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  • Fukushima

    FUKUSHIMA UPDATE
    Le Moment le plus dangereux de l’humanité: Fukushima carburant Piscine à l’unité 4. «C’est une question de survie de l’homme."
    "La communauté internationale doit désormais tout  prendre en charge à Fukushima:
    Nous sommes maintenant dans les deux mois de ce que peut être le moment le plus dangereux de l’humanité depuis la crise des missiles de Cuba.
    Il n’y a aucune excuse pour ne pas agir. Toutes les ressources que notre espèce peut rassembler doivent être axées sur la piscine de combustible à Fukushima Unité 4.
    Le propriétaire de cette  centrale   de Fukushima, Tokyo Electric (Tepco), dit que, dans aussi peu que 60 jours, il peut commencer à essayer de supprimer plus de 1300 barres de combustible irradié d’une pool (piscine) gravement endommagée et  perchée à 100 pieds dans les airs. La piscine repose sur un bâtiment gravement endommagé qui est inclinable et pourrait facilement descendre … à la mer dans le prochain tremblement de terre, si ce n’est pas de sa propre  gravité."

    Quelque 400 tonnes de carburant dans ce bassin pourraient cracher plus de 15.000 fois plus de rayonnement  que ce qui a été libéré à Hiroshima,en 1945.

    La seule chose certaine à propos de cette crise est que Tepco n’a pas les connaissances scientifiques, techniques ou  les  ressources financières  pour y faire face . Pas plus que le gouvernement japonais. La situation exige un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs  que notre espèce humaine est capable d’apporter.

    Pourquoi est-ce si grave ?

    Nous savons déjà que des milliers de tonnes d’eau fortement contaminée se déversent à travers le site de Fukushima , apportant un flot continue  d’ isotopes toxiques à long terme dans le Pacifique. Des Thons  irradiés par les retombées facilement retraçables à Fukushima ont déjà été capturés au large de la côte de Californie. On peut s’attendre à bien pire.

    Tepco continue de verser plus d’eau sur le site proche de trois cœurs de réacteurs fondus , il doit en quelque sorte garder la chaleur sous contrôle.Les émanations de vapeur  indiquent que la  fission peut toujours se passer quelque part sous terre. Mais personne ne sait exactement où ces noyaux sont en réalité.

    Une grande partie de cette eau irradiée est maintenant assis dans environ un millier de réservoirs  immenses mais fragiles qui ont été rapidement assemblés et parsemés autour du site. Beaucoup sont déjà  en train de fuir. Tout pourrait se briser dans le prochain tremblement de terre , libérant des milliers de tonnes de poisons permanents dans le Pacifique.

    L’eau qui coule à travers le site sape aussi les structures résiduelles de Fukushima , y compris celle soutenant la piscine de combustible à l’Unité 4.

    Plus de 6.000 assemblages de combustible siègent désormais dans une piscine commune à seulement 50 mètres de l’unité quatre . Certains contiennent du plutonium. La piscine n’a pas de confinement au-dessus. C’est vulnérable à la perte de liquide de refroidissement, l’effondrement d’un immeuble voisin , un autre tremblement de terre , tsunami et un autre plus .

    Au total, plus de 11.000 assemblages de  combustibles sont éparpillés autour du site de Fukushima. Selon l’expert de longue date et ancien ministère de l’Énergie officiel Robert Alvarez , il y a 85 fois plus  de réserves mortelles de césium sur place comme il a été libéré à Tchernobyl.

    Les Points chauds radioactifs continuent d’être trouvé autour du Japon . Il y a des indications de taux accrus de dommages de la thyroïde chez les enfants locaux.

    En bout de ligne immédiate : les barres de combustible doivent en quelque sorte  être retirées  en toute sécurité hors de l’Unité Quatre (la  piscine de combustible ) dès que possible.

    Juste avant le tremblement de terre du 11 mars 2011 et le tsunami qui a brisé le site de Fukushima , le noyau de l’unité quatre a été retiré pour l’entretien de routine et de ravitaillement . Comme une vingtaine de réacteurs aux Etats-Unis et aussi beaucoup d’autres à travers le monde , la piscine General Electric conçue dans laquelle ce noyau se situe maintenant,est  à 100 pieds dans les airs .

