Blog

  • "Voter, c'est abdiquer"

    Petits classiques

     
           
       

    Élisée Reclus
    Photographie de l’atelier de Nadar - s.d. © CMN

    Élisée Reclus

    Lettre à Jean Grave

     

    A l’approche des élections, révisons nos classiques (suite). Après La Grève des électeurs d’Octave Mirbeau, lisons une lettre d’Élisée Reclus (1830-1905) datée du 26 septembre 1885 et publiée dans Le Révolté du 11 octobre 1885. Ça ne manque pas de sel ! « Votez, c’est renoncer à sa propre souveraineté… », nous explique le géographe anarchiste.

     Compagnons,

     Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n’est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l’exercice du droit de suffrage.

     Le délai que vous m’accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j’ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.

     Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.

     Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l’échenillage des arbres à l’extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l’immensité de la tâche. L’histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.

     Voter c’est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l’honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages - et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l’homme change avec lui. Aujourd’hui, le candidat s’incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L’ouvrier, devenu contremaître, peut-il rester ce qu’il était avant d’avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n’apprend-il pas à courber l’échine quand le banquier daigne l’inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l’honneur de l’entretenir dans les antichambres ? L’atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s’ils en sortent corrompus.

     N’abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d’autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d’action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c’est manquer de vaillance.

     Je vous salue de tout cœur, compagnons.

    Élisée Reclus

    Lire la suite

  • "People have the power"

    Le vote FN ne règlerait rien. Ca ne serait qu'un nouvel abandon à un système politique obsolète.

    Il s'agira plutôt de constituer par les abstentions une nouvelle force publique (et non politique). Quel que soit le mouvement politique qui "l'emportera", il n'aura aucune crédibilité en face d'un mouvement populaire de masse.

    ABSTENTION : 70 %

    PARTI POLITIQUE : 30% (on se fiche de l'étiquette)

    VOILA LA SOLUTION. Décentralisation totale. Le pouvoir aux communes. Dissolution de l'Assemblée et du Sénat.

    Il faut repenser la TOTALITE DU SYSTEME et non pas chercher un "sauveur" du système.

    PEOPLE HAVE THE POWER

    Bien sûr que la fin d'un système, ça fait PEUR et c'est justement cette peur qui permet au système de se maintenir. Ca n'est pas la complexité d'un nouveau système qui freine mais l'abandon de ce qui est connu.

    Il faut se libérer du connu pour faire émerger le nouveau.

    La joie, l'enthousiasme, le partage, l'abandon des convenances, l'osmose sociale, la rupture avec les traditions, le respect de l'humain et l'indifférence envers la hiérarchie... Bacri et Jaoui savent très bien le montrer. Il nous reste à faire du cinéma une réalité.


    Je trouve la photo de l'article très "riche" parce qu'elle montre des gens normaux, c'est à dire la population qui connaît les dégâts collatéraux de l'absurdité et l'infâmie du système. On a ici le même rapport de force : 1789, le Tiers Etat porte la Noblesse et le Clergé. 2013, le Tiers-Etat porte les financiers et les politiciens, tous unis sous la couronne princière de l'UE. Rien n'a changé dans le rapport de forces. La "démocratie" est venue valider ce que la Révolution a tenté de supprimer. Le droit de vote enclenche le devoir d'être soumis. Rien d'autre.

    fardeau.gif



    Des salariés de l'abattoir Gad, menacé de fermeture, le 10 octobre à Lampaul-Guimiliau. (Sophie Prévost/Maxppp)

    Des salariés de l'abattoir Gad, menacé de fermeture, le 10 octobre à Lampaul-Guimiliau. (Sophie Prévost/Maxppp)

    C'est une note de quatre pages, classée "confidentiel" et rédigée par le ministère de l'Intérieur. Chaque mois, les services de Manuel Valls, sur la foi des rapports que leur adressent les préfets, rédigent une "synthèse", qui est une manière de plonger dans les méandres de l'opinion publique. Elle dit l'esprit du temps, le moral des élus et l'humeur des Français, ceux que l'on entend peu dans les grands médias et qui représentent ce que certains appellent "le pays profond".

    La dernière en date de ces synthèses a été publiée le 27 septembre dernier. Elle est remontée illico jusqu'au sommet de l'Etat et a été jugée suffisamment inquiétante à l'Elysée et à Matignon, pour que, cette fois-ci, elle soit communiquée aux principaux dirigeants de la majorité.

    La France gronde, les Français sont en "colère ". Ce mot-là, François Hollande, en déplacement la semaine dernière en Haute-Loire, l'a d'ailleurs prononcé publiquement. Dans la synthèse des préfets, il ne figure pas de façon explicite. Mais c'est tout comme ! Les casquettes de la République n'ont pas l'habitude d'employer les formules chocs et les phrases qui claquent. C'est ce qui fait tout l'intérêt de la note du 27 septembre.

    Il faut savoir la décoder pour mesurer son caractère alarmiste. Tout est écrit par petites touches qui signalent, une à une, les sources d'un mécontentement qui monte, qui tourne, qui s'alimente parfois à de petits riens dont on mesure toutefois combien ils pourraient devenir explosifs si demain ils devaient se cristalliser dans un même mouvement. On n'en est pas encore là. C'est ce qui explique, au bout du compte, un climat insaisissable fait d'aigreurs accumulées, sur fond de ressentiment à l'égard de ce qui vient d'en haut, du pouvoir parisien, de ceux qui gouvernent l'Etat.

    "Un sentiment d'abandon"

    Le premier point mis en exergue par les préfets porte sur le monde rural. Celui-ci "s'organise pour revendiquer une spécificité de traitement dans les réformes en cours". A quelques mois des municipales, il n'y a rien là de secondaire.

