A l’heure actuelle, beaucoup de choses sont en train de changer dans le monde. Nous vivons une époque d’éveil spirituel et de désir de changement sans précédent. Beaucoup de consciences s’éveillent sur des problèmes ou pratiques dans le monde perpétuées depuis trop longtemps et qui doivent désormais changer. Beaucoup de personnes désirent prendre les rennes de leur vie en mains et sortir du schéma imposé par la société, pour atteindre le bonheur et la vie qu’ils ont vraiment envie de vivre – pas une vie dictée par la télévision, les magazines, les films, les codes sociaux et toutes de sortes de clichés dénués de sens dont bon nombre souhaitent désormais s’affranchir.
Le monde s’éveille aussi en matière d’alimentation. De plus en plus de reportages dénoncent les scandales alimentaires actuels (du génocide animal aux produits chimiques toujours plus nombreux et à la destruction des ressources de notre planète). De plus en plus de scientifiques indépendants, journaux, blogs, particuliers, créent leurs propres groupes et supports d’information, pour faire connaître au plus grand nombre la vérité sur les différentes industries qui nous entourent et nous régissent, et proposent de nouveaux modèles inspirants. Ils contribuent tous à leur manière à ce que l’on appelle « l’éveil des consciences ».
De l’autre côté, bon nombre de gens sont prêts à entendre ces vérités, et à être eux aussi le changement qu’ils aimeraient voir dans le monde. Leur conscience s’élargit, leurs centres d’intérêts évoluent, le sens de la vie devient soudainement pour eux différent, ils ont de nouvelles inspirations et aspirations, et le désir de changer eux-même et pour beaucoup, changer également le monde. Est-ce votre cas ? J’ai décidé de réunir dans cet article, 21 symptômes qui montrent que vous avez vécu / vous vivez un éveil spirituel, autrement dit, un élargissement de votre degré de conscience de vous-même et du monde.
21 symptômes de l’éveil spirituel
1) Le sentiment que quelque chose a changé en vous
Vous ne pouvez pas l’expliquer mais vous vous sentez différent. Vous avez même l’impression d’être devenu une nouvelle personne, une nouvelle personne qui n’a plus rien à voir avec celle que vous étiez avant. Vous avez peut être même déjà été plusieurs personnes, et ça continue. Et chaque fois vous avez l’impression de vous rapprocher de votre vérité. Ce sentiment vous rempli de bonheur car vous vous rapprochez de plus en plus de qui vous voulez vraiment être (ou plutôt de qui vous êtes vraiment), mais en même temps cela vous terrorise, car vous sortez des sentiers battus, vous sortez du connu, vous vous êtes échappés de votre zone de confort et la vie était parfois bien plus facile lorsque vous étiez de l’autre côté. Maintenant vous êtes sortis de l’ »illusion », vous avez laissé tomber le « masque », vous avez l’impression d’avoir retiré vos oeillères et d’y voir tellement plus clair. Et vous vous demandez comment c’est même possible que vous ayez pu « faire ça » ou « vivre comme ça » pendant tant d’années. Le monde n’a plus la même couleur ni saveur, car vous le regardez tout simplement avec de nouveaux yeux.
2) Prise de conscience de vos anciens comportements destructeurs
Vous prenez conscience de tout ce qui n’allait pas dans votre « précédente » vie, votre ancien vous. Vous réalisez toutes ces choses que vous avez faites et que vous ne souhaitez plus faire, et toutes ces façons de penser que vous ne souhaitez plus conserver. Vous êtes prêt(e)s pour le changement et ne souhaitez plus jamais retourner en arrière, tellement vous êtes heureux d’avoir découvert tout ce que vous avez découvert. Vous ressentez un sentiment de profond bonheur de vous rapprocher de votre vérité, et de joie de ressentir ce nouvel élan dans votre vie et nouvel espoir.
3) Ne plus se sentir en adéquation avec son ancien entourage et ressentir le besoin fort d’être seul ou avec de nouvelles personnes plus en alignement avec qui l’on est devenu
Evoluer spirituellement peut être un processus douloureux car tout le monde n’évolue pas de la même manière et en même temps. Souvent, l’on évolue soi-même suite à certains évènements ou certaines rencontres qui nous provoquent des déclics, mais ce n’est pas le cas de notre entourage qui reste le même. Nous commençons petit à petit à nous sentir « anormal » de ressentir et de penser toutes ces choses tout à coup, et même coupable parfois de ne plus trouver certaines personnes intéressantes. On aimerait pourtant continuer à les fréquenter mais « l’écart » que nous ressentons est devenu trop grand. Cet écart est en fait le reflet de l’écart énergétique entre eux et vous. Vos deux vibrations ne sont plus au même niveau, raison pour laquelle, votre vibration étant plus élevée, vous ressentez un sentiment d’inconfort en leur présence, et le besoin fort de vous ressourcer après les avoir vus (vous vous sentez « vidés »). Vous préférez ainsi de plus en plus la solitude à la présence de personnes qui ont une énergie négative. Vous aspirez à faire de nouvelles rencontres plus en adéquation avec la nouvelle personne que vous êtes devenue et votre nouvelle énergie. Naturellement vous connectez avec ces nouvelles personnes, qui vous procurent souvent un sentiment de bien être bien plus grand dès votre première rencontre (même virtuelle) que certains amis que vous aviez depuis 10 ans. Vous avez le sentiment d’être enfin compris et apprécié à votre juste valeur. Vous avez même l’impression d’avoir toujours connu ces nouvelles personnes, bien plus que parfois votre propre famille. C’est parce qu’il s’agit d’une connexion d’âme à âme, et du même niveau vibratoire. Et il n’y a rien de plus enrichissant et satisfaisant que deux âmes qui se rencontrent et qui sont sur la même longueur d’onde. La connexion du coeur et de l’âme n’a pas de barrières physiques et de barrières de l’égo. Il s’agit là de rencontres que l’on peut appeler « spirituelles » (souvent même prévues bien avant que les corps ne se rencontrent). C’est le cas de rencontres qui provoquent en vous un profond chamboulement vers le positif, une sensation de bouleversement intérieur et de joie profonde de communion avec un autre être vivant.
4) Ne plus supporter la superficialité et tout ce qui n’est pas authentique
Beaucoup de lieux ou de personnes que vous fréquentiez auparavant ne vous intéressent plus, voire vous dépriment. Vous faites un rejet total de tout ce qui est superficiel et qui n’est pas vrai, qui n’est pas authentique : les gens, les activités, les endroits, les émissions télé (si vous continuez même à la regarder). Vous êtes en quête d’authenticité, de simplicité, et de choses vraies, qui font vibrer votre coeur. Vous pensez que vous devenez associable ou « trop difficile », que nous n’arrivez pas à vous intégrer, mais « ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être parfaitement intégré à une société malade », ne l’oubliez jamais. Suivez toujours votre propre vérité, et suivez toujours votre coeur. Car si notre mental et notre égo peuvent nous jouer bien des tours et nous faire sombrer, notre coeur ne nous trompe jamais. Plus vous évoluerez spirituellement, et vibratoirement, plus vous serez attirés par l’authenticité et moins vous supporterez le mensonge, l’illusion, la fausseté et les faux-semblants.
5) Sentiments de tristesse (voire dépression) très profonds face à la souffrance du monde
Un éveil spirituel / une prise de conscience peut souvent s’accompagner de sentiments de tristesse voire de dépression, car comme j’en parle dans ce précédent article « Comment être heureux lorsque l’on a conscience de la souffrance dans le monde« , une fois que l’on sait les choses, on ne peut plus revenir en arrière, et on se sent tout à coup responsable. C’est un moment normal à passer. Il ne faut ni culpabiliser, ni se sentir anormal. Il faut laisser nos émotions faire surface sans jugement, les ressentir profondément, et comprendre que c’est un symptôme normal de l’éveil de conscience. On « voit » et « comprend » tout à coup les choses, et cela peut souvent être un choc. Par exemple, quand j’ai découvert l’horreur du traitement animal dans l’industrie alimentaire et les abattoirs et que j’ai enquêté ensuite dessus pendant plusieurs semaines et maintenant mois, j’ai fais une dépression de quelques semaines où je ne voulais plus sortir ni rien faire, simplement pleurer toutes les larmes de mon corps. J’ai laissé passer du temps puis je me suis resaisie et comme je l’explique dans cet article, et j’ai ensuite décidé d’agir. Aujourd’hui, je ne regrette pas de savoir ce que je sais, cela fait de moi une personne plus responsable et plus forte.
6) Ressentir le besoin de faire le bien autour de soi et pour le monde
Vous occuper de votre propre bien-être ne vous suffit plus. Vous souhaitez également faire le bien autour de vous et apporter un changement positif dans le monde. Vous ne comprenez pas ceux qui ne font rien pour les autres et qui sont égoïstes. Vous ne comprenez pas comment il est possible de faire du mal à quelqu’un ou à un animal. Vous ressentez de plus en plus d’empathie envers les autres et les animaux. Votre vie n’a désormais du sens que si vous faîtes quelque chose pour les autres. Même si vous avez impacté la vie d’une seule personne ou d’un seul animal, cela vous rend infiniment heureux et vous donne le sentiment de ne pas être venu sur terre pour rien. Vous ne pouvez plus vous imaginer mourir sans n’avoir rien fait pour ce monde. Cette seule pensée vous rendrait malade. Vous vous sentez comme « appelés » à réaliser quelque chose de plus grand que vous. Vous n’avez pas le choix, vous devez le faire et c’est à vrai dire ce qui vous comble le plus au monde. Vous ne pouvez plus revenir en arrière et vous n’en avez pas envie, même si parfois vous trouvez cela dur d’être « éveillés ». Au fond, pour rien au monde vous ne voudriez redevenir « endormis ».
7) Recherche de sens dans votre vie
Vous n’arrivez plus à faire les choses sans sens que vous faisiez avant. Vos anciens lieux de sorties ou anciennes fréquentations ne vous font plus le même effet. Vous avez besoin de sens dans votre vie désormais, sinon vous vous ennuyez ou pire, cela vous atteint psychologiquement (vous fait déprimer). Comme expliqué dans les points précédents, vous ne pouvez tout simplement plus trouver d’intérêt à faire quoi que ce soit qui ne soit pas authentique et qui ne corresponde pas à vos nouvelles valeurs. Vous avez besoin d’avoir un but dans votre vie, un but quand vous vous levez. Vous avez besoin aussi de faire un travail qui a du sens. Vous ne supportez plus de faire un métier qui n’apporte rien au monde et dans lequel vous ne vous sentez pas vraiment utile.
8) Hypersensibilité
En plus de vos 5 sens physiques (La vue, l’ouïe, le goût, le toucher, et l’odorat) qui semblent devenir exacerbés (vous devenez plus sensible en général sur tout), vos sens spirituels (intuition, émotions, imagination, conscience et inspiration) eux aussi se développent à vitesse grand V. Vos intuitions vous guident de plus en plus et vous savez de plus en plus les écouter. Vous comprenez de plus en plus la signification de vos émotions qui sont le « compas » que notre âme utilise pour nous indiquer la direction à prendre (émotion négative : mauvaise direction ou mauvaise façon de penser, émotion positive : bonne direction ou bonne façon de penser). Pour en savoir plus sur l’hypersensibilité, cliquez ici pour lire mon article à ce sujet.
9) Créativité et inspiration accrues, besoin de réaliser ses rêves
Vous êtes assaillis d’idées en permanence. Un feu vous brûle dans l’estomac à l’idée de réaliser certaines choses et vous brûlez d’enthousiasme à l’idée de créer, d’imaginer, et vous aimez vous inspirer des personnes que vous admirez. Dans votre tête, c’est comme un ordinateur avec 30 onglets ouverts en même temps. La vie prend tout son sens quand vous créez, vous vous sentez alors vivant(e). Vous sentez en vous un appel à réaliser vos rêves, votre mission sur terre. C’est tout simplement parce que votre âme peut enfin exprimer à travers votre corps physique ce qu’elle est venue pour exprimer.
