1 En 2008 Bruno Boulefkhad est entrepreneur depuis une vingtaine d’années, il est à la tête de plusieurs garages de vente de voitures d’occasion haut de gamme et emploie une douzaine de salariés, son affaire marche bien et il gagne très bien sa vie.
2 Il a un encours bancaire de 700 000 euros réparti dans deux banques la Société Générale et le Crédit Agricole et ce depuis des années, cet encours bancaire coûte à M. Boulefkhad 54 000 euros par an.
3 En 2008 crise financière, Oséo (http://www.oseo.fr/qui_sommes_nous/notre_mission) créée en 2005 est associé au « plan de relance des PME » pour faciliter l’accès des entreprises au crédit en garantissant leurs créances.
4 La Société Générale fait pression sur Bruno Boulefkhad pour qu’il prenne un crédit garanti par Oséo, de cette manière peu importe pour la banque que l’affaire de son client périclite puisque dans ce cas, c’est Oséo financé par le contribuable qui paiera les pots cassés.
5 Bruno Boulefkhad demande un prévisionnel à son expert comptable démontrant que l’entreprise ne pourra rembourser cet emprunt, encore une fois la banque s’en fiche puisque ce prêt est garanti.
6 La Société Générale menace M. Boulefkhad de ne pas régler les traites de ses fournisseurs et de le rendre interdit bancaire.
7 Bruno Boulefkhad est contraint d’accepter cet emprunt qui plombe son compte de résultat.
8 En 2011, comme il était complètement prévisible, la SARL de M.Boulefkhad dépose le bilan, il est ruiné et la Société Générale ainsi que le Crédit Agricole lui demandent encore 200 000 euros étant donné que Bruno Boulefkhad était cautionnaire de sa propre entreprise.
9 Bruno Boulefkhad a perdu en quelques mois ce qu’il a mis 20 ans à construire, son gagne pain et celui de sa famille, désespéré, il tente de s’immoler devant la banque le 16 mai 2012,
10 Bruno Boulefkhad reprend courage en décidant de dénoncer les pratiques dont il a été victime, il contacte les grands médias qui connaissent son histoire mais ne souhaitent pas la traiter, Pierre Jovanovic (journaliste indépendant http://www.jovanovic.com/blog.htm ) relaye son message. Que chacun en fasse autant c’est pour nous et pour faire bouger les choses que Bruno Boulefkhad se bat.
10 cm de neige sur Lons le Saunier. moins 5 au thermomètre, les mains et les pieds gelés, le dos déglingué, Bruno tiens toujours le siège de la Société Générale. Je viens de l'avoir au téléphone, c'est la victoire ou la mort. Le personnel de l'agence est au bord de la crise. Ils craquent et on les comprend.
En effet, chaque matin en arrivant à leur travail, ils croisent son regard. Chaque soir, en quittant les lieux, il est toujours là. Dans la ville on ne parle que de ça. Ce sujet revient sans arrêt dans les conversations avec leurs amis, leur famille.
"Au fait, le type, il est toujours là ?... Mais finalement, qu'est-ce qu'il veut ?... Moi je pense qu'il doit avoir raison, sinon il serait parti depuis longtemps... Et ça ne vous gène pas d'être bien au chaud pendant qu'il est dehors ?... Et vous avez perdu beaucoup de clients ?... Et votre direction, elle dit quoi ?... Vous ne craignez pas de vous faire virer s'il arrive quelque chose ?... J'ai lu l'article dans le journal, je pense quand même que vous avez déconné dans la banque ?... Moi je connaissais son garage, je ne comprends pas que vous l'ayez fait couler, c'était une belle affaire... Et ça ne vous réveille pas la nuit ?... Au fait, ta collègue est en arrêt de travail, c'est pour ça ?... Tu sais, on en parle partout en ville, vous allez être montré du doigt... Au café, l'autre jour, j'ai même entendu quelqu'un qui disait..............."
L'enfer, c'est le quotidien de Bruno, mais le Diable ne va pas s'arrêter en si bon chemin.
L'APLOMB, l'association dont Bruno est administrateur, lutte contre le fascisme financier. Les terroristes ne sont pas dans le désert du Sahara, Hollande a des mirages, Le vrais terrorisme est en France, tout près de lui.
Chaque matin, des millions de Français découvrent les méfaits de leur banque sur leurs extraits de compte. Ce racket quotidien est totalement illégal, on l'a largement démontré et les tribunaux nous suivent.
Pour s'en sortir, chacun doit faire un acte de Résistance. Chaque citoyen à le devoir de ne pas se laisser spolier de ses droits.
Bruno est le percuteur d'un mouvement qui s'amplifie chaque jour.
Seule une vague de plaintes contre les banques fera plier ce système. Si chacun a le courage de faire valoir ses droits, c'est 24 milliards qui sont reversés chaque année dans l'économie française au lieu d'aller dans les Paradis fiscaux.
C'est une augmentation importante du pouvoir d'achat de chacun, c'est un ballon d'oxygène dans la trésorerie des entreprises qui peuvent alors embaucher.
LA RELANCE ECONOMIQUE PASSE OBLIGATOIREMENT PAR UNE VICTOIRE CONTRE LA DICTATURE FINANCIÈRE;
SIGNEZ LA PÉTITION ! Soutenez le en lui payant un sandwich ou un café par paypal : bruno.boulefkhad@orange.fr
Le général de Gaulle estimait que la nationalisation du système bancaire était nécessaire contre l’influence néfaste des banques « assez puissantes pour faire échec à l’intérêt général »
Préface de Maxime Gremetz, homme politique pour « Le livre noir de la Banque » de Gérard Faure-Kapper
Selon les chroniqueurs financiers le système bancaire français se porte bien. En fait ce sont les banquiers qui vont de mieux en mieux. Pour les consommateurs et les petites entreprises artisanales et agricoles cela va de mal en pis.
« Le livre noir de la banque » dont le titre résume fort bien le contenu arrive à point pour dénoncer les multiples abus de la position dominante bancaire. Son auteur Gérard Faure-Kapper rappelle s’il en était besoin les scandaleux privilèges et les astuces d’exploitation des clients du monde feutré et policé de la Banque.
A lire l’auteur il est bien loin de l’idéal des « jours heureux » du programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R)
« "instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie"
"retour à la Nation des grands moyens de production monopolistes, fuite du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques." »
Le 2 décembre 1945 le gouvernement d’union nationale alliant les gaullistes et les communistes annonce la nationalisation de la Banque de France et celles du crédit lyonnais, de la société générale, de la Banque nationale du commerce et de l’industrie et du comptoir national de l’escompte c’est-à-dire les quatre plus grandes banques.
Le général de Gaulle dit lui-même que la nationalisation du système bancaire est nécessaire contre l’influence néfaste des banques « assez puissantes pour faire échec à l’intérêt général ». De plus, l’Etat crée trois banques « à lui » : le crédit national pour les entreprises, le crédit foncier pour le logement et la Banque du commerce extérieur. Enfin les mutuelles du crédit agricole et de la Banque populaire sont alignées sur le secteur bancaire nationalisé.
Ceci étant la déréglementation financière commence avec les gouvernements socialistes et en 1956 les banques d’affaires redeviennent des banques à part entière et concurrencent dangereusement le secteur national.
Dès lors les quatre banques nationalisées font tout pour se libérer de l’Etat et se comportent de plus en plus comme des banques d’affaires.
En 1981 les nouvelles nationalisations voulues par la gauche ne vont pas arrêter ce mouvement et si l’Etat organise ces entités financières, il commence aussi en sous-main à organiser le retour du secteur privé.
A peine élue en 1986 la Droite fait de la privatisation des Banques la clé de son programme et très rapidement, la société générale, la CCF, Paribas et Suez sont privatisées. Jusqu’en 1994, sous la Droite comme sous la Gauche, pratiquement tout le secteur financier retourne au privé : la BNP, le CIC, le crédit local de France, etc.
Sous le ministère de Dominique Strauss-Kahn ministre des finances, les privatisations bancaires et des assurances s’achèvent, crédit lyonnais, AGF, GAM, etc.
Avec lui le monde bancaire français est entré dans « la finance mondialisée ! ».
La crise financière de 2008 met en relief ce pouvoir exorbitant des banques. Elles obtiennent de l’Etat en urgence 20 milliards d’euros, puis 90 milliards d’euros de garantie et sans aucune contrepartie, le gouvernement de Monsieur Sarkozy ne demande ni actions, ni sièges dans les conseils d’administration des Banques.
Pire, la généralisation du livret A atteint le nécessaire monopole de la caisse des dépôts et de la Banque postale. Cela parachève la main mise sur les particuliers du secteur juteux de la banque qui avait déjà œuvré pour la suppression des comptes personnels pour les particuliers à la Banque de France et au Trésor public.
Enfin la privatisation de la Banque postale livre les services bancaires de la poste à la capacité du secteur privé et les alliances de la poste avec la société générale et la Banque préfigure la fin de la Banque de service public.
Le rêve du « tout libéralisme » est atteint et les profiteurs peuvent maintenant se servir.
C’est ce que notre auteur nous livre les tenants de cette exploitation financière du grand public et des petites entreprises.
Que faire ? Avant de pouvoir revenir aux nationalisations bancaires de salut public il faut sans doute se battre pour dénoncer tous les abus qui sont tels que le pouvoir actuel en est lui-même gêné d’où ses déclarations politiques pour tenter de calmer le jeu.
Une proposition de loi visant à créer un observatoire parlementaire, économique et paritaire de surveillance du monde bancaire serait la bienvenue. D’où le grand intérêt de ce travail de qualité qu’a effectué Gérard Faure-Kapper que j’ai eu le privilège de préfacer.
Qu’il est loin le temps « des jours heureux » du programme du Conseil National de la Résistance !
