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Décrochage
Décrochage : Marre de l'école : Les décrocheurs accusent
"Marre de l'école". Une étude réalisée auprès de 1200 jeunes décrocheurs montre que les raisons du décrochage sont variées. Mais la condamnation de l'école revient systématiquement dans leurs déclarations. "Ces résultats soulignent surtout la forte condamnation du système scolaire considéré par les décrocheurs comme inadapté, sélectif et injuste."
Qu'est-ce qui amène des jeunes à décrocher, au sens de l'éducation nationale, c'est-à-dire à quitter toute formation initiale sans avoir obtenu de diplôme ? L'étude écarte donc les décrocheurs passifs, ceux qui dorment au fond des classes, pour ne s'intéresser qu'à ceux qui ont rompu. Pierre-Yves Bernard et Christophe Michaut, maîtres de conférences au CREN, Université de Nantes, ont enquêté auprès de 1155 jeunes.
La première caractéristique, qui reste inexploitée par les auteurs, est sociale. Ces jeunes décrocheurs appartiennent aux couches sociales populaires. Un tiers ont des parents ouvriers, un tiers employés. On ne compte que 10% d'enfants de cadres. Quel est le lien entre cette situation sociale et les motifs du décrochage ? La piste reste à creuser.
Interrogés par les auteurs, les décrocheurs mettent en avant des motifs différents. Mais les trois quarts disent d'abord "en avoir marre de l'école". Un quart est en grande difficulté scolaire , difficulté relationnelle souvent car pour eux "l'école ça me saoule". Un cinquième n'a pas de difficultés avec l'école mais la juge totalement inutile. 14% sont totalement découragés à l'idée de préparer un examen. Un tiers décroche parce que attiré par un emploi ou la vie active.
L'étude montre qu'il y a bien une prévention à mener dans l'école pour lutter contre le décrochage. Elle pose la question de l'orientation en fin de collège, moment clé de la rupture. Mais elle met aussi en évidence des ruptures anciennes dès l'école primaire : 77% des décrocheurs ont redoublé, souvent en CP ou CE1. Une conclusion qui rappelle le rapport d'Anne Armand et Claude Bisson-Vaivre : "à l’approche administrative qui a longtemps prévalu, notamment dans la lutte contre l’absentéisme, notre conviction est qu’il faut ajouter une démarche pédagogique et éducative globale seule en mesure de porter des fruits durables".
"Démarche pédagogique et éducative?"...
Et ça consiste en quoi ?
Sans espoir (école)
| Christian Beullac | UDF | Ministre de l'Éducation | ||
| Alain Savary | PS | Ministre de l'Éducation nationale | ||
| Jean-Pierre Chevènement | PS | Ministre de l'Éducation nationale | ||
| René Monory | UDF | Ministre de l'Éducation nationale | ||
| Lionel Jospin | PS | Ministre d'État de l'Éducation nationale, de la Recherche et des Sports | ||
| Jack Lang | PS | Ministre de l'Éducation nationale et de la Culture | ||
| François Bayrou | UDF | Ministre de l'Éducation nationale | ||
| Claude Allègre | PS | Ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie | ||
| Jack Lang | PS | Ministre de l'Éducation nationale | ||
| Luc Ferry | UMP | Ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche | ||
| François Fillon | UMP | Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche | ||
| Gilles de Robien | UMP | Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche | ||
| Xavier Darcos | 23 juin 2009 | UMP | Ministre de l'Éducation nationale | |
| Luc Chatel | 23 juin 2009 | UMP | Ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative | |
| Vincent Peillon | PS | Ministre de l'Éducation nationale | ||
| Benoît Hamon | En fonction | PS |
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
|
La liste des ministres de l'En depuis ma première année comme instituteur.
Lequel a pris en considération l'enfant avant l'élève ?
Aucun.
Peillon a fini de pourrir la maison. Hamon va se charger de compter les morts. Belkacem viendra pisser sur les tombes.
Je n'ai aucun espoir d'une rupture catégorique dans la politique éducative de ce pays.
Même si cette réforme était abandonnée ou modifiée, il est clair que la dimension existentielle, holistique, philosophique n'existera jamais autrement que dans des classes occupées par des esprits rebelles.
Je leur souhaite la plus grande énergie.
Moi, je n'en ai plus.
Il ne reste que le dégoût devant cet épouvantable gâchis.
Rien ne changera. Ils reprendront les programmes, ils ajusteront les activités périscolaires, ils demanderont de la patience et l'engagement des enseignants, des parents, des communes...Jamais, ils ne parleront des enfants. Ils joueront sur la culpabilité, ils traiteront le milieu de mammouth, les syndicats gesticuleront, la FCPE continuera à se prostituer pour ses subventions, la droite critiquera la gauche jusqu'à ce qu'elle repasse au pouvoir et que la gauche lui tombe dessus, le jeu des chaises musicales reprendra, ils toucheront leurs salaires et leurs primes, ils cumuleront leurs droits à la retraite et seront défiscalisés, la populace se plaindra mais les enfants continueront à aller à l'école...
Que faire ? La désobélissance civile.
Blocus complet de toute la sphère administrative, aucun retour de documents, aucune statistique, aucun tableau, aucun graphique, aucune réunion, aucun effectif, aucune concertation, refus des inspections, fermeture des boîtes mail professionnelles...Mais jamais de grève.
Une information continue aux parents d'élèves, une école ouverte et bienveillante, une quête d'unité.
Les communes suivraient parce que leur budget scolaire va les étouffer ou générer des conflits interminables. Que le choix se porte sur une hausse des impôts, la suspension des subventions aux associations sportives et culturelles, une participation financière des familles, quel que soit la solution retenue, il ne s'agira plus jamais d'une "école gratuite".
L'éducation nationale est devenue territoriale.
Les villes les mieux loties tenteront d'organiser des activités intéressantes, avec des personnels qualifiés.
Les petites communes ? Quelles se débrouillent...
Enseignement à deux vitesses, mise en compétition des villes, hiérarchisation des résultats. On comptera en nombre d'heures et en nombre d'activités. Il y aura des classements des villes les plus dynamiques. Ou celles qui "collaberont" le mieux.
J'imagine très bien ce qui va se passer.
Après le classement des meilleurs lycées, on aura bientôt le classement des villes les plus obéissantes.
Juste du dégoût.
La "désobéissance civile" de Thoreau, personne donc ne s'en souvient ?...
Mais je m'en sortirai.
Cette vie-là est finie.
La couleur du cerveau
La dimension créative est une dimension existentielle et de donner la possibilité aux enfants d'exister entraîne immanquablement l'existence du savoir...
L’école ne valorise qu’un type d’intelligence - matheuse et verbale. Mais des enseignants adaptent de plus en plus leurs cours pour raccrocher les élèves "largués" et booster leur créativité.
Verbale, musicale, corporelle... L'intelligence humaine peut être multiple. (AP/Sipa)
A priori, on sait tous très bien à quoi ressemble une leçon de collège sur le complément d’objet direct (COD). C’est un exposé technique de ses fonctions, suivi d’exemples : des phrases écrites au tableau ("Le chat mange la souris. Le chat mange quoi ? la souris. C’est le COD, on souligne."). Efficace pour ceux qui la comprennent, rébarbative, voire carrément absconse pour les autres.
Au collège Jean-Macé de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), on aborde cette question grammaticale avec le même sérieux qu’ailleurs, mais en la regardant par plusieurs bouts de lorgnette : dans un même cours, les élèves de 6e commenceront par classer les phrases et les ranger dans un tableau. Ensuite, ils apprendront grâce à une chanson, avant de mimer avec leur corps la fonction du COD.
Par ces trois activités, ils mettront successivement en œuvre trois types d’intelligence : la naturaliste (ranger, classer), la musicale-rythmique (apprendre par le chant) et la corporelle-kinesthésique (par le mouvement du corps). "Cela permettra à tous les élèves de comprendre ce qu’est un COD et de retrouver le bonheur d’apprendre selon leur profil", vante Anne-Sophie de Chauvigny, professeure de français à Jean-Macé et animatrice, avec huit collègues, de la classe-pilote "Intelligences multiples" depuis un an.
Nuances subtiles
Car oui, les humains disposent chacun de plusieurs "types" d’intelligence comme il existe divers tempéraments. Les partisans des intelligences multiples, dont l’un des grands noms français est le pédagogue Bruno Hourst, regrettent que l’école traditionnelle ne sait valoriser que deux types d’intelligence : la verbo-linguistique (qui axe tout sur l’usage du langage) et la logico-mathématique (qui repose sur la déduction scientifique et logique).
Or, une dizaine de manières d'apprendre et de comprendre les choses peut être mise en oeuvre : en passant par le corps (intelligence corporelle-kinesthésique), par le travail de groupe (interpersonnelle), par l’utilisation de l’espace (spatiale)…
Toutes ces nuances paraissent bien subtiles ? "Mais notre objectif est, lui, très concret. Il s’agit de redonner confiance aux laissés-pour-compte de l’enseignement, tous ces élèves aussi intelligents que les autres qui se jugent nuls parce qu’ils n’entrent pas dans les cases classiques de l’éducation nationale", souligne Myriam Giret, directrice de l’école Notre-Dame à Bressuire (Deux-Sèvres).
Enormément d'investissement
Depuis la rentrée 2013, cet établissement privé a formé la quarantaine de ses profs à prendre en compte les diverses intelligences des collégiens, de la 6e à la 3e. "Bien sûr, cela demande énormément d’investissement et d’énergie de la part des enseignants, car il leur faut adapter une partie de leurs cours pour valoriser toutes les formes d’intelligence", souligne Myriam Giret.
Point confirmé par Anne-Sophie de Chauvigny : "C’est un projet extrêmement chronophage, qui exige de briser les 'évidences' de l’enseignement classique : faire travailler les enfants en équipes plutôt que de les empêcher de copier les uns sur les autres, créer des interactions entre enseignants plutôt que rester chacun dans son coin, associer davantage les parents, devenir des accompagnateurs pour chaque élève plutôt que des professeurs d’estrade…"
En lieu et place des devoirs sur table, les élèves de 6e de Jean-Macé peuvent en effet écrire et jouer des saynètes, faire des sculptures, chanter des chansons… "Il faut que nous, enseignants, nous mettions à l’écoute de la créativité des élèves qui, quand on les stimule, proposent très rapidement des idées, des manières d’illustrer les leçons, martèle Anne-Sophie de Chauvigny. J’entends régulièrement des : 'Madame, on pourrait faire ça comme ça aussi' et je m’adapte. Naturellement, c’est moins confortable que de réciter un cours à des oreilles passives, mais l’on est soudain du côté de la vie."
"Trucs de bobos"
La directrice de Notre-Dame à Bressuire ne dit pas autre chose : "Il est arrivé à certains de nos élèves de manquer une récréation pour finir un travail, tellement ils étaient happés ! Ils ont produit des slams stupéfiants, par lesquels ils ont sorti des choses personnelles que nous n’aurions jamais soupçonnées".
Bien sûr, cette liberté d’expression octroyée aux élèves peut faire peur à certains enseignants : "Quelques-uns de mes collègues haussent les épaules en disant : tout ça, c’est des 'trucs de bobos'", reconnaît Anne-Sophie de Chauvigny dont, pourtant, le collège classé "zone sensible" ne rassemble pas vraiment les publics favorisés des centres-villes...
Elle admet aussi que les intelligences multiples ne résolvent pas tous les problèmes : "Les difficultés des élèves à l’écrit restent très importantes, et nous ne disposons pas encore d’outils assez performants". Mais elle est convaincue : "Nous incarnons l’avenir de l’Education nationale, c’est le bon sens même".
Regardée avec clémence, mais aussi avec une certaine distance, par la hiérarchie de l’Education nationale - laquelle n’a pas alloué un centime supplémentaire à sa classe-pilote -, l’enseignante se demande comment elle va payer l’équipe des chercheurs qui l’aident dans sa tâche. "Je recherche 15.000 euros auprès de mécènes privés." Quelqu’un aura-t-il l’intelligence de l’aider ?
Arnaud Gonzague – Le Nouvel Observateur
Publié le 05-04-2014 à 11h09
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"L'impression d'être au-dessus de leurs deux corps unifiés, l'impression d'être une conscience qui s'observe. Elle était venue le chevaucher, elle avait pris son sexe dressé entre ses mains et elle l'avait guidé...Embrasement, flamboyance, des galaxies d'étoiles pétillantes...
Il avait déjà connu cet état de conscience modifiée. C'était une nuit sans lune, des étoiles comme des flocons punaisés sur le tissu noir de l'Univers. Il était sorti manger une pomme. Il aimait ce rituel. Un instant suspendu dans le silence de la nuit, l'immobilité du monde.
Il avait croqué une première bouchée, il avait longuement mastiqué, tourné la chair dans sa bouche, il s'était délecté du jus glissant dans sa gorge, il avait fermé les yeux et le noir de l'Univers l'avait envahi...
Deuxième bouchée. Le bruit de la chair déchirée, comme un don de vie, une création emplie d'énergie solaire coulant en lui, venant nourrir la Vie qui ruisselait dans ses fibres...Transfert d'énergie. La Vie se nourrissant elle-même.
Oui, c'était cela.
La pomme n'était pas une pomme. Et il n'était pas lui-même le bénéficiaire.
La matière n'était qu'une apparence mais il y avait autre chose à saisir.
Troisième bouchée...
Tout ce que nous mangeons a été nourri par la Vie et c'est la Vie qui vient nourrir la Vie en nous.
C'est là qu'il a senti qu'il n'était pas en lui. Une observation extérieure. Il avait conscience de manger une pomme mais il avait surtout conscience d'être en état de conscience.
J'ai conscience.
Je suis une conscience.
Les deux tournures n'avaient pas la même portée. Un choc immense.
La première expression maintenait l'individu dans une identification égotique. "J'ai conscience"...Comme on dirait "j'ai réussi", "j'ai de l'argent", "j'ai bien gagné ma vie". Une idée de l'avoir comme un objectif suprême.
La conscience n'était plus dès lors qu'une possession, une excroissance sortie d'un mental dominant, une raison qui s'observe...
Non, ça n'était pas cela, c'était trop insignifiant, trop réducteur, trop humain finalement. Un détournement du Réel pour enjoliver une réalité adorée.
"Regardez-moi, regardez-moi, j'ai conscience d'être moi..."
Dérisoire, d'une immaturité effroyable.
Il n'avait pas conscience de tout cela... Il était la conscience de tout cela.
Et c'est là que tout avait basculé.
Il était la conscience. Et non pas lui-même. Il ne mangeait pas une pomme. Il mangeait la conscience matérialisée de la Vie.
Il avait déjà vécu cet état.
Non, mauvaise tournure.
Il avait déjà été dans cet état.
Non, mauvaise tournure.
Il avait déjà été cet état.
Oui, voilà, c'était cela.
Il était la conscience. Il n'était pas dans un état de conscience. Puisqu'il n'était rien d'autre qu'un support.
