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Jeu de corrections...

Par Le 29/09/2018

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Une énigme pour lecteurs et lectrices....
C'est dingue et désespérant...Je me disais que la quatrième lecture de "TOUS, SAUF ELLE" serait la dernière et je ne m'y résous pas...Persuadé qu'il reste encore des choses à corriger...Insatisfaction chronique...

Alors, depuis ce matin, je relis en espérant que ça n'arrive pas...Car s'il y en a une, c'est qu'il peut y en avoir deux......

Et là, je tombe sur ce passage et une "coquille" qui me les brise, menues, menues, comme disait Michel Audiard via Lino Ventura....

La "coquille", pour moi n'est pas qu'une faute orthographique, ça peut être tout aussi bien une répétition, une ponctuation, un bout de phrase, une mauvaise musique...Tout ce que je cherche à débusquer depuis deux mois.....................A vous de trouver ce qui ne va pas :) ............................

"Tous les pays de l’Union européenne seraient informés. Interpol suivrait sans doute. Il n’en avait aucun doute vu la gravité des actes et l’identité des victimes. Deux policiers en service, une femme, témoin clé dans une affaire en cours."

 

Et une autre deux pages plus loin...

Je ne suis pas prêt d'être satisfait...

 

 "Il avait vérifié que son ordinateur portable contenait bien tous les numéros de téléphone qu’il voulait conserver puis il avait jeté son smartphone dans un container après avoir cassé la carte SIM."

 

CORRECTION (en bas de page)

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"Tous les pays de l’union européenne seraient informés. Interpol suivrait sans doute. Il n’en avait aucun doute vu la gravité des actes et l’identité des victimes. Deux policiers en service, une femme, témoin clé dans une affaire en cours."

Je remplace le premier "doute" par "assurément". "Interpol suivrait assurément."

 

 "Il avait vérifié que son ordinateur portable contenait bien tous les numéros de téléphone qu’il voulait conserver puis il avait jeté son smartphone dans un container après avoir cassé la carte SIM."

Je remplace "un container" par "une poubelle"...

 

Eh oui, c'est ça une correction et c'est un sacré fichu boulot, interminable et inévitablement insuffisant. 

Forêt contre économie

Par Le 29/09/2018

Il ne manquerait plus qu'un magasin "BIO" vienne s'installer dans cette zone. On aurait l'image claire de l'hypocrisie des décideurs. 

Inutile de rêver d'un réveil général de la population...Pensez donc : "des nouveaux magasins, c'est génial..."

 

Une forêt rasée à Bourgoin-Jallieu (Isère), pour installer une nouvelle zone d'activités

La forêt du Domaine des Sétives, rasée à Bourgoin-Jallieu pour une nouvelle zone d'activités / © France 3 Rhône-Alpes La forêt du Domaine des Sétives, rasée à Bourgoin-Jallieu pour une nouvelle zone d'activités / © France 3 Rhône-Alpes

 

Bientôt une nouvelle zone d'activités à Bourgoin-Jallieu en Nord Isère, au bord de la D1006. Le "Domaine des Sétives" proposera d'ici quelques années, de nouveaux commerces et de nouvelles entreprises. Pour l'instant, l'heure est à la déforestation de cette zone humide.

Par Renaud Gardette

Une montagne de bois est en attente, au bord de la très fréquentée D1006. La déforestation du "Domaine des Sétives" est terminée à Bourgoin-Jallieu. Sur cette zone humide, traversée par au moins deux cours d'eau, une nouvelle Zone d'Activités verra le jour d'ici 2020 ou 2021.

En tout, 9 ha. de forêt ont été rasés en quelques jours début septembre: ces travaux ont été réalisés avec "une rapidité très étonnante" pour l'association écologiste 
Apie, membre de la Frapna Isère. L'association était au courant de ce chantier, mais s'étonne de l'ampleur de la déforestation qui vient d'avoir lieu. 

 

Les castors oubliés?


La 
Sara, aménageur de la zone, a commandé une étude auprès de l'association sur la présence des castors: l'Apie affirme que l'étude est terminée, mais n'a pas été encore communiquée ni envoyée à l'aménageur, qui a pourtant lancé les travaux de "prélèvement" des arbres.

Le castor, une espère protégée, est bien présent sur cette zone selon l'association: des traces sont retrouvées régulièrement. Au moins 2 familles seraient installées durablement dans le secteur, et d'autres animaux circulent souvent tout autour de la Bourbre, entre le Médipôle et une zone de restauration. 

 

Les mesures compensatoires


Selon la 
mairie de Bourgoin-Jallieu, le projet était inscrit aux PLU de 2014 et de 2016. Il vise à "accentuer le développement économique de la ville". Le choix des commerces n'est pas encore abouti, mais le principe de ne pas concurrencer les enseignes du centre-ville est acté. Il devrait donc y avoir une grande jardinerie, un concessionnaire automobile, des espaces de loisirs, des artisans, ainsi qu'une grande enseigne d'aménagement intérieur de la maison.  

Avec ces 9 ha. d'arbres "prélevés", la mairie promet des mesures compensatoires.
  • Les orchidées ont été déplacées et replantées à proximité
  • Des nichoirs pour les chauves-souris ont été installés tout autour
  • Des barrières pour protéger la faune ont été installées
  • La petite rivière (le Peluc) sera réaménagée, avec un nouveau bassin de rétention, pour éviter les inondations

Un couloir de passage installé pour la faune au "Domaine des Sétives" à Bourgoin-Jallieu (Isère) / © France 3 Rhône-Alpes

La commune a promis d'appliquer le principe de 1 ha. détruit, 2 ha. protégés. Ainsi sur ce dossier, 18 ha. doivent être gelés à toute nouvelle construction. 12 ha. doivent être replantés, "avec des espèces nobles", sur deux secteurs différents dont le lieu-dit "Le Vergnoux".
 

Les regrets des écologistes


De la poudre aux yeux selon l'association Apie: "ces 18 ha seront protégés, sur des zones de toute façon déjà inconstructibles. (...) C'est tout un biotope qui est détruit. Il y a aussi des bécasses, même les chasseurs regrettent de voir ce gibier disparaître! On aurait pu réduire l'impact. Entre le discours de départ, et la réalité du terrain, ce chantier ne va pas dans le sens du respect de l'environnement. La destruction a été faite, malgré les promesses. Les mesures de compensation sont très légères. On aurait pu éviter la destruction de cet espace. Les zones humides sont indispensables, et protégées par des directives européennes. Le compromis reste douloureux pour l'environnement."

Et de renchérir: "nous sommes très surpris par la rapidité, et l'ampleur de la déforestation. Ils ont mis les moyens. Si on avait eu les plans précis de déforestation, on aurait pu réagir plus fermement."

En octobre, une enquête publique sera lancée, avant des fouilles archéologiques préventives.

Pendant la vaisselle

Par Le 28/09/2018

Neuron genetic evolution

 

Je commence la vaisselle et j'ai toute une scène du tome 3 qui me saute à la figure.

Un flash complet, le point d’achoppement sur lequel je butais, la "trouvaille" qui me manquait.

C'est exactement ce que je voulais...

J'ai l'impression que toute l'équipe de tournage continuait à bosser dans leur coin et ils m'ont rappelé pour que je vienne voir.

Une équipe de neurones qui s'agitent, tourneboulent, virevoltent, réfléchissent, s'associent, s'encouragent, recommencent, améliorent, réfléchissent encore jusqu'à ce moment magique où tous les neurones se relient dans une osmose parfaite, ce moment où toute la scène se dévoile et que quelqu'un dit "Moteur" !


J’adore ces moments-là 
:)

 

Eric Barret : sur l'amour

Par Le 28/09/2018

J'aime beaucoup cet auteur. Je ne connais pas l'homme mais je me dis qu'ils doivent être semblables.

Je me suis donc attelé à ce texte et bien entendu, le "hasard" n'y est pour rien...

J'écrivais il y a quelques jours, qu'au moment de l'IRM, alors que la machine faisait son travail, j'ai aimé les crépitements dans ma jambe. Je ne leur demandais pas de cesser. Je les observais simplement, sans autre émotion que de l'affection. Elles marquaient la vie en moi. Même si cette expression de la vie signifiait qu'il y avait un problème, il s'agissait malgré tout de la vie en moi. Alors, je les ai aimées ces irradiations agitées, sans rien leur demander en retour.

Et il y a quelques minutes, je tombe sur le texte de Eric Barret et ce passage :

Dès l'instant où vous demandez la moindre chose, il y a amertume, déception, regrets, hésitation, agitation, conflit.   Cela se transpose à tous les niveaux ; tant que j'attends la moindre chose de mon corps, je vais être déçu. Tant que j'exige, que je demande, j'aurai problème, conflit, je vais vouloir, je vais être constamment vaincu par le corps. Jusqu'au moment où je me rends compte que c'est le contraire, que c'est moi qui dois donner, aimer. J'aime mon corps comme il est, avec ses maladies, ses limites, ses faiblesses, ses accidents. Il y de très bonnes raisons pour être ainsi, il n'y a pas de hasard." 

 

 

 La personne ne peut pas aimer ~ Eric Baret

Publié par Rosy 

On ne peut pas aimer quelqu'un ; c'est une fantaisie. On ne peut pas aimer. Aimer est ce quiAMOUR est essentiel, ce n'est pas quelque chose que l'on puisse faire ou non. Quand on arrête de faire, il reste l'amour. 

Généralement, on aime quelqu'un s'il cor...respond à notre fantaisie. Si la personne que vous aimez se met à faire ceci ou cela, soudain vous ne l'aimez plus. Un amour qui commence et qui finit, ce n'est pas de l'amour.  

 Aimer, c'est écouter, être présent. Vous aimez vos enfants dans le sens où vous ne demandez rien à vos enfants ; vous donnez tout.   - L'ego ne peut pas aimer. Il utilise, il prend, il se sécurise.   - Ce que j'aime, c'est ce qui est présent, ce qui est devant moi - il n'y a rien d'autre. Si je n'ai pas l'idéologie que la beauté est là-bas, que la sagesse est là-bas, que pourrait-il y avoir de plus beau, de plus extraordinaire que ce qui se présente à moi dans l'instant ? 

L'amour est ce qui est quand on cesse de prétendre aimer quelqu'un. Aimer quelqu'un, vouloir être aimé, c'est une histoire. Que veut dire être aimé ? Personne ne vous aime, personne ne vous aimera jamais, personne ne vous a jamais aimé - et c'est merveilleux comme ça ! Les gens peuvent uniquement prétendre : si vous correspondez à leurs critères psychologiques, physiques, affectifs, ils vous aiment ; si vous correspondez à l'inverse, ils vous détestent. Et alors ? ... Qu'est-ce que cela peut faire que quelqu'un projette sur moi quelque chose d'attirant ou de repoussant ? C'est complètement fantasmatique.   - À un moment donné, vous vous rendez compte que vous n'avez pas besoin d'aimer ni d'être aimé.

Que reste-t-il alors ? Il reste le sentiment d'amour, cette communion qu'on a avec tous les êtres. Vous voyez que personne ne vous a jamais aimé, que personne ne vous aimera jamais et que tout va très bien. Vous réalisez que c'est à vous d'aimer.

