Là-Haut

Articles de la-haut

Nicolas Hulot

Par Le 28/08/2018

Voilà, c'était inévitable et ça me désole au plus haut point. Pour lui bien évidemment et quand on voit son état physique et nerveux, je le comprends amplement. Il faut qu'il sauve sa peau maintenant...Je n'ai jamais vu une personnalité politique décrépir et s'abîmer aussi vite et avec une telle ampleur. Ce qui montre bien d'ailleurs à quel point, les autres personnes de ce milieu n'ont aucune conviction, aucun réel engagement, aucune réelle désillusion quand quelque chose n'aboutit pas... Aucune importance, ils continueront avec une autre idée, juste pour exister médiatiquement et justifier à leurs yeux leurs privilèges.

On ne peut donc qu'accorder à M Hulot une sincère reconnaissance pour tout ce qu'il a tenté. Qu'il s'éloigne maintenant de la fange, qu'il reprenne vie, qu'il se repose, longuement...

Désolé pour la réalité des choses ensuite, car comme il l'explique, rien n'a été réglé ni même amélioré. C'est toujours la même fuite en avant au nom de la croissance et de la consommation. Quant à ceux et celles qui pensent toujours que les politiciens et les financiers accordent un quelconque intérêt à la santé de la planète et par conséquent de la nôtre, qu'ils regardent bien les faits et cessent d'écouter les discours électoraux....

Nicolas Hulot quitte le gouvernement

Le ministre de la Transition écologique et solidaire en a fait l'annonce mardi 28 août sur France Inter. Il indique n'avoir prévenu ni Emmanuel Macron ni Édouard Philippe.

Nicolas Hulot a annoncé mardi 28 août, sur France Inter, qu'il démissionnait de son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire. "Je prends la décision de quitter le gouvernement", a déclaré Nicolas Hulot.

"Est-ce que nous avons commencé à réduire l'utilisation de pesticides ? La réponse est non. Est-ce que nous avons commencé à enrayer l'érosion de la biodiversité ? La réponse est non. Est-ce que nous avons commencé à nous mettre en situation d'arrêter l'artificialisation des sols ? La réponse est non", a déploré Nicolas Hulot.

"Je ne veux plus me mentir"

"Je vais prendre, pour la première fois, la décision la plus difficile de ma vie", a poursuivi l'ancien animateur. "Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l'illusion que ma présence au gouvernement signifie qu'on est à la hauteur sur ces enjeux-là. Et donc je prends la décision de quitter le gouvernement."

Nicolas Hulot affirme qu'il n'avait prévenu ni Emmanuel Macron ni Édouard Philippe de sa décision. "Ce n'est pas très protocolaire", a-t-il admis. Il précise avoir pris sa décision lundi 27 août au soir, "elle a été mûrie cet été".

Nicolas Hulot avait participé lundi 27 août à une réunion à l'Élysée avec des représentants des chasseurs, à l'issue de laquelle Emmanuel Macron a accepté de diviser par deux le prix du permis national de chasse, et a dessiné les contours d'une vaste réforme de la chasse, suscitant l'inquiétude des défenseurs de l'environnement

Chamanisme

Par Le 28/08/2018

Toujours aussi étranges ces synchronicités... Cette nuit, j'ai écrit dans le roman en cours, la "rencontre" de l'héroïne avec son animal totem et ce matin, je tombe sur cet article.


 

TOUS, SAUF ELLE

 

Quand elle arriva à la ferme et qu’elle ne vit pas le véhicule de Théo, elle repensa au texto et décida de le relire.

Elle ouvrit la porte, alluma la lumière et s’assit dans le fauteuil du salon.

« Tout va bien. Il ne s’est rien passé. Je reste à Lyon demain, deux, trois trucs à vérifier. Je t’aime. »

Elle leva les yeux et balaya l’intérieur du regard et ce fut comme un rappel à soi, la sortie d’un tunnel, le retour à une vie connue.

Il y a longtemps, elle était entrée dans une grotte et elle s’était allongée dans l’ombre. Le temps s’était étiré au-delà de l’espace habituel et elle avait maintenant l’impression étrange de ne pas être redescendue. Ou d’être quelqu’un d’autre.

Une femme était montée là-haut. Quelqu’un d’autre était revenu.

Elle ne se souvenait pas avoir fermé les yeux. Elle n’avait plus aucun repère temporel depuis l’instant où elle avait quitté le monde visuel.

La main de Figueras s’était posée sur son front.

Mais à l’intérieur.

L’évaporation intégrale des ressentis humains. L’effacement de son corps allongé sur la roche. Aucun point de contact. Rien de connu. Et tout ce qui avait jailli n’était aucunement identifiable.

Elle s’étonna même de ne pas oser vraiment se le remémorer comme si de telles pensées relevaient de la psychiatrie et ne devaient pas être ranimées.

Elle sut alors qu’elle n’en parlerait jamais.

Elle s’enfonça dans le fauteuil, posa le smartphone sur le plancher et ferma les yeux. Volontairement, cette fois.

Qu’avait-elle vécu là-haut ? Elle devait se souvenir, ne rien perdre, elle en sentait douloureusement l’importance et s’en voulait de gâcher la beauté des ressentis par une peur ténébreuse.

Plonger dans la lumière, la retrouver, se nourrir de sa bienveillance, du cadeau offert.

La main de Figueras la regardait et elle savait maintenant que la phrase n’avait aucun sens.

L’énergie qui coulait la visitait comme un flux électrique. Plus rien n’avait de sens. Figueras regardait en elle et elle se souvenait de la tendresse, de l’intention bienveillante. Ou peut-être l’imaginait-elle.

Elle était gênée et simultanément comblée de deviner dans le phénomène un acte d’amour. Sans rien y comprendre.

Elle ne savait plus rien. Pas dans la dimension humaine.

Puisqu’elle était un puma. Un puma… Elle n’en connaissait rien avant d’entrer dans la grotte. Elle savait tout de lui maintenant. Puisqu’il était elle et qu’elle était lui.

Plus rien n’avait de sens, rien n’était vérifiable, rien n’était racontable, rien n’était traduisible, aucun rêve n’avait cette portée.

Un territoire infini s’était ouvert et elle n’en était pas revenue.

Elle avait couru dans les montagnes, la puissance de l’animal dans ses fibres, elle était lui, il était elle, une reconnaissance cellulaire, des retrouvailles, la joie sidérante de l’euphorie musculaire, quatre pattes volant au-dessus de la terre, chaque appui dans une perfection totale, elle avait couru en lui, dans l’acuité de ses regards, dans le couronnement de ses sens, l’extrême déploiement de sa force, elle avait vu par son âme l’étendue des existences, le cheminement millénaire des incarnations. Dans l’immensité des montagnes, à l’envers des cieux, elle avait cavalé sur les nuages, elle avait traversé les abîmes du temps en découvrant leur inexistence, rien n’avait de durée, tout n’était que l’instant, éternellement.

C’est là qu’elle avait ressenti le danger, une menace immense, constante, où que l’animal soit, qu’il coure dans les montagnes ou les forêts, qu’il traverse les torrents ou explore les ravins les plus profonds.

Où qu’il soit, un péril majeur, un danger de mort.

Elle ne savait pas quand elle avait ouvert les yeux. Ni quand elle avait décidé de quitter la grotte, ni comment elle avait franchi les ressauts, les pentes, les vires et les couloirs rocheux pour rejoindre la forêt, elle ne savait rien de ces instants inexistants.

C’est dans l’espace fermé des murs de la ferme qu’elle avait réellement repris conscience.

Ou qu’elle l’avait perdue.


 

Les chamanes sont-ils les nouveaux psys du XXIe siècle ?

 

Par Dalila Kerchouche | Le 26 août 2018

Enquête. - Convoquer son animal totem, découvrir son esprit guide, dialoguer avec les arbres… Une nouvelle vague ésotérique chic ensorcelle de plus en plus de jeunes actifs urbains. Entre quête de sens, reconnexion à la nature et psychothérapie alternative, voyage au cœur de ces nouvelles spiritualités.

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À quatre pattes dans les hautes herbes, Amandine, 28 ans, feule, grogne, rugit et gratte furieusement le sol. Dans cette prairie ensoleillée de Bretagne, oubliant tout vernis social, la trentenaire nantaise entre dans la peau d’un jaguar qui arpente la jungle, renifle les dangers et frotte son pelage contre l’écorce des arbres. Électrisé par le tambour de Simeth, la chamane maya, le corps frêle d’Amandine, secoué de spasmes, expulse alors une colère colossale en une transe cathartique… Avant de s’effondrer dans l’herbe. Vidée, la jeune femme plonge avec délices dans une rivière ombragée, au milieu des libellules bleutées. Tout en essuyant ses cheveux ruisselants, Amandine exulte d’une joie sauvage : «C’est très libérateur !»

Retrouver du sens

Qu’est-ce qui a conduit cette jeune informaticienne, qui n’a rien d’une illuminée, à pratiquer ce rite ancestral maya ? «Il y a trois ans, je travaillais chez Capgemini, raconte-t-elle. Rester assise sept heures par jour derrière un écran, dans l’air conditionné et sans voir personne : je mourais à petit feu. Je ne me voyais pas vivre ainsi jusqu’à ma retraite.» Résultat : burn-out à 25 ans, scoliose et dépression. «Mon corps a dit stop. Je suis partie au Pérou chez un chamane faire du woofing (tourisme alternatif qui permet d’être nourri et logé chez l’habitant en échange de travaux, NDLR). Il m’a soignée avec l’ayahuasca, une liane médicinale d’Amazonie. Le chamanisme me nettoie de mes émotions négatives : mon manque d’estime de moi, ma peur du lendemain et la colère que provoque en moi la destruction de la planète. Depuis, j’ai retrouvé un sens à ma vie. Aujourd’hui, je me forme à la permaculturepour devenir maraîchère bio.»

Entre totems et tipis indiens dressés dans une clairière du Morbihan, ils sont plus de 400 curieux, comme Amandine, à participer à ce festival chamanique baptisé Rencontre au cœur du sacré, né en 2015. Chaque été s’y entremêlent dans une ambiance joyeuse et bienveillante les traditions de guérisseurs celtes, mongoles, hébraïques, africains ou amérindiens. On y danse avec l’esprit du jaguar, on se connecte à son animal totem, on rencontre ses esprits guides, on communique avec les arbres, on nettoie sa lignée dans des huttes de sudation, et l’on célèbre la terre mère par des offrandes. «Notre public, qui est majoritairement féminin, jeune et passionné de développement personnel, a doublé en quatre ans», se réjouit Corinne, 57 ans, alias Oiseau de lune, ex-comptable parisienne devenue femme médecine et organisatrice du festival.

Les psys du XXIe siècle ?

Chamanes, les nouveaux psys ?

Baptiste Stephan / Madame Figaro

Chamane ! Par quel charme puissant cette figure du guérisseur sorcier, vieille de plus 40.000 ans, envoûte- t-elle en 2018 notre société occidentale désacralisée, matérialiste et technologique ? «Diabolisé en Occident par les philosophes des Lumières, puis réhabilité par l’anthropologue Claude Lévi-Strauss dans les années 1950, le chamanisme a resurgi pendant les seventies dans les milieux alternatifs hippies sous la forme d’un néochamanisme», explique l’anthropologue Jeremy Narby, coauteur de Plantes & chamanisme(Mama Éditions, avec Jan Kounen et Vincent Ravalec). Aujourd’hui, de la campagne bretonne aux dîners mondains, de plus en plus de millennials hyperconnectés et d’urbains actifs tout à fait rationnels, qui carburent plus au jus bio qu’au LSD, contactent un chamane aussi facilement qu’un thérapeute. Les chamanes issus des sociétés traditionnelles, qui savent entrer en relation avec le monde de l’invisible et les esprits de la nature afin d’y intercéder pour les hommes, deviendraient-ils les psys du XXIe siècle ?

Cette chamane-mania ensorcelle aussi l’univers du luxe. Depuis 2016, Louis Vuitton aurait son chamane attitré. Le 28 mai dernier, la maison de luxe l’aurait même fait venir en jet privé pour chasser la pluie lors de son défilé croisière 2019, qui se déroulait en plein air à la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence. Ce même chamane aurait été mandaté pour garantir le beau temps lors des noces de Meghan Markle et du prince Harry. «Dans le monde du luxe, on s’échange discrètement les 06 des meilleurs chamanes», avoue la dircom d’une grande maison. Avec des séances pouvant atteindre 300 euros les deux heures, le chamane business se porte bien. Même le monde très pragmatique de l’entreprise y succombe. Ainsi, la chamane Liliane Van der Velde propose aux managers des stages pour voyager dans l’«esprit» de son entreprise, dénouer un litige avec un client ou trouver ses alliés professionnels.

Dans les librairies, les livres sur le sujet fleurissent au rayon développement personnel. Sur Internet, où des guérisseurs sincères et efficaces côtoient des charlatans, les stages énergétiques explosent. En Amérique du Sud, un tourisme chamanique émerge autour de l’ayahuasca, cette plante sacrée pour les Amérindiens, mais interdite en France car considérée comme un psychotrope. Dans son récent best-seller How to Change Your Mind : the New Science of Psychedelics(Éditions Penguin Press), le journaliste du New Yorker Michael Pollan défend les effets thérapeutiques de ces plantes hallucinogènes utilisées par les chamanes depuis des millénaires.

Des urbains désenchantés ?

Faut-il voir dans ce phénomène une énième mode ésotérique new age, dont les risques de dérives sectaires ont été épinglés par un rapport de la Miviludes dès 2009 ? Ou une quête plus profonde, qui répondrait à la fois au désenchantement du monde, analysé par Max Weber, et à l’angoisse générée par la crise écologique ? Pour Arnaud Riou, auteur de Réveillez le chaman qui est en vous (Éditions Harmonie Solar), «le chamanisme revient au goût du jour parce que notre planète va mal. Beaucoup d’urbains en quête de sens, sensibles à l’écologie, à la méditation et au yoga désirent expérimenter une reliance plus spirituelle à la nature. Ils cherchent une connexion revitalisée avec le vivant. On a tous besoin de se reconnecter à la dimension sensible et sacrée de la nature, dont on a été coupé par le matérialisme et le monothéisme.»

Le président du Palais de Tokyo, Jean de Loisy, qui a dirigé l’exposition Les Maîtres du désordre en 2012 au Musée du quai Branly, relie cet engouement au succès actuel de la littérature sur les arbres, la conscience des végétaux et des animaux : «Depuis la naissance du monde moderne, l’homme se considère comme étant en dehors de la nature, dans une relation de prédation et d’exploitation qui, aujourd’hui, est ressentie comme inacceptable. Cet intérêt pour le chamanisme exprime le désir d’un rapport moins rationnel, plus sensible et plus immersif au monde. On bascule d’un rapport de pouvoir sur la nature à une relation de résonance intime.»

