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Soldes au Prix Nobel
- Par Thierry LEDRU
- Le 13/10/2012
"Nous n'allons plus persécuter, mais nous punirons et ferons justice. Nous ne coloniserons plus les peuples, nous les occuperons pour les libérer. Nous n'exploiterons plus les hommes, nous les ferons produire. La guerre s'appellera la paix, la tyrannie restaurée s'appelera discipline et liberté. Le malheur de tous les hommes, c'est le bonheur de l'Humanté"
Eugène IONESCO
Commentaire d'un journal norvégien (page politique) :
"Attaquer les Islandais, faire mourir les Grecs, tabasser les Espagnols, aliéner les Irlandais, déposséder les Italiens et corrompre l'idéal républicain des Français pour enrichir les banques, vous appelez ça cultiver la paix, vous ?
Que dire de plus ?
C'est l'OTAN qui s'attribue le Prix.
L'Europe et la France en première ligne sont de gigantesques usines d'armes de guerre.
La Lybie ? C'est le chaos.
La Syrie ? C'est pire que le chaos, c'est l'horreur. On sait très bien qui sont réellement les forces en présence.
"Peuple, tu es mystifié. Tu seras démystifié. J’ai élevé pour vous tout un troupeau de démystificateurs.
Ils vous démystifieront. Mais il faut mystifier pour démystifier. Il nous faut une mystification nouvelle. (…)
Nous allons désaliéner l’humanité. Pour désaliéner l’humanité, il faut aliéner chaque homme en
particulier. (…) Nous n’allons plus persécuter, mais nous punirons et nous ferons justice. Nous ne
coloniserons pas les peuples, nous les occuperons pour les libérer. Nous n’exploiterons pas les
hommes, nous les ferons produire. Le travail obligatoire s’appellera travail volontaire. La guerre
s’appellera la paix et tout sera changé grâce à moi et à mes oies. (…) Quant aux intellectuels… Nous les
mettrons au pas de l’oie ! Vive les oies ! En démystifiant les mystifications depuis longtemps
démystifiées, les intellectuels nous foutront la paix. Ils seront niais, donc intelligents. Ils seront
courageux, c’est-à-dire lâches ; lucides, c’est-à-dire aveugles. (…) Nous ferons des pas en arrière et nous
serons à l’avant-garde de l’histoire !"
IONESCO
"Tueurs sans gages"
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"Cherche Profs"
- Par Thierry LEDRU
- Le 12/10/2012
Bientôt des profs roumains dans les collèges et lycées français?
Créé le 11-10-2012 à 17h16 - Mis à jour le 12-10-2012 à 09h04
Par Pierre KupfermanLe gouvernement a doublé le nombre de professions que peuvent exercer en France les ressortissants roumains et bulgares. Parmi elles, plusieurs métiers de la fonction publique dont celui d’enseignant.
Mots-clés : professeur, émigration
Une salle de classe en école primaire (FRED SCHEIBER/20 MINUTES/SIPA)
Après les plombiers polonais et les infirmières espagnoles, voici peut-être venu le temps des professeurs roumains ? Sur le papier en tout cas, les ressortissants de ce pays de 22 millions d'habitants m vont pouvoir passer, comme les autres citoyens des Etats membres de l’Union Européenne, la plupart des concours organisés par l’Education Nationale.
Le gouvernement vient effet d'établir une liste de 291 métiers désormais ouverts aux Roumains ainsi qu'aux Bulgares. Le document doit prochainement paraître au Journal Officiel et dans cette liste à la Prévert figure les métiers de professeurs (enseignement général du second degré, enseignement artistique, enseignement technique et professionnel). Et cela tombe fort bien puisque la France connaît une pénurie sans précédent de vocations.
Le gouvernement le reconnaît d’ailleurs sans détour. Dans leur communiqué commun, Manuel Valls, le ministère de l’Intérieur et Michel Sapin, le ministre du Travail de l’Emploi de la Formation professionnelle et du Dialogue social, écrivent que la liste des 291 métiers concernés "a été élaborée à partir d’un critère objectif, le degré de tension (offres rapportées aux demandes) dans chacun des métiers et a été arrêtée après consultation des partenaires sociaux et des services déconcentrés du ministère du Travail" (cliquez ici pour lire le document complet).
