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Jour du dépassement global.

Par Le 24/08/2012

En fait, j'en viens à me dire que ça ne sert à rien que j'écrive sur ce blog des réflexions personnelles tant il y a de sujets, d'articles, de vidéos, de conférences à lire, écouter, voir et à "encaisser"...


http://www.maxisciences.com/terre/22-aout-2012-jour-du-depassement-global_art26253.html


Aujourd'hui s'épuisent les ressources naturelles que la Terre peut produire en un an. Ce "jour du dépassement global" arrive chaque année un peu plus tôt, ce qui implique une accélération importante du mécanisme de dégradation de notre planète.

Ce mercredi 22 août marque le jour où l'humanité a épuisé son budget annuel de ressources naturelles, c'est-à-dire le "jour du dépassement global" ou "global overshoot day". Il correspond au moment où toutes les ressources que peut produire la Terre en un an sont utilisées. Nous allons donc vivre à crédit pendant les 131 jours qui nous séparent du 1er janvier 2013. Pendant toute cette période, les ressources naturelles qui vont être exploitées aggraveront la situation environnementale de la planète.

L'organisation non gouvernementale Global Footprint Network (GFN) indique que "pour la suite de l'année, nous allons entretenir notre déficit écologique en consommant les réserves de ressources locales et en accumulant du dioxyde de carbone dans l'atmosphère". Le groupe a créé en 2003 un indicateur qui "permet de conceptualiser l'écart entre ce que la nature peut régénérer et ce qui est requis pour alimenter l'activité humaine". L'indicateur compare en fait la quantité de ressources naturelles disponibles et la consommation réelle dans chaque pays. Il se nomme "empreinte écologique" et se calcule en hectare global par habitant (hag/hab).

Les dernières données traitées datent de 2008. Cette année-là, l'empreinte écologique mondiale s'élevait à 2,7 hag/hab alors que la capacité limite était de 1,8 hag/hab. Et en 2012, selon le GFN : "En à peine 8 mois, nous avons utilisé les ressources naturelles renouvelables et la capacité de séquestration de CO2 que la planète peut durablement supporter cette année". Les principaux responsables de ces dégâts seraient le rejet massif de CO2 (55% de l'empreinte écologique mondiale) et l'exploitation des milieux naturels.

Un processus qui s'accélère 

L'humanité vivrait "au-dessus de ses moyens" depuis les années 1970 et le processus s’accélérerait au fil des années. En 2000, le "jour de dépassement global" avait lieu bien plus tard dans l'année, le 1er novembre. En 2005, les ressources étaient épuisées le 20 octobre et en 2011, le 27 septembre. Le fondateur de GFN, Mathis Wackernagel, souligne "un déficit écologique qui se creuse de manière exponentielle depuis cinquante ans". De plus, l'étude de l'association ne prend pas en compte les risques de pollution (chimique, radioactive, etc.), trop difficiles à mesurer, qui augmentent encore les dommages de la planète. Le président du GFN met en garde : "La dégradation des milieux naturels se traduit inévitablement par une baisse des surfaces productives et notre dette, qui s'alourdit, condamne aux dépens les générations futures".

Actuellement, une planète et demi nous permettrait de tenir toute l'année et nous nécessiterons deux planètes de ressources naturelles d'ici moins de 30 ans, d'après le GFN. Mais certains pays exploitent bien plus de richesses naturelles que cette moyenne. C'est notamment le cas du Koweït et des Émirats arabes unis qui consomment 11,7 hag/hab. Le CO2 produit par le Quatar aurait besoin à lui seul de cinq planètes Terre pour être totalement absorbé. Parmi les 149 pays pris en compte, 60 seraient responsables de la surexploitation. La France se positionnerait en 23ème position des états aux empreintes écologiques les plus élevées. Ses besoins dépasseraient de 70% ses ressources naturelles, bien au-delà de la moyenne mondiale. 

Par ailleurs, les chercheurs estiment que la biodiversité a diminué de 30% entre 1970 et 2008 et que pas moins de 0,01% des espèces vivantes s'éteignent annuellement. Selon Florian Kirchner, chargé du programme sur l'extinction des espèces de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) : "Il existerait sur Terre entre 15 et 20 millions d'espèces animales et végétales. Parmi elles, 19 817 sont en train de disparaître". Mathis Wackernagel pense que la non-régénération de la planète causera la faillite du système, que ni l'austérité ni la croissance ne pourront entraver "car la tendance finira par se renverser, que ce soit à dessein ou par désastre".

Energie libre

Par Le 23/08/2012

SUR LE SITE "jaiundoute.com"

Aussi passionnant que tout ce qui a été écrit par Nicolas Tesla.

http://jaiundoute.com/actualites/actualite-sciences/02/2012/moteur-magnetique-et-surnumeraire/

Imaginez une énergie libre, infinie (ou presque), propre, mais surtout accessible à tout le monde. Une telle invention aurait des conséquences très positives pour l’environnement. Et si l’énergie libre n’était pas une fiction, mais belle est bien une réalité ? Les scientifiques parlent de plusieurs formes d’énergies libres, mais nous allons nous intéresser à une d’entre elles qui a attiré notre attention, car plusieurs personnes affirment qu’elle existe déjà. C’est l’énergie magnétique qui est utilisée pour faire des moteurs qui tournent sans avoir besoin d’une force autre que celle des aimants, les générateurs surnuméraires qui produisent plus d’énergie que ce qu’ils consomment ou la combinaison des deux à la fois.

