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Délit d'empoisonnement

Par Le 20/02/2013

Entre une partie du monde qui meurt de faim, une partie qui meurt obèse et une partie qui mourra empoisonnée, il devient difficile de survivre. En même temps, plus vite on disparaîtra et plus vite la nature se reconstituera. Allez, allez, on accélère !!!


Viandes, poissons : l’homme va-t-il mourir de son alimentation ?

Après le scandale des lasagnes à la viande de cheval, nous sommes en droit de nous poser bien des questions sur toute la chaîne alimentaire et ses dérives : le consommateur est sans cesse abusé, trompé sur la marchandise, le but étant pour l’industrie agro-alimentaire de générer des profits toujours plus importants au détriment de la santé de chacun : les produits sont mal contrôlés, mal étiquetés, le consommateur est mal informé…

Une nouvelle inquiétude se profile à l’horizon : la Commission européenne a indiqué, jeudi 14 février, que les poissons d'élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volaille à compter du 1er juin. Ce mode d’alimentation avait été totalement interdit et banni dans l’Union européenne en 2001, après cinq années de crise de la "vache folle"…
 
" La commission prévoit d'autoriser le recours à des "protéines animales transformées" qui ne présenteraient pas les mêmes risques que les farines animales produites jusque dans les années 1990 pour nourrir poissons, poules ou mammifères d'élevage. Ainsi les PAT ne seraient fabriquées qu'à partir de produits d'abattage propres à la consommation humaine et prélevés sur des animaux sains, alors qu’on a longtemps utilisé dans ces farines toutes sortes de sous-produits de carcasses."
 
Le temps a passé et il semble qu’on n’ait pas vraiment tiré les leçons de ces erreurs graves, de leurs conséquences dramatiques : les technocrates de Bruxelles décident pour nous de notre alimentation…Qui pourra vraiment contrôler et vérifier le contenu de ces farines animales ?
 
D’ailleurs, quand on voit les conditions d’élevage des poissons dans les fermes d’aquaculture, on peut se demander qui a envie de manger du poisson d’élevage : pangas, saumons, tilapias, crevettes font, paraît-il, les délices des consommateurs chinois,la Chine étant le premier «  fabricant «  de ces poissons…
 
Plus gros producteur mondial de poissons d'élevage, la Chine en est également le principal client : 80,2 % des poissons consommés en Chine sont issus de la pisciculture, contre seulement 23,6 % en 1970. Dans le reste du monde, la proportion, bien que plus faible, est aussi en forte progression (26,6 % contre seulement 4,8 % en 1970).
 
Apparemment, les consommateurs chinois sont peu soucieux de leur alimentation et, aussi sans doute, fort mal informés…
 
Les conditions d’élevage de ces poissons sont le plus souvent indignes…Ainsi les pangas parqués dans des fermes d’élevage,au Vietnam sont des poissons omnivores capables de digérer tous les déchets, toutes les pollutions industrielles et le Mékong dans lequel ils vivent est un des fleuves les plus pollués du monde, un gigantesque égoût…
 
 De plus, ce poisson ne se reproduisant pas facilement à l’état naturel, il reçoit un traitement de choc pour faciliter la ponte des œufs : les femelles se voient donc injecter des hormones féminines qui servent à stimuler la reproduction…
 
En Norvège, les saumons d'élevage sont traités au diflubenzuron, pesticide destiné à lutter contre un parasite : les poux de mer...
 
Les problèmes sont multiples et la pisciculture elle-même semble générer de nouvelles maladies des poissons comme ces poux de mer, par exemple...
 
De plus, dans cette industrie du poisson, les producteurs se trouvaient devant une impasse car les poissons d'élevage étaient et sont nourris pour une grande partie de farine et d'huile de poissons issus... de la pêche.
 
La pisciculture, souvent présentée comme une solution idéale à la surpêche, pèse en fait lourdement sur les ressources halieutiques. Sur les 90 millions de tonnes de poissons pêchés chaque année, près du quart sert à nourrir d'autres poissons ou des animaux d'élevage. C'est ce qu'on appelle la pêche minotière. 
 
Dès lors, la seule solution serait de revenir aux farines animales…
 
Mais quand on voit tous les détournements, toutes les tromperies et toutes les fraudes qui pèsent sur l’industrie alimentaire, on se demande s’il ne serait pas plus judicieux de tempérer notre consommation de viandes et de poissons…
 
En Manche, en baie de Seine, les sardines et d'autres espèces comme les bars ou les maquereaux sont contaminées aux PCB....
 
Pour ma part, j'ai éliminé de mon alimentation la plupart des produits préparés et je me refuse à acheter du poisson d’élevage dans la mesure où les producteurs se permettent tous les abus... mais même les poissons pêchés en mer sont parfois pollués...
 
 
Source : Le Monde

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Aborigènes contre Areva

Par Le 20/02/2013

Au moins en Australie, Areva n'arrivera pas à soudoyer les gouvernements de l'UE pour aller piller les terres comme ils le font en Afrique sous couvert de "terrorisme"...


ATOMIQUE – En Australie, un Aborigène déjoue les projets de mines d’uranium d’Areva

Face aux 14 000 tonnes d'uranium logées dans les terres septentrionales d'Australie, Areva nourrissait de grandes ambitions. Le gisement était estimé à 2 milliards de dollars, selon média australien ABC News. Mais le géant du nucléaire français peut mettre au placard ses permis d'exploitation et ses velléités minières : des Aborigènes ont gagné le combat qu'ils menaient depuis des décennies contre les mines qui devaient être creusées sur leur territoire de Koongarra, rapportent un article d'un blog de Mediapart ainsi qu'un communiqué de l'Observatoire du nucléaire.

Après la découverte de gisements d'uranium en 1970, cette zone d'une douzaine de km2 avait été exclue du parc national de Kakadu, se retrouvant de ce fait privée de protection légale. La bataille de ces Aborigènes, et en premier lieu du propriétaire traditionnel de cette terre, Jeffrey Lee, a permis de la classer l'année dernière au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco, puis de la réintégrer pleinement, en février, au parc national.

En 2011, une délégation australienne avait ainsi fait le voyage jusqu'à Paris pour rencontrer le comité de l'Unesco et le convaincre de classer le site, rapporte un article d'ABC News. Selon le média australien, "le gouvernement a déclaré que le géant de l'énergie Areva avait formellement demandé que la nomination de Koongarra soit retirée de l'agenda de la rencontre". Le journal avance également que l'Aborigène a reçu "d'énormes pressions" pour cesser d'entraver les projets miniers d'Areva, et aurait pu devenir "l'homme le plus riche d'Australie" s'il avait cédé. "Il est légitime d'estimer que ces offres d'Areva relevaient de la corruption, pas nécessairement sur le plan juridique mais assurément sur le plan moral", accuse l'Observatoire du nucléaire.

Quoi qu'il en soit, Jeffrey Lee a fait savoir, sur le site australien The Age, que "le fait que les Blancs m'offrent ceci ou cela ne m'intéresse pas", et qu'il n'était pas "intéressé par l'argent. J'ai un travail. Je peux acheter de la nourriture, je peux aller pêcher et chasser". Sur le site Environment News Service, il explique aussi : "J'ai dit non aux mines d'uranium à Koongarra, car je crois que la terre et les croyances propres à ma culture sont plus importantes que l'exploitation minière et l'argent. L'argent va et vient, mais la terre est toujours là, subsiste toujours si nous nous en occupons, et s'occupera toujours de nous."

Se trouvent à Koongarra de l'art rupestre aborigène, des sites sacrés, des roches ocres et de la brousse. Dans la conception aborigène du "temps du rêve", explique Environment News Service, le site abrite aussi la demeure de Namarrgon, être mythique qui manie la foudre, et "ancêtre créateur responsable d'un spectaculaire orage électrique sur le plateau d'Arnhem". L'électricité, déjà...

 

Grigory Perelman

Par Le 17/02/2013

11 septembre 2007

http://abcmaths.free.fr/blog/uploaded_images/2007/09/le-gnie-des-maths-retir-du-monde.html

 

Le génie des maths retiré du monde


C'est un homme hirsute, qui vit reclus dans un quartier de Saint-Pétersbourg à la mauvaise réputation. Grigori Perelman est un mystère. Du jour au lendemain, ce génie a abandonné les mathématiques et la recherche, pour une vie de rien. Il venait de refuser la médaille Fields - l'équivalent du Nobel - après avoir été le premier à résoudre l'une des sept énigmes du siècles, la conjecture Poincaré.