43.000 postes à pourvoir en 2013
Les besoins de l’Education nationale sont réels. En dépit de la montée du chômage, les difficultés à recruter des professeurs perdurent. Le métier d’enseignant, mal payé et de moins en moins bien considéré par les élèves et leurs parents, fait moins rêver les Français. Dans le primaire, certains départements ne parviennent plus à satisfaire leurs besoins. Les inspecteurs de l’Education nationale de la Seine Saint-Denis ont même écrit le mois dernier à leur ministre pour réclamer la création immédiate de 250 postes.
Pour tenir l’objectif fixé par François Hollande, Vincent Peillon a prévu de créer 43.000 postes en 2013. Mais comment parvenir à ce chiffre alors que les concours sont loin d’attirer les foules ? Le site Rue89 a montré, appli à l'appui, que dans certaines matières, et notamment les mathématiques, le taux de réussite au Capes atteignait 40%. Signe non pas que les candidats sont meilleurs. Ils ne sont simplement pas assez nombreux. Résultat : certaines années, toutes les créations de postes prévues n’ont pu être pourvues. D’où le besoin d’élargir les possibilités de recrutement.
1 Roumain sur 5 est réputé francophone
Or les Roumains sont, de tous les citoyens de l’Union Européenne, potentiellement, les plus à même de réussir les concours. En Roumanie, 20% de la population parlent le français. Plus de 80% des collégiens l’apprennent comme première langue au collège. La France accueille d’ailleurs déjà un grand nombre de médecins roumains dans le secteur hospitalier. Et ces derniers émigrent d’autant plus volontiers que les salaires dans leurs pays sont parmi les plus faibles d’Europe. Un professeur gagne en Roumanie autour de 5.500 euros… par an alors qu’en France les revenus des enseignants débutent à 22.430 euros et plafonnent à 44.518 euros pour un agrégé en fin de carrière.
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Une belle rencontre.
- Par Thierry LEDRU
- Le 10/10/2012
Un sage avec un chapeau pointu ( ou un Kogi dans la ville)
http://virginiejouannetroussel.wordpress.com/2012/10/09/un-sage-avec-un-chapeau-pointu-ou-un-kogi-dans-la-ville/
Texte de VIRGINIE JOUANNET.
Ecritures
octobre 9, 2012
Je crois que la sagesse se reconnaît à son extrême simplicité.
Je l’ai rencontrée aujourd’hui, durant plus de deux heures, à Lille. Deux indiens kogis étaient venus parler à leurs petits frères (hermanos minores) depuis leur Sierra Colombienne. Ils avaient revêtu leur costume blanc (un genre de kimono en coton visiblement bio).
Le premier, Juan, arborait un chapeau en paille qui n’avait rien de particulier (entre le panama et le couvre-chef du fermier lambda). Il était chargé des relations avec le monde civilisé, celui qui voyage et parlemente (et se tape la corvée de la ville, si j’ai bien compris). Effectivement, même en Colombie, dans la sierra il existe des villes, des bandits, des mafieux, des paramilitaires et des grosses industries qui ravagent salement la terre de leurs ancêtres.
Le second kogi, Gabriel, portait une sorte de bonnet tissé qui finissait en pointe (on aurait dit -un peu- la coiffe des télétubbies, dessin animé que je n’ai jamais regardé, mais je suis en train de me demander si un rapport existe entre le ciel, les gens branchés et Jean-Claude van Damme)
Ce chapeau pointu caractérise les kogis qui ont un lien avec le spirituel. les porteurs de chapeau pointu sont branchés au ciel. Ce sont en quelque sorte des hommes antennes, ou des conducteurs, parce qu’ils sont parfaitement connectés à la Terre Mère. C’est du reste la substantifique moelle de leur message. Sans équilibre avec la Terre, pas de sens. Sans pensée collective pas d’action sensée. (ça calme!)
Hum. On commence déjà à se sentir très bêtes avec nos individualités, nos portables et nos systèmes politiques…mais on sourit largement parce que ces hommes là c’est comme un petit miracle assis là, devant nous. On a même les larmes aux yeux.
