Là-Haut

Blog

Reporterre : " L’écologie peut sauver l’agriculture"

Par Le 04/02/2024

 

 

Cette crise du monde agricole aura au moins le mérite de braquer les projecteurs sur tout ce qui ne va pas et de voir ce qui pourrait et devrait être fait.

 

Faire un don au journal

https://reporterre.net/L-ecologie-peut-sauver-l-agriculture-voici-comment?

Nature Climat Luttes Alternatives Monde Reportages Enquêtes Idées

Agriculture

L’écologie peut sauver l’agriculture : voici comment

 

L'écologie peut sauver l'agriculture : voici comment

Prix planchers, audit sur les dettes agricoles, moratoire sur le libre-échange, Sécurité sociale de l’alimentation… Les écologistes fourmillent d’idées pour répondre à la crise agricole. Seront-ils entendus ?

C’est une bataille de récits, un conflit sur notre vision de l’avenir. En pleine crise agricole, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) fustige les règles environnementales, arcboutée dans la défense du modèle productiviste. Le gouvernement lui prête la main et a annoncé ce jeudi 25 janvier un vaste « chantier de simplification des normes ». Gabriel Attal devrait présenter cet après-midi des mesures concrètes pour essayer de convaincre les agriculteurs de rentrer chez eux.

En face, les écologistes tentent de se faire entendre et ont fait de nombreuses propositions. Reporterre en fait le tour. Car, oui, l’écologie peut sauver l’agriculture, en garantissant le revenu des agriculteurs, en donnant accès à tous et à toutes à une alimentation de qualité et en engageant dès maintenant une transition agroécologique qui protège la biodiversité.

1 — Assurer un revenu digne

Au cœur de la crise actuelle, la question du salaire des agriculteurs et des agricultrices est centrale. Dans un communiqué, la Confédération paysanne a appelé à ce que les paysans soient mieux rémunérés. « Ce n’est pas en demandant à pouvoir détruire des haies, en instrumentalisant le sujet des jachères, en éludant la question du partage équitable des terres et de l’eau, en négociant des avantages pour la production d’agrocarburants, que nous résoudrons en profondeur les problématiques de notre métier de paysan », argue-t-elle. Au contraire, c’est en s’attaquant aux règles du jeu néolibéral que les paysans pourront enfin respirer.

Concrètement, la Confédération paysanne demande un moratoire sur les accords de libre-échange, l’arrêt des négociations en cours avec la Nouvelle-Zélande ou dans le cadre du Mercosur pour éviter des formes de concurrences déloyales et la compétitivité généralisée entre les différentes agricultures du monde.

Lire aussi : « Ça nous a anéanti » : le libre-échange tue l’agriculture française

Elle exige une loi pour interdire tout prix agricole en dessous des prix de revient et l’établissement de « prix planchers ». Elle appelle aussi à ce que la loi Egalim sur le partage de la valeur ajoutée au sein de la filière soit pleinement respectée. « L’État devrait jouer un rôle d’arbitre mais en réalité, il laisse faire », regrette Mathieu Courgeau, éleveur laitier en Vendée et coprésident du collectif Nourrir.

Fin novembre, un rapport de la Fondation pour la nature et l’Homme (FNH) révélait comment la répartition de la valeur s’était dégradée ces dernières années, notamment dans la filière laitière. Entre 2001 et 2022, la part de l’éleveur dans le prix d’une brique de lait conventionnel a baissé de 4 %, celle des industries agroalimentaires a augmenté de 64 % et la grande distribution de 188 %. « La répartition de la valeur est de plus en plus inégale, alors que la consommation et les prix augmentent, il y a très peu de ruissellement au sein de la filière », note Élyne Étienne de la FNH.

« En 2021, la grande distribution a fait 145 millions d’euros de bénéfices dans son rayon laitier. » © E.B / Reporterre

Les négociations commerciales sont asymétriques et les paysans écrasés sous le poids des firmes agroalimentaires. L’association plaide pour des contrats tripartites et une taxation à hauteur de 15 % des bénéfices engendrés par les entreprises agroindustrielles et les enseignes de grande distribution afin de financer un fonds mutualisé pour la transition agroécologique. « En 2021, la grande distribution a fait 145 millions d’euros de bénéfices dans son rayon laitier, les entreprises agroalimentaires 697 millions d’euros, elles doivent contribuer au changement d’agriculture et accompagner, elles aussi, les agriculteurs dans des pratiques plus vertueuses », souligne Élyne Étienne.

Du côté du parti Les Écologistes, on réclame « un allégement des charges qui pèsent aujourd’hui sur les agriculteurs ». « J’entends leur colère, leur angoisse légitime, qui vire trop souvent au désespoir », assure à Reporterre Marie Toussaint, tête de liste du parti aux élections européennes. Elle propose de réaliser un audit national des dettes paysannes, en particulier pour les petites exploitations, puis d’annuler les dettes dues à la Mutualité sociale agricole (MSA, le régime de protection sociale de la profession).

Marie Toussaint plaide également pour une garantie de revenus pendant trois ans. « On veut un modèle agroécologique, mais aujourd’hui les agriculteurs et agricultrices n’ont aucune visibilité sur leurs revenus, du fait du modèle économique dans lequel ils sont enfermés, poursuit-elle. Pour engager des transformations dans les années qui viennent, ils ont besoin d’y voir clair. On doit leur garantir une prévisibilité. » L’élue écologiste évoque un revenu minimum garanti, qui passerait par un salaire fixe défini, ou encore par une régulation des volumes produits. « Tout ça doit être organisé avec eux et avec chaque filière », estime-t-elle.

2 — Engager la transition alimentaire

Les écologistes ne défendent pas seulement une transition agricole mais une transition de tout le système alimentaire. Pour y arriver, ils parient sur une mesure phare, qui a pris de l’ampleur ces dernières années : la Sécurité sociale de l’alimentation. Des expérimentations existent déjà notamment dans la Drôme. Notre ancien chroniqueur Mathieu Yon en est d’ailleurs une des chevilles ouvrières. Des expériences se déroulent aussi à Montpellier.

Concrètement, ses promoteurs proposent la sanctuarisation d’un budget pour l’alimentation d’au moins 150 euros par mois et par personne, intégrée dans le régime général de Sécurité sociale. Ce budget devra être établi par des cotisations garantes du fonctionnement démocratique de caisses locales de conventionnement. Chacune de ces caisses, gérées par les cotisants, aurait pour mission d’établir et de faire respecter les règles de production, de transformation et de mise sur le marché de la nourriture choisie par les cotisants.

« La Sécurité sociale de l’aliment permet de s’extraire de l’agro-industrie »

Cette Sécurité sociale de l’alimentation permettrait à tous les habitants d’un territoire de décider, main dans la main avec les paysans, de ce qu’ils veulent manger et des conditions dans lesquelles ces aliments vont être produits. « Cette démarche permettrait de s’extraire des choix agricoles guidés par l’agro-industrie, la recherche de volumes, d’export, de nouveaux marchés, qui ont fait oublier la raison première de l’agriculture : nourrir la population », racontait à Reporterre Nicolas Girod, ex porte-parole de la Confédération paysanne.

À court terme, les écologistes et les Insoumis proposent de reprendre une mesure proposée par la Convention citoyenne pour le climat et de créer un chèque alimentaire. « On pourrait évidemment aller plus loin mais ce serait déjà une avancée alors que des millions de personnes peinent à bien se nourrir en France, insiste la députée La France insoumise (LFI) Manon Meunier. Il faut ouvrir de nouveaux débouchés pour l’agriculture de qualité et la rendre accessible à tous. » L’approvisionnement local et bio dans la restauration collective et le soutien au circuit court sont également jugés prioritaires. Le groupe parlementaire de LFI a par exemple déposé une proposition de loi pour favoriser la viande française dans la restauration collective.

3 — Financer l’agro-écologie

Le nerf de la guerre reste cependant la question des financements et des aides publiques. Les écologistes plaident pour une réorientation des subventions de la politique agricole commune (PAC) pour accompagner les agricultrices et agriculteurs dans des pratiques plus vertueuses d’un point de vue environnemental.

Dans un rapport publié le 25 janvier, le Haut Conseil pour le climat (HCC) a souligné que les scénarios pour atteindre la neutralité carbone en 2050 étaient ceux qui développaient l’agriculture biologique et l’agroécologie sur 50 % de la surface agricole. « L’agroécologie est plus large que juste l’agriculture biologique, précise Corinne Le Quéré, présidente du HCC. On parle de diversification des cultures, de plantation d’arbres et de haies qui fournissent de l’ombrage aux troupeaux, qui protègent les cultures des températures élevées en plus de stocker du carbone… » Pour développer ces pratiques, le HCC insiste : il faut davantage de financement. Le Réseau Action Climat soutient aussi une rémunération plus sérieuse des services écosystémiques rendues par l’agriculture, afin d’être plus incitatif pour les paysans et les paysannes.

Ces pratiques agricoles écologiques ne sont pas encouragées par le projet de loi de finances 2024, dénoncaient en novembre 2023 une centaine de paysans et d’élus. © Nnoman Cadoret / Reporterre

Pour l’instant, la PAC est à la peine. Les mesures agro-environnementales et climatiques, dites Maec, l’un des principaux dispositifs destinés à soutenir la transition agroécologique, représentent moins de 7 % du budget PAC de la France pour la période 2023-2027. « La faiblesse du budget qui leur est alloué ne permet pas, dans plusieurs régions (Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes notamment), de répondre aux demandes des agriculteurs et conduit à des tensions et des renoncements, note le récent rapport de la députée La France insoumise Manon Meunier.

