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Geler la dette

Par Le 18/04/2014

Voici la pétition à envoyer à vos amis: 

Pour le gel immédiat de la dette publique 

Manuel Valls: "Nous ne pouvons plus vivre au-dessus de nos moyens"... 

En 2008-2009, avec un plan d'attaque établi dès la fin des années 90, les banques ont orchestré un risque de banqueroute généralisée suite à la "crise" des subprimes. En réalité, avec quelques mouvements de lobbying et autres émoluments, elles ont amené les dirigeants occidentaux, et particulièrement le président français en la personne de Nicolas Sarkozy, à livrer l'argent public des états dans ces mêmes banques... en empruntant cet argent à qui? Aux banques que l'état était censé renflouer... L'addition est salée. De moins de 1300 milliards de dettes, la France est passée, suite à ce hold-up historique des banques, à près de 2000 milliards aujourd'hui, soit plus de 700 milliards d'euros. Ceci s'appelle désormais la "crise" de la dette publique. Il faut greffer à ça les intérêts de la dette, donc de l’argent pour enrichir encore plus les banques (et les classes dirigeantes) que nous avions "sauvées". Donc, cher Manuel Valls, nous ne vivons pas au-dessus de nos moyens, nous payons très cher une politique de mafieux, d'escrocs, de délinquants en col blanc et de politiciens à leur solde. C'est pourquoi, aujourd'hui, nous en appelons tous les français à entrer en résistance quelque soit leurs origines sociales, politiques, religieuses et philosophiques en exigeant la mise en place des cinq points qui suivent :

1- Que justice soit faite. La horde des dirigeants du monde occidental de 2008-2009 (Nicolas Sarkozy compris) doit être mise en examen immédiatement pour détournement d'argent public, trafic d'influence, escroquerie et corruption. Une plainte collective doit être déposée en ce sens.

2- Gel de ce surcroît de dette d'au moins 700 milliards et soumission au vote (référendum populaire) pour son annulation pure et simple (Ce qui a été fait en Islande). S’il existe bien un déficit des dépenses, l’essentiel de la dépense publique est consacrée au remboursement de la dette et ses intérêts colossaux. Les classes dirigeantes et leurs armadas de soldats-économistes affirment que les plans de « relance » qui ont engendrés la ruine des états (de la France en particulier) ont permis de contenir un effondrement généralisé. Faux : ces plans ont permis un enrichissement historique des classes dirigeantes, une prospérité gigantesque du monde financier (banques + places boursières) et une paupérisation lente des populations, par le gel ou la baisse des salaires, l’augmentation massive du chômage, l’impossibilité de relancer l’économie réelle. En a découlé un effondrement des recettes fiscales et sociales, contraignant à plus d’austérité, plus de destruction des services publics et par conséquent… en creusant encore et encore la dette.

3- Réunion extraordinaire de tous les dirigeants européens pour décider de la suppression de toutes les agences de notation qui ont orchestré ce scénario dans les années 2000, qui ont également acculé les états (pression des marchés sur la souveraineté budgétaire des états). Ces agences inféodés aux dirigeants économiques privés ont l’outrecuidance de noter les états et de les faire s’allonger devant le monde des finances.

4- Mise en examen de tous les ex-dirigeants de Goldman Sachs présents à la tête des états et des finances de ces états (Troïka en Grèce, Gouvernement italien, etc.).

5- Si les quatre points précédents ne sont pas mis en place, nous exigeons la démission immédiate du président François Hollande qui aurait du "faire la guerre à la finance" et qui, dès son accession au pouvoir, demande aux français, sous l'égide de son premier ministre Valls, de rembourser le casse du millénaire de 2008-2009...

En signant cette pétition, vous reprenez la main sur le bien public, sur l’Histoire et vous contribuerez à mettre au pas les escrocs idéologiques et économiques que sont les dirigeants privés et publics actuels. Nous ne participons à aucun parti politique, aucun syndicat, aucune organisation idéologique. Nous sommes tous des citoyens français, propriétaires absolus du pouvoir étatique, du bien public et de notre Histoire. 

Si nous atteignons suffisamment de signatures à cette pétition, nous la déposerons en lieu et place de l’Elysée, en main propre.


http://www.avaaz.org/fr/petition/Les_gouvernants_francais_Le_gel_de_la_dette_publique/?tyrqSbb

Envoyé par Avaaz à partir de la pétition de Léonel

L'école de l'économie

Par Le 17/04/2014

La dernière phrase est une pure "merveille"...L'école élémentaire au service de l'économie et des chiffres du chômage...

Ca fait longtemps que je sais que leurs objectifs n'ont rien à voir avec le développement serein et complet de l'individu. 


Rythmes scolaires : un nouveau texte "sous une dizaine de jours", promet Benoît Hamon

Benoît Hamon a annoncé jeudi qu'il publiera "sous une dizaine de jours" "un autre texte" en complément du décret de son prédécesseur sur la réforme des rythmes scolaires. Mais le décret de Vincent Peillon ne sera pas caduc

"Le principe des 9 demi-journées sera maintenu mais je ne m'interdis rien" affirme le ministre de l'Education nationale - AFP
Quatre mois et demi avant la généralisation de la semaine de 4,5 jours en primaire , le nouveau ministre de l'Education nationale a annoncé ce jeudi, dans un entretien aux journaux du groupe Ebra, qu'il publiera "sous une dizaine de jours" "un autre texte" en complément du décret de son prédécesseur sur la réforme des rythmes scolaire. Mais, a-t-il précisé, le décret de Vincent Peillon n'est pas caduc.
"Nous publierons un autre texte sous une dizaine de jours, en complément. Il s'agira d'un assouplissement significatif qui permettra de tenir compte des expérimentations de qualité, qui poursuivent l'objectif de la réforme mais peinaient à s'inscrire dans le cadre du décret de janvier" 2013, a-t-il indiqué.
"Le principe des 9 demi-journées sera maintenu mais je ne m'interdis rien. Les formules favorables à l'enfant primeront sur un cadre théorique trop strict. Je tends la main aux maires, en particulier ruraux, et à ceux qui rencontreraient des difficultés. Mon bureau est ouvert mais je tiens à avertir les élus qui, par pure provocation politique, comme M. Copé, affirment qu'ils refuseront d'appliquer la réforme, qu'ils se mettraient alors dans l'illégalité".
"Je serai le garant de la création de 60.000 postes"
Interrogé sur la priorité au primaire, qui tarde à être visible sur le terrain à travers des mesures comme la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, la refonte de l'éducation prioritaire et le dispositif "plus de maîtres que de classes", il a rétorqué: "je comprends la préoccupation légitime des enseignants et des parents, si souvent échaudés par des promesses non tenues. Moi, ministre de l'Education nationale, je serai le garant de la création de 60.000 postes au terme du quinquennat. Pour des raisons mécaniques liées au temps du recrutement et de la formation, il faudra attendre 2015 pour constater cette montée en puissance dans les classes".
Quand aux réserves de la Cour des comptes sur la pertinence des 60.000 créations de postes, il a fait valoir: "la Cour des comptes ne compte pas les inégalités sociales. Lincoln disait: +Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance+. Si nous n'agissons pas, le chômage continuera d'augmenter et la perte de compétitivité s'accentuera".

Par Les Echos | 17/04 | 09:42 | mis à jour à 09:51

Tuer le cauchemar

Par Le 17/04/2014

C'est ce que ja vais faire. Non pas éliminer quelqu'un mais éliminer en moi toute appartenance à un système qui me révulse. 

Je suis dans un cauchemar et il faut que je me réveille...


JUSQU'AU BOUT

Ce qui est écœurant, écrivit-il le soir dans son cahier, c’est de voir la médiocrité des gens qui, soi-disant, instruisent les enfants. Sans être aussi ignobles que Brohou ou la Pennec, beaucoup d’entre eux n’ont rien à faire dans une classe. Ils sont très doués pour suivre des programmes, des progressions, des emplois du temps et des livres du maître, car eux-mêmes n’ont rien à donner. Ce sont des enveloppes vides que l’éducation nationale s’empresse de remplir avec des dogmes, des règles et une morale. Et durant toute leur carrière, ils recevront du ministère des directives qu’ils mettront un point d’honneur à appliquer à la lettre. Ils seront bien notés par un inspecteur, petit soldat gradé, devant lequel ils trembleront jusqu’à la fin de leur soumission. Quelle tristesse pour tous ces enfants qui n’auront devant eux, pendant des années, que des archétypes parfaits du fonctionnaire obéissant ! Le premier critère de sélection pour l’entrée à l’école normale (anormale conviendrait davantage) devrait être la ferveur et l’humanité des postulants. S’agit-il d’enseigner le français, les maths et le reste ou d’édifier un être humain, en développer la sensibilité, le caractère, la volonté, l’engagement, la solidarité, l’amour de la vie, le respect de soi et des autres, l’observation de tous les phénomènes intérieurs ? Face à cela, que valent le complément d’objet direct ou l’accord du participe passé ? Faut-il s’attacher d’abord et avant tout à des valeurs fondamentales ou à des techniques d’enseignement ? Des gens diplômés et apparemment intelligents ont souvent été capables, à travers l’histoire de l’humanité, d’actes horribles. Des gens illettrés ont souvent été, durant toute leur existence, extrêmement respectueux de la vie, sous toutes ses formes. Le savoir comme l’ignorance ne sont ni des critères, ni des garanties de progrès. Seule, l’absolue conscience d’appartenir à la terre et à l’humanité qui s’est développée en son sein peut empêcher l’homme de se détourner de l’amour et de la paix. L’industriel et le chimiste qui détruisent la nature ont-ils de hautes valeurs morales ? L’Indien Kogi, ignorant des techniques modernes, n’est-il pas plus humain ? Où est dès lors le rôle de l’école ? Quel type d’individu doit-elle s’efforcer d’éveiller ?

Je ne m’adresse pas ici à des indiens mais je ne considère pas ces enfants non plus comme de futurs industriels. Je travaille pour l’humanité, pas pour une économie. Je peux donc combattre telle valeur si elle s’oppose à l’édification de l’homme. Les enfants sont de toute façon plus proches d’un Indien que d’un industriel. Je respecte donc leur nature profonde. Je ne transforme rien, j’approfondis. Je ne risque pas, par cette éducation, de couper l’enfant de ses racines pour en faire un citoyen diplômé. Il sera diplômé s’il y trouve de l’importance pour son existence mais ce n’est pas une finalité.

Ce n’est pas le contenu qui importe mais le contenant.

L’essentiel ce n’est pas de cerner par des diplômes ce qu’un homme sait mais de connaître l’homme qui sait. Et que cet homme avant tout se connaisse. Particulièrement, son degré d’humanité.

