemple. D’autres éléments essentiels peuvent également manquer lors d’un régime végétarien, comme le fer, le zinc, ou encore les vitamines du groupe B. Il est néanmoins facile d’éviter le risque de carence, puisque tous ces nutriments peuvent se retrouver dans des aliments autres que la viande.

Ainsi, les végétariens pourront équilibrer leur alimentation par la consommation de céréales complètes (pâtes complètes, riz complet, etc.), d’oléagineux (amandes, noix, noisettes, …) et de légumes secs (haricots, pois chiches, etc.). Par conséquent, si vous commencez un régime végétarien, il est primordial de bien vous renseigner. Cela ne doit toutefois pas vous décourager, puisque quelques principes simples permettront de pallier tout manque nutritionnel.

Aparté pour les végétaliens

Seuls les végétaliens et les vegans ont un risque de carence important : celui en vitamine B12. Ce composé ne se trouve en effet que dans les produits d’origine animale (viande, mais aussi œufs, lait, et même le miel). Les personnes suivant ces régimes devront donc avoir une supplémentation en vitamine B12.

Maintenant que la clarification sur le régime végétarien est faite, nous allons pouvoir passer au véritable sujet de cet article : peut-on être sportif et végétarien ?

Comment faire pour être sportif et végétarien ? 

Vous avez décidé de suivre une alimentation végétarienne, mais vous vous posez des question sur les moyens de concilier sport et végétarisme ? Pour vous guider, voici quelques conseils :

Mangez suffisamment de protéines : certes, la chair animale est une excellente source de protéines. Mais elle n’est pas la seule ! Pour avoir un apport suffisant en protéines, vous pouvez consommer des œufs et des laitages, bien sûr, mais également des légumineuses et des fruits secs.

Les œufs et produits laitiers sont une source de protéines évidente. Par ailleurs, ils apportent tous les acides aminés essentiels. Ils sont donc idéaux pour les sportifs végétariens débutants.

Sportif Vegetarien

Les légumes secs et céréales complètes renferment également de nombreux acides aminés essentiels. Toutefois, les uns ne contiennent pas les mêmes que les les autres. Pour cette raison, les repas végétariens allient souvent des mélanges de céréales complètes et de légumineuses afin d’avoir un apport protéique complet.

Attention aux carences en fer : en effet, dans un régime classique, l’apport en fer provient surtout des viandes rouges. Les premiers temps d’un régime végétarien, vous risquez donc la carence. En effet, la transition nécessite souvent un temps d’adaptation pour savoir où trouver les différents nutriments. Les œufs, légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches), légumes verts, laitages et fruits secs seront donc vos alliés.

Veillez à votre apport en vitamines B. En effet, tout comme le fer, plusieurs de ces vitamines entrent dans la fabrication des globules rouges. Une carence en vitamines du groupe B peut donc également entraîner une anémie. Pour éviter ce risque, les aliments cités ci-dessus vous aideront. Toutefois, si vous êtes plutôt végétalien, il faudra, dans tous les cas, vous complémenter en vitamine B12.

Etre sportif et végétarien : quels aliments privilégier ?

Pour les efforts physiques intenses et réguliers, les protéines sont essentielles. Elles assurent une meilleure récupération après un effort et entrent dans la constitution des muscles. Vous pourrez trouver vos protéines dans les laitages et les œufs, mais également dans les légumes secs, les céréales complètes et les oléagineux. En plus de fournir un bon apport en protéines, ces aliments permettent également de constituer les réserves énergétiques essentielles à un effort physique.

Comme vous le savez sans doute, plus une personne est sportive, plus sa consommation de protéines devra être importante. Ainsi, si vous pratiquez peu de sport, il est conseillé de consommer 0,8 gramme de protéines par kilo de poids de corps. Si vous pratiquez une activité d’endurance, manger entre 1 et 1,2 grammes de protéines par kilo est conseillé. Pour les activités plus poussées, comme la musculation, consommer entre 1,3 et 1,5 grammes de protéines par kilo est une bonne moyenne. En revanche, si vous pratiquez la musculation pour prendre de la masse musculaire, votre apport en protéines devra être compris entre 2 et 2,5 grammes par kilo.

Où trouver des protéines végétales lorsque l’on est sportif et végétarien ? 

Les œufs et les laitages représentent d’excellentes sources de protéines. Les végétaux, en particulier les légumineuses, en contiennent également une grande quantité. Si vous êtes un sportif végétarien ou végétalien, voici les aliments dans lesquels vous pourrez trouver des protéines :

Le soja (36 g/ 100 g)

Les graines de chanvre (26 g/ 100 g)Sportif Végétarien

Les pois chiches (19 g/ 100 g)

Les flocons d’avoine (15 g/ 100 g)

Les petits pois (5 g/ 100 g)

Les haricots noirs (25 g/ 100 g)

Le brocoli (3 g/ 100 g)

Les lentilles (24 g/ 100 g)

Le parmesan (39,4 g/100 g)

Le sarrasin (13 g/ 100 g)

Les graines de chia (17 g/ 100 g)

Les noix (21 g/ 100 g)

L’épeautre (15 g/ 100 g)

Le quinoa (14 g/ 100 g)

A titre de comparaison, une escalope de veau contient en moyenne 31 g de protéines par 100 g de viande. Certains végétaux contiennent donc plus de protéines que la viande !

Sportif et végétarien : quelques conseils supplémentaires

Pour combiner sport et végétarisme, il convient donc d’adopter une alimentation adaptée. Pour vous éviter les faux pas, nous vous conseillons également de :

Varier vos repas : si les protéines sont un élément clé de votre alimentation, les lipides et glucides ne doivent pas être laissés de côté. Ces trois éléments sont essentiels au bon fonctionnement de votre organisme. Pour vos performances sportives, il sont également bénéfiques !

Ne sautez pas de repas.

Privilégiez les céréales complètes à index glycémique bas. Veillez à bien choisir vos sources de glucides : tous ne sont pas de même qualité !

Si vous êtes végétalien, pensez à vous supplémentez en vitamine B12, car elle est présente uniquement dans les produits d’origine animale. Vous éviterez ainsi les risques d’anémie.

Etre sportif et végétarien : c’est donc possible !

Non seulement être sportif et végétarien est possible, mais de nombreux sportifs de haut niveau le sont. Beaucoup d’athlètes végétaliens se classent en compétition, et même en culturisme. Parmi ces sportifs, on retrouve par exemple l’athlète Carl Lewis, végétalien depuis 1990, qui a remporté pas moins de 10 médailles olympiques et 10 médailles aux championnats du monde. Cela indique donc que sport et végétarisme sont tout à fait compatibles ! Il reste cependant essentiel de prendre soin de son corps et de son alimentation, quel que soit son niveau sportif.