Pour pallier ces insuffisances, le gouvernement a décidé en décembre dernier d’ajouter 150 millions d’euros au budget des Maec. Un chiffre encore insuffisant selon le coprésident du groupe Nourrir, Mathieu Courgeau, qui est agriculteur : « Beaucoup de paysans qui se sont lancés dans cette démarche l’année dernière n’ont pas encore été payés ». Il estime plus globalement que le gouvernement devrait mieux soutenir la filière bio.

« Seulement 7 % de bio dans la restauration collective »

En 2023, le ministère de l’Agriculture avait lancé un plan d’aide de 10 millions d’euros destiné à l’agriculture biologique. Un montant jugé trop bas. Tout comme l’objectif de 20 % de produits bio dans la restauration collective, obligatoire depuis janvier 2022. Aujourd’hui, nous sommes seulement à 7 %. Mais l’État pourrait aider les collectivités pour monter ce chiffre à 40 ou 50 %, dit Mathieu Courgeau. Cela permettrait sans doute d’inciter les paysans à se convertir car en 2022, seulement 11 % de la surface agricole utile (SAU) était cultivée en agriculture biologique.

Pour restaurer la confiance des consommateurs envers ces produits et enrayer la crise du bio, le rapport Meunier préconise une meilleure transparence sur les labels, notamment le « Haute valeur environnementale » que certains agriculteurs estiment trompeur, voire le considèrent comme un concurrent déloyal à l’agriculture biologique.

Dans la Drôme, un réseau d’agriculteurs réintroduit de la vie sauvage dans leur ferme. © Charlie Delboy / Reporterre

En attendant les annonces du gouvernement, les défenseurs de l’agriculture paysanne restent fébriles. « Faire des normes environnementales la cause du problème agricole est une imposture », dit Manon Meunier. Le problème doit être pris à la racine. En cinquante ans, la surface moyenne d’exploitation est passée de 21 hectares à 69 hectares (en 2020), plus de quatre exploitations sur cinq ont disparu, 70 % des haies ont été éliminées, la polyculture a diminué. En quarante ans, le nombre d’agriculteurs a été divisé par quatre et la France est devenue le deuxième pays européen le plus utilisateur de pesticides, rappelle la députée dans son rapport. En parallèle, la biodiversité s’est effondrée : les populations d’oiseaux ont diminué de 43 %, plus de 40 % des eaux de surface sont affectées par des pollutions diffuses, et les sols sont de plus en plus dégradés. Il y a urgence à agir pour une transition agricole juste et écologique, plaide-t-elle.

Reporterre n’est pas à vendre

Alors que les alertes sur le front de l’environnement se multiplient, nous avons un petit service à vous demander. Nous espérons que l’année 2024 comportera de nombreuses avancées pour l’écologie. Quoi qu’il arrive, les journalistes de Reporterre seront là pour vous apporter des informations claires, en toute indépendance.

Les temps sont difficiles, et nous savons que tout le monde n’a pas la possibilité de payer pour de l’information. Mais nous sommes financés exclusivement par les dons de nos lectrices et lecteurs : nous dépendons de la générosité de celles et ceux qui peuvent se le permettre. Ce soutien vital signifie que des millions de personnes peuvent continuer à s’informer sur le péril environnemental, quelle que soit leur capacité à payer pour cela.

Contrairement à beaucoup d’autres, Reporterre ne dispose pas de propriétaire milliardaire ni d’actionnaires : le média est à but non lucratif, et ne sera jamais à vendre. De plus, nous ne diffusons aucune publicité. Ainsi, aucun intérêt financier ne peut influencer notre travail. Être libres de toute ingérence commerciale ou politique nous permet d’enquêter de façon indépendante. Personne ne modifie ce que nous publions, ou ne détourne notre attention de ce qui est le plus important.

Avec votre soutien, nous continuerons à rendre les articles de Reporterre ouverts et gratuits, pour que tout le monde puisse les lire. Ainsi, davantage de personnes peuvent prendre conscience de l’urgence environnementale qui pèse sur la population, et agir. Ensemble, nous pouvons exiger mieux des puissants, et lutter pour la démocratie.

Quel que soit le montant que vous donnez, votre soutien est essentiel pour nous permettre de continuer notre mission d’information pour les années à venir. Si vous le pouvez, choisissez un soutien mensuel, à partir de seulement 1 €. Cela prend moins de deux minutes, et vous aurez chaque mois un impact fort en faveur d’un journalisme indépendant dédié à l’écologie. Merci.

Soutenir Reporterre

Agriculteurs, FNSEA et autres

Par Le 02/02/2024

424680577 10231331624858961 6829090312011820739 n

 

Bien évidemment que je suis au mieux le mouvement actuel.

Bien évidemment, je ne soutiens aucunement tous les agriculteurs-éleveurs, inconsidérément. S'il y a bien une catégorie professionnelle dans laquelle les disparités sont immenses, c'est bien celle-là.

Bien évidemment, je soutiens totalement les paysans maraîchers bio.

Pour ce qui est des éleveurs, étant donné que je ne mange pas les animaux, je m'abstiens. J'ai du mal à croire qu'un éleveur qui condamne ses bêtes à l'abattoir puisse affirmer qu'il les aime. Qu'il ne les maltraite pas serait déjà bien. Si vous n'avez jamais entendu, pendant des heures, meugler une vache à qui on vient d'enlever son veau, allez vous balader en campagne. C'est effroyable, ça me déchire le ventre. Oui, je sais, il y a des gens qui rigolent quand je dis ça.

Bref...Pour ce qui est de la FNSEA, voici leurs demandes en résumé :

424672863 10231332184472951 4338587448987011380 n

Voilà qui est clair. Maintenant, voyons le cas du Sieur ROUSSEAU, patron de ce syndicat.

 

https://www.humanite.fr/social-et-economie/agriculteurs/a-la-tete-de-la-fnsea-qui-est-arnaud-rousseau-le-businessman-qui-voulait-passer-pour-un-paysan?

À la tête de la FNSEA, qui est Arnaud Rousseau, le businessman qui voulait passer pour un paysan ?

 

Arnaud Rousseau, président de la FNSEA depuis 2023, est un patron avant tout. L’écologie et l’Europe lui servent d’épouvantail pour masquer le monde qui le sépare de l’éleveur du Gers, qu’il prétend représenter avec son syndicat.

Social et Économie

3min

Mise à jour le 26.01.24 à 12:43

Pierric Marissal

Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, élu en 2023, est aussi dirigeant d'une grosse quinzaine d'entreprises.
© BERTRAND GUAY / AFP)

Arnaud Rousseau a un grand nombre de casquettes, ou plutôt de chemises. Si celle-ci est à carreaux, il incarne l’agriculteur et le dirigeant de la FNSEA, principal syndicat du secteur. Lorsqu’elle est bleu pâle avec cravate en soie, on est face au grand patron, habitué des assemblées générales d’actionnaires et qui parle en millions d’euros.

Arnaud Rousseau est un homme très occupé. On le retrouve administrateur ou dirigeant d’une grosse quinzaine d’entreprises, de holdings et de fermes : directeur de la multinationale Avril (Isio4, Lesieur, Matines, Puget, etc.), administrateur de la holding du même nom, directeur général de Biogaz du Multien, spécialisé dans la méthanisation, administrateur de Saipol, leader français de la transformation de graines en l’huile, président du conseil d’administration de Sofiprotéol, qui finance des crédits aux agriculteurs. La liste est longue.

Sur le même thème

En direct. Colère des agriculteurs : ce que leur répond Gabriel Attal

Comme patron d’exploitations agricoles, il ne possède pas moins de 700 hectares, principalement des céréales oléagineuses (colza, tournesol) mais aussi du blé, de la betterave, du maïs, et de l’orge. Il est aussi maire (sans étiquette) de sa commune Trocy-en-Multien (Seine-et-Marne) et vice-président de la communauté de communes du pays de l’Ourcq.

Deux classes d’agriculteurs bien différentes

Sur sa biographie officielle du groupe Avril, il est dit qu’Arnaud Rousseau a « un parcours atypique ». Pour un agriculteur, certes, beaucoup moins pour un dirigeant, puisqu’il est diplômé de l’European Business School de Paris et qu’il est passé un temps par le courtage de matières premières agricoles, c’est-à-dire leur mise en vente sur les marchés financiers.

Ces contradictions se retrouvent dans ses prises de position. Il défend une agriculture productiviste française pour nourrir les Français, mais consacre ses champs à une production majoritairement destinée à l’export. Il soutient les agriculteurs qui se plaignent de l’augmentation des taxes sur le gazole non routier (GNR), mais il a entériné cette hausse cet été, lors des négociations avec le gouvernement sur le projet de loi de finances.

Sur le même thème

« Les grands céréaliers ne manifestent pas, ils sont au ski » : pourquoi la mobilisation des agriculteurs est concentrée dans le Sud-Ouest

Avec ses homologues grands céréaliers, il est l’un des principaux bénéficiaires de la PAC, quand les petits éleveurs, ceux-là mêmes dont la colère déborde dans le Sud-Ouest, sont les plus lésés. Ce sont deux classes d’agriculteurs bien distinctes, aux intérêts antagonistes. C’est pourquoi il ne peut répondre aux demandes des manifestants sur la hausse du GNR, qu’il a validée, ni sur les marges des groupes agroalimentaires, lui qui en dirige un. Alors, Arnaud Rousseau a un bouc émissaire tout trouvé : l’Europe et ses normes écologiques.