Brohou n’a aucune humanité et n’en aura jamais. Si je n’interviens pas, je n’irais pas jusqu’au bout de ma mission qui est de construire un monde meilleur. Je perdrais mon humanité en acceptant une situation intolérable. Je dois protéger les enfants de toute image néfaste. C’est cela mon métier. Le reste est secondaire. Et je dois donc être exemplaire. Le véritable meurtre serait de laisser ces âmes jeunes se confronter à des tentations perverses. Autant il est difficile de sauver l’amour, autant le goût de la violence, de la haine et de la destruction nous tente facilement. La bêtise en est le tuteur principal et c’est elle qui mène le monde. Rien ne doit pousser dans l’ombre de Brohou. »

Certitude apaisante. Il était l’exemple, celui qui ne devait avoir aucune faiblesse. Et si cela advenait, il fallait supprimer cette erreur. Tuer le cauchemar, c’était la seule solution.

Jusqu

L'Europe de la corruption

Par Le 17/04/2014

Le Parlement européen refuse un audit sur la transparence et l’intégrité

Le Parlement européen est la seule institution européenne qui refuse de se faire auditer par l’organisation anti-corruption Transparency International (TI), rapporte le portail suédois Europaportalen.se.

Transparency International est surtout connue pour son Global corruption Barometer annuel, qui mesure chaque année la corruption dans 107 pays différents.

L’été dernier, Transparency International a proposé d’auditer la transparence et l’intégrité de l’UE au travers d’un audit d’une dizaine de ses institutions. L’examen porte sur les règles en place, s’attache à vérifier qu’elles sont respectées, et pour ce faire, il nécessite d’interroger les personnes en charge de la mise en pratique de ces règles Toutes ces institutions ont accepté, sauf le Parlement européen. Pourtant, celui-ci n’est pas avare de compliments lorsqu’il s’agit de louer les initiatives des organisations non-gouvernementales telles que Transparency International

Lorsque l’organisation lui a adressé une demande pour être autorisée à interroger les membres du personnel dans le cadre de cet audit, elle n’a dans un premier temps obtenu aucune réponse.

Selon Carl Dolan, le directeur de TI, le courrier, adressé en juillet de l’année dernière au Secrétaire général du Parlement européen, Klaus Well, a d’abord recueilli des retards et des atermoiements, entrecoupés de longs silences. 7 mois plus tard, cependant, la missive a fini par recevoir une réponse officielle : un « non » catégorique.

La réponse finale est signée de Martin Schulz, le président du Parlement européen. Selon Schulz, il n’y a aucune raison de lancer un audit de ce genre, parce que « le Parlement européen est déjà une institution extrêmement transparente, dont la plus grande partie de sa documentation est facilement accessible sur son site internet multilingue ».

En tout état de cause les audits des 10 autres institutions de l’UE sont attendus pour la fin de ce mois-ci.

 

L'habitude de la méditation (9)

Par Le 17/04/2014

Note : cet article est une traduction de l’article Meditation: The Most Fundamental Habit de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Méditer ne signifie pas se battre avec un problème

Méditer signifie observer.
- Thich Nhat Hanh

MéditationCe n’est pas un secret que je suis un fervent défenseur de la méditation comme façon de commencer votre journée, de gérer votre stress, de vivre dans le présent et plus encore.

Mais ce que beaucoup de gens ne réalisent pas est que la méditation est peut-être l’habitude la plus importante si vous voulez changer d’autres habitudes.

Récemment j’ai écrit au sujet des Quatre habitudes qui forment les autres habitudes  – et vous pourriez vous souvenir de l’habitude n°2 :

Être conscient des pensées négatives

Comment apprendre à être conscient de vos pensées négatives ? C’est simple : pratiquer. Et comment pratiquer la pleine conscience de vos pensées ? La meilleure méthode que j’ai trouvé, et de loin, est la méditation.

 

Comment la méditation aide les habitudes

Quand nous ne sommes pas conscients de nos pensées et de nos envies, qui émergent dans un coin de notre tête sans qu’on les remarque la plupart du temps, elles ont un pouvoir sur nous. Nous sommes incapables de changer si ces pensées spontanées nous contrôlent. Mais quand nous apprenons à les observer, nous pouvons alors supprimer le pouvoir qu’elles ont sur nous.

La méditation est la pratique de l’observation de ces pensées, d’en être plus conscient tout au long de la journée.

Je vais vous donner divers exemple de ma propre vie, bien qu’il y en ait en fait des dizaines :

1. Quand j’ai arrêté de fumer, j’avais parfois envie de prendre simplement une taffe sur une cigarette, et cela devenait tellement fort que j’avais du mal à la surmonter. Dans le même temps, j’avais ces pensées pour rationaliser : « Ce n’est pas grave d’en fumer juste une… Une cigarette ça ne fait pas de mal… », ou «  Pourquoi tu te fais souffrir comme ça ? Ca ne vaut pas le coup ! » Et ces pensées et envies m’auraient battues si je les avais laissé faire, mais je les ai regardées. Je n’ai pas agi, je les ai juste regardées. Et elles ont enflé, ont culminé, puis ont disparues, et j’allais bien.

2. Quand j’ai commencé à courir, je voulais arrêter quand les choses devenaient inconfortables. Mais j’ai appris que c’était juste une partie effrayée de mon esprit qui voulait arrêter, une partie de moi qui se protégeait de l’inconfort. Je regardais alors la partie de moi qui était effrayée, qui me faisait quitter tout ce qui était difficile, et je ne l’ai pas laissé me contrôler.

3. Quand j’écris, j’ai souvent l’envie d’aller faire autre chose. Quand cette envie passe inaperçue, j’y laisse simplement cours, et je procrastine. Quand je suis conscient de cette envie (et des rationalisations qui l’accompagnent et arrivent si je n’y laisse pas cours), alors je peux faire une pause, regarder cette envie et la laisser passer, et je retourne écrire.

Ce même processus m’a aidé à changer mes habitudes d’alimentation, à courir un marathon, à changer mes habitudes de rangement, et plus encore.

Mais rien de tout cela n’aurait été possible si je n’avais pas appris à regarder, à être conscient de mes envies, des rationalisations et des pensées négatives qui me disaient que je ne pouvais pas le faire.

Comment est-ce que j’ai appris à regarder et à être conscient ? La méditation. C’est la seule habitude dans laquelle tout ce que vous faites est de mettre en pratique cette observation consciente, dans laquelle tout le reste disparaît dans une belle simplicité qui ne laisse que vous et vos pensées, et le moment présent.

Comment mettre en place l’habitude de méditation

C’est plutôt simple, mais tout ce qu’il faut c’est agir :

1. Engagez-vous à le faire juste 2 minutes par jour. Commencez simplement si vous voulez que l’habitude dure. Vous pouvez le faire pendant 5 minutes si vous vous sentez à l’aise avec, mais tout ce à quoi vous vous engagez est 2 minutes par jour.

2. Choisissez un moment et servez-vous en comme déclencheur. Pas un moment exact de la journée, mais un moment général, comme le matin quand vous vous levez, ou pendant l’heure du repas. Le déclencheur devrait être quelque chose que vous faites déjà régulièrement, comme boire votre première tasse de café, vous brosser les dents, déjeuner, ou rentrer à la maison après le travail.

3. Trouvez un endroit calme. Parfois le matin tôt est préférable, avant que les autres ne soient éveillés chez vous et ne fassent beaucoup de bruit. D’autres pourraient trouver un endroit dans un parc ou sur une plage ou tout autre lieu apaisant. Peu importe vraiment où c’est – tant que vous pouvez vous asseoir sans être importuné pendant quelques minutes. Quelques personnes passant à côté de votre banc, ça peut aller.

4. Asseyez-vous confortablement. Ne vous tracassez pas trop sur la façon dont vous êtes assis, ce que vous portez, ce sur quoi vous êtes assis, etc. J’aime personnellement m’asseoir sur un oreiller sur le sol, avec le dos en arrière contre un mur, parce que je suis très peu souple. Ceux qui arrivent à s’asseoir confortablement en tailleur peuvent aussi faire ça. D’autres encore peuvent s’asseoir sur une chaise s’ils ne trouvent pas confortable de s’asseoir sur le sol. Les praticiens du zen utilisent souvent un zafu, coussin rond rempli de kapok ou de sarrasin. Ne sortez pas en acheter un si vous n’en avez pas. N’importe quel coussin ou oreiller fera l’affaire, et certaines personnes arrivent à s’asseoir confortablement sur un sol nu.

5. Concentrez-vous sur votre concentration. En inspirant, suivez l’air qui entre dans vos narines, puis dans votre gorge, en enfin dans vos poumons et votre cage thoracique. Asseyez-vous droit, gardez vos yeux ouverts mais fixés sur le sol, sans vraiment faire la mise au point. Si vous voulez garder les yeux fermés, pas de problème. En expirant, suivez votre respiration qui ressors dans le monde. Si cela vous aide, comptez… un inspirez, deux expirez, trois inspirez, quatre expirez… et quand vous arrivez à dix, recommencez. Si vous perdez le compte, recommencez. Si votre esprit vagabonde (et il le fera), faites simplement attention au vagabondage de votre esprit, puis ramenez-le gentiment sur votre respiration. Recommencez ce processus pendant les quelques minutes de méditation. Il y a des chances que vous ne soyez pas très bon pour ça au début, mais vous vous améliorerez avec la pratique.

Et c’est tout. C’est une pratique très simple, mais vous devez vouloir le faire pendant 2 minutes, tous les jours, après le même déclencheur chaque jour. Faites ceci pendant un mois et vous aurez pris l’habitude de méditer.

 



Lire la suite: http://www.habitudes-zen.fr/2014/meditation-lhabitude-la-plus-fondamentale/#ixzz2zA2bwx1p 
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Hamon avis...

Par Le 16/04/2014

A mon avis, le Ministre ne lit que ce qu'il a bien envie de lire quand il dit que TOUS les retours sur la réforme sont positifs.

Langue de bois et maquignon...

Prêt à vendre père et mère.


Indre-et-Loire - Tours -

" Des enfants fatigués dès le jeudi "

16/04/2014 05:35
Une majorité de parents pense que leurs enfants ne font rien pendant la pause méridienne. - Une majorité de parents pense que leurs enfants ne font rien pendant la pause méridienne.Une majorité de parents pense que leurs enfants ne font rien pendant la pause méridienne.
Une majorité de parents pense que leurs enfants ne font rien pendant la pause méridienne.