Cette quête d’une transcendance avec la nature touche des dirigeantes très structurées. Bénédicte, directrice marketing d’un groupe européen d’informatique, a réalisé plusieurs voyages en Amazonie : «Avec la prise d’ayahuasca, j’ai ressenti une connexion intense au vivant qui a aiguisé ma conscience écologique, raconte-t-elle. Je suis sortie de mon corps, je percevais les sensations des arbres et des plantes.» Dans le business, Bénédicte a aussi senti son intuition se décupler. «J’appréhende désormais le monde en 5D, avec ma raison, mes émotions, mes perceptions et mon ressenti, qui sont les bases de la communication intuitive. Lors des réunions, je sens la vibration des mots et des intentions cachées, je sais trouver le message juste et percutant, je peux rassurer des clients sur des appels d’offres à plusieurs millions d’euros. Je perçois la réalité avec une conscience élargie.»

“Le corps est mémoire”

Quand on lui a dit qu’elle était chamane, lors d’un festival, Bérangère, 48 ans, a éclaté de rire. «J’ai répondu : “Vous êtes dingues !” Adjointe au maire de Fréthun (Pas-de-Calais) et championne de France de randonnée aquatique, je ne suis pas du tout “perchée”. Je suis cartésienne, sportive et rationnelle. Pendant deux ans, j’ai tout rejeté. Et je me suis retrouvée clouée au lit par de violentes douleurs au dos. Quand j’ai accepté cette mission, mes douleurs ont disparu en quelques heures.» Initiée aux rites scandinaves, et baptisée désormais Vegvizir, elle soigne par des voyages au tambour nombre de femmes blessées dans leur féminin, victimes d’abus sexuels ou souffrant de fausses couches à répétition. «Le corps est mémoire, il garde tout. La demande est si forte que j’ai créé l’association Ursprang avec Anja Normann, une chamane suédoise, pour aider les femmes à se reconnecter à leur puissance et à prendre leur place.» Elle met en garde contre les dangers de la fascination : «Quand des patients en larmes se jettent à votre cou en vous remerciant, on peut vite s’enivrer et basculer dans une forme de pouvoir. Il faut rester humble, ancré dans ses valeurs. Il n’y a pas de magie, le chamane apporte ce qu’il peut avec ses outils, sa connexion et son altruisme.»

Même les psys s’y convertissent. Quand les outils thérapeutiques classiques ne parviennent pas à résoudre des problèmes d’addictions, de névroses, de dépressions, de ruminations négatives ou de scénarios de répétitions, certains envoient leurs patients chez un chamane. C’est le cas de Stéphane, psychologue à Genève : «Face à certains traumas engrammés depuis des années dans la mémoire corporelle, la thérapie par le langage ne suffit pas. Je conseille alors à mes patients de participer à des huttes de sudation près de Morzine, menées par Milenko, un ami chamane chilien. Le chamanisme, qui intègre le physique, l’émotionnel, l’énergétique et le spirituel, aborde l’être de façon holistique. C’est un véritable booster thérapeutique, qui permet une transformation profonde et spectaculaire.»

La science se penche aussi sur ce phénomène. Sur le modèle des recherches sur les bienfaits de la méditation réalisées avec le moine bouddhiste Matthieu Ricard, l’Inserm étudie en imagerie cérébrale les effets de la transe sur le cerveau, avec l’aide de Corine Sombrun, une pianiste devenue chamane en Mongolie.

Un défi à la raison

Voyage au cœur de ces nouvelles spiritualités.

Baptiste Stephan / Madame Figaro

Certains psys deviennent eux-mêmes chamanes. Pour soigner des traumas, ils s’initient aux rituels les plus étonnants, comme le recouvrement d’âmes. Psychologue clinicienne à l’hôpital de Plymouth, en Angleterre, et auteur de Comment je suis devenue chamane (Éditions Fayard), Claire Marie s’est formée à la médecine aztèque : «Quand on subit un trauma, une partie de notre énergie sort du corps. Cela crée un vide que l’on remplit par des pensées négatives et par l’énergie des autres.» Comment travaille-t-elle concrètement ? «Habillée de blanc, je frotte le corps de mon patient avec des œufs. J’utilise aussi le son avec un tambour, les parfums avec des fleurs, j’appelle l’esprit du vent, du feu, de l’eau et de la terre. En fin de cérémonie, je souffle sept fois sur différentes parties du corps pour réinsuffler les parcelles d’âmes qui se sont échappées. Quand le patient se nettoie en profondeur, souvent les œufs pourrissent en deux heures.»

Ce type d’expériences mystiques, courantes dans le chamanisme, résonnent comme un défi à la raison. En 2018, faudrait-il donc croire aux esprits ? Pionnier de cette double approche thérapeutique et spirituelle, le psychiatre Olivier Chambon, qui a publié Le Chamane & le Psy (Mama Éditions, avec Laurent Huguelit), rassure : «Ce n’est pas un afflux d’irrationalité qui infiltrerait soudain notre société. Certains penseurs et chercheurs comme Ervin László ou Mario Beauregard posent la question de l’existence de champs d’informations et d’énergies qui sont intelligents et indépendants de nous. La physique quantique montre que nous baignons dans un monde de vibrations et d’ondes avec lequel nous sommes en interaction.»

Qu’apporte, au fond, le chamanisme ? «Il nous montre que notre conscience est beaucoup plus large que notre petit “moi” de tous les jours. Dans notre vie routinière, nous vivons dans un état rétréci de conscience. Le chamanisme nous libère du brouillard mental de nos soucis quotidiens et de notre obsession pour la réussite. Il nous “éveille” de ce rêve contemporain. Il répond à un besoin de réenchanter nos vies, de se réanimer, au sens de remettre de l’âme dans nos existences, d’exprimer notre essence profonde et de restaurer l’équilibre entre l’homme et la nature. Il nous aide à retrouver un lien spirituel avec la terre mère pour nous guérir et comprendre le sens de notre vie, ce pour quoi on est là.»

 

Le chapelet des jours

Par Le 26/08/2018

Je n'aurais jamais pu imaginer l'ampleur que la trilogie de romans en cours prendrait dans ma vie.

Il était totalement hors de mes capacités imaginatives de prévoir les multiples directions que prendraient mes recherches et en même temps, les liens qui se créeraient dans toutes mes découvertes.

Je réalise, roman après roman, à quel point l'écriture a pris une importance considérable dans ma vie, non plus seulement sur un plan émotionnel et existentiel mais également sur un plan cognitif.

Autant, il y a quelques années, je m'appliquais à transcrire, sous forme de fiction, diverses expériences personnelles ou à explorer des réflexions liées à des thèmes qui me touchaient particulièrement, autant maintenant, je me sens happé, aimanté, conduit moi-même par une forme d'exploration d'une terre inconnue, comme si l'écriture elle-même me projetait au-delà de moi-même et m'invitait à aller voir bien plus loin que ma propre histoire ou mes propres connaissances actuelles.

J'ai écrit toute la journée. Depuis sept heures ce matin et je ne sais pas à quelle heure j'éteindrai l'ordinateur, en sachant qu'une fois allongé, mon esprit continuera jusqu'à l'endormissement à s'agiter en tous sens et que je m'appliquerai à encadrer le foisonnement de pensées et à punaiser sur le mur mémoriel chaque phrase, chaque image, chaque séquence, en demandant à ma conscience de ranger tout cela soigneusement jusqu'à mon réveil.

Le plus douloureux étant d'imaginer que la semaine prochaine, je serai en classe et que tout cela devra être mis en pause...

Un an, encore, .................un an pendant lequel j'effacerai un à un chacun de ces centaines de petits points, à chaque jour passé, jusqu'au moment où le chapelet sera terminé, ce jour où je tiendrai dans mes mains, la clé qui ouvrira la cellule.

Pour que je puisse écrire enfin, jours et nuits, si mon esprit le souhaite, sans aucune interruption forcée, pour que je puisse continuer à apprendre, à avancer dans des espaces inconnus, à stimuler mon esprit, à verbaliser les pensées, à contraindre ma concentration dans une direction précise, sans que rien ne vienne en perturber l'inertie. Aller, là-haut, dans les sphères de la pensée.

Et sur les sommets des montagnes, tout aussi librement, sans qu'aucun planning professionnel ne vienne interférer sur mes désirs physiques, émotionnels, énergétiques.

J'ai parfaitement conscience qu'à 57 ans, je serai un privilégié au regard de nombre de citoyens français qui ne se verront accorder cette mise en liberté que bien plus tard.

Je leur souhaite juste de tenir jusque-là. 

 

 


 

Sécheresse, élevage, jachères.

Par Le 26/08/2018

Il est clair pour Nathalie et moi qu'il va falloir penser à changer d'habitation et à trouver une maison dont le terrain est approvisionné par une eau de source permanente. Malgré nos 5000 litres de récupération d'eau de pluie, nous avons été obligés pour le quatrième été de suite d'utiliser l'eau potable du réseau pour l'arrosage et c'est aussi insupportable que de tirer la chasse d'eau (nous récupérons au maximum l'eau usagée de la maison pour ça). 

Il est évident par conséquent que l'autonomie en eau va devenir encore plus cruciale que l'autonomie en électricité. 

Toutes les modélisations des dix dernières années sur l'évolution climatique tendent vers un accroissement des témpératures estivales et des périodes de sécheresse de plus en plus longues et intenses. 

Vu que le potager contribue grandement à notre alimentation, il va devenir indispensable de trouver un autre lieu d'habitation. 

Une maison avec une source permanente à fort débit, dans un coin très reculé, au bout d'une voie sans issue ou d'une piste en terre, sans AUCUN vis-à-vis, ni aucune construction possible, avec un hectare de terrain plat et si possible un verger et un potager déjà existant. Bon, ça doit être rare tout ça...Dans un an, je serai à la retraite. Les prospections immobilières pourront commencer.

Quant au problème que cela pose déjà à l'échelle du pays et même désormais à l'échelle européenne, on en a un aperçu ici.

 

AFP 23/08/2018 à 07:50

La sécheresse a fait des ravages cet été parmi les pays du nord de l'Europe, producteurs de lait ( AFP / Jean-Francois MONIER )

La sécheresse a fait des ravages cet été parmi les pays du nord de l'Europe, producteurs de lait ( AFP / Jean-Francois MONIER )

"Nos vaches vivent depuis la mi-juillet grâce au foin récolté en juin, il n'y a plus d'herbe": comme nombre d'éleveurs suédois, allemands ou britanniques, Jean-Guillaume Hannequin, agriculteur dans l'est de la France, se demande comment il va nourrir son bétail cet hiver.

 

Si les pays méditerranéens ont depuis longtemps adapté leurs pratiques agricoles au manque d'eau, la sécheresse a fait des ravages cet été parmi les pays du nord de l'Europe, producteurs de lait.

En Suède, où des feux de forêts ont détruit des milliers d'hectares desséchés, la Fédération des agriculteurs (LRF) parle de la "pire crise depuis plus de 50 ans".

Un manque de nourriture pour le bétail "sera perceptible dès cet hiver", prévoit Harald Svensson, chef-économiste de l'Agence gouvernementale suédoise de l'Agriculture.

"La plupart des agriculteurs ont distribué aux animaux durant l'été les réserves de fourrage qu'ils avaient constituées pour l'hiver", explique-t-il à l'AFP, évoquant une chute historique de "29%" de la production suédoise de céréales par rapport à 2017.

Idem en Allemagne, où une ferme sur 25 est menacée de fermeture. En Basse-Saxe, grande région agricole du pays, l'inquiétude est grande pour les exploitations fourragères dont la production est inférieure d'au moins 40% à celle d'une année normale.

Aux Pays-Bas, le déficit de fourrage est estimé entre 40% et 60% par l'organisation agricole LTO, et celui de céréales à 20%.

- Spéculation "désagréable" sur la paille -

Loin de l'image idyllique des vertes prairies anglaises, la Grande-Bretagne n'a pas connu de sécheresse comme cette année depuis 80 ans, selon l'organisme public Agriculture and Horticulture Development Board (AHDB). La collecte de lait est en forte baisse du fait du manque d'herbe.

Chaleur intense : instantané d'une anomalie ( AFP / Laurence CHU )

 

Chaleur intense : instantané d'une anomalie ( AFP / Laurence CHU )

En France, "l'est du pays souffre depuis début juillet, et le reste du pays depuis août avec la vague de chaleur et de canicule prolongée", souligne Patrick Bénézit, responsable de l'organisation agricole FNSEA. Pour lui, la situation est comparable à celle de la canicule historique de 2003.

"Dans beaucoup d'endroits, même dans le Massif Central, le +château d'eau+ de la France, il n'y a pas de deuxième coupe d'herbe, c'est très préoccupant", indique-t-il à l'AFP.

Le responsable dénonce "une spéculation assez désagréable" sur les prix de la paille: "Les éleveurs ont besoin d'acheter de la paille pour la mélanger au foin afin de nourrir leurs bêtes, et les négociants en profitent." Réclamant jusqu'à 100 euros la tonne, contre 60 à 80 euros l'an dernier, selon lui.

Le coût du fourrage ayant bondi, beaucoup de bêtes ont été envoyées à l'abattoir plus tôt que d'habitude. En Grande-Bretagne, l'abattage de bovins a été 18% plus élevé que l'an dernier en juillet, avec une bonne partie de vaches laitières, selon l'AHDB. En Allemagne, où le gouvernement vient de débloquer 340 millions d'euros d'aide, les abattages ont augmenté de 10% dans les deux premières semaines de juillet, selon l'Agence allemande pour l'agriculture et la nutrition.

En Suède, le gouvernement a aussi débloqué une aide de 1,2 milliard de couronnes (117 millions d'euros) pour acheter du fourrage et éviter les abattages d'urgence.

 

En France, le sujet est tabou, tant les éleveurs redoutent une chute brutale des cours, en raison notamment du monopole de fait dont dispose le groupe Bigard dans l'abattage.

"On a peur qu'il profite de l'aubaine (de la) sécheresse pour acheter encore moins cher nos animaux, alors que nous avons déjà beaucoup de mal à survivre", confie un éleveur à l'AFP sous le sceau de l'anonymat.

- Risque d'abandons massifs -

Du côté de l'élevage laitier, "l'hiver risque d'être catastrophique" embraye un autre. "Pour compléter les rations des animaux, il va falloir acheter des céréales qui, elles, ont vu leur prix monter cet été, le lait va être de plus en plus cher à produire, les coûts de revient vont augmenter."

Un constat confirmé par Erwin Schöpges, président de l'European Milk Board à Bruxelles qui regroupe 100.000 petits producteurs laitiers européens: "Sans cette sécheresse, les coûts de production sont déjà loin d'être couverts. On parle, pour toute l'Europe, de coûts autour de 40 à 45 cents" alors que le prix de vente du lait en Europe "tourne autour de 30 à 33 centimes", détaille-t-il à l'AFP. "Alors comment voulez-vous, avec la sécheresse qui va encore augmenter les frais, que la situation s'améliore?"

