Là-Haut

Articles de la-haut

"Desmotscratie"

Par Le 08/04/2014

Il n'y a pas de morale, il n'y a pas de respect, les lois sont faites par ceux qui pourront les contourner.

Démocratie ?

Non, juste des mots, des discours, des paravents, des fumerolles pour cacher la réalité.

Une preuve ?

Juste un petit rappel:

En 2005, les français avaient dit non au projet de constitution européenne et refusé le transfert de souveraineté imposé par le traité de Lisbonne. Les parlementaires avaient alors décidé d’ignorer le verdict des urnes et avaient ratifié le traité en 2008.

Ceux qui pilotent ne sont là que par prétention carriériste et intérêts personnels.

C'est sans espoir.


"Pour le bien des enfants..." (école)

Par Le 08/04/2014

Et donc, jusqu'ici, mes élèves souffraient le martyre et je n'oeuvrais pas à leur bien-être.

Qu'ils aillent tous se faire foutre ces politiciens vérolés.


Le décret sur les rythmes scolaires est maintenu

"Le décret sur les rythmes est maintenu"... Il aura fallu que l'entourage du ministre de l'éducation nationale, Benoît Hamon, explicite la formule ambiguë utilisée par le chef du gouvernement lors de son discours de politique générale. Manuel Valls venait de jeter un doute en déclarant qu'il proposait un  "assouplissement du cadre des rythmes". En dépit de son habillage simple, la formule n'était pas immédiatement lisible. Elle est restée ambiguë jusqu'aux précisions de la rue de Grenelle.

Selon l'entourage de Benoît Hamon, il n'y aura donc "ni retrait, ni report, ni libre choix. L'assouplissement vise à l'application pleine et entière du texte du 24 janvier 2013 qui cadre la réforme des rythmes scolaires." Pour le premier ministre comme pour le ministre de l'éducation nationale, la concession se limite donc à une prise en compte des difficultés rencontrées par quelques communes dans cette mise en place avec l'"obligation maintenue pour toutes les communes d'appliquer le texte à la rentrée 2014".

Une aide des services rectoraux

A l'heure actuelle, 4 000 communes appliquent cette réforme, qui allège journée et classe et remet des cours une demi-journée de plus. Il en reste 20 000 dont le passage est prévu à la rentrée. Comme l'a rappelé Manuel Valls, 92 % ont établi un projet, 3 % ont du mal à trouver une organisation et 5 % font de la résistance.

Benoît Hamon assure donc que "les recteurs et les services de l'inspection académique disposent des adaptations juridiques nécessaires" pour aider les communes qui peinent le plus à boucler leur projet, mais aussi pour permettre aux communes qui avaient déjà un projet pédagogique ayant nécessité un aménagement des rythmes, de le conserver. Il ne s'agit pas de pénaliser les acteurs qui avaient déjà œuvré pour la réussite de l'enfant en leur demandant de changer de formule, explique en substance l'entourage de Benoît Hamon. Le décret du 24 janvier était notamment critiqué parce qu'il cassait des formules qui, sur le terrain, fonctionnaient.

Cet "assouplissement du cadre" ne passera ni par l'entrée dans un statut d'expérimentation, ni par une quelconque réécriture du décret, comme le demandait le SNUipp, le principal syndicat du premier degré, depuis le début.

Le premier ministre a par ailleurs rappelé que "l'aménagement des rythmes scolaires est une bonne réforme car avec elle beaucoup plus d'enfants ont accès à des activités périscolaires, sportives, culturelles très complémentaires de l'éducation donnée par les enseignants".

Maryline Baumard

Karma (1) (spiritualité)

Par Le 08/04/2014

Magazine | Enquêtes

 

http://www.inrees.com/articles/karma-enquete/

 

Site INREES

Qu’est-ce que le Karma ?

Le « karma », une notion venue d’Orient et qui maintenant s’intègre en Occident. Que veut-elle réellement dire et de quelle manière transforme-t-elle notre regard sur le monde ?
Notre langue évolue au fil des années et il est surprenant de constater que parfois des notions venant de cultures lointaines prennent racine dans nos discours. Nous les manions alors selon un consensus collectif mal défini mais pourtant utile - puisqu’ils évoquent une idée dont nous voulons parler et pour laquelle nous n’avons pas de mot équivalent en français. C’est le cas du concept de karma. Tout le monde comprend plus ou moins ce que c’est, sans vraiment pouvoir l’expliquer non plus. Alors qu’est-ce au juste que le karma ?
 

Une action


Loin de l’imaginaire souvent élaboré autour de cette notion exotique qui nous vient de l’Hindouisme puis du Bouddhisme, le karma est en réalité une idée très simple. Imaginez que vous décidez d’apprendre le tango. Le karma est l’action qui va découler de votre idée. Vous allez sur internet chercher un cours, vous vous y rendez en temps et en heure, et vous vous appliquez à assimiler cette nouvelle danse. En faisant tout cela vous avez créé du karma : vous avez mis en route des actions, qui auront des conséquences - indépendamment de tout jugement sur leur nature. Le karma n’est donc pas juste une force du passé qui agit sur le présent, c’est une force tout court. « Karma est un mot sanskrit qui veut tout simplement dire : action. Cette notion va dans le sens du mot œuvre en français. C’est-à-dire qu’on entend aussi bien l’acte que la conséquence. C’est le fait de faire, de produire, de créer », nous dit Trinlay Tulku, maître bouddhiste reconnu dès son plus jeune âge comme un lama réincarné. Notre univers semble alors fait de karma. Notre monde est la somme des actions de tout ce qui le compose, le produit d’un nombre incalculable de comportements microscopiques autant que macroscopiques. Il est fait d’actions et de leurs conséquences, qui entraînent d’autres actions et d’autres conséquences et ainsi de suite.
 

Fatalité ou outil d’une intentionnalité ?


Parce que la nature du karma est un enchaînement d’activités, nous en entendons parfois parler comme d’une loi de cause à effet qui serait de nature mécanique et prévisible. Dans ce cas, le karma est tout-puissant. Nous n’y pouvons rien et nous en subissons les effets. Il devient destin, voir fatalité. Cette façon de voir est héritière de la lignée de certains penseurs cartésiens qui disent que notre univers est animé par des lois que nous pourrons un jour toutes connaître. L’idée sous jacente est que nous vivons dans une grosse machine où tout est déterminé et que nous ne sommes que des pions dans ce grand engrenage. « La notion de karma est souvent mal comprise et confondue avec le fatalisme, l’acceptation passive de notre destin. Le karma est alors vu comme une force nous entraînant, tel un fétu de paille, sur l’océan de la vie. Mais celle-ci n’est pas déterministe, elle est beaucoup plus dynamique », écrit Ringou Tulku Rimpoché dans son livre Et si vous m’expliquiez le Bouddhisme ?

La subtilité orientale ne nous propose donc pas une vision aussi mécanique de l’action du karma dans l’univers. « La vision qui réduirait tout à la prédestination du karma peut satisfaire mon intellect, mais elle serait désastreuse pour la grandeur de mon esprit. Je serais un esclave et un pantin du karma et je ne pourrais jamais rêver devenir le souverain de moi-même et de mon existence », écrit le philosophe indien Sri Aurobindo dans son livre Renaissance et Karma. Le karma ne serait alors pas cette force toute-puissante mais plutôt un outil. Une action, une façon de faire, dont les directions seraient données par une intentionnalité. Car pour qu’un acte soit engendré, il faut qu’il ait été voulu. « Une action de quelque nature que ce soit, verbale ou physique, est informée par l’intention qui la sous-tend et qui la détermine », poursuit Trinlay Tulku. Le karma naît alors d’un élan cherchant à atteindre un but. Si vous allez apprendre le tango parce que cette danse vous inspire ou pour rencontrer de nouvelles personnes, le résultat peut ne pas être le même car votre intention ne sera pas la même. Dans le premier cas, vous plongerez plus dans l’expérience de la danse, ce qui vous fera parfois oublier l’autre danseur. Dans le deuxième, vous vous calerez plus sur votre partenaire, quitte à vous oublier vous-même. La qualité relationnelle et tout ce qui s’ensuit formeront une réalité différente.
 

Des choix conscients ?


Nous voilà donc considérés comme des êtres sensibles, dotés d’une intentionnalité et donc d’une certaine capacité de choix. Et bien que cette intentionnalité puisse être elle-même conditionnée par nos actions passées, nous serions néanmoins outillés pour prendre des décisions en toute conscience. Alors si le karma est l’étoffe dont est fait l’univers, une forme de conscience présente chez tous les êtres qui l’habitent en serait le tisserand. « Il semblerait qu’il y ait dans notre être individuel quelque chose qui a une réelle liberté de vouloir, un pouvoir de choix d’une grande conséquence, d’une grande ampleur », continue Sri Aurobindo. Mais notre difficulté reste d’évaluer l’équilibre entre le karma et la conscience dans une vie quotidienne. Car ce n’est pas parce qu’il y aurait une marge de liberté quelque part en nous que le karma devient négligeable. Il est incontestable que nous sommes en permanence en prise avec la force d’inertie des actions passées. L’un n’exclut pas l’autre. « En l’homme pensant, bien petite est la part de nous-mêmes qui ne subit pas une quelconque contrainte présente et une impérieuse nécessité passée. (…) Mais il peut être au moins possible que la liberté et la contrainte du karma ne soient pas des opposés si inconciliables, que derrière le karma et même en lui, il y ait constamment une liberté secrète de l’Esprit intérieur », poursuit Sri Aurobindo.

Et comme le concept de renaissance ou réincarnation accompagne traditionnellement la notion de karma dans l’Hindouisme et le Bouddhisme, le scénario proposé est qu’une forme psychique - que nous pourrions appeler âme, mais dont la teneur est difficilement identifiable - se réincarnerait de vie en vie, dans différents corps sous l’effet du karma et des choix conscients. Notre âme subirait les actions de ses vies passées, créerait ou résoudrait du karma, tout en ayant plutôt tendance à vouloir aller vers plus de conscience.
 

Orienter ou sortir du karma ?


C’est donc quand la conscience commence à se mêler de tout ça que ça se complexifie. Nous devenons sensibles au plaisir et au déplaisir. Nous comprenons que les conséquences de nos actions peuvent être plus ou moins agréables ou douloureuses pour nous et pour les autres. Et nous réalisons que nous sommes capables d’orienter les conséquences de nos actions. Là commencent alors toutes sortes de négociations entre notre conscience et la force du karma avec laquelle nous sommes en prise. Nous avons souvent du mal à ne pas répondre à des schémas que nous connaissons pourtant par cœur. Nous voulons changer les choses et faire bien. Mais qu’est-ce qui est « bien » ? « Il s’agit plutôt d’arriver à une notion de responsabilité en élargissant sa vision à l’ensemble de la situation, de se poser la question : quel type d’acte va entraîner quel type de réaction? Il est préférable d’essayer de sortir d’une vision moralisatrice qui oppose ce qui est bien à ce qui est mal. Et, bien sûr, il y a des situations où la réponse n’est vraiment pas évidente. Si vous êtes parent d’un jeune enfant qui vous réveille pour la dixième fois parce qu’il est malade et que vous êtes totalement épuisé, peut-être que vous aurez juste envie de rester couché et de ne plus savoir ce qu’il se passe. Et si vous vous levez encore, peut-être que vous pourrez perdre patience et l’agresser… », nous dit le psychiatre Christophe Massin.

Alors comment gérer au mieux ce karma ? L’idée générale mise en avant par les traditions qui parlent de cette notion, est qu’il faut sortir de l’agitation qu’il engendre. Si l’Hindouisme met peut-être un peu plus l’accent sur la transformation du karma par l’action juste, et le Bouddhisme par le détachement, les deux parlent de sortir de la roue de l’existence karmique. Pour eux, notre existence est illusoire et la nature profonde des choses nous reste difficilement accessible tant que nous sommes en prise avec le karma. « Rester dans l’action perpétue notre égarement d’une certaine manière, en ce sens que ça confirme la croyance dans le Moi, qui est dans le cadre de la croyance bouddhique, une illusion », explique Trinlay Tulku. Il n’y a de réalité que Brahman (le Soi suprême), disent les hindouistes. Ils proposent alors de calmer les choses pour ne plus être le jouet de forces qui prennent leur source dans le passé. De sortir d’un mode réactif pour trouver au fond de soi des informations moins contraintes par ce ping-pong de cause et d’effet. De se libérer de tout conditionnement pour atteindre un état transcendant. Et là où les traditions vont souligner la nécessité ultime de s’extraire du karma, d’autres philosophes vont plus mettre l’accent sur le fait qu’au quotidien notre incarnation peut aussi être un véritable terrain d’évolution pour notre conscience. « La conséquence que l’âme recherche en réalité est une croissance dans la manifestation de son être. (…) L’infinité devrait être éternellement capable d’une expression de soi infinie », écrit Sri Aurobindo.

Dans tous les cas, il s’agit de sortir des habitudes pour expérimenter de nouveaux états d’être. « On peut contacter cette notion de justesse. Cela demande d’entrer profondément en contact avec chaque situation présente, dans une ouverture d’esprit qui accueille toute information. Cela va permettre une action aussi proche que possible de ce que demande l’événement auquel nous faisons face. Et là où nous pouvons voir l’effet de cette justesse, c’est lorsque l’action que nous avons posée nous laisse en paix. Une paix durable. Nous avons alors le sentiment d’avoir fait ce que nous avions à faire. Et nous sommes disponibles pour la suite des événements », conclut le Dr Christophe Massin.

