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Textes sur l'Amour

Par Le 04/11/2017

J'ai entrepris de faire du "rangement" dans le blog et j'en suis venu à chercher les textes sur l'Amour.

J'ai pu réaliser à quel point cette quête, son exploration, son vécu, son saisissement intégral occupaient largement mes réflexions et mes romans.

En voici quelques liens parmi beaucoup d'autres :

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L'amour dans mes romans

 

Aimer

Apprendre à ne plus s'aimer.

Aimer l'amour. (roman)

Aimer et ensuite apprendre (spiritualité)

L'amour et le besoin (spiritualité)

L'amour et le besoin (2) (spiritualité)

L'amour et le besoin (3) (sexualité sacrée)

L'Amour et le juste milieu. (spiritualité)

Ma vision de l'Amour. (spiritualité)

L'amour en otage (spiritualité)

L'Amour véritable (spiritualité)

L'amour de la Nature (spiritualité)

L'amour du silence. (spiritualité) 

L'amour des montagnes. (A CŒUR OUVERT)

L'amour des âmes (spiritualité)

L'Amour révélé

L'amour inconditionnel (spiritualité)

Dans le territoire de l'amour (spiritualité)

"A COEUR OUVERT" : l'amour

Le corps Sacré. (sexualité sacrée)

Le Graal (sexualité sacrée)

Le couple et l'amour conscient (sexualité sacrée)

La réalité de l'amour (sexualité sacrée)

Sur l'Amour

En amour.

Amour et séduction. (spiritualité)

Amour et sexualité (sexualité sacrée)

Etre en amour. (spiritualité/sexualité)

Etre aimé. (spiritualité)

Les âmes enlacées (sexualité sacrée)

La raison et le couple.

La sexualité censurée (spiritualité)

Vélo, tantrisme et pleine conscience.

Vertiges de l'Amour à vélo. (spiritualité)

 

 

 

 

 

 

 

 

Aller aussi "haut" que possible

Par Le 02/11/2017

 

 

 

"On consacre la première moitié de sa vie à se forger un ego solide, et la seconde moitié à s’en débarrasser."
Carl Gustav Jung

 

Si la seconde moitié consiste à s'en défaire, il est juste de s'en réjouir. Le drame serait de mourir avec un ego intact et tout puissant.
Dans la première partie, nous sommes forgés, selon moi, à nous bâtir un ego, par mimétisme, par éducation, par conditionnement...Nous ne sommes responsables de rien étant donné que le "libre arbitre" ne nous est pas encore accessible. C'est parce que nous aurons donc été "socialisés" et autant que possible  « cultivés » que dans la deuxième partie, nous aurons la possibilité et le choix conscient de nous libérer. Là, nous serons pleinement responsables de la décision et de la détermination déployée. Il n'y aura aucune obligation, de qui que ce soit, aucune injonction, aucun diplôme à obtenir ou salaire à toucher, rien de tout ce qui aura empli notre existence sociale n'aura cours...Il ne restera que la conscience de l'individu.
Cet "enfermement " premier est donc l'opportunité, une fois atteint l'âge nécessaire, d'apprendre à devenir Soi.
Il faudra choisir entre l'inertie et l'Éveil.
Et savoir ce qui est juste et bon. 

 

Cela sera juste si c'est justifié.
Cela sera bon si mes valeurs sont respectée et si ces valeurs sont expurgées des intentions égotiques.

 

La socialisation ne doit pas être condamnée tant qu'elle est initiée et développée avec une intention juste et bonne. 
C'est là qu'il convient d'être assez lucide ou clairvoyant pour distinguer entre l'Amour qui nous est proposé ou la manipulation sous-jacente. 
Les "manipulateurs" n'ont pas nécessairement de mauvaises intentions. Ils sont juste des egos qui n'ont jamais déclenché en eux la deuxième phase du processus d'Éveil. 

 

J'ai pleinement conscience, depuis quelques mois, que tout ce que j'ai pu écrire depuis des années, que toutes mes réflexions et mes recherches sur la quête du Soi, je ne les ai pas appliquées suffisamment pour pouvoir me protéger des errances émotionnelles. J'ai pleinement conscience que tout ça n'était encore qu'une étape intellectuelle, rationnelle, même si je me plais à penser que la rationalité commune ne me fige plus. 
Je remercie l'épreuve en cours. Rien n'est dû au Hasard. 

 

Il fallait que j'aille beaucoup plus loin dans la démarche, que je l'associe à mon corps, à l'énergie, à l'Inconscient, il fallait que je valide les découvertes en les expérimentant moi-même. Plus profondément encore et encore et encore...Descendre pour s'élever, creuser pour remonter, déblayer les gravats jusqu'à ce qu'il ne reste rien. 
 

Maîtriser les Pensées.
Accueillir les Émotions.
Garder à l'esprit que tout ce qui arrive est nécessaire.
Faire confiance à mon Intuition.
Explorer dans mon Corps les résidus fossilisés de mes émotions anciennes. 
Les extraire et les remercier de l'exploration nécessaire qu'elles ont déclenchée. 
Aimer la Vie autant qu'elle m'aime puisque je suis vivant, qu'elle a jugé juste et bon que je sois là. 

 

Je ne crois ni au Hasard, ni aux Miracles. Juste parce que ces deux mots sont considérablement dérisoires au regard de l'infini bonheur d'être là. 
Nous ne sommes pas là par hasard et ça n'est pas non plus un Miracle. 
C'est une Décision. 
Mais je n'en connais pas l'Instigateur. 
Alors, je remercie l'élan vital, le souffle originel, la vibration.
Je remercie, en aimant la femme que j'aime et en la bénissant de ce privilège de pouvoir l'aimer, en aimant les trois enfants qui ont jugé juste et bon de nous élever spirituellement en faisant de nous leurs Parents, je remercie les Montagnes, la lumière de l'altitude, le silence des sommets, l'immensité de Là-Haut.

 

Je sais que je ne suis encore qu'un novice, un être empli de failles et de tourments. Mais je les accueille désormais avec bienveillance. Comme un Horizon lumineux qui se dessine, loin devant moi, un appel à grandir, encore et encore, à explorer inlassablement, à ne jamais me satisfaire de l'inertie. 
J'irai jusqu'au bout de ce que la Vie m'accordera, au plus "haut" de moi-même.

Sur la chasse (7)

Par Le 02/11/2017

Alors qu'il se trouvait dans son jardin, un homme blessé par des tirs de chasseurs

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  • Alors qu'il jardinait dans sa serre, un homme de 52 ans a reçu 14 plombs dans le corps, dont un dans la tête.
    Alors qu'il jardinait dans sa serre, un homme de 52 ans a reçu 14 plombs dans le corps, dont un dans la tête. | Ouest-France

Alors qu’il jardinait dans sa serre, un homme de 52 ans a reçu 14 plombs dans le corps, dont un dans la tête. Tous n’ont pas pu être enlevés par les médecins qui craignent des complications. L’ouvrier agricole, en arrêt maladie, a porté plainte.

« Je m’occupais de mes plants de melon quand j’ai reçu deux coups de fusils » Il était 15 h 45, dimanche, lorsqu’un Plouescatais s’est fait tirer dessus par un chasseur, alors qu’il jardinait dans sa serre.

L’homme, un ouvrier agricole âgé de 52 ans, a reçu quatorze plombs dans le corps. Quatre dans le bras gauche, autant dans la jambe gauche, un dans la tête, un dans la jambe droite et le reste dans la hanche et dans le bas du dos.

« Je leur ai demandé de l’aide mais ils sont partis »

« J’étais tout seul. Je leur ai montré mon bras en sang en leur disant qu’ils m’avaient tiré dessus. Je leur ai demandé de l’aide mais ils sont partis », témoigne le Plouescatais qui a porté plainte auprès de la gendarmerie de Saint-Pol-de-Léon, chargée de l’enquête.

Contactée, sa femme est arrivée sur place et a contacté les gendarmes et les secours. Ces derniers ont transporté le jardinier à l’hôpital de la Cavale Blanche, à Brest, dont il est ressorti lundi soir.

« Trop dangereux de les enlever »

« Ils m’ont retiré les plombs qu’ils ont pu mais pas tous car certains sont trop profonds, comme celui qui est dans la tête. Les médecins ont jugé que c’était trop dangereux de les enlever », confie le Plouescatais, en arrêt de travail.

Pour l’ouvrier agricole, inquiet pour son avenir professionnel, la coupe est pleine. « Ce n’est pas la première fois qu’ils tirent dans mon jardin. On a déjà retrouvé la serre criblée de balles ! Il faut que ça cesse ! »

Emmanuelle Guimard, artiste

Par Le 01/11/2017

"Faut-il manger les animaux?"

Par Le 31/10/2017

"Faut-il manger les animaux ?" Hugo Clément, journaliste de l'émission "Quotidien" a lu le livre de Jonathan Safran Foer. Une grande claque, qu'il résumait hier dans cette publication sur sa page Facebook.

Aucun texte alternatif disponible.

Hugo Clément

29 octobre, 16:17 · 

Ce livre ("Faut-il manger les animaux ?" de Jonathan Safran Foer) est une grande claque dans la gueule. Pas de leçon de morale, simplement des faits et des chiffres sur la pêche et l'élevage industriel, exposés cliniquement.

En voici quelques-uns.

- L'élevage industriel participe + au réchauffement climatique que le secteur des transports (voitures, bateaux, avions et trains réunis).

- Un omnivore, qui mange viande et poisson, émet en moyenne 7 fois + de gaz à effet de serre qu'un végétarien.

- 99,9% des poulets de chair, 97% des poules pondeuses, 99% des dindes, 95% des porcs et 75% des bovins que nous mangeons sont issus de l'élevage industriel.

- Une poule pondeuse, qui à l'état naturel peut vivre jusqu'à 10 ans, est systématiquement tuée avant ses 1 an, car plus assez productive. L'industrie a calculé qu'il coûtait moins cher de les massacrer que de continuer à les nourrir et à les stocker puisqu'elles ne pondent plus assez.

- Un Américain mange en moyenne 21 000 animaux entiers (poulet, vache, lapin, etc.) durant son existence. 21 000.

- Le trajet moyen effectué par notre viande quotidienne est de 2500 kilomètres.

- Les scientifiques s'accordent aujourd'hui tous pour dire que les porcs sont des animaux aux capacités cognitives très développées. Ils sont capables d'empathie, d'aider d'autres porcs, d'apprendre, de jouer, de transmettre des savoirs à leur progéniture, d'ouvrir un loquet de leur enclos pour aller retrouver un mâle ou une femelle en chaleur puis de revenir dans cet enclos avant le lever du jour sans que l'éleveur ne s'en rende compte. Les porcs sont des êtres au moins aussi intelligents et sensibles que les chiens et les chats.

- Aujourd'hui, 684 000 poussins mâles de poules pondeuses vont être "détruits" aux Etats-Unis. Broyés vivants. Ou étouffés lentement dans des bacs en plastique. Pourquoi ? Parce qu'ils ne peuvent pas pondre. Aux yeux de l'industrie, ils sont "inutiles" et donc "détruits".

- 50 milliards de poulets sont abattus chaque année dans le monde. 50 000 000 000 de poulets qui "vivent" toute leur "vie" sur une surface équivalente ou inférieure à une feuille A4.
Extrait : "Sous la plupart des aspects, tous les élevages industriels de poulets, bien ou mal gérés, avec ou sans cages, sont fondamentalement identiques : tous les oiseaux proviennent de manipulation génétique à la Frankenstein, tous sont confinés, aucun ne profite de la brise ou de la chaleur du soleil, aucun n'est capable d'adopter l'ensemble (voire un seul) des comportements spécifiques à son espèce tels que construire un nid, se percher, explorer les alentours et former des unités sociales stables, la maladie est généralisée, la souffrance est toujours la règle, la mort est invariablement cruelle."

- 80 à 90% des animaux marins ramenés à bord d'un navire pendant un chalutage de crevettes sont rejetés morts ou agonisants à la mer.

- Pour 500 grammes de crevettes, 13 kilos d'autres animaux marins sont tués inutilement et rejetés à la mer.

- Pour pêcher le thon, 145 autres espèces sont tuées et rejetées à la mer.

Je pourrais continuer toute la journée. Que vous mangiez de la viande, du poisson, beaucoup ou peu, que vous soyez végétarien ou vegan, lisez ce bouquin. C'est glaçant.

L'élevage industriel est une aberration écologique, éthique, sociale, et économique. Presque tout le monde le sait, mais beaucoup cherchent à l'oublier.

 

Sur le loup

Par Le 30/10/2017

On tue beaucoup trop de loups en France

Par Loïc Chauveau le 28.03.2017 à 09h05

 

L’autorisation d’abattage de 36 loups pour la saison 2016-2017, qui s’achève le 30 juin prochain, menace la viabilité à long terme de l’espèce en France. Les auteurs de l’expertise scientifique publiée le 24 mars plaident pour une "gestion adaptative" qui tienne compte des paramètres écologiques de l’espèce.

Loups

La population de “Canis lupus” en France est estimée entre 250 et 300 individus.

© JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

TIRS. Tuer des loups pour réduire leurs attaques sur les troupeaux de moutons principalement sur les estives de l'arc alpin, est-ce une méthode efficace ? Sans pour autant repousser ces mesures d'abattages, les experts de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) soulignent que personne n'est capable aujourd'hui d'affirmer que ces tirs atteignent bien leur objectif. Les auteurs de cette "démarche d'évaluation prospective à l'horizon 2025/2030 et viabilité à long terme" du loup en France appellent de leur vœux une gestion plus intelligente de l'espèce. Aujourd'hui, affirment-ils, l'autorisation de tuer 36 individus produit un taux de mortalité de l'ensemble de la population qui met en danger la pérennité du loup en France.

Revenu sur le territoire français via le parc national du Mercantour (Alpes-Maritimes) en 1992 après en avoir disparu dans les années 1930, Canis lupus ne cesse depuis de gagner en effectif et en territoires. On évalue la population actuelle entre 250 et 300 individus regroupés dans 35 meutes dans les Alpes françaises, dont quatre transfrontalières avec l’Italie. Depuis 1992, le nombre de zones de présence permanente (ZPP) ont doublé tous les cinq ans pour atteindre une cinquantaine d’endroits où au moins un loup s’est sédentarisé. En conséquence, les dommages ont augmenté. 9000 ovins ont été tués par le canidé en 2015. Or, soulignent les auteurs, cette croissance est stoppée depuis 2014 avec l’augmentation des abattages. Alors que le taux annuel moyen de mortalité était de 22%, il est désormais de 34% avec les tirs. Soit la limite au-delà de laquelle une population commence à décroître.

Le nombre de loups en France et les autorisations d'abattages. Les experts constatent une stagnation des effectifs de loup depuis 2014 (carrés gris) et l'accroissement des autorisations de tirs de loups (en noir), mais il n'y a pour l'instant aucun lien scientifique établi. Rapport expertise loup.

Une espèce qui se "disperse" sur le territoire

MODÈLES. Ces résultats ont été obtenus à partir de modèles de dynamique des populations de loup. Ces modèles, reconnaissent les auteurs, représentent une version très simplifiée de ce qui se passe dans la nature sans laquelle il ne serait pas possible d’évaluer les tendances démographiques à long terme d’une population tant les paramètres écologiques, climatiques, territoriaux sont nombreux. Les loups vivent en effet en meutes d’environ dix individus dans lesquelles un seul couple se reproduit. Pour les autres mâles et femelles, il n’existe que deux possibilités: soit accepter la dominance du reproducteur et rester sur le territoire de la meute, soit partir. Ces "disperseurs" effectuent des centaines de kilomètres jusqu’à ce qu’ils trouvent un territoire à leur convenance. Ces distances s’expliquent : les meutes occupent exclusivement un territoire qui peut couvrir jusqu’à 200 km². Il faut donc savoir s’éloigner pour éviter les conflits de territoires. Pour les disperseurs, se présentent deux cas de figure : soit l’individu reste seul, soit il est rejoint par un autre individu de sexe opposé. Dans ce cas, une nouvelle meute se crée.

C’est cette dynamique qui est en cours en France. Le réseau de 3000 observateurs créé par l’ONCFS a ainsi repéré des individus sédentarisés en provenance du noyau alpin dans les Vosges, la Lozère et les Pyrénées-Orientales.

Présence régulière (en bleu foncé) et non régulière (en grisé) du loup en France en 2016. Réseau Loup/lynx ONCFS.

Les scientifiques ne savent absolument pas pourquoi un individu décide de cesser son errance. Une certitude : ce n’est pas à cause de la disponibilité en nourriture. Le rapport nous apprend en effet que l’augmentation des surfaces forestières et l’explosion du nombre de grands ongulés (cerfs, chevreuils, chamois), qui représentent 75% du régime du loup, fournissent au prédateur des conditions favorables de vie sur tout le territoire à l’exception des franges littorales de Normandie et de Bretagne. En théorie, tout est réuni pour que le loup s’épanouisse dans l’hexagone.

L'abattage d'un reproducteur peut augmenter les menaces sur les troupeaux

POLITIQUE. Seulement, avec moins de 300 individus, l’espèce est encore fragile. Pour que tout risque de disparition soit écarté et que la population soit viable, il faudrait un effectif minimal de 2500 à 5000 individus sexuellement matures. On en est loin. Mais avec un taux de mortalité naturel, sans intervention de l’homme, cette croissance est envisageable pour le cours de ce siècle. Ce qui pose un problème politique : comment concilier le retour du prédateur avec les activités d’élevage ?

Les tirs ne constituent pas la solution idoine, selon les chercheurs. Il faudrait en effet savoir quel type d’individu est tué. La mort d’un "disperseur" ne constitue pour l’espèce qu’une occasion manquée de s’étendre. L’abattage d’un chef de meute ou d’une reproductrice en revanche fait plus de mal que de bien. Dans 40% des cas en effet, la meute éclate et les loups dominés en profitent pour fonder leur propre groupe qui occupe alors les espaces libres entre les territoires des meutes existantes. Au lieu de la réduire, on étale ainsi la menace de prédation.

Les chercheurs plaident donc pour une "gestion adaptative". Clle-ci prend en compte les incertitudes sur la connaissance du fonctionnement des grands systèmes naturels et du mode de vie des loups. Cela implique une grande prudence dans les décisions à prendre pour éviter que des situations irréversibles ne se produisent. Si les tirs peuvent s’avérer nécessaire là où les pressions sont les plus fortes, les chercheurs préconisent le renforcement des méthodes de protection comme les chiens ou les clôtures électriques. Selon eux, le loup est revenu depuis trop peu de temps pour pouvoir conclure sur l’efficacité de ces mesures. Enfin, ils proposent de ne rien faire contre l’expansion de l’espèce via les "disperseurs". La meilleure protection du loup, ce sont ces vastes naturels abandonnés par l’agriculture et dans lequel il a tout pour bien vivre.

Conscience collective et empathie

Par Le 30/10/2017

Un merle et un rhinocéros se font face

Et si la loi du plus fort n’était pas la seule loi de la jungle ? Et si l’entraide généralisée entre les êtres n’était pas une douce utopie de poètes mais une loi éternelle et universelle du vivant ? Dans L’Entraide, l’autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017), Pablo Servigne et Gauthier Chapelle mettent à l’honneur la coopération, l’empathie, la symbiose et tout ce qui maintient interconnecté le monde du vivant sur Terre. Au travers d’un grand travail de synthèse transdisciplinaire, ils mènent une passionnante démonstration pour battre en brèche le mythe de l’égoïsme roi. L’homme n’est pas un loup pour l’homme. Ou plutôt si, mais le loup, comme les oiseaux, les insectes, les plantes et les bactéries, privilégiera toujours la collaboration à la compétition. Pablo Servigne nous explique comment l’homme peut aussi s’y (re)mettre.

De Thomas Hobbes à The Walking Dead, une certitude a façonné notre vision du monde au cours des quatre derniers siècles : l’égoïsme est le fondement de la nature humaine, et de la nature tout court. L’état de nature, c’est « la guerre de tous contre tous », pour citer le philosophe anglais. Supprimez l’État et les hommes pillent, tuent et se dévorent les uns les autres comme les zombies de la BD brillamment adaptée en série.

 

Étrange… New York n’a pourtant pas été submergé par des hordes de pilleurs le 11 septembre 2001. Du séisme qui a ravagé San Francisco en 1906 à celui d’Haïti en 2010, après le tsunami de 2004 dans l’océan Indien ou l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans l’année suivante, aucun chaos n’a éclaté, les pulsions meurtrières, les vols et les agressions sexuelles n’ont pas explosé. 

Bouleverser les imaginaires

C’est même plutôt l’entraide et la coopération qui ont surgit spontanément, d’après les observations qu’ont relevé Pablo Servigne et Gauthier Chapelle. Dans leur ouvrage paru le 12 octobre, L’Entraide, l’autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017), les deux docteurs en biologie remettent en cause nos vieilles croyances sur la nature humaine. « Les représentations que nous avons de foules irrationnelles hurlant et courant en tous sens proviennent des histoires qu’on se raconte ou qu’on voit au cinéma, pas de la réalité. […] Si la panique est rarissime, l’entraide, elle, est bien au rendez-vous », assurent-ils.

« La théorie de la sélection naturelle émise par Darwin tombait à point nommé. Elle a servi de fondement idéologique au capitalisme naissant, en Angleterre » 

Lors de catastrophes, mais également au quotidien, l’entraide serait omniprésente. Un trait de caractère universel, ancré dès la plus petite enfance, mais dont l’action serait rendue invisible par les mythes fondateurs de notre société. « La théorie de la sélection naturelle émise par Darwin tombait à point nommé. Elle a servi de fondement idéologique au capitalisme naissant, en Angleterre. La mauvaise interprétation, plus ou moins volontaire, qui a été faite de Darwin, permettait d’imposer la compétition et les mécanismes du marché ultralibéral qui rendent les plus forts toujours plus forts », nous explique Pablo Servigne, également connu comme collapsologue et co-auteur du livre Comment tout peut s’effondrer (Seuil, 2015).

Des bénévoles aidant à la distribution de nourriture et de vêtements après le passage de l'ouragan Sandy en 2012, sur la côte Est américaine
Des bénévoles aidant à la distribution de nourriture et de vêtements après le passage de l'ouragan Sandy en 2012, sur la côte Est américaine. (Image : Shutterstock) 

En 300 pages, aussi vulgarisantes que convaincantes, les deux auteurs se sont attelés à démonter le mythe. Ils convoquent les neurosciences, la génétique, la biologie, la psychologie, l’éthologie, l’économie ou l’anthropologie pour démontrer que la loi de la jungle, depuis des milliards d’années, ne favorise pas le plus fort, mais bien souvent le plus coopératif. « Si on affirme que la nature humaine est altruiste et que la nature est coopérative, on passe pour un naïf. On nous rétorque que c’est illogique. Il y a là un biais dans l’imaginaire et le but de ce bouquin est de créer des déclics qui viennent bouleverser ces imaginaires », résume Pablo Servigne.

La sécurité sociale des arbres 

L’histoire de la vie sur Terre revisitée sous le prisme de la coopération est fascinante. À chaque étape de l’évolution, des premières bactéries procaryotes il y a plus de 3 milliards d’années aux premiers hommes, les êtres vivants ont survécu et se sont transformés grâce à la coopération. Sans entraide, nous ne serions tout bonnement pas là.

La « symbiodiversité » est présente à divers degrés, de la collaboration ponctuelle à la fusion complète, et à toutes les échelles. Une cellule dotée d’un noyau ? La fusion entre une grande bactérie (une archée) et un virus (devenu noyau). Les forêts ? Les arbres produisent du sucre par photosynthèse et en donnent aux champignons contre les minéraux que ces derniers collectent. Entre eux, les arbres partagent les nutriments selon des mécanismes incroyables que les auteurs comparent à une véritable « sécurité sociale ».

Une cellule de vaisseau sanguin dont le noyau apparaît en bleu. Dans un lointain passé, les ancêtres de ce noyau étaient un virus isolé. (Image : Wikipédia) 

Partout, les animaux coopèrent entre eux, au sein de l’espèce et aussi entre espèces. Nous-mêmes serions incapables de digérer et de résister à certains agents pathogènes sans les milliards de « bonnes » bactéries qui nous rendent ces services contre le gîte et le couvert. En fait, la loi de la jungle n’avantage pas les individus les plus forts mais les groupes les plus forts, donc les plus coopératifs.

De Kropotkine à Harari

L’essentiel de l’ouvrage s’attarde sur le cas de l’être humain. Gauthier Chapelle et Pablo Servigne décrivent de nombreuses expériences sociologiques dont le résultat est le suivant : l’homme aurait un penchant spontané pour aider son prochain, il serait généreux même sans contrepartie.

« Dès l’âge de 14 à 18 mois, les bébés viennent spontanément aider un adulte en difficulté. Ces préférences prosociales peuvent même s’exprimer dès 3 à 5 mois » 

Le modèle cognitif du psychologue Daniel Kahneman (prix Nobel d’économie en 2002) aide a comprendre comment nous serions « intuitivement » altruistes mais aussi comment la culture et l’environnement peuvent bouger le curseur de nos réflexes généreux ou égoïstes. Les auteurs décortiquent notre cerveau à coup de neurones miroirs et d’ocytocine et y cherchent des fondement pour réhabiliter l’altruisme. « L’entraide et la générosité font non seulement du bien au moral, mais contribuent à l’augmentation du sentiment de bonheur ! » Ou encore : « Dès l’âge de 14 à 18 mois, les bébés viennent spontanément aider un adulte en difficulté. Ces préférences prosociales peuvent même s’exprimer dès 3 à 5 mois. »

Les lichens, capables de survivre dans des conditions extrêmes pendant plusieurs centaines d'années pour certains, sont le produit d'une symbiose entre une algue et un champignon. (Shutterstock)

Les mécanismes de don et contre-don de Marcel Mauss, « l’empathie mature » définie par le psychiatre Serge Tisseron, la compassion chère à Matthieu Ricard… Les auteurs réalisent un gigantesque travail de synthèse partant de Pierre Kropotkine, fondateur du concept d’entraide, jusqu’à Yuval Harari et son concept - développé dans le best seller Sapiens - de « révolution cognitive » ayant fait émerger l’ultrasociabilité humaine. Il en ressort la conclusion que l’entraide, trop longtemps reléguée au rand de comportement anecdotique, joue un rôle central, immuable mais aujourd’hui étouffé, dans l’organisation du vivant en général, et des sociétés humaines en particulier.

