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les Colibris

Par Le 08/02/2014

"Juste faire sa part"...


http://www.colibris-lemouvement.org/comprendre/le-sens-du-sacre

Le sens du sacré

"Comment peut-on vendre ou acheter le ciel, la chaleur de la terre ? Cela nous semble étrange. Si la fraîcheur de l'air et le murmure de l'eau ne nous appartiennent pas, comment peut-on les vendre ? Pour mon peuple, il n'y a pas un coin de cette terre qui ne soit sacré. Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une brume légère, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de mon peuple."

Paroles du chef indien Seattle, en 1854.

En quelques points, le sens du sacré c’est :

  • se sentir relié aux autres et à la nature dans la solidarité et la complémentarité ;
  • porter les valeurs de la tolérance, de l’entraide, et de la coopération ;
  • être pleinement présent à chaque instant que nous vivons ;
  • responsabiliser notre existence avec honnêteté, sincérité et douceur ;
  • incarner nos engagements et nos valeurs dans les actes simples et quotidiens ;
  • garder confiance quels que soient les évènements que nous traversons, tirer les éléments positifs des épreuves et les leçons qui nous seront utiles pour avancer ;
  • nous laisser surprendre par les cadeaux de la vie.

Être ou avoir

Peut-on trouver un sens à sa vie dans une société fondée sur le « toujours plus », le matérialisme et le rationalisme à outrance, l’hypertechnologie et la surconsommation ?

Une telle civilisation de l’ « avoir » implique nécessairement l’insatisfaction perpétuelle et la peur du manque. Basée sur l’idéologie du « chacun pour soi », elle entraîne la compétition entre les êtres humains, l’individualisme, la solitude subie, voire l’exclusion.

A l'inverse, une société qui met en avant les valeurs de l’ « être » donne du sens en ayant pour objecif le bien-être et l’accomplissement de chacun, dans la complémentarité et le respect de son voisin. Elle porte les valeurs de l’amour et de la solidarité ; elle exalte la créativité et les potentialités de l’être humain, au service du bien commun.

Agir pour le bien commun

Retrouver le sens du sacré, c’est honorer la vie qui nous est confiée, la vie en nous et autour de nous.

A quoi décidons-nous d'employer notre énergie et notre temps ? A quoi décidons-nous de participer : à la maladie ou à la guérison du monde ?

Agir pour le bien commun, c’est :
- veiller à ce que chacun de nos actes ne nuise ni à la nature, ni à ses ressources, ni à ses êtres vivants ;
- faire les choses en conscience, afin que nos activités d’aujourd’hui ne compromettent pas l’avenir ;
- c’est porter les valeurs de la tolérance, de l’entraide et de la coopération ;
- c’est abolir le « chacun pour soi » pour exalter la force de la solidarité.

Nous avons tous le pouvoir de choisir notre manière de participer au monde. La difficulté de sortir du système compétitif mondialisé, dans lequel nous sommes actuellement, n'est qu'apparente.

Se connaître et s’aimer soi-même

Retrouver le sens du sacré, c’est apprendre à se connaître soi-même pour pouvoir cheminer vers notre accomplissement intérieur et participer à un monde meilleur. Nous ne pouvons prétendre changer les vices de la société sans commencer par nous regarder nous-mêmes, tels que nous sommes, et par entreprendre un travail personnel.

Avec honnêteté, sincérité et douceur, acceptons de voir nos parts d’ombre et cherchons l’origine de nos souffrances dans nos propres actes, pensées et modes de vie.
Cessons de projeter la cause de nos tourments sur l’autre et sortons de la victimisation pour entrer dans la responsabilisation de notre existence. Mettons en lumière nos mécanismes inconscients, qui souvent nous aveuglent, nous empêchent de nous réaliser pleinement et de donner le meilleur de nous-mêmes.

Ainsi, pourrons-nous en confiance éveiller l’amour de nous-même pour enfin aimer les autres et la vie.

Le sentiment d’être relié

Retrouver le sens du sacré, ce n’est pas prôner l’adhésion à telle ou telle religion.

C’est retrouver au plus profond de nous-même l’essence commune à toutes les religions, dans leur sens premier, celui de « relier ».
Se sentir relié au Tout, c’est être conscient que l’on ne peut exister sans les autres humains, la nature, la terre, la nourriture qu’elle nous procure, l’air, la lumière, les autres êtres vivants.

Dans la modernité, nos relations et nos organisations sont fondées sur l’antagonisme, la division, la compétition. La réussite de l’un se fait trop souvent au dépend de l’autre. Or, l’autre appartient à l’humanité et à la nature dont nous faisons nous-même partie. Et tout ce que nous lui faisons de mal, c’est à nous-mêmes que nous l’infligeons.

Dans une société évoluée et éveillée aux valeurs de l’être, respecter l’autre comme soi-même est un principe fondamental.

Être pleinement présent

Retrouver le sens du sacré, c’est être pleinement présent à chaque instant que nous vivons.

Dans la société d’aujourd’hui, il est difficile de ne pas se laisser accabler par nos charges professionnelles, financières, sociales, affectives, etc., et par tous les doutes et les peurs qu’elles provoquent.

Etre pleinement présent requiert de se protéger du tohu-bohu de l’existence, de construire sa structure intérieure et de savoir puiser en soi la force, la paix et la confiance, nécessaires pour éclairer nos actes. A quoi bon regretter le passé ou s’angoisser pour le futur, alors que tous les instants de notre vie ne se déroulent toujours qu’au présent ?

Mettons nous aujourd'hui en marche vers un monde meilleur.
La conscience de l’impermanence des choses devrait nous permettre de nous centrer sur l’essentiel.

Comment faire ?

Retrouver le sens du sacré, ce n’est pas rechercher le surnaturel mais plutôt s’éveiller à l’harmonie dans la nature.

Cela peut s’incarner dans des actes simples et quotidiens :

  • se poser la question du sens de nos actes, de notre travail, et tenter autant que possible de les accorder avec nos valeurs profondes ;
  • sortir de la frénésie d’une vie « à cent à l’heure » et s’autoriser des temps de détente, de repos, de respiration profonde ;
  • prendre des moments pour méditer dans la solitude, afin de chasser les peurs et les doutes de notre mental et de retrouver la paix intérieure ;
  • passer du temps dans la nature, à l’observer et à se sentir relié à elle, à tous ses éléments ;
  • aborder la relation à l’autre avec sincérité, tolérance et ouverture, chacun ayant son travail à faire sur lui-même ;
  • chanter, danser, s’amuser, rire et honorer ainsi la vie au quotidien ;
  • poser un regard positif sur les événements : garder confiance dans toutes les situations que nous traversons, tirer les éléments utiles pour nous des épreuves et les leçons qui nous seront utiles pour avancer.

L'ouverture et la confiance sont créatives et pourraient bien nous surprendre !

Questions... suggestions... réactions...

Si vous avez des questions, des suggestions, des réactions sur cette page, n'hésitez pas à nous contacter !

Tais-toi un peu...Tu me fatigues.

Par Le 08/02/2014

"J'entreprends de me laisser porter par la force de toute vie vivante : l'oubli. Il est un âge où l'on enseigne ce que l'on sait, mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce que l'on ne sait pas : cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre, de laisser travailler le remaniement imprévisible que l'oubli impose à la sédimentation des savoirs, des cultures, des croyances que l'on a traversés. Cette expérience a, je crois, un nom illustre et démodé, que j'oserai prendre ici sans complexe, au carrefour même de son étymologie : Sapienta. Nul pouvoir, un peu de savoir, un peu de sagesse et le plus de saveur possible." R.Barthes



Etrange dilemme qui me voit étiré entre deux directions. Lire, écrire et me confronter aux esprits éveillés qui jalonnent leurs routes de balises, des lumières puissantes contre lesquelles je viens heurter mes inquiétudes comme un papillon de nuit ou m'asseoir sur la terrasse, dehors, lever du jour, 6h30, les yeux posés sur les montagnes environnantes, aucun désir, aucune attente, aucune pensée, un vide intérieur qui se laisse envahir par les arabesques du jour qui courent sur les pentes. L'impression inexplicable d'un échange de données : comme si mes pensées, mes connaissances, mes raisonnements, mes incertitudes, mes questionnements lancinants étaient aspirés par l'espace et qu'en échange, ruisselaient en moi, dans les territoires libérés, des énergies vitales, des vibrations d'univers, des pulsions végétales, une aimantation vers le soleil, vers la lumière du monde, juste des bouffées d'air pur.

Il y a des jours où je perçois ma vie comme une interminable errance et simultanément comme une litanie de découvertes insignifiantes. Comme s'il était possible de se réjouir d'avoir ressenti l'Amour de la vie. Mais c'est tout bonnement consternant de se réjouir de quelque chose qui aurait dû ne jamais être caché, ne jamais être dispersé, remplacé, ignoré. Se réjouir d'être moins égaré ? Cela signifierait que j'ai erré pendant cinquante ans et que je peux désormais être satisfait?...C'est effrayant d'immaturité.

Je suis davantage assommé par le constat et totalement horrifié en pensant à ce millier d'enfants que j'ai croisés. Devront-ils eux aussi errer pendant des décennies ? Mais de quoi avons-nous donc été sanctionnés pour devoir subir un tel acharnement ? Nos vies sont-elles donc des tremplins dont nous ignorons même jusqu'au tracé ? Imaginons un sauteur à skis, il s'est équipé, il est prêt, il est en haut de la pente, il sait qu'il doit prendre de la vitesse pour planer. Mais il ne sait pas où est le tremplin...