Plusieurs vidéos existent sur le net expliquant le principe du moteur et du générateur magnétique. Nous fournissons dans cet article plusieurs éléments qui vous permettraient de comprendre le principe et de vous lancer si vous êtes bricoleurs. Le système fonctionnant le mieux, c’est celui du générateur surnuméraire. Nous devons cette invention à Leon Raoul Hatem parfois surnommé « l’horloger de l’Univers ».

En peu de mots, un moteur électrique entraine un ou plusieurs générateurs qui produisent plus d’électricité que ce qu’ils consomment. Une fois le système en marche, vous pouvez alimenter le moteur électrique par l’énergie venant des générateurs. Supposons qu’il vous faut 200Watts pour le moteur électrique et les générateurs surnuméraires vous fournissent 400Watts. Vous fournissez 200Watts au moteur électrique et il vous reste un excédent de 200Watts. C’est peu, mais ce n’est qu’un exemple. Parfois, les 200Watts consommés peuvent fournir jusqu’à 14KW comme on peut entendre sur le reportage de France 3 (vers 5 min 45 s).

Pour éviter les malentendus, l’énergie magnétique ne crée pas un mouvement perpétuel, les aimants ont besoin d’une certaine quantité d’énergie pour être fabriqués et ils ont une durée de vie d’environ 400 ans pour les aimants néodyme. Il est probable qu’une certaine démagnétisation s’opère du fait d’une utilisation intensive de ces moteurs. Dans tous les cas, le cout économique, énergétique et environnemental restera nettement inférieur aux énergies actuelles.

Nous avons choisi les vidéos les plus pertinentes et une série de fichiers en PDF fournissant toutes les informations dont vous aurez besoin et que vous pouvez trouver sur internet si vous souhaitez en construire un vous-mêmes. Cependant, une question reste sans réponse. Pourquoi n’avons nous pas entendu parler avant de tout cela ? 

Premièrement, imaginez que nous puissions passer à un monde où les voitures n’ont pas besoin de carburant, un monde ou EDF n’a plus d’utilité si ce n’est que pour l’entretien des générateurs magnétiques, un monde ou le gaz serait inutile, car nous aurions des cuisines et un chauffage électrique alimenté gratuitement. Cela serait désastreux et les personnes proposant un tel type d’énergie se feraient beaucoup d’ennemis, car l’industrie de l’énergie électrique, celle du pétrole et celle du gaz naturel, représente des centaines de milliards de bénéfices tous les ans. Même si nous aurions toujours besoin de TOTAL, SHELL ou BP pour fabriquer tous les autres produits à base de pétrole, leurs bénéfices seront touchés considérablement.

Sans partir jusqu’à la conspiration, les industries énergétiques n’ont aucun intérêt à une invention d’une énergie libre, peu importe son origine ou sa technologie. Plusieurs exemples existent à travers l’histoire. Nous vous proposons de regarder le documentaire de la série « Les Archives oubliées » qui parle de Nicola Tesla, ses recherches et ses rapports avec ses financiers. Parmi eux, nous trouvons JP Morgan, un personnage important de l’histoire des finances aux États-Unis. 

Un autre exemple, c’est le documentaire « Qui a tué la voiture électrique ? » qui démontre encore une fois la puissance de ces industries et leur capacité d’influencer les décisions politiques qui déterminent les directions des recherches technologiques. Saviez-vous qu’il y avait presque deux fois plus de voitures électriques que de voitures thermiques en 1900 ? Nous voyons souvent la voiture électrique comme une invention moderne et révolutionnaire, mais c’est une technologie que nous maitrisions bien depuis plus de 100 ans. Nous vous proposons également le film documentaire « Thrive » qui parle de plusieurs sujets, mais un d’entre eux, c’est la puissance du lobby pétrolier.

Encore une fois, il ne s’agit pas de conspiration, mais une simple histoire d’intérêts. Nous pensons que le moteur magnétique reste à l’ombre à cause de ces industries énergétiques et leurs lobbys puissants. Si vous avez des éléments supplémentaires concernant le générateur surnuméraire, cet article restera ouvert à vos propositions, connaissances ou témoignages. Contactez-nous en apportant vos infos et nous les publierons après vérification. Un sujet qui mérite largement notre attention.

Voici une Playlist Youtube de vidéos sur les moteurs magnétiques ainsi que des plans de construction de moteurs (en anglais).

 

Plans PDF

Plans en PDF en anglais. Taille : 83 Mo

 

Nature et comportement (spiritualité)

Par Le 22/08/2012

Il n'y a pas de "race humaine".

Il n'y a que des comportements.

Ils sont intrinsèquement liés à l'environnement.

Les besoins physiques sont les mêmes.

Les besoins psychologiques sont éducatifs.

C'est l'éducation qui peut conduire l'homme à découvrir sa nature.

Il lui faudra pour cela se défaire de l'éducation matérielle pour accéder à l'éducation spirituelle.

La Conscience d'appartenir à une communauté vivante, humains, animaux, plantes et d'être accueilli par une Planète vivante elle aussi restera l'objectif ultime pour se libérer de l'éducation matérielle.