 

Pour ceux qui en veulent encore plus, je les invite à lire l'article très détaillé sur cet individu dans le numéro de CAPITAL (impossible de copier l'article)

Il est ici

: https://www.capital.fr/economie-politique/agriculteurs-en-colere-les-jolies-affaires-darnaud-rousseau-leader-de-la-fnsea-et-patron-davril-1491442?

 

Il est donc indispensable de bien différencier les forces en présence :

422932387 1057838972135645 6399386492553871604 n

La FNSEA, les JA (Jeunes Agriculteurs), et la coordination paysanne, trois syndicats qui ont la même vision.


La confédération paysanne s'est totalement démarquée.

Ici, une vidéo qui présente la version de ce syndicat et les problématiques du monde agricole :

 

Ce qui se passe en ce moment a une importance considérable et les agriculteurs ont une occasion rêvée pour réinvestir le coeur des Français. Et ça n'est pas en suivant les directives de la FNSEA qu'ils y parviendront. Beaucoup de gens, aujourd'hui, savent ce qu'ils en coûtent de continuer à exploiter la terre impunément.

 

 

https://www.generations-futures.fr/actualites/agrican-cancers-pesticides-agriculteurs/

Enquête AGRICAN : professions agricoles et survenue de cancers

 

Cette fin d’année 2020 est l’occasion pour l’enquête AGRICAN de dévoiler ses derniers résultats dans son 3ème bulletin (Bulletin Agrican Novembre 2020). Pour rappel, cette étude, la plus grande au monde sur le sujet, a été mise en place à partir de 2004 et a pour objectif de mettre en évidence un éventuel lien entre les expositions professionnelles aux pesticides ou certaines activités particulières et la survenue de cancers. En outre, le propos est également étendu à certaines maladies non cancéreuses, parmi lesquelles des maladies neuro-dégénératives (maladies de Parkinson et d’Alzheimer notamment) ou respiratoires (bronchite chronique, asthme) et aux troubles de la reproduction et du développement de l’enfant. La plupart de ces maladies ont été sélectionnées car elles semblent plus fréquentes en milieu agricole que dans la population générale.

Comment s’est déroulée l’étude ?

Les résultats de cette enquête reposaient dans un premier temps sur un questionnaire d’inclusion, remplit par plus de 180 000 affiliés MSA répartis en 11 départements français. Les participants étaient majoritairement des hommes (55%). L’âge moyen des individus était de 63 ans et variait entre 20 et 105 ans. Entre 2015 et 2018, un questionnaire de suivi a de nouveau été envoyé aux participants afin de mettre à jour les données, notamment par rapport à des changements de situations (activités professionnelles, alimentation, tabagisme, évolution de l’état de santé, …).

Une fois l’ensemble des réponses recueillies, le suivi des décès et des diagnostics de cancers sur plusieurs années permet de savoir si certaines maladies peuvent se déclarer plus fréquemment en fonction de secteurs agricoles particuliers, ou de l’utilisation de certains pesticides ciblés. Pour ce faire, l’étude mesure les associations entre les expositions professionnelles et les maladies en comparant, au cours du temps, le nombre de personnes développant la maladie parmi les participants exposés (à un secteur ou à une tâche ou à une nuisance donnée) au nombre de personnes devenues malades parmi les participants non soumis à l’exposition étudiée. Même si cela ne suffit généralement pas à dire que l’exposition est une cause de la maladie, les études épidémiologiques permettent l’obtention d’éléments de preuve solides, à mettre en relation avec d’autres études sur le sujet afin d’en vérifier la cohérence.

Incidence de cancers

La première conclusion est que les femmes et hommes de la cohorte ont une mortalité 25% inférieures à celle de la population générale. Cette observation trouve notamment sa source dans un tabagisme bien moindre chez les travailleurs agricoles et dans le phénomène « d’effet du travailleur sain », soit un biais de sélection du fait que la cohorte n’inclue pas les personnes dont l’état de santé est trop précaire et incompatible avec une activité professionnelle. Une meilleure alimentation et activité physique dans ce secteur professionnel par rapport à la population générale est également une explication probable.

En comparaison avec la population générale, les cancers sont légèrement moins fréquents chez la population de la cohorte AGRICAN. Plus particulièrement, 20 cancers sont apparus à une fréquence différente entre les membres de la cohorte et la population générale :

6 cancers ont été retrouvés plus fréquemment chez les personnes interrogées: mélanome de la peau chez les femmes (+29%), myélome multiple chez les hommes (+20%) et chez les femmes (+21%), cancer de la prostate (+3%), cancer des lèvres chez les hommes (+55%), l’ensemble des lymphomes chez les hommes (+9%) et les femmes (+7%), lymphome plasmocytaire/maladie de Waldenström chez les femmes (+58%) et les hommes (+49%)

14 cancers ont été retrouvés moins fréquemment dans la cohorte AGRICAN: cancers du poumon (-42% chez les hommes et -33% chez les femmes), de la cavité orale et du pharynx (-43% chez les hommes et -36% chez les femmes), du foie (-25% chez les hommes et -31% chez les femmes), de l’anus (-51% chez les hommes et -54% chez les femmes), de la vessie (-34% chez les hommes et 22% chez les femmes), de l’œsophage (-22% chez les hommes et -28% chez les femmes), du sein (-14%), du rectum (-17% chez la femme), du col de l’utérus (-40%), du côlon (-13% chez l’homme), du pancréas (-21% chez l’homme), du larynx (-44% chez l’homme), de l’estomac (-12% chez l’homme) et du mésothéliome (-54% chez l’homme).

23 autres cancers ne présentaient pas de différence de fréquence d’apparition.

Même si certains cancers sont retrouvés moins fréquemment chez les travailleurs agricoles qui ont participé à l’enquête, ces différences s’expliquent à nouveau par les habitudes de vie plus favorables parmi ces derniers.

Impacts des pesticides

A contrario, l’étude montre un excès de risque pour certains cancers. Ainsi, AGRICAN met en évidence l’influence des pesticides dans l’apparition de plusieurs cancers.

Tout d’abord, les analyses montrent un excès de risques de cancers de la prostate chez les personnes utilisant des insecticides sur bovins, chez les éleveurs de porcs et chez les agriculteurs exposés via le traitement de semences, le semis et l’utilisation de pesticides (relevé pour des cultures de blé et/ou d’orge, de tabac, de pommes de terre et l’arboriculture). Ces résultats sont cohérents par rapport à d’autres études épidémiologiques qui montrent une élévation du risque de cancer de la prostate chez les agriculteurs, de +8% à +26%. L’INSERM a d’ailleurs conclut en 2013 à un lien fort entre l’exposition professionnelle aux pesticides et l’apparition de cancers de la prostate.

D’autre part, un excès de risque a également été observé pour trois cancers hématologiques :

Myélome multiple: un excès de risque de 40% a été observé chez les personnes utilisant des pesticides sur les cultures, augmentant avec la durée d’utilisation. La désinfection des locaux d’élevage, l’utilisation d’insecticides sur les animaux et la désinfection des machines à traire ont également été pointé du doigt.

Leucémies lymphoïdes chroniques: un excès de risque de 50% chez les personnes utilisant des pesticides sur cultures, augmentant avec la durée. Cette association est particulièrement forte pour les cultivateurs de blé/orge, de maïs, de tournesol et en viticulture.

Lymphome diffus à grandes cellules B: un risque plus élevé a été mis en relation avec l’application d’herbicides en prairies, de pesticides en viticulture et sur la culture du tabac.

Il existe de nombreuses études concernant l’apparition de cancers hématologiques et l’exposition aux pesticides. Les résultats de l’enquête AGRICAN sont cohérents par rapport aux travaux précédents, notamment ceux réalisés au niveau français, qui concluaient à une élévation du risque de certaines hémopathies malignes chez les agriculteurs et qui montraient des augmentations de risque chez les utilisateurs de pesticides.

Par ailleurs, il a été mis en évidence que les utilisateurs de pesticides avaient en moyenne deux fois plus de risque de développer une tumeur du système nerveux central que les autres participants de la cohorte. Plus particulièrement, de nombreuses substances actives de la famille des carbamates sont mises en causes, car elles multiplient le risque de gliomes et/ou méningiomes par des facteurs allant de 2 à 4. Malgré ces résultats, il reste aujourd’hui difficile d’identifier exactement les molécules responsables de l’apparition de cancers, notamment du fait des multi-expositions. L’INSERM avait conclu en 2013 à un niveau de preuve limité entre l’exposition aux pesticides et la survenue de ce type de cancers.

Enfin, l’étude s’est également intéressée à la maladie de Parkinson, maladie caractérisée par une destruction de certaines cellules du cerveau et qui toucherait aujourd’hui près de 200 00 personnes en France. Une fréquence plus élevée de malade chez les éleveurs, les cultivateurs et les utilisateurs de pesticides a été montré. Ceci n’est pas étonnant puisque la maladie de Parkinson est reconnue comme maladie professionnelle pour les travaux exposant aux pesticides. Deux substances actives de la famille des dithiocarbamates (zinèbe et zirame) ont notamment été mis en cause dans AGRICAN. Encore une fois, ces résultats semblent cohérents par rapport aux autres études réalisées sur le sujet puisqu’elles s’accordent à dire que l’exposition aux pesticides entraîne une augmentation du risque de maladie de Parkinson entre 50% et 100%. Les fongicides dithiocarbamates ont déjà été suggéré comme entraînant un risque accru, parmi d’autres familles telles que les organochlorés.

 

Bon appétit.