    Si le redécoupage cantonal "ne suscite guère de réactions dans l'opinion, il fait parfois l'objet de débats enflammés dans les exécutifs locaux". Plus que "des accusations partisanes", les préfets notent ainsi "les inquiétudes sur les conséquences d'un tel redécoupage sur le maillage territorial des services publics et l'éligibilité à certaines subventions ou projets d'équipements".

    Le discours qui monte est tout entier dirigé "contre l'hégémonie des métropoles" que le gouvernement serait en train d'organiser à travers la loi Lebranchu. Chez les petits élus, tout fait désormais sens : les restructurations liées au vote de la loi de programmation militaire aussi bien que la réforme Peillon des rythmes scolaires. Le sentiment qui domine est "un sentiment d'abandon".

    Le deuxième point abordé par les préfets a davantage fait les gros titres des médias."Inquiets du discours antifiscal qui pourrait favoriser les extrêmes, écrivent-ils, les élus considèrent que les limites du consentement à l'impôt sont atteintes."

    Là encore tout converge : "Dans les esprits où domine la hantise du chômage et de la baisse du pouvoir d'achat, la hausse de la fiscalité devient un élément anxiogène de plus." L'expression utilisée est celle de "choc psychologique" pour "des foyers jusque-là non imposables". A preuve, " l'afflux record dans certains centres de finances publiques de contribuables à la recherche d'informations ".

    Dans ce contexte, "les élus confient avoir constaté la radicalisation des propos de leurs administrés qui fustigent 'un matraquage fiscal' et 'une hausse insupportable d'impôts qui financent un système trop généreux'." Et les préfets de conclure : "La menace de désobéissance fiscale est clairement brandie."

    Le troisième point abordé par les casquettes de la République porte sur "l'évolution des modes de délinquance". "Médiatisation croissante des faits divers par les médias locaux [...] dans des régions qui s'en croyaient indemnes" ; "cambriolages, délinquance de proximité, incivilités" : la formule choisie pour résumer le sentiment des Français se passe de commentaire.

    Tout cela "inquiète autant que cela exaspère". C'est ce qui conduit les préfets à souligner que "la population semble désormais prête à s'impliquer davantage dans la lutte contre la délinquance à travers des opérations comme 'voisins vigilants' ou 'alertes commerce'".

    Enfin, sur un mode un peu plus positif au regard des mesures prises récemment par le gouvernement avec notamment la baisse de la TVA sur la rénovation de logements, les préfets soulignent "la situation de détresse" qui est aujourd'hui celle des professionnels du bâtiment.

    Loin du discours convenu sur les bienfaits supposés du statut d'auto-entrepreneur, ils rappellent ainsi que "dans certains départements, près de 70% des créations d'entreprises artisanales" relèvent de ce dit statut. Ce qui, ajouté à "la concurrence d'entreprises étrangères qualifiée de low cost", entretient un discours récurrent sur la "concurrence déloyale".

    Ras-le-bol fiscal

    Faut-il dès lors s'étonner que le Front national monte dans les sondages ? Sentiment d'abandon des zones rurales, ras-le-bol fiscal, augmentation de la petite délinquance, détresse du monde artisanal : on retrouve là tous les ingrédients qui, mis bout à bout, nourrissent le programme lepéniste dans ce qu'il a de plus tristement classique. Durant l'été dernier, Hollande confiait volontiers son inquiétude de voir la réforme des retraites "unifier" un mécontentement latent.

    "Si ça prend, disait-il en privé, toutes les catégories qui grognent oublieront leurs antagonismes pour se retrouver derrière la première manif venue." Le danger n'est plus là. La réforme des retraites, bouclée fin août avec un sens achevé de l'équilibre hollandais, a étouffé dans l'oeuf le mouvement social et du même coup mes projets assassins de la gauche Mélenchon, en lien avec les secteurs les plus durs de la CGT ou de FO.

    Sur le front de l'emploi qui s'améliore doucement, les plans sociaux qui tombent provoquent plus de ressentiments que de mobilisations. De même qu'il existe des grèves perlées, on voit s'installer une colère diffuse qui entretient dans le pays ce curieux climat où l'insatisfaction domine sans que jamais elle ne s'exprime de manière unifiée dans la rue.

    "Ne comptez plus sur notre bulletin de vote"

    Aujourd'hui, on en est là. Les sondages le disent. Les préfets le confirment. Les plus expérimentés des élus de gauche confient, la peur au ventre, que cette situation leur rappelle celle qui prédominait avant leur déroute des législatives de 1993. "Les gens se taisent. Bien sûr, sur les marchés, nos sympathisants viennent râler. Mais tous les autres ont le visage fermé, témoigne un député d'Ile-de-France. Ils se contentent d'un 'C'est dur, hein !' dont on sent bien qu'il veut dire 'Ne comptez plus sur notre bulletin de vote'. "

    L'abstention, voilà l'ennemi. Celui qui fait trembler les candidats de l'actuelle majorité, à l'approche des municipales. Avec, en toile de fond, une attention croissante au discours lepéniste, perçu comme la dernière manifestation possible de ce refus du "système" qui fait désormais florès.

    Dans ce climat délétère, tout est désormais fléché pour que la colère qui monte se porte sur le seul terrain électoral. Quand Jean-François Copé répète à tout-va que la seule manière de "sanctionner le pouvoir" est de favoriser une "vague bleue" aux prochaines municipales, mesure-t-il qu'il ne se trompe sur rien, sauf sur la couleur exacte d'un vote qui s'annonce essentiellement "bleu Marine" ? Face à cela, la majorité ne peut compter que sur l'implantation de ses élus sortants. Elle tente de faire souffler sur le pays un air d'optimisme, encouragé par la croissance qui revient et la courbe du chômage qui devrait s'inverser à la fin de l'année.