Nos deux voyageurs de l’extrême (ils n’aiment pas trop les boites, qu’elles soient roulantes ou immobiles, comme la salle pourtant immense de l’université Lilloise où nous sommes) sont flanqués d’un voyageur formidable, Éric Julien, qui, pour avoir été sauvé autrefois par leurs chamans, s’est promis de les aider à racheter une parcelle de leurs terres. Cet homme introduit, explique et traduit, mais à part une courte phrase en kogi l’essentiel se dit en espagnol. Je suis ravie de ma mémoire (pour une fois!) suffisante pour comprendre en espagnol et au cas où une subtilité m’aurait échappée, reste Eric qui a l’air de se régaler lui aussi… apparemment, on ne se lasse pas vite d’un kogi!
Bon. Éric Julien nous parle de ce peuple étonnant. Il précise que les Kogis ont accepté de voyager pour nous livrer un message, à nous,petits frères qui, il faut l’avouer, sommes d’affreux saccageurs de planète. Eux ils sont grands, et ils ont derrière eux plus de 4000 ans de culture sans rupture ni méandre ou raccourci douteux. un bel avantage, mais en revanche ils n’ont pas la télé. Mouais.
On apprend ainsi que les Kogis suivent la loi des origines (j’ajouterais, celle de l’Equilibre) et que la nuit ils pensent le monde, pensent leurs actions (l’obscurité est propice à la lumière, c’est d’elle que naissent les meilleures pensées. Bien sûr tout cela est fait collectivement) Là, je suis contente, la lumière soutenue par l’obscurité, je connais. (cf le yin et le Yang).
Ensuite arrivent les questions du public. Et là, je dois revenir à la simplicité de la sagesse.
Il ne s’agit pas de la philosophie (il m’est arrivé de poser devant une sentence de Hegel 10 minutes sans vraiment saisir sa substantifique moelle) ni de théologie ou d’une spiritualité basée sur des théories plus ou moins complexes mais d’un bons sens brut, sans fioritures, presque brutal.
Or, il y a un décalage frappant, hilarant même, attendrissant aussi entre les questions parfois alambiquées des questionneurs et les réponses des kogis. C’est Juan qui parle, sous la houlette de Gabriel (qui passe pas mal de temps à épulucher son kimono, signe de concentration intense ou bien alors il est fatigué et se délasse mieux ainsi)
Bien sûr, ceux qui prennent la parole sont émus et il veulent tant dire et demander à la fois que leurs questions se perdent parfois dans plusieurs directions.
Impitoyablement, avec cette simplicité désarmante le kogi élague en quelques paroles bien senties dans le meilleur des cas. Ou bien il oublie la moitié de la question, ou même la question tout entière et répond à côté. Et petit à petit, moi qui me contente d’écouter, je prends conscience de ce décalage entre nos esprits habitués à tant d’effets spéciaux, d’envolées, de belles paroles. On en oublie la moelle. et d’écouter vraiment. de recevoir la parole comme un terre reçoit l’eau, la présence de la parole. On préfère le discours fleuve et s’y noyer.
Les réponses de Juan nous le rappellent sans même le souligner. Une sorte de petite leçon en filigrane. Restez simples, les gars et à l’écoute de la Terre. (enfin, je résume beaucoup)
Il se trouve que l’an passé je me suis pas mal renseignée sur les sages. Noaidis, chamans, angakuqs, guérisseurs ou sorciers, j’en passe quelques autres. Quels que soient les différences de cosmogonie ou de rituels, on retrouve chez tous cette simplicité qui confine au presque rien. Un rien qui est aussi notre essentiel. le nôtre, celui des petits frères saccageurs civilisés et celui des peuples premiers.
En guise de mot de la fin, Gabriel au chapeau pointu parle des femmes. Il dit leur importance et qu’il a mal quand on les blesse parce que c’est comme faire mal à la Terre Mère. Il n’est pas en train de parler de la mère en gants Mapa coincée au foyer et qui pond une ribambelle d’enfants. Il parle d’autre chose de bien plus profond et ça me donne envie de pleurer.
J’ai rencontré la Sagesse et elle avait l’air de presque rien. Un grand merci !
