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Les Indifférents

Par Le 26/02/2013

J'ai passé pas mal de temps sur le net depuis deux jours, à lire divers sites, blogs, forums. A lire aussi les infos "officielles" et puis les sites d'infos parallèles, celles qui cherchent à ouvrir les yeux.

Il y a une euphorie communicative et une force immense qui se déploient sur la toile. Rien de bêtement joyeux ou de niais mais une lucidité de plus en plus intense. J'ai l'impression que les Puissants perdent la partie, que la masse se retourne, que les consciences s'éveillent.

Et puis, il suffit que je sorte et que par malheur, des obligations m'amènent à rejoindre une ville pour avoir l'impression de croiser des milliers "d'Indifférents". Ceux qui s'agitent devant des vitrines ou visitent fiévreusement tous les magasins, qui s'assoient à une terrasse pour "boire un coup", qui discutent du dernier PSG-OM ou de la dernière édition de "the voice". Cette impression de côtoyer des gens immatures, des consommateurs chroniques, des hallucinés.

J'ai repensé à tout ce que j'avais lu ces deux jours et je ne comprenais pas cette distance immense entre ce monde de la ville et celui de la Toile. Comme s'il existait un espace futil et un espace spirituel et que les deux mondes évoluaient dans deux univers parallèles.

Simultanément, j'avais le sentiment que cette indifférence nourrie de l'artificiel était extrêmement fragile, qu'un rien suffirait à l'ébranler, à en saper les fondements. Sans doute que cette crise financière et économique a ce pouvoir. Malheureusement. Car tout cela est forcé, tout se fait sous la contrainte et on sait, historiquement, que les crises imposées sont suivies de rebonds tout aussi hallucinés pour la simple raison qu'il ne s'agit pas d'un travail sur soi, sur la conscience mais juste d'une souffrance au regard de ce qu'on croit avoir perdu. Alors qu'il n'y avait fondamentalement rien du tout. Comme si le pouvoir d'achat avait un réel pouvoir sur la conscience de la vie. Un pouvoir d'effacement certainement mais absolument pas un pouvoir d'éveil.

Alors, ces Indifférents pourront-ils un jour changer de voie ?

Je pense qu'il est préférable d'être indifférent que convaincu. L'Indifférent n'a pas d'ancrage, il suit le courant. Il suffit par conséquent qu'un mouvement puissant se dégage pour qu'il éprouve le besoin de sy intéresser. Il ne vit que dans le mimétisme alors que le convaincu est un être borné, fermé.

Personnellement ma seule conviction est de n'être convaincu de rien. Je suis même ouvert à l'idée que les politiciens peuvent contribuer à faire le Bien...C'est dire si je reste ouvert...

Je ne suis pas Indifférent. Je cherche à connaître, à comprendre, à élargir mon champ de vision. Je refuse les conditionnements et les mouvements de masse lorsqu'ils ne sont que des mimétismes reproduits.

Je ne sais pas d'où viendra le déclencheur d'un mouvement libérateur des consciences. J'espère qu'il ne s'agira pas d'un individu alliénant la masse, j'espère qu'il ne s'agira pas d'un prophète, on a déjà testé, c'est un échec cuisant dont on paie encore les dégâts, j'espère que rien d'identifiable ne permettra de situer le moment clé, qu'il n'y aura aucune raison historique, que personne ne pourra s'en attribuer la paternité.

Les Gandhi, Luther King, Krishnamurti, Bouddha et autres personnalités charismatiques n'ont pas réussi à changer la masse. Justement parce qu'il y avait un attachement, une appartenance, une reconnaissance, des clans, des adeptes, des inconditionnels...

Le mouvement ne viendra pas de nous, d'aucun homme en particulier. Je pourrais en être convaincu si je succombais à la prétention d'une telle prédiction. C'est juste que l'Histoire de l'Humanité n'a jamais montré un tel exemple. Rien n'a jamais duré.

Chaque homme deviendra ce qu'il porte au plus profond en allant l'extraire lui-même.

Il faut déjà cesser d'être indifférent à ce potentiel.

Pensées intentionnelles. (spiritualité)

Par Le 26/02/2013

Magazine | Articles

http://www.inrees.com/articles/Nos-pensees-et-nos-intentions-influenceraient-elles-la-realite/

Nos pensées et nos intentions influencent-elles la réalité ?

 

Nos pensées et nos intentions auraient-elles la capacité d’influencer la réalité ? De changer notre vie et celle des autres ? D’après de nombreuses expériences scientifiques en physique quantique, cette idée ne semble plus irrationnelle. Explications avec la journaliste scientifique américaine Lynne Mc Taggart.
© Andrew Myers
Et si nos pensées exerçaient une influence sur la réalité physique ? Et si la vigueur de nos intentions, focalisées sur ce que l’on souhaite vraiment, avait le pouvoir d’induire de véritables changements dans notre vie et de façonner le monde qui nous entoure ? Le Secret, best-seller de Rhonda Byrne, traduit en quarante-six langues, évoquait déjà en 2008 la loi de l’attraction de la pensée. Selon l’auteure, il suffit de visualiser l’objet de nos désirs et d'être convaincu qu’on l’aura pour qu’un message soit alors envoyé à l’Univers, qui se débrouillera pour réaliser notre souhait dans n’importe quel domaine : amour, santé, bonheur mais aussi pouvoir, argent, biens matériels, etc. Une recette simpliste, généreusement saupoudrée de « magie » et de « new age », un peu dure à avaler pour les plus cartésiens – qui taxèrent ce livre de « tissu de mensonges » -, et trop difficile à digérer pour les plus ouverts d’esprit– qui reprochèrent à l’auteure de mélanger ambitions matérialistes et spiritualité.

La même année pourtant, Lynne Mc Taggart, auteure à succès de réputation internationale, journaliste scientifique américaine primée et figure de proue parmi ceux qui se consacrent à l’étude de la conscience humaine, publie un ouvrage révolutionnaire, intitulé La Science de l’intention, dans lequel elle démontre, expériences et données scientifiques à l’appui, que la pensée dirigée ne serait pas une simple croyance et pourrait bien influencer la réalité.
A en croire différentes conclusions de recherches sur la conscience humaine dans le domaine de la physique quantique, menées par d’éminents scientifiques du monde entier -comme le physicien Fritz-Albert Popp de l’Institut international de biophysique ou le Dr Gary Schwartz, professeur de psychologie, de médecine et de neurologie à l’université de l’Arizona -, il semblerait, en effet, que ce potentiel sommeille en chacun de nous. « Les plus récentes études de l’effet de l’esprit sur la matière, précise la journaliste, semblent indiquer que l’intention a des effets variables qui dépendent de l’état du sujet, ainsi que du moment où il émet une pensée et de l’endroit où il se trouve. L’intention a déjà été employée dans maints domaines, notamment pour guérir les maladies, modifier des processus physiques et influencer des événements. Il ne s’agit pas d’un don spécial mais d’une compétence apprise et aisément enseignée. En réalité, nous utilisons tous déjà l’intention dans de nombreux aspects de notre vie quotidienne. »


 

Concrètement, qu’est-ce qu’une pensée ?


De nombreuses expériences semblent indiquer que notre conscience n’est pas enfermée dans notre crâne, mais semble être une « substance » qui irradie hors des limites du corps physique. Une énergie ordonnée capable de traverser l’espace et le temps. « On sait aujourd’hui que les pensées sont une forme d’émission de biophotons - ces particules de lumière porteuses d’énergie émises par tous les organismes vivants : plantes, animaux, êtres humains. Elles créent une énergie qui émane de nous en permanence, explique la journaliste scientifique. Le fait d’orienter ses pensées vers un objectif précis – ce que les scientifiques appellent « l’intention » ou « l’intentionnalité » - semble produire une énergie assez puissante pour transformer la réalité physique. »
Comment la pensée pourrait-elle influencer la réalité ? L’intention serait-elle une flèche d’information et d’énergie décochée par notre conscience et envoyée à l’Univers ?

« Cela suggère qu’il y a un moyen par lequel l’information est transférée et que le guérisseur, comme d’autres personnes d’ailleurs, est capable de se connecter à quelque chose de plus grand, quelque chose qui nous dépasse, qui va véhiculer la pensée », assure Marilyn Schlitz, chercheuse et présidente de l’Institut des Sciences Noétiques aux Etats-Unis. La physique quantique a, en effet, permis de mettre en évidence ce qu’on appelle le « champ du point zéro ». Un champ généré par les incessants mouvements d’énergie entre les milliards de particules subatomiques, composants de la matière de taille inférieure à celle d’un atome. Un champ auquel l’ensemble de la matière dans l’Univers est connectée grâce à de continuels échanges d’énergie. Lynne Mc Taggart présentait déjà dans son livre, Le Champ de la cohérence universelle, le concept d’un Univers interconnecté, étayé par des hypothèses scientifiques très sérieuses permettant de lever partiellement le voile sur certaines énigmes humaines passionnantes, allant de la médecine alternative – comme les thérapies énergétiques et l’acte de guérison à distance par exemple - aux perceptions extrasensorielles – comme l’intuition, la télépathie, les précognitions, etc. « L’acte de guérison à distance, explique Lynne Mc Taggart, est essentiellement un acte de pensée, une intention de guérir. Si c’est la jambe gauche qui doit être soignée, c’est vers elle que le guérisseur va envoyer l’intention en la dirigeant de manière précise. Comme beaucoup de physiciens quantiques, je suis convaincue que les guérisseurs, dans un « hyperétat » d’intense concentration sont capables d’exploiter ces pensées, pour en créer qui soient très cohérentes et énergisées, et de les projeter, peu importe la distance. Nous ne comprenons pas totalement ces mécanismes. Mais le modèle des biophotons nous permet de saisir que nous envoyons en permanence des instructions à l’Univers sous forme de rayonnements. Les guérisseurs, même à distance, sont, je pense, capables de rendre opérantes ces instructions en vue d’obtenir la guérison. »
Le magnétiseur Jean-Luc Bartoli confirme cette hypothèse : « L’intention au fond c’est quoi ? C’est de la compassion, c’est de l’amour que tu envoies à ton prochain. Moi, je dis tout le temps : ma main c’est le prolongement de mon cœur. Les passes magnétiques ne sont que de l’habillage technique dans le sens où l’intention pourrait suffire. Et pour moi, c’est exactement ce qui explique pourquoi cela marche à distance. »

Le pouvoir de la pensée et de l’intention a déjà été observé dans de tout autres circonstances. Au cours d’une étude américaine appelée « Love Study », impliquant plusieurs couples, l’un des partenaires devait envoyer à distance des pensées de guérison et de compassion à son partenaire malade. Aussi incroyable que cela puisse paraître, on a constaté une corrélation significative entre l’activité physiologique de celui qui émettait ces pensées et l’activité physiologique de celui qui les recevait. Sans le savoir, ce dernier réagissait instantanément. On a même observé, entre les deux partenaires, plusieurs phénomènes de synchronie entre différentes parties de leur corps: leurs ondes cérébrales, leurs rythmes cardiaques, les réponses galvaniques de leur épiderme…
Ce que des siècles de vision mécaniste nous ont appris à considérer comme irrationnel serait en train de devenir parfaitement plausible dans le monde quantique ! Nous nagerions donc dans un gigantesque champ d’énergie, dont nous faisons partie intégrante, et par lequel nous pourrions recevoir et envoyer de l’information, comme l’intention de guérir ou d’être guéri.