    Le combustible usé doit en quelque sorte être maintenu sous l’eau. Il est vêtu d’ alliage de zirconium qui  peut s’enflammer spontanément lorsqu’il est exposé à l’air. Longtemps utilisé dans les ampoules flash pour les appareils photo , les brûlures et les flammes  de zirconium avec une flamme chaude  sont extrêmement lumineuses et puissantes.

    Chaque tige découverte émet un rayonnement suffisant pour tuer quelqu’un debout à proximité, en quelques minutes. Un incendie pourrait forcer tout le personnel à quitter le site et rendre les machines électroniques impraticables.

    Selon Arnie Gundersen , ingénieur nucléaire avec quarante ans  d’expérience dans une industrie pour laquelle il a  fabriqué  des barres de combustible , celles du coeur de l’unité 4 sont pliées, abîmées et fragilisées au point de s’écrouler . Des caméras ont montré des quantités inquiétantes de débris dans la piscine de combustible , qui elle-même est endommagée.

    Les ingénieurs et scientifiques font remarquer que les  obstacles  à contourner  afin de vider la piscine de  l’Unité 4  de  ses combustible sont uniques et intimidants, dit Gundersen . Mais cela doit être fait avec  100 % de  perfection.

    Si la tentative échoue , les tiges peuvent être exposés à l’air et prendre feu , libérant des quantités horribles de radiations dans l’atmosphère . La piscine pourrait venir s’écraser au sol , le dumping des barres prises  ensemble dans une pile pourrait  entrer en fission et  exploser. Le nuage radioactif qui en résulterait serait suffisant pour  menacer la santé et la sécurité de  toute l’Humanité .

    Les premières  retombées de Tchernobyl en  1986 avaient  atteintes la Californie dans les dix jours suivants . Celles de Fukushima en 2011 sont arrivés en moins d’une semaine . Un nouveau feu de carburant à l’unité 4 déverserait  un flot continu de poisons radioactifs mortels pendant des siècles.

    L’Ancien ambassadeur Mitsuhei Murata  affirme que :"les retombées à grande échelle de Fukushima  détruiraient l’environnement mondial et toute  notre civilisation . Ce n’est pas sorcier , ni se connecter au débat pugilistique sur les centrales nucléaires . C’est une question de survie de l’humanité " .

    Ni Tokyo Electric, ni le gouvernement du Japon peuvent aller seul. Il n’y a aucune excuse pour refuser de  déployer rien de moins qu’une équipe coordonnée des meilleurs scientifiques et ingénieurs de la planète.

    Nous avons deux mois ou moins à agir.

    Pour l’instant, nous sommes à lancer  une pétition auprès des  Nations Unies et du  Président Obama afin de  mobiliser la communauté scientifique mondiale et d’ingénierie pour prendre en charge à Fukushima et le travail de déplacement de ces barres de combustible à la sécurité.

    Vous pouvez signer la pétition à l’adresse: http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

    Si vous avez une meilleure idée, s’il vous plaît  ,veuillez faire suivre. Mais il faut  faire quelque chose et le faire maintenant.

    Le temps est compté. La menace  d’une catastrophe nucléaire mondiale est douloureusement proche de minuit.

    (Sources: Harvey Wasserman…elle  est rédactrice en chef du Columbus Free Press et Free Press qui  édite  le journal Nuke gratuit ).

    Pour l’instant, nous sommes  à lancer une pétition aux Nations Unies et au Président Obama afin de  mobiliser la communauté scientifique mondiale et d’ingénierie pour prendre en charge à Fukushima et le travail de déplacement de ces barres de combustible  en toute sécurité.

    ………………………………………………..

    AUTRES  TEXTES RELATIFS:

    Alerte Fukushima: 3 faits qu’on nous cache …sur ce lien : http://michelduchaine.com/2013/10/11/fukushima-3-faits-troublants-quon-vous-cache/

    http://michelduchaine.com/2013/10/11/alerte-nucleaire-de-dangereuses-epaves-abandonnees-partie-1/

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  • Carte mémoire

    Le problème n'est pas de trouver un scénario de roman mais bien plutôt de choisir entre tous les sujets qui me viennent à l'esprit...

    Par contre, les scientifiques devraient lire les trois tomes de Jarwal le lutin, il y est beaucoup question de mémoire. Jarwal est très compétent dans ce domaine.

    Même chose avec "A coeur ouvert". C'est le fond même de l'histoire.

