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Farine animale

Par Le 14/02/2013

Un potager, une canne à pêche pour aller dans les torrents de montagne, cueillir les champignons et les fruits de saison dans les forêts, élever quelques poules...
Ceux-là survivront.
Les autres consommateurs ne sauront pas de quoi ils mourront. On leur parlera de cancer sans doute. Mais ils ne sauront pas d'où il vient réellement. Aujourd'hui, les causes de mortalité sont bien moins claires qu'il y a cinquante ans...
Bienvenue dans un monde moderne Petit d'Homme...

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Les farines animales réintroduites pour nourrir les poissons

Créé le 14-02-2013 à 16h27 - Mis à jour à 17h08

Le recours à ces farines était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle". Elles pourront à nouveau être utilisées pour la pisciculture à compter du 1er juin.

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Un employé de la Sogéma pose, le 22 avril 2002, au port fluvial de Strasbourg, lors du chargement de farines animales dans un camion citerne étanche. (AFP PHOTO THOMAS WIRTH)

Un employé de la Sogéma pose, le 22 avril 2002, au port fluvial de Strasbourg, lors du chargement de farines animales dans un camion citerne étanche. (AFP PHOTO THOMAS WIRTH)
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Les poissons d'élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volailles à compter du 1er juin, annonce ce jeudi 14 février la Commission européenne. Ce mode d'alimentation était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle".

Approuvée par les experts des Etats membres en juillet 2012, la mesure autorise le recours aux protéines animales transformées (PAT) dans l'alimentation des poissons d'élevage et des autres animaux de l'aquaculture.

"Elle améliorera la durabilité à long terme du secteur de l'aquaculture, car ces PAT pourraient être un substitut précieux aux farines de poisson, qui sont une ressource rare", indique la Commission. "Elle est conforme aux avis scientifiques les plus récents selon lesquels le risque de transmission d'ESB entre animaux non-ruminants est négligeable pour autant qu'il n'y a pas de recyclage entre les espèces" [cannibalisme, NDLR], souligne Bruxelles.

L'utilisation des farines animales pour les ruminants est interdite depuis 1997 en raison des risques de contamination par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou "maladie de la vache folle". L'interdiction avait été étendue en 2001 aux aliments pour tous les animaux de consommation.

Une réintroduction pour les volailles et les porcs ?

"La situation épidémiologique actuelle de l'ESB montre que l'UE est désormais dans la phase finale de l'éradication de l'ESB au sein de son cheptel bovin", souligne la Commission.

En juillet 2010, Bruxelles avait décidé d'entamer une réflexion sur les assouplissements pouvant être apportés à l'interdiction des farines animales dans l'alimentation des animaux.

Ainsi, après l'autorisation des farines pour poissons, la Commission "entend proposer une autre mesure pour réintroduire l'utilisation des PAT de porc et de volailles pour les volailles et les porcs". Le cannibalisme (à l'intérieur de mêmes espèces) étant interdit, les volailles ne pourront pas être nourries avec de la farine de volailles, mais en l'occurrence de porc, et inversement.

Mais cette autorisation ne devrait pas intervenir avant 2014, selon un porte-parole de l'exécutif communautaire.

Les PAT resteront en revanche interdits dans l'alimentation des ruminants (bovins, ovins et caprins), de même que les PAT de ruminants à destination des animaux d'élevage non-ruminants.

Rythmes anti-scolaires

Par Le 14/02/2013

Ecole

Rythmes scolaires: «Cela ne résoudra pas l’échec scolaire»

100 % des enseignants de la maternelle Marcel-Cachin de Champigny-sur-Marne sont en grève ce mardi contre la réforme des rythmes scolaires voulue par le ministre Vincent Peillon. Ils dénoncent une réforme précipitée qui risque de nuire aux élèves.

Porte close. Ce matin, aucun des douze enseignants de la maternelle Marcel-Cachin de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) n’ira en classe. L’établissement, rattaché à un vaste groupe scolaire aux murs de béton, affiche un taux de grévistes de 100 %. Du rarement vu. Dans son bureau, Patricia ­Durand, la directrice, soutient totalement cette mobilisation. « Prétendre que l’on va lutter contre l’échec scolaire avec cette réforme des rythmes, c’est n’importe quoi, lâche-t-elle. Ce n’était vraiment pas la priorité. »

30 enfants par classe

À Marcel-Cachin, l’urgence numéro un se situe du côté des effectifs. L’établissement accueille 310 élèves pour 11 classes. Soit une moyenne de 30 enfants, âgés de trois à cinq ans, par enseignant ! « Dans une telle situation, impossible de prendre du temps avec ceux qui ont des problèmes d’apprentissage, souligne Patricia Durand. Nous aurions surtout besoin d’au moins de deux ou trois maîtres supplémentaires et de moyens pour notre réseau d’aide aux enfants en difficulté, décimé ces dernières années. »

Ici, cette réforme des rythmes apparaît comme un casse-tête précipité et imposé. Qui risque surtout d’aggraver le quotidien des élèves. « On diminue un peu le nombre d’heures de cours par jour mais on augmente l’amplitude horaire passée en collectivité, souligne Patricia Durand. Au final, la fatigue sera toujours là, et même plus car le périscolaire, ce n’est pas de tout repos… »

14 adultes pour un enfant

Pour l’équipe éducative, cette réforme fait l’impasse sur la spécificité de la maternelle. « Je suis étonnée que le gouvernement ait mis sur le même plan les rythmes d’un enfant de trois ans, qui fait la sieste l’après-midi et n’allait ­jamais à l’école le samedi matin avant 2008, et ceux d’un enfant de dix ans », relève Christine Darnault, représentante des parents d’élèves FCPE. Comme d’autres, elle s’inquiète de la nature des activités périscolaires, à la charge de la commune. « On parle de périscolaire de qualité, mais le gouvernement augmente de 10 à 14 enfants pour un adulte le taux d’encadrement des moins de six ans. Ça fait bricolage. »

La directrice de Marcel-Cachin en est sûre, la municipalité n’aura pas les moyens de proposer autre chose que de la garderie améliorée. « Pour les enfants, cela risque de se finir devant un DVD. Je ne vois pas en quoi cela va lutter contre l’échec scolaire. » À la mairie, on a fait ses comptes : 500 personnes à embaucher et un coût avoisinant les 2 millions d’euros. La commune a opté pour un report à 2014. En espérant, l’ouverture d’une réelle concertation.

  • A lire aussi:

Les profs en rythme contre le projet Peillon

Rythmes scolaires: qui paiera la facture?

L. M.

Permis de scolarité

Par Le 13/02/2013

Les laboratoires pharmaceutiques imposent des adjuvants aux vaccins et l'Etat cautionne jusqu'à exclure une élève...

Je n'ai plus AUCUN VACCIN à jour depuis des années...Aucun contrôle de médecine du travail depuis trente ans. Ce pays marche complètement à l'envers. Diktat financier et c'est tout.

Nantes. Faute de vaccin, une élève exclue de l’école

Santé mardi 12 février 2013

Depuis vendredi, Louna, 4 ans et demi, est exclue de l'école. La raison ? Elle n'est pas vaccinée contre le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite), vaccin obligatoire.

Les parents de Louna, Sophie Maisonneuve et Sébastien Heyn, qui vivent au Landreau, ne sont ni des « illuminés » ni de farouches opposants de la vaccination. Ils sont même prêts, assurent-ils, à faire vacciner leur fille contre le DTP. Problème : depuis 2008, ce vaccin seul a été retiré du marché. Aujourd'hui, il se présente sous une autre forme : DTP et coqueluche, DTP et hib (haemophilus) ou DTP et hépatite B.