Pour desserrer l'étau, la Commission européenne a promis des aides exceptionnelles, notamment le versement anticipé de certaines aides et des dérogations pour permettre d'utiliser l'herbe des jachères comme fourrage.

Jean-Guillaume Hannequin avertit néanmoins: "Il va y avoir des abandons massifs dans l'élevage."


 

 A la suite de cet article, j'ai donc cherché à voir quelles étaient les solutions à court terme pour tous ces agriculteurs et j'ai découvert le problème des terres laissées en jachère. C'est juste consternant en fait. L'article a un an mais c'est la même problématique aujourd'hui.

Pour résumer, quand un céréalier met des terres en jachère pour la rotation des cultures, il perçoit une subvention compensatrice mais s'il décide d'ouvrir ces jachères aux troupeaux d'un collègue éleveur qui souffre des effets de la sécheresse, il perd cette subvention et de plus, ce terrain risque de passer en "prairie permanente" et ne plus pouvoir être cultivé. Ce qui bien évidemment n'est pas envisageable pour lui. Au final, l'administration de l'UE empêche toute forme de solidarité paysanne par des textes de lois très restrictifs. 

Non, je ne dirai pas ce que je pense de l'UE...

 

Découvrez travaux-agri

Jachères et élevage, une souplesse bien raide

1ParJeandey Antoine - Dans Edito

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13JUIL2015

En raison de la sécheresse, la profession agricole a demandé à pouvoir exceptionnellement utiliser les surfaces en jachère pour fournir les éleveurs en herbe. La réponse du ministère n'a pas traîné, extrêmement "gonflée", disant qu'elle autorise les agriculteurs à changer les déclarations d'affectation de leurs terres ou jachères. En d'autres termes, sans assouplir les textes en vigueur, et donc sans s'associer lui-même à la solidarité.

L'été, il se passe parfois de drôles de choses dans les établissements publics, les vérifications ne sont pas forcément aussi poussées que d'habitude, et les décisions manquent, de temps à autre, de vision pratique à terme... Ou encore le "politicien" passe devant le gestionnaire avisé.

Ainsi, disons-le tout net, le dernier communiqué sorti par le ministère de l'Agriculture tient ni plus ni moins du foutage de gueule, rédigé noir sur blanc qui plus est, et au nom de Stéphane Le Foll (dont on ose espérer qu'il aura été surpris par un collaborateur trop zélé de l'associer à une telle entreprise)...

Les faits, simples, compte-tenu de la conjoncture. La profession agricole (plusieurs syndicats en fait, nationaux ou départementaux) demande la possibilité d'autoriser le pâturage et la fauche de surfaces en herbe non utilisées, notamment les jachères. Ceci de manière exceptionnelle, pour répondre à une situation qui ne l'est pas moins, la sécheresse que nous vivons et qui handicape les éleveurs, déjà souvent en crise par ailleurs, les manifestations récentes l'ont démontré. Car sinon on connaît les règlements, les jachères, on n'y touche pas, et en échange de ces terres non cultivées considérées comme des SIE (surfaces d'intérêt écologique), les agriculteurs perçoivent une compensation.

Or que répond le ministère à cette demande ? Tout simplement un rappel du règlement : il est toujours possible de déclarer un changement d'affectation des jachères. Comprenez : "vous voulez faire pâturer sur vos jachères, faites-le, mais alors ce ne seront plus des jachères..." En d'autres termes, la prime (légère) perçue pour la surface non cultivée disparait... Et pire encore, le changement d'affectation acté par l'administration peut transformer la jachère en prairie permanente, ce qui signifie que la terre en question ne pourra plus être cultivée.

Pourquoi faire simple...

Soyons encore plus précis, à travers un exemple. Imaginons un céréalier voisin d'un éleveur. L'éleveur voit ses pâtures souffrir de la sècheresse, la production d'herbe est faible, la deuxième coupe est compromise... Bref il est en souci pour nourrir ses animaux, cela dans un contexte global de l'élevage en France qui l'empêche de trouver une alternative avec sa propre trésorerie. Le céréalier a quelques jachères. Elles sont là pour reposer la terre, en rotation bien sûr avec les cultures. Ces jachères génèrent de l'herbe, sans que l'on puisse parler de production puisqu'elle n'est pas valorisée. Une solution simple d'entraide entre agriculteurs serait donc d'autoriser l'éleveur à faire pâturer ses bêtes sur la jachère. Certes, les jachères n'ont pas été prévues pour cela, d'où le fait des demandes syndicales, pour assouplir le règlement compte-tenu d'éléments exceptionnels. Mais, comme vous l'avez compris désormais, la réponse du ministère ne l'autorise pas sans que cela ne devienne une perte sèche de terres pour le céréalier, lequel ne pourra plus poursuivre ses rotations en incluant une jachère dans le processus... Alors que laisser brouter ou paître quelques animaux quelques semaines uniquement n'aurait eu aucune influence sur ses cultures, et aurait bien sûr rendu service à l'éleveur.

Devant la demande syndicale, le ministère avait en fait deux possibilités rationnelles. La première consistait à rappeler le bon usage des jachères de façons à éviter que l'exception ne devienne habitude, tout en accordant des dérogations par zones géographiques selon les gravités recensées. La seconde aurait été de se couvrir à Bruxelles vis-à-vis des règlements européens sur les jachères, en faisant passer en urgence cette demande et en la faisant valider à ce niveau, histoire de ne pas insulter l'avenir et d'éviter un retour de bâton européen plus tard. Seulement, dans ce dernier cas, on transférait le souci administratif au personnel du ministère, et il était plus "simple" de le laisser aux agriculteurs, qui devront donc faire les démarches pour le transfert des jachères, puis surveiller que l'administration locale ne les transforme pas en prairies permanentes.

Un mot sur l'effet d'annonce ministériel, qui ne manque franchement pas d'air. En titre "sécheresse 2015 : le pâturage des jachères est possible sur simple modification de la déclaration Pac". Déjà, on sent le piège, mais le texte, lui, ne laisse aucun doute quant à l'"aide" ministérielle sur le dossier : "Suite aux demandes des professionnels agricoles, au vu des conditions climatiques exceptionnellement sèches en ce début d’été, Stéphane Le Foll s’était engagé à répondre dans les meilleurs délais sur la possibilité de déroger aux règles applicables aux jachères pour leur utilisation en alimentation animale. Il confirme que l’obligation de maintien des jachères au titre de la conditionnalité et la sanction à hauteur de 20 % qui était liée à cette obligation sont supprimées dans le cadre de la nouvelle Pac applicable cette année. Les agriculteurs peuvent doncmodifier leur déclaration pour requalifier en prairies des surfaces initialement déclarées en jachère." Et après ce simple rappel du règlement, une conclusion emphatique et de récupération politicienne pas vraiment de circonstance : "Stéphane Le Foll reste pleinement mobilisé et à l’écoute du monde de l’élevage qui traverse aujourd’hui une situation délicate. Toutes les souplesses permises par la réglementation communautaire seront exploitées pour leur permettre de passer ce cap difficile."

Une "ubuesque gestion administrative de la solidarité professionnelle"

Ce communiqué ministériel a été publié le 8 juillet. Son côté "bien tourné" a dans un premier temps fait son effet, il a été repris dans la profession agricole... Jusqu'aux premières tentatives de mises en pratique. C'est le syndicat de la Fdsea Ile de Francequi a levé le lièvre. Voici son communiqué, diffusé il y a quelques heures seulement : "Dans un contexte de sécheresse, la solidarité agricole doit pouvoir jouer son rôle, permettant aux céréaliers de mettre à la disposition des éleveurs des surfaces en jachères pour assurer un complément de fourrage aux animaux. C’est dans ce sens que la FDSEA a saisi l’administration afin d’autoriser la fauche et le pâturage de certaines surfaces en herbe, dont règlementairement le produit ne peut être utilisé, à l’image des jachères. Une demande simple pour pouvoir activer la solidarité entre voisins agriculteurs. Mais le ministère de l’Agriculture contraint ce geste de solidarité à une nouvelle démarche administrative, au risque d’engendrer des pénalités financières pour ceux qui le feraient. En effet, il faut requalifier en prairies les surfaces initialement déclarées en jachères, leur enlevant le caractère de Surface d’Intérêt Ecologique, dont le taux cette année est de 5 %. Plus grave, si la parcelle est déclarée en « Jachère SIE », l’administration peut la notifier définitivement en prairie permanente, avec les conséquences d’une remise en culture impossible." Avec en prime un commentaire de Damien Greffin, président de ce syndicat : "Nous sommes dans un système totalement ubuesque, où les agriculteurs, déjà sur-encadrés règlementairement, doivent maintenant subir une gestion administrative de la solidarité professionnelle."

En conclusion, pensez à ces éleveurs qui cherchent désespérément aujourd'hui à passer au travers des catastrophes qui s'amoncellent... Et à qui on répond, "bien sûr, les autres agriculteurs peuvent vous aider, ils n'ont qu'à faire les démarches nécessaires pour perdre définitivement l'exploitation des terres correspondant à leurs jachères..."

Où va-t-on ?

Notre illustration : l'annonce publiée sur le site du ministère de l'Agriculture, lien direct :http://agriculture.gouv.fr/secheresse-2015-le-paturage-des-jacheres-est-possible-sur-simple-modification-de-la-declaration-pac 

 

Jachères, Élevage , Crise , Ministère De L'Agriculture, Fdsea Ile De France, Damien Greffin

 

Auteur :

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JEANDEY ANTOINE

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Pic pétrolier

Par Le 23/08/2018

Lorsque j'ai entamé l'écriture du roman "Les héros sont tous morts", je n'avais aucune idée de l'ampleur que cette histoire allait prendre dans ma vie...

Je ne pourrais pas comptabiliser les heures de lecture ni les documents que j'ai compilés.

Rien de ce que j'écris dans le deuxième tome de ce qui est devenue une trilogie ne relève de la fiction. Tout est réel. 

Dans le tome 3, j'entrerai intégralement dans l'anticipation. 

Sauf si la réalité va plus vite que ma capacité de travail.


 

"Il est improbable que les hommes renoncent à la croissance, mais la contrainte énergétique peut nous y conduire, et il vaut mieux s’y préparer."

 

https://aspofrance.org/2018/07/01/que-devient-le-pic-de-petrole%e2%80%89-interview-de-p-brocorens-par-la-revue-silence-octobre-2017/

1 - L'Agence internationale de l'énergie estime que le pic de production de pétrole conventionnel a été passé en 2006. Avant cette date, on parlait pour l'après-pic d'une courbe de consommation en "tôle ondulée" : quand le prix monte, la consommation ralentit, provoquant une surproduction, le prix baisse alors relançant la consommation… et donc la hausse des prix. Pourtant, après une brève période d'augmentation du prix du pétrole (140 $ en 2008), tout continue comme avant. Pourquoi ? Les choses évoluent, au contraire. L’échelle de temps est essentielle, et dans notre société du buzz, il est difficile de percevoir des évolutions de temps long. Depuis qu’on exploite le pétrole, le débit de production est soumis à des contraintes : géologiques, techniques, économiques, géopolitiques, et autres. Par le passé, ces contraintes n’ont jamais été suffisantes au point d’enrayer durablement la croissance de la production, car l’augmentation de certaines contraintes (épuisement de gisements,…) était plus que compensée (nouvelles découvertes, progrès techniques,…). Mais petit à petit, le rapport de force s’inverse sous l’action des contraintes géologiques, les ressources étant finies. Pour le brut conventionnel, cette dégradation s’est d’abord marquée au niveau des découvertes. Depuis le milieu du XIXème siècle, et pendant environ cent ans, elles ont augmenté tendanciellement. Mais vers 1960, le pic est atteint, le déclin commence. Dans les années 1980s, la courbe des découvertes (en baisse) croise la courbe de production (en hausse). A partir de cette date, les découvertes ne renouvellent plus assez les réserves. Un pic de production devient inévitable. Il eut lieu au début du nouveau millénaire, 40 ans après le pic des découvertes. Les prix flambèrent. Ce fut la surprise, car l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) prévoyait une production en forte croissance dans les vingt ans à venir (Fig.1) et des prix stables (Fig.2). Le pic du brut conventionnel, ça concerne 75% des liquides pétroliers. Enorme ! Mais rares sont ceux qui ont pris la mesure du phénomène. L’AIE, vous l’écrivez, a reconnu un pic de production, mais dans un langage ambigu et inaudible. La contrainte économique est mise en avant - si seulement les investissements avaient été plus élevés - et à travers elle, c’est l’origine humaine, supposée surmontable, qui est perçue, non la dimension géologique. On oublie que c’est à travers l’économie que la contrainte géologique se matérialise : entre 2000 et 2014, les investissements ont été multipliés par 250%, mais découvertes et production ont plafonné. Depuis plus de dix ans, l’AIE rabote ses prévisions de production, par petites touches, année après année (Fig.1).

Quant au lien prix-production, on a bien un scénario de plateau ondulant comme vous le décrivez, mais les variations de prix sont amples et avec des phases parfois très longues. Depuis le nouveau millénaire, on a connu deux phases de hausse, en 2000-2008 et 2009-2014, et deux phases de baisse, en 2008-2009 et depuis 2014. Les prix bas actuels ont raboté les investissements, si bien que la production de brut conventionnel devrait amplifier son effritement, lorsque les projets mis en chantier pendant les années fastes seront terminés. On peut donc s’attendre à une nouvelle phase de hausse des prix, que l’AIE anticipe aussi (Fig.2.). 2 - Le recours croissant au gaz (pour les centrales thermiques) et aux pétroles non conventionnels (pour les transports) peut-il se faire sans limite ? Les prix bas actuels s’expliquent par les pétroles « de schiste ». Ils ont relancé la croissance de la production d’hydrocarbures liquides qui avait été stoppée par le pic du brut conventionnel. Les pétroles « de schiste » ont été développés massivement aux USA grâce à une conjonction unique au monde de facteurs géologique, technique, économique, financier, législatif, et politique très favorables, qui les ont conduits en quelques années à représenter 5% de l’offre mondiale d’hydrocarbures liquides. C’est un exploit ! Mais 5%, c’est peu face aux 75% que constitue la part du brut conventionnel et qui, rappelons-le, entre en déclin. Et en dehors des USA, les pétroles « de schiste » sont freinés par les contraintes locales. Des développements majeurs auront lieu ailleurs dans le monde, ainsi que pour d’autres ressources comme les sables bitumineux, mais il est peu probable que les non-conventionnels repoussent le pic tous pétroles au-delà de 2030. 3 - Peux-on prévoir les pics de production des pétroles non-conventionnels ? (Gaz de schistes, schistes bitumineux) ? Qu'en est-il de celui du gaz naturel ? De celui du charbon ? Alors que les pétrole et gaz conventionnels sont concentrés dans des volumes de roches bien définis, pour les pétroles et gaz « de schiste », la concentration dans le sous-sol varie graduellement, depuis des zones libres d’hydrocarbures jusqu’à des zones très riches, ce qui rend l’étendue des zones exploitables – et le montant des réserves – très sensible au prix du pétrole. Les débits sont également très sensibles au prix, car très sensibles au rythme des forages. Ainsi, la production US a atteint un premier pic début 2015, est descendue jusque fin 2016, pour actuellement rebondir, imitant avec retard la volatilité des prix. En fonction de l’évolution des prix, plusieurs pics de production peuvent donc se produire. Sur le long terme, le comportement de la demande à des prix plus élevés sera déterminant. Quant aux schistes bitumineux, ils ne sont que des précurseurs de pétrole et gaz. Pour obtenir des hydrocarbures, il faut les soumettre à une cuisson très énergivore qui rompt les grosses molécules solides en molécules plus petites, liquides et gazeuses. Ces ressources ne seront probablement envisagées qu’en cas de secours, à des prix supérieurs à 200$/b. A ces prix-là, le monde sera vraisemblablement engagé tous azimuts à sortir du pétrole, aussi les schistes bitumineux sont-ils exclus des scénarios de pic pétrolier. Pour gaz et charbon, on peut faire des analyses similaires, en séparant les différents types de ressources. Cependant, le pétrole est crucial. C’est le premier des trois hydrocarbures à franchir son pic, et vu son importance, les conséquences pourraient être incalculables et changer drastiquement les rythmes d’extraction des autres ressources.

