Détournements, gaspillage et méthodes staliniennes
I - Les faits au ministère
Fonctionnaire civile au ministère de la défense, j'ai refusé de participer à des détournements (voir exemple) et j'ai géré avec rigueur un bureau de marchés (voir document). La hiérarchie a trouvé mon honnêteté et mon efficacité gênantes : pour tout remerciement, le ministère m'a mise d'office 26 mois en arrêt de maladie pour raisons psychiatriques et m'a licenciée à 56 ans sans droit à indemnités de chômage ni retraite. J'élevais seule mes enfants. Des pressions ont été exercées sur mon fils mineur élève à l'Ecole des Pupilles de l'Air par l'assistante sociale agissant pour le compte du service du personnel qui voulait ainsi se soustraire aux directives positives du Directeur de cabinet.
J'ai établi un recours devant les tribunaux administratifs et j'ai aussi porté plainte pour faux, usage de faux, discrimination et harcèlement. En effet, Aucun psychiatre ne m'a estimée malade mentale (voir expertise). Dans son analyse le propre psychiatre du ministère a écrit que je n'étais "en aucun agressive ni vindicative", que j'avais "un intellectuel supérieur d'un excellent niveau" et "une importante dévotion pour le travail". Il a aussi noté : "Elle ne demande qu'une chose, c'est d'être réintégrée dans des fonctions non humiliantes pour elle". Le médecin du travail ayant demandé ma mise d'office en arrêt de maladie pour raisons psychiatriques ne m'a ni convoquée ni vue. Son rapport et ses certificats ne m'ont pas été transmis en dépit de demandes. La décision du comité médical du 1er août 2000 me plaçant en arrêt de maladie pour 11 mois est rétroactive sur 8 mois et ne m'a jamais été communiquée, mais elle est visée dans un arrêté. Par ailleurs, mon dossier administratif et l'expertise du propre spécialiste du ministère témoignent de mon importante dévotion pour le travail. Je n'ai pas été licenciée pour faute. Dans son arrêté de licenciement, le directeur du personnel vise des mises en demeure discriminatoires et un avis favorable d'une commission administrative paritaire non existant. Le haut fonctionnaire s'est arrogé le droit de statuer sur des questions médicales en lieu et place de médecins. Sa propre correspondance atteste des problèmes médicaux soulevés. Enfin, il a présenté un dossier bien éloigné de la réalité et le dénaturant complètement (faux dossier). Aucun des représentants du personnel n'a participé à cette mesure.
II - Justice et pouvoir
Lors du référé me concernant, les écritures du ministère ont été prises sans délégation de signature le 7 mai 2002 (absence de ministre, changement de gouvernement) ; il a été plaidé également sans délégation de signature. Madame Alliot-Marie lors de sa prise de fonction avait donc toute latitude pour annuler les dispositions mises en oeuvre. Mais bien au contraire, le directeur de cabinet et la ministre ont signé les lettres des 4 décembre 2002 (voir) et 3 juillet 2003 (voir) transmises au tribunal administratif qui m'a déboutée. Ces documents, en effet, montrent l'accord de Madame Alliot-Marie et de son plus proche collaborateur avec les mesures, couvrent l'affaire et désinforment. La ministre, tout en précisant que le dossier était pendant devant le tribunal, a éprouvé le besoin de se prononcer sur la question dans une lettre de deux pages. Elle n'a pas réfléchi à l'absence de cohérence de l'affaire. Pourtant, le député auquel elle répondait, transmettait des éléments pour éviter sa méprise. Elle n'a pas prêté plus d'attention à cette signature qu'à celle d'une carte de voeux, confondant ainsi ceux qui sont vigilant à l'égard des deniers de l'Etat et ceux qui se servent dans ses caisses. Le licenciement d'un fonctionnaire en France est exceptionnel. La volonté de ne pas me permettre de faire valoir mes droits devant les tribunaux est à l'origine de ces deux lettres.
Plutôt que de laisser l'instruction au pénal suivre un cours normal, le pouvoir est intervenu et a utilisé les documents en question. Le directeur de cabinet a pris le soin de m'écrire, en répondant à un document non signé, afin de contrecarrer les directives positives de l'un de ses prédécesseurs que je portais à la connaissance du Procureur de la République. Ainsi aussi aucune des pièces que m'a montrées le juge d'instruction n'avait été déposée par la partie adverse, mais elles provenaient toutes du ministère. La directrice des Affaires juridiques, nommée par Madame Alliot-Marie précisément quand mon affaire est arrivée au correctionnel, récuse mon action devant cette juridiction en impliquant le directeur de cabinet du Premier ministre (voir lettre du 23 mars 2004). Monsieur Sarkozy, alors ministre de l'Economie et des Finances, a été suffisamment positif, sous l'impulsion de Cecilia, pour transmettre en 2004 à Monsieur Jacques Chirac Président de la République, ma lettre dénonçant les interventions du gouvernement au pénal dans les affaires individuelles (voir lettre).
Pour donner raison à la lettre de Madame Alliot-Marie, le ministère a alors essayé à nouveau de me faire passer pour malade mentale, et cette fois-ci en voulant m'interner d'office, grâce à des convocations anonymes auprès d'un hôpital psychiatrique et grâce à l'intervention de la police en vue d'un arrêté préfectoral (voir documents). Tel fut le dialogue mis en oeuvre par l'équipe au pouvoir. Des repérages ont eu lieu dans mon immeuble pour introduire une équipe médicale désinformée. Cependant les expertises que j'ai fait effectuer par des psychiatres assermentés auprès des tribunaux, (voir document) après avoir dû quitter rapidement mon domicile, ont déjoué cette manœuvre.
Par ordonnance du 10 mars 2005 (rejet), la Cour administrative d'appel s'est défaussée d'une affaire encombrante sous un prétexte fallacieux de délais (voir documents). Devant le tribunal administratif, la lettre de MAM n'avait pas été soumise au contradictoire et je n'en avais pas eu connaissance. Je n'avais donc pas pu rétorquer. En appel, j'ai versé des pièces la réfutant. Ainsi, suite aux injonctions à conclure de la Cour administrative d'appel, le ministère n'a pas trouvé d'arguments à m'opposer comme le montre le suivi informatique de l'affaire. Ainsi, après avoir jugé ma requête recevable pendant 17 mois, l'instance citée a préféré ne pas se prononcer sur le fond. Mes avocats m'ont dit : cette affaire n'est pas très honnête, il y a falsification de pièces par le ministère et le tribunal.
Monsieur Sarkozy, Premier magistrat de France et Président de la République, a privé le Conseil d'Etat de toute réouverture possible de mon dossier au pénal en prolongeant dans ses fonctions ou en faisant la promotion de l'équipe en question : Michèle Alliot-Marie et sa directrice des Affaires juridiques. Celles-ci cautionnées se sont servies de lui. Ainsi, le Conseil d'Etat (27 novembre 2007) reconnaît que la Cour administrative d'appel s'est trompée, elle aurait dû examiner ma requête. Mais il statue également dans le même arrêt sur le fond, sans ouverture des débats, et par mesure d'exception. MAM était alors ministre de l'Intérieur. Celle-ci alléguait déjà la question sécuritaire en 2004. Pour donner raison au ministre, l'aspect pénal de l'affaire est écarté et le jugement est discriminatoire. La réglementation en vigueur ne m'est pas appliquée. Aucun rapport, médical ou non médical ne justifie ma mise d'office en arrêt de maladie pour raisons psychiatriques. Le Conseil d'Etat fait abstraction de l'aspect positif des analyses des psychiatres du ministère, des certificats médicaux ou expertises produits et notamment de l'expertise d'un psychiatre compétent en cassation attestant de mon parfait état mental (voir expertise) (voir document). Aucun tribunal n'a jugé bon d'ordonner une expertise psychiatrique. Le Conseil d'Etat ne renvoie pas davantage l'affaire au pénal, ni ne diligente de perquisition. Pourtant la liste des documents non transmis en dépit d'avis favorables de la CADA et des règles internationales de droit suffisait à me donner raison. Tel est le cas par exemple de la décision du comité médical du 1er août 2000, rétroactive de 8 mois, prise par un médecin généraliste qui ne m'a ni convoquée ni vue, et qui me place d'office en congé de maladie pour raisons psychiatriques pour 11 mois... Aucun fait relevant de la psychiatrie n'est retenu à ma charge. Ma hiérarchie n'a pas établi de rapport en ce sens. Le comité médical supérieur de la fonction publique n'a pas été consulté, aucune commission administrative paritaire ne s'est prononcée en faveur de mon licenciement, le directeur du personnel n'était pas compétent pour juger de questions médicales.
Le pouvoir a maquillé mon dossier afin de lui donner l'apparence de ne pas satisfaire aux conditions de formes requises en France (dossier rejeté à tord en appel, un seul arrêt en cassation pour deux jugements), et de ce fait par la Cour européenne des Droits de l'homme. En outre, un simple appel téléphonique pouvait parfaire la méprise. Cette instance dispose d'un numéro spécial d'appel à l'intention des états. L'association Top Alerte a dénoncé le procédé voir dernier § de l'article TOP ALERTE. Mais aucune mesure n'a été prise pour mettre fin aux interventions et pour que je puisse enfin faire valoir mes droits. Madame Alliot-Marie, nommée ministre de la Justice en 2009, est restée ministre de la Justice. Ainsi, au premier barrage sur les conditions de formes, mon dossier a été écarté par la Cour européenne selon un formulaire standard (transmission du 24 juin 2010). La décision a été prise par un seul juge et on s'est servi de lui. Le Président de la Cour était français. Il était juge dans la section à laquelle mon affaire a été affectée et celui-ci s'est bien gardé de signer.
En résumé, sous les directives de MAM, aucun tribunal n'a examiné les pièces de mon dossier, excepté le tribunal administratif qui l'a fait sans respect du contradictoire et au vu de la lettre du ministre.
III - Responsabilité de MAM et de SARKOZY
Mon supérieur hiérarchique qui se servait dans les caisses du ministère a trouvé normal que je sois récompensée de ma vigilance à l'égard des deniers de l'Etat. Mais cela n'a pas été le cas de Madame Alliot Marie. Sans réfléchir ni regarder le dossier, elle a signé une lettre de deux pages à mon encontre (voir) transmise aux tribunaux et m'a fait envoyer les forces de police pour m'interner d'office (voir documents) . Elle s'est comportée avec moi, comme elle tentera de le faire plus tard avec les Tunisiens: elle a exercé sans vergogne sa répression. MAM a reconnu que les mesures prises à mon encontre étaient une erreur. Ainsi, le directeur du personnel a quitté le ministère (documents) 15 jours après le rejet de la cour administrative d'appel qui n'a pas trouvé d'arguments à m'opposer. Cinq jours plus tard, la sous-directrice du personnel civil a été renouvelée dans ses fonctions mais il a été précisé dans l'arrêté, ce qui est exceptionnel, qu'il n'y aurait pas d'autre prolongation. Toutefois, Michèle Alliot Marie n'a rien fait pour me rétablir dans mes droits. En dépit de mes demandes expresses ( voir documents), elle n'a averti ni le Procureur, ni le Conseil d'Etat de sa désinformation à mon sujet, montrant ainsi sa volonté de maintenir les mesures. Mais encore, elle est allée toujours plus loin dans la répression, en ne sanctionnant pas la directrice des Affaires juridiques, et ainsi en la cautionnant. Son amour propre et son mépris de ma personne ont été plus forts. La présence, dans la procédure correctionnelle, de pièces non pas communiquées par la partie adverse, mais par le ministère, la mettait aussi en difficulté. Le jugement en cassation, encombrant à bien des titres, témoigne donc de son acharnement à mon encontre.
