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  • L'âme de la mer.

    Plaidoyer pour l'âme de la mer

    L'océan est un mot magique qui fait rêver, or il s'agit d'un monde que nous connaissons encore très peu. Les dauphins et les requins ont beaucoup à nous apprendre si on ose les approcher et les observer. Rencontre avec Frédérique Pichard et Pierre Frolla, deux aventuriers de la mer.
    © Underwater Project
    Alors que les océans représentent quasiment les trois quarts du globe terrestre, et que nous avons tendance à exploiter ses ressources, que savons-nous réellement des espèces qui les peuplent ? Ces animaux marins auraient-ils des enseignements à nous transmettre ?

    Les dauphins et l’ouverture du cœur


    « Ce dauphin a plongé son regard dans le mien et cela a été incroyable. Quand je suis sortie de l'eau, j'ai pleuré pendant plusieurs minutes. Cet œil, cette profondeur de regard m'a emmenée dans mes propres profondeurs, comme si une mémoire était ravivée dans quelque chose d'infini et de très fort » raconte Frédérique Pichard, fondatrice de l’Institut Dony, près de trente ans après cette rencontre qui a bouleversé sa vie. A cette époque, elle est accompagnatrice de groupes de voyages et commence à observer le comportement des dauphins vis-à-vis des touristes. Elle s’aperçoit alors qu’ils se conduisent différemment avec chaque individu, comme si « ils étaient miroirs de qui nous sommes dans l’instant présent ».

    Plusieurs années passent, et alors qu'elle s'apprête à s'installer en République Dominicaine, elle entend parler d'un dauphin libre et sauvage, aperçu au large des côtes de Royan. Guidée par son intuition, elle décide d'aller à sa rencontre avec sa fille, alors âgée de six ans. Après s'être mises à l'eau tout doucement, c'est finalement Dony qui est venu à leur rencontre : « C'était comme si j'avais retrouvé un de mes amis que je n'avais pas vu depuis longtemps » explique-t-elle. Aux côtés de ce dauphin ambassadeur – un dauphin qui se détache ponctuellement de son groupe pour venir au contact des humains – elle vit « un voyage de la conscience » lui donnant l'impression d'être ramenée au monde originel dans un état de plénitude et de sérénité. A l’époque, Frédérique Pichard se forme à la relaxation spécialisée en visualisation créatrice. Une technique consistant à imaginer et à ressentir un état d’être de façon à augmenter les chances qu’il s’accomplisse. Dans ce cadre, elle entraîne son cerveau à émettre des ondes alpha permettant d’être dans un état proche de celui dans lequel nous nous trouvons lorsque nous méditons. Un état de relaxation naturel chez les dauphins qui nous aiderait, à leur contact, à nous reconnecter à notre véritable essence, d’après Frédérique Pichard. Elle le sent, elle a trouvé son « maître » et confie « j’ai tout de suite senti que Dony était venu m’apprendre quelque chose ». Ainsi, régulièrement, le soir après son travail, elle part à la rencontre de Dony pour partager des moments avec lui. Pour le retrouver, elle lui donne tout simplement rendez-vous … par télépathie : « Pendant deux ans, je donnais mes rendez-vous à Dony, à telle heure, tel endroit, et à chaque fois, il était là ». Et même si cette mère de famille a pu observer cette façon de communiquer chez ses jumeaux, la télépathie reste pour elle extraordinaire. Elle aime d’ailleurs plaisanter : « Avec les dauphins, nul besoin de portable ni d’internet ! ».

    De ces différentes rencontres, Frédérique Pichard en a retiré des enseignements. Au plus profond de ses cellules, elle a ressenti des messages qu’elle a traduits et notés à sa sortie de l’eau. D’après elle, les dauphins permettent aux humains de reprendre contact avec « cette conscience de la nature et du vivant » souvent oubliée. Chaque dauphin aurait un message particulier pour chacun. Selon elle, les personnes qui ont la chance de nager avec des dauphins sont souvent profondément bouleversées par cette rencontre : « Elles sont touchées au cœur. Elles retrouvent cette dimension d'amour, d'ouverture qui leur permet d'aller plus loin dans la compréhension de l'univers ». Et si elle insiste sur le fait que « ce n'est pas le dauphin qui va tout guérir », elle ajoute que « l'un des messages fondamentaux des dauphins est de prendre conscience du potentiel infini et extraordinaire que l'on a à l'intérieur de soi ».