« Scientifiquement, explique le Dr Thierry Janssen, ancien chirurgien aujourd’hui psychothérapeute, des études nous ont permis de mieux comprendre la matière dans ces états les plus subtils. Notamment que deux photons ou biophotons jumeaux séparés peuvent continuer de communiquer. Il est intéressant de se dire que la matière, depuis la création du monde, est un grand continuum et que ce sont ces liens qui créent le vivant. J’aime cette phrase du Professeur Linus Pauling, prix Nobel de chimie et Prix Nobel de la paix qui disait : « La vie, ce n’est pas les molécules mais les liens qui existent entre elles. » Si l’on explore cette voie-là, on comprend mieux pourquoi deux individus séparés peuvent communiquer au niveau de l’intention, obtenir des effets sur la santé de l’un et de l’autre... Ces phénomènes de guérison à distance posent d’ailleurs une question très dérangeante pour l’esprit occidental : quels sont ces liens qui nous relient les uns aux autres, et qui relient tous les éléments du vivant ? »

« En s’envoyant et en recevant de l’énergie, précise Lynne Mc Taggart, les particules subatomiques créent, le temps d’un battement de paupière, des particules virtuelles. Ce petit échange ne représente pas beaucoup d’énergie, environ un demi-watt. Mais lorsqu’on additionne toutes les particules subatomiques qui font cet échange d’énergie à travers tous les éléments de l’Univers, on arrive à une quantité d’énergie inimaginable. Ce champ d’énergie géant, nous y sommes tous connectés, même aux plus lointains confins de l’Univers. Nous devons nous concevoir nous-mêmes comme autre chose qu’un ensemble d’éléments solides. Je ne suis pas seulement un paquet de cellules différent du vôtre. A un niveau quantique, nous sommes, vous et moi, comme des petits nœuds sur la même corde, nous faisons partie d’un immense champ d’énergie auquel nous sommes tous reliés : c’est cela, la réalité qui nous englobe. Nous envoyons en permanence de l’information à ce champ. Et c’est aussi par ce moyen que nous pouvons recueillir de l’information. C’est un réseau géant. »

La Science de l'intention, Lynne McTaggart
Editions Ariane (M
ars 2008 ; 416 pages)

Les Kogis (4)

Par Le 26/02/2013

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Les indiens Kogis
nous parlent de la Terre

L’INREES a rencontré deux représentants de la communauté des Indiens kogis, peuple autochtone de Colombie, venus en France à l’occasion d’une tournée de conférences intitulée « Regards Croisés sur ce monde qui vient ». Quels liens entretiennent-ils avec la nature et le vivant ? Que pensent-ils de notre comportement à l’égard de l’environnement ? Vidéo.
© Sébastien Lilli



Mais que représente réellement la Terre aux yeux des Kogis, et qui sont ces Indiens, derniers héritiers des civilisations précolombiennes ? Eric Julien, fondateur de l'association Tchendukua, a été sauvé d’un oedème pulmonaire par les Indiens Kogis alors qu’il découvrait leur territoire au cœur de la Colombie. Il y reviendra plusieurs fois, des années plus tard, et sortira de ces rencontres profondément transformé : « De rencontrer une communauté qui vit sans frigo, sans voiture, sans télévision, et qui a l'air plutôt heureuse de porter des valeurs fortes, de partager un sens collectif et d'avoir des valeurs de coopération, sur un territoire qu'elle semble respecter et avec lequel elle vit en harmonie, c'est vrai que c'est troublant. Les Kogis portent un sens que nous avons oublié. Ils ont un accès au savoir qui est déroutant, ils défendent un système de médecine préventive alors que nous sommes plutôt dans un système de médecine curative... ». Une connaissance qui oriente leurs comportements : « En fonction de ce qu'ils savent, ils agissent pour protéger la nature... Ils ont d'ailleurs tout un système de divination pour cela. Et ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que malgré notre savoir, car nous "savons" aussi, nous faisons un tas de rapports et un tas de films qui nous expliquent que la planète ne va pas très bien, et pourtant rien ne change. » Et si le moment de changer, c'était maintenant ? Cela commence par ces prises de conscience, ces rencontres exceptionnelles qui nous invitent à transformer notre rapport à ce qui est pour vivre en harmonie avec les autres, avec la nature, avec la Terre.

Fracture.

Par Le 25/02/2013

En fait, ce qui m'intéresse, c'est de constater que dans tous les registres de la société, l'implication des hommes politiques finit en désastre. La fracture, elle est générale.

Notre mode de fonctionnement est pervers.



Rousseau: "Il y a une fracture"

Florian Rousseau quitte son poste d'entraîneur national. (Maxppp)
Florian Rousseau quitte son poste d'entraîneur national. (Maxppp)
Interview

Au lendemain de championnats du monde plutôt réussis, avec quatre médailles dont deux en or, Florian Rousseau a choisi de quitter son poste d'entraîneur national. L'ancien triple champion olympique dénonce l'inaction de la Fédération Française de Cyclisme depuis les J.O. de Londres. "Les athlètes ne peuvent pas se permettre d’attendre des projets", dit-il.

Florian, vous allez quitter votre poste d’entraîneur national. Quand avez-vous pris votre décision ?
Avant les championnats du monde. Ce n’est pas une décision sur un coup de tête, c’est une décision mûrement réfléchie depuis les Jeux Olympiques.

Vous n’avez pas digéré la déception de Londres ?
Non, non, non (il insiste). Il faut savoir avancer. Bien sûr que ç'a été une déception. J’ai continué dans ma mission d'accompagner l’équipe de France, pour préparer les championnats du monde en disputant des manches de Coupe du monde. Ce n’est pas la déception qui me fait me retirer de mes fonctions d’entraîneur. C’est l’inertie, la lourdeur de la Fédération à prendre les devants. Cette situation n’est pas nouvelle, et les personnes de la Fédération avaient été informées. Je leur avais donné mon avis, mon point de vue qui avait peut-être été pessimiste à l’époque. Il n’a pas été entendu. Aujourd’hui, ça se confirme. Mon sentiment était le bon.

C’est-à-dire ?
Les Jeux Olympiques sont passés depuis sept mois et il ne s’est rien passé depuis. C’est stupéfiant. La nouvelle olympiade a déjà commencé et on a déjà fait un championnat du monde. Il y a eu le temps politique, avec la réélection de David Lappartient (samedi, ndlr). Il va maintenant y avoir le temps institutionnel, où il va falloir désigner des personnes et organiser le fonctionnement de la Fédération. Aujourd’hui, les athlètes ne peuvent pas se permettre d’attendre des projets. Eux, ils sont dans l’action. On a besoin de faire des choix dès maintenant. Ça pouvait être fait, ça n’a pas été fait.

Comme par exemple à Hyères, où plusieurs athlètes comme Kevin Sireau et Mickaël Bourgain se retrouvent sans entraîneur ?
Ce n’est qu’une chose parmi un ensemble de choses dans les rapports entre les entraîneurs et la Fédération, comme le manque de confiance accordée aux techniciens.

Vous n’êtes pas assez consulté ?
Oui, effectivement. Quel que soit mon avis, bon ou pas bon. Pour faire des choix au niveau de la Fédération Française de Cyclisme, il faut quand même s’appuyer sur les entraîneurs, les techniciens, les hommes de terrain, les entraîneurs de terrain. Pour aller de l'avant, il faut avancer ensemble. On ne peut pas avancer seul, il faut l’avis de tout le monde. Cela n’a pas été le cas. Il y a une vraie fracture entre le côté politique et le monde sportif.

Que reprochez-vous à David Lappartient ? D’agir trop seul ?
Il est président de la Fédération. Il aura peut-être des explications à apporter concernant ses choix…

Et quand il annonce la création d’une équipe au budget de 20 millions d’euros, multidisciplinaire, sous l’égide de la FFC, ça ne vous convainc pas ?
Pour l’instant c’est un projet. Il faut trouver le partenaire. Les sportifs ne peuvent pas attendre. Un projet comme celui-ci, ça prendra un ou deux ans. Rio c’est en 2016 et les qualifications commencent dès 2014. Le projet est intéressant, mais ce n’est pas ça qui apportera des médailles d’or à la France. C’est un ensemble de choses. Il faut voir aussi comment on va restructurer les régions, revoir nos modes de fonctionnement concernant la détection, mais aussi la formation, des coureurs comme des entraîneurs. C’est un point important. Il y a un vaste chantier.

Avant de prendre votre décision, avez-vous consulté Grégory Baugé ?
Non, aucun athlète n’était au courant. Malheureusement, il va l’apprendre par la presse. Je n’avais pas souhaité l’annoncer avant parce qu’on préparait les championnats du monde. Si je l’annonce maintenant, ce n’est pas une coïncidence. La saison se termine, mais la nouvelle saison commence. L’entraîneur qui va me succéder va devoir faire des choix quant aux compétitions à disputer.

En démissionnant, vous tirez la sonnette d’alarme...
Je ne démissionne pas. Je n’ai pas dit que je quittais la Fédération, encore. Mais je quitte mes fonctions d’entraîneur national.

Quel rôle pourriez-vous endosser au sein de la FFC ?
Je ne sais pas. Je ne suis pas fermé à des propositions de la Fédération.

Est-ce trop tard pour Rio pour l’équipe de France de cyclisme sur piste ?
Il n’est jamais trop tard.

Retraite à 50 ans, 9000 euros/mois

Par Le 25/02/2013

C’est normal qu’il ne reste presque plus rien pour nous !
Vous avez remarqué que nos politiciens se battent comme des fous pour rentrer dans l’administration européenne
Pourquoi ?… Ce qui suit va vous éclairer…
C’est tout simplement scandaleux !!!

La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l’UE a été approuvée !!!


http://actuwiki.fr/eco/15604


Ni la Gauche, ni la Droite ne supprimeront ces Privilèges. 

5259115-7848578

Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.
Afin d’aider l’intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l’UE (Pologne, Malte, Pays de l’Est…), les fonctionnaires des anciens pays membres (Belgique, France, Allemagne..) recevront de l’Europe un pont d’or pour partir à la retraite.POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?Vous et moi qui travaillons ou avons travaillé pour une pension de misère, alors que ceux qui votent les lois se font des cadeaux dorés.

La différence est devenue trop importante entre le peuple et les « dieux de l’Olympe » !!!
RÉAGISSONS par tous les moyens en commençant par divulguer ce message à tous les Européens.
Bonne journée à tous quand même.

CES HAUTS FONCTIONNAIRES DE l’UNION EUROPEENNE CONSTITUENT UNE VRAIE MAFIA

Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs.
Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la « Rolls  » des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu’ils touchent… C’est dire !
-Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de « contrôleur adjoint de la protection des données », aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 € / mois. L’équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié belge ou français du secteur privé après une carrière complète de 40 ans.

- Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé.
Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 euros de retraite par mois.

C’est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d’en profiter.

C’est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc.

En plus, beaucoup d’autres technocrates profitent d’un tel privilège
1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12.500 € de retraite par mois.

2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12.900 € par mois.

3. Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14.000 € par mois.