    C'est peu et beaucoup à la fois. C'est un peu tard surtout pour espérer que le courant qui enfle, dans les profondeurs du pays, puisse être freiné dans les mois à venir. En 2014, immanquablement, tombera la facture. Pour Hollande, comme pour la droite républicaine, il n'y a guère de raison de penser qu'à la colère qui gronde, ne succédera pas, demain, une de ces sanctions dont on ne pourra pas dire qu'elle est venue par surprise.

    Lire la suite

  • Hors la loi...

    Il faut bien comprendre ce qui se passe : Une loi existait. Elle est supprimée pour une nouvelle. Jusqu'ici, on peut se dire que c'est acceptable mais en fait, cette nouvelle loi place les individus dans une situation d'illégalité en devenant rétroactive, c'est à dire qu'à partir du jour où cette nouvelle loi est votée, tout ce que que vous avez fait jusqu'ici  devient ILLEGAL et vous devrez donc vous soumettre à des impôts, taxes, rattrapages en tous genres. 

    La conclusion est très simple : Les lois sont interchangeables et elles peuvent même se retourner contre vous. Vous aviez respecté à la lettre les lois existantes et bien la nouvelle loi déclare que vous êtes dans l'illégalité et il va falloir PAYER.

    Et tout ça pour éponger une dette dont vous ne comprenez même pas l'existence, dont vous n'êtes pas responsables, dont vous ignorez les mécanismes mais que vous allez devoir assumer...

    Et il y a encore des gens qui ont confiance dans les gouvernements...Ils doivent aimer ça.


    PEA et assurance-vie touchés par un nouveau prélèvement
    Le projet de loi de financement de la sécurité sociale alourdit les prélèvements sociaux frappant les plus-values mobilières. Invité de BFM Business ce vendredi 11 octobre, Jérôme Dedeyan, président de Debory Eres, a décrypté la mesure et ses impacts.
    J.M.
    Le 11/10/2013 à 13:57
    Mis à jour le 11/10/2013 à 14:24

    http://www.bfmtv.com/economie/pea-asura ... evement-62 1570.html

    C'est une hausse d'impôt cachée. Plus précisément, elle est discrètement prévue à l'article 8 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PFLSS). "Il y a une petite mesure qui concerne le taux de prélèvements sociaux (CRDS, CSG, ndlr) qui frappe les plus-values réalisées sur les PEA, l'assurance-vie, les PERCO (Plan épargne retraite complémentaire, ndlr)", rappelle Jérôme Dedeyan, président de Debory Eres et invité de BFM Business, ce vendredi 11 octobre.

    "Tous ces dispositifs vont être taxés à 15,5% sur l'intégralité des plus-values réalisées depuis 1997. Dans le régime précédent, chaque fois qu'il y avait une majoration des prélèvements sociaux, cela ne s'appliquait qu'à la fraction des plus-values réalisées depuis l'entrée en vigueur de ce nouveaux taux", explique-t-il.

    Taxation rétroactive

    Autrement dit, les plus-values réalisées en 1997 étaient taxées au taux de 1997 (4%), celles enregistrées en 2004 à celui de 2004 (10%) etc... Avec ce nouveau dispositif, quelle que soit l'année où les plus-values et les dividendes ont été obtenus, ils seront taxés au taux unique de 15,5%.


    "Désormais, tout bascule rétroactivement", résume Jérôme Dedeyan. "C'est exactement comme si l'administration réclamait un complément d'impôt au barème d'aujourd'hui sur des revenus perçus en 1997. On comprend que les Français s'énervent", ajoute-t-il.

    "Une mesure intolérable"

    Il donne ensuite un exemple concret. "Imaginons un Français qui, l'année de la création de la CRDS, en 1996, a investi 10.000 euros en actions françaises sur son PEA. Aujourd'hui ces 10.000 euros sont devenus 20.731 euros. L'ancien barème lui fait payer 859 euros d'impôts sur les plus-values au titre des prélèvements sociaux. Le nouveau barème lui en fait payer 1.280, c’est-à-dire 50% en plus!".

    "Au-delà de l'enjeu financier, le problème est la rétraoactivité. Cette mesure gâte la confiance que les citoyens peuvent avoir dans la stabilité de la réglementation. C'est insupportable", peste-t-il.

    "C'est un énorme coup de poignard dans la confiance des Français vis-à-vis de l'épargne longue",déplore Jérôme Dedeyan qui parle "d'une mesure intolérable"


    ublié le 14/10/2013 à 15:41


    http://www.lefigaro.fr/immobilier/2013/ ... ourdie.php

    La taxation des plus-values immobilières pourrait être alourdie

    Home ECONOMIE Immobilier
    Par Danièle Guinot


    Crédit: François Bouchon/Le Figaro

    Un amendement au projet de loi de finances prévoit de ne plus permettre aux propriétaires de résidences secondaires d'être totalement exonérés de prélèvements sociaux.

    Les propriétaires de biens immobiliers sont décidément bien mal lotis d'un point de vue fiscal. La commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté jeudi un amendement au projet de loi de finances visant à alourdir la fiscalité des plus-values de cession immobilières. Le projet de loi de finances arrive en débat dans l'hémicycle le 15 octobre.

