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  • LES ÉGARÉS . (roman) 4

     

     

     

    "Assis au bord d’un petit lac d’altitude, il étudie la carte et l’idée survient qu’il ne possède pas en lui de tracé constitué. Il avance sur un chemin inconnu, une terre vierge, un espace englouti par un inconscient vorace. L’impression de devoir progresser à coups de machette dans la jungle sombre de ses émotions enchevêtrées l’indispose. Il devine une menace mais l’attraction le domine. Comme si l’abandon forcé de ses rôles identitaires créait inéluctablement en lui ce désir irrépressible d’explorer les reliefs chaotiques de ses recouvrements érigés. Les montagnes sont intérieures. La profondeur des vallées sombres n’est qu’une promesse de sommets lumineux. Sa vie sociale lui apparaît soudainement comme une vaste plaine morne et encombrée de gravats, un désert parsemé de mirages adorés, une terre ravagée par des conflits internes, des relations invalidantes, des contraintes inventées comme autant d’expédients hallucinogènes.

    La peur qui l’étreint n’est qu’une résistance, un rappel effréné du mental vers des soumissions apprises, des abdications acquises. Il est effrayé à l’idée que le prisonnier finit par adorer l’épaisseur de sa geôle quand la projection vers une liberté possible implique l’abandon des repères, la disparition des balisages, l’avancée aléatoire dans les marais spongieux de l’inconscient envasé.

    Ces dix-neuf ans de vie commune, cet amour proclamé et cette fusion irraisonnée sont devenues peu à peu des enceintes vénérées, des murailles décorées par des images fabriquées, des paroles trompeuses, des étreintes cannibales. Cette incapacité à révéler l’être réel a institué insidieusement des comportements névrotiques.

    Ne trouvant pas en lui les nourritures intimes, il s’imagine dévorant Leslie. Le dégoût de sa violence l’oblige à se lever.

    Il repart et force son pas.

    Il a honte de ses intentions inavouées. Lui-même n’avait jamais voulu en prendre conscience. Son amour n’était qu’un besoin et l’attention offerte pansait ses propres blessures. De cet amour donné il cherchait à établir l’amour de lui-même, une admiration renvoyée, un narcissisme égoïste, une identification mentalisée. « Je suis celui qui l’aime et par cet amour je prends forme. » Il ne s’agissait pas d’amour. Il a tout sali.

     

     

    Il connaît la source de cette attitude … Mais la remontée des douleurs anciennes doit être progressive. Une confrontation trop brutale le pousserait à rétablir les murailles. Il sent des résistances acharnées. Il reconnaît le besoin d’indulgence, la nécessité d’un regard compatissant, une empathie indispensable. Il a déjà tellement souffert. Il ne veut plus succomber aux douleurs et constituer de ce ciment infâme des citadelles hautaines. Se livrer à la démesure des accusations outrancières reviendrait à endosser encore une fois le rôle de la victime. Il survit dans ce costume immonde depuis trop longtemps. Il ne veut pas le raccommoder mais s’en défaire, le jeter, le brûler. Se dénuder. La patience est de rigueur. De la même façon qu’il avance sur ce chemin de randonnée au rythme de son cœur, il doit respecter le tempo de son âme, ne pas l’asphyxier par des efforts abusifs. Cette lente exploration de la fosse commune encombrée de ses émotions putréfiées ne doit pas être un saccage mais une célébration lucide, des retrouvailles respectueuses, une décantation progressive.

     

    La deuxième hernie discale. Comme un sursis annulé, une condamnation confirmée, le retour à la réalité intime.

    Il avait trente-neuf ans. Une sciatique foudroyante, l’impression d’une plaie ardente courant sur sa jambe, il aurait voulu écarter les chairs et arracher le cordon brûlant, un couteau édenté planté dans le dos, des crampes comme des décharges électriques, les orteils tordus, recroquevillés, il ne contrôlait plus rien, il ne pouvait plus se lever, il rampait jusqu’aux toilettes, des jours et des nuits de pleurs, les regards impuissants de Leslie et des enfants ruisselaient en lui comme du plomb fondu, leur détresse, cette panique contenue, il se retenait de hurler, en surdose de morphine, hallucinations, des armées de scorpions couraient sur son ventre, déchiraient la plaie fermée de son nombril et s’enfonçaient dans les chairs, il cuisait dans des bouillons de magma où flottaient des résidus de corps, des entrailles blanchies, des femmes éventrées, des crânes de bébés déchiquetés flottaient autour de lui, les yeux exorbités le fixaient horriblement, les veinules éclatées comme des lacis de barbelés, des glaires sanguinolentes coulaient dans ses poumons, il voulait cracher mais n’en avait pas la force, il suffoquait, des scarabées voraces dévoraient son anus, dévastaient ses intestins, rejoignaient les armées de blattes qui grouillaient dans son dos et rongeaient les fibres, des tentacules de méduses enserraient son visage, il sentait parfaitement les ventouses urticantes, il étouffait, il étouffait, sans pouvoir s’enfuir, tout était dans son crâne,dans son corps violenté, la folie, la folie le gagnait, il le savait.

     

    Il n’a rien oublié.

     

    Il allait mourir. Aucun répit. Plus de sommeil, juste quelques plongées cauchemardesques et des réveils paniqués, le souffle haletant, les yeux exorbités devant l’horreur qui le rongeait de l’intérieur, le membre torturé se rigidifiait inexorablement, une courbure répugnante s’installait, une arabesque figée comme une malformation dégénérative. Il ne contrôlait plus rien. Il fallait le piquer à la morphine pour que sa vessie se libère. Les reins étaient menacés.