Par courrier du 24 décembre 2007, le Chef de cabinet de l'Elysée m'écrit que le Président a été informé de mon affaire. Quand celle-ci a été susceptible d'être traitée par la Cour européenne, Madame Alliot-Marie, très impliquée, est devenue ministre de la justice (2009). Elle a ainsi pu faire valoir le cautionnement du Chef de l'Etat dans la conduite de ce dossier. A la suite des suicides à France Télécom, le Président de l'entreprise a été changé. A la suite de mon affaire, Madame Alliot-Marie a été promue ministre d'Etat. Dans sa réponse du 21 janvier 2010 à un membre de mon comité de soutien, diplomate Britannique à la retraite, la Présidence veut ignorer le rôle et les latitudes du Chef de l'Etat.
Un journaliste canadien parlera de complot cf réseau HEM. L'association TOP ALERTE emploiera le terme d'acharnement du pouvoir.
IV - A présent
Les deux mesures, mise d'office en arrêt de maladie pour raisons psychiatriques et licenciement, sont intervenues quand la gauche était au pouvoir. Informé de la première par Françoise Giroud, Lionel Jospin - alors Premier ministre - y a fait mettre fin. Le médecin du travail et mon directeur ont quitté le ministère. Mais 17 mois plus tard, le directeur du personnel m'a licenciée. La nomination de ce dernier, le CGA Palagos comme directeur adjoint du cabinet civil et militaire en mai 2012 (voir documents) pose problème. Monsieur Hollande affirme qu'il veut faire des économies et éviter les licenciements. La presse n'a pas diffusé mon affaire qui reste bien inconnue... Que veut l'Etat, que veulent les Français ? A propos de l'affaire Dreyfus, Monsieur Jospin a dit : « Quand on a fait une erreur, on la reconnaît ». Le fait que je n'aie pas pu à ce jour faire valoir mes droits devant les tribunaux en raison des interventions de l'équipe précédente au pouvoir ne dispense pas l'actuel Chef de l'Etat d'agir en ma faveur. Je demande à Monsieur Hollande, de permettre à mon dossier de reprendre un cours normal, ma réhabilitation et mon indemnisation, ce qui conduira à de très nettes améliorations du système. « Monsieur Normal » devrait normalement le comprendre. Ainsi, il ne mettrait pas en difficulté la démocratie, mais bien au contraite l'assurerait.
Ce qui n'est pas acceptable au nom des Droits de l'homme en Russie, n'est pas acceptable en France. J'ai consacré 11 ans de ma vie à la défense de mon dossier, 9 ans sans salaire, ni indemnités de chômage, ni retraite. J'ai dû vendre mon appartement pour m'assurer un quotidien. Le préjudice financier est toujours réel et présent. Ma retraite a été amputée de plus de 50%. Les médecins experts ont noté ma souffrance psychique. Ne pas prendre ma défense alors que j'ai été économe des deniers de l'Etat revient à cautionner ce qui se passe par ailleurs et qui coûte des milliards aux Français. Internet offre, dans une certaine mesure, une nouvelle donne.
Je vous remercie de m'apporter votre soutien afin qu'il soit remédié à ma situation. Ceci représente aussi un pas vers la démocratie et une meilleure utilisation des impôts.
Le texte que nous étudierons demain matin avec les enfants de ma classe.
"La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins mais à les limiter volontairement.
C'est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres.
Il faut un miminum de bien-être et de confort mais passé cette limite, ce qui devait nous aider devient source de gêne.
Vouloir créer un nombre illimité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n'est que poursuite du vent.
Ce faux idéal n'est qu'un traquenard.
Il faut savoir imposer une limite à nos propres besoins, physiques, matériels et même intellectuels. Sinon, la nécessité de les satisfaire devient recherche de la volupté.
Nous devons nous arranger pour que nos conditions de vie, sur le plan matériel et culturel, ne nous empêchent pas de servir l'humanité, mission qui doit mobiliser toute notre énergie."
GANDHI
Le monde moderne s'est laissé embarquer dans une voie opposée. Les "marchands", encouragés par les financiers ont créé les besoins et se sont débrouillés pour que les peuples éprouvent des manques.
Nous avons tous des besoins. Mais si ces besoins sont assouvis, les "marchands" sont démunis. Il fallait donc créer des manques. C'est le marketing.
Il est impossible pour le commun des mortels d'assouvir les désirs générés par ces manques artificiels et certains finissent par en être malheureux. Désespérant.
Le seul choix qui reste à notre portée est d'analyser chacun de nos besoins et de repousser tous les manques qui n'ont pas de réelles valeurs.
Certaines nuits, j'essaie d'imaginer l'humanité dans dix mille ans. Et je n'en dors plus...
Alors, je pense à Gandhi. Il a existé. C'est donc que c'était possible. Peut-être qu'un jour, un autre homme de cette envergure apparaîtra. Et là, j'essaie de rejeter l'idée que personne ne l'écoutera...
En hiver, les animaux ne vivent que grâce aux réserves accumulées pendant l'été. Chaque dérangement les oblige à puiser dans leur stock d'énergie et réduit leurs chances de survie. La multiplication et la diversité des pratiques sportives et de découverte accroit les risques. A chacun d'entre être conscient et d'adapter un comportement qui respecte les espèces et leurs milieux de vie.
À petit pas, sans bruit, le randonneur s'approche du chamois. L'animal l'a vu. Un pas de plus et il partira. Dans sa fuite, il aura perdu inutilement un peu de l'énergie dont il avait besoin pour résister à l'hiver. Au chaud, le soir dans son canapé, le randonneur goûtera peut-être encore la satisfaction d'avoir réussi à venir au plus près de la vie sauvage. On le comprend. Mais demain, un autre viendra tenter sa chance, puis d'autres encore... Nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter cette «rencontre» avec la nature. Difficile de connaître l'impact réel de cette fréquentation de la montagne sur la faune. La précaution s'impose. Elle passe par l'information et la responsabilisation de chacun.
En montagne l'hiver peut durer de novembre à mai. Parmi les animaux, certains partent et migrent plus ou moins loin pour des territoires aux conditions plus clémentes, certains hibernent et pour les autres il faut tenir et survivre à l'hiver. Pendant plus de 6 mois, ils subissent de plein fouet le froid, le vent, la neige et le manque de nourriture.
Alors que les animaux ont davantage de besoins énergétiques pour se déplacer et pour maintenir leur température constante, les apports en nourriture sont les plus faibles.
L'herbe sèche est 4 fois moins nourrissante qu'au printemps. Les ongulés passent alors trois fois plus de temps à se nourrir.
Le bouquetin mâle peut perdre un tiers de son poids en hiver.
Les animaux ne vivent que grâce aux réserves accumulées pendant l'été. Ils doivent donc économiser leur énergie.
Le froid accentue les besoins en énergie. Le tétras lyre et le lagopède ont besoin de 2 à 3 fois plus d'énergie pour maintenir leur corps à température. En hiver, ces perdrix passent plus de 20h dans des igloos, enfouis sous la neige. Des dérangements et envols répétés les affaiblissent parfois jusqu'à épuisement.
Dans la neige, les animaux consomment beaucoup plus d'énergie pour se déplacer et impossible pour eux de refaire les stocks !
Un espace partagé
La montagne en hiver est également le terrain privilégié pour nombre de sports de nature. La pratique du ski de randonnée commence désormais dès les premières neiges, les raquettes à neige permettent de parcourir la montagne pour des pratiquants qui jusqu'alors ne s'aventuraient pas en montagne. À ces sports plus classiques s'ajoutent désormais de nouvelles disciplines telles que le snow kite, le ruisseling, dry-tooling... Autant de pratiques qui sont des invitations à la découverte... et qui peuvent avoir des incidences sur la faune.
Souvent par envie de mieux voir cette magnifique faune de montagne, et par méconnaissance des conséquences, les randonneurs et skieurs s'approchent des animaux au plus près, jusqu'à la fuite des animaux. Si ce dérangement apparaît unique pour son « auteur », et donc sans impact sur l'animal, il peut être subit de façon répétitive.
Le dérangement oblige l'animal à se déplacer, à puiser dans son stock d'énergie et s'ajoute alors aux conditions hivernales difficiles. Il peut être l'élément « de plus » qui va l'épuiser voire le tuer.
Expositions, conférences, panneaux d'information... En hiver, le message du Parc national des Écrins est une invitation permanente au respect du milieu naturel.
La campagne "Chuut, c'est l'hiver" est relayée par les partenaires du Parc national dans les Écrins.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Pour une meilleure approche de la nature en l'hiver, faites appel aux professionnels de la montagne, guides et accompagnateurs qui vous conduiront en raquettes ou à ski vers une découverte respectueuses du milieu naturel. Les sorties "traces douces" sont proposées dans cet esprit dans le Briançonnais, le Champsaur et le Valgaudemar.
Un document de sensibilisation au respect de la faune et des patrimoines de l'hiver réalisé dans le cadre des opérations "chuut" et "Traces douces"
Observez la faune à distance ! Si l'animal s'enfuit, c'est que vous êtes déjà trop proche.
Pour limiter les dérangements, il faut adapter son comportementn et appliquer quelques règles:
Le cœur du parc national des Écrins et les réserves naturelles constituent des zones de tranquillité dans lesquels tous les animaux, quels que soient leurs statuts, sont préservés.
Pour ces raisons, certaines pratiques sont encadrées, voire interdites. Ainsi, les circulations motorisées terrestres et aériennes sont interdites sauf autorisation du directeur. Les routes ouvertes à la circulation publique ne sont pas déneigées en hiver.
Par ailleurs, les manifestations sportives sont soumises à autorisation du directeur.
Les survols à vol à voile (planeur) sont limitées à des couloirs de transit situés à plus de 2800m d'altitude. Les survols en vol libre (deltaplane et parapente) sont interdits du 1er novembre au 1er mai ; Notez également que les chiens sont interdits ; Concernant la pratique du snow kite, cerf-volant de traction sur neige, est interdite dans le cœur du Parc et les reserves naturelles. Seule une zone est autorisée en réserve naturelle du Combeynot par autorisation préfectorale. Cet espace convoité par les pratiquants est une zone où les enjeux environnementaux sont moindres.
Les pratiquants de snow kite sont invités à se renseigner pour connaître les espaces où la pratique est autorisée ou interdite (comme ci-dessus pour le Parc national des Écrins et la réserve naturelle du Combeynot).
Respectez les consignes de sécurité pour vous et les autres usagers : cliquer sur l'image à gauche pour l'agrandir.
Dans tout l'espace parc comme ailleurs, la découverte de la montagne et de ses hôtes doit se faire en respectant leur tranquillité. L'adaptation de quelques comportements suffit parfois pour éviter aux animaux des dépenses d'énergies inutiles.
Lire aussi :
Des espaces de quiétude pour le tétras lyre - octobre 2012 Trois nouvelles zones ont été "protégées" du passage des skieurs sur un itinéraire de ski de randonnée, à l'Argentière-la-Bessée. Un dispositif expérimental mis en œuvre depuis l'an dernier par la commune, le réseau Natura 2000 et le Parc national.
Tâchons d’en savoir plus sur sa ligne éditoriale et son contenu ...
Interview de Philippe Bainier, le fondateur de cette Revue
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Bonjour Philippe Bainier. Vous n’êtes pas tout à fait un Libraire comme les autres, puisque non seulement spécialiste de l’écologie mais aussi e-Libraire, nous avions eu l’occasion d’en parler lors d’une précédente Interview. Aujourd’hui vous êtes aussi fondateur et directeur de la rédaction d’une nouvelle revue.
Pourquoi ce webmag littéraire ?
Philippe Bainier : Parce que c’est un domaine que je connais bien étant e-libraire spécialisé dans l’écologie. Actuellement, il n’existe pas, à ma connaissance, de magazine spécialisé dans ce domaine.