 

Nestlé : l'enfer capitaliste

Par Le 31/01/2024

Il faut absolument connaître l'immensité de ce réseau quand on veut boycotter à bon escient.

Dj aoicxcaebza

 

Crimes méconnus de Nestlé : dans l’enfer d’un industriel incontrôlable

17 juillet 2023

 

https://mrmondialisation.org/crimes-meconnus-de-nestle-dans-lenfer-dun-industriel-incontrolable/

Anciens articles

Plainte contre Nestlé

Nestlé et l'eau

 

 

Géant de l’agroalimentaire, Nestlé s’est imposé comme une marque mondialement connue associée au monde de l’enfance. Mais la firme est avant tout un symbole parfait du capitalisme et de ses dérives. Pour s’enrichir, elle n’a pas hésité à saccager la planète et à considérer les êtres vivants comme de simples variables d’ajustement. Portrait.

Si les activités de Nestlé nuisent aux forêts, à l’eau, au climat, aux sols, elles ne sont guère plus reluisantes du côté humain. L’entreprise est connue pour ses scandales sanitaires, sociaux, environnementaux.

Source : Flickr

Une ascension fulgurante

Fondée en Suisse en 1866, l’actuelle plus grande société agroalimentaire du monde, était à l’origine une modeste entreprise lancée par Henri Nestlé, un pharmacien qui voulait commercialiser une farine lactée qu’il venait de mettre au point.

Fort du succès fulgurant de son invention, médaillé à l’exposition universelle de 1872 et qui permet de lutter contre la mortalité infantile, il se développe très rapidement à l’international et commence à réaliser des bénéfices très importants. Sans héritier, il décide de vendre son affaire à ses collaborateurs pour partir à la retraite en 1875 avec la coquette somme d’un million de francs suisses.

Tandis que le 19e siècle se termine, l’entreprise grandit encore et encore et implante des usines partout à travers le monde. Dans la première moitié du 20e siècle, elle absorbe plusieurs autres sociétés et se diversifie dans divers produits alimentaires, notamment le chocolat alors en plein essor à travers les empires coloniaux.

Ce fut le premier chocolat blanc fabriqué par la société suisse Nestlé en 1936. Il est également appelé chocolat blanc « Galak ». Source : Wikicommons.

Une emprise tentaculaire

À l’heure actuelle, le groupe Nestlé est devenu un véritable empire mondial. À la tête de plusieurs centaines de marques, il distribue des milliers de produits différents dans toutes sortes de secteurs, essentiellement de l’alimentation, mais pas uniquement.

En absorbant toujours plus de concurrents s’agrandissant constamment, la firme a pu engendrer des bénéfices colossaux. En 2022, la société a ainsi réalisé un chiffre d’affaires impressionnant de 94,4 milliards de francs suisses.

1970 : Les bébés empoisonnés par du lait maternel

Bien évidemment pour arriver à de tels profits, il est impossible d’adopter un comportement éthique. Et Nestlé a prouvé, à l’occasion de divers scandales, avoir plus de considération pour son argent que pour l’être humain. L’un des plus retentissants a sans doute eu lieu dans les années 70 avec l’affaire « Baby Killers ». À cette époque, Nestlé veut étendre ses ventes de lait en poudre dans le monde. Pour ce faire, la firme ne va pas hésiter à employer des méthodes plus que controversées.

Avec une publicité agressive, utilisant même des médecins, comme le faisait l’industrie du tabac à cette période, elle cherche à faire croire que son lait en poudre serait meilleur pour les nourrissons que le lait maternel. Nestlé va jusqu’à offrir des échantillons gratuits pendant un certain temps à des femmes pour qu’elles arrêtent d’aliment leur bébé au sein temporairement. Or le tarissement du lait maternel devient définitif et la mère n’avait plus d’autre choix qu’acheter le produit en poudre.

Soutenez Mr Mondialisation sur Tipeee

Ces procédés ont remarquablement fonctionné sur le continent africain. Mais Nestlé n’avait pas anticipé un problème : pour utiliser ce produit, il est indispensable de disposer d’eau potable de grande qualité. Or, ce n’était pas toujours le cas dans les pays du sud global. Résultat, des millions de parents empoisonneront involontairement leurs enfants qui trouveront la mort.

La firme répliquera à grands coups de procès et les remportera tous. Après tout, les instructions sur les paquets des produits spécifiaient bien qu’il fallait utiliser de l’eau potable. Et tant pis si certains consommateurs ne savaient tout bonnement pas lire.

Il s’agissait sans doute du premier grand scandale de l’entreprise qui avait d’ailleurs à l’époque enclenché d’immenses boycotts. Mais ce n’était pourtant que le premier d’une longue liste qui a depuis suivi. Ainsi sur les vingt dernières années de nombreuses marques appartenant au géant de l’agroalimentaire ont été frappées par d’autres polémiques parfois mortelles.

2002 : Les biscuits étouffes-bébés en France

Au début du millénaire, la spécialiste en sécurité sanitaire Yasmine Motarjemi est embauchée par l’entreprise pour gérer ce secteur. Très rapidement, elle découvre des dysfonctionnements comme celui de biscuits qui étoufferaient les bébés.

« La recette de fabrication de ce gâteau en France rendait la croûte du biscuit anormalement dure, et certains bébés s’étouffaient en l’avalant, car il ne se ramollissait pas assez vite. Le produit était vendu pour des bébés de 8 mois alors qu’à cet âge, ils n’avaient pas encore de dents pour le croquer » expliquait en 2020 celle qui est devenue une lanceuse d’alerte contre la multinationale.

Une quarantaine de nourrissons manquent alors de s’étouffer à cause de ces biscuits que le directeur de Nestlé France refuse à l’époque de retirer du marché. Le groupe ment même à Y. Motarjemi en lui assurant que la farine utilisée pour leur production avait été modifiée pour éviter le désagrément. Après avoir dénoncé plusieurs problèmes de ce genre, elle sera finalement licenciée en 2010 et Nestlé tentera d’acheter son silence, en vain.

 

2007 : Des centaines d’animaux meurent en Amérique

Le groupe possède également plusieurs marques d’aliments pour animaux comme Friskies ou Purina. C’est justement cette dernière qui sera incriminée en 2007 au Venezuela. L’un de ses produits à base de maïs contaminé à l’aflatoxine tuera ainsi des centaines de chats et de chiens.

La même année, c’est un autre empoisonnement qui touche la marque, cette fois-ci en Amérique du Nord. De la nourriture pour chien et pour chat est alors infectée à la mélamine, un composé chimique toxique notamment utilisé pour des engrais en Asie, condamnant à nouveau à mort bon nombre d’animaux.

2008, le lait frelaté en Chine

Pour maximiser les profits, à cette époque en Chine, de nombreuses usines coupent le lait pour bébé avec de l’eau. Les fraudeurs décident d’ajouter de la mélamine pour fausser les résultats des tests de taux de protéines alors nécessaires à l’homologation des produits.

Problème, le mélange s’avère évidemment toxique et quatre nourrissons perdent la vie. Près de 290 000 seront également empoisonnés dont 52 000 seront hospitalisés.

2009, la pâte à cookies mortelle aux États-Unis

Un an plus tard, Nestlé vendait de la pâte crue pour cookies via la marque Toll House. 69 personnes sont alors touchées par la bactérie E. Coli dans 25 États du pays. L’entreprise est contrainte de rappeler 3,6 millions de paquets du produit incriminé.

Si la plupart des victimes s’en sortiront avec quelques jours de maladie, Linda Rivera n’aura pas cette chance. Le microbe lui laisse en effet des séquelles très importantes qui lui vaudront des mois d’hospitalisation. Son corps ne s’en remettra jamais, et elle finira par décéder des suites de l’intoxication quatre ans plus tard.

2013, le scandale de la viande de cheval en Europe

En 2013, un scandale éclate sur le vieux continent : plusieurs industriels auraient utilisé de la viande de cheval au lieu de celle de bœuf comme indiqué sur les emballages. C’est en particulier la marque Buitoni, filiale de Nestlé, qui était impliquée dans cette affaire.

Et même si la sécurité alimentaire n’était pas ici en cause, le groupe a cependant fait preuve d’une immense négligence envers ses fournisseurs qui l’ont trompé pour faire plus de profits (la chair équine étant moins chère). Dans cette histoire, il faut toutefois noter que la réduction du personnel chargé des contrôles par les pouvoirs publics n’est pas non plus à éluder.

2015, les nouilles contaminées au plomb en Inde

À peine deux ans après, en Inde, ce sont les autorités qui tirent le signal d’alarme lorsqu’elles découvrent un taux anormalement élevé de plomb dans les nouilles instantanées aux épices de la marque Maggi, autre possession du groupe.

Difficile d’évaluer les conséquences sanitaires de ces contaminations puisque les articles concernés ont immédiatement été bannis des points de vente. Une chose est sûre, des millions d’Indiens en ont probablement consommé : il s’agit de l’un des produits les plus populaires en raison de son caractère bon marché, notamment chez les adolescents.

2022, les pizzas Buitoni meurtrières

Comment ne pas évoquer le scandale que Mr Mondialisation a été le premier à dévoiler en 2021 ? Un ancien employé d’une usine de pizza Buitoni dans le nord de la France avait permis de réaliser une enquête accablante sur les conditions d’hygiène de cette fabrique.

Pendant ce temps, dans l’affaire des contaminations #Buitoni, BFMTV récupère les photos de notre enquête sans nous créditer… Et en s’en attribuant même l’origine. Voir notre publication sur Facebook.

