Là-Haut

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Ca devrait être une blague...

Par Le 28/09/2012

Sur une route de montagne, 3 voitures se suivent :
Une Dacia suivie d'une Ferrari, elle même suivie par une Porsche.

Soudain, à la sortie d'un virage sans visibilité, un CAMION !!

La Dacia se plante dans le camion...
La Ferrari se plante dans la Dacia ....
et la Porsche se plante dans la Ferrari.

Les trois voitures sont détruites....

  François Pinault sort de la Porsche en s'exclamant !! ....

"Oh la la ! 2 jours de salaire !"

  Bernard Arnault sort de la Ferrari en criant

  "Et voilà! 3 heures de salaire détruites!"

Et enfin, en pleurant, Fernand Dupont, le chauffeur de la Dacia

"Catastrophe!!! 3 ans de salaire !"

Et les deux autres de lui répondre ......

"Faut vraiment être bête pour acheter une voiture aussi chère".


On ne vit pas dans la même réalité...

Rien.

Par Le 27/09/2012

N’être identifié à rien, agrippé à aucun passé, projeté dans aucun futur, être soi, juste là, attentif et observateur, épuré, nullement encombré, un réceptacle vide dans lequel chaque instant est reçu dans son intégralité, dans son intégrité, dans sa pureté, plus aucune souillure.

Rien.

"Tous cobayes"

Par Le 27/09/2012

Jean-Paul Jaud: «L'humanité est en sursis»

http://www.20minutes.fr/planete/1002328-jean-paul-jaud-l-humanite-sursis

INTERVIEW - Le réalisateur engagé sort un nouveau film,

"Tous cobayes", où il alerte sur les dangers du nucléaire et des OGM...

C’est le premier film de Jean-Paul Jaud sans le mot «enfants» dans le titre. Mais malgré cela, le réalisateur militant nous parle encore une fois des générations futures et des dangers auxquelles nous les exposons, à l’image du petit garçon de l’affiche qui se balade au milieu d’un champ d’organismes génétiquement modifiés (OGM), une centrale nucléaire en ligne de mire. Tous cobayes, le troisième film de Jean-Paul Jaud après Nos enfants nous accuseront et Severn, la voix de nos enfants, sort le 26 octobre et promet de jeter un pavé dans la mare des industriels qui mettent l’humanité en péril.

Pourquoi avoir choisi de faire un film sur les OGM et le nucléaire?

Parce que ce sont deux technologies irréversibles qui hypothèquent l’avenir des générations futures. Elles vont laisser des traces sur des milliers d’années et nous ne les maîtrisons pas. Quand il y a un accident OGM ou nucléaire, on ne sait pas l’arrêter. L’actualité m’a convaincu encore plus de la similitude de ces deux technologies: j’avais commencé à tourner sur les OGM et une semaine après, c’était Fukushima, donc c’était évident pour moi de tourner sur le nucléaire.

Pourquoi affirmez-vous qu’on ne maîtrise pas le nucléaire?

Tchernobyl et Fukushima, ils maîtrisent quoi? Démontrez-moi! Ils ont maîtrisé quatre personnes de Greenpeace qui sont rentrées sur un réacteur? Ils ont maîtrisé la tempête de Blaye où la centrale a failli exploser et Bordeaux a failli être évacué? Ils ont maîtrisé les fuites de plutonium dans la Loire quand à Saint-Laurent-des-Eaux en 1984 il y a eu un emballement dans le réacteur? Fukushima ça dégueule tous les jours dans le Pacifique, sur la terre, dans le ciel. Comment peut-on développer une technologie quand on sait qu’on ne peut pas réparer? Une explosion majeure d’un réacteur en France, c’est le quart du pays qu’il faut évacuer. Et pas pour deux ou dix ans, mais des décennies, voire des siècles. Je pense que l’humanité est en sursis, mais il ne faut pas rester les bras ballants pour autant et c’est pour ça que j’ai mis toute mon énergie à faire ce film.

Dans vos autres films, il y avait toujours beaucoup d’espoir. Y en a-t-il aussi dans celui-ci?

Oui, l’espoir c’est l’agroécologie, par exemple. Aux Nations unies, un rapport selon lequel elle pourrait nourrir neuf milliards d’humains a été légitimé et applaudi par toutes les délégations. Et on peut lutter contre le nucléaire. Nous avons tourné sur une petite île japonaise de 500 habitants où depuis trente ans Tepco veut construire une centrale nucléaire. Et bien depuis trente ans, tous les lundis, des mamies se retrouvent sur le port et manifestent avec des slogans anti-nucléaires. Aujourd’hui le projet n’a pas avancé et cette centrale ne se fera pas car le Japon va sortir du nucléaire, le peuple japonais ne veut plus et je les comprends.

Quel poids peut avoir un rapport des Nations unies ou une manifestation de mamies face à des industries puissantes?

Il n’y a pas que ça, je suis aussi allé filmer dans une ferme en agroécologie au Sénégal, au cœur de la brousse. Là, ils démontrent qu’en deux ou trois ans on peut être autonome en agriculture, il suffit de creuser un peu, de les aider à trouver de l’eau. Les Africains refusent les OGM et il faut leur donner la parole. Ce film est fait pour que tous les citoyens de la planète disent stop, on ne veut plus être cobayes.

C’était votre intention, donner envie aux gens d’agir?

Bien sûr, car ce sont eux qui ont le pouvoir. On peut encore donner notre argent à qui notre conscience nous dit de le donner: tout ce qui n’est pas respectueux des générations futures, on peut boycotter. D’autre part, il faut influencer les politiques. J’encourage les gens à réclamer au maire de leur commune de faire une cantine bio. Il faut dire aux élus: «Si vous continuez à empoisonner nos enfants avec l’alimentation et le nucléaire, au prochain coup on ne votera pas pour vous».

Qu’est-ce qui vous a le plus choqué dans ce que vous avez découvert en faisant le film ?

Fukushima, car c’est la première fois que j’allais dans une zone radioactive. L’homme, depuis toujours, a découvert des espaces, des territoires, et ce qui m’a choqué à Fukushima c’est un territoire qu’on abandonnait pour le nucléaire. Les OGM vont créer des terres invivables et des plantes qui généreront des pathologies qu’on ne connaît pas encore.

Propos recueillis par Audrey Chauvet

L'Espagne

Par Le 26/09/2012

Les vacances, le soleil, les belles plages...

LA CRISE.

Comme disait Coluche autrefois: "ça va, c'est encore loin de chez moi".

Non, juste de l'autre côté des Pyrénées. Ici, la seule différence, c'est que la rue se tait. En Espagne, elle gronde, elle enfle, elle se révolte. La confiance est ruinée. Quand les menteurs sont découverts, c'est la violence de la réalité qui est la plus insupportable, pas le fait d'avoir été bernés. A quand notre tour ?

"Dis Papa, c'est où qu'on va ?"

Pour rire...

Par Le 23/09/2012

Dussolier dans "Tais-toi".

Inoubliable.

Photographie

Par Le 23/09/2012

MAGNIFIQUE.

fourmi.jpg

OGM et Monsanto

Par Le 23/09/2012

Les médias en ont beaucoup parlé et en mal. Les choses évoluent dans le bon sens. A croire que les grandes multinationales n'arrivent plus à museler les médias. Etonnant...

Il faut voir ce qui se passe en Inde depuis longtemps avec les OGM et ces salauds de MONSANTO.

Ces dernières semaines, 1500    fermiers se sont suicidés collectivement en Inde, dans la province de Chattisgarh. Un phénomène récurrent, puisque les chiffres officiels font état de 1000 suicides mensuels… depuis plus de    quinze ans. En cause, l’endettement des paysans lié à l’achat de semences OGM miraculeuses… qui se révèlent catastrophiques.

 

 

Depuis le milieu des années 80,    l’Inde a accepté d’ouvrir totalement son marché en contrepartie de l’aide du Fonds Monétaire International. Une révolution économique s’en suivit, qui en fit un terrain d’expérimentation mondial    en matière agricole. Depuis lors, les paysans sont livrés aux promesses des vendeurs de semences magiques : les rendements devaient être exceptionnels, et les insectes et parasites rangés dans    les tiroirs de l’histoire. Les variétés traditionnelles ont même été interdites dans de nombreuses banques de semences gouvernementales. Mais pour toucher le Graal, il fallait débourser 10 fois    plus pour la même quantité de semences. Le prix de la gloire. Et les paysans se sont massivement endettés.