« Or, à part le DTP, ces vaccinations ne sont pas obligatoires, explique Sophie Maisonneuve. Comme ils ne sont pas obligatoires, si l'enfant déclare une maladie post-vaccinale, l'État se désengage. Et ne verse aucune indemnisation en cas de handicap. » Car cette nouvelle forme du vaccin comporte des adjuvants. « Autant le DTP seul est un vaccin relativement propre, autant ceux-là comportent des risques », estiment les parents de Louna.

Louna est entrée à l'école La Sarmentille, en 2011. Avec un carnet de vaccination vierge. « Jusqu'à présent, malgré les discussions, il y avait une certaine tolérance. On a expliqué notre position : oui au DTP, mais pas au reste. » Depuis la rentrée dernière, les choses se sont durcies. L'Inspection académique a envoyé plusieurs courriers à la famille, « nous disant qu'on était hors-la-loi».

« S'il le faut, on ira plus loin »

Une alternative existe : une autre vaccination peut remplacer le DTP. « Le Dtvax et l'Imovax. Il faut un protocole particulier, en passant par un médecin qui fait une demande auprès du laboratoire Sanofi. »

Sophie Maisonneuve et Sébastien Heyn ont fait cette démarche. « Mais les vaccins sont toujours dans notre frigo, dit la maman. Il y a du mercure dedans. On n'en veut pas. »

Aujourd'hui, c'est l'impasse. Ce que souhaitent les parents de Louna ? Que leur fille retourne à l'école le plus vite possible. « On veut qu'il y ait une levée de l'obligation vaccinale au DTP, puisqu'on ne peut pas satisfaire cette obligation sans injection d'autres vaccins qui, par ailleurs, ne sont, eux, pas obligatoires. » Pour l'Inspection académique, la règle est claire : sans cette vaccination obligatoire, pas d'accueil possible à l'école.

La famille est soutenue par l'Unacs (Union nationale des associations citoyennes de santé). Son avocat a fait une demande de référé auprès du tribunal administratif pour annuler l'exclusion de Louna. « S'il le faut, on ira plus loin », insistent les parents.

Tecumseh

Par Le 10/02/2013

"Quand tu te lèves le matin,

remercie pour la lumière du jour,

pour ta vie et ta force.

Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre.

Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même. "

Tecumseh, chef indien Shawnee ( 1768-1813)



"Quand vous êtes arrivés,

vous aviez la Bible, nous avions la terre.

Vous avez dit : "fermons les yeux, prions ensemble."

Quand nous avons ouvert les yeux, nous avions la Bible,

 vous aviez la terre. "

Indiens Algonquins.




TECUMSEH


Biographie

Tecumseh est né à Old Picqua dans la région de l’actuelle Springfield dans l’Ohio en 1768, année du Traité de Fort Stanwix. À la mort de son père, un guerrier shawnee tué à la bataille de Point Pleasant (10 octobre 1774), il est élevé avec ses frères par sa sœur aînée et par le chef Blackfish, car sa mère d’origine Creek choisit de retourner dans sa tribu dans le sud. Son nom Tekoomsē signifie « Étoile filante »1,2 : l'étoile filante était assimilée à une panthère sautant d'une colline à une autre. Son frère cadet Lalawethika (Celui qui fait du bruit) grandit dans son ombre, mais acquiert une réputation de prophète après sa chute dans un feu, qui le laissa pour mort. Suite à la vision qu'il reçut durant cet accident, il prendra le nom de Tenskwatawa (Porte ouverte).

Tecumseh vécut sa jeunesse à l'époque troublée de la révolution américaine, dans la vallée de l'Ohio, considérée comme le centre du monde par les Shawnees. Sa tribu prend le parti de la Grande-Bretagne et attaque les forts de la frontière américaine. En 1779, Tecumseh doit fuir avec sa mère à cause du conflit avec les “Longs Couteaux”. Il est impliqué dans de nombreux raids et escarmouches durant les dernières années de la guerre d’indépendance américaine de 1780 à 1783. Le Traité de Paris (1783) consacre la naissance des États-Unis qui obtiennent les territoires indiens entre le Mississippi et les Appalaches. Cependant, le Territoire du Nord-Ouest restait sous domination des Amérindiens encouragés par les Anglais à résister aux Américains.

Bataille de la Thames et mort de Tecumseh3

Il conduit sa tribu dans la guerre des Indiens du Nord-ouest (Northwest indian war 1790-1795), mais est battu par le général Anthony Wayne à la bataille de Fallen timbers le 20 août 1794. À la fin de cette guerre, il refuse de signer le traité de Greenville qui autorise la vente des terres amérindiennes aux Blancs. Il s’installe alors le long de la rivière Wabash.

Progressivement, beaucoup d'Amérindiens adoptent le costume européen et découvrent l'alcool, à l'instar de Tenskwatawa. Certains font du commerce dans les forts américains et s'endettent. Du fait des guerres, leur société se trouve déstabilisée et le nombre de femmes dépasse de beaucoup celui des hommes. Tous ces facteurs concourent à un processus de colonisation et d'acculturation des Amérindiens, permettant aux colons blancs de s'installer toujours plus à l'ouest.

Fédération des tribus indiennes

août 1810 : Tecumseh rencontre William Henry Harrison à Vincennes (Indiana) où il demande l'annulation du Second traité de Fort Wayne du 30 septembre 1809 sous peine de s'allier aux Britanniques, ce qu'il fera. (Voir:Bataille de Tippecanoe)

Avec l’aide de son frère Tenskwatawa, Tecumseh tente de fédérer les tribus amérindiennes du Canada à la Floride, afin de résister à l’avance inexorable des colons sur leurs terres. Tenskwatawa est persuadé que l’arrivée des Blancs est une punition envoyée par la divinité suprême, le Maître de la Vie. Le séisme de 1811 dans la vallée du Mississippi et une éclipse (1806) ne font que renforcer cette vision millénariste de la conquête de l'Amérique. Le Traité de Fort Wayhne (1809) décide Tecumseh à sortir de l'ombre de son frère. Il voyage dans tout le territoire compris entre le Mississippi et les Appalaches. Il espère fonder des États-Unis Indiens d'Amérique et de réaliser l'union des tribus pour la défense commune de leurs terres. En août 1810, il rencontre le gouverneur du territoire de l’Indiana et futur neuvième président des États-Unis, William Henry Harrison, à Vincennes dans l'Indiana, mais les deux hommes restent sur leurs positions.

Tecumseh ne parvient pas à persuader les différentes tribus de surmonter leurs différences ou leurs haines ancestrales, et la défaite de Tenskwatawa, à la bataille de Tippecanoe en novembre 1811 face à Harrison, détruit son œuvre et ses espoirs. Le village abritant leur quartier général, Prophetstown, est déserté, et Harrison ordonne aux soldats américains de l'incendier.

Tecumseh réunit de nouveau une armée de 3 000 hommes appartenant à 32 tribus différentes à Prophetstown en 18134. Puis il conduit sa tribu au Canada où il rejoint les forces britanniques.

Engagement dans la guerre de 1812

Quand la guerre de 1812 éclata entre les Etats-Unis et l'Angleterre, Tecumseh considéra cet événement avec satisfaction, car, selon lui, il devait être favorable à ses projets puisqu'il allait hâter la destruction des Américains, ses ennemis.

