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Marguerite Yourcenar : les animaux

Par Le 20/11/2023

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Magnifique photo de Instants Photos - Ténière Loïc

"Il y a pour moi cet aspect bouleversant de l'animal qui ne possède rien, sauf sa vie, que si souvent nous lui prenons. Il y a cette immense liberté de l'animal, vivant sans plus, sa réalité d'être, sans tout le faux que nous ajoutons à la sensation d'exister. C'est pourquoi la souffrance des animaux me touche à ce point."

"Marguerite Yourcenar"

L'écriture, un phénomène étrange.

Par Le 19/11/2023

Comment expliquer le fait que je m'assois devant l'ordinateur, que j'ouvre le dossier du roman en cours, que je n'ai aucune idée de ce que je vais écrire et qu'il suffise que je relise les dix dernières lignes écrites la veille pour que tout "s'allume"... ?

Comme si c'était déjà là, prêt à jaillir, que l'histoire a juste besoin que je vienne l'écrire.

C'est à se demander s'il s'agit bien de "création littéraire" tellement cette impression est forte que c'est l'histoire qui vient en moi et non moi qui vais la chercher...

Film : "Dersou Ouzala"

Par Le 19/11/2023

Un film culte pour moi. Je l'ai vu lorsque j'étais adolescent et que je passais une bonne partie de mon temps à courir la nature, forêts et bords de mer, rochers, plages, marais, seul la plupart du temps ou avec mon chien. Je cherchais encore à l'époque ce que j'allais faire de mon existence. Guide de haute montagne faisait partie de la liste, instituteur également. J'ai pensé à un moment que de partir dans les forêts du Canada pour y vivre comme Dersou Ouzala me conviendrait mais j'étais incapable de tuer un animal, à part quelques poissons que je pêchais à cette époque. En outre, l'alpinisme et les montagnes restaient les plus fortes. Il fallait absolument que j'aille grimper sur les sommets des Alpes, je ne pouvais pas faire autrement. 

C'est après avoir vu le film que j'ai cherché le livre et comme il n'était pas à la bibliothèque du village, je l'ai acheté. Je l'ai toujours. Un livre écrit par Vladimir Arséniev.

Dersou Ouzala par Arséniev
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LIRE UN EXTRAIT

EAN : 9782857043461
313 pages

PYGMALION-GÉRARD WATELET (04/07/1997)

★★★★★

★★★★★

4.22/5   158 NOTES

Résumé :

En 1902, un officier du tsar, Vladimir Arséniev, explore aux confins de la Sibérie et de la Chine des régions restées encore impénétrables aux Européens. Une nuit, au coeur de la taïga sibérienne, il rencontre un vieux chasseur gold, Dersou Ouzala, qui devient son guide et son ami.
De connivence avec l'herbe et les étoiles, Dersou déchiffre avec une sagacité et une intuition prodigieuses tous les secrets de la nature. Il comprend, connaît et aime toutes les formes et manifestations de la vie. Il parle aux tigres et à la forêt, aux nuages et au soleil, au feu et à la nuit.
Au fil de passionnantes aventures et face à de multiples périls, au milieu d'une nature tour à tour splendide et terrifiante, se forge entre Dersou et l'officier, jusqu'à la mort, la plus bouleversante, la plus virile, la plus exaltante des amitiés.

 

 

 

https://brianmatthews60.blogspot.com/2013/11/dersu-uzala.html

mardi 12 novembre 2013

Dersou Ouzala.