Au milieu d'une forêt d'immeubles soviétiques, dans un dédale de béton parsemé de bouleaux, le 98-3, rue Budapestskaïa, dans la banlieue sud de Saint-Pétersbourg. Nous sommes dans le quartier populaire de Kouptchino, à vingt bonnes minutes, en marchant, du terminus de la ligne de métro n° 2. Kouptchino, une cité-dortoir construite à la fin des années 1960 sur d'anciens marais asséchés, près de l'aéroport. Au cinquième étage d'un bloc sinistre qui en compte huit, l'appartement 131 et sa vieille porte en bois. Difficile de croire qu'un génie du siècle se terre au coeur de cette zone qui, la nuit tombée, traîne une mauvaise réputation. C'est pourtant là que vit, à la réglette de ses maigres besoins, cet illustre hirsute de 41 ans à l'allure de vagabond insaisissable: le grand mathématicien russe Grigori Iakovlevitch Perelman.

Le 11 novembre 2002, un article mis en ligne par ce chercheur obstiné sur arxiv.org allait changer l'histoire des mathématiques. En 39 pages, "Grisha" Perelman parvient à résoudre l'un des "sept problèmes du millénaire" listés en 2000 par l'Institut Clay, qui a mis à prix leur résolution à un million de dollars chacun: la conjecture de Poincaré. Avancée en 1904 par le mathématicien français Henri Poincaré, cette conjecture est "une hypothèse audacieuse concernant rien moins que la nature et la forme de notre Univers", raconte, dans un résumé gourmand et vulgarisateur, le professeur américain Donal O'Shea, récent auteur d'un livre sur le sujet*.

Fort de sa démonstration, au printemps 2003 Perelman effectue une "tournée" aux Etats-Unis pour présenter ses travaux. Et emporte l'adhésion de ses pairs. Trois ans plus tard à Madrid, il est alors logiquement récompensé par la prestigieuse médaille Fields, l'équivalent du prix Nobel dans la discipline. Mais, comme annoncé, le "héros" n'est pas là, ce 22 août 2006. Deux mois avant la cérémonie, il avait précisé qu'il refuserait la médaille, une première, et qu'il ne se rendrait pas en Espagne. Il renonce également à la prime d'un million de dollars qui lui est promise.

Coupé du monde extérieur

En fait, le mystérieux Grisha a largué les amarres depuis six mois, quittant brusquement son poste au célèbre Institut Steklov de mathématiques où il travaillait depuis quinze ans. Reste seulement cette missive aride de deux lignes que déterre la secrétaire dans son dossier: "Je vous demande de prendre en considération ma démission pour raisons personnelles au 1er janvier 2006", peut-on y lire. Le revirement est sans appel: Perelman fait également savoir qu'il a complètement arrêté les maths. Fin de partie pour l'idéaliste, retourné à l'austérité de sa vie d'ermite pour esquiver l'insignifiance du cirque qui l'entoure.

Depuis, il est quasiment coupé du monde extérieur. Pour remonter le chemin de son renoncement, il faut retourner au centre-ville. Rue Kirostchnaïa, à l'école 239, un lycée scientifique de renommée mondiale. Là, son nom est inscrit au tableau d'honneur - année 1981 - face à l'escalier central. "Grigori Perelman, vainqueur des Olympiades internationales de mathématiques-physique". Avec un score parfait: 42 points sur 42 possibles. "Il avait la note maximale dans toutes les matières sauf en sport, note Sergueï Roukchine, un de ses anciens professeurs. Pas parce qu'il n'aimait pas le sport, mais parce que cela lui prenait du temps sur les maths..."

La genèse d'un parcours exceptionnel: de 1982 (il a 16 ans !) à 1987, il étudie à l'Université de Leningrad (ex-Saint-Pétersbourg), d'où il sort diplômé avec mention d'excellence. Il entre comme doctorant à l'Institut Steklov et soutient sa thèse en novembre 1990. Mais déjà, il s'illustre par ses réticences aux honneurs, refusant un prix accordé par la Société européenne des mathématiques... Son CV lui ouvre toutefois les portes des grandes universités américaines: NYU, Stony Brook et Berkeley, où il travaille deux ans, de 1993 à 1995. C'est lors de son séjour californien qu'il rencontre l'éminent professeur de mathématiques américain Richard Hamilton. Lui aussi s'est penché sur la conjecture de Poincaré et a déblayé le terrain. Perelman va finir le boulot. Il entre à "Saint-Pet'" à l'été 1995 et s'enferme, pour sept ans, dans ses équations... Jusqu'au fameux courriel du 11 novembre 2002. Et à cette renommée qu'il a préféré fuir.

Objet d'un culte sur la Toile

Paradoxe des temps modernes, cette quête farouche d'anonymat a fait de Grisha une vedette involontaire, jusque dans les pages de la jolty press (la presse jaune, les journaux à scandales russes). Le rebelle au regard habité, qui fuit argent et distinctions, étonne, détonne et intrigue. Un tee-shirt a été édité à son effigie. Côté pile, son visage superposé sur celui du Christ. Côté face, un slogan: "L'argent ne peut pas tout acheter". Le 19 juin, le tabloïd Komsomolskaïa Pravda a publié les dernières photos en date de Perelman, tirées d'une vidéo faite au téléphone portable, dans le métro. Un film d'une totale banalité: "le génie" monte dans un wagon à la station Kouptchino, reste debout près des portes, l'air ailleurs, et descend trois stations plus loin. Depuis l'année dernière, ce Diogène moderne est également devenu une vedette du net. Sa radicalité enflamme les forums et les sites satiriques. On délire sur son look de "moujik" et la longueur de ses ongles, qu'il laisse pousser à hauteur de trois centimètres. Un petit film amateur, délirant, intitulé Life after Poincaré: a Perelman adventure, a même été mis en ligne sur un site de vidéos en partage. On y voit un faux Grisha rencontrer et faire disparaître un faux Russell Crowe, l'acteur qui incarnait le mathématicien John Nash - un autre original - dans le film A beautiful mind (Un homme d'exception).

S'il n'est pas schizophrène comme Nash, le vrai Perelman tendrait plutôt vers la misanthropie. Difficile de débusquer la bête, qui fuit farouchement toutes les sollicitations. "Je ne pense pas que mes paroles puissent avoir le moindre intérêt public, a-t-il brièvement répondu, en août dernier, au quotidien anglais The Daily Telegraph. L'autopromotion existe, et si certains veulent en faire, bonne chance à eux. Mais je ne conçois pas ça comme une chose positive. Autant que je sache, je n'ai rien à offrir aux lecteurs." Le seul entretien qu'il ait accordé de bonne grâce remonte au début de l'été 2006, avant la tempête de Madrid: le magazine américain The New Yorker lui avait consacré un imposant article, en pointant certaines querelles responsables de son exil intérieur. Perelman y évoquait son amertume face à une polémique née en Chine (où est contestée sa prépondérance dans la résolution de la conjecture de Poincaré) et, au-delà, le manque d'intégrité de la communauté scientifique, les querelles oiseuses de son microcosme. La persécution médiatique dont il fit l'objet, dans les jours suivant sa consécration involontaire à Madrid, parachèvera son splendide isolement.

Plus d'un an après, Galina Prytkova, sa voisine de palier de l'appartement 130, subit encore les dommages de cette effervescence. Après un accueil plutôt glacé, elle profite de la présence d'une amie, aperçue au pied de l'immeuble, pour sortir de chez elle et entrer dans la discussion. "Dès le moment où il a résolu l'énigme, tout le monde s'est précipité chez lui et chez sa mère, où il est souvent [elle vit avec la soeur de Perelman à proximité, son père a émigré en Israël]. Alors ils se sont cloîtrés. Mais quelle est cette modestie qui pousse à refuser une telle somme ? C'est un mystère pour tout le monde... Cette mathématique-là, personne ne peut la résoudre !"

Il refuse les sollicitations, n'a "rien à dire"

Un adjectif revient, effectivement, à l'évocation de son caractère et de son comportement; "skromno": humble, modeste, discret. Un reportage de la chaîne NTV, rediffusé en juillet, le montre au retour des courses, démarche lente, un vieil anorak sur le dos, un bonnet râpé sur la tête et un sac en plastique blanc à la main. Filmé en caméra cachée, on l'entend ronchonner sur l'augmentation de deux roubles du prix du kilo de pommes (1 euro vaut 35 roubles). Pas vraiment le style "nouveau Russe", à l'heure du capitalisme sauvage et sans complexes qui sévit dans le pays. En fait, Perelman "subsisterait" grâce à l'argent qu'il a gagné comme maître de conférences à Berkeley, il y a une douzaine d'années. Il a ses habitudes en fin de matinée dans les rayons du supermarché du coin. Et selon une vendeuse, "il ne parle avec personne. Je ne l'ai jamais vu accompagné". Une confirmation, aussi: "Son comportement n'a absolument pas changé depuis ces histoires."

