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Il me reste un an...

Par Le 26/04/2018

Ce matin, j'ai passé le contrôle technique de notre petit fourgon aménagé. C'est un vieux de la vieille et dans deux ans, il passera en véhicule de collection. Malgré les soins que je lui prodigue avec mes maigres compétences dans le domaine, il est apparu que deux passages de roues étaient fortement attaqués par de la rouille perforante ce qui signifie qu'avec les prochaines règles de contrôle technique, il serait bon pour la casse dans deux ans. Il me fallait donc trouver un carrossier, acceptant de se lancer dans des travaux d'importance et mon mécanicien était plutôt pessismiste...

Je décide donc de retourner dans l'ancien garage qui s'occupait de ce véhicule il y a quelques années car il dispose d'un atelier de carrosserie. Et là, le patron me voit entrer et je perçois dans son regard une certaine interrogation...

Je précise que c'est un ancien professeur en lycée technique et qu'il a quitté l'enseignement depuis plusieurs années pour reprendre ce garage. On avait eu quelques discussions sur le sujet et je connais sa colère envers le ministère.

"Comment tu vas ? me demande-t-il.

Et je réponds sans vraiment réfléchir :

"Il me reste un an à tenir. Mais sinon, ça va."

Et là, je vois dans son regard une grande inquiétude, une interrogation, une émotion très forte. Il reste sans mot.

Je reprends :

"Dans un an, je pars à la retraite.

-Purée, tu m'as fais peur, dit-il aussitôt. J'ai cru que tu en avais pour un an avant de ...

-Ben quoi, j'ai l'air d'un gars qui va mourir ? 

-Non, enfin, je ne sais pas..."

Il est complètement en vrac.

"J'ai maigri, c'est ça ?

-Ah, ben, oui, sacrément, purée, c'est impressionnant. J'ai cru que tu étais malade, gravement malade. Enfin, c'est quand tu as dit que tu en n'avais plus que pour un an..."

Et là, je lui explique donc qu'il y a plus de trois ans maintenant, j'ai fait un "burn out de rage" devant la tournure dramatique de l'éducation nationale et que j'ai perdu vingt kilos dans cette lutte, refus d'obéissance et tout le reste (convocations en hôpital psychiatrique, perte provisoire de salaire, perte de mon poste, perte de mes relations professionnelles, etc etc...) mais qu'en même temps, j'ai arrêté de manger des animaux et que là, je vais très bien, que je fais du sport autant que possible, que je n'ai absolument pas besoin de reprendre du poids, que je suis en très bonne santé, même si certains effets de cette période ne disparaîtront jamais... (vésicule biliaire hors service, déréglement important du collagène avec apparition de nodules importants dans une main, dans le dos, ossification du ligament jaune sur deux vertèbres etc etc etc...) Psychologie des profondeurs et je n'avais pas de diplôme de plongée...

Ce n'est pas la première fois que je réalise combien j'ai changé physiquement aux yeux des gens qui me connaissent. Comme je suis très solitaire, il y en a certains que je ne vois que rarement. Il en fait partie et c'était donc un choc pour lui.

Personnellement, j'ai évidemment du mal à réaliser l'importance de cette allure physique. Tout comme Nathalie qui en me voyant tous les jours n'a pas cette image d'une "rupture" dans cet aspect visuel. 

C'est clair que de peser 55 kilos pour 1m76 alors que j'en pesais 75 il y a quelques années, ça doit se voir...J'ai d'ailleurs donné dernièrement tous mes anciens pantalons, plus un seul ne tenait sur moi... Même en rajoutant des trous à la ceinture, j'avais l'air perdu à l'intérieur de bouts de tissus beaucoup, beaucoup trop larges... 

Le patron, soulagé, appelle le carrossier et je vois arriver un gars avec lequel j'avais longuement parlé à l'époque. Une personne que j'apprécie beaucoup et à laquelle je ne pensais plus. Il a un enfant handicapé et lui aussi porte une profonde colère contre l'éducation nationale.

Lui aussi semble fortement surpris. Je lui raconte rapidement mes dernières années puis on fait le tour du fourgon.

"Pas de problème, me dit-il, je m'en occupe en septembre. Et je te remets tout le châssis à neuf, un chouette camion comme celui-là, ça se sauve. On ne jette pas des bijoux."

 

On discute un bon moment encore, je prends des nouvelles de son garçon, du parcours oh combien douloureux d'un papa qui lutte contre une administration conduite uniquement par des contingences financières.

Je sens en moi cette colère ancienne, cette rage qui m'a accompagné si longtemps, qui a rongé mon corps mais que je ne regrette nullement. 

J'ai fait ce que je devais faire et si je n'étais pas allé jusqu'au bout de mes convictions, je n'ose imaginer ce que la honte aurait fait de moi. La rage était bien moins destructrice. C'est une certitude. 

 

On prend rendez-vous puis je repars.

Sur la route, je remercie les Anges. 

On ne perdra pas notre camion. 

Je vais bien. 

Dans un an, je ne serai pas mort.

Je serai libre.

Avec Nathalie et les montagnes.

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui lança :
« Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? 
-Je le sais, répondit le colibri, mais je fais ma part » .


Voilà, j'ai fait le colibri et dans un an, j'irai voler ailleurs. 

 

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"La femme tantrique"

Par Le 24/04/2018

Photo sensuelle d'une femme danseuse du ventre touchant son nombril

Le Tantra éveille la femme à la spiritualité à travers sa conscience sensuelle et sexuelle.

 

https://feminiteetspiritualite.com/2017/02/01/la-femme-tantrique/

Elle contient le féminin sacré, ce qui veut dire que sa nature divine est présente au quotidien.

La voie du Tantra autorise la femme à trouver un axe intérieur pour vivre différemment sa sexualité, la relation à soi, à l’autre et au monde.

Plusieurs étapes ou initiations pour aller vers cet axe, dont trois importantes de mon point de vue (l’ordre chronologique posé ici n’est qu’un exemple) :

  1. La première est de reconnecter le lien à la mère mais dans son altérité et sa différence. Ce qui lui permet de s’inscrire dans sa lignée de femmes et se sentir reliée à toutes les femmes du monde.

    Ainsi, elle reconnaît elle-même le lien ontologique de sa nature femelle : naître et être de sexe féminin avec la vision et la préhension du monde qui en découlent. Ce qui n’est pas une « mince affaire » car cela signifie se différencier du modèle masculin. On voit que dans beaucoup de traditions ou religions, la femme n’a pas d’autre choix que de suivre ce qui est proposé par l’homme ou par un « Dieu »masculin…

 

  1. La deuxième, être capable de ressentir la femme sauvage qui est en elle, pour distinguer de l’intérieur, la différence entre puissance et violence. Ce qui lui permet d’accepter le masculin de l’homme dans son expression et non plus en le castrant ou en devenant victime.

    S’approprier la puissance de la femme car, seule, la puissance de la mère est reconnue comme légitime. Pour la femme, savoir dire non pour pouvoir poser des oui assumés et conscients, est un chemin vers sa liberté. Ainsi, elle sort des rôles de mère ou de fille dans la relation de couple. Elle s’affranchit de la « domination émotionnelle » dans laquelle elle est enfermée.

 

  1. La troisième étape est de s’initier à une très bonne connaissance de son corps. La femme tantrique sait connecter son sexe (yoni*) de l’intérieur pour le sentir vivant et existant.

    Petit à petit, elle s’enseigne le savoir sensuel inhérent à sa nature féminine. Cet auto apprentissage, la femme le reçoit dans l’être et le non faire, comme nous l’avons un peu expérimenté dans l’atelier au festival du féminin.

 

Dans le Tantra, la personne souffrante laisse place à la divinité en soi. Le beau, la sensualité et l’amour émergent alors, de la femme – déesse. La femme tantrique se découvre à ne plus «faire l’amour» mais vivre l’amour, donner et recevoir, sans but ni recherche particulière que celle d’être dans le présent et de ce qui va se créer entre soi et l’autre.

La sexualité est vécue comme une voie spirituelle qui passe par le respect, la joie, la tendresse.

A l’intérieur de soi, le masculin sacré se pose à côté du féminin sacré et vice-versa.

La sexualité féminine est un univers à découvrir, dont nous savons peu. La femme ayant le plus souvent orientée sa sexualité en « réponse, en écho» à la sexualité masculine.

Hors le féminin ne s’épanouit que dans un contexte secure : il doit se sentir parfaitement accueilli, sans intention ni projet d’être possédé. Dans cet état d’être et d’esprit, le féminin fleurit. Il crée du bonheur autour de lui, le masculin est alors transcendé et trouve naturellement sa légitimité. Il n’y a plus de lutte de place et de résultat pour les partenaires. Dans ces moments, les 2 personnes savent « d’instinct » se créer des espaces sacrés pour prendre le temps de s’aimer. Alors la part divinisée, féminine et masculine de chacun, éclos et ouvre le chemin d’une sensualité et d’une sexualité sans fin. Nulle menace ne doit venir troubler ce qui s’ouvre. Sinon tel le nénuphar qui se referme, le féminin sacré s’en va, et la magie est partie. Revient alors une sexualité connue. Cette magie du Tantra est souvent reconnue par les pratiquants.

Couple sacré

Nous comprenons ici, comment les hommes et les femmes doivent progresser ensemble, s’entraider, aller vers une confiance mutuelle. Ce qui s’exprime à l’extérieur, la relation pacifiée, s’exprime à l’intérieur par un épanouissement à soi et à la vie, plus heureux.

Dans le tantrisme ou Tantra, il est reconnu que la femme est pure et sacrée par essence. Il s’agit de ses cellules, de son énergie comme un fait ontologique, et non pas comme quelque chose à acquérir ou à atteindre. Cela change tout. C’est la découverte de la force et du caractère pleinement sacré d’être femme.

Dans le Tantra, la femme (Shakti**) vit et pratique non seulement sur un plan d’égalité avec les hommes (Shivas**) la poursuite d’une transformation spirituelle mais dans beaucoup de cas montre même le chemin. Elle est l’initiatrice. Pour les hommes pratiquants tantriques, le féminin doit être honoré et vénéré comme la valeur qui apporte l’éveil au monde. Le féminin chez la femme mais aussi à l’intérieur de lui.

L’enjeu de la femme tantrique est d’affirmer ces valeurs, et les maintenir dans sa vie, face à une société pas toujours prête à les recevoir. Il est possible d’imaginer que si la vision féminine du monde s’exprime totalement, soutenue par les hommes, les choses changeront. Elle ne doit pas être vue comme complémentarité à celle de l’homme mais comme légitime à part entière.

Beaucoup de peurs sont présentes dans la sexualité aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Des traumatismes anciens tels que viols, incestes, abus, des relations sexuelles qui se sont mal passées, freinent l’évolution de la sexualité et rendent les rapports sexuels maladroits et infantiles Sans parler des interdits culturels, des tabous familiaux, de la pornographie etc.

C’est pourquoi, le chemin de la femme vers une sexualité sacrée assumée est source de transcendance et de changement. Changement pour soi, comme écrit plus haut, mais aussi par résonance, changement pour les femmes, les jeunes filles, les filles autour de soi. La femme qui met au monde sa sexualité de femme sacrée est un être humain libre.

* Yoni (sanskrit), dans l’hindouisme, désigne la vulve, le sexe féminin. Souvent traduit au masculin, je l’emploie volontairement au féminin : la yoni.

** Shakti représente l’énergie féminine, et dans la pratique tantrique la femme, la déesse. Shiva, divinité hindoue, dans la pratique tantrique, représente l’homme, le dieu.

~ Marisa Ortolan

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Pour aller plus loin :

Si les mots de l’auteur, Marisa Ortolan résonnent avec vous, vous aimerez sûrement son oracle :

La voie de la conscience : Les cartes du voyage intérieur

Et voici le livre

Les secrets de la sexualité féminine de Maitreyi-D Piontek

"La femme initiatrice"

Par Le 24/04/2018

Dans une relation tantrique, où l'aspect féminin est valorisé, la femme est dite initiatrice. En effet, c'est elle qui guide l'homme vers une intimité sexuelle basée sur les sensations subtiles, l'écoute et la présence à l'instant, sans but à atteindre... tout est déjà là.

La femme initiatrice

 

https://feminiteetspiritualite.com/2017/12/10/la-femme-initiatrice/

 

Dans une relation tantrique, où l’aspect féminin est valorisé, la femme est dite initiatrice.

En effet, c’est elle qui guide l’homme vers une intimité sexuelle basée sur les sensations subtiles, l’écoute et la présence à l’instant, sans but à atteindre… tout est déjà là.

 

Tant que la femme n’entre pas dans son plaisir, elle entretient le machisme de l’homme

Dans notre culture, la sexualité est de nature masculine, elle met l’accent sur la performance, les techniques, le savoir-faire avec un but bien précis : atteindre l’orgasme, gage d’une relation sexuelle réussie. Malgré tout, les frustrations et les blocages persistent aussi bien pour la femme que pour l’homme. Dans cette optique parler d’initiatrice prend même des connotations lourdes de sens car la femme n’est pas valorisée. Un chamane sud-américain très connu dont j’avais suivi quelques ateliers disait . «  Tant que la femme n’entre pas dans son plaisir, elle entretient le machisme de l’homme  ».

D’une certaine façon, oui, car en ne prenant pas sa place elle entretient le côté masculin de la sexualité. En honorant sa féminité elle peut insuffler petit à petit une nouvelle conscience, ni par le féminisme ni par la compétition mais par la CÉLÉBRATION !

Devenir femme initiatrice ne s’improvise pas. Trop de femmes croient initier leur compagnon mais leurs tentatives souvent maladroites ne sont reçues que comme des critiques, des jugements, de la culpabilisation et ferme le dialogue et la communication émotionnelle. L’homme se sentant incapable et déstabilisé dans son rôle et dans son pôle « faire » se ferme de plus en plus, ou peut perdre ses moyens et entretenir encore bien malgré lui frustration et colère chez sa partenaire…

 

Comme beaucoup de femmes, j’avais la croyance que l’homme avait toutes les clés et que s’il ne savait pas les utiliser c’est qu’il était incapable et égoïste. Il devait savoir, il devait deviner et sentir alors que pour l’homme la femme est un mystère qu’il tentera d’élucider par des techniques et « savoir-faire » pour surmonter ses peurs.

 

Quels ingrédients sont-ils nécessaires ?

 

Une bonne connaissance de soi, de son corps, de son énergie vitale et sexuelle. La capacité d’écouter et de prendre soin de ses désirs et besoins dans l’intimité, d’écouter son rythme, et surtout de savoir s’exprimer.

 

Dans mon expérience, par un travail thérapeutique et tantrique soutenu, j’ai ouvert des portes à l’intérieur. Ces clés que j’attendais de l’autre je les tenais en main ! J’ai pu guérir ma peur de l’homme, celle qui me mettaient en réaction par rapport à lui et m’empêchait de m’abandonner. J’ai dû aussi faire un travail de fond pour me réconcilier avec ma féminité blessée et humiliée. Je fais partie de ces femmes qui sont très féminines dans leur apparence mais qui ont un côté yang très fort. Ce côté yang secondaire me sert pour mes activités mais me desservait dans l’intimité par son côté réactionnel.  Du coup je ne me laissais pas aimer et protéger car ma croyance était que je serais blessée et abandonnée. L’acceptation de mes peurs profondes et de cet état contrôlant et réactionnel a opéré dans les profondeurs de mon inconscient en m’apportant une paix profonde, une confiance en moi sans limite et un grand sentiment de liberté.

 

De cette liberté est né l’écoute inconditionnelle de ce qui se passe en moi et une certaine forme de magie opère parce qu’en m’ouvrant totalement à ma vulnérabilité, à ma sensibilité à mes désirs j’ai pris soin de moi et permis à l’homme de s’approcher tel qu’il est, avec sa force, ses faiblesses, ses doutes, ses peurs, ses désirs différents des miens dans leur façon de s’exprimer. En me redonnant de la valeur, en m’affirmant j’ai ouvert mon cœur, et redonné de la valeur à l’homme.

 

Être à l’écoute nécessite d’éviter certains pièges : par exemple, vouloir faire plaisir à l’autre alors que l’on a pas de désir est un manque de respect pour soi comme pour l’autre. Un vrai non débouchera sur un vrai oui en sachant qu’il y a mille manières d’être dans une relation intime favorisant le rapprochement, le plaisir, la complicité. Sachez aussi à quoi vous dites non afin de pouvoir vous ouvrir à ce qui serait juste pour vous sans fermer totalement la porte à la rencontre. Faire l’amour ne se limite pas à la pénétration !

Il ne s’agit pas tant de lui dire comment faire ou de lui dire notre mécontentement ou nos frustrations, il s’agit de le guider en lui disant ce qui nous fait plaisir dans l’instant, verbalement, ou en laissant parler son corps. Cela va vous demander de vous donner le droit au plaisir, de l’investir totalement, de jouer avec dans la sensualité, ce qui va guider et attiser le plaisir de votre partenaire. Écouter son plaisir ce n’est pas attendre un super orgasme en se disant  « Y a rien qui vient ! ». Centrée dans l’instant cela va être d’être en phase avec son énergie sexuelle et la sentir circuler, ou d’accueillir des petites sensations, un bien-être diffus, peut-être juste l’envie d’être contre l’autre, à partir de là, dans une respiration plus calme, une détente, peut naître un élan plus fort, un désir en forme de vague qui vous prend vous emmène et vous emporte l’un et l’autre dans une synchronicité de sensations.

 

Il ne s’agit pas d’entrer dans une sexualité masculine en suivant le rythme de l’homme qui sera plutôt à tendance rapide ou soutenue, mais de savoir goûter, savourer ce qui ce passe en s’arrêtant sur ce qui est en train de se passer, en se relaxant, en respirant profondémentde manière à ce que l’énergie sexuelle accumulée dans les organes génitaux puisse circuler et envahir le reste du corps.

 

Cela demande à oser l’inviter à vous rejoindre dans cet espace parce que c’est là qu’est votre plaisir. Lorsque l’homme est dans l’action il n’est pas dans le ressenti, il ne se laisse pas non plus toucher, à tous les sens du terme. Si la femme l’invite à entrer dans son ressenti en ralentissant le rythme, il va s’ouvrir et dans cette ouverture la rencontre peut se faire, une rencontre de cœur à cœur, corps à corps, d’âme à âme. Là, les deux amants vont se sentir nourris d’amour, dans une proximité profonde, non pas de surface. Là est le changement parce qu’il y a rencontre, partage…

Cet amour se ressent au niveau énergétique par des vibrations particulières.

Dans cet espace plus doux, le vagin se détend et les sensations peuvent alors se diffuser, se transformer en vibrations, en vagues, l’homme aussi peut apprendre à percevoir d’autres sensations au niveau de son pénis qui ne naissent pas dans le mouvement bien au contraire. C’est par son sexe que l’homme transmet son amour, car son énergie est pénétrante, c’est le propre de l’énergie masculine. Dans cet espace de pénétration cet amour peut être recueilli, accueilli reconnu au niveau du vagin. En percevant cet amour qui vient du sexe vous pouvez le porter dans l’espace du cœur avec la conscience, l’attention, la présence.