"Agis comme si la maxieme de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle. "
E. KANT
Il conviendrait dans ce monde "moderne" d'établir la liste des actes et de les juger au regard d'une Loi universelle.
En quoi consisterait cette Loi universelle ?
C'est très simple : ne pas porter atteinte à l'espoir de la vie de tous ceux qui ne sont pas encore nés. Mais si, ceux qui ne sont pas encore nés avaient la possibilité de choisir cette naissance ou de la refuser, que feraient-ils ?
On peut espérer qu'ils accepteraient encore le défi.
Qu'en sera-t-il dans mille ans ?
Cette Loi universelle aura-t-elle définitivement disparu ?
"Si l'oeuf avait un judas, quel oiseau oserait en sortir ? " Lemson.
Je souhaite qu'aucun être humain n'en vienne jamais à se poser la question...Et je crains pourtant que ça ne soit déjà fait.
Si vous cherchez un chalet de vacances à louer ou même à acheter, ne cherchez plus :)) Si vous montez là-haut et que vous visitez un chalet traditionnel, exposé au sud, vous ne redescendrez plus, foi de Savoyard :))
Situation exceptionnelle dans les Belledonnes en Isère en 1450 / 2100 mètres d’altitude. Le charme d’un village familial sur Les Terrasses d’Allevard.
C’est sur les Terrasses du Collet d’Allevard en Isère que le hameau des chalets haut de gamme et authentique Honka seront réalisés. C’est un emplacement idéal pour les familles qui leur offre une vue imprenable sur le massif de Belledonne. Accès direct pour le ski, les premiers remontés mécaniques sont à 300 m des chalets.
Les Terrasses du Collet d’Allevard offre aussi le plus grand domaine skiable nocturne.
Les avantages
Vue panoramique sur les Belledonnes
Skis aux pieds
Chalets Honka de qualité en authentique bois massif
Les surfaces optimisées et chalets fonctionnels
Ensoleillement maximal
Services de gestion locative
Un espace détente avec sauna, jacuzzi et hammam seront disponible pour la saison 2013/2014.
Tous les chalets bénéficient d’une grande terrasse et d’une vue imprenable pour apprécier la montagne et la nature, hiver comme été. Vous disposez d’un local à skis chauffé, d’un parking privé et un accès internet wifi. Le restaurant pizzeria et la piscine chauffée ouvertes sont très appréciés..
Maison en sacs de terre de 50m2 pour 8700 € construite à 3 en 8 jours
Dans les pays occidentaux, le secteur du bâtiment est énergétivore et fortement émetteur de gaz à effet de serre. De plus, construire une maison engloutie les budgets des ménages.
Le concept de maison en sacs de terre permet d'utiliser des produits locaux (terre trouvée sur place) et à un coût dérisoire.Les sacs peuvent être remplis de terre, de sable (ou autre matériau), en fonction des ressources disponibles localement. Un sac de terre ou de sable, cela ne bouge pas du tout (il existe plusieurs systèmes pour que l'adhérence des sacs entre eux soit totale : fil de fez barbelé, effet velcro etc.), la maison est très stable. La terre tassée et sèchée (le sèchage peut être accélèré dans les écodomes en faisant un feu à l'intérieur de la construction terminée) devient très dure, de type brique/céramique. La matière des sacs utilisés (polypropylène) par CalEarth est très résistante. Une couche d'enduit protecteur est ensuite ajoutée pour protèger de l'eau de pluie.
Cette maison, un vrai bunker, est presque indestructible. Les sacs de terre ou de sable sont d'ailleurs utilisés par l'armée comme abris anti-obus, mais aussi pour lutter contre les inondations. L'écodom (technique "SuperAdobe") est une maison entièrement recyclable, isolante, anti-sismique, et à un coût quasi nul. Elle résiste également aux passages des cyclones et aux inondations. Elle ne craint pas les attaques d'insectes (termites) ou de moisissure. La maison en terre est aussi solide que la terre elle-même :) - Comme dans les églises, la structure en dôme permet, par gravité, le maintien de l'ensemble de la structure. Des constructions droites (avec un toit ordinaire) sont également possibles et sont également très solides. L'inertie thermique de la construction est très bonne. Idem pour l'isolation thermique (les murs sont épais). Le plastique des sacs empêche les remontées d'eau du sol par capilarité.
En secteurs fortement déboisés (Haïti, Afrique subsahélienne etc.) le concept d'EcoDome apporte un avantage majeur : sa construction ne nécessite pas de bois (pas de charpente).
Le père du concept d'EcoDome est Nader Khalili, un architecte américain d’origine iranienne (il a fait ses études en Iran, en Turquie et aux USA), qui concevait à l'origine des gratte-ciel. Puis, suite à une demande de la NASA, il a élaboré un concept de maison pour les missions spaciales sur la lune, ceci en utilisant le matériau disponible localement : la poussière lunaire. Nader Khalili a passé 5 ans a silloner en moto les déserts iraniens, aidant les populations locales à construire des maisons en terre et améliorant d'année en année ses recettes (l'Iran est un pays fortement sismique). Il reçoit le prix Aga Kahn d'Architecture en 2004. En 1988, un village expérimental fut construit au nord de Los Angeles, dans une région désertique. Sur les plans environnementaux et socio-économiques, c'est à dire à tous les plans, le concept est franchement génial.
De la lune à la terre...
- Olivier
Nader Khalili est un architecte irano-américain qui a travaillé sur l'architecture lunaire dans les années 80 et a développé des constructions en sacs de sable, qu'il appelle "Super Adobe".
- "The real form of poverty is the poverty of hope. There is an endless reserve of strength in every human to reach his goal, if only this strength is spent in acheiving rather than competing."
"Je n'ai rien inventé. Toutes les civilisations méditerannéennes ont utilisé la terre sur laquelle elles vivaient pour bâtir (...)Imaginez un monde où tous les réfugiés ont un abri. En plus, cela ne coûte rien".
" Les Nations-Unies s'intéressent aussi au principe. Et de fait, le Haut Comité pour les réfugiés (HCR) et le Programme au développement (PNUD) ont envoyé des représentants à Hesperia étudier les réalisations de Nader Khalili, avant de les utiliser pour abriter les réfugiés des tremblements de terre en Iran en 2002 et au Pakistan en 2005."
Plan du dossier : Partie 1: Maison en sacs de terre durçie / Introduction Partie 2 - Maison en sacs de terre durçie / Références Partie 3 - Maison en sacs de terre durçie / Quel plastique pour les sacs ? Partie 4 - Maison en sacs de terre durçie / Constructions dans le monde Partie 5 - Maison en sacs de terre durçie / Budget
Suite >> http://www.decouplage.org/categorie-10192476.html
La construction en sacs de terre est basée sur l'utilisation de sacs remplis de terre et du fil de fer barbelé. C'est très peu coûteux, mais nécessite de la main d'oeuvre.
Cette technique de construction naturelle a évolué à partir de la construction militaire des 'bunkers' et des méthodes de digues temporaires de lutte contre les inondations. La technique exige des matériaux de construction très simples : sacs solides, remplis avec de la terre et d'autres matériaux inorganiques généralement disponibles sur le site (comme le sable, le gravier, l'argile ou des pierres volcaniques concassées). Les murs sont progressivement mis en place en emplilant les sacs en quinconce (comme en maçonnerie).
Les murs peuvent être courbés pour une meilleure stabilité latérale, formant ainsi des pièces rondes et des plafonds en forme de dôme comme un igloo. Pour des bâtiments à parois droites de plus de 5 m. de longueur, il convient d'ajouter des contreforts.
On stabilise l'édifice en plaçant du fil de fer barbelé entre les rangées. On peut aussi utiliser de la ficelle enroulée autour des sacs afin de lier les rangs entre eux, ceci sert à maintenir la structure d'ensemble et la renforcer. Des tiges d'armature peut être martelées dans les parois, notamment dans les angles et près des ouvertures.
La structure est généralement finie avec du plâtre, du stuc ou des briques, à la fois pour évacuer l'eau et prévenir toute dégradation liée à l'action du soleil. Cette technique de construction peut être utilisée pour des abris d'urgence, des logement temporaires ou permanents, des granges et bien d'autres structures.
On peut utiliser divers types de toitures. Les toits en dôme sont des extensions de la paroi qui forment des voûtes ou des coupoles. Les voûtes et les dômes de terre sont très peu coûteux à construire, mais les rendre imperméables est un processus complexe et coûteux dans les régions humides. Il est plus facile de construire des bâtiments rectangulaires et circulaires avec des toits en bois ou en métal dans le style architectural local.
Fenêtres et portes peuvent être formées avec un linteau en maçonnerie traditionnelle ou avec encorbellement ou avec la technique de la brique arcade, généralement pour des formes temporaires. La lumière peut également être introduite par des puits de lumière, des tubes en verre à bouchon, ou des bouteilles qui sont placés entre les rangées de sacs au cours de la construction.
Les fondations
Les fondations sont souvent faites de sacs de graviers, ou du ciment armé. Les sacs de terre doivent être placés au moins 15 ou 30 cm au-dessus du sol.(Ce n'est pas le cas pour ceux en ciment) Il est important d'utiliser du ciment près du sol avant d'empiler les sacs de gravier, de sable, ou de terre.
Les types de sacs
Le plus populaire est fait de polypropylène tissé, tel que le type utilisé souvent pour transporter du riz ou d'autres céréales. Le polypropylène est choisi pour sa résistance aux dégâts des eaux, à la pourriture et aux insectes.