Sportif et végétarien : ne vous affamez pas

Pour éviter une fonte musculaire, une perte de densité osseuse et les dysfonctionnements hormonaux, toute personne doit consommer suffisamment de calories. C’est particulièrement vrai si vous êtes sportif. Vous devez donc consommer le nombre de calories nécessaire à votre niveau d’activité physique. De nombreux sites internet proposent de calculer vos besoins, en se basant sur votre sexe, votre âge, votre poids, votre niveau d’activité physique et votre objectif (poids stable, fonte graisseuse ou prise de masse). N’hésitez pas à les consulter.

Avoir une alimentation équilibrée

Équilibrez vos repas

Votre organisme a besoin de nutriments pour bien fonctionner. Ainsi, lipides, glucides et protéines doivent être présents en quantités suffisantes. En tant que sportif végétarien, vous devrez donc veiller à :

Choisir avec attention les glucides que vos consommez : principal carburant de l’organisme, les glucides doivent représenter 50% de votre apport calorique. Mais attention ! Choisissez avec soin les glucides que vous mangez. Ainsi, privilégiez les produits céréaliers à base de farine complète ou intégrale, les légumes, les fruits et les légumineuses.

Limiter votre consommation de graisses saturées : le végétarisme peut, comme toute alimentation, induire un excès de graisses saturées. Que vous soyez, ou non, un sportif végétarien, favorisez les acides gras insaturés (oméga-3 et oméga-6). Pour cela, vous pouvez varier les huiles que vous utilisez, consommer des oléagineux comme les noix, les amandes, les noisettes… et diminuer la quantité de laitages.

Consommer assez de protéines : comme expliqué, les protéines jouent un rôle essentiel dans le maintien, la construction et la réparation des muscles. Sur les 20 acides aminés, 8 sont dits “indispensables”, car ils ne peuvent pas être produits par l’organisme. Ils doivent donc être fournis par l’alimentation. Il est ainsi nécessaire de consommer des protéines de bonne qualité pour éviter tout risque de carences. Dans vos menus, intégrez donc des légumineuses, des oléagineux et des céréales complètes.

Ne pas oublier les aliments riches en fibres, en antioxydants et en minéraux pour limiter le stress oxydatif causé par l’exercice physique.

Récupérer après l’effort : après votre entraînement, il est essentiel de boire beaucoup d’eau.

 

Prise de conscience

Par Le 05/05/2021

 

Je suis né en Bretagne. J'ai mangé du poisson et des fruits de mer. J'adorais ça.

Avec ma grand-mère, on ramassait des coques, des pieds de couteaux, on cherchait des crabes. Des souvenirs impérissables.

Je pêchais aussi et j'étais fier de rentrer avec mes poissons. Parfois, je les faisais cuire sur un feu de bois à la plage. J'étais Robinson sur son île. 

Je tuais les poissons dès que je les ramenais au bout de ma ligne. Un coup sur la tête et je les vidais aussitôt. Je ne voyais dans tout ça que ma puissance, mon adresse, ma débrouillardise. J'étais un gamin juste heureux de mes qualités de pêcheur.

Bien plus tard, alors que j'étais devenu instituteur et que j'étais en poste dans un petit village côtier, j'avais installé dans ma classe un très grand aquarium. Avec les enfants, on était allé à la plage et on avait ramené divers animaux, crevettes, crabes, bigorneaux ...

Un matin, alors que j'arrivais de bonne heure, bien avant l'arrivée des enfants, en montant l'escalier qui menait à ma classe, j'ai trouvé un crabe qui descendait. Il se laissait tomber du haut d'une marche, avançait sur le carrelage et retombait sur la marche suivante. Je suis resté sidéré. Comment était-il sorti de l'aquarium, je n'en sais rien.

La porte de la classe était ouverte. 

Il s'enfuyait.

Je l'ai mis dans une caisse en plastique et je l'ai ramené à la mer. 

J'ai eu beaucoup de mal à travailler pendant toute la journée. Je n'ai rien dit aux enfants.

Quelques jours plus tard, je suis allé voir mes parents. Ma mère avait acheté deux énormes "araignées". Nos crabes préférés. Elle avait mis l'eau à bouillir mais comme le récipient était trop petit pour y cuire les deux en même temps, elle a plongé le premier alors que le deuxième était prostré au fond de l'évier. Lorsque le premier crabe a été plongé dans l'eau bouillante, j'ai vu le deuxième "bondir", se détendre et gratter au fond de l'évier, cherchant à se hisser sur les bords.  

Je n'ai pas pu en manger. 

Et puis, jour après jour, l'émotion est passée et le plaisir du goût a repris le dessus.

Il y a dix ans maintenant que je ne mange plus aucun animal, ni terrestre, ni marin, ni de rivière. Rien. Et il me revient parfois en mémoire, tous ces animaux que j'ai mangés.

"La noix de veau" que mon père nous faisait, avec de la crème fraîche. Je n'ai jamais imaginé le veau. Je ne voyais que la tranche de viande. Tout autant que les steacks, ou les tranches de jambon, ou le saucisson, ou les rillettes ou les multiples pâtés bretons. Je ne voyais pas l'animal. Tout le problème est là. On mange de la "viande", on ne mange pas un animal. Et pourtant, c'est bien d'un animal dont il s'agit. 

Hier, quand on est allé courir dans les bois, on est passé près d'un pré où paissait un troupeau de vaches et de multiples veaux. Ils étaient tout jeunes, ils gambadaient puis venaient se blottir contre leurs mères ou têtaient goulûment. La Creuse compte un grand nombre d'exploitations produisant de la viande...De la viande de veau. Entre autres. 

On les a regardés courir, vivre, se nourrir, se frotter à leurs mères. Insouciants. Futurs "noix de veau".

Il me reste moins d'années à vivre que je n'en ai vécu mais au moins, ce qui reste à faire ne comptera plus aucun animal dans mon assiette. 

Et il m'arrive de demander pardon à tous ceux que j'ai mangés. 

