Blog

  • Le trans-personnel.

    Le transpersonnel est le dépassement de la notion de personne, tout ce qui est au-delà.

    Ce mot, employé par Emmanuel Mounier et le "mouvement personnaliste" dès 1947 a connu un succès universel dans les années 70 avec l'étude des états modifiés de conscience.

    Le terme de "transpersonnel" a été choisi en 1969 par Abraham Maslow et défin,i très précisément par luid ans ses livres. Il commence par une étude des motivations humaines qu'il classe hiérarchiquement en cinq niveaux :

    physiologique,

    sécurité,

    intégration,

    estime de soi

    réalisation de soi.

    C'est alors qu'il découvre un sixième besoin, celui du dépassement de soi.

    Ce niveau supérieur regroupe toutes les expériences de dépassement de la personne humaine vers la Transcendance qu'il nomme transpersonnel.

    Par delà le cinquième besoin de réalisation de soi se situe donc un besoin inaliénable de transcendance, le besoin d'une vie signifiante (value-life), par delà les limites habituelles de l'identité humaine. 

    Ce niveau suprême est tellement important pour Maslow que l'on ne peut plus parler à son sujet de besoin ou de motivation mais de "métabesoins" ou "Besoin-Être".

    La psychologie transpersonnelle implique un dépassement de toutes les méthodes vouées à la réalisation de soi, au renforcement du moi, au développement personnel...

    "Je considère que la psychologie humaniste se doit d'être centrée dans le cosmos et non plus dans les besoins et intérêts humains. Au-delà de l'humain, de l'identité, de l'actualisation du moi et du reste. " 

    Les psychologies transpersonnelles constituent une liaison entre la Spiritualité et la psychologie, alors qu'on n'y avait vu qu'une opposition depuis Freud. Elles cherchent à inclure dans le cadre d'une psychotérapie des expériences mutatives, provenant d'expériences non-ordinaires de conscience ou d'une rencontre avec le Sacré...

    Il est clair pour moi que cette Voie est la seule qui soit viable...Pour l'Humanité bien entendu. 

    Il n'est pas indispensable d'envisager un travail avec un professionnel...

    Il suffit de le faire avec Soi. 

    Je suis persuadé qu'un nombre très important d'individus vivent ces expériences, sans y mettre de noms, de termes scientifiques, dans une conscience immédiate, spontanée, intuitive, naturelle...Sans doute d'ailleurs le rapport avec la Nature détient-il la clé...

    L'homme de Nature est un homme transpersonnel. 

    Lire la suite

  • Mise au point

    Viande

    Vulgarisons : Si nous réduisons notre consommation de viande en occident, nous élevons moins de bovins. Ces bovins consommeront moins de matières premières, ce qui engendrera moins de pollution, moins de pression sur le marché du blé, moins de famine, moins de déforestation, moins de pénuries d'eau, moins de risques sanitaires, moins de matières fécales, moins de.... La souffrance animale est le seul argument moral d'une longue liste de faits incontournables qui nous poussent à remettre en question la centralité de la viande dans l'alimentation.

    Peut-on soulever cette question sans pour autant scinder les positions en deux clans opposés ? Après tout, la cause n'est-elle pas la même ? Combattre les maux de l'humanité ?

    Infos et débats Mr Mondialisation

    Lire la suite

  • Apprendre à recevoir

    Dans mon  parcours de vie, j'ai souvent eu affaire aux kinés et à leurs massages. Un dos détruit.

    Je suis frappé quand j'y repense par le fait que chaque séance se déroulait dans un dialogue constant, des paroles diverses entretenues par les soignants eux-mêmes...J'y participais naturellement, sans m'interroger sur la finalité de la chose. 

    Mais qu'en est-il pronfondément de la qualité du soin  dès lors que ces massages n'étaient que des gestes techniques privés de la dimension spirituelle du silence...

    Comment peut-on absorber les biens prodigués dès lors que l'esprit n'est pas concentré, dès lors qu'il n'est pas dans un état complet de réception, d'absorption ?

    Si on me parle, je fais attention à l'autre, je m'extrais par conséquent de moi parce que les mots ont pour finalité de créer une passerelle. Je me retrouve donc suspendu entre moi et l'autre.

    Si je m'insère dans le silence, je me place dans un état de concentration et l'autre favorise cette exploration par ses soins.

    Peut-on attendre d'un travail corporel des effets bénéfiques si l'esprit n'y est pas associé ?

    Il me semble indispensable d'amener l'esprit à s'unifier à l'expérience.

    Le soignant est engagé dans un don d'énergie. Ce qui émane de lui a pour intention de libérer le soigné de ses douleurs.

    On peut imaginer que cette pratique générale des kinés qui consiste à parler de tout et de rien a pour finalité de libérer l'individu de la présence obsédante de la douleur. Mais le corps en lui-même est un transmetteur et l'esprit est l'analysant. Il est inconcevable de mettre de côté l'esprit en l'occupant de façon artificielle et espérer simultanément une amélioration durable de l'état physique. La parole n'est plus qu'un paravent posé, un voile fluctuant, fragile, éphémère...Il suffira que la douleur se réveille lorsque les soins seront finis pour que la hantise du mal reprenne le pouvoir. L'esprit sera de nouveau broyé et le corps hurlera de plus belle.

    Il faut donc visualiser ce transfert d'énergie. Il faut donc entrer dans la dimension spirituelle et le silence est la clé.

    Le soignant donne. Le soigné reçoit.

    On pourrait établir un parallèle avec l'écoute d'une Symphonie. Celui qui parlerait pendant le concert, commenterait les mouvements ou critiquerait la décoration n'entendrait qu'un vague chaos. Il est évident qu'il serait rapidement exclu de la salle. 

    Pour entendre, il faut écouter.

    Alors que viennent faire toutes ces paroles entre le kiné et le soigné, sinon engendrer inévitablement une cacophonie délictueuse. 