10) Quête de savoir qui vous êtes réellement et d’être enfin vous-même
Vous ne voulez plus être défini par la société ou par ce que les autres veulent que vous soyez. Vous en avez marre de ce masque que vous portez depuis trop longtemps pour correspondre à ce que les autres attendent de vous. Vous voulez enfin savoir qui vous êtes réellement. Vous vous posez des questions sur vous-même et votre mission sur terre, sur le but de la vie, sur le monde, sur l’univers et pourquoi pas même les autres planètes et autres civilisations. Vous ne désirez plus voir à travers le filtre de l’illusion de la société mais à travers le filtre de l’âme et du coeur. Vous désirez être qui vous êtes réellement et devenir enfin libre, heureux, léger, regoûter au rêve et à l’innocence du coeur, et surtout ne plus jamais vivre pour les autres et refaire ainsi souffrir votre âme. Vous voulez plus que jamais des réponses à vos questions.
11) Intuitions accrues et désir de se reconnecter à soi-même
Comme vu dans le point précédent, votre désir de vous reconnecter à qui vous êtes réellement devient de plus en plus fort. Vous avez compris que vous seul pouvez connaître vos réponses. Même si vous pouvez être aidé et inspiré par les autres, seul votre moi supérieur, votre conscience supérieure, qui vous êtes réellement, peut vous donner les réponses que vous attendez. Vous avez besoin de passer plus de temps avec vous-même, et désirez fortement faire désormais plus confiance à vos intuitions.
12) Augmentation des « coïncidences » et des synchronicités dans votre vie
Plus l’on s’élève spirituellement, plus notre énergie augmente, et plus l’on se rend compte que tout est orchestré d’une perfection incroyable. Vous tombez « comme par hasard » sur le livre ou la personne qu’il fallait, vous vous trouvez comme par hasard au bon endroit au bon moment, vous désirez une chose et cette chose se produit. Que se passe-t-il ? Votre énergie, votre taux vibratoire, a augmenté; plus vous êtes dans une énergie positive (vibration élevée) plus vous attirez à vous des évènements positifs (qui correspondent à ce que vous désirez au plus profond de votre coeur). Egalement, plus vous serez connectés à votre conscience supérieure et serez tournés vers quelque chose de plus grand que vous, plus vous recevrez également des messages de vos guides spirituels, à travers des chiffres à répétition (111 ou 2222 etc…), et des petits signes qui ne peuvent être du hasard tellement ils sont flagrants et parfaits.
13) Prise de conscience dans votre l’alimentation
Vous remarquez que vous êtes naturellement plus attiré vers telle ou telle nouvelle chose dans votre alimentation et rejetterez naturellement d’autres. Vous avez envie de prendre plus soin de vous et votre corps, mais pour les bonnes raisons. Les cookies chimiques que vous adoriez avant ne vous feront plus envie. Le steak saignant non plus. Chaque aliment a son énergie propre et lorsque l’on augmente son taux vibratoire général (ce qui accompagne un éveil spirituel), on est donc attiré vers d’autres aliments, alignés vers ce nouveau taux vibratoire. C’est la raison pour laquelle beaucoup de personnes qui s’éveillent spirituellement et qui augmentent leur énergie ne souhaitent plus manger de viande et bon nombre de produits animaux (issus d’une industrie cruelle et donnant des produits à l’heure actuelle hautement nocifs pour la santé). Certains ne résonnent plus non plus avec les produits contenant du gluten, aspartame et produits chimiques en tous genre, sucre blanc, farines blanches, etc. Nous ne sommes naturellement plus attirés vers ces aliments et si nous en mangeons, notre corps nous fait immédiatement ressentir son rejet (ce qui se présentera sous forme de nouvelles allergies ou d’intolérances alimentaires pour certains). Nous sommes naturellement de plus en plus attirés vers les aliments très hauts en énergie, tel que les fruits et légumes bio, les noix, oléagineux, céréales ancestrales (riz, sarrasin…) – en clair une alimentation de plus en plus naturelle et vivante. Nous allons vers la régénérescence à tous les niveaux (corps, âme et esprit).
14) Troubles du sommeil
Vous avez besoin de plus de sommeil qu’avant pour récupérer, vous vous réveillez fatigué(e), ou au contraire vous avez besoin de moins de sommeil et êtes impatient(e) chaque matin de vous lever pour réaliser tout ce que vous voulez réaliser. Pour certains, vous pouvez également avoir des « crises de panique », réveils en sursauts à votre retour à la réalité après avoir dormi (choc du retour dans la réalité, après le voyage de notre conscience / âme pendant le sommeil).
15) Diminution / disparition de l’habitude de s’inquiéter – Actions basées sur l’amour et non plus sur la peur
Vous comprenez désormais le rôle des émotions : vous indiquer dans quelle vibration vous êtes. Une émotion négative est l’indicateur d’une vibration négative. Vous avez donc compris que vivre dans la peur, dans l’inquiétude, est la pire chose à faire puisque nous créons notre réalité sur la base de chacune de nos pensées et attirons à nous ce envers quoi nous donnons le plus notre attention. Vous souhaitez désormais prendre vos décisions sur la base de l’Amour et de la confiance, être dans la gratitude et dans la joie, plus que jamais.
16) Une perte d’intérêt envers toute forme de conflit
Votre paix intérieure est devenu sacrée. Tout conflit vous met désormais terriblement mal à l’aise car vous ressentez toute variation d’énergie en vous. Les « dramas » de vos amis ou de la télé ne vous intéressent pas. Vous voulez la paix et la sérénité profonde. Vous vous détachez même de la recherche constante d’avoir raison.
17) Une perte d’intérêt envers toute forme de jugement envers l’autre ou envers soi-même
Comme vous ressentez de plus en plus que nous sommes tous connectés, et que nous sommes bien plus que notre apparence physique, vous avez perdu tout intérêt à juger l’autre, y compris vous-même. Vous ne souhaitez plus être aussi dur que vous l’avez été, envers les autres et envers vous-même. Vous aspirez à plus de souplesse et de compassion, ainsi que d’Amour pour vous-même et pour les autres, dans votre vie.
18) Une plus grande volonté et habilité à aimer et à donner sans rien attendre en retour et sans raisons
Votre coeur et votre âme ne se remplissent plus que lorsque vous êtes au service du monde. Vous ne recherchez plus systématiquement la gratification mais avez de plus en plus envie de donner et d’aimer sans raisons et sans rien attendre en retour.
19) Le sentiment d’être connecté à tout et à tout le monde (humains, animaux, nature, planète, univers)
Vous ressentez de plus en plus fort cette connexion entre vous et tous les autres êtres vivants qui vous entourent. Vous comprenez l’impact de chacune de vos paroles, pensées et actions sur le reste du monde et vous vous en sentez désormais profondément responsable. Vous souhaitez ainsi désormais utiliser votre impact de la manière la plus positive qu’il soit, ayant compris que vous faites parti de ce « tout » et que tout est relié.
20) Attirance et connexion forte vers les animaux et la nature
Vous ne voyez pas les animaux comme des êtres inconscients et non-intelligents. Vous avez compris qu’une pensée sans langage existe et que chaque être vivant est doté d’une conscience (même les plantes). Vous ressentez une connexion très forte avec eux et pouvez même pour certains d’entre vous communiquer avec eux (animaux, arbres, et plantes). Comme vu dans le point N°13, il deviendra pour beaucoup impossible ensuite de manger des animaux. Vous ne souhaiterez plus contribuer à leur massacre et torture en masse qui a lieu à l’heure actuelle dans l’industrie alimentaire et serez même portés à contribuer à apporter un changement dans notre relation aux animaux et aux plantes, et à l’éveil des consciences.
21) Sentiment de « Bliss », d’extase
Tout cela fait que vous ressentez un profond sentiment d’extase, inexplicable. Vous ressentez des sensations très fortes dans votre poitrine, un feu qui brûle, de l’amour profond pour la vie, de la gratitude, de la joie, de l’enthousiasme, vous avez l’impression que vous ne pourriez pas être plus heureux au monde que d’avoir compris tout ce que vous avez compris. Vous vous émerveillez d’un tout petit rien (aux yeux des autres) mais qui pour vous est extraordinaire (la perfection du pelage d’un animal, de ses couleurs, de ses traits, la perfection du corps humain, des plantes, des fleurs, du soleil, de la mer…).
L’éveil peut faire peur. Etre soi-même peut soudainement être terrifiant (nous n’avons plus la société ou les autres pour nous indiquer qui nous devons être). La transition entre cette ancienne « fausse identité » que vous aviez et cette nouvelle « vraie » identité et vie, peut être effrayante, et vous aurez même peut être envie parfois de retourner à l’illusion, au connu, à la familiarité. Mais ne faites jamais chemin inverse, ne supprimez jamais plus la voix de votre âme qui cherche à exprimer sa singularité et sa vérité.
« CE DONT NOUS AVONS LE PLUS FAIM, ce n’est pas la nourriture, l’argent, la réussite, le statut, la sécurité, le sexe, ni même l’amour du sexe opposé. Souvent, des gens ont obtenu tout cela et sont restés insatisfaits et même souvent encore plus insatisfaits qu’au début de leur carrière, quand ils n’avaient rien de cela. La faim la plus profonde, dans la vie, est un secret qui n’est révélé que lorsqu’on est désireux de découvrir une partie cachée du soi. Dans les anciennes traditions de sagesse, cette quête a été comparée à une plongée pour s’emparer de la perle la plus précieuse qui soit au monde (…). La perle est aussi appelée l’essence, le souffle de Dieu, l’eau de vie, le nectar sacré (….), ce que nous appellerions simplement transformation (…). Du point de vue humain, cela signifie changer la peur, l’agressivité, le doute, l’insécurité, la haine et la vacuité, en leur contraire. Peut-on réaliser cela véritablement ? Il y a une chose dont nous avons la certitude : la faim secrète qui ronge l’âme n’a rien à voir avec des choses extérieures comme l’argent, la position sociale et la sécurité. C’est la personne intérieure qui meurt du désir que sa vie ait un sens, qui veut obstinément la fin de la souffrance, qui désire ardemment des réponses aux énigmes que sont l’amour; La mort, Dieu, l’âme, le bien et le mal. Une vie superficielle ne répondra jamais à ces questions, ne satisfera pas les besoins qui nous poussent à les poser. Trouver les dimensions cachées en soi-même est le seul moyen d’apaiser sa faim la plus profonde. » ~Deepak Chopra.
*Je n’ai pas changé. Je me suis juste réveillé.
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En janvier 2013, le médialab de Science Po a révélé qu'un tiers des personnes qui s'adonnent à la « lecture numérique » (sur tablette, liseuse, smartphone...) possèdent une bibliothèque composée de 70 % à 90 % d’ouvrages non achetés. Un an après cette enquête, Lemonde.fr a voulu prendre le pouls de ses lecteurs : « Vous lisez sur smartphone, témoignez ». Plusieurs dizaines de réponses sont parvenues. Nous en avons sélectionné onze.