Les besoins psychologiques ne sont pas des besoins physiques.

Ils sont l'éveil de l'esprit. 

Zeitgeist, le documentaire en Français.

Par Le 22/08/2012

Le film qu'il convient d'avoir vu, qu'il convient de revoir et par-dessus tout qu'il convient de partager...

Changer le paradigme de l'éducation.

Par Le 22/08/2012

Sur la pensée divergente.

J'ai un doute sur la dette publique.

Par Le 22/08/2012

Toutes leurs vidéos sont remarquables.Il ne reste qu'à lire tout ce dont ils parlent pour compléter.

On peut aussi regarder et écouter les discours d'Hugo Chavez et lire la constitution vénézuélienne. C'est très instructif.

J'aiundoute.com

J'ai un doute sur la politique.

Par Le 22/08/2012

Rien à ajouter. C'est excellent.

Jeux vidéo

Par Le 21/08/2012

Si, si, à ce qui paraît, l'espèce humaine est la plus évoluée...


http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/La-Coree-du-Sud-combat-l-addiction-aux-jeux-sur-Internet-_EG_-2012-08-02-838232

La Corée du Sud combat l’addiction aux jeux sur Internet

Une législation unique au monde, en vigueur depuis un mois, permet aux parents de contrôler l’accès de leurs enfants aux jeux en réseau.

Café Internet à Séoul. Le gouvernement estime à 10 % la proportion d’adolescents concernés par le...

(KIM JAE-HWAN / AFP)

Café Internet à Séoul. Le gouvernement estime à 10 % la proportion d’adolescents concernés par le problème de l’addiction aux jeux.

Le gouvernement prend très au sérieux les dangers de la « dépendance à Internet », à laquelle l’industrie des jeux est désormais sensible.

Les jeux vidéos servent de refuge pour des adolescents frustrés par une compétition scolaire exacerbée.

Avec cet article

La société sud-coréenne se considère avec fierté comme la plus connectée du monde. Mais, dorénavant, ses enfants seront aussi les plus surveillés de la Toile : depuis le 1er  juillet, les parents peuvent décider des horaires pendant lesquels leur progéniture est autorisée à jouer en ligne. La loi s’applique aux 100 jeux en réseau les plus populaires au pays du Matin calme. Après s’être identifiés sur un site Internet gouvernemental, les parents indiquent les jours et les horaires de jeu autorisés. Le site permet aussi de contrôler à quels jeux leurs enfants sont inscrits, et combien d’argent ils y ont dépensé. Quand l’enfant s’inscrit à un nouveau jeu, une autorisation parentale est désormais obligatoire.

Ces nouvelles mesures s’ajoutent à la fameuse « loi Cendrillon », mise en place en début d’année malgré la forte opposition de l’industrie du jeu vidéo, qui oblige à couper automatiquement l’accès au réseau des joueurs de moins de 15 ans entre minuit et 6 heures du matin. « La nouvelle loi est vraiment excellente. Elle permet à chaque famille de gérer de façon autonome le jeu des enfants »,  se félicite Cho Eun-sook, directrice d’un centre d’aide contre la dépendance à Internet à Séoul. « Mais ces outils ne seront efficaces que si les parents s’en servent,  tempère-t-elle. Pour le moment, aucun plan n’est prévu pour les sensibiliser au problème. »  

Le centre d’aide de Cho Eun-sook est financé par le gouvernement, qui a fait de la lutte contre l’addiction aux jeux sur Internet un de ses nouveaux chevaux de bataille. « Les jeux en ligne sont comparables à une drogue » , a ainsi affirmé à la télévision Choi Young-hee, ministre de la famille. Une série de faits divers sordides a frappé l’opinion et encouragé les autorités à réagir. Le plus récent a eu lieu en avril : une joueuse a accouché dans les toilettes d’un café Internet, puis a tué son bébé avant de reprendre sa partie.

«Certains n’arrivent pas à trouver leur place dans la société»

Les patients de Cho Eun-sook sont en majorité des enfants « qui présentent tous les symptômes d’une dépendance : état de manque, besoin maladif de jouer, accoutumance »  : « Certains abandonnent l’école, ils vivent reclus chez eux et ne font rien d’autre que jouer. »  Le gouvernement estime que 10 % des adolescents sont concernés, à divers degrés de gravité.

Les nouvelles mesures de contrôle semblent être mieux acceptées par la puissante industrie du jeu vidéo. « Le système n’est pas parfait et les enfants peuvent toujours le contourner. Mais c’est une bonne chose pour les parents »,  reconnaît Han Hye-young, représentante de l’une des principales entreprises coréennes du secteur. Sa société a déjà installé de sa propre initiative des systèmes de contrôle parental.

 « L’industrie du jeu est en train de changer,  observe Cho Eun-sook. Les entreprises ont compris que, pour survivre, elles doivent répondre à la question de l’addiction. »  La psychologue rappelle cependant que la législation, aussi utile soit-elle, ne s’attaque pas aux véritables racines du problème : une compétition scolaire exacerbée dès le plus jeune âge et un culte de la réussite sociale, facteurs de profondes frustrations.