    Celui qui masse extrait de lui l'Amour envers l'autre. L'Amour de son Bien-être, l'apaisement, le délice de l'attention. On peut concevoir un courant vibratoire sortant de l'individu et enlaçant le soigné jusqu'à se fondre en lui comme un courant calorique, une énergie bienfaitrice.

    Celui qui reçoit se doit d'apprendre à recevoir. S'abandonner au flux, s'ouvrir, créer en lui une brèche, briser le mur de ses contractures, abattre les citadelles qui l'enferment. Les mots ne sont dans ce travail qu'un crépis rajouté. Effet inverse à celui espéré.  

    Ces deux pôles énergétiques, celui qui donne, celui qui reçoit, se nourriront l'un l'autre. C'est parce que le soigné s'ouvrira que le soignant pourra donner tout ce qu'il porte. C'est parce que le soignant aimera la Vie du soigné qu'il pourra en dénouer les douleurs.

    Ne pas parler, ne pas penser, ne pas s'extraire du flux d'énergie, être là, dans l'instant, physiquement, spirituellement, ne jamais scinder les entités constituantes. Le corps n'est plus qu'une mécanique s'il n'est pas vécu dans sa dimension spirituelle.

    Aucun kiné ne m'a jamais soigné...Ils m'ont soulagé. Je ne leur en veux pas, bien entendu. Je cherche juste à comprendre. Le poids de la formation universitaire, l'absence de considération au regard de cette dimension spirituelle, autre que la volonté "d'amener le soignant à penser à autre chose..."

    Mais il ne s'agit pas de penser à autre chose, il s'agit DE NE PAS PENSER.

    Suivre le parcours des mains, imaginer le flux d'énergie jusqu'à le ressentir. On ne peut entendre que ce qu'on écoute...On ne peut percevoir que ce qu'on ressent.

    Il est évident qu'il en est de même dans l'acte d'aimer. 

    On devrait absolument apprendre aux enfants à aimer le silence, à aimer se "dé-penser", à aimer cette fusion si belle entre le corps et l'esprit, à aimer l'individu dans son unité. Ils apprendraient à devenir des adultes aimants, à être des aimants qui diffusent des polarités qui s'unissent... 

    On n'est jamais seul quand on est en soi. Et dès lors, on n'a pas besoin que l'autre vienne occuper un vide insupportable.

    On devrait masser nos enfants pour qu'ils apprennent à aimer la Vie en eux. 


    Lire la suite

  • L'éducation marchande

     

     

    Ocde 1

     

    Ocde 2

     

     

    Réforme des rythmes scolaires; les véritables raisons...

    Ce texte date de 1996. 

    L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, en anglais Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres — des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché.

     

    Elle occupe surtout le terrain de la prospective. L'établissement des projets à LONG TERME, détachée de toute opinion politique. Il s'agit essentiellement d'études de marchés, la rentabilité, la croissance, la compétitivité, la concurrence, les budgets, les finances...

     

    La prospective est la démarche qui vise, dans une perspective à la fois déterministe et holistique, à se préparer aujourd'hui à demain.
    Elle ne consiste pas à prévoir l'avenir mais à élaborer des scénarios possibles et impossibles dans leurs perceptions du moment sur la base de l'analyse des données disponibles (états des lieux, tendances lourdes, phénomènes d'émergences) et de la compréhension et prise en compte des processus sociopsychologiques. 

     

     

    Que dit le texte mis en exergue ? Quel est son projet ?

     

    On peut en avoir un aperçu de plus en plus clair depuis deux ans. 

    L'éducation nationale a pour vocation à devenir territoriale.

    Les enseignants doivent devenir des prestataires de services dans un cadre d'entreprises privées et non de fonction publique.

    L'Etat a pour vocation à se désengager et à déléguer l'enseignement.

    Les enseignants qui resteront au service de l'Etat auront à charge "la population non rentable", c'est à dire les classes sociales les plus défavorisées ou pour parler clairement, celles dont le pouvoir d'achat est le plus faible. 

    Les écarts de budget entre les communes rurales et les grandes villes génèrent déjà des inégalités. Elles étaient relativement "adoucies" par l'engagement de l'Etat. Il n'en sera plus rien dans quelques temps. Un effet immédiat : désertification accélérée des zones rurales puisque les écoles fermeront. Concentration des élèves, diminution du nombre d'enseignants. Sur le long terme, les "économies" réalisées seront considérables. Les effets sur la population ne seront jamais pris en compte. 

     

    Il ne faudra pas longtemps pour que les entreprises comprennent que les communes ont besoin d'argent pour couvrir les frais de fonctionnement des écoles. Elles proposeront donc des "partenariats" afin que les enfants deviennent les futurs consommateurs qui soutiendront l'économie. Il est évident que l'Etat ne subventionnera pas de façon durable les activités périscolaires. Il faudra immanquablement qu'un relais prenne la place...

    L'éducation nationale, devenue territoriale, deviendra donc l'éducation marchande.

    Les enfants sont les piliers de l'économie. "Les prestataires de service" auront à charge de renforcer autant que possible ces piliers. Les multinationales pourvoiront aux besoins financiers. Au regard de ce qu'elles gagneront, l'investissement sera dérisoire. La force de frappe des groupes du CAC 40 est phénoménale... 

    Total, Nestlé (et donc Monsanto), EDF, GDF, Mc Do et d'autres encore sont déjà entrés dans les écoles.

    Pour accélérer le mouvement, il suffit de réduire puis d'éliminer les subsides de l'Etat. Puisque les communes ont obligation d'assurer le fonctionnement des écoles, la responsabilité des Maires est engagée.   

    Les parents les plus naïfs ( ou idiots) iront se plaindre dans les conseils municipaux...

    Il est évident que les années à venir pour les équipes municipales prennent l'allure d'un chemin de croix.

     

    Pour ce qui est des enseignants, je sais ce que beaucoup pensent de ce que je dis : "Celui-là est totalement déglingué."

    Aucun problème. C'est une folie qui me convient et que j'assume.  

