Là-Haut

Articles de la-haut

Les phrases de l'Histoire

Par Le 12/01/2013

Pas un personnage très fréquentable mais là, il avait parfaitement raison...


"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain."
- Napoléon Bonaparte -


Revue : INEXPLORE

Par Le 11/01/2013

INEXPLORÉ


Enfin, une revue à laquelle j'adhère TOTALEMENT.






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A découvrir sur le site
Nous avons tous peur de la mort… Et nous allons tous
Le monde est en train de changer. Et si l’altruisme,

Au sommaire du numéro #14

46 - DOSSIER
Communiquer avec la nature
Nous vivons coupés de la nature, et nous en avons la nostalgie. Pourtant, cette séparation n’existe que dans nos têtes ; nous sommes beaucoup plus proches d’elle que nous le croyons. Nous faisons partie de cette nature vivante, intelligente : l’observation nous apprend que les animaux et les plantes savent ce que nous pensons, ce que nous allons faire, réagissent en conséquence, et parfois pressentent avec justesse ce qui va se produire. Et si l’on pouvait communiquer avec la nature ?
48 – DOSSIER
Rétablir le contact
Retrouver l'expérience sensorielle de la nature


50 – DOSSIER
L'intelligence des animaux
Quand la science s'étonne de certains comportements des animaux

54 – Dossier
Ces plantes qui nous ressentent
Et si le monde végétal n'était pas aussi inerte qu'on l'imagine ?


60 – DOSSIER
Des plantes qui enseignent aux humains
A la rencontre des plantes qui « parlent » aux chamanes


64 – DOSSIER
Ils vivent la nature
Portraits d'homme et de femme engagés


74 – DOSSIER
Une autiste dans la tête des animaux
Temple Grandin comprends le ressenti des animaux


78 – DOSSIER
Interview de Rupert Sheldrake
La nature est consciente


6 – ENTRETIEN
Rencontre avec Amélie Nothomb
L'écrivaine nous confie une part très personnelle de sa vie, traversée d'expériences extraordinaires

12 – TÉMOIGNAGES
Vos expériences extraordinaires

16 – CINQ QUESTIONS A...
Corine Marienneau

18 – SOCIETE
Des perceptions en évolution
Sommes-nous en train de devenir extrasensibles ?

20 – CONFIDENCES
Bernard Werber

22 – Un autre regard
L’actu science, culture et médecine

30 – Energie
Entrez dans la danse
La Danse des 5 rythmes s'installe progressivement en France

36 – Médecine
Les médecins et les esprits
Au Brésil, des hopitaux proposent à leurs patients les services des médiums

40 – Entretien Psy
Retour aux racines du soin
avec Pierre Coret

La variété des approches thérapeutiques est-elle sous-estimée en France ?

84 – Thérapie
Hypnose : un outil en vogue
Un outils décrypté, loin des idées reçues

88 – Portrait
Stanislav Grof
Le psychiatre aux mille visions




94 – Le coin du psy
EMI, la part d'ombre
Les expériences de mort imminente font parfois peur

100 – Pratique
Les accords toltèques

108 – Livres
La sélection d’Inexploré
Mais aussi : Interview avec Corine Sombrun

114 – Le mot de la fin
Ervin Laszlo





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Parce que vous êtes des milliers à partager cette idée toute simple, et pourtant essentielle, qu’ensemble, nous pouvons apprendre à mieux écouter ce qui sort de l’ordinaire L’INREES est né du constat suivant : il est possible de s’intéresser à ces expériences que nous n’arrivons pas à expliquer et que nous qualifions d’extraordinaires, voir de « surnaturelles », tout en conservant les deux pieds sur terre.

Pour cela l’INREES s’appuie sur un questionnement scientifique rigoureux tout en gardant à l’esprit, comme le soulignent d’ailleurs les scientifiques eux-mêmes, que les connaissances que nous possédons sur la nature de la réalité sont limitées En savoir plus »

Ils me font grandir

Par Le 08/01/2013

Je les aime tellement les enfants. Ceux de ma classe, ceux que j'ai eus, ceux que j'aurai.

C'est eux qui me font grandir. C'est eux qui me poussent à comprendre, à analyser, à autopsier, à ausculter, jusqu'au tréfonds, à saisir chaque parole, chaque geste, chaque posture, chaque regard, chaque attitude, à être présent, conscient, constant, lucide, attentif, patient, aimant.

Je les aime. Ils me grandissent, ils me poussent vers le haut, vers la conscience la plus aiguë, la plus vive, la plus heureuse, jusqu'à en rire.

 

Aujourd'hui.

"Y" avait allumé un MP3 dans sa poche, pendant un cours, il écoutait de la musique et ses voisins l'entendaient aussi. A la sonnerie,  "K" est venu me le dire. J'ai confisqué le MP3 et après la récréation "K" est venu me dire que d'autres enfants le "traitaient" de "balance".

Discussion. Parce que chaque occasion est un retour à l'essentiel, à la dimension existentielle.

On a d'abord clarifié ce qui relève de l'ordre existentiel et de l'ordre scolaire.

Quand doit-on dénoncer quelque chose, ou quelqu'un ?

Repère historique. Les Résistants et les collaborateurs.

Les collaborateurs avaient-ils raison de dénoncer des Résistants ?

Comment identifier ce qui relève de la conscience morale et ce qui relève de l'intérêt ?

Pourquoi "Y" avait-il allumé son MP3 ? Je lui pose la question et il répond, gêné qu'il ne sait pas. Je lui demande d'observer les émotions qui étaient en lui à ce moment-là, que je ne le gronde pas, que je ne vais pas le punir mais qu'il est important qu'il comprenne ce qui s'est passé en lui. Il finit par dire que ça lui faisait envie, que ça lui faisait plaisir.

-Pourquoi est-ce que ça te faisait plaisir ?

-Parce que je faisais quelque chose d'interdit.

-Tu te sentais fort ?

-Oui, c'est ça.

-Imagine maintenant qu'en toi, il y a une balance avec deux plateaux. D'un côté, il y a le plaisir et de l'autre la conscience morale, ce qui te dit que ce que tu fais est interdit. Pourquoi est-ce que le plateau du plaisir est devenu le plus lourd, pourquoi est-ce que ce plaisir l'a emporté sur la conscience morale ?

-Parce que ça amusait les autres, que moi, je me sentais le plus malin.

L'importance du poids des regards, de l'influence, du courant qu'on ne maîtrise plus et qui nous emporte.

On en vient à parler de la mort d'un de mes anciens élèves. Il s'est tué en scooter en faisant "le malin" devant les autres. Il se sentait fort, sans doute... L'importance de l'observation de nos actes, de la source et de leurs conséquences. Qui est responsable ? Quand doit-on se retirer d'une situation ? Qu'est-ce qui nous alerte ?

La balance était déséquilibrée, le plaisir immédiat était le plus fort. Plus aucune observation intérieure.

Beaucoup, beaucoup d'émotions dans la classe, des silences et des paroles qui fusent. D'autres situations, d'autres histoires, tout ce que les enfants portent qui jaillit comme un torrent, je prends conscience, encore une fois, de tout ce qu'ils gardent en eux, de tout ce qu'ils devraient pouvoir poser, parce que c'est trop lourd, trop confus, trop chaotique.

Discussions, discussions...Je pose des questions, ils répondent, ils réfléchissent, ils échangent. J'essaie constamment de rattacher cette dimension existentielle à leurs propres émotions, à leur vécu, à tous leurs tourments, à leurs bonheurs, aux drames, aux peurs. En eux, c'est un vacarme assourdissant. 

Je ramène régulièrement les enfants sur cette nécessité de l'observation intérieure, de la nécessité de s'extraire des influences, de la puissance du groupe, de la nécessité de parler aussi, d'exprimer, d'ouvrir son âme, de partager. 

Aucun jugement, juste de l'accueil, de l'écoute.

Une heure et demie à parler.

Je leur parle de mon enfance, de mes erreurs, de tout ce que j'ai compris, beaucoup plus tard, à travers les livres, avec quelques professeurs, souvent tout seul. Beaucoup, beaucoup plus tard...

Pourquoi ? Pourquoi m'a-t-il fallu autant de temps ? Je leur pose la question.

-Parce que tu n'en parlais pas ?

-Oui, voilà, c'est ça, tout le problème est là, cette absence de paroles, pas des paroles quotidiennes sur l'insignifiance mais des paroles sur l'existence. C'est pour ça que je veux parler avec vous. Parce que j'aurais aimé ne pas attendre aussi longtemps pour commencer à comprendre. Mais vous savez pourquoi on en parle ici, tous ensemble ? Parce qu'on n'a pas peur. Parce qu'il ne s'agit pas de juger mais juste de partager pour que chacun grandisse, intérieurement. Et moi aussi, je grandis, grâce à vous. 

Je vous aime.

Vidéo de mon Grand Gars

Par Le 08/01/2013

Pour un voyage au japon, cliquez sur j'aime pour participer ! MERCI POUR LUI

Plus c'est vu et mieux c'est :))

Juste magnifique (montagne)

Par Le 07/01/2013

 

 

 

Candide Thovex et l’impressionnant Few Words

Par Océane Ciuni, 22-10-2012

 

 

 

Few Words au Grand Rex
Few Words au Grand Rex - Metallier-KEV

 

 

 

INTERVIEW - Quiksilver a présenté son nouveau documentaire, relatant la carrière du freeskieur Candide Thovex, en avant-première au Grand Rex.

La tournée mondiale du film de Candide Thovex a commencé ce samedi 20 octobre à Paris. Quelque 2.700 spectateurs se sont déplacés afin de voir sur grand écran les images réalisées par le réalisateur Matt Pain et toute l’équipe de Candide.

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Avant la diffusion du film, Candide, 30 ans, pionnier du ski freestyle français, nous a expliqué la genèse du projet : «Ce soir on présente un documentaire que l’on a tourné pendant deux hivers. Quiksilver m’a proposé de faire un film retraçant toute ma carrière depuis mon enfance. Le tout est alimenté de nouvelles images.»

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Celui qui a déjà remporté deux fois les X-Games et le Freeride World Tour a préparé quelques notes, qu’il nous montre, avant son entrée en scène. Il avoue être un peu stressé, « je n’ai pas révisé », concèdera-t-il en souriant pendant l’interview.  Son arrivée sur le tapis rouge du Grand Rex, les photos à l’entrée de la salle… la projection de Few Words aurait pu prendre des airs cannois. Mais c’était sans compter sur une salle surchauffée, composée des amis et de la famille de Candide, mais aussi de «monuments» du ski français comme Edgar Grospiron, Sarah Laoura ou encore Xavier de Le Rue. Ovationné avant la projection du film, Candide a tenu à remercier les riders, mais aussi les amis venus du monde entier pour l’occasion.

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Les premières images du film sont celles tournées les deux hivers derniers, en Autriche en Suisse ou au Canada. La nature excessivement bien filmée par Matt Pain, agit comme une claque et prend toute sa dimension sous les skis de Candide. À chaque figure, chaque descente, on retient son souffle, tant la chute semble proche et le terrain hostile. « J’ai eu énormément de chance de faire ce film, mais ce n’est pas forcément facile. Par exemple, à un moment, sur trois mois, nous n’avons eu que deux semaines de beau temps. Pour l'anecdote, je me suis fait mordre par un loup aussi ! ».

__1349776988_4446_Few Words Candide Thovex credits Cedric Jourdain 2

Au milieu de son terrain de jeu favori, le skieur se démarque des autres freeriders, en se servant des disciplines dans lesquelles il excellait par le passé. Ancien champion de France de ski de bosses, il est aussi l’un des premiers à s’inspirer des snowboarders pour amener le ski freestyle là où il en est aujourd’hui, et cela se voit. « Quand il est arrivé, on s’est dit, ‘ah ouais, on peut rider comme ça ?’ On pense savoir ce que sont les standards du ski extrême mais lui nous montre autre chose », dira à son sujet Xavier de Le Rue, interviewé dans le film. 

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Au milieu des images récentes, se dessine la vie de Candide Thovex. On regrettera que le film ne dure qu'une heure, tant il devait y avoir de rushes.Interviews de proches, de riders, de mentors, mais aussi de nombreuses images d’archives retracent son parcours. La Clusaz, station dans laquelle Candide a grandi et où il vit encore quand il n’est pas en tournée pour le film ou en shooting, est omniprésente dans le film. De ses premiers pas, jusqu’au «Candide Invitational», évènement qu’il a fondé et sur lequel il s’est blessé en 2007, les proches racontent et les images illustrent l'évolution du freeski depuis quinze ans.Timidité ou parti pris de réalisation, Candide ne dit pas un mot dans Few Words de celui qu'il est devenu. Il montre l’étendue de ce qu’il sait faire sans en parler.