Ce qui vous rend heureux, c'est d'aimer... Quand j'aime mon corps, mon psychisme, mon environnement, il y a tranquillité. Mais vouloir être aimé est un concept !   Quand vous aimez, vous n'aimez pas quelqu'un, vous aimez tout court.

La personne avec laquelle vous vivez, couchez, allez au cinéma, c'est autre chose. Vous ne pouvez pas coucher, habiter avec tout le monde. Une sélection organique se fait, mais l'amour ne se situe pas là... C'est purement chimique. Selon ce à quoi ressemblait votre père, votre grand-père, selon qu'à trois ans vous avez été battu ou caressé... Ce n'est pas parce que vous ne vivez pas avec une femme, que vous l'aimez moins qu'une autre avec qui vous vivez.   - Vous vivez avec quelqu'un fonctionnellement, avec tout le respect, l'écoute que cela implique ; mais vous n'êtes pas obligé de croire que vos enfants sont vos enfants, que vos parents sont vos parents, ni que votre mari est votre mari. Ils le sont, bien sûr, occasionnellement.   - L'amour, on n'en a surtout pas besoin.

Le besoin d'être aimé, c'est comme le besoin d'avoir une voiture de sport rouge... C'est une fantaisie. C'est vous qui aimez : vous aimez ce que vous rencontrez. Quand vous êtes avec un ami, vous l'aimez totalement. Là il y a une satisfaction profonde. Mais si j'ai besoin que cette personne m'aime, je passe ma vie dans la misère...   

Aimer c'est écouter. Vous êtes en face d'une situation, avec un homme : vous l'écoutez.

Écouter ce qu'il est, pas ce qu'il prétend être. Écouter profondément, sans commentaire.

Quand vous écoutez, vos enfants sont parfaits, votre mari est parfait, vos parents sont parfaits, votre corps est parfait, votre psychisme est parfait ; telle est la vision claire qui vient avec l'écoute.

Lorsque je pense que mes enfants, mon mari, mon corps doivent changer, c'est que je n'écoute pas ; je parle, j'ai une idéologie de ce qui est juste ou pas. Je veux que les autres soient comme je décide qu'ils devraient être. Ce fascisme psychologique n'a pas de sens. 

Dans ce sens là, aimer c'est respecter. Je respecte mon environnement, mon enfant - dans tout ce qu'il fait, même s'il se détruit, mon mari, mon père, la société et toutes les violences que j'ai subies ; je respecte ce qui est là. Cela ne justifie rien, je n'ai rien à justifier. La vie n'a pas à être justifiée, elle est ce qu'elle est. Voir clairement ce qui est là, c'est-à-dire voir que mes parents, mon mari, mes enfants, mon corps, mon psychisme ne peuvent pas être d'un millimètre différents de ce qu'ils sont. Je fais face à la réalité, non pas à ce que la réalité devrait être selon ma fantaisie intellectuelle.

Le voisin est exactement comme il doit être, il ne peut pas être autrement. Quand je vous clairement comment fonctionne mon voisin, j'ai de bons rapports de voisinage. Je ne suis pas forcé de participer à la vie communautaire, mais je ne peux plus avoir en moi la moindre critique à l'égard de mon voisin. Quand il bat sa femme, je comprends profondément que c'est la souffrance terrible où il est qui l'amène à battre sa femme. Cela ne m'empêche pas, dans certains cas, d'appeler la police ou d'intervenir...

Dans une absence totale de critique, il y a place pour une compréhension envers la situation. J'appelle cela respect.

Certains l'appellent amour... Laisser les gens libres ; les gens m'aiment, les gens ne m'aiment pas - c'est merveilleux ainsi.

Avoir besoin d'être aimé, c'est le fruit d'une époque décadente.   - Il faut aimer. J'aime mon mari, qu'il m'aime ou qu'il ne m'aime pas... Quand je dis ne pas aimer quelqu'un, je nie l'amour qui est en moi, alors je souffre. Lorsque mon mari ne m'aime pas, c'est qu'il souffre, donc je dois l'aimer encore plus. Mais s'il m'aime, il a de la chance, il est heureux.  

Avoir besoin d'être aimé est une forme de maladie très intense. Au niveau somatique, c'est terrible, comme la jalousie : cela détruit vraiment le système hormonal, cellulaire. Ce besoin d'amour est un poison. Le remède, c'est d'aimer. 

Il ne faut pas trouver cela déprimant ; c'est le contraire. C'est merveilleux d'aimer, d'être totalement attentif à quelqu'un, comme avec un enfant... On aime l'enfant comme il est maintenant, à chaque instant... c'est complètement gratuit... sans jamais rien demander...  

Si un jour, par la nature de la vie, il y a séparation d'avec la personne qui a vécu dix ans avec vous, d'abord vous verrez que cet amour ne vous quitte pas et ensuite, si vous aimez profondément cette personne, il y aura une immense facilité pour vous de comprendre qu'elle a besoin de rencontrer quelqu'un d'autre - et, éventuellement, vous aussi.  

Plus vous vous familiarisez avec l'attitude de tout donner et de ne rien demander, plus vos relations affectives deviennent simples, faciles, harmonieuses.

Dès l'instant où vous demandez la moindre chose, il y a amertume, déception, regrets, hésitation, agitation, conflit.   Cela se transpose à tous les niveaux ; tant que j'attends la moindre chose de mon corps, je vais être déçu. Tant que j'exige, que je demande, j'aurai problème, conflit, je vais vouloir, je vais être constamment vaincu par le corps. Jusqu'au moment où je me rends compte que c'est le contraire, que c'est moi qui dois donner, aimer. J'aime mon corps comme il est, avec ses maladies, ses limites, ses faiblesses, ses accidents. Il y de très bonnes raisons pour être ainsi, il n'y a pas de hasard.

Ce qui ne veut pas dire que cela ne va pas changer ; mais je me rends disponible pour que mon corps puisse s'exprimer, en tant que santé et en tant que maladie. Mais si je demande quelque chose à mon corps, je veux utiliser mon corps, c'est encore de la dictature d'imposer la santé - comme les gens qui imposent leur vision alimentaire, leur idée de la santé, du sport, etc. C'est une forme de violence. J'écoute mon corps, mon corps transmet ce dont il a besoin, il me suffit d'être disponible.

À ce moment, on comprend ; on comprend pourquoi son mari ou sa femme agit comme cela, pourquoi son corps a telle ou telle faiblesse, on comprend que ce n'est pas une malédiction mais une nécessité.

Chaque fois que mon corps a une faiblesse, je comprends que c'est un cadeau qui me permet de découvrir en moi une faiblesse autrement plus importante : la faiblesse mentale qui me pousse à croire que mon corps doit être sans faiblesse

La voilà ma faiblesse ! ... si la faiblesse du corps me fait me sentir faible, c'est que j'ai besoin de faire face à ma faiblesse psychologique... Et la faiblesse de mon corps m'aide à m'interroger. Tout ce qui me touche est ce qui me mûrit.   - L'amour dans le sens mondain, c'est l'absence d'amitié.

C'est un échange de business : tu me donnes ceci, je fais cela ; je ne couche pas avec la voisine, tu ne couches pas avec le voisin, on est fidèles.

L'amitié, c'est être disponible à tout ce qui est possible. On n'est pas obligé de savoir si on est l'amant, le mari, l'ami, le père, l'enfant ; il y a un tas de rôles humainement possibles. Dans notre société, il faut tout savoir. Or, à un moment donné, on ne se situe plus en fonction de ces rôles ; tout est souple et, si on rencontre quelqu'un, on n'a pas de rôle. Le rôle se crée dans l'instant.

C'est facile les relations humaines, très facile : il suffit d'aimer ce que l'on rencontre. Aimer, c'est donner de la liberté. Là il ne peut plus y avoir de conflit psychologique, on ne peut pas se fâcher.   - Si vous n'avez pas l'idée que vous aimez quelqu'un, vous n'avez pas forcément besoin non plus d'en changer tous les dix ans.

Vous savez qu'avec une autre ce sera pareil - on rencontre uniquement sa propre problématique.

On peut passer toute une vie sur un rapport merveilleux, à approfondir ce rapport : c'est un rapport d'amour, dans le sens où l'on aime profondément ce qui est là, un rapport sans demande. Sinon, il y a toujours déception.... La demande est un manque de respect.

Dans mon accueil de ce qui se présente, le non-besoin s'épanouit et je réintègre mon axe supra-personnel.   

Extraits de la revue 3eme millénaire, hiver 2001, No 62

Thème: Affection, Compassion et Amour.    

http://www.bhairava.ws/eric.html

3-eme-millenaire-.jpg

http://www.revue3emillenaire.com/accueil/accueil.php?pid=1

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Repasser les plats de l'Histoire

Par Le 27/09/2018

« L'histoire, à proprement parler, ne se répète pas, mais, comme les illusions dont l'homme est capable sont limitées en nombre, elles reviennent toujours sous un autre déguisement, donnant ainsi à une saloperie archidécrépite un air de nouveauté et un vernis tragique. »

Cioran

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Un bel échange

Par Le 27/09/2018

Ce matin, je suis allé passer un IRM. Un sacré coup de pot d'avoir trouvé une date aussi rapidement. Normalement, c'est trois semaines de délai. J'ai bénéficié d'un désistement et de l'attention de la secrétaire qui m'a rappelé pour me le proposer.

J'étais donc à 7h30 dans la salle d'attente.

Rien, aucune inquiétude, aucun ressassement des souvenirs.

Tranquille. Et je me vois sourire intérieurement devant cette paix installée. Il ne servirait à rien que mes peurs anciennes soient réactivées et qu'elles viennent amplifier le mal. Je suis profondément convaincu que les pensées agissent sur la matière. Mes pensées sont tournées vers l'instant et je m'accorde parfois quelques visites émotionnelles vers les paysages de montagnes qui sont en moi.

La radiologue m'invite à passer en cabine et je me présente devant l'appareil. J'entre dans le tube et elle me pose un casque sur les oreilles avec de la musique. J'ai le souvenir que l'examen est effectivement impressionnant (enfermement et bruit).

Une fois allongé, la jambe gauche irradie immédiatement, des crépitements dans le mollet principalement, rien de douloureux, je me suis habitué, ce sont des vagues électriques qui parcourent les réseaux nerveux.

Je ferme les yeux et je me concentre sur ce rayonnement. Habituellement, c'est assez irritant et dérangeant mais là, j'ai soudainement réalisé que j'observais tout ce chahut intérieur avec un certain émerveillement...Là, ce que je sentais irradier dans ma jambe et qu'on ne sent pas habituellement, quand tout va bien, ce que je sens maintenant parce qu'il y a un désordre passager, c'est la vie en moi...

Ça n'a l'air de rien, dit comme ça, mais c'était très émouvant. J'avais pour cette "douleur" un regard aimant et je me suis appliqué à la remercier de ce rappel. La vie en moi, la vie qui crépite.

J'ai repensé alors à ces textes amérindiens qui invitent l'homme à remercier les moments de paix, les moments de bonheur, "les instants suspendus" et cette habitude néfaste du monde occidental à ne penser qu'à se plaindre de la vie quand elle n'est pas ce que l'on souhaite.