Les magazines littéraires existants parlent peu des livres écologiques, malgré une production abondante et souvent de qualité.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Que va t-il apporter de plus ou quel manque va t-il combler ?
Philippe Bainier : Ce webmagazine est consacré à la littérature écologique et naturaliste. Vous y trouverez des thématiques dites "alternatives" oubliées et marginalisées par les autres magazines littéraires telles que l’écologie, le végétarisme, l’écoconstruction, le jardinage biologique, les médecines alternatives... Ce webmagazine va combler un vide littéraire.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Pourquoi ce nom ?
Philippe Bainier : Tout simplement, il fait référence à ma e-librairie spécialisée en écologie, Planète Métis. Notre planète bleue est une planète métisse constituée d’un ensemble de biodiversités différentes.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Quel va être son support ?
Philippe Bainier : Ce magazine est un webmagazine, donc diffusé principalement par internet, publié tous les deux mois. Son format est A4 et il est composé d’une trentaine de pages. Le premier numéro en compte 32. Ensuite, il y aura une possibilité d’obtenir une version papier payante sur demande.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Comment s’abonner et combien cela coûte ?
Philippe Bainier : La version numérique est gratuite. Vous pouvez le recevoir directement dans votre boîte mail tous les deux mois en envoyant un petit message à l’adresse suivante : magazine@planetemetis.com. Vous recevrez ainsi un lien qui vous permettra d’accéder au magazine.
où vous pourrez consulter le magazine, laisser des commentaires, écrire aux rédacteurs, s’y abonner.
Pour la version papier, vous pouvez vous abonner pour les 6 numéros au prix de 33 € frais port inclus, à partir du prochain numéro, en envoyant un message à l’adresse indiquée ci-dessus.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Y-a-t-il une place pour les annonceurs et seront-ils néanmoins triés sur le volet ?
Philippe Bainier : Non, PlanèteMétis magazine souhaite vis à vis de ses lecteurs, garantir un confort de lecture en évitant une pollution visuelle dûe à la présence des publicités. C’est aussi un gage d’indépendance.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : A qui s’adresse t-il ?
Philippe Bainier : A tout le monde !
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Parlez-nous de la Thématique du premier numéro ?
Philippe Bainier : Le premier numéro était consacré à notre alimentation et ses conséquences sur notre santé. Nous y abordions les problèmes des pesticides et des OGM dans nos assiettes. Vous pourrez également découvrir un dossier sur le manga et l’écologie. Chaque numéro traitera d’une thématique précise. Le prochain aura pour fil conducteur l’agroécologie.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Quelles rubriques va t-on trouver ?
Philippe Bainier : Tout d’abord, "un livre, une histoire" présentera un livre qui a marqué la mouvance écologique. Pour le premier numéro, il s’agissait de Printemps silencieux de Rachel Carson
Ensuite vous pourrez lire une rubrique "actualité" consacrée à l’actualité environnementale par le livre.
Puis une rubrique "coup de coeur" où sera présentée un livre aimé par un des rédacteurs.
Vous pourrez trouver une rubrique "livre audio", dédiée aux livres audio écologiques.
et bien entendu, vous y trouverez des chroniques de livres et des recensions.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Merci beaucoup Philippe Bainier.
La philo à l’école primaire, est-ce bien sérieux ?
Questions à Jocelyne Beguery, professeure agrégée de philosophie, ancien formatrice en IUFM à l'université de Cergy-Pontoise, qui vient de publier Philosopher à l’école primaire, préface d'André Comte-Sponville, aux éditions Retz, dans la collection Comment faire ?, dirigée par André Ouzoulias.
Commençons par un point de vocabulaire. Le concept que les médias ont retenu de certaines expériences, c'est « la philo à l'école ». Vous le reprenez d'ailleurs, sur un ton moins familier, dans votre titre. Mais à vous lire, on s'aperçoit vite que vous préférez les termes de « discussion à visée philosophique »...
Le titre, de même que "la philo à l'école" sont des termes génériques. La notion de "discussion à visée philosophique", initiée par Michel Tozzi, est plus précise. Je la reprends à mon compte pour me démarquer essentiellement du terme de "débat" très usité aussi et qui ne renvoie pas au même exercice.
Pratiquer la « discussion à visée philosophique » à l’école primaire, parfois dès la grande section de maternelle, cela veut-il dire, de la part de l'enseignant, s'écarter délibérément du programme ?
Pas du tout. Même si elle n’y est pas formellement inscrite, la discussion à visée philosophique est conforme à l'esprit des programmes depuis longtemps, y compris, même si cela peut étonner, aux programmes de 2008 actuellement en vigueur. Il s'agit en effet d’une pratique du dialogue régulée par l’enseignant, où les élèves s’efforcent de penser ensemble des concepts comme la beauté, grandir, le courage, l’amitié, la liberté, etc. Les programmes demandent aux enseignants d’être autre chose que de « simples exécutants » et disent qu'à « partir des objectifs nationaux, le professeur des écoles doit inventer et mettre en œuvre les situations pédagogiques qui permettront à ses élèves de réussir dans les meilleurs conditions ».
Or justement, les pratiques de discussion à visée philosophique les plus réussies sont nées de l’initiative de maîtres confrontés aux nécessités internes à l’enseignement : ici l'apprentissage de la langue, ailleurs l'instruction civique et morale, ailleurs encore le rapport au savoir, etc. Amener les élèves sur le terrain de la philosophie est une façon de servir les missions et finalités de l’institution scolaire. Il s’agit avant tout d’apprendre à parler pour apprendre à penser. Et il est bon de prendre plaisir très tôt à partager le sens des mots. Au nom de la maîtrise de la langue, première compétence du « socle » à acquérir, cela s'applique dès la grande section, quand les enfants commencent à pourvoir argumenter. Au cycle 3 (CE2-CM), l’introduction de contenus relatifs à la « culture humaniste » apporte de nouvelles justifications à ce type de pratique. La culture humaniste, qui met en jeu des valeurs, relève du discutable et nécessite donc examen et échanges. L’instruction civique ainsi que l’enseignement de la morale, questions, semble-t-il, toujours d’actualité, donnent également prise à la réflexion philosophique.
Je reviens sur la définition. Apprendre à parler, apprendre à penser : ce sont vos propres mots. Alors pourquoi vouloir à toute force se hausser du col avec « discussion à visée philosophique » ?
C’est tout l’enjeu du livre que je propose, sur la base d'un travail fait en amont avec les professeurs d’école en formation. Le pari pour l'enseignant est de tenir la visée philosophique, d’en connaître les enjeux et les difficultés, de s’y préparer. La référence disciplinaire, même s’il ne peut évidemment être question à l’école élémentaire d’un enseignement de la philosophie, garantit contre les dérives de vertueuses intentions démocratiques, le débat stérile qui répète lieux communs ou préjugés, la sophistique ou le seul plaisir de triompher de l’autre, la démagogie.
En général, ce qu'on appelle « débat » est exclusivement contradictoire : il faut être pour ceci ou contre cela. Les élèves ne gagnent rien à cette simplification. La discussion à visée philosophique exige une argumentation et une problématisation plus serrées. Elle exerce à la pensée dialogique. Il ne s’agit pas seulement de s’exprimer ou de communiquer mais de s’efforcer à penser, fut-ce modestement, en explorant par exemple les acceptions d’un concept. Et cela peut s’apprendre très tôt. Il s’agit de mettre le logos — langage et raison — au cœur de l’enseignement. Et les retombées des compétences acquises ne servent pas la seule civilité ni même l’esprit citoyen, si ce n’est par surcroît. La visée philosophique se suffit à elle-même, elle exclut l’instrumentalisation de la discussion à des fins d’inculcation ou de discipline scolaire. Elle forme à l’autonomie de pensée d’un sujet.
C'est bien beau, mais d'une part n'y a-t-il pas des choses, ne serait-ce qu'en matière de comportement, à inculquer ? D'autre part, en quoi la seule référence à la « visée philosophique, par des enseignants qui, quelles que soient leurs qualités et leurs intentions, ne sont pas rompus à cette discipline suffirait magiquement à éviter les écueils que vous venez de citer ?
Bien sûr, il y a des choses à inculquer pas seulement en matière de comportement mais aussi en ce qui concerne les apprentissages fondamentaux, comme le langage ou la numération. C'est l'enjeu de l'école maternelle qui s'emploie également à inculquer des comportements, de civilité et des attitudes morales et civiques. C'est pourquoi les questions morales qui commencent à interroger l'autonomie morale de chacun ne peuvent être abordées avant la fin du cycle 3.
Les enseignants n'éviteront pas les écueils par incantation et magie mais par le travail et un minimum de formation philosophique. Il leur faut apprendre à distinguer une opinion d'un jugement vrai, à interroger les concepts. Et ne pas encourager les élèves à seulement dire ce qu'ils pensent, mais les amener à douter, à problématiser afin de réellement penser ce qu'ils disent.
Le ministre, Vincent Peillon, a mis en avant le concept de « morale laïque », ce qui n'a pas manqué de déclencher les réserves de ceux qui redoutent un catéchisme d'Etat. Comment analysez-vous ce concept et voyez-vous un rapport possible avec la discussion à visée philosophique ?
Vincent Peillon estime , je cite, « que la laïcité consiste à faire un effort pour raisonner, considérer que tout ne se vaut pas, qu’un raisonnement ce n’est pas une opinion. Le jugement cela s’apprend ». Sous couvert de laïcité, il me semble donner ainsi une définition de l’attitude philosophique. Ou alors, mais ce n'est pas du tout ce que j'ai compris, il s'agirait de revenir au catéchisme laïque et à ses maximes. Lorsqu'il parle de « morale laïque », cela renvoie plutôt à l'idée d'une morale universelle, de valeurs qui font consensus mais ne peuvent faire l’économie de l’adhésion propre du sujet, c’est-à-dire de son jugement. Or, la confrontation des idées dans la discussion, leur problématisation, leur conceptualisation et le recours à l’argumentation relèvent bien de la discussion à visée philosophique. Celle-ci consiste à construire rationnellement le jugement et non, comme cela arrive parfois, à faire comme si toutes les opinions se valaient. Il ne s'agit donc pas de déguiser en tolérance le relativisme intellectuel et moral ambiant. C’est pourquoi, avec les précautions qu’impose une déontologie laïque, la discussion à visée philosophique est une manière sensée et sensible de mener à bien l’instruction morale et de la faire aimer.
En d'autres termes, vous aimeriez bien qu’à la faveur de la prochaine révision des programmes de l’école primaire, ce soit généralisé...
Surtout pas ! Cela peut paraître contradictoire puisque je défends les bienfaits d’une telle pratique pour les élèves. Mais elle n’est pas pour les professeurs anodine. Elle doit correspondre à un réel intérêt de leur part et être menée en cohérence avec leur conduite de classe, dans un climat d’ouverture et d’écoute philosophique. Elle nécessite une posture particulière, que tous les enseignants ne peuvent pas ou ne veulent pas avoir, ce qui est tout à fait leur droit. D'autre part, ces discussions doivent être en phase avec ce qui se vit dans la classe. Leurs sujets émergent souvent spontanément de questions posées lors des apprentissages. Et il n’y a pas de façon de mener ces discussions qui ne soit marquée par le style de l’enseignant. Les imposer serait imposer un programme et les thèmes traités perdraient ce lien vivant avec la curiosité des élèves. C'est précisément là que l'on risquerait l’artifice et le dogmatisme.
Depuis une dizaine d’années, sont déjà parus de nombreux ouvrages pédagogiques sur la discussion à visée philosophique. Qu’apporte de plus ou de différent votre livre ?
