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  • L'énergie noire

    Le mystère de l'énergie noire de l'Univers

    Elle représenterait 70 % du cosmos et pourtant on sait très peu de choses sur elle. Selon certains scientifiques, on lui doit la croissance de l'Univers...

    Simulation numérique de l'expansion de l'universImage tirée d'une simulation numérique. On perçoit bien le mouvement des galaxies glissant vers la plus grande concentration de masse au centre, en rouge. Pour en mesurer le taux de croissance, il faut prendre en compte le rapport entre énergie noire et expansion de l'Univers.
    © CNRS Photothèque/ESO/INSU/VVDS/DOLAG Klaus

    Contrairement à ce que l’on croit en observant les étoiles par une belle nuit d’été, l’univers n’est pas immobile. Mais jusqu’à une période récente, les scientifiques étaient persuadés que sa croissance ralentissait. Or aujourd’hui, ils sont obligés de revoir complètement leur copie, car c’est exactement l’inverse qui se produit : plus l’univers grandit, et plus il grandit vite !

    La responsable ? Une mystérieuse énergie noire... Mais qu’est-ce donc ?
    Les savants eux-mêmes ne le savent pas. Imaginez ! Elle représenterait environ 70% du cosmos. Mais on ignore tout aujourd’hui de sa composition. Pour tenter de résoudre ce casse-tête, nous avons mené l’enquête auprès de Pierre Binétruy, qui dirige la fine fleur de la recherche française sur la question : l’équipe du laboratoire AstroParticule et Cosmologie de l’université Paris VII.

    Une traque internationale...

    Notre chercheur de l’espace travaille avec un stylo, son ordinateur et un puissant télescope. Mais il n’est pas seul dans son coin à récolter les indices. Il reste en contact permanent avec ses collègues du monde entier qui tous, essayent d’identifier l’inconnue. Car l’enquête s’avère des plus délicates : l’énergie noire, personne ne l’a jamais vue ! Pas même en laboratoire, puisqu’on n’a pas réussi à reproduire le phénomène. Et pour cause, personne ne sait vraiment ce qu’est l’énergie noire... Pour tenter de l’identifier, les inspecteurs du cosmos font donc appel à un moyen détourné. Ils traquent les étoiles qui sont les plus éloignées de nous. Et les scientifiques sont particulièrement intéressés par celles qui sont en fin de vie.

    Trous noirs : le côté obscur de la force

    Attention : énergie noire ne veut pas dire trou noir ! Il existe en effet dans l’univers des objets dans lesquels la matière est tellement concentrée que rien ne peut en sortir. Pas même la lumière. Ces ogres de l’espace n’en émettent donc aucune. Ce sont les terribles trous noirs. Les plus gros débusqués à ce jour ont la masse de plusieurs millions de soleils ! Mais comment les détecter ? Et bien, si un tel monstre est invisible, les scientifiques peuvent quand même déceler indirectement sa présence en observant les effets qu’il produit sur son environnement. En effet, irrésistiblement attiré, du gaz y plonge en tourbillonnant et en s’échauffant très fortement. Il peut aussi se former des jets de particules de haute énergie expulsés au loin. Enfin, la vitesse anormalement élevée d’étoiles qui semblent attirées par une masse énorme mais invisible, peut trahir la présence du glouton.

    Pourquoi ? Parce que ce sont celles qui émettent le plus de lumière. On les appelle les supernovae. Dans le grand noir de l’espace, ces supernovae sont comme des lanternes. Elles servent de bougies de référence aux chercheurs. Ils mesurent et analysent la lumière de ces étoiles afin de connaître leur distance et leur vitesse de déplacement. Suite à ces observations, les scientifiques retournent à leurs stylos et ordinateurs pour calculer l’accélération de la croissance de l’univers. Et c’est là qu’au détour, ils réussissent à en apprendre plus sur la fameuse énergie noire elle-même.

    Des technologies futuristes

    Pour faire toutes ces observations et pouvoir regarder très loin dans le cosmos, les enquêteurs-chercheurs se servent de télescopes surpuissants. Les scientifiques français utilisent plusieurs de ces instruments. Leur petit bijou ? Un télescope de 3,6 mètres installé à Hawaï et équipé d’une caméra ultra sensible. Un autre télescope très performant est actuellement en construction au Chili. C’est sur celui-ci que notre équipe d’enquêteurs du cosmos, emmenée par Pierre Binétruy, travaille actuellement. Ils inventent des composants électroniques qui contrôleront la caméra installée sur le télescope. Ils mettent aussi au point un système informatique capable de décortiquer les énormes quantités d’informations reçues en provenance de l’espace.