 

What a wonderfull world (Company)…

 

Sauf que les semences OGM de coton    Bt (de Monsanto, faut-il le préciser) sont tombées malades, infestées par le vers (vorace) de la capsule. Les semenciers avaient juste oublié de préciser que les plantes n’étaient pas résistantes    aux maladies locales et qu’il fallait donc épandre des tonnes de pesticides en plus. Ils avaient aussi omis d’indiquer que les variétés en question buvaient deux plus d’eau et dégradaient les    sols à grande vitesse. Du coup, les sécheresses ont été amplifiées et les rendements réduits à peau de chagrin. Les paysans se retrouvent à sec, paralysés par leurs dettes et sans le sou pour    acheter les semences de l’année suivante, puisque les plantes OGM – dotés d’une technologie révolutionnaire affectueusement nommée “Terminator” – sont calculées pour que les grains ne puissent    pas se replanter… D’où de nouvelles dettes. Etc.

 

 

Disparition des variétés    traditionnelles

 

“Certains des fermiers qui se sont    suicidés avaient réalisé jusqu’à cinquante pulvérisations d’herbicide et de pesticide sur leurs champs de coton, mais cela n’a pas empêché leur récolte de dépérir”, affirme le professeur    Nanjundaswamy, fondateur du Mouvement pour la Défense des Fermiers du Karnataka (Karnataka Rajya Ryota Sangha – KRRS). Autre conséquence, l’utilisation de ce coton génétiquement modifié aurait    “éliminé par pollinisation nombre de nos plantes indigènes qui possédaient par exemple des qualités de résistance à la sécheresse et à certains parasites propres à l’Inde, résistance que n’ont    pas les plantes hybrides” affirme le même spécialiste. Pour les défenseurs des OGM, les vraies raisons de cette catastrophe sont la pauvreté rurale, l’alcoolisme, les sécheresses et le “désespoir    agraire”.

 

En 2006, le ministère indien de    l’agriculture déclarait que la moitié des foyers paysans étaient endettés. Selon les ONG, le taux de suicide parmi les fermiers pauvres atteint actuellement des records. 150 000 d’entre eux se    seraient donnés la mort depuis 1993. Entre 60% et 75% de la population indienne (contre 10% pour la France et 2% pour les États-Unis), qui compte plus d’un milliard d’habitants, vit de    l’agriculture, qui représente un quart du Produit intérieur brut indien.

http://www.lesmotsontunsens.com/

"L'inconnu sur la terre" (littérature)

Par Le 23/09/2012

Un livre de J.M.G. Le Clézio.

Le livre de mon adolescence, celui que je relis encore, au hasard.

 

"C'est de la lumière que vient la lumière. Elle est en moi, elle bouge comme une flamme. Elle n'est pas le savoir, ni la conscience, ni rien de ce que le langage ou la raison peuvent donner. C'est une flamme, simplement une flamme, qui brûle et brille tout le temps, à l'intérieur de mon corps. Je regarde le soleil, les étincelles sur la mer, les étoiles, les reflets. Je regarde les champs éclairés, les hautes montagnes qui brillent comme du verre, le ciel immense où il n'y a rien d'autre que la lumière; alors la flamme au fond de moi grandit et brûle plus fort.

L'intelligence, cela ne m'intéresse pas. La connaissance, cela ne suffit pas. C'est autre chose que je cherche, que je veux. Tout le temps, je guette cette flamme, au fond des yeux des hommes et des femmes, cette force qui flamboie, qui est fervente, qui répand sa clarté autour d'elle.

Il n'y a sûrement pas de plus grande beauté possible dans l'homme que cette lumière qu'il porte en lui, qui brille à l'intérieur de sa vie."


DEUX HYMNES DE LE CLÉZIO A LA LIBERTÉ VRAIE

 


L'inconnu sur la terre & Mondo et autres histoires
 
http://www.maulpoix.net/clezio.html

Ed Gallimard, 1978.

par Jean-Michel MAULPOIX

 


SOUVENEZ-VOUS de ce petit poème en prose de Baudelaire qui trace en quelques lignes le portrait de L'Étranger, "homme énigmatique", il aime les nuages... "les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !"

Il semble que dans L'inconnu sur la terre, Le Clézio lui réponde: "Nuages, nuages doux, tranquilles, étranges, nuages gris aux formes ductiles, corps de femmes, chevelures, visages d'enfants, dragons, îles. Nuages, je vais vers vous, je me mêle à vous et je file, moi aussi, changeant sans cesse mon corps et mon visage."

C'est la nébuleuse ponctuation de la rêverie qui assure le passage de l'un à l'autre des deux livres que Le Clézio a proposés simultanément (1978) pour chanter à nouveau « la vie étrange, longue, la vie sans fin >, la vraie vie d'ici-bas. Deux livres tellement typiques de leur auteur que les titres de ses précédents romans, essais ou nouvelles pourraient servir à les définir: c'est une série de "voyages de l'autre côté" ou de "fuites" qui proclament avec "fièvre" et dans la plus constante "extase matérielle" que "le monde est vivant".

 

DEUX OUVRAGES INTIMEMENT LIES

L'Inconnu sur la terre est un essai poétique, coupé çà et là par de petits dessins. Mondo est un recueil de nouvelles. Le Clézio lui-même le précise: ces textes furent écrits ensemble, mais de façon différente. L'Inconnu fut composé « sur plusieurs cahiers d'écolier italiens, en même temps que, selon un autre mode et sur des feuilles de papier 21 X Z7, s'écrivaient les phrases de Mondo et autres histoires. Ces deux ouvrages, très intimement liés, se fondent et se complètent.

Mondo est un enfant-poète et bohème, une sorte d'Indien dont on ignore le passé et la provenance. Dans la ville, sous le grand soleil, au bord de la mer et parmi les gens, il se promène. Il passe son temps à regarder ce qui est beau. Ses amis vivent comme lui dans leurs rêves, en marge des bousculades de la vie sérieuse. Ce sont le Gitan, le Cosaque, le vieux Dadi, Thi Chin, la petite femme vietnamienne, tous ces pauvres dont la beauté pèse sur le coeur des villes, et puis le soleil et la mer, tant il est vrai que la véritable famille des hommes est l'espace de leur amour. Mais un jour Mondo est conduit à l'Assistance...

Chacune de ces histoires raconte à sa manière la recherche et la brève atteinte d'une liberté vraie. Il y a, par exemple, Lullaby qui en a assez des murs et des grillages: elle décide un matin de ne plus se rendre au lycée et s'en va vers la mer. Là elle passe au soleil des heures à rêver. Mais cette sorte d'éternité ne peut durer toujours et Lullaby retournera en classe... Il y a Jon qui escalade le mont Reydarbarmur, où se tient le "dieu vivant", et où l'on peut toucher le ciel... Il y a Juba qui conduit à l'aurore les boeufs vers la noria. Là, ce petit paysan lie les bêtes au joug, il les pousse sur le sentier circulaire et regarde, alors, l'eau qui s'élève en même temps que le soleil et s'illumine. Cela ressemble à une prière ou une musique. Les boeufs et le soleil marchent au même rythme, tandis que Juba, qui a fermé les yeux, rejoint Yol, la ville "de l'autre côté", cité des morts ou cité solaire, dont il est, jusqu'à la tombée de la nuit, le prince imaginaire. Ensuite, dans l'ombre grise, Juba s'en retourne avec ses boeufs... Il y a Daniel, qui n'a jamais vu la mer, et s'enfuira, lui aussi, de l'école... Il y a Martin qui conduira vers une autre terre le peuple du bidonville que l'on va raser... Il y a "Petite Croix", ainsi nommée car elle a coutume de s'asseoir au bout du village, quand le soleil tape très fort, pour faire sans bouger un angle bien droit avec la terre... Il y a, enfin, Gaspar, qui partage un temps la vie de très jeunes bergers sauvages.