    Les romans explorent parfois les sciences expérimentales jusqu'à finir par devancer les sciences appliquées :)



    La tête d’un ver décapité repousse… avec sa mémoire

    Visant à fabriquer de nouveaux organes pour remplacer ceux qui se révèlent défectueux, la médecine régénératrice est un domaine en pleine expansion. Un domaine qui pose aussi des questions inattendues lorsqu'il touche au cerveau : pour les personnes souffrant d'une maladie neurodégénérative comme la maladie d'Alzheimer, qu'arrivera-t-il aux souvenirs stockés depuis l'enfance lorsqu'on repeuplera le cerveau avec des neurones tout neufs issus de cellules souches ? Les informations seront-elles perdues comme des archives brûlées ou bien parviendront-elles à être conservées grâce à une sorte de mémoire dynamique en constant remodelage ?

    La réponse à ces questions fascinantes pourrait bien venir de... vers. Plus précisément des planaires, des vers plats d'eau douce qu'affectionnent les biologistes pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que ces organismes, malgré leur aspect rudimentaire, ont avec nous plus de points communs qu'on pourrait l'imaginer : les planaires sont dotées d'un cerveau centralisé, avec une transmission synaptique et une gamme de neurotransmetteurs que l'on retrouve chez les vertébrés. Ensuite, elles peuvent percevoir assez finement leur environnement. Certes leurs yeux sont assez peu perfectionnés mais ces animaux sont également sensibles aux variations chimiques, aux vibrations, aux champs électrique et magnétique. Enfin – et c'est le point que les scientifiques préfèrent chez les planaires –, ces invertébrés sont capables, grâce à de formidables cellules souches, les néoblastes, de se régénérer entièrement, y compris à partir d'une toute petite portion de leur corps. Ainsi, quand leur tête a été amputée, elle repousse en quelques jours.

    On commence à voir où les chercheurs veulent en venir car qui dit tête, dit cerveau et mémoire. Dans une étude publiée le 2 juillet par le Journal of Experimental Biology (JEB), une équipe de l'université Tufts (Massachusetts) a voulu tester de manière radicale la  dynamique du souvenir : une fois que sa tête a repoussé, la planaire décapitée se rappelle-t-elle quelque chose de sa vie d'avant ? La question peut sembler insolite mais elle a déjà été posée il y a plus d'un demi-siècle, en 1959, par un chercheur nommé James McConnell, qui y avait répondu par l'affirmative. Sa découverte avait, on s'en doute, suscité beaucoup d'effervescence dans le monde de la biologie et, au cours des années 1960, de nombreuses équipes avaient travaillé sur le sujet, sans toujours parvenir à reproduire le résultat de McConnell. Faute d'un protocole suffisamment robuste, cette voie de recherche avait par la suite été abandonnée. Toute la difficulté tient dans le fait que l'on doit prouver que la planaire se souvient de ce qu'elle savait avant qu'on lui coupe la tête. La meilleure manière de s'en assurer consisterait à lui apprendre quelque chose. Mais autant il est aisé d'enseigner à des humains, autant cela devient compliqué avec un ver...

    C'est ce tour de force qui est décrit dans l'article du JEB. Ses auteurs ont mis au point des plateformes expérimentales pour entraîner les planaires et tester leur mémoire. Pendant que des groupes témoins vivaient leur vie dans de classiques boîtes de Petri, rondes et entièrement en plastique, plusieurs dizaines d'individus étaient placés dans de petites "arènes" dodécagonales, au sol rugueux et aux parois mélangeant le plastique et le métal. L'idée consistait à leur faire reconnaître cet environnement particulier et à leur apprendre à y trouver de la nourriture, sous forme de minuscules morceaux de foie de bœuf (les planaires sont carnivores). Alors que ces vers préfèrent d'ordinaire rester sur les parois des récipients et évitent la lumière, ils devaient apprendre à vaincre ces réticences pour manger car la nourriture était placée au milieu de la boîte et éclairée de manière assez vive par une diode électroluminescente. Avec un tel protocole, les chercheurs s'assuraient que le comportement de ces animaux résultait bien d'une décision prise par le cerveau et qu'il ne s'agissait pas d'un quelconque réflexe. Au bout d'une dizaine de jours d'entraînement, les planaires habituées aux "arènes" trouvaient beaucoup plus vite leur pitance que celles qui ne connaissaient pas cet environnement.

