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  • Pavlov's dog

    Sur une page d'adeptes du "free pop rock" des années 1970, je retombe sur ça.

    Pour celles et ceux qui ont connu "Pavlov's dog" en 1976...

    Je suis fasciné par le fait que j'ai toujours ce morceau en mémoire alors que je ne l'ai sans doute pas entendu depuis plus de trente ans.

    J'écoutais ça dans mon "walkman" à cassettes quand je courais dans les bois, à fond !! J'avais quatorze ans ^^

    "Did you see him cry"

    Un final à courir comme un lapin, à rire de bonheur, tout seul dans les bois :) 

  • De la responsabilité

    C'est une notion fondamentale mais qui au fil du temps n'est devenue qu'un ersatz de sa réalité.

    Aujourd'hui, l'idée de responsabilité est très souvent associée à une intention personnelle. Se montrer responsable ne se fait pas avec un objectif universel mais avec une intention égotique, intéressée. 

    "Je suis responsable de ma voiture" ne signifie pas que je ne peux pas conduire n'importe comment en mettant les autres en danger, mais que je dois l'entretenir parce qu'elle est à moi !

    "Je suis responsable de mes enfants" ne signifie pas que je dois leur apprendre à être conscient de la vie et à la respecter, sous toutes ses formes, mais juste à les amener à ne pas se comporter de façon à ce que des problèmes me retombent dessus.

    Oui, je sais, une bonne partie de l'humanité me désole...

    Dans l'article précédent, je parlais des inondations et des phénomènes naturels d'ampleur.

    La question qui se pose est inévitable : dans quelle mesure, chacun et chacune parmi nous est responsable de l'état actuel de la planète ? Dans quelle mesure participons et entretenons-nous les dérèglements que nous avons sous les yeux ? Combien parmi nous se sont déjà posés la question et combien ont été amenés en fonction de leurs propres réponses à changer ?

    Alors, le débat, pour certains, est vite clos :

    "Mais on n'est rien du tout face au gigantisme de l'humanité, c'est pas moi qui vais y changer quelque chose." 

    On trouve aussi les défaitistes :

    "De toute façon, c'est foutu alors autant que j'en profite."

    et puis ceux qui n'ont absolument aucune conscience des autres et de la vie toute entière :

    "Mais j'en ai rien à foutre des Chinois ou du plancton, des Balouchistans ou des fougères, me casse pas les couilles."

    Bon... Bien évidemment, le fait que je ne mange pas d'animaux et que par conséquent, je ne contribue pas à l'élevage intensif ne va pas mettre un terme au réchauffement climatique, ni que je ne prenne pas l'avion, ni que je parte en vacances à vélo, à pied ou avec un fourgon et que ça ne va jamais au-delà des frontières du pays. Que je n'achète que ce qui m'est indispensable ne va pas arrêter la hausse du niveau des océans ou le blanchiment du plancton, ni rien de ce que je fais, moi tout seul, absolument rien.

    Sauf que je ne suis pas tout seul. Et donc, l'impact est réel. C'est l'accumulation des grains de sable qui constitue la plage.

    Et ajoutée à cette masse, il y a ma conscience, ma bonne conscience, celle qui fait que je peux me coucher le soir avec le sentiment d'avoir été "juste" envers la vie. 

     

  • Les pieds dans l'eau

    "Un retour à la normale, il faut l'oublier car la normale est devant nous et non pas en arrière." François Gemenne

    Voilà ce qu'il va bien falloir finir par comprendre. Ce ne sont donc pas des crues "extraordinaires". Ce sont des phénomènes appelés à devenir "normaux".

    Si on s'attache à regarder le passé, ce qui se passe aujourd'hui est du domaine de l'inconnu mais il n'est plus temps de regarder ce passé sinon, on n'avance pas. L'année prochaine, les crues pourraient être bien pires encore.

    On est ici dans le même registre que ces records de températures qui sont dépassés année après année.

    Il y a longtemps déjà que les scientifiques nous disent que les phénomènes météorologiques sont amenés à être de plus en plus intenses, qu'il s'agisse des précipitations (pluie, neige, grêle) comme des canicules et des sécheresses. Là, maintenant, une partie importante du pays est sous les eaux et l'été prochain, les mêmes régions subiront peut-être une sécheresse "exceptionnelle".