4 - Le débat sur le réchauffement climatique indique qu'il faudrait laisser le maximum de ces énergies fossiles dans le sol pour éviter d'en libérer le CO2. Peut-on espérer que l'industrie pétrolière accepte de telles restrictions ? De même pour l'industrie charbonnière (et donc la possibilité de liquéfier le charbon pour en faire du carburant) ? Peut-on surtout espérer que nous, les drogués du pétrole, acceptions de telles restrictions ? L’énergie représente la capacité d’action et de transformation du monde, et le pétrole nous a offert une capacité d’action gigantesque. Qui pourrait s’en passer ? Tout est fait pour qu’il y ait plus d’échanges et d’action, garants de croissance économique et d’intégration dans la société de consommation. Quant aux pays exportateurs de pétrole, exporter leur permet d’acheter la paix sociale. Ce n’est pas un hasard si le printemps arabe a emporté Syrie, Yemen, Tunisie, et Egypte. Le pic pétrolier franchi des années auparavant fut clairement un facteur déstabilisateur, éliminant recettes de l’état et gonflant ses dépenses. Dans ces pays, un élément clé du contrat social est la disponibilité d’énergie à bas prix. C’est possible tant que le pays est auto-suffisant, mais ruineux une fois qu’il devient importateur, ce qui oblige à des ajustements impopulaires. En bref, ces pays ont vécu une transition pétrolière, et elle est bien différente des clichés : pas de pénurie physique, mais une réorganisation profonde des flux économiques et financiers au sein de la société.

D’autre part, le Yemen et la Syrie ont vu la chute de production s’accélérer avec la guerre civile. Ainsi, déclin de production et déstabilisation du pays peuvent se renforcer l’un l’autre. Si de telles évolutions devaient se reproduire, il sera difficile d’avoir conscience qu’on franchit un pic pétrolier mondial. Le pic mondial étant la superposition de pics et déclins locaux, si ces déclins sont exacerbés par les événements géopolitiques, ce sera la géopolitique qui sera pointée du doigt, non les contraintes géologiques. C’est un élément clé à suivre, car le Venezuela (pour le conventionnel), l’Algérie, et le Nigéria sont entrés en transition pétrolière. 5 - Si on connait des scénarios pour une électricité 100 % renouvelables, il semble bien difficile d'imaginer une "sortie du pétrole" ou une "sortie des énergies fossiles". Le pétrole couvre environ un tiers de nos besoins énergétiques mondiaux, si on y ajoute le charbon et le gaz, on arrive à encore plus de 80 % (les biocarburants et les déchets font autour de 10 %, le nucléaire moins de 5 %, les renouvelables moins de 5 %). A part les économies d'énergie, quelles sont les pistes envisageables pour remplacer les énergies fossiles (dans le domaine énergétique, mais aussi dans la pétrochimie) ?

Oui, remplacer les énergies fossiles est une tâche colossale, et on n’a pas encore commencé. Au niveau mondial, les énergies alternatives ne remplacent pas les énergies fossiles. Elles viennent s’y ajouter. Pourtant, de nombreuses pistes sont connues, déclinées en énergies alternatives, économies d’énergie, et adaptations sociétales, mais elles doivent être développées beaucoup plus massivement qu’aujourd’hui pour avoir un impact. Il y a aussi des pistes novatrices, comme utiliser plusieurs fois la même calorie avant qu’elle ne se perde dans la nature sous forme de chaleur, stade ultime de dégradation de l’énergie. On profiterait de cette propriété pour faire réaliser un travail utile à la calorie, avant de valoriser sa forme dégradée là où de la chaleur basse température est requise. Ces dernières années, des radiateurs et chauffeeau électriques ont été créés avec des processeurs comme résistances chauffantes. Grâce aux réseaux, la capacité de calcul des processeurs est mise à disposition d’un utilisateur éloigné, alors que la chaleur produite est relâchée dans votre salon. Une calorie pour deux usages, c’est une économie d’énergie de 50%. Ceci dit, sur la durée, les efforts finissent toujours par être insuffisants dans un système de croissance économique continue. Il est improbable que les hommes renoncent à la croissance, mais la contrainte énergétique peut nous y conduire, et il vaut mieux s’y préparer."

 

Souveraineté alimentaire

Par Le 22/08/2018

La mondialisation alimentaire est un empoisonnement de masse.

La solution passe soit par une fermeture des frontières, soit des surtaxes aux produits importés, soit une égalité des règles. 

Aucune de ces solutions n'est envisagée par l'union européenne.

Il reste donc aux consommateurs d'user de leur pouvoir et de choisir l'agriculture locale bio ou en tout cas la moins chimique possible. 

L'intérêt des populations est flagrant... Le pouvoir d'achat est réduit pour beaucoup, c'est une évidence. Il reste à chacun de ne pas sacrifier le pouvoir de rester en bonne santé. Et la planète aussi...


Le Modef organise mercredi sa traditionnelle vente "au juste prix" de fruits et légumes, notamment à Paris. Pour son vice-président, Raymond Girardi, il s'agit de dénoncer la concurrence déloyale des autres pays, qui n'ont pas les mêmes règles concernant les pesticides.

La vente directe de fruits et légumes organisée par le Modef place de la Bastille à Paris, ici en 2017.
La vente directe de fruits et légumes organisée par le Modef place de la Bastille à Paris, ici en 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)

franceinfo : Vous parlez de vente au juste prix, c'est-à-dire ?

Raymond Girardi : L'idée du juste prix, c'est de faire la démonstration de ce qui devrait être le prix pratiqué partout en Ile-de-France, de ce que l'on peut trouver sur l'étalage. Prenons par exemple les tomates, qui sont un produit de grande consommation, que l'on vend 1,7 euro le kilo. Dans ce prix, il y a la juste rémunération des agriculteurs, environ 1 euro et le reste c'est la marge normale de la grande distribution. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, puisque ces tomates se trouvent en catégorie premier choix plutôt autour de 3 euros que de 1,7 euro. C'est ce que l'on considère comme le juste prix et c'est l'occasion de faire la promotion des fruits et légumes de France, de dire aux consommateurs qu'ils ont intérêt à acheter des fruits et légumes de France, parce que c'est là qu'il y a la meilleure garantie au niveau des produits.

Est-ce la priorité pour vous de lutter contre les importations ?

Oui, actuellement les producteurs français ne couvrent que 60% des besoins, donc on importe 40%. Le problème que posent ces importations c'est que nous, producteurs français, nous avons une réglementation extrêmement stricte en matière d'utilisation de produits chimiques, ce que l'on appelle les pesticides. Alors que tout le monde sait que tous les pays n'ont pas la même réglementation et utilisent ces produits chimiques interdits. Donc cela fait une concurrence déloyale pour les producteurs français et pose un problème de santé publique pour les consommateurs. Ces produits sont dangereux quand ils sont utilisés en France, il n'y a pas de raison que cela ne le soit pas pour des produits importés. On demande au gouvernement de sanctionner les importations qui sont soupçonnées d'utiliser des matières interdites en France.

La France va-t-elle trop vite sur les interdictions de pesticides, selon vous ?

Nous sommes favorables à la mise en place de l'agriculture raisonnée, voire bio, pour limiter au maximum l'utilisation des produits chimiques. Ceci dit, c'est très compliqué de s'appliquer ces règles localement, en France et que le reste du monde continue de les utiliser. À un moment donné, il faut que l'État français négocie au niveau international, pour que les mêmes règles et les mêmes pratiques soient réparties sur l'ensemble de la planète. Que la France ne soit pas un îlot vertueux et que le reste de la planète continue d'utiliser des pesticides parce qu'en fait, c'est l'agriculture française qui va en pâtir, et les consommateurs français. C'est bien que la France soit leader en matière d'utilisation (il manque le terme réglementée, à mon avis) des produits chimiques dans l'agriculture et ailleurs, mais on ne peut pas s'isoler du reste du monde, sinon on se pénalise et la production française va continuer de baisser. Et au lieu d'être à 40% [d'importations] dans 10 ans on sera à 50% et se posera le problème lié à la santé par rapport aux importations. Donc il faut régler le problème aujourd'hui. Que l'État français fasse des efforts, que nous producteurs français, on fasse des efforts, mais que le même cadre de réglementation soit mondialisé. Au moins au niveau de l'Union européenne puis au niveau international. Sinon il n'y a pas d'issue possible.

 

Obésité

Par Le 22/08/2018

Je veux bien les accueillir pour un séjour "marche en montagne, végétarisme et perte de poids" :)

 

Le Premier ministre des îles Tonga, Akilisi Pohiva, a lancé un défi à ses homologues : afin de promouvoir la lutte contre l’obésité, il veut organiser un concours de perte de poids.

Dans le monde, neuf des dix pays les plus touchés par l\'obésité sont des îles du Pacifique.
Dans le monde, neuf des dix pays les plus touchés par l'obésité sont des îles du Pacifique.

En matière de santé publique, le Premier ministre des îles Tonga, Akilisi Pohiva, a des idées pour le moins originales. Evoquant les autres chefs de gouvernement du Pacifique, Akilisi Pohiva a en effet déclaré, dans le Samoa Observer du 12 août, qu’ils devraient "se lancer ensemble dans une compétition de perte de poids". "Nous nous pèserons à nouveau l'année prochaine quand nous nous retrouverons. Nous verrons qui a perdu le plus", a précisé Akilisi Pohiva. Si le concept peut paraître absurde, il a en réalité un but bien précis : promouvoir la lutte contre l’obésité, véritable fléau dans le Pacifique.

Junk food, sédentarité et diabète

Dans le monde en effet, neuf des dix pays les plus touchés par cette maladie sont des îles du Pacifique, selon l'Organisation mondiale de la santé. L’obésité n’y n'épargne personne, pas même la famille royale des îles Tonga. Le roi Taufa’ahau Tupou IV est ainsi considéré comme le plus gros souverain du monde, puisqu'il pesait 209 kg en 1976. Les conséquences de cette épidémie sont graves : dans les îles du Pacifique, de nombreuses personnes sont amputées des suites d’un diabète, directement associé à l’obésité. Comme la journaliste Géraldine Zamansky le soulignait sur le plateau duMagazine de la Santé en 2016, ce diabète abîme les vaisseaux et les nerfs, et les plaies ne parviennent pas à cicatriser.

Cette inquiétante progression de l’obésité est due à un changement d’habitudes alimentaires et sportives opéré il y a une cinquantaine d’années. Aujourd’hui, les habitants du Pacifique, très pauvres, consomment beaucoup de junk food et sont très sédentaires. Auparavant pourtant, leur mode de vie était particulièrement sain. Pour inverser la tendance, le Premier ministre des îles Tonga estime que c’est aux chefs de gouvernement de montrer l’exemple. Il s’explique : "Le but n'est pas de savoir qui va perdre le plus de kilos, mais de promouvoir une mentalité saine." Aussi Akilisi Pohiva a-t-il ajouté qu'il avait prévu de lancer ce défi lors du Forum des îles du Pacifique, qui aura lieu en septembre à Nauru (Micronésie).

Gérer le stress

Par Le 22/08/2018

Je poste un commentaire reçu sur l'article "Ados et sophrologie". 

Je trouve qu'il montre bien les différentes méthodes à appliquer soi-même.

C'est d'ailleurs très positif de voir à quel point aujourd'hui cette reconnaissance du stress est importante. Lorsque j'étais au lycée et qu'on préparait le BAC, un bon nombre de mes collègues de classe en auraient eu besoin... Il est clair que maintenant, pour celui ou celle qui le souhaite, il n'est pas nécessaire d'aller voir son médecin généraliste pour demander des pilules roses ou autres béquilles. Le travail de fond est toujours préférable. 

 

 

10 conseils pour gérer votre stress

Une gestion du stress efficace doit agir sur toutes les composantes du stress : au niveau des émotions pour apprendre à rester calme en toute situation, au niveau des pensées pour combattre les idées noires et pessimistes, au niveau aussi des comportements provoqués par le stress. Voici 10 conseils et exercices pratiques !

Méditez en pleine conscience chaque matin

Au lever, le matin, sans vous précipiter vers vos mails, prenez 5 mn pour vous : fermez les yeux puis focalisez-vous sur votre respiration, les bruits qui vous entourent, vos ressentis. La pleine conscience aide à la détente et à la concentration pour votre journée !

Pratiquez chaque jour 2 mn de respiration profonde

À n’importe quel moment, au bureau, à la maison, dans les transports, faites quelques respirations abdominales : inspirez en gonflant votre ventre, attendez un peu, puis expirez lentement, plus longtemps que votre inspiration. Cette respiration amène un calme immédiat.

Entraînez-vous à la relaxation pour savoir rester zen même en cas de stress

Trouvez une relaxation qui vous convient : méditation, respiration, méthode de Jacobson, training autogène de Schultz, relaxation par la musique ? En vous entraînant 10 mn par jour, cette relaxation peut devenir un réflexe à utiliser en toute situation de stress.

Exposez-vous en imagination à une situation de stress

Au calme, chez vous, fermez les yeux, visualisez une situation de stress à laquelle vous avez été ou êtes souvent confronté(e). Respirez profondément, prenez de la distance, et imaginez-vous réagissant dans le calme à cette situation. Cela pourra vous aider quand cette même situation de stress reviendra.