    Aucun chirurgien n’osait l’opérer. Les dégâts de la première opération. Une vraie boucherie. Le nerf sciatique était englobé dans la fibrose. On lui parlait de paralysie. Quand Leslie partait au travail et les enfants à l’école, qu’il se retrouvait seul dans la maison silencieuse, il songeait au suicide. Avaler toute les boîtes de morphine. Sombrer dans le coma et partir. Libérer les êtres aimés. La douleur du cimetière s’atténuerait. Finir dans un fauteuil roulant condamnait Leslie et les enfants à un calvaire.

    Il ne sait pas ce qui a retenu son geste.

    Il devinait parfois des regards attendris, des mots susurrés dans le caveau morbide de sa détresse, une voix apaisante qui lui parlait de patience, de confiance, d’un cheminement obligatoire. Ses ressentis étranges validaient en lui l’avancée insatiable de la folie, il n’en parlait à personne. Parfois pourtant, lorsque le fil ténu de sa résistance cédait, il s’y abandonnait, acceptait l’offrande et puisait quelques forces, juste assez pour tenir, quitter quelques instants le champ de ruines où il agonisait.

    Il imaginait des bénédictions d’anges gardiens. Comment aurait-il pu en parler ?

     

    Il s’arrête. Les larmes coulent. Comme un trop plein qui jaillit, un barrage qui s’écroule.

    Tant de douleurs. La détresse de Leslie. Elle avait dû tenir, tout gérer, ne pas sombrer, elle s’était montrée indestructible, sans faille, d’une solidité granitique. Elle n’avait jamais pleuré devant lui. Elle avait pourtant dû le faire. Ca n’était pas possible de résister aussi longtemps sans s’accorder une pause.

     

    Tout ce qu’il lui doit. Et tout ce qu’elle porte.

     

    Ce fardeau abject, cette dégradation avilissante, cet envasement dans la boue brûlante des souffrances, ce temps perdu, anéanti, sali, il imagine la tumeur vivace qui entretient les souvenirs comme des ferments éternels, une excroissance glaireuse dans les tréfonds de la mémoire, une bête répugnante, ses mandibules plantées dans les tissus infectés par les salives corrosives, une plaie suintante, un pus entretenu.

     

    Son médecin généraliste l’avait envoyé en urgence dans une clinique. Un chirurgien l’avait reçu. Le spécialiste de la région. Des colonnes vertébrales à la chaîne.

    Il était allongé sur une civière, les ambulanciers étaient passés le prendre, Leslie l’accompagnait, elle avait parlé à sa place, il pleurait, incapable de prononcer autre chose qu’un gémissement épuisé, les sanglots étranglés de ses suppliques. Qu’on en finisse. Il voulait qu’on l’opère. S’il se réveillait paralysé, il sauterait par la fenêtre, il y arriverait, les gestes étaient en lui, il en aurait la force, ça serait fini, rien d’autre à faire, il ne voulait pas cloisonner Leslie dans la geôle sordide d’un avenir limité. Elle apprendrait à vivre sans lui et son amour de la vie la sauverait. Il en était persuadé. Il voulait qu’on l’opère. Il avait fini par le crier, par implorer l’homme en blanc, ça n’était plus possible, il allait imploser, il n’était que douleur.

     

    Dernière nuit avant le bloc. Il est seul dans la chambre. Une perfusion diffuse dans ses veines un antalgique visqueux. Il flotte dans le bain gluant de l’absence, son corps est un néant gigantesque, un cosmos sans étoiles, il glisse une main sur son sexe flasque, il le caresse, il voudrait sentir le membre érigé, le flux sanguin gonfler les corps caverneux, il pense à Leslie, à la douceur de sa peau, au parfum délicat entre ses cuisses, à la chaleur moite de ses lèvres ouvertes, au moelleux accueillant de ses petits seins, le tissu exalté de ses tétons rosés, sa langue gourmande, ses mains affamées, les gémissements langoureux de l’orgasme qui monte, cette énergie qui l’inonde … Rien … Le membre est mou, désespérément mou. Il pleure. Les douleurs accumulées ont ravagé le champ du plaisir, il imagine une terre brûlée, les cendres épaisses, un silence de mort. La peur ajoute à ce désastre le poids des menaces, la force du mental affolé. Il regarde la fenêtre. Deux mètres à faire, ramper, se tirer sur les bras, saisir le rebord, glisser le battant, hisser le corps et basculer.

    Demain peut-être.

     

    Il laisse tomber son sac. Il ne voit plus le chemin. Les marées de larmes s’entretiennent, il n’a plus de forces. Il n’a jamais rien raconté à Leslie. Il a cloisonné  les émotions dans l’antre infini de ses refoulements. Toujours cette maîtrise … Il faudra bien qu’il l’observe un jour, qu’il la comprenne, il sait qu’il ne peut plus échapper à cette dissection. Il doit dépecer cette nécrose, plonger au cœur du mal, lacérer les tissus, enfoncer sa conscience dans la bourbe durcie de ses renoncements, la fange pestilentielle de ses enfermements.

     

    Il ne peut plus avancer."  

     

     

     

  • Egrégore (1)

     

    ÉGRÉGORE OU FORME PENSÉE PROGRAMMÉE

    Tout dans l'univers, se manifeste sous forme vibratoire ou énergétique. Ils sont synonymes. Tout est conscience, c'est à dire information et de l'information c'est de la force, de l'énergie, de la puissance.

    Nous vivons dans un monde régi par des forces énergétiques. L'une d'elles nous concerne particulièrement tout au long de notre existence, celle des égrégores. Dès qu'un groupe se constitue, une forme pensée se crée. Elle est la somme des énergies psychiques émise par chacune des personnes du groupe. L'ensemble de ces mouvements vibratoires exerce en retour une puissante influence sur ses membres.