Le goût de l'Eveil est en nous, dans des profondeurs insondables. Et lorsque ce goût parvient à remonter à la Conscience, nous ne savons même pas en user...

Il est des jours où j'aimerais que ça se taise en moi.

LES ÉGARÉS (roman) 10

Par Le 08/02/2014

Il franchit un pont en bois au-dessus d’un torrent. Il s’est levé à cinq heures. Après avoir cherché le sommeil depuis le milieu de la nuit. Tellement de pensées, tellement d’émotions ranimées. Il lui avait suffi d’ouvrir les yeux pour que le flot déboule comme une vague soulevée par des vents hargneux.

Il imagine maintenant dans son esprit le tourbillon opaque ceinturé dans un entonnoir. La marche favorise l’évacuation des pensées. L’une après l’autre, il les voit s’engager dans le tube étroit, s’écouler irrésistiblement dans l’océan apaisé des émotions disséquées.

Plus de refoulement, plus de rejet dans le maelström gigantesque des idées sombres. L’épuration est enclenchée. Il n’a plus à résister. L’impression d’une structure mentale éclatée, une enceinte fissurée par laquelle ruissellent les eaux noires et pestilentielles d’un passé morbide.

Marcher, avancer, monter vers les cimes éthérées du soi libéré. À quel point il a pu se morfondre dans la souffrance. Cette identification qu’il a adorée, dont il s’est servi. Il était le frère compatissant, attentif, dévoué. Vis-à-vis de ses parents, des proches, des amis, il avait pris forme dans le sacrifice. C’était juste son ego. Juste une manipulation malsaine. Cet amour fraternel le servait. Même s’il s’était réellement investi, même si pendant des mois il avait accordé sa vie à celle de Christian, il sait désormais à quel point cette abnégation n’était pas désintéressée. Il devait prendre forme. Le petit garçon discret, effacé, maladif, l’adolescent angoissé, renfermé, cyclothymique, il fallait les tuer, les supprimer, les transformer. Son sacrifice servait de piédestal. Il s’était construit sur cette promesse, sur ce défi, cette lutte éprouvante contre la Mort.

Humilier la Mort.

Quel combat aurait pu lui permettre d’exister avec une telle force ?

Les hernies discales n’avaient-elles pas été le prolongement de cette lutte ? Ce fonctionnement n’était-il pas devenu une dépendance psychologique jusqu’à atteindre son corps, jusqu’à meurtrir ses chairs, la pièce maîtresse du squelette ? N’exister que dans la souffrance … Des défis inconscients. Repousser les limites.

Il en avait longuement parlé avec Hélène. Elle n’avait jamais donné d’explication.

Hélène n’imposait jamais d’interprétations.

Elle suggérait, uniquement.

Elle racontait des histoires anodines ou étranges, des évènements de sa vie, une vie stupéfiante, elle avait huit ans quand elle avait commencé à sentir dans ses mains des chaleurs incroyables, elle avait huit ans quand elle avait commencé à entrevoir les morts, à les entendre, elle avait huit ans quand elle avait commencé à sentir les douleurs dans le corps des autres... Elle avait désormais des dizaines de patients, plus de cent peut-être, certains venant de pays étrangers, elle racontait certain cas, elle glissait dans la discussion une interrogation incisive, une remarque pertinente, toujours au bon moment.

Cette impression qu’elle lisait dans les pensées.

L’évidence ne surgissait qu’après avoir analysé chaque parole. Et bien plus important encore après les avoir validées, ressenties, explorées, vécues.

Il descend au bord du torrent remplir les deux gourdes.

Retour sur le chemin, avancer vers Leslie. Se retrouver lui-même pour que tout soit possible. Il sait que rien n’est plus important. Abandonner l’homme ancien, l’enterrer, réciter l’éloge funèbre et aller voir plus loin.

Avancer.

La récupération psychologique de Christian avait été bien plus délicate encore que celle de son physique. Des jours et des nuits d’angoisse. Et puis quelques sourires, quelques discussions prolongées, le voir marcher dans la maison, sortir dans le jardin, s’asseoir au soleil, se préparer un café. Chaque situation nouvelle devenait un évènement. Il avait repris sa guitare, le dessin, la lecture, il écoutait de la musique. Et puis le plaisir de la cuisine. À force de préparer ses repas préférés, il avait repris du poids.

Combien de temps avait-il fallu attendre avant que le physique ne l’autorise à reprendre le sport ? Il ne s’en souvenait plus. L’impression d’un temps gluant qui coulait lentement, une vie ralentie. Toute la famille récupérait avec lui. Les peurs s’estompaient, les rires les remplaçaient. Timidement. Comme si des pudeurs étranges pesaient sur leurs éclats, comme s’il fallait se montrer prudent avec le bonheur, ne pas trop réclamer, ne pas trop espérer.

L’horreur. Elle était toujours là, tapie dans un coin de la mémoire. Un fardeau invalidant, une vase collante. S’élever trop haut, c’était courir le risque de retomber avec une violence telle que les désillusions seraient fatales.

Première sortie en vélo. Le cuissard de Christian flottait sur ses cuisses. Les premiers coups de pédale, la cheville bloquée qui brûle.

Il s’était mis devant pour lui couper le vent. Des regards attentifs pour s’assurer que son frère suivait. Ils étaient allés voir la mer. Des sourires, une bouffée de bonheur, des larmes retenues.

L’océan, l’horizon, le parfum de l’iode et des algues, le sable étincelant, les rochers entêtés contre les flots patients.

Son grand frère devant lui, face aux vagues, son grand frère, vivant, un revenant, l’envie de crier aux passants.

« Si vous saviez d’où il vient ! Regardez ! Il a vaincu la Mort ! Regardez ! Il l’a fait ! C’est mon frère ! »

Il pleure. Impossible de marcher. Il s’assoit contre un talus. Les jambes molles.

« Il a vaincu la Mort ! »

Non.

Ça n’était qu’un répit.

Etre aimé. (spiritualité)

Par Le 08/02/2014

Je pensais cette nuit à cette béatitude au coeur de la nature, cette sensation extrêmement forte d'être accueilli, protégé, aimé, compris. Sans que rien ne soit attendu en retour. J'ai pris conscience alors que l'amour humain ne pouvait pas déclencher cet état de paix intérieure. Aussi fort que soit l'amour humain, il restera intérieurement des intentions, des attentes, des réticences, des craintes, des espoirs...Que cela dure, que cela ne soit pas gâché par une mauvaise interprétation, que l'autre ne soit pas déçu dans ses attentes, que l'autre ne s'attende pas à autre chose...Même si ça n'est pas le cas, même si le partenaire n'attend rien ouvertement, on ne peut pas s'empêcher d'avoir peur. Peur de se tromper, de décevoir, de ne pas en faire assez. Ca n'est pas dramatique en soi. Il faut juste accepter de le verbaliser pour que tombent ces non-dits dévastateurs.
Dans la nature, ça ne m'arrive jamais parce qu'elle ne demande rien. C'est un don unilatéral. Je reçois et il me plaît d'imaginer que son bonheur est que je m'abandonne à ce qu'elle me donne. Je n'ai rien d'autre à faire et dès lors la peur disparaît et les pensées avec elle. C'est de là que naît cette fusion. "Perdre la tête" devient possible. Et le corps disparaît avec la tête. Il n'y a plus que l'énergie, le flux vital, cette vibration intime qui coule en moi sans que je sache où je suis.

Il m'arrive aussi de "décrocher" sans que l'état physique soit la cause, sans que je sois allé chercher ce délabrement corporel générant cette paix intérieure. M'asseoir au sommet d'une montagne, devant l'océan, sur un plateau granitique de l'Aubrac...Juste cette contemplation silencieuse et cet envahissement parfois fulgurant de ce flux vital qui vibre aussi en moi, comme une osmose...Difficile à exprimer en quelques mots...
Cette paix intérieure, générée par le plongeon absolu dans le monde, je la vois surtout comme un épuisement du mental parce qu'il arrive un moment dans l'effort où il n'y a plus de pensées, où un silence complet s'installe, comme si les pensées anarchiques ruisselaient avec la sueur, il n'y a même plus de sensations corporelles, tu marches sans effort, dans un état second que je vois davantage comme un état premier d'ailleurs, une dimension de fusion avec la vie, une vie intérieure.
Dans la situation de danger, j'ai connu cet état de lucidité extrême, sans aucune réflexion, un instinct d'une puissance incommensurable, comme si tout était là en moi, tout ce qu'il faut accomplir, dans l'instant, la peur a disparu, il n'y a aucune projection temporelle, tu es là, ancré dans l'instant, avec une force si belle qu'elle te fait pleurer de bonheur. Alors bien sûr, on peut mettre ça sur le compte des endorphines et sans doute qu'il ne faut pas nier les phénomènes chimiques...Mais ce que je trouve dans ces instants là a une puissance si extrême que je ne peux pas la limiter à des phénomènes biologiques...Il y a autre chose. La même énergie que celle que je perçois dans la contemplation simple d'un paysage. Cette unité avec la vie. Disons qu'il y a plusieurs voies.
S'agit-il d'un éveil ? Je ne crois pas parce que ça n'est pas durable dans les effets. Sans doute que la porte reste entrouverte mais je ne suis plus de l'autre côté. Je sais juste que c'est là. Je sais comment passer le seuil. Mais la vie sociale a des exigences incompatibles avec le maintien de cet état de lucidité. Je ne peux pas aller dans ma classe, devant mes élèves, dans cet état de " décrochement". J'en ai longtemps souffert. Et puis j'ai fini par réaliser que je devais me satisfaire de cette "ouverture", qu'il ne servait à rien que je me torture étant donné que je reconstituais dès lors une enceinte gigantesque, des barrières générées par ma volonté. Je sais aujourd'hui que mon corps est un "passeur", un ouvrier au service de cet esprit et que le mental s'effacera devant mon énergie. Je laisse les choses se faire, je vais marcher et je laisse tomber sous mes semelles des résidus mentalisés qui n'ont rien à faire là-haut.