« C'est tellement addictif que j'ai arrêté les livres papier », par Marie, 32 ans
« Je lis sur smartphone depuis cinq ans. C'est plus simple et plus léger que d'avoir des livres en papier dans son sac à main. De plus, on trouve sur les librairies électroniques des livres qu'il est difficile de se procurer en version papier. C'est tellement addictif que j'ai arrêté de lire des livres papier. On m'a offert le prix Renaudot à Noël et je ne l'ai toujours pas ouvert, c'est un tel pavé que ça me rebute ! Enfin, j'aime lire des livres en anglais (Harry Potter par exemple), pour pratiquer ma compréhension écrite. Par contre, je ne lis aucun journal sur mon smartphone, ni français, ni anglais. Uniquement des livres dont je peux régler la taille des caractères, le contraste de l'écran, l'espacement des lignes, la taille des marges. Je n'éprouve pas le besoin d'acheter une liseuse, qui prendrait de la place dans mon sac à main et que j'oublierais partout. Mon téléphone, je suis sûre de ne pas l'oublier. Il faut juste choisir des modèles de smartphone avec une bonne batterie, parce que ça consomme. Pas autant que la navigation sur Internet, mais quand même. J'ai toujours un câble de recharge à mon bureau. J'aime flâner dans la librairie à côté de chez moi, mais je préfère nettement les livres électroniques. Il y a un mois, j'ai acheté dans cette librairie un livre papier, je l'ai lu, et j'ai acheté la version électronique parce que, vraiment, j'aime ça. »
« Je fais entrer la lecture dans tous les interstices de mon quotidien », par Agathe, productrice-auteur
« J'aime les livres, j'ai toujours beaucoup aimé les livres, mais mon smartphone et ma tablette m'ont permis d'élargir le champ de mes lectures au quotidien. Je peux lire alors que je n'ai qu'une main de disponible (dans un métro surchargé ou en me brossant les dents) ou dans le noir alors que j'ai éteint la lumière de ma chambre pour que mon compagnon puisse dormir et que je devrais faire de même. La lecture sur tablette m'a aussi permis d'aborder des livres en langue anglaise, qui, auparavant m'auraient intimidée en raison de mon vocabulaire limité : accéder à la définition d'un mot en un clic est pour moi un atout sans égal. Enfin, les livres numériques enrichis pour enfant sont pour moi une occasion de renouveler l'expérience de lecture d'histoires avec des tout petits, et de créer des moments de complicité particulièrement riches. Ces livres ne sont pas encore assez connus des parents, ils constituent un secret bien gardé. Il m'arrive aussi de commencer la lecture de mon journal préféré sous sa forme papier, puis de basculer sans m'en rendre compte sur sa version électronique afin d'enrichir sa lecture (fact checking, approfondissement, etc). »
« La lecture sur écran 4 pouces, ça passe crème », par Eric, 32 ans, ingénieur
« Avant, je n'avais pas d'usage des livres. Je me contentais d'un bouquin par an, voire deux. Depuis que j'ai le dernier smartphone à la pomme (ça fait dix-huit mois maintenant), j'ai dû avaler (à mon sens) une quinzaine de livres environ. De toutes tailles. J'ai découvert un confort de lecture différent. Certes une page ne tient que sur 4 pouces, mais plusieurs livres tiennent dans ma poche. Ceci dit, je n'ai jamais lu plusieurs livres en même temps. Et la lecture sur un écran 4 pouces, honnêtement, si votre application est bien configuré (mode défilement continu des pages), ça passe crème. Ce que je peux retenir de cet usage sur smartphone, c'est de pouvoirlire n'importe où, n'importe quand (comme avec une version papier), sans à avoir un sac dédié à transporter mon livre, sans à avoir à allumer la veilleuse au lit ou dans les transports lorsque ma compagne s'est endormie. Pour commencer, j'ai téléchargé des livres sur une plateforme pirate dédiée aux livres. Du JK Rowling, Murakami. J'ai trouvé des plateformes pour des livres libres de droit (Tolstoï, Dostoievski et cie) et désormais j'en achète... quelques uns... Parce que même si ça change désormais, je ne comprends pas la différence de prix nulle entre une version numérique et une version papier. »
« Une lecture agréable et pratique mais trop chère ! », par Charles
« Je suis clairement de la génération numérique, iTunes gère ma musique depuis plus de 10 ans et j'achète désormais plus de musique en dématérialisé qu'en physique ! J'ai donc naturellement essayé la lecture de livres numériques sur mon iPhone. Le travail minutieux de mimétisme au niveau de l'interface d'iBooks donne un côté agréable à la lecture. La haute résolution des écrans actuels est aussi pour beaucoup dans ce confort de lecture. De plus, le smartphone prend très peu de place comparé à un véritable bouquin, ce qui le rend très pratique en déplacement. Et surtout, l'écran illuminé permet de lire en toute facilité dans le noir, un argument très apprécié de ceux qui aiment bouquiner au lit ! Cependant, je n'ai jamais acheté de livres numériques, me contentant de livres du domaine public (ou d'autres livres trouvables gratuitement dans les méandres d'Internet !). Etant donné la posture difficile dans laquelle se trouve la plupart des librairies, je préfère faire fonctionner ces commerces plutôt que d'acheter une version numérique dont le prix est quasi-similaire. Car si la vente de musique numérique a véritablement tiré les prix vers le bas, il n'en est pas de même pour les livres numériques. L'intérêt des boutiques en ligne reste donc limité. D'ailleurs, ces boutiques ne proposent pas de pouvoir télécharger gratuitement les livres du domaine public. Dans certains cas, ils les font même payer ! Dommage pour les consommateurs impulsifs ! »
« C'est un âge d'or pour le gros lecteur », par Christine
«Je lis des livres en version numérique depuis mon premier Palm, en 2000. D'abord, parce que ma bibliothèque papier déborde ; ensuite, parce que j'évite ainsi les cantines de bouquins, lorsque je me déplace. Comme j'ai besoin de beaucoup de livres pour mes travaux, j'apprécie de pouvoir les télécharger tout de suite plutôt que d'avoir à les commander. Je ne rechigne pas à payer quand il le faut : trois ou quatre ouvrages par mois. Mais je fréquente essentiellement le fonds de Gallica. Je suis complètement habituée à lire sur écran, je copie-colle les phrases, les pages, qui m'intéressent ; je relève les infos nécessaires pour citer. C'est facile, je gagne du temps. Je lis sur tous les supports : portable, Kindle, autre tablette, ordi. Les livres ainsi me suivent partout. Je ne délaisse pas pour autant le papier. Tout se complète. C'est selon moi un âge d'or pour le gros lecteur. »
« J'en ai abandonné mon Kindle », par Nabil, 54 ans, Français installé à Chypre
« J'ai 54 ans et lis a 95% sur mon smartphone. Il me permet de lire sans encombrement, à n'importe quel moment et endroit, avec ou sans lumière. Je voyage beaucoup, ainsi, j'ai toujours mes livres à portée de main avec le minimum d'encombrement. Seul bémol : certaines publications sont uniquement sur support papier. J'en ai abandonné mon Kindle. PS. Je lis également sur ma tablette. »
« Les livres numériques, un dilemme entre le fonctionnel et le tangible », par Christopher, 25 ans, Québec city, étudiant
« Les livres numériques, j'ai trouvé ça fabuleux lorsque c'est apparu. Je pensais que les réfractaires, étaient des gens qui adoraient leurs habitudes, et qui, pour s'en convaincre parlaient de texture, de la sensualité du touché sur les pages. Ma première fois, c'était sur l'iPad que je me suis offert au même moment quasiment. C'était nouveau donc agréable, c'était très pratique surtout. Mais peu après, j'ai tout de même trouvé que les livres numériques étaient chers, pour des objets intangibles. Sont-ils d'ailleurs des objets ou des services ? Une chose est sûre, cela m'a incité à découvrir ou redécouvrir les classiques de la littérature française, ceux-là étant gratuits. Pour le reste, je les achète sur iTunes, mais je suis encore partagé. Il y a peu, j'ai acheté W3 Le sourire des pendus [Jérôme Camut, Nathalie Hug, Télémaque, 2013] en version papier. L'éditeur offrait la version numérique à l'achat de la version papier. Je lis le plus souvent sur smartphone dans les transports en commun. Je n'ai pas à ouvrir mon sac, ça ne prend pas de place, ce n'est pas lourd, et mon téléphone n'est pas qu'un livre, il est beaucoup d'autres choses en même temps, même si l'écran est un peu petit. Moi qui ne suis pas réfractaire aux livres numériques, j'aime le soir mettre à jour mon marque-page sur ma version papier. C'est avec elle que j'aime lire, mais c'est avec mon smartphone que j'apprécie lire. Même si je ne tire pas un trait sur le papier, c'est la praticité qui l'emporte pour ma part. »
« Une bibliothèque dans la poche, un vertige très agréable », par Jean-Christian, 41 ans, documentaliste, Roubaix
« Je crois que mon témoignage peut au moins servir à tordre le cou à cette idée reçue que la pratique et l'usage de la culture numérique appartiennent au digital natives. Je lis sur mon portable depuis 2009. J'ai d'abord téléchargé quelques recueils de poésie, dont un fac-similé numérique de Chair de Verlaine annoté par l'auteur : une lecture très émouvante. Puis je suis avec surprise passé à des textes de plus en plus longs : contrairement à ce que je croyais, le mouvement de lecture sur portable - dont l'écran s'éteint assez vite - correspond plus à des œuvres de longue haleine qu'à la contemplation poétique où chaque vers est ressassé pour être pleinement goûté. Ainsi, j'ai téléchargé tout Balzac, l'intégrale des Rougon-Macquart, quelques Jane Austen, et - cerise cyclopéenne sur ce gâteau déjà titanesque - Les Misérables que je n'avais jamais lus auparavant et dont le souvenir est à jamais lié à la lecture numérique. Parfois, je conçois que j'ai dans mon portable (aujourd’hui un smartphone Wikio) le contenu de toute une petite bibliothèque : j'en ai un vertige très agréable... Énorme supériorité, à mon avis, du livre numérique sur le format codex : choisir la taille du lettrage, pouvoir reprendre sa lecture au point exact où on l'avait laissé... Énorme inconvénient : retrouver un passage qui nous a plu dans un pavé de 1000 pages, et le temps de chargement de fichiers trop lourds. Je ne réseaute pas. »
« Quand j'ai vu la taille du pavé en librairie, je me suis procuré le format epub », par Quentin, 25 ans, Lille, ingénieur
« Je lis peu de livres en général, mais (...) la lecture sur smartphone ou tablette a un peu changé mes habitudes. J'ai essayé de lire un roman (le premier depuis longtemps), La Stratégie Ender, avant la sortie du film. Le thème m'ayant motivé, et les moult échos du genre "le bouquin était vachement mieux" qu'on entend régulièrement ont fini de me convaincre. Quand j'ai vu la taille du pavé en librairie, je me suis procuré le format epub. Je l'ai dévoré via mon smartphone, un peu chaque jour dans le métro. Aucun encombrement et un format vraiment poche pour le coup. La lecture reprend là où elle s'est arrêtée, c'est pratique. La taille des caractères s'ajuste, et un tas d'autres choses aussi. La perte du rapport à l'objet, au papier du livre est le point négatif. Ce côté (très) pratique et la disponibilité des livres une fois importés sur le téléphone m'a incité, moi petit lecteur, à bien plus de lecture. Depuis, j'ai téléchargé des Jules Verne sur le site ebookgratuits. Par contre je n'ai pas encore acheté d'ebooks sur des plates-formes "officielles" par crainte de ne pouvoirlire librement à cause des DRM. J'ai essayé de lire un magazine sur tablette, un PDF HD d'une revue spécialisée de photo. Le résultat n'a pas été probant : taille du fichier, faible qualité d'image ou lenteurs d'affichage ne m'ont pas convaincu. Un magazine se feuillette, se manipule, se griffonne bien plus aisément en format papier. »
« Il existe une complémentarité entre papier et numérique », par Yannick, 27 ans, Colombes
« Cela fait maintenant deux ans que je suis en partie passé aux ouvrages numériques, sur smartphone dans la vie de tous les jours, sur tablette quand je suis en déplacement ou en vacances. Chez moi, je continue cependant de préférer le papier dès que cela est possible. La lecture numérique a largement modifié mes habitudes. L'encombrement et le poids minimum, l'accès à une vaste bibliothèque quelque soit l'heure et le lieu, rendent la lecture bien plus aisée en déplacement (transports en commun, TGV...). Je n'ai plus à me soucier de choisir le bon livre, de regretter de n'avoir certain titres qu'en grand format et non en poche. Je ne passe plus un temps interminable à choisir la liste de livres à emporter sans amasser trop de kilos avant de partir en vacances... Le numérique m'offre, en tant que lecteur, une liberté et une complémentarité bienvenue avec ma bibliothèque chez moi. J'ai une bibliothèque numérique d'environ 150 ouvrages, au deux tiers achetés précédemment au format papier. Dans ce cas, j'ai fait en sorte de les télécharger sur des plateformes gratuites. Je considère en effet que payer deux fois au prix fort est hors de question quand la seule différence est celle du format. Les autres titres ont été téléchargé sur Amazon (j'utilise le logiciel Kindle). Pour une demi-douzaine d'entre eux, qui m'ont particulièrement impressionné, j'ai ensuite commandé les versions grand format. Car je considère que quand on croise un bon livre, rien ne vaut le papier. »
« Avant, ouvrir un livre était pour moi une épreuve », par Tristan, 25 ans, Niort, gérant d'une agence de communication
« Les smartphone et tablettes m'ont simplement permis de lire. Auparavant, je n'avais pas l'envie de lire, c'était pour moi une "épreuve" de prendre un livre et de l'ouvrir. Maintenant, je me sens capable de lire et cela m'a permis de relire des classiques de la littérature mais aussi des œuvres modernes. Cependant, je n'achète pas de livre, du moins je n'ai pas encore passé le cap. Je télécharge des livres libres de droit ou bien sur des réseaux illégaux. Malgré le faible prix d'achat, j'ai plus de mal a acheter un support immatériel. Par contre, j'achète les livres une fois lu en version physique. Ca a au moins l'avantage de relier le numérique à la vie réelle ! »
C'est quand même marrant ces lecteurs ou lectrices qui me disent sur facebook qu'ils ne me liront pas sur une liseuse ou sur une tablette. De toute façon, ils n'ont déjà pas lu mes livres en version papier...Le problème n'est pas le support, le problème c'est que les lecteurs achètent les livres dont "on" parle. Tous les lecteurs de mon blog, est-ce qu'ils ont acheté mes romans papier ? Et les lecteurs de Facebook ? Non plus. Bon, alors, faut arrêter de dire que c'est une question de support...
