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Et l'école de NVB.

Par Le 04/11/2016

Un journaliste d'"Envoyé Spécial" se glisse dans la peau d'un professeur

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Primaire à droite : les enjeux du scrutinpar Europe1fr

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Pour enquêter sur la crise des vocations dans l’Education nationale, Paul Sanfourche a choisi de se faire embaucher en tant que contractuel.

LE CHOIX TÉLÉ

Un document édifiant. Jeudi soir à 20h55 sur France 2, Envoyé Spécial propose un reportage qui plonge dans les coulisses du système de recrutement de l'Education nationale. Le résultat risque de surprendre de nombreux téléspectateurs.

Un avis favorable malgré tout. Pour enquêter sur la crise des vocations dans l'Education nationale, Paul Sanfourche, journaliste à France Télévisions, a choisi de se faire embaucher en tant que contractuel. Pour cela, il suffit d'un CV, trois ans d'études dans la matière enseignée et d'un entretien au rectorat. 25.000 personnes sont ainsi embauchées chaque année.

Najat Vallaud-Belkacem invitée d'Envoyé Spécial. Le journaliste commence par postuler à un poste de professeur de français mais durant l'entretien, il commet une faute de français et se retrouve incapable d'expliquer une seule règle de grammaire. Pourtant, le journaliste va obtenir un avis favorable pour être embauché comme professeur de français en collège ou en lycée. Un reportage inquiétant auquel la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, va réagir en plateau, face à Élise Lucet.

Une autre école.

Par Le 04/11/2016

Une école sans note, sans programme, sans leçon, et qui réussit, ça marche

3 novembre 2016 / Aurélie Delmas (Reporterre) 
 


 

Une école sans note, sans programme, sans leçon, et qui réussit, ça marche

Laisser les enfants choisir leurs objectifs, supprimer la hiérarchie, oublier les classes d’âge et le programme scolaire… Les écoles pratiquant une pédagogie alternative se multiplient en France, bousculant les certitudes. Et si l’Education nationale s’y mettait ?

Du local au global est la série d’enquêtes que Reporterre consacre aux alternatives qui peuvent changer la société. En se demandant ce qui se passerait si les solutions n’étaient pas alternatives, mais appliquées à grande échelle.


L’École dynamique est située rue des Artistes, dans le 14e arrondissement de Paris, tout près de la place des Droits de l’enfant. Ouverte en 2015, cette école privée hors contrat accueillera 50 élèves à la rentrée des vacances de la Toussaint, ce jeudi. Elle fait partie des écoles « démocratiques » et s’inspire de la Sudbury Valley school créée à la fin des années 1960 aux États-Unis à partir d’un principe simple : les enfants sont les égaux des adultes et ils sont responsables de leurs apprentissages.

En arrivant à l’école, Tim, trois ans et demi, invite le plus naturellement du monde le visiteur à se déchausser. Ici, chacun se doit de connaître et respecter les règles à défaut de quoi une plainte peut être déposée et examinée par le conseil de justice. Par exemple, si une pièce est mal utilisée (calme, musique, cinéma, art, bibliothèque, sciences, jeux vidéo… toutes ont une fonction), elle pourra devenir inaccessible pendant quelque temps. « La liberté totale est couplée avec une extrême exigence », explique Ramïn Farhangi, fondateur de l’école.

Aux oubliettes le maître ou la maîtresse. Dans le modèle de Sudbury, « l’enfant doit être libre de choisir ce qu’il fait de sa journée. Rien n’est organisé a priori. Nous considérons les activités ordinaires ou le jeu libre comme éminemment éducatifs », détaille Ramïn Farhangi. Dans la salle principale, en cet après-midi du mois d’octobre, les plus jeunes jouent ou regardent un dessin animé. D’autres mangent, d’autres cuisinent. Liliana, 24 ans, est venue volontairement en immersion observer le fonctionnement de l’école. Attablée en face d’Ava, 4 ans, absorbée par son dessin, elle constate qu’ici, « personne n’est assis sur une chaise pendant des heures sans savoir pourquoi, ou à dormir en cours, être sous pression, avoir beaucoup de devoirs ».

« La liberté et le respect qui manquent dans les autres écoles »

Tifanie, 12 ans, et Amber, 15 ans, dessinent également de l’autre côté de la pièce à l’aide d’un tutoriel sur Internet. La première est arrivée en avril 2015. Elle est « tombée amoureuse de cette école » où elle peut parler, chanter, et écrire quand bon lui semble. Si elle a décidé de ne plus étudier l’allemand, elle s’astreint tout de même à travailler « énormément » chez elle, et à suivre le programme officiel « au cas où je retournerais dans le système classique », prévoit-elle. Aux yeux de la loi, « si les établissements d’enseignement privés hors contrat sont tenus d’enseigner le socle commun de connaissances, (...) ils ne sont, en revanche, pas tenus de respecter le rythme d’acquisition (...) prévu par les programmes scolaires ». Des inspecteurs ou inspectrices de l’Éducation nationale peuvent vérifier que « les méthodes utilisées mettent tous les élèves en situation d’acquérir les connaissances et compétences enseignées ».

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Amber et Tifanie.

À côté de Tifanie, Amber, arrivée plus récemment, explique qu’après avoir passé plusieurs mois à l’étranger, elle n’a jamais retrouvé sa place à l’école : « J’avais du mal à m’en sortir. On me mettait la pression et cela ne m’aidait pas », se remémore celle qui voudrait devenir architecte d’intérieur. En faisant visiter les lieux, Tom, 13 ans, explique aussi qu’il a trouvé ici « la liberté et le respect qui manquent dans les autres écoles ». Dyslexique, il s’estime moins stressé et remarque que son trouble a moins d’importance qu’avant. L’adolescent a décidé de lui-même d’apprendre à lire plus vite, car il veut pouvoir regarder des mangas en version sous-titrée.

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Tom.

Ce constat que l’école publique ne répond pas aux besoins de tous semble de plus en plus partagé. Selon le réseau Eudec (European Democratic Education Community), auquel appartient l’École dynamique, il y avait trois écoles démocratiques en France en 2014, une dizaine supplémentaire à la rentrée 2015, et pas moins d’une quarantaine sont en projet. « Je pense que cela n’a pas fini de fleurir », prédit Célina Kechichi, qui s’occupe de la communication du réseau. « Au niveau européen, on remarque une dynamique et l’enthousiasme de la France surprend »,assure-t-elle, expliquant que « de nombreux parents ne se retrouvent plus dans les propositions de l’Éducation nationale. Certains optent pour l’instruction en famille par défaut, mais préfèreraient une structure adaptée, où les enfants restent en contact avec leurs pairs ».

« Un abysse entre ceux pour qui le système est facile et ceux pour qui c’est une souffrance »

Ancien élève de l’école Centrale, une grande école d’ingénieurs, ex-consultant en management, c’est en enseignant les maths et la physique dans un lycée que Ramïn Farhangi « découvre un abysse entre ceux pour qui le système est facile et ceux pour qui c’est une souffrance ». Il remet alors en cause les fondements du système scolaire et adopte le crédo Sudbury. « Faire passer tous les enfants dans le même moule pendant 15 ans me parait peu adapté », explique-il.

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Ramïn Farhangi, le fondateur de l’École dynamique.

Bernard Collot, que Ramïn Farhangi présente comme un de ses mentors, va dans le même sens. Enseignant pendant quarante ans au sein de l’Éducation nationale, il a mis en place une école « du troisième type », reposant sur la pédagogie Freinet, dans sa classe unique de Moussac (Vienne). L’enseignant inclut même les parents et la municipalité dans son projet éducatif : « Et c’est ainsi que très rapidement, explique M. Collot, nous sommes arrivés à cette école sans horaires, sans emploi du temps, sans programme, sans leçon, sans cahier, sans évaluation, ouverte en permanence aux parents, au village, à d’autres adultes... et même pendant les vacances. » Et cela va fonctionner pendant 35 ans.

Le mouvement des écoles alternatives s’appuie sur les travaux de nombreux pédagogues (Freinet, Montessori, Steiner...), mais plus d’un siècle après son lancement, il semble connaître un nouvel élan. Les établissements ne suivent généralement pas un modèle unique et se construisent dans le tâtonnement. « Beaucoup se heurtent au fait que la réalité ne colle pas tout à fait avec le modèle abouti qu’elles voulaient mettre en place, remarque Bernard Collot. Mais elles ont une force de démonstration qui devrait faciliter les remises en question. »

De quoi assouplir le cadre imposé par l’Éducation nationale ? Financièrement, la porte est close. Loyer, salaires, fonctionnement… à ce jour, pour les écoles privées hors contrat, l’Éducation nationale ne prend rien en charge. Ainsi, par exemple, l’inscription à l’École dynamique revient à 5.000 euros par an et par enfant. De quoi alimenter les critiques sur la sélection au portefeuille à l’entrée de l’école. « La plupart des parents ont un revenu inférieur aux revenu médian d’Île-de-France », se défend Ramïn Faranghi, qui estime qu’une année de scolarité dans le public revient à 8.300 euros par an et par enfant, alors que le ministère avance le montant de 7.470 euros.

« Nous croyons dans le caractère institutionnel, le cadre dont les adultes sont les garants, la nécessité d’avoir des objectifs communs »

Si ces écoles accédaient un jour au statut sous contrat (ce qui n’est possible qu’après cinq ans d’activité), elles pourraient devenir accessibles au plus grand nombre. « Si l’on considère que ces écoles sont bonnes pour les enfants, il ne devrait plus y avoir d’école privée et publique. Il devrait y avoir des écoles autonomes, subventionnées au même niveau », envisage Ramïn Farhangi. Le fondateur de l’école parisienne ne prétend pas pour autant que le modèle de l’École dynamique devrait être transposé partout. La liberté de choix fait partie des revendications des militants de ces pédagogies alternatives.

Comme le montre la classe de Moussac, l’institution ne s’oppose pas formellement aux propositions novatrices. Les écoles qui appartiennent à la Fédération des établissements scolaires publics innovants (Fespi) ont par exemple pour objectif de « proposer, dans le cadre du service public d’éducation, une offre pédagogique alternative et de contribuer à l’évolution démocratique de l’école ». Le délégué général de cette fédération, Bastien Sueur, est professeur de philosophie au Lycée de la nouvelle chance (LNC) et il est convaincu de « la possibilité du système de se réformer de l’intérieur ».

« Il faut que cela soit public, car l’innovation n’est pas que pour quelques-uns, elle n’a de sens que si elle favorise la réussite du plus grand nombre. Nous croyons dans le caractère institutionnel, le cadre dont les adultes sont les garants, la nécessité d’avoir des objectifs communs », précise Bastien Sueur. Autorisés au compte-goutte, les projets soutenus par la Fespi continuent de voir le jour, comme ce collège coopératif qui ouvrira ses portes à Aubervilliers en 2018. Une belle vitrine pour l’Éducation nationale. « On se sent soutenus dans les discours, mais sur le terrain, c’est parfois compliqué », admet Bastien Sueur. Difficulté des inspections, négociations des budgets, manque de reconnaissance… Les obstacles sont nombreux. Quant à la question du libre choix des écoles au sein de l’Éducation nationale, « c’est bien, mais il ne faut pas que cela conduise à réduire la mixité dans les établissements », met-il en garde.

« Offrir la liberté et l’autonomie aux enfants, cela peut bousculer »

Nombre d’enseignants s’intéressent à des projets pédagogiques différents. À l’Eudec, on assure être contacté par de nombreux professeurs que l’école démocratique « fait rêver ». « On voit des initiatives nouvelles : outils du bien-être, communication non violente, yoga… ces éléments de développement personnel arrivent même dans les entreprises, alors pourquoi ne pas injecter ces outils dans l’école ? » dit Célina Kechichi, de l’Eudec.

Quant à Marjorie, qui travaille désormais à l’École dynamique, elle a passé cinq ans dans l’Éducation nationale et un an et demi dans une école privée catholique. « Il y a déjà certaines choses à mettre en place dans les écoles “normales”, comme de mieux considérer l’enfant ou d’introduire plus de démocratie », remarque-t-elle. En 2014, 22.000 personnes, dont de nombreux professeurs, ont signé l’appel au « choix d’une autre approche éducative à l’école pour tous et sur tout le territoire ».

Bernard Collot douche tout enthousiasme excessif. L’Éducation nationale « ne peut pas » accepter de généraliser les méthodes alternatives, assure-t-il, car « admettre le multi-âge, les petites structures, une conception différente de l’acte éducatif et des apprentissages ficherait en l’air toute l’architecture du système éducatif ainsi que les positions de chacun dans ce système », quand bien même les résultats des classes uniques sont, selon un rapport commandé par le ministère daté de 1990 (Oeuvrard), plutôt supérieurs à la moyenne.

Et les réticences ne concernent pas que l’institution. « Offrir la liberté et l’autonomie aux enfants, cela peut bousculer », analyse Célina Kechichi, soulignant la « dimension politique » des écoles démocratiques. Bernard Collot partage ce même constat. « Ce cadre dans lequel nous sommes tous passés a créé des représentations sur l’école, sur l’acte éducatif, auxquelles l’ensemble des enseignants et des parents, ainsi que des décideurs, ont du mal à échapper [...] Le cadre de nos représentations est peut-être encore plus contraignant que le cadre scolaire qu’il rend inamovible ! » Pourtant, l’enseignant retraité reste convaincu que la société fera progressivement bouger les lignes : « Si l’écologie est admise par tous comme une nécessité et une grille d’analyse, on va bien finir par comprendre que les enfants font partie de notre écosystème autant que les grenouilles et que les écoles casernes sont autant néfastes que les fermes de mille vaches ! »


 


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Lire aussi : Pour l’école aussi, penser local est la bonne méthode


Source : Aurélie Delmas pour Reporterre

Photos : © Aurélie Delmas/Reporterre à l’École dynamique.
. chapô : Ava

Les mécanismes de l'UE

Par Le 03/11/2016

EFFARANT !!Il ne s'agit pas de juger de l'intérêt de l'UE mais de juger des mécanismes pratiqués par ce système qui concerne tout de même 500 millions d'individus.

 

 

 

Un tel décalage

Par Le 03/11/2016

J'en viens parfois à me demander à quoi mes interrogations servent quand j'observe la réalité du monde humain ou l'état de la planète. Il y a un tel décalage entre mon "confort de vie", cette disponibilité à réfléchir sur des questions existentielles ou philosophiques et ce que d'autres personnes vivent, le désoeuvrement de l'humain ou aux massacres sans fin de la biodiversité, l'extinction des espèces. Je suis un privilégié et je passe des heures à lire les philosophes, des livres ou des articles ou à écrire des romans. Quel est le sens de tout ça ? Est-ce que cela a une utilité ? Pour cette jeune fille qui témoigne, certainement pas. Ni pour des milliers d'autres. Il n'y a pas de culpabilité pour autant mais une profonde tristesse. La conscience de mon impuissance au regard de la gravité infinie que je vois. Contre la réalité qui m'attriste, je n'ai finalement pas d'autres issues que de m'engager à vivre au mieux, selon mes valeurs et à les partager avec qui le veut. C'est tout ce que je peux faire. 

Et vraiment parfois, ça me paraît totalement insignifiant et plus les constats négatifs s'imposent, plus ce décalage entre mon "confort de vie" et cette souffrance planétaire m'indispose. 

La nuit dernière, j'ai eu envie de me relever, d'allumer mon ordinateur et de supprimer ce blog. Et puis, j'ai réalisé quelques secondes plus tard que mes écrits, qu'ils soient romancés ou documentaires, étaient devenus avec le temps, non plus seulement une analyse mais également un exutoir. Comme lorsque je pars en vélo ou en montagne et que je vide mes forces jusqu'à la plénitude. J'écris pour vivre mieux ou même moins souffrir. Une forme de participation, à ma mesure, contre les inégalités de ce monde. C'est tout ce que je peux faire. C'était aussi le sens de ma mission lorsque j'étais instituteur. Mais c'est fini.

Il me reste donc l'écriture.

 

 

 

 

Lilie, sans domicile fixe à Quimper : « Juste qu'on me dise bonjour »

Modifié le  | Publié le 

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  • « Ce n'est pas facile tous les jours, raconte Lilie. Parfois, un simple « Bonjour, ça va ? » me ferait du bien. »
    « Ce n'est pas facile tous les jours, raconte Lilie. Parfois, un simple « Bonjour, ça va ? » me ferait du bien. » | Enora Heurtebize

par Enora HEURTEBIZE.

Le thermomètre chute, la trêve hivernale débute. Lilie est dans la rue, elle dénonce sa difficulté à entrer dans la société. Après Rennes, Brest, elle est arrivée à Quimper (Finistère) il y a un mois.

« Je suis révoltée. Il faut que les choses avancent. » Lilie a aujourd'hui 38 ans et un grand ras-le-bol. Depuis son enfance, elle a connu toutes les galères : placement, viol et la rue pendant sept longues années. Pourtant elle reste debout, souriante. Ses phrases percutantes n'ont d'égal que sa combativité. « La rue ce n'est pas un choix. Personne ne veut vivre dans la rue. »

150 CV déposés

Petite, cheveux courts et grisonnants, les traits tirés par la fatigue, elle marche dans le centre historique de Quimper (Finistère). Si elle s'assoit, elle risque d'être délogée ou d'avoir affaire aux commentaires pas toujours tendres des passants. « Un "bonjour", un "comment ça va", me feraient déjà du bien, explique Lilie, emmitouflée dans son gros blouson noir. Ils me disent de dégager. En me demandant de chercher un travail. » Elle en rêverait tellement.

Des jobs elle en a eus : vendeuse en boutique, plongeuse en crêperie, serveuse en boulangerie, employée sur les marchés... À Rennes, une des villes où elle a vécu, elle avait déposé 150 CV. Aucune réponse... Pour Lilie, la raison viendrait de son adresse de domiciliation, située dans un organisme d'aide aux SDF.

Mon compagnon de galère

À force de marcher, elle a parfois l'impression de ne plus appartenir à la société. D'être perdue. Pour ne pas couper avec le monde social, elle aime s'asseoir dans un café. Quand on l'accepte... « Beaucoup de SDF pètent un plomb. Ceux qui n'ont plus d'espoir se réfugient dans l'alcool. D'autres se mettent à parler tout seul dans la rue. C'est terrible. Mais à un moment tu décroches. »

Un jour, il y a un an, elle en a eu marre. C'est là que Marcus a débarqué dans sa vie. « J'étais à la gare de Rennes. Un chien est venu vers moi. C'est comme s'il me choisissait », raconte-elle en regardant tendrement son compagnon de galère. Aujourd'hui il ne la quitte plus. Un soutien sans qui elle « ne serait peut-être plus là, confie Lilie : Je n'ai plus que lui. Il est mon confident, ma sonnette d'alarme quand je dors dehors. »

Pas de toit mais des milliers d'idées

Seul hic : comment trouver un travail ou un logement quand on a un compagnon à quatre pattes ? À Quimper, à l'hébergement d'urgence, il n'y aurait qu'une place pour le duo. Mais la chambre est occupée. Jusqu'à quand ? Des idées, Lilie en a. « Plutôt que de péter un câble, je préfère que ma colère serve à porter un projet. Je ne suis pas seule. On va être de plus en plus nombreux dans la rue. Je rencontre des anciens chefs de chantiers, des clercs de notaire... »

Elle voudrait créer une association avec des gens qui parlent le même langage qu'elle, issus de la rue. « Souvent, avec les éducateurs, on a l'impression de parler chinois. » Que les propriétaires arrêtent de demander autant de garants. Qu'on arrête les expulsions de squats, « tant qu'il n'y aura pas de solutions pour tous ». Et, enfin, que quelques logements vacants de la mairie soient prêtés aux SDF.

« Quand j'ai mon chez-moi, je deviens une vraie maniaque ! Il serait nickel, sourit Lilie. On me dit parfois utopiste mais je veux croire en mes idées. Je pense qu'il y a une solution à trouver. » En attendant, Lilie et Marcus sont à la rue...