Et puis, je découvre peu à peu que cette paix est accessible par l'absence de tout, aucune course en montagne, aucun raid à vélo, rien, juste s'allonger et entrer en soi, par la canal de la respiration, par l'ancrage de la pensée sur le mouvement de la poitrine, le souffle initial, l'absorption de l'air qui m'enveloppe, son voyage en moi, son rejet pour le mêler au réservoir infini de l'atmosphère...La respiration est un acte d'amour. L'air me pénètre et je le restitue...Ce que je rejette sera purifié, la Nature s'en chargera et elle m'offrira de nouveau le flux vital. Sans aucune attente de sa part, sans aucune demande. Un don bienveillant.

"Faire l'amour" est une expression prétentieuse finalement étant donné que c'est l'Amour qui nous fait.

Nous sommes constamment projetés dans cet acte d'amour. Juste le souffle. Entrer, sortir, entrer, sortir...Doucement, sans aucune violence, avec une tendresse totale...Peut-être devrions-nous honorer cette union. Et délaisser tout ce qui ne participe pas à cette fusion.

Mais que resterait-il ?...

Rien.

Par Le 06/02/2014

Il faudrait ne rien vouloir, ne rien attendre, ne rien espérer. Rester totalement neutre au regard du temps à venir. Mais ne rien vouloir, c'est déjà vouloir quelque chose et c'est se piéger soi-même...Il n'y a pas de liberté intérieure quand on cherche à être libre puisque la pensée est enchaînée à une volonté qui ronge.

Ne rien espérer par conséquent puisque cet espoir est une volonté illusoire, ce qui est encore pire.

Ne rien attendre... C’est déjà ne pas se fixer de temps, ne pas être ailleurs que là où je me pense. Je ne peux être que là où je pense, que dans le temps présent où je suis. Il n'y a rien d 'autre. Celui qui vient de penser à cette évidence est déjà mort dans le temps, celui qui sera le penseur de la prochaine évidence n'existe pas encore, il ne peut que s'imaginer.

Il n'y a donc rien en dehors de cette présence.

Et dès lors que cette présence se projette ailleurs que là où elle existe, elle se condamne, elle se mutile, elle se meurt...

Il ne s'agit pas de vouloir ne plus rien vouloir en imaginant se libérer. Cela n'est qu'une projection vers un au-delà où je n'existe pas, il s'agit de tout abandonner qui ne soit pas l'exploration absolue de l'instant et dans cette concentration indissoluble, parvenir à sentir que le mental n'a plus d'emprise, qu'il ne parvient plus à échafauder les labyrinthes de pensées, les murailles carcérales dans lesquelles on se perd.

Le mental n'est plus le maître quand plus rien ne lui est demandé.

Rien.



"That's life"

Par Le 06/02/2014


Tout homme veut être heureux. Y compris celui va se pendre, comme l'écrivait Pascal. S'il se pend, c'est pour échapper au malheur et donc rejoindre ce qu'il entrevoit comme un bonheur par la disparition de ce qui le détruit : le malheur en lui. Une auto destruction favorable à ses yeux. Aussi effroyable soit-elle pour le reste du monde.

Heureusement, toutes les situations de malheur ne conduisent pas à de telles extrémités. Il s'agit donc de rester lucide pour ne pas finir par se pendre à cette détresse de vivre.

Socrate annonce "que le désir est un manque" et que nous avançons dans l'existence les yeux fixés sur ce manque. Sur ces manques d'ailleurs. Car ls sont nombreux et ont une facilité à se reproduire absolument stupéfiante. Nous sommes des jardiniers performants et nous plantons des graines "de manque" sans relâche.

Sartre disait que "l'être est fondamentalement désir d'être et le désir est manque."

C'est ce qui nous condamne au "Néant" (Sartre) ou à la "Caverne" (Platon).

Nous ne sommes pas heureux parce que nous manquons précisément de ce que nous désirons. On peut craindre en plus qu'une bonne partie de ces désirs et donc de ces manques soient issus de l'imagination et non de la raison, ce qui rend leur aboutissement encore plus inaccessible.

Les Platoniciens commes les Existentialistes ont décrit cette course au désir comme un épuisement de l'individu. Dès qu'un désir est satisfait, il n'y a plus de manque, donc plus de désir. L'individu ne supporte plus ce vide du désir satisfait et cherchera frénétiquement un manque capable de nourrir un nouveau désir, une soif absolument délicieuse qu'il faudra assouvir... L'homme ne vit que dans la projection de son être dans l'assouvissement du désir, fabriqué, artificiellement parfois, par un manque. Ce que je n'ai pas me manque, je le désire. Ce que j'ai ne me manque plus et ne contient aucun désir. Il m'en faut par conséquent un autre pour que la vie soit remplie de ce désir.

La société de consommation et les dirigeants des multinationales sont des philosophes redoutables. Ils connaissent très bien les Classiques, c'est une erreur de les sous-estimer, ils maîtrisent parfaitement les rouages de l'humain et s'en servent avec une maestria éblouissante, aveuglante même, destructrice...Nous sommes des papillons de nuit attirés immanquablement par les manques fabriqués et les désirs entretenus. Qu'un lampion s'éteigne et inévitablement un autre s'allumera un peu plus loin. Pas question de laisser les consommateurs se retourner vers les lumières intérieures...Pas question de leur laisser le temps de se réjouir de l'instant présent. Il faut des désirs, encore plus de désirs, il faut des manques, toujours plus de manques. Noël sera passé qu'on pensera déjà aux oeufs de Pâques. L'hiver sera encore là qu'on trouvera déjà des maillots de bain dans les magasins. Les grandes vacances seront arrivées qu'il faudra déjà acheter le cartable de la prochaine rentrée. L'idéal est de créer même des désirs totalement absurdes afin qu'ils soient rapidement assouvis et que la frénésie du manque s'entretienne plus facilement. Créer des désirs fallacieux est plus rentable car l'individu qui parvient à l'assouvir ne risque pas de chercher à en jouir bien longtemps. La platitude de ce désir assouvi instaurera très rapidement la nécessité d'un nouveau manque et d'un nouveau désir. C'est le monde de l'insastifaction chronique. Quasiment le Monde entier marche dans cette voie.

Même en "amour", certains individus fonctionnent ainsi. C'est le manque qui les réjouit et pas la jouissance du désir assouvi. Amour kleenex qui fait pleurer celui ou celle qui est jeté.



Même les religions ont compris le système, sauf qu'elles l'ont poussé encore plus loin. Le bonheur sur Terre est impossible, ce désir ne sera jamais assouvi, ce manque sera toujours aussi redoutable jusqu'à la fin mais par contre, le Paradis offrira aux bons paroissiens l'assouvissement ultime de ce manque. Croyez en moi et je vous donnerai à votre mort le bonheur qui vous manque. La Foi peut devenir une espérance morbide.



L'espérance. Voilà le mot. Non pas l'espoir qui pousse parfois aux actes, un saisissement de l'instant plus puissant que le mirage temporel, mais l'espérance qui conduit à l'abandon, au fatalisme, à la décrépitude spirituelle. L'espérance est une fuite en avant, d'espérance en espérance, de manque en manque, de désir en désir. L'individu se complait dans l'espérance car le désir de ce qui lui manque lui donne le sentiment d'une vie remplie. L'espérance de l'argent, de l'amour, du confort, de la possession, du pouvoir...C'est une addiction redoutable qui mène certains individus à renier toutes les valeurs humaines les plus belles. Pas de partage, pas de compassion, pas d'attention, pas de tendresse, l'objectif est le moteur, le désir assouvi nourrira un désir encore plus fort, le milieu de la politique est le symbole majeur de ce fonctionnement. L'ambition devient le ferment de l'espérance. Même l'école insère les enfants dans cette perdition des âmes à travers la compétition. L'espérance d'être le "meilleur", d'obtenir le meilleur classement, la promotion désirée, le salaire mirobolant. Mais ça ne s'arrêtera jamais. Les imbrications sociales, les comparaisons, les jalousies, créeront inévitablement un manque supplémentaire. Un poste plus "élevé" même si pour cela il faut ramper. L'espérance de devenir un jour celui fait ramper les autres est une ambition incommensurable, inépuisable. Le conditionnement est si puissant que l'individu a perdu toutes retenues, toute lucidité. La réussite sociale de ces monstres de puissance, aussi destructrice soit-elle, devient la référence. Combien rêve d'être milliardaire ? Combien accepterait de prendre la place d'un Dassault, vendeur d'armes ? Une fortune dont on n'a pas idée...Un nombre de morts incalculables sous les bombes.