Il choisit d'abord de rester spectateur avant de changer d'avis. Aider d'abord à la destructions des Américains, pour n'avoir plus ensuite qu'à frapper sur les Anglais, lui parut une politique plus sage. Aussi céda-t-il aux sollicitations des Anglais qui recherchaient son alliance par tous les moyens possibles. Depuis son enfance, il avait pris part à tous les engagements contre les colons, et personne encore ne pouvait lui reprocher une de ces actions cruelles si communes à ses compatriotes dans l'ivresse de la victoire. Il avait horreur du sang versé après le combat, et on le vit souvent défendre ses prisonniers contre la fureur de ses propres guerriers. Il devait bientôt rougir de l'atroce conduite de ses alliés, qui incitaient les Indiens qu'ils avaient enivrés à massacrer leurs prisonniers blessés. Tecumseh leur témoigna tout le mépris qu'ils lui inspiraient lorsqu'il refusa le grade de brigadier-général, ainsi que l'écharpe de soie que le général Henry Patrick Procter lui offrit au nom du roi d'Angleterre comme récompense de son courage au combat. Néanmoins, toujours préoccupé de ses vastes projets, il crut devoir persister dans son alliance avec les Anglais jusqu'à ce que les Américains, qu'il regardait comme ses plus dangereux ennemis, fussent anéantis.

De nouvelles tribus vinrent se ranger sous ses ordres, et ce fut à leur tête qu'il participa aux côtés des Anglais à la bataille de la rivière Thames qu'il livrèrent au général Harrison.

D'après une anecdote controversée5, au milieu de la mêlée, le colonel américain Richard Mentor Johnson, neuvième vice-président des États-Unis, se serait avancé presque seul vers un groupe d'Indiens qui se ralliaient à la voix de Tecumseh. L'éclat de l'uniforme de Johnston et la blancheur de son cheval l'auraient fait remarquer, et il serait devenu le point de mire de tous les coups. Criblé de blessures, il aurait été mis à bas de son cheval. Tecumseh serait arrivé près de lui, aurait levé son tomahawk pour lui donner la mort mais aurait hésité un instant qui lui aurait été fatal. Le colonel Johnson se serait saisi d'un pistolet à sa ceinture et aurait tiré à bout portant dans la poitrine de Tecumseh, qui serait tombé mort à ses côtés.

Le corps de Tecumseh fut retrouvé parmi les morts après le combat. Le destin du corps reste sujet à controverse : selon Auguste Levasseur, les Américains le reconnurent, et pour rendre hommage à son courage, ils l'enterrèrent avec tous les honneurs militaires6. Selon la série documentaire American Experience, les membres de la milice du Kentucky le défigurèrent au point qu'il fut très difficilement identifiable par la suite7.

Iconographie

Anonyme, Portrait de Tecumseh d'après la gravure de Benson Lossing (localisation inconnue)

Le portrait de Tecumseh gravé en 1868 par Benson John Lossing pour son ouvrage Pictorial Field-Book of the War of 1812, fut basé sur un croquis d'après nature de Pierre Le Dru daté de 1808. Lossing modifia le modèle original en habillant Tecumseh d'un uniforme britannique, prenant appui sur la nomination de Tecumseh en tant que brigadier général. Cette représentation est inhabituelle car il est représenté avec un anneau dans le nez, parure fréquente chez les Shawnee à l'époque, mais omise dans les représentations idéalisées du chef indien8. On ne connait aucun autre portrait fait d'après nature.

La malédiction de Tecumseh

Article détaillé : Malédiction de Tecumseh.

Selon une tradition d'origine obscure, Tecumseh aurait lancé une malédiction sur tous les chefs d'états américains, à commencer par son adversaire, le futur président Harrison ; il aurait juré sur une colline, en 1811, une fin tragique à tous les présidents américains élus lors d'une année se terminant par zéro dans son écriture9 :

Néanmoins, Ronald Reagan, qui a été élu en 1980, n'est mort de vieillesse qu'en 2004. Son premier mandat est tout de même marqué par une tentative d'assassinat.

De même, George W. Bush, élu en 2000, est toujours vivant, bien qu'ayant également subi une tentative d'assassinat au cours de sa présidence. Ses deux mandats ont néanmoins été marqués par les attentats du 11 septembre, les guerres d'Afghanistan et d'Irak, ainsi que par une grave crise financière et économique.

Même si sa stature a été amplifiée à des fins électorales par son vainqueur, Tecumseh n’en reste pas moins un tacticien talentueux et un chef qui fut aimé de son peuple et respecté par les autres tribus10.


L'argent tue.

Par Le 03/02/2013

ON SAIT TRES BIEN COMMENT ON EN EST ARRIVÉ LÀ !!

Les financiers de la planète ont mis les comptes dans le rouge, les politiciens ont participé tant qu'ils pouvaient s'enrichir par la même occasion et être réélus.

La plainte, c'est contre la finance qu'il faut la déposer.

Le personnel de la maternité fait partie des victimes collatérales de ce désastre. Ils ne doivent pas payer pour les Privilégiés.


Vendredi, une femme a perdu son enfant après avoir vu son accouchement différé par la maternité.

http://www.europe1.fr/Faits-divers/Bebe-mort-in-utero-Touraine-demande-une-enquete-1401991/

Une femme enceinte a perdu, vendredi à Paris, l’enfant qu’elle portait "faute de place", révèle dimanche Le Parisien. Le père de l'enfant a porté plainte contre X dimanche matin pour "homicide involontaire par négligence", avant que Marisol Touraine, la ministre de la Santé, ne réclame une "enquête exceptionnelle" sur les circonstances de ce drame.

Econduits par la maternité. Jeudi matin, le couple avait rendez-vous à 7 heures à la maternité de Port-Royal, à Paris. Un rendez-vous qui "avait déjà été reporté", confie Stéphane, le compagnon de Déborah, au Parisien. Bien que la grossesse de sa compagne soit considérée à risque, ils se font à nouveau éconduire par la maternité. "On nous a demandé (...) d'attendre 11heures. Et à 11heures il n'y avait plus de chambre disponible", ajoute-t-il.

Une fois... puis deux. En insistant au téléphone, le couple est redirigé aux urgences. "Une sage-femme débordée qui courait de box en box est venue vers nous pour nous dire de rentrer chez nous. Pour elle, il n’y avait pas d’urgence", explique le compagnon de la jeune femme au quotidien. Ils repartent alors en voiture.

Le verdict tombe dans la nuit. Ne se sentant pas bien, Déborah réveille son mari dans la nuit. Ils foncent donc de suite aux urgences, où les examens confirment les craintes du couple : le bébé est mort in utero. L'accouchement est tout de même déclenché vers midi, contrairement aux souhaits du couple. "On voulait une césarienne pour ne pas en rajouter au drame, mais ils ont dit que ce n'était pas possible", commente le père.

Touraine demande une enquête. Après avoir exprimé sa "très vive émotion" à l'égard du couple, Marisol Touraine, ministre de la Santé, a demandé "une enquête exceptionnelle, à la fois administrative et médicale, qui sera lancée dès lundi pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame". Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête préliminaire.

La maternité aussi. Avant la ministre, la maternité avait décidé de lancer une enquête interne "afin de comprendre ce qui s’est passé, voir si on est passé à côté de quelque chose". Toujours hospitalisée samedi, Déborah a reçu la visite de Patrick Houssel, directeur du groupe hospitalier, précise Le Parisien.