J'ai remercié encore. Puis, j'ai "coupé l'interrupteur" et je n'ai plus pensé à rien.

C'est quand la radiologue est réapparue que je suis "revenu" et j'ai réalisé alors que ma jambe n'irradiait plus...

 

 

A la fin de l'examen, j'ai rencontré le médecin qui avait analysé les clichés.

Hernie L4-L5-S1. Voilà, j'ai pris le pack par trois. Racines irradiées et activées par divers points de compression. etc etc...

C'est la suite de la discussion que j'ai beaucoup aimée.

On s'est mis à parler sport, massages, yoga, spiritualité, médecine...

Et j'ai donc entendu un médecin hautement qualifié me dire avec une forte conviction que :

"si les gens faisaient davantage de sport, la population française se porterait beaucoup mieux et que les "pépins" physiques associés au sport ne sont pas cher payés au regard de l'état général des sportifs amateurs,...... que tout le monde devrait pratiquer des massages intégraux quotidiens d'une heure dans une dimension de soins et non pas nécessairement erotisés ou limités à la zone douloureuse......qu'il faudrait enseigner le massage aux populations....qu'il faudrait faire pratiquer la méditation en entreprise et à l'école..... que les peuplades des forêts primitives massent les enfants et que nous on les gave de bouffe. Le yoga ? Très bien, tout le monde devrait en faire également. C'est le partenaire idéal de la pratique sportive parce qu'il conscientise le corps et participe à son gainage. Alors, oui, très clairement, reprenez le yoga, reprenez le vélo, retournez marcher, il n'y a que vous qui puissiez dire ce qui vous est profitable, sûrement pas moi. Moi, je vous dis juste ce que je vois sur cette image. Vous en faites ce que vous voulez. Je peux vous dire ça parce que vous l'avez déjà fait par rapport à votre passé médical. Vous êtes affuté et musclé, c'est votre meilleure protection et aucun kiné ne vous serait utile. Si vous marchez ce matin après un épisode de sciatique paralysante, c'est que vos étirements de yoga ont été très efficaces. Qu'est-ce que vous voulez qu'un kiné aille faire de mieux ? Ce sont de bons mécaniciens mais vous n'en êtes pas là. Il vaut mieux retourner voir votre ostéopathe et continuer à travailler avec elle si c'est nécessaire. Sa vision est indublitablement plus vaste et profonde que celle d'un mécanicien."

 

Oui, vraiment un bel échange...Il y a des gens biens partout. 

 

 

Yakouba Sawadogo

Par Le 27/09/2018

Vaincre les traditions néfastes, croise en soi quand personne ne le fait, comprendre, observer et aimer la nature et malgré les moqueries, aimer aussi les hommes...

Prix Nobel Alternatif 2018: le triomphe de Yacouba Sawadogo, paysan du Burkina

 

Par Martin Mateso@GeopolisAfrique | Publié le 26/09/2018 à 18H07, mis à jour le 27/09/2018 à 14H43

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Yacouba Sawadogo paysan burkinabè honoré par prix Right Livelihood 2018
A 80 ans, le cultivateur burkinabè Yacouba Sawadogo, surnommé «l'homme qui a arrêté le désert» a été récompensé par le Nobel Alternatif 2018.© Photo/Prix Right Livelihood

Il fait la fierté de tout un peuple. Le paysan burkinabè Yacouba Sawadogo n’a pas fait d’études scientifiques. Mais sa réputation a largement dépassé les frontières de son pays pour avoir converti en forêts des terres infertiles de son Burkina natal, permettant de régénérer les sols. Il fait partie des personnalités récompensées le 24 septembre par Le Right Livelihood, prix Nobel alternatif 2018.


Les hommages affluent de toutes parts à commencer par le Burkina Faso, son pays natal. Les burkinabè ne tarissent pas d’éloges à l'endroit  de leur compatriote de 80 ans qu’ils ont surnommé affectueusement «l’homme qui a arrêté le désert».

Yacouba Sawadogo ou le triomphe du «Zaï», titre Burkina 24. Le journal burkinabè rappelle que la technique de cet homme, raillé au départ par les membres de son village dans le Yatenga, a montré qu’il avait raison.

«Il a réussi à établir une forêt d’environ 40 hectares sur des terres jusqu’alors infertiles. Plus de 60 espèces d’arbres et d’arbustes différents y cohabitent», écrit le journal qui s’associe à la joie exprimée par l’octogénaire.

«La légitimation apportée par ce prix, j’en suis confiant, devrait inspirer d’autres personnes et les encourager à agir tant que possible pour la régénération de leur terre. Et ce au profit de la nature, des communautés locales et des générations futures», a réagi Yacouba Sawadogo en remerciant ceux qui l’ont honoré.

«Tout le monde riait de moi. Moi je me suis tu»
Il y a près de 40 ans, cet homme illettré avait été traité de fou quand il s’était mis à labourer la terre en pleine saison sèche.

«Ils ont dit que j’allais à l’encontre de la tradition. Ça m’a fait mal de l’entendre. Le chef de ma propre famille m’a désapprouvé. Tout le monde riait de moi. Moi je me suis tu», se souvient-t-il dans un reportage que lui a consacré la chaîne de télévision française France 5.

Selon le journal burkinabè Sydwaya, ce système lui est venu en tête quand il a constaté que les pratiques culturales traditionnelles ne nourrissaient plus son homme, exposé chaque année à la famine. Il avait constaté que son rendement avait triplé.
 
Une prouesse écologique qui fait école dans le Sahel désertique
La technique est simple: des trous remplis de fumier creusés en saison sèche avec de petites digues pour retenir l’eau des pluies le moment venu. Des grains de mils et des graines de plantes qui finiront par devenir une forêt de plusieurs dizaines d’hectares dans le Sahel Burkinabè. Mais le secret de cette méthode, ce sont les termites, explique Yacouba Sawadogo sur le site Les Observateurs de France24.

«Elles nous aident beaucoup dans la restauration du couvert végétal. Elles creusent des canalisations qui absorbent l’eau de pluie et au lieu de ruisseler, l’eau stagne. Les termites viennent aussi à la surface du sol pour chercher des feuilles à manger et tout au long de leurs trajets, elles creusent des petites tranchées permettant au sol d’imbiber davantage d’eau.»

Une prouesse écologique qui fait la fierté de Yacouba Sawadogo. Sa technique est devenue incontournable dans la région désertique du Sahel.

«La nourriture est indispensable. S’il y a assez à manger et si l’approvisionnement alimentaire est assuré, alors nous nous développons. Nous devons donc avant tout assurer la sécurité alimentaire», a confié à la Deutsche Welle, celui que ses compatriotes avaient surnommé l’idiot du village, avant de devenir le héros de tout un peuple.

Dans le reportage ci-dessous, réalisée au Burkina par une équipe de France 5, on peut voir comment ce cultivateur, honoré par le prix Nobel Alternatif 2018, a rendu fertile la terre très aride de son village de Gourga en défiant avec succès les lois de la nature.

 

Reportage de France 5 mis en ligne en juin 2016

Triangle de Karpman avec les enfants.

Par Le 26/09/2018

LE TRIANGLE DE KARPMAN EXPLIQUÉ AUX ENFANTS

 | septembre 6, 2018 | Parentalité | Un commentaire

 

Le triangle de Karpman, connu également sous le nom de triangle dramatique, est un triangle représentant les relations entre trois rôles d’un jeu psychologique dangereux : le Persécuteur – le Sauveur – la Victime.

Comme le résume parfaitement Christel Petitcolin dans son livre « Victime, bourreau ou sauveur : comment sortir du piège ? » :

Le Persécuteur/Bourreau attaque, brime, humilie, donne des ordres et provoque la rancune. Il considère la victime comme inférieure.

Le Sauveur étouffe, apporte une aide inefficace, crée la passivité par l’assistanat. Il considère aussi la victime comme inférieure et lui propose son aide, à partir de sa position supérieure.

La Victime apitoie, attire, énerve,…. Elle se positionne comme inférieure et cherche un Sauveur ou un Persécuteur pour conforter sa croyance.

Lorsque le triangle est en place, les individus passent d’un rôle à l’autre  mais cela se solde invariablement par de la souffrance.

LE TRIANGLE DE KARPMAN DANS LA VIE DE NOS ENFANTS

Grâce à des attitudes et des méthodes de communication adéquates, il est possible d’éviter à nos enfants d’entrer dans ce triangle dramatique (et de l’identifier avant qu’il ne fasse des dégâts). Il est nécessaire d’être particulièrement attentif aux signes de son émergence d’ailleurs car, à l’école par exemple, il peut rapidement se mettre en place de façon sournoise via du harcèlement, des humiliations, des exclusions sociales par des pairs qui font l’expérience du pouvoir et reproduisent ce qu’ils observent parfois à la maison ou dans les séries télévisées.

Dans cette logique, je vous propose de partager avec vos enfants deux feuilles qui accompagneront vos explications principales sur le triangle :

Le fichier PDF est ici.

ATTENTION : LE TRIANGLE DE KARPMAN DANS LA PARENTALITÉ

Notons que ces jeux de manipulation sont fort répandus dans notre société et trouvent leurs racines dans notre enfance.

Exemple de scénario : l’enfant est une Victime évidente (car il est dépendant) et les parents jouent tour à tour le rôle de bourreau et de sauveur (via les compliments, les menaces, le chantage, les comparaisons, les jugements, les récompenses, punitions, etc.).

C’est comme cela que le schéma de ce jeu psychologique se met en place et se perpétue.

Mais il y a d’autres configurations possibles :

Le parent Persécuteur a peut-être été lui-même persécuté. Il reproduit donc ce qu’il a vécu en se montrant trop exigeant, anxieux, intolérant, répressif,… L’enfant sera donc privé de liberté, ne pourra pas montrer ses émotions, sera stressé et aura tendance à développer des complexes (notamment d’infériorité).

Le parent Sauveur sera trop laxiste et tentera sans cesse de plaire à son enfant. L’enfant deviendra capricieux, manipulateur et peu volontaire. Il ne développera pas son autonomie.

Le parent Victime est un parent infantile. Il ira même jusqu’à réclamer de se faire materner par ses propres enfants. Cette situation ne contribue pas au développement des enfants qui endosseront le rôle de Sauveur, négligeant leurs besoins au profit de la satisfaction et de la reconnaissance d’autrui.

SOURCES :

Victime, bourreau ou sauveur : comment sortir du piège ? de Christel Petitcolin

« Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » de Marshall B. Rosenberg

« Boostez votre parcours professionnel avec le mind mapping »

« Êtes-vous ce que vous voulez êtres ? » de Camille Lagrenaudie et Alexandre Bernhardt.

« Des jeux et des hommes » d’Eric Berne

TOUS, SAUF ELLE : Laure.

Par Le 26/09/2018

 

 

J'écris toujours en musique et c'est celle-ci qui tournait pour ce passage...

 

TOUS, SAUF ELLE

CHAPITRE 12

Il tentait de se dépêtrer des éternels ralentissements de circulation de Grenoble et l’idée lui vint, une nouvelle fois, qu’en cas de panique générale, cette ville deviendrait un enfer routier en quelques dizaines de minutes. Une enclave montagneuse qu’il faudrait quitter avant qu’elle ne condamne les inconscients. La voix étrange du chirurgien. Il n’arrivait pas à la traduire. Il avait dit qu’il n’était pas dubitatif et il y avait pourtant une intonation qui ne collait pas avec cette guérison. Comme si quelque chose relevait de l’incompréhensible.