    Pour ceux et celles qui veulent avoir un aperçu plus détaillé :

    Cahier de nuit

    L'école


     

    Lire la suite

  • L'enfance

    "JUSQUAU BOUT "

    « Ça vous dirait de marcher un peu avec nous, c’est toujours très bon avant d’aller dormir.

    - Oui, volontiers, » répondit-il en se levant vivement. 

    Daniel prit la main de Laure. Connexion cellulaire. Il détourna les yeux. C’était trop pénible. Il regarda devant lui et sentit combien sa main était vide.

    « Qu’est-ce qui vous montre que je peux avancer dans la connaissance dont vous parlez ?

    - Il y a une chose dont nous sommes certains en vous regardant, c’est que vous n’êtes plus un observateur de la nature mais un participant, expliqua Daniel. Et ça, c’est essentiel. Pensez que quand vous observez quelque chose, vous vous mettez en retrait, vous cherchez à dominer votre sujet, vous gardez une distance qui vous permet, croyez-vous, d’analyser clairement chaque instant de votre observation. Par cette attitude, en fait, vous restez en dehors de votre sujet d’expérience. Pour comprendre la nature, il est impossible de se placer comme un observateur car il ne s’agit pas de la comprendre mais de s’y fondre. Il faut être un participant, comme une fourmi ou une fleur. Sinon, on ne sait rien. On croit savoir. Mais c’est une connaissance humaine, extérieure à la nature. C’est parce que l’homme s’est enfermé dans cette attitude qu’il se permet de détruire cette terre. Il ne se sent pas comme participant mais juste comme observateur et donc comme dominant. Vous n’êtes plus dans ce cas-là. Vous avez découvert la complicité. C’est la preuve aussi que vous commencez à distinguer votre essence de votre personnalité. Votre essence représente la part naturelle de votre individu, la part originelle, ce que vous ressentez par exemple quand vous contemplez la nature et qui vous bouleverse. Votre personnalité, c’est le résultat des pressions qui ont été exercées sur vous à travers les confrontations avec la morale, les autres individus et tout ce qu’ils transportent avec eux, qui ne leur appartient pas mais qu’ils considèrent pourtant comme personnel et qu’ils vont chercher à vous imposer, parfois inconsciemment comme dans la relation amoureuse, et souvent tout à fait consciemment, comme par exemple à l’école. C’est ce qui fait qu’un enfant est un être en voie d’extinction, non qu’il va mourir physiquement mais son essence va s’effacer devant la personnalité jusqu’à ce qu’il soit pleinement un adulte. C’est à dire un non-être.

    - C’est terrifiant ce que vous dites. Je suis instituteur et je participe chaque jour à cette atteinte de l’intégrité des enfants. Même si j’essaie de faire en sorte qu’ils rentrent en classe avec le sourire et qu’ils en sortent heureux d’être venus, je ne peux m’empêcher de penser que mes repères d’adultes, mon éducation et mon intégration dans le monde vont leur servir d’exemple et les éloigner de l’essence dont vous parlez. Qu’est-ce que je peux faire dans une classe pour ne pas être un tueur d’enfants ?

    - Un tueur d’enfants, c’est exagéré mais un étouffeur certainement. Le système est remarquablement bien construit dans sa perversité. Si vous voulez respecter le bonheur des enfants, leur joie de vivre et d’apprendre, leur essence même, qui en font des êtres aussi absorbants que des éponges, si vous voulez respecter cela vous n’êtes plus enseignant mais avant tout éducateur. Et c’est justement ce que les enseignants refusent dans leur grande majorité. Ils se considèrent avant tout comme des techniciens de l’enseignement.

    - Moi je les appelle des techniciens de surface.

    - Ah oui, c’est très bien trouvé ! L’individu et le moi réel ne les intéressent pas. Il leur fait même peur car eux-mêmes souvent ne sont rien, n’existent pas. Ils ne possèdent que leur savoir théorique et n’ont rien d’autre à donner et surtout pas de l’amour ou de la vie. Le seul bon enseignant, c’est celui qui parvient à faire travailler les enfants dans la joie. C’est le seul critère de réussite qui a une valeur réelle. Le reste n’a aucune importance.

    -C’est ce que j’essaie de faire, coupa Pierre, mais la pression des programmes est redoutable.

    -Nous le savons bien mais si nous nous y soumettons, nous perdons les enfants. Juste parce que nous avons peur de ne pas être reconnus. Un enseignant doit avant tout respecter l’essence de l’enfant. Lui révéler ce qu‘il est et ce qu’il aimerait devenir. L’extrême difficulté vient du fait que les adultes fonctionnent sur un critère que l’on nomme considération. Si vous prenez le cas d’un enseignant, il va s’identifier, bien souvent inconsciemment, à ce que les parents d’élèves, les autres enseignants, ses supérieurs hiérarchiques et la société en général, attendent de lui.

    -Il continue en fait à reproduire indéfiniment ce que l’école lui a imposé quand il était enfant, intervint Laure. Il va donc gaspiller une énorme énergie pour s’identifier à ce groupe d’adultes qui l’entoure.

    -Ce ne sont donc pas ses idées qu’il va développer, reprit Daniel mais des préceptes généraux, déjà reconnus par la masse. Même s’il y ajoute une touche personnelle, tout son travail restera axé sur cette quête de considération. Étant donné que ce concept est établi par un système généralisé et hiérarchisé, il n’existe aucune possibilité pour qu’un paradigme nouveau s’éveille. L’enseignement entre dans une standardisation rassurante pour l’ensemble des individus concernés. Sauf pour les enfants. Mais ce problème-là pour les adultes est secondaire puisqu’il s’agit pour eux de réussir à adapter les enfants à leur fonctionnement et jamais le contraire. Aujourd’hui dans les classes, on travaille à l’envers. On essaie d’affiner des techniques et on ignore l’amour. 

    Jusqu

    Lire la suite

  • Jarwal le lutin :"L'arbre de vie"

     

     

    Ils débouchèrent enfin dans une nouvelle clairière.

