Là-Haut

Articles de la-haut

Qu'un humain sur la Terre

Par Le 26/10/2016

 

Au-dessus des montagnes, j’ai vu gonfler dans les nues des vaisseaux de pluie qui rêvaient d’océan,

J’ai entendu dans le murmure des pierres l’étreinte des continents,

 

Le parfum des cieux vibrait de la lumière des étoiles

J’ai nagé dans les airs froids comme un vaisseau sous ses voiles

 

J’ai tant bu le soleil que mes os brûlaient d’allégresse

J’ai léché la sueur sur mes lèvres comme un assoiffé en détresse

 

Les gouttes salées dans mes yeux amplifiaient l’incendie

J’ai traversé les horizons comme des comètes au ralenti

 

Les étoiles filantes de la nuit me lançaient des clins d’œil

L’écume des vagues tombées des pluies perlaient le vert des feuilles

 

Des oiseaux voltigeurs encourageaient mes envols

Je devinais dans mes muscles leurs arabesques folles

 

J’ai senti sous ma peau les frissons des écorces au lever du jour

J’ai salué les grands arbres qui balisaient mon parcours

 

La sève qui montait de la terre nourrissait mon tronc

Mes alvéoles pulmonaires gobaient l’air au plus profond

 

J’ai dansé sous les cieux jusqu’au tourbillon du bonheur

Quand le carrousel de la vie déploie ses couleurs

 

Des mélodies inconnues embaumaient mes regards

Des murmures de lave, des chants de papillons, la course des lézards

 

Tous les quantiques de l’Univers comme un Dieu rieur

Quand il s’amuse de son pouvoir créateur

 

J’ai béni cette vie euphorique comme on accueille un nouveau-né

Je l’ai serrée si fort que mon cœur s’est emporté

 

Les fleuves de sang dans mes veines sont sortis des grands fonds

Inondant les terres asséchées et déposant des limons

 

Toute fatigue oubliée il ne restait nulle plainte

Et les cellules irradiées bandaient sous l’étreinte

 

 

Je me suis assis au sommet des montagnes

Et j’ai ri dans mon âme

Ma respiration emplissait l’Univers

Dans le silence du monde j’entendais tourner la Terre

Alors j’ai crié mon amour et le ciel a vibré

J’ai crié mon amour si longtemps que la Terre s’est figée.

 

Dans un battement de paupières je me suis vu rêver

 

J’ai ouvert les yeux sur le ciel, j’étais allongé.

Je me suis redressé et j’ai aperçu dans les vallées lointaines les fumées des usines

Les moteurs des avions déchiraient les cieux comme des lames assassines

La rumeur des humains montait dans un cri sans fin

Et l’Univers lui-même semblait menacé

Comme un flot de pensées attaquant le divin

Des armées de barbares enfourchant des fusées

 

J’ai pleuré ma détresse et mon ventre s’est noué.

J’ai eu froid soudainement comme un hiver intérieur

Je devais redescendre, je n’étais qu’un humain

 

J’ai absorbé les lieux dans une grande bouffée d’air

Je tenterai de survivre sans tout consumer

 

Les jeunes créatifs

Par Le 23/10/2016

Arnaud est un ancien élève et passionné de musique électro. Il va en faire son métier, assurément. Il ajoute, avec Noé un ami, le goût des vidéos et il m'a envoyé ça. Franchement, je suis scotché....Ces jeunes-là ont un sacré talent et ça fait rudement du bien de les voir passionnés et créateurs. Je sais pour en avoir discuté maintes fois avec Arnaud que la musique occupe ses pensées, ses joies, ses désirs, son imaginaire, je sais à quel point il éprouve aujourd'hui le bonheur de la création et ça me réjouit grandement.

Alors, j'ai décidé de publier sa dernière vidéo ici et qu'elle soit vue et partagée au plus grand nombre serait une belle reconnaissance pour ces deux jeunes. 

Le mépris

Par Le 22/10/2016

Le 30 août, j'ai demandé un rendez-vous aux services sociaux de l'EN.

J'ai été reçu le 7 octobre...

Auparavant, j'ai dû remplir un "questionnaire" justifiant ma demande. J'ai donc expliqué pour quelles raisons je n'enseignais plus depuis février 2014...J'avais pourtant déjà répondu à un certain nombre de convocations, j'avais déjà expliqué en détail le pourquoi du comment mais il faut croire que les vacances d'été avaient suffi pour que toutes ces données écrites soient perdues.

J'ai donc rencontré la personne en charge des personnels enseignants qui n'enseignent plus et elle m'a expliqué qu'il n'y avait aucune reconversion possible hors le PACD qui consiste à s'engager dans une formation professionnelle pour quitter l'éducation nationale et que mon niveau d'étude ne me donnait droit à aucun poste autre que celui d'enseignant malgré mes trente-deux ans de carrière. Il y avait par contre le PALD qui pourrait éventuellement m'être attribué pour un poste d'enseignant correcteur dans le giron du CNED (centre national d'enseignement à distance) mais qu'il y avait très peu de postes pour un nombre toujours plus important de demandes. 

J'ai donc détaillé mon dossier médical et elle m'a répondu que ça ne la concernait pas et qu'il fallait que je vois le médecin de l'IA. Et que je recommence par conséquent tout l'historique étant donné qu'il n'y a aucune réunion de synthèse entre les différents personnels des services sociaux.

J'ai appris également que je risquais une mise d'office en disponibilité et par conséquent la perte totale de mon salaire, à moins que je reprenne un poste d'enseignant bien entendu. 

L'IA considère donc que je suis apte à enseigner à une trentaine d'enfants alors que je reçois de la part de l'institution une injonction à suivre une thérapie auprès d'une psychiatre dans le privé depuis un an et que ce médecin exclut totalement mon retour dans une classe. Paradoxe que les parents d'élèves seraient sûrement "heureux" d'apprendre.

Je vais donc être de nouveau convoqué en hôpital psychiatrique devant un médecin qui va me demander comment je me sens...Et qui décidera de mon maintien en congé longue maladie. Ou pas. 

J'ai déjà énuméré ici toutes les pathologies qui sont apparues depuis deux ans et demi. Certaines sont irrémédiables désormais. 

La décision de pratiquer le jeûne est un moyen de détoxiquer mon organisme. La perte de poids était déjà effective (14 kilos en deux ans). Je pèse désormais 56,8 kgs pour 1m75 ce qui au regard de l'IMC me place dans la zone de maigreur. Le jeûne n'y est pour rien et a bien au contraire été salutaire au regard de mes douleurs intestinales chroniques. Elles sont toujours présentes mais je parviens désormais à les atténuer. Ma vésicule biliaire, quant à elle, ne fonctionnera plus jamais et l'excroissance sur deux vertèbres lombaires ne disparaîtra pas. 

Mon médecin généraliste qui me connaît depuis une dizaine d'années sait à quel point les réactions de mon organisme n'entrent pas systématiquement dans le cadre connu de la médecine.

Qu'en sera-t-il par conséquent dans les mois qui viennent ?

Je n'en ai aucune idée.

Et nous sommes aujourd'hui des milliers dans ce cas...

Le mépris. 

http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/crise-sanitaire-mepris-des-185742

 

Crise sanitaire. Mépris des enseignants

 

La réforme du collège (2016) met les enseignants au bord du gouffre

Crise sanitaire. Mépris des enseignants

Lisant ou entendant, de toutes parts, des témoignages émouvants de collègues jeunes mais aussi souvent très expérimentés soudain pris d'un malaise physique irrépressible face à la réforme du collège à tel point qu'il ne peuvent littéralement plus enseigner, je me demande si l'administration -et notamment la médecine du travail, si tant est qu'il y en ait véritablement une pour nous- a réellement pris la mesure de ce qui risque de se passer.

Je pense que beaucoup de collègues ne vont simplement plus pouvoir car ils ne veulent plus s'adapterou faire semblant.

S'adapter, dans certains cas où le "milieu" est mortifère, quand l'absurde et l'inutile sont la règle, quand le sens est perdu et l'humain avec, n'est pas un signe de santé psychique, bien au contraire. Ceux qui sentent la dépression les guetter, qui voient un gouffre s'ouvrir sous eux, sont peut-être les meilleurs d'entre nous : tout en eux se cabre contre l'insupportable. Je les comprends.

On peut résister et se révolter si le corps suit, si la santé est bonne, si le sommeil (tellement fondamental dans notre métier) est réparateur, si l'on parvient à ne pas ruminer la catastrophe.

Or il n'y a pas que les littéraires qui soient écœurés ou les latinistes, subitement dépossédés de leur enseignement, mais simplement tout ceux qui prennent à cœur leur métier et à qui le seul mot de "compétence" donne la nausée.

Je trouve qu'il n'y a pas assez d'articles de journaux qui fassent état de ce désespoir, relayent cet abattement, très inquiétant dans un contexte où la crise du recrutement s'annonce carabinée. "La misère du monde" de Bourdieu collectait des témoignages de travailleurs en souffrance. Il faudrait aussi compiler nos témoignages. Le vécu professionnel de l'enseignant concerne de près la République.

La "gestion des ressources humaines" dans l'E.N. est proprement CALAMITEUSE et irresponsable. Je pense qu'on a affaire à un processus sans sujet, sans contrôle global réel, tant il est clair que l'on va dans le mur. Le management par le harcèlement a montré, dans l'entreprise privée-et parfois publique-, comment il menait cette dernière à sa perte en détruisant ...ceux qui la font tourner.

CLD (congé longue durée) CLM (congé longue maladie) disponibilité, retraite anticipée, temps partiels pour raisons thérapeutiques, absences intermittentes, on peut prévoir que les médecins des rectorats vont être très sollicités par des enseignants à bout.

On aimerait connaître d'ailleurs les chiffres (car ils doivent parler) pour que les syndicats les répercutent. Aucun des dispositifs de reconversion promis naguère n'ont été véritablement mis en place. La cessation progressive d'activité qui existait il n'y a pas si longtemps n'existe plus : elle permettait à partir de 55 ans si l'on s'engageait à s’arrêter à 60 de travailler à 50 % en étant payé 80% de son salaire. Ce n'était pas un luxe mais une nécessité pour beaucoup.

Personne ne semble désormais plus concevoir la spécificité de notre travail. Une heure face aux "nouveaux publics", même livrés à eux-même selon la recette pédagogiste inepte (on me dirait que mon "face à" trahit un adepte du "cours frontal") nécessite une très haute implication physique et psychique. Une heure de cours, quand bien même on ferait abstraction des préparations et des corrections, représente bien plus en terme d'investissement intellectuel, émotionnel, physique, qu'une heure de bureau.

Il y a des vérités qu'il ne faut pas se contenter de faire comprendre mais qu'il faut surtout faire sentir : il faudrait que les politiques reviennent enseigner dix-huit heures on verrait s'ils tiennent une semaine...

Les experts fous qui font les réformes n'ont toujours pas compris que la santé physique et psychique de l'enseignant était AUSSI importante que celle des élèves, que l'humeur ou le moral du professeur était un ingrédient absolument essentiel pour préserver la qualité de l'enseignement et du rapport professeur élèves.

Comme en montagne, il y a une corde qui relie l'élève au professeur. Le sort des uns est lié à celui des autres. Je suis persuadé qu'un professeur malheureux, mal dans son métier, ne pourra jamais obtenir des élèves qu'ils apprennent et peut-être bien qu'une part de son malheur ou de son mal être se communiquera.

Sans plaisir à enseigner, il n'y aura plus d'enseignement. Que le réformateur et le politique notent ceci en gros au dessus de leur cheminée.

Sans plaisir et désir, l'élève ne va pas loin : c'est la même chose pour son enseignant.

S'en prendre au bonheur d'enseigner, alors que 80 % de la profession rejette #college2016 est, à mots pesés, criminel et stupide.

Mettre "l'élève au centre" ne peut que vouloir dire mettre l'humain au centre.

Il faut en urgence absolue rapatrier dans ce centre le professeur. Rien ne se fera sans lui. Autant que l'élève l'enseignant a besoin de respect et de considération de sa hiérarchie au lieu de mépris et de piétinement.

Mépriser l'enseignant c'est mépriser son élève.

Les conditions matérielles et morales d'exercice du métier ne cessent de se dégrader depuis trente ans, tuant les vocations, décourageant ceux qui sont déjà engagés dans la carrière.

Alors que des soins et des égards, mais oui, devraient être dispensés aux enseignants (une éthique du "care" devrait concerner prioritairement tous les acteurs de terrain, avant que tout le monde n'abandonne ce terrain...) on assiste, au contraire, à des agressions permanentes de l'institution et un refus total du dialogue avec la seule expertise qui vaille : celle du terrain.

Non seulement il se pourrait qu'on aille vers une véritable crise sanitaire propre à l'E.N (Selon l'OMS, la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité), non seulement la crise du recrutement va s'aggraver, mais les élèves, rejetés de facto avec leurs professeurs bien loin du fameux "centre", feront lourdement les frais de ce "management" délirant.


Antoine Desjardins, enseignant, Comité Orwell, collectif Condorcet, contributeur à Figarovox et Causeur

Mes lectures (2)

Par Le 18/10/2016

 

 

Cvt linconnu sur la terre 1505Éditeur : GALLIMARD (2001)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 13 notes)

Résumé :

"Je voudrais faire seulement ceci : de la musique avec les mots." Et Le Clézio s'envole dans "ce pays où le langage n'existe pas". Il en ramène d'innombrables trophées : cristaux, racines, feuilles, minéraux, fruits, calices, insectes. Il capture dans ses "mots-boîtes" un peu de vent, de lumière, d'odeurs, de mystère, detout ce qui l'enchante... Et tout l'enchante : les montagnes, la mer, les déserts, les villes, les jardins, les bus, les routes, les marchés, les enfants, l'aube, les étoiles... Ce livre est la consigne de tous les moments heureux d'une existence éveillée. Celle par exemple de cet "Inconnu surla terre" qui pourrait être un enfant ou un "petit prince" scrutant le monde de son regard immaculé.Le rêve de Le Clézio est ambitieux : créer un langage sans mots, un langage-son ou lumière qui ne ferait qu'éclairer, illuminer, révéler, dans le silence de la beauté. Si l'on accepte toutefois de se laisser emporter dans ce réel-merveilleux, alors le voyage se convertit en une immense ode àla vie et aux éléments. Un livre qui a profondément inspiré le Philippe Delerm deLa Première Gorgée de bière.--Laure Anciel

 


Cvt des souris et des hommes 6824

John Steinbeck
Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)

ISBN : 2070360377 
Éditeur : 
GALLIMARD (1972)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 5422 notes)

Résumé :

George Milton et Lennie Small, deux amis, errent sur les routes de Californie. George protège et canalise Lennie, une âme d’enfant dans un corps de géant. Lennie est en effet un colosse tiraillé entre sa passion - caresser les choses douces – et sa force incontrôlable. Animés par le rêve de posséder leur propre exploitation, ils travaillent comme journaliers, de ranch en ranch.
L’amitié qui les lie est pure et solide, mais ne suffit pas à les protéger de la maladresse de Lennie. Une maladresse presque poétique, qui les conduit à changer sans cesse de travail, et qui laisse poindre à l’horizon un drame sans égal.

 


 


Cvt sur la route 4978

Jack Kerouac
Jacques Houbart (Autre)Michel Mohrt (Autre)

ISBN : 2070367665 
Éditeur : 
GALLIMARD (1976)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 1788 notes)

Résumé :



"Sur la route" est centré sur le personnage obscur et fascinant de Dean Moriarty, alors considéré comme le chef de file de la Beat generation. 

En révolte contre l'hypocrisie morale de l'Amérique bien-pensante, Jack Kerouac parcourt les Etats-Unis à la recherche d'un nouveau mode de vie.

 

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Bm 7809 404180

Jack London

ISBN : 2253039861 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1986) 
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Existe en édition audio


Note moyenne : 3.98/5 (sur 1360 notes)

Résumé :

Vendu à plus de six millions d'exemplaires aux États-Unis, traduit en une vingtaine de langues, interprété à l'écran par Charlton Heston, "L'Appel de la Forêt" n'est pas seulement un classique de la littérature d'aventures, la vision que le chien Buck porte sur le monde et les hommes de la Ruée vers l'Or fournit à Jack London l'occasion d'une parabole. À travers l'épopée d'un chien humilié puis triomphant, l'auteur du "Talon de Fer" condamne l'individualisme, l'oppression du plus faible par le plus fort, l'inégalité, le vol, l'injustice. Il exalte l'énergie, la solidarité, l'effort physique, la fraternité. La douloureuse initiation de Buck illustre les idées de Darwin sur l'adaptation au milieu ; tandis que son retour à la vie sauvage démontre, à rebours, la vérité de l'évolutionnisme.
En prologue à "L'appel de la forêt", plus de quatorze Histoires du pays de l"or, inédites en français, traduites par Louis Postif.

 


 


 

Bm 17196 1326681

Boris Vian

ISBN : 2253141437 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1997) 
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Existe en édition audio


Note moyenne : 3.9/5 (sur 2093 notes)

Résumé :

Lee Anderson, vingt-six ans, a quitté sa ville natale pour échouer à Buckton où il devient gérant de librairie. Il sympathise dans un bar avec quelques jeunes du coin. Grand, bien bâti, payant volontiers à boire, Lee, qui sait aussi chanter le blues en s'accompagnant à la guitare, réussit à séduire la plupart des adolescentes. Un jour il rencontre Dexter, le rejeton d'une riche famille qui l'invite à une soirée et lui présente les soeurs Asquith, Jean et Lou (17 et 15 ans), deux jeunes bourgeoises avec "une ligne à réveiller un membre du Congrès". Lee décide de les faire boire pour mieux les séduire... et poursuivre son sinistre dessein. 

Écrit à la suite d'un pari, cet excellent pastiche de roman noir fut publié en 1946 sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, un prétendu auteur américain. Récit d'une vengeance, dénonciation du racisme et de l'intolérance, ce best-seller fut jugé à l'époque immoral et pornographique, ce qui amena son interdiction en 1949 et la condamnation de son auteur pour outrage aux bonnes mœurs. Claude Mesplède


 


Cvt le grand meaulnes 2209

Alain-Fournier
Daniel Leuwers (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253005274 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (2006) 
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Existe en édition audio


Note moyenne : 3.64/5 (sur 3765 notes)

Résumé :

Lire Le Grand Meaulnes c'est aller à la découverte d'aventures qui exigent d'incessants retours en arrière, comme si l'aiguillon du bonheur devait toujours se refléter dans le miroir troublant et tremblant de l'enfance scruté par le regard fiévreux de l'adolescence.
Le merveilleux de ce roman réside dans un secret mouvement de balancier où le temps courtise son abolition, tandis que s'élève la rumeur d'une fête étrange dont la hantise se fait d'autant plus forte que l'existence s'en éloigne irrévocablement.

 


 


Cvt le peuple du tapis 1182

Terry Pratchett
Patrick Marcel (Traducteur)

ISBN : 2290046698 
Éditeur : 
J'AI LU (1999)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 171 notes)

Résumé :

Sur tout le Tapis règne la paix de l'empire dumii. Aux marges de la civilisation, la tribus des Munrungues coule sous les poils un existence paisible. Mais, un jour, un terrible cataclysme frappe à proximité du village munrungue. Une ville dumii est broyée par l'ancien monstres des légendes : le Grand Découdre est de retour !
Dans son sillage, des créatures féroces montées sur des fauves parachèvent son oeuvre de destruction. Cernés, les Munrungues s'engagent dans un grand périple à travers les poils, sous la conduite des frères Orkson.
Un voyage qui les conduira à la découverte des merveilles de leur monde, et qui changera pour toujours l'existence de tous les Fils de la poussière.

 

 


 

Cvt le chien de minuit 1306

Serge Brussolo

ISBN : 2253137170 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1995)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 101 notes)

Résumé :

Rester sur les toits de Los Angeles, défendre son territoire, ne jamais redescendre sur les trottoirs de la déchéance. C'est le credo de gangs vertigineux pour qui les rues sont des canyons à franchir au saut à la perche. Deux clochards, David, un écrivain floué par son éditrice, et Ziggy, un surfer inquiétant, se font accepter dans une de ces bandes rebelles qui ont juré de vaincre le 1224, Horton Street, le plus dangereux des buildings. Celui dont le concierge Dogstone, le Chien de minuit, est le pire ennemi des "escaladeurs" : il les pousse dans le vide ! Pour l'avoir sous-estimé, le leader d'un gang rival y a déjà laissé la peau... Ce thriller efficace est aussi une violente parabole de la vie des grandes cités américaines, écrit par l'un des plus productifs auteurs de ce siècle : Serge Brussolo est l'auteur de plus d'une centaine de romans en science-fiction, policier et récit historique. Ce titre a obtenu le prix du roman d'aventures en 1994. --Bruno Ménard 


 


Bm 26091 1202840

Serge Brussolo

ISBN : 2253076805 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1996)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 71 notes)

Résumé :

Pour pirater la surveillance électronique de la banque où travaille son mari Adam Smart, Dorana a besoin de deux choses : sa voix et sa main. Cela peut s'arranger, surtout lorsque, à la clef, il y a quelques millions de dollars... Mais elle doit, ainsi que ses complices, affronter le compagnon favori d'Adam Smart : Dust, le chien policier recueilli par le banquier. Une bête d'une intelligence redoutable, dressée à flairer et à tuer, réformée pour agressivité pathologique, «une saloperie vivante», avaient averti les flics. Et c'est dans un véritable cauchemar que l'auteur du Chien de minuit, Prix du roman d'aventures 1994, précipite ses personnages. Un suspense d'autant plus angoissant que la férocité de l'animal ne fait, après tout, que refléter celle des hommes...


 

Cvt bone 5805

George C. Chesbro
Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 2869306806 
Éditeur : 
PAYOT ET RIVAGES (1993)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 117 notes)

Résumé :

Bone fait partie des milliers de sans abri qui hantent les rues de New York. Des employés de l'administration des ressources humaines essayent comme ils peuvent de les aider. Un mystérieux tueur a trouvé une solution plus radicale: il décapite la nuit quelques-uns de ces malheureux. Découvert près de Central Park, un fémur humain à la main, Bone a perdu la mémoire et l'usage de la parole. Qui est-il ? D'où vient-il ? Des traces de sang maculent ses vêtements. Ne serait-il pas le maniaque recherché par la police ? George Chesbro - connu pour une excellente série ayant pour héros le nain détective Mongo le Magnifique - signe ici un thriller sans faille qui mêle à la fois mystère, action et document social. Les pérégrinations de Bone l'amnésique le conduisent à côtoyer un monde marginal terrifiant avec comme point d'orgue une véritable descente aux enfers dans les entrailles de la ville où survivent alcooliques et désespérés rejetés par la société. --Claude Mesplède


 


51hkdcy usl sx195

George C. Chesbro

ISBN : 2743636459 
Éditeur : 
PAYOT ET RIVAGES (2016)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 26 notes)

Résumé :

Qui est le Docteur Frederickson, surnommé Mongo Le Magnifique ? Ex-acrobate de cirque, docteur en criminologie, ceinture noire, Mongo est le détective privé le plus célèbre de New York. C’est aussi un nain, ce qui lui permet d’avoir un regard différent sur les êtres et les choses. Regard dont il a bien besoin lorsqu’il se retrouve confronté à une série de meurtres plus étranges les uns que les autres avec, pour suspects, une bande de mediums, prophètes et autres sorciers. "Une intrigue magnifique... L’œuvre d’un maître." (Peter Straub) "Quand Raymond Chandler rencontre Stephen King." (Playboy)

 


 

 


Cvt lombre dun homme brise 9552

George C. Chesbro
Gérard de Chergé (Traducteur)

ISBN : 2869306245 
Éditeur : 
PAYOT ET RIVAGES (1993)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 23 notes)

Résumé :

Victor Rafferty était un génie et le plus grand architecte américain. Il est mort depuis cinq ans. Mais on vient de construire un musée qui porte indiscutablement sa marque. Sa veuve croit qu'il est "revenu". Mongo le magnifique est charge de retrouver la trace de ce mort qui semble vivant. Elle le mène au siège des nations unies, la ou les intérêts mondiaux sont en jeu.
Nain, acrobate de cirque, docteur en philosophie, détective prive, Mongo le magnifique, le héros d'une affaire de sorciers, se trouve ici confronte a un mystère qui inclut les perceptions extrasensorielles et la vie après la mort.


 

 

Cvt enterre mon coeura wounded knee une histoire ame 3392

Dee Brown
Nathalie Cunnington (Traducteur)

ISBN : 2226192204 
Éditeur : 
ALBIN MICHEL (2009)


Note moyenne : 4.35/5 (sur 83 notes)

Résumé :

"Plus de deux cents cultures indiennes ont été virtuellement détruites, entre le Massachussetts et la Californie, au cours de l'histoire des Etats-Unis. Il nous faut nous souvenir de ce qui s'est passé à Sand Creek ou à Wounded Knee." Jim Harrisson.