    Intérieur du télescope français de HawaïA l’intérieur du télescope français de Hawaï. Lorsqu’il bouge pour regarder le ciel, ce sont 250 tonnes qui se mettent en branle. Avec néanmoins une précision au trois millième de degré prés...
    © CNRS Photothèque/ESO/INSU/VVDS/DOLAG Klaus

    Mais il y a plus fort encore... Afin de mieux surveiller notre univers qui grandit de plus en plus vite, les observations des étoiles mourantes cachées au fin fond du grand cosmos se feront également dans quelques années depuis... l’espace. Une prochaine mission de l’Agence Spatiale Européenne doit en effet mettre en orbite autour de la Terre, un observatoire digne des meilleurs films de science fiction. Son but : déterminer avec précision comment se comporte l’énergie noire et tenter de mieux saisir comment elle précipite la croissance de notre univers.
    De quoi peut-être enfin identifier la véritable nature de la belle inconnue, qui reste aujourd’hui encore une énigme non élucidée...

    A RETENIR :

    • Il existe dans l’univers quelque chose qui accélère la vitesse de sa croissance.
    • On l’appelle énergie noire et elle représenterait près des ¾ du cosmos. - On ignore sa composition.
    • Pour l’étudier, les scientifiques observent et analysent la lumière des étoiles lointaines qui ont explosé.


    Et pendant ce temps-là, les médias font leurs choux gras sur le Depardieu dénationalisé qui voit dans la Russie la plus grande démocratie d'Europe.

    J'ai l'impression de regarder s'exciter des étrons dans une cuvette.

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  • Paul WATSON

    Pour que la France accueille Paul WATSON

    Pour que la France accueille Paul WATSON
    75,000
    64,097

    64,097 personnes ont signé. Atteignons 75,000

    Pourquoi c'est important

    Comité de soutien au Capitaine Paul Watson

    Pour que la France accueille Paul Watson,
    le 1er réfugié politique écologiste



    PAUL WATSON, Fondateur et Président de l’ONG internationale de défense des océans SEA SHEPHERD (Berger de la mer) est actuellement en passe de perdre sa liberté, peut être sa vie.

    Citoyen d’honneur de la ville française de Saint Jean Cap Ferrat et désigné par Times Magazine comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXème siècle, Paul Watson est un activiste investi dans la défense des océans depuis plus de 40 ans. Dans son combat pour les océans, il s’est attiré de puissants ennemis, au plus haut niveau des Etats.

    Paul Watson a été arrêté à Francfort, en Allemagne le 13 mai dernier, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica pour des faits remontant à 2002. Watson avait alors interrompu une opération de pêche illégale aux ailerons de requins dans les eaux du Guatemala (pratique cruelle qui consiste à découper les ailerons de requins et rejeter leurs corps agonisants à la mer). Watson patrouillait alors sous mandat Guatémaltèque. L’année précédente, les braconniers Costa Ricains mis en cause lors de cette opération avaient été inculpés pour pêche illégale au requin dans la Réserve Marine des Galápagos, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité et déclarée Patrimoine en péril par l’Unesco en 2009. Lors de cette opération, Paul Watson n’a blessé personne et n’a endommagé aucun matériel. Il est néanmoins poursuivi par le Costa Rica, dix ans après les faits, pour « mise en danger de la vie d’autrui » alors même que deux juges Costa Ricains successifs avaient déjà prononcé un non lieu à l’époque des faits. Paul Watson fait notamment l’objet d’une notice rouge émise par Interpol qui après l’avoir refusé son inscription dans un premier temps, s’est finalement plié à la volonté du Costa Rica, pays agissant lui même comme « sous-traitant » du Japon.

    Car par delà le cas Costa Ricain, Paul Watson s’est surtout attiré les foudres du Japon- troisième puissance économique mondiale- pour ses interventions répétées depuis 8 ans contre la chasse baleinière Japonaise (chasse qui viole le moratoire international sur la chasse baleinière en vigueur depuis 1986) dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En 2010, Wikileaks révélait dans la presse que des négociations secrètes entre le premier Ministre Japonais et la secrétaire d’Etat américain, Hilary Clinton visaient à priver Sea Shepherd de son statut caritatif afin de l’affaiblir financièrement. Dans ces cables, le Japon, rendait Sea Shepherd directement responsable du faible rendement de sa chasse baleinière et des dizaines de millions de dollars de pertes qui s’ensuivent. (Pour la seule année 2011, 172 baleines furent tuées en Antarctique sur un quota fixé à plus de 1000).


    En octobre 2011, date de l’émission du mandat d’arrêt Costa Ricain contre Paul Watson, le Japon intentait en parallèle une action contre Sea Shepherd devant la Cour Américaine de Justice pour faire interdire les interventions de l’ONG pour la dans sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En mars 2012, le juge américain statua en faveur de Sea Shepherd en rejetant la plainte japonaise.

    Par la suite, un mandat d’arrêt aurait été délivré par le Japon visant des infractions imaginaires qui auraient été commises à l’occasion de la campagne 2010 de Sea Shepherd en Antarctique.

    Les mandats d’arrêt issus par le Costa Rica (et par le Japon) reposent sur des procédures hautement contestables dont la finalité politique ne fait pas de doute.

