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L'école et le loisir de penser

Par Le 03/10/2017

 

L'école ou le loisir de penser

 

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  • Yvan Droumaguet, agrégé de philosophie, participant aux ateliers de la Société bretonne de philosophie et auteur aux Editions Apogée
    Yvan Droumaguet, agrégé de philosophie, participant aux ateliers de la Société bretonne de philosophie et auteur aux Editions Apogée | DR

Yvan Droumaguet (1)

Écrire sur l'école en pleine période de vacances paraîtra peut-être intempestif et davantage encore en défendant l'école comme loisir. Ce retour au sens originaire grec du mot, celui du loisir d'étudier que seul motive le désir de s'instruire, n'est-ce pas en effet la nostalgie d'un temps à jamais disparu ?

Au moment où les résultats du baccalauréat montraient un nouveau record du pourcentage de reçus, à la satisfaction des autorités qui voient là sans plus s'interroger un signe de réussite, je relisais quelques-uns des articles de Jacques Muglioni, doyen de l'Inspection générale de philosophie de 1971 à 1983, précisément regroupés sous ce titre : L'école ou le loisir de penser(2).

Que nous disait-il ? D'abord, que la plus grande des menaces pour l'école était qu'elle perde son sens. L'art d'enseigner, c'est-à-dire d'éveiller la pensée et de la guider sur les chemins du savoir, a laissé la place à des procédures techniques, à l'application de consignes produisant des comportements pouvant faire l'objet de contrôles. Certes, il est utile d'acquérir des compétences, mais on perd l'essentiel quand l'enseignement ne vise plus à développer l'humain en l'enfant, ce qui est proprement l'élever.

Élever à l'humanité n'est pas adapter à la société telle qu'elle est, mais permettre de devenir un sujet autonome capable de penser et d'agir dans un avenir que nul ne connaît ni ne peut prévoir. Se servir de sa propre raison, être responsable de ses pensées et de ses actes, à cela se résumait la devise des Lumières. Cela s'appelle la liberté et donne à l'acte d'enseigner son sens et son unité.

Une école qui libère

La liberté est tout entière dans cet effort de penser sans lequel les connaissances se dégradent en informations et les valeurs en préjugés. Il n'est pas de savoir sans réflexion. Je ne connais que ce que je fais l'effort de penser.

Dans un monde complexe et dangereux, nous avons grand besoin de cette éducation à la liberté. Loin de se confondre avec la spontanéité des désirs, la liberté s'acquiert par l'apprentissage de la réflexion, ce qui signifie d'abord prendre de la distance à l'égard de nos émotions et de nos croyances. Nos certitudes et nos valeurs ont elles-mêmes besoin d'être pensées, mises en question si nous voulons éviter l'enfermement qui mène au rejet de l'autre et au fanatisme. C'est là le rôle d'une école qui libère et élève.

Retrouver le lien essentiel de l'école à la liberté, c'est aussi redonner à la culture son véritable sens. La culture est cette construction de soi toujours inachevée qui exige une réflexion sur les croyances, habitudes et valeurs reçues afin de ne pas leur être asservis. Ne pas être enfermé dans une culture particulière, ce n'est pas la rejeter. C'est en comprendre le sens et pouvoir en juger librement, ce qui exige de s'ouvrir à l'universel, particulièrement par l'étude des grandes œuvres du passé.

Enfin, si nul ne doit être empêché de s'instruire, ce qui est le sens vrai de l'égalité de l'école, cette égalité devant l'instruction n'est pas égalité des élèves en lettres ou en mathématiques, comme le disait justement Jacques Muglioni. Contre la dégradation de l'égalité en égalitarisme, il faut dire que l'égalité des conditions et des chances n'est pas celle des intelligences ni des talents.

Oui, ces considérations sont bien intempestives au regard de l'évolution de l'enseignement depuis des décennies. Mais sans éducation à la réflexion, sans relation à l'universel de la vérité, sans ce que l'on nomme de ce beau mot d'humanités, l'école peut-elle encore être libératrice ?

(1) Yvan Droumaguet, agrégé de philosophie.

(2) Jacques Muglioni, L'école ou le loisir de penser, CNDP, Paris 1 993.

Sur la chasse (suite 4)

Par Le 03/10/2017

On est "bien" parti pour battre des records...

Si vous allez vous promener pour profiter des bienfaits de la nature, accrochez une grosse cloche à votre sac à dos (quoique certains chasseurs sont "bouchés"...ou "bouchers"...)

 

Illustration.

Illustration. Photo doc C. Czernecki

Un trentenaire aurait tiré à trois reprises sur un sexagénaire lors d'une partie de chasse, lundi 2 octobre, à Seillons-Source-d'Argens. Il a été placé en garde à vue.

Le suspect participait à une partie de chasse avec un ami lorsqu'il a cru apercevoir un sanglier entre les buissons. Après avoir tiré à trois reprises, il a pris conscience de sa fatale erreur. Sa cible était un homme. 

Interpellé, il a été placé en garde à vue, informe 20 minutes. Le test de dépistage d'alcool s'est révélé négatif. L'enquête a été confiée à la brigade de Brignoles. 

Déjà 143 accidents de chasse ont été recensés pour la saison 2016-2017, a indiqué l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Parmi les 18 cas mortels, un homme de 57 ans, qui a perdu la vie à Clans dans les Alpes-Maritimes, samedi 16 septembre. 

>> LIRE AUSSI. Un mort dans les Alpes-Maritimes et deux blessés dans le Var dans des accidents de chasse

La lecture qui délivre la paix.

Par Le 02/10/2017

Le collège de Banon maintient ses 20 minutes de lecture obligatoire pour tous

Par David Aussillou, France Bleu ProvenceJeudi 28 septembre 2017 à 18:28

20 minutes de lecture dans le silence pour les élèves et les profs du collège de Banon
20 minutes de lecture dans le silence pour les élèves et les profs du collège de Banon © Maxppp - David Aussillou

Comme l'an dernier, chaque jour, après l'heure du déjeuner, tous les élèves et le personnel du collège de Banon (Alpes-de-Haute-Provence) se mettent à lire dans le silence. Un rituel qui rend tout le monde plus paisible.

Il est 13h40. Une mélodie retentit dans le collège de Banon (Alpes-de-Haute-Provence). Les 150 élèves sortent tous un livre de leur sac. Et comme par magie, ils s'installent et se mettent à lire. Seuls ou à côté d'un camarade. Un roman ou une BD. Rien n'est imposé. Sauf le silence.

Ce rituel existe depuis plus d'un an dans cet établissement sans histoire. La principale a voulu ainsi mieux utiliser la pause de la mi-journée. Au départ, certains étaient septiques de reprendre l'idée venue d'un lycée d'Istanbul en Turquie. "Quand j'ai vu que les enfants y prenaient du plaisir, je me suis dit que c'était gagné" raconte Marianne Lew, la principale.

Stephen King ou Lucky Luke

D'autant que dans le collège, tout le monde joue le jeu. À 13h40, comme tous les élèves, les adultes ouvrent eux aussi un livre. Les enseignants comme la cantinière. Parfois, ils se sont remis à lire. "Ça fait du bien"confie l'adjoint de direction.

Depuis l'instauration de la lecture obligatoire, les exclusions de classe ont été divisées par trois l’après midi. En refermant un Stephen King, Arthur, 15 ans, dit lire aujourd'hui chaque jour : "C'est comme quand je me lave les dents". Enzo lui se contente de lire des Lucky Luke : "Ça passe vite le midi".

Et pourquoi pas dans les quartiers nord de Marseille ?

Au début de cette nouvelle année scolaire, tous les élèves ont été consultés sur la reconduction ou non de l'opération. 88% ont réclamé la poursuite du rituel. Aujourd'hui, d'autres collèges en France ont repris l'idée. Dans l'Académie du Grand Est, une vingtaine d'établissement sont prêts à le faire.

À Banon, la principale est persuadée qu'elle pourrait aussi le faire dans un établissement sensiblecomme ceux des quartiers Nord de Marseille. "Ça marcherait, dit-elle. S'il faut adapter la durée ou la façon de se procurer les livres, c'est possible. Mais le silence est universel. Et contre la violence, la lecture est absolument indiquée.

Réalité de la voiture électrique.

Par Le 02/10/2017

Émissions de CO2  : l’impasse de la voiture électrique

TRIBUNE

PAR STÉPHANE LHOMME

Directeur de l’Observatoire du nucléaire

Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique. Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.

Temps de lecture : 2 min

La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans ! AFP/DANIEL ROLAND

Al’approche de la COP21, le gouvernement français intensifie sa croisade en faveur de la voiture électrique, probablement parce qu’il s’agit de la seule action pouvant faire croire que le pays hôte se préoccupe du climat…

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.

LA SUITE APRÈS CETTE PUBLICITÉ

Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ignorées délibérément par le gouvernement (Elaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, novembre 2013).

La donnée la plus cruciale est que la fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint. De plus, tout le CO2 émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors que la voiture thermique émet son CO2 au fil des ans…

Par ailleurs, il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines. Mais comme le signale le magazine Science et Vie(janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diesel ». La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !

A 80 % nucléaire

Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié. Or, il s’agit de sommes astronomiques :

– le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un coût d’environ 70 milliards d’euros. Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;

– le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 euros par véhicule, souvent complété par une prime de la région. La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années. Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.

Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture ; l’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale. Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

Par STÉPHANE LHOMME Directeur de l’Observatoire du nucléaire

"Peut-on penser l'origine de l'Univers?"

Par Le 30/09/2017

Nous n'avons pas la preuve de l'existence du néant.......

Comment le néant, c'est à dire l'absence de toute chose, peut devenir quelque chose ? Il faudrait que ce néant contienne les propriétés lui permettant de devenir quelque chose. Il faudrait  au coeur du néant une espèce "d'oeuf" capable d'engendrer autre chose que le néant mais l'existence de cet oeuf lui-même rendrait caduque la notion de néant. Et d'ailleurs, où pourrait-on situer le coeur du néant ? 

L'idée en cours est par conséquent que le néant n'a jamais existé, que l'instant zéro du big bang n'a jamais existé et qu'il existerait un univers précédent le nôtre, que celui-ci se serait contracté jusqu'à cet instant zéro et ayant atteint la dimension du point ultime aurait rebondi... Et depuis, il s'étend...

 

Où est-ce que j'ai rangé ce fichu tube d'aspirine? :)

 

Le désir métaphysique

Par Le 30/09/2017

"Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" Leibniz

 

« Que l’esprit humain renonce une fois pour toutes aux recherches métaphysiques, on doit tout aussi peu s’y attendre qu’à nous voir, pour ne pas respirer un air impur, préférer suspendre totalement notre respiration. » Emmanuel Kant.

 

Cette métaphysique est pourtant bien souvent perçue comme une pure spéculation, une vue de l’esprit ne tenant pas compte de la réalité, cette fameuse « réalité » qui sert de fondement à tout esprit cartésien et logique. Kant s’est évertué à montrer, à juste titre, que le domaine de la métaphysique se situe hors de portée de la raison, que les procédures scientifiques de vérifications y sont inopérantes. Pour lui, « il est nécessaire d’abolir le savoir pour laisser place à la croyance. »

Cette croyance ne peut pas devenir une vérité ou une connaissance étant donné que les inquiétudes fondamentales qui la constituent sont individuelles dans leurs développements. Il n’y a pas d’universalité dans la métaphysique.