Ressentir cet amour est très guérissant lorsque l’on a été blessée sexuellement, la femme va se sentir respectée, honorée, aimée, elle va alors s’ouvrir encore plus à l’énergie masculine. Si l’homme se sent ainsi reçu au niveau du sexe, il va ouvrir son cœur. Les deux partenaires sont alors dans le donner/recevoir, complémentaires dans leur énergie yin et yang, l’énergie d’amour va adoucir l’énergie sexuelle, l’énergie sexuelle va attiser l’amour. Un cercle se forme de l’un a l’autre, il n’y a plus de séparation.

Femme initiatrice

Image: Robby Donaghey | Spiritual Artwork | www.artisticgenius.com/

Plus vous serez à votre écoute plus vous allez affiner vos perceptions et sentir aussi où est votre partenaire. S’il est trop centré sur vous il risque d’être déconnecté de ses sensations au profit de votre plaisir. Vous allez le sentir et vous pourrez alors l’inviter à se recentrer et à entrer dans son propre plaisir. Il a parfois besoin de cette autorisation. Si la femme est dans son plaisir, qu’elle l’entretient, en invitant l’homme à entrer dans le sien cela va recréer une forme de fluidité naturelle entre les 2 corps. D’une manière métaphorique on pourrait dire que dans la sexualité, l’homme est celui qui donne l’impulsion électrique, la femme est celle qui transmet ou conduit le courant… Cette transmission peut prendre naissance dans l’énergie du feu en entrant dans votre côté plus animal, plus sexuel si votre corps vous guide instinctivement dans cette énergie. Vous serez alors l’un et l’autre dans l’aspect yang de la sexualité puis au bout d’un moment sentir que votre corps passe à une autre vitesse de croisière, il entre dans l’aspect yin et aura besoin de se relaxer, de s’abandonner à des sensations plus douces plus subtiles et peut-être de vous faire entrer dans un espace plus extatiquo-méditatif.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire ce n’est pas la femme qui prend les rennes, elle prend tout simplement sa place dans une complémentarité avec l’homme. Elle va l’inviter à explorer le côté féminin de la sexualité, ce côté qui fait trop souvent défaut et qui fait qu’il y a tant de frustrations. En se donnant le droit d’explorer toute sa palette de sensations elle va permettre aussi à l’homme d’explorer les territoires de son féminin intérieur, devenir plus réceptif sans pour autant qu’il perde de son yang, bien au contraire. Un homme qui s’ouvre prend une autre consistance, car se sentant valorisé dans son côté masculin il osera plus facilement entrer dans sa réceptivité. Une femme qui honore sa féminité rayonne de l’intérieur, elle n’est ni fille, ni objet de désir, ni mère… À vous de découvrir ce joyau !

Pour que l’alchimie opère dans cette forme d’initiation, le couple aura besoin d’une bonne communication, une confiance mutuelle, beaucoup d’amour, une grande capacité d’ouverture, le désir d’explorer et d’instaurer une certaine qualité et le temps nécessaire pour que cela s’installe. La femme est l’avenir de l’homme chantait Ferrat…

~ Catherine Weissbrodt-Delorme

http://www.espacetantrayoga.com/

 

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Pour aller plus loin :

Découvrez l’extrait du livre
La femme initiatrice dans la relation amoureuse
de Catherine Delorme

… La femme devrait apprendre à accueillir l’homme tel qu’il est. Surtout s’il est comme vous dans une démarche de conscience, il se cherche aussi et désire s’améliorer car il souhaite vous aimer d’une manière plus juste. Peut-être n’avancez-vous pas au même rythme ou de la même manière ?

En général, lorsque nous cherchons à changer l’homme, nous pouvons être certaines d’être dans la projection. L’homme nous renvoie quelque chose que nous souhaiterions changer, mais que nous projetons sur lui. Nous devons donc vérifier ce que nous cherchons vraiment à changer afin d’être plus juste avec nous-mêmes et avec notre partenaire.

Je remarque que les femmes cherchent à changer leur partenaire lorsque celui-ci ne comble pas leur besoin d’affection et d’intimité comme elles le souhaiteraient. Elles vont lui reprocher d’être trop dans sa tête, de trop en faire, de ne pas être présent même s’il est là physiquement, de ne pas être assez aimant dans la sexualité.

Pour beaucoup d’hommes, ce n’est pas naturel d’être sensible et réceptif. Dans les stages que j’anime pour les hommes, il y a une grande majorité d’hommes sensibles qui souffrent de ne pas trouver leur place dans le monde des hommes, ils se sentent à part et il leur manque un aspect d’eux plus viril. Pour d’autres, la sensibilité a été tellement cloisonnée qu’ils ont du mal à y accéder. C’est la femme qui peut l’aider à retrouver ce chemin. Si la mère n’a pas su remplir ce rôle, il sera en défense par rapport à la femme et aura de la difficulté à se laisser initier. Ou alors, il cherchera une mère aimante et se comportera comme un petit garçon. Si sa femme cherche à le changer en étant dans le reproche et la critique, soit il se blindera un peu plus, soit il tentera de bien faire et de correspondre aux attentes de sa femme qui ne sera toujours pas satisfaite, car elle souhaite qu’il incarne vraiment sa part réceptive et non pas qu’il essaie de lui faire plaisir à partir de son mental. Il ne faut pas oublier que l’homme est naturellement polarisé sur le faire. S’il est sans arrêt critiqué dans sa manière de faire, surtout dans l’intimité, il risque de perdre totalement confiance en lui et se sentir castré.

Tant que l’homme ne plonge pas dans l’expérience intime de sa propre vulnérabilité et réceptivité, il ne peut pas répondre aux demandes de sa partenaire. Il cherchera à faire face à l’inconnu d’un point de vue rationnel, alors que la réceptivité et la vulnérabilité font partie du monde des sens. Et même lorsqu’il en fera l’expérience, il ne le vivra pas comme la femme. Mais au moins, ils pourront trouver des terrains communs sur lesquels se rencontrer vraiment.

La femme qui veut changer l’homme ne sait pas non plus investir totalement sa part féminine. Elle va projeter ce manque sur l’homme en lui demandant d’être dans un espace où elle n’est pas non plus capable d’aller. Elle va attendre de lui un amour réparateur qu’elle n’a pas conquis elle-même. Elle vit bien souvent une énorme colère contre l’homme en général qu’elle tente d’éviter en demandant à l’homme d’être un idéal d’amour… (à suivre)

La femme initiatrice dans la relation amoureuse
de Catherine Delorme

Slow Sex : Faire l’amour en conscience
de Diana et Michael RICHARDSON

Écocide : un nouveau droit pour la Terre

Par Le 23/04/2018

Peu à peu, le crime d'écocide s'impose dans le droit international

L’écocide désigne le crime de destruction de ce qui est nécessaire à l’humanité pour exister.

Conçu dans les années 1970, il a pris un contenu juridique, afin de criminaliser la destruction des écosystèmes. La juriste Valérie Cabanes, porte-parole du mouvement End Ecocide on Earth (« arrêtons l’écocide planétaire »), se bat pour faire aboutir cette revendication à l’échelle internationale.

L’écocide ? C’est la destruction de ce qui est nécessaire à l’humanité pour exister. Il y a plus de 50 ans qu’on en parle ! Face à l’horreur, qui durait depuis 1961, des épandages de l’herbicide agent orange (fabriqué par Monsanto et Dow Chemical), au Vietnam et dans les zones frontières du Laos et du Cambodge par l’armée américaine, dont le but était de détruire les forêts qui abritaient les rebelles, l’activiste biologiste états-unien Arthur Galston lance le mot écocide. Sa première apparition officielle a lieu à Washington, en 1970 [1], lors de la Conférence sur la guerre et la responsabilité nationale, une conférence où Galston lance le projet de rédiger une convention des Nations unies bannissant l’écocide comme un crime de guerre. Olof Palme, Premier ministre suédois, reprend le mot à la conférence de Stockholm sur l’environnement humain, en 1972.

On en reparle dans les années 1980 à propos d’améliorations à la Convention de 1948 sur le génocide, avec la possibilité d’inclure, dans la notion de génocide, une destruction massive de l’environnement qui rendrait les conditions de vie des populations impossibles. Puis, de nouveau dans les années 1990, lors de la rédaction du Statut de Rome, avec le projet d’inclure, dans l’article 26, les crimes les plus graves contre l’environnement non seulement en temps de guerre, mais aussi en temps de paix. Quatre États refusent, dont la France !

En 2010, Polly Higgins, juriste britannique, propose à la Commission du droit international des Nations unies d’ajouter aux crimes déjà reconnus contre la paix [2], celui d’écocide.

Un nouveau droit de l’humanité, fondé sur le pivot de l’écosystème Terre 

Le but de Valérie Cabanes, et du mouvement End Ecocide on Earth (« arrêtons l’écocide planétaire »), dont elle est la porte-parole, est de criminaliser la destruction des écosystèmes. Il faut pouvoir poursuivre non seulement des entités morales au civil, mais aussi au pénal les personnes physiques responsables de catastrophes environnementales, y compris non intentionnelles. À cette fin, il faut amender le Statut de Rome pour que la Cour pénale internationale de La Haye puisse instruire le crime d’écocide en temps de guerre et en temps de paix.

Des avions états-uniens épandant l’agent orange au Vietnam.
 

Valérie Cabanes, dans son livre Un nouveau droit pour la Terre (Seuil), appelle à une métamorphose du droit international autour de cette notion d’écocide. Dans la première partie de l’ouvrage, elle fait un inventaire lucide et sans appel des différentes technologies dévastatrices : extractives, nucléaires, chimiques… et de ceux qui en sont responsables. La seconde partie ouvre le chapitre du nouveau droit de l’humanité fondé sur le pivot de l’écosystème Terre. Il y a deux étapes, explique Valérie Cabanes, la première, qui est en cours, est de reconnaître, en droit, notre interdépendance avec le vivant sur terre, et le droit des générations futures à un environnement sain. La seconde, plus révolutionnaire, serait, comme le voulait l’inventeur du terme, Arthur Galston, « d’accorder des droits aux communs planétaires comme les océans ou l’atmosphère et des droits aux systèmes écologiques de la Terre. Ceci permettrait d’ester en justice au nom de la nature afin d’en préserver les cycles vitaux. »

« Protéger des communautés de l’avidité des multinationales qui convoitent leurs terres et leurs ressources » 

Un peu partout dans le monde, des groupes de travail réfléchissent aux moyens d’utiliser la justice pour contraindre les États à agir contre le changement climatique. Des victoires juridiques ont déjà été remportées.

En juin dernier, un tribunal, saisi par 886 plaignants néerlandais et la Fondation Urgenda, a condamné l’État néerlandais, pour « violation des droits de l’homme » parce qu’il ne faisait pas le nécessaire pour éviter un réchauffement climatique supérieur à 2 °C avant la fin du siècle. Il l’a obligé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, conformément à ses obligations de « protéger ses citoyens ».

Des enfants états-uniens et l’association Children’s trust ont gagné dans des procès contre les États de Washington et du Massachusetts et un procès contre l’État fédéral est en cours. Même chose au Pakistan, où un juge a créé un précédent juridique en ordonnant au gouvernement d’appliquer effectivement sa politique de changement climatique. Récemment, la procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a annoncé l’élargissement de son champ d’action aux crimes liés à « l’exploitation illicite de ressources naturelles », à « l’appropriation illicite de terres ou à la destruction de l’environnement », par l’extraction minière, l’agrobusiness, la construction de barrages hydroélectriques...

Valérie Cabanes.

« C’est un premier pas, indique Valérie Cabanes à Reporterre. La Procureure a reconnu les crimes contre l’environnement en temps de paix, mais seulement dans le cadre des crimes contre l’humanité. Cela va permettre de protéger des communautés de l’avidité des multinationales qui convoitent leurs terres et leurs ressources, mais il faut aller plus loin, et obtenir que les limites planétaires soient reconnues par le droit comme des bornes à ne pas dépasser. »

« Trouver un État courageux » 

En décembre 2015, le collectif Notre Affaire à tous, dont fait partie Valérie Cabanes, a formulé auprès du gouvernement français une réclamation indemnitaire préalable, demandant un engagement ferme à réduire de 25 % à 40 % les émissions de gaz à effet de serre françaises, pour limiter le dérèglement climatique à 2 °C voire 1,5 °C suivant les engagements de l’accord de Paris sur le climat.

« L’écocide n’est pas un crime de plus s’ajoutant à toutes les autres atteintes aux droits humains,dit Valérie Cabanes, il est le crime premier, celui qui ruine les conditions mêmes d’habitabilité de la Terre. D’ores et déjà, les dérèglements climatiques attisent injustices et tensions géopolitiques tandis que les saccageurs de la planète restent impunis. Nous avons rédigé 17 amendements, prêts à être ajoutés aux statuts de la CPI, définis par le traité de Rome, qui régit la cour pénale internationale, pour faire ajouter le crime d’écocide à la liste des crimes internationaux déjà reconnus. Les dirigeants d’entreprises et les politiciens complices d’expropriation ou de destructions de terres, de forêts tropicales ou de pollution des océans et de sources d’eau potable doivent pouvoir être jugés et condamnés. Nous avons remis ces amendements pour information aussi bien à la CPI qu’à M. Ban Ki-moon [le secrétaire général des Nations unies]. Il nous faut maintenant trouver un État courageux, qui le fera parvenir officiellement à l’ONU, et aux [124] États signataires du Traité de Rome. Il faudra ensuite faire en sorte que deux tiers d’entre eux les approuvent. »

La juriste se réjouit de l’avancée de ses idées : « Le mot écocide est désormais officiellement admis au Scrabble ! Ma grande satisfaction, dit Valérie Cabanes, c’est d’avoir déjà contribué à faire passer ce mot, et l’idée qu’il véhicule, dans le langage commun. Aujourd’hui, le mot est utilisé spontanément par les ONG, les politiques, les journalistes. Lorsque j’ai commencé, en 2012, ce n’était pas évident ! Je suis dans une lignée. Pour moi, c’est le chemin qui est important. J’ai semé une graine et elle prend racine. C’est déjà une victoire ! »


- Un nouveau droit pour la terre, pour en finir avec l’écocide, par Valérie Cabanes, éditions du Seuil, 364 p., 20 €.

Pour un centre d'accueil des animaux sauvages

Par Le 22/04/2018

Création d'un Centre de Sauvegarde de la Faune sauvage des Pays de Savoie

Association pour un Centre de sauvegarde pour la faune sauvage des pays de Savoie

Association pour un Centre de sauvegarde pour la faune sauvage des pays de Savoie, le 13 février 2018 à 17:14 • Modifié le 27 février 2018 à 22:28

Création d'un Centre de Sauvegarde de la Faune sauvage des Pays de Savoie

L'association a pour but de créer un Centre de soins pour la faune sauvage blessée (soins, rééducation et relâcher en milieu naturel).

Description

L’idée du projet est née il y a quelques années au sein d'associations environnementales déjà implantées sur le territoire de la Savoie et de la Haute Savoie. Déjà actives pour venir en aide à notre faune et notre flore et sensibiliser le public, elles ont clairement établi que la création d’un centre de sauvegarde pour les animaux sauvages blessés était essentielle.

Les pompiers ont formé un service spécial pour la récupération d’animaux sauvages blessés mais se retrouvent très souvent bloqués au moment du placement et de la prise en charge après la capture.

 

Il est souhaitable, au vu de la faune exceptionnelle peuplant la Savoie et la Haute Savoie, que nous possédions un Centre de soins à la faune sauvage afin de contrebalancer l’impact humain qui représente 90% des causes d’accueil.

De plus, le centre le plus proche (Le Tichodrome) qui accueillait jusqu’à présent les animaux en détresse des pays de Savoie, ne pouvait plus faire face au nombre grandissant qui sont accueillis et ils ont dû imposer des restrictions.

Un grand nombre d’animaux sauvages dont la plupart sont des espèces protégées vont se retrouver alors sans soins.

 

Grâce à la mobilisation humaine et à la détermination des structures locales, une association s’est créée le 28 mars 2015.

Ce projet met ainsi en lien toutes les structures travaillant au contact de la faune sauvage (Ligue de protection des oiseaux, Association pour la protection des animaux sauvages - ASPAS, Fédération de chasse, Conservatoire des espaces naturels, pompiers, Asters, les cliniques vétérinaires…).

 

Les données, les connaissances, les suivis épidémiologiques réalisés au sein de ses structures seront complétées par notre Centre car nous serons les seuls à interagir avec les animaux sauvages directement. En plus de venir en aide à des êtres vivants en détresse, il permet de créer un lien durable et positif entre de nombreuses structures, de partager nos expériences pour être plus efficace.

 

Un Centre de sauvegarde fonctionne en grande partie grâce à des bénévoles. Actuellement, nous retrouvons une vraie mixité dans nos équipes car notre projet touche tous les âges de la vie et toutes les catégories professionnelles. Grâce aux capacitaires en soins à la faune sauvage et à l'aide de nos nombreux ornithologues et naturalistes impliqués, des formations de prise en charge de la faune sauvage en détresse pourront être réalisées auprès des communes, des agglomérations, et des différents services en lien avec l’environnement (pompiers, écoles, entreprises) car nous pouvons tous être amenés à découvrir un jour un animal sauvage en détresse.

Lieu ou adresse

Le Mapas, 73000 Montagnole, France

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Leaflet | © Mapbox © OpenStreetMap Improve this map

En quoi votre projet répond-il à l’intérêt général ?

Actuellement, aucune structure ne prend en charge les animaux sauvages blessés provenant des départements de la Savoie et de la Haute Savoie. Tous ces animaux appartiennent au patrimoine français et la plupart sont des espèces protégées, sensibles ou bénéficiant d'un Plan National d'Action (PNA). Parmi les causes fréquemment imputées dans la déstabilisation des milieux écologiques dont dépendent les animaux, on trouve un certain effet du réchauffement climatique mais surtout une fragmentation et une destruction des habitats naturels sous l'action de l'homme. 90% des causes d’accueils sont liées aux activités humaines (en moyenne 2 500 accueils/an) et le réchauffement de la planète fragilise également les refuges naturels dont dépendent ces êtres vivants qui participent à maintenir l’équilibre naturel de notre environnement. Ce nouveau syndrome écologique doit être pris en considération en agissant par tous les moyens à notre portée et surtout en mettant ces moyens à la portée du plus grand nombre. A ce titre, notre projet répond à l’intérêt général et à un devoir civique. En plus de venir au secours d’animaux sauvages blessés, nous participons à la formation du public, de nos stagiaires, des éco-volontaires, des services civiques.

Quels sont vos partenaires et les autres acteurs mobilisés sur ce projet ?