L'énergie noire

Par Le 06/01/2013

Le mystère de l'énergie noire de l'Univers

Elle représenterait 70 % du cosmos et pourtant on sait très peu de choses sur elle. Selon certains scientifiques, on lui doit la croissance de l'Univers...

Simulation numérique de l'expansion de l'universImage tirée d'une simulation numérique. On perçoit bien le mouvement des galaxies glissant vers la plus grande concentration de masse au centre, en rouge. Pour en mesurer le taux de croissance, il faut prendre en compte le rapport entre énergie noire et expansion de l'Univers.
© CNRS Photothèque/ESO/INSU/VVDS/DOLAG Klaus

Contrairement à ce que l’on croit en observant les étoiles par une belle nuit d’été, l’univers n’est pas immobile. Mais jusqu’à une période récente, les scientifiques étaient persuadés que sa croissance ralentissait. Or aujourd’hui, ils sont obligés de revoir complètement leur copie, car c’est exactement l’inverse qui se produit : plus l’univers grandit, et plus il grandit vite !

La responsable ? Une mystérieuse énergie noire... Mais qu’est-ce donc ?
Les savants eux-mêmes ne le savent pas. Imaginez ! Elle représenterait environ 70% du cosmos. Mais on ignore tout aujourd’hui de sa composition. Pour tenter de résoudre ce casse-tête, nous avons mené l’enquête auprès de Pierre Binétruy, qui dirige la fine fleur de la recherche française sur la question : l’équipe du laboratoire AstroParticule et Cosmologie de l’université Paris VII.

Une traque internationale...

Notre chercheur de l’espace travaille avec un stylo, son ordinateur et un puissant télescope. Mais il n’est pas seul dans son coin à récolter les indices. Il reste en contact permanent avec ses collègues du monde entier qui tous, essayent d’identifier l’inconnue. Car l’enquête s’avère des plus délicates : l’énergie noire, personne ne l’a jamais vue ! Pas même en laboratoire, puisqu’on n’a pas réussi à reproduire le phénomène. Et pour cause, personne ne sait vraiment ce qu’est l’énergie noire... Pour tenter de l’identifier, les inspecteurs du cosmos font donc appel à un moyen détourné. Ils traquent les étoiles qui sont les plus éloignées de nous. Et les scientifiques sont particulièrement intéressés par celles qui sont en fin de vie.

Trous noirs : le côté obscur de la force

Attention : énergie noire ne veut pas dire trou noir ! Il existe en effet dans l’univers des objets dans lesquels la matière est tellement concentrée que rien ne peut en sortir. Pas même la lumière. Ces ogres de l’espace n’en émettent donc aucune. Ce sont les terribles trous noirs. Les plus gros débusqués à ce jour ont la masse de plusieurs millions de soleils ! Mais comment les détecter ? Et bien, si un tel monstre est invisible, les scientifiques peuvent quand même déceler indirectement sa présence en observant les effets qu’il produit sur son environnement. En effet, irrésistiblement attiré, du gaz y plonge en tourbillonnant et en s’échauffant très fortement. Il peut aussi se former des jets de particules de haute énergie expulsés au loin. Enfin, la vitesse anormalement élevée d’étoiles qui semblent attirées par une masse énorme mais invisible, peut trahir la présence du glouton.

Pourquoi ? Parce que ce sont celles qui émettent le plus de lumière. On les appelle les supernovae. Dans le grand noir de l’espace, ces supernovae sont comme des lanternes. Elles servent de bougies de référence aux chercheurs. Ils mesurent et analysent la lumière de ces étoiles afin de connaître leur distance et leur vitesse de déplacement. Suite à ces observations, les scientifiques retournent à leurs stylos et ordinateurs pour calculer l’accélération de la croissance de l’univers. Et c’est là qu’au détour, ils réussissent à en apprendre plus sur la fameuse énergie noire elle-même.

Des technologies futuristes

Pour faire toutes ces observations et pouvoir regarder très loin dans le cosmos, les enquêteurs-chercheurs se servent de télescopes surpuissants. Les scientifiques français utilisent plusieurs de ces instruments. Leur petit bijou ? Un télescope de 3,6 mètres installé à Hawaï et équipé d’une caméra ultra sensible. Un autre télescope très performant est actuellement en construction au Chili. C’est sur celui-ci que notre équipe d’enquêteurs du cosmos, emmenée par Pierre Binétruy, travaille actuellement. Ils inventent des composants électroniques qui contrôleront la caméra installée sur le télescope. Ils mettent aussi au point un système informatique capable de décortiquer les énormes quantités d’informations reçues en provenance de l’espace.

Intérieur du télescope français de HawaïA l’intérieur du télescope français de Hawaï. Lorsqu’il bouge pour regarder le ciel, ce sont 250 tonnes qui se mettent en branle. Avec néanmoins une précision au trois millième de degré prés...
© CNRS Photothèque/ESO/INSU/VVDS/DOLAG Klaus

Mais il y a plus fort encore... Afin de mieux surveiller notre univers qui grandit de plus en plus vite, les observations des étoiles mourantes cachées au fin fond du grand cosmos se feront également dans quelques années depuis... l’espace. Une prochaine mission de l’Agence Spatiale Européenne doit en effet mettre en orbite autour de la Terre, un observatoire digne des meilleurs films de science fiction. Son but : déterminer avec précision comment se comporte l’énergie noire et tenter de mieux saisir comment elle précipite la croissance de notre univers.
De quoi peut-être enfin identifier la véritable nature de la belle inconnue, qui reste aujourd’hui encore une énigme non élucidée...

A RETENIR :

  • Il existe dans l’univers quelque chose qui accélère la vitesse de sa croissance.
  • On l’appelle énergie noire et elle représenterait près des ¾ du cosmos. - On ignore sa composition.
  • Pour l’étudier, les scientifiques observent et analysent la lumière des étoiles lointaines qui ont explosé.


Et pendant ce temps-là, les médias font leurs choux gras sur le Depardieu dénationalisé qui voit dans la Russie la plus grande démocratie d'Europe.

J'ai l'impression de regarder s'exciter des étrons dans une cuvette.

Paul WATSON

Par Le 04/01/2013

Pour que la France accueille Paul WATSON

Pour que la France accueille Paul WATSON
75,000
64,097

64,097 personnes ont signé. Atteignons 75,000

Pourquoi c'est important

Comité de soutien au Capitaine Paul Watson

Pour que la France accueille Paul Watson,
le 1er réfugié politique écologiste



PAUL WATSON, Fondateur et Président de l’ONG internationale de défense des océans SEA SHEPHERD (Berger de la mer) est actuellement en passe de perdre sa liberté, peut être sa vie.

Citoyen d’honneur de la ville française de Saint Jean Cap Ferrat et désigné par Times Magazine comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXème siècle, Paul Watson est un activiste investi dans la défense des océans depuis plus de 40 ans. Dans son combat pour les océans, il s’est attiré de puissants ennemis, au plus haut niveau des Etats.

Paul Watson a été arrêté à Francfort, en Allemagne le 13 mai dernier, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica pour des faits remontant à 2002. Watson avait alors interrompu une opération de pêche illégale aux ailerons de requins dans les eaux du Guatemala (pratique cruelle qui consiste à découper les ailerons de requins et rejeter leurs corps agonisants à la mer). Watson patrouillait alors sous mandat Guatémaltèque. L’année précédente, les braconniers Costa Ricains mis en cause lors de cette opération avaient été inculpés pour pêche illégale au requin dans la Réserve Marine des Galápagos, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité et déclarée Patrimoine en péril par l’Unesco en 2009. Lors de cette opération, Paul Watson n’a blessé personne et n’a endommagé aucun matériel. Il est néanmoins poursuivi par le Costa Rica, dix ans après les faits, pour « mise en danger de la vie d’autrui » alors même que deux juges Costa Ricains successifs avaient déjà prononcé un non lieu à l’époque des faits. Paul Watson fait notamment l’objet d’une notice rouge émise par Interpol qui après l’avoir refusé son inscription dans un premier temps, s’est finalement plié à la volonté du Costa Rica, pays agissant lui même comme « sous-traitant » du Japon.

Car par delà le cas Costa Ricain, Paul Watson s’est surtout attiré les foudres du Japon- troisième puissance économique mondiale- pour ses interventions répétées depuis 8 ans contre la chasse baleinière Japonaise (chasse qui viole le moratoire international sur la chasse baleinière en vigueur depuis 1986) dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En 2010, Wikileaks révélait dans la presse que des négociations secrètes entre le premier Ministre Japonais et la secrétaire d’Etat américain, Hilary Clinton visaient à priver Sea Shepherd de son statut caritatif afin de l’affaiblir financièrement. Dans ces cables, le Japon, rendait Sea Shepherd directement responsable du faible rendement de sa chasse baleinière et des dizaines de millions de dollars de pertes qui s’ensuivent. (Pour la seule année 2011, 172 baleines furent tuées en Antarctique sur un quota fixé à plus de 1000).


En octobre 2011, date de l’émission du mandat d’arrêt Costa Ricain contre Paul Watson, le Japon intentait en parallèle une action contre Sea Shepherd devant la Cour Américaine de Justice pour faire interdire les interventions de l’ONG pour la dans sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En mars 2012, le juge américain statua en faveur de Sea Shepherd en rejetant la plainte japonaise.

Par la suite, un mandat d’arrêt aurait été délivré par le Japon visant des infractions imaginaires qui auraient été commises à l’occasion de la campagne 2010 de Sea Shepherd en Antarctique.

Les mandats d’arrêt issus par le Costa Rica (et par le Japon) reposent sur des procédures hautement contestables dont la finalité politique ne fait pas de doute.

Aujourd’hui traqué par la mafia des ailerons de requins, par l’Etat japonais et son allié l’Etat du Costa Rica, Paul Watson est devenu « l’écologiste à abattre ». C’est un symbole, poursuivi pour l’exemple. Alors que 700 militants écologistes ont été assassinés au cours de la dernière décennie1, réduire le Capitaine Paul Watson au silence, c’est envoyer un message de menace très clair à tous les mouvements de résistance écologiste qui luttent péniblement pour sauver ce qu’il nous reste de biodiversité.

A l’heure où les Nations Unies annoncent la mise en place de l’initiative « Ocean Compact », censée rendre plus efficace la protection effective des Océans, ne laissons pas l’un de leur plus fervents défenseurs être livré aux puissants lobbys qui détruisent impunément la biodiversité marine, mettant ainsi en péril notre avenir et celui de nos enfants.

Déjà en 1992, le Commandant Cousteau tentait de nous alerter : « Les Océans sont en train de mourir sous nos yeux… ». Vingt ans plus tard, l’océan demeure cette vaste zone de non droit dans laquelle les crimes restent impunis et où se joue pourtant, loin des regards de tous, l’avenir de l’humanité.

Car par delà la lutte pour la survie des animaux marins, le combat de Paul Watson est à n’en point douter l’une des plus grandes causes humanitaires au monde. Si les océans meurent, nous mourrons tous, s’il est une évidence à laquelle nous ne pourrons échapper, c’est celle là.

Aujourd’hui, cessons de détourner le regard.

Nous, soussignés, demandons à ce que la France, terre d’accueil historique tournée vers l’Océan et pays des Droits de l’Homme, s’engage à donner l’asile politique au Capitaine Paul Watson, l’un des plus grands héros écologistes de notre époque.


Quand l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir.

site: www.seashepherd.fr

VOUS POUVEZ SIGNER LA PETITION AVEC CE LIEN

http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_que_la_France_acceuille_Paul_WATSON/

MERCI.

Année 2012

Par Le 01/01/2013

Ce sont les statistiques de visites depuis la création de ce site.

2009 : novembre et décembre : 578 visites

2010 : 13354 visites

2011 : 16509 visites

2012 : 30514 visites

Il y a donc eu davantage de visites cette année que dans les deux années précédentes cumulées (+ novembre et décembre 2009)

Avec l'année 2012, le compte depuis la création du blog est de :

TOTAL DE VISITES : 60955

TOTAL DE PAGES LUES : 176 765

IL Y A 1002 ARTICLES ET 461 COMMENTAIRES.

Je sais que le travail personnel que je mène ici est indispensable pour moi, une façon d'explorer durablement des notions qui m'importent.

Très heureux que "vous" veniez y chercher ce qui vous touche.

Même si tous ces échanges restent virtuels, ils existent dans nos esprits. C'est l'essentiel.

 

La Révolution des casseroles.

Par Le 31/12/2012

VOILA CE QU IL FALLAIT FAIRE EN 2012
ET CE QUE NOUS NE FERONS PAS EN 2013...
Ben, non, "le peuple a voté"...