"Nous sommes tout à la fois les conquérants et les conquis, dans un même corps, et c'est cela que Dee Brown nous invite à reconnaître. Son influence sur le monde persiste à travers ce récit minutieux de l'histoire d'un peuple fier." Joseph Boyden.

Largement fondé sur des documents inédits - archives militaires et gouvernementales, procès verbaux des traités, récits de première main... -, ce livre exceptionnel retrace, de 1860 à 1890, les étapes qui ont déterminé "La Conquête de l'Ouest". De la Longue Marche des Navajos au massacre de Wounded Knee, il se fait ici la chronique de la dépossession des Indiens de leurs terres, de leur liberté au nom de l'expansion américaine. Si l'histoire à souvent été écrite du point de vue des vainqueurs Dee Brown donne la parole aux vaincus, de Cochise à Crazy Horse, de Sitting Bull à Geronimo, et compose un chant tragique et inoubliable.

 


 

Bm cvt dersou ouzala 3853

 

Vladimir Arséniev

ISBN : 2857043465 
Éditeur : 
PYGMALION-GÉRARD WATELET (1997)


Note moyenne : 4.26/5 (sur 43 notes)

Résumé :

En 1902, un officier du tsar, Vladimir Arséniev, explore aux confins de la Sibérie et de la Chine des régions restées encore impénétrables aux Européens. Une nuit, au coeur de la taïga sibérienne, il rencontre un vieux chasseur gold, Dersou Ouzala, qui devient son guide et son ami. 

De connivence avec l'herbe et les étoiles, Dersou déchiffre avec une sagacité et une intuition prodigieuses tous les secrets de la nature. Il comprend, connaît et aime toutes les formes et manifestations de la vie. Il parle aux tigres et à la forêt, aux nuages et au soleil, au feu et à la nuit. 

Au fil de passionnantes aventures et face à de multiples périls, au milieu d'une nature tour à tour splendide et terrifiante, se forge entre Dersou et l'officier, jusqu'à la mort, la plus bouleversante, la plus virile, la plus exaltante des amitiés.


 

Cvt typhon 6205

Joseph Conrad
André Gide (Traducteur)

ISBN : 207036416X 
Éditeur : 
GALLIMARD (1973) 
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Existe en édition audio


Note moyenne : 3.89/5 (sur 218 notes)

Résumé :

Le vapeur Nan-Shan vogue sur la mer de Chine avec sa cargaison de coolies. Le capitaine MacWhirr, esprit héroïque et borné, son jeune second Jukes, homme de bonne volonté mais encore friable, et l'excellent chef mécanicien Salomon Rout, exercent à son bord les principales fonctions. Ils vont affronter la terrifiante épreuve d'un typhon. Ils y survivront, de même que le navire, l'équipage et les coolies ; mais tous auront été transformés par de surhumaines difficultés. Un chef-d'œuvre en miniature.


 


Bm 18892 941841

Joseph Kessel

ISBN : 2070373738 
Éditeur : 
GALLIMARD (1982)


Note moyenne : 4.41/5 (sur 300 notes)

Résumé :

LES CAVALIERS
En Afghanistan, pays grandiose que Joseph Kessel rend aussi vivant qu'un être humain, se situe l'action d'une des aventures romanesques les plus belles et les plus féroces qui aient été contées. Les personnages atteignent une dimen-
sion épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l'enfer... Le
grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz toujours victorieux... Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme... Zéré qui dans l'humiliation efface les souillures d'une misère qui date de l'origine des temps... Et puis l'inoubliable Guardi Guedj, le
conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : « Aïeul de tout le monde»... Enfin, Jehol « le Cheval Fou», dont la présence tutélaire et « humaine » plane sur cette chanson de geste... Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et primitifs. Et pourtant le souffle de la fable et du mythe les anime, et nourrit le roman. C'est le merveilleux complot de la tendresse et de la dignité.
En même temps, l'aventure, la grande aventure court et chevauche d'un bout à l'autre du roman.
Elle ne s'essouffle jamais. A partir du jeu extraordinaire des steppes — le bouzkachi — tout un univers violent, puissant, impitoyable et magnifique, — avec ses méchants et ses justes, ses faibles et ses forts, ses bazars, ses foules, ses grandes routes et ses prodigieuses solitudes — imprègne chaque page d'un livre dont on ne peut se dessaisir jusqu'à la dernière image.


 

Cvt lhomme qui voulut etre roi 544

Rudyard Kipling

ISBN : 2070365034 
Éditeur : 
GALLIMARD (1973)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 75 notes)

Résumé :

Il fouilla dans l'épaisseur des loques qui entouraient sa taille tordue, retira un sac de crin noir bordé de fil d'argent, et en secoua sur la table la tête desséchée et flétrie de Daniel Davrot ! Le soleil matinal, car depuis longtemps les lampes avaient pâli, frappa la barbe rouge, les yeux aveugles dans les orbites creuses, de même que le lourd cercle d'or incrusté de turquoises brutes que Carnehan plaça tendrement sur les tempes blêmies.
- Vous contemplez maintenant l'empereur en son appareil ordinaire, comme il vivait - le roi du Kafiristan avec la couronne en tête. Pauvre vieux Daniel qui fut monarque une fois !


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Khalil Gibran

ISBN : 2501109910 
Éditeur : 
MARABOUT (2016) 
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Existe en édition audio


Note moyenne : 4.11/5 (sur 995 notes)

Résumé :

Il est des hommes " qui ont la vérité en eux mais ne l'expriment pas en paroles ". Dans Le Prophète, Khalil Gibran parle de l'exil, de l'amour, des enfants, du manger et du boire, du travail, de la douleur, de l'amitié, de la beauté, de la mort. Mais l'essentiel, il ne peut le dire. C'est en creux qu'il fait sentir la vérité muette de son âme. Et l'invisible évoqué par le prophète libanais parle directement à l'invisible qui est en nous.


 

Bm 6217 534569

Henri Bosco

ISBN : 2070366790 
Éditeur : 
GALLIMARD (1975)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 335 notes)

Résumé :

"Mais au-delà coulait une rivière." Cette rivière, fascinante, d'une infinie richesse est le centre même de cette oeuvre, comme elle est le centre de l'univers de Pascalet, le héros de ce très beau livre. Le petit garçon va sentir en lui l'appel irrésistible de ce cours d'eau fabuleux qui le fait rêver, nuit et jour, à l'image de Bargabot, l'étrange braconnier qui en connaît chaque méandre et vient parfois lui rendre visite. Bravant un jour l'interdiction de sa famille, il succombe à la tentation et rejoint la rivière. Mais la barque qui le mène part soudain à la dérive, l'entraînant sur une île sauvage. Il y fait alors la rencontre d'inquiétants bohémiens qui retiennent prisonnier un jeune garçon, Gatzo. Après avoir délivré le jeune otage, tous deux s'enfuient. Les deux garçons, se cachant des bohémiens, ne pourront alors plus compter que sur leur seule débrouillardise dans une nature magnifiquement sauvage. Très bel ouvrage où le mystère se mêle à la réalité quotidienne, où l'on peut sentir à chaque page le parfum si particulier de la Provence, cette oeuvre est envoûtante par la magie qui se dégage de chaque description, d'une richesse incroyable. Le vocabulaire très fourni, lié au champ thématique de la rivière, donnera l'occasion d'une véritable leçon de choses, et l'on se plaira à suivre les aventures du jeune Pascalet et de Gatzo dans cette si belle nature. --Xavier Marciniak 


 


Bm 2314 aj m 7558

Joseph Kessel

ISBN : 2070368084 
Éditeur : 
GALLIMARD (1972)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 1476 notes)

Résumé :

"King lécha le visage de Patricia et me tendit son mufle que je grattai entre les yeux. Le plus étroit, le plus effilé me sembla, plus que jamais, cligner amicalement. Puis le lion s'étendit sur un flanc et souleva une de ses pattes de devant afin que la petite fille prît contre lui sa place accoutumée."

L'histoire d'un amour fou entre une petite fille et un lion.


 

Cvt vendredi ou la vie sauvage 1328

Michel Tournier

ISBN : 2070330303 
Éditeur : 
GALLIMARD (1977)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 1137 notes)

Résumé :

Robinson, parti faire fortune en Amérique du Sud échoue, au gré d'un naufrage, sur une île déserte, que nulle carte ne signale. Il s'aperçoit alors très vite qu'il ne doit s'en remettre qu'à lui-même et à son ingéniosité pour survivre, dans une nature pas toujours très accueillante. Comment parviendra-t-il à supporter sa solitude ?

Arrivera-t-il à imposer ses règles d'homme civilisé à cette nature sauvage et à la domestiquer ou bien est-ce elle, finalement, qui aura le dernier mot ? Michel Tournier avait déjà repris la célèbre aventure de A. Selkirk, le Robinson Crusoé du roman de Defoe, dans Vendredi ou les limbes du Pacifique, en y ajoutant une forte dimension philosophique. Vendredi ou la vie sauvage garde cette dimension, même s'il s'agit d'une adaptation pour les enfants. Il faut sans doute l'éclairage d'un adulte pour en tirer toute la richesse. 

Mais c'est aussi un livre d'apprentissage plus pratique : comment construire un arc et tailler des flèches, comment parler grâce au langage des mains, ou comment construire des règles de vie, nécessaires à toute communauté. Enfin, avec l'apparition de Vendredi dans l'univers de Robinson, les enfants pourront saisir toute la complexité des relations humaines et combien la présence d'autrui nous est nécessaire et même indispensable. --Xavier Marcinia


 

 

Bm cvt le royaume de kensuke 1212

Michael Morpurgo
François Place (Illustrateur)Diane Ménard (Traducteur)

ISBN : 2070541835 
Éditeur : 
GALLIMARD JEUNESSE (2000)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 351 notes)

Résumé :

Le 10 septembre 1987, Michael embarque avec ses parents et leur chienne, Stella, sur un voilier pour faire le tour du monde. Ils s'arrêtent, parfois, pour de fabuleuses escales, Afrique, Amérique, Australie, jusqu'au jour où survient un terrible accident. Le jeune homme se retrouve échoué, avec sa chienne, sur une île déserte perdue au milieu du Pacifique. Va-t-il pouvoir survivre, affamé, menacé par toutes sortes de dangers? Reverra-t-il jamais ses parents?

Un matin, alors que l'épuisement le gagne, Michael trouve auprès de lui un peu de nourriture et d'eau douce. Il n'est pas seul...
Le récit bouleversant d'une aventure hors du commun et d'une amitié inoubliable.

Le Royaume de Kensuké a obtenu en Grande-Bretagne la Children's Book Award 2000, récompense décernée par un jury international de vingt mille enfants.


 


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William Golding
Lola Tranec-Dubled (Autre)

ISBN : 2070374807 
Éditeur : 
GALLIMARD (1983)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 1350 notes)

Résumé :

Soit un groupe d'enfants, de six à treize ans, que l'on isole sur une île déserte. Qu'advient-il d'eux après quelques mois? William Golding tente l'expérience. Après les excitantes excursions et parties de baignade, il faut s'organiser pour survivre. C'est au moins la réflexion de Ralph, celui qui fut élu chef au temps heureux des commencements, et du fidèle Piggy. Mais c'est ce que refusent de comprendre Jack, le second aspirant au "trône", et les siens. Cette première division clanique n'est pas loin de reproduire un schéma social ancestral. S'ensuivent des comportements qui boudent peu à peu la civilisation et à travers lesquels les rituels immémoriaux le disputent à une sauvagerie d'une violence sans limite. 

Dès "Sa Majesté des Mouches" (1954), porté à l'écran par Peter Brook (1963), apparaît l'obsession de William Golding: l'homme est foncièrement mauvais. Le monde est porteur d'une cruauté sans faille dans laquelle chacun se fourvoie et finit par périr, comme il l'illustre plus tard dans "Les Héritiers" ou "Parade sauvage". L'écrivain reçut le prix Nobel de littérature en 1983. "--Laure Anciel-- 


 

Cvt vendredi ou les limbes du pacifique 6615

Académie Française - Grand prix du roman - 1967

 

Michel Tournier
Gilles Deleuze (Autre)

ISBN : 2070369595 
Éditeur : 
GALLIMARD (1972)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 849 notes)

Résumé :

Tous ceux qui m'ont connu, tous sans exception, me croient mort. Ma propre conviction que j'existe a contre elle l'unanimité. Quoi que je fasse, je n'empêcherai pas que, dans l'esprit de la totalité des hommes, il y a l'image du cadavre de Robinson. Cela suffit - non certes à me tuer - mais à me repousser aux confins de la vie, dans un lieu suspendu entre ciel et enfers, dans les limbes en somme... Plus près de la mort qu'aucun autre homme, je suis du même coup plus près des sources mêmes de la sexualité.


 

 

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Hervé Bazin

ISBN : 2253001457 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1972)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 3316 notes)

Résumé :

« Vipère au poing » est le premier roman d'Hervé Bazin ; et celui qui l'a rendu immédiatement célèbre. Publié en 1948, c’est le premier volet d'une trilogie (« Vipère au poing », « La mort du petit cheval », « Le cri de la chouette ») qui raconte successivement l'enfance de Jean Rezeau (dit Brasse-Bouillon), sa vie de jeune adulte puis celle d'homme d'âge mûr, jusqu'à la mort de sa mère, Paule Pluvinec, dite Folcoche.
Ce premier roman, très largement autobiographique, est l'histoire d’une famille de la petite bourgeoisie provinciale, les Rezeau : 3 fils, un père effacé et rêveur et une mère autoritaire et méchante. Mais c'est surtout l'histoire de la haine qui lie le narrateur, benjamin des fils à sa mère...

 



Cvt lenfant qui ne parlait pas 1581

Torey Hayden

ISBN : 2266131192 
Éditeur : 
POCKET (2002)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 188 notes)

Résumé :

Psychologue et thérapeute, Torey Hayden est professeur-éducatrice dans une classe d'enfant souffrant de troubles du comportement.

Un lien très fort l'unit à Jade, une petite fille de huit ans qui se tient courbée et ne parle pas. Chaque soir, Jade rejoint Torey dans une salle de cours et, après avoir fermé la porte pour que personne d'autre ne l'entende, elle se met à parler.

Ce qu'elle raconte est effrayant, incroyable. Des choses horribles ayant trait au sexe, à la violence, à la mort. 

La psychologue s'interroge. Réalité ? Mensonges ? Délires d'enfants perturbés ? A force de patience, elle finit par découvrir la vérité. 

Une vérité qui dépasse l'entendement...


 

Cvt le pavillon des enfants fous 5839

Valérie Valère

ISBN : 2253030074 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE


Note moyenne : 3.65/5 (sur 313 notes)

Résumé :

A treize ans, Valérie Valère a été internée au pavillon des enfants fous d'un grand hôpital parisien. A quinze ans, elle écrit le récit de ce séjour. 

Son livre n'est pas seulement une vision du monde hospitalier, des traitements pour les malades mentaux, le cri pathétique d'une adolescente de treize ans qui, un jour, a refusé toute nourriture : elle prend conscience des raisons profondes qui l'ont amenée au comportement suicidaire qu'est l'anorexie.

 


 

 

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Pulitzer - Fiction - 2007


AJOUTER À MES LIVRES

Cormac McCarthy
François Hirsch (Traducteur)

ISBN : 2879295912 
Éditeur : 
EDITIONS DE L'OLIVIER
http://www.babelio.com/images/audioorange.gif   Existe en édition audio


Note moyenne : 4.01/5 (sur 2732 notes)

Résumé :

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie. 

 

Mes lectures (1)

Par Le 14/10/2016

La médiathèque où j'ai l'habitude d'aller propose aux adhérents de constituer des listes de livres à commander et à partager et j'ai donc commencé ce soir. 

Je cherche à retrouver les livres qui m'ont marqué, ceux qui sont restés dans ma mémoire, pour la force de leurs écrits, la beauté de l'écriture, les enseignements, les leçons de vie.

Je les compile sur un dossier word et deux heures après avoir commencé, j'arrive à une centaine de pages... Je suis fasciné par tout ce qui me revient en mémoire, par tous les auteurs, les titres, les couvertures, les mots, les histoires, les personnages, les drames et les bonheurs, les paroles de sagesse, les découvertes, les révélations, tout ce que ces livres m'ont apporté. 

Chose étrange également, il suffit qu'un livre surgisse pour qu'un autre le suive, puis un autre...Comme si tout était enregistré dans une mémoire qui rejaillit, de façon apparemment chaotique, par des liens inconscients, des passerelles qui m'échappent, des lignes de vie attachées à mon histoire, des périodes durant lesquelles je m'attachais à un thème, à une quête précise... 

Sur le site "Babélio", je retrouve leurs traces...

 

 

 

 


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Richard Bach

ISBN : 2081348284 
Éditeur : 
FLAMMARION (2015)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 938 notes)

Résumé :

Depuis toujours, Jonathan Livingston s'afflige de n'être ni albatros ni pélican, en bref, de n'être doué ni pour le looping ni pour le vol plané. A la consternation de ses parents, il s'entraîne jour et nuit pour améliorer sa vitesse et sa qualité de vol. Le Grand Conseil finit par se réunir et par exclure ce drôle d'oiseau qui ne respecte pas les limites de sa race ! Jonathan en effet ne considère pas le vol comme un vulgaire moyen de déplacement, mais comme la chance d'accéder à la perfection et de donner un sens plus noble à la vie. Sa pénitence se transforme en paradis lorsqu'il rencontre Chiang l'Ancien et les autres exclus assoiffés d'infini. Chiang lui apprend l'absolu, mais aussi la responsabilité, la confiance, l'amour, la liberté. Tel un Saint-Exupéry américain, Richard Bach est écrivain-aviateur. Cet ancien pilote de l'armée de l'air américaine a pour seule religion le vol qui confère à son regard une perspective salutaire. Jonathan Livingston le goéland - qui rappelle parfois le Petit Prince - lui valut la célébrité dès 1970. Il est aussi l'auteur du Messie récalcitrant, et d'Un pont sur l'infini. --Laure Anciel 

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Cvt le petit prince 5987

Antoine de Saint-Exupéry

ISBN : 2070408507 
Éditeur : 
GALLIMARD (1999)


Note moyenne : 4.28/5 (sur 10563 notes)

Résumé :

J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur.
Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours.
Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan.
Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait : ... «S'il vous plaît... dessine-moi un mouton ! - Hein ! - Dessine-moi un mouton...»
J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement.
....Regardez attentivement ce paysage afin d'être sûr de le reconnaître, si vous voyagez un jour en Afrique, dans le désert. Et, s'il vous arrive de passer par là, je vous supplie, ne vous pressez pas, attendez un peu juste sous l'étoile !
Si alors un enfant vient à vous, s'il rit, s'il a les cheveux d'or, s'il ne répond pas quand on l'interroge, vous devinerez bien qui il est. Alors soyez gentils ! Ne me laissez pas tellement triste: écrivez-moi vite qu'il est revenu..

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Cvt celui qui navait jamais vu la mer 1731

J.M.G Le Clézio
Georges Lemoine (Illustrateur)

ISBN : 2070332322 
Éditeur : 
GALLIMARD (2000)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 28 notes)

Résumé :


Daniel ne parle presque pas et n'a pas d'amis. On dirait qu'il dort les yeux ouverts. Il a l'air de venir d'ailleurs. Il aurait pu s'appeler Sindbad le Marin, dont il a lu les aventures, le seul livre qu'il connaisse par cœur : son regard ne s'anime que lorsqu'on lui parle de mer et de voyages. Mais la mer, il ne l'a jamais vue. Alors, un jour de novembre, sans rien dire à personne, il s'en va pour ne plus jamais revenir...

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Cvt lullaby 3793

J.M.G Le Clézio
Georges Lemoine (Illustrateur)

ISBN : 2070612589 
Éditeur : 
GALLIMARD JEUNESSE (2007)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 125 notes)

Résumé :

Un matin du mois d’octobre, Lullaby décide de ne plus aller en cours. Elle écrit à son père, glisse dans un sac quelques objets et, empruntant le chemin des contrebandiers, part en direction de la plage. Un petit garçon qui revient de la pêche, une jolie maison grecque, mais surtout le soleil et la mer remplissent ses journées d’ivresse et de liberté. Un jour, pourtant, il faut revenir à l’école. Qui donc voudra croire à son étrange voyage ? Une rêverie adolescente lumineuse et poétique, une héroïne en quête de liberté. Retrouvez l’immense talent d’écrivain de J.M.G. Le Clézio, auteur contemporain majeur.

 


 

 

 

 
                                       
                                       

Cvt la main coupee 9308

Blaise Cendrars

ISBN : 2070366197 
Éditeur : 
GALLIMARD (1975)


Note moyenne : 4.24/5 (sur 120 notes)

Résumé :

- Comment, vous ne savez pas? Asseyez-vous... Ce n'était pas encore l'heure du thé. Nous étions seuls dans la boutique. Et tout en me faisant goûter des bouchées au chocolat, grignoter des petits fours et déguster un verre de xérès, la nouvelle confiseuse, qui était veuve de guerre, me raconta avec beaucoup, beaucoup de détails qui avaient tous trait à sa propre situation, comment Claire s'était pendue dans son fournil le jour où un message officiel d'Angleterre lui avait appris la mort atroce de son frère...


 


Cvt le chevalier a larmure rouillee 2826

Robert FisherBéatrice Petit

ISBN : 9782940430147 
Éditeur : 
AMBRE (2010)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 46 notes)

Résumé :


Plus de 3 millions d'exemplaires vendus dans le monde. Il y a fort longtemps, un vaillant chevalier combattait les méchants, tuait des dragons et sauvait les demoiselles en détresse. Il se croyait bon, gentil et plein d'amour. Il était très fier de sa magnifique armure qui brillait de mille feux, et ne la quittait jamais, même pour dormir. Seulement, un beau jour, en voulant l'enlever, il se retrouva coincé... Ainsi commença pour lui une quête initiatique, à la recherche de sa véritable identité, au gré de rencontres insolites et d'épreuves riches d'enseignement. En parvenant au "Sommet de la Vérité", il deviendra alors ce qu'il n'avait jamais cessé d'être, un homme au coeur pur, libre de toute illusion et de peur. Cette nouvelle quête du Graal, d'un humour délicieux, fait partie de ces "grands petits livres" comme Le Petit Prince et Jonathan Livingston le goéland. La limpidité, la profondeur du Chevalier à l'armure rouillée, qui parle au coeur et à l'âme, en font un conte d'une portée universelle.


 

 

Cvt le pouvoir du moment present guide deveil spiri 181

Eckhart Tolle

ISBN : 2920987461 
Éditeur : 
ARIANE (2000)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 290 notes)

Résumé :

Ce livre nous présente plusieurs défis : si nous réussissons à être totalement présent et à faire un pas à la fois dans le moment présent, si nous réussissons aussi à vraiment appréhender les réalités que sont notre corps énergétique, le lâcher-prise, le pardon et le non-manifeste, c'est que nous saurons nous ouvrir au pouvoir transformateur de l'instant présent.

 


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Eckhart Tolle

ISBN : 2896678859 
Éditeur : 
ADA ÉDITIONS (2012)


Note moyenne : 4.53/5 (sur 51 notes)

Résumé :



Fort du fantastique succès de son ouvrage Le pouvoir du moment présent, Eckhart Tollé propose aux lecteurs un nouveau livre dans lequel il jette un regard honnête sur l'état actuel de l'humanité.


 

Cvt la voix de leternelle sagesse 3832

Khalil Gibran
Pascale Haas (Traducteur)

ISBN : 2290354600 
Éditeur : 
LIBRIO (2006)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 18 notes)

Résumé :


" Je suis venu dire une parole, et je la dirai aujourd'hui. Mais si la mort m'en empêche, ellesera dite Demain, car Demain ne laisse jamais aucun secret dans le livre de l'Éternité. " La voix de l'éternelle sagesse est un recueil d'aphorismes poétiques sur des thèmes existentiels : l'amour, l'amitié, le mariage, les enfants. Un texte pur dans lequel la philosophie s'allie harmonieusement avec la poésie.


 

Cvt se liberer du connu 3475

Jiddu Krishnamurti
Mary Lutyens (Éditeur scientifique)Carlo Suarès (Traducteur)

ISBN : 2253138207 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1995)


Note moyenne : 4.24/5 (sur 132 notes)

Résumé :

Voici le traité de la seule révolution qui vaille : la libération intérieure. L'homme en cage, prisonnier des dogmatismes et des conformismes de pensée, est une ombre illusoire. 