Pour Pablo Servigne, l’objectif est de rééquilibrer notre vision du monde, qui exacerbe aujourd’hui l’égoïsme et l’individualisme. Mais il assure se garder de tout angélisme ou manichéisme : « Il ne s’agit pas de nier l’existence de la compétition et de l’agression, qui font partie du vivant et sont aussi indispensables pour poser des limites, un territoire ou lors de la reproduction. La compétition et la coopération sont les deux jambes du vivant, mais aujourd’hui nous avons une jambe hypertrophiée. L’idée est de réapprendre à marcher, de retrouver l’usage de notre jambe atrophiée fondée sur l’entraide. »

"Vous me débarrassez de ces saloperies de parasites et en échange je vous nourris. Deal ?" (Shutterstock)

Les auteurs s’inscrivent dans un mouvement préexistant qu’ils espèrent voir grandir. « Nous sommes dans une lignée intellectuelle, avec Matthieu Ricard, Jacques Lecomte, le mouvement convivialiste et en remontant jusqu’à Pierre Kropotkine et Darwin. On voit aujourd’hui la résurgence de l’économie collaborative, du peer to peer, l’émergence d’une nouvelle culture de l’horizontalité », constate Pablo Servigne.

L’entraide pour sortir de la crise climatique ?

Davantage d’interconnexions et de culture de la collaboration ne seraient pas de trop pour faire face aux dangers planétaires du siècle, à commencer par le réchauffement climatique. Mais n’est-il pas déjà trop tard pour ressusciter ces facultés enfouies ? Les auteurs se posent la question mais laissent peu d’espoir quant au dénouement. La trop lente avancée des négociations climatiques, freinées par les inégalités entre pays, l’absence de vision commune et tous les blocages résultants, selon les auteurs, de notre culture séculaire de l’égoïsme, laissant présager du pire.

« Le problème, ce n’est pas la pénurie, c’est d’arriver en situation de pénurie avec une culture de l’égoïsme » 

Mais en bon collapsologue, Pablo Servigne estime que le plus important n’est pas l’effondrement - inévitable, selon lui - mais la manière dont nous nous y serons préparés : « Le problème, ce n’est pas la pénurie, c’est d’arriver en situation de pénurie avec une culture de l’égoïsme. Pour éviter le chaos social, il nous faut anticiper, avoir une culture de la coopération. Ce bouquin est une boîte à outils conceptuelle pour les temps de tempête. »

Reste que la coopération pose un autre problème, et un problème de taille : les mécanismes comme la « réciprocité étendue » ou la « réciprocité invisible » décrits dans l’ouvrage permettent la formation de groupes et la coopération entre groupes, mais l’entraide résiste mal aux grands nombres. « Selon l’anthropologue britannique Robin Dunbar, notre cerveau est adapté pour entretenir un réseau social (et interagir convenablement) de maximum 150 personnes », écrivent les auteurs. À l’échelle des groupes, les inégalités, entre autres obstacles, détruisent l’entraide. D'ailleurs, Sully, le premier ministre de Henri IV, rêvait déjà en son temps d’une Europe redécoupée entre États égaux mieux à même de collaborer.

L'Europe imaginée par Sully, constituée de nations à la puissance sufisamment équilibrée pour permettre la coopération. (Source : Bernard Barbiche, In : Historia n°652, avril 2001) 

Êtres sociaux sans réseaux sociaux

Les technologies numériques ne permettent-elles pas de dépasser ces limites ? Certains, comme l’anthropologue Alain de Vulpian, y voient l’opportunité d’atteindre un nouveau niveau de conscience en connectant tous les individus, reliés entre eux « comme un cerveau ». Mais Pablo Servigne n’y croit pas : « Ces technologies ont certes permis de faire émerger une culture de la coopération, de l’horizontalité, qui est beaucoup plus puissante que la culture classique pyramidale. Mais on arrive dans une époque de pénurie, avec un pic pétrolier, un pic des ressources, des minerais. La sphère virtuelle sera la première chose qui s'effondrera ».

« Il ne faut pas avoir peur de l’effondrement de la sphère virtuelle. On peut développer une conscience collective sans technologie »

L’idée n’est toutefois pas de démoraliser les troupes : « Il ne faut pas avoir peur de l’effondrement de la sphère virtuelle. On peut développer une conscience collective sans technologie. Les premiers peuples amérindiens le faisaient très bien, ils avaient une cosmologie et une manière de vivre en interdépendance avec le vivant. On peut apprendre à se reconnecter sans les nouvelles technologies, sans indium ni palladium ».

De cet ouvrage passionnant, chacun pourra donc retenir la leçon qui lui plaira : enseignement philosophique, pistes d’organisations politiques (recentrées sur des groupes de taille optimale), ouverture spirituelle à tendance anti-spéciste, préparation à l’effondrement ou bien le simple plaisir de porter un regard moins sombre sur ses congénères, ou du moins sur leur potentiel. « On a apporté notre petite pierre pour faire émerger une culture de l’entraide, espère Pablo Servigne. Il faut que tout le monde, notamment les artistes, s’en emparent pour créer de nouveaux récits et de nouveaux mythes. Mais bien malin qui saura à quoi ressemblera cette culture dans dix ans… »

 

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Massage aimant

Par Le 30/10/2017

Telechargement

 

Une pratique véritablement enrichissante, pour soi et pour la vie du couple. Depuis six ans maintenant que nous partageons ces moments, chaque semaine, nous avons pu voir une étonnante évolution dans la qualité d'émission et de réception. 

La Pleine Conscience est le point crucial du massage.

Le bénéficiaire du massage :  Il ou elle aura pour tâche de visualiser assidûment les mouvements des mains et chaque zone parcourue, de s'extraire des tourments ou des simples pensées intrusives. Il s'agira d'établir un lien sensoriel constant entre les perceptions et leur saisissement. Ce "travail", peu à peu, au fil des semaines, des mois, des années...améliore considérablement la conscience de soi, corporellement mais également spirituellement. L'observation maintenue est un excercice qui deviendra un élément fondamental de l'individu, un besoin, une nourriture, une forme de vie entière. C'est bien évidemment également un lien émotionnel très puissant avec le partenaire de par les échanges d'énergies. 

Cette quête de la Pleine Conscience durant le massage s'étend peu à peu à la vie quotidienne. C'est cela le plus émouvant. Comme si cet état de plénitude et d'absorption, de calme intérieur et de réceptivité parvenait à un certain niveau et devait s'étendre par manque de place ou qu'il finissait par s'infiltrer dans les carapaces de l'individu identifié. Dans le massage, il se crée un effacement profond de l'identité. C'est l'osmose entre le corps et l'esprit qui devient la "norme".

 

Le dispensateur du massage : Il peut paraître étrange de considérer que le masseur bénéficie lui aussi des bienfaits du massage et c'est pourtant éminemment le cas. Les énergies se "soignent" mutuellement et le masseur, qui a pour intention de prodiguer des bienfaits, se trouve par conséquent dans une "posture émotionnelle amoureuse", dans le sens où il œuvre au bonheur de l'être aimé. Cette énergie qu'il diffuse, par ses mains, s'installe dans un système commun, une boucle, un circuit interne qui relie les deux individus. 

Le masseur est simultanément massé, non pas dans un contact matériel mais par l'entité éthérique créée par le massage conscient. Comme si l'énergie délivrée par le massage revenait en écho dans le corps du masseur. C'est de délivrer le corps de l'être aimé de toutes ses tensions quotidiennes qui génère le flux aimant qui enveloppe les deux partenaires. 

Il nous arrive parfois, le lendemain d'un massage, de ne plus savoir qui a été massé et qui a été masseur...

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On a vu se développer également une sensibilité profonde de chaque zone du corps : les articulations, le creux poplité, les chevilles, les oreilles, le crâne, les doigts, les aisselles… L’exploration par le massage implique une attention immédiate, non pas dans l’attente d’un soulagement mais juste dans le saisissement des contacts.

C’est là, bien évidemment, que cet enseignement de l’instant présent, vient s’adjoindre à la sexualité.  

Tout comme dans le massage, il ne s’agit pas d’avoir une intention mais d’être dans l’attention. L’intention viserait l’orgasme et priverait l’individu du saisissement de chaque instant. L’attention, au contraire, reste impliquée dans cet instant et entraîne les deux individus dans un plaisir constant, un orgasme continu, non pas sur un plan génital mais bien davantage holistique. Un orgasme énergétiquement spirituel avant de devenir physique.

Là aussi, d’ailleurs, tout comme dans le massage où il arrive de ne plus savoir qui est masseur ou massé, les ressentis physiques dans les étreintes longues ne sont plus constamment sexués sur un plan organique, homme-femme mais s’étendent dans une dimension principalement énergétique. Les sensations de l’un et de l’autre s’échangent, comme dans une osmose du féminin et du masculin, une complétude retrouvée, une enveloppe dans une dimension de polarité magnétique, générant une aimantation parfaitement équilibrée.

Le massage intégral engendre bien évidemment une auscultation intérieure de son propre corps mais également de celui de l’autre. De masseur à massé, chaque individu part à l’aventure de territoires inconnus ou délaissés.

La sexualité se nourrira de cette cartographie sensorielle.

Cela ne signifie pas pour autant que les séances de massage doivent être conduites avec une intention érotique. Elles sont essentiellement un lien énergétique, un bien être à vivre pour soi, en soi, sans rien d’autre en tête.

L’attention est toujours le but et l’intention son adversaire.

Le plaisir du massage n’a pas besoin d’être sexualisé pour combler les individus. Le massage des zones érogènes ne sera rien d’autre qu’un massage. Les deux individus, tout entier, corps et âme, sensations et pensées, décideront de la suite.

 

Il viendra d’ailleurs un temps pour ceux et celles qui sauront se montrer assidus où le massage sera sexuel et la sexualité un massage puisque la corporéité grandissante des individus à travers la pleine conscience de l’attention englobera dans une entité nouvelle les corps et les âmes.

Il arrivera donc un moment où donner ou recevoir un massage deviendra aussi intense qu’une relation sexuée puisque tout ce qui s’éveillera dans ce flux puissant du partage sera nourri par l’amour : l’amour de l’autre, de soi et de la vie en soi et dans l’autre.

C’est un tout, un organisme énergétique, un placenta qui favorise la croissance commune des êtres.

Massage

Herboristerie

Par Le 30/10/2017

Plantes apaisantes

En usage externe, principalement sous forme de cataplasme, les plantes apaisantes peuvent soulager foulures, douleurs articulaires et voies respiratoires.
En usage interne, sous forme de tisane, d'infusion ou de décoction, ces plantes médicinales peuvent aider à lutter contre l'insomnie et le mal de tête.
Les simples peuvent également avoir un effet apaisant dans le cas d'inflammations, notamment articulaires ou des voies respiratoires.
Enfin, certaines plantes médicinales peuvent également avoir un effet antistress.

Bain relaxant à la marjolaine

Plantes digestives

Repas trop riches ou pris trop vite, environnement stressant, alimentation inadaptée, sédentarisation et position coupant la digestion, le mode de vie contemporain met le système digestif à rude épreuve. Ballonnements, spasmes, perturbations du transit intestinal…certaines plantes médicinales permettent de contrer ces petits maux.

Plantes dermatologiques

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Sous forme de cataplasme, de gel ou de pommade, un certain nombre de préparations à base de plantes redynamisent l'épiderme, soignent les éruptions cutanées, eczémas et autres mycoses, hydratent, apaisent et assouplissent la peau. Les plantes médicinales peuvent également permettre de soigner les petites coupures et plaies, les brulures légères et de soulager des piqûres d'insectes.

Lotion corporelle pour réveiller votre peau
Soins capillaires au bouleau
Éliminer les points noirs
Baume réparateur pour pieds crevassés
Après-shampoing au thym pour la beauté des cheveux
Macération d'achillée millefeuille contre les minicoupures


 

Plantes "coups de fouet"

En apportant vitamines et sels minéraux, mais aussi en favorisant l'élimination des toxines, ces plantes médicinales redynamisent le corps et aident à surmonter les fatigues passagères.
 

Bouillon de légumes d'hiver reminéralisant
Infusion contre la dépression hivernale ( millepertuis & sauge officinale )

A savoir :
Les principes actifs des plantes médicinales peuvent occasionner des effets indésirables lorsqu'ils sont pris en même temps que certains médicaments. Il peuvent également être contre-indiqués dans le cas de certaines pathologies. Si des troubles surviennent, n'hésitez pas à consulter votre médecin.