En début d'année, la coordination des écoles a distribué des questionnaires dans une quinzaine d'établissements tourangeaux pour connaître l'avis des parents sur la réforme des rythmes scolaires.
Voici leurs observations.
- Emploi du temps. « 54 % des parents qui ont répondu rencontrent des difficultés le matin et/ou le soir avec les nouveaux horaires et ont dû changer leur organisation par rapport à l'an passé. La plupart pour le matin (60 % des 54 %).
Certains d'entre eux ne rencontrent plus les enseignants. Les autres souvent sont des parents qui ne travaillent pas.
Un tiers environ des enfants vont en périscolaire après l'école, un quart le matin.
58 % font appel à la famille/amis par rapport à l'année dernière. »
- Mercredi. « Sur les retours du questionnaire, 51 % des enfants rentrent chez eux le mercredi après-midi.
La plupart des parents signalent qu'ils ont revu leur organisation du mercredi et plusieurs signalent que la coupure était nécessaire pour leurs enfants.
30 % ont renoncé à des activités extérieures suite à la mise en place des nouveaux horaires. »
- Pause méridienne. « 30 % des élèves font des activités (on note des différences importantes sur certaines écoles, de 10 % à 60 %), 24 % des parents savent que leurs enfants ont effectué des activités le midi, 76 % pensent que leurs enfants ne font rien et disent n'être informés d'aucune activité.
Dans l'ensemble, les parents considèrent que les enfants ne sont pas assez encadrés pendant la pause méridienne et que les activités – lorsqu'il y en a – ne sont pas de qualité.
85 % pensent que les Tap ne sont pas judicieux pendant la pause méridienne. »
- Sentiment général. « La plupart des parents/animateurs/enseignants déplorent aujourd'hui le manque de moyens et d'organisation mis en place par la mairie mais également le manque de communication autour. Les animateurs se plaignent de ne pas pouvoir proposer des activités de qualité et le manque de communication avec la mairie.
80 % des répondants observent que leurs enfants sont beaucoup plus fatigués dès le mercredi avec les nouveaux rythmes (certains enfants s'endorment avant le repas du soir, beaucoup d'irritabilité…)
La plupart des enseignants confient que les enfants sont beaucoup plus fatigués dès le jeudi matin. Ils disent également que les enfants sont beaucoup plus énervés à la reprise de la classe après la pause méridienne et, parfois, pour garder leur attention, la récréation de l'après-midi a été supprimée.
90 % ne sont pas satisfaits de la mise en place de la réforme par la mairie. »

 

FCPE

Par Le 16/04/2014

J'en connais un paquet de parents d'élèves qui vont déchirer leur carte d'adhérents FCPE parce qu'entre les directives de la hiérarchie et les réalités sur le terrain, la marge a la taille d'un gouffre.

http://www.lamarseillaise.fr/alpes/education/20404-une-reforme-qui-met-a-malle-principe-degalite

La FCPE 04 s'est montrée très critique à l'égard de la politique éducative du gouvernement "socialiste". PHOTO M.T.

C’est jeudi dernier que s’est tenue l’assemblée générale de la FCPE (fédération des conseils de parents d’élèves) des Alpes de Haute-Provence. Une assemblée générale qui a été suivie d’un débat concernant la réforme des rythmes scolaires.

Une réforme qui pour le président départemental de la FCPE 04 Éric Vuoso est « imposée sans concertation avec la communauté éducative et sans faire appel à l’intelligence collective ». Une tradition inaugurée sous les deux législatures précédentes que le gouvernement actuel ne semble pas vouloir remettre en cause.

Les différents intervenants ont pu faire valoir que cette réforme suppose un « détricotage » de l’institution scolaire en ce que la frontière entre temps scolaire et activités périscolaires deviendrait floue. En outre, les parents d’élèves de cette association ont souligné « l’amorce d’une marchandisation de l’école et d’une mise en concurrence des établissements » en sus de « l’accentuation de l’inégalité de l’offre éducative sur le territoire ».

Et de conclure : « L’intérêt de l’enfant doit être remis au centre du débat, alors que l’on assiste à des pourparlers plus motivés par des aspects financiers que pédagogique. Nous entrons dans une ère de mise en concurrence des territoires. Nous risquons d’assister à des écarts croissants en terme de qualité des prestations proposées dans le cadre péri-éducatif entre les communes riches, disposant d’infrastructures et de professionnels de l’accompagnement culturel et sportifs et les communes moins bien dotées ».

Enfin, les membres de la FCPE 04 ont pointé « le désinvestissement de l’État et le glissement des compétences vers les collectivités locales ».

Concernant le bilan moral de la FCPE 04, les membres de cette association de parents d’élèves se sont satisfaits du soutien aux écoles en lutte contre les fermetures de classes, les suppressions de postes et la disparition des professionnels du RASED : « Un agenda particulièrement chargé », ont-ils commenté.

De même, les parents d’élèves de la FCPE 04 ont souligné le rôle joué par leur organisation dans le lancement d’alertes sur les dangers qui menacent les principes de l’école publique, tels que le droit à l’égalité, la gratuité de l’enseignement, l’accueil des élèves en difficulté ou en situation de handicap.

Un homme déterminé

Par Le 15/04/2014

15 avril 2014

Desormais il me faudrait un collaborateur pour répôndre aux appels de toute la france qui m'arrivent de collectivités qui souhaitent refuser cette réforme

la bretagne,tout a l'heure, en alsace ,un interlocuteur excédé par l'inspection qui a refusé l'experimentation a  40 communes,

montargis vient de dire non,

a chartres ,c'est le deputré maire qui dit non aussi,

30 maires communistes qui co signent un courrier a B hamon pour arrêter le massacre

c'est la savoie qui dit non ,c'est toulon six fours ,antibes, etc... qui s'opposent

rosny  en region parisienne ,chaque heure amène son lot de refus

desormais ce sont des parlementaires qui osent le faire pas des maires ridicules comme moi ,il fallait juste leur tenir le bras pour qu'ils osent franchir le rubicon

le "non" a la reforme des rythmes scolaires se propage comme un incendie

En essonne,nous etions 111 communes, maintenant je ne sais plus,c'est wissous,yerres ,vigneux sur seine,  ,c'est saintry sur seine qui nous rejoint ,mon ami francois durovray a montgeron,robin reda a juvisy sur orge etc...

,au point que nous allons lancer un rendez vous a tous les maires du département pour nous retrouver le 23 avril a 10 heures a evry pour agir ensembles

oui je vous confirme bien ,la fin des vacanses scolaires ,va provoquer un tsunami de déliberations et nous allons gagner car il fdaudra bien que le gouvernment se rende a l'evidence

nous étions tous seuls au mois d'octobre a subir le regard apitoyé de certains et a declencher une lueur d'espoir chez d'autres

nous étions peu devant la statue de jules ferry,dimanche ,je vous fais le pari que nous y seronbs de plus en plus nombreux merci au maire de montevrain de sa présence ,merci a jean feret de mennecy de sa determination et de ses analyses,merci aux gilets jaunes presents ,merci a mes amis de janvry fidéles parmi les fidèles,

on va gagner ,les enfants vont gagner et après on se mettra au travail pour une vraie,belle,bonne et serieuse reforme des rythmes scolaires

nous sommes des combattants,nous ne lachons rien ! et il y a un reseau sur toute la france qui s'est crée ,qui se crée  dont on n'imagine pas la puissance car il constitué de gens vrais,sinceres et determinés

allez ! les gilets jaunes ,les gens qui ont decidé de prendre le destin en main :

katia,isabelle,laurence,cynthia,cecile,magali,celine,mumuduchnord ,jean raage,coralie,aline,vanessa,aman dine,caroline,sophie, cecilie,hellody,steph,camille,anna,nikola,helene,catherine,cathy,juliette,yenna,flo,elise,flora,aurelie,matteo,orlan ant lam,florence,phoilippe,,gabriel,fauvelliere,anne-marie,kenza,kanza,yannick,colibri,valerie,laurent ,anne sophie violetta ,david et tous les autres  ,disseminés sur toute la france avec qui nous échangeons sans relache, avec qui les coudes se serrent

,visages inconnus et combat si commun qu'il y a une immense tendresse qui circule,nous ne nous connaissions pas ,nous ne nous sommes pas retrouver sur ce chemin par hasard ,mais pour gagner et nous ferons une grande fête !

dimanche je serai avec les élus et les gilets jaunes qui auraont cette energie et cette conviction que c'est neccessaire  devant la statue de jules ferry,et le dimanche d'apres aussi

 ,cette fois ci les gardiens des tuileries avaient été informés d'un risque d'intrusion de dromadaire  ! c'est formidable non ?

parce que l'humour ,le bonheur de vivre ce sont aussi des armes fatales !

 

BHL et le terroir.

Par Le 15/04/2014

Je copie un commentaire extrêmement juste trouvé sur FB
: "Bien sûr, tout ce qui est casher, chophar, kipa, bref juif, nous est étranger voire odieux."

Bizarrement, si j'adapte sa phrase à une autre identité, là ça devient inacceptable et je suis assuré de me prendre un procès et de subir l'opprobre des Biens Pensants. (c'est à dire, ceux qui ne pensent plus.)
Photo : Bernard-Henri Lévy : La France, tu l'aimes ou tu la quittes !
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La Fronde

Par Le 15/04/2014

Des avis contraires tombent les uns après les autres. Encore un exemple aujourd'hui...

D'autre part, comment justifier que ce sont les Maires des communes qui décident des TAP étant donné qu'il s'agit pour l'Etat d'activités éducatives ?...

Qui détient réellement la responsabilité de l'enseignement ? Qui détermine les critères inhérents à ce temps d'enseignement, sur quelles valeurs, avec quels objectifs, qui sera capable de porter un jugement sur la qualité de la prise en charge ? Juste les Maires ? Alors comment feront-ils pour reconnaîtres les insuffisances au regard de leurs administrés ? L'Etat garde le bon rôle. Il impose et se retire de toutes responsabilités. 

Il ne faudra pas oublier lorsque les évaluations tomberont de reporter ce désastre sur l'Etat...Pas sur les Communes...


Aux yeux du maire, la réforme des rythmes scolaires, prévue dans le décret du 24 janvier 2013, est inapplicable pour la prochaine rentrée.
La réforme des rythmes scolaires ne passera pas par Montargis à la rentrée de septembre. Jean-Pierre Door, le député-maire de Montargis (UMP), a pris cette décision, vendredi et l'a rendue publique, hier matin. Elle sera validée au prochain conseil municipal. L'élu considère, entre autres, que la ville n'a pas les moyens pour financer cette réforme. Les parents d'élèves ont reçu une lettre détaillant les motifs de cette décision.

Un surcoût de 350.000 €
Pour s'occuper de 1.400 élèves (répartis sur 8 écoles), à raison de 2 h 30 par jour, il fallait recruter 80 personnes qualifiées. « Ce n'est pas une mince affaire. Et c'est un surcoût de 350.000 € », avance Jean-Pierre Door. « Comment le financer alors que notre dotation globale de fonctionnement, versée par l'État, est en baisse. Comme je me refuse à augmenter les impôts et à faire payer les familles, je dis stop. »

Si le maire soutient que l'enseignement est une mission régalienne, en dehors des clivages politiques, il n'en cite pas moins Xavier Bertrand qui s'est exprimé dimanche à ce sujet. L'ancien ministre de la Santé, qui était venu à Montargis durant la campagne des élections municipales, s'est prononcé également contre. « Ce n'est pas un thème que j'ai voulu aborder durant la campagne », rajoute le maire.