Et pourtant, l’information n’avait pas fait grand bruit dans les médias de masse. Il aura fallu attendre un drame pour que ces derniers se réveillent enfin. Contaminés par la bactérie E. Coli, deux enfants ont en effet perdu la vie après avoir consommé des produits issus de cette marque. Des dizaines d’autres sont également tombés grièvement malades. L’usine a depuis définitivement fermé ses portes.

L’enfer de la malbouffe

Bien sûr, comme tous les gros industriels de l’agroalimentaire, Nestlé réalise ses profits en vendant des produits de mauvaise qualité afin d’en réduire un maximum les coûts. Pour la santé, le compte n’y est donc évidemment pas.

Peu importe alors si les marchandises peuvent contenir des substances cancérigènes, comme ce fut le cas de biscuits pour bébés en 2017. Les enfants sont d’ailleurs souvent la cible de ce macabre business. Rendus accrocs par le sucre et la publicité dès le plus jeune âge, ils se ruent sur des articles aux visuels attirants et au design sympathique, comme Nesquick, Chocapic, Smarties ou autres Kit Kat. Chez Nestlé, le cynisme est tel que la firme elle-même a admis dans un document interne que 60 % de ses produits n’étaient pas bon pour la santé.

Des employés traités comme du bétail

Au sein de la multinationale, il n’y a pas que les consommateurs qui sont considérés avec très peu d’égards, les employés ne sont guère mieux servis. L’entreprise n’hésite d’ailleurs pas à tirer parti des individus en situation de faiblesse comme les personnes immigrées et des enfants.

Associé à d’autres géants comme Ferrero, Nestlé aurait ainsi tiré profit de réfugiés syriens exilés en Turquie dans des fermes de noisettes. Dans ces exploitations, ces personnes pouvaient alors être payés seulement 9 € pour des journées de 12 heures, sept fois par semaine, dans des conditions de sécurité déplorables.

En Thaïlande, des navires de pêche œuvrant pour le compte de Nestlé auraient quant à eux eu recours au travail forcé, mais aussi au trafic d’êtres humains. Pire encore, dans la filière de chocolat du groupe en Afrique, des enfants auraient également été soumis à du labeur contraint, ce qui avait valu une plainte au géant suisse. En 2016, Amnesty International accusait d’ailleurs la firme d’exploiter des mineurs dans la production d’huile de palme.

Pression constante pour réduire les coûts

En France, la situation n’est pas non plus brillante. Les scandales sanitaires à répétition ne sont d’ailleurs sans doute pas étrangers à la manière dont on oblige les employés à exercer leur profession. Pour Blast, Maryse Treuton, syndicaliste CGT chez Buitoni, dénonce ainsi la « méthode Lean », un procédé typiquement néolibéral destiné à maximiser les profits au détriment de la qualité du travail et du bien-être des salariés.

Les industriels cherchent donc à « éliminer tous les temps qui ne sont pas de la production ». Sont ainsi réduits au maximum les moments de « maintenance préventive », « d’entretien des machines », de « contrôle qualité », mais aussi « de nettoyage ». À cela, il faut en plus ajouter un management brutal qui pousse le salarié à travailler toujours plus et toujours plus vite.

Cette pression peut, en outre, aller jusqu’au renvoi et au harcèlement. C’est ce qu’a subi Yasmine Motarjemi évoquée au début de cet article. L’entreprise a d’ailleurs été condamnée en 2020 à lui verser 2,1 millions de francs suisses, pour ce préjudice moral. Régulièrement, la compagnie opère aussi à des licenciements massifs, qu’ils soient économiques ou abusifs. Dans la même veine, la firme a, de plus, été sanctionnée pour avoir eu recours à des discriminations syndicales.

En délicatesse avec les impôts

Pour en rajouter encore une couche, Nestlé est aussi loin d’être exemplaire en matière d’impôts, une constante chez les compagnies de cette dimension. En 2021, c’est par exemple le fisc marocain qui lui réclamait pas moins de 110 millions de dollars après des fraudes constatées. Au Sénégal, l’État lui demandait également près de deux milliards de francs CFA en 2022.

En 2016, la CGT dénonçait, en outre, des pratiques d’optimisation fiscale dans l’hexagone. Ainsi, grâce à une manœuvre totalement négligée par le gouvernement PS de l’époque, la France passait cette année-là à côté de 192 millions d’euros d’impôts.

Un massacre environnemental

Pour couronner le tout, les activités de Nestlé sont aussi un véritable désastre pour la planète. Dans ce domaine, la firme est notoirement connue pour son accaparement de l’eau, qui peut même aller jusqu’aux forages illégaux. En France, on peut citer le cas emblématique de Vittel dont la source est pompée de manière abusive par la multinationale pour pouvoir la revendre en bouteille. Il n’est d’ailleurs pas inintéressant de noter que Nestlé est la quatrième entreprise du monde la plus pollueuse en matière de plastique.

Et en matière de pollution, la firme ne se cantonne pas aux déchets. En 2020, une usine de lait en poudre dans les Ardennes avait ainsi déversé des boues toxiques dans l’Aisne. Résultats des courses, des milliers de poissons avaient péri dans les heures qui ont suivi. Comble du cynisme, l’entreprise a versé 475 000 euros de dédommagements à… la fédération locale de pêche. Le coût environnemental de cet évènement restait quant à lui bien secondaire.

Mais le « palmarès » écologique de Nestlé ne s’arrête pas là puisque la compagnie est également impliquée dans la production d’huile de palme, largement dénoncée en 2010 par Greenpeace. Il faut dire que le rôle de cette culture, notamment en Indonésie, dans la déforestation, la dégradation des sols et dans l’atteinte à la biodiversité n’est plus à démontrer.

Le vivant est une marchandise comme une autre

Toujours dans sa course au profit, Nestlé a, de plus, essayé de breveter une part du vivant, notamment en tentant de privatiser l’exploitation de certaines plantes. Le fait qu’elle soit d’ailleurs la plus grande entreprise laitière du monde démontre à quel point elle considère les animaux comme une simple marchandise.

Ce business leur rapportait ainsi en 2017 pas moins de 21,7 milliards d’euros. Et tant pis pour les conditions de l’élevage industriel dans le secteur. Peu importe également que ce domaine soit responsable à lui seul de 4 % des émissions de CO2 au niveau du globe.

Évidemment, que ce soit sur le plan humain, social ou environnemental, Nestlé ne lésine pas sur la communication pour essayer de masquer la réalité. Récemment, deux ONG l’ont d’ailleurs clairement pris en flagrant délit de greenwashing. Des méthodes grossières qui ont de plus en plus de mal à passer auprès des citoyens. On pourra tout de même se rassurer en se disant que dans l’Histoire, les empires finissent toujours par s’effondrer.

– Simon Verdière

Photo de couverture : Dans le cadre de la campagne mondiale visant à réduire la production de plastique à usage unique, des militants de Greenpeace ont apporté aujourd’hui 350 kg de déchets plastiques au siège de Nestlé Polska. C’est la quantité d’emballages jetables que Nestlé produit en 5 secondes. Source : Flickr

Donation

TAGS

alimentation

capitalisme

exploitation

fraude fiscale

industrie

mensonge

Nestlé

nourriture

santé

scandale sanitaire

travail forcé

Le temps de lecture en France

Par Le 30/01/2024

Tous les soirs, on lit pendant une heure, en moyenne.

Si j'ajoute le temps que je passe à lire ce que j'écris, alors là, je suis sur le podium ^^.

Bon, par contre, écrire des romans en étant Français, ça n'était pas le bon plan. J'aurais mieux fait de naître en Estonie.

 

417451797 875601344382318 7954914030340315228 n

En minutes par jour…

La France est le pays d’Europe qui consacre le moins de temps à la lecture de livres ! Tous les dix ans une enquête est réalisée pour connaître le temps consacré à la lecture. La dernière a été effectuée dans 15 pays de la communauté européenne entre 2008 et 2015 (la prochaine sera diffusée en 2025). En tête de cette liste se trouve l’Estonie dont les habitants de 20 à 74 ans consacrent en moyenne 13 minutes par jour à la lecture d’un ouvrage, suivi de près par la Finlande et la Pologne avec 12 minutes par jour. Viennent ensuite, la Hongrie, la Grèce, l’Allemagne, le Luxembourg, la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Espagne avec 6 à 10 minutes par jour. La Roumanie, l’Autriche et l’Italie n’investissent quotidiennement que 5 minutes dans cette activité. Et à la fin de ce classement, tout en bas de la liste se trouve la France. Les habitants du pays de Molière, de Voltaire, de Balzac, de Flaubert, de Proust ne consacrent en moyenne que deux minutes par jour à la lecture d’un livre. Un bien triste record pour un pays qui compte 16 prix Nobel de littérature sur 119, et représente la nationalité la plus primée de l'histoire de ce prix, devant les États-Unis (12 lauréats) et le Royaume-Uni (10 lauréats).

Sources : World Economic Forum 2018 (Forum économique mondial plus communément appelé Forum de Davos).

https://weforum.org/.../chart-of-the-day-where-europeans.../

Euronews 2023 (chaîne de télévision pan-européenne multilingue d'information internationale).

https://euronews.com/.../world-book-day-which-european...

Important : Une enquête australo-américaine datant de 2021 tenant compte de la crise Covid modifie ce classement pour certains pays, sans changer pour autant la position de la France qui reste la dernière de la liste :

https://geediting.com/world-reading-

Philippe Roi

Rhinocéros blanc

Par Le 28/01/2024

 

422863459 942333760593151 4516737350394520112 n

La photographie qui fait tourner le monde. Un des deux derniers spécimens de rhinocéros blancs restés sur la planète, surveillé 24/7 par un militaire pour que les braconniers ne le tuent pas. Avec cette photo, prise dans une réserve naturelle du centre du Kenya, Matjaz Krivic a remporté le prix du « Meilleur photographe de voyage 2022 ».