Alors que les scientifiques y voient la raison même de sa subjectivité et donc de son incapacité à devenir une vérité fondamentale, j’y vois l’opportunité d’une liberté. C’est parce que la métaphysique n’entre pas dans le champ de la connaissance scientifique qu’elle préserve son indépendance. 

Bien entendu, elle reste du coup sous l’emprise des plus farfelus…Mais la science, elle-même, n’est pas à l’abri des développements les plus néfastes…Inutile d’en faire la liste. La raison n’a pas mis l’humanité à l’abri de la folie humaine.

La métaphysique s’attache aux intérêts théoriques les plus hauts de la raison sans répondre pour autant aux critères rigoristes de la science. Est-ce pour autant qu’elle ne mérite pas d’attention ? Doit-elle être considérée comme une illusion ou un cheminement vers une vision macroscopique du phénomène vital.

 

« Qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’erre ? »

 

Tournure humoristique mais qui reflète quelque peu l’image associée à ce genre d’interrogations. Evidemment qu’aucune expérience scientifique ne pourra résoudre l’énigme. Certains se demanderont d’ailleurs le sens et l’intérêt de cette énigme, entrant par là même dans le champ de la métaphysique en s’imaginant la critiquer…

 

« Les lois de la physique n’existent aucunement dans l’espace et dans le temps. Tout comme les mathématiques, elles ont une existence abstraite. Elles décrivent le monde mais elles ne sont pas « dedans ». Néanmoins, cela ne signifie pas pour autant que les lois de la physique sont nées avec l’Univers. Si tel était le cas, si l’ensemble de l’Univers physique et des lois étaient issues de rien, nous ne pourrions alors pas recourir à ces lois pour expliquer l’origine de l’Univers. Aussi, pour avoir quelque chance de comprendre scientifiquement comment l’Univers est apparu, nous devons admettre que les lois elles-mêmes ont un caractère abstrait, intemporel, éternel. » Paul Davies.

 

Ce que je comprends dans ce texte, c’est que le fait d’avoir identifié les lois qui régissent l’Univers n’explique pas pour autant l’établissement antérieur de ces lois.

C’est comme si on s’appliquait à décrire les ingrédients d’un repas et les phénomènes expliquant leur croissance dans la Nature mais sans jamais s’interroger sur le fait que ces ingrédients existent « à priori » avant même d’être insérés dans la Nature. Ou alors, c'est qu'ils auraient la capacité à jaillir de "rien", spontanément.

Est-ce que la Vie jaillit "spontanément" ? 

Y a-t-il une « pensée » élaborant le principe de Vie avant même que les mulitudes de formes de vie ne prennent forme ?

Y a-t-il une « intention » antérieure à la création de l’Univers ?

Comment pourrait-on concevoir que quelque chose d’aussi incommensurable dans sa complexité puisse être issu de rien ?.....

Mais alors, si cela s’avère exact, qu’y a-t-il avant la Création ?

 

« Toute la philosophie est comme un arbre, dont les racines sont la métaphysique. » René Descartes.

Il est curieux de constater à quel point les scientifiques ont fini par effacer cet intérêt primordial du discours cartésien…

 

Il convient au contraire de ne pas étouffer ce désir d’horizon.

Enfant indigo / autiste asperger.

Par Le 30/09/2017

Enfant indigo et autiste asperger.

Une vidéo et un site à connaître.

Mouton Lucide

 

18 h · 

C'est quoi un adulte indigo? Si vous vous reconnaissez dans les 10 signes de cette vidéo, c'est que vous en êtes probablement un.

SUGGESTIONS
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- Chaîne YouTube d'un indigo (en anglais) Infinite waters : https://lc.cx/GAo2
- http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/indigo.html

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L'école, cible première.

Par Le 30/09/2017

 

Le problème des personnels manquants est bien évidemment crucial mais ce qu'il faut analyser également, ce sont les causes originelles de cette situation, non pas les causes financières puisqu'on sait très bien que le "budget" reste la priorité des gouvernements successifs mais le fait qu'il existe une telle violence et insécurité dans les enceintes mêmes des structures scolaires et celle-ci n'est pas un cas unique.

Ce que j'en retire comme conclusion, c'est bien que la société civile est de plus en plus anxiogène et que la confrontation des individus est à l'image de la société extérieure à l'école. 

L'école n'est bien souvent que le réceptacle chaotique des conflits d'une société éminemment déséquilibrée dans ses fondements.  Les enseignants, aussi bienveillants et rigoureux soient-ils, deviennent les symboles d'un "enfermement existentiel" et attirent vers eux toutes les révoltes. Les enseignants représentent bien souvent les premières cibles dans le rejet de cette société anxiogène. Ensuite viendront les policiers, les politiciens ou même les pompiers, les services de santé et les biens publics. 

Il existe une solution immédiate à ce terreau des violences : les petites structures scolaires.

"Les hommes sont comme des pommes ; plus on les entasse, plus elles pourrissent vite". Mirabeau

J'ai connu des petites écoles rurales dans lesquelles l'espace vital était préservé. Aujourd'hui, les structures scolaires ressemblent à des entassements délétères. 

C'est une évidence que la séparation des conflits les apaisent.

Oui, mais la multiplication des structures a un coût financier que les gouvernements ne veulent pas assumer. Je rappelle que le personnage Belkacem ( le "Madame" ne lui sied pas) a toujours considéré que le nombre élevé d'enfants par classe et par établissement n'était nullement un problème.

Il suffit pourtant de regarder le foutoir de l'Assemblée nationale pour comprendre que lorsqu'on entasse dans le même endroit des egos qui s'opposent, rien de bon n'est possible...

 


A Grenoble, un collège entame sa troisième semaine de grève

 

Par François Carrel, Grenoble, de notre correspondant. — 

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, à l'Elysée le 18 mai. Les grévistes ont fait appel à lui, ainsi qu'au président LR du conseil départemental de l’Isère, Jean-Pierre Barbier et au député LREM de la circonscription Olivier Véran.
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, à l'Elysée le 18 mai. Les grévistes ont fait appel à lui, ainsi qu'au président LR du conseil départemental de l’Isère, Jean-Pierre Barbier et au député LREM de la circonscription Olivier Véran. Photo Stéphane de Sakutin. AFP

 

Les personnels de l'établissement, classé en réseau d'éducation prioritaire, s'élèvent contre la suppression de contrats aidés, qui leur assurait auparavant 6 postes pleins de surveillants pour 425 élèves, «le strict minimum».

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     A Grenoble, un collège entame sa troisième semaine de grève

«Nous refusons de voir les élèves de notre collège, situé dans le secteur le plus précarisé de Grenoble, pâtir de décisions irréfléchies qui vont accentuer les inégalités» : les personnels du collège Vercors n’acceptent pas le recul du nombre de surveillants dont ils disposent cette année pour encadrer leurs 425 élèves : ils ont entamé ce lundi leur troisième semaine de grève. Le collège, classé en réseau d’éducation prioritaire (REP), est celui d’un quartier populaire du sud de Grenoble, Jouhaux, lourdement impacté par les trafics de drogue, avec la forte insécurité et les incivilités qui les accompagnent.

L’équipe du collège, motivée et unie – elle avait décroché en mai 2016 un prix de l’Education prioritaire qui lui avait été remis par Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre de l’Education nationale – avait réussi l’an dernier, au prix d’une grève déjà, à faire passer son personnel surveillant de 4,5 à 6 équivalents temps plein, grâce à l’embauche de 3 surveillants, ou assistants d’éducation (AED), en contrats aidés. L’équipe pensait alors que ce taux d’encadrement était acquis.

Le répit n’aura duré qu’un an : la suppression récente des contrats aidés du collège, en accord avec la politique gouvernementale, a fait retomber le nombre d’assistants d’éducation à 4,5 équivalents temps plein et provoqué une grève massive des personnels, enseignants compris, en dehors de tout cadre syndical. Le rectorat de Grenoble a vite réagi en réattribuant un demi-poste d’assistant d’éducation au collège et annonçant le recrutement de deux jeunes en service civique en renfort… sans effet sur la mobilisation des personnels, soutenus par les délégués des parents d’élèves, mobilisés chaque matin ces deux dernières semaines devant le rectorat, avec leur pancartes.

Les services civiques ne peuvent en effet participer «qu’à l’accompagnement scolaire, comme l’aide aux devoirs, mais ne sont pas habilités à faire de la surveillance, dans la cour par exemple, et ne peuvent avoir seul la responsabilité d’un groupe», alertent les grévistes. «Dans ce quartier qui a une réelle capacité d’embrasement, ces 6 postes pleins de surveillants pour 425 élèves c’est le strict minimum. C’est indispensable pour que nous puissions continuer à pacifier, à désamorcer les situations explosives qui peuvent régner à l’extérieur du collège», précise l’une d’entre eux.

Ce mardi, au 13e jour de grève, 75% des personnels, dont 25 des 37 profs, resteront en grève. Une douzaine d’enseignants ont repris le travail lundi, permettant à quelque 130 collégiens sur les 425 inscrits d’avoir leurs premiers cours de l’année, sur un «emploi du temps-gruyère», expliquent les grévistes. Le soutien d’une partie des parents d’élèves s’effritant, le rectorat assurant avoir déjà fait ce qu’il pouvait, les grévistes font désormais appel au président LR du conseil départemental de l’Isère, Jean-Pierre Barbier, au député LREM de la circonscription Olivier Véran, et au ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer : «Messieurs, pour une école de la confiance, rétablissez les moyens supprimés !»

François Carrel Grenoble,

Nature et fonction

Par Le 29/09/2017

D'être retourné en classe après trois ans d'arrêt m'a ramené immanquablement aussi vers tout ce que j'ai écrit sur ce métier et je suis donc retombé sur un texte qui se devait d'être revu et complété.

 

Apprentissage de l'absence

 

Je pense que cet état des lieux écrit en mars 2012 est toujours d'actualité mais s'aggrave année après année. 

Les gouvernements successifs ne voient toujours dans l'école que l'antichambre des futurs salariés, des futurs consommateurs, des futurs rouages de l'économie. Il n'est pas question, fondamentalement, de privilégier l'individu mais juste le rôle que cet individu pourra tenir dans le système.

Il ne s'agit pas d'oeuvrer à la liberté philosophique et spirituelle des esprits mais à leur adhésion à la machinerie matérialiste. Jusqu'à en faire des machines elles-mêmes, comme le disait Gurdjieff.

Cette vision pessimiste de l'enseignement et de ses dérives, elle me désole au plus haut point. Que l'école publique soit devenue un rouage essentiel de cette "machinerie" me révulse. Que les écoles privées en tirent profit ne me console nullement. Combien de privilégiés nés dans le bon berceau pour combien d'enfants progressivement modelés par une école publique au service de l'Etat ? Je sais que tout cela peut paraître exagéré et bien sombre mais quand on essaie d'établir les liens entre les différents organismes étatiques que les enfants traversent jusqu'à entrer dans la vie professionnelle, il n'est pas difficile de cerner le cadre dans lequel tout est fait pour qu'ils deviennent des citoyens productifs et adaptés...

Mais qui là-dedans est vraiment heureux ? 

Qui au sortir d'un parcours scolaire peut affirmer y avoir trouvé une voie de plénitude et de connaissance de soi ?