Boycott actif

Par Le 02/11/2016

Il faut lancer, non pas une «primaire» mais une campagne de boycott de l’élection présidentielle pour délégitimer la structure actuelle du pouvoir.

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     Pour un boycott actif de l’élection présidentielle

Pourquoi une «primaire» à gauche ? La première motivation de ceux qui l’ont proposée est d’éviter de voir imposer à la gauche un candidat calamiteux et qui a fait ses preuves. Il s’agirait de donner à cette élection et donc, plus largement, à l’institution de la présidence élective, davantage de légitimité démocratique, en soustrayant le choix du candidat aux seules manœuvres tortueuses de l’appareil des partis.

Ces objectifs sont largement illusoires. Quel que soit le candidat choisi, on peut être sûr que, s’il est élu, il fera le contraire de ce qu’il a promis. Et puis, ce n’est pas une primaire ouverte qui conférera un caractère authentiquement démocratique à une institution d’inspiration profondément bonapartiste. En France, le pouvoir du président n’est limité par aucun contre-pouvoir réel, surtout depuis que la réforme constitutionnelle, qui a ramené la durée du mandat de sept à cinq ans, a pratiquement mis le président à l’abri du risque de «cohabitation».

Mais, aujourd’hui, le caractère non démocratique - en fait, antidémocratique - du système de pouvoir dans les pays développés tient à des causes infiniment plus profondes que le vice des institutions. C’est que le fonctionnement de la démocratie représentative se trouve radicalement faussé : le président et plus généralement les élus du pouvoir central agissent moins que jamais en tant que mandataires de leurs électeurs mais en tant que fondés de pouvoir du capital (les grosses sociétés, les banques et leurs organes bureaucratiques), comme le démontrent les politiques dites de «réforme» des gouvernements successifs. Certes, la démocratie représentative constitue dans son principe même - la représentation - une aliénation de la «souveraineté populaire» ; et quant à son rôle de courroie de transmission des injonctions du capital, il lui est consubstantiel. Mais la démocratie représentative était née d’un compromis négocié dans le sang des révolutions du XIXe siècle entre les exigences dictatoriales du capital et l’aspiration profonde des couches populaires à la maîtrise de leur vie et de leur destin collectif : aux détenteurs et aux gestionnaires du capital, la domination des rapports de production et d’échange et l’essentiel de la richesse ; aux citoyens prolétaires, certains droits limitant l’arbitraire capitaliste, une part, toujours à défendre, de la richesse produite par eux, la responsabilité de maintenir la paix civile et sociale, l’impôt du sang et une «souveraineté» politique en grande partie formelle. Aujourd’hui, il semble que le capital juge encombrantes ces institutions et parasitaire l’exercice de la «souveraineté du peuple», même tenue en lisière par le système représentatif…

La crise grecque a fait éclater au grand jour et avec une évidence théâtrale la rupture de ce compromis. Les personnages y ont joué crûment leurs rôles : mépris insondable des gestionnaires du capital pour la «souveraineté populaire» et inconsistance des représentants de celle-ci, qui se sont finalement comportés comme s’ils étaient profondément convaincus de l’insignifiance de leur légitimité démocratique…

Qu’on ne nous rabâche plus que capitalisme et démocratie libérale - le couple suffrage universel et «droits de l’homme» - sont génétiquement associés. Les contre-exemples abondent, à commencer par celui de la Chine. Mais sans chercher si loin : quand la France, les Pays-Bas et l’Irlande votent «mal», le pouvoir n’en tient aucun compte ; quand la «sécurité» entre en jeu, ce sont les pouvoirs de police qui se renforcent, et les libertés qui trinquent.

On peut se demander si cette perte de consistance des institutions prétendues démocratiques ne se répercute pas, chez ceux qui peuplent ces instances, en une inconsistance intellectuelle et morale. Le niveau des débats entre les candidats républicains à la présidence du plus puissant Etat du monde a de quoi nous donner froid dans le dos…

En France, on n’en est certes pas là, mais quelle médiocrité ! Face à l’énormité des problèmes ou des crises imminentes, une rhétorique creuse, une sottise rusée. Alors, à quoi bon une «primaire», si c’est pour avoir à choisir entre la peste et le choléra, ou entre tel et tel petit politicard, d’un sexe ou de l’autre.

L’impasse actuelle rend opportune une remise en cause du système politique - ou antipolitique - existant. Il faut lancer, non pas une «primaire» mais une campagne de boycott de l’élection présidentielle pour délégitimer la structure actuelle du pouvoir. Mais pour, du même coup, redonner un sens à la souveraineté populaire, il faut aussi que ce boycott ne se limite pas à l’abstention ou au vote blanc, mais débouche sur une intervention démocratique positive et que les partisans du boycott se regroupent, forment des comités et débattent, non pas du choix d’un individu, qui irait exercer le pouvoir à notre place, mais des transformations de l’organisation politique et sociale, qui redonneraient à chacun d’entre nous les moyens d’une existence décente et une prise sur notre destin collectif.

Par Hélène Arnold Traductrice Daniel Blanchard Ecrivain, traducteur Jacques Blot Auteur, comédien Jacques Signorelli, Michel Veyrières, Laurent Rivierretous sont d’anciens membres de Socialisme ou Barbarie et Fabien Vallès Compositeur Claire Lartiguet Professeure Richard Wilf Journaliste Jacques Duvivier Conseiller aux prud’hommes Gianni Carrozza Animateur de «Vive la sociale» sur FPP (106.3) Pierre-Do Forjonnel Enseignant retraité, ancien du 22 mars.

boycottactif@gmail.com

par le COMITÉ POUR UN BOYCOTT ACTIF DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

"Avant le déluge"

Par Le 31/10/2016

Before the flood

http://www.lci.fr/tele/avant-le-deluge-on-a-vu-le-documentaire-de-leonardo-dicaprio-sur-l-environnement-2010389.html

"AVANT LE DÉLUGE" : ON A VU LE DOCUMENTAIRE DE LEONARDO DICAPRIO SUR

 

L’ENVIRONNEMENT

INDISPENSABLE – Disponible gratuitement jusqu’au 6 novembre sur Dailymotion, le film documentaire produit par l’acteur américain offre, grâce à des exemples très concrets, un état des lieux très sombre de notre planète. A voir absolument.

 

Il éveille les consciences de la même manière qu’il titille notre imaginaire. Avec un parler vrai qui va droit au but. Leonardo DiCaprio a laissé son costume d’acteur au placard pour enfiler celui de défenseur de l’environnement dans un documentaire qu’il produit. Un acteur hollywoodien pour venir tirer la sonnette d’alarme climatique, vraiment ? "Mon empreinte carbone dépasse sans doute celle de beaucoup d’autres", reconnaît-il dans Avant le déluge. Disponible gratuitement sur son site et de nombreuses plateformes dont Dailymotion (jusqu’au 6 novembre), le film de Fisher Stevens doit être vu.

 

 

Pas parce qu’il est narré par Leonardo DiCaprio. Mais bien parce que la présence à l'écran de l’acteur, impliqué dans la lutte contre le réchauffement climatique depuis une vingtaine d’années - de nombreuses images d'archives sont là pour le rappeler -, est finalement indispensable. Il est comme nous en somme, un citoyen lambda qui cherche à comprendre l’un des futurs grands fléaux auxquels nous serons bientôt confrontés. "Plus j’en apprends et plus je me rends compte qu’en fait je ne connaissais rien de ce problème", souligne celui qui pendant deux ans a sillonné le monde pour observer de lui-même les changements qui nous menacent. Un peu comme si notre chère Martine allait mettre les mains dans le cambouis du climat.

 

LIRE AUSSI : Leonardo DiCaprio lance un vibrant appel pour le climat avec Ségolène Royal et Anne Hidalgo

 

Le documentaire s'ouvre et se ferme sur un souvenir d'enfance de l'acteur. Au-dessus de son lit, trônait "Le jardin des délices", un tableau de Jérôme Bosch en trois parties allant de l'Eden à l'Enfer, un "paradis souillé et détruit". Une oeuvre qui devient rapidement une image de notre monde et de ce qu'il pourrait devenir. "Très pessimiste sur le futur", Leonardo DiCaprio débute son périple au Canada, au tout début du tournage de The Revenant. 

 

Un tournage qui a rapidement dû déménager à Ushuaia, en Argentine, pour trouver de la neige qui ne fonde pas. Il s'envole ensuite pour les îles Baffin, dans l'Arctique canadien, le Groenland, la Floride, la Chine, l'Inde,  les Kiribati ou encore Sumatra. Et chaque fois, plus que des mots de scientifiques, ce sont les témoignages de locaux et des exemples concerts qui viennent éclairer sur les effets du réchauffement. Après 20 minutes de film, on sent déjà notre gorge se nouer.

 

Ça ressemble à Mordor Leonardo DiCaprio cite "Le Seigneur des Anneaux" en parlant d'un paysage de sables bitumeux au Canada

 

A l'écran, une succession d'images dramatiques : marées noires, explosions, inondations... "Ça ressemble à Mordor", lâche Leonardo DiCaprio devant un paysage de sables bitumeux au milieu de la forêt canadienne, où l’on va extraire du pétrole dans le sable. Au nord du cercle polaire, les habitants des îles Baffin parlent eux de "crème glacée qui fond beaucoup plus vite" qu'avant pour qualifier la glace. Une glace qui a en partie disparu au Groenland. 9 mètres en moins en quelques années. 

 

Aux Kiribati, l'eau de mer a déjà pris le dessus sur les points d’eau douce. "Nous ne pourrons peut-être pas reloger tout le monde (...). Les îles du Pacifique, nous sommes un paradis en péril ", explique le président à Leonardo DiCaprio. En Indonésie, on apprend que la production d'huile de palme a détruit 80% des forêts. Autant d'évènements vus de ses yeux qui ont "terrifié" l'acteur américain, comme il l'a indiqué à la tribune de l'ONU. 

 

 

Messager de la paix pour le changement climatique des Nations Unis, Leo s'entretient avec Ban Ki-Moon, John Kerry, Barack Obama ou encore le pape François et tacle les politiques climato-sceptiques, pour la plupart républicains, dont Donald Trump, qui nient les données scientifiques et l’existence du réchauffement climatique. Il fait également un tour par la COP21, le sommet sur le climat organisé à Paris l'an dernier. Et rappelle que chacun, à son échelle, peut tenter de faire bouger les choses. En commençant par consommer différemment et en votant pour les leaders qui se battront pour la planète.

 

LIRE AUSSI : #VoteYourFuture : Leonardo DiCaprio et les stars US se mobilisent pour inciter les électeurs à voter

Delphine DE FREITAS

Mis à jour : Créé : 

Conscience de l'absurdité

Par Le 30/10/2016

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« Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul, forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. »

“L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites.”

“A partir du moment où elle est reconnue, l’absurdité est une passion, la plus déchirante de toutes.”

“Ce monde en lui-même n’est pas raisonnable, c’est tout ce qu’on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c’est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme.”

“Les grandes révolutions sont toujours métaphysiques.”

Albert CAMUS

 

Il faut imaginer Sisyphe heureux pour la bonne raison qu'il est conscient de sa situation et qu'elle lui permet de mesurer ses forces au monde.

Il reste ensuite à juger de l'importance de la passion. L'alpinisme, la course à la voile en solitaire, la spéléologie, l’exploration polaire, l’escalade de haut niveau, ce sont des activités inutiles au regard du monde matériel. C'est ce qui en fait aussi leur puissance.

La passion est absurde dans une existence fondamentalement absurde mais elle apporte la liberté du choix. Rien de social ne la dicte. Elle trouve sa source dans l'individu lui-même.

Rien ne la rend socialement nécessaire mais elle est spirituellement indispensable.

Elle ouvre un espace de développement personnel qui ne subit aucune contrainte extérieure. C'est à l'individu seul d'en trouver la source. Il ne s'agit bien souvent que d'une réaction à une "souffrance", un mal être, un manque, un besoin irrépressible, un désir de soi, une quête spirituelle mais le soin de cette plaie appartient à l'être lui-même. Il ne doit rien à personne. Il choisit malgré tous les traumatismes et les conditionnements la voie qui l’élève.

Et c'est le plus important.

Je ne dois rien à personne quand je suis là-haut. Même s’il ne s’agit que de marcher sur les pentes, sans aucun risque objectif, j’apprends dans « l’inutilité » de cette activité le sens de l’absurde qui m’appartient. Je pars d’un point, je monte sur un sommet et je redescends au même endroit. Que s’est-il passé dans l’intervalle, de quoi ce temps éprouvé s’est-il rempli, de quoi m’a-t-il nourri ?

Je pousse ma roche et je sais qu'elle sera toujours la plus forte et qu'elle me ramènera inéluctablement dans la vallée mais c'est l'usage de mes forces qui m'apprend ce que je suis.

L'énergie spirituelle est le ferment de l’énergie physique.

L'absurde abandonne la puissance de son outrage lorsqu'il apparaît dans son dénuement. Il n'est rien de plus que moi.

L'être qui a appris à juger de la futilité de l'absurde finira par en rire. Et c'est de ce rire que naît la liberté.

Le saisissement de l’absurde offre à l’individu la conscience de soi. C’est lorsque l’être parvient à se détacher de l’identification à l’acte qu’il acquiert sa liberté. Les individus qui se ruent dans les allées marchandes les jours de solde ou qui rêvent de leur prochain achat high-tech ou de toutes autres formes de possession matérielles appartiennent avant tout à l’absurdité de la démarche. Ils sont identifiés à l’objet, ils vivent sous sa coupe, le rêve qui en résulte, l’espoir qui les glorifie dans l’usage qu’ils en auront, une certaine forme de hiérarchie sociale qui les fera exister au regard de leurs congénères.

« Je suis celui qui possède… »

Toute la force marchande se nourrit de cette inconscience et de l’ignorance forcenée de l’absurdité.

« Je suis celui qui est possédé par l’absurde… »

Le terme « possédé » contient d’ailleurs une notion de disparition de l’individu dans une dimension psychiatrique, un effacement intégral de sa conscience et la soumission à des élans compulsifs.

Il existe des alpinistes ou des aventuriers de l’extrême qui souffrent intérieurement et libèrent leurs pressions psychologiques dans une activité qui leur attribue une maîtrise phénoménale, dans la dimension physique et psychologique. Ceux qui n’ajouteront pas à cette maîtrise une conscience totale des raisons existentielles de cette quête courront le risque de la surenchère et de ces éventuelles conséquences…

La surenchère… Toute l’activité matérialiste humaine repose sur ce concept. Et c’est l’inconscience envers l’absurdité de la démarche qui rend possible la folie de cette « croissance » et simultanément de la dégénérescence spirituelle. Cette surenchère montre d'une façon de plus en plus aigue les limites de cette folie collective, de ses effets dévastateurs, sur un plan écologique, économique, philosophique, empathique, biologique, social... L'avenir même de l'humanité repose sur cette prise de conscience. Il n'est plus question aujourd'hui de réfléchir à la notion de "croissance économique". On sait qu'elle porte en elle les germes d'une destruction générale. 

On peut même imaginer que cette "surenchère" s'est constuite sur une "vente aux enchères"... Quel est le prix estimé de l'Humanité ? Qui en sont les acquéreurs et quels sont leurs objectifs ? Quelle est notre place dans cette salle de marché ? 

...Il est assez désespérant  de se dire que ce système économique porte le nom de "libéralisme" quand on tente d'en disséquer les fondements et d'analyser les fonctionnements. Tout aussi désespérant de voir à quel point l'illusion de "liberté individuelle" a su être insérée dans les esprits et de voir à quel point toutes les tentatives d'agitation du paradigme sont systématiquement étouffées, tournées en dérision ou même interdites. 

À quoi peut bien servir dans ce marasme philosophique l'alpiniste qui monte vers un sommet, le navigateur solitaire dans les mers du Sud, l'explorateur des forêts tropicales, celui qui veut atteindre en marchant le point géographique des Pôles et pour tous ceux-là revenir finalement à leur point de départ ? Ils n'auront rien découvert d'important  pour le reste de l'Humanité, ils n'auront rien à vendre.

Un livre peut-être ou un film. Quelques mots, quelques photographies, un ou deux passages télévisés et ils disparaîtront dans la surenchère marchande qui n'aime que le bruit du tiroir-caisse.

 

La lumière intérieure de celui qui est allé au-delà de l'obscurité des paravents n'est pas durable dans une société marchande...De plus, elle n'est pas reproductible. Aucun intérêt sur le long terme. 

Il n'est qu'à regarder dans l'histoire des livres. Combien d'écrivains engagés dans une quête spirituelle nourrie essentiellement par l'exploration de la Terre ont-ils marqué l'histoire de la littérature ? Combien de récits autobiographiques "d'aventuriers" sont parvenus à nourrir l'élan passionné des lecteurs ? 

Saint-Exupéry

Jack London

Alexandra David-Neal

...

Complétez la liste si possible...

 

C'est absurde, non ?  

L'école "moderne" en résumé

Par Le 29/10/2016

Ecole

 

Le 18 octobre dernier, lors d’une Question orale avec débat, Brigitte MICOULEAU est revenue, à la tribune du Sénat, sur une mesure phare du quinquennat de François HOLLANDE : la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires et, en particulier, leurs conséquences pour les petites communes.

Force est de constater que, contrairement aux discours du Gouvernement et de ses soutiens parlementaires, cette réforme, qui a fait couler beaucoup d’encre, est encore aujourd’hui loin de faire l’unanimité, que ce soit auprès des parents d’élèves, des enseignants ou des élus locaux en charge des affaires scolaires.

Impact négatif pour les finances des communes, difficultés persistantes à recruter des intervenants formés pour animer les nouvelles activités périscolaires, mais aussi, et surtout, plus grande fatigue constatée chez les enfants, sont autant des griefs mis en avant à l’heure de réaliser un premier bilan de cette réforme.

18 octobre 2016 - Nouveaux rythmes scolaires : un bilan pour le moins mitigé

 

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Commentaires

Thierry Ledru

 

 

Silence, on tue (aussi) l’école primaire et la maternelle
Pendant que tous les regards se portent sur le collège

Pendant que tout le monde regarde le collège se faire «réformer», le primaire et la maternelle, aussi, agonisent. Mais en silence. Pour preuve, ce témoignage de Laurence David, directrice d'une école maternelle.

Travailler plus pour être moins fatigué

Quel magnifique exploit que celui du ministre Peillon : faire passer aux enfants plus de temps en collectivité avec pour justification qu’ils seront ainsi moins fatigués ! Ce fût un coup de maître, fruit parfait de la rencontre des cyniques et des Bisounours.

Les Bisounours se sont lancés avec l’enthousiasme du croisé dans la bataille : ils allaient tout à la fois apporter la culture au peuple et remettre à l’heure les horloges biologiques des chères têtes blondes. Les cyniques virent en cela l’occasion de fissurer le monolithe de l’Education nationale en créant des particularismes territoriaux, tout en avançant d’une case dans le jeu de l’oie du transfert aux collectivités locales de la mission d’enseignement.

L’opposition des élus locaux fût molle, à de rares exceptions près. Appâtés par la promesse d’aides de l’Etat, ils virent l’occasion de faire quelque chose allant, selon leur déontologie, de l’action éducative sincère au simple clientélisme. A l’heure où la politique est une carrière, les parents sont des parts de marché. Le temps périscolaire devient dès lors un produit d’appel.

Les syndicats, inhibés par la couleur politique du gouvernement manquèrent de pugnacité. L’opposition des enseignants fût rapidement muselée : l’ouvrier qui manifeste, c’est noble, l’enseignant, c’est corporatiste. Et puis, nul n’a jamais jugé utile de rappeler que, régulièrement, de nouveaux programmes remodèlent totalement leur travail (Bayrou 1995, Jack Lang 2002, Darcos 2008, Vallaud-Belkacem 2015) et que, sans sourciller, à chaque fois, ils conçoivent pour chaque matière, une nouvelle organisation des apprentissages, de nouvelles pratiques, de nouveaux livrets (chaque ministre mettant un point d’honneur à modifier les intitulés de compétence, même pour un contenu identique). Le tout dans un contexte où les conditions d’exercice se dégradent de façon continue : augmentation des effectifs d’élèves, étiolement des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté(les RASED), diminution des salaires réels par gel du point d’indice. Bref, dans notre société individualiste, que des gens abandonnent plusieurs dizaines d’euros de traitement pour défendre autre chose que leur propre intérêt était impensable, leurs arguments étaient donc discrédités d’emblée.