Najin, 33 ans, l'une des deux dernières rhinocéros blancs du nord (Ceratotherium simum cottoni) et son gardien, Zachary Mutai, à Ol Pejeta Conservancy au Kenya.
Najin est surveillée par un militaire pour que les braconniers ne la tuent pas.
Comme il n’y a plus de mâle et que l’espèce voisine : le rhinocéros blanc du sud (Ceratotherium simum simum) est moins menacée, des ovules prélevés sur les deux dernières femelles : Najin et Fatu ont été envoyés en Italie dans un laboratoire spécialisé dans la fertilisation. Celui-ci utilise le sperme de deux rhinocéros mâles décédés. Les douze embryons viables proviennent de la plus jeune des deux femelles : Fatu. Ces embryons seront ensuite confiés à des mères porteuses de la sous-espèce voisine, le rhinocéros blanc du sud.

Pour mémoire, le rhinocéros blanc du nord vit sur Terre depuis 26 millions d’années et ils étaient encore plus d’un million à la fin du XIXe siècle.

 

Et il aura donc fallu attendre qu'il n'en reste que deux pour qu'une surveillance soit instaurée ?

Avec un militaire ?

Mais la solution la plus radicale c'était la prison à vie pour ceux qui font commerce de la poudre de corne. Et non pas s'en prendre uniquement aux braconniers. Si vous attrapez un braconnier, il en viendra un autre tant qu'il y a aura des acheteurs. Donc, c'est une protection internationale qu'il faut instaurer. Et ça n'arrivera jamais.

On trouvera des oeuvres d'art qui coûtent des millions, des monuments classés par l'UNESCO, des budgets pharaoniques pour reconstruire Notre dame de Paris, mais un rhinocéros blanc, ça intéresse qui ? Pour la plupart des humains, la nature n'est pas une oeuvre d'art, juste un terrain d'exploitation.

 

Le déclin de l'empire romain

Par Le 28/01/2024

C'est un sujet qui m'intéresse grandement puisque je travaille à l'écriture de ma dystopie, non pas sur le déclin de l'empire romain mais sur le déclin de l'humanité toute entière. Pour moi, la pandémie de covid n'était qu'un aperçu de ce qui pourrait advenir. On sait par exemple que le dégel du permafrost est susceptible de libérer des pathogènes mortels, on sait que le phénomène de "plastisphère" est susceptible de développer des mutations de maladies connues, comme celle du choléra par exemple ou d'autres. L'imagination de la nature n'est pas à notre mesure.

"Plastisphère"

 

Pourquoi l’Empire romain, qui a dominé l’Europe et la Méditerranée pendant cinq siècles, s’est-il inexorablement affaibli jusqu’à disparaître ? Archéologues, spécialistes des pathologies anciennes et historiens du climat accumulent aujourd’hui des indices convergeant vers les mêmes facteurs : un puissant refroidissement et des pandémies. Une maladie, dont les symptômes décrits par le médecin grec Galien rappellent ceux de la variole, aurait ainsi frappé Rome en 167, ravageant bientôt son armée, avant qu’une probable fièvre hémorragique venue d’Égypte ne décime à son tour la population à partir de 251. Parallèlement, un brusque désordre climatique en cours jusqu’en Eurasie aurait fait chuter les rendements agricoles et entraîné la migration des Huns vers l’ouest. En proie à des difficultés économiques et militaires, attaqué de toutes parts par les tribus barbares, l’édifice romain s’est alors peu à peu fissuré. Puis, en 536, lorsque Justinien partit de Byzance pour reconquérir la partie occidentale de l’Empire, c’est une catastrophe naturelle qui stoppa net sa marche sur Rome : en plongeant l’Europe dans le noir, une éruption volcanique aurait provoqué une baisse spectaculaire des températures. Ce refroidissement et la terrible épidémie de peste bubonique qui se déclara en 541 pourraient avoir sonné le glas d’un Empire qui tentait pour la dernière fois de se relever.

 

 

Imaginons maintenant qu'une pandémie s'étende dans un monde qui ne dispose plus des moyens techniques pour la juguler...

 

"TOUS, SAUF ELLE"

CHAPITRE 59

C’est à l’hôpital de Bangkok que fut répertorié le premier cas. Une femme prise de vomissements et de vertiges, des douleurs aiguës dans le ventre, une violente diarrhée, une déshydratation foudroyante. Elle fut admise aux urgences puis placée en réanimation suite à des difficultés respiratoires critiques. Elle mourut le lendemain.

L’autopsie et des analyses poussées révélèrent un probable empoisonnement par une bactérie : le vibrion.

Le deuxième cas fut enregistré la semaine suivante, un lundi.

Deux autres le mercredi.

Dix, dans le week-end.

Le dimanche soir, le responsable du laboratoire d’analyses médicales, diligenté par le gouvernement thaïlandais, appela un numéro d’urgence mis à sa disposition.

« Vibrio choleare O139, Monsieur le Ministre mais avec quelques singularités, une évolution inattendue et particulièrement agressive. Nous en sommes certains et c’est pour cela que je me permets de vous déranger. »

Le lendemain, les hautes sphères de l'OMS furent alertées.

Deux jours plus tard, la même alerte sanitaire fut envoyée par les Philippines.

Puis par le Bangladesh.

Puis l'Inde.

Et tout le monde se mit à attendre le pays suivant.

En quelques jours, des réunions ministérielles, dans tous les États concernés, permirent aux scientifiques d’expliquer le concept de plastisphère, un terme initié en 2003 par deux chercheurs, le couple Zettler. La dégradation du plastique dans les océans avait engendré l’apparition de bactéries exclusives et une contamination inconnue jusque-là. Ces bactéries nées de cette pollution par les plastiques avaient abouti à une transformation du vibrio choleare et cette évolution paraissait redoutablement dangereuse pour l’humain.

On assistait, semble-t-il, maintenant, à une propagation fulgurante de la bactérie et probablement à un renforcement brutal de sa dangerosité.

Aucun scientifique ne pouvait présager d'un possible traitement à court terme. Il fallait lancer de nombreuses études immédiatement.

Il ne restait que l'alerte sanitaire et les mesures d'hygiène et de sécurité alimentaire.

Et la gestion de crise, autrement dit, de la panique.

Le choléra... Sous une forme mutante.

Tous les politiciens connaissaient l'impact dévastateur d'un mouvement de masse sur la croissance. La peur serait plus néfaste sur l'économie que le nombre de morts lui-même.

L'OMS demanda aux pays touchés de ne plus consommer de crustacés et rappela les mesures élémentaires d'hygiène : boire de l'eau en bouteille ou utiliser des systèmes performants de filtration, se laver les mains, manger des aliments bien cuits.

Autant dire l'impensable pour des millions d'individus.

 

Edward ABBEY : l'écrivain rebelle

Par Le 16/01/2024

 

 

 

 

 

EDWARD ABBEY (1927-1989), personnage emblématique et contestataire, est le plus célèbre des écrivains de l'Ouest américain.

Le succès du Gang de la Clef à Molette, paru en 1975, a fait de lui une icône de la contre-culture et le pionnier d'une prise de conscience écologique aux États-Unis.

À sa mort, il demanda à être enterré dans le désert. Aujourd'hui encore, personne ne sait où se trouve sa tombe.

Le gang de la clef à molette (Ne meurs pas, ô mon désert) par Abbey
AJOUTER À MES LIVRES

 

LIRE UN EXTRAIT

Le gang de la clef à molette tome 1 sur 2

EAN : 9782351785690
491 pages

GALLMEISTER (03/10/2016)

★★★★★

★★★★★

3.95/5   842 NOTES

Résumé :

Révoltés de voir la somptueuse nature de l'Ouest américain défigurée par les industriels, quatre insoumis décident d'entrer en lutte contre la « Machine ». Un vétéran du Vietnam accro à la bière et aux armes à feu, un chirurgien incendiaire entre deux âges, sa superbe maîtresse et un mormon nostalgique et polygame se mettent à détruire ponts, routes et voies ferrées qui balafrent le paysage. Armés de simples clefs à molette - et de quelques bâtons de dynamite - ils affrontent les représentants de l'ordre et de la morale dans une folle course-poursuite à travers le désert.
Traduit de l'américain par Jacques Mailhos
Un chef-d’œuvre où rage se marie au rire.

 

 

 

Seuls sont les indomptés par Abbey
AJOUTER À MES LIVRES

 

LIRE UN EXTRAIT

EAN : 9782351780923
349 pages

GALLMEISTER (30/11/-1)

★★★★★

★★★★★

4.09/5   92 NOTES

Résumé :

Au milieu des années 1950, Jack Burns reste un solitaire, un homme hors du temps. Il s’obstine à parcourir le Nouveau-Mexique à cheval, vit de petits boulots et dort à la belle étoile. Lorsqu’il apprend que son ami Paul vient d’être incarcéré pour avoir refusé de se soumettre à ses obligations militaires, Jack décide de se faire arrêter. Retrouver Paul en prison et s’évader ensemble, tel est son plan. Mais il n’imaginait pas que son évasion déclencherait une traque d’une telle ampleur. Nul ne peut impunément entraver la marche de l’ordre et du progrès.
Seuls sont les indomptés est un chef-d’œuvre d’Edward Abbey, auteur insoumis et emblématique de l’Ouest américain, qui dévoile avec cette échappée sauvage le prix à payer pour la liberté.