A l'image de ses résolutions. Le mathématicien français Gérard Besson, directeur de recherches au CNRS, est un spécialiste des travaux de Perelman. Il a écrit plusieurs courriels au "génie" pour obtenir des détails sur ses recherches. "Il ne m'a jamais répondu, raconte-t-il. C'est frustant car j'avais des questions à lui poser. Intellectuellement, il est hors norme. Sa méthode est originale et il a apporté des idées nouvelles. En revanche, je n'ai pas de jugement à porter sur sa vie..."

Même silence radio à l'Institut Steklov. Son actuel directeur, Sergueï Kisliakov, a pris ses fonctions deux semaines après la démission de Perelman, fin décembre 2005. En souriant, il cite à la volée d'illustres "prédécesseurs" pour démystifier le cas Perelman: Alexandre Grothendieck, un autre grand mathématicien reclus, lauréat rebelle de la médaille Fields 1966, ou le compositeur finlandais Jean Sibelius (1865-1957), qui a brutalement arrêté de composer dans les années 1930. Il raconte qu'en juin une invitation lancée à l'occasion d'un hommage rendu à son directeur de thèse, dont Perelman fut pourtant le dernier élève, est restée, une fois de plus, sans réponse. "Il y a encore du courrier qui arrive pour lui ici, explique Kisliakov, blasé. Si on lui demande quoi faire de ces lettres, Grisha nous répond: 'Gardez-les. Ou jetez-les à la poubelle.' En partant d'ici, il a dit qu'il trouverait un autre métier. Que fait-il à présent ? Je n'en sais rien."

Par Alban TRAQUET, envoyé spécial à Saint-Pétersbourg
Le Journal du Dimanche

Ci-dessous , l'article publié sur abcmaths en août 2006 lors de l'attribution de la médaille Fields à Grigori Perelman :

Médaille Fields: la conjecture de Poincaré démontrée par Grégori Perelman

Les grands médias mettent en avant l’herméticité de la conjecture de Poincaré , on peut toutefois expliquer très shématiquement de quoi il s'agit:

Commençons par la dimension 1. Sur une feuille de papier, tracez une ligne raisonnablement sinueuse, sans qu’elle ne se recoupe, puis terminez-la en revenant au point de départ. Bien. Cette ligne fermée, imaginons que ce soit un élastique : il est facile de se convaincre qu’on peut la déformer sans la briser pour obtenir un cercle. Et bien voilà la conjecture de Poincaré en dimension 1 (1, c’est ce qu’on appelle la dimension d’une ligne, en mathématiques).

Passons en dimension 2. Là, il faut faire un petit effort d’imagination. Notre élastique devient alors une sorte de patate, dans l’espace, aussi déformée que vous le voulez, avec des bosses, des creux, un peu comme les personnages du dessin animé «Les Barbapapas», mais sans trou. Ce qui nous intéresse, c’est la peau de cette patate, sa surface. Et bien on peut la déformer, cette surface, en imaginant qu’elle soit élastique, pour qu’elle devienne un beau ballon bien rond, c’est-à-dire une sphère. Voilà la conjecture de Poincaré en dimension 2 (qui est la dimension d’une surface, en mathématiques). La conjecture de Poincaré s’énonce en toute dimension: 3,4, etc. On a démontré qu’elle était vraie en dimensions 1,2, vous en êtes maintenant convaincus, mais aussi en dimensions 4,5, et toutes les dimensions supérieures.

Mais il manquait la dimension 3. Depuis 1904 :C’est ce manque qu’a comblé Grégori Perelman.

Il faut imaginer qu’on a un volume (c’est-à-dire un objet de dimension 3), plongé dans l’espace à 4 dimensions. Qu'est-ce que l’espace à 4 dimensions, me direz-vous ? . On peut répondre que c’est l’espace-temps, mais on n’est pas tellement plus avancé... En tout cas, en maths, cela existe. On a des espaces de n’importe quelles dimensions. Donc imaginons un «volume», dans l’espace à 4 dimensions, qui soit raisonnablement bosselé, et surtout sans trou. Et bien on peut le déformer pour qu’il devienne une sphère de dimension 3.

Mais qu'est-ce qu'une sphère de dimension 3 ? Peut-être est-ce exactement l’espace où nous vivons ...

Très approximativement , voilà la conjecture émise par l'immense mathématicien Henri Poincaré.(" la démonstration nous mènerait trop loin " disait -il avec beaucoup de clairvoyance)

Un siècle plus tard , Gregori Perelman a démontré cette conjecture

Les mathématiciens du monde entier ont validé la démonstration, et c’est pour cela qu’ils ont attribué une médaille Fields à Grégory Perelman. Qui s’en moque et préfère cueillir des champignons dans ses forêts russes!

Il a refusé la médaille. Il aurait même aussi refusé une récompense que lui proposait un institut de mathématiques (un million de dollars), au motif qu’en Russie, l’argent génère toujours la violence.

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Ne plus être dérangé

Par Le 15/02/2013

Parfois, il vient en moi une étrange impression. Plus rien ne me touche, plus rien ne m'atteint. Non pas que que je sois indifférent. L'impression que rien n'est là pour être atteint. Je pense que c'est cela l'état méditatif en fait. Bien que je n'ai jamais tenté de m'initier en quelque façon à la chose. Je ne peux pas être dérangé étant donné qu'il n'y a plus rien qui puisse l'être. 

J'ai une grippe carabinée associée avec une bronchite et une baisse de tension, en arrêt depuis mercredi. Cet après-midi, je me suis allongé, j'ai fermé les yeux et à un moment, j'ai senti que je ne sentais plus rien. Comme si je n'avais plus de corps. J'étais incapable de visualiser mes jambes, mes bras, mon ventre, ma tête, rien, un immense vide. Il ne restait en fait que le souvenir associé à ces différentes parties, un rappel de la mémoire mais rien de tangible, de réel, de matériel. Simultanément, je percevais un flux, une chaleur étrange, comme un courant qui coulait à l'intérieur d'une enveloppe qui n'existait plus, que je ne ressentais plus. Juste une énergie, un crépitement qui a fini par ne plus être limité par l'imagerie associée à mon corps. Un rayonnement global s'est installé, je n'ai plus senti la pression de mes paupières, rien au niveau du crâne, ni même l'appui de ma tête sur le coussin, juste cette énergie...

La Vie.

Je connais depuis longtemps déjà cet état. Je sais que la Vie est là. Qu'il n'y a plus rien de superficiel, que le Moi est effacé, que les images sont éteintes, qu'il n'y a plus rien qui puisse être dérangé parce que rien n'a de prise sur cet état.

Bien sûr, il aurait suffi que le téléphone sonne pour que tout s'arrête. Mais cet état n'aurait pas disparu pour autant. Il est toujours là. Il est immuable. Comme la rotation de la Terre. L'énergie ne disparaît pas, elle est juste couverte par des éléments artificiels.

Mon corps est l'élément le plus artificiel qui soit, celui qui représente l'obstacle le plus puissant. Il n'y est pour rien. C'est juste un problème éducatif. Lui aussi est une victime.

Il faut réapprendre à s'extraire de l'enveloppe.

Changer le Soi

Par Le 15/02/2013

Changer le Soi.

L'idée est absurde en fait. Le Soi est établi et n'a aucune nécessité de transformation. Il est la Vie. Le travail spirituel s'effectue sur les manifestations du Moi, sur la pensée, l'imagerie, l''intellect, les conditionnements, les adaptations sociales. Le Soi est immuable et n'a pas à être corrigé. C'est comme vouloir intervenir sur la rotation de la Terre. Dans le même temps, vouloir intervenir sur les flux de pensées en y pensant, c'est se condamner à nourrir leur croissance. Il faut entrer dans l'immobilité intérieure en laissant s'épuiser les images et les mots; Jusqu'au silence. C'est cela que le monde ne permet pas dès lors qu'on s'y intéresse. Dilemme insoluble. Il est impossible de se confronter au monde sans y perdre son intégrité. Cette alternance constante entre l'intérêt pour l'environnement qui nous occupe et dans lequel nous évoluons et cette conscience de la perdition qu'il génère est une occupation malsaine. C'est sans espoir, sans remède, sans solution.