 

Le besoin d'écrire.

Par Le 29/10/2017

Je participe à une société de consommation qui me déplaît fortement. Je suis un des éléments de cette humanité qui dans son ensemble est responsable partiellement du réchauffement climatique. Est-ce que d'en avoir conscience me dédouane de cette responsabilité ? Non.

On peut même considérer qu'un individu qui en aurait conscience et n'agirait aucunement pour réduire son empreinte serait bien plus responsable. Par conséquent, que puis-je faire pour éviter que mon existence soit entachée par ces méfaits ? Réduire, réduire tout au possible, dans la limite de mes besoins. C'est à dire exclure ce qui ne serait qu'un désir.

Je n'ai pas besoin, par exemple, de manger d'animaux et je n'en ai donc plus aucun désir.

Le désir ne crée pas de besoin ; il l'invente.

Il faudrait donc que je jette cet ordinateur dont la fabrication a contribué à l'épuisement de la planète et dont l'usage réclame une électricité nucléaire ? Non. Parce que son usage répond à un besoin et non à celui d'un désir.

 

Le besoin de partager pour réfléchir, le besoin d'écrire pour que mon empreinte spirituelle soit enfin une belle chose venant de moi. Comme une offrande à la vie en dédommagement de mes outrages d'humains exploiteurs.

Cirques et souffrances animales

Par Le 29/10/2017

Les animaux ne sont pas des clowns
Les animaux ne sont pas des clowns
 
Signez la pétition

 

Monsieur le Directeur du magasin Toys’r us de La Queue en Brie
Copie Monsieur le Maire de La Queue en Brie

Monsieur,

Cela ne vous aura pas échappé , nous sommes au 21ème siècle.
Il nous paraît bien loin le temps des jeux du cirque, des bêtes sauvages et féroces luttant dans l’arène pour leur vie face aux lances acérées des gladiateurs, eux-mêmes en proie à la même lutte. C’était il y a fort longtemps me direz vous et pourtant.

Plus de deux mille ans se sont écoulés et les mêmes bêtes sauvages - tigres, zèbres, ours, éléphants et j’en passe - continuent d’être données en spectacle.
Elles sont condamnées à une vie en cage ( de transport) avec juste un passage ( cage de passage) dans l’arène ( cage de présentation) le temps d’exécuter un petit numéro d’un autre âge devant des spectateurs qui ignorent tout de ce qui se passe en coulisses.

Savent-ils que pour le plaisir de voir un éléphant s’assoir sur un tabouret, cela représente une vie de souffrance tout simplement parce que sa morphologie ne le permet pas ? 
Savent-ils qu’au bout du bâton, le dompteur active un aiguillon comme une lame de couteau pour forcer l’animal à exécuter son numéro ? 
Que le dompteur contraint l'éléphant par une piqure derrière les oreilles, partie du corps très sensible, car très vascularisée, mais que les touristes ne verront pas ?
Que le tigre, ayant passé son cercle de feu, n'aura que sa cage exigüe pour seul avenir ?
Que pour le plaisir de voir un ours debout faire des claquettes, c’est une vie de misère derrière des grilles desquelles il dodelinera toute sa vie, soumis au stress et à l’ennui ?

N’avez-vous que la souffrance à offrir en spectacle à nos enfants ?
Évidemment non.

Pourquoi ne pas attirer vos clients et redynamiser vos ventes en innovant avec d’autres actions ?
Des saltimbanques, comédiens ( ce ne sont pas les intermittents du spectacle qui manquent), des challenges sportifs proposés aux enfants inscrits... que sais je encore !

Au 22 octobre 2017, 62 communes françaises, dont 15 de plus de 20 000 habitants, disent non aux cirques avec animaux.

Au nom des signataires de cette pétition, je vous en conjure, renoncez à l’implantation des cirques avec animaux sauvages sur vos parkings et dans votre commune. 

Respectons ces animaux, respectons-nous.

« Le degré d’évolution et la valeur d’une nation se reconnaît à la façon dont celle-ci traite ses animaux » Mahatma Gandhi.

 

Signez la pétition
 
Informez vos amis de ce combat citoyen.
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Fonte des glaciers

Par Le 29/10/2017

Pourquoi la fonte des glaciers alpins ne concerne pas uniquement les skieurs de la Toussaint

Si rien n'est fait pour lutter contre le réchauffement climatique, la fonte de ces neiges pourrait bien être irrémédiable. Franceinfo revient sur ce phénomène dont les conséquences ne se limitent pas seulement aux amoureux de la glisse.

Une vue aérienne du glacier d\'Argentière, en Haute-Savoie, le 24 avril 2017.
Une vue aérienne du glacier d'Argentière, en Haute-Savoie, le 24 avril 2017. (PHILIPPE ROY / AFP)

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Marie-Violette BernardFrance Télévisions

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Le glacier des Deux-Alpes est à nu. Pour la première fois depuis quarante ans, le domaine skiable isérois ne sera pas ouvert pour les vacances de la Toussaint, a indiqué France 2, samedi 21 octobre. En cause : l'absence de neige en haut des pistes. 

Et le glacier pourrait enregistrer une fonte record cette année. "2017 est une année très particulière, souligne Delphine Six, glaciologue à l'Institut des géosciences de l'environnement, dans les colonnes de 20 Minutes. Il s’agit d’une année catastrophique qui s’inscrit dans une lignée catastrophique." Et ce phénomène affecte l'ensemble du massif alpin.

"Un glacier repose sur un équilibre entre deux phénomènes : l'accumulation de neige au sommet et la fonte de la glace en bas, explique à franceinfo Christian Vincent, ingénieur au CNRS. Lorsque l'accumulation est plus importante, le glacier grandit. Lorsque la fonte l'emporte, il diminue. Nous sommes depuis trente ans dans une phase où la fonte l'emporte clairement."

Certains glaciers "auront disparu d'ici 2100"

Entre 2003 et 2015, les glaciers alpins ont ainsi perdu 25% de leur superficie, révèle le laboratoire de Glaciologie et géophysique de l'environnement (LGGE) de Grenoble. Les scientifiques ont étudié six sites, en France, en Autriche et en Suisse. En exploitant des données plus précises que celles jusqu'ici utilisées, ils ont découvert que les glaciers alpins perdaient en moyenne 1,80 mètre de glace par an. Les scientifiques pensaient jusqu'ici que cette fonte était de seulement 1,15 mètre chaque année.

L'accélération de la fonte des glaciers constitue l'un des effets du changement climatique, observent les chercheurs ayant mené l'étude (en anglais). "Ce phénomène est observé sur tous les glaciers du massif Alpin situés sous une altitude de 3 500 mètres", souligne Christian Vincent. Certaines années, comme 2003, 2015 ou 2017, sont particulièrement inquiétantes. "A ce rythme, il ne fait aucun doute que tous les glaciers situés sous cette altitude auront disparu d'ici 2100, martèle le glaciologue. Même avec un scénario de réchauffement climatique modéré, celui de Saint-Sorlin [Savoie] disparaît d'ici 2080, alors qu'il est situé à 3 460 mètres d'altitude."

La situation est moins préoccupante pour les glaciers situés à très haute altitude qui bénéficient de conditions plus favorables. "Au-dessus de 3 500 mètres, ils vont diminuer mais résister longtemps au réchauffement climatique", assure Christian Vincent. L'épaisseur du glacier du dôme du Goûter, l'un des contreforts du mont Blanc, n'a ainsi varié que "de quelques mètres seulement depuis le début du XXe siècle". "Par comparaison, le bas de la mer de Glace a enregistré une perte de 120 mètres sur la même période", souligne le glaciologue. Il n'y a toutefois que peu de glaciers au-dessus de 3 500 mètres dans le massif alpin.

Les cours d'eau affectés par les changements

Cette fonte inéluctable des glaciers ne concerne pas uniquement les skieurs et les alpinistes, qui verront la superficie de leurs terrains de jeu diminuer dans les prochaines décennies. "Les glaciers alimentent les cours d'eau, avec des débits plus importants pendant l'été, rappelle Christian Vincent. L'accélération de la fonte va avancer ces pics dans l'année mais aussi réduire le débit de certains cours d'eau. Cela peut notamment affecter la production d'électricité des barrages." 

Le massif alpin ne devrait toutefois pas connaître la même situation que celle observée, mi-avril, dans le territoire canadien du Yukon : la fonte, en seulement quatre jours, du glacier Kaskawulsh avait modifié le ruissellement des eaux et donc l'écoulement de deux rivières. "Il n'y aura pas de situation catastrophique dans les Alpes, ni même de grave épisode de sécheresse, car cette zone bénéficie de précipitations régulières qui continueront à alimenter les cours d'eau", estime ainsi le glaciologue.

Avalanches de glace et glissements de terrain

Christian Vincent s'inquiète aussi de la chute des glaciers suspendus, situés à très haute altitude. Leur température interne est négative, entre -11°C et -17°C sur ceux du massif du mont Blanc, contre 0°C pour les glaciers situés plus bas. "Ces glaciers se situent sur des pentes très raides mais sont 'collés' à la roche par les températures négatives. S'ils venaient à se réchauffer, de l'eau coulerait à leur base et pourrait les faire déraper subitement, provoquant des avalanches de glace." 

Ce phénomène représenterait évidemment un grave danger pour les alpinistes. Mais pas seulement. "Quelques glaciers des Alpes françaises surplombent des vallées, comme celle de Chamonix, souligne Christian Vincent. Cela pose donc la question de la gestion du risque en aval." Concrètement, certaines habitations, situées sur les communes de Chamonix et des Houches, sont menacées.  

Pour ne rien arranger, le réchauffement climatique "dégrade" aussi "le permafrost, le sol gelé en permanence qui cimente les montagnes", indique Ludovic Ravanel, géomorphologue au CNRS, au Dauphiné Libéré. Cela peut entraîner "des laves torrentielles", des "coulées de boue" ainsi que d'importants glissements de terrain. Le 23 août dernier, quelque quatre millions de mètres cubes de roches et de terre se sont ainsi détachés du Piz Cengalo, tuant huit randonneurs et dévastant le village suisse de Bondo.

Des bâches pour protéger la glace

Certaines mesures sont testées pour faire face aux fontes. Des bâches blanches peuvent être installées sur des pans de certains glaciers, comme sur celui du Rhône, en Suisse. "Cela permet de réfléchir les rayonnements [du soleil] et de réduire la fonte de 30% environ", détaille Christian Vincent, citant "des études menées en Autriche". "Le problème, c'est qu'on ne peut pas laisser ces bâches toute l'année et qu'elles ne peuvent être installées que sur de petites surfaces", explique le glaciologue.

 

Des touristes visitent le glacier du Rhône (Suisse), protégé par des bâches blanches, le 19 juillet 2016.
Des touristes visitent le glacier du Rhône (Suisse), protégé par des bâches blanches, le 19 juillet 2016. (MAXPPP)

 

En septembre, la station des Deux-Alpes a installé six canons à neige sur le glacier, pour le recouvrir d'un manteau protecteur, rapporte Le Parisien. "L'avantage de la neige de culture, c'est qu'il s'agit d'une neige beaucoup plus dense que la neige naturelle. Elle fond donc moins rapidement, explique au quotidien Arnaud Guerrand, responsable de l'enneigement aux Deux-Alpes. Autre avantage, cette neige de culture est également plus blanche. Or, plus un matériau est blanc, plus il renvoie les rayonnements et donc la chaleur." "C'est très efficace, car la neige artificielle augmente l'accumulation", abonde Christian Vincent.

Mais, selon le chercheur du CNRS, ces mesures ne sont "que des solutions limitées". "Il n'y a pas de solution à long terme et la disparition des glaciers de moins de 3 500 mètres d'altitude semble donc irrémédiable, estime Christian Vincent. Il faudrait vraiment ralentir le réchauffement planétaire, initier un changement drastique du climat, pour que nos glaciers retrouvent une bonne santé."

Lycées professionnels : état des lieux

Par Le 29/10/2017

« L’Education nationale n’aime pas ses professeurs de lycée professionnel »

20 octobre 2017 7 Réactions

Secondaire

Manque de reconnaissance, formation inexistante, élèves mal orientés... Les PLP sont aujourd'hui confrontés à toutes sortes de problématiques. Sept d'entre eux nous en parlent.