    Un arbre gigantesque trônait au centre, un tronc comme ils n’en avaient jamais vu, noueux, plus large qu’un château d’eau, immense, titanesque, ils devaient renverser la tête en arrière pour apercevoir les branches médianes, le faîte disparaissait à des hauteurs célestes. Ils s’approchèrent et devinèrent dans les stries de l’écorce une multitude de formes sculptées, des visages et des corps de lutins, des animaux, singes rieurs, oiseaux aux ailes déployées, herbivores de toutes tailles, animaux inconnus, une foule mêlée, disparate, une panoplie de créations fossilisées dans la masse. Les racines étendaient leurs arabesques comme des tentacules figées, des bras gigantesques sertis dans la terre, des ancrages millénaires.

    Les enfants réalisèrent que tous les jeunes lutins avaient disparu. Sans un bruit, comme avalés par la forêt. Marine imagina que la cérémonie qui s’annonçait ne leur était pas accessible.

    Ils suivirent les vieux Sages et découvrirent sur l’autre flanc du tronc une ouverture immense, une voûte de cathédrale, un antre tapissé de chevelures végétales, cascades emmêlées de lierre et de vigne vierge, de liserons épanouis et de fleurs inconnues, des ribambelles de croissances anarchiques, des foisonnements colorés comme des hommages.   

    « C’est l’Arbre de Vie, » annonça Kiak, respectueusement.

    L’assemblée s’assit en tailleur face à la voute immense et les cinq enfants les imitèrent.

    « L’Arbre de Vie est le début de tout et le renouvellement de ce qui est fini. Tout ce qui est créé par la Nature prend sa source ici. »

    Les cinq enfants n’osaient pas poser de questions, une retenue dictée par l’incroyable privilège qui leur était accordé tout autant que par l’infinie sagesse qui émanait des personnages qu’ils côtoyaient, comme s’ils n’étaient pas à leur place, comme si cette connaissance millénaire qu’ils percevaient les projetait à des années lumière.

    « Vous avez envie d’en savoir davantage et vous n’osez rien demander. Cette humilité vous honore mais si vous êtes parmi nous aujourd’hui, c’est que vous le méritez et rien ne doit vous arrêter dans votre quête de savoir. »

    Kiak les regarda intensément, l’un après l’autre.

    « Léontine ne vous aurait pas ouvert le chemin des âmes si vous ne portiez pas en vous les lumières à venir. Je ne lis pas dans les pensées comme Léontine mais je lis dans les corps et vous êtes nerveux. Ce qui est tout à fait compréhensible. »

    Une voix monocorde, dans une immobilité totale. Aucun geste de mains, aucun mouvement de tête, une sérénité stupéfiante qui impressionnait fortement le petit groupe. 

    « Le plus simple, désormais, est que vous entriez dans le cœur de la vie. Toutes les questions obtiendront une réponse. Il en est ainsi. »

    Le vieux Sage se leva et invita les enfants à le suivre. Les autres Sages ne bougèrent pas. Ils suivirent les enfants des yeux et Rémi perçut dans un regard échangé une douceur rassurante, une invitation à se laisser guider.

    Ils serpentèrent entre les racines et s’arrêtèrent à l’ouverture de l’antre. Aucune trace d’outils, de coups de haches ou autres ustensiles, le tronc semblait s’être soulevé du sol, soutenu par des piliers de temples.

    Des visages inscrits dans la matière semblaient les observer, des regards rieurs, comme des gargouilles ligneuses, singes, lutins, herbivores, oiseaux, serpents, des dizaines d’animaux dont ils ignoraient l’identité.

    Des rayons rectilignes transperçaient le rideau de lierre qui obstruait l’entrée. Au-delà de ces tentures végétales, un espace sombre se laissait deviner, une obscurité fossilisée dans le silence. Rien, aucun mouvement, aucun bruit, même pas un insecte fureteur, comme si le lieu interdisait toutes intrusions.

    « Suivez-moi » annonça le vieux Sage. Il écarta délicatement les dentelles de feuilles et disparut.

    Les cinq enfants se regardèrent, sans un mot, des regards croisés chargés de curiosité et d’incertitude.

    Léo bougea le premier, il avança lentement, posa une main sur les cascades immobiles des frondaisons, sembla jeter un œil scrutateur en penchant la tête puis, d’un coup, il franchit le seuil. Rémi lui emboîta le pas, puis les trois compagnons s’élancèrent en même temps.

    Leurs yeux s’habituèrent difficilement à l’obscurité. Kiak était invisible. La fraîcheur les surprit, une température plus agréable que la moiteur de la forêt, cette impression étrange d’avoir quitté le monde ou d’être entré dans son ventre, comme si le lieu contenait tous les mystères les plus anciens, la source des révélations les plus bouleversantes, ils sentirent couler en eux des rayonnements inexplicables, des flux électriques qui les firent frissonner.

    « Asseyez-vous, les uns à côté des autres et donnez-vous les mains. Il est important que vous soyez reliés physiquement pour réaliser aussi que vous l’êtes par la pensée, par l’énergie, par l’amour, par tout ce que crée la Vie. »

    Dans les noirceurs, la voix monocorde de Kiak les figea. L’impression d’un espace immense qui renvoyait les paroles en écho. Léo pensa à cette nef de cathédrale que leurs parents leur avaient montrée. Ils s’obligèrent à bouger, prudemment, pour s’extraire de cette appréhension qui les raidissait.

    Les pupilles dilatées parvenaient désormais à se nourrir des flux infimes de lumière qui perçaient. Lou se retourna vivement, comme pour vérifier que personne ne se tenait dans son dos. Cette impression étrange d’être observée…

    Tian trouva la main de Marine. Les autres se joignirent. Lou, Rémi puis Léo qui ferma le cercle. Ils se souvinrent alors qu’ils devaient s’asseoir. Ils lâchèrent leurs emprises, s’installèrent puis reformèrent le lien.