 « Certains n’arrivent pas à trouver leur place dans la société et se sentent exclus » , explique Hoon-hyun, lycéen de 18 ans. Pour sa génération, l’endroit naturel où s’amuser entre amis à la fin des cours, c’est le café Internet et les mondes virtuels. « Quand on dispose d’un niveau de technologie élevé, comme en Corée ou au Japon… eh bien, le moyen le plus facile d’échapper à ses problèmes, c’est de se réfugier dans les jeux vidéos. »  

FRÉDÉRIC OJARDIAS, à SÉOUL

Besoins physiques et psychologiques. (spiritualité)

Par Le 21/08/2012

Depuis l'apparition de l'homme, les besoins physiques ont été une priorité vitale : se nourrir, se protéger, se réchauffer, se reproduire. Lorsque l'homme est enfin parvenu à maintenir la préservation de ces besoins essentiels, il a pu s'adonner à l'amélioration progressive de ces paramètres. Il n'était plus dans l'urgence mais dans la réflexion. L'objectif restait le même mais la cohésion, les échanges, les progrès des outils, le développement de l'intelligence, de l'observation, du partage, ont permis une évolution lente et pérenne.

Comme l'a démontré Abraham Maslow, nos besoins sont hiérarchisés. Lorsque les besoins qui se trouvent au bas de l'échelle sont assouvis, nous sommes libres de progresser vers des besoins plus élevés. C'est là qu'apparaissent les besoins psychologiques : l'identification, l'ego, la reconnaissance sociale, l'estiime de soi, le pouvoir, la sécurité matérielle, le contrôle de l'avenir etc...

  Ces besoins psychologiques, dans des sociétés matériellement développées, sont devenus prioritaires. Les besoins primaires sont assurés. ( Pas pour tous...)

Il me semble que les besoins psychologiques se sont développés dans un registre similaire à ceux des besoins physiques. Une compétition pour survivre. 

Tout s'est axé sur la possession matérielle.

"Pour être, j'ai besoin d'avoir..."

Mais on sait que "l'avoir" est à la source de la perte de "l'être." Etant donné que la possession matérielle peut être perdue ou qu'elle peut être dépassée par celle des congénères, il s'installe immanquablement la peur. Cette peur primale de l'homme qui tentait de survivre se perpétue finalement à travers les besoins psychologiques. Monumentale erreur.

    Les besoins psychologiques auraient dû être assouvis à travers la démarche spirituelle, la connaissance de l'être et non la connaissance de l'avoir. Mais cette quête n'est pas intéressante d'un point de vue matériel étant donné qu'elle conduit les individus à une auto-satisfaction très simple, dénuée de toute recherche de possession. Je ne peux que me posséder moi-même...Et pour y parvenir, une vie entière me sera nécessaire.

Financièrement, c'était un désastre.

Je cherche donc à identifier "l'instant T" qui a vu l'homme basculer dans cette dimension matérialiste et si possible les instigateurs du désastre. 

Car enfin, comment peut-on concevoir que l'espèce la plus évoluée d'un point de vue cérébral (encore faudrait-il savoir clairement quel est le degré de "connaissances" des dauphins, orques et autres mamifères marins...) puisse contribuer à la dégradation de la planète qui l'accueille ? Comment expliquer qu'une espèce aussi "évoluée", biologiquement,  puisse être aussi immature, spirituellement ? De quand date cette rupture, ce virus interne, ce plantage dans l'évolution réelle ? 

Toute forme de satisfaction psychologique est instable, éphémère, chaotique dès lors qu'elle est issue d'un fonctionnement qui n'a pas su se séparer clairement  de l'assouvissement des besoins physiques. Vouloir atteindre la plénitude en amassant des données extérieures à soi est un leurre. L'impermanence génère la peur et aboutit irrémédiablement au renforcement des besoins psychologiques et donc aux besoins matériels. L'humanité est même parvenue à y perdre son "bon sens"...

Les besoins physiques, avec le temps, sont devenus des désirs. "Toujours plus " disait François de Closets. 

Les besoins psychologiques ont bien entendu suivi la même voie. C'était inévitable puisqu'ils n'ont jamais été dissociés comme cela aurait dû être fait. Mais les Maîtres du marché ne s'en sont jamais plaints. La voie matérielle était bien plus accessible au grand nombre. Il n'était pas nécessaire d'y consacrer une vie entière. La masse y a vu le clinquant avant d'en percevoir les noirceurs...

Le conditionnement éducatif a engendré les armées de fidèles. Il leur restait à s'engager à leur tour dans ce "progrès".

 "Je suis commercial, riche, marié, père, amant, supporter de foot, j'ai une villa sur la Côte d'Azur, j'ai même une Rollex et je n'ai pas encore cinquante ans : bref, j'ai réussi ma vie."

Une toute petite caricature...

J'ai une montre qui coûte vingt euros et elle donne l'heure, elle sonne et elle s'éclaire la nuit. Comme une Rollex.

Si on faisait la liste de tout ce qui a été inventé par l'homme et qui ne sert absolument à rien d'autre qu'à assouvir les besoins psychologiques matérialistes, une vie n'y suffirait pas, là aussi... Où est donc cette fameuse intelligence ? Epuisement des ressources naturelles pour assouvir des besoins pervers...Je n'y vois pas la marque d'une espèce évoluée.

KAMELOTT

Par Le 16/08/2012

"Les Grands chefs, ils ne se battent que pour la dignité des faibles".