    Depuis le 1er septembre, les propriétaires d'un bien locatif ou d'une résidence secondaire sont totalement exonérés d'impôt sur la plus-value (19%) après 22 ans de détention (contre 30 ans auparavant). En revanche, ils restent redevables des prélèvements sociaux (15,5%) pendant 30 ans. Par ailleurs, jusqu'au 31 août 2014, ils bénéficient d'un abattement supplémentaire de 25% (portant sur l'impôt et la plus-value).

    Or, si l'amendement déposé par Christian Eckert, le rapporteur général du Budget, est voté en l'état, les abattements pour durée de détention prévus pour les prélèvements sociaux ne s'appliqueront plus que pendant 22 ans: 1,65% par an de la 6e à la 21e année et 1,6% la 22e année. Cela signifie que les abattements de 9% par an s'appliquant entre la 23e à la 30e année seraient carrément supprimés.
    Fluidifier le marché immobilier

    Au final, les propriétaires bénéficieraient d'un abattement maximal de 28%, au bout de 22 ans et ne pourraient donc plus être entièrement exonérés de prélèvements sociaux. Le but de la mesure est d'inciter les particuliers à céder leur bien plus rapidement pour fluidifier le marché immobilier.

    Cette économie pour les caisses de l'État devrait servir à financer le report de la suppression de l'abattement pour durée de détention des terrains à bâtir: initialement prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2014, elle pourrait être reportée au 31 mars.


    http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/10 ... 75757.html


    Le FMI propose de taxer l'épargne privée pour solder les dettes nationales

    Le HuffPost | Par Grégory Raymond Publication: 10/10/2013 11h38 CEST | Mis à jour: 10/10/2013 15h37 CEST
    2
    Share on Google+
    fmi taxe épargne
    2,366
    176
    63
    379
    Recevoir les alertes:
    S'inscrire
    Suivre:
    Économie, Christian Noyer, Christine Lagarde, Crise de la dette, Taxe Sur Les Dépôts, Crise Chypriote, Dette Publique, Dette Souveraine, Finances Perso, Finances Publiques, fiscalité, Fmi, Rapport Annuel FMI, Actualités

    ÉCONOMIE - Rendez-vous compte. Et si l'État choisissait du jour au lendemain de vous prélever 10% sur votre épargne? Un dixième de ce qui est inscrit sur votre relevé bancaire annuel. L'idée fait sens pour le FMI, qui y voit une bonne alternative à la résolution de la crise de la dette. Avec une ponction de cet ordre, les pays "avancés" (Europe, Etats-Unis, Japon) pourraient retrouver le niveau de dette qu'ils présentaient avant 2007. En France, ça représenterait la somme de 700 milliards d'euros à prélever.

    Le Fonds monétaire international n'avance rien de concret dans son rapport annuel des finances publiques. L'institution se permet seulement de poser la question, en prenant toutes les pincettes qu'il convient sur ce genre de sujet. Et si l'on réglait une fois pour toute le problème de la dette, avec la promesse que l'on ne recommencerait jamais? Le FMI n'impose rien: il ouvre le débat.

    En théorie, le principe ne manquerait pas "d'égalité". En effet, les riches et les plus modestes seraient prélevés selon le même ratio, à condition qu'ils aient une épargne positive. Les plus fortunés contribueraient donc plus à la cure d'amaigrissement de la dette, si l'on parle en valeur absolue. De plus, une telle taxe a l'avantage de ne pas bouleverser le système.

    Le phénomène s'est déjà produit en Europe. Confrontée à une grave crise financière en 1992, l'Italie voyait sa dette publique frôler les 120%. Le gouvernement a choisi une solution de choc, en faisant du désendettement sa priorité afin de rentrer in extremis dans les critères de Maastricht. Le socialiste Giuliana Amato a fixé le taux de 0,6% sur l'ensemble des dépôts italiens positifs. À l'arrivée quelque 15 milliards d'euros sont arrivés ainsi dans les caisses de l'Etat.

    "Il y a eu un travail d'explication en amont. La mesure n'était pas considérée comme confiscatoire, mais comme un effort collectif nécessaire pour assainir les finances du pays", analysait le cabinet Weave dans Le Monde en mars dernier. Pourtant, "le traumatisme a été tel qu'aucun politicien ne s'y est risqué une seconde fois", expliquait Galileo Global Advisors à la même époque dans Challenges.

    "En théorie, c'est possible" (Banque de France)

    Une telle solution de la dernière chance pourrait-elle arriver en France? Pour Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, "en théorie c'est possible, mais notre rôle est de faire en sorte que cela n'arrive jamais", disait-il au printemps dernier. Il est vrai que les pouvoirs publics ont plutôt pour mission de rassurer les épargnants, surtout en période de crise.

    Au printemps dernier, Chypre a ponctionné 47,5% sur les dépôts de plus de 100.000 euros afin de se voir accorder un plan d'aide international. Un cas exceptionnel, dû notamment à la présence massive de capitaux russes dans les banques, mais aussi à un secteur bancaire disproportionné. Ce plan préserve donc le patrimoine des petits épargnants, dans la lignée de la garantie des dépôts bancaires qui garantit les dépôts en dessous de 100.000 euros au sein de l’Union européenne.

    Cependant, même si la garantie des dépôts bancaires semble finalement respectée, sa mise en question a créé une inquiétude durable chez les épargnants. Ainsi, 41% des Français interrogés au printemps par l’Ifop estimaient que leurs dépôts pourraient être taxés en cas de crise.

    Les risques d'une telle décision

    Forcément, la difficulté d'une telle exécution serait d'éviter les fuites de capitaux. Les citoyens devraient avoir l'assurance que personne ne puisse y échapper. De plus, l'Etat devrait recueillir suffisamment de confiance pour que la ponction n'ait lieu qu'une fois. Un manquement de l'Etat dans l'une de ces assurances pourrait avoir des conséquences sociales lourdes.