ISLANDE : ON PEUT CHANGER LE MONDE !

Octobre 2008, une poignée de militants d’un genre nouveau, excédée par le comportement des banques et de ses dirigeants politiques, descend dans la rue, s’empare des réseaux sociaux et lance une pétition nationale exigeant leur démission. Par deux fois, le peuple islandais va refuser de payer les dettes des banques privées et dans la foulée, va changer le monde, concevant une sortie de crise démocratique qui tournera résolument le dos aux recettes néolibérales !
Sur le terrain civique, l'exemple est foudroyant. La mobilisation citoyenne de ce pays que l’on avait transformé en laboratoire néolibéral, va opérer un tournant politique sans précédent, faisant de la démocratie participative l’expression souveraine de sa nouvelle Constitution !
Chronique d’une révolution européenne, l’ouvrage rend compte de cette expérience unique dans les annales du monde occidental : celle de l’élaboration collective, via les réseaux sociaux, d’une «proposition pour une nouvelle Constitution pour la République d’Islande».
C’est tout le cheminement des consciences qui nous est offert, une expérience où l’initiative citoyenne fut un modèle de législation par démocratie directe, introduisant une rupture décisive dans l’histoire du développement du principe démocratique.
Du grand forum national à l’élection d’un Comité Constitutionnel et la mise en place d’une Constituante, une telle maturité politique laisse rêveur… Car tout au long du changement introduit dans la vie politique nationale, c’est assurément un changement des mentalités qui s’est opéré, conduisant à une réflexion collective sur l’identité islandaise, qui aura abouti à la production d’un tableau des valeurs fondamentales de la république islandaise (700 pages), base de la délibération qui a conduit les délégués élus du Comité Constitutionnel à rédiger cette nouvelle Constitution !
Ce mécanisme, qui était aussi un processus électoral, s’est mis en place dès l’année 2010. Pétitions en ligne, convocation d’un referendum légal, élection d’une Assemblée Constituante (illégale), scrutin au suffrage universel direct, avec au final une représentativité supérieure à celle des parlementaires en titre ! Vingt-cinq élus en sortiront, qui se mettront aussitôt au travail dans la plus grande transparence, publiant toutes leurs discussions, mettant en ligne sur le compte facebook de cette Constituante leurs délibérations, ouvertes jour après jour aux commentaires et suggestions des internautes pour nourrir ce dialogue exceptionnel !
La Révolution des Casseroles. Chronique d'une nouvelle constitution pour l'Islande, Jérôme Skalski, éditions La Contre Allée, coll. Un singulier pluriel, octobre 2012, 120 pages, 13,50 euros, ISBN-13: 978-2917817117.
Photo : ISLANDE : ON PEUT CHANGER LE MONDE !

Octobre 2008, une poignée de militants d’un genre nouveau, excédée par le comportement des banques et de ses dirigeants politiques, descend dans la rue, s’empare des réseaux sociaux et lance une pétition nationale exigeant leur démission. Par deux fois, le peuple islandais va refuser de payer les dettes des banques privées et dans la foulée, va changer le monde, concevant une sortie de crise démocratique qui tournera résolument le dos aux recettes néolibérales !
Sur le terrain civique, l'exemple est foudroyant. La mobilisation citoyenne de ce pays que l’on avait transformé en laboratoire néolibéral, va opérer un tournant politique sans précédent, faisant de la démocratie participative l’expression  souveraine de sa nouvelle Constitution !
Chronique d’une révolution européenne, l’ouvrage rend compte de cette expérience unique dans les annales du monde occidental : celle de l’élaboration collective, via les réseaux sociaux, d’une «proposition pour une nouvelle Constitution pour la République d’Islande».
C’est tout le cheminement des consciences qui nous est offert, une expérience où l’initiative citoyenne fut un modèle de législation par démocratie directe, introduisant une rupture décisive dans l’histoire du développement du principe démocratique.
Du grand forum national à l’élection d’un Comité Constitutionnel et la mise en place d’une Constituante, une telle maturité politique laisse rêveur… Car tout au long du changement introduit dans la vie politique nationale, c’est assurément un changement des mentalités qui s’est opéré, conduisant à une réflexion collective sur l’identité islandaise, qui aura abouti à la production d’un tableau des valeurs fondamentales de la république islandaise (700 pages), base de la délibération qui a conduit les délégués élus du Comité Constitutionnel à rédiger cette nouvelle Constitution !
Ce mécanisme, qui était aussi un processus électoral, s’est mis en place dès l’année 2010. Pétitions en ligne, convocation d’un referendum légal, élection d’une Assemblée Constituante (illégale), scrutin au suffrage universel direct, avec au final une représentativité supérieure à celle des parlementaires en titre ! Vingt-cinq élus en sortiront, qui se mettront aussitôt au travail dans la plus grande transparence, publiant toutes leurs discussions, mettant en ligne sur le compte facebook de cette Constituante leurs délibérations, ouvertes jour après jour aux commentaires et suggestions des internautes pour nourrir ce dialogue exceptionnel !
La Révolution des Casseroles. Chronique d'une nouvelle constitution pour l'Islande, Jérôme Skalski, éditions La Contre Allée, coll. Un singulier pluriel, octobre 2012, 120 pages, 13,50 euros, ISBN-13: 978-2917817117.

Le chemin est le but.

Par Le 31/12/2012

 

Le but n'est pas une fin en soi. Le Soi est sur le chemin.

C'est sur le chemin que le Soi apprend. Le but n'est qu'une intention et un prétexte.

Prenons les marins du Vendée Globe. Beaucoup parmi eux savaient qu'ils ne partaient pas pour jouer la première place. Leur victoire est dans l'accomplissement du Tour. Mais la connaissance insérée ne surviendra pas le jour du franchissement de la ligne d'arrivée. Elle survient à chaque instant. 

Et c'est bien pour cela que certains repartiront encore dans quatre ans. Il s'agira pourtant du même tour. Mais chaque jour en mer sera différent.

Il en est de même lorsque je monte sur un sommet. Je finirai immanquablement par redescendre. Peut-être même que je reviendrai faire ce sommet dans huit jours. L'objectif n'est qu'un leurre, qu'un prétexte, qu'une mise en marche et c'est chaque pas qui importe, c'est là que je découvre l'intime. Le reste, c'est de l'habillage.

Cinéma et littérature

Par Le 30/12/2012

Pour moi, le problème est le même qu'en littérature.

Les buzz médiatiques ne couvrent que des grosses productions, avec des stars.

Mais quand les scénarios sont totalement indigents, le casse pipe est au bout et TANT MIEUX. On peut en déduire, avec une once d'optimisme, que les spectateurs ne sont pas des bourrins qu'on mène à la cravache médiatique.

Dans la réalité, malheureusement, on comprend avec le deuxième article, que ces échecs commerciaux s'expliquent également avec les cachets astronomiques de ces stars.

C'est le système qui s'auto-détruit en quelque sorte.

Même constat en littérature. Les bulldozers ne drainent plus la masse et on parle d'une crise de la littérature. FAUX. Il s'agit d'une crise créée de toute pièce par ces médias qui courtisent les stars pour vendre leurs articles et qui délaissent l'immense création littéraire qui restera dans l'ombre. La qualité existe mais elle n'est pas montrée.

Même massacre au cinéma. Les films de talent existent.

On ne voit que ce qui est montré.

Pour le reste, il faut chercher soi-même.


2012 : le cinéma français déçoit

Le cinéma français n’a pas réitéré ses records atteints lors de l’année 2011. Loin de là. Les chiffres de la fréquentation pour l’année 2012 dépasse de peu les 200 millions d’entrées.

Le Centre national du cinéma (CNC) publiera ses comptes définitifs le 2 janvier mais, d’ores et déjà, après quatre années consécutives de croissance de la fréquentation et une année 2011 exceptionnelle avec 217 millions d’entrées, 2012 s’inscrit en recul de 5 % à un niveau légèrement au-dessus de 200 millions d’entrées. Si, en 2011, Intouchables, The Artist ou Polisse avaient accaparé le box-office, la part de marché des films français demeure, cette année, élevée, avec près de 40 % des entrées, ce qui constitue le meilleur résultat européen. En 2012, les films français réalisent plus de 80 millions d’entrées* avec des succès comme Sur la piste du Marsupilami (5,3 millions), Le Prénom (3,3 millions), Taken 2 (2,9 millions). En revanche, pour La vérité si je mens 3 (4,6 millions), Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté (3,7 millions), Les Seigneurs (2,7 millions), les entrées, bien que considérables, ne sont pas à la hauteur des budgets engagés. Sans parler d’un automne très terne avec des déceptions comme Stars 80 (1,8 million), Un plan parfait (1,2 million), Pamela Rose (270.000), et des échecs comme Nous York (614.000) ou Do not disturb (105.000 au terme de deux semaines d’exploitation).

On peut s’interroger sur la qualité des scénarios. Et également, comme le dénonce Vincent Maraval dans l’édition du Monde de vendredi, sur le salaire exorbitant des acteurs. Dans une lettre ouverte, le fondateur de la société de distribution Wild Bunch s’étonne que les stars nationales exigent des cachets "allant de 500.000 à 2 millions d’euros", alors que, dès qu’elles travaillent aux États-Unis, elles se contentent de "50.000 à 200.000 €". "Pourquoi, par exemple, Vincent Cassel tourne-t-il dans Black Swan pour 226.000 € et dans Mesrine pour 1,5 million d’euros?" Et Vincent Maraval d’ajouter que Dany Boon "s’apprête aujourd’hui à attaquer son nouveau film, Hypercondriaque, pour lequel on parle d’une somme proche de 10 millions d’euros"…

* Source Le Film français et CNC


L'année du cinéma français est un désastre. Pendant que Gérard Depardieu fait l'actualité et que les ministres rivalisent d'esprit pour en faire le scandale du moment et dénoncer son exil fiscal à 2 kilomètres de la frontière d'un pays dont il ne se sent "plus faire partie", personne ne parle du cinéma français. Or tous les films français de 2012 dits importants se sont "plantés", perdant des millions d'euros : Les Seigneurs, Astérix, Pamela Rose, Le Marsupilami, Stars 80, Bowling, Populaire, La vérité si je mens 3, etc.

Pas un film, sauf peut-être Le Prénom, pour gommer ce que toute la profession sait pertinemment, mais tente de garder secret : le cinéma français repose sur une économie de plus en plus subventionnée. Même ses plus gros succès commerciaux perdent de l'argent.

EXCEPTION CULTURELLE

Constat unanime : les films sont trop chers. Après les films des studios américains, la France détient le record du monde du coût moyen de production : 5,4 millions d'euros, alors que le coût moyen d'un film indépendant américain tourne autour de 3 millions d'euros. Ce coût moyen ne baisse jamais, alors qu'il y a toujours plus de films produits, que le marché de la salle stagne, que la vidéo s'écroule et que les audiences du cinéma à la télévision sont en perpétuel déclin face à la télé-réalité et aux séries.

Mais alors, pourquoi s'émouvoir ainsi sur le cas Depardieu ? Pourquoi ce déchaînement médiatique et politique ? Sans doute parce qu'il y a là un vrai scandale d'ordre plus général. On le sait, l'époque aime les cas particuliers. Mais le scandale qui nous intéresse les dépasse largement. Il est d'ordre systémique. On peut s'étonner de voir nos ministres s'en laver les mains.

Pourquoi si peu de voix s'en saisissent-elles dans le milieu du cinéma ? Parce qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil ? Que Delon, Hallyday et autres agissent de même depuis longtemps ? Dany Boon, par exemple, ce chantre de la France profonde qui vit à Los Angeles, obtient des sommes qui laissent un Gérard Depardieu sur le carreau, ratatiné. 3, 5 millions d'euros pour Le Plan parfait, dont les entrées ne seront pas suffisantes pour payer son salaire ! Un million pour quelques minutes dans Astérix, film qui fait exploser le ratio entrées/cachet/minute à l'écran...

MIRACLE DU SYSTÈME DE FINANCEMENT

Malgré ses récents échecs, grâce au miracle du système de financement du cinéma français, Dany Boon s'apprête aujourd'hui à attaquer son nouveau film, Hypercondriaque, pour lequel on parle d'une somme proche de 10 millions d'euros. Ce texte ne se transformera pas en lettre de dénonciation, je ne nommerai que ceux qui ont fait leur coming out fiscal. Mais ils sont nombreux, qui se disent à gauche, dénoncent les injustices, mais au fond n'en voient qu'une seule : leur niveau d'imposition.