Ps : pour aider les indiens kogis à retrouver leur terre (et pour s’aider au passage) le site www.tchendukua.com
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A COEUR OUVERT : Désapprendre à regarder
- Par Thierry LEDRU
- Le 09/10/2012

« Je pense que l’amour réel pour une personne contient le même amour que pour cette terre, la nature épargnée. Lorsque je montais seul sur une colline, j’éprouvais une telle paix, une telle sérénité, un silence intérieur aussi vaste que celui de l’altitude. J’aurais aimé monter à quatre mille mètres. Aujourd’hui, je comprends les alpinistes. Et bien, je ressens la même paix avec toi. Comme un détachement, une absence de trouble, une ouverture spirituelle, le saisissement de l’instant, rien, aucune pensée, aucune inquiétude, aucun remord, aucune attente. Comme lorsque je suis assis ici. La même paix. L’amour. Peut-être que les gens ne savent plus aimer parce qu’ils sont loin de la terre. Juste une supposition. L’euphorie des villes, l’agitation, le bruit, le commerce des désirs, la multiplication des manques inventés, même les relations amoureuses sont à l’image de ce chaos. Une surenchère permanente. Cette impression qui ne me quitte plus qu’on ne peut aimer que dans l’abandon de tout, jusqu’au vide, jusqu’à cette absence de soi, se laisser envahir par l’inertie. C’est sûr que ça va à l’opposé de ce monde moderne. Pas assez rentable. Rien à vendre, la perte des consommateurs, un cauchemar. »
Il s’aperçut qu’il parlait en fixant un point lointain, un mont arrondi qui se découpait sur le ciel, comme des paroles lancées dans l’azur.
« Saint-Exupéry disait que les gens qui s’aiment ne passent pas leur temps à se regarder. Ils regardent le même horizon.
-Et bien, je suis d’accord avec lui puisque tu es dans cet horizon. Puisque l’amour que je porte à cette terre est le même que celui que j’ai pour toi. Je te regarde en contemplant ce monde.
-Et tu oses dire que tu ne sais pas parler ? »
Un rire bref, presque gêné.
« D’où ça vient tout ça ? demanda-t-il.
-Et à quoi ça te servirait de le savoir ? Ce qui importe, c’est que ça soit là.
-Oui, c’est vrai Diane, mais c’est tout de même effrayant de réaliser qu’on peut passer à côté de soi à ce point. J’ai cinquante-trois ans.
-Cinquante-trois ans d’apprentissage tout simplement.
-Tu veux dire que tout était déjà là ? Qu’il fallait que la croissance se termine ?
-Elle n’est pas terminée.
-Et pourquoi est-ce que ça passe par une telle rupture, pourquoi les choses ne se font-elles pas en douceur, en toute conscience ?
-Parce qu’il n’y a plus de conscience. Parce que l’ego a pris le dessus. Alors, il faut une révolte.
-Il faut que tu m’expliques ce que tu entends par ego. »
Elle s’allongea, les yeux tournés vers le ciel.
« L’ego, c’est quand tu ne vois plus le ciel. Non pas le voir avec tes yeux, non pas l’identifier avec des noms de nuages mais le voir comme s’il était en toi et comme si tu y étais évanoui, disparu, liquéfié, comme si tu n’étais même pas une particule de vapeur d’eau, rien, le vide immense en toi. Si tu ne peux plus ressentir cette disparition et que tu vois le ciel comme un paysage, alors, c’est que tu es identifié à ton ego, c’est que tu n’existes que pour toi-même et que tout ce que tu vois, tu ne le fais exister que pour valider ton existence. Tu ne regardes pas le ciel, tu te regardes à travers le regard que tu portes au ciel.
-Mais tu ne crois pas que tout le monde voit les choses comme ça Diane ?
-Pas les enfants. Tant qu’ils ne sont pas trop grands. Ceux d’ici en tout cas. Les enfants Kogis ne regardent pas le ciel, ils le vivent. Comme toi maintenant. »
Une idée folle. Aller là-bas. Partir.
« Il faut que tu me passes des livres sur ces Indiens.
-Ce soir, promis.
-Et tes deux autres livres aussi.
-Tu ne vas pas lire toute la soirée et toute la nuit tout de même ? »
Il roula sur le côté et glissa une main sous sa chemise de lin.