Ce livre reflète une expérience dans les classes de plus de dix ans. Je tente de relever le défi d’une véritable visée philosophique et ce dès les tentatives de discussion en grande section de maternelle, par l’attention portée, dès ce niveau scolaire, à l’analyse langagière et conceptuelle. J’ai voulu témoigner du faisable, à travers la restitution intégrale de discussions menées dans les classes de tout niveau par des maîtres formés à cet effet. J’ai cherché à penser la discussion à visée philosophique à l’école hors de tout esprit militant mais en référence aux principes de l’école publique et laïque, et à mettre en garde contre toutes sortes de dérives préjudiciables aux élèves. C'est pourquoi, j'invite aussi le lecteurs à s’interroger sur l’impensé de nos représentations de l’enfance, sur les attendus idéologiques de certaines de ces dites nouvelles pratiques.
« Dérives préjudiciables », dites-vous ?
Je suis très critique envers les ouvrages parus ces dernières années. Ils ont pour la plupart été rédigés dans la précipitation avec comme souci premier de livrer clés en main des méthodes courtes pour mettre en place à tout prix « du » débat, le plus souvent de la communication, à mon avis. D’autres, il est vrai plus instruits des techniques éprouvées par la recherche, s’intéressent exclusivement à l’éducation citoyenne et ont sur ce plan de l’efficacité. Mais je n’en connais pas qui prennent au sérieux la dimension philosophique et de ce fait formatrice de ces exercices. Je n'en connais pas qui mènent de concert la double question : « Qu’en est-il de la teneur philosophique de ces pratiques ? » et « Qu’en est-il de l’école dans ces tentatives ? » Beaucoup de ces parutions, de ce fait, s’emploient à une diffusion militante et inconsidérée des nouvelles pratiques dites philosophiques à l’école qui ne relèvent pas du projet de l’école et qui, pour certaines, peuvent même contribuer à le mettre à mal.
Ce que je crois comprendre, à ma surprise, c'est qu'il y a du conflit dans l'air et que vous vous placez en opposition à des personnalités ayant travaillé sur ce thème. Alors pourquoi ne pas mettre les pieds dans le plat et les nommer ? A qui faut-il attribuer la « diffusion militante et inconsidérée » ? Viseriez-vous par exemple Michel Tozzi, que nous avons cité au départ ?
En parlant de diffusion militante et inconsidérée, je vise une attitude et un esprit plutôt que des personnes qui ne sont cependant que trop nombreuses à vouloir prôner "la philo à l'école" où le débat comme une cause idéologique. Leur militantisme est d'ailleurs le plus souvent inversement proportionnel à leur formation philosophique et s'emploie à propager un anti-corporatisme vis-à-vis des professionnels de la philosophie. On le rencontre dans bien des associations se donnant pour tâche cette seule divulgation. Je ne vise pas Michel Tozzi avec qui j'ai travaillé et de qui j'ai beaucoup appris. Mais certains de ses épigones développent un esprit prosélyte et partisan que je trouve hors de propos en la matière.
Quelle peut être aujourd'hui la place pour cette pratique dans la formation initiale et continue des enseignants ?
Quelques enseignants chercheurs s’y intéressent et nombre de formateurs de terrain aussi. Mais le problème majeur est la lente agonie de la philosophie dans la formation des maîtres. Au moment où l’on célèbre le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, l’auteur de l’Émile, les IUFM sont en effet en train de perdre leurs derniers professeurs de philosophie ! Ce phénomène est très inquiétant. On peut l’analyser comme le produit d’une conception de la compétence pédagogique réduite à une pure technicité, avec, en arrière-plan, un projet d’éducation utilitariste et un projet de société fondé sur les valeurs de l’économie libérale. Il est indispensable de redonner à la philosophie la place qu’elle doit avoir dans le formation des maîtres dans notre pays. Cela s’impose évidemment si le ministre envisage d’encourager la pratique de la discussion à visée philosophique comme un des moyens de refonder l’éducation morale.
A quoi bon écrire. Tout a déjà été dit. Tout le monde répète ce que peu entende comme si le point haut spirituel avait été atteint depuis des lustres et que le surplace soit devenu une condamnation. Je me suis demandé un moment hier soir quelle était l'utilité de ce blog. Sur le point de le fermer.
J'ai tellement l'impression maintenant de me répéter.
J'ai peut-être atteint mon propre point haut.
Comme disent les marins du Vendée Globe : "C'est la pétole."
1 En 2008 Bruno Boulefkhad est entrepreneur depuis une vingtaine d’années, il est à la tête de plusieurs garages de vente de voitures d’occasion haut de gamme et emploie une douzaine de salariés, son affaire marche bien et il gagne très bien sa vie.
2 Il a un encours bancaire de 700 000 euros réparti dans deux banques la Société Générale et le Crédit Agricole et ce depuis des années, cet encours bancaire coûte à M. Boulefkhad 54 000 euros par an.
3 En 2008 crise financière, Oséo (http://www.oseo.fr/qui_sommes_nous/notre_mission) créée en 2005 est associé au « plan de relance des PME » pour faciliter l’accès des entreprises au crédit en garantissant leurs créances.
4 La Société Générale fait pression sur Bruno Boulefkhad pour qu’il prenne un crédit garanti par Oséo, de cette manière peu importe pour la banque que l’affaire de son client périclite puisque dans ce cas, c’est Oséo financé par le contribuable qui paiera les pots cassés.
5 Bruno Boulefkhad demande un prévisionnel à son expert comptable démontrant que l’entreprise ne pourra rembourser cet emprunt, encore une fois la banque s’en fiche puisque ce prêt est garanti.
6 La Société Générale menace M. Boulefkhad de ne pas régler les traites de ses fournisseurs et de le rendre interdit bancaire.
7 Bruno Boulefkhad est contraint d’accepter cet emprunt qui plombe son compte de résultat.
8 En 2011, comme il était complètement prévisible, la SARL de M.Boulefkhad dépose le bilan, il est ruiné et la Société Générale ainsi que le Crédit Agricole lui demandent encore 200 000 euros étant donné que Bruno Boulefkhad était cautionnaire de sa propre entreprise.
9 Bruno Boulefkhad a perdu en quelques mois ce qu’il a mis 20 ans à construire, son gagne pain et celui de sa famille, désespéré, il tente de s’immoler devant la banque le 16 mai 2012,
10 Bruno Boulefkhad reprend courage en décidant de dénoncer les pratiques dont il a été victime, il contacte les grands médias qui connaissent son histoire mais ne souhaitent pas la traiter, Pierre Jovanovic (journaliste indépendant http://www.jovanovic.com/blog.htm ) relaye son message. Que chacun en fasse autant c’est pour nous et pour faire bouger les choses que Bruno Boulefkhad se bat.
10 cm de neige sur Lons le Saunier. moins 5 au thermomètre, les mains et les pieds gelés, le dos déglingué, Bruno tiens toujours le siège de la Société Générale. Je viens de l'avoir au téléphone, c'est la victoire ou la mort. Le personnel de l'agence est au bord de la crise. Ils craquent et on les comprend.
En effet, chaque matin en arrivant à leur travail, ils croisent son regard. Chaque soir, en quittant les lieux, il est toujours là. Dans la ville on ne parle que de ça. Ce sujet revient sans arrêt dans les conversations avec leurs amis, leur famille.
"Au fait, le type, il est toujours là ?... Mais finalement, qu'est-ce qu'il veut ?... Moi je pense qu'il doit avoir raison, sinon il serait parti depuis longtemps... Et ça ne vous gène pas d'être bien au chaud pendant qu'il est dehors ?... Et vous avez perdu beaucoup de clients ?... Et votre direction, elle dit quoi ?... Vous ne craignez pas de vous faire virer s'il arrive quelque chose ?... J'ai lu l'article dans le journal, je pense quand même que vous avez déconné dans la banque ?... Moi je connaissais son garage, je ne comprends pas que vous l'ayez fait couler, c'était une belle affaire... Et ça ne vous réveille pas la nuit ?... Au fait, ta collègue est en arrêt de travail, c'est pour ça ?... Tu sais, on en parle partout en ville, vous allez être montré du doigt... Au café, l'autre jour, j'ai même entendu quelqu'un qui disait..............."
L'enfer, c'est le quotidien de Bruno, mais le Diable ne va pas s'arrêter en si bon chemin.
L'APLOMB, l'association dont Bruno est administrateur, lutte contre le fascisme financier. Les terroristes ne sont pas dans le désert du Sahara, Hollande a des mirages, Le vrais terrorisme est en France, tout près de lui.
Chaque matin, des millions de Français découvrent les méfaits de leur banque sur leurs extraits de compte. Ce racket quotidien est totalement illégal, on l'a largement démontré et les tribunaux nous suivent.
Pour s'en sortir, chacun doit faire un acte de Résistance. Chaque citoyen à le devoir de ne pas se laisser spolier de ses droits.
Bruno est le percuteur d'un mouvement qui s'amplifie chaque jour.
Seule une vague de plaintes contre les banques fera plier ce système. Si chacun a le courage de faire valoir ses droits, c'est 24 milliards qui sont reversés chaque année dans l'économie française au lieu d'aller dans les Paradis fiscaux.
C'est une augmentation importante du pouvoir d'achat de chacun, c'est un ballon d'oxygène dans la trésorerie des entreprises qui peuvent alors embaucher.
LA RELANCE ECONOMIQUE PASSE OBLIGATOIREMENT PAR UNE VICTOIRE CONTRE LA DICTATURE FINANCIÈRE;
SIGNEZ LA PÉTITION ! Soutenez le en lui payant un sandwich ou un café par paypal : bruno.boulefkhad@orange.fr
Le général de Gaulle estimait que la nationalisation du système bancaire était nécessaire contre l’influence néfaste des banques « assez puissantes pour faire échec à l’intérêt général »
Préface de Maxime Gremetz, homme politique pour « Le livre noir de la Banque » de Gérard Faure-Kapper
Selon les chroniqueurs financiers le système bancaire français se porte bien. En fait ce sont les banquiers qui vont de mieux en mieux. Pour les consommateurs et les petites entreprises artisanales et agricoles cela va de mal en pis.
« Le livre noir de la banque » dont le titre résume fort bien le contenu arrive à point pour dénoncer les multiples abus de la position dominante bancaire. Son auteur Gérard Faure-Kapper rappelle s’il en était besoin les scandaleux privilèges et les astuces d’exploitation des clients du monde feutré et policé de la Banque.
A lire l’auteur il est bien loin de l’idéal des « jours heureux » du programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R)
« "instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie"
"retour à la Nation des grands moyens de production monopolistes, fuite du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques." »
Le 2 décembre 1945 le gouvernement d’union nationale alliant les gaullistes et les communistes annonce la nationalisation de la Banque de France et celles du crédit lyonnais, de la société générale, de la Banque nationale du commerce et de l’industrie et du comptoir national de l’escompte c’est-à-dire les quatre plus grandes banques.
Le général de Gaulle dit lui-même que la nationalisation du système bancaire est nécessaire contre l’influence néfaste des banques « assez puissantes pour faire échec à l’intérêt général ». De plus, l’Etat crée trois banques « à lui » : le crédit national pour les entreprises, le crédit foncier pour le logement et la Banque du commerce extérieur. Enfin les mutuelles du crédit agricole et de la Banque populaire sont alignées sur le secteur bancaire nationalisé.
Ceci étant la déréglementation financière commence avec les gouvernements socialistes et en 1956 les banques d’affaires redeviennent des banques à part entière et concurrencent dangereusement le secteur national.
Dès lors les quatre banques nationalisées font tout pour se libérer de l’Etat et se comportent de plus en plus comme des banques d’affaires.
En 1981 les nouvelles nationalisations voulues par la gauche ne vont pas arrêter ce mouvement et si l’Etat organise ces entités financières, il commence aussi en sous-main à organiser le retour du secteur privé.