    Un égrégore est une forme pensée ou idée-force de qualité neutre qui se colore, pour le meilleur ou pour le pire, des intentions du groupe. Selon la qualité vibratoire des membres, l'égrégore enchaînera ces derniers à leurs croyances limitatives, ou dynamisera leur potentiel créateur et les déliera de toutes influences extérieures.

     

    DÉFINITION DE L'ÉGRÉGORE

    Un égrégore peut-être perçu comme la résonance vibratoire émise par la psyché d'un groupe de personnes vibrant sur une note déterminée. Les actes, les émotions, les pensées et les idéaux de chaque entité constituant ce groupe, fusionnent pour édifier un tout cohérent, une forme avec ses composants énergétique.

    Un égrégore n'est ni bon ni mauvais, il est l'énergie de pensée, et cette énergie est nourricière.

    L'inconscient inférieur qui représente le passé de la personne, ses attachements, ses croyances, ses pulsions et ses angoisses, le désir et l'impulsivité, sont des égrégores car ces entités psychologiques sont issues de formes de pensées communes.

     

     

    ÉGRÉGORE OU FORME PENSÉE PROGRAMMÉE

    Tout dans l'univers, se manifeste sous forme vibratoire ou énergétique. Ils sont synonymes. Tout est conscience c'est à dire information et de l'information c'est de la force, de l'énergie, de la puissance.

    Nous vivons dans un monde régi par des forces énergétiques. L'une d'elles nous concerne particulièrement tout au long de notre existence, celles des égrégores. Dès qu'un groupe se constitue, une forme pensée se crée. Elle est la somme des énergies psychiques émise par chacun des personnes du groupe. L'ensemble de ces mouvements vibratoires exerce en retour une puissante influence sur ses membres.

    Un égrégore est une forme pensée ou idée-force de qualité neutre qui se colore, pour le meilleur ou pour le pire, des intentions du groupe. Selon la qualité vibratoire des membres, l'égrégore enchaînera ces derniers à leurs croyances limitatives, ou dynamisera leur potentiel créateur et les déliera de toutes influences extérieures.

     

    DÉFINITION DE L'ÉGRÉGORE

    Un égrégore peut-être perçu comme la résonance vibratoire émise par la psyché d'un groupe de personne vibrant sur une note déterminée. Les actes, les émotions, les pensées et les idéaux de chaque entité constituant ce groupe, fusionnent pour édifier un tout cohérent, une forme avec ses composants énergétique.

    Un égrégore n'est ni bon ni mauvais, il est l'énergie de pensée, et cette énergie est nourricière.

    L'inconscient inférieur qui représente le passé de la personne, ses attachements, ses croyances, ses pulsions et ses angoisses, le désir et l'impulsivité, sont des égrégores.

     

    Si l'égrégore en lui-même n'est ni bon, ni mauvais, puisqu'il n'est qu'un phénomène issu des hommes, les hommes peuvent en faire par contre un instrument à double tranchant...Les concepteurs portent en eux la direction et l'évolution de l'égrégore.

     

    http://www.final-age.net/Les-egregores-presentation.html

     

    On voit bien entendu le rapprochement à faire avec l'inconscient collectif.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Inconscient_collectif

    Puis par conséquence avec les champs morphiques de Ruppert Sheldrake.

    http://www.unisson06.org/dossiers/science/sheldrake_champs-morphiques.htm

    On peut ensuite s'intéresser à des groupes d'influence comme Bilderberg et autres entités secrètes, politiques, financières, philosophiques...Les égrégores y prennent une tournure négative mais effroyablement puissante.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Bilderberg

    Bon, il n'y a plus qu'à approfondir tout ça...

  • Réveiller le tigre.

    PETER LEVINE

    http://www.graip.com/formationplevine.html

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_A._Levine

     

    Son livre : Réveiller le tigre. Guérir le traumatisme.

     

    "Le traumatisme ne doit pas être considéré comme une condamnation à perpétuité. De toutes les maladies de l'organisme humain, seul le traumatisme peut se révéler bénéfique. En effet, lorsqu'un traumatisme guérit, une transformation s'opère qui améliore la qualité de vie."

    (Je trouve personnellement étrange d'associer le traumatisme à une maladie...Les effets d'un traumatisme peuvent amener une maladie mais le traumatisme en lui-même n'en est pas une à mon humble avis. Mais bon...)

     

    Un troupeau d'impalas broute paisiblement lorsqu'un guépard surgit. Le troupeau bondit mais un jeune impala trébuche et est rejoint par le prédateur. Juste avant ou même au moment de l'impact, le jeune impala tombe au sol alors qu'il n'est pas encore blessé ni mort. L'animal pétrifié n'imite pas la mort, instinctivement il est entré dans un état de conscience modifiée. Les physiologistes appellent cet état très particulier : réponse d'immobilité ou de "figement". C'est l'une des trois réponses primaires dont disposent les reptiles et les mammifères lorsqu'ils sont confrontés à une menace qui dépasse leurs capacités. Les deux autres réponses sont la fuite ou le combat mais nous en savons beaucoup moins sur le figement.

    Le guépard peut décider de traîner sa proie morte à l'abri des concurrents ou vers ses petits mais au moindre instant d'inattention l'impala peut sortir de son état de figement pour s'enfuir alors que le guépard ne s'en doute pas un seul instant. S'il a la chance d'en réchapper, l'impala secouera littéralement les effets de la réponse de figement et reprendra le plein contrôle de son corps. Il retournera à une vie normale comme si rien ne s'était passé. Grâce à la réaction de figement l'impala est entré dans un état de conscience modifiée libéré de la souffrance ou de la peur.