Il était en dehors du support. Il était en dehors de la réalité matérielle.
Il était le Réel. Il était la conscience.
Non, mauvaise tournure.
La conscience était lui...Inversion des appartenances. Rétablir les hiérarchies. Il n'était qu'une expérience, une excroissance, une forme chargée d'explorer la Vie en elle-même.
Nous étions tous des parcelles d'une conscience et l'acte d'aimer plongeait les individus dans la joie sublime de l'Univers qui s'observe.
Elle était venue s'allonger sur lui. Enflammée par le désir.
Il avait plongé en elle comme au coeur d'un soleil. Il avait senti cascader dans ses fibres des particules vivaces, comme des courants électriques.
Il était au-dessus des deux corps unifiés et il voyait l'aura lumineuse enlacer d'une clarté orange les arabesques dansantes de l'amour en eux.
Connexion. Comme deux entités aimantées, imbriquées, emboîtées, fusionnées. Leurs sexes comme le point de rencontre du flux originel, reconstitution de l'Un dans les deux.
Se brancher sur l'énergie et la laisser se diffuser, user du canal corporel pour créer une passerelle.
Il avait plongé dans ses yeux et il avait vu la création se réjouir. Ele n'était pas elle, il n'était pas lui. Ils étaient l'énergie.
Il ne caressait pas le corps de la femme qu'il aimait mais les particules unifiées d'une conscience et cette conscience les observait et jouissait de l'amour qu'elle diffusait en eux.
Du haut des cieux, il vit son corps se tendre et son sexe gonfler, il sentit le corps de sa Déesse s'abandonner au flux électrique, il sentit le placenta qui les unifiait se charger de crépitements, il vit les étincelles, il suivit dans ses fibres le torrent se répandre.
Et sitôt l'avalanche calorique répandue, son sexe se chargea de nouveau de la même puissance. Il serra dans ses bras le corps électrisé de sa compagne et plongea plus haut encore. Comme si chaque pause se diluait à des altitudes inespérées, comme si les horizons à atteindre se révélaient inexorablement, infiniment...Infiniment...
Ils étaient la conscience de l'Univers et l'Univers jouissait en eux."
L'enfer
Nicolas Sarkozy, Queen Elizabeth, et Vladimir Poutine meurent en
même temps et se retrouvent en enfer.
A leur arrivée, ils repèrent un téléphone rouge et immédiatement
demandent quelle en est l 'utilité.
Le diable leur dit qu'il peut être utilisé pour appeler la terre
dans des circonstances exceptionnelles.
Considérant tous les trois que les circonstances sont
exceptionnelles car ils n'ont pas eu le temps de régler tous leurs problèmes, ils décident de demander s'ils peuvent s'en servir.
Poutine demande donc à appeler la Russie, il parle pendant 5 minutes et le diable lui dit qu'il lui doit 1 million de Roubles.
Poutine fait un chèque...
La Reine Elisabeth demande donc à son tour à appeler l'Angleterre.
Elle parle pendant 20 minutes et le diable lui demande 6 millions de
livres. Elle paye.
Nicolas Sarkozy à son tour prend le téléphone, appelle la France et parle pendant 4 heures. A la fin de l'appel le diable lui dit qu'il doit 5 euros.
Quand Poutine entend cela il rentre dans une rage épouvantable et demande au diable pour quelle raison Sarkozy est traité de manière préférentielle.
Le diable sourit et lui dit que depuis que François Hollande est devenu président, la France est devenue un enfer et que c'est donc un appel local.
> >
Peillon m'a tuER
Hamon va m'enterrer...
Rythmes scolaires : Hamon gardera le cap
© Reuters
DANS LA CONTINUITE - Benoît Hamon n’a pas l’intention de revenir sur les réformes de son prédécesseur.
Le remaniement terminé, les ministres prennent leur poste et ouvrent le bal des conférences de presse. A l’Education, Benoît Hamon a tenu à apporter une réponse ferme et définitive à ceux qui demandent une abrogation de la réforme contestée des rythmes scolaires : c'est non. Le nouveau ministre de l’Education nationale compte inscrire son action dans la continuité de celle de son prédécesseur.
Mieux accompagner… Tel un élève qui aurait besoin d’heures de soutien, Benoît Hamon a promis depuis la rue de Grenelle un meilleur accompagnement de la réforme. Le nouveau ministre de l’Education nationale a plaidé pour une vision plus proche du terrain de celle-ci, promettant d’aller "cogner à la porte de la salle des profs". Le principal syndicat du primaire, le Snuipp, ne peut qu'apprécier, il avait reproché à Vincent Peillon d'avoir voulu piloter de trop loin, une réforme complexe pour les écoles et les communes.
Sans payer plus. Au delà de son fonctionnement, la réforme des rythmes scolaires est par ailleurs coûteuse à mettre en place. De ce côté-là, les syndicats ne croient pas à une enveloppe budgétaire supplémentaire. Ils espèrent toutefois un peu de souplesse de la part de la nouvelle équipe ministérielle. Par exemple, la possibilité de reporter la mise en application de la réforme dans les villes qui ont le plus de mal à s'organiser.
La désillusion des enseignants
La désillusion des enseignants

Loin des tambours battant du sensationnalisme ambiant, nous avons recueilli le témoignage d’un ancien professeur. Un seul, parmi tant d’autres, de façon à bien comprendre comment la mécanique peut s’enrayer. Il nous raconte, comment et pourquoi il a, petit à petit, tourné le dos à ce qui était jadis une véritable vocation
pour lui.
Lionel Coutancier est un enfant de la balle. " Prof, c’est une maladie qui se transmet souvent par les parents " dit-il en s’amusant. A la fin du lycée, marqué par certains professeurs, il veut à son tour renvoyer l’ascenseur. Il le répètera plusieurs fois pendant l’interview : " J’y croyais ". Ainsi débute sa quête du partage du savoir. S’ensuit alors le parcours " classique " : DUT, IUFM et un CAPES de construction mécanique, jusqu’aux premières classes.
Bons débuts
La carrière du novice démarre tout à fait convenablement. Prof dans un lycée technique à Montargis, il enseigne les sciences de l’ingénieur (S-SI), auprès de 120-130 élèves par an.
Les jeunes n’y sont pas enragés, mais ils ne sont pas dociles non plus. Lionel enseigne la matière principale, à savoir la construction mécanique. " Je bénéficiais donc d’une plus grande écoute que dans d’autres matières au coefficient moins important ". Le débutant se rend compte de cette chance lorsqu’il retrouve certains de ses collègues, au bout du rouleau, en pleurs dans la salle
de repos.
Premières distorsions
Si le rapport avec les jeunes reste au beau fixe durant la dizaine d’année pendant laquelle Lionel enseigne, les liens avec le système éducatif dans son ensemble, eux, s’étiolent petit à petit. Et les premiers signes de ras-le-bol ne vont pas tarder à se faire sentir. Très vite, le jeune homme ressent un décalage entre ce que l’on exige des élèves et ce qui se trouve dans les programmes.
Il éprouve une sorte de distorsion qui lui fait peu à peu perdre ses repères. Le jeune enseignant prépare ses cours de façon intense, en vain, puisque des directives souvent absurdes, ruinent son boulot. " Avec mes collègues, on en arrivait à se demander pourquoi est-ce que l’on travaillait autant nos cours, tant les impératifs de notre direction nous en éloignaient ".
Marre
Quelques années après ses premières classes, Lionel fait partie du comité de correction des épreuves du bac S-SI. Le procédé est simple : il ne corrige qu’une question par copie. Toujours la même, puis il tend la feuille à un confrère qui en corrige une autre et ainsi de suite. Ce jour là, l’inspecteur fait irruption dans la pièce et explique aux correcteurs qu’il faut x % de réussite. Ce qui donne très vite au jeune homme la désagréable impression d’attribuer des notes avant même d’ouvrir les feuilles d’examen. " C’est à deux vitesses, conclut Lionel, on formate les élèves par rapport aux épreuves et après on reçoit des consignes de l’inspection comme quoi il faut mettre des bonnes notes pour valoriser les élèves. Mais nous, est-ce que ça nous valorise ? ".
Année après année, la lassitude le gagne. Une véritable gangrène pour un passionné. " Ce que j’enseignais n’avait plus de sens ". Pire encore, le professeur n’arrive même plus à envisager l’avenir de ses élèves. Au fil des cours, il a l’impression de leur transmettre des connaissances anecdotiques. " Je mesurais l’équilibre entre ce que je comptais enseigner en début d’année et les informations transmises en fin d’année. Et le bilan n’était pas probant. De moins en moins ".
Troc tableau contre écran
Jadis sportif de haut niveau, Lionel n’est pas du genre à baisser les bras. Las de sa déconvenue, si la grande aventure humaine qu’il croyait vivre bat de l’aile, il demeure persuadé de pouvoir encore tirer un intérêt de son métier et d’entraîner les élèves avec lui. Il se jette alors tête la première, dans la gestion du parc informatique de son lycée, soit 400 ordinateurs en réseaux. Son objectif : rendre viable et robuste ce matériel et former scolaires et professeurs aux nouveaux logiciels. Il s’y consacre à fond, à tel point qu’il reçoit même une petite rémunération supplémentaire. " Pas de quoi construire une maison " ironise t-il. Malheureusement, le projet s’enlise. C’est la fois de trop, cette expérience lui permet de comprendre que l’informatique a pris le pas sur l’enseignement. " Une chance, reconnaît-il, je ne sais pas ce qu’il me serait arrivé si je n’avais
pas eu cette bouée de sauvetage ".
Il est donc prêt à tout pour quitter l’Éducation nationale. Seulement, les procédures de départ n’existent pas. Il demande donc une disponibilité qu’il n’obtient pas. Sa seule escapade possible passe alors par un nouvel emploi. " Allez donc convaincre un employeur du privé que vous pouvez faire autre chose qu’être enseignant après 10 ans de classes ! ". 300 CV plus tard, Lionel décroche un poste. Il donne donc sa démission. Ironie du sort, son nouveau contrat débute un
1er août. " Fini les 2 mois de vacances d’été, mais au moins, je n’ai pas abandonné mes élèves en cours d’année ".
Un nouveau départ
Aujourd’hui Lionel est ingénieur chez Bull, une boîte de développement informatique. Il manage une équipe chargée des développements mécaniques et thermiques. Il revient sur son passé ni avec regret, ni avec dégout. Il reste encore très proche de certains de ces anciens collègues. Il est surtout très concerné par la situation des enseignants. " Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’il faut vraiment y croire, au delà tout. Et aujourd’hui, j’ai le sentiment que c’est inapplicable ". Il reste persuadé que pour faire fonctionner ce métier il faut une authentique prise de conscience, à l’échelle nationale. " Il existe une énorme différence entre le système scolaire dont on rêve et celui que l’on peut se payer. Avec -15 % sur le budget, je pense que le calcul sur l’investissement national est mauvais ! Une inconnue m’échappe dans l’équation ".
Lorsqu’il croise de jeunes gens qui se destinent à intégrer l’Education Nationale, Lionel ne les décourage pas, mais il les met en garde. " Il faut vraiment se demander s’il on est fait pour cette carrière. Aujourd’hui, on attend d’un prof qu’il soit talentueux. Ce n’était pas mon cas. Je pense que j’étais bon, mais je n’avais pas cette flamme que certains possèdent. J’entends souvent des étudiants évoquer les fameuses vacances du monde enseignant en guise d’argument. Attention, ce n’est pas quelque chose qui compte à côté des frustrations que cette profession peut engendrer ".
S’en sortir ensemble
Lionel Coutancier n’est évidemment pas un cas isolé. Selon le Livre vert sur l'évolution du métier d'enseignant, de Marcel Pochard, 46 % des enseignants du premier degré et 39 % de ceux du second degré songent à quitter leur métier... Peu d’autonomie, pas assez de reconnaissance, conflits, responsabilités ambiguës, sentiment d’injustice, recherche d’un sens… Les psychologues, sociologues et professionnels de l’école interrogés envisagent une des solutions à la morosité ambiante par une approche collective du problème. " Les enseignants doivent se mettre autour d’une table, chercher des solutions ensemble, avec le soutien de la direction ". La difficulté à créer des rapports de proximité entre la hiérarchie et les professeurs, revient régulièrement dans les témoignages. " Chaque corps ne va pas l’un vers l’autre. C’est dommage, car quand les enseignants ont un sentiment d’efficacité collective, ils mettent en œuvre des stratégies de résolution des problèmes : cela a un effet positif ", observe Nicole Rascle, vice-présidente de l’université Victor Segalen-Bordeaux 2 et Professeur de Psychologie.
Pour Lionel, une refonte de la formation des enseignants s’impose, notamment sur le développement des compétences humaines. " La façon de recruter est singulière. On met de côté nos aptitudes de passeurs de savoir et à la place on nous fait faire des dissert’ ". Nicole Rascle abonde. Selon elle, l’enseignant ne doit pas trouver seul la bonne distance, entre vie privée et vie professionnelle, avec les élèves, avec sa hiérarchie. " Comme la formation psychosociale est très faible, les professeurs risquent de développer des stratégies de défense et de survie. On remarque d’ailleurs chez les débutants, dans le premier degré, le développement d’une pratique traditionnelle de l’enseignement comme la punition, les avertissements, les cris. Ce qui est une stratégie de survie, pas de travail ".
Ainsi, il ne suffit plus d’un cours bien préparé, pour réussir à le transmettre et obtenir un retour valorisant. " Un programme bien ficelé fonctionne moins bien qu’un projet collectif, aujourd’hui indispensable à l’épanouissement et au bon fonctionnement, mais cela nécessite une autonomie " observe Lionel, pourtant aujourd’hui bien loin des tracas de la cause enseignante. Puis, après un bref silence, il conclut par la question suivante, peut-être la clé d’un épineux problème, si elle trouvait si ce n’est une réponse, au moins un écho : " Les enseignants ont-ils suffisamment d’autonomie et de marge de manœuvre ? ".
Compost émotionnel.
Ne pas manger en pleine conscience revient à avaler quelque chose.
Manger en pleine conscience revient à insérer la Vie en soi puisque tout ce que nous mangeons a vécu, a connu en soi l'élan vital, le flux nourrissier.
Tout ce que nous mangeons a été nourri par la Vie et c'est la Vie qui vient nourrir la Vie en nous.
Ne pas penser en pleine conscience revient à intoxiquer l'âme par l'ingérence d'émotions. Les émotions sont les parfums des pensées. Ces parfums peuvent être délicieux ou repoussants, apaisants ou perturbants. Ne pas les recevoir en pleine conscience revient à intoxiquer l'individu comme s'il avalait des aliments toxiques. Au lieu d'être digérés, ces aliments pourriront indéfiniment dans l'être. Il se peut que du compost jaillisse un jour une plante rebelle, un désir d'altitude et de lumière. Il se peut aussi que ce compost reste infertile jusqu'à la mort.