Les équipes de la maternité sont "choquées". Dominique Cabrol, patron de la maternité, confie dans le quotidien que ses équipes sont "choquées" par ce décès. Il concède que son service était ce jour-là "en saturation totale". "On peut penser que si la jeune femme avait accouché comme prévu, le bébé serait vivant".

José Mujica

Par Le 03/02/2013

Pas démago 22/01/2013 à 18h03

José Mujica : voici les cinq qualités pour faire un Président de légende

Blandine Grosjean | Redchef adj Rue89


José Mujica, assis près de Barack Obama, lors du sixième Sommet des Amériques, à Carthagène des Indes (Colombie), le 14 avril 2012 (Fernando Vergara/AP/SIPA)

L’Uruguayen José Alberto Mujica, plus connu sous le nom de Pepe, serait le Président le plus pauvre du monde. Il commence aussi à être le plus populaire du même monde, si l’on se fie aux journalistes (par exemple celui du New York Times) qui l’adorent. Son histoire a fait la une de Courrier international, « la préférée des lecteurs en 2012 » (article payant, nous ne l’avons pas lu...).


La une de Courrier international, 29 novembre 2012 

Ses réformes – légalisation de la marijuana, mariage des personnes de même sexe, libéralisation des lois sur l’avortement et soutien aux énergies renouvelables – sont évidemment extraordinaires dans le contexte latino-américain, et français pour au moins deux des réformes.

Mais ce n’est pas ce qui fascine l’opinion internationale, et nous avec. Le président Mujica, 77 ans, ne passe pas ses vacances sur le yacht d’un bon ami, il n’a pas appris à se faire servir. Il parle mal à certains de ses concitoyens. Il tue le job de Président.

1

Humble : « sa vieille », sa petite maison et sa bâtarde Manuela

Quand il a été élu président de la République le 29 novembre 2009, il n’a pas souhaité déménager de la petite maison (son « rancho » comme on appelle en Uruguay les habitations pauvres), 45 m² dans une banlieue pauvre de Montevideo, où il vit depuis vingt ans avec sa femme et sa chienne Manuela, une bâtarde.

La maison ne lui appartient même pas, elle est à sa femme, Lucia, qu’il appelle affectueusement « mi vieja » (ma vieille).

Un journaliste du quotidien espagnol El Mundo raconte qu’il l’a vu se rendre dans une droguerie de quartier pour acheter un siège de WC, et qu’il a accepté sur-le-champ une invitation des jeunes du petit club de foot Huracan, et là-bas, ils ont eu une petite discussion autour... du siège de WC.

Il reverse 90% de son traitement (250 000 pesos, environ 9 000 euros) à différentes ONG, conduit lui-même sa vieille voiture, une Volkswagen, son seul bien, d’une valeur de 1 400 euros – même si actuellement il dispose du véhicule présidentiel, une Chevrolet Corsa.

Chaque fois qu’on lui pose la question, et c’est assez fréquent, voire inévitable, « êtes-vous pauvre ? » il répond :

« Mon style de vie n’a rien de révolutionnaire, je ne suis pas pauvre, je vis de manière austère. »

2

Franc du collier : « Ne faites pas les petits cons »

En septembre dernier, il est apparu à une importante conférence latino-américaine du Mercosur avec le nez cassé : il a expliqué qu’il s’était blessé en aidant un voisin à réparer sa maison détruite lors d’intempéries.

Ce jour-là, il avait envoyé un message de soutien à tous ceux dont les maisons avaient été endommagées par le déluge :

« Chaque fois qu’il a plu, il a bien fini par s’arrêter de pleuvoir. Idem pour le vent. »

Mais il a fini par se fâcher :

« Nous sommes un petit pays avec une majorité d’habitants qui a choisi de vivre sur la côte et qui attend qu’il fasse un peu de vent pour ne pas aller travailler. La fatigue, ce n’est pas notre problème. »

Il sait parler « vrai » aux jeunes délinquants. Là, c’était après l’assassinat d’un pizzaiolo de 34 ans, père de cinq enfants :

« Ne vous comportez pas comme des petits cons, des nains de merde. Vous allez finir comme des rats de prison, dans le meilleur des cas. »

Pepe Mujica s’adresse aux jeunes délinquants

(En espagnol)

3

Réaliste : « Nous sommes tous fous »

Pepe Mujica a appris à vivre à la dure dans les prisons qu’il a fréquentées sous la dictature, entre 1973 et 1985. Il était un des dirigeants de la guérilla Tupamaros et a été torturé tout au long de sa détention. Il a raconté dans de rares interviews que les nuits où on lui donnait un matelas, il était content.

Lors de la célébration du centenaire d’un hôpital psychiatrique, il a expliqué que, « des problèmes de psychiatrie, il n’y en pas qu’ici, ils sont aussi dehors... nous sommes tous fous ». L’assistance a ri de la plaisanterie. Alors il a continué :

« Il y a de ça des années, quand j’étais en prison, j’ai souffert d’une paranoïa persécutrice infernale. J’entendais des voix. Ils m’ont envoyé dans un hôpital psychiatrique. »

4

Philosophe : « La liberté, c’est passer le balai et avoir du temps »

Pepe Mujica n’a pas que des amis en son pays. Un ancien administrateur de la banque Republica, dit de lui que :

« Son style, c’est celui du café du commerce, celui de philosopher sans fin et de ne rien faire. »

Il aime s’exprimer, et parmi ses nombreux apartés philosophiques, j’ai choisi celui-ci, tiré d’un entretien à La Republica :

« Je veux avoir du temps pour les choses qui me motivent. [...] C’est ça la vraie liberté : la frugalité, consommer peu, avoir une petite maison qui me laisse du temps pour profiter de ce que j’aime vraiment.

Sinon, il faudrait que j’ai une domestique, et je devrais supporter une présence étrangère chez moi. Et si j’avais beaucoup de choses, il faudrait que j’en prenne soin pour qu’on ne me les volent pas. La vieille ou moi, on passe le balai, et voilà, il nous reste beaucoup de temps, c’est ça qui nous enthousiasme. »

5

Pas démago : travaillez moins, pour consommer moins

Ses discours internationaux tranchent, et réjouissent une partie de la population latino-américaine. Celui qu’il a donné lors du sommet Rio+20, en juin 2012, sans cravate – personne n’a jamais pu lui en faire porter –, est une sorte de manifeste personnel, qui a fait un flop dans son pays :

« Mes compagnons travailleurs ont lutté pour obtenir les huit heures de travail quotidien. Là, ils vont obtenir les six heures. Mais celui qui obtient les six heures prend un deuxième emploi, et donc il travaille bien plus qu’avant. Pourquoi ?

Parce qu’il doit payer un tas de dettes. La petite moto qu’il a achetée à crédit. La petite auto qu’il a achetée à crédit. Et rembourser ses dettes et encore les rembourser. Et quand il peut enfin profiter de tout ça, c’est un vieux plein de rhumatisme, comme moi, et sa vie est déjà derrière lui. »

Ses dernières vacances d’été (de Noël dans l’hémisphère Sud), il les a passées comme un petit retraité. Avec Olga, aux terrasses de cafés, sans garde du corps. La photo a fait le tour de Twitter.

Noam Chomsky : manipulation des masses

Par Le 02/02/2013

Les dix stratégies de manipulation de masse – Noam Chomsky

 

 

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1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

2) Créer des problèmes puis apporter des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation.

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

On retrouve tout ça dans le fameux cahier n 13... (Je rappelle que le démantèlement de l'école publique et des services publics y sont clairement identifiés)

Cahier numéro 13 de l'OCDE

OCDE, c'est du long terme...