Je comprends les ermites. Et simultanément, je n'arrive pas à entrer dans ce détachement. Sans doute que ma fonction d'enseignant y perdrait son âme. Et pourtant, quel est ce droit que je m'octroie ? Ce que je propose à mes élèves, les discussions et les échanges, cette influence qu'ils subissent, en quoi est-elle plus honorable que tout ce qu'ils rencontrent dans leur vie quotidienne ? Rien ne peut me le dire.

J'ai été moi aussi influencé. Est-ce que c'est en bien ? Est-ce que je suis parvenu à établir ce que le Soi portait ou me suis-je égaré ? Est-il possible d'identifier ce que nous sommes, intrinsèquement, fondamentalement ? Est-il possible d'éprouver la réalité de cette Vie en nous ? En nous extirpant de toutes les images de ce Moi auquel nous sommes attachés ?

Non, il ne s'agit pas de changer le Soi. Il s'agit de se défaire du Moi pour que le Soi s'illumine, déchirer les voiles opaques qui le couvrent ou tout au moins éviter d'en ajouter constamment;

C'est ce que je cherche actuellement dans le silence.

Prends soin de toi

Par Le 15/02/2013

"Prends soin de toi."

"Parce que tu le vaux bien. "

Deux phrases bien connues et qui témoignent bien d'un profond problème. C'est l'identification au moi. 

Dans cette attention qu'on se porte, c'est l'individu qui est mis en avant et la Vie elle-même disparaît.

"Prends soin de la Vie en toi parce qu'elle le vaut bien. "

Ce message-là me semble beaucoup plus sain parce qu'il met en avant la dimension "miraculeuse" de l'existence sans se l'approprier. C'est la source même de l'humilité et c'est bien le drame de l'humanité depuis bien longtemps. La perte de cette humilité parce que l'individu est mis en avant, dès ses premiers jours, dans un complet déséquilibre au regard de la vie en lui.

On pourrait trouver cette autopsie linguistique bien exagérée mais si on remonte à la source, toutes les dérives de l'homme y trouve leur explication.

De l'assassinat à la destruction de la planète, de la torture pratiquée sur les hommes comme sur les animaux, de l'empoisonnement des ressources naturelles à des fins mercantiles...Si on analyse toutes les dérives de l'homme à travers ce prisme de la négation de la vie et de son remplacement par l'hégémonie individuelle, tout s'éclaire.

Et c'est sans espoir.

Farine animale

Par Le 14/02/2013

Un potager, une canne à pêche pour aller dans les torrents de montagne, cueillir les champignons et les fruits de saison dans les forêts, élever quelques poules...
Ceux-là survivront.
Les autres consommateurs ne sauront pas de quoi ils mourront. On leur parlera de cancer sans doute. Mais ils ne sauront pas d'où il vient réellement. Aujourd'hui, les causes de mortalité sont bien moins claires qu'il y a cinquante ans...
Bienvenue dans un monde moderne Petit d'Homme...

Accueil > Planète > Les farines animales réintroduites pour nourrir les poissons

Les farines animales réintroduites pour nourrir les poissons

Créé le 14-02-2013 à 16h27 - Mis à jour à 17h08

Le recours à ces farines était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle". Elles pourront à nouveau être utilisées pour la pisciculture à compter du 1er juin.

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Un employé de la Sogéma pose, le 22 avril 2002, au port fluvial de Strasbourg, lors du chargement de farines animales dans un camion citerne étanche. (AFP PHOTO THOMAS WIRTH)

Un employé de la Sogéma pose, le 22 avril 2002, au port fluvial de Strasbourg, lors du chargement de farines animales dans un camion citerne étanche. (AFP PHOTO THOMAS WIRTH)
Sur le même sujet

Les poissons d'élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volailles à compter du 1er juin, annonce ce jeudi 14 février la Commission européenne. Ce mode d'alimentation était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle".

Approuvée par les experts des Etats membres en juillet 2012, la mesure autorise le recours aux protéines animales transformées (PAT) dans l'alimentation des poissons d'élevage et des autres animaux de l'aquaculture.

"Elle améliorera la durabilité à long terme du secteur de l'aquaculture, car ces PAT pourraient être un substitut précieux aux farines de poisson, qui sont une ressource rare", indique la Commission. "Elle est conforme aux avis scientifiques les plus récents selon lesquels le risque de transmission d'ESB entre animaux non-ruminants est négligeable pour autant qu'il n'y a pas de recyclage entre les espèces" [cannibalisme, NDLR], souligne Bruxelles.

L'utilisation des farines animales pour les ruminants est interdite depuis 1997 en raison des risques de contamination par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou "maladie de la vache folle". L'interdiction avait été étendue en 2001 aux aliments pour tous les animaux de consommation.

Une réintroduction pour les volailles et les porcs ?

"La situation épidémiologique actuelle de l'ESB montre que l'UE est désormais dans la phase finale de l'éradication de l'ESB au sein de son cheptel bovin", souligne la Commission.

En juillet 2010, Bruxelles avait décidé d'entamer une réflexion sur les assouplissements pouvant être apportés à l'interdiction des farines animales dans l'alimentation des animaux.

Ainsi, après l'autorisation des farines pour poissons, la Commission "entend proposer une autre mesure pour réintroduire l'utilisation des PAT de porc et de volailles pour les volailles et les porcs". Le cannibalisme (à l'intérieur de mêmes espèces) étant interdit, les volailles ne pourront pas être nourries avec de la farine de volailles, mais en l'occurrence de porc, et inversement.

Mais cette autorisation ne devrait pas intervenir avant 2014, selon un porte-parole de l'exécutif communautaire.

Les PAT resteront en revanche interdits dans l'alimentation des ruminants (bovins, ovins et caprins), de même que les PAT de ruminants à destination des animaux d'élevage non-ruminants.

Rythmes anti-scolaires

Par Le 14/02/2013

Ecole

Rythmes scolaires: «Cela ne résoudra pas l’échec scolaire»

100 % des enseignants de la maternelle Marcel-Cachin de Champigny-sur-Marne sont en grève ce mardi contre la réforme des rythmes scolaires voulue par le ministre Vincent Peillon. Ils dénoncent une réforme précipitée qui risque de nuire aux élèves.

Porte close. Ce matin, aucun des douze enseignants de la maternelle Marcel-Cachin de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) n’ira en classe. L’établissement, rattaché à un vaste groupe scolaire aux murs de béton, affiche un taux de grévistes de 100 %. Du rarement vu. Dans son bureau, Patricia ­Durand, la directrice, soutient totalement cette mobilisation. « Prétendre que l’on va lutter contre l’échec scolaire avec cette réforme des rythmes, c’est n’importe quoi, lâche-t-elle. Ce n’était vraiment pas la priorité. »

30 enfants par classe

À Marcel-Cachin, l’urgence numéro un se situe du côté des effectifs. L’établissement accueille 310 élèves pour 11 classes. Soit une moyenne de 30 enfants, âgés de trois à cinq ans, par enseignant ! « Dans une telle situation, impossible de prendre du temps avec ceux qui ont des problèmes d’apprentissage, souligne Patricia Durand. Nous aurions surtout besoin d’au moins de deux ou trois maîtres supplémentaires et de moyens pour notre réseau d’aide aux enfants en difficulté, décimé ces dernières années. »

Ici, cette réforme des rythmes apparaît comme un casse-tête précipité et imposé. Qui risque surtout d’aggraver le quotidien des élèves. « On diminue un peu le nombre d’heures de cours par jour mais on augmente l’amplitude horaire passée en collectivité, souligne Patricia Durand. Au final, la fatigue sera toujours là, et même plus car le périscolaire, ce n’est pas de tout repos… »

14 adultes pour un enfant

Pour l’équipe éducative, cette réforme fait l’impasse sur la spécificité de la maternelle. « Je suis étonnée que le gouvernement ait mis sur le même plan les rythmes d’un enfant de trois ans, qui fait la sieste l’après-midi et n’allait ­jamais à l’école le samedi matin avant 2008, et ceux d’un enfant de dix ans », relève Christine Darnault, représentante des parents d’élèves FCPE. Comme d’autres, elle s’inquiète de la nature des activités périscolaires, à la charge de la commune. « On parle de périscolaire de qualité, mais le gouvernement augmente de 10 à 14 enfants pour un adulte le taux d’encadrement des moins de six ans. Ça fait bricolage. »

La directrice de Marcel-Cachin en est sûre, la municipalité n’aura pas les moyens de proposer autre chose que de la garderie améliorée. « Pour les enfants, cela risque de se finir devant un DVD. Je ne vois pas en quoi cela va lutter contre l’échec scolaire. » À la mairie, on a fait ses comptes : 500 personnes à embaucher et un coût avoisinant les 2 millions d’euros. La commune a opté pour un report à 2014. En espérant, l’ouverture d’une réelle concertation.