Collectivités : - La Motte Servolex - Montagnole - Le Bourget du Lac - Mme la Député Typhanie Degois - DDCSPP Associations : - ASTERS (74) - FRAPNA (73 et 74) - LPO (73 et 74) - LE TICHODROME - Le Gua (73) - ERMUS - Groisy (74) - SPA Chambéry (73) - Assistance aux animaux d'Aix les bains (73) Entreprises : - VICAT - ADELPHIA - Aix les bains - SATM - Chambéry - ALPHI - Viviers du lac - JARDIN DES PLANTES - Voglans - 4 murs - Chambéry - Eurocash - Chambéry - Radio Aix - Aix les bains - Maxi zoo - Bassens - Isabelle MANDROU - illustratrice - Cabinet Christian Brunet expertise comptable et audit Fondations : - LEA NATURE - NATURE ET DECOUVERTE - Chambéry (73) et Annecy (74) Vétérinaires : Haute-Savoie : - La Clinique du Dr Cuveilier - Sillingy - La Clinique des Drs Larboulette et Lopez - Seynod Savoie : - Clinique des deux ponts - Pont Beauvoisin - Clinique du Grand Verger - Chambéry - Clinique du Verney - Chambéry - Clinique du Dr Porcheron - Chambéry - Clinique Albanne - Chambéry - Clinique du Vallon Fleuri - La Ravoire - Clinique du Dr Hurstel - La Motte Servolex - Clinique du Dr Magalie Ferroul - La Motte Servolex - Clinique de Drumettaz - Drumettaz-Clarafond - Clinique du Lac - Le Bourget du Lac - Clinique du Grand Port - Aix les bains - Clinique du Dr Roosevelt - Aix les bains

Quelles seront leur contribution au projet ?

- Collectivités : Prêt de salles de réunions, soutien politique, subvention - Associations : Cotisation annuelle, expertises naturalistes, réseaux d'acteurs - Entreprises : Mécénats, subvention de fonctionnement, dons en nature, possibilité de tenu de stand (Jardin des Plantes et Maxi Zoo) - Fondations : Subvention de fonctionnement ou Mécénat - Clinique vétérinaires : Cotisation annuelle, vente d'objets au profit de l'association et soins bénévoles aux animaux sauvages en détresses.

En quoi votre projet est il innovant ou pionnier ?

Aucune structure ne prend actuellement en charge les animaux sauvages blessés de Savoie et de haute Savoie. Il n'existe par ailleurs qu'un seul centre qui récupère les grands mammifères pour toute la région Rhône Alpes Auvergne et cela est insuffisant. Pour donner un exemple concret : Un chevreuil heurté par un véhicule à Annecy devra parcourir 304 Kilomètres, soit 3h20 de route avant d'être pris en charge dans la structure la plus proche se situant à Clermont-Ferrand. Notre Centre permettrait ainsi de désengorger toute la région. Suite à ce constat, il semble que notre projet est nouveau pour la région considérée et que sa mise en oeuvre à caractère d'urgence.

Comment votre projet pourrait-il être éventuellement développé à une échelle plus large ?

Notre projet prévoit d'englober les département de la Savoie et de la Haute Savoie mais aussi de s'étendre au-delà de ces limites. Il prendrait en charge les animaux du département de l'Ain actuellement dépourvu de centre de soins, et aussi pour les mammifères, l'Isère et le Rhône, tout aussi dépourvus. On peut même affirmer que la portée du projet est internationale, car une grande partie des oiseaux sont des migrateurs. Si, nous ne prenons pas soin des animaux de passage chez nous, en provenance de Suisse ou d'Italie, les conséquences ne s'arrêtent pas à notre département.

Plan d’actions détaillé

Notre action première concerne l’accueil, le soin, la rééducation et le relâcher des animaux sauvages blessés. Tous ces actes seront réalisés gratuitement et surtout grâces aux personnes et partenaires qui nous soutiennent.

 

Travailler dans un centre de sauvegarde est pour bon nombre de personne très salutaire. En effet, nous savons aujourd'hui que de travailler à la préservation du vivant, en contact direct, permet à de nombreuses personnes de se reconnecter à soi et certaine fois de trouver sa voix. Pour cela, nous accueillerons des stagiaires, des bénévoles, des écovolontaires et des services civiques. Nous espérons créer davantage de postes ce qui permettrait l'approfondissement d'expérience pour les plus passionnés.

 

Notre projet concerne tout type de public. Chacun d'entre nous peut, un jour, découvrir un animal sauvage blessé. Nous animons ainsi des stands d'informations mais aussi des formations et des sessions de relâcher publiques permettant de sensibiliser les plus jeunes grâce aux nombreux animateurs bénévoles et à nos capacitaires. De plus, nous disposerons d'une ligne téléphonique de médiation faune sauvage pour répondre en direct aux questions sous forme d'un SOS faune en détresse. Cette ligne sera ouverte 7/7 jours de 9 à 17 heures et on peut d'ores et déjà estimer jusqu'à 6000 heures d'appels par an.

Nom de la ou des structures qui porteront le projet

Association pour un Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage des Pays de Savoie

Statut de votre structure

Association loi 1901

Activités de votre structure

L'association a pour objectif de créer un centre de soins de la faune sauvage en détresse dans les Pays de Savoie. L'activité principale de cette structure sera, une fois ouverte, l'accueil, le soin, la rééducation et le relâcher en milieu naturel des animaux sauvages blessés.

En parallèle, l'une des principales activités du centre sera la Médiation faune sauvage qui consiste principalement à gérer les appels téléphoniques pour venir en aide au public et aux collectivités au sujet de la faune sauvage blessée sur le territoire des Pays de Savoie (Haute-Savoie, Savoie et territoires limitrophes). A cela s'ajoute une partie communication auprès du grand public, via la rédaction d'une Newsletter, via les réseaux sociaux, la tenue de stands d'informations pour le grand public, l'animation auprès des scolaires dans les écoles, le relâcher d'animaux ayant été pris en charge, l'organisation des événements de l'association (Conseil d'Administration, Assemblée Générale, etc.)

Outre cela, des formations de rapatrieurs à l'attention des particuliers (bénévoles, adhérents etc) ainsi que des formations soins auprès des cliniques vétérinaires seront réalisées pour mieux prendre en charge les animaux sauvages en détresse et pour sensibiliser le grand public à la préservation de la faune sauvage. En complément, des stands d'informations se tiendront régulièrement afin de communiquer sur le projet et sur le Centre de manière adaptée aux différents publics.

Documents / Articles de Presse / Illustrations

 newsletter_nov_2017.pdf (598.0 Ko)

 plaquette.pdf (6.5 Mo)

 articleDauphine2-1-2.jpg (384.8 Ko)

 articleDauphine2-2-2.jpg (389.1 Ko)

 synthèse projet 2018.pdf (484.3 Ko)

Site web ou vidéo

http://csfs-paysdesavoie.org/

Entre souffrance animale et plaisir humain.

Par Le 22/04/2018

Matthieu Ricard - "La souffrance d'un animal est plus importante que le goût d'un aliment"

Le moine bouddhiste soutient le manifeste de 26 ONG pour imposer la cause animale dans le débat politique. Ce combat sert aussi la cause des hommes, explique-t-il.

PAR 

Publié le  | Le Point.fr

Le moine bouddhiste Matthieu Ricard soutient le manifeste lance mardi 22 novembre par 26 ONG pour imposer le bien-etre animal dans le debat politique a l'occasion des elections.

Le moine bouddhiste Matthieu Ricard soutient le manifeste lancé mardi 22 novembre par 26 ONG pour imposer le bien-être animal dans le débat politique à l'occasion des élections. © SIPA

 

Nous sommes tout, ils ne sont rien. La valeur de la vie humaine est, à juste titre, infinie. La valeur de la vie animale est-elle pour autant nulle ? Chaque heure dans le monde nous tuons 120 millions d'animaux terrestres et marins. Cela fait beaucoup : en une seule semaine, davantage d'animaux tués que toutes les victimes humaines de toutes les guerres !

Nous avons fait d'immenses progrès de civilisation. Nous n'acceptons plus ce qui a pourtant longtemps semblé normal : l'esclavage ou la torture. Nous avons adopté la Déclaration universelle des droits de l'homme. Nous continuons d'améliorer le statut des femmes et des enfants. Nous réduisons la pauvreté dans le monde. Mais quand nous en venons aux animaux, le massacre en masse reste la règle.

Les 8 millions d'espèces qui peuplent encore notre planète sont nos concitoyens. Ils aspirent à vivre, à éviter la souffrance. Nous aimons les chiens, mais mangeons les porcs et nous nous vêtissons des vaches. Il y a là une incohérence fondamentale. La valeur des vies innocentes est non négociable.

Il n'y a aucun excès de sentimentalisme à être choqué par les horreurs révélées par les vidéos tournées dans les abattoirs.

Certains affirment que la production de viande est un mal nécessaire. Aujourd'hui, n'étant plus nécessaire, c'est un mal tout court. De fait, tout le monde y perd : la production industrielle de viande est la deuxième cause d'émission de gaz à effet de serre (15 %), après les habitations et avant les transports. Elle entretient la pauvreté dans le monde : 750 millions de tonnes de céréales, qui pourraient nourrir localement un milliard de personnes, sont expédiées d'Amérique latine et d'Afriquevers les pays du Nord, pour nourrir nos animaux destinés à devenir de la viande. Cerise sur le gâteau, plusieurs centaines d'études épidémiologiques montrent que la consommation régulière de viande est nocive pour la santé (source OMS 2015).

Il m'est arrivé de demander à une assemblée : « Êtes-vous en faveur de la justice et de la morale ? » Tout le monde a levé la main. J'ai demandé ensuite : « Est-il juste et moral d'infliger des souffrances non nécessaires à des êtres sensibles ? » Personne n'a levé la main. En vérité, aucun argument moral ne permet de justifier nos comportements à l'égard des animaux.

 

Ôter la vie par plaisir

Récemment, un dimanche matin un groupe de chasseurs fusil à l'épaule s'était rassemblé sur la place de l'église d'un petit village du sud de la France. Un enfant, fils d'amis, s'arrêta devant eux et leur demanda ingénument : « Vous allez tuer ? » Il n'eut droit qu'à un silence gêné, des sourires de connivence et des regards en coin. Tuer par plaisir, c'est préférer la mort à la vie. Est-ce là ce que l'humanité peut offrir de mieux ?

Vingt millions de Français se promènent dans les bois. Il ne reste plus que 1,2 million de chasseurs. Pourtant, ce sont ces derniers qui font la loi. Sont-ils, comme ils l'affirment, les meilleurs protecteurs de l'équilibre biologique ? En 1974, l'interdiction de la chasse dans le canton de Genève fut approuvée par référendum par 72 % de la population. Malgré les cris d'alarme des chasseurs, tout s'est bien passé : la faune du canton a retrouvé sa richesse et sa diversité – fort appréciées par les promeneurs – et son équilibre naturel. Les sangliers et cervidés n'ont pas envahi les forêts et les champs cultivés.

Mieux aimer l'ensemble des êtres

En incluant tous les êtres sensibles dans le cercle de la bienveillance, nous n'aimons pas moins les humains, nous les aimons mieux, car notre bienveillance est plus vaste. L'association humanitaire que j'ai cofondée, Karuna-Shechen, aide chaque année 300 000 personnes en Inde, au Népal et au Tibet dans le domaine de la santé, de l'éducation et des services sociaux. Le fait de m'occuper aussi des souffrances infligées aux animaux ne diminue en rien ma détermination à soulager les souffrances humaines. Bien au contraire. Et ne pas se soucier des animaux n'améliorerait en rien le sort terrible des victimes d'Alep en Syrie ou du Darfour.

Les bonnes nouvelles

La bonne nouvelle est que le végétarisme et le véganisme sont en plein essor parmi les jeunes. J'ai récemment déjeuné à la cantine de la grande université de Princeton : les 50 premiers mètres du self-service étaient surmontés de panneaux « Végan ». Près de 20 % des étudiants américains sont végans.

Cette transition vers une alimentation non-violente est possible et économiquement viable. Considérez votre envie d'un steak saignant : elle aboutit à la production industrielle de viande. À l'inverse, une pensée de compassion pour les animaux conduit à un monde meilleur et à une économie qui emploi tout autant de personnes, occupées à produire des aliments sans souffrance animale et préférables pour la santé humaine.

Nous sommes à court d'excuses. La souffrance d'un animal est plus importante que le goût d'un aliment. La façon dont nous traitons ceux qui sont, comme nous, des êtres sensibles porte dans le monde un message d'obscurité et de mort ou un message de lumière et de vie.

 

 

L’œil était dans la cage et regardait l'humain.

Par Le 21/04/2018

 

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L'oeil était dans la cage et regardait l'humain.

Tout comme il était dans la tombe et regardait Caïn.

Il faut regarder cet oeil, non pas distraitement mais au plus profond de nos coeurs, de nos âmes, de nos consciences.

Avons-nous conscience de cette ignominie du meurtre répandu sur la Terre comme un fait avéré qu'on ne peut renier ? 

J'ai mangé des animaux pendant quarante ans et je ne supporte plus ces regards désemparés.

Je ne sais pas à quoi ce cochon pense mais il pense, c'est une certitude.

Tout comme les poules et les lapins, les agneaux et les moutons, les vaches et leurs veaux.

Et je n'oublie pas les animaux de la mer arrachés à leur élément pour mourir sur cette terre ferme où ils n'ont que faire.

Que me dit ce regard ? Que me dit ce cochon et tous ces êtres vivants que l'on condamne à l'assiette ? 

Ils pensent peut-être à cette nature perdue qu'ils ont si peu connue et pour certains jamais avant de mourir. 

Bien entendu, je n'en ai aucune certitude mais je peux avancer en tout cas que ce cochon n'est pas heureux de son sort. 

Qui donc le serait ?

Il m'est impossible d'affirmer que les animaux n'éprouvent pas la joie de vivre. Il suffit de les observer dans leur mileu naturel.

Leur milieu naturel et non une cage. 

Et il convient dès lors de repenser à la phrase de Spinoza :

"Nous ne désirons pas les choses parce qu'elles sont bonnes ; nous les considérons bonnes parce que nous les désirons".

Et dès lors disparaît la joie de vivre de l'animal derrière le paravent immense de nos désirs alimentaires.

Des désirs que nous jugeons comme de bonnes choses. 

Et l'oeil de l'animal dans sa cage n'existe même plus. Cette tristesse infinie est bannie des assiettes.

Il ne reste qu'une tranche de viande.

Un jour, j'ai donc décidé que je ne mangerai plus jamais d'animaux, qu'ils soient terrestres ou marins.

J'ai décidé également que je ne porterai plus de graisse superflue parce que cela représente à mes yeux le pillage de la Terre. Je prends un peu de poids en hiver, comme le font les marmottes. Je le reperds en quelques semaines au retour des beaux jours. 

Je ne mange que selon ma faim. Rien d'autre.

Et le plaisir de cette conscience de mes actes est un plaisir bien supérieur à celui d'une côtelette d'agneau. 

Je pesais 75 kilos avant de ne plus manger d'animaux. 

J'en pèse aujourd'hui 55 pour une taille de 1m76. Pour la médecine, je suis dans un état de maigreur. Mon IMC est trop bas. 

J'ai pourtant enchaîné cette semaine deux sommets en ski de randonnée et deux sorties de vélo de route. Je retourne en montagne demain.

En ne mangeant que le matin et le soir. Juste le nécessaire. Et avec grand plaisir et non cette idée fausse de la privation ou de l'ascétisme ou même comme on me l'a dit de l'anorexie.

C'est juste une question de conscience de mes actes et cette conscience me nourrit bien plus que la matière elle-même.

Je ne souffre d'aucune carence. Mon médecin généraliste devant mon amaigrissement a tenu à ce que je fasse une prise de sang et son commentaire a été le suivant : "J'aimerais que tous mes patients aient de tels résultats. "

L'éducation alimentaire de nos sociétés modernes a rendu le meurtre animal légal, banal, généralisé, irréfléchi, inconscient.

Je voudrais que sur les barquettes de viande et les étals de charcuterie soient affichés les regards des animaux dans leur cage, la terreur dans leurs yeux quand ils sentent la mort s'approcher.

Bien évidemment qu'ils savent qu'ils vont mourir.

Je pourrais mettre ici des dizaines de vidéos qui le prouvent. 

Mais depuis que j'ai commencé à parler de végétarisme, d'écologie, de survivalisme, de collapsologie, je sais que des lecteurs et lectrices ont effacé ce blog de leurs listes.

Il pourrait ne plus y avoir aucun lecteur que rien ne changerait dans mes convictions. Mais se poserait alors le problème de la diffusion du message. 

Si j'en viens à écrire dans le vide, quel serait l'intérêt ?

Je n'ai pas besoin de me convaincre de ce que je dis.

Doit-on dès lors se taire et espérer que chaque conscience humaine suivra un jour le même chemin que le mien ?

Je ne me pose plus la question de la légitimité de mon engagement pour la cause animale, pour la planète entière.

J'ai la certitude que j'ai raison. 

Il est impossible, humainement, de continuer à remplir nos assiettes d'une telle souffrance. 

Et le mot "humainement", je l'emploie volontairement. 

Que sommes-nous sur cette planète ? Des humains ou des bourreaux ?  

La masse considérable de gens obèses m'interpelle. Je ne parle pas de problèmes médicaux profonds et de leurs effets secondaires mais de ces gens qui se gavent de tout comme pour remplir un vide existentiel.

L'obésité et le surpoids sont bien souvent des troubles existentiels.

Et c'est donc à travers la conscience de soi, et de la vie en soi, et de la vie autour de soi que se trouvent la guérison de ces êtres. Je ne les juge pas. Je les plains. 

Mais je plains plus encore les animaux qui perdent la vie pour les troubles existentiels de ces humains.  

Des scientifiques ont mis à jour une maladie moderne : la stéatose non alcoolique. L'acronyme "NASH". Ils parlent de pandémie. La "maladie du foie gras".

Une partie de l'humanité meurt à se nourrir. Se nourrir et mourir. 

Les Anciens le disaient : "Il ne faut pas vivre pour manger mais manger pour vivre."

Nous avons enterré nos Anciens et leur sagesse avec.   

Et nous avançons aveuglément vers un futur immonde. 

 

Négation des droits des animaux.

Par Le 20/04/2018

 

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Cette fois, les choses sont claires : il ne faut rien attendre de bon des gouvernements parce que la FNSEA (Fédaration Nationale de la Souffrance Etatique Animale) et autres entités de l'agro alimentaire imposent leurs idées.

 

Il ne reste donc qu'une seule et unique solution : le boycott de tout ce qui relève de cette industrie de la maltraitance. Ou alors, il faut se fermer les yeux, se boucher les oreilles et se réjouir de la tranche de viande dans son assiette.   

 

« Sombre nuit pour les animaux »


partager cet article du blog de L214 

  

 

Jeudi 19 avril, jusque tard dans la nuit, et le lendemain matin, les députés de la commission des affaires économiques ont débattu et voté les amendements relatifs à l’article 13 du projet de loi issu des États généraux de l’alimentation. Les associations de défense des animaux attendaient des avancées, puisque les questions du contrôle vidéo en abattoir et de l’interdiction de l’élevage en cage des poules pondeuses allaient notamment y être abordées. Ces mesures auraient pu être significatives pour les animaux… Aucune d’entre elles n’a été adoptée.

Des amendements rejetés en bloc

Après avoir renommé cet article 13 « Respect du bien-être animal », la majorité des députés présents, menés par M. Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, ont rejeté méticuleusement, un à un, les amendements concrets qui auraient pu changer les conditions d’élevage, de transport et d’abattage des animaux. Démarches volontaires des filières et arguments économiques fallacieux ont été systématiquement avancés pour stopper net les avancées possibles. La FNSEA, syndicat majoritaire agricole, et le CNPO, interprofession des producteurs d’œufs, peuvent se vanter de leur pouvoir bien réel sur le gouvernement !