Il s'agit donc d'observer les pensées comme on observerait les aliments dans notre assiette avant de les manger. Comprendre que les émotions générées par les pensées ne sont que des parfums épisodiques, que ces parfums n'ont pas d'importance intrinsèque, qu'ils ne sont que des accompagnements et non les éléments essentiels. Ce qui est essentiel n'est pas l'acte de penser mais l'acte d'observer la pensée et plus profondément encore d'observer celui qui observe les pensées. Il s'agit de remonter à la Source et de parvenir donc à s'extraire de l'acte lui-même. Les émotions ne sont que des parfums éphémères et l'acte de se nourrir n'est qu'un instinct. Il n'y a là-dedans aucun éveil à soi, juste des données superficielles.
Penser est un phénomène automatique et tout comme on pourrait s'intoxiquer à manger n'importe quoi n'importe comment, l'individu court le risque d'intoxiquer son âme à penser inconsciemment, à n'être qu'une machine à penser, lancée dans un mouvement perpétuel, sans aucun chef d'orchestre.
Penser peut devenir une cacophonie ou être une véritable symphonie.
Il n'est pas question de rejeter les émotions, de vouloir s'en protéger, de bâtir autour de soi une muraille de Chine...Tout comme cette défense millénaire, l'individu ne pourra combler toutes les brèches et les émotions entreront comme des nuées de Barbares. C'est l'intention de les refouler qui génère l'impression d'avoir affaire à un ennemi...C'est l'idée que l'on se fait du mal qui lui donne vie...Nous sommes responsables de notre inconscience.
Les citadeles s'écroulent inévitablement. Il ne sert à rien de s'épuiser à vouloir se protéger.
Ces émotions Barbares ne sont l'ennemi de personne car il n'y a personne dès lors que les émotions sont ingérées sans aucune conscience. Il n'y a qu'une machine...
Les aliments ne sont pas toxiques lorsqu'ils sont avalés en toute conscience étant donné que l'individu est Maître de lui-même et qu'il absorbe la Vie pour nourrir la Vie en lui. Il est impossible dès lors qu'il se gave de nourriture au-delà du nécessaire ou qu'ils en viennent à avaler des produits néfastes.
Les émotions peuvent nous appartenir, non pas dans leur développement mais dans l'observation qui en est fait. Si je suis sur la route et qu'un obstacle survient, la peur jaillira comme un éclair mais elle est là pour me sauver car elle insuffle dans mon organisme l'adrénaline qui viendra décupler mon potentiel physique. Nous avons hérité des expériences de vie de nos plus lointains ancêtres et la peur a contribué à leur survie.
La sensation entraîne la pensée qui entraîne l'émotion. L'émotion n'est qu'une excroissance, comme le parfum des aliments et si les émotions sont mal vécues, c'est à l'individu de comprendre le phénomène.
Il était de notre mission d'apprendre à gérer ces émotions et leurs effets à travers une réception pleine et entière, un acte de conscience permanent. Il est de ces situations dans lesquelles les émotions seront spontanées, immédiates, totalement instinctives et il en est d'autres où ces émotions ne seront que la résultante de l'interprétation mentalisée que nous faisons de la situation intiale...Des émotions primaires et des émotions secondaires. Secondaires dans le sens où elles sont clairement élaborées par l'individu, non pas dans une fulgurance incontrôlée mais dans une perdition volontaire...Une victimisation intentionnelle. Effroyable constat.
Je suis en plein dedans en ce moment...
Cette décision de quitter l'enseignement et cette impression de désastre qui en résulte.
Un parfum pestilentiel. Mais c'est moi qui le génère et non la situation elle-même, c'est ma façon de recevoir en plein coeur ce sentiment de gâchis...
Il s'agit dès lors de ma part d'une interprétation, comme si je pouvais juger à priori de ce que la Vie me propose... Je porte un jugement et du coup, je me condamne tout seul.
Il s'agit donc que je reprenne l'observation de tout ça, il s'agit de comprendre les raisons de ces perceptions. Est-ce que j'ai envie qu'on me plaigne ? Est-ce que j'ai envie de rajouter au désastre une nausée bileuse, jusqu'à ne plus pouvoir "digérer"...?
Il faut rester lucide, ne pas se laisser déborder. Les émotions ne sont pas tombées en moi comme un virus...
Suis-je uniquement un réceptacle similaire à un compost ? Ou suis-je celui qui décide d'user lucidement du compost ?...
Mes émotions sont les ferments des prochaines pousses. Il faut absolument rester ancré vers l'accession à la lumière, retrouver en soi le flux créateur et non entretenir un pourrissement néfaste.
Conscience de la compréhension (spiritualité)
"J'ai conscience aujourd'hui que je m'étais trompé."
Cette expression qui utilise le mot "conscience"...
"J'ai bien conscience du problème. "
"J'ai conscience que c'est un moment difficile. "
Est-ce qu'il s'agit réellement d'un état de conscience ou juste d'une compréhension de la situation ?
Il ne s'agit évidemment pas d'un même niveau... de conscience...
Selon la définition du larousse, la conscience "serait" une connaissance intuitive ou réflexive immédiate que chacun a de son existence et de celle du monde intérieur.
Il est important d'utiliser le "serait"...
"Avoir bonne conscience."
"En mon âme et conscience."
"Soulager sa conscience;"
On trouve ici une dimension qui est au-delà de la simple compréhension d'une situation. Mais de quoi s'agit-il ? On n'en sait rien pour autant.
La conscience apparaît comme une entité séparée du mental, oeuvrant à renvoyer à l'individu l'observation en lui-même de sa propre compréhension.
Il ne s'agit donc pas simplement de comprendre une situation, les imbrications de chacun, les tenants et les aboutissants, de faire juste une analyse de tous les paramètres MAIS de prendre conscience simultanément du travail en soi pour élaborer cette compréhension. C'est toujours cette idée nécessaire de faire de l'apprentissage de la connaissance une découverte de soi. Accumuler un savoir sans avoir conscience des processus en soi revient à devenir une encyclopédie qui ne sait rien d'elle-même...
La conscience serait donc une zone diffuse, une "énergie" ayant la capacité de percevoir et de SE percevoir en train de percevoir et tout autant d'observer en soi la conscience prenant conscience de sa propre compréhension. C'est un horizon sans fin comme ce peintre qui se peint dans un tableau en train de se peindre lui-même et encore lui-même et encore lui-même jusq'uaux confins de l'horizon et sans que jamais rien ne vienne indiquer le point final.
Il nous reste à nous explorer.
J'ai conscience que la situation de l'école française est catastrophique.
Je n'ai pas simplement compris ce que ça signifie dans la réalité et les dégaâts qui s'accumulent, j'ai conscience également que personnellement, c'est un désastre, un sentiment de culpabilité de ne plus rien pouvoir faire, un sentiment de gâchis au regard de mes trente-deux ans de carrière, une tristesse profonde à imaginer ma propre sortie de route.
J'ai conscience de toutes les émotions que tout cela génère en moi.
J'ai conscience des réflexions existentielles que tout cela produit.
J'ai conscience de cette observation de ces émotions et de l'approfondissement constant des réflexions.
J'ai conscience de ma tentaitve de sortir par le haut de ce bourbier, d'y puiser l'énergie pour continuer mon propre chemin.
J'ai conscience de cette énergie qui me nourrit.
Je l'observe...
J'observe la conscience qui s'observe.
Mais qui observe de tout en haut ?
Il m'en restait une belle...
Les représentants des parents d'élèves du groupe scolaire Ordener.
[*] Parente d'élèves Groupe scolaire Ordener
14/09/2013, 10h50
Monsieur Raffalli, Monsieur Mandon, Monsieur Peillon, Monsieur Valls,
Nous vous demandons la cessation de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires sur la ville de Ris-Orangis, suite aux nombreux dysfonctionnements avérés depuis son démarrage.
Nous avons demandé à Monsieur Raffalli en personne, le 15 Mars dernier, lors d’un entretien collectif, d’adresser une demande de dérogation pour la rentrée 2014, afin que la mise en place de cette réforme se fasse dans des conditions optimales. Monsieur Raffalli s’y est opposé. En revanche, il s’est engagé face à nous, à reculer si ses services n’étaient pas prêts pour le 03 Septembre 2013.
Nous, représentants des parents d’élèves du groupe scolaire Ordener, étions confiants sur cette promesse. Et depuis cette date, nous avons constamment chercher à travailler avec la Municipalité dans un esprit constructif et sincèrement dévoué.
Constat d’un échec
SECURITE
- Le nombre d’intervenants prévu par la loi, que vous connaissez, est de 1 pour 18 en élémentaire et 1 pour 14 en maternelle. Depuis la rentrée, il n’a jamais été respecté. Des mains courantes seront à votre disposition.
- Le peu de personnes affectées se répartit de la façon suivante : animateurs de centres aérés, CAP Petite Enfance, secrétaires administratives…
A l’heure actuelle nous déplorons dix incidents graves :
o Des élèves, dont des CP, se sont retrouvés seuls sur la voie publique
o Des élèves de CM2 se sont échappés du temps d’étude
o Des violences verbales et physiques ont été constatées entre enfants et envers les animateurs
o Des enfants on été récupérés à la sortie de l’école sans vérification au préalable de l’identité des personnes venues les chercher, donc confiés à des inconnus.
TAP :
- Nous sommes très loin des « supers » intervenants proposés par la Mairie dont les projets éducatifs faisaient rêver :
- Exemples :
o Football : 60 enfants jouant au ballon dans la cour *
o Arts plastiques : dessin autonome sans consigne
o Chant : comptine maternelle pour CM2 sans texte
o Tennis : sans raquette et sans balle
o Voile : l’animatrice du « pedibus » ne sait pas où se trouve la Seine
o Vivre ensemble : activité « scoubidou » pour les 4 ans
o Cuisine : l’intervenant avec un projet pertinent ( lien avec le menu de la cantine, bases de la nutrition saine,…) était présent le jour de la rentrée mais dans l’incapacité d’exercer son activité car les locaux ne sont pas équipés dans cette école et pour cause : les repas sont livrés tous les jours. Il a donc pu pallier à l’absence de l’éducateur sportif du football. cf : football*
D’autre part, le matériel doit être fourni par les services de la Mairie. A ce jour il est inexistant et les animateurs utilisent les fournitures des classes.
En conclusion, il s’agit d’une « usine de gardiennage dangereuse » très éloignée des ambitions de votre décret :
« Les élèves pourront accéder à des activités sportives, culturelles, artistiques qui contribueront à développer leur curiosité intellectuelle et à renforcer le plaisir d’apprendre et d’être à l’école ».
EMPLOI DU TEMPS :
Les horaires de sortie à géométrie variable : 15 H 30 ou 16 Heures ou 16 heures 30 ou 17 heures et différents de la Maternelle à la Primaire.
Les APC, interdits sur le temps du midi, comme nous l’a assuré Mme Villers de l’Inspectrion Académique de l’Education Nationale, ont été imposés à 16 heures créant une désorganisation incontrôlable. Le résultat et le bénéfice des élèves se trouvant réduit à 10 minutes au lieu de 30 et au moment bien sûr où la concentration de l’enfant est à son maximum !! Comme l’indique vos études physiologiques :
« un allègement des journées et une programmation des enseignements aux moments où la faculté de concentration des élèves est la plus importante » c'est-à-dire le matin.
Conclusion : les élèves, les parents, les enseignants, les animateurs, tous déboussolés sont dans un état de fatigue, de nervosité et de colère à seulement 15 jours de la reprise.
CENTRE AERE :
Le transport en car s’effectue par des chauffeurs qui ne connaissent pas leur destination.
La surcharge non anticipée des centres aérés le mercredi après midi a entrainé le déjeuner de certains enfants à 14 heures : 7 heures sans manger et ayant pu pratiquer une activité sportive de 2 heures le matin.
Tous les enfants de maternelles n’ont pas pu faire la sieste car il n’y avait pas assez de lits et de draps.
Au vu de ses quelques éléments, il va s’en dire que la Mairie de Ris-Orangis manque de moyens financiers, matériels et humains pour gérer la mise en place de votre réforme dans des conditions acceptables et sécurisées et c’est à ce titre que nous vous interpellons :
- Pas de base de données partagée : 3520 formulaires d’inscription aux TAP à saisir à la main et il est toujours impossible à la Municipalité de fournir des listes par atelier. Les répartitions se font aléatoirement au jour le jour. Sans compter que de nombreux enfants restent encore à l’école alors qu’ils ne sont pas inscrits.
- Aucune coordination entre les différents acteurs de cette réforme d’autant plus que les coordinateurs eux même ne sont pas clairement nommés.
- Pas de réactivité aux problèmes de sécurité identifiés pourtant remontés quotidiennement auprès des services municipaux.
- Pas de signatures de contrat effectives des intervenants ayant démarré depuis 15 jours leur activités.
- …
Nous pourrons vous fournir des témoignages de parents et d’enfants en complément de ce bilan peu reluisant.
Après avoir tenté le dialogue et la démarche collaborative, nous vous informons de notre colère et nous transmettons cette lettre ouverte aux médias : Libération, L’Express, Le Monde, le Républicain, le Canard Enchainé, Marianne, Rue89… afin de nous faire enfin entendre.
D’autres actions sont en cours…
Pour un projet de cette ampleur, ne pensez vous pas qu’il eut été judicieux voire indispensable de procéder à une phase de test à travers des établissements pilotes plutôt que de prendre nos enfants pour des cobayes.
Au nom des enfants, des parents, des enseignants et des animateurs, nous vous prions de mettre un terme à cette machine infernale.
Salutations distinguées apolitiques.
Les délégués des parents d’élèves du groupe scolaire Ordener
Ris-Orangis, le samedi 14 Septembre 2013.
Une dernière pour la route...
https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1376138332663024&id=207717196035071
Coup de gueule d'une instit de maternelle
Maîtresse Alice (Strasbourg)
Ras le bol des classes surchargées en maternelle !
26 élèves en moyenne par classe ! Des millions d'enfants entassés !
Comment voulez vous bien « élever » des enfants s'ils sont trop nombreux en classe ?
Quel est l'espace vital minimal dans un enclos pour un chien? 5 m2. Pour élever un poulet bio? 4 m2. Et pour un enfant scolarisé en maternelle? Pas de norme, mais une simple recommandation de 60 m2 pour 30 élèves, soit moins de 2 m2 par enfant sans compter les tables, les armoires et les adultes...
Il y a 2 enfants en moyenne par famille. En crèche 6 pour un adulte, 8 par adulte s'ils marchent. Et subitement 26 par classe lorsqu'ils entrent à l'école. Vous trouvez ça normal, vous ? En Europe, c'est 20 par classe la moyenne... La France, mouton noir de l'Europe en ce qui concerne l'encadrement !
Mettez vous à la place de ces enfants qui quittent leurs parents pour se retrouver noyés dans la masse de leurs camarades.