Consultez la liste sur :

http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/Retraite_Hauts_fonctionnaires_europeens_Annexe_3_Etude_27.pdf

Dans cette liste vous trouverez un certain Jacques Barrot( 73 ans) avec une retraite de 4.728,60 € pour 5 années de commissaire européen aux transports

À cela il faut ajouter sa retraite d’ancien député, celle d’ancien ministre, d’ancien président du Conseil général de la Haute Loire, de maire d’Yssingeaux et pour couronner cette brillante carrière, le 23 février 2010 il a été nommé au Conseil Constitutionnel.
En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d’obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire.

Car, c’est à peine croyable… Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 42 ans.

Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l’allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc.

Mais, pour eux, pas de problèmes, le taux plein c’est 15,5 ans…

De qui se moque-t-on ? A l’origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d’autres fonctionnaires.

Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc.

Mais le pire, dans cette affaire, c’est qu’ils ne cotisent même pas pour leur super retraite !!!

Pas un centime d’euro, tout est à la charge du contribuable…

Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c’est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié !

Eux, ils (se) sont carrément exonérés…. On croit rêver !
Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés « contrôler » si les dépenses de l’Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l’objectif auxquelles elles sont destinées…, profitent du système et ne paient pas de cotisations.

Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les « gendarmes de Bruxelles » et ne cessent de donner des leçons d’orthodoxie budgétaire alors qu’ils ont les deux mains, jusqu’aux coudes, dans le pot de confiture ?

A l’heure où l’avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12.500 à 14.000 €/ mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser…

C’est une pure provocation !

Mon objectif est d’alerter tous les citoyens des états membres de l’Union Européenne.

Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée.

Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites.

Nous allons leur remettre les pieds sur terre : Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par « A+B » l’ampleur du scandale, reprise par les médias.

http://www.lepoint.fr/economie/les-retraites-en-or-de-l-europe-19-05-2009-344867_28.php

Diffusons, diffusons massivement auprès de tous nos relais des vingt-sept pays de l’Union Européenne, il en restera bien quelque chose !!!

la révolution n’est pas loin…

Mireille MARZARO
Cadre Coordinateur
Réseau de Soins Palliatifs des Alpes Maritimes

Source : Le blog de Lucien PONS

Déterminisme et acceptation

Par Le 24/02/2013

Entre nos gènes et notre déterminisme social, nous sommes en liberté surveillée. Nous avons hérité de nos gènes et nous sommes le produit d'un environnement social et de l'histoire qui s'en nourrit. Il existe pourtant une incertitude générée par notre cortex. En tout cas, on peut le supposer...La liberté est souvent définie comme un libre-arbitre, c'est à dire comme le pouvoir de prendre une décision contraire à l'évidence. Personnellement, je n'y vois qu'une "réaction", un état d'esprit rebelle. Je n'appelle pas ça la liberté. Mais l'illusion d'un pouvoir. Le dictateur ne prend pas des décisions lucides mais celles qui permettront le maintien de son statut. Lorsque nous "décidons" d'aller à l'encontre de l'évidence et de rompre avec le déterminisme, nous agissons sous la force d'un contrepoids, d'un esprit de contradiction. C'est à cet état d'esprit que nous nous aliénons. S'il n'y avait le poids du déterminisme, cette rébellion n'existerait pas. Elle n'est pas issue de rien, elle est nourrie par l'insupportable dépendance que nous portons.

La liberté n'est pas accessible dans une démarche réactive. Le prisonnier qui s'échappe de sa geôle n'est pas libre, il court désormais sous la menace d'être rattrapé...Nous sommes toujours sous la menace des chaînes et nos instants de liberté sont hallucinogènes si nous les nourrissons de notre colère.

C'est là qu'intervient la notion d'acceptation.

 

Même dans la lutte, cet effacement de l'individu est inévitable. Il sera bien entendu moins pitoyable que cette aliénation acceptée par la masse mais il ne faudra pas y voir pour autant autre chose qu'une dispersion. Les guerres ne peuvent exister qu'à partir du moment où deux entités s'opposent. Si je décide de lutter contre un déterminisme qui me révolte, je viens nourrir de mon énergie l'entité que je combats. Elle profitera de cette lutte pour se dresser.

L'acceptation a un pouvoir d'épuisement parce qu'elle ne cherche pas à lutter, elle absorbe. Il n'y a pas de combat et par conséquent, l'entité agressive est désamorcée, comme une bombe à laquelle on retire le détonateur. L'armée, prête à lutter, n'a plus d'opposition et ses intentions s'estompent d'elles-mêmes. L'indifférence est un antidote surpuissant.

Il ne s'agit pas pourtant d'un abandon ou d'une soumission. Il est toujours possible de dénoncer, de s'opposer, de refuser de s'aliéner à la masse mais tout doit se faire dans une complète inertie émotionnelle. Il ne faut pas projeter sur l'ennemi l'énergie de ma colère, sinon, je le nourris et je tombe dans le piège. Délibérément...Ce qui est bien plus grave que l'indifférence elle-même. L'indifférence nourrit le mimétisme mais elle n'est qu'une nourriture fade, terne, sans force. Elle peut facilement être vaincue. La colère est bien plus dangereuse puisqu'elle pervertit la lucidité de l'individu. Combien de combats inutiles par simple entêtement égotique ? La politique est la scène la plus risible qui soit dans ce registre.

Pas d'abandon, pas de collaboration, ni de colère.

L'ataraxie de l'acceptation. C'est la seule solution.

L'acceptation de tout.

Par Le 23/02/2013

"Lorsqu'on a l'attitude hostile et qu'on travaille à éliminer les choses, chaque fois qu'on en chasse une, il en surgit une autre à sa place et dès qu'on s'attaque à celle-ci, il y a celle-là qui arrive. La chose à faire, c'est de ne plus se battre, de ne pas chercher à expulser les mauvaises choses en voulant réaliser seulement les bonnes, mais au contraire, de les prendre en considération et de les accepter. La grande chose est, somme toute, de cultiver l'acceptation de tout ce qui se présente et ainsi n'aura-t-on pas à discriminer ou à être pris dans quelque lutte que ce soit. Voilà la technique essentielle de la méditation." Chogyam Trungpa.


Quel terrible lutte...

J'ai lu ce soir qu'un jeune garçon était mort après une bagarre dans la cour de son collège. Je pensais à sa famille.

J'ai lu qu'une mère avait égorgé ses trois enfants et que c'est le père qui les a découverts. Je pensais à lui, à cet instant.

Rien que ça, rien que cette douleur dans mon ventre, cette brûlure pour des êtres qui souffrent, au-delà de l'imaginable.

Je pensais aux enfants qui meurent de faim, de soif, de la guerre de leurs aînés, d'épidémies enrayées depuis longtemps ici.

Je pensais aux massacres des aniamaux, à la déforestation, aux océans vidés, aux dauphins massacrés, aux baleines pourchassées, aux orang outans, aux rhinocéros, aux milliers d'espèces animales en voie d'extinction, aux forêts tropicales qui disparaissent.

Je pensais à toute cette épouvantable souffrance. Si chaque plante, chaque animal, chaque humain qui meurt poussait un cri interminable, ce monde ne serait qu'un vacarme insupportable, une plainte infinie.

"L'acceptation de tout..."

Je comprends bien de quoi il s'agit. Ne pas apporter d'émotions exacerbées dans l'accueil, rester neutre et lucide, analyser et agir, le plus efficacement possible.

L'émotion n'est pas un moteur, elle dévore l'énergie. Si je m'abandonne à la colère, je deviens une victime et je participe à l'extension du Mal.

La violence de ce monde est peut-être une opportunité de croissance intérieure finalement.

L'abandon est une voie, l'acceptation en est une autre. La collaboration est la pire de toute.

Patrick Edlinger

Par Le 22/02/2013

Nombre de pages : 320
Photos : nombreuses

ISBN-13 : 9782352210603

Prix indicatif : 56€

Auteur : Jean-Michel Asselin et Patrick Edlinger
Editeur : Guérin
Année d'édition : 2013
Type : Biographie

Résumé : Voici le livre tel que Patrick Edlinger l'avait imaginé. Voici le livre tel que nous l'avons concrétisé. À mi-chemin entre la biographie et l'autobiographie, Jean-Michel Asselin compose un portrait à hauteur d'homme, ce géant au sommet de son art.

Voici les premières pages de la biographie de Patrick Edlinger

Dédicace
Je souhaite à tous les êtres, quelle que soit leur activité, de la vivre pleinement en homme libre. Il faut prendre la vie avec humour et détachement. Il faut savoir rester humble, à l’écoute des autres et s’efforcer de les aider. Peu importe si l’on juge que le monde est peuplé de crétins et de cupides, il se peut que nous en fassions partie, d’où cette idée de penser aux autres et rendre la vie plus belle pour tous. Avec toute ma sympathie !
Patrick Edlinger

Avant-Lire
« Le livre que vous tenez dans les mains est une autobiographie. Patrick l’a écrite, je lui ai juste prêté mes doigts. Comme dans certaines fissures, les siens étaient trop forts, trop gros pour courir sur les touches d’un clavier. Il me disait et j’écrivais, c’est aussi simple que cela. Ce sont ses mots, ses souvenirs, ses pensées, ses faits et gestes, ses emportements, ses rêves, ses difficultés, ses gloires, sa vie. Il voulait ce livre, il l’a travaillé avec soin, avec passion. Il clôturait un grand chapitre de sa vie pour mieux en ouvrir d’autres. »
Jean-Michel Asselin

Exergue :
« Et les doigts ! Longuement étirés puis pliés, coincés, pendus, accrochés, déchiquetés, poncés… et reblanchis de magnésie pour une longueur de plus. Les doigts d’Edlinger, ses mains. Comme les serres de l’Aigle… »
Maurice Rebeix


Extrait 1 :
Quand Patrick rencontre Patrick
Fin 1977, un des amis de Patrick, Robert Exertier, se met à lui parler d’un grimpeur niçois, Patrick Berhault, qui habite Nice et grimpe souvent seul au Baou de Saint-Jeannet. Après tout, ce pourrait être un bon compagnon de cordée, d’autant que la rumeur parle de lui comme d’un grimpeur très fort… Rendez-vous est pris. Robert prend sa voiture et conduit Patrick à Nice, plus exactement ils se rendent dans le quartier du Petit-Nice où Patrick Berhault vit avec son frère et sa mère Jeanine dans un petit appartement. Berhault est aussi brun qu’Edlinger est blond. Sinon, c’est un peu le même gabarit, le même accent du sud, une nonchalance apparente. Les deux garçons sympathisent vite. « Il m’a tout de suite plu ! J’ai compris que c’était le genre de gars que rien ne pouvait arrêter, il était à la fois totalement présent mais on sentait que son esprit ne cessait de penser montagne. On avait le même état d’esprit, la même passion folle de grimper. Jusqu’à ce jour, je n’avais jamais rencontré quelqu’un qui ressente cette urgence : nous nous comprenions immédiatement. » Les deux Toulonnais ne peuvent s’empêcher de lui demander une petite démonstration, ils ont entendu dire qu’il accomplissait quelques jolis tours de force. Berhault s’exécute et, devant leurs yeux ébahis, il réalise une traction sur l’index de la main droite. « À cette époque, j’étais “juste” capable de tracter sur un seul bras… Inutile de dire qu’un peu plus tard, je lui ai rendu la monnaie de sa pièce en me tractant, cette fois, sur le petit doigt ! »