Petit florilège des arguments les plus absurdes entendus pendant les débats : pour M. Stéphane Travert, « s’il est vrai que certaines pratiques particulièrement cruelles devraient disparaître, il vaut mieux faire confiance à la filière pour faire évoluer les choses ». Le ministre ose même dire que « l’élevage en cage des lapins est nécessaire car autrement il y aurait des risques de cannibalisme ». Et M. Thibault Bazin, député républicain, de surenchérir :  « l’INRA a rendu les poules joyeuses en cage » puisqu’elles ont de toute façon « peur de l’extérieur » et ont « plein de copains en bâtiment ». À les entendre, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Ce qui aurait pu changer pour les animaux

Chaque amendement un peu concret a ainsi été retoqué à coups d’arguments malhonnêtes et parfois mensongers. Et ces votes, qui auraient pu limiter les souffrances des animaux, n’auront finalement abouti à rien.

Le contrôle vidéo en abattoir, promesse de campagne de M. Emmanuel Macron, approuvé par 85 % des Français et déjà voté par l’Assemblée nationale en janvier 2017 sous l’impulsion de M. Olivier Falorni, a été rejeté : les abattoirs feront éventuellement cette démarche volontairement. Comme l’a très justement rappelé M. François Ruffin en séance : « Dans ce texte de loi, il n’y a rien sur cette question, il n’y a rien sur les abattoirs, il n’y a rien pour aider les salariés à souffrir moins à l’intérieur de ces entreprises ». Rien pour les animaux. Les amendements sur l’interdiction de l’étourdissement au CO2, de l’abattage sans étourdissement et bien d’autres destinés à poser des limites à ce qu’endurent les animaux au moment de leur mise à mort ont été rejetés.

 

L’interdiction des cages pour les poules pondeuses a également été écartée alors qu’elle aurait pu mettre un point final aux privations comportementales sévères de 33 millions de poules chaque année, qu’elle répondait à une attente de 90 % des Français et que plus de 100 entreprises se sont déjà engagées à ne plus utiliser les œufs issus de tels élevages. Là aussi, il s’agissait d’un engagement de M. Emmanuel Macron, renié sous la pression de l’interprofession des producteurs d’œufs.

Voir notre dernière enquête en élevage de poules en cage

Quant à la durée des transports d’animaux vivants, elle restera sans limite malgré les arguments percutants de Mme Anne-Laurence Petel, rappelant l’enquête récente de l’ONG Animals Australia démontrant les conditions de transport ignobles des animaux sur un bateau et les changements déjà impulsés par d’autres pays.

D’autres mesures essentielles, comme la castration à vif des porcelets mâles, ont également été balayées d’un revers de main. Il s’agit pourtant d’une mesure de prime importance, qui touche des millions de cochons chaque année, comme nous le rappelle la campagne End Pig Pain d’Eurogroup for Animals, soutenue par L214. Certains pays, comme la Suisse, ont déjà interdit cette pratique particulièrement douloureuse. Qu’attendons-nous pour le faire ?

Après le travail en  commission, la loi sera discutée à partir du 22 mai en séance plénière à l’Assemblée nationale. Mais les résultats semblent joués d’avance, puisque les dés sont pipés.

Nous continuerons

Selon un récent sondage IFOP pour 30 Millions d’Amis, 67 % des Français considèrent que les animaux sont mal défendus par les politiques : ils ont raison. Force est de constater que les responsables politiques ont, encore une fois, préféré défendre les intérêts de certaines filières, quitte à cautionner des pratiques particulièrement cruelles envers les animaux.

Durant ces débats, les députés pouvaient amorcer le changement d’un système effroyable aussi bien pour les animaux, qui souffrent de leurs conditions d’élevage et d’abattage, que pour les humains, en termes de partage des ressources, de conditions de travail, et bien sûr d’environnement. Cette opportunité n’a pas été saisie. À la botte des interprofessions avant tout soucieuses de défendre leurs intérêts privés, enfumant les consommateurs en parlant de « bien-être animal », le gouvernement ne bouge pas le petit doigt pour changer le sort des animaux.

Voir notre site Politique & Animaux

Face à ces débats honteux et irresponsables, nous continuerons nos actions, nous continuerons à montrer l’insupportable réalité vécue chaque jour par des millions d’animaux, derrière les murs des élevages et des abattoirs. En l’absence de véritable considération de la part des responsables politiques, les animaux ne peuvent compter que sur nous. Chaque jour, nous avons la possibilité de refuser de cautionner une industrie qui les considère comme des marchandises, en changeant nos habitudes de consommation mais aussi en rejoignant un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, un mouvement qui exige un véritable progrès pour les animaux, un mouvement revendiquant bienveillance et justice.

Voir notre site Vegan Pratique

Agir avec L214

 

Intelligence des objets connectés : IoT

Par Le 20/04/2018

Je vous laisse imaginer ce que ça peut donner au vu du développement exponentiel de ces objets et de l'importance considérable du réseau Internet à l'échelle planètaire.

 

Je renvoie au très bon roman dont j'ai déjà parlé ici : "Black out"

Black-Out - Demain il sera trop tard par Elsberg
AJOUTER À MES LIVRES

 

LIRE UN EXTRAIT

ISBN : 2253098698 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (23/03/2016)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 241 notes)

Résumé :

Et si le monde que nous connaissons, dépendant de l’électricité, était sur le point de disparaître ? Thriller européen brillamment mené, Black-out plonge le lecteur dans une réalité qui pourrait être demain la nôtre.

Par une froide soirée d’hiver, les lumières de Milan s’éteignent. Puis c’est au tour de la Suède, de l’Allemagne, de la France… : partout en Europe, le réseau électrique est en train de lâcher. Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable et cherche désespérément à en informer les autorités. Un flic français d’Europol, Bollard, se décide enfin à l’écouter, mais piégé par des d’e-mails compromettants, Manzano devient le suspect n° 1. Face à un adversaire aussi rusé qu’invisible, alors que l’Europe s’enfonce dans l’obscurité et que plusieurs centrales nucléaires menacent la vie de millions d’êtres humains, commence pour Manzano une véritable course contre la montre.

 

IoT : des pirates s'appuient sur le thermostat connecté d'un aquarium pour pénétrer le réseau d'un casino

Et extirper 10 Go de data

Le , par Patrick Ruiz, Chroniqueur Actualités

En 2015, Eugène Kaspersky a fait une sortie pour prévenir de ce que l’Internet des objets pourrait rapidement devenir l’Internet des menaces. En 2018, on est bien tenté de donner raison au CEO de la célèbre entreprise de cybersécurité russe. Et pour cause, l’un des cas rapportés dans le « Global Threat Report 2017 » publié par l’entreprise Darktrace illustre ses propos à souhait. Business Insider s’est également fait le relais de cette information ; des pirates se sont appuyés sur un thermomètre connecté – utilisé au sein d’un aquarium – pour pénétrer le réseau d’un casino. 
 


Darktrace rapporte que ce sont 10 Go de données que les pirates ont pu extirper. « Les attaquants se sont appuyés sur le thermostat pour s’infiltrer dans le réseau. Ils ont ensuite pu mettre la main sur la base de données des parieurs et l’ont exfiltré par le même canal jusqu’au cloud », rapporte l’éditeur en ligne Business Insider des propos de Nicole Eagan – CEO de Darktrace. D’ailleurs, pour cette dernière, « on est désormais submergés d’objets connectés : les thermostats, les systèmes de réfrigération et de conditionnement d’air, sans compter les dispositifs Alexa qui font de plus en plus leur apparition dans les bureaux. Il y a tout simplement trop d’objets connectés. Cette situation augmente la surface d’attaques dont la plupart ne peuvent être contrées par les systèmes de défense conventionnels. »

Intégrateurs de systèmes – objets connectés : à qui la faute ?

Avec les objets connectés, il y a d’abord le problème de la qualité qui se pose. Robert Hannigan, ex-directeur de l’agence d’espionnage britannique, touche à cet aspect en faisant une corrélation digne d’intérêt. « J’ai vu une banque se faire pirater au travers de ses caméras CCTV simplement parce qu’on fait primer le coût sur la qualité au moment d’acquérir ces dispositifs », rapporte Business Insider de ses propos. 

Il y a ensuite le savoir-faire des intégrateurs système, c’est-à-dire, des personnes chargées d’insérer ces dispositifs à un existant. Dans le cas de ce casino, ce volet soulève la question de savoir si les personnes à qui cette tâche était dévolue se sont entourées de toutes les précautions de sécurité au moment de l’intégration du thermostat connecté. En substance, il s’agit de vérifier que ces derniers ont procédé à la séparation du réseau de l’aquarium du reste du système informatique. 

Le rapport de Darktrace apporte réponse à cette interrogation en soulignant que « pour s’assurer de la séparation d’avec le réseau commercial, le casino a placé l’aquarium derrière un réseau privé virtuel afin de l’isoler. » Suffisant ? La réponse est non puisque Darktrace a pu faire les constats qui nous valent cette publication.

« Le modèle de communication de l’aquarium avec le reste du système informatique était en accord avec celui d’autres dispositifs configurés de façon similaire. Par contre, notre intelligence artificielle a détecté d’énormes irrégularités pour ce qui est des échanges avec l’extérieur », lit-on dans le rapport de Darktrace.

De 
2016 à 2017, on a beaucoup parlé de Mirai, un malware qui s’appuyait sur des dispositifs de l’IoT pour créer des réseaux de zombies. Cette évocation a, à chaque fois, posé le problème de la vulnérabilité des objets connectés. Ce qu’il faut également dire c’est que la faillibilité est le propre de tous les systèmes informatiques. L’opérateur humain ayant connaissance de cet état de choses doit donc faire primer sa capacité à faire les bons choix pour contribuer à sécuriser son environnement.

Sources

Rapport Darktrace (page 8) 

Business Insider 

Ecrire pour honorer la création

Par Le 19/04/2018

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Il n'y a que par le retrait et même la solitude qu'on atteint cette vérité au centre de soi-même. Il faut repousser tout ce qui détourne, tout ce qui corrompt, alourdit, avec une obstination constante et une vigilance sans relâche.

Inutile de lutter contre le monde qui environne et agresse. La solution n'est pas de se retirer du monde mais de rester en soi. C'est comme vouloir fermer une fenêtre qu'on aurait ouverte. La solution, c'est de ne pas l'ouvrir. Le monde n'y est pour rien. C'est moi qui ait décidé d'ouvrir la fenêtre.

Il faut écrire sur le monde finalement. Parce que c'est le seul moyen de maintenir la fenêtre close. Rien ne m'empêche de regarder à travers la vitre mais aucune ouverture ne permettra au monde de venir à l'intérieur. Les mots agiront comme des nettoyeurs sur la vitre, ils permettront de préserver la clarté, cette vue macroscopique qui ne sera jamais une perdition de l'observateur à travers l'objet observé mais une perception lucide de l'observateur.

Ce qui importe, c'est ce détachement constant, comme une double vue.

L'observateur n'est pas inséré dans l'objet de l'observation parce qu'il reste lui-même l'observé. Je suis celui qui perçoit sa propre perception à travers l'observation extérieure. Au lieu de me fondre dans la masse observée jusqu'à y disparaître, j'en reste détachée parce que jamais ne se perd, dans ce travail à travers la vitre, la présence de celui qui observe.

Je veux écrire pour entendre le silence lorsque les mots n'ont plus rien à dire du monde. Ce silence qui contient la seule réalité. L'absence de tout bouleversement, de tout mouvement, de tout dérangement. J'écris pour ne pas être désintégré par les formes ingérées. La violence du monde est un désintrégateur, son chaos est un désordre existentiel.

Ecrire pour rester ancré dans mes fibres, ne pas m'évaporer dans l'atmosphère humaine, rester condensé dans l'esprit qui vibre à l'intérieur et ne pas fusionner avec les particules agitées qui m'environnent.

La solitude procurée par les mots est un sauvetage.

L'amour, dans cette solitude, devient l'écrin d'un diamant. 

Je veux entendre le vent dans mes lignes, la dérive des nuages, le soulèvement des océans aimantés par la lune, entendre le murmure de la mémoire de l'eau qui cascatelle dans les torrents, écouter son histoire millénaire, je veux écouter le craquement des écorces gorgées par le ruissellement obstiné de la sève, le grincement des pierres sous le gel, écouter dans les avalanches floconneuses qui débordent des nuages le ressac des marées, percevoir dans les scintillements d'étoiles l'extension de l'Univers, regarder dans les cieux lactescents des galaxies qui se forment, deviner dans le silence de la nuit des montagnes la lente rotation de la Terre.

 

La Vie est une pensée qui a pris forme mais je n'entendrai jamais ses murmures si j'ouvre la fenêtre et laisse entrer le chaos humain.

Il faut atteindre cette conscience du vide en soi pour entendre battre la pulsion infime de cette Vie. Rien, aucun bruit, aucun geste, même pas une pensée, aucun objectif, aucune attente, aucun désir, aucun regret, aucune tristesse, aucune espérance.

Rien.

C'est là qu'est le Tout.

Je veux écrire pour tendre ce vide en moi vers l'horizon de la pensée originelle. Elle est là, dans le silence des montagnes, au milieu des océans, dans les déserts, les forêts tropicales, elle est là où le chaos humain n'a pas d'emprise. L'espace se réduit. Les animaux le sentent, les plantes le savent, même les nuages en parlent.

La pensée de la Vie vibre toujours en eux.

Les humains ont laissé leurs pensées humaines investir l'espace et ces pensées rebelles se combattent. Jusqu'à en oublier la pensée créatrice. Le vacarme en eux est à l'image du chaos.

Si j'ouvre la fenêtre, je me condamne. Je dois essuyer parfois la buée de toutes ces pensées condensées sur la vitre à travers laquelle j'observe l'extérieur. Ce sont les pensées humaines qui se sont insérées en moi et qui me voilent la réalité. Le combat est permanent, les buées de plus en plus épaisses. Je sens parfois leurs étreintes, elles m'asphyxient, elles m'étouffent, elles ruissellent en moi comme des poisons.

Il faut que je remonte en altitude, là-haut les buées sont trop lourdes, elles ne survivent pas à la lumière céleste.

J'ai peur des villes et de leurs airs viciés. De ce chaos d'âmes embuées.

Ce monde n'est pas pour moi.

Je sais pourtant qu'il est d'une fragilité absolue. Que les hommes s'éteignent et dix mille ans viendront à bout des désastres humains. Il ne restera rien. Aucune route, aucune construction, aucune trace, tout disparaîtra. La pensée créatrice restaurera l'harmonie. Sans les pensées des hommes comme interférences, le travail sera d'une facilité déconcertante.

Je connais quelques sommets du haut desquels aucune trace humaine n'apparaît. Il faut s'asseoir au moins une fois dans sa vie pour saisir cette paix. Et parvenir simultanément à oublier que d'être là est parfois un outrage.

Je suis un outrage si je nourris le chaos humain. 

J'écris aussi pour dire à quel point j'en suis désolé. Tenter au moins de clamer mon innocence et de calmer ma détresse. Je n'ai rien demandé, rien voulu, rien décidé. Je suis là parce que la vie l'a décidé.

Peut- être qu'un jour la Vie entendra mes hommages et me laissera entrer dans son silence. Juste la paix de la Création. 

 

Les Jarawas

Par Le 19/04/2018

Nous sommes l'Humanité, le documentaire avec les Jarawas au cinéma le 2 mai

 

Aidez-vous à montrer notre documentaire avec les Jarawas dans le cinéma près de chez vous!

 

Présentation détaillée du projet

Notre film "Nous sommes l'Humanité" va sortir au cinéma le 2 Mai. 

Aidez-vous à montrer notre documentaire avec les Jarawas dans le cinéma près de chez vous! Soutenez la sortie du film dès aujourd’hui, chaque jour compte!

 


IMAGINEZ…
Imaginez que vous soyez né dans un paradis tropical, dans une île encore intacte où la nature est généreuse et magnifique. Imaginez que vous soyez né dans un monde de paix et de bonheur où tout le monde s’entraide et se respecte. Imaginez que vous ayez depuis toujours vécu totalement isolé du monde extérieur… 

C’est la vie des Jarawas, le plus ancien peuple du monde, les premiers humains qui sont partis d’Afrique vers l‘Asie, il y a 70 000 ans… Mais aujourd’hui, ils sont en danger! Le gouvernement indien veut les assimiler pour leur voler leurs superbes plages encore vierges. Les Indiens leur ont interdit d’alerter le monde sur leur sort afin que personne ne sache ce qui se passe. 

Les Jarawas ne sont plus que 400 ! 

 


 COMMENT TOUT A COMMENCE…
Les Jarawas nous ont donné l’autorisation exceptionnelle de les rencontrer pour leur donner la parole. Pendant 4 ans, nous avons filmé leur vie sans chercher à la transformer, sans mise en scène, en les respectant tels qu'ils sont. Notre film documentaire « Nous sommes l’Humanité » est leur unique témoignage.

Ces deux dernières années, nous avons travaillé sans relâche pour vous faire connaître les Jarawas et engager le plus de gens possible dans notre cause pour les protéger. Nous avons lancé une campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux. Nous avons plus de 116 000 followers sur notre page facebook. Grâce à vous, notre pétition a déjà réuni plus de 245 000 signatures !


SIGNEZ LA PETITION ICI 

 


NOTRE FILM
Dans notre documentaire, il n’y a pas de commentaires, nous avons laissé les Jarawas parler pour eux-mêmes.  « Nous sommes l’Humanité » est le portrait intime et poétique d’un peuple authentique et hors du commun. Notre documentaire n’est pas un film anthropologique, c’est un voyage extraordinaire et singulier au cœur du monde inconnu et fragile des Jarawas. C’est une immersion totale dans leur univers secret et enchanteur. 

« Nous sommes l’Humanité » pose des questions essentielles sur nos origines, notre rapport à l’autre, notre façon de vivre ensemble, l’égalité entre les sexes, le combat pour le respect des droits humains et notre rapport à la nature. Il nous fait prendre conscience de la fragilité de notre bien commun, la terre et ses habitants.

 

 

L'EQUIPE DU FILM

 

Alexandre Dereims, le réalisateur et Claire Beilvert, la productrice

 

Alexandre Dereims et Claire Beilvert se consacrent depuis une quinzaine d’années à la réalisation et la production de projets à long terme. Leurs documentaires racontent les histoires de femmes et d’hommes qui luttent pour rester libres. Comme l’exil du peuple Karen en Birmanie, le destin des réfugiés nord-coréens en fuite à travers la Chine, le rêve brisé des migrants africains en route pour l’Europe dans le désert du Ténéré. Leurs films ont été récompensés par de nombreux prix dont le prix de la Croix Rouge Internationale et la Nymphe d’Or à Monaco. Alexandre Dereims a reçu le prix Albert Londres en 2009.  

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

A VOUS DE JOUER…
Depuis le début de ce projet, nous nous sommes financés par nous-mêmes et grâce à la générosité de tout ceux qui veulent faire connaître les Jarawas, partager leur message et soutenir leur cause. 

Après 6 ans de travail, nous allons enfin sortir notre film « Nous sommes l’Humanité » au cinéma le 2 Mai. 