Et les parents d’élèves ? Certains se mobilisèrent, d’autres furent conquis par l’enfumage de la communication gouvernementale, le reste crut jusqu’au bout qu’une réforme aussi stupide n’aurait pas lieu. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Le bilan officiel tarde à paraître et les visites d’établissements Potemkine de Najat Vallaud-Belkacem peinent à masquer la réalité.
Du hard discount culturel

Même si personne n’a jamais contredit Vincent Peillon lorsqu’il affirmait le contraire, rien dans la loi n’oblige les collectivités locales à mettre en place des activités périscolaires ni à les proposer gratuitement. Et quand bien même le souhaiteraient-ils, il est parfois impossible de disposer de personnel qualifié. Alors ? Appeler « origami » de simples cocottes en papier ou faire des guitares avec des élastiques ne sera jamais apporter à tous des activités culturelles telles que les familles les plus aisées ou les plus impliquées en offrent à leurs enfants. Ce hard discount culturel ne sera jamais l’équivalent des épiceries fines où les enfants des cyniques au pouvoir se servent.

Et puis, il y a tous ces dommages collatéraux : l’ambiance délétère dans les écoles où des enseignants, sommés de quitter leur classe pour laisser place aux animateurs, alors qu’ils ont encore des corrections ou des préparations à terminer, se vengent en cachant les feutres de tableau ou les prises multiples. Il y a ces conseils d’écoles où les délégués de parents demandent : « Mais, si les enfants écoutent des histoires ou font des puzzles avec les animateurs, quelle est la différence avec l’école ? » Il y a tous ces enfants pour qui être attentif et concentré est difficile et qui se voient contraints de faire trois heures d’activité encadrée supplémentaires et ne parviennent plus à suivre en classe. Il y a l’explosion de l’absentéisme en maternelle, car désormais, les parents qui callaient leurs RTT sur le mercredi les prennent n’importe quand. Il y a les papas divorcés qui avaient à grand peine aménagé leurs horaires pour voir leurs enfants le mercredi et qui continuent, ce qui est légitime. Cela fait du mercredi matin une matinée où l’on n’enseigne rien de nouveau pour ne pas que les absents y perdent trop.

Grâce aux aménagements Hamon, qui permettent de remplacer l’organisation « 45 minutes en moins tous les jours », par « 1h30 en moins un jour sur deux » ou carrément « une après-midi off », on voit aussi ces élèves que l’on n’amène plus parce que « pour juste 1h30 de classe ou une matinée ça ne vaut pas le coup ». Ce sont souvent ceux dont les familles ont un lien difficile avec l’école et qui sont les plus fragiles… De tout cela on ne parle plus…

Et la confusion école/centre aéré progresse. Là où Darcos et son « On n’a pas besoin de bac+5 pour changer des couches » avaient échoué, les socialistes vont réussir. Car ne nous leurrons pas, nos élites n’ont pas renoncé à faire disparaître, par souci d’économie et d’harmonisation européenne, cette école maternelle dès 3 ans que l’on nous envie.
Tout se joue avant 6 ans ? Non, tous jouent avant 6 ans !

Les nouveaux programmes de Najat Vallaud-Belkacem et sa fidèle Florence Robine (la directrice générale de l’Enseignement scolaire, ndlr) procèdent de la même idéologie que ceux du collège et revoient les objectifs à la baisse. S’y ajoutent en plus la suppression des livrets scolaires et de l’évaluation. Tout doit être « plaisir », « bienveillance » et jeu. Tout est bon pour éloigner la maternelle de ce qui fait d’elle une école. Il sera ainsi plus facile, plus tard de confier les deux premières années à des animateurs de jardin d’enfants. Rendez-vous compte : on avait « primarisée » la maternelle. Désormais « les majuscules d’imprimerie ne doivent pas faire l’objet d’un enseignement systématique ». Aucun commentaire négatif ne doit être communiqué par écrit dans le « carnet de suivi » qui sera remis aux familles, il ne doit recueillir que les succès et les « exploits ».

L’enfant évolue à son rythme. D’ailleurs il ne redoublera plus jamais. Cassons le thermomètre, il n’y aura plus de fièvre visible. Quel mépris et quelle injustice ! Un enfant, si petit soit-il, mesure très bien ce qui sépare ses performances de celles de ses voisins, en positif comme en négatif. Il est très important de ne pas l’accabler en pointant ses échecs, mais il est criminel de ne pas lui proposer de s’améliorer au prix, certes, de certains efforts, à la mesure de ce qu’il peut faire. Et voilà, le gros mot est lâché : effort. Cet effort dont le sens est cultivé par élites chez leur progéniture qu’ils placent dans des établissements où exigence et classement ont encore cours. Quel intérêt ont-ils à refuser cela au peuple ? Réfléchir, c’est désobéir. Acquérir des connaissances, c’est réfléchir. Et puis, faire progresser tout le monde, ça coûte…

Osons une affirmation taboue : nous n’avons pas tous les mêmes facilités dans tous les domaines, certains ont même des difficultés face à la chose scolaire. Leur prise en charge précoce pourrait les aider. Mais cela est désormais impossible : les RASED ont donc été réduits a minima, ils n’interviennent plus en maternelle. La prise en charge à l’extérieur de l’école n’est pas ouverte à tous : les séances de psychomotricité, de graphothérapie, les rencontres avec un psychologue ne sont pas remboursées. L’orthophonie n’est pas prise à 100% et nécessite parfois une avance de frais que tous ne peuvent pas s’offrir. Tous les parents ne disposent pas du temps matériel d’emmener leurs enfants aux séances. Il existe même des déserts médicaux où l’accès à l’orthophonie est impossible.

La formation des enseignants se détériore, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leurs lectures personnelles pour dépister ou remédier à certaines difficultés. Dans le département de l’Hérault, les stages de formation ont même été annulés, après avoir été accordés, par manque de remplaçants. Dans ces conditions, le système ne pouvant pas aider efficacement, mieux vaut ne pas signaler la difficulté. C’est une forme de maltraitance, baptisée « bienveillance » par Najat Vallaud-Belkacem.

Face à tout cela, c’est avec une infinie tristesse que je constate le silence des journalistes, des politiques et des intellectuels. Il est vrai que, dans leur entourage, évoluent sans doute des agrégés, éventuellement des certifiés, mais sans doute peu de professeurs des écoles. En dehors de quelques réflexions du café du commerce sur les méthodes de lecture ou sur les 20% d’élèves qui rentrent en 6ème sans savoir lire, ils ont peu à en dire. La communication du ministère de l’Education nationale est souvent resservie telle quelle.

Dans dix ans, quand la désastreuse refondation de l’école produira ses effets dans les enquêtes PISA, ils seront nombreux à accabler les enseignants du primaire en oubliant la responsabilité que leur silence coupable d’aujourd’hui aura porté dans cet échec.

Bonus :
De la maternelle à l’université, tout devient limpide lorsque l’on a lu ça :
Centre de développement de l’OCDE, Cahier de politique économique n°13
La Faisabilité politique de l’ajustement, par Christian Morrisson

« Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

Nanoparticules et l'EFSA

Par Le 28/10/2016

Nanoparticules : tempête dans un sachet de bonbons

par Stéphany Gardier

 

Dure semaine pour les parents ! Ce mardi, ils apprenaient que les couches jetables du géant du marché Pampers contenaient des « traces » de produits classés cancérogènes et voilà que Le Parisien révèle aujourd’hui que les bonbons contiendraient des nanoparticules ! A quelques jours de la fête d’Halloween, l’information de manquera pas d’interpeller ceux qui s’apprêtaient à faire quelques stocks. Si l’on ajoute à cela les résidus de pesticides dans les mueslis, ce mois d’octobre aura été bien chargé en « révélations » qui pourraient finir par faire croire au consommateur que remplir son chariot est devenu une activité à haut risque. Si tant est que risque il y ait réellement car ces alertes à répétition soulèvent finalement plus de questions qu’elles n’apportent de réponses.

 

Concernant donc la dernière en date, Frédéric Mouchon du Parisien se fait l’écho d’une « enquête » de l’association Agir pour l’environnement. Selon celle-ci une centaine de confiseries contiendraient du dioxyde de titane, sous formes de nanoparticules. L’association avait déjà en juin 2016 publié une « enquête exclusive » sur la présence de ces molécules dans des produits de consommation courante.

Les analyses réalisées par un laboratoire indépendant situé à Trappes (Yvelines) confirmaient effectivement la présence de dioxide de titane dans des biscuits, épices, plats préparés et chewing-gums. La démarche, si elle semble scientifique, peut tout de même interpeller : quelle représentativité peut avoir l’analyse de 4 produits seulement ? Mais c’est surtout les résultats qui posent question. Les analyses n’ont en réalité fait que confirmer ce qu’indiquaient bel et bien les emballages, à savoir la présence de E171. Le dioxide de titane n'est en effet ni plus ni moins qu'un colorant, mais dit comme cela c'est moins effrayant.

Cet additif alimentaire apparaît de la même manière sur les paquets des bonbons incriminés par Agir pour l’environnement. Il n'y a donc pas de fraude : les fabricants ne cachent donc pas la présence de dioxide de titane dans leurs produits. Ce qui inquiète l’association c’est le produit en lui-même. « Le dioxyde de titane a été classé cancérigène probable et on le suspecte d'avoir des effets toxiques sur l'ADN et les cellules », souligne dans Le Parisien Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes de l'ONG. Elle enfonce le clou : « Sa présence sous forme nanométrique augmente sa dangerosité car il est capable de franchir les barrières de l'intestin, du cerveau et des reins et de s'accumuler dans l'organisme ». Une affirmation lourdes de conséquences, surtout pour le consommateur, mais dont on aimerait connaître les fondements scientifiques. Dans un communiqué de presse, l’ONG cite pêle-mêle une prise de position de l’ANSES, un rapport du CIRC et une alerte des autorités sanitaires néerlandaises. Mais rien qui ne puisse avérer le rôle toxique du E171 aux concentrations utilisées dans les aliments... 

L’association, qui demande un moratoire sur les nanoparticules, n’hésite pas non plus à faire un parallèle avec un scandale sanitaire : « Après le scandale de l’amiante, comment accepter que les enfants soient les cobayes de ces substances dangereuses qui envahissent notre alimentation à notre insu? N’ayant aucune utilité pour le consommateur tout en leur faisant courir des risques inutiles, un moratoire sur la nano-malbouffe s’impose! », s’exclame ainsi Magali Ringoo.

Pour l’heure, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) précise que le E171 est autorisé par la législation française. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a pour sa part rendu plusieurs avis rassurants sur le dioxide de titane alimentaire. Mais, l’EFSA s’étant faite remarquer à plusieurs reprises par des positions surprenantes, possible que cela ne soit effectivement pas très convaincant.


La France, qui s’est à plusieurs reprises démarquée de l’Agence européenne (notamment sur le cas du bisphénol A et du glyphosate), vient de lancer une expertise, précise le Parisien, afin d’évaluer les risques d’exposition aux nanomatériaux via la consommation de denrée alimentaires. Si les méthodes sont parfois contestables, il semblerait que alertes des ONG ont au point l’avantage de faire bouger les autorités. Le prix à payer est l'inquiétude, souvent infondée, et récurrente des consommateurs.

 


Et pour vous donner de "l'impartialité" de l'EFSA, lisez ce qu'ils disaient sur le Roundup....

 

Le glyphosate du Roundup cancérigène ? "Improbable" selon l'Europe

Le 13.11.2015 à 09h30 | Mis à jour le 13.11.2015 à 09h30

 

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime improbable le risque cancérigène du glyphosate, un élément chimique très utilisé dans les désherbants comme le Roundup de Monsanto.

Le glyphosate, élément chimique utilisé dans la fabrication de désherbants comme le Roundup de Monsanto est soupçonné d'être un cancérogène pour l'homme.

Le glyphosate, élément chimique utilisé dans la fabrication de désherbants comme le Roundup de Monsanto est soupçonné d'être un cancérogène pour l'homme. ©PHILIPPE HUGUEN / AFP

"Improbable", c'est ainsi que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a qualifié le risque cancérigène du glyphosate, élément chimique largement utilisé dans les désherbants - dont le Roundup de Monsanto. Le rapport publié à ce sujet jeudi 12 novembre 2015 a pour objectif d'éclairer la Commission européenne chargée de décider s'il faut garder ou non le glyphosate sur la liste de l'UE des substances actives autorisées. "Nous allons examiner attentivement l'étude et les conclusions de l'EFSA. Nous avons jusqu'à juin prochain pour prendre une décision, en consultation avec les Etats membres", a réagi un porte-parole de la Commission lors d'un point presse.

Improbable que le glyphosate soit génotoxique

Les experts ont "conclu qu'il est improbable que le glyphosate soit génotoxique (c'est-à-dire qu'il endommage l'ADN) ou qu'il constitue une menace cancérogène pour l'homme", explique l'EFSA. Ils ne proposent donc pas que l'élément soit catégorisé comme cancérogène dans la réglementation de l'UE sur les substances chimiques. L'EFSA établit également, pour la première fois, un "seuil de sécurité toxicologique", nommé "dose aiguë de référence", qui est la quantité qui peut être ingérée sur une brève période de temps sans être nocive pour la santé : elle a été fixée à 0,5 mg/kg de poids corporel par jour. "L'EFSA se basera sur ces nouvelles valeurs toxicologiques lorsqu'elle réexaminera les limites maximales de résidus dans les aliments pour le glyphosate", précise l'Autorité, une révision attendue en 2016 en coopération avec les Etats membres. Les limites maximales de résidus sont la concentration la plus élevée autorisée d'une substance active dans ou sur des aliments destinés à l'alimentation humaine ou animale.

Le glyphosate, principal ingrédient du Roundup

La question du glyphosate, principal ingrédient des herbicides et présent en particulier dans le Roundup de Monsanto, le désherbant le plus vendu au monde, a déclenché des avis divergents. En mars 2015, une agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'avait classé comme cancérogène "probable chez l'homme". En France, la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, a décidé en juin d'interdire la vente aux particuliers d'herbicides contenant du glyphosate. L'utilisation du glyphosate dans l'UE est soumise à une réglementation stricte. L'EFSA a mené son étude dans le cadre du processus légal de renouvellement de l'autorisation du glyphosate dans l'UE, réalisée par un groupe composé de scientifiques de l'EFSA et de représentants des organismes d'évaluation des risques de chacun 

Cholestérol et statines

Par Le 27/10/2016

Ce que dénonçait Nietzsche, juste un exemple :

 

DERNIÈRE PARUTION

 

L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol

Livre : L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol

Disponible sur Amazon

C’est le titre de mon prochain livre à paraître deuxième quinzaine de septembre. 2015 !

C’est un copain de raid en Ubaye qui a trouvé ce titre ! Merci Philippe !

Il y a un sous-titre : « Comment les statines empoisonnent en silence »

Écrit en moins de trois mois ; mais peut-être le meilleur et le plus accessible de mes livres.

Vous y trouverez l’essentiel des effets toxiques de ces médicaments ; selon les critères scientifiques les meilleurs… Bien sûr !

Finalement, il y a beaucoup de données ; beaucoup plus qu’on aurait pu le croire sur la base de ce qui est admis par les industriels, leurs complices rémunérés (avec ou sans blouse blanche) et les Agences Sanitaires !

Certains vont penser que ces titres sont des exagérations d’une réalité plus maussade ; hélas, non, nous sommes réellement dans l’horreur !

Plus que ce que je croyais !

Pour bien comprendre, il faut une grille de lecture ; dès qu’on l’a, chacun peut faire le travail soi-même et, sans doute, découvrir encore plus ; car je ne prétends pas avoir été exhaustif.

Je vous demande donc, à tous et à chacun, d’apporter votre pierre à l’édifice !

Une fois la démarche comprise, je vous demande d’apporter vos témoignages.

Vous œuvrez ainsi pour l’humanité car, malheureusement, je doute que les Autorités le fassent ne serait-ce qu’un peu ; et encore moins les industriels ; sans parler de leurs inénarrables complices rémunérés qui ne manqueront pas d’accuser ce livre d’être criminelsous prétexte que des patients pourraient décéder à la suite de l’arrêt de leur statine.

On a déjà entendu ça, mais les données scientifiques disent autre chose !

Je réponds donc à l’avance (et en scientifique) à ces « maîtres-chanteurs » de la peur ; chaque lecteur de mon livre pourra en faire autant ; et aussi aider son médecin à prendre les bonnes décisions.

Bon vent à tous les corsaires !

MERCI d’avance

Nietzsche

Par Le 27/10/2016

 

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Je lis un hors série publié par "l'observateur" sur le philosophe et plusieurs éléments m'interpellent et me réjouissent. Je réalise à quel point il était visionnaire au regard de ce que l'Humanité est devenue. On pourrait d'ailleurs, comme cela est expliqué, le considérer comme "un lanceur d'alerte"...


 

"Pour Nietzsche, la science est moins la somme des savoirs considérés par une culture donnée comme positifs ou objectifs que l'ensemble des préjugés axiologiques permettant d'établir ce qui doit être tenu pour vrai et ce qui sera rejeté comme faux. Il s'agit donc en premier lieu d'interpréter le problème de la connaissance comme appréciation de valeur. 

La connaissance est une certaine relation de l'homme au monde, qui nécessairement, ne peut livrer à l'esprit la réalité pour nous, en fonction des conditions vitales qui sont les nôtres. Elle est entièrement déterminée par l'utilité pratique.

La connaissance est donc devenue davantage qu'un moyen de survie ; elle est l'instrument d'une volonté de puissance. "Le prétendu instinct de connaissance peut se ramener à un instinct d'appropriation et de domination. " Fragment posthume.

La connaissance est donc, par nature, une vaste entreprise de simplification et par conséquent de falsification d'un réel inconnaissable en soi, à des fins de maîtrise et de croissance d'un organisme dans son milieu."


 

On peut aisément accorder à la politique ou à la médecine ce détournement.


 

"Ce que la connaissance ordinaire pratique spontanément, les sciences constituées l'ont érigé en un sytème rigide de catégories, de principes,d e lois censés exprimer l'autorité de la réalité objective et sa rationalité. De ce point de vue, physique et métaphysique reposent sur les mêmes catégories : principes d'identité, de non-contradiction, de causalité, intelligibilité mathématique du réel...etc...

Parce qu'un tel système est irréfutable selon sa logique interne, il passe pour absolument vrai, c'est à dire en correspondance adéquate avec le réel qui lui est extérieur. Mais il n'est rien d'autre qu'une axiomatique : indémontrable en lui-même, il doit être admis, c'est à dire crû.

La science repose donc sur l'hypothèse généralisée qu'il y a des cas identiques et des lois immuables (préjugés). Que l'intellect ait besoin de formes fixes ne prouve rien de leur vérité."


 

Je précise juste, parce que c'est bien évidemment un exemple que je connais bien, que la médecine occidentale n'a aucune explication "rationnelle" au fait que je sois capable de marcher et encore moins de faire du sport et si j'en viens à dire à un médecin qu'une médium magnétiseuse est à la source de ma guérison, je suis considéré par beaucoup comme un affabulateur, ou un chanceux.

De la même façon, d'ailleurs, l'éducation nationale, en rejetant ma vision de l'école et en m'envoyant voir une psychiatre marque bien par cette attitude l'évidence qu'elle est dans la vérité et moi dans le délire. 

A chacun et chacune de chercher d'autres exemples. 

Les expériences de mort provisoire en sont un...Il y en a beaucoup d'autres. Dans tous les domaines d'ailleurs.