Extrait 2 :
Quand la vie tient à un film
« Lentement, il se dirige au pied de la falaise. Il pose les mains sur le rocher et l’incroyable se produit. Tel un ludion élevé chez Nijinsky, le grimpeur s’élève sur la paroi. On dirait qu’il glisse, qu’il danse, qu’il se joue de la pesanteur. Janssen reste bouche bée, il voit Edlinger monter puis descendre, puis se reposer en pleine paroi, pendu par une main et le tout, sans l’assurance-vie de la corde. À chaque pas, Janssen ressent un pincement au coeur, comment est-ce possible ? Ses mains sont moites, il a le sentiment de vivre la séquence d’un film à suspens. Est-ce là qu’il va tomber ? Autour de lui technicien et preneur de son n’osent plus parler. Surtout, apprécier ces minutes de grâce, ne pas troubler ce moment qui ne reviendra sans doute jamais. Le moment où un homme semble défier le vide, tous les vides du monde. Le spectacle dépasse de très loin la performance physique, Janssen ne sait pas encore quel nom lui donner, quels mots mettre derrière cette gestuelle, il sent en revanche que ces quelques pas à la verticale racontent une histoire universelle, celle de l’effort des hommes pour vaincre la peur, la peur de vivre, la peur de mourir. La démonstration a duré une petite heure, et lorsque le jeune homme revient vers lui, le visage rayonnant, Janssen n’a qu’une question : « Tu peux refaire ça devant une caméra ? » La question semble presque incongrue et Patrick ne peut que lui avouer : « Évidemment, c’est mon truc, je peux le refaire dix fois de suite si tu veux ! » Alors, le lendemain, et ce pendant trois jours, ils vont tourner des kilomètres de pellicule. Et ils vont parler, l’écouter parler… Et lui, il ignore encore que cette histoire presque née du hasard va bouleverser sa vie. Il aura fallu quatre jours pour que naisse La vie au bout des doigts.

Extrait 3 :
Victoire à Bardonecchia
Les 10 000 spectateurs présents attendent Patrick Edlinger et n’ont d’yeux que pour leur champion… Il porte le dossard 110. Et quand il arrive pour la voie de la finale, le silence s’installe. La pression est palpable. Patrick, en short bleu ciel pour la demi-finale, a revêtu son collant noir et rose, celui-là même avec lequel, l’an passé, il a réalisé ses voies les plus dures aux États-Unis. Sans oublier un bandana vert pâle. Il porte le débardeur officiel, des chaussons jaune et gris et un sac à magnésie à carreaux violets. « J’étais à la fois tendu mais je n’avais que cette pensée forte dans la tête : bien grimper. J’ai fait le vide, j’ai oublié le murmure de la foule, et j’ai regardé le rocher, exactement comme je le faisais d’habitude. La pression est tombée, j’étais juste un grimpeur qui prend du plaisir à suivre une ligne, à plier son corps, à quitter le sol. » Il va s’élever presque sans suspens jusqu’à la chaîne. La légende rapporte que son concurrent le plus redoutable aurait dit : « Personne ne sait lire le rocher comme lui ! » Patrick, lui, n’a qu’une ligne de conduite : «Même si je ne dois faire que deux mouvements et tomber, il faut que ces deux mouvements soient superbes ! » Cette année 1986, Patrick gagne…



Quelques grandes citations évoquant la carrière de Patrick Edlinger

Yvan Audouard dans le Canard Enchaîné
Retournons sur la terre parmi les hommes. Parmi les miracles vrais. Pendant cinq minutes, lors du film de Jean-Paul Jansson (sic!), j’ai coupé le son. J’ai vu un fou mettre stupidement sa vie en péril le long d’une paroi rocheuse dont il risquait à tout moment de “dévisser”. J’ai remis le son et j’ai entendu cet énergumène (il s’appelle Patrick Edlinger) parler posément, raisonnablement, de son aventure, de sa folie. Nous étions bien loin de “Incroyable mais vrai”. Nous étions en présence d’un artiste : c’est à dire d’un homme qui veut savoir qui il est, de quoi il est capable et jusqu’où il peut aller trop loin. Et qui faisait le seul miracle à la portée de l’être humain : "se connaître pour s’accomplir”.

Françoise Giroud dans l’Express
Il faut rediffuser (la vie au bout des doigts) à une heure de grande audience. Ce que fait ce jeune homme, au péril de sa vie, avec une sorte d’ivresse lucide, n’a aucun sens apparent. C’est une affaire avec lui-même qu’il mène là. Une de ces somptueuses extravagances dont seuls les humains sont capables et qui les rend aimables en dépit de tout.

Jacques Lanzmann, après avoir vu le film lors d’un festival à la Plagne
On en a mal aux doigts, mal aux tripes. Edlinger qui chante ici son opéra vertical est formidable d’assurance et de modestie. En contrepoint des images superbes que l’on doit à Janssen, vient s’inscrire le texte, non moins superbe, d’Edlinger, sorte de monologue où se mêlent voix intérieure et voix extérieure. La première montant des entrailles en passant par l’âme, la seconde coulant de source et des lèvres pour lâcher des mots aussi précis que le geste du grimpeur.

Pour en savoir plus: http://www.editionsguerin.com/boutique_fr_article_366.html

Le désastre de l'Euro

Par Le 22/02/2013



http://www.atlantico.fr/decryptage/homme-qui-disait-deja-en-2000-que-euro-allait-amener-trop-maisons-en-espagne-trop-fonctionnaires-en-france-trop-usines-en-allema-641349.html

Economiste et financier, Charles Gave s'est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 " Des Lions menés par des ânes ". En s'appuyant sur un graphique, il démontre comment les technocrates ont freiné la croissance économique de l'Europe

De 1975 a 2000 , la croissance en Europe, telle que l’on peut la mesurer en utilisant les indices de la production industrielle était de 2. 5% par an en moyenne. Qui plus est, la dispersion autour de cette moyenne était très faible, chacun croissant allégrement de 2.5 % par an, avec cependant des petits à-coups de temps en temps, corrigés très vite, ce qui permettait à chaque pays de revenir dans le peloton sans trop de problèmes. A partir de 2000, une vraie catastrophe semble avoir frappé les économies du vieux continent. La croissance s’arrête NETTE.

La moyenne (ligne orange sur le graphique) passe d’une pente fort régulière de 2.5 % par an à une pente de 0 % par an. Les 12 dernières années sont DE LOIN les pires en Europe depuis les années trente, en tout cas pour les pays de l’Europe du Sud. De plus, la dispersion autour de cette moyenne « explose » pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale et l’Europe se scinde en deux. D’un coté, l’Allemagne (accompagnée de certains pays du Nord) qui continue sa croissance , et de l’autre la France, l’Espagne, le Portugal ou l’Italie qui perdent entre 10 % et 20 % de leur capacité industrielle (en 12 ans!),ce qui ne s’était JAMAIS produit. Mais quelle est donc cette catastrophe, ce Tsunami qui a réussi à tuer en si peu de temps toutes ces économies en Europe dont la croissance équilibrée faisait l’admiration du monde entier ? La réponse est simple. Une intervention technocratique dans l’un des prix les plus importants dans tout ce qui touche à l’allocation du capital, le taux de change.

Revenons en arrière: En 1990, l’Allemagne se réunifie, ce qui créé une immense panique en France. Munie d’une banque centrale crédible, la Bundesbank, possédant la plus grande et la plus efficace économie en Europe, l’Allemagne va dominer ses voisins et le DM devenir la monnaie de réserve et d’épargne de chaque Européen, ce qui interdira aux technocrates/élus Français de continuer à vivre au dessus de leurs moyens et d’enregistrer déficits budgétaires sur déficits budgétaires. Branle bas de combat entre Delors, Trichet and co, et l’Euro est mis en chantier avec comme but ultime de tuer la Bundesbank et de pouvoir continuer à avoir des déficits. Le prix à payer toutefois était d’avoir un taux de change fixe avec la monnaie Allemande. Or c’étaient les variations des taux de change entre DM et les autres monnaies européennes qui permettaient aux différents systèmes de s’adapter au travers du temps.

Prenons l’exemple de l’Italie qui doit « porter » une Italie du Sud quelque peu corrompue, inefficace et criminelle. L’Italie du Nord, extraordinairement efficace, avait comme habitude de gagner des DM et de transférer des Lires vers l’Italie du Sud. Quand le poids de l’Italie du Sud devenait si important qu’il mettait en danger la compétitivité de l’Italie du Nord, une dévaluation de la Lire suffisait à remettre les pendules à l’heure et l’Italie recommençait à croitre de 2 % à 3 % par an, sans problème.

Prenons le cas de la France qui a le bonheur de compter 40 % de fonctionnaires de plus que l’Allemagne par 10 000 habitants (autre forme de corruption). Même scenario: les entreprises recevaient des DM, les fonctionnaires des francs français et tout revenait à l’équilibre par l’intermédiaire d’un changement de parité qui ne faisait qu’entériner les différences qui existaient entre les pactes sociaux des différents pays.

A partir de l’Euro, le Sud de l’Italie et les fonctionnaires Français ne reçoivent plus qui des Lires qui des Francs français mais bel et bien des DM, ce qui rend les entreprises Italiennes et Françaises, à terme, complètement non compétitives avec leurs concurrentes allemandes. Que le lecteur imagine que les entreprises Italiennes doivent payer une forme de protection et les entreprises françaises un cout du super siège social qu’est la superstructure étatique et que les entreprisses allemandes n’ont a payer ni l’un ni l’autre..et cela dans la même monnaie…c’est entrer dans un ring de boxe contre les allemands avec les mains attachées derrière le dos.

Et donc les usines ferment en Italie, en Espagne, en France pour aller s’installer en Allemagne. La logique ultime de l’Euro est qu’à terme il n’y aura plus d’usines nulle part en Europe, si ce n’est en Allemagne… Mais comme il faut bien continuer à payer la Mafia en Italie ou les fonctionnaires en France, et que les recettes fiscales s’effondrent compte tenu du départ des usines Outre Rhin, eh bien il faut emprunter ces transferts et les déficits budgétaires explosent…ce qui amène les génies qui nous gouvernent (et qui ont inventé l’Euro) à augmenter les impôts (pour réduire le déficit budgétaire…ce qui ne marche jamais), mais ce qui rend l’Italie et la France encore moins compétitive, ce qui fait que plus d’usines partent en Allemagne, et ainsi de suite …

En fait, l’Euro est une stupidité économique inimaginable: bloquer le taux de change entre des pays qui ont des productivités différentes n’a jamais marché, nulle part et a en revanche toujours amené à des désastres économiques, politiques et sociaux .

Nous y sommes , en plein milieu…

Quand l’Euro a été créée en 2000, j’ai écrit un livre, « des Lions menés par des Anes » dans lequel je disais que l’Euro allait amener à trop de maisons en Espagne, trop de fonctionnaires en France, trop d’usines en Allemagne. Hélas, j’aurais préféré avoir tort. Le désastre est d’une telle ampleur que j’étais persuadé que l’Euro devait et aller disparaitre, et cela de façon Démocratique. La classe (au sens Marxiste du terme ) des technocrates qui l’a crée se rend cependant bien compte que son pouvoir ne tient que par l’Euro et fait tout pour que l’Euro survive, même si cela doit amener la ruine des populations Européennes. Eux, ils continueront à très bien se porter et à aller de symposium en conférence et de Davos à Aspen.

