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  • Mon père

    Mon père a 91 ans. Il y a cinq ans, il a été victime d'un AVC qui l'a rendu aveugle. Il n'a plus l'usage de ses jambes. Touché par la "démence sénile" (expression que je trouve particulièrement violente), il perd la parole, il n'a quasiment plus aucun souvenir.

    Il ne se souvient plus de sa femme, ma mère, décédée en septembre 2025. Elle aussi a été victime d'un AVC en 2019. A la démence sénile s'est ajoutée la maladie d'Alzheimer. La dernière année de son existence n'a été qu'un calvaire. 

    Mon père est dans un EHPAD à dix kilomètres de chez moi. Je vais donc le voir souvent. Il ne se souvient pas de mon prénom mais ça lui revient à chaque fois au bout d'un certain temps d'échanges. Je lui parle de sa vie, de sa femme, de leurs voyages, de leurs métiers, de nos années en Bretagne. Il ne se souvient pas de mon frère, mort à 39 ans. 

    Il a énormément de mal à s'exprimer et moi à le comprendre. Il peut s'endormir en quelques secondes pendant que je lui parle. Demain matin, il sera peut-être mort mais il est également possible que dans un an, je passerai l'après-midi avec lui. 

    Depuis plusieurs mois, quand je vais le voir, on écoute des chansons de son époque. Charles Trénet, Charles Aznavour, Yves Montand, Georges Brassens, Jean Ferrat, Edith Piaf, Barbara, Dalida, Serge Lama, etc... Parfois, il y a quelques paroles de refrain qui lui reviennent et il est heureux. Je ne lui dis jamais a priori de qui il s'agit, ni de quelle chanson. Il est très rare qu'il arrive à retrouver les noms.

    Aujourd'hui, j'ai eu l'idée de lui faire écouter une musique de film, un de ces films préférés.

    Ce morceau-là.

    Et au bout de trente secondes, il a dit, fort et distinctement selon ses capacités, " Il était une fois dans l'ouest, ennio morriconne" et j'ai vu son visage s'illuminer, il a écouté encore puis il a continué "Comme c'est beau, comme c'est beau." L'harmonica avait suffi, dans sa mémoire, une étincelle avait jailli.

    Et j'ai vu les larmes couler sur ses joues, sur son visage réjoui, extatique et j'ai pleuré avec lui. 

    Puis enfin, quand la musique s'est arrêté, il a pris ma main, il l'a serrée fort, très fort, il a dit "Merci Thierry, merci mon chéri."

    Il y avait bien longtemps que je ne l'avais entendu parler autant.

    Et encore moins exprimer son amour pour moi avec un visage aussi illuminé. Pas juste des mots, tout son corps, tout ce qui est encore en état de fonctionner.

    La musique a un pouvoir immense. 

  • L'urgence d'écrire

    Tout le monde est au courant des évènements en Iran.

    Au-delà des drames inhérents à tous conflits armés, conflits armés que je suis dans l'incapacité de comprendre, où que ce soit, je me rends compte, depuis un moment déjà, que je n'écris pas assez vite et que la folie humaine est plus rapide que ma capacité à finir cette quadrilogie dans les temps, c'est à dire avant qu'elle ne devienne une fresque historique.

    L'acheminement du pétrole, c'est le sang dans les veines des pays occidentaux. 

     

    LE DESERT DES BARBARES

    Ils contemplèrent le coucher du soleil. Silencieux.

    Lorsqu’ils rentrèrent, Théo prépara le contact.

    « J’ai mis en place un système de traduction automatique sur l’écran de l’ordi. C’est pas de l’instantané mais ça permet de suivre sans être perdu. Tu verras, il y a des protocoles de prise de paroles. En général, Alec invite cinq personnes en fonction de leur situation géographique.

    - Il est en Angleterre ?

    - En Écosse, exactement. Mais lui, il a un système d’antennes tellement puissantes qu’il peut contacter quasiment n’importe qui en Europe. Et le réseau qu’il a établi permet de passer de l’un à l’autre, comme des sauts de puce, pour aller jusqu’à Vladivostok s’il en a envie. Moi, je suis limité à une partie de l’Europe, les pays limitrophes avec le Portugal, la Grèce, le Danemark pour les plus éloignés et pas toujours avec une bonne qualité. Mais, bon, ça me suffit et je n’ai ni le temps ni l’envie de passer des heures là-dessus. Tu n’imagines pas les passionnés qu’il y a dans ce milieu. Certains, pour que tu te fasses une idée, rêvent de contacter des extra-terrestres. Et leur installation, c’est autre chose que mon bricolage. Je ne suis qu’un tout petit amateur comparé à eux.»