Bien, mais alors, que faire ?

Certains choisissent de s'étourdir pour ne plus souffrir de ce qui leur manque. Ne pas penser, ne pas réfléchir, foncer tête baissée dans la meute affolée et se réjouir immédiatement de la folie générale. Acheter, s'amuser, accumuler les divertissements, en abandonner un sitôt essayé, en trouver un autre. Espérer juste que le prochain week-end sera aussi déjanté que celui qui vient de se finir. Passer la semaine le moins douloureusement possible en multipliant les petites trouvailles dérisoires mais indispensables pour tenir six jours. Si en plus, il y a des soldes, alors là, ça va être génial...

C'est toujours de l'espérance mais seconde par seconde...Ceux-là sont faussement dans l'instant et se réjouissent d'une vie frénétique. Grand bien leur fasse.

Bon, laissons tomber, c'est mort.



Allons jouer au Loto alors et si on perd on se réjouira pendant quelques jours que le prochain tirage sera le bon.

Bon, laissons tomber, c'est mort là aussi.



Allons à l'Eglise alors et attendons la mort pour nous réjouir enfin.

Bon, là, c'est sûr, on sera vraiment mort.



Et si nous décidions de ne plus avoir d'espérance ?...Et si nous décidions que nos manques ne sont bien souvent que des inventions ? Et si nous décidions que le plaisir n'est pas à venir mais qu'il est déjà là ? Et si nous décidions que ce plaisir constant d'être là est la source réelle du bonheur ?

Bien sûr que d'espérer avoir un peu d'argent, ça aide...A moins d'aller vivre dans la forêt amazonienne ou chez les Inuits. Tout dépend aussi de ce que nous mettons derrière ce désir d'avoir un peu d'argent d'avance, une réserve permettant de ne plus être dans une survie quotidienne. Saurons-nous en avoir un usage "utile", constructif pour l'individu ? Est-ce que ça répondra à un projet destiné à entretenir une évolution de l'individu ou sa participation erratique à la société de consommation ?



Bien sûr que nous pouvons espérer trouver l'amour, le grand amour. Mais qu'en ferons-nous ? Un accompagnement fidèle et attentif de l'être aimé dans une voie personnelle ou une dépendance à l'autre, à moins que ça soit une soumission de l'autre...Les dérives sont nombreuses.



Bien sûr que nous pouvons espérer avoir un travail passionnant. Encore faut-il qu'il ne nous oblige pas à renier ce que nous sommes. Le travail, s'il n'est pas un tremplin vers un accomplissement intime de l'individu, n'est qu'un labeur. On est en droit d'espérer de l'existence autre chose qu'une vie de labeur.



Et c'est là justement qu'intervient le questionnement de la préparation de ces paramètres essentiels de l'existence. Si nous décidons de rester vivre dans le monde "occidental", nous ne pouvons échapper à la nécessité de la construction de l'existence. C'est vers l'enfant qu'il s'agit de se tourner. Le développement personnel en quelque sorte avant le développement du futur salarié...Ca n'est pas le chemin actuel de l'Education Nationale. La raison en est très simple : l'individu éveillé n'est pas un consommateur effréné, une horreur pour le PIB et les chefs d'entreprise. Pas le petit artisan du coin mais le patron des multinationales. Le gouvernement n'oeuvre pas pour les consciences mais pour le rendement, la croissance, les marges, les chiffres d'affaires. Les gouvernements sont dans l'espérance continuelle de croissance économique et les citoyens sont les outils de leur espérance. Les enfants quant à eux sont des proies si dociles.

Rythmes scolaires...Suite...

Par Le 06/02/2014

 La situation au niveau national :

 

 

1.rentrée 2013, alors que la réforme devait être la règle qui s'imposait à tous, moins de 20% des communes la mettait en place soit 3852.

2. Et depuis la rentrée, plusieurs, parmi celles-ci, ont abandonné face aux difficultés qu'elles rencontraient pour la mettre en œuvre.

 

3.lors du dernier congrès des maires de France l'enquête réalisée par le Ministére de l'Education Nationale auprès des villes qui ont mis en place cette réforme est édifiante.
Tout d'abord, seules 1100 sur les 3852 ont bien voulu répondre sur une question aussi cruciale pour la vie de leur commune. Soit 28% qui ont répondu. Sur ces 28 %, 83 % se sont dites satisfaites. Ce chiffre important de 83% de réponses favorables sur 28 % de communes, démontre à lui seul qu'en réalité seule les communes satisfaites ont répondu à cette enquête. Ce qui signifie que 72 % des communes ne sont pas satisfaites de la mise en œuvre de le Réforme des rythmes scolaires. Pire encore sur les 28 % de réponses, 77% déclarent avoir du mal à financer la réforme qui leur coûte entre 150 et 200 € par élève....

 

  1. Dès la rentrée 2013, des communes ont annoncé qu'elles ne mettraient pas en place la réforme. Après menaces de poursuites, le Ministère a finalement renoncé à s'engager dans une telle voix.

  2. Tout devait être bouclé d'ici fin janvier 2014. Rien n'est fait. Là, où les CDEN se sont tenus ce sont souvent seulement entre 1/3 et ½ des communes qui ont fait des propositions. Et de nombreux CDEN ont été repoussés.

  3. Actuellement ce sont 1733 communes qui ont déclaré qu'elles ne mettraient pas en place la réforme, dont 600 organisées sous un collectif de maires. Dans le Val de Marne seules 6 communes mettront en place la réforme toutes les autres ont déclaré qu'elles ne l'appliqueraient pas.

 

L'éducation du futur

Par Le 05/02/2014

La connaissance de la connaissance.

http://parlez-moidevous.blogspot.fr/2014/02/la-connaissance-de-la-connaissance.html


L’œil de la mouche : "Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur."
Edgar Morin. Seuil.

L'acquisition et l'accumulation des connaissances relève d'un exercice inutile et  peut-être même nuisible, si ces connaissances ne sont pas sous-tendues par une vision de l'humain qui guide leur mise en œuvre.

La masse de connaissances à enseigner a rendu indispensable la catégorisation des disciplines, qui a abouti à une hyper-spécialisation des savoirs. Ils sont fragmentés et isolés dans leurs champs de connaissance, avec pour conséquence la fragmentation des consciences. "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", disait déjà Rabelais.
L’accès au numérique amplifie cette fragmentation : les informations sont atomisées, dépourvues d'un fil conducteur qui les transcende et les relie les unes aux autres, sans vision globale qui puisse leur donner un sens. 
 
La leçon de ce petit livre d'Edgar Morin est celle du passage indispensable de la connaissance à la méta-connaissance, à enseigner d’urgence aux acteurs du futur.
"A la demande – et avec l’aide- de l’UNESCO, Edgar Morin propose ici le viatique minimal pour nous aider à regarder l’avenir en face. Ce petit texte lumineux, synthèse de toute une œuvre et de toute une vie, a d’ores et déjà été diffusé dans plusieurs pays du monde. Il a aidé d’innombrables hommes et femmes à mieux affronter leur destin et à mieux comprendre notre planète."
Quatrième de couverture.
Sept chapitres en forme de programme éducatif indispensable.

  • "L’angle mort" ou la tache aveugle : les limites et les illusions du savoir.
  • Comment acquérir une vision globale du monde qui englobe les connaissances parcellaires et spécialisées ?
  • Qu’est-ce qu’être humain ?
  • Relativiser les certitudes et accepter l’inconnaissance et l'imprévu.
  • L’histoire de l’humanité : la compréhension de ce qui nous relie les uns aux autres, notre appartenance à un destin commun.
  • Individu, société, espèce : sortir de l'intolérance et de la logique du tiers exclu pour entrer dans une logique complexe.
  • L'anthropo-éthique : retrouver une boussole pour ne pas perdre le Nord.
En conclusion
"Nous n'avons pas les clefs qui ouvriraient les portes d'un avenir meilleur... Mais nous pouvons dégager nos finalités : la poursuite de l'hominisation en humanisation."
 
Un beau programme transversal, à mettre dans toutes les mains...

Con-férence pédagogique

Par Le 05/02/2014

Bon, conférence pédagogique ce matin, de 9h à midi et bien je me suis barré parce que prendre les gens pour des cons à ce point-là, ça dépasse l'entendement et ça dépasse surtout ce que je suis capable de supporter. Ils n'ont qu'à me virer si ça leur chante.