Ce qui veut dire que l’exécution finale de ce monstre sera sans doute révolutionnaire et non pas Démocratique, lorsque l’un des pays martyrisés se souviendra qu’il est SOUVERAIN et sortira sans demander d’avis à personne ce qui sera bien embêtant.

Cet article a déjà été publié sur le site de l'Institut des libertés
En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/homme-qui-disait-deja-en-2000-que-euro-allait-amener-trop-maisons-en-espagne-trop-fonctionnaires-en-france-trop-usines-en-allema-641349.html#idSURIRhoc8BLlrP.99

Devenir enseignant

Par Le 21/02/2013

Un article qui date de mars 2012.

Pour ma part, dans ma classe, alors qu'il y a vingt ans, un tiers des enfants voulait être "maîtresse" ou "prof de sport", aujourd'hui, il n'y en a PLUS DU TOUT.


Devenir prof: «Qui ça fait rêver aujourd’hui?»

Le nombre de candidats aux concours de l’enseignement est en chute libre, et certains postes ne sont mêmes plus pourvus. Pourquoi le métier de professeur ne fait-il plus rêver?

Nicolas Sarkozy dans une école de Montpellier, 28 février 2012. REUTERS/Philippe Laurenson

- Nicolas Sarkozy dans une école de Montpellier, 28 février 2012. REUTERS/Philippe Laurenson -

Invité de la matinale de France Inter jeudi 1er mars, Nicolas Sarkozy s’interrogeait en ces termes sur la baisse des vocations dans l’enseignement:

«Est-ce qu’on se pose la question de savoir combien d’enfants aujourd’hui dans une classe ont envie de devenir professeur? Qui ça fait rêver aujourd’hui, le statut que la société réserve aux professeurs?»

Quelques jours plus tôt, le candidat UMP avait suggéré d’augmenter le temps de présence des professeurs de «18h à 26h» par semaine et d’assortir cette mesure d’une hausse de la rémunération pouvant aller jusqu’à 500 euros par mois. Une proposition grâce à laquelle il espère «vendre du rêve» à une jeunesse pour qui le statut de professeur est de moins en moins attractif.

De moins en moins de candidats

Si la «revalorisation» du métier d’enseignant est l’objectif affiché du candidat UMP, c’est que, depuis le début des années 2000, le nombre de candidats au Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (Capes) est en baisse. En témoigne une campagne de recrutement inédite, à mi-chemin entre une publicité pour l’armée et une annonce Pôle emploi, lancée au printemps 2011.

Selon le rapport annuel de la Cour des comptes, le nombre d’inscrits aux différents concours d’enseignement dans le second degré est passé de 86.250 en 2010 à 65.314 en 2011, «une baisse de 20.936 inscriptions», soit 24% en un an.

De plus, le nombre de présents, c’est-à-dire d’étudiants qui passent effectivement le concours, est également en chute libre. Seuls 51,6% des inscrits au Capes se sont présentés le jour de l’épreuve en 2011, contre 69,9% en 2010. Avantage pour les étudiants, le taux de réussite au Capes a fortement augmenté du fait de la raréfaction des postulants.

Des centaines de postes non pourvus

Mais il y a plus préoccupant: tous ceux qui choisissent quand même de passer le concours ne le réussissent pas forcément. C’est là tout le paradoxe: près de 70.000 postes ont été supprimés dans l’Education nationale depuis 2007. La logique voudrait que les postes restant soient pourvus facilement. Dans les faits, certaines matières font face à une vraie pénurie de candidats.

Les résultats des écrits du Capes sont tombés en février 2012. Selon le syndicat SNES-FSU, le nombre de candidats admissibles est inférieur au nombre de postes à pourvoir dans plusieurs matières, comme en lettres classiques ou en musique, et la situation est critique dans d’autres spécialités comme l’anglais ou les mathématiques. De la même manière, des centaines de postes n’avaient pas été pourvus en 2011, dont 376 en mathématiques, rapportait le Monde.

Les matières scientifiques et techniques sont particulièrement sinistrées. Une partie des étudiants préfère souvent s’orienter vers le secteur privé, plus rémunérateur, plus prestigieux et, paradoxalement, «plus rassurant», explique Alexis, 25 ans. Après avoir étudié la chimie dans une université parisienne, il a renoncé au Capes pour travailler dans une entreprise pharmaceutique. «Pourtant je voulais vraiment enseigner, mais on a l’impression d’être livrés à nous-mêmes dans cette formation», raconte-t-il.

Même si le site du ministère de l’Education nationale assure que «le nombre de candidats présents aux concours suit la baisse du nombre de postes» et qu’on «retrouve en 2010 le même ratio candidats/postes qu’en 2000», le recrutement des nouveaux enseignants demeure laborieux.

Le «manque de lisibilité» de la formation

Moins de candidats donc, mais autant d’élèves. Si le nombre d’enfants scolarisés dans le secondaire (privé et public) a en effet diminué d’environ 500.000 entre 1993 et 2010, la tendance est repartie à la hausse depuis 2009, selon les chiffres du ministère. «Dans les dix prochaines années les besoins en enseignants seront constants ou en hausse», estime Patrick Demougin, président de la Conférence des directeur d’IUFM (CDIUFM).

Selon ce directeur de l’IUFM de Montpellier, deux facteurs expliquent la fuite des jeunes: une cause «conjoncturelle» tout d’abord. Les études sont plus longues et le stage rémunéré après le concours a été supprimé. Patrick Demougin déplore surtout un «manque de lisibilité».

«Aujourd’hui le système est déconstruit, tout le monde forme les professeurs, les étudiants sont perdus.»

A cette  désorganisation s’ajouterait «une tendance structurelle» plus profonde: «La désaffection pour les métiers de l’éducation est un phénomène européen», affirme Patrick Demougin qui prépare une étude pour la Commission européenne sur le sujet.

«Le métier manque de reconnaissance, il est souvent sous-payé et souffre souvent d’une véritable méfiance sociale à son égard.»

Un concours à bac+5

Pour Frédéric Charles, enseignant-chercheur en sciences de l’éducation à l’université de Picardie Jules Vernes, la crise du recrutement a principalement été causée par les récentes réformes. «L’Etat et le gouvernement ont créé cette crise, en modifiant le processus de recrutement et en asséchant le nombre de postes», lâche-t-il, amer.

«Il y a près de 2,8 millions de chômeurs en France, les professeurs bénéficient d’une certaine sécurité de l’emploi, et pourtant les candidats désertent le concours. Le métier ne fait plus rêver mais l’explication est politique.»

Dans le viseur des professeurs et des étudiants, la réforme de la formation des enseignants, qui avait provoqué l’un des plus longs mouvements de protestation universitaire en 2009 et 2010. Alors que les concours étaient jusqu’alors accessibles à bac+3, avec une licence, ils sont désormais «masterisés», terme barbare pour signifier qu’il faut un master, soit un bac+5, pour devenir professeur.

Des études plus longues qui découragent

La Cour des comptes a pointé du doigt en février 2012 le caractère contre-productif de cette réforme. Non seulement les économies budgétaires espérées n’ont pas été au rendez-vous, mais l’allongement de la durée des études a contribué à décourager les éventuels candidats, explique Frédéric Charles:

«Les étudiants se projettent dans l’avenir, on leur a annoncé qu’ils devaient faire deux ans supplémentaires d’études, avec une moins bonne formation. Dans ces conditions, certains ne veulent plus tenter leur chance, alors qu’ils seraient certainement de bons profs.»

Passer le concours du Capes aujourd’hui s’apparente à un «parcours du combattant», raconte Kévin Rossary. Etudiant lyonnais de 23 ans en histoire-géographie, il vient de réussir les épreuves écrites et prépare l’oral prévu en juin.

«On nous demande d'être pratiquement bilingue dans une langue vivante, de maîtriser l'informatique, de faire deux stages, tout en préparant le concours et en rédigeant un mémoire de recherche.»

L’emploi du temps est chargé et la pression de l’examen quotidienne. Difficile alors pour les moins fortunés d’avoir un petit boulot à côté, une situation qui concerne pourtant «50% des candidats au Capes», selon Patrick Demougin. A un problème de vocation s’ajoute donc un aspect financier: «La masterisation a réduit considérablement le nombre de candidats, car beaucoup d’étudiants ne peuvent pas se permettre de payer 2 ans d’étude en plus», estime Lisa Chamaraud, qui prépare elle aussi le Capes d’histoire.

«Les jeunes ont peur du métier d’enseignant»

Mais l’allongement des études n’est pas seul en cause. Philippe Meirieu est catégorique: «Le métier d’enseignant ne fait plus rêver parce qu’on se trompe d’objectif et de méthode», lâche le vice-président de la région Rhône-Alpes en charge de la formation, élu sous l’étiquette Europe Ecologie.

Pour ce chercheur spécialiste des sciences de l’éducation et inspirateur de la création des IUFM en 1990, «enseigner c’est transmettre une passion, un savoir, un désir, et non pas échanger une marchandise». Or, estime-t-il, les réformes de ces dernières années visent «à gérer l’école comme une entreprise, avec ses exigences d’efficacité et de rentabilité».

Pour l’universitaire et homme politique qu’est Philippe Meirieu, «les jeunes ont peur du métier d’enseignant». Peur du manque de formation, peur d’être envoyés dans des zones difficiles, peur du déracinement (en étant nommé loin de leur domicile), peur de faire de longues études pour un salaire peu élevé. «Tout concourt à décourager les jeunes», résume-t-il, avant d’ajouter:

«La promesse d’augmenter le salaire n’est pas suffisante pour les remotiver, surtout si elle s’accompagne d’une dégradation des conditions de travail.»

Rendre le métier plus attractif: la formation avant tout

Pour inverser la tendance et attirer plus d’étudiants, les différents acteurs de l’éducation sont quasiment unanimes: l’accent doit être mis sur la formation. Fin 2011 la CDIUFM a publié ses «22 propositions à destination des candidats à l’élection présidentielle».

Au cœur des réclamations: une «remise à plat» du dispositif. «Il faut sélectionner plus tôt» les futurs enseignants, éventuellement en mettant en place un prérecrutement, avance Patrick Demougin, qui, comme Philippe Meirieu, estime qu'une hausse de salaire comme celle proposée par Nicolas Sarkozy ne peut pas suffire à elle seule.

Hausse des rémunérations, création de postes, autonomie des établissements, recruter plus tôt, mieux former, encadrer les jeunes professeurs, autant de propositions qui fleurissent dans les programmes des candidats à la présidentielle. Une chose est certaine: ce n’est qu’au prix d’une refonte profonde que l’Education nationale pourra faire à nouveau rêver les jeunes générations.

Mathieu Perisse

La pauvreté intérieure des riches.

Par Le 21/02/2013

«On m’appelle le président le plus pauvre, mais je ne me sens pas pauvre. Les pauvres sont ceux qui travaillent uniquement pour avoir un style de vie dépensier, et qui en veulent toujours plus. C’est une question de liberté. Si vous n’avez pas beaucoup de possessions, vous n’avez pas besoin de travailler comme un esclave toute votre vie pour les soutenir, et vous avez plus de temps pour vous-même.»

José MUJICA, président de l'Uruguay.

Délit d'empoisonnement

Par Le 20/02/2013

Entre une partie du monde qui meurt de faim, une partie qui meurt obèse et une partie qui mourra empoisonnée, il devient difficile de survivre. En même temps, plus vite on disparaîtra et plus vite la nature se reconstituera. Allez, allez, on accélère !!!