Nous avons besoin de vous pour le distribuer le plus largement possible dans votre région, dans le cinéma près de chez vous. Notre but est d’atteindre au minimum 10 salles.

La société de production du film Premiere Nouvelle percevra l'intégralité de la collecte de vos dons qui vont servir à payer les frais de sortie du film salle par salle.

 

Les frais s'élèvent à 1000€ par salle :

- 600 € de taxes à la contribution numérique ou VPF (un impôt solidaire que l’Etat reverse aux salles d’Art & Essai pour les aider à se moderniser).

- 20€ pour payer les 2 affiches grand format et 2 affiches petit format 

- 380 € pour payer l'attaché de presse, la campagne d'affichage, l'envoi de fiches pédagogiques du film aux enseignants, contacter les associations et organiser des avant-premières.

 

Bien sûr, nous avons prévu de vous remercier pour votre générosité, mais au-delà d’une contrepartie pour votre don, en soutenant la campagne, vous rejoignez les rangs déjà nombreux de tout ceux qui aiment les Jarawas.

Soutenez le film dès aujourd’hui, chaque jour compte. 
Nous vous remercions de tout cœur.

 

Claire Beilvert & Alexandre Dereims

Plus vous serez nombreux, plus il y aura de chance que les Jarawas passent dans le cinéma près de chez vous.

 

Par exemple,

 

1er OBJECTIF ATTEINT !!! 
10 000 € - 10 salles
Trois salles à Paris plus Montreuil, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Nantes, Toulouse

ON CONTINUE !!!
15 000 € - 15 salles
Les 10 salles plus Rennes, Versailles, Strasbourg, Grenoble, Rouen

2ème OBJECTIF ATTEINT !!! 
20 000 € - 20 salles
Les 15 salles plus une salle à Paris (4 salles) plus Aix en Provence, Nancy, Nice, Chamberry  

2ème OBJECTIF ATTEINT !!! 
30 000 € - 30 salles
Les 20 salles plus une salle à Paris (5 salles) plus La Rochelle, Vannes, Toulon, Le Mans, Dijon, Orléans, Reims, Angers, Montpellier, Fontainebleau, 

ON Y EST PRESQUE !!!
40 000 € - 40 salles
Les 30 salles plus Fontainebleau, Tours, Avignon, Nîmes, Valence, Bayonne, St Ouen l’Aumône, Biarritz, Boulogne Billancourt, Clermont Ferrand

LE RÊVE !!!
50 000 € - 50 salles
Les 40 salles plus trois salles à Paris (8 salles) plus Limoges, Brest, Cannes, Torcy, Béziers, Pau, Albi

LE GRAAL !!!
80 000 € - 80 salles
Les 50 salles plus Argenteuil, Perpignan, Annecy, Massy Palaiseau, Blois, Mulhouse, Roubaix, Le Havre, Pessac, Villefrance sur Saône, Melun, Belfort, Dunkerque, Valenciennes, Béziers, Albi, Carcassonne, Archamps, Saint Malo, Chartres, Rodez, Amiens, Perrigueux, Saint Etienne, Puy en Velay, Nevers, Vesoul, Saint Brieux, Agen, Blagnac   

LE NIRVANA !!!!
100 000 € - 100 salles
100 salles c’est quasiment partout en France !!!!

Alexandre Dereims

 

 

En souvenir de l'hiver

Par Le 18/04/2018

Cette fois, on peut dire que l'hiver a pris la poudre d'escampette. Températures estivales mais les montagnes sont toujours couvertes de neige et le ski de randonnée bat son plein pour un moment encore. 

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Intelligence artificielle

Par Le 18/04/2018

Il s'agit d'un sacré problème tout de même.

L'intelligence artificielle apporte d'indéniables améliorations dans de multiples domaines.

Très bien. Il faut continuer.

Mais ce qu'on lit et que je découvre pour ma part sur Facebook et consoeurs me déplaît considérablement et je pense que l'impact sur la population sera négatif, qu'une crise de confiance s'installe et qu'il sera long et délicat d'en inverser le sens.

Le système de "défense" de Zuckerberg ne va pas améliorer les choses.

On se croirait dans une classe d'école primaire quand un enfant se fait prendre pour une bêtise :

"Y'a pas que moi, y'a les autres aussi..."

Comme si l'argument du "partage de la bêtise" pouvait la justifier. En même temps, avec cette mentalité, pas étonnant que Zuckerberg ait conçu le réseau social du "partage" en ligne...Il aurait dû préciser ce qu'il comptait "partager"...

Pitoyable. C'est le genre d'argument qui encourage le pire au lieu de proposer une voie d'amélioration.

Quant à l'aveu qui suit, personnellement, ça me laisse sans voix...

«Quand vous visitez un site ou une application qui utilise nos services, nous recevons des informations même si vous n'avez pas de compte Facebook», admet simplement l'entreprise."

 

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook LEAH MILLIS/REUTERS
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  • Le réseau social s'est de nouveau expliqué sur son modèle économique lundi soir, tout en signalant que Google, Twitter et Amazon avaient des pratiques similaires aux siennes.

N'allez pas dire à Facebook qu'il est le seul mauvais acteur du Web. Le réseau social a publié lundi soir un nouveau communiqué sur ses pratiques en ligne. Ce dernier se concentre plus particulièrement sur la collecte d'informations en dehors du réseau social. Intitulé «Quelles données collecte Facebook quand je n'utilise pas Facebook, et pourquoi?», il détaille ses différents outils utilisés pour suivre les habitudes des internautes en ligne, y compris ceux qui ne disposent pas de comptes. Néanmoins, dans un paragraphe, Facebook insiste qu'il n'est pas le seul à faire ce genre de choses.

«De nombreuses entreprises proposent ce genre de services et, comme Facebook, elles récupèrent des informations d'applications ou de sites qui les utilisent», écrit le réseau social. «Twitter, Pinterest et LinkedIn ont des outils similaires aux boutons j'aime ou partager, qui permettent aux gens de publier des choses sur leurs plateformes. Google dispose d'un service d'analyse très populaire. Et Amazon, Google et Twitter proposent des outils d'identification. Ces entreprises, et bien d'autres, disposent de régies publicitaires. D'ailleurs, la plupart des sites et des applications mobile envoient vos informations à plusieurs entreprises à chaque fois que vous les consultez.»

Facebook mentionne aussi le cas de YouTube, la plateforme de vidéos de Google, en parlant de son utilisation de cookies [un programme qui permet à un service de reconnaître un internaute, NDLR], qui lui permet de récupérer les adresses IP et des informations sur le navigateur Internet de personnes naviguant sur d'autres sites. «Quand vous regardez une vidéo YouTube sur un site qui n'est pas YouTube, votre navigateur envoie une requête à YouTube.»

Des modèles économiques similaires

Depuis le début de l'affaire Cambridge Analytica, la plupart des géants du Web sont restés très discrets. Pour cause: leur modèle économique repose, pour la majorité, sur la publicité et des outils de ciblages similaires à ceux de Facebook. Les PDG de Twitter et de Google, Jack Dorsey et Sundar Pichai, devaient d'ailleurs témoigner aux côtés de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain, la semaine dernière. Néanmoins, les dirigeants ont finalement échappé à une convocation formelle. On leur a simplement demandé de répondre à des questions par écrit. Leurs réponses doivent être transmises au comité du Sénat en charge de la justice avant le 25 avril.

Exception notable: Tim Cook, PDG d'Apple, s'en est pris à deux reprises à Mark Zuckerberg et son entreprise. «Nous pourrions nous faire beaucoup d'argent si nous monétisions nos clients, s'ils étaient notre produit. Mais nous avons choisi une autre voie», avait expliqué le dirigeant, lors d'une interview accordée à la chaîne télévisée MSNBC et au site Recode. Mark Zuckerberg avait répondu qu'il trouvait ces critiques «ridicules». «Si l'on veut construire un service qui n'est pas seulement utilisé par les riches, il faut le rendre abordable», avait-il ajouté. Mark Zuckerberg avait d'ailleurs prévu d'évoquer Apple lors de ses entretiens devant le Congrès américain. Il n'a finalement pas été interrogé sur le sujet.

Même si Facebook n'est effectivement pas la seule entreprise à faire de la publicité en ligne, il n'empêche que le réseau social manque toujours de clarté dans certaines de ses pratiques. Interrogé sur l'existence de «profils de l'ombre» («shadow profiles»), des données récoltées sur des internautes qui n'ont pas de comptes Facebook, Mark Zuckerberg était resté très vague. Le communiqué publié lundi soir ne donne pas davantage d'informations. «Quand vous visitez un site ou une application qui utilise nos services, nous recevons des informations même si vous n'avez pas de compte Facebook», admet simplement l'entreprise.

La rédaction vous conseille

Facebook, cookies et autres traceurs.

Par Le 16/04/2018

Depuis que j'ai demandé la suppression de mon premier compte FB, je me suis décidé à essayer un peu de comprendre le fonctionnement de "la Toile" et c'est peu dire que le nom est tout à fait approprié, tant je me fais l'effet d'un insecte pris dans les fils d'une toile immense...

C'est effrayant en fait et je pense que peu d'utilisateurs au regard du nombre sont vraiment conscients de tout ce qui existe pour nous "attraper" dans les mailles.
Les cookies, par exemple...

"La CNIL précise dans ses recommandations qu'un éditeur de site se doit de faire apparaître une bannière, lors d'une première visite sur un site, décrivant le type de données récupérées ainsi que la finalité de la collecte. L'internaute peut, via cette bannière, refuser en partie ou intégralement la collecte de ces données sur un site donné. "


Eh bien, encore faut-il trouver le moyen de refuser ou limiter ces cookies et encore faut-il lire les dizaines de pages "explicatives" qui sont disponibles...Dizaine de pages que personne ou presque ne lit bien entendu, vu la longueur et le côté abscons des propos...Personnellement, je ne m'en suis jamais vraiment préoccupé. 


Ce qui m'interpelle également, c'est que tout ça ait été autorisé et c'est là qu'on réalise à quel point cette phrase est explicite.


"Si ce que vous faites est gratuit, c'est que vous êtes le produit"...


Oui, effectivement, la Toile est également un gigantesque réseau marchand. Mais quand on "navigue", on oublie combien nous sommes des clients avant d'être des utilisateurs.

Quant aux raisons invoquées par certains états "démocratiques" pour enregistrer les données, il faut se souvenir d'Edward Snowden : "Au nom de la protection nationale et sous couvert du « Patriot Act », cet ensemble de lois qui contraint les entreprises américaines à fournir les informations désirées, la NSA s’est octroyé le droit d’accès à ces informations."

Si vous voulez faire un petit test "amusant", vous allez sur "amazon", vous lancez une recherche précise puis vous allez sur "le bon coin" et vous regardez les publicités qui vous seront présentées...C'est édifiant...

 Et tout ça, c'est "normal", c'est "légal", c'est passé dans les mœurs, tout le monde en a plus ou moins entendu parler...Mais bon, "on n'y peut rien mon bon Monsieur".

C'est un espionnage à l'échelle industrielle, c'est un conditionnement, un appel à consommer encore et encore, une atteinte à la vie privée et les "scandales" disparaissent dans l'actualité les uns après les autres, il suffit d'attendre un peu.

Facebook va attendre un peu, distribuer assurément quelques enveloppes aux politiciens, alléger son étreinte par quelques entourloupes et la boutique continuera à tisser sa toile.

Et là, au moment où j'écris ça, je vois sur la gauche de ma page Facebook, une application qui me demande" "Où étiez-vous pour votre premier baiser ?" .... Et si je réponds en donnant une date, un lieu, une personne précise, tout cela rentrera dans les archives, sera géré par un algorithme qui a été conçu pour en faire quelque chose....

Juste penser, que tout ce qui est mis sur Facebook est enregistré et que tout ce que vos "amis" écrivent est recoupé avec vos informations.

Ce sont des "passerelles" qui permettent de saisir toujours plus d'informations...Toujours plus d'informations. Sur nous tous.

J'ai donc réouvert un compte FB sur lequel je n'écris que des articles dénonçant ce système. Facebook s'en contrefiche, je m'en doute bien. Mais étant donné que je ne prêtais guère attention à tout ça, il y a quelques semaines et que j'ai attendu quinze jours pour que mon compte et son historique soient supprimés (sans certitude d'ailleurs), je me dis que ça peut éventuellement servir à quelqu'un...

A savoir également que sur FB, les "messages privés" sont également archivés...

La notion de "privés" dans ce cas-là a quelque chose d'étrange...

Ce système de "traceurs" est donc "normal", légal, autorisé, et chaque société commerciale, chaque entité ayant des intérêts financiers sur la Toile a mis en place un système terriblement efficace pour entrer dans nos vies, pour nous connaître, nous identifier, nous cartographier et chercher par quels biais, ils vont pouvoir nous inciter à consommer leurs produits, à utiliser leurs "services", à nous influencer, à nous conditionner, jusqu'à ce que tout cela ne nous semble même plus inacceptable. C'est comme si nous ouvrions non pas la porte de notre demeure mais celle de notre esprit. Et nous jugeons ça "normal" puisqu'en échange, ils nous offrent les moyens technologiques d'échanger entre nous, nos idées, nos passions, nos photographies, nos colères, nos amours, nos désirs, nos attentes, nos projets, nos informations diverses, nos opinions, nos idées... Je n'y ai vu au départ que l'intérêt d'un partage favorable pour chacun et j'ai mis de côté tout ce que ces entités financières pouvaient faire de tout ça. 
Ils ne connaissent aucune censure dans leur voyeurisme puisque c'est de cela aussi qu'il s'agit. "Ils" veulent tout voir de nous et Facebook est donc devenu, non pas un partage social mais un partage commercial et pire encore idéologique. Derrière le rideau de nos pages. 
Quand je pense que la photographie du corps nu d'une femme ou d'un homme serait immédiatement censuré mais que rien dans leurs outrages ne connaît de limite, ça en serait risible si ça n'était aussi grave.

Ce ne sont pas nos corps qui sont mis à nu mais nos esprits. 

 

https://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/56385/quels-sont-les-dangers-des-cookies.shtml

Quels sont les dangers des cookies ?

L'utilisation tout azimut des cookies informatiques aurait t-elle fait son temps ? Entre les recommandations de la CNIL de décembre 2013 visant à mieux réguler leur utilisation et la volonté de lancer un système alternatif par les géants du Web, le système actuel d'utilisation massive des cookies est en pleine mutation.

Une évolution nécessaire tant le principe actuel de récupération de ces fichiers temporaires, qui reste méconnu d'une majorité des internautes, a un impact en termes de conservation de la vie privée sur Internet. Une récupération de nos données personnelles qui est effectuée en général par des sociétés commerciales ou des États, comme par la NSA dans l'affaire Snowden, mais aussi des hackers pour lancer des cyberattaques.

Quels sont les dangers des cookies ?

Si les cookies ont été créés à l'origine pour permettre aux sites Internet d'authentifier les internautes et enregistrer leurs préférences de navigation, leur utilisation a été largement détournée à des fins commerciales. Les sites marchands les utilisent en masse pour afficher des publicités ciblées en rapport avec l'historique de navigation de l'internaute. Les tracking cookies, d'une durée de vie illimitée et contenant l'ensemble des informations relatives à la navigation de l'utilisateur, sont ainsi collectés pour tirer le profil marketing des internautes. Des procédés qui se font le plus souvent à l'insu de l'utilisateur qui n'a en général pas conscience des informations récupérées en lien avec son profil.
Une récupération des cookies qui attire aussi les hackers : l'objectif étant pour eux d'en exploiter le contenu et d'utiliser ces données personnelles à des fins malveillantes pouvant aller jusqu’à la mise en place des cyberattaques. Le processus est relativement simple : si le hacker a un accès physique à la machine il lui suffit de copier ces données, accessibles en quelques clics, sur une clé USB. A distance la récupération des cookies est aussi plutôt aisée, puisqu’il suffit d'intercepter une requête HTTP par laquelle passent les cookies, à l'aide de techniques de type « sniffing ». L'utilisation des failles du navigateur sont aussi utilisées pour le vol de cookies : Firefox permet par exemple de récupérer les cookies en créant un site pirate qui aspire les cookies du site visé.
Ces techniques ont été utilisées par la NSA pour surveiller la vie des internautes, comme le dévoilent les documents publiés en décembre 2013 par Edward Snowden.Selon le Washington Post, la technique utilisée par la NSA et la GCHQ, l'agence de renseignement britannique, consiste à se procurer des cookies PREF, propres à Google, afin d'identifier les cibles et surveiller leur navigation. Cette technique permet aussi aux agences de renseignements américaines et britanniques d'envoyer des logiciels pour hacker l'ordinateur de l'individu concerné et d’extraire l'ensemble des fichiers souhaités. 
Au nom de la protection nationale et sous couvert du « Patriot Act », cet ensemble de lois qui contraint les entreprises américaines à fournir les informations désirées, la NSA s’est octroyé le droit d’accès à ces informations.

La CNIL publie des recommandations afin de réguler la collecte de cookies

Une récupération et utilisation des données personnelles effectuée le plus souvent à l'insu des internautes, mal informés par les traces laissées lors de leur navigation. Si une loi existe depuis 2011 en France, sensée encadrer la récupération des cookies et l'information des internautes, elle était peu appliquée jusqu'à présent. Dans l'optique de faire respecter la juridiction en présence, la CNIL a publié, le 16 décembre 2013, une série de recommandations à destination des éditeurs de site et annonceurs. L'objectif étant d'informer et de donner le choix aux internautes d'accepter ou non la récupération de leurs données personnelles lors de leur visite sur un site. 
La CNIL précise dans ses recommandations qu'un éditeur de site se doit de faire apparaître une bannière, lors d'une première visite sur un site, décrivant le type de données récupérées ainsi que la finalité de la collecte. L'internaute peut, via cette bannière, refuser en partie ou intégralement la collecte de ces données sur un site donné. La CNIL précise enfin que les cookies collectés ne peuvent être conservés plus de treize mois et que ceux relatifs à la géolocalisation ne doivent pas être plus précis que la ville de l'internaute. Ces recommandations seront-elles suffisantes pour mieux réguler l'utilisation des cookies ? Elles devraient en tout cas participer à la prise de conscience des internautes des dangers encourus en termes de préservation de la vie privée et de sécurité informatique.

Si vous avez une heure devant vous, essayez donc de comprendre ce fatras...

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Nouvelle Zélande et pollution

Par Le 16/04/2018

Toujours et encore le même problème : la demande des consommateurs contribue à l'offre.

Ce ne sont pas les industriels qui sont responsables de ce désastre mais l'inconscience des individus qui réclament, sur l'ensemble de la planète, à ce que l'industrie agro-alimentaire fournisse les produits qu'ils veulent consommer.

On se trompe de responsables quand on accuse les industriels d'user inconsidérément de produits chimiques. 

Il est absurde de croire que la production démesurée de produits laitiers ou de viande puisse être respectueuse de l'environnement avec une telle demande mondiale.

Totalement absurde et irresponsable. 

 

 

L'industrie laitière néo-zélandaise pollue-t-elle au point de mettre en péril les ressources naturelles qui la font vivre ? Dans un pays qui a su se vendre à l'étranger comme un parangon de naturalité, de plus en plus de voix réclament le passage à une agriculture plus durable et raisonnée.