A peine élue en 1986 la Droite fait de la privatisation des Banques la clé de son programme et très rapidement, la société générale, la CCF, Paribas et Suez sont privatisées. Jusqu’en 1994, sous la Droite comme sous la Gauche, pratiquement tout le secteur financier retourne au privé : la BNP, le CIC, le crédit local de France, etc.
Sous le ministère de Dominique Strauss-Kahn ministre des finances, les privatisations bancaires et des assurances s’achèvent, crédit lyonnais, AGF, GAM, etc.
Avec lui le monde bancaire français est entré dans « la finance mondialisée ! ».
La crise financière de 2008 met en relief ce pouvoir exorbitant des banques. Elles obtiennent de l’Etat en urgence 20 milliards d’euros, puis 90 milliards d’euros de garantie et sans aucune contrepartie, le gouvernement de Monsieur Sarkozy ne demande ni actions, ni sièges dans les conseils d’administration des Banques.
Pire, la généralisation du livret A atteint le nécessaire monopole de la caisse des dépôts et de la Banque postale. Cela parachève la main mise sur les particuliers du secteur juteux de la banque qui avait déjà œuvré pour la suppression des comptes personnels pour les particuliers à la Banque de France et au Trésor public.
Enfin la privatisation de la Banque postale livre les services bancaires de la poste à la capacité du secteur privé et les alliances de la poste avec la société générale et la Banque préfigure la fin de la Banque de service public.
Le rêve du « tout libéralisme » est atteint et les profiteurs peuvent maintenant se servir.
C’est ce que notre auteur nous livre les tenants de cette exploitation financière du grand public et des petites entreprises.
Que faire ? Avant de pouvoir revenir aux nationalisations bancaires de salut public il faut sans doute se battre pour dénoncer tous les abus qui sont tels que le pouvoir actuel en est lui-même gêné d’où ses déclarations politiques pour tenter de calmer le jeu.
Une proposition de loi visant à créer un observatoire parlementaire, économique et paritaire de surveillance du monde bancaire serait la bienvenue. D’où le grand intérêt de ce travail de qualité qu’a effectué Gérard Faure-Kapper que j’ai eu le privilège de préfacer.
Qu’il est loin le temps « des jours heureux » du programme du Conseil National de la Résistance !
"Agis comme si la maxieme de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle. "
E. KANT
Il conviendrait dans ce monde "moderne" d'établir la liste des actes et de les juger au regard d'une Loi universelle.
En quoi consisterait cette Loi universelle ?
C'est très simple : ne pas porter atteinte à l'espoir de la vie de tous ceux qui ne sont pas encore nés. Mais si, ceux qui ne sont pas encore nés avaient la possibilité de choisir cette naissance ou de la refuser, que feraient-ils ?
On peut espérer qu'ils accepteraient encore le défi.
Qu'en sera-t-il dans mille ans ?
Cette Loi universelle aura-t-elle définitivement disparu ?
"Si l'oeuf avait un judas, quel oiseau oserait en sortir ? " Lemson.
Je souhaite qu'aucun être humain n'en vienne jamais à se poser la question...Et je crains pourtant que ça ne soit déjà fait.
Si vous cherchez un chalet de vacances à louer ou même à acheter, ne cherchez plus :)) Si vous montez là-haut et que vous visitez un chalet traditionnel, exposé au sud, vous ne redescendrez plus, foi de Savoyard :))
Situation exceptionnelle dans les Belledonnes en Isère en 1450 / 2100 mètres d’altitude. Le charme d’un village familial sur Les Terrasses d’Allevard.
C’est sur les Terrasses du Collet d’Allevard en Isère que le hameau des chalets haut de gamme et authentique Honka seront réalisés. C’est un emplacement idéal pour les familles qui leur offre une vue imprenable sur le massif de Belledonne. Accès direct pour le ski, les premiers remontés mécaniques sont à 300 m des chalets.
Les Terrasses du Collet d’Allevard offre aussi le plus grand domaine skiable nocturne.
Les avantages
Vue panoramique sur les Belledonnes
Skis aux pieds
Chalets Honka de qualité en authentique bois massif
Les surfaces optimisées et chalets fonctionnels
Ensoleillement maximal
Services de gestion locative
Un espace détente avec sauna, jacuzzi et hammam seront disponible pour la saison 2013/2014.
Tous les chalets bénéficient d’une grande terrasse et d’une vue imprenable pour apprécier la montagne et la nature, hiver comme été. Vous disposez d’un local à skis chauffé, d’un parking privé et un accès internet wifi. Le restaurant pizzeria et la piscine chauffée ouvertes sont très appréciés..
Maison en sacs de terre de 50m2 pour 8700 € construite à 3 en 8 jours
Dans les pays occidentaux, le secteur du bâtiment est énergétivore et fortement émetteur de gaz à effet de serre. De plus, construire une maison engloutie les budgets des ménages.
Le concept de maison en sacs de terre permet d'utiliser des produits locaux (terre trouvée sur place) et à un coût dérisoire.Les sacs peuvent être remplis de terre, de sable (ou autre matériau), en fonction des ressources disponibles localement. Un sac de terre ou de sable, cela ne bouge pas du tout (il existe plusieurs systèmes pour que l'adhérence des sacs entre eux soit totale : fil de fez barbelé, effet velcro etc.), la maison est très stable. La terre tassée et sèchée (le sèchage peut être accélèré dans les écodomes en faisant un feu à l'intérieur de la construction terminée) devient très dure, de type brique/céramique. La matière des sacs utilisés (polypropylène) par CalEarth est très résistante. Une couche d'enduit protecteur est ensuite ajoutée pour protèger de l'eau de pluie.
Cette maison, un vrai bunker, est presque indestructible. Les sacs de terre ou de sable sont d'ailleurs utilisés par l'armée comme abris anti-obus, mais aussi pour lutter contre les inondations. L'écodom (technique "SuperAdobe") est une maison entièrement recyclable, isolante, anti-sismique, et à un coût quasi nul. Elle résiste également aux passages des cyclones et aux inondations. Elle ne craint pas les attaques d'insectes (termites) ou de moisissure. La maison en terre est aussi solide que la terre elle-même :) - Comme dans les églises, la structure en dôme permet, par gravité, le maintien de l'ensemble de la structure. Des constructions droites (avec un toit ordinaire) sont également possibles et sont également très solides. L'inertie thermique de la construction est très bonne. Idem pour l'isolation thermique (les murs sont épais). Le plastique des sacs empêche les remontées d'eau du sol par capilarité.
En secteurs fortement déboisés (Haïti, Afrique subsahélienne etc.) le concept d'EcoDome apporte un avantage majeur : sa construction ne nécessite pas de bois (pas de charpente).
Le père du concept d'EcoDome est Nader Khalili, un architecte américain d’origine iranienne (il a fait ses études en Iran, en Turquie et aux USA), qui concevait à l'origine des gratte-ciel. Puis, suite à une demande de la NASA, il a élaboré un concept de maison pour les missions spaciales sur la lune, ceci en utilisant le matériau disponible localement : la poussière lunaire. Nader Khalili a passé 5 ans a silloner en moto les déserts iraniens, aidant les populations locales à construire des maisons en terre et améliorant d'année en année ses recettes (l'Iran est un pays fortement sismique). Il reçoit le prix Aga Kahn d'Architecture en 2004. En 1988, un village expérimental fut construit au nord de Los Angeles, dans une région désertique. Sur les plans environnementaux et socio-économiques, c'est à dire à tous les plans, le concept est franchement génial.
De la lune à la terre...
- Olivier
Nader Khalili est un architecte irano-américain qui a travaillé sur l'architecture lunaire dans les années 80 et a développé des constructions en sacs de sable, qu'il appelle "Super Adobe".
- "The real form of poverty is the poverty of hope. There is an endless reserve of strength in every human to reach his goal, if only this strength is spent in acheiving rather than competing."
"Je n'ai rien inventé. Toutes les civilisations méditerannéennes ont utilisé la terre sur laquelle elles vivaient pour bâtir (...)Imaginez un monde où tous les réfugiés ont un abri. En plus, cela ne coûte rien".
" Les Nations-Unies s'intéressent aussi au principe. Et de fait, le Haut Comité pour les réfugiés (HCR) et le Programme au développement (PNUD) ont envoyé des représentants à Hesperia étudier les réalisations de Nader Khalili, avant de les utiliser pour abriter les réfugiés des tremblements de terre en Iran en 2002 et au Pakistan en 2005."
Plan du dossier : Partie 1: Maison en sacs de terre durçie / Introduction Partie 2 - Maison en sacs de terre durçie / Références Partie 3 - Maison en sacs de terre durçie / Quel plastique pour les sacs ? Partie 4 - Maison en sacs de terre durçie / Constructions dans le monde Partie 5 - Maison en sacs de terre durçie / Budget
Suite >> http://www.decouplage.org/categorie-10192476.html
La construction en sacs de terre est basée sur l'utilisation de sacs remplis de terre et du fil de fer barbelé. C'est très peu coûteux, mais nécessite de la main d'oeuvre.
Cette technique de construction naturelle a évolué à partir de la construction militaire des 'bunkers' et des méthodes de digues temporaires de lutte contre les inondations. La technique exige des matériaux de construction très simples : sacs solides, remplis avec de la terre et d'autres matériaux inorganiques généralement disponibles sur le site (comme le sable, le gravier, l'argile ou des pierres volcaniques concassées). Les murs sont progressivement mis en place en emplilant les sacs en quinconce (comme en maçonnerie).
Les murs peuvent être courbés pour une meilleure stabilité latérale, formant ainsi des pièces rondes et des plafonds en forme de dôme comme un igloo. Pour des bâtiments à parois droites de plus de 5 m. de longueur, il convient d'ajouter des contreforts.
On stabilise l'édifice en plaçant du fil de fer barbelé entre les rangées. On peut aussi utiliser de la ficelle enroulée autour des sacs afin de lier les rangs entre eux, ceci sert à maintenir la structure d'ensemble et la renforcer. Des tiges d'armature peut être martelées dans les parois, notamment dans les angles et près des ouvertures.
La structure est généralement finie avec du plâtre, du stuc ou des briques, à la fois pour évacuer l'eau et prévenir toute dégradation liée à l'action du soleil. Cette technique de construction peut être utilisée pour des abris d'urgence, des logement temporaires ou permanents, des granges et bien d'autres structures.
On peut utiliser divers types de toitures. Les toits en dôme sont des extensions de la paroi qui forment des voûtes ou des coupoles. Les voûtes et les dômes de terre sont très peu coûteux à construire, mais les rendre imperméables est un processus complexe et coûteux dans les régions humides. Il est plus facile de construire des bâtiments rectangulaires et circulaires avec des toits en bois ou en métal dans le style architectural local.
Fenêtres et portes peuvent être formées avec un linteau en maçonnerie traditionnelle ou avec encorbellement ou avec la technique de la brique arcade, généralement pour des formes temporaires. La lumière peut également être introduite par des puits de lumière, des tubes en verre à bouchon, ou des bouteilles qui sont placés entre les rangées de sacs au cours de la construction.
Les fondations
Les fondations sont souvent faites de sacs de graviers, ou du ciment armé. Les sacs de terre doivent être placés au moins 15 ou 30 cm au-dessus du sol.(Ce n'est pas le cas pour ceux en ciment) Il est important d'utiliser du ciment près du sol avant d'empiler les sacs de gravier, de sable, ou de terre.
Les types de sacs
Le plus populaire est fait de polypropylène tissé, tel que le type utilisé souvent pour transporter du riz ou d'autres céréales. Le polypropylène est choisi pour sa résistance aux dégâts des eaux, à la pourriture et aux insectes.