    Les requins : de la peur à la passion


    Alors que la plupart d’entre nous sommes effrayés par les requins et paralysés à l’idée de pouvoir se retrouver un jour nez à nez avec l’un d’entre eux, certaines personnes décident d’affronter leur peur.
    Quadruple recordman du monde d’apnée, Pierre Frolla, traumatisé par le film Les Dents de la Mer, a longtemps vécu un « paradoxe ». Alors qu’il devait plonger tous les jours pour s’entraîner, sa peur des requins l’empêchait de progresser. Il a alors décidé d’aller à leur rencontre. Très vite, à leur contact, il se rend compte que « les requins se comportent comme d’autres poissons que l’on a l’habitude de rencontrer. Curieux, ils viennent près de nous pour nous sentir ». Ses craintes laissent place à la curiosité et à l’admiration : « lorsqu’il est proche de nous, nous réalisons à quel point cet animal, qui est au sommet de la chaîne alimentaire, est puissant et plein d’énergie. C’est le patron de la mer, mais lui ne le sait pas et c’est ce qui est intéressant. Nous sentons plutôt un animal craintif et peureux » témoigne Pierre Frolla, fasciné par l’aspect majestueux de l’animal. Pour cet amoureux de la nature, les requins sont « ses meilleurs compagnons de plongée ». Ils sont d'une fidélité incroyable, explique-t-il : « dès lors que nous nageons au milieu des requins, ils ne vont cesser de nous accompagner du début à la fin de notre plongée. Avec d’autres plongeurs, il nous est arrivé de dériver sur plus de 14 kilomètres et d'avoir toujours les mêmes requins qui tournaient autour de nous et restaient avec nous ».


    © Copyright: David Sirour

    Curiosité, sentiment de sécurité, ou tout simplement l’espoir d’obtenir de la nourriture pêchée, pour Pierre Frolla, il existe bel et bien plusieurs hypothèses expliquant ce comportement. Dans tous les cas, il est impossible de nier cette fidélité. Il a même pu vivre des moments exceptionnels avec eux : « il y a eu des rencontres fortuites avec des grands requins blancs ou des requins tigres où j’ai eu la chance de pouvoir les attraper par la nageoire dorsale et « danser » avec eux ». Conscient de ces rencontres extraordinaires, Pierre Frolla aime rappeler que « le requin est un animal qui se mérite » parce qu’il faut « avoir le courage de se présenter à lui et faire preuve d’humilité pour que cet animal puisse venir au plus près de soi et pouvoir ainsi évoluer en paix et en harmonie avec lui ». De ces différentes plongées avec les requins, il en a retiré plusieurs leçons qu’il applique dans sa vie personnelle et transmet à ses élèves au sein de l’Ecole Bleue. Cette académie de la mer a entre autres pour objectif de sensibiliser les personnes à la beauté mais aussi à la fragilité du monde marin et de ses occupants, et d’affronter ses peurs : « aller à la rencontre des requins m’a permis de me rendre compte que tant que nous ne connaissons pas les choses, nous ne pouvons pas les juger. Nous avons principalement peur de l’inconnu. Mais dès lors que nous connaissons et maîtrisons les choses, elles ne nous font plus du tout peur ».

    Découvrez l'Institut Dony, qui étudie et protège les dauphins ambassadeurs
    Et l'Ecole Bleue (Académie de la Mer)

    Dauphins ambassadeurs, Messagers de la mer, Frédérique Pichard, Claude Thomas
    Democratic Books (Novembre 2010 ; 156 pages)



    Pirate des abysses, Pierre Frolla
    Editions du Rocher (Décembre 2011 ; 136 pages)


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  • Tout le mal est là.