     

    Ils attendirent en parlant des prochains trails. Laure avait envie de s’inscrire à une course à la fin du mois de septembre.

    « J’ai juste envie de voir où j’en suis. Si j’ai de nouveau du plaisir à la compet.

    - Tu serais toujours sponsorisée ?

    - Oui, ils ne me laissent pas tomber. Ils attendent que je retrouve mon niveau de l’an passé, quand j’étais au Kilimandjaro. Ils aimeraient bien que je tente le prochain UTMB, l’ultra trail du Mont-Blanc, l’été prochain. Je l’ai gagné il y a trois ans. Première féminine et vingt quatrième du général.

    - Tu es vraiment impressionnante.

    - Je l’étais. Mais, c’est sans pitié le sport de haut niveau. Un an d’arrêt, c’est minimum deux ans d’entraînement pour retrouver le rythme.

    - Contact », lança Théo.


     

    Les premiers mots d’Alec.

    Un accent très marqué.

    Laure se concentra immédiatement sur la traduction à l’écran.

    Elle lut et sentit aussitôt son ventre se nouer.


     

    « Changement de programme pour une alerte majeure. Il y a deux heures, attaques de drones missiles en Arabie Saoudite, terminaux pétroliers en feu, raffinerie, cuves, plusieurs explosions. Missiles et drones envoyés depuis le Yémen. Aramco, propriétaire des centres pétroliers, a dit que 50% de sa production était concernée. Hausse du prix du baril inévitable, réaction militaire des États-Unis, tensions sur les marchés financiers. L’Iran est accusé. Embrasement possible au Moyen-Orient. Plusieurs pays arabes, Égypte et pays du Golfe, ont appelé à des représailles contre l’Iran. L’arraisonnement de pétroliers dans le golfe d’Ormuz il y a quatre semaines avait déjà marqué un point chaud. Si des attaques de drones-missiles avaient lieu sur cette zone, la voie d’acheminement prioritaire du pétrole vers l’Occident pourrait être bloquée. À surveiller également des représailles terroristes envers les pays qui soutiennent l’Arabie Saoudite. La France lui a vendu des frégates l’an passé. La complexité de toutes les factions religieuses en place rend l’avenir très incertain. Craindre dans les prochains jours une extension du conflit. Approvisionnement du pétrole affaibli avec une possible rupture en cas d’aggravation. »

  • "Effondrée" d'Olivier Escalon

     

    Un film amateur qui prouve combien l'amateurisme peut être très, très talentueux. 

    Je suis un écrivain amateur et j'espère que la quadrilogie que je terminerai un jour sera aussi talentueuse. 

     

     

     

     

    Effondrée : Le film

    Olivier Escalon

    433 abonnés

    35 212 vues 23 janv. 2026 DRÔME

    Résumé : La civilisation s'effondre. Tim a fuit la ville pour trouver à manger et rejoindre ses parents, en vain. Affamé et assoiffé, il tombe par hasard sur la maison de Manon, une femme solitaire qui vie en autonomie dans la nature. Elle accepte de le nourrir en échange de son aide au potager mais dans deux semaines, il devra partir.

    Effondrée est un moyen-métrage auto-produit.

    Pour en découvrir plus sur le film, vous trouverez sur la Chaîne Youtube Olivier Escalon le making-of réalisé par Axel Bove, et un lien vers une émission de l’Atelier 7 présentée par Guillaume Desjardins de la chaîne RougeVertBleu où on rentre vraiment dans le détail de chaque rôle sur le tournage avec les membres de l’équipe.