    En Espagne, l'Etat a imposé une taxe de 0,2% sur le montant des dépôts. A la différence des cas italiens ou chypriotes cités plus hauts, ce sont les établissements et non les épargnants qui ont été touchés. En ne frappant pas les épargnants directement, cette taxe a évité un phénomène de panique. Dans le même temps, les frais bancaires ont subitement augmenté. Cherchez le lien...

    Pour JP Morgan, s'exprimant sur le cas espagnol dans La Tribune, "cette taxe pénalise l’épargne en période d’austérité". Il y aurait donc un risque de sorties de capitaux évident". Du reste, pour JP Morgan, cette "incertitude" n’est jamais "la bienvenue" et conduit à "accélérer les retraits aux guichets". Derrière ce phénomène, le "bank run" (ruée des épargnants aux guichets), plus grande terreur du secteur bancaire.


    Lire la suite

  • Bonheur partagé

    homme aveugle

    Il faudra seulement 37 secondes pour lire ceci et changer votre façon de penser ..

    Deux hommes, tous deux gravement malades, occupaient la même chambre d’hôpital. Un homme fut autorisé à s’asseoir dans son lit, pendant une heure, chaque après-midi pour aider à drainer le liquide de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L’autre homme devait passer ses journées couché sur le dos. Les hommes parlaient pendant des heures sur la fin. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire, où ils avaient été en vacances ..

    Chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait depuis de la fenêtre. L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur. La fenêtre donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants jouaient avec leurs bateaux modèles. Les amoureux marchaient bras dessus bras dessous au milieu des fleurs de toutes les couleurs et on pouvait avoir une belle vue de la ville. Comme l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails exquis, l’autre homme fermait les yeux et imaginait cette scène pittoresque.

    Un après-midi chaud, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait. Bien que l’autre homme ne pouvait pas entendre l’orchestre – il pouvait le voir dans son esprit tel que le  monsieur par la fenêtre le dépeignait avec des mots descriptifs. Les Jours, semaines et mois passaient…

    Un matin, l’infirmière de jour est arrivé pour apporter de l’eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps. Dès qu’il sembla approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L’infirmière était heureuse de faire le changement, et après s’être assuré qu’il était confortablement installé, elle le laissa seul. Lentement, péniblement, il se redressa sur un coude pour jeter son premier regard sur le monde réel extérieur. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre a coté du lit. Il fit face à un mur blanc !

    L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit ces choses merveilleuses depuis la fenêtre. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.


    Lire la suite

  • Un témoignage

    Témoignage 14/10/2013 à 08h48

    Rythmes scolaires : quand j’entends parler de temps éducatifs, je ris jaune

    Joachim L. | Intervenant sportif
    http://www.rue89.com/2013/10/14/rythmes-scolaires-quel-manque-respect-les-animateurs-246500

    Un ballon de foot (Denis Dervisevic/Flickr/CC)

    Autant le dire d’entrée : l’école dans laquelle j’interviens est plutôt exemplaire dans la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Après une rentrée laborieuse, les responsables éducation ville (REV) ont bien huilé le fonctionnement pour arriver aujourd’hui à une certaine normalité. Finies les mauvaises surprises, les informations de dernières minutes, les adaptations conséquentes. Maintenant, j’arrive assez serein, sachant à quelle sauce je serais mangé.

    Making of

    Depuis la rentrée, Joachim L. est intervenant sportif dans l’école primaire publique Porte d’Ivry, à Paris. Il travaille dans cette école le mardi et le vendredi, de 15 heures à 16h30 auprès de CE2, CM1 et CM2. Joachim livre dans ce témoignage son expérience.

    Depuis septembre 2013, l’emploi du temps des écoliers parisiens, comme dans d’autres communes, repasse à quatre jours et demi. En fin d’après-midi, ils peuvent faire du théâtre, de la lecture, du sport ou des ateliers manuels. Rue89

    Et pourtant, j’y vais toujours à reculons, sans aucun plaisir ni aucune illusion. Il y a dans mon attitude, à la fois un souvenir amer de cette rentrée précipitée qui nous a tous mis au bord du précipice et une absence totale de perspectives positives quant à l’utilité et au bien-fondé de mon action et de cette réforme en général.

    Comment a-t-on pu la mettre en œuvre avec si peu d’anticipation et autant d’amateurisme ? Je ne suis arrivé dans ce processus que dans sa phase d’application, n’ayant jamais pris part à la phase préparatoire. Je n’ai pu que subir, comme un soldat jeté au front dans une bataille mal préparée, pour ne pas dire perdue d’avance.

    Quel manque de respect, quand j’entends tous ces politiques et bureaucrates évoquer ces « couacs » inhérents à toute nouveauté, comme s’ils n’étaient pas prévisibles. Quel manque de respect pour les animateurs et intervenants que de les laisser seuls essuyer les plâtres mal posés, suite à l’incompétence de ces autres, les inconnus et invisibles concepteurs de la reforme. Quelle escroquerie d’oser parler de l’intérêt de l’enfant et de le confronter à autant d’approximations et à, disons-le, un tel bordel.

    Je n’ai toujours pas de contrat de travail

    Recruté « à l’arrache » (quatre jours avant la première séance) par une association dont je n’ai toujours pas rencontré de responsables et avec laquelle je n’ai toujours signé aucun contrat de travail. Embauché par téléphone, sans même envoyer d’extrait de casier judiciaire alors que je serai en charge, seul, de dix-huit enfants.