Les Remplissages
On utilise généralement du matériau non organique, mais il est possible d'utiliser des matériaux organiques (comme des balles de riz). Le matériau de remplissage le plus courant est l terre avec de l'argile (entre 5 et 50%). Les sacs de terre compactée forment des unités structurelles, mais ne peuvent résister à un trempage prolongé. Les sacs de sable et de gravier peuvent résister dans des conditions d'inondation prolongée. Mais la plupart du temps, les sacs de sable ne sont pas assez solides sans contreventement temporaire et l'ajout d'une peau structurelle. On peut stabiliser la terre avec du ciment, de la chaux ou du bitume pour renforcer l'étanchéité et la solidité (ce n'est pas nécessaire pour le plâtre structurel.
Les propriétés d'isolation thermique sont importantes dans les pays qui connaissent d'importantes variations de température. La roche volcanique concassée, la pierre ponce ou de riz,les coques ont de très bonnes valeurs d'isolation (meilleures que l'argile ou le sable). Mais il ne faut pas utiliser des matières organiques qui putrescibles ou biodégradables pour les murs porteurs. On peut les utiliser comme remplissage entre des postes. À défaut de gravier léger, on peut utiliser des déchets en plastique comme isolant de remplissage dans les sacs de terre.
Les propriétés de masse thermique du matériau de remplissage sont importantes pour les climats qui connaissent de fortes variations de température chaque jour. Les murs de terre massifs idéal sont une solution idéale pour les climats doux grâce à l'effet d'inertie. La terre ou le sable ont d'excellentes propriétés de rétention de la chaleur, et lorsqu'il l'isolation l'extérieure de la maison est bien faite, ces matériaux sont une bonne solution pour des bâtiments solaires passifs dans les climats froids.
Le plâtre
Quand le remplissage contient beaucoup d'argile, les plâtres faits avec de la chaux ou seulement de la terre sont meilleurs. Un mur de terre doit respirer et se dessécher, en particulier dans les climats où les températures descendent en-dessous de zéro.
Dans les climats chauds, on peut utiliser du stuc de ciment. Le stuc de ciment est une bonne solution sur de la terre stabilisée près du sol : la pluie s'infiltre à l'intérieur puis reflue.
Mais, souvent les plâtres de chaux ou de terre sont la meilleure finition. Le ciment est trop rigide et ne se dilate ni ne se contracte pas comme un mur de terre. On peut commencer la finition avec de la terre et utiliser de la chaux par-dessus. De plus, il est plus facile de réparer la chaux.
Renforcement pour les zones à risques
Tout d'abord, choisir un emplacement solide pour le bâtiment. La forme régulière de la structure et l'écartement des parois sont deux critères importants . Des normes internationales existent pour des contreventements pour la construction en terre dans différents types de zones à risques sismiques. Il arrive que l'on utilise des contreforts renforcés de ciment avec ancres de mortier ainsi que du barbelé renforcer la solidité des bâtiments publics dans les zones à risque sismique.
Il faut renforcer les angles avec du fil barbelé et utiliser un maillage de filet de pêche en nylon sous le plâtre. C'est important de protéger les sacs des rayons du soleil avec du plâtre rapidement. Autre impératif : finir le mur en haut avec une poutre de liaison en ciment armé.
Comme avec les murs géo-textiles de soutènement, une construction en sacs de terre bien réalisée peut résister à des tremblements de terre en raison de sa flexibilité.
a terre crue, le pisé, la terre cuite (brique) possèdent des qualités tout à fait remarquables, notamment, au niveau de leur inertie thermique de 12h (ce qui amortit les variations de température). Les caractéristiques d'isolationthermiques de la terre plutôt moyennes (lambda = 0,850) peuvent être améliorées par l'ajout d'isolants comme la paille ou les copeaux de bois pendant la construction.
CONSTRUCTIONS EN TERRE
La terre est un matériau peu coûteux, elle s'adapte parfaitement à l'environnement et une fois débarrassée de ses impuretés les plus importantes (cailloux, ...) et mélangée à de l'eau et/ou de la paille, elle peut être utilisée pour la construction. Cette dernière est aussi résistante qu'une construction en pierre
Utilisation de la terre crue
murs des maisons : Un mur de terre crue maintient la fraîcheur l'été et accumule la chaleur l'hiver.
cloisons intérieures
enduits intérieurs
enduits extérieurs
remplissage des colombages
isolation thermique
isolation acoustique
...
Types de fabrication à la terre crue
Adobe : Mélange de terre argileuse, de paille et d'eau, malaxée et moulée dans un cadre en bois pour former une brique qui est séchée ensuite au soleil.
Pisé : mélange de terre, d'argile crue malaxée, qui est compactée.
Bauge : façonnage de petits tas de terre argileuse, empilés pour former un mur.
Torchis : c'est un mélange de terre argileuse, de matières fibreuses (paille, foin haché) et peut etre de chaux; il est utilisé pour remplir les intervalles des murs en pans de bois (colombages). Il s'utilise à des densités très différentes : très léger avec beaucoup de paille, plus isolant à plus lourd avec beaucoup de terre, moins isolant mais avec beaucoup de masse thermique et déphasage long.
La maisonnette - paille-sacs de terre -à base de matériaux naturels, super-économique, et autonome en eau douce et en énergie (eau chaude et électricité) - Construire soi-même (en 8 jours à 3 personnes motivées) une maison en sacs de terre de 50 mètres-carrés (sans étage, 50m2 = surface habitable intérieure) en France (avec toit classique) coûte environ 8700 euros - maison 100% écologique la moins coûteuse possible, pour deux personnes
(et éventuellement frais d'agence immobilière si non inclus)
Certificat d'urbanisme et permis de construire (formalités administratives) : dépôt gratuit et pas besoin de recourir à un architecte si la surface de la maison est inférieure à 180 m2.
L'administration a un délai de deux mois pour répondre à la demande.
Construire soi-même (en 8 jours à 3 personnes motivées) une maison en sacs de terre de 50 mètres-carrés (sans étage, 50m2 = surface habitable intérieure) en France (avec toit classique) coûte environ 8.700 euros :
- environ 1000 euros pour les sacs polypropylène,
- o euros pour le remplissage des sacs (terre)
- 500 euros de ciment et sable (pour l'enduit, en mélange avec la terre locale),
- 1000 euros pour le sol (parquet, terre cuite etc.) - Parquet : 15 euros/m2 = 750 euros + "charpente-sol assistée de sacs de terre" de 250 euros.
- 2.200 euros pour la toiture :
charpente (repose sur murs) et toit : 1.000 euros
Couverture tuiles ou ardoises en fonction de la région : 15 euros/m2 - Surface : 80 m2 = 1.200 euros
Isolation en papier recyclé ou en paille : 0 euros.
option : possibilité de réaliser une toiture végétalisée.
- 4000 euros pour les portes, fenêtres et baies vitrées (il est également possible de réaliser des entrées de lumières en bouteilles recyclées).
L'ONU, l'armée et les ONG humanitaires utilisent ces réservoirs-bâche très résistants. Cette réserve bâche peut être placée sous la maison. Il est possible d'avoir une bâche enterée qui alimentera le circuit eau froide, et une autre au soleil qui alimentera le circuit eau chaude. Une bâche sombre effectue un pré-chauffage de l'eau.
En sur-élevant le réservoir grâce à des sacs de terre, pas besoin de pompe pour alimenter la maison, la circulation de l'eau se fait par gravité. Il est également possible de recouvrir la bâche d'un toit plat sur lequel on installe panneaux photovoltaïques et de capteurs solaires thermiques, constituant ainsi une "unité eau + énergie" pour la maison adjacente.
La bâche étant complètement fermée, sans entrée d'air, et complètement opaque aux rayons solaires, la conservation de l'eau douce est très bonne.
En France, la consommation domestique par habitant est de l'ordre de 137 litres d'eau par jour. http://www.cieau.com/toutpubl/faq/54_questions/contenu/4.htm
(si mal effectué = risque de contamination microbiologique des eaux qui ruissellent) mais recommandé, si correctement effectué, d'un point de vue écologique
"Lorsque l'installation d'un système de collecte ne se justifie pas, soit parce qu'il ne présenterait pas d'intérêt pour l'environnement, soit parce que son coût serait excessif, des systèmes individuels ou d'autres systèmes appropriés assurant un niveau identique de protection de l'environnement sont utilisés."
L'usage de produits doux (douche, vaiselle, machine à laver), permet d'utiliser les eaux usées pour l'arrosage.Compost
Pour plus de confort [= alimentation de la base minimale (réfri + éclairage) mais aussi des appareils électroménager et des outils électriques], compter 6.500 euros pour deux personnes (coûteux au niveau investissement)
Note : préfèrer une éolienne à axe vertical (totalement silencieuse) si l'éolienne est installée près de la maison.
Téléphone et Internet : raccordement France-Télécom = 100 euros
Pour le chauffage : avec des baies vitrées exposées plein sud et la bonne isolation (mur épais en sacs de terre), les besoins en chauffage sont très réduits. Il est également de chauffer la maison grâce aux capteurs solaires thermiques installées sur le toit.
Les cloisons intérieures peuvent être réalisés avec les sacs de terre, avec des bouteilles recyclées (voir ici), avec du bois ou avec de simples rideaux (bambous, tissus etc.).
Les sacs de terre (avec enduit ciment/sable/argile) peuvent être utilisés pour construire des meubles :
- bancs en dur (avec quelques coussins et tapis ils sont transformés en canapé)
- table-bar entre la cuisine et la salle à manger.
- lit
Le coût de l'ensemble cloisons intérieures + meubles en dur est variable.
Transports : Trikke électrique (700 euros, pliable en quelques secondes) + transports en commun (bus, train, bateau, avion) :
Bilan (option minimale) :
- Maison : 8.700 euros
- Mobilier eau, dont chauffe-eau solaire : 3.600 euros
- Réservoir bâche eau douce : 2.000 euros
- Electricité solaire (dont réfrigérateur et ampoules, ainsi que batterie etc.) : 2.600 euros
L'océan est un mot magique qui fait rêver, or il s'agit d'un monde que nous connaissons encore très peu. Les dauphins et les requins ont beaucoup à nous apprendre si on ose les approcher et les observer. Rencontre avec Frédérique Pichard et Pierre Frolla, deux aventuriers de la mer.
Alors que les océans représentent quasiment les trois quarts du globe terrestre, et que nous avons tendance à exploiter ses ressources, que savons-nous réellement des espèces qui les peuplent ? Ces animaux marins auraient-ils des enseignements à nous transmettre ?
Les dauphins et l’ouverture du cœur
« Ce dauphin a plongé son regard dans le mien et cela a été incroyable. Quand je suis sortie de l'eau, j'ai pleuré pendant plusieurs minutes. Cet œil, cette profondeur de regard m'a emmenée dans mes propres profondeurs, comme si une mémoire était ravivée dans quelque chose d'infini et de très fort » raconte Frédérique Pichard, fondatrice de l’Institut Dony, près de trente ans après cette rencontre qui a bouleversé sa vie. A cette époque, elle est accompagnatrice de groupes de voyages et commence à observer le comportement des dauphins vis-à-vis des touristes. Elle s’aperçoit alors qu’ils se conduisent différemment avec chaque individu, comme si « ils étaient miroirs de qui nous sommes dans l’instant présent ».