 

Anthony, professeur de lettres-histoire-géo en lycée professionnel dans l’académie de Versailles :

« J’ai fait le choix très tôt d’enseigner en lycée pro. Jamais je n’ai regretté ce choix en 9 ans de carrière. Mais deux problèmes viennent assombrir ce tableau. On continue souvent à privilégier l’apprentissage plutôt que le lycée pro. Si beaucoup d’élèves ne sont pas faits pour la voie générale, ils ne sont pas tous prêts à la violence de l’entrée dans le monde du travail dès la sortie de 3ème ! De plus, comment transmettre les valeurs républicaines en apprentissage, avec si peu d’heures d’enseignement général ? Deuxième ombre au tableau : les stéréotypes dans l’orientation. Les filières les plus féminisées conduisent aussi le plus au chômage. Un véritable service d’orientation est nécessaire afin de lutter contre ces stéréotypes dans les milieux qui, en lycée pro, sont souvent les plus populaires. »

Par manque de formation, les PLP se retrouvent démunis face aux enfants atteints de troubles dys

Jérôme, professeur de maths-sciences en lycée professionnel dans l’académie de Lyon :

« Tout d’abord, les élèves redoublants qui se retrouvent en surnuméraire est l’une des principales difficultés. En effet, un décret a inscrit dans le code de l’éducation le « droit au redoublement au sein de l’établissement d’origine ». Cela entraîne que les lycées professionnels doivent être en capacité d’accueillir tous les élèves qui demandent à redoubler suite à leur échec au baccalauréat professionnel. Seulement, il faut dans ce cas-là anticiper la gestion de la dotation horaire globale afin qu’en début d’année il n’y ait pas de problème au niveau des emplois du temps et du nombre d’heures dédoublées. Par ailleurs, l’autre point à mettre en exergue, c’est l’école inclusive ! Les lycées professionnels accueillent des enfants ayant de plus en plus de troubles « dys ». Les enseignants se retrouvent démunis face à ces enfants puisqu’aucune formation ne leur est fournie… Enfin, le dernier point, c’est la non-motivation de certains élèves suite au choix du logiciel d’affectation Affelnet. Même si la possibilité de changer de voie est possible jusqu’aux vacances d’octobre, peu d’élèves et d’établissements le font ! Nous nous retrouvons donc avec des élèves qui vont poursuivre leurs études jusqu’au bac, l’auront sans doute mais n’auront pas brillé pour accéder aux études supérieures ! »

Nous sommes la dernière chance de beaucoup d’élèves qui n’ont plus foi en eux

Marie-Anne, professeure d’économie-gestion en lycée professionnel dans l’académie de Poitiers :

bac pro

© goodluz – Fotolia

« Il ne faut pas se mentir, 90 % de nos élèves ne choisissent pas réellement une filière professionnelle. Ils se retrouvent en filière professionnelle car on les pousse doucement vers cette “voie de garage” pour ne pas totalement arrêter les études ou ne pas sortir du système scolaire sans le moindre diplôme… En tant que PLP, nous sommes aussi confrontés au décrochage scolaire. Forts de ce manque de confiance en eux, nos élèves décrochent ‘au pire’, ou n’arrivent pas à trouver une réelle motivation au ‘mieux’. Comment dans ces conditions pouvons-nous leur redonner confiance en eux et surtout ne pas les perdre ? Le bac professionnel a évolué en passant sur un cursus de 3 ans. Et il faut bien l’avouer, cela n’a pas vraiment eu l’effet escompté. L’idée était sans doute intéressante mais nous sommes nombreux à regretter l’époque du BEP en deux ans suivi du bac en deux ans. Cela permettait à ces jeunes de mûrir leur projet, de gagner en maturité, de reprendre confiance en eux. Les entreprises avec lesquelles nous travaillons nous le disent également. C’est très compliqué d’accueillir en entreprise des jeunes qui ont tout juste 15 ans… D’où une difficulté encore plus angoissante pour les PLP : que vont devenir les lycées pros avec cette annonce ou ces bruits de couloir qui voudraient en faire des centres d’apprentissage ? Je n’ai strictement rien contre l’apprentissage, bien au contraire. J’ai commencé à enseigner en CFA et j’ai pu constater que les apprentis sont souvent plus matures que nos élèves de lycée professionnel, plus impliqués. Etre apprenti, c’est un rythme de travail soutenu mélangeant cours et vie en entreprise. Mes élèves de lycée professionnel ont déjà tellement de mal à trouver leur stage car rédiger un CV et une lettre de motivation, effectuer des recherches, se présenter à un entretien sont déjà des tâches insurmontables ! Mais trouver un maître d’apprentissage, pour certains, cela relève de la mission impossible ! Malgré tout, et même si nous sommes très critiqués, décriés voire parfois rabaissés, je crois sincèrement que nous sommes la dernière chance de beaucoup d’élèves qui n’ont plus foi en eux, qui sont prêts à décrocher, et contre toutes ces difficultés, j’ai envie de continuer à me battre ! »

L’enseignement professionnel souffre de la concurrence de l’apprentissage

Henri, professeur de lettres-histoire en lycée professionnel dans l’académie de Créteil :

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« Enseigner en lycée professionnel a son lot de difficultés. D’abord, trop souvent les élèves ont été orientés sans que leurs choix ne soient respectés ; on leur demande à 15-16 ans de s’engager dans une voie professionnelle, destinée à certains métiers, qu’ils ne souhaitent pas faire, qui ne les intéressent pas. Comment motiver des élèves qui pensent à cet âge-là qu’ils seront obligés de faire un métier qui ne les passionne pas ? Sachant qu’en plus on leur reproche leur indécision. Quel enseignant, quel patron, quelle personne bien insérée socialement savait à cet âge ce qu’il souhaitait faire ? L’enseignement professionnel est aussi mal vu et souffre de la concurrence de l’apprentissage. Ces filières-là, rémunératrices, choisissent leurs élèves et disposent de moyens importants des régions, des chambres consulaires. Comment intéresser et attirer les meilleurs élèves ? Je considère que l’enseignement professionnel peut être une voie d’avenir, avec des enseignants qui forment des citoyens et des jeunes à des métiers et non à des postes de travail. Par contre, le fait qu’il soit conçu comme une voie de garage vers laquelle on envoie les jeunes en échec scolaire fatigue beaucoup d’enseignants. Paradoxalement, le lycée professionnel réussit bien souvent à rattraper les tares du collège ou de l’école primaire alors qu’il est vu comme la sanction pour ceux qui n’ont pas réussi. Enfin, au niveau régional et académique les matières générales sont vues comme des sous-disciplines par les autorités diverses. La conséquence ? Moins de moyens pour réussir, moins de dotations, quasiment aucune subvention spécifique. Les nouveaux inspecteurs ont compris le besoin de changer cela mais c’est encore insuffisant. Pendant 15 ans, les seules formations qui m’ont été proposées tournaient autour des méthodes d’enseignement pour les jeunes enseignants ou sur la lecture du référentiel. Au lycée général, parallèlement, on proposait aussi aux collègues des conférences épistémologiques, ou des formations plus ouvertes sur la recherche scientifique dans nos matières. Nous, on n’était pas jugés dignes. Cela change depuis deux ou trois ans mais très et trop, lentement. « 

Une année scolaire qui commence difficilement, faute de professeurs

Stéphane, professeur de maintenance des équipements industriels en lycée professionnel dans l’académie d’Orléans-Tours :

enseignement professionnel

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« Cette année scolaire commence difficilement puisque depuis la rentrée l’équivalent de deux postes manque en chaudronnerie, en électrotechnique et en maintenance, faute de professeurs. Les élèves ne bénéficient donc pas d’heures de cours dans les disciplines pour lesquelles ils se sont orientés en lycée professionnel. Ils se sentent déconsidérés et se retrouvent désœuvrés, moins attentifs et moins sérieux dans les cours restants.
Cela entraîne pour nous, professeur, une fatigue nerveuse supplémentaire et inhabituelle seulement quelques semaines après la rentrée. L’insuffisance de moyens dégrade l’accueil et la prise en charge des élèves. Elle dégrade également les conditions de travail de tous les personnels. Face à ce manque d’enseignants l’institution s’avoue elle-même désœuvrée par le manque de titulaires mais aussi de contractuels. Cela illustre bien le manque de reconnaissance de notre travail. »

En tant que PLP, je me sens mal-aimé…

David, professeur de lettres-histoire en lycée professionnel dans l’académie d’Amiens :

élève sur ordinateur

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« En tant que PLP, je rencontre comme mes collègues, toute une série de difficultés au quotidien. En voici une brève liste :
-Un climat de violence. J’enseigne dans un lycée au cœur d’une cité, dans un secteur classé en zone « violence ». Les tensions entre élèves sont permanentes. Deux collègues ont également été « bousculés » en séparant des lycéens (en septembre). Parfois, des jeunes venus des différents quartiers de l’agglomération se réunissent devant notre établissement pour des conflits qui sortent du cadre scolaire….
-Combattre les « codes » de la cité. En classe, en tant que professeur de français, je me bats au quotidien contre les codes et le langage de la « cité » : le tutoiement, les élèves qui m’appellent « mon frère » (souvent !), les insultes qui se banalisent, etc. J’ai des classes difficiles mais sans méchanceté. Ce langage familier est le seul maîtrisé dans mes classes, où la maîtrise de la langue française est très imparfaite. 80% de mes élèves sont issus de la diversité et certains allophones. Inscrits en bac pro, ils sont parfois dans l’incapacité de produire un raisonnement écrit. L’oralité est très présente. Certains élèves sont incapables d’écrire à la première personne du singulier. Ils privilégient la deuxième personne (« tu vois », « tu sais »,…). Le décalage est abyssal entre leur niveau et celui attendu en bac pro.
-Subir l’indifférence de l’institution. En tant que PLP, je me sens mal-aimé (sentiment partagé par de nombreux collègues). L’Éducation nationale n’aime pas ses professeurs de lycée professionnel. Cela commence très tôt à l’ESPE où l’on fait la distinction entre certifiés, agrégés et PLP (hors un 
PLP est également certifié !) et où les formateurs méconnaissent les publics de LP.  Cela se ressent également au niveau du ministère : ainsi on annonce une réforme de la Seconde professionnelle qui entrerait en vigueur à la rentrée 2018… sans aucune concertation avec les personnels concernés.
Il y a par ailleurs une réelle inquiétude concernant l’avenir. Le gouvernement envisagerait de confier aux régions la gestion des LP. Dans ce cas, quid des PLP ? Je ne souhaite pas devenir fonctionnaire territorial. Si j’ai choisi de rejoindre l’Éducation nationale, c’est que j’accorde une importance particulière au service de l’État, de la République et de ses institutions.
Ces incertitudes concernant l’avenir ont une conséquence. J’envisage de passer le CAPES en interne pour retrouver l’enseignement général.  Ce projet est lié à ce climat d’incertitude et non au public difficile mais attachant du LP. »

Beaucoup de tâches supplémentaires pour les PLP mais qui n’apportent pas grand-chose !

Axel, professeur de maths-sciences en lycée professionnel dans l’académie de Rennes :

mesures éducation 2017

Lisa F. Young – Shutterstock

« L’Éducation nationale multiplie les outils numériques pour le suivi des élèves. Sur le papier cela semble formidable mais c’est sans compter les pannes de réseaux, les connexions impossibles, le matériel vieillissant, etc. Au final, beaucoup de tâches supplémentaires pour nous mais qui n’apportent que peu d’informations aux élèves et aux familles.
Professeur principal, coordinateur de discipline, référent pour le suivi des stages sont des missions toujours plus nombreuses se résumant à de l’administratif. Mais c’est surtout du temps pris sur les cours et leur préparation.
Les élèves de 1ère année sont de plus en plus jeunes et se trouvent en difficultés face à la recherche d’un lieu de stage : trop jeunes, inexpérimentés ou habitant au mauvais endroit… Nous sommes alors considérés comme responsables alors que nous n’avons pas seuls la réponse. »

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7 commentaires sur "« L’Education nationale n’aime pas ses professeurs de lycée professionnel »"

Commentaires plus récents →

  1. principal 20 octobre 2017 à 15 h 50 min

    Dommage cette réaction sur la fonction publique territoriale. Les régions sont propriétaires des lycées, ont la main sur la carte des formations professionnelles, gèrent les les personnels techniques… Le recteur a déjà largement perdu la main sur ces dossiers. Qu’y aurai t il donc à craindre d’un passage des LP sous la tutelle directe du conseil régional ? Au contraire, les professeurs auraient tout à y gagner : de la GRH, de la formation continue, une vraie mobilité de carrière. Je trouve pour ma part que l’Etat est plutôt un piètre employeur. D’ailleurs les anciens ATOSS sont loin de se plaindre de leur appartenance à la FPT !Signaler un abus

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    • LoloPonpon 21 octobre 2017 à 8 h 32 min

      Bonjour, je crois que vous n’avez pas rencontré tous les agents de la FPT qui étaient auparavant dans l’EN !
      Je suis prof de dessin industriel en lycée pro avec des élèves en formation initiale et aussi (ma valeur ajoutée) des apprentis en BTS.
      Quand mes élèves de Bac Pro rentrent en 2nde, plus de 95% d’entre eux (après quinze années de carrière c’est un ratio qui se répète tous les ans) passent leurs examens en terminale. Sur les trois dernières promos de BTS, 50% des contrats ont été cassés par les employeurs entre les deux années de formation. Je ne suis pas totalement rétif à l’alternance, c’est un façon d’apprendre un métier qui est très dure à suivre et je suis très admiratif de ceux qui arrivent à s’en sortir (mes étudiants). Mais ce n’est pas une filière d’excellence !!!
      Les régions mettent beaucoup d’argent dans les lycées ? Ce sont aussi nos impôts qui permettent cela (avant c’était l’état qui s’en occupait avec ces mêmes impôts). Je ne veux pas que mes impôts n’aillent que dans des « allègements de charges » aux entreprises pour pouvoir leur permettre de former des arpètes, et je sais que beaucoup d’entre elles ne sont pas dans cette optique mais les autres sont bien plus nombreuses qu’on ne le dit.
      Pour conclure, je suis trop long mais le climat actuel m’échauffe au plus fort les oreilles, si l’état est un piètre employeur c’est que ce n’est pas son rôle (et d’une) et surtout qu’il ne veut pas mettre les moyens dans le contrôle de ses institutions (et de deux). Des fois qu’on y trouverait des choses pas très reluisantes … Mais d’un autre côté, les CFA qui dépendent des CCI ou des CMA sont eux aussi très loin d’être irréprochables (croyez en mon expérience).
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  2. Mathilde 20 octobre 2017 à 22 h 53 min