Et si vous m'expliquiez le bouddhisme ?, Ringou Tulkou Rimpotché
Éditions J'ai Lu (Août 2004 ; 256 pages)



Souffrir ou aimer , Christophe Massin
Editions Odile Jacob (Mai 2013 ; 252 pages)


 

Unis vers l'Uni...

Par Le 07/04/2014

Moi, est une ombre.

Je, est le Soleil.

Soi, est l'Univers.

Nous, est dans l'amour de l'Univers qui unit les Soi.

Décrochage

Par Le 07/04/2014

Décrochage : Marre de l'école : Les décrocheurs accusent 

"Marre de l'école". Une étude réalisée auprès de 1200 jeunes décrocheurs montre que les raisons du décrochage sont variées. Mais la condamnation de l'école revient systématiquement dans leurs déclarations. "Ces résultats soulignent surtout la forte condamnation du système scolaire considéré par les décrocheurs comme inadapté, sélectif et injuste."

Qu'est-ce qui amène des jeunes à décrocher, au sens de l'éducation nationale, c'est-à-dire à quitter toute formation initiale sans avoir obtenu de diplôme ? L'étude écarte donc les décrocheurs passifs, ceux qui dorment au fond des classes, pour ne s'intéresser qu'à ceux qui ont rompu. Pierre-Yves Bernard et Christophe Michaut, maîtres de conférences au CREN, Université de Nantes, ont enquêté auprès de 1155 jeunes.

La première caractéristique, qui reste inexploitée par les auteurs, est sociale. Ces jeunes décrocheurs appartiennent aux couches sociales populaires. Un tiers ont des parents ouvriers, un tiers employés. On ne compte que 10% d'enfants de cadres. Quel est le lien entre cette situation sociale et les motifs du décrochage ? La piste reste à creuser.

Interrogés par les auteurs, les décrocheurs mettent en avant des motifs différents. Mais les trois quarts disent d'abord "en avoir marre de l'école". Un quart est en grande difficulté scolaire , difficulté relationnelle souvent car pour eux "l'école ça me saoule". Un cinquième n'a pas de difficultés avec l'école mais la juge totalement inutile. 14% sont totalement découragés à l'idée de préparer un examen. Un tiers décroche parce que attiré par un emploi ou la vie active.

L'étude montre qu'il y a bien une prévention à mener dans l'école pour lutter contre le décrochage. Elle pose la question de l'orientation en fin de collège, moment clé de la rupture. Mais elle met aussi en évidence des ruptures anciennes dès l'école primaire : 77% des décrocheurs ont redoublé, souvent en CP ou CE1. Une conclusion qui rappelle le rapport d'Anne Armand et Claude Bisson-Vaivre : "à l’approche administrative qui a longtemps prévalu, notamment dans la lutte contre l’absentéisme, notre conviction est qu’il faut ajouter une démarche pédagogique et éducative globale seule en mesure de porter des fruits durables".


"Démarche pédagogique et éducative?"...

Et ça consiste en quoi ?

Sans espoir (école)

Par Le 06/04/2014

Christian Beullac     UDF Ministre de l'Éducation
Alain Savary      PS Ministre de l'Éducation nationale
Jean-Pierre Chevènement      PS Ministre de l'Éducation nationale
René Monory      UDF Ministre de l'Éducation nationale
Lionel Jospin      PS Ministre d'État de l'Éducation nationale, de la Recherche et des Sports
Jack Lang      PS Ministre de l'Éducation nationale et de la Culture
François Bayrou     UDF Ministre de l'Éducation nationale
Claude Allègre      PS Ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie
Jack Lang      PS Ministre de l'Éducation nationale
Luc Ferry      UMP Ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche
François Fillon      UMP Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Gilles de Robien      UMP Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Xavier Darcos 23 juin 2009      UMP Ministre de l'Éducation nationale
Luc Chatel 23 juin 2009      UMP Ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative
Vincent Peillon      PS Ministre de l'Éducation nationale
Benoît Hamon En fonction      PS

Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

 

 

La liste des ministres de l'En depuis ma première année comme instituteur.

Lequel a pris en considération l'enfant avant l'élève ?

Aucun.

Peillon a fini de pourrir la maison. Hamon va se charger de compter les morts. Belkacem viendra pisser sur les tombes. 

Je n'ai aucun espoir d'une rupture catégorique dans la politique éducative de ce pays.

Même si cette réforme était abandonnée ou modifiée, il est clair que la dimension existentielle, holistique, philosophique n'existera jamais autrement que dans des classes occupées par des esprits rebelles.

Je leur souhaite la plus grande énergie.

Moi, je n'en ai plus.

Il ne reste que le dégoût devant cet épouvantable gâchis.

Rien ne changera. Ils reprendront les programmes, ils ajusteront les activités périscolaires, ils demanderont de la patience et l'engagement des enseignants, des parents, des communes...Jamais, ils ne parleront des enfants. Ils joueront sur la culpabilité, ils traiteront le milieu de mammouth, les syndicats gesticuleront, la FCPE continuera à se prostituer pour ses subventions, la droite critiquera la gauche jusqu'à ce qu'elle repasse au pouvoir et que la gauche lui tombe dessus, le jeu des chaises musicales reprendra, ils toucheront leurs salaires et leurs primes, ils cumuleront leurs droits à la retraite et seront défiscalisés, la populace se plaindra mais les enfants continueront à aller à l'école...

Que faire ? La désobélissance civile. 

Blocus complet de toute la sphère administrative, aucun retour de documents, aucune statistique, aucun tableau, aucun graphique, aucune réunion, aucun effectif, aucune concertation, refus des inspections, fermeture des boîtes mail professionnelles...Mais jamais de grève.

Une information continue aux parents d'élèves, une école ouverte et bienveillante, une quête d'unité.

Les communes suivraient parce que leur budget scolaire va les étouffer ou générer des conflits interminables. Que le choix se porte sur une hausse des impôts, la suspension des subventions aux associations sportives et culturelles, une participation financière des familles, quel que soit la solution retenue, il ne s'agira plus jamais d'une "école gratuite".

L'éducation nationale est devenue territoriale.

Les villes les mieux loties tenteront d'organiser des activités intéressantes, avec des personnels qualifiés.

Les petites communes ? Quelles se débrouillent...

Enseignement à deux vitesses, mise en compétition des villes, hiérarchisation des résultats. On comptera en nombre d'heures et en nombre d'activités. Il y aura des classements des villes les plus dynamiques. Ou celles qui "collaberont" le mieux.

J'imagine très bien ce qui va se passer.

Après le classement des meilleurs lycées, on aura bientôt le classement des villes les plus obéissantes.

Juste du dégoût.

La "désobéissance civile" de Thoreau, personne donc ne s'en souvient ?...

Mais je m'en sortirai.

Cette vie-là est finie.

 

 

 

La couleur du cerveau

Par Le 06/04/2014

La dimension créative est une dimension existentielle et de donner la possibilité aux enfants d'exister entraîne immanquablement l'existence du savoir...


L’école ne valorise qu’un type d’intelligence - matheuse et verbale. Mais des enseignants adaptent de plus en plus leurs cours pour raccrocher les élèves "largués" et booster leur créativité.
Verbale, musicale, corporelle... L'intelligence humaine peut être multiple. (AP/Sipa)

A priori, on sait tous très bien à quoi ressemble une leçon de collège sur le complément d’objet direct (COD). C’est un exposé technique de ses fonctions, suivi d’exemples : des phrases écrites au tableau ("Le chat mange la souris. Le chat mange quoi ? la souris. C’est le COD, on souligne."). Efficace pour ceux qui la comprennent, rébarbative, voire carrément absconse pour les autres.

Au collège Jean-Macé de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), on aborde cette question grammaticale avec le même sérieux qu’ailleurs, mais en la regardant par plusieurs bouts de lorgnette : dans un même cours, les élèves de 6e commenceront par classer les phrases et les ranger dans un tableau. Ensuite, ils apprendront grâce à une chanson, avant de mimer avec leur corps la fonction du COD.

Par ces trois activités, ils mettront successivement en œuvre trois types d’intelligence : la naturaliste (ranger, classer), la musicale-rythmique (apprendre par le chant) et la corporelle-kinesthésique (par le mouvement du corps). "Cela permettra à tous les élèves de comprendre ce qu’est un COD et de retrouver le bonheur d’apprendre selon leur profil", vante Anne-Sophie de Chauvigny, professeure de français à Jean-Macé et animatrice, avec huit collègues, de la classe-pilote "Intelligences multiples" depuis un an.

Nuances subtiles

Car oui, les humains disposent chacun de plusieurs "types" d’intelligence comme il existe divers tempéraments. Les partisans des intelligences multiples, dont l’un des grands noms français est le pédagogue Bruno Hourst, regrettent que l’école traditionnelle ne sait valoriser que deux types d’intelligence : la verbo-linguistique (qui axe tout sur l’usage du langage) et la logico-mathématique (qui repose sur la déduction scientifique et logique).

Or, une dizaine de manières d'apprendre et de comprendre les choses peut être mise en oeuvre : en passant par le corps (intelligence corporelle-kinesthésique), par le travail de groupe (interpersonnelle), par l’utilisation de l’espace (spatiale)…

Toutes ces nuances paraissent bien subtiles ? "Mais notre objectif est, lui, très concret. Il s’agit de redonner confiance aux laissés-pour-compte de l’enseignement, tous ces élèves aussi intelligents que les autres qui se jugent nuls parce qu’ils n’entrent pas dans les cases classiques de l’éducation nationale", souligne Myriam Giret, directrice de l’école Notre-Dame à Bressuire (Deux-Sèvres).

Enormément d'investissement

Depuis la rentrée 2013, cet établissement privé a formé la quarantaine de ses profs à prendre en compte les diverses intelligences des collégiens, de la 6e à la 3e. "Bien sûr, cela demande énormément d’investissement et d’énergie de la part des enseignants, car il leur faut adapter une partie de leurs cours pour valoriser toutes les formes d’intelligence", souligne Myriam Giret.

Point confirmé par Anne-Sophie de Chauvigny : "C’est un projet extrêmement chronophage, qui exige de briser les 'évidences' de l’enseignement classique : faire travailler les enfants en équipes plutôt que de les empêcher de copier les uns sur les autres, créer des interactions entre enseignants plutôt que rester chacun dans son coin, associer davantage les parents, devenir des accompagnateurs pour chaque élève plutôt que des professeurs d’estrade…"

En lieu et place des devoirs sur table, les élèves de 6e de Jean-Macé peuvent en effet écrire et jouer des saynètes, faire des sculptures, chanter des chansons… "Il faut que nous, enseignants, nous mettions à l’écoute de la créativité des élèves qui, quand on les stimule, proposent très rapidement des idées, des manières d’illustrer les leçons, martèle Anne-Sophie de Chauvigny. J’entends régulièrement des : 'Madame, on pourrait faire ça comme ça aussi' et je m’adapte. Naturellement, c’est moins confortable que de réciter un cours à des oreilles passives, mais l’on est soudain du côté de la vie."

"Trucs de bobos"

La directrice de Notre-Dame à Bressuire ne dit pas autre chose : "Il est arrivé à certains de nos élèves de manquer une récréation pour finir un travail, tellement ils étaient happés ! Ils ont produit des slams stupéfiants, par lesquels ils ont sorti des choses personnelles que nous n’aurions jamais soupçonnées".

Bien sûr, cette liberté d’expression octroyée aux élèves peut faire peur à certains enseignants : "Quelques-uns de mes collègues haussent les épaules en disant : tout ça, c’est des 'trucs de bobos'", reconnaît Anne-Sophie de Chauvigny dont, pourtant, le collège classé "zone sensible" ne rassemble pas vraiment les publics favorisés des centres-villes...

Elle admet aussi que les intelligences multiples ne résolvent pas tous les problèmes : "Les difficultés des élèves à l’écrit restent très importantes, et nous ne disposons pas encore d’outils assez performants". Mais elle est convaincue : "Nous incarnons l’avenir de l’Education nationale, c’est le bon sens même".

Regardée avec clémence, mais aussi avec une certaine distance, par la hiérarchie de l’Education nationale - laquelle n’a pas alloué un centime supplémentaire à sa classe-pilote -, l’enseignante se demande comment elle va payer l’équipe des chercheurs qui l’aident dans sa tâche. "Je recherche 15.000 euros auprès de mécènes privés." Quelqu’un aura-t-il l’intelligence de l’aider ?

Arnaud Gonzague – Le Nouvel Observateur
Publié le 05-04-2014 à 11h09
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http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140404.OBS2750/et-vous-quelle-est-la-couleur-de-votre-cerveau.html

Et vous, quelle est la couleur de votre cerveau ?