 

LE SEUL ÊTRE MAGIQUE

L'enfant est le ~ petit prince ~ de toutes ces histoires. Il est, dit Le Clézio, le seul être ~ absolument magique ~, c'est-à-dire que lui seul sait parfaitement se fondre dans l'univers. Lui seul peut donc nous apprendre à habiter ce monde qui est le nôtre. Il faut, pour cela, "devenir soi-même petit, si petit qu'on est à l'ombre d'une herbe et d'une fleur, et vivre au soleil, dans la poussière, sous le vent dans une seule journée longue comme une saison". Il faut s'émanciper du savoir, de la rhétorique et de la gravité, quitter l'encombrement des idées abstraites et complexes qui masquent le monde vivant. L'homme clair voyant est aussi vaste et "saturé de lumière" que le ciel. Il réintègre avec l'enfance le tout harmonieux du cosmos.

 

ÉMERVEILLEMENT ET VERTIGE

Cette transparence est indissociable d'un sentiment aigu de la relativité. Celle-ci est source d'émerveillement autant que de vertige. L'homme qui, par exemple, vient de se rendre compte qu'il est pour l'insecte une montagne, est soudain rendu attentif à la quantité des mondes, si énormes ou minuscules, qui l'entourent. Ainsi se substitue à l'anthropocentrisme le mondo-centrisme. Les choses ont pris l'initiative, et le monde est dans l'homme plus sensible et plus humain que lui. Le regard prend dès lors une valeur quasi-mystique: le monde est vivant et beau, il faut en croire nos yeux. Toujours et partout quelque chose d'important se passe. Les textes qui forment L'inconnu sur la terre, comme les nouvelles de Mondo, sont autant d'hymnes. Les rochers, le soleil, les visages, l'orange, le sillage phosphorescent des avions dans le ciel... telles sont les choses. Elles sont aussi importantes que des per sonnes et il faut prendre parti pour elles en portant sur chacun l'œil innocent, étonné, qui la reconnaît, la recommence.

 

LES MOTS EN LIBERTÉ

L'écriture même de Le Clézio est fondée par cette ontologie du regard. L'Inconnu sur la terre, ce sont les mots en liberté. Cette parole regard, méticuleusement attentive, déguste le détail de chaque avènement du vivant dans l'espace. Elle obéit souplement à la sensation, la naissance. Jamais elle ne résiste pour s'affirmer à part ou à l'encontre. Car "le langage est dangereux quand il se suffit à lui-même. Aimer ce qu'on écrit, ou s'aimer soi-même, c'est un peu se détruire." Nulle complaisance donc. Il faut parler sans ambages, dans l'ivresse, et peindre directement la lumière: "Les métaphores, les paraboles sont assez haïssables. Elles encombrent, freinent, avec leur air de vouloir signifier quelque chose. Pourquoi tant de détours ? La vérité est immédiate et réelle, elle vient d'un bond, vite comme le regard, précise comme un index qui montre."

 

LA DÉCHIRURE ET LE CHANT

La parole se déploie donc encore deux extrêmes: d'une part l'amour ou le désir du réel dans son ensemble ou son détail; d'autre part l'étonnement aigu, vertigineux, de la transparence que le langage sans cesse voudrait atteindre. En même temps qu'il s'exclame: "la vie terrestre est plus surprenante que n'importe quel rêve" ou "je ne cherche pas un paradis, mais une terre", Le Clézio établit ses personnages dans des demeures qui ne sont jamais que des états provisoires. Tel est le tragique, que l'écriture exaspère. Mais la déchirure en chant se métamorphose.

 


 © Jean-Michel Maulpoix, 2001.

Haute technologie

Par Le 23/09/2012

Lumeneo, Tesla, Lit Motor C-1… Et si les meilleurs véhicules n’étaient plus conçus par les constructeurs automobiles ?

Certes, le titre est un peu radical, voire provocateur, mais c’est un peu l’impression qui prévaut quant on voit d’une part les difficultés que rencontre l’industrie automobile aujourd’hui, en tout cas une partie d’entre elle, et d’autre part les innovations plutôt enthousiasmantes proposées par des nouveaux venus n’appartenant pas vraiment au sérail.

Tesla, premium et électrique

Le premier auquel on pense est évidemment Tesla, sorte de pionnier de la voiture électrique aux USA, qui a pris une voie différente des autres constructeurs, à savoir proposer une voiture élégante et sportive là où les autres déclinent en version électrique les modèles les plus banals et utilitaires de leurs gammes. Un pari qui semble réussir à Tesla, puisque son premier modèle, le Roadster, pourtant vendu au tarif d’une Porsche 911 de base (environ 85.000 euros en Europe) et plus performant que cette dernière, s’est arraché au point que la rupture de stock est arrivée très rapidement. Ce qui a permis au constructeur californien d’engranger assez de cash pour travailler sur sa future gamme, élargie mais toujours Premium, et bourrée d’électronique connectée dernier cri, avec notamment un tableau de bord tout en écrans, donc certains tactiles. Tesla ? A l’origine, pas vraiment un constructeur automobile, mais une startup fondée par des anciens du web (l’un des créateurs avait lancé X.com, qui allait devenir Paypal), et qui a son siège à… Palo Alto, à quelques encablures de Facebook, entre autres. Vous voyez l’esprit ? Sans faire offense à Sochaux ou à Billancourt, on est là dans une culture complètement différente.

tesla roadster Lumeneo, Tesla, Lit Motor C 1... Et si les meilleurs véhicules nétaient plus conçus par les constructeurs automobiles ?

Lumeneo, le régional de l’étape

Le deuxième est français et nous en avions déjà parlé il y a quelques années sur Presse-citron : Lumeneo propose deux modèles dont le premier en date, la  Smerra est une petite merveille, elle aussi électrique, qui évoque un peu la Renault Twizy dans son concept et ses dimensions, en mieux (plus jolie, mieux finie, plus luxueuse). La bonne idée étant de parvenir pratiquement à faire tenir le confort d’une voiture fermée dans les dimensions d’une moto. Je vous laisse imaginer le résultat en termes d’agrément de conduite en ville, le tout sans aucune émission de carbone, et avec un coût au kilomètre dérisoire.

lumeneo smera Lumeneo, Tesla, Lit Motor C 1... Et si les meilleurs véhicules nétaient plus conçus par les constructeurs automobiles ?

Avec la C-1, Lit Motors réinvente la voiture et la moto !

Le troisième est peut-être le projet le plus incroyablement excitant dans cette redistribution des cartes du paysage automobile. La C-1 de Lit Motors, présentée hier à l’occasion du TechCrunch Disrupt à San Francisco, est une voiture également monoplace/biplace en long dont la technologie pourrait bien totalement révolutionner le genre, si toutefois elle fonctionne réellement comme l’indiquent ses concepteurs. Contrairement à la Twizy ou à la Lumeneo, qui sont des sortes de mots à quatre roues, la C-1 est une voiture à deux roues. Mais contrairement à certains projets déjà existants, qui embarquent ne mécanique complexe de roulettes supplémentaires pour faire tenir l’engin debout aux feux rouges, la C-1 utilise des gyroscopes qui lui permettent de se stabiliser toute seule sans aucune aide extérieure. Résultat : la carrosserie peut être intégralement fermée, ce qui permet de réunir dans un seul véhicule les avantages d’une moto (maniabilité, encombrement) et ceux d’une voiture (conduite intérieure, habitacle chauffé…), avec en bonus une sécurité bien supérieure à celle d’une moto.

De surcroît, le projet C-1 a été dès l’origine conçu et pensé pour le grand public :  les prix annoncés, s’ils sont tenus, sont abordables, voire même très économiques quand on sait que là aussi le véhicule est équipé d’un moteur électrique :  de 24.000 dollars à son lancement prévu en 2014, elle devrait rapidement tomber aux alentours de 12.500 dollars quand elle aura atteint un marché grand public, une étape prévue pour 2018. Ceux qui l’auront achetée à ses débuts feront sûrement un peu la gueule mais bon c’est le prix du progrès. Et comme on est là aussi pas loin de la Silicon Valley (San Francisco), la voiture est bien sûr dotée de technologie intelligente : en plus des équipements de confort habituels (vitres électriques, climatisation…) elle est dotée d’un système de récupération d’énergie au freinage que l’on connait en F1, mais également de fonctions pré-programmées que l’on pourra actionner de son smartphone.

lit motors c 1 Lumeneo, Tesla, Lit Motor C 1... Et si les meilleurs véhicules nétaient plus conçus par les constructeurs automobiles ?