    Aujourd’hui traqué par la mafia des ailerons de requins, par l’Etat japonais et son allié l’Etat du Costa Rica, Paul Watson est devenu « l’écologiste à abattre ». C’est un symbole, poursuivi pour l’exemple. Alors que 700 militants écologistes ont été assassinés au cours de la dernière décennie1, réduire le Capitaine Paul Watson au silence, c’est envoyer un message de menace très clair à tous les mouvements de résistance écologiste qui luttent péniblement pour sauver ce qu’il nous reste de biodiversité.

    A l’heure où les Nations Unies annoncent la mise en place de l’initiative « Ocean Compact », censée rendre plus efficace la protection effective des Océans, ne laissons pas l’un de leur plus fervents défenseurs être livré aux puissants lobbys qui détruisent impunément la biodiversité marine, mettant ainsi en péril notre avenir et celui de nos enfants.

    Déjà en 1992, le Commandant Cousteau tentait de nous alerter : « Les Océans sont en train de mourir sous nos yeux… ». Vingt ans plus tard, l’océan demeure cette vaste zone de non droit dans laquelle les crimes restent impunis et où se joue pourtant, loin des regards de tous, l’avenir de l’humanité.

    Car par delà la lutte pour la survie des animaux marins, le combat de Paul Watson est à n’en point douter l’une des plus grandes causes humanitaires au monde. Si les océans meurent, nous mourrons tous, s’il est une évidence à laquelle nous ne pourrons échapper, c’est celle là.

    Aujourd’hui, cessons de détourner le regard.

    Nous, soussignés, demandons à ce que la France, terre d’accueil historique tournée vers l’Océan et pays des Droits de l’Homme, s’engage à donner l’asile politique au Capitaine Paul Watson, l’un des plus grands héros écologistes de notre époque.


    Quand l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir.

    site: www.seashepherd.fr

    VOUS POUVEZ SIGNER LA PETITION AVEC CE LIEN

    http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_que_la_France_acceuille_Paul_WATSON/

    MERCI.

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  • Année 2012

    Ce sont les statistiques de visites depuis la création de ce site.

    2009 : novembre et décembre : 578 visites

    2010 : 13354 visites

    2011 : 16509 visites

    2012 : 30514 visites

    Il y a donc eu davantage de visites cette année que dans les deux années précédentes cumulées (+ novembre et décembre 2009)

    Avec l'année 2012, le compte depuis la création du blog est de :

    TOTAL DE VISITES : 60955

    TOTAL DE PAGES LUES : 176 765

    IL Y A 1002 ARTICLES ET 461 COMMENTAIRES.

    Je sais que le travail personnel que je mène ici est indispensable pour moi, une façon d'explorer durablement des notions qui m'importent.

    Très heureux que "vous" veniez y chercher ce qui vous touche.

    Même si tous ces échanges restent virtuels, ils existent dans nos esprits. C'est l'essentiel.

     

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  • La Révolution des casseroles.

    VOILA CE QU IL FALLAIT FAIRE EN 2012
    ET CE QUE NOUS NE FERONS PAS EN 2013...
    Ben, non, "le peuple a voté"...

    ISLANDE : ON PEUT CHANGER LE MONDE !

    Octobre 2008, une poignée de militants d’un genre nouveau, excédée par le comportement des banques et de ses dirigeants politiques, descend dans la rue, s’empare des réseaux sociaux et lance une pétition nationale exigeant leur démission. Par deux fois, le peuple islandais va refuser de payer les dettes des banques privées et dans la foulée, va changer le monde, concevant une sortie de crise démocratique qui tournera résolument le dos aux recettes néolibérales !
    Sur le terrain civique, l'exemple est foudroyant. La mobilisation citoyenne de ce pays que l’on avait transformé en laboratoire néolibéral, va opérer un tournant politique sans précédent, faisant de la démocratie participative l’expression souveraine de sa nouvelle Constitution !
    Chronique d’une révolution européenne, l’ouvrage rend compte de cette expérience unique dans les annales du monde occidental : celle de l’élaboration collective, via les réseaux sociaux, d’une «proposition pour une nouvelle Constitution pour la République d’Islande».
    C’est tout le cheminement des consciences qui nous est offert, une expérience où l’initiative citoyenne fut un modèle de législation par démocratie directe, introduisant une rupture décisive dans l’histoire du développement du principe démocratique.
    Du grand forum national à l’élection d’un Comité Constitutionnel et la mise en place d’une Constituante, une telle maturité politique laisse rêveur… Car tout au long du changement introduit dans la vie politique nationale, c’est assurément un changement des mentalités qui s’est opéré, conduisant à une réflexion collective sur l’identité islandaise, qui aura abouti à la production d’un tableau des valeurs fondamentales de la république islandaise (700 pages), base de la délibération qui a conduit les délégués élus du Comité Constitutionnel à rédiger cette nouvelle Constitution !
    Ce mécanisme, qui était aussi un processus électoral, s’est mis en place dès l’année 2010. Pétitions en ligne, convocation d’un referendum légal, élection d’une Assemblée Constituante (illégale), scrutin au suffrage universel direct, avec au final une représentativité supérieure à celle des parlementaires en titre ! Vingt-cinq élus en sortiront, qui se mettront aussitôt au travail dans la plus grande transparence, publiant toutes leurs discussions, mettant en ligne sur le compte facebook de cette Constituante leurs délibérations, ouvertes jour après jour aux commentaires et suggestions des internautes pour nourrir ce dialogue exceptionnel !
    La Révolution des Casseroles. Chronique d'une nouvelle constitution pour l'Islande, Jérôme Skalski, éditions La Contre Allée, coll. Un singulier pluriel, octobre 2012, 120 pages, 13,50 euros, ISBN-13: 978-2917817117.
    Photo : ISLANDE : ON PEUT CHANGER LE MONDE !