Dersou Ouzala.
L'homme est tout petit devant la nature ", cette citation, tirée du seul film d'Akira Kurosawa réalisé en dehors du Japon, résume vraiment ce chef-d'œuvre soviéto-japonais, et je n'utilise pas ce mot à la légère. Avoir vu cette semaine deux films des réalisateurs les plus renommés du cinéma mondial, l'autre étant Satyajit Ray, montre à quel point nous pouvons parfois être privilégiés. Bien que Dersu Uzala (1975) soit multithématique, à son niveau le plus fondamental, c'est l'histoire de deux hommes qui transcendent la simple amitié et l'élèvent à un autre niveau de respect et d'amour mutuel.
Vladimir Arseniev était un célèbre explorateur russe de l'Extrême-Orient qui raconta ses voyages dans une série de livres, dont trois racontaient ses voyages militaires pour percer les mystères du bassin d'Oussouri accompagné de Dersou Uzala, un chasseur indigène. Uzala a servi de guide à l'équipe d'arpentage d'Arsenyev de 1902 à 1907 et on lui attribue le mérite de les avoir sauvés de la famine et du froid à de nombreuses reprises. Décrivant Dersou comme un grand homme qui considérait les animaux et les plantes comme égaux aux hommes, c'est lorsque la vue du vieux chasseur a commencé à décliner qu'Arseniev l'a invité à rester dans sa propre maison aux côtés de sa famille.
C'est lorsque le réalisateur japonais a lu les livres sur le chasseur qui le décrivaient comme un homme vivant en harmonie avec lui-même et avec la nature, ce qui aurait fait appel au psychisme japonais de Kurosawa, que le grand réalisateur a décidé de filmer l'histoire. Ce devait être son vingt-septième film et, comme je l'ai dit précédemment, le seul film qu'il ait réalisé en dehors du Japon. Avec l'aide d'une équipe de Mosfilm, l'un des studios de cinéma les plus grands et les plus anciens au monde et lieu où les grands réalisateurs de l'ère soviétique ont tourné leurs films, notamment le superbe tour de force Stalker (1979) d'Andrei Tarkovski, Kurosawa a commencé à tourner dans la région de Primorsky, dans ce qui est devenu connu sous le nom d’Extrême-Orient russe. L'acteur et réalisateur soviétique très honoré Yury Solomin incarne le capitaine Vladimir Arsenyev qui raconte également notre histoire. Solomin s'est préparé pour le rôle en lisant de nombreux journaux d'Arseniev et a également écrit à son fils pour obtenir des détails intimes sur l'homme. Il découvrit que le voyageur était en fait un homme très réservé ; c'est ce trait qui a affecté la façon dont il a joué le rôle. L'acteur très polyvalent Maxim Munzuk, qui fut l'un des fondateurs du théâtre régional de Touva, jouait le rôle de Dersu Uzala.
La première partie du film s'ouvre en 1910 à Korfovskaya où une colonie urbaine est en construction et Arseniev est à la recherche d'une tombe anonyme. Le film remonte alors à 1902 et on retrouve le Capitaine en expédition topographique dans la région d'Oussouri. C'est ici qu'Arseniev et ses hommes rencontrent pour la première fois Dersu Uzala qui accepte de servir de guide à l'équipe d'arpentage. Il est d'abord considéré comme un vieil homme sans instruction et excentrique, mais il gagne bientôt leur respect lorsqu'ils se rendent compte qu'il est un homme intelligent et sage qui peut leur apprendre beaucoup de choses sur la vie et la survie dans ce désert sauvage qu'ils tentent. à cartographier et où ils rencontrent toutes les saisons, la glace, la boue et la chaleur, sauvant même la vie des capitaines à deux reprises, une fois de la mort de froid et une autre fois de la noyade dans les rapides. A la fin de cette expédition, Dersu quitte le soldat et retourne dans le désert. La deuxième partie commence en 1907, lorsqu'Arseniev entreprend un autre de ses voyages d'arpentage et retrouve le vieux chasseur qui le rejoint avec joie. Mais c'est à cette époque qu'Arseniev remarque que la vue et les sens aigus de Dersu commencent à faiblir.
Ce n'est pas seulement la merveilleuse histoire de deux personnages plus grands que nature qui vous attire dans ce film, mais aussi les vues incroyables, les paysages magnifiques, l'utilisation d'une palette sourde. Kurosawa a même engagé deux caméramans sur le tournage, Asakadzu Nakai et Fyoder Dobronravov. Et bien sûr, nous ne devons pas oublier l'incroyable performance naturelle de Maxim Munzuk, c'est un rôle que vous ne pourriez imaginer que quelqu'un d'autre joue, Munzuk est Dersu Uzala et Solomin aurait déclaré qu'il n'y avait jamais eu de doute lors des auditions que Munzuk, un homme qui ressemblait à bien des égards à son personnage à l’écran jouerait le rôle. Le film a été présenté en première dans la ville qui porte le nom d'Arseniev et projeté au neuvième Festival international du film de Moscou où il a remporté le prix d'or. Yury Solomin a depuis déclaré que c'était un grand privilège de travailler avec le réalisateur japonais et, à son avis, et bien sûr à celui de beaucoup d'autres, il était un génie. Solomin avait un grand respect personnel pour cet homme et leur amitié dura en fait pendant 25 ans, jusqu'à la mort de Kurosawa. Si vous n’avez jamais eu le privilège de voir ce film formidable, je vous suggère d’y remédier le plus tôt possible.
Le dernier lieu de repos de Dersu Uzala.