    Ensuite les chercheurs ont laissé leurs bestioles tranquilles pendant deux semaines, puis les ont testées de nouveau, avec succès. Pourquoi deux semaines ? Parce que c'est le temps qu'il faut à la tête d'une planaire pour repousser. Si l'on veut tester sa mémoire après une décapitation, il faut en effet déjà être certain que l'animal est capable de garder un souvenir ! Comme c'était le cas, on est entré dans le vif du sujet. Les têtes ont été coupées de manière à ce que plus un milligramme de cerveau ne subsiste. Une fois que la repousse a été complète, les vers sont retournés dans l'"arène". Lors de la première séance, les résultats ont été "décevants" dans le sens où les planaires qui y avaient auparavant séjourné réussissaient le test à peine mieux que celles qui n'avaient jamais fréquenté cet environnement. Mais dès le test suivant, le niveau de leurs performances est remonté à celui qu'il était avant la décapitation. Une fois rafraîchie, la mémoire leur était revenue !

    Le résultat est extraordinaire en ce sens qu'il défie le sens commun. Comment les souvenirs ont-ils pu être sauvegardés lors de la décapitation ? Ainsi que le résume Michael Levin, un des auteurs de cette étude, "nous n'avons pas la réponse à cette question. Ce dont nous apportons la preuve, c'est que, de manière remarquable, la mémoire semble être conservée en dehors du cerveau." L'article évoque l'idée que le savoir né de l'entraînement a réussi à "s'imprimer" dans les néoblastes, ces cellules souches à partir desquelles l'animal va recréer la partie amputée... et notamment les neurones du cerveau. Un peu comme si le cerveau tout neuf démarrait à partir d'un disque de sauvegarde.

    Comme bien souvent en science, la découverte apporte plus de questions que de réponses et elle est encourageante dans la perspective de la régénération des neurones à partir de cellules souches. Ceci dit, je ne peux m'empêcher de trouver que ce résultat résonne de manière étrange avec un autre de mes récents billets, celui où je parlais de ce médecin italien prêt à greffer des têtes humaines sur le corps d'un donneur. A la lumière de ce qui précède, qui dit que ce corps ne conservera pas la mémoire de qui il était autrefois et que ses souvenirs n'entreront pas en conflit avec ceux de la tête ?

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  • Sanction

    Nous sommes surveillés...


    Un directeur d'école suspendu la veille de la rentrée scolaire

    Jacques Risso, le directeur d'école de Rustrel dans le Vaucluse s'est vu interdire sa rentrée scolaire par sa hiérarchie. A charge : une affaire de harcèlement psychologique entre élèves. Ceux qui soutiennent l'enseignant pense qu'il est plutôt visé pour ses dessins sur l'éducation nationale.

    • Par Ghislaine Milliet
    • Publié le 23/09/2013 | 16:16, mis à jour le 23/09/2013 | 18:08
    © dessin Jacques Risso
    © dessin Jacques Risso
    Jacques Risso est enseignant depuis 31 ans et directeur de l'école primaire de Rustrel depuis 25 ans. Dans le  Vaucluse, il est connu pour ses talents de dessinateur. Sur son site, il aime croquer avec humour les situations auxquelles peuvent être confrontés les directeurs et directrices d'école. Derrière ses dessins, il pose la question plus sérieuse du statut du directeur d'école, dont la fonction tampon n'est pas toujours évidente au quotidien. 
    La veille de la rentrée scolaire, l'inspection académique du Vaucluse a suspendu Jacques Risso pour une affaire de harcèlement pyschologique entre élèves. L'enseignant-directeur n'aurait pas mesuré la souffrance d'un enfant de CM1, cible de moquerie de la part de deux élèves. Le psychiatre qui suivait l'enfant aurait prononcé le mot de "harcèlement".
    Pour sa part, Jacques Risso estime n'avoir rien à se rapprocher et l'exprime même sur son site.
    Un comité de soutien s'est crée et une pétition circule pour défendre le directeur d'école. Pour beaucoup, comme pour le syndicat Force Ouvrière ou l'association nationale  "Groupement de défense des idées des directeurs" (GDID) qui le défendent, la sanction contre l'enseignant pourrait être liée à ses dessins d'humeur dérangeants pour l'administration.
    Voir la vidéo
    Une sanction contestée

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  • Le droit animal.