Mardi dernier, à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Door a noté que le Premier ministre n'avait pas écarté la voie de la concertation. Si elle avait lieu, Montargis proposerait la mise en place d'activités périscolaires le mercredi matin. Il y aurait un coût mais il serait supportable.

Le « oui » des trois autres villes de l'agglo
La position montargoise n'est pas suivie par Amilly, Châlette-sur-Loing et Villemandeur, les trois autres villes de l'agglo, qui vont adopter ces nouveaux rythmes en septembre.

À Amilly, Gérard Dupaty ne se pose pas de question : « Je n'ai pas le choix, c'est obligatoire. Je n'ai pas d'état d'âme et je ne veux pas de contentieux avec l'État. » Après consultation et enquête, un projet a été arrêté. Il a été validé par l'Éducation nationale. « Nous ne ferons pas de garderie. Des activités sont programmées et nous avons déjà des classes à thème », poursuit Gérard Dupaty. Le budget est estimé à 200.000 € pour les 4 groupes scolaires regroupant plus de 1.200 élèves.

À Châlette, Franck Demaumont (PCF) met en avant la réflexion menée depuis un an par les groupes de travail. Sans occulter le contrat éducatif local et la cinquantaine d'ateliers mis en place après 16 h 30. « Les impacts sont complexes : animation, restauration, ménage, locaux. Nous faisons face aux soucis », résume Franck Demaumont. Le comité de pilotage se réunira d'ailleurs mercredi matin.

À Villemandeur, Denise Serrano attendra le conseil municipal du mois de mai pour annoncer les aménagements prévus, c'est-à-dire des activités les lundis et vendredis.

Jean-Pierre Door s’appuie, notamment, sur la pénurie d’animateurs qualifiés pour ne pas proposeraux élèves montargois (comme ici à l’école Gambetta) de nouvelles activités. - LA REP Photo

http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/gatinais/montargis/2014/04/15/montargis-dit-non-aux-nouveaux-rythmes-scolaires_1966678.html

Aux yeux du maire, la réforme des rythmes scolaires, prévue dans le décret du 24 janvier 2013, est inapplicable pour la prochaine rentrée.
LAREP.FR|PAR CENTRE FRANCE

Syndicats

Par Le 14/04/2014

Certains syndicats hurlent à la mort, d'autres disent "Amen" à tout. La FCPE continue à jouer les filles de joie (un chèque de 150 000 euros de l'Etat) et clâme haut et fort que cette réforme doit se faire. 

Ici, on a un syndicat qui hurle. 

Je n'ose imaginer cette rentrée 2014...En pleurs

La fédération SUD éducation relance une campagne sur le thème :

« Rythmes scolaires : on ne lâche pas l’affaire ! »

Nous soutenons les mobilisations locales qui ne sont pas terminées ! L’objectif est de faire entendre que le dossier n’est pas clos. Il s’agit de créer les conditions pour une remobilisation, qui devra passer par des rassemblements, la grève... Bref, on ne lâche pas l’affaire des rythmes scolaires. Nous proposons à toutes les écoles d’adopter dans leurs conseils une motion rappelant leur opposition à la réforme (cf. modèle ci-dessous). Nous les invitons notamment à écrire aux nouveaux conseils municipaux pour leur demander de refuser de mettre en œuvre cette réforme à la rentrée prochaine, et à voter un vœux pour obtenir sa suspension, son abrogation, et une autre réforme pour l'école.

Réforme Peillon : non c’est non !

Pour une autre école !

 

Modèle de motion pour les écoles :

« rythmes scolaire, on ne lâche pas l'affaire » Le conseil [d'école / des maîtresses et des maîtres] de l'école … continue d'affirmer son opposition à la réforme Peillon des rythmes scolaires. Cette réforme a été imposée malgré l'opposition d'une grande majorité des personnels, des mobilisations importantes, des grèves historiques. Elle ne va dans le sens de l'intérêt ni des élèves ni du service public. Elle induit des inégalités accrues. Elle complique la vie des parents. Elle dégrade les conditions de travail de tous les personnels (enseignant-e-s, ATSEM et agents municipaux, personnels d'animation...). Nous demandons la suspension de son application, l'abrogation du décret, et une tout autre réforme pour une autre école, égalitaire et émancipatrice. Nous demandons à la municipalité de signifier au ministère son refus de mettre en œuvre cette réforme à la rentrée prochaine. Le débat sur les rythmes scolaires n'est pas clos, le ministère doit l'entendre.


 
   
Ouvrez-la  


--
SUD éducation Académie de Grenoble - Section Savoie

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Désobéissance ou collaboration?...

Par Le 13/04/2014

Site Internet de l’IRNC

Non-collaboration et désobéissance civile


Le principe essentiel de la stratégie de l'action non-violente est le principe de non-coopération (ou de non-collaboration) déjà exprimé par Étienne de la Boétie et développé par Henry-David Thoreau : la force des injustices dans une société vient de ce qu'elles bénéficient de la coopération de la majorité des membres de cette société : soumission, acceptation, silence, complicité, indifférence, résignation. La non-violence vient rompre cette coopération.


Il existe un devoir d’obéir à des lois présentant une certaine part d’injustice – ou du moins de ne pas s’y opposer par des moyens illégaux – tant qu’elles ne dépassent pas un certain degré d’injustice. Mais il existe aussi un droit et un devoir de désobéir à des lois contraires à la dignité de l’homme.

La désobéissance civile, une des formes de la non-collabotation, est définie par John Rawls comme « un acte public, non-violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s’adresse au sens de la justice de la majorité
de la communauté ». Cet acte politique réclame de ses acteurs une réflexion politique, une compétence politique autant qu’une conscience politique.
La désobéissance civile est une "arme lourde" qui ne doit pas être utilisée... à la légère : aucune société ne peut se passer de règles et de lois pour organiser la vie des hommes vivant ensemble. Mais la loi n'est pas une règle définitive. Elle est la résultante de l'évolution des moeurs, des mentalités, des débats et des rapports de force démocratiques. C'est parce que les citoyens aiment le droit et la justice qu'ils doivent dénoncer les lois et les ordres injustes. Ils préconisent l'action contre
les lois injustes, y compris par la désobéissance civile, pour promouvoir des lois plus justes.
Ce qui fait l'injustice, ce n'est pas la loi injuste, c'est l'obéissance à la loi injuste. Ce qui fait la démocratie, ce sont des citoyens responsables et non des citoyens obéissants. A Nüremnberg, des hommes ont été condamnés par un tribunal international pour n'avoir pas eu "le courage de désobéir".

Il va falloir choisir...

 

Qui portera la responsabilité du désastre à venir ?

Ceux qui ont imaginé cette réforme ou ceux qui l'auront appliquée ?...

 


 

MERCI AUX CONTRIBUTEURS DE LA PAGE FACEBOOK : "RYTHMES SCOLAIRES. ARRETEZ LE MASSACRE"

https://www.facebook.com/groups/609556085733767/713493165340058/?notif_t=group_activity

Pour sortir de la crise générée par l’application des nouveaux rythmes scolaires.

 

1°) évaluer ses causes,
2°) évaluer ses conséquences,
3°) proposer des solutions.

 

1°) Evaluation des causes de la crise des rythmes scolaires :

 

-
Mécontentement des parents :

 

o
fatigue des enfants, excitabilité,
o
horaires incompatibles avec l’exercice d’un travail,
o
impossibilité de poursuivre les activités des enfants le mercredi matin, moins de créneaux horaires disponibles et impossibilité de reporter en soirée à cause de la fatigue des enfants,
o
Impossibilité de continuer à faire prendre en charge les enfants porteurs d'un handicap par les intervenants extérieurs sur le temps du mercredi matin s’il y a école,
o
Impossibilité de faire prendre en charge les enfants porteur d'un handicap au cours des TAP,
o
inexistence voire mauvaise qualité des activités proposées,
o
non formation des animateurs qui assurent les activités,
o
absence d’un cahier des charges des activités permises : proscrire récréation/coloriage/activité sans aucun intérêt,
o
une soirée en plus à faire faire les leçons,
o
des mamans prenaient le mercredi pour le passer avec leurs enfants, cela n’est plus possible,
o
les enfants se reposaient et dormaient un peu plus tard le mercredi matin,
o
les enfants pouvaient voir leurs grands parents le mercredi, passer du temps en famille, avec la fratrie.
o
renforcement des inégalités entre communes, les enfants ne peuvent avoir accès aux mêmes activités selon que la commune est « riche » ou pas,
o
coût des TAP (payants dans certaines communes) ==> hausses des impôts envisagées, diminution ou suppression des suventions aux activités culturelles ou sportives
o
hausse du coût des transports (deux déplacements supplémentaires), certaines régions voient le budget transport s'alourdir considérablement.
o
décision d'application prise par des comités de pilotage non représentatifs (surtout concernant les RPE et les parents)...

o

énormes difficultés pour les parents et les professionnels "rééducateurs", (orthophonistes, orthoptistes, psychologues, CMP...). Les plannings vont être très compliqués et l'absence en classe des enfants va être grandissante. Des enfants en difficulté qui manquent l'école...Logique ou pas ?...
-
Mécontentement des enseignants :

 

o
suppression de la pause du mercredi, bénéfique pour décompresser, permettre un travail de préparation,
o
les enfants sont plus difficiles à gérer, beaucoup plus d’interventions au niveau de la discipline, beaucoup plus de bruit (maternelle),
o
désorganisation des écoles désanctuarisées : centre aéré ou classe ? 
o
intervention d’une multitude d’intervenants inconnus, vérification de la "moralité" des intervenants à la charge des communes (l'Etat se désengage...)
o
dégradation/disparition de notre matériel de classe,
o
utilisation de nos ressources personnelles : livres....,
o
détérioration des conditions de travail, des climats de classe,
o
perte de temps pour contrôler les listes d’inscrits aux TAP et répartir les enfants dans leur groupe respectif, des aménagements, vérifications, coups de téléphone aux familles, passage dans les classes pendant les cours pour vérifier l'inscription d'untel... 
o
les parents se plaignent auprès des enseignants des dysfonctionnements constatés au cours des TAP (leur interlocuteur devrait être la mairie), mais c'est à l'école de le gérer dans la réalité du terrain.  
o
difficultés de rencontrer les parents en finissant (en moyenne) à 15h30,
o
ce sont d’autres points qui méritent d’être améliorés et changés dans notre mission :
nombre d’enfants par classe, (je suis à 27,8 élèves de CM2 en moyenne sur les quatorze dernières années, une année à 32 enfants dans 50 m2...) répartition des périodes, durée de la journée de classe, programmes, ( 
Aporie ) pour se faire une idée de l'absurdité de ces programme, fonctionnement, prise en charge de la dimension existentielle de l'enfant et non seulement de son statut d'élève.