 

Les pêcheurs demandent d’interdire la pêche sur le plateau de Rochebonne, un réservoir de biodiversité

 

https://lareleveetlapeste.fr/les-pecheurs-demandent-dinterdire-la-peche-sur-le-plateau-de-rochebonne-un-reservoir-de-biodiversite/

« Dans le contexte actuel, où la filière est confrontée à des difficultés majeures, cette proposition des structures professionnelles doit répondre à une volonté forte des pêcheurs, accompagnée des pouvoirs publics, d’assurer la pérennité des activités socio-économiques face à la montée d’objectifs souhaitant répondre à des enjeux écologiques », indique le CNPMEM dans son communiqué.

21 avril 2021 - Laurie Debove

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- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
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BREVE – Les mentalités seraient-elles en train de changer ? Le Comité national des pêches a créé la surprise : il souhaite interdire la pêche dans la zone du plateau de Rochebonne, afin de laisser prospérer la faune et la flore maritimes uniques de ce lieu.

Les pêcheurs commencent à prendre conscience de l’impact de la surpêche sur l’état des Océans, et aussi de la pérennité de leur activité. Afin de préserver le stock de poissons, le Comité national des pêches (CNPMEM) a regroupé l’ensemble des structures professionnelles de la façade Atlantique (comités régionaux et organisations de producteurs), pour demander à la ministre de la Mer Annick Girardin l’arrêt de la pêche sur le Plateau de Rochebonne.

Au large de l’île de Ré, le plateau de Rochebonne est un espace de plus de 9700 hectares qui abrite de nombreuses espèces telles que les dauphins communs, les grands dauphins, les marsouins communs, les globicéphales noirs, les requins pèlerins, mais aussi de nombreux oiseaux marins. Cette zone classée Natura 2000 est un espace censé être protégé par la loi, à travers un régime de protection des mammifères marins dont le dauphin commun fait partie. 

« C’est un lieu absolument magique qui concentre énormément d’algues notamment des grands laminaires qui, compte tenu de la clarté et de la transparence des eaux, arrivent à 40 mètres de haut, avec énormément d’autres algues, ce qui attire beaucoup de poissons et des oiseaux pélagiques qui pêchent au-dessus des pitons du plateau de Rochebonne, des mammifères marins comme des tortues, etc. » explique Dominique Chevillon naturaliste, Président de Ré Nature Environnement et Vice-Président de la LPO, pour La Relève et La Peste

Fin 2019, la Préfecture de la Nouvelle Aquitaine a pris une décision forte pour protéger ce réservoir de biodiversité : la pêche au chalut, trop meurtrière, est désormais interdite sur le plateau de Rochebonne.

Lire aussi : Des milliers de bars et de dauphins sauvés grâce à l’interdiction de la pêche à chalut

Restait donc les autres bateaux de pêche, autorisés à venir dans la zone une année sur deux. Une vingtaine de navires continuent d’y pêcher, et entre 300 et 400 autres navires ratissent les eaux alentours en quête de poissons. Au fil du temps, l’endroit est devenu un symbole.

« Dans le contexte actuel, où la filière est confrontée à des difficultés majeures, cette proposition des structures professionnelles doit répondre à une volonté forte des pêcheurs, accompagnée des pouvoirs publics, d’assurer la pérennité des activités socio-économiques face à la montée d’objectifs souhaitant répondre à des enjeux écologiques », indique le CNPMEM dans son communiqué.

Carte du plateau de Rochebonne

La montée en puissance des écologistes face au massacre de dauphins qui continue chaque année aurait-il convaincu les plus récalcitrants de l’importance primordiale d’épargner certaines zones de pêche ? Le communiqué ne le précise pas.

Lire aussi : Massacre de dauphins en France : « Si on n’arrive pas à les sauver, c’est foutu pour tout le reste. »

Concrètement, le CNPMEM demande que l’interdiction concerne tous les engins de pêche pendant dix ans avec une dérogation pour la pêche à la ligne, plus sélective, du 1er avril au 30 septembre. Les bateaux battant pavillon étranger et les espagnols qui fréquentent le plateau de Rochebonne doivent aussi y être soumis. Un suivi scientifique serait mis en place.

« Cet endroit est au large des côtes, c’est un massif récifaire quasiment unique en poche de biodiversité : si ça se fait c’est une bonne nouvelle. » conclut Dominique Chevillon

21 avril

L'hérésie du gazon

Par Le 04/05/2021

J'ai vu mes parents prendre soin de leur gazon pendant des années, y arracher la moindre "mauvaise herbe", utiliser des produits chimiques, se pâmer devant la splendeur de la pelouse. Où rien de nourricier ne poussait. 

1500 m² de terrain et pas un seul légume. De la pelouse et des fleurs. Au moins, il y avait des abeilles. 

Et ma mère achetait les légumes au super marché. Et moi, j'allais chercher des pommes dans les vergers abandonnés. Et je cuisais des châtaignes sur les feux de bois. Oui, j'aurais pu prendre la décision de faire mon potager dans un coin. Mais je n'avais aucunement conscience de la beauté de la chose.

Aujourd'hui, lorsque je vois ce nombre incalculable de jardins arborant fièrement des pelouses taillées au millimètre, je me dis qu'on est encore loin de cette prise de conscience. Et pourtant, je sais que ça avance, je sais que de plus en plus de personnes s'y mettent, que la séance de jardinage fait partie du planning du week end.

Je m'efforce parfois de regarder attentivement les belles choses. Et de détourner les yeux de tout le reste.

 

L’histoire du gazon, symptôme de nos contradictions face à la nature

 

Réécouter L’histoire du gazon, symptôme de nos contradictions face à la natureÉCOUTER (3 MIN)

À retrouver dans l'émission

LE JOURNAL DE L'HISTOIRE par Anaïs Kien

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Une pelouse verte parfaitement tondue serait le symbole du contrôle de la nature par la loi du marché. Peut-on encore domestiquer son environnement à sa guise, sans remords, alors que la conscience écologique grandit dans nos sociétés ?

"Défendre sa nation, c’est défendre son gazon" dans les Etats-Unis d'après-guerre.

"Défendre sa nation, c’est défendre son gazon" dans les Etats-Unis d'après-guerre.• Crédits : Found Image Holdings/Corbis - Getty

Alors que l‘on s’interroge sur notre rapport à la nature, et sur la nécessité de le changer radicalement, ou pas, François Jarrige publiait il y a quelques temps un article sur l’histoire de l’invention de la pelouse, ces étendues précieuses et si recherchées dans les villes quand le printemps s’installe, ces carrés verts tant convoités qui cristallisent nos contradictions face à ce que qui devrait être fait et ce qui se fait vraiment.    