Qui tout au long d'une voie professionnelle peut affirmer avoir trouvé dans le système matérialiste une sérénité bienheureuse ? 

Combien sont-ils ? 

Est-il acceptable qu'une humanité, dite moderne et développée, soit devenue en réalité aussi obscure ? 

Est-il honorable et justifiable que nous, adultes, nous obstinions à insérer nos enfants dans cette machinerie, en espérant, au mieux, qu'ils n'en souffriront pas trop ?  

 

L'enseignement tel qu'il est pratiqué est un apprentissage de l'absence dès lors que le retour vers soi est nié. L'intention d'un enseignant est de former l'enseigné à une réponse mais sans que le fonctionnement inhérent à cette réponse soit analysé.

Il s'agit bel et bien d'une forme de violence parce que l'enseigné subit un apprentissage dans lequel il n'existe pas mais qui est destiné à lui donner une certaine existence ; une existence qui correspond à ce que l'enseignant attend.

Il n'est pas question pour l'enseigné de "se" connaître mais juste de connaître. C'est le combat entre l'avoir et l'être.

"J'ai la bonne réponse mais je ne sais pas, en moi, qui connaît la réponse. Je ne suis pas celui qui connaît mais celui que l'enseignant à former à savoir. "

L'enseignement est une camisole de force dès lors qu'il n'est pas initialement porté par le développement existentiel de l'enseigné. Et il ne faut pas s'étonner que les enseignés finissent par se rebeller contre l'autorité qui enseigne.

Si l'enseignement ne conduit pas l'enseigné à oeuvrer à sa propre connaissance mais uniquement à une connaissance technique, de quelque ordre qu'elle soit, il ne s'agit que de la possibilité donnée aux enseignants de se conforter dans l'accomplissement d'une tâche cognitive et les enseignés qui n'y parviennent pas deviennent des résistants qu'il faut forcer à la soumission. 

Cet enseignement est un acte violent à travers lequel l'absence des enseignés est réclamée. Une absence existentielle.

Chaque individu possède une nature. Dans une classe d'école primaire, ces individus sont des enfants.

Leur fonction est d'être élève.

Si la fonction prend le pas sur la nature et finit par s'imposer comme une identification, l'enseignement agit en sorte que l'élève soit présent et l'enfant absent.

Il est indispensable d'établir une distinction extrêmement claire entre ce que l'enfant fait et qui correspond à une fonction provisoire et sa nature d'enfant.

Si cette nature est bafouée parce que la fonction le condamne à porter une étiquette qui peut se révéler dévastatrice au regard de l'enseignant, l'enfant n'est plus.

Cette violence-là est éminemment destructrice.

L'énorme problème posé par les enseignements programmés, c'est justement qu'ils sont programmés. Impossible d'y échapper. Dès lors, il est absolument vital de les accompagner d'une démarche existentielle, philosophique, un regard intérieur, un ancrage sur le réel et non seulement sur cette réalité rapportée.

Le réel est intérieur,(nature) la réalité est extérieure (fonction).

Si cette réalité s'impose, il est évident que se posera un jour ou l'autre la question de savoir qui est "réellement" là.

L'enfant ou l'élève ? 

S'il ne reste que l'élève et que l'enfant n'a fait que subir et se conforter aux apprentissages, c'est une perdition de soi qui s'est jouée pendant des années.

Que reste-t-il de nos enfants quand ils quittent le système scolaire ? Ont-il perdu en cours de route l'être réel ? S'est -il métamorphosé en diplômé ? Mais qui est diplômé ? Juste un élève ou un individu éveillé à soi ? Qu'a-t-il appris sur lui ? Juste qu'il a été un bon élève ? Et maintenant que se termine cette perdition de soi, comment va se dérouler la suite ? Eh bien, le désastre continuera mais en étant salarié...

Être payé pour se perdre...

Mais se réjouir de pouvoir enfin consommer et d'apaiser les douleurs...Parce qu'elles sont toujours là les douleurs. Fossilisées. Et elles sont rentables, elles participent à la croissance puisqu'il faut bien les taire.

Consommer, consommer, s'agiter, appréhender la réalité proposée en s'illusionnant de certitudes.

Le conditionnement de l'enfance a fini son oeuvre.

Certains pourront consommer au-delà du nécessaire et d'autres consommeront les restes en s'étourdissant au mieux.

L'adulte-citoyen-consommateur est là.

L'école a parfaitement joué son rôle. Un rôle dévastateur.

Et puis parfois, la bombe des émotions ravalées explose. La réalité n'est plus qu'un cauchemar et l'être réel est mort. Il a tout perdu.

La réalité et le réel. Il n'y a plus rien : Crise économique, crise amoureuse, crise familiale, crise professionnelle...

Toutes les étiquettes se déchirent. Il ne reste que la haine, la violence, la folie, le fanatisme, l'errance. Plus aucune estime de soi puisque la réalité est un cauchemar et que l'individu ne se croyait exister qu'à travers cette réalité. Le mal est fait. Il ne reste qu'à le propager. Plus aucune estime pour les autres. Et c'est alors que faire du mal finit par faire du bien. Plus aucune valeur humaine puisque cet être réel est mort depuis longtemps.

 

Je suis effaré parfois d'imaginer que parmi les enfants que je croise, il y aura peut-être un adulte assassin. Car tous les assassins ont été enfants, élèves, étudiants, diplômés, "cancres", salariés ou chômeurs. Cette réalité qui est imposée à chaque individu est un champ de batailles. On y trouve les armes, on apprend même aux enfants à s'en servir. La compétition, la comparaison, le classement, l'honneur ou l'humiliation. 

Imaginons maintenant que l'enseignement en vienne à contribuer à l'éveil des consciences, à la connaissance de soi, à l'exploration philosophique et spirituelle de la vie. Combien d'individus réaliseraient la folie des existences dans les rouages de la machine économique ? Beaucoup trop pour que la machine puisse continuer à fonctionner ? Il y aurait inévitablement des transformations immenses au sein de la société.

Il est aisé de comprendre pour quelles raisons les gouvernements n'ont jamais envisagé l'enseignement de la philosophie avant la classe de terminale et pour quelles raisons ils ont fait de cette "matière" un cauchemar pour les étudiants. Il n'est pas bon pour la machine économique que les esprits sentent le parfum de la liberté individuelle. Il n'est pas bon d'insérer dans les esprits d'autres objectifs que l'échelle sociale. La machine économique a besoin d'ouvriers et de chefs d'entreprise, d'ingénieurs et de manutentionnaires. Pas d'esprits philosophiques, pas de consciences éveillées.

Tout cela doit être préparé dans les écoles. 

Les jeunes esprits sont malléables et l'école doit les modeler avant que l'envie de s'émanciper ne les taraude.

Il me reste deux ans à vivre avec les enfants.

J'aurai fait mon possible pour qu'ils aient le désir d'être eux-mêmes. Que leur nature ne s'efface pas au profit de leur fonction.

 

 

Réunion de parents

Par Le 28/09/2017

J'avais ce soir la réunion de parents d'élèves à l'école.

Trois ans que ça n'était pas arrivé. Je n'avais aucune inquiétude. Je sais ce que je fais avec les enfants et je sais pourquoi.

J'ai donc expliqué le contenu des textes mis en application par l'Etat depuis plusieurs années.

J'ai expliqué le projet de démantèlement de l'école publique, l'inculture volontaire, l'absence de développement personnel, les mensonges sur le "bien être", l'importance du contenu quand le contenant est ignoré, la désacralisation de l'école, la futilité et l'inutilité de la formation professionnelle, l'incompétence des personnels enseignants recrutés dans des filières en crise, la disparition des "vocations", l'absence de réflexions sur le sens de l'enseignement, la difficulté énorme au regard de la notion d'effort chez les enfants, la disparition du désir d'apprendre chez un grand nombre, l'anxiété générée par l'école elle-même, la souffrance des enfants, les conditions pitoyables d'enseignement, les intérêts essentiellement financiers des décideurs, l'importance considérable de la philosophie et les raisons pour lesquelles j'étudie avec les enfants des textes de Socrate ou autres penseurs, le pourquoi de tout ce que je dis, de tout ce que j'explique, en dehors des enseignements cognitifs, la connaissance, l'observation de soi...

J'ai expliqué mon parcours de ces trois dernières sannées, ma révolte, mes convictions, mon dégôut des injonctions ministérielles, mes convocations en hôpital psychiatrique, l'obligation de suivre une thérapie parce que j'étais "malade", ma volonté de ne plus être enseignant et les raisons pour lesquelles j'étais de nouveau dans une classe.

Je n'ai rien à cacher.

 

"Vérifie toujours, à chaque instant, que tes pensées, tes décisions et tes actes sont à l'image de la personne que tu veux être."

Hors de ça, rien n'est possible.

 

 

 

 

OCDE, Cahier 13 : un plan de destruction massive

 

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jeudi 8 janvier 2015

Pourquoi les gouvernements successifs s’acharnent-ils à laminer les services publics ?

Les documents de l’OCDE apportent une réponse assez précise. L’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE), regroupe 34 pays et gère un budget de 354 millions d’euros (en 2013). Elle siège à Paris et « sa mission est de promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde » [1]. Le Cahier n°13 de l’OCDE, [2] dont il sera question ici, décrit les mesures d’ajustement, qui peuvent se résumer par la « privatisation et libéralisation des marchés » (p.7) [3], ce qui implique licenciements abusifs, exploitation, bas salaires, mutations forcées, baisse de qualité de service, casse des grèves, répression… Depuis 20 ans, nos gouvernants suivent ces conseils à la lettre. Tout ce qui arrive était écrit ici, dans ce rapport.

Tout d’abord, il faut savoir que l’OCDE développe ces stratégies à l’échelle internationale :« L’expérience de nombreux ajustements a montré que le succès politique de l’ajustement repose sur une suite de compromis et sur le pragmatisme. La mise au point d’un programme est déjà la résultante d’une série de compromis entre les gouvernements et les organisations internationales puis, au sein de l’exécutif, entre les différents ministres » (p.36).

Ensuite, à l’échelle nationale, le gouvernement se doit d’être préparé : « Si un gouvernement arrive au pouvoir au moment où les déséquilibres macro-économiques se développent, il bénéficie d’une courte période d’ouverture (quatre à six mois), pendant laquelle l’opinion publique le soutient et il peut rejeter sur ses prédécesseurs l’impopularité de l’ajustement. (…) Cela suppose une bonne stratégie de communication, cette stratégie étant une arme importante dans le combat politique. Il faut dès l’arrivée au pouvoir insister, voire en exagérant, sur la gravité des déséquilibres » (p.24). Autrement dit, il s’agit de créer une forte inquiétude et une grande insécurité. Ce Cahier n°13 se penche donc surtout sur les moyens de faire avaler la pilule au peuple.