Octobre 2008, une poignée de militants d’un genre nouveau, excédée par le comportement des banques et de ses dirigeants politiques, descend dans la rue, s’empare des réseaux sociaux et lance une pétition nationale exigeant leur démission. Par deux fois, le peuple islandais va refuser de payer les dettes des banques privées et dans la foulée, va changer le monde, concevant une sortie de crise démocratique qui tournera résolument le dos aux recettes néolibérales !
Sur le terrain civique, l'exemple est foudroyant. La mobilisation citoyenne de ce pays que l’on avait transformé en laboratoire néolibéral, va opérer un tournant politique sans précédent, faisant de la démocratie participative l’expression  souveraine de sa nouvelle Constitution !
Chronique d’une révolution européenne, l’ouvrage rend compte de cette expérience unique dans les annales du monde occidental : celle de l’élaboration collective, via les réseaux sociaux, d’une «proposition pour une nouvelle Constitution pour la République d’Islande».
C’est tout le cheminement des consciences qui nous est offert, une expérience où l’initiative citoyenne fut un modèle de législation par démocratie directe, introduisant une rupture décisive dans l’histoire du développement du principe démocratique.
Du grand forum national à l’élection d’un Comité Constitutionnel et la mise en place d’une Constituante, une telle maturité politique laisse rêveur… Car tout au long du changement introduit dans la vie politique nationale, c’est assurément un changement des mentalités qui s’est opéré, conduisant à une réflexion collective sur l’identité islandaise, qui aura abouti à la production d’un tableau des valeurs fondamentales de la république islandaise (700 pages), base de la délibération qui a conduit les délégués élus du Comité Constitutionnel à rédiger cette nouvelle Constitution !
Ce mécanisme, qui était aussi un processus électoral, s’est mis en place dès l’année 2010. Pétitions en ligne, convocation d’un referendum légal, élection d’une Assemblée Constituante (illégale), scrutin au suffrage universel direct, avec au final une représentativité supérieure à celle des parlementaires en titre ! Vingt-cinq élus en sortiront, qui se mettront aussitôt au travail dans la plus grande transparence, publiant toutes leurs discussions, mettant en ligne sur le compte facebook de cette Constituante leurs délibérations, ouvertes jour après jour aux commentaires et suggestions des internautes pour nourrir ce dialogue exceptionnel !
La Révolution des Casseroles. Chronique d'une nouvelle constitution pour l'Islande, Jérôme Skalski, éditions La Contre Allée, coll. Un singulier pluriel, octobre 2012, 120 pages, 13,50 euros, ISBN-13: 978-2917817117.

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  • Le chemin est le but.

     

    Le but n'est pas une fin en soi. Le Soi est sur le chemin.

    C'est sur le chemin que le Soi apprend. Le but n'est qu'une intention et un prétexte.

    Prenons les marins du Vendée Globe. Beaucoup parmi eux savaient qu'ils ne partaient pas pour jouer la première place. Leur victoire est dans l'accomplissement du Tour. Mais la connaissance insérée ne surviendra pas le jour du franchissement de la ligne d'arrivée. Elle survient à chaque instant. 

    Et c'est bien pour cela que certains repartiront encore dans quatre ans. Il s'agira pourtant du même tour. Mais chaque jour en mer sera différent.

    Il en est de même lorsque je monte sur un sommet. Je finirai immanquablement par redescendre. Peut-être même que je reviendrai faire ce sommet dans huit jours. L'objectif n'est qu'un leurre, qu'un prétexte, qu'une mise en marche et c'est chaque pas qui importe, c'est là que je découvre l'intime. Le reste, c'est de l'habillage.

  • Cinéma et littérature

    Pour moi, le problème est le même qu'en littérature.

    Les buzz médiatiques ne couvrent que des grosses productions, avec des stars.

    Mais quand les scénarios sont totalement indigents, le casse pipe est au bout et TANT MIEUX. On peut en déduire, avec une once d'optimisme, que les spectateurs ne sont pas des bourrins qu'on mène à la cravache médiatique.

    Dans la réalité, malheureusement, on comprend avec le deuxième article, que ces échecs commerciaux s'expliquent également avec les cachets astronomiques de ces stars.

