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"La télé des éditions Jouvence"

Par Le 21/09/2016

 

La Télé Jouvence, c’est parti !

 
 

 

Interviews d’auteurs, coulisses des Éditions Jouvence, chroniques de développement personnel : Jouvence lance cette année sa première web TV.

Restez connectés à vos auteurs préférés et recevez régulièrement de précieux conseils pour se sentir bien au quotidien !

 

 
     
     

 

Isabelle Filliozat - Comment se relever d’un échec ? 

 
     

 

Comment édite-t-on un livre ? Les coulisses des Éditions Jouvence

 
 

 

Françoise Dorn : offrez une journée de vie à ceux que vous aimez.

 

 

Maxime Ily : voyage de sagesse et spiritualité au Burkina Faso."

 
 

 

 

 

Coup de coeur Jouvence : le roman à ne pas râter. Interview de Nicolas Fougerousse.

 

 

 

 

Claire Laurant-Berthoud : la santé par l’usage de vos plantes.

 
     
 

Carole Rinaldi, intervieweuse

 

 

 

Carole Rinaldi est passionnée par le potentiel humain et le développement personnel. 

Elle crée en 2014  la TÉLÉ BIENVEILLANTE :  une webTV de bienveillance sous forme de vidéos, coaching, interviews d’experts et d’auteurs, visant à aider les femmes à aimer leur corps. La TÉLÉ BIENVEILLANTE compte aujourd’hui  + de 630 000 vues, rassemble de nombreux experts internationaux autour du message de l’amour de soi, de l’authenticité et de l’humanité.

Carole Rinaldi et Jouvence se sont associés pour créer la Télé Jouvence.

Une autre vie communale.

Par Le 21/09/2016

Un petit village de Dordogne inverse l’exode rural avec le « bio » et la qualité de vie

Publié le :Last updated:

dordogne

Guillaume Claude, le jardinier en chef du village Saint-Pierre-de-Frugie enlève les mauvaises herbes devant l’église, le 12 septembre 2016.
© AFP/Archives PASCAL LACHENAUD

Saint-Pierre-de-Frugie (France) (AFP) – Interdiction des pesticides, bistrot-épicerie « bio », école Montessori: en voie de désertification voici seulement quelques années, le village de Saint-Pierre-de-Frugie (Dordogne), aux confins du Périgord Vert, a radicalement inversé la tendance en misant sur l’écologie et la qualité de vie.

« Quand j’ai été élu (en 2008), le premier constat que j’ai fait, c’est que la commune où j’avais grandi avait changé », raconte Gilbert Chabaud, maire de cette commune de 400 habitants.

Comme ailleurs, les maisons s’étaient vidées, des anciens étaient morts et les jeunes étaient partis « à la ville », emportant avec eux emplois et enfants. En 2007, le rectorat fermait l’école et le seul bistrot, qui assurait aussi la cantine scolaire, mettait rapidement la clef sous la porte.

« On était là, derrière les fenêtres avec Véronique, mon assistante. Les rues étaient désertes. On s’est dit: +on doit bien pouvoir faire quelque chose+ », se souvient l’ancien concessionnaire automobile converti à l’écologie.

Pour enrayer ce déclin, le maire et son équipe décident de faire un pied-de-nez à cette « civilisation de l’hyper », source de tous les maux des villageois. Saint-Pierre-de-Frugie va prendre son temps là où tout le monde va vite et se lancer dans une transition écologique exemplaire.

Première décision: supprimer tous les pesticides et traitements phytosanitaires. Une décision visionnaire – elle s’appliquera à toutes les collectivités locales à partir du 1er janvier -, que les habitants accueillent d’abord avec scepticisme.

« Il a fallu renverser les mentalités, prouver que le monde est un écosystème global où tout est imbriqué. La nature est conçue pour nous aider. Il suffit juste de l’aider un peu nous aussi », sourit Guillaume, le jardinier en chef du village.

Huit ans après, pas une haie ou un bosquet de Saint-Pierre dont les fleurs ne soient visitées par des dizaines de papillons, abeilles et autres insectes pollinisateurs. « Ils font le boulot », résume le jardinier.

Ce premier pari remporté, Gilbert Chabaud crée, dès 2010, un jardin partagé qui accueille les visiteurs à l’entrée du village. On peut s’y initier à la permaculture et se fournir en fruits, légumes et plantes médicinales. Un jardin arrosé par un bélier hydraulique, procédé presque aussi vieux que la roue, qui utilise la force de l’eau pour propulser, depuis l’étang situé en contrebas, de quoi arroser les plantes.

« En améliorant l’environnement, en rachetant les zones humides tout autour de la commune, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire pour l’écotourisme », explique le maire. Neuf sentiers de randonnée ont été ouverts et le petit patrimoine a été rénové en matériaux 100% écologiques.

Après les papillons, ce sont les randonneurs qui sont revenus à Saint-Pierre. Pour les accueillir, Gilbert Chabaud a réhabilité l’école abandonnée pour en faire un gîte rural, lui aussi 100% écolo.

En 2013, la commune rénove son bistrot, confié en gérance à un entrepreneur venu spécialement s’installer à Saint-Pierre-de-Frugie et qui fait le bonheur des randonneurs affamés. Et pour ses administrés, le maire a poussé à l’ouverture d’une épicerie bio où les agriculteurs locaux vendent eux-mêmes leur production.

« C’est un cercle vertueux », s’enthousiasme Véronique Friconnet, la secrétaire de mairie, et désormais il ne se passe « pas un jour sans que des gens appellent pour nous demander s’il y a des maisons à vendre à Saint-Pierre ».

Restait à rouvrir l’école. Devant les refus du rectorat, Gilbert Chabaud a mis à contribution une enseignante qui souhaitait quitter l’Education nationale pour créer une école Montessori (pédagogie alternative). Elle a doublé ses effectifs à la rentrée et accueille désormais une vingtaine d’enfants.

Accompagné par le Parc naturel régional Périgord-Limousin, le village est cité en exemple et sollicité par d’autres communes pour faire partager son savoir-faire.

Et après? « Demain, j’imagine un village autonome en énergie, une autre vision de l’espace public qui donne la priorité aux piétons, rend possible les rencontres », répond M. Chabaud.

« Mais aussi un +musée à l’envers+ où, au lieu de raconter +comme c’était mieux avant+, on montrera comme l’avenir peut être joyeux à l’aune de notre expérience », lance-t-il.

© AFP

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L'autophagie dans le jeûne (2)

Par Le 20/09/2016

MÉTABOLISME, SPIRITUALITÉ ET ALIMENTATION

LE JEÛNE ET LA MORT CELLULAIRE

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Le jeûne, plus qu’une coutume ancestrale, est une pratique instinctive largement utilisée dans le monde animal.

Nous vivons dans l’opulence avec l’idée que nous devons chaque jour manger sinon nous souffrirons de carences et serons malades. Ne pouvant plus profiter de pauses alimentaires, notre corps ne peut plus trouver l’énergie, la force, le temps de se mettre en mode nettoyage. Si nous voulons inverser la croissance vertigineuse des maladies environnementales, bien-sûr nous devons d’abord couper le plus possible les sources de toxiques mais aussi offrir à notre corps ce repos nécessaire.

Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faille mortifier le corps pour atteindre le nirvana. Comme Hildegarde de Bingen qui avait remarqué que le jeûne et la prière ne permettaient pas de guérir les malades, je pense que plutôt que d’arrêter de nourrir son corps, donc tous les micro-organismes, il est préférable de supprimer la nourriture des mauvaises bactéries et autres agents pathogènes pour ne sustenter que les bons micro-organismes.

À la lueur des dernières recherches sur le jeûne, la restriction calorique, la réduction de la consommation des produits animaux qui montrent les bienfaits sur la santé, nous pouvons comprendre que de ne plus pratiquer les rituels nous a été dommageable.

Quand je me suis lancée dans ces changements d’hygiène alimentaire et de vie, j’espérais réussir par cette méthode à m’éloigner des douleurs physiques et améliorer mon psychisme, de là où j’étais je ne pouvais même pas entrevoir ce que j’atteindrais plus tard. La récompense à mes efforts a été bien au-delà de mes espérances.

Que dit la science sur le sujet ?

Les cellules malades sont capables d’utiliser différentes sortes de suicide pour nous sauver et on sait que justement dans différentes maladies, comme le cancer, la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, différentes maladies neurodégénératives ou la myofasciite et beaucoup d’autres c’est la survie de ces cellules endommagées qui entraîne la pathologie.

La survenue de la mort cellulaire comme un événement physiologique dans des organismes multicellulaires est connue depuis plus de 150 ans.

L’autophagie est un mécanisme d’auto-digestion.
Mais l’autophagie constitue aussi une stratégie adaptative importante (survie) de la cellule en réponse aux défis métaboliques telles que la privation de glucose ou d’acides aminés, ou à la famine en général.
L’autophagie permet de détruire les protéines et les mitochondries endommagées, ce qui est fondamental dans la suppression tumorale ou la protection des neurones.
Seulement voilà, comme mentionné plus haut dans plusieurs pathologies le processus est bloqué et la mort de la cellule (apoptose) ne fait pas suite à l’autophagie car ces systèmes sont en fait dépendants et non pas des procédés réellement différents.

Dans le cadre du cancer, il a été montré qu’en réponse à un stress, à une chimiothérapie, l’autophagie peut parfois éviter l’apoptose(mort cellulaire) et permettre la survie de la cellule et ainsi la progression de la tumeur. La science poursuit les recherches et espère trouver le traitement qui permettrait d’inhiber l’autophagie afin de laisser la pleine expression à l’apoptose.
Il n’est d’ailleurs pas étonnant (au moins pour moi) de voir que le candida a la capacité d’inhiber l’apoptose.

Comment y remédier?

Ceux qui connaissent le jeûne savent que celui-ci induit l’autophagie mais pas forcément l’apoptose qui est plutôt ce que l’on recherche. Alors jeûner totalement est-il la meilleure solution si cela n’entraîne pas la mort des cellules malades, que cela peut présenter différents problèmes comme celui de pousser le candida à changer de forme et jeter des spores partout, celui de libérer des toxiques en trop fortes quantités et de prendre des risques pour les organes d’élimination (les émonctoires), celui de faire trop monter le taux de glutamate(très mauvais pour les neurones) , celui de renforcer encore la flore pathogène, celui de vous affaiblir encore plus si vous êtes déjà malade etc…? Pourquoi pas des changements progressifs ou unediète cétogène verte?

Alors, plein pot sur les légumes verts qui offrent vitamines, minéraux, acides aminés et la reine des détoxicants: la chlorophylle.

Le bien-être commence dans les intestins et dans votre assiette.

Faites une pause à l’autodestruction.

Vous trouverez différents articles qui pourraient vous guider sur la page d’accueil
Maladies environnementales

Gwénola Le Dref

L'autophagie dans le jeûne (1)

Par Le 20/09/2016

Le jeûne pour rajeunir nos cellules

Sachons en profiter pour rajeunir notre corps !

>, Médecines naturelles>Le jeûne pour rajeunir nos cellules

des cellules

On sait depuis peu que nos cellules sont capables de régénérer leurs parties abîmées ou usées par le temps. Notre corps entier bénéficie de ce « rajeunissement cellulaire ». Nous pouvons déclencher nous-mêmes ce processus par des jeûnes courts, comme nous allons le voir.

L’autophagie : un processus de régénération au sein de nos cellules

Littéralement, ce mot signifie que nos cellules se « mangent elles-mêmes ». En fait, elles disloquent en elles des particules usées ou étrangères (grâce à des enzymes) pour les utiliser éventuellement plus tard. Dans certains cas, elles peuvent « faire du neuf avec du vieux ».

L’autophagie de corps étrangers dans la maladie

L’autophagie (ou autolyse) permet aux cellules d’éliminer des corps ou substances indésirables qui ont pu pénétrer dans les cellules : virus, bactéries, toxines, protéines dégénérées…(1) Elle est impliquée dans des maladies infectieuses, des troubles neurodégénératifs, le cancer (2), etc…

L’autophagie sans maladie un vrai rajeunissement cellulaire

Chaque jour, sur les millions de réactions qui se produisent dans nos cellules, certaines ont des « ratés » et produisent des composants anormaux ou trop usagés. Lors de l’autophagie de ces composants détériorés, une sorte de « recyclage des pièces défectueuses » de la cellule se fait.

L’autophagie est aussi décrite comme une source alternative d’énergie pour la cellule, mise en oeuvre lors de certains stress comme le jeûne, la baisse du sucre dans le sang ou le manque d’oxygène… En clair, pendant ces périodes de stress, la cellule génère de l’énergie avec ses déchets.

Une cellule sait se réparer toute seuleoutils de reparation de la cellule

Parmi les composants importants de la cellule vous avez peut-être entendu parler des mitochondries, ces « petites chaudières » qui brûlent oxygène et nutriments pour produire l’énergie de notre corps.

Etant le siège de fortes réactions oxydantes, leur mauvais fonctionnement ou leur détérioration est très préjudiciable à notre santé. En effet, des radicaux libres peuvent alors être produits en excès et abimer à leur tour d’autres éléments de la cellule, voire son ADN (qui contient nos gênes), et sortir hors de la cellule pour attaquer d’autres tissus. Ces réactions d’oxydation se poursuivent jusqu’à ce que notre système antioxydant les neutralisent.
Des études ont montré des corrélations entre ces phénomènes et l’accélération du vieillissement, le cancer et des maladies dégénératives.

Jeûne et autophagie soutiennent la santé

L’autophagie a suscité beaucoup d’intérêt chez les chercheurs depuis sa découverte.

Jeûne et détoxication

En plus de stopper toute possibilité d’ingérer des toxines, le jeûne, activant l’autophagie, aurait donc une action détoxicante à l’intérieur même de nos cellules. C’est intéressant car la majorité des techniques de détoxication visent plutôt l’élimination des toxines contenues dans le sang ou dans le milieu où baignent nos cellules (qui les nourrit). Celle-ci se fait alors par les organes d’élimination (foie, rein, colon…). L’autophagie, elle, nettoie et restaure en même temps l’intérieur des cellules.

Autophagie et maladies dégénératives

Des études sur les maladies neurodégénératives ont montré que les neurones pouvaient éliminer leurs toxines et régénérer leurs mitochondries abimées lors d’un jeûne intermittent (ou alterné). ce type de jeûne déclenche l’autophagie au niveau du cerveau et serait nettement plus efficace pour cela que les autres diètes restrictives (3). L’autolyse peut s’attaquer aux dépôts intracellulaires qui s’observent avec le vieillissement, en particulier dans des maladies comme Alzheimer.

Il a aussi été montré que l’autophagie pouvait améliorer l’état de reins abimés par le diabète(4).

Jeûner pour activer l’autophagie contre le vieillissement

Sachant qu’une période de jeûne peut favoriser les phénomènes d’autophagie et que celle-ci évite d’accélérer le vieillissement et certains phénomènes d’oxydation, il n’y avait qu’un pas pour dire que le jeûne pouvait être considéré comme une technique anti-âge.

Le jeûne pour rajeunir ?

Dans son 3° livre, le Dr H. Shinya parle d' »enzyme de rajeunissement » et cite les recherches sur l’autophagie du Pr Mizushima de Tokyo. Il préconise, de son côté, des mini-jeûnes de 16 à 24 h. Il se base aussi sur les études du Pr Panda (La Jolla Californie) qui a montré ce qui suit.

Les souris qui mangent riche en graisses et en calories, à quelque moment de la journée, pendant 100 jours, voient leurs paramètres de santé se détériorer (obésité, excès de graisses et de sucres dans le sang, problèmes hépatiques…). En revanche, des souris qui mangent exactement la même chose, en même quantité mais pendant seulement 8 heures de la journée et qui jeûnent pendant les 16 autres heures n’ont pas eu ces troubles et ont même vu leur forme s’améliorer. A priori, le métabolisme du corps est positivement modifié par des périodes de jeûne bref (en tout cas pour les souris).

Ceci paraît intéressant, d’autant plus que le Pr Malene Hansen a montré que des périodes de jeûne, induisant l’autophagie chez le ver, pouvaient rallonger sa durée de vie de 25% ! Gardons quand même présent à l’esprit qu’il s’agit (comme bien souvent) d’études sur des animaux.

D’autres études vont dans ce sens (5)(6).
Enfin, il semblerait que la plupart des techniques qui ont réussi à rallonger l’espérance de vie dans les modèles expérimentaux de manipulations génétiques, substances chimiques (comme resvératrol, lithium, rapamycine…), stimulent finalement l’autophagie.

Jeûne et traditions

On peut tout de même noter que la plupart des populations très riches en centenaires connait des périodes de disette où l’on peut ne pas manger tous les jours ou à tous les repas. Cela contribuerait-il à leur santé d’acier et à leur longévité ? C’est possible.