Mais au fait, c’est quoi cet « ajustement » ? Dans le vocabulaire de l’OCDE, la stabilisation est une baisse subite des dépenses de l’État, et l’ajustement structurel est une réorganisation de l’économie du pays pour diminuer les dépenses de l’État. Par exemple : « Une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l’investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n’ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives : la chute des investissements publics ralentit la croissance pour les années à venir et met sur-le-champ des milliers d’ouvriers du bâtiment au chômage, sans allocation. Mais nous raisonnons ici en fonction d’un seul critère : minimiser les risques de troubles. » (p.16). Quant aux fonctionnaires : « Les salaires nominaux peuvent être bloqués (...) ; on peut ne pas remplacer une partie des salariés qui partent en retraite ; ou bien l’on peut supprimer des primes dans certaines administrations, en suivant une politique discriminatoire pour éviter un front commun de tous les fonctionnaires. Évidemment, il est déconseillé de supprimer les primes versées aux forces de l’ordre dans une conjoncture politique difficile où l’on peut en avoir besoin. (...) L’essentiel est d’éviter un mouvement de grève générale dans le secteur public qui remettrait en question un objectif essentiel du programme de stabilisation : la réduction du déficit budgétaire » (p.30). Ajustement, stabilisation, dans tous les cas, une privatisation au moins partielle du secteur public est imposée, et ce en évitant les troubles politiques et sociaux que constituent la grève générale, les émeutes ou les blocages économiques.

« Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population » (p.30). Or, sans les moyens matériels et financiers, tout dysfonctionne. On ne le constate que trop bien actuellement dans le secteur de l’éducation notamment.
Mais les stratégies sont variées : « Cette politique peut prendre diverses formes : garantie d’un service minimum, formation d’un personnel qualifié complémentaire, privatisation ou division en plusieurs entreprises concurrentes, lorsque cela est possible » (p.23).

Service minimum, emploi de précaires en force d’appoint, limitation du droit de grève, privatisation, ça ne vous rappelle rien ?

La preuve est donc là, noir sur blanc, et démontre à celles-ceux qui en doutaient encore que nos dirigeants ont un plan progressif, qualifié de « programme de stabilisation politiquement optimal qui, pour un même résultat économique, minimise les coûts politiques » (p.3). La destruction au moins partielle des services publics, entre autres, est bel et bien voulue. Les réformes des gouvernements, de droite comme de gauche, ne tombent pas au hasard. Nous sommes en face de politiciens stratèges et cyniques qui ne sont absolument pas là pour arranger les choses. Leur vision politique est à long terme, et pour s’en convaincre il suffit d’observer, par exemple, la logique des réformes successives depuis 20 ans sur la question des retraites : elle est l’application parfaite des stratégies décrites ici. Toute dynamique positive est étrangère à nos gouvernants, si ce n’est dans l’intérêt des classes dirigeantes. La méthode, diviser pour mieux régner, n’est pas nouvelle, mais a fait ses preuves : « Un gouvernement peut difficilement stabiliser contre la volonté de l’opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d’une partie de l’opinion, au besoin en pénalisant davantage certains groupes » (p.17). À cet égard le Cahier n°13 est un exemple de cynisme, de communication et de stratégie pour dirigeant prétendument démocrate. « Si le gouvernement, par crainte de l’opposition, attend la crise financière pour ajuster, il aura beaucoup moins de marge de manœuvre, en cas de crise politique. A la limite, il ne peut plus faire, en principe, de concession dès lors qu’il a pris des engagements envers le FMI pour bénéficier de son concours. D’ailleurs, une telle décision peut rendre service à un gouvernement car celui-ci peut ensuite répondre aux opposants que l’accord réalisé avec le FMI s’impose à lui, qu’il le veuille ou non » (p.22). Et encore : « Enfin, pour éviter les troubles, il est souhaitable que le gouvernement fasse un effort exceptionnel d’information (...) Ces interventions peuvent paraître plus spectaculaires qu’efficaces, mais en l’occurrence, seule importe l’image que donne le gouvernement et non la portée réelle de ses interventions » (p.28). Ce Cahier n°13 est un exemple, non que la politique décrite ici sorte de l’ordinaire, mais bien plutôt par le fait que nous, travailleuses et travailleurs, puissions la constater noir sur blanc sans risquer d’être taxé-es de paranoïa.

Reste cependant un point important, et non des moindres : si celui qui génère le moins de troubles est le programme d’ajustement idéal, tout ce qui s’apparente à l’émeute, à la grève générale, au blocage économique, tout cela fait peur à l’OCDE et aux gouvernements. « La grève des enseignants n’est pas, en tant que telle, une gêne pour le gouvernement mais elle est indirectement dangereuse, comme on l’a noté, puisqu’elle libère la jeunesse pour manifester. Ces grèves peuvent donc devenir des épreuves de force difficiles à gérer » (p.29). On est donc loin d’avoir tout perdu, même si leur programme a déjà, partiellement mais largement, détruit les services publics. Notre capacité de lutte, de résistance, est ce qui les effraie le plus. « Les grèves comportent un inconvénient sérieux, celui de favoriser les manifestations. Par définition les grévistes ont le temps de manifester » (p.26).

Si certain-es ont perdu espoir et croient la lutte inutile, en face, nos dirigeants savent que le pouvoir est entre nos mains et qu’ensemble nous pouvons les renverser pour changer l’ordre des choses. D’ailleurs, « l’organisation d’une répression dure et permanente (...) n’est pas possible pour plusieurs raisons : le coût de l’appareil répressif, la dépendance du gouvernement à l’égard de l’armée et de la police et surtout l’incidence extérieure » (p.12). D’où la nécessité, pour les gouvernants, de développer toutes ces stratégies. D’où la nécessité, pour nous, de nous mobiliser et de lutter pour une autre école, pour une autre société, débarrassée du capitalisme, une société solidaire, égalitaire et démocratique.

 

[1] http://www.oecd.org/fr/apropos/

[2] Cahier daté de 1996 et téléchargeable ici : http://www.oecd.org/fr/dev/1919068.pdf

[3] Toutes les citations en italiques sont issues de : OCDE, Cahier n°13, la faisabilité politique de l’ajustement

Un ancien élève

Par Le 27/09/2017

Arnaud est un ancien élève, un de ceux qui laissent des souvenirs heureux et je me réjouis aujourd'hui de le voir travailler assidûment sa passion de la musique électro. Il participe à un concours et les "like" ont une importance capitale. Donc, à votre bon cœur Messieurs Dames :) Même si ce genre musical n'est pas le vôtre, Arnaud vous en sera très reconnaissant et dans le genre, son morceau est vraiment bon. :)

(suivre le lien en rouge en bas de page)

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DJ Arnaud Ferreira

 

DJ candidat pour le WARM UP Underground Stage - Scène 2

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Cerveau, émotions, maturité...

Par Le 27/09/2017

Neurosciences Vidéo 

Émotions : le cerveau est immature jusqu’à 25 ans

  Adozen  Aucun commentaire 

Près de 15% de la population admet rencontrer des difficultés à verbaliser et comprendre ses émotions. Les technologies d’imageries permettent aujourd’hui d’observer comment notre cerveau s’active pour ressentir. L’affectif découle d’un dialogue entre les parties profondes et corticales. Or chez les enfants, la partie corticale associée à la raison et la prise de recul n’est pas encore mature. Ils n’ont donc pas atteint leur maturité émotionnelle. Ce qui explique entre autre leur comportement très émotif mais aussi la fragilité des adolescents face aux drogues.

 

Est-il possible d’accélérer la maturation des structures corticales ?

Dès l’enfance, la bienveillance éducative et l’empathie favorisent la maturation du cortex préfrontal. Cette bienveillance s’exprime notamment par un accueil des émotions par les parents et enseignants et une aide à la verbalisation.

La verbalisation est en effet un processus issu du cortex préfrontal.

Catherine Gueguen l’explique brillamment dans cette vidéo : 

À l’âge adulte, il est possible de développer la capacité des structures supérieures du cerveau en pratiquant par exemple la méditation de pleine conscience, en tenant un journal des émotions et en prenant l’habitude de nommer les ressentis : « maintenant je me sens… ».

 

Pour tester : voici des exemples de méditations et de pleine conscience des émotions pour les enfants, les adolescents et les adultes.

Enfants :

Adolescents :

Pour les adultes :

 

Sur la chasse (suite 3)

Par Le 26/09/2017

Chasseurs de tous pays, même constat...Quand on autorise des individus à sortir avec des armes à feu, on ne peut plus aller en montagne chercher des champignons ou se balader, ni même faire du vélo... Dimanche dernier, j'en ai croisé deux qui marchaient, fusils armés en main, sur le bord de la route... Un panneau indiquait quelques mètres avant :"Attention chasse en cours"... Ce qui voudrait signifier que c'est à nous de faire attention. Je sens que je vais finir par me fâcher...

 

Juste un rappel : De 600 à 634 morts (selon les sources) en 20 saisons de chasse en France : 30 à 32 morts par an en moyenne.

 

 

Un chasseur tire sur la championne d'Autriche, qu'il confond avec... un lièvre

SAUVEGARDER

 

Par: rédaction 
16/10/14 - 16h25  Source: APA, L'Arena© Dr..

Christine Koschier, triple championne d'Autriche de cyclisme sur route, a connu une mésaventure pour le moins rarissime. En plein échauffement avant une épreuve de contre-la-montre à Colloreda, en Italie, l'athlète de 40 ans a été la cible d'un chasseur local, qui l'aurait confondue avec... un lièvre (selon ses déclarations faites à la police).

"Dans un premier temps, j'ai cru à une crevaison, mais dans la foulée, j'ai ressenti une douleur vive et j'ai chuté", raconte-t-elle. Touchée à la jambe, au bras et à la hanche, la sportive autrichienne l'a échappé belle. J'ai eu de la chance. Pour le même prix, j'aurais pu être heurtée à la tête ou dans le cou", prolonge-t-elle.

Lorsque le chasseur s'est rendu compte de son erreur, il est directement venu au secours de la victime, allongée sur le sol. 

En 1987, l'Américain Greg Lemond fut également victime d'un terrible accident de chasse, ce qui l'a écarté du cyclisme pour deux ans. Cela ne l'a pas empêché de revenir et de remporter le Tour de France en 1989.

Sur la chasse (suite 2)

Par Le 26/09/2017

A l'allure où les informations arrivent quand on cherche un peu, il est clair que je pourrais écrire un ou même plusieurs articles par jour... Je n'invente rien...Les faits, juste les faits...

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/temoignage-une-balle-de-chasse-de-calibre-12-traverse-sa-portiere-alors-qu-elle-rentre-en-chartreuse-1506191559

 

Témoignage : une balle de chasse de calibre 12 traverse sa portière alors qu'elle est en voiture en Chartreuse

Par Nathalie Grynszpan, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France BleuSamedi 23 septembre 2017 à 20:33 Mis à jour le dimanche 24 septembre 2017 à 11:46

Panneau de passage de faune sauvage
Panneau de passage de faune sauvage © Maxppp - -

Stéphanie en est encore choquée. Mercredi à 11h du matin, elle rentrait chez elle avec sa belle-soeur, sur une route menant à Entremont-le-Vieux (Savoie), quand une balle de calibre 12 a traversé la portière et s'est fichée dans le siège à huit cm de la passagère.

C'est une route fréquentée qui relie Chambéry au col du Granier par la D6 et les carrières de Montagnole. Mercredi dernier, Stéphanie l'a empruntée pour rentrer chez elle à Entremont-le-Vieux (Savoie), quand une déflagration se produit. Elle s'arrête à hauteur de la carrière et découvre qu'elle vient de recevoir une balle perdue de calibre 12.

"Ils n'ont parlé que de leur balle et de leur gibier qu'ils avaient loupé".