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René Daumal

Par Le 05/02/2014

Dès que leurs visages furent tournés vers le dehors, les hommes devinrent incapables de se voir eux-mêmes, et c'est notre grande infirmité. Ne pouvant nous voir, nous nous imaginons. Et chacun, se rêvant soi-même et rêvant les autres, reste seul derrière son visage. Pour se voir, il faut d'abord être vu, se voir vu. Or, il y a sûrement une possibilité pour l'homme de réapprendre à se voir, de se refaire un oeil intérieur. Mais le plus grave, et le plus étrange, c'est que nous avons peur, une peur panique, non pas tellement de nous voir nous-mêmes que d'être vus par nous-mêmes ; telle est notre absurdité fondamentale. Quelle est la cause de cette grande peur ? C'est peut-être le souvenir de la terrible opération chirurgicale que nos ancêtres ont subie quand ils furent coupés en deux ; mais alors, ce que nous devrions craindre le plus, c'est qu'en continuant à nous séparer de nous-mêmes par une brillante fantasmagorie, nous allions nous exposer à être encore une fois coupés en deux - et c'est ce qui arrive déjà. Si nous avons peur de nous voir, c'est bien parce qu'alors nous ne verrions pas grand-chose ; notre fantôme a peur d'être démasqué. C'est par peur de cette horrible révélation que nous nous grimons et que nous grimaçons. Et, notre tête, modeleuse de masques et conteuse d'histoires, au lieu de nous guider vers la vérité, est devenue notre machine à nous mentir. (...) » René Daumal, par Jean Biès, aux éditions Seghers, collection Poètes d'aujourd'hui

Génocide

Par Le 02/02/2014

Plutôt que de s'obstiner à accuser les Dieudonnistes d'antisémitisme, il serait temps d'écouter ce que l'humoriste dit. Le peuple Juif n'a pas le monopole de l'horreur. Il n'y a pas de hiérarchie, il n'y a pas de prime à la victime, un classement du premier au dernier. Il n'y a que l'horreur, une épouvantable horreur et je rêve du jour où le peuple Juif, dans sa totalité, prendra en considération leurs frères de souffrance, tous leurs frères. Que le peuple Juif ne soit pas un peuple élu mais un peuple uni aux autres. Elles existent déjà ces âmes compatissantes mais elles sont beaucoup trop silencieuses au regard du tapage immonde orchestré par des cerveaux malades.

Valls est un malade. Et tous ceux qui aboient avec lui rognent un os chargé de pourritures. Ces cerveaux n'oeuvrent pas à la fraternité dont ils souillent l'idée. Et l'erreur est monumentale, catastrophique, effroyable. Comme si les leçons du passé devaient être manipulées à des fins innommables. Et les victimes de la Shoah ne l'auraient sûrement pas souhaité. C'est là que se trouve la plus terrible insulte. Et ce sont nos dirigeants qui la commettent.


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(Tiré du guide "Namibie" chez Lonely Planet, p.27)

On pourra aussi consulter le document pdf, "Quand le Nazisme faisait ses classes en Afrique", en français.

 

Note: Une rue à Windhoek, capitale de la Namibie, porte le nom du General Lothar von Trotha qui décida de l'extermination des Hereros en 1904. Un monument aux morts allemands de cette période, civils et militaires dans un parc situé en plein centre de la capitale Windhoek, est surmonté de l'aigle prussien.

Une statue équestre en bronze dans la même ville, représente un cavalier militaire des Schutztruppen (alias troupes de protection). Cette statue fut inaugurée en 1912 et est dédiée -uniquement dédiée- aux soldats et citoyens allemands qui moururent durant le génocide des Hereros et des Namas. En Pologne, à Varsovie, un monument commémore le génocide des Juifs du ghetto de Varsovie: en Namibie, à Windhoek la capitale, rien de ce genre. (voir la photo ci-dessous)

 

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 " Il y a eu également les camps de concentration construits par le général Lothar von Trotha dès 1904 en Namibie (pays d'Afrique) pour éliminer le peuple Herero opposé à la colonisation initiée par le gouverneur Heinrich Göring et aux armées du chancelier Von Bülow. Le désastre humanitaire fut effrayant : plus de 70 000 Hereros morts avant ou dans les camps de concentrations (pour causes de malnutrition, mauvais traitements, exécutions sommaires des malades ainsi que des plus faibles). Il ne faut pas oublier les expériences anthropologiques, scientifiques et médicales transformant les prisonniers hereros en cobayes humains."

(tiré de Wikipédia, rubrique Camps de concentration)

"C'est dans les camps de concentration de l'Afrique australe que le docteur Eugen Fischer (NDLR: prédécesseur en cela de  Mengele, le médecin d'Auschwitz) a élaboré les théories sur l'hygiène raciale qu'il appliquera aux Juifs sous le IIIe Reich."

(tiré d'un article de Libération du 26 Juillet 2013, "La race ça nous regarde, écrit par le sociologue Éric Fassin)

Les Namas, dont on parle moins, joignent ensuite la résistance des Héréros et subissent le même sort. Après la fin des combats en 1907, alors que les rares survivants (15 à 25 % de la population d'origine) héréros sont dispersés dans la nature, les survivants namas sont internés en camps de concentration (33 à 50 % de la population d'origine survivra à la guerre et aux camps). 

Heinrich Goering, père de Hermann Goering -l'inventeur de la Gestapo- sera le premier gouverneur civil de la colonie bien avant le génocide.

Voir l'intéressant débat sur ce forum d'histoire.

▼Source: Traces de la colonisation allemande à Windhoek et Berlin .

Dans ce document pdf, les auteurs membres d'un institut -Institut sur le racisme et sur les crimes coloniaux localisé à Berlin- s'étonnent et s'indignent sur le fait que cette statue à Windhoek dédiée aux morts allemands de cette période, il ne soit fait mention des soldats et citoyens allemands et uniquement ceux-ci sans jamais prononcer le mot "génocide" et faire ainsi hommage aux miliers de victimes Hereros et Namas.

En 1904, en pleine guerre contre les Hereros et Namas, fut érigé dans la capitale un camp de concentration (KonzentrationLager, terme attesté dès le 14 Janvier 1905 et qui apparaît pour la première fois en clair sur des documents allemands de l'époque) où furent emprisonnés des hommes, femmes et enfants et où des exécutions eurent lieu. Les soldats allemands avaient ordre de tirer à vue sur quiconque, homme femme ou enfant qui tenterait de quitter le camp. Des expériences médicales furent pratiquées sur ces cobayes humains par le docteur Eugen Fischer, futur membre du parti nazi.

Des photographies témoignent de cela, d'après les auteurs berlinois de cet institut. Voir la photo plus bas qui rappellent certaines photos prises par les GI américains en 1945 lors de la découverte en Allemagne des camps de Dachau, Büchenwald et Ravensbrück.

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Extrait d'une lettre du Général Von Trotha datée du 4 Octobre 1904:

"La nation Herero devait être soit exterminée, ou dans l'impossiblilité d'une solution militaire, expulsée du territoire. [...] J'ai donné l'ordre d'exécuter les prisonniers, de renvoyer les femmes et les enfants dans le désert. "

 

  • 1903: Révolte des Khoi et des tribus Hereros contre les colons et l'administration allemande.
  • 10 janvier 1904 : Début du soulèvement herero commandé par le chef Samuel Maharero. Witbooi se joint aux insurgés et mène une guerre d'embuscade. Disposant de six mille fusils, ils sabotent les voies de chemin de fer et incendient les fermes. Près de soixante colons allemands sont tués puis encore cent vingt-trois civils allemands. Le 11 juin 1904, le lieutenant-général Lothar von Trotha, nommé commandant en chef des troupes de la colonie allemande du Sud-Ouest Africain, débarque dans la possession du Reich avec pour mission d'en finir avec la révolte des Hereros.
  • 11 août 1904 : Bataille de Waterberg. Victoire décisive contre les guerriers Hereros du chef Samuel Maharero. En les encerclant de trois côtés, Lothar von Trotha ne laissait aux Hereros qu'une seule issue pour fuir : le désert du Kalahari. Alors que ces derniers essayent d'y trouver refuge, von Trotha fait empoisonner les points d'eau, dresser des postes de garde à intervalles réguliers et signe un ordre (Vernichtungsbefehl) de tirer sans sommation à la vue de chaque Herero, qu'il soit homme, femme ou enfant. Des milliers d'Hereros meurent alors de soif dans le désert. La population Herero estimée à 80 000 âmes avant le début de la guerre était réduite à 15 000 individus en 1911 (80 % de la population avait donc été exterminé).
  • (tiré de Wikipedia, rubrique Sud-Ouest africain allemand)

Une des rares photos des Hereros survivants après la terrible bataille du Waterberg en 1904==>

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Génocide, camps de concentration et expérimentation sur des cobayes humains, tout ceci fait penser à un prélude -ou une répétition- de ce qui va se passer durant la Seconde Guerre mondiale.

Le génocide des Hereros en Namibie en 1904 fut donc bien un laboratoire de la Shoah quelques décennies avant.