La plupart des religions demande des périodes de restriction alimentaire ou de jeûne. Ceci-dit, il s’agit le plus souvent d’une journée de jeûne, ou bien de jeûne alternatif comme dans le ramadan où il est permis de manger la nuit. Si l’on ôte les heures de sommeil, on est proche de jeûnes de 16 à 18 heures.

La médecine traditionnelle ayurvédique préconise rarement des jeûnes longs. En revanche, elle emploie des jeûnes de 24 heures (toujours à adapter selon la constitution et la sensibilité de chacun) pour améliorer bon nombre de troubles de santé. Ou encore, elle préconise un jour de jeûne par semaine lors de périodes de détoxication, ou tout simplement pour augmenter santé et longévité.

Notons enfin que la médecine naturopathique enseigne depuis longtemps que lors d’un jeûne, l’organisme puise intelligemment dans ses réserves. Elle dit qu’il puise tout d’abord dans la graisse, puis les tissus détériorés, puis les tissus les moins importants, etc… Une fois de plus la science nous dit que ces concepts n’étaient pas qu’imaginaires…

Pour abonder dans ce sens, une étude de 2013 montre aussi que 24 heures de jeûne peuvent augmenter nos taux d’hormone de croissance (jusqu’à 20 fois!) et diminuer les signes de risque cardiovasculaire et diabétiques.

Comment déclencher l’autophagie dans ses cellules en pratique ?

horloge 8 heures pour mangerLe jeûne intermittent

En fonction de ce qui a été vu ici, il y a deux possibilités simples :

– des jeûnes de 16 heures en sautant soir le petit déjeuner, soit le repas du soir et en mangeant assez léger au repas précédant le jeûne, afin que sa digestion soit la plus courte possible (ceci pourrait se faire aisément une à 3 fois par semaine). Bien entendu on peut boire de l’eau à volonté.

– des jeûnes de 24 heures 1 fois par semaine ou par quinzaine par exemple.

La durée et la répétition de ces jeûnes devraient s’adapter à chaque situation et à chaque personne selon sa constitution, comme toujours. Certaines personnes très fragiles ne devraient le faire que sous avis médical.

 

Jeûner pour se soigner

Par Le 20/09/2016

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Accueil  Blog  Conseils pour Jeûner  Comment le corps s'adapte au jeûne ?

Comment le corps s'adapte au jeûne ?

  • Comment est-il possible que l’on reste en vie alors que nous ne mangeons pas lorsque nous jeûnons ?   
  • Comment est-il possible que nous nous sentons de mieux en mieux lorsque nous jeûnons ?    
  • Pourquoi nos cellules continuent de fonctionner alors qu’elles ne peuvent pas vivre une fraction de seconde sans nourriture ?
  • Comment le corps se nourrit pendant un jeûne ?    
  • Pourquoi les tumeurs, mastoses, scléroses, tissus vieillis, disparaissent durant un jeûne ?
  • Pourquoi les organes vitaux, tels que le cœur et le cerveau ne perdent pas un milligramme ? 
  • Pourquoi dans certains cas l’ouïe s’améliore, la vue s’améliore, notre peau devient plus douce, notre visage devient plus coloré, nous guérissons de notre asthme, bronchite, mastose du sein, ulcère…

     
Mais tout d’abord le jeûne hydrique c’est quoi ?
 
C’est l’abstention volontaire de nourriture à l’exception de l’eau !
 
On peut rester plusieurs semaines sans manger, mais seulement quelques jours sans boire. Nous n’avons pas de réserve d’eau. Néanmoins dans nos tissus il y a des réserves de nourriture.
 
Pourquoi, ce qui à première vue peut paraître absurde, se passer de nourriture peut en réalité nous permettre d’être en meilleur santé, voire de guérir dans certain cas ?

     
Comment expliquer cela ? Quelle en est la raison ? Si le jeûne améliore notre santé voir guérit, comment est-ce possible ? Par quel mécanisme ?
    
Précautions
 
Avant de parler du jeûne, il est important de vous dire de ne pas vous lancer dans un jeûne sans demander conseil à un médecin qui connait le jeûne.
 
Par ailleurs il est préférable de faire des jeûnes courts et réguliers (5 à 10 jours) que des jeûnes longs héroïques. Bien que pour les cancers et tumeurs il faut prévoir plusieurs jeûnes longs. Il faudra alors se faire conseiller.
 

Alors pourquoi le jeûne peut améliorer notre santé ?

 

I - Le premier mécanisme par lequel le jeûne peut guérir, c’est le repos physiologique

  • Une personne est atteinte, par exemple, d’un ulcère gastroduodénal. Lorsqu’elle mange, il y a sécrétion de plusieurs litres de sucs gastriques par jour (la sécrétion d’acide). L’acide chloridrique de notre estomac est très acide
  • (pH de 1,5 à 2).


Nous avons le même pH gastrique que les grands fauves !
     

  • Cette sécrétion très acide va empêcher la guérison de notre ulcère. L’ulcère se produit car il y a d’une part un manque de facteurs protecteurs (bicarbonate et mucine) et d’autre part  sécrétion d’acide chlorhydrique. Les gens qui font un ulcère manquent soit de bicarbonate et de mucine, soit ils produisent en excès de l’acide chlorhydrique. Trois fois par jour l’estomac est donc corrodé par sa propre sécrétion. Lorsque l’individu jeûne, les premiers jours il va y avoir une exacerbation de la maladie à cause de la sécrétion acide. Cela risque donc d’aggraver l’ulcère sur 24 à 48 heures. Néanmoins, ensuite l’estomac s’arrête spontanément de sécréter. Il réduit donc ses secrétions gastriques et arrête de se contracter. La lésion arrête donc de subir des contractions et de l’afflux d’acide. Mise au repos la muqueuse va enfin pouvoir se cicatriser. On comprend ainsi comment le jeûne permet de guérir un ulcère de l’estomac.

  • Autre exemple, Le cœur ! Le cœur se contracte selon les individus de 60 à 80 fois par minutes. Imaginons une personne souffrant d’insuffisance cardiaque.


Si on la personne jeûne, que va-t-il se passer ?
     

  • Le rythme des pulsations va diminuer de 10 à 20 pulsations à la minute. Un cœur qui évacuait donc 100 centimètres cubes de sang à chaque contraction (ne prenez pas les chiffres à la lettre c’est pour démontrer l’effet du jeûne, ce n’est pas un cours de mathématiques). Ce qui fait 6 litres de sang par minute. Soit encore en une journée 8 640 litres de sang propulsé par le cœur !


"Une belle machine n’est ce pas ?"
     

  • Imaginez-vous diminuer les pulsations cardiaques de 20 pulsations à la minute. Vous réduisez dans votre journée de 25 % l’effort du cœur. Au lieu de 8 640 litres de sang, il n’y en aura que 6 480 litres. Le cœur fait ainsi une économie de 2,1 tonnes dans sa propulsion de sang par jour. Autrement dit le cœur se repose.


"Le cœur est dans une chaise longue durant le jeûne !"

  • Comme le sang est débarrassé de ses déchets par le jeûne et qu’il est beaucoup plus fluide, plus léger, moins dense, le cœur cumule les économies. Au final Il ne fait plus que 40 à 50 %  de son travail habituel. On conçoit donc pourquoi dans ces conditions, il puisse s’auto-guérir.

  • Tous les organes pendant le jeûne se mettent au repos. Le tube digestif, qui secrétait 7 à 10 litres de secrétions par jour, va se mettre en repos fonctionnel. La muqueuse intestinale va devenir excrétante. Au lieu de faire passer des nutriments dans le sang pour nourrir les cellules, elle va filtrer le sang. L’intestin devient alors un organe filtre pendant le jeûne. A l’état normal, l’intestin est déjà un organe filtre. Néanmoins la filtration du sang par le colon est faible en dehors du jeûne. Pendant le jeûne, elle va s’activer, le colon devient ainsi un émonctoire supplémentaire. Le rein se met au repos, l’intestin se met au repos, le cœur se met au repos, l’estomac se met au repos. Et si l'on garde une activité douce et non stressante, c’est la quasi-totalité des organes qui se mettent au repos. C’est pourquoi le jeûne est considéré comme un repos physiologique. Les organes se reposent…

II - Le deuxième mécanisme par lequel agit le jeûne, c’est l’activation des émonctoires
 

  • Faites vous-même l’expérience de ne pas manger un soir ou prenez un repas de velouté de pomme de terre. Le lendemain jeûnez toute la journée et le soir examinez votre langue. Elle est recouverte d’une matière blanche verdâtre, vous avez mauvaise haleine, vos urines sont très foncées.


 
Que s’est-il donc passé ?
     

  • Toute la vitalité qui était distribuée à mastiquer, à absorber, à digérer, toute cette vitalité, n’est pas utilisée à ces fins. Elle devient disponible sur le plan de l'élimination. Les reins s’activent (les urines sont foncées), les poumons éliminent les toxines du sang (on a une mauvaise haleine), la peau élimine (la sueur devient forte). Ce sont les caractéristiques d’un corps qui se détoxine. Le jeûne guérit car il détoxique.

  • La santé, c’est l’équilibre entre la production et l’élimination des déchets. La santé c’est 5 ouvriers qui entrent les déchets (toxines exogènes, additifs de synthèse, toxines intestinales, catabolites cellulaires, excès alimentaires) et 5 ouvriers qui sortent les déchets (foie, colon, reins, poumons, peau). Pendant le jeûne il y a moins de déchets produits. Il n’y a plus que les résidus de métabolisme et les cadavres cellulaires. Il n’y a donc plus que 2 ouvriers qui entrent les déchets et toujours 5 qui éliminent les déchets. De plus ces 5 ouvriers reçoivent 3 fois plus de vitalité, aussi  ils s’activent. Forcément l’organisme se désintoxique. La production de déchets est réduite et l’élimination est augmentée.


Même s’il y avait une forte accumulation de déchets, comme la sortie des déchets devient plus rapide que l’entrée, le corps se nettoie !
     

  • Après  quelques jours de jeûne, le gros des déchets étant éliminé, les émonctoires se mettent eux aussi en repos et se mettent en phase avec la production de déchets. Ils n’éliminent alors que le peu de déchets produits par le corps (cellules mortes et résidus du métabolisme).


La vitalité est alors disponible pour bouger plus ! Nous avons une forte vitalité et nos sens sont hyper actifs !

 

III - Le troisième mécanisme c’est l’autolyse contrôlée des tissus vieillis, malades et tumoraux

  • Les 100 000 milliards de cellules dont nous sommes formés ne peuvent pas rester une fraction de seconde en vie, sans glucose, sans acide gras, sans vitamines, sans acides aminées, sans glycérol, sans minéraux ou sans oligo éléments.


Même pas une seconde !

  • On reste en vie alors que nous ne mangeons plus ! Comment cela se fait-il ? Il y a un mystère…


En réalité ce mystère n’est qu’apparent !

  • Tout simplement, quand nous jeûnons les cellules sont quand même nourries. Le corps reçoit de la nourriture non pas à travers le tube digestif, mais il reçoit de la nourriture de lui-même. Le corps s’autophage. Il s’auto-digère, il s’autolyse. Quand on jeûne, au lieu que des enzymes soient déversées dans le tube digestif, des enzymes sont secrétées par toutes nos cellules et déversées dans le sang. Ces enzymes-là sont douées d’une intelligence spéciale, elles vont attaquer certains tissus pour nourrir les autres. C’est-à-dire que le tissu musculaire va être auto digéré pour donner des acides aminés. Les protéines vont être transformées en pectines puis en acides aminés qui vont nourrir les tissus vitaux. Le tissu graisseux est transformé en acide gras et en glycérol. Dans les cinq premiers jours de jeûne c’est la protéolyse, la lyse du tissu musculaire qui domine. Après cinq jours de jeûne c’est la lipolyse, l’autolyse du tissu graisseux qui domine.

  • Mais ce qui subit l’autolyse avant tout, et c’est pour cela que le jeûne guérit, ce sont les tissus vieillis, sclérosés, tumoraux. L’intelligence cellulaire et enzymatique de notre corps va attaquer en nous ces tissus dégénérés. Et les acides aminés de cette autophagie, de cette autolyse des tissus malades vont servir à nourrir les tissus vitaux. C’est cela qui est extraordinaire !


Le processus protéolytique est dirigé avec une intelligence fantastique !

  • Même après trois semaines de jeûne, le cœur n’a pas perdu un milligramme, le cerveau n’a pas perdu un milligramme, les glandes endocrines n’ont pas perdu un milligramme. Les tissus subissent l’autolyse en raison inverse de leur importance pour pérenniser la vie. Plus le tissu est vital pour la conservation de la vie, plus ce tissu est nourri et protégé. Plus le tissu est pathologique ou non essentiel et plus il subit l’autolyse. Le processus est dirigé avec une intelligence fantastique !


Les mastoses du sein par exemples disparaissent durant un jeûne !

  • Après un jeûne assez long, les gros organes comme le foie et les reins subissent une autolyse. Ils perdent 25 à 30 % de leur poids mais c’est sans danger. Lorsqu’un foie perd 50% de son volume, il lui faudra seulement deux mois pour se reconstruire, le foie se régénère très vite.

  • C’est pour cela que dans des cas bien précis, les personnes retrouvent l’ouïe, d’autres améliorent leur vue. Ce n’est possible bien entendu que lorsque les dégâts ne sont pas irréversibles et lorsqu’ils sont apparus progressivement.

 
Pour quelles maladies ?

 

  • Le jeûne fonctionne bien pour tous types d'asthmes, les bronchites chroniques, les maladies de peau, les problèmes cardio-vasculaires, les maladies articulaires, les maladies du tube digestif et du foie, les problèmes cutanés, le vieillissement et la plupart des maladies chroniques.
     

Les contre-indications ?
 

  • Les contre-indications au jeûne sont le diabète, la tuberculose évolutive, la myopathie, l’obésité avec insuffisance émonctorielle, la peur du jeûne. Il faut toujours vérifier avec votre médecin traitant que vous n’avez pas de contre-indications au jeûne.

 
Petite histoire :

 

  • Dans la nature les animaux jeûnent pour accompagner les grandes transformations. Le têtard pour se transformer en grenouille va jeûner, il  autolyse sa queue pour former ses pattes. La chenille devient chrysalide, tous ses tissus subissent alors l’autolyse pour former le papillon.
Pourquoi le jeûne est bon pour la santé?
Pourquoi faire un jeûne ? Que ce passe-t-il dans notre corps lorsque nous jeûnons ? Comment est-il possible que l'on reste en vie alors que nous ne mangeons pas lorsque nous jeûnons ? Comment les cellules...

Comment jeûner:

Comment jeûner? Que faire durant un jeûne?

Commentaires  

"Le yoga du corps et de l'esprit".

Par Le 06/09/2016

 

 

9782263054662

Résumé

Grâce à la pratique du yoga, façonnez-vous un corps tout à la fois fort et souple, un mental dynamique et une véritable sérénité intérieure.

Présentation

Ecrit par les enseignants les plus prestigieux de l'école Sivananda de Yoga Vedanta, de réputation internationale, ce guide complet et illustré vous explique :

- les postures classiques avec des photographies et des instructions étape par étape

et

- les bénéfices physiques et mentaux de chaque posture ainsi que des conseils avisés sur les erreurs à éviter

mais aussi :

- comment pratiquer grâce à des cycles de 20, 40 et 60 minutes adaptés à votre niveau

- le rôle essentiel de la méditation et des exercices de respiration ainsi que les stratégies permettant de développer vos pouvoirs de concentration

- comment passer à une alimentation plus saine et réaliser quarante délicieuses recettes

 

 

Bien au-delà de la vision simpliste de l'Occident, le yoga et sa pratique sont expliqués en détail dans cet excellent ouvrage. Du débutant au confirmé, chaque étape est analysée dans sa dynamique physique tout autant que spirituelle (alimentation, méditation, relaxation...)

Quant à l'idée que le yoga consiste à s'asseoir en lotus et à respirer béatement, il suffit, par exemple, d'essayer la "posture du danseur" pour prendre conscience de l'énorme travail physique et de concentration, de maîtrise intérieure et de conscience de son corps pour réaliser pleinement l'immense chemin à parcourir pour ceux et celles qui désirent dépasser le cadre étroit de leur "méconnaissance personnelle"...

 

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Notre corps.

Par Le 05/09/2016

 

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Le Tantra Te Fait Confiance – Totalement

OSHO

« Cette vision du Tantra est une de plus grandes visions jamais rêvée par l’être humain : une religion sans prêtres, une religion sans temples, une religion sans organisations ; une religion qui ne détruit pas l’individu mais qui respecte énormément l’individualité, une religion qui fait confiance à l’homme et à la femme de la rue. Et cette confiance est très profonde. Le Tantra fait confiance à ton corps ; aucune autre religion ne fait confiance à ton corps. Quand les religions ne font pas confiance à ton corps, elles créent une séparation entre ton corps et toi. Elles te rendent ennemie de ton corps, elles commencent à détruire la sagesse du corps.