Les Remplissages
On utilise généralement du matériau non organique, mais il est possible d'utiliser des matériaux organiques (comme des balles de riz). Le matériau de remplissage le plus courant est l terre avec de l'argile (entre 5 et 50%). Les sacs de terre compactée forment des unités structurelles, mais ne peuvent résister à un trempage prolongé. Les sacs de sable et de gravier peuvent résister dans des conditions d'inondation prolongée. Mais la plupart du temps, les sacs de sable ne sont pas assez solides sans contreventement temporaire et l'ajout d'une peau structurelle. On peut stabiliser la terre avec du ciment, de la chaux ou du bitume pour renforcer l'étanchéité et la solidité (ce n'est pas nécessaire pour le plâtre structurel.
Les propriétés d'isolation thermique sont importantes dans les pays qui connaissent d'importantes variations de température. La roche volcanique concassée, la pierre ponce ou de riz,les coques ont de très bonnes valeurs d'isolation (meilleures que l'argile ou le sable). Mais il ne faut pas utiliser des matières organiques qui putrescibles ou biodégradables pour les murs porteurs. On peut les utiliser comme remplissage entre des postes. À défaut de gravier léger, on peut utiliser des déchets en plastique comme isolant de remplissage dans les sacs de terre.
Les propriétés de masse thermique du matériau de remplissage sont importantes pour les climats qui connaissent de fortes variations de température chaque jour. Les murs de terre massifs idéal sont une solution idéale pour les climats doux grâce à l'effet d'inertie. La terre ou le sable ont d'excellentes propriétés de rétention de la chaleur, et lorsqu'il l'isolation l'extérieure de la maison est bien faite, ces matériaux sont une bonne solution pour des bâtiments solaires passifs dans les climats froids.
Le plâtre
Quand le remplissage contient beaucoup d'argile, les plâtres faits avec de la chaux ou seulement de la terre sont meilleurs. Un mur de terre doit respirer et se dessécher, en particulier dans les climats où les températures descendent en-dessous de zéro.
Dans les climats chauds, on peut utiliser du stuc de ciment. Le stuc de ciment est une bonne solution sur de la terre stabilisée près du sol : la pluie s'infiltre à l'intérieur puis reflue.
Mais, souvent les plâtres de chaux ou de terre sont la meilleure finition. Le ciment est trop rigide et ne se dilate ni ne se contracte pas comme un mur de terre. On peut commencer la finition avec de la terre et utiliser de la chaux par-dessus. De plus, il est plus facile de réparer la chaux.
Renforcement pour les zones à risques
Tout d'abord, choisir un emplacement solide pour le bâtiment. La forme régulière de la structure et l'écartement des parois sont deux critères importants . Des normes internationales existent pour des contreventements pour la construction en terre dans différents types de zones à risques sismiques. Il arrive que l'on utilise des contreforts renforcés de ciment avec ancres de mortier ainsi que du barbelé renforcer la solidité des bâtiments publics dans les zones à risque sismique.
Il faut renforcer les angles avec du fil barbelé et utiliser un maillage de filet de pêche en nylon sous le plâtre. C'est important de protéger les sacs des rayons du soleil avec du plâtre rapidement. Autre impératif : finir le mur en haut avec une poutre de liaison en ciment armé.
Comme avec les murs géo-textiles de soutènement, une construction en sacs de terre bien réalisée peut résister à des tremblements de terre en raison de sa flexibilité.
a terre crue, le pisé, la terre cuite (brique) possèdent des qualités tout à fait remarquables, notamment, au niveau de leur inertie thermique de 12h (ce qui amortit les variations de température). Les caractéristiques d'isolationthermiques de la terre plutôt moyennes (lambda = 0,850) peuvent être améliorées par l'ajout d'isolants comme la paille ou les copeaux de bois pendant la construction.
CONSTRUCTIONS EN TERRE
La terre est un matériau peu coûteux, elle s'adapte parfaitement à l'environnement et une fois débarrassée de ses impuretés les plus importantes (cailloux, ...) et mélangée à de l'eau et/ou de la paille, elle peut être utilisée pour la construction. Cette dernière est aussi résistante qu'une construction en pierre
Utilisation de la terre crue
murs des maisons : Un mur de terre crue maintient la fraîcheur l'été et accumule la chaleur l'hiver.
cloisons intérieures
enduits intérieurs
enduits extérieurs
remplissage des colombages
isolation thermique
isolation acoustique
...
Types de fabrication à la terre crue
Adobe : Mélange de terre argileuse, de paille et d'eau, malaxée et moulée dans un cadre en bois pour former une brique qui est séchée ensuite au soleil.
Pisé : mélange de terre, d'argile crue malaxée, qui est compactée.
Bauge : façonnage de petits tas de terre argileuse, empilés pour former un mur.
Torchis : c'est un mélange de terre argileuse, de matières fibreuses (paille, foin haché) et peut etre de chaux; il est utilisé pour remplir les intervalles des murs en pans de bois (colombages). Il s'utilise à des densités très différentes : très léger avec beaucoup de paille, plus isolant à plus lourd avec beaucoup de terre, moins isolant mais avec beaucoup de masse thermique et déphasage long.
La maisonnette - paille-sacs de terre -à base de matériaux naturels, super-économique, et autonome en eau douce et en énergie (eau chaude et électricité) - Construire soi-même (en 8 jours à 3 personnes motivées) une maison en sacs de terre de 50 mètres-carrés (sans étage, 50m2 = surface habitable intérieure) en France (avec toit classique) coûte environ 8700 euros - maison 100% écologique la moins coûteuse possible, pour deux personnes
(et éventuellement frais d'agence immobilière si non inclus)
Certificat d'urbanisme et permis de construire (formalités administratives) : dépôt gratuit et pas besoin de recourir à un architecte si la surface de la maison est inférieure à 180 m2.
L'administration a un délai de deux mois pour répondre à la demande.
Construire soi-même (en 8 jours à 3 personnes motivées) une maison en sacs de terre de 50 mètres-carrés (sans étage, 50m2 = surface habitable intérieure) en France (avec toit classique) coûte environ 8.700 euros :
- environ 1000 euros pour les sacs polypropylène,
- o euros pour le remplissage des sacs (terre)
- 500 euros de ciment et sable (pour l'enduit, en mélange avec la terre locale),
- 1000 euros pour le sol (parquet, terre cuite etc.) - Parquet : 15 euros/m2 = 750 euros + "charpente-sol assistée de sacs de terre" de 250 euros.
- 2.200 euros pour la toiture :
charpente (repose sur murs) et toit : 1.000 euros
Couverture tuiles ou ardoises en fonction de la région : 15 euros/m2 - Surface : 80 m2 = 1.200 euros
Isolation en papier recyclé ou en paille : 0 euros.
option : possibilité de réaliser une toiture végétalisée.
- 4000 euros pour les portes, fenêtres et baies vitrées (il est également possible de réaliser des entrées de lumières en bouteilles recyclées).
L'ONU, l'armée et les ONG humanitaires utilisent ces réservoirs-bâche très résistants. Cette réserve bâche peut être placée sous la maison. Il est possible d'avoir une bâche enterée qui alimentera le circuit eau froide, et une autre au soleil qui alimentera le circuit eau chaude. Une bâche sombre effectue un pré-chauffage de l'eau.
En sur-élevant le réservoir grâce à des sacs de terre, pas besoin de pompe pour alimenter la maison, la circulation de l'eau se fait par gravité. Il est également possible de recouvrir la bâche d'un toit plat sur lequel on installe panneaux photovoltaïques et de capteurs solaires thermiques, constituant ainsi une "unité eau + énergie" pour la maison adjacente.
La bâche étant complètement fermée, sans entrée d'air, et complètement opaque aux rayons solaires, la conservation de l'eau douce est très bonne.
En France, la consommation domestique par habitant est de l'ordre de 137 litres d'eau par jour. http://www.cieau.com/toutpubl/faq/54_questions/contenu/4.htm
(si mal effectué = risque de contamination microbiologique des eaux qui ruissellent) mais recommandé, si correctement effectué, d'un point de vue écologique
"Lorsque l'installation d'un système de collecte ne se justifie pas, soit parce qu'il ne présenterait pas d'intérêt pour l'environnement, soit parce que son coût serait excessif, des systèmes individuels ou d'autres systèmes appropriés assurant un niveau identique de protection de l'environnement sont utilisés."
L'usage de produits doux (douche, vaiselle, machine à laver), permet d'utiliser les eaux usées pour l'arrosage.Compost
Pour plus de confort [= alimentation de la base minimale (réfri + éclairage) mais aussi des appareils électroménager et des outils électriques], compter 6.500 euros pour deux personnes (coûteux au niveau investissement)
Note : préfèrer une éolienne à axe vertical (totalement silencieuse) si l'éolienne est installée près de la maison.
Téléphone et Internet : raccordement France-Télécom = 100 euros
Pour le chauffage : avec des baies vitrées exposées plein sud et la bonne isolation (mur épais en sacs de terre), les besoins en chauffage sont très réduits. Il est également de chauffer la maison grâce aux capteurs solaires thermiques installées sur le toit.
Les cloisons intérieures peuvent être réalisés avec les sacs de terre, avec des bouteilles recyclées (voir ici), avec du bois ou avec de simples rideaux (bambous, tissus etc.).
Les sacs de terre (avec enduit ciment/sable/argile) peuvent être utilisés pour construire des meubles :
- bancs en dur (avec quelques coussins et tapis ils sont transformés en canapé)
- table-bar entre la cuisine et la salle à manger.
- lit
Le coût de l'ensemble cloisons intérieures + meubles en dur est variable.
Transports : Trikke électrique (700 euros, pliable en quelques secondes) + transports en commun (bus, train, bateau, avion) :
Bilan (option minimale) :
- Maison : 8.700 euros
- Mobilier eau, dont chauffe-eau solaire : 3.600 euros
- Réservoir bâche eau douce : 2.000 euros
- Electricité solaire (dont réfrigérateur et ampoules, ainsi que batterie etc.) : 2.600 euros
L'océan est un mot magique qui fait rêver, or il s'agit d'un monde que nous connaissons encore très peu. Les dauphins et les requins ont beaucoup à nous apprendre si on ose les approcher et les observer. Rencontre avec Frédérique Pichard et Pierre Frolla, deux aventuriers de la mer.