En tant qu'enseignante, je vois bien la souffrance de certains. Pas assez de place sur les bancs : ça pousse des coudes... Bousculade dans les WC. Pendant les ateliers, pas assez de place pour tout le groupe, alors c'est la course pour ne pas être celui sans. Pas de place pour accrocher les manteaux : ceux qui ont des poux à répétition les refilent aux autres... Trop de bruit dans la classe : la maîtresse porte des boules Quiès. Des coups par ci des coups par là : les plus faibles en pâtissent. De 7 à 8 enfants par groupe, alors je ne peux pas bien s'occuper de chacun...
Et que dire de la pédagogie ? Le ministère voudrait faire de nous des pédagogues plus modernes, plus respectueux des besoins des enfants, mais comment faire ? Plus il y a d'enfants dans une classe et plus le moule dans lequel nous devons les faire rentrer est petit. J'entends les cris des autres instits de l'autre côté du mur. Moi, je ne crie pas mais je n'hésite pas à punir, à menacer. Les enfants restent assis sur le banc pendant la récréation pendant que les autres jouent. Et ils peuvent pleurer, appeler leur mère, rien n'y fera. Pendant certaines récrés, il peut y en avoir 5 sur les bancs, interdit de s'amuser. Ils doivent apprendre à respecter les règles de base de la classe sinon c'est le bazar, à m'obéir pour certains, sinon je n'aurai plus la maîtrise de la classe.
D'autres tentent d'être moins sévères et se retrouvent avec une classe qu'elles ne peuvent plus contrôler. Les enfants n'écoutent plus leur maîtresse lorsqu'elle parle. C'est le foutoir, ils se lèvent quand ils veulent, défient les adultes, restent impunis, font parfois souffrir les autres sans conséquence pour eux.
Mais comment voulez vous pratiquer une éducation moderne dans des classes qui ne peuvent être contrôlées que par une éducation stricte et traditionnelle ?
Quant à leur réforme, je la maudis ! Nous accueillons les enfants dans des conditions médiocres, voire honteuse pour la France et ceux d'en haut, tout ce qu'ils trouvent à faire, c'est de contraindre les enfants à venir plus souvent et plus longtemps dans de telles conditions... et bien ils seront dégoûtés de l'école comme la plupart d'entre nous commence à être dégoûtés de notre métier. Je maudis ces politiques qui n'écoutent pas les besoins des élèves, qui ne font pas confiance aux professionnels que nous sommes... Dans un sondage sur les priorités pour améliorer l'école, les profs mettaient en premier la diminution de cette moyenne d'enfants par classe... et en dernier sur plus d'une dizaine de propositions, les changements d'horaires !
Je n'ai pas choisi ce métier par vocation. Et pourtant lorsque j'avais 24 élèves, j'y ai trouvé mon compte. Mais avec 30 enfants depuis plusieurs années, je commence à me poser des questions. Un droit de grève devenu inefficace... Moins d'argent et pas qu'un peu... Et maintenant il faut venir travailler le mercredi ? Ce jour me permettait de me ressourcer, de préparer la fin de la semaine... De partager du temps avec mes enfants... La gauche a fait les 35 heures pour tous... Pour les instits rien. La droite a échangé le samedi matin contre du soutien, des réunions... Si on veut nous reprendre quelque chose, reprenez le samedi matin ! Pas le mercredi matin... Ce matin permettait un équilibre pour les enfants comme pour les adultes ! Depuis plus de 200 ans !
On choisit un métier pour une séries d'avantages et d'inconvénients qui s'équilibrent... Là, l'équilibre est rompu... Avec de telles conditions, je ne referais plus les mêmes choix...
Nous avons perdu certaines possibilités (efficacité du droit de grève, pause en milieu de semaine) et dans le même temps la pénibilité s'accroît (enfants de plus en plus perturbés, relations parfois difficiles avec les parents, travail non stop, dépendance et exposition aux politiques locales), perte salariale conséquente...
Notre travail est méprisé : en compensation des 36 mercredis où nous allons venir maintenant travailler, la prime la prime est royale : 400 euros par ans... disons que ce mercredi matin va nous prendre 2h de plus consacrées à la préparation et au déplacement... 400 / (2x36) : ça nous donne 5,55 euros de l'heure ! C'est sympa de payer les instits en dessous du Smic... La flexibilité ça doit apporter des compensations financières, non ? De plus, certaines mairies ont proposé des pauses déjeuner de 3 heures à la place des 2 heures déjà existantes ! Ou de faire le périscolaire avant la classe, par conséquent les instits quittent toujours à 16h30 et en plus ils viennent le mercredi matin... Nous, fonctionnaires d'état, nous sommes maintenant parfois traités par certaines municipalités comme des fonctionnaires municipaux... Avant il y a avait parfois les parents et l'inspecteur pour nous emmerder et maintenant, il y a en plus la mairie ! Nos classes seront réquisitionnées pour faire des ateliers en trop grand nombre... On nous convoque à des réunions... On nous propose de participer à l'évaluation des Atsem... On nous reproche de ne pas vouloir venir à des réunions en soirée... Que se passera-t-il en cas de changement de majorité politique localement ? Est-ce que la mairie pourra remettre en cause le plan établi en 2013 pour la réforme des rythmes ? Lorsque l'on se rendra compte que cela coûte trop cher ? Que se passera-t-il si le FN prend le pouvoir localement ? Nous serons une cible de choix... Comment le ministre de l'éducation nationale peut-il abandonner ses fonctionnaires d'Etat ? Je n'ai jamais signé pour être lié avec les pouvoirs locaux... Nos demandes de mutations seront encore plus compliquées : nous devrons prendre en compte désormais les modalités locales d'application de cette réforme...
Il y a pourtant de plus en plus de femmes qui font ce métier : entendez par là qu'il y a de moins en moins d'hommes qui le choisissent. Pourquoi ? parce que ces messieurs ne choisissent plus un métier qui s'est dévalorisé au fil des années. Notre métier a baissé d'un cran dans les catégories sociales. Nous ne faisons plus partie des professions intellectuelles. Une polyvalence et des études assez longues pour un faible salaire et des conditions de travail déplorables...
Quand vous avez 20 enfants dans votre classe, c'est déjà du boulot. Quant vous en avez 30, cela devient un calvaire. Parmi ces 30 enfants, vous avez de grandes chances d'avoir 2 enfants perturbateurs et 2 enfants en grande difficulté. Parfois ce sont les mêmes.
A 3, 4 ou 5 ans, ces élèves perturbateurs sont capables de taper les adultes, leur cracher dessus, crier sans discontinuer, les défier, ne pas leur obéir, faire souffrir leur camarade. C'est déjà dur de mettre en place une activité avec un tel nombre, et en plus tout est mis à bas parce que celui là fait un caprice, se roule par terre et hurle.
Vous avez aussi de grandes chances d'avoir des parents pénibles, eux aussi parfois difficilement gérables. On vous reproche de faire grève, alors que le mot d'ordre c'est de lutter contre un réforme débile. Il y en a même qui peuvent me reprocher de tomber malade : ben oui je tombe malade lorsque je m'occupe de gamins en hiver qui n'arrêtent pas de me postillonner dessus, qui n'arrêtent pas de tousser dans la même pièce.
N'oublions les éventuelles collègues avec qui on se prend plus la tête car elles aussi sont à cran. Les éventuels directeurs ou directrices despotiques (il faudrait une grande enquête pour voir le pourcentage).
Avec un peu de malchance, vous pouvez même avoir un inspecteur pénible (idem, une enquête !) et des conseillers pédagogiques pantouflards qui ont tout fait pour ne plus avoir à s'occuper d'une classe comme vous, ce qui en dit long. Une psychologue scolaire pour un secteur immense : vous la voyez au mieux un fois dans l'année, pour l'entendre dire en substance que : « Ah oui c'est vrai, celui ci est gratiné ! ». Des formations imposées parfois chiantes à mourir, où personne n'a envie d'aller. Et enfin pour couronner le tout, un sinistre ministre qui croît pouvoir nous forcer à faire ce que nous ne voulons pas.
Ce ministre utilise certains arguments à la limite du totalitarisme : il faut vous soumettre à l'intérêt supérieur des enfants... vous n'avez donc pas votre mot à dire... vous êtes corvéable à merci... pour peu qu'un conseiller lui souffle à l'oreille que lire des histoire aux enfants c'est bien, il serait capable de nous demander d'aller le soir leur lire des histoires... bientôt il lira un rapport de chronobiologiste préconisant que les enfants aillent à l'école aussi le samedi matin et il nous faudra venir aussi ce matin là... c'est facile il a trouvé la formule magique : « c'est dans l'intérêt supérieur de l'enfant »... malheureusement affirmer la primauté de l'intérêt de l'enfant sur ses éducateurs ne permettra pas une relation pédagogique apaisée... cet argument pourrait être repris par les parents pour demander tout et n'importe quoi... et cela rappelle de manière inquiétante la philosophie de l'enfant-roi, ce qui a donné en éducation de nombreuses aberrations...
Si le ministre voulait réellement faire passer l'intérêt de l'enfant avant tout, la première chose qu'il ferait serait de leur permettre d'être moins nombreux en classe...
« La France doit faire des efforts »... oui on demande aux instits d'être plus flexibles au niveau de leurs horaires, de perdre une pause nécessaire... les instits se plaignent mais il ne faut pas les oublier nos Atsem... ce sont elles qui vont faire le plus d'effort... elles seront obligées de prendre des groupes d'enfants lorsque nous, nous seront partis... de préparer des activités... d'être responsable de leur sécurité... et tout ça pour pas un kopeck de plus...
mais la nation, elle n'en fait pas d'effort pour ses enfants... elle qui a la charge d'encadrer les enfants ne fait aucun effort à la mesure de ce qui serait nécessaire... 60 000 postes c'est malheureusement une goutte d'eau pour diminuer les sur effectifs (d'ailleurs ces postes ne serviront pas à diminuer les effectifs)... il faudrait construire des écoles... combien ?... embaucher (pas forcément des professeurs, cela coûterait trop cher) du personnel pour s'occuper des enfants en bas âge (à l'exemple des kindergarten allemands)... combien ?...
Les communes vont faire un effort financier, d'accord... mais les seuls qui feront des efforts non rémunérés, ce sont les instits et les atsem !
Et on voudrait qu'on continue d'aller au front la fleur au fusil, le sourire aux lèvres ? Est-ce qu'on nous prendrait pour des couillons ? A trop nous prendre pour des connes, on va jouer au jeu du plus con et à ce petit jeu là vous n'êtes pas certain de gagner ! Méfiez vous, s'il n'y a plus de mutineries comme en 17, il y aura démotivation, démobilisation...
Voilà pourquoi je commence à me poser des questions sur ce job... combien de temps encore ? est-ce que je me vois à 65 ans dans la cour de récré, en classe parmi cette tribu de petits excités ? est-ce que j'aurai encore assez d'énergie pour les captiver ?
Alors soyons positif. Rêvons ! Soyons optimiste !
Le ministre fait volte face. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Il se rend compte que ce n'était pas la réforme des rythmes qu'il fallait faire ! Non ! Le dieu des philosophes lui est apparu et dans une vision la vérité s'est révélé à lui.
« Cette réforme est un erreur : les enfants en maternelle n'ont pas besoin de passer plus de temps en collectivité, ils ont besoin que leur professeur ait le temps de s'occuper d'eux ! Et pou cela une seule solution, réduire le nombre d'enfants confiés à un adulte ! C'est pas plus compliqué ! Nous allons nous remettre au travail pour refonder l'école autour d'un vrai projet unificateur ! Un enfant a besoin qu'un adulte serein s'occupe de lui ! L'enfant doit se sentir bien à l'école pour bien apprendre. L'adulte doit se sentir bien pour bien s'occuper des enfants. Il faut qu'il ait le temps de s'occuper de chaque enfant. Surtout de ceux qui sont en difficulté.
Nous allons faire la réforme du mieux être à l'école ! L'enfant en maternelle n'a pas besoin de passer plus de temps dans des conditions d'accueil médiocre. Construisons des écoles modernes. Observons ce qui fonctionne à l'étranger. Tentons des expériences pour voir si de nouvelles formes d'organisation scolaire sont plus bénéfiques aux apprentissages.
L'enfant ne doit pas passer avant l'adulte. L'adulte ne doit pas passer avant l'enfant. Chaque individu doit être respecté à l'école, qu'il soit enfant ou adulte. L'enfant n'est pas roi. Il ne doit pas non plus être entassé comme une vulgaire sardine.
Dans un premier temps, nous allons tout faire pour diminuer le nombre d'enfant par classe. Cela demandera des sacrifices, des investissements des rééquilibrages dans le budget. Il faut que la France traite ses enfants plus dignement et vise les moyennes européennes : 20 par classe. Puis nous diminuerons ce nombre pour rejoindre le peloton de tête. Cette moyenne de 26 enfants par classe en maternelle est une honte pour la France. Nous ne pouvons plus traiter nos enfants ainsi, il faut que cela cesse. »
Des centaines...
#95
2014-04-01 17:30Des centaines de témoignages en fait...
http://www.lexpress.fr/actualite/reforme-des-rythmes-scolaires-a-paris_1311689.html
Je suis professeur des écoles à Paris depuis 24 ans. Ces dix dernières années, j'ai exercé en tant que titulaire-remplaçante dans un même quartier de Paris. Je passe d'une classe à l'autre pour remplacer mes collègues absents deux jours, une semaine ou plus. Je pense donc être bien placée pour constater les effets de la réforme des rythmes scolaires à Paris de la petite section de maternelle jusqu'au CM2 sur des enfants que je revois d'une année sur l'autre.
Le premier constat que je fais, c'est qu'ils prennent plus de temps qu'avant pour effectuer un même travail. Ils s'arrêtent plusieurs fois au cours d'un exercice et se mettent à rêvasser. Je leur demande s'ils sont bloqués dans leur travail, mais ce n'est pas le cas la plupart du temps. Ils s'y remettent en rechignant un peu, de toute évidence ils semblent avoir moins de plaisir à travailler. En conséquence, il n'est plus possible de faire autant de choses qu'avant sur une même plage horaire. Ce qui est nouveau aussi, c'est l'augmentation du nombre d'élèves qui ne vont pas au bout d'un travail. Il s'arrêtent, ils commencent à s'agiter et il n'est plus possible de les remettre au travail.
Quoi qu'il en soit, à partir du jeudi après-midi, il semble évident que le temps passé en classe ne sert pas à grand chose tant il est devenu difficile de les faire travailler. Même le sport ne les intéresse plus en fin de semaine. Durant les jeux collectifs dont ils ont toujours raffolé, de plus en plus d'élèves demandent l'autorisation d'arrêter pour aller s'asseoir.
Jamais je n'avais vu autant de petits de maternelle, de CP et de CE1 s'endormir sur leur table.
En ce qui concerne les enfants de petite section de maternelle, c'est un véritable crève-coeur devoir les réveiller pendant la sieste afin qu'ils soient prêts pour les activités périscolaires de 15 heures. Le plus ahurissant, c'est quand l'activité en question est la " relaxation " qui demande qu'ils se couchent de nouveau mais à-même le sol cette fois.