L’école ne valorise qu’un type d’intelligence - matheuse et verbale. Mais des enseignants adaptent de plus en plus leurs cours pour raccrocher les élèves "largués" et booster leur créativité.
Verbale, musicale, corporelle... L'intelligence humaine peut être multiple. (AP/Sipa) 

A priori, on sait tous très bien à quoi ressemble une leçon de collège sur le complément d’objet direct (COD). C’est un exposé technique de ses fonctions, suivi d’exemples : des phrases écrites au tableau ("Le chat mange la souris. Le chat mange quoi ? la souris. C’est le COD, on souligne."). Efficace pour ceux qui la comprennent, rébarbative, voire carrément absconse pour les autres.

Au collège Jean-Macé de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), on aborde cette question grammaticale avec le même sérieux qu’ailleurs, mais en la regardant par plusieurs bouts de lorgnette : dans un même  cours, les élèves de 6e commenceront par classer les phrases et les ranger dans un tableau. Ensuite, ils apprendront grâce à une chanson, avant de mimer avec leur corps la fonction du COD.

Par ces trois activités, ils mettront successivement en œuvre trois types d’intelligence : la naturaliste (ranger, classer), la musicale-rythmique (apprendre par le chant) et la corporelle-kinesthésique (par le mouvement du corps). "Cela permettra à tous les élèves de comprendre ce qu’est un COD et de retrouver le bonheur d’apprendre selon leur profil", vante Anne-Sophie de Chauvigny, professeure de français à Jean-Macé et animatrice, avec huit collègues, de la classe-pilote "Intelligences multiples" depuis un an.

Nuances subtiles

Car oui, les humains disposent chacun de plusieurs "types" d’intelligence comme il existe divers tempéraments. Les partisans des intelligences multiples, dont l’un des grands noms français est le pédagogue Bruno Hourst, regrettent que l’école traditionnelle ne sait valoriser que deux types d’intelligence : la verbo-linguistique (qui axe tout sur l’usage du langage) et la logico-mathématique (qui repose sur la déduction scientifique et logique).

Or,  une dizaine de manières d'apprendre et de comprendre les choses peut être mise en oeuvre : en passant par le corps (intelligence corporelle-kinesthésique), par le travail de groupe (interpersonnelle), par l’utilisation de l’espace (spatiale)… 

Toutes ces nuances paraissent bien subtiles ? "Mais notre objectif est, lui, très concret. Il s’agit de redonner confiance aux laissés-pour-compte de l’enseignement, tous ces  élèves aussi intelligents que les autres qui se jugent nuls parce qu’ils n’entrent pas dans les cases classiques de l’éducation  nationale", souligne Myriam Giret, directrice de l’école Notre-Dame à Bressuire (Deux-Sèvres).

Enormément d'investissement

Depuis la rentrée 2013, cet établissement privé a formé la quarantaine de ses profs à prendre en compte les diverses intelligences des collégiens, de la 6e à la 3e. "Bien sûr, cela demande énormément d’investissement et d’énergie de la part des enseignants, car il leur faut adapter une partie de leurs cours pour valoriser toutes les formes d’intelligence", souligne Myriam Giret.

Point confirmé par Anne-Sophie de Chauvigny : "C’est un projet extrêmement chronophage, qui exige de briser les 'évidences' de l’enseignement classique : faire travailler les enfants en équipes plutôt que de les empêcher de copier les uns sur les autres, créer des interactions entre enseignants plutôt que rester chacun dans son coin, associer davantage les parents, devenir des accompagnateurs pour chaque élève plutôt que des professeurs d’estrade…"

En lieu et place des devoirs sur table, les élèves de 6e de Jean-Macé peuvent en effet écrire et jouer des saynètes, faire des sculptures, chanter des chansons… "Il faut  que nous, enseignants, nous mettions à  l’écoute de la créativité des élèves qui, quand on les stimule, proposent très rapidement des idées, des manières d’illustrer les leçons, martèle Anne-Sophie de Chauvigny. J’entends régulièrement des : 'Madame, on pourrait faire ça comme ça aussi' et je m’adapte. Naturellement, c’est moins confortable que de réciter un cours à des oreilles passives, mais l’on est soudain du côté de la vie."

"Trucs de bobos"

La directrice de Notre-Dame à Bressuire ne dit pas autre chose : "Il est arrivé à certains de nos élèves de manquer une récréation pour finir un travail, tellement ils étaient happés ! Ils ont produit des slams stupéfiants, par lesquels ils ont sorti des choses personnelles que nous n’aurions jamais soupçonnées".

Bien sûr, cette liberté d’expression octroyée aux élèves peut faire peur à certains enseignants : "Quelques-uns de mes collègues haussent les épaules en disant : tout ça, c’est des 'trucs de bobos'", reconnaît Anne-Sophie de Chauvigny dont, pourtant, le collège classé "zone sensible" ne rassemble pas vraiment les publics favorisés des centres-villes...

Elle admet aussi que les intelligences multiples ne résolvent pas tous les problèmes : "Les difficultés des élèves à l’écrit restent très importantes, et nous ne disposons pas encore d’outils assez performants". Mais elle est convaincue : "Nous incarnons l’avenir de l’Education nationale, c’est le bon sens même".

Regardée avec clémence, mais aussi avec une certaine distance, par la hiérarchie de l’Education nationale - laquelle n’a pas alloué un centime supplémentaire à sa classe-pilote -, l’enseignante se demande comment elle va payer l’équipe des chercheurs qui l’aident dans sa tâche. "Je recherche 15.000 euros auprès de mécènes privés." Quelqu’un aura-t-il l’intelligence de l’aider ?

Arnaud Gonzague – Le Nouvel Observateur
Publié le 05-04-2014 à 11h09
A+A-

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140404.OBS2750/et-vous-quelle-est-la-couleur-de-votre-cerveau.html

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Par Le 06/04/2014

86 amore

"L'impression d'être au-dessus de leurs deux corps unifiés, l'impression d'être une conscience qui s'observe. Elle était venue le chevaucher, elle avait pris son sexe dressé entre ses mains et elle l'avait guidé...Embrasement, flamboyance, des galaxies d'étoiles pétillantes...

Il avait déjà connu cet état de conscience modifiée. C'était une nuit sans lune, des étoiles comme des flocons punaisés sur le tissu noir de l'Univers. Il était sorti manger une pomme. Il aimait ce rituel. Un instant suspendu dans le silence de la nuit, l'immobilité du monde.

Il avait croqué une première bouchée, il avait longuement mastiqué, tourné la chair dans sa bouche, il s'était délecté du jus glissant dans sa gorge, il avait fermé les yeux et le noir de l'Univers l'avait envahi...

Deuxième bouchée. Le bruit de la chair déchirée, comme un don de vie, une création emplie d'énergie solaire coulant en lui, venant nourrir la Vie qui ruisselait dans ses fibres...Transfert d'énergie. La Vie se nourrissant elle-même.

Oui, c'était cela.

La pomme n'était pas une pomme. Et il n'était pas lui-même le bénéficiaire.

La matière n'était qu'une apparence mais il y avait autre chose à saisir.

Troisième bouchée...

Tout ce que nous mangeons a été nourri par la Vie et c'est la Vie qui vient nourrir la Vie en nous.

C'est là qu'il a senti qu'il n'était pas en lui. Une observation extérieure. Il avait conscience de manger une pomme mais il avait surtout conscience d'être en état de conscience.

J'ai conscience.

Je suis une conscience.

Les deux tournures n'avaient pas la même portée. Un choc immense.

La première expression maintenait l'individu dans une identification égotique. "J'ai conscience"...Comme on dirait "j'ai réussi", "j'ai de l'argent", "j'ai bien gagné ma vie". Une idée de l'avoir comme un objectif suprême.

La conscience n'était plus dès lors qu'une possession, une excroissance sortie d'un mental dominant, une raison qui s'observe...

Non, ça n'était pas cela, c'était trop insignifiant, trop réducteur, trop humain finalement. Un détournement du Réel pour enjoliver une réalité adorée.

"Regardez-moi, regardez-moi, j'ai conscience d'être moi..."

Dérisoire, d'une immaturité effroyable.  

Il n'avait pas conscience de tout cela... Il était la conscience de tout cela.

Et c'est là que tout avait basculé.

Il était la conscience. Et non pas lui-même. Il ne mangeait pas une pomme. Il mangeait la conscience matérialisée de la Vie.

Il avait déjà vécu cet état.

Non, mauvaise tournure.

Il avait déjà été dans cet état.

Non, mauvaise tournure.

Il avait déjà été cet état.

Oui, voilà, c'était cela.

Il était la conscience. Il n'était pas dans un état de conscience. Puisqu'il n'était rien d'autre qu'un support.

Il était en dehors du support. Il était en dehors de la réalité matérielle.

Il était le Réel. Il était la conscience.

Non, mauvaise tournure.

La conscience était lui...Inversion des appartenances. Rétablir les hiérarchies. Il n'était qu'une expérience, une excroissance, une forme chargée d'explorer la Vie en elle-même. 

Nous étions tous des parcelles d'une conscience et l'acte d'aimer plongeait les individus dans la joie sublime de l'Univers qui s'observe.

Elle était venue s'allonger sur lui. Enflammée par le désir.

Il avait plongé en elle comme au coeur d'un soleil. Il avait senti cascader dans ses fibres des particules vivaces, comme des courants électriques.

Il était au-dessus des deux corps unifiés et il voyait l'aura lumineuse enlacer d'une clarté orange les arabesques dansantes de l'amour en eux.

Connexion. Comme deux entités aimantées, imbriquées, emboîtées, fusionnées. Leurs sexes comme le point de rencontre du flux originel, reconstitution de l'Un dans les deux.

Se brancher sur l'énergie et la laisser se diffuser, user du canal corporel pour créer une passerelle.

Il avait plongé dans ses yeux et il avait vu la création se réjouir. Ele n'était pas elle, il n'était pas lui. Ils étaient l'énergie.

Il ne caressait pas le corps de la femme qu'il aimait mais les particules unifiées d'une conscience et cette conscience les observait et jouissait de l'amour qu'elle diffusait en eux.

Du haut des cieux, il vit son corps se tendre et son sexe gonfler, il sentit le corps de sa Déesse s'abandonner au flux électrique, il sentit le placenta qui les unifiait se charger de crépitements, il vit les étincelles, il suivit dans ses fibres le torrent se répandre.

Et sitôt l'avalanche calorique répandue, son sexe se chargea de nouveau de la même puissance. Il serra dans ses bras le corps électrisé de sa compagne et plongea plus haut encore. Comme si chaque pause se diluait à des altitudes inespérées, comme si les horizons à atteindre se révélaient inexorablement, infiniment...Infiniment...

Ils étaient la conscience de l'Univers et l'Univers jouissait en eux."

L'enfer

Par Le 03/04/2014


 
 Nicolas Sarkozy, Queen Elizabeth, et Vladimir Poutine meurent en
 même temps et se retrouvent en enfer.
 
A leur arrivée, ils repèrent un téléphone rouge et immédiatement
demandent quelle en est l 'utilité.

Le diable leur dit qu'il peut être utilisé pour appeler la terre
dans des circonstances exceptionnelles.
 
Considérant tous les trois que les circonstances sont
exceptionnelles car ils n'ont pas eu le temps de régler tous leurs problèmes, ils décident de demander s'ils peuvent s'en servir.

Poutine demande donc à appeler la Russie, il parle pendant 5 minutes et le diable lui dit qu'il lui doit 1 million de Roubles.
Poutine fait un chèque...

La Reine Elisabeth demande donc à son tour à appeler l'Angleterre.
Elle parle pendant 20 minutes et le diable lui demande 6 millions de
livres. Elle paye.

Nicolas Sarkozy à son tour prend le téléphone, appelle la France et parle pendant 4 heures. A la fin de l'appel le diable lui dit qu'il doit 5 euros.

Quand Poutine entend cela il rentre dans une rage épouvantable et demande au diable pour quelle raison Sarkozy est traité de manière préférentielle.

Le diable sourit et lui dit que depuis que François Hollande est devenu président, la France est devenue un enfer et que c'est donc un appel local.
> >

Peillon m'a tuER

Par Le 03/04/2014

Hamon va m'enterrer...


Rythmes scolaires : Hamon gardera le cap

Par Alexis Toulon et Fabien Cazeaux

Publié le 3 avril 2014 à 07h34 Mis à jour le 3 avril 2014 à 07h34

100.000 emplois pour l'économie sociale et solidaire

© Reuters

DANS LA CONTINUITE - Benoît Hamon n’a pas l’intention de revenir sur les réformes de son prédécesseur.

Le remaniement terminé, les ministres prennent leur poste et ouvrent le bal des conférences de presse. A l’Education, Benoît Hamon a tenu à apporter une réponse ferme et définitive à ceux qui demandent une abrogation de la réforme contestée des rythmes scolaires : c'est non. Le nouveau ministre de l’Education nationale compte inscrire son action dans la continuité de celle de son prédécesseur.

Mieux accompagner… Tel un élève qui aurait besoin d’heures de soutien, Benoît Hamon a promis depuis la rue de Grenelle un meilleur accompagnement de la réforme. Le nouveau ministre de l’Education nationale a plaidé pour une vision plus proche du terrain de celle-ci, promettant d’aller "cogner à la porte de la salle des profs". Le principal syndicat du primaire, le Snuipp, ne peut qu'apprécier, il avait reproché à Vincent Peillon d'avoir voulu piloter de trop loin, une réforme complexe pour les écoles et les communes.