Le Tantra fait confiance à ton corps. Le Tantra fait confiance à tes sens. Le Tantra fait confiance à ton énergie. Le Tantra te fait confiance – totalement. Le Tantra ne nie rien, mais il transforme tout.

Comment faire pour parvenir à cette vision du Tantra ? Voilà le plan pour vous exciter, pour vous changer et pour vous avancer au-delà.

Premièrement le corps : ton corps est ta base, il est ton terrain. Te rendre opposé à ton corps c’est te détruire, c’est te rendre schizophrénique, c’est te rendre misérable, c’est créer l’enfer. Tu es ton corps. Evidemment, tu est plus que ton corps, mais de ce « plus » on parlera plus tard. D’abord tu es un corps. Ton corps est ta vérité fondamentale, alors ne t’oppose jamais à ton corps. Chaque fois que tu t’opposes à ton corps, tu t’opposes à Dieu. Chaque fois que tu ne respectes pas ton corps, tu perds le contact avec la réalité, car ton corps est ton lien, ton corps est ton pont. Ton corps est ton temple.

Le Tantra enseigne la révérence à l’égard du corps, l’amour, le respect pour le corps et l’expression de la gratitude pour le corps. Le corps est une merveille. Le mystère du corps est le plus grand de tous. »

Osho, This Very Body the Buddha, Vol. 1


 

Je suis assez consterné quand je regarde les gens dans les magasins où je fais les courses de voir l'état physique d'une bonne partie de la population au niveau de l'indice de masse corporelle (IMC) et ça m'interpelle grandement.

Je suis allé chercher des informations sur ces données étant donné que mon médecin était quelque peu inquiet de mon "état de maigreur" selon ses propos et j'ai découvert que cette IMC avait augmenté ces dernières années dans la population française. Je suis effectivement à la limite de la zone de maigreur et je m'en porte pourtant parfaitement bien. Notre dernière sortie en montagne cumulait 2000 mètres de dénivelée positif, huit heures trente de marche soutenue et une trentaine de kilomètres. 

Ce qui m'interpelle, c'est donc cette "norme" acceptée par le monde médical d'un côté et de l'autre le nombre conséquent de personnes en surpoids. Des gens de mon âge qui parcourent les montagnes, sur de longues distances, je trouve que ça devient rare... Je suis d'ailleurs sidéré de la "désertification" des sommets ces dix dernières années. L'effort physique long est de moins en moins pratiqué et c'est certain qu'avec un IMC dépassant allégrement ce que le corps est censé supporter, les sorties en montagne relèvent de l'improbable. C'est comme un sac à dos qu'on ne peut jamais poser.

Qu'en est-il dès lors de ce lien avec le corps, de sa connaissance, de son respect ? J'ai l'impression d'assister à grande échelle à une forme d'abandon aux normes matérielles de la société de consommation, une forme d'addiction à des produits alimentaires de basse qualité et dans des quantités qui dépassent les besoins vitaux. Il y a, à mes yeux, dans cette problématique un désamour évident envers ce corps que nous habitons.

Et c'est triste, considérablement triste.

Notre rapport à l'alimentation censée, essentiellement, combler nos besoins vitaux, se doit d'être analysée. Lucidement. Vient-elle combler un manque d'ordre psychologique ou uniquement physique ?

Peut-elle s'attribuer le droit de tuer ?

L'alimentation carnée est-elle indispensable ?

Quel est, dans ce cas, le regard que nous portons sur le droit à la vie ?

L'alimentation végétarienne peut-elle suffire ?

Les immenses problèmes liés aux surfaces agricoles réservées à l'alimentation des animaux que les humains consomment est-elle acceptable au regard du nombre d'humains souffrant de malnutrition ? 

Qu'en est-il de l'absorption de pesticides et autres produits dangereux ?

Qu'en est-il des addictions au sucre, au sel et à tous les éléments rajoutées dans les plats industriels ? 

Qu'en est-il du conditionnement alimentaire issu des multinationales, répété inlassablement par des médias complices, soutenu parfois par quelques "éminents scientifiques" ou par quelques politiciens en mal de dessous de table (le ministre de l'agriculture est très fort dans le domaine) ?

D'innombrables questions qui concernent notre corps...

Le Tantrisme est une voie qui y répond.


 

 

Tableau de l'IMC

 

image: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d2/Tableau_imc.PNG

Tableau imc.PNG

 

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CALCUL IMC (INDICE DE MASSE CORPORELLE)

EFFECTUER LE CALCUL DE VOTRE IMC

Indiquez votre poids (kg) et taille (en cm) pour calculer votre Indice de Masse Corporelle

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VOS RÉSULTATS

Votre IMC est en attente de calcul. Nous fournirons une interprétation visuelle immédiate

IMC0550

Nous vous proposons aussi d'autres calculs de « poids idéal théorique ».
(moins populaires que l'IMC, mais qui pourront aussi vous aider)

  

INTERPRÉTATION DE L'INDICE DE MASSE CORPORELLE

L'interprétation se fait selon la classification de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Valeur de l'IMC Interprétation (selon l'OMS)
Inférieur à 16 Anorexie ou dénutrition
Entre 16.5 et 18.5 Maigreur
Entre 18.5 et 25 Corpulence normale
Entre 25 et 30 Surpoids
Entre 30 et 35 Obésité modérée (Classe 1)
Entre 35 et 40 Obésité élevé (Classe 2)
Supérieur à 40 Obésite morbide ou massive

 

ORIGINES ET UTILITÉ DE L'IMC

 

L’IMC permet de déterminer de manière objective la corpulence d’une personne.

C'est au mathématicien et statisticien Adolphe Quetelet (1796-1874) que l'on doit cet indice. Toutefois, le terme « Indice de Masse Corporelle » n'apparaît qu'en 1972 (1), soit bien après la création de ce qui se dénommait à l'origine « Indice de Quetelet ».

Depuis 1997, l'OMS utilise cet indice afin d'établir une classification standard de référence en matière de surcharge pondérale, qui puisse être utilisée de manière internationale.

Cette classification (voir tableau ci-dessus) a pour rôle d'évaluer les risques liés au surpoids. Le fait de calculer de manière régulière son IMC présente donc un intérêt : repérer ses propres évolutions de poids et les interpréter en accord avec les informations fournies par l'OMS.

FORMULE IMC

Le calcul de l’IMC est relativement simple puisqu’il ne nécessite que deux critères : votre taille (en cm) et votre poids (en kg). La formule mathématique exacte est la suivante :

 

image: http://www.calculersonimc.fr/images/formule-imc.png

Formule de l'Indice de Masse Corporelle

Attention toutefois, cette formule de l’IMC n’est valable que pour les adultes âgés de 18 à 65 ans. Ainsi, les enfants, les adolescents, les personnes âgées, mais également les femmes enceintes ou les personnes très musclées, doivent s'orienter vers des formules différentes (2). Concernant les enfants, vous pouvez consulter notre page dédiée au calcul de l'IMC chez l'enfant.

AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE L'IMC

Les avantages de l'IMC sont les suivants :

  • Facilité de calcul qui ne nécessite que le poids et la taille, à travers une formule simple (voir formule ci-dessus).
  • Indicateur généralisé de manière « internationale », permettant donc de faire des statistiques à l'échelle mondiale.

Mais cette facilité de calcul ainsi que cette généralisation internationale font apparaitre les inconvénients suivants :

  • La silhouette n'est pas prise en compte.
  • L'histoire du poids n'est pas prise en compte.
  • Des éléments déterminants comme le sexe, l'âge ou encore l'origine ethnique ne sont pas pris en compte.

Ces inconvénients peuvent donc introduire des biais dans le résultat de l'IMC.

Pour plus d'informations sur les avantages et les limites de cet indice, nous vous invitons à consulter notre dossier détaillé (1).

IMC : UN INDICE POUR VOTRE SANTÉ

Un IMC dit normal est compris entre 18,5 et 24,9 kg/m². Si votre résultat est inférieur à 18,5, votre corpulence est considérée comme maigre. Au-delà de 24,9, vous êtes soit en surpoids (entre 25 et 30), soit en obésité (>30), soit en obésité massive (>40). C’est à travers cette lecture qu’intervient toute l’utilité de calculer son IMC.

image: http://www.calculersonimc.fr/images/imcicon.png

Calculez votre IMC
Consultez nos autres
calculateurs de poids idéaux

Un IMC élevé accroît les risques de survenue de certaines maladies, notamment cardio-vasculaires, pulmonaires ou des articulations. Néanmoins, sachez que l’IMC n’est qu’un simple indice qui doit être une alerte pour vous inciter à prendre rendez-vous chez un médecin généraliste. Ce dernier saura vous exposer les risques éventuels encourus.

SOURCES ET RÉFÉRENCES

(1) Vous retrouverez toutes les différentes sources médicales utilisées dans le cadre de nos présentations de l'IMC à l'issu de notre dossier spécialisé sur l'IMC.

(2) Il existe pour cela d'autres calculateurs afin d'estimer son poids idéal théorique.

Dernière mise à jour de cette page : le 25 Novembre 2015


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L'épigénétique.

Par Le 05/09/2016

Voilà une des problématiques liées à notre alimentation et aux conséquences que cela peut avoir. Il est évident également que la pratique du sport, la méditation, le yoga contribuent à régler ou même à empêcher des problèmes conduisant à des dérèglements susceptibles d'aboutir à des atteintes génétiques. 


Aujourd'hui la définition la plus courante de l'épigénétique est : “l'étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence de l'ADN”. Pour prendre une métaphore, la génétique renvoie à l'écriture des gènes, l'épigénétique à leur lecture.

http://forums.futura-sciences.com/biologie/471125-lepigenetique.html

 

L'Epigénétique . 

Résumé très succinct : 
La génétique, c’est ce que la cellule peut faire une fois pour toute (c'est-à-dire bien souvent tout et son contraire),mais qu’elle ne fait pas réellement . 
La génétique est quasi stable dans le temps . 
L’épigénétique, c’est ce que la cellule peut tirer de son bagage génétique en fonction des circonstances . 
L’épigénétisme est fort variable dans le temps en fonction des circonstances . Il peut passer de génération en génération, il peut au cours du temps et chez un même individu progresser dans un sens puis dans un autre (y compris le retour en arrière) .

Quelques exemples d’expression de l’épigénétisme : 
• La chenille qui se transforme en papillon (le bagage génétique est exactement le même ,mais l’un est une chenille et l’autre un papillon) . 
• La masse graisseuse qui détermine le sexe chez le Merou . 
• La température qui détermine aussi le sexe chez certaines grenouilles . 
• Deux jumeau vrais ont exactement le même bagage génétique tout au long de leur vie ,et on à la naissance exactement le même bagage epigenetique. 
En début de vie ils sont identiques . 
Au cours de leur vie, ils peuvent différer sur bien des points en fonction du milieu dans lequel ils vivent ,et l’indice de méthylation du bagage épigénétique en est le reflet direct . 
• Jusqu’au stade blastula de l’organogénèse,, les cellules sont omnipotentes mais à partir du stade blastula elles sont prédéterminées . 
• Certaines graines doivent être vernalisées (surgelées) pour pouvoir germer . Sans le gel par de germination. 
Quand on fait la synthèse « de tout » ,les conclusions sont assez surprenantes : 
• La génétique ne code finalement pas grand chose, mais ce qu’elle code est essentiel un peu comme les grandes bases de données en informatique . Elle est en cela « irremplaçable ». 
• L’épigénétique est responsable de la quasi-totalité de la différence entre les individus et ce sont des caractères acquis suite aux pressions de l’environnement . 


L’échec économique du séquençage génétique . 
Le séquençage génétique est actuellement terminé . 
Il a duré des années et n’a aboutit à presque rien de « palpable » ; il n’explique qu’une toute petite partie des affections dont on sait pertinemment qu’elles sont génétiques . 
La régulation (et donc la dérégulation) doit forcément se trouver « ailleurs » . 


Le succès médical du séquençage génétique . 
A côté de l’échec économique du séquençage, ce même séquençage a été extrêmement productif en termes scientifiques sur ce qu’est un gêne . 

Le gène « théorique » est extrêmement facile à comprendre ,mais ce n’est qu’une vue de l’esprit …): 
Il fonctionne de la façon suivante : 
• Sur un seul chromosome 
• Il y a une séquence d’ADN 
• Qui code pour une seule protéine 
• Et qui contient juste avant ce codage, une séquence régulatrice permettant ou interdisant sa lecture 

Le gêne « réel » est assez différent …. 
• Il peut être constitués de multiples séquences dispersées sur les divers chromosomes pour produire toujours une seule protéine. 
• Les éléments régulateurs peuvent être situés « n’importe où » sur l’ensemble des chromosomes . 
• Des fragments de séquences (qui dans le schéma de base ne sont lus que pour faire un seul type de protéine) peuvent en fait être lus pour créer des protéines différentes (un peu comme si pour construire des voitures differentes,on se servait toujours d’une même séquence de base pour construire une voiture et ensuite,pour « personaliser la voiture », que l’on se servait de séquences différentes pour construire des voitures de marques différentes,et de modèles et de couleurs différentes ). 
Le nombre de gènes est assez petit : de l’ordre de 20.000. 
Le nombre de protéines différentes possibles est immense : de l’ordre de plusieurs millions 


Le support génétique et le support épigénétique : 
Le support génétique, c’est l’ADN . 
Sauf mutations (rare) ou altération des copies, le bagage génétique reste rigoureusement le même toute la vie de l’individu . 

Le support épigénétique,c’est les histones ; des protéines enveloppant l’ADN et pouvant permettre ou interdire de lire un segment d’ADN . 
Ces protéines peuvent changer de configuration assez facilement en cours de vie en fonction des circonstances extérieures , et donc rendre possible ou impossible quelque chose en cours de vie . 
Comme ces modifications sont en grande partie fonction de l’environnement, c’est en quelques sortes la mémoire de l’acquis . 

Le bagage génétique d’un individu est pour ainsi dire « fixe » tout au long de sa vie . 
Ce bagage est énorme mais pas infini . 
Il est possible de cartographier l’intégralité du génome, et cela a d’ailleurs été fait . 
Par contre le bagage épigénétique bouge tout le temps. Ce bagage est infini et il est impossible d’en dresser une base de données complètes . 


La génétique de l’épigénétique . 
L’épigénétique permet de changer la cellule, voire l’individu en fonction de circonstances extérieures 
Mais ces transformations si elles sont dues globalement à l’environnement au sens large, survivent à une nouvelle modification de cet environnement et se transmettent elles aussi génétiquement ! 
L’épigénome comme le génome peut avoir des mutations, mais ces mutations sont beaucoup plus fréquentes dans l’épigénome que dans le génome . 


"La survie génétique de l'acquis!" . 
D’une certaine façon l’épigénétique fixe des caractères qui ne sont pas héréditaires . 
Cette fixation est souvent très importante voire vitale pour la survie dans un milieu donné . 
L’épigénétisme est particulièrement important pour la survie des plantes qui ne peuvent survivre qu’en s’adaptant tandis que l’animal peut survivre en partant plus loin … 

On remarque cette variation dans le comportement différent des plantes en fonction de leurs lieux d’implantation : bord de mer, région humide, région sèche, etc .. 
C’est génétiquement la même plante mais elle peut être géante ici et naine là . 


Où se trouve la régulation ? 
La régulation se trouve à la fois dans le génome et dans l’épigénome . 
Le génome a des zones codant des activateurs ou des inhibiteurs . 
L’épigénome aussi . 
La régulation est faite par des enzymes qui peuvent ajoutent à la molécule d’ADN ou aux histones (les protéines d’enveloppe de l’ADN) divers types de radicaux : (groupes methyl,acétyl,phosphoryl …). 

Ceci a pour effet de changer la configuration spatiale de l’histone considéré et le faire masquer ou démasquer la s équence d’ADN nécéssaire . 
Mais le démasquage ce n’est que la première étape,il faut aussi que sur l’ADN il y ait autorisation de copie ,et cela aussi est donné via un groupe méthyl, acéthyl, phosphoryl… 


Comment fonctionne la régulation de l’épigénome ? 
Des modifications peuvent survenir dans l’épigénome et avoir un effet activateur ou inhibiteur sur un gène . 
Cet effet activateur ou inhibiteur est fonction de ce gène là bien précis et pas d’un autre ; la même modification peut avoir un effet activateur sur un gêne et inhibiteur sur un autre gêne . 