o
pause de midi trop longue : plus d'accidents, de bagarres, enfants énervés en début d'après-midi, perte de temps pour les recentrer sur les apprentissage après les TAP du midi,
o
reformer les RASED  et diminuer considérablement leur secteur (création de postes de psychologues scolaires, Maître G, Maître E)

-
Mécontentement des Atsems :

 

o
en charge d’une mission supplémentaire pour laquelle elles ne sont pas formées,
o
les enfants ont besoin de stabilité : ce ne sont pas partout les Atsems qui s’occupent des enfants de maternelle qu’elles connaissent, situation anxiogène pour des enfants de cet âge. 
o
travail supplémentaire de nettoyage sans compensation,
o
...
-
Mécontentement des intervenants :

 

o
temps de travail trop ridiculement court d’environ 3h/semaine, soit moins de 11h par
mois (en moyenne),
o
salaire trop bas et non motivant (associé à un temps de travail aussi court),
o
trop d'enfants par groupe compte tenu des changements des taux d’encadrements intervenus à la rentrée pour pallier le manque d’animateurs,
o
et ajout d'enfants non prévus en cas d'absence d'un intervenant,
o
temps d'activité trop court (45 min) et écourté par le temps de passage aux toilettes, et remise au calme du groupe et parfois déplacement,
o
temps d'activité irréguliers (2x 1h et 2x 30 min),
o
manque de moyens matériels,
o
manque de locaux d'accueil,
o
enfants démotivés pour des activités non choisies > groupe agité,
o
absence d'info régulière sur les enfants en PAI,
o
absence d'info ponctuelle sur l'excitation passagère d'un enfant,
o
panachage des niveaux (classe) des enfants dans un même groupe > difficulté pour faire
travailler ensemble les enfants de niveaux différents,
o
...
-
Mécontentement des assistantes maternelles :

 

o
obligation de réveiller les bébés en charge pour aller chercher les enfants à l’école au milieu de leurs siestes,

 

o
absence de cohésion au niveau des sorties des enfants entre maternelles et primaires,
o
suppression des heures du mercredi matin, donc pertes de salaires,
o
...
-
Mécontentement des structures associatives :

 

o
Difficultés à caser le même nombre d’enfants dans des créneaux rétrécis,
o
Diminution des effectifs,
o
Licenciement d’intervenants,
o
...
-
Mécontentement des mairies :

 

o
Difficultés à proposer des activités de qualité : manque d’animateurs, de ressources financières, de locaux,
o
Hausses des coûts de fonctionnement (chauffage, électricité, transport...),
o
Obligation d’augmenter les impôts ou de diminuer d'autres secteurs budgétisés. (culture et sport)
o
...

2°) Evaluation des conséquences :

 

o
Dégradation de la santé et du bien être des enfants,
o
Fatigue supplémentaire,
o
Difficultés de concentration accrues en classe, lors des activités extérieures,
o
Comportements plus violent dans les cours de récréation,
o

Départ des familles vers l’enseignement privé où la réforme n’est pas appliquée à plus de 90%,
o
Frais supplémentaires (TAP payants),
o
Accroissement des inégalités,
o
Perte du caractère national de l’Education,
o
Glissement vers, voire dissolution de l’Education Nationale dans une Education Territoriale,
o
Hausse des impôts,
o
Dégradation du climat en France,
o
Perte de confiance et dégradation du taux de satisfaction des Français vis à vis de votre gouvernement et du chef d’état,
o

 


3°) Propositions de changements :

 

o
Suppression en juillet 2014 de la réforme actuelle de la semaine de 4,5 j,
o
Mise en place d’une vaste consultation des différents intervenants en lien direct avec les enfants : parents et enseignants,

demande de propositions d’horaires d’un nouveau rythme (les élèves Français ont des journées trop lourdes et travaillent beaucoup plus que les autres élèves européens pour des résultats moindres),

détermination du nombre maximum d’élèves par classe,

détermination du nombre d’heures annuel et du nombre de jours pour les élèves,

détermination du nombre d’heures annuel pour les enseignants,

respect du rythme temps de travail, temps de vacances, régulier et pas selon le bon vouloir des lobbys du tourisme par exemple : 7 semaines travaillées suivies de 2 semaines de congé... et non plus avoir des périodes de 5 à 11 semaines comme actuellement !
o
Proposition de nouveaux programmes respectant le rythme d’apprentissage des enfants. Pédagogie différencée rendue possible par des effectifs allégés. 
o
renforcement de l’aide aux enfants en difficultés d’apprentissage de la lecture au CP et au CE1,
o

 

Une réflexion nationale mêlant parents et enseignants (hors cadre politique ou syndicaliste) sur les valeurs fondamentales de l'enseignement. 

 

Policiers et enseignants...

Par Le 13/04/2014

"Policiers d'opinion", "enseignants d'opinion". Il va bien falloir que tout le monde, un jour,se regarde dans le miroir..."Miroir, oh, mon beau miroir, dis-moi qui est le plus soumis."

Existe-t-il dans ce pays un enseignement libre ou n'est-ce plus qu'un enseignement politique ? 

Peut-on accepter l'idée que les directions prises soient désastreuses et y participer néanmoins ? 

Il ne s'agit même pas de savoir qui a tort ou raison mais juste d'accepter de courir le risque d'être rongé de honte...


Dans le journal interne du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), des hauts fonctionnaires font part de leur refus d'être «une police d'opinion» face aux manifestants anti-mariage gay.

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Il y a quelques jours, les CRS s'indignaient, dans un tract du syndicat Alliance, de leur mission «ridicule» contre les «veilleurs debout». Aujourd'hui, c'est chez les commissaires de police que la colère gronde. Dans le dernier numéro de laTribune du commissaire, deux des trois «tribunes libres» sont consacrées au «malaise grandissant» de l'institution policière face à la répression des manifestations anti-mariage gay.«Du jamais vu!», commente un membre de ce syndicat, qui représente 60 % des commissaires, et qui a toujours été très légitimiste. «Cela montre l'ampleur du mécontentement».

Signé «un collectif de commissaires de police», le premier article évoque «une vidéo ayant circulé sur Internet», «qui montre deux de nos collègues remettant en liberté des personnes portant un vêtement assorti du logo d'une association engagée dans un débat de société, après un simple contrôle d'identité». «S'il apparaissait que des instructions ont été données à toute la chaîne hiérarchique policière d'interpeller des personnes sur ce seul motif, soulignent les auteurs, les commissaires de police qui ont décidé de les élargir honorent le Corps de Conception et de Direction». Et de conclure: «il était temps de prouver que notre Institution n'est pas une police d'opinion».

Le deuxième texte - une tribune «poignante», juge le secrétaire général du SCPN, Emmanuel Roux - est une lettre d'«un commissaire de police attentif à l'actualité» à un «cher collègue». Vraisemblablement pied-noir, il lui parle de sa grand-mère, Eugénie, qui «aimait beaucoup la France, bien qu'elle n'y soit jamais allée avant que le sens tragique de l'Histoire ne la contraigne (…) à quitter pour toujours notre terre natale il y a 51 ans». Un jour, raconte-t-il, «elle commit l'acte fou de brandir un drapeau français à sa fenêtre». Des uniformes «déboulèrent», «défoncèrent sa porte», à la recherche du drapeau.

Aujourd'hui, le petit-fils d'Eugénie est commissaire divisionnaire. «Depuis plusieurs mois, le pays gronde, poursuit-il. Je vois des uniformes, de jeunes manifestants que l'on colle contre le mur. J'en ai vu qui tombaient, d'autres que l'on conduisait vers des fourgons, le regard perdu mais fier». Avant d'asséner: «Je ne serai jamais l'un de ces officiers. J'aime trop ma grand-mère».

Emmanuel Roux admet avoir hésité avant de publier ces «collègues qui parlent avec leur tripes». Mais il a reçu plusieurs appels dans le même sens, et a voulu jouer son «rôle de syndicat, lieu de parole». «Je n'ai pas eu connaissance de pratiques policières qui auraient été différenciées selon les manifestants, tempère-t-il. Mais l'ordre public, c'est une alchimie complexe…»

Au sein du SCPN, on affirme toutefois que «beaucoup ne se reconnaissent absolument pas dans les méthodes appliquées». «C'est pas qu'on soit pro ou anti mariage gay, témoigne un commissaire signataire du premier article. On est simplement choqués. On voit une distorsion énorme entre ce qui se passe avec les voyous récidivistes et des gamins pacifiques qu'on met en garde-à-vue simplement parce qu'ils portent un tee-shirt! Parfois, il faut avoir la force de dire «non». Notre message, c'est que l'on refuse d'être une police politique, quel que soit le pouvoir».

Sophrologie : la vivance

Par Le 12/04/2014

Un condensé de plusieurs lectures.

Anissa Mensous, Dr Chéné, Cindy Chapelle.

En sophrologie, le corps et l'esprit constituent les deux dimensions d'une même réalité existentielle. Notre histoire collective les a souvent séparés, privilégiant l'esprit au détriment du corps. Pour un sophrologue, la conscience est la force génératrice permettant de les unir.
Personnellement, je ne pense pas que l'esprit ait pu être exclu...Il a été submergé par le mental, un mental au service de l'ego. Le mental raisonne, planifie, cartographie, il est extrêmement performant pour user de l'intellect mais il a un défaut majeur. Il nie l'esprit. L'esprit représente l'énergie vitale, le flux créateur. Il existe toujours mais il n'a pas de volonté, il ne sait pas s'imposer. Il est dans une acceptation totale. Les choses sont ce qu'elles sont...

La sophrologie devient donc, pour moi, le travail permettant d'user des performances du mental, la pensée, le contrôle corporel, l'observation intérieure, pour réunifier le corps et l'esprit. Le mental redeviendra l'ouvrier qualifié chargé de l'entretien de la maison. Il n'en sera pas le Maître mais il sera infiniment respecté de tout ce qu'il permet. 

La sophrologie favorise la perception de la vie qui circule dans un corps vivant, la vie qui s'éprouve en tant que phénomène apparaissant à la conscience. Cette perception s'appelle la "vivance". 

La vivance, c'est la rencontre du corps et de l'esprit dans les profondeurs de la conscience. Cette rencontre produit une transformation des structures de l'être.

Elle représente quelque chose de plus que le vécu : elle est l'engagement de tout ce vécu autour de la conscience dans une situation concrète. 

En cela, d'ailleurs, je trouve que l'ont rejoint la pratique de la Pleine Conscience...