 

4/ La stratégie du différé.

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge.

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion.

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise.

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité.

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité.

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 

La passion qui délivre

Par Le 02/02/2013

 

Les passions, dans l'imaginaire collectif, sont souvent décriées et les gens passionnés considérés comme des "inconscients". Effectivement, il existe des passions dévorantes. La lucidité n'est pas de mise car le plaisir du "passionné" prend forme dans la puissance des émotions générées par la passion. Sa "passion" n'est qu'un prétexte à jouir des émotions et des effets associés. C'est la passion émotionnelle et il n'y a pas d'élévation dans ce processus mais un avilissement de la personne.

Spinoza proposait pourtant une démarche de reconnaissance de la passion et de son fonctionnement. L'homme est libre de ne pas céder aux passions. Il peut en jouir tout en observant le processus. La passion destructrice n'est donc pas une fatalité puisqu'elle implique un passage à l'acte et que dans l'acte, l'homme peut insérer sa volonté et son contrôle.

Les marins solitaires du Vendée Globe ou les alpinistes sont des gens passionnés et ils grandissent à chaque instant, non pas dans un abandon euphorisant et incontrôlé mais dans une exploitation de leur potentiel au coeur de cette passion. La passion devient dès lors un engrais.

Ou un poison.... Le crime passionnel. Le dictateur. Les financiers, les traders, les marchands d'armes. 

Passionnés par le pouvoir, par la puissance, par l'influence, par la domination. Intégralement soumis à leurs egos et aux conditionnements éducatifs et sociétaux.

Ceux-là sont morts intérieurement, ils n'existent plus, ils ne sont que des plantes grimpantes fixées sur un tuteur artificiel. Que le tuteur disparaisse et ils tomberont au sol.

 

C'est là qu'entre en jeu la notion de "juste milieu".

Le juste milieu.

 

Il y a un choix à faire. Sombrer ou s'élever. La passion est un abîme ou un chemin vers les cimes intérieures...

 

 

Passé, présent, futur

Par Le 01/02/2013

                                                                                                                                             Résultat de recherche d'images pour "triskell"

En Bretagne, il est dit parfois que le Triskell symbolise les trois dimensions temporelles et que le point de convergence représente l'instant.

 

Il y a trois temps de conjugaison. Mais ces trois temps n'existent pas de la même façon. Il faut être inscrit dans le présent pour pouvoir se projeter dans le passé ou dans le futur. Il y a la conscience présente des choses passées et la conscience présente d'un futur à venir. Si je reste ancré dans le passé et que je le ressasse, je ne suis plus dans le présent et je perds ma faculté à saisir la vie. Je me nourris de choses mortes ou elles pourrissent en moi. Si je me projette dans un espoir et que le futur me nourrit, je perds là encore l'opportunité d'être vivant. Je suis dans un cas comme dans l'autre un fantôme temporel qui n'a plus de matière mais qui erre dans les affres d'un mental tout puissant.

Cela ne signifie pas que cette psychologie temporelle n'a pas d'importance mais il convient d'en saisir la futilité et même le danger.

Le passé ne peut pas être un souvenir revécu et la prévision n'est pas une vie réelle. Ces deux entités psychologiques sont des ersatz éphémères et il ne tient qu'à moi de jouer avec sans qu'elles ne me dominent.

Le passé et le futur ne sont pas de purs néants mais ce ne sont pas non plus des existants. Ils ne sont que des extensions rendues possibles par la puissance trompeuse de mon mental. Cette puissance ne doit pas se retourner contre moi.

Bien entendu, mon passé est à la source de mon présent et le futur que j'envisage peut nourrir les forces présentes. L'équilibre à établir est un travail de longue haleine. L'observation interne se doit d'être constante. Ne jamais se perdre dans l'illusion. 

Même si le présent bascule sans cesse dans le passé, je dois faire en sorte que ce présent soit le plus efficient possible pour que le passé ne sombre pas dans le regret.

Même si le présent est une projection constante et immédiate vers le futur, je dois faire en sorte que ce présent soit le plus efficient possible pour que ce futur ne devienne pas une illusion.

La phrase que j'écris tombe immédiatement dans le passé et la phrase que je conçois n'est pas encore écrite. C'est l'intensité du présent qui parviendra à établir une justesse dans cette imbrication. Le présent représente donc un espace extrêmement bref, quasi inexistant au regard du temps. Mais c'est justement là que prend forme l'intensité. C'est parce que le présent est redoutablement furtif qu'il se doit d'être saisi à bras le corps, étreint, aimé, au risque de tomber dans un passé vorace ou un futur hallucinogène. C'est pour cela qu'il est juste et bon que le mot "présent", de par sa connotation temporelle, soit remplacé par le mot "instant". Lui seul existe.

 

Ubuntu

Par Le 31/01/2013

Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d'une tribu africaine. Il a mis un panier de fruits près d'un arbre et a dit aux enfants que le premier arrivé gagnait tous les fruits.

Au signal, tous les enfants se sont élancés en même temps ...... en se donnant la main !! Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense.

Lorsque l'anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l'un d'entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu : "Ubuntu. Comment l'un d'entre nous peut il être heureux si tous les autres sont tristes ?"

UBUNTU dans la culture Xhosa signifie: "Je suis parce que Nous sommes"...

Une leçon

Par Le 31/01/2013

VOCABULAIRE

Travail sur les superlatifs avec mes élèves.

Consigne : Rangez du plus faible au plus fort les séries d'adjectifs

"maigre, mince, squelettique"

L'ensemble de la classe a rangé dans l'ordre suivant :

"squelettique, maigre, mince."

Je me suis demandé ce qui avait pu motiver cette réponse alors que POUR MOI, c'était exactement l'inverse.

Et bien il s'agissait de la logique des enfants et de l'imprécision de ma consigne.

Les enfants ont jugé que dans un état squelettique, la personne était plus faible que celui qui était maigre et plus encore que celui était mince. Celui-là était donc le plus fort...

Ils ont tenu compte de la personne.

Une grande leçon pour moi. Je les ai remerciés.

Ce qui est en nous.

Par Le 30/01/2013

JARWAL LE LUTIN, tome 4

 

Marine était allongée sur son lit. Elle avait laissé la fenêtre ouverte. Les yeux dans le vague, elle regardait passer les nuages. Elle revoyait le retour à la clairière, l’arrivée à l’orée de cet espace découvert, l’absurdité révélée de ce jeu des pierres. C’était fini, effacé, un rituel insignifiant. Elle réalisait à quel point cette journée avait marqué l’entrée dans un autre espace, une dimension bien plus haute mais il n’en restait malgré tout aucune honte, aucun déni. Ce jeu, comme tous les autres, avait fait partie de sa croissance, de son éveil. C’est d’avoir élaboré ces pratiques qui en avaient permis l’effacement. Rien n’était inutile.  

Elle revoyait aussi Rémi qui proposait à Tian un combat avec les bâtons. Il avait trouvé un morceau de hêtre bien droit, dur, facile à tenir. Tian avait accepté en limitant les touchers aux jambes. Interdiction de frapper plus haut.