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Rythmes scolaires: qui paiera la facture?

L. M.

Permis de scolarité

Par Le 13/02/2013

Les laboratoires pharmaceutiques imposent des adjuvants aux vaccins et l'Etat cautionne jusqu'à exclure une élève...

Je n'ai plus AUCUN VACCIN à jour depuis des années...Aucun contrôle de médecine du travail depuis trente ans. Ce pays marche complètement à l'envers. Diktat financier et c'est tout.

Nantes. Faute de vaccin, une élève exclue de l’école

Santé mardi 12 février 2013

Depuis vendredi, Louna, 4 ans et demi, est exclue de l'école. La raison ? Elle n'est pas vaccinée contre le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite), vaccin obligatoire.

Les parents de Louna, Sophie Maisonneuve et Sébastien Heyn, qui vivent au Landreau, ne sont ni des « illuminés » ni de farouches opposants de la vaccination. Ils sont même prêts, assurent-ils, à faire vacciner leur fille contre le DTP. Problème : depuis 2008, ce vaccin seul a été retiré du marché. Aujourd'hui, il se présente sous une autre forme : DTP et coqueluche, DTP et hib (haemophilus) ou DTP et hépatite B.

« Or, à part le DTP, ces vaccinations ne sont pas obligatoires, explique Sophie Maisonneuve. Comme ils ne sont pas obligatoires, si l'enfant déclare une maladie post-vaccinale, l'État se désengage. Et ne verse aucune indemnisation en cas de handicap. » Car cette nouvelle forme du vaccin comporte des adjuvants. « Autant le DTP seul est un vaccin relativement propre, autant ceux-là comportent des risques », estiment les parents de Louna.

Louna est entrée à l'école La Sarmentille, en 2011. Avec un carnet de vaccination vierge. « Jusqu'à présent, malgré les discussions, il y avait une certaine tolérance. On a expliqué notre position : oui au DTP, mais pas au reste. » Depuis la rentrée dernière, les choses se sont durcies. L'Inspection académique a envoyé plusieurs courriers à la famille, « nous disant qu'on était hors-la-loi».

« S'il le faut, on ira plus loin »

Une alternative existe : une autre vaccination peut remplacer le DTP. « Le Dtvax et l'Imovax. Il faut un protocole particulier, en passant par un médecin qui fait une demande auprès du laboratoire Sanofi. »

Sophie Maisonneuve et Sébastien Heyn ont fait cette démarche. « Mais les vaccins sont toujours dans notre frigo, dit la maman. Il y a du mercure dedans. On n'en veut pas. »

Aujourd'hui, c'est l'impasse. Ce que souhaitent les parents de Louna ? Que leur fille retourne à l'école le plus vite possible. « On veut qu'il y ait une levée de l'obligation vaccinale au DTP, puisqu'on ne peut pas satisfaire cette obligation sans injection d'autres vaccins qui, par ailleurs, ne sont, eux, pas obligatoires. » Pour l'Inspection académique, la règle est claire : sans cette vaccination obligatoire, pas d'accueil possible à l'école.

La famille est soutenue par l'Unacs (Union nationale des associations citoyennes de santé). Son avocat a fait une demande de référé auprès du tribunal administratif pour annuler l'exclusion de Louna. « S'il le faut, on ira plus loin », insistent les parents.

Tecumseh

Par Le 10/02/2013

"Quand tu te lèves le matin,

remercie pour la lumière du jour,

pour ta vie et ta force.

Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre.

Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même. "

Tecumseh, chef indien Shawnee ( 1768-1813)



"Quand vous êtes arrivés,

vous aviez la Bible, nous avions la terre.

Vous avez dit : "fermons les yeux, prions ensemble."

Quand nous avons ouvert les yeux, nous avions la Bible,

 vous aviez la terre. "

Indiens Algonquins.




TECUMSEH


Biographie

Tecumseh est né à Old Picqua dans la région de l’actuelle Springfield dans l’Ohio en 1768, année du Traité de Fort Stanwix. À la mort de son père, un guerrier shawnee tué à la bataille de Point Pleasant (10 octobre 1774), il est élevé avec ses frères par sa sœur aînée et par le chef Blackfish, car sa mère d’origine Creek choisit de retourner dans sa tribu dans le sud. Son nom Tekoomsē signifie « Étoile filante »1,2 : l'étoile filante était assimilée à une panthère sautant d'une colline à une autre. Son frère cadet Lalawethika (Celui qui fait du bruit) grandit dans son ombre, mais acquiert une réputation de prophète après sa chute dans un feu, qui le laissa pour mort. Suite à la vision qu'il reçut durant cet accident, il prendra le nom de Tenskwatawa (Porte ouverte).

Tecumseh vécut sa jeunesse à l'époque troublée de la révolution américaine, dans la vallée de l'Ohio, considérée comme le centre du monde par les Shawnees. Sa tribu prend le parti de la Grande-Bretagne et attaque les forts de la frontière américaine. En 1779, Tecumseh doit fuir avec sa mère à cause du conflit avec les “Longs Couteaux”. Il est impliqué dans de nombreux raids et escarmouches durant les dernières années de la guerre d’indépendance américaine de 1780 à 1783. Le Traité de Paris (1783) consacre la naissance des États-Unis qui obtiennent les territoires indiens entre le Mississippi et les Appalaches. Cependant, le Territoire du Nord-Ouest restait sous domination des Amérindiens encouragés par les Anglais à résister aux Américains.

Bataille de la Thames et mort de Tecumseh3

Il conduit sa tribu dans la guerre des Indiens du Nord-ouest (Northwest indian war 1790-1795), mais est battu par le général Anthony Wayne à la bataille de Fallen timbers le 20 août 1794. À la fin de cette guerre, il refuse de signer le traité de Greenville qui autorise la vente des terres amérindiennes aux Blancs. Il s’installe alors le long de la rivière Wabash.

Progressivement, beaucoup d'Amérindiens adoptent le costume européen et découvrent l'alcool, à l'instar de Tenskwatawa. Certains font du commerce dans les forts américains et s'endettent. Du fait des guerres, leur société se trouve déstabilisée et le nombre de femmes dépasse de beaucoup celui des hommes. Tous ces facteurs concourent à un processus de colonisation et d'acculturation des Amérindiens, permettant aux colons blancs de s'installer toujours plus à l'ouest.

Fédération des tribus indiennes

août 1810 : Tecumseh rencontre William Henry Harrison à Vincennes (Indiana) où il demande l'annulation du Second traité de Fort Wayne du 30 septembre 1809 sous peine de s'allier aux Britanniques, ce qu'il fera. (Voir:Bataille de Tippecanoe)

Avec l’aide de son frère Tenskwatawa, Tecumseh tente de fédérer les tribus amérindiennes du Canada à la Floride, afin de résister à l’avance inexorable des colons sur leurs terres. Tenskwatawa est persuadé que l’arrivée des Blancs est une punition envoyée par la divinité suprême, le Maître de la Vie. Le séisme de 1811 dans la vallée du Mississippi et une éclipse (1806) ne font que renforcer cette vision millénariste de la conquête de l'Amérique. Le Traité de Fort Wayhne (1809) décide Tecumseh à sortir de l'ombre de son frère. Il voyage dans tout le territoire compris entre le Mississippi et les Appalaches. Il espère fonder des États-Unis Indiens d'Amérique et de réaliser l'union des tribus pour la défense commune de leurs terres. En août 1810, il rencontre le gouverneur du territoire de l’Indiana et futur neuvième président des États-Unis, William Henry Harrison, à Vincennes dans l'Indiana, mais les deux hommes restent sur leurs positions.

Tecumseh ne parvient pas à persuader les différentes tribus de surmonter leurs différences ou leurs haines ancestrales, et la défaite de Tenskwatawa, à la bataille de Tippecanoe en novembre 1811 face à Harrison, détruit son œuvre et ses espoirs. Le village abritant leur quartier général, Prophetstown, est déserté, et Harrison ordonne aux soldats américains de l'incendier.

Tecumseh réunit de nouveau une armée de 3 000 hommes appartenant à 32 tribus différentes à Prophetstown en 18134. Puis il conduit sa tribu au Canada où il rejoint les forces britanniques.

Engagement dans la guerre de 1812

Quand la guerre de 1812 éclata entre les Etats-Unis et l'Angleterre, Tecumseh considéra cet événement avec satisfaction, car, selon lui, il devait être favorable à ses projets puisqu'il allait hâter la destruction des Américains, ses ennemis.