    Appelé à intervenir en handball et en football et privé de matériel pour les premières séances. Obligé de prendre à chaque fois sur mon temps personnel pour enquêter et suivre la piste du matériel, et renvoyé comme une balle de ping-pong du responsable éducation ville à l’association qui jugent réciproquement l’autre responsable de ma situation. Mis dans des conditions telles, que je n’ai guère les moyens d’exercer le métier pour lequel j’ai été embauché : la mise en place d’activités sportives ludiques et éducatives.

    Cette réalité est ce qui me rend si pessimiste quant à la suite, malgré les réels ajustements par rapport au début. Pour le handball, je dispose de la moitié d’un gymnase, d’une balle, de chasubles, et de 45 minutes de pratique effective maximum (quand on enlève les déplacements et les temps d’installation et de rangement) pour mettre en place une séance ludique et éducative pour dix-huit enfants.

    Imaginez seulement le temps maximum que chaque enfant peut passer balle en main sur une séance (sans prendre en compte les différences entre les « forts » qui monopolisent la balle aux dépends des « faibles ») ? Assez paradoxal quand on sait que les enfants à cet âge-là ont surtout besoin et envie de manipuler et de toucher la balle.

    Pour le football, j’ai les mêmes conditions mais plus de balles. Puis-je les utiliser ? Evidemment que non, sur un demi-terrain de handball, faire des jeux impliquant une balle par enfant ou même une pour deux reviendrait, soit à en garder une bonne moitié sur la touche, soit à créer un véritable chaos.

    La discipline mine mes séances

    Comment a-t-on pu concevoir que mettre dix-huit enfants sur un demi-terrain de handball pourrait permettre la mise en place d’activités de qualité ? Ces concepteurs savent-ils seulement à quoi ressemble un groupe de dix-huit enfants ? Et ce que représente la superficie d’un demi terrain de handball ? Ainsi, je suis complètement limité dans ce que je peux mettre en place et mes compétences sont tout simplement niées car rendues inutiles. N’importe qui pourrait prendre ma place, puisqu’au final, je ne fais que des matches sur fond de discipline.

    Oui, beaucoup de discipline. Comme je suis dans l’impossibilité de proposer aux enfants des jeux attrayants qui pourraient capter leur attention (notamment en leur donnant à chacun une balle), ces derniers, que je récupère après une journée d’école et qui n’ont quasiment pas eu de pause à 15 heures puisqu’on doit « courir » au gymnase, sont agités.

    Et comment gérer de manière « éducative » ces débordements et comportements sanctionnables quand il y a dix-huit enfants à gérer ? Prendre cinq minutes pour « parler » à l’enfant ou l’envoyer « au coin » pour qu’il ne nuise pas au groupe qui aura déjà, dans tous les cas, perdu quelques minutes de mon attention ? Toute cette discipline mine mes séances et m’oblige à me retrancher dans une relation d’autorité avec les enfants.

    J’ai été mis en situation d’échec

    Peut-être est-ce ma faute. Peut-être devrais-je questionner mon incompétence plutôt que mes conditions de travail. Je reconnais volontiers être en situation d’échec dans le cadre de ces temps. Pris dans une relation autoritaire avec les enfants et résigné à mettre en place des activités qui n’ont rien de ludiques et d’éducatives. Pourtant, et je tiens à le préciser, je ne suis pas un novice.

    Je suis dans l’animation depuis sept ans, exerçant en tant qu’animateur ou directeur adjoint. Et surtout, je suis éducateur sportif dans une autre municipalité pour la deuxième année consécutive, ce qui signifie que mon travail est reconnu ailleurs. Je pense donc avoir plutôt été mis en situation d’échec. Dans de telles conditions, notamment un taux d’encadrement incohérent avec l’exigence de qualité annoncée, je ne vois pas de miracle possible, rien de bon ne pourra en sortir.

    Alors quand j’entends parler de temps éducatifs, de répondre au besoin et à l’intérêt de l’enfant, je ris jaune, car je sais ce qu’il y a derrière le rideau de fumée…

    Lire la suite

  • Amérindien.

    Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
    Je veux savoir à quoi tu aspires,
    Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton cœur.

    Je ne m’intéresse pas à ton âge.

    pow-wow-wendake-2011-dominique-jeanneret.jpg
    Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves,
    Pour l’aventure de te sentir vivre,
    Tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

    Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
    Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
    Si les trahisons vécues t’ont ouvert,
    Ou si tu t’es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.

    Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
    Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer.

    Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
    Si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils
    Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

    Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes.
    Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même,
    Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

    Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
    Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres.
    Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté;

    Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien,
    Et malgré cela rester debout au bord du lac
    Et crier: “Oui!” au disque argenté de la lune.

    Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as.
    Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
    Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

    Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
    Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

    Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
    Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.

    Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
    Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.”

     

    Oriah Mountain Dreamer
    Indian Elder

     

    Lire la suite

  • Esprit critique

    Quand on lit les commentaires horrifiés, on prend la mesure de l'incroyable absence d'esprit critique, d'analyse, de lucidité d'un grand nombre de lecteurs. Ce qui est très intéressant, bien entendu, étant donné que les médias vont user jusqu'au trognon de cet emballement. Tout est possible puisqu' c'est écrit ou que ça passe à la télé...

    Rappelez-vous du 11 septembre et de Colin Powell. Tout est vrai puisque ça passe à la télé. Ils ne vont quand même pas monter des coups aussi tordus...Ben, si justement...


    Centrales EDF Gravelines – Mort d’un intérimaire après avoir plongé dans la piscine de refroidissement.

    pisicine

    La piscine dans laquelle A.Rollmops a plongé.