« Elle lisait ce qu’il y avait sur nos écrans. »

Qu’est-ce que ça signifiait ? Il connaissait le parcours de Laure Bonpierre et il n’était nullement fait mention d’études médicales.

« Il n’était pas question de s’opposer à sa volonté. »

Il n’en était pas surpris au regard de ce qu’il avait lu dans le dossier laissé par Mathieu et Fabien. Il éprouva une certaine fascination puis immédiatement une interrogation troublante le tarauda. Qui donc était cette Laure Bonpierre ? L'intuition que les heures à venir portaient en elles des émotions puissantes. De l'impatience à la méfiance, de l'enthousiasme à la prudence. Il vit passer ainsi une kyrielle de pensées contradictoires.

Et le Francis, où est-ce qu’il était passé ? Il n’aimait pas ce que sa disparition pouvait signifier.

Il arriva à l’hôpital et se gara à l’extérieur. Il suivit les plans disposés sur les parkings et rejoignit l’enceinte de la maternité. Arrivé dans le parc, il balaya l’espace des yeux : une mère et son bébé, une infirmière qui poussait le fauteuil roulant d’une femme âgée, un homme en pyjama qui fumait une cigarette, une adolescente, assise dans l’herbe, qui manipulait son smartphone.

Et puis. Elle. Une évidence.

Assise sur un banc, face à un arbre immense, sur le bord gauche du jardin. Une haie de lauriers dans son dos.

Les rayons solaires tissaient à travers les frondaisons une trame circulaire. La jeune femme semblait entourée par un halo lumineux.

L’image s’inscrivit en lui et libéra une alerte étrange.

L’impression inexplicable d’être au seuil d’un basculement.

Comme une plongée à venir dans une dimension inconnue.

Il ferma les yeux pour se ressaisir. Il avait un travail à effectuer et il n'était pas temps de se laisser distraire.

Il inspira profondément puis s’approcha en suivant le sillon goudronné.

Elle avait les mains ouvertes sur les cuisses, les paumes tournées vers le ciel, le dos droit, les pieds posés au sol, un foulard coloré sur la tête. Elle semblait regarder le tronc de l’arbre en face d’elle, fixement. Comme absente.

« Mademoiselle Bonpierre ? »

Elle tourna la tête et son regard l’interpella. Un visage impassible, comme éteint. Non, d’ailleurs, il se corrigea immédiatement. Elle semblait habitée d’une paix profonde. Le bleu de ses yeux ressemblait à un ciel marin.

« Oui. »

Une voix grave et douce à la fois.

Aucun cheveu ne dépassait du foulard. Une peau lisse. Rien pourtant ne semblait manquer à ce visage. Il devinait l’épaisseur d’un pansement sur l'arrière du crâne et il en eut un pincement au ventre.

Elle n’était plus celle qu’il avait vue sur les photos de son dossier. Le changement était stupéfiant.

Les yeux. Ils étaient … Aucun mot ne lui vint.

Il se força à tousser pour tourner la tête et sortir de sa contemplation.

« Bonjour. Je suis le lieutenant Bréchet. Je crois que le docteur Flaurent vous a déjà parlé de moi ? » annonça-t-il, en tendant la main.

Elle répondit à son salut et il aima le contact de sa peau.

« Oui.

–Je peux vous poser quelques questions ?

–Oui. »

Il décida de s’asseoir. Il n’y avait aucun rejet de la discussion dans les réponses laconiques de la jeune femme. Il le sentait. Son visage ne portait aucune impatience ou colère. Juste cette paix profonde qui le troublait.

« Si vous êtes trop fatiguée ou que cela vous dérange, je peux revenir demain.

–Non. »

Il se voulait attentionné. Sans savoir pourquoi et il s’étonna de ce changement progressif depuis qu’il avait été chargé de cette enquête. Déjà, avec le docteur, il avait été surpris par son inhabituelle affabilité. Il pensa qu’il était tombé sous le charme d’une inconnue dans un dossier stupéfiant puis maintenant survenait ce choc visuel, cette émotion ancienne, comme jaillie d’une geôle brisée. L’éblouissement.

Il se reprocha aussitôt sa futilité. Il était flic. Un de ses collègues était mort, un autre dans le coma et un troisième avait disparu.

« Le docteur Flaurent m’a dit au téléphone que votre mémoire n’a pas été affectée par votre coma alors j’aimerais savoir si vous pouvez me dire quelque chose qui pourrait m’aider.

–Comment vont les deux policiers ?

–Un est décédé et l’autre est toujours dans le coma. Il a fait un arrêt cardiaque provisoire. Les médecins disent que c’est miraculeux que son cœur soit reparti spontanément. Ils ne se prononcent pas sur les séquelles éventuelles. J’aimerais donc savoir s’il s’agit d’un accident ou d’un acte provoqué.

–Une grosse voiture, une Dodge, l’homme s’appellerait Francis. »

Il la regarda intensément, le souffle coupé.

« Vous en êtes certaine, mademoiselle Bonpierre ?

–Le passager devant moi s’est retourné et l’a dit juste avant que la voiture ne nous heurte sur l’arrière.

–Francis vous a envoyé dans le décor ?

–La voiture de Francis, lieutenant. Je ne sais pas qui conduisait. Je vous répète juste ce que j’ai entendu.»

La confirmation des soupçons. Francis avait craqué pour le pognon, pensa Théo.

« Oui, vous avez raison, mademoiselle. Mais je dois vous préciser que ce Francis, un lieutenant de police, a disparu depuis le soir de l’accident et nous n’avons aucune idée des raisons de cette disparition, sinon celle d’être le responsable de cette sortie de route.

–Je comprends votre suspicion.

–Vous pourriez témoigner par écrit de vos propos, mademoiselle Bonpierre ?

–Oui.

–Je reviens demain avec les formulaires de déposition. Ça vous va ?

–Oui.

–À quelle heure ?

–Comme aujourd’hui. Je serai ici.

–Très bien. Vous n’avez rien noté lorsque mes deux collègues sont venus vous chercher ? Vous n’avez rien remarqué ? Quelqu’un qui vous suivait ?

–Rien. Je ne m’attendais pas à être accueillie. Alors encore moins pour la suite. »

Toujours cette voix distante, neutre, sans aucune émotion. Et ce regard étrange. Il se sentait ausculté, visité, autopsié. Elle ne le quittait pas des yeux.

Pénétrants… Voilà, c’était le mot. Elle avait des yeux pénétrants.

« Merci pour votre collaboration, mademoiselle Bonpierre. Je vais vous laisser. Je ne veux pas vous fatiguer.

–Je ne suis pas fatiguée, lieutenant. »

Il se leva et tendit la main. Elle la regarda longuement, une observation méticuleuse qui intrigua Théo puis elle la serra.

Une main chaude, douce et forte. Elle prolongea le contact, comme si ce lien créait une brèche, une ouverture, une lecture intérieure.

Il ne comprenait même pas les pensées qui le submergeaient. Comme une influence inexplicable.

Elle relâcha doucement la pression et se retira sans quitter des yeux les doigts de Théo.

Il ne put s'empêcher de regarder sa main deux secondes. Il sentait dans les fibres des rayonnements délicieux.

« Au revoir, mademoiselle, je suis vraiment heureux que vous soyez tirée d’affaire.

–Je ne suis pas certaine de l’être. »

Il fronça des sourcils devant cette mise en doute. Une incertitude quant à l’interprétation possible de sa réponse.

« Si, je vous assure que votre récupération me fait vraiment plaisir. C’est même impressionnant, insista-t-il.

–Je ne parlais pas de votre plaisir, monsieur Bréchet, mais du mien.

–Vous n’êtes pas certaine d’avoir du plaisir à être en vie, c’est ça ?

–Cette vie-là me laisse perplexe, lieutenant. Je suis très heureuse de pouvoir contempler cet arbre et de le sentir vibrer mais je vous assure que de ressentir ses propres atomes, à l’intérieur de soi, c’est bien autre chose encore et c’est inégalable. »

Il pencha la tête d’un air interrogateur.

« Je ne suis pas certain d’être en mesure de comprendre ça, mademoiselle. Il faut que je vous laisse. Le travail. À demain.

–Oui. »

Il recula de deux mètres sans désirer réellement quitter son visage. Puis, il fit demi-tour et allongea aussitôt le pas.

En traversant le parc, il décida qu’une discussion avec le chirurgien s’imposait. Il rejoignit le bâtiment de neurochirurgie et se présenta au secrétariat.

« Bonjour madame. Lieutenant Bréchet, dit-il en montrant sa carte, j’aimerais m’entretenir quelques minutes avec le docteur Flaurent, c’est urgent.

–Il est en visite à l’étage. Je vais appeler son assistante. »

Il s’éloigna de quelques pas. Le visage de Laure Bonpierre ne quittait pas ses pensées.

« Lieutenant ? Le docteur Flaurent vous attend dans un bureau, à droite, au fond du couloir, à cet étage. Vous prenez la porte A, sur votre gauche.

–Merci. »

Les pensées qui défilent tout au long du

Relancer les recherches internationales. Un dénommé Francis Thiébaud, suspecté d’avoir volontairement commis un accident impliquant deux lieutenants de police et une passagère. Et d’avoir empoché un sacré pactole. Il en était persuadé. Francis connaissait toute l’histoire, il avait accès au dossier. Le soir où Mathieu et Fabien avaient attendu Laure à la gare, Francis les avait suivis et sur le retour, il avait décidé de les envoyer dans le décor. Laure avait sûrement un sac pour porter l’argent. Il ne lui avait pas demandé. L’imbécile ! Il s’en voulait de perdre sa lucidité et ne se reconnaissait pas. Trop troublé pour être efficace. Il s’en amusa, malgré tout, et sourit.

Il frappa à la porte entrouverte du bureau.

« Entrez, lieutenant. »

Théo raconta l’échange avec Laure. Le docteur écouta attentivement sans se départir d’une esquisse de sourire.

« Je vous avais dit, lieutenant, que ça n’était pas racontable au téléphone et d’ailleurs, vous avez du mal à décrire ce que vous avez ressenti. Eh bien, c’est pareil pour moi. Le problème, c’est que je ne connaissais pas Laure Bonpierre avant son accident et je ne peux donc m'avancer sur l’idée d’un changement dans sa personnalité.

–De ce que j’ai lu sur elle, il s’agit d’une femme très sportive, très connue dans son milieu, elle fait des courses à pied en montagne, du trail, elle a battu des records. Mais, bon, sur son caractère et sa personnalité, je ne sais rien. Sauf qu’elle a échappé à la mort d’une façon incroyable et j’en déduis qu’il s’agit d’un esprit fort.

–Vous parlez de son accident de voiture ? intervint le docteur.

–Non, une histoire d’attentat au Kenya. Elle a échappé à un tueur. Elle court très vite et elle a une prise de décision très rapide. Je peux vous assurer qu’elle a vécu quelque chose de très impressionnant. On sait aussi qu’elle revenait de Colombie mais on ne sait pas ce qu’elle y a fait.