 

Sauvagerie de l'humanité

Par Le 27/10/2016

ENVIRONNEMENTEn 40 ans, la moitié du vivant de la planète a disparu

Pollution, dégradation des habitats naturels et surexploitation fragilisent la planète. Amphibiens et poissons d’eau douce sont les vertébrés dont la population diminue le plus à l’échelle du globe.

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  • Le 27/10/2016 à 06:45
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L’éléphant d’Afrique est menacé par le braconnage.   Photo Julio PELAEZ
L’éléphant d’Afrique est menacé par le braconnage. Photo Julio PELAEZ

C’est un chiffre qui fait froid dans le dos. En 40 ans, plus la moitié du vivant a disparu de la surface de la terre.

Selon le rapport Planète vivante 2016 du WWF, entre 1970 et 2012, l’effectif des populations vertébrées a diminué de 58 %. L’abondance des mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons chute en moyenne de 2 % par an. À ce rythme, les deux tiers des populations d’espèces pourraient avoir disparu d’ici 2020 (*).

« Ces chiffres matérialisent ce que les scientifiques appellent la « sixième extinction de masse » des espèces. Et nous sommes responsables de cette régression de la vie sur la planète », alerte Pascal Canfin, directeur général du WWF France.

Les animaux des milieux d’eau douce - lacs, fleuves et zones humides - sont les plus touchés : leurs effectifs ont baissé de 81 % entre 1970 et 2012. En cause : « La perte et la dégradation de leurs habitats. On a l’impression que les zones humides, comme celle de Notre-Dame-des-Landes par exemple, sont des espaces vides et que l’on peut les raser pour y construire des infrastructures, mais il s’agit d’espaces riches et pleins de vie », observe Pascal Canfin.

Surpêche et braconnage

La disparition rapide de la biodiversité s’explique également par d’autres facteurs comme la surexploitation, qu’il s’agisse de la pêche qui ponctionne les réserves marines, ou le braconnage qui met en péril l’éléphant d’Afrique (son effectif a fondu de 111 000 spécimens depuis 2006 pour tomber aujourd’hui à environ 415 000 individus). La pollution et les espèces invasives mettent également en danger l’équilibre de certains vertébrés. Sans compter la menace du changement climatique : « Pour l’instant son impact est limité car le réchauffement n’est que de 1 °C mais à l’avenir de nombreuses espèces pourraient être en difficulté », pointe Pascal Canfin. La situation de l’ours polaire, dont le territoire se réduit, illustre les drames à venir pour d’autres espèces, quand le thermomètre affichera 3 degrés de plus à l’échelle de la planète.

L’impact de l’activité humaine sur la planète présente un facteur de risque majeur pour la nature, mais aussi pour l’Homme, alerte le WWF. « Si on ne change pas de modèle, en 2050, il n’y aura plus de forêts tropicales autres que celles protégées par des parcs naturels, et 80 % des stocks de poissons auront disparu », prévient le DG du WWF France, qui appelle à changer de mode de développement pour arrêter de dilapider notre capital naturel.

Seule bonne nouvelle du rapport : les changements de mode de vie, de consommation et les nouvelles technologies au service de l’écologie permettent d’inverser la tendance. « Tout ce qu’on a commencé à engager dans les pays développés a fait diminuer l’empreinte écologique par habitant », souligne Pascal Canfin. Mais il reste encore du chemin à parcourir dans la réduction de nos besoins : pour subvenir à la consommation actuelle de l’humanité, il faut les ressources d’1,6 planète Terre !

(*) La société zoologique de Londres qui calcule l’indice Planète vivante, indice de l’état écologique de la planète, a utilisé les données scientifiques collectées sur 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces vertébrées.

Élodie Bécu

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Qu'un humain sur la Terre

Par Le 26/10/2016

 

Au-dessus des montagnes, j’ai vu gonfler dans les nues des vaisseaux de pluie qui rêvaient d’océan,

J’ai entendu dans le murmure des pierres l’étreinte des continents,

 

Le parfum des cieux vibrait de la lumière des étoiles

J’ai nagé dans les airs froids comme un vaisseau sous ses voiles

 

J’ai tant bu le soleil que mes os brûlaient d’allégresse

J’ai léché la sueur sur mes lèvres comme un assoiffé en détresse

 

Les gouttes salées dans mes yeux amplifiaient l’incendie

J’ai traversé les horizons comme des comètes au ralenti

 

Les étoiles filantes de la nuit me lançaient des clins d’œil

L’écume des vagues tombées des pluies perlaient le vert des feuilles

 

Des oiseaux voltigeurs encourageaient mes envols

Je devinais dans mes muscles leurs arabesques folles

 

J’ai senti sous ma peau les frissons des écorces au lever du jour

J’ai salué les grands arbres qui balisaient mon parcours

 

La sève qui montait de la terre nourrissait mon tronc

Mes alvéoles pulmonaires gobaient l’air au plus profond

 

J’ai dansé sous les cieux jusqu’au tourbillon du bonheur

Quand le carrousel de la vie déploie ses couleurs

 

Des mélodies inconnues embaumaient mes regards

Des murmures de lave, des chants de papillons, la course des lézards

 

Tous les quantiques de l’Univers comme un Dieu rieur

Quand il s’amuse de son pouvoir créateur

 

J’ai béni cette vie euphorique comme on accueille un nouveau-né

Je l’ai serrée si fort que mon cœur s’est emporté

 

Les fleuves de sang dans mes veines sont sortis des grands fonds

Inondant les terres asséchées et déposant des limons

 

Toute fatigue oubliée il ne restait nulle plainte

Et les cellules irradiées bandaient sous l’étreinte

 

 

Je me suis assis au sommet des montagnes

Et j’ai ri dans mon âme

Ma respiration emplissait l’Univers

Dans le silence du monde j’entendais tourner la Terre

Alors j’ai crié mon amour et le ciel a vibré

J’ai crié mon amour si longtemps que la Terre s’est figée.

 

Dans un battement de paupières je me suis vu rêver

 

J’ai ouvert les yeux sur le ciel, j’étais allongé.

Je me suis redressé et j’ai aperçu dans les vallées lointaines les fumées des usines

Les moteurs des avions déchiraient les cieux comme des lames assassines

La rumeur des humains montait dans un cri sans fin

Et l’Univers lui-même semblait menacé

Comme un flot de pensées attaquant le divin

Des armées de barbares enfourchant des fusées

 

J’ai pleuré ma détresse et mon ventre s’est noué.

J’ai eu froid soudainement comme un hiver intérieur

Je devais redescendre, je n’étais qu’un humain

 

J’ai absorbé les lieux dans une grande bouffée d’air

Je tenterai de survivre sans tout consumer

 

Les jeunes créatifs

Par Le 23/10/2016

Arnaud est un ancien élève et passionné de musique électro. Il va en faire son métier, assurément. Il ajoute, avec Noé un ami, le goût des vidéos et il m'a envoyé ça. Franchement, je suis scotché....Ces jeunes-là ont un sacré talent et ça fait rudement du bien de les voir passionnés et créateurs. Je sais pour en avoir discuté maintes fois avec Arnaud que la musique occupe ses pensées, ses joies, ses désirs, son imaginaire, je sais à quel point il éprouve aujourd'hui le bonheur de la création et ça me réjouit grandement.

Alors, j'ai décidé de publier sa dernière vidéo ici et qu'elle soit vue et partagée au plus grand nombre serait une belle reconnaissance pour ces deux jeunes. 

Le mépris

Par Le 22/10/2016

Le 30 août, j'ai demandé un rendez-vous aux services sociaux de l'EN.

J'ai été reçu le 7 octobre...

Auparavant, j'ai dû remplir un "questionnaire" justifiant ma demande. J'ai donc expliqué pour quelles raisons je n'enseignais plus depuis février 2014...J'avais pourtant déjà répondu à un certain nombre de convocations, j'avais déjà expliqué en détail le pourquoi du comment mais il faut croire que les vacances d'été avaient suffi pour que toutes ces données écrites soient perdues.

J'ai donc rencontré la personne en charge des personnels enseignants qui n'enseignent plus et elle m'a expliqué qu'il n'y avait aucune reconversion possible hors le PACD qui consiste à s'engager dans une formation professionnelle pour quitter l'éducation nationale et que mon niveau d'étude ne me donnait droit à aucun poste autre que celui d'enseignant malgré mes trente-deux ans de carrière. Il y avait par contre le PALD qui pourrait éventuellement m'être attribué pour un poste d'enseignant correcteur dans le giron du CNED (centre national d'enseignement à distance) mais qu'il y avait très peu de postes pour un nombre toujours plus important de demandes. 

J'ai donc détaillé mon dossier médical et elle m'a répondu que ça ne la concernait pas et qu'il fallait que je vois le médecin de l'IA. Et que je recommence par conséquent tout l'historique étant donné qu'il n'y a aucune réunion de synthèse entre les différents personnels des services sociaux.

J'ai appris également que je risquais une mise d'office en disponibilité et par conséquent la perte totale de mon salaire, à moins que je reprenne un poste d'enseignant bien entendu. 

L'IA considère donc que je suis apte à enseigner à une trentaine d'enfants alors que je reçois de la part de l'institution une injonction à suivre une thérapie auprès d'une psychiatre dans le privé depuis un an et que ce médecin exclut totalement mon retour dans une classe. Paradoxe que les parents d'élèves seraient sûrement "heureux" d'apprendre.

Je vais donc être de nouveau convoqué en hôpital psychiatrique devant un médecin qui va me demander comment je me sens...Et qui décidera de mon maintien en congé longue maladie. Ou pas. 

J'ai déjà énuméré ici toutes les pathologies qui sont apparues depuis deux ans et demi. Certaines sont irrémédiables désormais. 

La décision de pratiquer le jeûne est un moyen de détoxiquer mon organisme. La perte de poids était déjà effective (14 kilos en deux ans). Je pèse désormais 56,8 kgs pour 1m75 ce qui au regard de l'IMC me place dans la zone de maigreur. Le jeûne n'y est pour rien et a bien au contraire été salutaire au regard de mes douleurs intestinales chroniques. Elles sont toujours présentes mais je parviens désormais à les atténuer. Ma vésicule biliaire, quant à elle, ne fonctionnera plus jamais et l'excroissance sur deux vertèbres lombaires ne disparaîtra pas. 

Mon médecin généraliste qui me connaît depuis une dizaine d'années sait à quel point les réactions de mon organisme n'entrent pas systématiquement dans le cadre connu de la médecine.

Qu'en sera-t-il par conséquent dans les mois qui viennent ?

Je n'en ai aucune idée.

Et nous sommes aujourd'hui des milliers dans ce cas...

Le mépris. 

http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/crise-sanitaire-mepris-des-185742

 

Crise sanitaire. Mépris des enseignants

 

La réforme du collège (2016) met les enseignants au bord du gouffre

Crise sanitaire. Mépris des enseignants

Lisant ou entendant, de toutes parts, des témoignages émouvants de collègues jeunes mais aussi souvent très expérimentés soudain pris d'un malaise physique irrépressible face à la réforme du collège à tel point qu'il ne peuvent littéralement plus enseigner, je me demande si l'administration -et notamment la médecine du travail, si tant est qu'il y en ait véritablement une pour nous- a réellement pris la mesure de ce qui risque de se passer.

Je pense que beaucoup de collègues ne vont simplement plus pouvoir car ils ne veulent plus s'adapterou faire semblant.

S'adapter, dans certains cas où le "milieu" est mortifère, quand l'absurde et l'inutile sont la règle, quand le sens est perdu et l'humain avec, n'est pas un signe de santé psychique, bien au contraire. Ceux qui sentent la dépression les guetter, qui voient un gouffre s'ouvrir sous eux, sont peut-être les meilleurs d'entre nous : tout en eux se cabre contre l'insupportable. Je les comprends.

On peut résister et se révolter si le corps suit, si la santé est bonne, si le sommeil (tellement fondamental dans notre métier) est réparateur, si l'on parvient à ne pas ruminer la catastrophe.

Or il n'y a pas que les littéraires qui soient écœurés ou les latinistes, subitement dépossédés de leur enseignement, mais simplement tout ceux qui prennent à cœur leur métier et à qui le seul mot de "compétence" donne la nausée.

Je trouve qu'il n'y a pas assez d'articles de journaux qui fassent état de ce désespoir, relayent cet abattement, très inquiétant dans un contexte où la crise du recrutement s'annonce carabinée. "La misère du monde" de Bourdieu collectait des témoignages de travailleurs en souffrance. Il faudrait aussi compiler nos témoignages. Le vécu professionnel de l'enseignant concerne de près la République.

La "gestion des ressources humaines" dans l'E.N. est proprement CALAMITEUSE et irresponsable. Je pense qu'on a affaire à un processus sans sujet, sans contrôle global réel, tant il est clair que l'on va dans le mur. Le management par le harcèlement a montré, dans l'entreprise privée-et parfois publique-, comment il menait cette dernière à sa perte en détruisant ...ceux qui la font tourner.

CLD (congé longue durée) CLM (congé longue maladie) disponibilité, retraite anticipée, temps partiels pour raisons thérapeutiques, absences intermittentes, on peut prévoir que les médecins des rectorats vont être très sollicités par des enseignants à bout.

On aimerait connaître d'ailleurs les chiffres (car ils doivent parler) pour que les syndicats les répercutent. Aucun des dispositifs de reconversion promis naguère n'ont été véritablement mis en place. La cessation progressive d'activité qui existait il n'y a pas si longtemps n'existe plus : elle permettait à partir de 55 ans si l'on s'engageait à s’arrêter à 60 de travailler à 50 % en étant payé 80% de son salaire. Ce n'était pas un luxe mais une nécessité pour beaucoup.

Personne ne semble désormais plus concevoir la spécificité de notre travail. Une heure face aux "nouveaux publics", même livrés à eux-même selon la recette pédagogiste inepte (on me dirait que mon "face à" trahit un adepte du "cours frontal") nécessite une très haute implication physique et psychique. Une heure de cours, quand bien même on ferait abstraction des préparations et des corrections, représente bien plus en terme d'investissement intellectuel, émotionnel, physique, qu'une heure de bureau.

Il y a des vérités qu'il ne faut pas se contenter de faire comprendre mais qu'il faut surtout faire sentir : il faudrait que les politiques reviennent enseigner dix-huit heures on verrait s'ils tiennent une semaine...

Les experts fous qui font les réformes n'ont toujours pas compris que la santé physique et psychique de l'enseignant était AUSSI importante que celle des élèves, que l'humeur ou le moral du professeur était un ingrédient absolument essentiel pour préserver la qualité de l'enseignement et du rapport professeur élèves.

Comme en montagne, il y a une corde qui relie l'élève au professeur. Le sort des uns est lié à celui des autres. Je suis persuadé qu'un professeur malheureux, mal dans son métier, ne pourra jamais obtenir des élèves qu'ils apprennent et peut-être bien qu'une part de son malheur ou de son mal être se communiquera.

Sans plaisir à enseigner, il n'y aura plus d'enseignement. Que le réformateur et le politique notent ceci en gros au dessus de leur cheminée.

Sans plaisir et désir, l'élève ne va pas loin : c'est la même chose pour son enseignant.

S'en prendre au bonheur d'enseigner, alors que 80 % de la profession rejette #college2016 est, à mots pesés, criminel et stupide.

Mettre "l'élève au centre" ne peut que vouloir dire mettre l'humain au centre.

Il faut en urgence absolue rapatrier dans ce centre le professeur. Rien ne se fera sans lui. Autant que l'élève l'enseignant a besoin de respect et de considération de sa hiérarchie au lieu de mépris et de piétinement.

Mépriser l'enseignant c'est mépriser son élève.

Les conditions matérielles et morales d'exercice du métier ne cessent de se dégrader depuis trente ans, tuant les vocations, décourageant ceux qui sont déjà engagés dans la carrière.

Alors que des soins et des égards, mais oui, devraient être dispensés aux enseignants (une éthique du "care" devrait concerner prioritairement tous les acteurs de terrain, avant que tout le monde n'abandonne ce terrain...) on assiste, au contraire, à des agressions permanentes de l'institution et un refus total du dialogue avec la seule expertise qui vaille : celle du terrain.

Non seulement il se pourrait qu'on aille vers une véritable crise sanitaire propre à l'E.N (Selon l'OMS, la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité), non seulement la crise du recrutement va s'aggraver, mais les élèves, rejetés de facto avec leurs professeurs bien loin du fameux "centre", feront lourdement les frais de ce "management" délirant.


Antoine Desjardins, enseignant, Comité Orwell, collectif Condorcet, contributeur à Figarovox et Causeur

Mes lectures (2)

Par Le 18/10/2016

 

 

Cvt linconnu sur la terre 1505Éditeur : GALLIMARD (2001)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 13 notes)

Résumé :

"Je voudrais faire seulement ceci : de la musique avec les mots." Et Le Clézio s'envole dans "ce pays où le langage n'existe pas". Il en ramène d'innombrables trophées : cristaux, racines, feuilles, minéraux, fruits, calices, insectes. Il capture dans ses "mots-boîtes" un peu de vent, de lumière, d'odeurs, de mystère, detout ce qui l'enchante... Et tout l'enchante : les montagnes, la mer, les déserts, les villes, les jardins, les bus, les routes, les marchés, les enfants, l'aube, les étoiles... Ce livre est la consigne de tous les moments heureux d'une existence éveillée. Celle par exemple de cet "Inconnu surla terre" qui pourrait être un enfant ou un "petit prince" scrutant le monde de son regard immaculé.Le rêve de Le Clézio est ambitieux : créer un langage sans mots, un langage-son ou lumière qui ne ferait qu'éclairer, illuminer, révéler, dans le silence de la beauté. Si l'on accepte toutefois de se laisser emporter dans ce réel-merveilleux, alors le voyage se convertit en une immense ode àla vie et aux éléments. Un livre qui a profondément inspiré le Philippe Delerm deLa Première Gorgée de bière.--Laure Anciel

 


Cvt des souris et des hommes 6824

John Steinbeck
Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)

ISBN : 2070360377 
Éditeur : 
GALLIMARD (1972)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 5422 notes)

Résumé :

George Milton et Lennie Small, deux amis, errent sur les routes de Californie. George protège et canalise Lennie, une âme d’enfant dans un corps de géant. Lennie est en effet un colosse tiraillé entre sa passion - caresser les choses douces – et sa force incontrôlable. Animés par le rêve de posséder leur propre exploitation, ils travaillent comme journaliers, de ranch en ranch.
L’amitié qui les lie est pure et solide, mais ne suffit pas à les protéger de la maladresse de Lennie. Une maladresse presque poétique, qui les conduit à changer sans cesse de travail, et qui laisse poindre à l’horizon un drame sans égal.

 


 


Cvt sur la route 4978

Jack Kerouac
Jacques Houbart (Autre)Michel Mohrt (Autre)

ISBN : 2070367665 
Éditeur : 
GALLIMARD (1976)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 1788 notes)

Résumé :



"Sur la route" est centré sur le personnage obscur et fascinant de Dean Moriarty, alors considéré comme le chef de file de la Beat generation. 

En révolte contre l'hypocrisie morale de l'Amérique bien-pensante, Jack Kerouac parcourt les Etats-Unis à la recherche d'un nouveau mode de vie.

 

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Bm 7809 404180

Jack London

ISBN : 2253039861 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1986) 
http://www.babelio.com/images/audioorange.gif   
Existe en édition audio


Note moyenne : 3.98/5 (sur 1360 notes)

Résumé :

Vendu à plus de six millions d'exemplaires aux États-Unis, traduit en une vingtaine de langues, interprété à l'écran par Charlton Heston, "L'Appel de la Forêt" n'est pas seulement un classique de la littérature d'aventures, la vision que le chien Buck porte sur le monde et les hommes de la Ruée vers l'Or fournit à Jack London l'occasion d'une parabole. À travers l'épopée d'un chien humilié puis triomphant, l'auteur du "Talon de Fer" condamne l'individualisme, l'oppression du plus faible par le plus fort, l'inégalité, le vol, l'injustice. Il exalte l'énergie, la solidarité, l'effort physique, la fraternité. La douloureuse initiation de Buck illustre les idées de Darwin sur l'adaptation au milieu ; tandis que son retour à la vie sauvage démontre, à rebours, la vérité de l'évolutionnisme.
En prologue à "L'appel de la forêt", plus de quatorze Histoires du pays de l"or, inédites en français, traduites par Louis Postif.