Notez les pensées qui vous viennent en cas de stress

Vous êtes en plein stress ? Notez les pensées qui vous envahissent et essayez de les relier à vos émotions. Bien souvent, une émotion négative entraîne une pensée négative, appelée pensée automatique. En prendre conscience permet deréduire l’influence de ces pensées sur votre stress.

Appliquez la pensée positive pour un optimisme réaliste

Face à chacune de vos pensées négatives, essayez de trouver une pensée plus positive, qui vous donne du courage et désamorce votre pessimisme.Demandez-vous par exemple ce que vous conseilleriez à votre meilleur ami dans cette situation ? Sachez que l’optimisme permet plus de performances, c’est prouvé scientifiquement!

Planifiez votre emploi du temps pour vous en libérer

Contrairement à ce que vous pouvez croire, prévoir vos tâches de la journée pour le lendemain n’est pas ennuyeux ou déprimant : cela vous permet de ne pas vous laisser déborder et vous ménager des temps de pause, de ne pas vous laisser déborder par une multitude de tâches à la fois...

Apprenez à être dans l’instant présent

Concentrez-vous en pleine conscience sur ce que vous êtes en train de faire : cela commence par vous consacrer à une seule tâche à la fois, à apprécier quand cette tâche se termine, à vous satisfaire des objectifs atteints. N’hésitez pas à utiliser une liste pour pouvoir vous régaler de rayer vos tâches terminées 

Renforcez les autres

Pour déminer votre ambiance relationnelle, et si vous faisiez aux autres des compliments, voir ce qui va bien au lieu de ce qui ne va pas ? Au travail, comme en famille ou avec des amis, commencez par des compliments concrets sur ce qu’une personne a fait. Votre interlocuteur sera peut-être surpris au départ, mais vous verrez que le plaisir qu’il en retire améliorera votre relation.  

Affirmez-vous en communiquant mieux

https://www.theraserena.com/stress/dossiers/3-exercices-de-coherence-cardiaque-pratiquer-pour-destresser savoir écouter, puis adresser ou recevoir une demande, une critique, sans envenimer la situation. Oser dire sans être inhibé, et s’affirmer sans être agressif. Essayez de vous entraîner en imagination à une demande que vous souhaitez adresser à l’un de vos proches (d’abord quelqu’un avec qui vous entretenez une bonne relation), puis testez !

Ces 10 conseils font partie des techniques de thérapie cognitive et comportementale, à l’efficacité prouvée par de nombreuses études pour mieux gérer stress et anxiété au quotidien. L’application TheraSerena vous permet de les mettre en pratique dans un programme personnalisé.

 

 

Alpha tango Charlie

Par Le 21/08/2018

Une longue, longue virée en montagne aujourd'hui. Une trentaine de kilomètres, plus de la moitié hors sentier dans des éboulis, roches et arêtes, 2000 mètres de dénivelée et 8h15 de marche avec le final en trottinant. 

C'est en descendant un col particulièrement ardu qu'on est tombé sur les restes éparpillés d'un avion de tourisme. Macabre...

Je viens de touver l'explication : 

"26 Janvier 1986
Un Cessna 310, immatriculé I-ICAE, s’écrase au Pic du Rocher Blanc dans le
Massif des Sept Laux, à 2560 mètres d’altitude, sur la commune de La Ferrière
d’Allevard. L’appareil, en provenance de Milan et à destination de Bron, qui était suivi
par le contrôle aérien, a disparu des écrans radar lors de son survol de la Maurienne.
Les quatre occupants éjectés de l’appareil ont été retrouvés morts le lendemain de
l’accident."

L’image contient peut-être : une personne ou plus, montagne, plein air et nature

L’image contient peut-être : chaussures et plein air

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En dehors de cette découverte, la journée était lumineuse..

Seuls, là-haut. 

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Les lacs des sept Laux en bas, c'est par là qu'on doit retourner au parking de départ mais il faut qu'on trouve le passage par le col de l'amiante...On fait une boucle, donc, on ne connaît pas encore la descente. On sait juste qu'elle est "compliquée"...1534875565-p8210023.jpg

Rien, se taire, ne plus bouger, écouter, ne rien penser. Juste être là. 

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Là, c'était un peu "chaud"...Chute interdite. En fait, ça passe mieux beaucoup plus bas mais on ne l'a vu qu'après avoir franchi la dalle. Le charme du "terrain d'aventure".1534875920-p8210076.jpg

La descente se fait le long de la neige, pente très raide, pas de sentier.1534875954-p8210072.jpg

On vise les lacs des sept Laux tout en bas.

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Les deux sommets du jour reliés par une belle arête.

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Grenoble, le Chicago français

Par Le 20/08/2018

Je ne vais sûrement pas dire que ça me réjouit mais je tiens à mettre l'article ici afin que les lecteurs de la suite du roman "Les héros sont tous morts" sachent que la fiction reflète la réalité...Tout ce que j'écris dans cette trilogie est le fruit de très, très nombreuses lectures, que ça soit les zones de non-droit, tout autant que le désastre écologique ou l'inconscience d'une partie des individus quant à l'avenir de l'humanité. 


 

TOUS, SAUF ELLE

« Que feras-tu lorsque le chaos surviendra ? »

L’expression l’étonna. Il n’aurait pas imaginé que Laure ait pu être convaincue, elle aussi, de l’imminence du désastre.

« Est-ce que tu resteras flic ou est-ce que tu quitteras ton poste ? »

Il n’hésita pas une seule seconde.

« Les flics qui voudront jouer aux héros ne vivront que quelques heures ou quelques jours. Moi, je veux tenir le plus longtemps possible. Et c’est ici que ça se fera. Avec toi si tu le souhaites.

–Et tes collègues ? Fabien et les autres ?

–Je ne peux rien pour eux. Et ils ne me croiraient pas si je décidais de les prévenir.

–Et tu penses vraiment que nous deux, ici, on peut survivre à un tel bouleversement ?

–Bien plus en tout cas qu’en espérant une quelconque survie dans les villes.

–Et mes parents ? »

Elle s’attendait à un temps de réflexion mais Théo répondit immédiatement.

« –J’y ai déjà pensé, Laure. Ton père était militaire et ta mère infirmière. Donc, deux personnes qui peuvent être considérablement utiles et non pas des fardeaux. Ils ont leur place ici. C’est à eux de décider.

–Et les réserves de nourriture ?

–Il y a un aliment qui n’est pas en rayon mais qu’il faudra aller chercher. Et il faudra de bons tireurs.

–Les animaux ?

–Oui. Chevreuils, sangliers, cerfs. Je sais que tu ne manges pas d’animaux. C’est toi qui décideras mais en temps de guerre, tout ce qui nourrit est à prendre. Et nous serons en guerre. 

–Une dernière question. Je n’ai aucune connaissance sur le sujet et même si je lis ton cahier tous les jours, je n’ai pas trouvé de réponse. C’est quoi le nouvel ordre mondial ? »

Elle ne s’étonnait plus maintenant de son étrange impassibilité devant des sujets assurément délicats. Il n’y avait que dans l’expression amoureuse qu’elle percevait en lui un trouble puissant.

Il répondit avec le  même flegme.

« Soit le délire d’esprits paranoïaques, soit une vérité terriblement bien cachée. C’est comme pour Dieu, en fait. Tu peux refuser de croire en son existence ou décider de l’honorer mais aucun de ces choix ne t’assurera d’une quelconque certitude. Par le biais de centaines de lectures, j’ai décidé de croire en l’existence de cette entité qu’on appelle le nouvel ordre mondial et je vois dans son organisation la puissance de certains élus, non pas par des votes populaires mais par héritages, de génération en génération. Avec comme projet commun la pérennité de leur puissance, quel qu’en soit le prix pour le reste de l’humanité.

–Jusqu’à fomenter une disparition partielle du groupe humain ?

–Dès lors que ces individus considèrent que la situation risque de leur échapper parce que ce groupe humain devient trop important, la solution est d’en réduire l’importance. Ils ne voient pas en nous des êtres vivants mais les ouvriers de leur puissance. Ce dont ils ont besoin, c’est d’un groupe humain obéissant et la multiplicité des zones de conflit leur pose inévitablement un grand nombre de problèmes. Pour effacer ces problèmes et rétablir durablement la croissance de leurs richesses mais surtout assurer leur propre survie, il ne vont pas chercher à résoudre les causes des problèmes mais à supprimer leurs acteurs. »

Elle ne répondit rien. La consternation se mêlait à la nausée. 

« Les hommes sont comme les pommes ; quand on les entasse, ils pourrissent. » Je ne sais plus qui a dit ça, Mirabeau, je crois mais c’est bien d’actualité. Il était en avance sur son temps, ajouta-t-il. 

-Un flic cultivé. Tout est devenu effectivement possible en ce monde. »

Il s’approcha et l’enlaça.

« Si ça peut te convaincre de rester avec moi, je suis prêt à lire l’intégralité de l’encyclopédie universalis. »

Ils restèrent silencieux, dans les bras l’un de l’autre.

« Si j’avais pu imaginer que cette mallette me mènerait jusqu’à toi, je l’aurais ramassée sans penser à autre chose, murmura-t-elle.

–Et tes indiens Kogis alors ?

–Je te rappelle qu’ils n’ont pas voulu de l’argent.

–Et je leur donne raison. Leur liberté et leur honneur sont bien plus importants. C’est ce que la majorité du monde a oublié. »


 

Le syndicat Alliance Police compare Grenoble à “un Chicago français”

Photo d'illustration. / © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP. Photo d'illustration. / © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP.

PARTAGES

  •  

Alors que Gérard Collomb était en visite en Isère ce vendredi 17 août 2018, le syndicat Alliance Police Nationale a dénoncé avec virulence l'insécurité qui règne dans l'agglomération grenobloise. Le syndicat policier n'a pas hésité à comparer Grenoble à "un Chicago français".

Par YG avec AFP. 

Le syndicat Alliance Police Nationale a dénoncé, ce vendredi 17 août 2018, l'insécurité "catastrophique" régnant à Grenoble, un "Chicago français", alors même que le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb était en déplacement à quelques kilomètres de là, dans le Vercors.

Dans son communiqué, l'antenne iséroise du syndicat policier met en exergue "une délinquance 63% plus élevée" dans la cité alpine "que dans des villes de même taille". "Rien que sur ces quinze derniers jours, on dénombre plusieurs agressions au couteau et règlements de comptes par armes à feu (un des protagonistes ayant moins de seize ans...)", relève-t-il.

Le syndicat souligne qu'avec d'"autres acteurs de la sécurité" (mairie, préfecture, direction de la sécurité publique), il avait "tiré le signal d'alarme" auprès du "gouvernement et des directions centrales", sans résultats.


Alliance Police Nationale rappelle les propos du procureur de la République à Grenoble, Jean-Yves Coquillat, qui avait affirmé il y a un an n'avoir "jamais vu une ville de cette taille aussi pourrie et gangrénée par le trafic de drogue". 

Déplorant que M. Collomb "ait préféré se consacrer à la sécurisation des activités sportives et à l'air pur du Vercors plutôt qu'à l'atmosphère beaucoup moins vivifiante de la cité grenobloise", le syndicat affirme que trente postes ne sont pas pourvus sur la ville, "sans perspective de renfort sur les prochains mois".
 
Selon lui, les policiers démotivés "sollicitent leur mutation, faute d'attractivité pour les retenir".

Il demande notamment que le bassin grenoblois "soit considéré en secteur difficile et bénéficie de la prime de fidélisation correspondante"comme c'est le cas à Lyon. Et qu'il reçoive rapidement de nouveaux effectifs, comme à Marseille. "Sans un changement radical de politique, dans peu de temps la loi de la rue remplacera celle de la République", pronostique-t-il.

 

 

"Il y a le feu..." Pierre Rabhi

Par Le 19/08/2018

"Il y a le feu et il faut l'éteindre" : Pierre Rabhi condamne ceux qui "se foutent de l'avenir de l'humanité"

 

Pierre Rabhi est plus remonté que jamais contre le saccage de l’environnement par la société de consommation à outrance. "Il y a le feu et il faut l’éteindre", dit-il. Sobriété et modération sont ses maîtres mots. Extrait du magazine "13h15 le dimanche".

 

Le paysan, écrivain, philosophe et poète Pierre Rabhi, 80 ans, a largement atteint l’âge d’une retraite bien méritée. Il n’arrête pourtant pas et reçoit 600 demandes de participation à des conférences chaque année ! Ce jour-là, il se rend dans un lieu de formation qu’il a ouvert avec des amis en Ardèche. On y apprend notamment à faire pousser de bons légumes en respectant la terre nourricière.

"Ce n’est pas seulement un lieu d’apprentissage, c’est aussi une philosophie, explique le paysan le plus célèbre de France et pionnier de l'agriculture bio au magazine "13h15 le dimanche" (replay). Nous pensons maintenant qu'il faut que les citoyens se réapproprient leur capacité de survie. On a des gens hors sol, concentrés dans des villes, avec des camions qui leur apportent à manger", précise l’auteur de Vers la sobriété heureuse (Actes Sud) et de La Puissance de la modération (Hozhoni).

"On est en train de leur faire un monde invivable"

"Pour moi, cultiver son jardin, c’est un acte politique. C’est un acte de résistance légitime à des systèmes qui confisquent toute possibilité au citoyen de survivre par lui-même, pour le rendre entièrement dépendant. Et la disparition de la biodiversité est devenue une problématique extrêmement grave. Ah, je me demande parfois pourquoi je m’emmerde avec tout ça. Et pourquoi je ne passe pas une retraite tranquille..." s’interroge-t-il en souriant.

Alors, pourquoi n’arrête-t-il pas un peu ? "Eh bien parce que je ne peux pas. Si je ne le fais pas, je ne dormirais pas bien. C’est comme s’il y avait le feu et qu’on dise n’en avoir rien à foutre. Il y a le feu et il faut l'éteindre. C’est un devoir. Vous avez des enfants ? On est en train de leur faire un monde invivable. Tous ces salopards de gens qui n’ont d’autre préoccupation que de faire du profit… Ils se foutent littéralement de l’avenir de l’humanité. Non, on ne peut pas... Là, on est obligé de prendre le maquis. On ne peut pas faire autrement !" affirme Pierre Rabhi dans son éternelle chemise à carreaux.

Bernard AFFLATET : Chroniques amasiennes.

Par Le 19/08/2018

Bernard AFFLATET est publié aux éditions du 38 et sa passion de l'écriture est aussi grande que la mienne :)

Sur son blog, il propose en lecture les deux premiers chapitres de son roman de science fiction "Chroniques amasiennes".

J'ai lu et j'ai adoré.