    On ne doit alors pas fréquenté les mêmes anciens ATOSS…Dans mon lycée professionnel, 4 suppressions de postes depuis le passage à la région alors que le nombre d’élèves a augmenté, la surchage est considérable, sans parler du manque de considération. ..
    Les différents gouvernements qui se sont succédés n’ont qu’une vision comptable des LP. (Arrêtons de croire que le bac pro en 3 ans n’avait d’autre but que de réduire le coût de formation)Un élève en lycée professionnel coûte cher! Ils oublient le côté humain: redonner confiance en soi à ses jeunes,leur donner une chance de s’insérer dans le monde pro. Et puis que dire des dérives de ces dernières années concernant l’accueil des élèves relevant du handicap? Faute de structure insuffisante, type IME, ces jeunes sont orientés en CAP ,côtoyant des élèves relevant des ITEP ou bien allophones. Les enseignants qui ont ces classes en charge n’ont reçu aucune formation spécifique,n’ont pas forcément d’AVS à leur côté,mais par contre de belles incitations à des pratiques innovantes. ..comment dire que la solidarité et l’expérience de terrain ont forcément conduit à des adaptations mais pas forcément celles préconisées par les inspecteurs car les nouvelles technologies et outils numériques ne remplaceront jamais le contact humain…les élèves dans la voie professionnelle ont souvent essuyé des refus de l’apprentissage, que deviendront-ils sans cette voie de formation? Tous n’y réussissent pas,certes mais la majorité cependant. Cela fait 23 ans que j’enseigne en lycée pro,fière de croiser mes anciens élèves qui se sont construit une vie sociale et professionnelle, fière de permettre aux plus défavorisés de s’ouvrir à la culture européenne via des stages à l’étranger, fière de valoriser des métiers dénigrés par beaucoup et pourtant porteurs d’emploi. Je ne vis pas au pays des bisounours : l’insertion pro n’est pas toujours présente en fin de formation,mais pour une part non négligeable, elle est bien réelle et n’aurait su l’être sans la formation en LP.
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  3. sonia 21 octobre 2017 à 12 h 07 min

    La gestion par les régions risque de restreindre l’amplitude des formations proposées et on risque de voir que seules les formations porteuses d’emploi dans la région concernée sont valoriséesSignaler un abus

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  4. Gilot 21 octobre 2017 à 22 h 11 min

    La crainte d’un passage à la fonction territoriale est la disparition des diplômes. Actuellement, seul l’éducation nationale délivre les diplômes. Les régions souhaitent s’orienter vers des certifications, soit disant plus adaptées aux besoins des entreprises. Nous allons nous retrouver dans la même configuration qu’en Allemagne où les diplômes ne sont pas reconnus dans tous les Landers. D’autre part, les entreprises souhaitent des personnels formés et capables de s’adapter aux futurs besoins. Comment un jeune sans formation générale pourrait s’adapter aux évolutions à venir ?Signaler un abus

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  5. emma PLP 21 octobre 2017 à 22 h 40 min

    Merci aux collègues qui ont témoigné ! Cela montre que l’investissement des PLP va souvent au delà de le nos missions et que les efforts fournis pour remobiliser les élèves ne sont ni reconnus ni valorisés.
    Et pour répondre à la personne qui, pour sûr, n’est pas PLP qui voudrait nous récupérer dans les régions je voudrai lui rappeler que :
    Les régions ont la main sur les établissements c’est vrai : Bilan, pas une seule construction de LP …pire elles en ont fermés massivement ces dernières années. Pas de construction d’internats non plus dans les LP.
    Les régions ont la main sur la carte des formations : elles ferment des sections qui fonctionnent dans les LP pour les ouvrir en apprentissage. Pour les formations où il n’y a pas d’insertion professionnelle : les régions proposent les ouvertures dans le public! super non ? comment casser le système public et crier ensuite partout que les LP ne fonctionnent pas !
    Les régions ont les compétences de la prise en charge des décrocheurs : une fois de plus elles ne sont pas parvenues à en réduire le nombre !
    DONC excusez moi ! que les régions remplissent déjà leurs missions avant de réclamer les PLP car au regard des résultats de ce qu’elles ont en charge les PLP ne tiendront pas longtemps avec vous comme pilote !

En congés forcés

Par Le 29/10/2017

Là, ça en devient véritablement pitoyable...C'est étrange tout de même cette profession qui n'attire plus grand-monde alors que c'est une situation "privilégiée" de fonctionnaires planqués toujours en vacances...

 

 

Certains professeurs se retrouvent en congés forcés parce que l\'Éducation nationale ne valide pas leur mutation. Photo d\'illustration.
Certains professeurs se retrouvent en congés forcés parce que l'Éducation nationale ne valide pas leur mutation. Photo d'illustration. (MAXPPP)

"C'est totalement absurde" : quand des professeurs sont en vacances forcées parce qu'on ne finalise pas leur mutation

Par Anne Lamotte – Radio France

Mis à jour le  – publié le 

Le samedi 21 octobre marque le premier jour des vacances de la Toussaint. Les 861 000  professeurs et enseignants français sont donc en congés. Si pour la plupart cette situation est temporaire puisque ces vacances durent deux semaines, pour d'autres, ce sont des vacances forcées depuis la rentrée. En effet, l'Éducation nationale refuse de finaliser la mutation de certains professeurs, ce qui engendre souvent des situations absurdes, à l'image de ce que vit Chloé, une institutrice de 38 ans. 

Grenoble dit oui à sa mutation, Paris refuse

Institutrice depuis plus de 10 ans, Chloé est aujourd'hui complètement désabusée : "C'est totalement absurde", déplore la jeune femme. En début d'année, son mari et elle prennent une décision : ils vont quitter Paris avec leurs deux enfants pour la Haute-Savoie. Dans la foulée, avant l'été, l'institutrice fait une demande d'ineat et d'exeat, c'est-à-dire qu'elle requiert à l'académie de Grenoble de l'accepter dans ses rangs et réclame à l'académie de Paris de la laisser partir. 

 

Le reportage d'Anne Lamotte

C'est d'abord l'académie de Grenoble qui lui écrit, en juin dernier. Une réponse positive. L'académie manque d'instituteurs et accepte que Chloé vienne travailler chez elle. Logiquement, la jeune femme pense alors que sa mutation est validée. "Je me dis que si on m'a acceptée dans l'académie de Grenoble où je veux aller travailler, c'est sûr que Paris va me lâcher puisque, de toute manière, à Grenoble ils ont besoin de moi."

Une situation "tristement banale" 

Problème : une semaine plus tard, Chloé reçoit, cette fois-ci, la réponse de Paris. Elle est négative. Faute d'effectifs suffisants, l'académie refuse de céder Chloé. L'institutrice, qui a pu tout de même suivre sa famille jusqu'en Haute-Savoie, n'exerce donc plus. "Je n'ai rien à faire", résume-t-elle. Elle s'énerve : "Je trouve ça complètement absurde, étant donné que j'arrive dans une académie où ils ont besoin de profs." Les opportunités ne manquent pas en Haute-Savoie, selon elle.

Je sais que je pourrais travailler. Il y a des postes qui attendent, ils ont besoin de moi.

Chloé, institutrice de 38 ans

à franceinfo

La situation de Chloé est "tristement banale", selon Véronique Maury, secrétaire générale du syndicat Snudi-FO. L'année dernière, environ 600 professeurs des écoles ont demandé à quitter l'académie de Paris. Un peu moins de 200 ont obtenu satisfaction. Le manque de professeurs dans la capitale n'est pas le seul problème. "C'est partout pareil. Ce ne sont pas des témoignages d'un département vers un autre département, ce sont des témoignages qui sont généralisés."D'après elle, cette situation est de plus en plus inquiétante au fil des années. "Il y a dix ans, il y avait environ 40% des collègues qui étaient mutés. Là, on est passé à un peu plus de 20%." La solution, d'après les syndicats, passe notamment par le recrutement.

 

Indisponibilité émotionnelle

Par Le 28/10/2017

 

Je confirme...A un an et demi de la retraite, je ne pensais pas assister sur ma carrière à une telle "dévastation" sur le plan émotionnel. Pour résumer en quelques mots, je dirais que "les enfants ne sont pas là." Ils sont partout ailleurs, dans une instabilité chronique et rédhibitoire pour l'enseignement. La perte de temps pour réussir à les "capter", EFFICACEMENT, durant quelques minutes, c'est juste affolant.


 

Pourquoi les enfants d’aujourd’hui sont devenus émotionnellement indisponibles pour apprendre à l’école

 

 

 Article publié dans Développement personnel le  par 

Selon Victoria Prooday, ergothérapeute, les enfants d’aujourd’hui viennent à l’école émotionnellement indisponibles pour apprendre. Il existe de nombreux facteurs dans notre mode de vie moderne qui contribuent à cela.

Comme nous le savons, le cerveau est malléable. Grâce à l’environnement, nous pouvons rendre le cerveau «plus fort» ou le rendre «plus faible». Malgré toutes nos bonnes intentions, nous entraînons malheureusement le cerveau de nos enfants dans la mauvaise direction. Voici pourquoi.

Pourquoi les enfants d’aujourd’hui sont devenus émotionnellement indisponibles pour apprendre à l’école :

1. LA TECHNOLOGIE

L’utilisation de la technologie en tant que « service de garde gratuit pour enfants » n’est, en fait, pas gratuite. Le paiement vous attend juste au coin de la rue. Nous payons avec le système nerveux de nos enfants, avec leur attention, et avec leur capacité de gratification différée. Par rapport à la réalité virtuelle, la vie quotidienne est ennuyeuse.

Lorsque les enfants viennent en salle de classe, ils sont exposés à des voix humaines et à une stimulation visuelle adéquate, contrairement au bombardement des explosions graphiques et des effets spéciaux qu’ils ont l’habitude de voir sur les écrans.

Après des heures de réalité virtuelle, le traitement de l’information dans une classe devient de plus en plus difficile pour nos enfants, car leur cerveau s’habitue aux niveaux élevés de stimulation que fournissent les jeux vidéo.

L’incapacité de traiter des niveaux inférieurs de stimulation laisse les enfants vulnérables aux défis scolaires. La disponibilité émotionnelle des parents est le principal nutriment pour le cerveau de l’enfant. Malheureusement, nous privons progressivement nos enfants de ce nutriment.

2. LES ENFANTS OBTIENNENT TOUT AU MOMENT OÙ ILS LE VEULENT

« J’ai faim ! » «Je m’arrête au prochain drive promis » « J’ai soif! » « Il y un distributeur automatique. »  « Je m’ennuie! » « Prends mon téléphone!» La capacité de retarder la gratification est l’un des facteurs clés pour la réussite future. Nous avons les meilleures intentions, nous voulons rendre nos enfants heureux.

Mais malheureusement, nous les rendons heureux sur le moment mais malheureux sur le long terme.

Image pour article-2

Être capable de retarder la gratification signifie être capable de fonctionner sous stress. Nos enfants deviennent de moins en moins équipés pour faire face même à un stress mineur, ce qui finit par devenir un gros obstacle à leur réussite dans la vie.

 

3. LES ENFANTS DIRIGENT LE MONDE

« Mon fils n’aime pas les légumes. » « Elle n’aime pas aller au lit tôt. » « Il n’aime pas prendre son petit déjeuner. » «Il ne veut pas s’habiller seul. » « Elle est trop paresseuse pour manger seule ». C’est ce que les parents disent tout le temps. Depuis quand les enfants nous dictent comment les élever?

À quoi servons-nous en leur donnant ce qu’ils veulent quand on sait que ce n’est pas bon pour eux?

Sans une nutrition adéquate et une bonne nuit de sommeil, nos enfants arrivent à l’école irritables, anxieux et inattentifs. De plus, nous leur envoyons le mauvais message. Ils apprennent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent et ne pas faire ce qu’ils ne veulent pas.

Malheureusement, pour atteindre nos objectifs dans la vie, nous devons faire ce qui est nécessaire, ce qui peut ne pas être toujours ce que nous voulons faire. Nos enfants savent très bien ce qu’ils veulent, mais ont beaucoup de mal à faire ce qui est nécessaire pour atteindre leurs objectifs. Cela entraîne des objectifs inaccessibles et les enfants finissent déçus.