    Le savoir et la compréhension sont deux choses tout à fait différentes.

    Seule, la compréhension peut mener à l'être.

    Le savoir est au service de l'avoir. Il n'est qu'une présence passagère, comme une matière putrescible.

    L'enseignement n'apprend aux enfants qu'à emmagasiner s'il ne prône que l'avoir. C'est une course à la surenchère.

    "Moi, je possède plus que toi." Société de consommation qui somme les cons de lui obéir.

    Un nouveau savoir chasse l'ancien, comme l'ipod 324 chassera le modèle 323.

    Le savoir aura permis d'établir une hiérarchie dans la capacité des individus à absorber les données comme un ivrogne se remplit. L'ivresse est douce, elle annihile les douleurs de cet être qui est plus vide que le néant.

    La compréhension.

    Elle s'installe lorsque les individus qui s'attellent au savoir entreprennent simultanément une observation interne des phénomènes générés par la difficulté liée au travail d'acquisition : toutes les émotions, le doute, la peur, le stress, l'estime de soi, la prétention, la volonté, l'opiniâtreté, le découragement, les intentions avouées, les intentions cachées, tout ce qui relève de l'existentiel et non du cognitif.

    Le bonheur n'est pas dans l'obtention d'une note ou d'un diplôme mais dans la compréhension de soi, dans cette connaissance dont on ne parle pas aux enfants.

    Et c'est la cause essentielle du désastre.

    Quand on a gavé pendant des années des individus qui se cherchent, jusqu'à leur donner le sentiment que ces connaissances sont une raison supplémentaire à leur perdition, il est vain de vouloir les maintenir dans un système qui les égare.

    Tant qu'on ne prendra pas en considération la dimension existentielle de l'enseignement, on oeuvrera à la construction d'une société où cohabiteront des individus éteints, consuméristes, matérialistes, immatures, compétitifs, et quelques individus révoltés...Ceux-là représentent l'espoir d'un monde humain. Les premiers resteront les machines dont le système se nourrit. 

  • Coca Cola et la formule secrète

    Olivia Mokiejewski est « accro » au Coca-Cola depuis 25 ans. Elle en a bu près de 7 000 litres, 20 000 canettes. Comme les milliards de consommateurs du célèbre soda, elle ignore ce qu’elle boit exactement depuis tant d’années.

    La recette du Coca-Cola est un secret industriel, quasi militaire, jalousement gardé. D’après la marque rouge et blanche, deux personnes seulement dans le monde connaitraient la liste des ingrédients. Pourquoi tant de mystère autour d’une simple boisson sucrée ? Que cache-t-il ? Doit-on se méfier de la boisson la plus consommée sur la planète ? Olivia Mokiejewski a décidé de s’attaquer à la face cachée de la marque la plus puissante du monde et de partir à la recherche de cette fameuse formule secrète…quitte parfois à passer pour une emmerdeuse !

    Dans la collection « L’Emmerdeuse » incarnée par Olivia Mokiejewski.
    Un documentaire d’Olivia Mokiejewski
    Réalisé par Romain Icard.
    Produit par Nilaya productions.
    Avec la participation de France Télévisions.

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  • Les phrases de l'Histoire

    Pas un personnage très fréquentable mais là, il avait parfaitement raison...


    "Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain."
    - Napoléon Bonaparte -


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  • Revue : INEXPLORE

    INEXPLORÉ


    Enfin, une revue à laquelle j'adhère TOTALEMENT.