    Il est dit dans ce reportage que vingt millions de Français vivent en zones inondables. Quant à la sécheresse, plus aucune région du pays ne peut se targuer d'être en dehors de ce risque. Quand je vois les Monts d'Arrée en Bretagne touchés par les incendies de l'été, ça donne une  idée. Personnellement, j'ai quitté la Bretagne quand j'avais 24 ans parce que je ne supportais plus le climat breton... 

    Un autre signe très éclairant, c'est de voir le  nombre de maisons à vendre à proximité d'un cours d'eau et qui ne trouvent pas d'acheteurs alors que ces mêmes maisons étaient considérées comme des "paradis" il y quelques décennies. Quand on a décidé de vendre la maison de la Creuse et de chercher à se rapprocher des Alpes, des agents immobiliers nous ont proposé des maisons en bord de rivière ou de ruisseau. Je les ai immmédiatement ramenés à la réalité. Pas pour nous.

    Ni l'idée d'acheter une maison à flanc de colline dans une région connue pour ces précipitations diluviennes. Je suis abonné à la page d'un permaculteur en Lozère. Il y a dix jours, la moitié de son terrain est parti dans un glissement de terrain. Il a tout perdu... :(

    Il y a des maisons qui vont devenir invendables.

    Et je n'ose même pas imaginer les gens qui aujourd'hui ont les pieds dans l'eau. Un incendie, on a une chance de l'éteindre, l'eau, on ne l'arrête pas.

    Je pourrais également parler de la bétonnisation, de l'artificialisation des sols, des haies qui ont été arrachées sur des milliers de kilomètres et qu'on commence à replanter maintenantd, du comblement des zones humides etc etc.... Mais si je me lance dans le catalogue des folies humaines, je vais y passer trop de temps. Tout est expliqué partout quand on cherche.

    Bon courage à celles et ceux qui ont les pieds dans l'eau. 

     

     

     

  • Quadrilogie : beaucoup de monde

    Les heros sont tous morts

     

    Dans mon projet d'une éventuelle adaptation en bande dessinée de ma quadrilogie, il était utile que j'identifie les personnages principaux des trois tomes achevés. Il me restera à compléter la liste du tome 4 puisque d'autres personnages sont prévus. 

    Et ça fait du monde.

    Certaines et certains disparaissent d'un tome à l'autre, d'autres arrivent.

    A savoir que Laure Bonpierre reste le personnage principal des quatre tomes.

    De la Savoie au Kenya, à la Colombie, à la Nouvelle-Zélande, d'un hémisphère à l'autre, des montagnes à la jungle, des villes à la campagne, de la vie à la mort, de la détresse à l'amour.

    Si je m'en tiens aux propos de mon éditrice, il se pourrait qu'elle trouve une place en 2026 pour le tome 2, "TOUS, SAUF ELLE". Ce qui me laisse le temps de bien fignoler le tome 4 et de me rendre compte de la nécessité ou pas d'un tome 5.

    L'écriture, c'est prenant :) 

     

    LES HÉROS SONT TOUS MORTS

    PERSONNAGES

    Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.

    Gaston Floc’h: chasseur

    Lucas Marcieux : lieutenant à la SRPJ, ancien compagnon de Laure

    Lucie : compagne actuelle de Lucas

    Moses : guide africain, accompagnateur de Laure au Kilimandjaro (Tanzanie)

    Fabien Dumont : lieutenant de police

    Mathieu Denis : lieutenant de police

    Francis Thiébaut : flic, équipier de Mathieu et Fabien

    Thomas Blanchard : militaire, ami de Lucie.

    Raphaël Guérini : truand

    Paolo Midugno : porte-flingue

    Martin Kravanski : diamantaire, receleur.

     

     

    TOUS, SAUF ELLE

    PERSONNAGES

    Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.

    Théo Bréchet : lieutenant de police, survivaliste

    Fabien Dumont : lieutenant de police

    Francis Thiébaut : flic, en fuite.