MESSAGE POUR LES HOMMES POLITIQUES.

Ceux qui ont tant à apprendre.

Cette série est un chef d'oeuvre absolu. Et jamais, je ne m'en lasserai. Pour les acteurs, les textes, la profondeur, la musique, l'ambiance. Il ne s'agit pas seulement d'une comédie. Loin de là...

Merci Monsieur Astier. Infiniment.

Handisport

Par Le 15/08/2012

handisport.jpgJe rappelle que les gros nantis du CIO ont fait éteindre la flamme olympique. Une honte. Du dégoût.

Ces athlètes sont parvenus à surmonter leur handicap et ils devraient avoir toute la reconnaissance, l'attention, l'amour que les peuples portent à leurs sportifs valides.

L'instant présent.

Par Le 15/08/2012

Je fais une distinction entre le présent et l'instant présent.

Je lis parfois qu'il faut rester dans l'instant présent. Je pense que pour y parvenir, il convient au préalable d'avoir identifié le présent et d'avoir appris à en nourrir l'instant présent.

Vivre dans le présent consiste à unifier en soi les expériences du passé et à s'en servir pour les projets à venir.

Un exemple : Pour notre raid à vélo, on a cherché à se souvenir des erreurs qu'on avait commises dans les raids précédents, du matériel trop lourd ou finalement inutile, une préparation physique trop intense et qui avait consommé trop d'énergie ou une préparation physique insuffisante qui ne nous permettait pas d'assumer les efforts. Il convient de la même façon de cartographier minutieusement le parcours et d'anticiper sur d'éventuelles variantes. C'est un travail sur le passé et sur le futur, la lecture attentive des expériences pour se projeter sur celle à venir. C'est là que le présent prend forme. Et une fois que ce présent est clairement validé, l'exploitation pleine et entière de l'instant présent sera rendu possible. L'instant présent sera au coeur du présent.  

Allan Watts

Par Le 13/08/2012


"Le Moi est une image sociale à laquelle l'esprit apprend à s'identifier. Il est le rôle que la société prescrit à l'individu afin de pouvoir tabler sur un centre d'action stable dont on peut prévoir le comportement parce qu'il oppose une résistance inébranlable aux mouvements de la spontanéité. Une extrême souffrance ou l'imminence de la mort l'empêchent de tenir ce rôle, si bien que ces fat
alités s'associent à la honte et aux angoisses endurées par l'enfant que nous fûmes lorsqu'il s'agissait de devenir un Moi acceptable pour autrui. La mort et l'agonie sont redoutées comme une déchéance, et le combat qui les accompagne est un effort désespéré pour tenter de sauver un mode de sentir et d'agir acquis comme un rang social."




"La fascination qu'exerce la certitude de la mort peut nous laisser figés de stupeur, jusqu'au moment où une illumination nous révèle que ce n'est pas la conscience qui meurt, mais la mémoire. S'ouvrir à cette vérité, c'est s'ouvrir à un singulier sentiment de solidarité -d'identité- avec les autres créatures et commencer à comprendre le sens de la compassion.

Le Moi lutte sans relâche contre la dissolution qui serait justement sa délivrance."



"On pourrait concevoir la délivrance comme l'ultime profondeur de l'échec spirituel, un degré d'échec où l'on ne peut même pas revendiquer ses vices. Dans la conscience de cette réalité momentanée et vide, le Bodhisattva connaît un désespoir au delà du suicide. L'Ego s'évanouit avec les illusions où l'on ne rencontrait que vide dans sa résistance acharnée au vide, souffrance dans sa fuite devant la souffrance, et contraction dans son effort pour se décontracter. Mais en s'évanouissant, il s'abandonne au vide même où resplendissent le soleil, la lune, et les étoiles."





"La spontanéité n'est somme toute qu'une totale sincérité -la personne étant toute entière dans son acte sans la moindre réticence- à laquelle l'adulte civilisé n'est guère poussé que par un désespoir extrême, une souffrance intolérable, ou l'imminence de la mort. D'où le dicton: "le désastre de l'homme est l'occasion de Dieu".

Alan Watts
 

 

Dieu

Par Le 13/08/2012

Rien à ajouter.

En dehors du fait qu'en France, aujourd'hui, cet enfant serait passé à la porte dès qu'il aurait dit au professeur qu'il avait tort. Einstein a eu de vrais professeurs sans doute.

"Bon courage"

Par Le 13/08/2012

Pendant notre raid à vélo de Clermont-Ferrand à Sète, j'étais surpris à chaque fois qu'à la suite d'une rencontre et d'une discussion, notre interlocuteur nous disait en partant : "Bon courage".

Mais quel courage ? Il n'est nullement question de courage dans cette situation.

Le mineur qui descend tous les jours dans des galeries instables en Chine, au Pérou, en Zambie, lui, il a besoin de courage. Il y va pour faire vivre sa famille et lui-même. Il n'a rien choisi. Ou alors il aurait choisi autre chose.

Ce que cette expression révèle lorsqu'elle nous était attribuée, c'était bien l'image associée à l'effort que nous allions produire. Pour certaines personnes, cela relevait du calvaire. Incompréhension totale qui se lisait quand ils observaient notre chargement dans nos sacoches.