 


 


 

Bm 17196 1326681

Boris Vian

ISBN : 2253141437 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1997) 
http://www.babelio.com/images/audioorange.gif   
Existe en édition audio


Note moyenne : 3.9/5 (sur 2093 notes)

Résumé :

Lee Anderson, vingt-six ans, a quitté sa ville natale pour échouer à Buckton où il devient gérant de librairie. Il sympathise dans un bar avec quelques jeunes du coin. Grand, bien bâti, payant volontiers à boire, Lee, qui sait aussi chanter le blues en s'accompagnant à la guitare, réussit à séduire la plupart des adolescentes. Un jour il rencontre Dexter, le rejeton d'une riche famille qui l'invite à une soirée et lui présente les soeurs Asquith, Jean et Lou (17 et 15 ans), deux jeunes bourgeoises avec "une ligne à réveiller un membre du Congrès". Lee décide de les faire boire pour mieux les séduire... et poursuivre son sinistre dessein. 

Écrit à la suite d'un pari, cet excellent pastiche de roman noir fut publié en 1946 sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, un prétendu auteur américain. Récit d'une vengeance, dénonciation du racisme et de l'intolérance, ce best-seller fut jugé à l'époque immoral et pornographique, ce qui amena son interdiction en 1949 et la condamnation de son auteur pour outrage aux bonnes mœurs. Claude Mesplède


 


Cvt le grand meaulnes 2209

Alain-Fournier
Daniel Leuwers (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253005274 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (2006) 
http://www.babelio.com/images/audioorange.gif   
Existe en édition audio


Note moyenne : 3.64/5 (sur 3765 notes)

Résumé :

Lire Le Grand Meaulnes c'est aller à la découverte d'aventures qui exigent d'incessants retours en arrière, comme si l'aiguillon du bonheur devait toujours se refléter dans le miroir troublant et tremblant de l'enfance scruté par le regard fiévreux de l'adolescence.
Le merveilleux de ce roman réside dans un secret mouvement de balancier où le temps courtise son abolition, tandis que s'élève la rumeur d'une fête étrange dont la hantise se fait d'autant plus forte que l'existence s'en éloigne irrévocablement.

 


 


Cvt le peuple du tapis 1182

Terry Pratchett
Patrick Marcel (Traducteur)

ISBN : 2290046698 
Éditeur : 
J'AI LU (1999)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 171 notes)

Résumé :

Sur tout le Tapis règne la paix de l'empire dumii. Aux marges de la civilisation, la tribus des Munrungues coule sous les poils un existence paisible. Mais, un jour, un terrible cataclysme frappe à proximité du village munrungue. Une ville dumii est broyée par l'ancien monstres des légendes : le Grand Découdre est de retour !
Dans son sillage, des créatures féroces montées sur des fauves parachèvent son oeuvre de destruction. Cernés, les Munrungues s'engagent dans un grand périple à travers les poils, sous la conduite des frères Orkson.
Un voyage qui les conduira à la découverte des merveilles de leur monde, et qui changera pour toujours l'existence de tous les Fils de la poussière.

 

 


 

Cvt le chien de minuit 1306

Serge Brussolo

ISBN : 2253137170 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1995)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 101 notes)

Résumé :

Rester sur les toits de Los Angeles, défendre son territoire, ne jamais redescendre sur les trottoirs de la déchéance. C'est le credo de gangs vertigineux pour qui les rues sont des canyons à franchir au saut à la perche. Deux clochards, David, un écrivain floué par son éditrice, et Ziggy, un surfer inquiétant, se font accepter dans une de ces bandes rebelles qui ont juré de vaincre le 1224, Horton Street, le plus dangereux des buildings. Celui dont le concierge Dogstone, le Chien de minuit, est le pire ennemi des "escaladeurs" : il les pousse dans le vide ! Pour l'avoir sous-estimé, le leader d'un gang rival y a déjà laissé la peau... Ce thriller efficace est aussi une violente parabole de la vie des grandes cités américaines, écrit par l'un des plus productifs auteurs de ce siècle : Serge Brussolo est l'auteur de plus d'une centaine de romans en science-fiction, policier et récit historique. Ce titre a obtenu le prix du roman d'aventures en 1994. --Bruno Ménard 


 


Bm 26091 1202840

Serge Brussolo

ISBN : 2253076805 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1996)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 71 notes)

Résumé :

Pour pirater la surveillance électronique de la banque où travaille son mari Adam Smart, Dorana a besoin de deux choses : sa voix et sa main. Cela peut s'arranger, surtout lorsque, à la clef, il y a quelques millions de dollars... Mais elle doit, ainsi que ses complices, affronter le compagnon favori d'Adam Smart : Dust, le chien policier recueilli par le banquier. Une bête d'une intelligence redoutable, dressée à flairer et à tuer, réformée pour agressivité pathologique, «une saloperie vivante», avaient averti les flics. Et c'est dans un véritable cauchemar que l'auteur du Chien de minuit, Prix du roman d'aventures 1994, précipite ses personnages. Un suspense d'autant plus angoissant que la férocité de l'animal ne fait, après tout, que refléter celle des hommes...


 

Cvt bone 5805

George C. Chesbro
Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 2869306806 
Éditeur : 
PAYOT ET RIVAGES (1993)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 117 notes)

Résumé :

Bone fait partie des milliers de sans abri qui hantent les rues de New York. Des employés de l'administration des ressources humaines essayent comme ils peuvent de les aider. Un mystérieux tueur a trouvé une solution plus radicale: il décapite la nuit quelques-uns de ces malheureux. Découvert près de Central Park, un fémur humain à la main, Bone a perdu la mémoire et l'usage de la parole. Qui est-il ? D'où vient-il ? Des traces de sang maculent ses vêtements. Ne serait-il pas le maniaque recherché par la police ? George Chesbro - connu pour une excellente série ayant pour héros le nain détective Mongo le Magnifique - signe ici un thriller sans faille qui mêle à la fois mystère, action et document social. Les pérégrinations de Bone l'amnésique le conduisent à côtoyer un monde marginal terrifiant avec comme point d'orgue une véritable descente aux enfers dans les entrailles de la ville où survivent alcooliques et désespérés rejetés par la société. --Claude Mesplède


 


51hkdcy usl sx195

George C. Chesbro

ISBN : 2743636459 
Éditeur : 
PAYOT ET RIVAGES (2016)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 26 notes)

Résumé :

Qui est le Docteur Frederickson, surnommé Mongo Le Magnifique ? Ex-acrobate de cirque, docteur en criminologie, ceinture noire, Mongo est le détective privé le plus célèbre de New York. C’est aussi un nain, ce qui lui permet d’avoir un regard différent sur les êtres et les choses. Regard dont il a bien besoin lorsqu’il se retrouve confronté à une série de meurtres plus étranges les uns que les autres avec, pour suspects, une bande de mediums, prophètes et autres sorciers. "Une intrigue magnifique... L’œuvre d’un maître." (Peter Straub) "Quand Raymond Chandler rencontre Stephen King." (Playboy)

 


 

 


Cvt lombre dun homme brise 9552

George C. Chesbro
Gérard de Chergé (Traducteur)

ISBN : 2869306245 
Éditeur : 
PAYOT ET RIVAGES (1993)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 23 notes)

Résumé :

Victor Rafferty était un génie et le plus grand architecte américain. Il est mort depuis cinq ans. Mais on vient de construire un musée qui porte indiscutablement sa marque. Sa veuve croit qu'il est "revenu". Mongo le magnifique est charge de retrouver la trace de ce mort qui semble vivant. Elle le mène au siège des nations unies, la ou les intérêts mondiaux sont en jeu.
Nain, acrobate de cirque, docteur en philosophie, détective prive, Mongo le magnifique, le héros d'une affaire de sorciers, se trouve ici confronte a un mystère qui inclut les perceptions extrasensorielles et la vie après la mort.


 

 

Cvt enterre mon coeura wounded knee une histoire ame 3392

Dee Brown
Nathalie Cunnington (Traducteur)

ISBN : 2226192204 
Éditeur : 
ALBIN MICHEL (2009)


Note moyenne : 4.35/5 (sur 83 notes)

Résumé :

"Plus de deux cents cultures indiennes ont été virtuellement détruites, entre le Massachussetts et la Californie, au cours de l'histoire des Etats-Unis. Il nous faut nous souvenir de ce qui s'est passé à Sand Creek ou à Wounded Knee." Jim Harrisson.

"Nous sommes tout à la fois les conquérants et les conquis, dans un même corps, et c'est cela que Dee Brown nous invite à reconnaître. Son influence sur le monde persiste à travers ce récit minutieux de l'histoire d'un peuple fier." Joseph Boyden.

Largement fondé sur des documents inédits - archives militaires et gouvernementales, procès verbaux des traités, récits de première main... -, ce livre exceptionnel retrace, de 1860 à 1890, les étapes qui ont déterminé "La Conquête de l'Ouest". De la Longue Marche des Navajos au massacre de Wounded Knee, il se fait ici la chronique de la dépossession des Indiens de leurs terres, de leur liberté au nom de l'expansion américaine. Si l'histoire à souvent été écrite du point de vue des vainqueurs Dee Brown donne la parole aux vaincus, de Cochise à Crazy Horse, de Sitting Bull à Geronimo, et compose un chant tragique et inoubliable.

 


 

Bm cvt dersou ouzala 3853

 

Vladimir Arséniev

ISBN : 2857043465 
Éditeur : 
PYGMALION-GÉRARD WATELET (1997)


Note moyenne : 4.26/5 (sur 43 notes)

Résumé :

En 1902, un officier du tsar, Vladimir Arséniev, explore aux confins de la Sibérie et de la Chine des régions restées encore impénétrables aux Européens. Une nuit, au coeur de la taïga sibérienne, il rencontre un vieux chasseur gold, Dersou Ouzala, qui devient son guide et son ami. 

De connivence avec l'herbe et les étoiles, Dersou déchiffre avec une sagacité et une intuition prodigieuses tous les secrets de la nature. Il comprend, connaît et aime toutes les formes et manifestations de la vie. Il parle aux tigres et à la forêt, aux nuages et au soleil, au feu et à la nuit. 

Au fil de passionnantes aventures et face à de multiples périls, au milieu d'une nature tour à tour splendide et terrifiante, se forge entre Dersou et l'officier, jusqu'à la mort, la plus bouleversante, la plus virile, la plus exaltante des amitiés.


 

Cvt typhon 6205

Joseph Conrad
André Gide (Traducteur)

ISBN : 207036416X 
Éditeur : 
GALLIMARD (1973) 
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Existe en édition audio


Note moyenne : 3.89/5 (sur 218 notes)

Résumé :

Le vapeur Nan-Shan vogue sur la mer de Chine avec sa cargaison de coolies. Le capitaine MacWhirr, esprit héroïque et borné, son jeune second Jukes, homme de bonne volonté mais encore friable, et l'excellent chef mécanicien Salomon Rout, exercent à son bord les principales fonctions. Ils vont affronter la terrifiante épreuve d'un typhon. Ils y survivront, de même que le navire, l'équipage et les coolies ; mais tous auront été transformés par de surhumaines difficultés. Un chef-d'œuvre en miniature.


 


Bm 18892 941841

Joseph Kessel

ISBN : 2070373738 
Éditeur : 
GALLIMARD (1982)


Note moyenne : 4.41/5 (sur 300 notes)

Résumé :

LES CAVALIERS
En Afghanistan, pays grandiose que Joseph Kessel rend aussi vivant qu'un être humain, se situe l'action d'une des aventures romanesques les plus belles et les plus féroces qui aient été contées. Les personnages atteignent une dimen-
sion épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l'enfer... Le
grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz toujours victorieux... Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme... Zéré qui dans l'humiliation efface les souillures d'une misère qui date de l'origine des temps... Et puis l'inoubliable Guardi Guedj, le
conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : « Aïeul de tout le monde»... Enfin, Jehol « le Cheval Fou», dont la présence tutélaire et « humaine » plane sur cette chanson de geste... Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et primitifs. Et pourtant le souffle de la fable et du mythe les anime, et nourrit le roman. C'est le merveilleux complot de la tendresse et de la dignité.
En même temps, l'aventure, la grande aventure court et chevauche d'un bout à l'autre du roman.
Elle ne s'essouffle jamais. A partir du jeu extraordinaire des steppes — le bouzkachi — tout un univers violent, puissant, impitoyable et magnifique, — avec ses méchants et ses justes, ses faibles et ses forts, ses bazars, ses foules, ses grandes routes et ses prodigieuses solitudes — imprègne chaque page d'un livre dont on ne peut se dessaisir jusqu'à la dernière image.


 

Cvt lhomme qui voulut etre roi 544

Rudyard Kipling

ISBN : 2070365034 
Éditeur : 
GALLIMARD (1973)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 75 notes)

Résumé :

Il fouilla dans l'épaisseur des loques qui entouraient sa taille tordue, retira un sac de crin noir bordé de fil d'argent, et en secoua sur la table la tête desséchée et flétrie de Daniel Davrot ! Le soleil matinal, car depuis longtemps les lampes avaient pâli, frappa la barbe rouge, les yeux aveugles dans les orbites creuses, de même que le lourd cercle d'or incrusté de turquoises brutes que Carnehan plaça tendrement sur les tempes blêmies.
- Vous contemplez maintenant l'empereur en son appareil ordinaire, comme il vivait - le roi du Kafiristan avec la couronne en tête. Pauvre vieux Daniel qui fut monarque une fois !


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Khalil Gibran

ISBN : 2501109910 
Éditeur : 
MARABOUT (2016) 
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Existe en édition audio


Note moyenne : 4.11/5 (sur 995 notes)

Résumé :

Il est des hommes " qui ont la vérité en eux mais ne l'expriment pas en paroles ". Dans Le Prophète, Khalil Gibran parle de l'exil, de l'amour, des enfants, du manger et du boire, du travail, de la douleur, de l'amitié, de la beauté, de la mort. Mais l'essentiel, il ne peut le dire. C'est en creux qu'il fait sentir la vérité muette de son âme. Et l'invisible évoqué par le prophète libanais parle directement à l'invisible qui est en nous.


 

Bm 6217 534569

Henri Bosco

ISBN : 2070366790 
Éditeur : 
GALLIMARD (1975)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 335 notes)

Résumé :

"Mais au-delà coulait une rivière." Cette rivière, fascinante, d'une infinie richesse est le centre même de cette oeuvre, comme elle est le centre de l'univers de Pascalet, le héros de ce très beau livre. Le petit garçon va sentir en lui l'appel irrésistible de ce cours d'eau fabuleux qui le fait rêver, nuit et jour, à l'image de Bargabot, l'étrange braconnier qui en connaît chaque méandre et vient parfois lui rendre visite. Bravant un jour l'interdiction de sa famille, il succombe à la tentation et rejoint la rivière. Mais la barque qui le mène part soudain à la dérive, l'entraînant sur une île sauvage. Il y fait alors la rencontre d'inquiétants bohémiens qui retiennent prisonnier un jeune garçon, Gatzo. Après avoir délivré le jeune otage, tous deux s'enfuient. Les deux garçons, se cachant des bohémiens, ne pourront alors plus compter que sur leur seule débrouillardise dans une nature magnifiquement sauvage. Très bel ouvrage où le mystère se mêle à la réalité quotidienne, où l'on peut sentir à chaque page le parfum si particulier de la Provence, cette oeuvre est envoûtante par la magie qui se dégage de chaque description, d'une richesse incroyable. Le vocabulaire très fourni, lié au champ thématique de la rivière, donnera l'occasion d'une véritable leçon de choses, et l'on se plaira à suivre les aventures du jeune Pascalet et de Gatzo dans cette si belle nature. --Xavier Marciniak 


 


Bm 2314 aj m 7558

Joseph Kessel

ISBN : 2070368084 
Éditeur : 
GALLIMARD (1972)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 1476 notes)

Résumé :

"King lécha le visage de Patricia et me tendit son mufle que je grattai entre les yeux. Le plus étroit, le plus effilé me sembla, plus que jamais, cligner amicalement. Puis le lion s'étendit sur un flanc et souleva une de ses pattes de devant afin que la petite fille prît contre lui sa place accoutumée."

L'histoire d'un amour fou entre une petite fille et un lion.


 

Cvt vendredi ou la vie sauvage 1328

Michel Tournier

ISBN : 2070330303 
Éditeur : 
GALLIMARD (1977)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 1137 notes)

Résumé :

Robinson, parti faire fortune en Amérique du Sud échoue, au gré d'un naufrage, sur une île déserte, que nulle carte ne signale. Il s'aperçoit alors très vite qu'il ne doit s'en remettre qu'à lui-même et à son ingéniosité pour survivre, dans une nature pas toujours très accueillante. Comment parviendra-t-il à supporter sa solitude ?

Arrivera-t-il à imposer ses règles d'homme civilisé à cette nature sauvage et à la domestiquer ou bien est-ce elle, finalement, qui aura le dernier mot ? Michel Tournier avait déjà repris la célèbre aventure de A. Selkirk, le Robinson Crusoé du roman de Defoe, dans Vendredi ou les limbes du Pacifique, en y ajoutant une forte dimension philosophique. Vendredi ou la vie sauvage garde cette dimension, même s'il s'agit d'une adaptation pour les enfants. Il faut sans doute l'éclairage d'un adulte pour en tirer toute la richesse. 

Mais c'est aussi un livre d'apprentissage plus pratique : comment construire un arc et tailler des flèches, comment parler grâce au langage des mains, ou comment construire des règles de vie, nécessaires à toute communauté. Enfin, avec l'apparition de Vendredi dans l'univers de Robinson, les enfants pourront saisir toute la complexité des relations humaines et combien la présence d'autrui nous est nécessaire et même indispensable. --Xavier Marcinia


 

 

Bm cvt le royaume de kensuke 1212

Michael Morpurgo
François Place (Illustrateur)Diane Ménard (Traducteur)

ISBN : 2070541835 
Éditeur : 
GALLIMARD JEUNESSE (2000)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 351 notes)

Résumé :

Le 10 septembre 1987, Michael embarque avec ses parents et leur chienne, Stella, sur un voilier pour faire le tour du monde. Ils s'arrêtent, parfois, pour de fabuleuses escales, Afrique, Amérique, Australie, jusqu'au jour où survient un terrible accident. Le jeune homme se retrouve échoué, avec sa chienne, sur une île déserte perdue au milieu du Pacifique. Va-t-il pouvoir survivre, affamé, menacé par toutes sortes de dangers? Reverra-t-il jamais ses parents?

Un matin, alors que l'épuisement le gagne, Michael trouve auprès de lui un peu de nourriture et d'eau douce. Il n'est pas seul...
Le récit bouleversant d'une aventure hors du commun et d'une amitié inoubliable.

Le Royaume de Kensuké a obtenu en Grande-Bretagne la Children's Book Award 2000, récompense décernée par un jury international de vingt mille enfants.


 


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William Golding
Lola Tranec-Dubled (Autre)

ISBN : 2070374807 
Éditeur : 
GALLIMARD (1983)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 1350 notes)

Résumé :

Soit un groupe d'enfants, de six à treize ans, que l'on isole sur une île déserte. Qu'advient-il d'eux après quelques mois? William Golding tente l'expérience. Après les excitantes excursions et parties de baignade, il faut s'organiser pour survivre. C'est au moins la réflexion de Ralph, celui qui fut élu chef au temps heureux des commencements, et du fidèle Piggy. Mais c'est ce que refusent de comprendre Jack, le second aspirant au "trône", et les siens. Cette première division clanique n'est pas loin de reproduire un schéma social ancestral. S'ensuivent des comportements qui boudent peu à peu la civilisation et à travers lesquels les rituels immémoriaux le disputent à une sauvagerie d'une violence sans limite. 