Viandes, poissons : l’homme va-t-il mourir de son alimentation ?

Après le scandale des lasagnes à la viande de cheval, nous sommes en droit de nous poser bien des questions sur toute la chaîne alimentaire et ses dérives : le consommateur est sans cesse abusé, trompé sur la marchandise, le but étant pour l’industrie agro-alimentaire de générer des profits toujours plus importants au détriment de la santé de chacun : les produits sont mal contrôlés, mal étiquetés, le consommateur est mal informé…

Une nouvelle inquiétude se profile à l’horizon : la Commission européenne a indiqué, jeudi 14 février, que les poissons d'élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volaille à compter du 1er juin. Ce mode d’alimentation avait été totalement interdit et banni dans l’Union européenne en 2001, après cinq années de crise de la "vache folle"…
 
" La commission prévoit d'autoriser le recours à des "protéines animales transformées" qui ne présenteraient pas les mêmes risques que les farines animales produites jusque dans les années 1990 pour nourrir poissons, poules ou mammifères d'élevage. Ainsi les PAT ne seraient fabriquées qu'à partir de produits d'abattage propres à la consommation humaine et prélevés sur des animaux sains, alors qu’on a longtemps utilisé dans ces farines toutes sortes de sous-produits de carcasses."
 
Le temps a passé et il semble qu’on n’ait pas vraiment tiré les leçons de ces erreurs graves, de leurs conséquences dramatiques : les technocrates de Bruxelles décident pour nous de notre alimentation…Qui pourra vraiment contrôler et vérifier le contenu de ces farines animales ?
 
D’ailleurs, quand on voit les conditions d’élevage des poissons dans les fermes d’aquaculture, on peut se demander qui a envie de manger du poisson d’élevage : pangas, saumons, tilapias, crevettes font, paraît-il, les délices des consommateurs chinois,la Chine étant le premier «  fabricant «  de ces poissons…
 
Plus gros producteur mondial de poissons d'élevage, la Chine en est également le principal client : 80,2 % des poissons consommés en Chine sont issus de la pisciculture, contre seulement 23,6 % en 1970. Dans le reste du monde, la proportion, bien que plus faible, est aussi en forte progression (26,6 % contre seulement 4,8 % en 1970).
 
Apparemment, les consommateurs chinois sont peu soucieux de leur alimentation et, aussi sans doute, fort mal informés…
 
Les conditions d’élevage de ces poissons sont le plus souvent indignes…Ainsi les pangas parqués dans des fermes d’élevage,au Vietnam sont des poissons omnivores capables de digérer tous les déchets, toutes les pollutions industrielles et le Mékong dans lequel ils vivent est un des fleuves les plus pollués du monde, un gigantesque égoût…
 
 De plus, ce poisson ne se reproduisant pas facilement à l’état naturel, il reçoit un traitement de choc pour faciliter la ponte des œufs : les femelles se voient donc injecter des hormones féminines qui servent à stimuler la reproduction…
 
En Norvège, les saumons d'élevage sont traités au diflubenzuron, pesticide destiné à lutter contre un parasite : les poux de mer...
 
Les problèmes sont multiples et la pisciculture elle-même semble générer de nouvelles maladies des poissons comme ces poux de mer, par exemple...
 
De plus, dans cette industrie du poisson, les producteurs se trouvaient devant une impasse car les poissons d'élevage étaient et sont nourris pour une grande partie de farine et d'huile de poissons issus... de la pêche.
 
La pisciculture, souvent présentée comme une solution idéale à la surpêche, pèse en fait lourdement sur les ressources halieutiques. Sur les 90 millions de tonnes de poissons pêchés chaque année, près du quart sert à nourrir d'autres poissons ou des animaux d'élevage. C'est ce qu'on appelle la pêche minotière. 
 
Dès lors, la seule solution serait de revenir aux farines animales…
 
Mais quand on voit tous les détournements, toutes les tromperies et toutes les fraudes qui pèsent sur l’industrie alimentaire, on se demande s’il ne serait pas plus judicieux de tempérer notre consommation de viandes et de poissons…
 
En Manche, en baie de Seine, les sardines et d'autres espèces comme les bars ou les maquereaux sont contaminées aux PCB....
 
Pour ma part, j'ai éliminé de mon alimentation la plupart des produits préparés et je me refuse à acheter du poisson d’élevage dans la mesure où les producteurs se permettent tous les abus... mais même les poissons pêchés en mer sont parfois pollués...
 
 
Source : Le Monde

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Aborigènes contre Areva

Par Le 20/02/2013

Au moins en Australie, Areva n'arrivera pas à soudoyer les gouvernements de l'UE pour aller piller les terres comme ils le font en Afrique sous couvert de "terrorisme"...


ATOMIQUE – En Australie, un Aborigène déjoue les projets de mines d’uranium d’Areva

Face aux 14 000 tonnes d'uranium logées dans les terres septentrionales d'Australie, Areva nourrissait de grandes ambitions. Le gisement était estimé à 2 milliards de dollars, selon média australien ABC News. Mais le géant du nucléaire français peut mettre au placard ses permis d'exploitation et ses velléités minières : des Aborigènes ont gagné le combat qu'ils menaient depuis des décennies contre les mines qui devaient être creusées sur leur territoire de Koongarra, rapportent un article d'un blog de Mediapart ainsi qu'un communiqué de l'Observatoire du nucléaire.

Après la découverte de gisements d'uranium en 1970, cette zone d'une douzaine de km2 avait été exclue du parc national de Kakadu, se retrouvant de ce fait privée de protection légale. La bataille de ces Aborigènes, et en premier lieu du propriétaire traditionnel de cette terre, Jeffrey Lee, a permis de la classer l'année dernière au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco, puis de la réintégrer pleinement, en février, au parc national.

En 2011, une délégation australienne avait ainsi fait le voyage jusqu'à Paris pour rencontrer le comité de l'Unesco et le convaincre de classer le site, rapporte un article d'ABC News. Selon le média australien, "le gouvernement a déclaré que le géant de l'énergie Areva avait formellement demandé que la nomination de Koongarra soit retirée de l'agenda de la rencontre". Le journal avance également que l'Aborigène a reçu "d'énormes pressions" pour cesser d'entraver les projets miniers d'Areva, et aurait pu devenir "l'homme le plus riche d'Australie" s'il avait cédé. "Il est légitime d'estimer que ces offres d'Areva relevaient de la corruption, pas nécessairement sur le plan juridique mais assurément sur le plan moral", accuse l'Observatoire du nucléaire.

Quoi qu'il en soit, Jeffrey Lee a fait savoir, sur le site australien The Age, que "le fait que les Blancs m'offrent ceci ou cela ne m'intéresse pas", et qu'il n'était pas "intéressé par l'argent. J'ai un travail. Je peux acheter de la nourriture, je peux aller pêcher et chasser". Sur le site Environment News Service, il explique aussi : "J'ai dit non aux mines d'uranium à Koongarra, car je crois que la terre et les croyances propres à ma culture sont plus importantes que l'exploitation minière et l'argent. L'argent va et vient, mais la terre est toujours là, subsiste toujours si nous nous en occupons, et s'occupera toujours de nous."

Se trouvent à Koongarra de l'art rupestre aborigène, des sites sacrés, des roches ocres et de la brousse. Dans la conception aborigène du "temps du rêve", explique Environment News Service, le site abrite aussi la demeure de Namarrgon, être mythique qui manie la foudre, et "ancêtre créateur responsable d'un spectaculaire orage électrique sur le plateau d'Arnhem". L'électricité, déjà...

 

Grigory Perelman

Par Le 17/02/2013

11 septembre 2007

http://abcmaths.free.fr/blog/uploaded_images/2007/09/le-gnie-des-maths-retir-du-monde.html

 

Le génie des maths retiré du monde


C'est un homme hirsute, qui vit reclus dans un quartier de Saint-Pétersbourg à la mauvaise réputation. Grigori Perelman est un mystère. Du jour au lendemain, ce génie a abandonné les mathématiques et la recherche, pour une vie de rien. Il venait de refuser la médaille Fields - l'équivalent du Nobel - après avoir été le premier à résoudre l'une des sept énigmes du siècles, la conjecture Poincaré.

Au milieu d'une forêt d'immeubles soviétiques, dans un dédale de béton parsemé de bouleaux, le 98-3, rue Budapestskaïa, dans la banlieue sud de Saint-Pétersbourg. Nous sommes dans le quartier populaire de Kouptchino, à vingt bonnes minutes, en marchant, du terminus de la ligne de métro n° 2. Kouptchino, une cité-dortoir construite à la fin des années 1960 sur d'anciens marais asséchés, près de l'aéroport. Au cinquième étage d'un bloc sinistre qui en compte huit, l'appartement 131 et sa vieille porte en bois. Difficile de croire qu'un génie du siècle se terre au coeur de cette zone qui, la nuit tombée, traîne une mauvaise réputation. C'est pourtant là que vit, à la réglette de ses maigres besoins, cet illustre hirsute de 41 ans à l'allure de vagabond insaisissable: le grand mathématicien russe Grigori Iakovlevitch Perelman.

Le 11 novembre 2002, un article mis en ligne par ce chercheur obstiné sur arxiv.org allait changer l'histoire des mathématiques. En 39 pages, "Grisha" Perelman parvient à résoudre l'un des "sept problèmes du millénaire" listés en 2000 par l'Institut Clay, qui a mis à prix leur résolution à un million de dollars chacun: la conjecture de Poincaré. Avancée en 1904 par le mathématicien français Henri Poincaré, cette conjecture est "une hypothèse audacieuse concernant rien moins que la nature et la forme de notre Univers", raconte, dans un résumé gourmand et vulgarisateur, le professeur américain Donal O'Shea, récent auteur d'un livre sur le sujet*.

Fort de sa démonstration, au printemps 2003 Perelman effectue une "tournée" aux Etats-Unis pour présenter ses travaux. Et emporte l'adhésion de ses pairs. Trois ans plus tard à Madrid, il est alors logiquement récompensé par la prestigieuse médaille Fields, l'équivalent du prix Nobel dans la discipline. Mais, comme annoncé, le "héros" n'est pas là, ce 22 août 2006. Deux mois avant la cérémonie, il avait précisé qu'il refuserait la médaille, une première, et qu'il ne se rendrait pas en Espagne. Il renonce également à la prime d'un million de dollars qui lui est promise.

Coupé du monde extérieur

En fait, le mystérieux Grisha a largué les amarres depuis six mois, quittant brusquement son poste au célèbre Institut Steklov de mathématiques où il travaillait depuis quinze ans. Reste seulement cette missive aride de deux lignes que déterre la secrétaire dans son dossier: "Je vous demande de prendre en considération ma démission pour raisons personnelles au 1er janvier 2006", peut-on y lire. Le revirement est sans appel: Perelman fait également savoir qu'il a complètement arrêté les maths. Fin de partie pour l'idéaliste, retourné à l'austérité de sa vie d'ermite pour esquiver l'insignifiance du cirque qui l'entoure.