Sans payer plus. Au delà de son fonctionnement, la réforme des rythmes scolaires est par ailleurs coûteuse à mettre en place. De ce côté-là, les syndicats ne croient pas à une enveloppe budgétaire supplémentaire. Ils espèrent toutefois un peu de souplesse de la part de la nouvelle équipe ministérielle. Par exemple, la possibilité de reporter la mise en application de la réforme dans les villes qui ont le plus de mal à s'organiser.

La désillusion des enseignants

Par Le 02/04/2014

La désillusion des enseignants

La désillusion des enseignants

http://www.maif.fr/enseignants/prevention-ecole/dossiers-speciaux/desillusion-des-enseignants.html

Loin des tambours battant du sensationnalisme ambiant, nous avons recueilli le témoignage d’un ancien professeur. Un seul, parmi tant d’autres, de façon à bien comprendre comment la mécanique peut s’enrayer. Il nous raconte, comment et pourquoi il a, petit à petit, tourné le dos à ce qui était jadis une véritable vocation
pour lui.

Lionel Coutancier est un enfant de la balle. " Prof, c’est une maladie qui se transmet souvent par les parents " dit-il en s’amusant. A la fin du lycée, marqué par certains professeurs, il veut à son tour renvoyer l’ascenseur. Il le répètera plusieurs fois pendant l’interview : " J’y croyais ". Ainsi débute sa quête du partage du savoir. S’ensuit alors le parcours " classique " : DUT, IUFM et un CAPES de construction mécanique, jusqu’aux premières classes.

Bons débuts

La carrière du novice démarre tout à fait convenablement. Prof dans un lycée technique à Montargis, il enseigne les sciences de l’ingénieur (S-SI), auprès de 120-130 élèves par an.
Les jeunes n’y sont pas enragés, mais ils ne sont pas dociles non plus. Lionel enseigne la matière principale, à savoir la construction mécanique. " Je bénéficiais donc d’une plus grande écoute que dans d’autres matières au coefficient moins important ". Le débutant se rend compte de cette chance lorsqu’il retrouve certains de ses collègues, au bout du rouleau, en pleurs dans la salle
de repos.

Premières distorsions

Si le rapport avec les jeunes reste au beau fixe durant la dizaine d’année pendant laquelle Lionel enseigne, les liens avec le système éducatif dans son ensemble, eux, s’étiolent petit à petit. Et les premiers signes de ras-le-bol ne vont pas tarder à se faire sentir. Très vite, le jeune homme ressent un décalage entre ce que l’on exige des élèves et ce qui se trouve dans les programmes.
Il éprouve une sorte de distorsion qui lui fait peu à peu perdre ses repères. Le jeune enseignant prépare ses cours de façon intense, en vain, puisque des directives souvent absurdes, ruinent son boulot. " Avec mes collègues, on en arrivait à se demander pourquoi est-ce que l’on travaillait autant nos cours, tant les impératifs de notre direction nous en éloignaient ".

Marre

Quelques années après ses premières classes, Lionel fait partie du comité de correction des épreuves du bac S-SI. Le procédé est simple : il ne corrige qu’une question par copie. Toujours la même, puis il tend la feuille à un confrère qui en corrige une autre et ainsi de suite. Ce jour là, l’inspecteur fait irruption dans la pièce et explique aux correcteurs qu’il faut x % de réussite. Ce qui donne très vite au jeune homme la désagréable impression d’attribuer des notes avant même d’ouvrir les feuilles d’examen. " C’est à deux vitesses, conclut Lionel, on formate les élèves par rapport aux épreuves et après on reçoit des consignes de l’inspection comme quoi il faut mettre des bonnes notes pour valoriser les élèves. Mais nous, est-ce que ça nous valorise ? ".

Année après année, la lassitude le gagne. Une véritable gangrène pour un passionné. " Ce que j’enseignais n’avait plus de sens ". Pire encore, le professeur n’arrive même plus à envisager l’avenir de ses élèves. Au fil des cours, il a l’impression de leur transmettre des connaissances anecdotiques. " Je mesurais l’équilibre entre ce que je comptais enseigner en début d’année et les informations transmises en fin d’année. Et le bilan n’était pas probant. De moins en moins ".

Troc tableau contre écran

Jadis sportif de haut niveau, Lionel n’est pas du genre à baisser les bras. Las de sa déconvenue, si la grande aventure humaine qu’il croyait vivre bat de l’aile, il demeure persuadé de pouvoir encore tirer un intérêt de son métier et d’entraîner les élèves avec lui. Il se jette alors tête la première, dans la gestion du parc informatique de son lycée, soit 400 ordinateurs en réseaux. Son objectif : rendre viable et robuste ce matériel et former scolaires et professeurs aux nouveaux logiciels. Il s’y consacre à fond, à tel point qu’il reçoit même une petite rémunération supplémentaire. " Pas de quoi construire une maison " ironise t-il. Malheureusement, le projet s’enlise. C’est la fois de trop, cette expérience lui permet de comprendre que l’informatique a pris le pas sur l’enseignement. " Une chance, reconnaît-il, je ne sais pas ce qu’il me serait arrivé si je n’avais
pas eu cette bouée de sauvetage ".

Il est donc prêt à tout pour quitter l’Éducation nationale. Seulement, les procédures de départ n’existent pas. Il demande donc une disponibilité qu’il n’obtient pas. Sa seule escapade possible passe alors par un nouvel emploi. " Allez donc convaincre un employeur du privé que vous pouvez faire autre chose qu’être enseignant après 10 ans de classes ! ". 300 CV plus tard, Lionel décroche un poste. Il donne donc sa démission. Ironie du sort, son nouveau contrat débute un
1er août. " Fini les 2 mois de vacances d’été, mais au moins, je n’ai pas abandonné mes élèves en cours d’année ".

Un nouveau départ

Aujourd’hui Lionel est ingénieur chez Bull, une boîte de développement informatique. Il manage une équipe chargée des développements mécaniques et thermiques. Il revient sur son passé ni avec regret, ni avec dégout. Il reste encore très proche de certains de ces anciens collègues. Il est surtout très concerné par la situation des enseignants. " Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’il faut vraiment y croire, au delà tout. Et aujourd’hui, j’ai le sentiment que c’est inapplicable ". Il reste persuadé que pour faire fonctionner ce métier il faut une authentique prise de conscience, à l’échelle nationale. " Il existe une énorme différence entre le système scolaire dont on rêve et celui que l’on peut se payer. Avec -15 % sur le budget, je pense que le calcul sur l’investissement national est mauvais ! Une inconnue m’échappe dans l’équation ".

Lorsqu’il croise de jeunes gens qui se destinent à intégrer l’Education Nationale, Lionel ne les décourage pas, mais il les met en garde. " Il faut vraiment se demander s’il on est fait pour cette carrière. Aujourd’hui, on attend d’un prof qu’il soit talentueux. Ce n’était pas mon cas. Je pense que j’étais bon, mais je n’avais pas cette flamme que certains possèdent. J’entends souvent des étudiants évoquer les fameuses vacances du monde enseignant en guise d’argument. Attention, ce n’est pas quelque chose qui compte à côté des frustrations que cette profession peut engendrer ".

S’en sortir ensemble

Lionel Coutancier n’est évidemment pas un cas isolé. Selon le Livre vert sur l'évolution du métier d'enseignant, de Marcel Pochard, 46 % des enseignants du premier degré et 39 % de ceux du second degré songent à quitter leur métier... Peu d’autonomie, pas assez de reconnaissance, conflits, responsabilités ambiguës, sentiment d’injustice, recherche d’un sens… Les psychologues, sociologues et professionnels de l’école interrogés envisagent une des solutions à la morosité ambiante par une approche collective du problème. " Les enseignants doivent se mettre autour d’une table, chercher des solutions ensemble, avec le soutien de la direction ". La difficulté à créer des rapports de proximité entre la hiérarchie et les professeurs, revient régulièrement dans les témoignages. " Chaque corps ne va pas l’un vers l’autre. C’est dommage, car quand les enseignants ont un sentiment d’efficacité collective, ils mettent en œuvre des stratégies de résolution des problèmes : cela a un effet positif ", observe Nicole Rascle, vice-présidente de l’université Victor Segalen-Bordeaux 2 et Professeur de Psychologie.

Pour Lionel, une refonte de la formation des enseignants s’impose, notamment sur le développement des compétences humaines. " La façon de recruter est singulière. On met de côté nos aptitudes de passeurs de savoir et à la place on nous fait faire des dissert’ ". Nicole Rascle abonde. Selon elle, l’enseignant ne doit pas trouver seul la bonne distance, entre vie privée et vie professionnelle, avec les élèves, avec sa hiérarchie. " Comme la formation psychosociale est très faible, les professeurs risquent de développer des stratégies de défense et de survie. On remarque d’ailleurs chez les débutants, dans le premier degré, le développement d’une pratique traditionnelle de l’enseignement comme la punition, les avertissements, les cris. Ce qui est une stratégie de survie, pas de travail ".

Ainsi, il ne suffit plus d’un cours bien préparé, pour réussir à le transmettre et obtenir un retour valorisant. " Un programme bien ficelé fonctionne moins bien qu’un projet collectif, aujourd’hui indispensable à l’épanouissement et au bon fonctionnement, mais cela nécessite une autonomie " observe Lionel, pourtant aujourd’hui bien loin des tracas de la cause enseignante. Puis, après un bref silence, il conclut par la question suivante, peut-être la clé d’un épineux problème, si elle trouvait si ce n’est une réponse, au moins un écho : " Les enseignants ont-ils suffisamment d’autonomie et de marge de manœuvre ? ".

Compost émotionnel.

Par Le 02/04/2014

Ne pas manger en pleine conscience revient à avaler quelque chose.

Manger en pleine conscience revient à insérer la Vie en soi puisque tout ce que nous mangeons a vécu, a connu en soi l'élan vital, le flux nourrissier.

Tout ce que nous mangeons a été nourri par la Vie et c'est la Vie qui vient nourrir la Vie en nous. 

Ne pas penser en pleine conscience revient à intoxiquer l'âme par l'ingérence d'émotions. Les émotions sont les parfums des pensées. Ces parfums peuvent être délicieux ou repoussants, apaisants ou perturbants. Ne pas les recevoir en pleine conscience revient à intoxiquer l'individu comme s'il avalait des aliments toxiques. Au lieu d'être digérés, ces aliments pourriront indéfiniment dans l'être. Il se peut que du compost jaillisse un jour une plante rebelle, un désir d'altitude et de lumière. Il se peut aussi que ce compost reste infertile jusqu'à la mort.

Il s'agit donc d'observer les pensées comme on observerait les aliments dans notre assiette avant de les manger. Comprendre que les émotions générées par les pensées ne sont que des parfums épisodiques, que ces parfums n'ont pas d'importance intrinsèque, qu'ils ne sont que des accompagnements et non les éléments essentiels. Ce qui est essentiel n'est pas l'acte de penser mais l'acte d'observer la pensée et plus profondément encore d'observer celui qui observe les pensées. Il s'agit de remonter à la Source et de parvenir donc à s'extraire de l'acte lui-même. Les émotions ne sont que des parfums éphémères et l'acte de se nourrir n'est qu'un instinct. Il n'y a là-dedans aucun éveil à soi, juste des données superficielles.

Penser est un phénomène automatique et tout comme on pourrait s'intoxiquer à manger n'importe quoi n'importe comment, l'individu court le risque d'intoxiquer son âme à penser inconsciemment, à n'être qu'une machine à penser, lancée dans un mouvement perpétuel, sans aucun chef d'orchestre.

Penser peut devenir une cacophonie ou être une véritable symphonie.

Il n'est pas question de rejeter les émotions, de vouloir s'en protéger, de bâtir autour de soi une muraille de Chine...Tout comme cette défense millénaire, l'individu ne pourra combler toutes les brèches et les émotions entreront comme des nuées de Barbares. C'est l'intention de les refouler qui génère l'impression d'avoir affaire à un ennemi...C'est l'idée que l'on se fait du mal qui lui donne vie...Nous sommes responsables de notre inconscience.

Les citadeles s'écroulent inévitablement. Il ne sert à rien de s'épuiser à vouloir se protéger.

Ces émotions Barbares ne sont l'ennemi de personne car il n'y a personne dès lors que les émotions sont ingérées sans aucune conscience. Il n'y a qu'une machine...

Les aliments ne sont pas toxiques lorsqu'ils sont avalés en toute conscience étant donné que l'individu est Maître de lui-même et qu'il absorbe la Vie pour nourrir la Vie en lui. Il est impossible dès lors qu'il se gave de nourriture au-delà du nécessaire ou qu'ils en viennent à avaler des produits néfastes.

Les émotions peuvent nous appartenir, non pas dans leur développement mais dans l'observation qui en est fait. Si je suis sur la route et qu'un obstacle survient, la peur jaillira comme un éclair mais elle est là pour me sauver car elle insuffle dans mon organisme l'adrénaline qui viendra décupler mon potentiel physique. Nous avons hérité des expériences de vie de nos plus lointains ancêtres et la peur a contribué à leur survie.

La sensation entraîne la pensée qui entraîne l'émotion. L'émotion n'est qu'une excroissance, comme le parfum des aliments et si les émotions sont mal vécues, c'est à l'individu de comprendre le phénomène.