« Non, aucun risque, répondit-il. J’aime infiniment vivre en toi. Tout autant que dans le ciel. »
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"I want to walk"
- Par Thierry LEDRU
- Le 09/10/2012
Quand volonté et détermination
riment avec guérisonhttp://www.inrees.com/articles/Paralyse-remarche-volonte-guerison/
Cinq années après avoir été paralysé après un accident de voiture, un jeune américain, à qui les médecins avaient laissé très peu d’espoir sur ses chances de retrouver l’usage de ses jambes, a démontré que détermination et force d’esprit sont plus forts que tout.Brock Mealer, un grave accidenté de la route a défié les pronostics des médecins qui affirmaient qu'il ne remarcherait plus. A force de détermination, il a réussi à retrouver l'usage de ses membres inférieurs.
Après un accident de voiture, les médecins avaient confirmé à Brock Mealer qu'il ne marcherait plus jamais. Pourtant, à force de détermination et de courage, le jeune Américain leur a prouvé le contraire. En effet, il n'avait qu'1% de chance de marcher à nouveau. Il a alors tout fait pour être dans ce pourcentage. L'accident avait eu lieu en 2007, la veille de Noël. Ce dernier a été particulièrement violent pour sa famille puisqu'il y a perdu son père et Hollis Richer, la petite amie de son frère, âgée de 17 ans, n'a pas survécu également. Après l'accident, Brock Mealer était paralysé de la taille jusqu'aux pieds. Les médecins ont alors tout fait pour lui expliquer qu'il ne remarcherait plus.
Son frère, Elliott Mealer, est un joueur de football dans l'équipe du Michigan. Ce sont les professionnels du conditionnement physique de l'équipe de son frère qui ont proposé à Brock Mealer de le remettre sur pied. C'est donc sans ménagement qu'ont eu lieu les différentes séances de réadaptation. Aujourd'hui, il se déplace avec deux cannes, mais son objectif n'est pas encore totalement atteint. En effet, son mariage est prévu pour le 22 décembre prochain, à quelques jours près, cela marquera les cinq ans de l'accident, précise le site Michigandaily. A cette occasion, il compte bien montrer qu'il a défié le destin en remontant l'allée seul, sans aucune aide. Avec la persévérance que l'on sait à Brock Mealer, on ne doute pas qu'il mettra tout en œuvre pour relever ce défi.
Lire l'article sur Gentside -
Tellement évident...
- Par Thierry LEDRU
- Le 09/10/2012
Mais évidemment pas dans le nouveau projet pour l'école...Les technocrates préfèrent "réfléchir"...sur le nombre d'heures de cours...
On n'est pas sorti du marasme...
La méditation s'invite
dans les écoleshttp://www.inrees.com/articles/Mediter-a-l-ecole/
Les outils de la pleine conscience font leur entrée dans deux collèges français. Relaxation, exercices de respiration, découverte des sensations du corps et observation de ses pensées. Pour les élèves comme pour les professeurs, afin d'être présent dans l’instant, détendu, attentif et motivé. Enquête et témoignages.« Les élèves sont de plus en plus agités en classe, ont de plus en plus de difficultés à maintenir leur attention, et sont de moins en moins motivés, constate Bruno Pérard, directeur d’un collège privé à Bapaume, dans le Pas-de-Calais. Ce n’est pas un problème d’intellect. Mais aujourd’hui, les élèves sont habitués à avoir plusieurs occupations en même temps, leur esprit se disperse facilement, et ils ne parviennent plus à se concentrer sur une seule tâche et à vivre l’instant présent. » Pour aider les jeunes dans leur scolarité et faire émerger les potentialités de chacun, ce chef d’établissement a décidé, en début de rentrée scolaire, de faire appel à Raymond Barbry, consultant, formateur et coach spécialisé dans l’accompagnement et la gestion d’équipe, de projet