    Descartes pensait que l'animal est une "machine" sans âme, un pur mécanisme semblable à un automate sans vie intérieure. Et si les animaux n'ont pas d'âme, ils ne peuvent pas souffrir ; il est donc intuile de leur accorder des droits...

    Le requin ne se soucie pas des droits du plongeur parce qu'il n'est qu'une "machine".

    "Le droit s'inscrit à la rencontre de la liberté et de l'Histoire. Il n'y a donc pas de droits des animaux. " Jean-Marc Varaut.

    Cette conception du monde animal, comme étant dès lors séparé du nôtre, est toujours en vigueur. Toute notre emprise est construite sur cette idée. Les animaux sont totalement déterminés par la Nature et n'ont aucune possibilité de choix. Ils ne peuvent revendiquer de droits parce qu'ils ne peuvent assumer aucun devoir.

    Un requin ne "se doit" pas d'être un requin. Il l'est et c'est tout. Son implication ne peut pas être consciente car il est investi, totalement, par les règles de la Nature. 

    L'Homme, par contre, a conscience de sa situation, il est capable d'établir des choix, par son raisonnement, et il est capable de dépasser sa Nature.

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    Bon, tout cela remonte à Descartes. C'est assez effrayant d'ailleurs de voir à quel point, nous fonctionnons sur des pensées archaïques...

    Comme il est tout aussi effrayant de réaliser que notre conscience nous a extrait de l'Univers du Vivant et nous a placés en haut de l'échelle de l'évolution. Une conscience qui condamne l'existence. Etrange dilemme.

    Il est évident aujourd'hui que la conscience animale et végétale est bien plus développée que l'opinion scientifique le déclare. L'opinion publique est d'ailleurs bien plus lucide à ce sujet que le monde scientifique. Mais "certains" scientifiques avancent...Il leur suffirait d'aller vivre chez les Peuples Premiers pour avancer beaucoup plus vite...

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  • Dauphins

    Je me réjouis de cette décision mais je suis tout de même interpelé par l'expression "Personne non humaine." L'article dit que le dauphin est une Personne malgré le fait qu'il ne soit pas Humain ce qui signifie que les critères de respectabilité sont clairement humains et rien d'autre : Le langage, la conscience auto-réflexive, une intelligence...

    Bientôt, la liste des animaux classés par "critères de respectabilité"...Avec l'homme en haut de l'échelle, bien entendu...


    L'Inde reconnaît les dauphins comme des "personnes non humaines" et interdit les delphinariums

    2 065 lectures / 9 commentaires10 octobre 2013, 22 h 33

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    Le gouvernement indien vient d'adopter une loi conférant aux dauphins le statut de « personnes non humaines ». Ils ne pourront donc plus être maintenus captifs, ce qui met un terme à la présence des delphinariums dans le pays...

    Une révolution en marche ?

    Après avoir exigé la disparition de tous les cirques sur son territoire, le ministère de l'environnement et des forêts indien porte une nouvelle attaque contre la captivité des animaux sauvages. Les études scientifiques démontrant les hautes capacités cognitives de ces cétacés ont convaincu les autorités. Le ministère a conclu que « la captivité peut sérieusement compromettre la survie des cétacés en modifiant leur comportement » et qu'il est « moralement inacceptable de les maintenir en captivité » pour notre loisir.

    Des êtres exceptionnels

    En effet, les dauphins depuis longtemps étudiés par les scientifiques, sont connus pour être des animaux sociaux ayant conscience d'eux-mêmes. Ils utilisent un système de communication complexe qui leur permet de s'identifier en tant qu'individu et de se reconnaître entre eux. À l'image des grands singes, ils sont capables de raisonner et d'utiliser des outils pour atteindre un objectif.

    Une affaire d'image

    Cette décision est une victoire historique et hautement symbolique. Car même si les dauphins profitent d'une forte popularité auprès du public, à la différence des grands singes – pour qui la question des droits progresse dans les mentalités depuis un moment déjà (ils leurs sont déjà reconnus en Nouvelle-Zélande) – ils sont très différents des humains ce qui rend la tâche d'autant plus ardue. D'autre part, il demeure difficile de faire admettre la souffrance causée par leur capture et la captivité. Avec cette loi, l'Inde devient le premier pays à conférer des droits aux dauphins.

    Une loi, des conséquences !