Livre : "Émancipation animale"

Par Le 13/11/2023

 

 

EMANCIPATION ANIMALE

 

https://www.emancipation-animale.com/?

 

UN LIVRE DE CHARLOTTE ARNAL

Le statut juridique des animaux - qui échoue à protéger efficacement leurs intérêts - doit évoluer. L’humanité ne peut plus les considérer uniquement à l’aune de ses usages et doit leur donner une véritable protection. Dans cette optique, la cause animale peut être vue comme un nouveau « mouvement de justice sociale ».

Au fil d'anecdotes personnelles et d'exemples de terrain, Charlotte Arnal fait vivre de façon très abordable les grands principes du droit animalier – une spécialité juridique en plein essor. Elle propose aussi plusieurs réformes très concrètes pour faire avancer les droits des animaux.

Très accessible, ce petit traité d'émancipation animale intéressera le monde politique et juridique, tout comme les militants qui souhaitent structurer une argumentation en faveur de mesures juridiques fortes pour consolider le statut des animaux dans nos sociétés.

Acheter le livre

SOMMAIRE

Quand la cause animale devient un enjeu politique

État des lieux des droits des animaux

Classification des espèces ou l’intérêt de bien choisir sa réincarnation

Les catégories juridiques

Les lois protègent-elles (vraiment) les animaux ?

Réactualiser nos croyances, un impératif de justice ?

La position originelle : dominé ou dominant ?

L’animal nous appartient-il ?

Foutues croyances !

La sentience, l’ultime critère ?

Des propositions pour faire avancer les droits des animaux

Inscrire le droit de l’animal dans la Constitution - Interview Olivier Le Bot

Reconnaître à l’animal une personnalité juridique - Interview Jean-Pierre Marguénaud

Instaurer un ministère de la Condition animale - Interview Sue et Will Kymlicka

Conclusion – Des droits fondamentaux pour les animaux ?

Quelques textes de référence sur les droits des animaux

EXTRAIT

“À 37 ans, je décide d’intégrer la première promotion du diplôme universitaire de Droit animalier de la faculté de Toulon. Je vais enfin pouvoir répondre à la question qui me taraude depuis plusieurs mois. S’il est interdit dans notre droit « de faire souffrir ou de porter atteinte à la vie d’un animal sans nécessité » alors comment se fait-il qu’on ait le droit de tuer des poules pour en faire des nuggets, de capturer des pythons pour en faire des sacs, de tirer sur des grives pour son loisir du dimanche, de capturer des éléphants pour leur apprendre à faire des tours de piste ou de mettre à mort des vaches gestantes ?”

EXTRAIT

“J’ai toujours ressenti, au plus profond de mon âme, cette solidarité envers les animaux. J’ai pu me relier à leur destin tragique, à leur condition misérable, à leur soumission, à leur impuissance tout autant qu’à leur sensibilité, à leur immense intelligence ou à leur souveraineté. Est-ce une coïncidence si la cause animale est la cause sociale la plus féminine, avec 60 à 80 % de militantes, après la cause féministe elle-même ? Non. La solidarité entre le mouvement d’émancipation des femmes et la protection animale se construit par opposition à la société patriarcale.”

EXTRAIT

“Au fil de mes recherches, je suis troublée par les similarités entre les principes du droit animalier contemporain et les lois qui, par le passé, ont permis à nos sociétés occidentales de prospérer grâce à l’esclavage humain. Comme l’animal d’aujourd’hui, l’esclave d’hier est privé de personnalité juridique. Considéré comme un bien, il est la propriété d’un autre. Et quels droits peut-on bien revendiquer lorsqu’on ne s’appartient pas ?”

EXTRAIT

“Imaginons un exercice simple, basé sur la théorie de la justice du philosophe John Rawls, qui défend l’idée que si nous ignorions tout de nous-même, nous aurions tendance à imaginer une justice beaucoup plus équitable et favorable aux individus désavantagés. Il appelle cela « la position originelle ». Si le voile de l’ignorance était posé sur les conditions de votre naissance – le pays où vous avez vu le jour, la condition sociale de votre famille, votre sexe, votre état de santé et même… votre espèce –, quelle loi, quelle justice écririez-vous pour vous-même ?”