Trois projets qui ont une chose en commun : ils ne sortent pas des bureaux d’études des grands constructeurs ou de consortiums industriels, mais de petites entreprises récentes et agiles qui ont su intégrer les innovations que nous connaissons sur nos terminaux personnels (tactile, capteurs, gyroscopes…) et que l’on retrouve également sur un Segway ou un… AR.Drone par exemple.

Il serait peut-être temps pour les constructeurs historiques d’observer de près ces jeunes pousses et de se (re)mettre eux-même en mode startup. Microsoft l’a un peu fait pour réinventer sa division mobile avec Windows Phone. Pourquoi pas Renault, PSA ou d’autres ?

Ecole primaire dans l'OCDE

Par Le 22/09/2012

L’OCDE relève des inégalités entre l’école primaire et le secondaire


L’OCDE a publié la semaine dernière ses « Regards sur l’éducation 2012 », une étude des systèmes éducatifs d’une trentaine de pays. 583 pages pas toujours accessibles, heureusement pour les médias accompagnées d’une note de synthèse d’une douzaine de page. Rien n’empêche bien sûr de se plonger dans l’œuvre originale pour plus d’information : outre la confirmation que l’école française ne se porte pas franchement bien, on s’aperçoit entre autres qu’il existe de réelles inégalités entre l’école primaire et le secondaire.

 

Les moyens financiers

Si la France est dans la moyenne de l’OCDE pour ce qui est du budget alloué à l’éducation (6,3% du PIB contre 6,2% en moyenne dans l’OCDE), la dépense par élève croit beaucoup moins vite que dans les autres pays : moins de 10% d’augmentation depuis 2000 contre 36% en moyenne dans l’OCDE. Autrement dit, l’effort financier fourni par la France pour son éducation, qui la distinguait de la moyenne des pays de l’OCDE, va s’amenuisant. La preuve : l’éducation ne représente que 10,4% des dépenses publiques en France, classée ici 27ème pays sur 32, bien en-dessous de la moyenne de l’OCDE (13%).

Par ailleurs, il existe un gros écart dans les moyens alloués au primaire et au secondaire. On consacre en France 15% de plus pour un élève de secondaire que dans le reste de l’OCDE (10 696 $ contre 9 312 $). Mais on consacre, pour un élève de primaire, 17% de moins en France qu’en moyenne dans les pays de l’OCDE (6 373 $ contre 7 719 $). On investit moins en maternelle que dans l’élémentaire dans tout l’OCDE, mais là encore la France investit moins que les autres pays : 6185 $ pour un élève de maternelle français, contre 6670 $ en moyenne.

 

Le temps de travail des enseignants

Dans la plupart des pays de l’OCDE, les enseignants de primaire donnent plus d’heures de cours que leurs homologues du secondaire. Mais c’est particulièrement vrai en France, où un prof de primaire enseigne plus de 30% d’heures de plus qu’un prof de secondaire.

Un prof de collège français donne 646 heures de cours par an, moins que la moyenne de l’OCDE, 704 heures par an. Un prof de lycée français donne 632 heures de cours par an, moins que la moyenne de l’OCDE, 658 heures par an.

Un instit français donne 918 heures de cours par an, largement plus que la moyenne de l’OCDE, 782 heures. Seuls 4 pays font travailler leurs instits davantage que la France.

 

Le nombre d’élèves par prof

Alors que le nombre d’élèves par prof dans le secondaire est légèrement plus faible en France que la moyenne des pays de l’OCDE (12,3 contre 13,8), c’est l’inverse dans le primaire (primaire = maternelle + élémentaire). En élémentaire, on compte en France 18,7 élèves par prof contre 15,8 en moyenne dans les pays de l’OCDE, et l’écart est encore plus fort en maternelle avec 21,5 élèves par prof contre 14,4 dans l’OCDE.

Autrement dit, un instit français devra travailler avec une classe bien plus chargée que la moyenne de ses collègues de l’OCDE.

On rappellera ici que 21,5 élèves par prof ne signifie pas des classes de 21 ou 22 élèves en moyenne (LOL). Sont en effet comptabilisés les profs n’ayant pas de classe en responsabilité (remplaçants, profs spécialisés, en formation, en disponibilité, en congé maternité, etc.). Dans les faits, de toute façon on supprime une classe dès qu’une école compte 25 élèves par classe, et on n’ouvre une classe que si la moyenne d’élèves par classe dépasse 28.

 

Le salaire des enseignants

Les enseignants sont mal payés ailleurs aussi : dans tout l’OCDE, un enseignant touche 82% du salaire moyen à niveau de qualification égal. En France c’est pire : seulement 79% pour un prof du secondaire, et encore pire en primaire, avec 73% du salaire moyen.

Par ailleurs, la France est un des rares pays qui paie moins bien ses enseignants en 2010 qu’en 2000. Alors qu’en moyenne les enseignants de l’OCDE ont gagné 20% de salaire sur cette période, la France paie ses profs presque 10% de moins qu’en 2000, à prix constants. Autrement dit, les profs français sont les seuls de tout l’OCDE (avec les japonais) à s’être appauvris durant la dernière décennie. Partout ailleurs, on a compris que de bons salaires attiraient les meilleurs.

Après 15 ans d’exercice, le salaire par heure d’enseignement (une partie seulement du travail de prof, rappelons-le) est pour un prof de l’OCDE de 65€ en moyenne au lycée, contre 57€ pour un prof français. L’écart est un peu moindre pour un prof de collège : 55€ pour un prof français contre 58€ en moyenne dans l’OCDE.

L’écart se creuse en revanche pour les profs de primaire, encore une fois nettement désavantagés : un instit touchera en France 36€ par heure d’enseignement au bout de 15 ans de carrière, contre 49€ en moyenne dans l’OCDE… Seuls la République Slovaque, la Hongrie, l’Estonie, le Chili, le Mexique font pire, avec un niveau de vie bien moindre…

Le salaire annuel d’un instit français est nettement inférieur (entre 13 et 15%) à la moyenne de l’OCDE, que ce soit en début (24 334$ contre 28 623$) de carrière ou au bout de 15 ans (32 733$ contre 37 603$).

 

Etat d’urgence

Ces données confirment que l’école française se porte mal, et que l’école primaire est le parent pauvre de l’école française : moins de moyens, trop d’élèves, profs travaillant plus mais moins payés. La situation est encore pire en maternelle, alors que la France peut s’enorgueillir du meilleur taux de préscolarisation de l’OCDE (mais à quoi sert de préscolariser si c’est dans ces conditions ?). Quant au personnel, ainsi que le montre une étude parue cette semaine, il aime toujours son métier mais est au bord de la rupture.

Et encore, la situation réelle est sans doute pire. Les données des Regards 2012 portent en effet sur 2010. Elles ne prennent pas en compte les deux ans qui viennent de s’écouler, durant lesquels le délabrement s’est poursuivi sous la houlette de Luc Chatel.

Hollande a fait du primaire sa priorité. C’était la moindre des choses. Il n’a pas vraiment le droit à l’erreur, vu d’ici.

 

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Et aujourd'hui...

Par Le 20/09/2012

LE GENERATEUR DE KAPANADZE

Générateur de Tariel Kapanadzé - JLNlabs... et ailleurs

Depuis le 28/05/2010, Jean-Louis Naudin, que l'on ne présente plus à nos lecteurs, s'est mis à répliquer le générateur de Kapanadzé (notre nouvelle du  01/10/2009)

Independant Energy Device Patent WO2008103129A1 by Tariel Kapanadze June 8, 2007 : Générateur lui-même basé sur Fuelless Generator de Tesla

"C'est seulement un essai de réplication" dit Jean-Louis.  II n'est pas inutile de rappeler  que  "Toutes les informations et schémas sont publiés gratuitement ( freeware) et sont destinés à un usage personnel et non commercial" et que dans le cas précis de ces réplications il convient de suivre les conseils de prudence donnés par Jean-Louis.