Désert solitaire par Abbey
AJOUTER À MES LIVRES

 

LIRE UN EXTRAIT

EAN : 9782351786819
346 pages

GALLMEISTER (23/08/2018)

★★★★★

★★★★★

4.16/5   404 NOTES

Résumé :

Peu de livres ont autant déchaîné les passions que celui que vous tenez entre les mains. Publié pour la première fois en 1968, Désert solitaire est en effet de ces rares livres dont on peut affirmer sans exagérer qu'il “changeait les vies” comme l'écrit Doug Peacock. À la fin des années 1950, Edward Abbey travaille deux saisons comme ranger dans le parc national des Arches, en plein cœur du désert de l'Utah. Lorsqu'il y retourne, une dizaine d'années plus tard, il constate avec effroi que le progrès est aussi passé par là. Cette aventure forme la base d'un récit envoûtant, véritable chant d'amour à la sauvagerie du monde, mais aussi formidable coup de colère du légendaire auteur du Gang de la clef à molette.

Chef-d'œuvre irrévérencieux et tumultueux, Désert solitaire est un classique du nature writing et sans conteste l'un des plus beaux textes jamais inspirés par le désert américain.

Résonance de Schumann : harmonie naturelle et influences cachées

Par Le 15/01/2024

 

 

Résonance de Schumann : harmonie naturelle et influences cachées

 

- Catégories : Santé et bien-être

https://mandalashop-online.com/fr/blog/resonance-de-schumann-harmonie-naturelle-et-influences-cachees-n123

Au croisement entre la science et le bien-être, la Résonance de Schumann suscite un intérêt grandissant au sein de la communauté scientifique et des chercheurs du monde entier. Cette fréquence naturelle, également connue sous le nom de la résonance de Schuman, est liée à des effets surprenants sur le corps humain et son état de conscience. Dans cet article, nous plongeons dans les aspects scientifiques et thérapeutiques de la Résonance de Schumann, explorant sa corrélation avec les états de bien-être et les effets bénéfiques qu'elle peut avoir sur les individus.

Qu'est-ce que la fréquence de Schumann ?

La fréquence de Schumann, également appelée la Résonance de Schumann ou la résonance de Schuman, est une fréquence électromagnétique naturelle qui se produit dans la cavité formée entre la surface de la Terre et l'ionosphère, une couche de la haute atmosphère. Elle a été prédite pour la première fois par le physicien allemand Winfried Otto Schumann en 1952 et est nommée en son honneur.

La fréquence de Schumann se situe principalement autour de 7,83 hertz (cycles par seconde), bien que les variations puissent se produire en fonction de la géométrie de la cavité ionosphérique. Cette fréquence est générée par les décharges électriques provenant des éclairs qui se produisent constamment à travers le globe terrestre. Ces éclairs agissent comme une sorte de battement de cœur naturel de la planète, générant une onde électromagnétique qui est emprisonnée et réfléchie entre la surface terrestre et l'ionosphère.

La fréquence de Schumann est une partie intégrante de l'environnement électromagnétique de la Terre. Elle est influencée par divers facteurs géophysiques, tels que la topographie, la composition atmosphérique et les activités électriques dans l'ionosphère. Elle peut également être modifiée temporairement par des événements tels que les éruptions solaires, les tempêtes géomagnétiques et d'autres phénomènes.

Bien que la fréquence de Schumann soit à peine perceptible par nos sens, certains chercheurs et praticiens croient qu'elle peut avoir des effets sur les êtres vivants, en particulier sur les humains. Des études ont suggéré des corrélations entre les fréquences cérébrales humaines, comme les ondes alpha (8 à 12 Hz), et la fréquence de Schumann. Certains pensent que s'harmoniser avec cette fréquence peut favoriser des états de relaxation profonde, de 
méditation et de bien-être.

Il est important de noter que la recherche dans ce domaine est encore en cours, et il existe des opinions divergentes sur les effets exacts de la fréquence de Schumann sur les êtres vivants. Cependant, son rôle en tant qu'élément naturel du paysage électromagnétique terrestre continue d'être exploré et étudié par les scientifiques et les praticiens intéressés

Re%CC%81sonance-de-Schumann-terre.jpg

Les origines scientifiques de la résonance de Schumann

La Résonance de Schumann se manifeste naturellement dans la cavité formée entre la surface de la Terre et l'ionosphère, une couche de la haute atmosphère. À une fréquence d'environ 7,83 Hz, la Résonance de Schumann est influencée par les éclairs qui se produisent continuellement à travers le monde, créant ainsi une onde stationnaire caractéristique.

Comment mesurer la résonance de Schumann (7.83 hz) ?

La mesure de la Résonance de Schumann implique l'utilisation d'instruments de mesure spécifiques capables de détecter les champs électromagnétiques à différentes fréquences. Étant donné que la Résonance de Schumann se situe principalement autour de 7,83 hertz (Hz), elle est en réalité située dans la gamme des basses fréquences (BF) du spectre électromagnétique. Voici comment la Résonance de Schumann est mesurée :

•   Antennes Schumann : Les antennes Schumann sont conçues pour capturer les signaux électromagnétiques à basse fréquence provenant de l'espace et de l'ionosphère. Les antennes utilisées pour mesurer la Résonance de Schumann sont généralement des antennes dipôles ou des antennes à cadre. Ces antennes sont conçues pour être sensibles aux fréquences basses et sont souvent installées dans des endroits éloignés de toute interférence électromagnétique pour obtenir des mesures précises.

•   Analyseurs de spectre : Les analyseurs de spectre sont des instruments de mesure qui décomposent un signal électromagnétique complexe en ses composantes fréquentielles individuelles. Ils sont utilisés pour afficher le spectre des fréquences présentes dans le signal capturé par les antennes Schumann. Cela permet de visualiser la dominance de la fréquence de Schumann à environ 7,83 Hz.

•   Sites de mesure : Pour obtenir des mesures précises de la Résonance de Schumann, il est essentiel de placer les antennes de mesure dans des endroits à faible pollution électromagnétique, éloignés des sources de perturbations électromagnétiques artificielles, telles que les équipements électroniques et les lignes électriques. Des emplacements éloignés des zones urbaines et industrielles sont souvent préférés.

•   Analyse temporelle : En plus de l'analyse spectrale, l'analyse temporelle est également importante pour étudier les variations de la Résonance de Schumann au fil du temps. Les enregistrements à long terme permettent de suivre les fluctuations de la fréquence et de l'intensité de la résonance en fonction des conditions environnementales et des activités solaires.

Il est important de noter que la mesure de la Résonance de Schumann peut être délicate en raison des interférences électromagnétiques provenant de sources artificielles, telles que les transmissions radio, les dispositifs électroniques et la pollution électromagnétique en général. Cependant, malgré ces défis, les chercheurs parviennent à obtenir des données précieuses sur cette fréquence naturelle et son interaction avec l'environnement terrestre et les êtres vivants.

Re%CC%81sonance-schumann-2.jpg

Pourquoi la résonance de Schumann augmente ?

Pour certains, depuis 1987 cette fréquence vibratoire se serait accélérée lentement puis, à partir de 1997, de plus en plus vite. Aujourd’hui, elle atteindrait la valeur record de 13 hertz ! Cette élévation de la fréquence vibratoire de la Terre agirait sur plusieurs niveaux et en particulier sur le temps. Autrement dit, plus la vibration s’élève, plus la notion de temps s’accélère.

Pour d'autres, la résonance de Schumann n'augmenterait pas de manière significative en soi. Elle est généralement considérée comme une fréquence relativement stable qui oscille autour de 7,83 hertz (Hz). Cependant, il peut y avoir des variations mineures et temporaires dans la fréquence de la Résonance de Schumann en raison de facteurs environnementaux et solaires.

Certaines des raisons pour lesquelles les fluctuations temporaires peuvent être observées incluent :

•   Activité Solaire : Les éruptions solaires et les tempêtes géomagnétiques peuvent influencer les propriétés de l'ionosphère, qui joue un rôle dans la réflexion de la Résonance de Schumann. Lorsque l'activité solaire est élevée, elle peut perturber les couches ionisées de l'ionosphère, ce qui peut entraîner des variations temporaires de la fréquence de la Résonance de Schumann.

•   Conditions Atmosphériques : Les variations dans la composition et la densité de l'atmosphère, ainsi que d'autres conditions atmosphériques, peuvent influencer la propagation des ondes électromagnétiques, y compris la Résonance de Schumann. Les conditions météorologiques et les changements dans la ionosphère peuvent jouer un rôle dans les fluctuations temporaires.

•   Activité Électrique de la Terre : L'activité électrique de la Terre, comme les éclairs, influence directement la Résonance de Schumann. Les variations dans la fréquence et l'intensité des éclairs à travers le globe terrestre peuvent entraîner des variations temporaires de la résonance.

•   Effets de la Lumière du Jour et de la Nuit : Les variations dans la quantité de lumière solaire atteignant l'ionosphère pendant la journée par rapport à la nuit peuvent également jouer un rôle dans la propagation des ondes électromagnétiques. Cela peut entraîner des fluctuations mineures de la Résonance de Schumann.

Il est important de noter que ces variations temporaires sont généralement subtiles et ne conduisent pas à des changements significatifs dans la fréquence de base de la Résonance de Schumann. La stabilité de cette fréquence est soutenue par les processus naturels qui se produisent dans l'environnement électromagnétique de la Terre.