Alors que les océans représentent quasiment les trois quarts du globe terrestre, et que nous avons tendance à exploiter ses ressources, que savons-nous réellement des espèces qui les peuplent ? Ces animaux marins auraient-ils des enseignements à nous transmettre ?
Les dauphins et l’ouverture du cœur
« Ce dauphin a plongé son regard dans le mien et cela a été incroyable. Quand je suis sortie de l'eau, j'ai pleuré pendant plusieurs minutes. Cet œil, cette profondeur de regard m'a emmenée dans mes propres profondeurs, comme si une mémoire était ravivée dans quelque chose d'infini et de très fort » raconte Frédérique Pichard, fondatrice de l’Institut Dony, près de trente ans après cette rencontre qui a bouleversé sa vie. A cette époque, elle est accompagnatrice de groupes de voyages et commence à observer le comportement des dauphins vis-à-vis des touristes. Elle s’aperçoit alors qu’ils se conduisent différemment avec chaque individu, comme si « ils étaient miroirs de qui nous sommes dans l’instant présent ».
Plusieurs années passent, et alors qu'elle s'apprête à s'installer en République Dominicaine, elle entend parler d'un dauphin libre et sauvage, aperçu au large des côtes de Royan. Guidée par son intuition, elle décide d'aller à sa rencontre avec sa fille, alors âgée de six ans. Après s'être mises à l'eau tout doucement, c'est finalement Dony qui est venu à leur rencontre : « C'était comme si j'avais retrouvé un de mes amis que je n'avais pas vu depuis longtemps » explique-t-elle. Aux côtés de ce dauphin ambassadeur – un dauphin qui se détache ponctuellement de son groupe pour venir au contact des humains – elle vit « un voyage de la conscience » lui donnant l'impression d'être ramenée au monde originel dans un état de plénitude et de sérénité. A l’époque, Frédérique Pichard se forme à la relaxation spécialisée en visualisation créatrice. Une technique consistant à imaginer et à ressentir un état d’être de façon à augmenter les chances qu’il s’accomplisse. Dans ce cadre, elle entraîne son cerveau à émettre des ondes alpha permettant d’être dans un état proche de celui dans lequel nous nous trouvons lorsque nous méditons. Un état de relaxation naturel chez les dauphins qui nous aiderait, à leur contact, à nous reconnecter à notre véritable essence, d’après Frédérique Pichard. Elle le sent, elle a trouvé son « maître » et confie « j’ai tout de suite senti que Dony était venu m’apprendre quelque chose ». Ainsi, régulièrement, le soir après son travail, elle part à la rencontre de Dony pour partager des moments avec lui. Pour le retrouver, elle lui donne tout simplement rendez-vous … par télépathie : « Pendant deux ans, je donnais mes rendez-vous à Dony, à telle heure, tel endroit, et à chaque fois, il était là ». Et même si cette mère de famille a pu observer cette façon de communiquer chez ses jumeaux, la télépathie reste pour elle extraordinaire. Elle aime d’ailleurs plaisanter : « Avec les dauphins, nul besoin de portable ni d’internet ! ».
De ces différentes rencontres, Frédérique Pichard en a retiré des enseignements. Au plus profond de ses cellules, elle a ressenti des messages qu’elle a traduits et notés à sa sortie de l’eau. D’après elle, les dauphins permettent aux humains de reprendre contact avec « cette conscience de la nature et du vivant » souvent oubliée. Chaque dauphin aurait un message particulier pour chacun. Selon elle, les personnes qui ont la chance de nager avec des dauphins sont souvent profondément bouleversées par cette rencontre : « Elles sont touchées au cœur. Elles retrouvent cette dimension d'amour, d'ouverture qui leur permet d'aller plus loin dans la compréhension de l'univers ». Et si elle insiste sur le fait que « ce n'est pas le dauphin qui va tout guérir », elle ajoute que « l'un des messages fondamentaux des dauphins est de prendre conscience du potentiel infini et extraordinaire que l'on a à l'intérieur de soi ».
Les requins : de la peur à la passion
Alors que la plupart d’entre nous sommes effrayés par les requins et paralysés à l’idée de pouvoir se retrouver un jour nez à nez avec l’un d’entre eux, certaines personnes décident d’affronter leur peur. Quadruple recordman du monde d’apnée, Pierre Frolla, traumatisé par le film Les Dents de la Mer, a longtemps vécu un « paradoxe ». Alors qu’il devait plonger tous les jours pour s’entraîner, sa peur des requins l’empêchait de progresser. Il a alors décidé d’aller à leur rencontre. Très vite, à leur contact, il se rend compte que « les requins se comportent comme d’autres poissons que l’on a l’habitude de rencontrer. Curieux, ils viennent près de nous pour nous sentir ». Ses craintes laissent place à la curiosité et à l’admiration : « lorsqu’il est proche de nous, nous réalisons à quel point cet animal, qui est au sommet de la chaîne alimentaire, est puissant et plein d’énergie. C’est le patron de la mer, mais lui ne le sait pas et c’est ce qui est intéressant. Nous sentons plutôt un animal craintif et peureux » témoigne Pierre Frolla, fasciné par l’aspect majestueux de l’animal. Pour cet amoureux de la nature, les requins sont « ses meilleurs compagnons de plongée ». Ils sont d'une fidélité incroyable, explique-t-il : « dès lors que nous nageons au milieu des requins, ils ne vont cesser de nous accompagner du début à la fin de notre plongée. Avec d’autres plongeurs, il nous est arrivé de dériver sur plus de 14 kilomètres et d'avoir toujours les mêmes requins qui tournaient autour de nous et restaient avec nous ».
Curiosité, sentiment de sécurité, ou tout simplement l’espoir d’obtenir de la nourriture pêchée, pour Pierre Frolla, il existe bel et bien plusieurs hypothèses expliquant ce comportement. Dans tous les cas, il est impossible de nier cette fidélité. Il a même pu vivre des moments exceptionnels avec eux : « il y a eu des rencontres fortuites avec des grands requins blancs ou des requins tigres où j’ai eu la chance de pouvoir les attraper par la nageoire dorsale et « danser » avec eux ». Conscient de ces rencontres extraordinaires, Pierre Frolla aime rappeler que « le requin est un animal qui se mérite » parce qu’il faut « avoir le courage de se présenter à lui et faire preuve d’humilité pour que cet animal puisse venir au plus près de soi et pouvoir ainsi évoluer en paix et en harmonie avec lui ». De ces différentes plongées avec les requins, il en a retiré plusieurs leçons qu’il applique dans sa vie personnelle et transmet à ses élèves au sein de l’Ecole Bleue. Cette académie de la mer a entre autres pour objectif de sensibiliser les personnes à la beauté mais aussi à la fragilité du monde marin et de ses occupants, et d’affronter ses peurs : « aller à la rencontre des requins m’a permis de me rendre compte que tant que nous ne connaissons pas les choses, nous ne pouvons pas les juger. Nous avons principalement peur de l’inconnu. Mais dès lors que nous connaissons et maîtrisons les choses, elles ne nous font plus du tout peur ».
Découvrez l'Institut Dony, qui étudie et protège les dauphins ambassadeurs Et l'Ecole Bleue (Académie de la Mer)
Le savoir et la compréhension sont deux choses tout à fait différentes.
Seule, la compréhension peut mener à l'être.
Le savoir est au service de l'avoir. Il n'est qu'une présence passagère, comme une matière putrescible.
L'enseignement n'apprend aux enfants qu'à emmagasiner s'il ne prône que l'avoir. C'est une course à la surenchère.
"Moi, je possède plus que toi." Société de consommation qui somme les cons de lui obéir.
Un nouveau savoir chasse l'ancien, comme l'ipod 324 chassera le modèle 323.
Le savoir aura permis d'établir une hiérarchie dans la capacité des individus à absorber les données comme un ivrogne se remplit. L'ivresse est douce, elle annihile les douleurs de cet être qui est plus vide que le néant.
La compréhension.
Elle s'installe lorsque les individus qui s'attellent au savoir entreprennent simultanément une observation interne des phénomènes générés par la difficulté liée au travail d'acquisition : toutes les émotions, le doute, la peur, le stress, l'estime de soi, la prétention, la volonté, l'opiniâtreté, le découragement, les intentions avouées, les intentions cachées, tout ce qui relève de l'existentiel et non du cognitif.
Le bonheur n'est pas dans l'obtention d'une note ou d'un diplôme mais dans la compréhension de soi, dans cette connaissance dont on ne parle pas aux enfants.
Et c'est la cause essentielle du désastre.
Quand on a gavé pendant des années des individus qui se cherchent, jusqu'à leur donner le sentiment que ces connaissances sont une raison supplémentaire à leur perdition, il est vain de vouloir les maintenir dans un système qui les égare.
Tant qu'on ne prendra pas en considération la dimension existentielle de l'enseignement, on oeuvrera à la construction d'une société où cohabiteront des individus éteints, consuméristes, matérialistes, immatures, compétitifs, et quelques individus révoltés...Ceux-là représentent l'espoir d'un monde humain. Les premiers resteront les machines dont le système se nourrit.
Olivia Mokiejewski est « accro » au Coca-Cola depuis 25 ans. Elle en a bu près de 7 000 litres, 20 000 canettes. Comme les milliards de consommateurs du célèbre soda, elle ignore ce qu’elle boit exactement depuis tant d’années.