J'ai mis des pages et des pages de tous mes romans sur Ipagination. Est-ce que un seul des lecteurs ou lectrices qui ont commenté ces textes a acheté un de mes bouquins papiers ? Non. Est-ce qu'ils vont acheter sur un support numérique ? Pas davantage sans doute. On me dit que j'ai une belle écriture. Alors, quel est le problème ? Pas le support, ça c'est faux.
Je n'existe pas pour les medias.
Aucun lecteur n'aurait avantage à parler de mes romans dans un repas entre amis.
Il n'est pas intéressant de parler de ce que j'écris à des gens qui ne me connaissent pas. Il vaut bien mieux parler d'auteurs célèbres et mettre en avant qu'on les a lus.
Il serait risqué d'acheter un roman d'un auteur inconnu et d'en être déçu étant donné qu'on ne pourra sans doute pas le revendre sur amazon...
Personne ne va prendre le risque d'offrir un bouquin d'un auteur inconnu à une connaissance...
Bon, et bien voilà. Il faut être clair. Et arrêter de dire que c'est une question de tablette...
Nicolas Simonnet (à gauche) dénonce les « pressions » exercées sur les maires.? - photo maria veses ferrer.
Des élus et des syndicats réclament la réécriture du décret de la réforme des rythmes. Et dénoncent les pressions de l’administration sur les communes réfractaires.
Pas question de reculer et d'autant moins qu'ils affirment que les pressions de l'inspection académique et de la préfecture s'intensifient. À quelques mois seulement du passage obligatoire à l'école à 4,5 jours pour toutes les écoles du département, le SNUIPP, la FSU, des élus et des parents continuent de réclamer la réécriture du décret et un bilan d'une réforme inapplicable en l'état. Alors que 13 communes sur 124 sont passées dès la rentrée 2013 à la semaine à 4,5 jours, 67 maires continuent de proposer le maintien de la semaine à quatre jours et n'ont pas retourné à l'inspection leur modalité d'organisation.
« Le périscolaire s'effectue au détriment du scolaire »
Dans l'attente d'un bilan de la réforme qu'il réclame à cor et à cri auprès de l'Inspection, - « il n'y a eu aucune évaluation de faite »-, le SNUIPP et la FSU ont réalisé un rapport pour le moins accablant en dénonçant divers dysfonctionnements. « Les horaires scolaires sont fixés par défaut, en fonction des horaires périscolaires et des contraintes du Conseil général. Le périscolaire s'effectue au dépend du scolaire en niant le rôle des enseignants qui sont expulsés des classes pour laisser place au périscolaire », analyse le délégué du SNUIPP, Fabrice Couégnas, tout en rappelant l'hostilité quasi générale face à une réforme imposée aux forceps. « Le 13 novembre, 70 % des parents n'ont pas envoyé leurs enfants pour protester et 70 % des enseignants étaient en grève le 5 décembre. » Autre grief, l'utilisation des personnels ATSEM, jusqu'alors dédiés aux écoles pour assumer des activités extérieures au temps scolaire. Tous redoutent aussi les inégalités entre les écoles et s'inquiètent de la fuite des élèves en direction des établissements privés non soumis à la réforme des rythmes. Dans leur combat, parents, syndicats et élus semblent pouvoir s'appuyer sur une partie des 111 délégués départementaux de l'Éducation Nationale qui expriment eux aussi des inquiétudes sur les principes d'égalité, de laïcité et sur la sécurité dans le cadre des activités périscolaires. Non sans noter des disparités de traitement au sein même des écoles qui ont appliqué la réforme. « À Lavaveix-les-Mines, les activités sont réservées aux enfants dont les parents travaillent », souligne une déléguée.
Quant aux élus, ils ne mâchent pas leurs mots, à l'image des conseillers généraux de Chambon-sur-Voueize et de Dun-le Palestel, Nicolas Simonnet et Laurent Daulny qui accusent ouvertement la directrice d'académie et le préfet d'exercer de multiples pressions. Soit en essayant de « court-circuiter les maires », en laissant « sous entendre des fermetures de classes » dans les communes réfractaires, en s'adressant aux intercommunalités ou encore en menaçant « d'imposer les rythmes sans concertation aucune. »
La directrice d'académie et le préfet au ban des accusés
« Les 67 maires sont devenus des délinquants civiques, des mauvais élèves auxquels on pourrait faire des misères. On demande aussi aux maires d'engager leur responsabilité par écrit sur les bonnes m'urs des animateurs que nous serions amenés à embaucher. C'est quand même fort de café », s'insurge Nicolas Simonnet, évoquant des « méthodes détestables » d'une « autre époque ». « Nous subissons des pressions sur des écoles à Maison-Feyne, Villard, Naillat », confirme le maire de Dun-le-Palestel, Laurent Daulny, qui évoque le coût d'une réforme jugée trop onéreuse, en moyenne 150 euros par élève.
La Souterraine aurait ainsi dépensé 90.000 € tandis qu'il en coûterait 25.000 € pour la commune Dun-le Palestel. En comptant les 800.000 € que le conseil général déboursera pour assurer les transports scolaires, le montant global de la réforme pour la Creuse avoisinerait les 5 M€, selon Fabrice Couegnas, alors que « les cours ne sont actuellement pas assurés chaque jour dans plus d'une dizaine de classes dans 10 et 20 classes », faute de remplaçants. « Avec les moyens mis en 'uvre, on pourrait faire largement mieux, en recrutant des dizaines d'enseignants, en remettant des RASED, en envoyant les enseignants en formation… »
Bon et bien voilà, j'ai lu mon 1er roman numérique sur une liseuse Kobo. Et bien, je ne vois vraiment pas pourquoi j'irais acheter du papier... C'est très facile à utiliser, dix-sept livres enregistrés (Merci Anita), j'ai commencé à lire dans le train, la liseuse posée sur les genoux, pas de pages à tenir ouvertes, le défilement du texte est très rapide, l'écran très agréable, la liseuse tient dans la poche de ma veste ou dans ma pochette, peu importe la taille du fichier Je me souviens de ces gros pavés sur lesquels il faut "forcer" sur la structure pour réussir à lire, au risque de décoller les pages...J'ai comme ça démoli deux fois "Citadelle" de Saint Exupéry et "Les sept piliers de la sagesse" également...Et bien, là, au moins, ça n'arrivera plus. Et lire, sans avoir à tenir un bouquin mais à juste faire glisser son doigt sur un écran, et bien, finalement, j'adore.
Alors, voilà, le premier roman d'une longue liste.
Un sacré choc...Une descente aux enfers sans possiblité de retour...Violent, âpre, désespéré et parfois des flamboyances qui apaisent, qui permettent de reprendre espoir, de ne pas somber avec le héros...Groupuscule nazi, des meetings d'un autre temps et qui existent pourtant.
Attention, danger. Il faut être bien en paix pour plonger dans de telles noirceurs.
Une écriture remarquable, parfaitement maîtrisée, des phrases qui résonnent longtemps, des descriptions psychologiques au scalpel.
On en sort le souffle court...Et heureux d'en avoir personnellement réchappé.
Milton Dekker, trente ans, mène une existence harmonieuse entre son compagnon Stanislas et les étranges conversations nocturnes qu’il entretient avec le spectre de Louis II de Bavière – feu Roi des Lunes– lorsqu’il se découvre atteint d’une grave hépatite. Cette nouvelle bouleversant bon nombre de ses certitudes, le jeune homme décide d’entreprendre un voyage initiatique sur les traces de son frère jumeau Alexandre dont le suicide, deux ans plus tôt à Anvers, demeure inexpliqué. À travers une Allemagne interlope, romanesque et violente, guidé dans sa quête de vérité par le journal intime laissé par Alexandre à l’énigmatique Brivaël, Milton s’apprête à vivre un voyage lyrique, sensuel et cruel au cœur des racines du Mal...
EXTRAIT
« Il était une île. »
Dans la baignoire nappée d’obscurité que la lueur d’une unique bougie éventrait timidement, mon sexe flasque était un insulaire.
En position fœtale, dans la chaleur rassurante et plasmique d’une eau à quarante degrés parfumée à l’eucalyptus, je végétais.
Mon petit orteil souffrait de longue date d’une légère irritation. Je ne l’avais jamais fait soigner, car cette sorte de crevasse qui suintait en permanence me procurait une démangeaison délicieuse. Au cours de mes séances masturbatoires – ou lorsque je faisais l’amour avec Stanislas –, le jeu consistait, lorsque je m’apprêtais à jouir, à gratter la plaie avec force jusqu’à ce que la chair éclate ; la puissance de l’orgasme m’en semblait alors décuplée.
Mon frère Alexandre et moi-même avions vu le jour à l’automne 1982.
Du plus loin que je me souvienne, il n’y avait toujours eu qu’Alexandre. Pour le ludique, la complicité, comme pour l’affectif.
Bien sûr, le sexe était venu plus tard ; par l’onanisme mutuel à l’orée de l’adolescence, à goûter nos spermes dans le silence imposé et l’obscurité ouatée de la demeure familiale. Nous avions exprimé conjointement notre dégoût en fronçant ces nez que nous avions similaires.
De tout temps, Alexandre avait été le dominant de notre couple gémellaire. Je n’en étais pas dupe. J’avais le souvenir flou, enfant, d’une petite fille rampant dans le bac à sable du square où nous emmenait régulièrement notre mère. Je la revoyais rire aux éclats alors qu’Alexandre et moi nous efforcions de lui retirer une chaussette rose, brodée de petits lapins hilares. Cette innocence – qui s’étalait en farandole autour de la cheville de la gamine – s’était perdue dès lors que, enfin propriétaire de la chaussette, Alexandre m’avait intimé l’ordre de lécher le petit pied mis à nu. Je m’étais exécuté tandis que mon frère insistait, vachard : « La langue entre les doigts de pieds ! Vas-y Milton, vas-y ! »
Les lapinous avaient foutu le camp, la gamine chouinait un peu. Étrangement, j’avais savouré de voir Alexandre diriger ainsi les opérations tandis que ce dernier, à n’en point douter, s’était offert un gigantesque orgasme cérébral.