    Pierre Favre : deuxième identité de Francis Thiébaut

    Tariq : fanatique islamiste de Daech (Irak)

    Farid : frère de Tariq, mort à Mossoul (Irak)

    Figueras : Indien Aruhaco, ami des Indiens Kogis. (Colombie)

    Kalén ; Mamu (sage) Indien Kogis (Colombie)

    Ayuka : Indien, guide. (Colombie)

    Alfonso : ami italien de Francis, receleur (Italie)

    Vincenzo : ami italien d’Alfonso, faussaire (Italie)

    Walter Zorn : Chef suprême de l’Ordre des Immortels. Concepteur du plan Némésis. (Nouvelle-Zélande)

    Fabiola Mesretti : banquière, première femme intégrant l’Ordre des Immortels (Nouvelle-Zélande)

    Jonas : père de Walter Zorn (Nouvelle-Zélande)

    Abraham : grand-père de Walter Zorn (Nouvelle-Zélande)

    Zack : garde du corps de Walter Zorn. (Nouvelle-Zélande)

    Docteur Flaurent : chirurgien, hôpital sud de Grenoble

    Terence : trader pour Walter Zorn

    Nacer : islamiste, coordonnateur des attentats à Paris.

    Sélim Karmaz : banquier à Istanbul (Turquie)

    Akram : homme de main de Sélim Karmaz

    Aziz : islamiste, héberge Tariq à Paris.

    Tian : étudiant

    Louna : étudiante

    Tim : frère de Laure, survivaliste

    Aurore : femme de Tim

    Boris Strogo: milliardaire russe, membre de l’Ordre des Immortels

    Hans Van de Kerkoff : milliardaire belge, membre de l’Ordre des Immortels

    Gros Bill : tenancier à Christchurch (Nouvelle-Zélande)

    Langlois : flic, patron de la brigade

    Didier : père de Louna

    Fabienne : mère de Louna

    Anne : compagne de Didier

     

     

    LE DÉSERT DES BARBARES

    PERSONNAGES :

    Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.

    Théo Bréchet : lieutenant de police, survivaliste

    Tian : étudiant

    Louna : étudiante

    Tim : frère de Laure, survivaliste

    Aurore : femme de Tim (décédée)

    Fabien Dumont : lieutenant de police

    Francis Thiébaut : flic, en fuite.

    Pierre Favre : deuxième identité de Francis Thiébaut

    Tariq : fanatique islamiste de Daech (Irak)

    Figueras : Indien Aruhaco, ami des Indiens Kogis. (Colombie)

    Walter Zorn : Chef suprême de l’Ordre des Immortels. Concepteur du plan Némésis. (Nouvelle-Zélande)

    Fabiola Mesretti : banquière, première femme intégrant l’Ordre des Immortels (Nouvelle-Zélande)

    Joachim Nichols : militaire, Pentagone, bras droit de Walter Zorn.

    Zack : garde du corps de Walter Zorn.

    Nacer : islamiste, coordonnateur des attentats à Paris.

    Didier : père de Louna

    Fabienne : mère de Louna

    Anne : compagne de Didier

    Yves : père de Laure Bonpierre

    Lisette : mère de Laure Bonpierre

    Alec : radio-amateur (Écosse)

    Raymond et Yolande Balthuzar : couple ami de Théo, paysans.

    Sophie et Tristan : le couple qui a fondé un groupe de survivalistes 

    Emma et David : couple ami

    Moussad : ancien combattant de Daech, intégré au groupe de Sophie

    Kenza : ancienne otage de Daech, libérée par Moussad

    Delphine et Jean Mangin : Couple survivalistes voisins du groupe de Sophie

    Martha : fille de Delphine et Jean

    Valentin Volkoff : ancien militaire russe

    Fanfan : ami de Valentin

    Marion : compagne de Fanfan

    Markus Solberg : norvégien, homme d’entretien de l’université de biologie de Longyaerbyen. (Svalbard)

    Ahmed , Kevin, Mouloud, Dylan, Jason, Ernesto, Domi, Kimberley, Rihanna, Stacy, Aldo, Romuald, Diego : des barbares. (Nice)

    Loris : frère de Delphine Mangin.

    Stella et Isabelle : étudiantes en fuite.

    Harry Boyd : ami de Tim (Nouvelle-Zélande)

    Kathleen : épouse de Harry

    Matt : fils de Harry et Kathleen

    Jodie : fille de Harry et Kathleen

    Daniel et Mireille : couple de survivants du groupe de Valentin

    Francine et Jean : couple de survivants du groupe de Valentin

     

     

    TERRE SANS HOMMES

    PERSONNAGES

    Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.

    Théo Bréchet : lieutenant de police, survivaliste

    Tim : frère de Laure, survivaliste

    Figueras : Indien Aruhaco, ami des Indiens Kogis. (Colombie)

    Joachim Nichols : militaire, Pentagone, bras droit de Walter Zorn.