Mais pourquoi, au fond, les acteurs seraient-ils pires que les sportifs ? Parce que leur carrière est potentiellement plus longue ? Non, le seul scandale, le voilà : les acteurs français sont riches de l'argent public et du système qui protège l'exception culturelle. A part une vingtaine d'acteurs aux Etats-Unis et un ou deux en Chine, le salaire de nos stars, et encore plus le salaire de nos moins stars, constitue la vraie exception culturelle aujourd'hui.

Pourquoi est-ce qu'un acteur français de renom, qu'il se nomme Vincent Cassel, Jean Reno, Marion Cotillard, Gad Elmaleh, Guillaume Canet, Audrey Tautou, Léa Seydoux, touche pour un film français - au marché limité à nos frontières - des cachets allant de 500 000 à 2 millions d'euros, alors que, dès qu'il tourne dans un film américain, dont le marché est mondial, il se contente de 50 000 à 200 000 euros ? Pourquoi, par exemple, Vincent Cassel tourne-t-il dans Black Swan (226 millions d'euros de recettes monde) pour 226 000 euros et dans Mesrine (22,6 millions d'euros de recettes monde) pour 1,5 million d'euros ? Dix fois moins de recettes, cinq fois plus de salaire, telle est l'économie du cinéma français.

Savez-vous que Benicio Del Toro, pour le Che, a touché moins que François-Xavier Demaison dans n'importe lequel des films dans lesquels il a joué ? Que Marilou Berry, dans Croisière, touche trois fois plus que Joaquin Phoenix dans le prochain James Gray ? Que Philippe Lioret touche deux fois plus que Steven Soderbergh et sept fois plus que James Gray ou Darren Aronofsky ? Pourquoi s'en priveraient-ils ?

Et pourquoi Depardieu est-il le salaud ? Lui qui fait Mammuth gratuitement pour permettre au film d'exister et propose de faire la même chose pour DSK de Ferrara. Pourquoi Vincent Cassel, qui met son argent et son énergie au service de jeunes talents comme Kim Chapiron ou Romain Gavras, serait-il plus coupable que le système ?

DES ÉCHECS ÉCONOMIQUES

L'explication, jamais le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) ni la ministre ne l'ont fournie : la subvention directe dont jouit le cinéma français (chaînes publiques, avances sur recettes, aides régionales), mais surtout la subvention indirecte (l'obligation d'investissement des chaînes privées). Voilà pourquoi tous les échecs de 2012 mentionnés ci-dessus n'ont guère ému la profession, et que ceux-ci n'ont pas suscité d'articles de fond. Et pourtant, rendez-vous compte ! Sur le top 10 des films d'une économie qui en concerne 220, un seul est rentable !

Il est vrai, les scores de ces films ne sont pas honteux : 6 millions d'entrées pour le Marsupilami, 4 millions pour Astérix ou La Vérité si je mens, 3 millions pour Les Seigneurs, 2 millions pour Stars 80, 1 million pour Populaire... Ils sont même bons dans l'absolu, et il est probable que le niveau d'entrées 2012 ne va guère baisser par rapport à 2011, la fameuse année d'Intouchables. Mais ce sont tous des échecs économiques parce qu'ils coûtent beaucoup trop cher.

Astérix, à 60 millions d'euros, a le même budget qu'un film de Tim Burton. Voilà qui laisse rêveur... Stars 80 plus cher que The Hangover ou Ted. Ça laisse pantois... Et tout autant Populaire, plus cher que Black Swan ou Le Discours d'un roi ! La responsabilité de cette situation n'est pas à chercher, hélas ! dans une supposée incompétence de nos producteurs, mais dans ce que les Américains appellent le "above the line " ("la surévaluation"), les cachets qui font de nos talents, inconnus au-delà de nos frontières, les mieux payés du monde.

Mais à quoi servent de tels cachets si les résultats ne se matérialisent pas en recettes économiques ? En réalité, ils permettent d'obtenir le financement des télévisions. Black Swan se finance sur le marché. Il n'y a dans son financement aucune obligation, aucune subvention, l'acteur est donc payé pour ce qu'il vaut, 226 000 euros. Mesrine, en revanche, a besoin de ce financement pour exister, ce qui explique que l'acteur se retrouve avec un pouvoir de vie ou de mort sur le projet, et ce en fonction de sa valeur télé. Il réclame donc sa part du gâteau. Lui sera payé entre 1 et 1,5 million d'euros. Qui peut l'en blâmer ? Cela devrait vouloir dire qu'il touche là le fruit de sa notoriété sur le marché télévisuel. Sauf que le cinéma enregistre des contre-performances à la télévision. Sans les obligations légales issues de notre système public de financement, il y a bien longtemps que "Les Experts" et la "Star Ac" auraient réduit à néant les cases "Cinéma" des chaînes de télévision.

JETÉ À LA VINDICTE PUBLIQUE

Est-ce à l'individu qu'il revient de "réguler" le système sous peine d'être jeté à la vindicte publique comme Gérard Depardieu ou est-ce au CNC et à son ministère de tutelle de le faire ? A l'heure où François Hollande veut que les patrons des grandes entreprises publiques limitent leurs salaires, laissera-t-on les "hauts salaires" du cinéma gagner plus qu'ils ne valent, et ce grâce à de l'argent public, à un système unique, exceptionnel de financement ? Est-il normal qu'un Daniel Auteuil, dont les quatre derniers films représentent des échecs financiers de taille, continue à toucher des cachets de 1,5 million d'euros sur des films coproduits par France Télévisions ?

Le fameux système d'aide du cinéma français ne profite qu'à une minorité de parvenus. Mais jamais cela ne provoquera un scandale aussi retentissant que l'exil fiscal de Gérard Depardieu. Les miettes que laisse ce système réduisent en effet au silence ceux dont le rôle serait de pousser l'analyse.

Une idée simple : limitons à 400 000 euros par acteur - et peut-être un peu plus pour un réalisateur -, assorti d'un intéressement obligatoire sur le succès du film, le montant des cachets qui qualifient un film dans les obligations légales d'investissement des chaînes de télévision. Qu'on laisse à Dany Boon un cachet de 10 millions d'euros, si telle est véritablement sa valeur marchande. Mais alors que ce soit en dehors de ces obligations. Et redonnons ainsi à notre système unique et envié sa vertu en éliminant ses vices.

Le catalogue de Vincent Maraval

Wild Bunch, créée en 2002, détient un catalogue de plus de 1 700 films. Plusieurs films distribuésou vendus par Wild Bunch ont reçu des distinctions : "The Artist", de Michel Hazanavicius (Oscars, 2012),"La Part des anges", de Ken Loach, (Festival de Cannes, 2012),"Mr Nobody", de Jaco Van Dormael (Mostra de Venise, 2009), "La Saveurde la pastèque", de Tsai Ming-liang (Berlinale, 2005)

Le réseau TYLER

Par Le 29/12/2012

FORMIDABLE PROJET.


Les Anonymous annoncent le lancement de TYLER

La désormais célèbre communauté "hacktiviste" des Anonymous a publié une vidéo annonçant le lancement de l'opération Tyler, partie intégrante du "Project Mayhem 2012", un WikiLeaks amélioré chargé de lutter contre la corruption et de promouvoir les libertés individuelles.

"Il est maintenant venu le temps d'agir". C'est en ces mots que la mystérieuse voix numérique des Anonymous annonce la mise en place d'un WikiLeaks amélioré baptisé Tyler. Décrit par le collectif comme une forme de protestation contre, notamment, le gouvernement des États-Unis et son Cybersecurity Act de 2012, Tyler devrait contribuer à la lutte contre les projets de loi de censure et plus largement contre la confiscation des libertés individuelles. Les "meilleurs hacktivistes et codeurs mais aussi les crypto-anarchistes, les cyber-punks, ou encore les militants des droits de l'Homme" sont ainsi invités à collaborer et à se joindre au brainstorming des cyber-activistes qui devrait permettre à Tyler de se développer dans les meilleures conditions.

Pensé pour résister à la censure

Massivement distribué et décentralisé à la manière de Wikipedia ou des réseaux Peer-to-Peer, Tyler devrait bénéficier d'une forte protection contre la censure et passer outre les pressions extérieures pour - peut-être - triompher là ou WikiLeaks avait échoué. En d'autres termes et selon la vidéo, "Tyler devrait être un WikiLeaks gonflé aux stéroïdes"  avec comme but de rassembler le plus grand nombre possible d'informations sensibles relatives aux affaires de corruption et de fraude au niveau mondial. 

A compter du 5 novembre prochain, à la veille de l'élection présidentielle américaine, les internautes sont encouragés à récolter le plus d'informations possible et à les télécharger sur le service. Les informations devraient quant à elles être accessibles entre le 12 et le 21 décembre 2012.

Notons par ailleurs que le nom de cette opération intégrée au Project Mayhem, Tyler, est inspiré du personnage de Tyler Durden joué par Brad Pitt dans le film Fight Club et dans lequel il est l'instigateur du Project Mayhem, censé lutter contre la société de consommation et la corruption.

La loi

Par Le 29/12/2012

EFFROYABLE.

Le cas de cette jeune femme et de toutes celles qui subissent en Inde et dans le monde, les mêmes abominations.

Le fait que les gens se plaignent que les dirigeants ne soient pas assez sévères est totalement légitime. Aucun gouvernement ne DOIT tolérer cette violence faite aux femmes.

Mais ce qui est terrifiant, à mes yeux, c'est que la loi fasse office de garde fou, qu'elle devienne le seul barrage.

Les lois sont à la mesure de la dégradation des humains.

Il est interdit de violer, interdit de tuer, interdit de torturer, interdit de porter atteinte à la personne.

Fallait-il donc que ça soit écrit dans un texte de lois ?

C'est ça, aussi, que je trouve effroyable...

Et il semblerait, pourtant, que nous soyons une espèce évoluée...


La victime du viol de New Delhi meurt à Singapour

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8NS90420121229?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0

samedi 29 décembre 2012 05h27
 

(Actualisé avec mesures de sécurité, déclarations §§5,9,10)

par Kevin Lim et Eveline Danubrata

SINGAPOUR/NEW DELHI, 28 décembre (Reuters) - La jeune femme dont le viol en bande organisée à New Delhi a provoqué un mouvement de colère et d'indignation en Inde est décédée vendredi à l'hôpital de Singapour où elle avait été transférée au lendemain de Noël.

"Nous sommes très peinés d'annoncer que notre patiente s'est éteinte paisiblement à 04h45 locales (16h45 GMT). Sa famille ainsi que des représentants de la Haute-Commission de l'Inde (ambassade) étaient présents à son chevet", a déclaré dans un communiqué Kelvin Loh, directeur de l'hôpital Mount Elizabeth.

Âgée de 23 ans, cette étudiante en médecine a été sauvagement agressée et violée le 16 décembre pendant près d'une heure à l'intérieur d'un minibus. Ses agresseurs l'ont ensuite jetée du véhicule en marche.

La sauvagerie du viol dont elle a été la victime a déclenché à New Delhi un mouvement de protestation et de dénonciation des violences faites aux femmes.

Par crainte de nouvelles manifestations, les autorités de New Delhi ont fermé des stations de métro et interdit à la circulation le quartier du centre ville, théâtre de la protestation ces derniers jours.

Les manifestants, qui ont affronté parfois durement les forces de l'ordre, ont réclamé un renforcement des moyens mis en oeuvre pour assurer la sécurité des femmes dans une ville où, en moyenne, un viol est signalé à la police toutes les dix-huit heures.

Les médecins singapouriens avaient auparavant indiqué qu'elle souffrait d'un important traumatisme cérébral et "luttait contre la mort". Elle avait été victime d'un arrêt cardiaque et d'infections pulmonaire et abdominale.   

MALAISE GÉNÉRAL"

Le Premier ministre Manmohan Singh a déclaré samedi être profondément attristé par la nouvelle de la mort de la jeune femme et a exprimé son souhait que les "émotions et énergies" déclenchées par l'événement soient utilisées de manière "constructive".

La ministre en chef de l'État de Delhi, Sheila Dikshit, a quant à elle exprimé son dégoût.

"C'est un moment honteux pour moi, non seulement en tant que ministre en chef mais également en tant que citoyenne de ce pays."

Pour beaucoup d'observateurs politiques, de sociologues et de manifestants, le viol de la jeune femme a été un élément déclencheur, les Indiens considérant que le gouvernement délaisse les questions économiques et sociales.

"Les gens ne réagissent pas juste à un viol. Ils réagissent face à un malaise général, à leur frustration concernant les dirigeants. Ils ont le sentiment que ceux-ci sont complètement déconnectés", explique l'analyste politique Neerja Chowdhury.

New Delhi est la ville d'Inde où les crimes sexuels sont les plus fréquents.