Il était de notre mission d'apprendre à gérer ces émotions et leurs effets à travers une réception pleine et entière, un acte de conscience permanent. Il est de ces situations dans lesquelles les émotions seront spontanées, immédiates, totalement instinctives et il en est d'autres où ces émotions ne seront que la résultante de l'interprétation mentalisée que nous faisons de la situation intiale...Des émotions primaires et des émotions secondaires. Secondaires dans le sens où elles sont clairement élaborées par l'individu, non pas dans une fulgurance incontrôlée mais dans une perdition volontaire...Une victimisation intentionnelle. Effroyable constat.

Je suis en plein dedans en ce moment...

Cette décision de quitter l'enseignement et cette impression de désastre qui en résulte.

Un parfum pestilentiel. Mais c'est moi qui le génère et non la situation elle-même, c'est ma façon de recevoir en plein coeur ce sentiment de gâchis...

Il s'agit dès lors de ma part d'une interprétation, comme si je pouvais juger à priori de ce que la Vie me propose... Je porte un jugement et du coup, je me condamne tout seul.

Il s'agit donc que je reprenne l'observation de tout ça, il s'agit de comprendre les raisons de ces perceptions. Est-ce que j'ai envie qu'on me plaigne ? Est-ce que j'ai envie de rajouter au désastre une nausée bileuse, jusqu'à ne plus pouvoir "digérer"...?

Il faut rester lucide, ne pas se laisser déborder. Les émotions ne sont pas tombées en moi comme un virus...

Suis-je uniquement un réceptacle similaire à un compost ? Ou suis-je celui qui décide d'user lucidement du compost ?...

Mes émotions sont les ferments des prochaines pousses. Il faut absolument rester ancré vers l'accession à la lumière, retrouver en soi le flux créateur et non entretenir un pourrissement néfaste.

 

Conscience de la compréhension (spiritualité)

Par Le 01/04/2014

"J'ai conscience aujourd'hui que je m'étais trompé."

 

Cette expression qui utilise le mot "conscience"...

"J'ai bien conscience du problème. "

"J'ai conscience que c'est un moment difficile. "

 

Est-ce qu'il s'agit réellement d'un état de conscience ou juste d'une compréhension de la situation ?

Il ne s'agit évidemment pas d'un même niveau... de conscience...

Selon la définition du larousse, la conscience "serait" une connaissance intuitive ou réflexive immédiate que chacun a de son existence et de celle du monde intérieur.

 

Il est important d'utiliser le "serait"...

"Avoir bonne conscience."

"En mon âme et conscience."

"Soulager sa conscience;"

 

On trouve ici une dimension qui est au-delà de la simple compréhension d'une situation. Mais de quoi s'agit-il ? On n'en sait rien pour autant.

 

La conscience apparaît comme une entité séparée du mental, oeuvrant à renvoyer à l'individu l'observation en lui-même de sa propre compréhension.

Il ne s'agit donc pas simplement de comprendre une situation, les imbrications de chacun, les tenants et les aboutissants, de faire juste une analyse de tous les paramètres MAIS de prendre conscience simultanément du travail en soi pour élaborer cette compréhension. C'est toujours cette idée nécessaire de faire de l'apprentissage de la connaissance une découverte de soi. Accumuler un savoir sans avoir conscience des processus en soi revient à devenir une encyclopédie qui ne sait rien d'elle-même...

 

La conscience serait donc une zone diffuse, une "énergie" ayant la capacité de percevoir et de SE percevoir en train de percevoir et tout autant d'observer en soi la conscience prenant conscience de sa propre compréhension. C'est un horizon sans fin comme ce peintre qui se peint dans un tableau en train de se peindre lui-même et encore lui-même et encore lui-même jusq'uaux confins de l'horizon et sans que jamais rien ne vienne indiquer le point final.

Il nous reste à nous explorer.

 

J'ai conscience que la situation de l'école française est catastrophique.

Je n'ai pas simplement compris ce que ça signifie dans la réalité et les dégaâts qui s'accumulent, j'ai conscience également que personnellement, c'est un désastre, un sentiment de culpabilité de ne plus rien pouvoir faire, un sentiment de gâchis au regard de mes trente-deux ans de carrière, une tristesse profonde à imaginer ma propre sortie de route.

J'ai conscience de toutes les émotions que tout cela génère en moi.

J'ai conscience des réflexions existentielles que tout cela produit.

J'ai conscience de cette observation de ces émotions et de l'approfondissement constant des réflexions.

J'ai conscience de ma tentaitve de sortir par le haut de ce bourbier, d'y puiser l'énergie pour continuer mon propre chemin. 

J'ai conscience de cette énergie qui me nourrit.

Je l'observe...

J'observe la conscience qui s'observe.

Mais qui observe de tout en haut ?

Il m'en restait une belle...

Par Le 01/04/2014

Les représentants des parents d'élèves du groupe scolaire Ordener.



[*] Parente d'élèves Groupe scolaire Ordener
14/09/2013, 10h50

Monsieur Raffalli, Monsieur Mandon, Monsieur Peillon, Monsieur Valls,

Nous vous demandons la cessation de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires sur la ville de Ris-Orangis, suite aux nombreux dysfonctionnements avérés depuis son démarrage.
Nous avons demandé à Monsieur Raffalli en personne, le 15 Mars dernier, lors d’un entretien collectif, d’adresser une demande de dérogation pour la rentrée 2014, afin que la mise en place de cette réforme se fasse dans des conditions optimales. Monsieur Raffalli s’y est opposé. En revanche, il s’est engagé face à nous, à reculer si ses services n’étaient pas prêts pour le 03 Septembre 2013.
Nous, représentants des parents d’élèves du groupe scolaire Ordener, étions confiants sur cette promesse. Et depuis cette date, nous avons constamment chercher à travailler avec la Municipalité dans un esprit constructif et sincèrement dévoué.

Constat d’un échec

SECURITE
- Le nombre d’intervenants prévu par la loi, que vous connaissez, est de 1 pour 18 en élémentaire et 1 pour 14 en maternelle. Depuis la rentrée, il n’a jamais été respecté. Des mains courantes seront à votre disposition.
- Le peu de personnes affectées se répartit de la façon suivante : animateurs de centres aérés, CAP Petite Enfance, secrétaires administratives…
A l’heure actuelle nous déplorons dix incidents graves :
o Des élèves, dont des CP, se sont retrouvés seuls sur la voie publique
o Des élèves de CM2 se sont échappés du temps d’étude
o Des violences verbales et physiques ont été constatées entre enfants et envers les animateurs
o Des enfants on été récupérés à la sortie de l’école sans vérification au préalable de l’identité des personnes venues les chercher, donc confiés à des inconnus.
TAP :
- Nous sommes très loin des « supers » intervenants proposés par la Mairie dont les projets éducatifs faisaient rêver :
- Exemples :
o Football : 60 enfants jouant au ballon dans la cour *
o Arts plastiques : dessin autonome sans consigne
o Chant : comptine maternelle pour CM2 sans texte
o Tennis : sans raquette et sans balle
o Voile : l’animatrice du « pedibus » ne sait pas où se trouve la Seine
o Vivre ensemble : activité « scoubidou » pour les 4 ans
o Cuisine : l’intervenant avec un projet pertinent ( lien avec le menu de la cantine, bases de la nutrition saine,…) était présent le jour de la rentrée mais dans l’incapacité d’exercer son activité car les locaux ne sont pas équipés dans cette école et pour cause : les repas sont livrés tous les jours. Il a donc pu pallier à l’absence de l’éducateur sportif du football. cf : football*

D’autre part, le matériel doit être fourni par les services de la Mairie. A ce jour il est inexistant et les animateurs utilisent les fournitures des classes.
En conclusion, il s’agit d’une « usine de gardiennage dangereuse » très éloignée des ambitions de votre décret :
« Les élèves pourront accéder à des activités sportives, culturelles, artistiques qui contribueront à développer leur curiosité intellectuelle et à renforcer le plaisir d’apprendre et d’être à l’école ».

EMPLOI DU TEMPS :
Les horaires de sortie à géométrie variable : 15 H 30 ou 16 Heures ou 16 heures 30 ou 17 heures et différents de la Maternelle à la Primaire.
Les APC, interdits sur le temps du midi, comme nous l’a assuré Mme Villers de l’Inspectrion Académique de l’Education Nationale, ont été imposés à 16 heures créant une désorganisation incontrôlable. Le résultat et le bénéfice des élèves se trouvant réduit à 10 minutes au lieu de 30 et au moment bien sûr où la concentration de l’enfant est à son maximum !! Comme l’indique vos études physiologiques :

« un allègement des journées et une programmation des enseignements aux moments où la faculté de concentration des élèves est la plus importante » c'est-à-dire le matin.
Conclusion : les élèves, les parents, les enseignants, les animateurs, tous déboussolés sont dans un état de fatigue, de nervosité et de colère à seulement 15 jours de la reprise.

CENTRE AERE :
Le transport en car s’effectue par des chauffeurs qui ne connaissent pas leur destination.
La surcharge non anticipée des centres aérés le mercredi après midi a entrainé le déjeuner de certains enfants à 14 heures : 7 heures sans manger et ayant pu pratiquer une activité sportive de 2 heures le matin.
Tous les enfants de maternelles n’ont pas pu faire la sieste car il n’y avait pas assez de lits et de draps.
Au vu de ses quelques éléments, il va s’en dire que la Mairie de Ris-Orangis manque de moyens financiers, matériels et humains pour gérer la mise en place de votre réforme dans des conditions acceptables et sécurisées et c’est à ce titre que nous vous interpellons :
- Pas de base de données partagée : 3520 formulaires d’inscription aux TAP à saisir à la main et il est toujours impossible à la Municipalité de fournir des listes par atelier. Les répartitions se font aléatoirement au jour le jour. Sans compter que de nombreux enfants restent encore à l’école alors qu’ils ne sont pas inscrits.
- Aucune coordination entre les différents acteurs de cette réforme d’autant plus que les coordinateurs eux même ne sont pas clairement nommés.
- Pas de réactivité aux problèmes de sécurité identifiés pourtant remontés quotidiennement auprès des services municipaux.
- Pas de signatures de contrat effectives des intervenants ayant démarré depuis 15 jours leur activités.
- …

Nous pourrons vous fournir des témoignages de parents et d’enfants en complément de ce bilan peu reluisant.
Après avoir tenté le dialogue et la démarche collaborative, nous vous informons de notre colère et nous transmettons cette lettre ouverte aux médias : Libération, L’Express, Le Monde, le Républicain, le Canard Enchainé, Marianne, Rue89… afin de nous faire enfin entendre.
D’autres actions sont en cours…
Pour un projet de cette ampleur, ne pensez vous pas qu’il eut été judicieux voire indispensable de procéder à une phase de test à travers des établissements pilotes plutôt que de prendre nos enfants pour des cobayes.
Au nom des enfants, des parents, des enseignants et des animateurs, nous vous prions de mettre un terme à cette machine infernale.

Salutations distinguées apolitiques.

Les délégués des parents d’élèves du groupe scolaire Ordener
Ris-Orangis, le samedi 14 Septembre 2013.

Une dernière pour la route...

Par Le 01/04/2014

2014-04-01 17:42


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Coup de gueule d'une instit de maternelle
Maîtresse Alice (Strasbourg)

Ras le bol des classes surchargées en maternelle !

26 élèves en moyenne par classe ! Des millions d'enfants entassés !

Comment voulez vous bien « élever » des enfants s'ils sont trop nombreux en classe ?

Quel est l'espace vital minimal dans un enclos pour un chien? 5 m2. Pour élever un poulet bio? 4 m2. Et pour un enfant scolarisé en maternelle? Pas de norme, mais une simple recommandation de 60 m2 pour 30 élèves, soit moins de 2 m2 par enfant sans compter les tables, les armoires et les adultes...

Il y a 2 enfants en moyenne par famille. En crèche 6 pour un adulte, 8 par adulte s'ils marchent. Et subitement 26 par classe lorsqu'ils entrent à l'école. Vous trouvez ça normal, vous ? En Europe, c'est 20 par classe la moyenne... La France, mouton noir de l'Europe en ce qui concerne l'encadrement !

Mettez vous à la place de ces enfants qui quittent leurs parents pour se retrouver noyés dans la masse de leurs camarades.

En tant qu'enseignante, je vois bien la souffrance de certains. Pas assez de place sur les bancs : ça pousse des coudes... Bousculade dans les WC. Pendant les ateliers, pas assez de place pour tout le groupe, alors c'est la course pour ne pas être celui sans. Pas de place pour accrocher les manteaux : ceux qui ont des poux à répétition les refilent aux autres... Trop de bruit dans la classe : la maîtresse porte des boules Quiès. Des coups par ci des coups par là : les plus faibles en pâtissent. De 7 à 8 enfants par groupe, alors je ne peux pas bien s'occuper de chacun...