La pelouse, c’est une nature sous contrôle et un marché. Cette pelouse, façon moquette, d’où rien ne doit dépasser, pas même un pissenlit qui briserait son harmonie, on en compte plus d’un million d’hectares en France, un chiffre en inflation constante ces dernières années. Mais les Français n’auraient pas encore suffisamment développé cette "culture de la pelouse" au goût des professionnels de ce marché qui rêvent du modèle américain où l’on trouve 65 millions d’hectares de pelouse cultivée.  

Dans certaines villes un gazon mal entretenu est forcément lié à la "moralité douteuse" de son propriétaire. Le carré d’herbe soigné est devenu symbole d’hygiène, d’ordre et de propreté. Aux États-Unis on a même pu entendre dans les années d’après-guerre : "défendre sa nation, c’est défendre son gazon". 

Cette projection du portrait moral et patriote des jardiniers amateurs sur la surface immaculée de leur pelouse remonte à l’époque moderne quand les jardins de la Renaissance sont remplacés par leur successeurs baroques, soutenus par un bouleversement de la conception que l’on se fait de la place de l’homme dans son environnement : jusque-là l’homme était une partie de l’univers, il en devient le centre. Une conception renforcée par la démocratisation du jardinage non productif comme loisir et la mode des jardins à l’anglaise, accompagnées d’un discours commercial qui investit toujours plus les vertus morales et édifiantes liées à la culture de son propre jardin.

La domestication des zones herbeuses

On cultive son jardin comme on vit, d’autant plus à l’heure du développement croissant des villes réputées malsaines par l’éloignement qu’elles imposent avec la nature des campagnes. 

La culture du jardinage en ville n’invente pas pour autant la jungle urbaine si l’on en croit la symétrie et les lignes artificielles parvenues à leur paroxysme dans les jardins de Versailles conçus par Le Nôtre au XVIIe siècle. Un très "savant mélange de rêve bucolique et de fierté de la conquête technologique de la nature", bien loin de l’évocation de la vitalité des herbes folles et des massifs sauvages, considérés comme une invasion barbare, et les barbares on s’en méfie. En matière de pelouse, ils se nomment trèfle, pâquerettes, orties ou chardon.  

La domestication des zones herbeuses est "une construction historique" et selon François Jarrige « un vaste business qui engouffre chaque année des quantités astronomiques d’eau, de pesticides et d’essence ». Une fois dit ça, la nature semble s’éloigner à grand pas.    

On termine la lecture de cet article avec l’impression que la dictature de la pelouse nous gouverne, avec ses exigences polluantes et son terrorisme moral, et peut-être aussi avec la conviction que pour reprendre en main notre destin environnementale, il nous reste à poser nos fesses sans modération sur ce gazon maudit pour y remettre un peu de désordre et pour envisager d’en changer l’avenir à défaut de pouvoir en changer l’histoire.

Liens :

"Éloge du pissenlit" par François Jarrige, Alternatives-agriculturelles.fr, 01/12/2016.

 

 

Keny Arkana : Cinquième soleil

Par Le 04/05/2021

On est allé courir ce matin et j'avais ça dans les oreilles.

Mon espèce s'égare, l'esprit qui surchauffe
Les gens se détestent, la guerre des égos
XXIe siècle, 
cynisme et mépris
Non respect de la Terre, folie plein les tripes

Frontièresbarricadesémeutes et matraques
Cris et bains de sang, bombes qui éclatent

Politique de la peur, science immorale
Insurrection d'un peuple, marché des armes

Nouvel Ordre Mondial, fusion de terreur
L'homme, l'animal le plus prédateur
Le système pue la mort, assassin de la vie

A tué la mémoire pour mieux tuer l'avenir
Des disquettes plein la têteles sens nous trompent
3e œil ouvert car le cerveau nous ment

L'être humain s'est perdu, a oublié sa force
A oublié la lune, le soleil et l'atome

Inversion des pôles vers la haine se dirige
A perdu la raison pour une excuse qui divise

L’égoïsme en devise, époque misérable
Haine collective contre rage viscérale
Une lueur dans le cœur, une larme dans l’œil
Une prière dans la tête, une vieille douleur
Une vive rancœur, là ou meurt le pardon
Où même la voix prend peur, allez viens nous partons
Des lois faites pour le peuple et les rois tyrannisent

Confréries et business en haut de la pyramide
Ça sponsorise le sang, entre chars et uzis
Innocents dans un ciel aux couleurs des usines

Un silence de deuil, une balle perdue
Toute une famille en pleurs, un enfant abattu

Des milices de l'état, des paramilitaires

Des folies cérébrales, des peuples entiers à terre
Bidonvilles de misère à l'entrée des palaces
Liberté volée, synonyme de paperasse
Humanité troquée contre une vie illusoire
Entre stress du matin et angoisses du soir
Des névroses plein la tête les nerfs rompus
Caractérisent l'homme moderne, bien souvent corrompu

Et quand la ville s'endort, arrive tant de fois
Une mort silencieuse, un SDF dans le froid

Prison de ciment, derrière les œillères
Le combat est si long, pour un peu de lumière

Les famille se déchirent et les pères se font rares
Les enfant ne rient plus, se battissent des remparts
Les mères prennent sur elles, un jeune sur trois en taule
Toute cette merde est réelle, donc on se battra encore

C'est la "malatripa" qui nous bouffe les tripes
Une bouteille de vodka, quelques grammes de weed
Certains ne reviennent pas, le sevrage est violent
Subutex injecté dans une flaque de sang

Des enfants qui se battent, un coup de couteau en trop

Ce n'est plus à la baraque que les mômes rentrent tôt
Ils apprennent la ruse dans un verre de colère

Formatage de la rue, formatage scolaire
C'est chacun sa disquette,
 quand les mondes se rencontrent
C'est le choc des cultures, voir la haine de la honte

Les barrières sont là, dans nos têtes bien au chaud
Les plus durs craquent vite, c'est la loi du roseau
Non rien n'est rose ici, la grisaille demeure
Dans les cœurs meurtris qui à petit feu meurent
Ne pleure pas ma sœur car tu portes le monde
Noble est ton cœur, crois en toi et remonte
N'écoute pas les bâtards qui voudraient te voir triste

Même Terre-mère est malade, mais Terre-mère résiste
L'homme s'est construit son monde, apprenti créateur
Qui a tout déréglé, sanguinaire prédateur

Babylone est bien grande mais n'est rien dans le fond
Qu'une vulgaire mascarade au parfum d'illusion