Les principaux acteurs de l'industrie laitière, qui pèse à elle seule 28% des revenus de l'exportation (environ 7,97 milliards d'euros) et 47.000 emplois, ont d'autant plus de mal à entendre cette nouvelle exigence écologique que le secteur est toujours rentable.

La coopérative géante néo-zélandaise Fonterra, premier exportateur mondial de lait, a annoncé fin mars un chiffre d'affaires en hausse de 6% pour le premier semestre de la campagne 2017-18. Le résultat net a baissé, à 248 millions de dollars.

En Nouvelle-Zélande où, depuis 2012-2013, vivent plus de vaches (4,86 millions) que d'habitants (4,72 millions), tout a été fait pour transformer le moindre brin d'herbe en lait.

En trente ans, la taille moyenne des troupeaux laitiers a triplé. La superficie de leurs pâturages a augmenté de 45% depuis 1995 avec, pour conséquence, la multiplication des systèmes d'irrigation sur des terres naturellement sèches.

Pour Mike Joy, maître de conférence en écologie et en science de l'environnement à l'université Massey, "si le secteur a pu se développer autant et aussi vite, c'est notamment grâce à l'utilisation massive de fertilisants chimiques tels que les engrais azotés".

L'impact sur l'environnement est dévastateur. En Nouvelle-Zélande, près de 50% des émissions de gaz à effet de serre sont issues de l'agriculture, contre 10 à 12% à l'échelle mondiale.

- 7 rivières sur 10 impropres à la baignade -

"Entre 1998 et 2009, l'excédent d'azote dans le sol était plus important ici que dans n'importe quel autre pays de l'OCDE", rappelle Mike Joy à l'AFP.

Des vaches laitières mangent dans une ferme assistée par des robots, le 24 septembre 2010 à Bréhan. Dans une immense étable de la ferme, des robots poussent le fourrage jusque sous le museau des vaches, les brossent et les traient à volonté, pariant sur l'automatisation ( AFP/Archives / DAMIEN MEYER )

Des vaches laitières mangent dans une ferme assistée par des robots, le 24 septembre 2010 à Bréhan. Dans une immense étable de la ferme, des robots poussent le fourrage jusque sous le museau des vaches, les brossent et les traient à volonté, pariant sur l'automatisation ( AFP/Archives / DAMIEN MEYER )

Selon un rapport gouvernemental qui pointe la hausse des niveaux d'azote et une prolifération des algues, sept des dix rivières contrôlées étaient impropres à la baignade en 2017. Les trois quarts des poissons d'eau douce natifs du pays insulaire seraient menacés.

Il y a urgence, crient les défenseurs de l'environnement, mais aussi certains industriels. "Nous avons désormais atteint les limites économiques, sociales et environnementales de notre activité et nous devons créer de la richesse autrement", écrivait récemment dans un éditorial du New Zealand Herald Steve Carden, le directeur de Landcorp, une entreprise publique productrice de lait.

Quant aux Néo-Zélandais, ils demandent aussi des comptes. "Ils ont subitement pris conscience qu'on était en train de leur ôter" ce qui représente l'image d'Epinal de la Nouvelle Zélande: "une baignade dans une eau cristalline en toute sécurité", souligne à l'AFP, Phil Vine de Greenpeace NZ.

Sous pression, Fonterra a publié fin 2017 son tout premier rapport sur le thème du développement durable. La coopérative s'est engagée à éliminer d'ici à 2050 les gaz à effet de serre émis lors de la transformation et du transport de son lait.

Reste le problème des 85% restants, directement imputables aux troupeaux qui expulsent méthane et protoxyde d'azote.

"Nous prenons notre part de responsabilité", estime Bruce Thorrold, chef de l'investissement et de la stratégie à Dairy NZ, qui représente le secteur. "Nous ferons partie de la solution. Nos éleveurs sont à la fois motivés et innovants. Combiné aux avancées de la recherche scientifique et à notre collaboration avec le gouvernement, leur sens de l'initiative nous permettra de relever ce défi".

Pourtant la dépendance du secteur au marché mondial ainsi que le surendettement des éleveurs - à hauteur de 40 milliards de dollars - freinent les changements. Du coup, mauvaise foi et "greenwashing" font partie de l'équation.

"Selon l'industrie, 90% des accès aux rivières seraient clôturés", ce qui permettrait ainsi d'éviter les déjections animales directement dans l'eau des rivières, dit Phil Vine. "Mais encore faut-il s'entendre sur le terme rivière: 77% de la pollution provient des petits cours d'eau exemptés de toute obligation de clôturer", dénonce le responsable de Greenpeace NZ.

Avec la diversification des cultures, les plantations riveraines ou encore l'arrêt de l'expansion de l'irrigation, la réduction des troupeaux fait partie des solutions avancées pour alléger l'empreinte écologique de l'exploitation laitière.

"Ces nouvelles voies seront peut-être moins rentables à court terme", a expliqué à l'AFP Alan Renwick, professeur d'économie agricole à l'université Lincoln, "mais sans doute plus durables".

Soutien à un beau projet en agroécologie

Par Le 14/04/2018

Un  ami m'a fait parvenir ce texte et la présentation du projet qui suit. 

Vu le domaine, je tiens à participer à ce soutien et à le faire connaître. Tous les votes sont les bienvenus :)

Merci à vous. 


 

Bonjour
Nous sommes en train de monter un nouveau projet collectif pour lequel nous avons posé deux demandes de subvention suite à l’appel à projet de Nicolas Hulot.
Il y a eu un pré-tri par un jury et un des deux projet a été retenu. Youpi !
Maintenant, ce sont les dossiers qui auront le plus de vote du public qui seront financés. Du coup nous avons besoin de votre soutien !!
La procédure est simple, je mets le lien en fin de mail pour accéder à notre projet.
 
1. Clique sur le lien ci dessous
2. Clique sur S’INSCRIRE en vert en haut à droite.
A ce moment là ils demandent de faire une inscription, pseudo mail et mot de passe. Quand tu es inscrit.
3. Clique sur VOTER POUR
4. Puis valide ton vote en cliquant sur le lien qu’ils vont t’envoyer sur ta boite mail.
 
On peut voter avec autant d’adresse mail valide qu’on a.
 
Ces 5 minutes peuvent nous permettre d’avoir 80 000 euros pour démarrer notre projet. Ca serait un formidable coup de pouce pour débuter nos activités sur notre nouveau collectif. Merci pour le soutien et ce temps précieux.
 
N’hésitez pas à le faire passer dans votre réseau pour qu’on ait un maximum de votes.
 
Bises
 
Thomas

Développer une micro ferme pédagogique et nourricière en agroécologie

 

Terre d'Avenirs, le 24 février 2018 à 17:05 • Modifié le 27 février 2018 à 18:33

Développer une micro ferme pédagogique et nourricière en agroécologie

Un lieu ressource où se côtoient un jardin vivrier et des ateliers de formation

Description

Il existe des techniques agricoles permettant :

 - un renouvellement durable des ressources naturelles nécessaires à la production (biodiversité, eau, sol, ...) ;

 - la préservation et la régénération des sols ;

 - une réduction importante de l'utilisation des énergies non renouvelables ;

 - l'arrêt d'utilisation d'intrants chimiques ;

 - l'amélioration de la santé des agriculteurs et des consommateurs ;

 - d’atteindre la sécurité alimentaire.

 

Ces méthodes se regroupent sous l'appellation d'agroécologie qui concilie productivité, préservation des agrosystèmes et développement économique et social.

 

Nous proposons la création d'une micro ferme pédagogique vivrière en agroécologie.

 

Cet espace sera créé au sein d'un projet plus global regroupant : des écohabitats, un centre de formation, un espace de soins, ...

 

Notre projet a deux vocations principales :

 - créer un jardin potager en agroécologie permettant aux habitants de s'autoalimenter ;

 - partager ces expériences et acquis pour accompagner les personnes qui le souhaitent à prendre en main leur alimentation.

 

Concrètement, nous comptons :

 - nous faire accompagner et conseiller la première année par un maraîcher, animateur en agroécologie, pour mettre en place un système de production permettant de nourrir l'écohameau, et pour réaliser les parcours pédagogiques ;

 - construire une serre bioclimatique ;

 - équiper le site entier en phytoépuration dans une optique de cohérence globale ;

 - nous faire accompagner par des partenaires pour établir le design du lieu en permaculture ;

 - planter un verger conservatoire de variétés anciennes et locales ainsi que des haies qui serviront de lieux d'habitat pour la faune locale ;

 - proposer des ateliers et des chantiers école.

 

Nous imaginons ce jardin comme un espace pédagogique ouvert à tous, où nous pourrons expérimenter différentes techniques de culture.

 

Cette initiative vise à minimiser l'impact de certaines activités humaines sur l'environnement. Elle permet de reconnecter l'Homme à la Terre.

Lieu ou adresse

1 Rue du Jardin d'Enfants, 66230 Prats-de-Mollo-la-Preste, France

 

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Leaflet

En quoi votre projet répond-il à l’intérêt général ?

Nos principaux objectifs servent l'intérêt général car nous soutenons la transition écologique en rendant le consommateur actif, en protégeant les sols et la biodiversité, en gérant durablement les ressources naturelles, en participant à la culture de produits sains et au maintien de la santé, en développant les circuits courts et en montrant qu'il est possible d'être autonome en eau. Ces pratiques permettent de prendre soin de notre planète. Notre projet porte une mission pédagogique au travers des ateliers, des chantiers et des parcours pédagogiques. Nous créons un lieu ouvert qui permet les échanges. La ferme pédagogique vise à améliorer la qualité de vie des usagers qui s’alimentent ainsi de façon saine et préservent les sols. Il permet de transmettre des solutions pour le développement d’une agriculture écologique et durable. Cette activité revitalise une zone rurale en proposant des activités attractives et accessibles à tous.

Quels sont vos partenaires et les autres acteurs mobilisés sur ce projet ?

Les fermes : ferme de Can là haut ; les Milpas de Taranis / L'entreprise : Informatik'éthique / Les associations : Centre Culturel de Luminy ; Colibris ; Terre & Humanisme / Nous souhaitons nous mettre en relation avec les entrepreneurs, mairies, déchetteries et communauté de commune locale pour établir un partenariat afin de récupérer les déchets de tonte et d'élagage ainsi que du compost. Nous comptons nous mettre en relation avec le département pour faire planter des haies champêtres.

Quelles seront leur contribution au projet ?

Ferme de Can la Haut : aide à la réalisation du design en permaculture de tout le site, utilise notre structure pour faire des stages de permaculture / Centre Culturel de Luminy : mise en réseau, diffusion de nos stages et évènements, participation aux chantiers, temps d'échanges sur nos pratiques et savoirs respectifs / Informatik'éthique : mise en place d'un site web et d'un intranet de travail partagé pour les utilisateurs du jardin / Colibris : mise en réseau, diffusion de nos stages et évènements / Ferme les Milpas de Taranis: conseil et aide pour la mise en place du jardin et dons de plants.

En quoi votre projet est il innovant ou pionnier ?

Nous proposons un lieu ouvert où chaque citoyen peut facilement se reconnecter à la Terre : - en produisant lui même les aliments qu'il va consommer dans un espace riche et dynamique en constante évolution ; - en s'appropriant des savoir-faire issus des dernières découvertes en agroécologie ; - en participant à la culture de produits sains pour le sol, pour le cultivateur et pour le consommateur ; - en améliorant sa compréhension du monde agricole. Les ateliers et formations qui s'y dérouleront vont permettre de révéler les enjeux scientifiques et sociétaux de demain en impliquant tous les acteurs locaux : habitants, agriculteurs, associations, entreprises, élus. Notre concept est unique et novateur, car il rassemble au même endroit : - une micro ferme vivrière avec serre bioclimatique ; - un jardin pédagogique en agroécologie ; - un verger conservatoire de variétés anciennes ; - un lieu de vie dans des maisons passives prototypes ; - un centre d'accueil et de formation ; - un atelier de menuiserie. L’environnement est adapté aux gens de tous les âges (juniors et seniors) et certains ateliers seront ouverts aux familles accompagnées de leurs enfants. L’organisation de notre initiative est fondée sur le respect des humains : - communication bienveillante (communication non violente) ; - mode de gouvernance horizontale et partagée (sociocratie). Et aussi sur la protection de la nature : - utilisation d’outils de permaculture ; - diminution et utilisation des déchets ; - une gestion écologique et durable de l'eau ( notamment phytoépuration ) ; - mise en place de refuges pour espèces menacées (mare, plantation de haies, hôtel à insectes...).

Comment votre projet pourrait-il être éventuellement développé à une échelle plus large ?

Une dimension importante de l'agroécologie réside dans le fait que plus on développe ces techniques localement, plus son impact augmente. Nous avons à cœur de permettre son développement dans notre voisinage. L'agroécologie repose sur des techniques adaptables à différents contextes, qui fonctionnent dans différents types d'espaces et ne nécessitent aucun apport extérieur (ni engrais, ni outils particuliers, ni travail du sol, ...). C'est pourquoi nous souhaitons mettre en place des petits chantiers facilement reproductibles chez soi, dans une école ou un jardin public. Ils seront ouvert à tous quelque soit l'âge et la situation sociale. Nous avons prévu de demander une participation libre pour les chantiers école afin de pouvoir toucher même des foyers aux revenus modestes. Au fur et à mesure de nos chantiers, nous comptons mettre à disposition des schémas et des plans de ce que nous aurons réalisé (serre bioclimatique, phytoépuration, design en permaculture, associations de plantes, cycle de l'eau, ...). Nous développerons des panneaux pédagogiques fixes et numériques sur ces thématiques. Afin de développer le concept, nous avons choisi de partager nos connaissances grâce : - à des ateliers hebdomadaires gratuits ouverts à tous organisés par un animateur certifié en agroécologie ; - à la mise en place de parcours pédagogique ; - à notre centre de formation ; - au soutien des élus locaux (mairie, département, communauté de commune, région) ; - aux associations partenaires qui peuvent diffuser nos actions sur leurs réseaux ; - à la création d’un site internet qui permettra de tenir les gens informés des ateliers, évènements, chantiers ; - à l’organisation d’évènements publics ; - à la parution dans les médias (télévision, radio, journaux) ; - à la création de partenariats avec les producteurs locaux ; - à la publication de bulletins de liaison.

Plan d’actions détaillé

Plan d’actions

 

Ce plan d’action a été écrit en prenant en compte l’obtention de la subvention « Mon projet pour la planète ».

 

Etape 1 – Hiver 2018

- investissement des lieux ( 1 semaine )

- design permaculturel et marquage des espaces au sol ( 2 mois )

- développement de supports de communication pour présenter le projet ( 2 semaines )

- développement du site web ( 2 semaines )

- rencontre des agriculteurs et producteurs locaux ( 3 mois )

- développement du réseau associatif en allant à leur rencontre ( 1 an )

- préparation et organisation des premiers chantiers ( 1 mois )

- achat des outils nécessaires aux premiers chantiers ( 1 semaine )

 

Etape 2 - Juin 2018

- préparation des trous pour l’installation de la phyto-épuration, de la mare, des arbres du verger ( 1 jour )

- chantier école « premiers amendements et préparation du sol, buttes pour le jardin » ( 2 mois )

- premières plantations dans le jardin ( 2 mois )

- chantier école « construction de composteurs » ( 2 jours )

- installation de la phyto-épuration ( 3 semaines )

- chantier école « dessiner le verger et choisir les premières variétés » ( 3 jours )

 

Etape 4 – Juillet 2018

- chantier participatif pour le montage de la serre maraîchère ( 1 semaine )

- chantier participatif pour la préparation des sols et des bacs de plantations dans les serres ( 2 semaines )

- chantier école « construction du cabanon pour les outils » ( 3 jours )

- chantier école « différentes techniques de buttes » ( 1 semaine )

 

Etape 5 – Août 2018

- chantier participatif de montage de la serre bioclimatique adossée à la façade sud du bâtiment principal : fabrication des murs Sud, Ouest et Est ; toit ; huisserie ; domotique ( 3 semaines )

- formalisation des chantiers école en réalisant des supports numériques ( 1 mois )

- chantier école « installation d’un système d’irrigation dans le jardin » ( 3 jours )

 

Etape 6 – Septembre 2018

- organisation de l’inauguration du lieu ( 1 semaine )

- aménagement de l'intérieur de la serre bioclimatique ( 2 semaines )

- chantier école « installation du système d’irrigation de la serre » ( 3 semaines )

- chantier participatif de mise en place de la mare : bâche EPDM ; aménagement autour de la mare ; mise en eau ; plantations autour et dans la mare ( 10 jours )

- inauguration du jardin et des serres - évènement public ( 1 jour )

 

Etape 7 : Octobre 2018

- chantier « plantation des haies champêtres » ( 5 jours )

- chantier école « plantation des premiers arbres dans le verger » ( 5 jours )

- chantier école « des pieds de petits fruits rouges » ( 3 jours )

- préparation du contenu des panneaux pédagogiques ( 3 semaines )

 

Etape 8 : Novembre 2018

- atelier « fabrication des panneaux en bois du parcours pédagogique » ( 3 semaines )

- préparation des sols pour l’hibernation ( 2 semaines )

 

Etape 9 : Hiver 2019

- atelier familiale « fabriquer un hôtel à insectes » ( 3 x 1 jour )

- chantier école « greffe ton arbre » ( 1 semaine )

- atelier théorique «  reproduire ses semences » ( 1 semaine )

- atelier théorique « créer des abris refuge pour les espèces menacées » (3 x 1 jour )

- atelier « dessiner un mandala de plantes aromatiques » ( 2 jours )

- finaliser les supports numériques théoriques ( 3 semaines )

- préparer les sols pour les cultures du printemps 2019 ( 1 mois )

- chantier école « faire des semis dans la serre bioclimatique » ( 3 semaines )

 

Etape 10 : Printemps 2019

- chantier école « plantation des semis sur butte » ( 2 semaines )

- chantier école « plantation des semis en pleine terre » ( 2 semaines )

- chantier théorie + pratique « assurer une production nourricière grâce à une serre » ( 2 semaines )

- accueil des écoles ( plusieurs demies journées )

- évènement ouvert au public pour fêter la première année du jardin ( 3 jours )

Nom de la ou des structures qui porteront le projet

Terre d'avenirs

Statut de votre structure

Association

Activités de votre structure

L’association « Terre d’avenirs »  se donne pour but de créer et d’accompagner le développement de projets en accord avec les principes suivants : écologie, permaculture et protection de la biodiversité. Elle a vocation d’intérêt général au soutien d’autres structures et individus ainsi qu une mission pédagogique.

 

Pour ce faire, elle propose de :

- créer des projets innovants dans les domaines sus nommés ;

- aider à la création et l’installation de projets portant ces valeurs ;

- sensibiliser les acteurs du territoire (habitants, structures, pouvoirs publics) sur ces thématiques ;

- sauvegarder le patrimoine et les savoir faire ;

- créer du lien entre les différents acteurs du territoire pour relocaliser les activités et le savoir faire.

 

L’association « Terre d’avenirs » prévoit d’étendre le champ de ses activités en rapport avec son but : formation, rencontres, expositions, conférences, bulletin de liaison, publications, achat et vente de biens et de services.