De l'exigence spirituelle présente de façon plus ou moins confuse dans chaque être humain, jusqu'à cette authentique libération, nous sommes conviés ici à parcourir toutes les étapes : se connaître soi-même, surmonter la peur, découvrir peu à peu le silence et la plénitude.

 

Cvt le sens du bonheur 7586

Jiddu Krishnamurti
Colette Joyeux (Traducteur)

ISBN : 2757801171 
Éditeur : 
EDITIONS DU SEUIL (2007)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 82 notes)

Résumé :


L'enseignement de Krishnamurti repose sur la conviction que les transformations de la société ne peuvent se faire qu'au terme d'une transformation des individus.

Critique vis-à-vis des religions et des sectes, Krishnamurti n'aura de cesse de répéter que le bonheur passe par le refus de tout type d'autorité. 


 

Cvt paroles indiennes 2036

Michel Piquemal
Michel Piquemal (Éditeur scientifique)Edward Sheriff Curtis (Illustrateur)

ISBN : 2226062548 
Éditeur : 
ALBIN MICHEL (1993)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 36 notes)

Résumé :

(...)
Pourtant, ces peuples ont parlé avant d'être définitivement vaincus. Et nous restons confondus devant ces bribes de voix et ce qu'elles laissent présager de leur spiritualité.
Ces hommes (qui ne bâtissaient ni pyramides ni cathédrales) avaient trouvé leur juste place dans le cosmos, au sein d'une nature qu'ils respectaient et adoraient


 

Cvt lunivers du zen histoire spiritualite civil 9202

Jacques Brosse

ISBN : 2226142924 
Éditeur : 
ALBIN MICHEL (2003)


Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)

Résumé :

L'Univers du Zen illustre merveilleusement la capacité de Jacques Brosse à embrasser à la fois la synthèse et le détail d'un sujet aussi foisonnant que le Zen, touchant à la fois à l'histoire et à la spiritualité. L'iconographie exceptionnelle comporte plus de deux cents illustrations dont une plus grande partie est inconnue en France, et dont certaines sont quasi inédités au Japon.


 

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Patrice Van Eersel

ISBN : 2253041920 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE (1987)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 55 notes)

Résumé :

De la mort, nous avons tout oublié, tout ce que notre culture avait érigé en sagesse. Même la science est devenue ignorante. Tellement que des savants tirent la sonnette d'alarme. Il faut, disent-ils, réhabiliter l'agonie, écouter les mourants, étudier ce passage aussi capital que la naissance. Psychiatres, cardiologues, chirurgiens, biologistes et physiciens, dans les laboratoires les plus sophistiqués des Etats-Unis, d'Europe, mais encore en Inde

 


 

Cvt le cinquieme reve 4661

Patrice Van Eersel

ISBN : 2253138231 
Éditeur : 
LE LIVRE DE POCHE


Note moyenne : 4.08/5 (sur 12 notes)

Résumé :

L'homme a-t-il une mémoire qu'il tiendrait de ses lointaines origines animales ? Comment va-t-il évoluer ? Que peuvent nous apprendre nos cousins cétacés, et en particulier les dauphins, qu'une légende cherokee place, dans l'ordre naturel, juste avant l'homme ? C'est à ces questions que tente de répondre Patrice Van Eersel. Il a rencontré d'étranges musiciens qui ne composent que pour les baleines, des spécialistes des bactéries, des zoopsychiatres, des accoucheurs...



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Elisabeth Kübler-Ross
Loïc Cohen (Traducteur)

ISBN : 2266085182 
Éditeur : 
POCKET (1999)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 22 notes)

Résumé :

Un itinéraire intellectuel et spirituel, une destinée hors du commun : Elisabelth Kübler-Ross, docteur en médecine, est cette femme, cette thérapeute célèbre dans le monde entier, qui a transformé notre perception de la mort. Fruit de son accompagnement d'enfants, de vieillards, de cancéreux et de sidéens en phase terminale, son étude révolutionnaire et désormais classique : "Les Derniers Instants de la Vie" a apporté la paix à des millions d'êtres confrontés à leur fin ou à celle de leurs proches.


 

Cvt les maitres spirituels 8439

Jacques Brosse

ISBN : 2226249583 
Éditeur : 
ALBIN MICHEL (2013)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 12 notes)

Résumé :


Des religions antiques à l'enseignement bouddhiste, de la naissance de l'islam au monachisme chrétien, des mystiques hindous aux penseurs indépendants comme Boulgakov, Gurdjieff et Simone Weil, Jacques Brosse présente ici la grande fresque de l'aventure spirituelle de l'humanité à travers ses maîtres et ses écoles. L'auteur, dont l'œuvre a été couronnée par le Grand Prix de l'Académie française en 1987, est à la fois philosophe, maître zen, naturaliste et spécialiste des traditions spirituelles d'Orient et d'Occident.

 


 

Cvt les chemins de la sagesse 2529

Arnaud Desjardins

ISBN : 2266157558 
Éditeur : 
POCKET (2006)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 40 notes)

Résumé :


Rédigés entre 1968 et 1972 à partir de notes prises par l'auteur auprès de son guide, Swâmi Prajnanpad (l891-1974), les trois tomes des Chemins de la Sagesse, aujourd'hui en un seul volume, restituent sous la forme d'un exposé rigoureux les découvertes d'un disciple à la recherche du Soi. Alors réalisateur à la Télévision française, Arnaud Desjardins y expose l'enseignement qu'il s'appliquait lui-même à mettre en pratique jour après jour. Source indispensable aux lecteurs désireux d'aborder ou de cerner dans son essence la démarche qu'il propose, cet ouvrage ouvre une voie concrète et nous rend accessibles, ici et maintenant, les vérités centrales de la métaphysique hindoue. 


 


Cvt jade et les sacres mysteres de la vie 1960

François Garagnon

ISBN : 2290071978 
Éditeur : 
J'AI LU (2013)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 83 notes)

Résumé :

Jade est une petite fille irrésistible par sa fraîcheur inventive et son esprit d’émerveillement. Dans la lignée du " Petit Prince " et de " Jonathan le Goéland ", elle nous amène à une connaissance de l'essentiel et à une redécouverte du sens de la vie, dans un esprit poétique et enthousiaste. 

Sur un ton toujours très spirituel (au sens à la fois mystique et humoristique du mot), ce livre qui regorge de saveur, de joie et d'humour a séduit des lecteurs de tous âges, ainsi que des artistes de renom comme Yves Duteil.

Régulièrement réédité depuis sa parution en 1991, et traduit dans de nombreuses langues, cet ouvrage à la spiritualité ensoleillée continue de faire l'objet d'un phénomène de bouche à oreille d'une singulière ampleur. Dans le cœur d'innombrables lecteurs, Jade est inoubliable.


 

 


Cvt quand la conscience seveille 6127

Anthony De Mello
Paule Pierre (Traducteur)

ISBN : 2226116672 
Éditeur : 
ALBIN MICHEL (2002)


Note moyenne : 4.32/5 (sur 34 notes)

Résumé :

Toute l'œuvre d'Anthony de Mello (1931-1987), prêtre jésuite indien, qui fit également profession de psychologue et psychothérapeute, est consacrée à la libération intérieure. Quand la conscience s'éveille se présente comme un recueil d'histoires courtes, de fables ou de paraboles qui, influencées par les spiritualités bouddhiste ou taoïste, tracent les voies d'une sagesse originale et efficace. S'appuyant sur son expérience d'animateur de retraites spirituelles, Anthony de Mello s'adresse ici directement à son lecteur, dans un style vif et familier. Il aborde les thèmes essentiels qui pourraient l'éclairer sur l'éveil à soi, condition d'harmonie intérieure et de bonheur. Il le poursuit jusque dans ses derniers retranchements psychologiques avec une perspicacité teintée d'ironie et de tendresse. Ce livre sera un compagnon de route précieux pour qui veut cheminer vers la connaissance de soi.


 

Raid à skis en Norvège

Par Le 14/10/2016

C'était l'hiver dernier, nos deux garçons sont montés en Norvège pour du ski de rando sur des sommets perdus au-delà du cercle polaire. Que du bonheur.

 

Le yoga qui guérit

Par Le 12/10/2016

Le yoga qui guérit...A l'hôpital, en prison, à l'école, aux Etats-Unis, en Inde, en Afrique, en France.. Magnifique...

J'aurais aimé connaître la pratique du yoga lorsque j'ai eu mes hernies discales.

Le milieu médical s'est contenté de m'opérer et de me relâcher en pensant avoir réglé le problème. J'avais confiance la première fois. J'avais 25 ans et j'étais totalement naîf et immature. Et puis la deuxième fois, je n'avais pas le choix et pas les connaissances du lien entre l'esprit et le corps... Et à 44 ans , j'ai refusé l'opération. Trois hernies, paralysie de la jambe gauche.  Shooté à la morphine. C'est une médium qui m'a sauvé. Il fallait que j'entre en moi, que je relie mon esprit et mon corps, que je comprenne le fardeau que mon corps portait et qui me détruisait, que je crée enfin ce lien entre la matière et l'énergie.

Aujourd'hui, je marche en montagne des sorties de dix heures, je cours, je joue au tennis, je fais du vélo, je tronçonne et je fends le bois de chauffage pour la maison. 

Et je fais du yoga. 

Il m'aura fallu beaucoup de temps pour grandir.


"On a tous quelque chose à affronter."

"La méditation de l'arbre" et les huit fondamentaux du yoga :

*Les racines qui représentent l'attitude vis à vis des autres.

*Le tronc, l'attitude vis à vis de soi-même.

*Les branches, les postures physiques.

*Les feuilles, les techniques de respiration.

*L'écorce, le retrait des sens.

*La sève, la concentration.

*Les fleurs, la méditation.

*Les fruits qui représentent l'éveil.


 

 

 

Liberté et intuition

Par Le 07/10/2016

 

 

Liberté et intuition
« Les hommes se croient libres par cela seul qu’ils sont conscients de leurs actions mais qu’ils ignorent les causes qui les déterminent. » Spinoza

Si on s'applique à analyser l'existence sans aucun détour, on réalise à quel point l'ignorance de ces causes relève quasiment de la déficience mentale et c'est effrayant. D'autant plus lorsque, après avoir enfin identifié une cause, on réalise que cette cause n'est pas née de rien mais d'une cause qui la précède...Et que dès lors, il est absurde et même prétentieux de se croire parvenu quelque part alors qu'il se tient dans les strates fossilisées des causes archaïques sur lesquelles repose tout l'édifice. 
Quel est le degré de liberté que les hommes peuvent atteindre ? 
Je ne parle pas ici de la liberté matérielle, professionnelle, familiale, sociétale mais de la liberté intérieure, existentielle, de la liberté spirituelle.
Pour ce qui est des situations précédentes, toutes celles qui relèvent de la vie extérieure, je ne crois pas un seul instant à une quelconque liberté. Tout est l'effet des causes initiales. 
Spinoza utilise volontairement le verbe « croire ». Il est essentiel de le noter.
Si je regarde les enchaînements de mon existence, je finis toujours par trouver une cause première. Mes choix n'ont été que des réactions et non des actions. Je sais pourquoi je suis devenu instituteur, je sais pourquoi j'aime la montagne, je sais pourquoi j'aime la solitude, pourquoi j'écris... Rien ne s'est fait "librement" mais parce qu'il y avait initialement un événement qui m'amenait à réagir. Je pourrais convenir pour me rassurer qu'il y a tout de même une décision prise de ma part et qu'il y en avait sans doute une autre d'envisageable. Mais la source reste la même. Rien ne vient de rien.
Je pourrais choisir d'arrêter d'écrire cet article et de fermer l'ordinateur pour me prouver que j'ai un pouvoir décisionnel. Je regretterai certainement dans peu de temps ce caprice prétentieux et je reviendrai m'asseoir en me maudissant d'avoir perdu ce que j'avais déjà écrit. Je "dois" écrire ce que je porte. Je sais pourquoi je dois l'écrire.
Cette illusion du choix s'établit dans les contingences de la vie quotidienne. C'est certain mais c'est si insignifiant que ça n'a aucun intérêt. Je vais choisir une nouvelle tapisserie. Ouah, formidable...Ou acheter un smartphone, ouah, trop bien ! Ah, non, finalement, là je ne l'ai pas choisi, je n'en avais pas besoin, je n'ai fait que succomber à une pression médiatique et encore une fois prétentieuse. Mais je vais m’efforcer de croire que j’ai fait un choix en excluant toutes les pressions environnementales qui m’ont « conduit » à cet achat.
Ah, et puis, je pourrais changer de voiture aussi, là, il y a du choix. C'est important le choix d'une voiture ! Elles ont bien toutes quatre roues, un moteur et une caisse mais quand même il y en a qui sont mieux que d'autres et je serais tellement heureux de rouler dans une voiture qui me plaît. Oui, bon, ok , c'est ridicule, je sais...
Je pourrais même choisir de changer de femme. Celle-là est vraiment trop commune. Et d'ailleurs, je ne sais même pas pourquoi j'en suis arrivé à l'aimer et à avoir des enfants avec elle. Des femmes, il y en a tellement, c'est comme les voitures, il y a du choix...Quand je vois ce qui existe dans les revues que je lis...Non, pas les revues de bagnole, les revues avec de belles femmes ! Celle du cinéma par exemple, c'est extraordinaire comme elles sont belles au cinéma. Ah, oui, là c'est vrai, je me fais un film et j'en finis même par ne plus voir la réalité magnifique de ma femme et le miracle de notre rencontre...
Les pressions extérieures, lorsqu’elles sont devenues addictives, les comparaisons, les hiérarchies, les « valeurs marchandes » produisent des effets, parfois dévastateurs… Jusque dans la sphère intime.

Liberté du choix...Quelle fumisterie. Il faudrait déjà exister intérieurement pour pouvoir prétendre faire un choix. Car enfin, qui choisit ? Qui est là pour choisir ? Un individu lucide, conscient, éveillé ou une machine qui se remplit de carburant pour croire qu'elle avance par elle-même ? Qui lui donne ce carburant ? Les autres ? Des individus endormis qui fonctionnent avec le même carburant ? Ah, non, ceux-là, les pourvoyeurs, sont propriétaires des pompes à carburant. Ils sont tout aussi endormis. C'est juste qu'ils ont appris à en profiter davantage et à se servir de ceux qui restent juste attachés à ce désir immodéré de remettre sans cesse du carburant. Hiérarchie sociale dans le sommeil et dans les addictions. Il y a les patrons des pompes et les utilisateurs qui rêvent de prendre la place du patron pour dormir encore mais dans de la soie.

Le choix de se croire libre est par conséquent une auto mutilation. Je coupe en moi le lien qui me rattachait à mon âme et je "décide" de me soumettre à mon mental. Ça n'est évidemment pas une décision réfléchie mais juste un abandon par conditionnements. C'est pour cela qu'il faut bénir les drames. Ils sont la plupart du temps les seuls évènements susceptibles de réveiller les individus. Il y aura toujours ceux qui regretteront infiniment le temps du grand sommeil et de la multiplicité des pompes à carburant. Bon, tant pis. 
Et puis, il y a ceux ou celles qui ne peuvent plus dormir. Parfois même réellement. Ils vont aller marcher pendant des jours et des nuits. Mus par une énergie inconnue qui les brûle intérieurement.
Et alors, qu'en est-il de cette liberté existentielle ?
On a donc les endormis qui se gavent de carburant. Liberté existentielle : néant.
On a aussi les victimes qui adorent leur statut de victimes. Liberté existentielle : néant.
On a aussi les traumatisés qui ne cherchent pas à se plaindre parce qu'ils ont basculé dans un espace qu'ils ne connaissaient pas et qui se révèlent absolument fabuleux. Liberté existentielle : en cours d'apprentissage.
Ces derniers possèdent-ils un libre arbitre ? Non, bien entendu étant donné que leur évolution est dictée par un évènement indépendant de leur volonté. Mais il y a une différence essentielle. ILS LE SAVENT.
Dès lors, il y a une observation lucide qui s'installe, celle que j'appelle "le juste milieu".
À mon sens, « le cul entre deux chaises » est l'état d'une personne n'ayant pas réussi à faire un choix. Elle reste donc torturée par son indécision, hésitant constamment à prendre une direction définie et souffrant de son incapacité à le faire. À peine partie dans un sens, elle regrette déjà son élan et s'arrête, souffrant aussitôt d'être revenue au point de départ, là où pour elle il n'y a que le chaudron bouillant dans lequel elle cuit sans comprendre que les flammes sont attisées par sa propre errance.
Le juste milieu représente à mon sens, non pas la capacité à rester au centre du carrefour sans prendre de décision mais la capacité à ne pas s'identifier à la décision qui a été prise. Le juste milieu est l'endroit duquel l'individu peut observer ses actes sans être lui-même les actes. C'est un état d'observation qui fait que l'on peut entretenir la lucidité nécessaire à l'analyse de ce qui est entrepris. Je ne suis pas ce que je fais. Je ne suis pas ce que j'ai décidé de faire. Je le gère mais sans être emporté dans le flot d'émotions, de ressentis, que cela génère.

Pour ne pas couler au milieu de l'océan, il ne sert à rien de nager, il faut faire la planche et observer, saisir chaque instant en se libérant de l'activité. Au milieu de l'océan, le nageur aura systématiquement le cul entre deux chaises en décidant de prendre une direction puisqu'il ne sait pas vers où il va. Il va dépenser une énergie considérable à nager et dès lors il ne peut pas s'observer.
Le "planchiste" se laisse porter en mesurant ses efforts et en restant réceptif à tout ce qui l'entoure. Les courants l'entraînent mais ça n'a aucune importance étant donné qu'il ne sait pas vers où il faut aller. Il est donc inutile d'y penser. Agir dans le non-agir revient donc à être inscrit dans le juste milieu.

Il ne s'agit nullement de rester inerte au carrefour d'une décision à prendre. Le juste milieu consiste à ne pas devenir la décision...Chaque fois qu'une préoccupation trop vive nous saisit et que celle-ci implique une décision à prendre nous restons bien nous-mêmes évidemment mais nous ne sommes plus avec nous-mêmes. Nous nous perdons de vue dans les évènements extérieurs. Comme si les actes nous engloutissaient. Ça peut devenir de la colère, des regrets, de la rancœur, de la jalousie ou du bonheur mais quelques soient les effets, si nous nous perdons de vue, il n'y a plus d'observateur, nous sommes devenus ce que nous faisons. 
Le juste milieu consiste à ne pas nous identifier à cette décision. Il s'agit donc de continuer à analyser les évènements, avec lucidité et si une autre direction s'impose, il n'y a aucun regret à avoir, il serait inutile de continuer à se fourvoyer, par prétention ou entêtement. Le juste milieu est à la source de la lucidité. Il ne s'agit pas de rester indécis et de refuser l'engagement. Il faut s'engager. Mais celui qui s'engage dans une voie ne devient pas la voie. Il reste une entité homogène. 
La décision d'être volontairement engagé donne à l'acte lui-même la conscience de l'être uniquement lorsque la volonté est consciente des causes qui la nourrissent.
Le juste milieu est une observation de ce que nous faisons. Comme si nous prenions de la hauteur en fait, que nous installions une vision macroscopique de nos actes au lieu de nous étourdir de ces actes eux-mêmes.
Le libre arbitre existe dans la dimension du juste milieu. Non pas qu'il y ait pour autant une liberté totale et inconditionnelle des choix mais il existe une conscience réelle de la raison de ces choix et ensuite une absence d'identification à ces choix. L'individu reste dans un état d'observation. Il ne dort plus et l'énergie intérieure est son seul carburant.
Qu’en est-il du libre-arbitre ? 
Dans le déroulement de vie d’une personne, on peut considérer que l’éducation favorise l’émergence de trois paramètres : la culture s’impose en premier lieu, elle se renforcera dans certains domaines pour devenir une réelle connaissance à travers diverses expériences, puis, dans certains cas et pour certaines personnes, viendront prendre place les convictions.

Un petit enfant africain, un petit enfant européen ou un petit enfant asiatique n’aura pas le même bagage culturel. Ses connaissances et ses convictions seront donc influencées par cet environnement culturel.

-Culture : accumulation de « savoirs. »
-Connaissances : une culture à laquelle s’ajoute une expérience. Savoir et faire. Avoir et être.
-Convictions : idées profondément ancrées.
Dès lors se pose le problème de ce libre-arbitre…
Définition : « La notion de libre arbitre, synonyme de liberté, désigne le pouvoir de choisir de façon absolue, c’est à dire d’être à l’origine de ses actes. »
Mais si nous gardons à l’esprit les influences environnementales, est-ce qu’il est possible d’envisager ce libre-arbitre ? Ne sommes-nous pas plutôt fondamentalement « enfermés » dans des fonctionnements qui nous échappent ? Le libre-arbitre ne nous est-il pas retiré au fur et à mesure de notre avancée, au fil des expériences de vie ? Ne s’agit-il pas davantage d’une liberté à prendre à travers le prisme éclairant de la conscience ?
Un sujet qui se voudrait libre est sensé pouvoir choisir de lui-même ce qu’il choisit, sans être poussé à l’avance d’un côté ou d’un autre par quelque influence ou cause que ce soit. Si l’individu « choisit », c’est qu’il dispose de plusieurs options et surtout qu’il bénéficie d’un complet contrôle de lui-même. Il se doit d’être « vierge » de toutes influences… Mais est-ce que c’est possible ? Ne conviendrait-il pas plutôt d’être capable d’identifier clairement l’ensemble de ces influences afin de s’en détacher et de pouvoir assumer dès lors l’intégralité du choix ? La complexité des conditions de vie, les relations sociales, le poids du passé, l’intégration, le formatage intellectuel, l'éducation et le formatage scolaire ne maintiennent-ils pas insidieusement un détournement de l’esprit, une direction donnée ? Les conditions objectives n’enferment-elles pas l’esprit dans un conditionnement subjectif ?
Sur quoi repose la notion de libre-arbitre ? 
N’est-elle pas simplement une certaine forme de prétention, un déni de l’enfermement ?

Un exemple :
J’ai décidé de réfléchir sur la notion de libre-arbitre, sur l’idée essentielle de ma liberté. Je tente de cerner les tenants et les aboutissants (en voilà une expression bien « culturelle »…) et aussitôt me viennent à l’esprit les résidus de mes cours de philosophie : Platon, Spinoza, Nietzsche, Schopenhauer, Marx… 
La culture est là (enfin, bon, quelques restes de culture…). Jaillissent aussi mes quelques expériences de vie à travers lesquelles je peux constater que beaucoup trop d’éléments m’ont échappé pour que je puisse affirmer que mes choix se sont faits en toute liberté. Intervient dès lors la conviction que ce libre-arbitre n’est qu’une illusion…
Est-ce que cette réflexion porte fondamentalement une liberté totale ou n’est-elle qu’un imbroglio anarchique de multiples données chaotiques…Un immonde fatras en quelque sorte …
Bien sûr que j’ai décidé librement de mener cette réflexion… Tiens, non, d’ailleurs, ça n’est même pas certain…C’est peut-être plus justement une certaine souffrance liée à un désordre intérieur, une inquiétude de voir à quel point tout m’échappe… Ce sont mes conditions de vie qui m’ont amené à réfléchir. Je n’ai fait que réagir à un tourment. Je n’ai pas été libre d’entamer cette quête et je ne peux que tenter de la mener à son terme pour m’en libérer… Mais alors, pour être libre, il faudrait s’être libéré de la volonté de devenir libre… Ça paraît absurde et pourtant il s’agit bien sans doute de cela. 
Le libre-arbitre ne serait que l’effort à mener pour être davantage libéré de tout ce que l’on porte. 
Plus profondément encore, le libre-arbitre ne serait que la conscience de mon enfermement et l’effort produit pour l’éventuel élargissement de la cellule…

Je peux quand même me réjouir de taper librement sur mon clavier, c’est un acte que je maîtrise, que j’ai pensé, que je pense et que j’élabore. GRTDFCVHKKIO…Voilà ce que ça donnerait si je n’avais pas de culture. Chouette, je suis libre par ma culture et la connaissance expérimentale que j’en ai. Tiens, d’ailleurs, je vais aller me faire un café et je reviens. Yeah, je suis libre de me lever et d’aller faire un café. Comme la vie est belle et riche de trésors !
Aucune moquerie là-dedans d’ailleurs. La personne tétraplégique ne connaît pas ou plus ce bonheur immense…J’ai la chance extraordinaire de posséder encore toute mon intégrité physique. Peut-être d’ailleurs devrais-je m’en contenter et arrêter de me prendre la tête. Mais je suis aussi un être tourmenté qui a besoin d’explorer les espaces intérieurs. C’est peut-être culturel, peut-être historique (ma petite histoire personnelle bien évidemment), l’écheveau des traumatismes irrésolus pourrait-on dire.