    Loris : frère de Delphine Mangin.

    Stella et Isabelle : étudiantes en fuite.

    Sophie et Tristan : le couple qui a fondé un groupe de survivalistes 

    Emma et David : couple ami

    Didier : père de Louna

    Anne : compagne de Didier

    Moussad : ancien combattant de Daech, intégré au groupe de Sophie

    Kenza : ancienne otage de Daech, libérée par Moussad

    Tian : étudiant

    Louna : étudiante

    Martha : fille du couple Mangin

    Valentin Volkoff : ancien militaire russe

    Fanfan : ami de Valentin

    Daniel et Mireille : couple de survivants du groupe de Valentin

    Francine et Jean : couple de survivants du groupe de Valentin

    Josh Randall, ancien Marines, tireur d'élite. (USA, Maryland)

    Donald Prumpt : pasteur, leader du groupe de L'arche. (USA, Maryland)

    Marguerite et Fernand : habitants dans le marais poitevin

    Ange : membre commando de Walter Zorn

    Nancy : responsable d’un centre d’accueil. (USA, Maryland)

  • Le fil conducteur

    Je travaille, beaucoup, beaucoup. Ou plutôt, puisque l'éthymologie du mot travail trouve sa source dans la torture, je m'amuse à écrire. 

    J'ai écrit un document pour chacun des trois romans achevés de la quadrilogie et j'entame le même "travail" sur "TERRE SANS HOMMES" pour la partie déjà achevée. Mais en même temps, j'ai un nombre sidérant d'articles que j'ai envie d'écrire sur le blog.

    J'ai pris conscience ces derniers jours que le fil conducteur de chacun de mes romans publiés consiste à amener mes personnages à prendre conscience de ce qu'ils portent car je suis convaincu, par expérience, que nous ne connaissons qu'une partie infime de notre potentiel et que nos pensées limitantes nous empêchent d'accéder à cet espace inconnu.

    Les personnages de mes romans sont tous confrontés à des situations qui les révèlent à eux-mêmes. Qu'il s'agisse de la haute montagne, de la nature, de l'amour, de la souffrance, de la détresse, des drames, des joies. Il ne s'agit pas de "reconstruire" car cela implique de rétablir ce qui a disparu. Surtout pas. Ce qui compte, ce qui conduit l'individu, c'est de laisser émerger l'être nouveau, celui qui va vers son apogée ou en tout cas ce qui à l'instant donné constitue ce qui est le plus beau, le plus juste, l'idéal de ce qu'il peut être. 

    Si je reprends "VERTIGES", mon premier roman publié en 2004, Jonathan, le personnage principal dit à la fin du roman: "Jonathan est mort, mais pas moi." Voilà ce qui m'importe, ce qui constitue le fil conducteur. Il ne m'intéresse pas de décire des existences si ces existences ne  brisent pas les enceintes, les limites, les cadres.

    Il y a des prisons qu'on subit mais pire que tout des prisons qu'on s'invente. L'existence n'a de valeur qu'au regard des destructions de ces prisons et de l'émergence de ce qui est en nous, notre moi réel et non l'assemblage des pièces d'un puzzle sociétal, familial, professionnel, relationnel. Jonathan dans "VERTIGES" était le précurseur et je n'avais pas conscience, à l'époque, de l'importance considérable de ce cheminement intérieur.

    J'ai pensé aujourd'hui que je devais lister sur le blog les personnages principaux de mes romans et en cherchant à les identifier tous, je me suis aperçu que les femmes sont en tête de liste. Non pas qu'elles soient systématiquement le personnage principal de chaque roman mais elles tiennent toujours un rôle prépondérant. Et je n'en suis aucunement surpris car à mes yeux, les femmes sont les plus à mêmes d'explorer la part cachée qui est en chacun, de révéler les âmes, d'en extraire le plus beau.  

     

     

     

     

     

  • Cliffhanger et page turner

     

    Je m'anglicise ^^

    En littérature, ces deux techniques concernent des méthodes d'accroche. 