et du stress, dans l’éducation, le milieu sportif et de l’entreprise. Sa mission : donner aux enseignants les outils de pleine conscience qui les transmettront aux élèves. « Monsieur Barbry nous a expliqué l’intérêt des outils de pleine conscience, raconte Nathalie Poiré, professeur d’EPS du collège, puis il a proposé à toute l’équipe pédagogique un atelier, sans aucune obligation. Tout le monde est resté. Cette séance nous a tous beaucoup apaisés. Il nous a appris à gérer notre stress, à nous relâcher. J’ai immédiatement parlé à mes élèves de réaliser la même expérience avec eux. Tous ont été très favorables. Et j’ai pu constater les premiers résultats bénéfiques à l’issue du cours. » Raymond Barbry intervient également depuis la rentrée dans un autre collège privé à Aix-en-Provence où l’équipe pédagogique a, comme à Bapaume, accueilli de manière très positive cette méthode d’optimisation des ressources humaines individuelles et collectives. « Les enquêtes récentes montrent, en effet, un lien proportionnel entre les difficultés d’attention, le niveau de violence et la quantité de consommation de télévision, de jeux vidéo... explique Raymond Barbry. Du point de vue neurobiologique, la relation est évidente. Le cerveau-esprit est un système qui apprend en permanence et est en “ébullition” lorsqu’il s’agit de présentation excitante, explosive et violente. Notre cerveau s’adapte aux nouvelles technologies du toujours plus et du toujours plus vite. Les enfants et les jeunes zappent de plus en plus avec pour conséquence une difficulté majeure à rester attentifs à ce qui est fait. Ils passent très vite, voire trop vite à autre chose. Ils sont dans le multitâche sans concentration. Par les pratiques de pleine conscience, nous apprenons à passer d’une tâche à l’autre, tout en maintenant une attention soutenue. Une tâche après l’autre à fond. »
Mais qu’est-ce que la pleine conscience ? Quels sont ses bienfaits ? Et comment la pratiquer ? Cette technique, issue des traditions millénaires orientales, remastérisée par les américains, permet d’apaiser le mental, réguler ses émotions, gérer son stress et optimiser sa concentration. Se poser, respirer, observer ses pensées et ses émotions, écouter son cœur, apprendre à focaliser son attention sur ce qui se passe dans l’instant, pour s’ouvrir et prendre contact avec ses propres ressources. Cette forme de méditation laïque (appelée mindfulness en anglais et samma sati, « attention juste », en sanscrit) nourrit une prise de conscience plus fine, une plus grande clarté d’esprit et l’acceptation de la réalité du moment présent.
S’appuyant sur les publications scientifiques du biologiste américain Jon Kabat-Zinn, l'un des pères fondateurs de la médecine corps-esprit, les ouvrages du philosophe Fabrice Midal, et les travaux du psychiatre Christophe André qui encourage la pleine conscience dans le milieu hospitalier en France, Raymond Barbry est convaincu que la pleine conscience est la solution pour répondre aux problèmes de manque d’attention et de motivation dans les écoles. S’il est encore trop tôt pour vérifier les évolutions positives générées par cette technique au sein de ces deux établissements précurseurs en France, d’autres pays, comme les États-Unis, le Canada, la Belgique ou encore les Pays-Bas, pratiquent déjà la pleine conscience dans certaines écoles où l’on a pu constater une augmentation de l’attention, de la concentration et de la motivation chez les jeunes ainsi qu’une amélioration certaine des relations entre élèves et enseignants. Des expériences ont également été effectuées dans des favelas au Brésil, où l’on a pu noter une baisse significative de la violence et de meilleurs résultats scolaires.