    En accordant aux dauphins le statut de personne non humaine, le Ministère indien a annoncé « l'interdiction totale pour toute personne, organisation, agence gouvernementale, entreprise privée ou publique de créer un delphinarium impliqué dans l'importation et la capture de dauphins à des fins commerciales ou récréatives, privées ou publiques. » Un revers pour des poids-lourds de l'industrie des loisirs qui sont ainsi stoppés net dans leurs projets d'implantation de delphinariums dans le pays.

    Un pas pour faire évoluer les mentalités

    L'Inde est le 4ème pays à interdire la captivité de cétacés, après le Chili, le Costa-Rica et la Hongrie. Mais rappelons qu'en Europe subsistent pas moins de 34 delphinariums (dont 3 en France) détenant plus de 280 cétacés dans leurs bassins en béton ! Il est temps que l'Europe se pose elle-aussi la question morale du maintien en captivité de ces animaux pour notre seul divertissement …

    Auteur

    One Voice

    Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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  • Un gigantesque gâchis.

    Jean-Paul Brighelli

    Le Point.fr - Publié le

    Pas un enseignant en exercice n'a été nommé au Conseil supérieur des programmes. Pour Brighelli, le signe qu'il n'y a rien à en attendre, hormis le pire.

    Vincent Peillon dans une école primaire le 30 septembre dernier. À l'issue de leur scolarité élémentaire, 18 % des élèves n'ont pas les acquis suffisants pour poursuivre au collège.
    Vincent Peillon dans une école primaire le 30 septembre dernier. À l'issue de leur scolarité élémentaire, 18 % des élèves n'ont pas les acquis suffisants pour poursuivre au collège. © Sébastien Bozon / AFP

    La rue de Grenelle s'est donc dotée d'un nouveau machin, comme aurait dit de Gaulle : le Conseil supérieur des programmes (CSP). On avait déjà eu un Conseil national des programmes, créé par la loi Jospin en 1989 et supprimé par la loi Fillon en 2005. Coucou, le revoilà - mais "supérieur" lui donne un lustre nouveau.

    Que "national" ait disparu dans la bataille n'est peut-être pas seulement anecdotique...

    Dis-moi qui tu recrutes, je te dirai ce que tu veux : quand on jette un oeil sur la liste des membres désignés, qui par l'Assemblée nationale, qui par le Sénat, qui par le Conseil économique et social, qui en tant que "personnalité qualifiée", que trouve-t-on ? Des politiciens professionnels (mais un député ou un sénateur sont forcément compétents, on s'en aperçoit tous les jours), des tenants des pédagogies nouvelles et des sciences de l'éducation, une sociologue, et pour diriger ce rassemblement de belles compétences, un ex-inspecteur général ex-recteur qui n'a plus vu un élève depuis 1991 et a sucé la roue de tous les gouvernements en place depuis 1992 et François Bayrou. Pas un seul enseignant en exercice. Pas un. Ni instituteur, ni professeur.

    Imaginez que vous composiez une Commission sur la réforme de la baguette de pain sans inviter un seul boulanger... Il en est de cette commission comme de la Grande Consultation voulue il y a un peu plus d'un an par Vincent Peillon : au vu des membres convoqués, on sait ce qui sera décidé. Et ce qui sera décidé n'ira pas dans le bon sens.

    Les solutions existent !

    On ne peut réformer des programmes qu'en considérant le but. Réformer le primaire (qui en a besoin), c'est se donner pour but que cesse ce scandale insoutenable qui fait que 18 % des élèves entrant en Sixième ne maîtrisent ni la lecture, ni l'écriture, ni le calcul, ni rien du tout - et que ces mômes constitueront le vivier des 150 000 élèves lâchés fin Troisième dans la rue, voyageurs sans bagages d'un système scolaire à la dérive, et qui s'enfonce chaque jour davantage (voir l'évolution de la place de la France dans les tests PISA, voir la place des universités françaises dans les divers classements internationaux).

    Et ce n'est pas en allégeant les programmes (objectif assumé par le principal syndicat du Primaire, le SNUipp, qui a toujours déploré les programmes de Xavier Darcos en 2007-2008), ni en multipliant les activités ludiques (l'actuelle réforme Peillon des rythmes scolaires) que l'on redressera la barre.