La recette du Coca-Cola est un secret industriel, quasi militaire, jalousement gardé. D’après la marque rouge et blanche, deux personnes seulement dans le monde connaitraient la liste des ingrédients. Pourquoi tant de mystère autour d’une simple boisson sucrée ? Que cache-t-il ? Doit-on se méfier de la boisson la plus consommée sur la planète ? Olivia Mokiejewski a décidé de s’attaquer à la face cachée de la marque la plus puissante du monde et de partir à la recherche de cette fameuse formule secrète…quitte parfois à passer pour une emmerdeuse !
Dans la collection « L’Emmerdeuse » incarnée par Olivia Mokiejewski. Un documentaire d’Olivia Mokiejewski Réalisé par Romain Icard. Produit par Nilaya productions. Avec la participation de France Télévisions.
Pas un personnage très fréquentable mais là, il avait parfaitement raison...
"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain." - Napoléon Bonaparte -
Nous vivons coupés de la nature, et nous en avons la nostalgie. Pourtant, cette séparation n’existe que dans nos têtes ; nous sommes beaucoup plus proches d’elle que nous le croyons. Nous faisons partie de cette nature vivante, intelligente : l’observation nous apprend que les animaux et les plantes savent ce que nous pensons, ce que nous allons faire, réagissent en conséquence, et parfois pressentent avec justesse ce qui va se produire. Et si l’on pouvait communiquer avec la nature ?
48 – DOSSIER
Rétablir le contact Retrouver l'expérience sensorielle de la nature
50 – DOSSIER
L'intelligence des animaux Quand la science s'étonne de certains comportements des animaux
54 – Dossier
Ces plantes qui nous ressentent Et si le monde végétal n'était pas aussi inerte qu'on l'imagine ?
60 – DOSSIER
Des plantes qui enseignent aux humains A la rencontre des plantes qui « parlent » aux chamanes
64 – DOSSIER
Ils vivent la nature Portraits d'homme et de femme engagés
74 – DOSSIER
Une autiste dans la tête des animaux Temple Grandin comprends le ressenti des animaux
78 – DOSSIER
Interview de Rupert Sheldrake La nature est consciente
6 – ENTRETIEN
Rencontre avec Amélie Nothomb L'écrivaine nous confie une part très personnelle de sa vie, traversée d'expériences extraordinaires
12 – TÉMOIGNAGES
Vos expériences extraordinaires
16 – CINQ QUESTIONS A...
Corine Marienneau
18 – SOCIETE
Des perceptions en évolution Sommes-nous en train de devenir extrasensibles ?
20 – CONFIDENCES
Bernard Werber
22 – Un autre regard
L’actu science, culture et médecine
30 – Energie
Entrez dans la danse La Danse des 5 rythmes s'installe progressivement en France
36 – Médecine
Les médecins et les esprits Au Brésil, des hopitaux proposent à leurs patients les services des médiums
40 – Entretien Psy
Retour aux racines du soin avec Pierre Coret La variété des approches thérapeutiques est-elle sous-estimée en France ?
84 – Thérapie
Hypnose : un outil en vogue Un outils décrypté, loin des idées reçues
88 – Portrait
Stanislav Grof Le psychiatre aux mille visions
94 – Le coin du psy
EMI, la part d'ombre Les expériences de mort imminente font parfois peur
100 – Pratique
Les accords toltèques
108 – Livres
La sélection d’Inexploré Mais aussi : Interview avec Corine Sombrun
114 – Le mot de la fin
Ervin Laszlo
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Pour cela l’INREES s’appuie sur un questionnement scientifique rigoureux tout en gardant à l’esprit, comme le soulignent d’ailleurs les scientifiques eux-mêmes, que les connaissances que nous possédons sur la nature de la réalité sont limitées En savoir plus »
Je les aime tellement les enfants. Ceux de ma classe, ceux que j'ai eus, ceux que j'aurai.
C'est eux qui me font grandir. C'est eux qui me poussent à comprendre, à analyser, à autopsier, à ausculter, jusqu'au tréfonds, à saisir chaque parole, chaque geste, chaque posture, chaque regard, chaque attitude, à être présent, conscient, constant, lucide, attentif, patient, aimant.
Je les aime. Ils me grandissent, ils me poussent vers le haut, vers la conscience la plus aiguë, la plus vive, la plus heureuse, jusqu'à en rire.
Aujourd'hui.
"Y" avait allumé un MP3 dans sa poche, pendant un cours, il écoutait de la musique et ses voisins l'entendaient aussi. A la sonnerie, "K" est venu me le dire. J'ai confisqué le MP3 et après la récréation "K" est venu me dire que d'autres enfants le "traitaient" de "balance".
Discussion. Parce que chaque occasion est un retour à l'essentiel, à la dimension existentielle.
On a d'abord clarifié ce qui relève de l'ordre existentiel et de l'ordre scolaire.
Quand doit-on dénoncer quelque chose, ou quelqu'un ?
Repère historique. Les Résistants et les collaborateurs.
Les collaborateurs avaient-ils raison de dénoncer des Résistants ?
Comment identifier ce qui relève de la conscience morale et ce qui relève de l'intérêt ?
Pourquoi "Y" avait-il allumé son MP3 ? Je lui pose la question et il répond, gêné qu'il ne sait pas. Je lui demande d'observer les émotions qui étaient en lui à ce moment-là, que je ne le gronde pas, que je ne vais pas le punir mais qu'il est important qu'il comprenne ce qui s'est passé en lui. Il finit par dire que ça lui faisait envie, que ça lui faisait plaisir.
-Pourquoi est-ce que ça te faisait plaisir ?
-Parce que je faisais quelque chose d'interdit.
-Tu te sentais fort ?
-Oui, c'est ça.
-Imagine maintenant qu'en toi, il y a une balance avec deux plateaux. D'un côté, il y a le plaisir et de l'autre la conscience morale, ce qui te dit que ce que tu fais est interdit. Pourquoi est-ce que le plateau du plaisir est devenu le plus lourd, pourquoi est-ce que ce plaisir l'a emporté sur la conscience morale ?
-Parce que ça amusait les autres, que moi, je me sentais le plus malin.
L'importance du poids des regards, de l'influence, du courant qu'on ne maîtrise plus et qui nous emporte.
On en vient à parler de la mort d'un de mes anciens élèves. Il s'est tué en scooter en faisant "le malin" devant les autres. Il se sentait fort, sans doute... L'importance de l'observation de nos actes, de la source et de leurs conséquences. Qui est responsable ? Quand doit-on se retirer d'une situation ? Qu'est-ce qui nous alerte ?
La balance était déséquilibrée, le plaisir immédiat était le plus fort. Plus aucune observation intérieure.
Beaucoup, beaucoup d'émotions dans la classe, des silences et des paroles qui fusent. D'autres situations, d'autres histoires, tout ce que les enfants portent qui jaillit comme un torrent, je prends conscience, encore une fois, de tout ce qu'ils gardent en eux, de tout ce qu'ils devraient pouvoir poser, parce que c'est trop lourd, trop confus, trop chaotique.
Discussions, discussions...Je pose des questions, ils répondent, ils réfléchissent, ils échangent. J'essaie constamment de rattacher cette dimension existentielle à leurs propres émotions, à leur vécu, à tous leurs tourments, à leurs bonheurs, aux drames, aux peurs. En eux, c'est un vacarme assourdissant.
Je ramène régulièrement les enfants sur cette nécessité de l'observation intérieure, de la nécessité de s'extraire des influences, de la puissance du groupe, de la nécessité de parler aussi, d'exprimer, d'ouvrir son âme, de partager.
Aucun jugement, juste de l'accueil, de l'écoute.
Une heure et demie à parler.
Je leur parle de mon enfance, de mes erreurs, de tout ce que j'ai compris, beaucoup plus tard, à travers les livres, avec quelques professeurs, souvent tout seul. Beaucoup, beaucoup plus tard...
Pourquoi ? Pourquoi m'a-t-il fallu autant de temps ? Je leur pose la question.
-Parce que tu n'en parlais pas ?
-Oui, voilà, c'est ça, tout le problème est là, cette absence de paroles, pas des paroles quotidiennes sur l'insignifiance mais des paroles sur l'existence. C'est pour ça que je veux parler avec vous. Parce que j'aurais aimé ne pas attendre aussi longtemps pour commencer à comprendre. Mais vous savez pourquoi on en parle ici, tous ensemble ? Parce qu'on n'a pas peur. Parce qu'il ne s'agit pas de juger mais juste de partager pour que chacun grandisse, intérieurement. Et moi aussi, je grandis, grâce à vous.
INTERVIEW - Quiksilver a présenté son nouveau documentaire, relatant la carrière du freeskieur Candide Thovex, en avant-première au Grand Rex.
La tournée mondiale du film de Candide Thovex a commencé ce samedi 20 octobre à Paris. Quelque 2.700 spectateurs se sont déplacés afin de voir sur grand écran les images réalisées par le réalisateur Matt Pain et toute l’équipe de Candide.
Avant la diffusion du film, Candide, 30 ans, pionnier du ski freestyle français, nous a expliqué la genèse du projet : «Ce soir on présente un documentaire que l’on a tourné pendant deux hivers. Quiksilver m’a proposé de faire un film retraçant toute ma carrière depuis mon enfance. Le tout est alimenté de nouvelles images.»
Celui qui a déjà remporté deux fois les X-Games et le Freeride World Tour a préparé quelques notes, qu’il nous montre, avant son entrée en scène. Il avoue être un peu stressé, « je n’ai pas révisé », concèdera-t-il en souriant pendant l’interview. Son arrivée sur le tapis rouge du Grand Rex, les photos à l’entrée de la salle… la projection de Few Words aurait pu prendre des airs cannois. Mais c’était sans compter sur une salle surchauffée, composée des amis et de la famille de Candide, mais aussi de «monuments» du ski français comme Edgar Grospiron, Sarah Laoura ou encore Xavier de Le Rue. Ovationné avant la projection du film, Candide a tenu à remercier les riders, mais aussi les amis venus du monde entier pour l’occasion.