    Écriture et réalisation : Olivier Escalon Manon : Murielle Huet Des Aunay Tim : Arnaud de Grandry Homme affamé : Roland Pistoresi Première assistante de réalisation : Kasia Balas Deuxième assistante de réalisation : Anna-Lena Rebaud Script : Lorette Faivre Chef Opérateur : Alexandre Mottart Chef électro : Adrien Picq Assistant cam et lumière : Matéo Colzi Baptiste Bertrand Alexandre Tornier Chef opérateur son : Nathan Morlevat-grivot Assistants son : Lina Badreddine Nicolas Noclin Cheffe Déco : Angélique Monbeig Assistante déco et accessoiriste plateau : Inga Adeline-Eshuis Maquillage coiffure : Nina Le Roux Costumes : Célia Poufarin Régisseuse générale : Julie Le Garignon Régisseur adjoint : Axel Bove Cuisine : Catherine Parmentier Damien Cécillon Aide Logistique : Laurent Montmagnon Montage : Olivier Escalon Assistant monteur : Baptiste Bertrand Étalonnage : Adrien Picq Mixage son : Rémi Bastianelli Effets spéciaux : Clément Delord Xavier De Capèle Adrien Picq Making-of : Axel Bove

    Musique 1 titres

    Runes

    Richard Lacy, Sonia Slany

    ANW2578 - Northern Lights

    Musique

    Transcription

    Suivez la vidéo à l'aide de la transcription.

    Olivier Escalon

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    Vidéos

    À propos

    18:39

    Making-of du film Effondrée

    de Olivier Escalon

     

     

     

     

     

  • Hydrologie régénérative

    Ce constat, je le lis depuis une dizaine d'années. Et il est certain qu'il avait déjà été établi bien avant. Et pourtant, on continue à voir fleurir des zones commerciales avec des parkings gigantesques, sur des zones autrefois humides et qui ont été asséchées. Juste un exemple parmi beaucoup d'autres. 

     

    EntretienInondations

    Crues : « On a détruit tout ce qui permettait d’absorber la pluie »

     

    Crues : «<small class="fine d-inline"> </small>On a détruit tout ce qui permettait d'absorber la pluie<small class="fine d-inline"> </small>»

    Rues bétonnées, haies arrachées, rivières rectifiées... Nos pratiques ont appauvri les sols, aggravant davantage les crues dans l’ouest de la France, explique l’ingénieure hydrologue Charlène Descollonges.

    Après le passage de la tempête Nils, toute la moitié ouest de la France était encore en vigilance pluies et inondations le 18 février. Si ces crues sont des aléas naturels, « certaines pratiques et activités humaines aggravent fortement la situation », explique l’ingénieure hydrologue Charlène Descollonges.

    Dans son livre Eaux vives, paru le 4 février (éd. Actes Sud), elle résume : « En accélérant les flux d’eau en surface, en surexploitant l’eau douce et en l’évacuant rapidement vers la mer, nous nous rendons vulnérables aux sécheresses comme aux pluies intensifiées par le changement climatique. »

    Reporterre — Une grande partie de la France connaît des crues et des inondations exceptionnelles. Comment expliquez-vous ces phénomènes ?

    Charlène Descollonges — Nous assistons à un phénomène de crues généralisées, qui touchent plusieurs bassins versants, essentiellement sur la partie ouest de la France. Les inondations sont dues à un aléa naturel — des cumuls de précipitation importants sur un temps très court — intensifié par le changement climatique, et à des vulnérabilités — des constructions en zone inondable, par exemple.

    Mais entre les deux, il existe tout un tas de facteurs aggravants : des sols agricoles drainés, des villes imperméables, des haies arrachées, des rivières rectifiées, transformées en autoroute à eau. En gros, tout ce qui permettait de ralentir et d’infiltrer l’eau a été détruit ou dégradé. Sur la carte de Vigicrues, les tronçons en rouge sont en aval des bassins versants, ce qui veut bien dire que l’eau qui tombe en amont n’est pas retenue, tout se concentre dans les cuvettes, dans les exutoires, et déborde.

    Dans votre livre, vous expliquez que « les crues violentes et les sécheresses sont les deux faces d’une même pièce : celle de cycles de l’eau dégradés ». Qu’entendez-vous par là ?

    On a perturbé le cycle de l’eau bleue, en rectifiant les rivières, en détruisant des zones humides. Résultat, il y a une accélération, on évacue très vite l’eau des territoires vers la mer — et quand il y en a trop, elle déborde en aval.

    « On a détruit la capacité des milieux à absorber et à recycler la pluie »

    On a également altéré le cycle de l’eau verte, cette eau essentielle, contenue dans les premiers mètres du sol, qui est évapotranspirée par les végétaux. Avec nos sols appauvris, nos forêts uniformes, nos villes imperméables, on a détruit la capacité des milieux à absorber et à recycler la pluie.

    Quelles activités humaines participent à cette dégradation des cycles de l’eau ?