 

Documents / Articles de Presse / Illustrations

 ateliers de mise en terre de plants sur le jardin pedagogique de luminy.png (1.2 Mo)

 differentes techniques de culture au jardin de luminy.png (1.2 Mo)

 jardin maraicher les Milpas de Taranis.jpg (73.9 Ko)

 semis en terre a ecolectif.jpg (350.7 Ko)

Site web ou vidéo

http://campus-libre.org/sd/terredavenirs/

 

Facebook sur "Envoyé spécial"

Par Le 13/04/2018

Il a fallu quinze jours pour que j'obtienne l'effacement de mon compte et de son historique. Avec un mail incendiaire de ma part pour que ma demande soit enfin prise en compte. Le lendemain matin, mon compte était supprimé... 

Il m'est malgré tout impossible d'être certain que cet historique ait vraiment été effacé. Je n'ai évidemment pas accès aux archives de Facebook.

Aujourd'hui, j'ai réouvert un compte et l'objectif est uniquement de relayer tous les articles concernant Facebook et les enquêtes en cours. Je me sers de Facebook pour dénoncer leurs pratiques...

Rien d'autre. 

Et ce reportage ne me donne aucunement envie d'en poster davantage. 

Affects et raison

Par Le 13/04/2018

"Nous ne désirons pas une chose parce qu'elle est bonne ; nous la jugeons bonne parce que nous la désirons." Spinoza. 


C'est ce qui se passe avec Facebook. 
La réalité n'est du coup plus accessible parce que nos affects sont plus puissants que la raison.

Il est très difficile d'identifier tous les risques mais ce qui est certain, c'est qu'ils existent.

Cette incapacité, à notre niveau, d'analyser la situation contribue à notre attachement aux choses parce que le désir reste l'élement majoritaire, le plus puissant, celui qui conduit nos décisions. Mais dès lors, peut-on considérer qu'il s'agit de la raison, d'une pensée structurante ou d'un conglomérat d'émotions ?

Regardons par exemple les publicités qui nous sont présentées, les pages vers lesquelles nous sommes dirigés : elles correspondent à nos recherches diverses sur les moteurs de recherche. Et elles sont par conséquent des "appels" à consommer. Tout est enregistré, tout ce que nous faisons sur la Toile est archivé.

Même chose d'ailleurs sur le "bon coin". J'ai fait une recherche sur les vérandas non pas pour en acheter une mais pour regarder des plans : le jour même, toutes les pubs sur le bon coin me présentaient des revendeurs dans la région Rhône Alpes. C'est immédiat.

On pourrait penser que c'est sans importance mais sur le fond, cela signifie que nous ne sommes pas des individus mais des consommateurs potentiels. Alors, pour moi qui prône justement la dé-consommation et le bricolage et la récupération, ça me gêne considérablement.

Si notre envie, tout à fait justifiable, d'échanger des avis, informations et autres sur les réseaux sociaux font de nous des "cibles commerciales" et que tous les moyens sont bons, sans cadre ni limite, jusqu'à la malversation, pour parvenir à leurs fins, alors je vais considérablement limiter ma participation. Je ne suis pas un portefeuille. Il faut se souvenir de la série "Le prisonnier" ? :

 

"Je ne suis pas un numéro"!!

Est-ce que cette "habitude" se limite aux réseaux sociaux ? 

Non.

On peut y voir le même phénomène d'appartenance et d'abandon dans tout le système matérialiste, dans toute la Toile consumériste.

Pourquoi y a-t-il encore autant de gens à manger de la viande alors que les images de la souffrance animale sont diffusées et accessibles ?

L'habitude du désir plus fort que la raison.

Le conditionnement du désir qui fait que les individus considèrent une chose "bonne" parce qu'ils la désirent.

Alors que cette habitude va à l'encontre de la raison.

Mais cette raison est détournée par des arguments développés par les médias, les industriels, la sphère médicale, l'entourage, la société dans sa puissance conductrice.

Dernièrement encore, sur un forum où j'étais intervenu, la réponse qui m'a été donnée, c'est que mes arguments relevaient de la "masturbation intellectuelle".

J'ai donc répondu que je préférais cette masturbation intellectuelle à l'abstinence.

Il vaut mieux à mes yeux que je me procure le plaisir de MA réflexion que de me nourrir d'un plaisir aveugle procuré par l'adhésion déraisonné à des désirs de masse, à une appartenance moutonnière.

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Frédéric Lenoir et Spinoza

Par Le 12/04/2018

"Nous ne désirons pas une chose parce qu'elle est bonne; nous la considérons bonne parce que nous la désirons."

Spinoza est un chirurgien des affects, des émotions, des désirs, c'est un explorateur de l'inconscient, en avance sur tout le monde. 

Spinoza et le panthéisme

Par Le 12/04/2018

Il y avait dans la philosophie de Spinoza toute la nourriture spirituelle pour une Humanité aimante, heureuse, sereine, respectueuse.

Qu'en reste-t-il ? Combien d'individus le lisent encore ?

Est-il encore étudié en classe de philosophie ?

Comment est-il possible que nous nous en soyons autant éloignés ?

Qui est responsable de ce désastre intellectuel, philosophique, émotionnel, relationnel, sensoriel ? 

Nous tous et personne en particulier. 

Pour quelles raisons ? 

Par faiblesse, par lâcheté, par mimétisme.

L'exigence morale n'est plus de ce monde parce que la morale est un élément du pouvoir et que le pouvoir a d'autres intentions que l'égalité, le respect et l'amour de la création.

 

Baruch Spinoza (1632-1677)

 

Spinoza élabore une éthique de la joie. 

Le but de la vie, selon lui, n'est pas d'être malheureux (comme y invite le christianisme : il faut se repentir, souffrir pour expier la faute originelle, etc.) mais d'être heureux. C'est-à-dire chercher à accroître sa puissance, chercher ce qui nous est vraiment utile (l'utile propre).

On pourrait y voir une éthique égoïste. Mais c'est surtout une éthique de la raison. D'ailleurs pour celui qui utilise sa raison l'utile propre n'est nullement en opposition avec l'intérêt d'autrui, bien au contraire : « l'homme est un Dieu pour l'homme » et l'union fait la force. Par conséquent le sage, pour accroître sa puissance, vivra en société, dans la concorde et la raison.

Ce qui suit a pour ambition d'expliquer tout cela, ainsi que la métaphysique qui sous-tend cette éthique. Bon voyage...

Table des matières

  1. Résumé
  2. Biographie
  3. Ontologie
    • La substance
    • Les attributs
    • Individu
    • Conatus
    • Corps et esprit
    • Connaissance
    • Déterminisme et liberté
    • Libération
    • Affections
    • Affects
    • Joie et tristesse
    • Passion et action
  4. Ethique
    • Rechercher la joie et la puissance
    • La raison
    • L'amour de Dieu
    • Le mal n'est rien de positif
    • La société
    • L'éternité
  5. Conclusion
  6. Textes

Résumé

Dieu n'est rien d'autre que le Tout, la Nature, c'est-à-dire l'univers : le spinozisme est un panthéisme. Cet univers est constitué d'individus : un individu est un rapport de mouvement et de repos (ex : un homme, une cellule, une étoile). Les individus sont imbriqués les uns dans les autres : un homme est un organisme constitué d'organes, eux-mêmes constitués de cellules, elles-mêmes constituées de molécules, elles-mêmes constituées d'atomes, etc. L'individu suprême, qui contient tous les autres, est Dieu, c'est-à-dire l'univers entier.

Cette substance unique a une infinité d'attributs (de dimensions), mais nous n'en connaissons que deux : l’étendue et la pensée. Ainsi, de même que l'homme a un corps et une âme, toute chose est à la fois matière et esprit. Le spinozisme est un animisme. Cela dit, l'esprit de chaque chose (son idée) varie considérablement selon la nature de la chose : il est d'autant plus élaboré que la chose peut agir et être affectée de multiples manières.

Le désir est l’essence de toute chose : toute chose s’efforce de persévérer dans son être. Le degré de puissance de tout être varie au gré des rencontres et des interactions avec les autres corps. Tout affect (sentiment) est une variation de puissance : si notre puissance s’accroît, nous ressentons plaisir et joie ; si elle diminue nous ressentons douleur et tristesse.

Le but de la vie est d’augmenter notre puissance pour ressentir joie, plaisir et bonheur. Cet objectif n’oppose pas les hommes mais devrait au contraire les réunir, car l’union fait la force, et rien n’est plus utile à un homme qu’un autre homme : l’homme est un Dieu pour l’homme.

Le but de l’éthique sera donc d’être toujours mû par des affects de joie plutôt que par des passions tristes (tristesse, haine, peur, etc.) : c’est possible par l’amour de Dieu, c’est-à-dire de la Nature, dont nous faisons tous partie et d’où nous tirons tout notre être et notre puissance. Au niveau politique, il s’agit de faire en sorte que les hommes obéissent aux lois par la raison et non par la peur de la punition (passion triste).

Selon Spinoza, tout est déterminé. L’homme ne se croit libre que parce qu’il ignore les causes qui le déterminent à désirer et à agir. La liberté n'est pas à chercher dans le libre arbitre (une telle liberté n’existe pas) mais dans l’obéissance à la raison.

Enfin, le mal n'est rien de positif, il n'est que faiblesse ou bêtise, c'est-à-dire un manque. De même, l'erreur est une idée incomplète et non une idée fausse à proprement parler.

Biographie

Baruch Spinoza (1632-1677) est un philosophe juif d’origine portugaise émigré aux Pays-Bas. Son panthéisme et sa philosophie entraîneront son excommunication de la communauté juive. Héritier de la révolution cartésienne (il est le contemporain de Descartes), il développe le cartésianisme et le transforme radicalement pour constituer une philosophie très cohérente qui associe le mathématisme (conception mathématique de la nature) et une éthique stoïcienne dans laquelle l’acceptation du destin prend la forme de l’amour de la Nature.

Dans ce qui suit, les références entre parenthèses renvoient toutes à l’Ethique de Spinoza.

Ontologie

La substance

Spinoza est panthéiste : Dieu, c’est le Tout, la Nature, l’Univers, la Substance. Cette Substance infinie est la seule chose qui existe, et tout ce qui existe – hommes, animaux, planètes – en fait partie, en est une partie.

Les attributs

Cette Substance a une infinité d’attributs, c’est-à-dire d’aspects sous lesquels on peut la percevoir. Toutefois, nous autres, êtres humains, ne percevons que deux de ces aspects : l’étendue et la pensée. Nous pouvons percevoir ou imaginer chaque chose dans l’espace, comme corps physique, ou alors la concevoir dans la pensée, comme simple idée abstraite. Par exemple, nous pouvons imaginer une pierre, c’est-à-dire nous la représenter dans l’espace, mais nous pouvons aussi la concevoir par la raison, comme une certain nombre d’atomes agencés d’une certaine manière.

Individu

Spinoza appelle individu chaque corps organisé. Un individu est donc un certain rapport de mouvement et de repos. (II, Définition centrale) L’individu reste le même aussi longtemps que ce rapport reste le même. Une cellule vivante, un organe, un organisme, une société organisée, un système solaire, constituent autant d’exemples d’individus. Un individu peut donc être constitué de plusieurs individus, et cet emboîtement peut aller à l’infini. La Nature entière est l’individu suprême, qui contient tout et ne change jamais (II, Lemme 7, scolie).

Conatus

Chaque chose s’efforce de persévérer dans son être (III, 6) et cet effort (conatus) est l’essence (la nature profonde, essentielle) de cette chose (III, 7). Chaque chose – pierre, grenouille, homme, planète – est essentiellement un effort, un désir : le désir de persévérer dans son être. Ce désir consiste à conserver le rapport de mouvement et de repos qui caractérise et constitue l’individu. Chaque chose est, au fond, une partie de la puissance de Dieu (c’est-à-dire de la Nature).

Chose et idée (corps et esprit)

A chaque chose correspond une idée. L’esprit de l’homme n’est rien d’autre que l’idée de son corps. De même pour chaque chose : l’esprit de la chose est l’idée de cette chose. Donc chaque chose a un esprit. On peut dire que Spinoza est animiste. Mais cet esprit est plus ou moins développé selon que le corps dont il est l’idée peut être affecté de manières plus ou moins nombreuses. Ainsi l’esprit de l’homme est plus riche que l’esprit d’une grenouille ou d’une pierre, car le corps humain est susceptible de réagir de très nombreuses manières (il ne faut jamais oublier que le corps inclut le cerveau). (II, 13, scolie)

Spinoza saisit les choses à partir de leur capacité d’être affectées plutôt qu’à partir de leur constitution interne. De ce point de vue baleines et dauphins sont à rattacher aux poissons plutôt qu’aux autres mammifères. De même, du point de vue de la capacité d’être affecté un cheval de trait ressemble plus à un bœuf qu’à un cheval de course.

L’esprit suprême est l’esprit de Dieu, c’est-à-dire de la Nature entière. Cet esprit contient les esprits de chaque être, il est la somme de tous ces esprits. L’esprit de chaque homme est une partie de l’esprit de Dieu (ou esprit du monde).

Connaissance

La conséquence de cette métaphysique en termes d’épistémologie est la suivante : une perception est une affection de notre corps par le monde extérieur. Par conséquent cette affection nous révèle autant, voire davantage, la nature de notre corps que la nature de la chose qui l’affecte. Par exemple, quand je perçois le soleil comme un disque jaune, je perçois en réalité une modification de mon œil ; cette image révèle davantage la nature de mon œil que celle du soleil. Par conséquent toute connaissance est subjective.

Mais on peut soustraire la partie subjective de la connaissance : il suffit pour cela de considérer les rapports entre les perceptions. En effet les différences et les similitudes entre les perceptions ne peuvent venir de mon corps, donc elles viennent des choses : elles sont purement objectives. Que l’herbe soit verte est une vérité subjective qui dépend de ma constitution, mais que l’herbe soit de la même couleur que les feuilles des arbres est une vérité objective qui révèle l’existence d’une propriété commune entre ces êtres. (II, 29, S)

Déterminisme et liberté

Le monde est déterminé. Tout dans la Nature se produit nécessairement. Il n’y a pas de liberté au sens du libre arbitre. Mais on peut être déterminé de deux manières : par soi-même, ou par autre chose. Spinoza appelle liberté le fait d’être déterminé par soi-même. (I, Définition 7) Seul Dieu est parfaitement libre en ce sens (tout en étant déterminé) : car toute partie est toujours déterminée par le monde extérieur.

Libération

Néanmoins l’homme peut être plus ou moins actif ou passif. Il peut accroître sa liberté, notamment par la compréhension. Quand nous comprenons ce qui nous arrive, cela cesse d’être une passion (passive) car nous ne nous y opposons plus (puisque nous en comprenons la nécessité). (V, 3)

Affections

Chaque chose est affectée par les autres choses. On parle d’affection. Par exemple, si je vois le soleil, cela me réchauffe : cela modifie mon corps. C’est une affection, une modification de mon corps.

Affects

Certaines affections ne modifient pas ma puissance. Ce sont les modifications insignifiantes de mon corps. Par exemple, si je croise dans la rue une personne qui m’est indifférente. (III, Postulat 1)

En revanche, certaines affections modifient ma puissance d’agir. Spinoza appelle affects ces affections particulières. (III, Définition 3) Par exemple, si je mange un mauvais champignon, cela produit en moi une affection qui diminue ma puissance d’agir (elle me donne mal au ventre, m’affaiblit, et peut même me tuer). Au contraire, si c’est un bon champignon, il me nourrit et me donne des forces (car je m’approprie son énergie par la digestion) : il accroît donc ma puissance.

Joie et tristesse

Ces variations de puissance que sont les affects se manifestent dans notre conscience par des sensations agréables ou désagréables. Il existe deux catégories d’affects : ceux qui expriment une augmentation de notre puissance, et ceux qui expriment une diminution de notre puissance. Les premiers sont ressentis agréablement, les seconds désagréablement. Spinoza parle d’affects de joie et d’affects de tristesse. La joie, le plaisir, l’amour, la gaieté, l’allégresse, sont autant d’affects joyeux qui révèlent un accroissement de notre puissance. A l’inverse, la tristesse, la souffrance, la colère, la haine, la pitié, expriment tous une diminution de notre puissance.

Passion et action

Il y a une autre distinction : celle qui oppose les passions aux actions. Certaines affections sont actives, d’autres sont passives, selon qu’elles sont causées par nous ou par le monde extérieur.

Toute action augmente nécessairement la puissance de l’être dont elle est l’action. En effet, chaque chose s’efforce de persévérer dans son être. La mort vient toujours de l’extérieur. Un être ne se nuit jamais à lui-même. Spinoza rejette radicalement l’idée d’une pulsion de mort (ce concept n’existe pas à son époque, il sera introduit par Nietzsche et le terme sera introduit par Freud).

En revanche, toute passion ne diminue pas nécessairement ma puissance. Si je suis dans un incendie, sur le point de mourir, et qu’une tornade arrive, me soulève dans les airs et me dépose en douceur dans un champ à dix kilomètres de là, c’est une passion, mais elle accroît ma puissance d’agir. De même, pour donner un exemple moins exotique, si quelqu’un m’aide, par exemple me soigne d’une maladie.

Ethique

A partir de cette ontologie, Spinoza élabore une éthique de la vie, de la puissance et de la joie. La beauté de l’éthique de Spinoza est qu’elle supprime toute tension entre soi et les autres, entre égoïsme et altruisme : l’égoïsme bien compris est naturellement altruiste, affirme Spinoza. Soyez égoïstes, mais soyez intelligents : alors vous serez en même temps altruistes.

Rechercher la joie et la puissance

Puisque l’essence de toute chose est de persévérer dans son être, cet objectif sera le but de l’éthique. Nous devons essayer d’accroître notre puissance, donc rechercher le plaisir et autres affects joyeux. Au contraire, il faut fuir toutes les passions tristes, si souvent érigées en vertus par le christianisme : la souffrance, la haine, et même l’humilité, la pitié, le repentir, n’ont rien de bon, puisque ce sont des tristesses, et doivent être évitées. Cette manière de voir les choses fait de Spinoza un révolutionnaire par rapport à la tradition morale européenne.

La raison

Mais comment faire, pour atteindre ce but, pour accroître notre puissance et expérimenter la joie ? Le seul moyen d’y parvenir est la raison. La raison, on l’a dit, permet de transformer toute passion en action.

L’amour de Dieu

La raison nous permet essentiellement de prendre conscience du fait que nous sommes une partie du Tout, un instrument dans la main de Dieu. Cette conscience nous permet de nous réjouir de cet Être infini, éternel et parfait dont nous émanons et dont nous tirons toute notre puissance. Dieu est l’idée par excellence d’une chose qui accroît notre puissance, et c’est pourquoi il est l’objet suprême de notre amour (rappelons la définition de l’amour : une joie, c’est-à-dire une augmentation de puissance, qu’accompagne l’idée d’une cause extérieure). De plus, par la logique des passions, tout notre bonheur dépend de ce qui arrive à l’objet de notre amour. Si cet objet est à l’abri de tout accident, alors notre bonheur le sera aussi. Aimer Dieu, c’est-à-dire la Nature, est donc la clé d’un bonheur infini, éternel et parfait.