Darwin et l’épigénétisme . 
La théorie de Darwin bien que séduisante n’était pas « possible » en tous les cas telle qu’exprimée initialement pour des raisons de temps : il était impossible par exemple que le bec d’un oiseau change de forme en fonction des circonstances et de la pression génétique dans un laps de temps court (quelques dizaines d’années),si ce changement de bec était fonction des seules mutations (phénomène rare, rarement bénéfique et rarement transmissible (puisque le message devait être changé dans une cellule de la lignée sexuelle (spermatozoïdes ou ovules) si on voulait qu’il passe à la génération suivante) . 
Cela ne change en rien la théorie de Darwin qui reste totalement valable comme charpente de l’ensemble du raisonnement 



L’avenir de l’épigénétique . 
L’avenir est illimité point de vue médical : 
• Comprendre le vieillissement : pourquoi une cellule au départ pluripotente devient par la suite spécialisée . ; 
• Permettre la synthèse ou la régénération d’organes malades ou traumatisés . 
• Comprendre la cause intime des cancers ,éviter qu’ils surviennent ,créer de nouveaux médicaments pour renforcer le bagage génétique existant,et adapter les médicaments à la personne considérée en fonction de ses capacités génétiques et épigénétiques . 

Les complications politiques et juridiques aussi sont illimitées …il semble en effet établis que certains caractères soient dus aux conditions de vie au sens large :,et agisse non seulement sur l’individu mais aussi sur sa descendance 
• Pollution 
• Ambiance générale : quiétude, stress… 

• Alimentation 




Références : 

http://www.i-sis.org.uk/fromGenomicsToEpigenomics.php 
http://epigenome.eu:80/fr/1,1,0

 

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Le jeûne et l'hormèse

Par Le 05/09/2016

 

 

 

 

Est-ce que le jeûne est sûr et EFFICACE ? 

http://devenez-sportif.com/est-ce-que-le-jeune-est-sur-et-efficace/

Billet publié dans Nutrition le  par 


Le jeûne intermittent est une pratique de plus en plus en vogue.

Faisons le point sur ce qu’il peut vous apporter.

Voyons ensemble point par point pourquoi jeûner, comment le faire et si le jeûne s’adresse aussi à vous.

Le jeûne intermittent expliqué à votre grand-mère ?

Rassurez-vous immédiatement, le jeûne intermittent est un mode d’alimentation particulièrement physiologique. Il n’est pas synonyme de frustration ni de privations pour les personnes qui le pratiquent régulièrement bien au contraire. En quoi cela consiste ? Avec un jeûne intermittent, il s’agit que vous alterniez des phases de prise alimentaire avec des moments de récupération du système digestif.

A travers le monde, beaucoup de personnes jeûnent régulièrement. Instinctivement les enfants et les animaux jeûnent lorsqu’ils sont malades. Il n’y a que les parents lobotomisés par les messages publicitaires et la peur ambiante pour les forcer à aller à l’encontre de leur instinct et de manger pour soi-disant prendre des forces !

La forme la plus populaire du jeûne intermittent est le 16/8. En pratique, vous mangez toutes les 16 heures dans un intervalle de 8 heures pendant lequel vous consommez ce que vous voulez. C’est certainement une des formes les plus simples à mettre en pratique pour les débutants.

Beaucoup de gens admettent se sentir plus léger, avoir plus d’énergie, les idées plus claires et évidemment plus de temps libre en jeûnant.

Une précision tout de même indispensable : bien entendu, aucun aliment est autorisé pendant le jeûne si ce n’est l’eau (éventuellement le thé vert ou le café)

Pourquoi jeûner ?

A l’instar des enfants et des animaux, les humains ont jeûné depuis plusieurs milliers d’années. Pour trois raisons principales. Pour des convictions religieuses, en cas de maladie ou simplement en absence de nourriture. Si votre corps fait des réserves de graisses, c’est pour les utiliser.

Le confort de nos vies ne nous amène jamais dans des situations où nous devons justement dépenser ces stocks d’énergie supplémentaire.

Dans le monde dans lequel vous vivez jeûner est une pratique sur laquelle vous ne devriez pas faire l’impasse. Pourquoi ? En jeûnant avec une intensité adaptée vous intervenez au niveau de 3 processus.

  • Le principe de l’ hormèse. 
  • Que dit ce principe ? Lorsqu’un organisme est soumis à un stress adapté à sa capacité de réaction, il améliore son fonctionnement. Pratiquement, vous améliorez les processus cellulaires au niveau de la mitochondrie. L’organisme humain répond particulièrement bien à deux types de stress (le stress positif) en s’adaptant : le jeûne et l’exercice à haute intensité (crosstraining, paleofit, crossfit, circuit métaboliques, interval training, etc…
  • )
  • La détoxination en libérant de l’énergie nerveuse. Lors du jeûne les produits toxiques stockés dans vos graisses sont éliminés par les principaux émonctoires de votre corps (peau, foie, poumon, intestin et reins). C’est pourquoi il est particulièrement intéressant de stimuler leur fonctionnement par des pratiques hygiénistes, naturopathiques et de l’exercice physique.
  • Les processus physiologique
    • Hormone de croissance humaine : les niveaux de l’hormone de croissance montent en flèche en jeûne ce qui est particulièrement intéressant pour gagner de la masse maigre et perdre de la masse grasse et booster la synthèse protéique.
    • Insuline : les niveaux d’insuline baissent de façon spectaculaire et la sensibilité à l’insuline est améliorée pendant le jeûne. Vous bénéficiez aussi d’une plus grande difficulté à stocker les graisses et un accès plus simple à la graisse corporelle. L’insuline est nettement impliquée dans les processus de stockage des graisses. Cela n’est plus à démontrer.
    • Inflammation : plusieurs études montrent la réduction des marqueurs de l’inflammation, un facteur clé de nombreuses maladies chroniques, du cancer et impliqué dans la prise de poids par la dérégulation du fonctionnement de l’hormone leptine.
    • L’expression des gènes : il y a des changements dans la fonction des gènes liés à la longévité et à la protection contre la maladie. A ce jour, l’unique facteur non génétique capable d’agir sur l’espérance de vie est le jeûne.
    • Réparation cellulaire : Lorsque vous jeûnez, vos cellules déclenchent des processus de réparation cellulaire. Cela comprend l’autophagie, où les cellules digèrent et éliminent les protéines dysfonctionnelles et anciennes.
    • Certaines recherches suggèrent également que le jeûne peut aider à protéger contre les maladies, y compris les maladies cardiaques, le diabète de type 2, le cancer, la maladie d’Alzheimer et d’autres
    • Santé cardiaque : Le jeûne intermittent peut réduire le cholestérol LDL, les triglycérides sanguins et les marqueurs inflammatoires
    • La santé du cerveau : le jeûne intermittent augmente une hormone du cerveau appelée BDNF, et peut contribuer à la croissance de nouvelles cellules nerveuses Les neurones ont la capacité d’être produits par le corps en jeûne. C’est un mythe que votre nombre de neurones est limité.
    • Anti-vieillissement : Le jeûne intermittent peut prolonger la durée de vie chez les rats. Des études ont montré que des rats à jeun vivent jusqu’à 36-83% plus longtemps

Contrairement à ce qu’en dit la sagesse populaire, manger régulièrement et se restreindre en calorie ralentit le métabolisme donc augmente la prise de graisse. En période de jeune le métabolisme augmente à contrario.

D’un point de vue physiologique il faut compter environ entre 12 et 24h selon les individus pour commencer à utiliser réellement le glycogène musculaire comme source de carburant une fois que le sucre dans le sang a été épuisé.

Au-delà de deux jours, le corps commence à utiliser les graisses de stockage pour produire des corps cétoniques qui serviront d’énergie. En ce qui me concerne, je n’ai pas assez pratiqué le jeûne au-delà de 3 jours pour m’exprimer pratiquement sur les phénomènes qui ont lieu à ce moment dont la formation des corps cétoniques notamment.

Bien entendu, le jeûne intermittent est un excellent hack pour rendre votre vie plus simple. Et ne plus vous prendre la tête en cuisinant sainement plusieurs fois par jour pour le petit-déjeuner, le midi, les collations et le repas du soir.

Imaginez aussi le nombre d’heures que vous libérez à l’échelle d’une semaine, d’un mois et d’une année en supprimant au moins les repas de la matinée et du midi. Cela vous laisse le temps de faire tellement d’autres choses.


Les jeûnes intermittents les plus populaires

  • Un repas par jour : Avec le 16/8, cette méthode d’un repas par jour est celle que je pratique au quotidien pour tous les bénéfices qu’elle m’apporte. Il s’agit de consommer un repas par jour selon un intervalle de 24 heures.

Exemple : manger tous les jours entre 19 et 21 heures par exemple jusqu’au lendemain.

Une fois que vous maitrisez un repas par jour, vous pouvez éventuellement manger une fois tous les deux jours

  • La méthode 16/8 : Cette stratégie est la plus populaire non pas parce qu’elle est la meilleure mais parce qu’elle est la plus accessible sans grands efforts. Je la pratique de temps en temps en ne mangeant qu’entre 16 et théoriquement minuit (bien que je m’arrête de manger souvent avant minuit). Ensuite, il s’agit de jeûner pour au moins 16 heures jusqu’au lendemain 16 heures.
  • La warriot diet : popularisé par l’expert du fitness israélien Ori Hofmekler, la warrior diet est très accesible. Elle consiste à manger de petites quantités de fruits et légumes pendant la journée et un grand repas le soir. L’alimentation que préconise Ori est de type ancestral (paléo). Pour moi il ne s’agit pas d’un jeûne, je l’ai pratiqué plusieurs mois. Mais je suis naturellement retourné à mes habitudes d’un repas par jour tant je trouvais cela contraignant de préparer des collations dont je pouvais facilement me passer. Cela ne concerne que mon expérience subjective bien sûr. La Warrior Diet est je trouve une excellente façon de débuter pour la plupart des gens parce qu’elle est encore plus accessible que le 16/8. Faites le test.


Le jeûne pour Qui ?

Vous me direz que si vous ne mangez pas vous allez vous affaiblir, n’est-ce pas ? C’est une idée.

En réalité, en période de jeûne la production d’adrénaline est boostée et votre corps est en éveil, votre système nerveux sympathique fonctionne mieux.

Et si vous aviez faim le matin en vous réveillant ?

Vous vous sentez agitez, faible ou épuisé après quelques heures sans manger ?

Ce ne sont que les symptômes d’une addiction à la nourriture.

Si c’est l’appétit qui vous guide, vous pourriez attendre quelques heures avant de vous réalimenter sans risquer pour votre santé.

Si vous avez le besoin de manger immédiatement, c’est le symptôme clair de l’addiction, la crise de manque comme l’explique Herbet Shelton dans le jeûne.

J’espère que cet article vous inspirera à essayer de combiner le jeûne intermittent avec votre alimentation ancestrale pour potentialiser les résultats des deux approches et profiter de tous leurs bénéfices. Une contre-indication tout de même.

Ne jeûnez pas si vous avez peur ! Vous ne devez en aucun être forcé à jeûner mais accueillir ce formidable cadeau de la nature.

Et comme toujours allez-y progressivement les amis.

N’hésitez pas à me poser en commentaire toutes les questions qui vous viennent en tête par rapport au jeûne. Je vous répondrai aussitôt que possible.

–Les meilleures de toutes les médecines sont le jeûne et le repos – Benjamin Franklin

Les modalités narratives

Par Le 03/09/2016

 

 

 

 LES MODALITÉS DE LA NARRATION
(NE PAS CONFONDRE POSITION DU NARRATEUR ET POINTS DE VUE NARRATIFS)


http://xn--coursdefranais-qjb.net/narration.htm

1)    La position du narrateur

         La position du narrateur, c'est la place qu'il occupe par rapport à l'histoire : ou bien il la raconte du dehors, ou bien il participe à cette histoire en tant que personnage.

a)    Le narrateur extérieur à l'histoire (narrateur hétérodiégétique).

-         Même extérieur à l'histoire, le narrateur peut livrer dans sa narration des traces de sa présence : le récit au sens strict laisse alors place au discours ; des indices d'énonciation signalent la présence de quelqu'un qui juge les personnages, organise le récit, propose des réflexions. Ces manifestations du narrateur sont fréquentes dans les romans de Stendhal ou de Balzac.

-         Mais pour entretenir davantage l'illusion réaliste, le romancier peut choisir de dissimuler la présence du narrateur : les faits semblent alors se raconter d'eux-mêmes, sur le mode du récit pur (3e personne, temps du passé), les marques du discours n'apparaissent que dans les dialogues. Cette tendance s'impose dans les romans de Flaubert ou de Zola.

b)    Le narrateur-personnage (narrateur homodiégétique).

-         Le narrateur raconte sa propre histoire : le héros rapporte l'aventure qu'il a vécue. Le lecteur peut ainsi avoir l'impression d'entrer de plain-pied dans l'histoire (voir L'Etranger).

-         Le narrateur peut aussi raconter des faits dont il n'a pas été l'acteur principal mais simplement un témoin, à distance du héros que l'on découvre alors de manière indirecte (voir Le Grand Meaulnes).

         Le romancier opte parfois pour un dispositif complexe qui combine ces différentes possibilités : un premier narrateur laisse la parole à un second ; le narrateur que l'on croyait «au dehors» révèle qu'il a participé aux faits, etc. De telles structures peuvent difficilement être repérées dans les limites d'un extrait, mais il est important de les identifier dans une œuvre complète.

2)    Les points de vue narratifs

         On entend par point de vue, la perspective selon laquelle les événements de l'histoire sont perçus et présentés. Si le narrateur-personnage rapporte généralement les faits en fonction du point de vue limité qui est le sien, le narrateur situé hors de l'histoire peut choisir entre trois types de points de vue.

a)    Le point de vue omniscient.

         Les informations données par le narrateur dépassent le savoir et les possibilités de perception des personnages (le lecteur en sait plus que le personnage).

         Le narrateur ne se limite pas à un point de vue déterminé : il raconte à la manière d'un historien qui sait tout, change librement d'angle de vue, dévoile les pensées secrètes des personnages, peut se déplacer d'un lieu de l'action à l'autre et effectuer des retours en arrière.

         Cette technique ouvre de vastes possibilités à l'analyse psychologique, mais comporte des risques d'invraisemblance puisqu'elle suppose un narrateur aux pouvoirs surhumains.

b)    Le point de vue interne.

         Les informations données par le narrateur coïncident avec le savoir d'un personnage (le lecteur en sait autant que le personnage).

         Les faits racontés sont perçus et interprétés à travers le point de vue d'un personnage précis. La réalité décrite est limitée par les possibilités d'une perception subjective, que ce soit celle d'un narrateur-personnage ou d'un personnage qui n'est pas narrateur.

         Cette technique impose des contraintes, mais rend vraisemblables les informations communiquées par le narrateur, puisque celles-ci passent par un point de vue humain limité dans lequel le lecteur peut facilement se reconnaître.

c)     Le point de vue externe.

         Les informations données par le narrateur restent en deçà de ce que sait le personnage. (le lecteur en sait moins que le personnage).

         N'est décrit et raconté que ce qui peut être vu de l'extérieur, à partir d'une position neutre. Les faits et gestes sont présentés d'un point de vue purement objectif, tels qu'ils pourraient être enregistrés par l'œil d'une caméra, sans l'interprétation d'une conscience. On ne connaît donc pas les pensées des personnages décrits.

         Cette technique est fréquemment pratiquée au début d'un roman, lors de l'entrée en scène de l'« inconnu » sur lequel le romancier veut attirer l'attention. On la rencontre surtout dans les romans contemporains, en partie sous l'influence du cinéma.

         Les textes narratifs présentent souvent des variations de point de vue : le point de vue externe peut être une stratégie provisoire (début de Germinal) ; plusieurs points de vue internes différents peuvent se succéder (dans un roman par lettres)... Il ne faudra donc pas s'empresser d'étendre à tout un roman la technique repérée dans un extrait ; inversement, la connaissance du roman intégral aide à mieux analyser le point de vue utilisé dans un passage.

 


 

 

La narration cinématographique (KUNDALINI)

 

 

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Je n'utilise quasiment jamais de prénoms dans mes romans dès lors qu'il s'agit d'une structure narrative indirecte.

Je travaille essentiellement sur la narration directe mais à la 3 ème personne.

Je n'existe pas en tant qu'écrivain dans l'histoire. Je n'aime pas l'omniscience de l'auteur.

Ce qui m'intéresse, c'est de donner à voir à travers les yeux des personnages. Je n'écris donc jamais :

"Sat marchait depuis des heures dans l'étroite vallée et il observait les crêtes enneigées. Il se tourna vers Maud.

-C'est vraiment beau, s'exclama-t-il."

car dans ce cas-là, ça n'est pas lui qui raconte sa propre histoire mais un auteur qui l'observe et qui décrit ce qu'il voit. Mais ce que voit l'auteur, ça ne m'intéresse pas. C'est le personnage que je veux voir et c'est en lui que je veux "vivre" l'histoire.

Sur l'ensemble d'un récit, je cherche à créer un transfert entre les personnages et le lecteur. C'est une écriture sur laquelle je travaille depuis longtemps et mes trois autres romans publiés sont construits sur cette structure narrative.