Les élèves de maternelle ont plus de difficultés qu'avant pour se repérer dans le temps. Quatre mois après la rentrée, quand on les fait sortir de la classe, ils redemandent plusieurs fois s'ils vont en récréation, à la cantine, ou si leurs parents les attendent pour repartir.
Les élèves de maternelle ont toujours été plus agités à la fin du premier trimestre, à l'approche de Noël, mais cette fois ça dépasse tout. J'ai eu des classes incontrôlables par moments, malgré toute mon expérience.
A Paris, ce sont les asems ( agents spécialisés des écoles maternelles ) qui sont chargées des activités périscolaires. Comme elles ont eu très peu de formation, leur hiérarchie leur demande d'observer ce que font les instits pendant la journée et de faire la même chose le soir. Toutes se plaignent d'avoir été contraintes d'assumer cette nouvelle charge mais elles semblent toutes résignées.
Certaines rapportent que leur hiérarchie( et même leur syndicat ) leur demande de se préparer à prendre en charge les enfants à la place des instits dans le futur, dans le cadre de la transformation des écoles maternelles en " jardins d'éveil " gérés par la mairie ... Cela rend mes collègues perplexes.
En école élémentaire, les activités périscolaires n'ont démarré que début octobre. Avant cette date, les mardis et vendredis, après 15 heures, les élèves ont pu bénéficier de récréations d'une heure trente. Des activités de garderie se sont mises en place, les mêmes que celles des centres de loisirs du mercredi, mais les sorties en moins étant donné la plage horaire limitée.
Les salles de classe sont utilisées pour ces activités. Les animateurs de la mairie arrivent dans les classes peu avant 15 heures et sans grand ménagement, vous rappellent que vous devez leur laisser la place. Si vous avez le malheur de rester un peu dans la salle pour préparer la classe du lendemain, ils vous font sentir que vous les dérangez, quand ils ne vous demandent pas ouvertement de sortir. Et vous voilà avec vos collègues, errant dans les couloirs, des piles de cahiers sur les bras , cherchant un endroit pour travailler, avant de vous replier sur la " salle des maîtres " rebaptisée depuis septembre sur injonction de la mairie " salle des adultes " . Beaucoup de collègues se disent totalement démotivés à cause de ce qu'ils subissent depuis la rentrée. Il semble y avoir plus d'arrêts maladie qu'avant car j'entends plus souvent que des absences n'ont pas été remplacées faute de personnel. Pour la première fois cette année, quand j'arrive dans une école, les directeurs m'accueillent " comme le messie ".
A partir de 15 heures, je croise dans les écoles tout un tas d'adultes connus ou inconnus qui vont et viennent, avec ou sans enfants. Je croise des groupes d'enfants désoeuvrés qui ne savent pas s'ils doivent sortir ou participer à une activité, et qui finissent par s'agiter entre les monticules des cartables laissés dans les couloirs ou le préau.
Plusieurs fois, des parents se sont plaints auprès des directeurs de ce que leurs enfants se soient retrouvés seuls dans la rue à 16h30 alors qu'ils auraient dû enchaîner sur l'étude après les ateliers.
Selon les écoles, les activités périscolaires semblent se passer plus ou moins bien. Mais dans la majorité des cas, c'est très bruyant. Beaucoup d'agitation dans les classes et parfois des hurlements. Les personnes recrutées n'ont certainement pas l'expérience et l'autorité nécessaires pour prendre en charge des groupes d'enfants. Une fois, une animatrice est sortie d'une salle totalement paniquée pour me demander de l'aide pour faire descendre les enfants des tables. Plusieurs fois on m'a demandé : " mais comment vous faites pour qu'ils vous écoutent ? ".
Beaucoup d' " animateurs " s'adressent aux enfants dans un français bien peu académique. Certains même se montrent parfois peu respectueux avec eux. Il est affligeant de voir comment, à l'intérieur même de l'école, des adultes peuvent détruire en moins de dix minutes votre leçon de grammaire et votre leçon d'éducation civique de la journée.
Le matin, je retrouve souvent les classes en désordre. Des affichages sont dégradés. On perd du temps le matin à tout remettre en ordre. On perd du temps à remplir les feuilles pour établir les horaires de sortie de chacun. En fait on travaille beaucoup moins.
Globalement, les locaux sont moins bien entretenus qu'avant surtout dans les écoles maternelles ( toilettes, fientes de pigeons dans la cour ... ), les asems ne pouvant pas faire le ménage et s'occuper des enfants en même temps.
A l'extérieur de l'école, je croise des groupes d'enfants surexcités qui sont emmenés dans les gymnases par des accompagnateurs à peine plus âgés qu'eux et qui semblent n'avoir aucune autorité sur eux. Je rencontre aussi des élèves qui traînent dans la rue. Ils m'expliquent qu'ils ont demandé à ne plus aller aux activités périscolaires car ils trouvent que " c'est nul ".
Le plus inquiétant, c'est la confusion qui commence à germer entre le travail scolaire (obligatoire) et les activités périscolaire " récréatives " qui n'ont pas, bien sûr, ce caractère obligatoire. Dès le mois d'octobre, j'ai commencé à entendre des réflexions d'élèves comme " C'est obligatoire, ce travail ? " , " Pourquoi je suis obligé de le faire, ça ? " " J'ai pas envie de le faire, ça m'intéresse pas ! " que je n'avais jamais entendues avant. Le fait que la plupart des activités se déroulent dans les mêmes salles que l'enseignement est certainement la cause de cette confusion.
Est-ce que je pense cette réforme est un progrès pour l'école ? Sans hésitation : non . Mais je ne suis ni Chronobiologiste, ni Expert en Sciences de l'Education, ni Ministre de L'Education Nationale. Je suis simplement sur le terrain tous les jours.
Si, si, tout ça est vrai.
http://vigilance-rs.clicforum.fr/index.php
Paris, deuxième jour de classe dans l'école de la refondation, j'ai l'impression d'être passé dans une autre dimension.
Je ne reconnais plus mon école, pourtant j'y travaille depuis onze ans et les collègues n'ont pratiquement pas changé cette année.
Il y a des gens partout, toute la journée, des animateurs à l'entrée qui accueillent les parents, des animateurs dans la cour, dans le préau, dans les couloirs. Comme moi, certains collègues ont vraiment l'impression de déranger, de ne plus avoir leur place dans l'école. L'accès à la salle informatique devient très compliqué, pareil pour la salle de sport, et la photocopieuse leur appartient désormais. D'ailleurs la salle des maîtres a été rebaptisée "salle des adultes", c'est tout dire.
On s'excuserait presque de venir faire cours.
On croise des inconnus à tous les étages, ils sont là , ils attendent on ne sait quoi. certains discutent dans une langue étrangère. La gardienne de l'école est totalement perdue, elle ne sait plus qui elle doit laisser entrer.
De temps en temps je suis interrompu dans la classe par des personnes qui entrent sans frapper, et sans s'inquiéter de savoir si cela me dérange ils s'adressent aux élèves pour leur demander quelles activités ils veulent faire à 15 heures , foot, jeux de société, bibliothèque ou débat sur je ne sais quel sujet.
Mardi après-midi, les élèves sont finalement restés dans la cour jusqu'à quatre heures et demi, à s'occuper tout seuls entre eux, une grande récréation quoi.
Les élèves sont vraiment perturbés pour un début d'année. Je retrouve chez eux des comportements qu'ils ont plutôt en fin de trimestre habituellement. L'irrégularité des horaires de fin des cours n'arrange certainement pas les choses : deux jours à 16h30, deux jours à 15 heures et le mercredi à 11h30.
Ce midi j'ai croisé un ancien collègue qui travaille maintenant dans un autre arrondissement. Il m'a dit que dans son école, il y avait deux animateurs non-voyants qui prenaient en charge des groupes d'enfants. J'ai pensé qu'il plaisantait. Il ne plaisantait pas.
Après 21 ans de bons et loyaux services dans l'école publique, je pense pour la première fois à partir enseigner dans le privé. Ici ce n'est plus possible.
Et encore un autre...
#89
2014-04-01 16:56
http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/09/rythmes-scolaires-lecole-grand-e-cest-fini-246448
A Paris, une directrice d’école a affiché une lettre dénonçant les conséquences de la réforme des rythmes scolaires. Elle parle de « violence inouïe ». Reportage.
Au 16 de la rue Riblette, dans le XXe arrondissement de Paris, une directrice d’école élémentaire a placardé des mots très durs sur les murs de son établissement.
La lettre (voir document) est intitulée « Les enseignants souffrent, nous souffrons tous » et raconte une école apocalyptique depuis la réforme des rythmes scolaires (la classe finit à 15 heures les mardis et vendredis pour laisser place à des activités de groupe jusqu’à 16h30. Les heures d’enseignements perdues sont rattrapées les mercredis matins) :
« Violence inouïe dans le sens où les élèves (et nous-mêmes !) vivent
(vivons) dans les cris, le brouhaha, les hurlements et les insultes à
partir de 15 heures.
Les aînés en “profitent”, se battent, courent lors de cette passation entre école et périscolaire lorsqu’ils se rassemblent dans la cour et le préau avant d’aller dans leurs ateliers respectifs.
Les règles ne sont pas les mêmes. Ils s’y perdent. Et nous sommes désavoués. Atelier slam (avec droit “de dire des insultes !”) et hip-hop dans les salles de classe, alors que l’on demande d’être calme dans ces mêmes locaux, est incompatible.
La vie est devenue beaucoup plus difficile pour nous enseignants, avec ces changements perpétuels de règles et d’autorité. »
14h45, heure studieuse
Dans le silence du hall d’entrée, des chuchotements résonnent. « Je suis punie parce que j’ai volé des billes », raconte une petite tête blonde assise sagement sur une chaise en bois. « Moi aussi je suis puni, mais c’est pas moi ». Qui alors ? « T’as pas compris, c’est moi mais je dis toujours que c’est pas moi », raconte le deuxième larron du trio mis au coin. La dernière non plus n’a pas la langue dans sa poche. « J’ai étranglé quelqu’un », confie-t-elle avec un sourire d’ange. L’écolière n’a pas l’air de bien peser ses mots.
Par la porte ouverte de son bureau, la directrice rappelle les garnements à l’ordre, mais pas de quoi décourager leur curiosité. « T’es une nouvelle animatrice madame ? Moi, je fais du foot et Aminata, du slam. » « C’est pourri », renchérit l’intéressée. A l’étage, le parquet commence à grincer.
15 heures, heure fatidique
La sonnerie retentit, bien plus douce qu’à mon époque. Mais au son de la musique, l’école s’agite. On descend en rang deux par deux. Enfin plus ou moins. Depuis quelques minutes les animateurs débarquent eux aussi au compte-gouttes. En jogging, en béquilles ou à côté d’un vélo, ils inscrivent leur nom sur une liste et prennent la direction du préau intérieur.
Maîtres et maîtresses y amènent leur classe puis prennent la poudre d’escampette. Sur neuf salles de classe, huit sont désormais réquisitionnées pour le périscolaire et une seule leur est dédiée pendant les ateliers. Résultat, la plupart des instituteurs se sont résignés à ramener cahiers et stylos rouges à la maison. Fini le temps où ils étaient dans leur salle de classe comme chez eux.
En quelques minutes, le préau intérieur se remplit de bambins. Ils gesticulent dans tous les sens, entre bousculades, chamailleries et confidences bras dessus, bras dessous.
Au milieu d’une foule qui plafonne à 1m20, quelques animateurs tentent de rétablir le calme. Encerclé par une vingtaine de gamins, l’un d’entre eux, la voix cassée, réclame le silence.
Les activités périscolaires n’étant pas obligatoires, certains parents viennent chercher leurs enfants à 15 heures. Mais rue Riblette, cela ne concerne qu’une minorité d’écoliers, une petite quarantaine sur 233 élèves.
Une directrice à bout
Les autres sont répartis entre treize activités dont plus de la moitié se déroulent au sein même de l’établissement. Si certaines écoles s’en sortent très bien, ici le manque d’espace et de personnel crée des problèmes. Directrice depuis trois ans, Agnès Thill est à bout :
« Excusez mon langage, mais c’est le bordel. Je n’ai jamais vu une rentrée si violente. Le premier jour, j’avais cinq animateurs au lieu de dix pour 200 gosses. Ils ne sont pas formés, ils n’ont rien pu préparer et sentent qu’ils sont critiqués. En plus, les pauvres sont payés au lance-pierre. Résultat : au bout de deux semaines, ils ont failli se mettre en grève. »
Le poste de responsable éducatif ville (REV), chargé de mettre en place le périscolaire, n’a toujours pas été pourvu. Sa mission à donc été déléguée à un animateur qui assume plusieurs casquettes. « Personne ne sait plus à qui se référer, alors c’est moi qui endosse tout », soupire la directrice.
« Tous les matins, j’ai quinze carnets de correspondance sur mon bureau et dix coups de fil qui m’attendent. »
Les inscriptions fluctuent d’un jour à l’autre et chaque mardi, certains petits restent sur le carreau. Cet après-midi, Sylvie, la bibliothécaire, à pris sous son aile une dizaine d’écoliers sans atelier et leur a mis quelques bouquins entre les mains.
« On ne fera pas l’année »
Depuis que la directrice a placardé la lettre, elle est en attente de sanctions disciplinaires de la part de son inspectrice. Agnès Thill n’en démord pas : « Voilà ce qu’on m’a dit : “Si vous souffrez, mettez-vous en arrêt maladie.” » C’est ce qu’ont fait, selon elle, deux autres directrices d’écoles du quartier. « A ce rythme-là, on ne fera pas l’année. »
Résultat, mardi, la circonscription des affaires scolaires (CAS) a investi les lieux par surprise. Brigitte Dumont, responsable de la CAS du XXe arrondissement de Paris, est venue faire office de REV. Entre adultes, la tension est palpable. « Allez faire un tour dans le préau, vous verrez ce qu’il en est », me glisse une institutrice du bout des lèvres. Brigitte Dumont paraît tendue mais se veut rassurante :
« Si je suis ici, c’est parce qu’on sait qu’il y a des problèmes, mais avec un peu de temps, tout ça va se mettre en place. »
15h15, retour relatif au calme
La plupart des groupes ont rejoint les salles de classe ou quitté l’établissement, direction la piscine ou le gymnase. Mais restent une dizaine d’écoliers bloqués dans l’entrée. « Je dois coordonner le départ avec l’école d’en face », explique une animatrice, portable en main, sa collègue de l’école voisine au bout de la ligne. Dans le préau intérieur, au milieu des cartables qui jonchent le sol, le groupe de l’atelier danse entame ses premiers pas. Ce mardi, la présence des affaires scolaires a permis une passation plutôt rapide.