EXTRAIT

“Les dilemmes éthiques qui se pressent à notre porte nous invitent à nous poser de nouvelles questions et à dépasser nos contradictions : est-il possible de défendre efficacement les intérêts de ceux que nous exploitons ? À quel moment les intérêts des animaux prennent-ils le pas sur nos intérêts humains ? Si l’espèce n’est pas un critère moral suffisant pour attribuer des droits, que devrions-nous prendre en compte ? La souffrance (pathocentrisme) ? L’intelligence (cognitocentrisme) ? La capabilité ? La vulnérabilité ? La sentience ?”

Item 1 of 6

CE QUE LES GENS DISENT

« En un texte très vivant, Charlotte Arnal parle à la première personne et s’adresse directement à son lecteur. Des encadrés éclairant les principales notions, des illustrations, des QR codes donnant accès à des sources, des textes de référence sur les droits des animaux en annexe, ou encore des entretiens instruisent sans jamais lasser. 

De manière générale, selon une méthode qui caractérise la puissance de la démarche adoptée, Charlotte Arnal appelle à faire table rase de nos croyances et opinions pour penser par soi-même, la devise des Lumières.»

— FLORENCE BURGAT

Philosophe, directrice de recherche à l’INRAE

« Avec cet ouvrage, Charlotte Arnal ne nous offre pas seulement le premier "droit animalier pour les nul.le.s", elle nous offre également un constat éclairé de l'actuel statut juridique des animaux dans notre pays. Elle réussit l'exploit de rendre accessible aux non-juristes ce droit si éparpillé et contradictoire, dans une lecture fluide et non-jargonnante.

En tant que formatrice sur la question animale, j'incite fortement mes stagiaires à lire cet ouvrage pour saisir rapidement (et de façon simple mais non simpliste) les enjeux du droit animalier. »

— ANNE-LAURE MEYNCKENS

Formatrice-consultante sur la question animale et fondatrice de Drôle de Zèbre et d'Animal360.

Cet ouvrage documentaire est destiné au grand public, qui y trouvera tout ce qu’il faut savoir pour “mieux appréhender la question animale sous l’angle du droit”, mais il est aussi dédié à toutes celles et à tous ceux qui, par leurs actions désintéressées, “contribuent chaque jour à rendre notre monde plus juste”.

On y trouve notamment plusieurs propositions de réformes institutionnelles, toutes très argumentées, et en particulier le souhait que soit créé un ministère de la Condition animale. Seuls les imbéciles en souriront.

— ALAIN ROLLAT

Chroniqueur. Editorialiste. Ancien directeur adjoint du Monde.

CONFERENCE.

INTERVIEW.

DEBAT.

Ce livre est un support à l’échange, à la diffusion de connaissances et au débat d’idées sur la “question animale”. Ce sujet doit être posé, exposé, débattu par nos communautés, à l’échelle locale et globale. Ainsi commence l’appropriation, l’évolution et l’émergence de réponses fertiles.

Contactez-moi pour un événement ou une interview. Réponse sous 24h.

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À PROPOS DE CHARLOTTE

Titulaire d’un diplôme universitaire en droit animalier, Charlotte est une entrepreneuse sociale, militante de la cause animale & cheffe vegane. Après avoir fondé et dirigé pendant 10 ans une agence de communication et un tiers-lieu dédiés à la transition, elle se consacre désormais au lobbying pour les droits des animaux. En 2019, elle parcourt 1200 kilomètres à pied à la rencontre des français.e.s, pour mieux comprendre le sujet et plaider en faveur d’une entrée des animaux dans la Constitution française.

En savoir plus sur Charlotte

Le miroir

Par Le 12/11/2023

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Intelligence animale

Par Le 09/11/2023

En ce moment, je lis un roman "Âmes animales" de Jose Rodrigues Dos Santos. A priori, il s'agit d'un thriller.

Bon, dans ce cas-là, "Martine à la plage", c'est aussi un thriller parce que franchement, c'est juste pitoyable comme scénario. C'est bien de vouloir transmettre des données dans un roman mais quand ça devient ni un roman, ni un documentaire avec des développements aussi bourratifs qu'une douzaine de crêpes complètes et que la psychologie des personnages relève d'un épisode de Benny Hill, c'est du gâchis. 