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    A découvrir sur le site
    Nous avons tous peur de la mort… Et nous allons tous
    Le monde est en train de changer. Et si l’altruisme,

    Au sommaire du numéro #14

    46 - DOSSIER
    Communiquer avec la nature
    Nous vivons coupés de la nature, et nous en avons la nostalgie. Pourtant, cette séparation n’existe que dans nos têtes ; nous sommes beaucoup plus proches d’elle que nous le croyons. Nous faisons partie de cette nature vivante, intelligente : l’observation nous apprend que les animaux et les plantes savent ce que nous pensons, ce que nous allons faire, réagissent en conséquence, et parfois pressentent avec justesse ce qui va se produire. Et si l’on pouvait communiquer avec la nature ?
    48 – DOSSIER
    Rétablir le contact
    Retrouver l'expérience sensorielle de la nature


    50 – DOSSIER
    L'intelligence des animaux
    Quand la science s'étonne de certains comportements des animaux

    54 – Dossier
    Ces plantes qui nous ressentent
    Et si le monde végétal n'était pas aussi inerte qu'on l'imagine ?


    60 – DOSSIER
    Des plantes qui enseignent aux humains
    A la rencontre des plantes qui « parlent » aux chamanes


    64 – DOSSIER
    Ils vivent la nature
    Portraits d'homme et de femme engagés


    74 – DOSSIER
    Une autiste dans la tête des animaux
    Temple Grandin comprends le ressenti des animaux


    78 – DOSSIER
    Interview de Rupert Sheldrake
    La nature est consciente


    6 – ENTRETIEN
    Rencontre avec Amélie Nothomb
    L'écrivaine nous confie une part très personnelle de sa vie, traversée d'expériences extraordinaires

    12 – TÉMOIGNAGES
    Vos expériences extraordinaires

    16 – CINQ QUESTIONS A...
    Corine Marienneau

    18 – SOCIETE
    Des perceptions en évolution
    Sommes-nous en train de devenir extrasensibles ?

    20 – CONFIDENCES
    Bernard Werber

    22 – Un autre regard
    L’actu science, culture et médecine

    30 – Energie
    Entrez dans la danse
    La Danse des 5 rythmes s'installe progressivement en France

    36 – Médecine
    Les médecins et les esprits
    Au Brésil, des hopitaux proposent à leurs patients les services des médiums

    40 – Entretien Psy
    Retour aux racines du soin
    avec Pierre Coret

    La variété des approches thérapeutiques est-elle sous-estimée en France ?

    84 – Thérapie
    Hypnose : un outil en vogue
    Un outils décrypté, loin des idées reçues

    88 – Portrait
    Stanislav Grof
    Le psychiatre aux mille visions




    94 – Le coin du psy
    EMI, la part d'ombre
    Les expériences de mort imminente font parfois peur

    100 – Pratique
    Les accords toltèques

    108 – Livres
    La sélection d’Inexploré
    Mais aussi : Interview avec Corine Sombrun

    114 – Le mot de la fin
    Ervin Laszlo





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    Pour cela l’INREES s’appuie sur un questionnement scientifique rigoureux tout en gardant à l’esprit, comme le soulignent d’ailleurs les scientifiques eux-mêmes, que les connaissances que nous possédons sur la nature de la réalité sont limitées En savoir plus »

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  • Ils me font grandir

    Je les aime tellement les enfants. Ceux de ma classe, ceux que j'ai eus, ceux que j'aurai.

    C'est eux qui me font grandir. C'est eux qui me poussent à comprendre, à analyser, à autopsier, à ausculter, jusqu'au tréfonds, à saisir chaque parole, chaque geste, chaque posture, chaque regard, chaque attitude, à être présent, conscient, constant, lucide, attentif, patient, aimant.

    Je les aime. Ils me grandissent, ils me poussent vers le haut, vers la conscience la plus aiguë, la plus vive, la plus heureuse, jusqu'à en rire.

     

    Aujourd'hui.

    "Y" avait allumé un MP3 dans sa poche, pendant un cours, il écoutait de la musique et ses voisins l'entendaient aussi. A la sonnerie,  "K" est venu me le dire. J'ai confisqué le MP3 et après la récréation "K" est venu me dire que d'autres enfants le "traitaient" de "balance".

    Discussion. Parce que chaque occasion est un retour à l'essentiel, à la dimension existentielle.

    On a d'abord clarifié ce qui relève de l'ordre existentiel et de l'ordre scolaire.