Après les ateliers, certains écoliers restent en étude. Ils quittent l’école à 18 heures, cartable sur le dos. Agnès Thill craint qu’il ne soit difficile pour les enfants de faire la part des choses :
« C’est très déstabilisant, surtout pour les CP. L’école doit leur apprendre à se repérer dans le temps et dans l’espace, alors qu’il n’y a pas deux jours pareils. »
Surtout, pour elle, maîtres et animateurs sont assimilés au même lieu, mais pas aux mêmes règles.
« C’est très bien pour les vacances »
Institutrice pendant trente ans, Agnès Thill a du mal à voir s’asseoir les écoliers sur leur pupitre. Pas très fan de l’activité slam, elle n’approuve guère qu’Abd al Malik ait remplacé La Fontaine, mais estime qu’on peut parler de dérives lorsqu’une même institution admet des comportements différents :
« Ces choses-là, c’est très bien pour les vacances. Mais ici, certains ont besoin d’un cadre qu’ils n’ont déjà pas à la maison. Il ne faut pas qu’ils aient l’autorisation de faire n’importe quoi. C’est moi qui ai dû réunir les animateurs pour leur dire : “Pas de casque sur les oreilles ni de pantalon en bas des fesses.” »
Agnès Thill n’était pas hostile, a priori, à cette réforme :
« Elle devait bénéficier à des écoles comme la nôtre, permettre une véritable ouverture culturelle. Mais le périscolaire nous envahit et l’école avec un grand E n’existe plus »
Un autre témoignage...
http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/09/rythmes-scolaires-lecole-grand-e-cest-fini-246448
Les enseignants souffrent, nous souffrons tous.
Violence inouïe dans le sens où les élèves (et nous-mêmes !) vivent (vivons) dans les cris, le brouhaha, les
hurlements, et les insultes, à partir de 15h. Les aînés en « profitent », se battent, courent, lors de cette
passation entre école et périscolaire lorsqu’ils se rassemblent dans la cour et le préau avant d’aller dans leurs
ateliers respectifs. Tous n’en ont toujours pas à ce jour d’ailleurs.
Les élèves sont heureux de se déplacer à la piscine. « C’est bien avec les animateurs, on peut crier dans la rue
! » Les règles ne sont pas les mêmes. Ils s’y perdent. Et nous sommes désavoués.
Atelier slam
(avec droit « de dire des insultes ! ») et hip-hop dans les salles de classe, alors que l’on
demande d’être calme dans ces mêmes locaux, est incompatible.
La vie est devenue beaucoup plus difficile pour nous enseignants, avec ces changements perpétuels de règles
et d’autorité. Même si l’on sait que les règles sont soi-disant les mêmes, elles ne peuvent pas être respectées
de la même façon, les exigences diffèrent, ils sont au centre, au périscolaire, un animateur dans ce cadre n’est
pas un enseignant dans le cadre scolaire, lui il plaisante avec les élèves, son langage est incorrect, tant au
niveau syntaxique que vocabulaire, donc ces mêmes règles ne sont pas appliquées de la même façon.
Fatigue et énervement excessifs. De la part de tout le monde. Neuf dictionnaires neufs déchirés lors de
l’atelier « initiation à l’espagnol » dans la classe de CM2. Les enseignants replacent leurs
chaises d’élèves tous les matins, parce que oui, ils sont pointilleux : on ne commence pas une journée dans le
désordre. Sans parler des tableaux souillés bien que lavés la veille, des outils utilisés.
Manque 2 animateurs quotidiennement. Toujours pas d’individus physique pour les postes de PPS alors qu’il
y a le budget pour ce faire. REV en arrêt maladie depuis le début, un animateur qui a été déchargé a pris cette
charge deux semaines après la rentrée. Il n’a rien pu préparer, arrive
dans l’école, ne me prévient pas lorsqu’il n’est pas là, j’ai tout assumé ou j’assume tout, ou presque. Je ne
peux même plus faire mon travail d’école, réfléchir sur les programmes...
Les élèves sont 50 heures par semaine à l’école dans nos quartiers, moi aussi, on est épuisés, équipe tendue,
tous dans le même état qu’une fin
juin, c’est anormal. Nous crions, ce qui est anormal en septembre.
Les plus jeunes sont perdus (CP). Ils quittent l’école le mercredi à 18h avec le cartable sur le dos,
symboliquement c’est trop dur ! Pour eux, ils sont à l’école, puisque dans le lieu école, et désormais à l’école
ils ont ces droits qu’ils n’avaient pas (règles différentes), la vie est devenue trop difficile
pour
nous tous, enseignants. Les enseignants perdent ½ heure par jour avec ce périscolaire, ces listes qui
changent tout le temps, les mots sur les cahiers de correspondances. Confusion, amalgame entre école et
périscolaire.
L’école n’est plus un lieu d’apprentissage, l’école est « mangée » par le périscolaire : "les problème du périscolaire" sont les
seules questions qui ont été posées aux enseignants lors des réunions de parents les quinze
premiers jours d’école, rien sur l’apprentissage de la lecture, la méthode, les évaluations, la natation, le
programme, les devoirs, que du périscolaire !
L’école a perdu son âme. Le hall est envahi par les affiches indiquant les inscrits aux 18 ateliers du mardi et
du vendredi, on ne voit plus les dessins d’enfants, on n’accède plus aux armoires. Idem
pour les tableaux dans la rue : les tableaux « école » et « parents » sont envahis par le périscolaire, cela ne
choque personne, seul le périscolaire Est !
NOUS SOUFFRONS.
Agnès Thill
Lettre de contestation
Lettre au DASEN de 419 directeurs et directrices d’école
publié le 18 octobre 2013
Paris, le 17 octobre 2013
A Monsieur Duthy, Directeur Académique des Services de l’Education Nationale chargé du 1er degré.
Copie à : à Monsieur Weill, Recteur de Paris, à Mesdames, Messieurs les Inspecteurs de l’Education Nationale, Inspecteurs de Circonscription chargés du 1er degré.
L’important, c’est l’Ecole !
Monsieur le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale, Nous, directeurs d’écoles élémentaires et maternelles de Paris, tenons à vous faire part de notre désarroi et de notre colère après un mois de reprise des classes. Depuis le 2 septembre, l’essentiel de nos préoccupations et de notre temps est consacré au périscolaire municipal décidé par la Ville de Paris. Sa qualité, par ailleurs très inégale, les conditions dans lesquelles il s’exerce, ses modalités d’organisation, les périmètres de responsabilité des uns et des autres dans cette nouvelle organisation de l’école, sont les sujets qui envahissent nos journées. Or, fonctionnaires d’état en charge de mission d’Education Nationale, nous souhaitons affirmer fortement ici qu’à l’école, l’important c’est l’École, autrement dit les apprentissages. Apprentissages qui doivent se construire dans de bonnes conditions, dans la sérénité. Des apprentissages menés sous la responsabilité d’adultes formés, habilités. Des apprentissages qui trouvent leur légitimité dans le cadre de programmes officiels, appliqués sur l’ensemble du territoire national. Contrairement à ce qui est affirmé, nous souhaitons attester que les bonnes intentions qui sous-tendaient cette réforme n’ont pas suffi. Les déclarations « c’est dans l’intérêt des enfants », « les journées scolaires sont trop longues », « il faut réduire les inégalités », « combattre l’échec scolaire », sont des préoccupations partagées par la totalité des enseignants. Elles se heurtent cependant à la réalité de la mise en place de cette réforme. Voici quelques éléments de notre constat :
Les conditions de sécurité mal assurées pour nos élèves aux différentes sorties de l’école,
Un niveau d’hygiène des locaux scolaires dégradé,
L’intervention dans les bâtiments scolaires d’une succession d’adultes dont on ne peut garantir la compétence, à qui sont confiés des groupes d’enfants pour faire des « ateliers » dont on ignore les objectifs, dans les locaux ou hors des locaux de l’école,
Une confusion totale pour les élèves qui ne savent plus se situer par rapport aux adultes référents. Pour ceux de l’école maternelle, la perte de repères spatio-temporels à laquelle ils sont soumis et le non-respect de leur biorythme sont proprement insupportables. La représentation de l’école qui leur est donnée ne leur permet pas de se situer de façon constructive dans l’institution scolaire,
La confusion des finalités du scolaire et du périscolaire, certains ateliers proposés par la ville ayant des appellations équivoques : « lecture », « ateliers scientifiques », « anglais », etc.
Des personnels enseignants exclus des locaux des classes où ils préparaient leur travail pédagogique après 15 heures deux fois par semaine. Il en résulte une perte de motivation des équipes et une interrogation sur les finalités de leur métier,
Des personnels d’animation, souvent plein de bonne volonté, mais désemparés devant l’ampleur de la tâche confiée : animer des ateliers sans matériel, dans des locaux impropres à leur exercice, parfois sans formation, ….
Des agents des écoles maternelles déboussolés qui ont du mal à s’inscrire dans les nouvelles missions imposées par la Ville, sans formation : passer du ménage et de l’assistance aux enseignants à l’animation d’ateliers éducatifs en responsabilité devant les élèves. Depuis un mois, les bâtiments scolaires sont réduits à des lieux d’accueil pour enfants où différents adultes possédant des statuts mal identifiés par les élèves passent faire avec eux des « activités », le scolaire peinant à trouver sa place dans la confusion générale des espaces et des rôles de chacun. Il nous semble particulièrement important que l’institution qui nous emploie réaffirme aujourd’hui la prépondérance de l’École à l’école. En professionnels de l’Education que nous sommes, nous savons que la désorganisation structurelle induite par l’application de cette réforme parisienne, ne sera pas résolue après une « période de rodage » ou après quelques « ajustements » à la marge. Nous vivons douloureusement le fait qu’une expérience mal préparée, sans consensus trouvé entre les différents acteurs, vienne mettre à mal les valeurs de l’école de la République en laquelle nous continuons de croire. Nous vous assurons, Monsieur le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale, de notre profond attachement au service public d’éducation.
Circonscription 1-2-4-Louvre : Thierry Hattu (polyvalente 10, rue des Hospitalières Saint Gervais), Pascal Duchénois (élémentaire 15, rue Neuve Saint-Pierre), Christine Fortanier (polyvalente 20, rue Etienne Marcel), Nicole Millet (maternelle 27, rue de la Sourdière), Josette Gardesse (maternelle 12, rue Dussoubs), Claude Bernas (maternelle 221, rue Saint Denis), Walter Billoni (élémentaire 9, rue de Moussy), Marie Pommier (polyvalente 5, rue Beauregard), Sylvie Bouchet (maternelle 12, place des Vosges), Jean-Marc Picard (élémentaire 15-19, rue de l’Arbre Sec), Véronique Pécourt (maternelle 6, rue Saint Germain l’Auxerrois), Isabelle Sarfaty (maternelle 11, rue Vivienne), Christine Bruneau (élémentaire 3, rue de la Jussienne), Patricia Tourbier (élémentaire 42, rue Dussoubs), Danielle Berrebi (élémentaire 6, rue Louvois) Circonscription 5-6-Luxembourg-Sorbonne : Gérard Sitruk (élémentaire 42, rue Madame), Sylvie Barbier (élémentaire 9, rue de Vaugirard), Catherine Parage (élémentaire 12, rue Saint Benoît), Sabine Valette (maternelle 16, rue Saint Benoît), Sophie Tessier-Hugon (maternelle 40, rue Madame), Evelyne Fillon (élémentaire 6, rue Littré), Danielle Laquerrière (élémentaire 28, rue Saint Jacques), Martine Vieu (élémentaire 7, rue du Jardinet), Erick Vintrin (élémentaire 21, rue de Pontoise), Jean-Louis Pécour (maternelle 22, rue des Lyonnais) Circonscription 7-8-Invalides-Etoile : Catherine Giacomoni (maternelle 7, rue de Moscou), Max Durand (polyvalente 15, rue de Monceau), Frédéric Luparello (polyvalente 8, rue Robert Estienne), Sophie Calvet (élémentaire 10, avenue de la Motte Picquet), Michèle Heyer (maternelle 48, rue Vaneau), Hervé Valoise (polyvalente 27, rue Las Cases), Guy Marchou (polyvalente 10, rue Paul Baudry), Philippe Véquaud (maternelle 12, rue de la Bienfaisance), Lionel Leroux (élémentaire 4, rue de Florence), Laurent Surville (élémentaire 42, avenue Duquesne), Danièle de Chambrun (élémentaire 14, rue Eblé), Martine Kerhervé (élémentaire 12bis, rue de la Bienfaisance) Circonscription 9-10A-Rochechouart : Olivier Esnault (élémentaire d’application 9, rue Blanche) , Michelle Raimbaud (élémentaire 32, rue de Bruxelles), Geneviève Legal (élémentaire 32, rue Buffault), Ghislaine Vassiat (élémentaire 10,rue de Clichy), Michel Dospital (élémentaire 5, rue Milton), Youenn Goasdoué (élémentaire d’application 21, rue Milton), Patrick Fabri (élémentaire 15, rue Turgot), Jean-Luc Desmazure (élémentaire 16, rue de la Victoire), Thierry Kervoal (élémentaire 12, rue Chaptal), François Lemaire (élémentaire 3, rue de Belzunce), Michel Savart (élémentaire 41, rue de Chabrol), Michèle Luton (élémentaire 9, rue Martel), Frédéric Ferrier (maternelle 9bis, rue Blanche), Céline Collombet (maternelle 32, rue Buffault), Isabelle Vanbaelen (maternelle 11, rue de la Grange Batelière), Patrick Colson (maternelle 5, rue Milton), Catherine Sanchez (maternelle 22, rue de Rochechouart), Jean-Luc Duchamp (maternelle 68, rue de Rochechouart), Emmanuelle Blanchet (maternelle 30, rue