Il choisit d'abord de rester spectateur avant de changer d'avis. Aider d'abord à la destructions des Américains, pour n'avoir plus ensuite qu'à frapper sur les Anglais, lui parut une politique plus sage. Aussi céda-t-il aux sollicitations des Anglais qui recherchaient son alliance par tous les moyens possibles. Depuis son enfance, il avait pris part à tous les engagements contre les colons, et personne encore ne pouvait lui reprocher une de ces actions cruelles si communes à ses compatriotes dans l'ivresse de la victoire. Il avait horreur du sang versé après le combat, et on le vit souvent défendre ses prisonniers contre la fureur de ses propres guerriers. Il devait bientôt rougir de l'atroce conduite de ses alliés, qui incitaient les Indiens qu'ils avaient enivrés à massacrer leurs prisonniers blessés. Tecumseh leur témoigna tout le mépris qu'ils lui inspiraient lorsqu'il refusa le grade de brigadier-général, ainsi que l'écharpe de soie que le général Henry Patrick Procter lui offrit au nom du roi d'Angleterre comme récompense de son courage au combat. Néanmoins, toujours préoccupé de ses vastes projets, il crut devoir persister dans son alliance avec les Anglais jusqu'à ce que les Américains, qu'il regardait comme ses plus dangereux ennemis, fussent anéantis.

De nouvelles tribus vinrent se ranger sous ses ordres, et ce fut à leur tête qu'il participa aux côtés des Anglais à la bataille de la rivière Thames qu'il livrèrent au général Harrison.

D'après une anecdote controversée5, au milieu de la mêlée, le colonel américain Richard Mentor Johnson, neuvième vice-président des États-Unis, se serait avancé presque seul vers un groupe d'Indiens qui se ralliaient à la voix de Tecumseh. L'éclat de l'uniforme de Johnston et la blancheur de son cheval l'auraient fait remarquer, et il serait devenu le point de mire de tous les coups. Criblé de blessures, il aurait été mis à bas de son cheval. Tecumseh serait arrivé près de lui, aurait levé son tomahawk pour lui donner la mort mais aurait hésité un instant qui lui aurait été fatal. Le colonel Johnson se serait saisi d'un pistolet à sa ceinture et aurait tiré à bout portant dans la poitrine de Tecumseh, qui serait tombé mort à ses côtés.

Le corps de Tecumseh fut retrouvé parmi les morts après le combat. Le destin du corps reste sujet à controverse : selon Auguste Levasseur, les Américains le reconnurent, et pour rendre hommage à son courage, ils l'enterrèrent avec tous les honneurs militaires6. Selon la série documentaire American Experience, les membres de la milice du Kentucky le défigurèrent au point qu'il fut très difficilement identifiable par la suite7.

Iconographie

Anonyme, Portrait de Tecumseh d'après la gravure de Benson Lossing (localisation inconnue)

Le portrait de Tecumseh gravé en 1868 par Benson John Lossing pour son ouvrage Pictorial Field-Book of the War of 1812, fut basé sur un croquis d'après nature de Pierre Le Dru daté de 1808. Lossing modifia le modèle original en habillant Tecumseh d'un uniforme britannique, prenant appui sur la nomination de Tecumseh en tant que brigadier général. Cette représentation est inhabituelle car il est représenté avec un anneau dans le nez, parure fréquente chez les Shawnee à l'époque, mais omise dans les représentations idéalisées du chef indien8. On ne connait aucun autre portrait fait d'après nature.

La malédiction de Tecumseh

Article détaillé : Malédiction de Tecumseh.

Selon une tradition d'origine obscure, Tecumseh aurait lancé une malédiction sur tous les chefs d'états américains, à commencer par son adversaire, le futur président Harrison ; il aurait juré sur une colline, en 1811, une fin tragique à tous les présidents américains élus lors d'une année se terminant par zéro dans son écriture9 :

Néanmoins, Ronald Reagan, qui a été élu en 1980, n'est mort de vieillesse qu'en 2004. Son premier mandat est tout de même marqué par une tentative d'assassinat.

De même, George W. Bush, élu en 2000, est toujours vivant, bien qu'ayant également subi une tentative d'assassinat au cours de sa présidence. Ses deux mandats ont néanmoins été marqués par les attentats du 11 septembre, les guerres d'Afghanistan et d'Irak, ainsi que par une grave crise financière et économique.

Même si sa stature a été amplifiée à des fins électorales par son vainqueur, Tecumseh n’en reste pas moins un tacticien talentueux et un chef qui fut aimé de son peuple et respecté par les autres tribus10.


L'argent tue.

Par Le 03/02/2013

ON SAIT TRES BIEN COMMENT ON EN EST ARRIVÉ LÀ !!

Les financiers de la planète ont mis les comptes dans le rouge, les politiciens ont participé tant qu'ils pouvaient s'enrichir par la même occasion et être réélus.

La plainte, c'est contre la finance qu'il faut la déposer.

Le personnel de la maternité fait partie des victimes collatérales de ce désastre. Ils ne doivent pas payer pour les Privilégiés.


Vendredi, une femme a perdu son enfant après avoir vu son accouchement différé par la maternité.

http://www.europe1.fr/Faits-divers/Bebe-mort-in-utero-Touraine-demande-une-enquete-1401991/

Une femme enceinte a perdu, vendredi à Paris, l’enfant qu’elle portait "faute de place", révèle dimanche Le Parisien. Le père de l'enfant a porté plainte contre X dimanche matin pour "homicide involontaire par négligence", avant que Marisol Touraine, la ministre de la Santé, ne réclame une "enquête exceptionnelle" sur les circonstances de ce drame.

Econduits par la maternité. Jeudi matin, le couple avait rendez-vous à 7 heures à la maternité de Port-Royal, à Paris. Un rendez-vous qui "avait déjà été reporté", confie Stéphane, le compagnon de Déborah, au Parisien. Bien que la grossesse de sa compagne soit considérée à risque, ils se font à nouveau éconduire par la maternité. "On nous a demandé (...) d'attendre 11heures. Et à 11heures il n'y avait plus de chambre disponible", ajoute-t-il.

Une fois... puis deux. En insistant au téléphone, le couple est redirigé aux urgences. "Une sage-femme débordée qui courait de box en box est venue vers nous pour nous dire de rentrer chez nous. Pour elle, il n’y avait pas d’urgence", explique le compagnon de la jeune femme au quotidien. Ils repartent alors en voiture.

Le verdict tombe dans la nuit. Ne se sentant pas bien, Déborah réveille son mari dans la nuit. Ils foncent donc de suite aux urgences, où les examens confirment les craintes du couple : le bébé est mort in utero. L'accouchement est tout de même déclenché vers midi, contrairement aux souhaits du couple. "On voulait une césarienne pour ne pas en rajouter au drame, mais ils ont dit que ce n'était pas possible", commente le père.

Touraine demande une enquête. Après avoir exprimé sa "très vive émotion" à l'égard du couple, Marisol Touraine, ministre de la Santé, a demandé "une enquête exceptionnelle, à la fois administrative et médicale, qui sera lancée dès lundi pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame". Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête préliminaire.

La maternité aussi. Avant la ministre, la maternité avait décidé de lancer une enquête interne "afin de comprendre ce qui s’est passé, voir si on est passé à côté de quelque chose". Toujours hospitalisée samedi, Déborah a reçu la visite de Patrick Houssel, directeur du groupe hospitalier, précise Le Parisien.

Les équipes de la maternité sont "choquées". Dominique Cabrol, patron de la maternité, confie dans le quotidien que ses équipes sont "choquées" par ce décès. Il concède que son service était ce jour-là "en saturation totale". "On peut penser que si la jeune femme avait accouché comme prévu, le bébé serait vivant".

José Mujica

Par Le 03/02/2013

Pas démago 22/01/2013 à 18h03

José Mujica : voici les cinq qualités pour faire un Président de légende

Blandine Grosjean | Redchef adj Rue89


José Mujica, assis près de Barack Obama, lors du sixième Sommet des Amériques, à Carthagène des Indes (Colombie), le 14 avril 2012 (Fernando Vergara/AP/SIPA)

L’Uruguayen José Alberto Mujica, plus connu sous le nom de Pepe, serait le Président le plus pauvre du monde. Il commence aussi à être le plus populaire du même monde, si l’on se fie aux journalistes (par exemple celui du New York Times) qui l’adorent. Son histoire a fait la une de Courrier international, « la préférée des lecteurs en 2012 » (article payant, nous ne l’avons pas lu...).