    Depuis l’après-guerre, les pratiques agricoles intensives ont engendré une perte de la capacité d’absorption et de stockage des sols. On a asséché les zones humides, arraché des haies et converti les prairies humides pour faire de grandes cultures. Par-dessus, le surlabour et les produits chimiques ont appauvri les sols en espèces vivantes. Sans matière organique, ils ne sont plus capables de retenir l’eau.

    « Nous avons développé un rapport de contrôle vis-à-vis de l’eau »

    La sylviculture industrielle a produit les mêmes effets. Dans les forêts cultivées de manière intensive, l’eau de pluie est évacuée par des fossés, pour avoir une humidité et une croissance des arbres homogènes. On peut aussi s’interroger sur les conséquences des monocultures de résineux sur le cycle de l’eau.

    Autre problème, les rivières en France ont été fortement artificialisées, d’abord pour le trafic fluvial. Endiguement, mise à grand gabarit, canalisation... Les barrages, hydrauliques ou hydroélectriques, induisent également une surévaporation de l’eau.

    Lire aussi : Mares, haies, fossés… Face aux inondations, ils tentent de guider l’eau

    En amont, les petits chevelus — ces ruisseaux en tête de bassin — ont bien souvent été comblés ou curés comme des fossés. On a supprimé des méandres et des zones humides qui sont des éponges naturelles. Enfin, l’étalement urbain, le développement d’infrastructures ont totalement imperméabilisé les sols.

    Vous pointez également le rapport de domination et d’hypercontrôle que nous entretenons sur l’eau douce. Qu’entendez-vous par là ?

    Nous avons développé un rapport de peur vis-à-vis de l’eau — peur de manquer ou d’en avoir trop — et donc un rapport de contrôle. C’est une vision très technique, héritée des ingénieurs, notamment ceux des ponts et chaussées, formés depuis des décennies à drainer, canaliser, irriguer. Il faudrait qu’on retrouve un rapport de respect et de soin pour les hydrosystèmes, passer d’un paradigme de contrôle à un paradigme de confiance et de libération.

    On en est encore loin, semble-t-il. Aujourd’hui, face aux crues, on entend surtout parler de curage, de bassins de rétention, de digues…

    C’est une fuite en avant. Tant qu’on n’aura pas pris la mesure de l’altération des cycles de l’eau, on risque de persévérer dans l’hypercontrôle hydraulique, avec un coût économique énorme. Construire des digues, canaliser des rivières, entretenir ces ouvrages… c’est extrêmement cher ! Ce faisant, on occulte les causes réelles des inondations, et on ne tient pas du tout compte des effets à venir du changement climatique.

    Vous prônez plutôt la diffusion de l’hydrologie régénérative : de quoi s’agit-il ?

    L’hydrologie régénérative est la science de la régénération des cycles de l’eau, bien que la notion fasse encore débat parmi les scientifiques [cette science est en phase d’émergence et doit faire l’objet d’études approfondies par un travail de recherches académiques]. Il s’agit d’un ensemble de pratiques, de principes — ralentir, infiltrer, stocker l’eau dans les sols — qui permettent de conserver l’eau dans les territoires. On cherche à réactiver des processus naturels qui permettent de régénérer les hydrosystèmes, en s’alliant avec les autres vivants.

    « Il s’agit de cultiver l’eau »

    À l’inverse de ce que j’ai décrit plus haut, on va chercher à cultiver l’eau, comme le fait la vie terrienne depuis des centaines de millions d’années. Des forêts diversifiées, des rivières libres, des paysages agricoles multispécifiques et agroforestiers, de l’hydraulique douce, des villes éponges.

    Concrètement, en quoi peut-elle apporter des solutions aux extrêmes hydriques que nous traversons ?

    Il ne s’agit pas d’une méthode miracle. On ne propose pas de creuser des mares partout ni de recréer des méandres à la pelle mécanique. L’idée est plutôt de partir du territoire, de privilégier le low tech à des méthodes interventionnistes, et de favoriser la participation citoyenne. L’objectif, c’est de viser l’autonomie des milieux naturels et des habitants.

    Lire aussi : Cette paysanne qui voulait « cultiver l’eau »

    Par exemple, autour de Valence, des agriculteurs travaillent à concevoir des agrosystèmes qui ralentissent et répartissent l’eau de pluie. Cela passe par des ouvrages d’hydraulique douce comme des baissières ou des mares, mais également par des pratiques agroécologiques pour nourrir les sols, et par l’agroforesterie. Autrement dit, il s’agit de cultiver l’eau.