Depuis, il est quasiment coupé du monde extérieur. Pour remonter le chemin de son renoncement, il faut retourner au centre-ville. Rue Kirostchnaïa, à l'école 239, un lycée scientifique de renommée mondiale. Là, son nom est inscrit au tableau d'honneur - année 1981 - face à l'escalier central. "Grigori Perelman, vainqueur des Olympiades internationales de mathématiques-physique". Avec un score parfait: 42 points sur 42 possibles. "Il avait la note maximale dans toutes les matières sauf en sport, note Sergueï Roukchine, un de ses anciens professeurs. Pas parce qu'il n'aimait pas le sport, mais parce que cela lui prenait du temps sur les maths..."

La genèse d'un parcours exceptionnel: de 1982 (il a 16 ans !) à 1987, il étudie à l'Université de Leningrad (ex-Saint-Pétersbourg), d'où il sort diplômé avec mention d'excellence. Il entre comme doctorant à l'Institut Steklov et soutient sa thèse en novembre 1990. Mais déjà, il s'illustre par ses réticences aux honneurs, refusant un prix accordé par la Société européenne des mathématiques... Son CV lui ouvre toutefois les portes des grandes universités américaines: NYU, Stony Brook et Berkeley, où il travaille deux ans, de 1993 à 1995. C'est lors de son séjour californien qu'il rencontre l'éminent professeur de mathématiques américain Richard Hamilton. Lui aussi s'est penché sur la conjecture de Poincaré et a déblayé le terrain. Perelman va finir le boulot. Il entre à "Saint-Pet'" à l'été 1995 et s'enferme, pour sept ans, dans ses équations... Jusqu'au fameux courriel du 11 novembre 2002. Et à cette renommée qu'il a préféré fuir.

Objet d'un culte sur la Toile

Paradoxe des temps modernes, cette quête farouche d'anonymat a fait de Grisha une vedette involontaire, jusque dans les pages de la jolty press (la presse jaune, les journaux à scandales russes). Le rebelle au regard habité, qui fuit argent et distinctions, étonne, détonne et intrigue. Un tee-shirt a été édité à son effigie. Côté pile, son visage superposé sur celui du Christ. Côté face, un slogan: "L'argent ne peut pas tout acheter". Le 19 juin, le tabloïd Komsomolskaïa Pravda a publié les dernières photos en date de Perelman, tirées d'une vidéo faite au téléphone portable, dans le métro. Un film d'une totale banalité: "le génie" monte dans un wagon à la station Kouptchino, reste debout près des portes, l'air ailleurs, et descend trois stations plus loin. Depuis l'année dernière, ce Diogène moderne est également devenu une vedette du net. Sa radicalité enflamme les forums et les sites satiriques. On délire sur son look de "moujik" et la longueur de ses ongles, qu'il laisse pousser à hauteur de trois centimètres. Un petit film amateur, délirant, intitulé Life after Poincaré: a Perelman adventure, a même été mis en ligne sur un site de vidéos en partage. On y voit un faux Grisha rencontrer et faire disparaître un faux Russell Crowe, l'acteur qui incarnait le mathématicien John Nash - un autre original - dans le film A beautiful mind (Un homme d'exception).

S'il n'est pas schizophrène comme Nash, le vrai Perelman tendrait plutôt vers la misanthropie. Difficile de débusquer la bête, qui fuit farouchement toutes les sollicitations. "Je ne pense pas que mes paroles puissent avoir le moindre intérêt public, a-t-il brièvement répondu, en août dernier, au quotidien anglais The Daily Telegraph. L'autopromotion existe, et si certains veulent en faire, bonne chance à eux. Mais je ne conçois pas ça comme une chose positive. Autant que je sache, je n'ai rien à offrir aux lecteurs." Le seul entretien qu'il ait accordé de bonne grâce remonte au début de l'été 2006, avant la tempête de Madrid: le magazine américain The New Yorker lui avait consacré un imposant article, en pointant certaines querelles responsables de son exil intérieur. Perelman y évoquait son amertume face à une polémique née en Chine (où est contestée sa prépondérance dans la résolution de la conjecture de Poincaré) et, au-delà, le manque d'intégrité de la communauté scientifique, les querelles oiseuses de son microcosme. La persécution médiatique dont il fit l'objet, dans les jours suivant sa consécration involontaire à Madrid, parachèvera son splendide isolement.

Plus d'un an après, Galina Prytkova, sa voisine de palier de l'appartement 130, subit encore les dommages de cette effervescence. Après un accueil plutôt glacé, elle profite de la présence d'une amie, aperçue au pied de l'immeuble, pour sortir de chez elle et entrer dans la discussion. "Dès le moment où il a résolu l'énigme, tout le monde s'est précipité chez lui et chez sa mère, où il est souvent [elle vit avec la soeur de Perelman à proximité, son père a émigré en Israël]. Alors ils se sont cloîtrés. Mais quelle est cette modestie qui pousse à refuser une telle somme ? C'est un mystère pour tout le monde... Cette mathématique-là, personne ne peut la résoudre !"

Il refuse les sollicitations, n'a "rien à dire"

Un adjectif revient, effectivement, à l'évocation de son caractère et de son comportement; "skromno": humble, modeste, discret. Un reportage de la chaîne NTV, rediffusé en juillet, le montre au retour des courses, démarche lente, un vieil anorak sur le dos, un bonnet râpé sur la tête et un sac en plastique blanc à la main. Filmé en caméra cachée, on l'entend ronchonner sur l'augmentation de deux roubles du prix du kilo de pommes (1 euro vaut 35 roubles). Pas vraiment le style "nouveau Russe", à l'heure du capitalisme sauvage et sans complexes qui sévit dans le pays. En fait, Perelman "subsisterait" grâce à l'argent qu'il a gagné comme maître de conférences à Berkeley, il y a une douzaine d'années. Il a ses habitudes en fin de matinée dans les rayons du supermarché du coin. Et selon une vendeuse, "il ne parle avec personne. Je ne l'ai jamais vu accompagné". Une confirmation, aussi: "Son comportement n'a absolument pas changé depuis ces histoires."

A l'image de ses résolutions. Le mathématicien français Gérard Besson, directeur de recherches au CNRS, est un spécialiste des travaux de Perelman. Il a écrit plusieurs courriels au "génie" pour obtenir des détails sur ses recherches. "Il ne m'a jamais répondu, raconte-t-il. C'est frustant car j'avais des questions à lui poser. Intellectuellement, il est hors norme. Sa méthode est originale et il a apporté des idées nouvelles. En revanche, je n'ai pas de jugement à porter sur sa vie..."

Même silence radio à l'Institut Steklov. Son actuel directeur, Sergueï Kisliakov, a pris ses fonctions deux semaines après la démission de Perelman, fin décembre 2005. En souriant, il cite à la volée d'illustres "prédécesseurs" pour démystifier le cas Perelman: Alexandre Grothendieck, un autre grand mathématicien reclus, lauréat rebelle de la médaille Fields 1966, ou le compositeur finlandais Jean Sibelius (1865-1957), qui a brutalement arrêté de composer dans les années 1930. Il raconte qu'en juin une invitation lancée à l'occasion d'un hommage rendu à son directeur de thèse, dont Perelman fut pourtant le dernier élève, est restée, une fois de plus, sans réponse. "Il y a encore du courrier qui arrive pour lui ici, explique Kisliakov, blasé. Si on lui demande quoi faire de ces lettres, Grisha nous répond: 'Gardez-les. Ou jetez-les à la poubelle.' En partant d'ici, il a dit qu'il trouverait un autre métier. Que fait-il à présent ? Je n'en sais rien."

Par Alban TRAQUET, envoyé spécial à Saint-Pétersbourg
Le Journal du Dimanche

Ci-dessous , l'article publié sur abcmaths en août 2006 lors de l'attribution de la médaille Fields à Grigori Perelman :

Médaille Fields: la conjecture de Poincaré démontrée par Grégori Perelman

Les grands médias mettent en avant l’herméticité de la conjecture de Poincaré , on peut toutefois expliquer très shématiquement de quoi il s'agit:

Commençons par la dimension 1. Sur une feuille de papier, tracez une ligne raisonnablement sinueuse, sans qu’elle ne se recoupe, puis terminez-la en revenant au point de départ. Bien. Cette ligne fermée, imaginons que ce soit un élastique : il est facile de se convaincre qu’on peut la déformer sans la briser pour obtenir un cercle. Et bien voilà la conjecture de Poincaré en dimension 1 (1, c’est ce qu’on appelle la dimension d’une ligne, en mathématiques).

Passons en dimension 2. Là, il faut faire un petit effort d’imagination. Notre élastique devient alors une sorte de patate, dans l’espace, aussi déformée que vous le voulez, avec des bosses, des creux, un peu comme les personnages du dessin animé «Les Barbapapas», mais sans trou. Ce qui nous intéresse, c’est la peau de cette patate, sa surface. Et bien on peut la déformer, cette surface, en imaginant qu’elle soit élastique, pour qu’elle devienne un beau ballon bien rond, c’est-à-dire une sphère. Voilà la conjecture de Poincaré en dimension 2 (qui est la dimension d’une surface, en mathématiques). La conjecture de Poincaré s’énonce en toute dimension: 3,4, etc. On a démontré qu’elle était vraie en dimensions 1,2, vous en êtes maintenant convaincus, mais aussi en dimensions 4,5, et toutes les dimensions supérieures.

Mais il manquait la dimension 3. Depuis 1904 :C’est ce manque qu’a comblé Grégori Perelman.

Il faut imaginer qu’on a un volume (c’est-à-dire un objet de dimension 3), plongé dans l’espace à 4 dimensions. Qu'est-ce que l’espace à 4 dimensions, me direz-vous ? . On peut répondre que c’est l’espace-temps, mais on n’est pas tellement plus avancé... En tout cas, en maths, cela existe. On a des espaces de n’importe quelles dimensions. Donc imaginons un «volume», dans l’espace à 4 dimensions, qui soit raisonnablement bosselé, et surtout sans trou. Et bien on peut le déformer pour qu’il devienne une sphère de dimension 3.

Mais qu'est-ce qu'une sphère de dimension 3 ? Peut-être est-ce exactement l’espace où nous vivons ...

Très approximativement , voilà la conjecture émise par l'immense mathématicien Henri Poincaré.(" la démonstration nous mènerait trop loin " disait -il avec beaucoup de clairvoyance)

Un siècle plus tard , Gregori Perelman a démontré cette conjecture

Les mathématiciens du monde entier ont validé la démonstration, et c’est pour cela qu’ils ont attribué une médaille Fields à Grégory Perelman. Qui s’en moque et préfère cueillir des champignons dans ses forêts russes!

Il a refusé la médaille. Il aurait même aussi refusé une récompense que lui proposait un institut de mathématiques (un million de dollars), au motif qu’en Russie, l’argent génère toujours la violence.

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Ne plus être dérangé

Par Le 15/02/2013

Parfois, il vient en moi une étrange impression. Plus rien ne me touche, plus rien ne m'atteint. Non pas que que je sois indifférent. L'impression que rien n'est là pour être atteint. Je pense que c'est cela l'état méditatif en fait. Bien que je n'ai jamais tenté de m'initier en quelque façon à la chose. Je ne peux pas être dérangé étant donné qu'il n'y a plus rien qui puisse l'être. 