Rodier), Claudie Jean Roy Chalançon (maternelle 9, rue Martel), Marie Guierre (maternelle 3, rue de Belzunce), Martine Picquet (maternelle 34, rue de Bruxelles), Daniel Gueret (maternelle 11, rue Léon Schwartzenberg), Fabienne Ribes de Lacombe (maternelle 20, rue de Paradis) Circonscription 10B-Récollets : Laurent Boutillier (maternelle 155, avenue Parmentier), Bernadette Lombard (élémentaire 10, rue Eugène Varlin), Annie Cousin (maternelle 23, passage des Récollets), Dominique Gambazza (maternelle 4, rue Pierre Bullet), Violette Grisey (élémentaire 19, passage des Récollets), Myriam Martin (élémentaire 33, avenue Claude Vellefaux), Hervé Goudet (élémentaire 16, rue Vicq d’Azir), Nadine Trébon (polyvalente 15, rue de Lancry), Marie Sanjuan (maternelle 5, rue Boy Zelenski), Catherine Benezech (maternelle 18, rue de l’Hôpital Saint Louis), Jacqueline Maillols (élémentaire 34, rue du Faubourg Saint Denis), Sidonie Meric (élémentaire 39, rue de l’Aqueduc), Juliette Brunet (maternelle 39, rue de l’Aqueduc), Hélène Petit (élémentaire 159, avenue Parmentier), Catherine Robin (maternelle 49, rue Louis Blanc), Philippe Guttermann (maternelle 6, rue Legouvé), Catherine Malliet (élémentaire 49bis, rue Louis Blanc), Christophe Pernot (maternelle 28, rue des Ecluses Saint Martin) Circonscription 11A-Voltaire : Patricia Laporte-Rigal (maternelle 6, cité Voltaire), Hélène Quenor (élémentaire 14, rue Titon), Olivier Bartoli (maternelle 6, avenue de Bouvines), Serge Pontes (élémentaire 22, rue Saint Maur), Pascal Déruelle (élémentaire 8, cité Voltaire), Olivier Jost (maternelle 54, rue Servan), Martine Bousseyroux (maternelle 18, rue Faidherbe), Jacqueline Hugonnet (maternelle 10bis, rue Duranti), Martine Lévêque Simon (maternelle 4, passage Bullourde), Brigitte de Malleray (élémentaire 29, rue Servan), l. Marquade (maternelle 144, rue de la Roquette) Circonscription 11B-Bastille : Jérôme Boulaud (élémentaire spécialisée 1, rue Pihet), Françoise Jannot (maternelle 9, rue Popincourt), Karine Serre (élémentaire 39, rue des 3 bornes), Rosemonde Kuszelewicz (maternelle 11bis, rue Parmentier), Leray (maternelle 4, rue de la Présentation), Véronique Audinet (maternelle 5, impasse de la Baleine), Didier Péroutin (maternelle 13, boulevard Richard Lenoir), Corinne Plumas-Stéphan (maternelle 19, rue Alphonse Baudin), Martine Flament (élémentaire 77, boulevard de Belleville), Pascale Chartier (maternelle 39, rue des 3 bornes), Thierry Jallerat (élémentaire 109, rue Parmentier), Marianne Tenti (maternelle 2, passage Beslay), Joël Parraud (maternelle 111, avenue Parmentier), Francine Thalmensy (maternelle 7, passage Piver), Sophie Rachel Castagnac (maternelle 312, rue Godefroy Cavaignac), Jean-Philippe Fey (élémentaire d’application 24, rue Saint Sébastien) Circonscription 12A-3-Daumesnil-Marais : Isabelle Deléan (maternelle 167, rue de Bercy), Michel Levy (élémentaire 52, rue de Wattignies), Arline Hurmeau (maternelle 25, rue Chapon), Edith Gambade (polyvalente 211, rue Saint Martin), Carine Lagarenne (maternelle 5, rue Brantôme), Marie Louise Francini-Melchior (maternelle 41, rue Traversière), Evelyne Apeloig (maternelle 2, place Lachambeaudie), Dolorès Pardon (maternelle 28, rue de la Brèche aux Loups), Véronique Amaru-Bensoussan (maternelle 16, rue Charles Baudelaire), Jean-Marie Brisot (élémentaire 8, rue Charles Baudelaire), Gérard Grangeaud (élémentaire 4, rue Bignon), Françoise Salmon (élémentaire 8 rue des Vertus), Claude Hénault (élémentaire 165, rue de Bercy), Isabelle Alexinitzer (élémentaire 5, rue Gerty Archimède), Corinne Moreau (élémentaire 315, rue de Charenton), Catherine Verstraeten (maternelle 7, rue de la Perle), Nadia Miri (élémentaire 51, rue de Charenton), Nicole Jachymiak (maternelle 6, rue Paul Dubois), Pascale Kacef (élémentaire 4, rue Pommard) Circonscription 12B-Nation : Françoise Anav-Mallard (élémentaire 40, boulevard Diderot), Geneviève Brulé (élémentaire 8, avenue Lamoricière), Isabelle Etienne (maternelle 7, rue Jean Bouton), Christine Beaujouan (élémentaire B 57, rue de Reuilly), Laura Pourcheron (maternelle 47, rue de Picpus), Mme Giberges (élémentaire 5, rue Jean Bouton), José Alvarez (élémentaire A 57, rue de Reuilly), Christel Enjalbert (élémentaire A 56, rue de Picpus), Hervé Wattez (maternelle 70, avenue Daumesnil), Christiane Macquart (maternelle 12, rue de d’Artagnan), Valérie Ignacio (maternelle 56, rue de Picpus), Florence Mathevon (maternelle 42, avenue du Docteur Arnold Netter), Sophie Bonny (élémentaire 27, rue de Reuilly), Geneviève Brémont (maternelle 13, avenue Armand Rousseau), Chantal Cherel (maternelle 16, boulevard Carnot), Christian Muller (élémentaire 19, rue Marsoulan), Marie Vitard (maternelle 16, rue Marsoulan), Anne Tzislakis (maternelle 40, rue Jacques Hillairet) Circonscription 13A-Olympiades : Françoise Marty Ratinahirana (maternelle 20, rue de Patay), Valérie Thieulent (maternelle 31, rue du Château des Rentiers), Michel Brunet (élémentaire B 34, rue Charles Moureu), Jacques Borensztejn (élémentaire 3, rue Emile Levassor), Nathalie Danzon (élémentaire 40, rue du Château des Rentiers), Florent Aubry (maternelle 35, rue de la Pointe d’Ivry), Bernadette Meunier (maternelle 9, rue Franc Nohain), Patricia Cauly-Monier (élémentaire A 47, avenue d’Ivry), Vincent Soubriard (maternelle 53, avenue de la Porte d’Ivry), Pierre Beauchamp (élémentaire 31, rue du Château des Rentiers), Marie-Laure Brunaud (maternelle 30, rue du Disque), Armelle Deriaz Lenci (élémentaire 51, avenue de la Porte d’Ivry), Martine Bayout (élémentaire A 53, rue Baudricourt), Viviane Lidon (maternelle 4bis, avenue de Choisy), Laurence Guillo (maternelle 31, rue du château des Rentiers) Circonscription 13B-Buttes aux cailles : Fabrice Alanore (élémentaire 38, rue Vandrezanne), Emmanuelle Boniface (maternelle 140, rue Léon Maurice Nordmann), Catherine Agier (élémentaire 8, rue Kuss), Pierrick Busseil (polyvalente 8, rue Kuss), David Maquère (élémentaire 16, rue Wurtz), Mme Kirouani (polyvalente d’application 2, place des 44 enfants d’Izieu), Elisabeth Chatenet (maternelle 2, rue Paul Gervais), Eugénie Chadouteau (maternelle d’application 40, rue Vandrezanne), Bertrand Defaÿ (élémentaire 7, rue de la Providence), M. Gibergues (élémentaire 140, rue Léon Maurice Nordmann), Marie-Christine Haro (élémentaire 100, rue de la Glacière) Hélène Sabbag (élémentaire 87, rue Brillat Savarin), Isabelle Courtin-Matthey (maternelle 100, rue de la Glacière), Nadia Achkar (maternelle 12, rue de l’Espérance) Circonscription 13C-Austerlitz : Philippe Gemgembre (maternelle 13, rue Lahire), Françoise Guilbert (maternelle 28, avenue Stephen Pichon), Claudine Guilhem, (élémentaire A 33, place jeanne d’Arc), Sylvie Buchez-Perez (élémentaire 64, rue Dunois), Olivier Faure (maternelle 8, rue Ricaut), Pascale Priam Benguigui (élémentaire 13, rue Fagon), Catherine Aubailly (polyvalente 21, rue Primo Levi), Cécile du Jonchay (maternelle 32, place Jeanne D’arc), Laurence Toullec (élémentaire 15, rue Pierre Gourdault), Pascale Cadinot (maternelle 15, rue Domrémy), Olivier Morteveille (élémentaire 46-48, rue Jenner) Circonscription 14A-Montparnasse : Philippe Navarre (maternelle 22, rue Antoine Chantin), Brigitte Percelier (élémentaire 7, rue Asseline), Catherine Evrard (maternelle 13, rue de l’Ouest), Françoise Berger (élémentaire 28, rue Pierre Larousse), Michel Cauchard (élémentaire 46 rue Boulard), Catherine Seguin Couvé (maternelle 15, rue Antoine Chantin), Patricia Viard (maternelle 5, avenue Maurice d’Ocagne), Evelyne Viguier (élémentaire 12 rue, Severo), Philippe Tesson (élémentaire 24, rue Delambre), Dominique Chavance (élémentaire 48, rue Hippolyte Maindron), François Calvino (élémentaire 20, rue Antoine Chantin), Roger Duc (maternelle 23, rue Boulard), Sylvie Pavan (maternelle 24, rue Delambre), Laurence Falip (maternelle 190, rue d’Alésia), Sylvie Tridon (maternelle 23, rue Jacquier), Françoise Abgrall (élémentaire 7, avenue Maurice d’Ocagne), Eléonore Bonnot (maternelle 5-7, square Alain Fournier), Karine Dubois (maternelle 55, rue Maurice Ripoche), Philippe Gontard (maternelle 2, rue Maurice Rouvier), Gauthier Lechevalier (élémentaire 188, rue d’Alésia), Anne Dorange (maternelle 48, rue Hippolyte Maindron), Myriam Contal (élémentaire 18, rue Jean Zay) Circonscription 14B-15A-Montsouris : Serge Besançon (élémentaire 5, rue Prisse d’Avennes), Isabelle Gillard (maternelle 55 rue Sarrette), Sylviane Coué (maternelle 3bis, rue d’Alésia), Emile Perez (élémentaire 12-14, rue d’Alésia), Bruno Martin (polyvalente 13, avenue de la Sibelle), Magalie Lecuire (maternelle 66, rue de la Procession), Julie Saint-Raymond (maternelle 15, rue Aristide Maillol), Annie Vacherot (maternelle 42, rue d’Alleray), Alain Richez (maternelle 102, rue d’Alleray), Philippe Clidière (élémentaire A 17, rue Vigée-Lebrun) Circonscription 15B-Grenelle : Isabelle de Chauveron (maternelle 16, rue Emeriau), Yannick Pavelck (maternelle 3, place du Cardinal Amette), Christophe Neveu (maternelle22, rue Sextius Michel), Sonia Tourtelier (maternelle 33, rue Miollis), Raphaël Beurtin (élémentaire A 10, rue Saint Lambert), Patrick Contard (élémentaire 35, rue de l’Amiral Roussin), Pascale Leroy (maternelle 6, rue Gerbert), Marie-Laure Lekieffre (maternelle 13, rue Cépré), Charles Perrier (élémentaire 20, rue Falguière), Gilles Tarcelin (élémentaire 12, rue Saint Lambert), Guillaume Robequain (maternelle 33, rue l’Amiral Roussin), Maguy Morin (élémentaire 33bis, rue Miollis), Gilles Hibon (maternelle 83, rue Mademoiselle), Martine Melloul (maternelle 18, rue de la Fédération), Carole Lagniez (élémentaire 81, rue Mademoiselle), Catherine Baud (maternelle 5, rue Lacordaire), François Peirsman (élémentaire 21, rue Dupleix), Nathalie Achard (maternelle 149bis, rue de Vaugirard) Circonscription 15C-Convention : Jacques Tisserand (élémentaire 56, avenue Félix Faure), Bruno Le Clerc (élémentaire 5, avenue de la Porte Brancion), Evelyne Garcia Lamotte (polyvalente 78, rue de la Convention), Yann Vigny (maternelle 10, rue François Coppée), Aline Chagneau (maternelle 99, rue Olivier de Serres), Nathalie Da Silva (maternelle d’application 3, rue de Jongking), Pascale belin (élémentaire 99,rue Olivier de Serres), Eric Touitou (maternelle 56, avenue Félix Faure), Catherine Patin (maternelle 9, rue Varet), Christine Gueusquin (maternelle 34, rue Olivier de Serres), Alexandrine Mengarelli (élémentaire 27, rue Olivier de Serres), Chantal Rolgen (élémentaire 195, rue Saint Charles), Sylvie Sadaune (maternelle 5, avenue de la Porte Brancion), Stéphanie Labesse (maternelle 40, rue de Morillons), Roger Pouessel (élémentaire d’application 14, rue François Coppée), Véronique Granville (polyvalente 3, boulevard des Frères Voisins) Circonscription 16A-Auteuil : Dominique Tozzo (élémentaire d’application 51, rue Michel Ange), Marie-Odile Douy (maternelle 27, avenue du Parc des Princes), Catherine Forestier (maternelle 162, boulevard Murat), Sylvie Daley le Merrer (élémentaire d’application 17-23, rue Boileau) Circonscription 16B-Trocadéro : Brigitte Bidal (maternelle 9 rue de Boulainvilliers), Pascale Giraudon (élémentaire d’application 41bis, rue Jean de la Fontaine), Christophe Canonge (élémentaire 54, rue Boissière), Isabelle Broc (maternelle 130, rue de Longchamp), Danielle Bris (polyvalente 3, impasse des belles Feuilles), Dominique Boisseau (élémentaire 10, rue des Bauches), Chantal Orgeolet (élémentaire 21, rue de l’amiral Hamelin), Olivier Rossignol (maternelle 38, rue Perchamps), Pascale Kossowski (maternelle 5, rue Gustave Zédé), Sylvia Canonge (maternelle 15bis, rue Saint Didier), G Dumoulin (maternelle 18, rue Serge Prokofiev) Circonscription 17A-Wagram : Jean-Christophe Durand (maternelle 221, boulevard Péreire), Philippe Lapeyre (élémentaire 18, rue Ampère), Eric Baron (élémentaire 16, rue du Colonel Moll), Sophie Lesaffre (élémentaire 112, boulevard Berthier), Corinne Maréchal (maternelle 24, rue Christine de Pisan), Chantal Picarle (élémentaire 101, rue de Saussure), Christiane Diakonoff (maternelle 16, rue du Colonel Moll), Malika Nessah (polyvalente 38, boulevard de Reims), Anne van de Port (maternelle 8, rue des Tapisseries), Françoise Goninet (Polyvalente B. Buffet 14, impasse Chalabre), Frédéric de Seynes (élémentaire 221, boulevard Pereire), Philippe Gelard (maternelle 3, rue Gustave Doré), Joëlle Sigust (maternelle 22, avenue de la Porte de Villiers) Circonscription 17B-Bessières : Valérie Boukobza (maternelle 21, rue du Capitaine Lagache), Véronique Galtié (maternelle 90, boulevard Bessières), Paule-Marie Degrange (élémentaire 42, rue Pouchet), Leonardo Carrozzo (élémentaire 49, rue Legendre), Gilles Cochet (élémentaire 105, rue Lemercier), Paul Casabianca (polyvalente d’application 10, rue Boursault), Rose-Marie Laulo (maternelle 21, rue André Brechet), Mireille Michels (maternelle 48, rue de Saussure), Catherine Tremblay (maternelle 16, rue Dautancourt), Alain Brousseau (polyvalente 15, rue Truffaut), Florence Djien (élémentaire spécialisée 19, rue du Capitaine Lagache), Nathalie Montet (maternelle 28, rue