La sophrologie a une origine européenne mais ses influences sont clairement orientales. 

la vivance s'effectue par un acte de conscience profond et volontaire qui consiste à vivre son corps dans toute sa réalité présente. Elle s'intéresse à ce qui se passe en nous en tant que phénomène (phénoménologie), libre de toute pensée associée inhérente à notre mental. En suspendant les jugements, les interprétations, les dispersions mentales, le pratiquant s'installe peu à peu dans un état de conscience beaucoup plus profond que ce qui est vécu dans la vie quotidienne. 

Les sensations seront donc une porte d'entrée, comme un balisage à emprunter pour amener l'esprit à une voie apaisée. 

La fréquence, la profondeur, la perception affinées de ces sensations éveilleront des émotions.

La répétition régulière de ces émotions conduira à un sentiment de plénitude, une bienveillance envers soi et une connaissance réelle des phénomènes intérieurs. 

Les lieux communs et la réalité.

Par Le 12/04/2014

Accueil du site > ACTUALITE > Débats > Les rythmes scolaires, peut-on dépasser les lieux communs ?
pargiordan(son site)lundi 10 septembre 2012 - 5 réactions |

Les rythmes scolaires, peut-on dépasser les lieux communs ?


 
 
Dans le cadre de la refondation de l’école, la question des rythmes scolaires est mise en avant. Le nouveau ministre Vincent Peillon en a même fait un de ses chantiers prioritaires. « Je ne crois pas qu’il soit bon pour nos élèves d’avoir beaucoup moins de jours de classe que les autres, et (...) des journées très chargées. (...) Je veux qu’il y ait une réforme profonde du temps scolaire.[1] » Le retour à la semaine de 4 jours et demi devrait être effectif à la rentrée 2013. Le ministre ne se dit pas non plus "hostile" à l’allongement de l’année scolaire sur les vacances d’été.
 
 
De fait, les « chiffres » sont imparables : 144, c’est le nombre de jours de classe par an d’un écolier français. Elle représente l’année la plus courte en Europe ! Par comparaison, les élèves ont 186 jours en moyenne dans les pays de l’OCDE, 190 jours au Royaume-Uni, 193 jours en Allemagne.
 
6h… c’est le nombre d’heures de classe par jour à l’école primaire. Ainsi, un élève français suit entre l’âge de 7 et 14 ans, 12 % d’heures de cours en plus par rapport à la moyenne des élèves européens, soit le nombre d’heures le plus élevé des pays de l’Union Européenne !.. De là, il est déduit que « l’organisation du temps scolaire en France lors de la scolarité obligatoire, et particulièrement au premier degré, « impose aux élèves une charge de travail quotidienne parmi les plus élevées sur une des années scolaires les plus courtes[2]. » D’où l’idée d’ajouter une demi-journée de classe supplémentaire. CQFD…
 
 
De multiples commissions nationales se sont penchées sur cette question. Avant la commission en cours dans le cadre « Refondons l’école », la « Conférence nationale sur les rythmes scolaires » présidé par Christian Forestier, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers et Odile Quintin, ancien directeur général de l’éducation et de la culture à la Commission européenne a proposé un Rapport d’orientation, publié en juillet 2011. Une multitude d’études scientifiques les plus diverses ont été réalisées. Déjà en 1880, l’Académie de Médecine s’intéressait au rythme de l’enfant et de l’adolescent à l’école ! Vieille histoire donc… Au cours du siècle précédent, de nouveaux champs d’investigation sont même nés, comme la chronobiologie, la psycho-physiologie, l’éthologie de l’enfant ou la chrono-psychologie.
 
 
Une méta-analyse des rapports des Commissions et de ces travaux dits « scientifiques » met en avant plusieurs considérations. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’organisation de l’année, de la semaine ou de la journée scolaire n’ont jamais été pensées en termes de besoins de l’enfant ou de l’adolescent. Elle est plutôt le reflet de l’Histoire de la France, de ses pratiques et de ses mœurs. A la fin du XIXème siècle, c’étaient les travaux agricoles d’une société encore très rurale qui a défini en creux le temps scolaire. On ne recommençait l’école qu’en octobre, après les vendanges ou la cueillette des pommes. La fin des cours, généralement à 16h30, était la conséquence des longues marches pour rentrer à la maison avant la tombée de la nuit… L’année, le trimestre, la semaine étaient calquées sur le calendrier religieux. Et la coupure du jeudi, puis du mercredi, était demandée pour laisser place au catéchisme.
 
 
Avec le développement des loisirs, le calendrier des vacances est devenu progressivement un enjeu social et économique. Pourquoi décale-t-on les vacances en février et à Pâques, sinon pour répondre aux demandes des professionnels des sports d’hiver ? En permanence, de multiples intérêts constitués en lobbies, ont interféré pour organiser le temps scolaire. On pourrait maintenant citer les familles divorcées ou recomposées, les transporteurs scolaires, les communes ou… les concierges des établissements.. qui chacun avec des demandes propres exercent leurs propres pressions. On est bien loin des préoccupations de santé du jeune ou de la réussite scolaire…
 
 
Par ailleurs, le temps de l’école n’est pas un temps isolé, il n’est pas non plus l’unique épisode de la vie du jeune. Réfléchir l’aménagement du temps scolaire, c’est prendre en compte tous les temps -temps scolaire, temps périscolaire (devoirs, soutien,..), temps de loisir, y compris les temps de sommeil. Il ne faut pas oublier la place croissante qu’ont pris la télévision et les nouveaux médias dans la vie de l’enfant, même très jeune et de l’adolescent. Tous passent bientôt plus de temps sur ces nouveaux écrans qu’à l’école !
 
 
Les études sur le rythme de l’enfant, et notamment celles sur la vigilance, ont toutes été effectuées dans un cadre de cours contraints. L’expérience montre qu’il en est tout autrement si l’enseignant sait interpeller, motiver ses élèves avant de faire son cours. Et ne parlons pas des moments où il y a projet, intrigue, travail de groupe ou sur le terrain. Quand l’enseignant sait mettre du sens, l’attention des élèves et leurs apprentissages sont tout autre.
 
 
De plus, s’interroge-t-on vraiment sur ce qu’on met toujours en avant : « l’heure de cours ». Que veut-elle dire vraiment ?
Le travail des élèves, son attention, sa motivation varie de 55 minutes à seulement… 5 minutes, suivant l’intérêt du cours pour l’enfant, suivant que la classe est calme ou dissipée, suivant l’aura de l’enseignant, etc... Et qu’en est-il de l’apprendre ? Les études de didactique montrent qu’apprendre n’est jamais corrélé automatiquement à une quantité d’heures de cours… Enseigner n’est pas automatiquement faire apprendre 
 
 
Le rythme scolaire ne peut s’envisager de façon cloisonnée, en se limitant à compter heures de cours et jours de classe. Les apparences sont toujours trompeuses et des mesures de surface ne pourront faire évoluer l’institution scolaire. (Re)penser l’école demande d’être un peu iconoclaste. On ne peut pas prendre de décisions sans s’interroger sur les divers paramètres en jeu. Notamment, on ne peut plus éluder la question des programmes ou celles des pédagogies dominantes.
 
 
La fatigue du jeune n’est-elle pas liée à l’ennui, à la démotivation plutôt qu’à la durée ? La perte du désir d’apprendre que l’on constate au cours de la scolarité, n’en est-elle pas un bel indicateur ? Le déficit d’apprentissage constaté n’est-il pas plutôt lié à des programmes soporifiques, sans lien avec le monde dans lequel vit l’enfant ? Cela est encore plus « vrai » s’il s’agit d’adolescents… Quand on interroge les élèves, c’est l’inintérêt des points abordés, c’est l’incompréhension du sens des exercices et du travail demandés qui donnent le sentiment d’une semaine pesante.
 
 
De même, peut-on continuer à faire abstraction des contraintes du fonctionnement de l’école ? Le temps scolaire s’inscrit dans un territoire sur lequel interviennent d’autres acteurs : collectivités territoriales, familles, clubs et associations. N’oublions pas par exemple les contraintes liées au ramassage scolaire. L’organisation du temps de l’école renvoie inévitablement à l’aménagement de l’espace, des locaux et de la gouvernance, à tous niveaux. A quoi bon mettre en place une « pause méridienne », si l’enfant en difficulté est soumis à du soutien qu’il vit souvent comme une punition, si la cantine ou le restaurant scolaire est bruyant ou la cours de récréation mal abritée.
 
 
Pourquoi n’introduit-on pas plus souvent des projets, des défis, des jeux de rôles, des échanges de savoirs, à commencer pour apprendre des savoirs indigestes comme l’orthographe ou les tables de multiplication ? Pourquoi n’introduit-on pas des moments de respiration ou de relaxation ou même des siestes obligatoires, comme cela le devient dans certaines entreprises, pour relancer l’attention, y compris en fin de journée. Etc.. Tout ne dépend pas d’une quantité de temps ou d’une quantité de jours. Il est possible d’apprendre plus et mieux, en moins de temps, quand on apprend autrement.
 
 
La formation des enseignants est une question beaucoup plus prioritaire. Notamment il leur faut apprendre à l’élève à apprendre par lui-même, et d’abord lui en donner le désir, plutôt que de lui insuffler par des méthodes d’un autre temps qu’on apprend seulement quand le professeur enseigne ! Que de temps perdu…
 
André Giordan et Jérôme Saltet[1]

 


[1]André Giordan est le fondateur et directeur du Laboratoire de Didactique et Épistémologie des Sciences de Genève. Il est l’auteur de nombreuses recherches sur l’école et sur l’apprendre. Jérôme Saltet est co-fondateur et directeur associé du groupe Play Bac (Les Incollables, Mon Quotidien). Tous deux travaillent ensemble depuis sept ans sur un projet de collège optimal et ont déjà publié ensemble quatre ouvrages sur « apprendre à apprendre ».


 


[1]Vincent Peillon, Conférence de rentrée du Ministre, 29/08/2012
[2]Ministère de l’Education Nationale, site Refondons l’école de la République.

Ecoles alternatives

Par Le 12/04/2014

L'appel


Appel à Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale  

Rendez possible le choix d'une autre approche éducative à l’école pour tous et sur tout le territoire !