    C'est le système qui s'auto-détruit en quelque sorte.

    Même constat en littérature. Les bulldozers ne drainent plus la masse et on parle d'une crise de la littérature. FAUX. Il s'agit d'une crise créée de toute pièce par ces médias qui courtisent les stars pour vendre leurs articles et qui délaissent l'immense création littéraire qui restera dans l'ombre. La qualité existe mais elle n'est pas montrée.

    Même massacre au cinéma. Les films de talent existent.

    On ne voit que ce qui est montré.

    Pour le reste, il faut chercher soi-même.


    2012 : le cinéma français déçoit

    Le cinéma français n’a pas réitéré ses records atteints lors de l’année 2011. Loin de là. Les chiffres de la fréquentation pour l’année 2012 dépasse de peu les 200 millions d’entrées.

    Le Centre national du cinéma (CNC) publiera ses comptes définitifs le 2 janvier mais, d’ores et déjà, après quatre années consécutives de croissance de la fréquentation et une année 2011 exceptionnelle avec 217 millions d’entrées, 2012 s’inscrit en recul de 5 % à un niveau légèrement au-dessus de 200 millions d’entrées. Si, en 2011, Intouchables, The Artist ou Polisse avaient accaparé le box-office, la part de marché des films français demeure, cette année, élevée, avec près de 40 % des entrées, ce qui constitue le meilleur résultat européen. En 2012, les films français réalisent plus de 80 millions d’entrées* avec des succès comme Sur la piste du Marsupilami (5,3 millions), Le Prénom (3,3 millions), Taken 2 (2,9 millions). En revanche, pour La vérité si je mens 3 (4,6 millions), Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté (3,7 millions), Les Seigneurs (2,7 millions), les entrées, bien que considérables, ne sont pas à la hauteur des budgets engagés. Sans parler d’un automne très terne avec des déceptions comme Stars 80 (1,8 million), Un plan parfait (1,2 million), Pamela Rose (270.000), et des échecs comme Nous York (614.000) ou Do not disturb (105.000 au terme de deux semaines d’exploitation).

    On peut s’interroger sur la qualité des scénarios. Et également, comme le dénonce Vincent Maraval dans l’édition du Monde de vendredi, sur le salaire exorbitant des acteurs. Dans une lettre ouverte, le fondateur de la société de distribution Wild Bunch s’étonne que les stars nationales exigent des cachets "allant de 500.000 à 2 millions d’euros", alors que, dès qu’elles travaillent aux États-Unis, elles se contentent de "50.000 à 200.000 €". "Pourquoi, par exemple, Vincent Cassel tourne-t-il dans Black Swan pour 226.000 € et dans Mesrine pour 1,5 million d’euros?" Et Vincent Maraval d’ajouter que Dany Boon "s’apprête aujourd’hui à attaquer son nouveau film, Hypercondriaque, pour lequel on parle d’une somme proche de 10 millions d’euros"…

    * Source Le Film français et CNC


    L'année du cinéma français est un désastre. Pendant que Gérard Depardieu fait l'actualité et que les ministres rivalisent d'esprit pour en faire le scandale du moment et dénoncer son exil fiscal à 2 kilomètres de la frontière d'un pays dont il ne se sent "plus faire partie", personne ne parle du cinéma français. Or tous les films français de 2012 dits importants se sont "plantés", perdant des millions d'euros : Les Seigneurs, Astérix, Pamela Rose, Le Marsupilami, Stars 80, Bowling, Populaire, La vérité si je mens 3, etc.

    Pas un film, sauf peut-être Le Prénom, pour gommer ce que toute la profession sait pertinemment, mais tente de garder secret : le cinéma français repose sur une économie de plus en plus subventionnée. Même ses plus gros succès commerciaux perdent de l'argent.

    EXCEPTION CULTURELLE

    Constat unanime : les films sont trop chers. Après les films des studios américains, la France détient le record du monde du coût moyen de production : 5,4 millions d'euros, alors que le coût moyen d'un film indépendant américain tourne autour de 3 millions d'euros. Ce coût moyen ne baisse jamais, alors qu'il y a toujours plus de films produits, que le marché de la salle stagne, que la vidéo s'écroule et que les audiences du cinéma à la télévision sont en perpétuel déclin face à la télé-réalité et aux séries.

    Mais alors, pourquoi s'émouvoir ainsi sur le cas Depardieu ? Pourquoi ce déchaînement médiatique et politique ? Sans doute parce qu'il y a là un vrai scandale d'ordre plus général. On le sait, l'époque aime les cas particuliers. Mais le scandale qui nous intéresse les dépasse largement. Il est d'ordre systémique. On peut s'étonner de voir nos ministres s'en laver les mains.

    Pourquoi si peu de voix s'en saisissent-elles dans le milieu du cinéma ? Parce qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil ? Que Delon, Hallyday et autres agissent de même depuis longtemps ? Dany Boon, par exemple, ce chantre de la France profonde qui vit à Los Angeles, obtient des sommes qui laissent un Gérard Depardieu sur le carreau, ratatiné. 3, 5 millions d'euros pour Le Plan parfait, dont les entrées ne seront pas suffisantes pour payer son salaire ! Un million pour quelques minutes dans Astérix, film qui fait exploser le ratio entrées/cachet/minute à l'écran...