Le mal n’est rien de positif

A partir de cette idée que notre intérêt véritable n’est pas en contradiction avec celui d’autrui, Spinoza peut affirmer, comme Socrate, que nul n’est méchant volontairement, et même que le mal, comme l’erreur, n’est rien de positif : il ne provient pas d’une véritable méchanceté mais seulement d’une faiblesse, d’une impuissance. Si nous faisons parfois le mal c’est parce que nous ne sommes pas assez intelligents pour comprendre où se situe notre véritable intérêt. Il n’est jamais dans notre intérêt véritable d’être injuste envers autrui. Le mal procède d’une étroitesse de vue.

La société

Si nous utilisons la raison pour rechercher ce qui nous est véritablement utile (notre utile propre), nous nous rendrons compte que la chose qui nous est la plus utile, ce sont les autres hommes. L’homme raisonnable s’associe donc avec les autres pour constituer une société ou un Etat, avec des lois qui en assurent le bon fonctionnement. La société, si elle est rationnelle, visera à accroître la puissance et le bonheur de chacun. L’amour de Dieu prôné par Spinoza est lui-même éminemment social (et ne peut donner lieu à aucune guerre de religion) puisqu’il consiste en réalité à aimer le Tout, c’est-à-dire le monde entier.

L’éternité

Voici le point le plus difficile de toute la philosophie de Spinoza : l’éternité. Spinoza affirme que celui qui atteint cet amour de Dieu né de la connaissance adéquate du monde est éternel. Il s’explique en distinguant l’imagination de l’entendement : les idées qui naissent de l’imagination n’existent que dans la mesure où la chose considérée existe ; en revanche, les idées qui naissent du seul entendement sont indépendante de l’existence des choses et sont éternelles.

Voici un exemple pour illustrer cela. Je vois passer une bulle de savon dans le ciel de printemps. Si je m’en tiens à cette image, mon idée est périssable, car elle naît de l’existence de la bulle de savon. Quand la bulle de savon éclate, je ne la vois plus ; au mieux je m’en souviens, tant que mon cerveau conserve l’empreinte de cette image. Mais à ma mort, ce souvenir disparaîtra à jamais. Mais si la bulle de savon et l’image qu’elle provoque en moi sont périssables, en revanche l’idée de sphère et la loi qui explique la formation et l’existence de la bulle de savon sont, elles, éternelles. Si donc je parviens à connaître la bulle de savon par mon entendement plutôt que par mon imagination, l’idée qui se trouve alors dans mon esprit est une idée éternelle. Donc cette partie de mon esprit est éternel.

[L]a part éternelle de l’Esprit est l’entendement, seule partie par laquelle nous soyons actifs ; cette part dont nous avons montré au contraire qu’elle périt est l’imagination elle-même, seule partie de l’Esprit par laquelle nous soyons passifs.

Ethique, Partie V, Proposition 40, Corollaire

Conclusion

L’éthique consiste donc à cheminer, par la raison, vers la compréhension du monde et l’amour de la Nature entière. Ce chemin est difficile, reconnaît Spinoza. Mais les belles choses sont difficiles. L’Ethique se termine par cette phrase : « tout ce qui est précieux est aussi difficile que rare. »

Textes

- Le parallélisme :

L’ordre et la connexion des idées sont les mêmes que l’ordre et la connexion des choses.

(Ethique, II, 7)

- L’esprit n’agit pas sur le corps ; nous ne savons pas ce que peut le corps :

Ni le Corps ne peut déterminer l’Esprit à penser, ni l’Esprit ne peut déterminer le Corps au mouvement, au repos ou à quelque autre état que ce soit (s’il en existe). […]
Mais, bien que la nature des choses ne laisse aucun doute à cet égard, je crois que l’on pourra difficilement être amené à examiner ces questions d’une âme égale, si je ne justifie pas ma doctrine par l’expérience ; c’est qu’on est fermement persuadé que le Corps se meut ou s’immobilise par le seul commandement de l’Esprit, et qu’il accomplit un grand nombre d’action qui dépendent de la seule volonté de l’Esprit et de son art de penser. Or personne n’a jusqu’à présent déterminé quel est le pouvoir du Corps, c’est-à-dire que, jusqu’à présent, l’expérience n’a enseigné à personne ce que le Corps est en mesure d’accomplir par les seules lois de la Nature, considérée seulement en tant que corporelle, et ce qu’il ne peut accomplir sans y être déterminé par l’Esprit. Car personne jusqu’ici n’a acquis une connaissance assez précise de la structure du Corps pour en expliquer toutes les fonctions, et nous ne dirons rien de ce que l’on observe souvent chez les animaux et qui dépasse de loin la sagacité humaine, ou des nombreuses actions qu’accomplissent les somnambules pendant leur sommeil et qu’ils n’oseraient pas entreprendre pendant la veille ; tout cela montre assez que le Corps, par les seules lois de sa nature, a le pouvoir d’accomplir de nombreuses actions qui étonnent son propre Esprit. Personne ne sait d’autre part selon quel principe et par quels moyens l’Esprit meut le Corps, ni quelle quantité de mouvement il peut lui attribuer, ni à quelle vitesse il peut le mouvoir. C’est pourquoi, lorsqu’on dit que telle ou telle action du Corps provient de l’Esprit qui a tout pouvoir sur lui, on ne sait en réalité ce que l’on dit, et l’on ne fait rien d’autre qu’avouer en un langage spécieux qu’on ignore la vraie cause des actions qui ne nous étonnent pas.

(Ethique, III, 2 et scolie)

- La hiérarchie des esprits :

Mais nous ne pouvons pourtant pas nier que les idées diffèrent entre elles comme les objets eux-mêmes, et qu’une idée surpasse l’autre et contient plus de réalité qu’elle dans la mesure où l’objet de l’une surpasse l’objet de l’autre et contient plus de réalité ; c’est pourquoi pour déterminer en quoi l’Esprit humain diffère des autres esprits et en quoi il les surpasse, il nous est nécessaire de connaître la nature de son objet, c’est-à-dire, comme nous l’avons montré, du Corps humain. Je ne puis toutefois développer ce point ici et cela n’est pas nécessaire à ma démonstration. Je dirai cependant, d’une manière générale, que plus le Corps est capable, par rapport aux autres, d’accomplir ou de subir un grand nombre d’actions, plus l’Esprit de ce Corps est, par rapport aux autres, capable de percevoir simultanément un plus grand nombre d’objets ; et plus les actions d’un seul corps dépendent de lui seul, moins les autres corps concourent à l’action du premier, plus l’esprit de ce corps est capable de comprendre distinctement.

(Ethique, II, 13, scolie)

- Le désir est l’essence de toutes choses :

Chaque chose, autant qu’il est en elle, s’efforce de persévérer dans son être.

(Ethique, III, 6)

L’effort par lequel chaque chose s’efforce de persévérer dans son être n’est rien en dehors de l’essence actuelle de cette chose.

(Ethique, III, 7)

Ainsi, Spinoza étant déterministe, il en conclut que l’homme est déterminé à faire ce que son désir le pousse à faire. (Ethique, III, 9, scolie)

- Le désir est à l’origine des valeurs :

[N]ous ne nous efforçons pas vers quelque objet, nous ne le voulons, ne le poursuivons, ni ne le désirons pas parce que nous jugeons qu’il est un bien, mais au contraire nous ne jugeons qu’un objet est un bien que parce que nous nous efforçons vers lui, parce que nous le voulons, le poursuivons et le désirons.

(Ethique, III, 9, scolie)

* Passions joyeuses et passions tristes :
- Critique de la pitié :

La Pitié, chez un homme qui vit sous la conduite de la Raison, est en elle-même mauvaise et inutile. La Pitié, en effet (…), est une Tristesse ; par suite (…), elle est mauvaise en elle-même. Quant à ce bien qui en découle et qui est que nous nous efforçons de libérer de sa souffrance l’homme dont nous avons pitié (…), nous désirons le faire par le seul commandement de la Raison (…) ; et ce n’est que par le commandement de la Raison que nous pouvons faire quelque chose que nous sachions avec certitude être un bien (…) ; c’est pourquoi, chez l’homme qui vit sous la conduite de la Raison, la pitié est en elle-même mauvaise et inutile. (…)

(Ethique, IV, 50)

- Critique de l’humilité :

L’Humilité n’est pas une vertu, c’est-à-dire qu’elle ne naît pas de la Raison. L’Humilité est une Tristesse née du fait que l’homme considère sa propre impuissance (…).

(Ethique, IV, 53)

- Critique du repentir :

Le Repentir n’est pas une vertu, c’est-à-dire qu’il ne naît pas de la Raison ; mais celui qui se repent de ses actes est deux fois malheureux ou impuissant. (…) 
Comme il est rare que les hommes vivent sous le commandement de la Raison, ces deux affects que sont l’Humilité et le Repentir, mais aussi l’Espoir et la Crainte, comportent plus d’avantages que d’inconvénients ; c’est pourquoi, s’il faut pécher, il vaut mieux que ce soit dans ce sens. Car si les hommes à l’âme impuissante étaient tous également orgueilleux, s’ils n’avaient honte de rein et s’ils ne craignaient rien, quel lien pourrait donc les discipliner ? La foule est terrible si elle est sans crainte ; c’est pourquoi il n’est pas étonnant que les Prophètes, se préoccupant de l’utilité commune et non de l’utilité particulière, aient tant recommandé l’Humilité, le Repentir, et le Respect. Et, en effet, ceux qui sont soumis à ces affects peuvent être conduits plus facilement que d’autres à vivre enfin sous la conduite de la Raison, c’est-à-dire à être libres et à jouir de la vie des bienheureux.

(Ethique, IV, 54 et scolie)

- Il faut voir le bon côté des choses pour désirer dans la joie et l’amour plutôt que fuir dans la tristesse et la haine :

Par un désir issu de la raison nous poursuivons le bien directement et nous fuyons le mal indirectement.

(Ethique, IV, 63, corollaire)

[O]n doit souvent énumérer et imaginer les périls communs de l’existence, et songer à la façon de les éviter et de les surmonter le mieux possible par la présence d’esprit et par la force d’âme. Mais il convient de noter qu’en ordonnant nos pensées et nos images nous devons toujours prêter attention (…) à ce qu’il y a de bon en chaque chose afin qu’ainsi nous soyons toujours déterminés à agir par un affect de Joie.

(Ethique, V, 10, scolie)

L’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort et sa sagesse est une méditation non de la mort mais de la vie. Un homme libre, c’est-à-dire un homme qui vit sous le seul commandement de la Raison, n’est pas conduit par la crainte de la mort (…) mais désire directement le bien (…), c’est-à-dire qu’il désire agir, vivre, conserver son être sur le fondement de la recherche de l’utile propre ; par suite il ne pense à rien moins qu’à la mort et sa sagesse est une méditation de la vie.

(Ethique, IV, 67)

- Il faut aimer un objet éternel et infini (Dieu, i.e. la Nature) pour être heureux :

Toute notre félicité et notre misère dépendent de la qualité de l’objet que nous aimons. Ainsi l’amour d’une chose éternelle et infinie nourrit l’âme d’une joie sans mélange et sans tristesse.

(Traité de la réforme de l’entendement)

- Stoïcisme : il faut faire ce que l’on peut et accepter le destin :

Mais la puissance de l’homme est extrêmement limitée et infiniment surpassée par la puissance des causes extérieures ; c’est pourquoi nous n’avons pas le pouvoir absolu d’adapter les choses extérieures à notre usage. Pourtant, nous supporterons d’une âme égale les événements contraires à ce qu’exige le principe de notre utilité, si nous sommes conscients de nous être acquittés de notre tâche, si nous savons que notre puissance n’était pas suffisamment étendue pour nous permettre de les éviter, et si nous pensons que nous sommes une partie de cette Nature entière dont nous suivons l’ordre. Si nous comprenons tout cela clairement et distinctement, cette partie de nous-mêmes qui se définit par l’intelligence, c’est-à-dire la meilleure partie de nous-mêmes, en sera pleinement satisfaite et elle s’efforcera de persévérer dans cette satisfaction.

(Ethique, IV, Appendice, chap. 32)

- Le bonheur, c’est la vertu :

La Béatitude n’est pas la récompense de la vertu, mais la vertu même.

(Ethique, V, 42).

- Mimétisme :

Du fait que nous imaginons qu’un objet semblable à nous (…) est (…) affecté d’un certain affect, nous sommes par là affectés d’un affect semblable. (…) Cette imitation des affects s’appelle pitié quand elle concerne la tristesse ; mais si elle est relative au désir, elle s’appelle émulation, celle-ci n’étant donc rien d’autre que le désir d’une chose provoquée en nous par le fait que nous imaginons que d’autres êtres semblables à nous ont le même désir.

(Ethique, III, 27 et scolie)

- L’homme se croit libre car il ignore les causes qui le déterminent à agir :

Mais descendons aux choses créées qui sont toutes déterminées par des causes extérieures à exister et à agir d’une certaine façon déterminée. Pour rendre cela clair et intelligible, concevons une chose très simple : une pierre par exemple reçoit, d’une cause extérieure qui la pousse, une certaine quantité de mouvement et, l’impulsion de la cause extérieure venant à cesser, elle continuera à se mouvoir nécessairement. Cette persistance de la pierre dans le mouvement est une contrainte, non parce qu’elle est nécessaire, mais parce qu’elle doit être définie par l’impulsion d’une cause extérieure. Et ce qui est vrai de la pierre, il faut l’entendre de toute chose singulière, quelle que soit la complexité qu’il vous plaise de lui attribuer, si nombreuses que puissent être ses aptitudes, parce que toute chose singulière est nécessairement déterminée par une cause extérieure à exister et à agir d’une certaine manière déterminée. 
Concevez maintenant, si vous voulez bien, que la pierre, tandis qu’elle continue de se mouvoir, pense et sache qu’elle fait un effort, autant qu’elle peut, pour se mouvoir. Cette pierre, assurément, puisqu’elle a conscience de son effort seulement et qu’elle n’est en aucune façon indifférente, croira qu’elle est très libre et qu’elle ne persévère dans son mouvement que parce qu’elle le veut. Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent.

(Lettre à Schuller)

- La liberté consiste à obéir à la raison :

[O]n devra proclamer libre l’individu qui choisit volontairement de guider sa vie sur la raison. Quant à la conduite déclenchée par un commandement, c’est-à-dire l’obéissance, bien qu’elle supprime en un sens la liberté, elle n’entraîne cependant pas immédiatement pour un agent la qualité d’esclave. Il faut considérer avant tout, à cet égard, la signification particulière de l’action. A supposer que la fin de l’action serve l’intérêt non de l’agent, mais de celui qui commande l’action, celui qui l’accomplit n’est en effet qu’un esclave, hors d’état de réaliser son intérêt propre. Toutefois, dans toute libre République et dans tout Etat où n’est point pris pour loi suprême le salut de la personne qui donne les ordres, mais celui du peuple entier, l’individu docile à la souveraine Puissance ne doit pas être qualifié d’esclave hors d’état de réaliser son intérêt propre. Il est bien un sujet. Ainsi, la communauté politique la plus libre est celle dont les lois s’appuient sur la saine raison. Car, dans une organisation fondée de cette manière, chacun, s’il le veut, peut être libre, c’est-à-dire s’appliquer de tout son cœur à vivre raisonnablement. De même, les enfants, bien qu’obligés d’obéir à tous les ordres de leurs parents, ne sont cependant pas des esclaves ; car les ordres des parents sont inspirés avant tout par l’intérêt des enfants. Il existe donc, selon nous, une grande différence entre un esclave, un fils, un sujet, et nous formulerons les définitions suivantes : l’esclave est obligé de se soumettre à des ordres fondés sur le seul intérêt de son maître ; le fils accomplit sur l’ordre de ses parents des actions qui sont dans son intérêt propre ; le sujet enfin accomplit sur l’ordre de la souveraine Puissance des actions visant à l’intérêt générale et qui sont par conséquent aussi dans son intérêt particulier.

(Traité théologico-politique, chap. 16)

- La raison commande aux hommes de s’associer :

C’est dans la seule mesure où les hommes vivent sous la conduite de la Raison qu’ils s’accordent toujours nécessairement par nature. 
Démonstration : En tant que les hommes sont tourmentés par des affects qui sont des passions, ils peuvent être différents par nature et contraires les uns des autres. Mais les hommes sont actifs dans la seule mesure où ils vivent sous la conduite de la Raison ; aussi, tout ce qui suit de la nature humaine en tant qu’elle se définit par la Raison, doit être compris par la seule nature humaine, comme par sa cause prochaine. Mais puisque chacun, par les lois de sa nature, désire ce qu’il juge être un bien et s’efforce d’écarter ce qu’il juge être un mal ; puisqu’en outre ce que nous jugeons être bien ou mal par le commandement de la Raison est nécessairement bien ou mal, les hommes, en tant qu’ils vivent sous la conduite de la Raison, et dans cette mesure seulement, accomplissent nécessairement les actions qui sont nécessairement bonnes pour la nature humaine, et donc pour chaque homme, c’est-à-dire ce qui s’accorde avec la nature de tout homme ; et par suite, les hommes également s’accordent toujours nécessairement entre eux, en tant qu’ils vivent sous la conduite de la Raison. (…) 
Scolie : Ce que nous venons de montrer, l’expérience elle-même l’atteste chaque jour par tant de témoignages lumineux que presque tous disent : l’homme est un Dieu pour l’homme. Mais il arrive rarement que les hommes vivent sous la conduite de la Raison ; avec eux les choses sont telles que la plupart se jalousent et se nuisent les uns les autres. Et pourtant ils ne peuvent mener une vie solitaire, et pour la plupart d’entre eux convient cette définition de l’homme comme animal politique ; car les choses sont telles que de la société commune des hommes naissent beaucoup plus d’avantages que d’inconvénients. (…) [L]es hommes [expérimentent] qu’ils peuvent se procurer par une aide mutuelle ce dont ils ont besoin et qu’ils ne peuvent éviter les dangers qui les menacent de partout que par l’union de leurs forces.

(Ethique, IV, 35 et scolie)

- La religion est pratique, la philosophie est théorique :

Il reste à montrer enfin qu’entre la Foi ou la Théologie et la Philosophie il n’y a nul commerce, nulle parenté ; nul ne peut l’ignorer qui connaît le but et le fondement de ces deux disciplines, lesquels sont entièrement différents. Le but de la Philosophie est uniquement la vérité ; celui de la Foi, comme nous l’avons abondamment montré, uniquement l’obéissance et la piété. En second lieu, les fondements de la Philosophie sont les notions communes et doivent être tirés de la Nature seule ; ceux de la Foi sont l’histoire et la philologie et doivent être tirés de l’Ecriture seule et de la révélation (…). La Foi donc reconnaît à chacun une souveraine liberté de philosopher ; de telle sorte qu’il peut sans crime penser ce qu’il veut de toutes choses ; elle condamne seulement comme hérétiques et schismatiques ceux qui enseignent des opinions propres à répandre parmi les hommes l’insoumission, la haine, l’esprit combatif et la colère ; elle tient pour fidèles, au contraire, ceux-là seulement qui, dans la mesure où leur Raison et leurs facultés le leur permettent, répandent la justice et la Charité.

 

 

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