Excellent ce café.

Bon, je suis libre de taper sur mon clavier parce que j’ai enregistré toute la connaissance nécessaire mais je ne suis pas libre des pensées qui m’envahissent et couvrent les pages. Il faut donc que je les saisisse au vol et que je les autopsie. Sacrée boucherie en perspective…

Philosophiquement parlant, si je veux pouvoir autopsier ces pensées, il faut que je me libère des émotions qui les nourrissent sinon, je ne ferai qu’entretenir leur croissance en générant d’autres émotions comme autant d’engrais. Je me dois d’être lucide. D’ailleurs, si je continue à me répéter que mon libre-arbitre est une illusion, je créé en moi une émotion mortifère qui me désole et me ronge et si par contre je décide que je suis libre, je libère un bonheur hallucinogène qui trouble ma lucidité.
Je dois donc être neutre ou pour parler scientifiquement me soumettre à une lobotomie volontaire, une ataraxie libératoire.
Cela fait-il du libre-arbitre et du contrôle qu’il suppose une donnée évidente ? Est-il si évident que nous possédons un contrôle sur nos pensées et nos émotions ? La plupart de nos supposées « actions », ne sont-elles pas en réalité des réactions mécaniques qui répondent à autant de facteurs intérieurs (émotions, préjugés…) et extérieurs (les circonstances) que nous ne contrôlons pas ? Et nos supposées pensées ne sont-elles pas toujours la résultante de pensées antérieures ?
Prenons l’exemple d’un arbre au milieu d’une forêt. Bien sûr qu’il continue à croître et à se dresser vers la lumière mais son environnement influe sur cette croissance. La proximité des autres arbres, le climat, l’intervention humaine, un accident de parcours dans une tempête redoutable. Il n’existe pas de croissance libre.
La multitude des expériences de vie et mon environnement immédiat et même planétaire conditionnent ma croissance. Et l’ensemble de mes pensées n’est qu’un courant agité par cet environnement lui-même.

D’ailleurs, si je remonte encore plus loin vers la source ou vers la graine, je n’ai même pas choisi ce que je suis. Je n’ai pas choisi délibérément ma naissance. Est-il envisageable de parler de liberté innée ? Je ne pense pas. Il ne peut s’agir que d’une liberté qui s’acquiert. Ou plutôt de la désintégration progressive de tout ce qui peut porter atteinte à la liberté.

Disons qu’il n’y a aucune liberté. Mais qu’il est éventuellement possible au fil du temps d’en acquérir.
Mais en écrivant cela, j'entre dans le domaine des convictions et j'y perds ma liberté de penser..

Est-ce que l'arbitre d’un sport est libre de réguler le jeu ?
Non, bien entendu, il suit des règles qui lui ont été transmises et qu'il a adoptées.
Pourtant, il lui reste la capacité à interpréter les faits et par conséquent à changer le cours des choses : un pénalty pour une faute qu'il est le seul à avoir vue. Il a vu ce qu'il a interprété comme une faute, c'est à dire qu'en lui la faute existait déjà suite à une réflexion, un questionnement, une expérience antérieure et surtout un enseignement. 
Cette situation lui a semblé correspondre à cette « connaissance » qu'il avait de la faute, même s'il est le seul, parfois, à la percevoir ainsi. Il a donc appliqué "son" choix. Un autre arbitre n'aurait peut-être pas sifflé. On pourrait dire qu'il dispose donc de son libre-arbitre...Mais il y a la pression du match, une erreur antérieure qu'il aurait dû siffler et qui aurait pu changer la physionomie du match, une altercation passée avec le joueur qui vient de commettre cette faute, etc etc...L'arbitre porte en lui un fardeau qui l'empêche d'évoluer en toute liberté. Et en plus, il ne dispose pas toujours du temps nécessaire à la réflexion. Il agit dans l'urgence ce qui réduit encore plus le champ de cette liberté.

Nous agissons très souvent dans l'urgence...
Ne parlons pas d'un arbitre qui appliquerait à la lettre, sans aucun discernement, les règles apprises alors qu'il se doit justement de tenir compte de tous les paramètres afférents à la présence de tous les individus sur le terrain (sans parler du public et des entraîneurs). Celui-là ne dispose d'aucune liberté sinon celle de se retrancher derrière l'obscurantisme des règles. Une règle ne tient pas compte de tous les paramètres de la réalité. Seul, l'humain, impliqué, en est capable. Ou se doit de l'être... Au risque d'être obscur. Il n'y a pas d’arbitre libre de son libre-arbitre, il n'y a qu'un imbroglio gigantesque de situations et de conséquences. Et nous en sommes tous là. 
Notre terrain de « jeu » s’étend dans plusieurs dimensions et les règles sont multiples tout autant que l’ensemble des intervenants.

La seule liberté du prisonnier est d'avoir conscience de sa situation. C'est évident dans une geôle. Beaucoup moins dans une situation de liberté illusoire. Il ne reste donc que cette conscience pour pouvoir se libérer. Non pas se libérer des règles, c'est impossible, mais se libérer de l'ignorance de cette impossibilité.

L'intuition ne porte-t-elle pas dans le secret de son jaillissement la source même de la liberté ? ... 
Il convient à mon sens d'analyser ce que nous entendons par là. Premièrement, il me semble que nous sommes obligatoirement au fil du temps engagés dans des schémas de pensées et que ces schémas constituent des chemins sur lesquels nous aimons avancer. Dès lors, nous risquons de voir dans un phénomène la validation d'une pensée ancienne, sa confirmation. C'est là que la vigilance ou la lucidité jouent un rôle essentiel.
Il est possible par conséquent que le cas surprenant d'une intuition vienne nourrir en moi l'idée de cette âme qui a en charge mon parcours. Ça ne serait donc nullement une preuve mais juste un ressenti qui convient à mon cheminement spirituel.
Mais il est possible également que cette intuition soit en fait nourrie elle-même par l'assemblage gigantesque de mes anciennes expériences de vie et que ce que j'appelle une intuition ne soit en fait qu'une résurgence inconsciente issue de ma mémoire.
Je prends un exemple.
Je fais de l'escalade. Il m'arrive parfois d'arriver dans un passage particulièrement complexe et je ne sais pas si je dois prendre à droite ou à gauche, rien ne me permet d'être certain de la suite. Et pourtant, il pourrait s'avérer redoutable de ne pas partir dans le bon passage. Alors, j'observe, j'essaie de trouver des repères... Et puis, là, soudainement, j'ai l'intuition que je dois partir à droite... Qu'est-ce qui s'est passé ? On pourrait imaginer qu'en fait, dans ma mémoire, il reste quelques traces d'une ancienne voie, ressemblant quelque peu à celle-ci et que la décision que j'avais prise d'aller à droite s'était révélée juste...Peut-être que la couleur du rocher, la lumière, la structure de la roche, la forme d'un pilier ont suffi à créer dans mon inconscient le rappel de cette décision favorable. Je ne m'en souviens pas, de façon rationnelle, mais ce ressenti est là. Et je vais le suivre.
Si cette décision s'avère être la bonne, selon mes schémas de pensées, je vais considérer cette intuition comme un signe intérieur, une écoute intime, une apparition de mon âme, celle qui a en charge mon parcours.
Ou alors, il ne s'agira que d'un pur hasard, un sacré coup de chance... Aucune intention d'âme mais juste une issue favorable, une tournure qui aurait tout aussi bien pu virer au cauchemar...
Prenons maintenant le cas d'une décision défavorable. Après une longue traversée ascendante sur des prises ridicules, je me retrouve au pied d'un pilier surplombant absolument infranchissable. Et cette traversée que je viens d'effectuer m'interdit tout retour...Je suis piégé...Selon mes schémas de pensées, je vais voir dans cette situation une sacrée déveine ou une mauvaise intuition... Mais comment peut-on concevoir une mauvaise intuition si on accepte l'idée qu'elle vient de notre âme ? Ça paraît impossible que notre âme soit à la source d'une galère monumentale ?
"Ah, la vache, pourquoi elle me fait ça ????"
Mais dans le cheminement de l'âme, cette galère est nécessaire. Je ne dois pas la voir avec mon mental. C'est là que prend toute la force de cette conception de la vie. Je suis là, c'est à dire moi en tant qu'individu, parce que mon âme a besoin de cette épreuve pour avancer ou pour que tout s'arrête. Il ne me reste donc qu'à entrer en lutte contre mes faiblesses pour voir où cette intuition d'âme veut m'amener. Ça ne dépend pas essentiellement de moi que je sois là mais ça dépend de moi, pour l'instant, que je mette tout en œuvre pour m'en sortir...Et là, j'aime mon âme dans ce qu'elle me propose de vivre. Et si je tombe et que tout s'arrête, c'est que l'âme jugeait cette fin idéale dans son parcours d'âme.

Cette question du "destin" dans les mains de cette âme est un sacré problème.
Si effectivement, nous décidons qu'il existe une "ame", une "énergie", un "Soi", etc ...et que cette âme a une Conscience, non pas notre conscience mentalisée (J'ai conscience en ce moment de ce que j'écris) mais une Conscience qui appartient à une dimension éternelle, universelle, qui prend sa source dans le flux vital et ne peut pas le quitter, une âme qui a besoin de parcours matérialisés dans une enveloppe pour affiner son évolution, alors on peut s'attendre de sa part à un choix objectif, elle sait ce dont elle a besoin. 
Cette Conscience a conscience de ses manques, de ses errances, des paramètres inachevés, elle va donc chercher une "destinée" qui correspondra à ce qu'elle doit apprendre, on peut imaginer une âme étudiant diverses options humaines et choisissant par exemple l'enveloppe de celui qui va devenir "moi". Cela sous-entend qu'elle a donc accès à une vision future, qu'elle peut "entrevoir" ce qui va se produire dans la vie de ce "moi", tout ce qu'elle va pouvoir développer au coeur de cette enveloppe...
Dès lors, ce "moi", lorsque sa conscience sera suffisamment évoluée, va chercher à comprendre son "destin", son cheminement, les évènements survenus dans sa vie et sur lesquels il n'avait aucune emprise possible, sa naissance, sa famille, son pays, son physique etc...
"Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi ?"...
Et là, on entre tous dans un conflit intérieur parfois redoutable. Nous allons nous plaindre, nous lamenter ou nous réjouir d'un destin qui nous brutalise ou nous comble alors que ce regard est issu d'un mental, de l'ego, de nos identifications et pas de cette âme...
Elle, l'âme, elle sait très bien où elle va...Notre vision du Bien ou du Mal doit bien l'amuser d'ailleurs...

Même le nouveau-né qui va mourir deux heures après sa naissance a une âme qui savait ce qu'elle voulait.
Si on rejette cette éventualité, alors il faut rejeter tout le concept d'âme.
Il faut à mon sens établir une distinction claire et nette entre l'âme et le mental, et ne pas essayer de comprendre l'âme avec ce mental.
Évidemment, que lorsque je regarde confortablement dans mon salon les effets dévastateurs de l’ouragan à Haïti, je me demande par quelle épouvantable malédiction, ce peuple peut encore être frappé, comment un tel acharnement néfaste peut exister... Une vision mentalisée, par compassion...Même si d'ailleurs, dans mon salon, elle ne sert à rien aux Haïtiens...
Mais, reprenons l'idée de l'âme. Il y aurait donc dans la vie brisée de tous ces gens le choix volontaire d'une âme... Difficile à accepter... Parce qu'il est très douloureux de se dire que cette immense souffrance est intentionnelle et que cette intention nous sera toujours inaccessible... C'est sans doute cela le plus effroyable... Nous ne connaitrons jamais le projet de cette âme. Nous continuerons à errer au gré des évènements exogènes sans jamais savoir ce qui se trame depuis le début au coeur de cette enveloppe fragile.
Si, et seulement si, nous considérons cette hypothèse viable...

Car, si ça n'est pas le cas et qu'il faut s'en tenir à un hasard facétieux, ou sordide, alors, il faut accepter cette errance absolue et opter pour l'absurdité définitive de l'existence. Nous n'allons nulle part, ni en tant qu'individu, ni en tant qu'esprit, si jamais il y a autre chose qu'un simple cerveau... Nous nous rapprochons juste des vers qui nous rongeront. Il faut choisir.

Une intention ou le néant.
L'intuition n'est pas une imagination capable de se projeter au-delà de l'instant mais une connaissance inexplicable dans l'immédiat et au-delà de cet instant.
L'imagination est une pensée qui sort de l'espace réel et espère parfois que cette réalité correspondra à ce qui est imaginé.
L'intuition n'est pas une pensée comme les autres étant donné qu'elle surgit dans un laps de temps qui n'offre même pas la possibilité d'observer cette pensée et d'en juger de la qualité, de la pertinence, de la justesse. L'intuition s'impose. Elle est spontanée. Elle survient dans une circonstance précise et n'a pas d'existence propre comme une pensée qui peut très bien se construire et durer sans aucune nécessité.
L'intuition répond à une nécessité. Pas l'imagination.
L'intuition n'est donc pas une pensée basique. Elle n'a pas de temps. Elle est sans passé, sans avenir, et s'écoule dans un battement de paupières. C'est un rappel au niveau conscient d'une connaissance inconsciente, une mise en lumière foudroyante de ce qui était dans l'obscurité. Elle survient comme un éclair. Elle peut durer dans certaines circonstances mais il semble dès lors qu'elle ait été remplacée par une pensée qui se l'attribue et la rationnalise.

Ce qui est stupéfiant, c'est de considérer que nous possédons par conséquent une opportunité de choix absolument inexplicable par la raison mais qui contient pourtant une justesse imparable. Il n'est pas question de hasard bien entendu. Celui-là n'est que le résidu édulcoré de notre incapacité à comprendre les phénomènes.
Il y a quelques temps déjà, j'ai été renversé par une voiture alors que j'arrivais en vélo à une priorité à droite, en bas d'une descente. L'automobiliste a forcé le passage, je n'avais aucune possibilité de l'éviter. Par contre, il était préférable que je ne passe pas sur le capot ou pire encore sous les roues. Tout va beaucoup trop vite pour que la pensée puisse entrer en action. J'ai bloqué les freins, dérapé de la roue arrière, braqué le guidon vers l'arrière de la voiture, heurté le coffre, passé par-dessus, pivoté en l'air, emporté par l'élan et je suis retombé sur le dos, tous les muscles bandés pour amortir au mieux le choc. J'avais un casque heureusement...Tout a tapé, le dos, la tête, les bras. Sonné. Pompiers, immobilisation, urgences, radios, minerve...J'ai réalisé trois jours plus tard qu'une molaire ne tenait plus. Elle était cassée au niveau des trois racines. Un vol plané de trois mètres d'après les gendarmes.
Eh bien, je sais que je n'ai pensé à rien. Et j'ai pourtant choisi toutes les bonnes options. C’est en visualisant intérieurement l’accident, a postériori, que j’ai pu penser à ce que j’avais accompli et aux décisions que j’avais prises. Mais, dans l’instant, je n’ai pensé à rien.
Ou alors c'est que certaines pensées ne laissent aucune trace. Est-ce que l'intuition est une autre forme de pensées ? Une pensée sans l'influence de la raison. Une saisie immédiate de la réalité et des actes qui en découlent. Est-ce que cette pensée sans raison pourrait trouver sa source dans le corps lui-même ? Je n'ai pas eu le temps d'organiser intellectuellement une issue à cette situation. Tout s'est fait en moi sans que je n'intervienne par la raison, ni même de façon consciente par la pensée. On pourrait attribuer ces réactions spontanées à l'instinct de survie. Dans ce cas-là, je pense que ça convient effectivement.
L'instinct, tout comme l'intuition, peut survenir dans des situations de danger. Le dictionnaire ne fait habituellement aucune distinction entre les deux. 
Mais il arrive aussi que nous ayons des intuitions dans des circonstances dénuées de tout risque. Ma princesse est par exemple très douée pour trouver un endroit précis en ville et pour ma part, c'est la même chose mais dans la nature. Un sentier caché derrière un amas de roches ou le cabinet médical au détour d'un parc d'enfants. Le genre de choses pour lesquelles on pourrait tourner en rond pendant une heure ou même ne jamais les trouver. Eh bien, il y a parfois une intuition...Une étrange impression qui nous fait penser que c'est par là...
On pourrait parler de hasard si ça n'arrivait qu'une fois tous les dix ans. Pas quand ça se répète. Je ne crois pas au hasard.
Est-ce qu'il y a en nous une mémoire très profonde, liée à de multiples expériences de vie, et qui pourrait survenir de façon inconsciente et nous guider ? Ma princesse a longtemps vécu à Lyon et d'autres grandes villes et je cours dans les bois depuis mon enfance...Est-ce qu'il y a une mémoire ayant enregistré un nombre infini de situations similaires et dans lesquelles nous avons établi une connaissance insondable ?
Cela signifierait que les enfants ne disposeraient pas de cette intuition ou qu'elle serait infime. Et là, je sais bien qu'il n'en est rien. Les enfants sont emplis d’intuitions très justes…
Mais alors si cette intuition n'attend pas le nombre d'années pour se révéler, d'où vient-elle ?
Même si la mémoire est indispensable, il se pose le problème de son empreinte sur l'instant présent. Se pose également son emprise sur l'intuition dès lors que cette mémoire consciente dont nous usons continuellement ne permet pas en raison de cette omniprésence d'user de cette perception inconsciente d'une vérité qui est en nous et qui surgit sans que nous ayons eu la volonté de nous en servir. 
J'ai l'impression que cette mémoire attachée au phénomène des pensées obéit à l'ego et à cette obligation d'imposer à l'existence son empreinte. La mémoire consciente est au service du mental, elle utilise le réseau des pensées pour exister et entretient cette impression de maîtrise. 
La mémoire a un fonctionnement temporel étant donné qu'elle est inscrite dans le passé, c'est en cela d'ailleurs qu'elle répond aux exigences du mental. 
L'intuition pour sa part ne prend forme que dans l'instant présent en percevant des éléments qui nous échappent et qui lui permettent d'établir la justesse d'un acte. Un acte qui n'est pas décidé volontairement mais qui s'impose.
L'intuition a ceci de déstabilisant qu'elle ne répond pas à cette "maîtrise" illusoire du mental mais qu'elle existe par elle-même, sans aucune intervention consciente. Il ne s'agit pas d'une mémoire mentalisée se nourrissant d'un effort cognitif ou expérimental mais d'un flux de perceptions détachées de la raison et des pensées. Il est probable que ces perceptions se soient inscrites en nous à travers le champ des expériences mais qu'elles ne soient pas restées inventoriées au niveau de la mémoire et de la pensée. Elles sont "tombées" dans une dimension bien plus profonde jusqu'à intégrer notre inconscient.
Même si l'intuition a une part expérimentale inexpliquée, elle n'est pas d'ordre conscient et la mémoire n'en a gardé aucune trace.
Ce qui me tracasse, c'est la présence de cette intuition extrêmement forte chez les jeunes enfants. Une espèce de connaissance immédiate, irraisonnée, démentalisée. J'en ai plus d'une fois été le témoin à travers mon métier. L'étendue des expériences étant trop faible pour expliquer cette prescience, il faut bien situer cette faculté dans un champ intemporel...La capacité naturelle à être impliqué dans l'instant présent et par conséquent à se libérer de la contrainte de la mémoire et de la pensée est sans doute un élément favorable. Il n'y a qu'un enfant pour pouvoir faire d'un bâton une fusée au milieu d'un cercle agité d'adultes...
Il est détaché de ce fardeau temporel, cognitif, expérimental, historique, sociétal, il est libre, encore pour quelques temps, de ce formatage et de cette raison restrictive qui vont lui être imposés par les adultes qui l'entourent et "l'éduquent"...
Cette intuition ou cet instinct (une dimension encore plus archaïque) existe par conséquent à priori... C'est ça qui me fascine. Ce qui m'effraie par contre, c'est de constater l'effacement progressif de cette intuition au fil du temps. Elle est plus présente chez les femmes, c'est une réalité bien connue. Elle est également chez elles plus durable.
Peut-être que cet ego tentaculaire est moins présent chez les femmes et qu'elles parviennent dès lors à rester en prise avec cet inconscient profond. Les hommes sont éduqués à être plus cartésiens ou obtus... C'est selon...
Les femmes donnent la vie aussi. C'est un avantage indéniable sur les hommes au regard de la perception intime de ce que la vie propose...

Tout cela ne me dit pas quelle est la source de cette intuition.
S'il ne s'agit pas de la mémoire consciente, ni du phénomène des pensées, s'il ne s'agit pas d'un raisonnement, il faut trouver un autre émetteur.

Je me demandais par rapport à quelques expériences en montagne si cette intuition ne serait pas insérée dans la totalité du corps. Comme une "mémoire" corporelle ajoutée à une mémoire cérébrale. Je ne m'explique pas en effet certains "réflexes" intuitifs que j'ai eus.
Comme si mon corps n'avait absolument pas besoin d'être soutenu par une unique intervention cérébrale mais qu'il était capable d'oeuvrer seul à sa survie. J'ai bien pensé au cerveau reptilien. Mais alors, ce qui est effrayant, c'est de se dire que notre évolution existentielle ne met en oeuvre qu'une partie précise de notre potentiel et nous prive d'un autre. Et que seules, quelques expériences précises, souvent inattendues et parfois même dangereuses, peuvent rétablir cette connexion bridée.
Notre confort quotidien et la sécurité acquise ne sont-ils pas symétriquement au bonheur qu’ils apportent une source de dégénérescence ? 
C'est sans doute cette osmose entre le corps et l’esprit que recherchent les alpinistes, escaladeurs, explorateurs, bikers, free riders et autres adeptes de l'adrénaline. Bien plus qu'un simple "shoot" d'endorphines mais des retrouvailles avec ce cerveau englué sous les synapses du néo cortex.
L’intuition contient-elle donc la dimension la plus étendue de la liberté intérieure ?
Le jaillissement de l’individu dans un dépouillement intérieur.
« Là où le raisonnement s’arrête, l’intuition continue. »
Victor Hugo

On pourrait ajouter que c’est là que la liberté prend forme.

Indications et contre indications au jeûne

Par Le 05/10/2016

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Accueil  Cure de jeûne  Indications et contre-indications au jeûne

INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS AU JEÛNE

Le jeûne est indiqué pour :

Ci-joint une liste non exhaustive des maladies pour lesquelles le jeûne se montre efficace. 

Comme le dit le proverbe allemand :

"Une maladie qui ne peut être soignée par le jeûne ne peut être soignée par rien d'autre."

Le jeûne en détoxiquant, détoxifiant et "détoxinant" permet une bonne assimilation des matériaux nutritifs nécessaires au corps. C'est pourquoi après quelques jours de jeûne les ongles cassants ou friables deviennent solides et résistants. C'est aussi pourquoi une personne fatiguée retrouve la vitalité après un jeûne.

En dehors des contre-indications au jeûne, il est très intéressant de jeûner pour se soigner et améliorer sa santé pour un grand nombre de maladies. Dans l'éventail  de celles-ci (ou symptômes), certaines seront améliorées ou stabilisées, d'autres soignées et beaucoup de symptômes disparaitront.

Nous sommes tous uniques. Et les résultats pour l'un ne sont pas identiques pour l'autre. En effet, plusieurs paramètres entrent en compte dans l'amélioration de sa santé en dehors des bénéfices indiscutables d'un jeûne sur le plan physique et physiologique : l'état émotionnel, la  confiance en soi et en sa capacité et ses propres ressources à s'auto-réguler, l'application d'un réglage alimentaire adapté à chacun, l'activité physique... 

Nous observons que le jeûne sera d'autant plus efficace s'il est associé à une réflexion globale sur notre hygiène de vie : notre hygiène alimentaire, notre hygiène émotionnelle (nos pensées, nos croyances, nos peurs, nos limites, notre stress...) et notre hygiène en lien avec notre activité physique. Il s'agit de la santé du corps et de l'esprit absolument indissociable.

En effet, si la maladie s'installe, c'est le plus souvent causée par des erreurs répétées. Il est très important de réfléchir à la globalité de notre hygiène. Le jeûne alors se révèle être un tremplin vers une nouvelle façon de prendre soin de sa santé, se soigner lorsque la maladie est apparue et aussi éviter qu'elle ne réapparaisse. Même si le jeûne en lui-même est très efficace, il est absolument necéssaire de changer son hygiène de vie de façon globale.

Voir quelques témoignages d'auto-guérison en bas de page. Les personnes qui témoignent sur ce site ne présentent pas la  garantie scientifique que cela fonctionnera pour vous. Mais cela vaut la peine d'essayer !