4. L’AMUSEMENT SANS FIN

Nous avons créé un monde amusant artificiel pour nos enfants. Il n’y a pas de moments ennuyeux. Dès que l’environnement devient calme, nous nous efforçons de les divertir à nouveau, car sinon, nous estimons que nous ne faisons pas notre devoir de parent. Nous vivons dans deux mondes distincts. Ils ont leur monde « amusant », et nous avons notre monde de « travail ».

Pourquoi les enfants ne nous aident-ils pas à la cuisine ou à la lessive? Pourquoi ne pas leur faire nettoyer leurs jouets? Il s’agit d’un travail monotone basique qui entraîne le cerveau à travailler et à fonctionner sous «ennui», qui est le même «muscle» qui doit finalement apprendre à l’école.

Quand ils viennent à l’école et qu’il est temps d’écrire à la main, leur réponse est « Je ne peux pas. C’est trop dur. Trop ennuyeux. » Pourquoi? Parce que le «muscle» ne reçoit pas d’entraînement à cause d’un plaisir sans fin. Il s’entraine en travaillant.

5. LES INTERACTIONS SOCIALES LIMITÉES

Nous sommes tous occupés, alors nous donnons des gadgets numériques à nos enfants et les rendons « occupés » aussi. Avant, les enfants jouaient à l’extérieur, où, dans des environnements naturels non structurés, ils apprenaient et développaient leurs compétences sociales.

Malheureusement, la technologie a remplacé le temps passé à l’extérieur. En outre, la technologie a rendu les parents moins accessibles pour interagir socialement avec leurs enfants. De toute évidence, nos enfants sont en retard … le gadget pour garder les enfants n’est pas équipé pour aider les enfants à développer leurs compétences sociales.

Le cerveau ressemble à un muscle qui s’entraine constamment. Si vous voulez que votre enfant sache faire du vélo, vous devez lui apprendre des compétences en vélo. Si vous voulez que votre enfant sache attendre, vous devez lui apprendre la patience.

Si vous voulez que votre enfant puisse socialiser, vous devez lui apprendre des compétences sociales. Il en va de même pour toutes les autres compétences.

ENTRAÎNEZ LE CERVEAU

Vous pouvez faire une différence dans la vie de votre enfant en formant son cerveau afin que votre enfant réussisse sur les plans social, émotionnel et académique. Voici comment:

1. Limitez la technologie et reconnectez-vous avec vos enfants de façon émotionnelle

Surprenez-les avec des fleurs, partagez un sourire, chatouillez-les, mettez un mot d’amour dans leur sac à dos ou sous leur oreiller, surprenez-les en mangeant avec eux un midi un jour d’école, dansez ensemble, rampez ensemble, faites des batailles d’oreillers.

Faites des dîners de famille, des soirées de jeux de société, faites du vélo, faites des promenades en plein air avec une lampe torche la nuit.

2. Apprenez-leur la gratification différée

Faites-les attendre !!! Il est bon d’avoir le temps de s’ennuyer, c’est la première étape pour la créativité. Augmentez progressivement le temps d’attente entre «Je veux» et «Je reçois».

Évitez l’utilisation de la technologie dans les voitures et les restaurants, et apprenez-leur à attendre en parlant et en jouant à des jeux. Limitez le grignotage constant.

3. N’ayez pas peur de définir les limites. Les enfants ont besoin de limites pour devenir heureux et en bonne santé!

Définissez un horaire pour les repas, les heures de sommeil, un temps limité pour la technologie.
Pensez à ce qui est bon pour eux, pas à ce qu’ils veulent / ne veulent pas. Ils vous remercieront plus tard dans la vie.

L’éducation parentale est un travail difficile. Vous devez être créatif pour leur faire faire ce qui est bon pour eux parce que, la plupart du temps, c’est exactement le contraire de ce qu’ils veulent.

Les enfants ont besoin de petit-déjeuner et d’une alimentation riche en nutriments. Ils doivent passer du temps à l’extérieur et aller au lit à un horaire raisonnable pour pouvoir être attentifs à l’école le lendemain.

Transformez les choses qu’ils n’aiment pas faire / essayer en jeux amusants et émotionnellement stimulants.

4.  Apprenez à votre enfant à faire un travail monotone dès les premières années, car c’est la base du travail

Laver, plier, nettoyer les jouets, accrocher les vêtements, déballer les courses, mettre la table, faire le déjeuner, faire le lit.

Soyez créatif. Il faut que ce soit stimulant et amusant afin que leur cerveau l’associe à quelque chose de positif.

5. Enseignez-leur les compétences sociales

Apprenez-leur à prendre, à partager, à perdre, à gagner, à faire des compromis, à féliciter les autres, à utiliser « s’il vous plaît et merci ».

Aidez vos enfants à réussir dans la vie en entraînant et en renforçant leur cerveau le plus tôt possible.

Source : Pourquoi les enfants d’aujourd’hui sont devenus émotionnellement indisponibles pour apprendre à l’école est écrit par Claire C. pour ESM & deeprootsathome.com

La vie silencieuse

Par Le 28/10/2017

"Le monde des hommes a oublié les joies du silence et la paix de la solitude qui sont, dans une certaine mesure, nécessaires à la plénitude de la vie. Si tous les hommes ne sont pas appelés à devenir ermites, tous ont besoin d’assez de silence et de solitude pour permettre à la voix intérieure secrète de leur être véritable de se faire entendre, au moins de temps en temps. Et lorsque cette voix n’est pas entendue, lorsque l’homme ne peut arriver à la paix spirituelle qui vient d’une union totale avec son être vrai, sa vie est toujours malheureuse et épuisante.

Car il ne peut vivre longtemps heureux s’il n’est en contact avec les sources de vie spirituelle cachées au fond de son âme. S’il est constamment exilé de chez lui, dans l’impossibilité de retrouver sa propre solitude spirituelle, il cesse d’être une personne. Il ne vit plus en être humain. Ce n’est même plus un animal sain. Il devient une sorte d’automate, fonctionnant sans joie parce qu’il a perdu toute spontanéité. Il n’est plus mû de l’intérieur, mais seulement de l’extérieur de lui-même. Ce n’est plus lui, ce sont les autres qui décident pour lui. Au lieu que ce soit lui qui agisse sur le monde extérieur, c’est le monde extérieur qui agit sur lui. Il avance dans la vie par une suite de collisions avec les forces du dehors. Sa vie n’est plus celle d’un être humain, mais celle d’une boule de billard sensible, d’un être sans but et sans aucune réponse vraiment valide à la réalité."
Thomas Merton « La vie silencieuse » p 174, 175. Ed du Seuil, la vigne du carmel

L’image contient peut-être : ciel, nuage, crépuscule, plein air et nature

KUNDALINI : Evolution de l'écriture

Par Le 28/10/2017

 

J'ai toujours rêvé d'une écriture qui ne s'adresserait pas qu'à l'intellect et je me souviens d'une lectrice de "Noirceur des cimes" qui me disait avoir attrapé froid en le lisant. J'en avais été très touché.

Ne serait-ce pas l'assurance d'une écriture totale ? 

Atteindre les corps et les âmes et que le mental qui permet de lire ne soit plus qu'un système informatique incapable d'interférer sur la qualité de réception du texte, sans interprétation erronée, sans jugement ni limite.

Que l'émotion et même la sensation nourrissent la réflexion.

Sans émotion, la réflexion s'épuise bien souvent. Sans réflexion, l'émotion n'est qu'un emportement insoumis et fugace. 

Je me souviens avoir véritablement souffert, physiquement, en lisant le récit du drame de la Face nord de l'Eiger. La mort de Toni Kurz...Suspendu à sa corde, épuisé, les mains gelées, à quelques mètres des sauveteurs qui ne parviendront jamais à l'atteindre.

J'avais eu mal au ventre...Un noeud brûlant.

J'avais seize ans.

J'ai cherché à comprendre alors les raisons de cette passion ultime de la haute montagne et je ne pouvais me libérer de ces interrogations étant donné la puissance des émotions éprouvées. Elles agissaient comme des braises inépuisables. Il fallait que je comprenne. 

J'ai passé trente-neuf ans de ma vie à chercher cette capacité à diffuser l'émotion comme terreau de l'intellect. 

"Vertiges, "Noirceur des cimes", Là-Haut", "À coeur ouvert", "Jusqu'au bout", "Les héros sont tous morts", "Les Égarés", "Jarwal le lutin"...

"Kundalini"

Et maintenant "Tous, sauf elle"... Avant d'écrire "Le désert des Barbares"...

Tous mes écrits oeuvrent à la même quête. 

Toucher les corps pour atteindre les âmes. 

Alors, je ne sais pas ce que ça donnera chez des lecteurs et lectrices mais, pour ma part, je pense avoir atteint ce que j'envisageais.

Et j'en suis très heureux. 

Étrange aussi la puissance de cette intention, la détermination constante de parvenir à exprimer l'indicible, à vivre l'inconnu pour pouvoir le transcrire.

Dans 'Kundalini", puisque les deux protagonistes vivent une expérience de danse nue sous le ciel étoilé, j'ai voulu apprendre à laisser mon corps suivre les musiques que j'aime. J'ai dansé nu dehors. Les yeux ouverts à l'intérieur et les paupières closes. J'ai parcouru les fibres sur le tempo du sang, sans jamais me sentir ridicule alors qu'inévitablement, ma chorégraphie devait relever davantage du balourd empoté que de la grâce d'une libellule. Je m'en suis moqué, j'ai ri et j'ai demandé au monde de m'aider. Je n'ai pensé qu'à l'air autour de moi, qu'à la musique dans mon corps, qu'à la nature silencieuse comme un spectateur respectueux. 

J'ai dansé sous la lune des arabesques intuitives et les mots des émotions, ensuite, dansaient en moi.

Je ne cherche pas à les contenir intellectuellement ou à leur imposer un ordre. Je ne veux pas d'un intellect réducteur. 

Je veux écrire avec mon corps et que ma tête le suive.

 


 

KUNDALINI

Extrait :

 

"Le contact de l’air agité sur sa peau, entre ses cuisses, sur ses seins, dans son cou, sur ses mains, sur ses fesses, ce bonheur si doux du câlin, elle tournoya et fit jouer ses cheveux, les bras ouverts comme pour l’accueil d’un être aimé, un sourire à cœur déployé, paupières éteintes, les yeux retournés sur les espaces intérieurs, le pétillement de ses cellules, comme des bulles de limonade, le souffle affairé, respirations intensifiées, la musique dans sa tête, sous sa peau, dans ses fibres, un flux électrique qui l’irradiait et gonflait son énergie et le désir de tourner, de se cambrer, de se déhancher, de jouer avec son corps, de sentir poindre des chaleurs sensuelles, comme si l’air frissonnait contre sa peau, comme un amant invisible qui caresserait les territoires les plus secrets, elle s’efforça de se concentrer visuellement sur différentes zones, tous les sens affinés et en laissant le reste du corps s’étendre librement, mouvements d’épaules, flottements du bassin, les oscillations des fesses, les bascules latérales, rotations sur les chevilles, fléchissements des genoux, glissements des pieds sur la terre, des impulsions jaillissant de leurs antres, c’était comme une autopsie vivante, une capsule d’observation lancée dans les vaisseaux sanguins, une caméra mouvante reliée à son cerveau puis, peu à peu, elle se sentit réellement enlacée, enveloppée, comme insérée dans une matrice, enserrée dans les chaleurs, intégralement choyée, chaque fibre, la moindre parcelle de peau, caressée, effleurée, épanouie, ouverte, absorbant les tendresses sur son corps comme un air de jouvence, elle dansa à ne plus savoir qu’elle dansait, à ne plus être là sans jamais disparaître, et c’était comme une évaporation joyeuse dans un nuage stellaire, une dispersion moléculaire, la légèreté des rêves, une aura lumineuse qui vibrait sous les cieux, comme un parfum ondoyant, des volutes encensées de bonheur.

L’impression soudaine d’être un membre érigé dans un cocon féminin, de pénétrer l’air comme une verge dans un vagin, de caresser l’atmosphère comme une montagne en mouvance. L’image la stupéfia et elle l’accueillit comme un nectar, elle l’engloba sous ses paupières, l’ancra dans la mémoire de ses cellules, partout où elle devinait des points de contact, la douceur des parois utérines, la chaleur humide, le délice des frottements, elle effleurait l’air comme un pénis aimant.

Elle entendit dans l’obscurité de ses yeux fermés une accélération cardiaque, des percussions accompagnant la montée des violons, un synthétiseur s’amplifiant comme une érection sublime, une vague de plaisirs qui entraîna son corps dans des arabesques libres, l’impression d’une corolle ouverte buvant des lumières et les larmes coulèrent, les larmes chaudes des amours qui bouleversent, juste l’amour de tout, de là, de maintenant, de l’instant, l’amour des étoiles, l’amour de la Terre."

 

 

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Sur la chasse (6)

Par Le 28/10/2017

Cerf tué dans un jardin à Lacroix-Saint-Ouen : le chasseur lynché sur les réseaux sociaux

 

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Alain Drach, maître d’équipage ayant achevé un cerf sur une propriété privée samedi dernier, attire les foudres sur les réseaux sociaux.