    Pourtant, les solutions existent, elles sont même pratiquées par des instituteurs attentionnés qui apprennent à lire et à écrire aux élèves de Grande Section de Maternelle, afin qu'ils maîtrisent parfaitement cette étape essentielle l'année suivante. Idem en maths. Des manuels ont même été édités pour aider les néophytes à se repérer dans la jungle épaisse des méthodes de lecture - voir ce que j'ai déjà dit ici sur le GRIP. On sait faire - et nombre d'enseignants, à tous niveaux, tentent de faire. Contrairement à ce que fait semblant de croire Lorànt Deutsch, qui a son propre agenda multi-réactionnaire et caricatural, il est même des profs d'Histoire qui savent raconter l'Histoire et passionner leurs élèves - en contournant un peu les programmes, mais après tout, la France entière contourne les règlements depuis toujours. Il est des enseignants qui notent les copies de leurs élèves en toute conscience sans forcément jouer au sergent Hartmann, version Stanley Kubrick. Et qui se soucie de monter chaque élève au plus haut de ses capacités, quelle que soit son origine sociale. De lui donner des armes intellectuelles pour affronter le monde qu'on nous a fait. Et non le monde de bisounours que l'on voudrait plébisciter.

    Dans quels établissements vont les enfants des membres du CSP ?

    Dans un documentaire diffusé sur Arte le 17 septembre dernier (1), on me fait jouer le rôle du méchant parce que je désire que les élèves en sachent toujours plus. C'est un signe. Quand l'excellence est décriée, quand la compétence est stigmatisée, quand l'effort est moqué, c'est qu'un pays tout entier s'effondre. Comme j'ai eu l'occasion de le dire dans une récente interview sur RTL, croyez-vous qu'en Corée du Sud, à Shanghai ou à Singapour - les pays qui caracolent aujourd'hui en tête des classements internationaux au niveau scolaire - on mette la pédale douce sur les programmes ? Non - on charge encore la barque.

    D'ailleurs, je serais curieux de savoir dans quel type d'établissements les divers membres de la Commission Peillon ont fait inscrire leurs enfants... Allez, je parierais qu'ils ont intrigué pour que leurs rejetons soient élevés dans des lycées d'élite - tout comme Lionel Jospin jadis avait demandé à ce que ses enfants entrent à Victor Duruy, qui n'est pas le moins élitiste des lycées parisiens. Faites ce que je vous dis, ne faites pas...

    Ce ne sont pas les enseignants d'élite - en fait, une majorité d'enseignants partagent ces objectifs - qui ont été convoqués par Peillon. On les a soigneusement contournés. On a rassemblé une très jolie collection de pédagogues mous, vieillis sous le harnais des honneurs ministériels, de spécialistes des "sciences de l'éducation" - l'exemple-type d'oxymore, pour les amateurs de rhétorique -, d'alternatifs divers, de "détachés" et de contempteurs de la République (comment interpréter autrement les déclarations de Marie-Christine Blandin sur la Marseillaise, qui véhiculerait "des messages d'un autre âge" ?). Bref, les représentants ultimes de ce que j'appelais déjà, il y a huit ans, la Fabrique du crétin : l'élite de la malfaisance.

    Les vrais spécialistes

    Alors, peu importe qui sera convoqué dans les groupes techniques éventuellement formés pour réfléchir sur telle ou telle disposition. L'impulsion générale va vers le délitement de l'École. Le ludique continue à remplacer le disciplinaire - ce que Peillon a fait de la demi-journée rattrapée dans le Primaire est significatif : il fallait faire du français, on fait de la danse bretonne. Et on supprime les notes - dont je ne fais rien d'autre qu'un indicateur, au même titre qu'un thermomètre : mais la mode est à la destruction des thermomètres, quand il n'y en aura plus, la fièvre sera vaincue, c'est bien connu.

    On s'étonne, sur certains forums, que des enseignants rejoignent le "collectif Racine" qui appuie Marine Le Pen. Mais on fait le lit du FN, le seul parti actuellement à tenir un discours cohérent, que ses intentions soient ou non purement politiciennes, mais qui oserait dire que les intentons du PS ou de l'UMP sont pures ? Ce qui fait le lit de l'extrême droite, c'est la démission des élites - surtout quand ces élites sont autoproclamées.