Personnellement, je ne lis plus de romans en narration indirecte.

C'est comme si au cinéma, une voix off venait en permanence expliquer aux spectateurs, les actes des personnages. Comme si le spectateur n'avait pas la capacité à "entrer" dans la peau des personnages, comme si les descriptions narratives se révélaient indispensables.

À mon sens, c'est juste une marque de distanciation et ça ne répond pas à l'exigence de vie que je tiens à marquer. Ce qui m'importe donc, ça n'est pas de me positionner comme écrivain mais comme caméraman...J'accompagne les personnages mais ils sont eux-mêmes les acteurs. Je ne leur donne pas vie. Ils la racontent...

 


KUNDALINI

Elle prit la route et suivit attentivement l’itinéraire qu’elle avait préparé.

Joyeuse et impatiente. Elle imaginait déjà la fraîcheur de l’eau et la beauté des roches, le plaisir du soleil et le bonheur du silence.

Elle gara son véhicule sur le bas-côté. Au pied d’une falaise. Juste de la place pour un véhicule. Elle ne risquait vraiment pas d’être dérangée.

Elle prit son sac à dos, vérifia rapidement le contenu, ferma les portes, rangea les clés et s’engagea sur la route. Le chemin s’ouvrait cent mètres plus loin. Elle longea le rail de sécurité qui dominait le ravin.

Elle entendit l’eau qui courait devant elle. Le torrent.

Une entaille dans la paroi, une brèche cisaillée par le flot qui passait sous la route en grondant.

Un sentier s’engageait sur la rive droite. L’eau emportée par la pente cascadait avec fracas.

Des bouillons de bulles dessinaient des arabesques mouvantes autour des blocs épars, des carillons liquides qui semblaient animés d’une euphorie contagieuse.

Elle observa l’entaille, le coup de sabre dans la montagne, comme l’entrée d’un royaume perdu.

Elle se surprit à sourire.

 

L’impression inexplicable que cette faille l’invitait, qu’elle y trouverait des réponses et la paix intérieure.

 

Elle s’amusa à franchir un gué sur des blocs erratiques, lisses comme des boules de bowling. Des sauts maîtrisés, l’euphorie du corps en action, la joie du jeu, l’enfance dans un corps d’adulte. Elle s’amusa aussitôt de sa force et de sa souplesse, de sa capacité à étudier une réception en un seul regard.

Le plaisir de l’enchaînement, d’un bloc à un autre, au-dessus du flot bouillonnant.

S’amuser.

Depuis combien de temps n’avait-elle pas éprouvé ce simple bonheur ? Juste pour elle, toute seule.

Elle s’en voulut d’avoir été aussi impitoyable, d’avoir succombé à la colère jusqu’à en oublier tout le reste.

Elle se promit que ça n’arriverait plus, que de ce jour, elle accueillerait tous les bonheurs.


 

Si je remplace le pronom "elle" par le prénom "Maud", l'effet, à mes yeux, n'est plus du tout le même.

Le lecteur ou la lectrice n'est plus en lien direct mais sous l'emprise de l'auteur qui indique ce qui doit être vu, compris, perçu, ressenti...

Dans "la narration cinématographique", la caméra filme ce que le personnage ressent, éprouve, vit, expérimente à travers ses pensées. Le personnage est en observation de lui-même. Il n'est pas décrit par un narrateur. Il est juste "filmé"...

Je cherche à exprimer par conséquent ce qui se passe en lui de façon à ce que ce soit ce "Il" qui intervienne.

Il me semble que la narration indirecte, c'est à dire l'auteur omniscient, marque une rupture entre le personnage et le lecteur car l'auteur intervient dès lors comme un intermédiaire alors qu'une narration cinématographique cherche à instaurer une "communion". Quand on regarde un film, la caméra n'intervient pas comme intermédiaire. Elle est "invisible", elle n'est qu'un outil et non un architecte.

Bien entendu qu'il existe des différences immenses entre la caméra d'un Malick et celle d'un J.M Poiré...L'objectif n'est pas le même...

J.M Poiré guide chaque regard. Malick suggère, propose, invite, crée une introspection, une observation intime, existentielle, philosophique et l'usage de la voix Off est primordial. 

Aucun jugement de valeurs de ma part. "Les visiteurs (1)" de J.M Poiré m'ont bien fait rire :)

La narration de Malick, quant à elle, me bouleverse...

 

J'aimerais un jour parvenir à une écriture aussi profonde.

J'aimerais en fait disparaître intégralement en tant qu'écrivain et que les personnages que je "filme" existent par eux-mêmes.

 

Quand il s'agit d'un dialogue, j'insère un prénom, généralement en fin de phrase mais à l'intérieur même du dialogue, et non comme une extension de l'auteur.

 

« Qu’est-ce qui m’arrive Sat ? J’ai parfois l’impression de ne plus être moi, j’ai des pensées qui viennent et je ne les comprends même pas, j’ai des sensations que je ne reconnais pas, il y a tellement de choses étranges, je ne peux même plus les énumérer. Qu’est-ce qui m’arrive, Sat ? »

 

Il devina l’inquiétude, il perçut cette rupture dans la voix, ce décrochement empli d’incertitudes, lorsque les mots semblent troubler la parole, lorsqu’ils agissent comme une boisson acide et enrayent les cordes vocales.

Il fallait donner des réponses. Le moment était venu. Il le savait.

 

« Une autre réalité Maud, c’est tout, l’ouverture des fenêtres, une conscience nouvelle qui prend conscience d’elle-même. Il n’y a rien d’inquiétant là-dedans, sauf si vous décidez d’en tirer des suppositions qui viendront nourrir vos peurs.

-C’est trop flou pour pouvoir me satisfaire, Sat. Je suis désolé mais j’ai besoin de comprendre.

-Vous voulez comprendre parce que c’est un fonctionnement archaïque, parce que la dimension intellectuelle sert de références alors qu’elle n’est qu’une partie de la structure. »

Elle sentait monter de la colère, un énervement profond dont elle ne voulait pas mais qui s’imposait comme un parasite accroché à ses neurones.

« C’est très bien Maud que la pression monte en vous, il faudra beaucoup de puissance, beaucoup d’énergie pour parvenir à entrer dans la danse. Mais avant de danser, il faut apprendre l’immobilité. »

Elle abandonna toute volonté de réponses. Elle n’obtiendrait pas celles qui l’auraient comblée et elle devinait que tout cela était planifié.


 

De cette façon, les dialogues sont juste "filmés" et non "racontés" par un auteur qui serait spectateur de la scène.

Il y a parfois un temps d'adaptation, quelques lignes ou quelques pages, selon la plasticité neuronale du lecteur :) 


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Le biomimétisme

Par Le 02/09/2016

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas entendu une conférence aussi fascinante, un intervenant aussi passionnant, clair, pédagogique, une idée aussi enthousiasmante de l'osmose possible entre la Nature et l'humain. 

Il est clair également que depuis l'êre industrielle, nous nous sommes totalement trompés.

Des individus comme Idriss.J. Aberkane me comble de bonheur.

Et si la connaissance était le nouveau pétrole ?

"La nature est une bibliothèque, lisez-la au lieu de la brûler." 
 

Idriss Aberkane nous parle d'économie de la connaissance et de biomimétisme. 
Une idée folle vous dites ? Elle est pourtant bien mise en pratique par la Corée du Sud qui est le seul pays au monde à avoir son ministère de l'économie de la connaissance et qui exporte aujourd'hui 20% plus que la Russie, avec pourtant 171 fois moins de territoire...

 

Le site d'Idriss Aberkane : http://idrissaberkane.org/index.php/fr/

 

IDRISS ABERKANE, 29 ANS, CHERCHEUR SANS LIMITES

 • ON EN PARLE •  34

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Il a grandi dans Le Val-de-Marne, banlieue pavillonnaire du sud de Paris. A appréhendé les mathématiques grâce aux jeux vidéo. À 29 ans, ce self-made-man de la génération 3.0 est un enseignant d’un genre inhabituel. Chercheur, penseur et éditorialiste, il rend compréhensible la science. Comme ce soir sur TF1, aux côtés de Christophe Dechavanne.
Il irrite déjà son petit monde. Suscite la jalousie de ses pairs. « J’ai des ennemis », confesse-t-il, fixant ses interlocuteurs de son regard noisette grillée. « En France, seulement », ajoute-t-il, avec une moue de dépit. Idriss Aberkane a de quoi agacer. À 29 ans, il est titulaire de trois doctorats. Et son titre est long comme le Danube : professeur à Centrale-Supélec, chercheur à Polytechnique, chercheur affilié à Stanford (États Unis) et ambassadeur de l’Unitwin (un réseau d’universités, sous le patronage de l’Unesco), section « systèmes complexes ». Le jeune homme est une tête. Une tête bien faite. Il agace surtout ses confrères parce qu’avec lui, les maths, la science, le cerveau, sont des sujets compréhensibles par le plus grand nombre. On lui reproche des présentations trop simples. « Nous sommes complexés de la pédagogie », répond l’intéressé. Aux États-Unis, où il passe beaucoup de son temps, le chercheur ne reçoit pas le même accueil. « Là-bas, on dit « populariser ». Pour les Américains, des gens comme moi sont là pour aider. En France, on dit « vulgariser ». Pour certains, c’est vulgaire. » En mars dernier, cinq millions de téléspectateurs ont découvert le joli minois du neuroscientifique sur TF1. Idriss Aberkane décryptait les performances de candidats aux facultés hors normes, dans Les Extra-ordinaires, un divertissement produit par Endemol France et présenté par Christophe Dechavanne, avec Marine Lorphelin, Miss France 2013. « Le flux de connaissance est proportionnel à l’attention, multipliée par le temps », explique-t-il pour justifier sa participation. Le programme télé est reconduit ce vendredi soir. Sa frimousse a fait la Une de l’hebdomadaire Le Point le 30 octobre 2014, sous le titre : « Comment développer son intelligence ». Idriss Aberkane présentait neuf méthodes pour muscler son cerveau. Depuis, le penseur partage, tous les quinze jours dans le magazine, ses analyses de l’actualité. Tout petit, il a abordé les mathématiques par le prisme des jeux vidéo. « J’ai découvert les consoles Nintendo et PlayStation à l’école. Nous y avions accès dans des temps de loisirs. » Il développera plus tard la thèse selon laquelle « le jeu peut permettre une approche des maths différente ». L’enseignant a grandi avec son frère aîné Selim dans le Val de Marne, banlieue pavillonnaire au sud de Paris. Leurs parents y sont instituteurs maîtres formateurs à l’IUFM. « Ils m’ont toujours encouragé. J’ai aimé l’école dès le départ. Hier comme aujourd’hui, je me nourris d’un buffet de connaissances, à volonté. » Ce musulman soufi a rejoint un lycée catholique puis l’université d’Orsay, à Paris.
« Une nouvelle Renaissance »
« La connaissance, c’est comme la connerie : elle est infinie. » Le jeune homme a le sens de la formule. « Partager une somme d’argent, c’est la diviser ; partager une information, c’est la multiplier », dit-il encore. Rafraîchissant. Ce jour-là, il intervient devant des dirigeants adhérents de l’Association progrès du management (APM). Ils sont une vingtaine, à se retrouver près de Rennes, pour une journée de formation. Debout devant un grand écran, l’orateur use d’images et de mots intelligibles. Pas de verbiage. Le discours n’est ni creux, ni spécieux. L’expert montre que, 500 ans après, nous assistons à « notre nouvelle Renaissance ». Après l’imprimerie, le monde change davantage encore, avec Internet. Après la découverte des Amériques, la tête est tournée vers l’espace et les étoiles. « L’avenir économique mondial appartiendra à ceux qui sauront faire circuler la connaissance à la fois beaucoup mieux et beaucoup plus vite », professe-t-il, défendant un nouvel Eldorado : une économie de la connaissance. Le jeune homme impressionne. « J’ai le double de son âge et je peux vous dire qu’il a les pieds sur terre, observe René Hamard, directeur d’une entreprise spécialisée dans la construction métallique, entre Rennes et Fougères. La réflexion collective est la condition de la réussite. Avec les cadres de mon entreprise, tous ingénieurs, nous nous penchons ensemble sur l’avenir de l’entreprise. » Régis Le Roux, à la tête d’une société développant des équipements dans le secteur de la télé numérique, à Cesson-Sévigné, partage l’analyse du penseur : « Nous ne sommes qu’au balbutiement des inventions. Des révolutions arrivent dans le domaine de la biotechnologie, du biomédical. C’est enthousiasmant, non ? » L’agenda d’Idriss est vissé à la minute. Hier à Shanghai et Istanbul, demain à Johannesburg et San Francisco. Sur terre comme dans les avions, il a en tête des héros, Francisco Javier Varela, neurobiologiste et philosophe chilien, le polymathe (érudit) irlandais Richard Francis Burton, le mythique patron d’Apple, Steve Jobs… Des héros et des révolutions.

Publié le 20 Novembre 2015
Angélique CLÉRET. Photo : Philippe RENAULT.

Privé/Public

Par Le 01/09/2016

JUIN07

 

Sauver l’école, pour tous !

Education

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Tribune publiée dans le Figaro daté du 7 juin 2016.

L’enseignement privé va bien : c’est ce qui ressort du dernier congrès de l’APEL (Association de parents d’élèves de l’enseignement libre), qui s’est conclu ce dimanche dans une ambiance d’optimisme quasi unanime. Tout semble réuni pour favoriser le secteur privé sous contrat, à commencer par l’effondrement de l’enseignement public. L’échec manifeste des dernières réformes scolaires constitue la principale clé de l’attractivité des établissements privés, qui ont la chance d’éviter les mesures que l’Etat impose à leurs voisins du public. Ils ont ainsi été à l’abri de la calamiteuse réforme des rythmes scolaires, et leur liberté de recrutement constitue dans bien des territoires un échappatoire au piège de la carte scolaire. L’apparente santé du privé est donc essentiellement la conséquence de la descente aux enfers que subit l’enseignement public.

Cette situation devient un scandale lorsque, non contents de bénéficier de cet état de fait, les dirigeants du privé encouragent les réformes qui minent l’enseignement public, pour trouver ensuite dans leur autonomie les moyens d’en amortir chez eux les effets dévastateurs… Les dernières évolutions imposées par le ministère (réforme du collège et réforme des programmes) ont eu, on le sait, peu de partisans enthousiastes. La quasi-totalité des syndicats enseignants comme beaucoup de parents d’élèves, de nombreux intellectuels de premier plan et le Conseil supérieur de l’éducation lui-même s’y sont opposés. Il aura fallu que ce soit l’enseignement dit « libre » qui donne de la voix pour soutenir le ministère, plutôt sur le mode de l’enthousiasme spontané que du soutien argumenté. L’APEL a dit « accueillir avec beaucoup d’espoir la volonté de la Ministre de réformer le collège » – et pour fonder tant d’espoir, s’est contentée d’un lien sur son site internet renvoyant à l’argumentaire du gouvernement. Pour une telle « liberté », que ne nous ôte-t-on tout à fait la peine de penser, aurait dit Tocqueville… Alors que la contestation montait, la présidente de l’APEL a décidé, en guise de concession aux parents mécontents, de créer, cela ne s’invente pas, des « comités de suivi » de la réforme du collège – est-ce pour « suivre les réformes » qu’une mobilisation historique a sauvé l’école libre en 1984 ?

Sur le terrain, si le privé suit toujours le ministère, il le suit pourtant de loin. À la rentrée prochaine, de nombreux établissements privés proposeront aux familles toutes les options que la réforme du collège a pu supprimer avec la bénédiction de l’APEL… L’incohérence n’est pas d’offrir le meilleur enseignement, mais de le garder pour soi après avoir encouragé sa destruction pour les autres. Les classes bilangues ? Le latin et le grec ? Proposés en option hors contrat, c’est à dire de façon payante, en plus des frais d’inscription. La baisse des dotations horaires attribuées par le ministère ? On trouvera toujours une solution pour la compenser sur fonds propres s’il le faut. Et naturellement, les nouveaux dispositifs pédagogiques, comme les fameux enseignements pratiques interdisciplinaires, seront adaptés pour se conformer à la vigilance des parents, soucieux de l’acquisition des savoirs fondamentaux par leurs enfants, et capables de les accompagner pour cela – y compris financièrement, en recourant au business en pleine croissance des cours supplémentaires… Les équipes pédagogiques de ces établissements ont bien raison de rivaliser d’inventivité pour continuer d’offrir le meilleur à leurs élèves. Bien sûr, ce ne sera pas possible partout : bien des établissements privés accueillent dans des secteurs paupérisés des jeunes de tous les milieux. Sans moyens conséquents, ils subiront le désastre comme les autres. Mais partout ailleurs, combien de collèges privés trouveront dans ces dernières réformes l’occasion de capter pour de bon toutes les familles un peu favorisées, prêtes à payer pour éviter à leur enfant un naufrage qui condamne définitivement les élèves du public – auxquels on retire tout ce qui pouvait constituer des occasions de survie scolaire ?