    Le "cliffhanger" consiste à tenir le lecteur (oui, les lectrices aussi ^^) en haleine en fin de chapitre, à le laisser haletant, face à une énigme, un danger, une interrogation, un drame et ses conséquences, une nouvelle joyeuse et ses effets, bref, l'obligation de tourner la page et donc on se retrouve pris par le "page turner". L'idéal étant d'être tellement accroché (cliffhanger) qu'on tourne les pages jusqu'à la fin ^^(page turner)

    "Le cliffhanger est une technique narrative qui consiste à interrompre le récit à un moment crucial, souvent à la fin d'un chapitre ou d'un livre, pour maintenir l'intérêt du lecteur et susciter l'envie de connaître la suite.

    Un page turner est un livre si captivant que le lecteur ne peut s'empêcher de tourner les pages pour découvrir la suite, souvent grâce à un début accrocheur, des rebondissements et une intrigue haletante."

     

    Comme je l'ai dit dans le message précédent, je me suis en tête de chercher un éditeur ou un auteur, autrice, dessinateur, dessinatrice pour une adaptation de ma quadrilogie. Et donc, depuis plusieurs soirs, je relis les trois tomes achevés (je rappelle que le tome 1, "Les héros sont tous morts" est publié.)

    L'idée est de construire un synopsis, chapitre par chapitre, avec un résumé et un extrait. Et au fil de ce travail, je me suis aperçu que je m'étais quelque peu inscrit dans cette technique du "cliffhanger". En même temps, dans une catégorie polar-anticipation, il serait assez désastreux de ne pas avoir envie de tourner la page.

    Néanmoins, je me suis appliqué à ne pas finir chaque chapitre par un "suspense" parce qu'on sait que la répétition tue l'effet. Je pense même que les réflexions existentielles tiennent autant de place que les situations d'actions. Et je m'en réjouis.

    Il n'était pas question pour moi de délaisser le cogito ...

    Il ne s'agit donc pas de romans d'actions, avec des super héros (voir le titre du tome 1...) mais des gens comme tout le monde qui se retrouvent dans des situations dont personne ne voudrait. Et qui tentent de s'en sortir.

    L'objectif principal étant que les lecteurs et lectrices en arrivent à se demander : "Et moi, comment je ferais si ça m'arrivait ? "

    C'est d'ailleurs ce que l'éditrice avait mentionné dans la présentation du tome 1 sur son site : Dans un registre plus noir que d’habitude, et sur fond de polar, on retrouve l’excellente écriture de Thierry Ledru, qui nous livre une analyse en miroir de l’âme humaine, et nous pousse à nous interroger : que ferions-nous avec cette mallette ?

     

    L'âme humaine. Voilà ce qui m'importe. 

     

  • Une idée, un projet.

     

    Je travaille à l'écriture du tome 4, "TERRE SANS HOMMES"

    J'aime beaucoup la bande dessinée et je me suis rendu compte au fil des années qu'il m'arrive de plus en plus souvent de construire un chapitre comme s'il m'apparaissait découpé dans des pages et des cases, de voir le dessin.

    Je le faisais déjà sur le plan cinématrographique mais je trouve que la "fixité" du dessin oblige à se concentrer sur les éléments essentiels, sur une forme de cadrage qui ne doit rien délaisser et ne doit rien surcharger. C'est la quête de la justesse, ni trop, ni trop peu. Il s'agit d'identifier le point central et de construire autour. Et de savoir s'arrêter quand tout est en place.

    Puis, une nuit, une idée m'est venue.

    Et si je cherchais une maison d'édition de bande dessinée et un dessinateur ? 

    Proposer une adaptation. 

    Alors, voilà, je reprends les trois tomes déjà écrits et je les mets en forme pour les présenter. Une sorte de scénario et un extrait par chapitre pour donner le ton, l'idée centrale.

    Il me restera à finir le tome 4 et à réaliser le même travail.

    Motivation totale. 

    Un projet sur le long terme.

    Il va me falloir également établir la liste des éditeurs publiant des albums dans le style polar-thriller-anticipation, avec un dessin réaliste. 

    Je vais devoir naviguer un certain temps au vu du nombre de maisons existantes.

    Affaire à suivre :) 

     

     

     

  • Limiter l'extension de l'IA

    La nécessité d'établir une IA constitutionnelle est une évidence.

    Sa réalisation est utopique.