 C'est effrayant au final. Cette perception de l'effort physique qui ne serait qu'un chemin de croix.

  Cette incapacité à comprendre que ces heures à pédaler produisaient des effets merveilleux sur notre être intérieur, que cette exploitation partielle de nos forces engendrait un état d'épuration.

On a même découvert à la fin du parcours que Nathalie et moi avions eu envie parfois la nuit de démonter le camp et d'enfourcher les vélos, sans attendre le jour, comme une euphorie qui ne pouvait plus patienter. On s'obligeait à dormir...

J'avais des musiques qui tournaient en boucle, celles que j'avais écoutées dans une montée, un col, un passage où il avait fallu pousser les vélos. Tous les paysages étaient là, en moi, inscrits dans les notes de musique. Et d'écouter intérieurement ces airs qui revenaient comme en écho stimulait mon corps, comme s'il était mû par une énergie indocile, un courant électrique qui crépitait dans mes muscles.

Quel courage ? Il n'est pas question de courage. Cette concentration sur la poussée des jambes, remonter la jambe gauche pendant que la droite appuie, le relâchement de la nuque, se défaire des crispations des épaules, la mélodie des souffles et le coeur qui cogne comme un tambour, les pensées qui ruissellent sur la route et l'esprit qui se vide, cet éclat de rire qui survient parfois, une fulgurance de bonheur.

Le courage ne délivre pas ce genre de plénitude. Le courage suppose un combat.

Un pompier qui entre dans une maison en flammes fait preuve de courage. Il maîtrise sa peur face à l'inconnu. Une situation périlleuse n'est jamais similaire à une autre, il y a nécessairement une part d'inconnu.

Les exemples sont nombreux.

Nous, nous étions en paix. Nous n'avions pas besoin de courage. Nous étions nourris par l'amour de ce que nous faisions.

 

 

La logique et le bon sens.

Par Le 13/08/2012

Je distingue nettement ces deux notions.

La logique a un rapport fondamental avec la pensée, le raisonnement, la dialectique. Il suffit de lire les textes de Descartes, de Kant ou de Leibniz. C'est un travail intellectuel avant tout.

Le bon sens prend son envol dans la vie elle-même, dans sa pratique, dans le concret.

La logique n'est pas nécessairement nourrie du bon sens. Les progrès technologiques sont issus de démarches logiques inhérentes aux progrès antérieurs. La logique s'entretient et se nourrit d'elle-même.

Le bon sens est une logique naturelle de l'esprit lorsque l'individu n'est pas porté par des intentions dénuées d'universalité. C'est là que la distinction essentielle prend forme. La logique peut être dénuée d'humanité. C'est là qu'elle devient dangereuse. L'euphorie des découvertes logiques peut effacer dans l'individu toute notion de bon sens. Les premières connaissances sur la fission nucléaire ont "logiquement" dérivé sur la bombe.

 La logique sans le bon sens peut générer des abominations. C'est logique...

S'immoler au pied de l'Etat.

Par Le 13/08/2012

Rien que l'idée est une abomination et révèle la désespérance absolue.

"En Occident, on vit exaspéré et on meurt désespéré. " Gilbert Cesbron.

"La société politique contemporaine : une machine à désespérer les hommes. " Albert Camus;

Il me semble qu'un service de l'Etat devrait être irréprochable dans la gestion des situations humaines ou alors, c'est que ces services sont tombés dans la même machinerie que les sociétés privés : la rentabilité.

De nombreux dossiers sont bloqués pour absence de documents. La gestion de ces dossiers étant faite par des personnes différentes auxquelles il faut réexpliquer pour la nième fois la situation contribue à cette impression d'impuissance devant cette machinerie.

L'humiliation ressentie devient un cauchemar permanent. L'allocataire devient à ses propres yeux un assisté coupable. Au lieu d'être une assistance, un accompagnement, un soutien, la démarche sociale devient un calvaire, une lutte constante, sans fin. L'épuisement conduit à la désespérance. Dans le désespoir, il y a son opposé : l'espoir. Dans la désespérance, il n'y a plus rien.

Ca n'est pas tant les gestionnaires de ces dossiers qui sont à blâmer. Ils obéissent à des DIRECTIVES. En dehors du sadique qui s'amuserait de la détresse quotidienne qu'il côtoie, je reste persuadé que dans ces personnels de la CAF ou du Pôle Emploi, nombreux sont les employés qui souffrent intérieurement de cette misère sociale. Il leur est certainement ardu, dans le flot continu de "dossiers", de trouver le juste équilibre entre l'obéissance servile aux directives qu'ils reçoivent et cette empathie attentive qui reste en leur pouvoir. Manque de moyens, manque de personnels, manque de temps, la gestion de l'urgence, le poids de la hiérarchie, les obligations de rendement, voire de rentabilité...Il est facile pour les Ministres de demander aux personnels d'être "attentifs". Ce ne sont pas ces personnels qui ont établi les directives.

J'abhorre ces nantis qui s'octroient un droit de morale.  


http://www.liberation.fr/societe/2012/08/09/immolation-d-un-allocataire-les-caf-des-yvelines-fermees-au-public-jeudi_838707

L'homme qui s'est immolé à la CAF de Mantes-la-Jolie est mort.