J'ai une grippe carabinée associée avec une bronchite et une baisse de tension, en arrêt depuis mercredi. Cet après-midi, je me suis allongé, j'ai fermé les yeux et à un moment, j'ai senti que je ne sentais plus rien. Comme si je n'avais plus de corps. J'étais incapable de visualiser mes jambes, mes bras, mon ventre, ma tête, rien, un immense vide. Il ne restait en fait que le souvenir associé à ces différentes parties, un rappel de la mémoire mais rien de tangible, de réel, de matériel. Simultanément, je percevais un flux, une chaleur étrange, comme un courant qui coulait à l'intérieur d'une enveloppe qui n'existait plus, que je ne ressentais plus. Juste une énergie, un crépitement qui a fini par ne plus être limité par l'imagerie associée à mon corps. Un rayonnement global s'est installé, je n'ai plus senti la pression de mes paupières, rien au niveau du crâne, ni même l'appui de ma tête sur le coussin, juste cette énergie...

La Vie.

Je connais depuis longtemps déjà cet état. Je sais que la Vie est là. Qu'il n'y a plus rien de superficiel, que le Moi est effacé, que les images sont éteintes, qu'il n'y a plus rien qui puisse être dérangé parce que rien n'a de prise sur cet état.

Bien sûr, il aurait suffi que le téléphone sonne pour que tout s'arrête. Mais cet état n'aurait pas disparu pour autant. Il est toujours là. Il est immuable. Comme la rotation de la Terre. L'énergie ne disparaît pas, elle est juste couverte par des éléments artificiels.

Mon corps est l'élément le plus artificiel qui soit, celui qui représente l'obstacle le plus puissant. Il n'y est pour rien. C'est juste un problème éducatif. Lui aussi est une victime.

Il faut réapprendre à s'extraire de l'enveloppe.

Changer le Soi

Par Le 15/02/2013

Changer le Soi.

L'idée est absurde en fait. Le Soi est établi et n'a aucune nécessité de transformation. Il est la Vie. Le travail spirituel s'effectue sur les manifestations du Moi, sur la pensée, l'imagerie, l''intellect, les conditionnements, les adaptations sociales. Le Soi est immuable et n'a pas à être corrigé. C'est comme vouloir intervenir sur la rotation de la Terre. Dans le même temps, vouloir intervenir sur les flux de pensées en y pensant, c'est se condamner à nourrir leur croissance. Il faut entrer dans l'immobilité intérieure en laissant s'épuiser les images et les mots; Jusqu'au silence. C'est cela que le monde ne permet pas dès lors qu'on s'y intéresse. Dilemme insoluble. Il est impossible de se confronter au monde sans y perdre son intégrité. Cette alternance constante entre l'intérêt pour l'environnement qui nous occupe et dans lequel nous évoluons et cette conscience de la perdition qu'il génère est une occupation malsaine. C'est sans espoir, sans remède, sans solution.

Je comprends les ermites. Et simultanément, je n'arrive pas à entrer dans ce détachement. Sans doute que ma fonction d'enseignant y perdrait son âme. Et pourtant, quel est ce droit que je m'octroie ? Ce que je propose à mes élèves, les discussions et les échanges, cette influence qu'ils subissent, en quoi est-elle plus honorable que tout ce qu'ils rencontrent dans leur vie quotidienne ? Rien ne peut me le dire.

J'ai été moi aussi influencé. Est-ce que c'est en bien ? Est-ce que je suis parvenu à établir ce que le Soi portait ou me suis-je égaré ? Est-il possible d'identifier ce que nous sommes, intrinsèquement, fondamentalement ? Est-il possible d'éprouver la réalité de cette Vie en nous ? En nous extirpant de toutes les images de ce Moi auquel nous sommes attachés ?

Non, il ne s'agit pas de changer le Soi. Il s'agit de se défaire du Moi pour que le Soi s'illumine, déchirer les voiles opaques qui le couvrent ou tout au moins éviter d'en ajouter constamment;

C'est ce que je cherche actuellement dans le silence.

Prends soin de toi

Par Le 15/02/2013

"Prends soin de toi."

"Parce que tu le vaux bien. "

Deux phrases bien connues et qui témoignent bien d'un profond problème. C'est l'identification au moi. 

Dans cette attention qu'on se porte, c'est l'individu qui est mis en avant et la Vie elle-même disparaît.

"Prends soin de la Vie en toi parce qu'elle le vaut bien. "

Ce message-là me semble beaucoup plus sain parce qu'il met en avant la dimension "miraculeuse" de l'existence sans se l'approprier. C'est la source même de l'humilité et c'est bien le drame de l'humanité depuis bien longtemps. La perte de cette humilité parce que l'individu est mis en avant, dès ses premiers jours, dans un complet déséquilibre au regard de la vie en lui.

On pourrait trouver cette autopsie linguistique bien exagérée mais si on remonte à la source, toutes les dérives de l'homme y trouve leur explication.

De l'assassinat à la destruction de la planète, de la torture pratiquée sur les hommes comme sur les animaux, de l'empoisonnement des ressources naturelles à des fins mercantiles...Si on analyse toutes les dérives de l'homme à travers ce prisme de la négation de la vie et de son remplacement par l'hégémonie individuelle, tout s'éclaire.

Et c'est sans espoir.

Farine animale

Par Le 14/02/2013

Un potager, une canne à pêche pour aller dans les torrents de montagne, cueillir les champignons et les fruits de saison dans les forêts, élever quelques poules...
Ceux-là survivront.
Les autres consommateurs ne sauront pas de quoi ils mourront. On leur parlera de cancer sans doute. Mais ils ne sauront pas d'où il vient réellement. Aujourd'hui, les causes de mortalité sont bien moins claires qu'il y a cinquante ans...
Bienvenue dans un monde moderne Petit d'Homme...

Accueil > Planète > Les farines animales réintroduites pour nourrir les poissons

Les farines animales réintroduites pour nourrir les poissons

Créé le 14-02-2013 à 16h27 - Mis à jour à 17h08

Le recours à ces farines était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle". Elles pourront à nouveau être utilisées pour la pisciculture à compter du 1er juin.

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Un employé de la Sogéma pose, le 22 avril 2002, au port fluvial de Strasbourg, lors du chargement de farines animales dans un camion citerne étanche. (AFP PHOTO THOMAS WIRTH)

Un employé de la Sogéma pose, le 22 avril 2002, au port fluvial de Strasbourg, lors du chargement de farines animales dans un camion citerne étanche. (AFP PHOTO THOMAS WIRTH)
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Les poissons d'élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volailles à compter du 1er juin, annonce ce jeudi 14 février la Commission européenne. Ce mode d'alimentation était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle".

Approuvée par les experts des Etats membres en juillet 2012, la mesure autorise le recours aux protéines animales transformées (PAT) dans l'alimentation des poissons d'élevage et des autres animaux de l'aquaculture.

"Elle améliorera la durabilité à long terme du secteur de l'aquaculture, car ces PAT pourraient être un substitut précieux aux farines de poisson, qui sont une ressource rare", indique la Commission. "Elle est conforme aux avis scientifiques les plus récents selon lesquels le risque de transmission d'ESB entre animaux non-ruminants est négligeable pour autant qu'il n'y a pas de recyclage entre les espèces" [cannibalisme, NDLR], souligne Bruxelles.

L'utilisation des farines animales pour les ruminants est interdite depuis 1997 en raison des risques de contamination par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou "maladie de la vache folle". L'interdiction avait été étendue en 2001 aux aliments pour tous les animaux de consommation.

Une réintroduction pour les volailles et les porcs ?

"La situation épidémiologique actuelle de l'ESB montre que l'UE est désormais dans la phase finale de l'éradication de l'ESB au sein de son cheptel bovin", souligne la Commission.

En juillet 2010, Bruxelles avait décidé d'entamer une réflexion sur les assouplissements pouvant être apportés à l'interdiction des farines animales dans l'alimentation des animaux.

Ainsi, après l'autorisation des farines pour poissons, la Commission "entend proposer une autre mesure pour réintroduire l'utilisation des PAT de porc et de volailles pour les volailles et les porcs". Le cannibalisme (à l'intérieur de mêmes espèces) étant interdit, les volailles ne pourront pas être nourries avec de la farine de volailles, mais en l'occurrence de porc, et inversement.

Mais cette autorisation ne devrait pas intervenir avant 2014, selon un porte-parole de l'exécutif communautaire.

Les PAT resteront en revanche interdits dans l'alimentation des ruminants (bovins, ovins et caprins), de même que les PAT de ruminants à destination des animaux d'élevage non-ruminants.

Rythmes anti-scolaires

Par Le 14/02/2013

Ecole

Rythmes scolaires: «Cela ne résoudra pas l’échec scolaire»

100 % des enseignants de la maternelle Marcel-Cachin de Champigny-sur-Marne sont en grève ce mardi contre la réforme des rythmes scolaires voulue par le ministre Vincent Peillon. Ils dénoncent une réforme précipitée qui risque de nuire aux élèves.

Porte close. Ce matin, aucun des douze enseignants de la maternelle Marcel-Cachin de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) n’ira en classe. L’établissement, rattaché à un vaste groupe scolaire aux murs de béton, affiche un taux de grévistes de 100 %. Du rarement vu. Dans son bureau, Patricia ­Durand, la directrice, soutient totalement cette mobilisation. « Prétendre que l’on va lutter contre l’échec scolaire avec cette réforme des rythmes, c’est n’importe quoi, lâche-t-elle. Ce n’était vraiment pas la priorité. »

30 enfants par classe

À Marcel-Cachin, l’urgence numéro un se situe du côté des effectifs. L’établissement accueille 310 élèves pour 11 classes. Soit une moyenne de 30 enfants, âgés de trois à cinq ans, par enseignant ! « Dans une telle situation, impossible de prendre du temps avec ceux qui ont des problèmes d’apprentissage, souligne Patricia Durand. Nous aurions surtout besoin d’au moins de deux ou trois maîtres supplémentaires et de moyens pour notre réseau d’aide aux enfants en difficulté, décimé ces dernières années. »

Ici, cette réforme des rythmes apparaît comme un casse-tête précipité et imposé. Qui risque surtout d’aggraver le quotidien des élèves. « On diminue un peu le nombre d’heures de cours par jour mais on augmente l’amplitude horaire passée en collectivité, souligne Patricia Durand. Au final, la fatigue sera toujours là, et même plus car le périscolaire, ce n’est pas de tout repos… »

14 adultes pour un enfant

Pour l’équipe éducative, cette réforme fait l’impasse sur la spécificité de la maternelle. « Je suis étonnée que le gouvernement ait mis sur le même plan les rythmes d’un enfant de trois ans, qui fait la sieste l’après-midi et n’allait ­jamais à l’école le samedi matin avant 2008, et ceux d’un enfant de dix ans », relève Christine Darnault, représentante des parents d’élèves FCPE. Comme d’autres, elle s’inquiète de la nature des activités périscolaires, à la charge de la commune. « On parle de périscolaire de qualité, mais le gouvernement augmente de 10 à 14 enfants pour un adulte le taux d’encadrement des moins de six ans. Ça fait bricolage. »

La directrice de Marcel-Cachin en est sûre, la municipalité n’aura pas les moyens de proposer autre chose que de la garderie améliorée. « Pour les enfants, cela risque de se finir devant un DVD. Je ne vois pas en quoi cela va lutter contre l’échec scolaire. » À la mairie, on a fait ses comptes : 500 personnes à embaucher et un coût avoisinant les 2 millions d’euros. La commune a opté pour un report à 2014. En espérant, l’ouverture d’une réelle concertation.

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L. M.

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