Si loin de l’aspiration des parents et du travail des professeurs, qui se battent avec raison pour garder un enseignement de qualité, les représentants du privé auront donc essentiellement contribué à noyer encore un peu plus les collèges publics, qui perdent là leurs derniers leviers d’attractivité. C’est un scandale pour tout citoyen ; ce devrait être aussi un scandale pour tout chrétien, car l’idéal de l’enseignement catholique est à l’évidence profondément dévoyé lorsqu’il multiplie les propositions commerciales pour faire un marché de tout l’héritage dont il a lui-même encouragé la déconstruction. Les élèves issus d’un enseignement public en ruines, à l’exception de quelques sanctuaires intouchables, semblent désormais définitivement empêchés de vaincre leur relégation scolaire, culturelle, sociale, à cause d’une réforme imposée au nom de « l’égalité » par des responsables politiques de gauche, avec le soutien de cet enseignement privé où beaucoup d’entre eux inscrivent d’ailleurs leurs enfants, parce qu’il consolide comme jamais son monopole en matière de reproduction des élites.

C’est de l’avenir de la société qu’il s’agit – et aussi de l’avenir de l’enseignement libre, car l’hypocrisie risque de devenir si intenable qu’elle conduira tôt ou tard à l’explosion d’un système si manifestement injuste. Le ministère doit tirer des leçons de la situation, non pas en tentant par la coercition d’empêcher le privé de sauver le latin ou de contourner les EPI, mais en rendant cette chance à tous les élèves. Il est encore temps de retirer ces réformes : l’enseignement public peut et doit être un lieu d’excellence, partout, au service de tous les élèves, et pour accompagner toutes les formes de réussite !

Il est urgent aussi que l’enseignement privé se ressaisisse : derrière l’autosatisfaction de façade, il y a le versant intérieur de ce scandale démocratique – l’incroyable monopole statutaire d’une association de parents qui, dans une fiction de démocratie, se protège de sa base derrière ses statuts, et prend position au nom des centaines de milliers de familles qui la font vivre sur le terrain sans même les avoir consultées… Puisque le renouvellement ne vient pas de l’intérieur, l’espoir vient des périphéries – par exemple de la fondation d’une nouvelle association de parents d’élèves authentiquement attachés au sens pédagogique de la transmission, ou du développement des écoles Espérance Banlieues qui, retrouvant l’inspiration et l’audace perdues par les administrations jumelles du public et du privé, remettent une liberté pédagogique authentique au service des plus déshérités.

L'anthropocène

Par Le 01/09/2016

 

 

Réunis en Afrique du Sud, des experts de la géologie ont appelé à déclarer la fin de l'holocène, l'ère géologique actuelle, et le début d'une nouvelle période marquée par l'action de l'homme. 

 

La station spatiale internationale survole l'Italie, les Alpes et la mer Méditerranée, le 25 janvier 2016.
La station spatiale internationale survole l'Italie, les Alpes et la mer Méditerranée, le 25 janvier 2016. (TIM PEAKE / NASA / REUTERS)

France Télévisions

Mis à jour le 
publié le 

 

 

Est-ce bientôt le début d'une nouvelle ère géologique ?

Réunis au Cap (Afrique du Sud), lundi 29 août, lors du Congrès géologique international, des scientifiques ont voté à 30 voix contre trois (dont deux abstentions) que le passage à l'anthropocène devait bel et bien être déclaré, compte tenu de l'impact de l'homme sur la planète, rapporte le Guardian (en anglais). Que signifie cette recommandation ? Qu'est-ce que l'anthropocène ? Franceinfo revient, en détail, sur cette information. 

Que signifie le mot "anthropocène" ? 

C'est Paul Crutzen, chimiste et prix Nobel néerlandais, qui a imaginé ce nom en 2000. Selon lui, cette "ère de l'homme" consiste en un nouvel âge géologique marqué par la capacité de l'humain à transformer la Terre. 

Sommes-nous officiellement passés dans l'anthropocène ?

Non, il va falloir encore un peu de temps pour que l'anthropocène soit enfin gravé dans "l'échelle des temps géologiques", régulée par la Commission internationale de stratigraphie. Ainsi, la recommandation des scientifiques réunis en Afrique du Sud doit encore être validée par l'Union internationale des sciences géologiques (IUGS), rappelle The Independent (en anglais). Et cette reconnaissance pourrait prendre deux à trois ans. Ce n'est qu'à partir de ce moment-là que nous pourrons définitivement dire au revoir à l'holocène, une ère géologique commencée il y a environ 10 000 ans.

Pourquoi le processus de changement d'ère prend-il du temps ? 

Tout d'abord parce que "pour les géologues, cette échelle [des temps géologiques] est la colonne vertébrale de leur discipline, on ne peut la changer à la légère", explique le paléobiologiste Jan Zalasiewicz, de l'université de Leicester (Royaume-Uni), dans Le Monde.

Mais il faut surtout trouver "un signe" tangible de l'activité humaine dans les strates géologiques, poursuit le Guardian. Par exemple, la fin de l'ère du crétacé, avec la disparition des dinosaures, est visible dans les strates par une couche d'iridium dans les sédiments, provoquée par la météorite qui a heurté la Terre. Les chercheurs doivent désormais identifier un signe de ce type pour marquer le passage à l'anthropocène. Ils vont donc le traquer dans les sédiments des lacs, les carottes de glace en Antarctique, les coraux ou encore les cernes des arbres.

Pour Jan Zalasiewicz, interrogé par le quotidien britannique, "nous sommes face à un choix énorme : il y a de si nombreux signes". La pollution plastique, l'aluminium, les particules de béton pourraient constituer des preuves de l'impact humain sur la Terre. Mais ce sont les éléments radioactifs dispersés dans l'atmosphère avec les essais nucléaires qui tiennent la corde. On en retrouve la trace "dans les tourbes, les sables et jusque dans les sédiments marins", relève Le Monde. 

Quand cette nouvelle ère débute-t-elle ?

C'est justement la question à laquelle les chercheurs vont devoir répondre pour valider le passage à l'anthropocène. Pour l'instant, souligne l'historien des sciences Christophe Bonneuil dans Libération, trois thèses prédominent. La première fait démarrer l'anthropocène "au néolithique, avec les débuts de l'agriculture et de l'élevage", soit il y a 9 000 ans. Une deuxième considère plutôt la révolution industrielle du milieu du XIXe siècle comme point de départ.

Mais c'est la troisième qui est défendue par les experts réunis en Afrique du Sud. Eux prennent comme point de départ le milieu du XXe siècle. Pour ces chercheurs, la période post-1945 marque ainsi le début de ce qu'ils nomment la "grande accélération" des indicateurs de l'empreinte humaine sur Terre. A partir de ce moment-là, la démographie, la consommation d'eau ou d'énergie, les émissions de CO2, l'extinction de la biodiversité, le recul des forêts commencent à s'intensifier sous l'effet de l'homme.  

Si le signe retenu est bien les éléments radioactifs dispersés autour de la planète, l'explosion de la première bombe atomique de l'histoire, le 16 juillet 1945 dans le désert du Nouveau-Mexique, pourrait donc être considérée comme le point de départ de l'anthropocène, affirme Le Monde. Réponse dans quelques années. 

Est-ce la fin du monde si nous passons à l'anthropocène ? 

Même si la déclaration du passage à l'anthropocène n'a rien de certain, "on peut s'y préparer", prédit Jan Zalasiewicz. Ce serait ainsi un signe implacable de l'impact de l'homme sur la planète.

Dire qu'on est entrés dans l'anthropocène, c'est dire qu'il ne s'agit pas d'une crise passagère, qu'on peut oublier entre deux sommets de la Terre au nom de la sacro-sainte croissance, mais d'une révolution géologique d'origine humaine.

Christophe Bonneuil, historien

dans "Libération"

Pour Christophe Bonneuil, il s'agirait d'une "remise en question massive de notre modernité industrielle et de ses grands partages". 

Ce possible changement "nous dit que nous jouons avec le feu", analyse le spécialiste du climat Chris Rapley, dans le Guardian. Et que c'est irréversible. Cette mauvaise nouvelle, si elle est actée, devra-t-elle nous rendre fatalistes, quitte à ne rien faire pour rectifier le tir ? Non, répond, l'astronome Martin Rees. "Les sociétés humaines peuvent se frayer un chemin à travers ces menaces, réussir un futur durable et lancer des ères d'évolution post-humaine encore plus merveilleuses que celles qui nous ont précédé", assure-t-il dans le quotidien britannique. Le passage à l'anthropocène pourrait bien être le prochain défi de l'humanité.

L'interprétation

Par Le 31/08/2016

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Les interprétations génèrent les ressentis.

Ce qui nous amène à ne pas saisir ce qui est mais à constuire une réalité issue de notre identification.

Il ne s'agit pas pour autant d'une condamnation dès lors que la conscience de ces émotions reste entière. A défaut de conscience, l'individu est emporté dans le flot. Il peut en souffrir si cela vient renforcer l'interprétation de la situation ou s'en réjouir si cette situation réveille des souvenirs lumineux.

Le danger vient de cet abandon au flux.

La conscience élève au contraire le donjon au sommet duquel l'individu peut observer les phénomènes et en jouer selon son désir.

Il ne s'agit donc pas de fuir les douleurs et de rechercher frénétiquement les bonheurs mais de tenir ce poste de sentinelle et de nourrir la vigilance.

Si je prends l'exemple de cette musique, selon mon état d'esprit, je peux à son écoute en éprouver une certaine tristesse ou au contraire, une profonde sérénité.

Ni le premier état, ni le second n'ont d'importance s'ils sont consciemment observés et que l'individu, entraîné par un mental insoumis, ne se laisse emporter.

Il ne s'agit pas de fuir cette tristesse ou de plonger dans le bain délicieux de la paix mais de maintenir l'observation de l'émotion. Il ne s'agit pas de nier ce qui est en nous mais de saisir l'opportunité de conscience qui est proposé.

 

Cette conscience établit, peu à peu, un état de réception intégrale, un saisissement de ce qui est. 

L'émotion, elle-même, se retire et laisse place à une écoute qui emplit, comme une respiration. On ne pense pas à respirer la plupart du temps. Et personne n'oublie pourtant de le faire. 

La conscience de ce qui est ne possède pas ce pouvoir mais lorsque l'individu parvient à l'établir, elle devient ce donjon et la sentinelle prend place. 

L'âme est le gardien du lieu. Elle ne souffre ou ne se réjouit d'aucune émotion. Elle est là, c'est tout et elle se remplit de ce qui est.

Il n'y a dès lors dans cette musique, ni tristesse, ni bonheur, rien qui ne soit généré par une mémoire intrusive, rien qui n'appartienne à l'individu dans son histoire.

Il ne reste que la musique, comme une respiration.

Elle est là et ne subit aucun jugement, aucune interprétation, elle n'est pas devenue ce que nous sommes, elle ne souffre d'aucune transformation, d'aucune métamorphose.

L'âme peut jouer avec elle et décider en toute conscience de plonger en son coeur et de respirer avec elle.

Le mental n'y est pour rien parce qu'il n'a aucun pouvoir d'observation. Celui-là n'est qu'un bout de bois emporté par le courant de son histoire.

L'âme dans cette respiration peut explorer l'étendue infinie de la tristesse ou de la joie sans jamais se perdre. C'est juste une expérience, jamais un égarement, c'est juste un horizon à parcourir, jamais une disparition. 

 

Le mental écoute et interprète.

L'âme ne se contente pas d'écouter. Elle vit la musique.

De cette vie qui résonne et de l'observation que l'âme entretient, elle prend conscience d'elle-même.

C'est là que le bonheur s'érige, c'est là que les frissons ruissellent, c'est ce qui arrive de plus beau quand on aime.

La musique n'est rien d'autre que l'escalier qui mène au sommet du donjon.

 

  

Littérature morbide

Par Le 31/08/2016

 

"Morbide".
C'est le terme employé par un lecteur d'un de mes romans.
• Qui relève de la maladie, la caractérise ou en résulte : État morbide.
• Qui a un caractère malsain, anormal : Curiosité morbide. Une littérature morbide.
Évidemment, ça m'interpelle...
Cela signifierait que la compréhension de la mort, de la douleur, de la souffrance, relèverait d'une pathologie. Je serais donc un malade se complaisant dans une littérature morbide, malsaine, anormale. Cette quête, cette recherche de la source des épreuves serait par conséquent un détournement de la vie. Il conviendrait plutôt de jouir sans penser, de batifoler follement dans la dérision, le cynisme, le détachement, l'insignifiance, la futilité, et se laisser ballotter par les flots. Juste un individu décérébré souffrant sans rien y comprendre et s'attachant à tous les hallucinogènes susceptibles de le libérer provisoirement de sa condition de mortel. Ou de se contenter de saisir le peu qui reste, comme un dérivatif qu'il s'agit juste d'avaler sans en connaître la posologie. Toxicomanes de l'absence.

Je connais la source de mon bonheur tout autant que de mes épreuves. Et c'est justement cette connaissance exacte, à travers un cheminement littéraire, qui donne à ce bonheur sa solidité, sa constance, sa durée. Il n'y a rien de superficiel, ni de provisoire. Je sais d'où je viens parce que j'y suis retourné, nourri par l'amour de l'autopsie littéraire. Non par goût du sordide ou par masochisme mais parce que c'était la seule solution pour ne pas reprendre un tour de manège. On n'a pas cinq hernies discales sans raison.

À mes yeux, il est bien plus morbide de vivre dans la fuite. La vie ne peut être saisie qu'au regard de tout ce qui la constitue. Il ne s'agit sinon que d'un cheminement partiel, une incomplétude qui est une offense au cadeau proposé. S'interdire de remonter à la source conduit inévitablement à la dispersion dans la masse océanique, le flot chaotique des ego modélisés.

Serait-ce alors chez certains humains, une peur effroyable de ce qui reste à découvrir, une interdiction de pousser la porte, de contempler les horizons inconnus ? Peut-on parler de maturité existentielle dès lors ? J'ai connu des enfants qui avaient un regard bien plus lucide sur la mort et sur la vie que les adultes censés les aider à grandir. Serait-ce donc que l'environnement adulte, que la cacophonie des existences modernes contribuerait à cette déliquescence philosophique ?
Quand on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus. Finalement, si certains lecteurs jugent que mes textes sont trop ésotériques, spirituels, philosophiques voire peut-être morbides, c'est peut-être un signe que je suis en bonne santé ?

Il existe dans la mort une étonnante contradiction : on sait tous ce que cela signifie quand on apprend que quelqu'un est mort et pourtant, il nous est impossible en même temps d'affirmer quoique ce soit sur l'inconnu que cela propose. On sait que l'individu n'est plus là, matériellement mais sans pouvoir présager de ce qu'il en est de l'âme ou de l'esprit ou de l'énergie vitale qui s'en est allée.
Ce qui est évident par contre, incontestable, c'est que la mort en nous est déjà programmée. Le moment où elle surviendra reste totalement insaisissable mais sa survenue est indéniable. Un jour, nous serons morts. C'est déjà inscrit. Il ne s'agit pas d'un phénomène qui survient soudainement et nous arrache mais d'un très long phénomène qui vit sa construction, jour après jour. 
Je suis aujourd'hui, biologiquement parlant, plus mort qu'hier. 
La mort suit son chemin. Et puis, l'échéance atteint son apogée et le fil se rompt. 
La mort est inscrite. Elle n'est responsable de rien. Ce sont les accidents imprévisibles, des circonstances douloureuses, des idées d'injustice et toutes les formes prises par cette mort qui lui donnent parfois cet air horrible et injuste. Mais la mort n'a rien décidé. Elle a juste été sollicitée de façon prématurée par la vie elle-même et toutes les situations qui s'y greffent. 
C'est à se demander même si cette mort a une existence réelle. Les hommes ont donné ce nom à l'effacement de la vie. L'effacement matériel. L'enveloppe n'est plus animée. C'est la Vie qui est partie. Et c'est cet état qui se nomme la mort. On aurait pu dire tout simplement la non-vie. 
Et c'est encore un terme qui ne contient peut-être qu'une vision partielle. Parce que nous ne savons rien de cette non-vie. En dehors de l'immobilité cadavérique.

J'ai entendu dans les noirceurs des nuits des auras bleutées qui me parlaient. Cloué au fond de mon lit, réduit à une peau de douleur, elles s'insinuaient en moi et me susurraient des paroles inconnues :
"Laisse la vie te vivre, elle sait où elle va. "
"Tu n'es pas au fil des âges un amalgame de verbes d'actions conjugués à tous les temps humains mais simplement le verbe être nourri par la vie divine de l'instant présent. "
Répétés sans fin comme dans un écho de montagnes, des lumières circulaires qui dansaient lentement devant mes yeux fermés.
Des âmes anciennes qui veillaient sur moi. Je ne sais pour quelles raisons. Peut-être simplement parce que j'avais perdu jusqu'à la force d'espérer.