La une de Courrier international, 29 novembre 2012 

Ses réformes – légalisation de la marijuana, mariage des personnes de même sexe, libéralisation des lois sur l’avortement et soutien aux énergies renouvelables – sont évidemment extraordinaires dans le contexte latino-américain, et français pour au moins deux des réformes.

Mais ce n’est pas ce qui fascine l’opinion internationale, et nous avec. Le président Mujica, 77 ans, ne passe pas ses vacances sur le yacht d’un bon ami, il n’a pas appris à se faire servir. Il parle mal à certains de ses concitoyens. Il tue le job de Président.

1

Humble : « sa vieille », sa petite maison et sa bâtarde Manuela

Quand il a été élu président de la République le 29 novembre 2009, il n’a pas souhaité déménager de la petite maison (son « rancho » comme on appelle en Uruguay les habitations pauvres), 45 m² dans une banlieue pauvre de Montevideo, où il vit depuis vingt ans avec sa femme et sa chienne Manuela, une bâtarde.

La maison ne lui appartient même pas, elle est à sa femme, Lucia, qu’il appelle affectueusement « mi vieja » (ma vieille).

Un journaliste du quotidien espagnol El Mundo raconte qu’il l’a vu se rendre dans une droguerie de quartier pour acheter un siège de WC, et qu’il a accepté sur-le-champ une invitation des jeunes du petit club de foot Huracan, et là-bas, ils ont eu une petite discussion autour... du siège de WC.

Il reverse 90% de son traitement (250 000 pesos, environ 9 000 euros) à différentes ONG, conduit lui-même sa vieille voiture, une Volkswagen, son seul bien, d’une valeur de 1 400 euros – même si actuellement il dispose du véhicule présidentiel, une Chevrolet Corsa.

Chaque fois qu’on lui pose la question, et c’est assez fréquent, voire inévitable, « êtes-vous pauvre ? » il répond :

« Mon style de vie n’a rien de révolutionnaire, je ne suis pas pauvre, je vis de manière austère. »

2

Franc du collier : « Ne faites pas les petits cons »

En septembre dernier, il est apparu à une importante conférence latino-américaine du Mercosur avec le nez cassé : il a expliqué qu’il s’était blessé en aidant un voisin à réparer sa maison détruite lors d’intempéries.

Ce jour-là, il avait envoyé un message de soutien à tous ceux dont les maisons avaient été endommagées par le déluge :

« Chaque fois qu’il a plu, il a bien fini par s’arrêter de pleuvoir. Idem pour le vent. »

Mais il a fini par se fâcher :

« Nous sommes un petit pays avec une majorité d’habitants qui a choisi de vivre sur la côte et qui attend qu’il fasse un peu de vent pour ne pas aller travailler. La fatigue, ce n’est pas notre problème. »

Il sait parler « vrai » aux jeunes délinquants. Là, c’était après l’assassinat d’un pizzaiolo de 34 ans, père de cinq enfants :

« Ne vous comportez pas comme des petits cons, des nains de merde. Vous allez finir comme des rats de prison, dans le meilleur des cas. »

Pepe Mujica s’adresse aux jeunes délinquants

(En espagnol)

3

Réaliste : « Nous sommes tous fous »

Pepe Mujica a appris à vivre à la dure dans les prisons qu’il a fréquentées sous la dictature, entre 1973 et 1985. Il était un des dirigeants de la guérilla Tupamaros et a été torturé tout au long de sa détention. Il a raconté dans de rares interviews que les nuits où on lui donnait un matelas, il était content.

Lors de la célébration du centenaire d’un hôpital psychiatrique, il a expliqué que, « des problèmes de psychiatrie, il n’y en pas qu’ici, ils sont aussi dehors... nous sommes tous fous ». L’assistance a ri de la plaisanterie. Alors il a continué :

« Il y a de ça des années, quand j’étais en prison, j’ai souffert d’une paranoïa persécutrice infernale. J’entendais des voix. Ils m’ont envoyé dans un hôpital psychiatrique. »

4

Philosophe : « La liberté, c’est passer le balai et avoir du temps »

Pepe Mujica n’a pas que des amis en son pays. Un ancien administrateur de la banque Republica, dit de lui que :

« Son style, c’est celui du café du commerce, celui de philosopher sans fin et de ne rien faire. »

Il aime s’exprimer, et parmi ses nombreux apartés philosophiques, j’ai choisi celui-ci, tiré d’un entretien à La Republica :

« Je veux avoir du temps pour les choses qui me motivent. [...] C’est ça la vraie liberté : la frugalité, consommer peu, avoir une petite maison qui me laisse du temps pour profiter de ce que j’aime vraiment.

Sinon, il faudrait que j’ai une domestique, et je devrais supporter une présence étrangère chez moi. Et si j’avais beaucoup de choses, il faudrait que j’en prenne soin pour qu’on ne me les volent pas. La vieille ou moi, on passe le balai, et voilà, il nous reste beaucoup de temps, c’est ça qui nous enthousiasme. »

5

Pas démago : travaillez moins, pour consommer moins

Ses discours internationaux tranchent, et réjouissent une partie de la population latino-américaine. Celui qu’il a donné lors du sommet Rio+20, en juin 2012, sans cravate – personne n’a jamais pu lui en faire porter –, est une sorte de manifeste personnel, qui a fait un flop dans son pays :

« Mes compagnons travailleurs ont lutté pour obtenir les huit heures de travail quotidien. Là, ils vont obtenir les six heures. Mais celui qui obtient les six heures prend un deuxième emploi, et donc il travaille bien plus qu’avant. Pourquoi ?

Parce qu’il doit payer un tas de dettes. La petite moto qu’il a achetée à crédit. La petite auto qu’il a achetée à crédit. Et rembourser ses dettes et encore les rembourser. Et quand il peut enfin profiter de tout ça, c’est un vieux plein de rhumatisme, comme moi, et sa vie est déjà derrière lui. »

Ses dernières vacances d’été (de Noël dans l’hémisphère Sud), il les a passées comme un petit retraité. Avec Olga, aux terrasses de cafés, sans garde du corps. La photo a fait le tour de Twitter.

Noam Chomsky : manipulation des masses

Par Le 02/02/2013

Les dix stratégies de manipulation de masse – Noam Chomsky

 

 

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1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

2) Créer des problèmes puis apporter des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation.

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

On retrouve tout ça dans le fameux cahier n 13... (Je rappelle que le démantèlement de l'école publique et des services publics y sont clairement identifiés)

Cahier numéro 13 de l'OCDE

OCDE, c'est du long terme...

 

4/ La stratégie du différé.

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge.

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion.

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise.

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité.

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité.

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 

La passion qui délivre

Par Le 02/02/2013

 

Les passions, dans l'imaginaire collectif, sont souvent décriées et les gens passionnés considérés comme des "inconscients". Effectivement, il existe des passions dévorantes. La lucidité n'est pas de mise car le plaisir du "passionné" prend forme dans la puissance des émotions générées par la passion. Sa "passion" n'est qu'un prétexte à jouir des émotions et des effets associés. C'est la passion émotionnelle et il n'y a pas d'élévation dans ce processus mais un avilissement de la personne.

Spinoza proposait pourtant une démarche de reconnaissance de la passion et de son fonctionnement. L'homme est libre de ne pas céder aux passions. Il peut en jouir tout en observant le processus. La passion destructrice n'est donc pas une fatalité puisqu'elle implique un passage à l'acte et que dans l'acte, l'homme peut insérer sa volonté et son contrôle.

Les marins solitaires du Vendée Globe ou les alpinistes sont des gens passionnés et ils grandissent à chaque instant, non pas dans un abandon euphorisant et incontrôlé mais dans une exploitation de leur potentiel au coeur de cette passion. La passion devient dès lors un engrais.

Ou un poison.... Le crime passionnel. Le dictateur. Les financiers, les traders, les marchands d'armes. 

Passionnés par le pouvoir, par la puissance, par l'influence, par la domination. Intégralement soumis à leurs egos et aux conditionnements éducatifs et sociétaux.

Ceux-là sont morts intérieurement, ils n'existent plus, ils ne sont que des plantes grimpantes fixées sur un tuteur artificiel. Que le tuteur disparaisse et ils tomberont au sol.

 

C'est là qu'entre en jeu la notion de "juste milieu".

Le juste milieu.

 

Il y a un choix à faire. Sombrer ou s'élever. La passion est un abîme ou un chemin vers les cimes intérieures...