Dès "Sa Majesté des Mouches" (1954), porté à l'écran par Peter Brook (1963), apparaît l'obsession de William Golding: l'homme est foncièrement mauvais. Le monde est porteur d'une cruauté sans faille dans laquelle chacun se fourvoie et finit par périr, comme il l'illustre plus tard dans "Les Héritiers" ou "Parade sauvage". L'écrivain reçut le prix Nobel de littérature en 1983. "--Laure Anciel-- 


 

Cvt vendredi ou les limbes du pacifique 6615

Académie Française - Grand prix du roman - 1967

 

Michel Tournier
Gilles Deleuze (Autre)

ISBN : 2070369595 
Éditeur : 
GALLIMARD (1972)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 849 notes)

Résumé :

Tous ceux qui m'ont connu, tous sans exception, me croient mort. Ma propre conviction que j'existe a contre elle l'unanimité. Quoi que je fasse, je n'empêcherai pas que, dans l'esprit de la totalité des hommes, il y a l'image du cadavre de Robinson. Cela suffit - non certes à me tuer - mais à me repousser aux confins de la vie, dans un lieu suspendu entre ciel et enfers, dans les limbes en somme... Plus près de la mort qu'aucun autre homme, je suis du même coup plus près des sources mêmes de la sexualité.


 

 

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Hervé Bazin

ISBN : 2253001457 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1972)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 3316 notes)

Résumé :

« Vipère au poing » est le premier roman d'Hervé Bazin ; et celui qui l'a rendu immédiatement célèbre. Publié en 1948, c’est le premier volet d'une trilogie (« Vipère au poing », « La mort du petit cheval », « Le cri de la chouette ») qui raconte successivement l'enfance de Jean Rezeau (dit Brasse-Bouillon), sa vie de jeune adulte puis celle d'homme d'âge mûr, jusqu'à la mort de sa mère, Paule Pluvinec, dite Folcoche.
Ce premier roman, très largement autobiographique, est l'histoire d’une famille de la petite bourgeoisie provinciale, les Rezeau : 3 fils, un père effacé et rêveur et une mère autoritaire et méchante. Mais c'est surtout l'histoire de la haine qui lie le narrateur, benjamin des fils à sa mère...

 



Cvt lenfant qui ne parlait pas 1581

Torey Hayden

ISBN : 2266131192 
Éditeur : 
POCKET (2002)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 188 notes)

Résumé :

Psychologue et thérapeute, Torey Hayden est professeur-éducatrice dans une classe d'enfant souffrant de troubles du comportement.

Un lien très fort l'unit à Jade, une petite fille de huit ans qui se tient courbée et ne parle pas. Chaque soir, Jade rejoint Torey dans une salle de cours et, après avoir fermé la porte pour que personne d'autre ne l'entende, elle se met à parler.

Ce qu'elle raconte est effrayant, incroyable. Des choses horribles ayant trait au sexe, à la violence, à la mort. 

La psychologue s'interroge. Réalité ? Mensonges ? Délires d'enfants perturbés ? A force de patience, elle finit par découvrir la vérité. 

Une vérité qui dépasse l'entendement...


 

Cvt le pavillon des enfants fous 5839

Valérie Valère

ISBN : 2253030074 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE


Note moyenne : 3.65/5 (sur 313 notes)

Résumé :

A treize ans, Valérie Valère a été internée au pavillon des enfants fous d'un grand hôpital parisien. A quinze ans, elle écrit le récit de ce séjour. 

Son livre n'est pas seulement une vision du monde hospitalier, des traitements pour les malades mentaux, le cri pathétique d'une adolescente de treize ans qui, un jour, a refusé toute nourriture : elle prend conscience des raisons profondes qui l'ont amenée au comportement suicidaire qu'est l'anorexie.

 


 

 

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Pulitzer - Fiction - 2007


AJOUTER À MES LIVRES

Cormac McCarthy
François Hirsch (Traducteur)

ISBN : 2879295912 
Éditeur : 
EDITIONS DE L'OLIVIER
http://www.babelio.com/images/audioorange.gif   Existe en édition audio


Note moyenne : 4.01/5 (sur 2732 notes)

Résumé :

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie. 

 

Mes lectures (1)

Par Le 14/10/2016

La médiathèque où j'ai l'habitude d'aller propose aux adhérents de constituer des listes de livres à commander et à partager et j'ai donc commencé ce soir. 

Je cherche à retrouver les livres qui m'ont marqué, ceux qui sont restés dans ma mémoire, pour la force de leurs écrits, la beauté de l'écriture, les enseignements, les leçons de vie.

Je les compile sur un dossier word et deux heures après avoir commencé, j'arrive à une centaine de pages... Je suis fasciné par tout ce qui me revient en mémoire, par tous les auteurs, les titres, les couvertures, les mots, les histoires, les personnages, les drames et les bonheurs, les paroles de sagesse, les découvertes, les révélations, tout ce que ces livres m'ont apporté. 

Chose étrange également, il suffit qu'un livre surgisse pour qu'un autre le suive, puis un autre...Comme si tout était enregistré dans une mémoire qui rejaillit, de façon apparemment chaotique, par des liens inconscients, des passerelles qui m'échappent, des lignes de vie attachées à mon histoire, des périodes durant lesquelles je m'attachais à un thème, à une quête précise... 

Sur le site "Babélio", je retrouve leurs traces...

 

 

 

 


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Richard Bach

ISBN : 2081348284 
Éditeur : 
FLAMMARION (2015)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 938 notes)

Résumé :

Depuis toujours, Jonathan Livingston s'afflige de n'être ni albatros ni pélican, en bref, de n'être doué ni pour le looping ni pour le vol plané. A la consternation de ses parents, il s'entraîne jour et nuit pour améliorer sa vitesse et sa qualité de vol. Le Grand Conseil finit par se réunir et par exclure ce drôle d'oiseau qui ne respecte pas les limites de sa race ! Jonathan en effet ne considère pas le vol comme un vulgaire moyen de déplacement, mais comme la chance d'accéder à la perfection et de donner un sens plus noble à la vie. Sa pénitence se transforme en paradis lorsqu'il rencontre Chiang l'Ancien et les autres exclus assoiffés d'infini. Chiang lui apprend l'absolu, mais aussi la responsabilité, la confiance, l'amour, la liberté. Tel un Saint-Exupéry américain, Richard Bach est écrivain-aviateur. Cet ancien pilote de l'armée de l'air américaine a pour seule religion le vol qui confère à son regard une perspective salutaire. Jonathan Livingston le goéland - qui rappelle parfois le Petit Prince - lui valut la célébrité dès 1970. Il est aussi l'auteur du Messie récalcitrant, et d'Un pont sur l'infini. --Laure Anciel 

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Cvt le petit prince 5987

Antoine de Saint-Exupéry

ISBN : 2070408507 
Éditeur : 
GALLIMARD (1999)


Note moyenne : 4.28/5 (sur 10563 notes)

Résumé :

J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur.
Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours.
Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan.
Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait : ... «S'il vous plaît... dessine-moi un mouton ! - Hein ! - Dessine-moi un mouton...»
J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement.
....Regardez attentivement ce paysage afin d'être sûr de le reconnaître, si vous voyagez un jour en Afrique, dans le désert. Et, s'il vous arrive de passer par là, je vous supplie, ne vous pressez pas, attendez un peu juste sous l'étoile !
Si alors un enfant vient à vous, s'il rit, s'il a les cheveux d'or, s'il ne répond pas quand on l'interroge, vous devinerez bien qui il est. Alors soyez gentils ! Ne me laissez pas tellement triste: écrivez-moi vite qu'il est revenu..

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Cvt celui qui navait jamais vu la mer 1731

J.M.G Le Clézio
Georges Lemoine (Illustrateur)

ISBN : 2070332322 
Éditeur : 
GALLIMARD (2000)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 28 notes)

Résumé :


Daniel ne parle presque pas et n'a pas d'amis. On dirait qu'il dort les yeux ouverts. Il a l'air de venir d'ailleurs. Il aurait pu s'appeler Sindbad le Marin, dont il a lu les aventures, le seul livre qu'il connaisse par cœur : son regard ne s'anime que lorsqu'on lui parle de mer et de voyages. Mais la mer, il ne l'a jamais vue. Alors, un jour de novembre, sans rien dire à personne, il s'en va pour ne plus jamais revenir...

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Cvt lullaby 3793

J.M.G Le Clézio
Georges Lemoine (Illustrateur)

ISBN : 2070612589 
Éditeur : 
GALLIMARD JEUNESSE (2007)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 125 notes)

Résumé :

Un matin du mois d’octobre, Lullaby décide de ne plus aller en cours. Elle écrit à son père, glisse dans un sac quelques objets et, empruntant le chemin des contrebandiers, part en direction de la plage. Un petit garçon qui revient de la pêche, une jolie maison grecque, mais surtout le soleil et la mer remplissent ses journées d’ivresse et de liberté. Un jour, pourtant, il faut revenir à l’école. Qui donc voudra croire à son étrange voyage ? Une rêverie adolescente lumineuse et poétique, une héroïne en quête de liberté. Retrouvez l’immense talent d’écrivain de J.M.G. Le Clézio, auteur contemporain majeur.

 


 

 

 

 
                                       
                                       

Cvt la main coupee 9308

Blaise Cendrars

ISBN : 2070366197 
Éditeur : 
GALLIMARD (1975)


Note moyenne : 4.24/5 (sur 120 notes)

Résumé :

- Comment, vous ne savez pas? Asseyez-vous... Ce n'était pas encore l'heure du thé. Nous étions seuls dans la boutique. Et tout en me faisant goûter des bouchées au chocolat, grignoter des petits fours et déguster un verre de xérès, la nouvelle confiseuse, qui était veuve de guerre, me raconta avec beaucoup, beaucoup de détails qui avaient tous trait à sa propre situation, comment Claire s'était pendue dans son fournil le jour où un message officiel d'Angleterre lui avait appris la mort atroce de son frère...


 


Cvt le chevalier a larmure rouillee 2826

Robert FisherBéatrice Petit

ISBN : 9782940430147 
Éditeur : 
AMBRE (2010)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 46 notes)

Résumé :


Plus de 3 millions d'exemplaires vendus dans le monde. Il y a fort longtemps, un vaillant chevalier combattait les méchants, tuait des dragons et sauvait les demoiselles en détresse. Il se croyait bon, gentil et plein d'amour. Il était très fier de sa magnifique armure qui brillait de mille feux, et ne la quittait jamais, même pour dormir. Seulement, un beau jour, en voulant l'enlever, il se retrouva coincé... Ainsi commença pour lui une quête initiatique, à la recherche de sa véritable identité, au gré de rencontres insolites et d'épreuves riches d'enseignement. En parvenant au "Sommet de la Vérité", il deviendra alors ce qu'il n'avait jamais cessé d'être, un homme au coeur pur, libre de toute illusion et de peur. Cette nouvelle quête du Graal, d'un humour délicieux, fait partie de ces "grands petits livres" comme Le Petit Prince et Jonathan Livingston le goéland. La limpidité, la profondeur du Chevalier à l'armure rouillée, qui parle au coeur et à l'âme, en font un conte d'une portée universelle.


 

 

Cvt le pouvoir du moment present guide deveil spiri 181

Eckhart Tolle

ISBN : 2920987461 
Éditeur : 
ARIANE (2000)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 290 notes)

Résumé :

Ce livre nous présente plusieurs défis : si nous réussissons à être totalement présent et à faire un pas à la fois dans le moment présent, si nous réussissons aussi à vraiment appréhender les réalités que sont notre corps énergétique, le lâcher-prise, le pardon et le non-manifeste, c'est que nous saurons nous ouvrir au pouvoir transformateur de l'instant présent.

 


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Eckhart Tolle

ISBN : 2896678859 
Éditeur : 
ADA ÉDITIONS (2012)


Note moyenne : 4.53/5 (sur 51 notes)

Résumé :



Fort du fantastique succès de son ouvrage Le pouvoir du moment présent, Eckhart Tollé propose aux lecteurs un nouveau livre dans lequel il jette un regard honnête sur l'état actuel de l'humanité.


 

Cvt la voix de leternelle sagesse 3832

Khalil Gibran
Pascale Haas (Traducteur)

ISBN : 2290354600 
Éditeur : 
LIBRIO (2006)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 18 notes)

Résumé :


" Je suis venu dire une parole, et je la dirai aujourd'hui. Mais si la mort m'en empêche, ellesera dite Demain, car Demain ne laisse jamais aucun secret dans le livre de l'Éternité. " La voix de l'éternelle sagesse est un recueil d'aphorismes poétiques sur des thèmes existentiels : l'amour, l'amitié, le mariage, les enfants. Un texte pur dans lequel la philosophie s'allie harmonieusement avec la poésie.


 

Cvt se liberer du connu 3475

Jiddu Krishnamurti
Mary Lutyens (Éditeur scientifique)Carlo Suarès (Traducteur)

ISBN : 2253138207 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1995)


Note moyenne : 4.24/5 (sur 132 notes)

Résumé :

Voici le traité de la seule révolution qui vaille : la libération intérieure. L'homme en cage, prisonnier des dogmatismes et des conformismes de pensée, est une ombre illusoire. 

De l'exigence spirituelle présente de façon plus ou moins confuse dans chaque être humain, jusqu'à cette authentique libération, nous sommes conviés ici à parcourir toutes les étapes : se connaître soi-même, surmonter la peur, découvrir peu à peu le silence et la plénitude.

 

Cvt le sens du bonheur 7586

Jiddu Krishnamurti
Colette Joyeux (Traducteur)

ISBN : 2757801171 
Éditeur : 
EDITIONS DU SEUIL (2007)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 82 notes)

Résumé :


L'enseignement de Krishnamurti repose sur la conviction que les transformations de la société ne peuvent se faire qu'au terme d'une transformation des individus.

Critique vis-à-vis des religions et des sectes, Krishnamurti n'aura de cesse de répéter que le bonheur passe par le refus de tout type d'autorité. 


 

Cvt paroles indiennes 2036

Michel Piquemal
Michel Piquemal (Éditeur scientifique)Edward Sheriff Curtis (Illustrateur)

ISBN : 2226062548 
Éditeur : 
ALBIN MICHEL (1993)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 36 notes)

Résumé :

(...)
Pourtant, ces peuples ont parlé avant d'être définitivement vaincus. Et nous restons confondus devant ces bribes de voix et ce qu'elles laissent présager de leur spiritualité.
Ces hommes (qui ne bâtissaient ni pyramides ni cathédrales) avaient trouvé leur juste place dans le cosmos, au sein d'une nature qu'ils respectaient et adoraient


 

Cvt lunivers du zen histoire spiritualite civil 9202

Jacques Brosse

ISBN : 2226142924 
Éditeur : 
ALBIN MICHEL (2003)


Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)

Résumé :

L'Univers du Zen illustre merveilleusement la capacité de Jacques Brosse à embrasser à la fois la synthèse et le détail d'un sujet aussi foisonnant que le Zen, touchant à la fois à l'histoire et à la spiritualité. L'iconographie exceptionnelle comporte plus de deux cents illustrations dont une plus grande partie est inconnue en France, et dont certaines sont quasi inédités au Japon.


 

Bm 11518 666267
 

Patrice Van Eersel

ISBN : 2253041920 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1987)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 55 notes)

Résumé :

De la mort, nous avons tout oublié, tout ce que notre culture avait érigé en sagesse. Même la science est devenue ignorante. Tellement que des savants tirent la sonnette d'alarme. Il faut, disent-ils, réhabiliter l'agonie, écouter les mourants, étudier ce passage aussi capital que la naissance. Psychiatres, cardiologues, chirurgiens, biologistes et physiciens, dans les laboratoires les plus sophistiqués des Etats-Unis, d'Europe, mais encore en Inde

 


 

Cvt le cinquieme reve 4661

Patrice Van Eersel

ISBN : 2253138231 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE


Note moyenne : 4.08/5 (sur 12 notes)

Résumé :

L'homme a-t-il une mémoire qu'il tiendrait de ses lointaines origines animales ? Comment va-t-il évoluer ? Que peuvent nous apprendre nos cousins cétacés, et en particulier les dauphins, qu'une légende cherokee place, dans l'ordre naturel, juste avant l'homme ? C'est à ces questions que tente de répondre Patrice Van Eersel. Il a rencontré d'étranges musiciens qui ne composent que pour les baleines, des spécialistes des bactéries, des zoopsychiatres, des accoucheurs...



Bm cvt memoires de vie memoires deternite la mort nex 1093

Elisabeth Kübler-Ross
Loïc Cohen (Traducteur)

ISBN : 2266085182 
Éditeur : 
POCKET (1999)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 22 notes)

Résumé :

Un itinéraire intellectuel et spirituel, une destinée hors du commun : Elisabelth Kübler-Ross, docteur en médecine, est cette femme, cette thérapeute célèbre dans le monde entier, qui a transformé notre perception de la mort. Fruit de son accompagnement d'enfants, de vieillards, de cancéreux et de sidéens en phase terminale, son étude révolutionnaire et désormais classique : "Les Derniers Instants de la Vie" a apporté la paix à des millions d'êtres confrontés à leur fin ou à celle de leurs proches.


 

Cvt les maitres spirituels 8439

Jacques Brosse

ISBN : 2226249583 
Éditeur : 
ALBIN MICHEL (2013)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 12 notes)

Résumé :


Des religions antiques à l'enseignement bouddhiste, de la naissance de l'islam au monachisme chrétien, des mystiques hindous aux penseurs indépendants comme Boulgakov, Gurdjieff et Simone Weil, Jacques Brosse présente ici la grande fresque de l'aventure spirituelle de l'humanité à travers ses maîtres et ses écoles. L'auteur, dont l'œuvre a été couronnée par le Grand Prix de l'Académie française en 1987, est à la fois philosophe, maître zen, naturaliste et spécialiste des traditions spirituelles d'Orient et d'Occident.

 


 

Cvt les chemins de la sagesse 2529

Arnaud Desjardins

ISBN : 2266157558 
Éditeur : 
POCKET (2006)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 40 notes)

Résumé :


Rédigés entre 1968 et 1972 à partir de notes prises par l'auteur auprès de son guide, Swâmi Prajnanpad (l891-1974), les trois tomes des Chemins de la Sagesse, aujourd'hui en un seul volume, restituent sous la forme d'un exposé rigoureux les découvertes d'un disciple à la recherche du Soi. Alors réalisateur à la Télévision française, Arnaud Desjardins y expose l'enseignement qu'il s'appliquait lui-même à mettre en pratique jour après jour. Source indispensable aux lecteurs désireux d'aborder ou de cerner dans son essence la démarche qu'il propose, cet ouvrage ouvre une voie concrète et nous rend accessibles, ici et maintenant, les vérités centrales de la métaphysique hindoue. 


 


Cvt jade et les sacres mysteres de la vie 1960

François Garagnon

ISBN : 2290071978 
Éditeur : 
J'AI LU (2013)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 83 notes)

Résumé :

Jade est une petite fille irrésistible par sa fraîcheur inventive et son esprit d’émerveillement. Dans la lignée du " Petit Prince " et de " Jonathan le Goéland ", elle nous amène à une connaissance de l'essentiel et à une redécouverte du sens de la vie, dans un esprit poétique et enthousiaste. 

Sur un ton toujours très spirituel (au sens à la fois mystique et humoristique du mot), ce livre qui regorge de saveur, de joie et d'humour a séduit des lecteurs de tous âges, ainsi que des artistes de renom comme Yves Duteil.

Régulièrement réédité depuis sa parution en 1991, et traduit dans de nombreuses langues, cet ouvrage à la spiritualité ensoleillée continue de faire l'objet d'un phénomène de bouche à oreille d'une singulière ampleur. Dans le cœur d'innombrables lecteurs, Jade est inoubliable.