Quelques images pour vous inviter à en savoir davantage.

Quelques résultats en chiffres aussi :

De la première version celle du 28/05/2010 à la dernière, le V3.3, les lampes allumées en témoin ont donné 150 W, puis 420, puis 1200, puis 2100 watts. On se demande jusqu'où ça peut aller !

Le Kapagen V3.3 a besoin de 153 watts d'entrée et sort 14 x 150 watts

 

Des réplications s'allument partout dans le monde !

Personne n'a la prétention de dire que c'est la panacée, mais tout de même quels résultats ! A suivre sur http://jnaudin.free.fr/kapagen

 

C'était en 1896...

Par Le 20/09/2012



L'énergie libre de Nicolas TESLA



« The World Sunday Magazine » du 8 mars 1896

« Le monde est à la veille d’une révélation étonnante»…

« L’électricité gratuite comme l’air »

indique l’article très enthousiaste sur les immenses possibilités offertes par l'exploitation découlant de l'expérience de Tesla.

Cet article date de 1896. En 2010, où en sommes-nous ?

A quelques rares exceptions près de chercheurs travaillant sur des systèmes énergétiques « libérateurs » qu'ils font connaître surtout par le réseau Internet, nous sommes loin de tout ce que l’article annonçait et dont voici quelques aspects grâce à la traduction d'un extrait.

 

"Un futur où l’énergie serait disponible pour tous quasiment gratuite, permettant aux foyers, aux industries de fonctionner sans se laisser extorquer leur argent par les profiteurs, les avides de toutes sortes – les millionnaires en particulier. Plus besoin de corrompre les politiques lors des élections…

 Nikola Tesla a réussi à transmettre du son grâce aux courants électriques de la terre qui fusent de toute part.

 Le son circule à une vitesse stupéfiante, mais ces vibrations sont si rapides qu’il est difficile d’évoquer un chiffre pour illustrer cette vitesse. Voici quelque chose qui peut donner une idée.

 Imaginez que vous êtes devant une table, un revolver dans une main et un doigt de l’autre main posé sur la touche d’un appareil de télégraphie relié à un fil qui ceinture le globe 7 fois et  chevauche le huitième tour sur une distance égale à 11.000 miles.

Appuyez sur la gâchette du revolver en pressant simultanément la touche du télégraphe. Pendant que le son de la détonation du revolver traverse 1100 pieds, l’impulsion électrique donnée par la pression sur la touche circulera 7 fois et demi autour du globe passant par le fil auquel la touche est connectée.

 Le son circule à raison de 1250 pieds par seconde et l’impulsion électrique à 186.000 miles par seconde. Si les courants électriques qui emplissent la terre peuvent être captés et exploités, nous sommes à une nouvelle aube de l’ère de l’électricité. C’est sur cette maîtrise du mystère de ces courants terrestres et de leur adaptation que des scientifiques comme Tesla se sont activés.

 On dit que Tesla, lors de ses expérimentations,  a découvert qu’à  la proximité de grandes villes il y avait tellement de courants terrestres conflictuels que l’on ne pouvait obtenir de résultats satisfaisants. C’est pourquoi il est sorti de Denver et a trouvé près de là un nouveau et meilleur lieu d’expérimentation.

 C’est là qu’il a rencontré un ami qui s’intéressait à ses recherches sur l’électricité.

Ils se sont rendus à la montagne de Pike.  Dans leurs bagages, se trouvaient bien visibles, deux « autoharps. » (voir ci-après)

Tesla et son ami escaladent donc les pentes raides de ce sommet. A l’altitude qu’ils avaient convenue, ils se séparent. Tesla longe le flanc de la montagne et en atteignant l’endroit exactement opposé au point où il avait laissé son ami, il s’arrête. Les deux expérimentateurs se trouvent sur une ligne droite traversant la montagne : 4 miles de roche les séparent.

Les deux autoharps avaient été préalablement finement accordées avant leur départ, et  le moment où l’ami de Tesla devait  jouer un air sur son autoharp, convenu entre eux. Tesla attend patiemment l’arrivée de ce moment. Ensuite il connecte sa harpe au sol de manière à assurer une résonance harmonique avec le courant terrestre.

De quelle façon est faite cette connexion, par quels moyens, cela reste un secret. *

L’autoharp réceptrice était équipée d’un micro.

Le moment arrive pour que l’ami de l’autre côté de la montagne tapote l’air choisi que Tesla écoute,  attentif et ravi.

Enfin, comme un diapason répond à ses harmoniques jouées sur les cordes d’un piano, l’autoharp dans les mains de Tesla fait résonner les accords harmoniques de « Ben Bolt » que son ami placé tout droit en face de lui à 4 miles tire des cordes tendues de son instrument.

Cette expérience est un succès.

Après avoir joué de nombreux airs, Tesla et son ami redescendent de la montagne.

Un rapport, enregistrement scientifique de ces faits avec les résultats de l’expérience est rédigé et attesté devant notaire..

" Les courants électriques sont dans la terre. Leur force est suffisante pour fournir toute l’énergie et la lumière dont les hommes ont besoin. Mr Tesla a surmonté la difficulté initiale et a situé et capté les courants terrestres."

* C'est là où les expérimentations de Kapagen deviennent intéressantes...

 Source : http://www.tfcbooks.com/tesla/1896-03-08.htm

Complément d'information (merci à René Flament)  : http://fr.wikipedia.org/wiki/Autoharpe

Une autoharpe dont personne ne joue. Pas parce qu'il lui manque une corde, ni parce qu'elle n'est pas vraiment accordée (comme ne l'indique pas le cliché ! ) mais parce qu'on ne sait pas en jouer ;-(

 

Autarcie énergétique à 2000m...

Par Le 20/09/2012

http://www.refuge7.com/index.html

REFUGE DE SARENNE : énergie positive à 2000m d'altitude.

Le Trésor des montagnes vous accueille toute l'année

Tout le confort écologique à 2000m

Le col de Sarenne est un site exceptionnel par sa beauté mais aussi par la dureté de son climat. Un lieu coupé de tout, perché sur un col à 2 000 m d'altitude, l'endroit idéal pour tester toutes les innovations traitant de l'habitat de demain, mises à l'épreuve dans des conditions extrêmes.

Refuge Eolienne
Reportage Sarenne Rhone alpes Tv Mais le "Trésor des montagnes" est aussi un lieu de vie, d'accueil et d'apprentissage du respect de la nature.
Refuge Eolienne

Des solutions durables

Le chalet situé sur la commune de Clavans en Haut-Oisans, ne peut accueillir que 18 personnes et il est très souvent complet. Il est fortement conseillé de réserver à l'avance, notamment si vous souhaitez participer à une visite des installations. On en repart avec de la documentation et surtout une furieuse envie d'équiper sa propre maison !

De juin à octobre, l'accès se fait par une route pastorale. L'hiver en revanche, le manteau neigeux et l'entretien de la piste de Sarenne en limitent l'accès au ski de randonnée et aux raquettes. Néanmoins, des transferts depuis l'Alpes d'Huez peuvent être arrangés.

La vue imprenable sur la Meije justifie à elle seule le déplacement ! Vous retrouverez le talent de la décoratrice Hilde Behaeghe qui vous accueille au sein du Trésor des montagnes.

Comme une forêt noire.

Par Le 19/09/2012

L'éducation a pour tâche essentielle la formation de la personnalité et cette formation porte sur les attitudes fondamentales de l'homme en face du monde et de lui-même. Il ne s'agit pas de connaissances intellectuelles ou de mémoire mais de choix de valeurs morales au coeur de la spiritualité. Non pas une morale citoyenne au service d'une nation mais des valeurs humanitaires, universelles. Cette spiritualité n'a rien à voir avec la religion. La religion sert de ciment social, elle est totalement dévoyée à une intention cachée, la soumission des esprits dans le même conditionnement que celui du matérialisme. La spiritualité est le ferment de l'homme libre et sert la vie.