 

 

Passé, présent, futur

Par Le 01/02/2013

                                                                                                                                             Résultat de recherche d'images pour "triskell"

En Bretagne, il est dit parfois que le Triskell symbolise les trois dimensions temporelles et que le point de convergence représente l'instant.

 

Il y a trois temps de conjugaison. Mais ces trois temps n'existent pas de la même façon. Il faut être inscrit dans le présent pour pouvoir se projeter dans le passé ou dans le futur. Il y a la conscience présente des choses passées et la conscience présente d'un futur à venir. Si je reste ancré dans le passé et que je le ressasse, je ne suis plus dans le présent et je perds ma faculté à saisir la vie. Je me nourris de choses mortes ou elles pourrissent en moi. Si je me projette dans un espoir et que le futur me nourrit, je perds là encore l'opportunité d'être vivant. Je suis dans un cas comme dans l'autre un fantôme temporel qui n'a plus de matière mais qui erre dans les affres d'un mental tout puissant.

Cela ne signifie pas que cette psychologie temporelle n'a pas d'importance mais il convient d'en saisir la futilité et même le danger.

Le passé ne peut pas être un souvenir revécu et la prévision n'est pas une vie réelle. Ces deux entités psychologiques sont des ersatz éphémères et il ne tient qu'à moi de jouer avec sans qu'elles ne me dominent.

Le passé et le futur ne sont pas de purs néants mais ce ne sont pas non plus des existants. Ils ne sont que des extensions rendues possibles par la puissance trompeuse de mon mental. Cette puissance ne doit pas se retourner contre moi.

Bien entendu, mon passé est à la source de mon présent et le futur que j'envisage peut nourrir les forces présentes. L'équilibre à établir est un travail de longue haleine. L'observation interne se doit d'être constante. Ne jamais se perdre dans l'illusion. 

Même si le présent bascule sans cesse dans le passé, je dois faire en sorte que ce présent soit le plus efficient possible pour que le passé ne sombre pas dans le regret.

Même si le présent est une projection constante et immédiate vers le futur, je dois faire en sorte que ce présent soit le plus efficient possible pour que ce futur ne devienne pas une illusion.

La phrase que j'écris tombe immédiatement dans le passé et la phrase que je conçois n'est pas encore écrite. C'est l'intensité du présent qui parviendra à établir une justesse dans cette imbrication. Le présent représente donc un espace extrêmement bref, quasi inexistant au regard du temps. Mais c'est justement là que prend forme l'intensité. C'est parce que le présent est redoutablement furtif qu'il se doit d'être saisi à bras le corps, étreint, aimé, au risque de tomber dans un passé vorace ou un futur hallucinogène. C'est pour cela qu'il est juste et bon que le mot "présent", de par sa connotation temporelle, soit remplacé par le mot "instant". Lui seul existe.

 

Ubuntu

Par Le 31/01/2013

Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d'une tribu africaine. Il a mis un panier de fruits près d'un arbre et a dit aux enfants que le premier arrivé gagnait tous les fruits.

Au signal, tous les enfants se sont élancés en même temps ...... en se donnant la main !! Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense.

Lorsque l'anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l'un d'entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu : "Ubuntu. Comment l'un d'entre nous peut il être heureux si tous les autres sont tristes ?"

UBUNTU dans la culture Xhosa signifie: "Je suis parce que Nous sommes"...

Une leçon

Par Le 31/01/2013

VOCABULAIRE

Travail sur les superlatifs avec mes élèves.

Consigne : Rangez du plus faible au plus fort les séries d'adjectifs

"maigre, mince, squelettique"

L'ensemble de la classe a rangé dans l'ordre suivant :

"squelettique, maigre, mince."

Je me suis demandé ce qui avait pu motiver cette réponse alors que POUR MOI, c'était exactement l'inverse.

Et bien il s'agissait de la logique des enfants et de l'imprécision de ma consigne.

Les enfants ont jugé que dans un état squelettique, la personne était plus faible que celui qui était maigre et plus encore que celui était mince. Celui-là était donc le plus fort...

Ils ont tenu compte de la personne.

Une grande leçon pour moi. Je les ai remerciés.

Ce qui est en nous.

Par Le 30/01/2013

JARWAL LE LUTIN, tome 4

 

Marine était allongée sur son lit. Elle avait laissé la fenêtre ouverte. Les yeux dans le vague, elle regardait passer les nuages. Elle revoyait le retour à la clairière, l’arrivée à l’orée de cet espace découvert, l’absurdité révélée de ce jeu des pierres. C’était fini, effacé, un rituel insignifiant. Elle réalisait à quel point cette journée avait marqué l’entrée dans un autre espace, une dimension bien plus haute mais il n’en restait malgré tout aucune honte, aucun déni. Ce jeu, comme tous les autres, avait fait partie de sa croissance, de son éveil. C’est d’avoir élaboré ces pratiques qui en avaient permis l’effacement. Rien n’était inutile.  

Elle revoyait aussi Rémi qui proposait à Tian un combat avec les bâtons. Il avait trouvé un morceau de hêtre bien droit, dur, facile à tenir. Tian avait accepté en limitant les touchers aux jambes. Interdiction de frapper plus haut.

Ils s’étaient salués, Rémi avait imité le rituel présenté par son adversaire. Les pointes des deux bâtons posées sur le sol puis une mise en garde. Rémi avait essayé par un balayage rapide de son bâton de toucher immédiatement la jambe gauche de Tian. Une parade sèche et parfaitement maîtrisée de son adversaire. Il n’avait même pas eu le temps d’esquisser un deuxième mouvement que le bâton de Tian tapait son genou. Il avait voulu recommencer en changeant de techniques d’attaque et avait connu la même désillusion. Tian était d’une dextérité stupéfiante, une vitesse et une précision inégalable. Sans aucune marque de satisfaction sur son visage. Juste de la concentration.

« Et bien, j’ai hâte que tu nous enseignes ce que tu sais Tian. Je suis très impressionné.

-Tu sais déjà tout ce dont tu as besoin Rémi. Mais tu ne sais pas le trouver. Je ne possède rien de plus que toi, ni que personne d’autre. J’ai juste appris à utiliser ce que je possédais sans le savoir. »

Elle avait été étonnée de cette réponse. Nous avions en nous ce que nous devions apprendre à connaître. Devenir ce que nous sommes alors que nous pensions être. C’était difficilement exprimable finalement. Comment aller vers un but quand il n’est même pas mesurable, quantifiable, identifiable, répertorié ? La vie ne proposait rien à priori, il n’y avait rien d’établi mais tout à saisir. Tout ce qui était nécessaire à cette exploration était déjà en nous. Sans que nous ne possédions de mode d’emploi. C’était effrayant d’imaginer que nous puissions passer à côté de nous. Cette impression de vivre à l’intérieur d’un trésor et de ne pas parvenir à soulever le couvercle. Etre soi-même le butin et ne pas pouvoir en user. Comme une condamnation qu’on s’imposait par manque de discernement ou de volonté. L’humanité n’était peut-être qu’une ébauche, une tentative avortée. Nous n’avions pas encore accouché de nous-mêmes.

Elle s’obligea à bouger sur le lit comme si cette douleur dans son ventre pouvait s’apaiser, comme si ce simple mouvement maîtrisé pouvait combler l’insignifiance révélée.

Un tourbillon de pensées en elle.   

Recherche.

Par Le 30/01/2013

Le site IPAGINATION recherche une personne compétente dans le domaine de l'édition de livres e-book et version papier. Poste bénévole, rénuméré par la passion !!

"Nous recherchons une personne qui connaisse ce qui est caractéristique de l'édition (typographie, règles d'imprimerie...) avec la maîtrise d'In-Design un logiciel Adobe pour la fabrication des e-books... puis des versions papier

Nous sommes sur un lancement par trimestre et cette compétence est importante dans le dispositif de lancement avec respect des délais...

"Maîtriser" In-Design c'est non seulement connaître le logiciel (c'est une sorte de word amélioré) mais c'est surtout comprendre les paramètres utilisés par les éditeurs / imprimeurs... il y a un vocabulaire technique... le réglage des blancs par exemple pour éviter qu'il y ait des espaces trop grands, les césures qui se passent plus ou moins bien... le respect des règles quand il y a des dialogues, des renvois... ... Celui qui "fabrique" le bouquin doit les connaître et les maîtriser car il doit parler "pro" avec l'imprimeur..."

Vous pouvez répondre ici si vous êtes intéressés. Je transmettrai. Ou alors prendre contact avec le site http://www.ipagination.com/com/Accueil?rmenu=0

Merci.

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