Faire le vide (spiritualité)

Par Le 02/02/2014

Il n'est pas nécessaire de s'observer longtemps pour s'apercevoir que nos réactions sont "mécaniques" et nous renvoient à des fonctionnements anciens. J'appellerai ça la "personnalité". Elle ne nous appartient pas, elle se constitue à travers les conditions de vie. Si nous devions répondre consciemment à chaque stimulus de la vie, nous nous épuiserions sans doute. Le mécanicisme nous permet donc de répondre rapidement aux événements quotidiens. C'est un peu comme si nous utilisions notre disque dur. Les données sont là. Il n'y a rien à inventer. Il convient juste de savoir que ces données nous ont justement été données à travers notre éducation, notre histoire, nos bonheurs, nos traumas.
"Quand tu les comprends, les choses sont ce qu'elles sont. Quant tu ne les comprends pas, les choses sont ce qu'elles sont." Le problème principal vient du fait que cette personnalité n'accepte pas les choses et qu'elle tient absolument à les marquer de son empreinte. C'est l’ego. Dans nos relations humaines et dans les relations qu'on entretient avec soi-même, il y a un conflit latent qui émerge souvent et qui n'est que la preuve de notre incomplétude. Nous ne sommes pas unifiés avec la vie. Gurdjieff disait que la machine humaine est mue par l'énergie automatique des centres et qu'elle tient l'individu sous sa coupe.L'essence, qui est la partie réelle de nous-mêmes est devenue passive. Elle s'efface parce qu'elle ne peut pas fonctionner dans le conflit. Elle n'émerge que dans la plénitude. Comme nous n'avons pas été sollicité à vivre sereinement nos émotions, nous ne fonctionnons qu'à travers notre personnalité. L'éducation occidentale se limite à un enseignement intellectuel. La spiritualité en est absente. La vigilance envers nos émotions est bannie. Nous devons juste apprendre à refouler, à contenir, à maîtriser. Mais il ne s'agit pas d'une maîtrise réelle. On n'apprend pas la vigilance à un condamné. On l'enferme dans les conditionnements. La maîtrise réelle n'existe qu'à travers l'acceptation et l'analyse. En fait, nous ne sommes pas des individus mécaniques mais nous agissons de façon mécanique. Nous avons appris des adultes auxquels nous étions soumis que les changements venaient de l'extérieur: de nos parents, de nos maîtres, de nos dirigeants, de nos patrons, de la société en général...Cette identification à des schémas de pensées font peser sur l'essence une masse gigantesque. Si nous nous rebellons, ça n'est jamais qu'une réaction à des phénomènes qui finissent pas nous étouffer. Nous ne sommes toujours par libres dans notre essence mais manipulés par une personnalité qui s'identifie à la rébellion. Ça n'est jamais qu'une nouvelle forme de « mécanicité ». Nous imaginons que le travail sur soi porte ses fruits et que nous nous "éveillons" alors que nous restons "déterminés" par des phénomènes extérieurs. La personnalité a simplement pris une autre forme. Ces émotions qui génèrent cette colère et cette révolte prennent leur source dans le puits des traumatismes de l'enfance. Ce sont des émotions négatives et elles occupent une place considérable. Les conditions de vie, l'exubérance, la multiplicité des phénomènes qui nous assaillent font que nous recouvrons ces traumatismes et que nous ne les observons pas dans leur genèse, que leurs conséquences nous échappent, que bien souvent nous attribuons à des stimulus extérieurs, les résonances émotionnelles qui nous submergent. "C'est la faute de..." Une faute extérieure.
Il faut basculer dans un autre état de conscience pour réaliser que les traumas n'existent pas dans l'esprit de l'individu mais que la personnalité les entretient car elle y prend forme. "Je suis celui qui souffre...Je suis celui qu'on n'aime pas...Celui qu'on ignore...Je suis une victime des autres...Je suis incompris..." Je suis surtout incompris de moi-même. Le problème majeur vient du fait que le mental, serviteur fidèle de la personnalité, trouve son énergie dans le passé psychologique qu'il a créé. Il ne peut pas exister dans l'instant présent. Il est tourné vers le passé car c'est là qu'il dessine ce qu'il pense être. Il se nourrit des traumatismes. La conscience de la vie, (pas des conditions de vie mais de l'instant présent) est la négation de l’ego, du mental, de la personnalité. Elle renvoie ces entités à leurs places réelles. Juste des partitions d'un disque dur. Ca n'est pas l'individu, c'est un programme "informatique" destiné à faire fonctionner l'individu dans l'existence sociale. Pas dans l'existence spirituelle. L'objectif est de ramener l'attention vers l'essence et de cesser d'entretenir la personnalité. Elle ne disparaîtra pas mais elle réintégrera la place qui est la sienne. Un ouvrier, pas un maître d'intérieur. Ni encore moins l'architecte.
La difficulté vient de la mise en place de cette prise de conscience. A mon avis, ça ne peut pas passer uniquement par le mental et c'est là que l'écriture montre ses limites. Comment pourrait-on se libérer du mental en usant de ses outils? La parole, la réflexion, l'écriture, l'analyse ou la psychanalyse. Cette énergie que j'utilise pour ranimer mon essence et la plénitude dont elle a besoin, elle s'épuise à lutter contre des entités redoutables. Mais si je lutte contre un "mal" en usant des outils avec lesquels ce mal s'est installé est-ce qu'il est possible de construire un état de conscience qui ne soit pas infecté par les miasmes des cadavres?
En fait, je n'écris pas. Je ré-écris. Rien de neuf. Toujours la même chose. Parce que les outils que j'utilise sont les poisons qui m'ont contaminé. J'écris par "réaction", pas dans un état de "création". ( c'est étrange de voir qu'il s'agit des mêmes lettres...). Finalement lorsque je marche en montagne ou que je fais du vélo, et que j'entre dans un état d'absence au monde humain, dans un état de clairvoyance, que mes pensées tombent sous mes semelles au rythme de mon pas, je suis davantage en moi-même que lorsque j'écris. L'idéal serait que je reste branché sur un ordinateur et que les mots s'inscrivent. Cette fluidité émotionnelle nourrit des pensées neuves. Je comprends les adeptes du "zazen". Unifier le centre intellectuel et le centre émotionnel.
Personnellement je préfère marcher.
La douleur survient lorsque le retour rompt cette plénitude. J'ai beau me dire que "les choses sont ce qu'elles sont" et que c'est moi qui les rend douloureuses, je sens de plus en plus un besoin irrépressible de passer à autre chose. Accrocher mes sacoches sur mon vélo et partir en ligne droite, sans aucun objectif sinon celui de rouler et de me "vider". De tout. Puisque ce qui reste est essentiel.

Faire le vide pour exister enfin.

 

Où êtes-vous ?

Par Le 02/02/2014

Et quand je pense que des humains s'extasient devant des bagnoles...Purée...Le niveau de conscience du réel, dérisoire, insignifiant, d'une immaturité effroyable. Je suis sorti cette nuit, manger une pomme. Et il y avait des étoiles. L'une d'entre elle brillait de mille feux juste au-dessus de la silhouette sombre d'une montagne. Comme des clignements de paupières. Neuf milliards de planètes potentiellement habitables dans notre galaxie. Rien que notre galaxie. Faut absolument que je tienne le coup jusqu'à ce qu'ils nous trouvent.Ngc6357a hst

Tout disparaîtra

Par Le 02/02/2014

"J'ai rencontré un voyageur venu d'une terre
antique
Qui disait:Deux jambes de pierre, vastes
et sans tronc,
Se dressent dans le désert. Près d'elles, sur le sable,
Mi-enfoui, gît un visage brisé, dont le sourcil
qui se fronce
Et la lèvre plissée, et le ricanement de froide
autorité
Disent que le sculpteur sut bien lire ces
passions
Qui survivent encore, imprimées sur ces choses sans
vie,
A la main qui les imita, au coeur qui les nourrit.

Et sur le piédestal apparaissent ces mots:
"Mon nom est Ozymandias, roi des rois;
Contemplez mes oeuvres, ô Puissants et
désespérez."

Rien de plus ne reste. Autour de la
ruine
De ce colossal débris, sans bornes et
nus
Les sables solitaires et unis s'étendent au
loin.

Percey Bysshe Shelley, Ozymandias.

Psol1

Krishnamurti

Par Le 02/02/2014


"La première et dernière liberté"

"La révolution du silence."

"Se libérer de connu."

"Le livre de la méditation et de la vie."

"Lettres aux écoles"


"La société en soi n'existe pas. La société est ce que vous et moi dans nos relations réciproques avons créé; c'est la projection extérieure de tous nos états psychologiques intérieurs. Donc si vous et moi ne nous comprenons pas nous-mêmes, transformer le monde extérieur, lequel est la projection de l'intérieur, est une entreprise vaine:les modifictations ou transformations qu'on peut y apporter ne sont pas réelles. Si je suis dans la confusion en ce qui concerne mes rapports humains, je créé une société qui est la réplique de cette confusion, l'expression extérieure de ce que je suis. Nous pouvons discuter la question de savoir si la société, l'expression extérieure, m'a produit ou si c'est moi qui ai produit la société."

"Se consacrer à la connaissance de soi ne veut pas dire nécessairement s'isoler, s'opposer au monde, ni mettre l'accent sur l'individu, le moi par rapport à la masse, aux autres. Comprenez plutôt que si vous ne vous connaissez pas, si vous n'êtes pas conscient de votre façon de penser, des raisons pour lesquelles vous tenez à certaines opinions, à certaines croyances sur l'art ou la religion, sur votre pays, votre voisin et vous-mêmes, bref, si vous n'êtes pas conscient de tout ce qui fait votre conditionnement, il vous est impossible de penser avec vérité sur quoique ce soit. Si vous ne voyez pas clairement que votre conditionnement, lequel est la substance de votre pensée et son origine, ne voyez-vous pas que votre recherche est futile? "

"En vue de comprendre la nature d'une société en voie de désintégration, n'est-il pas important de nous demander si vous et moi, si l'individu peut être créatif? Nous pouvons voir que là où est l'imitation, il y a nécessairement désintégration; là où est l'autorité, il y a nécessairement copie. Et puisque toute notre structure mentale et psychologique est basée sur l'autorité afin d'être créatifs. N'avez-vous pas remarqué que dans les moments de création, au cours de ces heureux instants d'intérêt vital, il n'y a pas en nous ce sentiment de répéter, de copier? De tels moments sont toujours neufs, frais, heureux, féconds. Et nous comprenons ainsi qu'une des causes fondamentales de la désintégration de la société est l'esprit d'imitation, c'est à dire le culte de l'autorité."