Et que dire de la pédagogie ? Le ministère voudrait faire de nous des pédagogues plus modernes, plus respectueux des besoins des enfants, mais comment faire ? Plus il y a d'enfants dans une classe et plus le moule dans lequel nous devons les faire rentrer est petit. J'entends les cris des autres instits de l'autre côté du mur. Moi, je ne crie pas mais je n'hésite pas à punir, à menacer. Les enfants restent assis sur le banc pendant la récréation pendant que les autres jouent. Et ils peuvent pleurer, appeler leur mère, rien n'y fera. Pendant certaines récrés, il peut y en avoir 5 sur les bancs, interdit de s'amuser. Ils doivent apprendre à respecter les règles de base de la classe sinon c'est le bazar, à m'obéir pour certains, sinon je n'aurai plus la maîtrise de la classe.
D'autres tentent d'être moins sévères et se retrouvent avec une classe qu'elles ne peuvent plus contrôler. Les enfants n'écoutent plus leur maîtresse lorsqu'elle parle. C'est le foutoir, ils se lèvent quand ils veulent, défient les adultes, restent impunis, font parfois souffrir les autres sans conséquence pour eux.
Mais comment voulez vous pratiquer une éducation moderne dans des classes qui ne peuvent être contrôlées que par une éducation stricte et traditionnelle ?

Quant à leur réforme, je la maudis ! Nous accueillons les enfants dans des conditions médiocres, voire honteuse pour la France et ceux d'en haut, tout ce qu'ils trouvent à faire, c'est de contraindre les enfants à venir plus souvent et plus longtemps dans de telles conditions... et bien ils seront dégoûtés de l'école comme la plupart d'entre nous commence à être dégoûtés de notre métier. Je maudis ces politiques qui n'écoutent pas les besoins des élèves, qui ne font pas confiance aux professionnels que nous sommes... Dans un sondage sur les priorités pour améliorer l'école, les profs mettaient en premier la diminution de cette moyenne d'enfants par classe... et en dernier sur plus d'une dizaine de propositions, les changements d'horaires !

Je n'ai pas choisi ce métier par vocation. Et pourtant lorsque j'avais 24 élèves, j'y ai trouvé mon compte. Mais avec 30 enfants depuis plusieurs années, je commence à me poser des questions. Un droit de grève devenu inefficace... Moins d'argent et pas qu'un peu... Et maintenant il faut venir travailler le mercredi ? Ce jour me permettait de me ressourcer, de préparer la fin de la semaine... De partager du temps avec mes enfants... La gauche a fait les 35 heures pour tous... Pour les instits rien. La droite a échangé le samedi matin contre du soutien, des réunions... Si on veut nous reprendre quelque chose, reprenez le samedi matin ! Pas le mercredi matin... Ce matin permettait un équilibre pour les enfants comme pour les adultes ! Depuis plus de 200 ans !

On choisit un métier pour une séries d'avantages et d'inconvénients qui s'équilibrent... Là, l'équilibre est rompu... Avec de telles conditions, je ne referais plus les mêmes choix...
Nous avons perdu certaines possibilités (efficacité du droit de grève, pause en milieu de semaine) et dans le même temps la pénibilité s'accroît (enfants de plus en plus perturbés, relations parfois difficiles avec les parents, travail non stop, dépendance et exposition aux politiques locales), perte salariale conséquente...
Notre travail est méprisé : en compensation des 36 mercredis où nous allons venir maintenant travailler, la prime la prime est royale : 400 euros par ans... disons que ce mercredi matin va nous prendre 2h de plus consacrées à la préparation et au déplacement... 400 / (2x36) : ça nous donne 5,55 euros de l'heure ! C'est sympa de payer les instits en dessous du Smic... La flexibilité ça doit apporter des compensations financières, non ? De plus, certaines mairies ont proposé des pauses déjeuner de 3 heures à la place des 2 heures déjà existantes ! Ou de faire le périscolaire avant la classe, par conséquent les instits quittent toujours à 16h30 et en plus ils viennent le mercredi matin... Nous, fonctionnaires d'état, nous sommes maintenant parfois traités par certaines municipalités comme des fonctionnaires municipaux... Avant il y a avait parfois les parents et l'inspecteur pour nous emmerder et maintenant, il y a en plus la mairie ! Nos classes seront réquisitionnées pour faire des ateliers en trop grand nombre... On nous convoque à des réunions... On nous propose de participer à l'évaluation des Atsem... On nous reproche de ne pas vouloir venir à des réunions en soirée... Que se passera-t-il en cas de changement de majorité politique localement ? Est-ce que la mairie pourra remettre en cause le plan établi en 2013 pour la réforme des rythmes ? Lorsque l'on se rendra compte que cela coûte trop cher ? Que se passera-t-il si le FN prend le pouvoir localement ? Nous serons une cible de choix... Comment le ministre de l'éducation nationale peut-il abandonner ses fonctionnaires d'Etat ? Je n'ai jamais signé pour être lié avec les pouvoirs locaux... Nos demandes de mutations seront encore plus compliquées : nous devrons prendre en compte désormais les modalités locales d'application de cette réforme...

Il y a pourtant de plus en plus de femmes qui font ce métier : entendez par là qu'il y a de moins en moins d'hommes qui le choisissent. Pourquoi ? parce que ces messieurs ne choisissent plus un métier qui s'est dévalorisé au fil des années. Notre métier a baissé d'un cran dans les catégories sociales. Nous ne faisons plus partie des professions intellectuelles. Une polyvalence et des études assez longues pour un faible salaire et des conditions de travail déplorables...
Quand vous avez 20 enfants dans votre classe, c'est déjà du boulot. Quant vous en avez 30, cela devient un calvaire. Parmi ces 30 enfants, vous avez de grandes chances d'avoir 2 enfants perturbateurs et 2 enfants en grande difficulté. Parfois ce sont les mêmes.
A 3, 4 ou 5 ans, ces élèves perturbateurs sont capables de taper les adultes, leur cracher dessus, crier sans discontinuer, les défier, ne pas leur obéir, faire souffrir leur camarade. C'est déjà dur de mettre en place une activité avec un tel nombre, et en plus tout est mis à bas parce que celui là fait un caprice, se roule par terre et hurle.
Vous avez aussi de grandes chances d'avoir des parents pénibles, eux aussi parfois difficilement gérables. On vous reproche de faire grève, alors que le mot d'ordre c'est de lutter contre un réforme débile. Il y en a même qui peuvent me reprocher de tomber malade : ben oui je tombe malade lorsque je m'occupe de gamins en hiver qui n'arrêtent pas de me postillonner dessus, qui n'arrêtent pas de tousser dans la même pièce.
N'oublions les éventuelles collègues avec qui on se prend plus la tête car elles aussi sont à cran. Les éventuels directeurs ou directrices despotiques (il faudrait une grande enquête pour voir le pourcentage).
Avec un peu de malchance, vous pouvez même avoir un inspecteur pénible (idem, une enquête !) et des conseillers pédagogiques pantouflards qui ont tout fait pour ne plus avoir à s'occuper d'une classe comme vous, ce qui en dit long. Une psychologue scolaire pour un secteur immense : vous la voyez au mieux un fois dans l'année, pour l'entendre dire en substance que : « Ah oui c'est vrai, celui ci est gratiné ! ». Des formations imposées parfois chiantes à mourir, où personne n'a envie d'aller. Et enfin pour couronner le tout, un sinistre ministre qui croît pouvoir nous forcer à faire ce que nous ne voulons pas.

Ce ministre utilise certains arguments à la limite du totalitarisme : il faut vous soumettre à l'intérêt supérieur des enfants... vous n'avez donc pas votre mot à dire... vous êtes corvéable à merci... pour peu qu'un conseiller lui souffle à l'oreille que lire des histoire aux enfants c'est bien, il serait capable de nous demander d'aller le soir leur lire des histoires... bientôt il lira un rapport de chronobiologiste préconisant que les enfants aillent à l'école aussi le samedi matin et il nous faudra venir aussi ce matin là... c'est facile il a trouvé la formule magique : « c'est dans l'intérêt supérieur de l'enfant »... malheureusement affirmer la primauté de l'intérêt de l'enfant sur ses éducateurs ne permettra pas une relation pédagogique apaisée... cet argument pourrait être repris par les parents pour demander tout et n'importe quoi... et cela rappelle de manière inquiétante la philosophie de l'enfant-roi, ce qui a donné en éducation de nombreuses aberrations...
Si le ministre voulait réellement faire passer l'intérêt de l'enfant avant tout, la première chose qu'il ferait serait de leur permettre d'être moins nombreux en classe...

« La France doit faire des efforts »... oui on demande aux instits d'être plus flexibles au niveau de leurs horaires, de perdre une pause nécessaire... les instits se plaignent mais il ne faut pas les oublier nos Atsem... ce sont elles qui vont faire le plus d'effort... elles seront obligées de prendre des groupes d'enfants lorsque nous, nous seront partis... de préparer des activités... d'être responsable de leur sécurité... et tout ça pour pas un kopeck de plus...
mais la nation, elle n'en fait pas d'effort pour ses enfants... elle qui a la charge d'encadrer les enfants ne fait aucun effort à la mesure de ce qui serait nécessaire... 60 000 postes c'est malheureusement une goutte d'eau pour diminuer les sur effectifs (d'ailleurs ces postes ne serviront pas à diminuer les effectifs)... il faudrait construire des écoles... combien ?... embaucher (pas forcément des professeurs, cela coûterait trop cher) du personnel pour s'occuper des enfants en bas âge (à l'exemple des kindergarten allemands)... combien ?...
Les communes vont faire un effort financier, d'accord... mais les seuls qui feront des efforts non rémunérés, ce sont les instits et les atsem !

Et on voudrait qu'on continue d'aller au front la fleur au fusil, le sourire aux lèvres ? Est-ce qu'on nous prendrait pour des couillons ? A trop nous prendre pour des connes, on va jouer au jeu du plus con et à ce petit jeu là vous n'êtes pas certain de gagner ! Méfiez vous, s'il n'y a plus de mutineries comme en 17, il y aura démotivation, démobilisation...

Voilà pourquoi je commence à me poser des questions sur ce job... combien de temps encore ? est-ce que je me vois à 65 ans dans la cour de récré, en classe parmi cette tribu de petits excités ? est-ce que j'aurai encore assez d'énergie pour les captiver ?

Alors soyons positif. Rêvons ! Soyons optimiste !

Le ministre fait volte face. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Il se rend compte que ce n'était pas la réforme des rythmes qu'il fallait faire ! Non ! Le dieu des philosophes lui est apparu et dans une vision la vérité s'est révélé à lui.

« Cette réforme est un erreur : les enfants en maternelle n'ont pas besoin de passer plus de temps en collectivité, ils ont besoin que leur professeur ait le temps de s'occuper d'eux ! Et pou cela une seule solution, réduire le nombre d'enfants confiés à un adulte ! C'est pas plus compliqué ! Nous allons nous remettre au travail pour refonder l'école autour d'un vrai projet unificateur ! Un enfant a besoin qu'un adulte serein s'occupe de lui ! L'enfant doit se sentir bien à l'école pour bien apprendre. L'adulte doit se sentir bien pour bien s'occuper des enfants. Il faut qu'il ait le temps de s'occuper de chaque enfant. Surtout de ceux qui sont en difficulté.
Nous allons faire la réforme du mieux être à l'école ! L'enfant en maternelle n'a pas besoin de passer plus de temps dans des conditions d'accueil médiocre. Construisons des écoles modernes. Observons ce qui fonctionne à l'étranger. Tentons des expériences pour voir si de nouvelles formes d'organisation scolaire sont plus bénéfiques aux apprentissages.
L'enfant ne doit pas passer avant l'adulte. L'adulte ne doit pas passer avant l'enfant. Chaque individu doit être respecté à l'école, qu'il soit enfant ou adulte. L'enfant n'est pas roi. Il ne doit pas non plus être entassé comme une vulgaire sardine.
Dans un premier temps, nous allons tout faire pour diminuer le nombre d'enfant par classe. Cela demandera des sacrifices, des investissements des rééquilibrages dans le budget. Il faut que la France traite ses enfants plus dignement et vise les moyennes européennes : 20 par classe. Puis nous diminuerons ce nombre pour rejoindre le peloton de tête. Cette moyenne de 26 enfants par classe en maternelle est une honte pour la France. Nous ne pouvons plus traiter nos enfants ainsi, il faut que cela cesse. »

Encore et encore...

Par Le 01/04/2014



Premiers « couacs » pour les nouveaux rythmes scolaires
Les pionnières essuient les plâtres de la réforme et c’est rien de le dire ! Vues du terrain, les premières sessions de « temps d’activité périscolaire » (TAP) ratent les ambitions de la réforme. Les corrections sont déjà en chemin.


« Nous avons récupéré des bombes, à 16h ! Les enseignants ont pour consigne de ne plus faire de récré, du coup, les enfants n’ont plus de temps pour souffler », constate Katia Arnould, membre du SEP-UNSA, directrice de l’association Espace Jeunesse, qui organise les accueils périscolaires et la réforme pour la mairie du Séquestre (1570 hab., Tarn).


« Par souci de faire profiter les enfants de toutes les activités, nous avons levé des maternelles de la sieste et pressé les élémentaires de choisir leur activité. Les premiers étaient de vrais petits « zombies » et c’était raté aussi pour les seconds », déplore le directeur d’un centre de loisirs en Seine-et-Marne, qui souhaite garder l’anonymat.