–Je vais vous faire une confidence, cher lieutenant. »

Le docteur plongea les yeux dans ceux de Théo.

« J’ai discuté avec mademoiselle Bonpierre, nous avons même eu des échanges qui m’ont singulièrement marqué, je ne restais pourtant jamais bien longtemps, un quart d’heure maximum, et à chaque fois, ses propos me poursuivaient toute la journée. Et ce matin, quand je lui ai parlé de vous, à la fin de notre échange, alors que j’allais sortir, elle m’a rappelé : « Docteur, je voulais vous dire. C’est bien que vous ayez appris à aimer les gens avec votre cœur et non à vénérer votre médecine à travers eux. »

Il s’arrêta, les yeux dans le vague, comme un regard intérieur.

« Vous ne pouvez pas imaginer, lieutenant, à quel point les paroles de mademoiselle Bonpierre sont justes. Et je suis sidéré de cette … capacité à lire à l’intérieur des gens. »

En retournant au commissariat, Théo repensa à cette interrogation dans les yeux du docteur, ce regard perdu au-delà de l’instant.

« Cette capacité à lire à l’intérieur des gens. »

C’est un peu ce qu’il avait éprouvé devant Laure. Il réalisa alors qu’elle ne l’avait pas quitté des yeux, comme si elle écoutait bien autre chose que les mots.

« Bon, c’est n’importe quoi, mon gars. Réfléchis plutôt à ce que tu dois faire pour choper ce salaud de Francis. »

"Big food"

Par Le 26/09/2018

«BIG FOOD», OU LE CAUCHEMAR DE L'ÉLEVAGE INDUSTRIEL

Par George Steinmetz

Le photographe George Steinmetz a sillonné la planète pendant un an pour donner à voir l'univers cauchemardesque de l'élevage industriel. Entre les Etats-Unis, le Brésil et la Chine, cette enquête photographique présentée cette année au festival Visa pour l'image à Perpignan pointe «un divorce total avec la nature». Cette «guerre» contre les animaux reste encore cachée et son message est sans appel : «Si tu n'aimes pas ce que tu vois sur mes photos, alors il va falloir changer tes habitudes alimentaires.»

Dans la province de Heilongjiang en Chine, c'est le premier jour de la récolte du riz, principal aliment de base de la Chine. Le «riz dragon 46», qui a été planté début mai, produit 650 kg par mu (1 mu = 0.66 hectare).

Dans la province de Heilongjiang en Chine, c'est le premier jour de la récolte du riz, principal aliment de base de la Chine. Le «riz dragon 46», qui a été planté début mai, produit 650 kg par mu (1 mu = 0.66 hectare).

Photo George Steinmetz. Cosmos
La plus grande ferme d'œufs d'Amérique latine, Granja Mantiqueira au Brésil, produit 2,7 millions d'œufs par jour grâce à 4 millions de poules. Les œufs roulent sur le sol des cages jusqu'à un tapis roulant qui les transporte à un autre système de convoyage. Celui-ci les amène à des centaines de mètres du bâtiment de tri, de nettoyage et de conditionnement.

La plus grande ferme d'œufs d'Amérique latine, Granja Mantiqueira au Brésil, produit 2,7 millions d'œufs par jour grâce à 4 millions de poules. Les œufs roulent sur le sol des cages jusqu'à un tapis roulant qui les transporte à un autre système de convoyage. Celui-ci les amène à des centaines de mètres du bâtiment de tri, de nettoyage et de conditionnement.

Photo George Steinmetz. Cosmos
26 poules partagent une petite cage et reçoivent une quantité illimitée de nourriture et d'eau. Elles commencent à pondre à 110 jours et ont une productivité d'environ 95 semaines avant d'être expédiées à l'abattoir à 1 300 km près de São Paulo.

26 poules partagent une petite cage et reçoivent une quantité illimitée de nourriture et d'eau. Elles commencent à pondre à 110 jours et ont une productivité d'environ 95 semaines avant d'être expédiées à l'abattoir à 1 300 km près de São Paulo.

Photo George Steinmetz. Cosmos
L'usine d'abattage de poulets Seara, près de Sidrolandia, au Brésil, exporte environ 65 % de sa production en Russie, en Chine et en Europe. Les usines Seara transforment 170 000 poulets par jour, 3 millions par mois et fonctionnent 24 heures sur 24.  Toutes les pattes sont désossées au Japon, les ailes sont exportées en Chine et à Hong Kong, les pieds en Chine et en Afrique, les cuisses à 80 % en Europe et 20 % au Brésil. La tête et les os sont transformés en farine pour l'alimentation animale au Brésil.

L'usine d'abattage de poulets Seara, près de Sidrolandia, au Brésil, exporte environ 65 % de sa production en Russie, en Chine et en Europe. Les usines Seara transforment 170 000 poulets par jour, 3 millions par mois et fonctionnent 24 heures sur 24. Toutes les pattes sont désossées au Japon, les ailes sont exportées en Chine et à Hong Kong, les pieds en Chine et en Afrique, les cuisses à 80 % en Europe et 20 % au Brésil. La tête et les os sont transformés en farine pour l'alimentation animale au Brésil.

Photo George Steinmetz. Cosmos
Pont arrière du C/P Alaska Ocean avec un chargement de 65 tonnes de merlan du Pacifique (ou «merlu») à une trentaine de milles au large des côtes de l'Oregon. L'an dernier, le bateau a capturé 6 500 tonnes de merlan du Pacifique et 63 kt de goberge, dont la plus grande partie est consommée sous forme de filets ou de bâtonnets de poisson panés. L'un de leurs plus gros clients est McDonald's, mais leurs produits de poisson sont également expédiés à l'étranger.

Pont arrière du C/P Alaska Ocean avec un chargement de 65 tonnes de merlan du Pacifique (ou «merlu») à une trentaine de milles au large des côtes de l'Oregon. L'an dernier, le bateau a capturé 6 500 tonnes de merlan du Pacifique et 63 kt de goberge, dont la plus grande partie est consommée sous forme de filets ou de bâtonnets de poisson panés. L'un de leurs plus gros clients est McDonald's, mais leurs produits de poisson sont également expédiés à l'étranger.

Photo George Steinmetz. Cosmos
Plantation et récolte de laitue dans la ferme hydroponique rotative de «Granpa», à l'ouest de Tokyo.  Les plantules sont plantées au centre et les plantes tournent lentement pendant un mois avant d'atteindre le bord extérieur où elles sont récoltées.

Plantation et récolte de laitue dans la ferme hydroponique rotative de «Granpa», à l'ouest de Tokyo. Les plantules sont plantées au centre et les plantes tournent lentement pendant un mois avant d'atteindre le bord extérieur où elles sont récoltées.

Photo George Steinmetz. Cosmos
Des serres forment une mer de plastique en Andalousie, en Espagne, le 20 octobre 2015.

Des serres forment une mer de plastique en Andalousie, en Espagne, le 20 octobre 2015.

Photo George Steinmetz. Cosmos
Le filet mignon est paré et coupé en morceaux de 6 onces (170 grammes) dans la salle de découpe principale d'Omaha Steaks, une entreprise familiale de 101 ans qui se spécialise dans la transformation, la découpe et l'emballage de la viande. Avec plus de 3 millions de clients, Omaha Steaks est le plus grand utilisateur de glace sèche aux États-Unis.

Le filet mignon est paré et coupé en morceaux de 6 onces (170 grammes) dans la salle de découpe principale d'Omaha Steaks, une entreprise familiale de 101 ans qui se spécialise dans la transformation, la découpe et l'emballage de la viande. Avec plus de 3 millions de clients, Omaha Steaks est le plus grand utilisateur de glace sèche aux États-Unis.

Photo George Steinmetz. Cosmos
Festival international de l'écrevisse à Xuyi, dans le Jiangsu chinois.

Festival international de l'écrevisse à Xuyi, dans le Jiangsu chinois.

Photo George Steinmetz. Cosmos
Récolte de céleri pour Dole Foods à la ferme Bassetti SW de Greenfield en Californie.  Les boîtes brunes sont destinées à la consommation américaine, les boîtes blanches sont destinées à la Chine et les contenants de plastique noir seront transformés sur place pour que les cœurs de céleri soient vendus chez Costco.

Récolte de céleri pour Dole Foods à la ferme Bassetti SW de Greenfield en Californie. Les boîtes brunes sont destinées à la consommation américaine, les boîtes blanches sont destinées à la Chine et les contenants de plastique noir seront transformés sur place pour que les cœurs de céleri soient vendus chez Costco.

Photo George Steinmetz. Cosmos
Usine de transformation de poulets dans le Jiangsu, en Chine, le 16 juin 2016.

Usine de transformation de poulets dans le Jiangsu, en Chine, le 16 juin 2016.

Photo George Steinmetz. Cosmos
Des fleurs de colza couvrent les champs et des bateaux parcourent les canaux creusés dans cette ancienne zone humide dans la région du Xinghua en Chine. L'explosion en couleur ne dure que quelques semaines mais amène des autobus remplis de touristes se promener sur le kilomètre de passerelles et de ponts qui relient les îlots et les tours d'observation.

Des fleurs de colza couvrent les champs et des bateaux parcourent les canaux creusés dans cette ancienne zone humide dans la région du Xinghua en Chine. L'explosion en couleur ne dure que quelques semaines mais amène des autobus remplis de touristes se promener sur le kilomètre de passerelles et de ponts qui relient les îlots et les tours d'observation.

Photo George Steinmetz. Cosmos
Ferme d'élevage de porcs Seis Amigos à environ 15 kilomètres à l'est de Tapurah au Brésil.  Les truies sont inséminées artificiellement avec du sperme donné par le conglomérat alimentaire BRF qui gère l'abattoir et fournit également les porcs de départ pour la ferme. Chaque truie a en moyenne un peu plus de onze petits jusqu'à l'âge adulte et est productive pendant 2 à 3 ans avant que sa fertilité ne baisse et qu'elle ne soit envoyée à l'abattoir.

Ferme d'élevage de porcs Seis Amigos à environ 15 kilomètres à l'est de Tapurah au Brésil. Les truies sont inséminées artificiellement avec du sperme donné par le conglomérat alimentaire BRF qui gère l'abattoir et fournit également les porcs de départ pour la ferme. Chaque truie a en moyenne un peu plus de onze petits jusqu'à l'âge adulte et est productive pendant 2 à 3 ans avant que sa fertilité ne baisse et qu'elle ne soit envoyée à l'abattoir.

Photo George Steinmetz. Cosmos
3 300 cabanes abritent les veaux nouveau-nés afin d'alimenter les méga-laiteries de Milk Source, la plus grande exploitation laitière du Wisconsin, aux Etats-Unis.  Les veaux proviennent de huit laiteries du Wisconsin et du Michigan et y restent depuis leur première semaine de vie jusqu'à l'âge de six mois.

3 300 cabanes abritent les veaux nouveau-nés afin d'alimenter les méga-laiteries de Milk Source, la plus grande exploitation laitière du Wisconsin, aux Etats-Unis. Les veaux proviennent de huit laiteries du Wisconsin et du Michigan et y restent depuis leur première semaine de vie jusqu'à l'âge de six mois.