 

 


Cvt quand la conscience seveille 6127

Anthony De Mello
Paule Pierre (Traducteur)

ISBN : 2226116672 
Éditeur : 
ALBIN MICHEL (2002)


Note moyenne : 4.32/5 (sur 34 notes)

Résumé :

Toute l'œuvre d'Anthony de Mello (1931-1987), prêtre jésuite indien, qui fit également profession de psychologue et psychothérapeute, est consacrée à la libération intérieure. Quand la conscience s'éveille se présente comme un recueil d'histoires courtes, de fables ou de paraboles qui, influencées par les spiritualités bouddhiste ou taoïste, tracent les voies d'une sagesse originale et efficace. S'appuyant sur son expérience d'animateur de retraites spirituelles, Anthony de Mello s'adresse ici directement à son lecteur, dans un style vif et familier. Il aborde les thèmes essentiels qui pourraient l'éclairer sur l'éveil à soi, condition d'harmonie intérieure et de bonheur. Il le poursuit jusque dans ses derniers retranchements psychologiques avec une perspicacité teintée d'ironie et de tendresse. Ce livre sera un compagnon de route précieux pour qui veut cheminer vers la connaissance de soi.


 

Raid à skis en Norvège

Par Le 14/10/2016

C'était l'hiver dernier, nos deux garçons sont montés en Norvège pour du ski de rando sur des sommets perdus au-delà du cercle polaire. Que du bonheur.

 

Le yoga qui guérit

Par Le 12/10/2016

Le yoga qui guérit...A l'hôpital, en prison, à l'école, aux Etats-Unis, en Inde, en Afrique, en France.. Magnifique...

J'aurais aimé connaître la pratique du yoga lorsque j'ai eu mes hernies discales.

Le milieu médical s'est contenté de m'opérer et de me relâcher en pensant avoir réglé le problème. J'avais confiance la première fois. J'avais 25 ans et j'étais totalement naîf et immature. Et puis la deuxième fois, je n'avais pas le choix et pas les connaissances du lien entre l'esprit et le corps... Et à 44 ans , j'ai refusé l'opération. Trois hernies, paralysie de la jambe gauche.  Shooté à la morphine. C'est une médium qui m'a sauvé. Il fallait que j'entre en moi, que je relie mon esprit et mon corps, que je comprenne le fardeau que mon corps portait et qui me détruisait, que je crée enfin ce lien entre la matière et l'énergie.

Aujourd'hui, je marche en montagne des sorties de dix heures, je cours, je joue au tennis, je fais du vélo, je tronçonne et je fends le bois de chauffage pour la maison. 

Et je fais du yoga. 

Il m'aura fallu beaucoup de temps pour grandir.


"On a tous quelque chose à affronter."

"La méditation de l'arbre" et les huit fondamentaux du yoga :

*Les racines qui représentent l'attitude vis à vis des autres.

*Le tronc, l'attitude vis à vis de soi-même.

*Les branches, les postures physiques.

*Les feuilles, les techniques de respiration.

*L'écorce, le retrait des sens.

*La sève, la concentration.

*Les fleurs, la méditation.

*Les fruits qui représentent l'éveil.


 

 

 

Liberté et intuition

Par Le 07/10/2016

 

 

Liberté et intuition
« Les hommes se croient libres par cela seul qu’ils sont conscients de leurs actions mais qu’ils ignorent les causes qui les déterminent. » Spinoza

Si on s'applique à analyser l'existence sans aucun détour, on réalise à quel point l'ignorance de ces causes relève quasiment de la déficience mentale et c'est effrayant. D'autant plus lorsque, après avoir enfin identifié une cause, on réalise que cette cause n'est pas née de rien mais d'une cause qui la précède...Et que dès lors, il est absurde et même prétentieux de se croire parvenu quelque part alors qu'il se tient dans les strates fossilisées des causes archaïques sur lesquelles repose tout l'édifice. 
Quel est le degré de liberté que les hommes peuvent atteindre ? 
Je ne parle pas ici de la liberté matérielle, professionnelle, familiale, sociétale mais de la liberté intérieure, existentielle, de la liberté spirituelle.
Pour ce qui est des situations précédentes, toutes celles qui relèvent de la vie extérieure, je ne crois pas un seul instant à une quelconque liberté. Tout est l'effet des causes initiales. 
Spinoza utilise volontairement le verbe « croire ». Il est essentiel de le noter.
Si je regarde les enchaînements de mon existence, je finis toujours par trouver une cause première. Mes choix n'ont été que des réactions et non des actions. Je sais pourquoi je suis devenu instituteur, je sais pourquoi j'aime la montagne, je sais pourquoi j'aime la solitude, pourquoi j'écris... Rien ne s'est fait "librement" mais parce qu'il y avait initialement un événement qui m'amenait à réagir. Je pourrais convenir pour me rassurer qu'il y a tout de même une décision prise de ma part et qu'il y en avait sans doute une autre d'envisageable. Mais la source reste la même. Rien ne vient de rien.
Je pourrais choisir d'arrêter d'écrire cet article et de fermer l'ordinateur pour me prouver que j'ai un pouvoir décisionnel. Je regretterai certainement dans peu de temps ce caprice prétentieux et je reviendrai m'asseoir en me maudissant d'avoir perdu ce que j'avais déjà écrit. Je "dois" écrire ce que je porte. Je sais pourquoi je dois l'écrire.
Cette illusion du choix s'établit dans les contingences de la vie quotidienne. C'est certain mais c'est si insignifiant que ça n'a aucun intérêt. Je vais choisir une nouvelle tapisserie. Ouah, formidable...Ou acheter un smartphone, ouah, trop bien ! Ah, non, finalement, là je ne l'ai pas choisi, je n'en avais pas besoin, je n'ai fait que succomber à une pression médiatique et encore une fois prétentieuse. Mais je vais m’efforcer de croire que j’ai fait un choix en excluant toutes les pressions environnementales qui m’ont « conduit » à cet achat.
Ah, et puis, je pourrais changer de voiture aussi, là, il y a du choix. C'est important le choix d'une voiture ! Elles ont bien toutes quatre roues, un moteur et une caisse mais quand même il y en a qui sont mieux que d'autres et je serais tellement heureux de rouler dans une voiture qui me plaît. Oui, bon, ok , c'est ridicule, je sais...
Je pourrais même choisir de changer de femme. Celle-là est vraiment trop commune. Et d'ailleurs, je ne sais même pas pourquoi j'en suis arrivé à l'aimer et à avoir des enfants avec elle. Des femmes, il y en a tellement, c'est comme les voitures, il y a du choix...Quand je vois ce qui existe dans les revues que je lis...Non, pas les revues de bagnole, les revues avec de belles femmes ! Celle du cinéma par exemple, c'est extraordinaire comme elles sont belles au cinéma. Ah, oui, là c'est vrai, je me fais un film et j'en finis même par ne plus voir la réalité magnifique de ma femme et le miracle de notre rencontre...
Les pressions extérieures, lorsqu’elles sont devenues addictives, les comparaisons, les hiérarchies, les « valeurs marchandes » produisent des effets, parfois dévastateurs… Jusque dans la sphère intime.

Liberté du choix...Quelle fumisterie. Il faudrait déjà exister intérieurement pour pouvoir prétendre faire un choix. Car enfin, qui choisit ? Qui est là pour choisir ? Un individu lucide, conscient, éveillé ou une machine qui se remplit de carburant pour croire qu'elle avance par elle-même ? Qui lui donne ce carburant ? Les autres ? Des individus endormis qui fonctionnent avec le même carburant ? Ah, non, ceux-là, les pourvoyeurs, sont propriétaires des pompes à carburant. Ils sont tout aussi endormis. C'est juste qu'ils ont appris à en profiter davantage et à se servir de ceux qui restent juste attachés à ce désir immodéré de remettre sans cesse du carburant. Hiérarchie sociale dans le sommeil et dans les addictions. Il y a les patrons des pompes et les utilisateurs qui rêvent de prendre la place du patron pour dormir encore mais dans de la soie.

Le choix de se croire libre est par conséquent une auto mutilation. Je coupe en moi le lien qui me rattachait à mon âme et je "décide" de me soumettre à mon mental. Ça n'est évidemment pas une décision réfléchie mais juste un abandon par conditionnements. C'est pour cela qu'il faut bénir les drames. Ils sont la plupart du temps les seuls évènements susceptibles de réveiller les individus. Il y aura toujours ceux qui regretteront infiniment le temps du grand sommeil et de la multiplicité des pompes à carburant. Bon, tant pis. 
Et puis, il y a ceux ou celles qui ne peuvent plus dormir. Parfois même réellement. Ils vont aller marcher pendant des jours et des nuits. Mus par une énergie inconnue qui les brûle intérieurement.
Et alors, qu'en est-il de cette liberté existentielle ?
On a donc les endormis qui se gavent de carburant. Liberté existentielle : néant.
On a aussi les victimes qui adorent leur statut de victimes. Liberté existentielle : néant.
On a aussi les traumatisés qui ne cherchent pas à se plaindre parce qu'ils ont basculé dans un espace qu'ils ne connaissaient pas et qui se révèlent absolument fabuleux. Liberté existentielle : en cours d'apprentissage.
Ces derniers possèdent-ils un libre arbitre ? Non, bien entendu étant donné que leur évolution est dictée par un évènement indépendant de leur volonté. Mais il y a une différence essentielle. ILS LE SAVENT.
Dès lors, il y a une observation lucide qui s'installe, celle que j'appelle "le juste milieu".
À mon sens, « le cul entre deux chaises » est l'état d'une personne n'ayant pas réussi à faire un choix. Elle reste donc torturée par son indécision, hésitant constamment à prendre une direction définie et souffrant de son incapacité à le faire. À peine partie dans un sens, elle regrette déjà son élan et s'arrête, souffrant aussitôt d'être revenue au point de départ, là où pour elle il n'y a que le chaudron bouillant dans lequel elle cuit sans comprendre que les flammes sont attisées par sa propre errance.
Le juste milieu représente à mon sens, non pas la capacité à rester au centre du carrefour sans prendre de décision mais la capacité à ne pas s'identifier à la décision qui a été prise. Le juste milieu est l'endroit duquel l'individu peut observer ses actes sans être lui-même les actes. C'est un état d'observation qui fait que l'on peut entretenir la lucidité nécessaire à l'analyse de ce qui est entrepris. Je ne suis pas ce que je fais. Je ne suis pas ce que j'ai décidé de faire. Je le gère mais sans être emporté dans le flot d'émotions, de ressentis, que cela génère.

Pour ne pas couler au milieu de l'océan, il ne sert à rien de nager, il faut faire la planche et observer, saisir chaque instant en se libérant de l'activité. Au milieu de l'océan, le nageur aura systématiquement le cul entre deux chaises en décidant de prendre une direction puisqu'il ne sait pas vers où il va. Il va dépenser une énergie considérable à nager et dès lors il ne peut pas s'observer.
Le "planchiste" se laisse porter en mesurant ses efforts et en restant réceptif à tout ce qui l'entoure. Les courants l'entraînent mais ça n'a aucune importance étant donné qu'il ne sait pas vers où il faut aller. Il est donc inutile d'y penser. Agir dans le non-agir revient donc à être inscrit dans le juste milieu.

Il ne s'agit nullement de rester inerte au carrefour d'une décision à prendre. Le juste milieu consiste à ne pas devenir la décision...Chaque fois qu'une préoccupation trop vive nous saisit et que celle-ci implique une décision à prendre nous restons bien nous-mêmes évidemment mais nous ne sommes plus avec nous-mêmes. Nous nous perdons de vue dans les évènements extérieurs. Comme si les actes nous engloutissaient. Ça peut devenir de la colère, des regrets, de la rancœur, de la jalousie ou du bonheur mais quelques soient les effets, si nous nous perdons de vue, il n'y a plus d'observateur, nous sommes devenus ce que nous faisons. 
Le juste milieu consiste à ne pas nous identifier à cette décision. Il s'agit donc de continuer à analyser les évènements, avec lucidité et si une autre direction s'impose, il n'y a aucun regret à avoir, il serait inutile de continuer à se fourvoyer, par prétention ou entêtement. Le juste milieu est à la source de la lucidité. Il ne s'agit pas de rester indécis et de refuser l'engagement. Il faut s'engager. Mais celui qui s'engage dans une voie ne devient pas la voie. Il reste une entité homogène. 
La décision d'être volontairement engagé donne à l'acte lui-même la conscience de l'être uniquement lorsque la volonté est consciente des causes qui la nourrissent.
Le juste milieu est une observation de ce que nous faisons. Comme si nous prenions de la hauteur en fait, que nous installions une vision macroscopique de nos actes au lieu de nous étourdir de ces actes eux-mêmes.
Le libre arbitre existe dans la dimension du juste milieu. Non pas qu'il y ait pour autant une liberté totale et inconditionnelle des choix mais il existe une conscience réelle de la raison de ces choix et ensuite une absence d'identification à ces choix. L'individu reste dans un état d'observation. Il ne dort plus et l'énergie intérieure est son seul carburant.
Qu’en est-il du libre-arbitre ? 
Dans le déroulement de vie d’une personne, on peut considérer que l’éducation favorise l’émergence de trois paramètres : la culture s’impose en premier lieu, elle se renforcera dans certains domaines pour devenir une réelle connaissance à travers diverses expériences, puis, dans certains cas et pour certaines personnes, viendront prendre place les convictions.

Un petit enfant africain, un petit enfant européen ou un petit enfant asiatique n’aura pas le même bagage culturel. Ses connaissances et ses convictions seront donc influencées par cet environnement culturel.

-Culture : accumulation de « savoirs. »
-Connaissances : une culture à laquelle s’ajoute une expérience. Savoir et faire. Avoir et être.
-Convictions : idées profondément ancrées.
Dès lors se pose le problème de ce libre-arbitre…
Définition : « La notion de libre arbitre, synonyme de liberté, désigne le pouvoir de choisir de façon absolue, c’est à dire d’être à l’origine de ses actes. »
Mais si nous gardons à l’esprit les influences environnementales, est-ce qu’il est possible d’envisager ce libre-arbitre ? Ne sommes-nous pas plutôt fondamentalement « enfermés » dans des fonctionnements qui nous échappent ? Le libre-arbitre ne nous est-il pas retiré au fur et à mesure de notre avancée, au fil des expériences de vie ? Ne s’agit-il pas davantage d’une liberté à prendre à travers le prisme éclairant de la conscience ?
Un sujet qui se voudrait libre est sensé pouvoir choisir de lui-même ce qu’il choisit, sans être poussé à l’avance d’un côté ou d’un autre par quelque influence ou cause que ce soit. Si l’individu « choisit », c’est qu’il dispose de plusieurs options et surtout qu’il bénéficie d’un complet contrôle de lui-même. Il se doit d’être « vierge » de toutes influences… Mais est-ce que c’est possible ? Ne conviendrait-il pas plutôt d’être capable d’identifier clairement l’ensemble de ces influences afin de s’en détacher et de pouvoir assumer dès lors l’intégralité du choix ? La complexité des conditions de vie, les relations sociales, le poids du passé, l’intégration, le formatage intellectuel, l'éducation et le formatage scolaire ne maintiennent-ils pas insidieusement un détournement de l’esprit, une direction donnée ? Les conditions objectives n’enferment-elles pas l’esprit dans un conditionnement subjectif ?
Sur quoi repose la notion de libre-arbitre ? 
N’est-elle pas simplement une certaine forme de prétention, un déni de l’enfermement ?

Un exemple :
J’ai décidé de réfléchir sur la notion de libre-arbitre, sur l’idée essentielle de ma liberté. Je tente de cerner les tenants et les aboutissants (en voilà une expression bien « culturelle »…) et aussitôt me viennent à l’esprit les résidus de mes cours de philosophie : Platon, Spinoza, Nietzsche, Schopenhauer, Marx… 
La culture est là (enfin, bon, quelques restes de culture…). Jaillissent aussi mes quelques expériences de vie à travers lesquelles je peux constater que beaucoup trop d’éléments m’ont échappé pour que je puisse affirmer que mes choix se sont faits en toute liberté. Intervient dès lors la conviction que ce libre-arbitre n’est qu’une illusion…
Est-ce que cette réflexion porte fondamentalement une liberté totale ou n’est-elle qu’un imbroglio anarchique de multiples données chaotiques…Un immonde fatras en quelque sorte …
Bien sûr que j’ai décidé librement de mener cette réflexion… Tiens, non, d’ailleurs, ça n’est même pas certain…C’est peut-être plus justement une certaine souffrance liée à un désordre intérieur, une inquiétude de voir à quel point tout m’échappe… Ce sont mes conditions de vie qui m’ont amené à réfléchir. Je n’ai fait que réagir à un tourment. Je n’ai pas été libre d’entamer cette quête et je ne peux que tenter de la mener à son terme pour m’en libérer… Mais alors, pour être libre, il faudrait s’être libéré de la volonté de devenir libre… Ça paraît absurde et pourtant il s’agit bien sans doute de cela. 
Le libre-arbitre ne serait que l’effort à mener pour être davantage libéré de tout ce que l’on porte. 
Plus profondément encore, le libre-arbitre ne serait que la conscience de mon enfermement et l’effort produit pour l’éventuel élargissement de la cellule…

Je peux quand même me réjouir de taper librement sur mon clavier, c’est un acte que je maîtrise, que j’ai pensé, que je pense et que j’élabore. GRTDFCVHKKIO…Voilà ce que ça donnerait si je n’avais pas de culture. Chouette, je suis libre par ma culture et la connaissance expérimentale que j’en ai. Tiens, d’ailleurs, je vais aller me faire un café et je reviens. Yeah, je suis libre de me lever et d’aller faire un café. Comme la vie est belle et riche de trésors !
Aucune moquerie là-dedans d’ailleurs. La personne tétraplégique ne connaît pas ou plus ce bonheur immense…J’ai la chance extraordinaire de posséder encore toute mon intégrité physique. Peut-être d’ailleurs devrais-je m’en contenter et arrêter de me prendre la tête. Mais je suis aussi un être tourmenté qui a besoin d’explorer les espaces intérieurs. C’est peut-être culturel, peut-être historique (ma petite histoire personnelle bien évidemment), l’écheveau des traumatismes irrésolus pourrait-on dire.

Excellent ce café.

Bon, je suis libre de taper sur mon clavier parce que j’ai enregistré toute la connaissance nécessaire mais je ne suis pas libre des pensées qui m’envahissent et couvrent les pages. Il faut donc que je les saisisse au vol et que je les autopsie. Sacrée boucherie en perspective…

Philosophiquement parlant, si je veux pouvoir autopsier ces pensées, il faut que je me libère des émotions qui les nourrissent sinon, je ne ferai qu’entretenir leur croissance en générant d’autres émotions comme autant d’engrais. Je me dois d’être lucide. D’ailleurs, si je continue à me répéter que mon libre-arbitre est une illusion, je créé en moi une émotion mortifère qui me désole et me ronge et si par contre je décide que je suis libre, je libère un bonheur hallucinogène qui trouble ma lucidité.
Je dois donc être neutre ou pour parler scientifiquement me soumettre à une lobotomie volontaire, une ataraxie libératoire.
Cela fait-il du libre-arbitre et du contrôle qu’il suppose une donnée évidente ? Est-il si évident que nous possédons un contrôle sur nos pensées et nos émotions ? La plupart de nos supposées « actions », ne sont-elles pas en réalité des réactions mécaniques qui répondent à autant de facteurs intérieurs (émotions, préjugés…) et extérieurs (les circonstances) que nous ne contrôlons pas ? Et nos supposées pensées ne sont-elles pas toujours la résultante de pensées antérieures ?
Prenons l’exemple d’un arbre au milieu d’une forêt. Bien sûr qu’il continue à croître et à se dresser vers la lumière mais son environnement influe sur cette croissance. La proximité des autres arbres, le climat, l’intervention humaine, un accident de parcours dans une tempête redoutable. Il n’existe pas de croissance libre.
La multitude des expériences de vie et mon environnement immédiat et même planétaire conditionnent ma croissance. Et l’ensemble de mes pensées n’est qu’un courant agité par cet environnement lui-même.