Ces trois textes là ont déjà une énorme résonance en moi par rapport à mon métier.
Chaque enfant constitue la classe. Elle ne sera que ce qu'ils portent et ce que je porte.
Leurs relations sont générées par leurs conditionnements. Et par les miens.
Leurs plus belles créations sont celles où mon "autorité" s'efface et où il ne reste que la beauté du Soi qui se révèle.




"Savons-nous ce que nous appelons le moi? Par cela, j'entends l'idée, la mémoire, la conclusion, l'expérience, les diverses formes d'intentions définissables et non définissables, les tentatives conscientes d'être ou de n epas être, la mémoire accumulée de l'inconscient, mémoire de la race, du groupe, du clan, de l'individu lui-même, et tout le reste qui se projette extérieurement en action ou spitituellement en vertus. l'effort à la poursuite de tout cela est le moi. En lui est inclus l'esprit de compétition, le désir d'être. Tout ce processus est le moi et nous savons par perception directe, lorsque nous le voyons en face qu'il est "mauvais". J'emploie avec intention ce mot "mauvais" car le moi est un instrument de division: il nous informe en nous-mêmes et ses activités quelques nobles qu'elles soient, nous séparent les uns des autres, nous isolent. Nous connaissons aussi ces instants extraordianaires où le moi n'est pas là, en lesquels il n'y a aucun sens d'effort, de volonté pénible, et qui se produisent lorsqu'il y a de l'amour."

"La jeunesse aujourd'hui, comme toutes les jeunesses, est en révolte contre la société et c'est une bonne chose en soi. Mais la révolte n'est pas la lberté parce qu'elle n'est qu'une réaction qui engendre ses propres valeurs, lesquelles, à leut tour, enchaînent. On les imagine neuves, mais elles ne le sont pas: ce monde nouveau n'est autre que l'ancien, dans un moule différent. Toute révolte sociale ou politique fera inévitablement retour à la bonne vieille mentalité bourgeoise."

"On n'est jamais seul tant qu'on est rempli de souvenirs, des conditionnements, des soliloques du passé: les déchets accumulés du passé encombrent les esprits. Pour être seul on doit mmourir au passé. lorsqu'on est seul, totalement seul, on n'appartient ni à une famille, ni à une nation, ni à une culture, ni à tel continent: on se sent un étranger. L'homme qui de la sorte, est complètement seul, est innocent et c'est cette innocence qui le délivre de la douleur.
Mourir c'est se vider totalement l'esprit de ce que l'on est, c'est se vider de ses aspirations, des chagrins et des plaisirs quotidiens. la mort est un renouvellement, une mlutation qui n'intervient pas par la pensée qui est toujours vieille. Lorsque se présente la mort, elle apporte toujours du nouveau. Se libérer du connu, c'est mourir et alors on vit."

"Lorsqu'on aime, il faut être libre, non seulement de l'autre personne mais par rapport à soi. Le fait "d'appartenir" à quelqu'un, d'être nourri psychologiquement par cette personne, cet état de dépendance, comporte toujours de l'inquiétude, des craintes, de la jalousie, un sens de culpabilité...La peur exclut l'amour. Un état douloureux, sentimental ou émotionnel, le plaisir et le désir n'ont rien de commun avec lui. L'amour n'est pas un produit de la pensée. La pensée, étant le passé, ne peut pas le cultiver. L'amour ne peut pas être enclos dans le champ de la jalousie. La jalousie est le passé et l'amour le présent actif. Si l'on sait ce qu'est "aimer", on n'est tributaire de personne. "

Mensonge d'état

Par Le 01/02/2014

J'ai reçu aujourd'hui ce témoignage.
J'aurais préféré ne jamais avoir à le lire mais il vient confirmer ce mensonge d'état qui est devenu une marque de fabrique.

Il faut absolument que je parvienne à sortir de ce milieu. Avant d'y dépérir. Empoisonné par les effluves pestilentiels qui émanent des cerveaux malades qui nous gouvernent.


Bonjour !

 

Je cite un extrait d'une note ministérielle que vous avez commenté il y a quelque temps:

 

Nous connaissons l'engagement des conseillers d'orientation-psychologues et l'action des centres d'information et d'orientation (CIO) dans cette mission, comme leur contribution à la lutte contre le décrochage scolaire.

 

Anecdote personnelle: Enfin, anecdote, si ça n'était pas, à mes yeux et pour mon beau fils, si grave, cela n'en serait qu'une...

 

Mon beau fils arrive du Sénégal cet été pour s'installer avec mon mari et moi, en France. Il était en cinquième là bas. Il a redoublé deux fois (CE2 et 5me). Ses aptitudes de lecteur sont très faibles. Bref, il a un niveau scolaire très proche du CM2. Avec la barrière d'un apprentissage de la langue française très approximatif en plus (d'où le niveau de lecture faible, évidemment!). 

 

Rencontre avec  le conseiller du CIO cet été. J'aimerais qu'il soit en 4ème voir même en 5ème, histoire qu'il ne soit pas mis en difficulté d'un point de vue scolaire, vu tout ce qui va lui être demandé comme effort d'adaptation en dehors et dans le cadre de l'école. 

 

Problème: Il a 16 ans. Bien que d'apparence fluette et juvénile. Ah non Madame, ça n'est pas possible qu'il suive une classe dans laquelle il POURRA réellement suivre. Il est trop vieux, je ne suis même pas sûre qu'un collège voudra bien de lui car il a dépassé l'âge de scolarisation obligatoire ....

 

Je précise que je ne suis pas POUR les redoublement. Je suis POUR le fait que mon beau fils se sente suffisamment à l'aise pour fournir les efforts et la concentration nécessaire à ses apprentissages. Je suis POUR le fait de ne pas le mettre en situation d'échec et de lui donner du temps. Je suis POUR enfin, écouter son avis, de lui qui s'étonne que l'on fasse tout un fromage de cette différence d'âge. Qui ne comprend pas qu'on lui refuse cela et qui a peur d'être mis en 4ème, avec un programme complètement différent du Sénégal, sans avoir jamais fait de Géographie ou d'histoire comme on le fait en France, en commençant une seconde langue (en fait, une 4ème langue pour lui qui parle Wolof, français difficilement et anglais d'une manière qui aurait inspiré Gd Elmaleh), avec de grosses difficultés en maths......

 

 

 

Ah mais non Madame, je ne parle pas de le mettre en 4ème, ça n'est pas possible (comment ça? il était pourtant en 5ème l'année dernière!).... Il est trop âgé pour la 4ème, il y a des problèmes de différence de maturité sexuelle et peut être que s'il est trop intéressé par la chose il pourrait agresser une fille trop jeune... Heuh.... Vous avez parlé de cela avec lui... ? Honnêtement, moi j'ai plutot l'impression qu'à part le ballon....(pour le moment du mois, je sais bien que ça doit le titiller aussi, normal! Mais de là à agresser qqn.... !!!!! ??????)

 

Ah bon, donc il va aller où ?

 

Et bien en 3ème ! Si encore un collège veut bien de lui.... 

 

 

Mais non, nous ne voulons pas qu'il soit en 3ème, ça va être trop difficile, il va se ramasser.... Quel recours je peux avoir? 

Il n'y a pas de recours possible, Madame, c'est moi qui conseille la Dasen qui valide ensuite.

 

 

Donc... ?

 

Donc, il ira en 3ème.

 

Résultat, il galère depuis le début de l'année. Il y a des cours où il ne comprend absolument pas ce qui se passe (Sciences physique, anglais, maths). Il s'accroche pourtant, il bosse près de 3 heures par jour en devoirs, apprentissages et réexplications de cours avec moi quand je peux ou sinon seul. Il cherche sur internet à trouver des documentaires, des films etc pour comprendre autrement.

 

Certains professeurs, auxquels j'ai expliqué la situation en réunion de rentrée (on avait rencontré le prof principal: prof de maths au tout début de l'année et on pensait que le message avait été transmis, mais PAS DU TOUT), ont adapté, si ce n'est leur enseignement du moins leur mode d'évaluation de manière à ce que ça ne soit pas complètement écrasant.  

 

Mais cette absolu ignorance de l'individu, de son histoire, cette obligation d'évoluer scolairement en fonction d'une fourchette d'âge, sont  de très gros facteur d'échec. En tout cas ça l'est immanquablement pour mon beau-fils!

 

Voilà. C'était mon coup de gueule, car cela me fait souffrir de le voir souffrir ainsi! 

Où on va là ?...

Par Le 31/01/2014

Ils font quoi les autres parents, ils attendent quoi ?

L'école laïque devient une menace gigantesque.

La sexualité de l'Amour (sexualité sacrée)

Par Le 28/01/2014

Extrait du livre sur la sexualité sacrée d'Osho
 
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« L'amour donne accès à l'infini, à l'immortalité de la vie. Donc, si vraiment vous avez rencontré l'amour, vous pouvez l'utiliser comme technique de méditation.
Voici comment faire : Dans l'amour, ne gardez pas vos distances. Soyez amour et entrez dans l'éternité. Lorsque vous faites l'amour à un homme ou une femme, êtes-vous là en tant qu'amant ?
Si vous y êtes, vous êtes dans le temps et votre amour est faux, artificiel.
Si vous êtes encore présent et capable de dire : « Je suis », vous êtes peut-être proche physiquement, mais spirituellement vous êtes aux antipodes l'un de l'autre.