Ils s’étaient salués, Rémi avait imité le rituel présenté par son adversaire. Les pointes des deux bâtons posées sur le sol puis une mise en garde. Rémi avait essayé par un balayage rapide de son bâton de toucher immédiatement la jambe gauche de Tian. Une parade sèche et parfaitement maîtrisée de son adversaire. Il n’avait même pas eu le temps d’esquisser un deuxième mouvement que le bâton de Tian tapait son genou. Il avait voulu recommencer en changeant de techniques d’attaque et avait connu la même désillusion. Tian était d’une dextérité stupéfiante, une vitesse et une précision inégalable. Sans aucune marque de satisfaction sur son visage. Juste de la concentration.

« Et bien, j’ai hâte que tu nous enseignes ce que tu sais Tian. Je suis très impressionné.

-Tu sais déjà tout ce dont tu as besoin Rémi. Mais tu ne sais pas le trouver. Je ne possède rien de plus que toi, ni que personne d’autre. J’ai juste appris à utiliser ce que je possédais sans le savoir. »

Elle avait été étonnée de cette réponse. Nous avions en nous ce que nous devions apprendre à connaître. Devenir ce que nous sommes alors que nous pensions être. C’était difficilement exprimable finalement. Comment aller vers un but quand il n’est même pas mesurable, quantifiable, identifiable, répertorié ? La vie ne proposait rien à priori, il n’y avait rien d’établi mais tout à saisir. Tout ce qui était nécessaire à cette exploration était déjà en nous. Sans que nous ne possédions de mode d’emploi. C’était effrayant d’imaginer que nous puissions passer à côté de nous. Cette impression de vivre à l’intérieur d’un trésor et de ne pas parvenir à soulever le couvercle. Etre soi-même le butin et ne pas pouvoir en user. Comme une condamnation qu’on s’imposait par manque de discernement ou de volonté. L’humanité n’était peut-être qu’une ébauche, une tentative avortée. Nous n’avions pas encore accouché de nous-mêmes.

Elle s’obligea à bouger sur le lit comme si cette douleur dans son ventre pouvait s’apaiser, comme si ce simple mouvement maîtrisé pouvait combler l’insignifiance révélée.

Un tourbillon de pensées en elle.   

Recherche.

Par Le 30/01/2013

Le site IPAGINATION recherche une personne compétente dans le domaine de l'édition de livres e-book et version papier. Poste bénévole, rénuméré par la passion !!

"Nous recherchons une personne qui connaisse ce qui est caractéristique de l'édition (typographie, règles d'imprimerie...) avec la maîtrise d'In-Design un logiciel Adobe pour la fabrication des e-books... puis des versions papier

Nous sommes sur un lancement par trimestre et cette compétence est importante dans le dispositif de lancement avec respect des délais...

"Maîtriser" In-Design c'est non seulement connaître le logiciel (c'est une sorte de word amélioré) mais c'est surtout comprendre les paramètres utilisés par les éditeurs / imprimeurs... il y a un vocabulaire technique... le réglage des blancs par exemple pour éviter qu'il y ait des espaces trop grands, les césures qui se passent plus ou moins bien... le respect des règles quand il y a des dialogues, des renvois... ... Celui qui "fabrique" le bouquin doit les connaître et les maîtriser car il doit parler "pro" avec l'imprimeur..."

Vous pouvez répondre ici si vous êtes intéressés. Je transmettrai. Ou alors prendre contact avec le site http://www.ipagination.com/com/Accueil?rmenu=0

Merci.

"Cher Monsieur Peillon"

Par Le 30/01/2013


Cher Monsieur Peillon,

L’illettrisme ? C’est ma faute. Ma méthode de lecture était sans doute trop globale. J’assume
Le décrochage scolaire ? C’est ma faute. Je ne suis pas capable d’intéresser mes élèves et rendre l’école attrayante. J’assume.
La délinquance juvénile ? C’est ma faute. Je n’insiste pas suffisamment sur l’Instruction civique et morale.
J’assume.
L’obésité ? C’est ma faute. A cause du biscuit à la récré. J’assume.
Les caries ? C’est ma faute. Je devrais fournir le matériel nécessaire à mes élèves afin qu’ils puissent se brosser les dents sur le temps de classe. J’assume.
Théo a 12 ans et porte encore des baskets à scratch ? C’est ma faute. J’aurais dû lui apprendre à faire ses lacets. J’assume.
Arthur s’est fait renverser par une voiture ? C’est ma faute. Je ne lui ai pas fait passer son permis piéton.J’assume.
Zoé ne connait ni ses tables de multiplication, ni sa poésie, ni Jules César, ni Vercingétorix, ni les départements français, ni…. Encore ma faute. J’aurais dû lui faire apprendre ses leçons pendant qu’elle se brossait les dents d’une main et nouait ses lacets de l’autre, avant de traverser la rue en courant pour éliminer les calories du biscuit que je l’avais forcée à ingurgiter à 10 heures ! Bref, j’assume tout.
Même la crise économique. Il faut bien avouer que l’Etat me paie grassement pour finir mes journées à 16 h 30 et passer le plus clair de mon temps en vacances…
Et j’allais oublier la sécurité de l’emploi…

Alors vous avez raison, Monsieur le Ministre. Il est grand temps de réformer tout ça. Le changement, c’est maintenant !
Vous avez enfin dévoilé votre plan pour une grande Refondation de l’École. Grandiose ! Magnifique ! Courageux ! Audacieux !
Mes collègues et moi-même sommes enfin investis d’une véritable mission d’intérêt général : supporter et soulager tous les maux de notre société. Alors, méprisez-nous, insultez-nous, frappez-nous, instrumentalisez les familles au nom du bien être et de l’avenir de leurs enfants…
C’est tout ce que nous méritons ! En plus, une fédération de parents d’élèves se gausse et certains de nos syndicats applaudissent. Franchement, vous auriez tort de vous en priver.
Toutefois, bien qu’irresponsable, paresseuse, incompétente et quelque peu limitée intellectuellement comparée aux cols blancs de la rue de Grenelle, j’ose vous dire, Monsieur le Ministre, que votre projet est une hérésie voire même une involution.

Bon nombre d’enseignants ne veulent pas de votre semaine de 4 jours et demi. Quel salarié accepterait de travailler plus pour gagner moins ? Le précédent gouvernement en a rêvé, vous l’avez fait !

Vous brandissez l’étendard des rythmes de l’enfant. Il est en effet d’une logique implacable qu’ils seront moins fatigués en travaillant une demi-journée supplémentaire. Vous êtes le Ministre de l’Éducation nationale et vous ne vous adressez qu’aux enseignants. Pourquoi n’expliqueriez-vous pas à moult parents qu’il est déraisonnable de coucher son enfant à 23h ?...

La journée d’école écourtée, bonne idée ! Expliquez à nos concitoyens que leurs impôts vont financer l’accueil périscolaire (par ailleurs totalement inégalitaire sur le territoire) et que leurs frais de garde vont augmenter. Je suis sûre qu’ils apprécieront! Les maires qui doivent supporter le coût de votre réforme aussi !

Savez-vous que le mercredi est une journée de coupure nécessaire à la santé mentale des enseignants qui gèrent une trentaine d’enfants chaque jour ?! Ignorez-vous que nous consacrons déjà la majeure partie de notre mercredi à l’école (formation, corrections, préparations…) ? Savez-vous que beaucoup de parents apprécient de travailler à 80 % pour passer le mercredi avec leurs enfants ? Ah oui ! Suis-je bête ! C’est vrai qu’ils sont mieux à l’école que chez eux …

Pensez-vous sérieusement qu’en supprimant les devoirs vous lutterez contre les inégalités sociales ? Venez dans nos classes et montrez-nous comment faire apprendre une leçon à 30 élèves en même temps ! Les parents investis continueront le suivi de leur enfant à la maison. Pour les autres, vous cautionnez leur manque d’intérêt pour l’école et les encouragez à se déresponsabiliser encore un peu plus. Les enseignants ne sont pas omnipotents et ne pourront jamais se substituer aux familles ! Leur faire croire le contraire est un mensonge éhonté et dangereux ! Dans notre métier, le temps consacré à l’éducation tend déjà à prendre le pas sur celui consacré à l’instruction (tant pis pour l’orthographe, Vercingétorix et Jules César !). Il est donc grand temps de redéfinir les missions de chacun !