Il ne s'agit donc pas d'accumuler des connaissances dans le cadre restreint d'une éducation formatée mais d'accéder à l'observation de soi dans les apprentissages de ces connaissances. Lorsque j'apprends les divisions à mes élèves, je les renvoie constamment à l'observation des phénomènes internes, la peur, l'inquiétude, un trop plein de confiance ou de mésestime, l'attention, la calme, la gestion des émotions, l'observation des pensées parasites. L'acquisition d'une technique cognitive ne peut être envisagée qu'avec ce travail spirituel. C'est ce que certains spiritualistes appellent la pleine conscience.

La connaissance est donc un moyen de parvenir à la compréhension de soi. Et c'est lorsqu'on présente l'enseignement de cette façon aux enfants, qu'on leur montre que l'objectif prioritaire, c'est eux, leur propre maîtrise, cette exploration constante et approfondie du monde intérieur, c'est là que tout devient possible et que les blocages se libèrent.

Coeurouvertwhite

"Qui est responsable de la détresse en nous ? Qui est responsable de la joie ? Ce ne sont pas les évènements mais l’interprétation que nous en faisons. Mais quand je dis que nous sommes responsables, il ne s’agit pas de se culpabiliser. C’est inutile, malsain et c’est même le meilleur moyen, encore une fois, de ne pas apprendre à comprendre.

-Apprendre à comprendre ?

-C’est la différence entre la connaissance et la compréhension. Prenez une forêt noire, le gâteau. Si vous croquez uniquement les paillettes de chocolat qui le recouvrent, vous optez pour la connaissance. La compréhension, c’est tout ce qui est caché par la connaissance. Il s’agit d’observer ce qui se passe en soi lorsqu’on accède à la connaissance. C’est là qu’on apprend l’indulgence, la patience, la lucidité, la vigilance, le calme, la gestion des émotions et un jour, lorsque le gâteau a été mangé, la sérénité survient. Le gâteau de toute une vie.

-Et la cerise, c’est quoi ? lança-t-il joyeusement.

-La mort bien sûr.

-Pas une mort prématurée mais celle qui vient lorsque le gâteau est fini. Que voudriez-vous faire de plus ?

-En profiter !

-C’est le chemin qui importe, c’est là qu’il s’agit de profiter, d’être impliqué à en saisir l’essentiel, sans être obnubilé par l’objectif. Quand vous mangez un gâteau, vous ne vous dépêchez pas de le finir, vous le savourez, ça n’est pas votre assiette vide qui vous réjouit. Faites-en autant sur le chemin. La mort, en fin de vie, est un cadeau puisque tout au long de votre existence, elle a inséré en vous le désir de vous repaître de la vie. »

Un rire bref, le visage réjoui. Ce bonheur de l’écouter.

« Et que va m’apporter cette mort alors ?

-Je n’en sais rien et je ne croirai jamais celui qui dirait le savoir. C’est un inconnu total. Et tant mieux. Puisque cela nous renvoie encore une fois à cette vie que nous pouvons apprendre à connaître. La seule chose que la mort m’apporte, c’est de savoir qu’elle surviendra et que je dois donc manger le gâteau avant qu’on m’enlève l’assiette ! »

Explication de la crise

Par Le 18/09/2012

Sur le net, on trouve une petite histoire avec des ânes qui explique la crise économique de manière (très) simplifiée.

Je la copie ici, car elle a le mérite d’être très pédagogique…

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village.

Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 € dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent

Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts.

C’était, disait-on, inévitable.

Mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

A COEUR OUVERT :Toxicomanes de l'absence

Par Le 16/09/2012

Coeurouvertwhite

"Une question qui le taraudait.

« Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que vous n’êtes pas concernée par les émotions ?

-C’est une erreur. Les émotions qui viennent de la terre me touchent immensément. Parce qu’elles sont neutres, gratuites, qu’elles n’ont aucune intention cachée. Celles qui viennent de mes semblables ont une appartenance qui m’échappent, elles sont issues d’individus, avec leur histoire, leurs attentes, leurs fonctionnements. Et ce sont très souvent des fonctionnements inconscients. Si vous vous chargez d’émotions qui ne sont pas maîtrisées parce qu’elles viennent de personnalités endormies, vous sombrez dans leurs cauchemars ou dans leurs rêves, ce qui revient finalement au même. Vous dormez avec eux. Il m’a fallu beaucoup de temps pour le comprendre. Mais malgré tout, je dois avouer que votre apparition ne m’a pas laissé insensible. Loin de là. »

Elle regarda fixement, avec un sourire léger au coin des yeux.

« Pourquoi est-ce que j’ai ressenti le même trouble ?

-Parce qu’il n’y a pas de hasard. Et qu’il arrive parfois que les révélations l’emportent sur l’habitude.     

-Je ne comprends pas.

-Nous vivons dans des schémas de pensées, des répétitions rassurantes sur lesquelles nous bâtissons l’identification qui nous convient et que les autres adoptent. C’est l’habitude. Un leitmotiv ronronnant. Tout ce qui porte atteinte à cette mélodie connue est considérée comme une agression, une atteinte à cette liberté que nous croyons posséder. Alors, nous renforçons les défenses. Accumulation de biens, accumulation de relations, accumulation de connaissances. Mais il n’y a aucune compréhension interne. Tout cela reste tourné vers l’environnement immédiat, une scène onirique. Personne n’est là, réellement. C’est un théâtre de marionnettes. La révélation vient fermer le rideau, les acteurs disparaissent, le jeu s’arrête, le public a quitté la salle, les lumières se sont éteintes. Si les résistances sont suffisamment puissantes, l’individu concerné prend peur. Il appelle au secours, il crie, il hurle, il maudit la vie et ses épreuves. Mais si la rupture est totale, la porte s’ouvre. L’individu découvre une autre forme de perception. Il ne comprend rien mais pourtant, tout tombe en lui comme dans un puits ouvert. Plus aucune résistance. À cœur ouvert. C’est ainsi que je nomme cet état.

-Et pourquoi dites-vous qu’il n’y a pas de hasard ?

-Parce que c’est une intention. Celle de la vie elle-même. Elle a un projet. L’extrême complexité du phénomène vivant ne peut pas être vide de raison. Non pas une raison cartésienne et castratrice mais une raison comme un objectif. Il y a une raison à tout ça.

-Et le drame serait une ouverture ?

-Parce que nous rejetons d’emblée l’idée d’une exploration. Le paradigme établi sert de modèle éducatif. Nous nous sommes trompés.

-Cela signifierait que la vie n’a pas su prévoir ce qui arriverait ?

-Peut-être avions-nous le potentiel et qu’elle nous a laissé le choix de nous en servir. Certains y parviennent sans attendre. D’autres sont sur le seuil. Ils ont juste besoin d’une aide provisoire, un coup de pouce du destin qui n’en est pas un.

-Pas de destin non plus alors ? Tout comme le hasard ?

-Non, évidemment. Une volonté mais qui ne nous appartient pas.

-Je n’ai jamais eu l’impression d’avoir évolué au seuil de cet espace avant mon infarctus. Pourquoi moi ?

-Je n’en sais rien. Et pourquoi moi d’ailleurs ? Et pourquoi pas Tyler ? J’y ai tellement songé que j’ai fini par comprendre qu’il n’y a pas de réponse. Pas à mon niveau de compréhension. Comment pourrais-je ramener à mon échelle le projet d’un Univers alors que j’évolue dans le creuset étroit d’une vie modélisée ? Lorsque la prétention humaine atteint un tel aveuglement, plus rien n’est possible. À la raison de l’Univers, j’oppose la raison de mon conditionnement. Et plus je progresse dans des connaissances ingérées, plus je m’éloigne de l’ouverture de la porte. »

Un tel choc. Il n’avait rien à opposer, rien à ajouter. Le chemin se devait d’être personnel.