Pendant l'amour, vous ne devez pas être. Seul l'amour, seul l'acte d'amour doit être.
Devenez l'acte d'amour !
Lorsque vous caressez votre bien-aimé(e) ou votre amant(e), devenez la caresse.
Dans le baiser, ne soyez pas celui ou celle qui embrasse ou qui reçoit le baiser, soyez le baiser.
Oubliez complètement l'ego ; dissolvez-le dans l'acte.
Entrez dans l'acte de façon si profonde que celui ou celle qui agit disparaît.
Et si vous ne pouvez entrer dans l'acte d'amour, il vous sera difficile d'entrer dans l'acte de manger ou de marcher - très difficile, car l'amour est l'approche la plus simple pour dissoudre l'ego.
C'est la raison pour laquelle ceux qui sont égoïstes sont incapables d'aimer. Ils peuvent en parler, ils peuvent le chanter, ils peuvent écrire à son sujet, mais ils sont incapables d'amour. L'ego ne peut aimer....

Devenez l'amour ! Et entrez dans la vie éternelle. L'amour vous fait brusquement changer de dimension. Vous êtes projetés hors du temps et vous faites face à l'éternité.

L'amour peut se transformer en une profonde méditation, la plus profonde qui soit. Et des amants ont parfois rencontré ce que des saints n'ont pas connu.
Des amants ont pu toucher ce centre, ce que de nombreux yogis n'ont pas réussi.
Mais cela ne restera qu'un pressentiment, à moins de transformer votre amour en méditation.
Tantra signifie ceci : transformer l'amour en méditation.
Maintenant vous pouvez comprendre pourquoi le Tantra parle tellement d'amour et de sexe.
Pourquoi ? Parce que l'amour est la porte naturelle la plus aisée pour transcender ce monde-ci, la dimension horizontale....

Le sexe ne doit pas rester du sexe- voilà l'enseignement du Tantra - il doit être transformé en amour.
Et l'amour non plus ne doit pas rester de l'amour.
Il doit être transformé en lumière, en expérience méditative, en la dernière et ultime apogée mystique.
Comment transformer l'amour ?
Soyez l'acte et oubliez celui ou celle qui agit.
Pendant l'acte d'amour, soyez l'amour, rien qu'amour.
Ensuite, il ne s'agit plus de votre amour ou de mon amour ou de celui de n'importe qui d'autre. C'est simplement de l'amour.
Lorsque vous n'êtes plus là, vous êtes alors entre les mains d'un courant, d'une source ultime, et vous êtes dans l'amour.
Ce n'est pas vous qui êtes dans l'amour ; dans ce cas, l'amour vous a submergés, vous avez disparu.

Vous n'êtes qu'une énergie qui circule...

L'amour c'est passer ensemble dans un monde différent. »
 

Vouloir combler le vide et l'agrandir

Par Le 26/01/2014

"Pourquoi posséder des objets ? Là est une question existentielle des plus captivantes. De nos jours, nous avons découvert une nouvelle drogue dont on est, sans le savoir, totalement dépendant. Cette drogue se nomme « le plus », mais du coup, la question qui devrait nous venir à l’esprit est de savoir pourquoi ? Pourquoi vouloir toujours plus ? Nous remplissons nos vies à un point inimaginable, entre nos obligations professionnelles, familiales, nos loisirs, nos projets. Rares sont les instants où l’on peut enfin se poser. Et lorsque c’est le cas, on prend un livre, on écoute de la musique, on regarde un film, une série, le dernier gadget que l’on a acheté, toutes ces occupations qui, au final, nous possèdent totalement. Mais quel vide cherche-t-on à tout prix à combler dans cette recherche illimitée de toujours plus quelque chose pour remplir notre existence.  Combien de personnes de nos jours souffrent de solitude, d’ennui,  de tout ce qui nous met au final face à ce vide que l’on refuse de voir ? Et pourtant, si la solution à notre bien-être se trouvait justement dans ce vide que l’on tente à tout prix de combler ? Et si le vide que l’on ressent était l’éloignement que ce système nous impose face à notre enfant intérieur qui ne demande qu’à s’exprimer, et vivre pleinement ?  Ne serait-il pas temps de libérer de l’espace dans notre vie et accorder du temps pour écouter l’enfant qui est en nous et remplir réellement ce vide intérieur qu’on cherche à tout prix à combler ?"

http://r-eveillez-vous.fr/

 

 


Une évidence pour moi. Il me suffit de regarder vivre mes élèves, de les écouter parler. C'est là, dans la petite enfance que les mécanismes se mettent en place.

Par imitation.

L'agitation tournée vers le matériel est un mode de vie. La possession est proportionnelle au vide intérieur, à cette incapacité à explorer l'espace spirituel, à s'arrêter totalement, cesser toute agitation et penser. Ou ne plus penser. Et observer ce qui se révèle.

Il m'arrive parfois de me repousser dans mon fauteuil, de caler le dos, de poser mes mains sur les cuisses, de fermer les yeux et de me retirer. Totalement. Il n'y a rien, aucune pensée, aucune émotion, un vide absolu et c'est là, dans ce silence absolu, que les horizons inconnus se dévoilent...

C'est là que les désirs d'agitation s'effacent, irrémédiablement car ils n'ont plus aucune emprise, aucun point d'ancrage, aucun rappel possible. Ils tombent inévitablement dans le néant du Soi. Puisque le Moi se tait.

Vouloir combler le vide par des possessions dépossèdent l'individu. C'est comme une accumulation de déchets qui s'entassent sur le trésor. Mais le plus effrayant est de réaliser que c'est le propriétaire du trésor qui agit ainsi. Personne ne l'oblige. Il pense avoir effectué un choix. Le choix de posséder. Il a travaillé à l'école pour ça. Il a obtenu des diplômes, il a décroché un travail. Maintenant, il va pouvoir commencer à profiter de tous les efforts accomplis...

Non. Maintenant, il va juste continuer à mourir en remplissant les jours de lampions, de cotillons et de mirages.

Je regarde parfois mes élèves dans la classe. Ils travaillent sur leurs cahiers, ils sont appliqués, ils répondent à mes directives...Je suis leur "patron". Je pourrais me contenter de leur demander d'être productif...Mais j'aurais tellement honte de moi...Tellement honte.

Alors, je les regarde, je les aime, ils me bouleversent, toutes ces vies lancées sur un chemin qu'ils ignorent, j'ai vu tellement de visages en trente ans, plus de mille enfants...Que sont-ils devenus ? Ont-ils exploré en eux les territoires inconnus ? Possèdent-ils une maison, une belle voiture, un écran plat et un smartphone? Qu'ont-ils accompli ? Ont-ils oeuvré au bien être de l'Humanité ? Qu'ont-ils fait de leurs talents ?

Si seulement, si seulement, quelques enfants que j'ai connus pouvaient prolonger en eux les explorations entamées...Si seulement, si seulement, quelques enfants parvenaient à s'extraire du chaos matériel et à tendre leur esprit dans une quête d'éveil...

Mais que puis-je contre les forces en présence ? Que suis-je, sinon une poussière insignifiante dont la voix ne porte pas. 

Je sais que si je prolonge cette interrogation, la souffrance va m'envahir.

Les espoirs sont des poisons, je le sais bien.

Je n'ai aucun espoir. Les enfants seront ce qu'ils doivent être.

Et j'aurai fait ma part. Non pas pour qu'ils soient ce que j'aurais pu imaginer mais juste pour être en paix avec moi-même.

 

Keny Arkana : "Un autre monde est possible"

Par Le 26/01/2014

état des lieux

Ce documentaire de Keny Arkana, réalisé et monté par Clem (en 2006 ), est tourné, entre autre, au Chiapas, au sommet de Porto-Alegre, au Forum Social de Bamako, en Inde…

Ce film donne à réfléchir et à comprendre le monde dans lequel nous vivons.

http://r-eveillez-vous.fr/etat-des-lieux/

 

Quelques citations à méditer :

« Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, et l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique. » Cicéron – 55 av J-C

« Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade. » Jiddu Krishnamurti

« Il est aussi dans l’intérêt d’un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu’il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu’il soit si occuppé à ses tâches quotidiennes qu’il n’aie pas le temps pour la rebellion. » Aristote

« La meilleure forteresse des tyrans, est l’inertie des peuples. » Machiavel

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partager sur le monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ! » François Mitterrand

« Permettez-moi d’émettre et de contrôler les ressources monétaires d’un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois. » M.A.Rothschild

« Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. » Henry Ford

  « une entreprise ne vend pas un produit, elle vend le monde dans lequel le produit existe ». Lazzarato

« Si l’on permet le déclenchement de la Troisième Guerre mondiale, la dévastation sera si considérable que les Internationalistes en arriveront à prétendre que seul un Gouvernement Mondial soutenu par une force de police internationale permettra de résoudre les différents problèmes nationaux et internationaux, rendant impossible de nouvelles guerres. Cet argument paraîtra logique à de nombreuses personnes… »  Jean Lombard

« Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leur vêtements et retournent à leur préoccupations, comme si de rien n’était. » Winston Churchill

« Internet est la première chose que l’homme a créer sans la comprendre, c’est la plus grande expérience en matière d’anarchie jamais réalisé. » Eric Schmidt

« Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas la faire. Une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi, mais elle doit être loi quand elle est juste. » Montesquieu

« Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements. » Honoré de Balzac

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