    Quand doit-on dénoncer quelque chose, ou quelqu'un ?

    Repère historique. Les Résistants et les collaborateurs.

    Les collaborateurs avaient-ils raison de dénoncer des Résistants ?

    Comment identifier ce qui relève de la conscience morale et ce qui relève de l'intérêt ?

    Pourquoi "Y" avait-il allumé son MP3 ? Je lui pose la question et il répond, gêné qu'il ne sait pas. Je lui demande d'observer les émotions qui étaient en lui à ce moment-là, que je ne le gronde pas, que je ne vais pas le punir mais qu'il est important qu'il comprenne ce qui s'est passé en lui. Il finit par dire que ça lui faisait envie, que ça lui faisait plaisir.

    -Pourquoi est-ce que ça te faisait plaisir ?

    -Parce que je faisais quelque chose d'interdit.

    -Tu te sentais fort ?

    -Oui, c'est ça.

    -Imagine maintenant qu'en toi, il y a une balance avec deux plateaux. D'un côté, il y a le plaisir et de l'autre la conscience morale, ce qui te dit que ce que tu fais est interdit. Pourquoi est-ce que le plateau du plaisir est devenu le plus lourd, pourquoi est-ce que ce plaisir l'a emporté sur la conscience morale ?

    -Parce que ça amusait les autres, que moi, je me sentais le plus malin.

    L'importance du poids des regards, de l'influence, du courant qu'on ne maîtrise plus et qui nous emporte.

    On en vient à parler de la mort d'un de mes anciens élèves. Il s'est tué en scooter en faisant "le malin" devant les autres. Il se sentait fort, sans doute... L'importance de l'observation de nos actes, de la source et de leurs conséquences. Qui est responsable ? Quand doit-on se retirer d'une situation ? Qu'est-ce qui nous alerte ?

    La balance était déséquilibrée, le plaisir immédiat était le plus fort. Plus aucune observation intérieure.

    Beaucoup, beaucoup d'émotions dans la classe, des silences et des paroles qui fusent. D'autres situations, d'autres histoires, tout ce que les enfants portent qui jaillit comme un torrent, je prends conscience, encore une fois, de tout ce qu'ils gardent en eux, de tout ce qu'ils devraient pouvoir poser, parce que c'est trop lourd, trop confus, trop chaotique.

    Discussions, discussions...Je pose des questions, ils répondent, ils réfléchissent, ils échangent. J'essaie constamment de rattacher cette dimension existentielle à leurs propres émotions, à leur vécu, à tous leurs tourments, à leurs bonheurs, aux drames, aux peurs. En eux, c'est un vacarme assourdissant. 

    Je ramène régulièrement les enfants sur cette nécessité de l'observation intérieure, de la nécessité de s'extraire des influences, de la puissance du groupe, de la nécessité de parler aussi, d'exprimer, d'ouvrir son âme, de partager. 

    Aucun jugement, juste de l'accueil, de l'écoute.

    Une heure et demie à parler.

    Je leur parle de mon enfance, de mes erreurs, de tout ce que j'ai compris, beaucoup plus tard, à travers les livres, avec quelques professeurs, souvent tout seul. Beaucoup, beaucoup plus tard...

    Pourquoi ? Pourquoi m'a-t-il fallu autant de temps ? Je leur pose la question.

    -Parce que tu n'en parlais pas ?

    -Oui, voilà, c'est ça, tout le problème est là, cette absence de paroles, pas des paroles quotidiennes sur l'insignifiance mais des paroles sur l'existence. C'est pour ça que je veux parler avec vous. Parce que j'aurais aimé ne pas attendre aussi longtemps pour commencer à comprendre. Mais vous savez pourquoi on en parle ici, tous ensemble ? Parce qu'on n'a pas peur. Parce qu'il ne s'agit pas de juger mais juste de partager pour que chacun grandisse, intérieurement. Et moi aussi, je grandis, grâce à vous. 

    Je vous aime.