Abcès

Acné

Acouphènes

Agueusie (Amélioration du sens du goût)

Allaitement (Stoppe naturellement la montée de lait)

Allergies

Alzheimer

Aménorrhée

Amygdalite

Anémie

Angine

Angine de poitrine (angor)

Aphtes

Apnée du sommeil

Appétit

Athérosclérose 

Artérite

Arthrite

Arthrose

Asthme

Atonie gastrique digestion lente

Audition (amélioration de l'audition)

Ballonnements

Bartholinite

Beauté (peau tendue et rajeunissement)

Bipolarité

Bouffées de chaleur

Boutons de fièvre

Bradycardie

Bronchites (aiguës et chroniques)

Burn-out

Calculs biliaires

Calculs rénaux

Cancer

Candidose

Cardiovasculaires (maladies cardiovasculaires)

Cataracte

Cellulite

Chimiothérapie (amélioration des effets secondaire : fatigue, chute de cheveux, vomissements...)

Chocs psychologiques

Cholestérol

Circulation (trouble de la circulation artérielle)

Cirrhose du foie

Colibacillose

Colites

Colopathies

Concentration

Conjonctivites

Constipation

Couperose

Crises hémorroïdaires

Crohn (maladie de Crohn)

Cycles menstruel irrégulier ou abondant

Cystites

Dartres

Décalcification

Déminéralisation

Dents

Dépendances

Dépression

Diabète type 2

Diarrhée

Digestion

Diverticules

Douleurs articulaires et musculaires

Douleurs cervicales

Drainage

Drogues (sevrage)

Dysménorrhées

Eczéma

Emphysème

Engelures

Entorse

Épuisement physique et psychique

Éruptions

Escarres

Excroissances de peau

Extrémités froides

Fatigue chronique

Fécondité

Fibromes

Fibromyalgie

Fièvre

Fistules anales

Flatulences

Foie (hépatite C, cancer)

Foulure

Frigidité

Furonculose

Ganglions

Gastrite

Gencives

Glaucome

Goitres

Gorge

Goutte

Grippe

Gros bras

Grossesse (avant fécondation)

Hématome

Hémorroïdes

Hépatite virale

Herpès

Hyperactivité

Hypercalcémie

Hypertension

Hypertrophie de la prostate

Impuissance

Incontinence urinaire

Infections chroniques

Inflammation du tube digestif

Insomnie

Insuffisance cardiaque

Insuffisance veineuse

Jambes enflées

Jambes lourdes

Jambes sans repos

Kératites

Kystes

Laryngite chronique

Les troubles du rythme cardiaque

Libido (augmente la libido)

Lipomes

Maigreur (prise du poids après le jeûne)

Maigrir

Maladie de Lyme

Maladie mentale

Maladies auto-immunes

Mastose

Médicament (sevrage)

Mémoire

Ménopause

Migraine

Mycoses

Nervosité

Névralgies dentaires

Névralgies faciales

Névrites Obésité

Odorat (amélioration de l'odorat)

Œdème

Ongles (plus durs avec le jeûne)

Ostéoporose

Otites à répétition

Ovaires (douleurs, kystes)

Ovulation

Parkinson

Parodontose

Peau (plus luminseuse)

Petite urémie

Plaies variqueuses

Poids

Polyarthrite rhumatoïde

Polypes de la muqueuse nasale

Polypes du nez

Prostate hypertrophie

Prostate PSA (cancer de la prostate)

Psoriasis

Rajeunissement

Rectocolite

Règles absentes

Règles douloureuses

Régulation du poids

Rétention d'eau

Rétinopathie

Rhinite allergique

Rhinite chronique

Rhinite infectieuse

Rhumatisme articulaire aïgue

Rhumatismes

Rhumes

Rides

Sciatalgie

Sclérose en plaques

Sécheresse vaginale

Seins (cancer, kystes, mastose)

Sinusite chronique

Spasmophilie (avec réglage alimentaire)

Spondylarthrite

Spondylarthrite ankylosante

Stérilité

Stress

Sueur

Surpoids (régulation du poids)

Syndrome de Dupuytren

Syndrome de Raynauld

Syndrome prémenstruel

Tabagisme (Sevrage)

Taches de vieillesse

Tachycardie

Tendinite

Trachéite chronique

Transpiration

Trouble gastrique

Tumeurs

Ulcère au gastro-duodenal

Ulcère variqueux

Urticaire

Varices

Varicocèles

Verrues

Vieillissement cérébral

Vue (amélioration de la vue)

Zona

Maria Buchinger, qui a assisté son père pendant de nombreuses années, lui a un jour posé cette question :  "Que dois-je répondre à tous ceux et celles qui veulent savoir ce que le jeûne peut guérir ?" Et Otto Buchinger répondit : "Demande-moi plutôt ce que le jeûne ne peut pas guérir !  Ce ne sont que quelques maladies : tuberculose, hyperthyroïdie... Dans tous les autres cas, et notamment en cas de maladies chroniques, le jeûne vaut la peine d'être essayé.

Contre-indications au jeûne :

Ci-joints les contre-indications au jeûne, contactez-nous si vous souhaitez vous assurer que vous pouvez jeûner :

    Malades épuisés, dévitalisés, grands sous-vitaux anergiques

    Tuberculose pulmonaire

    Myopathie pseudo-paralytique grave (dégénérescence musculaire)

    Diabète maigre, (type1-insulino-dépendant)

    Grande faiblesse avec insuffisance émonctorielle

    Phobie du jeûne

    Néphropathies

    Malades sous médication chimique lourde (voir selon les cas)

    Grossesse (voir selon le cas)

    Carences aiguës en minéraux (voir selon le cas)

    Carence ou faible taux d'albumine, dans ce cas corriger les carences avant de jeûner.

Le jeûne n'est pas efficace pour :

  1. les personnes qui gardent une mauvaise hygiène de vie entre les jeûnes. En effet les effets bénéfiques du jeûne disparaissent pour les personnes qui après un jeûne se nourrissent mal ou suivent une mauvaise hygiène de vie.
  2. s'il est réalisé et vécu sous la contrainte, la peur, le challenge, ou pour faire plaisir à un ami ou conjoint trop bien intentionné. Les ressentiments, les émotions négatives engendrées alors freinent voire inhibe les bénéfices qu'apporte le jeûne. 

Témoignages d'auto-guérison par le jeûne :

Vous trouverez sur le site des témoignages de personnes ayant retrouvé leur santé grâce au jeûne et au changement d'alimentation : Témoignages de jeûneurs ayant retrouvé la santé.

D'autres témoignages sont parus dans les publications de Shelton ainsi que ceux de Nicole Boudreau. Shelton parle de plus de 10 000 personnes ayant retrouvé la santé à travers le jeûne. En Russie et en Allemagne il existe plus de 10 000 cas d'auto-guérison par le jeûne.

 

Pas de bio dans les cantines

Par Le 05/10/2016

La liste des sénateurs qui ne veulent pas de bio dans les cantines

Publié Le 28 Mai 2016 à 12h45

 

Mais qui sont ces sénateurs qui ne veulent pas de bio pour nos enfants ? L'association Agir pour l'Environnement vient de publier la liste des 188 sénateurs qui ont rejeté l'amendement fixant un seuil de 20% de produits bio en restauration collective d'ici à 2020.

L'association Agir pour l'environnement a publié la liste des sénateurs qui ont voté contre l'amendement rétablissant le seuil de 20% d'aliments issus de l'agriculture biologique dans les cantines publiques (écoles, hôpitaux, maisons de retraites)

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Le 9 mars 2016, la proposition de loi " visant à favoriser l'ancrage territorial de l'alimentation " de la députée Brigitte Allain, n'a pas été votée au Sénat. Le texte, pourtant adopté à l'unanimité à l'Assemblée nationale, obligeait à introduire 40% de produits locaux et 20% de produits bio dans la restauration collective publique (écoles, maisons de retraite, hôpitaux,..). 188 sénateurs ont voté contre, 149 ont voté pour (6 sénateurs n'ont pas pris part aux votes et 5 se sont abstenus).

Un décision incompréhensible alors même que 76% des Français souhaitent l'introduction de produits bio en restauration collective (sondage IFOP effectué en janvier 2016) ! D'autant plus que, selon les derniers chiffres de l'Agence bio, les ventes de produits biologiques ont connu une hausse de 14,7% en 2015. Les surfaces en bio ont également bondi de 23,1% en France en 2015, atteignant 1 375 328 hectares.

Pour dénoncer les sénateurs qui "ont préféré satisfaire les intérêts bien compris du lobby de l'agrochimie", l'association Agir pour l'Environnement a décidé de publier la liste des 188 sénateurs "anti-bio" qui se sont opposés à l'introduction de 20% de bio en restauration collective publique.

La liste est disponible sur le site reponses.agirpourlenvironnement.org/cantinebio-senateurs. Un moteur de recherche permet de sélectionner votre département pour voir ce qu'ont voté vos sénateurs.

Dans cette liste, on trouve notamment :

- François Baroin, le président de l'Association des maires de France (AMF) et sénateur de l'Aube (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine)

- Philippe Bas, Sénateur de la Manche (Normandie)

- Serge Dassault, célèbre chef d'entreprise dans l'industrie aéronautique et l'armement, Sénateur de l'Essonne et 5ème fortune de France en 2015 avec une fortune estimée à plus de 17,5 milliards d'euros (selon le journal français Challenges)

- Daniel Chasseing, sénateur de la Corrèze (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes)

- Jean-Claude Gaudin, le Maire de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône (Provence-Alpes-Côte d'Azur)

- Robert Hue, ancien président du Parti Communiste et Sénateur du Val-d'Oise (Ile-de-France)

- Brigitte Micouleau, Sénatrice de la Haute-Garonne, adjointe au maire de Toulouse chargée des Seniors, et conseillère métropolitaine de Toulouse Métropole.

- Louis Nègre, Sénateur des Alpes-Maritimes (Provence-Alpes-Côte d'Azur), qui est également l'un des rapporteurs de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte

- Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre sous Jacques Chirac, et Sénateur de la Vienne (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes)

- Charles Revet, Sénateur de Seine-Maritime, ancien agriculteur de profession et membre du Groupe d'études "Économie agricole alimentaire" au Sénat

- Catherine Troendlé, Sénateur du Haut-Rhin (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine), nommée déléguée nationale des Républicains chargée de la famille par Nicolas Sarkozy en 2015

- Caroline Cayeux, Sénateur de l'Oise (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), Maire de Beauvais, fille du docteur Pierre Fournier, ancien président du Conseil de l'Ordre des Pharmaciens

- Alain Chatillon, Sénateur de la Haute-Garonne (Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées), qui a fondé en 1972 le groupe Nutrition & Santé, premier fabricant français d'aliments diététiques et biologiques

- Françoise Laborde, Sénatrice de Haute-Garonne, ancienne institutrice et directrice d'école maternelle

- Valerie Létard, Sénatrice du Nord (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), ancienne secrétaire d'État auprès du ministre de l'Écologie (en 2009 et 2010) et chargée des Technologies vertes et des Négociations sur le climat

- Pierre Médevielle, Sénateur de la Haute-Garonne (Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées), membre du Haut Conseil des Biotechnologies en charge notamment d'éclairer la décision publique concernant les organismes génétiquement modifiés (OGM).

- Jean François Husson,  Sénateur de la Meurthe-et-Moselle (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine). En 2012, il a fait partie de la mission commune dʼinformation parlementaire sur les pesticides et leur impact sur la santé et lʼenvironnement. Il préside, depuis février 2015, la commission d'enquête sur le coût économique et financier de la pollution de l'air. Il a été nommé par le président du Sénat membre du comité pour l'économie verte.

- Jacques Genest, sénateur de l'Ardèche (Auvergne-Rhône-Alpes), membre du groupe Chasse et Pêche du Sénat, qui a également voté contre la loi pour la reconquête (la protection et la restauration) de la biodiversité, de la nature et des paysages

A noter : Chantal Jouanno, Sénatrice de Paris (Ile-de-France), ancienne secrétaire d'État chargée de l'Écologie, co-fondatrice de l'Institut de l'économie circulaire... n'a pas voté.

"Les parents apprécieront à sa juste valeur le jeu de postures d'une majorité de sénateurs qui se traduit par un rejet d'un objectif qui aurait amené une nourriture de qualité, bio et locale dans l'assiette de leur enfant. A ce jour, la part de la bio en restauration collective ne représente que 2,7% des achats alimentaires, seuil que les sénateurs considèrent manifestement comme " globalement suffisant " !" commente l'association Agir pour l'Environnement dans un communiqué. "Le rejet, par les sénateurs, de ce seuil de 20 % d'aliments bio en restauration collective n'est finalement qu'un épiphénomène, le râle d'un monde qui se meurt. La démocratie réelle est en train de prendre le pas sur ces artifices et faux-semblants démocratiques. Avec la constance et la détermination de celles et ceux qui ont la certitude que le productivisme agricole vit ses dernières heures, que notre avenir mérite mieux que des antibiotiques, des fermes-usines, des pesticides, de la souffrance animale, mal-être professionnel et malbouffe généralisée, nous continuerons à nous engager sans faillir ni faiblir pour une planète vivable. N'hésitez pas à partager ce trombinoscope des anti-bio du Sénat. C'est notre façon d'assurer un minimum de publicité autour de ces votes et se rappeler au bon souvenir d'élus empoussiérés dans des certitudes d'un autre temps".

Stella Giani

 

Vaut mieux en rire

Par Le 05/10/2016

Education : parlez-vous le nouveau programme ?

Par  et  —  (mis à jour à )

A Paris le 1er septembre 2014.
A Paris le 1er septembre 2014. Photo Thomas Samson. AFP

 

Rendus publics mi-avril, les textes, qui doivent encore être amendés avant leur entrée en vigueur à la rentrée 2016, ont été moqués pour leur vocabulaire jargonnant. Venez tester votre compréhension de la novlangue éducative.

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     Education : parlez-vous le nouveau programme ?

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«Jargon», «termes abscons», «vacuité du vocabulaire» : depuis leur publication, le 13 avril, les nouveaux programmes scolaires font l’objet de critiques virulentes pour leur manque de clarté. Elaborés par le Conseil supérieur des programmes, ces textes, censés guider les enseignants, entreront en vigueur à la rentrée 2016.

Mais avant cela, ils doivent encore être présentés aux profs, entre le 11 mai et le 12 juin, pour être amendés. Nul doute que des clarifications seront nécessaires.

Ainsi, la section qui concerne l’enseignement du sport est pour le moins alambiquée. Lundi, le journal de 20 heures de France 2 consacrait un reportage à une obscure formule, régulièrement reprise depuis, qui invite à «traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête» dans un «milieu aquatique profond standardisé». Comprendre : nager dans une piscine.

Les profs d’EPS ont peu apprécié ce coup de projecteur. Le Snep-FSU, syndicat majoritaire, a ainsi adressé une lettre ouverte à David Pujadas, pour dénoncer une «critique, soi-disant humoristique, ciblée uniquement» sur sa discipline, sur la chaîne publique et dans d’autres médias. Le courrier s’insurge d'«une forme de condescendance et d’ignorance bienséante lorsqu’il s’agit d’EPS et de sport à l’école. Un enseignement se préoccupant du corps (donc considéré comme de bas niveau intellectuel ?) devrait forcément s’écrire dans un langage trivial et non se théoriser».

Si on parle de «milieu standardisé», c’est pour «rendre explicite le fait qu’on n’apprend pas à nager en rivière par exemple», poursuit le courrier. Cela peut être «bien sûr une piscine, mais aussi un bord de mer calme, sans courant, délimité comme dans les DOM», explique le syndicat. Il existe aussi «des piscines ou des bassins» où «on a pied ! Or, apprendre à nager nécessite de se confronter à la profondeur», ajoute-t-il. «Les programmes devraient d’abord être écrits pour les enseignants», leurs «premiers utilisateurs», pas pour le grand public, estime le syndicat.

Néanmoins, la ministre de l’Education, Najat Vallaud -Belkacem, et le Conseil supérieur des programmes ont depuis reconnu que ces textes devraient être écrits «dans une langue que tout le monde peut comprendre», selon les termes de la ministre, dans un entretien auPoint. 

Bon élève, Libération s’est plongé dans les programmes de collège, et en a extrait quelques formules énigmatiques. Saurez-vous les décrypter ?

Virginie Ballet , Gurvan Kristanadjaja

Collusions contre le jeûne

Par Le 04/10/2016

On touche ici à un problème majeur au regard des multinationales agroalimentaires et de leurs comparses pharmaceutiques. Pas question de tirer la sonnette d'alarme au vu du "grand public" et sans une recherche personnelle touchant ce désastre, pas grand-chose ne sort...Les collusions sont très puissantes et profondes et le grand-public a un sacré chemin pour s'en extraire. 



"Le groupe d'experts britannique Global Panel a publié une étude, relayée par Le Point, détaillant les effets dévastateurs de l'obésité sur la santé publique et l'économie des Etats concernés. Les conclusions indiquent que le pourcentage de personnes en surpoids risque de passer de 1,33 milliard en 2005 à 3.28 milliards en 2030. D'après les chiffres de l'organisation mondiale de la santé (OMS), le surpoids est un fléau sanitaire qui concerne à l'heure actuelle plus de 1,9 milliard de personnes dans le monde, dont 600 millions d'obèses avérés.

Si la lutte contre le tabagisme, l'alcool et les relations sexuelles non-protégées sont au coeur des préoccupations de santé publique, le nombre de morts liées à ces trois facteurs seraient en réalité inférieur à celui lié à l'obésité. En cause, le grand nombre de conséquences sanitaires d'une mauvaise alimentation sur l'organisme (diabète, maladies cardio-vasculaires, hypertension artérielle, cholestérol)..."

 

Jeûne intermittent

Jeûner est une Hérésie selon le Corps Médical Français

Author Un article de Jérémy Anso   Comments 39 commentaires

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2 semaines plus tôt, j’étais sur mon ordinateur portable entouré d’amis pour participer à des batailles sanguinaires virtuelles, quand l’un de mes amis me signale la parution d’un article sur le jeûne dans le très célèbre journal Le Monde (en me faisant croire que j’y étais cité au passage, le fourbe).

Après la lecture de cet article, intitulé « Le jeûne, en vogue mais controversé, est-il si bon pour la santé ? », je suis finalement heureux de ne pas avoir été cité. Explications.

Le corps médical français contre le jeûne ?

 

Dans cet article signé de la journaliste Angela Bolis, nous apprenons que le corps médical français, représenté par un médecin et un nutritionniste, ne « croît guère aux vertus du jeûne ».

D’après notre journaliste du Monde, toute personne qui se soumet à un jeûne sur plusieurs jours (jusqu’à 7 jours) souffrira de « nausées, maux de tête et de ventre, crampes, essoufflements, palpitations […] » allant même jusqu’à l’évanouissement au bout de 2 à 3 jours nous dit-elle.

La journaliste a sollicité le Dr Laurence Plumey, un médecin nutritionniste, pour donner son avis sur le bienfondé d’un jeûne, thérapeutique ou non (intermittent ?). Le docteur est catégorique :

c’est une hérésie.

Mme Plumey considère que « le corps humain est conçu pour recevoir de la nourriture toutes les quatre heures » et qu’il faut privilégier « le bon sens alimentaire, la constance, l’équilibre ».

La 2ème personne contactée par Mme Bolis pour écrire cet article est M. Daniel Tomé, qualifié de « nutritionniste à l’INRA ».

M. Tomé, comme Mme Plumey, n’est pas franchement pour le jeûne, il pense d’ailleurs que cette pratique apporte des risques de carences et possède la « fâcheuse tendance à provoquer l' »effet yo-yo » ». Il conclut que « les bienfaits du jeûne peuvent en effet tout simplement s’expliquer par la perte de poids occasionnée », un « bienfaits de courte durée » nous rappelle le nutritionniste.

Pour résumer, d’après notre journaliste et les professionnels contactés, le jeûne rendrait malade (au moins au moment de sa réalisation), avec des maux de ventre ou de tête et même des évanouissements. Celui-ci serait également contre nature car l’Homme est conçu pour manger toutes les 4 heures, et finalement, il ne permettrait que de perdre du poids avec un effet « yo-yo » en bout de course !

Qu’en est-il réellement de cette question de jeûne ? Qui sont ces professionnels contactés par la journaliste ? Ont-ils des connaissances sur le jeûne, ces bienfaits et ces contraintes ? Faut-il réellement manger toutes les 4 heures ?

On va creuser un peu plus que M. Bolis, du moins, on va essayer.

…Réponse à l’article du Monde sur le jeûne…

L’article du Monde apparait vraisemblablement à sens unique. Les deux professionnels sollicités, et même la journaliste, n’apportent aucun élément positif sur le jeûne. Le billet d’aujourd’hui vise à défendre cette pratique très ancienne, à la défendre contre les idées reçues et les attaques sans réelles fondement.

1er Point : L’avis d’un seul médecin reflète celui du corps médical

Je vous le rappelle, « globalement, le corps médical ne croit guère aux vertus du jeûne », d’après notre journaliste du Monde. Dans notre situation, le corps médical mentionné est représenté par un médecin nutritionniste et un nutritionniste de l’INRA.

Un nutritionniste à l’INRA ? Vraiment ? Le terme nutritionniste et INRA (pour l’Institut National de la Recherche Agronomique) dans la même phrase pourrait en faire sourire plus d’un, car l’INRA est à vocation scientifique tandis que le nutritionniste est plutôt à vocation médical.

Malheureusement pour la journaliste du Monde, le terme de « nutritionniste » est contrôlé par la législation, et n’existe pas sous cette forme seule. En France il est impossible de détenir le titre de nutritionniste, seuls les médecins qui ont suivi une formation supplémentaire en nutrition (comme Mme Plumey) peuvent jouir du titre de « médecin nutritionniste ».

De façon plus général, les diététiciens sont aujourd’hui appelés diététiciens nutritionnistes, et jamais l’un sans l’autre !

Pour revenir sur notre « nutritionniste de l’INRA », l’Agence européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) mentionne officiellement le parcours professionnel de M. Tomé, et ne met à aucun moment en évidence l’obtention d’un diplôme de diététicien nutritionniste, ou un parcours de médecin suivi d’une formation en diététique.

M. Tomé est en réalité un scientifique, il est le directeur d’une d’unité de recherche à l’INRA (Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire). Même si les recherches de M. Tomé peuvent avoir des implications dans le domaine médical, il n’est ni nutritionniste, ni médecin et n’appartient donc pas au corps médical.

Finalement, le corps médical mentionné par Angela Boris n’est représenté que par un seul médecin nutritionniste, et en matière de représentativité, on fait tout de même mieux.

2ème Point : Il faut manger toutes les 4 heures

Voici l’affirmation du médecin nutritionniste la plus intrigante dans cet article sur le jeûne. Nous avons l’impression ici qu’il faut absolument désintégrer l’idée de sauter des repas, ou de ne pas manger, car comme notre organisme serait fait pour manger toutes les 4 heures, il faudrait donc lui donner à manger toutes les 4 heures.

Si vous prenez votre petit-déjeuner à 7h du matin, votre prochain repas devrait se situer aux alentours de 11h. Toujours selon ce schéma, vous devriez manger à 15h (un goûter en somme) puis à 19h le soir. Si vous avez le malheur de vous coucher tard, un 5ème repas peut être envisagé à 23h juste avant de dormir.

J’ai eu l’occasion d’échanger quelques emails avec M. Plumey à propos de sa position dans l’article du Monde. Dans cet échange, très courtois et intéressant, M. Plumey m’explique pourquoi il faudrait manger toutes les 4 heures, et tiens le même discours que dans l’article du Monde.

Mais je me pose réellement la question…doit-on réellement manger toutes les 4 heures ou dès que notre ventre « grogne » ?

Non. Les évidences psychologiques.

Les progrès de l’agroalimentaire, dans la texture et le goût des aliments, mais également les progrès du marketing, avec des publicités toujours mieux ciblées et mieux conçues, participent à générer une « faim » psychologique omniprésente.

Aujourd’hui, il est bien difficile de faire la différence entre une vraie faim physiologique, le cri des cellules de notre corps, avec une faim psychologique, le cri des cellules de notre cerveau pour obtenir leur « shoot » quotidien.

La publicité participe activement à nous montrer en permanence les produits les plus attractifs (généralement les plus sucrés, salés, gras ou industriels) pour nous créer une envie de manger. Le chercheur américain Brian Wansik a démontré par le passé que le simple fait de voir (et d’en avoir accès) des sucreries déclenchent des fringales et augmentent dramatiquement le nombre de calories ingérées [1].

Il suffit de se promener dans la rue le matin, et d’humer les émanations idylliques des boulangeries pour avoir faim, même après avoir pris un petit-déjeuner (ces odeurs peuvent malgré tout en repousser certains).