    C'est comme s'il n'était plus là...

     

    Physiologiquement, l'aptitude à entrer et sortir du figement est la clé qui permet d'éviter les effets nocifs du traumatisme.

    Cette réponse est involontaire, elle prend sa source au niveau du cerveau reptilien. Les parties instinctuelles (hors de contrôle)du cerveau de l'homme sont quasiment identiques à celle des autres mammifères et à celle des reptiles.

    Notre cerveau comporte trois sytèmes ou trois niveaux incorporés : cerveau reptilien (instinctuel), cerveau limbique (émotionnel), néo cortex (rationnel).

    "Aussi sûrement que nous entendons le sang battre dans nos oreilles, les cris d'un million de singes, dont la dernière vision du monde fut celle d'une panthère, résonnent encore dans notre sytème nerveux."

    Paul Shepard.

     

    Dans une situation d'urgence, nous n'agissons plus de la même façon que les Grands singes, ou les Hommes préhistoriques...Notre cerveau rationnel peut rendre la situation confuse...Confrontation de systèmes, un archaïque, un moderne...Alors que le néo cortex peut avoir contribué à un traumatisme et à l'impossibilité de sortir d'un état de figement, il peut également permettre, à plus ou moins long terme, d'en guérir...Il n'y a pas de condamnation. Mais la nécessité d'un travail.

    Ce n'est pas l'évènement déclencheur lui-même qui provoque les complications d'un traumatisme mais en réalité le reliquat d'énergie qui n'ayant pu être transformé et déchargé, reste piégé dans le système nerveux d'où il provoque des ravages sur nos corps et nos esprits. Les symptômes du stress ^post-traumatique, se développent, lorsque nous ne sommes pas en mesure d'achever le processus qui nous fait entrer puis sortir de l'état d'immobilité ou de figement. Cependant nous pouvons quand même réussir à sortir de cet état  si nous parvenons à initier puis à favoriser notre impulsion innée à revenir à un état d'équilibre dynamique.

    L'énergie résiduelle ne disparaît pas d'elle-même, elle persiste dans le corps et peut provoquer une large variété de symptômes: angoisse, dépression, asthénie...Ces symptômes sont le moyen qu'utilise l'organisme pour contenir l'énergie non libérée. Les animaux sauvages libèrent instinctivement toute cette énergie concentrée et développent rarement des symptômes. Les êtres humains sont malhabiles parce que vient s'y mêler le néo-cortex...La honte, les souvenirs, la culpabilité, le déni, la peur de l'avenir, de multiples interférences dont l'individu ne parvient pas à se défaire. Anciens combattants, personnes agressées, accidentées, frappées par une maladie... Le cerveau reptilien peut avoir enclenché une réaction adaptée mais ne pas pouvoir continuer le processus lorsque la situation d'urgence est passée...

     

    Tout le problème est là.

     

     

    J'ai beaucoup appris à travers cet ouvrage.

    A 16 ans, je suis entré dans la chambre d'hôpital où mon frère, cliniquement mort, venait d'être placé. Il était la proie, la mort le prédateur, j'étais le témoin. Je n'ai pas su arracher de moi l'énergie contenue pendant trois mois de veille. J'étais dans un certain figement, une impuissance douloureuse. Je l'ai payé cher. C'était mon chemin de vie. Je devais apprendre. J'ai cru que le sport pouvait servir de défouloir, que je pouvais arracher de moi cette rage contenue trop longtemps. Mais ça n'était pas un traumatisme physique mais bien davantage spirituel. J'ai mis des années à le comprendre. Bien trop longtemps. Il m'aura fallu cinq hernies discales pour que je parvienne à poser le fardeau. Le néo-cortex est une excroissance redoutable lorsqu'il n'est pas maîtrisé...

     

     

     

     

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  • SOS bonheur

    A LIRE ABSOLUMENT

     

    http://www.bdcentral.com/jvanhamme/oneshots/sosbonheur.html

     

    Une société idéale, où tout le monde est heureux… mais tout à un prix, et c’est, dans ce cas-ci, la liberté individuelle. Tout écrivain agréé par l’État doit publier des histoires optimistes et insipides sous peine de se voir retirer sa pension. Aucune controverse n’est permise. Autrement dit, toute forme d’art doit devenir propagande de l’État bienfaiteur. Ça ne rappelle pas le communisme de l’ancienne U.R.S.S., où toute forme de liberté d’expression vous conduisait inévitablement au goulag ? Sans C.U, qui est devenue obligatoire, un individu n’existe pas, et devient un paria. Les enfants nés dans l’illégalité parce qu’ils venaient en troisième doivent se cacher, et prennent le titre peu avantageux d’illegs.

    Ceux qui sont affiliés ont le droit à la gratuité la plus totale des soins médicaux, mais doivent s’astreindre constamment à un régime et à des exercices obligatoires. Ceux qui se « désaffilient » doivent s’attendre au pire en cas de maladie, puisque les seuls docteurs existant travaillent tous pour le gouvernement et qu’il est illégal d’aider un « désaffilié ». Finalement, si vous avez un emploi, mieux vaut ne pas poser de questions concernant l’entreprise pour laquelle vous travaillez. Rien n’est irremplaçable, n’est-ce pas ? Faites votre ouvrage dans la joie et la bonne humeur !

    Insidieusement, le scénario démolit (comme une statue qui s’effrite) tous les idéaux qui font de l’État-Providence un distributeur de bonheur. Le prix, pour certains, est trop élevé, et mènera directement à la révolte. Et si, même au cœur d’un élan révolutionnaire dicté par la liberté, Big Brother veillait toujours ?