La balle a traversé la portière de sa voiture et s'est fichée dans le siège passager à huit cm du bassin de sa belle-soeur. Les chasseurs arrivent. Stéphanie raconte : "ils ont été exécrables. Il n'y en a pas un qui nous a demandé si ça allait. Ils n'ont parlé que de leur balle et de leur gibier qu'ils avaient loupé".

Témoignage de Stéphanie, habitante d'Entremont-le-Vieux

Stéphanie a déposé plainte à la gendarmerie de Chambéry pour "mise en danger d'autrui et risque immédiat de mort ou d'infirmité par violation délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence".

Sur la chasse (suite)

Par Le 25/09/2017

Dans la série "je suis un chasseur et je fais ce que je veux", voici un nouvel épisode

 

"Les accidents provoqués par les chasseurs sont nombreux et le désir de randonnées est bien souvent gâché par les risques de rencontrer une balle perdue... Il y a aussi les chasseurs qui ne maîtrisent pas leurs chiens... la plupart n'ayant guère eu le loisirs de s'ébrouer pendant de longs mois avant cette période. Nous sommes tristes et en colère car hier des chiens sont rentrés dans le parc de nos chèvres et brebis aux Granges de Joigny, semant la zizanie blessant une chèvre et en tuant une autre que nous avons retrouvée dans un état pitoyable. Là c'est la goutte qui fait déborder le vase. Souvent pendant cette période, les chasseurs rentrent dans les parcs qu'ils ne referment pas ensuite il nous faut parfois plusieurs jours pour retrouver notre troupeau. Ils roulent dans les prés avec leurs 4x4. Il y a maintenant plusieurs années, c'est un bélier qui a été tué à bout portant par un chasseur d'Entremont le vieux. On nous a souvent dit qu'il fallait être conciliant pour avoir la paix avec les chasseurs. Pour ne pas attirer leur foudre il ne fallait pas faire "trop de vagues". Merde alors! J'aimerais en rencontrer un, le moins bête de préférence afin de lui faire comprendre la situation.

Le loup serait-il moins dangereux pour notre troupeau qu'une bande de chasseurs en manque d'adrénaline ?"

https://www.facebook.com/profile.php?id=100009672450837&fref=mentions

Ferme de l'hébergerie.


 

La chasse chez les Suisses

Par Le 24/09/2017

Plus précisément dans le canton de Genève.

A tous ceux qui pensent encore qu'il faut "réguler" la population des animaux... Il faudrait plutôt réguler la population des chasseurs français...

 

Joyeux anniversaire les Suisses : 40 ans sans chasse, et tout va bien !

13/05/2014

geneve110Le 14 mai 1974, l’interdiction de la chasse dans le canton de Genève était approuvée par 72 % de la population. Malgré les affirmations alarmistes des chasseurs d’alors, tout se passe très bien ! Un exemple salué par l’ASPAS, mais qui contrarie un lobby toujours paniqué par la vie sauvage…

canton-geneve-webAujourd’hui, la faune du canton de Genève est devenue exceptionnellement riche, et les promeneurs apprécient la quiétude des lieux. Depuis l’arrêt de la chasse, les seuls problèmes notables n’ont été que politiques ou psychologiques, mais certainement pas écologiques. Pourtant, en 1974, le petit monde des chasseurs s’était affolé, maudissant les écologistes et prédisant d’épouvantables pullulations. Même phénomène en France en 1972, lorsque la chasse des rapaces a été interdite. Les chasseurs paniqués multipliaient les prévisions alarmistes. Aujourd’hui, on observe couramment des faucons jusqu’au cœur des villes, et aucun excès n’a été signalé…

Dans les 282 kilomètres carrés du canton de Genève, c’est donc la sérénité. Quelques sangliers commettent bien des dégâts à l’agriculture, mais ces problèmes ponctuels sont réglés par des gardes professionnels, ce qui satisfait les habitants. Ces sangliers, d’ailleurs, viennent souvent de France, où ils prolifèrent, car leur chasse y est très rentable. De plus, l’absence de grands carnivores favorise l’expansion de ces proies potentielles. En revanche, la présence de petits carnivores (renards, fouines, hermines, etc.), considérés par les chasseurs français comme des « nuisibles » qu’il faudrait à tout prix « réguler », ne pose ici pas de souci.

Lapin-garenne-F.CahezIl est toujours curieux de constater que des hommes adultes et armés, les chasseurs, sont aussi ceux qui ont le plus peur des animaux. Ce sont encore des chasseurs paniqués par la rencontre qui ont tiré sur nos ours Claude, Melba ou Cannelle, alors que les promeneurs n’ont jamais eu de problème. Responsables de l’appauvrissement de la nature, les chasseurs n’ont donc pas de leçon à donner sur leur prétendument nécessaire « gestion de la faune ». L’ASPAS, qui met en place des Réserves de Vie Sauvage® où la chasse est totalement interdite, tient à les rassurer : ils ne se feront pas attaquer par les lapins…

 

Sur la chasse.

Par Le 24/09/2017

Personnellement, je suis totalement contre cette pratique. 

Elle n'a aucune raison d'être et génère bien plus de dégâts qu'autre chose. 

Et je ne parle pas des victimes humaines qui s'ajoutent chaque année. 

Personnellement, désormais, comme à chaque saison, on marche en montagne avec une cloche accrochée au sac et des habits fluo. 

Ici, j'apprends que les agriculteurs sont indemnisés pour les dégâts des "cochonsgliers" dans les champs. Indemnisations payées par l'argent public et non avec l'argent des permis de chasse.

On sait bien que l'aspect financier et électoral passe avant tout.

En 2015, un jeune de vingt ans a été abattu, à quelques kilomètres de laison. Il faisait juste une balade en forêt avec son amoureuse. 

 

Faits divers

 

 

Un jeune homme a été tué accidentellement par un chasseur samedi matin alors qu'il se promenait sur un sentier de la commune de Revel, près du lac de Freydières, en Isère.

Vers 9h15, ce promeneur, âgé de 20 ans et originaire du Gard, a reçu une balle de chevrotine provenant d'une carabine de chasse dans le thorax ainsi que dans le bras gauche dans le massif de Belledonne, très fréquenté à l'automne par les promeneurs, chasseurs et cueilleurs de champignons. En arrêt respiratoire, il est décédé peu après malgré les tentatives pour le secourir. 

Le chasseur, accompagné de plusieurs autres, aurait tiré en contre-bas d'un chemin forestier, atteignant accidentellement le randonneur qui évoluait avec un ami ou une amie. Il l'aurait pris pour un chevreuil, selon France 3 Alpes. Choqué, le chasseur n'avait pas été entendu en fin de matinée, non plus que l'accompagnateur de la victime, qui a dû être hospitalisé. Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête en flagrance pour homicide involontaire.

 

  leparisien.fr


 

Des paysans éreintés par le « sanglochons » ou « cochongliers »…élevés par les chasseurs !

activités, c'est tous les jours, Etat, justice, vie locale, voyous

27 août 2017

Par Médias Citoyens Diois

Cela fait bien 40 ans que les chasseurs élèvent, croisent, lâchent, nourrissent des sangliers.  Cet élevage en plein-air de  « sanglochons » ou « cochongliers » détruit les cultures, vendange les vignes, laboure les jardins.  Les paysans éreintés et exaspérés sont obligés de clore leurs parcelles ou d’abandonner leurs cultures. Une catastrophe, cent fois pire que le loup, mais qui ne fait pas la « Une » des journaux, ni du tapage chez les chasseurs-éleveurs.  Cet élevage permet d’en tuer beaucoup, favorisant une chasse florissante, et désolant un peu plus un monde rural exsangue…P.B.

Les sangliers montrent une préférence pour les champs en agriculture biologique.  Photo Le DL/A.N.
Les sangliers montrent une préférence pour les champs en agriculture biologique.

Baptiste Vialet est agriculteur biologique depuis une dizaine d’années. Quand il arrive à Saint-Julien-en-Beauchêne, le propriétaire du terrain le met en garde contre les cerfs. « La chance qu’on a, c’est qu’il n’y a pas trop de sangliers », avait-il ajouté. Mais la chance a tourné. Baptiste déplore aujourd’hui entre 30 % et 50 % de pertes dues aux sangliers.

Dans ses champs, des céréales ont été couchées par le passage des bêtes. « Ce serait plus cher de moissonner ça que de le laisser perdre », déplore Baptiste, montrant un chemin tracé par les animaux. Guyhem Brizard et son associé sont eux aussi en agriculture biologique. Ils estiment leur perte annuelle à environ 15 % des récoltes. « Les premiers dégâts sont visibles fin mai, explique-t-il. Et ça s’accentue ensuite jusqu’à juillet. »

Amateurs de champs bios

Depuis 2014, la population de sangliers semble s’être renforcée. Selon Max Mercurio, président de la Fédération de chasse des Hautes-Alpes (FDC05), cela s’explique par une forte capacité d’adaptation. « C’est un grand opportuniste », ajoute-t-il. L’animal survit ainsi aux changements de son environnement, allant jusqu’à s’approcher des habitations.

« Les hivers étant moins sévères, le taux de survie des bêtes augmente », ajoute Thierry Chevrier, directeur de la FDC05. Mais le sanglier, et a fortiori le « cochonglier », est surtout une espèce très prolifique. « Les laies peuvent avoir des petits de plus en plus jeunes », note Max Mercurio.

Des solutions insuffisantes

Face aux sangliers, les agriculteurs ont différentes solutions, subventionnées par la Fédération de chasseurs. Mais leurs limites se dessinent. Ainsi, à Saint-Julien-en-Beauchêne, des chasseurs ont accepté de faire des tirs à l’affût. Autorisés depuis le 1er juin, ils sont soumis à une réglementation stricte. « Les tirs font fuir, mais chez le voisin, expose Baptiste Vialet. Ce n’est donc pas une solution durable. »

Dans les Hautes-Alpes, l’agrainage linéaire de dissuasion est une autre solution. Le but ? Fournir de la nourriture loin des cultures. « Nous officions sous autorisation préfectorale sur des tracés localisés », détaille Max Mercurio. Mais là aussi, des doutes subsistent. « Ils ne vont plus dans les champs pour manger mais pour s’amuser », raconte Guyhem Brizard. Pour les restreindre, justement, des clôtures électrifiées peuvent être installées. « Il faut la poser quand on fait le semis », explique le président de la FDC05. Toutefois, il faut pouvoir les entretenir et les veiller. « Ce qui n’est pas gérable, avec plusieurs parcelles dispatchées », témoigne un agriculteur.

Finalement, en cas de dégât, l’agriculteur peut être indemnisé. Une fois la déclaration remplie, un estimateur vient constater les pertes. « L’indemnisation se calcule en fonction de la superficie, du rendement et du coût au kilo de ce qui a été touché », explique Max Mercurio. Mais ce système ne contente pas les agriculteurs bios. En effet, le barème d’indexation des coûts est calculé en fonction des récoltes en agriculture conventionnelle. Qui n’ont donc ni les mêmes rendements ni les mêmes contraintes que leurs équivalents biologiques. Des exploitants bios dénoncent ainsi une méconnaissance de leur travail. Selon Guyhem Brizard, la solution serait une nouvelle table ronde. « Avec tous les acteurs du secteur, pour qu’on réagisse vite. »

Un trafic de sangliers démantelé en Haute-Loire

Au terme d’une longue enquête, le 10 juillet, les gendarmes de Haute-Loire ont mis fin à un trafic de sangliers. Un élevage clandestin qui aurait alimenté des chasseurs. / © P. LACHENAUD / AFP
Au terme d’une longue enquête, le 10 juillet, les gendarmes de Haute-Loire ont mis fin à un trafic de sangliers. Un élevage clandestin qui aurait alimenté des chasseurs.