« Si tu n’es pas toi-même, qui pourrait l’être à ta place. C’est de Henry David Thoreau, précisa-t-elle. Et je ne veux pas me détacher de ça. C’est pour ça que j’écris. Je pense que seule cette démarche permet d’extraire de soi l’essentiel. Les pensées sont insuffisantes, elles sont trop volages. Si vous cherchez à les développer avec vos semblables, elles se perdront en cours de route parce qu’elles opteront pour la confrontation ou la séduction et cette intention, quelle soit conflictuelle ou imitative, vous arrachera à vous-mêmes. Rien ne peut se faire hors la solitude existentielle. Les mots seront des balises, des scalpels, les outils de l’autopsie. Lorsque j’écris, ce sont les mots qui créent le courant de l’exploration, ils se nourrissent les uns les autres, Il ne s’agit pas seulement de pensées mais de sculptures. Tout reste gravé et la contemplation des architectures déclenche immanquablement le désir de reprendre le burin et de tailler encore et encore dans la masse. Sans ces écrits, vos pensées se sont évanouies depuis bien longtemps déjà. Vous est-il déjà arrivé de parvenir à prolonger le travail déclenché par une pensée, deux, trois ou dix jours après son apparition ? Non, bien sûr, c’est impossible. L’essentiel s’est perdu en route. Il vous restera peut-être le thème principal mais vous devrez reprendre le chemin au départ et même si vous parvenez à retrouver une balise sur le chemin, vous n’aurez plus aucun retour possible sur le chemin parcouru. Vous avancerez par bonds. Rien de continu, rien de linéaire. Juste des pensées anecdotiques et sporadiques. Il est impossible à mes yeux de progresser de cette façon. Et c’est très représentatif justement de la dispersion chronique d’une immense partie de la population. D’autant plus que les bonds sont programmés par les phénomènes extérieurs. L’actualité, les médias, les liens sociaux, la famille, les contingences quotidiennes, professionnelles ou autres. Beaucoup trop de parasites ou d’interférences. Les individus n’ont pas de continuité intérieure. Ils vivent par bonds incontrôlés. »

Elle s’arrêta.

Il l’observait. Elle n’avait pas bougé. Toujours cette tenue de tête, le dos droit, les mains posées sur les cuisses, aucun geste insoumis, aucune tension ou marque d’énervement, une exigence physique, un complet contrôle, un reflet matérialisé de son univers intérieur.

« Excusez-moi, je vous invite à manger et je m’emballe. Il y a longtemps que je n’ai pas parlé de tout ça avec quelqu’un d’autre que moi. Et ça me fait très plaisir que vous soyez là.

-Je ne vous parasite pas alors ? demanda-t-il avec une moue ironique.

-Nullement. Vous n’êtes pas un individu endormi. Je ne risque rien.

-Qu’est-ce que vous en savez que je ne dors pas ?

-Parce que vous avez dit tout à l’heure qu’il n’y avait rien eu dans votre vie avant de venir ici. Et je ne pense pas que ça soit exact du point de vue évènementiel. Mais ça l’est sans doute désormais d’un point de vue existentiel. Si vous aviez été dans un état de sommeil, vous auriez cherché à raconter quelque chose. Pensez un peu aux gens qui vous parlent d’eux lorsqu’ils viennent vous demander comment vous allez. Le coup classique. Vous n’avez pas éprouvé le besoin de raconter quoique ce soit et vous avez continué à m’écouter. Et je ne pense pas pourtant que vous ayez quelque chose de répréhensif à cacher.

-Effectivement, je n’ai tué personne. Rien volé non plus. Pour faire un résumé très bref, j’étais chef d’entreprise, j’étais marié, j’avais une fille. Ma femme m’a quitté, ma fille ne veut plus me voir et j’ai vendu mon entreprise à mon associé. Et malgré tout ça, j’ai l’impression qu’il ne s’est rien passé. J’en conclus donc qu’il n’y avait rien.   

-Rien, ça n’est pas le cas mais aucune observation, c’est probable. Je ne condamne pas la vie sociale mais je connais les dangers d’une vie sociale erratique. Le désir d’accumulation consomme une énergie considérable et il ne reste que l’épuisement. L’épuisement, lui-même, nourrit la détresse et pour annihiler cette détresse, l’individu cherche à accumuler d’autres expédients afin de se croire vivant. C’est ce qui maintient la croissance et la mondialisation n’est qu’une extension programmée à l’échelle planétaire. C’est un monde de toxicomanes, des toxicomanes de l'absence, heureux de leurs dernières possessions et avides des prochaines. »

Il posa son verre vide sur la table basse devant lui."

A COEUR OUVERT : 5 heures du matin

Par Le 15/09/2012

J'ai un livre sur le feu. J'ai ouvert les yeux il y a une heure déjà. Impossible de me rendormir. Toutes les scènes sont en moi, chaque parole, les paysages, les émotions, toutes les paroles à dire. J'ai un livre à écrire. Il existe déjà en moi mais il faut qu'il vienne au monde. On ne garde pas un enfant en soi. On le met au monde, on l'accompagne, on l'aide à grandir. Il faut que j'écrive, c'est comme une brûlure et je l'attise, elle est mon délice, ma source enflammée. 

La musique en boucle.

 

Coeurouvertwhite

                                                         6

Il arriva à la Godivelle vers vingt heures. Une lumière rasante sur les monts et les bois, des nuages blancs qui erraient comme des pensées disparates, il imagina que les cieux observaient la terre et commentaient le spectacle. Un sourire intérieur en constatant que la paix en lui était revenue. Peut-être le retour à cette terre, l’éloignement de la ville… Il avait senti dans la voiture que les routes se vidant, à mesure qu’il prenait de l’altitude, l’apaisement l’avait envahi, lentement, comme s’il était sorti d’un mauvais rêve et qu’il s’était éveillé. Dans les derniers kilomètres, il n’avait croisé aucun véhicule. Les vallonnements dévoilaient de nouveaux paysages, des houles de colline figées, des creux protégés des vents furibonds, des bois serrés comme des retranchements de silence, les traversées de villages s’étaient raréfiées, il ne restait parfois que les lignes électriques et cette route pour marquer l’empreinte des hommes. Il avait senti s’installer une douce torpeur, une hypnose délicieuse, sans pour autant devenir inattentif à la conduite. Comme un dédoublement de son activité cérébrale.

Il conduisit jusqu’au village et passa devant l’épicerie. Fermée. De la lumière dans la partie habitée. Il n’osa pas aller frapper. Une douleur au ventre. Il reprit la route jusqu’au hameau. 

L’air était frais quand il sortit de la voiture. Un parfum d’espace, quelque chose d’inexplicable qui l’emplissait, il prit une longue inspiration.

Il s’arrêta à l’entrée du terrain et regarda la maison. Ancrée comme un rocher, tassée comme un dolmen. Indéracinable. Combien d’humains ces pierres avaient-elles entendus, combien de pieds avaient foulé cette terre, combien de mains s’étaient posées sur ce grain millénaire ? Combien de temps resterait-il là ? Un doute qui s’insinuait. Comme si déjà, il appartenait à ce lieu, comme si cette vie ancestrale coulait en lui, un flux séculaire…Il comprenait soudainement l’attachement des gens à une terre. Il se souvenait d’un Breton qui avait travaillé dans l’usine de son père. Il ne parlait que de sa terre natale. Il avait fini par y retourner. C’était plus fort que tout.

Il se fit un plat de légumes verts et deux tranches de saucisson aux noix. Un yaourt de « David et Totoche », confiture de groseilles. Il fit la vaisselle, l’essuya et la rangea dans le buffet. Il défit sa valise, plia ses habits dans la commode. Il écoutait le disque de Johann Johannson. Le blog de Diane en donnait le titre exact. Il l’avait chargé sur un site en ligne. Parfois, il devait s’arrêter tant les émotions le submergeaient, des envolées symphoniques alternant avec des plages de ressac apaisé. Il finit par s’asseoir dans le fauteuil pour écouter, les yeux fermés. Ne plus s’agiter. Comment avait-il pu passer à côté de ça aussi longtemps ?  