Photo George Steinmetz. Cosmos

 

L'ultime expérience : EMI

Par Le 26/09/2018

Quand je vois que Mario Beauregard intervient, je m'intéresse et quand je lis toute la liste des spécialistes, je m'empresse de regarder. 

Et c'est effectivement très intéressant.

 

"TOUS, SAUF ELLE"

CHAPITRE 2

Des visages sans relief. Des peaux lisses qui l’observaient scrupuleusement, la détaillaient intérieurement. Elle sentait leurs regards sur son âme, comme des brises tièdes qui l’enveloppaient. Elle ne savait dire ce qu’elle était malgré le flot puissant de ressentis. Elle avançait sans aucun mouvement, elle n’était plus qu’un souffle d’air, un rayon de lune, l’éclat tremblotant d’une étoile naine et pourtant, chacune de ces âmes rencontrées la parcourait comme le ferait le flux sanguin de la matière. Elle les voyait et simultanément elle les sentait en elle.

Elle ne possédait pourtant plus aucune matière. C’était une certitude. Mais tout était là. L’air sur sa peau, le son du silence, le toucher des parois circulaires qui crépitaient et tous ces visages lisses qu’elle croisait. Où que se posent ses regards, elle ne discernait qu’une myriade de présences.

Elle avançait à des vitesses stupéfiantes dans une immobilité absolue. Une aimantation vers le fond de l’Univers. Un plongeon intemporel vers les étoiles. Elle était subjuguée par ce puits vertical et elle aurait été incapable de préciser le sens de son déplacement. Comme s’il n’y avait plus d’espace, pas plus que de temps.

C’est là que Figueras s’était interposé et avait stoppé sa progression. Elle avait reconnu le sourire flamboyant de ses prunelles. Les mots avaient résonné quelque part en elle.

« Tu n’as pas fini ton parcours. Retourne d’où tu viens. Réintègre ta matière. Tu te souviendras de ce que tu es quand tu ne seras plus ce que tu crois être.»

Tout était là sans qu’elle n’y comprenne rien.

 

Je reposte ici un texte que j'ai écrit en 2017 à la suite d'une expérience troublante :

"Christian"

 

"Christian"

  

Avec Nathalie, on a décidé de ne plus pratiquer le yoga uniquement à la maison mais de prendre des cours avec une enseignante.

Hier soir, c'était la deuxième séance et la professeure a demandé de refaire les présentations pour l'ensemble du groupe.

Lorsque mon tour est arrivé, j'ai expliqué qu'à la première séance, j'étais venu avec une bonne sciatique. Je la traînais depuis une bonne semaine. J'ai donc détaillé un peu mon dossier médical et mes cinq hernies discales en 30 ans...J'ai expliqué que le lendemain de cette première séance, je n'avais plus aucune douleur et que ce soir, j'allais très bien. Je n'ai rien dit de cette "présence" que j'ai ressentie pendant cette première séance, la présence de mon frère qui me disait : "C'est bien que tu prennes soin de toi.".  

Et puis, la séance a commencé...

Lors d'une posture, la professeure s'est approchée et s'est adressée à moi en m'appellant : "Christian".

J'ai eu un frisson et Nathalie qui était à côté de moi, sur son tapis, a été très surprise également...

Christian était le prénom de mon frère et il est décédé il y a 19 ans...

Comment est-il possible qu'au vu du nombre de prénoms masculins existants, c'est celui-là que l'enseignante a utilisé ? 

Hasard ? 

Il faudrait qu'un mathématicien en calcule la probabilité...

Je n'y crois pas un seul instant.

Je n'avais évidemment pas parlé de mon frère et je ne connais pas cette enseignante. A part, Nathalie, personne ne connaît mon histoire dans ce groupe. 

Il est donc impossible que cette enseignante ait pu me confondre avec mon frère en inversant les prénoms.

Alors ? Quelle explication ? 

Est-ce que le fait d'avoir évoqué mes hernies et par conséquent une partie de mon histoire a pu "activer" l'âme de mon frère ?

Est-ce que cette éventuelle "présence" a pu influencer ensuite l'enseignante au point qu'elle en utilise le prénom "terrestre" pour se faire "entendre" ?

La magnétiseuse qui est intervenue lorsque j'ai eu trois hernies d'un coup, à 44 ans, a dit que "je portais l'âme de mon frère", que nous étions "enchaînés" et que je devais abandonner ma culpabilité et tous les souvenirs associés à notre vécu commun lorsque je le veillais, sur son lit d'hôpital, lorsque j'avais 16 ans et lui 19. Que son âme souffrait, elle aussi, de ma souffrance intérieure.

Je n'ai plus d'hernie discale et même si le nerf sciatique connaît quelques épisodes douloureux, je ne me sens plus en "danger" de récidive.

Que s'est-il donc passé hier soir ?

L'explication que j'en retire, c'est que l'âme de Christian est intervenue pour me signifier que j'avais raison d'être là, que c'était bien que je prenne soin de moi, qu'elle/il en était heureuse/x, que le fait de pratiquer le yoga pour entretenir mon corps et mon âme marquait l'ultime "délivrance" pour elle/lui...

Il me plaît de le penser et je m'en réjouis infiniment.

A la fin de la séance, alors que nous étions en phase de "relaxation", j'ai senti dans la paume de mes mains tournées vers le ciel, un rayon chaud, comme une lumière translucide qui montait vers les cieux. Une sensation très précise qui a duré plusieurs secondes.

...

Je suis allé raconter à la professeure ce qui s'était passé et l'inversion des prénoms. Elle a mis la main devant sa bouche, les yeux écarquillés.

 

 


 

Je n'ai pas continué le yoga avec cette professeure, ni même à la maison.

Le rappel à l'ordre est fait. 

C'est bon, j'ai compris...

Merci.

Hernie discale : confirmation

Par Le 25/09/2018

J'ai vu mon médecin généraliste ce matin.

Sciatique très forte sur la jambe gauche.

Défaussement du genou à la marche.

Raideur invalidante du mollet avec perte de sensations.

Fourmillements et irradiations dans toute la jambe.

Sensation très forte de froid dans tout le pied.

Tests de mobilité très restreints.

Douleurs à la pression sur les vertèbres du bas du dos.

Diagnostic

Hernie discale sur L5/S1

 

Bon, ça c'est fait. On en est à la sixième quand même, je devrais peut-être postuler au livre des records...

Longue discussion avec mon médecin. On se connaît bien et il sait qu'avec moi, dans le domaine médical, rien n'est vraiment prévisible à part le fait qu'il est probable que les prévisions se révèlent fausses... Donc, on ne sait pas où on va. Il me plaît de penser que mon âme le sait. Et ça me suffit.

Sur un plan essentiellement mental, je remarcherai normalement et je retournerai en montagne. A 42 ans, j'avais trois hernies d'un coup et un an plus tard, j'étais là-haut.

Je recommencerai.

Mon médecin dit la même chose que moi à propos du sport : si je n'en avais pas fait, je serais dans un état pitoyable et j'aurais souffert toute ma vie de la première opération (boucherie) de mon dos à 24 ans. C'est le sport qui m'a remis debout et qui a suffisamment musclé mon corps pour protéger les faiblesses du dos. Je ne me suis jamais fait mal en courant dans les descentes et bien au contraire, cette pratique contribue au bon état de ma sangle abdominale et des dorsaux. J'utilise toujours des bâtons en descente et du coup, le haut du corps travaille beaucoup également.

Je me suis fait mal en montrant aux enfants de la classe ce qu'il ne fallait pas faire et non pas en courant en montagne. Il n'y a pas non plus "d'usure" de mon dos étant donné que la masse musculaire le protège. Quand mon médecin me dit que des hommes de mon âge avec cette musculature, il n'en voit pas beaucoup, j'entends surtout que c'est le sport qui me protège et qu'il n'est certainement pas la raison de cette hernie.

Alors, justement, quelle est la raison ? Car il y en a une. Nécessairement. Il y en a toujours eu.

J'en ai identifié une et elle est de taille : tout ce que j'écris sur l'instant présent et le lien entre la pensée et la matière, je dois le vivre.

Physiquement, psychologiquement, émotionnellement.

Ne pas suivre simplement une démarche intellectuelle mais expérimenter réellement ce que j'ai exploré depuis des années sur le plan cognitif.

Entre "avoir une connaissance" et "être dans la connaissance", la nuance est considérable. 

C'est donc un projet enthousiasmant.

 

Une leçon de plus

Par Le 24/09/2018

Il y a une semaine, je me suis fait mal au dos pendant une séance de sport avec mes élèves. J'ai voulu leur montrer comment ne pas se réceptionner à la suite d'un saut de muret. Je n'aurais pas dû. Le dos n'a pas aimé. J'ai senti un pincement puis je n'ai plus fait attention. J'ai continué la séance avec mes élèves et je cours toujours avec eux. 

Jeudi, dans la journée, j'ai vraiment pris conscience que ça allait mal se mettre...

Nathalie m'a longuement massé et c'est toujours bénéfique mais pendant la nuit, j'ai senti que tout était en train de se bloquer. Le matin, quand j'ai voulu me lever pour démarrer la cafetière, j'ai fait trois pas et je suis retourné m'effondrer sur le lit.

Une brûlure très violente, une irradiation qui ranima aussitôt des bourrasques de souvenirs très sombres. Je suis resté un long moment totalement hagard, dans une incompréhension énorme et toutes les pensées qui jaillissaient étaient nourries par une peur sidérante.

Une sixième hernie discale ? L'opération était quasiment irréalisable il y a douze ans. Elle le sera toujours. Voire pire encore avec l'ossification du ligament jaune qui se dresse en bas de mon dos comme une crête...Je suis tombé dans une alternance fiévreuse entre le drame et une issue heureuse, entre l'incertitude énorme de la chirurgie et une guérison miraculeuse.

Je me suis demandé plusieurs fois pendant la journée si je ne devais pas partir aux urgences. Je sais, par expérience, combien le seuil haut de la douleur n'est finalement jamais atteint et à quel point cette ascension est un cauchemar...

Aucun médecin généraliste de disponible. J'obtiens par téléphone une ordonnance avec de la codéïne. De quoi tenir le week-end.

Il faut que je vois une amie ostéo avant de décider de quoi que ce soit. Il faut que je puisse me lever...

La codéïne fait son effet et je profite de l'accalmie pour essayer d'étirer la colonne, en restant allongé. L'effort d'étirement augmente la douleur du nerf mais au bout d'un moment, la douleur qui suit est moins forte. Je vais faire des exercices similaires plusieurs fois dans la journée.

Ce qui a changé rapidement et qui a sans doute été déterminant pour la suite, c'est le fait que je me sois détaché des souvenirs sombres, que je sois parvenu à ne pas me laisser submerger par les peurs réactivées. Etre dans l'instant et agir en conséquence, voilà le chemin à prendre.

Rien de ce qui avait eu lieu n'était inévitablement reconductible, rien de ce qui pouvait advenir ne contenait de certitudes. Je devais me concentrer sur l'instant et ce qu'il contient, le nourrir de visions positives non pas dans une illusion néfaste mais à travers des faits : mes trois dernières hernies discales n'ont pas été opérées et j'ai fini par reprendre le sport. Je peux le refaire, je sais que c'est possible. 