Il est donc évident qu’à notre époque, nos sens n’ont jamais été autant sollicités, et agressés pour tenter de nous faire succomber à chaque instant. Rare sont donc les personnes qui parviennent à faire la différence entre une vraie faim physiologique (le besoin de manger) et une faim psychologique, induit par notre environnement.

Non. Les évidences biologiques

Est-ce que la science plaide en faveur d’une multitude de repas ou pas ? Justement, cela tombe bien car j’ai récemment critiqué une étude épidémiologique publiée par l’école de santé publique de Harvard qui s’est intéressée à la fréquence des crises cardiaques et la fréquence des prises alimentaires [2] (voire la note n°1 en bas de page).

Dans ce papier, les scientifiques n’ont pas pu établir de différence entre les risques de maladies coronariennes et la fréquence des repas, allant de 1 à 2 repas par jour à plus de 6. Autrement dit, manger entre 1 à 2 fois par jour ne changerait rien que de manger 4,5 ou 6 fois par jour pour la santé cardiovasculaire.

D’ailleurs les professionnels de la musculation avertis affrontent régulièrement ce mythe des multiples repas par jour censés maintenir un fort métabolisme. Ils citent fréquemment une méta-analyse datant de 1997 qui affirme que les études sérieuses et indépendantes sur ce sujet ne montrent aucun effet sur le métabolisme du nombre de repas pris dans la journée [3]

Conclusions et recommandations

Il est plutôt regrettable de voir dans l’article du Monde une seule position anti-jeûne de certains professionnels de la santé et du monde scientifique. Même si les longs jeûnes ne sont pas discutés en détail sur ce blog, nous défendons activement le jeûne intermittent (de 16h à 24h de jeûne, parfois plus) qui présente de nombreux avantages sur la santé.

L’article du Monde fait selon moi un terrible amalgame entre les jeûnes thérapeutiques commerciaux, à tendance spirituelles, avec les jeûnes alternatifs (intermittent ou non) qui se basent sur de la science, et de l’expérience. J’ai bien peur que les lecteurs de cet article classent, à tords, les jeûnes dans leur globalité dans la catégorie mystique et dangereux.

Et pourtant, au cours de mes recherches sur le jeûne et de mes expérimentations, une forme particulière (intermittente) présente de nombreux avantages, tant au niveau physiologique, cérébrale que corporel.

L’article du Monde vous parait-il objectif et juste ?


Note et références

Note 1. La critique de l’étude de Harvard est disponible ici. Cette critique démontre que les modèles complets des scientifiques ne mettent pas évidence un rôle protecteur des petits-déjeuner sur la fréquence des crises cardiaques.

1. Wansink, B., J.E. Painter, and Y.-K. Lee, The office candy dish: proximity’s influence on estimated and actual consumption. International Journal of Obesity, 2006. 30(5): p. 871-875.

2. Tucker, K.L., et al., Effects of beer, wine, and liquor intakes on bone mineral density in older men and women. The American Journal of Clinical Nutrition, 2009. 89(4): p. 1188-1196.

3. Bland, R.G. and L. Desutter-Grandcolas, An annotated list of Orthoptera from St Eustatius and Saba, Dutch West Indies, with descriptions of two new cricket species (Trigonidiidae, Mogoplistidae). Journal of Orthoptera Research, 2003. 12(2): p. 115-126.

 

 

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39 commentaires

  • michel PERRIER 10 septembre 2013 à 20 h 17 min

    http://www.arte.tv/fr/le-jeune-une-nouvelle-therapie/6412060.html
    tout est dit des milliers de cas en Russie en Allemagne recencés par des professeurs des medecins mais on est dans des pays ou le pouvoir des labos est moindre
    Vive la France:)
    continue a nous délivrer des réfexions de ce type
    merci
    Michel

    Répondre

  • Mil 10 septembre 2013 à 20 h 32 min

    C’est vraiment d’la merde ce genre d’article..
    Ça fait 2 ans que je pratique le jeune intermittent (16h par jour), jmentraine 5 jours par semaine.
    82 kg de muscle , poids stable depuis des années..
    Aucune carence ni faiblesse quelconque…

    Le plus important est le total calorique apporté chq jour et non la frequence des repas…
    Car c’est clair que s’il se base sur une personne qui bouffe 3 repas de 500kcal chacun et fais un jeune intermittent avec 1 repas de 500kcal par jour…au lieu d’un repas de 1500kcal…il aura forcement les symptomes mentionnés plus haut

    Répondre

    • Mil 11 septembre 2013 à 19 h 43 min

      Oui Sylvain, la marche ça peut aider à ameliorer tes capacités de proprioception du pied.
      La course à pied ( nus ou avc chaussures minimalistes) reste l’ideal , fais une recherche sur le « pose running » ya plein de site et video qui t’expliqueront comment aborder la course pied nu

      Regulierement, jai des remarques sur ma pratique du jeune intermittent, ou ma pratique sportive avec chaussure minimaliste type 5fingers,inov8,…

      Le corps humain a toujours ete habitué a jeuner, rappelez vous de nos ancetres, qui allait chasser tte la journée, et manger seulement le soir… Et couraient pied nu !!

      Répondre

  • DanielleW 10 septembre 2013 à 20 h 53 min

    Et les crises curatives???
    Les malaises sont souvent dus aux toxines extraites des réserves diverses et variées que le le corps élimine à l’occasion du jeûne.
    Cela dit, même si je suis convaincue de longue date par ses bienfaits, je n’ai jamais réussi à faire un jeûne, mais je reste volontiers sans manger jusqu’en milieu d’après-midi.

    Dans le dernier magazine Nexus, un dossier est consacré au respirianisme, ou prânisme.
    Plus fort que le jeûne!!!

    http://www.nexus.fr/index.php?PHPSESSID=11f913a563238e7a5e1dba8c92dc9243

    Et bien sûr d’autres articles passionnants sur la pilule et les mensonges qu’on nous fait avaler depuis 60 ans, ainsi que sur les vaccins!

    Répondre

  • Cloclo 10 septembre 2013 à 21 h 05 min

    Quand les médias s’occuperont-ils intelligemment du contenu de leur colonnes « journalistiques » ?
    Depuis votre dernier article relatif au jeûne, je m’y suis mis et, sur les deux tests de 24 heures, aucun problème de quelque nature que ce soit. Je vais d’ailleurs continuer de jeûner une fois par semaine.
    Merci à vous pour vos articles.

    Répondre

  • Agnes 10 septembre 2013 à 21 h 50 min

    Bonjour,
    Je ne comprends pas bien votre article. Je suis allée lire celui du Monde, et je ne le trouve pas du tout à charge contre le jeûne. Bien au contraire.

    Vous démarrez votre article en déformant le texte : l’évanouissement dont parle la journaliste est celui des symptômes (nausées, étourdissements, etc), pas l’évanouissement du jeûneur. Ce qu’on peut d’ailleurs lire un peu partout dans les témoignages de jeûneurs, il paraît qu’une fois l’acidose du 3ème jour passée, on retrouve la pêche.

    Je suis d’accord sur le fait que la position du corps médical français concernant toute pratique n’incluant pas l’industrie pharmaceutique est, d’une manière générale, plus que déplorable et démontre une mauvaise foi évidente.

    Bref, je trouve quand même que l’auteur de l’article du Monde a une vision positive du jeûne, et minimise les contre-indications infondées des médecins.

    Répondre

    • Jérémy 11 septembre 2013 à 8 h 50 min

      Bonjour Agnès,

      Tu as tout à fait raison pour le début de l’article ! C’est une belle étourderie de ma part dans la lecture de l’article. Mea culpa pour la journaliste et les autres !

      Je te confirme bien qu’après le 3 jours, les symptômes dérangeants disparaissent (d’après le témoignage de Léa, une jeûneuse du blog)

      Merci de ton intervention. J

      Répondre

    • Léa 12 septembre 2013 à 2 h 29 min

      Bonjour Agnès et Jérémy

      Je me suis fait les mêmes réflexions que toi, Agnès, lorsque j’ai lu l’article du Monde en entier et finalement cet article me parait laisser une impression globale plutôt positive du jeûne (si l’on ne tient pas compte du titre), notamment en commençant par affirmer qu’  » il est possible de ne rien manger pendant une semaine sans dépérir, tout en marchant plusieurs heures par jour  » et en finissant sur une note plutôt positive qui invite à la réflexion avec la métaphore de Panacée et Hygie. Pour ce qui est de l’évanouissement, j’avais compris la même chose que Jérémy :-/ … Mais c’est finalement tout à l’honneur de la journaliste de parler du fait que les « effets secondaires » du jeûne disparaissent au bout de 3 jours et je confirme !

      En revanche, je suis d’accord toi, Jérémy, sur les 2 principaux points que tu soulignes.
      Du coup, pour répondre à ta question  » L’article du Monde vous parait-il objectif et juste ? « , l’article manque effectivement d’objectivité dans le fait de ne citer qu’1 médecin pour représenter le corps médical.
      Pour ce qui est de la nécessité de manger toutes les 4h, la journaliste ne fait que CITER le médecin en question donc je ne considère pas que cela soit un manque d’objectivité de sa part. On peut donc reprocher à la journaliste de ne citer uniquement les propos du Dr Plumey, qui, en plus, affirment une absurdité (à mon sens, mais je crois qu’on est d’accord sur ce point). En parlant d’absurdités, l’effet yoyo dont parle le « nutritionniste de l’INRA » est aussi selon moi une absurdité : les quelques personnes que je connaisse qui pratiquent ou on pratiqué le jeune n’ont jamais subit d’effet yoyo et les jeunes de plusieurs jours peuvent même être une solution à long terme pour perdre du (beaucoup de) poids (ma mère a réussi à perdre 18kg de manière régulière, sans effet yoyo, en un an grâce au jeûne, ce qu’elle n’avait jamais réussi à faire en faisant des régimes).
      Pour finir, ce qui m’a finalement le plus déçu dans cet article, c’est son titre ! Il me déçoit beaucoup car il fournit d’emblée une vision négative du jeûne en suggérant qu’il serait mauvais pour la santé et ne reflète donc pas, d’après moi, le message général du texte. Et c’est bien dommage car les personnes qui ne lisent que le titre sont beaucoup plus nombreuses que celles qui lisent l’article en entier !

      Léa

      Répondre

      • Léa 12 septembre 2013 à 2 h 35 min

        PS à Jérémy : je crois qu’il y a une erreur dans ta ref n°3 ;-)

        Répondre

  • Jerome 10 septembre 2013 à 21 h 59 min

    Bonjour Jérémy,

    Merci pour cette analyse juste et documentée contrairement à certains journalistes qui nous manipulent avec des informations à sens unique.

    La question serait de savoir si ces donneurs d’avis (ou de leçons) ont déjà essayé le jeûne pour pouvoir parler de ses effets, je n’en suis pas certains!

    Penses tu que la mono-diète (fruits ou légumes) peut être une alternative au jeune pour commencer?

    Répondre

  • Laponico 10 septembre 2013 à 22 h 55 min

    C’est intéressant.
    C’est comme la course (running) avec des chaussures dites « minimalistes » (oui, rien a voir avec le jeune, ou le repas). La majorité des médecins sont contres, et pensent qu’il faut courir avec des chaussures amorties sinon il y a des blessures.
    Mais les pro minimalistes insistent sur le fait que les blessures sont causées par une façon de courir, et qu’en minimaliste, on réapprend à courir. On ne se blesse donc pu…pareil, car le fait d’avoir habitué son pied a courir avec des chaussures avec beaucoup d’amortis (pour le sport et tous les jours, avec souvent des talons en plus) fait qu’on a tout à réapprendre : mollets a remuscler, pieds à fortifier…donc risques de blessures !
    Il suffit donc de faire une transition, indispensable et réapprendre à courir (j’ai écris un article sur mon site si vous voulez plus d’explications).
    Bref, pour faire le lien avec le jeune et cet article, c’est ce côté je donne mon avis, je suis sur de mon avis, mais au final je ne me suis pas renseigné plus que ça, et surtout je ne donne pas toute les informations…
    Bref, merci pour cet article (et ces articles en général), c’est génial de pouvoir avoir ces critiques !

    Répondre

    • Sylvain 11 septembre 2013 à 0 h 47 min

      Je m’intéresse justement à la transition vers la course à pieds (comme) pieds nus.

      Marcher pieds nus, très souvent, est-ce que ça peut aider ? Enfin, j’ai une paire de vibramFF pour la ville, que je mets pour aller au boulot.

      J’ai tenté de courir avec mes vibramFF 5 mn, j’arrive pas à chopper le coup sain, j’ai lu Born to run, le bouquin de Dubois et Brossard, mais dur dur d’y arriver.

      Répondre

      • Laponico 16 septembre 2013 à 23 h 17 min

        J’ai vu plusieurs fois qu’il fallait effectivement déjà commencer par marcher le plus souvent pieds nus. Chez moi, je ne met plus de chaussons, j’essaye un max d’être en chaussettes, et cet été dehors j’ai essayé de rester au maximum pieds nus, où en tongs.
        Après quand tu cours, il ne faut pas courir comme avec des chaussures: poser l’avant du pied et non le talon, faire des petites foulées. Un peu comme le font naturellement les enfants finalement ! perso, je courrais plus ou moins comme ça avec mes chaussures à amorti !
        Ne pas essayer d’aller trop vite, mais plutôt faire des petites séances avec les Vibram sur du macadam où tu ne devras penser qu’a tes pieds !

        Répondre

  • Bonnie Dubé 11 septembre 2013 à 5 h 27 min

    Intéressant ton article tout le monde devrais faire un jeune une fois par semaine de toute
    façon une bonne fois la nourriture va manquer et ils auront pas le choix.

    Ça rends pas malade même le pape François nous a demander de faire le jeune pour ce qui
    arrive en Syrie. Tout le monde seraient malade si on pouvait pas .

    Répondre

  • ANSO Monique de Plum 11 septembre 2013 à 11 h 15 min

    Je pense sérieusement que l’on est bien plus malade en mangeant trop que jeuner un ou plusieurs jours quand on jeûne on est bien on élimine toutes ses cochonneries accumulées par de la nourriture plus ou moins « saine » en fait le corps respire et se sent bien il devient plus léger mais dans mon cas ce n’est pas du tout pour mincir car de ce côté là ca va c’est une philosophie de la vie tout comme le naturisme la permaculture etc esprit sain dans corps sain c’est la devis n’est ce pas?

    Répondre

  • Françoise 11 septembre 2013 à 19 h 24 min

    Bonjour, je m’intéresse beaucoup à la nutrition et lis depuis peu vos articles. Concernant la préconisation de manger toutes les 4 h, elle s’adresse surtout à des personnes qui ne gèrent pas toujours bien les quantités ni leur sentiment de satiété. Il vaut mieux une collation protéinée en milieu d’après midi, plutôt que de grignoter n’importe quoi à 18h, de préférence du gras et du sucré, ou manger trop au repas suivant.
    Votre blog s’adresse surtout à des personnes qui sont à l’écoute des signaux de leur corps , ce qui n’est malheureusement pas le cas de la majorité des gens.
    S’il vous plaît, prenez un peu de recul. A être trop excessif, vous risquez de vous décrédibiliser.
    Cordialement

    Répondre

    • Jérémy 11 septembre 2013 à 19 h 55 min

      Bonjour Françoise,

      Je comprends bien vos remarques, et je dirais que non, mon blog et mes articles ne s’adressent pas uniquement aux personnes à l’écoute de leur corps. Le blog s’adresse à n’importe qui capable de se poser des questions sur son alimentation, son comportement ou autre.

      Je suis surpris de lire la recommandation de prendre une collation protéinée en milieu d’après-midi.. Un oeuf ? De la viande ? Je ne pense honnêtement pas qu’il y est beaucoup de personnes qui souhaitent et qui voudraient bien prendre « une collation protéinée ». Avez-vous des exemples en particulier ?

      Le sentiment de satiété se travaille comme tout. Apprendre à manger lentement, reposer une fourchette entre deux bouchés, prendre au moins 20 minutes pour manger… Ce n’est pas quelque chose d’insurmontable, mais qui peut se réaliser progressivement, et par tout le monde. Quand je dis tout le monde, je parle bien entendu de la majorité, et non des cas exceptionnel qui ne pourront jamais surmonter ces obstacles à cause de problèmes psycho, profonds, multiples et que sais-je encore

      Répondre

      • Françoise 11 septembre 2013 à 22 h 03 min

        Il n’y a pas que dans la viande et les œufs qu’il y a des protéines! On peut prendre du fromage blanc si on consomme des produits laitiers ( entre 7 et 8 g pour 100g) ou bien 3 ou 4 noix…
        On peut aussi prendre des encas Herbalife qui apporte 10g de protéines par portion.
        Je suis coach nutrition et je suis assez surprise et consternée du manque de connaissance des personnes concernant l’alimentation. Et assez peu sont en demande de comprendre, la plupart souhaite surtout un resultat, càd une perte de poids. Il y a un grand travail d’information à faire. L’industrie agro-alimentaire a encore de beaux jours devant elle.

        Répondre

        • Jérémy 12 septembre 2013 à 9 h 44 min

          Françoise,

          Un fromage blanc au travail, en pleine après-midi ? Est-ce réalisable par la majorité des personnes qui travaillent en France ?

          Mon blog se place, ou tente, de s’ancrer dans la réalité que vivent les consommateurs au quotidien. J’ose vous rappeler que les noix ne contiennent que peu de protéines, c’est principalement un apport gras et faut-il encore que ces noix soient nature,

Le "conatus" de Spinoza

Par Le 04/10/2016

« On ne désire pas une chose parce qu'elle est bonne, c'est parce que nous la désirons que nous la trouvons bonne ». Spinoza


C'est donc bien le désir qui produit les valeurs et non l'inverse. Mais alors, si on transpose cette idée fondamentale au rapport entre l'élève et l'école, dès lors que le désir n'existe pas ou PLUS, il arrive immanquablement, comme l'explique le philosophe, que la tristesse (affect) l'emporte sur la joie et bien souvent, cette tristesse ne sera pas exprimée ouvertement. L'enfant en la réprimant succombera à la colère. (agitation, rébellion, déconcentration, désinvestissement, perturbation...)....

"Le concept de conatus est lié, chez Spinoza au couple constitué de deux affects joie et tristesse. Tout « facteur » qui vient augmenter notre puissance d'exister, et donc favoriser notre conatus, provoque inévitablement en nous un affect de joie. Inversement, tout facteur réduisant notre puissance d'exister provoque immanquablement de la tristesse." http://sfreydier.canalblog.com/archives/2012/02/17/24909495.html


 

Je me souviens d'une discussion en classe, c'était en 2010.......

 

 

Le désir de l'école.

  •  

"Mais moi, l'école, ça ne me manque pas du tout. Et je ne la désire pas."

Inutile de préciser que cette phrase lancée par un élève me tourneboule depuis deux jours.

S'il n'y a pas de manque, il ne peut y avoir de désir. Mais pourquoi ce manque ne s'éveille-t-il pas ?

Je ne garde que la conclusion d'un long échange avec les enfants. Une idée principale qui est ressortie de façon générale.

Le plus difficile avec l'école, c'est de n'être jamais autorisé à profiter du présent...

Dès qu'un apprentissage est fini, un autre commence.

Dès qu'une leçon est apprise, une autre arrive.

Dès qu'un contrôle est passé, un autre se prépare.

Dès qu'une année est finie, une autre se présente.

Il n'y a pas de présent dans cette course en avant, ce qui revient à priver l'enfant de la satisfaction. D'autant plus qu'il n'y avait pas en lui de manque ni par conséquent de désir. L'école n'est qu'un labeur constant qui n'autorise que subrepticement le contentement. La pression revient immanquablement à la charge.

On voit dès lors l'importance du Maître. Il est le seul à pouvoir déclencher ce manque essentiel. Qu'un désir s'éveille, que le labeur devienne plaisir, que l'énergie ne soit pas constamment projetée vers l'avenir mais dans la jouissance de l'instant, dans le bonheur d'apprendre, sans qu'aucune sanction ne vienne salir ce bonheur.

On voit dès lors l'incongruité du systéme. Des notes, des contrôles, des bulletins, des appréciations, des sanctions arbitraires, des jugements subjectifs, tous les "Peut mieux faire" qui rappellent que la vie est à venir, que le futur est un présent insaisissable, qu'il faut travailler encore et encore pour s'approcher de ce fameux seuil de réussite cher au système.

"Tu seras un Homme mon fils," disait Kipling.

-Est-ce que ça donne le droit au système de m'arracher à ma vie d'enfant."

L'enfant est là. Et pas dans cet avenir d'adulte.   

Ce sytème révèle avant tout l'incapacité des adultes à générer en l'enfant un manque de connaissances, un désir d'apprendre, une énergie à utiliser pour être celui qui sait et en profite et non, uniquement, celui qui doit savoir, le regard fixé vers l'horizon à atteindre.

On en revient à cet épouvantable espoir que l'on martèle dans des esprits malléables. Cette idée que la vie est à venir, qu'il faut gagner sa vie, qu'il faut préparer sa retraite, qu'il faut réserver son caveau. Jusqu'à en oublier d'être là.  

L'école en devient finalement un aprrentissage de toutes les dérives spirituelles de l'individu.

Ça me mine au plus profond.

Pour ma part, je pense que le mal est fait à l'école élémentaire, qu'il est renforcé par le collège et trouve son aboutissement au lycée. C'est une oeuvre de désintégration de l'individu.

Comment des parents pourraient-ils s'investir dans le respect de l'école quand ils ont eux-mêmes été démolis par cette école, qu'ils le sont encore par le jugement inique d'une partie des enseignants? Il faut arrêter de dire que les parents n'éduquent pas leurs enfants. Aucun parent n'est satisfait de la révolte et de l'échec scolaire de leurs enfants. Eux aussi, ils en souffrent. Et de toute façon, mettre les parents au pilori ne les incitera jamais à soutenir les professeurs. Celui qui est condamné ne sera jamais le soutien de ses juges.

Que l'école reconnaisse ses erreurs serait déjà un pas immense, qu'elle reconnaisse qu'elle n'est plus un sanctuaire mais un tribunal, qu'elle admette qu'elle doit revoir à la base même son fonctionnement, que les enseignants apprennent à vivre avec les jeunes et non "contre" les jeunes.
 

Le projet de classe est le seul moyen de créer le "manque" favorable à un désir. Que ce projet soit associé à la vie du jeune et non le support à un enseignement didactique. C'est la motivation le moteur et non la peur de la sanction à travers la compétition. Il n'y a aucune sanction à donner quand on travaille en osmose. C'est un accompagnement et non un rapport de force.

Je n'ai plus confiance dans la majorité des enseignants. Ils sont bien plus responsables de la situation que les familles elles-mêmes. Le rejet du problème sur les autres est une pratique ancestrale. Ça n'a jamais rien changé. Lorsque des parents sont obligés d'aller chercher de l'aide en dehors de l'institution, c'est que celle-ci n'assure plus sa mission. 

Il ne s'agit plus de changer de techniques d'apprentissage, de calendrier scolaire, de formation des professeurs mais bien d'établir QUI mérite d'entrer dans cette fonction ? C'est au départ que ça se joue. Mais pour établir quels sont les critères de sélection des futurs enseignants, encore faut-il que le projet éducatif soit entièrement reconstruit. Et ça, personne ne le veut.

  

Le fait par exemple que les enseignants soient recrutés avec un master est un non sens absolu étant donné qu'on va chercher les enseignants parmi ceux qui ont supporté le système...Et qui ont oublié depuis longtemps leur propre parcours à l'école élémentaire. Recruter après le BAC était bien plus favorable...Et largement suffisant, techniquement, pour enseigner à de jeunes enfants. Une formation dans la psychologie de l'enfance me semble être un critère essentiel aujourd'hui. Au lieu de cela on retrouve des adultes ayant passé un master en SVT, histoire, Anglais, mathématiques, lettres modernes, architecture byzantine ou reproduction des mouches drosophiles......

Où est l'intérêt ? Est-ce que ces gens se sont interrogés sur l'importance spirituelle de ce métier, sur le développement de l'enfant, sur l'accompagnement indispensable et non l'élaboration de critères sélectifs ? On nous demande de faire des évaluations alors qu'on ne connaît même pas les enfants qu'on évalue...On ne connaît que leur capacité à entrer dans un cadre restrictif.

La complexification artificielle des méthodes du primaire est une absurdité. Ça n'a rien de compliqué d'apprendre à lire, à compter. Ça n'est pas la technique qui importe mais l'énergie, l'amour, la patience, l'attention, l'empathie qu'on y met. Ça ne sert à rien de faire de la linguistique avant, absolument à rien. Comme ça ne sert à rien de faire des maths en fac pour aller apprendre la multiplication. C'est comme si on demandait à un bûcheron de savoir faire un meuble Louis XVI avant de tronçonner un chêne.
C'est la formation de "l'individu-enseignant" qu'il faut entièrement reprendre, le contenant et pas le contenu. 