Maîtresse de nos esprits, crédules et naïfs

Conditionnement massif, là ou les nerfs sont à vifs
Dans la marche et la rage, bastion des galériens

Ensemble nous sommes le monde et le système n'est rien
Prend conscience mon frère, reste près de ton cœur
Méfie-toi du système, assassin et menteur

Éloigne-toi de la haine qui nous saute tous aux bras
Humanité humaine, seul l'Amour nous sauvera

Écoute le silence quand ton âme est en paix
La lumière s'y trouve, la lumière est rentrée
Vérité en nous-même, fruit de la création

N'oublie pas ton histoire, n'oublie pas ta mission
Dernière génération à pouvoir tout changer
La vie est avec nous n'aies pas peur du danger
Alors levons nos voix, pour ne plus oublier

Bout de poussière d'étoile, qu'attends-tu pour briller ?
Tous frères et sœurs, reformons la chaine
Car nous ne sommes qu'un divisé dans la chaire
Retrouvons la joie, l'entraide qu'on s'élève

Une lueur suffit à faire fondre les ténèbres
S’essouffle ce temps, une odeur de souffre
La fin se ressent, la bête envoute la foule
Les symboles s'inversent se confondent les obsèques
L'étoile qui fait tourner la roue se rapproche de notre ciel
Terre à l'agonie, mal-être à l'honneur
Folie, calomnie peu de cœur à la bonne heure
Ignorance du bonheur, de la magie de la vie
Choqué par l'horreur, formé à la survie
L'époque, le pire, une part des conséquences
Le bien, le mal, aujourd'hui choisis ton camp

L'être humain s'est perdu trop centré sur l'avoir
Les étoiles se concertent pour nous ramener sur la voie
Quadrillage ficelé, mais passe la lumière
Aies confiance en la vie, en la force de tes rêves
Tous un ange à l'épaule, présent si tu le cherches

Quand le cœur ne fait qu'un, avec l'esprit et le geste
Le grand jour se prépare, ne vois-tu pas les signes ?

La mort n'existe pas, c'est juste la fin des cycles
Cette fin se dessine, l'humain se décime

Espoir indigo, les pléiades nous désignent
Lève ta tête et comprends, ressens la force en ton être

Dépasse Babylone, élucide le mystère
Rien ne se tire au sort, que le ciel te bénisse

Enfant du quinto sol, comprend entre les lignes

[Parlé]
Comprends entre les lignes
Enfant du 
quinto sol
Le soleil est en toi
Fait briller ta lumière intérieure
Pour éclairer le chaos de leur monde
On est pas là par hasard
Les 
pléiades nous désignent
Lève ta tête, comprends entre les lignes (la vie est grande)
Écoute ton cœur

Désobéissance
Car la vérité est en nous
Car la solution est en nous
Parce que la vie est en nous

 

Barnabé Chaillot et Damien Dekarz

Par Le 04/05/2021

Ces deux personnages méritent absolument d'être connus.

Je suis abonné à leur chaîne respective mais je ne savais pas qu'ils s'étaient rencontrés. Pour le rocket stove qui m'intéresse grandement.

 

De l'intellect à la matière

Par Le 03/05/2021

Je l'ai déjà écrit, il y a quelques temps. J'ai pleinement conscience que le contenu de ce blog a fortement changé au fil du temps. Entre les textes écrits en 2009, les thèmes abordés, les réflexions, la dimension spirituelle et ce qui occupe désormais mes pensées, la marge est importante. Au premier abord. Mais finalement, la dimension spirituelle et tout ce qu'elle implique comme évolution intérieure, il faut bien, à un moment, qu'elle prenne forme dans la réalité matérielle. Depuis bien longtemps, je m'attache à identifier ce qui relève de la liberté ou du conditionnement, du libre arbitre ou du déterminisme, de la lucidité individuelle ou du formatage social. Il m'importait de pouvoir juger de ma capacité à prendre des décisions réfléchies et non de subir aveuglément des influences multiples. La tâche est immense et bien souvent le constat n'est pas reluisant. 

 

J'avais écrit ce texte en 2012.

Rien n'a changé.

Nous sommes venus vivre dans le département de la Creuse en réaction à divers phénomènes, pour répondre à de multiples paramètres qui nous sont devenus incontournables. Nous avons quitté les montagnes et il y a dix ans en arrière, cette idée nous aurait paru totalement impensable. Il n'y a donc pas une décision libre mais une volonté de préserver notre liberté de vivre comme nous le souhaitons. Nous réagissons à des phénomènes et nous agissons a posteriori .

Notre choix n'est pas issu de rien. C'est le propre de l'humain finalement. La liberté prend forme dès lors que l'action qui s'impose peut être menée à son terme, dans toute son étendue, sans aucune retenue, sans aucun compromis, sans aucun abandon. L'absence totale de liberté, c'est de ne rien pouvoir changer. 

Nous avons donc le privilège de pouvoir réagir en toute liberté à nos conditions d'enfermement. Et c'est ce qui nous rend partiellement libres. Maintenant que nous avons trouvé le lieu qui nous convient, il nous reste à l'aménager pour répondre pleinement à notre choix. 

De la démarche spirituelle, nous entrons dans la démarche matérielle, dans l'action, dans le travail, dans l'engagement physique. Et c'est là que la liberté trouve son second souffle, un déploiement qui sort du cadre intellectuel, une mise en oeuvre qui se doit d'être explorée. 

Le choix de se croire libre

"Je ne crois pas un seul instant à une quelconque liberté. Tout est l'effet des causes initiales. Si je regarde les enchaînements de mon existence, je finis toujours par trouver une cause première. Mes choix n'ont été que des réactions et non des actions. Je sais pourquoi je suis devenu instituteur, je sais pourquoi j'aime la montagne, je sais pourquoi j'aime la solitude, pourquoi j'écris... Rien ne s'est fait "librement" mais parce qu'il y avait initialement un évènement qui m'amenait à réagir. Je pourrais convenir pour me rassurer qu'il y a tout de même une décision prise de ma part et qu'il y en avait sans doute une autre d'envisageable. Mais la source reste la même. Rien ne vient de rien.

Je pourrais choisir d'arrêter d'écrire cet article et de fermer l'ordinateur pour me prouver que j'ai un pouvoir décisionnel. Je regretterai certainement dans peu de temps ce caprice prétentieux et je reviendrai m'asseoir en me maudissant d'avoir perdu ce que j'avais déjà écrit. Je "dois" écrire ce que je porte. Je sais pourquoi je dois l'écrire, j'en ai déjà parlé.