Les premières images du film sont celles tournées les deux hivers derniers, en Autriche en Suisse ou au Canada. La nature excessivement bien filmée par Matt Pain, agit comme une claque et prend toute sa dimension sous les skis de Candide. À chaque figure, chaque descente, on retient son souffle, tant la chute semble proche et le terrain hostile. « J’ai eu énormément de chance de faire ce film, mais ce n’est pas forcément facile. Par exemple, à un moment, sur trois mois, nous n’avons eu que deux semaines de beau temps. Pour l'anecdote, je me suis fait mordre par un loup aussi ! ».
Au milieu de son terrain de jeu favori, le skieur se démarque des autres freeriders, en se servant des disciplines dans lesquelles il excellait par le passé. Ancien champion de France de ski de bosses, il est aussi l’un des premiers à s’inspirer des snowboarders pour amener le ski freestyle là où il en est aujourd’hui, et cela se voit. « Quand il est arrivé, on s’est dit, ‘ah ouais, on peut rider comme ça ?’ On pense savoir ce que sont les standards du ski extrême mais lui nous montre autre chose », dira à son sujet Xavier de Le Rue, interviewé dans le film.
Au milieu des images récentes, se dessine la vie de Candide Thovex. On regrettera que le film ne dure qu'une heure, tant il devait y avoir de rushes.Interviews de proches, de riders, de mentors, mais aussi de nombreuses images d’archives retracent son parcours. La Clusaz, station dans laquelle Candide a grandi et où il vit encore quand il n’est pas en tournée pour le film ou en shooting, est omniprésente dans le film. De ses premiers pas, jusqu’au «Candide Invitational», évènement qu’il a fondé et sur lequel il s’est blessé en 2007, les proches racontent et les images illustrent l'évolution du freeski depuis quinze ans.Timidité ou parti pris de réalisation, Candide ne dit pas un mot dans Few Words de celui qu'il est devenu. Il montre l’étendue de ce qu’il sait faire sans en parler.
Elle représenterait 70 % du cosmos et pourtant on sait très peu de choses sur elle. Selon certains scientifiques, on lui doit la croissance de l'Univers...
Contrairement à ce que l’on croit en observant les étoiles par une belle nuit d’été, l’univers n’est pas immobile. Mais jusqu’à une période récente, les scientifiques étaient persuadés que sa croissance ralentissait. Or aujourd’hui, ils sont obligés de revoir complètement leur copie, car c’est exactement l’inverse qui se produit : plus l’univers grandit, et plus il grandit vite !
La responsable ? Une mystérieuse énergie noire... Mais qu’est-ce donc ? Les savants eux-mêmes ne le savent pas. Imaginez ! Elle représenterait environ 70% du cosmos. Mais on ignore tout aujourd’hui de sa composition. Pour tenter de résoudre ce casse-tête, nous avons mené l’enquête auprès de Pierre Binétruy, qui dirige la fine fleur de la recherche française sur la question : l’équipe du laboratoire AstroParticule et Cosmologie de l’université Paris VII.
Une traque internationale...
Notre chercheur de l’espace travaille avec un stylo, son ordinateur et un puissant télescope. Mais il n’est pas seul dans son coin à récolter les indices. Il reste en contact permanent avec ses collègues du monde entier qui tous, essayent d’identifier l’inconnue. Car l’enquête s’avère des plus délicates : l’énergie noire, personne ne l’a jamais vue ! Pas même en laboratoire, puisqu’on n’a pas réussi à reproduire le phénomène. Et pour cause, personne ne sait vraiment ce qu’est l’énergie noire... Pour tenter de l’identifier, les inspecteurs du cosmos font donc appel à un moyen détourné. Ils traquent les étoiles qui sont les plus éloignées de nous. Et les scientifiques sont particulièrement intéressés par celles qui sont en fin de vie.
Trous noirs : le côté obscur de la force
Attention : énergie noire ne veut pas dire trou noir ! Il existe en effet dans l’univers des objets dans lesquels la matière est tellement concentrée que rien ne peut en sortir. Pas même la lumière. Ces ogres de l’espace n’en émettent donc aucune. Ce sont les terribles trous noirs. Les plus gros débusqués à ce jour ont la masse de plusieurs millions de soleils ! Mais comment les détecter ? Et bien, si un tel monstre est invisible, les scientifiques peuvent quand même déceler indirectement sa présence en observant les effets qu’il produit sur son environnement. En effet, irrésistiblement attiré, du gaz y plonge en tourbillonnant et en s’échauffant très fortement. Il peut aussi se former des jets de particules de haute énergie expulsés au loin. Enfin, la vitesse anormalement élevée d’étoiles qui semblent attirées par une masse énorme mais invisible, peut trahir la présence du glouton.
Pourquoi ? Parce que ce sont celles qui émettent le plus de lumière. On les appelle les supernovae. Dans le grand noir de l’espace, ces supernovae sont comme des lanternes. Elles servent de bougies de référence aux chercheurs. Ils mesurent et analysent la lumière de ces étoiles afin de connaître leur distance et leur vitesse de déplacement. Suite à ces observations, les scientifiques retournent à leurs stylos et ordinateurs pour calculer l’accélération de la croissance de l’univers. Et c’est là qu’au détour, ils réussissent à en apprendre plus sur la fameuse énergie noire elle-même. Des technologies futuristes
Pour faire toutes ces observations et pouvoir regarder très loin dans le cosmos, les enquêteurs-chercheurs se servent de télescopes surpuissants. Les scientifiques français utilisent plusieurs de ces instruments. Leur petit bijou ? Un télescope de 3,6 mètres installé à Hawaï et équipé d’une caméra ultra sensible. Un autre télescope très performant est actuellement en construction au Chili. C’est sur celui-ci que notre équipe d’enquêteurs du cosmos, emmenée par Pierre Binétruy, travaille actuellement. Ils inventent des composants électroniques qui contrôleront la caméra installée sur le télescope. Ils mettent aussi au point un système informatique capable de décortiquer les énormes quantités d’informations reçues en provenance de l’espace.
Pour que la France accueille Paul Watson, le 1er réfugié politique écologiste
PAUL WATSON, Fondateur et Président de l’ONG internationale de défense des océans SEA SHEPHERD (Berger de la mer) est actuellement en passe de perdre sa liberté, peut être sa vie.
Citoyen d’honneur de la ville française de Saint Jean Cap Ferrat et désigné par Times Magazine comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXème siècle, Paul Watson est un activiste investi dans la défense des océans depuis plus de 40 ans. Dans son combat pour les océans, il s’est attiré de puissants ennemis, au plus haut niveau des Etats.
Paul Watson a été arrêté à Francfort, en Allemagne le 13 mai dernier, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica pour des faits remontant à 2002. Watson avait alors interrompu une opération de pêche illégale aux ailerons de requins dans les eaux du Guatemala (pratique cruelle qui consiste à découper les ailerons de requins et rejeter leurs corps agonisants à la mer). Watson patrouillait alors sous mandat Guatémaltèque. L’année précédente, les braconniers Costa Ricains mis en cause lors de cette opération avaient été inculpés pour pêche illégale au requin dans la Réserve Marine des Galápagos, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité et déclarée Patrimoine en péril par l’Unesco en 2009. Lors de cette opération, Paul Watson n’a blessé personne et n’a endommagé aucun matériel. Il est néanmoins poursuivi par le Costa Rica, dix ans après les faits, pour « mise en danger de la vie d’autrui » alors même que deux juges Costa Ricains successifs avaient déjà prononcé un non lieu à l’époque des faits. Paul Watson fait notamment l’objet d’une notice rouge émise par Interpol qui après l’avoir refusé son inscription dans un premier temps, s’est finalement plié à la volonté du Costa Rica, pays agissant lui même comme « sous-traitant » du Japon.
Car par delà le cas Costa Ricain, Paul Watson s’est surtout attiré les foudres du Japon- troisième puissance économique mondiale- pour ses interventions répétées depuis 8 ans contre la chasse baleinière Japonaise (chasse qui viole le moratoire international sur la chasse baleinière en vigueur depuis 1986) dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En 2010, Wikileaks révélait dans la presse que des négociations secrètes entre le premier Ministre Japonais et la secrétaire d’Etat américain, Hilary Clinton visaient à priver Sea Shepherd de son statut caritatif afin de l’affaiblir financièrement. Dans ces cables, le Japon, rendait Sea Shepherd directement responsable du faible rendement de sa chasse baleinière et des dizaines de millions de dollars de pertes qui s’ensuivent. (Pour la seule année 2011, 172 baleines furent tuées en Antarctique sur un quota fixé à plus de 1000).
En octobre 2011, date de l’émission du mandat d’arrêt Costa Ricain contre Paul Watson, le Japon intentait en parallèle une action contre Sea Shepherd devant la Cour Américaine de Justice pour faire interdire les interventions de l’ONG pour la dans sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En mars 2012, le juge américain statua en faveur de Sea Shepherd en rejetant la plainte japonaise.
Par la suite, un mandat d’arrêt aurait été délivré par le Japon visant des infractions imaginaires qui auraient été commises à l’occasion de la campagne 2010 de Sea Shepherd en Antarctique.
Les mandats d’arrêt issus par le Costa Rica (et par le Japon) reposent sur des procédures hautement contestables dont la finalité politique ne fait pas de doute.
Aujourd’hui traqué par la mafia des ailerons de requins, par l’Etat japonais et son allié l’Etat du Costa Rica, Paul Watson est devenu « l’écologiste à abattre ». C’est un symbole, poursuivi pour l’exemple. Alors que 700 militants écologistes ont été assassinés au cours de la dernière décennie1, réduire le Capitaine Paul Watson au silence, c’est envoyer un message de menace très clair à tous les mouvements de résistance écologiste qui luttent péniblement pour sauver ce qu’il nous reste de biodiversité.