Il est donc néfaste de laisser le passé brider l'instant.

Il est tout autant néfaste de s'illusionner en imaginant des guérisons miraculeuses.

J'ai le droit par contre de me nourrir de ce que j'ai réussi à faire autrefois. Je sais que je peux guérir.

Cela étant réglé, je peux laisser mon corps organiser la réparation du système défaillant. Les pensées invalidantes et les émotions anciennes n'ont aucune raison d'être en cet instant.

Je ne sais pas où je vais mais, là, je sais où je suis. 

 

 

Hypnose et chirurgie

Par Le 24/09/2018

Je trouve ça absolument génial et fascinant.

 

Les possibilités du cerveau sont vraiment stupéfiantes, autant dans l'émetteur que le récepteur.

J'adore aussi la remarque sur l'importance de la pensée positive, le réveil des souvenirs joyeux et la plénitude que cela

procure.

 

 

 

 

Un patient du CHU de Lille a été opéré du cœur sous hypnose

 

Lundi 24 septembre 2018 à 5:03Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord et France Bleu

C'est une première dans le Nord-Pas-de-Calais: un homme de 88 ans a subi une intervention chirurgicale cardiaque sans anesthésie "lourde" au CHU de Lille. A la place de la morphine ou des anxiolytiques habituels, il a été hypnotisé par une infirmière spécialement formée.

Gérard Courtois est le premier patient à avoir été opéré sous hypnose lors d'une opération du coeur au CHU de Lille Gérard Courtois est le premier patient à avoir été opéré sous hypnose lors d'une opération du coeur au CHU de Lille © Radio France - Stéphane Barbereau

Lille, France

48 heures après son opération, Gérard Courtois, 88 ans, semble être en pleine forme. Cet habitant de Saint Jans Cappel vient de subir une intervention chirurgicale assez lourde au CHU de Lille. On a remplacé une valve aortique. L'opération nécessite une incision dans chacune de ses artères fémorales pour y introduire deux fils guides qui vont remonter tout le corps pour aller jusqu'au cœur et changer une valve aortique. Jusque-là, cette opération nécessitait une anesthésie générale ou locale importante, ce qui pouvait poser problème sur des patients âgés explique le professeur Arnaud Sudre, chef du service chirurgie interventionnelle au CHU de Lille : 

Quelquefois, ces patients sont plus sensibles aux effets secondaires des médicaments qu'on injecte (morphine, anxiolytique, relaxants), ces produits peuvent entraîner une confusion neurologique. Avec l'hypnose, le patient récupère immédiatement. On a un vrai bénéfice

Le professeur Sudre explique pourquoi l'hypnose peut être très utile pour les patients âgés

Le professeur Arnaud Sudre dirige le service de cardiologie interventionnelle au CHU de Lille - Radio France
Le professeur Arnaud Sudre dirige le service de cardiologie interventionnelle au CHU de Lille © Radio France - Stéphane Barbereau

Parler de ses passions pour oublier la douleur

Vérification auprès de Gérard Courtois. Ce patient reconnaît pourtant qu'il n'était pas très "chaud" au départ : "Je ne savais pas ce que c'était l'hypnose". Hélène Sergent, la première infirmière du service de chirurgie interventionnelle à avoir été formé à l'hypnose, a donc passé du temps avec Gérard pour tout lui expliquer : 

Je suis allée le voir la veille. Nous avons discuté de son environnement, de ses passions, ce qui m'a permis de l'amener dans un monde qu'il aimait.

L'infirmière et son patient expliquent comment l'opération sous hypnose s'est déroulée

Hélène Sergent est la première infirmière à avoir été formé à l'hypnose au service cardiologie interventionnelle du CHU de Lille - Radio France
Hélène Sergent est la première infirmière à avoir été formé à l'hypnose au service cardiologie interventionnelle du CHU de Lille © Radio France - Stéphane Barbereau

Pendant l'opération qui a duré une heure, Gérard a donc parlé de ses voyages avec son épouse en Thaïlande, en Egypte, en Tunisie, en Turquie, de sa passion pour le jardinage :

En parlant de tout ça, on oublie totalement ce qu'il se passe, on est transféré ailleurs. 

il était tellement bien et détendu sur cette table d'opération Gérard Courtois qu'il a même dormi sans s'en rendre compte. Si c'était à refaire, il dirait oui sans hésiter. Une nouvelle opération sous hypnose sera pratiquée la semaine prochaine au CHU et les perspectives sont vastes puisque 400 interventions de chirurgie cardiaque de ce type sont pratiquées chaque année au CHU de Lille. On estime que 80% des patients peuvent être réceptifs à l'hypnose. Quatre infirmières de ce service de chirurgie interventionnelle du CHU vont être formées prochainement à l'hypnose.

Vaccins (2) : et les "autres"...

Par Le 23/09/2018

L'étude menée par Thierry Casanovas:

https://www.enquete-vaccination.com/

enquete sur la vaccination

Au départ, c'est un père qui se questionne... 
 

Jusqu'à présent je me suis toujours intéressé à la santé, aux moyens d'y parvenir.
Je n'ai pas fait cas des maladies, des médicaments et de la médecine, ce n'est pas mon métier, je ne suis ni compétent pour cela ni intéressé. La santé d'abord... 

Il y a un an je suis devenu papa. C'est la plus belle expérience de toute ma vie. 
J'ai été comme tous les pères confronté à, la question de la vaccination, et j'entends tout et son contraire. 
Cela va du discours classique sur l'évidence et le caractère absolument incontournable et anodin des vaccins jusqu'aux témoignages les plus inquiétants. 
Je me rends compte que je n'ai pas les éléments pour faire un choix en terme de vaccination.
Pour mon fils je veux le meilleur, la pleine santé et je ne veux pas faire de choix au hasard, jouer à la roulette russe...    

Lire la suite...

Episode 1   Episode 2   Episode 3   Episode 4   Episode 5   Episode 6  

Premier épisode d'une série de huit réalisés par un père en recherche de réponses pour son fils. Tandis que la question de la vaccination des jeunes enfants nous est présenté comme une absolue nécessité, nous avons aussi de plus en plus de témoignages inquiétants de parents décrivant de très lourds effets secondaires. Alors qu'en est il vraiment ? Je commence mon enquête en cherchant à comprendre sur quels principes se base la vaccination, comment fonctionne le système immunitaire et en regardant de plus près l'histoire du premier vaccin, le vaccin contre la variole. Le but de toute cette enquête est de me forger une conviction libre de toute influence, d'analyser les faits et de faire les meilleurs choix pour mon fils. Je vous donne de même tous les éléments pour vous aussi faire un choix éclairé pour vos enfants. Partagez cette série de vidéos qui peuvent enfin vous apporter des notions indispensables pour choisir en toute responsabilité !

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Vaccins. (1) : les "pro"

Par Le 23/09/2018

J'ai lu ces jours-ci pas mal de documents émanant des deux sphères qui s'opposent : les pour et les contre.

Je mets en article un premier avis général donné par le Figaro. On y voit les raisons généralement citées pour valider la vaccination de masse.

Ensuite, je mets en ligne une enquête menée par Thierry Casasnovas. Une étude très détaillée.

A chacun et chacune de se faire son idée. 


Six fausses croyances autour de la vaccination

 

http://sante.lefigaro.fr/article/six-fausses-croyances-autour-de-la-vaccination/#fig-comments

  
  • Par  Journaliste Figaro Cécile Thibert 
  • Mis à jour  
  • Publié 

Dès le 1er janvier 2018, 8 nouveaux vaccins deviendront obligatoires. Qui est concerné ? Sont-ils pris en charge par l'assurance maladie ? Quels sont les points qui font débat ? Tout savoir en 6 minutes sur la nouvelle mesure du gouvernement.

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INFOGRAPHIE - Rôle de l’hygiène dans la disparition des maladies infectieuses, risques de surcharge du système immunitaire, de mort subite du nourrisson ou d’autisme… Le Figaro a sélectionné six idées reçues sur la vaccination.

• Seule l’hygiène a permis la disparition des maladies infectieuses

C’est l’un des arguments fréquemment avancé par les opposants à la vaccination. Il repose sur l’observation que, pour certaines maladies, la mortalité a diminué avant même l’arrivée du vaccin. Ceci peut s’expliquer par l’amélioration des soins et de l’hygiène. Mais pour observer l’efficacité d’une vaccination, l’indicateur le plus pertinent est, non pas le nombre de morts, mais le nombre total de personnes infectées. Dans ce cas, les données montrent nettement que l’introduction du vaccin est suivie d’une diminution, voire d’une disparition, de la maladie.

L’exemple du Japon est éloquent. En 1975, à la suite d’effets secondaires rarissimes ayant entraîné le décès de deux enfants, le programme de vaccination contre la coqueluche est suspendu. La couverture vaccinale s’effondre et le nombre de malades passe de 373 en 1974 à plus de 13.000 en 1979. En 1981, le programme reprend, rapidement suivi par une diminution du nombre de cas. Or, entre 1975 et 1981, le Japon n’a pas connu de changement drastique en matière d’hygiène. Par ailleurs, la bactérie responsable de la coqueluche ne dépend pas des conditions sanitaires puisque son seul réservoir est l’homme et sa transmission se fait par voie aérienne (la toux).

• Multiplier les vaccins nuit au système immunitaire des enfants

À la naissance, les enfants passent d’un environnement stérile à un monde peuplé de milliards de micro-organismes. Heureusement, leur système immunitaire peut déjà y faire face, de même qu’il peut tout à fait affronter plusieurs vaccins à la fois. Mieux encore, les vaccins - qui contiennent des versions tuées ou atténuées des virus et bactéries - stimulent le système immunitaire en lui permettant de fabriquer des défenses. Une étude indépendante parue en 2002 dans la revue Pediatrics a estimé que le système immunitaire des jeunes enfants peut théoriquement répondre à 10 000 vaccins à la fois. «Si 11 vaccins étaient administrés en une seule fois à un enfant, environ 0,1 % de son système immunitaire serait mobilisé», indiquaient les auteurs. De plus, vacciner précocement les enfants permet de les protéger contre certaines maladies contagieuses, comme la coqueluche, la rougeole ou les infections à Haemophilus influenzae de type b.

Il est effectivement possible de s’immuniser contre une maladie en la contractant. Mais cela fait courir bien plus de risques que la vaccination

• L’immunité innée est suffisante pour faire face aux maladies

À la naissance, les nouveau-nés sont protégés contre certaines maladies grâce aux anticorps transmis par leur mère. Mais cette immunité disparaît après quatre mois tout au plus. «C’est une protection partielle, transitoire et insuffisante», souligne le Pr Alain Fischer. L’allaitement apporte également des éléments de défense, mais, encore une fois, ceux-ci ne confèrent qu’une protection partielle, insuffisante.

Il est effectivement possible de s’immuniser contre une maladie en la contractant. Mais cela fait courir bien plus de risques que la vaccination. Ainsi, une personne qui attrape la rougeole sans être vaccinée aura une chance sur 500 d’en mourir. La vaccination complète (deux doses), elle, empêche de contracter la maladie. Bien sûr, des événements indésirables peuvent survenir, mais ils sont rares et généralement sans gravité. Le taux de signalements, toutes gravités confondues, est de 1,25 cas pour 100.000 doses vaccinales dans le monde.