 

Le haut niveau d'étude éloigne l'individu de la sphère enfantine. Dès lors, il agit comme un technicien certain de ses compétences intellectuelles au lieu d'être un individu aimant et sensible à cette sphère enfantine. L'essentiel dans un apprentissage est de comprendre le fonctionnement de l'enfant au lieu de vouloir le faire entrer dans un fonctionnemendt d'adulte. Ressentir l'enfant au lieu d'être un technicien. Entrer dans sa sphère au lieu de chercher à le faire entrer dans un espace hermétique pour lui. L'enseignant qui comprend l'enfant l'amène à se comprendre lui-même. Dès lors, il ne s'agit pas d'être enfermé dans un fonctionnement stéréotypé mais de briser en soi ce carcan de certitudes. Plus on croit savoir et moins on est apte à apprendre. Apprendre pour soi comme apprendre aux autres. Il faut se vider de soi pour devenir "l'enfant" et l'amener en tant que compagnon de cordée à avancer. Il n'y a pas le maître et loin derrière lui un groupe d'enfants épuisés mais un ensemble homogène avançant conjointement vers un but.

Le maître qui fait la trace en oubliant la réalité du groupe affaiblit la classe entière parce qu'elle n'existe pas. Elle n'est plus qu'un ensemble de techniques privée de sa condition humaine.

Le bonheur de suivre un Guide de Hautes Montagnes, c'est de se servir des connaissances qu'il dispense pour apprécier encore davantage la beauté des lieux et de se sentir soi-même en "croissance", en progrès, en marche et non à l'arrêt ou même en marche arrière. S'il n'y a pas de la part du Guide le moindre amour envers ses "clients", la moindre bienveillance, le respect le plus profond, malgré les faiblesses, les peurs, les incertitudes ou l'inconscience, alors, il n'y a pas de cordées. Il n'y a que des individus qui cherchent à sortir de cette situation le plus vite possible... 


Antonio Damasio : émotions et sentiments

Par Le 03/10/2016

Antonio Damasio.

 

L’erreur de Descartes (1995) ; 

 

Le sentiment même de soi (1999) ; 

 

Spinoza avait raison (2003)

 

https://osp.revues.org/748

Paris : Odile Jacob

Arnaud Grandguillaume and Charles Piroux

p. 477-479

Bibliographical reference

Paris : Odile Jacob

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1) Dans son premier livre qui l’a fait connaître au grand public, intitulé « L’erreur de Descartes », Antonio Damasio traite du rôle de l’émotion et du sentiment dans la prise de décision, en faisant référence à la théorie fonctionnaliste de W. James. Son deuxième livre, « le sentiment même de soi », nous éclaire sur le rôle des émotions et des sentiments dans la construction du soi. Enfin, dans son dernier ouvrage, « Spinoza avait raison », l’auteur concentre son propos sur les sentiments eux-mêmes ; il s’efforce de les définir et d’expliquer leur contribution à l’expérience humaine.

2) Dans « l’erreur de Descartes », A. Damasio apporte une vision originale sur la manière dont les émotions se manifestent dans les inter-relations étroites qu’entretiennent le corps et le cerveau dans la perception des objets. En s’appuyant sur l’étude de cas « Phinéas Gage », l’auteur se propose de montrer comment les émotions permettent de nous adapter à l’environnement et pourquoi « pour le bon et le moins bon » elles font partie de la raison (contrairement à ce qu’indique une certaine culture classique cartésienne, d’où le titre évocateur du livre). Phinéas Gage travaillait dans la construction des chemins de fer de l’Ouest américain au siècle dernier. À la suite d’un accident d’explosif, une barre à mine lui traversa la boîte crânienne. Gage sortit miraculeusement vivant de ce drame, mais en changeant radicalement de personnalité : l’homme, qui était apprécié et respecté avant l’accident, devint, à la suite de celui-ci, asocial et très mal habile dans ses choix de vie. En étudiant les conséquences neuropsychologiques de la lésion cérébrale de Gage, il apparaît que celui-ci avait perdu le respect des conventions sociales et des règles morales antérieurement apprises, alors même que ni les fonctions intellectuelles fondamentales, ni le langage n’avaient semblé compromis. Pour Damasio, le « cas Gage » illustre idéalement comment la lésion d’une partie de la région préfrontale (ventro-médiane) perturbe significativement l’émotivité, ce type d’atteinte ayant pour conséquences d’abolir la capacité de bien programmer ses actions dans l’avenir, de se conduire adroitement en fonction des règles sociales antérieurement apprises et enfin de faire des choix susceptibles d’être plus avantageux pour sa survie. Ainsi, grâce à l’apport de la neuropathologie, on peut appuyer l’idée selon laquelle le cerveau a pour caractéristique de permettre d’anticiper l’avenir et de former des plans d’action, ceci en s’appuyant sur l’orchestration fine de l’émotion. En effet, l’émotion donnerait du poids aux différentes solutions d’avenir en termes de survie et d’intérêt propre, ceci en s’appuyant sur le marquage émotionnel factuel acquis par la personne et sur le marquage émotionnel inné de son espèce. Pour étayer sa démonstration générale, Damasio avance, dans la première partie de son livre, que les circuits neuronaux, qui sont à la base de la perception des émotions, sont localisés dans le système limbique, mais aussi dans certaines zones du cortex pré-frontal, tout autant que dans les régions du cerveau où se projettent et sont intégrés les signaux en provenance du corps. Dans une seconde partie, l’auteur tente de montrer que la perception des émotions correspondrait à l’information sensorielle provenant d’une certaine partie du paysage corporel, à un instant t. La juxtaposition de cet état à un événement non corporel, la perception d’un objet extérieur par exemple, revêtirait alors cet évènement d’une « qualité » bonne ou mauvaise en fonction de l’information provenant du corps : la capacité de percevoir des émotions représentant un mécanisme d’évaluation de la qualité des relations entre l’organisme et les objets (concrets ou abstraits), une valeur cognitive serait donc attribuée aux émotions, selon cette théorie dite « des moyens somatiques ». Enfin, dans la troisième partie de l’ouvrage, Damasio termine sa démonstration en précisant comment le corps fournit un contenu fondamental aux représentations mentales. Celui-ci constitue le cadre de référence de notre représentation du monde, de notre relation à ce dernier : les représentations fondamentales du corps en train d’agir forment un cadre spatial et temporel stable, sur lequel les autres représentations pourraient s’appuyer. Ainsi, le fait d’exister précéderait celui de penser, contrairement à ce qu’indique la pensée cartésienne.

3) Malgré l’originalité de « L’erreur de Descartes » et la richesse de son exposé, la théorie d’Antonio Damasio n’allait pas jusqu’au bout de l’explication du ressenti émotionnel car elle n’expliquait pas comment le sentiment devient connu de l’organisme qui ressent. Dans son deuxième livre, intitulé « Le sentiment même de soi », Damasio s’attache à combler cette lacune : il se propose de comprendre comment les individus s’avancent dans la pleine lumière de la conscience, en examinant les circonstances biologiques et émotionnelles qui permettent la transition cruciale de l’état d’insu à l’état de connaissance, et ceci en prenant pour toile de fond le sentiment même de soi, partie indispensable de l’esprit conscient. Pour comprendre ce processus fluctuant, le neuropsychologue affine la conceptualisation du soi pour les notions de « proto soi » (le soi le plus primaire, inconscient et qui s’inscrit dans tout le corps de façon dynamique grâce aux structures cérébrales vitales et anciennes au niveau phylogénétique), de « soi central » (en simplifiant : le soi ressenti actuel « ici et maintenant ») et de « soi autobiographique » (le soi passé et futur, enrichi de toute la perspective individuelle et factuelle) ; les deux premiers soi (proto soi et soi central) constituant la « conscience noyau » et les deux derniers soi (soi central et soi autobiographique) constituant la « conscience étendue ». En s’appuyant sur les principes de l’homéostasie, Damasio pense que la conscience – définie pour les besoins opérationnels de ses recherches comme la connaissance immédiate que possède un organisme de soi et de ce qui l’environne – est une plaque tournante dans l’évolution, en continuité des processus émotionnels. Dans le prolongement de ces derniers en effet, les processus conscients sont chargés de permettre à l’organisme individuel de faire face à des évolutions imprévues dans son environnement, de sorte que les conditions fondamentales de la survie continuent d’être remplies. En s’appuyant sur le corps biologique, l’esprit tire son origine du fonctionnement narratif du cerveau, qui établit des comptes-rendus, des relations entre l’organisme et les objets (les objets traités par l’organisme fonctionnant à l’intérieur de celui-ci comme des inducteurs émotionnels de conscience, l’esprit quant à lui correspondant à l’animation vive et synthétique des relations du corps à l’objet). Ainsi, raconter des histoires semble une caractéristique inconsciente et naturelle du cerveau, qui replace alors l’organisme et les objets de conscience dans un contexte personnel et subjectif, le ressenti intime du sentiment même de soi, en fonction du marquage somatique émotionnel passé (génétique et acquis), mais aussi, c’est un point important, en fonction des perspectives d’avenir. Selon cette logique temporelle mixte, les modifications du soi au cours d’une vie ne dépendraient pas seulement du remodelage conscient et inconscient du passé, mais aussi de la mise en place de la reconfiguration des perspectives d’avenir, l’un des facteurs clefs de l’évolution du soi tenant à l’équilibre qui s’instaure entre ces deux déterminations, le passé vécu et l’anticipation du futur. En poursuivant cette perspective d’homéostasie corporelle et mentale, les scénarii qui s’établissent sous forme de désirs, de souhaits, d’objectifs et d’obligations exercent à chaque instant une influence. Ils contribuent aussi à remodeler les expériences du passé, consciemment et inconsciemment, ainsi que la personne que chacun pense être, instant après instant. Ainsi, grâce à la richesse de l’imagination humaine, le scénario de la vie de chaque individu s’écrit en versions multiples, tout en s’accordant constamment dans l’ombre avec la sélection qui convient le mieux à un soi unique et unifié. Grâce au sentiment même de soi, le soi et la subjectivité prennent forme au contact de l’objet. Ces sentiments s’enrichissent avec l’échange, l’expérience et la culture, mais ils s’enracinent toujours profondément dans le corps biologique et se développent donc toujours sous ses auspices. Ce mécanisme subtil, qui évalue la probabilité que les scénarii retenus favorisent la continuité historique du soi à travers le temps, permet aux créatures dotées d’une conscience évoluée de faire le lien entre le monde de la régulation homéostatique et celui des créations imaginaires, et ainsi d’étendre leur pouvoir d’anticipation et de créativité afin de vivre de façon satisfaisante, voire de changer les conditions de leur existence.

4) Dans son troisième ouvrage intitulé « Spinoza avait raison », Antonio Damasio reprend sa théorie évolutionniste et homéostatique de l’émotion pour affiner la compréhension des sentiments et leur signification universelle. L’auteur poursuit le développement de sa thèse dans deux directions. D’abord, il fait référence aux découvertes neuroscientifiques les plus récentes. Ensuite, il établit un lien original avec la philosophie de Spinoza. À travers ces deux éclairages, Damasio reprend l’idée essentielle selon laquelle la vie représente un acte complexe où les sentiments sont l’expression de la lutte pour atteindre l’équilibre. L’esprit existe pour le corps : ils composent ensemble un organisme qui tend à se préserver et à atteindre le bien-être via les émotions et les sentiments (« the brain’s body-furnished, body-minded mind is a servant of the whole body »). Le sentiment même de soi oriente le processus de planification mentale vers la satisfaction de ce besoin essentiel, qui s’apparente au fameux « conatus » spinoziste. Le neuropsychologue américain d’origine portugaise, pragmatique mais humaniste, rejoint ainsi partiellement la philosophie de Spinoza qui fait des émotions et des sentiments un moyen de nourrir la vie. À la toute fin de l’ouvrage, Damasio envisage de façon positive mais mesurée quelques avancées en matière thérapeutique et même sociale que pourraient permettre les neurosciences nouvelles.

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References

Bibliographical reference

Arnaud Grandguillaume and Charles Piroux, « A. Damasio. L’erreur de Descartes(1995) ; Le sentiment même de soi (1999) ; Spinoza avait raison (2003) »,L'orientation scolaire et professionnelle, 33/3 | 2004, 477-479.

Electronic reference

Arnaud Grandguillaume and Charles Piroux, « A. Damasio. L’erreur de Descartes(1995) ; Le sentiment même de soi (1999) ; Spinoza avait raison (2003) »,L'orientation scolaire et professionnelle [Online], 33/3 | 2004, Online since 28 September 2009, connection on 03 October 2016. URL : http://osp.revues.org/748

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© Tous droits réservés

Sur l'empathie et la CNV (vidéo)

Par Le 03/10/2016

 

L'empathie et la CNV (Communication Non Violente)

Ce qui devrait être connu de tous les enseignants

Ce qui devrait être enseigné dans la formation continue.

Ce qui devrait être enseigné à tous les parents.

 

Ce que les Ministres successifs de l'éducation nationale s'efforcent d'ignorer. Ils en connaissent bien entendu les fondements mais savent que pour les appliquer, il faudrait revoir intégralement le fonctionnement de l'institution.

Quand j'ai commencé ma carrière d'instituteur, vingt-cinq élèves dans une classe, c'était un "gros effectif" et les classes à cours multiples n'atteignaient jamais ce seuil. Aujourd'hui, c'est devenu une "chance", là où le seuil de trente enfants est devenu la "norme" et parfois avec deux ou même trois cours.

Alors, dans ces conditions, tout ce qui est dit ici, sur l'empathie et la CNV relève de l'utopie, et même avec toute la volonté du monde. 

Nobel de médecine : l'autophagie

Par Le 03/10/2016

J'ai présenté brièvement le principe de l'autophagie dans le cas du jeûne et c'est très bien que ça soit mis sous les feux des projecteurs.

 

L'autophagie dans le jeûne (1)

L'autophagie dans le jeûne (2)


 

Nobel de médecine : qu'est-ce que l'autophagie ?

 

INTERVIEW. Patrick Auberger explique pourquoi les travaux de Yoshinori Ohsumi vont révolutionner le traitement des cancers et des maladies neurodégénératives.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR 

Modifié le  - Publié le  | Le Point.fr

Le Japonais Yoshinori Ohsumi est le Prix Nobel de médecine 2016 pour ses travaux sur l'autophagie.

Le Japonais Yoshinori Ohsumi est le Prix Nobel de médecine 2016 pour ses travaux sur l'autophagie. © Junko Ozaki/AP/SIPA

 

L'autophagie est un mot peu connu du grand public. Pour les scientifiques du monde entier, en revanche, ce vocable est source d'intérêt croissant depuis des années. Car, comme l'a souligné le jury Nobel, « les mutations des gènes de l'autophagie peuvent provoquer des maladies et le processus autophagique est impliqué dans plusieurs affections comme le cancer et les maladies neurologiques ». Explications avec Patrick Auberger, directeur de recherche Inserm, qui dirige le C3M à Nice (Centre méditerranéen de médecine moléculaire) et travaille notamment sur le cancer et les maladies métaboliques.

Le Point.fr : L'attribution du prix Nobel de médecine 2016 à Yoshinori Ohsumi vous a-t-elle surprise ?

Patrick Auberger : Pas du tout. Yoshinori Ohsumi fait partie des chercheurs les plus reconnus dans le domaine de l'autophagie. L'intérêt pour ce processus cellulaire ne cesse de croître dans le monde depuis quelques années. Sa compréhension va permettre des avancées spectaculaires dans plusieurs domaines des pathologies humains, dont le cancer et les maladies neurodégénératives. Yoshinori Ohsumi a découvert de nombreuses protéines qui participent à ce processus, les protéines ATG. Il a montré que l'autophagie se passait en plusieurs étapes avec des formations de complexes protéiques qu'il a bien caractérisés. Il a été un contributeur extrêmement important dans le domaine.

Peut-on comparer l'autophagie à l'apoptose, dont on parle beaucoup depuis un certain temps ?

Non, même si ces deux processus de dégradation coopèrent très souvent dans une cellule. L'apoptose, c'est la mort cellulaire programmée, un peu comme la chute des feuilles en automne. Autophagie, ça veut dire se digérer soi-même. Ce mécanisme est aussi programmé, mais il est très différent. L'autophagie est activée par exemple par un jeûne, donc un stress nutritionnel. Il se forme alors dans la cellule des membranes et des vésicules dans lesquelles les protéines seront dégradées. Le matériel cellulaire va être « intelligemment » dégradé et restitué sous la forme d'acides aminés, de lipides, de sucres, pour permettre à la cellule d'enclencher un certain nombre de processus et donc de survivre dans des conditions difficiles. C'est pareil lors d'une chimiothérapie anticancéreuse. En d'autres termes, avec ce mécanisme, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

 La question est de savoir quand il faut favoriser l'autophagie ou au contraire l’inhiber 

Ces travaux vont-ils aider à mieux soigner certaines maladies ?

Oui, mais il ne faut pas oublier que l'autophagie peut avoir à la fois un rôle bénéfique ou un rôle délétère. Toute la question est de savoir quand il faut la favoriser ou au contraire l'inhiber, à quel moment et pour quel type de pathologie. Par exemple, en cas de cancer, il est utile de la bloquer. Plusieurs essais cliniques sont en cours avec des inhibiteurs de l'autophagie en complément de chimiothérapies classiques. Idem pour lutter contre les rejets de greffes d'organes. En revanche, dans les maladies neurodégénératives, il y a formation d'agrégats protéiques qui sont éliminés par autophagie, et là, ce processus est peut-être bénéfique. Il faut l'activer. Reste maintenant à bien connaître les éventuels effets secondaires de ces actions sur les mécanismes d'autophagie.

"L'éducation nationale en procès"

Par Le 02/10/2016

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CLIQUEZ SUR LE LIEN  : "Prince EA - j'appelle à la barre M éducation nationale.

Video percutante, magnifique, directe, complète.

A partager sans modération

 

Toütep a ajouté une vidéo :

 

 Prince EA - J'appelle à la barre M. Education Nationale.

Hier, à 12:00 · 


 

Les Créatifs culturels

Par Le 02/10/2016

 

Les créatifs culturels

CULTURE

 

Les créatifs culturels

 

Émergence d'une nouvelle culture

 

par Patrice van Eersel

21544

Une étude américaine sur les “acteurs de changement de société”, menée auprès de plus de cent mille personnes pendant une quinzaine d'années par une équipe dirigée par le sociologue Paul H. Ray (université du Michigan) et la psychologue Sherry Ruth Anderson (université de Toronto), affirme dans un ouvrage renversant - L'émergence des Créatifs Culturels - qu'en opposition abrupte avec la politique menée à Washington, un quart environ des citoyens américains vivrait d'ores et déjà dans un système de valeurs et de comportements complètement nouveau, ouvert à l'écologie, à la solidarité, aux valeurs féminines et à l'éveil intérieur. Catégoriquement niés par les politiques et par l'ensemble des médias (aux USA comme en Europe), ces “créateurs de nouvelles cultures” constitueraient le départ d'une civilisation post-moderne aussi importante que le fut le modernisme il y a cinq cent ans.

La première énormité qui frappe est le “non-événement” que fut la parution de ce livre, début 2001, en France. Transposée dans un domaine familier aux médias, une telle enquête aurait fait un tabac : 24 % des citoyens américains (parmi les plus créatifs) ne fonctionneraient plus désormais selon le modèle occidental “moderniste” (individualisme, capitalisme et divertissement), mais d'une façon radicalement autre. C'est une information considérable, qui mériterait qu'on la vérifie, qu'on la critique... Il n'en a rien été. Silence radio. Cela correspond à l'une des informations de fond que l'enquête rapporte : imbibés de la conviction que le modernisme est la seule manière normale d'être au monde, médias et politiques n'ont rien capté du phénomène.

Ne vous est-il jamais arrivé - quand il est question des valeurs fondamentales auxquelles votre cheminement vous a finalement conduit - de vous sentir nié par le monde alentour ? C'est ce qui se produit, disent Ray et Anderson, quand on passe à un type de culture résolument nouveau : l'ancien système, non seulement ne comprend pas, mais ne voit carrément rien.

Cela dit, les intéressés eux-mêmes ne connaissent pas leur force non plus. Interrogés sur le nombre de gens qui, à leur avis, partagent leurs valeurs et leurs comportements, les “Créatifs Culturels” (CC, expression la moins imparfaitement traduite de Cultural Creatives) se sous-estiment dramatiquement : ils se croient, en moyenne, 5 % de la population alors qu'ils seraient cinq fois plus nombreux, selon notamment l'institut de sondage American Lives (entre 1986 et 1999).

Qui sont les “Créatifs Culturels” ?

Les CC sont des gens qui mettent en application quatre types de valeurs :

  • - Implication personnelle dans la société par des engagements solidaires, locaux et globaux, immédiats et à long terme ;
  • - Vision féminine des relations et des choses ;
  • - Intégration de l'écologie, de l'alimentation bio, des méthodes naturelles de santé ;
  • - Importance du développement personnel, de l'introspection, des nouvelles spiritualités.

Psychologiquement, les CC ont un point commun important : ils ne supportent plus d'être divisés, coupés, en contradiction avec eux-mêmes - ce qui caractérise d'ailleurs tout début de nouveau mouvement de société. Leurs mots clés sont : cohérence, congruence, interaction, synergie. Que l'on puisse prôner le respect des équilibres écologiques et ne pas en tenir compte dans sa propre vie quotidienne leur est devenu insupportable. Sincèrement croire que seuls des comportements plus solidaires pourraient sortir l'humanité de la catastrophe... et ne pas s'engager soi-même dans ce sens les horripile. Quant à prêcher l'éveil d'une vie intérieure et baratiner sur la spiritualité tout en continuant à se comporter, au travail, dans la cité, chez soi, comme les générations précédentes leur paraît grotesque. Dire ce que l'on fait, faire ce que l'on dit, c'est leur devise, et l'enquête de Ray et Anderson montre, dans son suivi à long terme, qu'il ne s'agit pas là de vains mots.

Analyse démographique...

Les CC se répartiraient en deux populations d'environ 23 millions d'adultes chacune :

  • - Un noyau central dit “avancé”, préoccupé à la fois de justice sociale, d'engagement écologique et de développement “psycho-spirituel” : pour ceux-là, le sacré inclut d'emblée l'épanouissement individuel et la solidarité sociale et politique (à 91 %, ils estiment très importants d'aider les autres) ;
  • - Une périphérie dite “écologiste”, qui aurait tendance à ne faire que lentement, avec beaucoup de prudence, le lien entre l'engagement social et la vie intérieure, ou entre l'écologie et la spiritualité (ce second groupe est de 15 % plus masculin que le premier).

Sociologiquement, on les trouve dans toutes les couches et tous les âges de la population, même s'ils sont incontestablement : un peu plus cultivés que la moyenne des Américains, légèrement plus riches et plus urbains. Seule corrélation vraiment forte : 60 % sont des femmes (67 % pour le noyau “avancé”). Par ailleurs, chaque année la part des 18-24 ans augmente. Pour les animateurs de l'enquête, aucun doute : il s'agit là d'un nouveau courant fondamental de la société occidentale.

L'un des premiers mérites du travail de Ray est de se replacer dans un contexte sociologique et psychologique, avec une analyse des deux courants jusqu'ici majeurs dans la société américaine, les “Modernistes” et les “Traditionalistes”.

  • Les Modernistes dominent actuellement le monde. Estimés à 48 % de la population américaine (environ 93 millions d'adultes - chiffres de 1999). Ils participent de la poussée lente et formidablement puissante qui, en cinq cents ans, a créé le monde où nous vivons. Eux qui furent considérés, vers 1750, du temps d'Adam Smith, comme des “excentriques inoffensifs” sont devenus totalement dominants et désormais dangereux. Leurs valeurs : gagner et posséder beaucoup d'argent ; gravir les échelons de la réussite professionnelle ; être le plus libre possible ; avoir beaucoup de choix (au travail et comme consommateur) ; être toujours au fait des nouveautés ; participer au progrès économique et technologique de la nation ; se divertir, notamment grâce aux médias, chacun à sa guise ; soigner son corps comme une belle machine ; faire confiance soit à la loi du marché soit à l'État-providence.
  • Quelques-unes de leurs idées types : Le temps c'est de l'argent ; Analyser les choses en les décomposant en différentes parties est le meilleur moyen de résoudre un problème ; ou encore, Il est raisonnable de diviser sa vie en sphères distinctes et séparées : le travail, la famille, les amis, l'amour, l'éducation, la politique, la religion. Leurs rejets : à peu près toutes les valeurs et préoccupations des indigènes, des ruraux, des Traditionnalistes, des New Age, des mystiques et des religieux.
  • De leur côté, les Traditionalistes (24 % de la population, 46 millions d'adultes) sont en réalité tous des néo-traditionalistes, des réactionnaires au sens étymologique du mot, apparus de diverses réactions contre le modernisme, à partir du XIXe siècle (aux États-Unis après la guerre de Sécession surtout). Se référant sans cesse à un ancien temps idéal et essentiellement imaginaire, leurs valeurs s'expriment dans des idées comme : Les patriarches devraient à nouveau dominer la vie familiale ; les hommes et les femmes doivent s'en tenir à leurs rôles traditionnels. Ou encore, La protection des libertés individuelles et civiques est moins importante que la lutte contre les comportements immoraux.