Privé de RSA depuis mai, le quinquagénaire avait tenté de s’immoler par le feu mercredi dans les locaux de la Caisse d’allocations familiales à Mantes-la-Jolie (Yvelines).

Privé de RSA depuis mai, cet allocataire de 51 ans, à qui on réclamait pour la quatrième fois des pièces justificatives complémentaires, s'était aspergé d’un produit inflammable et y avait mis le feu, dans les locaux de l’agence CAF où il avait alors un entretien avec un conseiller pour évoquer sa situation.

Des employés avaient immédiatement éteint les flammes, empêchant le feu de se propager. Souffrant de sérieuses brûlures, le quinquagénaire avait été admis à l’hôpital Saint-Louis à Paris où il a succombé à ses blessures dimanche matin.

Prendre en compte les situations personnelles

La ministre déléguée chargée de la lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti, a appelé lundi à prendre en compte les situations personnelles des personnes en difficulté, après la mort d’un quinquagénaire qui s'était immolé à la Caf (caisse d’allocations familiales) de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

«Ce drame nous rappelle qu’il est important d'éviter toute rupture dans le suivi des personnes et qu’il est indispensable d’accompagner chacun de manière continue», a déclaré la ministre, dans un communiqué.

«Les situations personnelles, aussi complexes que diverses, doivent être prises en compte afin d’apporter un soutien aux personnes en difficultés», ajoute la ministre, sans viser, semble-t-il, le personnel de la Caf. «En première ligne face à ces difficultés sociales, le personnel de la Caf a rempli sa mission avec sérieux et compétence», a-t-elle précisé.

C’est la deuxième réaction gouvernementale à propos de cet acte désespéré après un premier communiqué, le 8 août, de la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine.

Dans un communiqué, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, avait «fait part de sa profonde émotion face à cet acte désespéré d’une personne que les difficultés de la vie ont manifestement conduit à un geste tragique».

«La souffrance des chômeurs (...) n'est pas prise en compte sérieusement»

Pour sa part, le Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP) a estimé que «la souffrance des chômeurs et personnes en situation de précarité n’est pas prise en compte sérieusement par les pouvoirs publics». Il en veut pour preuve que les réactions officielles «ont toutes insisté sur «une situation personnelle difficile»».

«Or, cet acte dramatique ne peut être interprété comme un cas isolé: service public débordé, règles injustes ou incompréhensibles, difficultés de communication entre agents et usagers sont le quotidien de beaucoup de personnes confrontées au chômage et à la précarité», ajoute l’association.

«Des deux côtés du guichet, la pression sociale est devenue insupportable, dans le silence des pouvoirs publics», a conclu le MNCP qui a sollicité une rencontre auprès de la ministre des Affaires sociales.

Les accueils de la caisse d’allocations familiales (CAF) dans les Yvelines étaient fermés au public jeudi dernier après la tentative d’immolation par le feu d’un allocataire privé de RSA depuis mai à Mantes-la-Jolie.

«Suite à l'événement dramatique survenu le 8 août 2012 dans notre agence de Mantes-la-Jolie, les accueils de la CAF des Yvelines sont exceptionnellement fermés aujourd’hui 9 août», avait écrit la Caisse dans un communiqué. «L’accueil de Mantes-la-Jolie est fermé pendant une semaine. La réouverture est prévue le jeudi 16 août 2012», ajoutait-t-on.

Le directeur financier de la CAF des Yvelines, Patrick Guéry, a précisé à l’AFP que la fermeture au public jeudi de l’ensemble des accueils de la CAF dans les Yvelines est un «symbole fort» après un «événement violent». Il s’agit uniquement d’une fermeture au public car l’activité des agents est «normale» et les dossiers sont «traités», a-t-il dit.

«Il y a toujours un état de choc à Mantes et l'émotion est profonde dans les autres centres car les agents se connaissent», a-t-il ajouté.

«Les personnels de la CAF sèment la désolation»

Le syndicat CFDT a par ailleurs exprimé jeudi dernier son «émotion» et une association de chômeurs a souhaité «plus d’humanité» après la tentative d’immolation de cet homme. «La CFDT tient à exprimer toute son émotion devant cet acte désespéré», indique le syndicat dans un communiqué.

«La CFDT réaffirme que la lutte contre la pauvreté et pour l’emploi doivent être deux priorités du quinquennat», poursuit la centrale qui «souhaite que la question des minima sociaux et l’accompagnement des personnes en grande difficulté soient débattus» lors de la conférence sur la pauvreté fixée par le gouvernement à l’automne.

Pour sa part l’Apeis (Association pour l’emploi, l’information et la solidarité) estime qu'«à être trop pointilleux, les personnels de la Caf sèment la désolation». «Certes il y a un manque de personnel mais pour 474 euros, réclamer à quatre reprises des papiers dont cet homme ne dispose pas, cela fait figure d’acharnement», estime l’organisation de chômeurs et de précaires.

Se défendant de critiquer spécifiquement les personnels, la porte-parole de l’Apeis, Christiane Grave, réclame «plus de compréhension et d’humanité dans les antennes», qu’il s’agisse des caisses d’allocations familiales ou de Pole emploi. «A force de dématérialiser les courriers, on perd tout côté humain et les gens sont complètement désespérés», a-t-elle déclaré.