Un viol y est enregistré toutes les 18 heures par la police et 24.206 agressions sexuelles ont été rapportées cette année, une hausse de 9,2% par rapport à 2011. 

 
[-] Texte [+]

Mais la brutalité de l'agression du 16 décembre a déclenché les plus importantes manifestations depuis des rassemblements contre la corruption qui avaient fragilisé le gouvernement du Premier ministre, il y a un an et demi.

Depuis ce viol collectif, les autorités ont promis un renforcement des patrouilles pour assurer la sécurité des femmes rentrant du travail ou de quartiers animés, une hausse du nombre de bus de nuit et la mise en place de comparutions rapides en justice dans les cas de viols et d'agressions sexuelles.

Mais les manifestants attendent des mesures plus appropriées et un engagement ferme du gouvernement contre les agressions sexuelles. (Devidutta Tripathy, Ross Colvin; Henri-Pierre André, Jean-Loup Fiévet et Agathe Machecourt pour le service français)


La mémoire cellulaire du cœur

Par Le 28/12/2012

Charlotte Valandrey, témoignage
d'une mémoire cellulaire ?

 

http://www.inrees.com/articles/Charlotte-Valandrey-temoignage-d-une-memoire-cellulaire/

A la suite d’une greffe de cœur reçue en 2003, Charlotte Valandrey a le sentiment de vivre et de ressentir des souvenirs qui ne lui appartiennent pas. Rêves, cauchemars, sensations de déjà-vu, nouveaux besoins... Une plongée au cœur de la mémoire cellulaire mêlée à une intrigue amoureuse. Extraits de son livre « De cœur Inconnu ».
Le Taj Mahal est aussi beau, aussi blanc qu’en photo. Passé un porche qui le dissimule à dessein, il s’offre à vous d’un coup, majestueux, inouï.
Au centre, une immense coupole protectrice symbolise la rondeur de l’amour, de la femme. A ses côtés, deux autres coupoles, plus petites qui ressemblent à des tétons. Autour, quatre colonnes, des tourelles effilées et hautes qui tendent vers le ciel, l’infini. La grâce du lieu immense me submerge. Lili est bouche bée. L’éblouissement incessant me fait tourner la tête. Je décide de m’asseoir sur un de ces bancs nombreux qui bordent le long bassin central. Je ferme les yeux en posant la tête entre mes mains. Lili me demande si je vais bien. Je ne réponds pas, je reste immobile. Je laisse le Taj Mahal illuminer mes yeux clos… Je me vois … marcher d’un pas régulier vers la coupole, le gravier craque sous mes pieds, je porte mon petit collier en or, et dans ma main, la main d’un homme… Je ne vois que sa main, son alliance, je ressens sa chaleur, la pression de ses doigts qui me guide. Je suis heureuse, pleinement. Et plus nous nous approchons du monument, plus je suis heureuse. Le lieu n’est pas très peuplé, l’air est presque frais. Puis, plus loin, sur la face du Taj Mahal, nous croisons nos mains sur un oiseau gracile sculpté dans le marbre. Sans rentrer dans le mausolée, nous contournons la coupole, longeons un fleuve calme, vert pâle, puis revenons devant l’entrée pour pénétrer ensemble à l’intérieur…
- Charlotte ? Charlotte !
Je sens la main de Lili secouer doucement mon épaule. J’ouvre les yeux. Je demande à Lili par un geste lent de me laisser dans mes pensées. La douceur de ces images intérieures me baigne encore quelques instants. J’aimerais la retenir, qu’elle puisse me remplir longtemps. Lili s’est assise à côté de moi, elle patiente en admirant tout autour d’elle la beauté du lieu. Quand le sentiment doux s’est enfin échappé, je ressens une puissante tristesse, une solitude que rien, personne, aucune pensée ne peut rompre. Je sens mes larmes déborder. Lili s’inquiète.
- Mais enfin, parle-moi, qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi pleures-tu sans arrêt ?
Je ne veux pas raconter ce qui m’appartient intimement, pas maintenant, j’aimerais retrouver ce souvenir d’où qu’il vienne pour le garder en moi. J’essuie mes yeux, me lève d’un coup en souriant à Lili et déclare :
- Viens ma douce. Ce n’est rien, ça va passer, marchons.
- C’est normal, tu es touchée…tu repenses à tout…
- Oui, ça passera, je te dis…Viens, approchons-nous, c’est encore plus beau de près…Tu vas voir les fleurs, les oiseaux gravés…et, derrière, un fleuve paisible aux eaux vertes…
- Lili me suit en m’interrogeant à voix basse d’un ton monocorde qui n’appelle pas de réponse : « Mais comment tu sais tout ça, toi ? »
Sur l’esplanade surélevée, devant la coupole, je fais observer à Lili la délicatesse des fleurs, des lotus, roses, tulipes et des oiseaux verticaux aux longues pattes. « Celui-là est très beau, non ? » Je désigne un oiseau semblable à celui de mon rêve. Une sorte de héron, une cigogne tropicale, un oiseau qui vit au bord de l’eau avec un long bec pour piquer le poisson. Je suis heureuse de le revoir. Je le touche, le caresse. Mon cœur bat. Nous marchons lentement autour de la coupole et quand on aperçoit à nos pieds, bien en contrebas, le large fleuve, Lili s’exclame : « C’est étrange, il était invisible. Il ne figure même pas sur le guide… » […]

 

Chez ma psy


- Alors, Charlotte…
- J’ai l’impression que ça fait une éternité que l’on ne s’est pas vues.
- Trois semaines précisément.
- Mon voyage en Inde était incroyable…
- Je fais part à Claire de mes sensations troublantes de déjà-vu. Ce fleuve que je ne connaissais pas derrière le Taj Mahal, invisible de l’entrée, cette main d’homme dans la mienne, mes larmes devant le lac d’Udaipur…
- Vous êtes entêtée, je vous reconnais bien là… Mais que croyez-vous ? Que vous revivez des souvenirs qui appartiennent à votre donneur ? Une expérience romantique de mémoire cellulaire ? Mais quelle amoureuse devant le Taj Mahal n’a pas ressenti une impression de déjà-vu ?
- Mais j’ai décrit ce fleuve qui passait derrière, avant de le voir, il n’était signalé nulle part, je découvrais ce lieu !
- Je vous crois, tout ça doit être troublant…Que vous dire… La sensation de déjà-vu est un phénomène courant que chacun a ressenti au moins une fois dans sa vie. Il intervient dans un contexte émotionnel fort et lorsque l’on vit finalement un événement longtemps désiré ou redouté. Votre description à l’avance de ce fleuve que vous ne voyiez pas peut être la résurgence d’un souvenir enfoui, d’une image oubliée. La mémoire inconsciente est comme la partie immergée de l’iceberg. Je ne crois pas à la voyance, ni à la mémoire cellulaire, à cet ésotérisme auquel vous semblez vous raccrocher. Si c’est vraiment cela qui vous intéresse, vous devez comprendre que je ne suis pas compétente pour vous répondre…
- Mais à qui puis-je en parler alors ?
- Avant de parler d’ « inexplicable », assurez-vous que c’est vraiment le cas. Réfléchissez, comment auriez-vous pu connaître l’existence de ce fleuve ? Cherchez, un guide, une photo, un livre, cela peut être il y a longtemps…Croyez-moi, si nous parvenons à comprendre tout ce qui est explicable dans notre fonctionnement, alors la part restante inexplicable ou irrationnelle est infime…Il ne faut pas sous-estimer les capacités immenses de notre cerveau, les connexions incroyables que nous pouvons faire, une photo marquante vue il y a quelques années peut resurgir comme cela alors que nous la croyions oubliée. Avant de vous intéresser aux mystères de la mémoire cellulaire, tentez de percer les mystères de votre propre mémoire… Quand avez-vous vu une représentation du Taj Mahal pour la première fois ? Vous êtes une amoureuse-née, ce symbole de l’amour a dû vous marquer il y a bien longtemps, quand ?
- Alors, ça…
- Oubliez la mémoire cellulaire, sondez un peu votre mémoire…Recherchez, souvenez-vous…
- Je ne me souviens pas de la première photo que j’ai vue du Taj Mahal…
Je m’interromps quelques instants et laisse ma mémoire opérer. Sollicitée par Claire, je me souviens maintenant d’une image précise.
- Ce n’était sûrement pas ma première vision, mais, lorsque j’étais en rééducation après ma greffe, il y avait dans le couloir un poster du Taj Mahal qui me faisait rêver…
- Très bien, peut-être ce fleuve y était-il présent…Vous trouverez d’autres images…Nos capacités de mémorisation sont surprenantes. L’oubli n’existe pas, nos souvenirs sont en veille, l’hypnose le démontre parfaitement comme l’analyse psychanalytique. Essayez de comprendre tout ce qui est explicable avant de vous passionner pour ce qui ne l’est pas. […]


Au matin, je repense à mon rêve. Rien ne s’arrêtera si je ne cherche pas. Ni mes cauchemars, ni l’angoisse, ni les sensations puissantes de déjà-vu. Je dois retrouver ma sérénité pour pouvoir vivre mieux, travailler, pour préserver ma santé physique et psychique.
Je vais aller au bout de tout cela. Je vais percer ce mystère qui s’est emparé de moi, trouver la lumière dans ces explications contraires. Je veux faire disparaître la peur et ces images d’une autre que moi. Tout cela n’est pas le fruit de mon imagination, le travail de mon esprit. J’ai beau chercher, je ne vois aucune symbolique dans ces rêves, ces sensations, rien qui ne m’appartienne. Ces images, ces goûts sont totalement, définitivement extérieurs, étrangers à moi, à qui je suis. Je vais suivre mon intuition.
Je décide aujourd’hui, calmement, de rechercher seule l’identité de mon donneur, d’aller au bout de cette quête.

De coeur inconnu, Charlotte Valandrey
Le Cherche midi (Septembre 2
011 ; 332 pages)

Exil fiscal

Par Le 27/12/2012

http://www.lefigaro.fr/impots/2012/12/21/05003-20121221ARTFIG00624-gerard-depardieu-ses-amis-prennent-sa-defense.php

Depardieu...
Ils sont nombreux à revendiquer pour lui cette liberté. «Toutes ces années, Depardieu a bien travaillé pour la France. Qu'on le laisse tranquille!», affirme le réalisateur Jean Becker.

La lettre ouverte de Philippe Torreton attaquant dans Libération Gérard Depardieu de manière injurieuse a déclenché une avalanche de réactions en faveur de l'acteur. De l'«assez minable» lancé par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, on est rapidement passé à la vindicte de Philippe Torreton. Ses insultes envers le comédien ont été condamnées dans les colonnes du Figaro par Pascal Thomas, Jérôme Savary ou encore Xavier Giannoli. Vendredi, ce fut au tour de Catherine Deneuve de manifester dans un billet d'humeur sa désapprobation à «Monsieur Torreton…».

Le courroux de la reine Catherine s'exprime par une allusion historique à la Révolution française: «Qu'auriez-vous fait en 1789, mon corps en tremble encore!» Le réalisateur Jean Becker, qui avait dirigé Gérard Depardieu dans La Tête en friche, répond: «Deneuve suggère que Torreton est un nouveau Robespierre. C'est un peu fort. Mais j'ai presque envie de lui donner raison. Vous voulez mon avis? Philippe Torreton est un con. Toutes ces années, Depardieu a bien travaillé pour la France. Qu'on le laisse tranquille!»

Ils sont en tout cas nombreux à revendiquer pour lui cette liberté. À commencer par la comédienne Jeanne Moreau: «Chacun est libre de faire ce qu'il veut de sa vie. Personnellement, les histoires d'argent ne me gênent pas, ce qui m'ennuierait plutôt, ce sont les amitiés avec les dictateurs… Mais toute cette polémique ne me regarde pas et ne m'intéresse pas.»

Pour le cinéaste Patrice Leconte, cette succession de lettres ouvertes publiées dans la presse «fait remonter à la surface les inimitiés, les rancœurs et les jalousies. Je suis proprement effaré des proportions prises par cette affaire qui n'en est pas une. C'est navrant. Je pense que les gens du métier se sont “balancés” parce qu'ils pensaient que c'était la fin du monde. Sinon, ils auraient fermé leur gueule.»

Grande amie de Gérard Depardieu qu'elle a transformé en comte de Monte-Cristo, la réalisatrice Josée Dayan s'insurge contre les propos de Torreton et se dit «solidaire de la réponse de Catherine Deneuve et de celle de Fabrice Luchini». Ce dernier avait déclaré à Sud-Ouest: «Quand on attaque Depardieu, il faut avoir une filmographie solide. Moi, je ne fais pas de leçon de morale. Chacun dit ce qu'il veut.»