    Qui sont les vrais spécialistes de l'Éducation nationale ? Ceux qui ont les mains dans le cambouis. Les profs immergés dans les collèges de ZEP, les instits balancés dans des quartiers qui refusent de parler français, parce que la cité parle turc ou roumain, ceux qui se battent dans des lycées déshérités pour que leurs élèves osent les classes prépas du "bon" lycée voisin, ceux qui en fac gèrent des étudiants désarmés par des années de gabegie scolaire afin d'en faire, parfois, des profs...

    Ce sont aussi les inspecteurs de l'Éducation nationale, IEN (parfois) ou IPR (souvent), qui, à force d'aller dans les classes, savent quel réservoir de talents peut se dissimuler dans un établissement oublié de Dieu et des ministres... les gens capables, les "bonnes" pratiques, les talents, on sait où ils sont - mais ils ne sont pas près d'entrer rue de Grenelle.

    (1) "Stress scolaire : l'obsession de l'excellence"

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  • Combien de temps ?

    Combien de temps, cette humanité mettra-t-elle à valider les paroles de Krishnamurti ?

    Il y a des jours où j'aimerais aller voir dans dix mille ans...


    http://www.krishnamurti-france.org/Identifier-cette-conscience-comme-etant-la-mienne

    "Identifier cette conscience comme étant la mienne et la vôtre, est une erreur totale, car notre conscience est la conscience de l’humanité.

    L’homme, la femme, où qu’ils se trouvent dans l’univers, sont en perpétuel effort, en perpétuel conflit, sans jamais résoudre aucun des problèmes tels que la peur, la souffrance, la solitude, mais toujours en quête de plaisir.

    Cette solitude, ce chagrin, cette douleur, cette souffrance, ponctués d’éclairs occasionnels de joie et d’amour, sont le lot commun de l’humanité.

    C’est une réalité psychologique patente, mais la plupart d’entre nous répugnent à la voir, tant nous nous identifions à notre conscience spécifique, à notre chagrin spécifique, à notre félicité spécifique.

    Mais la réalité psychologique — pour peu que l’on observe attentivement, avec toute la finesse d’une conscience aiguisée — le fait, donc c’est que partout dans l’univers, aux quatre points cardinaux, les êtres humains passent par des épreuves, des expériences rigoureusement identiques aux vôtres."

    Krishnamurti à Ojai le 9 mai 1981.

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  • Fuir la peur

    Fuir ’ce qui est’ est la peur.


    — ... Mais pourquoi fuyons-nous ? Et qu’est-ce que nous fuyons ?

    Vous fuyez votre solitude, votre propre vide, ce que vous êtes. Si vous fuyez sans voir ce qui est, vous ne pourrez évidemment pas le comprendre ; aussi faut-il commencer par cesser de courir, de s’échapper, et alors seulement pourrez-vous vous observer tel que vous êtes.

    Mais vous ne pouvez pas observer ce qui est si vous le critiquez sans cesse, si vous l’aimez ou le détestez. Vous l’appelez solitude et vous le fuyez ; et le fait même de fuir ’ce qui est’ est la peur. Vous avez peur de cette solitude, de ce vide, et vous cachez cette peur sous la dépendance. Aussi la peur dure-t-elle ; elle dure tant que vous fuyez ce qui est. S’identifier totalement à quelque chose, à une personne ou à une idée, n’est pas une garantie de l’évasion finale, car cette peur est toujours à l’arrière-plan. Elle se manifeste dans vos rêves, lorsqu’il y a une faille dans votre identification ; et l’identification ne peut pas être constante, il y a toujours des failles, à moins d’être déséquilibré.

    — Ainsi ma peur vient de mon propre vide intérieur, de mon insuffisance. Je vois cela très bien, et c’est vrai ; mais que puis-je faire, comment remédier à cela ?

    Vous ne pouvez rien faire pour cela. Quoi que vous fassiez, ce sera toujours une activité d’évasion. C’est cela qu’il est le plus important de comprendre. Vous verrez alors que vous n’êtes pas différent ou distinct de ce vide. Vous êtes cette insuffisance. L’observateur est le vide observé. Alors, si vous allez plus loin, vous ne pourrez plus appeler cela solitude ; vous n’aurez plus de mot pour cela. Si vous allez encore plus loin, ce qui est assez difficile, la chose connue en tant que solitude n’existe plus ; il y a cessation complète de la solitude, du vide, du sujet pensant en tant que pensée. Cela seul met fin à la peur.

    J. Krishnamurti Commentaires sur la vie Tome 1, Chapitre 75 La peur et l’évasion

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