    MIRACLE DU SYSTÈME DE FINANCEMENT

    Malgré ses récents échecs, grâce au miracle du système de financement du cinéma français, Dany Boon s'apprête aujourd'hui à attaquer son nouveau film, Hypercondriaque, pour lequel on parle d'une somme proche de 10 millions d'euros. Ce texte ne se transformera pas en lettre de dénonciation, je ne nommerai que ceux qui ont fait leur coming out fiscal. Mais ils sont nombreux, qui se disent à gauche, dénoncent les injustices, mais au fond n'en voient qu'une seule : leur niveau d'imposition.

    Mais pourquoi, au fond, les acteurs seraient-ils pires que les sportifs ? Parce que leur carrière est potentiellement plus longue ? Non, le seul scandale, le voilà : les acteurs français sont riches de l'argent public et du système qui protège l'exception culturelle. A part une vingtaine d'acteurs aux Etats-Unis et un ou deux en Chine, le salaire de nos stars, et encore plus le salaire de nos moins stars, constitue la vraie exception culturelle aujourd'hui.

    Pourquoi est-ce qu'un acteur français de renom, qu'il se nomme Vincent Cassel, Jean Reno, Marion Cotillard, Gad Elmaleh, Guillaume Canet, Audrey Tautou, Léa Seydoux, touche pour un film français - au marché limité à nos frontières - des cachets allant de 500 000 à 2 millions d'euros, alors que, dès qu'il tourne dans un film américain, dont le marché est mondial, il se contente de 50 000 à 200 000 euros ? Pourquoi, par exemple, Vincent Cassel tourne-t-il dans Black Swan (226 millions d'euros de recettes monde) pour 226 000 euros et dans Mesrine (22,6 millions d'euros de recettes monde) pour 1,5 million d'euros ? Dix fois moins de recettes, cinq fois plus de salaire, telle est l'économie du cinéma français.

    Savez-vous que Benicio Del Toro, pour le Che, a touché moins que François-Xavier Demaison dans n'importe lequel des films dans lesquels il a joué ? Que Marilou Berry, dans Croisière, touche trois fois plus que Joaquin Phoenix dans le prochain James Gray ? Que Philippe Lioret touche deux fois plus que Steven Soderbergh et sept fois plus que James Gray ou Darren Aronofsky ? Pourquoi s'en priveraient-ils ?

    Et pourquoi Depardieu est-il le salaud ? Lui qui fait Mammuth gratuitement pour permettre au film d'exister et propose de faire la même chose pour DSK de Ferrara. Pourquoi Vincent Cassel, qui met son argent et son énergie au service de jeunes talents comme Kim Chapiron ou Romain Gavras, serait-il plus coupable que le système ?

    DES ÉCHECS ÉCONOMIQUES

    L'explication, jamais le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) ni la ministre ne l'ont fournie : la subvention directe dont jouit le cinéma français (chaînes publiques, avances sur recettes, aides régionales), mais surtout la subvention indirecte (l'obligation d'investissement des chaînes privées). Voilà pourquoi tous les échecs de 2012 mentionnés ci-dessus n'ont guère ému la profession, et que ceux-ci n'ont pas suscité d'articles de fond. Et pourtant, rendez-vous compte ! Sur le top 10 des films d'une économie qui en concerne 220, un seul est rentable !

    Il est vrai, les scores de ces films ne sont pas honteux : 6 millions d'entrées pour le Marsupilami, 4 millions pour Astérix ou La Vérité si je mens, 3 millions pour Les Seigneurs, 2 millions pour Stars 80, 1 million pour Populaire... Ils sont même bons dans l'absolu, et il est probable que le niveau d'entrées 2012 ne va guère baisser par rapport à 2011, la fameuse année d'Intouchables. Mais ce sont tous des échecs économiques parce qu'ils coûtent beaucoup trop cher.

    Astérix, à 60 millions d'euros, a le même budget qu'un film de Tim Burton. Voilà qui laisse rêveur... Stars 80 plus cher que The Hangover ou Ted. Ça laisse pantois... Et tout autant Populaire, plus cher que Black Swan ou Le Discours d'un roi ! La responsabilité de cette situation n'est pas à chercher, hélas ! dans une supposée incompétence de nos producteurs, mais dans ce que les Américains appellent le "above the line " ("la surévaluation"), les cachets qui font de nos talents, inconnus au-delà de nos frontières, les mieux payés du monde.