D’ailleurs, si je remonte encore plus loin vers la source ou vers la graine, je n’ai même pas choisi ce que je suis. Je n’ai pas choisi délibérément ma naissance. Est-il envisageable de parler de liberté innée ? Je ne pense pas. Il ne peut s’agir que d’une liberté qui s’acquiert. Ou plutôt de la désintégration progressive de tout ce qui peut porter atteinte à la liberté.

Disons qu’il n’y a aucune liberté. Mais qu’il est éventuellement possible au fil du temps d’en acquérir.
Mais en écrivant cela, j'entre dans le domaine des convictions et j'y perds ma liberté de penser..

Est-ce que l'arbitre d’un sport est libre de réguler le jeu ?
Non, bien entendu, il suit des règles qui lui ont été transmises et qu'il a adoptées.
Pourtant, il lui reste la capacité à interpréter les faits et par conséquent à changer le cours des choses : un pénalty pour une faute qu'il est le seul à avoir vue. Il a vu ce qu'il a interprété comme une faute, c'est à dire qu'en lui la faute existait déjà suite à une réflexion, un questionnement, une expérience antérieure et surtout un enseignement. 
Cette situation lui a semblé correspondre à cette « connaissance » qu'il avait de la faute, même s'il est le seul, parfois, à la percevoir ainsi. Il a donc appliqué "son" choix. Un autre arbitre n'aurait peut-être pas sifflé. On pourrait dire qu'il dispose donc de son libre-arbitre...Mais il y a la pression du match, une erreur antérieure qu'il aurait dû siffler et qui aurait pu changer la physionomie du match, une altercation passée avec le joueur qui vient de commettre cette faute, etc etc...L'arbitre porte en lui un fardeau qui l'empêche d'évoluer en toute liberté. Et en plus, il ne dispose pas toujours du temps nécessaire à la réflexion. Il agit dans l'urgence ce qui réduit encore plus le champ de cette liberté.

Nous agissons très souvent dans l'urgence...
Ne parlons pas d'un arbitre qui appliquerait à la lettre, sans aucun discernement, les règles apprises alors qu'il se doit justement de tenir compte de tous les paramètres afférents à la présence de tous les individus sur le terrain (sans parler du public et des entraîneurs). Celui-là ne dispose d'aucune liberté sinon celle de se retrancher derrière l'obscurantisme des règles. Une règle ne tient pas compte de tous les paramètres de la réalité. Seul, l'humain, impliqué, en est capable. Ou se doit de l'être... Au risque d'être obscur. Il n'y a pas d’arbitre libre de son libre-arbitre, il n'y a qu'un imbroglio gigantesque de situations et de conséquences. Et nous en sommes tous là. 
Notre terrain de « jeu » s’étend dans plusieurs dimensions et les règles sont multiples tout autant que l’ensemble des intervenants.

La seule liberté du prisonnier est d'avoir conscience de sa situation. C'est évident dans une geôle. Beaucoup moins dans une situation de liberté illusoire. Il ne reste donc que cette conscience pour pouvoir se libérer. Non pas se libérer des règles, c'est impossible, mais se libérer de l'ignorance de cette impossibilité.

L'intuition ne porte-t-elle pas dans le secret de son jaillissement la source même de la liberté ? ... 
Il convient à mon sens d'analyser ce que nous entendons par là. Premièrement, il me semble que nous sommes obligatoirement au fil du temps engagés dans des schémas de pensées et que ces schémas constituent des chemins sur lesquels nous aimons avancer. Dès lors, nous risquons de voir dans un phénomène la validation d'une pensée ancienne, sa confirmation. C'est là que la vigilance ou la lucidité jouent un rôle essentiel.
Il est possible par conséquent que le cas surprenant d'une intuition vienne nourrir en moi l'idée de cette âme qui a en charge mon parcours. Ça ne serait donc nullement une preuve mais juste un ressenti qui convient à mon cheminement spirituel.
Mais il est possible également que cette intuition soit en fait nourrie elle-même par l'assemblage gigantesque de mes anciennes expériences de vie et que ce que j'appelle une intuition ne soit en fait qu'une résurgence inconsciente issue de ma mémoire.
Je prends un exemple.
Je fais de l'escalade. Il m'arrive parfois d'arriver dans un passage particulièrement complexe et je ne sais pas si je dois prendre à droite ou à gauche, rien ne me permet d'être certain de la suite. Et pourtant, il pourrait s'avérer redoutable de ne pas partir dans le bon passage. Alors, j'observe, j'essaie de trouver des repères... Et puis, là, soudainement, j'ai l'intuition que je dois partir à droite... Qu'est-ce qui s'est passé ? On pourrait imaginer qu'en fait, dans ma mémoire, il reste quelques traces d'une ancienne voie, ressemblant quelque peu à celle-ci et que la décision que j'avais prise d'aller à droite s'était révélée juste...Peut-être que la couleur du rocher, la lumière, la structure de la roche, la forme d'un pilier ont suffi à créer dans mon inconscient le rappel de cette décision favorable. Je ne m'en souviens pas, de façon rationnelle, mais ce ressenti est là. Et je vais le suivre.
Si cette décision s'avère être la bonne, selon mes schémas de pensées, je vais considérer cette intuition comme un signe intérieur, une écoute intime, une apparition de mon âme, celle qui a en charge mon parcours.
Ou alors, il ne s'agira que d'un pur hasard, un sacré coup de chance... Aucune intention d'âme mais juste une issue favorable, une tournure qui aurait tout aussi bien pu virer au cauchemar...
Prenons maintenant le cas d'une décision défavorable. Après une longue traversée ascendante sur des prises ridicules, je me retrouve au pied d'un pilier surplombant absolument infranchissable. Et cette traversée que je viens d'effectuer m'interdit tout retour...Je suis piégé...Selon mes schémas de pensées, je vais voir dans cette situation une sacrée déveine ou une mauvaise intuition... Mais comment peut-on concevoir une mauvaise intuition si on accepte l'idée qu'elle vient de notre âme ? Ça paraît impossible que notre âme soit à la source d'une galère monumentale ?
"Ah, la vache, pourquoi elle me fait ça ????"
Mais dans le cheminement de l'âme, cette galère est nécessaire. Je ne dois pas la voir avec mon mental. C'est là que prend toute la force de cette conception de la vie. Je suis là, c'est à dire moi en tant qu'individu, parce que mon âme a besoin de cette épreuve pour avancer ou pour que tout s'arrête. Il ne me reste donc qu'à entrer en lutte contre mes faiblesses pour voir où cette intuition d'âme veut m'amener. Ça ne dépend pas essentiellement de moi que je sois là mais ça dépend de moi, pour l'instant, que je mette tout en œuvre pour m'en sortir...Et là, j'aime mon âme dans ce qu'elle me propose de vivre. Et si je tombe et que tout s'arrête, c'est que l'âme jugeait cette fin idéale dans son parcours d'âme.

Cette question du "destin" dans les mains de cette âme est un sacré problème.
Si effectivement, nous décidons qu'il existe une "ame", une "énergie", un "Soi", etc ...et que cette âme a une Conscience, non pas notre conscience mentalisée (J'ai conscience en ce moment de ce que j'écris) mais une Conscience qui appartient à une dimension éternelle, universelle, qui prend sa source dans le flux vital et ne peut pas le quitter, une âme qui a besoin de parcours matérialisés dans une enveloppe pour affiner son évolution, alors on peut s'attendre de sa part à un choix objectif, elle sait ce dont elle a besoin. 
Cette Conscience a conscience de ses manques, de ses errances, des paramètres inachevés, elle va donc chercher une "destinée" qui correspondra à ce qu'elle doit apprendre, on peut imaginer une âme étudiant diverses options humaines et choisissant par exemple l'enveloppe de celui qui va devenir "moi". Cela sous-entend qu'elle a donc accès à une vision future, qu'elle peut "entrevoir" ce qui va se produire dans la vie de ce "moi", tout ce qu'elle va pouvoir développer au coeur de cette enveloppe...
Dès lors, ce "moi", lorsque sa conscience sera suffisamment évoluée, va chercher à comprendre son "destin", son cheminement, les évènements survenus dans sa vie et sur lesquels il n'avait aucune emprise possible, sa naissance, sa famille, son pays, son physique etc...
"Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi ?"...
Et là, on entre tous dans un conflit intérieur parfois redoutable. Nous allons nous plaindre, nous lamenter ou nous réjouir d'un destin qui nous brutalise ou nous comble alors que ce regard est issu d'un mental, de l'ego, de nos identifications et pas de cette âme...
Elle, l'âme, elle sait très bien où elle va...Notre vision du Bien ou du Mal doit bien l'amuser d'ailleurs...

Même le nouveau-né qui va mourir deux heures après sa naissance a une âme qui savait ce qu'elle voulait.
Si on rejette cette éventualité, alors il faut rejeter tout le concept d'âme.
Il faut à mon sens établir une distinction claire et nette entre l'âme et le mental, et ne pas essayer de comprendre l'âme avec ce mental.
Évidemment, que lorsque je regarde confortablement dans mon salon les effets dévastateurs de l’ouragan à Haïti, je me demande par quelle épouvantable malédiction, ce peuple peut encore être frappé, comment un tel acharnement néfaste peut exister... Une vision mentalisée, par compassion...Même si d'ailleurs, dans mon salon, elle ne sert à rien aux Haïtiens...
Mais, reprenons l'idée de l'âme. Il y aurait donc dans la vie brisée de tous ces gens le choix volontaire d'une âme... Difficile à accepter... Parce qu'il est très douloureux de se dire que cette immense souffrance est intentionnelle et que cette intention nous sera toujours inaccessible... C'est sans doute cela le plus effroyable... Nous ne connaitrons jamais le projet de cette âme. Nous continuerons à errer au gré des évènements exogènes sans jamais savoir ce qui se trame depuis le début au coeur de cette enveloppe fragile.
Si, et seulement si, nous considérons cette hypothèse viable...

Car, si ça n'est pas le cas et qu'il faut s'en tenir à un hasard facétieux, ou sordide, alors, il faut accepter cette errance absolue et opter pour l'absurdité définitive de l'existence. Nous n'allons nulle part, ni en tant qu'individu, ni en tant qu'esprit, si jamais il y a autre chose qu'un simple cerveau... Nous nous rapprochons juste des vers qui nous rongeront. Il faut choisir.

Une intention ou le néant.
L'intuition n'est pas une imagination capable de se projeter au-delà de l'instant mais une connaissance inexplicable dans l'immédiat et au-delà de cet instant.
L'imagination est une pensée qui sort de l'espace réel et espère parfois que cette réalité correspondra à ce qui est imaginé.
L'intuition n'est pas une pensée comme les autres étant donné qu'elle surgit dans un laps de temps qui n'offre même pas la possibilité d'observer cette pensée et d'en juger de la qualité, de la pertinence, de la justesse. L'intuition s'impose. Elle est spontanée. Elle survient dans une circonstance précise et n'a pas d'existence propre comme une pensée qui peut très bien se construire et durer sans aucune nécessité.
L'intuition répond à une nécessité. Pas l'imagination.
L'intuition n'est donc pas une pensée basique. Elle n'a pas de temps. Elle est sans passé, sans avenir, et s'écoule dans un battement de paupières. C'est un rappel au niveau conscient d'une connaissance inconsciente, une mise en lumière foudroyante de ce qui était dans l'obscurité. Elle survient comme un éclair. Elle peut durer dans certaines circonstances mais il semble dès lors qu'elle ait été remplacée par une pensée qui se l'attribue et la rationnalise.

Ce qui est stupéfiant, c'est de considérer que nous possédons par conséquent une opportunité de choix absolument inexplicable par la raison mais qui contient pourtant une justesse imparable. Il n'est pas question de hasard bien entendu. Celui-là n'est que le résidu édulcoré de notre incapacité à comprendre les phénomènes.
Il y a quelques temps déjà, j'ai été renversé par une voiture alors que j'arrivais en vélo à une priorité à droite, en bas d'une descente. L'automobiliste a forcé le passage, je n'avais aucune possibilité de l'éviter. Par contre, il était préférable que je ne passe pas sur le capot ou pire encore sous les roues. Tout va beaucoup trop vite pour que la pensée puisse entrer en action. J'ai bloqué les freins, dérapé de la roue arrière, braqué le guidon vers l'arrière de la voiture, heurté le coffre, passé par-dessus, pivoté en l'air, emporté par l'élan et je suis retombé sur le dos, tous les muscles bandés pour amortir au mieux le choc. J'avais un casque heureusement...Tout a tapé, le dos, la tête, les bras. Sonné. Pompiers, immobilisation, urgences, radios, minerve...J'ai réalisé trois jours plus tard qu'une molaire ne tenait plus. Elle était cassée au niveau des trois racines. Un vol plané de trois mètres d'après les gendarmes.
Eh bien, je sais que je n'ai pensé à rien. Et j'ai pourtant choisi toutes les bonnes options. C’est en visualisant intérieurement l’accident, a postériori, que j’ai pu penser à ce que j’avais accompli et aux décisions que j’avais prises. Mais, dans l’instant, je n’ai pensé à rien.
Ou alors c'est que certaines pensées ne laissent aucune trace. Est-ce que l'intuition est une autre forme de pensées ? Une pensée sans l'influence de la raison. Une saisie immédiate de la réalité et des actes qui en découlent. Est-ce que cette pensée sans raison pourrait trouver sa source dans le corps lui-même ? Je n'ai pas eu le temps d'organiser intellectuellement une issue à cette situation. Tout s'est fait en moi sans que je n'intervienne par la raison, ni même de façon consciente par la pensée. On pourrait attribuer ces réactions spontanées à l'instinct de survie. Dans ce cas-là, je pense que ça convient effectivement.
L'instinct, tout comme l'intuition, peut survenir dans des situations de danger. Le dictionnaire ne fait habituellement aucune distinction entre les deux. 
Mais il arrive aussi que nous ayons des intuitions dans des circonstances dénuées de tout risque. Ma princesse est par exemple très douée pour trouver un endroit précis en ville et pour ma part, c'est la même chose mais dans la nature. Un sentier caché derrière un amas de roches ou le cabinet médical au détour d'un parc d'enfants. Le genre de choses pour lesquelles on pourrait tourner en rond pendant une heure ou même ne jamais les trouver. Eh bien, il y a parfois une intuition...Une étrange impression qui nous fait penser que c'est par là...
On pourrait parler de hasard si ça n'arrivait qu'une fois tous les dix ans. Pas quand ça se répète. Je ne crois pas au hasard.
Est-ce qu'il y a en nous une mémoire très profonde, liée à de multiples expériences de vie, et qui pourrait survenir de façon inconsciente et nous guider ? Ma princesse a longtemps vécu à Lyon et d'autres grandes villes et je cours dans les bois depuis mon enfance...Est-ce qu'il y a une mémoire ayant enregistré un nombre infini de situations similaires et dans lesquelles nous avons établi une connaissance insondable ?
Cela signifierait que les enfants ne disposeraient pas de cette intuition ou qu'elle serait infime. Et là, je sais bien qu'il n'en est rien. Les enfants sont emplis d’intuitions très justes…
Mais alors si cette intuition n'attend pas le nombre d'années pour se révéler, d'où vient-elle ?
Même si la mémoire est indispensable, il se pose le problème de son empreinte sur l'instant présent. Se pose également son emprise sur l'intuition dès lors que cette mémoire consciente dont nous usons continuellement ne permet pas en raison de cette omniprésence d'user de cette perception inconsciente d'une vérité qui est en nous et qui surgit sans que nous ayons eu la volonté de nous en servir. 
J'ai l'impression que cette mémoire attachée au phénomène des pensées obéit à l'ego et à cette obligation d'imposer à l'existence son empreinte. La mémoire consciente est au service du mental, elle utilise le réseau des pensées pour exister et entretient cette impression de maîtrise. 
La mémoire a un fonctionnement temporel étant donné qu'elle est inscrite dans le passé, c'est en cela d'ailleurs qu'elle répond aux exigences du mental. 
L'intuition pour sa part ne prend forme que dans l'instant présent en percevant des éléments qui nous échappent et qui lui permettent d'établir la justesse d'un acte. Un acte qui n'est pas décidé volontairement mais qui s'impose.
L'intuition a ceci de déstabilisant qu'elle ne répond pas à cette "maîtrise" illusoire du mental mais qu'elle existe par elle-même, sans aucune intervention consciente. Il ne s'agit pas d'une mémoire mentalisée se nourrissant d'un effort cognitif ou expérimental mais d'un flux de perceptions détachées de la raison et des pensées. Il est probable que ces perceptions se soient inscrites en nous à travers le champ des expériences mais qu'elles ne soient pas restées inventoriées au niveau de la mémoire et de la pensée. Elles sont "tombées" dans une dimension bien plus profonde jusqu'à intégrer notre inconscient.
Même si l'intuition a une part expérimentale inexpliquée, elle n'est pas d'ordre conscient et la mémoire n'en a gardé aucune trace.
Ce qui me tracasse, c'est la présence de cette intuition extrêmement forte chez les jeunes enfants. Une espèce de connaissance immédiate, irraisonnée, démentalisée. J'en ai plus d'une fois été le témoin à travers mon métier. L'étendue des expériences étant trop faible pour expliquer cette prescience, il faut bien situer cette faculté dans un champ intemporel...La capacité naturelle à être impliqué dans l'instant présent et par conséquent à se libérer de la contrainte de la mémoire et de la pensée est sans doute un élément favorable. Il n'y a qu'un enfant pour pouvoir faire d'un bâton une fusée au milieu d'un cercle agité d'adultes...
Il est détaché de ce fardeau temporel, cognitif, expérimental, historique, sociétal, il est libre, encore pour quelques temps, de ce formatage et de cette raison restrictive qui vont lui être imposés par les adultes qui l'entourent et "l'éduquent"...
Cette intuition ou cet instinct (une dimension encore plus archaïque) existe par conséquent à priori... C'est ça qui me fascine. Ce qui m'effraie par contre, c'est de constater l'effacement progressif de cette intuition au fil du temps. Elle est plus présente chez les femmes, c'est une réalité bien connue. Elle est également chez elles plus durable.
Peut-être que cet ego tentaculaire est moins présent chez les femmes et qu'elles parviennent dès lors à rester en prise avec cet inconscient profond. Les hommes sont éduqués à être plus cartésiens ou obtus... C'est selon...
Les femmes donnent la vie aussi. C'est un avantage indéniable sur les hommes au regard de la perception intime de ce que la vie propose...

Tout cela ne me dit pas quelle est la source de cette intuition.
S'il ne s'agit pas de la mémoire consciente, ni du phénomène des pensées, s'il ne s'agit pas d'un raisonnement, il faut trouver un autre émetteur.

Je me demandais par rapport à quelques expériences en montagne si cette intuition ne serait pas insérée dans la totalité du corps. Comme une "mémoire" corporelle ajoutée à une mémoire cérébrale. Je ne m'explique pas en effet certains "réflexes" intuitifs que j'ai eus.
Comme si mon corps n'avait absolument pas besoin d'être soutenu par une unique intervention cérébrale mais qu'il était capable d'oeuvrer seul à sa survie. J'ai bien pensé au cerveau reptilien. Mais alors, ce qui est effrayant, c'est de se dire que notre évolution existentielle ne met en oeuvre qu'une partie précise de notre potentiel et nous prive d'un autre. Et que seules, quelques expériences précises, souvent inattendues et parfois même dangereuses, peuvent rétablir cette connexion bridée.
Notre confort quotidien et la sécurité acquise ne sont-ils pas symétriquement au bonheur qu’ils apportent une source de dégénérescence ? 
C'est sans doute cette osmose entre le corps et l’esprit que recherchent les alpinistes, escaladeurs, explorateurs, bikers, free riders et autres adeptes de l'adrénaline. Bien plus qu'un simple "shoot" d'endorphines mais des retrouvailles avec ce cerveau englué sous les synapses du néo cortex.
L’intuition contient-elle donc la dimension la plus étendue de la liberté intérieure ?
Le jaillissement de l’individu dans un dépouillement intérieur.
« Là où le raisonnement s’arrête, l’intuition continue. »
Victor Hugo

On pourrait ajouter que c’est là que la liberté prend forme.

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