Les blessures profondes

Jean-Pierre Améris - qui vient de faire tourner Depardieu dans L'Homme qui rit d'après Victor Hugo (sortie le 26 décembre) - voit surtout en lui l'humanité et la poésie du génial comédien: «J'ai été surpris et choqué par l'attaque de Torreton: ça ne se fait pas entre gens du métier. Il devrait savoir qu'un acteur, c'est double, c'est triple, et que sa vérité est au moins autant sur scène et à l'écran que dans la réalité. A-t-on envie de savoir que Chaplin était radin? Souvent les acteurs ont un côté scorpion, autodestructeur et il y a de cela chez Gérard Depardieu, éternel gamin, éternel voyou, provocateur, avec cette tentation de gâcher les choses.»

Sa fille Roxane, 20 ans, connaît bien les blessures profondes de son père. Elle lui a d'ailleurs écrit une déclaration d'amour sur lepoint.fr dans laquelle elle écrit: «Mon père est mis sur la sellette comme pour le procès d'un grand criminel (…). Malgré sa notoriété, c'est un homme que j'ai toujours vu vivre dans une grande simplicité et proche des gens. Il explore le monde avec excès. Il aura marqué le siècle avec une émotion que seul un grand cœur peut contenir.»

Jean-Pierre Améris renchérit: «Il faut voir tout ce qu'il nous a donné, tout ce qu'il est capable de donner encore. Il n'est pas dans une tour d'ivoire, il s'expose, il prend des risques, avec une générosité et une humanité rares. On ne peut pas demander à une nature aussi exceptionnelle de faire tout bien. Il y a en lui des gouffres qu'il essaie de combler. Il est dans une fuite en avant, partagé entre pulsion de mort et avidité de vivre. Il me rappelle cette phrase de Victor Hugo qu'il prononce dans L'Homme qui rit: “Si seulement on pouvait sortir du malheur comme on sort d'une ville.”»


Le problème, pour moi, n'est pas de savoir si c'est bien ou pas. On s'éloigne de la cause. Pourquoi est-ce qu'autant de gens fortunés quittent le pays ? Voilà la seule question à laquelle il faut répondre. Nous ne vivons pas dans une geôle, les portes sont ouvertes.

Depardieu en a assez d'être taxé d'une façon qu'il juge démesurée. Il a de l'argent et il donne du travail à un grand nombre de personnes (restaurant, magasin de motos, vignobles etc...) Doit-on le lui reprocher ?

C'est absurde.

Ce taux d'imposition a été mis en place pour pallier aux folies financières, aux errances des euros députés, aux arrangements entre amis banquiers et politiciens. La crise économique ne vient pas des gens qui ont accumulé de l'argent par leur travail mais d'apprentis sorciers qui ont laissé jouer avec les allumettes des pyromanes financiers.

Que l'Etat aujourd'hui s'en prennent aux grands capitaux est une aberration. Une fois que le maillage industriel aura disparu, une fois que ces capitaux seront partis, l'ensemble de la masse salariale en souffrira. On parle de "solidarité" mais si cela contribue à l'appauvrissement du pays, il s'agit surtout d'un désastre à venir.

Pendant ce temps-là, les financiers continuent à percevoir des subsides dépassant l'entendement, les politiciens continuent à s'enfoncer dans leurs délires "eurocratiques" et l'Islande continue son renouveau. Là-bas, les politiciens corrompus sont en prison, les banques les plus spéculatives ont fermé, elles n'ont pas été sauvées par des crédits gigantesques contribuant ensuite à la hausse de la dette et donc des impôts. 

ici, on marche sur la tête et on condamne les ouvriers en supprimant les patrons d'entreprise. Que les salaires des patrons du CAC40 soient honteusement élevés, c'est une certitude. Ils ne méritent pas une telle surenchère. Ile se débrouillent très bien d'ailleurs pour ne payer le moins d'impôts possible. TOTAL est un champion en la matière. Doit-on comparer Depardieu à Total ? 

TOTAL est protégé par les politiciens. Pas Depardieu. Ni tous les petits patrons qui n'en peuvent plus.

Que les médias s'amusent à retranscrire la guerre médiatique des tweet écrits par des people, c'est du paravent qui fait monter l'audimat.

Depardieu mourra d'un infarctus ou se plantera en scooter. Dommage pour lui mais tout ça, c'est de l'esbrouffe et les politiciens sont bien contents que ça occupe la populace.

Cette opposition entre le rat des champs et le rat des villes, entre le capitaliste et l'ouvrier, entre l'ISF et le RSA, tout ça, ce sont juste des pare-feux. Quand on craint pour un château de cartes qui a pris de la hauteur, on s'intéresse surtout à la solidité du support.

Dans notre cas, le support, c'est l'Europe et plus profondément encore la mondialisation. C'est du sable mouvant. Ce qui se passe à la surface, ce sont les dégâts collatéraux. Pas la cause des troubles.

Depardieu, c'est une carte. C'est tout. Il ne fait pas tenir le château à lui tout seul.

Les fondations sont pourries. C'est là qu'il faut agir.

Que les médias donnent le coût des euro députés. Là, on aura une bonne raison de s'indigner. Que des journalistes d'investigation enquêtent sur les réseaux financiers, les paradis fiscaux, tous ceux qui les protègent et en profitent, qu'ils mettent en avant tous les arrangements entre amis.

Depardieu, c'est insignifiant...


Les paradis fiscaux restent très influents

Le Parisien a publié mardi 7 décembre un rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) qui montre que depuis le début de la crise financière, la puissance des Paradis Fiscaux n’a pas régressé.

«Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est terminé », affirmait à la télévision Nicolas Sarkozy, le 23 septembre 2009. A en croire un rapport publié aujourd’hui par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) et dont notre journal s’est procuré une copie, les choses ont très peu évolué pourtant depuis l’éclatement de la crise financière, il y a trois ans.

La note est même particulièrement « salée pour les pays dont les richesses sont détournées vers les paradis fiscaux », s’alarme l’ONG qui souhaite obliger les multinationales à publier leurs comptes, pays par pays, voire filiale par filiale.

Une activité économique artificielle
« Les îles Vierges britanniques (qui comptent 830 000 sociétés pour 24 491 habitants en 2010), les îles Caïmans, le Luxembourg, l’île Maurice et les Pays-Bas ne représentent que 1% du PIB mondial et 0,27% de la population de la planète », constate l’étude. A eux cinq, ces pays pèsent pourtant « 1,7 fois plus que les Etats-Unis et trois fois plus que le Japon, l’Allemagne et la France réunis en matière d’investissements à l’étranger », s’étonne l’ONG, se basant sur des chiffres de l’OCDE. Explication : ces Etats sont un havre de paix pour les holdings et autres sociétés écrans. Certains de ces pays garantissent même l’anonymat aux investisseurs s’y domiciliant (fonds spéculatifs, sites de commerce ou de paris en ligne et même messagerie rose…). Des conditions idéales pour qui souhaite échapper au fisc.
Mêmes mécanismes d’évasion pour l’épargne. Ilot de 116 km2 planté entre la France et le Royaume-Uni, le territoire de Jersey, où les taxes et les droits de succession sont quasi inexistants, gère ainsi près de 500 milliards d’euros d’actifs, abritait, l’an dernier, 1 030 fonds spéculatifs et comptait une banque pour 1 125 habitants.

Le terrain de jeu préféré des multinationales
Depuis le1er mars, les entreprises françaises implantées dans l’un des 18 paradis fiscaux référencés par le gouvernement (lire ci-contre) sont passibles de sanctions financières. « Ces dispositions ne valent que pour les pays n’ayant pas de convention fiscale avec la France », remarque Jean Merckaert, auteur du rapport. En revanche, pas de sanctions, a priori, pour les entreprises implantées dans des pays ayant un accord de coopération avec Paris. « Et comme ces Etats sont incapables de fournir des informations fiables sur les sociétés établies sur leur territoire, ajoute Jean Merckaert, pour ces dernières, le risque est quasi nul. » D’autant qu’elles sont souvent secondées par « nombre de banques, juristes et avocats d’affaires ».
Soucieuses d’alléger leur comptabilité, de payer moins de frais de siège ou moins de droits de propriété, par exemple, les multinationales ont bien compris les avantages qu’offre l’implantation dans ces territoires à la fiscalité parfois opaque. Parmi les 50 premières entreprises européennes, trois (le britannique Lloyds, l’allemand Bosch et le français Total) ne donnent quasiment aucune information sur leurs filiales. Les 48 autres, elles, déclarent 4706 filiales dans des paradis fiscaux, nous apprend l’étude. Les entreprises françaises — dont certaines sont publiques! — n’échappent pas à la règle(tableau ci-contre), la palme revenant aux banques.

Paradis fiscaux : Sarkozy protège Panama

Ratifié dans la précipitation en toute fin d’année, le traité de coopération fiscal avec le Panama a fait peu de bruit dans la presse.
En signant ce texte, la France permet à ce paradis fiscal de sortir de la liste noire des pays non coopératifs. Son gouvernement menaçait d’exclure les entreprise françaises de gros contrats, Nicolas Sarkozy a cédé au chantage de son homologue panaméen.

Un petit coin de parapluie pour un coin de paradis ». Si Georges Brassens ne figure pas dans son iPod, Nicolas Sarkozy a pourtant retenu le refrain. En signant à la mi-2011 avec son homologue panaméen un accord fiscal, le président a offert le dernier paraphe des douze sésames nécessaires pour sortir ce petit paradis fiscal d’Amérique centrale de la liste noire des pays non coopératifs. Restait au Parlement à ratifier le fameux traité. Ce qui tardait au président panaméen. De passage en France fin novembre, à Ricardo Martinelli, était-il venu plaider la remise en ordre de sa législation sur l’identification des actionnaires, l’absence de comptabilité des sociétés off-shore ou des titres au porteur ? Rien de tout cela à en croire Valérie Pecresse, la ministre du budget, qui qualifiait encore le Panama d’état « non coopératif»,  quelques jours auparavant. Le Président est surtout venu menacer d’écarter les entreprises Française des contrats mirifiques du pays : Alstom pour le métro de Panama city (déjà signé) ou la Compagnie du Rhône pour l’élargissement du canal.

Le 30 novembre, le gouvernement panaméen met ses menaces à exécution : la Coface qui assure les financements tricolores à l’export est mise hors jeu, fragilisant le contrat Alstom. Message reçu 5 sur 5 : le lendemain, le texte de ratification est déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale, et adopté dans la foulée. Qu’importe que « Le Forum mondial a jugé, en septembre 2010, que le Panama satisfaisait trois critères sur dix », explique Nicole Bricq, la nouvelle rapporteur général PS du budget au Sénat, qui emporte un vote négatif au Palais du Luxembourg.  Sans doute, ayant à cœur de mettre en œuvre la promesse présidentielle, « les paradis fiscaux, c’est fini »,  la majorité UMP à l’Assemblée blanchit de facto le Panama en ratifiant le traité.


Voilà des choses intéressantes...

Pour qui travaillent les "journalistes" ?

Les people du cinéma feraient mieux de se taire. Ils contribuent à l'enfumage.

Etre Soi.

Par Le 26/12/2012

"Je veux être tout ce que je peux devenir."

Katherine MANSFIELD (1888-1923)


 

Cette phrase contient des extensions considérables.

Que signifie "être" ?

Que signifie « vouloir » ?

Que signifie "pouvoir" ?

Qui est "Je" ?

Plus étourdissant encore, comment expliquer que cette phrase suggère que nous possédons déjà un potentiel défini et qu'il convient de l'exploiter ? Cela signifie-t-il que tout est déjà inscrit en nous et qu'il revient à l'individu de parcourir le chemin ? Ou bien, s'agit-il d'une projection dans un avenir à conquérir, une lutte pour atteindre des rêves générés par l'individu lui-même et non des objectifs déjà établis, à priori ?
S'agit-il donc de ne pas manquer ce qui est en devenir, une ligne à suivre et non à tracer?

S'agit-il plutôt d'un projet à bâtir et d'une lutte à mener ?

N'y a-t-il pas un risque de laisser faire si on accepte l'idée que tout est déjà tracé ?

Pourquoi se démener si tout adviendra "fatalement"' ?

Et s'il s'agit bien d'une architecture à élaborer, puis à construire, comment saisir ce potentiel inséré ?

On peut supposer que ce potentiel originel n’est pas uniquement inscrit dans le corps mais également dans l’esprit. Il y a une volonté, une force intérieure. Comment les révéler ?