Par Célia Mascre 

"Assassin", "dangereux terroriste"... Les qualificatifs ne manquent pas sur les réseaux sociaux pour décrire Alain Drach, qui a tué un cerf dans le jardin de particuliers samedi dernier à Lacroix-Saint-Ouen. 

Les faits se sont déroulés avec l'aide des gendarmes qui ont mis en place un périmètre de sécurité et contacté les propriétaires qui auraient indiqué vouloir que "la traque prenne fin". Pourtant, les voisins restent profondément choqués, tout comme le maire de la commune, qui rappelle qu'un arrêté municipal interdit la chasse à courre dans les rues de Lacroix-Saint-Ouen.

 
 

 

Une pétition en ligne contre Alain Drach et destinée au maire de la ville a déjà reçu 18 658 signatures, et le chiffre est en évolution constante. Même l'activiste de la cause animale Rémi Gaillard a réagi sur son compte Twitter :
 

 


Le chasseur a annoncé au Courrier Picard ce matin qu'il comptait porter plainte car il aurait reçu 150 menaces de mort. "J’ai reçu 500 messages sur Messenger, 50 SMS, 150 mails… J’ai déposé une lettre recommandée pour exiger que soient retirés les propos diffamatoires tenus à mon encontre", explique-t-il.

La Société de vénerie se dit "embarrassée par cet incident rarrissime" et a ouvert une enquête pour en comprendre les circonstances de cet événement.
 

Sécheresse en 2017

Par Le 28/10/2017

Le sud-est de la France subit une sécheresse exceptionnelle

« Le problème du changement climatique est en train de s’accélérer. Il est dommage que l’on n’en ait pas pris la mesure il y a dix ou quinze ans. »

Déficits pluviométriques majeurs et températures élevées : la sécheresse que connaît le sud-est de la France est la plus importante jamais mesurée. De plus, sous l’effet du réchauffement climatique, ce phénomène deviendra la norme d’ici à 2050, selon les climatologues. Il est urgent de s’adapter.

Les fourrages ? « La production a chuté de 80 %, les éleveurs doivent en acheter. » La vigne ?« Les fruits sont beaux, mais il y en a 30 à 40 % de moins que prévu. » Les châtaignes ? « Les fruits sont tombés avant d’être mûrs. Ils sont très petits et secs. » Les agrumes ? « Il y a une perte de volume, et ce malgré l’irrigation. » Sébastien Cabot, animateur de la Via Campagnola — branche corse de la Confédération paysanne —, fait les comptes. Sur l’île de Beauté, « il n’a quasiment pas plu depuis le mois de mars », raconte le salarié syndical. « L’an dernier était déjà une année marquée par la sécheresse et un réchauffement des températures… Cette année, ça a commencé encore plus tôt ! Les hivers et les printemps sont secs. Les précipitations se concentrent sur l’automne, elles sont brutales et provoquent d’autres calamités ».

Même scénario sur le continent, en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. « Depuis fin avril, on n’a pas dû avoir plus de 10 millimètres de pluie, gémit Jean-Pierre Grosso, agriculteur à Puyricard, dans les Bouches-du-Rhône. On a aussi eu des températures hautes, surtout en août, et du vent qui dessèche les cultures. Dans les vignes, la sève n’arrivait pas à monter jusqu’aux feuilles ! » Cet adhérent de la FRSEA (Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles) rapporte une baisse de production allant de 30 à 60 % selon les cépages. Sur les oliviers, « on ne ramassera pas grand-chose pour ceux qui ne sont pas irrigués », poursuit-il. Concernant les grandes cultures, « en ce moment, on doit planter le colza. On n’y arrive pas, la terre est trop dure ! »

« Ces records de chaleur pourraient désormais se produire tous les 10 à 15 ans » 

Depuis plusieurs mois, en particulier dans le sud-est de la France, les agriculteurs ont beau scruter le ciel à la recherche de la moindre goutte de pluie, elle ne vient pas. « Les déficits pluviométriques ont été absolument exceptionnels », constate Frédéric Nathant, prévisionniste à Météo France. Le météorologue égrène les derniers chiffres :

  • Nîmes (Gard) : 281 mm de pluie entre le 1er janvier et le 24 octobre, soit 52 % de moins que la valeur de référence ; le record de la sécheresse de 1952 est battu ;
  • Carpentras (Vaucluse) : 59 % de pluie de moins sur la même période ; là, c’est le record de 1989 qui est dépassé ;
  • Calvi (Haute-Corse) : 62 % de déficit ; même en 1960, précédent record, ce n’était pas autant.

Ajoutez à cela des températures élevées — en moyenne 1°C de plus ces six derniers mois sur la région sud-est d’après Météo France, la situation devient critique. « Au 1er octobre 2017, les indices de sécheresse des sols (...) sur le Gard, l’Hérault, le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence et la Haute-Corse sont à un niveau record pour cette période de l’année. Il s’agit de la sécheresse la plus importante jamais mesurée à cette date en au moins 60 années de mesures », note encore sobrement Météo France.

Ailleurs en France, la situation est moins critique. Mais les restrictions d’usage de l’eau continuent de sévir dans de nombreux départements. Reporterre vous l’avait déjà rapporté au printemps : la Bretagne et la côte ouest étaient notamment concernés. C’est encore le cas en cette fin octobre.

« On a eu un été très sec en Gironde, confirme Claire Laval. Cela suit un printemps, un hiver, et un automne secs… Cela fait un an que nous sommes en déficit hydrique. Pour l’instant, les vignes n’ont pas trop souffert de la sécheresse, mais on n’a pas de réserves d’eau, c’est inquiétant pour l’an prochain, raconte la vigneronne, porte-parole de la Confédération paysanne dans le département. On est pourtant en Aquitaine, donc, d’après son nom, le pays de l’eau ! »

Cette situation inhabituelle n’a pas manqué d’attirer l’attention des climatologues. D’autant que le phénomène ne s’est pas limité à la France. « Sur l’ensemble de l’été 2017, les températures maximales en Méditerranée ont atteint des records, note Robert Vautard, climatologue au Laboratoire des sciences, du climat et de l’environnement (LSCE). Sur le sud de la France, l’Espagne, l’Italie, et le nord de l’Afrique. On a donc voulu voir si le changement climatique favorisait l’apparition de telles températures. »

Climate Central, une ONG centrée sur la recherche et la communication sur le climat, a ainsi réuni plusieurs chercheurs afin de déterminer si cet épisode de chaleur n’était dû qu’à la variabilité naturelle du climat, ou si la probabilité qu’un tel événement se reproduise avait augmenté en raison du changement climatique. Le rapport, publié fin septembre, est formel : « La probabilité qu’une vague de chaleur similaire se reproduise est aujourd’hui dix fois plus importante que s’il n’y avait pas de changement climatique, indique Robert Vautard. On estime que ces records de chaleur pourraient désormais se produire tous les 10 à 15 ans. »

« Cela aura un impact sur la ressource en eau, l’agriculture, la santé, le risque incendie » 

Les scientifiques ont utilisé et comparé plusieurs modèles de simulation climatique pour arriver à ce résultat. Ils ont aussi projeté l’impact d’ici 2050. « Des températures telles que celles de cet été ou supérieures se produiront une année sur deux. Au milieu du siècle, ce sera donc un été normal, dans la moyenne, pour le sud de la France », explique-t-il.

L’été 2017 ne serait donc qu’un avant-goût de ce qui nous attend d’ici peu… Côté température, même dans un scénario global de 2°C de réchauffement sur la planète (très probable), le sud de l’Europe connaîtrait lui une augmentation des températures allant jusqu’à 3 à 4°C l’été. Le futur des précipitations est plus difficile à prévoir, la France étant sur la ligne de séparation des climats nord et sud, que l’on ne sait pas exactement situer. « Pour le sud de la France, il pourrait y avoir moins de pluies en été. Et même s’il continue de pleuvoir autant, avec des températures plus élevées les sécheresses seront plus fortes », poursuit le climatologue.

Il faut donc penser à s’adapter dès maintenant : « Cela aura un impact sur la ressource en eau, l’agriculture, la santé, le risque incendie », avertit-il. Les paysans s’en rendent bien compte. « Météo France est venu nous faire une présentation. À Ajaccio, en 2050, on aura le climat de Tunis », indique Sébastien Cabot.

« Mais on ne sait déjà pas comment on va faire aujourd’hui, reprend-il. Autant l’État que les collectivités territoriales n’ont pas réussi à faire face à l’urgence. On a organisé une action de solidarité syndicale pour pouvoir acheter du fourrage. On est loin de pouvoir se préparer à ce qui risque d’arriver demain… »

« Le problème du changement climatique est en train de s’accélérer. Il est dommage que l’on n’en ait pas pris la mesure il y a dix ou quinze ans », regrette de son côté la vigneronne Claire Laval.

Chacun pour soi.

Par Le 27/10/2017

Hier, en rentrant de notre séjour en Lozère avec le camion, on entre sur l'autoroute vers Grenoble et j'aperçois à quelques centaines de mètres une voiture qui semblait arrêtée au milieu de la chaussée. Je ralentis et effectivement, on réalise qu'un véhicule est immobilisé sur la voie, en plein milieu et que les voitures et les camions slaloment pour l'éviter. 

Consternation.

PERSONNE ne s'arrête pour aider l'automobiliste. 

Je me range sur la bande d'arrêt d'urgence, warning enclenché et je descends immédiatement. Je cours sur le bas-côté et à hauteur du véhicule, je regarde les usagers qui passent de chaque côté de la voiture. Pas un seul ne s'arrête...

Nathalie est sortie et agite le gilet jaune de sécurité en se tenant sur le bord de la chaussée. 

Je rejoins le véhicule arrêté et je dis aussitôt au conducteur de sortir pour venir m'aider à pousser son véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence. 

Le conducteur, crâne rasé, blouson de cuir fermé jusqu'en haut (il fait pourtant bien chaud) et le passager, cagoule de survêtement sur la tête (il ne tourne même pas son visage vers moi). Une troisième personne sur la banquette arrière. Pas eu le temps de l'observer.

Le conducteur me parle en Polonais ou en Moldo slovaque de Transylvanie des Carpates en s'obstinant à redémarrer. 

Le pare-brise est entièrement étoilé et l'avant droit de la Laguna est enfoncé. Aucun éclat de verre ou de tôle au sol. 

Incompréhension. Qu'est-ce que c'est que ces baltringues ?

Enfin, le moteur repart, je me dégage de la chaussée. Il y a une bonne vingtaine de véhicules arrêtés par Nathalie.

Les "Polonais" rangent leur épave sur la bande d'arrêt d'urgence et la circulation reprend.

On repart également.

Conclusion...

Nathalie et moi, on est sidéré de l'individualisme des gens. Cette symbolique des esprits enfermés dans leur habitacle est d'une puissance morbide.

"Tout le monde peut bien crever tant que moi, j'arrive à passer et à m'éloigner..."

Combien de véhicules sont passées pendant ces quelques minutes ? Vingt, trente ?... 

Lorsque j'étais sur la chaussée et que Nathalie avait réussi à arrêter les véhicules, pourquoi personne n'est venu proposer son aide ?

Pourquoi ? 

Il n'y avait pas de danger. Et même s'il y en avait eu un, doit-on pour autant ignorer la situation et s'enfuir ?

Mais alors, tous ces gens qui se sont enfuis, qu'attendent-ils des autres, si un jour cette situation leur arrive ? 

De l'aide ? ... Vraiment ?...

Poussons la réflexion un peu plus loin ?... Que se passerait-il dans la population française si une situation chaotique de grande ampleur survenait ?

La réponse, on l'a eue sous les yeux pendant quelques minutes...

Chacun pour soi.

Assurer sa "sécurité", ignorer, détourner les yeux, prôner l'indifférence, se convaincre que quelqu'un d'autre prendra les choses en main, continuer sa route, ne pas perdre de temps, maintenir sa moyenne horaire, ne pas rater l'heure du repas devant les actualités de TF1...

Il y a des jours où ce genre humain me révulse. 

Le pire d'ailleurs, c'est que même l'expression "chacun pour soi" ne représente plus la réalité ; il faudrait dire "chacun pour moi" étant donné que ces gens pensent que si cela leur arrivait, d'autres viendraient les aider. Le Moi est d'une bêtise incommensurable.

Dans la collapsologie ou survivalisme, l'attitude de "la victime" esr clairement analysée. Le Moi est une victime qui doit être protégée par des instances supérieures, les institutions du Pouvoir. Dès lors, cette "victime", dans une situation inhabituelle et anxiogène par rapport à ses conditionnements victimaires, n'aura aucune capacité d'initiative : elle attendra que les instances concernées interviennent et si elle, en tant qu'individu n'est pas directement impliquée, elle s'en détournera.

Je n'ose imaginer le chaos si les instances gouvernementales ne tenaient plus les rênes.

C'est étonnant d'ailleurs à quel point, la vie m'envoie tout ce dont j'ai besoin pour l'écriture du roman en cours...

 

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