    À quelques semaines des élections municipales, que peuvent les communes pour régénérer les cycles de l’eau ?

    Elles peuvent beaucoup ! Il existe déjà une dynamique forte en faveur des villes éponges. Cela consiste à désartificialiser, à désimperméabiliser là où on peut — dans les parkings, les cours d’école —, à créer des jardins de pluie, des noues [sortes de fossés végétalisés], des toitures végétalisées… Tout ce qui permet d’infiltrer l’eau à la parcelle plutôt que de l’envoyer vers les égouts. À la campagne aussi, les bourgs ruraux peuvent le faire.

    Quelles sont les marges de manœuvre des citoyens face aux inondations et aux sécheresses ?

    Quand on a la chance d’avoir un jardin, on peut faire plein de choses : planter des arbres, faire une mare, récupérer l’eau de pluie... Je recommande à ce propos le livre de Samuel Bonvoisin [Cultiver l’eau douce, éd. Ulmer]. Et dans tous les cas, en ville ou à la campagne, on peut s’engager, car les citoyens ont un énorme pouvoir pour impulser des projets sur leur territoire.

    Encore une fois, l’hydrologie régénérative n’est pas une baguette magique ni une liste de techniques à dérouler. C’est une approche globale, à l’échelle d’un bassin versant. Si on se limite à quelques jardins ou parcelles agricoles, cela ne restaurera pas les cycles de l’eau. On a besoin de dynamiques collectives pour pousser ce changement, rendre la terre à l’eau.

    Mon espoir, c’est que cela peut aller très vite. Autour de Valence, où nous travaillons avec l’association Pour une hydrologie régénérative (Puhr), un seul élu a finalement réussi à embarquer une dizaine d’agriculteurs, avec le soutien de la chambre d’agriculture. Le projet se fait désormais à l’échelle du bassin… C’est très encourageant !

    On ne va pas vous le cacher : à Reporterre, on est inquiets.
    Ici comme ailleurs, les tensions montent, les démocraties s’essoufflent, le débat public se polarise. Tout semble instable.
    Le vent peut tourner très vite. Et quand l’extrême droite arrive au pouvoir, les médias indépendants en sortent rarement indemnes.

    Mais au milieu de la tempête, Reporterre garde le cap.
    Nous refusons de céder au sensationnalisme, à la panique et aux raccourcis.
    Chaque jour, nous enquêtons, nous expliquons, nous documentons avec une ligne claire : informer plutôt qu’enflammer les esprits.

    Chez Reporterre, il n’y a ni actionnaire, ni propriétaire milliardaire : le média est à but non lucratif. Nous sommes financés à 98% par 1,6% de nos lectrices et lecteurs.

    Concrètement, ça veut dire que :

    Personne ne modifie ce que nous publions.

    Nous ne cherchons pas à capter votre attention mais à traiter les sujets qui méritent votre attention.

    Nous pouvons laisser tous nos articles en accès libre pour toutes et tous, sans conditions de ressources.

    Il n’y a pas d’action collective sans information libre.
    Et c’est grâce à vous qu’elle peut exister.

  • Pavlov's dog

    Sur une page d'adeptes du "free pop rock" des années 1970, je retombe sur ça.

    Pour celles et ceux qui ont connu "Pavlov's dog" en 1976...

    Je suis fasciné par le fait que j'ai toujours ce morceau en mémoire alors que je ne l'ai sans doute pas entendu depuis plus de trente ans.

    J'écoutais ça dans mon "walkman" à cassettes quand je courais dans les bois, à fond !! J'avais quatorze ans ^^

    "Did you see him cry"

    Un final à courir comme un lapin, à rire de bonheur, tout seul dans les bois :) 

  • De la responsabilité

    C'est une notion fondamentale mais qui au fil du temps n'est devenue qu'un ersatz de sa réalité.

    Aujourd'hui, l'idée de responsabilité est très souvent associée à une intention personnelle. Se montrer responsable ne se fait pas avec un objectif universel mais avec une intention égotique, intéressée. 

    "Je suis responsable de ma voiture" ne signifie pas que je ne peux pas conduire n'importe comment en mettant les autres en danger, mais que je dois l'entretenir parce qu'elle est à moi !