    Toujours d’actualité, S.O.S. Bonheur est un classique que tous devraient lire. Réflexion et distraction : n’est pas un mélange harmonieux ? Un bémol, cependant : le dessin n’est pas brillant, et la coloration pastel est sans nuances. On peut même dire qu’il rend la BD difficile à aborder, comme on mange une huître pour le goût tout en en détestant la texture. Ce n’est qu’après quelques dizaines de pages que l’on peut s’y habituer, quoique, encore… Un seul personnage se démarque des autres par la qualité de ses expressions, par son charisme, son caractère et la subtilité de ses traits : le commissaire Carelli.

    En somme, S.O.S. Bonheur comporte inmanquablement une touche de génie. Il vaut la peine d’être savouré et resavouré malgré son dessin. En espérant que certains en tireront des leçons qui repousseront de quelques années encore la montée au pouvoir de Big Brother…

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  • Musique : Evpatoria report

    Je l'ai mis dans la rubrique MUSIQUE.

    http://www.youtube.com/watch?v=iRMR9ro_5Pk&NR=1

     

    Dans la veine de "Godspeed you black emperor" mais moins sombre.

    "Explosions in the sky" aussi mais avec davantage de cordes, violons, violoncelles...

    Magnifique.

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  • Andreï Tarkovski

    Une lueur au fond du puits ?

    http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=666

     

    Voici la dernière interview donnée par le cinéaste Andreï Tarkovski, le 28 avril 1986, malade au lit, dans son appartement parisien. Il n’a été publié que dans Nouvelles Clés.

    Ses principaux films : Andreï Roublev, Solaris, Le miroir, Stalker, Sacrifice.


    Nouvelles Clés : On sent que le genre humain vous a déçu. Quand on voit vos films, on a presque honte d’y appartenir. Y a-t-il encore une lueur au fond du puits ?

    Andreï Tarkovski : Discuter d’optimisme et de pessimisme est idiot. Ce sont des notions vides de sens. Les gens qui se couvrent d’optimisme le font pour des raisons politiques ou idéologiques. Ils ne veulent pas dire ce qu’ils pensent. Comme dit un proverbe russe, un pessimiste est un optimiste bien informé. La position de l’optimiste est idéologiquement maligne, elle est théâtrale, et elle est dénuée de toute sincérité. Par contre, l’espoir est le propre de l’homme. C’est l’avantage de l’être humain. Il naît avec l’espoir. On ne perd pas l’espoir face à la réalité parce qu’il est irrationnel. Il se renforce chez l’homme contre toute logique. Tertulien disait et il avait raison : "je crois parce que c’est absurde de croire." L’espoir a plutôt tendance à se renforcer même face au plus sordide de notre société actuelle. Tout simplement parce que l’horreur, tout comme le beau, provoque des sentiments qui, chez un croyant renforcent l’espoir.

    N. C. : Quels ont été les rêves qui vous ont le plus marqué dans votre vie ? Avez-vous des visions ?

    A. T. : Je sais beaucoup de choses sur mes rêves. Ils sont pour moi d’une très grande importance. Mais je n’aime pas les dévoiler. Ce que je peux vous dire, c’est que mes rêves sont en deux catégories. Il y a les rêves prophétiques que je reçois du monde transcendant, de l’au-delà. Puis il y a les rêves quelconques qui viennent de mes contacts avec la réalité. Les rêves prophétiques me viennent au moment de l’endormissement. Lorsque mon âme se sépare du monde des plaines et monte vers les sommets des montagnes. Une fois l’homme séparé du monde des plaines, il commence tout doucement à se réveiller. Au moment où il se réveille, son âme est encore pure et les images sont encore pleines de sens. Ce sont ces images que l’on rapporte de là-haut qui nous libèrent. Mais le problème, c’est que très vite, elles se mélangent avec les images des plaines et il devient difficile de le retrouver. Ce qui est certain, c’est que là-haut, le temps est réversible. Ce qui me prouve que le temps et l’espace n’existent que dans leur incarnation matérielle. Le temps n’est pas objectif.

    N. C. : Pourquoi n’aimez-vous pas votre film Solaris ? Serait-ce parce qu’il est le seul à ne pas être douloureux ?

    A. T. : Je pense que la notion de conscience qui s’y matérialise est assez bien exprimée. Le problème, c’est qu’il y a trop de gadgets pseudo-scientifiques dans le film. Les stations orbitales, les appareils, tout cela m’agace profondément. Les trucs modernes et technologiques sont pour moi des symboles de l’erreur de l’homme. L’homme moderne est trop préoccupé par son développement matériel, par le côté pragmatique de la réalité. Il est comme un animal prédateur qui ne sait que prendre. L’intérêt de l’homme pour le monde transcendant a disparu. L’homme se développe actuellement comme un ver de terre : un tuyau qui avale de la terre et qui laisse derrière lui des petits tas. Si un jour la terre disparaît parce qu’il aura tout mangé, il ne faudra pas s’en étonner. A quoi cela sert-il d’aller dans le cosmos si c’est pour nous éloigner du problème primordial : l’harmonie de l’esprit et de la matière ?

    N. C. : Comment vous situez-vous par rapport à ce qu’on appelle la "modernité" ?

    A. T. : Comme un homme... qui a un pied sur le pont d’un premier bateau, l’autre sur le pont d’un second bateau... L’un des bateaux va tout droit, et l’autre dévie vers la droite. Petit à petit, je me rends compte que je tombe à l’eau. L’Humanité est actuellement dans cette position.