Il y avait là une catastrophe en latence, un drame prêt à fondre sur lui comme une nuée de sauterelles folles.
En y repensant, je frissonnais parfois, une ambiguïté glacée me courait alors sur l’échine.
Il y a deux ans, Alexandre s’est tué.
Dans son appartement d’Anvers, les forces de l’ordre l’ont retrouvé suspendu par le cou dans son dressing. Il n’a laissé ni lettre ni message sur son répondeur. Rien. Le rapport de police indiquait froidement qu’il avait d’abord tenté de se pendre à la tringle de son rideau de douche avant d’essayer de s’ouvrir les veines sans plus de succès.
Anvers, comme toutes les villes portuaires, était violente et sensorielle, striée de rues où s’étiolait une odeur de pisse, de rouille et d’iode. Pour moi, elle exhalerait à jamais le parfum du cadavre d’un pervers, le parfum du cadavre d’Alexandre. Les odeurs, les souvenirs et l’odeur tenace du souvenir m’avaient fait jurer de ne plus y mettre les pieds de toute ma foutue vie.
Par la fenêtre de la salle de bains, je regarde les hortensias roses. Un rose enfantin et lumineux, un rose de chaussette de petite fille.
ÉGALEMENT DISPONIBLE DEPUIS LES LIBRAIRIES SUIVANTES ET BIEN D'AUTRES ENCORE
« Dans la littérature, tous les genres sont bons hormis le genre ennuyeux » – Walter Scott
Paroles d’auteurs avec Charlotte Charpot
par Administration
Oserez-vous entrer dans le cube ? Et découvrir un roman résolument original, percutant, contemporain et qui risque bien de vous bousculer, mais pour mieux vous ravir et vous séduire. Vous êtes dans l’ère industrielle de l’être industriel, vous dit l’auteur en préambule, avant de vous promener dans le monde d’une entreprise qui pourrait bien devenir la vôtre dans quelques années (à moins que ce ne soit déjà le cas), et vous enfermer dans une émission de télé de la pire réalité possible. Tout cela enrobé d’une écriture incisive, humoristique, précise et un rien espiègle, que Charlotte Charpot sait déployer tout au long de son roman pour divertir, mais aussi et surtout dénoncer, amener à réfléchir sur la société qui nous attend peut-être si on s’abstient de réagir efficacement à la captation de notre temps de cerveau disponible…
Autobiodégradable, c’est un OVNI littéraire, un OLNI devrais-je peut-être dire (objet littéraire), mais en même temps, on le lit comme un roman en ce sens que l’histoire de toutes ces Chantal et de tous ces Jean-Pierre est tellement notre histoire, ou pourrait l’être. Comment décide-t-on d’écrire ce genre d’histoire, quelle est la genèse de ce magnifique roman, et quel est le but poursuivi ?
Autobiodégradable est fait pour être un Objet Littéraire Non Identifié. Il me semble que le monde a profondément changé, cependant on croise rarement la route d’auteurs qui tentent de proposer autre chose sur le plan du style et de la manière qu’ils ont de le donner à relire. Ou peut-être les éditeurs ne souhaitent-ils pas courir le risque ? J’ai donc beaucoup de chance que Numeriklivres ait accepté ce titre. Je cherche en littérature comme en peinture des artistes capables de déplacer les choses, de les emporter ailleurs et de nous les rendre telles que nous ne les avions jamais regardées. C’est une tentative en ce sens que j’ai entrepris et pour déplacer les choses, il faut déplacer le verbe. Tout le pari alors est de trouver une voie suffisamment nouvelle pour être déroutante et suffisamment familière pour rester lisible. Cela est périlleux, toujours à la limite de la construction et de la déconstruction. Jusqu’où va-t-on accepter de se perdre pour se retrouver, jusqu’où le lecteur est-il funambule ?
Cette question est totalement liée à l’état d’esprit qui habite notre XXIe siècle. Partout les gens s’oublient. Le monde du travail est invraisemblable, nous avons tous connaissance des vagues de suicides consécutives à la privatisation des grosses entreprises comme les télécoms, la poste, et tant d’autres. Il y a la crise, le burn out, des pressions exercées dans tous les sens, les informations télévisées alarmistes, l’urgence permanente et lorsque les gens vont trop loin, ils se brisent. Il paraît qu’il n’y a jamais eu tant de congés longue maladie qu’à l’heure actuelle. Parallèlement, on assiste à une vague de retours à la nature, de volonté de changer nos modes de vie, la consommation bio, le yoga, les revirements professionnels pour ouvrir une maison d’hôtes à la campagne, ou fabriquer son fromage de chèvre. J’ai eu envie d’illustrer ces deux mouvements dans une parabole juste un peu trop folle pour être prise au premier degré, et juste suffisamment réaliste pour rester très inquiétante. Tout ce que raconte cette histoire existe réellement, je ne suis qu’un condensateur. L’objectif est aussi de dire aux gens : arrêtez-vous. Regardez en vous-même ce qui est important : c’est vous. Et si pour s’en souvenir il est nécessaire de se boucher les oreilles pour cesser d’entendre hurler les loups, faites-le. Nous sommes tous un peu loups.
Les interactions entre les différents personnages du livre et les situations auxquelles vous les confrontez sont parfois presque terrifiantes. Il y a un soupçon de fantasy à vrai dire et d’anticipation disséminée entre les lignes, petites doses homéopathiques certes, mais présentes. C’est quelque chose qui caractérise votre écriture, ou bien c’est fortuit ?
Le côté fantasy n’est pas fortuit. En l’occurrence, je prends le terme "Fantasy" au sens de légère anticipation. Ce qui est amusant, c’est de constater que nous partons sur l’idée d’anticipation, alors que nous pourrions partir sur celle de la caricature. Il semble que les deux notions soient bien proches pour que la confusion s’établisse dans nos esprits. J’envisage cette histoire comme très légèrement décalée dans le futur. Je ne précise cependant jamais ni le temps ni le lieu pour ménager le malaise. Est-ce aujourd’hui ? Est-ce demain ? Rien de moins certain.
La fantasy au sens de "anticipation" ne caractérise pas mon écriture je pense. Mais j’aime jouer sur les sensations temporelles ressenties par le lecteur. Dans Le Cas Nathalie Solenblum par exemple, l’histoire se déroule de nos jours, mais le vocabulaire est tellement baroque et délibérément désuet que l’on se croit au XIXe siècle sans conscientiser nécessairement la source du malaise. Un peu comme de travailler le clair-obscur du verbe, lui donner les couleurs d’un temps et d’un espace à chaque fois différent, parfois insaisissable.
Si je prends le terme fantasy au sens de "croisement du merveilleux et du fantastique" effectivement cela me caractérise. Je viens du monde de Tolkien, Moorcock, Hebert, Caffrey, Zimmer Bradley et tant d’autres. Ils m’habitent profondément. Le surgissement du fantastique est capable de nous libérer à bien des égards, il laisse la porte ouverte sur l’infini des possibles et donc surtout sur des possibles différents.
Il y a quelque chose de cinématographique dans ce roman, des scènes qu’on verrait bien se dérouler sur grand écran. Quelles influences ont guidé ce texte ?
J’ai été inspirée par les livres de Douglas Coupland, principalement. Cet auteur est un génie contemporain extraordinaire. Côté cinéma, l’univers de Scott Pilgrim, car le réalisateur a tout osé, et surtout parce qu’il propose une manière totalement décalée moderne et fraîche de raconter une histoire. C’était le signe que je pouvais l’envisager à l’écrit. Enfin, j’ai été nourrie par la poésie de Gherasim Lucas. Alors là, comme ça, chercher quel rapport il peut bien y avoir entre Lucas et Autobiodégradable, j’avoue que cela ne va pas sauter aux yeux. Pourtant, il y a des courants profonds sur la façon de raisonner autour de la structure qui sont bel et bien là. L’édifice tient-il debout ? Tiendra-t-il jusqu’au bout ? L’un de mes objets poétiques préférés de Lucas est celui-ci : " S’en sortir sans sortir". Cela résume Autobiodégradable et la vie en son entier. Enfin, j’adore travailler sur l’instantané de l’image. Idéalement je voudrais faire surgir les scènes dans l’esprit du lecteur exactement à la manière d’un film. Comme si je projetais grâce au texte l’ensemble du décor. On me dit que je suis utopiste et pourtant je n’arrive pas à me départir de l’idée qu’il est possible que les images et les émotions passent avec quelque chose de commun d’une cervelle à une autre pour peu que l’auteur soit doué.
Un mot sur vos projets littéraires à venir ?
Concernant mes projets futurs… J’ai l’idée d’un roman qui ne me quitte pas depuis des mois et des mois. J’ai été contrainte de le mettre de côté pour des raisons professionnelles mais je vais m’organiser pour reprendre l’écriture très prochainement. En revanche, cette histoire n’a toujours trouvé ni sa forme ni sa structure. Le travail va être passionnant !
La pire chose pour moi est de penser qu'il est possible de ne pas se sentir seul parce qu'on est entouré. C'est le mensonge le plus destructeur. Nous sommes seuls au monde si nous avons besoin du monde car nous lui sommes redevables dès lors de la vie qu'on se fabrique. Personne ne m'octroie le sentiment d'être seul tout comme personne n'insère en moi le sentiment d'être accompagné.
La seule personne qui puisse répondre à mes désirs d'éveil, c'est moi. Non pas que les gens que j'aime me sont indifférents ou qu'ils ne m'apportent rien, loin de moi cette idée, mais je refuse de les prendre en otages, de les enchaîner à mes interrogations, à mes désirs d'exploration. Ils m'apportent la conscience qu'il est impossible de dépendre de qui que ce soit. L'Amour n'est pas une entrave mais une libération dans le travail intérieur qu'il génère, dans le regard lucide qu'il contient, hors de la passion si elle n'est qu'embrasement destructeur, si elle n'est pas un tremplin mais une plongée dans la dépendance. La passion porte en elle-même son extinction, elle n'en est pas responsable, ce sont les individus qui se sont trompés, ils sont les seuls responsables, ils sont victimes du boureau qu'ils ont créé, il n'y a plus de cheminement, il n'y a plus d'ascension mais un épuisement inéluctable des réserves d'énergie, il n'y a pas de construction commune mais un délabrement continuel de la citadelle, des pierres qui se déchaussent, inexorablement, parce que les individus se dévorent et s'effacent eux-mêmes en imaginant bâtir un donjon indestructible.
L'Amour est un cheminement solitaire et lorsqu'il est accompli, il devient possible de s'unir à une autre solitude constituée parce qu'aucun des deux partenaires ne cherchera en l'autre la complétude qu'il espère, parce qu'aucun des deux partenaires ne viendra apaiser les souffrances qu'il traîne.
L'Amour ne peut pas être souillé, alourdi, condamné à soigner des êtres qui se martyrisent.
Je suis seul au monde parce que c'est le seul moyen d'aller vers l'Amour.
Je n'ai besoin de personne parce que je refuse de condamner quelqu'un à me soutenir.
Personne ne le mérite et personne ne doit l'accepter. Par Amour pour soi-même. Car sans cet Amour, rien n'est possible.
Je me rends compte à quel point, je suis capable de laisser passer des émotions inutiles, des choses qui ne m'appartiennent pas, qui sont générées par des personnes qui ne me sont rien, que je ne connais que par le hasard professionnel ou autre mais que par contre, je vis avec une puissance phénoménale les émotions qui me sont importantes, que je les laisse m'emporter, que je m'y abandonne totalement parce que je sais, profondément, que ces émotions-là je dois les vivre totalement, sans aucune restriction. Alors, je pleure. Et même devant deux cents personnes, un micro à la main, lisant le texte d'adieu à une personne aimée et disparue.