    "Je suis responsable de mes enfants" ne signifie pas que je dois leur apprendre à être conscient de la vie et à la respecter, sous toutes ses formes, mais juste à les amener à ne pas se comporter de façon à ce que des problèmes me retombent dessus.

    Oui, je sais, une bonne partie de l'humanité me désole...

    Dans l'article précédent, je parlais des inondations et des phénomènes naturels d'ampleur.

    La question qui se pose est inévitable : dans quelle mesure, chacun et chacune parmi nous est responsable de l'état actuel de la planète ? Dans quelle mesure participons et entretenons-nous les dérèglements que nous avons sous les yeux ? Combien parmi nous se sont déjà posés la question et combien ont été amenés en fonction de leurs propres réponses à changer ?

    Alors, le débat, pour certains, est vite clos :

    "Mais on n'est rien du tout face au gigantisme de l'humanité, c'est pas moi qui vais y changer quelque chose." 

    On trouve aussi les défaitistes :

    "De toute façon, c'est foutu alors autant que j'en profite."

    et puis ceux qui n'ont absolument aucune conscience des autres et de la vie toute entière :

    "Mais j'en ai rien à foutre des Chinois ou du plancton, des Balouchistans ou des fougères, me casse pas les couilles."

    Bon... Bien évidemment, le fait que je ne mange pas d'animaux et que par conséquent, je ne contribue pas à l'élevage intensif ne va pas mettre un terme au réchauffement climatique, ni que je ne prenne pas l'avion, ni que je parte en vacances à vélo, à pied ou avec un fourgon et que ça ne va jamais au-delà des frontières du pays. Que je n'achète que ce qui m'est indispensable ne va pas arrêter la hausse du niveau des océans ou le blanchiment du plancton, ni rien de ce que je fais, moi tout seul, absolument rien.

    Sauf que je ne suis pas tout seul. Et donc, l'impact est réel. C'est l'accumulation des grains de sable qui constitue la plage.

    Et ajoutée à cette masse, il y a ma conscience, ma bonne conscience, celle qui fait que je peux me coucher le soir avec le sentiment d'avoir été "juste" envers la vie. 

     

  • Les pieds dans l'eau

    "Un retour à la normale, il faut l'oublier car la normale est devant nous et non pas en arrière." François Gemenne

    Voilà ce qu'il va bien falloir finir par comprendre. Ce ne sont donc pas des crues "extraordinaires". Ce sont des phénomènes appelés à devenir "normaux".

    Si on s'attache à regarder le passé, ce qui se passe aujourd'hui est du domaine de l'inconnu mais il n'est plus temps de regarder ce passé sinon, on n'avance pas. L'année prochaine, les crues pourraient être bien pires encore.

    On est ici dans le même registre que ces records de températures qui sont dépassés année après année.

    Il y a longtemps déjà que les scientifiques nous disent que les phénomènes météorologiques sont amenés à être de plus en plus intenses, qu'il s'agisse des précipitations (pluie, neige, grêle) comme des canicules et des sécheresses. Là, maintenant, une partie importante du pays est sous les eaux et l'été prochain, les mêmes régions subiront peut-être une sécheresse "exceptionnelle".

    Il est dit dans ce reportage que vingt millions de Français vivent en zones inondables. Quant à la sécheresse, plus aucune région du pays ne peut se targuer d'être en dehors de ce risque. Quand je vois les Monts d'Arrée en Bretagne touchés par les incendies de l'été, ça donne une  idée. Personnellement, j'ai quitté la Bretagne quand j'avais 24 ans parce que je ne supportais plus le climat breton... 

    Un autre signe très éclairant, c'est de voir le  nombre de maisons à vendre à proximité d'un cours d'eau et qui ne trouvent pas d'acheteurs alors que ces mêmes maisons étaient considérées comme des "paradis" il y quelques décennies. Quand on a décidé de vendre la maison de la Creuse et de chercher à se rapprocher des Alpes, des agents immobiliers nous ont proposé des maisons en bord de rivière ou de ruisseau. Je les ai immmédiatement ramenés à la réalité. Pas pour nous.

    Ni l'idée d'acheter une maison à flanc de colline dans une région connue pour ces précipitations diluviennes. Je suis abonné à la page d'un permaculteur en Lozère. Il y a dix jours, la moitié de son terrain est parti dans un glissement de terrain. Il a tout perdu... :(

    Il y a des maisons qui vont devenir invendables.