« Il s’agit durant un temps très bref en début de cours, d’effectuer quelques exercices simples, explique Raymond Barbry. Se concentrer sur sa respiration, se mettre à l’écoute des sons, des sensations de son corps, et observer ses pensées. Si l’on pratique régulièrement, on note des effets positifs sur chaque élève, de manière individuelle, mais aussi sur les enseignants, ce qui entraîne, de fait, des effets collectifs sur l’ambiance générale de la classe. Des recherches scientifiques récentes ont pu démontrer ce que les anciennes traditions avaient découvert bien avant nous, à savoir que ces temps de silence et d’intériorité s’avéraient bénéfiques, voire indispensables au développement et à l’équilibre de l’être humain, qui vit aujourd’hui dans une époque où tout s’accélère, où tout doit être effectué le plus rapidement possible, où il est exigé d’effectuer plusieurs tâches en même temps, où la surinformation et l’éclatement intérieur ne lui permettent plus d’être à l’écoute de son corps, de ses pensées et de ses émotions. Partout, les ouvrages et autres témoignages sur la pleine conscience se multiplient. Bien plus qu’un effet de mode, cette approche du développement de l’intériorité semble répondre à un véritable besoin de notre époque. Car les activités de développement de la pleine conscience modifient les zones du cerveau qui sont le soubassement de l’activité intellectuelle. Les exercices réguliers de pleine conscience entraînent une meilleure irrigation du cerveau, ce qui conduit à une mobilisation de la cognition facilitée et à une moindre fatigabilité. La réflexion est plus fluide. La vitesse de traitement des informations est plus rapide et donc le fonctionnement intellectuel est plus efficace. Or, pendant les temps de pratique de pleine conscience, il ne s’agit pas de faire marcher son intellect. Tout en étant en mode “off” le cerveau évolue, se modifie, se restructure. En conséquence, prendre du temps pour se poser et pratiquer des exercices de pleine conscience, c’est permettre au cerveau d’optimiser ce temps. C’est dans ces moments-là que toutes les zones du cerveau se synchronisent, tous les circuits s’activent. C’est dans ces moments qu’émergent alors les solutions à des problèmes que l’on pensait insolubles. »
Découvrir le blog de Raymond Barbry » -
Suzanne Citron, historienne, lettre à Mr Peillon.
- Par Thierry LEDRU
- Le 08/10/2012
Suzanne Citron
Suzanne Citron
Données clés Nom de naissance Suzanne Grumbach Naissance 1922
Ars-sur-MoselleActivité principale historienne et écrivain française Ascendants David Lévi Alvarès Conjoint Pierre Citron [1] Suzanne Citron, née Suzanne Grumbach (née en 1922) est une historienne et écrivain française.
Biographie
Ses deux grand-pères sont le général Paul Grumbach et le président de la Cour d'Appel de Paris, Eugène Dreyfus. Elle étudie au lycée Molière, à Paris. Pendant l'Occupation, Suzanne Grumbach est arrêtée à Lyon le 25 juin 1944. Elle a vécu les dernières semaines du camp de Drancy. Elle est cousine germaine d'Antoine Grumbach.
Elle est agrégée d’Histoire et docteur de 3e cycle en Histoire contemporaine. Elle a exercé plus de vingt ans comme professeur de lycée, puis onze ans à l’université de Villetaneuse (Paris XIII). Sa thèse de doctorat étudie L’Origine des sociétés de spécialistes et le corporatisme dans l’enseignement secondaire de 1902 à 1914. Elle a milité dans les mouvements pédagogiques des années 1960-70 pour la rénovation des contenus de l’enseignement et publié de nombreux articles dans diverses revues d’enseignants sur les problèmes de l’enseignement secondaire. Elle publie ponctuellement des « points de vue » depuis plus de trente ans dans Le Monde et depuis dix ans dans Libération.
Elle a été maire adjointe PS à Domont (Val-d'Oise) de 1977 à 1983. Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.
Bibliographie
- 1971 : L'École bloquée, Bordas,
- 1984 : Enseigner l’histoire aujourd’hui. La mémoire perdue et retrouvée, Éd. ouvrières.
- 1989 : Le Mythe national. L'Histoire de France en question -. Les Éditions Ouvrières.
- 1989 : Le Bicentenaire et ces îles que l'on dit françaises. Syllepse.
- 1992 : L’Histoire de France autrement, 2e éd. 1995 Les Éditions de l’Atelier.
- 1996 : L’Histoire des hommes Syros jeunesse, nouvelle éd. mise à jour en 1999.
- 2003 : Mes lignes de démarcation - croyances, utopies, engagements, Syllepse.
La morale laïque à l’école, une discipline de plus ?
http://www.liberation.fr/societe/2012/09/11/la-morale-laique-a-l-ecole-une-discipline-de-plus_845561
Cher Vincent Peillon,
Votre proposition de réinventer une morale laïque à l’école suscite - en critiques ou en adhésions - un incontestable écho médiatique. Mais comment situer cette démarche dans le dispositif scolaire concret et en quoi participerait-elle à la révolution intellectuelle que vous appelez de vos vœux dans votre dernier ouvrage (1) ?