Plusieurs années passent, et alors qu'elle s'apprête à s'installer en République Dominicaine, elle entend parler d'un dauphin libre et sauvage, aperçu au large des côtes de Royan. Guidée par son intuition, elle décide d'aller à sa rencontre avec sa fille, alors âgée de six ans. Après s'être mises à l'eau tout doucement, c'est finalement Dony qui est venu à leur rencontre : « C'était comme si j'avais retrouvé un de mes amis que je n'avais pas vu depuis longtemps » explique-t-elle. Aux côtés de ce dauphin ambassadeur – un dauphin qui se détache ponctuellement de son groupe pour venir au contact des humains – elle vit « un voyage de la conscience » lui donnant l'impression d'être ramenée au monde originel dans un état de plénitude et de sérénité. A l’époque, Frédérique Pichard se forme à la relaxation spécialisée en visualisation créatrice. Une technique consistant à imaginer et à ressentir un état d’être de façon à augmenter les chances qu’il s’accomplisse. Dans ce cadre, elle entraîne son cerveau à émettre des ondes alpha permettant d’être dans un état proche de celui dans lequel nous nous trouvons lorsque nous méditons. Un état de relaxation naturel chez les dauphins qui nous aiderait, à leur contact, à nous reconnecter à notre véritable essence, d’après Frédérique Pichard. Elle le sent, elle a trouvé son « maître » et confie « j’ai tout de suite senti que Dony était venu m’apprendre quelque chose ». Ainsi, régulièrement, le soir après son travail, elle part à la rencontre de Dony pour partager des moments avec lui. Pour le retrouver, elle lui donne tout simplement rendez-vous … par télépathie : « Pendant deux ans, je donnais mes rendez-vous à Dony, à telle heure, tel endroit, et à chaque fois, il était là ». Et même si cette mère de famille a pu observer cette façon de communiquer chez ses jumeaux, la télépathie reste pour elle extraordinaire. Elle aime d’ailleurs plaisanter : « Avec les dauphins, nul besoin de portable ni d’internet ! ».
De ces différentes rencontres, Frédérique Pichard en a retiré des enseignements. Au plus profond de ses cellules, elle a ressenti des messages qu’elle a traduits et notés à sa sortie de l’eau. D’après elle, les dauphins permettent aux humains de reprendre contact avec « cette conscience de la nature et du vivant » souvent oubliée. Chaque dauphin aurait un message particulier pour chacun. Selon elle, les personnes qui ont la chance de nager avec des dauphins sont souvent profondément bouleversées par cette rencontre : « Elles sont touchées au cœur. Elles retrouvent cette dimension d'amour, d'ouverture qui leur permet d'aller plus loin dans la compréhension de l'univers ». Et si elle insiste sur le fait que « ce n'est pas le dauphin qui va tout guérir », elle ajoute que « l'un des messages fondamentaux des dauphins est de prendre conscience du potentiel infini et extraordinaire que l'on a à l'intérieur de soi ».
Les requins : de la peur à la passion
Alors que la plupart d’entre nous sommes effrayés par les requins et paralysés à l’idée de pouvoir se retrouver un jour nez à nez avec l’un d’entre eux, certaines personnes décident d’affronter leur peur. Quadruple recordman du monde d’apnée, Pierre Frolla, traumatisé par le film Les Dents de la Mer, a longtemps vécu un « paradoxe ». Alors qu’il devait plonger tous les jours pour s’entraîner, sa peur des requins l’empêchait de progresser. Il a alors décidé d’aller à leur rencontre. Très vite, à leur contact, il se rend compte que « les requins se comportent comme d’autres poissons que l’on a l’habitude de rencontrer. Curieux, ils viennent près de nous pour nous sentir ». Ses craintes laissent place à la curiosité et à l’admiration : « lorsqu’il est proche de nous, nous réalisons à quel point cet animal, qui est au sommet de la chaîne alimentaire, est puissant et plein d’énergie. C’est le patron de la mer, mais lui ne le sait pas et c’est ce qui est intéressant. Nous sentons plutôt un animal craintif et peureux » témoigne Pierre Frolla, fasciné par l’aspect majestueux de l’animal. Pour cet amoureux de la nature, les requins sont « ses meilleurs compagnons de plongée ». Ils sont d'une fidélité incroyable, explique-t-il : « dès lors que nous nageons au milieu des requins, ils ne vont cesser de nous accompagner du début à la fin de notre plongée. Avec d’autres plongeurs, il nous est arrivé de dériver sur plus de 14 kilomètres et d'avoir toujours les mêmes requins qui tournaient autour de nous et restaient avec nous ».
Curiosité, sentiment de sécurité, ou tout simplement l’espoir d’obtenir de la nourriture pêchée, pour Pierre Frolla, il existe bel et bien plusieurs hypothèses expliquant ce comportement. Dans tous les cas, il est impossible de nier cette fidélité. Il a même pu vivre des moments exceptionnels avec eux : « il y a eu des rencontres fortuites avec des grands requins blancs ou des requins tigres où j’ai eu la chance de pouvoir les attraper par la nageoire dorsale et « danser » avec eux ». Conscient de ces rencontres extraordinaires, Pierre Frolla aime rappeler que « le requin est un animal qui se mérite » parce qu’il faut « avoir le courage de se présenter à lui et faire preuve d’humilité pour que cet animal puisse venir au plus près de soi et pouvoir ainsi évoluer en paix et en harmonie avec lui ». De ces différentes plongées avec les requins, il en a retiré plusieurs leçons qu’il applique dans sa vie personnelle et transmet à ses élèves au sein de l’Ecole Bleue. Cette académie de la mer a entre autres pour objectif de sensibiliser les personnes à la beauté mais aussi à la fragilité du monde marin et de ses occupants, et d’affronter ses peurs : « aller à la rencontre des requins m’a permis de me rendre compte que tant que nous ne connaissons pas les choses, nous ne pouvons pas les juger. Nous avons principalement peur de l’inconnu. Mais dès lors que nous connaissons et maîtrisons les choses, elles ne nous font plus du tout peur ».
Découvrez l'Institut Dony, qui étudie et protège les dauphins ambassadeurs Et l'Ecole Bleue (Académie de la Mer)
Le savoir et la compréhension sont deux choses tout à fait différentes.
Seule, la compréhension peut mener à l'être.
Le savoir est au service de l'avoir. Il n'est qu'une présence passagère, comme une matière putrescible.
L'enseignement n'apprend aux enfants qu'à emmagasiner s'il ne prône que l'avoir. C'est une course à la surenchère.
"Moi, je possède plus que toi." Société de consommation qui somme les cons de lui obéir.
Un nouveau savoir chasse l'ancien, comme l'ipod 324 chassera le modèle 323.
Le savoir aura permis d'établir une hiérarchie dans la capacité des individus à absorber les données comme un ivrogne se remplit. L'ivresse est douce, elle annihile les douleurs de cet être qui est plus vide que le néant.
La compréhension.
Elle s'installe lorsque les individus qui s'attellent au savoir entreprennent simultanément une observation interne des phénomènes générés par la difficulté liée au travail d'acquisition : toutes les émotions, le doute, la peur, le stress, l'estime de soi, la prétention, la volonté, l'opiniâtreté, le découragement, les intentions avouées, les intentions cachées, tout ce qui relève de l'existentiel et non du cognitif.
Le bonheur n'est pas dans l'obtention d'une note ou d'un diplôme mais dans la compréhension de soi, dans cette connaissance dont on ne parle pas aux enfants.
Et c'est la cause essentielle du désastre.
Quand on a gavé pendant des années des individus qui se cherchent, jusqu'à leur donner le sentiment que ces connaissances sont une raison supplémentaire à leur perdition, il est vain de vouloir les maintenir dans un système qui les égare.
Tant qu'on ne prendra pas en considération la dimension existentielle de l'enseignement, on oeuvrera à la construction d'une société où cohabiteront des individus éteints, consuméristes, matérialistes, immatures, compétitifs, et quelques individus révoltés...Ceux-là représentent l'espoir d'un monde humain. Les premiers resteront les machines dont le système se nourrit.
Olivia Mokiejewski est « accro » au Coca-Cola depuis 25 ans. Elle en a bu près de 7 000 litres, 20 000 canettes. Comme les milliards de consommateurs du célèbre soda, elle ignore ce qu’elle boit exactement depuis tant d’années.
La recette du Coca-Cola est un secret industriel, quasi militaire, jalousement gardé. D’après la marque rouge et blanche, deux personnes seulement dans le monde connaitraient la liste des ingrédients. Pourquoi tant de mystère autour d’une simple boisson sucrée ? Que cache-t-il ? Doit-on se méfier de la boisson la plus consommée sur la planète ? Olivia Mokiejewski a décidé de s’attaquer à la face cachée de la marque la plus puissante du monde et de partir à la recherche de cette fameuse formule secrète…quitte parfois à passer pour une emmerdeuse !
Dans la collection « L’Emmerdeuse » incarnée par Olivia Mokiejewski. Un documentaire d’Olivia Mokiejewski Réalisé par Romain Icard. Produit par Nilaya productions. Avec la participation de France Télévisions.
Pas un personnage très fréquentable mais là, il avait parfaitement raison...
"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain." - Napoléon Bonaparte -
Nous vivons coupés de la nature, et nous en avons la nostalgie. Pourtant, cette séparation n’existe que dans nos têtes ; nous sommes beaucoup plus proches d’elle que nous le croyons. Nous faisons partie de cette nature vivante, intelligente : l’observation nous apprend que les animaux et les plantes savent ce que nous pensons, ce que nous allons faire, réagissent en conséquence, et parfois pressentent avec justesse ce qui va se produire. Et si l’on pouvait communiquer avec la nature ?
48 – DOSSIER
Rétablir le contact Retrouver l'expérience sensorielle de la nature
50 – DOSSIER
L'intelligence des animaux Quand la science s'étonne de certains comportements des animaux
54 – Dossier
Ces plantes qui nous ressentent Et si le monde végétal n'était pas aussi inerte qu'on l'imagine ?
60 – DOSSIER
Des plantes qui enseignent aux humains A la rencontre des plantes qui « parlent » aux chamanes
64 – DOSSIER
Ils vivent la nature Portraits d'homme et de femme engagés
74 – DOSSIER
Une autiste dans la tête des animaux Temple Grandin comprends le ressenti des animaux
78 – DOSSIER
Interview de Rupert Sheldrake La nature est consciente
6 – ENTRETIEN
Rencontre avec Amélie Nothomb L'écrivaine nous confie une part très personnelle de sa vie, traversée d'expériences extraordinaires
12 – TÉMOIGNAGES
Vos expériences extraordinaires
16 – CINQ QUESTIONS A...
Corine Marienneau
18 – SOCIETE
Des perceptions en évolution Sommes-nous en train de devenir extrasensibles ?
20 – CONFIDENCES
Bernard Werber
22 – Un autre regard
L’actu science, culture et médecine
30 – Energie
Entrez dans la danse La Danse des 5 rythmes s'installe progressivement en France
36 – Médecine
Les médecins et les esprits Au Brésil, des hopitaux proposent à leurs patients les services des médiums
40 – Entretien Psy
Retour aux racines du soin avec Pierre Coret La variété des approches thérapeutiques est-elle sous-estimée en France ?
84 – Thérapie
Hypnose : un outil en vogue Un outils décrypté, loin des idées reçues
88 – Portrait
Stanislav Grof Le psychiatre aux mille visions
94 – Le coin du psy
EMI, la part d'ombre Les expériences de mort imminente font parfois peur
100 – Pratique
Les accords toltèques
108 – Livres
La sélection d’Inexploré Mais aussi : Interview avec Corine Sombrun
114 – Le mot de la fin
Ervin Laszlo
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Pour cela l’INREES s’appuie sur un questionnement scientifique rigoureux tout en gardant à l’esprit, comme le soulignent d’ailleurs les scientifiques eux-mêmes, que les connaissances que nous possédons sur la nature de la réalité sont limitées En savoir plus »
Je les aime tellement les enfants. Ceux de ma classe, ceux que j'ai eus, ceux que j'aurai.
C'est eux qui me font grandir. C'est eux qui me poussent à comprendre, à analyser, à autopsier, à ausculter, jusqu'au tréfonds, à saisir chaque parole, chaque geste, chaque posture, chaque regard, chaque attitude, à être présent, conscient, constant, lucide, attentif, patient, aimant.
Je les aime. Ils me grandissent, ils me poussent vers le haut, vers la conscience la plus aiguë, la plus vive, la plus heureuse, jusqu'à en rire.