    Mais à quoi servent de tels cachets si les résultats ne se matérialisent pas en recettes économiques ? En réalité, ils permettent d'obtenir le financement des télévisions. Black Swan se finance sur le marché. Il n'y a dans son financement aucune obligation, aucune subvention, l'acteur est donc payé pour ce qu'il vaut, 226 000 euros. Mesrine, en revanche, a besoin de ce financement pour exister, ce qui explique que l'acteur se retrouve avec un pouvoir de vie ou de mort sur le projet, et ce en fonction de sa valeur télé. Il réclame donc sa part du gâteau. Lui sera payé entre 1 et 1,5 million d'euros. Qui peut l'en blâmer ? Cela devrait vouloir dire qu'il touche là le fruit de sa notoriété sur le marché télévisuel. Sauf que le cinéma enregistre des contre-performances à la télévision. Sans les obligations légales issues de notre système public de financement, il y a bien longtemps que "Les Experts" et la "Star Ac" auraient réduit à néant les cases "Cinéma" des chaînes de télévision.

    JETÉ À LA VINDICTE PUBLIQUE

    Est-ce à l'individu qu'il revient de "réguler" le système sous peine d'être jeté à la vindicte publique comme Gérard Depardieu ou est-ce au CNC et à son ministère de tutelle de le faire ? A l'heure où François Hollande veut que les patrons des grandes entreprises publiques limitent leurs salaires, laissera-t-on les "hauts salaires" du cinéma gagner plus qu'ils ne valent, et ce grâce à de l'argent public, à un système unique, exceptionnel de financement ? Est-il normal qu'un Daniel Auteuil, dont les quatre derniers films représentent des échecs financiers de taille, continue à toucher des cachets de 1,5 million d'euros sur des films coproduits par France Télévisions ?

    Le fameux système d'aide du cinéma français ne profite qu'à une minorité de parvenus. Mais jamais cela ne provoquera un scandale aussi retentissant que l'exil fiscal de Gérard Depardieu. Les miettes que laisse ce système réduisent en effet au silence ceux dont le rôle serait de pousser l'analyse.

    Une idée simple : limitons à 400 000 euros par acteur - et peut-être un peu plus pour un réalisateur -, assorti d'un intéressement obligatoire sur le succès du film, le montant des cachets qui qualifient un film dans les obligations légales d'investissement des chaînes de télévision. Qu'on laisse à Dany Boon un cachet de 10 millions d'euros, si telle est véritablement sa valeur marchande. Mais alors que ce soit en dehors de ces obligations. Et redonnons ainsi à notre système unique et envié sa vertu en éliminant ses vices.

    Le catalogue de Vincent Maraval

    Wild Bunch, créée en 2002, détient un catalogue de plus de 1 700 films. Plusieurs films distribuésou vendus par Wild Bunch ont reçu des distinctions : "The Artist", de Michel Hazanavicius (Oscars, 2012),"La Part des anges", de Ken Loach, (Festival de Cannes, 2012),"Mr Nobody", de Jaco Van Dormael (Mostra de Venise, 2009), "La Saveurde la pastèque", de Tsai Ming-liang (Berlinale, 2005)

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  • Le réseau TYLER

    FORMIDABLE PROJET.


    Les Anonymous annoncent le lancement de TYLER

    La désormais célèbre communauté "hacktiviste" des Anonymous a publié une vidéo annonçant le lancement de l'opération Tyler, partie intégrante du "Project Mayhem 2012", un WikiLeaks amélioré chargé de lutter contre la corruption et de promouvoir les libertés individuelles.

    "Il est maintenant venu le temps d'agir". C'est en ces mots que la mystérieuse voix numérique des Anonymous annonce la mise en place d'un WikiLeaks amélioré baptisé Tyler. Décrit par le collectif comme une forme de protestation contre, notamment, le gouvernement des États-Unis et son Cybersecurity Act de 2012, Tyler devrait contribuer à la lutte contre les projets de loi de censure et plus largement contre la confiscation des libertés individuelles. Les "meilleurs hacktivistes et codeurs mais aussi les crypto-anarchistes, les cyber-punks, ou encore les militants des droits de l'Homme" sont ainsi invités à collaborer et à se joindre au brainstorming des cyber-activistes qui devrait permettre à Tyler de se développer dans les meilleures conditions.

    Pensé pour résister à la censure

    Massivement distribué et décentralisé à la manière de Wikipedia ou des réseaux Peer-to-Peer, Tyler devrait bénéficier d'une forte protection contre la censure et passer outre les pressions extérieures pour - peut-être - triompher là ou WikiLeaks avait échoué. En d'autres termes et selon la vidéo, "Tyler devrait être un WikiLeaks gonflé aux stéroïdes"  avec comme but de rassembler le plus grand nombre possible d'informations sensibles relatives aux affaires de corruption et de fraude au niveau mondial. 

    A compter du 5 novembre prochain, à la veille de l'élection présidentielle américaine, les internautes sont encouragés à récolter le plus d'informations possible et à les télécharger sur le service. Les informations devraient quant à elles être accessibles entre le 12 et le 21 décembre 2012.

    Notons par ailleurs que le nom de cette opération intégrée au Project Mayhem, Tyler, est inspiré du personnage de Tyler Durden joué par Brad Pitt dans le film Fight Club et dans lequel il est l'instigateur du Project Mayhem, censé lutter contre la société de consommation et la corruption.