Très clairement, j'admire le foisonnement de l'imagination et en même temps la qualité de l'écriture parce que pour avoir lu quelques ouvrages de ce domaine, il y en a certains, au bout de dix pages, tu en viens à te demander qui tu es tellement tu es perdu dans le scénario et l'euphorie créatrice de l'auteur. Là, je sais encore qui je suis, je sais ce que je lis, je sais qui est qui et ce qui se passe et en même temps, je suis complètement ailleurs, dans un monde fascinant.

Les détails sont utiles, justes, ils apportent ce dont le lecteur a besoin, il n'y a aucune "dérive imaginaire", cette logorrhée que je trouve pénible dans ces romans de science fiction où l'auteur se laisse emporter par une imagination débridée qui finit par être épuisante à suivre...

 J'admire les auteurs qui parviennent à décrire ce qui n'existe pas encore et savent le rendre parfaitement crédible. C'est comme si je gagnais le droit de passer à une prochaine vie, dans dix mille ans. Parfois, ça donne envie, parfois, au contraire, je me dis que j'ai de la chance de vivre maintenant :) 

En même temps, l'auteur sait décrire de nombreuses situations actuelles en les transposant dans un futur qui en devient le miroir critique de nos dérives et ça, c'est très fort et ça me touche particulièrement. Quand la description du futur permet de mieux comprendre le présent, je réalise que je lis un livre utile tout autant qu'enivrant. C'est pour moi la raison même de la littérature.

Donc, je ne peux qu'inviter les lecteurs et lectrices à rejoindre le monde imaginaire de l'auteur.

A consommer jusqu'à plus soif. :) 

 

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RAY'S DAY !

Pour le Ray's Day, je vous propose une nouvelle.

Il s'agit en fait des 2 premiers chapitres de mon roman (une aventure en deux tomes) : CHRONIQUES AMASIENNES.

Vous voyez le rapport ? Non ? Et si je vous dis que le personnage principal s'appelle Brad Bury... ça ne vous dit toujours rien?!

Allez quoi, le Ray's Day est le jour hommage à Ray Bradbury

(Brad Bury... Ray Bradbury... Chroniques Martiennes... Chroniques Amasiennes. Non ? Là je ne peux plus rien pour vous !).

Chroniques Amasiennes T1Vous trouverez d'autres initiatives d'auteurs en suivant le hashtag #RAYSDAY sur Twitter, Facebook, etc...

Ci-dessous, ma nouvelle en téléchargement gratuit :

En PDF (Tablette) :

CHRONIQUES_AMASIENNES___Nouvelle

En EPUB (Kobo) :

CHRONIQUES_AMASIENNES___Nouvelle

EN DOCX (PC-Windows) :

CHRONIQUES_AMASIENNES___Nouvelle

EN MOBI (Kindle) :

CHRONIQUES_AMASIENNES___Nouvelle

Bonne lecture !

CHRONIQUES AMASIENNES, T1 & T2, aux Éditions du 38.

#RaysDay #ChroniquesMartiennes #RayBradbury #Bradbury #200MA


 

Gênes

Par Le 18/08/2018

Effroyable drame.

Une analyse très pertinente de l'impact psychologique. Des réflexions qui m'intéressent grandement étant donné que c'est un domaine que je suis depuis longtemps déjà...La suprématie illusoire de l'être humain et en même temps sa phénoménale capacité à surmonter l'impensable.

Gênes : l'effondrement du viaduc "remet en cause notre illusion de toute puissance et renvoie à notre fragilité d'être humain"

Selon le psychiatre Christian Navarre, la catastrophe de Gênes entraîne "un changement de repères brutal, comme si pour nous, un monument emblématique de Paris s'était écroulé".

Le viaduc Morandi s\'est effondré mardi 14 août 2018 à Gênes.
Le viaduc Morandi s'est effondré mardi 14 août 2018 à Gênes. (MARCO BERTORELLO / AFP)

L'effondrement du viaduc de Gênes représente "un bouleversement majeur dont les images sont elles-mêmes émotionnellement choquantes", estime samedi 18 août Christian Navarre, psychiatre et auteur de Du traumatisme collectif à la catastrophe individuelle. Les premières obsèques nationalessont organisées samedi dans la ville. Une prise en charge collective "très importante pour les familles", affirme le spécialiste. 

franceinfo : Faire le deuil d'une personne morte dans un accident de la route banal ou dans une catastrophe nationale, est-ce différent ? 

Christian Navarre : Effectivement, c'est différent, dans la mesure où c'est extrêmement médiatisé. Tout d'abord, il s'agit d'un bouleversement majeur dont les images sont en elles-mêmes choquantes émotionnellement. Ce pont gigantesque faisait partie du paysage et de l'inconscient collectif des habitants de Gênes, c'est donc un changement de repères brutal, chaotique auquel nous assistons tous, comme si pour nous, un monument emblématique de Paris s'était écroulé. Cela évoque des films catastrophe, des bombardements de temps de guerre, ce qui paraît irréel dans le contexte actuel. Les victimes font effectivement partie d'un groupe auto-constitué de gens, qui n'avaient rien à voir les uns avec les autres mais qui, sur un plan collectif, sont maintenant dans la même action. 

Certaines familles de victimes refusent de participer aux obsèques nationales et préfèrent une célébration dans l'intimité, comment expliquez-vous cela ?

Les familles endeuillées pensent en permanence aux circonstances de la mort de leurs proches, donc la douleur peut aussi entraîner le fait qu'on ne souhaite pas être en groupe. Le groupe est pour certains rassurant et pour d'autres, il est anxiogène. En fonction de nos personnalités, on a des façons différentes de voir la mort et le deuil, peut être aussi en fonction des croyances. 

Quand on parle de deuil national, est-ce que cela veut dire que les familles des victimes sont en lien avec toute la nation italienne ? 

En effet, et plus que la nation italienne - vu l'impact des réseaux sociaux - avec peut-être même toute l'Europe. Car c'est aussi une effraction dans notre illusion de toute puissance, de maîtrise technologique, d'invulnérabilité, qui nous renvoie à notre fragilité d'être humain. Nous paraissons aussi fragiles et démunis que des fourmis face aux énormes décombres, cela correspond à nos angoisses archaïques. C'est pour ça qu'il y a plusieurs types de victimes. D'abord, on a les témoins directs, qui ont vu s'effondrer le pont, qui s'identifient au conducteur et au passager et voient le drame arriver. Mais aussi ces personnes blessées qui ont vécu un traumatisme avec une impression de mort imminente. L'état de choc, l'incompréhension, ce qu'on appelle un état de stress aigu. Et puis, il y aussi les survivants physiquement indemnes, d'abord soulagés, mais qui pourraient secondairement souffrir de culpabilité d'être vivant, de la colère, et même développer des symptômes avec des cauchemars et des angoisses, et qui ne pourront plus reprendre la route en particulier sur un pont. C'est pour ça que cette prise en charge collective européenne est très importante pour les familles, parce qu'ils ont l'impression que nous sommes tous avec eux.

Un certain dépit

Par Le 17/08/2018

Etant donné le nombre de réponse à la suite de mon appel aux lecteurs et lectrices pour l'écriture de commentaires, (un commentaire fort réjouissant pour "Les héros sont tous morts") je m'interroge fortement en essayant de ne pas tenir compte du dépit que cela engendre...

Plusieurs réflexions me viennent : 

1) La lecture de mes romans n'engendre aucune envie de les commenter ce qui représente bien entendu une grande déception.

2) Le lectorat n'a pas de temps à accorder à l'écriture de quelques lignes sur les réseaux sociaux ou sur les sites de vente en ligne.

3) Ma personnalité, elle-même, contribue à casser cette éventuelle envie de participer à la promotion de mes livres.

4) Le lectorat préfère commenter des ouvrages d'auteurs connus.

5) Je n'ai pas de lectorat en dehors de quelques proches. 

Je me suis donc mis à chercher des articles sur le net pour essayer de voir ce qu'il en est pour les auteurs qui comme moi restent quasiment inconnus.

Le constat est varié. Certaines auteures, principalement, et quelques hommes parviennent à créer un réseau assez important avec un lectorat assidu et enthousiaste. D'autres sont confrontés au même problème que moi : l'anonymat. 

Les réseaux sociaux restent pour tous et toutes une piste incontournable. Facebook et un blog personnel sont les deux atouts majeurs. (C'est fait) Les séances de dédicaces locales et les salons jouent également un rôle important. (C'est à faire)

Il n'empêche que des livres de qualité restent inconnus malgré l'énergie dépensée et aucun des écrivains qui en parlent ne parviennent, bien évidemment, à vivre de leur plume. (je ne me fais aucune illusion sur ce point en ce qui me concerne)

Le constat est donc sans appel : il est considérablement difficile de parvenir à créer un lectorat déterminé à participer à la promotion d'un auteur.

Un certain dépit...

Je verrai par conséquent si cela évolue avec la sortie prochaine de "Kundalini". 


Promouvoir un livre : pourquoi et comment faire ?

 

Avec plus de 40 000 nouveautés qui sortent chaque année en librairie, auxquelles s’ajoutent plusieurs milliers de livres auto-publiés, la concurrence littéraire est rude. La promotion de votre livre est essentielle pour vous démarquer et vous faire connaître des lecteurs. Suivez les conseils de Librinova pour promouvoir votre livre efficacement.

1. Pourquoi consacrer du temps à la promotion de votre livre ?

« Mon travail, c’est écrivain, pas communicant », « Si mon livre est bon, il marchera », « Je n’y connais rien en réseaux sociaux ». Quand il s’agit de promouvoir votre livre, vous ne savez bien souvent pas par où commencer et les idées reçues sont nombreuses.
Certes, votre rôle est avant tout d’écrire un (bon) livre mais préparez-vous à consacrer du temps à sa promotion car, sans ce soutien, vous avez peu de chance d’en faire un best-seller. Les livres de qualité sont nombreux et vous allez devoir vous démarquer pour prouver au lecteur que c’est le vôtre qu’ils ont envie de lire.
Pour cela, internet et les réseaux sociaux sont vos meilleurs amis. Aujourd’hui, la donne a changé, et les médias ne sont plus les premiers prescripteurs de livres. Ils sont désormais remplacés par les commentaires et les blogs. En tant qu’auteur auto-édité, vous avez désormais la possibilité de promouvoir votre livre beaucoup plus simplement. Mais, n’oubliez pas, vous pouvez toujours 
vous faire accompagner dans la promotion par des professionnels comme Librinova.

À lire aussi : Promouvoir son livre : les 5 commandements !

2. Faire la promotion de son livre : quelques clés pour bien démarrer

Pour bien démarrer la promotion de votre livre, commencez par suivre ces quelques conseils, dont la plupart sont détaillés dans des articles du blog.

  • • Préparez votre planning de communication : avant la sortie, le jour de la sortie, dans les mois qui suivent.
  • • Posez-vous les bonnes questions : à qui allez-vous vous adresser ? Quand ? Comment ?
  • • Sollicitez vos proches, votre réseau : ils sont vos meilleurs ambassadeurs.
  • • Utilisez les réseaux sociaux au maximum.
  • • Persévérez : une bonne communication est un travail de longue haleine permettant de développer une communauté solide de lecteurs. Publier plusieurs livres est un véritable atout.

Si vous voulez toucher les blogueurs et les prescripteurs, l’idéal est de vous faire accompagner, par exemple par les services de Librinova : communiqué de presse aux blogueurs ou service de presse NetGalley.

Ces romancières inconnues qui affolent le marché du roman

  

Virginie Grimaldi, Agnès Ledig, Agnès Martin-Lugand, Aurélie Valognes, Raphaëlle Giordano... Ces noms ne vous disent rien ? Elles se hissent pourtant aux premières places des meilleures ventes de livres. Galerie de portraits.

Marc Lévy, Guillaume Musso et Michel Bussi devront désormais composer avec elles. Repérées sur internet pour la plupart, Virginie Grimaldi, Agnès Ledig, Agnès Martin-Lugand, Aurélie Valognes, Raphaëlle Giordano ont acquis une grande célébrité grâce aux réseaux sociaux. Un succès tel, qu'elles chamboulent l'ordre très masculin du roman populaire.

Ces nouvelles plumes ont conquis un lectorat friand d'histoires réalistes. Leurs histoires mettent en scène des héroïnes inspirées de leur quotidien. Des femmes et des hommes ayant des vies étrangement similaires à celles des lecteurs et lectrices et qui portent un message délibérément optimiste. Rupture, perte d'un proche, beaucoup de sujets douloureux sont traités avec l'intime conviction qu'un nouveau départ est possible.

En peu de temps, leurs textes, souvent publiés au préalable sur des plateformes numériques, ont acquis une grande notoriété parmi une communauté de blogueuses. Rapidement repérées par les maisons d'édition, ces romancières conservent un lien fort avec ces internautes. Tour d'horizon de cette nouvelle génération de romancières.

» À Lire aussi - Ces romancières qui triomphent grâce au bouche-à-oreille

» À Lire aussi - «C'est très compliqué d'écrire un roman facile à lire»

● Agnès Ledig

Cette sage-femme a choisi de raconter une histoire personnelle des plus douloureuses. La perte d'un enfant. Juste avant le Bonheur touche profondément les lecteurs. Lorsque son fils lutte contre une grave maladie, elle se met à écrire. Poussée par son chef de service, Agnès Ledig décide de raconter une histoire tragique mais loin d'être déprimante. Au contraire, elle réussit à y mêler humour et espérance.

● Agnès Martin-Lugand

Agnès Martin-Lugand est ce qu'on pourrait appeler une autoentrepreneuse du roman. Elle autoédite son premier roman Les gens heureux lisent et boivent du café sur une plateforme numérique. Elle y raconte l'histoire d'une femme dont le monde s'effondre du jour au lendemain. Un basculement dramatique mais agrémenté d'humour. Ses romans sont largement influencés par sa formation en psychologie. Un talent repéré par Michel Lafon et qui s'est également exporté à l'étranger.

● Aurélie Valognes

Repérée sur internet, l'auteur de Mémé dans les orties publiée chez Michel Lafon a connu un succès similaire à celui d'Agnès Martin-Lugand. Aurélie Valognes y décrit une rencontre intergénérationnelle entre un vieillard malheureux de quatre-vingt-trois ans et une jeune fille qui lui redonne le goût de vivre.

● Raphaëlle Giordano

Son premier roman Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une publié aux éditions Eyrolles l'a propulsé au sommet du box-office littéraire. Cette coach antistress a même vu les droits de son livre rachetés dans dix-sept pays. Elle y raconte l'histoire d'une femme approchant la quarantaine, déprimée par son quotidien. Raphaëlle Giordano y dresse un portrait psychologique dans lequel elle glisse des conseils pour repartir de l'avant. Dans son deuxième roman Le jour où les lions mangeront de la salade verte, elle reprend avec finesse la thématique d'un changement de vie radical

● Virginie Grimaldi

La réussite de Virginie Grimaldi a tout d'un conte de fées. Elle publie son premier livre sur son blog. Les bonnes critiques affluent de toute part jusqu'à ce qu'une éditrice de Fayard découvre cette pépite aujourd'hui vendue à plus d'une centaine de milliers d'exemplaires. Dans Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, elle décrit, elle aussi, l'histoire d'une mère qui reprend sa vie en main. Son succès, comme celui de toutes ses nouvelles consœurs, elle le doit à l'universalité des thèmes qu'elle aborde. Ces instants de vie que nous traversons avec plus ou moins de bonheur

 

Pour le potager

Par Le 17/08/2018

Durée de conservation et de germination des semences potagères

http://www.tous-au-potager.fr/duree-conservation-germination-semences-potageres/

Vous trouverez dans le tableau ci-dessous deux indications importantes pour vous aider à gérer vos stocks de graines potagères.