    Les mouvements de leurs corps s’estompèrent. Ils sentirent à travers leurs habits la fraicheur de la terre. Aucune sensation de froid pourtant mais une douceur agréable, un bien-être de cocon, un placenta protecteur qui les isolait de tout. 

    La voix de Kiak les surprit de nouveau. Elle ne venait plus du même endroit et ils étaient pourtant persuadés de ne pas l’avoir entendu se déplacer.

    « Maintenant, vous allez fermer les yeux et arrêter de vouloir distinguer quelque chose. C’est dedans qu’il faut regarder et vous n’avez pas assez appris à vous libérer de vos yeux. Ne vous occupez pas du temps qui passe, c’est une idée fausse. C’est vous qui passez dans le temps. Mais ici, vous êtes immobiles, dans votre corps et dans le temps. Il ne vous reste qu’à immobiliser votre esprit et tout sera en paix. »

    Il avait dit « immobiles dans le temps. » Marine voulut comprendre puis elle se reprocha cette pensée inopportune. Elle devait trouver la paix de son esprit.

    Lou se demandait comment elle pourrait bien s’y prendre pour arrêter de penser. Un état qui lui paraissait totalement inaccessible. Elle ne cessait de penser à l’impensable.

    Rémi cherchait à savoir si Kiak se déplaçait de nouveau, il voulait pouvoir le suivre et ne plus être surpris par cette voix qui surgissait n’importe où. Il s’efforça de calmer les battements de son cœur et de tendre les oreilles. Il crut percevoir un infime frottement droit, devant lui, dans le dos de Tian.

    « Rien, ne rien vouloir, ne rien attendre, ne rien penser. Entrer au-dedans pour  voir l’Univers. Le silence maintenant.»

    Ils eurent un peu l’impression d’entendre un professeur dans une classe mais ils n’en avaient jamais connu de Sage.

    Rémi dut constater encore une fois que Kiak se déplaçait à son gré, sans qu’il ne soit possible de deviner sa position. Il était partout et nulle part. Incompréhension.

    Plus aucun mouvement. Juste cette conscience retrouvée de la respiration. Il fallait cesser de bouger pour réaliser que ce mouvement-là ne cessait jamais.

     

    « Fermez les yeux, dicta la voix grave de Kiak. Ne vous contentez pas de fermer les paupières, arrêtez aussi de regarder en dedans et de fabriquer des images, laissez-vous couler. Tout ce que vous portez appartient à la réalité que vous avez créée. Maintenant, vous allez découvrir le réel. »

     

    Marine sentit la main de Tian se crisper légèrement lorsque la chaleur les envahit, une chaleur bienfaisante, comme un câlin maternel qui vous enlace et que le bonheur ruisselle dans les fibres, la plénitude du petit enfant qui s’abandonne et l’amour de la mère qui se diffuse en lui, le contact établi, le lien au-delà des corps, le lien des âmes.

    Une blancheur indéfinissable les emplit, une clarté sonore qui murmurait dans les tréfonds de leurs corps immobiles, une marée montante qui les couvrait de sa chaleur, une sève surgissant de la terre, aimantée par le ciel.

    Comme un bateau soulevé au-dessus des flots, ils virent en eux l’immensité de l’Océan s’étendre sous leurs regards, une vision sans tête, comme si rien en eux ne possédait de centre, comme s’ils n’existaient plus individuellement, ce regard n’avait aucun point de départ, aucune appartenance, le regard les portait où il voulait et ils n’avaient sur lui aucun pouvoir.

    Accélération du processus.

    Une pulsation naissante, infime, dérisoire, puis des crépitements d’étincelles qui jaillissent et s’éteignent, se ravivent, se propagent, s’entretiennent, une énergie qui se répand et les pulsations qui s’étendent, se renforcent, les flux électriques nourrissent le cœur de l’étoile, des courants de matière liquide déboulent sous la surface, des flots qui gorgent le lit des veines, les pulsations prennent une ampleur insoupçonnée, les étincelles deviennent des flux constants qui ruissellent, tous reliés dans une aura fabuleuse, une couronne lumineuse qui s’agite, palpite, respire.

    Un noyau enveloppé de lumière, des particules animées par une vie interne s’infiltrant amoureusement dans un univers nimbé de phosphorescences.

    Ils virent alors leurs propres pensées émerger du flux, s’inscrire dans l’espace et disparaître en poussières, ils virent des troupeaux de bêtes et des enfants lutins s’enlacer dans une ronde, courir dans les cieux comme des anges rieurs, des bonheurs dans leurs yeux, des joies de vivre à partager.

    L’espace en eux s’étendit jusqu’aux confins des horizons, plus de limite, plus de structure, aucune frontière et cette impression inexplicable de relier par leurs mains unifiées des particules communes, une cohésion originelle retrouvée.

    Ils étaient l’un, ils étaient l’autre, ils étaient tous.

     

    C’est là qu’ils sentirent l’évaporation s’enclencher. Un maelstrom flamboyant prit forme et les emporta dans une colonne rectiligne qui plongeait vers le haut. Incompréhensible structure. Des coulées colorées qui tressautaient en laissant derrière elles des arabesques de fleurs.

    Ils disparurent.

         

     

    Combien de temps ? Combien de vies ? Dans quelle dimension voyagèrent-ils ?

    Ils n’auraient rien su expliquer, pas avec les mots connus, pas avec des pensées étroites et des repères humains, tout aurait été limité, insignifiant, insuffisant, comme une marque d’irrespect. On ne raconte pas l’indescriptible. On s’en nourrit. 

     

  • Cancer, un immense "marché"...

    Cancer : le remède oublié !!!
    Chère lectrice, cher lecteur,

    Nous sommes en 1890 à New York. Il fait nuit. Le Dr William Coley se tourne et se retourne dans son lit. La veille, ce jeune chirurgien de 28 ans a, pour la première fois, vu mourir une de ses patientes. Cette patiente, Elizabeth Dashiell, est morte d'un cancer des os. Et le Dr Coley est submergé par un sentiment de culpabilité et d'impuissance.