Après les MDPH, les PPRE, les PPMS, les DUERP nouvelle révolution : vous tentez de nous enfumer avec les PET ! Jamais un sigle n’aura aussi bien porté son nom !

Et les enfants dans tout ça ? On continue de les asphyxier sous le poids de programmes surchargés et inadaptés. A quand un vrai retour aux fondamentaux ? On continue de les accabler sous le poids d’évaluations toujours plus normatives et dévorantes. Quand va-t-on leur rendre le temps d’apprendre ? On continue le bricolage avec les élèves en difficulté. Quid des RASED dans votre réforme. A quand une véritable égalité sur le territoire des prises en charge en orthophonie, psychomotricité, psychothérapie…. ? (Jusqu’à un an d’attente dans le Cher !) On continue d’intégrer les enfants handicapés dans des classes surchargées avec, dans le meilleur des cas, la présence d’AVS sous-payés, plein de bonne volonté mais pas formés ! La négligence confine parfois à la maltraitance ! Et les collégiens qui décrochent ? On continue de briser des talents sous prétexte qu’on a raté sa vie si on ne finit pas col blanc ? Pas de manuels, pas de pâtissiers, pas de boulangers, pas de plombiers... Au nom de l’égalité, tous bacheliers ! Et tant pis pour ceux qui craquent avant : ils ne pourront plus être orientés à temps !
Je pourrais continuer ainsi bien longtemps.
Vous l’aurez compris, Monsieur le Ministre, il va falloir réviser votre copie !
Les enseignants ne sont pas hostiles à toute réforme. Au contraire, nous voulons redresser notre école.

La refondation doit se faire avec nous. Nous sommes les premiers acteurs du système éducatif. Qui peut prétendre mieux le connaître que nous ? Nous débordons d’idées, de suggestions alors écoutez-nous !
Je n’appartiens plus à aucun syndicat, je ne suis membre d’aucun parti politique, mes propos ne feront sans doute pas l’unanimité, c’est pourquoi je vous invite à consulter les blogs sur le sujet. Vous constaterez alors qu’il y a au moins deux points sur lesquels nous sommes tous d’accord : votre projet en l’état actuel des choses est inacceptable (aussi bien pour les élèves que leurs enseignants) et nous ne nous laisserons pas déplumer !

J’appelle maintenant les deux premiers syndicats enseignants de France à ne plus rester sourds aux glouglous de leur base.
J’appelle tous les enseignants dépités, découragés, résignés à rester en colère.
J’appelle tous les parents qui veulent pour leurs enfants une école publique, républicaine et laïque digne de ce nom à nous rejoindre.
J’appelle tous les maires de France qui refusent d’assumer le poids de cette réforme à faire entendre leur voix.

J’appelle tous ceux qui se considèrent comme les dindons de cette farce à la mobilisation !

Soyons la nouvelle grippe aviaire de cet hiver !

Zaz Malaussène du 18
NB : Mes propos n’engagent que moi et en aucun cas la responsabilité du collectif des dindons.

Le dictateur

Par Le 30/01/2013

Charlie Chaplin : discours final du film "Le Dictateur" (1938)


Schulz :
- Parle, c'est notre seul espoir.
Le barbier :
- Espoir... Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n'est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l'avons oublié.
L'envie a empoisonné l'esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l'abondance nous laissent dans l'insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d'intelligence, nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d'humanité. Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n'est plus que violence et tout est perdu. Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l'être humain, que dans la fraternité, l'amitié et l'unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d'hommes, de femmes, d'enfants désespérés, victimes d'un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m'entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n'est que le produit éphémère de l'habilité, de l'amertume de ceux qui ont peur des progrès qu'accomplit l'Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront, et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr.
Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu'il faut faire et ce qu'il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.
Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes-machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n'êtes pas des machines !
Vous n'êtes pas des esclaves !
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l'amour du monde dans le cœur.
Vous n'avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n'est pas fait d'amour.
Soldats ne vous battez pas pour l'esclavage mais pour la liberté.
Il est écrit dans l'Evangile selon Saint Luc "Le Royaume de Dieu est dans l'être humain", pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir : le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir : le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l'occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !

Hannah, est-ce que tu m'entends ? Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah ! Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière ! Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité. Lève les yeux, Hannah ! L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l'arc-en-ciel, vers la lumière de l'espoir. Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux !

 

L'impureté de l'oisiveté

Par Le 29/01/2013

Depuis mon opération chirugicale en novembre et l'hémorragie interne qui a suivi, j'ai du mal à reprendre une activité physique aussi intense que d'habitude et je sens une certaine "lassitude", comme un ennui profond, une absence d'euphorie et de bonheur.

Henri David Thoreau en a une explication très claire.


"Je ne me sens jamais inspiré que mon corps ne le soit aussi. Lui aussi repousse une vie médiocre et terne. Ils se trompent fatalement ceux qui pensent qu'ils peuvent exercer leur esprit et laisser croupir leur corps dans la volupté et la fainéantise. Le corps est le premier disciple de l'âme. Notre vie n'est que l'âme manifestée par son fruit, le corps. Tout le devoir de l'homme peut tenir en une phrase : fais toi un corps parfait.

Une personne impure est une personne universellement indolente, quelqu'un qui reste assis près d'un poêle, que le soleil éclaire sur sa couche, quis e repose sans être fatigué. Si vous voulez éviter l'impureté et tous les péchés, travaillez avec sérieux, quand bien même ce serait au nettoyage d'une écurie.

L'impur ne peut rester ni debout, ni assis avec pureté. "

Thoreau


Je le vois chaque matin avec les enfants de la classe. Deux fois par semaine, je dispose du gymnase de 8h30 à 10H. On court, on joue, on saute, on rit, on se dépense sans compter. le retour en classe prolonge ce bonheur dans le travail intellectuel. Les enfants sont très actifs, appliqués, attentifs. Il n'y a aucune excitation mais une concentration parfaite. La pureté du corps en action s'est transmise à l'esprit.


J'aime beaucoup aussi cette réflexion de Gilles Farcet

"L'impureté d'un acte, qu'il s'agisse de manger, de se lever, de parler, réside dans le fait qu'il est accompli mécaniquement et non pas consciemment, par habitude et inertie, plutôt que par choix actif et délibéré en fonction de la situation présente. "


Il me semble évident aujourd'hui que ce travail sur le corps représente un apprentissage de toutes les formes d'attention, que les enfants y sont très réceptifs et qu'il y apprennent bien plus que dans les activités intellectuelles lorsqu'elles ne sont pas nourries par la connaissance de soi à travers l'activité physique.

De la même façon, j'ai lancé l'activité  d'assemblage de maquettes, des paquebots pré-découpés dans du carton qu'il faut assembler et coller avec une lecture attentive et ordonnée d'un plan de montage. Cette manipulation fine de pièces parfois très petites plonge les enfants dans une attention très profonde. Vingt-neuf enfants qui travaillent à leur place à monter, pièce par pièce, un objet, dans un silence de cathédrale...