A l’heure où les Nations Unies annoncent la mise en place de l’initiative « Ocean Compact », censée rendre plus efficace la protection effective des Océans, ne laissons pas l’un de leur plus fervents défenseurs être livré aux puissants lobbys qui détruisent impunément la biodiversité marine, mettant ainsi en péril notre avenir et celui de nos enfants.
Déjà en 1992, le Commandant Cousteau tentait de nous alerter : « Les Océans sont en train de mourir sous nos yeux… ». Vingt ans plus tard, l’océan demeure cette vaste zone de non droit dans laquelle les crimes restent impunis et où se joue pourtant, loin des regards de tous, l’avenir de l’humanité.
Car par delà la lutte pour la survie des animaux marins, le combat de Paul Watson est à n’en point douter l’une des plus grandes causes humanitaires au monde. Si les océans meurent, nous mourrons tous, s’il est une évidence à laquelle nous ne pourrons échapper, c’est celle là.
Aujourd’hui, cessons de détourner le regard.
Nous, soussignés, demandons à ce que la France, terre d’accueil historique tournée vers l’Océan et pays des Droits de l’Homme, s’engage à donner l’asile politique au Capitaine Paul Watson, l’un des plus grands héros écologistes de notre époque.
Quand l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir.
Octobre 2008, une poignée de militants d’un genre nouveau, excédée par le comportement des banques et de ses dirigeants politiques, descend dans la rue, s’empare des réseaux sociaux et lance une pétition nationale exigeant leur démission. Par deux fois, le peuple islandais va refuser de payer les dettes des banques privées et dans la foulée, va changer le monde, concevant une sortie de crise démocratique qui tournera résolument le dos aux recettes néolibérales ! Sur le terrain civique, l'exemple est foudroyant. La mobilisation citoyenne de ce pays que l’on avait transformé en laboratoire néolibéral, va opérer un tournant politique sans précédent, faisant de la démocratie participative l’expression souveraine de sa nouvelle Constitution ! Chronique d’une révolution européenne, l’ouvrage rend compte de cette expérience unique dans les annales du monde occidental : celle de l’élaboration collective, via les réseaux sociaux, d’une «proposition pour une nouvelle Constitution pour la République d’Islande». C’est tout le cheminement des consciences qui nous est offert, une expérience où l’initiative citoyenne fut un modèle de législation par démocratie directe, introduisant une rupture décisive dans l’histoire du développement du principe démocratique. Du grand forum national à l’élection d’un Comité Constitutionnel et la mise en place d’une Constituante, une telle maturité politique laisse rêveur… Car tout au long du changement introduit dans la vie politique nationale, c’est assurément un changement des mentalités qui s’est opéré, conduisant à une réflexion collective sur l’identité islandaise, qui aura abouti à la production d’un tableau des valeurs fondamentales de la république islandaise (700 pages), base de la délibération qui a conduit les délégués élus du Comité Constitutionnel à rédiger cette nouvelle Constitution ! Ce mécanisme, qui était aussi un processus électoral, s’est mis en place dès l’année 2010. Pétitions en ligne, convocation d’un referendum légal, élection d’une Assemblée Constituante (illégale), scrutin au suffrage universel direct, avec au final une représentativité supérieure à celle des parlementaires en titre ! Vingt-cinq élus en sortiront, qui se mettront aussitôt au travail dans la plus grande transparence, publiant toutes leurs discussions, mettant en ligne sur le compte facebook de cette Constituante leurs délibérations, ouvertes jour après jour aux commentaires et suggestions des internautes pour nourrir ce dialogue exceptionnel ! La Révolution des Casseroles. Chronique d'une nouvelle constitution pour l'Islande, Jérôme Skalski, éditions La Contre Allée, coll. Un singulier pluriel, octobre 2012, 120 pages, 13,50 euros, ISBN-13: 978-2917817117.
Le but n'est pas une fin en soi. Le Soi est sur le chemin.
C'est sur le chemin que le Soi apprend. Le but n'est qu'une intention et un prétexte.
Prenons les marins du Vendée Globe. Beaucoup parmi eux savaient qu'ils ne partaient pas pour jouer la première place. Leur victoire est dans l'accomplissement du Tour. Mais la connaissance insérée ne surviendra pas le jour du franchissement de la ligne d'arrivée. Elle survient à chaque instant.
Et c'est bien pour cela que certains repartiront encore dans quatre ans. Il s'agira pourtant du même tour. Mais chaque jour en mer sera différent.
Il en est de même lorsque je monte sur un sommet. Je finirai immanquablement par redescendre. Peut-être même que je reviendrai faire ce sommet dans huit jours. L'objectif n'est qu'un leurre, qu'un prétexte, qu'une mise en marche et c'est chaque pas qui importe, c'est là que je découvre l'intime. Le reste, c'est de l'habillage.
Pour moi, le problème est le même qu'en littérature.
Les buzz médiatiques ne couvrent que des grosses productions, avec des stars.
Mais quand les scénarios sont totalement indigents, le casse pipe est au bout et TANT MIEUX. On peut en déduire, avec une once d'optimisme, que les spectateurs ne sont pas des bourrins qu'on mène à la cravache médiatique.
Dans la réalité, malheureusement, on comprend avec le deuxième article, que ces échecs commerciaux s'expliquent également avec les cachets astronomiques de ces stars.
C'est le système qui s'auto-détruit en quelque sorte.
Même constat en littérature. Les bulldozers ne drainent plus la masse et on parle d'une crise de la littérature. FAUX. Il s'agit d'une crise créée de toute pièce par ces médias qui courtisent les stars pour vendre leurs articles et qui délaissent l'immense création littéraire qui restera dans l'ombre. La qualité existe mais elle n'est pas montrée.
Même massacre au cinéma. Les films de talent existent.
On ne voit que ce qui est montré.
Pour le reste, il faut chercher soi-même.
2012 : le cinéma français déçoit
Le cinéma français n’a pas réitéré ses records atteints lors de l’année 2011. Loin de là. Les chiffres de la fréquentation pour l’année 2012 dépasse de peu les 200 millions d’entrées.
Le Centre national du cinéma (CNC) publiera ses comptes définitifs le 2 janvier mais, d’ores et déjà, après quatre années consécutives de croissance de la fréquentation et une année 2011 exceptionnelle avec 217 millions d’entrées, 2012 s’inscrit en recul de 5 % à un niveau légèrement au-dessus de 200 millions d’entrées. Si, en 2011, Intouchables, The Artist ou Polisse avaient accaparé le box-office, la part de marché des films français demeure, cette année, élevée, avec près de 40 % des entrées, ce qui constitue le meilleur résultat européen. En 2012, les films français réalisent plus de 80 millions d’entrées* avec des succès comme Sur la piste du Marsupilami (5,3 millions), Le Prénom (3,3 millions), Taken 2 (2,9 millions). En revanche, pour La vérité si je mens 3 (4,6 millions), Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté (3,7 millions), Les Seigneurs (2,7 millions), les entrées, bien que considérables, ne sont pas à la hauteur des budgets engagés. Sans parler d’un automne très terne avec des déceptions comme Stars 80 (1,8 million), Un plan parfait (1,2 million), Pamela Rose (270.000), et des échecs comme Nous York (614.000) ou Do not disturb (105.000 au terme de deux semaines d’exploitation).
On peut s’interroger sur la qualité des scénarios. Et également, comme le dénonce Vincent Maraval dans l’édition du Monde de vendredi, sur le salaire exorbitant des acteurs. Dans une lettre ouverte, le fondateur de la société de distribution Wild Bunch s’étonne que les stars nationales exigent des cachets "allant de 500.000 à 2 millions d’euros", alors que, dès qu’elles travaillent aux États-Unis, elles se contentent de "50.000 à 200.000 €". "Pourquoi, par exemple, Vincent Cassel tourne-t-il dans Black Swan pour 226.000 € et dans Mesrine pour 1,5 million d’euros?" Et Vincent Maraval d’ajouter que Dany Boon "s’apprête aujourd’hui à attaquer son nouveau film, Hypercondriaque, pour lequel on parle d’une somme proche de 10 millions d’euros"…
* Source Le Film français et CNC
L'année du cinéma français est un désastre. Pendant que Gérard Depardieu fait l'actualité et que les ministres rivalisent d'esprit pour en faire le scandale du moment et dénoncer son exil fiscal à 2 kilomètres de la frontière d'un pays dont il ne se sent "plus faire partie", personne ne parle du cinéma français. Or tous les films français de 2012 dits importants se sont "plantés", perdant des millions d'euros : Les Seigneurs, Astérix, Pamela Rose, Le Marsupilami, Stars 80, Bowling, Populaire, La vérité si je mens 3, etc.
Pas un film, sauf peut-être Le Prénom, pour gommer ce que toute la profession sait pertinemment, mais tente de garder secret : le cinéma français repose sur une économie de plus en plus subventionnée. Même ses plus gros succès commerciaux perdent de l'argent.
EXCEPTION CULTURELLE
Constat unanime : les films sont trop chers. Après les films des studios américains, la France détient le record du monde du coût moyen de production : 5,4 millions d'euros, alors que le coût moyen d'un film indépendant américain tourne autour de 3 millions d'euros. Ce coût moyen ne baisse jamais, alors qu'il y a toujours plus de films produits, que le marché de la salle stagne, que la vidéo s'écroule et que les audiences du cinéma à la télévision sont en perpétuel déclin face à la télé-réalité et aux séries.
Mais alors, pourquoi s'émouvoir ainsi sur le cas Depardieu ? Pourquoi ce déchaînement médiatique et politique ? Sans doute parce qu'il y a là un vrai scandale d'ordre plus général. On le sait, l'époque aime les cas particuliers. Mais le scandale qui nous intéresse les dépasse largement. Il est d'ordre systémique. On peut s'étonner de voir nos ministres s'en laver les mains.