Paradoxalement cette annonce isolée ne s’inscrit pas explicitement dans le projet de refondation de l’école, le grand chantier du quinquennat. Elle omet de mentionner l’échec d’un système scolaire qui déverse chaque année dans un no man’s land sociétal des milliers de jeunes décrocheurs et déscolarisés dépourvus de repères et de toute assurance pour construire un avenir autre que le chômage ou d’incertains petits boulots.
Cette morale laïque qui, selon vos propos, «inculquerait aux élèves des notions de morale universelle, fondées sur les idées d’humanité et de raison», et qui les ferait réfléchir sur le sens de l’existence humaine est-elle recevable dans le fonctionnement d’une énorme machine à trier une élite par la réussite des uns et l’échec des autres ?
Parmi les causes d’échec de la scolarité obligatoire, il en est une sur laquelle j’attire votre attention, parce que, paradoxalement, son poids pourtant décisif est rarement mis en exergue : la conception de programmes exclusivement disciplinaires, dont les fondements historiques et épistémologiques remontent au XIXe siècle. La IIIe République en juxtaposant un enseignement du peuple (le primaire) et un enseignement pour l’élite (le secondaire) a maintenu l’héritage culturel et organisationnel des lycées napoléoniens. L’enseignement secondaire - le «tout puissant empire du milieu» disait Lucien Febvre - a été généralisé par le collège dans les années 1960-1980 sans être repensé ni dans sa structure ni dans ses contenus. Et les modalités de conception et de rédaction de programmes uniformes, imposés de façon centralisée n’ont pas été remises en question dans leurs logiques académiques abstraites, éloignées de la réalité des terrains.
L’écart entre des contenus cloisonnés, émiettés, matérialisés par une succession d’heures de classe sans lien les unes avec les autres se traduit pour nombre d’élèves par le sentiment que ces apprentissages juxtaposés sont dépourvus de sens, d’où l’ennui et le désinvestissement. Cela se produit d’autant plus quand l’arrière-plan familial ne prépare pas à l’absorption et à la légitimation de cette culture scolaire. Et même pour ceux qui ont ce privilège, le système, tel qu’il fonctionne actuellement, détourne trop souvent l’enjeu culturel porté par les enseignants au profit de la réussite sociale et du souci d’accéder aux «bonnes» filières socialement rentables.
Pour que le système éducatif retrouve l’humanité et la raison de votre morale laïque, il faudrait d’abord que ses objectifs soient formulés par rapport aux sujets vivants auquel il est destiné : le développement de leurs capacités individuelles, créatives, cognitives, esthétiques, de leur jugement éthique, de leur épanouissement personnel, corporel. Les disciplines cesseraient d’être fétichisées en tant que telles pour devenir des savoirs pertinents, des outils explicatifs du monde et du patrimoine de l’humanité. Les élèves découvriraient comment devenir acteurs de leur propre rapport avec ce monde et avec les autres.
Il s’agirait là d’une révolution culturelle qui ne saurait s’accomplir en un jour. Elle ne concerne pas seulement la France, mais notre pays se singularise par sa centralisation excessive, ses programmes beaucoup plus normatifs que la plupart des curricula des autres pays européens. S’y ajoute en outre une tradition culturelle de survalorisation des capacités d’abstraction au détriment des aptitudes manuelles, l’enjeu de la promotion sociale «républicaine» étant, depuis les années 1880, de passer des métiers «sales» aux métiers propres. D’où la survalorisation des filières générales au détriment des enseignements professionnels et techniques, comme l’a rappelé justement Hugo Desnoyer à propos des métiers de bouche (Libération 6 septembre).
Monsieur le Ministre, une morale laïque pour l’école d’aujourd’hui ne saurait donc se présenter comme une nouvelle «discipline» s’ajoutant aux autres. Elle exige au contraire, pour être pertinente, une révolution dans la manière de penser non seulement les contenus scolaires mais la République elle-même et la façon dont elle conçoit la dignité sociale et respecte tous les talents.
(1) «La Révolution française n’est pas terminée», Seuil 2008.
Dernier ouvrage paru : «le Mythe national, l’histoire de France revisitée», éd. de l’Atelier, 2008.
Oh, combien j'adhère à cette lettre. Merci Madame.