Depuis plusieurs mois, près de Monistrol-sur-Loire, les agriculteurs constataient une surpopulation anormale de sangliers. Au terme d’une longue enquête, le 10 juillet, les gendarmes de Haute-Loire ont mis fin à un trafic de sangliers. Un élevage clandestin qui aurait alimenté des chasseurs.

C’est grâce à un hélicoptère équipé d’une caméra infrarouge que les gendarmes de la Haute-Loire ont réussi à localiser un élevage illégal de sangliers à Bas-en-Basset, près de Monistrol-sur-Loire. Cela faisait plusieurs mois que la sous-préfecture d’Yssingeaux essayait de comprendre l’origine de cette surpopulation de sangliers dans le secteur.

Une prolifération aux conséquences fâcheuses sur les cultures des agriculteurs. Au point que les tensions entre eux et les chasseurs n’avaient jamais été aussi vives.

Plusieurs services de l’Etat avaient été mobilisés pour tenter d’enrayer cette surpopulation dont l’origine n’avait rien de naturel. Sous autorité du parquet, une opération de contrôle a permis aux gendarmes de mettre au jour un élevage clandestin de sangliers.

Dans un enclos de 60 hectares, 64 sangliers ont été ainsi comptabilisés même « si on pense qu’il y en a probablement au moins 150 » explique Christine Hacques, sous-préfète de Haute-Loire.

Un trafic de sangliers démantelé en Haute-Loire

Les sangliers seront abattus
Du matériel de transport et des cages ont été saisis, ce qui laisse à penser qu’il s’agit là d’un élevage « quasi industriel » précise la représentante de l’Etat. L’enquête et les auditions en cours devraient permettre de savoir si, comme le pensent les enquêteurs, ces sangliers étaient vendus à des chasseurs peu scrupuleux

.

 

Un plan d’abattage de ces sangliers a été décidé. Ce sont les services de l’Etat qui s’en chargeront. Les animaux sauvages dont l’élevage est illégal finiront à l’équarrissage. En attendant, ce sont les instigateurs présumés de ce trafic de sangliers qui auront en charge de garder les animaux.

Paul Breynat

 

Illustration

CHASSE

Illustration PHOTO/AFP JEAN-FRANCOIS MONIER
  •  par Lindep.fr avec AFP
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  • Le 17 septembre à 20h56 | Mis à jour le 18 septembre
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Chasse : un ado de 13 ans décédé, un enfant de 11 ans très grièvement blessé

 

MISE A JOUR LUNDI 10h

 

Deux terribles accidents sont survenus ce dimanche au cours ou en marge de parties de chasse. Le premier, en Vendée, a coûté la vie à un adolescent de 13 ans atteint d'une balle en pleine tête alors qu'il accompagnait une battue. Le second, dans le Var, a vu un enfant de 11 ans atteint à l'estomac et au poumon par un projectile tiré par un chasseur. Son pronostic vital est engagé. Son père a également été blessé. 

Un garçon de treize ans est mort d'un coup de fusil en pleine tête, tiré par son grand-père, dimanche matin au cours d'un accident de chasse près de Luçon (Vendée),

En arrêt cardio-respiratoire, l'adolescent a été transporté par hélicoptère au CHU de Nantes, ont indiqué les pompiers et les gendarmes. Il est mort des suites de ses blessures.

La victime accompagnait les chasseurs au moment de l'accident, qui s'est déroulé vers 11H30 sur la commune de Triaize, au premier jour de l'ouverture de la chasse dans le département de la Vendée. Il a été victime d'un tir alors qu'il ramassait un volatile.

Le parquet de La Roche-sur-Yon a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l'accident, a-t-il indiqué à un correspondant de l'AFP, sans plus de précision.

Par ailleurs, un enfant a été "très grièvement blessé", son père plus légèrement, ce dimanche matin par un projectile alors que des chasseurs faisaient une battue à Collobrières (Var).

Alors que dans un premier temps, le pronostic vital de l'enfant, âgé de 11 ans, "très grièvement blessé à l'estomac et au poumon", était engagé, on apprenait ce lundi que ses jours n'étaient plus en danger.

Le père, 49 ans, blessé aux jambes mais dont le pronostic vital n'est pas engagé, a été transporté dans un hôpital de Toulon.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le père et le fils ont reçu "un projectile unique tiré par le chef de traque".

 


FAITS DIVERS – JUSTICE

Savoie : quatre ânes tués par un chasseur à Arith dans les Bauges

Par Nelly Assénat et Anabelle Gallotti, France Bleu Pays de Savoie et France BleuLundi 18 septembre 2017 à 12:50

Sandrine a découvert ses ânes morts dans le champ
Sandrine a découvert ses ânes morts dans le champ © Radio France - Anabelle Gallotti

Quatre ânes ont été tués par un chasseur suisse dimanche à Arith dans les Bauges (Savoie). L'homme leur aurait tiré dessus à la sortie d'un sous-bois. La Fédération de chasse de Savoie condamne ses tirs et refuse de parler "d'accident de chasse".

C'est dimanche dernier, dans l'après-midi, que Sandrine, la propriétaire des ânes a appris la nouvelle par téléphone. Quasiment tout le cheptel de Arpi'ânes cette jeune entreprise de location d'ânes à Arith, dans les Bauges (Savoie) a été décimé par un chasseur.

Deux animaux sont morts sur le coup, les deux autres ont agonisé plusieurs heures et ont dû être euthanasiés.

Les ânes ont reçu plusieurs balles chacun

Le chasseur a tiré sur tous les ânes, probablement alors qu'ils sortaient d'un sous bois. Ils ont reçu plusieurs balles chacun, notamment au niveau des pattes. Fanfan, Ulule, Moustique et Mistral sont morts. Il ne plus reste qu'un cinquième âne, Safran, le survivant. Le tireur est un chasseur suisse, qui avait pris une carte à l'Association de chasse Arith / Lescheraines avec son frère. La propriétaire des ânes ne veut pas polémiquer sur la chasse ou les chasseurs. Elle parle des faits et seulement des faits.

"C'est avec une douleur indescriptible que j'ai la tristesse de vous annoncer l’assassinat de presque l'intégralité de notre troupeau d'ânes : Fanfan, Ulule, Moustique, Mistral ont été massacrés par un chasseur suisse." — Sandrine, la propriétaire des ânes abattus

La propriétaire des ânes parle d'un "assassinat" sur sa page facebook, où elle a posté une vidéo de ses animaux. D'après elle, le chasseur suisse était officiellement venu dans les Bauges pour chasser les biches, chevreuils et autre sangliers. Le frère du chasseur s'est présenté auprès de la propriétaire des animaux, pour s'excuser, mais sans expliquer les raisons du geste du tireur. Les ânes vivaient dans des champs à Arith, loués par leur propriétaire qui n'habite pas sur place.

"Donc dans les Bauges, au 21e siècle, on tire sur des animaux qui sortent du bois sans prendre la peine de vérifier ce qu'on tire et on envoie, on enchaîne les balles, on ne tire pas qu'un seul coup !" — Sandrine, la propriétaire des ânes abattus

Les bêtes ont notamment été visées aux pattes - Radio France
Les bêtes ont notamment été visées aux pattes © Radio France - Anabelle Gallotti

« C'est un âne qui a tiré sur des ânes »

C’est ce qu’affirme un habitant du secteur. Il ne comprend pas ce geste, « comment quelqu’un peut tirer à plusieurs reprises sur des ânes, sans se rendre compte que ce ne sont pas des biches ou des chevreuils ? ».

"on ne peut pas confondre les oreilles d'un âne avec un autre animal"

La Fédération de chasse de Savoie condamne cet acte

« Ce n’est pas un accident de chasse tellement ce geste est hors norme ». Voilà ce qu’affirme le directeur de la Fédération de Chasse de Savoie, Pierre Sicard. « C’est un geste totalement incompréhensible, c’est très grave pour l’image de la chasse en Savoie. Les 8000 chasseurs du département ne peuvent pas être considérés comme ce chasseur suisse ». Le directeur de la Fédération est allé personnellement rencontrer la propriétaire des ânes. Il lui a apporté tout son soutien et assuré qu’il communiquerait avec elle en toute transparence.

 


 

Un chasseur croit tirer sur un loup, mais tue le chien d’un couple de vacanciers
L'homme avait cru voir un loup... 

CC PIXABAY

L’animal portait pourtant un collier orange bien visible selon ses maîtres, qui ont décidé de porter plainte. 

Cette triste scène a eu lieu jeudi à Saint-Auban, dans les Alpes-Maritimes. Un chasseur, qui participait à une battue, a tué le chien d’un couple de randonneursen vacances, rapporte Nice-Matin. L’homme avait cru voir un loup.

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Un chasseur croit tirer sur un loup et tue la chienne d'un couple de randonneurshttp://www.nicematin.com/a/166446 

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La chienne, Geisha, un malinois de 6 ans, déambulait devant ses maîtres lorsqu’elle a été atteinte par une balle. L’animal portait pourtant un collier orange et ses maîtres des couleurs vives, indique le journal régional.

Le couple de vacanciers, très affecté par le drame, a décidé de porter plainte contre le chasseur.

 


 

RISTRETTO CAFÉ

Par Le 23/09/2017

C'est plutôt rare ici que je fasse de la promotion pour un article alimentaire mais là, vraiment, c'est inévitable. 

Nous achetons notre café chez Jocelyn (RISTRETTO CAFE) et je dois dire que la différence avec les cafés standards du commerce est indéniable. Un vrai régal.

Même si vous n'êtes pas sur la région, vous pouvez être livrés à domicile. 

Un bel article et le lien direct vers le site.

"Ensemble, luttons contre l'amertume" :)


 

Un torréfacteur de café en Cœur de Savoie !

economiecoeurdesavoie

logo-01Installé à La Chapelle Blanche depuis 2006, LE RISTRETTO torréfie et commercialise une large gamme de cafés, thés, tisanes via différents canaux de distribution :

  • Les marchés en Savoie à Chambéry, La Rochette et Albertville,
  • La vente en ligne avec le site internet ristretto-cafe.com,
  • La vente aux professionnels (commerce, restauration et au sein des entreprises).

Les cafés sont sélectionnés et achetés à un comptoir du Havre avec toujours la recherche d’une gamme de qualité d’origines diverses. Sur les 25 cafés proposés 19 pays sont ainsi représentés des plus communs aux plus rares : l’Ethiopie, la Colombie, le Brésil, le Mexique, la Tanzanie, le Viêtnam, l’Australie, le Congo…

Jocelyn Glorieux gère l’activité à plein temps avec l’appui de son épouse Françoise. «  En 10 ans, le marché a évolué avec la moitié des clients qui demandent maintenant du café en grains, alors que 80% du café était moulu en 2006 ! Nous vendons donc aussi des machines à café de la marque SCOTT (très bon rapport qualité prix) et des modèles premium de la marque suisse JURA.P1020694 Aujourd’hui, nous souhaitons développer notre activité à destination des professionnels de la restauration gastronomique et proposer une offre complète avec une formation clef en main. Nous sommes persuadés qu’il y a de la place pour un torréfacteur artisanal de proximité ! Reste à séduire les chefs, les étoilés comme les autres ! Le café est encore méconnu et il y a beaucoup de préjugés sur le produit ».