  • La durée de vie ou la faculté germinative est la durée pendant laquelle les semences sont capables de germer. Elle est variable suivant les espèces de légumes, mais dépendra aussi de la qualité des semences récoltées et des conditions de conservation.
  • Le temps de germination est la durée qu’il faudra à la semence pour germer après le semis. Cette durée est liée à la température, à l’eau et à l’obscurité ou la lumière. Dernier facteur, que l’on ne prend jamais en considération car il fait partie de l’air mais est indispensable à la vie, c’est l’oxygène.

Espèce

Faculté germinative (Durée de vie)

Temps de levée (et température)

Aubergine

6 ans

4 à 8 jours 24°C

Artichaut

7 ans

7 à 15 jours à 22°C

Basilic

4 à 8 ans

10 jours

Blette

5 ans

10-20j 10-30°C

Betterave

6 ans

10j à 10-30°C

Cardon

5-7 ans

5-15j 12°C min

Carotte

4-5 ans

10-20j 7-30°C

Céleri

7 ans

10-21j 16-21°C

Chicorées

8-10 ans

2-7j 25°C

Chou Brocoli

4-5 ans

5-10j 7-30°C

Chou de Bruxelles

5-6 ans

5-10j 7-20°C

Chou de Chine

5j 7-30°C

Chou-fleur

5-6 ans

8-10j 7-30°C

Chou frisé (Kale)

5-6 ans

10j 7-20°C

Chou navet (rutabaga)

3-4 ans

4-7j

Chou pommé

5 ans

5-7j 7-30°C

Chou-rave

5 ans

8-10j; 7-30°C

Concombre et cornichon

10 ans

8-10j – 16-35°C

Courge

4-6 ans

6-10j 21-35°C

Courgette

4-6 ans

6-10j 21-35°C

Epinard

4-5 ans

6-15j 7-24°C

Fenouil

4 ans

8-10j 12°C min

Fève

5 ans

8-30j 8°C min

Haricot

3 ans

5-8j 16-30°C

Laitue

4-5 ans

4-10j 5-27°C

Mâche

5 ans

12-15j 15-20°C

Maïs

2 ans

10-15j 16-30°C

Melon

7 ans

6-7j 24-35°C

Navet

4-5 ans

4-7j 7-30°C

Oignon

2 ans

20-25j 10-30°C

Panais

1 an

10-25j 20°C

Persil

3 ans

20j 16-30°C Possible de raccourcir ce temps, voir ci dessous mon astuce

Piment et poivron

4 ans

10-15j 18-35°C

Poireau

2 ans

10-20j 13-24°C

Pois

2-6 ans

6-15j 5-24°C

Pois chiche

3-8 ans

6-8j 20°C

Radis et radis noir

4-5 ans

3-5j 7-32°C

Salsifis et scorsonère

12 ans

8-10j 15°C

Tétragone

4 ans

8-10j 15°C

Tomate

4-10 ans

6-8j 16-30°C

Physalis

8 ans

10j 16-30°C

Les informations qui figurent sur les sachets achetés sont diverses et pas toujours qualitatives. Dans l’idéal il faudrait que soit figuré le taux de germination à une date donnée et l’année de la récolte. Seulement certains semenciers ne font figurer qu’une date de péremption. Basée sur quoi ? Elle ne pousse qu’à jeter et racheter de nouveaux sachets.

C’est pourquoi cette information de faculté germinative est d’autant plus utile lorsque l’on décide de faire ses propres semences. Prenons deux exemples, pour les tomates on ne va pas systématiquement récolter les semences de toutes les variétés tous les ans, on peut se permettre d’attendre plusieurs années sans problèmes (si les semences sont conservées dans de bonnes conditions) et récolter les semences d’un certain pourcentage de variétés chaque année.

Par contre pour le panais, il faut penser à faire des graines tous les ans (voir deux ans) car sa faculté germinative est très courte (et n’est déjà pas à 100% dès la récolte).

Le temps de germination et la température sont également deux paramètres importants. Tout simplement car l’on peut penser qu’un semis est raté alors que c’est simplement les conditions qui n’étaient pas optimales. Et ce n’est pas forcément que la température est trop basse, par exemple la laitue ne germe pas au-delà de 27°C, la mâche aura également des difficultés au-delà de 20°C.

Une astuce pour gagner du temps pour la germination du persil et des légumineuses, il suffit de tremper les semences dans de l’eau la veille du semis. Les graines vont s’imbiber, ce qui très visible chez les légumineuses car elles doublent de volume. Le temps de germination sera diminué. Par exemple pour le persil, j’ai déjà réussi à gagner 12 jours (levée des premières semences en 8 jours).

"Végéterrien"

Par Le 16/08/2018

Végéterrien

Il ne s'agit pas d'une mauvaise orthographe.

Je ne me considère pas comme végétarien parce que cela ne concernerait que mon alimentation alors qu'il en va de bien autres choses.

D'autre part, même si mes convictions sont fortes sur les dangers de la viande sur le plan individuel et sur le plan écologique, je reconnais totalement que l'extrémisme véganisme est le pire ennemi de ceux qui défendent la cause animale.

Il n'est pas question pour moi de vouloir forcer qui que ce soit, et d'ailleurs de quel droit, mais juste de montrer à travers mon expérience les bienfaits de ce mode de vie.

L'intérêt pour le véganisme est né chez moi de l'impact positif sur la biodiversité.

De l'impossibilité de participer à la souffrance animale.

De l'opportunité offerte par l'agriculture végétale de nourrir l'ensemble de la planète, là où l'élevage et les cultures associées sont incapables de le faire. 

Ensuite de mon propre état de santé.

C'est en cela que j'aime le terme de "végéterrien". Il s'agit avant tout d'une démarche tournée vers la Terre.

C'est en cela aussi que le partage des informations sur l'état de la planète est indispensable.

Je rappelle que j'ai mangé de la viande jusqu'à mes 50 ans et je vais en avoir 56 dans quelques jours. J'étais même pêcheur (Breton d'origine) et j'adorais également les fruits de mer.

Je ne mange absolument plus aucun animal aujourd'hui.

Ce que je dois préciser car c'est un reproche récurrent envers l'alimentation végétarienne, c'est la perte de masse musculaire et la difficulté de pratiquer un sport.

Cet été, nous avons couru en montagne comme jamais et je dis bien "couru", c'est à dire que nous allons au sommet en marchant vite et que nous redescendons en trottinant. 

Nous sommes allés par exemple au sommet du mont Thabor en 3h05 alors qu'il est donné en 5 à 6 heures sur les topos.

Je bois un café le matin avec deux tartines de pain complet. 

A midi, nous mangeons un biscuit "fait maison".

Le soir, nous mangeons un repas essentiellement végétarien. 

Nous jeûnons régulièrement sur 24 h ou 48 h. (jeûne hydrique)

J'ai perdu du poids ces dernières années et de la masse musculaire mais c'était le conflit professionnel avec l'éducation nationale la raison.

Aujourd'hui, je pèse 56 kilos pour 1m76 et je me porte très bien, non seulement d'un point de vue musculaire mais surtout sur un plan énergétique. Notre récupération n'a jamais été aussi optimale ce qui nous permet d'enchaîner les journées de montagne.

Le régime végatarien n'a eu que des effets positifs.

Avant hier, Léo, un de nos trois jeunes, nous a rejoints pendant une sortie. Il est également végétarien depuis trois ans maintenant. Il voulait s'entraîner pour un ultra trail à venir (140 kilomètres à travers la chaîne de Belledonne, 8800 mètres de dénivelée, entre 20 et 30 h non stop). 

Il s'était donc concocté un parcours de 72 km avec 5500 mètres de dénivelée. 

Nous nous sommes contentés, Nathalie et moi de 28 km avec 1800 mètres de dénivelée.

Le bonheur de courir avec Léo. Une joie immense. 

Là aussi, le terme de "végéterrien" nous plaît.

Ces convictions, c'est sur la Terre que nous prenons conscience de tout ce que nous en retirons.

Physiquement, énergétiquement, amoureusement. 

 

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Guerre et paix

Par Le 16/08/2018

Quelques sommets de plus de 3000 mètres en Haute Maurienne et la rencontre avec des fortifications militaires sur le fil de l'arête avec l'Italie. 

J'ai trouvé une porte blindée sur le flanc d'un blockhaus perché à 2000 mètres et après quelques efforts, j'ai réussi à l'ouvrir. Comme on a toujours nos lampes frontales dans les sacs, je suis entré...

Il y avait une échelle qui descendait dans un puits bétonné, un conduit très étroit avec un tuyau, dix mètres plus bas, j'ai découvert une galerie...Et nous sommes partis dans un réseau de couloirs, un véritable labyrinthe. Le sol et les murs étaient glacés. Depuis bien longtemps, personne n'était venu là. Une ambiance très particulière.

Nous avons tenté d'imaginer la vie de ces soldats... Comment tenaient-ils en hiver ? La nourriture ? Le chauffage ? Pour l'eau, aucun problème, il y avait un torrent à proximité. 

Y a-t-il eu des combats ou était-ce une réplique du "désert des Tartares" de Dino Buzzati. 

Des hommes se sont-ils entretués dans ces paysages qui aujourd'hui délivrent un silence et une paix absolue. 

Personne à des kilomètres à la ronde. Des marmottes, des chamois, des rapaces. 

Et l'univers minéral, immobile sous la danse des nuages.

De la guerre à la paix. 

 

8 heures du matin, on commence à monter. 

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Punta Nera, le sommet du jour. On a concocté un itinéraire particulier, plus ardu que la voie normale. On va monter par l'arête de droite et descendre de l'autre côté. Une vingtaine de kilomètres, 1700 mètres de dénivelée.1534446880-p8160142.jpg

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Un blockhaus quasiment invisible dans une vaste paroi, photographié avec le zoom. Je ne sais pas comment ils sont allés construire ça là-haut...1534447092-p8160146.jpg

 

En découvrant ce petit blockhaus, c'était impossible d'imaginer tout ce qu'il y avait caché dans les profondeurs...1534447083-p8160163.jpg

 

Une petite porte blindée, rouillée...1534447099-p8160164.jpg

 

 

Le puits d'accès avec l'échelle, vu d'en haut et la photo suivante vu d'en bas...Pas bon pour les claustrophobes.1534447401-p8160165.jpg

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Voilà ce que ça donne sans le flash de l'appareil photo...1534447676-p8160173.jpg

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Jardins familiaux.

Par Le 16/08/2018

De retour de montagne, nous nous sommes arrêtés dans un magasin "biocoop" pour quelques achats.

Je me suis demandé alors pour quelles raisons, ce sont ces magasins qui devaient porter une mention "Bio" ...

Il serait bien plus logique en fait que l'alimentation "non bio" porte le terme de "nourriture agro industrielle".

Finalement, le terme de "bio" ne devrait pas lui-même exister mais bien plutôt le terme d'alimentation "naturelle" en opposition à "l'alimenation non naturelle". Pour quelles raisons, cette alimentation industrielle n'est-elle pas présentée sous son vrai jour ?

Cette terminologie de "bio" représente en réalité la main-mise de l'agriculture chimique dans le domaine alimentaire et c'est lui qui devrait être montré du doigt par une expression qui aurait le mérite d'être claire. Aujourd'hui, les "bio" comme les "vegan" sont montrés du doigt et bien souvent moqués "Bobos gauchos" et autres "gentillesses", les adeptes de la bougie et de la grotte...

Il arrivera un jour où la terminologie sera inversée et il serait temps, pour eux, que les agriculteurs relèvent le défi de cette transformation dans leur travail...Ou alors, il ne faudra pas qu'ils viennent se plaindre. 

 

"Un produit bio est un produit issu d'un mode de culture ou d'élevage n'ayant pas recours aux produits chimiques de synthèse ou encore un produit transformé dont 95% au moins des ingrédients répondent à ces critères. On le reconnaît grâce à son étiquetage dont le logo officiel est représenté par un carré vert dans lequel se trouvent les initiales AB."

J'ajouterais à cette définition l'empreinte carbone car pour nous un produit exotique, même s'il est issu de l'agriculture naturelle, n'a plus rien de "bio" étant donné qu'il aura fallu employer de multiples moyens de transport pour qu'il soit proposé à la vente. Ce qui fait que nous ne mangeons plus de bananes, par exemple. Ni ananas, ni aucun aliment dont la culture relève de territoires lointains. Alors, bien sûr, il s'agit d'une "perte" étant donné que nous aimons ces aliments. Mais il convient d'être honnêtes avec soi-même.  

Quant au 5% des produits bio qui ne respectent pas le cahier des charges de l'alimentation naturelle, cela met en évidence que seule la culture de son propre potager permet de parler d'alimentation naturelle. 

Il nous suffit de sortir de la maison pour remplir les assiettes. Cela n'est possible bien entendu que dans le cadre d'une alimentation végétarienne. A moins d'élever des animaux et d'être capable de les tuer et de les vider pour être consommés. Ne devrions-nous pas d'ailleurs ne consommer que ce que nous sommes capables de préparer intégralement ?... Cela ne reprsente-t-il pas le seul moyen de sortir de l'agro industrie ? 

Désolé pour tous les habitants des cités qui ne disposent pas de jardin potager. Il leur reste à réclamer en masse à leur commune l'octroi de "jardins familiaux"... En plus d'une alimentation naturelle, on sait combien ces espaces contribuent à la vie communautaire, au partage des connaissances, à la solidarité, à l'entraide, à la transmission des avoirs inter-générationnels. De multiples expériences existent déjà sur le territoire français. 

 


Les jardins familiaux

Les jardins familiaux

48 parcelles de 100 m² chacune (dont une pour les écoles et une pour le foyer logement La Pastorale) composent les jardins familiaux de la Commune. L'espace comprend également douze abris de jardin, huit bornes d'alimentation en eau, une aire de compostage des déchets végétaux, un WC public et un abri pique-nique avec deux tables. Ce bel aménagement rentre dans le cadre du Contrat de Ville de l'Agglomération Chambérienne et s'inscrit dans un partenariat avec Grand Chambéry et le Conseil Général.