Cette illusion du choix s'établit dans les contingences de la vie quotidienne. C'est certain mais c'est si insignifiant que ça n'a aucun intérêt. Je vais choisir une nouvelle tapisserie. Ouah, formidable...Ou acheter un smartphone, ouah, trop bien ! Ah, non, finalement, là je ne l'ai pas choisi, je n'en avais pas besoin, je n'ai fait que succomber à une pression médiatique et encore une fois prétentieuse. "Moi, j'ai un smartphone" !! (Je ne sais d'ailleurs même pas à quoi ça sert...) Ah, et puis, je pourrais changer de voiture aussi, là, il y a du choix. C'est important le choix d'une voiture ! Elles ont bien toutes quatre roues, un moteur et une caisse mais quand même il y en a qui sont mieux que d'autres et je serais tellement heureux de rouler dans une voiture qui me plaît. Oui, bon, ok , c'est ridicule, je sais...

Je pourrais même choisir de changer de femme. Celle-là est vraiment trop nulle. Et d'ailleurs, je ne sais même pas pourquoi j'en suis arrivé à l'aimer et à avoir des enfants avec elle. Mais des femmes, il y en a tellement, c'est comme les voitures, il y a du choix...Quand je vois ce qui existe dans les revues que je lis...Non, pas les revues de bagnole, les revues avec de belles femmes ! Celle du cinéma par exemple, c'est extraordinaire comme elles sont belles au cinéma. Ah, oui, là c'est vrai, je me fais un film. J'en finis même par ne plus voir la réalité de ma femme...

Liberté du choix...Quelle fumisterie. Il faudrait déjà exister intérieurement pour pouvoir prétendre faire un choix. Car enfin, qui choisit ? Qui est là pour choisir ? Un individu lucide, conscient, éveillé ou une machine qui se remplit de carburant pour croire qu'elle avance par elle-même ? Qui lui donne ce carburant ? Les autres ? Des individus endormis qui fonctionnent avec le même carburant ? Ah, non, ceux-là sont propriétaires des pompes à carburant. Mais ils sont tout aussi endormis. C'est juste qu'ils ont appris à en profiter davantage et à se servir de ceux qui restent juste attachés à ce désir immodéré de remettre sans cesse du carburant. Hiérachie dans le sommeil et dans les addictions. Il y a les dealers camés et les camés tout court.

Le choix de se croire libre est par conséquent une auto mutilation. Je coupe en moi le lien qui me rattachait à mon âme et je "décide" de me soumettre à mon mental. Ca n'est évidemment pas une décision réfléchie mais juste un abandon par conditionnements. C'est pour cela qu'il faut bénir les drames. Ils sont la plupart du temps les seuls évènements susceptibles de réveiller les individus. Il y aura toujours ceux qui regretteront infiniment le temps du grand sommeil et de la multiplicité des pompes à carburant. Bon, tant pis. Peut-être ont-ils besoin de revenir pour un autre passage...Va savoir.

Et puis, il y a ceux ou celles qui ne peuvent plus dormir. Parfois même réellement. Ils vont aller marcher pendant des jours et des nuits. Mûs par une énergie inconnue qui les brûle intérieurement.

Il y a aussi ceux ou celles qui vont s'apitoyer en disant qu'il n'y a rien à faire, "que c'est comme ça ma pauvre dame, que la vie est dure, ah la la, pensez donc, il n'était pas bien vieux encore, partir comme ça, si vite alors qu'il allait être grand-père, c'est vraiment trop dur, et vous avez vu sa pauvre Ginette comme elle a l'air de s'en fiche, vraiment quelle honte."

Bon, on connaît...Et puis quand ça leur tombe dessus et bien ces personnes-là seront des victimes parfaites, elles tiendront leur rôle à la perfection, avec un professionalisme indéniable, comme si elles avaient attendu ça toute leur vie, LE grand rôle. "C'est comme ça, que voulez-vous, mais je suis courageux, je ne me plains pas même si je dois aller chez le docteur trois fois par semaine et deux visites à l'hôpital et que personne ne me fait les courses, mes enfants ne viennent même pas, vous vous rendez compte, avec tout ce que j'ai fait pour eux, mais bon, je ne me plains pas, c'est dur mais je peux y arriver même si avec l'hiver qui arrive, je sais que les journées seront longues tout seul et patati patata...Pas le choix, c'est comme ça ma pauvre dame, c'est même Dieu qui l'a voulu mais je vais à la messe quand même. Y'a rien d'autre à faire."

Bon, là, effectivement, l'absence de choix est vécu comme une opportunité. Pas question d'aller voir à l'intérieur ce qui se passe. L'environnement occupe toute l'énergie dépensée.

Et alors, qu'en est-il de cette liberté existentielle ?

On a donc les endormis qui se gavent de carburant. Liberté existentielle : néant.

On a aussi les victimes qui adorent leur statut de victimes. Liberté existentielle : néant.

On a aussi les traumatisés qui ne cherchent pas à se plaindre parce qu'ils ont basculé dans un espace qu'ils ne connaissaient pas et qui se révèlent absolument fabuleux. Liberté existentielle : en cours d'apprentissage.

Ces derniers possèdent-ils un libre arbitre ? Non, bien entendu étant donné que leur évolution est dictée par un évènement indépendant de leur volonté. Mais il y a une différence essentielle. ILS LE SAVENT.

Rocket stove

Par Le 03/05/2021

Dans la grange (100 mètres ²), j'ai le projet de fabriquer un atelier fermé pour pouvoir bricoler relativement au chaud. Mais pour ça, il faut un système de chauffage. 

L'idée qui me plaît, c'est le rocket stove. J'ai le matériel nécessaire, bouteille de gaz et deux grands extincteurs. Pour la cendre, aucun souci avec nos deux poêles à bois dans la maison. On la stocke déjà pour le potager. 

Pissenlit et plantes sauvages au printemps

Par Le 03/05/2021

Deux fois par semaine, on laisse les travaux du jardin et on part dans les bois.

A la recherche des plantes sauvages, entre autres choses.

 

 

Site gouvernemental sur les risques majeurs

Par Le 29/04/2021

Qui dans la population française a eu la curiosité d'aller lire ça ?

Si je pense aux habitants de la vallée de la Vésubie, cela leur aurait été bien utile. Et bien d'autres événements du même type ou autres entreraient dans la catégorie.

Vous pouvez toujours visiter cette page pour vous donner une idée.