    Au petit matin, il sort de chez lui. Mais au lieu de se rendre, comme d'habitude, au New York Cancer Hospital où il travaille, il décide de partir pour Yale. Yale est la grande université qui se trouve à deux heures de train au nord de la ville, dans l'état voisin du Connecticut. Yale était déjà, à l'époque, réputée mondialement pour sa faculté de médecine. La bibliothèque universitaire conserve des archives qui couvrent toutes les maladies connues à ce jour, décrivant précisément les cas de millions de malades.

    C'est dans ce gisement prodigieux que le Dr Coley va rechercher des cas de « sarcome » semblables à celui qui a tué sa patiente. Le sarcome est une sorte de cancer. Le Dr Coley espère trouver des cas dans lesquels des patients, touchés par le même cancer que sa patiente, auraient guéri. Car il est convaincu qu'il existe, quelque part, un traitement qui aurait pu la sauver.

    Plus de deux semaines durant, ses recherches sont vaines. Il épluche des kilos de dossiers poussiéreux. Mais la conclusion est toujours la même : patient décédé. Il commence à désespérer lorsqu'un soir, alors qu'il est sur le point d'abandonner, il fait une étonnante découverte.

    Guérison mystérieuse
    Le Dr Coley a mis la main, sans le savoir, sur un cas qui va révolutionner le traitement du cancer. Il découvre en effet le dossier médical complet d'un homme dont le sarcome a mystérieusement disparu après avoir attrapé une maladie infectieuse. Cette maladie, pratiquement disparue aujourd'hui, s'appelle l'érysipèle. C'est une infection de la peau due à une bactérie, le streptocoque. Elle se manifeste par de gosses plaques rouges, qui peuvent toucher le visage, mais plus souvent les jambes, et s'accompagne de fièvre. Mais ce n'est pas une maladie grave.

    Aussitôt après avoir attrapé l'érysipèle, le sarcome de ce patient a donc brutalement disparu. Le Dr Coley chercha d'autres cas semblables et en trouva plusieurs dans les archives, dont certains remontaient à des centaines d'années : leur cancer (sarcome) avait disparu après une simple infection de peau !

    Il découvrit que d'autres pionniers de la médecine comme Robert Koch (qui découvrit le fameux bacille de Koch, responsable de la tuberculose), Louis Pasteur, et le médecin allemand Emil von Behring, qui reçut le premier prix Nobel de médecine en 1901, avaient eux aussi observé des cas d'érysipèle coïncidant avec la régression spontanée de cancers.

    Convaincu qu'il ne pouvait pas s'agir d'un hasard, le Dr Coley décida d'inoculer volontairement le streptocoque (bactérie) responsable de l'érysipèle à l’un de ses patients touché par le cancer de la gorge. L'expérience fut menée le 3 mai 1891 sur une homme appelé M. Zola. Immédiatement, son cancer régressa et l'état de santé de M. Zola s'améliora considérablement. Il retrouva la santé et vécut huit ans et demi de plus.

    Le Dr Coley créa une mixture de bactéries mortes, donc moins dangereuses, appelée Toxines de Coley. Cette mixture était administrée par injection jusqu'à entraîner de la fièvre. Il fut observé que le remède était efficace, y compris dans le cas des cancers métastasés.

    Un jeune de 16 ans sauvé du cancer
    Le premier patient à recevoir les Toxines de Coley fut le jeune John Ficken, un garçon de 16 ans atteint d'une tumeur abdominale massive. Le 24 janvier 1893, il reçut sa première injection, qui fut répétée ensuite tous les deux ou trois jours, directement dans la tumeur. A chaque injection, il faisait une poussée de fièvre… et la tumeur régressait. Dès le mois de mai 1883, soit 4 mois plus tard, la tumeur n'avait plus qu'un cinquième de sa taille originelle. Au mois d'août, elle n'était pratiquement plus perceptible. John Ficken fut définitivement guéri du cancer (il mourut 26 ans plus tard d'un infarctus).

    Comment cette découverte fut tuée dans l'œuf
    Mais les Toxines de Coley se heurtèrent à un redoutable « concurrent » : le développement des machines à rayons radioactifs (radiothérapie), plus facilement industrialisables.

    Coley lui-même s'équipa de deux machines de radiothérapie. Mais il conclut rapidement à leur moindre efficacité. Pendant quarante ans, il continua à utiliser avec succès les Toxines de Coley, jusqu'à sa mort le 16 avril 1936.

    Le formidable business de la chimiothérapie prit ensuite le relais pour garantir que ce remède, bien plus simple, moins dangereux, et surtout beaucoup moins coûteux, reste dans les oubliettes de la médecine.

    1999 : les Toxines de Coley ressortent des cartons
    L'histoire ne s'arrêta pas là, heureusement. En 1999, des chercheurs ouverts d'esprit reprirent les archives laissées par le Dr Coley. Ils comparèrent ses résultats avec ceux des traitements les plus modernes contre le cancer. Et ils s'aperçurent que ses résultats étaient supérieurs !

    « Ce que Coley faisait pour les malades du sarcome à l'époque était plus efficace que ce que nous faisons pour ces mêmes malades aujourd'hui », déclara alors Charlie Starnes, chercheur chez Amgen, une des premières sociétés mondiales de biotechnologie, qui travaille en France avec l'Institut National du Cancer.

    La moitié des patients de Coley touchés par le sarcome vivaient dix ans ou plus après le début du traitement, contre 38 % avec les thérapies les plus récentes. Ses résultats auprès des patients malades du cancer des reins et du cancer des ovaires étaient également supérieurs.

    Un grand espoir pour les patients malades du cancer
    Aujourd'hui, une société américaine, MBVax, a repris les recherches sur les Toxines de Coley.

    Bien qu'elle n'ait pas encore mené les études à grande échelle nécessaires à leur commercialisation, 70 personnes ont bénéficié de cette thérapie entre 2007 et 2012.