    Et je n'ose même pas imaginer les gens qui aujourd'hui ont les pieds dans l'eau. Un incendie, on a une chance de l'éteindre, l'eau, on ne l'arrête pas.

    Je pourrais également parler de la bétonnisation, de l'artificialisation des sols, des haies qui ont été arrachées sur des milliers de kilomètres et qu'on commence à replanter maintenantd, du comblement des zones humides etc etc.... Mais si je me lance dans le catalogue des folies humaines, je vais y passer trop de temps. Tout est expliqué partout quand on cherche.

    Bon courage à celles et ceux qui ont les pieds dans l'eau. 

     

     

     

  • Quadrilogie : beaucoup de monde

    Les heros sont tous morts

     

    Dans mon projet d'une éventuelle adaptation en bande dessinée de ma quadrilogie, il était utile que j'identifie les personnages principaux des trois tomes achevés. Il me restera à compléter la liste du tome 4 puisque d'autres personnages sont prévus. 

    Et ça fait du monde.

    Certaines et certains disparaissent d'un tome à l'autre, d'autres arrivent.

    A savoir que Laure Bonpierre reste le personnage principal des quatre tomes.

    De la Savoie au Kenya, à la Colombie, à la Nouvelle-Zélande, d'un hémisphère à l'autre, des montagnes à la jungle, des villes à la campagne, de la vie à la mort, de la détresse à l'amour.

    Si je m'en tiens aux propos de mon éditrice, il se pourrait qu'elle trouve une place en 2026 pour le tome 2, "TOUS, SAUF ELLE". Ce qui me laisse le temps de bien fignoler le tome 4 et de me rendre compte de la nécessité ou pas d'un tome 5.

    L'écriture, c'est prenant :) 

     

    LES HÉROS SONT TOUS MORTS

    PERSONNAGES

    Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.

    Gaston Floc’h: chasseur

    Lucas Marcieux : lieutenant à la SRPJ, ancien compagnon de Laure

    Lucie : compagne actuelle de Lucas

    Moses : guide africain, accompagnateur de Laure au Kilimandjaro (Tanzanie)

    Fabien Dumont : lieutenant de police

    Mathieu Denis : lieutenant de police

    Francis Thiébaut : flic, équipier de Mathieu et Fabien

    Thomas Blanchard : militaire, ami de Lucie.

    Raphaël Guérini : truand

    Paolo Midugno : porte-flingue

    Martin Kravanski : diamantaire, receleur.

     

     

    TOUS, SAUF ELLE

    PERSONNAGES

    Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.

    Théo Bréchet : lieutenant de police, survivaliste

    Fabien Dumont : lieutenant de police

    Francis Thiébaut : flic, en fuite.

    Pierre Favre : deuxième identité de Francis Thiébaut

    Tariq : fanatique islamiste de Daech (Irak)

    Farid : frère de Tariq, mort à Mossoul (Irak)

    Figueras : Indien Aruhaco, ami des Indiens Kogis. (Colombie)

    Kalén ; Mamu (sage) Indien Kogis (Colombie)

    Ayuka : Indien, guide. (Colombie)

    Alfonso : ami italien de Francis, receleur (Italie)

    Vincenzo : ami italien d’Alfonso, faussaire (Italie)

    Walter Zorn : Chef suprême de l’Ordre des Immortels. Concepteur du plan Némésis. (Nouvelle-Zélande)

    Fabiola Mesretti : banquière, première femme intégrant l’Ordre des Immortels (Nouvelle-Zélande)

    Jonas : père de Walter Zorn (Nouvelle-Zélande)

    Abraham : grand-père de Walter Zorn (Nouvelle-Zélande)

    Zack : garde du corps de Walter Zorn. (Nouvelle-Zélande)

    Docteur Flaurent : chirurgien, hôpital sud de Grenoble

    Terence : trader pour Walter Zorn

    Nacer : islamiste, coordonnateur des attentats à Paris.

    Sélim Karmaz : banquier à Istanbul (Turquie)

    Akram : homme de main de Sélim Karmaz

    Aziz : islamiste, héberge Tariq à Paris.