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  • Vidéo de mon Grand Gars

    Pour un voyage au japon, cliquez sur j'aime pour participer ! MERCI POUR LUI

    Plus c'est vu et mieux c'est :))

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  • Juste magnifique (montagne)

     

     

     

    Candide Thovex et l’impressionnant Few Words

    Par Océane Ciuni, 22-10-2012

     

     

     

    Few Words au Grand Rex
    Few Words au Grand Rex - Metallier-KEV

     

     

     

    INTERVIEW - Quiksilver a présenté son nouveau documentaire, relatant la carrière du freeskieur Candide Thovex, en avant-première au Grand Rex.

    La tournée mondiale du film de Candide Thovex a commencé ce samedi 20 octobre à Paris. Quelque 2.700 spectateurs se sont déplacés afin de voir sur grand écran les images réalisées par le réalisateur Matt Pain et toute l’équipe de Candide.

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    Avant la diffusion du film, Candide, 30 ans, pionnier du ski freestyle français, nous a expliqué la genèse du projet : «Ce soir on présente un documentaire que l’on a tourné pendant deux hivers. Quiksilver m’a proposé de faire un film retraçant toute ma carrière depuis mon enfance. Le tout est alimenté de nouvelles images.»

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    Celui qui a déjà remporté deux fois les X-Games et le Freeride World Tour a préparé quelques notes, qu’il nous montre, avant son entrée en scène. Il avoue être un peu stressé, « je n’ai pas révisé », concèdera-t-il en souriant pendant l’interview.  Son arrivée sur le tapis rouge du Grand Rex, les photos à l’entrée de la salle… la projection de Few Words aurait pu prendre des airs cannois. Mais c’était sans compter sur une salle surchauffée, composée des amis et de la famille de Candide, mais aussi de «monuments» du ski français comme Edgar Grospiron, Sarah Laoura ou encore Xavier de Le Rue. Ovationné avant la projection du film, Candide a tenu à remercier les riders, mais aussi les amis venus du monde entier pour l’occasion.

    candideedgar

    Les premières images du film sont celles tournées les deux hivers derniers, en Autriche en Suisse ou au Canada. La nature excessivement bien filmée par Matt Pain, agit comme une claque et prend toute sa dimension sous les skis de Candide. À chaque figure, chaque descente, on retient son souffle, tant la chute semble proche et le terrain hostile. « J’ai eu énormément de chance de faire ce film, mais ce n’est pas forcément facile. Par exemple, à un moment, sur trois mois, nous n’avons eu que deux semaines de beau temps. Pour l'anecdote, je me suis fait mordre par un loup aussi ! ».

    __1349776988_4446_Few Words Candide Thovex credits Cedric Jourdain 2

    Au milieu de son terrain de jeu favori, le skieur se démarque des autres freeriders, en se servant des disciplines dans lesquelles il excellait par le passé. Ancien champion de France de ski de bosses, il est aussi l’un des premiers à s’inspirer des snowboarders pour amener le ski freestyle là où il en est aujourd’hui, et cela se voit. « Quand il est arrivé, on s’est dit, ‘ah ouais, on peut rider comme ça ?’ On pense savoir ce que sont les standards du ski extrême mais lui nous montre autre chose », dira à son sujet Xavier de Le Rue, interviewé dans le film. 

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    Au milieu des images récentes, se dessine la vie de Candide Thovex. On regrettera que le film ne dure qu'une heure, tant il devait y avoir de rushes.Interviews de proches, de riders, de mentors, mais aussi de nombreuses images d’archives retracent son parcours. La Clusaz, station dans laquelle Candide a grandi et où il vit encore quand il n’est pas en tournée pour le film ou en shooting, est omniprésente dans le film. De ses premiers pas, jusqu’au «Candide Invitational», évènement qu’il a fondé et sur lequel il s’est blessé en 2007, les proches racontent et les images illustrent l'évolution du freeski depuis quinze ans.Timidité ou parti pris de réalisation, Candide ne dit pas un mot dans Few Words de celui qu'il est devenu. Il montre l’étendue de ce qu’il sait faire sans en parler.