• Les vaccins causent l’autisme

En 1998, la revue scientifique The Lancet publie une étude suggérant que la vaccination rougeole-oreillons-rubéole (ROR) pourrait entraîner l’autisme. Malgré les nombreuses limites que comporte l’étude - elle ne s’appuie que sur 12 cas et n’a pas de groupe contrôle -, cette hypothèse se répand comme une traînée de poudre. Très rapidement, de nouvelles études sont conduites mais aucune ne permet de valider cette hypothèse. En 2004, soit six ans après la publication, 10 des 12 auteurs annoncent le retrait de leur signature. «Aucun lien n’a pu être établi entre le vaccin ROR et l’autisme car les données étaient insuffisantes», écrivent-ils. Par la suite, il a été révélé qu’une manipulation frauduleuse des données avait été réalisée et que le directeur de l’étude, Andrew Wakefield, avait reçu des financements par des avocats ayant entrepris de poursuivre des producteurs de vaccins. En 2010, le journal scientifique a finalement pris la décision de supprimer l’étude. En vingt ans, aucune équipe scientifique au monde n’a trouvé de lien entre autisme et vaccin ROR.

Les ventes de vaccins ont rapporté 4,57 milliards d’euros au laboratoire, soit 13,5% de son chiffre d’affaires total

• Les vaccins peuvent causer la mort subite du nourrisson

On parle de mort subite du nourrissonlorsqu’un enfant de moins de 2 ans en bonne santé décède brutalement sans que les examens post-mortem puissent en expliquer les raisons. Ces vingt dernières années, des observations isolées et des études de cas ont suggéré une possible association entre ces décès et les vaccinations. Cependant, toutes les études épidémiologiques s’accordent à dire qu’il n’existe pas de lien de causalité. L’une d’elles, menée sur 470.000 naissances en Angleterre, suggère même que la vaccination pourrait être un facteur protecteur. Pour l’heure, la mort subite du nourrisson reste un phénomène mal compris, mais le couchage sur le ventre ou sur le côté ainsi que le tabagisme passif et anténatal (lorsque la mère fume avant la naissance) sont deux facteurs de risque connus.

• L’extension de l’obligation répond à des intérêts économiques

Oui, mais dans une moindre mesure. En effet, au moins 70 % des enfants en France ont déjà reçu les 8 vaccins supplémentaires concernés par l’extension de l’obligation. Pour cette raison, «l’impact financier de cette mesure est extrêmement limité», estime le laboratoire Sanofi, qui produit le vaccin hexavalent Hexyon. En 2016, les ventes de vaccins ont rapporté 4,57 milliards d’euros au laboratoire, soit 13,5% de son chiffre d’affaires total.


Aluminium: une controverse très française

De toutes les craintes suscitées par les vaccins, celles concernant les adjuvants à base d’aluminium sont parmi les plus vives. Ces molécules, indispensables à l’efficacité de la plupart des vaccins, sont en effet suspectées d’être nocives.

Cette controverse scientifique est très française et a pour origine des travaux réalisés par une seule équipe de chercheurs dans le monde, installée en France. Depuis vingt ans, ils tentent d’établir un lien entre l’aluminium des vaccins et la survenue de lésions musculaires appelées myofasciites à macrophages, qui sont associées à des douleurs musculaires et à une fatigue. Fait étrange, la France concentre plus de 95% des cas de myofasciite à macrophages détectés dans le monde (457 selon la dernière étude, 1000 selon l’association Entraide aux malades de myofasciite à macrophages). Or l’aluminium est utilisé comme adjuvant sur l’ensemble de la planète depuis 1926, sans qu’aucun signal d’alerte n’ait été émis par aucun pays.

Dans un rapport publié en 2016, l’Académie nationale de pharmacie soulignait qu’«un seul nouveau cas (de myofasciite à macrophages) serait survenu depuis 2012, alors qu’actuellement environ 12 millions de doses de vaccins contenant un adjuvant aluminique sont administrées chaque année en France».

L’exposition à l’aluminum se fait aussi par l’alimentation, l’eau ou les cosmétiques. La dose maximale d’aluminium par vaccin n’est que de 0,85 mg, bien moins que la limite d’ingestion hebdomadaire fixée par les normes internationales de l’OMS.

Tout en reconnaissant la souffrance endurée par les patients, l’Académie  de pharmacie estime que l’analyse des études françaises n’a pas permis d’établir un lien de causalité avec les adjuvants aluminiques.

La rédaction vous conseille

 

 

Barrage et EDF

Par Le 19/09/2018

Juste pour information.

En tirer les conclusions sur la justesse et l'honnêteté des propos d'EDF sur les centrales elles-mêmes...

 

Jura : le barrage de Vouglans "peut péter instantanément" et inonder l'Ain et le Rhône

Le barrage hydroélectrique de Vouglans (Jura), vieux de 50 ans, pourrait être à l'origine d'un incroyable scénario catastrophe.

FRANCEINFO

Le barrage de Vouglans (Jura) est géré par EDF. Officiellement, tout est sous contrôle, mais la pression de l'eau est maximale sur les rochers sur lesquels l'ouvrage est fixé. Tout le monde ne partage pas cette sérénité. Un technicien, qui s'exprime de façon anonyme, a fait toute sa carrière chez EDF. Il a travaillé sur les questions de sûreté des barrages. Il a récupéré des documents internes, souvent confidentiels. "Ce barrage est peut-être le plus surveillé de France parce qu'il présente des problèmes de stabilité. Ce type de construction peut péter instantanément", confie-t-il aux équipes d'Envoyé spécial.

Quatre centrales nucléaires menacées

Depuis la catastrophe de Fukushima, au Japon, en 2011, par mesure de sûreté, la loi impose à EDF d'imaginer le pire des scénarios. À Vouglans, l'entreprise prévoit une crue historique de l'Ain et du Rhône combinée à une rupture brutale du barrage. Les 600 millions de mètres cubes d'eau seraient ainsi libérés. Une vague de 12 mètres de haut submergerait plus de 50 villages, inondant la vallée de l'Ain. Mais le pire pourrait survenir à 90 km de Vouglans, où se trouve la centrale nucléaire du Bugey (Ain). Trois autres centrales nucléaires seraient menacées plus au sud, en bordure du Rhône.

Changer pour être mieux...

Par Le 19/09/2018

J'ai fait 2 x11 km en voiture cet après-midi et malgré ce faible kilométrage, j'ai vu cinq semi remorques... Et alors que je roulais derrière l'un d'entre eux, j'entends sur France info une publicité qui disait à peu près ceci : "Laissez-vous gagner par l'envie de changer, profitez de 50% de baisse chez But." 
 

Evidemment, le lien entre ces camions et cette annonce est évidente.

Toutes ces marchandises qui sont vendues dans les magasins viennent par camions et sans doute avant par cargos. Elles ont, pour être fabriquées, nécessité l'extraction de ressources naturelles, soit pour leur propres constituants, soit pour faire tourner les machines qui les ont conçues ou traitées. Chaque objet répond à ce processus et tenter de calculer "l'empreinte carbone" de chacun d'eux relève de l'exploit (puis de la nausée).


Le magasin cité vend principalement des meubles et de l'électroménager. Combien seront les achats effectués relevant réellement d'un besoin et non d'un désir ? 

 

Il faut entendre également la dialectique utilisée dans le spot. "Laissez-vous aller" est une formule entendue dans le développement personnel et donc le bien-être.

Utilisation mensongère d'un langage qui n'a aucun rapport avec le véritable développement personnel (puisque lui en appelle à la décroissance)
 

L'utilisation du verbe "gagner" n'est pas anodine non plus. Il renvoie à la joie, ce qui incite par une sorte de message subliminal, à associer les dépenses à un gain...Le gain de la joie d'avoir changé...
Et le pire dans tout ça, c'est que ça marche...Les camions roulent toujours plus, les magasins sont bondés, les déchetteries submergées....
Purée, on n'est pas sorti du fossé...

Et ça fait un moment que le problème m'intéresse :

Le désir.

Les désirs de l'ego

Le désir puis le manque.

Le manque et le désir.

Le désir de l'école.

Le désir mimétique

Le manque, le besoin, le désir.

Le désir métaphysique

Désirs et bonheur

 

L'impensable

Par Le 16/09/2018

Ech21921040 2Je re-re-re-relis "TOUS, SAUF ELLE" et je retombe sur cette phrase :

"L’impensable ne détermine pas ce qui ne peut pas exister mais uniquement notre incapacité à comprendre ce qui est au-delà de la pensée humaine. "

C'est bien là tout le problème de l'état de la planète : cette impossibilité d'un grand nombre d'humains à concevoir l'impensable.

L'impensable état de la planète aujourd'hui et l'impensable projection dans les vingt prochaines années.

Et c'est un constat effroyable car cette incapacité, qu'elle soit volontaire ou non, posera un jour un problème vital.  

Forêts domaniales à vendre

Par Le 16/09/2018

Forêts domaniales à vendre : l'annonce qui met le feu à l'ONF

L'annonce a fait bondir les syndicats de l'ONF / © B. Courtot, France 3 Lorraine L'annonce a fait bondir les syndicats de l'ONF / © B. Courtot, France 3 Lorraine

 

L'info est sortie dans le magazine Challenges il y a quelques jours. Pour réduire son déficit, l'Office National des Forêts pourrait privatiser une partie de la forêt domaniale, patiemment constituée depuis huit siècles par les rois de France, puis par la République ! 

Par Benoît de Butler 

En réalité, le Code Forestier autorise déjà la cession par l'Etat de petits massifs (moins de 150 hectares), à condition que l'exploitation ne soit pas rentable et que l'intérêt écologique soit faible. Mais le projet de contrat d'objectif 2016/2020 de l'ONF préconise de systématiser ces ventes pour boucher le trou de l'Office, qui s'élève à 400 millions. L'ensemble des syndicats de forestiers n'hésite pas à parler de "braderie" :

Cette nouvelle disposition heurte profondément les personnels de l’ONF car elle marquerait un virage sans précédent de la politique forestière de l’Etat qui initierait ainsi la privatisation au moins partielle du patrimoine forestier public.


Selon Christian Dubreuil, le directeur de l'ONF, c'est d'abord aux collectivités locales qu'il sera proposé d'acheter ces petites forêts. Ou de les échanger contre des bois communaux pour rationaliser l'exploitation de part et d'autre. Mais la cession au privé n'est pas exclue.

C'est juste pour la photo. La Forêt de Haye n'est (pour l'instant) pas à vendre. / © B. Courtot, France 3 Lorraine.


En Lorraine, où la plus grandes partie des forêts sont publiques (Etat et collectivités), le sujet est sensible. Après l'annonce de la fermeture du campus ONF de Velaine-en-Haye, cette annonce pose la question du rôle de la puissance publique à l'heure du "tout économique". L'administration des Eaux et Forêts remonte à Philippe le Bel, mais ça ne fait pas si longtemps qu'on lui demande d'être rentable.

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