Je sais que cette émotion libérée est perçue par beaucoup comme une faiblesse, comme un manque de retenue, de pudeur, de courage, de force ou je ne sais quoi.
Je pense tout au contraire qu'il s'agit d'une lucidité envers la Vie, un accueil de ce qu'elle a de plus puissant, de plus bouleversant et que je sois un homme ne change rien à l'amour que je porte à cette Vie. Pleurer n'est pas une souffrance mais le moyen proposé par la Vie de se libérer d'un fardeau. De quel droit refuserais-je ce cadeau ?
S'interdire de plonger dans l'émotion revient à l'enfermer et à la laisser se détériorer jusqu'à devenir le terreau d'un mal physique ou psychologique, comme un avilissement inévitable au regard du rejet de la Vie.
Il suffira d'un autre événement douloureux pour que le poison accumulé se répande. C'est l'individu qui en est responable et non l'événement. C'est son obstination à "être courageux" qui le condamne. Terrible héritage éducatif qui consiste à nier l'existence et à refuter toute forme d'observation intérieure, comme si les regards croisés avaient davantage d'importance que ce regard envers la Vie.
Celle que j'aimais et qui est partie, je tiens à lui signifier mon affection et il ne me suffit pas de lire quelques mots, je veux vivre ces mots, vivre intégralement ce que je cherche à transmettre, laisser ces mots me déchirer, ouvrir mon coeur, mon âme où cet antre mystérieux d'où jaillissent les bouleversements existentiels. Qu'est-ce qui en nous déclenche ces torrents de frissons, cette brûlure intérieure ? Je n'y suis pour rien, aucune volonté, aucun effort et je refuse la volonté de m'opposer à cette marée. Il s'agirait d'une volonté de l'ego alors que c'est la Vie qui s'exprime. De quel droit m'opposerais-je à la vie ? Comment pourrais-je considérer que ma personne a plus de valeur que ce que la Vie déclenche en moi ?
Mon frère est mort il y a plusieurs années déjà. J'ai passé des heures, seul, à ses côtés dans la chambre mortuaire.
Je sais ce que mon frère voulait m'apprendre. J'ai mis longtemps à le comprendre. Passé la gêne de parler à un corps froid et raide, passé la honte de pleurer, seul dans la lumière fragile des bougies, j'ai dit à mon frère combien je l'aimais, combien j'avais toujours admiré son courage, combien j'étais effondré de sa disparition.
J'ai mis longtemps à comprendre qu'il n'avait pas disparu. Puisque ces moments à ses côtés, dans le silence de son visage clos, il me criait des vérités que je n'entendais pas. Il a fallu que son âme et quelques compagnes viennent me parler, alors que j'étais cloué au fond de mon lit, une jambe paralysée et un dos déchiré, pour que je comprenne enfin. Mon frère. Son âme.
Alors, j'ai pleuré encore une fois, hier, pour libérer la Vie qui pleurait en moi, car elle souffre elle aussi de la perte de ses créations, même si elle sait qu'il ne s'agit que d'un transfert... la Vie nous aime et elle pleure en nous. Mais il s'agit d'un remède, c'est cela que nous ne voulons pas comprendre.
La Vie pleure en nous parce qu'elle sait qu'il est néfaste de garder enfermé des pensées sombres, des non-dits, des rancoeurs, des regrets, des remords.
Et parce que j'ai pleuré tout ce qui devait l'être, je sais maintenant que la Vie, en moi, est en paix.
Je ne comprenais pas tout ce que Léo chantait mais j'étais bouleversé par la musique des mots, par sa voix, par la simplicité grandiose des mélodies.
Je sentais qu'il y avait là des messages à saisir, comme si se tenaient en moi des paroles secrètes et que Léo savait les faire émerger.
Il n'y avait pas de MP3. J'écoutais cette chanson avant de partir au lycée et elle tournait en boucle toute la journée.
J'allais m'asseoir sur un coin de pelouse parfois, je prenais un livre, je lisais quelques lignes et puis je fermais les yeux parce que les violons étaient là, que les premières paroles surgissaient...
"Ces mains, bonnes à tout, même à tenir des armes, dans ces rues que les hommes ont tracées pour ton bien,
ces rivages perdus vers lesquels tu t'acharnes où tu veux aborder et pour t'en empêcher les mains de l'opression..."
Je sais aujourd'hui ce que Léo chantait, je sais ce qu'il disait, je connais cette opression, elle est là.
Je sais aussi comment l'épuiser, comment m'en défaire.
Non pas dans les faits car je serai jusqu'à la fin dépendant d'une oppression sociétale.
Mais je connais des espaces où elle ne peut rien.
La paix intérieure.
La paix des émotions éteintes, lorsqu'elles ne sont plus que des grosses mouches noires zébrant l'azur et fuyant vers l'horizon, vers d'autres proies à tourmenter.
L'accession au langage est le pilier de la mise en place de la dualité. Il y a une réalité de surface, une réalité conventionnelle, celle que nous nommons habituelle et il y a une réalité profonde. Le langage vient finaliser en soi l'expérience de la scission. Il y a un arbre, une fleur, le ciel, le soleil, le vent... et moi qui observe l'ensemble et qui le nomme. Et ce nom que je partage avec des millions d'individus est une étiquette collée sur nos esprits. Il vient valider l'idée d'un ego encapsulé et d'un environnement...Le mal est fait.
Il faudrait oublier les mots.
Le langage est un système de signes, qui relie un monde signifiant (le monde réel) à un monde signifié (le monde représenté). Mais le drame vient du fait que le signifié occupe une place prépondérante jusqu'à effacer la conscience en nous du monde signifiant.
Le langage finit donc par créer un monde représenté que beaucoup finissent pas considérer comme le monde réel.
La mort par exemple.
Le mot est chargé de tellement de représentations...Quelle est sa réalité ? Personne ne le sait.
Mais alors le vent, l'eau, un arbre, une feuille, un oiseau, quelle est leur réalité ? N'avons-nous pas érigé là aussi des paravents qui nous privent de l'accession, de l'ascension, de l'éveil ?
Cette réalité que j'envisage n'est d'ailleurs encore que la représentation qu'il me plaît de m'en faire...
Il faudrait se taire peut-être pour saisir, se taire au-delà du silence, au-delà des pensées, au-delà de tout ce qui "semble" nous constituer.
Qu'en est-il de l'Amour ?
Sommes-nous capables de l'accueillir tel qu'il est et non tel que nous le concevons ?
Cet abandon absolu qui nous plonge dans la fusion, cet embrasement gigantesque, est-il nourri par toutes les attentes que nous fabriquons ou est-il réel ?
J'aimerais connaître le Réel. J'aimerais me défaire de la réalité des signes, des paroles et des idées propagées.
Mais lorsque j'élabore cette pensée, je construis un réel en moi et ce réel n'est qu'une interprétation issue de mon imagination.
Et je n'ai donc rien compris.
Il est des jours où mon incomplétude me pèse.
"L’ego se nourrit de la sensation « c’est moi » et meurt de la simple vision « c’est ». - François Malespine
« Quand je vois que je ne suis rien, c'est la sagesse. Quand je vois que je suis tout, c'est l'amour. " Nisargadatta
De même qu'une main devant les yeux peut
cacher la plus grande chaîne de montagnes,
de même la vie matérielle occulte la lumière
et les mystères que prodigue le monde.
Et celui qui peut éloigner de ses yeux cette vie limitée comme on retire une main,
celui-là contemplera l'incroyable splendeur
des mondes intérieurs.
(Rabbi Nahman de Breslev)
Un jour, j'abandonnerai tout ce que j'ai lu, tout ce que j'ai écrit, un jour, j'irai m'asseoir au pied d'un grand arbre, je regarderai les montagnes, je caresserai la peau du tronc, je boirai l'air, je m'effacerai.
Situé sur les hauteurs de Sotchi, le village d'Akhchtyr est privé d'eau, d'accès routier et de transports publics depuis les grands travaux du chantier olympique à Krasnaïa Poliana, la station de ski ultramoderne sortie de terre à quelques kilomètres de là.
Une voie rapide a bien été construite, mais elle ne dessert pas le village. Pour y accéder, les habitants – 120 âmes – peuvent toujours emprunter le nouveau tunnel sous la voie ferrée. Seulement, faute de passage réservé aux piétons, la grand-route est impossible à traverser. A moins d'enjamber les glissières et de prendreses jambes à son cou pour éviter les bolides lancés à toute allure. Les autochtones ont beaucoup perdu avec la construction de la voie rapide. Leurs puits se sont taris, et la carrière du coin, transformée en décharge, s'est mise à rejeter des boues suspectes dans le fleuve Mzymta.
Pour avoir critiqué les aléas du chantier de Sotchi, l'organisation régionale Veille écologique pour le Caucase du Nord est devenue la bête noire des autorités. Ses militants ont été poursuivis, chassés, harcelés. Evgueni Vitichko est derrière les barreaux, Souren Gazarian a quitté la Russie, et Ioulia Naberejnaïa a déserté Sotchi pendant la durée des Jeux. Natalia Kalinovskaïa, ancienne porte-parole des expulsés de la plaine d'Imérétie, a pris ses quartiers à Krasnodar (à 170 km de Sotchi), tant elle était harcelée. Les méthodes ? Toujours les mêmes : menaces, écoutes, entretiens « prophylactiques » avec les services.
« LA FORÊT EST À TOUT LE MONDE »
En janvier, Evgueni Vitichko nous avait raconté son histoire dans un petit local loué par les écolos pour leurs réunions, quelque part dans l'arrière-pays de Sotchi. Géologue de formation, passionné par les problèmes d'environnement, « Jénia » – pour les intimes – est l'un des deux protagonistes de l'« affaire de la clôture ». Le dernier feuilleton judiciaire de la Russie « Potemkine » (du nom du premier ministre de Catherine II qui aurait installé des décors de carton-pâte sur le trajet de la souveraine afin de masquer la pauvreté des villages) que Vladimir Poutine met en scène avec les Jeux olympiques de Sotchi.
Les ennuis ont commencé pour les écologistes le 13 novembre 2011. Ce jour-là, Evgueni se rend en tournée avec d'autres militants à Djoubga, aux abords du palais d'été du gouverneur de la région de Krasnodar, le tout-puissant Alexandre Tkatchev. Et là, surprise ! La propriété a triplé de volume. Le notable a fait clôturer un large pan de la forêt, domaine public protégé selon la loi, qu'il a intégré à son domaine. Les écolos auraient alors inscrit sur la clôture : « Sania, tu es un voleur. La forêt est à tout le monde » et froissé la tôle. « Cette barrière est illégale, c'est une captation de propriété », dénonce Evgueni Vitichko.
Le graffiti va lui valoir une condamnation à trois ans de prison par un tribunal de quartier de Touapsé, le 20 décembre 2013. Il a fait appel. Au moment de notre rencontre, il s'attendait au pire : « Ils peuvent tout à fait m'arrêter dans la salle du tribunal le jour de l'appel et m'envoyer en prison. » Son inquiétude était justifiée. Le 3 février, il a été arrêté et condamné à quinze jours de prison pour avoir« proféré des jurons » en attendant l'autobus. Incarcéré depuis, Evgueni Vitichko n'a pas pu assister à son procès en appel, le 12 février à Krasnodar. Il a dû suivre l'audience par le biais d'un enregistrement vidéo. Un tribunal de Krasnodar a confirmé sa condamnation à trois ans de prison ferme, a fait savoir l'organisation régionale Veille écologique pour le Caucase du Nord.
Son collègue Souren Gazarian, condamné lui aussi dans « l'affaire de la clôture », a préféré prendre le large. Depuis un an et demi, ce spécialiste des chauves-souris a reçu l'asile en Estonie. En réalité, Evgueni Vitichko et Souren Gazarian ont été trop curieux, trop bavards. Ils informaient les journalistes, ils n'ont pas hésité à mettre leur nez dans les dessous peu reluisants du grand chantier des Jeux.