    Alexandre Rollmops, 22 ans, venait d’être appelé par l’agence ATECON pour effectuer une mission d’intérim en tant que Chargé d’opération de désentreposage des combustibles en piscine. Alors qu’il effectuait la tournée des installations avec le chef de chantier, il a été pris d’une envie irrésistible de piquer une tête dans la piscine de refroidissement des combustibles nucléaires.

    Son chef, Didier Sefinctaire, encore sous le choc témoigne : "Comme c’était son premier jour dans notre boîte, je lui faisais un rapide tour des installations pour qu’il se familiarise un peu avec son nouvel environnement de travail. Au moment de lui montrer la piscine, il m’a dit qu’il aimerait bien se rafraîchir un peu [...] Tout s’est passé très vite, je n’ai pas eu le temps de lui dire que ce n’était pas une vraie piscine, qu’il était déjà entrain de faire une bombe pour plonger dans l’eau… On ne comprend pas son geste, c’est totalement surréaliste."

    Son corps, totalement dissout dans l’eau radioactive, n’a pu être repêché. Les techniciens présents sur place n’ont pas été atteints par les éclaboussures d’eau radioactive, et ils ont été pris en charge psychologiquement par une cellule spéciale mise à leur disposition.

    C’est toute la centrale de Gravelines qui est en deuil aujourd’hui. Une minute de silence sera respectée lundi matin en l’honneur du jeune homme de 22 ans. Fait exceptionnel, les réacteurs nucléaires de la centrale seront éteints durant cette minute de recueillement.

    La rédaction.


    16 Commentaires on “Centrales EDF Gravelines – Mort d’un intérimaire après avoir plongé dans la piscine de refroidissement.”

    1. Clement

      Je trouve ton site et tes articles nul a chier…

    2. Si cette information est vraie alors voici mon commentaire:

      Ce qui est grave et étonnant, je dirais même incroyable à la limite du surréalisme, c’est que ce jeune a été embauché par une entreprise (sous-traitante d’EdF) sans recevoir au préalable une formation "nucléaire" pourtant obligatoire et que dans cette situation, son chef direct le conduise à son lieu de travail. Les responsables directs sont le patron de l’entreprise et le chef de ce jeune, ensuite les responsables de la centrale de Gravelines chargés de vérifier les compétences indispensables de ce jeune en ce domaine.

      Il y a là une faute MAJEURE de la part de l’entreprise sous-traitante et d’EDF.

      Ce drame est une méchante ALERTE aux responsables du Parc Nucléaire Français: il montre qu’existe une grave dérive et que les boulons seraient à resserrer sûrement un peu partout.

      L’eau de la piscine d’entreposage des combustibles (neufs et irradiés) est effectivement "radioactive". Elle contient aussi beaucoup d’acide borique (neutrophage). Ce qui explique le décés immédiat de ce jeune "ignorant".

    3. Non mais quelle idée de piquer une tête dans une piscine dans le nord de la france, alors qu’il n’est nullement indiqué qu’un système de chauffage de l’eau n’est présent ?

      Il s’est surement dit qu’en tant que bassin de refroidissement, l’eau serait à température idéale !

      Que nenni, il a échappé à une hydrocution.
      Heureusement que la radio-activité l’a tué sur le coup ! (ou presque)

    4. jc

      C’est de la pure connerie!!!

    5. bruno

      hey les gars, vous avez pas percuté que c’était une énorme connerie cet article !!!! rollmops, société atécon !!!!!! est ce que vous y connaissez quelque chose dans le nucléaire ?? Apperement pas alors évitez de dire n’importe quoi !!!!
      Déjà d’une faut vraiment etre trés con pour plonger dans une piscine, que cà soit dans la piscine du batiment combustible ou celle du batiment réacteur, et de 2 meme si le gars il saute dedans il ne sera certainement pas dissout, là je suis mdr !!!

    6. rousseau dominique

      EDF est totalement fautif sur cette tragédie abominable , il y a déja bien longtemps que les syndicats demandent a leur hierarchie une mise a disposition obligatoire de maillots de bain a base de kryptonite afin d’eviter ce genre d’incident desagreable. De plus, combien va couter le nettoyage du bassin afin d’y oter les graillons? C’est encore une fois le contribuable qui va payer…

    7. Boucher

      Euh… A.Rollmops et Didier Sinfecter… Embaucher par ATECON? Sérieux c’est un gros fake! ouvrez les yeux! Déja aucun intérimaire n’a le droit d’aprocher effectivement une centrale nucléaire de si près, alors le bassin de refroid? Et regardez de plus pret les jeux de mots "Ha t’es con" "Désinfecter"…

    8. le comcombre masqué

      Pfffffffff nimporte quoua la radioactivité ne tue pas cf fukuchima
      Il a du mourir noyé tout simplement
      Ahhhhhhv ces jeunes travailleurs
      Encore un jeune polonais?????,

    9. Je pense que cette information est un faux. L’entreprise ATECON, n’existe pas ! Par contre :
      "Ah, t’es con" : oui cela est sûr ! Enfin la radioactivité ne dissout pas un corps !

    10. Est ce qu’il a eu le temps de mettre un bonnet de bain ? Et le bermuda est autorisé ? Non, je demande ça parce qu’à Paul Asseman, on peut pas … :-)

    11. Yann

      Bien fait !
      On pourrai vraiment y croire.
      Mais de un, il faudrai être stupide pour y plonger (n’empèche les Russes la boivent bien, pour prouver qu’il n’y a aucun risque, les Russes je vous ais dis !)
      De Deux, cette eau ne présente aucun risque si il n’y à aucune défaillance, mais "aucune défaillance" n’est plus associée à "centrale nucléaire"…

      C’est quoi le Sprat ?
      Le Sprat Enchaîné est un journal satirique et parodique qui tente de donner sa perception de la réalité dunkerquoise à travers des articles qui sont résolument faux. La vérité est ailleurs, et elle n’est absolument pas ici.