En dehors des gens concernés, la population oublie très vite les accidents majeurs. 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_catastrophes_en_France_depuis_1900

Pour la suite de l'article, on ne peut pas dire que ça soit issu d'un site complotiste, survivaliste, apocalyptique et autres joyeusetés.

Le mot "gouvernement" devrait inciter les plus réticents à jeter un oeil attentif.

Personnellement, je trouve tout cela encore insufffisant mais c'est malgré tout la preuve que quelques "têtes pensantes" considèrent que ça doit être fait et diffusé. Il y aurait par exemple l'anticipation d'une rupture d'approvisonnement alimentaire. Combien de personnes disposent d'une réserve conséquente de nourriture ? Je renvoie de nouveau aux conséquences dans la vallée de la Vésubie. Cinq jours après la catastrophe, des gens n'avaient plus rien à manger ni à boire alors que leur maison était toujours debout. 

Non, ça n'arrive pas qu'aux autres. Voilà ce qu'il faut garder à l'esprit ou alors ça ne sert strictement à rien que les médias diffusent des informations, qu'il y ait des reportages, des analyses, des livres etc etc...

Et non, je ne suis pas mort de peur, pessimiste, catastrophiste, paranoïaque. 

On a travaillé dans le jardin toute la journée, comme depuis plus d'un mois et c'est que du bonheur. 

 

J'ajoute à l'article ce pdf à charger. "Plan familial d'urgence".

http://www.lot.gouv.fr/IMG/pdf/GUIDE_PLAN_FAMILIAL_D_URGENCE.pdf

 

 

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Anticiper une situation d'urgence, c'est avant tout identifier les risques qui nous entourent (voir Identifier les risques près de chez vous) et donc prévoir des scénarios alternatifs. Après un inventaire de ces risques, il est nécessaire de les étudier et d'évaluer leur gravité potentielle avant de décider des actions préventives à mettre en place.

Anticiper c'est finalement prendre les précautions nécessaires pour pouvoir gérer au mieux une situation de crise. Cette rubrique a donc pour objectif d'informer le citoyen sur les attitudes à adopter avant, pendant, et après une situation d'urgence.

 

AVANT UNE SITUATION D'URGENCE

Recherchez les informations sur les risques dans votre région

Concevez votre plan personnel de secours (mise à jour nécessaire tous les ans).

Préparez votre équipement de secours  nécessaire en cas d’évacuation (kit d’urgence).

Infographie : Kit d'urgence - voir en plus grand


PENDANT UNE SITUATION D'URGENCE

Votre action la plus efficace sera de rester informé en permanence des actions de secours prises par les pouvoirs publics et de respecter strictement les consignes communiquées, notamment s’il est nécessaire d’évacuer votre domicile ou la zone sinistrée.

Écoutez en permanence la radio ou la télévision, et plus particulièrement votre radio locale de service public.

Soyez attentif aux messages par porte-voix d’où qu’ils proviennent (véhicule terrestre, maritime ou aérien).

Soyez vigilant aux messages transmis par sirènes qui peuvent inviter à l’évacuation.

Restez où vous êtes jusqu’à ce que la sécurité soit assurée ou que l’on vous donne l’ordre d’évacuer les lieux.

Gardez près de vous votre kit d’urgence.

Pesez avec calme les avantages et les inconvénients, au cas où vous devriez seul envisager l’évacuation du domicile par votre famille.


Respectez l’ordre d’évacuation

L’ordre d’évacuation est donné par les autorités uniquement lorsqu’elles ont des raisons de croire que vous êtes en danger. Restez où vous êtes jusqu’à ce que l’on vous donne l’ordre d’évacuer les lieux ou que la sécurité soit assurée.

Si vous recevez l’ordre d’évacuer les lieux, apportez avec vous votre kit d’urgence, les médicaments dont vous avez besoin, vos ordonnances, les papiers d’identité de chacun des membres de la famille, des copies des papiers essentiels de la famille et un téléphone portable.

Verrouillez les portes de votre domicile et utilisez les voies de secours préconisées par les autorités ou suivez les itinéraires d’évacuation que vous avez préalablement repérés.

Respectez l’ordre de confinement


Si les responsables locaux vous conseillent de vous abriter sur place, vous devez demeurer à l'intérieur de votre domicile ou de votre lieu de travail, et vous protéger à cet endroit.

Afin de vous protéger au mieux, il est conseillé d’agir ainsi :

Fermez et verrouillez toutes les fenêtres et les portes donnant sur l'extérieur.

Éteignez tous les ventilateurs, systèmes de chauffage et de climatisation d’air.

Allez dans une pièce située au-dessus du niveau du sol, si possible sans fenêtre.

Utilisez du ruban adhésif pour calfeutrer les fentes des portes et éventuellement celle des fenêtres.

Informez-vous régulièrement par les médias (en écoutant la radio, en regardant la télévision ou sur internet) jusqu’à l’annonce du retour à une situation normale ou à l’ordre  d’évacuation.

APRÈS UNE SITUATION D'URGENCE

Il est nécessaire d’avoir connaissance des dommages causés (aux niveaux humain et matériel) et d’être conscient des dangers encore existants suite aux dégâts matériels.

En cas d’évacuation, ne retournez à votre domicile que lorsque les pouvoirs publics vous en donneront la permission.

Faites appel aux services de secours ou à un professionnel pour remettre en marche l’électricité ou le gaz.

Faites-vous aider par votre médecin pour faire face aux conséquences émotionnelles et psychologiques qui peuvent survenir.

Cela vaut particulièrement pour les enfants. Parler de son expérience l’aide à comprendre et à mieux appréhender la situation.

 

A tous les "illuminés"

Par Le 27/04/2021

Voilà le message que j'ai reçu hier sur le livre d'or.

Message : "Bon maintenant vous allez arreter de délirer heiinnnnn, vous allez vous laver les dents et vous coucher les illuminés."

Je l'ai supprimé. 
Aucun intérêt. Je n'ai pas envie de répondre. Mon temps est précieux.

J'ai passé depuis bien longtemps cette période de la vie où de défendre ses convictions relève d'une mission. Ce sont mes convictions, je les partage, j'y ai très longuement réfléchi. Si ça ne plaît pas, ça ne me pose aucun problème. Et je ne chercherai aucunement à me "défendre". Pour la bonne raison que je ne suis pas mes convictions. Ce sont juste des idées, des pensées, des réflexions. Ce genre de commentaire me laisse donc totalement neutre, détaché. Si je l'ai supprimé, ça n'est pas pour le fond mais pour la forme. C'est juste pitoyable. 