Il regretta ses reproches, ils étaient inutiles, tout comme il ne servait à rien de vouloir comprendre ce qui s’était produit. Puisque cela le projetait en arrière alors que le temps présent s’offrait à lui. Il devait rester réceptif et ne pas s’encombrer. Être là, simplement. Abandonner les quêtes temporelles, ne rien vouloir, laisser venir les réponses, comme des bêtes apaisées qui n’ont plus peur, tendre l’esprit comme une main ouverte, laisser les révélations s’approcher d’elles-mêmes, le respirer, s’habituer à lui, prendre confiance, s’asseoir dans le silence et s’abandonner au présent. C’est là que la vie prenait forme, tout le reste n’était qu’une litanie de commentaires, des couvertures sombres, épaisses, irritantes, il n’avait même pas à vouloir repousser ces masses invalidantes, c’était encore une volonté emplie de peur, juste être là, réceptif, ouvert, apaisé. Cette idée qu’il avait constamment vécu avec un temps de retard, qu’il s’était contenté de commenter les évènements et de ne jamais les vivre en pleine conscience, qu’il avait couru après le temps en s’agitant pour combler le vide, que le présent en lui n’avait jamais été autre chose qu’un passé à corriger, qu’une accumulation de réactions entachées de la nausée du temps qui s’enfuit et de l’inquiétude du temps à venir. Il avait vécu tout en espérant vivre mais sans jamais être là.  

Il se laissa couler.

Comme une pulsation naissante, infime, dérisoire, puis des crépitements d’étincelles qui jaillissent et s’éteignent, se ravivent, se propagent, s’entretiennent, une énergie qui se répand et les pulsations qui s’étendent, se renforcent, les flux électriques nourrissent le cœur de l’étoile, des courants de matière liquide déboulent sous la surface, des flots qui gorgent le lit des veines, les pulsations prennent une ampleur insoupçonnée, les étincelles sont devenues des flux constants qui ruissellent, tous reliés dans une aura fabuleuse, une couronne lumineuse qui s’agite, palpite, respire.

Il sentit dans sa poitrine des chaleurs qui l’inquiétèrent et il ouvrit les yeux. Aucun repère, aucune connaissance antérieure, et la peur de l’inconnu qui survient, il devinait des résistances à franchir, des avancées à vivre, non pas dans la maîtrise des choses mais dans l’abandon serein, une confiance à découvrir.  

Il ne savait pas combien de temps il avait dormi. Il ne se souvenait même pas avoir éteint la lumière. La musique tournait en boucle et l’écran de l’ordinateur diffusait dans la pièce une clarté de lune. Il se leva péniblement du fauteuil.

« C’est plus de ton âge de dormir là-dedans. »

Il rejoignit la chambre, se déshabilla laborieusement, l’esprit engourdi. Il chercha à saisir les images disparues. Il n’en restait rien. Juste cette chaleur dans sa poitrine, comme un feu secret qui brûlerait sans matière. Aucune inquiétude en lui, l’inexpliqué devenait l’habitude, il se laissait porter. L’instant présent. Il se coucha avec les deux mots qui se renvoyaient leur écho."

"Méditez, vous verrez"

Par Le 14/09/2012

http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2012/06/15/la-meditation-comme-remede-au-mal-de-lapprentissage/

La méditation comme remède au mal de l’apprentissage

Elle s'appelle Jeanne Siaud-Facchin et à sa manière, elle interpelle le nouveau ministre. Ce qu'elle demande ne coûte rien. Elle voudrait juste que la médiation devienne obligatoire dans les classes.

Une drôle d'idée? A priori, on se demande quelle mouche a bien pu piquer cette psychologue clinicienne fondatrice des centres Cogito'Z pour élèves en souffrance. Elle, si dynamique, tellement bouillonnante d'idées! Serait-elle passée côté New Age? A la lecture de son livre, on se rassure vite.

Comment la méditation a change ma vie... Et pourrait bien changer la votre (Odile Jacob, 330 pages, 22,9 euros) est le récit d'un apprentissage. Comment cette femme a appris a plonger en elle -juste un peu comme ça entre deux patients- et comment, elle qui "soigne" beaucoup d'enfants, propose de les initier a ce qui pourrait changer un peu le rapport au monde d'une génération toujours en prise avec les autres.

"J'ai récemment fait une tentative avec des élèves de 6eme, que j'avais intitulée "les ateliers du bonheur"", raconte-elle. Une série de séances de deux heures avec une classe, pour apprendre a apprécier le silence, à s'écouter et se passer la parole, à ressentir son corps et contrôler ses émotions montantes. " Cette expérience a été si convaincante que les enseignants de cette classe l'ont poursuivie en conservant les principaux éléments: les quelques minutes de silence les yeux fermés avant de commencer les cours, la réglette d'humeur matin et soir pour mesurer son état intérieur, prendre sa température émotionnelle". S'y ajoute l'observation de son corps sa posture et la prise de conscience de son souffle.

Cette expérience avec les collégiens, celle qu'elle mène dans ses centres thérapeutiques font dire a Jeanne Siaud-Facchin que " l'introduction de la méditation a l'école devrait être inscrite au programme de l'éducation nationale. C'est de l'éducation préventive qui ne nécessite aucun moyen ni aucun poste supplémentaire et qui permettrait d'enrayer tellement de difficultés scolaires" estime-elle.

Dans ce lot de difficultés, Mme Siaud-Facchin place le stress des élèves, leur peur de l'échec, leur crainte de prendre la parole mais aussi leur manque de confiance en eux. " Et surtout toutes ces difficultés d'attention, de concentration de mémorisation, qui font souffrir enfants et parents, qui insupportent les enseignants et qui constituent le plus fort pourcentage de consultations psychologiques".

Face a la violence, la praticienne répond méditation. Face aux petits conflits aussi. Et les parents ne sont pas hors boucle; eux qui à ses yeux devraient aussi s'y mettre un peu pour adoucir l'heure des devoirs.
Mme Siaud-Facchin qui a beaucoup travaillé sur l'enfant surdoué et sur la difficulté scolaire propose là un autre chemin. A le lire, il semble à la portée de tous. En racontant son ouverture a ce nouvel univers, la psychologue veut surtout convaincre de la facilite de ce chemin. Et si on lui laissait le mot de la fin c'est sûrement un "méditez vous verrez" qu'elle aimerait lancer.

Méditation et enfance (3)

Par Le 14/09/2012

 

Première séance aujourd'hui et c'est toujours un grand bonheur. Trente enfants de CM2, totalement à l'écoute d'eux-mêmes, silence complet, personne ne bouge, les yeux fermés, les mains  sur le ventre pour accompagner la respiration.

Le calme en soi. Une nécessité pour gérer le chaos extérieur et ne pas lui succomber, apprendre à se connaître, à observer les phénomènes intérieurs.

Sept jours de classe depuis la rentrée. Déjà énormément de vécu existentiel, de partages et d'écoute. L'essentiel se met en place. Le reste suivra. Je le sais.


Un livre et un CD particulièrement adaptés aux enfants, une merveille, un accompagnement idéal.

"CALME ET ATTENTIF COMME UNE GRENOUILLE"

http://www.commeunegrenouille.fr/crbst_1.html

 

La grenouille est un drôle d’animal.

Elle peut sauter très loin, mais elle peut aussi rester immobile.
Elle remarque tout ce qui se passe, mais ne réagit pas à chaque fois. Elle respire, tranquillement. Elle ne se laisse pas entraîner par les idées qui lui passent par la tête. Elle est calme. Tout à fait calme. Son ventre se gonfle et se dégonfle, il va et il vient.
L’enfant peut faire exactement la même chose : il peut être à la fois calme et vigilant. Il lui suffit de faire attention, attention à sa respiration.
 
Eline Snel est thérapeute. Elle a adapté la méditation aux enfants. Avec l’image de la grenouille, elle leur apprend à se détendre, à s’apaiser et à mieux se concentrer.
Elle intervient dans de nombreuses écoles aux Pays-Bas et donne des cours aux instituteurs et aux psychologues.
Les bienfaits de sa méthode sont tels que le ministère de l'Education a décidé d'offrir à tous les enseignants qui le souhaitent une formation dans son Académie.
A la demande de nombreux parents, elle a écrit ce livre pour qu’ils méditent avec leurs enfants.

The end of the ocean.

Par Le 13/09/2012

J'ai toujours eu besoin d'une musique pour accompagner l'écriture d'un roman.

Cette fois, "A coeur ouvert" s'écrira avec "The end of the ocean. "

Tourne en boucle inlassablement...

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