    Les effets ont été si positifs que la grande revue scientifique Nature s'en est fait l'écho au mois de décembre 2013 [1]. L'information a également été reprise par le magazine français Le Point, le 8 janvier 2014 [2].

    Les personnes qui ont pu bénéficier de cette thérapie non-homologuée étaient des personnes touchées par des cancers en phase terminale, dont des mélanomes, des lymphomes, des tumeurs malignes dans le sein, la prostate, les ovaires. Il est d'usage en effet dans les hôpitaux de permettre aux personnes dans des situations très difficiles de se tourner vers des thérapies innovantes, qui sont refusées aux autres.

    Malgré l'extrême gravité de ces cancers, les Toxines de Coley provoquèrent une diminution des tumeurs dans 70 % des cas, et même une rémission complète dans 20 % des cas, selon MBVax.

    Le problème auquel la compagnie se heurte aujourd'hui est que, pour mener les essais à grande échelle exigés par la réglementation actuelle et construire une unité de production aux normes européennes ou nord-américaines, les besoins de financement se chiffrent en… centaines de millions de dollars.

    Ce qui était possible en 1890 dans le cabinet d'un simple médecin new-yorkais passionné par sa mission est aujourd'hui devenu quasi-impossible dans notre monde hyper-technologique et hyper… étouffé par les réglementations.

    Espérons qu'un chercheur saura trouver les arguments propres à convaincre les experts des comités qui président à l'avenir de notre système de santé, qu'un peu d'audace et un peu de liberté sont indispensables pour permettre le progrès et sauver des vies. Mais ça, je doute que les bureaucrates qui nous gouvernent le comprennent facilement.

    A votre santé !

    Jean-Marc Dupuis


    William Coley

    De Wikipedia, l'encyclopédie libre
    William Bradley Coley
    William Coley 1892.jpg
    Janvier 12, 1862 
    Westfield, Connecticut
    Mort 16 avril 1936 (âgés de 74)
    Parents Horace Bradley Coley 
    Clarina B. Wakeman

    William Bradley Coley (12 Janvier, 1862 - Avril 16 1936) est un chirurgien américain os et cancer chercheur, pionnier de l'immunothérapie du cancer . [1] Il a développé un traitement basé sur la provocation d'une réponse immunitaire à des bactéries . En 1968, une protéine liée à son travail a été identifié et appelé facteur de nécrose tumorale-alpha . [2]

    Biographie [ modifier ]

    Il est né le 12 Janvier 1862 à Westfield, dans le Connecticut à Horace Bradley Coley et Clarina B. Wakeman.

    Il a commencé sa carrière en tant que chirurgien osseuse à l'Hôpital du cancer de New York (qui devint plus tard une partie de la Cancer Center Memorial Sloan-Kettering); cependant, il est devenu plus intéressé dans le traitement du cancer quand un de ses premiers patients, Elizabeth Dashiell, [3] est mort d'un cancer des os. Tout en passant par les dossiers des hôpitaux, Coley a conclu une étude d'un patient nommé Fred Stein, dont la tumeur a disparu suite à une forte fièvre de cas de sarcomeérysipèle infection, maintenant connu sous le nom de Streptococcus pyogenes . [4] Cela a suscité l'intérêt de Coley et l'a conduit à trouver ce que peu exemples de semblable traitement du cancer ont déjà été enregistrés. Il a découvert que d'autres pionniers de la médecine, y compris Robert Koch , Louis Pasteur , et Emil von Behring , avaient enregistré des observations de l'infection de l'érysipèle coïncidant avec la régression du cancer. citation nécessaire ]

    Travaux sur le cancer et la réponse immunitaire [ modifier ]

    Article principal: les toxines de Coley

    Coley a développé la théorie que les infections post-chirurgicales ont aidé les patients à mieux récupérer de leur cancer en provoquant une réponse immunitaire . [1] Il a commencé à expérimenter en délibérant l'origine de ce phénomène, l'injection de bactéries directement dans les gens qui sont traités -, mais parce que cela a eu pour effet indésirable de provoquer une infection puis il passe à l'aide de bactéries mortes. [1]Coley a publié les résultats de son travail comme une série de cas, ce qui rend difficile de les interpréter avec confiance. Selon l' American Cancer Society , "plus de recherche serait nécessaire pour déterminer quels sont les avantages, le cas échéant, cette thérapie pourrait avoir pour les personnes atteintes de cancer». [1] Cancer Research UK dire que «les preuves scientifiques disponibles ne prend pas en charge les revendications que Coley basique toxines peuvent traiter ou prévenir le cancer ». [5] Les personnes atteintes de cancer qui prennent les toxines de Coley à côté des traitements conventionnels du cancer, ou qui l'utilisent comme un substitut à ces traitements, risque de nuire gravement à leur santé. [5]

    La radiothérapie vs vaccin Coley [ modifier ]

    En 1901, le développement de rayons X dans le traitement du cancer a montré une grande promesse. En particulier, le traitement a abouti à la destruction de la tumeur immédiate et soulagement de la douleur. Bien Coley selon la réussite du traitement de plusieurs centaines de patients, l'absence de bénéfice prouvé ou reproductibilité conduit à l'accent sur ​​la chirurgie et plus large sur le domaine nouvellement développement de la radiothérapie . Cette décision a été confirmée par le succès du traitement éventuel de millions de personnes à travers le monde avec la radiothérapie. citation nécessaire ]

    Coley a organisé un riche ami de fournir des fonds pour l'achat de deux machines à rayons X pour son utilisation. Cependant, après plusieurs années d'expérience, Coley est venu à la conclusion que l'effet de ce traitement aux rayons X primitive dans les mains inexpérimentées de expérimentateurs a été localisé, temporaire et non curatif. La majorité scientifiques en désaccord, notamment son contemporain James Ewing . Ses critiques contemporains ont cité les effets dangereux et imprévisibles, principalement la fièvre causée par les bactéries, que le vaccin avait sur les personnes fragilisées par le cancer. En outre, le vaccin doit être fait aux besoins exacts d'un patient, ce qui en fait plus de main-d'œuvre, de temps et d'argent. citation nécessaire ]