    Tian : étudiant

    Louna : étudiante

    Tim : frère de Laure, survivaliste

    Aurore : femme de Tim

    Boris Strogo: milliardaire russe, membre de l’Ordre des Immortels

    Hans Van de Kerkoff : milliardaire belge, membre de l’Ordre des Immortels

    Gros Bill : tenancier à Christchurch (Nouvelle-Zélande)

    Langlois : flic, patron de la brigade

    Didier : père de Louna

    Fabienne : mère de Louna

    Anne : compagne de Didier

     

     

    LE DÉSERT DES BARBARES

    PERSONNAGES :

    Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.

    Théo Bréchet : lieutenant de police, survivaliste

    Tian : étudiant

    Louna : étudiante

    Tim : frère de Laure, survivaliste

    Aurore : femme de Tim (décédée)

    Fabien Dumont : lieutenant de police

    Francis Thiébaut : flic, en fuite.

    Pierre Favre : deuxième identité de Francis Thiébaut

    Tariq : fanatique islamiste de Daech (Irak)

    Figueras : Indien Aruhaco, ami des Indiens Kogis. (Colombie)

    Walter Zorn : Chef suprême de l’Ordre des Immortels. Concepteur du plan Némésis. (Nouvelle-Zélande)

    Fabiola Mesretti : banquière, première femme intégrant l’Ordre des Immortels (Nouvelle-Zélande)

    Joachim Nichols : militaire, Pentagone, bras droit de Walter Zorn.

    Zack : garde du corps de Walter Zorn.

    Nacer : islamiste, coordonnateur des attentats à Paris.

    Didier : père de Louna

    Fabienne : mère de Louna

    Anne : compagne de Didier

    Yves : père de Laure Bonpierre

    Lisette : mère de Laure Bonpierre

    Alec : radio-amateur (Écosse)

    Raymond et Yolande Balthuzar : couple ami de Théo, paysans.

    Sophie et Tristan : le couple qui a fondé un groupe de survivalistes 

    Emma et David : couple ami

    Moussad : ancien combattant de Daech, intégré au groupe de Sophie

    Kenza : ancienne otage de Daech, libérée par Moussad

    Delphine et Jean Mangin : Couple survivalistes voisins du groupe de Sophie

    Martha : fille de Delphine et Jean

    Valentin Volkoff : ancien militaire russe

    Fanfan : ami de Valentin

    Marion : compagne de Fanfan

    Markus Solberg : norvégien, homme d’entretien de l’université de biologie de Longyaerbyen. (Svalbard)

    Ahmed , Kevin, Mouloud, Dylan, Jason, Ernesto, Domi, Kimberley, Rihanna, Stacy, Aldo, Romuald, Diego : des barbares. (Nice)

    Loris : frère de Delphine Mangin.

    Stella et Isabelle : étudiantes en fuite.

    Harry Boyd : ami de Tim (Nouvelle-Zélande)

    Kathleen : épouse de Harry

    Matt : fils de Harry et Kathleen

    Jodie : fille de Harry et Kathleen

    Daniel et Mireille : couple de survivants du groupe de Valentin

    Francine et Jean : couple de survivants du groupe de Valentin

     

     

    TERRE SANS HOMMES

    PERSONNAGES

    Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.

    Théo Bréchet : lieutenant de police, survivaliste

    Tim : frère de Laure, survivaliste

    Figueras : Indien Aruhaco, ami des Indiens Kogis. (Colombie)

    Joachim Nichols : militaire, Pentagone, bras droit de Walter Zorn.

    Loris : frère de Delphine Mangin.

    Stella et Isabelle : étudiantes en fuite.

    Sophie et Tristan : le couple qui a fondé un groupe de survivalistes 

    Emma et David : couple ami

    Didier : père de Louna

    Anne : compagne de Didier

    Moussad : ancien combattant de Daech, intégré au groupe de Sophie

    Kenza : ancienne otage de Daech, libérée par Moussad

    Tian : étudiant

    Louna : étudiante

    Martha : fille du couple Mangin

    Valentin Volkoff : ancien militaire russe

    Fanfan : ami de Valentin

    Daniel et Mireille : couple de survivants du groupe de Valentin

    Francine et Jean : couple de survivants du groupe de Valentin

    Josh Randall, ancien Marines, tireur d'élite. (USA, Maryland)

    Donald Prumpt : pasteur, leader du groupe de L'arche. (USA, Maryland)

    Marguerite et Fernand : habitants dans le marais poitevin

    Ange : membre commando de Walter Zorn

    Nancy : responsable d’un centre d’accueil. (USA, Maryland)