Nous, professeurs de l’Éducation nationale, professeurs d'écoles expérimentales ou associatives, parents d'élèves, anciens élèves, éducateurs, citoyens intéressés par les questions d'éducation, constatons qu’une part croissante de la population aspire à un autre modèle pour l’éducation de ses enfants, alors qu'une autre part préfère conserver un modèle plus classique.
Nous demandons donc à l’Éducation nationale :
de prendre les dispositions nécessaires pour que chaque famille et chaque enseignant puissent, dans l'école publique et dans celles en partenariat avec l’Éducation nationale, enfin faire le choix entre un enseignement classique et un enseignement inspiré des réflexions des grands pédagogues tels que C.Freinet, M.Montessori, O.Decroly, R.Steiner-Waldorf, J.Dewey, J.Holt, P.Kergomard, J.Korczak ...
En effet,
  • de nombreuses expériences ont depuis longtemps validé ces « nouvelles » approches qui ne sont donc plus expérimentales etqui doivent aujourd'hui être officiellement intégrées dans notre système éducatif,
  • de nombreux parents sont demandeurs et de nombreux enfants - dont les difficultés ne relèvent que du système classique auquel ils doivent à tout prix s’adapter - ont besoin de ces approches plus souples et plus respectueuses de leur curiosité, de leurs rythmes et de leurs personnalités,
  • de nombreux professionnels ont les compétences, l’expérience etl'envie d'offrir des pratiques différentes aux enfants, aux adolescents et aux familles.
Or,
  • actuellement, seuls des parents socio-culturellement privilégiés peuvent faire ce choix dans des écoles alternatives privées quand elles existent,
  • et des enseignants s’engagent dans ces pratiques non classiquessans être reconnus ni soutenus par l’administration.
Nous demandons donc que :
  • ce choix soit rendu possible et gratuit pour toutes les familles et sur tout le territoire,
  • des établissements (ou des parties d’établissements) soient officiellement dédiés à cette approche différente et que leurs enseignants puissent y mettre en œuvre ces pratiques sereinement et dans un ensemble cohérent,
  • ces approches différentes - légitimées par les travaux et les expériences passées et actuelles des praticiens, par les chercheurs et les neurosciences - fassent effectivement partie de la formation des enseignants,
  • tous les parents soient informés de l’existence des deux grandes approches possibles de l’éducation et des apprentissages.
Ainsi, la relation et le partenariat école/famille, alors fondés sur le choix clair de chacun, en seront forcément améliorés et pacifiés, et les enfants en seront les premiers bénéficiaires.
Dans notre système éducatif français qui tergiverse aujourd'hui entre ces deux conceptions de l'éducation, notre appel à la diversité assumée de l'offre éducative n’est donc que la voix de la raison.

Pour signer, cliquez ici.

Au 10 avril 2014, déjà plus de 5 milliers de personnes nous ont rejointes !"



Ci-dessous quelques extraits de commentaires de signataires :



André Giordan

L'école doit bouger... voir mes textes...
Sylvain Connac
En tant qu'enseignant et chercheur associé en sciences de l'éducation, je vais dans le sens des arguments avancés, principalement ceux relatifs à l'intérêt majeur pour le système éducatif français. Je me permets d'ajouter que ces écoles auront besoin d'un accompagnement par de la recherche pour situer la nature des effets induits et fournir des informations permettant d'éviter d'éventuelles dérives inhérentes aux apprentissages des élèves.
Clairanne Leroudier
Pour permettre que ces idées soient entendues par les plus hautes sphères de l'Etat Français.
Pierre Ch.
Complètement en accord avec le contenu et j'ai un enfant qui aurait besoin de ces alternatives.
Kevin Martin
Pour que les pédagogies alternatives soient officiellement reconnues et encouragées.
Laurence Holvoet
Mère de famille, j'ai désespéré de ne pas avoir le choix !
Marion Mercier
Bibliothécaire et engagée dans l'éducation populaire, je signe pour que TOUTES les pédagogies alternatives soient reconnus et encouragées afin de trouver un système éducatif pour TOUS plus approprié !
Pédopsychiatre. Ex directeur de CMPP.
Très proche de Freinet pour les plus de 10 ans, j'ai impulsé pour les 3-10 ans une école Montessori (St pierre d'Irube et Hossegor) : les Jardins Montessori. Et bientôt une crèche Montessori à Biarritz. J'insiste pour que ce soit l'Education nationale qui "ouvre ses portes" et non les parents les plus riches qui s'offrent une éducation alternative de luxe.
Sophie P.
Parce que je suis enseignante, et que j'ai bien du mal à pratiquer autrement en toute quiétude !
Eliane Flament
Je suis psychologue clinicienne et je rencontre dans le cadre de ma consultation en C.M.P.I de nombreux enfants en "échec scolaire" et pour lesquels il me paraît évident au vu de leur souffrance et de ce que je perçois de leur intelligence que d'autres approches pédagogiques les sortiraient du marasme dans lequel ils sont.
Violaine F.
J'ai un enfant dans une école alternative alors que j'estime n'en avoir pas les moyens financiers, je souhaiterais que cela soit accessible à toutes les familles.
Bernard Collot
Une telle option ne mettrait même pas les écoles en concurrence. Parce que le choix d'une approche différente correspond alors à des attentes éducatives, pas à des performances de résultat. Si une comparaison peut avoir lieu, ce ne peut être qu'au bout de quelques années et c'est alors qu'on pourra en tirer des conséquences.
Mais parents et enseignants auront pu assumer une responsabilité partagée.
L'Education nationale s'embourbe depuis longtemps dans des polémiques sans fin et stériles,
et le système éducatif n'arrive pas à prendre et à s'engager dans une direction... et ne satisfait personne. Même dans les compromis comme la réforme des rythmes. L'appel me semble simplement RAISONNABLE et pacificateur en même temps que démocratique... en attendant mieux. C'est donner du temps pour que le temps et l'expérience mettent tout le monde d'accord et qu'une refondation puisse s'enclencher avec une direction à suivre.
Maud G.
Mère d'une enfant précoce et dyspraxique, je me vois contrainte d'inscrire ma fille dans une école privée ou "j'espère" que ma fille sera mieux suivie et considérée. Ceci va à l'inverse de mes convictions - je suis très attachée à l'école publique, et je suis très déçue qu'elle ne soit pas en mesure de prodiguer un enseignement adapté aux enfants précoces qui représentent tout de même 2% de la population ! Par ailleurs, l'enseignement privé à un coût qui va être difficile à assumer. Que dire de ceux qui sont dans l'impossibilité d'y pourvoir ? Et que penser du coût prohibitif des écoles Montessori ? Doit-on comprendre que seuls les enfants des familles aisées ont le droit à la différence. Au vu du taux d'échec scolaire pour les enfants précoces (70%), c'est une véritable condamnation.
Catherine B.
Parce que ce choix n'existe quasiment pas , ni pour les parents, ni pour les enseignants, alors même qu'il serait une porte ouverte aux échanges, réflexions et évolutions bénéfiques pour tous et avant tout pour nos enfants et le futur de tous.
Joël G.
Pour une ouverture de l'école publique vers de nouvelles pratiques pédagogiques.
Nathalie P.
Pour être libre de choisir ce que chacun estime être le mieux pour son enfant dans le pays des droits de l'Homme.
Nathalie M.
Parce que j'ai vu mes enfants vivre et souffrir à l'école alors que j'aurais voulu qu'ils suivent un autre enseignement.
Mélanie H.
Enseignante retraitée très attachée à ce que vous revendiquez
Oscar B.
Parce que je suis lycéen.
Gaele LC
Parce que je crois en une éducation alternative plus respectueuse des personnes dans leur singularité et parce que je souhaite préserver l'école publique. Gaèle mère de deux enfants en école Freinet/Montessori
Hasita M.
Parce que comme pour tous les secteurs de notre société démocratie, économie , énergie nous sommes appelés à muter pour une humanité nouvelle!!!!
Zohra F.
J'aurais aimé donner à mes enfants qui ont été scolarisés, une pédagogie plus adaptée à leur être, plutôt que de passer un système qui n'en tient pas compte. J'ai actuellement un enfant de 14ans 1/2 en souffrance dans le système scolaire traditionnel. Et surtout il s'agit de l'avenir de nos enfants donc de l'humanité de demain...
Nicolas B.
Je n'ai pas d'enfants mais l'idée me séduit...
Jordan G.
Etudiant souhaitant devenir professeur des écoles, j'ai un très grand intérêt pour ces pédagogies différentes qui m'ont l'air porteuses d'espoir, d'intelligence, de plaisir, de réconciliation aussi.
Yves R.
Pour qu'un souffle d'air irrigue l'école publique et donner à chaque enfant le maximum de chances de se construire et devenir des citoyens à part entière !
Stéphanie T.
Mes enfants ont ce privilège et je pense que tous les enfants en ont le droit.
Christelle B.
Pour que notre pays montre qu'une vraie démocratie offre le choix
Corinne B.
Enseignante qui voudrait bien être formée à ces pratiques...
Pascale G.
Je signe car je pense qu'il n'y a pas d'enfant incapable, et que l'échec scolaire vient simplement de la mauvaise adaptation de l'éducation à l'enfant. Tous les enfants sont différents, c'est l'éducation qui dois s'adapter à eux.
Akos B.
Je suis convaincu que la société française toute entière sortirait gagnant d'un tel choix.
Marie B.
J'ai ma fille dans une école qui pratique la pédagogie institutionnelle.
Anne L.
Je suis enseignante freinet et mon statut d'enseignante "Freinet" n'est pas reconnu par l'administration qui cherche à me déstabiliser, notamment lors de ma dernière inspection.
Lucie R.
Pour que les écoles alternatives se multiplient, deviennent moins chères et accessibles à tous, ou pour que les pédagogies nouvelles soient en usage dans les écoles publiques.
Marie-Blandine P.
à 200% pour une véritable avancée pédagogique au lieu des replâtrages absurdes et coûteux qu'on inflige à nos enfants tous les ans!!!
Anne-marie C.
Pour que mon petit fils soit heureux d'aller à l'ecole
Nicole Boutiere FRANCE il y a 26 minutes    Aimé 0
Ca me parait une atteinte grave à la liberté que de ne pas l'accepter!
Mathieu Naud
Tous capables, tous différents. Créer tous les possibles, est-ce impossible ?
Marc H
Par ce que j'ai été confronté au système actuel qui déniait à mon fils le droit d'être différent , atypique par rapport au moule de l'Education Nationale.
Sophie P.
Parce que je suis enseignante, et que j'ai bien du mal à pratiquer autrement en toute quiétude !
Magali R.
Le système scolaire que nous avons est trop vieux. Il nous a déjà montré ses limites par le passé et il serait temps d'avoir une approche scolaire plus actuelle et plus adaptée aux profils qui ont besoin d'une manière de penser et d'apprendre différente.
Césaire M.
Pour développer la créativité des générations futures afin de faire face au nouveau monde qui se dessine, et que chacun y trouve enfin sa place !
Gwénaël P.
Pour que puissent exister des propositions éducatives et pédagogiques plurielles et inventives, comme le sont les élèves
Sandrine S.
Enseignante spécialisé j'utilise souvent des pédagogies citées et elles ont fait leur preuve, j'aimerai que tous les enfants puissent en bénéficier.
Eliane flament
Je suis psychologue clinicienne et je rencontre dans le cadre de ma consultation en C.M.P.I de nombreux enfants en "échec scolaire" et pour lesquels il me paraît évident au vu de leur souffrance et de ce que je perçois de leur intelligence que d'autres approches pédagogiques les sortiraient du marasme dans lequel ils sont.
Amandine M.
Education populaire, nationale !
Frédérique M.
Ras le bol d'envoyer mes filles dans une école inadaptée, qui les casse, les formate au lieu de les enrichir et les "élever" !
Alain C.
Je signe parce que nous avons un urgent besoin d'êtres humains et non de catégories sociales!
Et que depuis environ un siècle des gens se battent pour faire de notre école publique autre chose qu'une vieille machine à fabriquer une (soit-disant) élite dont nous n'avons plus RIEN à faire, et que malgré toutes les preuves de cette nécessité, la dogmatique Education Nationale s'entête encore à ne rien vouloir voir ni entendre!
Vincent F.
Libérez nos enfants, Célestin Freinet pour tous, ici et maintenant !
Françoise J.
Devant le malaise des éducateurs et des enfants, il est temps d'avoir le courage d'une vraie alternative.
  