    Je pressens un avenir très sombre, si l’homme ne se rend pas compte qu’il est en train de se tromper. Mais je sais que tôt ou tard il prendra conscience. Il ne peut pas mourir comme un hémophile qui se serait vidé de son sang pendant son sommeil parce qu’il se serait égratigné avant de s’endormir. L’art doit être là pour rappeler à l’homme qu’il est un être spirituel, qu’il fait partie d’un esprit infiniment grand, auquel en fin de compte il retourne. S’il s’intéresse à ces questions, s’il se les pose, il est déjà spirituellement sauvé. La réponse n’a aucune importance. Je sais qu’à partir de ce moment-là, il ne pourra plus vivre comme avant.

    N. C. : Aussi étrange que cela puisse paraître, les gens qui aiment vos films aiment aussi la science fiction de Spielberg, qui est lui aussi fasciné par les enfants. Avez-vous vu ses films et qu’en pensez-vous ?

    A. T. : En posant cette question, vous montrez que vous n’en avez rien à foutre. Spielberg, Tarkovski... tout cela pour vous se ressemble. Faux ! Il y a deux sortes de cinéastes. Ceux qui voient le cinéma comme un art et qui se posent des questions personnelles, qui le voient comme une souffrance, comme un don, une obligation.

    Et les autres, qui le voient comme une façon de gagner de l’argent. C’est le cinéma commercial : E.T., par exemple, est un conte étudié et filmé pour plaire au plus grand nombre : Spielberg a atteint là son but et c’est tant mieux pour lui. C’est un but que je n’ai jamais cherché à atteindre. Pour moi tout cela est dénué d’intérêt. Prenons un exemple : à Moscou, il y a dix millions d’habitants, touristes compris, et seulement trois salles de concert de musique classique : la salle Tchaïkovsky, la grande et la petite salle du conservatoire. Très peu de place, et pourtant, cela satisfait tout le monde. Pourtant personne ne dit que la musique ne joue plus aucun rôle dans la vie en URSS. En réalité, la présence même de ce grand art spirituel et divin est suffisant. Pour moi, l’art des masses est absurde. L’art est surtout d’esprit aristocratique. L’art musical ne peut être qu’aristocratique, parce qu’au moment de sa création il exprime le niveau spirituel des masses, ce vers quoi elles tendent inconsciemment. Si tout le monde était capable de la comprendre, alors le chef oeuvre serait aussi ordinaire que l’herbe qui pousse dans les champs. Il n’y aurait pas cette différence de potentiel qui engendre le mouvement.

    N. C. : Pourtant en URSS vous êtes extrêmement populaire. Quand on veut voir vos films, on se bat devant les caisses...

    A. T. : Primo, en URSS je suis considéré comme un metteur en scène qui fut interdit, ce qui excite le public. Secondo, j’espère que les thèmes que j’essaye de réaliser viennent du fond de l’âme, à tel point que cela devient important pour bien d’autres que moi. Tertio, mes films ne sont pas une expression personnelle mais une prière. Quand je fais un film, c’est comme un jour de fête. Comme si je posais devant une icône une bougie allumée ou un bouquet de fleurs. Le spectateur finit toujours par comprendre lorsqu’on lui parle avec sincérité. Je n’invente aucun langage pour paraître plus simple, plus bête ou plus intelligent. Le manque d’honnêteté détruirait le dialogue. Le temps a travaillé pour moi. Quand les gens ont compris que je parlais une langue naturelle, que je ne faisais pas semblant, que je ne les prenais pas pour des imbéciles, que je ne dis que ce que je pense, alors ils se sont intéressés à ce que je faisais.

    N. C. : Pensez-vous comme Soljénitsyne que le monde occidental est fichu et que la réalité ne peut venir que de l’Est ?

    A. T. : Je suis loin de toutes ces prophéties. Etant orthodoxe, je considère la Russie comme ma terre spirituelle. Je n’y renoncerai jamais, même si je ne devais jamais la revoir. Certains disent que la vérité viendra de l’Occident, d’autres de l’Orient, mais, et heureusement, l’histoire est pleine de surprises. En URSS nous assistons à un réveil spirituel et religieux. Cela ne peut être qu’un bonne chose. Mais la troisième voie est loin d’être trouvée.

    N. C. : Qu’y a-t-il au-delà de la mort ? Avez-vous déjà eu l’impression de faire un voyage dans cet au-delà ? Quelles ont été vos visions ?

    A. T. : Je ne crois qu’une une seule chose ; l’âme humaine est immortelle et indestructible. Dans l’au-delà, il peut y avoir n’importe quoi, cela n’a aucune espèce d’importance. Ce qu’on appelle la mort, n’est pas la mort. C’est une nouvelle naissance. Une chenille se transforme en cocon. Je pense qu’il existe une vie après la mort, et c’est cela qui se révèle angoissant. Cela serait tellement plus simple de se concevoir comme un fil de téléphone qu’on débranche. On pourrait alors vivre comme on veut. Dieu n’aurait plus aucune espèce d’importance.

    N. C. : Quand avez-vous découvert que vous aviez une mission à accomplir et que vous en étiez redevable à l’humanité ?

    A. T. : C’est un devoir devant le Dieu. L’humanité vient après. L’artiste collecte et concentre les idées qui sont dans le peuple. Il est la voix du peuple. Le reste n’est que travail et servitude. Ma position esthétique et éthique se définit par rapport à ce devoir.

    N. C. : Quelle est la dernière chose que vous aimeriez dire aux hommes avant de quitter cette terre ?

    A. T. : L’essentiel de ce que j’ai à dire est dans mes films. Il m’est impossible de monter sur une tribune que d’ailleurs personne ne m’a construite.

    N. C. : Dans votre livre Le Temps Scellé, vous dites : "L’occident crie sans cesse : Regardez ! Ceci est moi ! Regardez comme je souffre ! Comme j’aime ! Moi ! Je ! Mien... !" Comment avez-vous résolu le problème de l’ego en tant qu’artiste célèbre ?