La mort ?... Juste un autre espace habité. La rigidité cadavérique n'est qu'une enveloppe déchirée dont le message s'est envolé. Il faut ouvrir le pli pour lire le message. Le parcours terrestre est une approche minutieuse pendant lequel il convient simplement de ne pas alourdir le porteur du pli.

Se simplifier de tout pour être prêt. Prêt non pas à mourir mais prêt à vivre, à chaque lever du soleil, à chaque lever de lune, dans la ronde linéaire des jours, là, maintenant, immédiatement, intégralement. Le reste n’a strictement aucun intérêt et plus important encore n’a absolument aucune réalité.

L’amour conscient de la vie n’a aucun habit, aucune enveloppe, aucune parure, aucun dogme, aucune appartenance, il est nu et libre, il naît à chaque battement du cœur, il irradie dans les bonheurs de l'âme.

Les Maîtres et les asservis

Par Le 29/08/2016

En juillet, j'ai résilié l'abonnement internet avec un opérateur et j'en ai pris un autre.

Si les problèmes de connexion se sont réglés, il n'en a pas été de même avec le dossier dans sa dimension financière et commerciale.

Plusieurs heures au téléphone avec l'ancien opérateur, trois passages en ville chez les deux opérateurs concernés (l'ancien et le nouveau, 70 km à chaque fois) et aujourd'hui un quatrième aller-retour à Chambéry. 

Jusqu'ici, j'avais suivi les recommandations des personnes que je rencontrais ou que j'avais au téléphone mais cette fois, j'étais déterminé à changer de méthode.

Je ne voulais plus passer des heures au téléphone, baladé de service en service, sans que jamais aucune décision finale ne soit prise.Je ne voulais plus d'une autre descente en ville. Je hais la ville. 

Un appel téléphonique, c'est de l'argent qui tombe dans LEURS escarcelles et lorsqu'en plus, personne n'est jamais responsable de rien, les prélèvements automatiques perdurent.

Il a fallu que j'apprenne ce matin par courrier que je devais payer des frais de résiliation de ligne (49 euros) pour que j'enfile le costume de chevalier à la hache tournoyante...

J'ai bien compris que l'intérêt financier des deux opérateurs (comme de tous les autres), c'est de ne pas clore les dossiers et de laisser traîner en longueur puisque financièrement, ils sont gagnants. De là, même, à penser que ces méthodes sont mises au point conjointement, entre opérateurs, je n'en serais guère surpris.

Je suis donc passé à la première boutique et après avoir expliqué le problème une nouvelle fois, j'ai posé mes conditions.

"Cette fois, c'est vous qui allez téléphoner, là, maintenant, devant moi, vous allez expliquer ce que je viens de vous dire, vous allez mettre le haut-parleur et j'écouterai la réponse."

Il s'agissait de savoir si la box que j'avais retournée avait bien été réceptionnée puisque je venais de recevoir un courrier m'annonçant de prochaines pénalités en cas de non-retour du matériel.

J'avais bien précisé à mon interlocuteur (un jeune homme bien gominé sous tous rapports), que je n'avais rien contre lui, personnellement, que je n'avais nullement l'intention de m'énerver et que mes propos visaient essentiellement la société pour laquelle il travaillait.

J'ai obtenu ma réponse en cinq minutes. Il a dû sentir que la hache frémissait au bout de ma main.

Je l'ai remercié et j'ai pris la route de la boutique de l'autre opérateur.

Une heure d'attente après l'enregistrement de ma demande à l'accueil...

Je vais faire un tour et lorsque je reviens, il y a une file conséquente jusqu'à l'extérieur du magasin.

J'attends dix minutes puis je décide de monter au front. Je passe devant tout le monde et je m'adresse aux premières personnes.

"Excusez-moi Messieurs-Dames mais je suis déjà enregistré et je voudrais juste savoir si mon tour approche."

La dame de l'accueil me demande mon nom, regarde sur son écran et me dit que je ne suis pas enregistré. Je lui dis que je suis passé il y a exactement quarante-deux minutes. Elle me répond qu'elle a un M Larue enregistré mais pas de Ledru...

-Eh bien, disons alors que je m'appelle M Larue, ça n'a pas d'importance, mon problème reste le même."

Je m'excuse de nouveau aux personnes qui attendaient leur enregistrement et je vois des sourires qui m'invitent à engager le combat avec la dame.

J 'explique donc que le vendeur auquel j'avais eu affaire m'avait affirmé qu'en ouvrant un compte chez eux, il se chargerait de clôturer mon compte chez le concurrent et que les retraits automatiques seraient annulés. Je lui explique que non seulement il n'en est rien, ce qui fait que je paye deux abonnements, mais qu'en plus j'avais maintenant des frais de résiliation et qu'une opératrice de la société concurrente m'avait expliqué au téléphone que c'était à eux maintenant de les prendre en charge, en signe de bienvenue....

La dame de l'accueil me répond alors que c'est impossible et que ça ne se passe jamais comme ça. Sur un ton quelque peu désobligeant. J'ai la main sur la hache et ça picote...

"Vous voulez donc me dire Madame que le vendeur qui s'est occupé d'ouvrir mon compte chez vous est soit incompétent, soit menteur ? 

-Non, pas du tout, je vous dis juste que ça ne se passe jamais comme ça. 

-Alors, c'est que vous pensez que je vous raconte n'importe quoi ?

-Non, pas du tout.

-Mais alors, qu'est-ce que vous essayez de me dire ? Qu'il n'y a aucune solution à mon problème, que personne n'est responsable, que personne ne comprend ?"

Pas de réponse, juste un air hagard, perdu...

"Madame, c'était une question de ma part et logiquement ça doit être suivi par une réponse."

Elle part alors dans une diatribe acerbe envers le concurrent qui ne fait jamais son travail correctement et patati et patata...Je la laisse déverser son fiel et je reprends.

"Je vous ai bien entendu mais cela ne résoud en rien mon problème. Pour ma part, je vous demande en premier lieu de vous occuper de la suspension définitive de mes prélèvements chez votre concurrent, comme cela me l'avait été expliqué puis de la prise en charge intégrale des frais de résiliation, comme cela me l'avait également été explique. C'est tout et je ne partirai pas d'ici tant que ça ne sera pas fait."

A ce moment, une femme dans mon dos lance fortement : "Moi, j'ai le même problème mais à l'envers. J'ai quitté cet opérateur et il continue à me retirer les mensualités."

Je remercie cette gente dame pour son intervention énergique et je reprends l'échange avec la dame de l'accueil qui commence à se décomposer.

"Il est possible aussi en attendant qu’un de vos collaborateurs s'occupe de moi que j'aille interpeler les gens qui attendent pour leur expliquer mon problème. C’est bien pour l’animation et pourquoi pas une pétition en direct ?"

La dame quitte son poste et s’éloigne. Je la vois discuter avec un homme et me désigner.

Je remercie les gens qui continuent à patienter et je rejoins le duo.

« Bonjour M Larue, asseyez-vous, je vous en prie, ma collègue m’a expliqué votre problème, c’est regrettable, je vais m’en occuper. »

Je m’installe et lui ouvre ma pochette avec les documents.

Je lui réexplique ma demande au cas où la dame aurait omis un détail important.

« Je comprends bien, M Larue mais le plus simple serait que vous preniez contact avec le service que je vais vous indiquer.

-Ah, non, ça ne va pas être possible et je ne suis pas venu pour ça. Je repartirai d’ici quand le problème sera réglé ou plus précisément quand vous, vous aurez réglé le problème. »

Il tente de reprendre la parole et je sors de la pochette la feuille avec mon numéro de dossier.

« Laissez-moi vous dire comment je vois les choses. »

Ma voix ne lui laisse pas le choix. J’ai changé de ton.

« Imaginez que vous ayez un problème avec votre voiture, vous allez chez votre garagiste, vous lui expliquez les symptômes, il vous dit que c’est la pièce X qui est défectueuse. Est-ce qu’il va vous donner le numéro de téléphone d’un fournisseur pour que vous commandiez cette pièce, que vous vous occupiez de la faire livrer pour qu’ensuite, il se contente de faire le remplacement ? »

Pas de réponse.

« C’est une question que je vous ai posée, Monsieur. J’attends une réponse et si vous ne la donnez pas, c’est bien parce que vous avez conscience de l’incongruité de la chose. C’est pourtant ce que vous me demandez de faire et c’est ce que je me suis appliqué à faire depuis un mois. Sans succès. Donc, maintenant, on va changer de méthode. C’est vous qui allez appeler le service concerné ou si vous préférez, vous utilisez votre ordinateur. On n’est pas chez pizza hut ici, n’est-ce pas, vous travaillez bien pour un opérateur téléphonique ? Alors, pour quelles raisons, c’est moi qui devrais payer une communication sans fin et de surcroit inutile jusqu’ici. Alors, voilà mon numéro de dossier, vous allez dans la rubrique « remboursement de frais de résiliation » et je partirai d’ici quand le problème sera réglé. »

Je le sens décontenancé.

« D’autre part, je continue pendant que vous réfléchissez, je trouve très triste, voire même consternant, que vous teniez d’appliquer systématiquement à tous les gens qui viennent ici ce que les managers de cette société vous ont appris, sachant que vous et moi, nous faisons partie de la même frange de population. Celle des asservis. Alors, au lieu d’obéir aux ordres de vos Maîtres, essayez de réaliser ce que ça donnerait si vous vous mettiez au service de la population à laquelle vous appartenez. Je ne vous demande pas de mettre votre place en péril mais juste de contourner discrètement et intelligemment ce que j’appelle des méthodes de truands. Vous savez très bien que des millions d’appels comme le mien représentent une somme considérable, que des milliers de prélèvements automatiques non remboursés augmentent encore le jackpot, que la lassitude des abonnés conduit les gens à laisser tomber et à aller voir le concurrent qui aura d’ailleurs les mêmes méthodes, que les recours auprès de médiateurs prennent des mois et nécessitent de remplir des formulaires sans fin, avec des preuves à fournir, des factures, des communications, tous les papiers qu’on n’arrive jamais à obtenir ou qu'on n'a pas eu la bonne idée de garder, vous savez très bien tout ça, c’est juste un jeu entre les Maîtres pour se refiler les asservis et les essorer autant que possible. Mais Monsieur, vous êtes aussi asservis que moi. Par d’autres Maîtres. Votre place ici vous donne l’illusion d’un pouvoir mais vous n’êtes rien d’autre qu’un asservi, comme moi et tous les gens qui sont ici. Alors, vous allez rentrer les numéros de mon dossier et vous allez contourner la procédure parce que je suis persuadé que c’est possible de le faire. Il y a toujours une procédure qui permet d’en contourner une autre. »

Il prend ma feuille et la lit. Il rentre les données et réalise que je ne m’appelle pas M Larue. Il s’excuse de son erreur.

« C’est sans importance, Monsieur. Les asservis de nos jours ont surtout des numéros de dossiers, comme des matricules de forçats. Le nom, c’est juste pour faire joli. »

Tout a été réglé en dix minutes.

J’ai vu sur l’écran s’afficher la phrase : « Remboursement de frais de résiliation effectué »

J’ai récupéré mes feuilles avec mes numéros de dossier, j’ai salué mon interlocuteur. Je suis passé remercier la dame de l’accueil pour son aide précieuse et spontanée et je suis sorti.

Avec mon matricule sous le bras, rangé dans sa pochette.

 


 

Yoga

Par Le 27/08/2016

 

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LE YOGA et la réalisation du Soi.

Joëlle Macrez-Maurel.

« Dans l’imaginaire social actuel, le yoga est une technique permettant d’être moins stressé. Il est triste de réduire le yoga à cela et faux de penser que c’est une méthode commode et facile pour se détendre. Le yoga est une philosophie de la vie qui s’est interrogée depuis des millénaires sur les questions existentielles de l’homme telles que « Qu’est-ce que la vie ?, Qu’est-ce que la mort ? Qu’est-ce qui anime la vie ? Quel est son sens ? »

Le mot yoga vient de la racine sanscrite « yug » signifiant « joug », c'est-à-dire ce qui joint, ce qui relie. Ainsi, le mot yoga vient dans son sens premier, signifie l’union de l’âme individuelle et de la conscience universelle.

Dans la symbolique profonde du yoga, l’homme est placé au centre du monde : entre le ciel et la terre, c’est entre le monde invisible et immatériel de l’esprit et le monde visible de la matière.

L’homme, au centre de ces deux mondes, en est le lien et il doit trouver l’équilibre entre le ciel et la terre, le non rationnel et le rationnel, l’invisible et le visible, pour atteindre l’harmonie. 

Il est considéré comme la représentation de ce macrocosme et doit, en lui-même, trouver le chemin de cet équilibre et de cette union.

 

À l’intérieur de l’homme qui est à l’image du monde, c’est l’âme qui doit trouver l’équilibre entre l’esprit (le ciel) et le corps physique (la terre). La philosophie du yoga présuppose qu’il existe à l’état latent dans la psyché humaine, des possibilités qui, si elles sont développées, permettent à l’homme de faire l’expérience de la transcendance.

Pour parvenir à cet éveil de la conscience, le yoga rassemble, dans sa pratique, les méthodes permettant de parvenir à des états modifiés de la conscience au travers desquels l’homme peut procéder à l’expérience sur lui-même afin de découvrir sa propre nature.

Ce qui nous intéresse ici, c’est d’essayer de comprendre comment s’effectue le cheminement intérieur de l’adepte vers la transcendance. Les avis divergent suivant les écoles de pensées : certaines préconisent des exercices intellectuels consistant à séparer le réel de la réalité construite, d’autres s’attachent à l’accomplissement de tâches quotidiennes, à l’austérité et à la méditation ou à une conduite juste accompagnée du contrôle des sens, d’autres accordent de l’importance à la récitation de mantras…

Les écoles et les méthodes divergent mais les grands sages ayant parcouru le chemin s’accordent sur le fait qu’il est nécessaire de se défaire des mauvaises conduites, de s’attacher à une attitude juste et au détachement des illusions de ce monde.

Le but véritable du yoga concerne l’élévation et l’élargissement de la conscience humaine et cela passe par un long travail de connaissance de soi menant à la libération des chaînes de l’ego, des désirs inassouvis et de la peur de la mort.

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Ce but est identique dans toutes les démarches spirituelles authentiques et est universel. Seules sont différentes les cultures dans lesquelles nous évoluons et la configuration psychologique des individus.

En occident, il y a trois manières d’aborder le yoga, correspondant à la fragmentation de l’être global en trois plans séparés :

*Dans la première approche, le yoga s’intéresse uniquement au corps physique, il est considéré comme une gymnastique stimulant les diverses fonctions de l’organisme.

*Dans la seconde approche, le yoga est considéré comme une technique psychosomatique d’équilibration de la personne. Il est alors question de stimuler les facultés mentales et d’acquérir la sérénité, la paix intérieure. Il peut alors être présenté comme une démarche proche de la psychothérapie occidentale et a pour but d’opérer certains changements dans notre façon de ressentir notre propre existence dans nos relations avec la société humaine et avec l’environnement.

*La troisième manière d’aborder le yoga est la voie philosophique. Cette approche est souvent faite par des érudits qui possèdent une connaissance très approfondie de la culture orientale mais qui ne pratiquent pas forcément le yoga comme discipline personnelle. Ici, le yoga considéré dans son enseignement philosophique est surtout un sujet d’étude menant à la sagesse.

 

Ces trois approches sont parfois plus ou moins confondues chez certains adeptes occidentaux qui ont compris que le yoga est un tout et qu’on ne peut le réduire à son aspect physique, psychologique ou spirituel.

Une définition juste du yoga doit rendre compte de son approche globale de l’homme et suggérer l’unité des trois plans de l’être : corps, âme, esprit.

Ces trois plans, physique, psychologique et spirituel, correspondent aux diverses manifestations vibratoires d’une seul et unique réalité : l’énergie.

De même, on ne peut pas séparer l’homme en tant que tout unique et limité du grand Tout universel et infini (macrocosme) duquel il émane, auquel il appartient et dont il est le fidèle reflet (microcosme).

Le yoga consiste en l’unification des trois niveaux de l’être individuel, puis de l’union de celui-ci avec l’Être cosmique. Comment réaliser cette harmonisation individuelle et cette fusion avec l’universel ? Cela passe par une maîtrise du corps et du mental permettant ensuite le dévoilement de l’être spirituel latent dans chaque être humain.

Dans la vision du monde fondant le yoga, la conscience de « l’homme ordinaire » est contractée. Cette contraction l’enchaîne à un organisme minuscule et périssable et à la conscience du Moi que l’on nomme aussi l’ego.