Grâce aux parcelles réservées aux écoles et au foyer logement La Pastorale, une activité de plantation intergénérationnelle est née avec la participation de certaines classes de l'école Le Picolet et de nombreuses personnes âgées de La Pastorale. Cette opération baptisée «Pousses poussent» est maintenue pendant la période des vacances d'été par le biais d'un partenariat avec le CLEM. Les enfants du centre de loisirs continuent le travail mené par les écoles, toujours avec les personnes volontaires du foyer-logement La Pastorale.


Contact
Association Les Petits Jardins Motterains

Président 
Bernard SCHNEIDER
Tél. 06 08 85 15 24


Devenez adhérent

NOS ASSOCIATIONS

Les Jardins Familiaux sont des groupes de parcelles potagères gérés par une association loi 1901 ou par une section de la Fédération (comité local) et mis à disposition de jardiniers moyennant une cotisation annuelle versée à l’association.

Les jardiniers peuvent cultiver ces parcelles pour les besoins de leur famille à l’exclusion de tout usage commercial.

Actuellement, sur le territoire national, la Fédération regroupe plus de 200 structures associatives qui gèrent les différents sites et rassemblent 20 000 familles de jardiniers.L’association SEVE est le partenaire privilégié de la FNJFC pour les Antilles, la Guyane et l’UDJFCR pour la Réunion. Les 200 structures associatives ont chacune une histoire : cette diversité fait la force de la Fédération. Certains sites ont été créés au moment de la naissance de la Ligue du Coin de Terre et du Foyer, d’autres viennent de naître et proposent de nouvelles formes de jardins et de gestion. Le lien entre histoire et modernité est permanent et la passion du jardin reste le dénominateur commun.

Les responsables associatifs bénévoles mettent toute leur expertise et leur dynamisme au service des jardiniers et des Jardins Familiaux. Ils sont à l’initiative de nombreux projets et concrétisent dans les différentes régions les orientations stratégiques prises par la Fédération : protection de l’environnement, développement durable, action sociale, mise en place de nouveaux types de jardins, participation à toutes les opérations Jardins/Nature destinées à sensibiliser le grand public et les élus.

Pour accompagner les responsables bénévoles dans leur mission quotidienne, la FNJFC propose des conseils et des formations (jardinage au naturel...), des assurances spécifiques (abris, locaux associatifs…), des soutiens financiers, des outils de communication…

Vous êtes une association et vous souhaitez adhérer ? Vous pouvez étudier tous les services rendus par la Fédération à ses adhérents en cliquant ici.


 

LISTE DE NOS ASSOCIATIONS

  


 

 

"Dans quel monde allons-nous grandir ?"

Par Le 14/08/2018

Un texte de Mooji

"Si vous pensez que c'est plus "spirituel" de devenir végétarien, acheter des aliments bio, pratiquer le yoga et méditer, mais qu’ensuite vous vous retrouvez à juger ceux qui ne font pas toutes ces choses, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d’aller à vélo ou avec les transports publics au travail, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui vont dans la voiture, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d'arrêter de regarder la télé parce qu'elle annule le cerveau, mais qu’ensuite vous vous retrouvez à juger ceux qui la regardent encore, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d'éviter de lire des journaux et des magazines de potins, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui les lisent, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d'écouter de la musique classique ou les sons de la nature, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui écoutent de la musique commerciale, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Il faut toujours faire attention au sentiment de "supériorité", il est en effet l'indice le plus important que nous ayons pour comprendre que nous sommes dans un piège de l'ego.

L'ego se cache habilement dans des pensées nobles comme celui de commencer un régime végétarien ou d'utiliser le vélo pour ensuite se transformer en sentiment de supériorité vis-à-vis de ceux qui ne suivent pas le même chemin "spirituel".

-Mooji

Je vois passer ce texte en boucle sur des pages associées au développement personnel et autres sites et il me pose quelques problèmes…

Premièrement, ça n’est pas parce qu’on aborde certains sujets et qu’on présente ses propres choix qu’on est en train de juger ceux des autres. On peut, par contre, effectivement, essayer de présenter les effets positifs de l’un et par conséquent mettre en avant les effets négatifs de l’autre. Qu’on ne vienne pas me dire par exemple que la consommation effrénée de viande est justifiable. J'ai mangé de la viande pendant cinquante ans. Je n'ai aucun sentiment de supériorité aujourd'hui sur ceux qui continuent mais je peux par contre expliquer les raisons de mon choix. 

Je ne pense pas que des individus ayant opté pour un régime végétarien soit à mettre dans le même panier que ceux qui écoutent certaines musiques ou regardent la télévision. L’impact de ces différents choix n’est pas du tout le même. Laisser entendre que la mise en avant de ses propres valeurs relève d’un sentiment de supériorité est particulièrement culpabilisant et l’usage de ce fameux « ego » est une méthode quelque peu réductrice.

D’ailleurs, je pourrais dire que Mooji, lui-même, fait preuve d’un sacré ego en mélangeant ainsi tous les thèmes, du plus dérisoire au plus important pour expliciter un comportement qui est effectivement détestable. Les extrémistes, de tous bords, sont les premiers adversaires de la cause qu'ils défendent. 

J’ai passé trente-cinq ans de ma vie à enseigner aux enfants sans jamais me penser supérieur à eux. J’ai juste davantage d’expérience et de connaissances. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils n’ont rien à m’apprendre. Je suis moi aussi leur élève puisqu’ils m’ont appris la patience, la bienveillance, l’écoute, l’attention, l’intuition, l’observation, l’abnégation.

Je n’aime pas par conséquent ce texte car il contient une dimension culpabilisante qui englobe tout et n’importe quoi dans le même registre.

Je peux supposer que des lecteurs ou lectrices de mon blog ont fini par ne plus le lire en raison de l’énergie que je mets à partager mes réflexions et le manque probable de tact dans certains de mes écrits. J’appelle cela la conviction et je ne m’oppose jamais à la contradiction.

Lorsque je partage une réflexion, elle ne vient pas de jaillir au moment où j’ai allumé mon ordinateur mais elle est issue de longues, longues périodes de pensées et de lectures diverses.

Est-ce que c’est mon ego qui cherche à s’imposer, est-ce que c’est un jugement de valeur, est-ce que c’est un sentiment de supériorité ? Non, c’est une réflexion, rien d’autre.

Si des individus viennent me dire que la souffrance animale se justifie par l’hégémonie de l’humain depuis la nuit des temps, j’aurai à leur opposer des heures de réponse. Est-ce que c’est de la prétention ? Non, de la réflexion.

Si des individus viennent me dire que la musique classique vaut mieux que la musique que j’écoute, je leur répondrai simplement que je suis très heureux pour eux qu’ils aient trouvé leur bonheur.

Nous ne sommes pas dans le même registre, ni dans la même gravité et je trouve inconcevable de tout mélanger de la sorte.

Je pense désormais, au regard de l’urgence de la situation planétaire, qu’il n’est plus temps de s’interroger sur l’ego, la supériorité, la bienveillance, la patience quand il s'agit de comportements dont les conséquences concernent des milliards d'individus…

Pour une raison très simple : dans quelques semaines, je vais retrouver devant moi vingt-huit enfants et que j’ai conscience de l’immense responsabilité que nous avons, nous adultes, envers eux. J’entends leurs peurs, j’entends leurs détresses à ne rien pouvoir faire et je n’aurais jamais imaginé quand j’avais vingt ans que ma carrière s’arrêterait sur ce constat effroyable : les enfants ont peur de ce monde. Et je n'ai aucunement besoin de leur en parler : ils entendent, ils voient, ils constatent et surtout ils subissent.

Ils se fichent de nos problèmes d’ego et ils ont parfaitement raison. Eux, ils veulent juste pouvoir vivre dans un monde supportable.

La question qu'ils se posent est simple : "dans quel monde allons-nous grandir ?"

Est-ce que je peux me contenter de leur répondre qu'il faut laisser le temps aux adultes de prendre conscience de leurs responsabilités dans ce monde futur ?... Alors, c'est qu'il faudrait arrêter de leur dire "d'être sages" parce que cette réponse ne contiendrait aucune sagesse mais une totale démission envers eux. 

Dans un an, je fermerai ma classe pour la dernière fois.

Ces visages d'enfants, je ne les verrai plus. Peut-être que leur absence m'apaisera.

Jusqu'au jour où je deviendrai grand-père...

 

Boscalid

Par Le 13/08/2018

Peu de gens connaissent ce nom...Et pourtant, il est partout. On a tous entendu parler du glyphosate et la population finit par croire que c'est le seul produit chimique dangereux...Que nenni.

La farine blanche, par pitié, laissez tomber...Ou au moins pour vos enfants. 

 

Boscalid SDHi : Générations Futures demande des mesures de retrait immédiat

 

Le 

sdhi

Générations Futures

Fongicides SDHi : après l’alerte des chercheurs sur leur dangerosité, Générations Futures alerte sur leur omniprésence dans notre environnement et demande des mesures de retrait des autorisations au niveau national et européen

Rappel des faits : Mi-avril, des chercheurs de l’INSERM, du CNRS et de l’INRA ont alerté sur la dangerosité pour l’homme d’une classe de fongicides, les SDHi (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase).

Ces fongicides sont très largement utilisés en agriculture. En France, ce sont ainsi plus de 70 % des surfaces en blé qui sont traitées avec ces produits, en 2014.

Les fabricants de ces produits assurent que ces fongicides inhibent spécifiquement l’activité de cette enzyme dans les moisissures. Mais des scientifiques français à l’origine d’une publication scientifique[1] et d’une tribune dans Libération[2] ont sonné l’alarme car, selon leurs travaux, ces fongicides bloquent également l’enzyme humaine. Le blocage de cette enzyme conduit à l’accumulation d’une petite molécule, le succinate. Celle-ci va entraîner à long terme, un changement de la structure de notre ADN : ce sont des phénomènes de modifications épigénétiques. Pour ces chercheurs, cela peut avoir comme conséquence l’apparition d’encéphalopathies sévères et même de certains cancers du rein ou du système digestif. Ces modifications, contrairement aux mutations, ne sont pas détectées ni testées, au cours des tests de toxicité conduits avant la mise sur le marché des pesticides.

Le boscalid, un SDHi très (trop) présent. Suite à la publication de ces travaux, notre association s’est questionnée sur l’exposition des populations à ces fameux SDHi. Nos travaux révèlent aujourd’hui un autre aspect du problème : l’exposition importante de la population au fongicide SDHI le plus utilisé : le boscalide (ou boscalid). Le boscalide est une substance active autorisée dans l’UE depuis 2008 et son autorisation expire le 31/07/2018 [3]. En France, on le trouve dans une douzaine de spécialités commerciales ayant une Autorisation de mise sur le marché (AMM) [4].  Il est autorisé sur les crucifères oléagineuses, le blé, l’avoine, l’orge, le seigle, le tournesol, les pommiers, les amandiers, les cerisiers, les asperges, la carotte, les fraisiers, la laitue, etc.

Cette molécule nous était familière, c’est pourquoi elle a attiré notre attention et nos recherches ont révélée qu’on retrouve ce fongicide SDHi :

  • Dans les eaux de surface. En effet, le boscalide était en 2013 le 8e pesticide le plus fréquemment quantifié, dans les eaux souterraines c’était le 12e[5].
  • Dans l’air. Le boscalide est l’un des deux fongicides les plus quantifiés dans l’air en PACA en 2016[6]. Dans l’Isère aussi c’est un des pesticides les plus retrouvés dans l’air[7].
  • Dans les aliments. Surtout le boscalide est le résidu de pesticides le plus fréquemment quantifié dans les aliments au niveau européen (6 704 déterminations). On le retrouve dans presque 10 % des recherches le ciblant, tous aliments confondus[8] ! Dans les enquêtes que Générations Futures a pu mener (analyses de fraises, salades ou muesli), ce résidu ressort très fréquemment[9].

« Au regard de l’alerte scientifique majeure lancée par des scientifiques français sur la dangerosité des fongicides SDHi et de l’exposition importante de la population au principal représentant de cette famille, Générations Futures demande que l’ANSES suspende immédiatement les autorisations de mise en marché des produits contenant du boscalide et autres SDHis, à titre conservatoire. » déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

« Nous demandons également que la France fasse usage de la clause de sauvegarde prévue au niveau européen pour faire obstacle à l’entrée d’aliments traités avec des substances de cette famille chimique et demande une révision communautaire de l’homologation de ces substances actives SDHi. Enfin, l’autorisation du boscalide arrivant à son terme en juillet de cette année, nous demandons à la France de s’opposer à sa réhomologation. » conclut-il.

NDLR: Générations Futures a envoyé ce jour des courriers aux ministères concernés et à l’ANSES:


[1] https://www.biorxiv.org/content/early/2018/03/29/289058

[2] http://www.liberation.fr/debats/2018/04/15/une-revolution-urgente-semble-necessaire-dans-l-usage-des-antifongiques_1643539

[3] http://ec.europa.eu/food/plant/pesticides/eu-pesticides-database/public/?event=activesubstance.detail&language=EN&selectedID=1040

[4] https://ephy.anses.fr/substance/boscalid

[5] Source : SOeS 2015

[6] cf.  Étude Air Paca, Mesures du Glyphosate dans l’air : étude exploratoire en région PACA Novembre 2017

[7] Source : Atmo Auvergne Rhône Alpes 2015

[8] EFSA, avril 2017

[9] Pour le détail lire le dossier de presse Dossier de presse SDHi 240418

 

 

Voilà la présentation qui en est faite par BAYER à l'attention des vignerons...Le verre de vin quotidien, aucun problème, mais alors du vin naturel...

Quant aux grappes de raisins "non bio", savourés pendant tout l'été, autant boire du "round up" à la bouteille. BASF France Agro

 

BASF France Agro

Fongicides

CANTUS

L’anti-botrytis à base de boscalid


Grâce à son mode d’action original, Cantus® permet de lutter contre le botrytis seul ou en programme de la floraison à la véraison. Pour un effet optimal, on l’utilisera aux stades A ou B. A noter : une activité anti-laccase dès le stade A et des effets contre l’oïdium.

Botrytis sur grains

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Bénéfices

  • Efficacité et souplesse : quel que soit le stade de développement de la vigne.
  • Biodisponibilité : son action translaminaire le met rapidement à l’abri du lessivage et assure le transport de la molécule vers l’autre face des feuilles.
  • Qualité des vins : il diminue le niveau de laccase, responsable de l’altération des couleurs, goûts et arômes du vin, et ce, dès le stade A.
  • Import : LMR dans les principaux pays importateurs.

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Préconisations d’emploi


Cantus® est un fongicide de contact et translaminaire. Pour qu’il exprime toutes ses qualités, il sera utilisé de préférence en préventif aux stades A ou B.


Pour une bonne gestion des modes d’action fongicides, il est recommandé d’appliquer Cantus® ou tout produit de la famille des carboxamides une seule fois par saison.

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