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  • La loi

    EFFROYABLE.

    Le cas de cette jeune femme et de toutes celles qui subissent en Inde et dans le monde, les mêmes abominations.

    Le fait que les gens se plaignent que les dirigeants ne soient pas assez sévères est totalement légitime. Aucun gouvernement ne DOIT tolérer cette violence faite aux femmes.

    Mais ce qui est terrifiant, à mes yeux, c'est que la loi fasse office de garde fou, qu'elle devienne le seul barrage.

    Les lois sont à la mesure de la dégradation des humains.

    Il est interdit de violer, interdit de tuer, interdit de torturer, interdit de porter atteinte à la personne.

    Fallait-il donc que ça soit écrit dans un texte de lois ?

    C'est ça, aussi, que je trouve effroyable...

    Et il semblerait, pourtant, que nous soyons une espèce évoluée...


    La victime du viol de New Delhi meurt à Singapour

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8NS90420121229?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0

    samedi 29 décembre 2012 05h27
     

    (Actualisé avec mesures de sécurité, déclarations §§5,9,10)

    par Kevin Lim et Eveline Danubrata

    SINGAPOUR/NEW DELHI, 28 décembre (Reuters) - La jeune femme dont le viol en bande organisée à New Delhi a provoqué un mouvement de colère et d'indignation en Inde est décédée vendredi à l'hôpital de Singapour où elle avait été transférée au lendemain de Noël.

    "Nous sommes très peinés d'annoncer que notre patiente s'est éteinte paisiblement à 04h45 locales (16h45 GMT). Sa famille ainsi que des représentants de la Haute-Commission de l'Inde (ambassade) étaient présents à son chevet", a déclaré dans un communiqué Kelvin Loh, directeur de l'hôpital Mount Elizabeth.

    Âgée de 23 ans, cette étudiante en médecine a été sauvagement agressée et violée le 16 décembre pendant près d'une heure à l'intérieur d'un minibus. Ses agresseurs l'ont ensuite jetée du véhicule en marche.

    La sauvagerie du viol dont elle a été la victime a déclenché à New Delhi un mouvement de protestation et de dénonciation des violences faites aux femmes.

    Par crainte de nouvelles manifestations, les autorités de New Delhi ont fermé des stations de métro et interdit à la circulation le quartier du centre ville, théâtre de la protestation ces derniers jours.

    Les manifestants, qui ont affronté parfois durement les forces de l'ordre, ont réclamé un renforcement des moyens mis en oeuvre pour assurer la sécurité des femmes dans une ville où, en moyenne, un viol est signalé à la police toutes les dix-huit heures.

    Les médecins singapouriens avaient auparavant indiqué qu'elle souffrait d'un important traumatisme cérébral et "luttait contre la mort". Elle avait été victime d'un arrêt cardiaque et d'infections pulmonaire et abdominale.   

    MALAISE GÉNÉRAL"

    Le Premier ministre Manmohan Singh a déclaré samedi être profondément attristé par la nouvelle de la mort de la jeune femme et a exprimé son souhait que les "émotions et énergies" déclenchées par l'événement soient utilisées de manière "constructive".

    La ministre en chef de l'État de Delhi, Sheila Dikshit, a quant à elle exprimé son dégoût.

    "C'est un moment honteux pour moi, non seulement en tant que ministre en chef mais également en tant que citoyenne de ce pays."

    Pour beaucoup d'observateurs politiques, de sociologues et de manifestants, le viol de la jeune femme a été un élément déclencheur, les Indiens considérant que le gouvernement délaisse les questions économiques et sociales.

    "Les gens ne réagissent pas juste à un viol. Ils réagissent face à un malaise général, à leur frustration concernant les dirigeants. Ils ont le sentiment que ceux-ci sont complètement déconnectés", explique l'analyste politique Neerja Chowdhury.

    New Delhi est la ville d'Inde où les crimes sexuels sont les plus fréquents.

    Un viol y est enregistré toutes les 18 heures par la police et 24.206 agressions sexuelles ont été rapportées cette année, une hausse de 9,2% par rapport à 2011. 

     
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    Mais la brutalité de l'agression du 16 décembre a déclenché les plus importantes manifestations depuis des rassemblements contre la corruption qui avaient fragilisé le gouvernement du Premier ministre, il y a un an et demi.

    Depuis ce viol collectif, les autorités ont promis un renforcement des patrouilles pour assurer la sécurité des femmes rentrant du travail ou de quartiers animés, une hausse du nombre de bus de nuit et la mise en place de comparutions rapides en justice dans les cas de viols et d'agressions sexuelles.

    Mais les manifestants attendent des mesures plus appropriées et un engagement ferme du gouvernement contre les agressions sexuelles. (Devidutta Tripathy, Ross Colvin; Henri-Pierre André, Jean-Loup Fiévet et Agathe Machecourt pour le service français)


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