Brochant) Circonscription 18A-La Chapelle : Maryline Bonnefond (maternelle 77, rue du Mont Cenis), Bernard Philippon (élémentaire 7, rue Championnet), Olivier Tertre (élémentaire d’application 5, rue Ferdinand Flocon), Claire Legentil (polyvalente 3, rue Maurice Genevoix), Jacques Pierrès (maternelle 2, rue Charles Hermite), Pascale Marchand (élémentaire 5,rue de Torcy), Anne-Marie Ly-Cuong (maternelle 19, rue des Amiraux), Emile Sobieski (maternelle Ferdinand Flocon) Circonscription 18B-Goutte d’or : Kadda Benamara (maternelle 3, rue Saint Luc), Nathalie Claux-Ogienko (élémentaire 9, rue Richomme), Laurence Carrot (polyvalente 49bis, rue de la Goutte d’Or), Nora Cherifi (élémentaire 6 rue Jean François Lépine), Peggy Peczinka (maternelle 27-29, rue Emile Duployé), Natacha Hadidi (maternelle 51, rue du Département) Circonscription 18C-Montmartre : Laurence Darchez (maternelle 72, rue Championnet), Yolaine Filipowski (maternelle 33-41 rue des Cloÿs), Véronique Vinas (élémentaire 19, rue Labori), Camélia Aguilar (maternelle 1, rue Paul Abadie), Christine Langlois (maternelle 131, rue Belliard), Thierry Segaunes (élémentaire 129, rue Belliard), Laurence Achilli (élémentaire 69, rue de Championnet), Pierre Guini (élémentaire 50, rue Vauvenargues), Gaëlle Soille (polyvalente 60, rue René Binet), Elise Raybaud (maternelle 1, rue Gustave Rouanat), Corinne Drouillat (maternelle 4, rue Vauvenargues), Didier Salé (élémentaire 67, rue Damrémont), Philippe Toison (élémentaire A 60, rue René Binet), Stéphanie Daffas (maternelle 6, rue du Ruisseau), Pascale Vincendon (élémentaire 7, rue Gustave Rouanet) Circonscription 18D-Jules Joffrin : Claude Martinet (maternelle 11, rue André del Sarte), Annie Masson (élémentaire 26, rue du Mont Cenis), Françoise Meyer (maternelle 4, square Lamarck), Philippe Vève (maternelle 5-7, rue Carpeaux), Esther Roudmanovitch (maternelle 56, rue d’Orsel), Dominique Fina (maternelle 8, rue Christiani), Alain Cure (élémentaire 1, rue Foyatier), Bruno Aubailly (élémentaire 61, rue de Clignancourt), Daniel Ponsot (élémentaire 62, rue Lepic), Hélène Leroux (maternelle 4, place Jean-Baptiste Clément), Florence Guédon (maternelle 1, place Constantin Pecqueur) Circonscription 19A-Buttes Chaumont : Marie-Noëlle Blaise (maternelle 36, rue Fessart), Armelle Gonzalez de Trébons (élémentaire B d’application 59, rue de Romainville), Martine Maitre (élémentaire 4, rue Fessart), Corinne Le Lièvre (élémentaire B 16, rue Eugénie Cotton), Tassimot (maternelle 20, rue Eugénie Cotton), Sylvie Sonnier (maternelle 59bis, rue de Romainville), Dominique Rué (maternelle 65, avenue Bolivar), Agnès Vanryssel (élémentaire A 16, rue Eugénie Cotton), Maxime Torrente (maternelle 2-4, cours du septième art), Anne-Laure Taupin (maternelle 2, rue des Bois), Christian Défosse (élémentaire 67, avenue Simon Bolivar), Laurence Rohée (maternelle 1, rue de Palestine) Circonscription 19B-Stalingrad : Alain Cotte (maternelle 21, rue Colette Magny), Nicole Noyelle (maternelle 41, rue de Tanger), Corinne Orsat (maternelle 5, allée des Eiders), Nadia Altona (maternelle 5bis, rue de Cambrai), Jacques Lamagnère (élémentaire A 41, rue de Tanger), Dominique Quemeneur (élémentaire B 17, rue Colette Magny), Eléonore Castreau (élémentaire d’application B 19bis, rue de Tanger) Circonscription 19C-Jaurès : Pierre-Marie Mandel (élémentaire 7, rue de Général Brunet), Nathalie Delhome (maternelle 5 rue Noyer Durand), Sylvie Rioblanc (maternelle 34, rue Manin), André Sadé (élémentaire 4, rue Goubet), Joëlle Huguenot (maternelle 9, rue du Général Brunet), Anne Ramamonjy-Ratrimo (élémentaire B, 7 rue Barbanègre), Emmanuelle Wolf (maternelle 8, rue Barbanègre), Isabelle Hélié (élémentaire 30, rue Manin), Denis Bertron (maternelle 53, allée Darius Milhaud), Jean Paul Soubiran (élémentaire A 7, rue Barbanègre) Circonscription 19D-Colonel Fabien : Corinne Vilkoviski (maternelle 22, rue Tandou), Muriel Six (maternelle 47, rue Armand Carrel), Jocelyne Cerri (polyvalente 16, rue de Tandou), Elisabeth Devillers (élémentaire 9, rue Pierre Girard), Charlotte Voyer (maternelle 8, rue Sadi Lecointe), Anne Speisser (maternelle 2, rue Jean Menans), Irène Cabaleiro-Jouadé (maternelle 132, rue d’Aubervilliers), Gisèle De Carvalho-Bailleul (maternelle 11, cité Lepage), Stéphane Calella (élémentaire 132, rue d’Aubervilliers), Patricia Dusson (élémentaire 9 rue de Tandou), Isabelle Huyghe (maternelle 6, passage Thionville), Jacques Macry (polyvalente 10, rue Henri Noguères), Corinne Pétrissans (maternelle 15, rue de Tanger), Laurent Klein (élémentaire 17, rue de Tanger), Maurice Ould Abdesslam (élémentaire A 119, avenue Simon Bolivar) Circonscription 20A-Télégraphe : Stéphanie Labia-Dospital (maternelle 16-18, rue du Surmelin), Isabelle Buhour (maternelle 12 rue Bretonneau), Henri Baron (élémentaire 9, rue Bretonneau), Véronique Deneuche (maternelle 99, rue Pelleport), Pascal Meissonnier (élémentaire 29, rue du Télégraphe), Béatrice Mendès (maternelle 2, rue Pierre Foncin), Françoise Monzat (polyvalente 9,rue des Tourelles), Odile Delbet (maternelle 26, rue de la Cour des Noues), Nathalie Tecquert (élémentaire 8, rue Pierre Foncin), Jean-François Liska (polyvalente 166, rue de Pelleport) Circonscription 20B-Ménilmontant : Jean-Sébastien Bailleul (maternelle 36-38, rue Piat), Catherine Raoux (élémentaire, 293, rue des Pyrénées), Catherine Boulanger (élémentaire 291, rue des Pyrénées), Isabelle Sirieix (maternelle 32, rue Pali Kao), Nathalie Carboni-Latour (maternelle 15, rue d’Eupatoria), Annie Caron (maternelle 39, rue de Tourtille), Olivier Hattu (élémentaire 42, rue de la Mare), Régis Herbuveaux (maternelle 10, rue de Ménilmontant), Annie Lance (maternelle 94, rue des Couronnes), Valérie Chilma (élémentaire 51, rue Ramponneau), Catherine Forestier (élémentaire 38, rue de Tourtille), Murielle Roméo Hardy (élémentaire 16, rue Julien Lacroix) Circonscription 20C-Gambetta : Isabelle Leblois (maternelle 2, rue Eugène Reisz), Muriel Pouzané (élémentaire 20 rue, Maryse Hislz), Virginie Askienazy (maternelle 18, rue du Clos), Valérie Renaud (maternelle 31, rue des Maraîchers), Michel Jeanne (élémentaire 40, rue des Pyrénées), Agnès Thill (élémentaire 16, rue Riblette), Valérie Cartozo (maternelle 12, allée Alquier Debrousse), El Hachmi Fahmi (élémentaire 4, rue Eugène Reisz), Lyse Braure (maternelle 99, rue des Pyrénées), Frédéric Sevestre (maternelle 18, rue Maryse Hilsz), Françoise Hélène (polyvalente 17, cité Champagne), Colette Coffin (élémentaire 5, rue Mouraud), Nathalie Duchadeuil (maternelle 9, rue Mouraud), François Terretaz (élémentaire 18, rue du Clos) Circonscription 20D-Belleville : François Bonnard (élémentaire 103-111, rue de Amandiers), Sophie Daunay (maternelle 90, rue des Amandiers), Olivier Léonard (élémentaire 54, rue Planchat), Sophie Guillard (maternelle 91, rue de la Réunion), Hélène Tissier (maternelle 20, rue des Cendriers), Pierre Cadrot (maternelle 21, rue de la Bidassoa), Pierre-Yves Sellès (maternelle d’application 12, rue de Fontarabie), Caroline Hégron (maternelle 29, avenue Gambetta), Martine Rousselle (maternelle 9, rue de Lesseps), Malie Paupert-Burlet (élémentaire 9, rue de Tlemcem), Dominique David (élémentaire 9, rue de Lesseps)
Racine et Icare
Secrets de femmes en pré-vente
Aliza Claude Lahav a invité Aurélie Daveine (Airoude) et Carine Roucan à composer un recueil avec elle. Ainsi, toutes trois racontent-elles des histoires de femmes : de femmes trahies, de femmes amoureuses, de femmes combatives et héroïques, de femmes en proie aux difficultés de la vie et au désespoir, qui toutes réagissent avec force et sensibilité.
Les femmes ont-elles une façon bien à elles d'affronter la vie? Sûrement, oui, et c'est impressionnant. En mettant en scène ces personnages, Aliza, Aurélie et Carine emmènent le lecteur dans leur imaginaire féminin , où les femmes et les hommes sauront trouver leur reflet.
"This is a man's world, but it would be nothing without a woman or a girl"
En commande jusqu'au 10 avril 2014 au prix de 11 euros (au lieu de 12). Sortie prévue le 20 avril 2014.
Mots Clés :
femme
amour
maladie
L'école élémentaire et le collège...
La bonne idée pour l'école qu'on ne verra pas en France: un tronc commun primaire-collège
Une école unique, de 6 ans à 16 ans, permettrait-elle de régler les problèmes posés par le passage en 6e et par une pédagogie vieille de quarante ans qui renforce les écarts de niveau?
- A Denain, le 3 septembre 2013. REUTERS/Pascal Rossignol -
Un tronc commun de 6 ans à 16 ans qui correspondrait à la scolarité obligatoire. Voilà l’idée déjà ancienne que Terra Nova relance dans un rapport publié mardi. Rapport qui se fonde sur un constat: la césure élémentaire primaire est à la source de nombreuses difficultés pour les élèves, leurs résultats, leur bien-être et donc pour l’école:
«A 11 ans, avec le passage du Primaire au Secondaire, les élèves font l’expérience d’une triple rupture: en termes de contenus enseignés et de relation au savoir, de pédagogie et de relation au(x) maître(s), enfin d’éducation et de relation aux normes sociales et morales.»
Les parents de collégiens peuvent en témoigner, le passage à un nouveau système de cours avec de nombreux professeurs dans des établissements représente un choc pour les «petits sixièmes». D’ailleurs, l’Education nationale publie régulièrement des recommandations pour faciliter cette transition.
Ce «problème» du collège a une racine qui remonte à la création du collège unique en 1975.
Celui-ci n’a pas été inventé comme une école nouvelle adaptée à un nouveau public dans son ensemble, il a perpétué un modèle qui existait pour devenir une sorte de petit lycée. Quatre ans pour trier les élèves entre l’école primaire et la suite: dans le meilleur des cas le lycée général, sinon l’orientation en filière technique ou professionnelle malheureusement mal considérées en France, dans le pire cas le décrochage.
Comment changer?
Cela fait quarante ans que les acteurs et les observateurs constatent à quel point le type de pédagogie généralement utilisée au collège ne fonctionne tout simplement pas pour l’ensemble des élèves et renforce les écarts de niveau.
Pour le rapport de Terra Nova toujours, le collège accroît la ségrégation scolaire, comprenez ségrégation sociale. Il est vrai que c’est traditionnellement à ce niveau que l’évitement scolaire
Pour revenir à l’«école commune», les spécialistes de l’éducation la connaissent sous le nom d'«école du socle». Le socle, c’est le fameux socle commun de connaissances et de compétences. Le problème, c’est que ce socle reste méconnu et flou pour les parents, les élèves et même les enseignants. Pour ces derniers, il est surtout à la source d’une charge supplémentaire de travail: remplir les livrets de compétences. Car, évidemment, l’objectif de maîtrise du socle n’a pas remplacé la traditionnelle notation. De plus, comme le rappelait –à l'occasion du (mauvais) classement Pisa– de manière très pertinente Claude Thélot, qui avait piloté la grande consultation de 2005 sur l’école et publié un ouvrage qui synthétisait des centaines de débats dans toute la France (un million de participants), le socle est trop large:
«Un "socle" existe, beaucoup trop large, qu'il faut absolument resserrer (il ne définit pas du tout les indispensables, mais un ensemble si large que je défie quiconque dans le pays de maîtriser tout ce qu'il contient).»
Faut-il penser ainsi que le soutient Andreas Schleicher, le directeur du département de l’éducation à l’OCDE (et donc le responsable de l’étude Pisa), que changer l'école est une gageure?
«Certains disent que changer l’administration de l’éducation, c'est comme faire déplacer des cimetières. Vous ne pouvez pas vraiment compter sur les gens qui y sont pour vous aider.»
Mais c’est possible. L’Allemagne, la Corée, la Pologne et il y a un peu plus longtemps la Finlande –et pourtant l’école y était très élitiste– l’ont fait. Et la France? A la rentrée 2012, le rapport consécutif à la concertation pour la Refondation de l’école de la République recommandait par exemple de multiplier les postes d’enseignants bi-matière, par exemple français/histoire, maths/SVT, les deux premières années du collège. Cela se fait en Allemagne pour faciliter cette fameuse transition. Mais les syndicats d’enseignants français, très attachés à l’organisation disciplinaire, ont tué l’idée et elle est sortie du texte de loi.
Nous avons 381.902 profs du secondaire qui sont d’abord enseignants d’une discipline. Elle est constitutive de leur identité professionnelle. Il faut lire pour les croire les invectives que peuvent se lancer enseignants du primaire et du secondaire quant à leurs compétences pédagogiques pour comprendre à quel point les conceptions du métier peuvent différer entre ces deux niveaux d’enseignement. La préconisation du rapport de «fusionner le corps de professeur des écoles (instituteurs) et celui de professeur certifié (titulaire du Capes)» a du chemin à faire dans les esprits!
Louise Tourret
http://www.slate.fr/story/84265/education-tronc-commun-primaire-secondaire