    A. T. : Je n’ai pas encore résolu ce problème. Mais, j’ai toujours senti sur moi l’influence et le charme de la culture orientale. L’homme oriental est appelé à se donner en cadeau à tout ce qui existe. Alors qu’en Occident, l’important est de se montrer, de s’affirmer. Cela me paraît pathétique, naïf et animal, moins spirituel et moins humain. En cela je deviens de plus en plus oriental.

    N. C. : Pourquoi avez-vous renoncé à tourner la vie d’Hoffmann ?

    A. T. : Je n’ai pas renoncé à ce film. Je l’ai remis à plus tard. Tourner Sacrifice était plus essentiel. La vie d’Hoffmann était destinée à être un film romantique. Or, le romantisme est un phénomène typiquement occidental. C’est une maladie. Quand l’homme vieillit, il voit sa jeunesse comme les romantiques voient le monde. L’époque romantique était spirituellement riche, mais les romantiques n’ont pas su utiliser leur énergie comme il le fallait. Le romantique embellit les choses, il fait ce que je fais lorsque je ne me suffis pas à moi-même : je m’invente moi-même, je ne crée plus le monde, je l’invente.

    N. C. : Pourquoi au commencement y avait-il le verbe, comme le rappelle la phrase finale de Sacrifice ?

    A. T. : Nous sommes très fautifs envers le verbe. Le verbe n’a de force magique que lorsqu’il est vrai. Aujourd’hui le verbe est utilisé pour cacher les pensées. En Afrique, on a découvert une tribu qui ne connaît pas le mensonge. L’homme blanc a essayé de leur expliquer et ils n’ont pas compris. Essaye de comprendre la mystique de ces âmes-là, et tu sauras pourquoi au début il y avait le verbe. L’état du verbe démontre l’état spirituel du monde. Actuellement l’écart entre le verbe et ce qu’il signifie ne fait que s’amplifier. C’est très étrange. C’est une énigme !

    N. C. : Vivons-nous la fin du monde ou la fin d’un monde ?

    A. T. : Une guerre nucléaire maintenant ? Cela ne sera même pas une victoire du diable. Cela sera comme... comme un enfant qui joue avec des allumettes et qui met le feu à la maison. On ne pourra même pas l’accuser de pyromanie. Spirituellement, l’homme n’est pas prêt à vivre ses bombes. Il n’est pas encore mûr. L’homme doit encore apprendre de l’histoire. Et s’il y a bien une chose qu’on a appris d’elle, c’est qu’elle ne nous a jamais rien appris. C’est une conclusion extrêmement pessimiste. L’homme répète sans cesse ses erreurs. C’est horrible. Encore une énigme ! Je crois qu’il nous faut fournir un travail spirituel très important pour que l’histoire passe enfin à un niveau élevé... Le plus important est la liberté de l’information que l’homme doit recevoir sans contrôle. C’est le seul outil très positif. La vérité non contrôlée est le début de la liberté.

    -  Un remake de son film Solaris a été réalisé en 2003 par Steven Soderbergh, avec George Clooney, Natascha McElhone, Jeremy Davies...

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  • Lumière intérieure.

    Merci à Peau d'âme.

    "Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.

    Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.

    C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.

    Nous nous posons la question : « Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? » En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

    Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.

    L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.

    Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.

    Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

    En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. -

    - Extrait du discours prononcé par Nelson Mandela lors de son intronisation à la présidence de la République de l’Afrique du Sud en 1994, écrit par Marianne Williamson. -



    A chacun(e), à la lecture de ce texte, de respecter ses propres croyances en remplaçant Dieu par l'Univers, le Guide intérieur, le Hasard, la Vie, ou toute autre "dimension supérieure". Il ne s'agit bien entendu pas ici de religion, mais de spiritualité.

    Le risque, bien entendu, est d'imaginer que cette lumière puisse être nourrie par la possession, la puissance, l'influence, la manipulation... Et c'est bien justement ainsi qu'elle est souvent vécue. Il suffit pour en prendre conscience de regarder l'état de ce monde, de cette humanité.

    Nous ne partageons pas nos lumières intérieures pour créer des passerelles mais pour éblouir nos semblables, les aveugler même parfois et paraître ainsi du haut de notre puissance comme un phare alors que nous ne diffusons que des brûlures, des souffrances...

    L'idée de cette lumière se doit d'être accompagnée d'une infinie humilité. Nous ne pouvons rayonner que pour nous-mêmes. Si cela peut servir à éclairer nos semblables, ça ne sera qu'un bonheur supplémentaire mais pas une finalité.

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  • Economie...

    Hier à Wall Street, un trader s'est trompé et a vendu pour 16 Milliards au lieu de 16 Millions d'actions d'un blue chip (Procter et Gamble). Tous les logarythmes informatiques se sont emballés et le Dow Jones a sombré de 9% en quelques secondes en faisant sauter tous les stops vente automatiques.

    1000 Milliards de capitalisation se sont envolés...

    Dans quel monde virtuel vivent ces gens là ?

    La dette mondiale représente 3000 Milliards...Et les Etats de l'UE emprunte pour prêter de l'argent à la Grèce qui n'arrrive plus à rembourser sa dette...On fabrique de la dette pour rembourser de la dette.