Hélène L.
Parce que je me trouve obligée de pratiquer l'Instruction en Famille alors que c'est simplement une école différente et publique qui aurait tout réglé. 
 

"Équilibre des hémisphères"

Par Le 12/04/2014

Équilibre des hémisphères : Développer et exercer ses sens avec le dessin de formes

L’auteur, Claire Melchiori662269004

Consultante en management et stratégie d’entreprise, formatrice à la créativité et à l’intelligence collective, « coach » de l’entreprise de soi et thérapeute du lien sensible, Claire Melchiori est une actrice engagée du changement sociétal. Agir ensemble concrètement dans la reliance du cœur, de la tête et de l’âme pour un mieux-Vivre ensemble est sa philosophie de vie et d’action. Elle participe activement à faire émerger les outils créatifs et collaboratifs qui permettront à l’humanité une transition plus harmonieuse, généreuse et respectueuse du vivant, et la mèneront vers d’autres possibles.

Contact : contact@vitalitart.com
www.vitalitart.com

« Équilibre des hémisphères » 

Développer et exercer ses sens avec le dessin de formes

Texte du voletIMG_1993

Équilibre des Hémisphères

« Il ne s’agit pas de copier des formes mais de faire naître ces formes dans un acte de créativité permanente. » Miriam Yolanda Ramirez

Cet ouvrage propose une réflexion sur l’apprentissage en général, et l’éducation des sens en particulier. Il agit comme un catalyseur du désir d’apprendre, de créer et de relier. Il propose une libération des forces créatrices et un accompagnement original du développement et de l’épanouissement individuel, dans le respect de l’être et la reliance à l’Univers.

Mobiliser son énergie créatrice est un soutien à sa propre évolution, c’est aussi la naissance d’un art de vivre, en paix et santé du corps, du cœur et de l’esprit.
image_BOD
Fondé à la fois sur des études théoriques, comme celles de Rudolf Steiner, et sur une pratique assidue, Équilibre des Hémisphères ouvre un champ passionnant où se trouvent associés connaissance de soi et de l’autre, découverte du monde et développement personnel. Il s’adresse aussi bien aux éducateurs, aux coachs, aux thérapeutes qu’à toute personne curieuse d’apprendre ou désireuse d’un changement de perception

 

Par Clotilde Rudent


IMPATIENT DE LE LIRE !!! 

Avec des enfants de CP (école)

Par Le 11/04/2014

Ils ont six ans.

Une séance par semaine. Méditation, respiration, discussion, écoute musicale...

Je m'approche d'une petite fille, je lui demande de fermer les yeux et je touche très, très doucement le lobe de son oreille.

Je lui demande si elle a senti quelque chose.

"Oui, sur mon oreille.

-Est-ce que j'ai appuyé fort ?

-Oh, non, tout doucement, mais j'ai senti quand même."

Elle est contente comme si elle avait réussi un contrôle...

Je recommence l'expérience avec plusieurs enfants puis ensuite, je recommence mais en touchant les cheveux, le plus loin possible du cuir chevelu.

"Est-ce que tu as senti quelque chose?

-Non.

-Et toi?

Non, rien du tout..."

 

Je les amène lentement à identifier ce qui leur permet de ressentir. 

"Comment vous savez ce que je vous demande ?

-On a entendu.

-Avec quoi?

-Avec les oreilles.

-Et quand je vous ai touché l'oreille ou votre mollet ou votre main?

-C'est avec la peau.

-Et comment vous savez que je vais vous demander de fermer les yeux?

-Parce qu'on voit que tu t'approches et que tu nous regardes.

-Il y a donc des éléments en nous qui nous permettent de recevoir ces contacts.

-Oui, c'est les cinq sens !

-Ah, ah, voilà quelque chose de très intéressant. Mais quand notre corps reçoit, qui en nous comprend de quoi il s'agit ?

-C'est le cerveau !

-Ah, ah, on avance, on avance. mais alors pourquoi, vous ne sentez rien quand je touche vos cheveux ?

-Parce qu'il n'y a pas de sang !

-Et non, le sang ne s'occupe pas de ça, il travaille pour autre chose, on en reparlera. Alors qui est-ce qui envoie les informations au cerveau ?"

Personne ne sait.

"Avec qui allez-vous passer toute votre vie ? Vous vous souvenez de cette question ?

-Oui, c'est avec nous !

-Mais alors, c'est tout de même très important de savoir ce qui se passe en nous. Souvent, on sait bien mieux ce qui se passe au dehors mais on ne regarde pas assez ce qui se passe dedans."

 

Je leur explique le rôle des nerfs et nous parlons de toutes les sensations dont ils se souviennent. Le froid, le chaud, la douceur d'un habit ou des draps de son lit. Et puis, on élargit sur les sensations que nous envoient les autres...Leur voix, leur apparence, leur parfum, leur corps quand on joue à s'attraper...

Les sensations...On discute, on discute et puis sans prévenir, je pousse un grand cri. 

Ils ont peur et sursautent.

"Qu'est-ce qui s'est passé ?

-On a peu peur.

-Pourquoi ?

-Parce que tu as crié.

-Comment vous le savez ?

-Ben, on a entendu. 

-Donc, vous avez eu une senation et cette sensation très forte a déclenché autre chose. Qu'est-ce que c'était ? 

-La peur !

-Oui, d'accord mais est-ce que c'était une sensation?

-Non, c'était après. (Jade est très pertinente et vive...)

-Et bien, il s'agit d'une émotion. Et vous en avez déjà éprouvé des milliers et des milliers. Hugo, tu as un bon copain dans cette classe?

-Oui, c'est Gabin.

-Et qu'est-ce que ça te fait quand tu le retrouves à l'école ?

-Je suis content de le voir et de jouer avec lui.

-Donc, tu as eu des sensations, tu l'as vu, tu lui as parlé, tu l'as touché, vous avez couru, vous vous êtes attrapés, vous avez ri. Et vous êtes heureux ensemble.  Ce bonheur ne vient pas des cinq sens, il est plus profond, il n'a peut-être pas d'endroit bien précis en nous. Ce bonheur nous envahit, il peut même nous faire frissonner ou nous faire rire...Les sensations déclenchent parfois des émotions très, très fortes. C'est bien de regarder tout ça en soi, de s'observer. Parce que c'est la même chose quand on est triste, quand on est en colère, quand on a peur...Il y a eu des sensations et les émotions se sont réveillées. Ce qui est bien quand on observe tout ça, c'est qu'on apprend à vivre mieux les émotions, à ne pas se laisser emporter. Bien sûr que c'est chouette quand c'est du bonheur et on aimerait bien que ça dure toujours. Mais, justement, c'est impossible. De la même façon, la tristesse ne dure pas toujours. Il suffit d'ailleurs de comprendre que nous sommes responsables de ces émotions pour les vivre mieux. Comment vous appelleriez des émotions qui se répètent jusqu'à faire partie de nous ? Je vous donne un exemple. Hugo et Gabin sont toujours heureux de se retrouver à l'école. Ils savent qu'ils ont un ami, un ami sûr. Est-ce que c'est encore juste une émotion ou est-ce que c'est devenu plus fort encore parce que ça se répète très souvent? Quand ils sont chez eux, dans leur chambre et qu'ils pensent l'un à l'autre, ils sont heureux et pourtant il n'y a aucune sensation puisqu'ils ne sont pas ensemble. Mais s'il n'y a pas de sensation, il n'y a pas d'émotion...Alors qu'est-ce que c'est maintenant? Qu'est-ce qui déclenche en nous cette chaleur, ce bonheur, ce sourire qui vient à notre visage alors que nous sommes tout seul?

-C'est parce qu'on se souvient.

-Oui, c'est cela, c'est la mémoire. Mais la mémoire, c'est comme un ordinateur qui enregistre tout ce qu'on lui donne. Elle est nourrie par les sensations et les émotions et elle est capable de retrouver tout ça quand c'est devenu tellement puissant que ça ne peut plus disparaître. Même si Hugo et Gabin ne se voyaient plus pendant plusieurs semaines, ce bonheur en eux serait toujours là. Il y a donc autre chose que les sensations et les émotions. Ce qui arrive parfois, c'est que les sensations et les émotions, quand elles se répètent souvent deviennent des sentiments.

-C'est ça quand on aime bien quelqu'un ?

-Oui, c'est exactement ça. Vous éprouvez de l'amitié ou de l'amour. Ce sont des sentiments. Comme si toutes les émotions avaient fini par construire un temple magnifique, un endroit où on se sent bien, en paix, protégé, accepté, sans danger. C'est l'amitié et l'amour. Les sensations, les émotions, les sentiments. Tout ça est en vous. Il faut apprendre à se connaître.

Il faut connaître celui avec qui vous allez vivre toute votre vie. C'est vous. 

 

 

 

Opinion publique

Par Le 09/04/2014

Je viens de passer une heure à lire des articles sur la réforme des rythmes scolaires MAIS surtout les commentaires qui les suivent et je suis effaré de l'image désastreuse des enseignants dans la population...

Mon Maître de CM2 était vénéré.

Mes professeurs étaient respectés.

Aujourd'hui, nous sommes tous jetés à la fosse septique.

"Des fainéants trop payés, toujours en grève, impossible de les faire bouger ceux-là, tellement de vacances que ça les épuise...etc etc..."

Mais comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs quand on voit la façon dont l'Etat nous considère ?...

Quel désastre tout ça...

Ecole primaire, j'avais dix ans. J'aimais ce lieu, j'aimais apprendre. J'aimais mon Maître.

Quarante ans ont passé.

Que reste-t-il de cette école ?

Un épouvantable gâchis...

Sophrologie

Par Le 09/04/2014

Etymologie

Sos : sérénité, équilibre, harmonie

Phren : esprit, conscience

Logos : science, étude, discours

"Selon sa définition, étymologique, la sophrologie est donc l'étude de l'harmonie de la conscience, autrement dit une science de la conscience harmonieuse. "

Cindy Chapelle


C'est tellement évident maintenant que c'est là que je dois aller...

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