Par contre, l'auteur a dû lire des quantités astronomiques d'enquêtes sur le monde animal et j'y apprends des choses fascinantes. Donc, je continue à le lire en sautant tout ce qui concerne "l'enquête" pour me concentrer sur les informations animales, l'éthologie, l'écologie, l'intelligence animale etc...:)

Je poste un commentaire venant du site Babelio. Un très bon résumé de ce que je pense.

https://www.babelio.com/livres/dos-Santos-mes-animales/1414522#!

RChris

★★★★★

★★★★★

09 juillet 2022

Dans une note finale, José Rodrigues Dos Santos nous explique : “Le défi pour ce roman a consisté à tisser une histoire autour de la conscience animale, de l'intelligence et des émotions des animaux, une intrigue où les animaux seraient eux-mêmes à la fois le thème du livre et les protagonistes, mais d'une manière différente de celle qui est habituellement employée lorsque les animaux jouent un rôle dans une fiction… pour ce faire, j'ai choisi le roman policier, même s'il est évident pour moi que ce livre ne peut être décrit stricto sensu comme un policier.”
Cette note aurait peut-être dû être introductive, ou j'aurais dû la lire en préalable car l'intrigue policière est un peu une arnaque, prétexte à de longues digressions sur la cause animale, ses conditions de vie dans l'élevage extensif et la destruction de la planète que cet élevage produit.

Ceci dit, le propos est bien documenté, la démonstration est implacable et surprenante de la part de “l'un des plus grands auteurs de thrillers scientifiques en Europe, " dixit la quatrième de couverture.

Dès lors, ce qui était l'originalité de ce livre devient le thème principal qui nous capte. L'étude éthologique de l'auteur portugais est fouillée lorsqu'il nous parle des animaux, de leur intelligence, de leur langage, de leurs émotions, de leurs sentiments… en donnant la part belle aux primates.
Puis l'auteur nous parle de l'élevage industriel : des conditions “inanimales” d'élevage et d'abattage des vaches, des cochons, des poulets.
C'est quand il passe aux effets nocifs de l'élevage intensif que l'auteur martèle sa thèse :
“Mais combien de politiques parlent du problème de l'élevage industriel, qui contribue bien plus au réchauffement climatique que tous les moyens de transport de la planète réunis ? pour quelle raison les gouvernements nous encouragent à passer à la voiture électrique, en se donnant ainsi l'air de se préoccuper d'écologie pour capter les voix de l'électorat vert, mais continuent de subventionner massivement la production animale, finançant et encourageant par ce biais le croissance de l'activité humaine qui contribue le plus à la déforestation de la planète, à la consommation d'eau douce, à la pollution, à la fin de la biodiversité et aux émissions de gaz à effet de serre ?”


Pour bien asséner le message, l'auteur illustre ses propos avec force schémas : celui d'un steak d'un kilo qui a besoin de 13 000 litres d'eau pour être produit.
Celui de l'homme qui consomme 1,5 l d'eau par jour quand chaque animal d'élevage utilise en moyenne 150 litres en tenant compte de tous ses besoins.
Enfin le troisième dessin montre que chaque être humain qui mange de la viande dépense chaque année 1,5 millions de litres d'eau !

Ce livre est sensé être un thriller dont l'intrigue, nous dit David au pseudo de “TrueDuck”sur Babelio : “L'histoire se résume sur un timbre poste : le meurtre d'un soigneur d'animaux. Tout accuse la femme de Norhona. Elle s'enfuit face à la police. Son mari va tenter de prouver son innocence en... s'enfuyant aussi…”

Vous l'aurez compris, c'est la thèse de l'existence d' ”
Âmes animales” qui m'a marqué, même si se faire administrer une leçon est parfois ressenti de manière dérangeante.
Il nous propose une bibliographie de cinq pages en fin d'ouvrage, malheureusement presque tout en anglais.

Je mesure parfois l'intérêt d'un livre à la durée qu'il vous habite, ce que j'appelle la caudalie littéraire, je ne pourrai pas me défaire d'ici tôt des images affreuses et des réflexions écologiques de ce livre.

Un livre à vous faire choisir un plat végétarien au restaurant comme le héros de ce livre qui prend “une petite salade”. Pour ma part, le Bibimbap sera au tofu ce soir.

Voici deux vidéos d'expériences dont l'auteur parle dans son roman.

 

"Chamanes" chez Etoiles sauvages

Par Le 03/11/2023

Ré-impression d'un magnifique ouvrage.