    Il suffit de penser qu'aucune constitution visant à protéger la vie de la planète n'a jamais été ni écrite, ni donc encore moins adoptée. Les COP et autres réunions n'ont toujours été que des luttes contre les lobbies et leurs réussites bien trop faibles. Pour la simple raison que ça va à l'encontre de la sphère économique et que c'est elle qui dirige le monde. Alors, bien évidemment, qu'au regard des sommes pharaoniques que les maîtres de l'IA envisage, aucune limite ne sera jamais établie. Il en sera comme avec les limites physiques des ressources planétaires. Toujours plus loin...

    Les écrivains de science fiction ont de "beaux jours" devant eux. 

     

    Le PDG de la société Anthropic, Dario Amodei, publie un essai intitulé "L'adolescence de la technologie" qui plaide pour l'établissement d'une IA constitutionnelle, afin d'empêcher les dérives nocives à venir des intelligences artificielles de plus en plus puissantes et autonomes.

    Article rédigé par Nicolas Arpagian

    Radio France

    Publié le 01/02/2026 17:00

    Temps de lecture : 4min L'intelligence artificielle peut-elle devenir une menace pour l'Homme ? (VCG / VISUAL CHINA GROUP)

    L'intelligence artificielle peut-elle devenir une menace pour l'Homme ? (VCG / VISUAL CHINA GROUP)

    C'est un texte de quelques dizaines de pages disponible en anglais en accès libre(Nouvelle fenêtre). Il est signé par Dario Amodei, un docteur en physique de l'Université de Princeton (USA) et entrepreneur de 43 ans. Après avoir travaillé chez Google puis été en charge de la recherche chez OpenAI (la maison mère de ChatGP), il a cofondé en 2021 la société Anthropic à qui l'on doit notamment la série de grands modèles de langage dénommée Claude. C'est donc un poids lourd de la planète IA, tant comme chef d'entreprise que dans le domaine technique.

    Il s'était déjà fait connaître à l'été 2023 en intervenant devant un Comité judiciaire du Sénat des États-Unis dédié à la vie privée, la technologie et le droit, où il s'inquiétait des possibles dangers de l'intelligence artificielle(Nouvelle fenêtre). Il affirmait que "des acteurs malveillants pourraient utiliser l'IA afin de produire des outils mortels", en assimilant ces modèles algorithmiques à des armes à part entière.

    Deux ans et demi se sont écoulés, et il prolonge le trait en diffusant un appel : "L'Humanité doit se réveiller, et cet essai est une tentative – peut-être vaine, mais qui vaut la peine d'être tentée – de secouer les gens pour les réveiller."

    Des IA possiblement dangereuses

    Dario Amodei ne veut pas être alarmiste. Il plaide pour une préparation collective à la situation à venir. Ainsi, il annonce l'arrivée prochaine, d'ici deux ans, d'une IA qu'il qualifie de "puissante", dotée de capacités scientifiques sans commune mesure avec les performances actuelles. Elle serait capable de coordonner des systèmes complexes comme des robots ou des ordinateurs, avec une aptitude à travailler sur la durée de manière autonome et à un rythme inaccessible aux humains.

    Il envisage des utilisations militaires ou offensives de ces IA qui pourraient potentiellement échapper à leurs concepteurs. Avec une faculté des algorithmes à prendre leur autonomie pour réaliser les tâches qu'ils considéreront comme prioritaires. Sans se soucier a priori du coût humain, social ou environnemental. Voire se montrer hostile si ces IA s'estiment freinées dans la réalisation de leurs tâches.

    Surtout, écrit Dario Amodei, si la littérature de science-fiction (avec des histoires de robots qui se révoltent contre les inventeurs humains) fait partie du fonds documentaire pour entraîner lesdites IA.

    Établir une norme suprême

    En 1942, les écrivains de science-fiction Isaac Asimov et John W. Campbell ont rédigé les 3 lois de la robotique :

    Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger ;

    Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres entrent en contradiction avec la première loi ;

    Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

    Dario Amodei plaide en faveur de l'élaboration d'une "IA constitutionnelle" qui généraliserait l'adoption d'un texte fondamental que chaque IA devrait impérativement respecter. En plaçant, par exemple, des valeurs protectrices de la vie humaine comme critère suprême d'une prise de décision par une intelligence artificielle.

    Le mérite de cette publication, que certains qualifieront d'utopique, est donc de lancer le débat et d'inciter chacune et chacun d'entre nous à nous à s'interroger sur ce qu'on attend de ces IA et ce qu'on est prêt à leur laisser comme libre arbitre.