La pratique du yoga permet une expansion de la conscience ayant pour effet de percevoir son identité avec le cosmos et d’atteindre la connaissance de la vérité procurant la félicité d’être.

L’ego constitue ce qui limite l’homme et est la source de toute souffrance, de toute dysharmonie, de toute injustice. L’ego, qui est alimenté par l’histoire personnelle de chacun et qui est enraciné dans ses conditionnements, doit s’effacer pour laisser la place à une conscience plus haute libérant l’être spirituel. Cette libération n’implique pas la destruction du Moi individuel mais sa transformation. »

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Le Wu-Wei du Tao.

Par Le 23/08/2016

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« Ne pas s’opposer au courant mais couler avec lui

Ne pas croire que c’est nous qui agissons alors que « Cela » agit en nous. »

 

C’est ainsi que les Taoïstes conçoivent le Wu-Wei.

C’est la « non-action. »

« Agir dans le non-agir. »

Il ne s’agit pas d’un abandon laxiste et niais, une fainéantise portée aux nues, une béatitude lâche mais bien d’une conscience ultime de l’instant et du Réel, du souffle divin, de la « Présence » en soi.

Le Wu-Wei, c’est ne rien faire avec son mental qui laisse entendre qu’il serait l’architecte de nos vies.

Ne pas intervenir avec des pensées insoumises, l’imagination, les peurs, les ancrages du passé et les projections temporelles, les espoirs, les attentes, les identifications, les regrets, les colères, les désirs…

C’est aimer ce qui est et non pas aimer ou ne pas aimer ce que le mental décrète.

C’est être « juste » envers tous les aspects de l’existence, c'est-à-dire ne pas porter de jugements, d’interprétations soi-disant rationnelles quand elles ne sont que des errances mentalisées.

 

Les effets produits par les actes seront de qualité si la qualité de conscience dans les actes est effective.

 

L'exemple du tennis est très révélateur :

Si je viens de manquer une balle et que je continue à y penser, il est quasiment certain que je manquerai la balle suivante...

Même constat si je cherche à reproduire un coup gagnant lorsqu'une autre balle se présente.

Rien n'est jamais identique et c'est la gestion totale de l'instant et donc la conscience de l'acte qui seule peut contribuer à l'effet positif de l'action. De la même façon, si je décide de monter au filet et que je pense au coup à venir une fois que je serai arrivé, je vais manquer la balle que je dois d'abord maîtriser avant d'être au filet.

Si je m'observe à cet instant, je vois que mon regard se porte en partie vers le filet parce que ma pensée s'y projette alors que je dois absolument me concentrer sur le coup à faire et donc uniquement sur la balle. Et le fait que mon regard se porte vers l'avant ( et donc l'avenir), je perds la maîtrise de l'instant présent en ne regardant pas vraiment la balle....

Et si je m'en veux ensuite d'avoir manqué ce coup, je manquerai encore le coup suivant...

Il apparaît dans ces situations précises que les flux de pensées temporelles ( se projeter vers l'avenir ou regretter le passé) sont des perurbateurs très puissants et que le mental semble ne pas pouvoir les occulter.

Chaque instant est unique et ne doit souffrir d'aucune intrusion temporelle. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est nécessaire de répéter encore et encore chaque geste pour qu'il soit parfaitement inscrit dans le mental (pensées, mémoire, émotions, maîtrise corporelle) afin qu'ensuite, je sois libéré de cette pression et que je puisse me concentrer intégralement sur l'instant.

C'est le but des entraînements à la technique mais en situation de compétition, la conscience de l'instant redevient primordiale.

On peut bien évidemment user de cette attention dans tous les domaines de la vie : de la cuisine au ménage, du bricolage à la méditation, de la sexualité au massage, du yoga à la lecture, de l'écriture à la marche en montagne... Chaque activité humaine devrait s'ériger sous ce regard conscient.

 

 

En escalade, il est pourtant indispensable d'anticiper sur la suite de la voie et l'enchaînement des mouvements mais si l'attention se porte uniquement sur les deux, ou trois mètres suivants, le grimpeur court le risque de tomber là où il se trouve. L'anticipation, même si elle est nécessaire, ne doit pas devenir prioritaire, elle ne doit pas s'extraire de l'instant mais se projeter immédiatement une fois le geste accompli. Pas avant.

Lorsque j'ai passé mon permis moto (500 cm3), j'ai pu observer la justesse du phénomène...Et une moto de ce poids, quand elle s'échappe, c'est sans appel...

Lorsque je descends un chemin dans une forêt, en VTT, à toute vitesse, si mon attention se porte sur la suite du chemin jusqu'à en oublier le geste que je dois accomplir, là où je suis, je tomberai.

La conscience immédiate, cette "présence", cette intensité démentalisée, c'est là que l'individu s'élève dans la maîtrise et la connaissance de soi, c'est là qu'il chemine vers l'éveil intérieur.

On peut donc analyser le phénomène dans tout ce qu'on fait.

"Agir dans le non-agir", c'est apprendre à être là tout en étant capable de gérer la suite.

Le "non agir" n'est donc pas une absence de maîtrise mais la capacité à s'extraire de tous les troubles inhérents au mental et aux pensées insoumises qui viendraient interférer sur la qualité de l'acte présent.

La gestion émotionnelle relève intégralement de cette dimension du Wu-Wei. Toutes émotions exacerbées par une pensée insoumise est une entrave à la qualité de l'acte lui-même.

"L'émotion de la victoire", bien connue des sportifs, relève de cette problématique. Celui qui n'a plus qu'un point à mettre pour remporter un match de tennis ne pourra le réussir s'il ne parvient pas à l'oublier.

Si je prends l'exemple du massage, il ne peut être bénéfique qu'à partir du moment où chaque geste prodigué est libéré de l'intention qui peut s'y cacher. C'est la qualité de conscience qui produira la qualité du massage. Il s'agit donc de s'extraire de toutes formes de pensées intentionnelles et de s'appliquer à libérer de soi l'énergie aimante afin qu'elle se diffuse. Non pas en y pensant mais juste en le vivant, corporellement. L'énergie bienfaisante se libérera d'elle-même, non pas sous le joug de la volonté mais sous l'intensité de l'amour.

 

Un masseur ayant acquis une très bonne base technique et une grande connaissance des protocoles peut n'être qu'un technicien...Il ne deviendra un bon masseur qu'à partir du moment où il parviendra à nourrir son mental cognitif de la conscience. Rien d'autre n'est possible à mon avis.

Les effets produits par les actes seront de qualité si la qualité de conscience dans les actes est effective.
C'est incontournable.

 

C'est là d'ailleurs que se révèle "l'intuition".

L'intuition se libère lorsque le mental se tait.

J'ai pris parfois, dans des situations critiques, des décisions qui ne relevaient pas du mental mais qui était générée par cet état de conscience en soi, non pas une analyse rationnelle mais une évidence spontanée qui semble jaillie de nulle part.

Jung parlait de "Maître intérieur"...Celui qu'il faut trouver...

Certains magnétiseurs, par exemple, ressentent dans leurs mains ce que leur mental ne pourrait déceler, c'est ce qu'on appelle la "clairvoyance" et le terme est très bien choisi.

C'est "clair et il le voit" parce que le mental n'est pas le Maître mais l'ouvrier de la conscience.

Clairvoyance : Faculté de voir avec clarté, sagacité, pénétration, lucidité : Analyser une situation avec clairvoyance.
Forme de perception extrasensorielle d'objets ou d'événements.

Intuition : Connaissance directe, immédiate de la vérité, sans recours au raisonnement, à l'expérience.
Sentiment irraisonné, non vérifiable qu'un événement va se produire, que quelque chose existe : Avoir l'intuition d'un danger.

 

Ce qui signifie pour moi que la clairvoyance est la condition sine qua non de l'intuition.

C'est parce qu'un individu a atteint un état constant de clairvoyance que l'intuition peut s'éveiller en lui.

Cette intuition et la capacité à la recevoir sans aucun filtre limitant, c'est l'émergence ultime de "Cela", son jailissement, au-delà de la force occultante du mental. 

L'intuition n'a aucun ancrage au Temps. Elle peut se développer par la multiplication d'expériences mais lorsqu'elle jaillit, elle est libre de toutes pensées et par conséquent de la dimension temporelle. 

Walter Bonatti, alpiniste de renom ayant considérablement marqué son époque, a parfois évoqué cette intuition salvatrice. Il parlait effectivement de sa connaissance de la montagne et des nombreuses expériences ultimes qu'il avait connues mais il n'attribuait pourtant pas la justesse de la décision qui s'imposait à ce passé tumultueux.

C'est "Cela" qui agit en nous.

Une conscience fulgurante d'un potentiel infini, inconnu, au-delà du vécu.

Ce qui est en nous.

L'Amour, la Nature, la méditation, la contemplation, le silence, l'effort physique.

Des éléments, à mes yeux, incontournables pour que ce trésor enfoui émerge du chaos des vies matérielles.

 

L'âme de fond

Par Le 19/08/2016

Vague

 

L’âme de fond
Dans l'antre secret des cellules
Par-delà les temps humains
Je suis l'entité tapie en chacun, l'ignorée sereine qui ne connaît pas de fin
Je suis celle qui remonte des lumières intérieures
L'énergie créatrice qui brise la surface opaque de l'ego tourmenté, ce conglomérat néfaste érigé en vainqueur
Quand il n’est que la défaite d'une conscience oubliée
Je suis la respiration qui enlace le corps comme une matrice utérine
Et accouche de la vie dans la puissance de l’effort
Je suis l'émotion qui n'a pas de raison, le feu qui n'a pas besoin de matière, la flamme qui n'a pas d'incendiaire
Je suis la vague qui unit les courants fondateurs et se déverse dans les gouffres insondés
Celle qui dilue les traumatismes de l’individu morcelé dans le brasier liquide de la conscience révélée
Je suis le souffle de vie et la respiration mon destrier
Et ce corps qui monte vers l’altitude épurée est un être naissant qui abandonne son rocher
Sisyphe est libre de respirer et son mental un geôlier
La chape bétonnée des pensées est une citadelle de papier
qui se consume 
Je suis l’âme de fond qui aspire l’atmosphère et le silence et la lumière
Celle qui entend l'Univers dans les marées de nuages, les chants d'amour de la sève, la dilution du soleil dans les peuples d'herbes
Je suis la palpitation des coeurs et le courant des fleuves de sang, 
Je suis l’embrasement
Et l’océan des noirceurs de surface n’est plus qu’une illusion qui sombre
Et s’efface
Je suis l’âme de fond.

La transe chamanique : Corine Sombrun

Par Le 19/08/2016

biographie

Photo de Corine Sombrun

Corine Sombrun passe son enfance en Afrique à Ouagadougou (Burkina Faso). De retour en France elle se consacre à des études de Musicologie, piano et composition. Lauréate de concours nationaux et internationaux, elle obtient une bourse de l’Office Franco Québécois pour la Jeunesse et part à Montréal, étudier auprès de performers multimédia et de compositeurs.

En 1999 elle s’installe à Londres, où elle travaille comme pianiste et compositrice : Sacred Voice Festival of London (Création d’une pièce pour piano préparé et percussions iraniennes avec Bijan Chemirani) , Drome London Bridge theater («The Warp», pièce-performance de 24h mise en scène par Ken Campbell), BBC World Service, Turner Price, October Gallery, 291 Gallery, Price Water House Cooper Atrium Gallery… Puis fait des reportages pour BBC World Service, dans le cadre d’un programme sur les religions.

En 2001, au cours d’un reportage en Mongolie, le chamane Balgir lui annonce qu’elle est chamane. Dans cette région du monde, les chamanes accèdent en effet à la transe grâce au son d’un tambour spécifique. Un son auquel, lors de cette première expérience, elle réagit violemment, jusqu’à perdre le contrôle de ses mouvements. Pour Balgir, elle a bien les capacités chamaniques et « sa voie » dit-il, sera de suivre leur enseignement pour les développer. Elle va ainsi passer plusieurs mois par an à la frontière de la Sibérie, auprès de Enkhetuya, chamane de l’ethnie des Tsaatans, chargée de lui transmettre cette connaissance. Après huit années d’apprentissage, elle devient la première occidentale à accéder au statut de Udgan, terme mongol désignant les femmes ayant reçu le « don » puis la formation aux traditions chamaniques mongoles.

En 2002 elle publie chez Albin Michel le premier récit de ses aventures, Journal d’une apprentie chamane (Albin Michel 2002, Pocket 2004), traduit en plusieurs langues.  Suivront, Une parisienne en Mongolie (Albin Michel 2004, Pocket 2006), Dix centimètres loi Carrez (Belfond 2004), Les tribulations d’une chamane à Paris (Albin Michel 2007, Pocket 2009), Sur les pas de Geronimo(Albin Michel 2008, Pocket 2013), traduit en américain,  Les esprits de la steppe (Albin Michel 2012) et Sauver la Planète, le message d’un chef indien d’Amazonie (Albin Michel 2015).

En 2005 elle part au Nouveau Mexique rencontrerHarlyn Geronimo, medicin-man et arrière petit-fils du célèbre guerrier Apache. Selon une légende Apache en effet, ce peuple serait originaire de Mongolie. Ensemble, ils vont échanger leurs connaissances respectives sur les traditions Apaches et Mongoles et faire un voyage-pèlerinage jusqu’aux sources de la Gila, le lieu de naissance de Geronimo. De ces mois de complicité va naître l’idée du livre  Sur les pas de Geronimo, l’histoire de cette rencontre et l’unique récit de la vie de Geronimo, racontée par l’un de ses descendants directs.

Parallèlement à ses voyages d’étude, Corine Sombrun est compositrice pour différentes sociétés de production et donne des conférences. Elle ne fait aucune formation ni consultation d’ordre chamanique, pour se consacrer à des recherches scientifiques sur les Etats Modifiés de Conscience.

Grâce à son expérience dans la pratique de la transe et à sa capacité à l’induire par la seule volonté, elle collabore depuis 2006 avec le Dr Etevenon, Directeur de recherche INSERM honoraire, qui l’a mise en relation avec différents chercheurs dont le but est de découvrir les mécanismes physiologiques liés à cet état de Transe (Etat de conscience volontairement modifié) et son influence sur le fonctionnement des hémisphères cérébraux. Les premiers résultats (obtenus en 2007 par analyses d’EEGs sous la direction du Pr. Flor-Henry / Alberta Hospital – Canada) ont montré que cette transe chamanique, dont les mécanismes d’action sur le cerveau restent inconnus, modifiait effectivement les circuits du fonctionnement cérébral. En repoussant les limites des connaissances actuelles, ces résultats ont ouvert de nouvelles perspectives et sont à l’origine du premier protocole de recherche sur la transe chamanique mongole étudiée par les neurosciences ; Une tentative d’exploration des phénomènes liés aux capacités du cerveau humain et des fondements neuronaux 

bibliographie

Photo du livre "Sauver la planète" de Corine Sombrun (Éd. Albin Michel / 2015)

Sauver la planète
Le message d'un chef indien d'Amazonie

Éd. Albin Michel / 2015

Corine Sombrun se fait la plume d’Almir Narayamoga Surui, afin de raconter l’histoire d’un peuple et le destin d’un homme devenu représentant de la cause des Indiens Suruí et de la sauvegarde des ressources naturelles de la planète.  Né en 1974, cinq ans après la visite du premier homme blanc dans le territoire des Indiens Suruí, au nord-ouest du Brésil,  Almir Surui est considéré comme l’un des plus grands activistes autochtones d’Amérique du Sud.  Prenant part à de nombreuses conférences internationales sur le changement climatique et le développement durable, il travaille également à présenter son projet de compensation carbone, consistant à demander aux plus gros pollueurs d’acheter des crédits- carbone qui pourraient permettre de financer la protection de la forêt amazonienne.
Récompensé à Genève par le Prix des Droits de l’Homme et classé parmi les cent personnalités les plus importantes du Brésil, son combat contre la déforestation a fait de lui l’ennemi de nombreux exploitants forestiers, qui en 2007 ont placé un premier contrat de 100 000$ sur sa tête. Il a alors été évacué en Californie, où loin de se décourager, il a souhaité rencontrer les dirigeants de Google et leur présenter son projet : utiliser Google Earth pour montrer la détérioration galopante de la forêt amazonienne, ses conséquences pour l’environnement de la planète tout entière et celles, plus immédiates, pour les 400.000 Indiens du Brésil qui y vivent encore.

Le livre, lettre ouverte d’Almir Suruí à ses enfants, au cas où il serait assassiné, alterne entre son parcours personnel, son combat contre la catastrophe écologique qui menace l’humanité et l’histoire et les traditions de son peuple, les Paiter-Surui, surnommés “Les indiens Hi-tech” par la presse internationale.

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