Pourquoi si peu de voix s'en saisissent-elles dans le milieu du cinéma ? Parce qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil ? Que Delon, Hallyday et autres agissent de même depuis longtemps ? Dany Boon, par exemple, ce chantre de la France profonde qui vit à Los Angeles, obtient des sommes qui laissent un Gérard Depardieu sur le carreau, ratatiné. 3, 5 millions d'euros pour Le Plan parfait, dont les entrées ne seront pas suffisantes pour payer son salaire ! Un million pour quelques minutes dans Astérix, film qui fait exploser le ratio entrées/cachet/minute à l'écran...
MIRACLE DU SYSTÈME DE FINANCEMENT
Malgré ses récents échecs, grâce au miracle du système de financement du cinéma français, Dany Boon s'apprête aujourd'hui à attaquer son nouveau film, Hypercondriaque, pour lequel on parle d'une somme proche de 10 millions d'euros. Ce texte ne se transformera pas en lettre de dénonciation, je ne nommerai que ceux qui ont fait leur coming out fiscal. Mais ils sont nombreux, qui se disent à gauche, dénoncent les injustices, mais au fond n'en voient qu'une seule : leur niveau d'imposition.
Mais pourquoi, au fond, les acteurs seraient-ils pires que les sportifs ? Parce que leur carrière est potentiellement plus longue ? Non, le seul scandale, le voilà : les acteurs français sont riches de l'argent public et du système qui protège l'exception culturelle. A part une vingtaine d'acteurs aux Etats-Unis et un ou deux en Chine, le salaire de nos stars, et encore plus le salaire de nos moins stars, constitue la vraie exception culturelle aujourd'hui.
Pourquoi est-ce qu'un acteur français de renom, qu'il se nomme Vincent Cassel, Jean Reno, Marion Cotillard, Gad Elmaleh, Guillaume Canet, Audrey Tautou, Léa Seydoux, touche pour un film français - au marché limité à nos frontières - des cachets allant de 500 000 à 2 millions d'euros, alors que, dès qu'il tourne dans un film américain, dont le marché est mondial, il se contente de 50 000 à 200 000 euros ? Pourquoi, par exemple, Vincent Cassel tourne-t-il dansBlack Swan (226 millions d'euros de recettes monde) pour 226 000 euros et dans Mesrine (22,6 millions d'euros de recettes monde) pour 1,5 million d'euros ? Dix fois moins de recettes, cinq fois plus de salaire, telle est l'économie du cinéma français.
Et pourquoi Depardieu est-il le salaud ? Lui qui fait Mammuth gratuitement pour permettre au film d'exister et propose de faire la même chose pour DSK de Ferrara. Pourquoi Vincent Cassel, qui met son argent et son énergie au service de jeunes talents comme Kim Chapiron ou Romain Gavras, serait-il plus coupable que le système ?
DES ÉCHECS ÉCONOMIQUES
L'explication, jamais le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) ni la ministre ne l'ont fournie : la subvention directe dont jouit le cinéma français (chaînes publiques, avances sur recettes, aides régionales), mais surtout la subvention indirecte (l'obligation d'investissement des chaînes privées). Voilà pourquoi tous les échecs de 2012 mentionnés ci-dessus n'ont guère ému la profession, et que ceux-ci n'ont pas suscité d'articles de fond. Et pourtant, rendez-vous compte ! Sur le top 10 des films d'une économie qui en concerne 220, un seul est rentable !
Il est vrai, les scores de ces films ne sont pas honteux : 6 millions d'entrées pour le Marsupilami, 4 millions pour Astérix ou La Vérité si je mens, 3 millions pour Les Seigneurs, 2 millions pour Stars 80, 1 million pour Populaire... Ils sont même bons dans l'absolu, et il est probable que le niveau d'entrées 2012 ne va guère baisser par rapport à 2011, la fameuse année d'Intouchables. Mais ce sont tous des échecs économiques parce qu'ils coûtent beaucoup trop cher.
Astérix, à 60 millions d'euros, a le même budget qu'un film de Tim Burton. Voilà qui laisse rêveur... Stars 80 plus cher que The Hangover ou Ted. Ça laisse pantois... Et tout autant Populaire, plus cher que Black Swan ou Le Discours d'un roi ! La responsabilité de cette situation n'est pas à chercher, hélas ! dans une supposée incompétence de nos producteurs, mais dans ce que les Américains appellent le "above the line " ("la surévaluation"), les cachets qui font de nos talents, inconnus au-delà de nos frontières, les mieux payés du monde.
Mais à quoi servent de tels cachets si les résultats ne se matérialisent pas en recettes économiques ? En réalité, ils permettent d'obtenir le financement des télévisions. Black Swan se finance sur le marché. Il n'y a dans son financement aucune obligation, aucune subvention, l'acteur est donc payé pour ce qu'il vaut, 226 000 euros. Mesrine, en revanche, a besoin de ce financement pour exister, ce qui explique que l'acteur se retrouve avec un pouvoir de vie ou de mort sur le projet, et ce en fonction de sa valeur télé. Il réclame donc sa part du gâteau. Lui sera payé entre 1 et 1,5 million d'euros. Qui peut l'en blâmer ? Cela devrait vouloirdire qu'il touche là le fruit de sa notoriété sur le marché télévisuel. Sauf que le cinéma enregistre des contre-performances à la télévision. Sans les obligations légales issues de notre système public de financement, il y a bien longtemps que "Les Experts" et la "Star Ac" auraient réduit à néant les cases "Cinéma" des chaînes de télévision.
JETÉ À LA VINDICTE PUBLIQUE
Est-ce à l'individu qu'il revient de "réguler" le système sous peine d'être jeté à la vindicte publique comme Gérard Depardieu ou est-ce au CNC et à son ministère de tutelle de le faire ? A l'heure où François Hollande veut que les patrons des grandes entreprises publiques limitent leurs salaires, laissera-t-on les "hauts salaires" du cinéma gagner plus qu'ils ne valent, et ce grâce à de l'argent public, à un système unique, exceptionnel de financement ? Est-il normal qu'un Daniel Auteuil, dont les quatre derniers films représentent des échecs financiers de taille, continue à toucher des cachets de 1,5 million d'euros sur des films coproduits par France Télévisions ?
Le fameux système d'aide du cinéma français ne profite qu'à une minorité de parvenus. Mais jamais cela ne provoquera un scandale aussi retentissant que l'exil fiscal de Gérard Depardieu. Les miettes que laisse ce système réduisent en effet au silence ceux dont le rôle serait de pousser l'analyse.
Une idée simple : limitons à 400 000 euros par acteur - et peut-être un peu plus pour un réalisateur -, assorti d'un intéressement obligatoire sur le succès du film, le montant des cachets qui qualifient un film dans les obligations légales d'investissement des chaînes de télévision. Qu'on laisse à Dany Boon un cachet de 10 millions d'euros, si telle est véritablement sa valeur marchande. Mais alors que ce soit en dehors de ces obligations. Et redonnons ainsi à notre système unique et envié sa vertu en éliminant ses vices.
Vincent Maraval, distributeur et producteur, fondateur de la société de distribution de films Wild Bunch
Le catalogue de Vincent Maraval
Wild Bunch, créée en 2002, détient un catalogue de plus de 1 700 films. Plusieurs films distribuésou vendus par Wild Bunch ont reçu des distinctions : "The Artist", de Michel Hazanavicius (Oscars, 2012),"La Part des anges", de Ken Loach, (Festival de Cannes, 2012),"Mr Nobody", de Jaco Van Dormael (Mostra de Venise, 2009), "La Saveurde la pastèque", de Tsai Ming-liang (Berlinale, 2005)
La désormais célèbre communauté "hacktiviste" des Anonymous a publié une vidéo annonçant le lancement de l'opération Tyler, partie intégrante du "Project Mayhem 2012", un WikiLeaks amélioré chargé de lutter contre la corruption et de promouvoir les libertés individuelles.
"Il est maintenant venu le temps d'agir". C'est en ces mots que la mystérieuse voix numérique des Anonymous annonce la mise en place d'un WikiLeaks amélioré baptisé Tyler. Décrit par le collectif comme une forme de protestation contre, notamment, le gouvernement des États-Unis et son Cybersecurity Act de 2012, Tyler devrait contribuer à la lutte contre les projets de loi de censure et plus largement contre la confiscation des libertés individuelles. Les "meilleurs hacktivistes et codeurs mais aussi les crypto-anarchistes, les cyber-punks, ou encore les militants des droits de l'Homme" sont ainsi invités à collaborer et à se joindre au brainstorming des cyber-activistes qui devrait permettre à Tyler de se développer dans les meilleures conditions.
Massivement distribué et décentralisé à la manière de Wikipedia ou des réseaux Peer-to-Peer, Tyler devrait bénéficier d'une forte protection contre la censure et passer outre les pressions extérieures pour - peut-être - triompher là ou WikiLeaks avait échoué. En d'autres termes et selon la vidéo, "Tyler devrait être un WikiLeaks gonflé aux stéroïdes" avec comme but de rassembler le plus grand nombre possible d'informations sensibles relatives aux affaires de corruption et de fraude au niveau mondial.
A compter du 5 novembre prochain, à la veille de l'élection présidentielle américaine, les internautes sont encouragés à récolter le plus d'informations possible et à les télécharger sur le service. Les informations devraient quant à elles être accessibles entre le 12 et le 21 décembre 2012.
Notons par ailleurs que le nom de cette opération intégrée au Project Mayhem, Tyler, est inspiré du personnage de Tyler Durden joué par Brad Pitt dans le film Fight Club et dans lequel il est l'instigateur du Project Mayhem, censé lutter contre la société de consommation et la corruption.