Quand la Russie remporta la timbale en 2007, il était clair que la région de Sotchi, zone balnéaire vieillotte et dépourvue d'infrastructures, allait devoirpasser par une transformation copernicienne pour être à la hauteur. Sept ans plus tard, le pari est gagné, les installations sont prêtes. La plaine d'Imérétie, une ancienne zone marécageuse, s'est muée en un Las Vegas de bord de mer, avec hôtels, arènes sportives et un centre de presse flambant neuf, grand comme quatre fois la place Rouge. Les hôtels de la région affichent désormais une capacité de 40 000 lits.
Rien à dire, le décor est somptueux, conforme aux dépenses considérables – 50 milliards de dollars (37 milliards d'euros) au lieu des 12 milliards annoncés par M. Poutine en 2007. La corruption n'y est pour rien, il s'agit d'un simple « dépassement des coûts », a précisé le président russe dans une interview à la presse étrangère le 20 janvier : « Pendant les appels d'offres, les candidats à tel ou tel projet affichent des devis très bas pour emporter le marché. Dès qu'ils l'ont en main, ils comprennent que c'est impossible et commencent à faire monter les prix. De telles choses arrivent partout, notre cas n'est pas unique. »
Assurément, le nouveau tremplin de saut à skis est unique. Son prix l'est tout autant. « Initialement, il devait revenir à 1,2 milliard de roubles, pour finir il a coûté 8 milliards , tout ça parce que l'endroit ayant été mal choisi dès le départ, sur un terrain meuble, il a fallu débourser plus pour le consolider que pour le construire », affirmait en janvier Evgueni Vitichko. Il n'y a pas eu d'étude des sols ? « Vladimir Poutine avait choisi l'emplacement, il fallait le faire. »
Les écolos déplorent les dégâts irréversibles causés à l'environnement. Malgré l'engagement du « zéro déchets » et autres promesses, les responsables des travaux ne se sont guère montrés soucieux. Décharges et carrières sauvages sont apparues un peu partout, les eaux usées restent encore largement rejetées dans la mer Noire, plusieurs parcs nationaux ont été transformés à la hâte en zones d'habitation ou de récréation dernier cri pas forcément dotées des installations sanitaires adéquates.
Ce "je ne sais pas" contient en lui-même la peur et la peur fossilise au point que la métamorphose peut s'en trouver suspendue. Il n'y a pas de volonté à avoir car cette volonté contient en germe l'éventualité d'un échec. C'est toute la problématique de l'espoir. La chenille n'a aucun espoir, elle est juste dans l'acceptation de ce qui peut advenir. Et non de ce qui doit...
"Nous n’avons donc pas d’autre choix que d’affronter tôt ou tard ce qui nous fait le plus peur, c’est-à-dire l’inconnu et notre entière responsabilité de créer notre propre vie. Au fond, la chenille peut s’éveiller à tout moment à sa nature de papillon, mais il lui faut passer alors enfin par la porte du « je ne sais pas ». C’est la grande voie qui nous ramène à nous-mêmes." Jean Gagliardi
Les JO de la honte. Je ne regarderai rien, je n'écouterai rien, je ne validerai pas par mon enthousiasme et la valeur de l'effort sportif un désastre humain.
J'aurais aimé que les sportifs le disent...
On me rétorquera que ça ne les concerne pas.
Je ne vois pas les choses de cette façon.
Il me serait insupportable de cautionner en tant que sportif un résultat aussi épouvantable. Il est trop facile de rejeter la faute sur l'état russe. Les JO sont une épreuve planétaire, pas une affaire russe.
Ces JO marqueront pour moi la rupture avec l'esprit olympique. Il ne reste qu'une course à l'apparence. La justice en est bafouée.
Elle rentrait du travail. Fatiguée. Encore fatiguée. Une lourdeur qui ne la quittait plus, une torpeur qu’elle ne comprenait pas. Comme un poison soporifique qui coulait dans ses veines. Une lutte constante contre cette langueur létale.
Elle s’était allongée sur le lit, les volets clos, la porte entrouverte. Elle n’avait pas voulu que Yoann l’isole. Comme si elle refusait de partir trop loin, comme si elle pressentait que les ancrages allaient céder. La peur. Elle était là, comme une bête enfouie dans une hibernation finissante. Il lui avait demandé si elle voulait écouter un peu de musique. Elle avait accepté.
« Furious angels » de Rob Dougan. Elle ne connaissait pas ce nom. Elle avait fermé les yeux.
Tout est là. Rien n’a disparu.
Premières paroles, de l’anglais, une note sourde maintenue comme une menace suspendue, une batterie s’installe, un électrocardiogramme sur l’écran de son esprit, la musique gonfle, les instruments prennent place, s’accordent, la vague monte en elle avec une puissance et une vitesse affolante, un courant irrésistible, une voix rauque résonne en elle, ramène à la surface des émotions étranglées, sa gorge se serre, des violons aigus s’imposent, les percussions s’emballent, elle perd pied, le flot l’emporte, la voix suppliante lâche son premier cri, l’enfant est là, une énergie qu’elle palpe, elle saisit un oreiller et le colle contre sa poitrine, elle met un coin du tissu dans sa bouche, elle se sent partir, elle quitte la pièce, rien, plus rien, plus de contact immédiat, plus de présence autour d’elle, juste l’enfant, il a peur, il comprend qu’il va partir, qu’il va mourir, elle lui parle, elle tente de le rassurer, elle ne sent plus son corps, une anesthésie foudroyante, elle n’est plus dans la chambre, elle pleure avec l’enfant, là-bas, il y a longtemps, elle est avec lui, il a peur, elle veut le rassurer, il monte, il la quitte, il s’éloigne, « pardonne-moi, pardonne-moi, » la musique a disparu, elle devine juste des houles sonores, rien d’identifiable, elle le sent partir, « mon Dieu, aidez-moi », elle voudrait accompagner encore l’enfant qui s’éloigne, « pardonne-moi, pardonne-moi, » les émotions la submergent, cette peur de l’enfant, cette angoisse qui l’agresse, l’étouffe, l’absorbe, elle est en lui, elle sent son désir d’étreintes, des bras qui l’enlacent, une poitrine nue qui l’accueille, des mains douces qui le retiennent, il sait que ça n’arrivera pas, il ne comprend pas, les questions s’enchaînent, « pourquoi, pourquoi ? » mais rien d’autre n’est possible, toutes ses peurs résonnent en elle, le couperet tombe, comme un cœur qui s’arrête, il s’éloigne, elle le suit de toute son âme, il monte, elle veut l’accompagner le plus longtemps possible, le scintillement s’efface, comme une étoile engloutie dans les noirceurs de l’univers, il part, il part …
Vide … Le vide en elle … C’est fini.
Elle s’arrête. Elle s’appuie contre un tronc. Le souffle coupé, elle pleure, elle n’y peut rien, depuis des mois les larmes jaillissent comme des torrents libérés, elle n’a plus de retenues, aucune digue, aucun muret, le flot d’émotions s’épanche dans une liberté sauvage qu’elle ne peut plus dominer. L’opération de la bartholinite devait lui permettre de vivre dans son corps physique le deuil de l’enfant. C’était nécessaire. Le voyage intérieur, l’accompagnement de l’enfant, cette envolée secrète réveillait le corps émotionnel. Tout cela avait un sens. Des nuits d’insomnie pour tenter de comprendre.
Elle a si longtemps été dans la maîtrise, elle a si longtemps cherché à protéger Yoann, à cacher ses propres ressentis pour ne pas l’étouffer, il est si fragile dans ses carapaces rugueuses, elle sait que, derrière les armures, la chair est à vif, il a déjà été si loin dans la souffrance, elle a tout fait pour ne pas l’assaillir, tant d’armées luttent sauvagement en lui mais dans cette attention constante qui la valorisait, répondait à une identification ancienne, elle avait disparu, elle avait étouffé son être, elle s’était fragmentée. La femme, la mère, l’amante, la psychologue, la belle-fille, celle qui est solide, câline, accueillante, chaleureuse, protectrice.
Protéger … Et en oublier de se sauver soi-même.
Elle avait fini par suffoquer, par ne plus pouvoir éteindre le brasier dans son ventre.
Elle prend la gourde et tente de retrouver une respiration posée. Elle souffle longuement.
Tant d’émotions bridées pendant des années.
Et tant de ressentis étourdissants depuis des mois.
Ce basculement extraordinaire, inattendu, éblouissant, elle l’avait tant espéré. Puis elle avait fini par ne plus y croire, elle s’était résignée, cachant son désarroi, se convainquant obstinément que c’était la seule solution.
Finalement, alors qu’elle ne s’y attendait plus, tout avait volé en éclat. Sans aucun signe annonciateur. Comme une bourrasque dévalant des hauteurs dans l’antre sombre et étroit de son existence rangée. Elle avait imaginé une vie plus rebelle, l’inattendu comme fil conducteur, des voyages imprévus, des départs survoltés, des découvertes multiples, l’éclatement absolu des conditionnements adoptés, une vie rêvée mais c’était insignifiant.
Elle s’était trompée.
Les voyages étaient intérieurs.
Tout ce qu’elle envisageait s’étendait dans la dimension horizontale des évènements quotidiens. Elle avait été à l’inverse projetée dans une ascension verticale étourdissante, qu’elle n’aurait jamais pu prévoir car elle n’en avait aucune image. On ne peut présager que des choses connues.
Ce qui s’offrait à elle dépassait le cadre étroit de son imagination comprimée.
Il fallait juste retourner les yeux au-dedans de soi. L’espace physique était secondaire.
Elle n’avait rien deviné. Tous ses schémas de pensées s’étaient révélés dérisoires. Des subterfuges égotiques, des images fabriquées par un mental pervers. Des révoltes infantiles. Les réponses édulcorées d’un mental trompeur.
Elle pensait que cette démarche intérieure dépendait de sa volonté. Juste un enfermement supplémentaire.
Un ouragan émotionnel avait balayé tous les stratagèmes.
Même l’analyse ne lui apparaissait plus comme l’élément déclencheur, elle n’était qu’une technique participant à la libération de l’individu. Le souffle intérieur l’avait imposée mais elle ne parvenait pas à identifier la source de ce torrent purificateur. L’impression parfois que quelqu’un en elle avait brisé les digues, une force inaltérable et sans nom … Rien de connu, rien d’identifiable.
Sa sexualité elle-même avait pris une dimension incroyable.
Elle frissonne. Un plaisir si puissant.
Elle n’aurait jamais imaginé une telle énergie, un tel envol, une extase aussi sublime. Elle jugeait pourtant sa sexualité satisfaisante. Elle arrivait parfois à jouir en même temps que Yoann et cette communion la comblait de bonheur. Un autre univers existait. État de conscience modifiée … Elle avait découvert le terme dans un livre de Stanislas Groff. Les similitudes avec ses envolées cosmiques l’avaient bouleversée. Elle ne parvenait plus à utiliser le moindre mot pour décrire désormais ce qui l’emportait sans ressentir aussitôt une insuffisance insoluble. Il n’y avait pas de mot. C’était au-delà du connu, au-delà de l’identifié, au-delà même de ses attentes.