 

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CHAMANES, Les Chants de la Déesse est un Beau-Livre de contes illustrés qui rassemble à travers 136 pages les histoires de Femmes Chamanes de tous les âges, de la préhistoire à aujourd’hui.

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CHAMANES, Les Chants de la Déesse est un Beau-Livre de contes illustrés qui rassemble à travers 136 pages les histoires de Femmes Chamanes de tous les âges, de la préhistoire à aujourd’hui.

Dans toutes les cultures du monde, les chamanes font le lien entre les êtres humains, la nature et les animaux. A travers ces récits, l’auteur et illustrateur Jean-Sébastien Rossbach veut avec ses mots comme avec ses peintures porter ce message : il est plus que jamais temps de protéger notre planète. Et comme il pense que l’avenir de celle-ci passe par les femmes, qui mieux que des figures féminines exemplaires pour incarner ce message d’espoir !

Un beau livre qui s’adresse aux lectrices et lecteurs attirés par le chamanisme ou la spiritualité liée à la Nature, sensibles aux problématiques écologiques, qui ont envie de rêver et de s’évader dans l’univers pictural et poétique auquel donne vie Jean-Sébastien Rossbach.

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Glyphosate et vers de terre

Par Le 02/11/2023

 

 

Une scientifique vauclusienne alerte des dangers du glyphosate sur les vers de terre et le sol

 

Vaucluse

De 

Camille Labrousse

Lundi 16 octobre 2023 à 14:54 - Mis à jour le lundi 16 octobre 2023 à 16:47

Par 

France Bleu Vaucluse , 

France Bleu

Céline Pelosi est chercheuse à l'INRAE d'Avignon. Elle prouve que l'usage du glyphosate a des conséquences dévastatrices chez les vers de terre et donc sur la qualité des sols. Elle a signé une tribune dans Le Monde le 12 octobre dernier.

Les vers de terre sont présents

Les vers de terre sont présents © Radio France - © Photo Radio France / Christophe Noiseux

Céline Pelosi connaît tout des vers de terre et des bienfaits qu'ils apportent à notre sol. La chercheuse travaille à l'INRAE, l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, à Agroparc à Avignon. Après avoir compilé de nombreuses études et en avoir mené elle-même, elle alerte sur ce que provoque une utilisation répétée du glyphosate sur les populations de vers de terre.

Des terres moins riches et moins productives

"Une application de glyphosate ne tuera pas nécessairement un ver de terre, explique Céline Pelosi avec beaucoup de pédagogie. C'est l'usage répété de cet herbicide qui va fatiguer les populations de vers, au fur et à mesure. Elles vont devenir de plus en plus basses. Et s'il n'y a plus de vers de terre, alors il y a moins de régulation des flux d'eau, moins de dégradations des matières organiques. Mais surtout, il y a moins de biodiversité. C'est un danger pour les agriculteurs puisque les vers de terre augmentent la croissance végétale".

Dans le détail, l'utilisation répétée du glyphosate provoque des retards de croissance, des défauts de reproduction et des changements de comportement. Le manque de vers de terre sur une parcelle agricole a lui deux conséquences : le rendement est plus faible et les plantes sont plus petites. Céline Pelosi souligne que c'est valable pour le glyphosate et pour tous les herbicides, pesticides ou insecticides.

La scientifique milite donc pour un changement de modèle agricole. "On voit bien tous les dommages que ça a sur la santé de l'homme et de l'environnement. Il faut sortir de tout ça, changer notre façon de faire et ne plus avoir recours aux produits chimiques". Céline Pelosi fait partie de ses scientifiques qui alertent sur la crise climatique ou l'effondrement de la biodiversité. Elle a notamment publié une tribune dans le Monde concernant les vers de terre, avec 16 autres spécialistes des sols. Mais elle regrette de ne pas être entendue par les décideurs. "A quoi ça sert, ce qu'on fait, s'interroge-t-elle ? Pourquoi faire de la recherche si ce n'est pas utilisé pour servir la cause de l'humanité ?"

Céline Pelosi conclut tout de même par une lueur d'espoir. Elle explique que lorsqu'on arrête d'utiliser du glyphosate sur une parcelle, par exemple pour se convertir en agriculture biologique, les vers de terre finissent par revenir. Ils mettent du temps, parfois cinq, 10 ou 15 ans, mais ils reviennent.