Re%CC%81sonance-schumann-3.jpg

La résonance de Schumann et la fréquence de la terre aujourd'hui

Le mode principal a une longueur d'onde égale à la circonférence de la Terre et une fréquence de 7,83 Hz. Cette fréquence est influencée par divers facteurs environnementaux, tels que l'activité électrique dans l'ionosphère, les éclairs et les conditions atmosphériques.

La fréquence de rotation de la Terre, connue sous le nom de jour sidéral, est d'environ 0,004167 Hz. Cela signifie qu'il y a environ 0,004167 rotations de la Terre par seconde. Cependant, la Résonance de Schumann n'est pas directement liée à la fréquence de rotation de la Terre, mais plutôt à la cavité formée entre la surface de la Terre et l'ionosphère.

Si vous recherchez des informations actualisées sur la Résonance de Schumann et la fréquence de la Terre, je vous conseille de consulter des sources scientifiques spécialisées dans le domaine de la géophysique, de l'électromagnétisme et de la physique atmosphérique. Des instituts de recherche, des universités et des sites web spécialisés dans ces domaines pourraient avoir les données les plus récentes à ce sujet.

Les bienfaits de la résonance de Schumann

L'interaction entre la Résonance de Schumann et les êtres humains a suscité de nombreuses recherches et études au fil des années. Des chercheurs, dont Nikola Tesla et le chercheur australien Lewis B. Hainsworth, ont exploré le lien entre cette fréquence et les êtres vivants. Une corrélation entre les fréquences cérébrales humaines, en particulier les ondes alpha (8 à 12 Hz), et la Résonance de Schumann a été observée, suggérant un lien entre cette fréquence et les états de conscience calmes et méditatifs.

Re%CC%81sonance-schumann-1.jpg

Résonance de Schumann : source de bien-être et de santé

De plus en plus de gens se tournent vers la Résonance de Schumann à des fins thérapeutiques. Une pratique quotidienne, telle que la méditation de pleine conscience, peut permettre une synchronisation avec les rythmes naturels de la Terre, favorisant ainsi un état de relaxation profonde et de bien-être. Certains prétendent également que l'exposition à la Résonance de Schumann peut avoir des effets bénéfiques tels que la réduction du stress, des maux de tête et même une amélioration de la qualité du sommeil.

La Résonance de Schumann, bien qu'elle fasse l'objet de recherches continues, est souvent associée à des bienfaits potentiels pour le bien-être et la santé. Cependant, il est important de noter que les preuves scientifiques concernant ces bienfaits ne sont pas toujours concluantes et que les effets peuvent varier d'une personne à l'autre. Voici quelques-uns des bienfaits associés à la Résonance de Schumann :

•   Relaxation Profonde : La Résonance de Schumann est parfois considérée comme une fréquence apaisante et relaxante. S'harmoniser avec cette fréquence peut aider certaines personnes à atteindre des états de relaxation profonde, ce qui peut contribuer à réduire le stress et l'anxiété.

•   Amélioration du Sommeil : Certaines personnes ont rapporté une amélioration de la qualité du sommeil après avoir été exposées à la Résonance de Schumann. Il est possible que cette fréquence favorise un état de calme propice à un sommeil réparateur.

•   Soutien à la Méditation : La Résonance de Schumann est souvent associée à des états de conscience méditatifs et calmes. Les pratiquants de la méditation peuvent trouver utile de s'harmoniser avec cette fréquence pour favoriser des expériences méditatives plus profondes.

•   Réduction du Stress : L'exposition à des environnements électromagnétiques naturels, y compris la Résonance de Schumann, est parfois considérée comme bénéfique pour réduire le stress et promouvoir une sensation générale de bien-être.

•   Équilibre Émotionnel : Certains soutiennent que la Résonance de Schumann peut contribuer à l'équilibre émotionnel en favorisant des états de relaxation et de tranquillité.

•   Harmonisation avec la Nature : En s'harmonisant avec la fréquence naturelle de la Terre, les individus peuvent se reconnecter avec leur environnement et se sentir plus en phase avec les rythmes naturels de la planète.

Il est important de noter que la recherche dans ce domaine est en cours et que les preuves scientifiques solides pour certains de ces bienfaits ne sont pas toujours disponibles. Certaines expériences positives rapportées peuvent être dues à des effets placebo, à des facteurs psychologiques ou à d'autres influences.

Femme-meditation-mer.jpg

Comment s'harmoniser avec la résonance de Schumann pour une meilleure qualité de vie

La Résonance de Schumann n'est que le début d'une exploration plus vaste. Des scientifiques tels que R. Wever ont étudié les effets de la fréquence sur le corps humain, mettant en évidence des conséquences cognitives et des corrélations avec des milliers de sujets. L'idée que les éclairs et les orages ont un impact sur cette résonance ouvre la voie à de nouvelles découvertes sur notre lien profond avec les éléments naturels qui nous entourent.

Au-delà des recherches scientifiques, la Résonance de Schumann a également trouvé sa place dans diverses écoles de pensée ésotériques et spirituelles. Certains considèrent cette fréquence comme la vibration originelle de l'univers, une énergie vitale qui peut être utilisée pour améliorer notre état de conscience et notre santé. Que ce soit dans les pratiques de méditation, les arts martiaux ou d'autres domaines, la Résonance de Schumann continue d'inspirer et de fasciner.

Travailler avec la Résonance de Schumann implique généralement d'explorer des moyens d'harmoniser votre corps et votre esprit avec cette fréquence naturelle. Voici quelques approches que certaines personnes adoptent pour travailler avec la Résonance de Schumann :

•   Méditation et Pratiques de Pleine Conscience : Certaines personnes intègrent la Résonance de Schumann dans leurs pratiques de méditation et de pleine conscience. En vous concentrant sur cette fréquence pendant la méditation, vous pouvez favoriser des états de calme et d'introspection profonde.

•   Écoute de Fréquences Similaires : Des enregistrements audio de la Résonance de Schumann ou de fréquences similaires sont disponibles en ligne. Certaines personnes écoutent ces enregistrements pour favoriser la relaxation, la méditation et la détente.

•   Expositions Contrôlées : Certaines personnes exposent volontairement leur corps à la Résonance de Schumann à des moments spécifiques. Cela peut se faire en écoutant des enregistrements, en passant du temps dans des environnements naturels où cette fréquence est plus présente, ou en utilisant des appareils émettant des signaux similaires.

•   Équilibrage des Rythmes Cérébraux : Comme la Résonance de Schumann est parfois corrélée aux ondes cérébrales alpha (8 à 12 Hz), certaines personnes utilisent des techniques de synchronisation cérébrale pour entrer dans des états d'ondes alpha. Cela peut inclure l'utilisation de la méditation, de la respiration consciente ou même des technologies d'entraînement cérébral.

•   Bien-Être Général : Certains recherchent simplement une exposition naturelle à la Résonance de Schumann en passant du temps à l'extérieur, en pieds nus sur le sol, en entrant en contact avec la nature et en s'efforçant de maintenir un équilibre avec les rythmes naturels de la Terre.

•   Rituels Spirituels et Ésotériques : Dans certaines écoles de pensée ésotériques et spirituelles, la Résonance de Schumann est considérée comme une vibration sacrée ou comme une source d'énergie vitale. Des pratiques rituelles ou méditatives peuvent être utilisées pour se connecter avec cette fréquence dans le cadre de quêtes spirituelles plus larges.

Il est essentiel de comprendre que les effets de la Résonance de Schumann peuvent varier selon les sujets et que les preuves scientifiques solides à l'appui de ces approches ne sont pas toujours disponibles.

Quel est le lien entre la résonance de Schumann et la géométrie sacrée ?

Les interprétations de la corrélation entre la fréquence de Schumann et la géométrie sacrée varient considérablement d'une personne à l'autre et dépendent souvent des croyances et des perspectives individuelles. Certains voient cette corrélation comme une manifestation de l'harmonie et de l'ordre universels, tandis que d'autres peuvent considérer cela comme relevant davantage de la philosophie ésotérique.

Il est important de garder à l'esprit que la science n'a pas encore établi de lien solide entre la fréquence de Schumann et la géométrie sacrée.

Les ondes électromagnétiques de basse fréquence qui constituent la Résonance de Schumann, se propagent à travers l'atmosphère terrestre partout sur la planète. De la même manière, les symboles de géométrie sacrée génèrent des 
ondes de forme qui dépendent de la forme, de la couleur de chaque symbole. Chaque symbole a un taux vibratoire qui lui est propre et qui peut être mesurée avec l'échelle de Bovis.

La résonance de Schumann et la géométrie sacrée sont toutes les deux basées sur le phénomène d'ondes. Dans les deux cas, les ondes, qui peuvent être mesurées scientifiquement, ne sont pas perceptibles par nos sens normaux, car elles ne produisent pas de sensations perceptibles comme le son ou la lumière. Cependant, les effets de ces ondes sur les êtres vivants et la conscience humaine continuent d'être explorés et étudiés.

 

 

En conclusion

La Résonance de Schumann incarne une convergence intrigante entre la science et le bien-être. Son impact sur le corps humain, les états de conscience et la bonne santé globale offre un terrain fertile pour des études plus poussées. Que vous soyez un scientifique passionné ou un individu en quête de tranquillité intérieure, la Résonance de Schumann offre un aperçu captivant de notre lien profond avec les rythmes naturels de notre planète, ouvrant ainsi la voie vers une meilleure harmonie intérieure et une connexion renouvelée avec notre environnement.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à commenter, à partager et à vous abonner à notre newsletter pour être informé(e) des prochaines parutions.

Inscrivez-vous à notre newsletter!