Herman Bull fait partie des plus grands alpinistes d'après-guerre. Il avait été placé dans un orphelinat à huit ans. Frappé de rachitisme, une croissance flétrie par les privations. Mais la passion de l'altitude l'a saisie. Prisonnier de guerre, il a encore souffert au-delà de tout. Il a pourtant été le premier alpiniste à atteindre un sommet de huit mille mètres en solitaire...Personne ne parvenait à le suivre. Une force mentale incommensurable.  Des ascensions en solitaire qui n'ont été répétées que bien plus tard.

Alors ?

Est-ce que les épreuves endurées ont forgé ce mental d'acier, ce corps en a t-il été nourri au-delà de toutes les prévisions médicales?

Ou bien était-ce un chemin déjà inscrit et les épreuves étaient-elles le chemin de la révélation de ce qui était là?

Est-il devenu ce qu'il était déjà ? Ou s'est-il construit au-delà de ce qui était envisageable ?

J'ai évidemment cherché à analyser mon propre parcours sous ce projecteur de la conscience de Soi.

Je sais d'où je viens, ce que j'ai vécu, ce qui m'a nourri, empoisonné, formé, traumatisé, grandi. Je sais surtout que TOUT CELA était intimement lié et que rien n'était évitable. Les drames comme les joies. En sachant que cette vision des évènements n’était issue que de l’interprétation que j’en avais et qui s’est révélée bien plus tard totalement subjective et incomplète.

Est-ce qu'il s'agissait d'un enchaînement de faits et de leurs conséquences, ces conséquences élaborant secrètement les évènements à venir ? Comme une main manipulant un chapelet, les doigts passant d'une perle à une autre... L'individu est toujours libre d'arrêter cette manipulation. Mais le chapelet existera toujours...L'enchaînement existe à priori. Ne pas en user ne l'efface pas.

Est-ce qu'il s'agissait d'un enchaînement de faits et de leurs conséquences, ces conséquences n'ayant aucun effet sur la suite de l'existence étant donné que l'individu possède un libre arbitre suffisamment puissant pour tirer les conclusions des évènements et de varier le parcours ? Rien au ciel n'est écrit. Je suis celui qui dessine le ciel. 

Un entrelacs d’interrogations constantes, toutes les hypothèses qui tournent en boucle et se contredisent mutuellement.

Je pense aujourd'hui qu'il est impossible de répondre à ces interrogations en restant dans la dimension du mental. Bien que ce soit le mental qui les élabore...Tout le dilemme est là...

Les réponses qui m'ont été données n'ont pas surgi dans la dimension du moi, de l'ego, de la raison. Elles sont apparues parce que le cadre avait volé en éclat.

L’écriture que j’ai aujourd’hui, je la dois à des milliers d’heures de travail, elle n’était pas en moi à priori, je l’ai construite peu à peu, lentement, avec des phases éblouissantes et de longues périodes sombres. Mais le désir d’y parvenir n’a jamais disparu. D’où vient-il ? Est-ce quelque chose qui a toujours été là, comme un organe rapporté ? Ce que je devais devenir ? Pourquoi suis-je toujours revenu à l’écriture alors qu’elle n’a quasiment jamais été reconnue par les éditeurs ? L’objectif inséré était bien au-delà. Une évidence. Mais j’ai mis longtemps à le saisir. Ce qui me peine aujourd'hui, c'est de ne pouvoir répondre à l'attente des lecteurs qui me demandent ce qu'il en est de la publication de mes ouvrages. Ca ne dépend pas de moi, je n'y peux rien...

Ma volonté était illusoire parce que le désir ne m’appartient pas. « Je ne veux pas désirer », l’expression est absurde. Je n’ai fait que répondre à une intuition insaisissable. Je n’ai pas « voulu » être ce que je dois devenir, c’est ce désir qui s’en est chargé. Ma volonté s’en est nourri. C’est l’humilité qui est à comprendre.

Le mental est un serviteur et son Maître se tient dressé dans une dimension archétypale. Jung l’explique bien mieux que moi. Kant parlait de « sujet transcendantal », celui qui possède le libre arbitre, la possibilité du choix de ses actes. Je suis libre de continuer à écrire ce texte ou d’éteindre l’ordinateur. Mais même si j’attends dix ans pour reprendre cette réflexion, j’y reviendrai immanquablement parce que le désir est là et qu’il n’est pas effaçable. Il peut être étouffé par l’incapacité à rester lucide et par l’égarement dans les voies multiples de l’existence sociale mais, intérieurement, dans cette dimension psychique, profonde, secrète, intime, dans ce gouffre sans fond et sans lumière,  se tient le désir, ce désir originel qui n’est pas issu de la raison, ni même d’un besoin, ni même d’un manque.

Il s’agit de ce désir qui est le ciment des cellules, l’énergie fondatrice, la raison de leur cohésion. C’est le désir qui bat au cœur de la structure.

C’est lui qui maintiendra éveillé la volonté d’être ce que je dois devenir. Et je n’existerai que dans le saisissement de ce désir et l’abandon de toute prétention au regard de cette volonté. Ma volonté n’est rien sans ce désir et les gens égarés sont ceux qui ont étouffé le désir au-delà de la raison vitale pour se perdre dans la raison mentale.

Je ne peux rien vouloir de réel hors de la conscience de ce désir originel.  

Ipaginablog : mon cadeau de Noël

Par Le 24/12/2012

UN SITE LITTERAIRE

http://www.ipaginablog.com/

Sélection de décembre 2012 par Véronique Brésil

Publié par admin le 23 déc 2012
Sélection de Véronique Brésil
Véronique..

 

 

Si Mathieu souhaitait se reconvertir, il pourrait aisément exploiter la filière touristique en créant sa propre ligne éditoriale. Il saurait dépasser les caractéristiques techniques et indiscutables des Guides Verts et amuser ses lecteurs par quelques anecdotes personnelles non dépourvues de subjectivité. Bravo pour ce match à rebondissement qui donne la victoire à la région de… On ne va quand même pas tout vous dire, allez donc découvrir le résultat final dans le texte.

 

La boîte grise, par Fanny Houet

 

Bien que posté par l’auteure en juillet 2012, ce texte conserve la force et l’émotion liées à la disparition d’un proche. Pas de larme ici, juste une angoisse immense, celle d’affronter les objets familiers ayant appartenu au défunt avec le risque de recevoir en pleine face leurs charges symboliques. Encore une histoire de match : la rencontre avec « avant » se révèlera-t-elle épouvantable ou pas ? Qui gagnera ? L’auteure pose la question ouvertement. J’ai ma petite idée sur le sujet. Et vous ?

 

Ataraxie 1, Ataraxie 2 et Ataraxie 3 par Thierry Ledru

 

Encore un combat dans ces lignes violentes, celui de la vie contre la mort, celui de l’amour contre l’absurde. L’auteur nous livre des extraits de son roman du même nom, « Ataraxie », qui à mon sens, mérite bien mieux qu’une sélection du mois.

 

Lisez aussi le parcours personnel de Thierry Ledru et vous comprendrez la force et la rage qui émanent de ses mots.

Atelier d’écriture du 28 décembre 2012

Publié par admin le 22 déc 2012

Proposé et animé par Allison et Tippi Rod

Attention : les dépôts de textes sont limités à un seul par 24H00. L’afflux massif d’auteurs ces dernières semaines nous y encourageant. Ainsi, chaque auteur disposera de plus d’attention et de suivi. Ce temps servira à chacun pour soigner plus encore ses textes avant de les donner à lire. En conséquence, si vous souhaitez participer à l’atelier d’écriture en flash le vendredi à 20H30, merci de ne  déposer aucun texte au-delà du jeudi à 20H30. Cette disposition, afin d’offrir et d’assurer à toutes et tous, un service optimal, la qualité plutôt que la quantité. Merci de votre compréhension.

Sujet 1 :

« Côté obscur »

(A déposer sur ipagination.com pour le Jeudi 27 décembre 2012 avant 20H30)

masque dark vador

Qui n’a jamais rêvé de faire tomber un ennemi dans l’escalier ? Dénoncer son frère à sa place ? Et qui sait peut être même draguer la femme/le mari d’un(e) collègue lors d’un dîner ?

Aujourd’hui, et jusqu’à vendredi midi, vous activez le dark mode, laissez votre petit diable détruire toute conscience pour vous livrer à tout ce que vous avez toujours rêvé de faire, en dépit de la morale.

Bien entendu, après cela, vous serez forcés de vous repentir en moins de 1500 mots…

"Le message de la crise"

Par Le 21/12/2012

 

 

Un excellent article.

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20121221trib000738815/faut-il-craindre-une-aggravation-de-la-crise-ou-pire-encore-.html

Faut-il craindre une aggravation de la crise ou pire encore ?

Copyright Reuters
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Jean-Yves Lefevre, chargé de cours à l'Université de Paris Dauphine | 21/12/2012, 08:59 - 2163 mots

L'Insee vient d'annoncer une croissance zéro pour le premier semestre 2013 en France. Petit rappel de la fragilité financière de notre monde en mutation, pour tous ceux qui pensent que la crise n'est pas finie.

La crise que nous traversons est la suite logique des choix d’hier. Pour bien comprendre, il faut remonter à la fin des "30 glorieuses" d’après guerre, stoppées par les chocs pétroliers des années 70. Tandis que le monde communiste s’écroulait quelques années après, toutes les économies libérales occidentales étaient aussi confrontées à un sévère épuisement de la croissance. Pour relancer cette croissance, nous sommes rentrés dans l’ère de ce que les économistes appellent le « néolibéralisme ».

Il avait trois principaux piliers :

• Le développement de la mondialisation, marquée par l’émergence de nouvelles puissances économiques. C’est 1/3 du monde, parmi les plus pauvres, qui se met à produire bon marché, pour le plus grand bonheur des consommateurs des pays riches.
• La limitation de l’interventionnisme étatique puisque l’on fait l’apologie de « l’efficience des marchés ».
• Le développement intense de la diffusion de crédits, pour stimuler la consommation, donc la croissance.

Les "marchands" sont alors les nouveaux rois, les tout-puissants, car cela fonctionne. La croissance repart, la rentabilité moyenne des entreprises est même multipliée par 5 entre 1980 et 2007.

Les banques (qui sont aussi des entreprises marchandes) sont l’instrument privilégié de ce néolibéralisme. Elles bénéficient d’une réglementation permissive (suppression du cloisonnement entre les banques de crédit et les banques d’investissement mis en place après la crise de 1929) et profitent de mesures qui favorisent leur pouvoir (la bancarisation générale par exemple : tout le monde doit déposer son argent dans une banque).

Riches et libres, les banques investissent pour leur propre compte l’argent des dépositaires et s’octroient des crédits à elles-mêmes. Elles achètent des immeubles (des quartiers entiers), des entreprises (ou des bouts d’entreprises). Elles "financiarisent" l’économie. Elles investissent sur des marchés à effet de levier comme ceux ce que les professionnels appellent les "dérivés" où avec 1 euro, elles spéculent sur 100, transformant la bourse en casino.

Mais le recours au crédit s’est à ce point généralisé qu’il en est devenu excessif, pour tous les acteurs économiques :

• Les ménages (aux USA, on a même prêté à des familles que l’on savait insolvables).
• Les entreprises (dans les pays anglo-saxons toujours, avec la pratique de l’OBO qui consiste pour une entreprise à emprunter l’équivalent de sa valeur, afin d’investir puissamment sur les marchés notamment).
• Les Banques qui ont considérablement développé leurs propres investissements à crédit ou à découvert.
• Les États qui recourent à l’emprunt (par l’émission d’obligation) non plus pour investir mais pour fonctionner ou parfois seulement payer leurs dettes.

Or, le crédit consiste à prendre immédiatement la richesse de demain (en anticipant donc sur des revenus futurs). Évidemment, si ces recettes futures ne se fabriquent pas, c’est la panique !

C’est exactement ce qu’il s’est passé en 2008. L’économie mondiale a connu un moment de récession (moment de respiration normal dans une économie de marché), sauf que cette récession s’adossait à une situation de surendettement généralisée, d’où la panique des marchés bousiers, la peur du spectre de la crise de 29. Au cœur de cette panique, nous avons redécouvert que les établissements financiers (les Banques et les Compagnies d’assurances) pouvaient faire faillite comme toute entreprise et que notre économie financiarisée à outrance était en fin de compte devenue très fragile et même incontrôlable du fait de son caractère systémique (c’est-à-dire qu’un Établissement ou un État qui fait défaut, peut entrainer les autres).

Depuis, les marchés ont bien récupéré, notamment aux États-Unis. La capitalisation mondiale est revenue à son niveau d’avant 2008. En d’autres termes, l’histoire que nous relatent la bourse peut se résumer ainsi : la crise est derrière nous !