Il faut pouvoir imaginer l'apprentissage des mathématiques par le corps...

Mesurer le périmètre du gymnase en allant le mesurer avec des pas, fractionner un gâteau d'anniversaire avant de le manger, diviser les cinquante ballons pour cinq groupes de joueurs...

Il faut imaginer tous les apprentissages à travers l'expérience du corps.

La semaine prochaine, je les emmène au ski.

Au printemps, nous irons marcher sur les chemins moyennâgeux de la vallée, observer les murets qui retenaient les charettes dans les dévers, visiter la maison des Réisistants, observer les paysages et lire la végétation sur l'adret ou l'ubac, suivre une sente de chevreuils, je leur lirai un livre de Jack London au fond des bois...

L'école ne devrait jamais rester enfermée et les enfants ne devraient jamais passer six heures assis. Ils ne sont pas là pour apprendre à vieillir.

L'insurgé des deux mondes

Par Le 26/01/2013

J'ai lu le premier roman de Max, "La route des frères Patison" et j'en avais été transporté. Une histoire qui prend aux tripes dans le Grand Ouest américain.

Max Mercier

Sur la route des frères Patison (nouvelle édition)

"Le Boeing pique légèrement du nez.

Derrière le minuscule rideau roulé en boule, la déferlante orangée des plateaux du Colorado explose sous un halo de lumière. Persuadé de venir voir uniquement mon carré d'ouest lointain, je ne sais pas encore qu'il va me falloir comprendre tout le reste..."

Durant tout un mois de bonheur, Didier Tonfale est bien décidé à s'enivrer de Far West, à engranger des paysages de cinéma jusqu'à l'overdose. Seulement, à peine a-t-il posé le pied sur le sol américain, qu'un vieil homme, avant de mourir, lui remet une lettre destinée aux frères Patison... C'est à cet instant que le véritable voyage de notre héros commence...

Des chercheurs d'uranium aux indiens Navajo, l'auteur nous invite à parcourir l'Ouest américain, les grands espaces, le désert, le Colorado.

La chaleur insoutenable, la poussière brûlante, la violence, la rudesse des personnages donnent à ce premier roman le goût de l'aventure, restituant les décors des plus grands westerns hollywoodiens.

À pied et en auto-stop d'abord, à vélo longtemps, puis en voiture de temps en temps, Max Mercier est un infatigable globe-trotter. De ses voyages, il nous rapporte des mots, des sons, des couleurs, pour toujours goûter l'instant présent et la vie dans tous ses états.

Sélectionné pour le prix du livre du Lion's Club 2012 !

Il ne me reste plus qu'à lire ce second roman.

Aux éditions ATRIA



http://www.editionsatria.com/a-paraitre/item/l-insurge-des-deux-mondes.html?category_id=89



L'insurgé des deux mondes

Max Mercier

L'insurgé des deux mondes

1728, en Corse. Si Lisandru Gafesi, apprenti négociant installé à Bastia, n'a que vingt-trois ans, il ne supporte plus les souffrances qui taraudent son île opprimée par la République de Gênes. Depuis les murs du village, ses proches le somment de venger sa sœur assassinée. A l'instant où le jeune commerçant fait le serment de ne jamais brandir le poignard, une amitié de passage lui ouvre les portes de la Louisiane : accompagné par quatre aventuriers de son âge, il s'embarque pour le pays des Indiens Natchez, où le ciel resplendit d'enthousiasme, de liberté, de paix pour toujours. Mais il lui faudra rapidement apprendre à compter avec les retournements de l'inconnu. Affronter la folie des hommes. Puis les appels sans fin des châtaigniers de son enfance...

L'insurgé des deux mondes explore une époque percluse de traditions et d'immobilismes, promise en retour aux plus beaux espoirs, à toutes les audaces. Entre la Nouvelle France balbutiante et la Corse au bord de la révolution, le héros expérimente tour à tour la haine, l'amour, la puissance des éléments, l'attachement au sol natal, répandant avant l'heure l'enivrant parfum des Lumières au long des chemins qu'il arpente en tous sens.

L'insurgé des deux mondes
Prélude :

A travers les aventures extraordinaires de ses personnages, Max Mercier nous entraîne vers une période de l'histoire et des lieux rarement mis en avant dans la littérature contemporaine : le premier tiers du XVIIIe siècle, la Corse prérévolutionnaire et la Louisiane des origines. Les sociétés de l'époque, tant dans l'Europe des Princes que sur les terres coloniales du Nouveau Monde, sont encore muselées par les réflexes millénaires, les traditions familiales, les intransigeances de la religion. L'auteur nous montre comment les villages corses et les territoires Indiens n'échappent pas à cette règle universelle, alors que les esprits commencent à s'en affranchir pour explorer d'autres voies d'existence, guidés par les lumières de la paix, de la liberté, par la recherche du bonheur.

Sur cette toile de fond romanesque, Max Mercier sonde l'intimité des hommes. Le thème de l'attachement est abordé sous tous les angles : comment et pourquoi sommes-nous liés, profondément, à un être aimé, à un lieu qui nous est cher, à des valeurs que nous défendons sans limites ?... L'Insurgé des deux mondes met en perspective le rôle joué, dans ce cadre, par la distance et par le temps : ailleurs vaut-il mieux que demain ?... Souvent, nous suggère l'auteur, l'un et l'autre se marient pour brouiller les pistes, d'autant plus que les apparences, depuis l'aube de l'humanité, s'avèrent tellement trompeuses...


Le plaisir

Par Le 26/01/2013

"François Gabart travaille beaucoup sans s'en rendre compte, et il adore ce qu'il fait, ce qui lui permet de le faire avec enthousiasme. C'est comme ça qu'on avance, en restant positif", explique Michel Desjoyeaux.


 

Le jour où l'éducation nationale et les enseignants comprendront que le plaisir est la source même de tous les apprentissages, on aura une chance de lutter efficacement contre le décrochage scolaire.

Et j'entends déjà les pisse-froid hurler que la notion de travail engage la capacité de l'enfant à passer outre son plaisir. Il faut donc juste lui apprendre à aller bosser la mort dans l'âme comme l'ont fait leurs parents et comme le font des milliers d'enseignants ? Magnifique, quel beau projet !!

 

Et quand est-ce que cette société mourante va se décider à crever qu'on passe à autre chose...C'est long...


Citations

Par Le 25/01/2013

Les derniers textes sur lesquels nous avons discuté avec les enfants, comme tous les matins.


"La vraie grandeur consiste à être maître de soi-même."

Daniel Defoe


"Nul ne sait ce qu'il peut faire avant d'avoir essayé. "

Publilius Syrus


"Soyez votre propre lampe, votre île, votre refuge. Ne voyez pas de refuge hors de vous-même. "

Bouddha


"Ne fais jamais rien contre ta conscience même si l'Etat te le demande. "

Albert Einstein


Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. "

Gandhi


"Toute l'intelligence du monde est impuissante contre une idiotie à la mode. "

Albert Einstein


"Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés puisse changer le monde car, historiquement, c'est toujours de cette façon que le changement s'est produit. "

Margaret Mead


"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent faire."

Albert Einstein


"Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde. "

Gandhi


"La personne non éveillée vit dans son monde, la personne éveillée vit dans le monde. "

Andrew Cohen


"Le mental vit dans un cercle vicieux. Il crée lui-même les problèmes et essaie ensuite de les résoudre. "

Swami Prajnanpad


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