    Les agences de notation dégradent un Etat en lui attribuant une mauvaise note et les banques gagnent de l'argent avec des ventes à découvert...Elles achètent une action en misant sur une baisse au lieu d'acheter en misant sur une hausse. Les agences de notation favorisent donc leurs alliés bancaires et les petits actionnaires voient leur mise disparaître en une journée. Panique générale sur les marchés, les traders "vadent" à tout va en pariant sur une baisse et entretiennent dès lors la baisse...Lorsque le cours est tombé à un seuil intéressant ils rachètent par millions et déclenchent un rachat des dernières vades pour miser cette fois sur la hausse. Des milliards changent de mains en une journée. Les banques se renflouent en utilisant les sommes astronomiques que les Etats leur ont prêté lorsqu'elles ont sombré parce que les mécanismes qu'elles avaient elles-mêmes mises en place leur ont explosé à la figure. Faillite de Lehman Brothers par exemple avec les "subprimes"...

    Et on recommence aujourd'hui les mêmes errances, les mêmes magouilles.

    Trois morts en Grèce pendant les manifestations. Sans parler des suicides consécutifs aux innombrables faillites, saisies, tous ces gens jetés à la rue. La Californie est en faillite et ne subsiste que sur l'accroissement de sa dette.

    Nous sommes sans doute à la veille d’une crise systémique mondiale.

    En 2007, état des lieux économique. Résumé succinct :
    USA (plus de 25% du PIB mondial)
    1)Epargne négative des ménages pour la première fois depuis 1929. Les Américains n’éprouvent plus le besoin d’épargner puisque leur patrimoine se valorise très substantiellement. Grâce au crédit pas cher de ces dernières années, ils utilisent le levier de la dette pour accélérer cet enrichissement. Le PIB mondial est de l’ordre de 35.000 milliards de $, les crédits hypothécaires américains de l’ordre de 12.000 milliards de $ (le tiers du PIB mondial et environ 80% de la valeur de leurs actifs immobiliers). Certains organismes financiers sont même allés jusqu’à prêter des sommes supérieures à 110% de la valeur des actifs financés. La finance dans toute sa splendeur.
    2)Déficit des paiements courants record de l’ordre de 7% du PIB américain. Qui démontre que les Américains consomment plus qu’ils ne produisent et vendent à l’étranger. Les US empruntent tous les jours à l’étranger 2 milliards de $. C’est astronomique et cela se cumule.

    Pour se financer à l’extérieur, il y a les pays producteurs de matières premières et surtout de pétrole qui dégagent des excédents considérables ces dernières années (une sorte d’impôt mondial pour financer la conso américaine), la Chine (l’ouvrier chinois moyen épargne 50% de ses revenus, les systèmes de protections sociales étant peu développés dans le plus grand des pays communistes…), le Japon comme d’habitude (mais de moins en moins) et d’autres pays Russie, Europe et le recyclage d’argent pas toujours très propre.

    Et il y a les fameux carry trades, on emprunte des yens à 0.5% que l’on revend pour acheter des $ et que l’on place sur des Tbonds ou des emprunts hypothécaires bien sur.

    Si on ajoute les LBO, les hedge funds, les fonds de private equity, les fonds de fonds et autres instruments de spéculation extrêmes à levier CDO etc on arrive à un cocktail explosif à base de dette sur dette. En effet un premier emprunteur finance avec effet levier 4 un placement dans un fonds qui lui-même utilise un levier 4 pour placer dans un CDO ou autre etc. On arrive très rapidement à des leviers considérables, un investissement de 1.000.000 de $ peut être financé par seulement 20.000 $ de fonds propres, le reste n'est que de la dette.

    Tant que le système est toujours alimenté, cela va très bien puisqu’on peut toujours revendre plus cher ce que l’on avait acheté précédemment à un nouveau joueur. Tout le monde gagne de l’argent, tout le monde s’enrichit. C’est formidable. C’est la croissance mondiale. Les BRIC peuvent construire des usines et des infrastructures énormes puisque leur marché est immense.

    Mais voilà, un jour tout s’arrête brusquement. Pourquoi ? Pour diverses raisons (hausse des taux monétaires, perte de confiance dans le système, cycles classiques, on a ce qui nous faut, on n’achète plus rien….). Le premier signe en a été la baisse de l’immo aux US, baisse des prix, baisse des transactions, baisse des constructions.

    Et là c’est la CATA et le système se déroule dans l’autre sens à vitesse grand V. Les "subprimes" ont été l'élément déclencheur.

    Quand il y a surendettement, la banque saisit le bien et le vend aux enchères, (cela prend du temps mais aux US c’est quand même assez rapide) et cette vente alimente elle-même la spirale baissière des prix. Il s’ensuit des faillites personnelles bien sûr mais ce qui a été nouveau par rapport à une crise cyclique plus classique ce sont des faillites d’établissements financiers. Celles qui avaient emprunté pour prêter n'ont pas pu rembourser les "géants" et elles ont sombré en entraînant jusqu'aux géants...


    L’immobilier américain est à la base de plus du tiers des emplois créés ces dernières années (constructions, agences, financements, mobiliers etc).
    Si les prix baissent de 20%, le patrimoine des ménages américains devient négatif en valeur nette.
    Si le consommateur américain arrête de consommer, tout s’arrête. C'est effrayant mais c'est comme ça...

    Derrière, bien sur, chute des matieres premieres, surcapacité gigantesque dans les BRIC, faillites bancaires etc etc. Et la boucle est bouclée.

    2010 maintenant. Depuis plusieurs mois, la Fed ne peut plus monter ses taux sinon tout s’écroule.

    On fabrique de la monnaie, on augmente la masse monétaire et on créé un risque gigantesque d'inflation. Le retour de bâton pourrait être bien plus violent que le coup de bambou actuel. Crise de 1929 bis...

    Où on va ?

    Bienvenue sur Terre petit d'homme. Tu dois déjà des milliers d'euros. Je suis désolé d'être aussi brutal. C'est le monde que les adultes t'ont préparé.