Aujourd'hui.
"Y" avait allumé un MP3 dans sa poche, pendant un cours, il écoutait de la musique et ses voisins l'entendaient aussi. A la sonnerie, "K" est venu me le dire. J'ai confisqué le MP3 et après la récréation "K" est venu me dire que d'autres enfants le "traitaient" de "balance".
Discussion. Parce que chaque occasion est un retour à l'essentiel, à la dimension existentielle.
On a d'abord clarifié ce qui relève de l'ordre existentiel et de l'ordre scolaire.
Quand doit-on dénoncer quelque chose, ou quelqu'un ?
Repère historique. Les Résistants et les collaborateurs.
Les collaborateurs avaient-ils raison de dénoncer des Résistants ?
Comment identifier ce qui relève de la conscience morale et ce qui relève de l'intérêt ?
Pourquoi "Y" avait-il allumé son MP3 ? Je lui pose la question et il répond, gêné qu'il ne sait pas. Je lui demande d'observer les émotions qui étaient en lui à ce moment-là, que je ne le gronde pas, que je ne vais pas le punir mais qu'il est important qu'il comprenne ce qui s'est passé en lui. Il finit par dire que ça lui faisait envie, que ça lui faisait plaisir.
-Pourquoi est-ce que ça te faisait plaisir ?
-Parce que je faisais quelque chose d'interdit.
-Tu te sentais fort ?
-Oui, c'est ça.
-Imagine maintenant qu'en toi, il y a une balance avec deux plateaux. D'un côté, il y a le plaisir et de l'autre la conscience morale, ce qui te dit que ce que tu fais est interdit. Pourquoi est-ce que le plateau du plaisir est devenu le plus lourd, pourquoi est-ce que ce plaisir l'a emporté sur la conscience morale ?
-Parce que ça amusait les autres, que moi, je me sentais le plus malin.
L'importance du poids des regards, de l'influence, du courant qu'on ne maîtrise plus et qui nous emporte.
On en vient à parler de la mort d'un de mes anciens élèves. Il s'est tué en scooter en faisant "le malin" devant les autres. Il se sentait fort, sans doute... L'importance de l'observation de nos actes, de la source et de leurs conséquences. Qui est responsable ? Quand doit-on se retirer d'une situation ? Qu'est-ce qui nous alerte ?
La balance était déséquilibrée, le plaisir immédiat était le plus fort. Plus aucune observation intérieure.
Beaucoup, beaucoup d'émotions dans la classe, des silences et des paroles qui fusent. D'autres situations, d'autres histoires, tout ce que les enfants portent qui jaillit comme un torrent, je prends conscience, encore une fois, de tout ce qu'ils gardent en eux, de tout ce qu'ils devraient pouvoir poser, parce que c'est trop lourd, trop confus, trop chaotique.
Discussions, discussions...Je pose des questions, ils répondent, ils réfléchissent, ils échangent. J'essaie constamment de rattacher cette dimension existentielle à leurs propres émotions, à leur vécu, à tous leurs tourments, à leurs bonheurs, aux drames, aux peurs. En eux, c'est un vacarme assourdissant.
Je ramène régulièrement les enfants sur cette nécessité de l'observation intérieure, de la nécessité de s'extraire des influences, de la puissance du groupe, de la nécessité de parler aussi, d'exprimer, d'ouvrir son âme, de partager.
Aucun jugement, juste de l'accueil, de l'écoute.
Une heure et demie à parler.
Je leur parle de mon enfance, de mes erreurs, de tout ce que j'ai compris, beaucoup plus tard, à travers les livres, avec quelques professeurs, souvent tout seul. Beaucoup, beaucoup plus tard...
Pourquoi ? Pourquoi m'a-t-il fallu autant de temps ? Je leur pose la question.
-Parce que tu n'en parlais pas ?
-Oui, voilà, c'est ça, tout le problème est là, cette absence de paroles, pas des paroles quotidiennes sur l'insignifiance mais des paroles sur l'existence. C'est pour ça que je veux parler avec vous. Parce que j'aurais aimé ne pas attendre aussi longtemps pour commencer à comprendre. Mais vous savez pourquoi on en parle ici, tous ensemble ? Parce qu'on n'a pas peur. Parce qu'il ne s'agit pas de juger mais juste de partager pour que chacun grandisse, intérieurement. Et moi aussi, je grandis, grâce à vous.
INTERVIEW - Quiksilver a présenté son nouveau documentaire, relatant la carrière du freeskieur Candide Thovex, en avant-première au Grand Rex.
La tournée mondiale du film de Candide Thovex a commencé ce samedi 20 octobre à Paris. Quelque 2.700 spectateurs se sont déplacés afin de voir sur grand écran les images réalisées par le réalisateur Matt Pain et toute l’équipe de Candide.
Avant la diffusion du film, Candide, 30 ans, pionnier du ski freestyle français, nous a expliqué la genèse du projet : «Ce soir on présente un documentaire que l’on a tourné pendant deux hivers. Quiksilver m’a proposé de faire un film retraçant toute ma carrière depuis mon enfance. Le tout est alimenté de nouvelles images.»
Celui qui a déjà remporté deux fois les X-Games et le Freeride World Tour a préparé quelques notes, qu’il nous montre, avant son entrée en scène. Il avoue être un peu stressé, « je n’ai pas révisé », concèdera-t-il en souriant pendant l’interview. Son arrivée sur le tapis rouge du Grand Rex, les photos à l’entrée de la salle… la projection de Few Words aurait pu prendre des airs cannois. Mais c’était sans compter sur une salle surchauffée, composée des amis et de la famille de Candide, mais aussi de «monuments» du ski français comme Edgar Grospiron, Sarah Laoura ou encore Xavier de Le Rue. Ovationné avant la projection du film, Candide a tenu à remercier les riders, mais aussi les amis venus du monde entier pour l’occasion.
Les premières images du film sont celles tournées les deux hivers derniers, en Autriche en Suisse ou au Canada. La nature excessivement bien filmée par Matt Pain, agit comme une claque et prend toute sa dimension sous les skis de Candide. À chaque figure, chaque descente, on retient son souffle, tant la chute semble proche et le terrain hostile. « J’ai eu énormément de chance de faire ce film, mais ce n’est pas forcément facile. Par exemple, à un moment, sur trois mois, nous n’avons eu que deux semaines de beau temps. Pour l'anecdote, je me suis fait mordre par un loup aussi ! ».
Au milieu de son terrain de jeu favori, le skieur se démarque des autres freeriders, en se servant des disciplines dans lesquelles il excellait par le passé. Ancien champion de France de ski de bosses, il est aussi l’un des premiers à s’inspirer des snowboarders pour amener le ski freestyle là où il en est aujourd’hui, et cela se voit. « Quand il est arrivé, on s’est dit, ‘ah ouais, on peut rider comme ça ?’ On pense savoir ce que sont les standards du ski extrême mais lui nous montre autre chose », dira à son sujet Xavier de Le Rue, interviewé dans le film.
Au milieu des images récentes, se dessine la vie de Candide Thovex. On regrettera que le film ne dure qu'une heure, tant il devait y avoir de rushes.Interviews de proches, de riders, de mentors, mais aussi de nombreuses images d’archives retracent son parcours. La Clusaz, station dans laquelle Candide a grandi et où il vit encore quand il n’est pas en tournée pour le film ou en shooting, est omniprésente dans le film. De ses premiers pas, jusqu’au «Candide Invitational», évènement qu’il a fondé et sur lequel il s’est blessé en 2007, les proches racontent et les images illustrent l'évolution du freeski depuis quinze ans.Timidité ou parti pris de réalisation, Candide ne dit pas un mot dans Few Words de celui qu'il est devenu. Il montre l’étendue de ce qu’il sait faire sans en parler.
Elle représenterait 70 % du cosmos et pourtant on sait très peu de choses sur elle. Selon certains scientifiques, on lui doit la croissance de l'Univers...
Contrairement à ce que l’on croit en observant les étoiles par une belle nuit d’été, l’univers n’est pas immobile. Mais jusqu’à une période récente, les scientifiques étaient persuadés que sa croissance ralentissait. Or aujourd’hui, ils sont obligés de revoir complètement leur copie, car c’est exactement l’inverse qui se produit : plus l’univers grandit, et plus il grandit vite !
La responsable ? Une mystérieuse énergie noire... Mais qu’est-ce donc ? Les savants eux-mêmes ne le savent pas. Imaginez ! Elle représenterait environ 70% du cosmos. Mais on ignore tout aujourd’hui de sa composition. Pour tenter de résoudre ce casse-tête, nous avons mené l’enquête auprès de Pierre Binétruy, qui dirige la fine fleur de la recherche française sur la question : l’équipe du laboratoire AstroParticule et Cosmologie de l’université Paris VII.
Une traque internationale...
Notre chercheur de l’espace travaille avec un stylo, son ordinateur et un puissant télescope. Mais il n’est pas seul dans son coin à récolter les indices. Il reste en contact permanent avec ses collègues du monde entier qui tous, essayent d’identifier l’inconnue. Car l’enquête s’avère des plus délicates : l’énergie noire, personne ne l’a jamais vue ! Pas même en laboratoire, puisqu’on n’a pas réussi à reproduire le phénomène. Et pour cause, personne ne sait vraiment ce qu’est l’énergie noire... Pour tenter de l’identifier, les inspecteurs du cosmos font donc appel à un moyen détourné. Ils traquent les étoiles qui sont les plus éloignées de nous. Et les scientifiques sont particulièrement intéressés par celles qui sont en fin de vie.
Trous noirs : le côté obscur de la force
Attention : énergie noire ne veut pas dire trou noir ! Il existe en effet dans l’univers des objets dans lesquels la matière est tellement concentrée que rien ne peut en sortir. Pas même la lumière. Ces ogres de l’espace n’en émettent donc aucune. Ce sont les terribles trous noirs. Les plus gros débusqués à ce jour ont la masse de plusieurs millions de soleils ! Mais comment les détecter ? Et bien, si un tel monstre est invisible, les scientifiques peuvent quand même déceler indirectement sa présence en observant les effets qu’il produit sur son environnement. En effet, irrésistiblement attiré, du gaz y plonge en tourbillonnant et en s’échauffant très fortement. Il peut aussi se former des jets de particules de haute énergie expulsés au loin. Enfin, la vitesse anormalement élevée d’étoiles qui semblent attirées par une masse énorme mais invisible, peut trahir la présence du glouton.
Pourquoi ? Parce que ce sont celles qui émettent le plus de lumière. On les appelle les supernovae. Dans le grand noir de l’espace, ces supernovae sont comme des lanternes. Elles servent de bougies de référence aux chercheurs. Ils mesurent et analysent la lumière de ces étoiles afin de connaître leur distance et leur vitesse de déplacement. Suite à ces observations, les scientifiques retournent à leurs stylos et ordinateurs pour calculer l’accélération de la croissance de l’univers. Et c’est là qu’au détour, ils réussissent à en apprendre plus sur la fameuse énergie noire elle-même. Des technologies futuristes
Pour faire toutes ces observations et pouvoir regarder très loin dans le cosmos, les enquêteurs-chercheurs se servent de télescopes surpuissants. Les scientifiques français utilisent plusieurs de ces instruments. Leur petit bijou ? Un télescope de 3,6 mètres installé à Hawaï et équipé d’une caméra ultra sensible. Un autre télescope très performant est actuellement en construction au Chili. C’est sur celui-ci que notre équipe d’enquêteurs du cosmos, emmenée par Pierre Binétruy, travaille actuellement. Ils inventent des composants électroniques qui contrôleront la caméra installée sur le télescope. Ils mettent aussi au point un système informatique capable de décortiquer les énormes quantités d’informations reçues en provenance de l’espace.