Et ici, c'est la réflexion qui m'importe. 

Par contre je me suis interrogé sur cette notion "d'illuminé".

Définition du Larousse : Personne dénuée d'esprit critique, qui soutient une doctrine avec une foi aveugle, un zèle fanatique.

Pour cette personne, il semblerait donc que mes propos soient ceux d'un illuminé. Etant donné qu'il y a quelque 4500 articles sur ce blog, il m'est évidemment impossible de savoir si un texte précis a pu éveiller ce genre de commentaire mais je suppose que tout ce qui touche à la décroissance pourrait en être la source. C'est "mal vu". La décroissance, c'est le retour à l'âge des cavernes. Pour les bas de plafond, c'est effectivement là que la réflexion s'arrête.

Mais si je reprends la définition du Larousse, il me vient une autre pensée.

Qui donc, depuis la révolution industrielle vit dans une doctrine unique, tournée essentiellement dans une même voie, sans que plus aucun esprit critique n'émerge de cette fascination ?

Est-ce les tenants du "Toujours plus" , de la croissance infinie, de l'idée que le modernisme détient en lui-même les remèdes du mal qu'il propage ? 

Ou est-ce les individus qui s'interrogent sur l'avenir d'une humanité engagée depuis des décennies dans une croissance infinie alors que les ressources ne le sont pas ? 

Pour ne pas être un illuminé, il faut donc faire preuve d'esprit critique.

Esprit critique : capacités et attitudes permettant des raisonnements rigoureux afin d'atteindre un objectif, ou d'analyser des faits pour formuler un jugement.

 

Sur ce blog, les faits sont la plupart du temps à la base des écrits. Et de l'analyse que j'essaie d'en faire. Je ne porte pas de jugement à l'emporte-pièce. J'essaie de rester objectif et lucide. Je ne dis pas que j'y arrive. Je dis juste que j'essaie.

Pour ce qui est de la décroissance (le mot englobe beaucoup, beaucoup de choses), c'est une réflexion qui m'intéresse depuis plusieurs années. J'ai lu énormément de documents, écouté de multiples conférences, non seulement sur les adeptes de cette pensée mais également sur ses détracteurs. Si je publiais ici tout ce que j'ai référencé et archivé, il y a aurait sans doute plusieurs centaines d'articles supplémentaires. 

Si je repense à mes jeunes années puis à l'adolescence puis à l'âge adulte, je me place dans la catégorie des gens "illuminés" par la société moderne. Une totale insouciance et une participation effrénée à la société de consommation. Aucune réflexion autre que celles qui me concernaient, aucune vision élargie du monde, aucune analyse du fonctionnement de l'humanité. Et puis est venu le moment du doute et des interrogations. C'est à partir de là que j'estime avoir été "désilluminé". Parce que je ne percevais plus le monde humain comme une réalité intangible mais comme une éventuelle illusion. Une illusion mortifère. Je le dois à mes lectures puis à quelques expériences personnelles qui m'ont incité à penser que les vérités admises n'étaient peut-être que des formatages éducatifs et sociétaux. Je considére désormais le doute comme une voie indispensable. Et je doute fortement que les sociétés modernes possèdent les remèdes au mal qu'elles ont propagé et qu'elles propagent encore. 

Ici, quelques paroles d'une personnalité qu'on ne peut pas accuser d'être un illuminé, un déglingué du bulbe, un adepte du retour à la caverne. Non, juste une intelligence ultime qui s'inquiétait de l'absence de lucidité, de l'absence de clairvoyance, de l'absence de prévoyance.

Prévoir, voilà aujourd'hui en quoi se résume mon existence. Se projeter au-delà de l'instant quand celui-ci n'est plus qu'une errance commune. 

Albert Einstein 

" Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. "

Albert Einstein

Il ne faut pas compter sur ceux qui ont crée les problèmes pour les résoudre.

Albert Einstein

Celui qui croit en une croissance infinie dans un monde fini, est soit un fou... soit un économiste.

Albert Einstein

Notre monde est menacé par une crise dont l'ampleur semble échapper à ceux qui ont le pouvoir de prendre de grandes décisions pour le bien ou pour le mal. La puissance déchaînée de l'homme a tout changé, sauf nos modes de pensée, et nous glissons vers une catastrophe sans précédent. Une nouvelle façon de penser est essentielle si l'humanité veut vivre. Détourner cette menace est le problème le plus urgent de notre temps.

Albert Einstein

Le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mis dans les mains d'un psychopathe.

Albert Einstein

L'être humain est une partie du tout que nous appelons univers, une partie limitée par le temps et l'espace. Il fait l'expérience de lui-même, de ses pensées et de ses sentiments comme des événements séparés du reste, c'est là une sorte d'illusion d'optique de sa conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous car elle nous restreint à nos désirs personnels et nous contraint à réserver notre affection aux personnes qui sont les plus proches de nous. Notre tâche devrait consister à nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion de manière à y inclure toutes les créatures vivantes et toute la nature dans sa beauté.

 

Permaculture à grande échelle

Par Le 25/04/2021

ARTE Découverte

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Comment réinventer une agriculture alternative au modèle industriel ? Éléments de réponse recueillis auprès d'agriculteurs en France et en Allemagne. S’il a eu le mérite d’assurer la sécurité alimentaire et de faire chuter les prix des denrées, le système agro-industriel, fruit d’une révolution engagée au cours du XXe siècle, semble aujourd’hui à bout de souffle. Infertilité croissante des sols, pollution des eaux aux nitrates, maladies liées aux pesticides, disparition des insectes et d’innombrables espèces animales… Pour les défenseurs de l’environnement et pour la communauté scientifique – mais aussi pour une bonne partie du monde paysan –, il est urgent de changer de cap pour sortir de l’impasse, en s’engageant pour une agriculture durable et respectueuse de l’environnement. Mais par quels moyens ? Un passage au "tout-biologique" est-il possible ? Faut-il réformer les règles de l’agriculture conventionnelle ? Quel avenir pour la permaculture, modèle écologique au rendement remarquable ? Les réalisateurs de ce documentaire ont accompagné une année durant des paysans en quête de solutions alternatives en France et en Allemagne, pour tenter de répondre à ces questions essentielles. Les défis d’une autre agriculture aborde également le rôle capital du politique et de l’Union européenne en particulier – sans oublier les comportements des consommateurs – dans ce changement de paradigme. Documentaire de Tatjana Mischke et Caroline Nokel (Allemagne, 2018, 53mn) Disponible jusqu'au 16/07/2021

 

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