La devise du RISTRETTO : « Ensemble luttons contre l’amertume ».

Plus d’information sur LE RISTRETTO

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Ristretto Café

Ensemble luttons contre l'amertume

Ristretto Café, Artisan torréfacteur en Savoie

« Ristretto » nom commun donné au café de comptoir en Italie, appelé plus couramment espresso en France.
Au Ristretto, le café est torréfié « blond », artisanalement, nous respectons les 20 minutes à 200°C max et le temps de repos avant consommation.

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Les Kogis de Colombie

Par Le 22/09/2017

Je ne sais plus quand, ni dans quelles circonstances, j'ai découvert l'existence de ce peuple mais je leur porte une grande affection. Ils sont ce que l'humanité n'aurait dû jamais cesser d'être.

Dans la série de "Jarwal le lutin", ils sont là.

Dans "Les héros sont tous morts", également.

Dans "Tous, sauf elle", ils apparaissent encore.

Et à chaque fois, que je viens relire des documents sur leur existence ou que je découvre de nouveaux articles, je suis toujours aussi fasciné et ému.

Peut-être qu'un jour, j'irai là-bas.

Il me plaît d'y croire.


http://cocomagnanville.over-blog.com/2017/01/colombie-les-kogis.html

Colombie : Les Kogis

Publié le 17 Janvier 2017

By The original uploader was Thomasdhl at German Wikipedia - Transferred from de.wikipedia to Commons., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1648450

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Sierra Nevada

Ils sont dans la Sierra Nevada.
Ils sont monothéistes, et Dieu est Femme.
D'abord il y avait la mer. Tout était obscur.
Il n'y avait ni soleil ni lune ni gens ni animaux ni
plantes.
Seule la mer était en tous lieux.
La mer était la Mère. (...)

Ernesto Cardenal (Hommage aux indiens d'Amérique)

Par Taggen — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18954722

Par Taggen — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18954722

Au nord de la Colombie se situe la Sierra Nevada de Santa Marta qui est la plus haute montagne côtière du monde avec une altitude de 5800 mètres.

Elle borde la mer des caraïbes et se trouve à une quarantaine de kilomètres des terres.

La Sierra Nevada est aussi escarpée que le versant sud de l’Himalaya et les indiens savent habilement utiliser les différences d’altitude pour obtenir des récoltes à différentes époques de l’année.

Le climat est tropical , chaud et humide et de grandes variations climatiques peuvent se produire dans la même journée.

Au sein des 4 tribus qui vivent dans cette partie du monde, vivent les indiens Kogis.

Ils sont au nombre de 9911 personnes

Ils partagent les mêmes coutumes que les autres groupes indigènes qui sont les Arhuacos, les Arsarios et les Kankuamos.

 

Sommets d'Abya Yala - 5774 mètres Pic Simón Bolivar et la Sierra Nevada de Santa Marta - coco Magnanville

Sommets d'Abya Yala - 5774 mètres Pic Simón Bolivar et la Sierra Nevada de Santa Marta - coco Magnanville

Par Jenni Contreras from Colombia - Picos nevados, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4074096 C'est le second plus haut sommet de Colombie situé dans la sierra nevada de ...

http://cocomagnanville.over-blog.com/2016/05/sommets-d-abya-yala-5774-metres-pic-simon-bolivar-et-la-sierra-nevada-de-santa-marta.html

Colombie : Les indiens de la Sierra Nevada de Santa Marta (kogis, arhuacos et arsarios) - coco Magnanville

Colombie : Les indiens de la Sierra Nevada de Santa Marta (kogis, arhuacos et arsarios) - coco Magnanville

COLOMBIE : indiens de la Sierra Nevada de Santa Marta image Situation géographique image ....... La montagne Au nord de la Colombie se situe la Sierra Nevada de Santa Marta qui est la plus haute ...

http://cocomagnanville.over-blog.com/article-colombie-les-indiens-de-la-sierra-nevada-117361625.html

Les ancêtres des indiens actuels, les Tayronas étaient des maîtres orfèvres moulant des figurines d’esprits, d’humains et d’animaux à l’aide de l’ancienne technique de la « cire perdue ». L’’or , extrait du sable des rivières, fondu et versé dans le moule prenait la forme de la cire. Les figurines étaient utilisées dans les rituels, placées dans les tombes ou enterrées en paiements à la « terre ». Pour les indiens ( comme pour nous d’ailleurs) l’or est un métal sacré et d’une grande importance rituelle. Les envahisseurs ont vite flairé ce « filon » et pillèrent tout ce qu’ils purent piller, affectant terriblement les indiens, héritiers de toutes ses pièces de leur passé et les affectant d’autant plus que les pilleurs n’avaient aucun respect pour le métal sacré.

Colombie : Les Tayronas - coco Magnanville

Colombie : Les Tayronas - coco Magnanville

Civilisation dite " dorée " qui s'est développée entre 1200 et 1510 de notre ère dans la partie la plus septentrionale de la Colombie, la Sierra Nevada de Santa Marta. Une civilisation qui avai...

http://cocomagnanville.over-blog.com/2016/02/colombie-les-tayronas.html

Quand les indiens Kogis nous parlent de la Terre

Quand les indiens Kogis nous parlent de la Terre

L'INREES a rencontré deux représentants de la communauté des Indiens kogis, peuple autochtone de Colombie, venus en France à l'occasion d'une tournée de conférences intitulée " Regards Crois...

https://www.youtube.com/watch?v=CU8eJMCGWVg

Un Kogi ou Grand frère regarde les touristes, les petits frères - Par Luis Perez — http://www.flickr.com/photos/pe5pe/5344338290/sizes/o/in/photostream/, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19697150

 

LA LIGNE NOIRE

 

 

Elle délimite le territoire ancestral et est stipulée dans la résolution numéro 00002 de 1973 et modifiée par la résolution numéro 837 du ministère de l’intérieur. La ligne noire passe par les sites sacrés remis par la Terre mère comme héritage.

La Sierra Nevada est considérée comme la ville spirituelle, les indiens en sont les gardiens ainsi que de celui du monde.

Leur raison d’être est de prendre soin de la vie, les montagnes de la Sierra Nevada sont des Mamos ( chamans), ce sont les géniteurs de toute vie. Les indiens leur adressent leurs offrandes afin que la vie soit préservée.

HERMANOS MAYORES ( les frères aînés) : est le nom qu’ils se donnent.

Les autres peuples ( nous en l’occurrence) sont dénommés «  HERMANOS MENORES, les frères cadets, les petits frères.

 

Ils pensent que leur message doit être diffusé aussi largement que possible, ils savent qu’ils ont beaucoup d’alliés dans le monde et que de plus en plus d’individus défendent comme eux les valeurs humaines au détriment des valeurs économiques.

Par Uhkabu — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=32173257

 

Les Mamos, prêtres, ou savants ou encore chamanes soutiennent le monde, ils conservent les forces en équilibre.

Ils chantent et dansent, célèbrent les cérémonies et font les « paiements » à la terre. Ils guérissent les maladies, gardent les objets sacrés, les bâtons, les masques, les pierres sacrées.

 

Ecoutons-les :

 

« Les blancs nous maltraitent et ne sont d’accord avec nous que lorsqu’ils veulent obtenir de nous quelque chose, comme nos votes pour leurs politiciens qui promettent beaucoup et ne donnent rien.

Ils nous ont enseigné des besoins nouveaux qui nous séparent peu à peu de nos traditions et de nos méthodes anciennes pour produire tout ce dont nous avons besoin.

Ils ont apporté leur propre façon de penser dans notre communauté. Mais leurs idées sont mauvaises et rendent certains d’entre nous honteux d’être indiens, ce qui devrait pourtant être notre plus grande fierté.

 

« Etre indien, c’est comme être à la racine des choses « 

Colombie : Les Kogis

Chez les Kogis Colombie #drawing #dessin #traveldiary #carnetdevoyage #colombia #colombie #stephan - steph.ledoux

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http://www.imgrum.net/media/1254047071621989399_237372416

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LA COCA

 

C'est une importante plante rituelle cultivée par de nombreux peuples indiens des Andes et de l’Amazonie. Ses feuilles contiennent des alcaloïdes ( au nombre de 14) dont la cocaïne.

Pour extraire l’alcalin actif de la feuille, les indiens de la Sierra réduisent des coquillages marins en fine poudre de chaux qu’ils mettent dans une gourde fermée par un bâtonnet. Chaque homme porte sa gourde ou « poporo » avec son sac de feuilles de coca et lorsqu’ils se rencontrent ils en échangent une poignée.

Ils mâchent une poignée de feuilles qui forme une chique, retirent de leur poporo le bâtonnet enduit de poudre de coquillage et le roulent précautionneusement dans la chique. Une partie de la poudre se mélange avec les feuilles mâchées et la réaction chimique peut commencer en libérant les alcaloïdes.

Avec le temps , l’orifice du poporo se couvre d’une fine couche de calcium durcie par le frottement répété du bâtonnet.

Les Arhuacos pensent que consommer la feuille de coca les rend plus vifs et lucides, plus résistants à la fatigue et à la faim.

Il y a un symbolisme sexuel dans ce rituel utilisé principalement par les hommes : l’usage du bâton ( mâle) et du poporo ( femelle).

La feuille de coca, victime de tabous - coco Magnanville

La feuille de coca, victime de tabous - coco Magnanville

Un peu de botanique La coca, de son nom latin erythroxylum coca lam est une plante de la famille des erythroxylacées. C'est un arbuste de 1.50 m à 4 m qui pousse à l'état sauvage dans la Cordil...

http://cocomagnanville.over-blog.com/article-22897538.html

LES KOGIS

Se prononce kogui.

Autres noms kággaba = les gens de la terre

Coqui- Kogi- Yoghi.

Coté nord de la Sierra Nevada, dans les départements de La Guajira, Cesar et Magdalena.

Langue : kogi de la familles des langues chibchanes.


 

 

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Des jardiniers qui n’ignorent rien de la permaculture

Les Kogis sont des agriculteurs ou plutôt des jardiniers, toutes les formes vivantes qui se déploient dans leur environnement sont travaillées avec une idée d’alliance avec la nature . Les produits de la terre-mère sont un élément essentiel de cette dernière et doivent composer l’univers des Kogis. Chaque élément est essentiel, une composante à ne pas négliger et qui permet d’enrichir naturellement par exemple la terre pour l’enrichir comme avec les coquillages ou qui permet d’obtenir une ombre diffuse avec le placement précis d’un jardin ou la plantation d’un arbre plus haut.

Il y a 2 saisons sèches dans l’année de décembre à mars et de juillet à septembre qui s’alternent avec 2 saisons des pluies comprenant des précipitations assez violentes et importantes.

En décembre et janvier les jardins sont nettoyés.

En février commencent les brûlis de bois auparavant abattus.

Les jardiniers cultivent de nombreuses espèces, ils sont persuadés que consommer des protéines animales est dangereux pour la santé du moins lors des rituels et pour cela leur agriculture comprend une grande variété de cycles végétaux qui sont répartis sur les différents étages de leur territoire.