Dans ces deux communes, les TAP, placés en fin de cours, sont gratuits. Mais en dépit des moyens mis en œuvre par les collectivités, le choix de l’horaire et l’absence de récréation a, semble-t-il, vidé ces TAP de leur sens : « il leur faut bien une demi-heure pour taper dans un ballon, souffler, courir, goûter et être disponibles à nouveau ». Autant dire qu’il ne reste rien, ou presque, du TAP de 45mn positionné en fin de classe les lundis, mardis, jeudis et vendredis.


« On assiste à une surenchère d’activités. C’est bien une réforme des rythmes scolaires, qui permet de répartir les 26 heures différemment, mais ce n’est pas une réforme des temps de l’enfant. Elle nie le besoin des enfants de se construire en jouant », s’insurge Katia Arnold.


Rôdage nécessaire - « Hier, j’ai travaillé jusque 22 heures, pour aider les collègues. Dans mes rêves, je coche des enfants sur des listings de « TAP », on est tous sur les nerfs. Je m’attendais à quelque chose de léger, avec des enfants détendus, des moments d’animation bien posés. Nous luttons contre la garderie et là… c’est l’usine ! », déplore le directeur de centre de loisirs de Seine-et-Marne.


Tout changement entraîne des frictions et des ratés : la réforme des rythmes scolaires ne fait guère exception.
Outre les problèmes d’inscription des enfants aux ateliers, la gestion du flux des parents venant chercher leur progéniture exige parfois d’être revue. « Ce n’est ni la catastrophe absolue, ni la réussite absolue. On n’est pas rôdé, il y a quelques difficultés. Par exemple, comme tous les parents n’ont pas rendu leurs fiches, mercredi dernier, nous ne savions pas quel enfant de maternelle restait pour la sieste. On en a fait dormir quelques-uns qu’il a fallu réveiller… et empêché de dormir d’autres, dont on attend toujours les parents ! », constate Thierry Bonus, animateur lecture de la Ville de Paris et membre du collectif fédéral animation de la Fédération des services publics.



Thierry Bonus pointe surtout du doigt les dysfonctionnements rencontrés avec les associations, qui ont répondu à l’appel à projets de la Ville de Paris et n’ont pas honoré leur engagement : « certaines ne sont tout simplement pas venues. D’autres exigent des groupes d’enfants plus petits que ceux autorisés par les taux d’encadrement ». Dernier souci : qui prend en charge l’hygiène des petits de maternelle, quand les ATSEM enfilent une casquette d’animateur ?



Animateurs invisibles - Coincés entre le devoir de réserve et la peur des représailles, peu d’animateurs territoriaux prennent la parole : seuls les syndicalistes s’expriment. En Seine-et-Marne, le directeur du centre de loisirs fonde de grands espoirs sur la réforme, dont il attend qu’elle valorise sa profession et la filière animation au sein des collectivités. La première semaine montre qu’il reste encore pas mal de bosses à aplanir.
« Nous sommes montrés du doigt, parce qu’on « pointe » les enfants qui assistent au périscolaire payant, après le TAP gratuit », relève Katia Arnould.
Elle dénonce en outre un effet pervers des taux d’encadrement transitoires : « Certains animateurs rétrogradent dans leurs compétences : ils font de la garderie pendant le TAP et ses taux d’encadrement transitoires et retrouvent leur rythme, conditions et techniques de travail en périscolaire classique ».


Solutions au fil de l’eau - Les déceptions affichées en disent long sur les espoirs que suscite la réforme. Sur le terrain, les agents remontent les difficultés rencontrées et avancent déjà des solutions concrètes. « Dès la seconde séance de TAP, nous allons créer une récré, entre la fin de classe et le TAP. Et laisser les maternelles finir leur sieste ! », conclut le directeur de centre de loisirs. Même ajustement au Séquestre : « rien ne se fera avant 16h30 ! », tranche la directrice d’Espace jeunesse.

http://www.lagazettedescommunes.com/194537/premiers-couacs-pour-les-nouveaux-rythmes-scolaires/

Des centaines...

Par Le 01/04/2014

#95

2014-04-01 17:30

http://www.lepoint.fr/societe/rythmes-scolaires-voyage-en-absurdie-07-10-2013-1739914_23.php

Rythmes scolaires : voyage en absurdie
Le Point - Publié le 07/10/2013
L'application de la réforme Peillon vire à la farce. On a testé ce temps d'école garanti sans école dans une élémentaire parisienne.



Par Violaine de Montclos


"C'est demain, le truc ? Le péri-machin, là, c'est demain ?" Oui, ma chérie, demain, mardi, c'est TAP - temps d'activité périscolaire. Pas claquettes, non, ni chorale, ni même ce misérable atelier de recyclage créatif dont tout le monde aurait fini par se contenter, mais une heure trente désespérément vide où il faudra, de gré ou de force, aller dans la cour.




Demain, c'est "machin", car dans cette école élémentaire parisienne où plus du quart des élèves n'a pas eu de place aux ateliers, on se serre deux fois par semaine dans une cour grande comme un mouchoir de poche, sous la surveillance de dames de cantine appelées à la rescousse et d'une REV - responsable éducation ville - qui se tord les mains. "Ils sont beaucoup, beaucoup trop nombreux. Et quand il pleuvra, comment on fera ?" Inutile de suggérer une étude pour qu'ils aient au moins bouclé leurs devoirs, ni même cette fameuse aide personnalisée pour élèves en difficulté prise d'ordinaire sur leur temps de cantine. C'est du TAP, vous répète la REV, du Pé-RI-scolaire : du temps d'école garanti sans école, il faut être ministre pour inventer ça.
Sans échiquiers
Allez, c'est peu dire qu'elle se démène, cette REV, constamment pendue au téléphone avec la cellule de crise de la mairie ; seulement voilà, sept des associations sportives et culturelles qui étaient enrôlées ne se sont pas présentées au début de l'année, il a donc fallu dans une cacophonie sans nom réattribuer d'une semaine à l'autre les ateliers aux élèves dont la mine s'est peu à peu allongée. L'association d'échecs est venue... sans échiquiers, on a donc fait, croyez-le ou non, du basket. À l'atelier judicieusement rebaptisé "les mots de la danse", on parle danse, certes, mais on n'en fait pas. Victor, qui se rêvait en Gene Kelly, a hérité de l'atelier modelage mais est verni comparé à Laura, larguée dans un mystérieux atelier égalité filles/garçons qui n'a pourtant été annoncé nulle part. À tout prendre, la cour, après tout... Mais non, ça y est, votre fille est prise une fois par semaine au "théâtre", elle qui n'en voulait pas, et sa copine échappe de justesse à l'égalité des sexes, finalement réservée aux CP/CE1.
Dans cette maison de fous qu'est devenue cette petite école jadis formidablement tenue, le directeur rase les murs, alpagué en permanence par des parents qui n'y comprennent goutte et auxquels il s'épuise à expliquer qu'il n'y comprend goutte... non plus. Et, surtout, surtout, qu'il n'est pas responsable.
Les maîtres ne savent rien
C'est d'ailleurs tout l'absurde de cette réforme : il se passe désormais des choses au sein de l'école dont ni les directions ni les maîtres ne savent rien. Cette institutrice de moyenne section jure ainsi qu'elle n'a pas la moindre idée de ce que font ses élèves, à 15 heures, lorsqu'elle est elle-même sommée de quitter la classe. C'est une dame croisée dans le couloir, trois semaines après la rentrée, qui vous informe qu'elle leur enseigne... l'anglais. C'est drôle, car cette gentille dame, dans vos souvenirs, était l'an dernier animatrice de cantine, d'ailleurs à voir votre tête elle se reprend vite : "Enfin, on écoute des comptines."

Et puis le niveau sonore, à l'étage des petites sections... Comme pas un jour de la semaine ne ressemble au précédent, et que ces petits réveillés de la sieste ne savent jamais s'ils retrouveront ou non leur maîtresse, ni dans quelle salle on va les emmener, ni si c'est l'heure du goûter, des mamans, ou du TAP, ils hurlent comme de mémoire de maîtres ils n'ont jamais hurlé. Allez courage, demain c'est mercredi. "Y a pas école ?" Si.

Des centaines de témoignages en fait...

Par Le 01/04/2014


http://www.lexpress.fr/actualite/reforme-des-rythmes-scolaires-a-paris_1311689.html

Je suis professeur des écoles à Paris depuis 24 ans. Ces dix dernières années, j'ai exercé en tant que titulaire-remplaçante dans un même quartier de Paris. Je passe d'une classe à l'autre pour remplacer mes collègues absents deux jours, une semaine ou plus. Je pense donc être bien placée pour constater les effets de la réforme des rythmes scolaires à Paris de la petite section de maternelle jusqu'au CM2 sur des enfants que je revois d'une année sur l'autre.



Le premier constat que je fais, c'est qu'ils prennent plus de temps qu'avant pour effectuer un même travail. Ils s'arrêtent plusieurs fois au cours d'un exercice et se mettent à rêvasser. Je leur demande s'ils sont bloqués dans leur travail, mais ce n'est pas le cas la plupart du temps. Ils s'y remettent en rechignant un peu, de toute évidence ils semblent avoir moins de plaisir à travailler. En conséquence, il n'est plus possible de faire autant de choses qu'avant sur une même plage horaire. Ce qui est nouveau aussi, c'est l'augmentation du nombre d'élèves qui ne vont pas au bout d'un travail. Il s'arrêtent, ils commencent à s'agiter et il n'est plus possible de les remettre au travail.

Quoi qu'il en soit, à partir du jeudi après-midi, il semble évident que le temps passé en classe ne sert pas à grand chose tant il est devenu difficile de les faire travailler. Même le sport ne les intéresse plus en fin de semaine. Durant les jeux collectifs dont ils ont toujours raffolé, de plus en plus d'élèves demandent l'autorisation d'arrêter pour aller s'asseoir.

Jamais je n'avais vu autant de petits de maternelle, de CP et de CE1 s'endormir sur leur table.

En ce qui concerne les enfants de petite section de maternelle, c'est un véritable crève-coeur devoir les réveiller pendant la sieste afin qu'ils soient prêts pour les activités périscolaires de 15 heures. Le plus ahurissant, c'est quand l'activité en question est la " relaxation " qui demande qu'ils se couchent de nouveau mais à-même le sol cette fois.

Les élèves de maternelle ont plus de difficultés qu'avant pour se repérer dans le temps. Quatre mois après la rentrée, quand on les fait sortir de la classe, ils redemandent plusieurs fois s'ils vont en récréation, à la cantine, ou si leurs parents les attendent pour repartir.

Les élèves de maternelle ont toujours été plus agités à la fin du premier trimestre, à l'approche de Noël, mais cette fois ça dépasse tout. J'ai eu des classes incontrôlables par moments, malgré toute mon expérience.

A Paris, ce sont les asems ( agents spécialisés des écoles maternelles ) qui sont chargées des activités périscolaires. Comme elles ont eu très peu de formation, leur hiérarchie leur demande d'observer ce que font les instits pendant la journée et de faire la même chose le soir. Toutes se plaignent d'avoir été contraintes d'assumer cette nouvelle charge mais elles semblent toutes résignées.

Certaines rapportent que leur hiérarchie( et même leur syndicat ) leur demande de se préparer à prendre en charge les enfants à la place des instits dans le futur, dans le cadre de la transformation des écoles maternelles en " jardins d'éveil " gérés par la mairie ... Cela rend mes collègues perplexes.


En école élémentaire, les activités périscolaires n'ont démarré que début octobre. Avant cette date, les mardis et vendredis, après 15 heures, les élèves ont pu bénéficier de récréations d'une heure trente. Des activités de garderie se sont mises en place, les mêmes que celles des centres de loisirs du mercredi, mais les sorties en moins étant donné la plage horaire limitée.

Les salles de classe sont utilisées pour ces activités. Les animateurs de la mairie arrivent dans les classes peu avant 15 heures et sans grand ménagement, vous rappellent que vous devez leur laisser la place. Si vous avez le malheur de rester un peu dans la salle pour préparer la classe du lendemain, ils vous font sentir que vous les dérangez, quand ils ne vous demandent pas ouvertement de sortir. Et vous voilà avec vos collègues, errant dans les couloirs, des piles de cahiers sur les bras , cherchant un endroit pour travailler, avant de vous replier sur la " salle des maîtres " rebaptisée depuis septembre sur injonction de la mairie " salle des adultes " . Beaucoup de collègues se disent totalement démotivés à cause de ce qu'ils subissent depuis la rentrée. Il semble y avoir plus d'arrêts maladie qu'avant car j'entends plus souvent que des absences n'ont pas été remplacées faute de personnel. Pour la première fois cette année, quand j'arrive dans une école, les directeurs m'accueillent " comme le messie ".


A partir de 15 heures, je croise dans les écoles tout un tas d'adultes connus ou inconnus qui vont et viennent, avec ou sans enfants. Je croise des groupes d'enfants désoeuvrés qui ne savent pas s'ils doivent sortir ou participer à une activité, et qui finissent par s'agiter entre les monticules des cartables laissés dans les couloirs ou le préau.

Plusieurs fois, des parents se sont plaints auprès des directeurs de ce que leurs enfants se soient retrouvés seuls dans la rue à 16h30 alors qu'ils auraient dû enchaîner sur l'étude après les ateliers.