Bien sûr, ces schémas sont grossiers. Les modernistes en particulier, ne forment pas un groupe compact. L'étude de Ray et Anderson les divise en quatre sous-groupes : les Modernistes conservateurs Pragmatiques (8 % de la population, soit 15 millions d'adultes), qui dirigent une bonne part du business mondial, incarnent totalementl'American Way et en profitent le plus ; les Modernistes conventionnels (12 %, 23 millions), plus intellos que les premiers, moins riches, plus cyniques, très individualistes ; les Laborieux (13 %, 25 millions), souvent d'origine étrangère, qui veulent absolument croire au rêve américain, branchés à fond sur la promotion sociale ; enfin les Modernistes aliénés (15 %, 29 millions), nettement plus modestes, employés ou ouvriers, menacés par toute crise, souvent amers ou en colère. Dans l'ensemble, ils travaillent de plus en plus, au bord de l'asphyxie : pour les même salaires, huit semaines de travail en plus par an entre 1969 et 1999 !

Quant aux Traditionalistes, ils ne sont pas forcément aussi épouvantables que le laissent supposer leurs slogans vengeurs - leur sens de la solidarité est souvent plus fort que celui des Modernistes (les ouvriers catholiques conservateurs peuvent s'avérer bien plus généreux que les bourgeois libéraux).

Les Créatifs Culturels, eux, refusent de choisir pour l'un ou l'autre de ces deux camps. S'ils se sentent les enfants des modernistes - et pas des traditionalistes réactionnaires - , ils savent que l'évolution ne s'est jamais effectuée en faisant table rase du passé, mais en intégrant l'intelligence combinée des stades précédents. L'idée de “métissage culturel” à travers l'espace et le temps - nous reliant aux autres sociétés, notamment aux cultures primordiales vivant encore en symbiose avec la nature - leur est chère, alors qu'elle révulse les réacs et fait sourire les modernes.

D'où sortent-ils ?

La genèse des Créatifs Culturels n'a rien de mystérieux. Leur émergence semble cependant avoir traversé une sorte de tunnel d'une vingtaine d'années - de la fin des années 70 à la fin des années 90 - au cours desquelles, notamment du fait de la chute de l'empire soviétique, le modernisme s'est cru autorisé à caracoler, comme s'il n'existait désormais plus que lui, face à quelques poches traditionnalistes en voie d'extinction. C'était oublier que les humains ne sont pas forcément amnésiques et qu'un ensemble de mouvements apparus dans les années 60 avaient laissé des germes puissants dans la conscience collective. L'émergence des Créatifs Culturels montre en effet de façon claire une convergence irrésistible entre les “descendants” des mouvements :

  • - pour les droits civiques,
  • - féministes,
  • - de soutien aux peuples colonisés,
  • - pacifistes,
  • - écologistes,
  • - pour l'éveil de la conscience,
  • - de psychothérapie humaniste.

Il est impossible de donner ici ne serait-ce qu'un résumé des innombrables informations apportées par Paul Ray et Sherry Ruth Anderson dans leur étude. Particulièrement surprenante (du moins pour nous, Européens, qui ne pouvons nous empêcher de caricaturer les Américains, surtout après l'arrogante décision de leurs gouvernants de ne pas signer les traités anti-pollution), est la lucidité des CC vis-à-vis :

  • - des médias (généralement reconnus comme tellement imbibés d'idéologie moderniste qu'ils ne se rendent même plus compte qu'ils intoxiquent autant qu'ils informent) ;
  • - des leurres de la pub et de la société de consommation, qui ont fini par tout chosifier en spectacle ;
  • - des manipulations des grands groupes économiques, qui sabotent les alternatives économiques “douces” (on lira le cas exemplaire de l'hypercar, voiture écologique à hydrogène) ou qui, plus pervers, sponsorisent des actions écologique ou d'éveil de conscience psycho-somatique, alors qu'ils sont par ailleurs, sous des biais plus importants, d'énormes pollueurs, assassins de biodiversité et pourvoyeurs en cancers de toutes sortes (des cas précis sont cités, cibles par exemple du mouvement des femmes ayant souffert d'un cancer du sein).

Le ressort spirituel des Créatifs Culturels

Essentielle à ceux que l'enquête présente comme les plus dynamiques du mouvement, l'approche spirituelle est certainement la plus difficile à intégrer dans la grille moderniste des médias et des politiques. Pourtant, s'il a fallu vingt ans pour que les mouvements “contre la guerre” deviennent des mouvements “pour la paix”, ou les mouvements “anti-mecs” des mouvements “pour de nouvelles relations hommes/femmes”, c'est que le catalyseur de ces métamorphoses est très souvent venu de la spiritualité et de la psychologie humaniste, dont l'intégration ne peut se faire que lentement.

« En effet, écrivent Ray et Anderson, il faut beaucoup de temps pour bien saisir la substance de l'enseignement des mouvements d'éveil de la conscience. On peut se mettre à de nouvelles idées, s'initier à de nouvelles techniques ou se trouver un nouveau hobby en quelques semaines, mais il faut des années, voire des décennies pour se changer soi-même [...]. Quand on met côte à côte la popularité croissante d'un mouvement et la lenteur de son cycle d'apprentissage, il est facile de s'arrêter uniquement aux excès de la vulgarisation, de la spiritualité “syncrétique” et de la psychologie de comptoir dont certains médias adorent se gausser.

Mais confondre ainsi la surface du mouvement et sa substance profonde est une erreur. Si l'on veut vraiment comprendre ce qui se passe, il est nécessaire de bien faire la différence entre la masse croissante de ceux qui sont à la recherche de nouvelles sensations, d'un parfum nouveau pour leur vie d'une part, et d'autre part les adeptes de longue date, qui ont appris petit à petit à vivre une vie “authentique”, à profondément transformer leur existence en fonction de ce qu'ils ont appris. Les deux ensembles ont grandi durant ces quarante dernières années, mais ce sont surtout les débutants qui sont les plus visibles, avec leur population en perpétuelle croissance. »

Et maintenant ?

La grande faiblesse des CC, aux yeux de Paul Ray et Sherry Ruth Anderson : leur manque de conscience d'eux-mêmes en tant que groupe. Vu qu'il s'agit des personnes les plus dynamiques et les plus innovantes du pays... c'est qu'il y a un léger problème ! D'où le désir irrésistible des deux auteurs (qui quittent alors délibérément leur statut d'observateurs pour devenir acteurs) d'inviter les CC àpérenniser leurs efforts en passant au stade institutionnel - avec une chance de convaincre, du coup, de larges rangs modernistes, voire traditionnalistes. Seulement voilà : institutionnaliser des créateurs, n'est-ce pas contradictoire ? Conscients du hiatus, Ray et Anderson imaginent néanmoins toutes sortes de concrétisations possibles de l'univers CC : des écoles, des universités, des centres ouverts aux gamins des rues, des réseaux connectés à la planète entière... leur livre fourmille de suggestions.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Vous sentez-vous créateur de nouvelles cultures ? 

A lire : L'émergence des Créatifs Culturels, de Paul H. Ray et Sherry Ruth Anderson, éd. Souflle d'Or

Mots-Clés : Culture du monde

"Kogis, le message des derniers hommes"

Par Le 02/10/2016

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INFORMATIONS

  • Durée : 00h 56m
  • Date de sortie : 30/11/06
  • ASIN : 1
  • Partenaire : ARTIC PRODUCTIONS, GEDEON PROGRAMMES

 

 

Boutique » Films

 

Kogis, le message des derniers hommes

 

Réalisé par Eric Julien

 

LE FILM en bref

Dans le nord de la Colombie, les Kogis sont les derniers héritiers des grandes civilisations précolombiennes et se nomment « les gardiens de l'équilibre ». Ils considèrent leur relation avec la nature comme faisant partie, à l'instar des hommes, d'un ensemble complexe dont les composantes interagissent en permanence les unes par rapport aux autres. Pour eux, l'homme et la nature sont indissociables. De cet équilibre naturel, découle l'ordre social et politique. Réalisé à leur demande par le cinéaste Eric Julien, qui les connaît depuis près de vingt ans, le film retrace les efforts de ce peuple de la Sierra Nevada pour retrouver sa mémoire perdue et la transmettre aux nouvelles générations. Avec l'aide de Gentil Cruz Patino, un métis venu de la ville, le peuple des Kogis retrouve peu à peu ses terres qu'il a rachetées et les objets rituels de ses ancêtres. Face au monde moderne de ceux que les Kogis appellent « les petits frères' », ils ont choisi de rester « Indiens ». Mais leur système est fragile, menacé par le gouvernement et les intérêts de la culture du coca. Leur combat pour tenter de survivre les mène à Paris, afin de tenter d'être entendus par la communauté internationale.

 

 

“Kogis, le message des derniers hommes”

 

Verbalisation, gestion du non-dit et anticipation des déséquilibres dans la culture des Kogis

 

Les Kogis attachent une attention particulière à la verbalisation, à la gestion des conflits et autres tensions portées par le groupe. Il y a tension, conflits, lorsque l’énergie (la parole, le souffle...) ne circule plus, lorsque les règles ne sont plus acceptées, respectées et mises en pratique, lorsque le profane envahit et domine le sacré. Tous les Kogis n’acceptent pas les règles et les contraintes des “lois de la mère”. Certains peuvent choisir de ne pas les respecter, voire de les rejeter, ce qui, pour les membres de la communauté, constitue un délit majeur. Entendons-nous bien : pour les Kogis, les lois universelles de la terre mère sont des lois vécues de l’intérieur qui garantissent l’équilibre et la continuité de la vie.

La survie de la communauté, son équilibre, passe par leur respect, un respect qui s’incarne dans une attitude, une posture “juste” par rapport aux êtres et au monde. Que cette posture de partage, d’écoute et de respect ne soit plus vécue et mise en pratique et c’est l’ensemble de la communauté qui se trouve menacée. Les personnes concernées vont alors être invitées à parler, puis à parler encore, et ce, afin de pouvoir identifier l’origine de ce manque de respect, de ce déséquilibre.

“Les personnes concernées vont voir le mamu et lui demande si elles peuvent parler, échanger avec lui. Elles lui demandent alors d’être interrogée sur leurs derniers actes et les pensées qui les animaient lorsqu’elles les ont réalisés. C’est le mamu qui dirige cet échange. (...)”

C’est le respect des lois de la communauté qui évite la domination de l’individualisme, de la compétitivité, du non-dit et de la souffrance. Individus, familles, clans, communauté, à chacun de ces niveaux sont mises en place des procédures de verbalisation et de gestion des déséquilibres qui permettent d’éviter les ruptures et d’accompagner les membres du groupe dans les changements auxquels ils se trouvent confrontés.

S’il y a un point qui différencie nos sociétés occidentales de celle des Kogis, c’est bien celui de la verbalisation, de cette préoccupation permanente d’éviter les noeuds, les blocages, les non-dits qui déséquilibrent les hommes et les organisations. Cette volonté de faire circuler les mots, les énergies, les émotions, comme la terre qui se doit d’assurer la circulation de l’air, de l’eau, des courants et de l’énergie.

 

La non verbalisation entraîne la cristallisation de la colère, de la peur, de la souffrance, une cristallisation qui s’auto alimente jusqu’à la rupture.

 

Là où les Kogis essaient d’anticiper ces ruptures, nos sociétés les subissent.

Dans nos sociétés occidentales (entreprises, familles, organisations entendues au sens large du terme), il est très difficile pour les acteurs concernés de dire et de verbaliser leurs sentiments, peurs, limites, enjeux.

Manque d’humilité, lâcheté, ignorance, colère, jalousie, parfois même indifférence, parce que non identifiés et non gérés, la diversité des sentiments humains nourrit et déforme les relations jusqu’à provoquer des déséquilibres majeurs qui peuvent s’incarner soit dans des conflits larvés ou violents, soit dans la création d’espaces de “non-dits” rapidement nourris par les interprétations, projections qui amplifient les phénomènes et les rumeurs.

Apprendre à identifier ces situations personnelles ou collectives, reconnaître les sensations, émotions, enjeux, sentiments qui les font vivre, leur origine profonde, le contexte dans lequel elles s’inscrivent, les verbaliser, les exprimer, les partager, les gérer et gérer les réactions que cela peut susciter représente sans doute l’un des enjeux majeurs de nos sociétés occidentales. (...)

Encore et toujours dire, partager, faire circuler pour préserver l’équilibre du tout, du groupe et de l’individu.

 

Extrait 3 : Si l’on pouvait résumer quelques-uns des axes de réflexion, quelques-unes des passerelles qu’il doit être possible d’établir entre la culture Kogis et nos sociétés, j’en retiendrais six.

 

1. Chaque individu doit être reconnu comme faisant partie d’un tout.

 Chez les Kogis, à travers sa fonction, son rôle par rapport à la communauté, chacun a sa place. À ce titre, chacun a droit à la parole. Dans une telle société, il ne peut pas y avoir d’exclus ; pour fonctionner de manière équilibrée, le système a besoin de l’ensemble de ses composantes, même celles qui ne seraient pas forcément dans la norme, puisqu’elles renseignent le système sur la norme.

Cette reconnaissance et le respect associé sont fondateurs de l’identité de chaque membre de la communauté. Chaque partie du système me reconnaît comme étant une partie nécessaire pour le fonctionnement du tout.

 

2. La notion de faute, présente dans les sociétés occidentales, est totalement inexistante.

Il s’agit plus de déséquilibres physiques, psychologiques, sociaux, qui, une fois rétablis ne sont pas portés comme des sentences tout au long d’une vie.

 

3. Le monde est compris comme un tout vivant et fragile dont les composantes sont en permanente interaction, ce qui oblige chacun à se sentir responsable de l’ensemble. Ce sont les liens de l’expérience sacralisée qui réunissent l’ensemble et lui donnent sens. Ce monde ne sépare pas, il réunit. La nature entière y est incluse : animaux, maïs, fleurs, nuages, pierres... Quand les Kogis se présentent en disant “Nous sommes des Kagabas...”, c’est à cet ensemble, ce tout, qu’ils font référence.

 

4. Les problèmes, les difficultés doivent être formulés pour éviter les non-dits qui nuisent à l’harmonie des êtres et des lieux.

 Ce travail de “confession”, de verbalisation du corps au coeur, puis à l’esprit et à la parole, se doit d’être réalisé tant sur le plan des mots que sur celui du coeur et de l’énergie.

 

5. L’interrelation, l’interdépendance lient les connaissances conceptuelles et expérimentales, coeur, conscience et esprits, hommes, nature et objet. Tout est équilibre entre un ensemble de composantes vivantes qui ont chacune un rôle et une fonction. L’ensemble ne fonctionne que parce que chacune des parties est reliée aux autres et remplit au mieux son rôle.

 

6. Leur système de compréhension du monde est un système fragile qui se doit d’être préservé et entretenu.

C‘est pourquoi ce même système permet de gérer en permanence les problèmes de pouvoir et de dogmatisme liés à tout groupe social structuré autour d’un projet collectif. De fait, leur système est en permanente évolution, et ce, afin de maintenir un équilibre subtil entre les forces internes et externes qui interagissent sur leur société où le changement, la confrontation des contraires et des subjectivités sont vécus comme des composantes essentielles de la vie.

 

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Le clan, la famille, l'Etat.

Par Le 01/10/2016

 

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"Les Lumières, c'est la sortie de l'homme hors de l'état de tutelle dont il est lui-même responsable. L'état de tutelle est l'incapacité à se servir de son entendement sans la conduite d'un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l'entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s'en servir sans la conduite d'un autre...Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières. Paresse et lâcheté sont les causes qui font qu'un si grand nombre d'hommes, après que la nature les eut affranchis depuis longtemps d'une conduite étrangère, restent cependant volontiers toute leur vie dans un état de tutelle, et qui font qu'il est si facile à d'autres de se poser comme leurs tuteurs. Il est si commode d'être sous tutelle. Si j'ai un livre qui a de l'entendement à ma place, un directeur de conscience qui  a de la conscience  à ma place, un médecin qui juge à ma place de mon régime alimentaire, alors je n'ai pas à fournir moi-même d'efforts."

KANT


La problématique posée par ce texte concerne la situation des hommes lorsque celle-ci ressemble davantage à une soumission passive qu'à une liberté issue de leur entendement. Kant considère que les hommes sont responsables de cette situation et que cette "mise sous tutelle" est la conséquence de leur incapacité à user de leur "entendement" mais plus encore de la conséquence de leur "lâcheté". Il semblerait selon ce texte que les hommes ne sont pas asservis par la force d'une puissance étrangère mais, à l'origine, en raison de leur propre abandon, de leur "paresse."

On peut s'interroger sur cette situation de soumission. Est-elle réelle ? Concerne-t-elle tous les individus ? Existe-t-il une responsabilité de la part des victimes elles-mêmes ?

L'auteur ne laisse aucun doute sur son jugement. Pour lui, il n'y a aucune interrogation mais un état de fait général, universel. Le ton cynique, sarcastique est destiné à montrer de façon crue cette propension des hommes à se vautrer dans la bassesse.

Le fait d'opposer des termes aussi forts que "paresse" et "courage" est révélateur.

Kant parle de courage car il est indéniable pour lui que cette situation réclame une prise de position pleine et entière, non seulement une prise de conscience mais un engagement à travers des actes. Puisque l'homme est "responsable" de cette soumission passive, il doit par-delà son entendement initial être responsable de sa révolte. L'entendement n'est pas suffisant. Il n'est qu'une étape intellectuelle. La cause ne vient pas d'une insuffisance de l'entendement mais à une insuffisance de la résolution qui devrait en résulter.

Les hommes délèguent leurs décisions et leurs actes à d'autres hommes qui leur paraissent plus aptes à les guider et à les prendre en charge. Ce raisonnement, car il s'agit bien d'un raisonnement, aussi primaire soit-il, est à la source de la soumission et du pouvoir.

Même si je ne sais pas soigner une dent cariée et que je me dois m'en remettre au dentiste, je peux assumer l'entretien de mes dents et veiller à la qualité des aliments que je consomme. Le fait de m'en remettre selon les situations à des gens plus performants que moi dans certains domaines ne signifie pas pour autant que ce choix doit s'étendre à l'ensemble de mon existence et surtout pas aux domaines existentiels.

C'est là qu'il faut rester vigilant pour ne pas sombrer dans une complaisance assassine envers cette paresse et cette lâcheté.

Il y a dans "Le Bon, la Brute et le Truand" une réplique culte.

"Le monde se partage en deux catégories. Il y a ceux qui ont une arme et il y a ceux qui creusent. Toi, tu creuses. "

Selon Kant, on peut rajouter que ceux qui possèdent une arme et donc le pouvoir en disposent parce que ceux qui creusent les ont autorisés par leur soumission originelle à user d'une arme.

Si on prolonge la réflexion, les dictateurs ne sont pas des hommes plus puissants mais simplement des hommes qui ont saisi l'opportunité que la masse leur offrait. C'est la masse par son comportement lâche et servile qui donne le pouvoir aux dictateurs. Il n'est pas permis de critiquer les dictateurs avant même d'avoir pris conscience de ce comportement. La seule solution pour s'extraire de ce rapport de faible à fort, est d'avoir le courage de se servir de son propre entendement et non de se contenter d'un entendement servile. Il ne suffit pas d'analyser une situation. Il faut œuvrer à son évolution. 

L'asservissement est généré aussi par le silence. Pour combattre, il faut d'abord saisir l'ensemble de ses insuffisances.

Une autre question surgit dès lors. Pourquoi les hommes en sont-ils arrivés là ? Est-ce un état naturel dont se servent les Puissants?  Mais dans ce cas-là, pourquoi les Puissants n'en sont-ils pas eux aussi les victimes ? Comment sont-ils devenus Puissants si cet état de laxisme existentiel est un état naturel ? Les Puissants sont bien pourtant des hommes.

La problématique ainsi posée met en évidence la part sociale de l'homme. Son statut de citoyen, c'est à dire un individu inséré dans un microcosme relationnel. Les Puissants œuvrent à la pérennité de leur statut. Par héritage bien entendu mais bien plus encore par l'éducation. De la même façon, les asservis sont conditionnés à une existence soumise. Les Puissants se chargeront de les y maintenir par d'habiles subterfuges et en se servant de la paresse et de la lâcheté de la masse.

Il n'y a rien de naturel. Tout est éducatif. Certains vont naître avec une cuillère d'argent dans la bouche et l'environnement va se charger de leur apprendre à s'en servir. Les asservis se contenteront de les envier et de geindre. 

Les Philosophes des Lumières ont mis en avant le droit des hommes à être responsables lorsque ce droit finissait par apparaître comme insaisissable.

 

Jean Jacques Rousseau disait « qu’on perd dans l’asservissement jusqu’au désir d’en sortir. »

 

L’asservissement corrompt les âmes, contraintes à de multiples compromissions pour subvenir à l’essentiel. Toute l’énergie des individus s’y perd. La peur de la perte des biens vitaux devient générale et les individus en viennent à percevoir la masse environnante comme l’adversaire à combattre. Les Puissants entretiennent cette peur et l’amplifient si nécessaire. Elle sert leurs intérêts. Lorsque la contestation des uns finit par gêner les autres, les Puissants interviennent et deviennent dès lors des Sauveurs… C’est en cela que les Puissants aiment que des désordres surviennent et s’il n’y en a pas en cours, ils se débrouillent pour en créer…

L’entendement devient dès lors la source des actes. Il faut parvenir à cet état d’observation macroscopique, une élévation au-dessus de la masse pour prendre conscience des entrelacs instaurés par la matrice, cette entité constituée par des individus anonymes, travaillant dans les palais. Une fois cette observation validée, chaque individu ayant effectué sa propre analyse et pris conscience de l’émergence d’une pensée commune, les individus éveillés peuvent entamer une tâche évolutionniste. Il ne s’agit pas de chercher des guides mais de favoriser par un travail intérieur son propre éclairage au risque d’être éblouis et par conséquent manipulés par les tenants des lampions…

Les Philosophes des Lumières prônaient la raison comme étendard. Il faut y adjoindre le courage.

Il reste ensuite à ne pas tomber dans l’euphorie magnifiée par des individus avides qui cherchent à se présenter comme les nouveaux Guides. Combien de Révolutions portées par les peuples et tombées aux mains des Puissants ?

La France en est un "bel" exemple.     

Que reste-t-il de cet héritage ?

Une démocratie ?

Où ça ?

Je lis un ouvrage majeur de Kropotkine actuellement : « L’entraide, un facteur de l’évolution ».

Il y a une analyse historique qui m’interpelle fortement. Les différents peuples éparpillés sur la planète ont connu une « évolution » analysée par les anthropologues. Le clan représentait le noyau central des existences, par-delà la notion de familles. Ce clan gérait de façon commune tous les problèmes. Puis, au fil du temps, cette gestion commune a été dévoyée par des individus qui se sont placés comme « Guides ». On a vu apparaître le renforcement de la famille et par là même l’émergence de la notion de gouvernance étatique. C’est ce que l’ensemble de l’humanité connaît aujourd’hui à l’exception de Peuples Premiers (les Kogis par exemple).

Je vois par contre poindre à divers endroits des volontés de recréer cette entité du « clan » et les éco-villages tout comme les communautés de toutes sortes sont des exemples de cette résurgence de la gestion commune des existences. Il ne s’agit pas pour autant de nier l’importance du noyau familial mais de restaurer une gestion partagée des existences (alimentaire, énergétique, écologique, économique, éducative…)

Il se pourrait bien que le refus de plus en plus fort de la mainmise de « l’Etat » sur les peuples sonne le réveil des consciences et la volonté de redevenir des clans autonomes.

Certains s’y opposeront en arguant que les clans seront en compétition et que les guerres se succèderont.

Alors je les invite à lire Kropotkine…

Il y a dans l’histoire de l’humanité des vérités que les pourvoyeurs « d’Etats » avaient tout intérêt à effacer des mémoires.

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