Cela leur permet d’obtenir de quoi survivre toute l’année.

Certains pensent que la permaculture est une invention de la société occidentale et civilisée mais c’est bien les peuples premiers qui en sont les véritables détenteurs

Chaque famille dispose de lieux de vies sur les différents étages de la sierra . Ils se déplacent avec le peu qu’ils possèdent, leurs enfants et leurs animaux par un réseau de chemins ou bungula sillonnant la sierra et en parallèle des cours d’eau.

L’espace cultivé a été laissé auparavant en jachère, il est retravaillé et planté tout d’abord de tubercules.

Puis sont semées les céréales dont le maïs et des légumineuses.

Les tiges de maïs servent de support aux légumineuses comme c’est le cas dans le système de la milpa des Mayas.

Ils répartissent les plus grandes plantes comme les plants de banane plantain et les arbres fruitiers à des endroits demandant une ombre diffuse tout en protégeant les cultures du vent.

Chacun vient puiser dans ce grand garde-manger à ciel ouvert ce dont il a besoin.

La ressource principale est la banane plantain qui est un fruit salé consommé comme un légume toute l’année.

Ensuite vient la banane, les haricots, la pomme de terre (un produit qui est venu avec la colonisation), la canne à sucre, les oranges, les mangues, le manioc, le maïs ; la batata et le name.

Certains produits sont emportés à d’autres étages, ils sont échangés contre des produits agricoles.

Le stockage est peu répandu car il y a peu de matières à conserver et parce qu’ils pensent qu’il n’est pas nécessaire de produire plus que nécessaire.

 

Aluna

Aluna c'est la pensée ou l'énergie créatrice.

En toute chose est aluna, elle a sa place dans tout ce qui est vie, c'est un principe de vie

L'amour c'est aussi aluna, vivre c'est être en aluna (penser et aimer)

Aluna est le message des Kogis et des peuples de la Sierra Nevada de Santa Marta.

(...) La pensée ils l'appellent aluna
(et c'est aussi esprit, souvenir, âme, vie).
Aluna c'est l'esprit ou l'idée des choses.
Avant la création du monde la Mère Universelle
a existé en aluna
"elle n'était ni quelqu'un ni rien ni quoi
que ce soit
elle était aluna" (...)

Ernesto Cardenal - Hommage aux indiens d'Amérique

colibri coruscans- Par http://www.birdphotos.com — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4242900

 

Les animaux

Pour les Kogis ils sont considérés presque comme des personnes. Le colibri représente le paradoxe entre la beauté et le côté solaire de son plumage et la paresse ou l’instabilité. Cet oiseau est important dans les rituels, les danses, les cérémonies car il symbolise les voyages chamaniques d’un monde à l’autre.

La grenouille, la chauve-souris, le jaguar font également partie du bestiaire des Kogis.

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La musique

 

La musique tient une place importante dans le travail spirituel.

Les instruments utilisés sont la flûte ou quizi, les tortues ou kuiiguba, le tambour ou kaja.

La flûte est masculine, c’est alors kuizi sigi ou macho ou féminine, elle est alors kuizo bunzi ou embra. Les flûtes doivent parler ensemble, les mélodies des hommes, répétitives et simples se trouvent comme enroulées par les mélodies des femmes qui se développent de façon plus mélodieuse.

Chaque mamu a ses propres danses et chants qui sont utilisés lors ses mariages, des baptêmes et de la mort.

D’autres instruments sont utilisés comme sonnailles ou clochettes ou trompes fixées aux chevilles : maracas, petits tambours, coquillages, calebasses.

La mochila

Le tissage des mochilas ou tutu, ces petits sacs que portent les hommes en bandoulière et qui leur sert bien souvent à transporter des feuilles de coca est effectué par les femmes. Les femmes filent le coton que vont tisser ensuite les hommes sur le métier à tisser. Homme et femme tissent en relation avec la mère. La mochila est aussi la représentation de l’utérus féminin dans lequel nous avons tous grandi. Un homme porte toujours 2 ou 3 mochilas croisées sur sa poitrine, dans l’une il y met ses objets spirituels, dans une autre des objets courants et dans une autre le poporo.

 

Le tissage

 

Le tissage est une activité essentielle.

 

Le tissage est une activité masculine et personnelle. Les hommes ont toujours leur métier à tisser appuyé contre un mur devant chez eux.

La pensée nécessaire à la cosmovision Kogi s’exprime au sein d’un immense métier à tisser vivant et le territoire lui-même est un grand métier à tisser. C’est pourquoi pour les Kogis vivre c’est tisser et tisser c’est penser, se relier a aluna.

Le métier à tisser qui est le territoire exprime le symbolisme porteur des principes éthiques et les mamu au fil de leurs actes de méditation déplacent avec finesse les fils (ou relations) qui se régulent sur le territoire des Kogis.

Le métier à tisser en lui-même est de forme rustique composé d’un cadre carré en bois maintenu par 2 autres morceaux de bois croisés en diagonale tenant l’ensemble, il est appuyé contre le mur de la maison.

 

Dans le livre de Kathy Dauthuille on apprend à tisser les relations complexes de la cosmovision Kogi tout comme le fil navigue d’un motif à l’autre, suivant parfois des zigzags imprévus pour réaliser à la fin une œuvre complète ou chaque élément est à sa place.

Tisserand du soleil de Kathy Dauthuille

 

(..) Se déroule alors tout au long de ce poème aux trente-six mélopées, un collier de perles rares et lumineuses, tissage des quatre éléments qui se multiplient en restant toujours neuf. (…)

Par Thomas Dahlberg, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18476413

Par Thomas Dahlberg, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18476413

La  maison ou juzhui

La maison sert surtout à protéger lors des intempéries car la Sierra Nevada est considérée comme une grande maison. Regroupées par 2, une pour les hommes et une pour les femmes. Le toit est en palmes (représentation des arbres de la sierra), la pointe du toit c’est le cœur de la Sierra. La porte et le bois utilisés dans la maison représentent les sommets, les vallées. Chaque maison a un nom et une pensée.
La kankurua est la hutte sacrée, une reproduction de l’univers qui représente la porte d’accès à différentes dimensions (aluna l’énergie, yuluka l’équilibre, seiwa l’alliance, selda le contraire) et aux clés du savoir des Kogis.

Don et contre-don

 

En contrepartie de ce que donne la nature chacun doit réaliser un remerciement ou faire des dons. Ceci est au cœur du système social Kogi

« Tu m’aides et je t’aide sans contrepartie rémunérée » est le système régissant les relations entre frères, beaux frères et voisins. Un très puissant système de valeurs qui existe à travers le don et le contre-don et qui apporte l’harmonie, l’équilibre, la solidarité, l’engagement, la responsabilité, le respect et l’écoute.

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Le poporo

 

Le poporo est une calebasse surmontée d'une boule jaune qui est remise au jeune garçon qui a réussi le rite de passage pour devenir adulte et peut alors se marier.

Il est rempli de chaux extraite de coquillages calcinés et pilés qui, mélangée en bouche avec les feuilles de coco permet de libérer l'alcaloïde de la coca sur les muqueuses.

Il faut un morceau de bois fin de 20 à 30 cm pour sortir la chaux du poporo.

La calebasse et le morceau de bois représentent la dimension féminine et la dimension masculine de l'existence.

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Les cartes tressées ou tissées

Ce sont des cartes mais pour eux elles représentent également des calendriers, des supports de toute sorte qui nous amènent à avoir une lecture mentale spirituelle et matérielle de leur cosmovision.

Ces cartes physico-symboliques représentent le monde tel qu'ils le voit. Elles sont aussi le coeur du monde, reliées à la pensé fondamentale des Kogis et qui règle chaque chose de leur vie : Vivre c'est tisser la vie.

Cet article de Tchendukua apporte toutes les précisions essentielles sur le mode de vie des Kogis, c'est un documentaire d'une grande richesse.

Sous forme d'abécédaire tout y recensé avec savoir-faire et vous aurez toutes les explications nécessaires à votre intérêt pour ce peuple.

Les données apportées en grande partie dans la réalisation de cet article proviennent de ce document qui m'a servi de source.

Quelques sites et liens que je vous recommande en rapport avec les Kogis :

Association Tchendukua Ici et ailleurs

Créée en 1997 par Eric Julien, sous le parrainage de Pierre Richard, Edgar Morin et Jean-Marie Pelt, l'association Tchendukua réunit celles et ceux qui souhaitent préserver un mode d'existence basé sur le respect de la nature, des autres et la recherche de l'équilibre.

Passons aux choses sérieuses : L'association TCHENDUKUA créée par Eric Julien, spécialiste des indiens kogis propose de racheter des terres pour les indiens :

Acheter une terre

C'est un des objectifs principaux de notre association : restituer leurs territoires aux Indiens Kogis... En s'y mettant à plusieurs, nous pouvons racheter des terres dans la Sierra Nevada de Santa Marta, suffisamment grandes pour accueillir des familles, voire tout un village.

Un « carré vert », c’est un terrain d’environ 600 m2 dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Cet espace permettra aux Kogis, repoussés vers le sommet du massif, de retrouver des terres chaudes, et donc de conserver la diversité des cultures qui leur permet de vivre.

Acheter ce petit bout de terre par l’intermédiaire de Tchendukua contribue donc à rendre un territoire à une communauté, et lui permettre de conserver son identité. Pour nous, c’est l’occasion de s’enrichir de nos différences.

Opération « carré vert »

(numérotés de 1 à 1000) seront vendus afin de pouvoir racheter de nouvelles terres pour les Kogis et de planter des arbres pour « une forêt à venir ».

Acheter un carré vert

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Tisserand du soleil ouvrage poétique de Kathy Dauthuille

Extrait :

 

"Il tissait le fil, tissait la vie, croisait ses pensées dans le cœur oublié du monde.
C'est dans le silence et avec lenteur, qu'il exprimait ce lien intense aux choses. Et c'est par cette alchimie primordiale que le tissu deviendrait sagesse, mémoire et vérité.
Comme tant d'autres de sa tribu, il filait à son tour le temps, sa destinée. Maintes fois il passa par la porte solaire pour reprendre le fluide, le courant, l'énergie.

 

Randonnée en Chartreuse

Par Le 20/09/2017

L'arche de la tour percée.

On y était déjà allé il y a plusieurs années mais par un autre passage. Cette fois, on voulait faire une boucle en venant par le bas et en sortant sur le plateau, tout en haut.

La mer de nuages a compliqué les choses :) Il n'y a pas de topo détaillé parce que les connaisseurs souhaitent préserver l'aspect "aventureux" de la balade...

Du coup, il faut chercher, essayer de repérer les traces de passages dans les herbes ou les cailloux, de trouver les bonnes vires pour franchir les ressauts rocheux. On a sorti la corde pour un passage en escalade sans trop savoir si c'était le bon itinéraire. On pensait même qu'on ne trouverait pas l'arche, un peu paumés dans la brume et puis tout d'un coup, au sortir d'une barre rocheuse, on est tombé pile dessus :) :) 

Et là, coup de chance numéro 2, après avoir remonté un couloir rocheux, terreux, herbeux, boueux, on est sorti au soleil, au-dessus des nuages ! :) Que du bonheur.

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