    Coley est décédé le 16 Avril 1936. [6]

    Legacy [ modifier ]

    En 2005, les fabricants de médicaments, y compris Pfizer et Sanofi-Aventis ont eu un regain d'intérêt dans les versions modernes de toxines de Coley, [7] Pfizer a acquis le groupe pharmaceutique Coley, mis en place en 1997 [8]

    Les résultats historiques de la thérapie de vaccin Coley sont difficiles à comparer avec les résultats modernes. Les études de Coley ne sont pas bien contrôlés et des facteurs tels que la durée du traitement et le niveau de la fièvre ne sont pas suffisamment documentées. Beaucoup de ses patients avaient aussi reçu la radiothérapie et parfois une intervention chirurgicale. Selon les analyses de Coley Nauts et Starnes, le succès du traitement en corrélation avec la durée du traitement et les fièvres induites par les toxines. [9]

    Lire la suite

  • Sensation et perception

    http://data0.eklablog.com/claudelinfo/perso/dossier3/sensation%20et%20perception.pdf

    1. La sensation
    Elle est la réaction de l'organisme provoquée par des stimuli reçus par un ou plusieurs sens.
    Les stimuli peuvent être captés par l'un de nos récepteurs sensoriels ou une réaction de notre organisme liée à des besoins psychologiques, comme la faim, le sommeil ...


    Nous disposons de 5 sens qui passent chacun par un organe du corps :
    • le toucher, par le biais de la peau qui déclenche une réaction,
    • l'ouïe, par le biais des oreilles qui permet de capter des vibrations (sons),
    • l'odorat, par le biais du nez qui permet de capter les odeurs,
    • le goût, par le biais de la langue et palais qui permet de capter la saveur des aliments,
    • la vue, par le biais des yeux, qui permet de percevoir l'espace environnant.

    La sensation possède, à la fois :
    • un caractère universel : tout être humain perçoit l'environnement avec un ou plusieurs de ses sens,
    • un caractère relatif : les individus ne ressentent pas tous les stimuli de la même façon. Certains, par leur permanence, finissent par être "oubliés" (le bruit de la rue).
    D'autres ne font pas réagir les personnes de la même façon (quand le thermomètre affiche 19°, certains trouveront qu'il fait chaud alors que d'autres auront l'impression qu'il fait frais).


    2. La perception

    Elle est la représentation ou impression mentale, de traduction des différentes sensations de l'individu. Chaque individu a une perception de la sensation en fonction de ses connaissances personnelles, de sa personnalité, de son milieu culturel et social ... 

    Le processus de perception comprend plusieurs étapes :
    • l'attention (sélection des informations sensorielles),
    • l'interprétation (informations sensorielles retenues transformées en impressions),
    • la compréhension (signification donnée à ces informations sensorielles retenues),
    • la mémorisation (archivage au sein du cerveau des informations sensorielles retenues, interprétées et comprises).


    La perception est à la fois globaliste et sélective :
    • Globalisante : nous percevons une situation, un objet, un évènement, une personne ... dans son ensemble, avant de saisir des stimuli isolés (nous trouvons qu'un spectacle est beau, avant de réaliser qu'il l'est car nous en avons aimé les décors, ou la musique) ...
    • Sélective : nous ne voyons, ne sentons, n'entendons pas tout en même temps. Notre attention va être attirée par certains stimuli, et n'allons pas percevoir les autres. La sélectivité est due à différents facteurs. Les principaux sont les caractéristiques de la personne qui perçoit : (quand un élève discute avec son voisin, il n'entend pas le professeur parler). Les caractéristiques de la situation globale : (à l'arrivée du train, nous ne prêtons pas attention aux recommandations données) et enfin les caractéristiques de l'objet perçu (au monde, un tableau va nous impressionner par sa grandeur, et du coup nous n'aurons pas vu celui de taille plus modeste situé à côté).

    Cependant, des phénomènes peuvent perturber le processus de perception. Ce sont des biais de la perception qui peuvent engendrer de mauvaises interprétations et réactions. Les
    biais perceptuels sont de trois natures :
    • Situationnelle : la perception est influencée par le contexte ce qui peut la troubler (l'arrivée du directeur dans un bureau attire toute l'attention de l'employé qui souhaite répondre à ses attentes et ne pas le décevoir) ;
    • Individuelle : la perception est sélective en fonction des individualités et des sélections systématiques des stimuli sensoriels ce qui peut la troubler (vous vous promenez dans la rue : si vous avez faim, vous ferez plus attention aux vitrines des boulangeries et des pâtisseries) ;
    • Sociale : les représentations sociales perturbent la perception. Les principaux biais de nature sociale sont le stéréotype qui est une idée toute faite à propos d'une personne
    ou d'une situation (les Allemands aiment l'ordre) et le préjugé qui est un ensemble d'opinions personnelles positives ou négatives, à l'égard d'un groupe social (ce qui est acheté en direct à la ferme est forcément meilleur)

    La sensation est donc un phénomène qui traduit, de façon interne chez l’individu, une stimulation des organes récepteurs (ou des sens) ; les plus connus étant la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût.

    L’individu va ensuite organiser et interpréter ses différentes sensations en fonction de l’environnement dans lequel il se trouve. Ce processus s’appelle la perception.

    Tout cela va aboutir à une émotion.

    Des émotions répétées conduiront à un sentiment.

    Il est indispensable de cartographier tout cela et c'est justement ce que nous ne faisons pas avec les enfants. Ce qui conduit inévitablement à une perdition de l'individu et une recherche effrénée d'autres repères...Pour ce que cette humanité se porte mieux, encore faudrait-il que les priorités soient inversées...

    L'émotion.

    Compost émotionnel.

    le sac à dos émotionnel

    La gestion émotionnelle

    Emotionnellement parlant.

    Lire la suite