C’est aussi le discours que relaient les politiques et bien sûr les banquiers, qui voudraient que le monde d’hier se prolonge. C’est-à-dire que la thèse économique qui est défendue aujourd’hui encore reste "néolibérale", niant la rupture et l’alerte de 2008 qui nous parlent pourtant des limites atteintes par ce système. 

La quasi-totalité des économistes non-attachés au monde bancaire ou gouvernemental estime pourtant que non seulement la crise n’est pas derrière nous, mais que les problèmes ont doublé de volume, pour certains d’entre eux.

• Par exemple, l’endettement des États occidentaux a globalement doublé; celui des entreprises s’est un peu réduit, mais pas celui des ménages (aux USA, 8 ménages sur 10 consomment toujours 110 % de ses revenus).
• Le chômage a doublé en Europe du Sud et aux USA, contrairement aux statistiques que l’on soumet au peuple, car là bas, non seulement la durée et le montant de l’indemnisation est 3 fois inférieurs aux nôtres, mais lorsque le demandeur d’emploi arrive en fin de droits, il sort des statistiques (il sort même de la population active). Décidément, on ne compte pas de la même façon en Europe que de l’autre coté de l’Atlantique.
• Toujours aux USA, 30 % de la population est tombée sous le seuil de pauvreté (5 % chez nous). Le soir, dans les grandes villes, on ouvre les gymnases pour servir « la soupe populaire ». Le nombre de personnes éligibles aux bons de nourriture augmente de plus d’un demi-million chaque mois. 8 millions de familles ont déjà perdu leur maison. La Banque Mondiale vient même de constater que le système de santé américain est devenu moins efficace en termes de mortalité infantile que celui de la Biélorussie ou de la Malaisie. Ce sont des faits !
• En Europe, la scission entre les banques de crédit et celles d’investissement est en cours pour éviter les abus d’hier. Aux USA, non ! Idem pour l’utilisation abusive des effets de leviers qui fait prendre des risques monstrueux aux banques, donc à l’argent des déposants.

En fait, la principale mesure qui a été mise en place depuis 2008 (à savoir la politique monétaire accommodante des banques centrales) est en réalité 'une intervention de pompier" qui fait plaisir aux marchés, mais les mesures qui pourraient embellir l’avenir des peuples n’ont pas encore commencé à être explorées.

L’effet d’optique que procurent les plans de quantitative-easing suffit à nous rassurer, nous laissant penser qu’effectivement, la crise s’éloigne. En effet, avec cette inondation de milliers de milliards de dollars et d’euros déversés par les banques centrales dans l’économie et les marchés, les affaires peuvent continuer; la circulation de l’argent est fluide. Mais cette politique de "planche à billets" de la FED et maintenant de la BEC, consiste à fabriquer de l’argent sans contrepartie de richesse (du faux argent en somme, comme les crédits insolvables qui ont conduit à la crise de 29 et à celle de 2008).

Ainsi, entre 2008 et aujourd’hui, on a partiellement substitué le crédit pour stimuler les marchés et l’économie, par la fabrication d’argent fictif, ce qui, au bout du chemin, revient au même, car pour mettre en face de cet argent « inventé » une production de richesse équivalente, on anticipe toujours sur la croissance demain. L’argent d’aujourd’hui reste l’argent de demain.

La question qui se pose est alors la suivante : comment allons-nous faire pour fabriquer demain, la croissance que nous n’avons pas su générer ces trente dernières années sans l’utilisation abusive du crédit, alors même que ce modèle a trouvé ses limites en 2008 ? Comment allons-nous fabriquer de la richesse alors que la croissance est en panne dans les économies occidentales et en net ralentissement dans les pays émergents ?

L’Europe est en récession, nonobstant ses problèmes de cohésion. Les États-Unis pourraient générer (selon les chiffres officiels) une croissance de 2 points l’année prochaine, mais en réalité, son endettement progresse 5 fois plus vite que son PIP, alors que les américains ont déjà des dettes abyssales (55 000 milliards de dollars : ils doivent plus d’argent que la valeur totale des entreprises cotées dans le monde). Enfin, la croissance des pays émergents se réduit au point qu’ils ne pourront plus aider les pays riches comme hier. Ils doivent désormais financer la création de leur propre middle-classe et développer leur marché intérieur afin de moins dépendre des exportations. On notera ici le caractère kafkaïen de cette situation où les pauvres devaient aider les riches à payer leurs dettes et à consommer. Quand les choses sont à l’envers, c’est bien que l’on marche sur la tête…

Pourtant, le maître mot qui court dans les bouches de tous dirigeants politiques, de tous les financiers, c’est encore et toujours : la croissance. Mais cette fameuse croissance ne pourra mécaniquement plus être aussi soutenue qu’hier et tout se passe comme si nous étions dans la négation de ce constat. Comme si l’on voulait maintenir un système économique "néolibéral" atteint d’un cancer (qui se prépare depuis 30 ans et qui s’est vraiment déclaré en 2008), en le soignant avec de l’aspirine, pour lui fluidifier le sang (l’argent qui circule en lui).

Nous sommes assis sur une véritable poudrière et nous le nions. Seule la taille de la mèche nous est inconnue; s’agit-il d’une mèche longue ou d’une mèche courte ?

La situation est explosive car (en Europe et encore davantage dans le monde anglo-saxon) elle porte en elle tous les ferments d’une nouvelle crise majeure, peut-être comparable à celle de 1929, avec une forte probabilité de faillites bancaires et de compagnies d’assurance. Les États le savent si bien que l’essentiel du temps de travail lors des 4 derniers sommets européens a été consacré au sauvetage des banques (d’où la création de "l’union bancaire"). Les premières faillites ont déjà commencé et ce phénomène pourrait fortement s’accélérer, avec comme toile de fonds d’une part, la crise des dettes souveraines qui impacte massivement les établissements financiers, et d’autre part la désillusion qui viendra des USA dans les mois à venir.

Sur le plan patrimonial, pour nous épargnants, le choix d’une banque ou d’une compagnie d’assurance s’appuyait hier sur des considérations relatives à sa notoriété, à ses tarifs, son implantation. Aujourd’hui, il faut en priorité faire son choix selon des critères de solvabilité afin de passer, dans les meilleures conditions possibles, la crise financière et bancaire que l’on devrait rencontrer dans les mois à venir. Dans un tel contexte de risque, il s’avère plus prudent de prendre des mesures pour préserver son patrimoine, en bon père de famille. Il ne faut pas hésiter à protéger ses portefeuilles de valeurs mobilières et plus généralement tous ses actifs financiers, afin de pouvoir mieux rebondir en sortie de crise et saisir des opportunités qui ne manqueront pas de se présenter. En attendant, il faut bien choisir ses banques, ses compagnies d’assurance et privilégier les solutions d’investissement patrimoniaux sécurisés par des établissements dont on peut valider la solvabilité.

Ensuite, plus philosophiquement, on peut s’interroger sur cette situation alarmante. Si nos modèles de croissance sont en panne, quel est le message que de la crise de 2008 porte en elle ? Pourquoi avons-nous tant de mal à fabriquer cette croissance pour laquelle nous œuvrons tous, tous les jours, jusqu’à nous en rendre malade ? Peut-être que nous voulons générer un développement économique à une vitesse supérieure à celle du progrès scientifique et technologique ? Peut-être que notre avidité appelle plus de rapidité que le progrès ne le permet ?

Par exemple, on sait désormais qu’il faudrait sept Terres si tout le monde voulait consommer comme les américains ; trois Terres pour que tout le monde ait le même niveau de vie qu’un français. Alors, n’avons-nous pas atteint les limites de se que peut nous donner notre Terre, pour l’instant en tout cas, en l’état actuel de nos connaissances ?

A une époque où un tiers du monde vient de décider d’arrêter d’avoir faim (les pays émergents) et demain l’Afrique, ne sommes nous pas en train de demander quelque chose d’impossible : de la croissance, encore de la croissance, alors qu’il est très probable que nous venons de rentrer dans une ère où c’est le partage qu’il nous faut apprendre. Partager l’enrichissement sur la scène économique internationale et au sein même des nations. Dans cette nouvelle aventure, il faudrait rester pragmatique plutôt de dogmatique si l’on veut éviter l’exode des richesses et des talents qui sont créateurs d’emplois. Par exemple, il conviendra d’éviter de confondre la contribution des plus riches avec leur spoliation, comme certains pays sont tentés de le faire. L’ennemi n’est pas le riche, mais plutôt notre obsession à générer de la croissance artificiellement dopée, auquel s’ajoute notre difficulté à organiser un partage équitable.

En somme, la crise de 2008 est déjà oubliée alors qu’elle n’était très probablement que les prémices d’une crise plus importante, celle d’un modèle économique qui bute sur des limites infranchissables pour le moment, celle de la Terre, de notre Savoir et de leur exploitation. Il est fort possible que l’Homme soit arrivé à une époque de son histoire où il doive apprendre à mieux gérer son antagonisme : convoiter tout en partageant. C’est certainement cela le message de la crise de 2008. Et si tel est le cas et que nous ne l’entendions pas, nous courons un risque supérieur à celui d’une nouvelle crise mondiale.

Dans cette perception des choses et contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, la croissance de demain dépend plus de notre capacité à innover et à partager plus équitablement, que d’un système économique. Espérons que nous en prendrons conscience à temps.

Jean-Yves Lefevre est dirigeant du Cabinet « LEFEVRE & Associés » conseil en patrimoine.

Le Sûtra du cœur

Par Le 19/12/2012

"Lorsque l'esprit et l'intellect se sont développés, l'homme s'est demdandé: Qui suis-je ? Qu'y avait-il avant moi ?

Alors a commencé la quête de la réalité.

En cherchant la réponse à la question "Qui suis-je" ? l'homme a déplacé la conscience de l'extérieur vers l'intérieur.

La sagesse a dirigé la conscience vers l'intérieur et l'homme a perçu son âme. 

Le voyage de l'âme dans le monde extérieur était achevé, celui de l'intérieur commençait. "

Mahaprajna.


Combien d'humains se reconnaissent là ?...


 Le Sûtra du coeur.

Maha-Prajna-Paramita Hridaya Soutra

Sûtra du coeur



Le Bodhisattva Avalokiteshvara, étant parvenu à la parfaite Sagesse Suprême, vit que les agrégats,
avec lesquels nous essayons de comprendre le Monde où nous vivons, sont artificiels et n'ont
pas d'existence propre; ce sont ces artifices, pris pour la réalité, qui sont causes de
l'amertume et de la souffrance de tous les Hommes.

Ô disciple, la forme n'est pas différente du Vide, ni le Vide de la forme.
La forme est Vacuité; la Vacuité est forme.
Il en va de même pour les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience.

Ô disciple, toutes les choses dans ce monde se résolvent dans la Vacuité,
elles ne viennent pas à l'Être, elles ne cessent pas d'Être,
elles ne sont ni altérées, ni immaculées,
elles n'augmentent ni ne diminuent.
Ainsi, dans la Vacuité, il n'y a pas de forme, pas de sensation,
Pas de perception, de formation mentale, ni de conscience.
Pas d'yeux, pas d'oreilles, pas de nez, de langue, de corps ni de mental.
Pas de forme, pas de son, pas d'odeur, de goût, de toucher, ni de pensée.
Pas non plus de conscience de ces choses depuis l'oeil jusqu'à la conscience mentale.
En soi seul, il n'y a ni interdiction, ni permission, ni aucun des douze chaînons,
ni mort, ni vieillissement, ni souffrance, ni cause de souffrance, ni science, ni savoir.

C'est en raison de cette Vacuité non-dualisante, ni artificielle, que les Bouddhas,
s'appuyant sur cette Sagesse Suprême, sont libérés des obstacles du mental.
Comme ils sont libérés de ces attachements mentaux, ils n'ont ni voile, ni crainte.
Ils sont libérés de toutes les perturbations et de toutes les illusions et à la fin parviennent à l'Éveil parfait.
C'est en appliquant la quintessence de cette Sagesse Suprême
que tous les Réalisés des trois Temps réalisent l'Illumination Ultime.

Partez donc sur la Voie de la Sagesse Suprême avec le grand Verbe d'Incantation, ce Mantra Ultime !
Mantra suscitant la Connaissance, mantra incomparable, insurpassé,
développant la faculté de mettre fin à toutes souffrances dans la Vérité sans faille.
C'est pourquoi ce mantra qui ouvre la Voie de la Sagesse Suprême doit être prononcé ainsi:

Om Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha

Cela est ainsi !
http://www.larbredesrefuges.com/t10-sutra-du-coeur-maha-prajna-paramita-hridaya-soutra

Les routes de l'impossible

Par Le 18/12/2012

Quand je pense qu'en France, tout le monde râle quand les routes ne sont pas déneigées...

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