L'expérience et le bon sens

Par Le 13/08/2012

"Rien dans notre intelligence qui ne soit passé par nos sens. "

Aristote.

De l'expérience vécue par nos sens, l'homme finit par composer une connaissance. L'homme préhistorique a bien dû essayer de tailler une pierre dure avec une pierre friable avant de comprendre qu'il lui fallait faire l'inverse. Chaque tentatitve, chaque expérience, les "échecs" comme les satisfactions constituent, à long terme, ce panel de connaissances qui continuera à évoluer au fil des générations.

Ces connaissances validées par de multiples expériences contribuent à l'éveil du "bon sens". C'est le bon sens de frapper une pierre tendre avec une pierre dure. Pas l'inverse. Le bon sens n'est pas une donnée innée, il se constitue par les sens, l'expérience, la transmission du savoir.

Faire usage de ce bon sens est une preuve d'intelligence.

Il convient pourtant d'être capable de remettre en cause ce bon sens s'il n'est plus qu'une tradition ancestrale, un conditionnement qui ne tiendrait pas compte des avancées de la connaissance. C'est faire preuve d'intelligence que de remettre le bon sens à l'épreuve du temps...

Là où le risque est grand, c'est lorsque l'individu ne parvient plus à juger de la pertinence des avancées de la connaissance.

L'invention de la bombe atomique était un non sens.

L'explosion de la dette des états est un non sens.

L'intelligence apparaît pourtant comme une donnée essentielle dans ces deux exemples. Il fallait être capable d'élaborer des pensées extrêmement complexes pour parvenir aux objectifs visés. Cette euphorie des spécialistes, quelque soit leur domaine, méprise le bon sens et porte aux nues cette "intelligence déshumanisée" dont le monde moderne regorge. C'est là que l'on peut parler de "société psycho-toxique". Lorsque l'intelligence prend le pas sur le bon sens. C'est comme si les individus sautaient une étape : les sens nourrissent l'expérience et les conclusions tirées des expériences développent l'intelligence, entraînant d'autres expériences et le développement de nouvelles connaissances...Mais le bon sens a été exclu de toute cette démarche sensorielle et cognitive. 

"La raison nous trompe plus souvent que la nature".

Vauvenargues.

"A la source de toute connaissance, il y a une idée, une pensée, puis l'expérience vient confirmer l'idée".

Claude Bernard.

On trouve là les deux visions antagonistes : celle du bon sens attaché à la connaissance ancestrale de la nature et celle du scientifique qui ne tient compte que de l'intelligence.

Un exemple flagrant est celui des haies...L'agricultre intensive a orchestré le remembrement des bocages afin d'augmenter les surfaces cultivables et le rendement.


wikipédia

À l'époque contemporaine, le bocage est bouleversé. La haie, les talus et le réseau hydraulique de fossés et mares associés, trois éléments qui se complètent pour créer les bocages les plus riches et écologiquement les plus stables sont également menacés par les mêmes causes ; l'apparition des tracteurs et des grandes machines agricoles, et de parcelles de plus en plus grandes. Les haies, encombrantes, sont détruites par les agriculteurs ou lors des remembrements. On souhaite de larges passages, les chemins et fossés sont agrandis, mis en culture ou laissés à l'abandon. La haie perd son caractère juridique.

Dans les années 1860-1990, le bocage a régressé ou disparu sur une grande partie de son aire antérieure : on estime à 40 000 km les haies détruites dans le seul département du Finistère et 2 millions de km pour l'ensemble de la France, non sans conséquences.

La gestion de l'eau s'en est trouvée bouleversée. Les destructions sont soupçonnées d'être à l'origine d'inondations et de sécheresses plus fréquentes et exacerbées, de pullulations d'insectes dits « nuisibles », de dégradation des sols et pollution de l'eau par le ruissellement et l'érosion. Parfois, les seules haies conservées sont dirigées dans le sens des pentes. La reconstruction est localement subventionnée, par exemple par les mesures agroenvironnementales, permettant la restauration des écosystèmes particuliers qu'abritent les haies.


Si tout le génie dont les hommes font preuve pour réparer leur erreurs, ils l'employaient à ne pas les commettre, on gagnerait du temps...

C'est bien évidemment la course au profit qui en est responsable. Le bon sens n'y résiste pas... Imaginer que la nature est un champ d'expérimentations libre de droits et d'attention est une erreur effroyable. Là encore, les Peuples premiers ne s'y sont pas trompés. Les Indiens Kogis n'ont jamais eu le moindre problème d'exploitation des sols pour la bonne raison qu'ils ne "l'exploitent" pas, ils les préservent. Nous cherchons à en "tirer profit" alors qu'eux en profitent. La nuance est de taille. La course au profit est une exagération de ce qui est proposé par la nature.

L'extension du nombre contribue bien évidemment à cette dégradation de l'équilibre. L'UE apparaît là encore comme une excroissance néfaste. Les lois du marché sont devenues l'unique référence, l'objectif prioritaire au nom de la libre concurrence, de la liberté du choix, du bonheur des masses...Vaste mensonge. Seul le profit mène ce monde et le bon sens est devenu l'ennemi du profit.

  L'avenir de l'humanité passera par la réduction des échanges, la simplification matérialiste des existences. Dans une société psycho-toxique, les citoyens sont des toxicomanes...

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