      Les prénoms et noms des personnes mises en scène dans les articles sont imaginaires. Les noms propres utilisés et les marques citées le sont ici à but satirique et parodique.

      Le site est totalement gratuit, car nos journalistes sont payés en nature (hareng pec, klipper et sprat).

      Nous serons prochainement sur les réseaux sociaux si l’affluence sur notre site suit et si un stagiaire veut bien être payé à ne rien foutre pour passer sa journée sur Fégure S’book et Teuteure.

      A noste keer

      La rédaction

    12. Je suis surveillant de baignade en milieu hostile chez EDF et je peux vous assurer que cette information est réelle, petit rappel, les bombes sont interdites dans le grand bassin. Ce qui est arrivé à Alexandre Rollmops n’est pas m’ahreng!!!!

    13. Je n’y crois pas, c’est trop gros, cherchez autre chose. L’ Entreprise ATECON bien vu.

    14. PJ VDP

      A mon avis l’intérimaire était japonais . Les intérimaires Japonais sont habitués à prendre leur bains dans ce type de piscine. A chacun son truc . Nous c’est la carnaval , pas vrai ?

    Lire la suite

  • Manhattan Project

    Sur ce projet-là, les moyens furent considérables et plusieurs pays s'impliquèrent. Il s'agissait de créer l'arme la plus puissante et les techniciens y parvinrent finalement rapidement. La mise en commun des connaissances et des moyens financiers...Et l'on voudrait nous faire croire qu'il ne serait pas possible de mettre en place une structure similaire pour régler le problème GRAVISSIME de Fukushima...C'est effrayant ce laxisme.


    Projet Manhattan

    Explosion au niveau du sol et début de la formation d'un champignon atomique. Les nuages et le sol sont illuminés par la couleur orange de l’explosion.
    Photographie en couleur de la première explosion nucléaire lors de l'essai Trinity le 16 juillet 1945 à Alamogordo au Nouveau-Mexique.

    Projet Manhattan est le nom de code du projet de recherche qui produisit la première bombe atomique durant la Seconde Guerre mondiale. Il fut mené par les États-Unis avec la participation du Royaume-Uni et du Canada. De 1942 à 1946, il fut dirigé par le major-général Leslie Richard Groves du corps des ingénieurs de l'armée des États-Unis. Sa composante militaire fut appelée Manhattan District et le terme « Manhattan » remplaça graduellement le nom de code officiel, Development of Substitute Materials, pour désigner l'ensemble du projet. Au cours de son développement, le projet absorba son équivalent britannique, Tube Alloys.

    Le projet Manhattan commença modestement en 1939 mais il finit par employer plus de 130 000 personnes et coûta près de 2 milliards de dollars américains de 1945, soit environ 26 milliards de dollars de 2013. Plus de 90 % des frais furent consacrés à la construction des usines et à la production des matériaux fissiles et moins de 10 % au développement et à la fabrication des armes. Les travaux de recherche et de production se déroulèrent dans plus de 30 sites, certains étant secrets, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada. Deux modèles d'armes furent développés durant la guerre. Dans le premier modèle, dit de type canon, un bloc d'uranium était projeté sur un autre pour déclencher une réaction en chaîne. Les blocs étaient composés d'uranium 235, un isotope comptant pour 0,7 % de l'uranium naturel. Comme il était chimiquement similaire à l'isotope le plus abondant, l'uranium 238, et avait presque la même masse, leur séparation fut difficile. Trois méthodes furent employées pour enrichir l'uranium : la séparation électromagnétique, la diffusion gazeuse et la diffusion thermique. L'essentiel de ces opérations fut réalisé au Laboratoire national d'Oak Ridge dans le Tennessee.

    En parallèle des travaux sur l'uranium, des recherches furent menées pour produire du plutonium. Des réacteurs furent construits au laboratoire national de Hanford dans l'État de Washington pour irradier l'uranium et le transmuter en plutonium. Ce dernier était ensuite séparé chimiquement de l'uranium. Le principe du canon employé pour le premier modèle d'arme ne pouvait pas être utilisé avec le plutonium et un modèle plus complexe fut développé dans lequel la réaction en chaîne était déclenchée par l'implosion du cœur de l'arme. Les travaux de conception et de fabrication des composants furent menés au Laboratoire national de Los Alamos dans le Nouveau-Mexique. L'arme au plutonium fut testée pour la première fois lors de l'essai Trinity réalisé le 16 juillet 1945 à Alamogordo au Nouveau-Mexique. Les bombes Little Boy à l'uranium et Fat Man au plutonium furent respectivement utilisées lors des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki.

    Le projet Manhattan était étroitement contrôlé et hautement secret mais des espions soviétiques parvinrent à s'infiltrer dans le programme. Il fut également chargé de rassembler des informations sur les recherches atomiques allemandes et, dans le cadre de l'opération Alsos, des personnels du projet Manhattan servirent en Europe, parfois derrière les lignes ennemies, pour rassembler des matériels de recherche et des scientifiques allemands. Dans l'immédiate après-guerre, le projet réalisa des essais sur l'atoll de Bikini dans le cadre de l'opération Crossroads, développa de nouvelles armes, promut le réseau des laboratoires nationaux du département de l'Énergie des États-Unis, soutint la recherche médicale dans le domaine de la radiologie et posa les bases de la propulsion nucléaire navale. Il conserva le contrôle de la recherche et de la production des armes nucléaires américaines jusqu'à la formation de la Commission de l'énergie atomique des États-Unis en janvier 1947.

    Lire la suite