Elle aurait tant aimé entraîner Yoann dans ces sphères éthérées, ces éblouissements corporels, ces envolées mirifiques mais là encore il restait dans le don et la maîtrise, il ne s’abandonnait pas et nourrissait son plaisir des vibrations qu’elle diffusait, des transes qui la raidissaient, de ses gémissements lascifs, il se concentrait assidûment sur la montée de son orgasme, éliminant ses propres ressentis. Elle le savait, il le lui avait dit. Seul, son plaisir lui importait. Le sien ne pouvant s’exprimer qu’une fois son extase déclenchée. Il ne voulait pas la laisser insatisfaite en jouissant avant elle. Par amour. Elle n’en avait aucun doute mais il ne comprenait pas qu’en la privant de son abandon, elle lui renvoyait l’impression d’une insuffisance, d’une incapacité à le faire jouir comme elle jouissait. Elle sentait avec une profonde douleur que ses orgasmes restaient à un niveau corporel, génital, que seul son pénis goûtait au bonheur des embrasées intérieures alors que les siens révélaient une conscience inconnue, un amour extraordinaire de l’énergie créatrice. Elle n’était plus elle mais un calice incommensurable inondé de secousses magmatiques. Ses anciens orgasmes n’étaient plus que des ébauches brouillonnes, des esquisses interrompues, des explorations suspendues. Elle s’était arrêtée pendant toutes ces années à l’orée d’une jungle grouillante de vie, d’un océan pétillant d’énergie, d’un cosmos primitif. À chaque extase, le voyage sidéral l’entraînait dans des contrées inconnues, insoupçonnées et elle se demandait immanquablement s’il restait encore des territoires à découvrir.
Elle s’effondrait souvent en pleurant sur sa poitrine en sueur. Elle n’y pouvait rien. Cette retombée brutale dans la réalité corporelle la brisait parfois. Dans les derniers jours, avant leur départ, cette réintégration dans son enveloppe de chair l’avait désespérée. Elle aurait voulu rester suspendue, libre, survolant les carapaces lourdes et inertes de son corps épuisé. Cette lumière inexprimable, cette impression de n’être pas seule, pas Yoann mais quelqu’un d’autre, une présence qui l’accompagnait, l’entraînait vers les altitudes.
Elle avait peur de la folie parfois.
Les deux dernières nuits, elle n’avait pas voulu s’unir à lui. La force de l’envol impliquait des retours douloureux qu’elle ne parvenait plus à vivre.
Une évidence qui vient de me sauter à la figure...Comme quoi, même ce qui est le plus implacable peut disparaître.
Je me suis toujours imaginé devoir tenter de renouer avec ma pleine conscience, c'est à dire la capacité à analyser ce que je vivais, comme un observateur scrutant chaque séance de l'existence, essayant de rester lucide, disponible, humble, en retrait émotionnellement...
En fait, je me suis toujours perçu comme étant constamment sous la menace d'une expulsion de moi-même, sous la menace des événements, assailli par des hordes barbares, jusqu'à me retrouver "inconscient", c'est à dire emporté dans des actes et des pensées chaotiques. Je me souviens de situations dans lesquelles je n'ai pas su rester lucide. Comme si j'étais inconscient de mes actes ou de mes pensées.
Alors, j'ai tenté d'agir à postériori pour préserver ce capital-conscience.
Et c'est là que je me suis toujours trompé.
Il est impossible de ne pas être conscient. La conscience est un état naturel, tout comme la respiration. Je peux retenir ma respiration. Quelques instants. Je ne peux pas retenir ma conscience. Elle est là. Irrémédiablement. La seule chose qui puisse atténuer la conscience de cette conscience, ce sont les actes pour lesquels je produis un effort et qui imposeront des pensées constructrices, c'est à dire finalement tout ce que je fais continuellement, dans la vie quotidienne. Non pas que la conscience ait disparu mais elle est tout simplement remplacée par l'identification que j'installe au regard de mes actes et de mes pensées.
J'agis.
Je pense.
Et pour cela, je produis un effort. Et l'effort finit par s'imposer sur l'écran de la conscience. Ce qui aboutit d'ailleurs aux actes, pensées et phénomènes inconscients.
La conscience n'a jamais disparu. J'ai juste commis l'erreur de ne pas accompagner les efforts produits par cette conscience. Il suffit donc de réouvrir le coffre. Elle est toujours là. Mais elle a besoin d'être aimée. Je pense que tout est là. Je pense qu'il convient d'apprendre à aimer la conscience.
La Vie est une pensée qui a pris forme, il y a bien longtemps, cette pensée sous-tend deux voies indissociables l’une de l’autre, la première est la naissance de la vie (de la cellule), sa multiplication par division, créant ainsi une nouvelle cellule et la deuxième est la mort de la cellule programmée originellement pour une certaine durée de vie…
Dans sa nature originelle, la vie est composée de pulsions de vie et de pulsion de mort. La biogénèse nous enseigne que le renouvellement de la vie est programmé ou formaté. Le compte à rebours a -t-il commencé ? comme Albert Jacquard nous l'enseigne.
Si je m’en tiens à l’idée que la Vie est une pensée qui a pris forme, cela sous-entend que cette pensée contient deux voies : - Une pulsion de vie dont le but est de créer, de prolonger puis de renouveler. - Et une pulsion de mort. Pour que ce renouvellement se fasse, la mort a pour rôle de mettre un terme aux formes. Il était inconcevable que des formes apparaissent sans que celles existantes ne laissent leur place.
Dans la pensée de la Vie, il y a une finitude des formes, mais pas de la Vie elle-même. C’est juste un remplacement afin que les formes existantes soient vivaces, exaltées, enthousiastes, lumineuses et soient dans un état favorable à l’idée du renouvellement. L’épuisement de la forme n’est pas compatible avec l’idée de reproduction. Le principe de la reproduction s’appuie sur des formes robustes. La Mort n’intervient pas comme une fin mais comme une évolution possible.
Le remplacement implique l’éventualité d’une amélioration, d’un renforcement, d’une transformation nécessaire. Rien n’est figé parce que la Mort se charge d’éliminer l’ancien temporel afin que la Vie propose une suite elle-même provisoire, nourrit par des changements constants, aussi infimes soient-ils, ou aussi dérisoires dans le temps d’existence de cette forme.
Le Temps de la Vie s’inscrit dans un système solaire dont la durée n’est pas accessible à notre cerveau. L’évolution de cette Vie n’est pas plus palpable. Tout juste une intuition malgré toutes les connaissances accumulées.Des savoirs qui progressent et se transforment eux aussi.
Cette mort a pourtant eu une conséquence néfaste dans ce système parfait.
La pulsion de mort, générée par la pensée, est devenue chez l’homme une véritable addiction.
Un enfant marche le long d’une haie. Il laisse traîner sa main dans les feuillages puis soudainement, il serre les doigts et arrache une feuille. Il la malaxe quelques secondes et la laisse tomber au sol. Pulsion de mort ! Un geste irréfléchi ? Une action impulsive, très facile à réaliser, générant un sentiment de puissance qui vient renforcer l’identification de l’individu, cette irréalité du détachement envers la Vie. « Tu as écrasé cette chenille. C’était facile. Maintenant, refais-la. » Lanza del Vasto. « Je ne suis pas cette plante, je ne suis pas cette chenille. » Et se disant cela, l’enfant peut la blesser ou la tuer. Elle n’est pas « lui ».
Effectivement, elle n’est pas « lui », mais elle porte une Vie identique à celle qui est en lui. Pour concevoir cette idée, il faut être habité par la pulsion de Vie. Cela implique un détachement envers cette identification formatée dont l’individu est abreuvé depuis sa naissance par l’éducation, la société, l’histoire antédiluvienne, des conditionnements répétés, le matérialisme mondialisé, l’idée consternante que les humains possèdent la Terre. Et par conséquent la Vie.
La pulsion de vie n’est pas la norme en vigueur dans le monde occidental. Elles l’est chez les Peuples Premiers, les kogis par exemple.
La pulsion de mort a un impact incommensurable. Elle répond à des désirs immédiats d’identification et cette identification favorise le développement de comportements mercantiles. La pulsion de mort renforce le conditionnement qui consiste à présenter l’individu comme détaché de la Vie. Il y a lui et « l’environnement ». En étant éduqué comme une entité individuelle évoluant dans un environnement et non comme un fragment d’une entité originelle, une pièce infime d’une image immense et en dehors de laquelle il n’est rien, l’individu n’est pas amené à se tourner vers la pulsion de Vie mais bien au contraire à exploiter cette pulsion de mort qui exacerbe ce schéma de pensée éducatif.
Les effets mercantiles se mettent en place dès lors que l’identification à l’individu est suffisamment ancrée pour que des désirs de puissance viennent l’alimenter. Posséder et détruire sont deux phénomènes révélateurs de ce formatage de la pensée.
La possession matérielle va apporter à l’individu un renforcement de sa distinction, de cette croyance à son extériorité au regard du phénomène vital. En accumulant les biens, il comble inconsciemment le vide existentiel tombé en lui avec son rejet forcené du phénomène vital. Etranger au cœur de ce phénomène vital, il va s’engouffrer au cœur du matérialisme « vivant ». L’appartenance à des groupes sociaux renforce là encore l’identification étant donné qu’elle créé un miroir dans lequel l’individu s’observe. « Je suis comme ceux-là. »
Tous les phénomènes sociaux, qu’ils soient politiques, économiques, religieux, consuméristes, médiatiques… sont des excroissances de cette pulsion de mort. Il s’agit tout simplement de renforcer sans cesse, en multipliant les supports, tout ce qui permet de combler le vide laissé par la perte de la pulsion de Vie et la perte de quête de sens.
Là où le phénomène a pris une ampleur jamais perdue depuis, c’est lorsque certains individus totalement impliqués dans cette pulsion de mort se sont aperçus du bénéfice qu’ils pouvaient en tirer. Ils sont devenus « les Maîtres » à penser. Dans un schéma de pensées individualistes. La guerre en est l’exemple parfait : pouvoir, puissance, accumulation des richesses, extension des territoires, suprématie etc… Pour parvenir à ses fins, un conquérant, qu’il soit président élu, dictateur ou empereur doit avant tout accumuler des armes. Il faut des matières premières, des usines, des marchands. Des sommes colossales. Une fois les terres ravagées et la paix revenue, il faut reconstruire. Des sommes colossales et des bénéfices pour les exploitants.
Et la mort et la détresse pour les exploités... La pulsion de mort dans toute son horreur. Les instigateurs des combats n’en seront pas les victimes. Il leur aura suffi d’utiliser les masses populaires, celles qui depuis leur naissance ont appris à être identifié à eux-mêmes, puis à une nation, à un drapeau, à des idées politiques, à tout un ensemble intellectuel, jusqu’à la déraison. Pensant avec les Maîtres en retirer des bénéfices. Aussi dérisoires soient-ils. L’essentiel étant de continuer à exister comme l’individu qu’ils ont appris à être.
Il aurait été envisageable qu’à la suite de deux guerres mondiales dévastatrices, l’humanité s’engage dans un cheminement réfléchi au regard du Vivant. Il n’en a rien été. Rien de durable. La mondialisation spirituelle a été étouffée par la mondialisation matérielle.
Il ne sert à rien de chercher à améliorer le confort d’un malade quand on en oublie de combattre la maladie. Ou pire encore quand on ne la voit même pas. Ce monde moderne s’entête dans une voie sans issue. Et je ne vois aucune solution collégiale au problème. L’Humanité n’évoluera qu’au regard de l’évolution spirituelle de chacun. D’avoir perdu le sens de l’unité originelle a généré une unité fondée sur l’individualisme.
Les individus se regroupent sous les bannières des Maîtres à penser. Eux-mêmes regroupés sous la bannière de leurs propres intérêts et de leurs pulsions les plus basses.
Le monde moderne fonctionne comme une unité morcelée qui broie l’individu en prônant sa liberté. Il est impossible d’imaginer ce que sera l’Humanité dans dix mille ans. En imaginant qu’elle existe encore.
Une évolution positive est-elle encore envisageable ? Une évolution réfléchie bien entendue, pas une somme de réactions forcenées, dictées par des évènements catastrophiques…
Je n’ose même pas essayer d’imaginer ce qu’il restera de la Nature.
Et cette douleur-là m’est insupportable.
Pour l’Humanité elle-même, je n’en éprouve aucune peine. C’était sans doute un beau projet.
Mais la pensée de la Vie aura peut-être besoin d’en changer.
Il fallait voir ce que nous étions capables de faire et de devenir...
Nous ne sommes finalement peut-être qu’une expérience.