Selon les écoles, les activités périscolaires semblent se passer plus ou moins bien. Mais dans la majorité des cas, c'est très bruyant. Beaucoup d'agitation dans les classes et parfois des hurlements. Les personnes recrutées n'ont certainement pas l'expérience et l'autorité nécessaires pour prendre en charge des groupes d'enfants. Une fois, une animatrice est sortie d'une salle totalement paniquée pour me demander de l'aide pour faire descendre les enfants des tables. Plusieurs fois on m'a demandé : " mais comment vous faites pour qu'ils vous écoutent ? ".

Beaucoup d' " animateurs " s'adressent aux enfants dans un français bien peu académique. Certains même se montrent parfois peu respectueux avec eux. Il est affligeant de voir comment, à l'intérieur même de l'école, des adultes peuvent détruire en moins de dix minutes votre leçon de grammaire et votre leçon d'éducation civique de la journée.

Le matin, je retrouve souvent les classes en désordre. Des affichages sont dégradés. On perd du temps le matin à tout remettre en ordre. On perd du temps à remplir les feuilles pour établir les horaires de sortie de chacun. En fait on travaille beaucoup moins.

Globalement, les locaux sont moins bien entretenus qu'avant surtout dans les écoles maternelles ( toilettes, fientes de pigeons dans la cour ... ), les asems ne pouvant pas faire le ménage et s'occuper des enfants en même temps.

A l'extérieur de l'école, je croise des groupes d'enfants surexcités qui sont emmenés dans les gymnases par des accompagnateurs à peine plus âgés qu'eux et qui semblent n'avoir aucune autorité sur eux. Je rencontre aussi des élèves qui traînent dans la rue. Ils m'expliquent qu'ils ont demandé à ne plus aller aux activités périscolaires car ils trouvent que " c'est nul ".


Le plus inquiétant, c'est la confusion qui commence à germer entre le travail scolaire (obligatoire) et les activités périscolaire " récréatives " qui n'ont pas, bien sûr, ce caractère obligatoire. Dès le mois d'octobre, j'ai commencé à entendre des réflexions d'élèves comme " C'est obligatoire, ce travail ? " , " Pourquoi je suis obligé de le faire, ça ? " " J'ai pas envie de le faire, ça m'intéresse pas ! " que je n'avais jamais entendues avant. Le fait que la plupart des activités se déroulent dans les mêmes salles que l'enseignement est certainement la cause de cette confusion.


Est-ce que je pense cette réforme est un progrès pour l'école ? Sans hésitation : non . Mais je ne suis ni Chronobiologiste, ni Expert en Sciences de l'Education, ni Ministre de L'Education Nationale. Je suis simplement sur le terrain tous les jours.

Si, si, tout ça est vrai.

Par Le 01/04/2014

http://vigilance-rs.clicforum.fr/index.php

Paris, deuxième jour de classe dans l'école de la refondation, j'ai l'impression d'être passé dans une autre dimension.
Je ne reconnais plus mon école, pourtant j'y travaille depuis onze ans et les collègues n'ont pratiquement pas changé cette année.

Il y a des gens partout, toute la journée, des animateurs à l'entrée qui accueillent les parents, des animateurs dans la cour, dans le préau, dans les couloirs. Comme moi, certains collègues ont vraiment l'impression de déranger, de ne plus avoir leur place dans l'école. L'accès à la salle informatique devient très compliqué, pareil pour la salle de sport, et la photocopieuse leur appartient désormais. D'ailleurs la salle des maîtres a été rebaptisée "salle des adultes", c'est tout dire.
On s'excuserait presque de venir faire cours.
On croise des inconnus à tous les étages, ils sont là , ils attendent on ne sait quoi. certains discutent dans une langue étrangère. La gardienne de l'école est totalement perdue, elle ne sait plus qui elle doit laisser entrer.
De temps en temps je suis interrompu dans la classe par des personnes qui entrent sans frapper, et sans s'inquiéter de savoir si cela me dérange ils s'adressent aux élèves pour leur demander quelles activités ils veulent faire à 15 heures , foot, jeux de société, bibliothèque ou débat sur je ne sais quel sujet.
Mardi après-midi, les élèves sont finalement restés dans la cour jusqu'à quatre heures et demi, à s'occuper tout seuls entre eux, une grande récréation quoi.
Les élèves sont vraiment perturbés pour un début d'année. Je retrouve chez eux des comportements qu'ils ont plutôt en fin de trimestre habituellement. L'irrégularité des horaires de fin des cours n'arrange certainement pas les choses : deux jours à 16h30, deux jours à 15 heures et le mercredi à 11h30.
Ce midi j'ai croisé un ancien collègue qui travaille maintenant dans un autre arrondissement. Il m'a dit que dans son école, il y avait deux animateurs non-voyants qui prenaient en charge des groupes d'enfants. J'ai pensé qu'il plaisantait. Il ne plaisantait pas.
Après 21 ans de bons et loyaux services dans l'école publique, je pense pour la première fois à partir enseigner dans le privé. Ici ce n'est plus possible.

Et encore un autre...

Par Le 01/04/2014

#89

2014-04-01 16:56


http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/09/rythmes-scolaires-lecole-grand-e-cest-fini-246448

A Paris, une directrice d’école a affiché une lettre dénonçant les conséquences de la réforme des rythmes scolaires. Elle parle de « violence inouïe ». Reportage.

Au 16 de la rue Riblette, dans le XXe arrondissement de Paris, une directrice d’école élémentaire a placardé des mots très durs sur les murs de son établissement.

La lettre (voir document) est intitulée « Les enseignants souffrent, nous souffrons tous » et raconte une école apocalyptique depuis la réforme des rythmes scolaires (la classe finit à 15 heures les mardis et vendredis pour laisser place à des activités de groupe jusqu’à 16h30. Les heures d’enseignements perdues sont rattrapées les mercredis matins) :

« Violence inouïe dans le sens où les élèves (et nous-mêmes !) vivent
(vivons) dans les cris, le brouhaha, les hurlements et les insultes à
partir de 15 heures.

Les aînés en “profitent”, se battent, courent lors de cette passation entre école et périscolaire lorsqu’ils se rassemblent dans la cour et le préau avant d’aller dans leurs ateliers respectifs.

Les règles ne sont pas les mêmes. Ils s’y perdent. Et nous sommes désavoués. Atelier slam (avec droit “de dire des insultes !”) et hip-hop dans les salles de classe, alors que l’on demande d’être calme dans ces mêmes locaux, est incompatible.

La vie est devenue beaucoup plus difficile pour nous enseignants, avec ces changements perpétuels de règles et d’autorité. »

14h45, heure studieuse

Dans le silence du hall d’entrée, des chuchotements résonnent. « Je suis punie parce que j’ai volé des billes », raconte une petite tête blonde assise sagement sur une chaise en bois. « Moi aussi je suis puni, mais c’est pas moi ». Qui alors ? « T’as pas compris, c’est moi mais je dis toujours que c’est pas moi », raconte le deuxième larron du trio mis au coin. La dernière non plus n’a pas la langue dans sa poche. « J’ai étranglé quelqu’un », confie-t-elle avec un sourire d’ange. L’écolière n’a pas l’air de bien peser ses mots.

Par la porte ouverte de son bureau, la directrice rappelle les garnements à l’ordre, mais pas de quoi décourager leur curiosité. « T’es une nouvelle animatrice madame ? Moi, je fais du foot et Aminata, du slam. » « C’est pourri », renchérit l’intéressée. A l’étage, le parquet commence à grincer.
15 heures, heure fatidique

La sonnerie retentit, bien plus douce qu’à mon époque. Mais au son de la musique, l’école s’agite. On descend en rang deux par deux. Enfin plus ou moins. Depuis quelques minutes les animateurs débarquent eux aussi au compte-gouttes. En jogging, en béquilles ou à côté d’un vélo, ils inscrivent leur nom sur une liste et prennent la direction du préau intérieur.

Maîtres et maîtresses y amènent leur classe puis prennent la poudre d’escampette. Sur neuf salles de classe, huit sont désormais réquisitionnées pour le périscolaire et une seule leur est dédiée pendant les ateliers. Résultat, la plupart des instituteurs se sont résignés à ramener cahiers et stylos rouges à la maison. Fini le temps où ils étaient dans leur salle de classe comme chez eux.

En quelques minutes, le préau intérieur se remplit de bambins. Ils gesticulent dans tous les sens, entre bousculades, chamailleries et confidences bras dessus, bras dessous.

Au milieu d’une foule qui plafonne à 1m20, quelques animateurs tentent de rétablir le calme. Encerclé par une vingtaine de gamins, l’un d’entre eux, la voix cassée, réclame le silence.

Les activités périscolaires n’étant pas obligatoires, certains parents viennent chercher leurs enfants à 15 heures. Mais rue Riblette, cela ne concerne qu’une minorité d’écoliers, une petite quarantaine sur 233 élèves.

Une directrice à bout

Les autres sont répartis entre treize activités dont plus de la moitié se déroulent au sein même de l’établissement. Si certaines écoles s’en sortent très bien, ici le manque d’espace et de personnel crée des problèmes. Directrice depuis trois ans, Agnès Thill est à bout :

« Excusez mon langage, mais c’est le bordel. Je n’ai jamais vu une rentrée si violente. Le premier jour, j’avais cinq animateurs au lieu de dix pour 200 gosses. Ils ne sont pas formés, ils n’ont rien pu préparer et sentent qu’ils sont critiqués. En plus, les pauvres sont payés au lance-pierre. Résultat : au bout de deux semaines, ils ont failli se mettre en grève. »

Le poste de responsable éducatif ville (REV), chargé de mettre en place le périscolaire, n’a toujours pas été pourvu. Sa mission à donc été déléguée à un animateur qui assume plusieurs casquettes. « Personne ne sait plus à qui se référer, alors c’est moi qui endosse tout », soupire la directrice.

« Tous les matins, j’ai quinze carnets de correspondance sur mon bureau et dix coups de fil qui m’attendent. »

Les inscriptions fluctuent d’un jour à l’autre et chaque mardi, certains petits restent sur le carreau. Cet après-midi, Sylvie, la bibliothécaire, à pris sous son aile une dizaine d’écoliers sans atelier et leur a mis quelques bouquins entre les mains.
« On ne fera pas l’année »

Depuis que la directrice a placardé la lettre, elle est en attente de sanctions disciplinaires de la part de son inspectrice. Agnès Thill n’en démord pas : « Voilà ce qu’on m’a dit : “Si vous souffrez, mettez-vous en arrêt maladie.” » C’est ce qu’ont fait, selon elle, deux autres directrices d’écoles du quartier. « A ce rythme-là, on ne fera pas l’année. »

Résultat, mardi, la circonscription des affaires scolaires (CAS) a investi les lieux par surprise. Brigitte Dumont, responsable de la CAS du XXe arrondissement de Paris, est venue faire office de REV. Entre adultes, la tension est palpable. « Allez faire un tour dans le préau, vous verrez ce qu’il en est », me glisse une institutrice du bout des lèvres. Brigitte Dumont paraît tendue mais se veut rassurante :

« Si je suis ici, c’est parce qu’on sait qu’il y a des problèmes, mais avec un peu de temps, tout ça va se mettre en place. »
15h15, retour relatif au calme

La plupart des groupes ont rejoint les salles de classe ou quitté l’établissement, direction la piscine ou le gymnase. Mais restent une dizaine d’écoliers bloqués dans l’entrée. « Je dois coordonner le départ avec l’école d’en face », explique une animatrice, portable en main, sa collègue de l’école voisine au bout de la ligne. Dans le préau intérieur, au milieu des cartables qui jonchent le sol, le groupe de l’atelier danse entame ses premiers pas. Ce mardi, la présence des affaires scolaires a permis une passation plutôt rapide.

Après les ateliers, certains écoliers restent en étude. Ils quittent l’école à 18 heures, cartable sur le dos. Agnès Thill craint qu’il ne soit difficile pour les enfants de faire la part des choses :

« C’est très déstabilisant, surtout pour les CP. L’école doit leur apprendre à se repérer dans le temps et dans l’espace, alors qu’il n’y a pas deux jours pareils. »

Surtout, pour elle, maîtres et animateurs sont assimilés au même lieu, mais pas aux mêmes règles.
« C’est très bien pour les vacances »

Institutrice pendant trente ans, Agnès Thill a du mal à voir s’asseoir les écoliers sur leur pupitre. Pas très fan de l’activité slam, elle n’approuve guère qu’Abd al Malik ait remplacé La Fontaine, mais estime qu’on peut parler de dérives lorsqu’une même institution admet des comportements différents :

« Ces choses-là, c’est très bien pour les vacances. Mais ici, certains ont besoin d’un cadre qu’ils n’ont déjà pas à la maison. Il ne faut pas qu’ils aient l’autorisation de faire n’importe quoi. C’est moi qui ai dû réunir les animateurs pour leur dire : “Pas de casque sur les oreilles ni de pantalon en bas des fesses.” »

Agnès Thill n’était pas hostile, a priori, à cette réforme :

« Elle devait bénéficier à des écoles comme la nôtre, permettre une véritable ouverture culturelle. Mais le périscolaire nous envahit et l’école avec un grand E n’existe plus »

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